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Hauts Grades

Sur le chemin du Parvis

5 Octobre 2012 , Rédigé par F.: Eric Publié dans #Planches

A ceux qui cherchent…

Ce travail s’intitule « Sur le chemin du Parvis ». Il mêle l’histoire et les mythes.

Son objet est d’évoquer dans ces quelques lignes les influences, proches et lointaines, issues de l’antiquité léguées à la maçonnerie.

En effet, la Franc-maçonnerie se considère comme l’héritière d’une très longue tradition initiatique car ces connaissances remonteraient aux sociétés secrètes de l’Antiquité.

Les rituels ont été calqués sur de nombreux mythes (mythe voulant dire : récit en grec), sur les croyances religieuses et sur une histoire imagée reposant sur de nombreux symboles comme on en trouve à toutes les époques et dans toutes les cultures.

Les Mystères d’Eleusis, la légende égyptienne d’Osiris ainsi que le culte de Mithra dans l’Empire Romain ont constitué les principaux tissus d’inspiration privilégiés qui servirent de toile de fond aux premiers textes Maçonniques.

Jadis durant l’antiquité, les nombreux cultes à mystères s’articulaient principalement autour du secret d’une série de processus initiatiques visant essentiellement à transmettre à une élite, un savoir en passe d’être définitivement perdu.

Commençons par « Les Mystères d’Eleusis » :

Ils font partie des rituels les plus profonds et les plus secrets de la religion grecque. C'étaient eux, pensait-on, qui « constituaient le ciment de la race humaine ». Il était donc essentiel d'en célébrer chaque année les rites.

Les Grecs, en effet, estimaient que les enseignements les plus sacrés ne pouvaient être communiqués qu'à ceux qui étaient passés du monde profane au monde divin grâce à l'initiation.

De la même façon, non seulement les oracles, mais beaucoup de poètes et la plupart des philosophes usaient de symboles, d'allégories et parfois d'énigmes tels qu'ils n'étaient compris que de ceux qui en étaient dignes.


Les initiés étaient considérés comme des êtres d'une essence supérieure, car ils avaient eu une vision de la vie dans l'autre monde; l'âme, immédiatement après la mort, errant dans les ténèbres, et assaillie par toutes sortes de terreurs, avant d'être éblouie par une clarté soudaine et d'apercevoir le séjour des bienheureux.


Tout laisse donc à penser qu'il s'agissait d'un processus de mort suivie d'une renaissance, tel qu'on en trouve dans la plupart des religions traditionnelles. De ce fait, les mystères peuvent non seulement se comparer aux initiations égyptiennes , mais être rapprochés des pérégrinations de l'âme, telles que le décrit le Livre des morts égyptien.

Ces « Mystères » furent célébrés pendant deux mille ans, et ne prirent fin qu'en 396 av. J.-C., avec le sac d'Eleusis par Alaric, roi des Goths.

Les mystères d'Eleusis procèdent du mythe de Déméter.


La déesse, ayant perdu sa fille Koré (Perséphone), enlevée par le dieu des Enfers, Hadès (Pluton), et ayant appris que Zeus lui-même avait décidé cette union, décida de ne pas regagner l'Olympe.

Prenant l'apparence d'une vieille femme, elle s'arrêta à Eleusis, où elle accepta de nourrir le dernier-né de la reine, Démophon. Afin de rendre l'enfant immortel et éternellement jeune, elle le cachait la nuit dans les braises du foyer.

La reine, ayant découvert ce que faisait la déesse, s'affola, et interrompit le processus d'immortalisation.

La déesse, apparue dans toute sa splendeur, déplora l'aveuglement des hommes et demanda qu'on élevât un temple et un autel, où elle enseignerait ses rites aux humains.

Ayant obtenu de Zeus le retour de Perséphone - qui ne passerait plus que les quatre mois d'hiver auprès d'Hadès et le reste de l'année à la surface du sol -, Déméter regagna l'Olympe, tandis que la terre desséchée reverdissait.

Mais à l’avenir, une déesse olympienne bienveillante régnerait sur les enfers et y accueillerait les initiés.


