hauts grades

Vendredi 18 juillet 2014 5 18 /07 /Juil /2014 12:21

Te voilà parvenu au grade où il est indispensable que la finalité de l'Ordre devienne pour toi une évidence claire.

Tu as dû te rendre compte déjà que ce n'est pas vers la pure contemplation, mais vers l'action, qu'il dirige ceux de ses adeptes auxquels il fait gravir ses degrés jusqu'à celui-ci.

Quelques explications, complémentaires de l'instruction qui vient de t'être donnée, sont nécessaires pour te bien faire comprendre en quoi consiste cette action et quels sont désormais tes devoirs et obligations.

Au 30ème degré, tu as reçu l'initiation dernière qui a fait de toi un Chevalier K , un Chevalier sacré. Tu as été consacré comme tel et armé du glaive flamboyant dont on t'a dit qu'il doit être entre tes mains comme la lance de Saint-Georges ou le caducée de Mercure et dont tu dois te servir de telle façon que ce que tu touches de sa pointe se range à tes côtés dans le combat que tu dois mener pour le triomphe des causes justes et nobles.

Ainsi as-tu été invité à l'action. Mais c'était à une action individuelle.

L'initiation à ce grade t'a introduit non pas dans un camp mais dans deux camps, le blanc et le noir, pour marquer que dans tes initiatives d'action, tu oscilles inévitablement entre deux espèces de moyens, ceux de la violence et ceux de la persuasion, et que, dans chaque cas, il te faut opter, voire réaliser un équilibre entre ces deux contraires.

Maintenant, il en va autrement. Ta réception comme Prince du Royal Secret ne comporte plus d'enseignement initiatique proprement dit. Tu viens d'être promu à un poste élevé dans un camp, un seul, un poste qui te crée des devoirs rigoureux et des obligations définies.

C'est à la conception et à l'exécution de l'action d'ensemble de l'Ordre que tu es désormais intimement associé. Il importe que tu en prennes conscience de la façon la plus claire.

Il ne s'agit plus seulement pour toi de mener ton combat isolément sous l'inspiration des principes enseignés aux K , mais de prendre un haut rang dans une armée et d'y assumer ta part de charges et de responsabilités.

Cette armée ne comprend pas que les Chevaliers du Royal Secret. On vient de te le dire, elle se compose de la totalité des membres de l'Ordre, répartis par degrés initiatiques et constituant, sur le plan de chaque degré, autant de phalanges auxquelles sont dévolues des tâches particulières en concordance avec le caractère et les enseignements du grade.

Cette armée a des objectifs. Tu as entendu dire précédemment et répéter au cours de la cérémonie qui vient de se dérouler que nous entendons entretenir vivante la Chevalerie Templière criminellement abolie par massacre il y a plus de six siècles.

La cause à laquelle nous demeurons inébranlablement attachés est celle qu'avait embrassée cette Chevalerie: la primauté de l'esprit, la culture et la défense de la pensée libre, la protection des faibles, le respect de la femme, l'avènement des êtres humains à la dignité, l'abolition des privilèges de toutes espèces, la lutte contre les sectarismes, les dogmatismes et les oppressions.

Pour servir cette cause, deux conditions sont indispensables: être, en esprit, un religieux, au sens le plus profondément humain et charitable, conscient d'être en concordance avec la loi universelle qui veut l'harmonie et le perfectionnement par l'évolution; être, en fait, un combattant en activité incessante, entièrement dévoué à la cause, payant de sa personne et de ses moyens de tous ordres.

Au vrai, et malgré la disparition de la Chevalerie Templière, cette cause n'a jamais cessé d'être servie de différentes façons plus ou moins occultes. A défaut d'armures, ce fut par les écrits. Lorsque les écrits furent interdits, on usa de la parole. Quand la parole fut bâillonnée, ce fut par la pensée et par l'exemple d'existences entières consacrées à son triomphe. Nombreux sont ceux qui l'ont fait au péril de leur vie ou de leur liberté.

Tels des germes emportés par le vent qui se sèment et se développent, les idées lancées et valorisées par ceux qui furent nos devanciers ont engendré des transformations qui furent les victoires de cette armée agissante bien que presque invisible.

Cinq coups de canon, nombre symbolique, devaient signaler les offensives de cette armée. Sur ces coups de canon, trois ont déjà été tirés qui marquèrent le déclenchement d'actions vigoureuses en faveur de l'émancipation de l'esprit.

Cependant, le combat continue. Deux coups de canon restent à tirer.

En effet, d'autres formes de la tyrannie sont apparues, naissant parfois des excès de ce qui, originairement, était bienfaisant, tant il est vrai que les mauvais instincts sont enracinés en l'homme et difficiles à extirper. Ainsi, la raison, grâce à quoi tant de progrès ont été accomplis, a été abusivement érigée en déesse non moins exigeante que les divinités anciennes, engendrant le rationalisme qui a comprimé et souvent étouffé de précieuses facultés intuitives. Associé à l'accroissement des connaissances issues de la science positive et les exploitant, le rationalisme a conduit à la naissance et au développement de la civilisation industrielle, technicienne et matérialiste où la notion et l'appétit de profit ont été substitués à la culture de l'esprit; qui a implanté chez les hommes la volonté de puissance, de puissance d'argent, de puissance économique, et des idéologies absolutistes qui ont suscité dans les nations des entreprises monstrueuses de domination accompagnées de criminel mépris des personnes humaines. La démocratie a souvent dégénéré en démagogie, amenant une tyrannie des masses qui s'oppose à la libération de l'esprit. Les prodigieux moyens modernes de diffusion de la pensée et des merveilleux fruits de la science, qui devaient servir l'exhaussement des intelligences, des cœurs et des consciences, ont été utilisés par les nouvelles puissances politiques, économiques et financières pour des publicités sordides dont

l'effet est de priver les hommes de l'occasion et du goût de penser, de leur dicter leurs divers comportements, de les dépersonnaliser en les acheminant vers un type standardisé et vers une nouvelle espèce d'esclavage.

Et cependant, la rapidité croissante des déplacements des hommes et des échanges de choses sur toute la planète, l'instantanéité des communications entre tous les points de la terre préparent cette unité de l'espèce humaine qui fut l'idéal sublime de nos devanciers.

Comment se fait-il que les progrès inouïs qui auraient dû rendre le genre humain rayonnant de gloire et de bonheur l'ont au contraire plongé dans une nouvelle obscurité où il est la proie de l'angoisse, où ne luit pas l'espérance, où il redoute chaque jour un holocauste qui marquerait sa fin ? N'est-il pas significatif qu'aucune église établie, aucune institution spirituelle ne se soit élevée, dès leur apparition, contre les armes atomiques, qu'aucun débat empreint de quelque noblesse n'ait eu lieu à leur sujet et qu'on n'en ait discuté qu'en termes stratégiques?

C'est parce qu'on s'est progressivement écarté d'une loi infrangible que nous devons, nous, inscrire en lettres d'or à notre frontispice:

"Il n'est d'évolution bienfaisante et valable que celle qui conduit l'accroissement de la spiritualité."

Une confusion, infiniment regrettable et pernicieuse, s'est établie, du fait des découvertes scientifiques et de leurs applications pratiques, entre les mots progrès et perfectionnement. Il n'est de perfectionnement qu'en profondeur, quand la nature humaine est améliorée par une grande emprise de l'esprit sur la vie physique. Or, les progrès dont on se montre si fiers ne sont que de surface, d'ordre matériel et n'intéressent que la vie physique. Ils ont accéléré son rythme jusqu'à le porter à une trépidation perturbante de l'équilibre mental; ils ont inoculé aux hommes une soif croissante de commodités et de jouissances et, loin de leur assurer plus de temps à consacrer à leur perfectionnement spirituel, ils les ont rendus impénétrables par l'esprit.

Car il ne faut pas tenir pour des acquisitions de l'esprit l'accumulation de savoir qui résulte des recherches auxquelles s'adonne le monde moderne. Les hommes, maintenant, savent, en général, beaucoup plus de choses que les anciens en tous les domaines d'érudition, mais ce savoir n'a fait qu'exacerber leur orgueil et leur ambition, et au lieu de les faire avancer dans les voies qui mènent à un exhaussement de l'être humain intrinsèque et à un gain qualitatif, il les a fait régresser.

Ainsi se dessinent les positions à l'assaut desquelles nous devons nous lancer. Ainsi se définissent les raisons et les objectifs de notre combat.

La tradition qui nous inspire est celle de l'esprit triomphant. Elle fut aussi, à leur origine, celle des églises établies, mais celles-ci se sont enlisées dans le temporel. Il appartient désormais à notre Ordre, et à lui seul, de reprendre en mains la destinée du monde, de redonner une âme à une humanité qui en est dépourvue afin de la rédimer, de la relever de sa nouvelle chute.

Il ne s'agit donc plus pour nous de rechercher les moyens d'amélioration des institutions nationales, ni de disputer quant à la valeur des régimes politiques ou sociaux. Il nous faut élargir nos horizons jusqu'à embrasse l'universel.

Notre tâche impérieuse, inéluctable, est d'abord d'opérer notre concentration sur les données de notre enseignement traditionnel, de porter en chacun de nous et en nous tous ensemble, à son plus haut degré possible, notre potentiel de valeur spirituelle et, ensuite, de le diffuser à l'extérieur de l'Ordre par des canaux appropriés qu'il nous faudra découvrir.

Ainsi s'esquisse notre plan d'action.

Nous t'intégrons, nous sublime Chevalier, pour l'accomplissement de cette œuvre et nous requérons de toi, dans ce but, le meilleur de toi.

 

Source : rituel REAA 32

 

Commentaire : cette phrase est intéressante : « La démocratie a souvent dégénéré en démagogie, amenant une tyrannie des masses qui s'oppose à la libération de l'esprit. »

Par SCPLF - Publié dans : hauts grades
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Samedi 17 novembre 2012 6 17 /11 /Nov /2012 21:35

Première partie

L’Aspirant, qui se trouve dans la salle de réception, est en habit de ville, mais découvert. Sur la tête et le visage, il porte un voile léger de couleur écarlate. Le Conducteur des Novices porte une robe noire avec un capuchon sur la tête, et après avoir saisi l’Aspirant par le bras gauche se rend près du portail qui mène du porche vers le temple sacré ; à cet instant les deux Hérauts se tiennent de chaque côté de l’entrée.

Conducteur des Novices : Je désire aller vers l’Autel de Dieu.

Le Premier Héraut, qui attend à l’entrée, dit : Vers Dieu qui apporte la joie à nos cœurs.

L’entrée de l’Aspirant dans le temple sacré se fait selon l’ordre suivant :

Premier Héraut Deuxième Héraut

Conducteur des Novices Aspirant

Porte-Flambeau

Cinq tours sont faits dans le temple sacré, dans le sens de la course du soleil, tandis que les fraters et les officiers sont debout et que l’hymne suivant est chanté :

Ode

« Avant que Dieu fut commença l’Univers, toute la matière reposait en un amas informe Et était envahie par un grand désordre, aucun rayon n’émanait de la lumière, Et l’obscurité régnait parmi cette confusion totale ; Puis Dieu apparut, ses éclairs déchirèrent le ciel, et il fit se dresser les éléments, Dans l’Air il accrocha en suspension le Monde et il étendit par-dessus les cieux azurés ; Des Etoiles dans le ciel assurèrent le mouvement, et au centre fut fixé le Soleil. Puis il constitua l’homme à partir de la poussière, lui donna une âme vivante, Soumit toutes choses à sa volonté, le fit maître de tout, Et pourtant l’homme se montra ingrat envers les cieux, et fut chassé de l’Eden. De là vinrent tous nos maux, et l’humanité ne put trouver la paix, Jusqu’à ce que les Rosicruciens paraissent et forment ici un nouvel Eden : Où la joie règne à jamais et l’innocence première règne à nouveau. Ici coulent des sources de cristal, ici rien de vil ne peut pénétrer, L’Arbre de la Connaissance pousse en ce lieu, nous en goûtons les fruits, ignorant le péché, Pendant qu’une douce amitié prévaut, et que les Anges gardiens nous protègent alentour. »

A la fin de l’ode, la procession s’arrête devant le Suffragant à l’Ouest :

Suffragant : Mon frère Conducteur des Novices, que souhaite cet Aspirant ?

Conducteur des Novices : Il désire aller de l’obscurité vers la pure lumière de la connaissance, afin d’apprendre les secrets et la Doctrine de la Nature, et apprendre à connaître les merveilleux principes par lesquels l’Univers est gouverné.

Suffragant : Mon frère, ton désir est louable, mais nous sommes des mortels comme toi ; pourquoi venir ici ?

Conducteur des Novices : L’Aspirant considère en effet que beaucoup de grandes vertus sont pratiquées dans l’Ordre, et que les siècles ont enrichi l’héritage de vos connaissances. Il désire être admis.

Suffragant : Nous reconnaissons ta foi, mais devons te rappeler que le chemin vers la connaissance est long, et que la vie de l’homme est courte ; également, rappelle-toi bien que ce que le cœur souhaite ne s’accomplit pas toujours. Ne place pas trop d’espoir dans notre Ordre. Notre but est la vérité, notre désir d’être humble, notre étude d’être sage. Le Rose-Croix laisse au monde la richesse, les honneurs et le pouvoir, ainsi que le plaisir et la paresse à la brute. Nous nous consacrons seulement à ce qui pur et vertueux, et nous incitons chacun à chercher la sagesse. Nos objectifs sont l’entraide fraternelle et l’encouragement à résoudre le grand problème de la vie, l’a avancement des sciences, la propagation de la vérité et la diffusion de cette glorieuse affirmation « Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et Paix sur la Terre aux hommes de bonne volonté » (cette affirmation peut être psalmodiée). Mon frère, nous avons la preuve de ta foi, mais je demande que la preuve de ton zèle soit maintenant établie.

Conducteur des novices : L’Aspirant me demande de dire en son nom qu’il est vraiment ignorant de Dieu, de la Nature et de lui-même ; qu’il est entouré par les ténèbres et que son esprit est dans le doute ; que sa quête est juste et sincère. Il est de son désir ardent d’être admis.

Suffragant : Tu as parlé sagement. Un cœur courageux peut chercher tout ce qui est le plus pur. Le zèle vers un but élevé est des plus louables, et grâce à cela la foi peut soulever des montagnes. Prépare-toi à subir les premières épreuves requises par notre Ordre.

Que l’Aspirant soit conduit vers le Portail de la Vie pour y subir les premières épreuves relatives aux secrets fondamentaux de la Nature et de la Vérité.

L’Aspirant, avec les assistants, se dirige vers le Nord, puis en direction du Sud vers le Premier Ancien, qui place une petite quantité de terre propre sur ses lèvres.

Premier Ancien : Et la voix du Premier Ancien se fit entendre qui disait « Ecoute bien, Aspirant. La Mort est le Portail de la Vie, n’aie pas peur de le franchir, car dans la poussière se trouve la semence d’Immortalité. »

Je te révèle le mot de passe, Immortalité.

Il est demandé à l’Aspirant de placer la main droite sur son cœur. Celui-ci est ensuite conduit vers le Sud, puis à nouveau par le Nord en face du Deuxième Ancien, qui agite deux ou trois fois un éventail afin que l’Aspirant puisse sentir le mouvement de l’air.

Deuxième Ancien : Et la voix du Deuxième Ancien se fit entendre qui disait « Regarde, l’Air que nous respirons est rempli de mystères ; mais l’amour de Dieu surpasse toutes choses, visibles ou invisibles, tandis que l’Espoir constitue l’héritage de l’homme sur la Terre. »

Je te révèle le mot de passe, Espoir.

Il est demandé à l’Aspirant de placer la main droite comme précédemment. Celui-ci est ensuite conduit vers le Nord et, en tournant, vers le Sud devant le Troisième Ancien, qui l’asperge d’eau pure.

Troisième Ancien : Et la voix du Troisième Ancien se fit entendre qui disait « Approchons de la Maison de la sanctification avec des mains propres et un cœur pur, car notre Force réside dans la Toute-puissante Divinité. »

Je te révèle le mot de passe, Force.

Il est demandé à l’Aspirant de placer la main droite comme précédemment. Celui-ci est ensuite conduit vers le Nord et en tournant, vers le Sud, devant le Quatrième Ancien, qui fait ressentir à l’Aspirant la chaleur d’une flamme.

Quatrième Ancien : Et la voix du Quatrième Ancien se fit entendre qui disait « Entrons dans le Temple de la Perfection et ne reculons pas devant l’épreuve du Feu, car la colère de Celui qui est Saint ne consume que l’impie et l’impénitent. »

Je te révèle le mot de passe, Vertu.

Ces quatre mots de passe des Anciens forment l’aphorisme L’Immortel Espoir Force la Vertu, les initiales étant I\E\F\V\.

L’Aspirant place la main sur son cœur lorsqu’est prononcé le mot Vertu ; il s’incline quand il entend l’aphorisme I\E\F\V\, qu’il est prié de répéter.

L’Aspirant continue vers le Nord avec ses compagnons, et toujours en tournant vers le Sud jusqu’à ce qu’il se trouve face à l’Officiant, mais du côté Ouest de l’autel.

Officiant : Mon frère, les épreuves par lesquelles tu es passé avec succès sont les premières, mais en elles se trouvent beaucoup de secrets, qui te seront transmis par la suite. Dans les temps anciens, la connaissance des choses les plus élevées n’était révélée qu’après une préparation spécifique de l’Aspirant, consistant en la purification par la Terre, l’Air, l’Eau et le Feu, et après que l’Aspirant ait montré des signes évidents de moralité, de vertu, prudence et zèle. Ayant progressé au mieux jusqu’ici, es-tu prêt à nous assurer de ta bonne foi par un Serment de FidélitE, puisque des vœux ne sont pas exigés des membres de ce Degré.

Aspirant : Je suis prêt.

Officiant : Place ta main sur ton cœur. Affirmes-tu sur l’honneur que tu ne révéleras jamais le cérémonial Secret de notre Cercle Mystique à moins que le Mage Suprême ne t’y autorise, et même dans ce cas seulement en stricte conformité avec nos Règles et Ordonnances ?

Aspirant : Je l’affirme.

Officiant : Affirmes-tu sur l’honneur ne jamais t’intéresser ou entrer en relation avec un autre Collège Rosicrucien, si ce n’est celui dans lequel tu es maintenant admis, sans obtenir au préalable l’accord du Mage Suprême ?

Aspirant : Je l’affirme.

Officiant : Affirmes-tu sur l’honneur vouer spontanément obéissance à tes Officiers supérieurs en ce qui concerne les affaires en relation avec l’Ordre, et être prêt à assister et défendre tes frères de la Rose-Croix lorsque cela s’avérera nécessaire ?

Aspirant : Je l’affirme.

Officiant : Mes frères, acceptez-vous que l’Aspirant continue ?

Les frères croisent les bras sur la poitrine en signe d’approbation.

Officiant : Que l’Aspirant s’agenouille devant l’Autel. Mes frères, en tant que véritables rosicruciens, veuillez vous agenouiller devant Celui qui nous a donné naissance. Agenouillons-nous pour cette Prière.

Nous implorons Ta bénédiction et Tes gracieux conseils, O Seigneur Dieu, Père Tout-Puissant, Créateur de la Lumière et de la Vérité, au nom de Ton serviteur, qui aspire à mieux Te connaître, ainsi que Tes œuvres merveilleuses, afin que Ta Gloire puisse être magnifiée. Promet de l’illuminer de la Lumière de Ta Sagesse ; purifie-le et sanctifie-le afin que, rendu digne de ce lieu où nous nous efforçons de Te comprendre et Te glorifier, il puisse être capable de partager un véritable Espoir, de justes conseils et profiter de Ta Sainte Doctrine. Amen.

Les frères forment maintenant, sans bruit, le Cercle Mystique autour de l’Autel et de l’Aspirant, qui est toujours agenouillé, pendant que le Suffragant lit ce qui suit :

Suffragant : « Au commencement était le Monde, et le Monde était avec Dieu, et la Parole était Dieu.

Il en était ainsi au commencement avec Dieu.

Toutes choses furent faites par Lui ; et sans Lui rien n’aurait été fait de ce qui fut fait.

En lui résidait la Vie, et la Vie constituait la Lumière pour les hommes.

Et la Lumière brillait dans l’obscurité et l’obscurité ne le comprenait pas. »

Le rideau à l’Est est tiré, dévoilant l’Adepte Principal devant une table couverte de blanc, sur laquelle brûlent 33 bougies ; devant se trouve un Autel (petit) avec de l’encens qui brûle ; et par-dessus est suspendue une Etoile à 5 branches (avec une pointe en haut). L’Aspirant est prié de se lever devant l’Autel sur lequel se trouve une Rose-Croix, avec les lettres I.N.R.I. au-dessus de la Rose, au moment où l’Officiant le lui indique, comme suit :

Officiant : Lève-toi, mon frère, et reçois la Lumière de notre Cercle Mystique.

Le Conducteur enlève le voile recouvrant l’Aspirant, tandis que les frères tapent trois fois des bras sur leur poitrine.

