hauts grades

Jeudi 9 juillet 2009

Catéchisme

Q – D’où venez-vous, mon Bon Cousin Charbonnier ?

R – De la Forêt.

Q – Qu’avez-vous fait ?

R – A tout prix, je me suis pourvu en matériaux pour cuire la Fournée.

Q – Que nous apportez-vous ?

R – Le Salut et l’Amitié à tous les Bons Cousins Charbonniers.

Q – Où avez-vous été reçus ?

R – Sur une pièce de lin dans une Chambre d’Honneur d’une Vente Parfaite.

Q – Par où vous a-t-on fait passer ?

R – Au milieu d’une forêt, sur l’échelle d’un Fourneau de charbons allumés par trois bons Cousins Charbonniers dans une Chambre d’Honneur.

Q – Comment étiez-vous préparé ?

R – J’étais décemment vêtu, mais les yeux bandés.

Q – Avez-vous fait un voyage ?

R – J’en ai fait deux : un à travers la Forêt, l’autre à travers le Feu.

Q – Qu’indique le voyage à travers la Forêt ?

R – Que la vie humaine est entourée de dangers, et que pour les éviter le Bon Charbonnier doit être vigilant et sur ses gardes.

Q – Qu’indique le second voyage ?

R – Ce voyage effectué à travers le feu indique que le cœur des Bons Charbonniers doit être purifié de toute tâche, de nature à souiller et corrompre les bonnes mœurs.

Q – Qu’avez-vous observé après ces voyages ?

R – Je fus conduit sous le bandeau à la Vente, pour y révéler mon nom, mon prénom, ma patrie, mon âge, ma religion, ma condition et mon domicile actuel.

Q – Que portaient ceux qui vous ont reçus ?

R – Eau, terre, feuilles.

Q – Que signifient ces choses ?

R – Que sans réunir les matériaux, on ne peut construire le fourneau ni allumer les charbons.

Q – Introduit dans la Vente, qu’avez-vous déclaré d’autres que vos nom et prénom ?

R – Agenouillé devant le Trône, j’ai prononcé mon Serment, on m’a retiré le bandeau, et j’ai été instruit des Signes, Attouchements et Mots.

Q – Quels sont ces signes ?

R – (on les fait en réponse)

Q – Quels sont les mots ?

R – Je ne les sais pas tous. Dites-moi le premier, je dirai le second.

(on se les dit tour à tour)

Q –Quel est l’Attouchement ?

R – (on se le donne en réponse)

Q – Que signifie le Tronc ?

R – Le ciel et la rotondité de la terre.

Q – Qu’entendez-vous à travers ces images ?

R – Sur la surface de la Terre sont dispersé les BCC et le ciel, de sa voûte, les couvre et les protège.

Q – Qu’avez-vous remarqué au-dessus de lui ?

R – Sept bases bien placées et en bon ordre.

Q – Quelles sont ces bases ?

R – La pièce de lin, l’eau, le feu, le sel, la croix, le fagot et les feuilles.

Q – Que signifie la pièce de lin blanc ?

R – La candeur de nos mœurs, essentielle à tous les bons Charbonniers.

Q – Que signifie l’eau ?

R – Rendue sacramentelle par le Grand Maître de l’Univers, elle a fait de nous ses amis.

Q – Que signifie le sel ?

R – C’est lui qui nous apprend à devoir nous employer à contraindre la corruption occasionnée par le vice dans nos cœurs, non seulement dans tous les Bons Cousins Charbonniers, mais encore dans tout le reste des hommes.

Q – Que signifie le feu ?

R – Que le cœur des Bons Charbonniers doit être toujours brûlant des flammes de la charité et de la Maxime de cette sublime morale de faire aux autres ce que nous voudrions que l’on nous fît à nous-mêmes.

Q – Que signifie la tête coupée du loup ?

R – C’est le destin réservé à qui tenterait de jeter le trouble dans nos paisibles travaux.

Q – Que signifie la croix ?

R – Que l’on ne parvient à la vertu qu’après de grandes souffrances, à l’exemple de notre Grand Maître, qui par la croix nous a unis à Dieu.

Q – Que signifie le fagot et à quoi sert-til ?

R – C’est le matériau principal pour cuire une fournée.

Q – Qu’avez-vous observé d’autre ?

R – Un mouchoir blanc et une certaine quantité de terre ; j(‘ai encore vu du fil, une couronne d’épines et des rubans.

Q – Que signifie le mouchoir blanc ?

R – La pureté et la candeur des BCC.

Q – A quoi sert la terre ?

R – A fermer le fourneau.

Q – Que signifie le fil ?

R – La chaîne mystique qui noue et étreint les bons Charbonniers par l’entremise de la vertu.

Q – Que signifie la couronne d’épines ?

R – C’est celle dont les BCC doivent mystiquement s’orner la tête pour se souvenir qu’il leur est interdit de former des pensées contraires à la Vertu, à la Religion, à l’Etat.

Q – Que signifient les rubans ?

R – Les attributs principaux de notre Société et les coutumes des Bons Cousins.

Q – De quelles couleurs sont ces rubans ?

R – Bleu, Rouge et Noir.

Q – Que signifie le bleu ?

R – Le feu du Fourneau.

Q – Que signifie le rouge ?

R – La flamme du fourneau.

Q – Que signifie le Noir ?

R – Le charbon du fourneau.

Q – Quelle est la signification mystique de chacune de ces couleurs ?

R – Le bleu signifie l’Espérance, le Rouge la Charité et le noir la Foi.

Q – De quel matériau fut fait le premier charbon ?

R – De fougère et d’Ortie

Q – Etes-vous apprenti Charbonnier ?

R – Mes Maîtres me reconnaissent comme tel.

Q – Combien de temps faut-il pour faire un apprenti ?

R – Neuf réunions.

Q – Avec qui les Apprentis travaillent-ils ?

R – Sous la direction des Maîtres.

Q – Que signifie le Signe d’Apprenti ?

R – La Foi du Bon Charbonnier.

Q – Que signifie le modèle apposé à votre veste ?

R – La perche du fourneau.

Q – Comment se taillent les faisceaux du fagot ?

R – A la manière du modèle, comme la perche.

Q – Que signifie le chapeau en Vente ?

R – Que le fourneau est couvert.


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Jeudi 2 octobre 2008

Mon dernier travail :

La Rencontre » a pour but de vous faire découvrire, les vies, les doctrines et les relations de trois des plus importants personnages de la Franc-Maçonnerie.

Ils nous ont légué un héritage fondamental, sous forme d’écrits et de rituels.

Martines de Pasqually à été le créateur de l’Ordre des Elus Coëns, Willermoz du Régime Ecossais Rectifié et Saint Martin inspira le système qui devait porter son nom, le Martinisme.

Ils ont vécu tous les trois pendant les « années décisives » de la maçonnerie, le 18ème siècle où tous les systèmes de hauts grades actuels se sont mis en place.

La Providence les a fait se rencontrer en 1766 pour Pasqually et Willermoz et en 1768 pour Pasqually et Saint Martin.

De 1768 à 1772, date du départ de Martines à St Domingue, leurs vies se sont croisées, l’un visitant l’autre, le troisième travaillant pour le premier..

De cette rencontre, mes Frères, il est sorti des doctrines et des systèmes, à la fois complexes et organisés.

 

Nous avons décidé de vous présenter Joachim Martines de Pasqually, Jean-Baptiste Willermoz et Louis-Claude de Saint Martin en imaginant un débat post-mortem, où ils se présenteraient puis exposeraient leurs doctrines et enfin, sous forme d’interview croisées, ils évoqueraient leurs relations, parfois conflictuelles, mais surtout respectueuses et admiratives.


JOURNALISTE  : Mes frères Joachim Martines de Pasqually, Jean-Baptiste Willermoz et Louis-Claude de Saint Martin je vais tout d’abord vous demander de vous présentez.

Dom Martines à vous l’honneur

 

MP : Merci. Mes Bien Aimés frères, je m’appelle Joachim Martines de Pasqually, je suis né en 1710 à Grenoble. Mon père était d’origine espagnole et ma mère française.

On dit ne savoir que peu de choses de ma vie. Et pourtant de culture classique, j’ai embrassé la carrière des armes en 1737. J’ai servi en Espagne en Corse et en Italie avec le grade de lieutenant.

En 1754, j’ai quitté l’armée pour me consacrer entièrement à ma vie spirituelle.

Cela n’a pas été chose facile, même si l’époque s’y prêtait.

Pour terminer avec ma vie profane, j’ai épousé en 1767  Marguerite- Angélique de Colas de Saint Michel qui m’a donné deux fils dont l’un est malheureusement mort en bas âge.

Je suis parti en 1772 pour St Domingue, pour le recouvrement de la succession d’un de mes lointains parents. J’y décéderait deux plus tard avec le sentiment d’avoir accompli l’œuvre de ma vie.

 

 JOURNALISTE : Dom Martines, parlez nous de votre engagement maçonnique.

 

MP : en 1754, je suis arrivé à Montpellier avec une mission que je définirait ainsi : je ne suis qu’un faible instrument dont Dieu veut bien, indigne que je suis, se servir pour rappeler les hommes mes semblables à leur premier état de Maçon, afin de leur faire voire véritablement qu’ils sont réellement hommes-Dieux, étant créés à l’image et à la ressemblance de cet Etre tout-puissant.

 

Mon père, Franc Maçon,  avait reçu de Charles Edouard Stuart, en 1738, une patente qu’il était autorisé à me transmettre. Après avoir longuement étudié la religion de mes ancêtres, la Bible et surtout l’Ancien Testament, mais aussi le Talmud et la mystique juive, j’ai décidé de créer mon Ordre maçonnique.

Pendant 20 ans, jusqu’à ma mort, je me suis entièrement consacré à la formation et au développement de cet Ordre en ouvrant des temples à Montpellier, Avignon, Marseille, Toulouse , Lyon et à Paris où je suis venu en 1767 et où j’ai initié les Frères Willermoz et Saint Martin.

 

JOURNALISTE : merci Dom Martines pour cette présentation qui nous permet de mieux vous connaître, je passe la parole à Jean-Baptiste Willermoz.

 

JBW : la première chose que je voudrai faire avant de vous parler de moi est de remercier le Grand Architecte pour m’avoir fait rencontrer mon Maître Martines ici présent et pour m’avoir accordé une très longue vie..94 ans dont 74 consacrés à la Franc-Maçonnerie, j’ai eu tout le temps pour créér mon Régime et je le dois à la bienveillance de Notre Père à Tous.

 

Je suis né à Lyon en 1730 ;

Ma vie profane et mon activité de marchand de soieries à été tout entière au service de la Franc-Maçonnerie.

