Anti-Maçonnisme

Samedi 25 mai 2013 6 25 /05 /Mai /2013 12:25

Le Code de Droit canonique de 1983 ne fait pas mention expresse de la franc-maçonnerie, à la différence de celui de 1917. Ce fait a pu être interprété comme un changement de position de l’Église. Dans une note datée du 26 novembre 1983, La Congrégation pour la Doctrine de la Foi (CDF) précise que « le jugement de l’Église sur les associations maçonniques demeure inchangé... et l’inscription à ces associations reste interdite par l’Église », ceci en raison même de l’incompatibilité entre les principes de la Franc-Maçonnerie (FM) et ceux de la foi chrétienne. La CDF se situe au plan de la foi et de ses exigences morales, étant donné que le fait d’adhérer à la FM met en cause les fondements de l’existence chrétienne.
Le relativisme est au fondement même de la FM. C’est le nœud même de l’incompatibilité, en raison des conséquences sur le contenu de la foi, l’acte de foi lui-même, l’agir moral et l’appartenance à l’Église Corps du Christ.
 Les francs-maçons nient la possibilité d’une connaissance objective de la vérité. On demande à un franc-maçon d’être un homme libre, qui ne connaît aucune soumission à un dogme, ce qui implique le rejet fondamental de toutes les positions dogmatiques : « Toutes les institutions qui reposent sur un fondement dogmatique, et dont  l’Église catholique peut être considérée comme la plus représentative, exercent une contrainte de la foi » (Lennhoff-Posner, Dictionnaire franc-maçon international, Vienne 1975, p. 374). On rejette tout dogme, au prétexte de la « tolérance absolue ».
Ainsi, le maçon soutient-il le primat et l’autonomie de la raison par rapport à toute vérité révélée. Il refuse l’idée même d’une révélation, les religions étant considérées comme des tentatives concurrentes pour exprimer la vérité sur Dieu qui, en définitive, est inaccessible, inconnaissable. Chacun juge par lui-même de la vérité, et est à lui-même sa propre norme. Livrée à elle-même, la raison n’est plus finalisée par la recherche de la Vérité. Elle est à la merci des idéologies ou des constructions subjectives. « En toute chose, c’est la raison humaine et la nature humaine qui restent souveraines ». D’où l’argument, typiquement maçonnique, de «liberté absolue de conscience ».
 Il n’y a donc, selon la FM, aucune connaissance objective de Dieu, en tant qu’Être personnel. C’est à l’opposé de la conception chrétienne de Dieu qui se révèle, entre en dialogue avec l’homme, et de la réponse de l’homme qui s’adresse à lui en le nommant Père et Seigneur. Le Concile Vatican II l’exprime en ces termes : « Il a plu à Dieu dans sa sagesse et sa bonté de se révéler en personne et de faire connaître le mystère de sa volonté grâce auquel les hommes, par le Christ, le Verbe fait chair, accèdent dans l’Esprit-Saint, auprès du Père et sont rendus participants de la nature divine. Dans cette Révélation le Dieu invisible s’adresse aux hommes en son immense amour ainsi qu’à des amis, il s’entretient avec eux pour les inviter et les admettre à partager sa propre vie. » (D.V. 2)
Les dogmes dans l’Église sont des expressions de la foi reçue des Apôtres. Ils ne sont pas des formulations arbitraires, closes sur elles-mêmes. Ils sont plutôt des balises qui indiquent le mystère du Christ, « le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14,6). Ces « définitions » de foi nous sont données pour éclairer notre intelligence et rendre raison de notre foi.
En soutenant le primat et l’autonomie de la raison par rapport à toute vérité révélée, l’homme prétend se perfectionner sans cesse lui- même en s’appuyant sur son pouvoir auto-créateur. Selon la « philosophie » franc-maçonne, l’homme n’a pas besoin de salut. Or l’Évangile est l’heureuse annonce du Salut : le chrétien attend et reçoit le salut de la grâce miséricordieuse de Dieu, en la personne de Jésus qui est précisément le Sauveur (Jésus = « Dieu sauve »). « C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, à cause de votre foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu » (Eph 2, 8).
 Sur le plan éthique, les différences sont aussi considérables. Pour le franc-maçon, les règles morales sont appelées à évoluer sans cesse sous la pression de l’opinion publique et des progrès de la science. La morale évolue au gré du consensus des sociétés. S’il est exact que l’homme se situe toujours dans une société particulière, il faut toutefois admettre que l’homme ne se définit pas tout entier par cette culture, qu’il n’est pas le «produit» d’une culture. Il existe en l’homme quelque chose qui transcende les cultures : ce que la foi chrétienne exprime en affirmant que « l’homme est créé à l’image de Dieu ».
 La franc-maçonnerie conteste ainsi toute autorité morale et doctrinale, misant sur l’autonomie individuelle, écartant les arguments d’autorité, et exigeant une absolue liberté de conscience. C’est finalement le règne du « Moi » ! Et la domination du relativisme... Les différentes confessions religieuses auxquelles appartiennent les adhérents sont considérées comme secondaires par rapport à l’appartenance plus englobante et supra-confessionnelle à la fraternité maçonnique : ce qui conduit forcément à tout apprécier et juger du point de vue maçonnique.... sans s’en rendre compte.
L’engagement au sein de la franc-maçonnerie transforme l’acte de foi chrétien. Il ne peut être neutre : les rites initiatiques dans le secret des loges produisent inévitablement leurs effets sur les membres. La revendication de la « liberté absolue de conscience » est le produit de la « doctrine » relativiste qui s’impose progressivement, à l’insu même des intéressés. La franc-maçonnerie revendiquant pour ses membres une adhésion totale, il est évident que la «double appartenance » est impossible pour un chrétien qui « appartient au Christ » (Rom 14,8).

La Chancellerie Diocèse d’Annecy

Par Eglise Catholique - Publié dans : Anti-Maçonnisme
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Vendredi 24 mai 2013 5 24 /05 /Mai /2013 22:55

Les prêtres catholiques qui sont dans la franc-maçonnerie, ont jusqu’en septembre pour régulariser leur situation. Faute de quoi, ils seront tout simplement excommuniés. C’est ce qu’on apprend de sources bien informées.
« Le 26 novembre 1983, une déclaration de la Congrégation pour la doctrine de la foi alors dirigée par Joseph Ratzinger (devenu depuis le pape Benoît XVI) réaffirme l’interdiction faite aux catholiques de rejoindre la maçonnerie sous toutes ses formes ou tendances. Le 2 mars 2007 le Vatican redit son opposition aux francs-maçons. « L’appartenance à la Franc-maçonnerie et à l’Eglise catholique sont incompatibles » aux yeux de l’Eglise, rappelle Mgr Gianfranco Girotti, régent du tribunal de la pénitencerie apostolique.
Ce prélat souligne que « l’Eglise catholique a toujours critiqué la conception mystique propre à la franc-maçonnerie, la déclarant incompatible avec sa propre doctrine » et rappelle avec la Congrégation pour la doctrine de la foi que l’adhésion à une loge maçonnique demeure interdite par l’Eglise. Ceux qui y contreviennent sont en état de « péché grave » et ne peuvent pas avoir accès à l’eucharistie », lit-on sur l’encyclopédie en ligne Wikipédia.
Les mêmes idées sont développées dans le dernier message de la Conférence des Evêques sur la franc-maçonnerie et les autres sectes, factions séditieuses, assemblées, réunions, agrégations, conventicules para-maçonniques. « Le jugement négatif de l’Eglise sur les associations maçonniques demeure donc inchangé ; parce que leurs principes ont toujours été considérés comme inconciliables avec la doctrine de l’Eglise, et l’inscription à ces associations reste interdite par l’Eglise.
Les fidèles qui appartiennent aux associations maçonniques sont en état de péché grave et ne peuvent accéder à la Sainte Communion », précise le message.
« Le concept de la vérité chez les francs-maçons pose problème. Ils nient la possibilité d’une connaissance objective de la vérité et rejettent toute idée de dogme, n’hésitant pas à affirmer que « toutes les institutions qui reposent sur un fondement dogmatique, et dont l’Eglise catholique peut être considérée comme la plus représentative, exercent une contrainte de foi » », expliquent-ils.
Mais comment comprendre que des prêtres qui ont choisi dans leur âme et conscience de servir Dieu et qui ont reçu pour ce faire une formation, puissent décider d’adhérer à la franc-maçonnerie ? Est-ce à cause des idées arrêtées selon lesquelles l’adhésion à la franc-maçonnerie permet aux « frères de lumière » d’améliorer leur statut social et d’avoir des ouvertures dans la vie et du pouvoir ?
De sources concordantes, beaucoup de prêtres catholiques se retrouvent dans les loges maçonniques après avoir enseigné aux fidèles qu’ils ne doivent pas servir deux maîtres. « Plusieurs prêtres sont dans la franc-maçonnerie. C’est la triste réalité. Il y a une liste qui a été fournie par le Vatican.
Les premiers responsables de l’Eglise catholique sont en train de prendre les mesures qui s’imposent. C’est dans ce contexte que s’inscrit le dernier message de la Conférence des Evêques.
Tous les prêtres qui sont dans cette situation, ont jusqu’en septembre prochain pour se dessaisir de leur charge sacerdotale. Ils ne peuvent pas continuer à faire les deux choses à la fois. Ceux qui ne vont pas s’exécuter seront tout simplement excommuniés. En ce moment, on sera obligé d’en parler publiquement », affirme un catéchiste.
Une autre source indique que des prêtres sont nombreux à être dans le cas et que ces mesures peuvent entraîner un déficit de prélats dans les différentes congrégations. « Beaucoup de prêtres sont concernés par ces mesures. S’ils venaient à démissionner ou à être excommuniés, l’Eglise va être confrontée à de sérieux problèmes de personnel. Ce sera difficile mais c’est un passage obligé », ajoute-t-elle.
En revanche, dans leur message, les Evêques se sont voulus diplomates en ne s’attaquant pas directement aux leurs, histoire de laver le linge sale en famille. « Ainsi donc, aucun fidèle du Christ ne devrait s’entêter et appartenir à ces associations maçonniques, en justifiant, par des arguments fallacieux et inadéquats, son choix qui, rappelons-le, le détache de la Sainte Communion.
Les prétendues appartenances de membres du clergé à ces associations ne sont pas des raisons justes et suffisantes pour se séparer du Dieu Saint de Jésus-Christ.
Même s’il s’en trouvait quelque dignitaire extravagant de l’Eglise, il encourrait les sanctions prévues », poursuivent-ils. Et puis dans la partie « notes », il est mentionné ceci : « Nous savons, du reste, qu’une technique utilisée par les membres des associations maçonniques pour recruter des chrétiens consiste à leur faire croire que des prêtres et même des évêques font partie de leurs rangs.
Nous affirmons, d’une part, qu’un prêtre ou même un évêque ne saurait supplanter l’enseignement de l’Eglise, et que, d’autre part, les membres de ces associations cherchent toujours à piéger les membres du clergé, afin de faire croire à leurs membres que ceux-là aussi ont adhéré à leurs groupes. Ils n’hésitent pas à se mettre aux côtés de clercs, à prendre des photos avec eux, pour donner l’impression que ceux-ci sont des leurs ».

Source : http://ermite.blog4ever.org/blog/lire-article-215619-9624850-la_franc_maconnerie.html

Par X - Publié dans : Anti-Maçonnisme
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Mardi 19 mars 2013 2 19 /03 /Mars /2013 06:51

Pour le citoyen lambda, l'influence de la franc-maçonnerie est réelle depuis longtemps, mais elle est rangée au même rang que celle des groupes de pression, aussi puissants soient-ils.

La franc-maçonnerie est une société secrète dont la philosophie affichée ne peut plus cacher les véritables mécanismes. Ce que les obédiences nomment dérives est en fait ce qui volontairement ou involontairement ne peut ou ne veut être caché.

Le bon sens incline à constater que si la philosophie maçonnique est véritablement axée sur une réflexion visant l'humanité entière, elle ne peut rester secrète et doit être au minimum ouverte. A quoi serviraient donc les "lumières" de quelques hommes réfléchissant à l'humanité si elle ne doit pas y participer ? Considérer que quelques hommes choisis sont aptes à la réflexion, c'est disqualifier la notion même d'égalité si chère à la philosophie maçonnique.

Concrètement et sérieusement, quelle que soit la philosophie, la franc-maçonnerie fonctionne sur deux principes de base: la fraternité entre les membres (quels qu'ils soient) et le secret de cette fraternité.

Ces deux obligations ont pour effet grégaire l'entraide entre les membres. Cet ensemble leur confère une puissance collective et individuelle. C'est, concrètement, leur seul secret initiatique.

ENTRAIDE

Basée sur la fraternité, la franc-maçonnerie crée entre ses membres des liens dont la motivation pratique individuelle est l'entraide. Donner "un coup de main" s'entend pour tout un chacun comme un acte de solidarité conscient et une démarche individuelle. L'initiative est personnelle, elle résulte d'un constat qui entraîne une réaction consciente positive en opposition à une situation négative. Plus qu'à la morale, l'entraide fait appel à la conscience humaine qui rejette le malheur, l'injustice et l'exclusion.

Si cette entraide est parfaitement concevable, elle n'est plus limitée par la conscience individuelle dès lors que la fraternité est secrète. Elle oblige à se porter en aide exclusivement à tout membre qui en fait la demande. Cette aide ne répond plus au discernement mais à l'appartenance de l'autre à la même société secrète. Ce n'est plus l'initiative individuelle qui préside à l'acte d'aide mais l'appel quels qu'en soient les motifs. Ainsi la demande d'aide n'est pas, hormis probablement quelques cas infinitésimaux, un appel à défendre justement, mais à agir délibérément et aveuglément dans l'intérêt exclusif d'un autre frère.

OBLIGATION D'ACTION

De plus, les deux principes réunis (fraternité et secret) créent l'obligation d'action. Il n'est pas envisageable de refuser, en conscience, une action demandée par un frère socialement secret car ce refus s'apparente à la négation de son propre engagement vis à vis de la communauté occulte. La notion de fraternité, dès lors qu'elle est secrète, implique l'obligation de servir le frère et d'être servi par lui. Cette obligation s'étend logiquement au frère retiré organiquement des structures actives de la franc-maçonnerie.

Les règles de la mafia sont un exemple de cette obligation stricte. De nombreux petits mafieux ont fini leurs jours dans un caniveau quand ils ont joué l'indépendance ou pire le non-respect de la fraternité. On ne sort donc jamais d'une société secrète.

OBEISSANCE

Le ciment de toute société secrète et la condition de sa pérennité tient dans son organisation. Le secret ne suffit pas. Il faut un but et des moyens. Le but est individuel, les moyens sont collectifs.

L'homme qui entre en franc-maçonnerie poursuit concrètement un but qui n'est pas philosophique mais pratique. Le "recrutement" par parrainage le lui confirme dans les arguments qui lui sont donnés.

Il lui confirme également que, plus qu'une hiérarchie, la société secrète présente des degrés de filiation. Comme la famille ancestrale, l'évolution de l'individu est calquée d'abord sur son obéissance absolue aux anciens (la symbolique du silence), puis sur son "éducation" (la symbolique de l'initiation), ensuite sur ses actes d'allégeance (les services qui lui sont demandés en même temps que ceux qu'il peut rendre, anodins d'abord puis plus impliquant).

La franc-maçonnerie devient donc naturellement, inconsciemment, un substitut familial qui prend la place de la famille naturelle et en tout cas fonctionne comme la famille ancestrale sur la base de l'obéissance aux anciens. La confusion entre sagesse et obéissance fait partie de la mystification.

Mais l'obéissance, ciment de la société ancestrale lorsqu'elle se réfère à la sagesse, peut également conduire à l'allégeance obligée par le fait même de l'adhésion secrète. Ce qui est secret n'est, par définition, pas communicable mais seulement connu de ceux qui partagent le secret. La trahison implique la sanction et ôte toute envie de quitter le groupe car la connaissance des pratiques liée au secret reste. La perception du risque, non de la révélation des pratiques, mais de la reprise de la liberté de conscience individuelle, exclu l'individu non seulement du groupe secret, mais de la société entière.

L'obéissance à une structure ne suffit pas pour la pérenniser il faut qu'elle procure des moyens conséquents, efficaces et utiles à ses membres en respectant les degrés d'implication de chacun. Il faut donc un échange qui bénéficie à l'individu et simultanément au groupe. C'est le principe des obligés.

Or ces moyens ne sont efficaces qu'à la condition qu'ils soient tissés lentement, sûrement et dans l'ombre, mais surtout qu'ils présentent un intérêt réel et pratique pour le membre.

Quelle que soit la communication officielle des obédiences, l'homme de la rue dit que la franc-maçonnerie est le véritable pouvoir, simplement par la perception de bon sens qu'il a sur des constatations bien réelles éclairant son vécu quotidien par les "affaires" révélées, les hommes qui y participent et les méthodes récurrentes. Il a aussi l'écho grandissant du flot des victimes dont certaines sont inévitablement dans son entourage.

L'homme de la rue, même s'il n'a pas les moyens directs d'informations sait repérer les incohérences et les comportements. Il n'a pas confiance dans les institutions et dans le respect des lois (pas seulement juridiques, mais économiques et sociales) car il perçoit les effets, parfois grossiers, des réseaux d'influence et de pouvoir dans son quotidien.

MOYENS

Il est donc incontestable que la franc-maçonnerie, plus qu'un réseau d'influence spécifique qui n'a d'existence qu'en fonction de l'intérêt du moment (lobbing), est en fait une société de l'ombre, un double agissant sur des règles propres et secrètes. En effet, les puissants réseaux maçonniques possèdent des membres dans tous les rouages de la société si bien que par l'effet de la cooptation et de l'entraide, ils finissent par capter la République entière pour s'en servir et asservir sa substance. C'est un constat et non une conclusion. Pour chaque membre, ils représentent à la fois un moyen d'action et une protection optimale. Ces deux raisons qui font appel aux bas instincts de l'homme finissent par devenir une raison de vivre et une reconnaissance de ses choix.