Adepte Principal : Que la Lumière du Seigneur soit avec toi !

Officiant : Et avec ton Esprit.

Vénéré frère, ayant retrouvé une vue plus parfaite, tu découvres devant toi l’Autel sur lequel se trouve la Rose posée sur la Croix, qui nous rappelle la vie sans tâches de Celui qui fut, comme nous le pensons, la Gloire Manifestée de Dieu. Regarde les initiales du Nom et du Titre Sacrés qui furent tracés en lettres de feu sur la Croix du Rédempteur. Conserve précieusement dans ton cœur le souvenir du Mot I.N.R.I., Jesus Nazarenus Rex Judaeorum. N’oublie pas que pendant 33 années il a travaillé sur terre dans la docilité et l’humilité, une période qui est représentée par les 33 luminaires à l’Est. La Rose, mon frère, se rapporte à la beauté et à la grandeur de Sa Résurrection des morts, et représente la gloire éternelle de la Rose de Sharon, Ego sum Rosae Sharonus, et Lilium Convallium. L’Etoile à 5 branches au-dessus de l’Est, symbolisée par les 5 périples que tu viens de faire autour de ce Lieu Secret, nous rappelle les 5 points de félicité qui sont : (1) accompagner nos frères, (2) intercéder pour eux, (3) les aimer, (4) les assister, et (5) prier pour eux, de telle façon à leur être unis par le cœur et l’esprit. L’Encens, qui s’élève en volutes vers l’Etoile lumineuse, est un symbole de la prière qui conduit vers le Trône de Dieu. Ton passage devant les 4 Anciens lors d’une course serpentine comporte une allusion mystique, car tu étais à la recherche de la Sagesse. Puisses-tu être aussi sage qu’un Serpent. Dans ton apprentissage de la Sagesse, cherche à obéir à la Loi, car tous ses chemins apportent la paix.

Le Conducteur du Novice fait revêtir à l’Aspirant une robe cramoisie, pendant que l’Officiant dit :

Officiant : Reçois et revêt cette robe cramoisie en témoignage de ton courage, de ton zèle et du dévouement que tu as promis à l’Ordre Rosicrucien. Que l’Aspirant soit placé dans le Cercle Mystique et se joigne à nous pour répéter les initiales du Mot Mystique I.N.R.I.

Le Cercle Mystique est formé, auquel se joint l’Aspirant.

Officiant : Chers frères et fraters, je déclare le Cercle Mystique parfait et la Chaine d’Union terminée.

Les frères croisent les bras en se battant la poitrine. L’Aspirant est conduit à l’intérieur du Cercle et s’agenouille, tandis que l’Officiant, le Suffragant et les 4 Anciens posent leurs mains sur la tête de Aspirant ; l’Adepte Principal dit alors :

Adepte Principal : Nous t’acceptons, mon frère, en tant que Zélateur et un des « huit ». Tu peux te retirer du Porche de Réflexion, et quand tu souhaiteras y revenir, il te faudra placer ton nom sur un morceau de papier blanc sous forme de triangle, en y ajoutant les Initiales Mystiques qui se trouvent sur l’Autel, et le produire à l’Acolyte qui se tient à l’entrée.

L’Aspirant est mené vers l’entrée, et tous retournent à leur station sauf le Conducteur des Novices. Le Conducteur, dans la Chambre de préparation, indique à l’Aspirant que le fait, pour lui, de préparer le papier qui lui a été demandé, démontre une réflexion suffisante de sa part, et son désir véritable de recevoir une plus grande lumière.

Deuxième partie

Le temple est arrangé comme précédemment, sauf que 3 luminaires sont allumés sur la table à l’Est, et que la Rose-Croix a été déplacée de l’autel vers le centre de cette table. Le Conducteur est en noir, le Zelator en cramoisi. L’Aspirant et le Conducteur s’approchent de l’Acolyte près du porche, et montrent le papier triangulaire, d’où suit une batterie de 4 coups. Le Gardien des Cavernes ouvre la porte en vue de recevoir le papier et, se tournant vers le Suffragant, dit :

Gardien : Très Vénérable Suffragant, l’Elu désire être admis à nouveau dans le Cercle Mystique.

Suffragant : Demande-lui d’avancer selon la forme prescrite et de montrer le Signe Mystique.

Gardien : Avance vers moi selon la forme prescrite et montre le Geste Mystique d’admission.

L’Aspirant, comme cela lui a été prescrit à l’avance par le Conducteur, avance de 4 pas, mettant à chaque fois la main sur le cœur, et se courbe au dernier pas ; puis il remet au Gardien le document mystique. La porte est fermée et le Gardien poursuit :

Gardien : Très Vénérable Suffragant, j’ai reçu l’Aspirant selon le signe. Il a médité sur les préceptes préliminaires de notre Ordre, et implore humblement d’être réadmis.

Suffragant : Que désire-t-il ?

Gardien : Etre instruit.

Suffragant : Il l’a déjà été ; que cherche-t-il encore ?

Gardien : Une plus grande connaissance.

Suffragant : Fais-le entrer jusqu’au centre de ce Temple Sacré selon les 4 pas de Sagesse.

L’Aspirant fait les 4 pas lorsqu’il est près du centre du temple, plaçant à chaque fois la main sur le cœur et finalement en s’inclinant.

Officiant : Mon frère, d’où viens-tu ?

Conducteur : D’une terre de pénombre, où les bénédictions de la connaissance pénètrent rarement.

Officiant : Où te tiens-tu en ce moment ?

Conducteur : Dans les profondeurs de la Terre, les bras étendus vers le Nord et vers le Sud (L’Aspirant se tient tel un crucifié, ainsi qu’il lui a été demandé). Et mon désir est d’approcher l’Est radieux et de me réjouir dans la Lumière parfaite.

Officiant : Tu as reçu une bonne inspiration, mon frère. J’approuve ton zèle et t’en félicite, mais ton progrès vers le but de la Vérité doit être lent et progressif car les mystères de la Nature ne peuvent être dévoilés à tous ceux qui recherchent son Sanctuaire, mais uniquement à ceux qui ont une véritable foi et aux humbles, bien que zélés en esprit.

Je vais maintenant te révéler les modes de reconnaissance concernant ce degré de Zelator.

Signe - L’Ancien signe du Rosicrucien consiste de la façon suivante : main droite sur le cœur, et main gauche sur celle-ci se croisant à hauteur des poignets. Le signe de Croix correspond au mot LVX (lux) car il reproduit en même temps les 3 lettres dont LVX est composé.

Geste et mot de Passe - Bras droit sur la poitrine. L’antagoniste forme une croix avec son bras gauche. Le mot …(qui signifie « Lumière ») n’est pas murmuré, mais tracé avec les doigts.

Mot Sacré - ….représente le Soleil Eternel, la véritable Lumière du Monde, et la Gloire du Père.

Batterie - Cinq

Tu vas maintenant te rendre vers le Suffragant à l’Ouest, et écouter attentivement le récit historique de notre Ordre. Puis tu reviendras vers moi pour l’instruction finale.

L’Aspirant est mené vers le Suffragant qui le fait asseoir.

Suffragant : En t’instruisant dans notre présent système d’Ethique et de Métaphysique générale, nous adhérons pleinement aux anciens Mythes et Légendes concernant la Société Rosicrucienne, et par conséquent nous t’introduisons aux règles, usages et façons de vivre de ces Philosophes, ainsi qu’à la disposition de leur Lieu de Vie, car ceci est essentiel en ce moment pour que tu puisses pleinement apprécier ce dont il s’agit. Ecoute !

Récit historique

« Enfouies dans les profondeurs de la solitude, éloignées de la vue et du bruit de l’agitation humaine, faites à la fois de blocs taillés et de pierres brutes, le tout précisément et soigneusement ajusté, se trouvaient ainsi trois Salles proches et communicantes, pourtant d’égale dimension ; si habilement et sérieusement faites, et inertes dans leur structure et leurs abords, que le monde extérieur ne pouvait connaître leur existence ; seul le roulement du tonnerre, ou les cris des Myriades pouvaient trouver un écho en ces lieux souterrains. Une Salle abritait un Laboratoire général avec une section à part pour les fonctions domestiques, muni d’un ingénieux système semblable à celui des hottes filtrantes pour masquer l’évacuation des fumées et des gaz vers le monde extérieur. Ce Logement était longiligne et de grande taille ; tandis que le Second, également de forme rectangulaire, était séparé du reste, ne contenant que des couches dures, ainsi que de simples tables pour de frugaux repas. A l’opposé, de l’autre côté du Laboratoire Principal et s’ouvrant sur lui, mais avec des marches vers le bas, se trouvait la troisième Salle la plus grande, avec un toit de structure brute s’élevant en pointe, utilisé comme cellule de retraite et comme Chapelle. Au centre se trouvaient, à intervalles réguliers, 4 tables de forme cubique utilisées pour le travail, avec des sièges en pierre, et très haut au centre du toit était suspendue une lampe merveilleuse dont la flamme radieuse était pareille à la lumière rosée d’un coucher de soleil estival, intensément dorée, illuminant tout l’espace, ne nécessitant aucun entretien et inépuisable. Bien au-dessus, dans les arêtes de la voûte, se trouvait une Croix noire et blanche, mais massive, adroitement sculptée dans le marbre. En ces lieux silencieux et sacrés, personne n’était autorisé à entrer si ce n’est les Adeptes, le Magister Templi et le Magus, uniquement lors de la prière quotidienne du matin et du soir, au moment du rassemblement pour l’adoration silencieuse, ou bien à l’occasion de la réception des Aspirants, ou pendant l’Assemblée Annuelle. Ces Salles isolées constituaient la résidence des 36 de la Fraternité Rosicrucienne – ni plus, ni moins – qui seuls pouvaient occuper ces Salles construites dans le rocher ; tous les autres étaient astreints à suivre l’enseignement et devaient s’occuper du service. Une fois le bref séjour de ceux-ci terminé, le Magus choisissait à nouveau parmi ce nombre ceux qui allaient partir servir l’humanité, et les 36 qui resteraient. Ainsi s’écoulaient les années dans ces mystérieuses Cavernes avec le pilon, le mortier, l’alambic, le creuset et la forge ; le nitre, la résine, la roselite et divers sulfates d’étrange composition ; des instruments et des tables astronomiques. Tout cela en vue de l’étude abstruse d’analyses et de synthèses servant à permettre la conquête de tout ce qui est possible ; la réduction ou l’annihilation de la souffrance et des manquements dans l’organisme ; la régénération de l’homme, et l’obtention du solvant universel, ou Menstrum Universale, servant à enlever toute trace de maladie dans l’organisme humain, renouvelant ainsi la vie, la transmutation des métaux basiques en métaux supérieurs, ou l’élévation du Divin en l’Homme.

Deux fois la cloche au battant en fer avait retenti à travers les rochers, enlevant les moines à leurs songes et leurs devoirs, proclamant la trouvaille de quelque secret potentiel. Une fois cela concernait la résolution du Mystère de la transmutation de métaux de base ou d’alliages en Argent, et puis ensuite en Or précieux, mais sans qu’il soit possible que ceux-ci soit utilisés pour le confort et le luxe.

Cependant le plus grand secret restait caché, la prolongation, la régénération de la vie animale. La mort attendait celui qui sonnerait le tocsin, à l’exception de celui dont l’habileté avait permis de résoudre un des quatre problèmes : Premièrement, la régénération de la lampe éternelle ; Deuxièmement, la transmutation en Argent ; Troisièmement, la transmutation en Or ; et quatrièmement, la découverte de l’Elixir Vitae.

Concernant ce dernier, le Signor Gualdi, un Magister Templi, avait longuement recherché chaque jour la solution finale ; il ne doutait pas qu’il y arriverait bientôt, et son assurance avait pénétré l’esprit de ses compagnons. Il aspirait à faire retentir la cloche et faire tressaillir son âme. En lettres de feu, il avait écrit cet aphorisme, Igne Nitrum Roris Invenitur, « par le Feu le Nitre de la Rosée est extrait » et cela devait être sa solution.

Toute la nature dormait, les moines fatigués – à l’exception d’un seul – étaient partis se reposer, même les feux de la forge sommeillaient, lorsqu’à l’heure fatidique, l’entreprenant Gualdi quitta son siège de pierre dans la chapelle brillante du rocher, et en criant Eureka, fit résonner la cloche d’un son non-terrestre, dont l’écho traversa la roche. Cela cessa soudainement dès lors qu’un moine puis l’autre se rendirent vers la Pièce Sacrée sans voir ni rien rencontrer, si ce n’est l’écho de la cloche qui continuait encore de se perpétuer.

Sur la table-autel au centre étaient ouverts les livres de Gualdi, avec à côté un vaisseau contenant le nitre et un creuset partiellement rempli d’or en solution. Un peu plus loin on découvrit un Gualdi transi sur le sol, tenant encore le battant de la cloche. »

Dirige-toi maintenant vers l’Officiant.

L’Aspirant est conduit vers l’Officiant par le Nord.

Officiant : Ici, à présent, il faut nous reposer, mais nous ne pouvons quitter ce sujet sans que tu aies la possibilité d’enlever de ton esprit de fausses notions éventuelles quant aux Rosicruciens.

La Société ou Fraternité Rosicrucienne a souvent été mal représentée et beaucoup d’étudiants en ont subi le préjudice. L’intelligence devrait toujours prévaloir, mais l’ignorance pernicieuse s’est perpétuée sans qu’aucun ne recherche vraiment la vérité. L’ignorance, les préjugés, l’envie et la vanité se sont emparés de l’esprit des critiques et des historiens ; pourtant les doctrines uniques et attractives sur la Rose ont intéressé dès le XVIIe siècle, même si la Société avait déjà vu le jour à la fin du XVe siècle.

La vie des Rosicruciens eut souvent un caractère fort dramatique. La branche pratique de la Société était en charge des Alchimistes et des Hermétistes, qui tout en affirmant avec raison leur capacité à transmuer les métaux en Or et en Argent s’intéressaient également aux pouvoirs de l’âme et de l’esprit, et non pas aux richesses, comme cela est le but de tous les vrais philosophes. Le vrai philosophe ne recherche pas la pompe, l’éclat, la splendeur ou le luxe, car il a été éduqué dans une sphère plus élevée et il est conscient de la nature transitoire des choses. Il considère les biens, l’honneur, la situation et l’argent comme insignifiants ; il pousse son âme en quête du Surnaturel à travailler dans une lumière aimante et à propager de saintes pensées en tant que biens célestes les plus précieux.

La grandeur du monde s’effondre devant l’élévation de l’intelligence ; le monde physique perd de l’importance et le vrai philosophe se sent plus proche des hôtes angéliques. Il s’intéresse aux royaumes invisibles et à ce qu’il a pu entrevoir des gloires immortelles lors de ses rêves magiques. Il vit dans une atmosphère de musique céleste, son âme demeurant en harmonie avec les désirs de son esprit.

Le souhait le plus cher des Rosicruciens était de traverser ce monde sans être remarqué ni contesté, mais ils ont toujours été prêts à agir au mieux quand ils le pouvaient le faire, sans révéler leur identité. Maintenant, frater Zelator, que tu as passé les cérémonies prescrites par notre Cérémonial, et après que tu te sois agenouillé devant l’Autel de Lumière, il est permis de te joindre aux travaux mystiques de ce degré. Ce privilège n’est conféré qu’à ceux qui sont suffisamment discrets et dignes pour recevoir en toute confiance les révélations de la Théosophie et de la Science Hermétique. Lors de notre cérémonie, il est possible que tu aies remarqué une similitude avec un certain rite pratiqué lors des Anciens Mystères. C’est ainsi que nous espérons mener l’Aspirant sincère vers les royaumes élevés de la Vérité intellectuelle et à la connaissance de l’Eternité. L’origine de notre philosophie remonte au plus lointain passé, elle a été soutenue par des Sages et des Mages en une grande procession spirituelle d’instructeurs venus éclairer le chemin vers la Sagesse. Ces hommes dignes et sages furent les hérauts de nos principes, ils allumèrent leurs lampes à ce même Feu Sacré qui nous réjouit aujourd'hui. Ne sois pas effrayé parce que le chemin semble long et si l’âme se fatigue, mais travaille pour avancer vers les plus hauts plans de Sagesse. La vie elle-même est représentée dans cette cérémonie d’ouverture, et le serpent dans sa course, en vérité divinement dirigée, est celle des Hommes Sages en quête de Vérité. Des difficultés et des dangers peuvent troubler la vision mentale, et même si des obstacles se présentent dans les affaires de ce monde, rappelons-nous toujours, cependant, que la Connaissance est Pouvoir et que la source de toute Sagesse nous guidera dans nos pas peu assurés au cours de ce voyage qui mène à la Vie Eternelle.

Batterie de trois afin que tous se lèvent.

Sois prêt à dire, comme les martyrs d’autrefois, Ab Ben veRouah haCodesh, « Père, Fils, Saint-Esprit » - A Toi toute la Gloire.

Le Porte-Flambeau se dirige vers l’Aspirant et, après avoir placé une bougie allumée dans sa main, lui demande de l’éteindre dans un récipient de sel (près de l’Est), en disant :

Porte-Flambeau : Comme la lumière de cette bougie, ainsi ta flamme viendra à s’éteindre si tu venais à manquer au serment que tu as fait envers nous. En disant cela, il place le papier triangulaire mystique avec le nom de l’Aspirant et les Initiales Sacrées dans les flammes du

Luminaire central à l’Est, puis conduit l’Aspirant vers l’extérieur.

Par Rituel SRIA - Publié dans : hauts grades
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Samedi 17 novembre 2012 6 17 /11 /Nov /2012 09:03

