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Hauts Grades

Rituel du 26° degré du RAPMM(Yarker)

12 Avril 2012 , Rédigé par RAPMM Publié dans #Rites et rituels

   
 RECEPTION 
   
 L’EXPERT introduit le Néophyte par l’Orient et frappe par 
 l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l l 
   
 SUBLIME DAI 
   
 Quelle est cette étrange intrusion au sein de cette Académie paisible  
 des Vertus Orientales où les Vedas sacrés et la Loi de Manu, la  
 divine Epopée du Ramayana et des Brahmines, les Lois et Traités de  
 Bouddha, le Zend-Avesta de Zoroastre sont tous étudiés avec un égal  
 zèle, comparés de façon impartiale et jugés selon leurs mérites ? 
   
 GRAND EXPERT 
   
 C'est un Patriarche qui est désireux d'apprendre les préceptes de  
 la Vérité de l'Orient, professés par des millions de ses adeptes qui  
 ont foi en elle. Il souhaite devenir un membre de ce Conseil de  
 Sagesse, afin qu’il puisse prendre part à ses importantes  
 délibérations. 
   
 SUBLIME DAI 
   
 Que ses souhaits soient exaucés. Préparez les Védas Sacrés, les Lois  
 de Bouddha, et le Zend-Avesta de Zoroastre. Faites que le plus d'  
 étudiants de chacune de ces Fois soient préparés à expliquer leurs  
 Doctrines, à répondre aux questions et d’aller aussi loin que  
 possible dans les objections. 
   
 Illustre F\ Orateur, vous exposerez les doctrines de Brahmâ, vous,  
 Illustre F\ Premier Mystagogue, celles de Bouddha, et vous, Illustre  
 F\ Second Mystagogue, développerez les enseignements de Zoroastre. 
   
 Musique. Les FF\\se lèvent. Le Néophyte, accompagné par le F\ Expert  
 et un autre F\ fait sept fois le tour de la Loge, ceci en rappel des  
 sept cavernes dans lesquelles Maha Deva pleurait la perte de Sita 
   
   
 SUBLIME DAI 
   
 Que le Néophyte soit conduit 7 fois autour du temple, imitant ainsi  
 le bienveillant exemple du soleil dans sa course, et faisant allusion  
 aux 7 cavernes des antiques initiations. 
   
 PRIERE 
   
 O très puissant Créateur, plus grand que Brahmâ, nous nous inclinons  
 devant Toi comme Créateur initial, éternel Dieu d' entre les Dieux,  
 Temple du Monde. Tu es l’incorruptible Essence, distinct de toutes  
 les choses éphémères. Tu étais avant tous les Dieux, l’antique  
 Principe, et Tu es la Cause unique de l’Univers. Tu es le Temple  
 suprême et par Toi, ô Forme infinie, l’Univers put connaître son  
 expansion. 
   
 TOUS Gloire à Toi, ô Seigneur ! Gloire à Ton œuvre ! Gloire à Ton  
 infinie bonté ! 
   
 SUBLIME DAI 
   
 Vous êtes le bienvenu, Illustre frère, dans ce lieu d’étude et de  
 réflexion. Votre réception ici même a été publique et simple et vous  
 n’aurez à connaître aucune cérémonie à caractère occulte, ni d'  
 autre épreuve effrayante à affronter. Nous sommes d' abord une  
 Académie au sein de laquelle les religions de ce monde sont étudiées,  
 analysées et comparées. Nous vous réclamons seulement l’obligation  
 du secret sur nos travaux comme vous l’avez fait jusqu' ici au cours  
 de votre progression maçonnique. Si vous en êtes d' accord vous  
 voudrez bien avancer jusqu' à l’autel des serments et répéter  
 après moi : 
   
 Tous les FF\ se lèvent et forment un Triangle autour de l’Autel. 
   
 SUBLIME DAI 
   
 frappe par l l l l l l l l l 
   
 A la Gloire du Sublime Architecte de l’Univers, au Nom du Souverain  
 Sanctuaire de la Maçonnerie Ancienne et Primitive pour la Grande  
 Bretagne et l’Irlande, Salut sur tous les points du Triangle et  
 Honneur à l’Ordre. 
   
 Vous répéterez après moi : 
   
 Moi, SSS, renouvelle ici même mes précédents engagements auxquels je  
 promets mon entière allégeance, sous peine d’être méprisé et d'  
 inspirer du dégoût en tant que faux Maçon et parjure. Amen. 
   
 SUBLIME DAI 
   
 Nous vous reconnaissons dorénavant comme membre de ce Sublime Conseil  
 des Patriarches des Védas Sacrés. Je vous en félicite et vous allez  
 maintenant êtes instruit dans les Secrets de ce Grade. 
   
