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Hauts Grades

Serments maçonniques : Les « penalties » ou châtiments physiques, éléments du serment maçonnique (extrait)

1 Novembre 2012 , Rédigé par JL T. Publié dans #histoire de la FM

Combien n'ont pas eu de léger sourire intérieur lorsqu'on leur a demandé d'accepter d'avoir la gorge tranchée, les tripes arrachées, le corps dispersé au delà des flots ?

Notre S. C.P. qui a déjà écrit sur ce mur, notamment sur le Lewis ou encore sur les colonnes (record de fréquentation sur ce blog tous titres confondus... yesss pour elle !), nous a gratifée d'une étude pour le moins instructive au sujet des châtiments inscrits dans les anciens serments Emulation. Elle nous propose d'étudier ces "penalties" et de les aborder comme

Un exemple de débat rituélique dans la maçonnerie anglaise

Les serments rituéliques anglais comportent, pour chaque grade des châtiments physiques sévères.

Une anecdote illustre le débat sur les châtiments physiques dans le rituel anglo-saxon : une cérémonie d'initiation se déroule, le candidat, bouddhiste, ayant satisfait à toutes les conditions et procédures; tout se passe normalement, jusqu'au moment où il lui est demandé de prêter serment. Il écoute attentivement, se fait répéter le texte, et en particulier celui lié aux châtiments physiques du parjure, puis se lève et quitte le temple, laissant les membres de l'assistance stupéfaits.

La place, le rôle des châtiments physiques ou pénalties ont suscité un débat de fond véritablement passionné au sein de la GLU d'A depuis les années 1960, débat repris au milieu des années 80 dans le contexte particulier d'une forte vague d'anti-maçonnisme.

En 1984, paraît l'ouvrage de Stephen Knight, intitulé «The Brotherhood », « la fraternité ».

Pour l'anecdote, Stephen Knight est par ailleurs l'auteur de « From Hell » dans lequel il met en exergue un lien entre la franc-maçonnerie, la famille royale et Jack l'éventreur, Malheureusement pour la Grande Loge Unie d'Angleterre « The Brotherhood » devint un best-seller national.. Cet ouvrage a déclenché une vague de fond d'antimaçonnisme en Angleterre. Il y reprend de nombreuses antiennes bien connus des continentaux sur le complot maçonnique, allant parfois jusqu'à rafraichir de très vieilles théories4. Il axe ses réflexions sur les conséquences néfastes du secret d'appartenance en le répercutant sur certains scandales politico-financiers dans lesquels ont été mêlés des FM ou supposés tels - ceux-ci ayant bien entendu pu bénéficier de protections, passe-droits divers en raison de cette appartenance. Il insiste beaucoup sur la place de la FM dans la police londonienne5. Ces attaques ne sont pas demeurées localisées, mais le scandale a pris de l'ampleur et s'est répercuté dans les institutions politiques locales relayé par certaines branches du parti travailliste et par certains groupes religieux.

Cette situation peut prêter à sourire pour des FM français, habitués depuis bien longtemps à constituer l'un des marronniers de printemps ou d'automne et à faire face par le mépris ou le silence aux attaques politico-religieuses et aux débordements imaginatifs de l'anti-maçonnisme.

Mais tel n'est pas le positionnement de la Grande Loge Unie d'Angleterre. Celle-ci s'est toujours beaucoup manifestée en public : processions de francs-maçons en décors pour un événement local particulier, participation des francs-maçons aux cérémonies de pose de pierres de fondation, pour des bâtiments publics ou des lieux de culte …. .

Le Craft, ou métier, appellation de la franc-maçonnerie, a longtemps constitué l'un des piliers de la société anglaise, pilier social et moral au service de la grandeur de Britannia avec dans l'ordre hiérarchique croissant, l'Eglise d'Angleterre et la Royauté. Pour comprendre cette trinité, il suffit de se rappeler que si la Reine est chef de l'Eglise Anglicane, de nombreux rois ont été grand maître (par exemple son propre père, George VI qui cumulait donc les deux fonctions). Celle-ci est occupée aujourd’hui par le duc Edward de Kent, son cousin, Grand Maître de la Grande Loge Unie d'Angleterre, par ailleurs Premier Grand Principal de l’Arche Royale et c'est un autre membre de la famille royale, Michaël de Kent (frère du précédent) qui est Grand Maître de la Grande Loge de Marque.

