How many roads most a man walk down
Before you call him a man ?
How many seas must a white dove sail
Before she sleeps in the sand ?
Yes, how many times must the cannon balls fly
Before they're forever banned ?
The answer my friend is blowin' in the wind
The answer is blowin' in the wind.
Yes, how many years can a mountain exist
Before it's washed to the sea ?
Yes, how many years can some people exist
Before they're allowed to be free ?
Yes, how many times can a man turn his head
Pretending he just doesn't see ?
The answer my friend is blowin' in the wind
The answer is blowin' in the wind.
Yes, how many times must a man look up
Before he can see the sky ?
Yes, how many ears must one man have
Before he can hear people cry ?
Yes, how many deaths will it take till he knows
That too many people have died ?
The answer my friend is blowin' in the wind
The answer is blowin' in the wind.
Moi je traîne dans le désert depuis plus de vingt-huit jours
Et déjà quelques mirages me disent de faire demi-tour
La fée des neiges me suit tapant sur son tambour
Les fantômes du syndicat des marchands de certitudes
Se sont glissés jusqu'à ma dune, reprochant mon attitude
C'est pas très populaire le goût d'la solitude
{Refrain:}
Quand t'es dans le désert
Depuis trop longtemps
Tu t'demandes à qui ça sert
Toutes les règles un peu truquées
Du jeu qu'on veut t'faire jouer
Les yeux bandés
Tous les rapaces du pouvoir menés par un gros clown sinistre
Plongent vers moi sur la musique d'un piètre accordéoniste ,
J'crois pas qu'ils viennent me parler des joies d'la vie d'artiste
D'l'autre côté ,voilà Caïn toujours aussi lunatique
Son oeil est rempli de sable et sa
bouche pleine de verdicts
Il trône dans un cim'tière de vieilles pelles mécaniques
{Au refrain}
Les gens disent que les poètes finissent tous trafiquants d'armes
On est cinquante millions d'poètes, c'est ça qui doit faire notre charme
Sur une lune de Saturne mon perroquet sonne l'alarme
C'est drôle mais tout l'monde s'en fout
Vendredi tombant d'nulle part, y a Robinson solitaire
Qui m'a dit : "J'trouve plus mon île, vous n'auriez pas vu la mer ?"
Va falloir que j'lui parle du thermonucléaire
{Au refrain}
Hier un homme est v'nu vers moi d'une démarche un peu traînante
Il m'a dit : "T'as t'nu combien d'jours ?" J'ai répondu : "Bientôt trente."
Je m'souviens qu'il espérait tenir jusqu'à quarante
Quand j'ai d'mandé son message, il m'a dit d'un air tranquille :
"Les politiciens finiront tous un jour au fond d'un asile
J'ai compris que j'pourrais bientôt regagner la ville."
Avant d'aller dormir sous les étoiles
Doux maître, humblement à genoux
Tes fils t'ouvrent leur cœur sans voile
Si nous avons pêché, pardonne-nous.
Eloigne de ce camp la mal qui passe
Cherchant dans la nuit son butin
Sans toi, de toutes ces menaces
Qui nous protègera, berger divin ?
Protège aussi, Seigneur, ceux qui nous aiment
Partout, garde-les du péril
Pitié pour les méchants eux-mêmes
Et paix à tous nos morts.
Ainsi soit-il.
Mourir pour des idées, l'idée est excellente
Moi j'ai failli mourir de ne l'avoir pas eu
Car tous ceux qui l'avaient, multitude accablante
En hurlant à la mort me sont tombés dessus
Ils ont su me convaincre et ma muse insolente
Abjurant ses erreurs, se rallie à leur foi
Avec un soupçon de réserve toutefois
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente,
D'accord, mais de mort lente
Jugeant qu'il n'y a pas péril en la demeure
Allons vers l'autre monde en flânant en chemin
Car, à forcer l'allure, il arrive qu'on meure
Pour des idées n'ayant plus cours le lendemain
Or, s'il est une chose amère, désolante
En rendant l'âme à Dieu c'est bien de constater
Qu'on a fait fausse route, qu'on s'est trompé d'idée
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente
Les saint jean bouche d'or qui prêchent le martyre
Le plus souvent, d'ailleurs, s'attardent ici-bas
Mourir pour des idées, c'est le cas de le dire
C'est leur raison de vivre, ils ne s'en privent pas
Dans presque tous les camps on en voit qui supplantent
Bientôt Mathusalem dans la longévité
J'en conclus qu'ils doivent se dire, en aparté
"Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente"
Des idées réclamant le fameux sacrifice
Les sectes de tout poil en offrent des séquelles
Et la question se pose aux victimes novices
Mourir pour des idées, c'est bien beau mais lesquelles ?
Et comme toutes sont entre elles ressemblantes
Quand il les voit venir, avec leur gros drapeau
Le sage, en hésitant, tourne autour du tombeau
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente
Encor s'il suffisait de quelques hécatombes
Pour qu'enfin tout changeât, qu'enfin tout s'arrangeât
Depuis tant de "grands soirs" que tant de têtes tombent
Au paradis sur terre on y serait déjà
Mais l'âge d'or sans cesse est remis aux calendes
Les dieux ont toujours soif, n'en ont jamais assez
Et c'est la mort, la mort toujours recommencée
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente
O vous, les boutefeux, ô vous les bons apôtres
Mourez donc les premiers, nous vous cédons le pas
Mais de grâce, morbleu! laissez vivre les autres!
La vie est à peu près leur seul luxe ici bas
Car, enfin, la Camarde est assez vigilante
Elle n'a pas besoin qu'on lui tienne la faux
Plus de danse macabre autour des échafauds!
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente
Georges BRASSENS
J'ai rencontré ce matin devant la
haie de mon champ
Un troupe de marins, d'ouvriers, de paysans.
Où allez-vous, camarades, avec vos fusils chargés?
Nous tendons des embuscades, viens rejoindre notre armée!
La voilà la blanche
hermine,
Vivent la mouette et l'ajonc,
La voilà la blanche hermine,
Vivent Fougère et Clisson!
Où allez-vous, camarades, avec vos fusils chargés?
Nous tendons des embuscades, viens rejoindre notre armée.
Ma mie dit que c'est folie d'aller faire la guerre aux Francs,
Moi je dis que c'est folie d'être enchaîné plus longtemps.
Ma mie dit que c'est folie d'aller
faire la guerre aux Francs,
Moi je dis que c'est folie d'être enchaîné plus longtemps.
Elle aura bien de la peine pour élever les enfants,
Elle aura bien de la peine car je m'en vais pour longtemps.
Elle aura bien de la peine pour
élever les enfants,
Elle aura bien de la peine, car je m'en vais pour longtemps.
Je viendrai à la nuit noire, tant que la guerre durera,
Comme les femmes en noir, triste et seule, elle m'attendra.
Je viendrai à la nuit noire, tant
que la guerre durera,
Comme les femmes en noir, triste et seule, elle m'attendra.
Mais sans doute pense-t-elle que je suis en déraison?
De la voir mon coeur se serre, là-bas devant la maison.
Mais sans doute pense-t-elle que
je suis en déraison?
De la voir mon coeur se serre, là-bas devant la maison.
Et si je meurs à la guerre, saura-t-elle me pardonner
D'avoir préféré ma terre à l'amour qu'elle me donnait?
Et si je meurs à la guerre,
saura-t-elle me pardonner
D'avoir préféré ma terre à l'amour qu'elle me donnait?
J'ai rencontré ce matin devant la haie de mon champ
Un troupe de marins d'ouvriers de paysans...