déviances et sectes

Dimanche 18 novembre 2012 7 18 /11 /Nov /2012 09:16

Si Aleister Crowley est quelque peu connu comme poète en Grande-Bretagne, il l'est beaucoup plus comme magicien. Pour l'opinion courante, il fut un magicien noir, un dangereux aventurier de l'occulte voire un adorateur du démon. Et Crowley lui-même a toujours insisté sur un point : la discipline qu'il enseignait, qu'il pratiquait, c'était la Magie ; il employait alors souvent une graphie archaïque : magick au lieu de magic.

Cependant, il ne semble guère s'être occupé de ce qu'on appelle vulgairement magie. Selon lui, la magie n'était pas un ensemble de recettes et de pratiques, plus ou moins étranges, ridicules ou sinistres, c'était essentiellement une, ou plutôt, LA méthode de « réalisation spirituelle » (attainment).

C'est ainsi qu'il déclare : « Je me suis consciemment voué au Grand Œuvre, entendant par là l'œuvre de devenir un être spirituel, libre des contraintes, des hasards et des déceptions de l'existence matérielle.

Je me suis trouvé en difficulté pour dénommer ma méthode... Théosophie, spiritualisme, occultisme, tous ces termes
 impliquent des connotations indésirables.

J'ai donc choisi le mot de magie comme étant, par
    essence le plus sublime et, à l'heure actuelle, le plus discrédité de tous les termes possibles.

J'ai juré de réhabiliter la magie, de l'identifier à ma carrière propre et d'amener l'humanité à respecter, aimer et croire ce qu'elle a méprisé, haï et craint » (Magick, p. XVI).

Bien plus, la magie utilitaire, visant les « pouvoirs », il la condamnait formellement. Son petit poème Le Sorcier précise sa position.

– « Un sorcier, par la puissance de sa magie, a soumis
Toute chose a son propre joug...
Dans un système complet de dix millions de fois, dix millions de sphères sur les vingt-deux
millions de plans, il satisfait ses désirs.
Mais avec tout cela, il n'est toujours que lui-même.
Hélas ! » (Book of Lies, p. 37)

Adolescent, Crowley s'était révolté contre l'enseignement puritain de la secte protestante à laquelle appartenait ses parets : les Darbystes ou Plymouth Brethren. Il s'était passionné pour les
sciences occultes avait correspondu avec l'occultiste Waite. Et, en 1898, il entra au sein d'une société secrète rosicrucienne, fondée quelques années auparavant : L'Ordre Hermétique de la Golden Dawn dont l'enseignement devait le marquer de façon ineffaçable.

Quelle que soit l'originalité de son enseignement et de sa doctrine, il est tout à fait impossible de les comprendre correctement, si on ne connaît pas les bases, assez complexes, du système de cette société et de son chef
autocratique S. L. Mathers, traducteur en anglais des Clavicules de Salomon et de La Sacrée Magie d'Abramelin le Mage.

Dieux égyptiens et Rosicrucianisme
     

L'ordre était divisé en grades successifs, faisant l'objet de cérémonies d'initiation assez compliquées. De telles méthodes ressemblent à toutes les initiations dans les sociétés secrètes, que ce soit celles des « hommes-serpents », du Tanganyika ou de la
FM. A celle-ci, d'ailleurs, les rituels de la G. D. semblent avoir emprunté quelques éléments: usage de circumambulations,symbolisme des deux colonnes, emploi des trois points, etc.. Mais la G. D. n'est pas une association maçonnique et n'a jamais prétendu l'être. On n'y trouve ni les grades bleus ni référence à la construction du Temple ou à la Légende d'Hiram. Le système des grades, désigné par des noms latins et des chiffres était rattaché à la hiérarchie des séphiroth qabalistiques et s'établissait ainsi :

Néophyte 0° = 0 (grade introductoire)
Zélator 1° = 10 Séphirah Malkouth
Théoricus 2° = 9 Séphirah Yésod
Practicus 3° = 8 Séphirah Hod
Philosophus 4° = 7 Séphirah Netzah.

Ces cinq grades formaient l'ordre extérieur ou Golden Dawn proprement dite.

 Le Portail (grade de transition. Voile de Paroketh).
Adeptus Minor 5° = 6 Séphirah Tiphéreth
Adeptus Major 6° = 5 Séphirah H'Esed
 Adeptus Exemptus 7° = 4 Séphirah Guéburah.

Ces quatre grades formaient le second ordre ou ordre de la
 Rose  Rouge et de la Croix d'Or. Au-dessus, il y avait encore trois grades, correspondant respectivement aux Séphiroth Binah, H'okmah et Kéther, soit Magister Templi 8° = 3 , Magus 9° = 2 et Ipsissimus 1° = 10 . Mais l'ordre ne les conférait pas : les titulaires de ces grades étaient selon Mathers les « chefs secrets », c'est-à-dire des entités supérieures, des instructeurs en astral, mais en principe pas des hommes en chair ou en os, ou, s'ils l'étaient, ils ne se manifestaient pas comme tels.

La théorie des chefs secrets, des supérieurs inconnus, est d'ailleurs très courante dans tout l'occultisme occidental. On la retrouve sous des formes diverses dans les systèmes mythologiques et magiques de populations très diverses.

A chaque cérémonie d'initiation, on révélait à l'intéressé un certain nombre d'enseignements théoriques et pratiques qu'il devait étudier et pratiquer sérieusement. Quand il en avait acquis une maîtrise suffisante, il était promu au grade supérieur, mais l'intérêt et l'importance théorique des divers grades étaient inégaux. Seuls ceux de Néophyte 0° = 0 et d'Adeptus Minor 5° = 6 étaient vraiment essentiels. On peut entrevoir un certain parallélisme, d'ailleurs très vague, avec l'initiation maçonnique : les circumambulations caractéristiques du grade de Néophyte 0° = 0 rappellent les voyages de l'Apprenti, et par son caractère dramatique et émotionnel, le grade d'Adeptus Minor 5° = 6 s'apparente à la Maîtrise, en même temps que son symbolisme spécifiquement rosicrucien reste proche du 18ème degré du
Rite Ecossais.

Quant aux grades intermédiaires : Zélator 1° = 10 , etc... ce ne sont guère que des ampliations du grade de Néophyte et ils n'ont pas plus d'originalité que le compagnonnage ou le quatrième degré de la Franc-Maçonnerie écossaise.

 

source : http://france-spiritualités.fr

Par Pierre Victor - Publié dans : déviances et sectes
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Samedi 17 novembre 2012 6 17 /11 /Nov /2012 18:15

Des rives du Nil aux dérives d’Éros

« Les esclaves serviront »

La mythologie de l'Ordo Templi Orientis (autrement connu sous « OTO » pour « Ordre des Templiers Orientaux ») veut qu’il ait été fondé en Allemagne, vers 1895, par Karl Kellner (1850-1905), un industriel autrichien et maçon de haut grade – son titre, plus qu’éloquent, était alors « Grand Maître Honoraire 33°, 90°, 96° » et « Directeur du Triangle Intérieur » et Théodore Reuss, un étrange personnage, d’origine germano-anglaise, qui fut tout à la fois occultiste, anarchiste, espion de la police prussienne, journaliste, chanteur et promoteur des droits de la femme ! Cependant, selon P.R. Koenig, Karl Kellner, bien qu’il fut en contact étroit avec Théodore Reuss et qu’ils partageassent ensemble un intérêt pour la pratique du hatha-yoga, n’a rien à voir dans la fondation de l’OTO. Ce n’est qu’après la mort de Kellner, en 1905, que Reuss commencera à développer une arrière-loge maçonnique au sein de l’Obédience de Memphis-Misraïm dont finira par émerger l’OTO. Et, ce n’est que plus tard qu’il prétendra que Kellner en fut le co-fondateur. Reuss forgera à la même époque l’histoire fantasmée de l’Ordre qui remonterait ainsi aux Templiers via, entre autres, l’Hermetic Brotherhood of Light (fondée au milieu du XIXe siècle), la FM et les Illuminés de Bavière d'Adam Weishaupt.

Dans un élan d’impérialisme mystique, Reuss se félicitera plus tard que l’OTO ait absorbé la majorité des organisations chevaleresques, templières ou maçonnique. Dans une publication de l’Oriflamme il donne ainsi la liste des organisations couvertes par l’OTO : « l’Église Gnostique Catholique, l’Ordre des Chevaliers du Saint-Esprit, l’Ordre des Illuminés, l'Ordre du Temple, l’Ordre des Chevaliers de Saint-Jean, l’Ordre des Chevaliers de Malte, l’Ordre des Chevaliers du Saint-Sépulcre, l’Église Cachées du Saint-Graal, la Fraternité Hermétique de la Lumière, la Saint Ordre de la Rose-Croix Hérédom, l’Ordre de l’Arche Sainte Royale d’Énoch, le Rite Ancien et Primitif de la Maçonnerie, le Rite de Memphis, le Rite de Misraïm, le Rite Écossais Ancien et Accepté, le Rite Swedenborgien, l’Ordre Martiniste et l’Ordre de Sat Bhaï » (ouf !). Il est à noter que Reuss avait déjà été l’importateur en Allemagne des Rites maçonniques irréguliers de Memphis-Misraïm et du Rite Écossais Ancien et Accepté, et, nous pouvons lire l’énoncé de ses titres dans l’édition de décembre 1906 de l’Oriflamme : « Souverain Grand Maître Général ad vitam des franc-maçons des Ordres Écossais Unis pour l’Empire Allemand, Souverain Grand Commandeur, Grand Souverain Absolu, Souverain Pontife, Souverain Grand Maître de l’OTO, Suprême Mage Soc. Frat. R.C., SI, 33°, Termaximus Regens I.O…. ».

Sous la direction de Reuss, Chef Extérieur de l’Ordre, l’OTO sera une organisation d’inspiration principalement maçonnique, construite autour de 10 degrés initiatiques, dont le 8e et le 9e degré enseignaient des pratiques sexuelles. Le dixième degré constituait le grade de maître national de l’Ordre. Reuss avait établi un lien entre les degrés de la maçonnerie et ceux de l’OTO – ainsi, les Maîtres franc-maçons étaient immédiatement reconnus comme membres de l’OTO – mais, ces prétentions seront abandonnées dans les années 20.

En 1910, Reuss contacta le mage anglais Aleister Crowley suite à la publication de son Livre des Mensonges. Crowley, devenu alors VII°, parle de cette rencontre, qui scellera les destins de l’OTO et de Crowley, dans l’introduction de ce livre : « Peu après la publication, le Chef Extérieur de l’Ordre vint à moi. Il me dit que puisque je possédais le suprême secret de l’Ordre, je devais entrer en possession du IX° et de ses obligations […] À partir de ce moment, l’OTO prit sa véritable importance dans mon esprit »  . Le 12 avril 1912, il sera élevé 33°, 90° et X°, Grand Maître National en conformité avec les constitutions de l’OTO, pour la Grande-Bretagne et l’Amérique du Nord. Crowley commencera à réécrire les rituels dans une optique plus religieuse que chevaleresque en prenant comme appui le Liber AL Vel Legis qui lui fut « dicté » en 1904 au Caire. Le but de Crowley est alors de faire de l’OTO un instrument afin de « restaurer le christianisme dans son véritable statut de religion solaire-phallique » (Crowley, 1944). C’est à partir de cette époque que l’Ordo Templi Orientis deviendra le véhicule de propagande de la Loi de Thelema. Il est à noter ici que jamais Reuss n’utilisera les rituels réécrits par Crowley comme on peut le comprendre par la lecture de Ein Leben fuer die Rose et de nombreuses loges de l’OTO avaient déjà leurs propres rituels. Reuss semble d’ailleurs s’être éloigné des imprécations du Livre de la Loi comme on peut le comprendre dans une lettre de Crowley à Traenker datée du 14 février 1925 : « [Reuss] dans ses dernières années […] accuse le Livre de la Loi de tendances communistes. ». Cependant, Reuss traduira en allemand et utilisera la Messe de Phoenix écrite par Crowley pour l’Église Gnostique Catholique. Sous l’impulsion de Crowley, les grades sont réorganisés en une Triade de l’Homme de la Terre (0° Minerval, I° Homme & Frère / Femme & Sœur, II° Magicien, III° Maître Magicien, IV° Parfait Magicien & compagnon de la Sainte Arche Royale d’Enoch et P.I. Parfait initié) ; une Triade de l’Amoureux (V° Souverain Prince Rose-Croix, et Chevalier du Pélican et de l’Aigle, Chevalier de l’Aigle Rouge, et membre du Sénat des Chevaliers Philosophes Hermétiques, VI° Illustre Chevalier (Templier) de l’Ordre des Kadosch, et Compagnon du Saint-Graal, Grand Inquisiteur Commandeur, et Membre du Grand Tribunal, Prince du Royal Secret, VII° Theoreticus, et Très Illustre Souverain Grand Inspecteur Général, Mage de la Lumière, et Evêque de l’Ecclesia Gnostica Catholica, Grand-Maître de la Lumière, et Inspecteur des Rites et Degrés) et une Triade de l’Hermite (VIII° Parfait Pontife des Illuminati Épopte des Illuminati, IX° Initié du Sanctuaire de la Gnose, X° Rex Summus Sanctissimus). Le XI° est dédié, quant à lui, à la magie homosexuelle et n’est pas un grade « institutionnel » conféré par l’OTO. Il semble qu’il n’ait jamais été transmis que de personne à personne par Crowley et certains de ses disciples. Le XII° (Frater Superior, et Chef Visible de l’Ordre) semble ne jamais avoir été conféré.

Les rituels d’initiation des degrés supérieurs (du VI° au IX°) tourneront exclusivement autour de la magie sexuelle on y explique graduellement les diverses œuvres magiques à accomplir, le symbolisme caché des grades, le but ultime de l’Ordre. Des épîtres comme De Arte Magica ou le Liber Agape fourmillent de métaphores sexuelles et de recommandations rituelles devant permettre aux membres de développer leurs pouvoirs magiques au travers de la production et de la consommation de l’Élixir (le sperme), de la pratique du Hierogamos (la culbute du samedi soir) hétéro ou homosexuel. Ainsi, le système de la magie sexuelle de l’OTO se développait de la manière suivante :

le VII° est centré sur l’adoration du phallus sous le symbole de Baphomet.

le VIII° est centré sur la masturbation au sein de l’« œuvre mineure du soleil ».

le IX° est centré sur l’interaction, au sein de rituels hétérosexuels, entre le sperme, le sang et les sécrétions féminines.

le X° est centré sur l’imprégnation et la fertilisation de l’« œuf » afin d’assurer la succession du Chef Extérieur de l’Ordre.

Le XI° est l’œuvre per vas nefandum (l’anus) dans le cadre du (de la) magie homosexuelle.

L’OTO pénétra en France par l’entremise de Papus (le Docteur Encausse) lors de l’échange de divers diplômes et autres médailles maçonniques et gnostiques opéré à l’occasion de la « Conférence Internationale Maçonnique et Spiritualiste de Paris », le 24 juin 1908. Mais, « Il ne semble pas que Papus ait jugé nécessaire l’établissement effectif de l’Ordre en France. Il faut reconnaître qu’il lui aurait été difficile de faire vivre chaque grade de chaque rite dont les noms embellissaient sa signature. Ceux-ci servaient plutôt (ou au moins) à monnayer de nouvelles acquisitions : sa charte de l’O.T.O. n’était-elle pas incluse dans une transaction concernant également l’Église Gnostique Catholique et le Rite Ancien et Primitif de Memphis & Misraïm ? Il ne faudrait pas croire que nous critiquons Papus : ces habitudes sont celles de l’occultisme (certes bien représentées par ce titulaire d’un doctorat en kabbale…) et n’ont que peu à voir avec la réalisation du Grand Œuvre. Quoi qu’il en soit, nous ne connaissons pas de groupes ayant travaillé le rituel de l’O.T.O. et qui seraient issus de cette filiation » . L’OTO en France ne revivra que vers les années 1990 avant de sombrer à nouveau dans un moelleux oubli. Il semble qu’il ne subsiste plus aujourd’hui que quelques membres isolés ainsi que l’OTO de Krumm-Heller  qui penche plus que dangereusement vers la droite extrême.

En 1921, Reuss, peu avant de démissionner de sa charge de Chef Extérieur de l’Ordre, transmit la charge de X° à C.S. Jones (Frater Achad) pour les États-Unis. Il signera en même temps un gage d’amitié avec Spencer Lewis, fondateur et Imperator de l’AMORC. Il meurt, le 28 octobre 1923, sans désigner de successeur. Crowley prend alors la direction de l’OTO ainsi qu’il l’écrit dans son journal le 27 novembre 1921 : « Je me suis autoproclamé OHO [8] , Frère Supérieur de l’Ordre des Templiers Orientaux », ce qu’il confirmera, en 1924, dans une lettre à Traenker : « Je veux obtenir le contrôle de tous les mouvements existants ». Ce poste lui sera confirmé par un ensemble de Grands-Maîtres Nationaux (X°) cependant qu’un certain nombre d’initiés de l’OTO ne reconnaîtront pas Crowley et de ceux-là naîtront les SOTO, OTOA, FRA, OI, FS et autres sigles cryptiques…

En 1930, Wilfred Jones (connu sous le nom de Ramaka) s’établit en Californie afin de fonder, sur les instructions de Crowley, l’Agape Lodge n°2 à Pasadena. Karl Germer, le Grand Maître X° pour l’Allemagne, prendra la direction de la Province d’Amérique du Nord après sa sortie de camps de concentration en 1946.

Crowley meurt en décembre 1947 et, en accord avec ses dernières volontés, Karl Germer devient alors, et jusqu’à sa mort en 1962, le Chef international de l’OTO. Sous la direction de Germer, l’OTO connaît une longue période de sommeil pendant laquelle les initiations et les activités seront rares. McMurtry [9] , Grand Maître National pour les États-Unis essayera de relancer l’ordre en Californie avant de se brouiller avec Germer.

Germer meurt en 1962 sans désigner de successeur.

En 1969, McMurtry se fait élire « Caliphe » de l’OTO, sous le nom d’« Hymenaeus Alpha », sur base d’une lettre que Crowley lui a écrite durant la guerre et il entreprend alors la réorganisation de l’Ordre ainsi que sa dissémination dans divers pays. En 1971, l’OTO prend la forme d’une association enregistrée en Californie.

En 1977, le Califat devient une Grande Loge internationale selon la déclaration officielle de McMurtry : « Que tous les thélémites sachent que moi, Hymenaeus Alpha, 777 IX° OTO, 9=2, Calife de l’Ordo Templi Orientis d’Aleister Crowley, Baphomet, 666, accorde Charte à la Loge Thelema qui devient la Grande Loge de l’OTO ».

En mars 1979, l’ordre sera transformé en « société commerciale » selon les lois de l’État de Californie. En 1982, l’OTO sera reconnue comme entité religieuse. « Vers 1981 e.v., nous (Grady McMurtry, moi-même et d’autres membres de l’OTO) avions finalisé les papiers pour l’enregistrement de l’OTO en tant que société commerciale en Californie… nous avons enregistré l’EGC (Ecclesiae Gnosticae Catholicae) sous la forme d’une société séparée » (Bill Heidrick).

En 1985, la 9e Court Fédérale du District de San Francisco donne raison aux prétentions de McMurtry en le reconnaissant « successeur » de l’Ordo Templi Orientis d’Aleister Crowley. Une grande victoire commerciale pour la grandeur des caisses du Calife ! Depuis 1987, l’OTO est connu sous le nom de « OTO International ». La Grande Loge des États-Unis ainsi que l’OTO International sont enregistrés comme organisations religieuses aux É-U afin de bénéficier d’avantages fiscaux.

Après la mort de McMurtry, en 1985, l’intérim du pouvoir sera exercé, avec l’accord du Conseil d’administration de la société OTO, par Bill Heidrick qui organisera l’élection du Président deux mois plus tard ! Un nouveau Calife sera alors élu en septembre 1985 en la personne de William Breeze qui, sous le nom mystique de Sa Très Sacrée Majesté « Hymenaeus Beta » X° et Calife, dirige encore à l’heure actuelle l’OTO inc.

Après leurs diverses victoires sur les copyrights d’Aleister Crowley, l’OTO Califal deviendra une usine à fric orientée uniquement dans l’édition et la perception des royalties des œuvres de Crowley. Le côté spirituel – si l’on peut parler de spirituel dans le salmigondis sexophile de Crowley – et magique devient l’accessoire d’une pose précieuse et élitiste qui bénéficie uniquement à une société commerciale américaine tenant plus du MacDonald que du cénacle mystique.

