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Hauts Grades

Rituel du 26ème degé RAPMM (Yarker)(2)

2 Juin 2012 , Rédigé par Yarker Publié dans #hauts grades

 Question : 
   
 Encore une question, Illustre Patriarche, et nous en aurons fini.  
 Quels sont les devoirs du sacerdoce Brahmine, et quelle était, et est  
 encore, son influence dans le monde politique et celui de la nation ? 
   
 Réponse : 
   
 Les devoirs d’un Brahmine sont de mener une vie pure et sainte, d'  
 utiliser son temps à la prière, la contemplation et l’enseignement  
 des gens dans la doctrine des quatre Vedas et de la Loi de Manu. Il  
 ne doit pas prendre la vie, manger de la viande animale, sauf si  
 celle ci a été l’objet d’un sacrifice. Au regard de son influence  
 dans la vie politique et sociale, il a tout pouvoir. Les princes et  
 les nobles de l’Inde sont invariablement de la caste des militaires,  
 mais le clergé ou les Brahmines, étant la caste la plus haute et la  
 plus instruite, sont les conseillers et les vrais dirigeants des  
 choses, depuis les affaires les plus importantes du gouvernement  
 jusqu' aux détails les plus infimes de la vie sociale. 
   
 SUBLIME DAI 
   
 Nous vous remercions, Illustre Patriarche, pour vos éclaircissements  
 sur la Loi brahmanique. Nous voudrions, maintenant, Illustre Frère  
 Premier Mystagogue, entendre de vous, un exposé sur les doctrines du  
 Bouddha, aussi brièvement que vous le voudrez, comment et de quelles  
 manières elles se différencient de l’enseignement des Brahmines. 
   
 PREMIER MYSTAGOGUE 
   
 Le fondateur de cette religion largement répandue, avec plus de deux  
 cents millions d’adeptes, fut Sakyamuni. Il était un prince de sang  
 royal et bénéficiait de tous les avantages dus à son rang. Depuis Sa  
 naissance, qui fut accompagnée par de nombreux évènements miraculeux,  
 Il a été sous la protection et la tutelle d’esprits angéliques. 
   
 Déçus dès son plus jeune âge par les vains plaisirs du monde et la  
 dépravation des hommes, Il quitta la Cour et se retirant dans une  
 jungle profonde, Il consacra alors six années de Sa vie à la prière,  
 à la mortification, en s’éloignant de ses semblables. Par cette vie  
 ascétique Il fut purifié de toutes ses passions humaines et devint un  
 Bouddha, ou un Eveillé. 
 Quittant alors Sa retraite, Il ambitionna de purifier la religion et  
 enseigna aux hommes que la loi seule n’était pas suffisante, si elle  
 n’est pas accompagnée par des actions positives. Il enseignait la  
 transmigration des âmes, mais considérait que le stade ultime de  
 félicité était le Nirvana, dans lequel l’esprit abandonne sa  
 capacité d’incarnation et devient un avec Dieu, distinctement et  
 éternellement bienheureux. L’état de béatitude peut être atteint  
 seulement par la charité, la morale, la bonne volonté appliquées à  
 tous les hommes. Sa doctrine se développa rapidement à travers tout  
 l’Orient, pas seulement en Inde, mais aussi en Chine, au Tibet, à  
 Ceylan et dans l’archipel du Japon. En Chine Il est vénéré sous le  
 nom de Fo, au japon sous le nom de Fohi. Ses disciples croient qu’Il  
 est là pour gouverner le monde pendant 5000 ans et que quand il aura  
 rejoint le Nirvana, un autre Bouddha apparaîtra. 
   
   
 SUBLIME DAI 
   
 Illustre Frère Second Mystagogue, qu’est ce que le Zend Avesta et en  
 quoi consiste Sa doctrine ? 
   