 Mais nous voulons aussi vous déclarer notre satisfaction de votre  
 demande d’admission parmi nous car vous êtes assurément d'  
 une nature généreuse, curieuse et impartiale. Pourquoi devrions-nous  
 craindre alors la discussion ? La vérité ne peut pas être vaincue et  
 il est juste que le mensonge soit combattu. Pourquoi devrions-nous  
 condamner sans avoir été entendues des doctrines que des millions d'  
 hommes acceptent comme vraies ? N’est pas notre devoir de les  
 examiner et d’en tirer un jugement objectif ? Nous procéderons donc  
 ainsi. 
   
 Illustre Frère Orateur, c’est à vous qu’est dévolu de développer  
 les doctrines du Brahmanisme et les origines des Védas Sacrés. 
   
 ORATEUR 
   
 Il y a plusieurs millions d’années, quand il n’y avait ni la terre,  
 ni le soleil ni les étoiles, et que seule était la matière  
 indistincte, existait déjà de toute éternité l’Etre suprême, non  
 créé, invisible et incognicible, sans forme et pourtant occupant l'  
 ensemble de l'espace infini. Cette âme universelle fut le germe de  
 tout ce qui s’est depuis développé, la matrice qui contenait un  
 modèle de toutes choses. Ainsi tout ce qui existe maintenant est  
 l’émanation archétypale et l’image de ce Dieu incognicible. Par l'  
 effet de Sa seule volonté la Terre, le Soleil, les éléments et toutes  
 les énergies de la nature virent le jour. Ce Créateur, dont la gloire  
 est si grande et dont il ne peut être fait aucune description, est  
 appelé Sat en sanskrit, ce qui veut dire Celui qui est, Swayambhu,  
 Celui qui s’est créé par Lui-même, Nervi Kalpa, Celui qui est  
 Incréé, Av Yaka, Celui qui est Invisible, As Hariri, Celui qui n’a  
 pas de corps, et Brahm ou l’espace infini, déterminant la forme des  
 choses mais pas forme Lui-même, ou esprit opposé à la matière. 
 De Son cerveau, ou de Sa volonté, jaillit Brahmâ, appelé aussi Pita  
 Maha, ou le Père de toutes choses, Prajapati, ou Seigneur des  
 existences, Dhatra ou le Géniteur, le principe mâle, Lokapurwayas ou  
 le premier-né des êtres, Surasvara, ou les Seigneur des Divinités. 
   
   
 Et à Lui, Para-Brahma, ou Brahm, la cause primordiale, transmit tous  
 Ses pouvoirs et retourna à sa condition première d’éternité et de  
 béatitude. 
 Le Livre de Manu dit : " Après avoir créé l’univers, Lui, à Qui la  
 notion de pouvoir est incompréhensible, disparut à nouveau absorbé  
 par l' me suprême. S’étant retirée dans les ténèbres primitives, la  
 Grande me demeura avec l’inconnaissable et fut vide de toute forme.  
 C’est ainsi, par une alternance de veille et de repos, que l'  
 immuable Principe, cause que toutes les créatures vivent et meurent,  
 est successivement actif puis inerte. " 
   
 Question : 
   
 Que doit-on comprendre par Trimurti ? 
   
 Réponse : 
   
 L’Etre Suprême est Un, et de Lui émane le pouvoir créateur, ou  
 Perusha, le Principe divin mâle, et quand le Un devient Deux, mâle et  
 femelle, de cette union du principe d’intelligence avec la première  
 matière se développe un troisième, qui est Viradj, le monde  
 phénoménal. De cette invisible Trinité, se développe alors une  
 seconde Trinité qui renferme les potentialités de la Création, de l'  
 Assistance et de l’Evolution, représentées par Brahmâ, Vishnu et  
 Shiva. L’Unité, Tridandi, est Dieu trois fois manifesté, qui est à  
 l’origine du symbole de AUM, la Trimurti en abrégé : A pour Agni, le  
 feu - V pour Varuna, l’eau - M pour Me Ruts, l’air. C’est sous  
 cette Trinité, sans cesse active et manifeste à tous nos sens que l'  
 invisible et inconnu Monas peut se révéler au monde des mortels.  
 Quand Il devient Sarira, ou Celui qui prend une forme visible, Il  
 symbolise tous les principes de la matière et tous les germes de la  
 vie. Il est le Dieu aux trois visages, ou aux triples pouvoirs,  
 l’essence même de la Trinité des Vedas. En numérologie 1 est Dieu, 2  
 est la Matière, 3 est leur union ou le monde manifesté, 4 exprime le  
 vide et 10 le Cosmos tout entier. Le symbole de Brahmâ est la Terre,  
 celui de Vishnu est l’eau, qui est de l’air condensé, celui de  
 Shiva est le feu. 
 Question : 
   
 Qu’a t’il été dit de la mission de Brahmâ ? 
   
