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Hauts Grades

Serment et Obligation maçonnique

9 Mars 2013 , Rédigé par X Publié dans #Planches

Lorsque l’on évoque le serment et l’obligation maçonnique, cela sous-entend une multitude de sens : la fraternité, la liberté du franc-maçon, etc…  

A mon sens, comme le révèle les propos ci dessous, cela évoque d’abord pour moi la responsabilité et le devoir de solidarité que « doit » un franc maçon…  

Dans le contexte maçonnique, parler d’obligation au singulier signifie reconnaître l’ensemble de toutes celles incluses dans le serment solennel prêté lors de l’initiation et qui comprennent la famille, la patrie, ainsi que, désormais, le travail à effectuer sur soi-même en direction de la connaissance et de la fraternité.  

Ce contrat moral nous engage au plus profond de notre conscience, con science avec savoir. Le prendre à la légère reviendrait à en minimiser la portée et à en amoindrir les effets.    

Mon adhésion à l’Idéal Maçonnique implique l’acceptation de la route du Devoir ou plutôt des devoirs précis, qui ne sont pas une mince affaire si l’on songe aux nombre de situations complexes que l’individu est appelé à dénouer dans les circonstances les plus variées de son existence.

  On ne saurait alors se contenter de formulations toutes faites, de clichés et de stéréotypes lénifiants qui sont autant d’emplâtres sur des jambes de bois … La démarche maçonnique épouse étroitement celle de l’Obligation, les deux sont très étroitement consubstantielles.  

Non mes FF :. il s’agit toujours de savoir pourquoi, pour quelle raison, nous prenons telle décision et non telle autre. A contrario de l’obligation profane, l’obligation maçonnique n’est pas une entrave à la Liberté Individuelle, bien au contraire elle lui apporte une dimension supplémentaire et nous permet de changer de plan.  

Souvent la liberté profane est un affranchissement de règles élémentaires et une dispense de réflexion autorisant à suivre la voie égocentrique de son bon plaisir et de son seul désir, celui de son égo.    

À mon stade d’évolution, il n’est pas d’obligation sans responsabilité ni sans solidarité aux FF :. à l’Ordre et à la Maçonnerie toute entière  

L’obligation n’est plus à ce stade un devoir contraignant, imbue de son principe mais une règle librement et volontairement consentie, une règle à observer sans cesse à tout moment de jour comme de nuit à l’intérieur comme à l’extérieur afin d’espérer gravir le chemin tel l’Hermite du Tarot.  

Quant au serment, il est à chaque passage renouvelé sous la forme d’un serment à la fois plus précis et plus didacticiel, à la fois plus pressant et plus ouvert vers le monde de l’Esprit où on ne cultive que les vertus tout en s’engageant à se conformer aux règles statutaires de l’Obédience et de l’Atel :. Auquel on appartient.    

FACE A LA MORT, FACE A LA VIE, L’ENGAGEMENT LE SERMENT QUE NOUS ALLONS PRENDRE NE PEUT QU’ETRE SACRE.    

Il revêt une grande solennité́ dans un climat de confiance et de communion totale. Tous les FF :. de la loge sont debout et à l’ordre et, avec le VM, ils s’associent à lui.  
Il est solennel car il se prête main gauche sur le cœur et main droite dégantée avec les futurs FF :.comme témoins, en un lieu respectable et consacré
.
La confiance est mutuelle. Les FF :.ont consenti un gros investissement en se fiant à l’impétrant et en lui permettant d’être dans la situation où
il se trouve. Le candidat lui, a une confiance aveugle … il ne voit rien ou mal et ne connait rien ou presque, de ce qui se cache derrière les concepts qu’il jure de respecter, puisque sa démarche même consiste à le découvrir, à le respecter et en faire son profit.  

* Les engagements que l’on prend la 1ere fois sont lourds. En effet, si l’on dit : je promets de remplir mes devoirs envers ma famille, la patrie et l’humanité́ plus fidèlement que par le passé, cela signifie que la porte de l’amélioration continue est ouverte et progressive dans le temps. Mais quand ensuite il s’agit de pratiquer l’assistance envers les faibles, la justice envers tous, le dévouement envers son prochain et la dignité́ envers soi- même, là il n’y a pas de délai accordé, pas de marge de manœuvre. C’est tout, tout de suite. C’est une obligation de résultat dans le monde profane.  
Heureusement, par la suite on promet de travailler à son propre perfectionnement, ce qui ouvre à nouveau la porte à l’acceptation de débuts laborieux et peu glorieux, rendant à la tâche une dimension plus humaine.
Enfin on parle de Justice … tout un programme, si l’on considère l’avancée de chacun sur le chemin.
 

* La promesse d’une présence assidue. Cela va de soi, comment progresser sans côtoyer régulièrement les FF :. qui nous ont précédés? S’il est possible d’avancer sur le chemin de la connaissance avec une présence réduite à sa plus simple expression, alors pourquoi entrer en loge?
Nous sommes face à l’immensité́
et l’éternité́ de la tâche. Il nous faut persévérer sans relâche dans la recherche de la vérité́, cette savonnette qui, chaque fois que nous croyons la tenir, nous échappé et glisse plus loin dans une direction totalement imprévisible. Un appel à notre humilité́ et notre perfectibilité́ est lancé, en nous demandant de nous reconnaitre face à nos futurs FF :. comme imparfaits. Pour cela nous promettons de travailler à notre propre perfectionnement.
Arrivés à
ce point on notera que l’on promet d’abord de respecter des devoirs essentiellement tournés vers la vie profane (qui prendront toute leur signification au travers de notre démarche maçonnique), et ensuite les devoirs envers la loge et tout ce qui en découle.    

* Moment chargé de signification et d’émotion, la prestation du serment maçonnique, n’a pas lieu n’importe où … nous travaillons en Loge et faisons le serment de travailler à sa prospérité́ (matérielle et spirituelle). En cela nous garantissons la pérennité́ du toit protecteur.  

Nous ne travaillons pas n’importe comment: nous respectons les lois de la FM et les constitutions de la GODF. Nous ne travaillons pas seuls: nos FF :. sont là et nous nous engageons à les aimer et les aider, sans compromissions et dans l’honneur.  

En cela nous apprenons à donner avant de recevoir.  

Nous nous engageons donc à nous taire vis à vis du monde profane. Il ne s’agit pas là d’une culture du secret pour lui-même. Les non initiés, par définition ne peuvent comprendre l’essence même de la démarche, n’ayant pas éprouvé́ cette « vivance » que seule permet l’initiation maçonnique. Par conséquent quoique l’on dise, nos paroles ne pourront jamais être le reflet de cette réalité́ qui nous est si personnelle. Cela pourrait de surcroit être mal interpréteŕ et finalement se révéler nuisible. Il est donc salutaire pour soi-même, pour notre loge et pour la maçonnerie en général de faire silence.  

* Je finis enfin par l’auto sanction: si je manque à ma parole d’honneur je m’avilis et ce, surtout à mes yeux, avant que ceux des autres ne me renvoie l’image de mon déshonneur et de ma déchéance.    

Le serment en fait résume toute la vie maçonnique au temporel comme au spirituel.  

De cela nous devons nous en pénétrer de façon régulière et constante à chaque nouveau serment pour donner à notre carrière initiatique son plein épanouissement… .  

Source : http://anck131.over-blog.com/article-serment-et-obligation-maconnique-111774606.html

 

 

 

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