De nombreuses affaires, liées à la politique (financements occultes, copinages, maversations, etc...), à l'économie (tribunaux de commerce, mandataires judiciaires) et à la justice (magistrats, avocats, huissiers, notaires) trouvent leurs génèse, leurs explications, leurs mécanismes et leur existence même dans l'action de ces réseaux.

On ne peut que constater que les membres de ces réseaux secrets répondent à une logique de dépendance dont le service rendu cimente les liens et endort le scrupule. Les intérêts personnels, qui bien souvent transgressent les règles naturelles de la vie en société, rencontrent d'autres intérêts personnels et cette somme constitue un ciment fondamental à la reconnaissance, à la cooptation et au partage d'une démarche identique.

Le bon sens incline à constater que cette dépendance ressemble également en tous points au système mafieux. Pour obtenir dans la société un bienfait individuel, il faut qu'il soit implicitement mérité et reconnu, donc légitime. Si ce n'est pas le cas, il faut l'obtenir directement de celui qui le détient. L'obtention ainsi acquise est opposable à la société entière qui ne peut en contester la validité sauf à renier le principe même de la légitimité de son organisation et de ses "valeurs".

LE SECRET, CIMENT DE LA REUSSITE

Ce système ne fonctionne qu'à la condition qu'il soit secret (prestation de serment), qu'il oblige à un engagement actif qui fait passer de la liberté à l'asservissement consenti et qu'il corresponde à une vision sélective et grégaire du pouvoir sur la société et ses rapports humains. Le tout pour assurer au membre de la société secrète une existence formelle.

Dès lors, le mensonge, la dissimulation, la diffamation, la tentation de la forme à la place du fond, les faiblesses, le vice parfois, la perversité, sont les dérives obligatoires d'une société secrète dont les membres répondent à un idéal individuel qui n'a rien de philosophique mais qui, en fait vise à bénéficier et utiliser le patrimoine commun au détriment de la société tout entière.

Le secret des liens entre membres est la condition de la dépendance en ce qu'il crée un pacte ou la corruption est une preuve de fraternité et d'engagement inaliénable à ses frères, eux aussi secrets.

Les effets sont destructeurs: utilisation de la justice, du pouvoir financier, des institutions collectives, des médias, pour atteindre ses objectifs.

La prestation de serment au service de la République pour un magistrat, un avocat, un notaire, un huissier est un engagement écrasant, une responsabilité d'homme ou de femmes libres, possédant une très haute conscience, non d'eux-mêmes à travers la fonction, mais de la fonction en propre. A ce titre, ils sont responsables de l'équilibre de la société, de sa cohésion et de son existence face aux autres citoyens.

Or si ce serment fait devant la collectivité entière engage au respect absolu de la philosophie des Lumières et de ce qui préside à notre démocratie péniblement acquise, il ne peut se satisfaire pour ces charges d'un autre serment, qui plus est occulte et opposé dans son principe au respect absolu des principes fondateurs de la démocratie, de la République et de la condition humaine.

Quelles que soient les motivations de l'individu, la fonction qu'il occupe dans et pour la société ne lui appartient pas et ne peut être qu'au service de la collectivité. Il ne peut y avoir deux "règles du jeu" dans un même jeu, surtout lorsque celle qui est connue n'est pas celle qui s'applique effectivement mais sert à masquer la seconde.

Dès l'instant ou l'idée même d'user de la fonction, par le pouvoir et l'aura qu'elle impose aux autres, germe dans l'esprit du responsable, elle aboutit à la perte, même momentanée, de l'engagement initial et à la déchéance de légitimité au regard de la collectivité et des motifs de la charge. Lorsque cette charge est obtenue par cooptation, parrainage ou par la capacité de l'individu à ne pas être totalement libre de lui-même, et en fait, dépendant du secret d'une communauté parasite, c'est le procès de Kafka qui se substitue à la réalité.

On ne peut servir deux maîtres à la fois. Les francs-maçons sont tenus de servir en premier lieu la franc-maçonnerie qui leur procure, à titre individuel, bien plus de satisfactions que les contraintes de l'équité, de la justice, de l'honneur, de la vérité et de l'égalité.

Il y a mystification de la société dans l'engagement individuel d'un franc-maçon. S'il est indéniable que des individus aient des affinités entre eux, des intérêts communs et des objectifs grégaires, il n'est pas concevable qu'ils se servent de la conscience collective partagée (principe démocratique, égalité, lois) pour s'affranchir de la sanction ou pire l'utiliser à des fins personnelles.

La franc-maçonnerie utilise tous les rouages du régime dans l'intérêt propre de ses membres. Elle n'existe que parce que les liens qui unissent ses membres sont secrets et qu'un régime lui sert de nid. De même, il n'existe pas de francs-maçons "affairistes", il existe que des francs-maçons qui se rendent service.

LE REMEDE

La fin de la franc-maçonnerie ou de tout groupe sectaire occulte n'est pas liée à la fin d'un régime, quel qu'il soit, mais à la fin du secret d'appartenance de ses membres.

Il est inadmissible que dans une société organisée, certains de ses membres utilisent à titre personnel ou en groupe à visage couvert les institutions qu'ils contrôlent petit à petit. Seule l'existence d'une société secrète en permet la possibilité. La franc-maçonnerie n'est pas la première et ne sera pas la dernière tant que nous n'aurons pas compris son mécanisme fondamental. Elle fait appel aux bas instincts de l'homme qui réduit la vie au paraître, incapable d'accomplir l'être.

Rompre le secret de l'appartenance à la franc-maçonnerie, n'est pas s'attaquer à la philosophie humaniste, c'est lui permettre de se développer, de s'auto-contrôler et de mettre enfin les actes en accord avec les mots pour empêcher toute perversité.

L'interdiction à des membres de sociétés secrètes de l'accès sans identification aux rouages à vocation collectifs, à commencer par la justice, la police ou l'administration est une évidence du fait même de l'existence du serment. Les corps législatifs de certains pays, comme l'Angleterre et l'Italie, se sont résolus à cette disposition, probablement pour conserver un peu du maigre crédit populaire qu'il leur restait.

La laïcité, cheval de bataille symbolique des francs-maçons du siècle dernier, doit être comprise dans son intégralité. Est supérieur à toute démarche individuelle, l'existence des principes de la République et de la Démocratie. Ces dernières garantissent d'ailleurs pleinement l'exercice des convictions pourvu qu'elles ne soient pas en contradiction avec le principe fondateur de la société, résumé dans le triptyque Liberté, Egalité, Fraternité.

Il y aurait donc confirmation du pouvoir occulte et néfaste de la franc-maçonnerie à revendiquer le secret, même individuel, d'appartenance de ses membres.

Malheureusement, il ne peut en être autrement car cette connaissance permettrait de comprendre bien des affaires inexpliquées, bien des injustices qui touchent chaque citoyen honnête ou son voisin, bien des dysfonctionnements dans tous les rouages de pouvoir du pays et bien des violations de lois par ceux qui ont reçu mission de les appliquer.

La seule obligation d'indépendance réduit à néant l'intérêt personnel et rend l'institution elle-même indépendante des individus qui la servent au seul profit de l'ensemble de la communauté dont ils font bien évidemment partie.

Il ne s'agit pas de brimer ou de sélectionner les convictions, bien au contraire, mais de restaurer effectivement le principe premier d'égalité qui a présidé, au moins dans ce qu'il était perçu par le peuple et qui en a permis la concrétisation, au ciment de notre société.

L'absence de liberté d'un franc-maçon en fait obligatoirement une arme dangereuse pour tous les "profanes" dont l'obligation de survie impose le discernement.

Tout ceci relève du bon sens. Dès lors, un des moyens efficaces pour identifier un franc-maçon reste la méfiance qui contribue à affaiblir les mécanismes couramment utilisés par ce groupe, le double-langage, le respect imposé à priori des titres et fonctions sociales, l'utilisation systématique des symboles, l'absence de concrétisation des paroles, etc... Accessoirement cette disposition d'esprit sera de toute façon efficace et salutaire à titre d'antidote envers n'importe quel groupe du même type.

Source : http://leschroniques.net/ana_secret_fm.htm

Par François Montlosier - Publié dans : Anti-Maçonnisme
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Vendredi 28 décembre 2012 5 28 /12 /Déc /2012 07:25

"M. Aulard a reçu de M. Louis Amiable l’intéressante lettre qu’on va lire:

Aix-en-Provence, le 25 septembre 1895,
"Monsieur et cher confrère,
"Notre confrère M. Monin a publié sous ce titre, dans la Revue Bleue du 25 mai dernier, une intéressante étude dont il avait donné lecture, le 3 mars précédent, à la séance annuelle de la Société de l’histoire de la Révolution. En ayant eu un peu tardivement connaissance, j’ai vu qu’il y avait lieu de corroborer et de rectifier le travail de notre érudit confrère, en sa partie principale, d’après certains documents manuscrits qu’il ne lui avait pas été possible de consulter et d’après des documents imprimés qui sont peu connus. J’ai dû attendre l’occasion d’un récent voyage à Paris pour vérifier sur place mes notes antérieures et pour obtenir l’autorisation de faire usage des renseignements puisés à la source manuscrite. Je suis maintenant en mesure d’éclairer d’une clarté plus vive le curieux point d’histoire étudié par M. Monin ; et je crois devoir en faire profiter l’organe de notre Société.
"Ce point d’histoire est la participation de Louis XVI et de ses deux frères, qui régnèrent plus tard sous les noms de Louis XVIII et de Charles X, à une loge maçonnique qui est dénommée dans le travail de M. Monin la loge des TROIS FRERES A L’ORIENT DE LA COUR. Notre confrère se base sur le passage suivant d’un discours prononcé dans une "pompe funèbre célébrée par le Grand-Orient de France, le 25 novembre 1824, à la mémoire de Louis XVIII, roi de France, protecteur de la Maçonnerie" :
"La reconnaissance ne nous permet plus de cacher ce mystère. Une loge fut créée en 1775 parmi les gardes-du-corps à Versailles, sous le titre distinctif des TROIS-FRERES A L’ORIENT DE LA COUR ; et l’on a déjà pénétré l’allégorie légère qui couvre ce glorieux patronage. Forcée plus tard, hélas ! de renoncer à ce nombre ternaire si chéri, elle reprit ses travaux sous un autre titre. Elle existe encore dans cet orient, pleine de vigueur et de force, et fière de ce précieux souvenir. "Ce témoignage est véridique ; mais il n’est que d’une exactitude approximative, l’orateur de 1824 ayant parlé d’après des souvenirs, non d’après des documents.
"En 1775, Louis XVI régnait depuis un an, ayant succédé le 10 mai 1771 à son grand-père Louis XV, et avait le sage Turgot pour un de ses principaux ministres. Il était âgé de vingt ans, étant né le 23 août 1754.
"En 1775, le Grand-Orient de France existait depuis deux ans, s’étant substitué à la Grande Loge de France, en 1773, par une révolution dont le duc de Montmorency-Luxembourg avait pris l’initiative et qui avait marqué une ère de régénération pour la franc-maçonnerie française. Le Grand-Orient avait pour chef nominal et décoratif, sous le titre de grand-Maître, un prince de la famille royale, alors âgé de vingt-six ans, Louis-Philippe-Joseph d’Orléans, duc de Chartres, qui devint un peu plus tard duc d’Orléans, à la mort de son père et qui mourut sur l’échafaud, en 1793, portant le nom de Philippe-Egalité. Il est permis de croire que les trois augustes frères furent incités par l’exemple et les exhortations de leur cousin à se faire agréger à l’association maçonnique, qui pouvait déjà compter parmi ses adeptes deux têtes couronnées, Frédéric II, roi de Prusse, et l’empereur François, père de la reine Marie-Antoinette.
"Le 17 août 1775, le Grand-Orient, en sa chambre des Provinces, était saisi d’une demande en constitution par une loge qui venait de se former à l’O
de Versailles et qui se dénommait : L Royale et Militaire des TROIS-FRERES-UNIS. Le rapport sur cette demande fut confié au F
Lamarque ; et l’affaire fut renvoyée à une prochaine assemblée pour y être statuée.
"Le 7 septembre, la constitution fut accordée, sur le
rapport du F
Lamarque. Seulement la qualification de "royale" fut écartée comme trop significative ; mais, d’autre part, la désignation de Versailles fut remplacée par celle de "la Cour". Le nouvel atelier fut donc constitué, pour prendre rang du 1er août précédent, sous le titre distinctif de L.MILITAIRE-DES-TROIS-FRERES-UNIS, A L’O
DE LA COUR. Telles sont les constatations consignées dans le registre des procès verbaux de la chambre des Provinces, qui est conservé aux archives du Grand-Orient.
"La l
oge ainsi constituée et dénommée figure sur des documents imprimés que l’on peut qualifier d’officiels et qui forment toute une série de 1776 à 1789.
"On la trouve d’abord sur un "Tableau alphabétique des loges constituées ou reconstituées par le Grand-Orient de France", en vingt-huit pages grand in-4°, réuni en un recueil factice avec les actes de la fondation du Grand-Orient et de son fonctionnement avant 1777, sous le titre de "Circulaire du G
O", dont il existe un exemplaire à la Bibliothèque de la ville de Paris jointe au musée Carnavalet. La Cour y est placée entre Compiègne et le Croisic. Ce premier tableau lui donne pour vénérable le F Minette de Saint-Martin, exempt des gardes-du-corps de Monsieur, pour député au G O l’abbé Le Clerc, et indique l’adresse chez le F
Simonet, commis du bureau de la Guerre.
"A partir de 1777, sous le titre d’Etat du Grand-Orient de France, fut imprimé un recueil périodique de format in-8°, qui devait paraître en fascicules trimestriels et former un tome pour cha
que année. La publication ne fut régulière qu’en 1777 et en 1778. Six fascicules imprimés en 1779, 1780 et 1781 forment un troisième tome. Ces trois premiers volumes existent dans diverses bibliothèques, notamment à celle du Grand-Orient et à la Bibliothèque nationale. Deux autres tomes sont rarissimes, peut-être introuvables dans leur intégralité. Le quatrième comporte des fascicules parus en 1783 et 1784. Le cinquième en comporte de 1785 et 1786, peut-être même de postérieurs. De ces deux derniers volumes je ne connais que trois fascicules, qu’une heureuse occasion a mis entre mes mains : la première et la seconde partie du tome quatrième, la quatrième partie du tome cinquième. Ce recueil fournit cinq tableaux des loges, savoir celui de 1777 (t. II, 2è partie) ; celui de 1779 (t. III, 3è partie) ; celui de 1781 (t. III, 6è partie) ; celui de 1783 (t. IV, 2è partie), celui de 1786 (t. V, 4è partie). La MILITAIRE DES-TROIS-FRERES-UNIS se retrouve dans ces cinq tableaux.
Dans ceux de 1777-1783, l’Orient de La Cour est classé à la lettre L : ainsi, à celui de 1783, il figure après Joigny, entre La Charité-sur-Loire et La Fère. Il est à remarquer, sur ce dernier tableau, que la désignation de la Cour y est devenue simplement équivalente de Versailles ; car elle sert pour deux autres loges nouvellement constituées dans cette ville, le PATRIOTISME, qui date de 1780, et la CONCORDE, qui est de 1782. Le vénérable n’est plus un militaire en 1777, c’est le F
Schmidt, commis de la Marine ; en 1783, le F Chauvet, commi
s de la Guerre. Quant au député, nous apprenons que l’abbé Le Clerc, resté investi de ce mandat, n’est pas un ecclésiastique quelconque, mais bien un dignitaire ayant l’attache de la curie romaine, en dépit des bulles de Clément XII et de Benoît XIV qui avaient excommunié les francs-maçons. C’est l’abbé Le Clerc de Saint-Etraint, protonotaire apostolique, commandeur de l’ordre du Christ de Portugal, demeurant à Paris, rue des Jeûneurs.
En 1786, la MILITAIRE DES-TROIS-FRERES-UNIS est mise hors pair et placée en relief, tandis que le PATRIOTISME et la CONCORDE restent classées comme il vient d’être dit. Elle figure en tête des loges des corps militaires, comme investie d’une dignité particulière, avant celles des Gardes du Roi, des Mousquetaires et de la Gendarmerie de France. Le vénérable est toujours un civil, le F
Chauvet ; mais l’abbé Le Clerc de Saint-Etraint est remplacé, comme député, par le F de Castel, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, maréchal des logis des gardes-du-corps de
Monsieur, frère de Roi, rue des Ecouffes, au Marais.
Vers cette époque, le Grand-Orient, pour raisons d’économie et de commodité, a cessé l’impression des tableaux des loges en format in-8°, et l’a reprise dans le format in-32 : ce sont les petits volumes annuels du Calendrier du G
O
", continués aujourd’hui sous le nom d’annuaires. Sa bibliothèque possède les calendriers de 1785, 1787, 1788 et 1789, où la MILITAIRE-DES-TROIS-FRERES-UNIS est placée comme au tableau de 1786.
Voilà donc dix documents impr
imés, officiels, qui confirment et accentuent l’importance spéciale et unique de la loge dont il est ici question.