Ainsi, toute atteinte à la franc-maçonnerie s'avère dangereuse pour l'institution royale elle-même.

C'est dans ce contexte qu'a resurgi le débat sur les châtiments physiques ou pénalties contenues dans les obligations de chaque grade du Craft.

En 1963-64, déjà, une conférence proposée aux AQC intitulée « les pénalités maçonniques » met en exergue un malaise latent sur cette question ( quelle place, quel sens donner à ces pénalties ? Comment les justifier dans un monde moderne et ouvert ? Comment peut-on les prêter sur le VLS) et abouti au vote d'une modification du rituel du serment en replaçant les mots « sous peine d'avoir » par « de conserver constamment à l'esprit l'ancienne pénalité ». Mais déjà la proposition initiale était de transférer les pénalités du serment vers une autre partie de la cérémonie. Il est à noter qu'aucun des participants éminents et des référents du débat n'a envisagé une suppression pure et simple, le rôle des pénalités étant par trop lié à la signification symbolique du signe pénal.

Le débat va donc resurgir au milieu des années 1980.

Les modifications antérieurement apportées vont apparaître insuffisantes face à l'explosion anti-maçonniques et permettre aux tenants de modifications plus poussées de rouvrir le débat. Il est vrai que parmi ces maçons favorables à de plus amples modifications se trouvaient le GM, duc de Kent, ce dernier ayant fait savoir que la présence des pénalités dans le serment constituait pour lui un « bourdon dans le chapeau ».

Le 11 juin 1986, la Grande Loge Unie d'Angleterre a voté la motion de modification du rituel, les pénalités étant ôtées du serment pour être reportées à une autre partie du rituel et devenir ainsi strictement symboliques et allégoriques.

En 1964 comme en 1986, les arguments pour ou contre les modifications étaient les mêmes.

Dans un schéma synthétique :

·         Arguments contre la suppression des pénalties du serment : les pénalités sont parties inhérente à la tradition maçonnique et au rituel et modifier le rituel c'est porter atteinte aux landmarks, c'est-à-dire aux principes fondamentaux et fondateurs du Craft, lignes fortes auxquelles nul ne doit déroger. Je précise que cette référence à la tradition est cruciale dans un pays monarchique et s'étend à la nécessaire stabilité des institutions sociales.

Si la maçonnerie cède sur ce point aux pressions des médias, alors il lui faudra céder sur d'autres points, encore et encore.

Nul ne peut imaginer dans un pays comme le Royaume Uni que ces châtiments puissent être exécutés.

Le serment perdra beaucoup de sa force d'impact si les pénalités en sont supprimées.

·         Arguments pour la suppression des pénalties du serment : les pénalités ne font pas partie des landmarks, ces bornes frontières chargées de définir les principes fondateurs du Craft, le texte des obligations n'a pas été adopté avant 1816 soit trois ans après l'Acte d'Union.

La brutalité des pénalités, a pu rebuter des candidats à l'initiation et lors de la prestation du serment sur le Volume de la Loi Sacrée, heurter certains candidats dans leurs convictions religieuses en apparaissant contraires à celles-ci. Or le Craft n'implique « rien de contraire aux devoirs civils, moraux ou religieux ».

Les pénalités sont allégoriques, et doivent figurer parmi les autres explications symboliques de la cérémonie.

Comment exiger d'un candidat qu'il prête son serment sans faux-fuyant, équivoque ou restriction mentale d'aucune sorte s'il doit dès cet instant dissocier les pénalités de l'ensemble de ce serment.?

Tous s'accordaient pour considérer que le véritable châtiment du parjure est la perte de l'honneur et de la bonne renommée telle que figurée dans le texte du serment . La sanction est alors de perdre le bonne renommée qui a permis l’admission dans la confraternité de la loge.