Pour conclure, nous laissons la parole à James A. Eshelman qui avait rejoint le Califat en 1979, fut vice-calife lors de l’élection de Breeze avant de quitter l’OTO Califal :

« Je pense que leur point de vue – du moins celui de HB, bien que je doute qu’il l’admettrait de cette manière – est qu’il est prêt à sacrifier le développement spirituel de la génération actuelle (puisqu’il est impossible de réformer la version post-Grady de l’Ordre) afin de poser de meilleures fondations pour le développement spirituel de l’humanité dans les quelques milliers d’années à venir », en ajoutant : « l’OTO est un simple club. Un simple club. Une chose purement mondaine. Son destin n’est en aucune manière lié à celui de l’Éon lui-même »

« Mon Fils, je te charge de ne jamais révéler la Vérité aux Femmes. Car c’est ce qui est écrit : Ne jette pas les Perles aux Cochons, à moins qu’ils ne se retournent contre toi & te déchirent. Vois, dans la Nature de la Femme il n’y a pas de Vérité, ou d’Appréhension de la Vérité, ou de Possibilité pour la Vérité… Maintenant, pour une Femme tout Mensonge suffit & ne pense pas que la Vérité est puissante & dominera comme Elle le fait avec l’Homme… »

Source : http://www.esoblogs.net/267/bref-historique-de-l-ordo-templi-orientis/

Par Spartakus FreeMann - Publié dans : déviances et sectes
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Samedi 17 novembre 2012 6 17 /11 /Nov /2012 18:08

 

La troisième opération lors de toute cérémonie magique est le serment ou proclamation. Le Magicien, armé et prêt, se tient au centre du Cercle et frappe un coup sur la cloche comme pour attirer l'attention de l'Univers. Il déclare alors qui il est, récitant son histoire magique via la proclamation des grades auxquels il a accédé, donnant les signes et mots de ces derniers .Puis, il déclare le but de la cérémonie et démontre quíil est nécessaire de la réaliser et de la réussir. Il prête alors un serment devant le Seigneur de l'Univers (non devant le Seigneur particulier par lui invoqué) comme pour L'appeler à être témoin de l'acte. Il jure solennellement qu'il la réalisera - que rien ne l'en empêchera -, qu'il n'abandonnera pas l'opération avant que d'être réalisée avec succès - et il frappe sur la cloche une fois encore. Puis, s'étant manifesté dans cette position à la fois infiniment élevée et d'infiniment peu d'importance tel l'instrument de la destinée, il équilibre ceci par la Confession, dans laquelle il y a de nouveau une infinie exaltation alliée à une infinie humilité. Il avoue être un faible humain aspirant humblement à quelque chose de supérieur, une créature de circonstances profondément dépendante - même en ce qui concerne le souffle de vie - d'une série d'accidents favorables. Il fait cette confession prosterné devant l'autel, à l'agonie, suant sang et eau. Il tremble à la pensée de l'opération qu'il a osé s'engager à mener à bien, disant : "Mon Père, si c’est là Ta Volonté, éloigne cette coupe de moi! Néanmoins, que Ta Volonté, non la mienne, soit faite!" .Vient la réponse tant redoutée d’après laquelle Cela Doit Etre, et cette réponse le fortifie d'une telle ardeur sacrée qu'il lui semblera être tiré de sa position prosternée par des mains divines ; avec un frisson de sainte exaltation il renouvelle joyeusement le Serment, se sentant une fois encore non plus l'homme mais le Magicien, quoique non seulement ce dernier mais aussi la personne choisie et désignée pour accomplir une tâche qui, bien qu'apparemment dénuée d'importance, est néanmoins partie intégrante de la destinée universelle, de sorte que si elle n'était pas accomplie le Royaume des Cieux volerait en éclats.Il est maintenant sur le point d’entamer les invocations. En conséquence, il fait une pause afin de jeter un dernier regard sur l'ensemble du Temple – s’assurant ainsi que toutes les choses nécessaires sont fin prêtes - et d'allumer l'encens.

* * * * *

Le Serment est la fondation de toute Oeuvre en Magick car il s'agit d'une affirmation de la Volonté. Un Serment lie le Magicien pour toujours. Dans la Partie II du Livre 4, quelque chose a déjà été dit à ce sujet, mais son importance mérite qu'on approfondisse la question. Ainsi, tel homme amoureux d’une femme qui composerait un enchantement pour forcer ses étreintes et qui, fatigué d'elle un peu plus tard, évoquerait Zazel pour la tuer s'apercevrait que les implications de son Serment précédent rentrent en conflit avec celles propres à invoquer l'Unité de la Divinité de Saturne. Zazel refusera de lui obéir dans le cas de cette femme qu'il avait juré d'aimer. Certains objecteront à ceci que tous les actes étant magiques et tout homme amoureux d'une femme prêtant implicitement un Serment d'amour, il devrait se trouver incapable de l'assassiner par la suite, ce qui n'est pourtant pas rare. L'explication est comme suit. Il est parfaitement vrai que lorsque Bill Sykes désire posséder Nancy, il évoque de fait un esprit de nature Vénusienne, le contraignant par son Serment d'Amour (et par son pouvoir magique en tant qu'homme) à lui livrer la fille. Et aussi, lorsqu'il veut la tuer, il évoque un esprit Martien ou Saturnien, avec un Serment de haine. Mais il ne s'agit pas là de purs esprits planétaires, évoluant dans des sphères bien définies soumises à des lois rigoureusement exactes. Ce sont de grossières concrétions d'impulsions troubles, "incapables de comprendre la nature d'un serment". Elles sont telles que l'idée de meurtre ne se trouve aucunement outrager l'Esprit de l'Amour . C'est en vérité le critère de la caste spirituelle que des éléments conflictuels ne puissent cohabiter dans la même conscience. Le Puritain "chanteur de psaumes" qui persécute les débitants de boissons et s'imbibe de gnôle en secret ; le philanthrope à favoris, vêtu de popeline, qui arnaque ses clients et exploite ses employés : ces hommes ne doivent pas être considérés comme d'immuables canailles, qui utiliseraient religion et respectabilité afin de dissimuler leurs actions infâmes sous le couvert d'un déguisement dicté par leur génie criminel. Loin de là, ils ne sont que trop sincères dans leurs "vertus" ; leur terreur de la mort et de la vengeance surnaturelle est authentique, elle procède d'une partie d'eux-mêmes irréconciliablement en conflit avec leur friponnerie. Aucun des deux aspects ne peut se réconcilier avec, ignorer ou supprimer l'autre ; et toutefois chacun est suffisamment indulgent pour supporter la présence de son ennemi. De tels hommes sont donc sans purs principes, ils se trouvent une excuse pour toute sale embrouille tournant de manière flagrante à leur avantage. Le premier pas de l'Aspirant vers la Porte de l'Initiation lui révèle que la pureté - unité d’intention - est par-dessus tout indispensable. "Fais ce que tu Veux " s'abat sur lui tel un rayon de feu blanc et féroce dévorant tout ce qui n'est pas entièrement Dieu. Il s’aperçoit très vite qu'il ne peut se contredire consciemment. Il développe un sens subtil qui l'avertit lorsque deux enchaînements de pensée, qu'il n'avait jamais imaginés en relation, sont incompatibles. Cependant, "Fais ce que tu Veux" nous conduit beaucoup plus loin : les oppositions subconscientes sont évoquées à l'apparence visible. Les sanctuaires secrets de 1'âme sont purifiés. "Fais ce que tu Veux" purge chacune de ses parties. Il est devenu Un, juste un. Sa Volonté est par conséquent affranchie de l’obstruction due à l’ennemi intérieur et il se retrouve Maître ès Magick. Mais pour cette même raison il est désormais complètement impuissant à réaliser tout ce qui n'est pas en accord absolu avec Son Serment díOrigine, avec sa Vraie Volonté en vertu de laquelle il s'est incarné comme homme. Pour Bill Sykes, l'amour et le meurtre ne sont pas mutuellement exclusifs comme ils le sont pour le Roi Arthur. Plus élevé le type d'homme, le plus sensible il devient ; de sorte que l’amour le plus noble devine intuitivement lorsqu'un geste ou une parole inconsidérés peuvent blesser, et, vigilant, les évite comme membres de la famille du meurtre. De même, en Magick, l'Adepte qui a juré d'obtenir la Connaissance et Conversation du Saint Ange Gardien peut avoir été dans sa période moins évoluée un expert en Guérison et s'apercevoir qu'il est maintenant incapable d'un tel travail. Il en sera probablement abasourdi et se demandera s'il n'a pas perdu toute sa puissance. Cependant, la raison peut simplement en être que la Sagesse de son Ange désapprouve l'interférence d'une ignorante bienveillance avec des maux qui ont peut-être été envoyés au souffrant dans un dessein profondément important pour son bonheur .

Dans le cas du MAITRE THERION, toutes sortes d'orgia entraient originellement dans ses capacités. Au début, Il guérissait les malades, enchantait l'obstiné, séduisait le séducteur, mettait l'agressif en fuite, se rendait invisible et se comportait en règle générale comme un Jeune Mondain sur tous les plans possibles. Il affligeait un vampire en l’Accablant de Vomissements tout en faisant d'un autre son Enchanteresse privée sans jamais avoir conscience d'un quelconque oxymoron moral, ni même être gêné par l'implicite incongruité de ses serments.

Mais, comme Il avançait dans l'Adeptat, cette insouciance se trouva bridée ; et dès lors quíIl prêta de sérieux Serments et fut admis dans l'Ordre que nous ne nommerons point, ces Serments l'empêchèrent d'utiliser Ses pouvoirs comme des jouets. Des opérations insignifiantes, telles celles qu'Il pouvait autrefois réaliser en un tour de main, lui devinrent impossibles, résistant aux efforts les plus opiniâtres. Il fallut plusieurs années avant qu'Il n'en comprenne la cause. Mais peu à peu Il devint si absorbé par l'Oeuvre de Sa Vraie Volonté qu'Il cessa de S’adonner à pareilles distractions capricieuses.

Et même à cette heure, bien qu'Il soit en vérité un Magus de l'A...A..., bien que Sa Parole soit la Parole de l'Eon, bien qu'Il soit la Bête 666, le Seigneur de la Femme Ecarlate "à qui est tout pouvoir donné", il est toujours certaines orgia au-delà de Ses capacités, parce qu’agir ainsi serait affirmation de ce qu’Il a renié dans ces Serments en vertu desquels Il est Ce qu'Il est. C'est le cas, même lorsque l'esprit de pareilles orgia est totalement en accord avec Sa Volonté. Le sens littéral de Son Serment d'origine insiste pour être respecté.

Les faits fournissent deux exemples de ce principe. FRATER PERDURABO jura précisément qu'Il renoncerait à tous Ses biens personnels jusqu'au dernier penny, et aussi qu'Il ne permettrait à aucune affection humaine de Lui faire obstacle. Ces clauses furent acceptées, il Lui fut accordé bien plus qu'Il ne l'eût imaginé possible à tout Homme incarné. D'un autre côté, le prix offert par Lui fut aussi rigoureusement exigé que s'il avait été stipulé par Shylock. Chaque trésor qu'il avait sur terre lui fut ôté, et cela, en général, d'une manière si brutale et si cruelle que la perte en elle-même semblait être la partie la moins aiguë du tourment. Toute l'affection humaine qu'Il avait dans Son coeur - et ce coeur brûle d'Amour comme peu de coeurs le pourront jamais concevoir - lui fut arrachée et foulée aux pieds avec une telle ingéniosité infernale à intensifier la torture que Son endurance est proprement incroyable. Impensables les atrocités qui accompagnèrent chaque degré de Son Initiation! La Mort entraîna Ses enfants avec une lente sauvagerie, les femmes qu'Il aima s'enivrèrent sous Ses yeux jusqu'à sombrer dans le délire et la démence, ou répondirent à Son ardente dévotion par la froide perfidie au moment où de longues années de loyauté Lui avaient fourni la tentation de leur faire confiance. Son ami, qui portait le sac, vola ce qui s'y trouvait et trahit son Maître aussi profondément qu'il le pût. A la première lointaine rumeur selon laquelle les Pharisiens étaient en chasse, tous Ses disciples "L'abandonnèrent et s'enfuirent". Sa mère Le cloua de ses propres mains sur la croix, et L'injuria durant les neuf années qu'Il y resta suspendu.

Maintenant, ayant enduré jusqu'à la fin, étant Maître ès Magick, Il est puissant à Oeuvrer Sa vraie Volonté ; et cette Volonté est d'établir sur Terre Sa Parole, la Loi de Thelema. Il n'a d'autre Volonté que celle-ci, de sorte que tout ce qu'Il fait tend à cette fin. Toutes ses orgia portent leurs fruits ; ce qui demandait un mois de travail lorsqu'Il était un Adepte Majeur épanoui est aujourd'hui façonné en quelques minutes par les Paroles de Volonté, proférées avec les vibrations justes dans l'Oreille préparée.

Mais ni par l'usage naturel de Ses compétences, bien qu'elles L'aient rendu célèbre dans le monde entier, ni par l’extrême puissance de Sa Magick, n’est-Il capable d'acquérir la moindre richesse matérielle excédant le minimum nécessaire à Le garder en vie et à l’oeuvre. C'est en vain qu'Il proteste que ce n'est pas Lui mais l'Oeuvre qui a besoin d'argent. Il est contraint par l’inflexible lettre de Son Serment à donner tout ce qu'Il a pour Sa Réalisation magique.

Toutefois, bien plus effroyable est cette malédiction qu'Il a invoquée sur Lui-Même en renonçant à Son droit d'être humain de jouir de l'Amour de ceux qu'Il aime avec une passion si désintéressée, si pure et si intense. Cela en échange du pouvoir d'aimer l'Humanité au point d'avoir été choisi pour prononcer dans son intérêt le Mot de l'Eon. Et Sa récompense est l'aversion de tous, tourments physiques, désespérance mentale et paralysie morale.

Toutefois, Lui, ayant pouvoir sur la Mort, doté d'un souffle qui peut rendre la santé, d'un toucher qui peut rappeler la vie, Il doit regarder Ses propres enfants dépérir mois après mois, conscient que Son Art ne peut être d'aucune utilité, du fait qu'Il a revendu la chevalière de son profit personnel afin d'acheter un anneau d'or pur destiné au doigt félon de sa fiancée, cette veuve flétrie, le Monde!

Source : http://www.magick-instinct.org/Crowley/Magick4/duserment.html

Par A. Crowley - Publié dans : déviances et sectes
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Samedi 17 novembre 2012 6 17 /11 /Nov /2012 17:58

Ce chapitre peut être divisé en plusieurs parties :

1. Les attitudes.

2. Les circumambulations (et mouvements similaires).

3. Les changements de position. (Cela dépend de la théorie présidant à la construction du cercle).

4. Les Coups ou Glas.

I

Les attitudes sont de deux sortes : naturelles et artificielles. De la première, la prosternation est l'exemple flagrant. Il est naturel à l'homme (pauvre créature!) de se jeter à terre en présence de l'objet de son adoration .

Entre les naturelles et les purement artificielles se trouve une classe d'attitudes dépendant des habitudes acquises . Ainsi, il est naturel pour un officier européen d'offrir son épée en signe de reddition. Un Tibétain, lui, s'accroupira, tirera la langue et placera sa main derrière son oreille droite.

Les gestes purement artificiels comprennent la majorité des signes magiques proprement dits, bien que certains d'entre eux simulent une action naturelle - e.g. le signe de la Déchirure du Voile. Mais le signe d'Auramoth (voir Equinox I(2), Planche "Les Signes des Grades") imite seulement un hiéroglyphe ne présentant qu'un rapport éloigné avec quelque fait de la nature. Tous les signes doivent évidemment être étudiés avec infinie patience, et pratiqués jusqu'à ce que leur relation aux attitudes mentales qu'ils symbolisent apparaisse inéluctable.

II

Le principal mouvement à l'intérieur du cercle est la circumambulation ; Elle mène à un résultat bien précis mais très dur à décrire. Une analogie en serait la dynamo. La circumambulation convenablement effectuée et associée au Signe d'Horus (ou de "Celui Qui Entre") donné à l'Est, est l'une des meilleures méthodes pour susciter la force macrocosmique dans le Cercle. On ne devra jamais l'omettre s'il n'est aucun motif particulier l'interdisant.

Un pas spécial y semble approprié. Ce pas doit être furtif et léger, presque sournois, et cependant très réfléchi. C'est le pas du tigre qui chasse le cerf.

Bien évidemment, la nature de la cérémonie décidera du nombre des circumambulations.

Un autre mouvement important est la spirale, existant principalement sous deux formes, l'une centripète, l'autre centrifuge. Elles peuvent être effectuées dans l'une ou l'autre direction ; et, comme pour la circumambulation, dans le sens solaire pour invoquer et dans le sens contra-solaire pour bannir .Dans la spirale, le pas est leste et agile, se rapprochant presque de la danse : et en l'accomplissant, le magicien tourne généralement autour de son propre axe, dans le même sens que la spirale ou dans l'autre. Chaque combinaison implique un symbolisme différent.

Il y a aussi la danse proprement dite ; il en existe plusieurs formes différentes, chaque Dieu possédant sa danse spécifique. Une danse des plus faciles et des plus efficaces consiste dans le pas de valse ordinaire associé aux trois signes de L.V.X. Atteindre l'extase par ce moyen est plus aisé qu'on ne le croit généralement. L'essence du procédé réside dans le combat de la Volonté contre le vertige ; mais ce combat doit être rude et prolongé, et du degré de ce dernier peuvent dépendre, dans une certaine mesure, la qualité et l'intensité de l'extase.

Avec la pratique, le vertige sera totalement vaincu et sera remplacé par un nouvel ennemi de la Volonté : l'épuisement. C'est par la destruction mutuelle de ces antagonismes dans l'être mental et moral du Magicien que samadhi est engendré.

III

De bons exemples de l'emploi des changements de position sont donnés dans les manuscrits Z.l et Z.3 explicitant le Rituel de Néophyte de la G.D., au cours duquel le candidat est conduit à divers emplacements du Temple, chacun possédant sa propre signification symbolique ; mais pour ce qui est de la pure invocation, le "Liber 831" fournit un meilleur exemple .

Lors de la mise au point d'une cérémonie, décider de faire ou non tel ou tel mouvement est chose d'importance. Car tout Cercle possède son symbolisme naturel et même si l'on ne tient pas compte de ces faits, il convient d'être attentif à ne rien laisser d'inharmonieux vis-à-vis des attributions naturelles (8). Car l'aura sensitive du Magicien peut s'avérer troublée et la valeur de la cérémonie totalement détruite par la gêne éprouvée en s'apercevant de pareille erreur, exactement comme si un membre de la ligue anti-alcoolique, perdu dans ses pensées, réalisait soudain qu'il s'est égaré dans un Temple du Démon Whisky! Il par conséquent impossible de négliger la théorie du Cercle.

Pour prendre un exemple simple, supposons que lors d'une Evocation de Bartzabel, la planète Mars, dont la sphère est Geburah (Sévérité), soit (effectivement, dans les cieux) en opposition au Carré de Chesed (Miséricorde) du Tau dans le Cercle, et le triangle disposé en conséquence. Le Magus commettrait une erreur en se plaçant sur ce Carré à moins d'user de la formule suivante : "Je commande à Geburah, depuis Chesed, via le Sentier du Lion" ; tandis que - prenons un cas extrême - se placer sur le carré de Hod (qui est naturellement dominé par Geburah) serait une folie que seule une formule de la plus haute Magick pourrait neutraliser .

Cependant, certaines positions telles Tiphereth  sont tellement en résonance avec le Magus lui-même qu'il est à même de les employer sans tenir compte de la nature de l'esprit ou de l'opération ; à moins qu'il n'ait besoin d'un esprit exceptionnellement précis, exempt de tout élément étranger, ou dont la nature soit difficilement compatible avec celle de Tiphereth.

Afin de montrer comment ces positions peuvent être utilisées conjointement aux spirales, supposons que vous invoquiez Hâthor, Déesse de l'Amour, pour qu'elle descende sur l'Autel. Vous plaçant sur le carré de Netzach, vous réciterez votre invocation à Elle puis danserez une spirale centripète en sens solaire s'achevant au pied de l'autel, où vous tomberez à genoux, élevant vos bras au-dessus de ce dernier comme pour susciter Son étreinte .

Pour conclure, nous ajouterons qu'une aptitude artistique innée, si vous la possédez, constitue un excellent guide en la matière. Tout Art est Magicke.

