Poèmes

Mercredi 2 juillet 2014 3 02 /07 /Juil /2014 05:30

L’EGO (l’homme extérieur) dit :
Quand tu dévoiles tes sentiments on te blesse
Quand tu es fidèle on te trompe
Quand tu aimes on te largue
Quand tu es honnête on te mens.

Le SAINT-ESPRIT (l’homme intérieur) dit :
Quand tu dévoiles tes sentiments à une personne 
dont tu ne t'es pas assurer avant qu'elle était fidèle tu te trompes - 
Quand tu aimes une personne 
dont tu ne t'es pas assurer avant qu'elle était honnête tu te mens ;
En conséquence tu es blessé(e) et on te largue.

« Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu'il approuve! Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu'il mange est condamné, parce qu'il n'agit pas par conviction. Tout ce qui n'est pas le produit d'une conviction est péché. » Romain 14. 22-23

« Car le salaire du péché, c'est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur. » Romain 6. 23

 

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Jeudi 12 juin 2014 4 12 /06 /Juin /2014 07:18

Je ne suis qu’un homme parmi les hommes,
Mais j’ai répondu sous le bandeau et j’ai gravi les trois marches.
J’ai vu l’étoile flamboyante, j’ai fait le signe.
Je suis un maillon de la Chaîne ! La Chaîne est longue.

Elle remonte jusqu’au siècle d’Hiram, et peut-être plus loin encore.
On trouve notre signe sur les pierres dans les déserts de sable sous le ciel pur de l’Orient,
dans ces plaines où s’élevaient les temples colossaux, poèmes purs de la puissance et de la gloire.

On trouve notre signe sur les papyrus que l’âge a teinté d’ocre, sur les feuilles où le calame a
tracé les phrases les plus belles qu’un être ait pu lire.
On trouve notre signe sur les hautes cathédrales aux sommets sublimes aérés par les vents des siècles.
On trouve notre signe jusque sur les conquêtes de l’esprit qui font l’humanité meilleure,
sur la partition de Mozart, sur la page de Goethe, le livre de Condorcet, les notes d’Arago.

Et pourtant, je ne suis qu’un homme parmi les hommes, un homme sans orgueil, heureux de
servir à sa place, à son rang, je ne suis qu’un maillon de la Chaîne, mais je me relie à l’Univers dans l’espace et dans le temps.

Je ne vis qu’un instant, mais je rejoins l’Eternel.
Ma foi ne saurait faire couler le sang, je ne hais point, je ne sais point haïr.
Je pardonne au méchant parce qu’il est aveugle, parce qu’il porte encore le bandeau, mais je
veux l’empêcher de mal faire, de détruire et de salir.

A ma place, debout et à l’ordre, j’ai travaillé de mon mieux.
Dans toutes les heures de la vie, mon coeur est demeuré fidèle.
Je me suis dépouillé des métaux, j’ai combattu jusqu’à la limite de mes forces le fanatisme et
la misère, la sottise et le mensonge.

Je ne crains rien, pas même ce sommeil que l’on appelle la mort.
J’espère supporter la souffrance avec l’aide des miens, je saurai subir ce qui doit être subit
parce que c’est la loi commune.

J’aurais dégrossi la pierre, accompli ma tâche en bon ouvrier par l’équerre et le compas.

Quand je partirai, formez la Chaîne.
Rien ne sera perdu de ce qui fut donné. Je resterai toujours parmi vous car je vous laisserai le
meilleur de moi-même, oh fils de la Lumière, mes Frères.

Rudyard Kipling

Source : www.ledifice.net 

Par R Kipling - Publié dans : Poèmes
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Mercredi 19 février 2014 3 19 /02 /Fév /2014 09:11

Quand ils sont venus chercher les communistes,
je n'ai rien dit,
je n'étais pas communiste
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
je n'ai rien dit,
je n'étais pas  syndicaliste
Quand ils sont venus chercher les juifs,
je n'ai rien dit,
je n'étais pas juif
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
je n'ai rien dit,
je n'étais pas catholique.
Et, puis ils sont venus me chercher.
Et il ne restait plus personne pour protester.

