Vendredi 25 avril 2008

CHRISTOPHORIS 4ème GRADE

Le temps de la colère durait ordinairement dix-huit mois. Lorsqu'il était passé, le Thesmosphores venait voir l'initié, le saluait gracieusement, et l'invitait à le suivre après l'a­voir armé d'une épée et d'un bouclier.

Ils parcouraient des galeries sombres. Tout à coup, des hommes masqués sous des figures hideuses, entourés de serpents et ayant des flambeaux à la main, attaquaient l'initié en criant Panis.

Le Thesmosphores l'excitait à affronter les dangers et à surmonter tous les obstacles. Il se défendait avec courage, mais il succombait sous le nombre; alors on lui bandait les yeux, et on lui passait une corde au cou avec laquelle il était traîné par terre jusqu'à la salle où il devait recevoir un nouveau grade.

Les ombres s'éloignaient subitement en poussant de nouveaux cris. On le relevait exténué et on l'introduisait, pouvant à peine se soutenir, dans l'assemblée. La lumière lui était rendue et ses yeux étaient frappés des décorations les plus brillantes. La salle offrait la réunion des plus beaux tableaux. Le Roi lui-même siégeait à côté du Demiourgos (chef, inspecteur de la société). Au-dessous de ces hauts personnages, étaient assis le Stolista (purificateur par l'eau); le Hierostolista (secrétaire), portant une plume à sa coiffure; le Zacoris (trésorier), et le Komastis (chargé des banquets). Tous portaient l'Alydée. (Vérité. C'était une décoration égyptienne. Actianus, Var. Hist. liv. XIV, chap. 34, en parle en ces termes: "Eum omnium hominum justissimum et tenacissimum opportebat qui circa collum imaginem ex saphiro gemma confectam gestabat".) L'Odos (l'orateur, le chanteur) (F) prononçait un discours, dans lequel il félicitait le nouveau Chistophoris sur son courage et sur sa résolution. Il l'invitait à persévérer car celui-ci n'é­tait encore qu'à la moitié des travaux qu'il avait à subir pour fournir complètement ses preu­ves.

On lui présentait une coupe remplie d'une boisson très amère et qui s'appelait Cice (c'était vraisemblablement le même breuvage que celui qui portait le nom de Athénée, liv. 9): il fallait qu'il la vidât en entier.

On le revêtait de divers ornements. Il recevait le bouclier d'Isis, ou celui de Minerve; on lui chaussait les brodequins d'Anubis (ou Mercure), et on le couvrait du manteau d'Orci, orné de son capuchon.

On lui ordonnait de se saisir d'un cimeterre qui lui était présenté, de trancher la tête d'un individu qu'il trouverait au fond d'une caverne peu éloignée où il allait pénétrer, et de l'ap­porter au Roi. Au même moment, chaque membre s'écriait : Niobe: voilà la caverne de l'en­nemi.

En y entrant, il apercevait la figure d'une très belle femme. Elle était composée de peaux très fines ou de vessies, et si artiste-ment faite, qu'elle semblait être vivante. Le nouveau Chistophoris s'en approchait, la prenait par les cheveux et lui tranchait la tête qu'il présentait au Roi et au Demiourgos.

Après avoir applaudi à son action héroïque, ils lui annonçaient que c'était la tête de la Gorgo (Gorgo, Gorgal et Gorgone, sont les noms égyptiens de Méduse), épouse de Typhon, qu'il avait cou-pée, laquelle avait occasionné l'assassinat d'Osiris. On saisis-sait cette circonstance pour l'engager à être toujours le vengeur du mal.

Il recevait ensuite l'autorisation de revêtir de nouveaux habits qu'on lui présentait. Son nom était inscrit dans un livre où se trouvaient ceux de tous les juges du pays. Il jouissait d'un commerce libre avec le Roi et recevait sa nourriture journalière de la cour (Diodore de Sicile, liv. 1, de Judiciis Ægyptiorum). On lui remettait avec le code des lois une déco­ration qu'il ne pouvait porter qu'à la réception d'un Chistophoris, ou seulement dans la ville de Saïs. Elle représentait Isis, ou Minerve, sous la forme d'un hibou. Cette allégorie lui était ainsi expliquée:   "L'homme, à sa naissance, est aveugle comme le hibou, et il ne devient homme qu'à l'aide de l'expérience et des lumières de la philosophie. " Le casque signifiait le plus haut degré de la sagesse; la tête de Gorgo coupée, la répression des passions; le bouclier, la légitime défense contre la calomnie; la colonne, la fermeté; la cruche d'eau, la soif des sciences; le carquois garni de flèches, le pouvoir de l'éloquence; la pique, la persuasion portée au loin, c'est-à-dire que, par sa réputation, on peut à de grandes distances faire une impression profonde; les branches de palmier et d'olivier étaient les sym­boles de la paix (Grand Cabinet romain, p. 26). On lui apprenait, de plus, que le nom du grand législateur était Jao (Diod. de Sicile, liv. 1, De Ægyptiis legum latoribus).