J’ai été initié à 20 ans. Deux ans après, je suis devenu Vénérable de ma Loge..A l’époque et pour peu que vous soyez dévoué et motivé, l’Ordre n’imposait pas les délais qu’ils vous impose aujourd’hui.. Et c’est heureux car je n’imaginais pas alors, l’ampleur de ma mission.

Jusqu’en 1772 je me consacre tout entier à la pratique des nombreux grades en vigueur à cette époque. Je fonde la Loge « La Parfaite Amitié » en 1753 et m’implique dans la Grande loge des Maîtres Réguliers de Lyon.

En 1767, j’ai la chance de rencontrer Dom Martines et d’être admis dans l’Ordre des Chevaliers Maçons Elus Coëns de l’Univers.

J’ai trouvé ce que je cherchais, un enseignement profond reposant sur des bases fondamentales et des pratiques rituelliques de haut niveau.

Je me souviens avoir écrit à cette époque " Quelques heureuses circonstances me procurèrent dans un de mes voyages d’être admis dans une société bien composée et peu nombreuse dont le but, qui me fut développé hors des règles ordinaires  et me séduisit. Dès lors tous les autres systèmes que je connaissais (car je ne puis juger de ceux que je ne connaissais pas) me parurent futiles et dégoûtants. C’est le seul où j’ai trouvé cette paix intérieure de l’âme, le plus précieux avantage de l’humanité relativement à son être et à son principe. "

 

Cependant et mon Maître me pardonnera mais déjà à cette époque, je constate qu’il manque une organisation solide et efficace pour transmettre ces savoirs.

Louis Claude de St Martin, après le départ de notre Maître pour St Domingue, me fait la joie et l’honneur de venir s’installer chez moi à Lyon. Nous y avons de fructueux échanges sur nos doctrines et notre vision de la Franc-Maçonnerie.

Après le départ de Dom Martines, le Grand Architecte de l’Univers m’a permis d’entendre parler d’un système intéressant et bien organisé et de contacter son fondateur  Karl von Hund.

 

INTERRUPTION

 

JOURNALISTE : Je crois que notre frère Karl von Hund est dans notre atelier..Mon Frère pourriez-vous nous dire quelques mots sur votre Rite ?

 

KVH (l’invité surprise)

Mes frères résumer en quelques mots l’œuvre de toute ma vie.. Pas facile.

J’ai bâti mon système maçonnique en Allemagne entre 1751 et 1755, sur les fondations de l’Ordre du Temple ; Notre but, poursuivre l’œuvre d’Hugues de Payns et de ses chevaliers. L’Ordre du Temple n’est pas mort avec Jacques de Molay..Certes il a été dissout par la papauté, mais à resurgit au travers de la Franc-Maçonnerie.

Mon grand regret est de ne pas avoir été suivi par mes frères allemands qui après m’avoir fait confiance, se sont ralliés aux idées du Frère Eques Ab Eremo ,ici présent, au Convent de Wilhelmsbad, 6 ans après ma mort en 1782. Penser que qu’il n’y a qu’une filiation spirituelle entre l’Ordre du Temple et la Franc-Maçonnerie est pour moi une hérésie.

Puisque vous me donnez la parole mon Frère, j’ajouterai que j’ai le sentiment d’avoir été utilisé par notre Frère Willermoz qui s’est servi de l’organisation de mon Système pour développer le Régime Ecossais Rectifié et j’avoue trouver cette attitude peu fraternelle.

 

JOURNALISTE : mon Frère Jean-Baptiste, vous avez la parole

 

JBW : je tiens à remercier mon Frère Karl von Hund. Sans lui, sans ses enseignements, sans son aide et l’appui de son envoyé, le Baron von Weiler, je n’aurai jamais pu créer les base du Régime Ecossais Rectifié.

Notre Frère Karl a su créer un système solide, complet avec des protecteurs puissants et c’est grâce à son intermédiaire que j’ai pu rentrer en contact avec eux et imposer ultérieurement mes idées à Wilhelmsbad.. Cependant sa doctrine était sa faiblesse. Penser qu’un Ordre officiellement dissout pouvait revendiquer ses richesses et ses terres était non seulement dangereux politiquement, mais sans fondement historique.

La Franc-Maçonnerie est l’héritière spirituelle de l’Ordre du temple et c’est cet héritage qui est transmis dans les rituels du Régime Ecossais Rectifié, cet héritage avec la puissance de la doctrine de Dom Martines.. Mais j’en reparlerai ultérieurement ;

 

JOURNALISTE : revenons à votre parcours maçonnique.

 

JBW : après Wilhelmsbad  je me suis consacré à la rédaction et à la mise en place des rituels du RER, à son organisation et à son développement. En 1809 j’ai pu terminer la rédaction du 4ème Grade, le Maître Ecossais de St André.

A la fin de ma vie, j’ai découvert le magnétisme et le mesmérisme, en obtenant des cahiers d’instructions de l’agent inconnu. Expérience passionnante qui n’a pas été sans me rappeler les opérations théurgiques effectuées avec Dom Martines , mon Maître trop tôt disparu.

J’ai quand même réussi à me remarier à l’automne de ma vie  avec une très jeune femme de et je vous l’avoue mes frères cela a été une bénédiction du Grand Architecte !

 

JOURNALISTE : quelle vie !

 

LCSM : ça va être difficile d’en dire autant! Mon Frère Jean-Baptiste à eu la chance de se marier à un âge avancé avec une jeune et fraîche donzelle, j’ai toujours refusé ce lien même si l’on m’a demandé deux fois en mariage..Homme libre j’étais et homme libre je suis resté !!

 

 

JBW : je reconnais là l’esprit parfois caustique de mon Frère Louis Claude !

 

LCSM : à moi donc ! Je suis né à Amboise en 1743 dans un e famille dite de petite noblesse.

Après des études de droit je devins avocat ce qui ne me passionna guère.

A 22 ans, en 1765, je suis sous-lieutenant au Régiment de Foix. La carrière des armes me laisse beaucoup de temps libre et j’en profite pour parfaire mes recherches ésotériques.. Et oui, comme Dom  Martines et Jean-Baptiste, je me suis senti très tôt attiré par la spiritualité.

La même année un de mes amis officier me fait admettre dans l’Ordre des Chevaliers Maçons Elus Coëns de l’Univers, fondé par Dom Martines.

En 1768 je rencontre enfin Dom Martines et deviens son secrétaire 3 ans plus tard.

Malheureusement Dom Martines part en 1772 et je retrouve bien seul. Jean-Baptiste me propose de le rejoindre à Lyon, et j’y reste deux ans. Cette période me permet de faire le point sur ma quête spirituelle et je rédige mon premier livre « Des erreurs de la Vérité ».

Je remercie mon Frère Jean-Baptiste pour son amitié et son soutient, sans lui cet ouvrage n’aurait jamais pu être écrit ! Il faut dire qu’à cette époque je n’avais plus un sou, me retrouvant sans travail.

Malgré tout je me suis éloigné des maçons lyonnais. Le travail collectif, les complications des assemblées cérémonielles et le rigorisme des rites maçonniques auxquels Jean-Baptiste restait profondément attaché me paraissaient loin de l’initiation authentique, celle du cœur.

En 1775 , à Paris, tout en restant fidèle aux enseignements de Dom Martines, je comprends que la véritable spiritualité est interne et qu’elle n’a pas besoins des opérations théurgiques pour se manifester.

Entre 1782 et 1802, j’ai beaucoup écrit et ma modestie m’empêche ici de vous donner la liste de tous mes ouvrages. Les plus connus sont cependant : Le ministère de l’Homme Esprit, l’Homme de Désir et le Tableau naturel des rapports qui unissent Dieu , l’Homme et l’Univers.

Je me flatte à titre purement profane, d’avoir été reçu par les plus grands et d’avoir eu les faveurs de nombreuses dames de la Cour. Il paraîtrait même qu’on m’y surnomma le Philosophe Inconnu.. Allusion aux Supérieurs Inconnus ?!

La maçonnerie à cessé de m’intéresser et en 1795 je demandais à être officiellement rayé de toutes les listes de l’Ordre.

Après cette époque je me rapprochait de Jacob Boehme dont la spiritualité me paraissait être un complément important aux enseignements de Dom Martines.

En 1803, je décède à 60 ans d’une vie trop courte, mais qui m’a apporté beaucoup.

 

JOURNALISTE : merci mes Frères pour ces présentations..

Je voudrais maintenant que vous nous parliez de vos rites et doctrines.. Je sais l’exercice est difficile car on ne résume pas en quelques mots l’œuvre de toute une vie, mais nos Frères ici présents aimeraient en savoir un peu plus sur vos quêtes maçonniques et spirituelles.

 

LCSM : pour ce qui est de la Franc-Maçonnerie même si elle a été à l’origine de ma quête, je m’en suis séparé car elle ne répondait pas suffisamment à mes exigences spirituelles.

 

JOURNALISTE : parlez nous de celles –ci

 

LCSM : L'idée essentielle qui se dégage de ma pensée est celle de la réintégration finale de l'homme au sein de la divinité.

Eloignons donc de nous les idées criminelles et insensées de ce néant, auquel des hommes aveugles enseignent que nous devons notre origine. N'avilissons pas notre être : il est fait pour une distinction sublime, mais elle ne peut l'être plus que son Principe ; puisque selon les simples lois physiques, les êtres ne peuvent s'élever qu'au degré d'où ils sont descendus. Et cependant ces lois cesseraient d'être vraies et universelles, si le principe de l'homme était le néant. Mais tout nous annonce assez nos rapports avec le centre même, producteur de l'universalité immatérielle, et de l'universalité corporelle, puisque tous nos efforts tendent continuellement à nous les approprier l'une et l'autre, et à en attacher toutes les vertus autour de nous. Observons encore que cette doctrine, sur l'émanation de l'être intellectuel de l'homme, s'accorde avec celle qui nous enseigne que toutes nos découvertes ne sont en quelque sorte que des réminiscences. On peut dire même que ces deux doctrines se soutiennent mutuellement : car si nous sommes émanés d'une source universelle de la vérité, aucune vérité ne doit nous paraître nouvelle ; et, réciproquement, si aucune vérité ne nous paraît nouvelle, mais que nous n'y apercevions que le souvenir ou la représentation de ce qui était caché en nous, nous devons avoir pris connaissance dans la source universelle de vérité... " On peut dire d'avance que tous les êtres créés et émanés dans la région temporelle, et l'homme par conséquent, travaillent à la même ouvre, qui est de recouvrer leur ressemblance avec leur principe, c'est-à-dire de croître sans cesse jusqu'à ce qu'ils viennent au point de produire leurs fruits, comme il a produit les siens en eux. Voilà pourquoi l'homme, ayant la réminiscence de la lumière et de la vérité, prouve qu'il est descendu du séjour de la lumière et de la vérité..."