Les arguments utilisés faisaient surtout référence à un débat entre le rapport à la tradition , l'adaptation à la société, les conditions légales rendant éventuellement possible un tel changement, mais nettement moins de références à la signification historique ou symbolique de ces violentes pénalités physiques, comme si ce point importait peu au débat ou tout au moins importait nettement moins que la question de la place et de la valeur du serment et du rapport à la permanence de la tradition maçonnique. Appartenait-il à des francs-maçons de modifier un élément du rituel qui leur était parvenu intact?

A l'étude, il apparaît que les pénalités physiques ont été importées des lois en vigueur à l'époque médiévale, dans l’hypothèse du crime de haute trahison. La formule était « hung, drawn and quartered ». Le condamné était traîné derrière un cheval jusqu’au lieu de l’exécution, puis pendu sans que mort s’en suive, puis éventré et éviscéré (les organes / membres brûlés devant les yeux de la victime) et enfin équarri (démembré puis décapité). Les deux dernières étapes pouvaient être interverties. Il était d’usage que les restes soient exposés dans différents lieux ou différentes villes.

Par exemple, l’écossais Dafydd ab Gruffyd fut le premier noble à être ainsi exécuté après avoir trahi le Roi Edward 1er et s’être autoproclamé prince de Galles.

De même , William Wallace , plus connu sous le nom de Bravehearth connu un sort équivalent. Ses restes furent exposés dans quatre villes différentes. Guy Fawkes et ses complices furent aussi suppliciés selon cette règle.

Dans la marine, des peines équivalentes existaient, ainsi, une ordonnance en 1451 prévenait que dans l'hypothèse où était brisé un secret du Conseil du Roi alors le coupable serait maintenu à la limite des basses eaux, pour trois fois, et les mains et pieds liés, la gorge tranchée, la langue arrachée et le corps jeté à la mer.

Il ne s'agissait donc pas seulement prévenir, puis de punir en infligeant une souffrance à la mesure du crime commis et donc à la mesure de la menace de désordre sur l’ordonnancement social, mais il s’agissait bien de s'assurer qu'aucune sépulture chrétienne ne serait donnée au parjure et au traitre. Chassé de la communauté des vivants, chassé de la communauté des morts, chassé de la communauté des ressuscités.

Ces châtiments corporels correspondent à ceux incorporés dans les serments maçonniques. C'est Harry Carr qui a synthétisé l'analyse historique du rapport entre ces pénalités et la FM:

·         aux époques les plus anciennes, l'obligation était le thème central de l'admission dans le Métier, et les manuscrits de Olds Charges le confirment,

·         aux époques les plus anciennes, les obligations du Craft ressemblent fortement aux serments des guildes, c’est-à-dire qu'elles se constituaient d'un serment au Roi, au maitre et aux compagnons et aux lois du Métier ,

·         les formes les plus anciennes des obligations ne contiennent pas les pénalités. Le candidat jure « by my holidome », expression qui signifie « par ce que je tiens pour sacré »

·         à une date ultérieure, même lorsqu'il y a transmission de secrets, l'obligation ne contenait pas de pénalités,

·         le document maçonnique le plus ancien qui fasse référence à des pénalités physiques est le « Edinburgh Register House MS », daté de 1696. Les pénalités ne sont pas contenues dans l'obligation, mais étaient semble-t-il communiquées ultérieurement. A cette époque, n'étaient connus ou pratiqués que 2 degrés, et apparemment, l'apprenti entré reprenait son serment précédent lorsqu'il était fait compagnon,

·         Au 18ème siècle si l'on trouve couramment plusieurs formes de serment et de pénalités, celles-ci ne sont pas incorporées dans la plupart des obligations mais sont communiquées à un autre moment,

·         Les modalités des pénalités ne sont pas statiques mais ont évolué au début du 18ème siècle.,

·         lorsque la divulgation de Pritchard, Masonry dissected, a été publiée, en 1730, une série de pénalités physiques est déjà bien connue et implantée, mais elles sont incorporées, comme dans cette divulgation, dans le serment de l'apprenti,

·         l'allocation de pénalités spécifiques pour chaque degré constitue un développement ultérieur.

