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Hauts Grades

Souverain-Conseil des Chevaliers d’Orient (1762)

8 Mai 2012 , Rédigé par JM Ragon Publié dans #Rites et rituels

1762. Des frères mécontents se séparent du Conseil des Empereurs d'Orient et d'Occident, et rejettent sa doctrine. Dans le but de rivaliser avec lui, ils établissent, à Paris, un nouveau conseil des hauts grades. Il est fondé, le 22 juillet, par Pirlet, tailleur d'habits, sous le titre de Souverain-Conseil des Chevaliers d'Orient. Le rituel fut rédigé par le baron de Tschoudy, auteur de l’Étoile flamboyante ; on le vit, avec étonnement, figurer parmi les membres de cette coterie, qui délivre, de sa propre autorité, des constitutions et des chartes ; mais elle propage une doctrine plus saine que celle du Conseil des Empereurs ; car elle fait remonter l'initiation maçonnique aux Egyptiens. Son rite n'était composé que de quinze grades, puisqu'il s'arrêtait au chevalier d’Orient (ou de l'Èpée). (V. la nomenclature du Conseil des Empereurs.)

En 1766, ce conseil publie une adresse aux franc-maçons français, dans laquelle il invite les loges et les chapitres à méconnaître la filiation qu'on prétendait exister entre les franc-maçons et les templiers, et proscrit tout grade qui aurait un rapport direct ou indirect avec ce système, qui était celui du Conseil des Empereurs ou du rit d'Hérédom, aujourd'hui rite écossais ancien et accepté.

L'auteur d'un avertissement qui précède le grade deG.-J.-G.-E., chevalier kadosh, ayant à parler de ces maçons, s'exprime ainsi, page 11 : «...Un souverain conseil des Chevaliers d'Orient, dont les marches ténébreuses et serpentantes n'ont été connues que longtemps après leurs explosions frauduleuses. Convenons cependant, à leur décharge, qu'ils sont les premiers qui ont lancé la foudre sur ce grade de G.-J. G.-E. (grand-inspecteur grand-élu), en 1766 ; mais leur existence insidieuse, leurs attentats contre la G.-L. de France, qu'ils sont parvenus à détruire en partie, ne leur laissaient pas assez de considération pour entraîner le respect à leurs décisions. Il y a plus : on leur a porté des plaintes, des dénonciations de réceptions de ce grade, depuis la proscription par eux prononcée, et l’on ne voit aucune trace qu'ils se soient mis en devoir de sévir contres les réfractaires à leurs décrets » (brochure in-12 de 84 pages ; Paris, 1781).

1769, 28 mai. Mort du baron de Tschoudy, âgé de 40 ans. Il légua aux archives du conseil plusieurs manuscrits et entre autres l'ouvrage intitulé l'Ecossais de Saint-André, à la condition de ne les point faire imprimer ; mais le conseil n'en tint aucun compte, il les publia, il les vendit et se déconsidéra.

1780. Le Conseil des Chevaliers d'Orient et celui des Empereurs sont, depuis quelques années, réduits, pour se maintenir réciproquement, à se recruter de gens de bas étage et à tous prix.

 1781. Ces deux corps, frappés de déconsidération, tombent tout-à-fait en décadence et disparaissent de la scène maçonnique, pour rentrer dans le néant d'où ils étaient sortis. (V. Conseil des Empereurs.)

 De leurs débris va surgir un autre chapitre des hauts grades, se constituant, de son autorité privée, Grand-Chapitre général de France.

source : www.ledifice.net

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