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Hauts Grades

Sous le voile des cendres

7 Octobre 2014 , Rédigé par Solange Sudarskis Publié dans #Planches

Narrateur -

Le cataclysme, dû au choc avec une météorite, qui avait dévasté la terre, s'était produit en une fraction de seconde et, au contact de la chaleur, un amas de cendres, par couches successives, avait statufié toute vie. Maintenant, tout n’était qu’un magma grisâtre, uniforme, couvert surtout par le silence absolu. La cendre, comme un sel, manifestait une œuvre au blanc et la terre blanche semblait issue de la combustion des impuretés, ne laissant que la substance du corps incorruptible et, comme le disent les alchimistes, montrait le diadème du cœur, la simplicité paradoxale de la connaissance de soi. Les fouilles avaient commencé alors que le soleil avait atteint son zénith. On ne voyait, dans la poussière qui recouvrait toute la surface de la ville engloutie sous les décombres, que les traces de pas laissées par les scaphandres des visiteurs venus du ciel pour récupérer des informations sur cette Planète anéantie.

Commentaire -

Selon le Dictionnaire des symboles « la cendre est le résidu d’un corps organique après sa calcination. Les cendres sont poussières inertes, sans vie qui s’en sont allées avec l’extinction du feu ; elles se dispersent au vent, se répandent sur la terre ou se dissolvent dans l’eau. La cendre nous renvoie à notre peu d’importance, notre éphémère condition humaine ; elle nous invite à observer l’humilité devant l’Univers.

La cendre est aussi un symbole de destruction totale : une ville dévastée par les éruptions volcaniques ou les bombardements, la Shoah et ses fours crématoires, les bombes nucléaires avec l’annihilation, la désolation et la mort à grande échelle, leurs cendres marquent l’extermination, l’horreur. Cependant l’absence de vie ne signifie pas obligatoirement la mort qui, elle, peut être considérée comme une autre forme de vie. La cendre représente, pour certaines traditions, le néant, ou plus exactement le ni-vivant-ni-mort, un état amorphe tel qu’il était avant la Création de l’univers selon différents mythes.

Et pourtant, le feu qui couve sous la cendre est un feu caché, le feu de vie invisible et qui est sacré. Dans ce cas, la cendre est encore chaude et maintient la vie, elle la protège. La cendre partage ici le symbolisme de la grotte et de la caverne, ainsi que de la matrice. En jetant de l’eau sur cette cendre, le liquide éteint la braise et détruit le feu vital ; il ne laissera que de la matière inerte et froide. C’est pourquoi la tradition chinoise fait une distinction entre cendre sèche et cendre humide. Selon Lao-Tseu, la vision de cendres humides était un présage de mort. Toutefois, dans de nombreuses cultures, la cendre humide garde tout son pouvoir de régénérescence. Les ascètes indiens couvrent leur corps de cendre humide. Cette cendre est la nourriture du dieu du Feu.

Dans d’autres rituels, la cendre est utilisée pour obtenir la pluie. L’eau est son élément opposé, mais aussi son complémentaire. De ce fait, la cendre est associée au principe yang, au soleil, à l’or, au feu, ainsi qu’à la sécheresse, symbolisant l’Esprit, le principe masculin ; l’eau symbolisant l’Âme, le principe féminin ».

La tradition, c'est la transmission du feu et non l'adoration des cendres.

Narrateur -

Les visiteurs étaient les descendants de ces savants astronautes partis en voyage intersidéral voilà environ 1000 ans, juste avant le cataclysme. Ils avaient été recueillis lors d’une étape, dans une galaxie lointaine, par des êtres de lumière, et ils s’étaient retrouvés dans une cité de cristal où ils eurent accès à l’enseignement d’un savoir progressif et universel. Là, ils apprirent ce qui arriva à la Terre et décidèrent de poursuivre leur voyage spatial à vitesse supraluminique via un sub-espace artificiel au cours duquel des générations s’étaient succédé, oubliant la manière de vivre des terriens pour s’adapter à d’autres espèces d’intelligence qu’ils rencontrèrent dans l’Univers. De passage sur la Terre, ils avaient eu envie de découvrir comment leurs ancêtres vivaient et pour cela ils venaient collecter des indices à exploiter à force de conjectures. Au hasard, ils avaient choisi un endroit ; les fouilles avaient déjà mis à jour un tronçon de rue et des portions de maisons dans le secteur 6 que quelques lettres avaient permis d’identifier comme portant le nom de Gari. Grâce à une méthode de conservation efficace de tout ce qui était prélevé, des objets variés furent récupérés et ramenés au laboratoire. Les masques, qu’ils portaient, avaient filmé et enregistré ce qui pouvait se voir, les corps en particulier, leur posture saisie comme dans un moule de résine, la structure de l’habitation, l’agencement du mobilier encore visible. Tous ces éléments allaient être étudiés à l’abri dans le vaisseau sidéral. Somarca, le plus jeune de l’expédition fut missionné pour faire un rapport établissant, à partir des vestiges trouvés, comment vivaient les terriens. Ce jeune savant avait reçu un peu du savoir des civilisations de l’Antiquité. Somarca se retrouva avec les films des caméras, mais surtout avec des cendres, dans lesquelles furent identifiés des éléments de décor, des objets entamés par les dégâts et donc parcellaires, des fragments de papier calciné ne laissant lire que quelques mots de phrases inintelligibles.