Ce nom était aussi le mot d'ordre du grade. Les membres de cette assemblée avaient quelquefois des réunions où des Chistophoris seuls pouvaient être admis. Le chapitre qu'ils formaient alors s'appelait Pixon

Les ornements du quatrième grade pui­sent abondamment dans la mythologie classique. Qu'il s'agisse du bouclier, du casque, des brodequins de Mercure ou du manteau chacun des éléments contri­buaient à établir un lien spirituel avec la tradition antique puisant ainsi aux sour­ces de la culture méditerranéenne.

le mot en usage pour ses tenues était Sasychis (un ancien prêtre égyptien). L'initié devait apprendre la langue amounique. (La langue amounique était la langue mystérieuse (v. le mot du premier grade). Le récipiendaire, ayant parcouru les petits mystères, qui avaient pour objet de le préparer en l'instruisant dans les sciences humaines, touchait, au moment d'être admis aux grands mystères, à la connais­sance de la doctrine sacrée appelée la grande manifesta­tion de la lumière; il ne devait bientôt plus y avoir de sec­rets pour lui).

 

BALAHATE 5ème GRADE

Le Chistophoris avait le droit de demander ce grade que le Demiourgos ne pouvait lui refu­ser.

Conduit dans l'endroit où l'assemblée se réunissait d'abord, il était reçu par tous les memb­res. Ensuite, on l'introduisait dans une autre salle disposée pour une représentation théâtra­le. Là il était, en quelque sorte, seul spectateur; car chacun des membres prenait part à l'ac­tion.

Un personnage, appelé Orus, accompagné de plusieurs Balahates portant des flambeaux, marchait dans la salle et paraissait chercher quelque chose. Orus tirait son épée au moment d'arriver à la porte d'une caverne d'où sortaient des flammes. Le meurtrier Typhon était au fond, assis et ayant l'air abattu. Orus s'en approchait; Typhon se levait et se montrait sous une apparence effrayante: cent têtes reposaient sur ses épaules; tout son corps était couvert d'écailles et ses bras avaient une longueur démesurée.

Sans se laisser décourager par cet épouvantable aspect, Orus s'avançait vers le monstre, le terrassait et l'assommait.

Après l'avoir décapité, son cadavre était jeté dans la caverne d'où ne cessaient de sortir des torrents de feu et, sans proférer une parole, on montrait cette tête hideuse à tous les assis­tants.

Cette cérémonie se terminait par l'instruction que l'on donnait au nouveau Balahate, et qui renfermait l'explication de cette scène allégorique.

On lui apprenait que Typhon signifiait le feu qui est un des agents les plus terribles et sans lequel cependant rien ne pourrait se faire dans ce monde; qu'Orus était l'emblème du travail et de l'industrie à l'aide desquels l'homme exécute de grandes et utiles entreprises en parve­nant à dompter la violence du feu, à diriger sa puissance et à s'approprier ses effets. Le Balahate apprenait dans ce grade, la chimie, l'art de décomposer les substances et de combiner les métaux. Il était le maître d'assister quand il le voulait aux recherches et aux expériences que l'on faisait dans cette science. C'est par cette raison que le mot d'ordre était Chymia.

 

ASTRONOME DE LA PORTE DE DIEU 6ème GRADE

 

Quelques préparations précédaient ce grade. On commençait par mettre l'initié aux fers en entrant dans la salle.

Le Thesmosphores le conduisait à la Porte de la Mort où il fallait descendre quatre mar­ches, parce que la caverne qui servait pour cette réception était la même où avait eu lieu l'i­nitiation du troisième grade, et qu'elle était alors remplie d'eau pour faire voguer la barque de Caron. Des cercueils placés çà et là frappaient les yeux de l'initié. Il apprenait qu'ils renfermaient les restes d'hommes mis à mort pour avoir trahi la société. On le menaçait d'un sort pareil, s'il lui arrivait de commettre un semblable crime. Il était amené au milieu de l'assemblée pour prêter un nouveau serment.

Après l'avoir prononcé, on lui expliquait l'histoire de l'origine des dieux, objets de l'adora­tion du peuple, et à l'aide desquels on amusait et dirigeait sa crédulité; on lui faisait sentir en même temps la nécessité de conserver le polythéisme pour le vulgaire (I). Ensuite on lui développait les idées qui lui avaient été présentées dans le discours de récep­tion au premier grade sur les éléments de la doctrine d'un seul être qui embrassait tous les temps, présidait à l'unité, à l'admirable régularité du système de l'univers, et qui par sa natu­re était au-dessus de la compréhension de l'esprit humain.

Ce grade était consacré à enseigner au Néophyte les connaissances pratiques de l'astrono­mie. Il était obligé d'assister la nuit aux observations et de concourir aux travaux qu'elles exigeaient.

On avait soin de l'avertir d'être en garde contre les astrologues et les tireurs d'horoscopes car, les regardant comme les auteurs de l'idolâtrie et de la superstition, la société mysté­rieuse les avait en aversion. Ces faux docteurs du peuple avaient choisi le mot Phoenix pour leur mot d'ordre, mot que les astronomes tournaient en dérision (Hérodote, Hist. Æthiop., liv. 3).