Isadora Duncan possédait ce don du mouvement au plus haut degré. Que le lecteur étudie sa manière de danser ; si possible en privé plutôt qu'en public, et s'initie à cette superbe "inconscience" - qui est la conscience magique - avec laquelle elle joint les gestes à la mélodie .Il n'y a pas de moyens plus puissants que l'Art pour évoquer les véritables Dieux à l'apparence visible.

IV

Les coups ou glas sont tous de même caractère. Ils peuvent être décrits collectivement - la différence entre eux réside seulement en ce que l'instrument par lequel ils sont produits leur appose le cachet de ses qualités spécifiques. Il n'est pas d'une grande importance - cependant - qu'ils soient produits en battant des mains ou en tapant du pied, à l'aide de l'une des armes, ou de l'instrument théoriquement approprié, à savoir la cloche. L'on peut néanmoins admettre qu'ils prennent plus de poids dans la cérémonie si le Magicien considère qu'il vaut mieux employer un instrument dont l'unique fonction soit de les produire.

Signalons tout d'abord qu'un coup établit un rapport entre le Magicien et l'objet qu'il frappe. Ainsi, I'usage de la cloche, ou des mains, signifie que le Magicien souhaite imprégner l'atmosphère du cercle tout entier de ce qui a été fait ou se trouve sur le point de l'être. Il désire formuler sa volonté en ondes sonores et la faire rayonner dans toutes les directions ; de plus il souhaite influencer tout ce qui est animé du souffle de vie dans le sens de son dessein, et le sommer de témoigner en faveur de sa Parole. Les mains sont employées comme symboles du pouvoir exécutif ; la cloche, elle, représente sa conscience exaltée par la musique. Donner un coup avec la baguette, c'est proférer le fiat de la création ; la coupe, elle, vibre du plaisir qu'elle éprouve à recevoir le vin spirituel. Un coup avec la dague est comme le signal de la bataille. Le disque est employé pour signifier que l'on paye le prix de l'acquisition faite. Frapper du pied veut dire que l'on maîtrise le problème en question. Pareillement, toutes les autres manières de donner des coups possèdent leurs propres vertus. Au-travers de ces quelques exemples, I'étudiant intelligent aura compris comment interpréter n'importe quel cas d'espèce pouvant se présenter.

Comme dit précédemment, l'objet frappé est l'objet imprégné. Ainsi, un coup sur l'autel affirme sa soumission aux lois de son opération. Frapper la lampe, c'est appeler la Lumière divine. Et ainsi de suite.

Notons également que de nombreuses combinaisons d'idées sont rendues possibles par cette convention. Frapper l'intérieur de la coupe avec la baguette, c'est appliquer la volonté créatrice à son juste complément, et ainsi réaliser le Grand Oeuvre via la formule de la Régénération. Frapper la dague de la main, c'est réclamer son usage comme instrument d'extension du pouvoir exécutif. Le lecteur se souviendra de la façon dont Siegfried frappe Nothung, l'épée de la Nécessité, contre la lance de Wotan. Par ce geste, Wagner, qui avait appris d'un des chefs de notre Ordre comment appliquer les formules magiques, se proposait de faire comprendre à ses auditeurs que le règne de l'autorité et du pouvoir paternels était à sa fin, et que le nouveau maître du monde était l'intellect.

En règle générale, les coups et glas servent à marquer une étape dans la cérémonie. Sasaki Shigetsu nous dit dans son essai sur le Shinto que les Japonais sont accoutumés à frapper quatre fois dans leurs mains "pour éloigner les mauvais esprits". Il explique que ce qui arrive vraiment est que le choc sonore soudain et violent plonge l'esprit dans un état de vive activité le mettant à même de se détacher de l'obsession qui prévalait lors de sa disposition antérieure. On le secoue afin qu'il puisse violemment s'attaquer aux idées qui l'oppressaient. Il existe donc une interprétation parfaitement rationnelle du pouvoir psychologique des coups.

Dans une cérémonie Magique, le coup est à peu près employé aux mêmes fins. Le Magicien l'utilise comme le chorus des pièces Grecques. Cela l'aide à opérer une brutale coupure, à tourner son attention d'une partie de son travail à la suivante.

Autant pour le caractère général des coups et des glas. Même ce point de vue limité offre de grandes opportunités au Magicien habile. Mais d'autres possibilités encore se trouvent à portée de main. D'ordinaire, il n'est pas souhaitable de tenter de transmettre quoi que ce soit, excepté l'emphase et peut-être l'humeur, en variant la force du coup. Du reste, il est évident qu'existe une correspondance naturelle entre le son dur et bruyant de l'ordre impérieux d'une part, et le son doux et coulant de la compréhension amicale de l'autre. Il est facile de distinguer entre le tambourinement du créancier à la devanture et les coups discrets de l'amoureux à la porte de la chambre à coucher. La théorie magique ne saurait ici remplacer l'instinct.

Ceci dit, il n'est pas nécessaire de frapper un coup unique ; les combinaisons possibles sont évidemment infinies. Nous ne parlerons que des principes généraux permettant de déterminer quel nombre de coups conviendra dans tel ou tel cas, et verrons comment il est possible de scinder leur succession afin d'exprimer notre idée de manière structurée.

En règle générale, un coup unique n'a pas de signification précise en tant que tel, car l'unité est omniforme. Il symbolisera Kether, qui est la source de toutes choses également sans participer d'aucune des qualités par lesquelles nous distinguons celles-ci les unes des autres. Persévérant dans cette voie, le nombre de coups se rapportera à une Séphirah ou autre idée Qabalistiquement attribuée à ce nombre. Ainsi, 7 coups suggéreront Vénus, 11 le Grand Oeuvre, 17 la Trinité des Pères, et 19 le Principe Féminin dans son sens le plus général.

Poussant l'analyse un peu plus loin, nous remarquons premièrement qu'une batterie composée de trop nombreux coups est susceptible de nous embrouiller comme d'alourdir les autres parties du rituel. En pratique, 11 est environ la limite. Il est d'ordinaire aisé de couvrir tout le terrain nécessaire avec ce nombre.

Deuxièmement, chaque nombre est d'une portée si étendue, et comporte des aspects si divers d'un point de vue pratique que le danger réside dans l'imprécision. Un coup devrait être bien défini, et son sens bien précis. La nature des coups elle-même suggère vivacité et exactitude. Nous devons par conséquent imaginer un moyen de charger une succession de sons du sens spécifique pouvant s'avérer approprié. Notre seule ressource est l'usage d'intervalles.

Il est évidemment impossible d'atteindre une grande variété dans les chiffres les plus petits. Mais ce fait illustre simplement l'excellence de notre système. Il n'y a qu'une seule façon de frapper 2 coups, et cela s'accorde avec la nature de Chokmah ; car il n'y a qu'une seule façon de créer. Nous ne pouvons exprimer que nous-mêmes, quoique nous le fassions sous une forme double. Ceci dit, il y a trois manières de frapper 3 coups, et elles correspondent aux 3 manières dont Binah peut recevoir l'idée créatrice. Il existe trois types possibles de triangles. Nous pouvons concevoir une idée comme une unité tripartite, comme une unité se divisant en une dualité, ou comme une dualité harmonisée en une unité. Chacun de ces processus peut être formulé par 3 coups égaux ; 1 coup suivi après une pause de 2 autres ; ou 2 coups suivis après une pause d'un seul.

Comme la nature du nombre devient plus complexe, les variantes possibles augmentent rapidement. Il y a de nombreuses manières de frapper 6 fois, chacune convenant à un aspect donné de Tiphereth. Nous laisserons la résolution de ces détails à l'ingéniosité de l'étudiant.

La batterie généralement la plus utile et la plus adaptable est composée de 11 coups. Les principales raisons en sont les suivantes : Premièrement, 11 est le nombre de la Magick en elle-même. En conséquence, il convient à n'importe quel type d'opération. Deuxièmement, c'est le nombre sacré, par excellence, du nouvel Eon. Comme il est écrit dans Le Livre de la Loi : "11, comme tous leurs nombres qui sont des nôtres." Troisièmement, c'est le nombre de lettres du mot ABRAHADABRA qui est le mot de l'Eon. La structure de ce mot est telle qu'il exprime le Grand Oeuvre, et indique la formule du Grand Oeuvre, sous chacun de ses aspects. Et pour finir, il est possible d'exprimer à son moyen toutes les sphères d'opération, quelle que soit leur nature. Ceci s'effectue en formulant une équation entre le nombre de la Séphirah et la différence entre ce nombre et 11. Par exemple, 2° = 9‰ est la formule du grade initiatique correspondant à Yesod. Yesod représente l'instabilité de l'air, la stérilité de la lune ; mais ces qualités sont équilibrées par la stabilité qu'implique sa position comme Fondation, et par sa fonction génératrice. Ce complexe est en outre équilibré par son identification au chiffre 2 de Chokmah, qui possède la qualité aérienne, étant le Verbe, et la qualité lunaire, étant le reflet du soleil de Kether comme Yesod l'est du soleil de Tiphereth. C'est la sagesse qui est la fondation de la loi immuable et qui correspond à la génération, étant la création. Ce cycle d'idées tout entier se trouve exprimé par la double formule 2° = 9‰, 9° = 2‰ ; et chacune de ces idées peut être choisie et clairement exprimée par une batterie adéquate.

Nous terminerons par une seule illustration de la mise en pratique de ces principes. Supposons que le Magicien envisage une opération dont le but serait d'empêcher son esprit de divaguer. Ce sera un travail lié à Yesod. Ceci dit, il devra mettre en relief la stabilité de cette Séphirah, pour ainsi dire contre sa qualité Aérienne. Son premier geste sera de placer le 9 sous la protection du 2 ; la batterie à ce stade sera de 1-9-1. Mais ce 9, tel qu'il est, évoque l'inconstance de la lune. Il peut lui venir à l'esprit de le scinder en 4 et 5, 4 étant le chiffre de la fixité, de la loi et du pouvoir autoritaire ; et 5 celui du courage, de la force et du triomphe de l'esprit sur les éléments. Qui plus est, il se dira que 4 est symbolique de la stabilité de la matière, tandis que 5 l'est de son mouvement. A ce stade, la batterie sera de 1-2-5-2-1. Après mûre réflexion, il conclura probablement que scinder le 5 central pourrait détruire la simplicité de la formule et décidera de l'employer telle quelle. L'alternative possible serait de disposer un coup unique au centre de la batterie, comme pour en appeler à l'immuabilité fondamentale de Kether, invoquant cette unité en plaçant un coup quadruple de chaque côté. Dans ce cas, la batterie sera de 1-4-1-4-1. Il aura été attentif à préserver l'équilibre de chaque partie de la batterie avec la partie correspondante. Cela est particulièrement nécessaire lors d'une opération telle celle ici prise en exemple.

Source : http://www.magick-instinct.org/Crowley/Magick4/desgestes.html

Par A. Crowley - Publié dans : déviances et sectes
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Samedi 17 novembre 2012 6 17 /11 /Nov /2012 17:52

Il est une seule définition essentielle de l’objet de tout Rituel magique. Il s’agit de l’union du Microcosme au Macrocosme. Le Rituel Suprême et Complet est par conséquent l’Invocation du Saint Ange Gardien ; ou, dans le langage du Mysticisme, l’Union à Dieu .

Tous les autres Rituels magiques sont des cas particuliers découlant de ce principe général, et la seule excuse à leur pratique est que parfois une partie donnée du microcosme est tellement faible que son impure imperfection pourrait vicier le Macrocosme dont il est l'image, l'Eidolon ou le Reflet. Par exemple, Dieu est au-delà du sexe ; et donc aucun homme ni aucune femme en tant que tels ne peuvent prétendre L'entièrement comprendre, et encore moins Le représenter. Il incombera donc au magicien mâle de cultiver ces vertus femelles dont il est dépourvu, et il devra bien sûr accomplir cette tâche sans aucunement compromettre sa virilité. Il serait alors licite pour un magicien d'invoquer Isis, et de s'identifier à elle ; s'il négligeait de faire ainsi, la conception de maternité fera défaut à sa compréhension de l'Univers lorsqu'il atteindra samadhi. Le résultat en sera une limitation métaphysique et - par corollaire - éthique de la Religion qu'il fonde. Le Judaïsme et l'Islam constituent des exemples frappants d’un tel échec.

Pour prendre un autre exemple, la vie ascétique qu’entraîne si souvent le fait de se vouer à la magick témoigne d'une pauvreté de caractère, d'une étroitesse d'esprit et d'un manque de générosité. La Nature est infiniment prodigue - pas une graine sur un million arrive jamais à fruition. Qui échoue à admettre cela, qu'il invoque Jupiter .

Le danger de la magick cérémonielle - le plus subtil et le plus difficilement décelable - est le suivant : le magicien tendra naturellement à invoquer cette entité partielle (4) qui l'interpelle le plus fortement, de sorte que son excès naturel dans cette direction en sera d'autant plus amplifié. Avant de commencer son Oeuvre, qu’il s’efforce de tracer un plan de sa géographie intérieure, et qu’il arrange ses invocations de manière à ce qu’elles rétablissent l’équilibre ;Ceci, bien sûr, devra être effectué de manière préliminaire durant la préparation des armes et du mobilier du Temple.

Pour envisager d'une manière plus précise cette question de la Nature du Rituel, supposons qu'il se trouve manquer de cette perception de la valeur de la Vie et de la Mort, des individus comme des races, qui est caractéristique de la Nature. Peut-être a-t-il tendance à percevoir la "première noble vérité" énoncée par Bouddha : Tout est affliction. La Nature, semble-t-il, est une tragédie. Peut-être a-t-il même fait l'expérience de la grande extase nommée Tristesse. Il devrait alors se demander s'il n'existe pas quelque Divinité manifestant ce Cycle, et dont la nature serait cependant joie. Il trouvera ce qu'il recherche dans le Dyonisos des grecs, ou Bacchus, dont les Rites déformés constituent le Mystère Central de la Religion Chrétienne.

Il existe trois méthodes principales pour invoquer quelque Divinité que ce soit.

La Première Méthode est la dévotion envers cette Divinité, et, étant d'un caractère essentiellement mystique, elle n'a pas à être traité ici, surtout du fait qu'il existe un enseignement parfait sur le sujet, le Liber 175 (Voir Appendice).

La Seconde Méthode est la franche invocation cérémonielle. C'est la méthode qui était couramment employée au Moyen Age. Son avantage réside dans son côté direct, et son inconvénient dans son côté fruste. La Goétie nous informe clairement de cette méthode, ce que font également bien d'autres Rituels, noirs et blancs. Nous consacrerons plus loin quelque espace à un exposé limpide de cet Art.

Dans le cas de Bacchus, nous pouvons toutefois brièvement résumer la marche à suivre. Nous constatons que le symbolisme de Tiphareth exprime la nature de Bacchus. Il est donc nécessaire de construire un Rituel de Tiphareth. Ouvrons le Livre 777 ; nous trouverons à la ligne 6 de chaque colonne les diverses parties de notre dispositif requis. Ayant tout dûment ordonné, nous exalterons l’esprit par la répétition de conjurations ou prières adressées à la plus haute conception du Dieu, jusqu'à ce que, dans un sens ou un autre du mot, Il nous apparaisse et inonde notre conscience de la lumière de Sa divinité.

La Troisième Méthode est la Théâtrale, peut-être la plus attirante de toutes ; c’est en tout cas certain pour le tempérament d'artiste, car elle s'adresse à son imagination via son sens de l'esthétique.

Son inconvénient réside principalement dans la difficulté de sa célébration par une seule personne. Mais elle a l'approbation de la plus haute antiquité, et c’est probablement la base la plus utile pour la fondation d'une religion. C'est la méthode de la Chrétienté Catholique, et elle consiste à mettre en scène de manière théâtrale la légende du Dieu. Les Bacchantes d'Euripide est un magnifique exemple de ce type de Rituel ; de même, à un degré très moindre, la Messe. Nous pouvons également citer la plupart des degrés de la Franc-Maçonnerie, spécialement le Troisième. Le Rituel 5° = 6a publié dans le N°III [Vol. I] de The Equinox en est un autre exemple.

Dans le cas de Bacchus, l'on commémore en premier sa naissance d'une mère mortelle ayant offert sa caverne aux trésors au Père de Tout, la jalousie et la fureur provoquées par cette incarnation, et la protection céleste accordée à l'enfant. Puis l'on commémorera son voyage vers l'ouest, monté sur un âne. Maintenant vient la grande scène du drame : le doux et délicat jeune homme ainsi que sa suite (principalement composée de femmes) semblent menacer l'ordre établi des choses, et cet Ordre Etabli prend des mesures en vue d'éliminer le nouveau riche. Nous voyons Dyonisos faisant face au Roi courroucé, sans défiance mais au contraire avec humilité ; quoique armé d'une assurance rusée, d'un rire caché. Son front est couronné de vrilles de vignes. Lui, une figure efféminée, avec ces larges feuilles couvrant son front ? Mais ces feuilles cachent des cornes. Le Roi Pentheus, représentant la respectabilité (6), est détruit par son orgueil. Il part dans les montagnes afin d'attaquer les femmes qui avaient suivi Bacchus (celui-là même qu'il a tourné en ridicule, fouetté, et chargé de chaînes, et qui n’avait pourtant fait que sourire) ; mais dans leur divine folie ce sont elles qui le mettent en pièces.

Il semble déjà impertinent d'en avoir autant dit après que Walter Pater eut narré la légende avec tant de passion et de perspicacité. Nous ne pousserons pas plus loin la dite impertinence en insistant sur l'identité de cette légende avec le cours de la Nature, sa démence, sa prodigalité, son ivresse, sa joie, et par-dessus tout sa sublime continuité au-travers des cycles de la Vie et de la Mort. Le lecteur païen doit prendre la peine de comprendre ceci à la lecture des Greek Studies de Pater, et le lecteur Chrétien y reconnaîtra, point par point, l'histoire du Christ. Cette légende n'est ni plus ni moins que la mise en forme dramaturgique du phénomène Printanier.

Le magicien souhaitant invoquer Bacchus par cette méthode doit en conséquence mettre au point une cérémonie dans laquelle il tiendra le rôle de Bacchus, subira toutes Ses épreuves, et finalement émergera triomphant des ténèbres de la mort. Il doit cependant être mis en garde contre une méprise sur le symbolisme. Par exemple, dans le cas que nous citons, la doctrine de l'immortalité individuelle fut rajoutée, amenant la destruction de la vérité. Ce n'est pas cette partie de l'homme totalement dénuée de valeur, sa conscience individuelle en tant que Jacques Dupont, qui défie la mort - cette conscience qui meurt et renaît à chaque pensée. Ce qui persiste (si quelque chose persiste) est sa véritable "Jacques Dupontude", une qualité dont il ne fut probablement jamais conscient tout le long de son existence terrestre .

Et même cela ne saurait persister intact. Cela croît éternellement. La Croix est un bâton stérile, et les pétales de la Rose tombent et pourrissent ; mais dans l'union de la Rose et de la Croix réside une constante succession de vies nouvelles ; Sans cette union, et sans la mort de l'individu, le cycle serait rompu.

Un chapitre sera consacré à l'élimination des difficultés pratiques inhérentes à cette méthode d'Invocation. Nul doute que la perspicacité du lecteur aura remarqué que dans les grandes lignes ces trois méthodes ne faisaient qu'une. Dans chacun des cas, le magicien s'identifie à la Divinité invoquée. Invoquer, c’est inviter, faire entrer, de même qu’évoquer, c'est ordonner, faire sortir. Là réside la différence essentielle entre les deux branches de la Magick. Dans l'invocation, le macrocosme inonde la conscience. Dans l'évocation, le magicien, étant devenu le macrocosme, crée un microcosme. Vous invoquez un Dieu dans le Cercle. Vous évoquez un Esprit dans le Triangle. Dans la première méthode, l'identité avec le Dieu est atteinte par la dévotion et la reddition, en abandonnant ou supprimant toute partie de soi-même non pertinente (et illusoire). C'est le désherbage du jardin.

Dans la seconde méthode, l'identité est obtenue en prêtant une attention spéciale à la partie de vous-même que vous désirez rejoindre : elle est positive, de même que la première méthode est négative. Il s'agit de la mise en pot et de l'arrosage d'une fleur donnée du jardin, et de son exposition au soleil.

Dans la troisième, l'identité est obtenue par sympathie. Il est très difficile à l'homme ordinaire de se perdre complètement dans la trame d'un roman ou d'une pièce de théâtre ; mais pour qui est à même de faire ainsi, cette méthode est indiscutablement la meilleure.