 

Je dois aussi vous évoquer ce qu’est pour moi« l’homme de désir ».

D'un côté la magnificence de la destinée naturelle de l'homme est de ne pouvoir réellement et radicalement appéter par son désir que la seule chose qui puisse réellement et radicalement tout produire. Cette seule chose est le désir de Dieu ; toutes les autres choses qui entraînent l'homme, l'homme ne les appète point, il en est l'esclave ou le jouet. D'un autre côté, la magnificence de son ministère est de ne pouvoir réellement et radicalement agir que d'après l'ordre positif à lui prononcé à tout instant, comme par un maître à son serviteur, et cela par la seule autorité qui soit équitable, bonne, conséquente, efficace, et conforme à l'éternel désir.

Pour moi le seul véritable Temple de l’Homme est son esprit. L'homme, découvrant la science de sa propre grandeur, apprend qu'en s'appuyant sur une base universelle, son Etre intellectuel devient le véritable Temple, que les flambeaux qui le doivent éclairer sont les lumières de la pensée qui l'environnent et le suivent partout ; que le Sacrificateur, c'est sa confiance dans l'existence nécessaire du Principe de l'ordre et de la vie ; c'est cette persuasion brillante et féconde devant qui la mort et les ténèbres disparaissent ; que les parfums et les offrandes, c'est sa prière, c'est son désir et son zèle pour le règne de l'exclusive. Unité ; que l'autel, c'est cette convention éternelle fondée sur sa propre émanation, et à laquelle Dieu et l'Homme viennent se rendre, pour y trouver l'un sa gloire et l'autre son bonheur ; en un mot que le feu destiné à la consommation des holocaustes, ce feu qui ne devait jamais s'éteindre, c'est celui de cette étincelle divine qui anime l'homme et qui, s'il eut été fidèle à sa loi primitive, l'aurait rendu à jamais comme une lampe brillante placée dans le sentier du Trône de l'Eternel, afin d'éclairer les pas de ceux qui s'en étaient éloignés ; parce qu'enfin l'homme ne doit plus douter qu'il n'avait reçu l'existence que pour être le témoignage vivant de la Lumière et de la Divinité.

Mon Maître Martines de Pasqually m’a montré  le chemin vers la Vérité . Sans lui je n’aurais pas pu comprendre ce but noble et magnifique de l’Homme qui doit retourner vers la Lumière, mais je ne pense pas que cette réintégration passe doivent obligatoirement avoir le concours des gardiens invisibles. Elle se fait à mon sens, plus par le travail que l’Homme accomplit en interne sur lui-même et c’est pour cela que l’initiation et la quête maçonnique m’ont à une époque donné le moyen de travailler à ma réintégration, même si son côté collectif et réglementé m’ont convaincu de la démarche individuelle.

Je n’ai d’ailleurs de mon vivant créé aucun système maçonnique. Après ma mort, et à l’écoute de ma spiritualité l’Ordre dit Martiniste a été construit sur 4 grades à l’instar des rites maçonniques mais en privilégiant l’initiation et la transmission individuelles.

 

Mes Frères, la vraie quête est individuelle. Vous seuls pouvez ouvrir vos cœurs et prier pour atteindre le but suprême : redevenir l’Image de Dieu. .....




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Lundi 25 août 2008

 

Les Rites Maçonniques

 

Les Maçons peuvent se diviser en deux catégories le Maçon qui cherche à s'instruire et à comprendre et le Maçon indifférent.

Ce dernier a vu dans la Franc-Maçonnerie un moyen d'arriver ou d'être assisté. Pour lui c'est une société comme une autre, plus commode, voilà tout.

Le Maçon qui cherche, au contraire, se rend vite compte qu'il existe des enseignements qui nécessitent une cause. Il réfléchit à tout ce qui frappe ses regards dans les loges, aux paroles qu'il entend, au rituel qu'on exécute devant lui et il découvre alors qu'il doit exister une Science de la Maçonnerie comme il existe une science mathématique qui utilise l'algèbre.

Quelles sont donc les données de la Science Maçonnique ?

Si l'on se cantonne dans le domaine de l'histoire, on se rend compte que les premiers centres d'études maçonniques élevées ont été créés en France par des Alchimistes, des Mystiques, des adeptes des Sciences Occultes: Illuminés d'Avignon, Rose-Croix, Théosophes Chrétiens et Martinezistes. Ceux-là ont adapté à la Maçonnerie la Science Secrète dont ils détenaient la tradition.

Les Eléments de cette Science se retrouvent dans les Symboles, Chiffres et Nombres symboliques, Ternaire, Quaternaire, Septenaire, etc.

Dans les Figures : Triangles, Étoile Flamboyante (Pentagramme), Sceau de Salomon (Hexagramme), Tableau des Loges.

Dans les Légendes : Légende d'Hiram, Légende de Salomon, Inri, Histoire de J.-B. Molay.

Dans les Outils : Maillet, Niveau, Règle, Équerre, Compas, Pierre cubique, Épées, Poignards, etc.

Dans les Paroles : Mots de Passe Hébraïques et Latins et Paroles dans la Langue Profane de l'Initié.

Dans les Signes: Signes et Attouchements de chaque grade.

Dans les Décors et Bijoux : Dans les Bannières.

Dans la Langue écrite avec des caractères secrets suivant les grades.

Tout cet ensemble suppose et nécessite une Science Particulière dont l'étude doit constituer l'initiation aux vrais mystères de la véritable Maçonnerie.

Il faut cependant se souvenir que la Maçonnerie s'est trouvée mêlée à une foule d'événements politiques. Comprenant l'utilité possible de cette admirable association, certains hommes d'État ou même de simples ambitieux ont voulu utiliser cet Ordre en vue d'un but tout à fait étranger aux applications sociales de la Science Maçonnique. De là l'abandon des études symboliques et la transformation de la Franc-Maçonnerie en une société d'action politique, avec enseignement philosophique à tendances matérialistes. Les Loges qui suivent cette voie ont une tendance forcée à abandonner des études symboliques qui n'ont plus aucune utilité pour leurs membres et à méconnaître les hauts grades où ces études doivent être poursuivies.

D'autre part, et ceci est surtout visible à l'étranger, les Maçons rattachés aux anciennes formules n'ont pas abandonné les recherches spéciales concernant la Science Maçonnique pure.

C'est de ces diverses tendances que sont dérivée les systèmes maçonniques différents pour le genre d'instruction, pour le travail et même pour le rituel d'initiation.

 

En Style Maçonnique ces systèmes sont appelés Rites et ces Rites peuvent se diviser en trois genres principaux dont les autres sont dérivés par fusion ou adaptation.

1° Les Rites d'études philosophiques élémentaires d'action politique immédiate' On méprise ou on ne comprend pas tout ce qui sort de cette action et on abandonne toute étude de Science Maçonnique pure. Les grades sont réduits en nombre, les épreuves physiques et autres abandonnées et le rituel des hauts grades ignoré. La tendance de ces rites est la transformation de la Maçonnerie en société profane.

Le Grand Orient de France ou Rites Français Moderne, quelques Grands Orients de l'Etranger se rattachent à .se système.

2°... A côté de ces Rites transformateurs du symbolisme traditionnel il en existe d'autres où la hiérarchie et les hauts grades sont scrupuleusement conservés. La succession des grades représente en effet l'histoire des traditions secrètes dans la société profane depuis Salomon jusqu'aux Alchimistes en passant par les Croisés, les Templiers et tous les persécutés de l'Eggrégore Papal. De plus, la hiérarchie de l'Enseignement en Maçonnerie Bleue, Maçonnerie Rouge, Maçonnerie Noire et Maçonnerie Blanche directrice permet un développement rationnel de la Science Maçonnique étudiée successivement dans les Loges, dans les Chapitres, les Aréopages et régularisée dans son enseignement par la Direction Générale ou Suprême Conseil.

Ces Rites appartiennent au Système Écossais, qui n'a d'Écossais que le nom, mais qui est connu universellement sous cette appellation.

Nous citerons parmi les Rites rattachés à ce système Écossais.

Le Rite Écossais ancien et accepté de Morin réformé par Pike.

Le Rite Écossais ancien et accepté de Cerneau.

Le Rite Primitif et Originel de la Franc-Maçonnerie.

Le Rite National Espagnol, Rite Ancien et Primitif, etc. Le Rite Universel Mixte.

Le mot ancien ou primitif indique généralement le rattachement au système Écossais, alors que le mot moderne indique le rattachement au système précédent.

3°... Certains Maçons rattachés à des sociétés de Rose-Croix ou s'adonnant d'une manière spéciale à l'étude de la Science Maçonnique, ont voulu approfondir cette Science en y adaptant des grades kabbalistiques et mystiques.

Ce genre de Maçonnerie a toujours été réservé à une élite et souvent ne comprend que des hauts grades laissant aux autres rites le soin de préparer les initiés futurs.

Le plus connu de ces Rites est le Rite de Misraïm, puis le Rite Memphis, fondés tous deux en vue d'un but spécial. Ils ont souvent formé des Puissances unies sous le nom Memphis-Misraïm. Ce rite est à 90 grades ou 96 grades.

Généralement les membres des Suprêmes Conseils à l'étranger sont initiés aux trois Rites et sont pourvus des grades 33e, 90e,96e.

Le Rite Swedenborgien et les Ordres d'Illuminés Chrétiens se rattachent à ces Rites spéciaux.

Qu'on note ici que nous faisons seulement oeuvre d'historien. Nous montrons l'existence et la situation de chaque genre de Rîtes, sans vouloir rien juger. Le chercheur impartial doit d'abord constater sans aucun parti pris, laissant à chaque lecteur intelligent le soin de conclure en toute indépendance.

Beaucoup de Maçons français ignorent ces données fondamentales de toute organisation Maçonnique. On fait de plus beaucoup d'efforts pour leur cacher des choses aussi simples. Enfin chaque Rite a la singulière prétention d'être seul régulier. De là des querelles et des excommunications sans fin. Nous allons maintenant pouvoir en parler aussi clairement que possible...

Il est évident que chaque puissance Maçonnique constituée et possédant quelques Loges ou Chapitre verra toujours d'un très mauvais oeil la naissance ou l'arrivée dans son lieu d'action d'une puissance nouvelle ou venant d'ailleurs. Oubliant brusquement tous les enseignements de fraternité, de tolérance et de vérité enseignés dans les discours officiels, on va se conduire avec la nouvelle création exactement commune Église se conduit avec une nouvelle Église. Appel à l'irrégularité, excommunication majeure ou mineure, défense aux Frères de fréquenter les nouveaux venus, enfin tout ce qu'on reproche aux sectaires religieux.