 Réponse : 
   
 Par Sa seule pensée il a créé les Prajapatis, ou les Seigneurs de la  
 création, et d’eux procèdent toutes les créatures vivantes et les  
 innombrables esprits de des mondes inférieurs qui pullulent partout  
 dans la nature. 
   
 Question : 
   
 Qu’a t’il été dit de la mission de Vishnu sur Terre ? 
   
 Réponse : 
   
 Protéger l’Humanité du Mal, punir le Vice, récompenser la Vertu, et  
 maintenir l’Ordre et la Justice en prenant forme humaine pour venir  
 sur Terre. 
   
 Question : 
   
 Qu’a t’il été dit de la nature de la mission de Shiva ? 
   
 Réponse : 
   
 Il a été envoyé pour détruire par le Feu tout ce qui est le Mal, tout  
 ce qui est inutile et a besoin d’être réorganisé dans d’autres  
 conditions. Mais comme la Mort est seulement une transition vers une  
 nouvelle forme de vie, Il est considéré comme le symbole de  
 décomposition permanente et de renaissance de la nature. De Shiva il  
 est dit qu’il coupe symboliquement la tête de Brahmâ chaque année et  
 qu’avec les têtes coupées il fait un collier qu’il porte comme le  
 Temps. Brahmâ, comme le Soleil, meurt et renaît chaque année, de cela  
 vient que nous l’identifions à Osiris. 
   
 Question : 
   
 Quelle est l’explication de la Création de l’humanité, sous l'  
 angle du mythe ? 
   
   
 Réponse : 
   
 Brahmâ, avec Son épouse Sarbutie, a eu cent fils, dont le plus vieux,  
 Datch, engendra un nombre égal. Mais ces générations de demi-dieux,  
 de Diants ou de géants et d’habitants des mondes inférieurs ne  
 pouvaient être employés pour peupler Mirtlock, la Terre. Par  
 conséquent, par Sa bouche, Brahmâ engendra le Brahmane, ou le Prêtre,  
 auquel Il confia les quatre Vedas, ou les quatre mots ou livres par  
 Ses quatre bouches. De Son bras droit procéda Raetius, le guerrier,  
 et de Son bras gauche, Shaterany, son épouse. De Sa cuisse droite  
 procéda Bais, Son troisième fils, destiné à cultiver la terre et à  
 poursuivre en justice les spéculateurs et les mécanistes, et de Sa  
 cuisse gauche procéda Basany, son épouse. 
   
 Puis de Son pied droit procéda Son quatrième fils, Suder, qui avait  
 pour mission d’accomplir toutes les formes de travail servile, et de  
 Son pied gauche, Suderany, son épouse. Ces quatre fils représentent  
 les quatre castes, qui reçurent les quatre Vedas comme loi  
 fondamentale des hommes. L’aîné de Ses fils, Brahman, réclama aussi  
 une épouse, mais l’Eternel qui avait souhaité que sa vie entière  
 soit consacrée à l’étude des Vedas, à la prière et à la méditation,  
 refusa. Mais Brahman, insistant malgré tout dans son désir reçu,  
 courroucé, comme épouse, une fille des Diants ou géants, et de cela  
 la légende dit que tout le clergé hindou descend d’un esprit  
 supérieur et d’un démon femelle. 
   
 Question : 
   
 Qui sont les Avatars ou réincarnations de Vishnu ? 
   
 Réponse : 
   
 Ils sont neuf qui symbolisent les neuf périodes géologiques, ou plus  
 simplement les neuf manifestations de l’Esprit éternel dans le  
 développement de toutes les créatures, évoluant du reptile le plus vil  
 jusqu' à la naissance des hommes. 
   
 Dans le récit mythique des Avatars, il est relaté qu’un démon nommé  
 Hayagriva, ayant dérobé les Vedas sacrés, les avala et élit domicile  
 au fond des mers. Les Livres sacrés étant perdus, l’humanité sombra  
 bientôt dans le vice et la méchanceté, et devenue partout corrompue,  
 un déluge noya tout à l' exception d’un monarque très pieux et sa  
 famille de sept personnes, qui furent sauvés par un bateau construit  
 par Vishnu. Quand les eaux eurent atteint leur plus haut niveau, ce  
 Dieu plongea dans l’océan, combattit et tua le démon et récupéra 3  
 des livres, le quatrième ayant déjà été digéré. Alors, émergeant sur  
 la Terre, mi-homme, mi-poisson, il rendit les Vedas à Brahmâ. La  
 Terre redevint terre et fut repeuplée par les descendants des huit  
 personnes ainsi miraculeusement épargnées. 
   