Après la réception, on conduisait l'initié vers la porte des Dieux et on l'introduisait dans le Panthéon.  Il y voyait tous les dieux représentés par de magnifiques peintures.  Le Demiourgos lui en retraçait de nouveau l'histoire, sans lui rien cacher. On lui mettait sous les yeux la liste de tous les Chefs-inspecteurs, dans l'ordre chronolo­gique où ils avaient existé, ainsi que le tableau de tous les membres de la société répandus sur la surface du globe.

On lui apprenait aussi la danse des prêtres dont les pas figuraient le cours des astres (Lucien, de Saltatione). Le mot d'ordre était Ibis, qui signifiait Grue, et était le symbole de la Vigilance.  Le Rite du Crata Repoa rep­rend le mythe d'Osiris perfide­ment assasiné par Typhon (Seth) qui en dispersa le cada­vre avant qu'Isis recueille les morceaux pour lui redonner vie. Repris par l'alchimie et la franc-maçonnerie, l'origine égyptienne fut pour un temps occultée. Les rites égyptiens révélèrent cette claire filiation entre Hiram et Osiris.

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Vendredi 25 avril 2008

PASTOPHORIS 1er GRADE

 

Ou Apprenti, chargé de la garde de l'entrée qui conduisait à la Porte des hommes.

Le Récipiendaire étant préparé dans la grotte, le Thesmosphores le prenait par la main et le présentait à la porte des hommes.

A son arrivée, le Thesmosphores touchait sur l'épaule du Pastophoris (l'un des Apprentis précédemment reçus), qui était de garde à l'extérieur, et l'invitait à annoncer le Récipiendaire ; ce que celui-ci faisait en frappant à la porte d'entrée

Le Néophyte ayant satisfait aux questions qui lui étaient adressées d'abord, la porte des hommes s'ouvrait, et il était introduit. L'Hiérophante lui posait de nouvelles questions sur différents sujets. Il devait de même y répondre catégoriquement

On le faisait ensuite voyager dans l'enceinte de la Birantha et pendant ce temps, on cherchait à l'effrayer par des éclairs, des coups de tonnerre, et en produisant artificiellement autour de lui tous les effets de la grêle, de la tempête et de la foudre

S'il ne s'en laissait pas trop effrayer, et s'il n'était pas déconcerté, le Menies, ou lecteur des lois, lui lisait les constitutions de la société de Crata Repoa. Il était obligé de promettre de s'y conformer.

Après cette adhésion, le Thesmosphores le conduisait, tête nue, devant l'Hiérophante ; il s'agenouillait ; on lui mettait la pointe d'un glaive sur la gorge, et on lui faisait prêter le ser­ment de fidélité et de discrétion. Il invoquait le soleil, la lune et les astres, pour témoins de sa sincérité (12).

Cet engagement solennel prononcé, on lui ôtait le bandeau de dessus les yeux, et on le pla­çait entre deux colonnes carrées, nommées Betilies

Au milieu de ces deux colonnes, étaient couchées une échelle à sept échelons, et une autre figure allégorique, composée de huit portes de différentes dimensions

L'Hiérophante n'expliquait pas d'abord au Récipiendaire le sens mystérieux de ces emblè­mes ; mais il lui tenait le discours suivant :

"Vous qui venez d'acquérir le droit de m'entendre, je m'adresse à vous : les portes de cette enceinte sont sévèrement fermées aux Profanes, qui ne peuvent y pénétrer ; mais vous, Menès Musée, vous, enfant des travaux et des recherches célestes, écoutez ma voix ; elle va vous enseigner de grandes vérités. Soyez en garde contre les préjugés et les passions qui pourraient vous éloigner du véritable chemin du bonheur; fixez vos pensées sur l'Etre divin ; ayez-le toujours devant les yeux, afin de mieux gouverner votre cœur et vos sens. Si vous voulez marcher dans la vraie route de la félicité, songez que vous êtes sans cesse en présence du Tout-Puissant, qui gouverne l'univers. Cet Etre unique a produit toutes choses ; il les conserve, et existe par lui-même. Aucun mortel ne peut le voir ; rien ne peut être sous­trait à ses regards ".

Après ce discours, on faisait passer l'Apprenti sur les degrés de l'échelle, et on lui indi­quait à mesure quel en était le symbole fondé sur la métempsycose. On lui enseignait aussi que les noms et les attributions des Dieux avaient une toute autre signification que celle que le peuple y attachait.

Ce grade étant consacré à la physique, on lui expliquait les causes des vents, des éclairs, du tonnerre ; on y comprenait l'anatomie, l'art de guérir et de composer les médicaments.

C'était également dans ce même grade que l'on enseignait aux néophytes la langue sym­bolique et l'écriture vulgaire des hiéroglyphes .

La réception finie, l'Hiérophante donnait à l'Initié le mot d'ordre, à l'aide duquel tous les Initiés se reconnaissaient. Ce mot était Amoun ; il signifiait sois discret .

Ils se reconnaissaient encore par un attouchement manuel . On remettait au Récipiendaire une espèce de bonnet terminé en pyramide, et on lui cei­gnait autour des reins un tablier appelé Xylon.

