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Hauts Grades

Sublime Grade du Choix (2)

5 Juin 2012 , Rédigé par Fonds Latomia Publié dans #hauts grades

Second Grade du Choix

 

L'arche de réception doit être décorée comme pour les Lévites; il doit y avoir, sur la table du Su­blime Maître, les Tables de la Loi et des rubans ou cordons de l'Ordre où seront autant d'étoiles que de Lévites à recevoir Chevaliers; l'on mettra dans le Tabernacle autant de verges fleuries; l'autel des sacri­fices sera au milieu de la salle, avec la Lampe du Feu Sacré; il n'y a point d'autel des parfums.

 

Tous les Chevaliers doivent avoir une baguette verte fleurie pendue à leur poignet par un ruban semblable à celui qui est attaché à celles qu'on a mises dans le Tabernacle. Le Sublime Maître doit être voilé sur la tête et [porter] tous les mêmes habil­lements que pour la réception des Lévites; lorsque la Tribu est assemblée, on fait sortir les Lévites, le Su­blime Maître frappe trois coups dans ses mains et demande aux Sacrificateurs :

 

 

D. Etes-vous du Choix ?

 

R. Les douze Tribus m'ont reconnu.

 

D. Qu'avez-vous vu dans l'arche ?

 

R. La gloire du Peuple Choisi.

 

D. Pourquoi avez-vous été sans souliers ?

 

R. Parce que Moïse se déchaussa pour aller au Buis­son Ardent.

 

D. Pourquoi vous êtes-vous caché ?

 

R. Je craignais, voyant tant de clarté... (Moïse rayon­nant de gloire)

 

D. Combien étiez-vous dans le Tabernacle ?

 

R. Moi, douzième (lés douze vierges, les douze Tri­bus)

 

D. Comment vous êtes-vous distingué ?

 

R. En m'habillant de vert... (la baguette d'Aaron, qui poussa des feuilles)

 

D. Qu'avez-vous reçu [de] plus que les autres ?

 

R. Des fleurs et des fruits. (A la même baguette d'Aaron).

 

D. Quel âge avez-vous ?

 

R. Trois ans de plus que mon Frère... (Aaron avait trois ans de plus que Moïse)

 

 

Le Sublime Maître, s'adressant aux deux Sacrifi­cateurs, dit : « Est-id terres d'ouvrir l'arche ? »

 

Les deux sacrificateurs disent ensemble : « Nos verges sont prîtes ! ». L'Introducteur apporte la bougie au Sublime, qui vient de mettre le feu à la lampe sur l'autel des sacrifices et, s'en retournant à sa place, dit : « Mes Frères, le feu sacré est sur l'autel et l'arche de réceptionest ouverte ! ». Les deux Sacrificateurs l'annon­cent ensemble à la Tribu et, tous ensemble saluent le Maître en se prenant le menton dans la main droite et [en] descendant les doigts en pointe sur la poi­trine, voulant figurer la barbe d'Aaron; on frappeensuite trois fois dans les mains, en disant à chaque fois Vive, règne Israël !; le Maître, levant les bras au ciel, dit : « La sainteté de l’Eternel, toujours propice aux Chevaliers ! ». Tous saluent le Maître comme il a été dit.

 

Introduction du Lévite

 L'introducteur frappe à la porte trois coups, un des Frères est nommé pour aller voir ce que c'est. L'Introducteur répond que c'est un Lévite qui a ser­vi l'autel et qui demande à entrer dans le Taber­nacle. Le Frère fait son rapport à la Tribu; le Su­blime Maître dit aux Sacrificateurs de l'aller recevoir; lorsque le Lévite est entré, le Premier Sacrificateur lui dit : « Défaites-vous de vos souliers parte que le lieu où vous êtes est saint ! »; on lui faitprendre des pantoufles propres ou des chaus­sons; le Second Sacrificateur lui donne une baguette verte mais qui n'est point fleurie.