 Dans le deuxième Avatar, Il prit la forme d’une énorme tortue,  
 faisant une montagne avec sa carapace. 
   
 Dans le troisième Il pénétra au sein de la Terre sous la forme d’un  
 sanglier sauvage, à la poursuite du monstre Hiranyakshana, qui avait  
 trouvé refuge dans le plus profond des sept mondes inférieurs. Il  
 trouva et tua le monstre. 
   
 Dans le quatrième Avatar, Il apparut comme un animal, mi-homme,  
 mi-lion, et tua le frère de Hiranyakshana. 
   
 Dans le cinquième, sous la forme d’un Brahmine de petite taille, Il  
 apparut devant le géant Bali et réclama comme justification d’un  
 sacrifice qu’il le recouvrit de son pied. Comme le géant accédait à  
 sa demande, Vishnu prit alors une taille énorme, un seul pied  
 recouvrant toute la Terre, l’autre remplissant tout l'espace entre  
 la Terre et le Ciel. De Son troisième pied, qui jaillit de Son  
 ventre, Il écrasa la tête du géant et le repoussa jusqu' aux mondes  
 inférieurs. 
   
 Dans le sixième, prenant forme humaine, Il affronta et tua des armées  
 de géants. 
   
 Dans le septième, sous le nom de Rama, Il vécut les plus  
 merveilleuses aventures qui soient, ainsi que de très nombreux  
 ouvrages l’ont relaté. 
   
 Dans le huitième, armé seulement d’un énorme serpent, Il tua des  
 centaines de géants. 
   
 Dans le neuvième Avatar, Il se transforma lui-même en arbre. 
   
 Les Brahmines, secrètement, attendent le dixième Avatar, celui où Il  
 apparaîtra en guerrier, monté sur un cheval blanc et brandissant un  
 glaive flamboyant, avec lequel Il exterminera tous les pêcheurs et  
 les incroyants. 
   
 Question : 
   
 Expliquez nous maintenant la doctrine de la métempsycose. 
   
 Réponse : 
   
 Les âmes des hommes impurs errent après la mort, parmi les êtres des  
 mondes inférieurs et supérieurs, selon le degré d’impureté dont ils  
 ont faits preuve pendant leur existence. La Bhagavad Gita dit : "  
 Comme l’homme se débarrasse de ses vieux vêtements et en endosse de  
 nouveaux, de même l’âme ayant abandonné son ancien corps s’incarne  
 dans des autres qui sont nouveaux. Les hommes sages abandonnent  
 toutes les pensées qui sont le fruit de leurs actions, sont ainsi  
 libérés des impératifs liés à leur naissance et s’en vont vers l'  
 éternel bonheur." Tout au long de cycles d’une durée infinie, les  
 choses recommencent sans cesse leur développement, les éléments  
 pourront lutter, chaque chose retournera à son état primitif au sein  
 de la matière sublime. Il faut se solidifier pour générer et créer à  
 nouveau. 
   
 Question : 
   
 Combien de fois la Terre est elle supposée accueillir un Avatar ? 
   
 Réponse : 
   
 Une partie de l’Etre suprême est réputée s’incarner à chaque cycle,  
 ou grande année de 600 années terrestres, ou plus précisément 608  
 années. Le dernier est distingué par le monogramme osirien XP, qui  
 est devenu plus tard, chez les Grecs, IHS. 
   
 Question : 
   
 Vous avez très bien décrit le Principe divin créateur des Hindous :  
 Para-Brahma, le Dieu aux mille visages qui ne sont qu’un et Ses  
 manifestations. Mais n’y a t'il pas aussi un principe du Mal ? 
   
 Réponse : 
   
 Il y avait. Il est raconté que Moisas Ur, une des plus anciennes  
 créations des esprits supérieurs, jalouse de la gloire et du pouvoir  
 de la Trimurti, souleva une armée d’autres esprits du mal,  
 malveillants et rebelles, et s’engagea dans une guerre contre le  
 Ciel lui-même. Le combat fut bref mais violent. Shiva, le troisième  
 personnage de la Trinité hindoue, captura Moisas Ur et le jeta, ainsi  
 que ses complices, hors du Ciel, dans le monde des ténèbres, Onderah.  
 Cependant, pour ces esprits déchus, il reste une possibilité de  
 réintégration. Par l’intercession de la Trimurti, en particulier de  
 Para-Brahma, ou Brahmâ, au lieu d’une punition éternelle, ils furent  
 condamnés à connaître quinze réincarnations, les sept premières dans  
 le corps d’animaux inférieurs, et les huit autres sous une forme humaine. Moisas Ur et quelques uns de ses complices demeurèrent inflexibles, mais même pour eux il y aura rémission car lorsque le Zodiaque aura accompli son entière révolution, les âmes de tous les hommes et de tous les esprits retourneront de façon égale au Ciel. 
   