Vous avez reconnu, dans tous vos grades précédents, que la Franc‑Maçonnerie
symbolique a pour base fondamentale le Temple célèbre qui, sous l'ancienne Loi
donnée par Dieu même à Moïse, fut élevé à Jérusalem par le roi Salomon, fils de
David, roi prophète qui en avait reçu les plans de Dieu même.
Vous avez dû juger par là de la pureté d'origine et de l'antiquité des vrais
principes maçonniques. Où trouver des titres plus légitimes à votre confiance ?
Vous reconnaîtrez peut être, avec le temps, que le choix de ce type fondamental
ne fut point arbitraire, et que ce Temple mémorable fut et sera toujours, tant
 par lui même que par les grandes et étonnantes révolutions qu'il a éprouvées, le
type général de l'histoire de l'homme et de l'univers.
L'homme a été créé libre ; c'est à dire avec la faculté d'agir selon sa pure et
sainte volonté qui l'unissait à son Créateur.
L'abus qu'il fit de sa liberté la lui fit perdre, car aussitôt il devint
l'esclave de ses désirs déréglés, de ses penchants désordonnés, de ses passions,
et de tous les vices qu'elles engendrent.
L'orgueil fut son crime, et il le transmit avec sa seconde vie, périssable, à
toute sa postérité.
Ce vice originel est devenu le plus grand fléau du genre humain, la première
cause des querelles particulières et générales et de tous les désordres qui,
dans tous les temps, ont agité et dévasté la terre.
Vice honteux, que l'homme déteste et couvre de mépris dans son semblable ; qui
provoque toute son indignation quand il en voit et surtout s'il en ressent les
moindres explosions.
Et cependant il a la folie, la bassesse de le caresser dans lui‑même, presque
toujours de s'efforcer de le justifier, et quelquefois même d'oser s'en
glorifier ! Mais la Souveraine Justice le poursuit et tôt ou tard l'humilie.
C'est cette dégradation de l'homme, ce sont l'abus de sa 1iberté, le châtiment
qu'il en a reçu, l'esclavage dans lequel il est tombé et les suites funestes de
son orgueil qui vous ont été représentés aujourd'hui dans le premier tableau,
par le saccagement et la destruction du premier Temple de Jérusalem : image
sensible de l'humiliante métamorphose qu'ils occasionnèrent dans la première
forme corporelle de l'homme.
Vous avez été introduit dans la Loge Ecossaise enchaîné et comme esclave de vos
ennemis. Mais le renoncement que, sur l'interpellation du Maître, vous avez fait
à vos passions, à vos vices, dont ces chaînes étaient l'emblème, la promesse que
vous avez faite de travailler désormais courageusement avec vos Frères à la
réédification du Temple démoli, les ont fait tomber de vos mains et vous ont
rendu à la liberté.
Employez donc, à l'exemple des Israélites convertis, toutes vos forces pour les
déraciner de plus en plus en vous et pour vous soustraire à leurs dangereuses
atteintes : c'est le plus sûr moyen de recouvrer votre liberté primitive, et
alors tous vos pas vous rapprocheront d'elle.
L'homme primitif, poursuivi par la Justice, mais repentant et gémissant de ses
égarements, confessa son crime et, par un aveu sincère, il obtint de la clémence
divine de puissants secours pour lui même, qu'il transmit à ses descendants.
Il fit de nouvelles promesses, et il reçut à son tour de son Créateur celle des
récompenses qui deviendraient le prix de sa fidélité.
L'histoire du peuple hébreu, vraie dans toutes ses parties, n'est que la
répétition à grands traits de celle de l'homme primitif et général ; et celle ci
est à son tour le grand type de tous les grands événements passés et à venir.
Ne perdez jamais de vue, mon cher Frère, ce trait de lumière qui vient de vous
frapper ici. Si vous savez le conserver, il agrandira souvent vos idées.
De même les Israélites, réduits à une dure captivité, en punition de l'abandon
qu'ils avaient fait de la Loi divine, de leur idolâtrie et de tous leurs crimes,
se livrant enfin à un sincère repentir, obtinrent de la bonté divine leur pardon
et leur retour à Jérusalem.
Ils furent néanmoins pendant longtemps inquiétés et arrêtés dans leurs travaux
par leurs faux frères, devenus leurs ennemis.
Mais Cyrus fut l'agent choisi et prédit, qui leur fournit le moyen de rebâtir le
Saint Temple sur ses anciens fondements. La parole et le feu sacrés retrouvés,
et l'embrasement miraculeux de l'holocauste sur l’autel, furent les signes
visibles de leur réconciliation et de l'accomplissement des promesses accordées
à leur repentir.
Ce sont ces choses que vous venez de nous retracer dans la seconde partie de
votre réception, et qui vous ont été figurées dans le second tableau.
Mais c’est à votre intelligence à faire les rapprochements qui doivent résulter
naturellement de ces faits. C'est à vous à démêler, par votre propre travail,
leurs rapports avec l'homme général et avec vous-même. Nous devons nous borner
ici à vous les indiquer.
Le troisième tableau vous a présenté de nouveaux objets qui sont la suite des
précédents et tendent toujours au même but, car c’est toujours de l'homme
général qu'il s'agit.
Vous aviez vu, dans le troisième grade, le père et le modèle des Maçons, le
Maître Hiram, ce célèbre et incomparable architecte des travaux du Temple, doué
d'intelligence et de savoir, directeur général de toutes les classes des
ouvriers, favori et ami intime du Roi Salomon qui se dirigeait en tout par ses
conseils et par ses lumières ; vous l'aviez vu attaqué, poursuivi, assassiné par
des scélérats jaloux et vindicatifs qui avaient voulu lui arracher le mot
distinctif des Maîtres pour en usurper le salaire ; vous l'aviez vu résister à
leurs menaces et préférer une mort certaine mais glorieuse à la lâcheté dont ces
scélérats l'avaient présumé capable ; vous aviez vu enfin la mort du Juste
persécuté qui fait le sacrifice de sa vie plutôt que de trahir son devoir et sa
destination.
Mais vous aviez pu aussi présumer sans effort qu'il s'agissait dans cette
attaque de lui arracher des choses bien plus importantes que de simples mots
conventionnels qu'il aurait pu si facilement remplacer, aussitôt après, pour
tromper l'espérance de ses assassins.
Vous le voyez maintenant sortant de son tombeau et ressuscitant glorieusement,
entouré des vertus qu'il a si héroïquement pratiquées et qui le conduisent à
l'heureuse immortalité.
C'est ici l'accomplissement des promesses faites à l'homme de bien qui a
remporté la victoire sur ses penchants désordonnés et triomphé de lui‑même.
C'est le dernier terme de sa glorieuse destination.
Dans le même grade, vous aviez vu, comme nous vous l'avons fait déjà remarquer,
l'homme corrompu, plongé dans le tombeau du vice et retiré de cet état par les
efforts du Maître qui l'a rendu à la vertu, restant cependant encore exposé à de
dangereux combats.
Mais ici vous voyez le Juste victorieux, ressuscitant avec son cortège pour
l'Eternité. Nous laissons encore ici à votre intelligence le soin de faire des
rapprochements qui vous seront d'autant plus utiles qu'ils deviendront le fruit
de votre propre travail.
Il nous reste, mon cher Frère, à vous expliquer le quatrième et dernier tableau
qui devient, en ce moment, le plus important de tous par les objets nouveaux et
infiniment essentiels qu'il a mis sous vos yeux.
Ici la scène change entièrement. Les symboles cessent, comme on vous l'avait
annoncé, et vous laissent dans le portique d'un nouveau Temple où vous aurez à
commencer une nouvelle carrière.
L'Ordre vous montre aujourd'hui sans mystère, quoique encore sous le voile léger
d'une allégorie qui s'explique bien facilement, le but et le terme général de
ses travaux. Tout ce que vous avez vu jusqu'à présent dans nos Loges a eu pour
base unique l'Ancien Testament, et pour type général le Temple célèbre de
Salomon à Jérusalem qui fut et sera toujours un emblème universel.
Mais ici vous voyez une enceinte de murailles, percée de douze portes, telle que
l'enceinte de la nouvelle Jérusalem est décrite par Saint Jean l'Evangéliste.
Vous voyez au milieu de cette enceinte la montagne de la nouvelle Sion, et sur
son sommet l'Agneau de Dieu triomphant, avec l'étendard de la toute-puissance
qu'il a
acquise par son immolation volontaire et réparatrice.
Ce tableau allégorique, dont l'explication est si facile, figure pour les Maçons
le passage de l'Ancienne Loi qui a cessé, à la Nouvelle Loi apportée aux hommes
par le Christ et qu'il a volontairement scellée de son sang, pour la rendre à
jamais ineffaçable et universelle.
La croix de Saint André que vous voyez au bas du même tableau figure aussi le
passage maçonnique de l'Ancien au Nouveau Testament, confirmé par l'Apôtre Saint
André qui, d'abord disciple de Saint Jean Baptiste, né et prêchant sous
l'Ancienne Loi pour préparer les cœurs à la Nouvelle, abandonna son premier
Maître pour suivre sans partage Jésus‑Christ et scella ensuite de son sang son
amour et sa foi pour son vrai Maître.
C'est cette circonstance particulière qui a fait adopter pour ce grade, dans
l'intérieur de nos Loges, la dénomination de Maître Ecossais de Saint André.
C'est pourquoi, depuis bien des siècles, depuis l'époque incertaine où les
descendants des anciens initiés du Temple de Jérusalem, ayant été éclairés par
la lumière de l'Evangile, purent, avec son secours, perfectionner leurs
connaissances et leurs travaux, tous les engagements maçonniques, dans toutes
les parties du monde où l'institution s'est successivement répandue, sont
contractés sur l'Evangile et spécialement sur le premier chapitre de celui de
Saint Jean, dans lequel ce disciple bien aimé, éclairé par une divine lumière, a
établi avec tant de sublimité la divinité du Verbe incarné.
C'est sur ce livre saint que depuis votre premier pas dans l'Ordre vous avez
contracté tous les vôtres.
On a voulu par là vous apprendre que la doctrine, la morale, et toutes les
vérités voilées sous les symboles maçonniques, sont de tous les temps, de tous
les âges, de tous les lieux, et aussi anciennes que le monde, dont l'ère de sa
création est si fidèlement conservée dans nos actes ; mais qu'elles ont été
propagées et perfectionnées par la Nouvelle Loi de grâce et de vraie lumière
sous laquelle nous vivons. Ce que l'instruction du grade d'apprenti vous avait
déjà enseigné.
Malgré tous ces rapports de l'institution primitive avec la religion, les lois
maçonniques interdisent expressément dans les Loges toutes discussions sur les
matières de religion, de politique, et de toutes sciences profanes.
Cette règle est infiniment sage et doit être bien conservée, car nos Loges sont
partout des écoles de morale religieuse, sociale et patriotique, où l'on apprend
à exercer la bienfaisance dans toute son étendue, et ne sont point des
écoles de théologie, de politique, ni d’autres objets profanes.
D'un autre côté, vu la diversité des opinions humaines dans tous les genres, ces
lois ont dû interdire toutes discussions qui pourraient tendre à troubler la
paix, l'union et la concorde fraternelle.
En supposant même que le terme final de l'institution maçonnique pût donner à
ceux qui l'atteignent des lumières suffisantes pour résoudre précisément les
questions et discussions religieuses qui auraient pu s'élever entre les Frères
s'il leur était permis de s'y livrer, où serait, dans les Loges symboliques, le
tribunal assez éclairé pour apprécier leurs décisions et les faire respecter ?
Ainsi donc, nous le répétons, les lois qui interdisent expressément toutes
discussions sur ces matières sont infiniment sages et doivent être
rigoureusement observées.
Cependant, malgré ces sages réserves, l'Ordre n'a jamais voulu vous laisser
penser qu'il fût indifférent en matière de religion.
Il vous a souvent prouvé le contraire car, lorsque vous vous êtes présenté pour
y être admis, par la première des trois questions préparatoires qui vous furent
proposées, il vous fit demander ce que vous pensiez de la religion chrétienne,
dont vous aviez déclaré faire profession.
L'Ordre, mon cher Frère, est essentiellement tolérant et ne veut que des
déclarations libres. Il considère comme frères tous les Maçons qui portent le
nom de chrétien et qui ne le déshonorent pas, à quelque communion chrétienne
qu'ils appartiennent.
Mais dès lors on vous annonça que cette question importante, ainsi que les deux
autres qui y étaient jointes, vous seraient souvent présentées. Elles l'ont été
en effet. Mais chaque fois on vous a laissé l'entière liberté de dire
franchement votre pensée sur ce sujet. Vous n'avez jamais été contesté. On s'est
toujours borné à vous applaudir, à vous encourager, quand on a trouvé dans vos
réponses une croyance conforme à celle de l'Ordre, ou à vous donner des conseils
fraternels, si on a reconnu que vous en eussiez encore besoin. On a constamment
suivi cette marche avec vous, parce que toute opinion contrainte, ou
complaisamment adoptée, n'est jamais solide ni profitable et son instabilité se
décèle tôt ou tard.
Mais en même temps vous avez été prévenu qu'il viendrait un moment où vous
seriez tenu de vous expliquer nettement, précisément, et de faire connaître sans
détour, sans ambiguïté, vos véritables opinions religieuses, et on ne vous a pas
dissimulé que vos progrès ultérieurs dépendraient toujours de leur conformité
avec celles de l'Ordre.
Tout vous indique aujourd'hui que le moment qui vous a été annoncé est proche,
et que vous devez vous préparer sans délai, au cas que vous n'y soyez pas déjà
tout prêt, à édifier sur ce point vos Frères par une déclaration qui remplisse
leur attente, si vous voulez que la porte du nouveau Temple s'ouvre un jour
devant vous.
Les tableaux mis sous vos yeux, les explications que vous en avez faites, et les
instructions que vous recevez depuis longtemps, vous font assez connaître
pourquoi [les juifs, les mahométans, et tousceux qui ne professent pas
la religion chrétienne, ne sont point admissibles dans nos Loges.
Car il est évident que l'admission d'hommes, tant recommandables soient‑ils
d'ailleurs, mais qui ne peuvent donner pour la validité de leurs engagements
dans l'Ordre la seule garantie qu'il exige partout depuis un temps immémorial,
serait une contradiction inconcevable dans ses principes et sa doctrine ; ils
vous expliquent assez pourquoi elles rejettent pareillement de leur sein ceux
qui se mentent habituellement à eux‑mêmes et à leurs Frères, en déclarant ici
qu'ils professent une religion à laquelle ils se glorifient ailleurs de ne pas
croire. Si un usage contraire s'est introduit dans quelques Loges, c'est un
abus, c'est une sorte de scandale, qui ne peuvent être attribués qu'à
l'ignorance absolue des principes fondamentaux de l'institution maçonnique.
Ceux de nos Frères qui ont été chargés de votre préparation pour chacun des
grades précédents, vous ont toujours dit que de votre croyance religieuse,
considérée comme le premier garant des vertus maçonniques, dépendraient vos
progrès ultérieurs dans l'Ordre. Ce qu'ils vous ont dit alors privément, nous
vous le disons aujourd'hui tout haut et sans mystère, parce que le moment est
venu de le dire. Oui, l'Ordre est chrétien ; il doit l'être, et il ne peut
admettre dans son sein que des chrétiens ou des hommes bien disposés à le
devenir de bonne foi, à profiter des conseils fraternels par lesquels il peut
les conduire à ce terme.
Mais que le fanatisme, qui gâte et corrompt tout ce qu'il touche, ni d'injustes
préventions qui surprennent et égarent souvent l'homme le plus équitable,
n'influent jamais sur vos déterminations, et que la charité fraternelle soit
toujours le principe de celles que vous prendrez.
Soyez donc indulgent pour celui qui est encore dans l'erreur, mais qui aime la
vérité et la cherche de bonne foi. Les conseils, les maximes de l'Ordre, les
emblèmes, les symboles même, et plus encore les bons exemples des Frères, seront
pour lui un langage éloquent qui les lui rendra profitables.
Vous goûterez alors le plaisir pur de lui avoir rendu le plus important service.
Mais que celui qui est subjugué par l'esprit d'indépendance et par les penchants
déréglés de son cœur, qui, par ton, par habitude, par imitation, par légèreté,
fronde les vérités religieuses, ou n’en parle qu'avec indifférence ou mépris, ne
souille jamais par sa présence le Temple que les Maçons élèvent à la vertu et à
la vérité.
Et n'ayez jamais à vous reprocher d'avoir consenti à cette profanation.
   

Source : http://fr.groups.yahoo.com/group/qabalah/message/759

 

Par Michel Seguy - Publié dans : hauts grades
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Vendredi 16 novembre 2012 5 16 /11 /Nov /2012 21:27

 

T... P... S... G... C...,

TT... Ill... FF...,

Et vous tous mes BB... AA... FF....

Vous venez d'entendre un magnifique rapport sur "Le Sillon Maçonnique dans le Monde de Demain", il vous appartient, mes FF... Chev..., de rendre effectives les conclusions de ce rapport, si vous avez bien compris le sens de la mission qui vous a été donnée, lorsque vous avez été initiés au Grade de Rose-Croix, le plus beau, le plus riche en enseignements de tous les Grades de la Maçonnerie Ecossaise du Rite Ancien et Accepté.

Cette mission c'est de semer dans tout l'univers, au prix des plus grands sacrifices, les idées de fraternité universelle et d'amour qui doivent rapprocher tous les hommes; ces idées nous les tenons de ceux qui nous les ont léguées et dont nous portons le nom.

Lorsqu'un bon laboureur veut obtenir une bonne récolte, il doit d'abord creuser un sillon correct dans son champ et pour cela il doit observer les règles traditionnelles de son art ; il en est de même pour le sillon maçonnique qui nous occupe pour le creuser correctement, il y a des règles traditionnelles que les Chev... Rose-Croix doivent observer et pour cela il faut d'abord bien les connaître.

Mon propos sera donc ce soir de vous entretenir du symbolisme du grade, mais l'examiner en totalité dépasserait le temps qui m'est imparti ; je me limiterai donc à l'examen du symbolisme de la Rose sur la Croix et de celui du Signe et du Contre-Signe.

Le symbolisme de la Rose sur la Croix a fait l'objet d'une étude des Chapitres en réponse à une question du Grand Collège des Rites et le rapport sur cette question a été développé par notre T... Ill... F... Corneloup en mars 1950; dans les conclusions de ce remarquable rapport, notre T... Ill... F... a écrit : "Un sujet comme celui-là n'est jamais épuisé, comme la vie nouvelle; il se renouvelle inlassablement."

Ne croyez pas toutefois, mes FF... Chev..., que j'ai la prétention de vouloir faire ce soir oeuvre de novateur. Je voudrais seulement et cela principalement pour ceux de nos FF... qui n'ont pas encore suffisamment étudié la question, apporter encore un peu plus de clarté, dans toutes les interprétations qui ont été données par de nombreux commentateurs, et les aider à mieux comprendre ce symbolisme qui, comme l'a précisé notre T... Ill... F... Corneloup dans son rapport, est un symbolisme naturaliste, solaire, Chrétien, chevaleresque, hermétique Rosicrucien et Maçonnique.

Voyons d'abord d'où nous est venu ce nom de Rose-Croix que nous portons.

Ce nom est apparu pour la première fois publiquement lorsqu'en 1614 et 1615, parurent deux petits ouvrages anonymes dont le titre était pour le premier "Fama Fraternitatis Rosæ Crucis" (manifeste de la Confrérie des Rose-Croix) et "Reipublicæ Christianopolitanæ Descriptio" (Description de la République Chrétienne Universelle).

Ces deux ouvrages ont été attribués par les historiens à un pasteur allemand Jean Valentin Andreæ.

Dans le manifeste de la Confrérie des Rose-Croix, l'auteur raconte les voyages légendaires et la mort d'un jeune Allemand Christian Rosen Kreuz qui, à l'âge de vingt ans, est allé en Orient pour y apprendre les sciences magiques et y recevoir les enseignements des Philosophes et des Cabalistes.

Il lui fut alors révélé qu'il devait prêcher la Réformation générale du monde quand il revint de ses voyages, il s'enferma dans une grotte où il mourut à l'âge de cent six ans. Quand ses disciples découvrirent son tombeau, outre son corps, ils trouvèrent un livre symbolique écrit sur parchemin et toutes sortes d'objets rituels, des miroirs de diverses vertus, des clochettes, des lampes allumées, etc.

Un autre ouvrage attribué à Andreæ, parut en Allemagne en 1619 sous le titre "Noces chimiques de Christian Rosenkreuz" qui, sous une forme allégorique, est un rituel d'alchimie et un rituel d'initiation des FF... Rose-Croix.

Aucun doute ne peut donc subsister dans nos esprits, Andrew était un adepte des idées alchimistes qui, depuis le XIIe siècle et même avant, s'étaient répandues en Europe.

Les plus célèbres parmi ces alchimistes furent Roger Bacon, qui vécut de 1214 à 1294, qui fit de nombreuses recherches expérimentales sur la transmutation des métaux et à qui on attribue l'invention de la poudre.

Jean de Meung et Guillaume de Lorris, auteurs du Roman de la Rose au XIIIesiècle, qui exaltaient sous une forme symbolique, le Grand oeuvre mystique; ils prétendaient avoir découvert la pierre philosophale; la Rose représentant à la fois la Grâce divine et la Pierre.

Nicolas Flamel, qui vécut de 1330 à 1418, établi à Paris comme écrivain public et libraire juré de l'université, qui prétendait avoir découvert le Grand oeuvre.

Basile Valentin, qui a vécu dans un couvent de Bénédictins à Erfurt vers 1413, ses manuscrits ne furent imprimés qu'en 1602 ; on y trouve la conception philosophique de l'Alchimie : "Sachez, disait-il, que les philosophes, par prévoyance, ont écrit diverses choses afin que les ignorants ne tendant qu'à l'or et à l'Argent, fussent abusés...

La Pierre philosophale c'est la Sagesse. Trouver la Pierre philosophale, c'est avoir résolu le problème fondamental, avoir trouvé le Secret de la Nature, grâce à une connaissance parfaite, acquise par l'illumination. Bref, si tu veux chercher notre pierre, sois sans péché, persévère dans la vertu, que ton esprit soit éclairé de l'Amour de la Lumière, et de la Vérité. Prends la résolution, après avoir acquis le don divin, que tu souhaites de tendre la main aux pauvres embourbés, d'aider et de relever ceux qui sont dans le malheur."

Ces citations dans le livre de Serge Hutin "Les Alchimistes", collection "Que Sais-je ?"

Enfin pour terminer cette rapide énumération des alchimistes célèbres avant Andreæ, je ne puis passer sous silence la figure de Paracelse, un Suisse qui, en 1526, avait obtenu une chaire à l'université de Bâle ; il était médecin, il étudiait toutes les forces mystérieuses qui agissaient dans la Nature et dans l'Homme; il distinguait le macrocosme, c'est-à-dire l'Univers, du microcosme, c'est-à-dire l'Homme. Ces deux termes étant identiques, l'homme reproduisant exactement ce qui se passe dans l'autre et la Vie de l'Etre humain étant inséparable de celle de l'Univers.

D'après lui, nous précise Serge Hutin, l'âme humaine a en elle toutes les sciences, mais à l'état latent : connaître c'est se reconnaître soi-même, retrouver en soi la science par le recueillement de l'âme qui se considère à la clarté de l'illumination divine; celui qui se connaît, connaît implicitement Dieu.

L'influence de la philosophie théosophique de Paracelse fut immense à cette époque, car il joignait à ses conceptions des applications pratiques pour soigner les malades.

Un de ses disciples Khunrath, médecin également mort en 1588, publiait un ouvrage intitulé "Amphitheatrum Sapientiæ Æternum", l'Amphithéâtre de la Sagesse éternelle, où il exposait que la Connaissance totale et universelle, la Pansophie, pouvait être atteinte par l'Illumination.