 

Discours

 

« Mon Frère, depuis que vous avez été reçu Lévite et que votre état vous destinait au service des autels, toute la Tribu a été édifiée de votre zèle à remplir exactement vos devoirs, on ne vous a pas entendu murmurer par une basse jalousie contre ceux dont l'emplit est de tenir l'encensoir et de faire fumer les parfums aux pieds des autels,- vous vous êtes éloigne; par-hi, des crimes de Core', Dathan et d'Abiron, qui furent punis de Met aux yeux de tout Israël pour avoir osé prétendre aux honneurs du Grand Prêtre; à peine eurent-ils conçu leur des­sein que la terre s'ouvrit sous leurs pieds et ils furent engloutis sous les abîmes. Ce châtiment éclatant doit vous apprendre, mon Frère, combien vous devez être fidèle à vos engagements et à vos promesses, la légèreté des hommes d'aujourd'hui doit vous faire tenir d'autant plus sur vos gardes, puisque vous voyez journellement faire des serments et des protestations de fidélité et de discrétion par des hommes qui, dans ces moments, n'ont pas le cour d'accord avec la bouche et qui, après avoir abusé de la confiance de ceux entre les mains desquels ils ont prêté leur Obligation, agissent différemment que tout ce qu'ils ont promis; il est vrai qu'à la rigueur, les chefs des justices ont seuls le droit d'obliger au serment, mais celui que nous faisons dans une société choisie, devant laquelle nous enga­geons notre parole d'honneur de garder fidèlement notre pro­messe, sous peine d'être méprisés pour jamais, ne doit-il pas être également gravé dans le cour de d'homme et pouvons-nous y manquer sans lire parc ure et sans nous rendre méprisable ? Cependant, nous avons le malheur d'avoir bien des faux Frè­res, et les hommes méprisables ont été peu jaloux à leur gloire, ils n'ont pas gardé leur pa­role d'honneur et leur foi jurée pour le seul plaisir de parler. Comme aucun à nous ne veut leur reprocher ce crime en face, cela les tranquillise et leur front, qui ne mugit jamais, ose encore profaner nos Temples et nos autels par leur présence, sous les titres empruntés de vrais Frères et d'hommes vertueux-.

 

Mais, mes chers Frères, il est un Dieu vengeur des pagures, qui connaît le cour des hommes et qui, têt ou tard, ne laisse rien d'impuni de quelque nature qu'il soit. Réfléchissons donc, mes Frères, sur cette importante et constante vérité, et vous, mon Frère, si vous croyez pouvoir combattre vos passions et être pour jamais fidèle à vos promesses, venez respectueuse­ment, aux pieds des autels de l'arche, à la face du Taber­nacle, en présence des Tribus, pour y prêter solennellement votre Obligation. »

 

Alors, le Second Sacrificateur le conduit auprès du Sublime Maître, où il le fait mettre à genoux; le Sublime, tenant les Tables de la Loi, lui fait mettre la main droite dessus et lui fait répéter après lui ce qui suit.

 

Serment des Lévites

 

« J'ai promis et donné une parole d'honneur, lorsque j'ai été reçu Lévite, de garder un inviolable secret sur tous les mystères qui doivent m'être révélés; je jure, maintenant, d'être aussi ferme à garder cette promesse envers les Lévites, sous les mêmes peines que je me suis imposées,- je promets, devant l'Eternel et en présence de tous les Chevaliers du Choix avec lesquels je désire être admis, de ne jamais admettre personne dans l'Ordre qu'avec la permission expresse du Maître et du consentement de tous les Frères de cette Tribu. Je promets foi de fidélité et d'attachement pour le grade du Sublime Choix, sous la peine d'être regardé comme un homme sans foi et sans honneur. »

 

 

Le Maître lui dit : « Que l'Eternel vous soit propice et vous fasse fleurir en vertu ! ». Il lui reprend la baguette qu'il tient en main gauche et la met dans le Tabernacle, il reprend sa place et ôte le voile qui couvrait sa tête. A cet instant, les Sacrificateurs, les Chevaliers et les Lévites que l'on reçoit, mettent la main gauche sur les yeux en reculant d'un pas en arrière. Tous doivent faire le signe ensemble. Le Sublime deman­de au Lévite que l'on reçoit : « Pourquoi vous cachez-vous ? ». Le Lévite doit répondre : « Je crains en voyant tant de clarté ! ». Le Maître lui dit :« Venez je vais vous faire participer à mes lumières». Le Lévite s'approche et le Maître lui donne l'Etoile de d'Ordre en lui disant : « Tenez voilà l’Etoile lumineuse qui doit guider nos pas comme fit autrefois cette Colonne de lumière qui conduisit k Peuple Choisi en se montrant toujours devant lui ». Les deux Sacrificateurs lui attachent cette Etoile du côté du coeur.

