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Hauts Grades

Sept ans et Plus

19 Décembre 2013 , Rédigé par B\ P\ Publié dans #Planches

Le 3ème repos que l’on atteint après sept marches, figure les sept arts libéraux dont la science m’a fait trouver digne d’être reçu au grade de Maître. Or les sept arts libéraux sont appelés les sept colonnes de la sagesse, et le Maître parvenu à la sagesse est en mesure d’approcher la connaissance. Daniel Beresniak disait " Accéder à la connaissance, c’est prendre conscience qu’au delà de la nature humaine est cachée la vrai nature de l’homme ". Cette connaissance qui doit mener à la vrai nature de l’homme, commence donc par la sagesse. Or, quelle est la définition de la sagesse ? C’est s’occuper du bien pour éviter le mal. Si l’on se réfère à la Bible, dans le livre de Job, le poème de la sagesse pose la question suivante : " Et d’où vient la sagesse ? et quel est le lieu de l’intelligence ?

Voici, craindre Adonaï (c’est à dire Dieu) est la sagesse et s’éloigner du mal est l’intelligence " ( Job 28 : 20-28 )
Or le nombre sept est formé des nombre trois ( le ciel ) c’est le cercle, le compas et le domaine de l’esprit, et du nombre quatre ( la terre ) c’est le carré, l'équerre et l’homme. C’est donc l’union parfaite du divin et de l’humain. Pour arriver à cette union, je pense qu’il est primordial de comprendre son propre fonctionnement en tant qu’être humain, pour pouvoir le transcender, afin de découvrir cette partie mystérieuse qui est donc notre vrai nature, que je pourrai appeler divine, qui sommeille encore en nous. Si sept ans est l’âge de raison, je pense que le "et plus " correspond à cette partie mystérieuse qui nous reste à découvrir et dont notre inconscient fait partie intégrante. Alors, la parole perdue est à mon sens enfouie dans cet inconscient. Cette partie divine qui est en nous et la recherche de la spiritualité seraient donc la voie à suivre. Plotin disait "le mode spirituel n’est pas ailleurs qu’en nous-même" Il nous invitait à une métamorphose de notre perception intérieure précisant "Il faut que la conscience, cessant de se dédoubler, vienne coïncider avec ce niveau supérieur de tension et d’unité qui est notre vrai moi ". Et d’ajouter " il faut apprendre à regarder en nous pour découvrir en nous le monde spirituel. Si le monde spirituel est en nous, il est aussi en dehors de nous. S’il suffit de savoir regarder en nous pour le découvrir, il suffit de savoir regarder hors de soi pour l’apercevoir derrière les apparences. A la métamorphose du regard intérieur répondra la métamorphose de la vision sensible "

Comme les sept jours de la semaine, le nombre sept rassemble et termine un cycle complet, et le cycle achevé il y a donc renouveau. Donc si le septénaire ferme le cercle de l’être il en marque la fin et la conclusion, il indique également le sens d’un changement après un cycle accompli. Synonyme d’une fin, c’est le début d’un renouvellement qui marque le passage d’un cycle connu à un cycle inconnu. Le nombre sept peut donc être apparenté au monde dans lequel on se trouve et duquel on est condamné à disparaître un jour ou l’autre. Je pense que l’on est dans le passage de la transition et que cette transition a déjà commencé. Il s’agit maintenant de trier le bon grain de l’ivraie, de distinguer la vérité du mensonge. C’est une véritable involution qui commence car il est beaucoup plus facile de percevoir ce qui est à l’extérieur de soi que ce qui est à l’intérieur. Par le passage au dessus du cercueil d’Hiram du septième au huitième pas, ce huitième pas, qui nous mène au compas et à l’Orient, marque une fin avec notre mort symbolique par les 3 coups qui vont nous amener à prendre la place
d’Hiram. A ce moment là la parole est perdue. Symboliquement identifié à Hiram, et étendu dans son cercueil, cette mort symbolique est l’épreuve de la terre ou la mort à soi- même.

La renaissance se fera par les 5 points parfaits de la maîtrise et par le mot sacré substitué après que le TVM ai dit que seul nous ne pouvons rien.

Cette renaissance, par ce passage du plan terrestre horizontal au plan vertical lors du cinquième point est celle de l’homme nouveau, trait d’union entre le ciel et la terre, la vie et la mort. C’est une véritable renaissance de son être intérieur permettant la mort des anciennes pensées et comportements pour permettre aux nouveaux de naître.

Lors du cinquième point, la main gauche du TVM, celle du cœur, rejoint l’épaule droite du futur Maître. C’est dans cette position qui fait penser à un huit allongé, signe de l’infini, que le TVM donne l’accolade fraternelle durant laquelle il communique à l’une et l’autre oreille les syllabes du mot sacré. Je crois qu’à ce moment là, il y a une transmission de vie d’être à être, comme un flambeau qui allume un autre flambeau et le nouveau Maître devra lui même être transmetteur de vie.

Mais en même temps que cette renaissance, comment retrouver la parole perdue enfouie dans l’inconscient. Je pense que le souffle de vie retrouvé après cette renaissance correspond à une certaine énergie qui se trouvait au fond de soi et qui a été réanimée. C’est en abordant les nombres suivants que doit s’effectuer la recherche, notamment à partir du nombre neuf, de la famille du novénaire, c’est à dire de l’énergie.

