Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Hauts Grades

SO : Réception d'un Postulant

29 Juin 2012 , Rédigé par Rituel SO Publié dans #hauts grades

Le Supérieur tient un bref discours dans lequel il présente l’Initiandus[1]. Puis, il invite les membres du Chapitre à voter en leur âme et conscience. A cet effet, il dit au plus jeune des Postulants:

Le Supérieur: -” Frère Postulant, procédez à la distribution.”

Le Postulant distribue à chaque membre du Chapitre un haricot blanc et un noir, puis regagne sa place. Le Supérieur laisse quelques secondes de réflexion et dit:

Le Supérieur: -” Frère Postulant, recueillez les votes.”

Le plus jeune des Postulants recueille les votes dans une urne, le vote favorable sous forme d’un haricot blanc et défavorable sous forme d’un noir. Ensuite, il porte l’urne à l’un des Chevaliers qui se tiennent devant la porte. Celui-ci la prend et vient se placer face au Supérieur au centre de la pièce, compte les votes et annonce le résultat à voix haute. Si il se trouve trois (ou plus) haricots noirs, il dit:

Le Chevalier: -” Le scrutin comporte  “n”  noirs et “n” blancs, l’Initiandus est refusé.”

S’il se trouve moins de trois haricots noirs, il dit:

Le Chevalier: -” Le scrutin comporte “n” noirs et “m” blancs, l’Initiandus est accepté.”

 Le Supérieur: -” Frère Chevalier, allez préparer l’Initiandus et faites-le se présenter à la porte.”

Le Chevalier qui était resté à la porte sort et va chercher l’Initiandus. Arrivé devant la porte, il lui fait ôter son habit, ne lui laissant que sa cotte d’armes et son tablier. Il lui fait remonter les manches et se laver les mains et les essuyer dans un linge blanc. Il lui place un cierge allumé en main gauche et le fait frapper par trois fois à la porte.

Le Supérieur: -” Voyez qui va là?

Le Chevalier qui était resté à l’intérieur entrouvre la porte et demande[2]:

Le Chevalier: -” Qui va là?”

L’Initiandus:[]-” Un libre Maçon reçu, qui accomplit un autre pas.”

Le Chevalier (après avoir refermé la porte): -” C’est un libre Maçon reçu, qui accomplit un autre pas.”

Le Supérieur: -” Demandez-lui le mot d’Apprenti?”

Le Chevalier: -” Quel est le mot d’Apprenti?”

L’Initiandus: -” J-k-n.”

Le Chevalier: -” J-k-n.”

Le Supérieur:-”Demandez-lui le mot de Compagnon?”

Le Chevalier: -” Quel est le mot de Compagnon?

L’Initiandus: -” B-z.”

Le Chevalier: -” B-z.”

Le Supérieur: -” Demandez-lui le mot de Maître?”

Le Chevalier: -” Quel est le mot de Maître?”

L’Initiandus: -” Il a été perdu, mais M-b-k est mon Maître.”

Le Chevalier: -” Il a été perdu, mais M-b-k est son Maître.” 

Le Supérieur: -” Sous les ordres de qui a-t-il travaillé?”

Le Chevalier: -” Sous les ordres de qui avez-vous travaillé?”

L’Initiandus: -” J’ai travaillé sous les ordres de N-t-m.”

Le Chevalier: -” Il a travaillé sous les ordres de N-t-m.”

Le Supérieur: -” Demandez-lui comment il se nomme?”

Le Chevalier: -” Quel est votre nom?”

L’Initiandus: -” Eques Professus N. N.”

Le Chevalier: -” Il se nomme Eques Professus N. N.”

Le Supérieur: -” Quel âge a-t-il?”

Le Chevalier: -” Quel est votre âge?”

L’Initiandus: -” Seize ans.”

Le Chevalier: -” Il a seize ans.”

Le Supérieur: -” Est-ce de sa propre volonté et sans contrainte aucune qu’il vient?”

Le Chevalier: -” Venez-vous de votre propre volonté et sans aucune contrainte?”

L’Initiandus: -” Oui.”

Le Chevalier: -” Il est ici de sa propre volonté et sans aucune contrainte.”

Le Supérieur: -” A-t-il suffisamment de talents?”

Le Chevalier: -” Avez-vous suffisamment de talents?”

L’Initiandus: -” Oui.”

Le Chevalier: -” Il a suffisamment de talents.”