 

Le Sublime, pendant ce temps, ouvre le Tabernacle et en retire une baguette fleurie qu'il donne au nouveau Chevalier en lui disant : « Votre foi est à l'éprouve et, comme un nouvel Aaron, toute la Tribu vous reconnaîtra à cette verge fleurie, et c'est en son nom que je vous fais Chevalier du Choix ! ». Toute la Tribu, dans ce moment, frappe trois fois dans les mains, disant chaque fois Vive, règne Israël !

 

Le Sublime, élevant les bras au ciel, dit : « Lasainteté de l'Eternel, toujours propice aux Chevaliers du Choix ! ».

 

Tous frappent dans leurs mains et répètent Vive, règne Israël !

 

 

Le Maître se lève et donne la ceinture bleue au nouveau reçu; après, il lui donne le premier signe, qui est de se prendre le menton avec le pouce et l'index de la main droite par trois fois et de redes­cendre ensuite la main en forme de pointe sur la poitrine; ce signe figure la barbe d'Aaron.

 

Le deuxième signe est de se couvrir les yeux avec la main gauche en disant Casé Paneca 3, qui signifie couvre la face.

 

Le troisième signe est de s'approcher le bout du pied droit, réciproquement, en disant salpé aleca qui signifie déchausse ton soulier. Le Maître donne ensuite l'explication des cinq lettres de l'Etoile 4 4 121.1- 1, qui signifient Éter­nel, Lévi, Moïse, Aaron, Israël. Cette explication ne se donne jamais que lorsque la Tribu est assemblée; le nouveau Chevalier vient se placer â l'autel des sacrifices, les Sacrificateurs l'accompagnent et l'Ora­teur lui dit :

 

« Vous voilà donc, trop heureux Chevalier, vous voilà triomphant. Ce jour fortuné sera pour vous l'époque du jour lumineux qui va désormais éclairer tous vos pas et les soute­nir sur la voie droite où vous marcherez infailliblement si vous êtes fidèle à vos promesses. Vous serez de même, à l'a­bri des embûches que pourraient vous dresser les ennemis du Peuple Choisi; Moise, votre libérateur et le nôtre, ouvrit une route assurée au milieu des flots impétueux de la Mer Rouge et, après avoir confondu l'idolâtrie et la superstition des Égyp­tiens, déconcerté l'impiété et l'endurcissement de Pharaon, par des miracles et des prodiges jusqu'alors inouïs, il fut, dans ce désert avec les Hébreux, en rendre grâces à l'Eternel. Les lieux ne sont pas, à la vérité, des déserts d'Horès ', nous ne regrettons pas les maux d'Égypte, comme firent les Juifs; toujours soumis à la Providence, Elle nous y fournit abon­damment les besoins de la vie, mais il vous est aisé de connaî­tre que tout ici n'en est pas moins la figure de ce temps éloi­gné, où nos pères traçaient à leurs fidèles descendants les règles d'une sage et pieuse conduite. Notre pain n'est-il pas la manne qui les nourrissait ? Cette eau merveilleuse d'Horeb dont vous vous êtes abreuvé n'avait-elle pas le même goût que celle qui sortit du rocher au moment où Moise le frappa de sa baguette ? Les viandes dont vous vous substantez à vos autels ne sont-elles pas les mêmes et semblables aux victimes égorgées pour le sacrifice I' La vallée d'Horeb n'était un désert que parce qu'elle n'était habitée que par un même Peuple Choisi, uni par les liens d'une même religion, d'un même cœur et d'un même esprit... Ah ! Mes Frères, quel­qu'un de vous aurait-il un esprit, un coeur différent de celui des Enfants de Dieu, de ces élèves qu'Il avait choisis avant le temps pour distribuer à toutes les nations Sa gloire et Sa puissance ? Si mes faibles discours- ne donnent pas plus de relations entre nous et les Israélites, nous n'en sommes pas moins leurs images et eux nos modèles; suppléez vous-même, Chevalier nouvellement initié, aux expressions que l'esprit infuse aux sentiments, concevez l'importance des bienfaits et la grandeur des Obligations qui l'imposent, n'oubliez jamais ce que vous avez promis et observez toutes ces choses pour entrer, avec de nouveaux Israélites, dans des terres promises »