Il portait autour du cou un collet dont les bouts tombaient sur la poitrine.

Du reste, il était déshabillé pendant la réception. Il devait garder à son tour la porte des hommes.

 

NEOCORIS 2ème GRADE

 Si le Pastophoris, pendant l'année de son apprentissage, avait donné des marques d'intel­ligence, on lui imposait un jeûne sévère, pour le préparer à devenir Neocoris Cette année expirée, il était mis dans une chambre obscure, appelée Endimion De belles femmes lui servaient des mets délicats, pour ranimer ses forces épuisées. C'étaient les épouses des prêtres, et même les vierges consacrées à Diane, qui allaient ainsi le visiter. Elles l'excitaient à l'amour par toutes sortes d'agaceries.Il devait triompher de cette épreuve difficile, pour prouver l'empire qu'il avait sur lui-même. Après l'avoir subie, le Thesmosphores venait à lui, et lui posait diverses questions. Si le Neocoris y répondait avec justesse, on l'introduisait dans l'assemblée. Le Stolista (ou Aspergeur) jetait de l'eau sur lui pour le purifier ; on l'obligeait à affirmer qu'il s'était toujours conduit avec sagesse et chasteté. Après cette déclaration, le Thesmosphores courait vers lui, ayant dans les mains un ser­pent vivant qu'il lui jetait sur le corps, et le retirait par le bas tablier  Le local paraissait rempli de reptiles, pour tâcher de porter l'effroi dans l'âme du Neocoris Plus il se montrait courageux dans cette épreuve, plus il était comblé d'éloges après sa réception. On le ramenait ensuite vers deux colonnes très élevées, au milieu desquelles un griffon poussait une roue devant lui  Ces colonnes signifiaient Orient et Occident. Le griffon était l'emblème du soleil ; et la roue, du centre de laquelle partaient quatre rayons, figurait les quatre saisons. On lui apprenait en même temps l'art de calculer l'hygromètre (qui servait à évaluer les inondations du Nil) ; on l'instruisait dans la géométrie et l'architecture, et il se familiarisait avec les calculs et les échelles des mesures dont il devait avoir à se servir dans la suite. Mais ceci était un grand secret, qui n'était découvert qu'à ceux qui appartenaient à une secte dont les connaissances étaient bien supérieures à celles de la population. On lui donnait pour insigne un bâton accolé d'un serpent. Le mot d'ordre du grade était Eve : à cette occasion, on lui racontait l'histoire de la chute du genre humain ; Croiser les deux bras sur la poitrine, était le signe dont il devait se servir pour se faire reconnaître . Son emploi était de laver les colonnes.

MELANOPHORIS 3ème GRADE

Le nouvel Initié recevait le nom du Melanephoris.

L'intelligence et la bonne conduite de Neocois l'ayant rendu digne de ce grade, on le pré­venait du moment de sa réception.

Il était conduit par le Thesmosphores dans un vestibule au-dessus de l'entrée duquel était écrit : Porte de la Mort.

Ce vestibule était rempli de différentes espèces de momies et de cercueils figurés : des dessins analogues en ornaient les murailles. Comme c'était l'endroit où l'on déposait les morts, le nouveau Melanephoris y trouvait les Paraskistes (26), et les Heroi (27) qui s'oc­cupaient de leurs travaux. Au milieu, était placé le cercueil d'Osiris, qui, à cause de son assassinat supposé récent, portait encore des traces de sang.

On demandait au nouveau Melanephoris s'il avait pris part à l'assassinat de son maître ? Après sa réponse négative, deux Tapixeytes (28) s'emparaient de lui.

Ils le conduisaient dans une salle ou étaient les autres Melanephoris habillés en noir. Le roi lui-même, qui assistait toujours à cette cérémonie, abordait le Récipiendaire avec une apparence gracieuse, et lui présentait une couronne d'or qu'il lui proposait d'accepter, s'il ne se croyait pas assez de courage pour soutenir les épreuves qu'on allait lui faire subir.

Mais le nouveau Melanephoris, sachant qu'il devait rejeter cette couronne, la foulait aux pieds (29). Aussitôt le roi s'écriait : Outrage, vengeance ? et, s'emparant de la hache des sacrifices, en frappait (doucement) le Melanephoris à la tête (30).

Les deux Tapixeytes renversaient le Récipiendaire ; les Paraskistes l'enveloppaient des bandelettes des momies. Pendant cette action, tous les assistants gémissaient autour de lui. On le transportait vers une porte où était écrit : Sanctuaire des Esprits. Au moment où on l'ouvrait, des coups de tonnerre se faisaient entendre, des éclairs brillaient, et le prétendu mort se trouvait entouré de feu (31).

Caron s'emparait de lui comme d'un esprit, et le descendait chez les juges des sombres bords. Pluton, assis sur son siège avait à ses côtés Rhadamante et Minos, ainsi qu'Alecton Nicteus, Alaster et Orpheus (32).