Avec son savoir reçu des êtres de lumière il put cependant en retirer des conclusions et écrivit :

Rapporteur -

Sur la Terre, ce 18ème jour de 1046, de la parfaite année lumière de Cristal.

La datation de l’apocalypse qui a détruit la Terre nous est révélée par la date suffisamment lisible d’un document placé devant l’un des squelettes : 1er octobre 6014 de la vraie année lumière. Le mystère a été de comprendre pourquoi cette date indiquait un futur par rapport à notre système de datation. Viennent-ils du futur ? Après quelques recherches, j’ai compris que la référence au commencement de cette datation remontait 4000 ans avant J-C. parce que nous avons trouvé en fait deux dates sur les documents : une date notée comme année de la vraie lumière et une autre date faisant référence à une ère vulgaire : 1er octobre 2014. Conclusion, ces documents appartiennent à un groupe qui peut changer de référents temporels, ses membres étaient capables, instantanément, de se déplacer dans le temps et de voyager d’un espace à un autre pour y chercher la vérité.

Commentaire -

Partie des épreuves propre à tous les grades, le voyage rappelle ceux de la vie, les pèlerinages, le Tour de France des Compagnons. En tant qu’itinéraire, le voyage est à rapprocher du mot initiation. Le Silence de l'Apprenti est le cinquième voyage invisible de la cérémonie d'initiation. L'homme de l'initiation doit s'arracher du monde, obstacle à la réflexion qui empêche la spéculation de l'absolu en lui. Le voyageur ne s'identifie pas au conquérant assuré de ses trajets, ni à l'errant désorienté qui fuit, mais au pèlerin à la quête de cet ailleurs dont on lui a parlé.

Quant à la date maçonnique indiquée comme année de la vraie lumière et la date profane comme ère vulgaire, celle-ci varie selon les rites et les obédiences. Traditionnellement, les Maçons utilisent, dans leurs actes et leurs correspondances, l'ère maçonnique.

Au REAA, dans les loges bleues, on obtient la valeur de l’année dite vraie année lumière en ajoutant 4000 ans au calendrier chrétien. C’est le Révérend Uscher, prélat anglican du XVIe qui a donné cette date ; Anderson dans ses Constitutions reprend à peu près cette datation. Il convient d’utiliser le calendrier Julien faisant commencer l’année le 1er Mars (car c’est le mois du Bélier, 1er signe du Zodiaque), pour cela, il faut décomposer les éléments de la date. Ainsi, le 15 janvier 2014 ère vulgaire devient le 15ème jour du 11ème mois de l’année de la Vraie Lumière 6013 ; le 1er mars 2014 a été le 1er jour du 1er mois de l’année de Vraie Lumière 6014 et aujourd’hui nous sommes le 1er jour du 8ème mois de l’année de Vraie Lumière 2014.

D'une façon générale, les loges françaises et allemandes utilisent l’année de la Vraie Lumière ou l'anno lucis pour faire remonter symboliquement l'origine de la Maçonnerie à la création du monde selon la tradition biblique. L’emploi des mois hébraïques est aujourd'hui sorti d'usage (sauf parfois au Rite Écossais), mais on n'emploie pas les noms des mois courants, seulement leurs quantièmes.

Ce style n'est pas accepté partout : les Maçons écossais emploient parallèlement, surtout aux Hauts Grades, en même temps que les mois hébraïques, un calendrier utilisant la chronologie juive, l'anno hebraico ou l'anno mundi. Ce calendrier commence mi-septembre et il faut ajouter au calendrier grégorien 3760 ans jusqu'en septembre ou 3761 ans postérieurement.

Au grade de Royal Arch, la date du point de départ du calendrier est celle du début de la reconstruction du Second Temple par Zorobabel, date fixée à 530 avant J.-C. C’est l’anno inventionis. Au grade de « Royal and Select Master », le point de départ est la date de la dédicace du Temple de Salomon, soit 1 000 ans avant J.-C. C'est l'anno depositionis. Aux grades Templiers, on compte depuis la date de création de l'Ordre du Temple (1118 après J.-C.).C'est l'anno ordinis.

Rapporteur -

Au vu des éléments composites retrouvés, on peut dire que les terriens utilisaient des pièces de dimensions très différentes. A côté de grands espaces où ils se rassemblaient, se trouvaient de toutes petites pièces pour s’isoler, des emplacements pour solitaire, des réduits peints en noir. L’éclairage y était primitif : on a trouvé des restes de bougie, ce qui semble avoir été la seule source de lumière. Des objets sont posés sur une table, des sentences sont écrites sur les murs : Si la curiosité t’a conduit ici, va-t-en ! Si ton âme a senti l’effroi, ne va pas plus loin ! Si tu persévères, tu seras purifié par les éléments, tu sortiras de l’abîme des ténèbres, tu verras la lumière ! Ce cabinet, incitant à la réflexion, est comme une matrice pour un rituel de purification avant l’accès à une cérémonie pour rejoindre le groupe de la grande salle, peut-être une préparation pour un voyage dans le temps. Deux fioles transparentes, laissant s’écouler entre elles une matière visible, de la poussière de marbre ou du sable, formant donc un sablier, ont pu être reconstituées, attestant d’une préparation à un voyage interstellaire avec la représentation du ciel, le spirituel dans la fiole du haut, et de la terre, la matière dans la fiole du bas. Le mouvement du sable indique un pôle d'attraction. La liaison entre ses deux sphères n'est qu'un étranglement, une difficulté à franchir, une porte étroite qu'il faut traverser pour changer de plan, parvenir à un autre monde et se retourner pour passer du bas vers le haut