 SECOND MYSTAGOGUE 
   
 Le Zend Avesta est le Livre sacré des anciens Perses et des actuels  
 Parsis. Il enseigne que Zervane Akenere, ou le temps incréé, donna  
 naissance à deux Divinités nommées Ormuzd et Ahriman, de deux natures  
 foncièrement différentes, l’Une étant le fruit de la foi, et l'  
 Autre celui de l’incrédulité. Ormuzd est Dieu de lumière et de  
 bonté, demeurant dans un monde radieux, et créateur des anges  
 glorieux et de toutes les choses indispensables au profit et au  
 bonheur de l’humanité, tandis que Ahriman est esprit d'  
 obscurité et de malheur, et le créateur des anges maléfiques et de  
 toute chose qui peut nuire aux hommes, détruire l’humanité et  
 contrarier les plans d’Ormuzd Ainsi, entre ces principes opposés de  
 lumière et d’obscurité il y a une bataille permanente  
 pour la suprématie. Finalement l’empire d’Ormuzd sera établi et  
 Ahriman et ses troupes seront pardonnés, et tous connaîtront le  
 bonheur éternel. L’homme déchu par le péché originel est exposé à la  
 tentation d’Ahriman et les Devas, les esprits du Mal. Mais Ormuzd et  
 son armée d’anges restent constamment en éveil pour le sauver de ce  
 pouvoir malin. L’intercesseur pour cette entreprise est Mithra qui  
 était né dans une caverne creusée dans le rocher. 
   
 C'est ici l’occasion d’exposer une allégorie persane : Ormuzd a  
 été créé de pure lumière, et Ahriman, au contraire, de plus sombre  
 obscurité. Ormuzd a créé six Divinités bénéfiques semblables à  
 Lui-même, et Ahriman, six Divinités maléfiques. Puis Ormuzd en fit  
 vingt-quatre autres qu’Il plaça dans un œuf. Mais Ahriman en fit un  
 nombre égal qui brisa l'œuf. C'est de cette façon que fut créé le  
 monde avec son mélange de bon et de mauvais. Les vingt-quatre  
 Divinités bénéfiques sont les douze mois de l’année, répartis en  
 quinzaines de jours, et symbolisent le déclin puis la croissance de  
 la Lune, comme c’était l’usage chez les Indiens et les Romains. L'  
 Avesta insiste auprès des croyants pour la prière, la charité et la  
 résistance à la tentation, l’obéissance aux lois du gouvernement et  
 le soin dans le travail de la terre. Zoroastre n’est pas l’auteur  
 du Zend Avesta, ni le fondateur de cette religion, mais Il en fut à  
 la fois le plus grand exégète, réformateur et prophète. Il a été  
 aussi créateur des mystères perses, qui furent assimilés à ceux de  
 Memphis, dont Zoroastre fut un adepte. 
   
 SUBLIME DAI 
   
 Illustre Frère Orateur, quel lien y a t’il entre les doctrines de la  
 Khémitie - ou l’ancienne Egypte - et celles des Aryens et des  
 Sémites ? 
   
 ORATEUR 
   
 Les Egyptiens font procéder les dogmes de leur religion de la même  
 source initiale que les Aryens de l’Inde, mais d’une branche plus  
 ancienne que celle des disciples des Vedas. Plus tard les  
 Zoroastriens devinrent les maîtres de Babylone et influencèrent plus  
 ou moins l’Egypte. Les échanges entre les Egyptiens, les Ethiopiens  
 et les Indiens furent entretenus de tous temps. D' ailleurs le  
 Livre d’Hermès, comme les Védas, étaient quatre, divisés en 42  
 chapitres et portés par deux prêtres, selon le même ordre. Le système  
 brahmanique diffère de l’égyptien uniquement dans les Rites. Le  
 peuple sémitique est plus récent et a développé une religion d'  
 origine babylonienne, modifiée par l’Egypte. La religion des  
 Chinois, ou d’autres de race touranienne, est d’une très ancienne  
 antiquité, mais toutes enseignent le dogme d’un unique Dieu, l'  
 immortalité de l’âme humaine, la base essentielle sur laquelle notre  
 Rite a été fondé. 
   
 Question : 
   
 Quelle relation y a t’il entre ces peuples et les Teutons d' Occident ? 
   
 Réponse : 
   