Le Supérieur: -” Faites-le entrer à mon signal.”

Le Chevalier éteint toutes les lumières et ouvre la porte au coup de cloche du Supérieur. Le Chevalier préparateur fait entrer l’Initiandus en lui faisant tenir le cierge allumé en main gauche. Il le fait mettre au signe d’ordre de Maître Ecossais et avancer dans cette position auprès du Supérieur. Le Supérieur marque un temps de silence et demande au candidat:

Le Supérieur: -” Que demandez-vous?”

L’Initiandus: -” Je demande à faire un autre pas dans l’Ordre.”

Le Supérieur: -” Vous demandez quelque chose d’important. Cependant, pouvez-vous désigner, parmi nous, quelqu’un qui se porte caution de votre conduite?

L’Initiandus: -” Le Frère N. peut se porter caution.”

Le Supérieur: -” Frère N., vous portez-vous caution de ce  Frère?”

Le Frère interrogé se lève et répond:

Le Frère: -” Oui, je m’en porte garant.”

Puis, il se rassoit.

Le Supérieur: -” Vous entreprenez quelque chose de très important, que vous désirez, un autre pas dans notre Ordre. Alors, sachez que quiconque entre dans un Ordre n’a plus, désormais, sa liberté, mais que sa volonté doit être soumise à la volonté de ses Supérieurs et qu’il doit vivre selon la loi, la règle et les voeux. Réfléchissez à cela et soyez prêt à accomplir tout cela scrupuleusement. Aussi, expliquez-vous à ce propos.”

L’Initiandus: -” Oui, je suis prêt.”

Le Supérieur: -” Approchez-vous et agenouillez-vous sur le coussin.”

Le Chevalier rallume les quatre lumières et entrouvre le baldaquin derrière le Supérieur. Il pose ensuite le livre des Evangiles sur une couverture rouge sur les genoux du Supérieur et fait poser dessus la main droite du candidat.

L’un des Clercs s’approche et lit la formule du serment qui est répétée par l’Initiandus.

Formule de serment

“Moi, N., je promets et je jure, par mon âme et sur ces Saints Evangiles, de toujours me comporter, durant ce temps de Postulance, selon les règles et les statuts de l’Ordre, selon ce qu’ils m’exigent d’être; de faire preuve d’obéissance au Supérieur de cette maison, ainsi qu’à tous ceux qui ont autorité sur moi; d’aller partout où ils m’ordonneront d’aller, de faire ce qu’ils m’ordonneront de faire, sans jamais demander pour quelle raison; d’observer le silence le plus absolu sur tout ce que je pourrai entendre, voir et concevoir concernant l’Ordre; d’avoir du zèle pour la Sainte Foi et l’Ordre; de ne jamais entreprendre quoi que ce soit contre lui, mais de suivre jusqu’au bout avec empressement ce qui rassemble; de ne pas abandonner la Postulance et, si l’autorisation de  quitter l’Ordre m’était donnée, de promouvoir les avantages de l’Ordre auprès des hommes courageux.”

Le Chevalier s’approche, retire le cierge de la main du candidat, l’éteint et les assistants disent:

Les assistants: -” Amen.”

Le Supérieur ôte le tablier de maçon du Postulant en disant:

Le Supérieur: -” Dépose cela. Tu n’es plus au travail, mais au repos dans la maison du Seigneur.”

Puis il met ses deux mains sur les épaules du Postulant en disant:

Le Supérieur: -” Je te reçois Postulant de l’Ordre. Pratique des moeurs pures, une obéissance prompte, un silence sacré. Désormais, tu te nommeras Frater (ou Soror) N... (prénom latin).”

Il l’invite ensuite à se relever et lui attache le cordon blanc autour de la taille en disant: 

Le Supérieur: -” Je te ceins de la ceinture de Vérité afin que tu puisses aux jours mauvais résister et demeurer ferme.”

Il lui passe au col la croix attachée à un ruban blanc moiré en disant:

Le Supérieur: -” Reçois cette croix sainte pour la défense de laquelle notre Ordre a été institué; qu’elle soit à jamais pour toi et pour tes Frères une source de bénédictions et de gloire.”

Il tient les mains jointes du Postulant dans les siennes et l’embrasse sur la joue droite (osculum pacis en disant:

Le Supérieur: -” Que la paix du Seigneur soit toujours avec toi.”

Le Postulant: -” Amen.”