Commentaire -

Le sablier, du cabinet de réflexion, attribut de Saturne, symbolise le temps qui s’écoule inexorablement, qu’on ne peut pas arrêter et qui conduit vers la mort comme l’indique le crâne à considérer comme une projection psychique ou même métaphysique, à cause du commentaire qui l’accompagne : J’étais ce que tu es, tu seras ce que je suis !

Plus qu’un passage, le cabinet de réflexion procure des repères indispensables au voyageur qui poursuit sa quête. Il montre l’essentiel à celui qui entreprend le voyage. Il lui indique des sens (directions et significations) et par où commencer le chemin, notamment avec la mystérieuse formule alchimique VITRIOL.

L’acronyme V.I.T.R.I.O.L est la révélation de l’opération du Grand Œuvre, aide-mémoire indispensable au profane, comme à l’initié, car il révèle le processus alchimique de la transmutation de l’être comme celle des métaux : Visita Interiora Terræ, Rectificando Invenies Occultum Lapidem (Visite l’intérieur de la terre, en rectifiant tu trouveras la pierre cachée). La pierre que le profane doit trouver n’est autre que la pierre philosophale des alchimistes, et celle-ci se trouve au plus profond de chacun, elle ne se dévoile qu’à ceux qui, par un travail intérieur sincère, sont arrivés au parfait équilibre pour ne faire qu’un : tout procède de l’Unité, tout tend vers l’Unité.

Pour les humanistes universalistes du XVIIe, qui ont inspiré la Franc-maçonnerie naissante, l’Alchimie était au cœur de leurs recherches. Certains travaillaient eux-mêmes au fourneau, d’autres entretenaient des laboratoires. Ils publiaient des traités sur le sujet. Pour eux, Alchimie, Rose-Croix et Franc-maçonnerie ne pouvaient être désunies. Ainsi, en atteste aussi le ternaire alchimique présent, celui indispensable au processus de formation de la pierre philosophale : le Sel, le Souffre, et le Mercure qui expriment ensemble le véritable équilibre auquel le profane doit tendre afin de se régénérer. L'alchimiste se présente comme un philosophe. Il prétend connaître, non seulement les métaux, mais aussi les principes de la matière, le lien entre matière et esprit, les lois de transformation, en apportant des réponses aux questions sur la nature humaine. Son ontologie repose sur la notion d'énergie (représentée par le dragon), une énergie dynamique, unique, en métamorphose de laquelle il faut sortir la lumière. Il avance une grande méthode, l'analogie : tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. Par analogie métaphorique, on peut dire que « tailler sa pierre » conduit à trouver cette pierre philosophale, réalisant, ainsi, l’admonition du VITRIOL. Le franc-maçon, alchimiste de lui-même se confond avec l’œuvre. Il est œuvre, matière, but, voie, aboutissement, il est la pierre de fondation et la construction spiritualisée par la lumière qu’il aura trouvée. Par l’alchimie, le franc-maçon atteint la 4ème dimension, celle de la profondeur ; son être reconstruit de l'intérieur par les vertus transmutantes de son propre cœur, réceptacle de la pierre, deviendra alors incorruptible.

A l’issue du cabinet de réflexion, de cette matrice sortira le nouvel apprenti, avec une nouvelle identité. Il ne s’agit plus d’une identité d’état civil mais d’une identité par le semblable, l’analogique, les qualités, les affinités électives philosophiques et morales. Une identité tout autre qui se libère des référents spatio-temporels, hors du temps des horloges et de l’espace euclidien.

Le cabinet de réflexion n’existe pas dans les rituels anglo-saxons. Dans le Rite forestier, le postulant, appelé Guêpier ou Briquet, est enfermé dans une Cabane.

Rapporteur -

A l’entrée de la grande salle, de chaque côté de la porte deux colonnes, une intacte, une brisée marquent ce qui devait en être le seuil. On n’a pas pu préciser si la colonne était déjà brisée volontairement pour le décor. Le symbole de colonnes jumelles a été, depuis des temps immémoriaux, le gardien de portes vers des lieux sacrés et des royaumes mystérieux. Les colonnes marquent le passage vers l’inconnu, vers l’autre monde.

Selon la version de Platon, le royaume perdu d’Atlantide se situait au-delà des colonnes d’Hercule ; symboliquement, dépasser les colonnes d’Hercule peut signifier quitter l’impureté du monde matériel pour accéder au royaume supérieur de l’illumination.

Par leur situation de chaque côté de l’entrée, les deux colonnes agissaient comme un portail conduisant aux Mystères vers un endroit sacré. Pour cette raison, les deux colonnes trouvées dans chacune des grandes pièces, avec pour nom J et B, encore visiblement gravés sur les vestiges, indiquent que les humains considéraient qu’être ensemble c’était créer un espace de sacralité, que le sacrifice demandé était de n’avoir ni peur, ni curiosité et de s’être purifié en passant dans un sas, probablement dans la petite pièce décrite précédemment, pour pouvoir entreprendre leurs voyages inter temporels.

