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Hauts Grades

Zorobabel

9 Juin 2012 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #fondements bibliques de la FM

Aggée, Chapitre II, ver 1 à 9.(rituel de Compagnon de la Sainte Arche Royale)


1- En l’an II du roi Darius, le 21éme jour du 7éme mois, la parole de l’Eternel se révéla par Aggée, le prophète, en ces mots

2- Parle à Zorobabel, fils de Schealthiel, Gouverneur de Juda, à Josué, fils de Jotsadak le souverain sacrificateur, et au reste du peuple, et dis leur:

3- Quel est parmi vous le survivant qui ait vu cette maison dans sa gloire première?

Et comment la voyez-vous maintenant? Telle qu’elle est, ne paraît-elle pas comme rien à vos yeux

4- Maintenant fortifie-toi Zorobabel! dit l’Eternel, fortifie-toi, Josué fils de Jotsadak souverain sacrificateur, fortifie-toi peuple entier du pays! dit l’Eternel et travaillez car Je suis avec vous dit l’Eternel des armées.

5- Je reste fidèle à l’alliance que j’ai faite avec vous, quand vous sortîtes d’Egypte et mon esprit est au milieu de vous. Ne craignez pas!

6- Car ainsi parle l’Eternel des armées: Encore un peu de temps, et j’ébranlerai les cieux et la terre, la mer et le sec

7- J’ébranlerai toute les nations. Les trésors de toutes les nations viendront et je remplirai de gloire cette maison, dit l’Eternel des armées

8- L’argent est à moi, dit l’Eternel des armées.

9- La gloire de cette dernière maison sera plus grande que celle de la première, dit l’Eternel des armées. Et c’est dans ce lieu que je donnerai la paix, dit l’Eternel des armées.

 

Flavius Josèphe : Cyrus, Darius et Zorobabel


La première année du règne de Cyrus, qui était la soixante-dixième depuis le jour où notre peuple avait dû quitter sa patrie pour Babylone, Dieu prit en pitié la captivité et le misérable sort de ces malheureux], suivant la prédiction qu'il leur avait faite par la bouche du prophète Jérémie avant la destruction de leur ville, à savoir qu'après soixante-dix ans de servitude et de captivité qu'ils auraient supportés sous Nabuchodonosor et ses descendants, il les ramènerait dans leur patrie ou' ils reconstruiraient le temple et retrouveraient leur ancienne prospérité. Ces promesses, il les tînt alors. Inspirant, en effet, l'âme de Cyrus, il lui fit adresser à toute l'Asie une proclamation ainsi conçue : « Cyrus roi dit ceci : Puisque le Dieu tout-puissant m’a fait roi du monde entier, je crois que ce Dieu est celui qu'adore le peuple des Israélites. Car il a prononcé d'avance mon nom par la bouche de ses prophètes, et prédit que je construirai son Temple à Jérusalem, dans le pays de Judée. »

Cyrus connut ces prédictions en lisant le livre des prophéties qu'avait laissé Isaïe deux cent dix auparavant : celui-ci assure que Dieu lui dit en secret : « Je veux que Cyrus, que je marquerai pour régner sur des peuples nombreux et puissants, renvoie mon peuple dans sa patrie et construise mon Temple ». Voilà ce que prophétisa Isaïe cent quarante ans avant la destruction du Temple. Cyrus lut la promesse divine, en fut émerveillé, et fut pris du désir et de l'ambition d'accomplir ce qui était écrit. Ayant donc fait rassembler les plus importants des Juifs de Babylone, il leur dit qu'il leur permettait de se mettre en route pour leur patrie et de relever leur ville et le Temple de Dieu ; il ajouta que Dieu les aiderait et qu'il allait lui-même écrire aux généraux et satrapes voisins de leur pays de leur fournir l'or et l'argent nécessaires pour la reconstruction du Temple, et, en outre, des animaux pour les sacrifices..

Les Juifs ayant jeté les fondements du Temple et s'étant mis avec ardeur à le rebâtir, les peuples voisins, et particulièrement les Chouthéens que Salmanassar, roi d'Assyrie, avait amenés de Perse et de Médie et établis à Samarie quand il eut déporté les Israélites, demandèrent aux satrapes et aux fonctionnaires de s'opposer au relèvement de la ville et à la reconstruction du Temple. Ceux-ci, corrompus à prix d'or, vendirent aux Chouthéens leur indifférence et leur insouciance à l'égard des Juifs ; car Cyrus, occupé ailleurs par des guerres, ignorait ces faits et, peu après, périt dans une expédition contre les Massagètes. Mort de Cyrus, Darius lui succède..