Pasteur Martin Niemoller (1892-1984), Dachau 1942

Par Martin Niemoller - Publié dans : Poèmes
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Samedi 5 janvier 2013 6 05 /01 /Jan /2013 11:59

Si j'ai pu évoquer certains Frères qui la composent.

Ils n'existent fort heureusement qu'à petites doses.

J'ai pu vous paraître incisif, un peu espiègle,

Parlant de ces hommes qui n'appliquent pas la règle.

 

Mais à quoi bon avoir des propos flatteurs

Envers des Frères que je qualifie de tricheurs

Sans être grand prophète, ils nous quitteront

N'ayant rien compris, ils seront déçus d'être Maçons.

 

Notre Ordre est avant tout philosophique,

Délivré du profane qui se veut tyrannique

On se doit de respecter les règlements

Sans pour autant oublier les sentiments.

 

Tout ce qui est bien vient du cœur,

Dit le renard à son petit Prince

Je crois que c'est la clef du bonheur:

Réfléchissez, la formule n'est pas mince.

 

Dans la vie tout n'est pas morose;

L'amour, la fraternité sont de belles choses.

Tout n'est jamais complètement noir,

En toute circonstance, il faut garder espoir.

 

Quelle est la bonne recette pour être Maçon?

Que faut-il faire pour être au diapason?

Qui peut se targuer d'avoir la formule

Qui fera des grands, des émules ?

 

Que l'on soit nombreux, là n'est pas le contexte.

A un moment donné, on est seul avec son texte.

 

Faut-il une éducation par un vrai gourou ?

Réussir tout seul à cogiter dans son trou ?

Ceux qui expriment de grandes idées,

Sont-ils eux-mêmes des gens parfaits ?

 

Initiations à travers un groupe, certes oui.

Essayer de répondre à des questions, oui.

Le renard dit que l'essentiel est invisible

Ce tout n'est-il pas déjà intraduisible ?  

 

Force de constater que la recherche est individuelle

Qu’elle se pratique à toutes les échelles

Que celui à qui l’ont est censé donner des leçons,

A parfois plus que vous bon sens et raison.

 

Initié, qu’est ce que cela veut vouloir dire,

Puisque l’étymologie du mot est : commencement de

Que l’on soit au zénith ou au nadir

Ne sommes-nous point persuadés d’en savoir plus ?

 

Ce qui convient à l’un peut déplaire à l’autre,

C’est pourquoi on peut toujours commettre une faute,

Il est malgré tout rare que les nouveaux sur la piste

Soient initiés et …… supérieurs à de vieux artiste

 

Les degrés de compréhension ne sont pas égaux

Certains comprennent vite, d’autres pas assez tôt.

Pourquoi ne pas tenir compte des motivations,

Qui peuvent se modifier après l’initiation ?

 

Liberté, liberté de pensée, liberté d’évoluer

En tous endroits avec des frères différents.

Voies tracées pour tous nos ateliers

Afin de convenir au mieux à nos tempéraments.

 

A quoi cela sert de se gargariser que l’on est meilleur,

En toute franchise, pourquoi le dirait-on ?

C’est à la Loge de le prouver, de tenir cette gageure,

D’essayer, par l’exemple, d’en faire des Maçons.

 

Pourquoi le nier ? Souvent c eux qui donnent des leçons

Seraient bien plus avisés d’en prendre pour de bon.

Les plus brillants orateurs ne sont pas toujours les plus solides,

Et certains cachent des ambitions, des idées perfides.

 

J’ai trop vécu, pris de coups, et trop d’expérience

Pour ne pas savoir qu’à l’intérieur des obédiences,

Parfois les plus beaux serments ne sont qu’indifférence.

Pour s’en rendre compte, il faut du temps, de la science.