Ce tribunal redoutable lui adressait des questions sévères sur tout le cours de sa vie ; enfin, on le condamnait à errer dans ces galeries souterraines.

On le débarrassait ensuite de ses enveloppes et de tout l'appareil mortuaire.

Il recevait alors de nouvelles instructions ; elles étaient ainsi conçues :

1°. N'avoir jamais soif du sang, et assister les membres de la société, lorsque leur vie est en danger ;

2°. Ne jamais laisser un mort sans sépulture ;

3°. Attendre une résurrection des morts et un jugement futur.

On l'obligeait, dans ce grade, à s'occuper, pendant un certain temps, du dessin et de la peinture ; car il entrait dans les fonctions d'un Melanephoris de décorer les cercueils et les rubans des momies.

Une écriture particulière lui était enseignée ; on la nommait hiero-grammaticale : elle lui devenait d'autant plus utile, que l'histoire d'Egypte, la géographie, les éléments de l'astro­nomie, étaient tracés dans cette langue.

Il recevait aussi des leçons de rhétorique, afin de pouvoir prononcer en public les oraisons funèbres.

Le signe de reconnaissance consistait dans une embrassade particulière, dont l'objet devait exprimer la puissance de la mort ; le mot était Monach Caron mini. Je compte les jours de la colère.

 Le Melanephoris restait dans ces galeries souterraines jusqu'à ce qu'on pût juger s'il était capable d'avancer dans de plus hautes sciences, ou si l'on ne pourrait faire de lui qu'un Paraskiste ou un Heroi ; car il devait y passer le reste de ses jours, s'il n'atteignait pas aux véritables connaissances.

 

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Mardi 4 mars 2008

D.  Etes-vous sous l’élection de Zorobabel ?

R.  Oui T.R.M., et l’intime alliance de l’Assyrie avec le reste infortuné d’Israël ne m’est pas inconnue.

D.  En quoi faites-vous consister cette alliance et à quoi fait-elle allusion ?

R.  Cette alliance consiste en la liberté que l’Assyrie a donnée aux tribus d’Israël, après l’expiation de leur captivité, ce qui fait encore allusion à celle que l’Eternel fera avec tout être créé après l’expiation du temps et leur parfaite réconciliation.

D.  Par qui ces choses nous sont-elles représentées ?

R.  Par la convention que Zorobabel fit avec Cyrus et par le fruit de leurs opérations qui détermina le roi à prêter toutes sortes de secours aux tribus d’Israël à qui il venait de donner la liberté, en dépit de tous ceux qui y étaient opposés

D.  Et par qui nous sont-elles confirmées ?

R.  Par le Christ dont Zorobabel est le type et qui par ses opérations est le type de toute rédemption ; les opposants de l’Assyrie contre la liberté d’Israël sont le type des iniques opérations lorsqu’il s’opposèrent à celles du Rédempteur.

D.  Quel est le nombre des tribus qui étaient en captivité en Babylone ?

R.  Juda, Beniamin, et une partie de celle de Lévy.

D.  Etes-vous de quelqu’une de ces tribus ?

R.  Non, T.R.M. je suis de celle qui a toujours joui de la liberté.

D.    Comment la nommez-vous ?

R.  Ephraïm, le dernier des hébreux et le premier des élus.

D.  Comment avez-vous pénétré et conçu la convention puissante que Zorobabel avait contractée avec Cyrus pour mettre Israël en liberté, puisque vous n’étiez point de la captivité ?

R.  Par l’intime rapport et l’intime liaison correspondante qu’il y a de toutes les opérations spirituelles et temporelles de Zorobabel avec les nôtres qui font que rien n’échappe à notre correspondance.

D.  A quel âge Zorobabel dut-il s’assujettir en captivité ?

R.  Depuis l’âge de 7 ans jusqu’à 70 comptés qui terminaient la captivité.

D.  A quel âge avez vous été reçu Grand Elu de Zorobabel parmi Israël, et quel est votre âge temporel ?

R.  Mon âge temporel est de 70 ans et l’âge de mon élection spirituelle est de 7 ans.

D.  A quoi font allusion les 77 ans dont vous jouissez dans ce bas monde ?

R.  A l’esprit doublement puissant régnant dans ce bas monde figuré par le double caractère septénaire et représenté par l’âge parfait de Zorobabel et par son règne spirituel.

D.  Quel est le devoir de votre élection ?

R.  De combattre mes passions matérielles pour les rendre spirituelles, vaincre les ennemis de la vérité et ceux de la liberté à l’exemple de Zorobabel qui a combattu et vaincu.

D.  Dans quel endroit ce sage et pacifique Zorobabel a t’il combattu et vaincu ?

R.  Au passage du redoutable pont du fleuve dénommé Starbuzarnaï qui signifie passage de confusion ainsi que le dénombrement de ce nom nous le représente tel que je l’explique.