Cependant l'étude impartiale de l'histoire nous montre qu'un Rite correspond toujours à une nécessité politique ou philosophique. C'est ainsi que si la France était en ce moment abandonnée à ses directions Maçonniques, elle serait vite rayée du nombre des contrées pouvant être considérées comme faisant des travaux Maçonniques sérieux.

Que vaut donc l'excommunication d'un Rite à l'égard d'un autre ?

Exactement ce que vaut l'excommunication d'une Église à l'égard d'une autre.

Les Réformés sont irréguliers pour les catholiques, qui eux-mêmes ainsi que les Réformés sont irréguliers pour les orthodoxes et tous s'accablent de documents historiques pour affirmer leur seule régularité.

Or, il est triste de voir des hommes à la raison éclairée, qui devraient ne plus se laisser influencer par les préjugés, se laisser aller à leurs passions aveuglantes et se conduire comme des sectaires cléricaux.

Et ce qu'il y a de comique dans cette aventure, c'est que ceux qui parlent d'irrégularité sont obligés de jeter un voile discret sur leurs propres origines, car l'histoire n'a pas les complaisances des fabricants de Rituels et elle remet cruellement à leur véritable place les excommunicateurs d'aujourd'hui qui furent souvent, sinon toujours, les irréguliers d'hier.

Ainsi le Grand Orient de France détient le record de l'irrégularité. Il a été formé par Lacorne et une série de FF. expulsés de la Maçonnerie, pour raisons graves. Il a été constitué en violation de tous les statuts généraux de la Maçonnerie et de tous les serments antérieurs et solennels, des FF. constituants. Or, comme les demi-mondaines devenues femmes honnêtes par un mariage sur le tard, il n'y a pas de Puissance maçonnique plus disposée à parler de l'irrégularité des autres que le Grand Orient de France et ses dérivés comme la Loge suisse Alpina.

Le Rite Écossais ancien et accepté de Morin réformé par Pike est également irrégulier dans ses origines ainsi que l'ont démontré les FF. appartenant au Rite Écossais ancien et accepté de Cerneau. Le Rite de Morin n'a pas de charte régulière à son origine et le prétendu document de Frédéric Il est, de l'avis de Albert Pike lui-même, une douce plaisanterie pour ne pas dire un faux.

De même la Grande Loge d'Angleterre, la Puissance la plus difficile en matière d'origine maçonnique, n'a jamais pu produire ses patentes de constitution qui n'existent pas.

Eh bien ! cela n'empêche aucunement chacune des Puissances que nous venons d'énumérer de posséder dans leur sein des hommes de très grande valeur au point de vue de la Science maçonnique. Si nous présentons ces déductions historiques sur la régularité, déductions éclairées par les savantes études de notre F. Teder, ce n'est pas pour mépriser des FF. de bonne foi et très instruits. C'est pour montrer que les francs-maçons doivent leur origine à des initiés qui ont trouvé bon de rester des supérieurs inconnus et qui ont constitué des rites sans donner de chartes, pour conserver leur plan.

Il faut être de notre époque où un homme se fait lui-même quelqu'un sans avoir besoin d'ancêtres (Self Made Man), il faut avoir le courage de reconnaître les hommes de valeur dans la Maçonnerie universelle sans vouloir discuter la valeur historique de chaque rite du moment qu'il initie les FF. dans les règles habituelles et qu'il possède un certain nombre de loges.

Il existe, d'après les recherches de l'illustre F. Villarino del Villar, trois cent mille maçons rattachés aux Puissances maçonniques qui se disent régulières et deux millions de FF. rattachés aux autres Puissances.

Il nous semble nécessaire de dresser en toute impartialité un tableau de toutes ces Puissances maçonniques sans nous mêler de juger les uns ou les autres. Ensuite il sera possible de chercher un moyen d'union qui respecte l'autonomie de chaque rite. Il en est ainsi des États-Unis d'Amérique où la constitution de chaque État est respectée, ce qui n'empêche pas la puissance effective de la Fédération. Il en est ainsi en Suisse. Il doit en être de même dans la franc-maçonnerie où chaque rite est un État autonome aussi petit soit-il. Les États-Unis d'Europe doivent être précédés de la Constitution de la Fédération maçonnique universelle.

Or une Fédération ne peut s'établir que sur le respect d'autrui.

La franc-maçonnerie a toujours été la grande initiatrice des réformes politiques et sociales. Elle a détruit pour ses membres les frontières et les préjugés de races et de couleurs, elle a présidé à la destruction des parchemins individuels et des statuts corporatifs qui écrasaient' l'intelligence du pauvre, elle a soutenu une lutte séculaire contre l'obscurantisme sous toutes ses formes.

Le moment est venu pour elle de sortir de la période des querelles mesquines et des rivalités individuelles. La Fédération des rites précédera la Fédération des Puissances de l'Europe et nous respecterons tous les rites qu'ils soient avec nous ou contre nous. L'œuvre à laquelle nous appelons aujourd'hui nos FF. demande bien trop de temps et d'efforts collectifs pour que les individus comptent pour elle.

Nous aurons tous disparu du plan physique depuis longtemps sans doute, lorsque les FF. qui viendront cueilleront sur nos tombeaux la branche d'acacia et la présenteront à la première assemblée fédérale des Puissances maçonniques, en disant: Debout et à l'ordre, mes FF., voilà le plan d'Hiram qui s'accomplit. Les ouvriers sont classés selon leur genre de travail et ils vont réaliser une partie du Grand oeuvre de l'humanité terrestre.

 


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Jeudi 14 août 2008

D : Comment l’œuvre de l’Aigle Rouge s’est-elle manifestée en toi ?

R : Lorsque la flamme subtile de mon Intellect et le pur regard de mon âme se sont détournés

du sensible pour commencer à comprendre le divin, alors la Lumière de l’Aigle Rouge s’est manifestée, m’environnant de ses ailes flamboyantes.

 

D : Que produit cette alliance pour le genre humain ?

R : Des trésors immenses qui dureront autant que le monde.

 

D : Tous les hommes sont-ils en état de travailler au Grand œuvre ?
R : Non, bien peu en sont capables. Il n'y a que les vrais maçons qui auront l'avantage d'y prétendre. Mais combien peu sont dignes d'y parvenir


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Jeudi 14 août 2008

Système du grand oeuvre Philosophique

Le Prince Excellent dit:
D. F 1er Excellent, quelle est la première étude d'un philosophe?

R. C'est la recherche des opérations de la nature.

D. Quel est le terme de la nature?

R. Dieu, comme il en est le principe.

D. Que représente la lumière des Maçons?

R. Le souffle divin, le feu central et universel qui vivifie tout ce qui existe.

D. Quelles qualités doivent avoir les scrutateurs de la nature, F 2ème Excellent?

R. Ils doivent être tels que la nature elle même, c'est à dire, vrais, simples, patients et constants; ce sont les caractères essentiels qui distinguent les bons Maçons; et lorsqu'on inspire déjà ces sentiments aux Candidats dans les premières instructions, on les prépare d'avance à acquérir les qualités nécessaires pour la classe philosophique.

D. Quelle est la vraie et première matière des métaux?

R. La première et la principale est une humidité de l'air mêlée avec un air chaud, adhérente à chaque chose pure et impure.

D. Comment les philosophes ont-ils nommé cette humidité?

R. Mercure.

D. Quelle est la seconde matière?

R. C'est la chaleur de la terre, c'est à dire, une chaleur sèche que les philosophes appèlent souffre.

D. Quelle est la vie des métaux?

R . Elle n'est autre chose que le feu lorsqu'ils sont encore couchés dans leurs mines.

D. Quelle est leur mort?

R. Leur mort et leur vie ont un même principe puisqu'ils meurent également par le feu, mais un feu de fusion.

D. Les divers métaux connus, ont-ils chacun des semences différentes?

R. Ils ont tous une même semence; mais le lieu de leur formation a été la cause de leur différence.

D. F1er Excellent, comment se forme l'or dans les entrailles de la terre?

R. Quand la première matière dont nous avons parlé, est sublimée au centre de la terre, et qu'elle passe dans les lieux chauds et purs, où une certaine graisse de souffre adhère aux parois, alors cette vapeur, ce mercure des philosophes s'unit, se joint à cette graisse qu'elle sublime; de ce mélange résulte une certaine onctuosité qui venant à se sublimer de nouveau en passant par d'autres lieux nettoyés par la vapeur précédente et où la terre est plus subtile, pure et humide, remplit les pores de cette terre, se joint à elle et c'est alors ce qui produit l'or.

D. Quel est l'objet de la recherche des philosophes?

R. C'est la connaissance de l'art de perfectionner ce que la nature a laissé imparfait dans le genre minéral, et d'arriver au trésor de la pierre philosophale.

D.Qu'est ce que cette pierre?

R. La pierre philosophale n'est autre chose que l'humide radicale des éléments parfaitement purifiés et amenés à une souveraine fixité, ce qui fait qu'elle produit de si grandes choses.

D. F2ème Excellent, quelle route doit suivre le philosophe pour parvenir à la connaissance et à l'exécution de l'oeuvre physique?

R. La même que le Grand Architecte de l'Univers suivit pour la création du monde, en observant comment le chaos fut débrouillé.

D. Combien d'opérations y a t il dans notre oeuvre?

R. Il n'y en a qu'une seule qui se réduit à la sublimation, qui n'est autre chose que l'élévation de la substance sèche par le moyen du feu, avec adhérence à son propre vase.

D. Quand un philosophe peut-il entreprendre la confection du Grand oeuvre?

R. Lorsqu'il saura par théorie tirer d'un corps dissous, et par le moyen d'un esprit cru, un esprit digeste, lequel il faudra derechef rejoindre à l'huile vitale.

D. F1er Excellent, expliquez moi cette théorie plus clairement?

R. Pour rendre la chose plus sensible, en voici le procédé; ce sera lorsque le philosophe saura par le moyen d'une menstrue végétale, uni et minéral, dissoudre un troisième essentiel, avec lesquels réunis il faut laver la terre, et l'exalter ensuite en quintessence céleste, pour en composer leur foudre sulfureux, lequel, dans un instant pénètre les corps, et détruit leurs excréments.

D. Combien d'or distinguent les philosophes?

R. Trois, comme vous l'avez dit plus haut: l'or astral, l'or élémentaire et l'or vulgaire.

D. Qu'est ce que l'or astral?

R. Il a son centre dans le soleil qui le communique à tous les êtres inférieurs. C'est une substance ignée et qui reçoit une continuelle émanation des corpuscules solaires qui pénètrent tout ce qui est sensitif et végétatif.

D.      Est ce dans ce sens qu'il faut considérer le soleil peint au tableau des premiers grades de

l'ordre?

R.       Oui, Prince Excellent, toutes les autres interprétations sont des voiles pour déguiser au Candidat les vérités philosophiques.