Commentaire -

Les colonnes du Temple de Salomon avaient entre autres propriétés celle d’être particulièrement acoustiques parce fabriquées en airain : en effet, l'airain entre en résonnance aux basses fréquences qui sont audibles par l'oreille humaine. Un effet d'écho était amplifié du fait que les deux colonnes, proches l'une de l'autre, se transmettaient leurs vibrations jusqu'à amplitude maximum. Seuls le Grand Prêtre, les prêtres désignés, le Chef des armées et le président du Grand Sanhédrin étaient admis dans l'enceinte du Temple. Ainsi, les colonnes, en tant qu’amplificateur sonore, leur permettaient de s’adresser au peuple amassé sur le parvis.

Lors de la construction du Temple (I Rois 7. 21), les colonnes furent nommées J et B, complément l’une de l’autre, elles sont indissociablement liées. Elles font du terme « deux », du binaire, le principe fondamental, essentiel de l’existence du monde sensible et de la vie du genre humain. Elles correspondent à toutes les dualités : sujet-objet, actif-passif, positif-négatif, mâle-femelle, père-mère, donner-recevoir, agir-sentir, esprit-matière, soleil-lune, froid-chaud, sec-humide, abstrait-concret…

Adhuc Stat, est la devise qui accompagne la colonne brisée si chère au RER, elle signifie elle tient encore debout. La colonne est brisée au sommet, donc ce qu’elle soutenait a disparu, mais elle est solidement ancrée dans le sol et l'on peut s’appuyer sur elle pour reconstruire. Cela peut être interprété de deux façons différentes : soit on s’en tient à cette première vision, soit on le prend comme une invitation à briser cette colonne, à prendre le risque de la détruire pour voir ce qui va en sortir, comme si ce symbole représentait justement le langage dans sa pauvreté affligeante par rapport à la richesse infinie du réel ; rares sont les mots qui valent mieux que le silence aurait pu dire Montherlant aux apprentis.

Rapporteur -

Les grandes salles, comme le petit cabinet, sont des espaces clos, on n’a pas pu déceler des ouvertures autres que celle de la porte d’entrée. Pourtant, parmi les débris d’un tableau encore visible, posé au sol, des fenêtres dessinées et grillagées apparaissent. Les hommes, vivant soit dans l’obscurité, soit avec des lumières artificielles, avaient probablement perdu la vraie lumière et n’en conservaient que la mythique importance sous forme de dessin de fenêtre.

Ce tableau devait avoir des pouvoirs holographiques et avait comme rôle supposé de montrer, aux participants à la réunion, l’ensemble des éléments réels et symboliques du décor de la grande salle qu’ils pouvaient embrassés ainsi en trois dimensions d’un seul coup d’œil, la quatrième dimension ne leur étant donnée que par le temps de leurs voyages vers cette lumière.

Commentaire -

Le mot fenêtre, en latin fenestra, signifiait la voie, l’issue. Dans I, Rois 6,4 il est rapporté que Le Roi Salomon fit à la Maison de l’Eternel des fenêtres solidement grillagées.

La fenêtre est souvent composée d’une base carrée surmontée d’un arc de cercle, représentant le passage du plan terrestre au plan céleste. En tant qu’ouverture sur l’air et la Lumière, la fenêtre symbolise la réceptivité. Si l’ouverture est ronde, la réceptivité est de même nature que celle de l’œil ou de la conscience. Si elle est rectangulaire, elle induit une réceptivité de l’ordre terrestre. La fenêtre carrée ou rectangulaire contient, dans l’iconographie du vitrail, des messages de nature humaine, alors que les fenêtres de forme circulaire véhiculent des messages divins. Il est montré ici le symbolisme du nombre 4 de nature terrestre et celui du cercle ou de la voûte de nature céleste et extra-terrestre, c’est-à-dire divine, en liaison avec, respectivement, l’équerre et le compas.

Remarquons que les fenêtres grillagées, dont l'une est à l'Orient, ont une forme de maillage qui peut être aussi bien en losange qu’en carré et, au lever du soleil, l’ombre du grillage projette une Planche à tracer sur le tapis de loge.

La Planche à tracer, nous dit Jules Boucher à propos de la description du tableau d’apprenti, est un rectangle sur lequel sont indiqués les schémas qui constituent la clé de l’alphabet maçonnique.

Le symbolisme maçonnique fait que le papier sur lequel on écrit est appelé « planche à tracer » et que le verbe « écrire » est remplacé par l’expression « tracer une planche ».

La disposition des dessins sur les tableaux d’apprentis et de compagnons montre que l’écriture sur la planche à tracer n’est pas celle de notre stylo. C’est l’écriture de la lumière. A partir de cette remarque, le rôle de la planche à tracer n’est pas d’écrire un texte ou un discours, mais de découvrir les traces de la lumière autour de nous et en nous. La planche à tracer invite à apprendre à recevoir la lumière, ce qui nécessite une démarche totalement opposée à celle de l’élaboration d’un discours. Et le premier pas pour s’approcher de la lumière est le silence mental.

