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Hauts Grades

Sept Ans et Plus

13 Décembre 2013 , Rédigé par W\ R\ Publié dans #Planches

L'âge Maçonnique ne correspond en rien à la définition habituelle qui est donnée à ce mot dans le monde profane. C'est d'ailleurs une manière spécifique de marquer la rupture avec les normes de ce lui ci : il faut y voir une occasion de plus de détacher l'individu de l'univers quotidien immédiat.

En Maçonnerie l'âge est directement lié au grade du Franc-maçon, cela signifie qu'à chaque degré de l'évolution du Maçon correspond un âge symbolique, décompté en « Trois, Cinq et Sept » ans.

Ces chiffres sont ceux du tombeau de notre maître Hiram : trois pieds de profondeur, cinq pieds de largeur et sept pieds de longueur.

Sur cette planche je vais aborder pour « sept ans et plus » quelques propriétés du nombre sept avec ses mystères dans le temps et l'espace.

Dans la longue suite des chiffres ayant acquis une valeur symbolique au fil des siècles, le « sept » tient une place particulière. Alchimistes, Kabbalistes, ésotéristes s'accordent à lui reconnaître une dimension hors du commun qui, au-delà des sphères hermétiste, n'est pas sans rapport avec sa très bonne réputation dans le monde profane.

Dans les contes et légendes ce nombre exprime les sept états de matière, sept degrés de la conscience, les sept étapes de l'évolution :

- conscience du corps physique : désirs apaisés de façon élémentaire et brutale ;
- conscience de l'émotion : les pulsions se compliquent de sentiment et d'imagination ;
- conscience de l'intelligence : le sujet classe, ordonne, raisonne ;
- conscience de l'intuition : les relations avec l'inconscience se perçoivent ;
- conscience de la spiritualité : détachement de la vie matérielle ;
- conscience de la volonté : qui fait passer le savoir dans l'action ;
- conscience de la vie : qui dirige toute activité vers la vie éternelle et le salut.

Associant le nombre quatre qui symbolise la terre (avec ces quatre points cardinaux) et le nombre trois qui symbolise le ciel, sept représente la totalité de l'univers en mouvement.

Le septénaire résume aussi la totalité de la vie morale, en additionnant les trois vertus théologales « la fois, l'espérance et la charité » avec les quatre vertus cardinales « la prudence, la tempérance, la justice et la force ».

Les sept couleurs de l'arc en ciel et les sept notes de la gamme diatonique révèlent le septénaire comme un régulateur des vibrations, dont plusieurs traditions primitives font l'essence même de la matière.

Sept est le nombre, a-t-on noté d'abord, de l'achèvement cyclique et de son renouvellement. Le monde ayant été crée en six jours, Dieu chôma le septième et en fit un jour saint ; « Le sabbat » n'est donc pas vraiment un repos extérieur à la création, mais son couronnement, son achèvement dans la perfection.

C'est ce qu'évoque la semaine, durée d'un quartier lunaire. Sept désigne la totalité des ordres planétaires et Angéliques, la totalité des demeures célestes, la totalité de l'ordre moral, la totalité des énergies et principalement dans l'ordre spirituel. Il était chez les Egyptiens symbole de vie éternelle.

Sept indique le sens d'un changement après un cycle accompli et d'un renouvellement positif. Les sept différentes étapes sur la voie mystique sont symbolisés par Attar, dans son célèbre poème intitulé Le Langage des Oiseaux, par sept Vallées : la première est celle de la recherche (talab) ; la deuxième est celle de l'Amour (eshq) ; la troisième est celle de la connaissance (ma'rifat) ; la quatrième est celle de l'indépendance (istignâ) ; la cinquième est celle de l'unité (tawhid) ; la sixième celle de l'émerveillement (hayrat) ; et la septième, celle de dénuement (faqr) et de la mort mystique (fanâ).

De fait toutes les civilisations les plus anciennes ont accordé une place à part au nombre sept, lui conférant une aura de plénitude et en faisant quasi unanimement - souvent sans la moindre concertation - le symbole de la perfection et de l'harmonie.

Il était inévitable que la Franc-maçonnerie dans nombre de ses rituels, en fît - avec une constance surprenante quel que soit le rite pratiqué - l'un des nombres les plus évocateurs et chargés de sens.

Pour avoir une vision complète de ce que représente le sept dans la franc-maçonnerie, il suffit de parcourir quelques passages des instructions symboliques pour le grade de Maître :

  • Sept Francs-maçons sont indispensables pour constituer officiellement une Loge : « Trois la dirige, cinq l'éclairent sept la rendent juste et parfaite ».
  • Pour nombre d'auteurs spécialisés, il existe sept symboles initiatiques fondamentaux : les colonnes, le delta lumineux, la pierre cubique, l'étoile Flamboyante, la lettre G, le meurtre d'Hiram, la résurrection du Maître.
  • L'on compte sept vertus Maçonniques : La loyauté, le courage, la patience, la tolérance, la prudence, l'amour et le silence.

Autre image du sept réalisé, en volume cette fois : la pierre cubique ; le carré (le quatre), associée au triangle (le trois), pour donner la pierre cubique à pointe, véritable projection dans l'espace de la forme parfaite qu'était le cube. Dans l'univers Maçonnique, le sept évoque donc la Maîtrise.

En fin revenons à la marche du Maître ; (Après les trois ans de l'apprenti et cinq ans du compagnon). L'âge symbolique du Maître est sept ans. Au Rite Ecossais Ancien et Accepté, contrairement à d'autres rites, son cheminement ne s'arrête pas à ce nombre...il y a un plus au-delà des degrés symboliques, après les pas d'apprenti et compagnon, d'enjamber trois fois le cercueil du Maître. Ces pas sont donc des passages au dessus de l'emblème de la mort physique. Les enjambements symbolisent un « au dessus » de cette mort, voir un au-delà.

Ils indiquent à l'initié un outre passement de la peur de mourir, une préparation au phénomène qu'un Maître doit s'efforcer de surmonter, conscient de son ignorance de pourquoi de la mort et de ce qu'il va devenir après la mort le disparu.

Un anéantissement total ou une autre vie étant des hypothèses métaphysiques invérifiables l'une comme l'autre. Une attention particulière doit être portée sur le dernier pas, exécuté devant le cercueil, face à l'Orient, ce pas est en effet le huitième à partir du premier pas d'apprenti.

De même que les marches de l'Apprenti et du Compagnon sont en concordance avec l'âge symbolique de chacun d'eux, les huit pas du Maître déterminent son âge : Sept ans et plus. Ce « plus » figuré par le huitième pas symbolise le supplément de connaissance initiatique à acquérir par tout Maître Maçon.

Comme il est fort bien dit dans notre rituel « que le Maître Maçon parvenu à la sagesse est en mesure d'approcher la connaissance » et c'est pour approcher cette connaissance que nous sommes là.

J'ai dit.

Source : www.ledifice.net

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