D. Quel est l'or élémentaire?

R. C'est la plus pure et la plus fixe portion des éléments et de toutes les substances qui en sont composées, de sorte que tout les êtres compris dans les trois règnes, contiennent dans leur centre un précieux grain de cet or élémentaire.

D.Comment cet or est-il figuré dans le tableau des trois premiers grades?

R. Ainsi que le soleil indique l'or astral, la lune signifie son règne sur tout les corps sublunaires qui lui sont subjacents, contenant en leur centre le grain fixe de l'or élémentaire.

D. Expliquez moi l'or vulgaire?

R. C'est le plus beau métal que la nature puisse produire, aussi parfait en soi qu'inaltérable.

D. Où trouve-t-on sa désignation aux symboles de l'art royal?

R. Dans les trois bijoux principaux: le triangle, le compas et l'équerre.

D. De quelle espèce d'or est la pierre philosophale?

R. De la seconde espèce, comme étant la plus pure portion de tous les éléments métalliques après sa purification.

D. Où se trouve la matière que nous employons?

R. Elle se trouve par tout, mais il la faut chercher principalement dans la nature métallique, où elle se trouve plus spécialement qu'ailleurs.

D. Laquelle doit on préférer à toutes les autres, F 2ème Excellent?

R. On doit préférer la plus mure, la plus propre et la plus facile, mais il faut la chercher principalement dans l'essence métallique, et qu'elle y soit non seulement en puissance, mais aussi en acte et qu'elle y ait une splendeur métallique.

D. F 1er Excellent, tout est-il renfermé dans ce sujet?

R. Oui, Prince Excellent; mais il faut pourtant secourir la nature, afin que l'ouvrage soit mieux et plutôt fait et cea par les moyens indiqués plus haut, et en employant le foudre sulfureux dont nous avons expliqué l'origine; c'est par ce procédé qu'on extraira de la matière l'or pur philosophique.

Le Prince Excellent dit au Récipiendaire:

Vous voyez, Très Excellent frère, par ce léger aperçu de notre théorie que la transmutation des métaux nous est connue; il est tems que vous appreniez le but et l'objet de tout nos travaux. Nous tenons des philosophes qui nous ont précédés l'important secret de composer l'or; mais les dangers qu' entrainent cette connaissance admirable, nous obligent à travailler sans cesse aux moyens de nous défier de nous mêmes.

Dans peu de jours d'une étude suivie, et en devenant le témoin secret de nos opérations vous ne tarderez pas à coopérer à ce que nous appelons le grand oeuvre, vous deviendrez chimiste habile, et vous ferez de l'or.

Il est une chose importante à vous révéler, c'est qu'aucun de nous n'à le droit de détourner la moindre parcelle de ce métal précieux. Si les philosophes qui m'entourent, ne prenaient pas la sagesse pour guide de leurs actions, ils s'approprieraient de suite l'or qu'ils confectionnent et se procureraient toutes les jouissances que donne la richesse. Qu'en résulterait-il? Que la facilité de produire entraînerait la nécessité de dépenser; que le public, le Gouvernement même serait intéressé à connaître la source de tant de biens et qu'enfin l'imprudent compromettrait sa personne, sa vie, et causerait infailliblement notre perte. Pour prévenir tant de malheurs, voici la marche régulière que nous avons adoptée.

Tout l'or sorti de notre laboratoire, où vous allez être introduit, nous le déposons dans une caisse artistement faite, qui contient pour environ trois millions de lingots. La lenteur de nos opérations et les précautions que nous prenons, afin d'écarter tout soupçon, exigent de nous trois ans de travail pour que nous puissions remplir cette caisse. Quand cette valeur métallique est complétée, le plus ancien de nous, qui est chargé durant trois années des fonctions dont je suis dépositaire, emporte cette caisse, nous dit un éternel à Dieu, après avoir prononcé un Serment terrible, et va jouir dans une contrée lointaine des fruits de son travail, de ses études et de sa discrétion.


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Jeudi 14 août 2008

Qu'est-ce que l'or astral ?

L'or astral a son centre dans le Soleil, qui le communique par ses rayons, en même temps que sa lumière, à tous les êtres qui lui sont inférieurs : c'est une substance ignée, & qui reçoit une continuelle émanation des corpuscules solaires qui pénètrent tout ce qui est sensitif, végétatif & minéral.

Est-ce dans ce sens qu'il faut considérer le Soleil peint au tableau des premiers grades de l'ordre ?

Sans difficulté : toutes les autres interprétations sont des voiles pour déguiser au candidat les vérités philosophiques qu'il ne doit point apercevoir du premier coup d'œil, & sur lesquelles il faut que son esprit & ses méditations s'exercent.

Qu'entendez-vous par or élémentaire ?

C'est la plus pure & la plus fixe portion des éléments & de toutes les substances qui en sont composées ; de sorte que tous les êtres sublunaires des trois genres contiennent dans leur centre un précieux grain de cet or élémentaire.

Comment est-il figuré chez nos Frères les Maçons ?

Ainsi que le soleil au tableau indique l'or astral, la lune signifie son règne sur tous les corps sublunaires qui lui sont subjacents, contenant en leur centre le grain fixe de l'or élémentaire.

Expliquez-moi l'or vulgaire ?

C'est le plus beau métal que nous voyons,  que la nature puisse produire, aussi parfait en soi qu'inaltérable.

Où trouve-t-on sa désignation aux symboles de l'Art royal ?

Dans les trois médailles, le triangle, le compas & tous autres bijoux ou instruments représentatifs, comme d’or pur.

De quelle espèce d'or est la pierre des Philosophes ?

Elle est de la seconde espèce, comme étant la plus pure portion de tous les éléments métalliques après sa purification,  alors il est appelé or vif philosophique.

Que signifie le nombre quatre adopté dans le grand écossisme de Saint-André d'Ecosse, le complément des progressions maçonniques ?

Outre le parfait équilibre, & la parfaite égalité des quatre éléments dans la pierre physique, il signifie quatre choses qu'il faut faire nécessairement pour l'accomplissement de l'œuvre, qui sont, composition, altération, mixtion & union, lesquelles une fois faites dans les règles de l'art, donneront le fils légitime du soleil, & produiront le phénix toujours renaissant de ses cendres.

 

 

Qu'est-ce que c'est proprement que l'or vif des Philosophes ?

Ce n'est autre chose que le feu du mercure, ou cette vertu ignée, renfermée dans l'humide radical, à qui il a déjà communiqué la fixité & la nature du soufre, d'où il est émané : le soufre des Philosophes ne laissant pas aussi d'être appelé mercure, à cause que toute sa substance est mercurielle.

Quel autre nom les Philosophes donnent-ils à leur or vif ?

Ils l'appellent aussi leur soufre vif, ou leur vrai feu, & il se trouve renfermé en tout corps, & nul corps ne peut subsister sans lui.

Où faut-il chercher notre or vif, ou notre soufre vif, & notre vrai feu ?

Dans la maison du mercure.

De quoi ce feu vit-il ?

De l'air.

Donnez-moi une comparaison du pouvoir de ce feu ?

Pour exprimer cette attraction du feu interne, on ne peut pas donner une meilleure comparaison que celle de la foudre, qui n'est d'abord qu'une exhalaison sèche & terrestre, unie à une vapeur humide, mais qui à force de s'exalter, venant à prendre la nature ignée, agit sur l'humide qui lui est inhérent, qu'elle attire à soi, & transmue en sa nature, après quoi elle se précipite avec rapidité vers la terre, où elle est attirée par une nature fixe semblable à la sienne.

Que doit faire le Philosophe après qu'il aura extrait son mercure ?

Il doit l'amener ou réduire de puissance en acte.

La nature ne peut-elle pas le faire d'elle-même ?

Non, parce qu'après une première sublimation elle s'arrête ; & de la matière ainsi disposée s'engendrent les métaux.

Qu'entendent les Philosophes par leur or & par leur argent ?

Les Philosophes donnent le nom d'or à leur soufre, & celui d'argent à leur mercure.

D'où les tirent-ils ?

Je vous ai déjà dit qu'ils les tirent d'un corps homogène où ils se trouvent avec abondance, & d'où ils les savent extraire l'un & l'autre, par un moyen admirable, & tout à fait philosophique.

Dès que cette opération sera dûment faite, que doit-on faire ensuite ?

On doit faire son amalgame philosophique avec une très grande industrie, lequel pourtant ne se peut exécuter qu'après la sublimation du mercure, & sa due préparation.

Dans quel temps unissez-vous votre matière avec l'or vif ?

Ce n'est que dans le temps qu'on l'amalgame : c'est-à-dire, par le moyen de cette amalgame, on introduit en lui le soufre, pour ne faire ensemble qu'une seule substance, & par l'addition de ce soufre, l'ouvrage est abrégé, & la teinture augmentée.

Que contient le centre de l'humide radical ?

Il contient & cache le soufre, qui est couvert d'une écorce dure.

Que faut-il faire pour l'appliquer au grand œuvre ?

Il faut le tirer de ses prisons avec beaucoup d'art, & par la voie de la putréfaction.

La nature a-t-elle dans les mines un menstrue convenable, propre à dissoudre, & à délivrer ce soufre ?

Non, à cause qu'il n'a pas un mouvement local ; car si elle pouvait derechef dissoudre, putréfier & purifier le corps métallique, elle nous donnerait elle-même la pierre physique, c'est-à-dire, un soufre exalté & multiplié en vertu.

Comment m'expliqueriez-vous, par un exemple, cette doctrine ?

C'est encore par la comparaison d'un fruit ou d'un grain, qui est derechef mis dans une terre convenable pour y pourrir, & ensuite pour multiplier ; or, le Philosophe qui connaît le bon grain, le tire de son centre, le jette dans la terre qui lui est propre, après l'avoir bien fumée & préparée, & là il se subtilise tellement, que sa vertu prolifique s'étend & se multiplie à l'infini.

En quoi consiste donc tout le secret pour la semence ?

A bien connaître la terre qui lui est propre.

Qu'entendez-vous par la semence dans l'œuvre des Philosophes ?

J'entends le chaud inné, ou l'esprit spécifique renfermé dans l'humide radical, ou la moyenne substance de l'argent vif, qui est proprement le sperme des métaux, lequel renferme en soi sa semence.

Comment délivrez-vous le soufre de ses prisons ?

Par la putréfaction.

Quelle est la terre des minéraux ?

C'est leur propre menstrue.

Quel soin doit avoir le Philosophe pour en tirer le parti qu'il désire ?

Il faut qu'il ait un grand soin de la purger de ses vapeurs fétides, & soufres impurs, après quoi on y jette la semence.

Quel indice peut avoir l'artiste qu'il soit sur le bon chemin au commencement de son œuvre ?