 

Après le discours, le Sublime se lève et tous vien­nent, ensemble, faire un rond autour de l'autel des sacrifices pour se donner l'attouchement, qui est sa preuve, par les deux grands doigts de la main droite, l'on se les serre étroitement deux fois, en disant : «Voilà le lien qui nous unit ! », on répond : Que ce soit pour toujours ! »

 

Le Sublime commence à le donner au Second Sacrificateur, qui est, pour lors, à la droite, de sorte que ce signe et cette parole reviennent au Premier Sacrificateur, qui se tient à la gauche du Sublime et à qui il la rend.

 

Ensuite, chacun prend sa place et le Sublime fait les demandes suivantes pour fermer l'arche :

 

  

D. Que font les éléments au Peuple Choisi ?

 

R. L'Eau les respecte (la mer Rouge lui ouvre un passage); la Terre lui obéit (le rocher d'Horeb); l'Air le conduit (la colonne d'air) et le Feu aug­mente sa foi (la colonne de feu).

 

D. Que produisirent les tourments (les plaies d 'Egypte).

 

R. La liberté (sortie de la captivité d'Egypte).

 

D Que faites-vous quand un Infidèle vous pour­suit

 

R. Je me retourne et le fais boire (Pharaon poursui­vant Moïse et voulant, comme lui, passer la mer Rouge, il fut englouti et submergé avec toute son armée).

 

D. Que fait-on d'un Frère qui se porte au murmu­re ? R. On le fait voyager dans une terre aride (dans le désert).

 

D. Qu'est-il arrivé après la perte de votre Maître ? R. Sept grandes douleurs (les sept servitudes). D. Qui vous a défendu ?

 

R. L'homme fort (Samson à la défaite des Philis­tins).

 

D. Qu'est-il devenu ?

 

R. L'amour t'a perdu (Dalila).

 

D. Que fait-on après la désobéissance de l'homme choisi ?

 

R. On lui ôte ce qu'il a sur la tête et on le met sur la tête de l'enfant (Saül, roi d'Israël, est réprouvé et David est élu et couronné à sa place).

 

D. Qui a choisi le désobéissant ?

 

R. Le libérateur de la septième douleur (Samuel, qui avait choisi Saül par ordre de Dieu).

 

D. Que fait l'enfant de seize ans ? (David)

 

R. Il terrasse trois fois plus grand que lui (Goliath).

 

D. Que fait-il après ?

 

R. Il me gouverne avec mes onze Frères (il est roi des douze Tribus).

 

D. Où porte-t-il sa gloire ?

 

R. Sur une haute montagne (le mont Sinai).

 

D. Qu'arrive-t-il au fils révolté ?

 

R. S'il était Lévite, il pourrait se sauver (Absalon,

 

fuyant le combat, est pris par ses cheveux à un

 

chêne où Joab lui perça le coeur de trois dards).

 

D. Qui soutient la gloire du père ?

 

R. Un Maçon (Salomon, fils de David, qui bâtit le Temple).

 

Toutes ces demandes et réponses doivent être expliquées à la fin de chaque article par l'Orateur, afin que chaque nouveau reçu en sache les significa­tions.

 

Après l'instruction, le Sublime Maître demande aux Sacrificateurs : «Mes Frères, est-id temps de fermer l'arche 1»

 

R. Nos baguettes fleuries en sont retirées.

 

Le Maître dit alors : « Mes Frères, l'arche est fer­mée ! ». L'Introducteur vient à l'autel des sacrifices éteindre la lampe du feu sacré; toute la Tribu frappe trois coups dans les mains en disant Vive, règne Israël ! et tous se retirent et se déshabillent.

 

  Instruction pour se comporter selon
les Grades de l'Ordre du Sublime Choix

 

Dans l'arche de réception, on se nomme Frères; en ville, on se nomme Chevaliers; les Lévites se nomment Frères entre eux, mais ils doivent nommer Chevaliers ceux qui en ont le grade; il peut y avoir des Lévites qui ne parviennent pas au deuxième gra­de, ils sont pour le service de l'Ordre et des autels; ils sont décorés de cordons sans Etoile et peuvent assister à la réception des lévites seulement.

