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Hauts Grades

Trente troisième grade du REAA : Souverian Grand Inspecteur Général

31 Mai 2012 Publié dans #hauts grades

Je ne peux, mes FF que vous reproduire ce qu’a écrit un de nos Frères sur ce grade, texte admirable auquel je n'ai rien à ajouter :

Le Grade de 33° est symboliquement le couronnement d'une démarche qui devrait conduire du chaos à la lumière révélatrice les aspirants à la Connaissance.

Il y a dans le propos de ce grade une profonde détermination: la communication formelle de l'incapacité où les hommes se trouvent de parvenir, jamais, à la Souveraine Puissance, à la Connaissance Absolue, à la Véritable Sagesse.

L'échelle est montée, mais aussi redescendue. La récapitulation des étapes lors des rites d'accession au dernier grade est une façon de renouer avec une évolution dépassée, mais c'est également un retour aux origines. C'est la figuration des retours au début que l'on pratique dans le jeu de l'oie, dont la fonction est d'ailleurs du même ordre quoi que sur d'autres bases que la démarche initiatique de la Franc-Maçonnerie.

La vertu par excellence c'est l'humilité. Mais il ne saurait être question de tenir cette vertu comme qualifiant l'absence de tout discernement, ni le refus de servir. C'est très exactement le sentiment que rien ne peut être fait de grand par l'homme s'il ne parvient pas à s'oublier après avoir acquis la maîtrise de ses moyens physiques et intellectuels, afin de se mettre entièrement au service des hommes.

On n'est un grand exécutant que si l'on a entièrement oublié les moyens pour la reproduction fidèle de l'œuvre. On n'est un ouvrier digne de ce nom que si l'on met au service de son travail toutes les aptitudes dont on est doté. On n'est un homme que si l'on prend place parmi les hommes sans prétention à les dominer, à les diriger, à les utiliser, mais seulement si l'on est entièrement à leur service.

Ce qui signifie d'une part que l'on est assez fort pour affronter les épreuves de la vie, assez lucide pour discerner les pièges tendus par les circonstances et les passions humaines, assez humble pour persévérer sans prétendre à autre chose qu'au sentiment du devoir accompli, c'est-à-dire à la paix avec soi-même.

La démarche initiatique n'est pas quoi qu'on puisse le prétendre par analogie avec les religions, une démarche illuminative qui ravisse le fidèle et le conduise au ciel. Toutes les civilisations ont eu des drogues pour remplir cette fonction en l'absence de véritable inspiration.

La démarche maçonnique est une lente conquête de la lucidité et une prise de conscience de notre condition. L'homme n'est qu'une parcelle infime de l'immense existence, et son intelligence ne peut saisir qu'une part infime des rapports entre les manifestations. Mais sa raison, et son intuition lui ouvrent le champ de l'univers. Sa liberté c'est la Connaissance et sa Vérité, l'amour de l'humanité.

Situer l'action d'un maçon du 33ème grade ce n'est pas définir une vocation, c'est observer une liberté.

La plupart des individus engagés dans les appareils institutionnels se trouvent un jour ou l'autre confrontés entre le devoir de servir l'organisation, et celui de répondre aux exigences de leur conscience.

Il est heureux que les membres du Suprême Conseil n'aient pas à se poser ce dilemme précisément parce qu'ils ne sont pas les administrateurs de l'appareil, ni les responsables de l'institution dans son apparence formelle.

Parce qu'ils sont retournés au bas de l'échelle, et parce qu'ils sont libérés de toute servitude, ils ne rendent compte qu'à eux-mêmes des actes que leur rayonnement inspire.

La difficulté, on s'en aperçoit tôt ou tard n'est pas tellement d'obéir, de servir une entreprise définie, de combattre pour une cause particulière, la difficulté c'est de préserver en soi les Vertus humaines par excellence, celles qui reconnues à travers les siècles par la meilleure part de l'homme, celles qui projetées en des figures mythiques représentent les aspirations constantes de l'imagination généreuse, et de la volonté émancipatrice, celles qui définissent pour toutes les cultures et pour toutes les civilisations, le caractère de l'humain dans la perfection de son accomplissement.