Andreæ connaissait donc toutes ces idées au moment où il fit connaître publiquement le nom de Rose-Croix, il faisait partie de ces Groupes de Rose-Croix qui, nous dit Bédarride dans son instruction du grade, ne formaient probablement pas une véritable association, mais un centre moral et intellectuel, dont se vantaient de faire partie, une bonne moitié des grands penseurs, des grands écrivains et des savants de cette époque; où chimie se confondait avec alchimie, science avec mystères de la Nature, philosophie avec Kabbale et Magie. Les uns sont catholiques mais sentent le fagot et paraissent mal disposés pour le Papisme, d'autres protestants mais assez peu orthodoxes, d'autres enfin aussi libres penseurs qu'on peut l'avouer à ce moment, pythagoriciens, païens, arabisants ou même judaïsants, sous un mince vernis chrétien, tous rêvant d'une religion universelle bienveillante, humanitaire, au fond de laquelle fleurira un mysticisme accessible à tous et où les dogmes ne seront plus que des symboles, l'Evangile que la plus belle des morales.

Un médecin anglais contemporain d'Andreæ, Robert Fludd, qui est mort en 1637, écrivait dans un livre intitulé "Summum Bonum" (le Bien Suprême), que les Rose-Croix étaient des adeptes invisibles au commun des mortels : ils allient la Connaissance Suprême à la Sainteté et sont doués de pouvoirs extraordinaires sur l'univers, ils constituent une sorte d'Eglise cachée, formés par les Grands Initiés et qui n a cessé de se manifester au Monde depuis les temps les plus anciens, que pour aider les hommes à atteindre le salut par l'initiation.

C'est Robert Fludd qui, dans son traité, a dit que la Rose-Croix c'est le symbole formé par une Rose Rouge fixée au Centre d'une croix elle-même rouge, car elle a été éclaboussée par le sang mystique et divin du Christ : ce symbole arboré par les chevaliers chrétiens du temps des Croisades, a une double signification : la Croix représente la sagesse du Sauveur, la Connaissance parfaite, la Rose est le symbole de la Purification, de l'ascétisme qui détruit les désirs charnels, le signe également du Grand Oeuvre alchimique, c'est-à-dire la purification de toute souillure, l'achèvement et la Perfection du Magister.

Ce symbole peut donc être interprété comme chrétien pour les uns, alchimique et hermétique pour les autres. Car on peut y retrouver la cosmogonie hermétique, la Croix, emblème masculin, symbolisant la divine énergie Créatrice qui a fécondé la matrice obscure de la substance primordiale symbolisée par la Rose, emblème féminin, et a fait passer l'univers à l'existence.

Comment ce symbole est-il arrivé dans la Maçonnerie ?

Il est aujourd'hui généralement admis que la plupart de ces penseurs aux idées généreuses, dont je viens de vous parler, sont entrés dans les loges spéculatives qui se formaient et y ont introduit leurs idées théosophiques, hermétiques, alchimiques et rosicruciennes.

Nous en avons un exemple en la personne de ce grand physicien et collectionneur Elias Ashmole, qui a vécu de 1617 à 1692, qui a écrit ses mémoires conservées au Museum Ashmolean, à Oxford. Il a écrit qu'il avait été initié dans une loge anglaise le 16 octobre 1646. Or Ashmole était un disciple de Robert Fludd, il a écrit plusieurs ouvrages d'alchimie. Nous savons aussi qu'il s'était lié en Loge avec un certain nombre de savants et de théologiens, les frères Thomas et George Warton, l'astrologue Lily, avec lesquels il organisa une société ayant pour but de bâtir la maison de Salomon, temple idéal des Sciences, société pour laquelle il obtint l'autorisation de se réunir dans le local des Maçons.

Par conséquent, lorsque la Maçonnerie écossaise fut créée au XVIIesiècle, ses fondateurs avaient toutes les données pour y introduire le symbolisme de la Rose-Croix tel qu'il était défini par les rosicruciens, alchimistes.

Ce symbolisme pouvait satisfaire aussi bien les chrétiens que les adeptes de l'Hermétisme ou de l'Alchimie.

Aussi c'est à juste titre que le titulus fiché en travers de la Croix, I. N. R. I., que nous considérons dans notre symbolisme comme la Parole perdue, peut être interprété comme Jesus Nazaréen Roi des Juifs ou comme les initiales des mots : IGNE. NATURA. RENOVATUR. lNTEGRA., c'est par le Feu que la Nature entière se renouvelle, allusion symbolique à la Force du Tout Puissant le Soleil, créateur et dispensateur de la Vie, ou à la transmutation des Métaux par le Feu, enseignée par les Alchimistes. Examinons maintenant le symbole du Signe et du Contre Signe; symbole qui nous vient de la Doctrine Hermétique.

Les Grecs avaient divinisé le Dieu égyptien Thot, sous le nom d'Hermès, Hermès Trismégiste Trois Fois Grand, ce Dieu passait pour l'inventeur des Sciences et des Arts.

C'est ce Dieu qui donna son nom à l'Art hermétique, l'art des Alchimistes.

Guenon nous dit qu'il était la représentation même de l'antique sacerdoce égyptien, ou plutôt du principe d'inspiration supra-humain dont celui-ci tenait son autorité et au nom duquel, il formulait et communiquait la connaissance initiatique.

C'est au XIIesiècle que parurent de nombreux ouvrages attribués à Hermès.

Le plus connu c'est la Table d'Emeraude en latin "Tabula Smaragdina" qui nous intéresse particulièrement puisque notre Signe et notre Contre Signe sont extraits de cette table d'Emeraude dont voici la traduction intégrale qui se trouve dans l'ouvrage de Serge Hutin, déjà cité.

"Il est vrai sans mensonge, certain et très véritable :

"Ce qui est en Bas est comme ce qui est en Haut et ce qui est en Haut est comme ce qui est en Bas, pour accomplir les miracles d'une seule chose.

"Et de même que toutes choses ont été et sont venues d'Un, ainsi toutes choses sont nées de cette chose unique par adaptation.

"Le Soleil en est le père, la Lune en est la mère. Le vent l'a porté dans son ventre, la terre est sa nourrice. La perfection de tout le monde est ici. Sa puissance est sans bornes sur la terre.

"Tu sépareras la Terre du Feu, le subtil de l'épais, doucement avec grande Industrie.

"Il monte de la Terre vers le Ciel et redescend aussitôt sur la Terre et il recueille la force des Choses supérieures et inférieures. Tu auras ainsi toute la gloire du monde et c'est pourquoi toute obscurité s'éloignera de toi.

"C'est la force forte de toute force car elle vaincra toute chose subtile et pénétrera toute chose solide.

"Ainsi le monde a été créé. Voici la source d'admirables adaptations indiquées ici.

"C'est pourquoi j'ai été appelé HERMS TRISMEGISTE ayant les Trois parties de la Philosophie Universelle."

Ce que j'ai dit de l'opération SOLEIL est complet.

Ce texte semble être la traduction d'un texte arabe, qui aurait traduit un texte grec très ancien; la légende indique que ce texte était gravé sur une émeraude, que l'on a trouvée dans le tombeau d'Hermès, d'où son nom de Table d'Emeraude.

Dans ce texte qui semble un peu bizarre, il est facile d'y retrouver la plus grande partie de la doctrine solaire et alchimique, ainsi que la doctrine de l'Unité cosmique et celle de l'Analogie et des Correspondances entre toutes les parties de la Création, comme entre la Création et le Grand oeuvre Alchimique.

En effet, dans toute la philosophie hermétique qui a été développée au Moyen Age se reflétait certaines idées dés philosophes de l'antiquité; idées reprises dans les traités de Bazile Valentin, de Paracelse, de Robert Fludd et d'Andreæ.

C'étaient la théorie solaire, l'unité cosmique, le dualisme sexuel, et les Trois Mondes.

La théorie Solaire; nous la retrouvons dans le symbole de la Rose sur la Croix. Le Soleil anime le Monde et l'Homme, dans le cosmos. Le centre de l'Energie c'est le Soleil.

Notez que cette théorie solaire si elle est aujourd'hui dépassée n'est pas si naïve qu'elle le paraît actuellement, étant donné nos connaissances, car elle était basée sur l'observation des effets du soleil sur la vie des hommes à cette époque. Il est certain que notre vie est suspendue à l'activité du soleil l'énergie qu'il nous envoie sous forme de radiations est énorme et il a été calculé que chaque année le soleil perd un peu de son poids, et que dans un milliard d'années, sa masse étant réduite, nous serions plus éloignés de lui et que sur la terre la température serait réduite de près de 30 degrés; les conséquences seraient donc assez désastreuses pour la vie des hommes.

Le dualisme sexuel que nous retrouvons également dans le symbole de la Rose sur la Croix, est constaté par toutes les oppositions, toutes les sympathies et antipathies que l'on retrouve dans le monde; ces oppositions proviennent de l'opposition entre le principe masculin et le principe féminin.

La théorie des Trois Mondes est expliquée par Robert Fludd. Il y a trois mondes, Dieu, la Nature et l'Homme : l'homme appelé microcosme, offre en abrégé toutes les parties de l'univers, ce qui est en bas est comme ce qui est en haut.

La théorie de l'Unité cosmique se retrouve aussi dans la théorie de l'Unité de la Matière.

La matière en se dissociant peut prendre diverses formes et sous ces formes nouvelles se combiner elle-même et produire de nouveaux corps en nombre infini.

C'est ainsi que les alchimistes ont de tout temps travaillé à la transmutation des métaux pour arriver à la production de l'or.

La première étape était la fabrication de la Pierre philosophale au moyen de laquelle on pouvait faire des miracles, rendre l'homme invisible, guérir toutes les maladies.

Retenons seulement de cette transmutation des métaux, quelques descriptions alchimiques la Pierre blanche convenablement chauffée devient rouge, rouge comme nos cordons, rouge comme le phoenix qui renaît de ses cendres.

Mais je dois arriver au terme de mon propos et revenir à notre signe et à notre contresigne.

Quand nous faisons ce geste au début et à la fin de nos travaux il ne peut s'agir d'un geste banal qui semble relier le ciel à la terre en invoquant une divinité quelconque, il s'agit du geste défini dans la Table d'Emeraude, geste qui nous rappelle l'Unité Cosmique et l'Unité de la Matière.

Nos savants actuels, ne sont-ils pas d'ailleurs les continuateurs des alchimistes anciens, quand ils arrivent à transformer la matière non plus par le feu, mais en la bombardant avec des neutrons ; c'est en bombardant avec des neutrons, l'uranium 235, qu'on arrive à le dissocier pour fabriquer la bombe atomique.

Cette unité de la matière, cette unité cosmique a été clairement définie par notre T... Ill... F... Corneloup dans son livre d'"Alpha à Omega", au chapitre : les Trois colonnes, Unité, Continuité, Architecture.

"La première Colonne, c'est l'unité, c'est la base même du monisme; c'est l'affirmation que la totalité des parties diverses qui constituent l'univers sont toutes intégralement issues d'un élément unique selon les conditions de ses manifestations, il sera matière ; énergie, chaleur, électricité, lumière ; pensée sans exclure la possibilité d'autres formes que nous ne pouvons connaître faute de moyens de perception directe par notre organisme, ou indirecte à l'aide d'instruments que nous avons inventés."

Quand notre T... Ill... F... Viaud nous a rappelé dans son discours de clôture de septembre 1961, les théories sur la lumière, théories ondulatoires et théories granulatoires, n'a-t-il pas terminé en disant "matière et lumière apparaissent aujourd'hui comme plus semblables dans leur structure qu'on ne pensait autrefois par là notre conception de la nature se trouve embellie et simplifiée".

Vous voyez, mes FF... Chev... que les progrès de la science nous rapprochent singulièrement des théories anciennes que la tradition nous a léguées, par le symbolisme que nous pratiquons.

Je veux espérer que cette rapide incursion dans le domaine de l'alchimie et dans le domaine historique de notre grade, incitera certains de nos FF... à lire les nombreux ouvrages qui ont été écrits sur cette question, pour encore l'approfondir, à mieux en comprendre le sens initiatique, et ainsi à l'aimer encore davantage.

source : http://esmp.free.fr/Bbilio-Numerique/0010-Symbolisme.grade.18.htm

Par X - Publié dans : hauts grades
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Vendredi 16 novembre 2012 5 16 /11 /Nov /2012 07:18

Eau

PATRIACHE GRAND MAITRE DES CEREMONIES

Cercle quatre fois le visage avec le vase d’albâtre contenant

 de l’eau disant:

- Ta purification est la purification d’Horus, la purification d’Horus est ta purification!

- Ta purification est la purification de Seth, la purification de Seth est ta purification!

- Ta purification est la purification de Thot, la purification de Thot est ta purification!

- Ta purification est la purification de Dounanouy, la purification de Dounanouy est ta purification!

- Prend pour toi l’eau qui est dans les yeux d’Horus.

Il en verse quelques gouttes sur les lèvres du récipiendaire.

- J’ai assujetti ta tête et tes os, dit Geb, reçois pour toi ta tête.

Thot complète-le afin que rien ne t’atteigne!

Natron

Le Patriarche Grand Maître des Cérémonies présente chacune des cinq boulettes de natron à la bouche, aux deux yeux et

 aux deux bras du récipiendaire.

Puis il cercle cinq fois le visage avec les cinq boulettes en disant:

- Ta purification est la purification d’Horus, la purification d’Horus est ta purification!

- Ta purification est la purification de Seth, la purification de Seth est ta purification!

- Ta purification est la purification de Thot, la purification de Thot est ta purification!

- Ta purification est la purification de Dounanouy, la purification de Dounanouy est ta purification!

- Tu es purifié, ta bouche est purifiée!

Il dépose un peu de natron dans la bouche du récipiendaire

 tout en poursuivant:

- Pur, très pur, que le natron ouvre ta bouche.

- Tu fais l’épreuve de son goût devant le pavillon divin. Ainsi tu es pur parmi les dieux! Ta bouche est la bouche l’innocent qui vient à l’existence.

Encens

Le Patriarche Grand Maître des Cérémonies présente chacune des cinq boulettes d’encens à la bouche, aux deux yeux et

aux deux bras du récipiendaire.

Puis il cercle cinq fois le visage avec les cinq boulettes en disant:

- Ta purification est la purification d’Horus, la purification d’Horus est ta purification !

- Ta purification est la purification de Seth, la purification de Seth est ta purification !

- Ta purification est la purification de Thot, la purification de Thot est ta purification !

- Ta purification est la purification de Dounanouy, la purification de Dounanouy est ta purification !

Tu es purifié, ton Ka est purifiée !

- Tu es purifié autant que l’un d’entre tes frères les dieux. Je t’ai donné l’œil d’Horus afin que ta face en soit pourvue et parfumée.

Les fumigations

L’encens est posé sur les braises présentés par

 le Patriarche Grand Maître des Cérémonies

PREMIER PATRIARCHE

Encense le visage du récipiendaire en disant:

- Prends pour toi l’œil d’Horus et que son odeur parvienne jusqu’à toi. Le parfum de Nekhbet approche jusqu’à toi, il te lave et t’embellit, il s’empare de ton visage et de tous tes membres.

- Tu es pur, très pur en ce tien nom de « Parfum par l’encens ».

PATRIACHE GRAND MAITRE DES CEREMONIES

Effleure la bouche du récipiendaire avec son petit doigt

 et s’adresse à lui…

- Je suis venu te chercher! J’ouvrirai ta bouche car je suis ton Fils bien-aimé!

Le Patriarche Grand Maître des Cérémonies effleure les yeux et la bouche du récipiendaire et s’adresse à lui:

- J’ai ajusté ta bouche avec tes os ! Revêts-toi de Nout, car c’est elle qu’Horus a prise comme sa couronne. Elle t’amène tous les dieux pour que tu les fasses vivre et qu’ils te fassent vivre. Tu reviens à l’existence en pleine force.

- Ô ce dieu qui est fils du premier, vois, s’il vit, tu vis. Sa grandeur est ta grandeur, son pouvoir est ton pouvoir !

- Puisses-tu étendre ta protection autour de notre Frère, qu’il vive et ne meure à jamais!

- Ô Déesses et Dieux invoquées en ce jour, venez, faites monter Maât vers notre Frère et chassez l’iniquité ! Affermissez Son cœur, ouvrez sa bouche, dégagez ses narines, dessillez ses yeux afin qu’il vive à jamais en sa nouvelle destinée. Chassez loin de lui tout mal qui pourrait le menacer ! Faites qu’il soit pur par l’eau et par l’encens.

- Mon Frère le Scarabée étreint ton cœur, Ô Fidèle du soleil, Ta bouche est ouverte pour que tu puisses boire l’eau de la vie !

- Ton corps est sanctifié pour que tu puisses recevoir la Lumière de l’Esprit.

- Tu es revêtu de la splendeur du Soleil et tu voyages avec Rê dans la barque de la Nuit !

Le Grand Orateur, le Grand Chancelier se mettent de part et d’autre du récipiendaire et enlève le manteau des mystères. Le Premier Patriarche se place devant lui. Puis tous les trois le relèvent alors que le…

PREMIER PATRIARCHE

- Redresse-toi Osiris. Tu as de nouveau ton dos, o toi dont le cœur ne battait plus !

- Tu as de nouveau tes vertèbres, o toi dont le cœur ne battait plus !

Le Patriarche Grand Orateur, le Grand Chancelier et le Premier Patriarche rejoignent dans le plus grand silence leur plateau.

Le Patriarche Grand Maître des Cérémonies placé derrière le récipiendaire enlève alors le bandeau. La lumière du temple est remontée.

PREMIER PATRIARCHE

- Vois les froides ombres ont fuit, L’Astre éclaire ton visage et récompense ta foi.

- Cette haute et sacrée renaissance depuis la mort en est le plus noble des fruits

- Enfant de la Terre et des Cieux, Nouvel Osiris. Tu as une fois encore foulé le seuil de la mort. Et après avoir traversé les épreuves, au milieu de la nuit, tu as vu le soleil briller dans toute sa splendeur.

SERMENT

PREMIER PATRIARCHE

- Mon Frère, tu dois bien peser la responsabilité que tu vas assumer par la réception de ce 33ème et dernier grade, connu précédemment comme le 95ème , du Rite Ancien et Primitif de l’Ordre Maçonnique de Memphis.

- On ne peut jamais renoncer à cette dignité ni dénoncer l’engagement pris. Si tu désires véritablement et en conscience recevoir cette charge, es-tu prêt à prêter ce serment solennel ?

Le récipiendaire répond spontanément.

Le Patriarche Grand Maître des Cérémonies va chercher l’épée, les rameaux d’olivier et de laurier sur l’autel d’Hermès et vient les tenir devant le récipiendaire. (Il tient l’épée et les rameaux de la main droite, ceux-ci se trouvant donc sur le dessus de la lame, le dessous de celle-ci étant appuyée sur l’avant bras intérieur gauche tendu vers l’avant. L’épée est donc à l’horizontale. Il se place légèrement à gauche du récipiendaire, une partie de la lame étant donc devant celui-ci.)

PREMIER PATRIARCHE

- Alors mon Frère je te demande de placer la main sur l’épée, sur les rameaux d’olivier et de laurier, puis de répéter après moi les phrases de l’engagement.

Le récipiendaire place sa main sur l’épée et les rameaux.

Moi….    , je promets solennellement sur l’épée symbole du Logos et de l’honneur, sur l’olivier symbole de l’initiation et le laurier symbole de l’immortalité de garder secret les mystères sacrés de ce grade. Je promets solennellement que je ne conférerais le 33ème / 95ème et dernier grade du Rite Ancien et Primitif qu’après consultation et approbation de tous les autres Frères Patriarches Grands Conservateurs. Je promets d’être toujours fidèles aux idéaux du Rite Ancien et Primitif et de soutenir ses principes, ses lois et ses constitutions. En conscience je jure que je ne trahirais jamais le serment que je prête maintenant sans réserve mentale aucune.

PREMIER PATRIARCHE

- Je te remercie mon Frère, nous prenons acte de ton engagement.

Le Patriarche Grand Maître des Cérémonies va replacer l’épée, les rameaux d’olivier et de laurier sur l’autel d’Hermès.

PATRIARCHE GRAND ORATEUR

- Le moment est venu pour toi d’écarter les voiles du mystère et de devenir en pleine conscience le patriarche gardien et continuateur de la tradition.

LE GRAND CHANCELIER

- Avance-toi vers l’autel du naos.

LES TROIS VOILES

PREMIER PATRIARCHE

- L’autel du naos devant lequel tu te tiens aujourd’hui est le cœur symbolique de notre temple. C’est sur lui que les mystères sacrés de notre tradition sont dévoilés et manifestés.

- Trois puissances symboliques gardent les trois voiles qui recouvrent les mystères.

- Il convient que tu mesures les responsabilités que tu vas assumer vis à vis de notre tradition et de la tradition de nos Pères dont tu vas être le gardien et le continuateur.

- Tu as comme seul juge la pureté de ton cœur, la droiture de tes pensées et la vertu de ton être.

- Maintenant par les pouvoirs dont nous avons été investis et avec la sagesse des adeptes cachés, nous allons procéder pour toi à l’invocation qui te permettra d’écarter les trois voiles recouvrant le cœur de ce mystère.

GRAND CHANCELIER:

- Qu’ici en cet instant 1Ordre se manifeste sur le chaos et que les forces soient en équilibre.

PATRIARCHE GRAND ORATEUR

- En giro torte sol ciclos et rotor igne !

