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Hauts Grades

Symbolisme du Chandelier

17 Décembre 2012 , Rédigé par Robert MINGAM Publié dans #Planches

En Franc-maçonnerie et suivant le Rite choisi par la Loge, un Chandelier à Sept branches est posé sur le plateau du Vénérable Maître. Diverses interprétations font autorité selon qu’il s’agit d’un symbole hébraïque (la ménorah), égyptien ou plus prosaïquement maçonnique. Le Chandelier qui possède 7 branches rappelle que dans toutes les traditions ce chiffre symbolise l’union entre le Ciel et la Terre (3 le chiffre du ciel + 4 celui de la Terre et ses points cardinaux). Il est le centre et indique le sens d’un changement après un cycle accompli et d’un renouvellement positif. Au presque sommet de notre hiérarchie, les 7 échelons de l’échelle des Kadosh (30e degré de la Maçonnerie Ecossaise) indiquent le nombre d’états spirituels hiérarchisés qui permettent le passage de la Terre au Ciel et d’atteindre la perfection du Grand Architecte de l’Univers.

Le Chandelier à Sept branche dans l’iconographie juive

La Menorah est l’emblème le plus répandu de l’iconographie juive choisi pour représenter l’Etat d’Israël. Une description minutieuse de ce chandelier en or, qui ornait la face sud du Sanctuaire de la Tente du Rendez-vous et du Temple de Jérusalem, est donnée dans l’Exode. Il est manifeste que cet objet évoque un arbre, un amandier ou un palmier. En fait le modèle serait un arbuste du type sauge qui pousserait sur le mont du Temple à Jérusalem. Le mot Menorah évoquerait la lumière, mais aussi la chaleur. Prenant racine soit dans la Terre, soit dans le Ciel par ses branches, l’arbre-chandelier faciliterait une forme de communication entre le haut et le bas. Les kabbalistes voyaient un Arbre de Vie dans ce symbole cosmique. La Menorah est pour le Peuple juif le Symbole de la lutte pour son indépendance, de sa victoire contre l'oppression étrangère et un symbole de continuité entre le passé et le présent. Le mot "Ménorah" hrwnm vient de la racine « rwn » qui est une expression Chaldéenne signifie "FEU". On retrouve cette même expression dans Daniel 3:6 ... "feu ardent"... "Noura YaKideta".    
La tradition biblique du chandelier commence au mont Sinaï, après la révélation de Dieu aux Hébreux et la divulgation de la Torah. Au chapitre 25 de l'Exode, Dieu demande à Moïse de réaliser un chandelier d'or pur, d'une seule pièce, une branche centrale et trois de chaque côté. Elle devait brûler sans cesse et le nettoyage des tubulures se faisait chaque soir par les Lévites (lisez les passages Bibliques suivants : Exode 25:31 à 40 - Exode 37:17 à 24 – Nombres 8:2 à 4 et II Chroniques 13:11). La "Ménorah" était alimentée d'huile d'olive spécialement pure, vierge et provenant d'olives concassées spécialement par cet usage (Exode 27:20 à 21).
Ce chandelier devant être placé dans le Saint (ou Sanctuaire) de la Tente du Rendez-vous dans le désert, pour témoigner de la relation permanente et réciproque entre Dieu et son peuple. Le Saint des Saints de la Tente, espace contigu au Sanctuaire mais secret et interdit, abritait les tables de la loi ainsi que les chérubins entre lesquels on pensait que la Présence divine se déployait. La "Ménorah" était donc dans l'Arche au désert ainsi que dans le Temple de Jérusalem, un des symboles prophétiques des plus importants ! Elle était placée dans le "Lieu Saint" (la tente du Rendez-vous) et avant le "Lieu Très Saint" (le Sanctuaire). Sur le plan historique, la Ménorah est restée allumée pendant une période de plus de quinze siècles, à l'exception de deux interruptions, lors de son vol par Nabukhanetsar, après le destruction du premier temple, et lors de l'exil des Judéens à Babel qui a duré 48 ans et lors de la profanation du deuxième Temple par Antiochus Epiphane, pendant 11 ans. Lors de l'exil de Babel, les juifs ont adopté la Ménorah comme emblème: après avoir représenté la lumière intérieure d'un peuple constitué en nation, désormais elle représentait la nation juive disloquée et dispersée. Pour Philon d'Alexandrie, philosophe juif de l'époque romaine, le chandelier était l'image du ciel, avec le système planétaire au centre duquel brille le soleil: il pouvait donc illustrer la vie éternelle, et c'est peut-être à ce titre qu'on le trouvait sculpté sur les sépultures juives de Rome. Historien du 1er siècle, Flavius Joseph décrit le chandelier ainsi: "il y avait un chandelier d'or non pas massif, mais creux par le milieu: il était enrichi de petites boules rondes, de lys, de pommes de grenade; il était composé de sept branches, en relation avec les sept planètes"
Toujours est-il qu'après avoir détruit le deuxième Temple, l'empereur romain Titus captura le candélabre et ordonna à ses sculpteurs de le reproduire dans tous ses détails sur l'arc de triomphe célébrant sa victoire sur la Judée: il imaginait ainsi avoir éteint pour toujours la lumière d'Israël en se l'appropriant; on peut voir cette sculpture aujourd'hui sur la face intérieure de l'une des colonnes de l'arc de Titus, dans le Forum romain. Au gré des invasions, le chandelier changea de mains plusieurs fois puis disparut.
II ne faut pas confondre la Ménorah chandelier à 7 branches ordonné par l'Eternel pour le Temple avec la "HanouKiath" chandelier à 8 branches plus 1 pour l'allumage, et qui rappelle la victoire de Juda Maccabi sur Antiochus Epiphane en 165 avant Y.M. (Voir TMPI n°103 - Une lumière ... Hanoucah ou Noël). Cette Ménorah à 7 branches typifie le Messie Yéshoua qui est la lumière du Monde. En effet, elle représente les 7 flammes du Nom de Yéshoua et aussi les 7 qualités d'Esprit énumérées en Isaïe « 11:1 à 2... Un rameau sortira du tronc d'Isaïe, un "Netzer" (rejeton) naîtra de ses racines L'ESPRIT DE L'ETERNEL reposera sur lui, ESPRIT de sagesse, d'intelligence de conseil, de force, de connaissance et de crainte de Dieu (ou soumission) ». Dans l'Apocalypse (ou Révélation) iYéshoua est représenté derrière LA MÉNORAH dont les 7 lumières représentent les 7 "Kéhilots" ou "Assemblées" que les Chrétiens appellent "Eglises" : Apocal. 7:12 à 16 et v.20. Il est évident que le texte parle de 7 lampes allumées et non 7 chandeliers ! Enfin ce chandelier ou Ménorah est aujourd'hui le symbole prophétique par excellence : Une Ménorah gigantesques se dresse devant la Knesseth (parlement Israélien) et le blason du pays d'Israël est un chandelier encadré de deux branches d'oliviers (Israël et l'Eglise des gentils issus tous deux de l'olivier Biblique : lire Zach. 4:2 à 3 et Rom. 11:16 à 24.).