Ces Vertus prennent selon les temps des noms divers, et selon les lieux des formes curieuses, mais elles demeurent vives et actives dans l'esprit des peuples.

Nulle civilisation n'a cultivé le mépris de la vie sans disparaître. Mais faut-il que les civilisations disparaissent pour que dure l'espèce ? C'est une question qui demeure posée éternellement dans la mesure où ce terme à jamais indéfini a un sens.

Mais ce que nous savons c'est que la seule façon de reconnaître aux hommes leur dignité c'est de considérer leur bonne volonté à l'égard de leurs semblables. Ils peuvent paraître se tromper selon notre jugement, mais quoi qu'ils fassent, s'ils le font par amour de l'humanité, ils méritent notre estime.

C'est le concours de tous ces êtres frêles et incertains de leurs fins qui fait la corde de la Vie, et la grandeur de notre destin.

Comment s'élever au-dessus des misères sinon en se mettant à même de les comprendre et de les dissiper ? »

Ce Frère a à l’évidence fait le chemin intérieur. il a connu la vie et a mis en pratique comme peu parmi nous les préceptes de la Voie. Je partage bien volontiers en harmonie avec lui son propos.

Charge à vous qui connaissez des Frères qui sont au sommet de la hiérarchie de dire s'ils sont au niveau de ce Frère qui mérite amplement le titre de Très Respectable, titre qui offense quasiment son absence d'égo.

Je vous donne ci-dessous, comme à l'accoutumée la partie théâtrale qu’aiment à reproduire nos FF qui ont atteint le sommet théorique de la spiritualité.

 

Signes :

1) croiser les bras sur la poitrine, le corps et la tête inclinée vers l’avant

2) tomber sur le genou gauche

3) tirer le glaive du fourreau, baiser par trois fois la lame de son épée

Ce degré n’a pas d’attouchement

Batterie : onze coups, par cinq ; trois, un et deux : 11111-111-1-11

Insignes et décors :

Un cordon blanc moiré, liseré d’or avec une rosette blanche rouge et verte avec un delta, un poignard tourné vers le centre avec le nombre 33 en chiffres arabes. (rarement respecté)

On porte de plus une croix teutonique rouge à gauche, l’aigle noir à deux têtes aux ailes étendues tient un glaive en ses serres.

Mots de passe :

1er\ de Molay

Réponse : Hiram Abis

2ème\ Frédéric

Réponse : de Prusse

Grand Mot de Passe ou Mot Sacré :

Mi-Chamichah Bealim Adonaï (qui est semblable à vous parmi les forts Seigneurs)

 

Le prochain article : il traitera d’un grade d’exception, dont vous ne trouverez de trace qu’avec d’extrêmes difficultés, si vous y arrivez jamais.

A ma connaissance, il n’existe aucune trace de ce Grade d'ultime Illumination sur Internet.

Ce grade n’a été donné qu’à très peu de Frères, dotés de grande sagesse et humilité et considérés comme seuls capables de transmettre la véritable "ultime Initiation".

Ce rituel est un rituel de mort et de renaissance.

Il est situé dans le troisième grade et au-delà de tous les Grades, car il englobe la notion du Fils.

Il est considéré comme l’ultime privilège et dernier sacrifice. Il ne fait pas partie officiellement du REAA, ni du SCPLF. Pourtant certains Frères actuellement hauts gradés, au nombre de douze plus un l’ont obtenu.

Le Rituel existe ; il est dénommé rituel « de la Parole, Source de Vie ». Il est transmis oralement, ce qui est paradoxal pour le REAA. Ce Rituel fut mis en place et vécu pour la première fois sur une tombe le 17 août 1786. Un ouvrage y fait référence dans une bibliothèque très connue du Brandebourg.

Ce Grade de l’Ultime Illumination est celui dit du « Messie, fils du Très Haut ».

 Source : http://deusmeumquejus.over-blog.com

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