(Je suis cette roue mue par le feu, dont la torsion fait virer les sphères)

PREMIER PATRIARCHE

- Mon Frère écarte le premier voile noir qui protège les mystères intérieurs de notre tradition.

PATRIARCHE GRAND ORATEUR:

Alors que le récipiendaire retire le voile il prononce la phrase:

- Quia contrivit portas aereas, et vectes ferreos confregit.

(Car il enfonça les portes d’airain et brisa les verrous de fer.)

PREMIER PATRIARCHE

- Mon Frère écarte le second voile rouge qui protège les mystères intérieurs de notre tradition.

PATRIARCHE GRAND ORATEUR:

Alors que le récipiendaire retire le voile il prononce la phrase:

- Tempus erat. Tempus est. Tempus erit.

(Le temps était. Le temps est. Le temps sera.)

PREMIER PATRIARCHE

- Mon Frère écarte le troisième voile blanc qui protège les mystères intérieurs de notre tradition.

PATRIARCHE GRAND ORATEUR

Alors que le récipiendaire retire le voile il prononce la phrase:

- Aï dunameis aï en emoi, umneite to en kai to pan.

(Puissances qui êtes en moi, chantez l’un et le tout.)

PREMIER PATRIARCHE

- Les mystères sont établis et scellés. Saluons Hermès le Trois fois grand, premier Grand Maître de notre tradition.

- Saluons les Seigneurs de Topaze du premier voile, Saluons les compagnons de la fleur de lys rouge du deuxième voile ! Saluons les maîtres du vraie temple du troisième voile !

- Devant toi se trouve le miroir des cieux, En lui sont les reflets du monde supérieur.

- En lui sont les ombres, les images des hommes et de tout ce qui existe dans le monde.

- En lui sont les reflets des astres qui ordonnent le cosmos. Poussé par ton désir du Beau, du Vrai et du Juste, tu as su traverser les épreuves de l’au-delà et abandonner peu à. peu tes illusions, tes erreurs pour accepter cet appel et cheminer vers la lumière.

- Sensible à la beauté et à l’ordre du monde, tu as parcouru ta route, recherchant sans cesse plus de perfection, plus d’harmonie.

Regardant la beauté qui est dans les actions et dans les lois, tu es passé peu à peu à la beauté des sciences et parvenu à une vue plus étendue de la beauté, tu ne t’attaches plus à la beauté d’un seul objet cessant d’aimer avec les sentiments étroits et mesquins d’un esclave, un enfant, un homme, une action. Tourné désormais vers 1Océan de la beauté et contemplant ses multiples aspects, tu pourras enfanter sans relâche de beaux et magnifiques discours. Tes pensées jailliront en abondance de ton amour de la sagesse, jusqu’à ce que ton esprit fortifié et agrandi aperçoive la science unique qui est celle du Beau.

Un temps de silence est observé.

Mon Frère prend le miroir des cieux et pose le devant la coupe.

Le Patriarche Grand Maître des Cérémonies l’assiste le cas échéant

 dans ce geste.

LA COUPE

PREMIER PATRIARCHE

Cette coupe est emblématique. Le sentier de la vertu que tu as poursuivi a guidé tes pas jusqu’aux trois voiles mystérieux que tu. viens d’écarter.

Mon Frère cette coupe est l’image de ton corps, réceptacle de la vie qui coule dans tes veines et guide tes pensées.

Prends cette coupe et bois, afin que par l’union ainsi réalisée l’harmonie des sept cordes s’établisse en toi et y demeure.

Le Récipiendaíre prends la coupe, boit et la repose.

PREMIER PATRIARCHE:

Mon Frère, devenir patriarche, c’est avoir le désir de se consacrer à la tradition des mystères sacrés qui a traversé les siècles jusqu’à nous; C’est avoir le désir d’incarner 1a pensée, de manifester la vertu pour le bien de l’homme et l’avancement moral de l’humanité. Devenir patriarche, c’est accepter l’héritage de nos pères comme une présence vivante à nos côtés.

Devenir patriarche c’est comprendre et accepter que le juge inflexible de nos actions est avant tout en nous et que le souffle puissant qui nous anime est la marque de notre désir d’incarner le Bien, le Beau, le Vrai et le Juste.

Mon Frère veux-tu te consacrer ainsi à notre Tradition ?

Le Frère répond spontanément.

Mes Frères Patriarches, formez la chaîne solaire autour de notre Frère.

Les Frères se rendent autour de l’autel du Naos et du récipiendaire. Ils forment la chaîne solaire. (Chacun pose sa main gauche sur l’épaule droite du frère qui se trouve à sa gauche et dirige son bras droit, la paume de main ouverte, vers le centre du cercle et donc vers le frère.)

S’adressant au récipiendaire le Premier Patriarche poursuit:

Mon Frère, c’est à toi qu’il revient de matérialiser cet engagement et cette consécration.

Prend l’huile qui est devant toi et en oignant ton pouce droit, marque ton cœur, tes yeux et tes lèvres afin que ta chair soit témoin de ton désir et de ta volonté.

Marque enfin ton front du signe de l’étoile flamboyante que notre tradition a conservé à travers les siècles.

Les gestes sont accomplis.

Mes Frères Patriarches, relâchez la chaîne et formez les colonnes.

Les Frères Patriarches relâchent la chaîne et matérialisent deux colonnes de la hauteur de l’autel du naos jusqu’à l’Orient. Ils convient de laisser la place de circuler autour de l’autel du Naos. S’adressant au nouveau patriarche, le Premier Patriarche.. Poursuit

Tu peux t’essuyer les doigts au tissu à ta droite. Le Premier Patriarche. se saisit de l’épée flamboyante des mystères, descend de son plateau, se saisit du caducée qu’il porte de la façon accoutumée et se retourne face à l’autel du Naos et du nouveau Patriarche. Il est donc au pied de l’autel d’Hermès face à l’Ouest.

Mon Frère avance toi jusqu’à moi en passant par le Sud de l’autel du Naos.

Le nouveau Patriarche exécute ce qui est lui demandé et vient se placer devant le Premier Patriarche, celui-ci pose l’épée flamboyante sur la tête du récipiendaire, tenant toujours son caducée sur l’épaule et dit : mon Frère par le cheminement que tu viens de suivre et par la consécration que tu viens de vivre, tu es déjà pour le Sublime Architecte des Mondes, Patriarche Grand Conservateur de notre Rite. Il m’appartient maintenant de matérialiser solennellement ces actes rituels.

C’est pourquoi, moi   Patriarche Grand Conservateur de notre Rite, au nom du Sublime Architecte des Mondes, au nom du Grand Ordre Égyptien du Grand Orient de France, Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm, en vertu des pouvoirs qui m’ont été régulièrement conférés, Il pose ensuite la lame de son épée sur l’épaule gauche du récipiendaire et poursuit en disant:

je te reçois

Il pose la lame de son épée sur l’épaule droite du récipiendaire et poursuit en disant:

et te constitue

Il pose la lame de son épée sur la tête du récipiendaire et poursuit

 en disant :

Au sein de notre Assemblée Patriarche Grand Conservateur, 33ème grade de notre Rite.

Puis il tend son caducée de telle manière que la boule dorée de celui-ci soit posée sur le sommet du crâne du récipiendaire, tandis que la pointe de l’épée est posée sur son cœur. Puis …

Sublime Architecte des Mondes, donnez-lui la beauté intérieure et que l’extérieur soit en harmonie avec l’intérieur. Il se retourne pose le caducée et l’épée, se saisit du tablier et du sautoir du grade, de nouveau face au Patriarche, il lui remet son bijou et le revêt de son tablier en disant : n’oublie pas que l’œuvre à laquelle nous nous consacrons demande des efforts incessants et continus tant extérieurs qu’intérieurs. Bien que tu ne sois pas seul dans cette démarche, sans l’effort personnel de chacun et donc du tien, celui de notre Ordre disparaît. Un instant de silence est observé.

Frères Patriarches, je vous demande de reconnaître pour frère de notre Assemblée ce nouvel ami de la Sagesse,    (nom) 

Tous se mettent à l’Ordre, la main gauche sur le cœur et tendent la main droite vers l’avant en disant : nous le reconnaissons comme tel !

PREMIER PATRIARCHE

Je vous demande de vous engager à une confiance réciproque et à l’aider dans son œuvre.

Tous reste à l’Ordre, la main gauche sur le cœur, tendant la main droite vers l’avant en disant :

Nous nous y engageons !

PREMIER PATRIARCHE

Alors, Frères Patriarches, formons la chaîne autour du Naos.

Pendant cette chaîne de forme classique, il dit : puisse l’œuvre que nous avons accomplie participer à la grandeur de chaque être, s’élevant ainsi pas à pas vers la Vertu et la Noblesse. La route de l’étude est longue et parfois pénib1e alors que la vie de l’homme est courte. Notre but est d’être bon, notre désir est d’être humble. Que la fraternité qui nous unit soit une solide chaîne qui nous permettra de surmonter tous les obstacles que la passion humaine place au travers de notre route.

Mes Frères restons toujours conscient de l’union qui existe entre nous par la pureté de nos intentions et de nos actes. Après quelques instants de silence, Relâchons la chaîne qui unit nos cœurs et nos êtres et nous rattache en esprit à tous ceux qui œuvrent sincèrement comme nous dans cette tradition. Puis la chaîne est relâchée sans secouer les bras, les mains étant simplement ouvertes avec douceur. Le Premier Patriarche rejoint sa place et tous les frères la leur. Le Patriarche Maître des Cérémonies accompagne le nouveau Patriarche à sa place. Tous restent pour l’instant debout.

PREMIER PATRIARCHE

Mes Frères prenons place !

Tous s’assoient.

Par GOE : rituel du 33° degré - Publié dans : hauts grades
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Vendredi 16 novembre 2012 5 16 /11 /Nov /2012 07:15

Le Patriarche Grand Maître des Cérémonies va chercher le récipiendaire et s’assure qu’il est vêtu des décors de son Grade le plus élevé dans ce rite (ou celui de Maître Maçon). Il lui place un compas dans la main gauche pointé sur son cœur et une épée dans la main droite. Puis il l’accompagne à la porte du temple. Il l’invite à frapper à laide du pommeau de l’épée la batterie de son Grade le plus élevé dans ce rite (ou celui de Maître Maçon). La porte est entrouverte.

PREMIER PATRIARCHE

Qui frappe ainsi ?

PATRIACHE GRAND MAITRE DES CEREMONIES

Un Frère du Grand Orient de France qui a régulièrement été initié au grade d’Apprenti, passé au grade de Compagnon, élevé au sublime grade de Maître Maçon et qui demande à progresser sur le chemin de la lumière et de la vérité.

PREMIER PATRIACHE

Qui en répond ?

TOUS LES PATRIACHES GRANDS CONSERVATEURS

Répondent…Nous, sur notre honneur.

PREMIER PATRIACHE

Quels sont ses titres ? Quels gages de sa sincérité et de ses connaissances nous a-t-il fournis ? Les titres des Frères Récipiendaires sont déclamés

 par le Grand Chancelier.

PREMIER PATRIACHE

Mes Frères Patriarches, puisque ce Frère est un Vénérable Maître Maçon du Grand Orient de France, qu’il est désireux d’aller plus loin dans la connaissance de nos mystères, que nous avons eu témoignage de ses titres et que tous se portent garants de lui, nous pouvons poursuivre cette réception.

PATRIARCHE GRAND ORATEUR

Mon Frère de quel droit aspirez-vous au privilège d’être reçu dans notre assemblée ?

PATRIACHE GRAND MAITRE DES CEREMONIES

Souffle la réponse au Récipiendaíre.

RECIPIENDAIRE

J’ai pleuré avec mes Frères sur le tombeau de notre Respectable Grand Maître Hiram, là où fleurit l’acacia.

GRAND CHANCELIER

Mon Frère comment avez-vous été reçu Maître Maçon ?

RECIPIENDAIRE

En passant de l’équerre au compas.

PREMIER PATRIARCHE

Mon Frère entrez dans ce temple, remettez les symboles que vous tenez au Patriarche qui vous accompagne et sans vous avancer donnez-nous les signes du grade de Maître Maçon.

Le récipiendaire exécute le signe du grade de Maître.

Mon Frère, donnez-moi le mot de passe du Maître Maçon ?

Il les donne. Mon Frère, comme le rappelle la première initiation des Hauts Grades du rite égyptien, notre Ordre a bâti ses temples au milieu du désert afin que nul individu non préparé ne puisse les découvrir. Il faut plus que du zèle pour trouver ce sanctuaire et y entrer.

Mon Frère, le désir de te parfaire t’a conduit jusqu’ici et nous sommes heureux de voir que notre tradition maçonnique compte encore parmi elle des Frères sincères et cherchant avant tout à cultiver les vertus et la connaissance. Si ce que tu viens chercher ici correspond aux deux termes que je viens de prononcer, Vertu et Connaissance alors tu es le bienvenu et nous pouvons poursuivre ton initiation. Si au contraire, ce sont des honneurs supplémentaire ou des secrets menant au pouvoir sur les autres que tu cherches, alors ta place n’est pas ici. Mon Frère Vénérable Maître, que décides-tu ?

Le Frère Récipiendaire répond spontanément.

Alors que ton engagement à cultiver la Vertu et la Connaissance soit inscrit dans ta mémoire et dans celle de tous ceux ici présents !

- Il me reste à te demander de promettre solennellement de garder le silence sur les mystères auxquels tu vas être reçu. A ce Grade cet engagement va bien au-delà de ce que nous avons pu prêter auparavant. Il est le premier engagement de la charge que reçois le Patriarche.

Promets-tu de respecter cette loi du silence?

Le Frère récipiendaire répond spontanément.

Nous allons donc maintenant procéder à ton initiation rituelle. Laisse toi guider en confiance et que les mystères sacrés soient une fois encore accomplis !

COMMUNICATION DES PREMIERS DEGRES -

Le Premier Patriarche se lève, se saisit d’une épée flamboyante, l’épée flamboyante des mystères demeurant sur son plateau, se rend au pied de l’autel d’Hermès, se saisit du caducée qu’il pose sur son épaule de la

 façon accoutumée. Puis il se retourne face à l’Occident.

 Le Grand Orateur et le Grand Chancelier descendent à ses côtés, chacun munis d’une épée flamboyante et tous trois se rendent

 devant le récipiendaire.

Le Patriarche Grand Maître des Cérémonies et le

 Patriarche Grand Expert croisent leurs bâtons au-dessus de la tête du récipiendaire.

Le Premier Patriarche, le Grand Orateur et le Grand Chancelier

 tiennent les épées flamboyantes la pointe posée sur le sol à la verticale devant le récipiendaire.

PREMIER PATRIARCHE

Mon Frère, nous allons vous transmettre les grades antiques de l’arche auguste de la Maçonnerie Ancienne et Primitive. Ils conservent les connaissances rares et précieuses qui sont nécessaires au vrai bonheur de l’homme. Celles-ci se confondent avec les origines même de l’humanité. Fixées dans la religion de l’Egypte ancienne et les écoles de mystères de 1’Antiquité, ces doctrines mystiques et secrètes s’étaient réfugiées en Orient. C’est là que les Ordres de Chevalerie médiévaux les ont redécouvertes puis rapportées en Europe. De siècles en siècles, elles nous ont été transmises par les cercles d’initiés du passé - cénacles néoplatoniciens de la Renaissance et Rose-Croix du 17ème siècle - qui sont à l’origine de notre vénérable institution. Les circonstances font que je vais vous les transmettre aujourd’hui par communication. Je vous invite néanmoins fermement à les étudier et à méditer leurs enseignements pour en obtenir une connaissance, non plus seulement virtuelle, mais bien réelle.

Le Premier Patriarche, le Grand Orateur et le Grand Chancelier posent leur épée flamboyante sur la tête du récipiendaire.

Au nom du Sublime Architecte des Mondes, au nom du Grand Ordre Égyptien du Grand Orient de France, Rite Ancien et Primitif de Memphis et de Misraïm, en vertu des pouvoirs qui m’ont été régulièrement conférés, je te crée et constitue,

[Il débute évidement au plus haut grade possédé par le Récipiendaire]

4° Maître Discret.

5° Maître Sublime.

6° Chevalier de l’Arche Sacrée.

7° Chevalier de la Voûte Secrète.

8° Chevalier de l’Epée.

9° Chevalier de Jérusalem.

10° Chevalier d’Orient.

11° Chevalier Rose-Croix.

12° Chevalier de I’Aigle Rouge.

13° Chevalier du Temple.

14° Chevalier du Tabernacle.

15° Chevalier du Serpent.

16° Chevalier Kadosh.

17° Chevalier du Royal Mystère.

18° Grand Inspecteur.

19° Sage de la Vérité.

20° Philosophe Hermétique.

21° Grand Installateur.

22° Grand Consécrateur.

23° Grand Eulogiste.

24° Patriarche de la Vérité.

25° Patriarche des Planisphères.

26° Patriarche des Védas.

27° Patriarche d’Isis.

28° Patriarche de Memphis.

29° Patriarche de la Cité Mystique.

30° Sublime Maître du Grand Œuvre.

31° Grand Défenseur du Rite.

32° Sublime Prince de Memphis.

Tous trois relâchent leur position, se retournent face à l’Orient et regagnent leur plateau. Le Premier Patriarche repose le caducée avant de regagner sa place.

La lumière qui éclairait le temple commence à baisser. Le Patriarche Grand Maître des Cérémonies déroule à quelques pas devant le Récipiendaíre le voile noir moiré représentant le fleuve en se plaçant entre lui et l’Orient de telle sorte que le récipiendaire ne voit pas dans le détail ce qu’il fait. Puis il place face à lui et sur le voile le crâne, les deux tibias et un rameau de laurier sur ceux-ci. Puis il s’écarte.

PREMIER PATRIARCHE

Frappe la batterie 9 coups z z z z z z z z z  légèrement espacés

entre les coups.

Y a-t-il bien dans l’homme quelque chose que nous appelons l’âme et le corps ?

PATRIARCHE GRAND ORATEUR

Les mots sont dans un même temps source d’erreur et de vérité. Jadis, ceux qui nommèrent ces mystères se servirent des mots comme d’un voile qui, dans un même temps, cache et souligne. Ainsi en est-il de ce que nous entendons par âme. Car pour les anciens la psukhé est présente dans le corps. Elle est pour lui, la cause de la vie, lui procurant la faculté de respirer en la rafraîchissant (anapsukhon). Dès que ce principe l’abandonne, le corps périt et meurt; voilà pourquoi ils l’ont appelé psukhé, âme.

PREMIER PATRIARCHE

L’âme n’est donc rien d’autre que la nature ?

PATRIARCHE GRAND ORATEUR

Dans nos mystères psukhé est parfois remplacé par phusékhé, car c’est la force qui véhicule (okhéï) et maintient (ékhéï) la nature (phusis).

PREMIER PATRIARCHE

Mais que dire alors du corps ?

PATRIARCHE GRAND ORATEUR

Selon certains, le corps (soma) est le tombeau (sèma) de l’âme, parce quelle y est ensevelie pendant cette vie. Mais comme d’autre part c’est grâce au corps quelle signifie ce quelle veut dire, le nom de signe (sèma) lui convient. Ce sont les orphiques qui ont établi ce nom, suivant la pensée que l’âme est enclose dans le corps pour qu’il la maintienne saine et sauve.

GRAND CHANCELIER

Pindare et d’autres poètes disent que l’âme de l’homme est immortelle, que tantôt elle s’échappe, tantôt reparaît mais ne périt jamais et que c’est pour cette raison qu’il faut mener la vie la plus vertueuse possible. Ainsi, si elle a pour ainsi dire vécu plusieurs vies, et quelle a vu tout ce qui se passe ici et dans le monde des idées, il n’est rien quelle n’ait appris. Aussi n’est-il pas du tout surprenant que, sur la vertu et sur le reste, elle puisse se souvenir de ce qu’elle a su auparavant. Comme tout se tient dans la nature et que l’âme a tout appris, rien n’empêche qu’en se rappelant une seule chose, ce que nous appelons apprendre, elle ne retrouve d’elle-même toutes les autres, pourvu quelle soit courageuse et ne se lasse pas de chercher; car chercher et apprendre n’est autre chose que se ressouvenir.

PREMIER PATRIARCHE

Ainsi l’initiation consisterait à cultiver la vie de l’esprit en se détournant des passions du corps ? Creuser des tombeaux pour les vices et élever des temples pour les vertus serait-ce donc philosopher et laisser notre esprit s’élever vers le monde intelligible ?

GRAND CHANCELIER

Chaque plaisir et chaque peine a pour ainsi dire un clou avec lequel il attache et rive la psukhé au corps, la rend semblable à lui et lui fait croire que ce que dit le corps est vrai. Prenant promptement racine en lui comme une semence jetée en terre, elle est privée du commerce avec les choses sacrées. Voilà pourquoi les véritables amis du savoir sont tempérants et courageux. L’initié ne pense pas que la philosophie doive délier son âme pour quelle s’abandonne aux plaisirs et aux peines se laissant ainsi enchaîner de nouveau. Au contraire, il se ménage le calme du côté des passions, suit la raison et ne s’en écarte jamais, contemple ce qui est vrai et ne relève pas de l’opinion.