Dès lors furent honorées à Eleusis les deux déesses de la terre féconde.

Ce mythe permet d'approcher la signification probable des mystères; il s'agirait, après des purifications préalables, d'un processus de régénération, de modification radicale de la condition humaine, grâce auquel l'initié recouvrait une immortalité perdue, devenue seulement potentielle.

Les mystères procuraient donc aux individus les plus évolués spirituellement ce que la religion officielle ne pouvait leur donner; ils en étaient le complément et l'on comprend à la fois l'attrait qu'ils exercèrent et le secret que l'on gardait sur eux.

Les initiations «éleusiniennes» étaient ouvertes à tous ceux qui parlaient grec - hommes et femmes, y compris les esclaves - et qui n'avaient pas commis de meurtre.

Les candidats devaient participer d'abord, au printemps, aux « petits mystères », rites purificatoires, avant de se présenter aux «grands mystères», qui avaient lieu à l'automne et duraient huit jours ; ils comprenaient un bain rituel dans la mer, une procession solennelle d'Athènes à Eleusis, suivie d'une journée de jeûne et de purification.

Celle-ci culminait dans la révélation soudaine d'objets sacrés, violemment éclairés, accessible seulement à ceux qui avaient été initiés l'année précédente.

Sachant que ces mystères procèdent du Mythe de Déméter nous y retrouvons le lien et les origines égyptiennes :

Venue du delta du Nil, Déméter serait la traduction grecque du personnage d’Isis : la recherche de sa progéniture (qui est une fille) correspondrait à celle d’Osiris par Iris.

La ressemblance dans les rituels nous permet de constater que durant les mystères on enseignait aux néophytes comment éviter les pièges des Enfers, ce qui fait penser au Livre des Morts égyptien.

Mais revenons à Osiris et sa légende :

Garant de la survie humaine après la mort, et dieu du renouveau, Osiris, le roi juste et bon des royaumes souterrains, avait l'apparence d'une momie de pharaon, bras croisés sur la poitrine. Le pharaon mort, puis, avec le temps, tous les défunts, furent considérés comme des Osiris, promis à la renaissance spirituelle et à l'éternité s'ils se conformaient à l’enseignement du dieu.


Fils aîné de Geb et de Nout, Osiris voit le jour à Thèbes, en Haute-Egypte. A l'annonce de la nouvelle de sa naissance, Rê se réjouit. Quand son père Geb se retire au ciel, Osiris lui succède en qualité de roi d'Egypte et épouse Isis, sa sœur. Issus du ciel et de la terre, Osiris et Isis sont le premier couple de rois-dieux à vivre parmi les hommes.

Osiris est un souverain éclairé et on le désigne bientôt sous le nom d'Ounophris, "l'Etre bon". Mais il ne tarde pas à être la victime d'un complot organisé par son frère Seth, incarnation du désordre. Au cours de la vingt-huitième année de son règne, alors qu'Osiris revient victorieux d'une longue campagne de conquêtes, Seth profite des fêtes organisées à cette occasion pour inviter son frère à un banquet. Au cours de la soirée, il capture Osiris et l'enferme dans un Grand coffre qu’il jette dans le Nil.


La douleur d'Isis à la nouvelle de l'assassinat d'Osiris par leur frère commun est immense. Elle coupe aussitôt ses cheveux, déchire ses vêtements et part à la recherche du coffre dans lequel "l'Etre bon" a été enfermé.


Entraîné à la mer, le coffre a été porté par les flots jusque sur les côtes de Phénicie, au pied d'un tamaris qui, croissant avec une étonnante rapidité, le cache désormais entièrement dans son tronc. Malcandre, roi de Byblos, pour étayer le toit de son palais, donne alors l'ordre d'abattre l'arbre. Celui-ci se met à répandre une senteur exquise dont Isis entend parler et dont elle comprend aussitôt la signification. Sans tarder, elle se rend en Phénicie où on lui remet la colonne miraculeuse. Elle en retire le cercueil de son époux qu'elle arrose de ses larmes, le ramène en toute hâte en Egypte et le tient caché dans les marais de Bouto afin de le soustraire aux entreprises de Seth.