M. Monin aurait pu rapprocher du témoignage de 1821 un fait bien connu de tous ceux qui se sont occupés de l’histoire de la Révolution et popularisé naguère par un tableau de J.-P. Laurens, la Voûte d’acier. Reportons-nous au 17 juillet 1789, troisième jour après la prise de la Bastille.
Louis XVI vient à Paris pour se réconcilier avec les Parisiens. A la barrière du Point-du-Jour, le maire Bailly, qui est franc-maçon, lui a présenté les clefs de sa capitale. Le carrosse du roi est précédé par le franc-maçon La Fayette, commandant en chef de la garde nationale, dont le moindre signe est obéi de tous. Arrivé à l’Hôtel-de-Ville, le roi y entre en passant sous la voûte symbolique formée par des francs-maçons qui croisent leurs épées au-dessus de sa tête.
Prenons les trois histoires de la Révolution française qui ont eu jusqu’à présent le plus grand nombre de lecteurs. Thiers (2è édition, 1828, t.I, p. 109) mentionne simplement cet accueil comme un signe d’honneur. Michelet, (édition de 1879, t. I, p. 211) y voit "un honneur bizarre emprunté aux usages maçonniques, qui semblait à double sens, et qui pouvait faire croire que le roi passait sous les Fourches Caudines". Louis Blanc (édition de 1878, t. III, p. 208) insiste davantage, et apprécie mieux :

En passant devant le Pont Neuf, le roi dut être doucement rassuré par la vue des bouquets de fleurs que les femmes du peuple avaient placés à l’embouchure et à la lumière de chaque canon, idée char-mante qui d’une menace de guerre faisait un symbole d’amour ; mais à la place de Grève, il eut à contempler une cérémonie étrange. La plupart des révolutionnaires, nous l’avons dit, étaient affiliés aux 4 sociétés secrètes de la franc-maçonnerie. Or, quand un frère étranger se présente en visiteur dans une loge, s’il est revêtu des hauts grades, les membres de la loge se rangent sur son passage, et joignant leurs épées au-dessus de sa tête, ils forment ce qu’on appelle la voûte d’acier. Cet Honneur singulier fut rendu à Louis XVI au moment où il mit pied à terre pour monter les degrés de l’Hôtel-de-Ville. D’un pas ferme, il s’avança sous le berceau des lames croisées, et au bruit des applaudissements, il entra dans la grande salle.

"La cérémonie ne parut pas étrange à Louis XVI, pour qui elle avait déjà été pratiquée en loge. Il fut, cette fois encore, honoré en franc-maçon par des francs-maçons. Depuis assez longtemps déjà, l’importance historique de la L MILITAIRE-DES-TROIS-FRERES-UNIS, bien qu’ignorée du grand public et manquant encore d’une démonstration complète, n’avait pas échappé aux érudits en franc maçonnerie. Elle a été signalée, il y a trente ans, dans une Histoire du Grand Orient de France (sans nom d’auteurs, Rennes et Paris, 1865, 1 vol. in-12, p. 71) par un homme qui a appartenu à l’état-major du Grand Orient, le F Jouaust, alors avocat à Rennes, mort, il y a peu d’années, juge au tribunal civil de Nantes. Cet auteur, comme l’a fait ensuite M. Monin, s’est basé uniquement sur le discours solennellement prononcé en 1821. Mais il a évité l’erreur commise par notre confrère, en ce qui touche la loge qui, sous la Restauration, semblait continuer celle fondée à l’Orient de la Cour en 1775. Cette loge ne peut pas avoir été la TRINITE, qui fut constituée à l’Orient de Paris, le 3 décembre 1783, pour prendre rang du 25 septembre précédent, et qui figure sur les tableaux alphabétiques en même temps que la MILITAIRE. Ce fut probablement la loge des SOUTIENS DE LA COURONNE, constituée le 25 septembre 1814, avec l’agrément du roi, parmi les gardes du corps de la compagnie de Raguse.
"En 1869, dans une communication insérée au Bulletin du Grand Orient de France (25è année, p. 76-79), un autre franc-maçon éminent, le F
Poulle, après avoir évoqué le souvenir de la voûte d’acier pratiquée le 17 juillet 1789 et avoir cité le passage du livre de Jouaust, fit connaître un document tout à fait probant qui venait d’être mis en sa possession, c’est-à-dire un diplôme en date du 19è jour du 12è mois de l’an de la vraie lumière 5780 (19 février 1781), délivré par le Grand Orient, au nom d’un F Jacques François F..., garde du-corps du roi, en qualité de "maître et membre de la loge SAINT-JEAN, régulièrement constituée à l’Orient de La Cour, sous le titre distinctif de la MILITAIRE-DES-TROIS-FRERES-UNIS". Ce diplôme avait été donné au F Poulle par le petit-fils du titulaire. M. Monin doit être remercié pour avoir appelé l’attention de nombreux lecteurs sur un sujet jusque là peu connu. Il n’est pas indifférent qu’on sache que les trois derniers rois de France (Louis P
hilippe ayant été roi des Français), ont participé à cette association maçonnique qui a préparé la Révolution française.
Veuillez agréer, Monsieur et cher confrère, l’expression de mes sentiments les plus dévoués et bien sympathiques.
LOUIS AMIABLE.
"M. H. Monin, à qui nous avons communiqué la lettre de M. Amiable, nous a répondu qu’il n’avait jamais cru avoir épuisé la question des Bourbons francs-maçons. Il est heureux que sa communication ait provoqué les recherches de M. Amiable, et que ces recherches aient abouti sur plusieurs points à des résultats plus précis que ceux qu’il avait pu lui-même obtenir.

Fin de la monographie de Louis Amiable 
 

Source : http://novusordoseclorum.discutforum.com/t7064-les-bourbons-franc-macons-revolution-francaise

 

Par X - Publié dans : Anti-Maçonnisme
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Samedi 3 novembre 2012 6 03 /11 /Nov /2012 17:27

    

 

Soucieux que le "vent profane" ne souffle pas dans le "Temple", "l'Ordre Maçonnique" s'interdit en loge, toute  polémique sur des sujets ayant trait à une religion et tout débat politique ou social. "Le Grand Architecte de l'Univers" est conçu comme symbole de l'amour, de l'infini et de la perfection, liant entre eux, tous les membres de la confrérie par delà les concepts religieux, métaphysiques ou philosophiques de chacun. Il est le symbole essentiel compréhensible à tous par lequel la "Franc-Maçonnerie" affirme la dimension spirituelle de la Vie.

Selon les principes décrits ci-dessus, la Franc-Maçonnerie serait plutôt un ordre philosophique et moral qu’une religion. Mais est-ce vraiment le cas ? Catéchèse ou moralisme ?  

Y a-t-il une spiritualité maçonnique?  

La franc-maçonnerie est divisée plus ou moins en deux blocs distincts : l'une est d'essence anglo-saxonne (plutôt théiste) et l'autre est latine et plus particulièrement francophone (plutôt laïcs). La franc-maçonnerie anglo-saxonne se distingue des loges françaises en ce sens que la première a toujours été proche de l'"Establishment" et de la Monarchie, alors que la seconde a toujours affectionné les valeurs démocratiques et républicaines. En gros, cela signifie, que les francs-maçons britanniques et américains sont plus enclin au "conservatisme" qu'entretiennent la bourgeoisie et l'aristocratie au pouvoir, celles-ci croyant néanmoins en l'existence d'un "Grand Architecte de l'Univers" (ou en un Dieu créateur qui a un plan bien défini pour l'humanité), alors que les francs-maçons français sont plutôt enclin au "libéralisme" que véhicule le système démocratique humaniste et laïque qui ne croit pas nécessairement en l'existence d'un quelconque créateur de l'univers.

En fait il existe des loges pour satisfaire toutes les croyances. Ce n’est donc pas la foi ou l’athéisme qui unit les francs maçons entre eux mais un rituel ésotérique et symbolique qui est à peu de choses près le même dans toutes les loges. Si ce rituel prend une connotation spirituelle alors le "Maçonnisme" est une religion. C’est l’objet de cette étude, en faire la démonstration !  

En quête d’élévation.  

Les philosophes qui se sont fait recevoir Francs-maçons n’ont pas manqué de distinguer dans l’Ordre maçonnique une spiritualité indépendante de l’organisation fonctionnelle, et ils ont appelé « Maçonnisme » ce qui est du domaine de l’esprit par opposition à la Maçonnerie, vaste association matérialisée. Le Maçonnisme est à la Maçonnerie ce que le Christianisme en sa pureté concevable est par rapport aux églises chrétiennes, ou plus spirituellement la notion d’Epouse de Christ par rapport aux dénominations. La différence est donc dans l’esprit et lui seul.

Au corps, cependant, se rattache une âme, même et peut être surtout quand il s’agit d’une corporation, d’une collectivité permanente. En Maçonnerie, le Maçonnisme représente l’esprit, qui souffle où il veut et ne se laisse pas emprisonner dans l’enceinte des loges. Celles-ci retiennent plus facilement l’âme de la maçonnerie, si bien qu’il y règne une certaine  fraternité. Un corps uni par même esprit.

Le symbolisme ésotérique qui demeure une langue morte pour la grande masse des francs-maçons actuels, ignorent tout des origines lointaines et occultes des symboles qu’ils utilisent. Si correcte que puisse être cérémoniellement leur initiation, les récipiendaires se comportent souvent passivement à l’égard du cérémonial, dont le rôle est de confondre l’esprit du néophyte. Même incompris de ceux qui en sont chargés, l’enseignement ne perd rien de son efficacité spirituelle, dès lors qu’il imprime sa marque aux initiés. Ceux-ci, insensibles à l’ésotérisme du rituel, sont néanmoins sous la domination de forces occultes qui les influencent directement. Les gestes sont accomplis et les paroles prononcées, liant spirituellement les maçons qui souvent ne se contentent que de l’extériorité des mystères sacrés, oubliant toute la profondeur du coté mystique des rites des loges, à la grande satisfaction de celui qui se cache derrière tous ces symboles.  

Aucune association ne fait autant parler d’elle que la Franc-Maçonnerie. On sait que des secrets sont confiés aux Francs-maçons, qui, lors de leur initiation jurent de les garder inviolablement. Pour connaître ces secrets, des hommes de tous les pays, de toutes les races, de toutes les religions et de toutes les conditions sociales se sont fait initier depuis 1717, date de l’institution de la Franc-maçonnerie sous sa forme actuelle.  

Selon les francs-maçons, jusqu’au XVIIIe siècle, on avait cherché le salut des hommes dans la communauté fraternelle de leurs convictions religieuses. Les religions avaient propagé des croyances rivales et chacune se considérait comme la seule vraie ; d’où contestations, discordes véhémentes et guerres désastreuses. Le fanatisme religieux étant envisagé comme responsable de tous ces maux, les partisans de la conciliation reconnurent indispensable de propager la tolérance. Cette vertu philosophique devait tempérer l’absolutisme de la foi. A celui qui croit avoir raison, elle fait admettre que les autres n’ont pas tort à leur point de vue, d’où respect de personnes justifiant par leur conduite les principes inspirateurs de leurs actes. Qui agit bien ne saurait penser mal en sa conscience, quelles que soient ses théories. C’est sur ce postulat que les maçons prirent leur essor et investirent tous les compartiments de la société humaine occidentale moderne.

Sur de telles bases il devient facile d’éloigner les hommes de la foi et du message de la Bible qui ne l’oublions pas est avant tout un message d’amour entre Dieu et les hommes. L’ « amour » maçonnique se porte donc en concurrent direct de celui de Dieu qui serait la cause indirecte des divisions et la querelle dans le genre humain. Il convient donc de fournir aux hommes un substitut fraternel que la religion classique ne saurait donner.

Bref historique  

A la Renaissance, l'Europe recueille tout un héritage ésotérique venant de l'Antiquité. L'alchimie, la kabbale, l'astrologie, la sorcellerie et la magie connaissent un grand développement dont le Rosicrucianisme marque l'aboutissement au XVIIe siècle. Ce mouvement est à mettre en parallèle au vent du renouveau spirituel qui prend naissance en Europe lors de la Réforme dans la période de la Renaissance sous l'impulsion de dissidents catholiques tels que Martin Luther puis Jean Calvin.  A ce renouveau spirituel le diable répond par une contre-réforme alliant ésotérisme, religion et science occulte, pour amener l'humanité vers une aube nouvelle de bonheur, de fraternité et de paix satanique. Ces idées se cristallisent autour du mouvement rosicrucien,

Sur le plan historique, la Franc-Maçonnerie naîtra un siècle plus tard en Angleterre et reprendra les idées de la réforme rosicrucienne. C'est ce qui explique pourquoi certains auteurs, comme J. G. Buhle en 1804 ou Thomas de Quincey en 1824, voient en elle une émanation de la Rose-Croix. Sans procéder directement de la Rose-Croix qui a fleurit au siècle précédent, elle se développe dans un terreau préparé par le Rosicrucianisme. Quelques années après sa naissance, la Franc-Maçonnerie intègrera d'ailleurs un grade de « Chevalier Rose-Croix », puis en vient même à créer plusieurs mouvements rosicruciens, scellant ainsi la fusion occulte des deux ordres. Il est donc plus que probable que la franc-maçonnerie ne soit pas un prolongement des corporations médiévales, mais bien une réponse occulte au renouveau spirituel lié à la réforme protestante de Luther, puis celle de Wesley en Angleterre qui initia le mouvement de réveil Méthodiste et qui mènera encore un siècle plus tard à celui du grand réveil de la Pentecôte. Le maçonnisme n’étant que le pendant occulte des réveils chrétiens en Angleterre et en Amérique.  

Quelques principes fondamentaux de la Franc-Maçonnerie.  

Toutes les loges régulières du monde adoptent des principes et des règles traditionnelles communes. Principes de base définis par la Grande Loge d'Angleterre "Loge Mère du Monde". Parmi les plus remarquables se trouvent :

La Franc-Maçonnerie affirme l'existence de Dieu, Etre Suprême qu'elle désigne sous le nom de Grand Architecte de l'Univers. Elle requiert de tous ses adeptes qu'ils admettent cette affirmation. Cette exigence est absolue et ne peut faire l'objet d'aucun compromis, ni d'aucune restriction. La Franc-Maçonnerie ne définit pas l'être suprême et laisse à chacun la liberté de le concevoir.  

Tout travail maçonnique se fait "A La gloire du grand architecte de l'univers" et en présence des trois grandes lumières de la Franc-Maçonnerie : le volume de la loi sacrée (la Bible) sous l'équerre et le compas, sur lesquels sont prêtés tous les serments et obligations.  

Que la discussion de sujets politiques ou religieux soit strictement interdite au sein de la Loge.  

Les trois premiers grades sont ceux de : Apprenti, Compagnon, et Maître, des loges bleues (degrés de base de la maçonnerie)  

Les Francs-Maçons ont adopté certains symboles qui sont tous empruntés a l'art de bâtir : le tablier de peau, la truelle, l'équerre, le compas; ils sont distribués en un certain nombre de petites assemblées dites loges, présidées chacune par un vénérable; le lieu dans lequel ils se réunissent est appelé temple, en mémoire du temple de Salomon. Ils reçoivent, selon qu'ils sont plus ou moins avancés dans l'initiation, des grades divers, dont le nombre peut aller jusqu’à 33; mais il n'y a que trois de ces grades vraiment essentiels, ceux d'apprenti, de compagnon et de maître, entre lesquels dans la plupart des pays d’Europe continentale, l’intervalle minimum est d’une année. En Angleterre, cet intervalle minimum est de quatre semaines. Aux Etats-Unis, il peut n’être que de quelques heures.  

Pour bien comprendre le "catéchisme" maçonnique et ses rituels occultes il faut comprendre le sens caché des rituels des trois premiers degrés.  

L’apprenti au premier degré  

Conformément à la tradition immémoriale de l’ordre et par référence aux enseignements des rituels, le volume de la loi sacrée, ouvert sur l’autel des serments, est la Bible, considérée non comme la description d’un Dieu révélé, mais comme un livre sacré symbole de haute spiritualité. Les frères dont la religion se réfère à un autre livre sacré ont toute licence de prêter serment sur cet autre livre. Le serment d’admission, dans le rite, doit être pris sur les trois grandes lumières : le volume de la loi sacrée, l’équerre et le compas. Une grande loge régulière doit exiger que tout nouveau membre prenne son obligation sur le volume de la loi sacrée. Le rite d’initiation ouvre donc à l’apprenti les portes du temple, après cooptation par un "frère", qui découvre alors un nouvel univers, très symbolique.  

La première initiation qui le mènera  des ténèbres vers les flammes de l’épreuve du feu, ne sont qu’une image de l’enfer par excellence qui débute par l'épreuve de la Terre. Enfermé dans une pièce généralement située au sous-sol et dont les murs sont peints en noir, le candidat doit rédiger son testament (la mort), après avoir répondu à trois questions qui portent sur les devoirs de l'homme envers lui-même, envers sa famille, envers l'humanité. Il est ensuite conduit les yeux bandés, une corde au cou, le bras gauche, le sein gauche, le genou droit découverts, le pied gauche en pantoufle. Il a dû remettre tous ses objets métalliques : stylo, clefs, argent. Ainsi dépouillé, il prononce un premier serment, boit une gorgée d'eau pure, puis un breuvage amer, « symbole de l'amertume et du remords » qui seraient son lot si jamais il ne respectait pas son engagement. Alors commencent les voyages. L'épreuve de l'Air. Au milieu d'un grand vacarme, le postulant est entraîné dans un parcours parsemé d'obstacles ; il doit marcher sur une planche à boules, puis une planche à bascule. L'épreuve de l'Eau. De l'eau est renversée sur Le candidat. Mais le trajet est moins difficile, les bruits s'estompent : seuls des cliquetis d'épées se font entendre. « Nous avons voulu vous faire comprendre que les obstacles s'aplanissent sous les pieds de l'homme qui persévère dans les chemins de la Vertu », déclare alors le Vénérable. L'épreuve du Feu. Le terrain est libre, aucun bruit ne se fait entendre. Ce silence a lui aussi une valeur symbolique : « Si l'on persévère résolument dans la vertu, la vie devient calme et paisible. » Et les flammes, dont l'initié sent la chaleur, sont le complément de sa purification. Une fois rhabillé, le néophyte est enfin solennellement intronisé et reçoit le tablier d'apprenti franc-maçon. Le testament qu'il a rédigé est détruit.  

Dans le temple l’apprenti découvrira alors les colonnes du temple, "Boaz" et "Jakin", "la voûte étoilée", le "pavé mosaïque" ou encore une troisième colonne nommé "beauté" et "l’étoile flamboyante". C’est au niveau des premiers symboles que déjà s’infléchie l’orientation spirituel de l’apprenti qui sera mis en contact avec les premiers éléments païens et occulte des rites et symboles maçonniques.  