- Mais il ne faudrait pas en déduire que la meilleure façon de cultiver la vertu et de libérer l’esprit serait de mettre fin à ses jours. La doctrine que l’on enseigne en secret sur cette matière est que nous autres hommes nous sommes comme dans un poste d’où l’on na pas le droit de s’échapper ni de s’enfuir.

PREMIER PATRIARCHE

Sache mon Frère que la vertu véritable est effectivement une purification de nos ardeurs. Sache que la tempérance, la justice, la force et la sagesse elle-même sont aussi des moyens de purification. Ceux qui ont établi pour nous les initiations nous ont depuis longtemps fait entendre, que celui qui arrivera chez Hadès sans avoir été admis aux Mystères et initié sera plongé dans la boue.

Mais celui qui aura été purifié et initié, rejoindra la lumière quand il sera parvenu dans ce même séjour. Or ceux qui président aux initiations disent: «nombreux sont les porteurs de férule, mais peu nombreux les inspirés de Bacchos». Ces inspirés, à mon sens, ne sont point autres que ceux qui se sont appliqués à rechercher droitement la sagesse.

LE GRAND ORATEUR ET LE GRAND CHANCELIER

Prononcent Simultanément les mots:

- Soma - Sema

PATRIACHE GRAND MAITRE DES CEREMONIES

Se saisit de la coupe d’eau des purifications et d’un rameau

 de romarin et d’olivier. Après avoir demandé au récipiendaire de fermer les yeux quelques instants, il le purifie à trois reprises d’eau lustrale en prononçant les paroles suivantes:

Jaillit du cœur de la terre, que cette eau mystérieuse purifie ton être tout entier.

Le Patriarche Grand Maître des Cérémonies va chercher une bougie ou une lampe. Il va l’allumer à la lumière du naos, puis le contourne par le Sud, prend une épée et vas se placer à droite du récipiendaire.

Mon Frère, reçois cette lampe des mystères qui éclairera tes pas sur la route obscure de ton propre être dans laquelle tu vas t’engager.

Le Patriarche Grand Maître des Cérémonies place la lampe dans la main gauche du récipiendaire.

Mon Frère, reçois cette épée qui te protègeras sur le sentier dans lequel tu t’engages.

Le Patriarche Grand Maître des Cérémonies place l’épée dans la main droite du récipiendaire et regagne ensuite sa place.

PREMIER PATRIARCHE

C’est maintenant qu’il te faut du courage !…

C’est maintenant qu’il te faut un cœur ferme !

Dresse ton épée vers l’avant, vers ces monstres, ces âmes ténues qui parfois obsèdent ton esprit. Avance d’un pas pour être devant le symbole de l’onde du Styx, fleuve inquiétant et mystérieux. Mais ne le traverse point encore.

Le récipiendaire fait un pas.

PATRIACHE GRAND MAITRE DES CEREMONIES

L’assiste le cas échéant.

Tu peux rabaisser ton épée.

PATRIARCHE GRAND ORATEUR

Mon Frère, humain tu portes la mort, initié tu la dépasseras…

Enjambe le ruisseau noir charriant l’éternelle souffrance et tu avanceras sur le chemin du retour.

PATRIACHE GRAND MAITRE DES CEREMONIES

L’aide à enjamber le rectangle de tissus et lui fait faire une pause à l’Ouest de ce rectangle pendant que le Premier Patriarche poursuit.

PREMIER PATRIARCHE:

Mon Frère deux chemins s’ouvrent toujours à celui qui vient de franchir le fleuve. Les mystères auxquels nous sommes initiés nous invitent à nous détourner de celui de gauche conduisant vers les ténèbres et nous tourner vers celui de droite conduisant à la lumière que nous recherchons.

Le Patriarche Grand Maître des Cérémonies le fait se tourner

 vers le Sud.

GRAND CHANCELIER

- C’est là que celui qui doit renaître, en présence des trois Moïres choisit son destin.

- Jadis Orphée donna à ses initiés un hymne leur permettant d’invoquer la bienveillance des trois filles de nuit. Qu’en cet instant l’antique chant retentisse pour toi.

PATRIARCHE GRAND ORATEUR

- Moïres infinies qui habitez sur le lac du ciel, où par la chaleur de la nuit, l’eau blanche se brise dans le repli obscur et luisant d’un antre et qui de là, volez vers la terre sans limite des vivants.

- Voilées de pourpre, vous marchez vers la race des hommes par la pleine fatale où la gloire conduit son char à travers toute la terre, au-delà des bornes de la justice, de l’espoir, des inquiétudes de la loi antique et du principe infini de l’ordre.

- Car de tout ce qui nous arrive seuls la Moïre et le Sublime Architecte des Mondes à jamais le savent.

- Venez avec l’âme douce et le cœur favorable… …Atropos, Lachésis et Klotho, filles d’un père illustre, aériennes, invisibles, inexorables, indestructibles, vous tirez le fil de l’existence, le tissez entrecroisant avec art nos destinées et le coupez enfin lorsque l’heure est venue.

- Moïres, que la beauté de votre œuvre comble de bienfaits cet initié et dissipe ses peines.

PREMIER PATRIARCHE

- La tradition des mystères rapporte qu’après que l’âme ait choisi sa destinée future, Lachésis la tisseuse lui donne un Daïmon pour compagnon et gardien. L’âme se met alors en route vers la plaine du Léthé, par une terrible et suffocante chaleur. Aucune végétation ne peut servir d’abri ni apporter aucune ombre bienfaisante.

Le Patriarche Grand Maître des Cérémonies fait tourner le récipiendaire vers le Nord.

Un Patriarche se tient au Nord, tenant dans ses deux mains une coupe d’eau légèrement sucrée.

GRAND CHANCELIER

- A gauche de la demeure d’Hadès se trouve un fleuve ou une source près d’un cyprès blanc.

LE PATRIARCHE DU NORD

Lui tend la première coupe en disant :

- Prend cette coupe et boit…

…Que cette eau t’apporte l’apaisement et l’oubli de tes souffrances, mais prend garde à ne point trop en boire...

Légère pause.

- Car elle est l’eau de l’oubli.

Le Patriarche du Nord récupère la coupe.

Le Patriarche Grand Maître des Cérémonies. fait tourner le récipiendaire de nouveau face au Sud et le fait avancer du côté opposé jusque

devant le Patriarche du Sud.

Le Patriarche du Nord replace la coupe et reprend sa place.

PATRIARCHE GRAND ORATEUR

- Mais il est une autre source qui s’écoule du lac de mémoire. Devant elle veillent des gardiens.

Le Patriarche du Sud est debout, tenant une coupe d’eau fraîche.

PATRIACHE GRAND MAITRE DES CEREMONIES

S’adresse au Patriarche du Sud en disant:

- Gardien de la source de Mnémosyné, je m’adresse à toi au nom de notre Frère ici présent.

 

- Il est enfant de la terre et des cieux et sa lignée est céleste. Il est desséché par la soif et se meurt. Il a fait l’erreur de goûter à l’eau de l’oubli et sa mémoire commence à s’effacer. Donne-lui de l’eau fraîche recueillie dans la source sacrée de Mnémosyné, afin qu’il puisse régner parmi les autres héros.

PATRIARCHE DU SUD

Elève la coupe quelques instant et la tend au récipiendaire en disant:

- Prend cette coupe et boit…

…Que se réveille en toi la mémoire des mystères sacrés et que soit chassé l’oubli...

Légère pause.

- Car c’est le breuvage du ressouvenir.

Le Patriarche du Sud récupère la coupe.

Le Patriarche Grand Maître des Cérémonies fait tourner le récipiendaire de nouveau face au Nord, le guide sur l’axe central du Temple et le place face à l’Orient, face à l’autel du Naos, à quelques pas

 à l’Ouest de celui-ci.

Le Patriarche du Sud replace la coupe et reprend sa place.

Le Patriarche Grand Maître des Cérémonies se place derrière le récipiendaire, lui place un bandeau tandis que le

Premier Patriarche poursuit:

PREMIER PATRIARCHE

- Mon Frère, que ce bandeau soit pour toi une aide te permettant de t’intérioriser, de parcourir avec plus de facilité les chemins de ta mémoire, la voie de l’autre réalité et de manifester un peu plus tard le pouvoir du verbe.

Une musique intériorisante, commence à retentir.

GRAND CHANCELIER

- Selon les antiques usages et la voix d’Orphée, il convient maintenant d’évoquer la mémoire de celle qui gouverne ce mystère afin que tu commences à retrouver la mémoire de tes origines.

- Mnémosyne, reine qui partage le lit de Zeus, Qui enfanta les Muses sacrées et saintes aux voix claires. A jamais éloignée de l’oubli malfaisant qui trouble la raison,

- Assurant à l’esprit et à l’âme des hommes son unité, tu accrois la puissance de la raison des mortels.

- Vigilante et très douce tu nous fais souvenir de toutes les pensées que chacun porte toujours dans sa poitrine, sans jamais faillir, excitant à l’action l’esprit.

- Réveille pour tes initiés la mémoire du mystère sacré et chasse loin deux l’oubli.

Un moment de silence est observé.

Deux Frères Patriarches, ainsi que le Patriarche Grand Maître des Cérémonies. aident le récipiendaire à s’étendre sur le sol, les pieds à l’Orient, les bras étant le long du corps.

On le recouvre du manteau des mystères alors que le Grand Orateur lit le texte suivant:

PATRIARCHE GRAND ORATEUR

- Fidèle ami de la lumière, écoute ce qui est très véritable !

Tu pénètreras dans les ténèbres et…

…Tu fouleras le seuil de la mort…

…Tu seras tourbillonnant au sein des éléments et tu seras renvoyé d’où tu seras venu…

…Au milieu de la nuit tu verras le soleil briller dans toute sa splendeur.

Un moment de silence est observé.

PREMIER PATRIARCHE:

- Ton âme, impuissante à souffrir les dards de l’inflexible amour, S’échappe, comme un fuit sans défense, comme un cerf percé de flèches.

- A travers épines, fourrés et lacets, ivre des périls passés, Elle se hâte, pour enfin choir là où, doucement, s’épanche la rivière. Pourtant l’amour demeure à jamais et jamais elle ne le perdra.

Un moment de silence est observé.

PREMIER PATRIARCHE

- Maintenant s’épuise ton souffle, soupirant un appel à la mort. Ton cœur se consume de feu, par le fatal pieu épointé, Oint d’un doux venin. Nul baume ne saurait apaiser la blessure.

- Bien que tu aies trouvé la paix, près de ces flots vivants, Tu ne voudrais rêver d’aucune autre vie, ni choisir aucune autre mort.

Un moment de silence est observé.

PREMIER PATRIARCHE

- Par une joyeuse offrande tu abandonnes maintenant la vie. Douce mort et tendre achèvement en ce repos.

- Alors s’ouvrent les lieux d’En Haut, d’où ruisselle un chant céleste. O Eternelle béatitude de l’amour! Vois, du glorieux Portail. S’avancent les esprits immortels, qui te mèneront à la félicité!

Un moment de silence est observé.

PREMIER PATRIARCHE

- «Réjouissons-nous, réjouissons-nous !» clament-ils et clament-ils encore, «réjouissons-nous ! »

- Ils clament en de multiples voix, mais d’une seule volonté. Ils volent là où les cris d’extase font vibrer les murs resplendissants des cieux, Répétant en échos brisés, mais en leur bienfaisante totalité, Invitant ton âme transportée, au bonheur de ce lieu.

Un moment de silence est observé.

PREMIER PATRIARCHE

- Mortel tu fus et reste dans le monde que tu as quitté…

…Se présentent à toi maintenant les mannes de tes ancêtres, de la lignée Dont tu perpétues l’héritage et le souffle.

- Accueille leur mémoire, inspire-toi de leur sagesse et recueille leur force.

Un moment de silence plus long est observé.

PREMIER PATRIARCHE

- Sur le chemin de l’initiation jadis tu tes engagé, Suivant ainsi tes pères et les pères de tes pères.

- Se présentent à toi maintenant les maillons de cette chaîne spirituelle. Dont tu es l’héritier et dont tu vas être le garant.

- Que s’écarte le voile de l’histoire et que se révèle à toi la mémoire de notre tradition.

Un moment de silence plus long est observé.

PREMIER PATRIARCHE

- Mais dans ta route, il te faut également tout cela. Ce qui paraît de la vie d’en bas: Ni formes, ni couleurs qui réjouissent les yeux. Rien. Juste le toucher des obstacles. Mais aucune main amie. Ni musique, ni son, sauf une voix.

- Aucune lumière. Le vide. Il n’est qu’un chemin, aller de l’avant. D’obscurité en obscurité, d’obscurité en ténèbres En conscience des pouvoirs et des mystères. En ce monde il n’est de renonciation,

- A quoi ici renoncerait-on ?

Un moment de silence plus long est observé.

Le visage est dévoilé, mais le bandeau demeure.

Le Grand Orateur, le Grand Chancelier et le Premier Patriarche se lèvent et se rendent dans le plus grand silence auprès du récipiendaire.

Les séquences suivantes sont effectuées par le Grand Orateur où le Premier Patriarche...

PREMIER PATRIARCHE

Dit en dévoilant le visage:

- Ta purification est la purification d’Horus, la purification d’Horus est ta purification !

- Ta purification est la purification de Seth, la purification de Seth est ta purification !

- Ta purification est la purification de Thot, la purification de Thot est ta purification !

- Ta purification est la purification de Dounanouy, la purification de Dounanouy est ta purification !

- Pur, très pur,....!

Par GOE rituel du 33° degré - Publié dans : hauts grades
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Jeudi 15 novembre 2012 4 15 /11 /Nov /2012 07:18

Sublime Philosophe Hermétique :

Généreux Apollon, pour ce dernier labeur, abreuve moi de tes vertus, afin que je sois digne, enfin, du laurier qui t’est cher.

Un seul jusqu’à présent, des sommets du Parnasse m’avait suffi ; mais voici qu’il me faut les secours de tous deux pour ma course dernière.

Entre en mon cœur, inspire-lui le souffle qui t’animait le jour que tu tiras le Marsyas du fourreau de ses membres.

O divine vertu, si tu te prêtes à moi, assez pour que je puisse esquisser, fût-ce l’ombre du bienheureux royaume empreinte en ma mémoire, à tes rameaux chéris, tu me verras venir, m’y couronner de l’immortel feuillage dont vous me rendrez digne, et toi et mon sujet.

Que du Pénée l’arbre devrait encor, du Dieu de Delphes exalter le plaisir, quand de lui-même, il assoiffe quelqu’un.

Faible étincelle allume grande flamme : peut-être qu’après moi, et d’une voix meilleure, d’autres viendront prier Cyrrha de leur répondre.

De points divers le flambeau de ce monde monte aux yeux des mortels ; mais il existe un point, qui sur trois croix réunit quatre cercles ;

D’où pour eux ils surgit suivant un meilleurs cours, sous un signe meilleur, amollit et scelle plus à son gré la cire de la Terre.

C’est presque de ce point qu’ici naquit le jour, et la nuit par là-bas ; déjà cet hémisphère était tout blanc, tandis que l’autre était tout noir.

Or, comme on voit d’un premier rai de feu en jaillir un second, qui rebondit en l’air, ainsi est le pèlerin qui veut rentrer chez lui.

Je fixai le Soleil plus qu’on ne fait jamais ;

Car là-haut, est permis à notre faculté ce qui ne l’est pas chez nous. Ainsi en est-il de la vertu du lieu fait pour être le bien propre à la race humaine. Les luminaires de l’Orient sont allumés.

Chevalier Maître du Logos s’adresse au récipiendaire : Parcourant les nuées sur ton char, tu enflammais l’aurore, illuminant les sept voiles qui recouvrent le monde. Précipité sur la terre, pour avoir voulu aimer, sentir et vivre, l’obscurité s’est refermé sur toi, emprisonnant ta lumière. L’Ordre a disparu et tu as commencé à errer au sein du chaos. Mais qu’importaient les ténèbres, puisqu’une flamme brillait en toi, te rappelant à tes origines. Un souffle de vent sur ton front, la caresse d’un doux plumage, le frôlement d’une main diaphane sur ta bouche et s’éveillait alors la nostalgie de tes origines. Qui pourrait oublier ce joyau enfoui au plus profond de la glèbe ? Vers des ports différents sur l’Océan de l’être, tu chemines, poussé par le désir de retrouver ton havre. Cet instinct qui porte à la Lune le feu, c’est lui qui fait battre les cœurs mortels, qui condense et fait une la Terre. Car de même qu’on voit le feu tomber des nues, de même aussi notre premier élan, souvent trompé, nous rabat dans l’obscurité de la Terre. Mais ton désir fut plus fort, ta recherche de l’Ordre plus grande, tandis que tombaient les voiles qui obscurcissaient ta vue. Aujourd’hui devant toi s’accomplissent les mystères qui ont formé l’harmonie de ton être. Un instant de silence est observé. Qu’une fois encore et pour notre Frère l’Ordre règne sur le chaos.

Chaque officier se saisit du luminaire de couleur qui lui correspond et vient se placer sur l’emplacement de l’étoile (éventuellement matérialisée au sol avec un ruban) qu’il doit occuper. Leurs luminaires sont pour l’instant éteints. Puis tous s’approchent simultanément de l’autel du Naos.

Le Chevalier Archiviste allume une bougie au feu perpétuel de l’autel, allume son luminaire, puis transmet la bougie au Chevalier Premier Surveillant qui allume son luminaire et transmet la bougie au Chevalier Gardien du Sanctuaire qui allume son luminaire et transmet la bougie au Sublime Philosophe Hermétique qui allume son luminaire et transmet la bougie au Chevalier Porte-étendard qui allume son luminaire et transmet la bougie au Chevalier Maître du Logos qui allume son luminaire et transmet la bougie au Chevalier Second Surveillant qui allume son luminaire et éteint la bougie.

Le Chevalier Second Surveillant s’adresse au récipiendaire.

Chevalier Second Surveillant :

Mon Frère avance-toi devant le Naos, au centre de l’étoile à 7 branches.

Le Frère assistant guide, si nécessaire, le récipiendaire jusqu’au centre de l’étoile.

Le Chevalier Second Surveillant élève son luminaire et dit :

Chevalier Second Surveillant :

Guide fidèle et resplendissant dans le royaume sans limites des rêves,  tu ouvres le chemin aux explorateurs de l’indicible !

Toi qui crées et détruis l’illusion, toi qui connais les marées des océans, les immensités de l’esprit et les noirs espaces de la déraison, cette lumière manifeste ta présence. Puis, toujours la lampe élevée, il poursuit en s’adressant au récipiendaire.

Mon Frère, puissent ton périple et tes visions être authentiques, en ce royaume indicible des rêves et que la voie te soit toujours ouverte aux explorations des domaines de l’invisible.

Que la lumière extatique qui inspire l’amoureux et le poète, soit tienne à jamais. Qu’elle ne régente pas ta vie, mais qu’elle réponde à ton appel.

Puisse la force qui gouverne la nature, vivante puissance qui commande les marées et connaît les profondeurs cachées, t’assister dans l’ascension des 7 cieux, tant visibles qu’invisibles, afin que soient accomplies ta destinée et la réalisation de ton Moi suprême. Le Chevalier Second Surveillant tend son luminaire au récipiendaire en lui disant : (Si les candidats sont plusieurs, c’est l’Officier lui-même qui déposera la lampe sur l’autel du Naos après l’avoir élevée en direction du récipiendaire.)

Chevalier Second Surveillant :

Que ce symbole de la Lune soit tien et t’ouvre l’accès à son monde. Qu’ainsi se manifestent en toi les vertus que  nous venons d’évoquer.

Saisis cette lampe et dépose là à son emplacement sur l’autel du Naos. Le Frère Assistant guide, si cela est nécessaire, le geste du récipiendaire.

Le Chevalier Maître du Logos élève son luminaire et dit :

Libre et véloce voyageur d’entre les Mondes,  Messager des dieux et des hommes, bienveillant Dispensateur de ton aide à l’Art. Tu nous accordes connaissance, habileté et succès ! A toi sont les Langues et les Nombres, à toi les Signes, les Sceaux et les Mots secrets. Toi qui guéris, qui enseignes et montres le chemin, cette lumière manifeste ta présence. Puis, toujours la lampe élevée, il poursuit en s’adressant au récipiendaire. Mon Frère, puisse ta démarche être agile sur les sentiers de la connaissance ! Qu’avec vivacité et joie, tu reçoives les brillantes illuminations qui en ce périple sont secrètement accordées !

Que ton esprit soit enlevé sur des ailes d’inspiration afin de dépasser ce qui oppose la vérité à la vérité !

Que la joie te soit donnée par la magie duelle qui habite toute compréhension : celle qui crée et celle qui sème et moissonne.