Voyez: chaque élément de ce cycle est de valeur égale. Il est erroné de dire triomphalement "Mors janua vitae", à moins d'avoir affirmé, avec une égale jubilation, "Vita janua mortis". Pour celui qui comprend cette chaîne des Eons du point de vue d'Isis affligée comme de celui d'Osiris triomphant, sans oublier le lien que constitue entre eux deux Apophis le destructeur, aucun secret de la Nature ne saurait demeurer voilé. Il crie ce nom de Dieu dont toutes les religions se sont faites l'écho l'une l'autre tout au long de l'Histoire, ce péan (9) enflant à l’infini, I.A.O.!

Source : http://www.magick-instinct.org/Crowley/Magick4/lesprincipesdurituel.html

Par A. Crowley - Publié dans : déviances et sectes
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Samedi 17 novembre 2012 6 17 /11 /Nov /2012 17:29

(Le Temple est disposé comme pour le 0°=0)

Hiérophante (coups). Fratres et Sorores de tous les grades de l'Aube Dorée à l'Extérieur, célébrons la Fête de l'Equinoxe (de Printemps/d'Automne)!

Tous se lèvent.

Hiéro. Frater Kerux, proclame l'Equinoxe et annonce l'abrogation de l'actuel Mot de Passe.

K. (Va à la droite du Hiéro., salue, fait face à l'Ouest). Au Nom du Seigneur de l'Univers, et par ordre du Très Honorable Hiérophante, je proclame l'Equinoxe (de Printemps/d'Automne), et j'annonce l'abrogation du Mot de Passe ----.

Hiéro. Suivant l'ancienne coutume, consacrons le retour de l'Equinoxe (de Printemps/d'Automne).

Lumière.

Hiereus Ténèbres.

Hiéro. Est.

Hiereus Ouest.

Hiéro. Air.

Hiereus Eau.

Hegemon (coups). Je suis leur Réconciliateur.

Tous font les signes.

Dadouchos Chaleur.

Stolistes Froideur.

D. Sud.

S. Nord.

D. Feu.

S. Terre.

Heg. (coups). Je suis leur Réconciliateur.

Tous font les signes.

Hiéro. (coups). Un Créateur.

D. Un Sauveur.

Hiereus (coups). Un Destructeur.

S. Un Rédempteur.

Heg. (coups). Entre eux, un Réconciliateur.

Tous font les signes.

Tous les officiers quittent leur poste à tour de rôle (à commencer par le Hiérophante) en passant par la gauche et vont au pied du Trône. Là, ils se déshabillent, disposant leur robe et leur lamen au pied du Trône ou de l'Estrade. Ils se dirigent ensuite, dans le sens solaire, vers l'Autel sur lequel ils déposent les signes distinctifs de leur grade, à savoir le Sceptre pour le Hiérophante, l'Epée pour le Hiereus, le Sceptre pour le Hegemon, la Lampe et la Baguette pour le Kerux, la Coupe pour la Stolistes, l'Encensoir pour le Dadouchos. Ce faisant, tous répètent le Mot de Passe périmé.

Le Hiérophante prend la Rose sur l'Autel et retourne à son poste en sens solaire.

Le Hiereus prend la Coupe de Vin.

L'Hegemon attend que le Kerux lui remette sa Lampe Rouge.

Le Kerux ne prend rien.

La Stolistes prend le disque où se trouve le sel.

Le Dadouchos prend l'emblème du Feu Elémentaire.

Et ainsi, chacun retourne à sa place.

Les membres qui restent forment une colonne au Nord, laquelle, précédée du Kerux, se met en route vers l'Est. Lorsque tous sont en colonne le long du côté Est, tous se tournent vers la gauche et font face au Hiérophante.

Hiéro. Adorons le Seigneur de l'Univers.

Saint es-Tu, Seigneur de l'Air qui créas le Firmament.

(En traçant dans l'espace, en direction de l'Est, le signe de la Croix à l'aide de la Rose.)

Tous font les signes. La procession va jusqu'au Sud, s'y arrête et lui fait face.

D. (face au Sud). Adorons le Seigneur de l'Univers.

Saint es-Tu, Seigneur du Feu, en lequel Tu exhibas le Trône de Ta Gloire.

(En traçant dans l'espace, en direction du Sud, le signe de la Croix à l'aide du Feu.)

Tous font les signes. La procession va jusqu'à l'Ouest, s'y arrête et lui fait face.

Hiereus (face à l'Ouest). Adorons le Seigneur de l'Univers.

Saint es-Tu, Seigneur des Eaux, au-dessus desquelles Ton Esprit se mut à l'origine.

(En traçant dans l'espace devant lui le signe de la Croix à l'aide de la Coupe.)

Tous font les signes. La procession va jusqu'au Nord. Tous s'y arrêtent et lui font face.

S. (face au Nord). Adorons le Seigneur de l'Univers.

Saint es-Tu, Seigneur de la Terre, Toi qui en fis Ton tabouret.

(En traçant, en direction du Nord, le signe de la Croix à l'aide du disque supportant le Sel.)

Tous font les signes. Tous reprennent leur place et regardent dans la direction qui leur est usuelle.

Heg. Adorons le Seigneur de l'Univers.

Saint es-Tu, Toi qui es en toutes choses, et en Qui sont toutes choses ;

Si je monte au Paradis, Tu es présent ;

Si je descends aux Enfers, Tu y es également ;

Si je m'empare des Ailes du Matin et demeure dans les plus profondes régions de la Mer, même alors Ta main me guidera et Ta dextre me soutiendra ;

Si je dis "Peut-être les Ténèbres me recouvriront-elles", même la Nuit sera Lumière en Toi ;

Tiens sont l'Air et son Mouvement ;

Tiens sont le Feu et sa lumineuse Flamme ;

Tiens sont l'Eau, son flux et son reflux ;

Tiennes sont la Terre et son Eternelle Stabilité.

(Il trace le signe de la Croix à l'aide de la Lampe Rouge.)

Tous font les signes. Le Hiérophante va jusqu'à l'Autel et y dépose la Rose tandis que l'Imperator prend possession du Trône.

Le Hiérophante s'assied à la gauche immédiate de l'ex-Hiérophante. Tous les anciens Officiers gagnent l'Autel à tour de rôle pour y déposer l'insigne qu'ils y avaient pris, puis retournent à la place afférente à leur grade, et non leur Trône, les mains vides : ils siègent comme de simples membres, laissant vacantes toutes les fonctions.

Imperator En vertu du Pouvoir et de l'Autorité dont je suis investi, je vous donne connaissance du nouveau Mot de Passe. Lequel est ----.

Les Officiers de ce Temple pour les six mois à venir sont : ----.

(Lecture de la liste des Nouveaux Officiers.)

Les nouveaux Officiers se présentent à tour de rôle et sont vêtus par l'Imperator. Ils passent chacun leur tour à l'Autel pour y prendre leurs insignes, en répétant haut et fort :

Par le Mot de Passe ----, je récupère (ma/mon) ----.

La Stolistes, après avoir récupéré sa Coupe, purifie par l'eau la Salle et les Membres, sans quíun seul mot soit proféré par le Hiérophante, à moins que la S. ne commette une erreur.

Le D., après avoir récupéré son Encensoir, consacre par le Feu la Salle et les Membres, sans paroles inutiles de la part du Hiérophante.

La Circumambulation Mystique

Elle aura lieu en Silence, mais si les Membres n'ont pas les Rituels, le Hiérophante peut l'agencer comme suit : Tous se mettent en rang au Nord : le K., le Hegemon, les Membres, 1e Hiereus, la S., le D.

Chaque Membre répète à haute voix le Mot de Passe comme il arrive près du Trône.

Hiéro. Invoquons le Seigneur de l'Univers.

Seigneur de l'Univers, que soit Béni Ton Nom pour les Siècles des Siècles.

Que cet Ordre trouve grâce à Tes yeux, et fais que ses membres puissent à la longue acquérir le véritable Summum Bonum, la Pierre des Sages, Parfaite Sagesse et Eternelle Lumière.

A la Gloire de Ton Nom Ineffable. AMEN.

Tous saluent.

Hiéro. Frère Kerux, au Nom du Seigneur de l'Univers, je t'ordonne d'annoncer que l'Equinoxe (de Printemps/d'Automne) est de retour, et que ---- est le Mot de Passe pour les six mois à venir.

K. Au Nom du Seigneur de l'Univers et par ordre du Très Honorable Hiérophante, j'annonce que le Soleil est entré dans (le Bélier/la Balance), le Signe de l'Equinoxe (de Printemps/d'Automne), et que le Mot de Passe pour le semestre qui vient sera ----.

Hiéro. Khabs. Pax. En.

Hiereus Am. Konx. Extension.

Heg. Pekht. Om. Lumière.

Source : http://www.magick-instinct.org/Crowley/Magick4/fetedelequinoxe.html

Par A Crowley - Publié dans : déviances et sectes
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Samedi 17 novembre 2012 6 17 /11 /Nov /2012 08:43

. Vav Divination

A. La Forme de Divination.

B. Le Devin.

C. Les Forces agissant dans la Divination.

D. L'objet de la Divination.

E. La préparation de tout ce qui est nécessaire et la parfaite compréhension du
processus, de façon à se représenter un lien entre le procédé employé et le
Macrocosme.

F. L'Invocation du Très-Haut, la mise au point des moyens de divination et
initiation de ses forces.

G. La première entrée en matière. Première affirmation des limites et
correspondances : commencement du travail.

H. La formulation proprement dite, soigneuse, de la question, et la
considération de toutes ses correspondances et leurs classifications.

I. L'annonce à haute voix que toutes les correspondances choisies sont correctes
et parfaites. Le Devin place sa main sur l'instrument de Divination. Se tenant à
l'Est de l'autel, il se prépare à invoquer les forces dont il aura besoin pour
la Divination.

J. Invocation solennelle des forces spirituelles nécessaires pour aider le Devin
dans la Divination. Puis il dit :"Apparais devant moi aussi claire que dans un
miroir, ô vision magique requise pour l'accomplissement de cette divination".

K. Enoncer clairement la question. Il faut mettre par écrit ce qui est déjà su,
ce qui est supposé ou sous-entendu, et ce qu'on cherche à savoir. Et veiller à
vérifier au début du jugement la partie qui est déjà connue.

L. Puis, le Devin distingue clairement en deux groupes ou parties les arguments
pour et les arguments contre, le succès de l'objet d'une divination, de façon à
tirer une conclusion préliminaire allant vers l'un ou l'autre côté.

M. Première formulation d'un jugement final à partir des prémisses déjà
obtenues.

N. Même chose qu'à la partie L.

O. Formulation d'un second jugement, cette fois issu de l'évolution découlant de
celle indiquée dans le jugement précédent, qui était un préliminaire à cette
opération.

P. La comparaison du premier jugement préliminaire avec le second jugement, qui
en est issu, afin que le Devin puisse se faire une idée de l'action probable des
forces au-delà du plan réel, par l'invocation d'une figure angélique, appropriée
au processus. A ce sujet, attention à ne pas se fourvoyer dans le fourmillement
des idées préconçues, mais s'appuyer seulement, après de rigoureuses
vérifications, sur les indications données par la forme angélique. Et à moins
qu'il ne s'agisse réellement d'une nature angélique, les informations ne seront
pas sûres, étant donné que, si c'est un élémental, il sera inférieur au plan
désiré.

Q. Le Devin formule maintenant son jugement de façon complète et minutieuse,
aussi bien pour un futur immédiat que pour un développement d'icelui, prenant en
compte des connaissances et des indications données par la forme angélique.

R. Ayant le résultat devant lui, le Devin accomplit maintenant un nouveau
processus de divination, basé sur les conclusions auxquelles il est arrivé, de
façon à poser les bases d'un travail futur.

S. Il distingue les côtés positifs et négatifs pour un nouveau jugement, et tire
une conclusion pour une nouvelle opération.

T. Le Devin compare alors soigneusement le jugement dans son ensemble et toutes
les décisions auxquelles il est arrivé, avec leurs conclusions, et prononce
alors simplement un jugement succinct.

U. Le Devin donne des conseils au Consultant sur l'utilisation qu'il fera du
jugement.

V. Le Devin définit clairement avec quelles forces il sera nécessaire de
travailler afin de combattre le Mal, ou de fixer le Bien, comme l'a révélé la
divination.

W. Enfin, il faut se souvenir que pour le Devin, la divination est comme un
travail sacré de la Divine Magie de la Lumière, et ne doit pas être pratiquée
pour satisfaire une curiosité concernant les secrets de quelqu'un d'autre ; et
si par ce moyen venait la connaissance de ce types de secrets, il faudrait les
respecter et ne pas les trahir.

V. Hé, Alchimie

A. La Cucurbite ou l'Alambic.

B. L'Alchimiste.

C. Les procédés et les forces employés.

D. La matière à transmuter.

E. La sélection de la Matière à transmuter, la mise en place, le nettoyage et la
disposition des récipients, du matériel, etc., nécessaires au bon fonctionnement
du processus.

F. L'Invocation Générale des Forces Supérieures de l'Action. Mise en place de la
Matière dans la cucurbite ou l'oeuf philosophal, et invocation d'une force
neutre pour qu'elle agisse au-dedans, dans l'obscurité et le silence.

G. Le commencement du processus lui-même. La régulation et la limitation au
niveau de Chaleur et d'Humidité requis pour le travail. Première évocation
suivie de la première distillation.

H. Enlever le résidu qui reste après la distillation, de la cucurbite ou de
l'alambic, le broyer dans un mortier jusqu'à l'obtention d'une poudre. Cette
poudre est placée à nouveau dans la cucurbite. Le fluide déjà distillé est
cohobé. La cucurbite ou l'oeuf philosophal doit être fermé(e).

I. La cucurbite ou l'Oeuf Philosophal étant scellé(e) hermétiquement,
l'Alchimiste annonce à haute voix que tout est prêt pour l'invocation des forces
nécessaires à l'accomplissement du travail. La Matière est maintenant placée sur
un Autel, sur lequel se trouvent les éléments et les quatre armes, sur le
triangle blanc et sur une Tablette flamboyante d'une nature générale, en
harmonie avec la matière choisie pour le travail. Debout maintenant à la place
du Hiérophante, à l'Est de l'Autel, l'Alchimiste devra poser sa main gauche au
sommet de la cucurbite, lever la droite en tenant la Baguette de Lotus par la
bande du Bélier (car dans le Bélier réside le commencement de la vie de
l'année), prêt à commencer l'invocation générale des forces de la Lumière divine
pour qu'elles opèrent pendant ce travail.

J. Les paroles de l'invocation (à haute voix) des forces générales requises,
répondant à la classe du travail alchimique à accomplir. La conjuration des
Forces requises pour qu'elles agissent dans la cucurbite, pour le travail en
question. Le tracé dans l'air au-dessus d'elle, avec l'arme appropriée des
figures linéaires, signes, symboles et autres, nécessaires. Puis l'Alchimiste
dit : "Aide-moi, Seigneur de l'Univers, ma propre Ame Supérieure". Il lève la
cucurbite en l'air à deux mains en disant : "Apparaissez et agissez là, ô Forces
de la Lumière Divine."

K. Maintenant, il laisse la matière se putréfier dans le Bain-Marie, à une
chaleur très douce, jusqu'à ce que la noirceur commence à survenir, et même
jusqu'à ce qu'elle devienne complètement noire. Si, de par sa nature, la mixture
n'admet pas le noir complet, que l'alchimiste l'examine astralement, jusqu'à ce
que l'apparence astrale devienne d'une noirceur aussi épaisse que possible, et
il pourra éventuellement aussi évoquer une forme élémentale pour lui indiquer si
le noir est suffisant. Mais que l'Alchimiste, ce faisant, soit sûr de ne pas
être trompé, car une nature de type élémental sera facécieuse de part sa nature
symbolisant les Ténèbres. C'est pourquoi il ne faut rien lui demander de plus
concernant le travail à ce stade, mais seulement ce qui concerne la noirceur. Et
cela peut être vérifié par la présence même de l'élémental, qui devra être noir,
ou bien vêtu d'un noir intense. (Note : pour cette évocation, utiliser les noms,
etc., de Saturne).
Quand la mixture est suffisament noire, l'Alchimiste enlève la cucurbite du
Bain-Marie, la place au Nord de l'Autel, et accomplit sur elle une invocation
solennelle des forces de Saturne, pour qu'elles agissent en elle. En tenant le
bâton par la bande noire, il dit alors : "La voix de l'Alchimiste etc. ", La
cucurbite est maintenant ouverte et la Tête de l'Alambic ajustée pour la
distillation. (Note : dans toutes les invocations de ce type, on devra utiliser
une tablette flamboyante pour supporter la cucurbite. Il faut savoir que
certains des processus peuvent prendre des semaines, voire des mois, avant que
l'obtienne la force nécessaire, et cela dépendra plus de l'Alchimiste que de la
matière).

L. Ensuite, l'Alchimiste distille à chaleur douce jusqu'à ce que plus rien ne
vienne. Il enlève alors le résidu et le réduit en poudre. Il replace cette
poudre dans la cucurbite et cohobe.
La cucurbite est maintenant placée à nouveau dans le Bain-Marie à chaleur douce.
Lorsqu'il semble assez bien dissous à nouveau (indépendamment de la couleur),
l'enlever du bain. Elle va subir une autre cérémonie magique.

M. Maintenant, l'alchimiste place la cucurbite à l'Ouest de l'Autel, tenant la
Baguette de Lotus par le bout noir, dit une invocation magique de la Lune à son
déclin, et de la Queue du Dragon. La cucurbite est alors exposée à la lumière de
la lune (celle-ci étant décroissante) pendant neuf nuits consécutives, en
commençant à la pleine lune. La Tête de l'Alambic est alors replacée.

N. Répéter le processus de la partie L.

O. La cucurbite est maintenant placée à l'Est de l'Autel, et l'Alchimiste dit
une invocation à la Lune lors de sa croissance, et à la Tête du Dragon (en
tenant le bâton par le bout blanc), pour qu'elles agissent sur la matière. La
cucurbite est alors exposée neuf nuits consécutives (se terminant à la Pleine
Lune) aux rayons lunaires. ( Là, comme pour toute exposition semblable, que le
ciel soit très nuageux n'est pas gênant, il faut simplement que le récipient
soit placé dans une position où il serait à même de recevoir les rayons directs,
si les nuages se retiraient).

P. La cucurbite est à nouveau placée dans le triangle blanc sur l'Autel.
L'Alchimiste fait une invocation des forces du Soleil pour qu'elles agissent
dans la cucurbite. Celle-ci est alors exposée aux rayons solaires pendant douze
heures chaque jour : de 8 h 30 du matin à 8 h 30 du soir. (Cela devrait de
préférence se faire quand le soleil est dans une position forte dans le
zodiaque, mais peut se faire à n'importe quel moment, sauf quand il est en
Scorpion, en Balance, en Capricorne, ou en Verseau).

Q. La cucurbite est à nouveau placée dans le triangle blanc sur l'autel.
L'Alchimiste répète les paroles : "Enfant de la Terre, longtemps as-tu demeuré,
etc.", puis en tenant au-dessus d'elle la Baguette de Lotus par la partie
blanche, il dit : "je mets en toi les forces de la Lumière invoquées", et répète
les paroles mystiques. A ce moment, des étincelles de lumière brillante et
ardente devraient apparaître dans la cucurbite, et le mélange lui-même (autant
que sa nature le lui permet) devrait s'éclaircir. Maintenant, il peut invoquer
un élémental de la cucurbite en harmonie avec le mélange, et juger par la nature
de la couleur de sa robe et de son chatoiement si la matière a atteint la
condition requise. Mais si les éclairs n'apparaissent pas, que la robe de
l'élémental ne brille pas et ne chatoie pas, alors la cucurbite est placée
pendant sept jours dans le triangle blanc, avec à la droite de l'Apex du
triangle une tablette flamboyante du Soleil, et à sa gauche une autre de la
Lune. Rien ne doit la perturber ou la bouger pendant ces sept jours, mais elle
ne restera pas dans l'obscurité, sauf la nuit. Enfin, l'alchimiste répète
l'opération ci-dessus mentionnée sur la cucurbite, et ce processus peut être
répété à trois reprises si la lumière étincelante n'apparaît pas. Car si cela
n'avait pas lieu, ce travail serait inutile. Mais si après trois fois la lumière
n'apparaissait toujours pas, c'est un signe qu'il y a eu une erreur dans le
travail, qui vient soit de la disposition de l'Alchimiste, soit du maniement de
la cucurbite. C'est pourquoi il faut répéter les invocations du soleil et de la
lune, ainsi que les expositions, et sans aucun doute, si elles sont effectuées
avec soin (surtout celles de la Tête et de la Queue du Dragon, ainsi que celles
de la lune, comme il a été dit, car elles sont d'une très grande force
matérielle), cette lumière se manifestera alors assurément dans la cucurbite.