La découverte du temple  

Les "deux colonnes" reproduction de celles du temple de Salomon, ne sont en fait que les copies des deux piliers situés devant le temple de Melqart à Tyr : les fameux Jakin et Boaz (les colonnes J et B). Quand on sait que Melqart ou Baal-Melqart est une abréviation de Mélekh-Karth, qui signifie roi de la ville, c'est-à-dire de Tyr, le ton est déjà donné, car la Bible sur laquelle l’apprenti aura prêté serment nous enseigne que le roi de Tyr dépeint en Ezékiel 28, n’est en fait qu’une allégorie de satan lui-même. L’origine des colonnes devant le temple de Salomon n’est à mon sens d’aucune inspiration divine, car l’entrée du Tabernacle, modèle du temple de pierre de Salomon ne comportait pas ces deux colonnes ou piliers en face de lui. Cette idée ne peut venir que du roi de Tyr ou du fondeur Hiram lui-même né d’un père tyrien. Ces deux colonnes tyriennes renvoient en fait aux deux faisceaux de roseaux de la porte-vulve de la déesse Ishtar.  Mais ça continue de plus belle…  

La "troisième colonne". Nommée "beauté" elle pousse l’idolâtrie un cran plus haut encore. De style corinthien cette colonne est la plus aboutie car elle achève par son style la culture grec et annonce celle des romains qui reprendront à leur compte ce style pour leurs colonnes, perpétuant dans leurs formes le culte de la déesse mer/mère. Si les deux premières colonnes représentent l’entrée du temple la troisième représente la divinité elle même, la déesse de la beauté, Vénus/Aphrodite. Vénus née de la mer qui renvoie à Aphrodite, Astarté, Asherah "dame de la mer" Ashratum / Ashratu, Asherdu chez les hittites. et les sumériens Athirat appelée "Athirat de la mer" ou aussi traduit "elle qui marche sur la mer", elle est "Mère de tous les dieux" comme Tiamat le serpent ancien qui lui représente la mer et d’où viennent tous les dieux.

Asherah, la déesse protectrice de Tyr, est le nom sous lequel la déesse cananéenne Anat-Astarte apparaît dans la Bible et paraît renvoyer, dans la forme de pluriel masculin à l’hébreu Asherim, soit à des arbres ou des clairières consacrées, d’où le culte à un poteau, un pilier ou un arbre sacré. Enfin, suivant une autre ligne d’influence, le culte d’une pierre ou d’un poteau sacré, connus dans la religion sémitique sous le nom de masseba ou de nosb, paraît avoir été importé ou du moins partagé avec la Crète minoenne et les peuples égéens, où le pilier était une représentation de la grande déesse sous la forme d’un arbre stylisé. Asherah est sous sa forme d’arbre ou de colonne dressée une image de "l'arbre de vie" ou plutôt comme nous allons le découvrir plus loin l’arbre de la connaissance du bien et du mal.  

La "voûte étoilée" représentant le ciel, avec le soleil, la lune et l’étoile ne sont que la représentation symbolique des dieux majeurs du panthéon babylonien, Shamash, Sin et Ishtar, représentés sur la partie haute du kudurru babylonien de Melishipak par exemple.

Il faut également rappeler que dans la cosmogonie babylonienne le ciel est une des parties du serpent ancien Tiamat tué par le dieu Marduk qui fendit le cadavre de Tiamat après sont combat victorieux, " comme un poisson séché "; dont une moitié va tapisser le ciel et l'autre soutenir la terre. « Et le voici qui créé le monde tel qu'il se présente. Sur la nouvelle voûte céleste, il fixe le chemin du soleil, de la lune et des étoiles ». D’une certaine manière donc, les symboles célestes comme les étoiles, la lune et le soleil sont directement associés au serpent ancien qui leur donna vie.  

Le "pavé mosaïque", est un damier noir et blanc placé au centre du temple de la loge. Ce damier, par la présence du noir et du blanc, symbolise l’omniprésence, en tout, des opposés. En franc-maçonnerie il est un discours couramment admis selon lequel, toute pensée, toute idée contient en même temps son contraire, comme « le bien » ne peut se concevoir que par opposition « au mal ».  

Nous avons donc un condensa de symboles païens et occultes qui ornent les temples maçonniques. Le serment prêté sur la Bible n’est donc qu’un artifice trompeur servant à donner une légitimé sainte et reconnue comme universelle à une religion dont le fond est inspiré par le diable, comme le démontre avec force et sans ambages les degrés suivant du compagnon et du maître.  

Le compagnon au second degré.  

 Le grade du compagnon est intimement lié au nombre cinq, nombre directement lié à l’étoile à cinq branches, le pentacle. Le but du rituel est d’allumer cette étoile pour qu‘elle devienne "l’étoile flamboyante".  Le rituel impose cinq voyages initiatiques au terme desquels un des cinq cierges en forme de pentagramme disposés à coté de l’autel principal sera successivement allumé dans un ordre précis. Au cours du troisième voyage, l’étoile placée à l’orient est allumée : c’est l ‘apparition de "l’Etoile Flamboyante". Puis vient la consécration du nouveau compagnon, cinq coups de maillets seront frappés sur l’épée flamboyante tenue au dessus de sa tête. Après la consécration du compagnon et pendant son instruction sur son grade en dehors du temple, les lumières des bougies de l’étoile son éteintes et "des épis de blés" sont distribués à tous les Frères…  

Je suis intimement convaincu que seul les niveaux les plus élevé de l’ordre ont une notion de l’acte de folie qu’ils viennent de commettre. Car qui d’autre qu’Helel ben shakhar, astre fils de l’aube (l’astre décrit en Esaïe 14 : 12.) et traduit incorrectement par "astre brillant" ou "Lucifer", se cache sous la forme trompeuse de l’étoile flamboyante. "L’Etoile Flamboyante" n’est donc qu’une des nombreuses variantes de la fausse traduction, étoile brillante ou Lucifer d’Esaïe 14. C’est donc directement au diable que se vouent corps et âmes les francs-maçons dans leur rituel diabolique. Helel en hébreu désigne également Vénus l’étoile la plus brillante dans le ciel, qui renvoie également aux divinités païennes adorées sous cette forme.  

Que représente alors le blé ? Le blé représente la semence, la descendance ou la postérité du serpent, le diable. Comme le clame l’Eternel en Genèse 3 : 15  Je mettrai une inimitié entre toi (le serpent) et la femme (l’Eglise véritable), entre ta semence (postérité) et sa semence (postérité): celle-ci t'écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon.

Bar en hébreu signifie le fils et germe de blé, ce symbole reprit par satan dans le rituel maçonnique affirme avec force que désormais le compagnon maçon devient un fils du diable de la postérité du serpent. C’est aussi pour cette raison que les déesses mères derrières lesquelles se cache satan sont pour la plupart également des déesses de la fertilité et des moissons. Cette fois c’est la partie basse du kudurru de Melishipak qui nous révèle l’origine babylonienne du rituel.

Comme représenté sur l’image ci-contre on peut lire de gauche à droite dans la partie la plus basse, la semence du serpent est la vie.

La gerbe ou la semence représente le Dagon de la bible, dont le nom dans les langues sémitiques occidentales signifie « grain », le serpent dont est issu la semence est à l’origine de tout et la parèdre de Dagon son épouse Ishara le scorpion (qui était la déesse chaldéenne de la guerre et de la fertilité), symbolise la mère qui donne la vie, mais qui sous le signe du scorpion mène en fait à la mort. Cette Ishara par syncrétisme se fondra plus tard dans le culte Ishtar/Astarté.

Comme on le voit les vérités bibliques se retrouvent dans les traces archéologiques des cultes mésopotamiens dès l’aube des civilisations  jusqu’à nos jours, avec une constance dans les rituels qui ne varient presque pas dans leurs formes si ce n’est dans leur fond.  

Un « G » (signifiant gnose, "connaissance") est inscrit au centre de l'étoile. Là encore il faut revenir à l’hébreu pour confondre l’adversaire caché dans son étoile. Connaissance revêt deux significations en hébreu, c’est la connaissance lié au savoir et l’érudition mais également signifie aussi l’union dans un même corps, comme Adam qui connu Eve et elle enfanta. Dans ce sens également le diable affirme que les maçons forment un corps uni par le même esprit à leur dieu. La lettre « G » signifie aussi pour les maçons géométrie, soit un fondement de toute leur science, qui agit comme une clé pour ouvrir le monde de la métaphysique et sa compréhension. G signifie aussi pour eux, gravitation, génération, génie et par la septième lettre de notre alphabet le G de God (Dieu en anglais).  

En associant les différents symboles présents dans le temple, "le grand architecte" qui oeuvre dans l’ombre reconstitue de manière symbolique la genèse spirituelle des hommes avec leur dieu. En effet comme dans le jardin d’Eden un arbre est planté (la colonne de la beauté), qui lie la connaissance (la gnose) au bien et au mal (le pavé mosaïque). Présenté comme l’arbre de vie il est en fait l’arbre de la connaissance du bien et du mal qui mène à la perdition et la mort, comme le démontre le troisième grade, celui du maître.  

Le maître au troisième degré.  

Le rituel au troisième degré mènera le compagnon au grade de maître. Pour ce faire le récipiendaire devra s’identifier à Hiram le fondeur des colonnes et ustensiles en bronze du temple de Salomon.

la vie et la mort d'Hiram, enrichies par les légendes, deviennent un mythe initiatique qui inspire le rituel maçonnique. D'après le récit mythique, Hiram fut assassiné à la fin des travaux du Temple par trois compagnons pour avoir refusé de les initier aux secrets de son art. Ces trois hommes, postés à une porte différente du Temple, lui réclamèrent, sous la menace, la parole secrète. Hiram se tut, estimant que le temps n'était pas venu. Le premier le frappa d'un coup de règle sur la gorge, le deuxième d'un coup d'équerre de fer sur le sein gauche et le dernier l'acheva d'un coup de maillet sur le front. Les compagnons enterrèrent le maître sans connaître le secret.

Dans les cérémonies maçonniques, le récipiendaire au titre de Maître s'identifie à Hiram : pour cela il doit d'abord « mourir » pour renaître, investi des qualités du Maître. Ainsi, la Franc-Maçonnerie reconnaît en Hiram un maître fondateur.

Il serait naïf de croire que le mythe d’Hiram se rapporte au seul fondeur de bronze fils d’une veuve de la tribu de Dan. En fait Hiram était également le roi de Tyr fils d’Abibaal qui régna sur Tyr de 968 à 935 et dont le nom signifie "mon père est Baal", et Hiram signifie "frère exalté". Pas étonnant donc que les maçons soient tous des frères dont le maître et seigneur (Baal signifie seigneur) est le roi de Tyr (Ezékiel 28), soit satan lui-même.

Le rituel de la résurrection d’Hiram n’est en fait qu’une parodie occulte du baptême chrétien qui lie dans la mort le nouveau maître maçon à son dieu, le diable.  

 Hiram étant dans la légende maçonnique éponyme une allégorie de Jésus de Nazareth, le tombeau d’Hiram était donc une allégorie pour désigner le sépulcre de Joseph d’Arimathie dans lequel ce dernier, aidé de Nicodème, avait placé le corps défunt de Jésus de Nazareth (Mt. 27,57-60 ; Jn 19,38-42). « Dans la chambre où se fait cette cérémonie, on trace sur le plancher la loge du maître qui est la forme d’un cercueil entouré de larmes. Sur l’un des bouts du cercueil on dessine une tête de mort ; sur l’autre, deux os en sautoir ; et l’on écrit au milieu JEHOVA, hwhy. Devant le cercueil on trace un compas ouvert ; à l’autre bout, une équerre ; et à droite, une montagne sur le sommet de laquelle est une branche d’acacia.

La légende maçonnique du meurtre d’Hiram par trois mauvais compagnons étant une allégorie de la Passion/résurrection de Jésus de Nazareth condamné à mort par trois hommes : Caïphe, Hérode, et Ponce-Pilate. Dans le contexte de cette référence de la légende d’Hiram à la Passion de Jésus de Nazareth, les larmes du tableau de loge de maître renvoyaient aux larmes de l’apôtre Pierre (Mt. 26,75), aux larmes des disciples de Jésus (Mc 16,10), aux larmes des femmes de Jérusalem (Lc 23,27-28), ainsi qu’aux larmes de Marie de Magdala (Jn 20,11.13.15). La tête de mort Dans le contexte de la référence de la légende d’Hiram à la Passion de Jésus de Nazareth, la tête de mort du tableau de loge de maître renvoyait à la mention évangélique du Golgotha (la forme grecque pour le mot araméen gulgota signifiant crâne) où Jésus fut crucifié et mourut.

Les deux os en sautoir (c’est à dire en forme de croix : référence probable à la croix de Jésus de Nazareth).

Le nom divin hwhy se rapporte également directement à Jésus-Christ par le verset de Jean 14:8  « Philippe lui dit: Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit 9  Jésus lui dit: Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m'as pas connu, Philippe! Celui qui m'a vu a vu le Père; comment dis-tu: Montre-nous le Père? »

Dans les catéchismes maçonniques antérieurs, le compas symbolisait YHVH et l’équerre la croix de Jésus de Nazareth.  

Quand on étend le récipiendaire sur le tombeau d'Hiram, qu’on le couvre d'un drap noir, et qu’on lui met sur la tête un linge blanc ensanglanté qui était sur la tête du dernier maître, c’est bien d’un rituel parfaitement religieux qu’il s’agit, copié sur celui véritable du baptême dans le Seigneur Jésus-Christ.  

L’agape fraternelle  

Le banquet ou « agape fraternelle », est une des plus vieilles et des plus solides traditions maçonniques. La tradition s'est maintenue. Chaque tenue est suivie obligatoirement d'un banquet ou « agape fraternelle » .

La plupart des agapes sont de simples banquets d'ordre réunissant les titulaires de tel ou tel grade, mais à tous les grades de Rose-Croix, il existe une cérémonie spéciale, l'agape du Jeudi Saint, banquet d'ordre d'un type spécial au cours duquel les Chevaliers consomment l'Agneau traditionnel.

Mais il y a plus fort dans l'impiété. Chaque année, dans la nuit du Jeudi Saint au Vendredi Saint, a lieu un banquet auquel tous les Rose-Croix sont tenus d'assister. Dans ce banquet , sur la table disposée en forme de croix, est apporté un agneau rôti, dont la tête est surmontée d'une petite couronne d'épine et dont les pieds sont traversés chacun par un clou. Cet agneau est placé au centre de la croix, tourné sur le dos et les pattes de devant écartées. Il n'y a pas à s'y tromper : il représente la victime du calvaire.  Le président du banquet sacrilège coupe la tête et les pieds de cet agneau et les jette dans un fourneau allumé. Il les offre ainsi en holocauste à Lucifer, adoré par les Rose-Croix sous la forme du feu....  Après le baptême la sainte-cène occulte !  

Ajoutons en passant que les Rose-Croix sont les espions attitrés des loges. En entrant dans le 19° degré, l'initié pénètre dans la maçonnerie noire. Il n' a plus grand chose à apprendre et à partir de ce moment avance-t-il à pas de géant vers le grade de Chevalier Kadosh ; c'est l'adoration directe et cultuelle de Lucifer; c'est l'abrutissement progressif par la pratique de la Magie; puis les hommages rendus à satan sous la forme d'un serpent ...  

C'est en effet parmi les Maîtres que sont choisis les adeptes capables de s'élever par une suite d'initiation de plus en plus occulte jusqu'au rang de chevalier Kadosh. Kadosh signifie sacré, en hébreu.

C'est au 30e degré seulement , c'est à dire au grade de Chevalier Kadosh, que le Franc Maçon se rend compte du chemin qu'on lui a fait parcourir. On voit dès lors ce que signifie cette expression maçonnique "pratiquer la vertu". c'est tout simplement se livrer à la débauche... Qu'il nous suffise de faire remarquer que la Franc Maçonnerie ajoute aux moyens de perversion qu'elle employait avec les Apprentis, la pratique réglée et louée de la dépravation la plus abjecte. Elle écarte ainsi ses adeptes de leur devoirs religieux et domestiques et prend sur eux une emprise considérable  

Un mois après sa réception le nouveau Maître est convoqué à une tenue spéciale au Troisième degré pour communiquer à la loge ses impressions maçonniques. Des frères haut gradés, c'est à dire appartenant au 30 e 31 e 32 ou 33 e degré, assistent toujours à cette séance , car il faut que l'autorité centrale sache à quoi s'en tenir sur le nouveau Maître et s’il est jugé digne il sera appelé aux plus hautes fonctions. C’est à ce niveau que le voile tombe et que la vérité maçonnique est révélée réellement. Les maîtres des plus hauts degrés apprendront au nouveau venu que :"La terre est partagée entre deux camps qui se disputent le pouvoir. Parmi les hommes, les uns sont les enfant d'Adam, ils adorent Adonaï, le Jéhovah auquel Salomon élevait un temple, le Dieu des chrétiens. Les autres - et nous francs Maçons, nous sommes de ces autres là - se regardent comme les descendants de Tubalcaïn et de Caïn, fils d'Eblis, l'ange de lumière Lucifer...nous voulons monter plus haut...venger le grand opprimé...et prendre la revanche d'Eblis notre Père, contre Jéhovah son persécuteur, et nous poussons notre cris de guerre : "Vengeance contre "toi, ô Adonaï"

Enfin s’il est jugé digne d'être reçut Chevalier Kadosh s’achève l’initiation suprême, il frappe à coup de poignard une tête de mort surmontée d'une tiare, représentation de la papauté, et une autre ornée d'une couronne royale, emblème de la puissance civile. Il se prosterne devant Lucifer et brûle l'encens sur son autel.  

Le Chevalier Kadosh évoque alors satan suivant les formules du rituel de haute magie; adossé à la hideuse idole du Baphomet templier il brandit son poignard en craint "Nekam, Adonaï! Vengeance contre toi, ô Adonaï". Il récite l'oraison à Lucifer, composé par le F Proudhon.