Puisse la force qui s’éveille à tout entendement, le souffle puissant qui balaye la neige des cimes et les feuilles mortes des sous-bois, être avec toi, et éclaircir les cieux profonds de ta perception.

Que chaque luminaire déverse sa lumière sur ton être.  Et lorsque j’invoque avec toi les célestes pouvoirs, que rapides soient les moissons !

Le Chevalier Maître du Logos tend son luminaire au récipiendaire en lui disant : (Si les candidats sont plusieurs, c’est l’Officier lui-même qui déposera la lampe sur l’autel du Naos après l’avoir élevée en direction du récipiendaire.) Que ce symbole de Mercure soit tien et t’ouvre l’accès à son monde. Qu’ainsi se manifestent en toi les vertus que  nous venons d’évoquer.Saisis cette lampe et dépose là à son emplacement sur l’autel du Naos.

Le Frère Assistant guide, si cela est nécessaire, le geste du récipiendaire.

Le Chevalier Porte-étendard élève son luminaire et dit :

Rayonnante donatrice d’amour, souveraine des forces de vie, divinement revêtue de lumière et ceinte d’invincible beauté, la parfaite harmonie et la concorde sont comme le parfum de ta présence ! Tu crées les rythmes et les pulsations qui font naître les danses sacrées !

Resplendissante d’enchantement, cette lumière manifeste ta présence. Puis, toujours la lampe élevée, il poursuit en s’adressant au récipiendaire. Mon Frère, contemple avec joie et respect l’unité de l’amour et de la vie et délecte toi passionnément des Mondes de la Vie, divine et terrestre.  Que t’assiste le pouvoir divin qui les gouverne ! Que le vêtement d’apparat de cette invincible beauté te protège ! Et qu’ainsi, à l’abri des périls, tu puisses progresser, nimbé de ce manteau de radiance, dans l’aura de cette parfaite harmonie. Et que chaque niveau de ton être soit investi du rythme cosmique de la danse sacrée.

Le Chevalier Porte-étendard tend son luminaire au récipiendaire en lui disant : (Si les candidats sont plusieurs, c’est l’Officier lui-même qui déposera la lampe sur l’autel du Naos après l’avoir élevée en direction du récipiendaire.) Que ce symbole de Vénus soit tien et t’ouvre l’accès à son monde. Qu’ainsi se manifestent en toi les vertus que  nous venons d’évoquer. Saisis cette lampe et dépose là à son emplacement sur l’autel du Naos.

Le Frère Assistant guide, si cela est nécessaire, le geste du récipiendaire.

Le Sublime Philosophe Hermétique élève son luminaire et dit :

Souverain des jours au long cours, arbitre omniscient des pouvoirs planétaires, la sagesse de prophétie t’appartient, l’extase de la musique et de la poésie, et le surgissement des quêtes mystiques ! Toi qui discernes au-delà de l’évolution et du hasard et qui perçois la vérité dispersant les ombres !

Au sein de l’aurore et de l’incomparable splendeur de l’Astre du Jour,  tu offres l’image sacrée de l’ascendance magique, alors que ton pouvoir enflamme en nous la gloire et nous élève vers l’accomplissement de notre quête ! Voici la lumière qui manifeste ta présence. Puis, toujours la lampe élevée, il poursuit en s’adressant au récipiendaire.

Mon Frère, puisse la flamme invincible de l’inspiration mystique t’embraser ! Que ta course soit glorieuse sous le regard de l’arbitre sublime des pouvoirs planétaires ! Que ta perception intérieure soit ouverte aux délices de toute manifestation : extase de la musique et de la poésie, sagesse de la prophétie !

Puisse ton être intérieur et ton pouvoir se lever tel un astre dans un ciel sans nuages ! Et puisses-tu t’avancer revêtu de la splendeur qui resplendit en ton cœur !

Le Sublime Philosophe Hermétique tend son luminaire au récipiendaire en lui disant : (Si les candidats sont plusieurs, c’est l’Officier lui-même qui déposera la lampe sur l’autel du Naos après l’avoir élevée en direction du récipiendaire.)

Que ce symbole du Soleil soit tien et t’ouvre l’accès à son monde. Qu’ainsi se manifestent en toi les vertus que  nous venons d’évoquer.

Saisis cette lampe et dépose là à son emplacement sur l’autel du Naos.

Le Frère Assistant guide, si cela est nécessaire, le geste du récipiendaire.

Le Chevalier Gardien du Sanctuaire  élève son luminaire et dit :

Tout puissant défenseur de la justice et de la vérité ! Ô noble inspirateur du courage, de l’endurance et de l’audacieuse témérité ! Toi qui inculques la loyauté, qui dispenses la joie de l’effort partagé ! Divin protecteur des controverses fructueuses et ordonnées ! Tu soutiens la foi persévérante et le bras résolu !

Puissant ennemi des pouvoirs adverses, voici la lumière qui manifeste ta présence. Puis, toujours la lampe élevée, il poursuit en s’adressant au récipiendaire.

Mon Frère, puissent ta volonté et tes actes s’accomplir en puissance afin que tes résolutions soient achevées et parfaites ! Que ton cœur dicte tes résolutions, mais que tes combats soient menés sans faiblesse ! Que confiance et fermeté te soient conférées et couronnent tes efforts dans ta quête ! Ainsi, persévérance et force d’âme triompheront de l’adversité pour le couronnement du Grand Œuvre.

A toi la lame tranchante de la recherche et la glorieuse bannière de l’aspiration, astres de ta destinée !

Le Chevalier Gardien du Sanctuaire tend son luminaire au récipiendaire en lui disant : (Si les candidats sont plusieurs, c’est l’Officier lui-même qui déposera la lampe sur l’autel du Naos après l’avoir élevée en direction du récipiendaire.)

Que ce symbole de Mars soit tien et t’ouvre l’accès à son monde. Qu’ainsi se manifestent en toi les vertus que  nous venons d’évoquer.

Saisis cette lampe et dépose là à son emplacement sur l’autel du Naos.

Le Frère Assistant guide, si cela est nécessaire, le geste du récipiendaire.

Le Chevalier Premier Surveillant élève son luminaire et dit :

Mécène royal et magnanime, tu déverses l’abondance de ton intarissable coupe ! Berger des Étoiles d’or, Seigneur des océans de prospérité, glorieux dispensateur de grâce, divin patron de l’amour filial et paternel,  tu bénis la paix et l’amitié entre tous les êtres.

Père de la loi de mansuétude, de la prêtrise et de la sagesse d’amour qui sublime l’autorité, voici la lumière qui manifeste ta présence. Puis, toujours la lampe élevée, il poursuit en s’adressant au récipiendaire.

Mon Frère, puisses-tu être béni par l’esprit généreux qui donne et attire les bienfaits à tous les niveaux de l’existence ! Que soit tienne cette coupe intarissable, débordante et constamment renouvelée de la céleste abondance ! Puisses-tu posséder la vision perçante qui transcende images et émotions de l’instant, l’amour sincère qui recherche le bien suprême en tout et pour tout ! Que ton cœur soit comblé d’une majestueuse liberté, joie divine d’un ciel azur sans limite ! Que ton esprit soit exalté par ta magnificence et que ton être tout entier en soit pénétré et progresse dans la paix et la sublime félicité ! Le Chevalier Premier Surveillant tend son luminaire au récipiendaire en lui disant : (Si les candidats sont plusieurs, c’est l’Officier lui-même qui déposera la lampe sur l’autel du Naos après l’avoir élevée en direction du récipiendaire.)

Que ce symbole de Jupiter soit tien et t’ouvre l’accès à son monde. Qu’ainsi se manifestent en toi les vertus que  nous venons d’évoquer.

Saisis cette lampe et dépose là à son emplacement sur l’autel du Naos. Le Frère Assistant guide, si cela est nécessaire, le geste du récipiendaire.

Le Chevalier Archiviste  élève son luminaire et dit :

Sublime et ténébreux ! Austère qui éveille à l’aspiration suprême et à l’espérance mystique ! Toi le dispensateur de la volonté silencieuse, père de la créativité spirituelle, des forces de préservation et de renouveau, tu détiens la faux du moissonneur, le ciseau du tailleur de pierre et le livre du passé où se lisent les mystères du futur. Voici la lumière qui manifeste ta présence. Puis, toujours la lampe élevée, il poursuit en s’adressant au récipiendaire.

Mon Frère, que ta quête des Mystères Sacrés soit constante et inébranlable ! Même si les lointains horizons restent voilés à ta face comme l’ombre enveloppante des temples anciens, puissent ta fervente aspiration et ton inébranlable confiance croître sous les Ténèbres de la Nuit créatrice ! Et ainsi, recueilleras-tu en intelligence et compréhension la moisson de tes actes passés. Ainsi sèmeras-tu les fraîches graines de tes  expériences nouvelles.

Que ta volonté brille comme une flamme de pureté, née de cet austère creuset, dans l’immensité silencieuse du Temps transcendé !

Le Chevalier Archiviste tend son luminaire au récipiendaire en lui disant :

(Si les candidats sont plusieurs, c’est l’Officier lui-même qui déposera la lampe sur l’autel du Naos après l’avoir élevée en direction du récipiendaire.) Que ce symbole de Saturne soit tien et t’ouvre l’accès à son monde. Qu’ainsi se manifestent en toi les vertus que  nous venons d’évoquer. Saisis cette lampe et dépose là à son emplacement sur l’autel du Naos. Le Frère Assistant guide, si cela est nécessaire, le geste du récipiendaire. Les lumières du Temple s’allument.

Tous observent un moment de silence.  Les Chevaliers Premier et Second Surveillants font reculer le récipiendaire de trois pas. Puis tous les officiers regagnent leur place.

Le Sublime Philosophe Hermétique quant à lui se rend à l’Est de l’autel du Naos face à l’Ouest. Puis s’adresse au récipiendaire Nous t’avons guidé jusqu’ici sur le chemin de l’amour, après avoir contemplé les choses dans une gradation régulière et arrivant au terme suprême, tu pourras découvrir une beauté d’une nature merveilleuse, celle qui était le but de tous tes travaux antérieurs. Quand on s’est élevé comme toi des choses sensibles jusqu’à cette beauté et que l’on commence à l’apercevoir, on est bien prêt de toucher au but. Car la vraie voie de l’amour, qu’on s’y engage de soi-même ou qu’on s’y laisse conduire, c’est de partir des beautés sensibles et de monter sans cesse vers cette beauté surnaturelle en passant d’un beau corps à deux, de deux à tous, puis des beaux corps aux belles actions, puis des belles actions aux belles sciences, pour aboutir des sciences à cette science qui n’est autre chose que la science de la beauté absolue et pour connaître enfin le Beau tel qu’il est en soi. Si la vie vaut jamais la peine d’être vécue, c’est à ce moment où tu contempleras la beauté en soi. Et ainsi si jamais homme devient immortel, tu le deviendras aussi !

Le Sublime Philosophe Hermétique se rend devant le récipiendaire. Mon Frère agenouille-toi et recueille-toi. Il pose ses mains sur les épaules du récipiendaire et poursuit : L’essence du bonheur c’est d’avoir la science du Bien. Représente-toi donc la première voie du bonheur. Elle détient la satisfaction intellectuelle des âmes dans l’union divine. Quant au don hiératique du bonheur, il s’appelle porte d’accès au démiurge de l’univers, lieu ou cours du Bien et il apporte comme première qualité, une pureté de l’âme bien plus parfaite que la pureté du corps, ensuite un entraînement de la pensée à la participation et à la contemplation du Bien, l’affranchissement de tout ce qui est opposé et là-dessus l’union aux dieux dispensateurs des biens. Après avoir uni ton âme successivement aux divers départements du Tout et à toutes les puissances divines qui les pénètrent, cet art la conduit au démiurge universel et la place auprès de lui l’unissant, hors de toute matière à la raison éternelle et à elle seule. Posant ses deux mains sur sa tête et ses pouces se rejoignant sur son front, il poursuit : Je prie le Sublime Architecte des Mondes qu’il te donne de garder infailliblement les pensées justes, de mettre en toi pour l’éternité la vérité des choses éternelles, de t’octroyer part à des intellections plus parfaites sur les dieux, grâce auxquelles t’attendent ces prix : la fin béatifique des biens et la sanction même de l’amitié qui nous unit dans l’unanimité des pensées. Le Frère assistant lui apporte le caducée qu’il saisit de sa main gauche et le pose dans la position habituelle, c’est à dire appuyé sur l’épaule gauche. Il se saisit de l’épée flamboyante que lui tend le Frère assistant de la main droite et la pose sur la tête du récipiendaire et dit : Au nom du Sublime Architecte des Mondes, Au nom du Grand Ordre Égyptien du Grand Orient de France, Rite Ancien et Primitif de M\M\, en vertu des pouvoirs qui m’ont été régulièrement conférés, je te créé, Il pose ensuite la lame de son épée sur l’épaule gauche du récipiendaire et poursuit en disant : je te reçois Il pose la lame de son épée sur l’épaule droite du récipiendaire et poursuit en disant : et te constitue Il pose la lame de son épée sur la tête du récipiendaire et poursuit sans batterie en disant : Philosophe Hermétique. Il tend son caducée de telle manière que la boule dorée de celui-ci soit posée sur le sommet du crâne du récipiendaire tandis que la pointe de l’épée est posée sur son cœur. Puis le Sublime Philosophe Hermétique  poursuit : Sublime Architecte des Mondes, donnez-lui la beauté intérieure et que l’extérieur soit en harmonie avec l’intérieur. Que le sage te paraisse toujours riche et que tu aies juste autant d’or que le sage peut en emporter avec lui. Mon Frère relève-toi. Le Sublime Philosophe Hermétique donne le caducée et l’épée au Frère assistant qui va les replacer à leurs emplacements.

Le Sublime Philosophe Hermétique lui remet son bijou et le revêt de son tablier. N’oublie pas que l’œuvre à laquelle nous nous consacrons demande des efforts incessants et continus tant extérieur qu’intérieur. Bien que tu ne sois pas seul dans cette démarche, sans l’effort personnel de chacun et donc du tien, celui de notre Ordre disparaît.

Le Sublime Philosophe Hermétique se rend à l’Est de l’autel du Naos et s’adresse au nouveau Frère en disant : Mon Frère approche-toi de l’autel du Naos. Le Sublime Philosophe Hermétique dévoile la coupe vide. Le Frère assistant s’approche portant un plateau de bois d’olivier. Sur celui-ci se trouve, du lait, du miel, du vin blanc doux, une figue, des cerneaux de noix et un bout de pain. Il se tient au Nord de l’autel du Naos.

Le Sublime Philosophe Hermétique saisit la figue dans ses mains et dit :

Au sein de toutes les traditions, le figuier a toujours été considéré comme un arbre sacré. Arbre du monde, symbole de puissance, de vie et d’illumination, il nous transmet la clef de l’immortalité. Il brise la figue en deux parties. Ses graines innombrables sont un symbole de fécondité et étaient, à ce titre, l’offrande déposée sur les rochers, les thermes et les sanctuaires des génies gardiens et des créatures invisibles. Il en dépose une partie sur une coupe vide se trouvant sur le plateau en disant : Que ce fruit soit le don que j’offre et qu'il transmette la vie et la connaissance qu'il représente à toutes les créatures du cosmos.

le Sublime Philosophe Hermétique tend une partie de l’autre morceau au nouveau Frère et mange la partie restante. Prenant quelques cerneaux de noix, il dit :

Dans l’ancienne Grèce, le noyer était lié au don de prophétie. Puisse faire le don de la clairvoyance grandir en nous, dans notre vie et même au-delà. Quelques cerneaux sont déposés dans la coupe prévue sur le plateau. Puis

Le Sublime Philosophe Hermétique tend une partie de l’autre morceau au nouveau Frère et mange la partie restante. Prenant le bout de pain, il dit : Que ce pain tiré des graines qui représentent la mort et la résurrection soient pour nous le symbole vivant du soleil, image de notre être qui parcourt l’année, toujours mourant et renaissant sans cesse.

Un morceau est déposé dans la coupe prévue sur le plateau. Puis

Le Sublime Philosophe Hermétique tend une partie de l’autre morceau au nouveau Frère et mange la partie restante. Le Sublime Philosophe Hermétique prend ensuite la coupe de vide présente sur l’autel du Naos et en silence fait le mélange des substances prévues (lait, miel, vin blanc doux). Un peu de liquide est versé dans la coupe prévue sur le plateau. Puis

Le Sublime Philosophe Hermétique tend la coupe au nouveau Frère qui boit.

Le Sublime Philosophe Hermétique boit le reste de la coupe. Puis la coupe est recouverte et le Frère assistant se retire.

Le Sublime Philosophe Hermétique :

Notre nouveau Frère a été dûment initié aux mystères qui sont nôtres. Il a cheminé parmi les sphères et son désir l’a conduit parmi nous afin d’œuvrer selon ses qualités. Il est prêt au travail. Un instant de silence est observé.

Hermès, qui te manifeste sous la forme de l’Ibis sacré dans le royaume de l’Air, sous la forme du Loup sacré dans le royaume du Feu, sous la forme du Singe sacré dans le royaume de l’Eau et sous la forme du Serpent sacré dans le royaume de la Terre, je te demande d’être le témoin et le gardien de notre nouveau Frère. Un instant de silence est observé. Frères Philosophes Hermétiques, je vous demande de reconnaître pour Frère ce nouvel ami de la Sagesse, … (nom) … .

Tous :

Nous le reconnaissons comme tel !

Le Sublime Philosophe Hermétique :

Je vous demande de vous engager à une confiance réciproque et à l’aider dans son œuvre. Tous tendant la main nue vers le nouveau Frère disent d’une voie forte : Nous, nous y engageons !

Sublime Philosophe Hermétique :

Alors, Frères Philosophes Hermétiques, formons la chaîne autour du Naos. Pendant cette chaîne le Sublime Philosophe Hermétique dit :

Le Sublime Philosophe Hermétique :

Puisse l’œuvre que nous avons accomplie participer à la grandeur de chaque être, s’élevant ainsi pas à pas vers la Vertu et la Noblesse. La route de l’étude est longue et parfois pénible alors que la vie de l’homme est courte. Notre but est d’être bon, notre désir est d’être humble. Que la fraternité qui nous unit soit une solide chaîne qui nous permettra de surmonter tous les obstacles que la passion humaine place au travers de notre route.

Mes Frères restons toujours conscient de l’union qui existe entre nous par la pureté de nos intentions et de nos actes.

Après quelques instants de silence, l’Illustre Chevalier de la Toison d’Or dit :

Relâchons la chaîne qui unit nos cœurs et nos êtres et nous rattache en esprit à tous ceux qui œuvrent sincèrement comme nous dans cette tradition. Puis la chaîne est relâchée sans secouer les bras, les mains étant simplement ouvertes avec douceur. Le Sublime Philosophe Hermétique rejoint sa place et tous les Frères la leur. Les deux Chevaliers Surveillants accompagnent le nouveau Philosophe Hermétique à sa place. Tous restent pour l’instant debout.

Le Sublime Philosophe Hermétique :

Mes Frères prenons place ! Tous s’assoient.

Le Sublime Philosophe Hermétique :

Mon Frère Chevalier Archiviste, nous t’écoutons pour ton instruction.

 

Par GOE rituel du 20ème grade - Publié dans : hauts grades
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Jeudi 15 novembre 2012 4 15 /11 /Nov /2012 07:16

Le Chevalier Second Surveillant va chercher le récipiendaire, s’assure qu’il est vêtu de ses décors de Chevalier de l’Aigle Rouge, qu’il a un bandeau sur les yeux et l’accompagne à la porte du temple. Il lui lie les poignets avec la chaîne de telle sorte que les paumes de mains soient vers le haut. Il recouvre sa tête d’un voile de gaze légère et noire.

Il l’invite à s’intérioriser.

Il frappe deux séries de 5 coups à la porte du Temple suivies d’un coup détaché.

(55555-55555-1)

Le Chevalier Gardien du Sanctuaire :

Sublime Philosophe Hermétique, on frappe à la porte de notre Temple.

Le Sublime Philosophe Hermétique :

Voyez qui frappe ainsi à la porte de notre Temple et ce qu’il désire.

La porte est entrouverte.

Le Chevalier Gardien du Sanctuaire :

Qui frappe ainsi à la porte de ce Temple et que désirez-vous ?

Le Chevalier Second Surveillant :

C’est un Chevalier de l'Aigle Rouge qui désire être admis en ce lieu.

Le Sublime Philosophe Hermétique :

A-t-il fait des progrès suffisants dans l’étude des précédents degrés, est-il en règle avec notre Ordre et possède-t-il sa convocation pour cette cérémonie ?

Le Chevalier Gardien du Sanctuaire :

Frère Chevalier de l'Aigle Rouge as-tu fait des progrès suffisants dans l’étude des précédents degrés, es-tu en règle avec notre Ordre et possèdes-tu ta convocation pour cette cérémonie ?

Le Chevalier de l'Aigle Rouge répond spontanément.