Vers ce même temps arriva de Jérusalem auprès de Darius Zorobabel, qui avait été nommé chef des Juifs captifs. Une vieille amitié l'unissait au roi, ce qui lui valut d'être jugé digne, avec deux autres, du titre de garde du corps, obtenant ainsi un honneur qu'il souhaitait.

Zorobabel cessa alors de parler sur la vérité. L'assemblée s'écria qu'il avait parlé le mieux de tous, que la vérité seule a un pouvoir immuable et qui échappe à la vieillesse. Le roi lui ordonna donc de demander ce qu'il voulait en outre des récompenses promises, l'assurant qu'il l'obtiendrait parce qu'il était sage et s'était montré pins avisé que les autres : « Assieds-toi auprès de moi, ajouta Darius, et sois appelé mon parent ». A ces paroles, Zorobabel, rappela au roi le vœu qu'il avait fait dans le cas où il obtiendrait la couronne : c'était de rebâtir Jérusalem, d'y reconstruire le Temple de Dieu, et de replacer dans le Temple les vases sacrés que Nabuchodonosor avait enlevés et apportés à Babylone. « C'est là, dit-il, ma demande, puisque tu m'autorises à t'en adresser une pour avoir paru sage et avisé. »

Le roi, tout réjouit se leva, l'embrassa, et écrivit aux satrapes et aux toparques pour leur ordonner de faire escorte à Zorobabel et à ceux qui devaient partir avec lui pour aller reconstruire le Temple. Il enjoignit de plus aux gouverneurs de Syrie et de Phénicie de faire couper du bois de cèdre dans le Liban, de l'expédier à Jérusalem, et d'aider Zorobabel à rebâtir la ville. Il décréta que tous ceux des prisonniers qui étaient retournés en Judée étaient libres, interdit à ses procureurs et satrapes de commander les Juifs pour le service du roi, et exempta d'impôts tout ce que ceux-ci pourraient posséder en terres. De plus, il ordonna aux Iduméens, aux Samaritains et aux habitants de la Cœlésyrie de rendre les village s appartenant aux Juifs qu’ils détenaient, et prescrivit de verser en outre cinquante talents pour la construction du Temple .Il permit aux Juifs de sacrifier suivant leurs coutumes, voulut payer lui-même les frais des sacrifices ainsi que le costume sacré que revêtent pour honorer Dieu le grand-prêtre et les prêtres, de même que les instruments de musique dont les Lévites se servent pour célébrer Dieu ; aux gardiens de la ville et du Temple, il fit donner des terres et assigner chaque année une certaine somme pour leur subsistance ; il fit enfin renvoyer les vases sacrés, et confirma tout ce que Cyrus avant lui avait décidé au sujet du rétablissement des Juifs.

Après avoir obtenu du roi toutes les récompenses, Zorobabel, quittant le palais, leva les yeux au ciel et se mit à remercier Dieu de la sagesse qu'il lui avait inspirée et de la victoire remportée grâce à elle en présence de Darius : « Car, dit-il, je n'aurais jamais été jugé digne de ces faveurs, ô Seigneur, sans ton bienveillant appui ». Ayant donc remercié Dieu du présent et lui ayant demandé de continuer sa protection dans l'avenir, il alla à Babylone et annonça à ceux de sa nation les décisions heureuses du roi. Ceux-ci à cette nouvelle remercièrent Dieu de leur rendre leur terre natale ; puis, se rassemblant en des festins et libations, ils passèrent sept jours à célébrer joyeusement le relèvement et la résurrection de leur patrie. Ensuite ils choisirent dans chaque tribu des chefs pour les conduire à Jérusalem avec leurs femmes, leurs enfants et leurs bêtes de somme ; et tous, avec l'escorte donnée par Darius, firent route jusqu'à Jérusalem pleins de joie et d'orgueil, chantant, jouant de la flûte, faisant retentir les cymbales. Tout le reste du peuple juif leur fit conduite en manifestant son allégresse.