« Viens, Lucifer, viens ! ô calomnié des prêtres et des rois ! Viens que nous t'embrassions, que nous te serrions sur notre poitrine ! Il y a longtemps que nous te connaissons et que tu nous connais aussi. Tes oeuvres, ô le béni de notre coeur, ne sont pas toujours bonne et belle aux yeux du vulgaire ignorant; mais elles seules donnent un sens à l'univers et l'empêche d'être absurde. Toi seul anime et féconde le travail. Tu ennoblis la richesse, tu sers d'essence à l'autorité; tu met le sceau à la vertu... Et toi Adonaï, dieu maudit, retire-toi, nous te renions ! Le premier devoir de l'homme intelligent est de te chasser de son esprit et de sa conscience; car tu es essentiellement hostile à notre nature, et nous ne relevons aucunement de ton autorité. Nous arrivons à la science malgré toit, au bien être malgré toi, à la société malgré toi; chacun de nos progrès est une victoire dans laquelle nous écrasons ta divinité. ETC… »   

Le maçonnisme est donc bien une religion occulte parodiant les rites chrétiens et dont le dieu n’est personne d’autre que le diable, satan. Ceci est d’ailleurs clairement annoncé sur le premier site maçonnique français http://www.franc-maconnerie.org/web-pages/hermetisme/occultisme.htm « la Maçonnerie n'est pas « occultiste » par nature, ce qui n'empêche pas certains de ses adeptes de s'adonner à l'occultisme. La Maçonnerie est tout au plus occulte. » On apprécie la nuance sémantique…  

Albert Pike  

L'un des plus célèbres Francs-Maçons américains fut Albert Pike (1 809-1891). En tant que Franc-Maçon de haut-grade, Albert Pike exerça son activité sur le Rite Ecossais dont il faisait partie comme " Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil " de Charlestown, de 1859 à 1891. Mais nous savons aussi que Pike fut un haut initié du Palladisme.

Société très secrète, qui se voulait supérieure aux Suprêmes Conseils maçonniques, inconnue des Francs-Maçons de base (ceux des loges " bleues ") et souvent même des plus élevés en grade, le Palladisme " se composait d'émérites qui, selon le procédé classique, devaient exercer leur influence à l'intérieur des loges, et diffuser les consignes par noyautage ". On comprend alors pourquoi Albert Pike fut membre d'honneur de la plupart des Suprêmes Conseils du monde (ce fut en 1889 qu'il reçut cette dignité du Suprême Conseil de France).

Dans Morals and Dogmas of the ancient and accepted Scottish Rite, Albert Pike écrivait déjà:

" La divinité de l'Ancien Testament est partout représentée comme l'auteur direct du mal, dépêchant aux hommes des esprits mauvais et trompeurs... Le Dieu de l'Ancien Testament et de Moïse est ravalé au niveau des passions humaines... C'est une divinité violente, jalouse, vindicative, autant qu'ondoyante et irrésolue ; elle commande des actes odieux et révoltants de cruauté et de barbarie... "

Albert Pike, déclare encore le 14 juillet 1889 aux chefs de la Franc-Maçonnerie universelle, à l'occasion du Centenaire de la Révolution : " Ce que nous devons dire au vulgaire, c'est ceci : Nous adorons un dieu, mais c'est un dieu qu'on adore sans superstition. A vous, Grands Inspecteurs Généraux ; nous dirons ceci que vous pouvez répéter aux frères des 32°, 31°, et 30° degrés : La religion maçonnique devrait être maintenue, par nous tous initiés des hauts grades, dans la pureté de la doctrine luciférienne. "

"Si Lucifer n'était pas Dieu, est-ce qu'Adonaï (le Dieu des chrétiens) dont les actes prouvent la cruauté, la perfidie, la haine de l'homme, la barbarie et l'aversion pour la science, est-ce qu'Adonaï et ses prêtres le calomnieraient ? ".

"Oui, Lucifer est Dieu, et malheureusement Adonaï aussi est Dieu.

Car la loi éternelle est qu'il n'y a pas de lumière sans ombre, pas de beauté sans laideur, pas de blanc sans noir, car l'absolu ne peut exister que par deux dieux, l'obscurité étant nécessaire à la lumière pour lui servir de repoussoir, comme le piédestal est nécessaire à la statue, et le frein à la locomotive...

La doctrine du Satanisme il faut comprendre : " la doctrine qui présente Satan comme un être malfaisant " est une hérésie, et la véritable et pure religion philosophique est la croyance en Lucifer, l'égal d'Adonaï; mais Lucifer, le Dieu de la Lumière et le Dieu du Bien, lutte pour l'humanité contre Adonaï, le Dieu de l'obscurité et du mal."

Conclusion 

Devenir franc-maçon est loin d’être un jeu ésotérique et philosophique qui doit vous aider à devenir meilleur. En devenant maçon vous entrez de plein pied dans la religion occulte et trompeuse de satan lui-même, qui vous conduira par rituels successifs jusqu’à vous identifier à Hiram le fondeur, assimilé en fait à Caïn le forgeron semence du serpent et meurtrier d’Abel semence véritable de Dieu. Comme Caïn fut amené par son père le diable à bâtir des villes et développer les sciences, les arts et la religion polythéiste qui masque les faces cachées du diable, le franc-maçon sera appeler à pérenniser et achever l’œuvre diabolique commencé par les sumériens, qui consista à bâtir une civilisation industrielle, urbaine, religieuse et matérialiste où le Dieu véritable n’avait plus sa place et qui fut anéantit sous les eaux du déluge.  

Aucun chrétien ne peut prétendre être né de nouveau et être franc-maçon et je dirais même qu’en devenant franc-maçon on cesse d’être chrétien en pêchant contre le Saint-Esprit, anéantissant en soi l’œuvre de rédemption de Jésus-Christ.

Aucun pasteur digne de ce nom ne doit avoir un franc-maçon dans son église de peur de corrompre le corps Saint de son assemblée en ouvrant grande les portes aux forces occultes qui sévissent dans le "temple" maçonnique. Il va sans dire qu’aucun ministère en Christ est compatible avec la religion maçonnique, ce qui serait une abomination aux yeux de Dieu.  

Cela ne veut pas dire qu’un franc-maçon est irrémédiablement condamné aux flammes de l’enfer. Si un chrétien remplit du Saint-Esprit ne peut devenir franc-maçon, un franc-maçon peut devenir un chrétien véritable régénéré et sanctifié par le sang du Christ. Pour peu que sincèrement vous vous approchez de Dieu dans la repentance en demandant pardon ouvertement en brisant la loi du secret et rejetiez l’Ordre en abandonnant et détruisant tous les symboles, livres et pratiques liés au maçonnisme, alors la régénérescence en Jésus-Christ est possible. Car aucun serment, contrat ou pacte même signé de son sang ne saurait être supérieur à celui que versa Dieu lui-même sur la croix et qui vous délivre de tout péché.

1 Jean 5:4  parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde; et la victoire qui triomphe du monde, c'est notre foi(en Jésus-Christ).

 

http://lettrealepouse.free.fr/

 

Par Schoenel - Publié dans : Anti-Maçonnisme
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Samedi 6 octobre 2012 6 06 /10 /Oct /2012 11:36


Article 4. – La Ligue du Labarum est essentiellement une association d'enseignement anti-maçonnique et de combat. Son mode d'enseignement est l'initiation donnée à ses membres, dans des réunions auxquelles sont admis, à titre d'invités, des bons catholiques non-ligueurs, en aussi grand nombre que possible; en dehors de ces initiations, dont le fond et la forme n'auront rien de secret, les groupes de la Ligue organiseront, dans les mêmes conditions de publicité, des conférences anti-maçonniques régulières et fréquentes. Les armes de combat, adoptées par la Ligue, sont la prière, la charité chrétienne et le sacrifice.

ART. 5 – La Ligue se compose de Frères, dont l'initiation s'effectue en trois degrés, et de Sœurs, dont l'initiation ne comporte qu'un seul degré, mais qui peuvent, si elles le veulent et si elles sont en droit de le faire, s'associer à la pensée d'immolation à laquelle aboutit, sans obligation pour personne néanmoins, le 3ème degré de l'initiation des Frères du Labarum.

ART. 6 – Nul ne peut être déclaré admissible, s'il ne fournit des références démontrant d'une manière évidente qu'il est bon catholique

ART. 7 – L'âge d'admission pour les Frères est vingt-un ans
accomplis, exception faite en faveur des jeunes gens légalement émancipés, ou qui, âgés de seize ans au moins, justifieraient du consentement formel de leurs parents. Pour les dames et demoiselles, l'admission ne peut avoir lieu si elles n'ont pas atteint leur majorité, exception faite pour les demoiselles qui, âgées de quinze ans au moins, auraient leur père ou leur mère déjà membre de la Ligue et les présentant ; les dames mariées ne peuvent se faire inscrire à un groupe de la Ligue que si leur mari est également ligueur et appartenant au même groupe.

ART. 8 – La Ligue admet aussi, mais sans initiation, les jeunes garçons et les jeunes filles à partir de leur première communion et d'un âge inférieur à ceux stipulés ci-dessus, à la condition qu'ils soient présentés par leurs parents déjà Frères et Sœurs du Labarum.

ART. 9 – Les trois degrés d'initiation pour les Frères forment les grades suivants : Légionnaire de Constantin (1er degré) ; Soldat de Saint Michel
(2ème degré) ; Chevalier du Sacré-Cœur (3ème et dernier degré). Le grade unique des Sœurs a pour titre : Sœur de Jeanne d'Arc. Les adolescents reçus en vertu de l'art. 8 sont qualifiés Compagnons (ou Compagnes) de Saint-Jean.

ART. 10 – Le 1er degré, Légionnaire de Constantin, est un grade de préparation ; il forme un stage dont la durée générale est d'un an, sauf en cas de dispense dont les causes seront indiquées par les Règlements Généraux. L'initiation à ce grade a pour but de faire comprendre au récipiendaire toute l'importance de la défense énergique à opposer à la Franc-Maçonnerie dans l'ordre naturel.

ART. 11 – Le 2ème degré, Soldat de Saint Michel, est un grade d'initiation complète ; le ligueur qui l'a reçu peut s'y tenir, sans chercher à s'élever au 3ème degré. L'initiation à ce grade a pour but de parfaire l'instruction anti-maçonnique du récipiendaire et de lui faire comprendre que, dans la lutte de la Franc-Maçonnerie contre la Sainte Eglise, il y a l'action même du démon ; l'enseignement du 2ème degré porte donc sur les faits et les œuvres maçonniques qui sont dans l'ordre surnaturel.

ART. 12. – Le 3ème degré, Chevalier du Sacré-Coeur, est le grade supérieur ; il constitue l'initiation réservée aux ligueurs du 2e degré, qui, s'inspirant bien de tout l'enseignement précédemment reçu, considèrent qu'à raison du grave caractère de la lutte à laquelle ils prennent part par leur agitation, ils doivent se maintenir constamment dans la pensée que la résignation à la mort est nécessaire à tout bon catholique, anti-maçon militant. Le ligueur promu au 3ème degré se propose Garcia Moreno pour modèle, et l'initiation à ce grade, opposant le noble héros chrétien au Jacques Molay des Chevaliers Kadosch, montre toute la sublimité du dévouement par lequel l'illustre martyr
, assassiné par l'infernale secte, a établi, au prix de son sang, un gouvernement honnête et libéral, basé sur la consécration de l'Etat au Divin Cœur de Jésus.

ART. 13 – Les ligueurs du 3ème degré, qui, spontanément, déclarent que non seulement ils sont résignés à la mort, mais encore qu'ils la désirent en expiation
des crimes de la Franc-Maçonnerie et qu'ils offrent à Dieu le sacrifice de leur vie pour la conversion des francs-maçons, sont qualifiés Parfaits Chevaliers du Sacré-Cœur.
Les Sœurs de Jeanne d'Arc, qui, ayant assisté à une initiation au 3ème degré des Frères veulent aussi s'offrir en victime, si elles sont en droit de le faire, reçoivent, sans insigne spécial, le titre de Chevalières du Sacré-Cœur. Quant à l'initiation ordinaire des Sœurs, elle repose sur la méditation des vertus chrétiennes et guerrières dont la Vierge de Domremy a donné l'exemple, cette méditation étant appliquée aux nécessités des temps présents.

ART. 14 – Le recrutement des Frères et Sœurs du Labarum s'opère, soit par présentation, soit par adhésion directe.
La présentation a lieu par un Chevalier du Sacré-Cœur ou par deux Soldats de Saint Michel, qui apostillent l'énonce des références du candidat à l'admission. Les Légionnaires de Constantin ne sont pas admis à se porter caution d'un adhérent ; s'ils ont à présenter un de leurs amis, ils doivent faire appuyer leur demande par deux Soldats de Saint Michel ou par un Chevalier du Sacré-Cœur. Deux Sœurs de Jeanne d'Arc sont aptes à présenter une adhérente ; mais la demande doit être apostillée par un Frère ligueur pourvu au moins du 2ème degré.
L'adhésion directe doit être adressée au Conseil Central de l'Ordre, lequel fait examiner la validité des références fournies par le candidat ou la candidate.

ART. 15 – Tout candidat ou candidate à l'admission, ayant pris connaissance des Statuts de l'Ordre, demande à contracter son engagement dans la Ligue, en signant une Feuille d'Adhésion dont le modelé définitif a été établi par le Conseil Central. Ces feuilles sont remises ou envoyées à quiconque les demande [Note : On peut demander une Feuille d'Adhésion, en s'adressant aux bureaux de l'organe officiel de la Ligue : l'Anti-Maçon, 37, rue Etienne-Marcel, à Paris. On peut recevoir deux Feuilles sous une enveloppe fermée, si on a eu soin d'envoyer un timbre-poste de 15 c. pour l'affranchissement de la lettre. Le prix du port de vingt-cinq Feuilles d'Adhésion, expédiées comme papiers d'affaires, en paquet recommandé, est quarante centimes. Il est de règle dans la Ligue, que tout envoi personnel de Feuille d'Adhésion ou de lettre de convocation à une séance doit être fait sous enveloppe fermée.].

ART. 16 – Tout ecclésiastique qui adhère à la Ligue du Labarum Anti-Maçonnique, est reçu Chevalier du Sacré-Cœur sans avoir à passer par les deux premiers degrés. Les autres admissions de droit soit au 2ème degré, soit au 3ème degré, seront fixées par les Règlements Généraux ; toutefois, elles seront limitées à la période d'organisation de la Ligue, qui va de la fondation jusqu'au 29 septembre 1806.

ART. 17 – La rédaction du Cahier des Grades et du Cérémonial des Séances est confiée à deux Commissaires spéciaux, premiers Fondateurs de la Ligue. Tous les rituels du Labarum Anti-Maçonnique seront imprimés et publiés, de telle sorte que les personnes n'appartenant pas à la Ligue puissent elles-mêmes en prendre connaissance.

Par X - Publié dans : Anti-Maçonnisme
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Samedi 6 octobre 2012 6 06 /10 /Oct /2012 09:20

Pourquoi nous ne pouvons pas être maçons

Aucun adversaire et aucun accueil.