Quand il verra qu'au temps de la dissolution, le dissolvant, & la chose dissoute demeurent ensemble sous une même forme & matière.

Combien de solutions y a-t-il dans l'œuvre philosophique ?

Il y en a trois ; nombre par cette raison mystérieux & respectable aux Maçons. La première est celle du corps cru & métallique, par laquelle il est réduit dans ses principes de soufre & d'argent vif ; la seconde, celle du corps physique ; & la troisième, celle de la terre minérale.

Comment par la première solution peut-on réduire un corps métallique en mercure, & puis en soufre ?

Par le feu occulte artificiel, ou l'Etoile flamboyante.

Comment se fait cette opération ?

En tirant d'abord du sujet le mercure, ou la vapeur des éléments, & après l'avoir purifiée, s'en servir à sortir le soufre de ses enveloppes, par la voie de la corruption, dont le signe est la noirceur.

Comment se fait la seconde solution ?

Quand le corps physique se résout avec les deux substances susdites, & acquiert la nature céleste.

Quel nom donnent les Philosophes à la matière dans ce temps ?

Ils l'appellent leur chaos physique, & pour lors, c'est la vraie première matière, qui n'est proprement dite telle, qu'après la jonction du mâle, qui est le soufre, & de la femelle, qui est le mercure, & non pas auparavant.

A quoi se rapporte la troisième solution ?

Elle est l'humectation de la terre minérale, & elle a un entier rapport à la multiplication.

Est-ce dans ce sens qu'il faut entendre la multiplication usitée dans les nombres maçonniques ?

Oui, nommément celle du nombre trois, pour le conduire à son cube, par les progressions connues de 3, 9, 27, 81.

De quel feu doit-on se servir dans notre œuvre ?

Du feu dont se sert la nature.

Quel pouvoir a ce feu ?

Il dissout toutes choses dans le monde, parce qu'il est le principe de toute dissolution & corruption.

Pourquoi l'appelle-t-on aussi mercure ?

Parce qu'il est de nature aérienne, & une nature très subtile participant toutefois du soufre, d'où il a tiré quelque souillure.

Où est caché ce feu ?

Il est caché dans le sujet de l'art.

Qui est-ce qui peut connaître & former ce feu ?

Le Sage sait construire & purifier ce feu.

Quel pouvoir & qualité ce feu a-t-il en soi ?

Il est très sec & dans un continuel mouvement, & ne demande qu'à corrompre & à tirer les choses de puissance en acte ; c'est lui enfin qui, rencontrant dans les mines des lieux solides, circule en forme de vapeur sur la matière, & la dissout.

Comment connaîtrait-on plus facilement ce feu ?

Par les excréments sulfureux, où il est renfermé, & par l'habillement salin, dont il est revêtu.

Que faut-il à ce feu pour qu'il puisse mieux s'insinuer dans le genre féminin ?

A cause de son extrême siccité il a besoin d'être humecté.

Combien y a-t-il de feux philosophiques ?

Il y en a de trois sortes, qui sont le naturel, l'inaturel, & le contre nature.

Expliquez-moi ces trois sortes de feux ?

Le feu naturel est le feu masculin, ou le principal agent ; l'inaturel est le féminin, ou le dissolvant de nature, nourrissant & prenant la forme de fumée blanche, lequel s'évanouit aisément, quand il est sous cette forme, si on n'y prend bien garde, & il est presque incompréhensible, quoique par la sublimation philosophique, il devienne corporel & resplendissant ; le feu contre nature est celui qui corrompt le composé, & a le pouvoir de délier ce que la nature avait fortement lié.

Où se trouve notre matière ?

Elle se trouve partout, mais il la faut chercher spécialement dans la nature métallique, où elle se trouve plus facilement qu'ailleurs.

Laquelle doit-on préférer à toutes les autres ?

On doit préférer la plus mûre, la plus propre & la plus facile ; mais il faut prendre garde surtout que l'essence métallique y soit non seulement en puissance, mais aussi en acte, & qu'il y ait une splendeur métallique.

Tout est-il renfermé dans ce sujet ?

Oui, mais il faut pourtant secourir la nature, afin que l'ouvrage soit mieux & plutôt fait, & cela par les moyens que l'on connaît dans les autres grades.

Ce sujet est-il d'un grand prix ?

Il est vil & n'a d'abord aucune élégance en soi, & si quelques-uns disent qu'il est vendable, ils ont égard à l'espèce, mais au fond il ne se vend point, parce qu'il n'est utile que pour notre œuvre.

Que contient notre matière ?

Elle contient le sel, le soufre & le mercure.

Quelle est l'opération qu'on doit apprendre à faire ?

Il faut savoir extraire le sel, soufre & mercure l'un après l'autre.

Comment cela se fait-il ?

Par la seule & complète sublimation.

Qu'extrait-on d'abord ?

On tire d'abord le mercure en forme de fumée blanche.

Que vient-il après ?

L'eau ignée, ou le soufre.

Que faut-il faire ensuite ?

Il faut le dissoudre avec le sel purifié, volatilisant d'abord le fixe, & puis fixant le volatil en terre précieuse, laquelle est le véritable vase des Philosophes & de toute perfection.

Ne pourriez-vous pas mettre tout à coup sous les yeux, & réunir comme en un seul point, les principes, les formes, les vérités & les caractères essentiels de la science des Philosophes, ainsi que du procédé méthodique de l'œuvre ?

Un morceau lyrique, composé par un ancien savant Philosophe, qui joignait à la solidité de la science, le talent agréable de badiner avec les Muses, peut remplir à tous égards ce que vous me demandez : aucune science n'étant effectivement étrangère aux enfants de la Science ; cette ode, quoiqu'en langue italienne, la plus propre à peindre des idées sublimes, trouve ici sa place.

 

 

 

N. B. - Si tous les catéchismes de Maçonnerie étaient aussi instructifs que celui-là, & ceux des autres grades de cette partie que j'espère communiquer un jour au Public, s'il accueille cette ébauche ; il est à croire que l'on s'appliquerait davantage à se ressouvenir des questions de l'ordre ; mais leur sécheresse fatigue la mémoire, perd le temps & rebute l'esprit.

 

L'on a eu soin de mettre en lettres italiques toutes les questions & réponses qui sont absolument directes à la Maçonnerie proprement dite, ou qui en émanent, pour la facilité des intelligents en cette partie : attendu que l'objet purement philosophique contenu en ce grade ou sublime philosophie inconnue, peut être également utile à ceux qui ne sont pas Maçons, y ayant beaucoup de curieux & amateurs de la science, qui sans être imbus des principes de l'Art Royal, s'appliquent aux recherches curieuses de la nature : en effet, le sort d'une chose bonne, est de pouvoir l'être généralement pour tout le monde, sans que telle ou telle qualité prise d'une société particulière puisse exclure de sa participation. Le reproche que l'on a fait de tout temps à la Maçonnerie étant de dire que, puisque par son régime elle doit rendre les hommes meilleurs, il est absurde que ses connaissances soient absolument réservées à une poignée d'êtres, qui par état sont tenus d'en faire un mystère : l'objection cesse totalement, s'il est vrai que la science des Maçons, & leur but positif soit la philosophie hermétique, telle que l'on vient de la détailler. Je ne cautionnerais pas cette vérité, en supposant que c'en soit une, parce que je me suis imposé la loi de ne présenter jamais mon opinion particulière pour une règle de décision, & qu'il convient à la modestie de toute personne qui se mêle d'écrire sans prétendre former de système, de laisser à chacun la liberté des combinaisons, sauf à fixer par des raisonnements solides, les irrésolutions de ceux qui voudraient bien le consulter. Pour mon goût personnel, j'aimerais assez que la chose des Maçons fût effectivement la découverte du grand œuvre : j'y trouve de grandes probabilités, & il est constant qu'en anatomisant plusieurs de ce que l'on appelle grands grades, en écartant le mysticisme des uns, les entours fabuleux des autres, on les tournerait aisément à la spéculation physique, dont au fond ils semblent vouloir établir les principes ; un seul exemple le prouve : les faux schismes de Rose-Croix, traités avec l'appareil pieux, vague, lugubre & brillant, dont on les surcharge en certaines loges, n'offrent à l'esprit de celui que l'on initie, que l'action sainte, des mystères révérés que l'on peut avoir décrits en des livres que ce grade copie, pour ainsi dire, & ce n'est plus à beaucoup près le véritable Rose-Croix tel qu'il fut dans sa très ancienne origine ; cependant à qui voudrait le décomposer, en suivant exactement les mêmes surfaces, sous des analogies philosophiques, y trouverait infailliblement le grain fixe, si ce terme est permis, des éléments de la science d'Hermès ; & la signature même des Maçons orgueilleux de ce grade, F. R. C. ne signifie autre chose que Fraters Roris Cocti. Le grade du Phénix, que quelques-uns apprécient beaucoup plus qu'il ne vaut, revient entièrement à cette partie, le Tetragrammaton, le Stibium, la Pentacule, sont des emblèmes précis : de faux docteurs y ajoutent de très fausses recettes, contenues en une manière de procédé prescrit pour la perfection du Stibium ; ces erreurs ne trompent pas le sage, c'est à lui à les rectifier : il est toujours bien flatteur pour les Maçons de pouvoir aspirer à cette qualité, & se parer d'un titre qui fait honneur à l'esprit, annonce la pureté du cœur, & rassemble les ouvriers intelligents, dont le but est d'aider & d'éclairer l'humanité.


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Mercredi 13 août 2008

Voici un rapport détaillé relatant la façon dont, le 7 juin 1780, Cagliostro fît de l’argent dans une loge maçonnique de Varsovie, tel que l’un de ses membres le consigna dans une description de cette expérience.

Cagliostro me fît peser une livre de mercure que je possédais, déjà purifié.