 Question : 
   
 Les Védas sacrés sont ils toujours d’actualité et encore utilisés  
 par les Brahmines ? 
   
 Réponse : 
   
 Bien sûr ! Ils ont été transmis oralement pendant de nombreux  
 siècles. Puis un Brahmine nommé Vyasa les rassembla et les mis en  
 forme selon leur ordre authentique : prières, hymnes, invocations,  
 rituels et doctrines philosophiques. La Loi de Manu est également un  
 important document et contient les lois pour un gouvernement quel qu'  
 il soit, pour la pratique de la religion et pour les relations  
 sociales. 
 Question : 
   
 Encore une question, Illustre Patriarche, et nous en aurons fini.  
 Quels sont les devoirs du sacerdoce Brahmine, et quelle était, et est  
 encore, son influence dans le monde politique et celui de la nation ? 
   
 Réponse : 
   
 Les devoirs d’un Brahmine sont de mener une vie pure et sainte, d'  
 utiliser son temps à la prière, la contemplation et l’enseignement  
 des gens dans la doctrine des quatre Vedas et de la Loi de Manu. Il  
 ne doit pas prendre la vie, manger de la viande animale, sauf si  
 celle ci a été l’objet d’un sacrifice. Au regard de son influence  
 dans la vie politique et sociale, il a tout pouvoir. Les princes et  
 les nobles de l’Inde sont invariablement de la caste des militaires,  
 mais le clergé ou les Brahmines, étant la caste la plus haute et la  
 plus instruite, sont les conseillers et les vrais dirigeants des  
 choses, depuis les affaires les plus importantes du gouvernement  
 jusqu' aux détails les plus infimes de la vie sociale. 
   
 SUBLIME DAI 
   
 Nous vous remercions, Illustre Patriarche, pour vos éclaircissements  
 sur la Loi brahmanique. Nous voudrions, maintenant, Illustre Frère  
 Premier Mystagogue, entendre de vous, un exposé sur les doctrines du  
 Bouddha, aussi brièvement que vous le voudrez, comment et de quelles  
 manières elles se différencient de l’enseignement des Brahmines. 
   
 PREMIER MYSTAGOGUE 
   
 Le fondateur de cette religion largement répandue, avec plus de deux  
 cents millions d’adeptes, fut Sakyamuni. Il était un prince de sang  
 royal et bénéficiait de tous les avantages dus à son rang. Depuis Sa  
 naissance, qui fut accompagnée par de nombreux évènements miraculeux,  
 Il a été sous la protection et la tutelle d’esprits angéliques. 
   
 Déçus dès son plus jeune âge par les vains plaisirs du monde et la  
 dépravation des hommes, Il quitta la Cour et se retirant dans une  
 jungle profonde, Il consacra alors six années de Sa vie à la prière,  
 à la mortification, en s’éloignant de ses semblables. Par cette vie  
 ascétique Il fut purifié de toutes ses passions humaines et devint un  
 Bouddha, ou un Eveillé. 
 Quittant alors Sa retraite, Il ambitionna de purifier la religion et  
 enseigna aux hommes que la loi seule n’était pas suffisante, si elle  
 n’est pas accompagnée par des actions positives. Il enseignait la  
 transmigration des âmes, mais considérait que le stade ultime de  
 félicité était le Nirvana, dans lequel l’esprit abandonne sa  
 capacité d’incarnation et devient un avec Dieu, distinctement et  
 éternellement bienheureux. L’état de béatitude peut être atteint  
 seulement par la charité, la morale, la bonne volonté appliquées à  
 tous les hommes. Sa doctrine se développa rapidement à travers tout  
 l’Orient, pas seulement en Inde, mais aussi en Chine, au Tibet, à  
 Ceylan et dans l’archipel du Japon. En Chine Il est vénéré sous le  
 nom de Fo, au japon sous le nom de Fohi. Ses disciples croient qu’Il  
 est là pour gouverner le monde pendant 5000 ans et que quand il aura  
 rejoint le Nirvana, un autre Bouddha apparaîtra. 
   