Pour les Pythagoriciens, le nombre 8 représente l’équilibre final, la libération résultant de l’évolution. Le nombre huit est ainsi le symbole du monde nouveau et de la renaissance. Le Huitième jour est en effet le premier jour de la nouvelle semaine de l’histoire du monde. Annoncé par le déluge qui est la fin du monde ancien, ainsi que le rappelle l’épître de Pierre " Eux, ayant refusé de croire, jadis, lorsque temporisait la patience de Dieu, aux jours de Noé, lequel construisit l’arche dans laquelle peu, c’est-à-dire 8 personnes furent sauvées à travers l’eau " I.Pierre verset 3,20 ; également : " Il n’a pas épargné l’ancien monde, mais il a protégé le huitième ( homme ), Noé, prédicateur de justice... " II.Pierre verset 2,5. Le huitième est donc la marque du monde nouveau. Traditionnellement, le 8 est le chiffre du Christ. Il est constitué de deux cercles ou d’un seul qui se spire. C’est le soleil d’en haut qui se reflète en bas. Le 8 est le signe de la lumière qui se réverbère, se reflète. En regardant le 8 on peut retrouver le tracé de deux 6, mouvement de la lumière du bas vers le haut et inversement. C’est pourquoi le 8 a été choisi comme symbole de l’infini dans les mathématiques car son expression elle même est infinie. C’est donc vers ce symbole de l’infini que l’on doit essayer d’aller.

Si le 8 est le symbole de l’infini et du monde nouveau vers lequel nous devons nous diriger, le nombre 9 doit marquer un recommencement et une transposition sur un nouveau plan. Le nombre 9, carré de 3, est le dernier de la série des 9 nombres de base qui servent à former tous les autres nombres. Sa forme stylisée fait penser à un fœtus et le fœtus fait penser à la naissance. Le nombre 9 correspondrait donc à un commencement qui serait né d’une fin.

Comme je l’ai dit précédemment, avec le 9 commence la famille du novénaire, c’est-à-dire la famille de l’énergie. Jakin est le symbole du foyer générateur de l’énergie qui exerce son influence de l’intérieur sur l’extérieur. Wirth disait qu’il correspondait à l’énergie expansive qui part de tout être, principe d’activité intérieure, d’initiative et d’action personnelle. Les énergies qui animent le corps peuvent soit descendre vers la terre, soit s’élever vers le ciel. L 'homme serait donc le trait d’union entre le bas et le haut. Ce serait donc le début d’un autre cycle, celui de l’énergie intérieure dans lequel le 10 aurait une place prépondérante. Mais une réalité me vient à l’esprit : être neuf c’est partir à 0. Le 10 est composé du 1 (c’est-à-dire l’unité) et du 0 ( c’est-à-dire du néant ) Lorsque l’unité rencontre le néant, c’est pour le féconder, donc pour créer l’univers et cela nous ramène à l’unité ce qui nous porte vers une nouvelle série. Voilà une idée importante. Le 10 marquerait donc ce nouveau départ de cette nouvelle vie qui nous permettrait d’avancer pour retrouver la parole perdue.

Cette parole perdue rappelle l’histoire d’Adam et Eve, c’est-à-dire à la chute et à l’évolution.
Adam et Eve étaient intérieurement très évolués mais pas parfaits. Lorsque le serpent s’est enroulé autours de l’arbre de vie, ils ont goûté au fruit défendu, ce qui a entraîné toute leur race dans leur chute avant leur nouvelle évolution.
Je n’ai pu m’empêcher de faire le rapprochement avec la Kabbale et avec les 10 Séphiroths de l’arbre de vie. Une des applications les plus connues des 10 Séphiroths est d’y voir le chemin et l’évolution.

Dans l’arbre de vie, il y a 3 colonnes. Celle de droite s’appellent Yachim et comporte les Séphiroths d’aspect masculin. Celle de gauche s’appelle Boaz et comporte les Séphiroths d’aspect féminin. Celle du centre est l’équilibre. Elle représente le devenir théorique de tout être humain. Le disciple commence ce chemin à la dixième Séphira nommé MALKOUT correspondant au monde physique et au corps et gravit une à une toutes les Séphiroths. IESOD est la deuxième Séphira en partant du bas et donc la première marche à gravir sur cette colonne de l’équilibre. Elle porte le numéro 9 et signifie fondement, base. Elle correspond au monde psychique, c’est-à-dire l’âme et la qualité de IESOD est la pureté. Or la pureté est la base de tout. En purifiant notre âme qui évolue au sein de IESOD, nous polissons en quelque sorte un joyau intérieur en le rendant plus transparent ce qui permettra d’amener en nous les vertus des Séphiroths supérieurs et ce, jusqu’au numéro 1, KETER, qui correspond au monde Divin.

En conclusion je pense que si l’on compare le chemin que l’on a parcouru en Franc Maçonnerie avec cet arbre de vie de la Kabbale, notre âge de Maître, Sept ans et plus signifie dans le « et plus » qu’il faut par un travail intérieur permanent progresser vers la maturité, c’est à dire vers le dix pour retrouver l’unité de nous même en rassemblant ce qui est épars pour commencer à comprendre quelque chose et retrouver la parole perdue. Nous ne faisons que remonter une pente, alors qu’au commencement nous étions en haut. Il ne s’agit donc pas d’une simple évolution, mais d’une involution, suivie d’une évolution qui doit nous pousser à descendre en nous pour tenter de retrouver cette parole perdue cachée dans notre conscience.

En nous interrogeant sur notre existence et par un processus de purification de notre être, nous pourrons effectuer la transformation nécessaire à ce processus de maturation. Tel l’arbre de vie nous partirons du 10 pour tenter d’arriver le plus près possible de la Séphira ultime et du couronnement, le 1, KETER dont le monde est présent dans l’univers ainsi que dans l’homme puisque l’homme est à l’image de l’univers.

J'ai dit

Source : www.ledifice.net

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