 Ils sont tous du même sang et les mystères de leurs religions  
 respectives ont la même origine. Mais les Teutons d’Occident, quand  
 nous avons entendu parler d’eux pour la première fois, étaient un  
 peuple guerrier, comme les Vishnuites, dont la mission était de se  
 créer un pays en Europe, contre les Celtes et les autres tribus, au  
 même niveau qu’eux, et de là les Aryens créèrent et développèrent  
 une mythologie à l’intérieur d’une doctrine martiale dans laquelle  
 Odin, leur chef, et tous les grands Ancêtres récompensaient  
 dans le Walhalla, la bravoure de leur peuple. Ces Teutons s'  
 estimaient assez mécréants pour ne pas avoir de représentation du  
 Dieu omniscient, mais ils plaçaient cependant dans leurs Temples,  
 comme les Egyptiens à Memphis, sept statues qui ont depuis été  
 identifiées comme les sept jours de la semaine. L’image d’Odin  
 étaient située dans un endroit sacré, sous un dais érigé, avec par  
 derrière Lui, le Soleil et la Lune, Tuesco ou Thor, le Dieu  
 scandinave de la guerre, Frija, identifiée à Isis, et un trône. Il y  
 avait une arche, avec un feu qui brûlait constamment sur un autel  
 situé devant elle, et un vase pour contenir le sang sacrificiel, qui  
 était rempli au moment des cérémonies. Douze prêtres et un Pontife  
 suprême dont les vêtements liturgiques étaient décorés par des  
 emblèmes du Zodiaque officiaient au sein d’un unique Temple  
 national, bien qu’ils procèdent également à des cérémonies dans les  
 forêts. Leurs mystères représentaient le Dieu, Baldr, comme mort au  
 champ d’honneur, tué par Ho dr. 
   
 INSTRUCTION 
   
 Vous avez maintenant entendu, par la voix de nos Illustres  
 Patriarches, les principales doctrines des trois grandes religions d'  
 Orient. Elles vous ont été 
 données de façon impartiale, sans aucun argument pour ou contre. C'  
 est l’unique manière par laquelle un tel sujet peut être abordé.  
 Le but de ce degré n’est pas de faire un plaidoyer minutieux pour  
 chacun de ces credo, mais de montrer à nos Frères combien la  
 religion, comme l’histoire, se répète continuellement. 
   
 Il n’y pas, et il n’a jamais été, une seule religion, qui n’ait  
 emprunté quelque partie de sa doctrine d’une plus ancienne. Bien sûr  
 nous reconnaissons les plus anciens Patriarches qui vénérèrent Dieu  
 de la plus primitive façon, mais toujours, depuis que des formes de  
 culte et de prière sont apparus, les mêmes idées, les mêmes dogmes,  
 les mêmes préjudices, plus ou moins modifiés, ou les mêmes formules  
 ont pu être retrouvés et identifiés à travers les dernières  
 élaborations du plus récent imposteur comme du plus récent prophète. 
   
 L’idée d’un Etre suprême est commune à toutes les religions, même  
 si elles ont dévié vers le polythéisme ou le culte des idoles. Le  
 Para-Brahma des Hindous, l’Intelligence éternelle des Bouddhistes,  
 le Zeruane Akerene des anciens Perses, le Principe suprême flottant à  
 la surface des eaux obscures de la mythologie des anciens Scandinave,  
 le Belus des Chaldéens, le Ulomos - ou El Om Os - Dieu éternel, doué  
 de raison et conscient des Phéniciens, le Kneph des Egyptiens, le  
 Virococha des Mexicains, sont tous identiques et représentent le Dieu  
 des Juifs, des Chrétiens ou des Musulmans. Chaque religion définit  
 une dialectique entre le Bien et le Mal, Dieu et Satan, Brahmâ et  
 Moisasur, Ormuzd et Ahriman, Belus et Moloch, Osiris et Typhon,  
 Vitzliputzli et Tezcatlipoca. Toutes ont leur paradis et leur enfer,  
 et spécifiquement trois définissent un purgatoire, les Catholiques  
 romains, les Egyptiens et les Parsis. Les Brahmines ont leur Trinité  
 dans l’Unité comme les Chrétiens. Ces trois sont symbolisés par l'  
 or, l’argent et le fer, ou les trois sommets du Mont Meru. Dans les  
 mystères brahmaniques, les Mystagogues - ou Initiateurs aux Mystères  
 sacrés - représentaient Brahmâ, Vishnu et Shiva, ou le Soleil au  
 Levant, au Midi et au Couchant. 
   