 

Essayons de ne pas nous prendre trop au sérieux,

C’est la meilleure façon de ne pas devenir vieux.

Eternels débats où chaque Ordre veut inculquer

 Avec force raisons qu’il détient la vérité

 

Il serait plus sage de ne pas se voiler la face:

Que les profanes, même les plus sagaces,

Font leur demande parce qu'ils ont un ami,

Qu'ils connaissent très peu la Franc-maçonnerie.

 

N'est-il pas plus raisonnable qu'il en soit ainsi?

Sinon, à quoi bon servirait la période d'apprenti ?

Il veut venir parce que son ami rayonne,

Qu'il croit en lui, que ses théories sont bonnes.

 

Votre serviteur a émis des tas d'idées en vrac,

Peut-être est-ce là le privilège des Jacques.

Ce que je puis vous dire, ce dont je suis certain,

Même si je devenais alchimiste ou devin:

 

MAAT me guette peut-être pour demain

Car nul n'est maître de son destin.

Jusqu'à la cérémonie de la pesée des âmes,

J'aurai essayé de communiquer ma flamme.

 

En cultivant la forme active du verbe aimer,

En respectant toutes les formes de pensée,

Persuadé de n'être pas seul à détenir la vérité

D'avoir à tout moment pratiqué la Fraternité.

 

Oui, je dis cela sans forfanterie

C'est pourquoi je déteste la mesquinerie

Qu'à titre de testament philosophique,

Chacun se mette en cause, se critique,

Afin d'avoir beaucoup d'indulgence

Pour tous ceux qui donnent de leur présence.

 

Quand le Grand Architecte me donnera rendez-vous

Qu’il puisse me dire: "Tu as été fou, fou,

Mais comme ta bonté est extrême,

Viens près de moi, André, ... je te nomme Cent Cinquantième!

 

Si cette modeste planche a éveillé quelques consciences,

Ce sera pour moi la plus belle récompense.

 

J'ai dit.

Par Frère Jacques - Publié dans : Poèmes
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Vendredi 7 septembre 2012 5 07 /09 /Sep /2012 16:45

Pour Être et non pour paraître
Pour être joyeux et non jaloux
Pour être honnête et non hypocrites
Pour proposer et non pour imposer
Pour communiquer et non pour parler
Pour se juger et non pour juger
Pour défendre et non pour blesser
Pour savourer et non pour dévorer
Pour tolérer et non pour supporter
Pour être disciples et non maîtres
Pour servir et non pour être servis
Pour conquérir et non pour obtenir
Pour se rencontrer et non pour s'affronter
Pour aider et non pour être aidés
Pour partager et non pour prendre
Pour apprendre et non pour enseigner
Pour écouter et non pour être entendus
Pour grandir et non pour sa reposer sur ses lauriers
Pour être disponibles et non pour disposer
Pour s'engager et pas pour être occupés
Pour suivre un chemin et non une carrière
Pour bâtir un temple spirituel et non matériel
Pour apprendre l'humilité et non pour poursuivre la gloire
Pour valoriser tes différences et non pour les mettre en évidence
Pour acquérir du courage et non pour être encouragés
Pour partager notre culture et non pour l'étaler
Pour se donner du temps et non pour en être prisonniers
Pour regarder en soi-même et non dans les autres
Pour acquérir les moyens et non pour arriver à ses lins
Pour apprendre à être respectueux et non pour se faire respecter
Pour maîtriser sainement ses passions et non pour les étouffer
Pour détendre nos principes et non pour les asservir à nos buts
Pour marcher ensemble chacun sur son chemin et non pour suivre les autres en marchant seuls
Pour vivre la fraternité et non la subir
Pour mettre en valeur la liberté et non pour en abuser
Pour être également importants et non pour être uniformes
Pour aimer et non pour être aimés.

Que dire de plus après ce poème… certainement méditer . Avec mes pensées les plus fraternelles à toutes et à tous.