Le Chandelier à Sept branches dans les temples égyptiens

Dans la tradition égyptienne, les sept branches du Chandelier auraient pu représenter les différents bras du Nil ou encore le Soleil et les planètes connues à cette époque. Cependant, Le Temple, comme plus tard celui de Salomon figurait le Cosmos, et dans un grand nombre de chambres de ces temples figurait un candélabre à sept branches en or. Placé dans le Saint des Saints, du côté Sud du Tabernacle (le Naos), il représentait Saturne, le Soleil, la Lune - deux branches chacun – soit les trois périodes du développement de l’homme avant de s’incarner. La septième branche ayant une lampe alimentée par de l’huile d’olive pure, représentant la lumière spirituelle.

Le Chandelier à Sept branches dans la tradition maçonnique

Dans la tradition maçonnique, l’homme est replacé au centre de son Univers. L’Initiation qui caractérise son devenir ne lui enseigne rien, mais lui suggère quelques directions à explorer avant de s’engager dans une voie où les certitudes sont chaque jour remises en question. Dans le Chandelier à sept branches, l’homme antenne qui vibre entre les énergies cosmique et tellurique est symbolisé au centre d’une croix dont la branche verticale est enracinée sur la Terre pour s’élever vers le ciel, et une branche horizontale définissant son positionnement sur la Terre. Symboliquement, celui-ci possède un Corps, une Ame et un Esprit que l’on peut figurer par des cercles concentriques. Si comme le prétendait Hermès Trismégiste dans sa table d’Emeraude, que ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, nous pouvons séparer ces deux parties et découvrir le sens de notre évolution spirituelle. Le Chandelier à sept branches symbolise donc le point de rencontre entre deux mondes (matériel et spirituel). Ce changement de plan marque ce que peut être le Midi des Maçons cherchant à s’élever en spiritualité. Avant l’ouverture des travaux, une seule étoile est allumée. Elle symbolise la présence de la lumière que nous venons partager dans le temple. C’est à partir de celle-ci que s’allumeront toutes celles qui éclaireront notre espace sacré.

Au premier degré du Rite d’ouverture de nos travaux, deux étoiles viennent s’y ajouter suggérant d’une part, que travaillant au progrès de l’humanité nous constituons « le corps matériel » de cette Grande Fraternité qu’est la Franc-maçonnerie, et que d’autre part, nous sommes censés limiter notre travail sur notre « corps ethérique et spirituel ». A ce niveau de conscience, éclairé par ces trois flammes reliant notre monde à celui d’en haut le Maçon s’engage à explorer en lui-même les arcanes du connais-toi toi-même.

Au second degré, le Compagnon s’identifie aux arts libéraux et créé des images mentales lui permettant d’agir sur son subconscient. Il est l’âme de la maçonnerie, celle qui transforme et modèle la matière en utilisant les outils symboliques qui lui sont confiés. Il est l’artisan qui réalise les projets du Maître. Dans le domaine spirituel il travaille sur son corps astral, celui-ci de son Âme. C’est pourquoi, sur le plateau du Vénérable Maître, le Chandelier à sept branches s’allume alors de cinq étoiles.

Au troisième degré, le Maître est spirituellement censé avoir acquis les deux précédents niveaux de conscience. Il a appris à maîtriser son corps subtil et, parallèlement, s’est familiarisé avec la méthode maçonnique qui l’a conduit sur la voie de sa révélation. Maître vis à vis de lui-même et non par rapport aux autres, il possède les outils qui vont lui permettre de continuer à progresser en toute liberté. Parvenu au savoir de lui-même, il a bouclé la boucle du connais-toi toi-même et il se doit de partager son expérience en aidant ses Frères sur la voie de la connaissance et du respect de la règle initiatique qui l’a guidé tout au long de son parcours. Sur le plateau du Vénérable Maître, Le Chandelier à sept branches s’allume alors de sept étoiles, l’informant que désormais il travaille sur l’esprit de l’Ordre qu’il s’est engagé à servir. Devoir de transmettre l’esprit de ses mystères sans en altérer le sens. Devoir de servir, et non de se servir.

J'ai dit

Source : http://www.ordoabchaos.net/pages/symbolisme-du-chandelier.html

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