C'est ainsi qu'ils partirent, en nombre fixe de chaque groupe de familles. Je crois inutile de donner ici les noms de ces groupes je craindrais, en effet, en détournant la pensée de mes lecteurs de la suite des événements, de leur en rendre le récit difficile à suivre. La masse des émigrants au-dessus de douze ans, dans les tribus de Juda et de Benjamin, était de quatre millions six cent vingt-huit mille personnes ; les Lévites étaient quatre mille soixante-dix, et il y avait quarante mille sept cent quarante-deux femmes et enfants en bas âge. En outre, il y avait cent vingt-huit lévites hymnodes, cent dix portiers, trois cent quatre-vingt-douze esclaves sacrés ; et enfin six cent cinquante-deux personnes qui se disaient Israélites, sans pouvoir justifier de leur race. On enleva même leur dignité à certains prêtres qui avaient épousé des femmes dont ils ne pouvaient eux-mêmes dire la race et dont on ne retrouva pas la famille dans les généalogies des Lévites et des prêtres : ils étaient environ cinq cent vingt-cinq. La foule des serviteurs qui suivait les Juifs retournant à Jérusalem s'élevait au nombre de sept mille trois cent trente-sept ; puis deux cent quarante-cinq chanteurs et chanteuses quatre cent trente-cinq chameaux, cinq mille cinq cent vingt-cinq bêtes de somme. Les chefs de la multitude dénombrée ci-dessus étaient Zorobabel, fils de Salathiel, de la race de David et de la tribu de Juda, et Jésus, fils de Josédec, le grand-prêtre. En outre, Mardochée et Sérébée furent élus comme chefs, parmi le peuple, et fournirent une contribution aux frais du voyage, de cent mines d'or et cinq mille d'argent. Les prêtres, les Lévites et une partie du peuple juif qui était à Babylone revinrent ainsi à Jérusalem. Les autres émigrants rentrèrent chacun dans sa ville natale.

Le septième mois après leur départ de Babylone, le grand-prêtre Jésus et le chef Zorobabel rassemblèrent de tous côtés à Jérusalem avec le plus grand zèle le peuple de la campagne ; puis ils rebâtirent l'autel des sacrifices à l'endroit où il s'élevait auparavant, afin d'y offrir à Dieu les sacrifices prescrits suivant la loi de Moïse, au grand mécontentement des peuples voisins qui leur étaient tous hostiles. Ils célébrèrent aussi à cette époque la fête des Tabernacles, suivant les prescriptions du Législateur à ce sujet ; ils firent ensuite les offrandes et les holocaustes, et les sacrifices des sabbats et de toutes les fêtes sacrées ; et ceux qui avaient fait des vœux les accomplirent en sacrifiant à partir de la nouvelle lune du septième mois. Ils commencèrent enfin la construction du Temple, dépensant de grosses sommes pour les tailleurs de pierre et les charpentiers, et pour la nourriture des ouvriers. Les Sidoniens envoyèrent avec plaisir et sans difficulté des bois de cèdre du Liban, qu'ils amenèrent au port de Jopé liés entre eux et assemblés en radeau : Cyrus avait le premier donné l'ordre de le faire, ordre qui fut exécuté quand Darius l'eut renouvelé.

On arriva ainsi jusqu'au deuxième mois de la deuxième année du retour des Juifs à Jérusalem ; la construction du Temple était poursuivie sans interruption ; une fois les fondations achevées, à la nouvelle lune du second mois de la deuxième année, on commença les murs, et la surveillance des travaux fut confiée aux Lévites âgés de plus de vingt ans, à Jésus, à ses fils et à ses frères, à Zodmeel, frère de Juda fils d'Aminadab, et à ses fils. Et tous ceux qui étaient chargés de ce soin s'en acquittèrent avec tant de zèle, que le Temple fut terminé plus tôt qu'on n'aurait pu le prévoir. Quand le sanctuaire fut terminé, les prêtres, revêtus des vêtements traditionnels, les Lévites, et les descendants d'Asaph, au son des trompettes chantèrent un hymne à la louange de Dieu, comme David en avait le premier donné l'exemple. Les prêtres, les Lévites et les anciens des groupes de familles qui se rappelaient la grandeur et la somptuosité de l'ancien Temple, voyant combien, par suite du manque de ressources, on avait dû construire plus modestement le nouveau, et mesurant la décadence de leur prospérité à l'infériorité du nouveau Temple, se montraient tout abattus et honteux à cette pensée ; incapables de contenir leur chagrin, ils allaient jusqu'aux gémissements et aux larmes. Quant au peuple, il se trouvait satisfait du présent, content d'avoir reconstruit le Temple, et, n'ayant ni souci ni mémoire de l'ancien, il ne se tourmentait pas à faire la comparaison entre les deux pour trouver le nouveau moins riche qu'il ne s'y attendait. Le bruit des trompettes et la joie populaire étaient cependant couverts par les gémissements des anciens et des prêtres déclarant le Temple bien moins beau que celui qui avait été détruit.

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