R. Tenant la Baguette de Lotus par la partie blanche, l'Alchimiste dessine
maintenant sur la cucurbite le symbole de l'Epée Flamboyante comme si elle
descendait dans le mélange. Puis il place la cucurbite à l'Est de l'Autel.
L'Alchimiste se tient debout entre les piliers et fait une invocation solennelle
des forces de Mars, pour qu'elles agissent dans la cucurbite. Celle-ci est
maintenant placée entre les Piliers (ou leurs symboles dessinés) pendant sept
jours, sur une tablette flamboyante de Mars. Après ce temps, il faut ajuster la
Tête de l'Alambic, et distiller d'abord au Bain-Marie, puis dans le Bain de
Sable, jusqu'à ce que toute la mixture soit distillée.

S. Maintenant, l'Alchimiste prend le fluide et accomplit sur lui une invocation
des forces de Mercure, pour qu'elles agissent dans le clair distillat, de façon
à y faire apparaître le Mercure Alchimique, ou même le Mercure des philosophes.
(On ne doit pas travailler avec le résidu ou tête de mort (Caput mortum) à ce
moment-là, mais le mettre de côté pour une future utilisation). Après
l'invocation du Mercure Alchimique, une certaine brillance devrait se manifester
dans tout le distillat, c'est-à-dire qu'il ne doit plus seulement être clair,
mais aussi brillant et étincelant. Maintenant, l'Alchimiste l'expose dans un
réceptacle hermétique pendant sept jours à la lumière du Soleil ; à la fin de
cette période, on doit voir distinctement à l'intérieur des étincelles de
lumière (on peut utiliser un oeuf philosophal, mais le réceptacle de l'Alambic,
s'il est hermétiquement fermé, convient).

T. Le résidu, ou Tête de Mort (Caput Mortum), est maintenant enlevé de la
cucurbite, réduit en poudre fine, puis remis. Une invocation des forces de
Jupiter doit être faite sur cette poudre. On la garde ensuite dans l'obscurité
sur une Tablette flamboyante de Jupiter, pendant sept jours. A la fin de cette
période, on doit voir une petite lueur autour d'elle, mais si elle n'apparaît
pas encore, répéter l'opération jusqu'à trois fois, alors un faible éclat
lumineux apparaîtra de façon certaine.

U. Une Tablette flamboyante de chacun des quatre Eléments est maintenant placée
sur un autel disposé comme il est montré sur le dessin, et sur lequel sont aussi
placées les armes élémentaires, comme il est clairement indiqué. Le récipient
contenant le distillat est placé entre les Tablettes de l'Air et de l'Eau, et la
cucurbite, avec la Tête de Mort, entre les Tablettes du Feu et de la Terre.
L'Alchimiste fait alors une invocation utilisant spécialement le Suprême Rituel
du Pentagramme, avec les instruments magiques mineurs appropriés. D'abord pour
qu'agissent les forces du Feu dans la cucurbite sur la tête de mort. Secondement
pour qu'agissent celles de l'Eau sur le distillat. Troisièmement pour
qu'agissent des forces de l'Esprit sur ces deux derniers (en utilisant la partie
blanche du Bâton de Lotus). Quatrièmement, pour qu'agissent les forces de l'Air
sur le distillat ; et enfin pour qu'agissent les forces de la Terre sur la Tête
de Mort. Que la Cucurbite et le réceptacle restent ainsi pendant cinq jours
consécutifs, à la fin desquels des étincelles de lumière se manifesteront dans
les deux mélanges. Et ces étincelles devraient être légèrement colorées.

V. L'Alchimiste, gardant encore les récipients dans les mêmes positions les uns
par rapport aux autres, mais enlevant les Tablettes des éléments de l'autel,
leur substitue une Tablette de Kéther. Celle-ci doit être blanche avec des
inscriptions dorées, et est placée sur, ou dans le triangle blanc, entre les
récipients. Il adresse alors une invocation solennelle aux forces de Kéther,
pour amener le résultat qu'il désire, en effectuant sur chaque récipient le
symbole de l'Epée Flamboyante.
C'est la plus importante de toutes les Invocations. Elle ne réussira que si
l'Alchimiste est resté en contact intime avec son Moi Supérieur pendant le
travail de l'invocation et la confection de la Tablette. Et à la fin de cela, un
éclair puissant et translucide prendra la place des étincelles légèrement
colorées dans la cucurbite. Alors le fluide étincellera comme un diamant, alors
que la poudre dans la cucurbite brillera légèrement.

W. Le liquide distillé est maintenant versé du récipient sur le résidu de la
Tête de Mort dans la cucurbite, et le mélange apparaîtra d'abord nuageux. Il est
alors exposé au soleil pendant dix jours consécutifs (dix est Tiphéreth
traduisant l'influence de Kéther). Il est à nouveau placé sur le triangle blanc
sur l'Autel, sur une Tablette flamboyante de Vénus, avec une invocation
solennelle de Vénus, pour qu'elle agisse sur le mélange. Puis, on laisse
celui-ci pendant sept jours, à la fin desquels on regarde quelles formes,
couleurs, et apparences a pris la Liqueur, car il devrait maintenant apparaître
un certain éclat, plus doux, dans le liquide, et un élémental peut être évoqué
pour vérifier les conditions. Quand cet éclat plus doux est manifeste dans le
liquide, on place la cucurbite au Bain-Marie pour digestion à chaleur douce
pendant sept jours. On la place ensuite au Bain-Marie pour distillation, en
commençant par une chaleur douce, et en finissant à forte température. Distiller
ainsi jusqu'à ce que plus rien ne vienne, même avec une chaleur des plus
violentes. Garder le fluide dans une fiole hermétiquement fermée. C'est un
Elixir dont l'utilisation dépend de la substance à partir de laquelle il a été
préparé. Si cette substance était médicinale, c'est un remède, si c'était un
métal, il servira à purifier les métaux. Pour cela, l'Alchimiste devra user de
son jugement. Il place le résidu sans le réduire en poudre dans un creuset bien
cacheté et mastiqué. Puis il place celui-ci dans l'Athanor, le faisant d'abord
chauffer à rouge, puis à blanc, et cela à sept reprises, pendant sept jours
consécutifs, chaque jour retirant le creuset dès qu'il a été porté à la chaleur
la plus élevée possible, lui permettant de refroidir progressivement.
Le moment préférable pour ce travail est le milieu de la journée. Le septième
jour de cette opération, il reste à ouvrir le creuset et observer quelle forme
et quelle couleur a pris le Caput Mortum.
Il sera soit comme une pierre précieuse, soit comme une poudre scintillante. Et
cette pierre ou cette poudre sera d'une Vertu Magique en harmonie avec sa
nature.

Ainsi s'achève ce qui est écrit au sujet des Formules de la Magie et de le
Lumière.

 

Par Rituel de la Golden Dawn - Publié dans : déviances et sectes
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Samedi 17 novembre 2012 6 17 /11 /Nov /2012 08:30

II. Hé, Consécration des Talismans

A. Le lieu de l'opération.

B. L'Opérateur.

C. Les Forces de la Nature attirées et employées.

D. Le Talisman ou le support matériel.

E. Dans l'Art de la confection des talismans, la sélection de la Matière
utilisée pour la confection ; la préparation et l'arrangement du lieu. Le dessin
et la réalisation du corps du Talisman. Dans les Phénomènes Naturels, la
préparation de l'opération ; la formation du Cercle, et la sélection du support
matériel, comme un morceau de Terre, une coupe d'Eau, une Flamme, un Pantacle ou
équivalent.

F. L'invocation des plus hautes puissances divines, l'enroulement d'un cordon
noir autour du Talisman ou du support matériel, le recouvrement de celui-ci par
un voile noir, et induction en lui de la force aveugle. Nommer à haute voix la
nature du Talisman ou de l'Opération.

G. Le Talisman, ou le support matériel, est maintenant placé vers l'Ouest et
dûment consacré avec l'Eau et le Feu. L'objectif de l'opération et l'effet
attendu sont alors répétés à voix haute et claire.

H. Plaçant le Talisman, ou le support matériel, au pied de l'Autel, déclarer à
haute voix le but à atteindre, affirmant solennellement qu'il sera atteint, et
la raison à cela.

I. Annoncer à haute voix que tout a été préparé et est bien prêt, que ce soit
pour charger le Talisman, ou pour le commencement de l'opération, afin de
produire les Phénomènes naturels. Placer un bon Talisman ou Support matériel
dans le Triangle Blanc sur l'Autel. S'il s'agit d'un mauvais Talisman, le placer
à l'Ouest, en tenant l'épée dressée dans la main droite s'il s'agit d'une bonne
cause, mais avec la pointe au-dessus du centre du triangle s'il s'agit d'une
mauvaise.

J. Maintenant s'ensuit le déroulement d'une Invocation pour attirer l'esprit
désiré dans le Talisman ou le support matériel, en dessinant dans l'air
au-dessus de celui-ci les figures linéaires et sceaux, etc., avec l'instrument
approprié. Puis en levant le Talisman dans la main gauche, le frapper trois fois
avec le plat de la lame de l'Epée de l'Art. Puis le lever de la main gauche (en
tenant haut et dressée l'Epée dans la mains droite, et frappant le sol trois
fois du pied droit.)

K. Le Talisman, ou le support matériel, est placé vers le Nord et l'Opérateur
répète l'Oraison du Hiérophante au candidat. "La voix de l'Exorcisme dit en moi
: que je m'enveloppe de Ténèbres, et peut-être ainsi me manifesterai-je dans la
lumière. Je suis le seul être dans un Abysse de Ténèbres. Des Ténèbres,
j'apparus ici avant ma naissance, dans le silence d'un sommeil primal. Et la
Voix des Ages répondit à mon désir, Créature des Talismans, la Lumière brille
dans les Ténèbres, mais les Ténèbres ne le comprennent pas. Que la
Circumambulation Mystique prenne place dans la voie des Ténèbres, la lumière
symbolique de la Science Occulte ouvrant le chemin."

L. Puis, levant la Lumière (pas la lumière de l'Autel) dans la main droite,
tourner en rond. Lever le Talisman, ou le support matériel, le porter en
marchant à la bordure du cercle, le placer au sol plein Sud, puis l'exclure, le
purifier et le consacrer avec l'Eau et le Feu de nouveau, le soulever de la main
gauche, se tourner face à l'Est et dire : "Créature des Talismans, deux fois
consacrée, tu peux approcher la porte de l'Ouest."

M. Le Magicien va maintenant à l'Ouest avec le Talisman dans sa main gauche,
face au Sud-Est, et le découvre partiellement, le frappe une fois du plat de la
lame de son Epée, et dit : "Tu ne peux passer de la dissimulation à la
manifestation, si ce n'est par la vertu du Nom Elohim. Avant toute chose, il y a
le Chaos et les Ténèbres, et les portes du pays de la Nuit. Je suis Celui dont
le Nom est Ténèbres. Je suis Celui du Sentier des Ombres. Je suis l'Exorciste au
milieu de l'Exorcisme. Manifeste-toi donc sans peur devant moi ; car je suis
celui que la peur N'habite Pas. Tu me connais, alors, viens." Ceci fait, il
replace le voile.

N. Alors il fait le tour du Cercle avec le Talisman, s'arrête face au Nord,
place le Talisman sur le sol, le purifie et le consacre à nouveau avec l'Eau et
le Feu, et dit : "Créature des Talismans, trois fois consacrée, tu peux
approcher la Porte de l'Est" (porter le talisman en l'air).

O. Tenir le Talisman dans la main gauche, la Baguette de Lotus dans la droite,
prendre place à la place du Hiérophante. Découvrir partiellement le talisman, le
frapper avec le plat de l'épée et dire : "Tu ne peux passer de la dissimulation
à la manifestation, si ce n'est par la vertu du Nom YHVH. Après l'Informe, le
Vide, et les Ténèbres vient la connaissance de la Lumière. Je suis l'Exorciste
au milieu de l'Exorcisme. Prends donc forme devant moi, car je suis Celui qui
manie les forces de l'Equilibre. Tu me connais maintenant, alors viens à travers
l'Autel Cubique de l'Univers".

P. Il recouvre alors le talisman ou le support matériel, va à l'Autel, le pose
dessus, comme cela a été décrit plus haut. Puis il passe à l'Est de l'Autel,
tient sa main gauche au-dessus du Talisman, l'épée dressée au-dessus. Puis il
répète une très puissante conjuration et invocation de cet Esprit, pour qu'il
soit impossible de résister à ce Talisman ou à ce Support matériel, ou pour
rendre manifestes les phénomènes naturels de ... , utilisant et répétant tous
les Noms Divins, Angéliques et Magiques appropriés à cette fin, sans omettre
signes, sceaux, symboles, figures linéaires, signatures, et autres, de cette
conjuration.

Q. Le Magicien élève maintenant le Talisman, ou le support matériel, recouvert,
vers les cieux, puis le dévoile entièrement, mais sans retirer le cordon, en
criant d'une voix puissante : "Créature des Talismans (ou Supports matériels),
tu as longtemps habité les ténèbres. Abandonne maintenant la Nuit et recherche
le Jour".
Il le replace alors sur l'Autel, tient l'Epée Magique dressée au-dessus, le
pommeau immédiatement au-dessus de son centre, et dit : "Par tous les Noms,
Pouvoirs et rites déjà répétés, j'attire sur toi Pouvoir et Puissance auxquels
il est impossible de résister". Puis il dit les Paroles Mystiques, Khabs Am
Pekht, etc.

R. Le Magicien dit : "Comme la Lumière cachée dans les ténèbres peut se
manifester d'icelles, de même sera-t-il impossible de te résister". Puis il
prend le Talisman, ou le support matériel, et se tient debout à l'Est de
l'Autel, face à l'Ouest. Il répétera une longue conjuration aux Puissances et
Esprits immédiatement supérieurs à celui qu'il veut invoquer, pour que le
Talisman soit puissant. Puis il place le Talisman, ou le support matériel, entre
les Piliers, lui-même étant debout à l'Est, face à l'Ouest. Alors, dans le signe
de l'Impétrant, il projette tout le courant de sa volonté sur le Talisman. Il
continuera jusqu'à ce qu'il perçoive l'éveil du pouvoir de sa Volonté. Il
continuera ainsi jusqu'à ce qu'il sente la puissance de sa volonté s'affaiblir,
il se protègera alors par le Signe du Silence, et puis laissera tomber ses
mains. Il regarde ensuite vers le Talisman ou le support matériel, sur lequel il
peut voir scintiller un éclair de Lumière ou de Gloire ; et pour ce qui est des
Phénomènes Naturels, un léger début pourra être escompté. Si cela ne se produit
pas, le Magicien devra répéter la Conjuration des Supérieurs depuis le Trône de
l'Est.
Cette conjuration peut être répétée trois fois, avec chaque fois une nouvelle
projection de Volonté dans le Signe de l'Impétrant, etc. Mais si à la troisième
répétition le Talisman ou le support matériel ne brille pas, on saura qu'il y a
eu une erreur dans le travail. Que le Maître des Evocations replace alors le
Talisman ou le support matériel sur l'Autel, portant l'Epée comme à
l'accoutumée, et, ce faisant, prie humblement les Grands Dieux du Ciel de lui
accorder la force nécessaire à l'accomplissement correct du travail. Il ramène
alors le Talisman entre les deux piliers, et répète le processus précédent,
alors la Lumière brillera assurément.
Alors, dès que le Magicien aura vu la Lumière, il quittera la place du
Hiérophante et consacrera à nouveau par l'eau et le feu.

S. Cela fait, que le talisman ou le support matériel soit à nouveau lié et
frappé avec l'épée, et que le Magicien proclame : "Par et aux Noms de ... ,
j'invoque sur toi le pouvoir de ...". Il tourne en rond trois fois, en portant
le Talisman ou le support matériel, dans sa main droite.

T. Puis, le Magicien, debout à la place du Hiérophante, mais fixant son regard
sur le Talisman, ou sur le support matériel, qui devrait être posé sur le sol,
dans le cercle, devra alors lire une puissante invocation, assez longue,
répétant et reprenant les Noms Divins et autres Noms, correspondant au travail.
Le Talisman devrait maintenant étinceler de manière visible, ou les Phénomènes
Naturels commencer de façon indubitable.
Ensuite, que le Magicien proclame que le Talisman a été dûment et correctement
chargé, ou les Phénomènes Naturels induits.

U. Le Magicien adresse maintenant une Invocation aux Seigneurs du plan de
l'Esprit pour qu'ils l'obligent à accomplir ce que le Magicien demandera.

V. Alors, l'Opérateur formule ses demandes avec soin, en disant clairement ce
qu'il attend du Talisman, ou quels Phénomènes Naturels il souhaite produire.

W. Le Maître des Evocations adresse une conjuration à l'Esprit, lui imposant de
n'abîmer ni de nuire à quoi que se soit en rapport avec lui, ses assistants, ou
le lieu. Puis il congédie les Esprits aux noms de Iehovasha et de Ieheshua, mais
enveloppe d'abord le Talisman. Il ne sera pas fait de Rituel de Bannissement,
pour ne pas le décharger, et dans le cas des Phénomènes Naturels, il est souvent
préférable de préciser quelle durée est souhaitée. Et le support matériel devra
être conservé enveloppé dans une toile blanche, de lin ou de soie, pendant tout
le temps où le Phénomène doit être en action.
Lorsqu'il est temps qu'il cesse, le support matériel, si c'est de l'eau , doit
être jeté ; si c'est de la Terre, il faut la réduire en poudre et la disperser
dans la nature ; si c'est une substance dure comme le métal, elle doit être
déchargée, bannie et lancée au loin ; si c'est du feu, il sera éteint, et si
c'est une fiole contenant de l'air, elle sera ouverte et rincée abondamment à
l'eau claire.

III. Shin


a. Aleph Invisibilité

A. L'Enveloppe de la Dissimulation.

B. Le Magicien.

C. Les Gardiens de la Dissimulation.

D. La Lumière Astrale à modeler dans l'Enveloppe.

E. L'Equilibre des Symboles dans la Sphère des Sensations.

F. L'invocation du Très-Haut : la mise en place de la Barrière à l'extérieur de
la Forme Astrale ; le revêtement de celle-ci par les ténèbres, en vertu de
l'invocation appropriée.

G. La formulation claire de l'idée de devenir Invisible. La visualisation de la
distance exacte à laquelle l'enveloppe devra entourer le Corps Physique. La
consécration par l'Eau et le Feu, afin que la vapeur puisse commencer à former
une base pour l'enveloppe.

H. Le début de la représentation mentale d'une enveloppe de dissimulation autour
de l'opérateur. L'affirmation à haute voix de la raison et de l'objet du
travail.

I. L'annonce que tout est prêt pour le commencement de l'opération. A ce stade,
l'Opérateur se tient à la place du Hiérophante, mettant sa main gauche au centre
du triangle blanc, et tenant dans sa main droite la Baguette de Lotus par le
bout noir, et se tient prêt à concentrer autour de lui l'enveloppe de Ténèbres
et de Mystère.
(N.B. Pour cette opération, comme pour les deux autres qui sont sous la
domination du Shin, un pantacle ou un talisman adapté à la circonstance peut
être utilisé, celui-ci ayant été traité selon l'Art de la conception des
Talismans)

J. L'Opérateur récite maintenant un Exorcisme de l'Enveloppe de Ténèbres pour
qu'elle l'entoure et le rende invisible, et, portant le bâton par le bout noir,
fait trois tours complets, faisant un triple cercle autour de lui en disant :
"Au Nom du Seigneur de l'Univers, etc., je te conjure, ô Enveloppe de Ténèbres
et de Mystère, de m'entourer de telle façon que je devienne invisible, de sorte
qu'en me voyant les hommes ne me voient pas, ni ne comprennent, mais plutôt
qu'ils puissent voir ce qu'ils ne voient pas et ne comprennent pas ce qu'ils
perçoivent ! Que ce soit poussière".

K. Maintenant, venir au Nord, face à l'Est et dire : "J'ai posé mes pieds au
Nord, et j'ai dit : je m'envelopperai de Mystère et de dissimulation". Puis
répéter l'Oraison : "La Voix de mon Ame Supérieure, etc. ". Puis accomplir la
Circumambulation Mystique.