D.  Dénombrez le nom du fleuve.

R.  Star 1 ; bu 2 ; zar 3 ; na 4 ; ï 5

D.  Quelles sont les différentes opérations que Zorobabel a faites en faveur d’Israël lors de sa captivité ?

R.  7 particulières et 70 annuelles, celles annuelles consistaient à rappeler les esclaves de leur premier crime à leur juste punition, à leur expiation et leur parfaite réconciliation et les sept particulières prévenaient ces mêmes esclaves de leur future liberté, des différentes époques qui étaient survenues par le passé à Israël, celles présentes et toutes celles qui doivent leur survenir à l’avenir.

D.  Dans quel endroit Zorobabel a t-il le plus manifesté les 7 opérations particulières ?

R.  A la rupture des six arceaux qui formaient le pont du dit fleuve, et laissant subsister le septième sans l’avoir endommagé.

D.  Pourquoi Zorobabel brisa t’il les dits arceaux lesquels sont les instruments dont il s’est servi pour cette opération ?

R.  Je l’ignore puisque les délivrés n’en ont eu aucune connaissance.

D.  Pourquoi cela ?

R.  Parce que leur temple matériel n’était point encore réédifié et qu’ils n’avaient point encore offert d’holocauste au Créateur.

D.  Comment se peut-il que Zorobabel ait détruit un aussi beau et magnifique pont sans le secours d’outils comportant des métaux, à quoi font allusion cette opération et le septième arceau qu’il a laissé dans toute sa perfection ?

R.  Cet événement nous rappelle le Temple de Salomon qui fut de même construit sans outils composés de métaux ; Salomon avait à sa disposition des ouvriers inconnus qui ont taillé les pierres dans les carrières. Pourquoi ne trouverions nous pas que Zorobabel eut en son pouvoir ceux de destruction matérielle ?

D.  Vous ne nous parlez point du type du septième arceau ?

R.  Le septième arceau laissé dans toute sa perfection fait allusion à l’existence parfaite de l’esprit : que rien dans l’univers entier n’existe et ne subsiste que par lui et que tous les êtres de forme dans cet univers ne sont que des êtres apparents qui doivent être aussi promptement dissipés qu’ils ont été conçus dans l’imagination de l’esprit dont l’arceau délaissé est l’image de la parfaite existence.

D.  Avez-vous travaillé à la reconstruction du Temple de Salomon ?

R.  Non, T.R.M.

D.  Pourquoi cela ?

R.  Par la force des opposants survenus contre cette réédification, prophétisée par la multitude de ceux qui s’opposaient à notre passage du fleuve et à notre liberté.

D.  Qu’expliquent toutes ces choses ?

R.  Que la réédification de ce temple n’était que la figure de notre temple matériel que l’esprit devait réédifier, que ce n’était point à la puissance de l’homme d’opérer une pareille réédification.

D.  Quel est votre nom ?

R.  Israël.

D.  D’où vous vient ce nom d’Israël que vous portez au lieu de celui d’Heber, puisque vous êtes un enfant d’Heber ?

R.  Le nom d’Israël provient de l’inique opération que Jacob fit en se battant contre l’esprit, ayant succombé dans cette opération, il fut marqué à la jambe gauche et son nom de Jacob fut changé en celui d’Israël qui veut dire fort contre Dieu, ayant péché contre l’esprit.

D.  Que représente ce changement de nom personnel ?

R. Ce changement de nom prophétisait le changement de la loi divine que l’Eternel ferait sortir des hébreux pour la transmettre aux ennemis d’Israël chez lesquels elle réside encore.

D.  Par qui cet événement avait-il été prédit ?

R.  Par Moïse lorsqu’il brisa les premières tables de la loi divine qu’il avait reçues du Créateur en faveur des hébreux.

D.  Les hébreux n’ont donc reçu aucune loi divine par Moïse ?

R.  Non, T.R.M Ils en ont reçu une de lui, mais qui n’était pas tout à fait comme la première qu’il leur avait donnée.

D.  Comment distinguez-vous que cette loi donnée par Moïse aux hébreux n’est pas la même que la première ?

R.  Parce que la pensée et la main de l’homme n’avait pas été exercées dans la première comme il a été fait dans la seconde. (5)

D.  Que nous explique cet événement ?

R.  Qu’Israël resterait sous la loi purement cérémonielle sans pouvoir opérer le culte divin, la véritable loi étant sortie de leurs mains.

D.  A quoi fait allusion le voile que Moïse mis sur sa face lorsqu’il donna la seconde loi à Israël ?

R.  Ce voile fait allusion au voile que l’esprit prend quand il veut se donner à communiquer corporellement à celui qui l’invoque.

D.  Le voile ne fait-il pas une autre allusion ?

R.  Oui, T.R.M. Ce voile confirme la loi voilée que Israël a reçue de Moïse par son peu de confiance en la puissance de l’Eternel et en celle de leur conducteur.

D.  Que nous expliquent les hébreux errants et la loi qui leur a été ravie ?

R.  Les hébreux errants sont le type de l’erreur des premiers convertis, et la loi ravie est celui [de ce] qui surviendra chez tous les hommes qui seront pris au dépourvu du culte de la divinité et qui seront errants spirituels ainsi qu’Israël l’est dans le temporel.

D.  Quel est le nombre de puissance des élus de Zorobabel ?

R.  3 7 et 8 qui font allusion à la puissance spirituelle terrestre, à celle spirituelle temporelle et à celle de [la] double puissance spirituelle divine.