Rapporteur -

A l’opposé de la porte, au pied de ce qui fut probablement une estrade de plusieurs marches, sur un bloc de soutènement, se trouvait une équerre en bois calciné et un compas en fer rouillé, tous deux posés sur, sans doute, un livre, mais trop brûlé pour être identifié.

Commentaire -

Le terme d’équerre vient du bas latin exquadra lui-même issu d’exquadrare (rendre carré). Il s’agit d’une pièce, à l’origine uniquement en bois, qui sert à tracer des angles droits ou élever des perpendiculaires. L’équerre est devenue l’outil de tout métier de construction. La seule manière de bâtir était fondée sur la connaissance de la géométrie grâce aux tracés d’angles droits et de cercles qui, sur le terrain se faisaient avec la corde à nœuds et sur les plans avec équerre et compas. Les traces de cet outil qui vérifie l’angle droit et de sa valeur symbolique peuvent être retrouvées dans la plus haute antiquité : sur les monuments chaldéens (4500 av JC), dans les plus anciens livres sacrés de la Chine, sur les portes des temples en Inde centrale.

Le mot compas, quant à lui, vient du verbe latin compassare qui veut dire : mesurer avec le pas. Cet instrument sert à prendre une mesure pour la reporter à l’identique, traçant ainsi un cercle dont l’ensemble des points se situent à égale distance d’un point appelé centre. Ainsi, le compas délimite le monde mais, aussi, définit ce qu’il contient. C’est ainsi que Dante, dans Le Paradis (XIX, 40-42), désigne le dieu créateur comme : celui qui de son compas marqua les limites du monde et régla au-dedans tout ce qui se voit et tout ce qui est caché. Le compas est donc symbole de création du monde.

Le compas serait attribué à Talos, neveu de Dédale. Si le cercle est, dès la plus haute antiquité, associé à la création et/ou à un dieu créateur, le compas en Occident, et dès le Moyen Âge, se substitue au cercle : il est l’outil par excellence du créateur.

L’utilisation du compas implique une rotation, donc un mouvement, c’est pourquoi il est perçu comme l’activité dynamique de la pensée et de l’esprit. Il matérialise également ces vertus fondées sur la mesure que sont la prudence, la justice, la tempérance et la sagesse.

Le compas est au ciel ce que l'équerre est à la terre. En effet chacun de ces deux outils est muni de deux branches, celles du compas sont mobiles concrétisant l'universalité du macrocosme, ainsi capables d'exprimer l’ouverture d'esprit, alors que celles de l'équerre, fixes, sont là pour appeler à la rectitude.

Dans la Confession d’un maçon (1727) le compas est lié au serment de l’initié qui le tient alors piqué sur sa poitrine ouvert à 90° (qui est la mesure de l’équerre). Dans le régime rectifié le Vénérable Maître dit à l’initié : prenez ce compas ouvert en équerre et posez en la pointe avec la main gauche sur votre cœur à découvert… le compas sur le cœur est l’emblème de la vigilance avec laquelle vous devez réprimer vos passions et réguler vos désirs.

Lié au serment de l’initié, alors ouvert, piqué sur sa poitrine, servant de mise en mémoire par un affect d’un contenu signifiant l’ouverture de conscience, le compas, après avoir été dominé par la matière, devient au cours du chemin initiatique dominant à son tour ; il a les pointes découvertes et n'est plus protégé. Selon une tradition du compagnonnage, attestée depuis Perdiguier, le compagnon est celui qui sait manier le compas, qui a donc dépassé le stade de l'équerre et acquis la maîtrise du trait. Le mouvement de l'équerre au compas est en fait la traduction du passage symbolico-cosmique de la terre au ciel ou, dit de manière plus maçonnique par le système Émulation, d'une surface horizontale à une vivante perpendiculaire.

Quant au livre sur lequel reposent ces outils, dans les rites christiques ou déistes, c’est la Bible ouverte au premier chapitre de l'Évangile de Saint Jean. La Bible a été remplacée par un autre symbole, comme les Constitutions d’Anderson, ou par le Livre de la loi dans les rites laïcisés, parfois même, dans certaines loges, par un livre dont les pages sont blanches.

Rapporteur -

Un restant de corde, enroulé par endroit en forme de nœuds, serpentant le long de la corniche des murs, formait sans doute un cercle magique permettant les voyages dans l’espace et le temps. Les terriens recherchaient des contacts avec une transcendance qui leur insufflait leur savoir qui rappelle celui des bâtisseurs.

Commentaire -

La corde relève en général de la symbolique de l’ascension, nouée elle représente toutes formes de liens et possède des vertus secrètes et/ou magiques.

Dans un but d’orientation, le cordeau avait pour fonction de maintenir les différents éléments de la construction. Dans la plupart des traditions, il était tendu entre quatre piliers correspondant aux quatre directions de l'espace, chacun des côtés figurait trois signes du zodiaque, conformément à la représentation que les anciens astrologues donnaient de l'univers. Le cordeau définissait ainsi un cadre cosmique qui fixait sur terre la projection de l'ordre universel, ce que les alchimistes appellent un rite de fixation ou de coagulation du monde céleste dans le monde terrestre.

Une fois la construction achevée, il convenait de conserver à l'intérieur de l'édifice ce cadre à partir duquel le monde d'en haut était venu engendrer le monde d'en bas. Une corde, entre les murs et le plafond, symbolisait alors l'origine céleste de l'édifice, parfois une frise, la remplaçait.