Le Supérieur fait se tourner le Postulant vers le Clerc qui sera chargé de son instruction en disant:

Le Supérieur: -” Je te remets à celui-ci pour ton instruction, afin qu’il te forme selon les règles de l’Ordre.”

Le Clerc: -” Je te reçois, afin que je te forme selon les règles de l’Ordre.”

Le Supérieur: -” Frère Chevalier, reconduisez le Postulant à l’extérieur.”

Le Chevalier raccompagne le Postulant à l’extérieur et lui fait rabaisser ses manches. Il le ramène à la porte (sans chapeau et sans épée) où il lui fait frapper trois coups.  Le Supérieur répond par trois sonneries de cloche.   Le Chevalier ouvre la porte. Le Préparateur fait se placer le Postulant au signe de Postulant et le fait avancer face au Supérieur.

Le Supérieur: -” Frère Postulant, approchez vers ma droite.”

Le Postulant approche en restant au signe. Lorsqu’il est arrivé près du Supérieur, celui-ci dit:

Le Supérieur: -” Ce degré, que vous venez de franchir aujourd’hui, est pour vous un temps de probation, comme toutes vos épreuves précédentes, également pour rechercher, afin de pouvoir vous conformer à votre vocation. Vous êtes aujourd’hui, ainsi que vous venez de l’entendre, dans la Postulance pour entrer dans un Ordre dont le nom et la disposition seront, par la suite, portés à votre connaissance. Combien de temps cela durera-t-il? Seule votre conduite est à même de le déterminer. Toutefois, remarquez que vous en êtes très proche et que vous êtes déjà sur le dernier degré pour, en son temps, pénétrer dans le sanctuaire. Vous apercevez déjà l’éclat de l’Ordre, mais seulement de loin, et cela doit vous faire connaître le sens du signe.”Le Supérieur se lève, se penche vers l’oreille droite du Postulant et dit à voix basse, en lui tenant les mains jointes:

Le Supérieur: -” Le mot est  J-h-v...” Il se rassoit et continue: -” ... c’est l’ancien mot de Maître, celui qui a été perdu mais qui a été retrouvé dans les îles écossaises. Cependant, ce mot n’est à donner nulle part ailleurs que dans une assemblée de Postulants dûment constituée, lorsqu’il vous y sera demandé. Surtout, du fait que vous portez maintenant le nom de Postulant, vous n’aurez plus jamais à servir; commence, dès lors, une toute autre action. Ici, un mur est tracé entre nous et nos Frères; ici s’arrêtent les symboles de la Maçonnerie et, à partir de maintenant, ce qui suit doit être caché à quiconque y est étranger, de la manière la plus sacrée. Ainsi, gardez le silence le plus absolu, pratiquez l’obéissance envers vos Supérieurs et, surtout, craignez Dieu. Que le Seigneur te bénisse, afin que tu produises de nombreux fruits.”

Après un silence, le Supérieur dit:

Le Supérieur: -” Frère Chevalier, conduisez notre Frère à sa place.”

Le Chevalier accompagne le nouveau Postulant à sa place dans l’assemblée.

Le Supérieur: -” Frère N., donnez lecture de l’instruction.”