Mais ce dernier le retrouve au cours d'une partie de chasse. Pour anéantir à tout jamais son frère, Seth décide d'en découper le cadavre en quatorze morceaux qu'il disperse à travers la campagne.

Sans se décourager, Isis se met à la recherche des précieux débris et les retrouve tous, à l'exception du phallus qu'un poisson du Nil (que l’on dit être une incarnation de Seth), à jamais maudit pour ce crime, a entièrement dévoré.

La déesse reconstitue le corps d'Osiris, en rajustant adroitement les fragments l'un à l'autre. Son neveu Anubis les momifie, puis la déesse magicienne, aidée de sa sœur Nephthys, de Thot, le vizir du défunt et d'Horus, son fils conçu par union avec le cadavre de son mari, redonne le souffle de la vie à Osiris à l'aide de formules magiques. Pour la première fois, les rites de l'embaumement qui rendent la vie éternelle ont été pratiqués.

Ressuscité et désormais à l'abri de la mort, Osiris quitte la terre pour se retirer dans les "Champs élysées" et laisser le trône terrestre à son fils Horus. Ce dieu au corps d'homme et à tête de faucon deviendra alors le modèle parfait de tous les rois à venir. Quant à Osiris, il règne depuis sur l'Au-delà.

Seth était la représentation des ténèbres, mais aussi de la Lune. Alors qu’Osiris lui était l’incarnation du soleil et du renouveau, malgré sa filiation d’avec la mort.

C’est alors qu’il réapparait sous les traits du Dieu Soleil en Inde et en Perse sous le nom de Mithra.

Il était le fils d'Ahura M

āzdā qui semble avoir été originellement un dieu cosmique. Mithra était alors étroitement apparenté au Soleil et, dans la Perse antique, il était vénéré tout autant qu'Ahura Mazdā. Les Zoroastriens ont substitué le culte d'Ahura Māzdā en tant qu'Être Suprême à celui de Mithra, le Dieu Souverain. Pour cela leur religion est appelée "Mazdéisme".

Le culte de Mithra, même s’il n’en reste presque plus rien aujourd’hui, fut pourtant une religion importante dans le monde romain. Ce culte fut l’une des premières grandes religions monothéistes. Réservée uniquement aux hommes, secrète et fortement hiérarchisée, cette croyance ne put résister au christianisme. Le mithriacisme a tout de même laissé des traces permettant de reconstituer l’histoire d’une religion complexe qui aurait peut-être pu devenir la nôtre.


Ses origines remontent à l’Antiquité, la Perse comptait trois grandes religions: celle des mages, celle du peuple et celle du roi où Mithra apparaît pour la première fois sous le règne d’Artaxerxés II (- 360 av J.-C.).

En védique (forme archaïque du sanskrit), Mitra signifie “ami” ou “contrat”, il est ainsi pris à témoin des serments et engagements, mais à cette époque Mithra n’est pas encore adoré dans un culte consacré à lui seul.


Plusieurs circonstances permettent à ce culte de s’étendre. La conquête de l’Empire perse par Alexandre amène le culte dans le monde hellénistique grâce aux aristocraties de souches iraniennes qui gardent leurs anciens dieux.

Les pirates ciliciens (région du sud de la Turquie asiatique), capturés par Pompée, sont les premiers à introduire dans le monde romain le culte de Mithra, en 67 avant J.-C. d’après Plutarque. Ils pratiquaient des sacrifices et un rituel initiatique dans les grottes de leurs montagnes.

Puis les légionnaires romains importent Mithra en Italie à l’époque flavienne.

Les soldats le considéraient comme leur protecteur.

Ainsi, au 2ème siècle après J.-C., le culte s’implante à Rome et en Italie, et surtout dans les colonies militaires, les villes de garnison, en Afrique, en Bretagne, en Gaule, sur les bords du Rhin et du Danube.

Pour plaire aux soldats, Commode se fait initier au culte, suivi par ses successeurs. Le culte faillit devenir la religion officielle sous Aurélien. L’empereur Julien fut aussi un adorateur de Mithra et il essaya, un peu tard, de substituer le culte de Mithra au christianisme, qui connaît lui aussi une grande expansion à cette époque.