 Le nombre quatre est commun à toutes - les quatre éléments, les  
 quatre saisons, les quatre points cardinaux, Nord, Sud, Est et Ouest,  
 et presque inutile d’en multiplier les exemples, la grotte d'  
 Elephanta est ainsi supportée par quatre piliers massifs. Le nombre  
 sept apparaît tellement fréquemment dans toutes les religions et  
 cérémonies qu’il semble aisé d’en conclure qu’il est un lien entre  
 elles. Commençons par les sept jours de la semaine, et les sept  
 Planètes des Anciens. Les Rabbis juifs décrivent sept enfers et leur  
 ont donné un nom. Les Musulmans croient en sept enfers et sept  
 paradis. Zoroastre dit qu’il y a sept classes de Démons. Il y a sept  
 divinités chez les Goths, les sept Pléiades, les sept Hyades, les  
 sept Titans et Titanides, les sept Héliades des anciens Grecs, les  
 sept Cabiri des Phéniciens, les sept fols de Ptah à Memphis, et les  
 sept grands et les sept moindres Dieux, les sept Amschaspands des  
 Parsis, les sept Manus, les sept Pitris, les Rishis ou Sages du  
 peuple Aryen, le corps de Bacchus a été découpé en sept morceaux par  
 les Bacchantes, il y avait sept Temples sacrés en Arabie, sept lampes  
 dans le Temple de Bactriane. Le nom de la femme de Thot est Sfkh,  
 Sabah pour les Hébreux, ce qui veut dire sept. Son symbole est sept  
 rayons, ou cinq rayons et deux cornes, allusion aux cinq planètes  
 plus le Soleil et la Lune, par lesquels les fêtes et les saisons sont  
 ordonnées, et laquelle Philo Herennius de Byblos a qualifié " d'  
 objets sans conscience à travers lesquels les créatures douées de  
 raison sont conçues, appelés Zophasemin, ou Gardiens du Paradis ". Je  
 pourrais encore citer des milliers d’exemples de son universalité.  
 Pour les lecteurs de la Bible il est inutile de faire mention de sa  
 perpétuelle récurrence en relation avec les plus importants  
 évènements. Le nombre douze est de façon identique rencontré dans  
 tous les Rites religieux, les Egyptiens avaient douze Dieux  
 zodiacaux, les Scandinaves avaient douze Prêtres, et Jésus douze  
 disciples. 
   
   
 Il est remarquable que maintes institutions et cérémonies tant des  
 Bouddhistes que de l’Eglise Catholique Romaine sont si voisines qu'  
 elles paraissent identiques, mais comme la religion de Bouddha est  
 huit ou neuf cents ans plus ancienne que cette dernière Eglise,  
 comment pouvons-nous simplement croire à une mystérieuse coïncidence  
 ? Une grande proportion des Bouddhistes sont persuadés que leur  
 prophète est né d’une vierge, et les Parsis affirment que Zoroastre  
 est né en état d’innocence, sans péché, qu’il se mit à parler sitôt  
 venu au monde, et était gardé par des anges dans son berceau. Dans  
 les temples de Fo, ou Bouddha, en Chine, il y avait toujours, placée  
 sur une arche, un tableau de Shinto, la sainte mère, avec un enfant  
 dans les bras. La tête de la femme est surmontée d’un rayon de  
 gloire, et des lumières restent continuellement allumées devant elle.  
 Dire que toutes ces merveilleuses coïncidences sont le seul résultat  
 du hasard est une insulte à l’intelligence humaine. 
   
 Je pourrais encore montrer d’autres aussi surprenantes ressemblances  
 entre les religions, comme, par exemple, l’usage d’eau bénite, ou  
 de feu pendant les cérémonies, depuis l’époque où Caïn et Abel  
 offraient des sacrifices au Seigneur, jusqu' à l’utilisation de  
 cierges de cire ou ’encensoirs par l’Eglise catholique, mais garder votre attention éveillée pour cela deviendrait à la longue inutile. 
   
 Illustre frère, puissent tous les bienfaits combinés des religions  
 que nous avons évoquées combler votre cerveau aujourd’hui et pour  
 toujours. Souvenez vous, ne condamnez jamais sans avoir entendu !  
 Examinez, réfléchissez et tolérez ! 
   
 Vous êtes maintenant suffisamment éclairé par cette instruction des  
 trois derniers degrés pour appréhender leur application et établir la  
 relation entre les différents mystères d’Orient et d’Occident, et  
 vous pourrez dorénavant être à même de considérer la grande valeur de  
 la Maçonnerie d’être un système universel. Nos prochains Rites  
 vous instruirons dans ces magnifiques cérémonies qui sont appelées  
 les Petits et les Grands Mystères des Prêtres de l’ancienne Egypte,  
 dédiés au culte d’Isis et d' Heresi ou Osiris. 
   
   
   
 FERMETURE IDENTIQUE au PRECEDENT DEGRE 

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