D.  Quel est le genre d’opérations des élus de Zorobabel ?

R.  L’eau la terre et le feu.

D.  A quelle heure ouvrent-ils leurs travaux ?

R.  Tous les 7 mois au 7ème jour du premier quartier de la lune qui est depuis le 7ème jour du premier quartier de la lune de mars jusqu’au 7ème jour du premier quartier de la lune d’octobre, temps où Israël a reçu la seconde loi et est sortie des villes d’Egypte.

D.  Par qui avez-vous été consacré élus de Zorobabel ?

R.  Par la Double puissance et par celle de Zoroal et de Zoroael, ses deux associés spirituels.

D.  Expliquez-nous les noms de ces trois personnages qui vous ont consacré à cette auguste dignité.

R.  Zorobabel dit ennemi de la confusion, Zoroal ennemi de la matière et Zoroael protecteur des mineurs comme ami de la sagesse.

D.    Quel est votre rang ?

E.     Ami de Dieu, protecteur de la vertu et professeur de la vérité.

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Mardi 4 mars 2008

D.  Etes-vous Grand Maître Coën ?

R.  Oui T.R.M. je le suis et me fait gloire de l’être jusqu’à la séparation de mon âme d’avec mon corps.

D.  Comment avez-vous été reçu Grand Maître Coën ?

R.  Au centre où règne la sainte lumière, assisté de quatre chefs régionnaires célestes figurés par quatre grands surveillants qui étaient placés chacun au centre des quatre cercles en correspondance du temple particulier.

D.  A quel âge avez-vous été reçu Grand Maître Coën ?

R.  A l’âge de 60 ans qui sont attribués aux soins que j’ai consacrés en expiation pour mon ordination.

D.  Comment avez-vous été ordonné et par qui ces soins ont été opérés ?

R.  Par la pensée et la science de l’Eternel et par la puissance de sa parole, et l’intention de ses députés.

D.  De quelle utilité ont été les quatre chefs régionnaires en faveur de votre réception ?

R.  A écarter et à dissiper par leur spiritualité toute espèce d’être imparfait qui aurait pu me souiller.

D.  A quoi s’occupent les Grands Maîtres Coën ?

R.  A la purification des sens de la matière pour les rendre susceptibles de participer aux différentes opérations célébrées.

D.  A quoi travaillent les Grands Maîtres Coën ?

R.  A construire des tabernacles nouveaux et réédifier les anciens à l’exemple des anciens grands maîtres pour les préparer et les rendre convenables à recevoir chez eux les mots des puissances qui gouvernent et actionnent les différentes opérations qui vont être créées.
D.Combien de sortes de tabernacles y a t’il dans le grand Temple universel ?

R.  Quatre, il ne peut y en avoir davantage.

D.  Nommez-les.

R.  Deux matériels figurés par le corps particulier de l’homme et de la femme le troisième celui que Moïse construisit spirituellement, le quatrième celui spirituel temporel surnommé soleil que le G. A. de l’U. a destiné pour contenir en lui tous les noms et mots sacrés de création temporelle et spirituelle distingués par sa sagesse flambeau de vie pour ce lieu temporel .

D.  A quoi fait allusion l’arche que Moïse fit construire pour y déposer le tabernacle qui avait été construit temporellement ?

R.  Cette arche n’est autre chose qu’une répétition de celle qu’Adam fit construire et dans laquelle il n’y avait que des tabernacles matériels pour être témoins de la justice qui fut exercée sur les enfants des hommes pour l’alliance qu’ils avaient faite avec les filles de Caïn.

D.  A quoi fait allusion l’arche que Noë fit construire ?

R.  Elle prophétisait celle que Moïse fit construire pour sortir Israël de la justice des démons et pour le soumettre à la conduite et à la justice de l’Eternel, ce qui nous est figuré par les différents animaux qui étaient mis dans l’arche et confirmé par les différentes nations que l’arche de Moïse a sauvées de la colère du Créateur, qu’on peut considérer par les animaux brutes faire allusion aux idolâtres, et par les animaux raisonnables aux enfants de Dieu.

D.  Qu’explique le nom de Noë ?

R.  Sauvé des eaux.

D.  Et celui de Moïse ?

R.  Issu des eaux.

D.  A quoi fait allusion le tabernacle que Moïse fit mettre au centre de l’Arche ?

R.  L’arche étant la vraie figure du corps général terrestre, par la même raison le tabernacle est celle qui désigne le lieu particulier où le Créateur se communiquait avec la première créature sans être confondu avec la terre.

D.  Par qui cela nous est-il confirmé ?

R.  Par Moïse lorsqu’il entrait dans le tabernacle pour se communiquer à l’Eternel, recevoir des ordres et les manifester pour la plus grande gloire de la divinité.

D.  Pourquoi Moïse se tenait-il toujours devant le tabernacle quand il parlait à Israël ?

R.  Comme le tabernacle était le lieu consacré pour être le dépôt de toutes les vertus et puissances divines spirituelles, temporelles et matérielles corporelles, il se tenait ainsi pour recevoir toutes les intelligences pour faire retenir impression à Israël de ce qu’il voulait lui communiquer par ordre de l’Eternel.