L. Le Magicien se déplace en rond comme d'habitude jusqu'au Sud, s'arrête et se
visualise enveloppé de ténèbres, dans la main droite le Pilier du Feu, dans la
main gauche le Pilier de Nuée, mais atteignant la Gloire des Cieux depuis les
Ténèbres.

M. Maintenant, il va entre les Piliers qu'il a visualisé à l'Ouest, face à
l'est, et dit : "Invisible, je ne peux passer la Porte de l'Invisible, si ce
n'est par la vertu du Nom de Ténèbres". Puis, visualisant énergiquement
l'enveloppe autour de lui, il dit : "Ténèbres est mon nom, ainsi que
dissimulation. Je suis le Grand Invisible du Sentier des Ombres. Je suis sans
peur, bien que voilé dans les Ténèbres, car en moi, bien qu'invisible, est la
Magie de la Lumière".

N. Répéter le déroulement de L.

O. Répéter le déroulement de M., mais dire : "Je suis Lumière enveloppée de
ténèbres. Je suis celui qui manie les forces de l'équilibre".

P. Maintenant, il concentre autour de lui l'Enveloppe de la Dissimulation, va à
l'Ouest de l'Autel à la place du Néophyte, face à l'Est, restant debout, il dit
à nouveau une conjuration par les Noms convenables, pour la visualisation d'une
enveloppe d'Invisibilité autour de lui et près de lui.

Q. Maintenant, le Magicien doit ainsi s'adresser à l'Enveloppe de Ténèbres :
"Enveloppe de Dissimulation. Depuis longtemps tu demeures cachée. Quitte la
lumière, pour pouvoir me dissimuler au regard des hommes". Puis, visualiser
soigneusement l'enveloppe de dissimulation autour de soi et dire :"Je te reçois
comme une couverture et un gardien". Puis dire les Paroles Mystiques.

R. En continuant à visualiser l'enveloppe, le magicien dit : "Avant toute
manifestation Magique vient la connaissance de la lumière cachée". Puis il va
aux piliers et fait les signes et les pas, les mots, etc. Avec le Signe de
l'Impétrant, il concentre maintenant toute sa volonté en un effort considérable
pour disparaître réellement, et devenir invisible aux yeux des mortels. Et ce
faisant, il faut obtenir l'effet que le corps physique s'estompe effectivement
petit à petit, devient partiellement invisible à ses yeux naturels, comme si un
voile ou un nuage s'était étendu entre lui et soi (et il faut faire très
attention à ne pas perdre le contrôle de soi à ce moment-là). Mais aussi, à ce
stade, il y a une sorte d'Extase Divine et une exaltation souhaitable, car elle
se traduit par une sensation de force exaspérée.

S. Le Magicien visualise encore l'enveloppe le dissimulant et l'enveloppant, et
ainsi drapé, marche en rond trois fois à la bordure du cercle.

T. En visualisant intensément l'Enveloppe, il se tient debout à l'Est et
proclame : "J'ai ainsi établi autour de moi une enveloppe de Mystère et de
Ténèbres, comme dissimulation et gardien".

U. Maintenant, il répète une invocation de tous les Noms Divins de Binah, pour
pouvoir retenir l'enveloppe de dissimulation sous son contrôle.

V. Il faut déclarer clairement à l'enveloppe ce que l'on désire accomplir avec
elle.

W. Ayant obtenu l'effet désiré, et étant devenu invisible, il faut pouvoir
conjurer les Puissances de la Lumière d'agir contre cette enveloppe de Ténèbres
et de Mystère, pour la désintégrer, sans quoi une force pourrait vouloir s'en
servir comme médium pour une obsession, etc. Donc, répéter une conjuration comme
il a été dit auparavant, puis ouvrir l'enveloppe et s'avancer hors d'elle,
désintégrer cette enveloppe en utilisant une conjuration des forces de Binah à
désintégrer et disperser les particules de l'enveloppe, mais en affirmant
qu'elles seront prêtes à s'attirer de nouveau à toute commande.
Mais sous aucun prétexte cette enveloppe redoutable de Mystère ne sera laissée
sans une telle désintégration, vu qu'elle attirerait rapidement un occupant, qui
deviendrait un terrible vampire pour celui qui l'a appelée à l'existence.
Et après de fréquentes répétitions de cette opération, la chose pourrait presque
être faite per Motem.

B. Mem Transformations

A. La Forme Astrale.

B. Le Magicien.

C. Les Forces utilisées pour modifier la Forme.

D. La Forme à prendre.

E. L'Equilibre du Symbolisme dans la Sphère des Sensations.

F. Invocation du Très-Haut. La définition de la Forme voulue comme un tracé de
forces aveugles, et son éveil par une visualisation convenable.

G. Visualisation claire à l'esprit de la forme que l'on souhaite prendre. La
limitation et la définition de celle-ci de façon très précise, et le baptême
réel par l'Eau et par le Feu, avec le Nom d'Ordre de l'Adepte.

H. L'Invocation proprement dite, à haute voix, de la forme que l'on désire
revêtir, laquelle on se représente devant soi, l'énoncé du Désir de l'Opérateur
et de ses raisons.

I. L'annonce à haute voix que tout est maintenant prêt pour l'opération de la
Transformation du Corps Astral. Le Magicien place mentalement la forme aussi
près que le permettent les conditions, dans la position de l'Impétrant, prenant
la place du Hiérophante, tenant son Bâton par la partie noire, prêt à commencer
l'Oraison à haute voix.

J. Il répète maintenant un exorcisme puissant de la forme en laquelle il veut se
transformer, utilisant les Noms, etc., appartenant au plan, à la planète ou à
l'Eidolon, les plus en harmonie avec la forme voulue. Puis, en tenant le Bâton
par le Bout noir, et en dirigeant la fleur au-dessus de la tête de la forme, il
dit : "Au non du Seigneur de l'Univers, révèle toi à moi, ô Forme de ... , en
laquelle j'ai choisi de me transformer. De sorte qu'en me voyant, les hommes
voient la chose qu'ils ne voient pas, et ne comprennent pas la chose qu'ils
perçoivent".

K. Le Magicien dit : "Franchis le Nord, enveloppé de ténèbres, ô Forme de ... ,
dans laquelle j'ai choisi de me transformer" ; puis il répète l'Oraison
habituelle depuis le trône de l'Est. Il dirige ensuite la circumambulation
Mystique.

L. Maintenant, il amène, en tournant, la Forme au Sud, l'arrête, se la
représente là, se tenant entre deux grands Piliers du Feu et de Nuée. Il la
purifie par l'Eau et le Feu, en plaçant ces éléments de chaque côté de la Forme.

M. Il va à l'Est, face au Sud-Est, se représente la forme devant lui, cette fois
en faisant tout son possible pour la rendre visible physiquement, et répète les
paroles du Hiereus et de l'Hegemon.

N. Même chose qu'en L.

O. Même chose qu'en M.

P. Il va à l'Est de l'Autel, en visualisant la forme aussi près que possible
dans la position du Néophyte. Maintenant, il adresse une invocation et
conjuration solennelles par les Noms Divins, etc., appropriés pour que la forme
s'adapte bien à sa Transformation.

Q. Il demeure à l'Est de l'Autel, et s'adresse à la forme : "Enfant de la Terre,
etc. " en s'efforçant maintenant de la voir physiquement. Puis, aux paroles
"nous Te recevons, etc.", il attire la forme vers lui, de façon à s'en
envelopper, en prenant soin, en même temps, d'invoquer la Lumière Divine en
répétant des Paroles Mystiques.

R. En gardant encore sa forme de Magicien, il dit : "Avant toute Manifestation
Magique, vient la connaissance de la Lumière Divine". Il va alors aux Piliers et
donne les Signes, etc., en s'efforçant de toute la force de sa Volonté de se
sentir réellement et physiquement dans l'enveloppe de la Forme désirée. A ce
moment, il doit voir, de façon floue et brumeuse, le contour de la forme
l'enveloppant, bien qu'elle ne soit pas encore complètement visible.

S. Il essaie une fois encore de visualiser la forme comme si elle l'enveloppait
de façon visible, en retenant le forme comme si elle l'enveloppait visiblement,
et en conservant toujours la forme, astralement, il marche trois fois autour du
lieu du travail.

T. Debout à l'Est, il visualise minutieusement la forme, qui devrait maintenant
apparaître de façon manifeste, et comme si elle l'enveloppait, à ses propres
yeux. Alors il proclame : "Ainsi j'ai opéré sur moi cette Transformation".

U. Il invoque maintenant tous les Noms Supérieurs, etc., du Plan correspondant à
la Forme, afin de la pouvoir garder sous son contrôle et sa direction.

V. Il énonce clairement à la Forme ce qu'il a l'intention de faire avec elle.

W. De même qu'à la partie W de la partie sur l'invisibilité, sauf que les
conjurations, etc., doivent être faites au plan correspondant à la forme et non
à Binah.

C. Shin Développement spirituel

A. La Sphère des Sensations.

B. L'Augoeidès.

C. Les Séphiroth, etc., employés.

D. L'Aspirant, ou Homme Naturel.

E. L'Equilibre des Symboles.

F. L'Invocation du Très-Haut. La limitation et le contrôle du plus bas et la
fermeture des sens de la matière, pour réveiller le spirituel.

G. La tentative de faire que l'Homme Naturel atteigne le plus élevé, d'abord en
limitant la mesure dans laquelle l'Intellect pur peut l'aider en cela, puis par
la purification de ses pensées et désirs. Pour cela, qu'il se place entre les
Piliers du Feu et de Nuée.

H. L'Aspiration de l'Homme Naturel tout entier vers le Moi Supérieur, et une
prière pour être éclairé et guidé jusqu'à son moi supérieur, adressée au
Seigneur de l'Univers.

I. L'Aspirant dit à voix haute sa prière la plus sincère, afin d'obtenir la
Gouverne Divine, s'agenouille à l'Ouest de l'autel, dans la position de
l'Impétrant, et en même temps, il projette astralement sa conscience à l'Est de
l'Autel, et se tourne, face à son corps, à l'Ouest, portant astralement sa main
gauche à sa gauche astrale. Et il lève sa main droite Astrale, en tenant l'image
de son Bâton de Lotus par la partie blanche, levée en l'Air bien droite.

J. L'Aspirant récite alors lentement une oraison aux Dieux et au Moi Supérieur
(comme celle du Second Adepte à l'entrée du Caveau) mais comme si c'était avec
sa Conscience Astrale, qui est projetée à l'Est de l'autel.
(Note : si à ce stade l'Aspirant sentait venir un malaise, qu'il résorbe
immédiatement sa projection astrale, et qu'il se maîtrise convenablement avant
d'aller plus loin).
Maintenant, en concentrant toute son intelligence sur son corps, l'Aspirant pose
à trois reprises la lame de son Epée sur le point de son cou correspondant à
Daath, et dit avec toute sa volonté : "Alors aide-moi, Maître de l'Univers, ma
propre âme supérieure".
Qu'il se dresse alors, face à l'Est, et reste pendant un moment silencieux,
levant sa main gauche ouverte, et sa droite tenant l'Epée de l'Art, au-dessus de
sa tête ; la tête rejetée en arrière, les yeux levés. Ainsi, qu'il aspire de
toute sa volonté à un Idéal de Divin, le meilleur et le plus élevé qui soit.

K. Ensuite, l'Aspirant va au Nord, et face à l'Est, il répète solennellement
l'Oraison du Hiérophante, comme avant, en s'efforçant de projeter le moi
conscient parlant à la place du Hiérophante (dans ce cas, au Trône de l'Est).
Puis, lentement, il se représente mentalement devant lui l'Eidolon d'un Grand
Ange Porteur de Torche, se tenant devant Lui, comme s'il voulait lui ouvrir le
chemin et l'éclairer.

L. Après cela, l'Aspirant marche en rond et gagne le Sud, s'arrête et aspire de
toute sa volonté, d'abord à l'aspect Miséricordieux de l'Idéal divin, puis à sa
Rigueur. Ensuite il s'imagine debout entre les deux grands Piliers du Feu et de
Nuée, dont certes les bases sont enterrées dans les nuées noires éternellement
mouvantes des ténèbres, qui symbolisent le chaos du Monde d'Assiah, mais dont
les sommets sont perdus dans la lumière immortelle et glorieuse, pénétrant la
Gloire Blanche du Trône de l'Ancien des Jours.

M. Maintenant, l'Aspirant va à l'Ouest, face au Sud-Est, et répète les paroles
du Hiereus et de l'Hegemon.

N. Après une autre circumambulation, l'Adepte aspirant s'arrête au Sud et répète
la méditation de L.

O. Et puis, il va à l'Est et redit les paroles du Hiérophante et Hegemon.

P. Et puis, il va à l'Ouest de l'Autel, toujours conduit par l'Ange Porteur de
Torche. Et il projette son Astral, et y implante sa conscience, et son corps
s'agenouille, le temps que son âme passe entre les Piliers. Et il dit la Grande
Prière du Hiérophante.

Q. Et maintenant, l'âme de l'Aspirant réintègre son enveloppe grossière ; et il
rêve dans une Extase Divine à la Gloire Ineffable qui réside dans Celui qui
n'est pas Né, au-delà ; et méditant ainsi, il se lève, et lève aux Cieux ses
mains, ses yeux et ses espoirs, et en concentrant sa Volonté sur la Gloire, il
murmure tout bas les Paroles Mystiques du Pouvoir.

R. Et ainsi, qu'il répète sans attendre les paroles du Hiérophante concernant la
Lampe du Kérux, et passe ainsi par l'Est de l'Autel, jusqu'entre les piliers. Se
tenant entre eux, (ou se les figurant s'ils n'y sont pas réellement), il élève
son coeur à la Foi Supérieure et médite ainsi sur la Divinité la plus élevée
dont il puisse rêver. Puis il va à tâton dans les ténèbres de son ignorance, et
dans le Signe de l'Impétrant, invoque le Pouvoir d'effacer les ténèbres de sa
vision spirituelle. Puis il s'efforce de percevoir devant lui, à l'emplacement
du Trône de l'Est, une certaine lumière ou gloire Pâle, qui adopte elle-même une
Forme.
(Note : ceci peut ne se faire que par la vision mentale. Cependant, en fonction
de l'exaltation spirituelle de l'Adepte, il se peut qu'elle apparaisse
réellement, et soit perçue par des yeux mortels).
Puis il se retire un moment de cette contemplation et visualise à nouveau, pour
son rééquilibrage, les Piliers du Temple du Ciel.

S. Et ainsi, qu'il aspire à nouveau à voir la Gloire prendre forme, et quand
cela est fait, il marche trois fois en cercle, en saluant respectueusement avec
le signe de l'Impétrant l'emplacement de la Gloire.

T. Maintenant, que l'Aspirant se tienne à l'opposé de l'Emplacement de cette
Lumière, la contemple et médite dessus de façon profonde. Il s'imagine alors
qu'elle le recouvre et l'enveloppe, et il essaie de s'identifier à la gloire de
celle-ci. Alors, qu'il s'exalte dans l'image ou l'eidolon d'un Etre colossal, et
qu'il se persuade que c'est son seul Véritable Moi, et que l'Homme Naturel, est
en quelque sorte, la base et le trône de ce moi, et qu'il fasse ceci dûment,
avec le respect et la vénération qui s'imposent.
Puis, il proclamera : "Voici qu'enfin il m'est permis de commencer à comprendre
la forme de mon Moi Supérieur."

U. Maintenant, l'Aspirant adjure cet Augoeidès de rendre compréhensibles les
choses nécessaires à son instruction et à sa compréhension.

V. Et il Le consulte à tout sujet pouvant nécéssiter l'assistance de l'au-delà.

W. Et enfin l'Aspirant s'efforce de se figurer un lien entre la Gloire et son
moi propre, et renouvelle son engagement de pureté d'esprit devant lui,
prévenant ainsi toute tendance au fanatisme ou à l'orgueil spirituel.
(Et que l'Adepte se souvienne que le procédé décrit ici n'est en aucun cas conçu
pour entrer en contact avec l'âme supérieure d'un d'Autre. Sinon cela le
conduira assurément à l'erreur, à l'hallucination, voire à la folie).

Par Rituel de la Golden Dawn - Publié dans : déviances et sectes
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Samedi 17 novembre 2012 6 17 /11 /Nov /2012 08:15

Introduction au travail pratique des formules du Z.2.

Dans le Rituel d'Admission sont symboliquement figurés les débuts de certaines
des Formules de la Magie de la Lumière. Car ce rituel annonce une certaine
Personne, Substance ou Chose, qui est prise du monde obscur de la Matière pour
être soumise à l'opération des Formules Divines de la Magie de la Lumière.

Ici sont présentés les débuts de toutes les formules d'Evocation dont on trouve
le développement plus approfondi dans la Connaissance Intérieure des grades
successifs de l'Ordre Extérieur sont inclues. Dans la véritable connaissance de
l'application du Symbolisme de "l'Impétrant", réside l'accès à la connaissance
de la Magie Pratique : c'est pourquoi toutes les Formules tirées du Rituel sont
classées en cinq parties différentes, en fonction des Lettres du nom Yéheshuah.


A la Lettre Yod et à l'élément Feu appartiennent les travaux de la Magie
Cérémonielle telles les évocations des esprits des Eléments, etc.

A la Première Lettre Hé, la consécration et la charge des Talismans, et la
production de Phénomènes Naturels, comme les tempêtes, les tremblements de
terre, etc.

A la Grande Lettre Sacrée Shin sont allouées Trois sortes de travaux : le
développement spirituel, les transformations et l'invisibilité.

A la Lettre Vau, la Divination et toutes ses branches, et l'art de faire le Lien
entre le sujet du travail et le processus de divination.

Et au Hé final, les travaux et opérations de l'art de l'alchimie, l'ordonnance
de ses processus et la transmutation.


0. Index général de référence à la cérémonie d'admission au grade de Néophyte
(0=0).

1.A. La cérémonie elle-même, le lieu où est dressé le temple.

2.B. Le Hiérophante.

3.C. Les officiers.

4.D. Le candidat.

5.E. La cérémonie d'ouverture.

6.F. Le Hiérophante annonce qu'il a reçu l'autorisation d'agir du second Ordre
et ordonne à l'Hégémon de préparer le candidat. Celui-ci est préparé. Discours
de l'Hégémon.

7.G. Le candidat est reçu. Il est arrêté une première fois par le Kérux. Premier
baptème du candidat par l'Eau et le Feu.

8.H. Le candidat est conduit au pied de l'autel. Le Hiérophante lui demande : "
Quel dessein t'amène etc. ". Le candidat répond " Je recherche la Lumière
cachée, etc. "

9.I. L'on demande au candidat s'il veux vraiment prendre l'obligation. Il
acquiesce. Il lui est alors demandé de s'agenouiller devant l'autel.

10.J. Administration de l'obligation. Le néophyte se relève.

11.K. Le candidat est maintenant placé au nord. Oraison du Hiérophante " La voix
de mon Moi Supérieur, etc. ". Le Hiérophante dirige la circumambulation mystique
sur le sentier des ténèbres.

12.L. Procession. Le candidat est arrêté au sud. Second baptème par l'eau et le
feu. Discours de l'Hégémon. Autorisation donnée au candidat de continuer.

13.M. La capuche est ôtée. Epreuve du hiereus. Discours d'Hégémon. Discours du
hiereus. Le candidat est à nouveau recouvert de la capuche, et continue.

14.N. Circumambulation. Arrêt au nord. Troisième baptème. Discours de l'Hégémon
autorisant le candidat à s'approcher de la porte de l'est.

15.O. La capuche est ôtée pour la seconde fois. Epreuve du Hiérophante.
L'Hégémon répond pour le candidat. Discours du Hiérophante. Le candidat
continue.

16.P. Le candidat est conduit à l'ouest de l'autel. Le Hiérophante avance par le
sentier de Samekh. Les officiers forment le triangle. Prière du Hiérophante.

17.Q. Le candidat se lève. Le Hiérophante lui dit : " Longtemps as tu résidé
dans les ténèbres. Quitte la nuit pour rechercher le jour " . La capuche est
finalement enlevée. Les sceptres et les épées sont joints. " Nous te recevons,
etc. " . Viennent alors les paroles mystiques.

18.R. Le Hiérophante montre la lampe du Kérux. Il ordonne que le candidat soit
conduit à l'est de l'autel. Il ordonne au Hiéreus d'accorder les signes, etc.
Celui-ci amène le candidat entre les piliers. Les signes et les paroles. Il
ordonne qu'ait lieu la quatrième et dernière consécration.