 

Noms pour faire connaître
que l'on est vu ou entendu par des Infidèles

 

(Pour les hommes) Il sent mauvais..., les plaies d'Egypte..., la peste..., il grêle..., l'air est fort obs­cur..., les ténèbres...

 

(Pour les femmes) J'entends des grenouilles..., je vois des sauterelles..., je sens des insectes...

 

Noms des pièces pour la table

 

La table... l'autel; le pain... la manne; le sel... l'en­cens; le poivre... la pastille; le vin rouge... l'huile mâle; le vin blanc... l'huile vierge; la bouteille... l'ur­ne; le gobelet... la lampe; verser... imbiber; boire... éteindre; la serviette... le rochet; manger... sacrifier; l'eau...

 

Entrée à l'autel

 

Tout le monde, devant l'autel 3, se tient debout. Le Sublime frappe deux coups dans ses mains, prend ensuite le rochet 4, les Chevaliers le mettent en forme de tablier et les Lévites l'attachent au col.

 

Les deux Sacrificateurs sont à côté du Maître et l'Introducteur doit être vis-à-vis; l'on observe l'ancienneté des Frères pour les placer à droite et à gauche du Maître. Le Maître dit :« Mes Frères Chevaliers, je vous invite à bien éclairer l'autel et à sacrifier' de même ! ». L'autel doit être éclai­ré par douze lumières, ou lampes ardentes, représen­tant les douze Tribus; si les Frères ne sont en grand nombre, on n'en met que sept, représentant le Chandelier à sept branches, ou un groupe de cinq ensemble au milieu de l'autel, ce qui représente l'Etoile lumineuse. Après l'invitation du Maître, tous les Frères se saluent, les Chevaliers par leurs signes et les Lévites par les leurs. On boit les santés ainsi : le Maître frappe deux coups dans les mains et dit : « Mes Frères, imbibez vos lampes ! 2», l'on imbibe. Le Maître propose la santé, disant qu'on va éteindre les lampes 3; le Maître dit : « Allumez vos lampes ! », tous portent la main à la lampe, « Haut la lampe ! », tous élèvent leur lampe à la même hauteur, en serpentant deux tours devant l'estomac, « Eteignez vos lampes ! », tous portent la lampe à la bouche, par deux contours; après avoir bu, on représente, par les mêmes mou­vements, la lampe en avant, on la rabaisse par deux contours; on en fera deux fois le tour ensemble. L'on frappe ensuite deux fois dans ses mains, disant « Vive Israel ! ». Tous les Frères peuvent demander à faire imbiber pour les santés qui leur plaisent, l'on s'annoncera en frappant deux fois dans ses mains pour proposer ou dire quelque chose. Lorsque l'on est sur le point de quitter l'autel, on chantera le cantique suivant en chorus :

 

Frères très vertueux,
Nous qui sommes ensemble,
C'est de l'aveu de Dieu
Que le Choix nous rassemble;
Afin que par nos voix
De l'arche nous chantions ici la gloire
Et tous ceux dont on fait choix,
Pour en avoir mémoire Nous devons admirer
Cette verge de gloire
Et devons célébrer
En tous lieux sa victoire;
Par elle nous savons
Des Chevaliers faire la différence
Des Infidèles nous bravons
La parfaite ignorance

 

Lorsque nous allumons
Nos lampes imbibées,
Qu'après nous tarissons
Nos huiles consacrées;
En ce moment heureux
Nous jouissons d'une parfaite gloire
Et du plaisir mystérieux
Nous avons la mémoire.

 

Après le cantique, le Maître commande pour éteindre la dernière lampe. Tous les Chevaliers frap­pent à l'ordinaire dans leurs mains, disant Vive Is­raël; tous ôtent ensemble leur rochet, se lèvent en­semble de l'autel et saluent le Maître. Le 28 mai 1308, Moïse reçut les Tables de la Loi sur le mont Sinaï, ce jour doit être célébré, ainsi que le 10 avril, quand on sortit d'Egypte.

 

La Loi défend de s'assembler le 11 juillet, jour que Moïse cassa les Tables de la Loi, ainsi que le 25 juillet, jour de la mort d'Aaron.

 

 

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