Avant cela, il m’avait ordonné de distiller de l’eau de pluie jusqu’à ce que tout le liquide s’évapore, laissant un dépôt qu’il appelait Terre Vierge ou secunda materia. Il en resta environs 16 grains. Sur ses instructions, j’avais également préparé un extrait de plomb. Après que tous ces préparatifs furent achevés, il vint à la loge et me confia la tâche d’exécuter l’ensemble de l’opération de mes propres mains. Je fis ceci selon ses instructions dans l’ordre suivant :

La Terre Vierge fut placée dans un ballon et la moitié du mercure y fut ajoutée. J’additionnais alors 30 gouttes d’extrait de plomb. Lorsque j’agitais un peu la fiole, le mercure apparut comme mort ou fortement congelé. Je versais alors le supplément d’extrait de plomb sur le mercure restant qui demeura non altéré. J’eu alors à placer ensemble les deux portions de mercure dans un ballon plus grand. Après l’avoir agité, tout le contenu pris en quelque sorte la même consistance solide. La couleur tourna au gris sale. L’ensemble fut alors agité dans un vase à moitié rempli. Cagliostro me donna ensuite un petit morceau de papier se révélant n’être que l’emballage de deux autres boulettes. Elles contenaient une poudre brillante de couleur carmin pesant sans doute un dixième de grain. La poudre fut mélangée dans le récipient et Cagliostro avala alors les trois papiers d’emballage. Pendant ce temps, je recouvrais le contenu du vase de plâtre de Paris préalablement préparé avec de l’eau chaude. Comme le récipient était rempli, Cagliostro le prit de mes mains, y ajoutant encore plus de plâtre de Paris et pressant fortement le tout de ses propres mains. Il me le rendit afin de sécher l’ensemble sur un feu de charbon de bois. Le vase fut placé dans un lit de cendres sur la fournaise à soufflerie. Le feu fut allumé et le récipient laissé ainsi pendant une demi-heure. Puis on le retira du feu grâce à une paire de pinces et on le transporta dans la loge. Le vase y fut brisé et dans le fond reposait une masse d’argent pesant 14 onces et demi.


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Mercredi 13 août 2008

Q - By what names has Ireland been known in ancient times .

 

A - It was first called "Inis na bford biode", which means "Island of the

Wood", from the fact that the Island was found covered with trees by Ninus,

son of Belus, when he visited it in 2000 B.C. 

 

Second, it was called "Greerigh na vernngha", which means "The End of

Nations", for it was the most western isle of the then known world. 

 

Third, "Innis Alga", "Noble Island", at the time it was conquered by

Firbolgs. 

 

Fourth, "ERIE", so named after Queen Erie. 

 

Fifth, "Fodhla", after Queen Fodhla, the most beautiful, patriotic and

virtuous of Irish women. 

 

Sixth, "Bamber", after Queen Bamber. The above named three Queens were

of the noble race of Tuatha de Danann who conquered the Firbolgs and ruled

Ireland for 197 years; from Erie, the most celebrated of these three Queens,

we derive "ERIN", in the Sanscrit "Iran", and it means "Sacred Land." 

 

Seventh, "Innisfail", "Island of Destiny." From this was derived "Liafail",

"Stone of Destiny" on which the Irish Kings were 

crowned. 

 

Eighth, "Muie-inis", "Island of Fogs", which fogs were said to be brought

about by the Magic of the Tuatha de Danann,  when the Sons of Melisius were about to land on the Island. 

 

Ninth, "Scotia", after "Scota", the mother of Heber. 

 

Tenth, "Hebernian", "Island of Heber". 

 

Eleventh, "Ireland", "Island of Eire". 

 

Twelfth, "Island of Saints". 

 

Thirteenth, "The Emerald Isle", on account of its verdure. 

 

Fourteenth, "Ogygia", "Old Land" or "Ocean Land" so called by Plutarch

(See "Ogygia, or an account of Irish events", etc., by Rev. J.Healy, 1790,

and "Ogygia", by O'Connor, 1775).

 

Fifteenth, "Island of the Sun", or "Sun Worshippers". 

 

Sixteenth, "Land of Gold". It may be noted that a large quantity of golden

ornaments have been found in the ruins and graves.

 

Seventeenth, "Ogugia", "The New and Pleasant country". ...

Q - Describe the origin of Knighthood in Ireland.

 

A - King Erminius or Ruid Ruide of Ullard, or Ulster, having reigned 45

years, called together the Princes and Nobles of the  land to meet him in a

special chamber called Aodmagromaca. The King also directed that those of

their sons who "had put on the mantle", that is, who were 18 years of age,

should attend with their Sires. These youths were formed in a circle round

the chamber of deliberation. When all were assembled with  due ceremony,

the King arose, and said, "What, if my sons chose out from among your

sons, each nine youths to be companions of their steps through the rugged

and uneven ways of life", and all the Princes and Nobles struck on their

white shields and cried, "Eri."  Then the King's sons went forth, and each

chose nine noble youths, whom the King at once created Knights, calling

them by his own family name of Ruid Ruide, and from this Order sprung the

other orders of Knighthood in Ireland. The King directed each of the new

made Knights to select nine youths as Esquires, and these in turn were

directed to select from their Clansmen, each nine followers, whom we now

term Men-at-Arms, and who were in time of war, placed in command of

small squads of the common soldiers or Gallowgasses. Thus:

Each Man-at-Arms would command 9 Gallowgasses.

Each Esquire, a company of 81 foot and 9 horsemen.

Each Knight, a battalion of 820 of all ranks.

Each Grand Cross, a brigade of 7380 men.

And the whole army would number 66,420 of all ranks.

 

Q - How many Orders of Knighthood existed in Ireland in ancient times .

 

A - Five

 

  Knights of the Ruid Ruide

  Knights of the Red Branch (Ulster)

  Knights of the Collar of Gold (Neagh Nase)

  Knights of the Golden Sword

  Knights of the Royal Order of Eri. ..

 

Q - Have any traces of Freemasonry been observed amongst the 

ancient Irish .

 

A - Yes, King Teuthal instituted Lodges of Architects with a peculiar

ceremonial derived from the Druids, one of whom was a member of each

Lodge, which was presided over by an Ollam Architect, whilst the ordinary

members occupied a position similar to the modern Fellow Craft Mason, and

in regard to whom all other Artizans were considered as Apprentices, who

could only attain to membership in the Architects Lodges, by having proved

themselves to be good men and true, and proficient in their Craft.

 


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Mercredi 13 août 2008

Discours historique

 

David, Roi d'Israël, ayant formé le projet d'élever un Temple à l'éternel, amassa pour cet effet d'immenses trésors. Mais, ce roi, ayant quitté les sentiers de la vertu et s'étant rendu indigne  de la protection du grand architecte il fut réservé à son fils Salomon d'avoir la gloire d'élever ce Temple au Maître de l'Univers.

Avant de commencer ce grand édifice, Salomon en fit part au roi de Tyr son voisin et allié, qui lui envoya hyram fameux architecte.

Salomon ayant reconnu les vertus et les grands talents d'hyram, le distingua bientôt par le poste le plus éminent en lui donnant la direction des ouvriers et en le chargeant de dresser les plans.

Les travaux étaient immenses et le nombre d'ouvriers leur étant proportionné, il avait fallu distribuer ces derniers en plusieurs classes et leur affecter un salaire proportionné à leur talent

Les apprentis, compagnons et Maîtres avaient un mot pour se faire reconnaître, et recevoir le tribu de leur peine.

Les apprentis s'assemblaient à la Colonne B\, les compagnons à la colonne J\ et les Maîtres dans la Chambre du Milieu.

Quinze compagnons voyant le Temple presque fini et qu'ils n'avaient pu obtenir le mot de Maître, parce que le temps n'était encore expiré, convinrent de l'obtenir par force du très respectable Maître hyram, à la première occasion, afin de passer pour Maître dans d'autres pays et en recevoir la paye.

Douze de ces compagnons se rétractèrent,  les trois autres nommés  Jubulas, Jubulos et Jubulum s'obstinèrent dans leur dessein.

Ces trois compagnons, sachant qu'hyram allait tous les jours faire sa prière dans le Temple pendant que les ouvriers se reposaient surent se placer savoir Jubulas à la porte du sud, Jubulos à la porte de l'ouest et Jubulum à la porte de l'est et ils attendirent le moment où hyram se présenterait pour sortir.

Hyram se présente d'abord à la porte du Sud, où Jubulas lui demande le mot de Maître, à quoi il répond qu'il ne devait pas le recevoir de cette manière, qu'il fallait qu'il attendit avec patience que son temps fut fini, qu'en surplus il ne pouvait le donner seul, et qu'il devait être accompagné de rois d'Israël et de Tyr; Jubulas; peu satisfait de cette réponse, lui donna un coup d'une règle de vingt quatre pouces au travers de la gorge.

Le Respectable Maître hyram s'enfuit à la porte de l'ouest où il trouva Jubulos qui lui fit la même demande, et sur son refus, ce dernier lui porta, sur le sein gauche, un coup violent avec une équerre  (…) donc il était armé.

Le Très Respectable Maître hyram, ébranlé du coup, rappela ses forces et se sauva à la porte de l'Est. Mais il y trouva Jubulum qui lui fit la même demande que les deux autres et sur son refus, lui donna un si terrible coup de maillet sur le front qu'il l'étendit mort.

Les trois assassins s'étant rejoint se demandèrent réciproquement la parole de Maître mais voyant qu'ils n'avaient pu l'obtenir et désespérés d'avoir commis un crime inutilement ne songèrent plus qu'à en dérober la connaissance, à cet effet ils enlevèrent le corps d'hyram et le cachèrent sous  les décombres, et dans la nuit le portèrent hors de Jérusalem sur une montagne où il fut enterré.

Le Respectable Maître hyram ne paraissant plus sur les travaux comme à son ordinaire Salomon fit faire les plus exactes recherches mais inutilement. Lorsque les douze compagnons qui s'étaient rétractés soupçonnant la vérité se réunirent et résolurent, entre eux d'aller se présenter à Salomon avec des gants et des tabliers blancs, comme témoignage de leur innocence et l'informèrent de ce qui s'était passé Salomon envoya ces douze compagnons à la recherche de leur Très Respectable Maître hyram  et leur recommanda que dans le cas où ils le trouveraient, de chercher sur lui, la parole de Maître leur observant que s'ils ne pouvaient pas la trouver, elle était alors perdue, attendu qu'il n'y avait que trois personnes qui la connaissent et qu'elle ne pouvait être donnée que par ces trois personnes réunies dont le Respectable Maître hyram faisait partie.

Que pour l'avenir le premier signe qui serait fait en retrouvant le corps (supposant qu'hyram fut mort), le premier signe, le premier mot prononcé serait substitué aux anciens signes et mots.

Ces compagnons ayant la promesse de Salomon d'être récompensés par la maîtrise s'ils parvenaient au but de leurs recherches partirent et se divisèrent en quatre bandes.

Trois allèrent vers le Nord, trois au Sud,  trois à l'Ouest et trois à l'Est.

Une de ces quatre bandes descendit la rivière de Joppa, et un d'eux s'étant reposé à côté d'une roche entendit de terribles lamentations par l'ouverture du rocher et quelqu'un qui disait :

Ah que j'eusse plutôt la gorge coupée, ma langue arrachée jusqu'à la racine et que j'eusse été enterré dans les sables de la mer à la basse marée et à une encablure de distance du rivage où la mer flux et reflue deux fois par jour, plutôt que d'avoir été complice de la mort de notre Respectable Maître hyram.

Ah, dit un autre, que mon cœur eut été arraché de mon sein et jeté pour servir de proie aux vautours, plutôt que d'avoir été complice de la mort d'un aussi bon Maître.