Le culte n’acceptant pas les femmes, n’ayant pas réussi à trouver beaucoup d’adeptes dans les couches populaires et étant un culte de petites sociétés, il ne peut devenir une religion de masse.

De plus on reproche aux mithriastes d’adorer un dieu venu de Perse, ennemi héréditaire des Romains.


L’empereur Constantin, le premier empereur chrétien, interdit, en 324, les sacrifices.

Comme le culte de Mithra reposait essentiellement sur un sacrifice sanglant, le culte fut poursuivi systématiquement.

Les chrétiens accusaient aussi le culte d’être une religion des ténèbres puisqu’il se passait dans des cryptes et des antres souterraines. Le culte de Mithra a donc décliné peu à peu. Puis il dut laisser sa place au christianisme et disparaître au 4ème siècle.


Le culte se déroulait dans un Mithraeum, un endroit généralement souterrain de la forme d’une caverne en souvenir de l’époque où les pirates pratiquaient le culte dans des grottes.

Le Mithraeum était aménagé comme une salle à manger avec des bancs de pierre le long des murs.

Au bout du couloir formé par les bancs se trouvait la statue ou le bas-relief représentant le sacrifice du taureau.

Mithra y était généralement représenté tuant un taureau et portant le bonnet phrygien (coiffure semblable au bonnet d’affranchi). Il aurait tué l’animal qui symbolise les forces du mal pour sauver la création. Le sang du taureau aurait apporté la végétation et nourrit les espèces animales.

Après avoir tué le taureau, Mithra serait monté sur le char du Soleil.


Le culte était secret, réservé aux hommes et comprenant sept degrés d’initiation.

Pour y participer il fallait être initié après avoir été interrogé, sondé et informé du mythe et des rituels.

Il fallait ensuite passer des épreuves d’endurance physique les yeux bandés dont faisaient parti des épreuves de résistances au feu et au froid et des simulacres de mort.

Chacun des grades était assimilé à une planète et à des responsabilités. Ils avaient aussi chacun un costume. Les initiés partageaient un repas à la suite d’un sacrifice rituel.

Le repas devait être précédé d’une explication du mythe de Mithra avec une lecture de textes sacrés.

D’un point de vue calendaire : le mois de Juillet était consacré à Mithra.

On peut remarquer des similitudes avec le christianisme, en effet le dimanche était spécialement célébré (jour du Soleil), le 25 décembre était fêté comme l’anniversaire de Mithra ainsi que celui du Soleil et lors des rituels on partageait le pain et l’eau.


En somme, le culte de Mithra a connu une expansion extraordinaire parallèlement au christianisme grâce aux conquêtes de l’Empire romain et aux échanges commerciaux.

Le fait que ce culte soit secret, exclusivement masculin et fortement hiérarchisé n’est pas sans rappeler, vous l’aurez remarqué, les bases de la Franc-Maçonnerie.

De même, que les rapprochements évoqués dans le cheminement historique, mythique et théologique précédent.

D’un point de vue plus général en se recentrant sur la maçonnerie, les énigmes que l’adepte pénétrait tout au long de son périple initiatique étaient liées autant aux éléments dissimulés de la vie terrestre et de la nature qu’à ceux de l’au-delà.

Les cérémonies qui duraient en général plusieurs jours et qui réclamaient une longue préparation psychique et physique culminaient par des épreuves chargées de tester les qualités propres à chaque individu.

Devenu initié, l’adepte se sentait alors l’héritier provisoire d’un savoir lié à une sorte d’immortalité. La mort n’était plus perçue comme une inéluctable fatalité mais devenait désormais pour celui qui savait un simple passage transitoire d’un état vers un autre, menant vers une vie nouvelle dans une autre dimension de l’espace-temps.

Le principe de l’immortalité de l’âme qui se manifestait à l’initié lors d’un rituel spécifique lui offrait toute la mesure de son potentiel passé, présent et futur.