   
 SUBLIME DAI 
   
 Illustre Frère Second Mystagogue, qu’est ce que le Zend Avesta et en  
 quoi consiste Sa doctrine ? 
   
 SECOND MYSTAGOGUE 
   
 Le Zend Avesta est le Livre sacré des anciens Perses et des actuels  
 Parsis. Il enseigne que Zervane Akenere, ou le temps incréé, donna  
 naissance à deux Divinités nommées Ormuzd et Ahriman, de deux natures  
 foncièrement différentes, l’Une étant le fruit de la foi, et l'  
 Autre celui de l’incrédulité. Ormuzd est Dieu de lumière et de  
 bonté, demeurant dans un monde radieux, et créateur des anges  
 glorieux et de toutes les choses indispensables au profit et au  
 bonheur de l’humanité, tandis que Ahriman est esprit d'  
 obscurité et de malheur, et le créateur des anges maléfiques et de  
 toute chose qui peut nuire aux hommes, détruire l’humanité et  
 contrarier les plans d’Ormuzd Ainsi, entre ces principes opposés de  
 lumière et d’obscurité il y a une bataille permanente  
 pour la suprématie. Finalement l’empire d’Ormuzd sera établi et  
 Ahriman et ses troupes seront pardonnés, et tous connaîtront le  
 bonheur éternel. L’homme déchu par le péché originel est exposé à la  
 tentation d’Ahriman et les Devas, les esprits du Mal. Mais Ormuzd et  
 son armée d’anges restent constamment en éveil pour le sauver de ce  
 pouvoir malin. L’intercesseur pour cette entreprise est Mithra qui  
 était né dans une caverne creusée dans le rocher. 
   
 C'est ici l’occasion d’exposer une allégorie persane : Ormuzd a  
 été créé de pure lumière, et Ahriman, au contraire, de plus sombre  
 obscurité. Ormuzd a créé six Divinités bénéfiques semblables à  
 Lui-même, et Ahriman, six Divinités maléfiques. Puis Ormuzd en fit  
 vingt-quatre autres qu’Il plaça dans un œuf. Mais Ahriman en fit un  
 nombre égal qui brisa l'œuf. C'est de cette façon que fut créé le  
 monde avec son mélange de bon et de mauvais. Les vingt-quatre  
 Divinités bénéfiques sont les douze mois de l’année, répartis en  
 quinzaines de jours, et symbolisent le déclin puis la croissance de  
 la Lune, comme c’était l’usage chez les Indiens et les Romains. L'  
 Avesta insiste auprès des croyants pour la prière, la charité et la  
 résistance à la tentation, l’obéissance aux lois du gouvernement et  
 le soin dans le travail de la terre. Zoroastre n’est pas l’auteur  
 du Zend Avesta, ni le fondateur de cette religion, mais Il en fut à  
 la fois le plus grand exégète, réformateur et prophète. Il a été  
 aussi créateur des mystères perses, qui furent assimilés à ceux de  
 Memphis, dont Zoroastre fut un adepte. 
   
 SUBLIME DAI 
   
 Illustre Frère Orateur, quel lien y a t’il entre les doctrines de la  
 Khémitie - ou l’ancienne Egypte - et celles des Aryens et des  
 Sémites ? 
   
 ORATEUR 
   
 Les Egyptiens font procéder les dogmes de leur religion de la même  
 source initiale que les Aryens de l’Inde, mais d’une branche plus  
 ancienne que celle des disciples des Vedas. Plus tard les  
 Zoroastriens devinrent les maîtres de Babylone et influencèrent plus  
 ou moins l’Egypte. Les échanges entre les Egyptiens, les Ethiopiens  
 et les Indiens furent entretenus de tous temps. D' ailleurs le  
 Livre d’Hermès, comme les Védas, étaient quatre, divisés en 42  
 chapitres et portés par deux prêtres, selon le même ordre. Le système  
 brahmanique diffère de l’égyptien uniquement dans les Rites. Le  
 peuple sémitique est plus récent et a développé une religion d'  
 origine babylonienne, modifiée par l’Egypte. La religion des  
 Chinois, ou d’autres de race touranienne, est d’une très ancienne  
 antiquité, mais toutes enseignent le dogme d’un unique Dieu, l'  
 immortalité de l’âme humaine, la base essentielle sur laquelle notre  
 Rite a été fondé. 
   
 Question : 
   
 Quelle relation y a t’il entre ces peuples et les Teutons d' Occident ? 
   