V.M. de Formosa

François Masson  

Source : http://loge-formosa.jimdo.com/

Pour bien commencer ce we : à vous tous mes Frères..Thomas

Par Fabr.•. D.•. P.•. - Publié dans : Poèmes
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Vendredi 24 août 2012 5 24 /08 /Août /2012 13:05

Quand j’étais Roi, et Maçon – un maître prouvé et habile,
Je me dégageai un emplacement pour élever un Palais,
Tel qu’un Roi se doit de construire.
Je décidai, et fis creuser selon mes propres instructions.
Et juste là, au dessous du limon, j’atteignis
Les restes d’un Palais que jadis
Tel un Roi, un autre avait fait bâtir.

Il n’avait aucune valeur dans la façon,
Et aucune intelligence dans le Plan.
Cà et là, ses fondations ruinées couraient au hasard :
Maçonnerie grossière, maladroite.
Cependant, gravé sur chaque pierre on lisait :
» Après moi viendra un autre Bâtisseur ;
Dites-lui qu’un jour, j’ai su, moi aussi ! »

M’en servant rapidement pour mes propres tranchées,
Où mes fondations, bien conçues – elles ! s’élevaient,
J’ai placé ses pierres taillées et ses pierres d’angle,
Les retaillant et les ajustant à ma façon.
De ses plus beaux marbres j’ai fait moudre de la chaux
Que j’ai brûlée, éteinte, puis étendue.
Et j’ai pris ou délaissé, selon mon bon plaisir,
Les cadeaux posthumes de cette humble dépouille.

Pourtant, je n’ai éprouvé ni mépris, ni gloire,
Et comme nous les arrachions et les dispersions,
J’ai lu dans ces fondations rasées,
Au fond du cœur et de l’âme de leur bâtisseur.
Pareillement, en son temps  il s’était élevé
Et avait plaidé et défendu sa cause.
Pareillement j’ai compris
La forme du rêve qu’il avait poursuivi,
En face de l’œuvre qu’il avait réalisée.

Quand j’étais Roi, et Maçon
Dans le plein zénith de ma vanité,
Ils m’envoyèrent une Parole du fond des ténèbres.
A voix basse, et me prenant à part
Ils m’ont dit : La fin ultime des choses t’est interdite.
Ils m’ont dit : Tu as maintenant joué tout ton rôle.
Et ton Palais deviendra comme celui de l’autre,
Des décombres dont un roi à son tour, usera pour bâtir.

J’ai dis à mes ouvriers de quitter mes tranchées,
Mes carrières, et mes quais, et de laisser là
Leurs ciseaux  qui travaillaient la pierre.
Tout mon ouvrage, je l’ai abandonné et confié au destin
De ces années qui n’ont plus foi  en l’avenir;
Seulement, j’ai gravé sur les madriers,
Seulement, j’ai gravé sur la pierre :
» Après moi viendra un autre Bâtisseur ;
Dites-lui qu’un jour j’ai su, moi aussi ! « .

D’après Rudyard Kipling – Traduction M.R.

Source : http://www.gadlu.info/poesie-maconnique-le-palais-de-rudyard-kipling.html

Par R. Kipling - Publié dans : Poèmes
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Samedi 18 août 2012 6 18 /08 /Août /2012 07:31

Bon chevalier masqué qui chevauche en silence,
Le Malheur a percé mon vieux coeur de sa lance.

Le sang de mon vieux coeur n'a fait qu'un jet vermeil,
Puis s'est évaporé sur les fleurs, au soleil.

L'ombre éteignit mes yeux, un cri vint à ma bouche
Et mon vieux coeur est mort dans un frisson farouche.

Alors le chevalier Malheur s'est rapproché,
Il a mis pied à terre et sa main m'a touché.

Son doigt ganté de fer entra dans ma blessure
Tandis qu'il attestait sa loi d'une voix dure.

Et voici qu'au contact glacé du doigt de fer
Un coeur me renaissait, tout un coeur pur et fier

Et voici que, fervent d'une candeur divine,
Tout un coeur jeune et bon battit dans ma poitrine !