19.S. L'Hégémon enlève la corde et investit le candidat de son insigne. Le
Hiéreus ordonne la circumambulation mystique sur le sentier de la lumière.

20.T. Le Hiérophante fait un exposé sur les symboles. Proclamation du Kérux.

21U. Le Hiérophante ordonne au Hiéreus de s'adresser au candidat.

22.V. Le Hiérophante s'adresse au néophyte à propos du sujet de l'étude.

23.W. Du sang est produit. Discours du Kérux. Avertisssement final du Hiéreus.

24.X. La clôture.

I. Yod, Evocation

A. Le Cercle Magique.

B. Le Magicien, portant son Grand Pantacle de Hiérophante et sa Robe écarlate,
un pantacle sur lequel est gravé le Sceau de l'Esprit à invoquer, au dos duquel
ont été peints le cercle et la croix comme on les voit sur le Pantacle du
Hiérophante.

C. Les Noms et Formules à employer.

D. Le Symbole de l'évocation dans son ensemble.

E. La Construction du cercle et la mise en place de tous les symboles etc.,
employés aux endroits qui leur sont appropriés ; de façon à représenter
l'intérieur d'un temple G.D. comme pour la cérémonie d'admission, et la
purification et la consécration de l'endroit choisi pour faire l'Evocation.

F. L'Invocation des Puissances Supérieures. Le Pantacle, fait de trois bandes
concentriques, contenant nom et sceau, dans les couleurs qui conviennent, doit
être lié par trois fois avec un cordon, et enveloppé de noir, mettant ainsi en
action une Force Aveugle, l'amenant à être mieux dirigée ou différenciée dans le
Déroulement de la Cérémonie. L'annonce à voix haute de l'Objet du travail,
nommant l'Esprit ou les Esprits que l'on désire évoquer, ceci prononcé debout au
centre du Cercle, et en se tournant vers le quartier d'où doit venir l'esprit.

G. Le Nom et Sceau de l'Esprit, enveloppé dans un tissu noir, ou recouvert, est
maintenant placé dans le cercle, au point correspondant à l'est, représentant le
Candidat. La consécration du Baptême du Sceau par l'eau et par le feu a alors
lieu, ainsi que la proclamation de l'esprit (ou des esprits) à évoquer, d'une
voix puissante et ferme.

H. Le Sceau voilé doit maintenant être placé au pied de l'Autel. Le Magicien
appelle alors à haute voix le Nom de l'Esprit, le sommant d'apparaître,
spécifiant dans quel but l'esprit est évoqué, ce que l'on désire de l'opération,
pourquoi l'évocation se fait à ce moment-là, et pour finir, affirmant que
l'Esprit sera évoqué par la Cérémonie.

I. L'annonce à haute voix que tout est prêt pour que puisse commencer
l'Evocation à proprement parler. S'il s'agit d'un bon esprit, le Sceau est
maintenant placé à l'interieur du Triangle Blanc sur l'Autel. Le Magicien étend
sa main gauche au-dessus, levant dans sa main droite l'Instrument magique
employé (habituellement l'Epée), et commence l'évocation de l'Esprit N., à
prendre une apparence visible. Le Magicien est debout à la Place du Hiérophante
durant l'Obligation, sans tenir compte de la région propre à l'esprit.
Mais si la nature de l'Esprit est mauvaise, alors le Sceau doit être placé en
dehors et à l'Est du Triangle Blanc et le Magicien prendra soin de garder la
pointe de son Epée Magique au-dessus du centre du Sceau.

J. Maintenant, que le Magicien s'imagine vêtu extérieurement à l'image de la
forme de l'Esprit évoqué, et en cela, qu'il prenne garde à ne pas s'identifier à
lui, ce qui serait dangereux, mais qu'il se contente, pour la circonstance, de
porter une sorte de masque. Et s'il ne connaît pas la forme symbolique de
l'esprit, qu'il revête alors la forme déjà connue d'un ange appartenant au même
type d'opération. Puis, qu'il prononce alors, d'une voix ferme et solennelle,
une oraison puissante, et conjure l'esprit à prendre une apparence visible.
A la fin de cette conjuration, en prenant le sceau recouvert dans sa main
gauche, qu'il le frappe trois fois du plat de la lame de l'Epée Magique. Puis
qu'il lève haut ses bras, les déployant le plus possible, tenant dans sa main
gauche le sceau voilé et dans la droite l'Epée de l'Art dressée. En même temps,
qu'il frappe le sol de son pied droit trois fois.

K. Le sceau voilé et lié est maintenant placé dans la partie Nord de la Pièce,
au bord du Cercle, et le Magicien utilise l'oraison du Hiérophante, depuis le
trône de l'Est, pouvant le modifier comme suit : "La voix de l'Exorcisme dit en
moi : que je m'enveloppe de ténèbres, et peut-être ainsi, me manifesterai-je
dans la Lumière ? etc.". Alors le Magicien proclame à voix haute que la
circumambulation symbolique va avoir lieu.

L. Le Magicien élève le Sceau dans sa main gauche et marche autour du cercle
magique une fois, puis va au Sud et s'arrête. Il se tient debout (ayant déposé
le sceau au sol) entre le sceau et l'Ouest, et répète l'oraison du Kérux. Et le
consacre à nouveau avec l'Eau et le Feu, puis le prends dans sa main, face à
l'Ouest, et dit : "Créature de ... , deux fois consacrée, tu peux approcher la
porte de l'Ouest."
Le Magicien va maintenant à l'Ouest du Cercle Magique, tient le Sceau dans sa
main gauche et l'épée dans sa main droite, fait face au Sud-Ouest, et une fois
encore, se revêt astralement de la forme de l'Esprit, et pour la première fois,
découvre en partie le Sceau, pas complètement toutefois. Il le frappe alors une
fois du plat de l'épée, en disant à haute voix, clairement et fermement : "Tu ne
peux passer de la dissimulation à la Manifestation, si ce n'est par la vertu du
nom Elohim. Devant toutes choses, il y a le Chaos et les Ténèbres, et les Portes
du Pays de la Nuit. Je suis Celui dont le Nom est ténèbres. Je suis le Grand du
Sentier des Ombres. Je suis l'Exorciste au milieu de l'Exorcisme. Alors apparais
sans peur devant moi, passe outre." Puis il voile à nouveau le Sceau.

N. Amener le Sceau au Nord, faire d'abord le tour du cercle, s'arrêter, poser le
Sceau au sol, se tenir entre lui et l'Est, répéter l'oraison du Kérux, consacrer
à nouveau avec l'Eau et le Feu. Puis le lever, face au Nord, et dire : "Créature
de ... , trois fois consacrée, tu peux approcher la Porte de l'Est."

O. Après avoir répété la partie N au Nord-Est, le Magicien va à l'est, lève le
Sceau dans sa main gauche et l'Epée dans la droite. Il revêt le masque de la
forme de l'esprit, frappe le Sceau avec la Baguette de Lotus ou l'Epée et dit :
"Tu ne peux passer de la dissimulation à la Manifestation, si ce n'est par la
vertu du Nom YHVH. Après l'Informe, le Vide, et les Ténèbres, vient la
Connaissance de la Lumière. Je suis cette lumière qui jaillit des Ténèbres. Je
suis l'Exorciste au milieu de l'exorcisme. Alors apparais devant moi dans une
forme visible, car je suis Celui qui Manie les Forces de l'Equilibre. Tu me
connais maintenant, alors viens jusqu'à l'Autel Cubique de l'Univers ! "

P. Il recouvre alors le Sceau et va à l'Autel, le déposant dessus, comme cela a
été décrit plus haut. Il continue alors à l'Est de l'Autel, tenant le sceau et
l'épée comme il a déjà été expliqué. Puis, il répète l'une des plus puissantes
Conjurations et invocations de l'Esprit à l'apparence visible, utilisant et
répétant tous les noms Divins, Angéliques et Magiques appropriés à cette fin,
sans omettre les signes, sceaux, symboles, figures linéaires, signatures et
autres, de cette conjuration.

Q. Le Magicien maintenant élève le Sceau recouvert vers les cieux, retire
entièrement le voile, le laissant cependant lié avec le cordon, criant fort :
"Créature de ... , longtemps as-tu demeuré dans les Ténèbres. Abandonne la Nuit
et recherche le Jour". Il le replace alors sur l'Autel, tient dressée au-dessus
de lui l'Epée Magique, le pommeau juste au-dessus du centre, et dit : "Par tous
les Noms, Pouvoirs et Rites déjà répétés, je te conjure ainsi de prendre une
apparence visible." Puis dit les paroles mystiques.

R. Le Magicien dit : "Comme la Lumière cachée dans les Ténèbres peut se
manifester d'icelles, ainsi te manifesteras tu, de la dissimulation à la
Manifestation."
Il lève alors le Sceau, debout à l'Est de l'Autel, et fait face à l'Ouest. Il
devra alors répéter une longue conjuration aux pouvoirs et esprits immédiatement
supérieur à celui qu'il souhaite invoquer, pour qu'ils forcent ce dernier à se
manifester sous une apparence visible.
Il place alors le Sceau entre les Piliers, lui-même à l'Est, face à l'Ouest,
puis avec le Signe de l'Impétrant il dirige tout le courant de sa volonté sur le
Sceau. Il continue ainsi jusqu'à ce qu'il perçoive l'affaiblissement du pouvoir
de sa Volonté, il devra alors se protéger de la réaction du courant par le signe
du silence, et laissera tomber ses mains. Il regarde maintenant vers la région
dans laquelle l'Esprit doit apparaître, et devrait voir maintenant les premiers
signes de sa manifestation. S'il n'est dès lors au moins faiblement visible, le
Magicien devra répéter la conjuration des Supérieurs de l'Esprit, depuis le
Trône de l'Est. Et cette conjuration pourra être répétée trois fois, chaque fois
se terminant par une nouvelle projection de la volonté dans le signe du seuil
(de l'impétrant), etc. Mais si à la troisième répétition il n'apparaît pas, l'on
saura qu'il y a eu une erreur dans le travail.
Alors, que le Maître des Evocations replace le Sceau sur l'Autel, tenant l'épée
comme d'habitude, et, ce faisant, qu'il prie humblement les Grands Dieux du Ciel
de lui accorder la force nécessaire pour terminer correctement cette évocation.
Il ramènera alors le Sceau entre les Piliers, et répètera le processus
précédent, et assurément cet Esprit commencera à se manifester, mais sous une
forme brumeuse et mal définie.
(Mais si, comme c'est probable, l'Opérateur est naturellement enclin à ce genre
de pratique, cet Esprit pourrait bien se manifester plus tôt dans la Cérémonie.
Cependant, la Cérémonie devra être menée jusqu'à ce point, que l'esprit soit
présent ou non).
Maintenant, dès que le Magicien aura vu la manifestation de la présence de cet
Esprit, il quittera la place du Hiérophante et consacrera de nouveau le Sceau de
l'Esprit évoqué avec l'Eau et le Feu.

S. Ensuite que le Maître des Evocations retire du Sceau le cordon qui l'entrave,
et, portant le Sceau libéré dans sa main gauche, il le frappe avec le plat de
son épée, en s'exclamant : "Par et aux Noms de... , j'invoque sur toi le pouvoir
de la parfaite manifestation sous une apparence visible". Il fait alors trois
fois le tour du cercle en portant le sceau dans sa main Droite.
T. Le Magicien, debout à la place du Hiérophante, mais se tournant vers la place
de l'Esprit et fixant là son attention, lit maintenant une puissante Invocation
de l'Esprit à l'apparence visible, ayant placé auparavant le sceau sur le sol,
dans le cercle, au Quartier où l'Esprit apparaît.
Cette Invocation doit être assez longue, et devront être dits et répétés le Nom
Divin et les autres Noms correspondant au travail.
Cet Esprit devrait maintenant apparaître clairement et pleinement, et devrait
être capable de parler d'une voix directe, si cela est en accord avec sa nature.
Le Magicien proclame alors à voix haute que l'esprit N. a été dûment et
correctement évoqué, selon les rites sacrés.

U. Le Magicien adresse maintenant une Invocation aux Seigneurs du plan de
l'Esprit pour qu'ils le contraignent à accomplir ce que le Magicien exigera de
lui.

V. Le Magicien formule avec soin ses demandes, questions, etc., et couchera sur
le papier toute réponse pouvant lui être utile. Le Maître des Evocations adresse
maintenant une Conjuration à l'Esprit évoqué, lui interdisant d'abimer ou de
nuire à quoi que se soit en rapport avec lui, ses assistants ou le lieu. Et
qu'il ne trompe pas, ni ne faillisse à l'exécution de ce qui lui a été commandé
de faire.

W. Puis il congédie cet Esprit d'une manière appropriée, par exemple, par l'une
de celles utilisées par les plus hauts grades de l'Extérieur. Et s'il ne s'en
allait pas, le Magicien devrait l'y obliger par des forces contraires à sa
nature. Mais il doit laisser quelques minutes à l'Esprit pour dématérialiser le
corps dans lequel il s'est manifesté, car il ne se dématérialise que très
progressivement. Et notez bien que le Magicien (et ses compagnons, s'il en a) ne
devra jamais quitter le cercle pendant le déroulement de l'évocation, ni après,
jusqu'à ce que l'esprit ait complêtement disparu.
Il faut savoir que, dans certains cas, et pour certaines constitutions, il peut
y avoir un danger provenant des conditions de l'Astral et des courant établis,
si bien que sans que l'Esprit ait réellement l'intention de nuire, même s'il est
de basse nature, il pourra probablement le faire. Par conséquent, avant de
commencer l'Evocation, l'opérateur doit s'assurer que toute chose pouvant être
nécessaire, est disposée soigneusement dans le cercle.
Mais s'il est vraiment nécessaire d'interrompre le Processus, alors qu'il
s'arrête à ce stade, voile et lie à nouveau le Sceau, s'il a été dévoilé ou
détaché, qu'il récite une Permission de Départ ou une Formule de Bannissement,
et qu'il fasse les Rituels Mineurs de Bannissement du Pentagramme et de
l'Hexagramme. Seulement ainsi pourra-t-il quitter le cercle dans une relative
sécurité.

Par Rituel de la Golden Dawn - Publié dans : déviances et sectes
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Vendredi 16 novembre 2012 5 16 /11 /Nov /2012 22:17