Á travers ces quelques lignes nous désirons expliquer les motifs pour lesquels notre Ordre est en contraste net avec la Franc - Maçonnerie, soit au niveau idéologique qu'à celui conceptuel.
Il faut tout d'abord comprendre ce qu'est la Franc - Maçonnerie et qu'elle est sa nature.
Il faut faire une distinction entre la Franc- Maçonnerie publique (c'est-à-dire celle philosophique, qui est connue par tous) et la Franc – Maçonnerie secrète (c'est-à-dire celle initiatique connue seulement par les adhérents).
Les notions publiques qui ont inspirées le monde moderne de Descartes jusqu'à nos jours, sont le subjectivisme et le relativisme.
La Franc – Maçonnerie diffuse une mentalité relativiste ou tout est opinion et rien n'est certitude exception faite , hypocritement, pour les enseignements de la Loge qui ne doivent pas être révélés, au risque de la propre intégrité physique.
Hiram, mythique architecte du Roi Salomon, est présenté comme l'exemple du bon Franc – Maçon qui préfère la mort à la révélation des grades initiatiques qu'il avait reçu.
La philosophie publique de la Franc – Maçonnerie n'admet pas un Dieu personnel et transcendant qui dépasse l'homme ( l'homme est finit. Dieu par contre le dépasse : Dieu est infini, il est le créateur de l'Univers), mais elle admet un Grand Architecte de l'Univers ( G.A.D.U.) qui n'est pas créateur mais constructeur.
Cet Architecte de l'Univers n'est pas notre Dieu. Le Dieu transcendant auquel nous arrivons soit à travers la Foi , soit à travers la raison : Arisotote ey Platon ont démontrés encore avant Christ, qu'à partir des créatures finies , limitées on arrive à une chose infinie et illimitée.
La Franc – Maçonnerie donc, à part le fait d'avoir un Dieu immobile, dénommé Grand Architecte de l'Univers, refuse la révélation chrétienne car elle est un Dogme, une certitude.
Il n'y a pas une vérité révélée par quelqu'un, mais c'est toujours une œuvre de la raison humaine qui peut toujours être mise en discussion, déterminée par les personnes, les lieux, les circonstances donc tout est relatif.
Jésus à dit : (évangile selon St. Jean) « Je suis la Vérité…. »et voilà le nœud du problème : la Vérité n'est pas une spéculation philosophique liée à la raison, mais elle est Dieu et son amour infini.
Les Frans – Maçons considèrent la Bible comme le « Volume de la loi Sacrée » ( V.S.L.) et elle est considéré comme une partie indispensable de ce qui est appelé « équipement » dans les Loges Maçonnes.
La Bible est utilisée seulement dans les loges chrétiennes, le Coran est en usage seulement dans les loges musulmanes, le Veda seulement dans celles brahmaniques, le pentateuque hébreux seulement dans celle hébraïques.
Chaque néophyte doit jurer sur le livre plus Saint qu'il connait, de façon qu'il puisse s'en tenir au jurement de la Franc – Maçonnerie. La Franc – Maçonnerie en réalité se base sur la Cabale, un livre médiéval de légendes et magie.
Albert Pike, le Franc – Maçon qui a réécrit les grades de la Scottish Rite dans la forme actuelle, soutient que la recherche de la lumière maçonnique porte directement à la Cabale, la source de base des croyances maçonniques.
Les Francs – Maçons n'adaptent pas leurs convictions à la Bible, mais au contraire ils adoptent la Bible à leurs convictions.
La fidélité maçonnique n'est jamais envers Dieu mais envers la Loge .
Pour devenir membre de la Franc – Maçonnerie il faut croire en Dieu, mais personne ne demande au candidat en quel Dieu il croit.
La Franc – Maçonnerie demande simplement à l'initié de croire en quelque déité, son nom n'a aucune importance (Little Masonic Library, Macoy Publishing, 1977,4 :32).
Les Francs – Maçons appellent communément leur déité « Grand Architecte de l'Univers » ( G.A.D.U.) ou l'être suprême .
Dieu est décrit comme le grand auteur, le grand Maître de la Grande Loge de l'Au-delà , Jéhovah, Bouddha, Brahma, Vishnu, Shiva, ou le Grand Géomètre ( le « G » dans l'anneau maçonnique peut- être déféré à Dieu – God – mais aussi à la géométrie - Geometry).
Les Francs – Maçons soutiennent que le vrai nom de Dieu a été perdu ( cf. Gv. 14 :8-9 ; Filip. 2 :9-11 ; 1Gv. 5 :20).
Le nom du Christ est rarement cité dans la littérature maçonnique et cela est dû vraisemblablement au fait que l'on ne veut pas être offensif envers les personnes qui appartiennent à des religions différentes du Christianisme .
Il y a même quelques leaders des Francs – Maçons qui soutiennent que le Messie ne sera pas un individu mais la perfection de la race humaine.
Un de ces leaders pense que les histoires qui concernent les différents Messies ont leurs origines dans les antiques croyances religieuses.
Entre –autre les Francs – Maçons considèrent les discussions à propos de la Déité du Christ interminables et futiles.
Quand ils citent la Bible, ils omettent les passages sur le Christ et il n'est jamais permis, ( dans les Loges « de Bon Ordre » ) d'offrir une prière au nom de Jésus- Christ.
Pour les Francs – Maçons peut importe si une personne adresse ses propres prières à Dieu, à Jéhovah, Allah ou Bouddha, Mahometh ou Jésus, au Dieu d' Israël ou à la Première Grande Chose, mais dans la Loge , l'unique prière consentie est celle envers G.A.D.U.
Vu tout ça, en conséquence la Franc – Maçonnerie ne croit pas que Jésus-Christ soit Dieu et que l'on puisse obtenir le salut à travers lui. (1Gv 4 :3).
La Franc- Maçonnerie est une religion sans Sauveur.
Sa doctrine initiatique se traduit en gnose ; à travers une connaissance des techniques purement humaine l'homme devient Dieu .
Dans le cœur de la Franc- Maçonnerie il y a une doctrine secrète luciférienne qu'un Maçon apprend à connaître seulement après être arrivé aux plus hauts niveaux.
Manly Palmer , une des grandes autorités maçonniques, écrit, « quand le maçon ……..a appris le mystère de son pouvoir, les bouillantes énergies de Lucifer sont dans ses mains…… » ( Manly Palmer Hall, The Lost Keys of Freemasonery, p. 48).
L'Apôtre Jean avait averti que ceux qui nient que Jésus est l'unique Christ ont embrassé l'esprit de l'anti-Christ ( 1Gv 4 :1-3)
Entre-autre la Maçonnerie soutient que Jésus n'était pas le Christ, mais qu'Il avait obtenu un état de « conscience chrétienne » que toute l'humanité peut obtenir : « Jésus de Nazareth a rejoint un tel niveau de conscience et de perfection qu'il peut être défini de diverses façons comme conscience cosmique, génération de l'âme, initiation philosophique, illumination spirituel, splendeur brahmique, conscience du Christ ( Lynn F. Perkins, The Meaning of Masonry, CSA Press, 1971,53).
Beaucoup de personnes qui adhèrent à la Maçonnerie le font par curiosité, d'autres par conviction.
Nous respectons tous ceux qui décident d'adhérer à la Maçonnerie , sutout si elles le font pour une conviction réelle, même si nous sommes absolument incompatibles avec cette dernière, mais nous n'acceptons pas, et nous méprisons ceux qui, faisant un jeu sournois, exclusivement par intérêt personnel, pour arriver dans leur carrière , ou par utilité, adhèrent à la maçonnerie et se définit Chrétien.
Pour eux, nous ne pouvons pas avoir du respect, nous ne pouvons pas avoir un dialogue.
Notre Ordre est définit depuis 2000 ans, Yeoshuite, c'est-à-dire fidèle à la parole de Jésus-Christ.
Notre Ordre se base sur la parole du Christ, la vraie, sans structures supérieures doctrinales successives.
La parole du Christ est pour nous la parole de Dieu, la Loi, le Salut.
Pour ce motif nous disons NON à la Maçonnerie.

Source : http://www.veospss.it/nomassoneria.asp

 

 



 

Par X - Publié dans : Anti-Maçonnisme
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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 11:05

"Comment se fabrique un assassin"

"De temps en temps depuis un siècle, se commet un crime dont les circonstances extraordinaires étonnent le peuple et excitent les recherches des penseurs.[...]

De ces assassins, les uns disparaissent à la faveur des troubles politiques; les autres échappent aux recherches et au châtiment, soit parce qu'ils sont trop haut placés, soit parce qu'ils sont puissamment protégés ;...[...]

Alors, aveux écrits, révélations se complètent les uns les autres. Ils montrent à qui remonte la responsabilité, à la grande puissance satanique du siècle, à la Franc-Maçonnerie.[...]

Certaines gens qui n'ont pas étudié la Franc Maçonnerie dans ses doctrines et dans ses pratiques, seront peut être tenter d'accuser d'exagération les paroles qui précédent. Elles diront nous connaissons monsieur Un-Tel et monsieur Tel-autre qui sont francs-maçons. Ils n'ont pas les mêmes opinions que nous, c'est vrai; mais ils sont pourtant fort honnête gens. Ils n'ont jamais assassiné personne et nous jurerions sur notre tête qu'ils n'auront jamais la plus petite idée de tuer qui que ce soit"

D'accord, mais c'est alors que les francs maçons dont vous parlez ne sont pas arrivé au 30 e degré de la hiérarchie maçonnique, c'est qu'ils n'ont pas reçu le grade de chevalier Kadosh.[...]

...Bien peu...portent en eux les qualités nécessaires pour devenir Chevalier Kadosh, c'est à dire assassins patentés de la Franc Maçonnerie. Les grades nombreux qui constituent la hiérarchie de la secte on justement pour but : 1 e de procéder à des éliminations successives des adeptes; de laisser les rangs inférieurs ceux dont les chefs occultes n'attendent que peu de services ; de faire au contraire, monter aux rangs supérieurs les hommes intelligents et déterminés, capable d'accroître la puissance de l'Ordre; 2 e de former des élus, choisis par ces sélections progressives, aux rôles qu'ils sont appelés à jouer

Sélection, éducation : ces deux mots résument et expliquent toute la hiérarchie maçonnique... En l'étudiant [la hiérarchie], on y sent à chaque instant la griffe du Maître dont la secte pleure les malheurs, de l'archange déchu que rêve de venger la Franc Maçonnerie, la veuve de Satan.

[...] C'est au 30e degré seulement , c'est à dire au grade de Chevalier Kadosh, que le Franc Maçon se rend compte du chemin qu'on lui a fait parcourir.

[...]On voit dès lors ce que signifie cette expression maçonnique "pratiquer la vertu". c'est tout simplement se livrer à la débauche...Qu'il nous suffise de faire remarquer que la Franc Maçonnerie ajoute aux moyens de perversion qu'elle employait avec les Apprentis, la pratique réglée et louée de la dépravation la plus abjecte. Elle écarte ainsi ses adeptes de leur devoirs religieux et domestiques et prend sur eux une emprise considérable

...On fait jouer au candidat à la maîtrise le rôle d'Hiram dont on lui raconte la légende. Cette légende est curieuse à plus d'un titre...[...]

Suivant l'autre interprétation, Hiram descend en droite ligne de Tubalcaïn, lequel descend lui-même de Caïn. Or Caïn, suivant la doctrine de la Franc Maçonnerie, était non pas le fils d'Adam, mais bien le fils d'Eve et d'Eblis, l'ange de lumière, lequel Eblis est tout simplement Lucifer...

[...]... l'initiation au grade de Maître a une importance capitale au point de vue de la sélection que les chefs inconnus de l'ordre opèrent dans la masse des Frères...C'est en effet parmi les Maîtres que sont choisis les adeptes capables de s'élever par une suite d'initiation de plus en plus criminelle jusqu'au rang de chevalier Kadosh qui, comme nous l'avons dit sont les assassins patentés de l'ordre...

Un mois après sa réception le nouveau Maître est convoqué à une tenue spéciale au Troisième degré pour communiquer à la loge ses impressions maçonniques. Des frères haut gradés, c'est à dire appartenant au 30 e 31 e 32 ou 33 e degré, assistent toujours à cette séance , car il faut que l'autorité centrale sache à quoi s'en tenir sur le nouveau maître.

...;mais voici celui qui montera au plus haut grade c'est le frère qui s'exprimera ainsi :

"La terre est partagée entre deux camps qui se disputent le pouvoir. Parmi les hommes, les uns sont les enfant d'Adam, ils adorent Adonaï, le Jéhovah auquel Salomon élevait un temple, le Dieu des chrétiens. Les autres - et nous francs Maçons, nous sommes de ces autres là - se regardent comme les descendants de Tubalcaïn et de Caïn, fils d'Eblis, l'ange de lumière Lucifer...nous voulons monter plus haut...venger le grand opprimé...et prendre la revanche d'Eblis notre Père, contre Jéhovah son persécuteur, et nous poussons notre cris de guerre : "Vengeance contre "toi, ô Adonaï"

A ce discours sacrilège, les grands dignitaires de la Franc Maçonnerie tressaillent d'admiration : "celui-ci pensent-ils est digne de prendre place parmi nous. Nous en feront un Chevalier Kadosh. A partir de ce moment, cet homme que la vanité...a fait entrer dans la secte...dont on a corrompu les moeurs...auquel enfin on a donné, lors de l'initiation à la maîtrise, les premières leçon de satanisme, cet homme entraîné d'un coté par sa propre perversion de sa nature, et poussé de l'autre par les excitations et les enseignements pervers des francs-maçons haut gradés, ce malheureux va désormais s'avancer à grand pas sur le chemin du crime, au bout duquel apparaît dans une gloire le poignard tout ensanglanté du Chevalier Kadosh d'où tombent lentement de longues gouttes de sang rouge.[...]

" La consécration au grade de Sublime Chevalier Elu est reçu entre trois têtes empalées...Au fur et à mesure que l'Adepte pénètre plus avant dans les mystère dela secte on obscurcit à plaisir son esprit...développant la doctrine gnostique ...Il paraît fort difficile qu'un homme entré sain d'esprit dans la Maçonnerie ne devienne pas un peu fou...dans le dédale d'erreurs, par lequel font passer les initiations successives...

Disons cependant que la plus grande place dans ces initiation est occupée par des cérémonies reproduisant, pour les tourner en dérision, la communion et la confession.[...]

il admire dans un transparent la glorification de l'Enfer, de Satan et de Caïn, le premier meurtrier; il adore Lucifer sous la figure du soleil et sous la forme du feu.

"Mais il y a plus fort dans l'impiété. Chaque année, dans la nuit du Jeudi Saint au Vendredi Saint, a lieu un banquet auquel tous les Rose-Croix sont tenus d'assister.

Dans ce banquet , sur la table disposée en forme de croix, est apporté un agneau rôti, dont la tête est surmontée d'une petite couronne d'épine et dont les pieds sont traversés chacun par un clou. Cet agneau est placé au centre de la croix, tourné sur le dos et les pattes de devant écartées. Il n'y a pas à s'y tromper : il représente la victime du calvaire.

Le président du banquet sacrilège coupe la tête et les pieds de cet agneau et les jette dans un fourneau allumé. Il les offre ainsi en holocauste à Lucifer, adoré par les Rose-Croix sous la forme du feux.

... Ajoutons en passant que les Rose-Croix sont les espions attitrés des loges. En entrant dans le 19° degré, l'initié pénètre dans la maçonnerie noire. Il n' a plus grand chose à apprendre pour devenir un assassin parfait et pratique; aussi à partir de ce moment s'avance-t-il à pas de géant vers le grade de Chevalier Kadosh...; c'est l'adoration directe et cultuelle de Lucifer; c'est l'abrutissement progressif par la pratique de la Magie; puis les hommages rendus à Satan sous la forme d'un serpent ... Il évoque Satan , dont-il a fait son dieu. Il l'évoque selon le rituel de la Haute Magie, rédigé par un prêtre apostat qui s'appelait Constant; il l'adore sous la figure de Baphomet, idole infâme à la tête et aux pieds de bouc, aux seins de femme et aux ailes de Chauve Souris .

Enfin il est jugé digne d'être reçut Chevalier Kadosh. A cette initiation suprême il frappe à coup de poignard une tête de mort surmontée d'une tiare, représentation de la papauté, et une autre ornée d'une couronne royale, emblème de la puissance civile. Il se prosterne devant Lucifer et brûle l'encens sur son autel.

[...]

Le Chevalier Kadosh évoque Satan suivant les formules du rituel de haute magie; adossé à la hideuse idole du Baphomet templier il brandit son poignard en craint "Nekam, Adonaï! Vengeance contre toi,ô Adonaï". Il récite l'oraison à Lucifer, composé par le F Proudhon

Viens, Lucifer, viens ! ô calomnié des prêtres et des rois ! Viens que nous t'embrassions, que nous te serrions sur notre poitrine ! Il y a longtemps que nous te connaissons et que tu nous connais aussi. Tes oeuvres, ô le béni de notre coeur, ne sont pas toujours bonne et belle aux yeux du vulgaire ignorant; mais elles seules donnent un sens à l'univers et l'empêche d'être absurde. Toi seul anime et féconde le travail. Tu ennoblis la richesse, tu sers d'essence à l'autorité; tu met le sceau à la vertu...

" Et toi Adonaï, dieu maudit, retire-toi, nous te renions ! Le premier devoir de l'homme intelligent est de te chasser de son esprit et de sa conscience; car tu es essentiellement hostile à notre nature, et nous ne relevons aucunement de ton autorité. Nous arrivons à la science malgré toit, au bien être malgré toi, à la société malgré toi; chacun de nos progrès est une victoire dans laquelle nous écrasons ta divinité.

"Esprit menteur, Dieu imbécile, ton règne est fini; cherche parmi les bêtes d'autres victimes. Maintenant te voila détrôné et brisé. Ton nom si longtemps le dernier mot du savant, la sanction du juge, la force du prince, l'espoir du pauvre, le refuge du coupable repentant, hé bien ce nom incommunicable, Père éternel Adonaï ou Jéhovah, désormais voué au mépris et à l'anathème sera conspué parmi les hommes ! Car dieu c'est sottise et lâcheté; Dieu, c'est l'hypocrisie et mensonge; Dieu c'est tyrannie et misère; Dieu c'est le mal... "Tant que l'humanité s'inclinera devant ton autel, l'humanité, esclave des rois et des prêtres, sera réprouvée. Tant qu'un homme, à ton nom exécrable recevra le serment d'un autre homme, la société sera fondée sur le parjure; la paix et l'amour seront banni d'entre les mortels

" Dieu retire toi ! car dès aujourd'hui, guéris de ta crainte et devenus sages, nous jurons, la main élevée vers ton ciel, que tu n'est que le bourreau de notre raison et le spectre de notre conscience"
Cette oraison à Lucifer, qui résume la doctrine Kadosh, est épouvantable nous défions qui que ce soit catholique, protestant, mahométan, tout homme fut-ce-le plus grand criminel ayant conservé au fond du coeur quelque sentiment honnête de la lire sans la trouver abominable.

source : http://www.onnouscachetout.com/forum/topic/12628-grand-inquisiteur-chevalier-kadosh/

Publié dans : Anti-Maçonnisme
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Lundi 30 avril 2012 1 30 /04 /Avr /2012 11:46

 

 Avant la séance
Membres du Comité général de la Compagnie qui sont seuls présents dans la salle : le Trésorier (et le Trésorier-adjoint, si le Comité en a un), le Maître des Cérémonies, et le Capitaine d'Armes. Les Frères ligueurs, membres de la Compagnie, font viser, dès leur entrée, leur Carte d'Activité par le Trésorier ; les Sœurs lui remettent leur lettre de convocation. Le Capitaine d'armes, assisté d'un ou de plusieurs commissaires, si l'affluence des assistants l'exige, veille au bon ordre, à l'entrée de la salle. Le Maître des Cérémonies, assisté de ligueurs en situation de ne pas craindre les indiscrétions, dirige le placement des invités non-ligueurs ; les ligueurs, qui jugent utile de ne pas mettre leurs insignes, se mêlent à l'assemblée des invités. Le Labarum est arboré à sa place réglementaire.

Appel
A l'heure fixée par la convocation, le Maître des Cérémonies vient ouvrir les portes de la salle de comité. Entrent et prennent place à leurs sièges respectifs : le Lieutenant Vice-Président, le Promoteur, le Secrétaire, le Porte-Etendard et le Messager.
Tout le monde est assis.
Le Lieutenant Vice-Président. – Frère Promoteur, veuillez procéder à l'appel.
Le Promoteur, seul debout, ayant sa feuille d'appel où les noms de ligueurs inscrits à la Compagnie sont dans le même ordre que sur le registre du Trésorier, fait l'appel, et les membres présents, Frères ou Sœurs, ne doivent pas répondre ; c'est le Trésorier qui répond à leur place.

RÉPONSES. – « Présent » pour les Frères qui ont fait viser leur Carte d'Activité en entrant, et pour les Sœurs qui ont remis leur lettre de convocation. « – Absent excusé », pour les Frères qui, ne pouvant assister à la grand'garde, ont envoyé une lettre d'excuse, et pour les Sœurs habitant la ville et absentes (les Sœurs sont toujours excusées aux grand'-gardes, leur présence n'étant pas obligatoire). – « Absent sans motif connu », pour les Frères qui n'ont pas pas prévenu qu'ils ne pourraient assister à la séance. – « En union de prières », pour les Membres Correspondants, Frères et Sœurs.
L'appel se termine par les noms des Frères et Sœurs de la Compagnie, décéés après avoir offert à Dieu le sacrifice de leur vie pour la conversion des francs-maçons. Le Trésorier répond : « Mort au champ d'honneur ».