D.  Combien y avait-il de portes dans ce tabernacle ?

R.  Quatre qui font allusion à la quadruple essence divine, aux quatre puissances données à l’homme et aux quatre puissances régionnaires célestes.

D.  Quelles sont celles que les grands maîtres Coëns ont le droit de frapper et de faire ouvrir ?

R.  Ils ont le droit de frapper toutes les quatre, mais ils n’ont le pouvoir et la puissance de faire ouvrir celle du nord et fermer celle du midi.

D.  Pourquoi les grands maîtres Coëns n’ont-ils pas la puissance de les faire ouvrir toutes les quatre à l’exemple de Moïse qui les ouvrait quand il voulait ?

R.  Parce que les grands maîtres Coëns de notre Ordre ne sont encore que des êtres temporels, et ils ne pourront avoir une pareille puissance que quand ils seront devenus à l’exemple des premiers sages des hommes spirituels.

D.  Puisque le tabernacle de Moïse est une figure du monde matériel, dans quelle partie trouverons-nous la figure des quatre portes susdites ?

R.  A la tête comme la partie la plus relevée de notre corps archélique et la pensée, désignant la porte d’est, la puissance de l’entendement donnée à l’ouie désignant la porte du nord, la contemplation donnée à la vue désignant la porte du midi, et la parole désignant la porte d’ouest donnée à la puissance de l’opération ;

D.  A quoi font encore allusion ces quatre portes ?

R.  Elles font allusion aux quatre principaux grands chefs opérant l’univers, figuré par les quatre grandes cuves placées aux quatre angles du Tempe de Salomon.

D.  A quoi font encore allusion ces quatre grandes cuves ?

R.  Aux quatre grands prêtres temporels qui ont opéré le culte divin chez les humains et figurés par les quatre évangélistes qui ont porté les différentes opérations spirituelles aux quatre parties du monde.

D.  Quels sont les quatre principaux chefs qui opèrent dans l’univers ?

R.  Ely sous Adam, Enoch sous la postérité de Seth, Melkitsédeq sous la postérité d’Abraham et le Christ en faveur de tout être créé.

D.  Quels sont les quatre grands prêtres qui ont opéré le culte divin chez les humains ?

R.  Soliman chez les ismaélites, Rharamoz chez les égyptiens, Aaron chez les israélites et Paul chez les chrétiens.

D.  A quoi fait allusion le chandelier à 7 branches de moïse ?

R.  Aux sept puissances célestes, aux sept dons spirituels et aux sept opérations que l’Eternel manifesta pour la création de cet univers, ce qui a été représenté par le chandelier à sept branches qui fut mis dans le temple de Salomon et perpétué jusqu’à nous par celui qui subsista chez les romains.

D.  Quelle est la puissance des grands maîtres Coëns ?

R.  De peindre, tracer tous les emblèmes de l’ordre lorsqu’il lui sera ordonné d’offrir les parfums, de consacrer son semblable au cercle des grands maîtres Coëns et d’appliquer leur parole puissante aux quatre régions célestes, et aux trois terrestres et veiller soigneusement sur le cérémonial des opérations spirituelles temporelles.

D.  Quelle est la qualification du grand maître Coën ?

R.  Conducteur de la sainte arche et gardien des portes du tabernacle.

D.  Combien de temps les g. m. Coëns servent-ils leur puissant maître ?

R.  6 jours pour les deux équinoxes, 12 avec les deux solstices, 14 jours pour la parfaite opération des deux équinoxes, 14 jours pour celle des deux solstices, après 7 années pour leur parfaite réconciliation.         

D.  Quelle est la faculté des grands maîtres Coëns ?

R.  D’opérer leur vertu et puissance le mercredi et le samedi de chaque semaine, tous les mois de l’année et dans toutes les circonstances périlleuses où le cas le requiert, d’opérer leurs travaux et d’imposer leurs mains en équerre sur toutes les choses qui sont convenables à leurs opérations.

D.    Quelles sont les circonstances de la réception d’un grand maître Coëns ?

R.  On les donne si le grand maître l’exige.

D.  A quelle heure ouvre t’on les portes du tabernacle universel ?

R.  Quoique le temps, les jours, les mois et l’année soient limités, on les ouvre dans toutes les circonstances périlleuses de cette vie de larmes.

D.  Quel est le signe du grand maître Coën ?

R.  On le donne s’il est ordonné.            3. 4. 6. 7. 8. et 10 pour le parfait maître.

D.  A quoi font allusion les noms et les mots puissants qui consacrent les grands maîtres Coëns de notre ordre ?

R.  A ceux que le Créateur donna à Moïse, son grand maître Coën, pour les rendre réversibles et consacrer son semblable aux opérations spirituelle divines.

D.  A quoi font allusion les tables de Moïse rompues et celles qu’il descendit aux israélites ?

R.  Je l’ignore, restant au pouvoir de celui qui est avant moi.
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