Les hiéroglyphes égyptiens désignent le nom d’un homme, c’est à dire l’existence distincte de l’individu, par une corde nouée, qui est aussi le symbole du cordon ombilical, nourricier.

La tradition védique dit de la corde d’argent qu’elle est la voie sacrée qui relie l’esprit de l’homme à l’essence universelle. Nous retrouvons ce canal éclairant, rassurant et nourricier, dans le vocabulaire courant qui a de ces raccourcis fulgurants quand cordial signifie qui part du cœur. La concorde, cet état des hommes en paix, nous désigne comme étant ensemble, cum cordem, avec la corde. Dans la chaîne d’union, le nœud n’est pas seul, isolé, il est relié au Principe Universel par la corde comme les Frères sont reliés par les bras.

Rapporteur -

Presque intactes, protégées dans un coffre, les pièces trouvées de tissus bleu avec un liseré rouge, brodées d’images servaient probablement à décorer des statues car leur forme en sautoir indique un hommage décoratif.

Commentaire -

Les Officiers de la Loge portent un sautoir, aux couleurs traditionnelles du Rite (ou du pays), comme celles des cordons des maîtres. Parfois il est brodé du symbole de la fonction de l’officier, parfois pend à son extrémité le bijou de la fonction. Il est plus ou moins richement décoré.

Les bijoux dans le rite REAA : pour le Vénérable une équerre, pour le Premier Surveillant un niveau, pour le Deuxième Surveillant une perpendiculaire, pour l'Orateur le Livre de la loi ouvert, pour le Secrétaire deux plumes croisées, pour le Trésorier deux clefs croisées, pour l'Hospitalier (Élémosinaire ou Aumônier) une bourse aumônière avec un cœur, pour l'Expert une règle et l'œil, pour le Maître des cérémonies deux bâtons croisés, pour le Couvreur deux glaives croisés.

Rapporteur -

D’autres pièces de tissus, mais blanches, en cuir ou en soie, ont été découvertes, certaines avec un liséré rouge, d’autres avec un liseré bleu, d’autres encore sans décor apparent. Leur façonnage laisse penser que c’était des protections retenues par une attache autour du ventre. L’aspect de ces pièces varie du plus modeste aspect au plus sophistiqué indiquant par là sans doute l’évolution de prouesses liées à leur utilité. La plupart portent un M et un B, un acronyme ; nous proposons pour ces initiales « Meilleur Bêtatron », cet accélérateur de particule servant à produire une haute énergie dont ils avaient besoin pour pouvoir s’éclairer dans ces lieux.

Commentaire -

La position de la bavette du tablier, partie triangulaire du tablier, a pour fonction de laisser apparaître le degré du franc-maçon en tenue. La documentation la plus ancienne sur le sujet se trouve dans une publication d'origine française, « Le Catéchisme des francs-maçons » de 1744, qui précise que les Compagnons de métier portent le tablier "pointe en haut" alors que les Maîtres laisseront la bavette retomber. Mais on trouve aussi, dans la divulgation Solomon in all his Glory, traduction du Franc-maçon démasqué de 1751 et publiée en Angleterre en 1768, que l'Apprenti doit porter son tablier avec le volet sur l’intérieur, c'est à dire que seule la partie carrée du tablier reste visible.

La tête symbolise l’Esprit manifesté, le corps une manifestation de la matière. C’est pourquoi, la protection de la zone gastrique par la bavette relevée de l’apprenti est à rapprocher de la posture de la main à l’ordre d’apprenti. Au plan spéculatif, cela marque la séparation, dans le corps, des parties nobles de la pensée, de la raison, de la spiritualité, celles qui doivent travailler, de celles vouées à l’accomplissement des fonctions charnelles de la nature, celles des pulsions, des penchants de l’ego, des peurs, des envies, de l’animalité, de l’ignorance… Les apprentis francs-maçons, au commencement de l’équarrissage de leur pierre brute, doivent se prémunir davantage contre leurs émotivités négatives et protéger les autres des influx de leurs émanations.

Au grade de compagnon, la bavette se porte donc de manière différente de celle de l’apprenti, c’est-à-dire la plupart du temps rabattue. Les protections symboliques peuvent être enlevées car l’apprentissage met le compagnon à l’abri de manœuvres dangereuses, il a appris à maîtriser ses émotions.

Pour le maître maçon, dans les Loges américaines qui pratiquent encore la vieille coutume, les deux coins du tablier sont relevés, fixés à la ceinture et roulés sur le fond du tablier qui reste plat. La forme obtenue représente un cercueil.

En Europe, le maître maçon dispose d'un tablier décoré, porteur d'une représentation schématisée de la bavette rabattue mais dont la particularité principale est de porter des couleurs distinctives des rites ainsi que des indications symboliques.

Pour le décor des tabliers de maîtres, les artisans et les brodeurs ont utilisé des éléments différents selon les époques et les pays en puisant dans le corpus symbolique maçonnique. En France, la fin du XVIIIe siècle voit le recours à la symbolique du Temple, le Directoire la vogue de l'Égyptomanie (sphinx, pyramides,...), l'Empire l'apparition des abeilles ou de la ruche et la suite du XIXe la thématique de l'équerre et du compas. Dans les pays anglo-saxons, d'autres symboles ont été utilisés telles l'Ancre, l'Arche, les Vertus théologales.