Le Pentagramme est un puissant symbole représentant l'action de l’Esprit Eternel
et des Quatre Eléments sous la divine Présidence des lettres du Nom Yeheshuah.
Les éléments eux-mêmes sont régis par Yhvh dans le symbole de la croix. Mais si
l'on y ajoute la lettre Shin, représentant le Ruach Elohim, l'Esprit Divin, le
Nom devient Yeheshuah ou Yehovashah - dans ce dernier cas, la lettre Shin est
placée entre celle de la lettres du Tétragrammaton.
De chaque angle du Pentagramme jaillit un rayon, représentant une irradiation du
Divin. Pour cela il est nommé le Pentagramme Flamboyant, ou Etoile de Grande
Lumière, affirmant ainsi que des forces de Lumière Divine y résident.
Tracé comme un symbole du bien, il sera disposé pointe vers le haut,
représentant le règne de l'Esprit Divin. Si tu le traçais avec les deux branches
inférieures en haut, ce serait un symbole malfaisant, affirmant l'empire de la
matière sur cet Esprit Divin qui doit la dominer. Evite donc de faire ainsi.
Si toutefois, s'il se présentait quelque nécessité de travailler ou converser
avec un Esprit mauvais, et de le retenir sans le tourmenter, tu pourrais en ce
cas employer ce symbole du Pentagramme inversé ( car, sache-le bien, tu n'as
aucun droit de nuire ou d'offenser même les Esprits mauvais pour satisfaire ton
caprice ou ta curiosité ) , et tu tiendras la lame de l'Epée Magique sur
l'unique pointe inférieure du Pentagramme, jusqu'à ce que tu lui permettes de
s'en aller. Aussi, n'injuries pas les esprits mauvais - mais souviens-toi que
l'Archange Michael dont parle St. Jude, luttant avec Satan, ne se répandit pas
en invectives accusatrices contre lui mais dit : " Le Seigneur te blâme ".
Or, si tu veux dessiner le Pentagramme comme un emblème pour toi, tu le feras
dans les couleurs déjà citées, sur un fond noir. Il y aura le signe du
Pentagramme, de la Roue, du Lion, de l’Aigle, du Taureau, et de l'Homme, chacun
ayant un angle placé sous son autorité. De là vient le Suprême Rituel du
Pentagramme, qui change selon l'angle à partir duquel l'on débute le tracé. Le
cercle ou la Roue correspond à l'Esprit pénétrant tout ; le Taureau laborieux
est le symbole de la Terre ; le Lion celui de l'ardeur du Feu ; l'Aigle, celui
de l'Eau s’envolant comme si elle avait des ailes, quand elle s'évapore sous
l'action de la chaleur ; l'Homme est l'Air, subtil et pensif, pénétrant les
choses cachées.
Finis toujours le cercle de l'endroit avant de commencer une invocation. Les
courants menant du Feu à l'Air et de la Terre à l'Eau sont ceux de l'Esprit - la
médiation des Eléments Actifs et Passifs. Ces deux Pentagrammes de l'Esprit
devront précéder et clore les Invocations, symbolisant l'équilibre des Eléments,
pour établir l'harmonie de leurs influences. Lors d'une fermeture, les courants
seront inversés.
PENTAGRAMMES INVOQUANT L’ESPRIT
BANNISSEMENT DE L’ESPRIT
Il y a les Pentagrammes Invoquant et ceux Bannissant de l'Esprit ; le Signe de
la Roue sera tracé en leur centre. Dans le Pentagramme invoquant la Terre, le
courant descend de l'Esprit vers la Terre. Dans le Bannissement, le courant est
inversé. Le Sceau du Taureau sera tracé en son centre. Ces deux Pentagrammes
sont généralement utilisés lors d'invocations et de bannissements, et leur
utilisation est révélée au Néophyte du premier Ordre de l'Aube Dorée sous le nom
de Rituel Mineur du Pentagramme ou petit Rituel du Pentagramme. Ce Rituel Mineur
du Pentagramme n'est utile que lors d'invocations sans importance et d'ordre
général. Son usage est permis dans le Cercle Extérieur afin que les Néophytes
puissent disposer d'une protection contre les forces adverses, et également pour
qu'ils puissent se faire une idée de la manière dont l'on peut attirer et entrer
en communication avec les choses spirituelles et invisibles. Le Pentagramme de
Bannissement de la Terre servira également à te protéger si tu le traces dans
l'Air entre toi et n'importe quelle force Astrale adverse. Dans tous les tracés
de Pentagrammes, la pointe sera soigneusement close au point final.
Le Pentagramme invoquant l'Air se trace à partir de l'angle attribué à l'Eau, et
celui de l’Eau à partir de celle attribué à l'Air. Ceux du Feu et de la Terre
partent de la pointe de l'Esprit. Le signe Kérubique de l’élément doit être
tracé au centre. Les Signes de bannissement procèdent en inversant le courant.
Mais avant toutes choses, finis le tracé du cercle du lieu où tu œuvres, car
c'est là la clé du reste.
A moins que tu ne veuilles restreindre ou confiner la force, ne trace pas de
cercle autour de chaque Pentagramme, si ce n’est pour le réaliser correctement.
Toutefois, en concentrant la force sur un symbole ou un Talisman, tu traceras un
cercle avec ton Pentagramme par-dessus, afin d'y rassembler les énergies.
BANNISSEMENT INVOCATION
RÈGLE : Invoque vers le point auquel l’élément est attribué, et bannis depuis ce
même point.
L'Air possède un symbole aqueux , car il est le réservoir de la pluie et de
l'humidité. Le Feu a la forme d'un Lion-Serpent . L'Eau, l'Aigle alchimique de
la distillation . La Terre, le Taureau laborieux . L’Esprit est créé par l’un
opérant en toutes choses .
Les éléments vibrent entre les Points Cardinaux car ceux-ci ne sont pas leur
demeure immuable, bien qu'ils soient assignés aux Quatre Quartiers dans
l’invocation des Cérémonies du Premier Ordre. Cette attribution est dérivée de
la nature des vents. Le vent d'Est participe plus spécialement de la nature de
l'Air. Le Vent du Sud met en action la nature Ignée. Les vents d'Ouest apportent
avec eux humidité et pluie. Ceux du Nord sont froids et secs comme la Terre. Le
vent du Sud-Ouest est violent et explosif - le mélange des éléments contraires
Eau et Feu. Les vents du Nord-Ouest et du Sud-Est sont plus harmonieux ,
unissant les influences des deux éléments, actifs et passifs.
Néanmoins, leur position naturelle dans le Zodiaque est : Feu à l'Est, Terre au
Sud, Air à l'Ouest, et l'Eau au Nord. Par conséquent, ils vibrent ainsi : l'Air
entre l'Ouest et l'Est, le Feu entre l'Est et le Sud, l'Eau entre le Nord et
l'Ouest, la Terre entre le Sud et le Nord.
Et l'Esprit vibre entre la Hauteur et la Profondeur.
Ainsi, si tu invoques, il est préférable de considérer la position des vents,
puisque la Terre, tournant toujours sur ses pôles, est plus sujette à leur
influence. Mais si tu veux obtenir la Vision Spirituelle en leur demeure, il est
préférable que tu considères leur position dans le Zodiaque.
L'Air et l'Eau ont beaucoup en commun, et l'un étant le réservoir de l'autre,
leurs symboles sont toujours transférés, l'Aigle étant assigné à l'Air et le
verseau à l'Eau. Néanmoins, il est préférable qu'ils soient attribués comme
précédemment, et ce pour la raison déjà citée, selon laquelle le signe pour
invoquer de l'un et celui bannissant l'autre s'interchangent dans le
Pentagramme.
Lorsque tu travailles avec le Pentagramme de l'Esprit, tu dois donner les signes
de salutation du Grade d'Adeptus Minor, et pour la Terre le Signe du Zelator,
pour l'Air le Signe du Theoricus, pour l'Eau celui du Practicus et pour le Feu
celui du Philosophus.
Si tu souhaites utiliser le Pentagramme pour invoquer ou bannir des forces
Zodiacales, tu prendras le Pentagramme de l’élément auquel le Signe correspond,
et traceras en son centre le Sceau habituel du Signe, ainsi :
EAU : BANNISSEMENTS DES POISSONS
FEU : INVOQUER DU BELIER
Et à chaque fois que tu traces un Sceau quel qu'il soit, tu dois commencer par
la gauche du Sceau ou symbole et poursuivre dans le sens Solaire.
Chaque fois que tu invoques les forces des Signes Zodiacaux, par opposition à
celles des Eléments, tu devras dresser un thème astral du moment du travail afin
de savoir à quel quartier ou direction tu devras faire face lors de ton
opération. Car le même Signe peut être à l'Est à une certaine période du jour et
à l'Ouest lors d'une autre.
Chaque fois que tu te prépares à commencer quelque travail magique ou opération
magique, il sera opportun que tu nettoies et consacres le lieu en réalisant le
Rituel Mineur de Bannissant du Pentagramme. Dans certains cas, particulièrement
lorsque l’on œuvre par et avec les forces des Planètes, il peut être sage
d'employer également le Petit Rituel Bannissant de l'Hexagramme.
Afin qu'une Force, un Courant, une Couleur et un Son soient ensemble réunis dans
le même symbole, certains Noms Divins Hébreux et certains Noms extraits des
Tablettes Angéliques sont attribués à chaque pointe du Pentagramme. Ils doivent
être prononcés avec les Pentagrammes d'invocation ou de bannissement.
Les attributions des pointes du Pentagramme constituent la clé de son Rituel.
Lors d'invocations ordinaires sans l'usage des Tablettes Elémentales
Enochiennes, tu prononceras le Nom Divin Al avec le Pentagramme de l'Eau, Elohim
avec celui du Feu, etc. Mais si tu œuvres avec les Tablettes Elémentales
Enochiennes, tu devras utiliser les Noms Divins dans le langage Angélique dont
elles sont issues. Pour la Terre, Emor Dial hectega, pour le Feu, Oip Teaa
Pedoce, etc ; et pour l'Esprit les quatre mots : Exarp à l'Est, Hcoma à l'Ouest,
Nanta au Nord, et Bitom au Sud.
Lors de la prononciation de tous ces Noms, tu prendras une profonde inspiration
et les vibreras autant que possible intérieurement avec l'expir, pas
nécessairement à voix haute, mais avec une vibration comme ceci : A-a-a-el-ll.
Ou - Em-or-r Di-a-ll Hecte-e-g-ah. Si tu le désires, tu peux aussi tracer dans
l'Air les lettres ou Sceaux de ces Noms.
Pour invoquer les forces des Quatre Eléments à la fois aux Quatre Quartiers,
commence à l'Est et trace-y le Pentagramme Equilibrant les Actifs et celui
invoquant l'Air, et prononce les noms adéquats. Puis, amène l'extrémité de ta
baguette au Sud et là trace le Pentagramme équilibrant les Actifs et le
Pentagramme invoquant le Feu, et prononce les noms adéquats. Puis, continue
jusqu'à l'Ouest, trace le Pentagramme équilibrant les Passifs et celui de l'Eau,
prononce les Noms appropriés. Ensuite, passe au Nord, trace le Pentagramme
équilibrant les Passifs et le Pentagramme invoquant la Terre, prononce les Noms
adéquats, et enfin finis le tracé du cercle du lieu.
Tu banniras de la même manière, à moins que tu ne désires retenir certaines
Forces durant un certain temps. Toutes les invocations seront ouvertes et closes
par le Signe de la Croix Qabalistique. Dans certains cas, d'autres Noms, tels
ceux d'Anges ou d'Esprits, peuvent être prononcés dans la direction qui leur est
afférente, et leurs Noms et Sceaux tracés dans l'Air.
Si tu n'œuvres qu’avec un seul Elément, tu traceras ( s’il s'agit d'un élément
actif comme l'Air ou le Feu ) - seulement le Pentagramme équilibrant les Actifs
et le Pentagramme invoquant l’élément dont il est question, et non ceux des
autres Éléments. S'il s'agit d'un Elément passif - Terre ou Eau - tu traceras
seulement le Pentagramme équilibrant les Passifs et le Pentagramme invoquant
l’élément choisi aux quatre Quartiers. En clôturant et en bannissant, suis la
même règle. Assure-toi également de bien prononcer les Noms correspondant aux
Pentagrammes utilisés.
Le Rituel Mineur du Pentagramme
Première partie : la croix Qabalistique
Se tenir au centre de la pièce, face à l'Est : prendre une dague d'acier dans la
main droite (pour le débutant, l'index de la main droite suffit).
Toucher le milieu de son front et dire Atah (tu es) (prononcer a-ta).
Toucher la poitrine (au niveau du cœur) et dire : MALKUTH (le royaume)
(prononcer mal-kh’out).
Toucher l'épaule droite et dire : Ve-Geburah (et le pouvoir) (vé-gué-bou-ra)
Toucher l'épaule gauche et dire Ve-Gedulah (et la gloire) (vé-gué-dou-la).
Joindre les mains, index toujours tendu, vers le haut (ou dague tenue serrée
entre les doigts, dirigée vers le haut) et dire : Le-Olam, Amen (pour toujours,
amen) (lé-olam, amen).
Les gestes de la Croix Cabalistique constituent une variante du classique "
signe de croix " chrétien, les derniers mots proviennent du Pater noster. Le
premier mot vibré est Atah, qui signifie Tu es, en hébreu. Selon Israël
Regardie, Atah est connecté à la Sephirah Kether, avec la Yechidah,
correspondant au génie Divin, au " moi supérieur ", etc. Le second mot vibrer,
Malkuth, est le nom de la dixième Sephirah de l’Arbre Sephirotique,
correspondant dans l'homme-microcosme aux pieds (l'on touche la poitrine pour
des raisons de commodité évidentes), et symbolisant ici l'enveloppe corporelle.
Geburah et Gedulah sont les noms respectifs de la cinquième et de la quatrième
Sephirath, et représentent ici les deux extrêmes du pouvoir humain, les
capacités d'action et de réaction. Le geste final, concluant sur un point situé
entre ces deux opposés, indique la décision volontaire, pour l'esprit en
évolution, de chercher une position équilibrée, la voie du milieu, un lieu
participant des qualités de chaque opposé, sans pour autant être sujet à leur
attraction, de force égale, mais contradictoire. Le-Olam, Amen signifie " Pour
toujours, Amen ". Le but de cette Croix cabalistique, toujours selon Israël
Regardie, consiste à placer le Moi sous la surveillance directe de la Yechidah,
la volonté divine présente en chaque être humain.
Seconde partie :
Avancer à l'Est, et tracer dans l'air (toujours avec l’index droit ou la dague)
le Pentagramme (Invocation ou bannissement), pointer le doigt ou la dague au
centre de ce Pentagramme, et dire Y-h-v-h (Yod-Hé-Vau-hé).
Le bras toujours tendu, se tourner vers le Sud (c'est-à-dire tourner d'un quart
de tour sur votre droite par rapport à l'Est). Face au Sud, même chose, mais
dire Adni (Adonaï) (a-do-na-ï).
Se diriger vers l'Ouest, là, même chose mais dire Ahih (Eheieh) (é-héi-héh).
Se diriger vers le Nord, là, même chose mais dire AGLA (A-g-la).
AGLA est le notariquon ou acronyme, d’une phrase hébraïque (" ATAH GIBOR
(gui-bor) LE-OLAM ADONAI ") signifiant " Tu es puissant dans les siècles des
siècles, O Seigneur Dieu ". II est possible d'utiliser la formule développée, à
la place d'AGLA.
Retourner à l'Est, pointer le doigt ou la dague au centre du premier Pentagramme
tracé.
Retourner au centre. Face à l'Est, bras étendus en croix, dire :
Devant moi, RAPHAËL Derrière moi, GABRIEL à ma droite, MICHAËL A ma gauche,
OURIEL ; devant moi, brille le Pentagramme et derrière moi se tient l'Etoile à
Six Branches
Refaire la Croix cabalistique du début afin de clore le rituel.
Le rituel de Bannissement est censé chasser les éléments négatifs de la sphère
psychique, et le rituel d'Invocation ouvrir l'adepte aux influences extérieures
; ainsi ces deux formulations du rituel constituent d’excellentes " ouvertures "
ou travaux préparatoires précédant une cérémonie plus importante, et le rituel
du Bannissement un " renvoi " convenable, clôturant la cérémonie .Le pentagramme
peut être d’une taille assez large, d'environ 90 cm, de proportions harmonieuses
de préférence.
Les mots " de pouvoir " du Petit Rituel du Pentagramme comme ceux de toutes les
rituélie présentées ici (noms divins, angéliques, Croix cabalistiques, etc)
doivent être " vibrés ", c'est-à-dire incantés d'une façon particulière. L'on
doit en fait s'imaginer que le son est projeté jusqu'aux confins de l’Univers.
La vibration d'un mot de pouvoir doit être lente et durer le temps que dure
l'expiration.
" La tradition affirme que les Noms doivent être vibrés et pas seulement
prononcés. L'étudiant devra donc découvrir par lui-même une méthode pour chanter
ou dire ces mots afin de lui permettre de provoquer cette vibration. Certains
trouveront qu'utiliser une voix aiguë est le meilleur moyen de remplir cette
condition. D'autres, comme l'auteur, ont découvert après une expérimentation
fréquente qu'un ton modérément profond, légèrement plus élevé qu’à l'ordinaire,
convient parfaitement pour produire la vibration désirée. Chaque syllabe sera
vibrée pareillement, sans accentuer l'une aux dépend d'une autre " (Israël
Regardie, The Middle Pillar).
Des deux rituels, c’est selon Cowley, le Bannissement qui se révèle le plus
utile. Il préconise la pratique du rituel de Bannissement trois fois par jour (
ce qui peut se justifier lors d’une période de pratique intensive comme pendant
une retraite magique, mais qui est peut-être excessif en temps normal pour la
plupart des étudiants) ; pour lui, cet exercice, associé à l’assomption de la
force de Dieu Harpocrate, constitue la meilleure défense possible contre les
formes " négatives " ou les tendances intérieures à l’entropie. Les documents de
la Golden Dawn conseillent, eux, de pratiquer l’invocation le matin et le
Bannissement le soir.
Le rituel de Bannissement peut également servir à se débarrasser d’une idée
obsédante ou à enrayer une névrose. On procède alors comme suit :
1 — Donner une image mentale de l’obsession.
2 — imaginer cette forme en face de soi à l’Est.
3 — La projeter hors de son aura en faisant le signe d’Horus, à savoir : avancer
le pied droit et tendre violemment les bras vers l’avant, rejetant ainsi
l’obsession vers l’extérieur.
4 — prévenir le retour de l’obsession en faisant le signe d’Harpocrate (pieds
joints, index de la main gauche posé sur la bouche, comme pour dire " chut ").
5 — Célébrer alors le rituel de Bannissement, en imaginant que la forme à l’Est
se désintègre au cours de l’opération.
Enfin, une dernière application de ce rituel est à signaler : on peut en effet,
en restant assis ou allongé en relaxation, le célébrer en imagination, à l’aide
de son " corps astral ". Une telle pratique n’est bien sûr envisageable qu’à
partir d’un certain niveau de pratique physique effective.
Suprême Rituel du Pentagramme
(Invocation)
Face à l'Est. Faire la Croix Qabalistique. Tracer le Pentagramme de l'Esprit (
Equilibrage des Actifs ). Vibrer Exarp en traçant le Pentagramme. Vibrer Eheieh
en traçant la Roue. Finir avec les Signes du grade d'Adeptus Minor ( les signes
de L.V.X. ).
Au même point, tracer le Pentagramme Invoquant l'Air. Vibrer Oro Ibah Aozpi en
traçant le Pentagramme. Vibrer Yhvh en traçant le Signe du Verseau. Finir avec
le Signe du grade de Theoricus.
Porter ensuite la pointe de l'instrument jusqu'au Sud. Tracer le Pentagramme de
l'Esprit ( Equilibrage des Actifs ). Vibrer Bitom en traçant le Pentagramme.
Vibrer Eheieh en traçant la Roue. Donner les Signes du grade d'Adeptus Minor.
Tracer le Pentagramme Invoquant le Feu. Vibrer Oip Teaa Pedoce en traçant le
Pentagramme. Vibrer Elohim en traçant le signe du Lion. Faire le Signe du grade
Philosophus.
Porter la pointe de l'instrument jusqu'à l'Ouest. Tracer le Pentagramme de
l'Esprit ( Equilibrage des Passifs ). Vibrer Hcoma en traçant le Pentagramme.
Vibrer Agla en traçant la Roue. Donner les Signes du grade d'Adeptus Minor.
Tracer le Pentagramme Invoquant l'Eau. Vibrer Empeh Arsel Gaiol en traçant le
Pentagramme. Vibrer Al en traçant la Tête d'Aigle ( que l'on peut remplacer par
le Signe du Scorpion ). Donner le Signe du grade Practicus.
Porter la pointe de l'instrument jusqu'au Nord. Tracer le Pentagramme de
l'Esprit ( Equilibrage des Passifs ). Vibrer Nanta en traçant le Pentagramme.
Vibrer Agla en traçant la Roue. Donner les Signes du grade d'Adeptus Minor.
Tracer le Pentagramme Invoquant la Terre. Vibrer Emor Dial Hectega en traçant le
Pentagramme. Vibrer Adonai en traçant le Taureau. Donner le Signe du grade
Zelator.
Revenir vers l’Est et finir comme dans le Rituel Mineur du Pentagramme avec les
Quatre Archanges et la Croix Qabalistique.
LE PILIER DU MILIEU
PROJECTION DE L'ARBRE DE VIE DANS L'AURA
Dans l'aura qui interpénètre notre corps physique, nous pouvons construire une
réplique de l'Arbre de Vie. Le Pilier de la Rigueur est à notre droite, celui de
la Miséricorde à notre gauche et le Pilier de l'Equilibre au milieu.
Il est préférable de construire en premier le Pilier du Milieu. Pour cela,
élevez-vous par l'imagination jusqu'à votre KETHER - une lumière brillante
au-dessus de votre tête. Visualisez cette lumière descendant jusqu'en DAATH, au
niveau de la nuque, puis, de là, passez à TIPHERETH, à la hauteur du cœur, où
cette lumière brillante comme le Soleil illumine toutes les autres Séphiroth. De
TIPHERETH, cette lumière continue jusqu'en YESOD, au niveau des hanches, et
aboutit en MALKUTH, où reposent les pieds.
Ayant établi une image nette du Pilier Central, vous pouvez alors mettre en
place les autres Séphiroth en vibrant leurs Noms Divins. Cette pratique peut
servir d'alternative au Rituel du Pentagramme comme préparation à la méditation.
1. Imaginez-vous debout dans le Temple, face à l'Ouest. Le Pilier Noir de la
Rigueur sera donc à votre droite - le Pilier Blanc de la Miséricorde à votre
gauche. Vous établirez le Pilier du Milieu en vous tenant entre les deux.
2. Adoptez une profonde respiration et exaltez votre conscience jusqu'en KETHER
au-dessus de votre tête et vibrez le Nom Eheieh qui signifie Je Suis. Imaginez
que la Lumière s'écoule, traversant DAATH (le nom est Yhvh Elohim) pour arriver
en KETHER (avec le nom Yhvh Eloah ve-Daath).
3. De la même manière, établissez YESOD avec le Nom Shaddaï El-Chaï, et MALKUTH
avec le nom Adonaï Ha-Aretz.
4. Réalisez la Croix Quabalistique afin de signifier que vous avez fait
descendre la Lumière de votre KETHER et l'avez équilibrée dans votre Aura.
Concentrez-vous sur l'Aura, visualisez-la ovale et nette, palpitante de l'éclat
de KETHER. Cet exercice est basé sur un mélange de symbolisme séphirotique et élémentaire :
seules les séphiroth centrales sont utlilsées, auquelles sont attribués les
quatre éléments et la quintessence : à Kéther est attribuée la quintessence ; à
Daath, l'air ; à Kéther, le feu ; à Yésod, l'eau ; et à Malkuth, la terre. Daath
ayant une situation particulière par rapport aux 10 séphiroth, situation de
remplaçant pourrait on dire, pour les besoins du rituel, le nom divin alors
utilisé sera celui de sa voisine Binah : Yhvh Elohim.
Voici une variante de cet important rituel de méditation :
1. Assis sur une chaise (certains préfèrent être debout, ce qui peut être
intéressant), se relaxer par la pratique de la méditation carré (4 secondes
d'inspiration, 4 secondes de retenue, 4 secondes d'expiration et 4 secondes de
tenue les poumons vides)
2. Visualiser sur soi les 5 séphiroth utilisées dans cet exercice.
3. Visualiser Kéther comme une boule intensément lumineuse dominant la tête.
Vibrer le nom divin qui lui est attribué : Aheieh (E-Eh-Yé-Eh) ; faire descendre
de cette sphère une colonne violette à travers le crâne, jusqu'au cou où nous
avons placé Daath.
4. Visualiser Daath comme une boule de couleur lilas lumineux, ceci mis en
place, vibrer le nom divin de Binah : Yhvh Elohim, puis continuer la descente de
la colonne violette jusqu'à l'emplacement de Tiphéreth, c'est-à-dire au niveau
du plexus cardiaque, entre les seins.
5. Visualiser Tiphéreth comme une sphère rouge feu. Le nom divin à vibrer sera
Yhvh Eloha Ve-Daath, ou son acronyme : Iao ; continuer alors la descente de la
colonne jusqu'au niveau du sexe où l'on trouve la sphère de Yésod.
6. Yésod doit être visualisée de couleur violet-indigo, son nom sera Shaddaï
El-Chaï ; continuer la descente de la colonne jusqu'aux pieds sous lesquels se
trouvent la Terre et la séphirah Malkuth.
7. Malkhuth doit être visualisée de couleur marron-terre, certains préfèrent
prendre les 4 couleurs de cette séphirah dans l'échelle de la Reine : citrine,
olive, roussâtre, noir... Le nom est Adonaï Ha-Aretz, le seigneur de la Terre.
8. Les points de 3. à 7. peuvent être répétés deux fois avant de passer à la
suite.
9. Visualiser maintenant un flot de lumière jaillissant du sommet du crâne
s'écoulant par l'avant du corps, et remontant par l'arrière. Ne pas oublier de
respirer profondément durant cette partie...
10 Après quelques instants, faire circuler le flot du sommet de la tête
jusqu'aux pieds par le côté gauche et le faire remonter par le droit.
11. Enfin, faire jaillir ce flot de toutes parts sur le corps, et le faire
remonter par l'intérieur, dans un flot continuel.
12. L'on peut finir cette méditation par la respiration carrée.
Ce rituel est réputé avoir des applications thérapeutiques.

Par Rituel de la Golden Dawn - Publié dans : déviances et sectes
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