Il en ressort que les pénalties ne constituent pas des landmarks, ces fondements qui, pour un maçon anglais, ne doivent jamais être transgressés. Elles n'ont pas toujours figurée dans le texte des serments.

Les châtiments corporels n'ont pas leur place dans les Old Charges des maçons opératifs anglais.

Les plus anciennes mentions maçonniques des pénalités se trouvent dans les manuscrits écossais qui pratiquaient la maçonnerie (spéculative) du mot de maçon (Sloane, 1700; Dumfries 1710), mais pas dans les manuscrits anglais qui ne faisait pas référence à de telles pratiques.

Par contre, à partir de 1720, suite à l'importation de pratiques opératives écossaises chez les anglais spéculatifs, différentes divulgations vont mentionner les châtiments physiques.

Revenons maintenant à l'époque contemporaine : le débat sur les pénalités corporelles s'est clos pour la Grande Loge Unie d’Angleterre en juin 1986.

Mais une fois le calme revenu, il est vite apparu que ce dernier n'était qu'une impression de surface, les courants continuant d'agiter en profondeur des réflexions relative à la force du serment : quelle place pour l'engagement, pour l'obligation formalisée dans le serment ? Quelle garantie (inforcement) inclure pour s'assurer du respect de la valeur de l'obligation prise ?

Le serment constitue l'un des éléments forts de la cérémonie de réception par lequel le passage d'un état à un autre est marqué. L'obligation est constituée :

·         de la réalisation d'une affirmation formelle, ou de la déclaration d'une vérité ou de la promesse de remplir un engagement ;

·         en appelant comme référent / garant / témoin une entité ou un objet sacré

·         le manquement de l'observance entraînant des sanctions.

La formalisation de l'engagement sous la forme d'un serment donne à celui-ci la nature d'un engagement de l'individu dans sa référence au sacré, au transcendant, engageant celui-ci dans le monde des vivants comme dans le monde des morts, parce qu'il est prêté sur le VLS. Il engage totalement celui qui le prend et la force d'impact global donne toute sa puissance à une démarche maçonnique initiatique, quelque soit le cadre dans lequel elle s'exerce.

Le serment maçonnique contient donc un lien avec le numineux, sinon, il ne serait qu'une déclaration. L'ancienne expression « by my holidome » soit « par ce que je tiens pour sacré » évoquée précédemment, prend ici tout son sens. Toute réflexion sur le serment amène à considérer l'importance de la nécessité d'assurer la pleine opposabilité du serment et donc sa permanence et sa force de contrainte sur l'individu et son mental.

L'un des éléments symboliques cruciaux se retrouve dans l'idée que le serment se doit d'être durable comme la pierre, ce qui prend une signification particulière dans une culture dans laquelle certaines pierres jouent un rôle de garant, de manifestation du sacré en lien direct avec le numineux.

Nombreuses sont les cultures qui créent un espace, statue ou pierre dans laquelle s'incarne le dieu, d'où se manifeste l'énergie divine, et la pierre devient ce vers quoi l'on s'incline et la source de la Parole reliant tel un câble, une ligature, l'homme et son obligation.

Un bon exemple du rôle de la pierre garante du serment est constituée par le sacre, au Royaume uni même, des souverains sur la Pierre du Destin qui fait d'eux les rois d'Écosse et d'Angleterre.

Par ailleurs, le serment et les pénalités ont jouées un rôle important dans l'histoire des relations de la FM et de l'Église. Lorsque la FM s'est implantée en France, nombre de serments contenaient manifestement des pénalités physiques et certaines autorités s'étant émues de la violence contenues dans ce texte.

Combien devait être grand, et menaçant pour les pouvoirs en place, le secret révélé pour que sa divulgation soit protégée par de tels châtiments.

Les pénalités constituent une parfaite illustration de la perte de sens de certains éléments maçonniques lorsqu'ils ont quitté le Royaume Uni pour le continent et aussi une illustration des réinterprétations et acculturations continentales qui se sont alors opérées. Et les relations entre l'Église et la FM continentale constitue bien l'une des illustrations de ce décalage culturel où le passé et le présent fusionnent encore aujourd'hui.