 Mais hélas, dit Jubulum, je l'ai frappé plus fort que vous deux, car c'est moi qui l'ai tué. Que j'eusse eût mon corps séparé en deux, une partie au Midi et l'autre au Septentrion et mes entrailles réduites en cendre et jetées aux quatre vents, plutôt que d'avoir été la cause du meurtre de notre Respectable Maître hyram.

Le compagnon entendant ces plaintes lamentables appela les deux autres Compagnons, ils entrèrent dans l'ouverture du rocher, prirent les meurtriers et les menèrent devant le Roi Salomon. Ils avouèrent en sa présence, ce qui c'était passé et le crime qu'ils avaient commis. Ils témoignèrent le désir  de ne pas survivre à leur forfait. En conséquence Salomon ordonna que leur propre sentence fut exécutée puisqu'ils avaient désigné le genre de leur mort et dit qu'il fut fait ainsi qu'ils avaient désirés aux-mêmes.

Jubulas eut la gorge coupée, jubulos eut le cœur arraché et Jubulum eut le corps coupé en deux parties, l'une jetée au nord, l'autre au midi.

Salomon ayant ainsi vengé la mort du R\M\hyram abif renvoya les mêmes compagnons pour remplir leur mission.

Les douze compagnons voyagèrent pendant cinq jours sans  rien trouver.

Ces compagnons ayant rendu compte à Salomon de l'inutilité de leurs recherches, il ordonna à neuf M\ de faire une seconde recherche.

Après avoir parcouru bien des endroits ils parvinrent sur le mont Moria et le deuxième jour, l'un d'eux excessivement fatigué voulu se reposer sur un monticule. Il aperçut des branches d'arbres nouvellement coupées et plantées dans  la terre, il les arracha et vit par là que la terre avait été fraîchement remuée.

Après avoir sondé la fouille dans les trois dimensions longueur, largeur et profondeur, il reconnut qu'elle n'avait été faite que pour enterrer quelqu'un. Il appela ses camarades et leur fit part de sa triste découverte. Ils se mirent à ôter la terre avec beaucoup de précaution, ils trouvèrent ainsi le corps de notre Respectable Maître hyram abif qui avait été assassiné. N'osant, par respect, pousser leurs recherches plus loin ils recouvrirent la fosse et pour reconnaître le lieu, ils coupèrent une branche d'acacia qu'ils plantèrent dessus et se retirèrent vers Salomon auquel ils firent leur rapport.

Salomon pénétra dans la plus vive douleur jugea que ce pouvait être celui de son grand Architecte hyram, il leur ordonna d'aller faire exhumer le corps et de le rapporter à Jérusalem.

Les anciens Maîtres se revêtirent de tablier et de gants blancs et le deuxième jour rendu au mont Moria ils firent la levée du corps

 

 


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Lundi 11 août 2008

Les travaux sont ouverts selon les rituels de l'ordre.

 

INITIATEUR

 Mes adelphes, vous êtes réunis pour fêter le solstice, la saint Jean d'été.

 

F Orateur

Nous fêtons une plénitude, et un déclin.

Nous célébrons deux fonctions traditionnelles symbolisées par

l'effacement de Jean le Baptiste et l'apparition de Jean l'Evangéliste.

Nous fêtons l'épi d'or et la graine qui sera posée au sein de la terre.

 

INITIATEUR

F. Secrétaire pourquoi les Martinistes fêtent-ils Jean l’Evangéliste ?

 

F Secrétaire

C'est un appel à la mémoire. Les hommes oublient celui qui est venu

indiquer le chemin, et ceux qui nous ont précédé pour aplanir notre chemin.

Jean a réuni des ouvriers dispersés, il les a mis au travail sur le

chantier du grand architecte.

 

INITIATEUR

F. Secrétaire., qui fut Jean le Baptiste ?

 

F Secrétaire

F I, Le Baptiste naquit selon la tradition au solstice d'été.

L'Evangile de Jean dit :

 Jean 3.30 "Il faut qu'il grandisse et que moi, je diminue."

  

INITIATEUR

F. Orateur., où est votre place dans notre temple ?

 

F Orateur

Au midi.

 

INITIATEUR

Pourquoi mon F. ?

  

F Orateur

e marque la position du soleil à son zénith. C'est l'heure où l'ombre

est la plus courte sur notre terre.

 

INITIATEUR

F. Orateur, quelle porte ouvre le pantacle à l’orient ?

 

F Orateur

La porte des Dieux ! Je l'ai passée pour venir aider les hommes, mes

adelphes. Celui qui l'ouvre et qui la ferme est Jean l'Evangéliste dont

nous célébrons la fête au solstice d'hiver, quand le soleil est au plus

haut dans sa course vers le Nord, au plus bas dans sa course vers le Sud.

INITIATEUR

F. Orateur. Qui est ce Jean l’Evangéliste ?

 

F Orateur

Jean 21.20

Pierre s'étant retourné vit derrière lui le disciple que Jésus aimait,

celui qui, au cours du repas, s'était penché vers sa poitrine et qui

avait dit : «Seigneur, qui est celui qui va te livrer» ?

 

Jean 21.21

Quand il le vit, Pierre dit à Jésus : «Et lui, Seigneur, que lui

arrivera-t-il» ?

 

Jean 21.22

Jésus lui répondit : «Si je veux qu'il demeure jusqu'à ce que je vienne,

que t'importe? Toi, suis-moi».

 

INITIATEUR

F. Secrétaire, où est votre place dans le temple ?

 

Secrétaire

Au Nord, F I.

J'observe ainsi les allées et venues par la porte d'Occident. Les

Adelphes la franchissent pour aller étudier le monde.

 

INITIATEUR

F. Secrétaire, qui les guide dans ce voyage ?

 

F Secrétaire

Ils quittent le temple sous le signe de celui dont nous célébrons la

fête en ce solstice d'été : Jean le Baptiste ou le Précurseur, celui qui

aplanit le chemin.

Ils vont vers le Grand Inconnu.

Jean vint rendre témoignage de la Lumière.

Ainsi, dans le monde profane, sommes-nous destinés à être les témoins de

la Lumière.

Jean le précurseur est fêté au moment où le soleil est au plus haut dans

sa course vers le sud, au plus bas dans sa course vers le nord.

 

INITIATEUR

F. Secrétaire, qui nous soutient dans ce long et périlleux voyage ?

 

Secrétaire

Le Martiniste est ouvert au ciel, à la Terre, aux hommes, à lui-même. Il

brûle du désir de comprendre le comment du fardeau de l'homme et accepte

les petits bonheurs qui sont offerts sur le chemin de la vie.

 

INITIATEUR

F. Secrétaire, que cherchons-nous ?

 

Secrétaire

Trois étoiles, F I

Je cherche l'étoile de la fraternité.

 

INITIATEUR

Quelle est cette Etoile ? Où brille t-elle dans le ciel ?

 

Secrétaire

Rouge, l'Etoile brille à l'Occident. C'est l'étoile du matin.

C'est aussi l'Etoile du soir, sa couleur est bleue au déclin du jour.

Elle est le Hé qui figure deux fois à l’Orient.

A chaque crépuscule, elle se rapproche du Nord. Elle est la Reine de la

Nuit, Dame du Ciel, Régente de la Terre.

 

F Orateur

Je cherche l'étoile de l'égalité ; l'étoile polaire est le centre à

partir duquel tout se coordonne.

Selon une tradition, le caractère qui figure au centre de l'étoile

signifie Unitas, l'unité.

La marche à l'étoile est le retour vers l'unité, vers le principe.

A l’orient, figure la lettre yod.

Elle se prononce parfois IAH.

 

INITIATEUR

Je cherche l'étoile de la liberté.

Je la trouve quand Il fait lever son soleil sur les méchants et sur les

bons.

Le shin symbolise le siège tangible du soleil mystique, centre de l'univers.

 

Orateur

Jean 1.5

 et la lumière brille dans les ténèbres,

 

F Secrétaire

et les ténèbres ne l'ont point comprise.

 

INITIATEUR

Nous sommes les enfants de la lumière.

 

INITIATEUR

Où est la place du F I ?

 

F Orateur

A l'Orient, mon F I, entre celui qui est venu (Moïse ; le maître passé)

et celui qui doit venir (Elie ; le maître inconnu).

Jean aux 2 visages se tient dans l'instant insaisissable du présent,

entre le passé qui n'est plus et le futur qui n'est pas encore.

Il est le maître de la voie ascendante et de la voie descendante.

 

INITIATEUR

Mes Adelphes, avant de nous séparer, je vous demande de penser à nos

Adelphes qui sont éloignés, aux malades, aux malheureux, à ceux qui se

sont égarés dans les ténèbres, à ceux qui, dispersés, travaillent chaque

jour à multiplier les bienfaits dont le Martinisme est le dispensateur.

 

Silence.  Méditation ou prière du cœur ou concentration sur la lettre Vav

 

INITIATEUR

Mes adelphes la leçon des solstices est telle que si le monde est

l'effet du Verbe, la nature est le symbole de la réalité.

Le miroir nous apprend que le monde de la manifestation est le reflet

d'un autre.

L'image de la main gauche est une main droite, car ce qui est en haut

n'est pas ce qui est en bas, mais comme ce qui est en bas.

Le Verbe est parole à l'extérieur, pensée à l'intérieur.

Le Verbe est témoin de la Lumière de l'Esprit et de la *flamme* au coeur

du Martiniste.

Mes adelphes, debout et à l'ordre.

 

Le F I. allume des flambeaux au flambeau des maîtres passés et les

transmets aux adelphes présents.

 

INITIATEUR

Remettant, en premier, la flamme au trésorier Hospitalier

3 Jean 0.5

Cher Frère, tu agis selon ta foi dans les soins que tu prends pour les

Sœurs et les Frères.

3 Jean 0.6

Ils ont rendu témoignage à ta charité. Tu agiras bien en pourvoyant à

leur mission d'une manière digne de Dieu.

3 Jean 0.7

Car c'est pour le Nom qu'ils se mettront en route…

Mon frère Hospitalier, en quittant le temple, tu laisseras la flamme sur

ton siège, nos adelphes pourront se souvenir de ce symbole, et se

tourner vers toi en cas de besoin matériel.

 

L’hospitalier acquiesce par le signe du silence.

Ensuite :

 

INITIATEUR

Que chacun reçoive le symbole du grand architecte, et qu'il l'utilise

selon les besoins de l'ordre, du groupe, de ses adelphes sans jamais

s'oublier lui-même. Vous emporterez avec vous ce symbole, puisque vous

avez encore à travailler pour connaître et servir la charitas !

 

CLOTURE selon les rituels de l'ordre.

L’hospitalier reste silencieux.


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