 Réponse : 
   
 Ils sont tous du même sang et les mystères de leurs religions  
 respectives ont la même origine. Mais les Teutons d’Occident, quand  
 nous avons entendu parler d’eux pour la première fois, étaient un  
 peuple guerrier, comme les Vishnuites, dont la mission était de se  
 créer un pays en Europe, contre les Celtes et les autres tribus, au  
 même niveau qu’eux, et de là les Aryens créèrent et développèrent  
 une mythologie à l’intérieur d’une doctrine martiale dans laquelle  
 Odin, leur chef, et tous les grands Ancêtres récompensaient  
 dans le Walhalla, la bravoure de leur peuple. Ces Teutons s'  
 estimaient assez mécréants pour ne pas avoir de représentation du  
 Dieu omniscient, mais ils plaçaient cependant dans leurs Temples,  
 comme les Egyptiens à Memphis, sept statues qui ont depuis été  
 identifiées comme les sept jours de la semaine. L’image d’Odin  
 étaient située dans un endroit sacré, sous un dais érigé, avec par  
 derrière Lui, le Soleil et la Lune, Tuesco ou Thor, le Dieu  
 scandinave de la guerre, Frija, identifiée à Isis, et un trône. Il y  
 avait une arche, avec un feu qui brûlait constamment sur un autel  
 situé devant elle, et un vase pour contenir le sang sacrificiel, qui  
 était rempli au moment des cérémonies. Douze prêtres et un Pontife  
 suprême dont les vêtements liturgiques étaient décorés par des  
 emblèmes du Zodiaque officiaient au sein d’un unique Temple  
 national, bien qu’ils procèdent également à des cérémonies dans les  
 forêts. Leurs mystères représentaient le Dieu, Baldr, comme mort au  
 champ d’honneur, tué par Ho dr. 
   
 INSTRUCTION 
   
 Vous avez maintenant entendu, par la voix de nos Illustres  
 Patriarches, les principales doctrines des trois grandes religions d'  
 Orient. Elles vous ont été 
 données de façon impartiale, sans aucun argument pour ou contre. C'  
 est l’unique manière par laquelle un tel sujet peut être abordé.  
 Le but de ce degré n’est pas de faire un plaidoyer minutieux pour  
 chacun de ces credo, mais de montrer à nos Frères combien la  
 religion, comme l’histoire, se répète continuellement. 
   
 Il n’y pas, et il n’a jamais été, une seule religion, qui n’ait  
 emprunté quelque partie de sa doctrine d’une plus ancienne. Bien sûr  
 nous reconnaissons les plus anciens Patriarches qui vénérèrent Dieu  
 de la plus primitive façon, mais toujours, depuis que des formes de  
 culte et de prière sont apparus, les mêmes idées, les mêmes dogmes,  
 les mêmes préjudices, plus ou moins modifiés, ou les mêmes formules  
 ont pu être retrouvés et identifiés à travers les dernières  
 élaborations du plus récent imposteur comme du plus récent prophète. 
   
 L’idée d’un Etre suprême est commune à toutes les religions, même  
 si elles ont dévié vers le polythéisme ou le culte des idoles. Le  
 Para-Brahma des Hindous, l’Intelligence éternelle des Bouddhistes,  
 le Zeruane Akerene des anciens Perses, le Principe suprême flottant à  
 la surface des eaux obscures de la mythologie des anciens Scandinave,  
 le Belus des Chaldéens, le Ulomos - ou El Om Os - Dieu éternel, doué  
 de raison et conscient des Phéniciens, le Kneph des Egyptiens, le  
 Virococha des Mexicains, sont tous identiques et représentent le Dieu  
 des Juifs, des Chrétiens ou des Musulmans. Chaque religion définit  
 une dialectique entre le Bien et le Mal, Dieu et Satan, Brahmâ et  
 Moisasur, Ormuzd et Ahriman, Belus et Moloch, Osiris et Typhon,  
 Vitzliputzli et Tezcatlipoca. Toutes ont leur paradis et leur enfer,  
 et spécifiquement trois définissent un purgatoire, les Catholiques  
 romains, les Egyptiens et les Parsis. Les Brahmines ont leur Trinité  
 dans l’Unité comme les Chrétiens. Ces trois sont symbolisés par l'  
 or, l’argent et le fer, ou les trois sommets du Mont Meru. Dans les  
 mystères brahmaniques, les Mystagogues - ou Initiateurs aux Mystères  
 sacrés - représentaient Brahmâ, Vishnu et Shiva, ou le Soleil au  
 Levant, au Midi et au Couchant. 
   