Au cours des siècles et tout au long de la longue marche de l’Humanité, les principales religions traditionnelles se sont appropriées quelques-uns de ces principes antiques et les ont façonnés à leur propre identité culturelle.

Aujourd’hui au moyen du langage symbolique et d’outils fictifs, le maçon initié poursuit l’objectif d’achever par allégorie le temple de Salomon et travaille chaque jour à la construction de son propre temple intérieur : une œuvre qu’il devra réaliser en harmonie avec ses connaissances et ses moyens propres.

L’initiation quelle qu’elle soit, est une sorte d’invitation à la recherche d’une vérité. Elle n’est pas l’ultime Vérité absolue car elle reste toujours fondée sur différentes sources d’inspiration. L’une d’elles reprend par exemple les voies de l’ésotérisme chrétien banni comme on le sait par l’autorité de l’Eglise. Mais il existe d’autres religions où figure une voie ésotérique : le Judaïsme par exemple, avec sa démarche kabbalistique, tout autant que l’Islam avec le soufisme ainsi que le chemin d’illumination du Bouddhisme…

Toutes ces voies, comme d’autres plus subtiles mènent au sentier des connaissances supérieures.

Il existe aussi une piste philosophique issue pour une bonne part de la pensée grecque et pythagoricienne et ce n’est pas la plus négligeable.

Tous les royaumes des cultures offrent, par leur diversité et leurs différentes traditions préservées au cours des siècles, des formes plus ou moins sophistiquées de méthodes menant à l’Initiation, ayant pour point commun le respect du serment du silence.

Dans l’Antiquité, trahir un secret s’était se trahir soi-même. Cet acte pouvait être sanctionné par la peine de mort et se soldait au minimum par la saisie des biens de celui qui avait trahi la confiance et les espoirs de ses frères.

Ce serment était si important que nous ne savons aujourd’hui que très peu de choses sur les mystères de l’Antiquité. Cette solidarité dans le silence donnait à l’initié un sentiment d’appartenance à un groupe soudé et fermé.

On comprend dès lors pourquoi, l’impression de posséder, en exclusivité, un savoir secret auquel la masse n’avait pas accès (où du moins très difficilement) renforçait la notoriété de tout le système.

Si la plus grande partie du contenu des Mystères de l’Antiquité a disparu, la voie de l’hermétisme pour sa part a pu être préservée à travers d’authentiques courants initiatiques qui furent diversement récupérés.

L’impression, pour le maçon que je suis, est que la Franc-maçonnerie y a trouvé une source fertile qui l’a nourrie de divers rites et d’enseignements les plus riches.

Même si dans mes lectures beaucoup de chercheurs ont repoussés cet apport essentiel ou du moins ont minimisé son influence aujourd’hui, la tradition hermétique demeure le centre de connexion de tous les messages initiatiques au travers toutes les formes d’initiation.

Si la Franc-maçonnerie a toujours tenté de rattacher aux plus hautes traditions son origine, elle distille en fonction des grades les preuves de ces dernières et occulte volontairement une partie de ses sources.

Néanmoins, quelques auteurs spécialistes de la période du Moyen Age ont tenté de retrouver dans plusieurs sociétés secrètes le culte mystérieux, les formes merveilleuses et emblématiques empruntées à toutes les religions antiques, dont celles de l’Egypte et de l’Inde,… aux origines de la Franc-maçonnerie qui fut en partie orientale. Sachant que sa méthode d’enseignement, se réfère aux bâtisseurs de cathédrales.

Rappelons simplement que le désir religieux de multiplier ces édifices avec l’aide financière des Templiers fit naître une nouvelle corporation au caractère initiatique :

Les Compagnons. Qui jouirent très vite d’une haute estime.

Leur usage était de former autour de l’édifice en construction une enceinte composée d’autant de cabanes qu’il y avait d’ouvriers.

L’architecte en était le chef. Il établissait un surveillant par dix maçons. Un signal convenu les appelait à l’ouvrage, un autre annonçait la cessation des travaux. Tous se donnaient le nom de « frères », vivaient en bonne intelligence et se protégeaient mutuellement. Mais il s’agissait toujours de Loges opératives, sans soucis de débat intellectuel ou philosophique qui apparurent sous l’impulsion des Maçons spéculatifs et des Frères Rose Croix.