S'il n'est pas le lieu et le temps d'analyser précisément l'histoire des relations entre l'Église et la FM, par contre, l'analyse de la place du serment apporte un éclairage sur ce point. Comme il a été dit précédemment, le serment créé une obligation et donc un lien de droit objet d'une sanction qui en assure l’opposabilité et la force.

Quittons ici le seul serment maçonnique stricto sensu pour nous intéresser au contexte des années 1720-1730 en Angleterre et en particulier la pensée de Désaguliers formalisée notamment dans les premiers articles des Consitutions d'Anderson.

L'une des théories explicatives des relations entre l'Église et la FM énonce que, la FM de Désaguliers, et donc post 1723, a établi une théorie juridique marquant une émancipation du droit naturel par rapport à la théologie mais aussi à la doctrine théocratique .

Pour Pierre Boutin, « le projet {de Désaguliers} visait à instaurer la souveraineté de la confraternité. (…) les (..) maçons entendaient fonder l'idée de l'exclusion des affaires de la religion du lieu de la construction juridique d'un individu libre-déterminé, créateur et sujet de droit , un individu apte à trouver sa dignité dans l'administration des affaires terrestres ».

Le serment et ses pénalités rattachent le FM à ce mouvement de création d’un monde de droit séparé.

La question posée devient donc celle de l’origine de la Parole fondatrice, fondatrice du bien et du mal, fondatrice de symboliques d’actes et de signes d’autorité transmis en son nom.

Désaguliers était presbytérien et entendait instituer un système de droit dans une société secrète, droit applicable à ses membres, éventuellement sanctionné par une justice intérieure, société elle-même inclue de la société globale. Les pénalités peuvent alors être identiques à celle de la punition du crime de lèse-majesté, la prééminence d’un système de droit sur l’autre étant en cause pour ses affaires internes et ce malgré l’affirmation du respect des règles de l'État par le franc-maçon.

Cette théorie de la séparation est très vertement combattue par Patrick Négrier. De plus, il est certain que se retrouve ici ce décalage culturel anachronique évoqué précédemment, les maçons anglais n’ayant pas plus aujourd’hui la même perception des rapports entre foi institutionnelle; franc-maçonnerie, droit interne, droit séculier, serment d’obligation.

Mais pour la part qui nous occupe, soit ici la force de l'inclusion des pénalités dans le serment, il importe peu de rentrer dans le fond de ce débat.

Il est bien plus crucial de garder à l'esprit que Pierre Boutin est français et a donc une vision continentale d’une pensée anglo-saxonne ; c’est un théologien, diplômé en droit canonique et qui se place du point de vue du droit canon de l'Église catholique romaine.

A ce titre, il fournit les éléments constitutifs de la pensée catholique notamment contemporaine sur la FM avec en filigrane le rôle historique joué par un serment contenant des châtiments physiques sévères, créateur pour ses détracteurs d’un univers de droit séparé, certains diraient d’un monde parallèle soumis à une autre parole fondatrice autre que celle de l'Église et du média de ses clercs.

Aujourd'hui, nous pratiquons un rite anglo-saxon profondément imprégné de sa culture fondatrice. Le risque est grand pour nous franc-maçons continentaux de ne pas le comprendre vraiment en nous montrant incapable de franchir le Channel culturel. Les châtiments physiques constituent un excellent sujet pour comprendre les écrits, la lettre et l'esprit de ce rituel pour éviter le piège de l'extrapolation continentale par une interprétation fondée sur une incompréhension culturelle. Le piège est tout aussi grand de la simple reproduction littérale sans compréhension. Intégrer le fonds culturel constitue donc la première étape d'une synthèse visant à s'en libérer, je ne suis pas un FM anglais, pour mieux pratiquer la synthèse qui nous est personnelle. Moi ? Je suis post-moderne, et donc schizophrène …. comme eux, même si certains préfèrent l’ignorer.

Source : http://truthlurker.over-blog.com

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