Le Frère: Instruction pour un Postulant reçu

-“Mon Frère, vous voyez, à l’occasion de votre entrée dans cette assemblée, comme tout a considérablement changé. Cependant, vous voyez aussi comme au début, lorsque vous êtes devenu Maçon, que l’on vous donne l’assurance qu’un temps viendra où la langue des symboles cessera et tout ce que ces derniers renferment vous sera alors clairement expliqué. Ce temps, si ardemment attendu sur les chemins obscurs de la Maçonnerie, est à présent arrivé. Vous n’êtes plus dans une Loge, mais vous êtes entré dans la maison des Postulants de notre Ordre. La Maçonnerie trouve ici son aboutissement. Apprentis, Compagnons et Maîtres sont laissés en arrière, pour travailler à l’extérieur à cet édifice que nous, dans le secret, nous nous efforçons d’amener en pleine lumière. Votre tablier de cuir vous a été ôté et placé, avec raison, sur le côté, de la même manière que sont habillés nos Frères qui couvrent cette assemblée ; ceci signifie que, sous le vêtement de la Maçonnerie, nous jouissons d’un parfait silence et de la sécurité. L’une est déjà accomplie mais l’autre n’attend pas qu’une explication complète vous soit donnée. Mon Frère, ceci n’arrivera seulement que lorsque vous aurez terminé cette Postulance et que vous vous serez bien comporté durant celle-ci, car seule votre conduite peut prolonger ou raccourcir ce temps. Cependant, pour vous donner quelque explication, je veux brièvement vous entretenir de ce qui a été entrepris avec vous, puis vous conduire à une certitude des devoirs que vous devrez observer de la manière la plus scrupuleuse. Vous avez d’abord été conduit dans une pièce faiblement éclairée où règne le silence, pour vous rappeler le sentiment de l’âme paisible, propice aux décisions importantes, afin de vous montrer que, lorsque vous vous trouviez, pour ainsi dire, en tant que Maçon, dans la véritable lumière, cela ne pouvait vous indiquer la véritable voie, mais qu’une main étrangère, celle d’un guide secret, vous serait donnée. Vous avez donc été appelé vers l’Ordre; mais avant, vous avez dû abandonner votre épée et vos vêtements. Chez nous, les armes sont choses tout à fait irritantes. Car vous avez été appelé à un degré de paix, et la sûreté par les armes est à laisser à d’autres. Un tablier de cuir était la seule chose qu’on vous ait laissée, et c’est revêtu de celui-ci que vous avez été conduit à la porte de la Maison de la Postulance. Alors, l’entrée chez nous vous a été donnée par quelqu’un, comme seules sont les voies de la Maçonnerie. C’est la seule porte légale par laquelle on peut pénétrer. Mais, auparavant, vous avez dû vous laver les mains, car l’endroit où vous pénétrez est saint, et votre détermination pour cela fut très appréciée parmi nous. Ensuite, on vous mit un cierge allumé en main gauche. Ceci devait être pour vous un signe, que vous cherchiez quelque chose qui était caché, mais que c’était pleinement digne d’une recherche pénible. Vous le trouverez sûrement, au cas où vous devriez atteindre la dernière extrémité[7]. Différentes questions vous ont été posées. Celles qui concernent la Maçonnerie et leur sens vous sont déjà connues et s’expliquent donc pour vous d’elles-mêmes. Cependant, veuillez retenir ceci: le mot de Maître, dans lequel résidait la sainteté et qui reflète, depuis, l’abomination et la désolation, a été perdu. Perdu mais retrouvé dans les îles écossaises, en un lieu où le lion terrible ne rugit pas, où le coq perfide ne chante pas et où une femme bavarde ne peut caqueter; bref, là où tout est aussi calme que dans la vallée de Josaphat, en Terre Sainte. Vous n’auriez pu aller plus avant, si vous n’aviez travaillé sous les ordres du Maître N-t-m. Lorsque vous êtes entré, vous avez constaté que tout était dans l’obscurité, car le temps et les circonstances ont tout assombri. Là où il était midi, il est à présent minuit. Là où il y avait des palais, il n’y a plus que des ruines. Pourtant, la lumière luit au milieu des ténèbres et des ruines s’élève un nouvel édifice. S’il lui ressemble ou même s’il est encore plus beau, il faut s’en remettre à Dieu et au temps. Car, si les jours et les ans changent en suivant le cours de la nature, tout repose dans la main de Dieu, aussi longtemps qu’ils dureront. Pour finir, vous avez prononcé vos voeux de Postulant; ayez constamment à l’esprit les obligations auxquelles vous vous êtes engagé. Votre premier devoir, c’est l’obéissance. Celui qui ne pratique pas l’obéissance rompt ses voeux. Car aucune société ne peut tenir sans supérieurs qui édictent des lois, - et vous devez obéir aux lois - ni sans subordonnés qui exécutent les ordres des supérieurs avec la plus stricte obéissance. En tout premier lieu, vous devez obéissance au Révérend Supérieur, ensuite au Vénérable, sous peine d’être placé sous leurs surveillance et direction particulières. Vous devrez aller là où ils vous diront de résider; ce qu’ils vous ordonneront, vous devrez l’exécuter sans poser aucune question au sujet de la raison, car leurs exigences répondent aux lois, à la conscience et à l’amour. En outre, soyez attaché au silence le plus absolu. Il en coûte peu de se taire, et ce qui est exprimé par la langue ne peut être récupéré. Si l’on se comporte ainsi pour des secrets de peu d’importance, il sera alors plus facile de taire ceux qui sont plus importants. Il n’y a, en vérité, aucune chose qui ne soit un secret en elle-même; ce qui fait d’une chose un secret, ce sont le temps, les circonstances et la manière d’être des hommes. C’est pourquoi ils sont grands ou petits, selon qu’ils paraissent être de peu d’importance à celui-ci ou véritablement grands et d’importance à celui-là. Même le nom du degré auquel vous venez d’accéder aujourd’hui ne doit pas être nommé par vous; même les projets que vous élaborez doivent rester enfermés dans  votre coeur, afin que vous n’en fassiez part même à un Frère de votre degré. Celui qui se tait, et auquel vous les dévoilez, pensera bientôt, lui aussi, que ce qu’il a dans son coeur est indigne. Soyez alors assuré que, s’il va de conserve avec vous dans cette voie, vous serez comme deux égarés sur une route qui ne mène nulle part. Votre dernière obligation, la plus élevée, c’est le zèle pour la Sainte Foi et pour le mieux de l’Ordre. Ensuite, tout s’explique de soi-même: qui est froid dans ses devoirs envers Dieu le sera également dans les autres; qui est tiède dans le zèle pour le mieux de l’Ordre éloigne infidèlement sa main de l’œuvre à laquelle il s’est voué par les serments les plus solennels, et sa défaillance porte en elle-même les germes de sa propre punition. Soyez fidèle à vos devoirs! Tout se dénouera de soi-même dans la suite des temps. Tout se montrera dans la véritable Lumière. Alors, tout vous démontrera, enfin, que rien ne s’est passé inutilement, que rien de ce qui vous était arrivé était fortuit ou sans rapport avec vous. Je souhaite que vous puissiez voir ce jour et j’appelle sur vous, à compter de demain, toutes sortes de choses heureuses, par les saints nombres 7 et 9.”    