Introduction des hauts dignitaires
Le Lieutenant Vice-Président. – Frère Promoteur, vous pouvez requérir l'introduction de nos hauts dignitaires.
Le Promoteur. – Frère Porte-Etendard, Frère Maître des Cérémonies, Frère Capitaine d'armes, et vous aussi, Frère Messager, veuillez vous grouper ; et rendez-vous, pour les conduire ici, auprès des hauts dignitaires de cette Compagnie : notre cher et respecté Commandeur Président, notre cher et vénéré Aumônier, et notre chère et bien méritante Sœur Présidente de la garde d'élite, ainsi que le digne Délégué de l'Autorité diocésaine et le digne Frère Délégué général du Conseil Central de l'Ordre, s'ils ont bien voulu venir parmi nous. Vous leur ferez escorte, et vous prierez de se joindre à eux les Délégués de Comités des Sociétés amies qui daignent nous honorer de leur présence.
Le Porte-Etendard prend le Labarum, et, suivi des trois autres Frères qui viennent d'être désignés, se rend à la salle de comité Tout le monde se lève à la rentrée du Labarum.
L'introduction des hauts dignitaires a lieu dans cet ordre : 1° le Porte-Etendard, portant le Labarum ; 2° le Commandeur Président, ayant à sa droite le Maître des Cérémonies et à sa gauche le Capitaine d'armes ; 3° l'Aumônier de la Compagnie et la Présidente de la garde d'élite ; 4° le Délégué de l'Autorité diocésaine et le Frère Délégué général du Conseil Central de l'Ordre ; 5° les Délégués de Comités des Sociétés amies ; 6° le Messager, fermant la marche.
Le cortège se dirige vers le bureau, et en route s'arrête devant le siège de la Présidente (au premier rang de l'assistance, faisant face au bureau, entre la Sœur Secrétaire et la Sœur Trésorière de
la garde d'élite) ; la Sœur Présidente prend place ; ensuite, les hauts dignitaires et les délégués montent à l'estrade où est le bureau, et prennent place ; le Labarum est de nouveau arboré à sa place réglementaire ; les Frères Maître des Cérémonies, Capitaine d'armes et Messager, qui sont demeurés au pied de l'estrade, vont à leurs places respectives.
(Si un Chevalier visiteur, d'un rang plus élevé que le Commandeur Président de la Compagnie, ou quelque illustre visiteur non-ligueur méritant des honneurs particuliers, s'est rendu à la grand'garde, le Président ordonne son introduction solennelle, le fait placer auprès de lui au bureau et lui souhaite la bienvenue dans une brève allocution.)

Ouverture de la séance
Le Commandeur Président. – Mesdames et messieurs, mes Sœurs et mes Frères, nous
allonsouvrir la séance de grand'garde... (Signe de la Croix : Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, ainsi soit-il.)
Tout le monde est debout.
Le Commandeur Président dit la grande prière de Léon XIII à Saint Michel Archange
« Très glorieux Prince des milices célestes, Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat et la lutte que nous soutenons contre les principautés et les puissances infernales, contre les mauvais esprits qui gouvernent ce siècle de ténèbres, contre ces esprits de perversité répandus dans l'air.
Venez au secours des hommes, que Dieu a créés avec une âme immortelle, qu'il a faits à son image, et qu*il a rachetés à grand prix de la tyrannie du diable.
Combattez aujourd'hui les combats du Seigneur avec l'armée des bienheureux anges, comme vous avez combattu autrefois contre Lucifer, prince de l'orgueil, et ses anges apostats, qui furent vaincus et perdirent à jamais leur place dans le Ciel. Il fut précipité hors des cieux, ce dragon immense, ce vieux serpent qui est appelé diable et Satan, qui s'est fait le séducteur du monde ; et il a été précipité sur la terre, et ses mauvais anges s'y sont jetés avec lui.
Mais voici que cet antique ennemi, cet homicide, se redresse avec violence. Se transformant en ange de lumière, avec toute sa bande d'esprits malfaisants il rôde partout et envahit la terre, afin d'y effacer le nom de Dieu et de son Christ, et pour ravir les âmes à la couronne de gloire sans fin qui leur est destinée, pour faire leur ruine et les plonger dans la mort éternelle.
Dragon malfaisant, il transfuse, comme un fleuve immonde, le virus de sa perversité en des hommes à l'âme dépravée et au cœur corrompu ; il leur communique son esprit de mensonge, d'impiété et de blasphème ; il les anime du souffle mortel de la luxure, de tous les vices et de toutes les iniquités.
Des ennemis pleins d'astuce ont abreuvé d'amertumes, ont saturé d'absinthe l'Eglise, épouse de l'Agneau immaculé ; ils ont porté leurs mains impies sur tout ce qu'elle a de plus cher. Où est le siège du bienheureux Pierre, où la Chaire de Vérité a été établie pour éclairer les nations, là même ils ont dressé le trône de leur abominable impiété, comptant réussir ainsi à détruire le troupeau, après avoir frappé le Pasteur.
Venez donc, Chef invincible, venez soutenir le peuple de Dieu contre cette invasion des esprits du mal, et remportez la victoire.
En vous la Sainte Eglise vénère son gardien et son patron ; en vous elle glorifie son défenseur contre les puissances scélérates de la terre et des enfers ; à vous le Seigneur a confié les âmes des humains rachetés, pour être conduites au séjour de la félicité céleste.
Suppliez donc le Dieu de paix d'écraser Satan sous nos pieds, afin qu'il ne puisse pas retenir plus longtemps les hommes en esclavage, ni plus longtemps nuire à l'Eglise.
Portez nos prières devant le Très-Haut, afin qu'au plus tôt les miséricordes du Seigneur nous soient accordées ; et saisissez le Dragon, ce vieux serpent qui est le diable, qui est Satan ; liez-le et jetez-le dans l'abîme, de telle sorte qu'il ne séduise plus désormais les nations. »
L'assemblée. – Ainsi soit-il.
Tout le monde s'agenouille.
L'Aumônier. – « Veni, Sancte Spiritus. »
L'assemblée. – «Reple tuorum corda fidelium et tui amoris in eis ignem accende. »
L'Aumônier. – « Emitte Spiritum tuum et creabuntur. »
L'assemblée. – « Et renovabis faciem terræ. »
L'Aumônier. – « Oremus : Deus qui corda fidelium Sancti Spiritus illustratione docuisti, da nobis in eodem spiritu recta sapere et de ejus semper consolatione gaudere, per Christum Dominum nostrum. »
L'assemblée. – « Amen. »
L'Aumônier. – « Oremus pro Pontifice nostro Leone. »
L'assemblée. « Dominus conservet eum et vivificet eum ; et beatum faciat eum in terra, et non tradat eum in animam inimicorum ejus. »
L'Aumônier. – « Tu es Petrus. »
L'assemblée. – « Et super petram ædificabo Ecclesiam meam. »
L'Aumônier. – « Oremus : Omnipotens sempiterne Deus, miserere famulo tuo Pontifici nostro Leone, et dirige eum secundum tuam clementiam in viam salutis æternæ ; ut, te donante, tibi placita cupiat, et tota virtute perficiat. Per eumdem Christum Dominum nostrum. »
L'assemblée. – « Amen. »
L'Aumônier. – « Cœur sacré de Jésus ! »
L'assemblée. – « Ayez pitié de nous ! »
L'Aumônier. – « Cœur immaculé deMarie! »
L'assemblée. – « Intercédez pour nous ! »
L'Aumônier. – « Saint Michel Archange! »
L'assemblée. – « Priez pour nous ! » (Signe de la Croix.)
Le Commandeur Président, se levant. – Debout, pour le Cri de Ralliement !
Tout le monde se lève.
Le Commandeur Président. – Tous pour Dieu, mes Sœurs et mes Frères !... Acclamons la Croix qui nous donnera la victoire... A Cruce !
On répond, tous avec ensemble : – A Cruce !
Le Commandeur Président. – Victoria !
Tous. – Victoria ! Victoria !
On se rassied ensuite, dès que le Président s'est rassis.
Le Commandeur Président. – La séance de grand'garde est ouverte. Passons à l'ordre du jour.

Exercices
Les exercices de grand'garde sont consacrés : soit à des initiations complètes aux grades de Légionnaire de Constantin (1er degré des Frères), de Soldat de Saint Michel (2ème degré), et de Sœur de Jeanne d'Arc (degré unique des Sœurs), soit à la première partie de l'initiation (dite enseignement) d'un Chevalier du Sacré-Cœur (3ème et dernier degré) ; soit à des conférences attrayantes et instructives, en
vuede la propagande anti-maçonnique.
Toutefois, en séance de grand'garde, on pourra faire aussi la remise des insignes aux Frères récemment reçus au grade de Chevalier du Sacré-Cœur. Dans ce cas, le Promoteur félicitera et exhortera les nouveaux initiés, dans une courte harangue qui servira en même temps à faire connaître à l'assemblée le noble but que poursuit la Ligue, c'est-à-dire sa mission de combat basée sur la piété, le zèle et le dévouement pouvant aller jusqu'au sacrifice absolu pour le triomphe de la Sainte Eglise.
La sanction des grand'gardes de propagande sera, aussi souvent que possible, un ordre du jour, dont le Promoteur donnera lecture au moment utile, et que le Président soumettra au vote de l'assemblée, tant ligueurs qu'invités, pour le faire insérer ensuite dans les journaux qui approuvent notre œuvre.

Entrée d'un Chevalier du sacré-cœur
Membre d'une autre Compagnie
Dans le cas où un Parfait Chevalier du Sacré-Cœur, appartenant à une autre Compagnie, se présente à la séance de grand'garde pendant l'article de l'ordre du jour qui suit les prières d'ouverture, le Capitaine d'armes le fait conduire par le Messager dans la salle de comité. Là. le Chevalier Visiteur attend, et le Commandeur Président est informé de sa présence par un billet du Capitaine d'armes.
Avant de passer à l'article suivant de l'ordre du jour, le Président fait examiner le Chevalier Visiteur, afin que, s'il est en règle, l'entrée lui soit donnée, sans qu'on exige de lui son nom d'état-civil
[Note : Cette cérémonie n'a lieu que si le Chevalier Visiteur est au nombre des ligueurs du 3ème degré qui ont offert leur vie en sacrifice à Dieu pour la conversion des francs-maçons. Ceux-ci sont déclarés Parfaits Chevaliers et ont droit de visite en toutes Compagnies, sur la seule production de leur Carte d'Activité. Les autres Chevaliers du Sacré-Cœur qui se bornent, dans leur prière quotidienne, à l'Acte de résignation à la mort, doivent, pour assister à la grand'garde d'une autre Compagnie que la leur, se munir d'une lettre d'invitation, demandée au préalable au Président.]
.
L'examen a lieu dans les formes suivantes :
Le Frère Messager conduit auprès du Capitaine d'armes le Chevalier Visiteur, qui a revêtu ses insignes et se tient debout.
Le Président. – Mes Sœurs et mes Frères, nous interrompons pour un instant l'ordre du jour. Un visiteur, se disant Parfait Chevalier du Sacré-Cœur, mais nous étant inconnu, sollicite l'honneur d'être admis parmi nous. Très cher Frère Promoteur, veuillez lui poser les questions d'entrée, et vous, très cher Frère Maître des Cérémonies, apprêtez-vous à nous présenter ce visiteur, s'il est vraiment un Parfait Chevalier du Sacré-Cœur, comme il le dit.
Le Maître des Cérémonies quitte sa place et vient se mettre auprès du visiteur, qui est ainsi entre lui et le Capitaine d'armes.
Le Promoteur, sans quitter sa place. – Monsieur, vous qui vous dites Parfait Chevalier du Sacré-Cœur, mais qui nous êtes inconnu, que venez-vous faire ici ?
Le Chevalier Visiteur. – Je viens exalter mon âme par la méditation de la mort glorieuse d'un grand martyr.
Le Promoteur. – Quel martyr ?
Le Chevalier Visiteur. – Le fidèle et parfait Chevalier du Sacré-Cœur, qui, au sortir de la Sainte Table, tomba sous les coups de cinq assassins francs-maçons.
Le Promoteur. – Comment nommez-vous ce juste ?
Le Chevalier Visiteur. – Garcia Moreno.
Le Promoteur. – Vengerez-vous sa mort ?
Le Chevalier Visiteur. – Oui, par l'arme triomphante des Parfaits Chevaliers du Sacré-Cœur.
Le Promoteur. – Quelle est cette arme ?
Le Chevalier Visiteur. – Le sacrifice de ma vie offert chaque jour à Dieu pour la conversion des francs-maçons.
Le Promoteur. – Vous êtes donc prêt à mourir ?
Le Chevalier Visiteur. – Ma vie est entre les mains de Dieu. Je lui demande de la prendre, en échange de la conversion d'une âme égarée dans la secte impie qui a juré de détruire la Sainte Eglise.
Le Promoteur. – A ces paroles, je vous reconnais, pour un Frère d'armes, digne de notre admiration et de notre plus grand respect.
Le Maître des Cérémonies (qui, pendant ce colloque, a vérifié la Carte d'Activité du Visiteur). – Frère Promoteur, le Chevalier Visiteur qui est auprès de moi ne nous trompe pas : il est membre actif de la Compagnie (nom de la Compagnie), au camp de (nom de la ville) ; son état de service est en règle.
Le Promoteur. – Veuillez faire signer le Chevalier sur le registre des Visiteurs.
Le Chevalier Visiteur est conduit à la table où est le registre ; il signe.
Le Maître des Cérémonies, après avoir examiné la signature. – Frère Promoteur, la signature que ce Parfait Chevalier vient de donner est conforme à celle du ne varietur.
Le Promoteur. –Frère Maître des Cérémonies, quel est le nom du Parfait Chevalier ?
Le Maître des Cérémonies. – II se nomme le Frère (nom de ligueur du visiteur).
Le Promoteur. – Très cher Commandeur, notre respecté Président, j'ai l'honneur de requérir l'entrée à cette séance de grand'garde, en faveur du Frère (nom de ligueur du visiteur), Parfait Chevalier du Sacré-Cœur, membre actif de la Compagnie (nom de la Compagnie), au camp de (nom de la ville).
Le Commandeur Président. – Que l'entrée lui soit donnée.
Le Maître des Cérémonies. – Chevalier mon Frère, vous êtes admis dans cette assemblée. Veuillez permettre que je vous accompagne à la place qui vous est due.
Le Président désigne une place sur l'estrade, et le Chevalier Visiteur, accompagné du Maître des Cérémonies, s'y rend, après que tous les membres du bureau, à l'exemple du Président, se sont levés pour lui faire honneur.
Le Promoteur, s'adressant au Chevalier Visiteur, lorsque celui-ci est arrivé à sa place. – Chevalier (nom de ligueur du Visiteur), très cher et respecté Frère d'armes, que direz-vous, si nos ennemis vous surprennent et se jettent sur vous pour vous mettre à mort ?
Le Chevalier Visiteur. – Dios no muere !
[Note : Dernières paroles de Garcia Moreno. On les interprète ainsi : « Vous avez pu m'assassiner ; mais vous ne sauriez atteindre Dieu. Dieu ne meurt pas ! » Telle fut la pensée suprême de l'héroïque chrétien, expirant.]

Le Commandeur Président.–Chevalier, soyez le bienvenu... A Cruce ?
Le Chevalier Visiteur. – Victoria ! Victoria !
Le Président et le Visiteur s'asseoient en même temps, et les membres du bureau ensuite. Le Maître des Cérémonies retourne à sa place.
Le Commandeur Président. – Mes Sœurs et mes Frères, nous reprenons la suite de l'ordre du jour.

Clôture de la séance
Le Commandeur Président. – L'ordre du jour étant épuisé, nous allons procéder à la clôture des exercices de cette grand'garde. Agenouillons-nous, mes Sœurs et mes Frères, devant Dieu qui nous voit, nous entend et nous juge.
Tout le monde s'agenouille, en faisant le signe de la Croix.
L'Aumônier. – Prions pour la conversion des francs-maçons. Nous allons dire, tous ensemble, le Salve, Regina, à cette intention.
L'assemblée. – « Salve, Regina, Mater misericordiæ, vita, dulcedo et spes nostra, salve. Ad te clamamus, exules filii Evæ. Ad te suspiramus, gementes et flentes in hac lacrymarum valle. Eia ergo, advocata nostra, illos tuos misericordes oculos ad nos converte. Et Jesum, benedictum fructum ventris tui, nobis post hoc exilium ostende. Ô clemens, ô pia, ô dulcis Virgo Maria ! »
L'Aumônier. – « Ora pro nobis, sancta Dei Genitrix. »
L'assemblée. – « Ut digni efficiamur promissionibus Christi. »
L'Aumônier. – « Oremus : Concede nos famulos tuos, quæsumus, Domine Deus, perpetua mentis et corporis sanitate gaudere, et gloriosa beatæ Mariæ semper virginis intercessione a præsenti liberari tristitia et æterna perfrui lætitia. Per christum Dominum nostrum. »
L'assemblée. – « Amen. »
L'Aumônier. – « Aimé soit partout le Sacré-Cœur de Jésus ! »
L'assemblée. – « Aimé soit partout le Sacré-Cœur de Jésus ! » (Signe de la Croix.)
Le Commandeur Président, se levant. – Debout, pour le Cri de Ralliement !
Tout le monde se lève.
Le Commandeur Président. – Tous pour Dieu, mes Sœurs et mes Frères !... Acclamons la Croix qui nous donnera la victoire... A Cruce !
Tous. – A Cruce !
Le Commandeur Président. – Victoria !
Tous. – Victoria ! Victoria !
Le Commandeur Président. – La grand'garde de ce jour est terminée

 

 

     

 

 

Par Le Labarum - Publié dans : Anti-Maçonnisme
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Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 17:43

L'anti-maçonnisme remonte bien avant la " Maçonnerie spéculative " pour la distinguer de l'ancienne maçonnerie dite opérative de métier. Dès 1698, un tract anti-maçonnique circulait à Londres, mettant en garde les chrétiens contre la " secte diabolique ". Mais ce ne fut qu'avec le développement de la maçonnerie spéculative que l'anti-maçonnisme atteint un vaste public ainsi que les Etats et les Eglises.