Or je restais tremblant, ivre, incrédule un peu,
Comme un homme qui voit des visions de Dieu.

Mais le bon chevalier, remonté sur sa bête,
En s'éloignant, me fit un signe de la tête

Et me cria (j'entends encore cette voix) :
" Au moins, prudence! Car c'est bon pour une fois. "

 

Source : http://www.devoir-de-philosophie.com

Par Verlaine - Publié dans : Poèmes
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Dimanche 22 juillet 2012 7 22 /07 /Juil /2012 16:25

Je voulais terminer mon année maçonnique de production de textes avec Jonathan Livingston le Goéland, mais un Frère m’a envoyé ce magnifique poême.

Je vous ai préparé beaucoup de planches et rituels pour fin août début septembre d’ici là profitez bien de vos vacances.

Je laisse la parole à mon Frère  WL :

 

« N’oublie pas  les devoirs que tu as juré de glorifier, consentis sur l’autel du plus grand des livres des serments Que ceux qui se renient et se parjurent soient châtiés.

De la façon promise et décrite rituellement, à l’Apprenti dans le péril ,offre-lui un refuge.

Un Compagnon croisé en chemin, partage lui ton pain . Garde-toi des faux Maitres, ils ne sont que subterfuge.

Et continue ton parcours avec ton bâton de pèlerin.

Et si tu oscilles entre le doute et le désespoir

 

Étant le destin  des compagnons de solidarité.

Tu verras une étoile naître dans la  nuit noire.

Pour  te diriger sur les sentiers  de la  fraternité.

Et tu pourras finir tes voyages initiatiques.

De Chantiers en Ateliers pour apprendre l’humilité.

Dernier outil faisant preuve d’’une grande pratique

 

Et à la fin Il ne te  restera qu’à retransmettre.

Comme bagage d’un si long et si dur périple.

Tout ce que tu auras appris de tes confrères maitres.

C’est là le dernier des devoirs d’une initiation triple. »

 

19 juillet 2012

Par WL - Publié dans : Poèmes
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Lundi 16 juillet 2012 1 16 /07 /Juil /2012 17:34

 

Race d'Abel, dors, bois et mange;
Dieu te sourit complaisamment.

Race de Caïn, dans la fange
Rampe et meurs misérablement.

Race d'Abel, ton sacrifice
Flatte le nez du Séraphin!

Race de Caïn, ton supplice
Aura-t-il jamais une fin?

Race d'Abel, vois tes semailles
Et ton bétail venir à bien;

Race de Caïn, tes entrailles
Hurlent la faim comme un vieux chien.

Race d'Abel, chauffe ton ventre
A ton foyer patriarcal;

Race de Caïn, dans ton antre
Tremble de froid, pauvre chacal!

Race d'Abel, aime et pullule!
Ton or fait aussi des petits.

Race de Caïn, cœur qui brûle,
Prends garde à ces grands appétits.

Race d'Abel, tu croîs et broutes
Comme les punaises des bois!

Race de Caïn, sur les routes
Traîne ta famille aux abois.

II

Ah! race d'Abel, ta charogne
Engraissera le sol fumant!

Race de Caïn, ta besogne
N'est pas faite suffisamment;

Race d'Abel, voici ta honte:
Le fer est vaincu par l'épieu!

Race de Caïn, au ciel monte,
Et sur la terre jette Dieu!

Beaudelaire : les Fleurs du Mal

Source : http://athena.unige.ch/athena/baudelaire/baud_flm_119.html

Par Beaudelaire - Publié dans : Poèmes
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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 09:54

"Puissiez vous avoir
Une maison contre le vent,
Un toit contre la pluie,
L'amour d'une famille unie,
Puissiez vous toujours être entourés
De gens joyeux et d'éclats de rire,
De tout ceux que vous aimez,
Puissiez vous avoir tout ce que votre coeur désire.!"

Publié dans : Poèmes
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