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Hauts Grades

Souverain-Conseil, sublime mère-loge des excellents du grand-globe français.(1752)

8 Mai 2012 , Rédigé par JM Ragon Publié dans #Rites et rituels

Une puissance des hauts grades se forma vers l’année 1752, sous le titre fastueux de Souverain-Conseil, sublime Mère-Loge écossaise du Grand-Globe français ; ensuite, elle s'est appelée Souverain-Conseil, sublime Mère-Loge des Excellents du Grand-Globe français (40). Il nous manque la nomenclature de ses grades.

Ce corps a publié plusieurs décrets fulminants contre des grades nouveaux introduits furtivement dans l'échelle maçonnique dite écossaise.

Le Souverain-Conseil s'exprime ainsi dans un décret du 9 mars 1780, dont le texte est curieux à conserver : « Ayant pris en considération la dénonciation faite de plusieurs grades dangereux, factices et illusoires, qui se sont introduits dans la Maçonnerie, soit par l'ambition, l'ignorance ou la cupidité, et ayant reconnu que le Petit-Elu, l'Elu des Neuf ou de Pérignan, l'Elu des Quinze, le Maître illustre, le Chevalier de l'Ancre ou de l'Espérance, ne sont que les échelons d'une morale répréhensible qui conduit au grade affreux de Grand-Inspecteur général, ou Chevalier Kadosh, ou Chevalier élu, ou Chevalier de l'Aigle noir, surmonté de commanderies illusoires et parasites, tant dans celui de souverain commandeur du Temple que dans celui d'écossais de Saint-André d'Ecosse, imaginé et apporté à Paris par le feu baron de Tschoudy, qui se reproduit aujourd'hui dans les directoires écossais de Dresde, adoptés à Lyon, Strasbourg et Bordeaux, n'est qu'une modification du grand-inspecteur chevalier kadosch, etc., le but et les récompenses étant les mêmes, au cordon et à la vengeance près, que celui-ci blâme avec justice ; que le grade écossais de Saint-André d'Ecosse, non moins dangereux par ses émigrations projetées, par ses sophismes présentés avec art, tendrait à la subversion de la vraie Maçonnerie ; que le soi-disant grade de Rose-Croix et adhérents présente des absurdités qui pourraient être autrement qualifiées ; que celui de chevalier d'Orient, surmonté des commandeurs d’Orient, production niaise et bâtarde, ne présente qu'un faux développement de la lettre maçonnique, sans pouvoir s'adapter à son esprit, etc., etc.,

arrête que lesdits grades seront supprimés et proscrits de toutes les loges, où la vraie lumière est en recommandation, etc. »

« Par un autre décret du 27 novembre, même année, ce Souverain-Conseil supprime les titres d'écossais, d’anglais, d'irlandais, d'écossais saxons, d’africains de Berlin, de maçons réformés de Brunswick, etc., et rétablit l'ancien titre d'excellent, parce que, dit le décret : En conservant plus longtemps une dénomination étrangère, source d'une infinité d'abus préjudiciables au bon ordre, à la paix, à l'union, qui doivent régner dans toutes les loges de France, ce serait s'exposer aux justes reproches des sages et des légitimes maçons. » (Extrait d'un imprimé en placard, format atlantique, signé : Labady, par mandement du Souverain-Conseil, sublime Mère-Loge, etc...)

Ce Souverain-Conseil a prétendu avoir les droits de la G.-L. de France, dans laquelle il s'est peut-être confondu ou qu'il aura reçue dans son sein, en perdant son titre. En effet, on lit, dans l'avertissement qui précède le grade de grand-inspecteur ; grand-élu ou chevalier kadosch, imprimé à Paris en 1781, on lit, disons-nous, cette note, p. 18 : En 1766, le Souverain-Conseil, sublime Mère-Loge des Excellents, fit imprimer le discours dé son orateur, afin que tous tes maîtres de loges, à qui il fut adressé, pussent voter au jour indiqué sur l'union proposée, avec pleine et entière connaissance de cause. En 1772, l'union du Souverain-Conseil et de la G.-L. fut arrêtée en assemblée. —Cette G.-L. était, sans aucun doute, la fraction dissidente et remuante, qui alors accueillit la proposition faite le 2 octobre 1766, par le frère Gouillard (41) à la G.-L. qui le rejeta ; car une note du même avertissement, p. 9, dit à ce sujet : « Beaucoup de maçons ignorent qu'en octobre 1766, le Souverain-Conseil, sublime Mère-Loge, dite des Excellents, proposa de s’unir avec la très respectable G.-L. ; que la suspension de ses travaux empêcha l’exécution de cette proposition qui fut définitivement arrêtée en 1772 (avec les F. bannis) ; raison pour laquelle l’acceptation par écrit de S. A. Sérén. à la suprême Grande-Maîtrise du 5 avril 1772, fut conçue au nom du Souverain-Conseil, sublime Mère-Loge, dite des Excellents du Grand-Globe français, et de la très respectable G.-L. de France. » Ainsi se trouve expliqué ce point historique.

 source : www.ledifice.net

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