Par ailleurs, la couleur du galon de bordure a changé au fur et à mesure de la création des Rites maçonniques : d’un certain bleu pour le Rite Émulation (couleur de l'ordre de la Jarretière) et le rite de Salomon, bleu clair pour les Rites Français et Écossais Rectifié (couleur de l'Ordre du Saint Esprit), rouge pour le Rite Écossais Ancien et Accepté.

Au XXe siècle, une harmonisation du tablier s'est imposée, avec des décors uniques, dont les seules variations portent sur la couleur selon le rite, le degré (Apprenti, Compagnon, Maître) ou la fonction du Frère ou de la sœur qui le porte : Vénérable Maître, Grand Officier Provincial ou National... Aujourd'hui, seuls les tabliers dits "des Hauts Grades" continuent de porter un symbolisme figuratif variant de degré en degré, tel qu'il avait été fixé à la création des Rites.

En Écosse, il en existe une très grande variété ; le tablier indiquant la Loge à laquelle on appartient. Le tablier standard, tel qu'il a été défini en accord avec les autorités de la GLNF puis repris tel quel par la GLTSO, est orné uniquement du tartan Royal Stuart. Le tablier se porte sous la veste. En effet, les vestes portées avec les kilts sont plus courtes qu'une veste normale et ouvertes devant pour le sporan.

Au REAA il se porte sur la veste.

Rapporteur -

Intacte une seule canne surmontée d’une boule blanche fut trouvée, représentant naturellement l'autorité, le pouvoir, la force, la protection du lieu. Elle devait appartenir à un chef, ouvrant le passage vers les voyages intersidéraux.

Commentaire -

Dans certaines loges belges, il est de coutume d'offrir aux nouveaux compagnons une canne, appareil qui les soutiendra dans leurs différents voyages.

Lors de ses déplacements, le Maître des cérémonies est toujours muni de la canne. Il est à noter que la canne du Maître des Cérémonies est faite, normalement, en gaïac, bois brun verdâtre très dur qui est aussi appelé « bois saint » ou « bois de vie » (lignum vitae), surmontée d'une boule en ivoire, son bout est en métal. Elle est donc composée de 3 éléments : végétal, animal et minéral.

Rapporteur - Des textes calcinés, que l’on peut considérer comme des archives, ont pu être déchiffrés ; ils portaient des numéros de référence séquentiels et chronologiques. D’après leur contenu, les domaines de leur raisonnement analogique se traduisent plus particulièrement par des translations disciplinaires, empruntant des savoirs à des champs différents, par exemple la philosophie, l’étymologie, l’histoire, la sociologie, l’ésotérisme, l’alchimie, le symbolisme, etc. Les passages d’un contexte lexico-sémantique à un autre s’effectuent notamment par les outils métaphoriques et poétiques dont on a pu relever plusieurs formes. Tous les écrits trouvés sont des manières de donner du sens. De façon plus spécifique, l’analyse permet de définir ces textes comme une herméneutique dans laquelle l’évaluation du travail d’interprétation se définit par l’originalité de l’agencement des arguments et des transpositions sémantiques réalisées par leur auteur.

On peut noter une particularité dans la syntaxe des phrases : on trouve très souvent, de façon très proche du pronom « nous », des mots équivalents, notre, nos, etc. Ce sont des concepts formateurs de l’identité de ce groupe de terriens par condensation sémantique de l’ensemble des processus d’apprentissage et d’intégration dans lesquels les membres ont été symboliquement construits comme parties d’un tout.

Commentaire -

Espace dédié à la prise de parole orale, l’expérience maçonnique est celle d’« avoir une voix », quel que soit l’objet du discours. En ce sens, présenter des planches, sur des thèmes qui ne sont pas nécessairement ceux de la politique, de l’actualité ou de sa profession, permet la mise en application d’une sociologie de l’apprentissage de la prise de parole démocratique. Celle-ci se définit notamment par l’inscription dans une communauté d’appartenance, une unité de pratiques langagières et discursives suffisamment symboliques pour permettre la mise en relation effective des expériences.

Je, tu, nous, vous cesse d’être des pronoms personnels pour devenir des pro-noms rituels. Alors qui parle ?

Le rituel est une parole préexistante, présentée oralement au devant des colonnes par les officiers. Ce qui parle c’est le rituel ; la parole est sédimentée par la tradition du rite. Au cours du rituel, la parole des officiers est celle d’une fonction, ils n’ont donc pas besoin de se lever parce qu’ils ne sont pas les auteurs de ce qu’ils disent. La parole rituelle qu’ils proclament les oblige à un renoncement du moi, à plus d’humilité que les autres frères ou sœurs présents.

L’homme donne sens au monde par la parole. Et il ne peut donner sens que s'il est présent au monde, c'est-à-dire en état d'éveil, de conscience du monde et de conscience au monde. En d'autres termes il se désigne lui-même comme face au monde. Par la prise de parole, le franc-maçon est là ; il le montre en étant debout et à l’ordre. Sa parole maçonnique assume ce qu’il dit et s’achève sur cette revendication par le « j’ai dit ».

A part le vénérable, la parole n’est jamais prise, elle est autorisée par triangulation ; cette parole s’adresse à tous, sans dialogue.