Lorsque l’instruction a été lue, le Supérieur, imité de tous les Frères, se lève. Tous se mettent à l’ordre de Postulant et le Supérieur prononce la prière:

Le Supérieur: -“Prions: Sois avec nous, Seigneur, Père très saint,

sois avec nous, Dieu éternel et tout-puissant,

toi qui nous a choisis en Jésus-Christ

avant  la création du monde,

pour être saints en ta présence dans l’amour,

pour être tes fils adoptifs en ton Fils bien-aimé.

A chaque pas de l’histoire, tu as mis à part des hommes

pour qu’ils te servent dans l’obéissance et la foi

et soient parfaits comme tu es parfait.

C’est ainsi que tu as appelé Abraham,

lui ordonnant de quitter la maison de son père,

pour le pays que tu lui montrerais.

Tu t’es révélé à Moïse

et tu en as fait le conducteur de ton peuple au désert.

Sur la montagne de l’Horeb,

tu as fait entendre ta voix à Elie le prophète,

et tu l’as empli d’un zèle jaloux pour ton saint Nom.

Parmi les enfants des femmes, tu as distingué Jean-Baptiste,

pour en faire le témoin de ta lumière.

Enfin, pour nous montrer le chemin vers toi,

tu nous as envoyé ton propre Fils, Jésus-Christ,

né de la Vierge Marie.

Il appela à sa suite douze disciples pour vivre avec lui

et pour être les témoins de sa mort et de sa résurrection.

Au jour de la Pentecôte,

il répandit sur eux l’Esprit de sainteté, qui vient d’auprès de toi.

A leur communauté, tu adjoignis de nombreux croyants

et cette multitude, fidèle à la communion fraternelle,

n’avait qu’un coeur et qu’une âme.

Depuis lors, par ton Esprit Saint,

tu ne cesses d’appeler d’innombrables fils

à la sainteté de la profession cléricale.

Regarde avec bonté nos Frères et Soeurs.

Sanctifie-les, bénis-les, garde-les pour toujours.

Donne-leur, Seigneur, le fruit de l’Esprit

qui est charité, joie, paix,

patience, serviabilité, bonté, confiance dans les autres,

douceur et maîtrise de soi.

Que ton Esprit soit leur vie;

que ton Esprit les fasse agir

et qu’il les garde en son amour.

Conduis-nous tous ensemble à la vie éternelle.

Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.”

Le Supérieur et les Frères se rassoient et le Supérieur poursuit l’ordre du jour ou annonce la fermeture de l’assemblée.

 



           

          

             

             

             

             

           

Partager cet article

Commenter cet article