Toujours à Londres, vers 1740, des défilés ridiculisant la maçonnerie étaient organisés, les nombreuses interrogations sur le secret maçonnique ainsi que les condamnations pontificales, contribuèrent à la polémique anti-maçonnique. Plus tard, les anti-maçons attribuèrent le " cataclysme " de la Révolution Française à l'action occulte des maçons, niée tout d'abord puis revendiquée par la suite pour la gloire de cette épopée libératrice.

Tout cela permit alors à juste titre aux anti-maçons de voir comment de la révolution américaine, et des mouvements pour l'unité italienne, les maçons ont œuvré dans toutes les subversions.

Les systèmes maçonniques des hauts grades et leurs légendes, surtout Templiers, alimentèrent l'imaginaire des anti-maçons qui y virent le signe du paganisme, de l'ésotérisme et par conséquent de l'hostilité de celle-ci à l'autel et au trône.

Lorsqu'en 1877, la décision du Convent du G.-.O.-.D.-.F.-. de supprimer de ses Constitutions l'obligation de la croyance en Dieu et en l'immortalité de l'âme entraîna du côté maçonnique la déclaration d'irrégularité du G.-.O.-.D.-.F.-. et de ceux qui suivirent son exemple. Puis du côté anti-maçonnique elle parut être la confirmation de l'athéisme quasi satanique de la Maçonnerie, conduisant même quelques artisans catholiques du dialogue avec la maçonnerie à réserver leur amabilité aux obédiences dites régulières, c'est à dire à celles restées fidèles aux normes maçonniques anglaises.

Tout au long de l'histoire de la franc-maçonnerie, certains maçons ont même soutenu des thèses de l'anti-maçonnisme pour dénoncer dans l'activité subversive de la maçonnerie la conséquence d'une subversion de la maçonnerie, soit par des éléments extérieurs infiltrés, soit par des membres de l'Ordre qui l'auraient dévié vers une autre finalité.

La Franc-Maçonnerie est accusée de tout et son contraire. Les motifs anti-maçonniques sont liés au secret, la subversion et la déviation.
Le secret est très certainement l'axe principal de l'anti-maçonnisme. Société à secret car ce qui se fait et se dit pendant les Ten.-. ne doit pas être connu hors du cercle des initiés, comme le nom de ses membres ne doit pas être révélé, sinon que par eux-mêmes.

Société à secret pour les profanes, nous, nous savons que la Maçonnerie est une société discrète. Les anti-maçons la qualifient néanmoins de société secrète et lui attribuent ainsi une perversité et une malignité occulte. Le secret est donc le signe d'une œuvre immorale et les anti-maçons reconnaissent que les bons maçons ignorent les desseins réels de la maçonnerie et sont eux-mêmes manipulés et abusés par des cercles maçonniques plus intérieurs : les fameuses Arrières Loges dont le chef suprême pourrait bien être Satan en personne.

Nous touchons ici la subversion. En effet, ce peut bien être la subversion de la vraie religion, du juste gouvernement, la domination mondiale par les juifs, par les communistes ou par les deux ou encore par les capitalistes…

Une allusion vient d'être faite à la déviation. Cette fois, la maçonnerie n'est plus d'abord subversive, mais subvertie. Institution saine à l'origine, elle a été dénaturée et détournée de ses objectifs initiaux par des manœuvriers de tout ordre. A tout cela la crainte et la menace de complot maçonnique est vite faite.

Parler de complot, c'est dire qu'une volonté mauvaise, plus ou moins secrète, tire les ficelles, et que les apparences sont forcément trompeuses. L'activité la plus bénigne reprochée à la Maçonnerie est son activité de lobbying.

En effet, qui préparait, dans le secret des LL.-..-., des lois évidemment prétendues scélérates par les anti-maçons , des lois protégeant et promouvant ses intérêts propres ou ceux de ses maîtres occultes pour les faire avaliser par le pouvoir établi ? Tout cela se faisait, soit directement par des maçons infiltrés dans les rouages des corps législatifs et administratifs, soit indirectement.

Outre ce travail de groupe d'influence, qui reste dans la limite de la légalité, les anti-maçons dénoncent le complot. Le but ultime de la Franc-Maçonnerie serait d'établir et d'asseoir sa domination mondiale par une série d'activités subversives et secrètes.

Selon les époques et les lieux, il s'agirait pour certains, d'assurer successivement la domination des Stuartistes, des Jésuites et de Rome, des révolutionnaires ; pour d'autres, c'est de saper les fondements du protestantisme et de la république américaine ; et pour d'autres encore, de s'appuyer sur les Allemands pour détruire et conquérir les pays alliés, et sur les juifs pour préparer une révolution mondiale afin d'instaurer un empire judaïque sur les ruines de la civilisation chrétienne …

La grande préoccupation des anti-maçons protestants fut en effet la présence des catholiques dans la F.-.M.-. parce qu'ils craignaient que ces derniers profitent indûment de la tolérance maçonnique, et transformant ainsi la maçonnerie en relais du pouvoir pontifical.

Influence ou complot organisé à l'échelle mondiale, l'anti-maçonnisme politique et doctrinal fait son nid sur la discrétion qui prend des allures de secret cultivé par la maçonnerie.

La maçonnerie est qualifiée de dangereuse parce qu'elle est secrète et c'est de ce secret qu'elle tire toute son efficacité. Dans une société idéale régie par la transparence, il ne saurait y avoir de société secrète légitime. Les anti-maçons très actifs disent haut et fort que le secret est l'indice incontestable de la perversité de la maçonnerie.

Secrète, donc suspecte, la maçonnerie admit non seulement des Turcs, des Juifs et des Infidèles, mais encore des Jacobites, des non-jureurs et même des papistes qui ne voyaient dans la publication des Constitutions d'Anderson que de la poudre aux yeux.

Pour les anti-maçons, le secret et le serment fondent une suspicion légitime de subversion et un puissant facteur de déviation. Ils qualifient le système de potentiellement dangereux et favorisant ainsi toutes les déviations et activités subversives.

On peut constater que c'est surtout avec le développement de la politique anti-romaine lors du gouvernement révolutionnaire que l'anti-maçonnisme contre-révolutionnaire a pris de l'ampleur, consolidant ainsi la thèse chez les anti-maçons du complot révolutionnaire des maçons.

Ce sont donc le secret et son serment qui indiquent indéniablement le caractère dangereux maçonnique, et si la maçonnerie est devenue subversive, c'est d'abord parce qu'elle a été subvertie et manipulée de l'intérieur. C'est ce que les anti-maçons prétendaient et, pour eux, une société démocratique ne peut accepter l'existence de domaines opaques dès lors qu'ils influent sur la sphère publique.

Depuis 1738, date de la première condamnation romaine de la maçonnerie, interdiction donc d'y appartenir sous peine d'excommunication, de nombreux francs-maçons ont vu dans l'église catholique, et surtout dans sa hiérarchie, l'adversaire la plus résolue de leur Ordre.

Les papes condamnent donc la maçonnerie en 1738, 1751,1865 et 1884. Autant de bulles qui taxent les FF.-..-. de membres de sectes nuisibles pour l'Eglise comme pour les Etats. En 1917, le Vatican assouplit sa position en parlant de " frères séparés ", c'est à dire de frères égarés dans la communauté des hommes. En 1983, l'excommunication est levée pour les catholiques maçons qui demeurent cependant en état de péché grave.

Encore aujourd'hui, certains ne sont pas loin de penser que ce qu'ils appellent le dogmatisme catholique rend très difficile la compatibilité des deux institutions. Pour des motifs juridiques, le Vatican invoque l'illégalité canonique et civile des sociétés secrètes ou des hommes de toutes religions et de toutes sectes se réunissent, d'où la crainte qui peut en résulter pour la pureté de la religion catholique.

Avec la Révolution Française, l'hostilité pontificale à la maçonnerie prend une ampleur incomparablement plus grande qu'auparavant. Pour l'Eglise, le secret maçonnique est garanti par un serment meurtrier à son encontre et est immoral, favorisant aussi le libertinage.

Elle n'est plus seulement en direction de l'extérieur, pour couvrir l'action subversive, mais aussi en direction de l'intérieur ; car les degrés inférieurs de la hiérarchie maçonnique ignorent largement les desseins réels des degrés supérieurs. Tout ça , c'est ce qu'ont dit et répété les anti-maçons.

Les accusations d'hérésie et de satanisme se renforcent tout au long de cette période à l'encontre de la F.-.M.-..

Avec l'affaire Taxil, la thèse sataniste porta un rude coup à la Franc-Maçonnerie. Ce Léo Taxil, de son vrai nom Gabriel Jogand Pagès a été un F.-., pendant un temps très court. Déjà inquiété pour escroquerie par la police, une des raisons pour laquelle il fut radié de la maçonnerie, son intérêt se porta sur la religion catholique.

Après avoir été un très prolifique auteur anti-clérical, et donc un membre éphémère du G.-.O.-.D.-.F.-., il se reconvertit de 1866 à 1897 dans l'anti-maçonnisme.

Soudainement intéressé en 1885 à ce catholicisme qu'il avait ridiculisé avec tant d'ardeur, Taxil s'empresse, dès 1887, dans des confessions pas encore entièrement consacrées à la maçonnerie, de dénoncer dans les francs-maçons des adorateurs de Satan alliés aux juifs et aux protestants.

Il écrit que la F.-.M.-..-. est essentiellement démonolâtre. Il dénonce des sacrifices humains, des orgies, des profanations d'hosties… Mais malgré l'aveu de ses supercheries en 1897, beaucoup de gens continuèrent de croire que les francs-maçons avaient les pieds fourchus.

Sur le terrain politique, la maçonnerie a été un acteur de la laïcisation qui se traduit dès 1880 par des mesures anti-cléricales : exclusion des évêques du Conseil Supérieur de l'Instruction Publique, sécularisation des cimetières, laïcisation des écoles primaires, du personnel enseignant, des hôpitaux, suppression des crucifix des écoles primaires et des tribunaux, loi sur le divorce, etc.

Ces mesures aboutirent en 1905 à la dénonciation du concordat et à la loi de séparation des Eglises et de l'Etat. Les anti-maçons ont fait leurs choux-gras de toutes ces thèses.

La troisième république fut sans doute un âge d'or pour la F.-.M.-. française dans la vie politique mais, au Convent de 1906, les radicaux, inquiets de la part croissante des socialistes au G.-.O.-.D.-.F.-., cherchèrent à la limiter.

Avec l'affaire Stavisky, certains radicaux s'émurent à leur tour de l'emprise des maçons sur la vie publique. Cet énorme scandale financier survenu en 1933 mêlant banquiers, radicaux, escrocs et francs-maçons, contribua grandement à envenimer la situation.

Cette affaire amena alors les obédiences maçonniques à faire le ménage dans leurs rangs.

En 1922, la Quatrième Internationale exigea avec un succès mitigé du Parti Communiste Français qu'il rompt tout lien avec la maçonnerie et les maçons, et qu'il exclue de ses rangs tous ses membres qui demeureraient maçons.

Ce ne fut qu'en 1945 que le PCF leva ces mesures.

Cette espèce d'excommunication laïque ne fut levée qu'en novembre 1945 à la demande du G.-.O.-.D.-.F.-..

L 'anti-maçonnisme a connu un fort développement étatique en France sous Vichy. Dès le 13 août 1940, une loi interdisant les " sociétés secrètes " fut promulguée, suivie d'une série de dispositions anti-maçonniques :

- Nullité juridique des obédiences et de la société théosophique.
- La déclaration radio-diffusée du Maréchal ( Plus loin, je vous en cite une phrase essentielle )
- Déclaration de non-appartenance des fonctionnaires à la FM
- Publication au Journal Officiel des noms des dignitaires maçons
- Création d'une police des sociétés secrètes…
et encore beaucoup d'autres mesures.

Le service des sociétés secrètes fut installé Rue Cadet dans les locaux mêmes du G.-.O.-.D.-.F.-.. Deux autres services anti-maçonniques furent également mis en place, l'un dans l'immeuble de la Rue Puteaux à la G.-.L.-.D.-.F.-. et l'autre au Square Rapp dans les locaux de la Société Théosophique.

Les régimes autoritaires ont toujours été réticents et très hostiles, c'est le moins que l'on puisse dire, à l'égard de la maçonnerie et la propagande anti-maçonnique fut très active dans la presse et la radio collaborationnistes et vichystes.

Ainsi, de 1941 à 1944, parurent " Les documents maçonniques ". Ce périodique ouvrit son premier numéro par des paroles du Maréchal approuvant entièrement l'entreprise de cette revue qui doit porter la lumière dans un domaine longtemps ignoré des français.

C'était la lumière fasciste contre la lumière humaniste ! Un comble !

La couverture des deux premiers numéros s'ornaient d'une étoile de David ; les suivants se contentèrent du compas, de l'équerre et des trois points.


Je citerai deux phrases de deux hommes tristement célèbres :

Vous ne devez pas hésiter. La franc-maçonnerie est la principale responsable de nos malheurs. C'est elle qui a menti aux français et qui leur a donné l'habitude du mensonge. Or, c'est le mensonge et l'habitude du mensonge qui nous a amenés où nous sommes. Il faut détruire le complot maçonnique car tout prouve que la philosophie franc-maçonne a consisté à dresser un dogme de laïcisme en opposition humaine à la mystique chrétienne
PETAIN

Le juif a dans la maçonnerie, qui est complètement tombée entre ses mains, un excellent instrument pour mener une lutte qui lui permet de parvenir à ses fins
HITLER

Une grande exposition a circulé dès 1940 dans tout le pays et le film " Forces occultes " fut co-produit par Français et Allemands dont deux francs-maçons ( un de la G.-.L.-.D.-.F.-. et l'autre du G.-.O.-.D.-.F.-. ) qui ont apporté leur contribution. Ce film présente au public la tragique destinée d'un jeune député français abusé par les machinations diaboliques des faux-frères.

La présence plus ou moins avérée des maçons dans les rouages du pouvoir alimente un anti-maçonnisme populaire récurrent dont la grande presse se fait régulièrement l'écho, voire la propagandiste. On donne des listes de noms, on dévoile des liens occultes qui forment " un vaste réseau de financement des partis politiques ", on s'inquiète de l'argent des francs-maçons, on décrypte " l'histoire secrète ", on s'empare des conflits inter ou intra-obédientiels " La guerre secrète des francs-maçons ", afin de dénoncer la droitisation ou la gauchisation de la maçonnerie …

Aujourd'hui, le Front National regroupe la plus grande partie des ennemis traditionnels de la maçonnerie, qu'ils associent toujours aux juifs, le si fameux complot judéo-maçonnique.

Comme vous l'aurez constaté, je me suis volontairement contenté de vous parler de l'anti-maçonnisme dans notre pays mais ce sentiment anti-maçonnique est universel et ce ne sont pas les exemples qui manquent.

Depuis que la maçonnerie a pris naissance en Europe et s'est exporté dans le monde entier, les anti-maçons accusent la maçonnerie d'une quête de pouvoir, d'emprise occulte sur les rouages de la société ou sur les consciences. Sa pérennité, malgré ses presque trois siècles d'existence, au travers de bien des aléas, des divisions et des contestations, apparaît aux anti-maçons comme un signe indubitable de son caractère dangereux, poursuivant son œuvre de subversion sous des aspects divers et changeants tout en restant la même.

Au cours de son histoire, la F.-.M.-. s'est vue accusée de tout ce qui pouvait être jugé dangereux : catholicisme, protestantisme, judaïsme, paganisme, satanisme, naturalisme, rationalisme, illuminisme, révolutionnaire, contre-révolutionnaire, socialisme, communisme, capitalisme, apatride, athéisme, laïcisme …

Les suspicions sont alimentées par le secret qui peut cacher bien des complots dans l'imaginaire du public. Alors, pourquoi garder ce secret ou cette discrétion d'appartenance, d'existence, d'activités … ?

Est-ce que la Maçonnerie a encore des raisons légitimes et valables d'être encore aussi discrète et aussi opaque ? Si oui, pourquoi alors les autres associations ne font-elles pas de même ? Peut-on réellement cacher et se cacher de tout indéfiniment, sachant que toutes les adresses et tous les noms sont fichés ?

Sachant que tout ou presque a été dit et écrit sur la F.-.M.-., pourquoi continuer à être aussi discret pour quelque chose qui n'a plus de réel secret pour qui souhaite s'informer ? Et, si risque de persécution existe pour une appartenance quelconque ou une activité à la maçonnerie, la maçonnerie n'a pas le monopole de ce risque et, si un jour chasse il y a, cela se fera sans mal et cette discrétion rappelle probablement aux profanes celle des sectes.

Enfin, le secret et la discrétion sont les maux de toutes les accusations et suspicions, favorisant ainsi les dérives comme l'affairisme.

Ma conclusion sera en deux citations :

Une société qui choisit de se cacher est une société malsaine
Traitons-la comme une bête immonde

Lieutenant-Colonel François de la Rocque

Ce militaire fut un homme étonnant et cette citation nauséabonde semble bien refléter sa personnalité. En effet, il fut longtemps Croix de Feu actif puis il fonda le Parti Social Français en 1934 et se rallia à Pétain en 1940. Néanmoins, il fut hostile à la collaboration avec l'Allemagne, et pour cette raison, il fut déporté en 1943.

Après le terrorisme moyen-oriental et proche-oriental,
voici le terrorisme grand-oriental
Jean-Marie LE PEN
Et lui, on ne le présente plus.

J'ai dit, V.-.M.-.


F.-.Philippe HAR.-. - R.-.L.-. " Les Compagnons Réunis " à l'O.-. de Gonesse du G.-.O.-.D.-.F.-.

Source http://franckbailly.fr

Par Thoas Dalet - Publié dans : Anti-Maçonnisme
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