Les serments sont, pour la plupart, personnels sauf en clôture des travaux des tenues du premier degré, tous achèvent le travail par : « nous le promettons ». Le grand expert prend un engagement pour les autres. Sa promesse est un pluriel d’union au nom de tous les Fø et Sø présents.

Rapporteur -

Conclusion du rapport : les éléments d’échantillons dont nous disposons nous permettent de penser que cet espace était un lieu d’initiation par lequel les terriens devaient passer.

Les mystères des sociétés initiatiques de l'Antiquité perpétuaient les premières traditions du genre humain et les nouveaux acquits des savants pour élever, au-dessus de leurs semblables, des initiés jugés aptes à en faire un usage utile pour tous. Cet enseignement leur était donné de bouche à oreilles après avoir pris l'engagement, par un serment menaçant, de ne le transmettre à d'autres initiés que sous les mêmes formes et conditions. Il est raconté qu'ils étaient possesseurs de secrets scientifiques bienfaisants, dont leur haute morale imposait le respect, mais aussi redoutables car susceptibles d’être détournés de leur action bénéfique et d'être transformés dans un but malfaisant. Ces initiations avaient été transmises par les êtres de lumière comme ceux qui ont accueillis nos ancêtres lors du voyage sidéral qui les avaient sauvés du cataclysme.

Commentaire -

On raconte que des extraterrestres, venus s'installer sur terre bien avant le déluge, formant une petite communauté d’Hyperboréens, allaient donner naissance aux Atlantes et aux habitants de la terre de Mû. Le déluge (ou la guerre atomique entre Mû et l'Atlantide) devait détruire toutes ces civilisations, ne laissant sur les hauts plateaux qu'un petit nombre de rescapés. Il y a plusieurs milliers d’années, un second groupe d'extraterrestres originaires de Vénus serait venu civiliser les humains qui, du Pérou au Tibet, avaient tant bien que mal réussi à survivre. Sur une dalle du Yucatan, gravée avec minutie, se profile une fusée spatiale ; sa forme, ses mécanismes de propulsion sont d'une ressemblance frappante avec une fusée. De très nombreuses autres descriptions ou dessins relevés dans les manuscrits mayas, égyptiens, phéniciens concordent : il y a longtemps, des étrangers venus d'autres planètes (appelés dieux, anges ou extraterrestres) auraient vécu sur la Terre et auraient laissé des signes, des marques de leur passage.

Les anciens textes sacrés racontent qu’à la nuit des temps, la Chine fut gouvernée pendant 18000 ans par une race de Dieux. Le Huai-nan-Tzu parle d’une période idyllique, un véritable paradis. Mais un jour, les hommes se rebellèrent, des catastrophes ravagèrent la planète, les rois de l’espace coupèrent toutes communication avec les hommes, les laissant reconstruire, seuls, leur civilisation.

La mythologie Égyptienne évoque les pouvoirs magiques des divinités. Les Égyptiens croyaient que leur Pharaon était un véritable Dieu. Ils parlent d’une époque où les Dieux dominaient la Terre, puis ce fut l’époque des demi-dieux avant que le premier Pharaon ne gouverne les terres d’Égypte.

Pour Édouard Schuré, le ciel et la terre ont été, comme la Bible hébraïque le raconte, créés par des élohîm mais ceux-ci ne sont pas Dieu : ce sont des anges de la 7e classe, de ceux qu'on appelle habituellement, mais improprement, en français, les "principautés" et qui font partie de la troisième triade angélique, Schuré assimilant les membres de celle-ci aux Dévas de l'hindouisme. Pour lui, cependant, la planète Saturne aurait été créée en premier lieu, puis successivement le Soleil, Jupiter et Mars. C'est alors que se serait produite la révolte du chérubin Lucifer, laquelle aurait eu pour conséquence la création de la Terre, de la Lune et de l'homme. La plus ancienne civilisation terrestre aurait, pour Schuré, été celle des Atlantes, de laquelle dériveraient toutes les autres.

Rapporteur -

Cependant, trop de réponses à notre questionnement restent ensevelies sous le voile de cet anéantissement de la réalité. La conclusion qui s’impose demeure une question : les fouilles auraient-elles mis en évidence que tous les terriens étaient redevenus des initiés ?

Narrateur -

Somarca pensa que tout cela paraîtrait trop simple pour les anciens, fallait-il refaire le rapport ? La nuit était tombée depuis longtemps, il était à mi- nuit et il décida de remettre, au lendemain, la réponse à son questionnement. Soudain un courant d’air emporta quelques cendres qui, en les mêlant, fit apparaître de façon fugitive un nuage de poussières laissant voir des lettres écrivant en suspension le mot « arbre de liberté » qui se disloqua aussitôt.

C’est alors que Frandelf [1] se réveilla de son sommeil agité. Il était un jeune apprenti qui, la veille, venait d’être reçu franc-maçon dans la respectable loge L’arbre de Liberté. Par delà le songe, il comprit que la langue des symboles avait fait place au silence, que le cosmos est un cryptogramme qui contient un décrypteur, l’homme, et que, dans les rêves ou la réalité, tout est symbole.

[1] Évocation des prénoms des apprentis de la loge

 

 Source : http://solange-sudarskis.over-blog.com

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