Ceux-ci s’affilièrent dans ces loges au cours du 17ème siècle, particulièrement en Angleterre mais déjà depuis très longtemps en Ecosse. Un autre élément souvent négligé indique que c’est surtout au pape Boniface IV que la Maçonnerie fut redevable de l’accroissement qu’elle prit à cette époque.

Afin d’encourager et d’accélérer les constructions pieuses, il rendit en 1614 une bulle par laquelle il accordait aux maçons (opératifs) et à tous les fidèles qui s’adjoindraient à eux des prérogatives et des indulgences.

Dès lors, pour avoir droit aux grâces et aux bénédictions du Saint-Siège, on vit accourir de partout de riches seigneurs et des guerriers qui avaient déposés leurs armes. Tous se soumettaient à la discipline de l’association, et obtenaient d’y être admis sous le titre de maçons libre ou « free masons ».

Certains prétendaient que Jacques de Molay, dernier Grand maître de l’Ordre du Temple, étant venu à Paris d’après les ordres du Pape, fut emprisonné à la Bastille.

Du fond de sa cellule, il créa quatre loges mères, à savoir : pour l’Orient, Naples ; pour l’occident, Edimbourg ; pour le Nord Stockholm et pour le Midi, Paris.

Le lendemain de l’exécution de Jacques de Molay, le chevalier Aumont et sept Templiers déguisés en maçons vinrent recueillir les cendres du bûcher. C’est alors que s’organisèrent les quatre Loges de Francs-maçons créées par le Grand-Maître.

Il reste que de tout temps et partout sur le globe les Initiés ont continué à se reconnaître au moyen de signes particuliers variant selon le grade dont ils étaient revêtus.

Les hauts principes de la Franc-maçonnerie ne faisant que reprendre ces très vieilles traditions qui rappelaient anciennement quelque soit l’individu, le lieu, les circonstances et ses croyances, qu’il devait aide et assistance à un de ses Frères en danger.

Sur un champ de bataille, un frère se doit toujours d’épargner le sang d’un autre frère, même si ce dernier est son ennemi.

Ce fut le cas à Waterloo, en 1815, entre les troupes anglaises et françaises, comme durant la seconde guerre mondiale ou encore de l’autre côté de l’Atlantique durant la guerre d’indépendance qui opposait les Anglais aux Américains.

En toutes circonstances et de tout temps, suivant la tradition le Maçon est tenu d’écouter le cri de détresse de celui qui est en danger.

Le compagnonnage est un groupement dont le but comme en partie en Maçonnerie est : l’entraide, la protection, l’éducation, la transmission des connaissances entre tous ses membres.

Ou devrais-je dire la Maçonnerie est un regroupement dont le but est comme en partie le compagnonnage : l’entraide, la protection, l’éducation, la transmission des connaissances entre tous ses membres.

De ce fait, on peut très bien imaginer que cette aspiration ait existée avant le pain et le compas, et il faut bien admettre qu’elle existait, dans sa forme la plus pure, avant l’humanité, c’est-à-dire dès le début des êtres vivants.

Elle a probablement pour origine les grands travaux de construction de l’antiquité. Ceux-ci ont nécessité l’organisation logistique et technique des chantiers et l’utilisation d’ouvriers itinérants ou importés avec les armées ; autrement dit : depuis les premières civilisations sumérienne, babylonienne, égyptienne, et celles qui suivirent…

Aujourd’hui à l’occasion de nos travaux en Loge, la Maçonnerie a adapté sur le plan spéculatif certaines pratiques et usages que les premiers constructeurs des civilisations successives, maçons et tailleurs de pierre avaient depuis très longtemps…

Aussi, ne serait-ce que pour le chemin parcouru et le legs dont ils nous on gratifié, soyons conscients que nous leur devons cette connaissance ancestrale pour être capables de distribuer à nouveau cette re-connaissance dans nos ateliers…

J’ai dit

 

Source : http://fantasy-sur-gaia.over-blog.com/categorie-11071983.html

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