 Le nombre quatre est commun à toutes - les quatre éléments, les  
 quatre saisons, les quatre points cardinaux, Nord, Sud, Est et Ouest,  
 et presque inutile d’en multiplier les exemples, la grotte d'  
 Elephanta est ainsi supportée par quatre piliers massifs. Le nombre  
 sept apparaît tellement fréquemment dans toutes les religions et  
 cérémonies qu’il semble aisé d’en conclure qu’il est un lien entre  
 elles. Commençons par les sept jours de la semaine, et les sept  
 Planètes des Anciens. Les Rabbis juifs décrivent sept enfers et leur  
 ont donné un nom. Les Musulmans croient en sept enfers et sept  
 paradis. Zoroastre dit qu’il y a sept classes de Démons. Il y a sept  
 divinités chez les Goths, les sept Pléiades, les sept Hyades, les  
 sept Titans et Titanides, les sept Héliades des anciens Grecs, les  
 sept Cabiri des Phéniciens, les sept fols de Ptah à Memphis, et les  
 sept grands et les sept moindres Dieux, les sept Amschaspands des  
 Parsis, les sept Manus, les sept Pitris, les Rishis ou Sages du  
 peuple Aryen, le corps de Bacchus a été découpé en sept morceaux par  
 les Bacchantes, il y avait sept Temples sacrés en Arabie, sept lampes  
 dans le Temple de Bactriane. Le nom de la femme de Thot est Sfkh,  
 Sabah pour les Hébreux, ce qui veut dire sept. Son symbole est sept  
 rayons, ou cinq rayons et deux cornes, allusion aux cinq planètes  
 plus le Soleil et la Lune, par lesquels les fêtes et les saisons sont  
 ordonnées, et laquelle Philo Herennius de Byblos a qualifié " d'  
 objets sans conscience à travers lesquels les créatures douées de  
 raison sont conçues, appelés Zophasemin, ou Gardiens du Paradis ". Je  
 pourrais encore citer des milliers d’exemples de son universalité.  
 Pour les lecteurs de la Bible il est inutile de faire mention de sa  
 perpétuelle récurrence en relation avec les plus importants  
 évènements. Le nombre douze est de façon identique rencontré dans  
 tous les Rites religieux, les Egyptiens avaient douze Dieux  
 zodiacaux, les Scandinaves avaient douze Prêtres, et Jésus douze  
 disciples. 
   
   
 Il est remarquable que maintes institutions et cérémonies tant des  
 Bouddhistes que de l’Eglise Catholique Romaine sont si voisines qu'  
 elles paraissent identiques, mais comme la religion de Bouddha est  
 huit ou neuf cents ans plus ancienne que cette dernière Eglise,  
 comment pouvons-nous simplement croire à une mystérieuse coïncidence  
 ? Une grande proportion des Bouddhistes sont persuadés que leur  
 prophète est né d’une vierge, et les Parsis affirment que Zoroastre  
 est né en état d’innocence, sans péché, qu’il se mit à parler sitôt  
 venu au monde, et était gardé par des anges dans son berceau. Dans  
 les temples de Fo, ou Bouddha, en Chine, il y avait toujours, placée  
 sur une arche, un tableau de Shinto, la sainte mère, avec un enfant  
 dans les bras. La tête de la femme est surmontée d’un rayon de  
 gloire, et des lumières restent continuellement allumées devant elle.  
 Dire que toutes ces merveilleuses coïncidences sont le seul résultat  
 du hasard est une insulte à l’intelligence humaine. 
   
 Je pourrais encore montrer d’autres aussi surprenantes ressemblances  
 entre les religions, comme, par exemple, l’usage d’eau bénite, ou  
 de feu pendant les cérémonies, depuis l’époque où Caïn et Abel  
 offraient des sacrifices au Seigneur, jusqu' à l’utilisation de  
 cierges de cire ou ’encensoirs par l’Eglise catholique, mais garder votre attention éveillée pour cela deviendrait à la longue inutile. 
   
 Illustre frère, puissent tous les bienfaits combinés des religions  
 que nous avons évoquées combler votre cerveau aujourd’hui et pour  
 toujours. Souvenez vous, ne condamnez jamais sans avoir entendu !  
 Examinez, réfléchissez et tolérez ! 
   
 Vous êtes maintenant suffisamment éclairé par cette instruction des  
 trois derniers degrés pour appréhender leur application et établir la  
 relation entre les différents mystères d’Orient et d’Occident, et  
 vous pourrez dorénavant être à même de considérer la grande valeur de  
 la Maçonnerie d’être un système universel. Nos prochains Rites  
 vous instruirons dans ces magnifiques cérémonies qui sont appelées  
 les Petits et les Grands Mystères des Prêtres de l’ancienne Egypte,  
 dédiés au culte d’Isis et d' Heresi ou Osiris. 
    
 FERMETURE IDENTIQUE au PRECEDENT DEGRE 

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