Le Sublime Philosophe Hermétique :

Alors mon Frère Chevalier Gardien du Sanctuaire apporte moi les documents de notre Frère.

Cela étant fait, le Sublime Philosophe Hermétique poursuit.

Le Sublime Philosophe Hermétique :

Mon Frère Chevalier Gardien du Sanctuaire donne-lui l’entrée du Temple.

Le Chevalier Gardien du Sanctuaire ouvre la porte et l’accompagnateur le fait avancer à quelques pas devant l’autel des purifications face à l’Orient. Il le laisse debout en silence et regagne sa place.

Le Sublime Philosophe Hermétique :

Mon Frère Chevalier de l'Aigle Rouge, nous sommes heureux que ton désir de progresser t’ait conduit ici. Avant de procéder à ton initiation, je te demande de promettre le secret sur tout ce que tu pourras voir ou entendre en ce lieu, que la cérémonie soit conduite à son terme ou non. Mon Frère le promets-tu ?

Le Chevalier de l'Aigle Rouge répond spontanément.

Le Sublime Philosophe Hermétique :

Mon Frère nous allons maintenant donner suite à ton désir.

Les deux Chevaliers Surveillants s’approchent du récipiendaire afin de l’encadrer et de le guider dans la suite du rite.

Le Sublime Philosophe Hermétique se saisit de son épée flamboyante, de son maillet et se rend devant le récipiendaire. Puis il s’adresse à lui :

Mon Frère agenouille-toi.

Avant que débute l’initiation solennelle de Chevalier Philosophe Hermétique, 20ème grade du rite ancien et primitif, je vais te transmettre les grades antiques de l’arche auguste de la Maçonnerie Ancienne et Primitive qui précèdent celui-ci. Comme tous ceux qui constituent notre Tradition, ils conservent les connaissances rares et précieuses qui sont nécessaires au vrai bonheur de l’homme. Bien que certains noms peuvent t’évoquer certaines parentés, ils possèdent dans notre Ordre des spécificités qu’il te sera sans doute donné plus tard de pratiquer. Pour l’instant, tu te rendras compte que les principaux aspects de ceux-ci sont contenus en essence dans le riche Grade que tu vas bientôt recevoir rituellement.

Mon Frère recueille-toi.

Le Sublime Philosophe Hermétique pose l’épée sur la tête du récipiendaire et frappe un coup de maillet sur la lame de l’épée à chaque dénomination du Grade transmis.

Pour cela, il dit :

Au nom du Sublime Architecte des Mondes,

Sous les auspices du Grand Ordre Égyptien du Grand Orient de France, Rite Ancien et Primitif de M\M\, en vertu des pouvoirs qui m’ont été régulièrement conférés, je te créé, te constitue et te reçois :

• Chevalier du Temple

• Chevalier du Tabernacle

• Chevalier du Serpent

• Chevalier Kadosh

• Chevalier du Royal Mystère

• Grand Inspecteur

• Sage de la Vérité

Mon Frère relève-toi.

Nous allons maintenant procéder à ton initiation solennelle au 20ème grade de notre rite, celui de Chevalier Philosophe Hermétique.

Le Sublime Philosophe Hermétique regagne son plateau sur lequel il dépose l’épée flamboyante ainsi que le maillet. Le Chevalier Gardien du Sanctuaire dépose dans les mains du récipiendaire et tourné face à lui un crâne.

Le Sublime Philosophe Hermétique :

Par moi l’on va dans la cité dolente,

Par moi l’on va dans le deuil éternel,

Par moi l’on va parmi la gent perdue.

La  justice, la sagesse et l’amour sont mes fondations.

Vous qui entrez, laissez toute espérance. Il laisse quelques instants de silence et poursuit :

Il faut ici déposer toute crainte,

Il faut qu’ici toute lâcheté meure.

Nous sommes arrivés au lieu où se tiennent les foules douloureuses qui ont perdu le bien de l’intellect. Résonne alors durant quelques instants une musique ou des sons tourbillonnants évoquant les plaintes, soupirs, clameurs, hauts cris, langues diverses, mots de douleur, accents de colère, voies sourdes et aiguës et bruits de mains frappées.

Le Chevalier Premier Surveillant : (s’adressant au récipiendaire)

Descendons là-bas, dans cet aveugle monde.

Le Chevalier Second Surveillant : (s’adressant au récipiendaire)

Allons de l’avant, un long chemin nous presse.

Le Sublime Philosophe Hermétique  frappe un coup de maillet. (-1-)

Première circumambulation

Les deux Chevaliers Surveillants saisissent le récipiendaire par le haut du bras près de l’épaule et lui font faire un tour assez large autour de l’autel des purifications dans le sens contra horaire. Les cercles qui suivront se resserreront régulièrement autour de l’autel.

Pendant ce temps, une musique ou des sons retentissent, mais pas des cris, rien que des soupirs faisant frémir l’air.

Arrivés au point de départ de cette déambulation (Ouest de l’autel des purifications),

les deux Chevaliers Surveillants lui font marquer une pause.

Puis, le Sublime Philosophe Hermétique frappe un coup de maillet.  (-1-)

Seconde circumambulation

Comme précédemment, les deux Chevaliers Surveillants lui font faire une autre déambulation autour de l’autel des purifications.

Pendant ce temps, une musique ou des sons évoquent le mugissement de la tempête, un ouragan infernal, des rafales de vent, des plaintes, cris et lamentations.

Arrivés au point de départ de cette déambulation (Ouest de l’autel des purifications),

les deux Chevaliers Surveillants lui font marquer une pause.

Puis, le Sublime Philosophe Hermétique frappe un coup de maillet. (-1-)

Troisième circumambulation

Comme précédemment, les deux Chevaliers Surveillants lui font faire une autre déambulation autour de l’autel des purifications.

Pendant ce temps, une musique ou des sons évoquent la pluie.

Arrivés au point de départ de cette déambulation (Ouest de l’autel des purifications),

les deux Chevaliers Surveillants lui font marquer une pause.

Puis, le Sublime Philosophe Hermétique frappe un coup de maillet. (-1-)

Quatrième circumambulation

Comme précédemment, les deux Chevaliers Surveillants lui font faire une autre déambulation autour de l’autel des purifications.

Pendant ce temps, une musique ou des sons évoquent des hurlements de souffrance, des voix multiples et mêlées.

Arrivés au point de départ de cette déambulation (Ouest de l’autel des purifications),

les deux Chevaliers Surveillants lui font marquer une pause.

Puis, le Sublime Philosophe Hermétique frappe un coup de maillet. (-1-)

Cinquième circumambulation

Comme précédemment, les deux Chevaliers Surveillants lui font faire une autre déambulation autour de l’autel des purifications.

Pendant ce temps, une musique ou des sons évoquent la mélancolie.

Arrivés au point de départ de cette déambulation (Ouest de l’autel des purifications),

les deux Chevaliers Surveillants lui font marquer une pause.

Puis, le Sublime Philosophe Hermétique frappe un coup de maillet. (-1-)

Sixième circumambulation

Comme précédemment, les deux Chevaliers Surveillants lui font faire une autre déambulation autour de l’autel des purifications.

Pendant ce temps, une musique ou des sons évoquent le bruit du vent impétueux, né de chaleurs contraires, qui frappe la forêt.

Arrivés au point de départ de cette déambulation (Ouest de l’autel des purifications),

les deux Chevaliers Surveillants lui font marquer une pause.

Puis, le Sublime Philosophe Hermétique frappe un coup de maillet. (-1-)

Septième circumambulation

Comme précédemment, les deux Chevaliers Surveillants lui font faire une autre déambulation autour de l’autel des purifications.

Pendant ce temps, une musique ou des sons évoquent le bruit d’une rivière impétueuse, dont le son va s’accroître jusqu’à suggérer celui d’une chute d’eau sur la fin du cercle.

 Le Sublime Philosophe Hermétique ponctuera cette cicumambulation de trois coups de maillets (3-3-3), le premier retentissant dès le début de la musique.

Arrivés au point de départ de cette déambulation (Ouest de l’autel des purifications),

les deux Chevaliers Surveillants lui font marquer une pause.

Puis, le Sublime Philosophe Hermétique frappe un coup de maillet. (-1-)

Huitième circumambulation

Comme précédemment, les deux Chevaliers Surveillants lui font faire une autre déambulation autour de l’autel des purifications.

Pendant ce temps, une musique ou des sons évoquent le bruit d’une rivière plus calme que précédemment et s’arrête rapidement dès le début du cheminement seulement remplacé par le silence. Le Sublime Philosophe Hermétique ponctuera cette cicumambulation de 10 coups de maillets (10-10-10-10-10-10-10-10-10-10), le premier retentissant dès le début du parcours.

Arrivés au point de départ de cette déambulation (Ouest de l’autel des purifications),

les deux Chevaliers Surveillants lui font marquer une pause.

Puis, le Sublime Philosophe Hermétique frappe un coup de maillet. (-1-)

Neuvième circumambulation

Comme précédemment, les deux Chevaliers Surveillants lui font faire une autre déambulation autour de l’autel des purifications.

Dès le début du cheminement retentit un son de cor puissant qui disparaît rapidement seulement remplacé par le silence jusqu’à la fin du parcours.

Arrivés au point de départ de cette déambulation (Ouest de l’autel des purifications),

les deux Chevaliers Surveillants lui font marquer une pause.

Puis, le Sublime Philosophe Hermétique frappe un coup de maillet. (-1-)

Le récipiendaire se trouve à l’Ouest de l’autel des purifications, face à l’Ouest.

Puis on lui enlève le bandeau, sans que le voile lui soit retiré. Il aperçoit donc ce qui est vers le bas et un peu à travers le voile lui-même.

On laisse quelques instants durant lesquels il prend conscience de sa situation et du crâne qu’il tient dans ses mains et des deux tibias entrecroisés qui se trouvent devant lui posés sur le sol, sur un rectangle de tissus moiré noir.

Puis on lui retire le crâne des mains et on le dépose sur le tissus entre les deux tibias.

Le Chevalier Premier Surveillant s’adresse à lui.

Mon Frère,

Humain tu portes la mort, initié tu la dépasseras.

Enjambe le ruisseau noir charriant l’éternelle souffrance et tu avanceras sur le chemin du retour. Les deux Chevaliers Surveillants l’aident à enjamber le rectangle de tissus et lui font faire une pause à l’Ouest de ce rectangle pendant que le Sublime Philosophe Hermétique poursuit.

Le Sublime Philosophe Hermétique :

Que la lumière qui ramène les hommes vers le monde des Dieux soit célébrée et que l’hymne aux neuf sœurs retentisse de nouveau pour cet initié.

Ô vous Muses éternelles, filles de Zeus,

Par la vertu des pures initiations daignez éveiller l’intelligence de notre Frère et lui remettre les livres mystérieux.

Arrachez des souffrances de cette terre son âme qui erre au fond du gouffre de la vie.

Cultivez en son âme l’art de rechercher avec zèle le souvenir de l’astre pur dont il s’est jadis éloigné. Lui qui est descendu dans le monde, guidé par le désir de la matière, aidez-le à percevoir sa lumière céleste qui l’unit au monde des Dieux.

Ô Déesses, apaisez l’impétueux élan qui le livre au vertige, et faites que les paroles des sages fassent naître le saint délire qui le conduira vers sa demeure !

Que les hommes qui ne voient en Dieu que de la crainte ne se détournent pas de la route divine, rayonnante et remplie de fruits éblouissants !

Du sein du tumulte, où la vie sans cesse égare son âme, guidez le vers la pure lumière. En le comblant de largesses, donnez-lui le don de l’éloquence qui séduit les cœurs. On le conduit vers l’Est de l’autel des purifications en passant par le Nord. Le Chevalier Maître du Logos est au Nord de l’autel et tient un chandelier à quatre flammes devant lui. Les deux Chevaliers Surveillants arrêtent le récipiendaire devant lui. Après quelques instants.

Le Chevalier Maître du Logos dit

Qui êtes-vous, qui par le ruisseau noir avez pu fuir l’éternelle prison ?

Qui vous a guidé, ou qui a été votre lampe pour vous tirer de la profonde nuit qui rend si noire l’infernale vallée ?

La loi de l’abîme a-t-elle été brisée pour que vous veniez ainsi à mes roches ? Le Chevalier Premier Surveillant demande au récipiendaire de s’agenouiller et de baisser légèrement la tête. Puis il poursuit.

Le Chevalier Premier Surveillant :

Je ne viens pas en mon nom, mais c’est pour ce Frère que je suis mandaté.

Cet homme n’a point vu son dernier soir encore ; mais il en fut si près par sa folie, qu’il lui restait peu de temps à courir.

Ainsi que je te l’ai dit, je fus mandaté vers lui pour le sauver : il n’était d’autre voie que celle où je dus m’engager.

Comment je l’ai conduit, ce serait long à raconter :

Du ciel descend une vertu qui m’aide à le guider, pour te voir et t’entendre.

Il va quérir la liberté si chère de celui qui, pour la garder, sait retrouver la vie.

Permets-nous d’aller parmi tes sept royaumes.

Le Chevalier Maître du Logos :

Si comme tu le dis un Souffle subtil vous anime et vous conduit, va donc ! Occupe-toi de le ceindre d’un souple jonc et lave-lui la face pour la débarrasser de toutes ses souillures.

On ne saurait aller, l’œil obscurci d’aucun brouillard par devant le premier des Gardiens. Le Chevalier Maître du Logos éteint son luminaire et regagne sa place. Les deux Chevaliers Surveillants demandent au Frère de se relever en l’aidant si nécessaire. Et le Chevalier Premier Surveillant poursuit.

Le Chevalier Premier Surveillant :

Suis donc mes pas et retournons au lieu où s’abaisse ce rivage, jusqu’à son bord extrême. Les deux Chevaliers Surveillants le conduisent à l’Est de l’autel des purifications face à l’Ouest.

Le Chevalier Premier Surveillant :

Mon Frère recueille-toi et sois attentif.

Le Sublime Philosophe Hermétique vient se placer à l’Est de l’autel des purifications, face à l’Ouest, donc entre le récipiendaire et l’autel des purifications.

 Le Chevalier 1er Surveillant au Sud de cet autel, face au Nord, la Chevalier 2ème Surveillant au Nord de l’autel face à l’Est et le Chevalier Maître du Logos à l’Ouest face à l’Est.

Tous se saisissent simultanément par l’anse de l’amphore qui est placée devant eux. Ils l’élèvent et versent simultanément de l’eau dans la vasque.

Le Sublime Philosophe Hermétique dit pendant ce geste :  Venu d’Okéanos, les eaux des quatre directions coulent vers nous et s’unissent en cet espace sacré recréant le monde des origines d’où nous sommes issus. »

Tous reposent les amphores.

Le Sublime Philosophe Hermétiqueprend le sel et en répand dans l’eau en disant : « Ce sel manifeste la véritable nature purificatrice des eaux primordiales. »

Chacun garde sa place. Le Sublime Philosophe Hermétique se rend à l’autel d’Hermès et allume un rat de cave à la flamme éternelle. Il revient à sa place initiale et allume les quatre bougies blanches qui se trouvent aux quatre angles. La première allumée est celle qui est à sa gauche. Il poursuit l’allumage dans le sens horaire. Il plonge ensuite le bout enflammé de son rat de cave au centre de la vasque de purification en disant : « Que les flammes qui s’unirent aux eaux primordiales se manifestent par cette union. »

Il va reposer ensuite le rat de cave. Il souffle ensuite légèrement au-dessus de la surface du liquide après avoir dit : « Par les pouvoirs du souffle caché, que cette eau nous manifeste sa puissance. »

Le Sublime Philosophe Hermétique pose ses paumes de main sur la surface de l’eau pour les humidifier et se retourne vers le récipiendaire qui est derrière lui. Il passe ses mains sur son visage comme pour le nettoyer. Il fait de même dans les paumes des mains du Frère. Il se replace face à  l’Ouest, essuie ses mains et frappe une batterie de 3 coups (333).

Le Chevalier Maître du Logos vient se placer en silence dans le dos du récipiendaire un peu en recul, au milieu du temple, le regardant. Il tient une épée dans les mains. Devant lui sur le sol et entre eux se trouvent les trois degrés de couleur. La première marche, la plus éloignée du Chevalier Maître du Logos est de marbre blanc, la seconde est une pierre rugueuse et calcinée de couleur noire, la troisième est de porphyre enflammé comme le sang qui jaillit d’une veine.  Le Chevalier Maître du Logos est un peu en retrait par rapport à ces degrés. Il a le dos contre le rideau sombre qui sépare le temple en deux parties, l’autel du Naos se trouvant de l’autre côté pour l’instant voilé. L’ouverture du rideau se situe au centre, donc juste derrière le Chevalier Maître du Logos. Le Sublime Philosophe Hermétique se retourne de nouveau, enlève la chaîne qui liait les mains du récipiendaire, enlève le tablier de Chevalier de l’Aigle Rouge du récipiendaire et lui relève le voile en le laissant sur sa tête, mais lui libérant l’ensemble du visage. Puis il le fait se retourner face à l’Orient.

Le récipiendaire se retrouve alors face au Chevalier Maître du Logos. Le Chevalier Maître du Logos s’adresse au Sublime Philosophe Hermétique et au récipiendaire.

Chevalier Maître du Logos :

Que voulez-vous ? D’où venez-vous ?

Prenez garde, il peut vous en coûter de monter plus haut.

Sublime Philosophe Hermétique :

Un guide au courant de ce monde, nous a dit : « Allez là-bas, car c’est là qu’est la porte. »

Chevalier Maître du Logos :

Qu’elle guide vos pas sur la route du Bien !

Venez, avancez-vous jusqu’à nos degrés.

Sublime Philosophe Hermétique : (A voix basse, près de l’oreille gauche du récipiendaire)

Mon Frère, demande à ce chevalier qu’il t’ouvre la porte nous permettant de monter hors de cette caverne. Le Chevalier de l'Aigle Rouge s’adresse spontanément au Chevalier Maître du Logos pour lui demander le passage. Le Chevalier Maître du Logos pose quelques instants la pointe de sa lame sur le front du récipiendaire, puis la retire, entrouvre le rideau et s’écarte légèrement en disant :

Chevalier Maître du Logos :

Entrez, mais je vous avertis que celui qui regarde en arrière ne pourra jamais revenir en ces lieux. Une musique mêlant les voies et l’orgue peut alors retentir.

Sublime Philosophe Hermétique : (A voix basse, près de l’oreille droite du récipiendaire)

Viens, avançons-nous avec prudence. Tous deux franchissent le seuil. Les rideaux s’ouvrent alors en grand. Devant eux, à l’Orient (sur le plateau du Sublime Philosophe Hermétique ou sur un trépied se trouvant sur le deuxième degré de l’Orient) brûle un feu dans une vasque. Ils restent quelques instants immobiles de l’autre côté du seuil, face à ce feu. Sept coups retentissent dans le temple. Ils avancent d’un petit pas à chaque coup. Ils se retrouvent donc approximativement au centre du Temple, face à l’autel du Naos et à trois pas de celui-ci. Le Sublime Philosophe Hermétique enlève le voile qui se trouve encore sur la tête du récipiendaire, s’approche seul de l’autel du Naos et se saisit du miroir planétaire voilé de noir. Il se retourne, lui fait face, s’approche de lui, tenant le miroir à plat dans le creux de sa main droite et le dévoile en le tendant vers lui en lui disant.

Sublime Philosophe Hermétique :

Ici sont les reflets du monde supérieur.  Ici sont les ombres, les images des hommes et de tout ce qui existe dans le monde. Ici sont les reflets des astres qui ordonnent le cosmos.

Poussé par ton désir du Beau, du Vrai et du Juste tu as su traverser les épreuves et abandonner peu à peu tes illusions, tes erreurs pour accepter cet appel et cheminer vers la lumière. Sensible à la beauté et à l’ordre du monde, tu as parcouru ta route, recherchant sans cesse plus de perfection, plus d’harmonie. Regardant la beauté qui est dans les actions et dans les lois, tu passes peu à peu à la beauté des sciences et parvenu à une vue plus étendue de la beauté, tu ne t’attacheras plus à la beauté d’un seul objet et tu cesseras d’aimer avec les sentiments étroits et mesquins d’un esclave, un enfant, un homme, une action. Tourné désormais vers l’Océan de la beauté et contemplant ses multiples aspects, tu pourras enfanter sans relâche de beaux et magnifiques discours. Tes pensées jailliront en abondance de ton amour de la sagesse, jusqu’à ce que ton esprit fortifié et agrandi aperçoive la science unique qui est celle du Beau. Le Sublime Philosophe Hermétique dégage sa main et replace le miroir maintenant dévoilé sur l’autel du Naos. Puis il prononce l’invocation à Apollon de Dante.

Par GOE rituel du 20àme grade - Publié dans : hauts grades
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Mercredi 14 novembre 2012 3 14 /11 /Nov /2012 07:31

Second Grand Gardien du seuil: - • • • • -

Premier Grand Gardien du seuil : - • • -

Chevalier de la Toison d'Or : - -

L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or : Comme le soleil, source de toute vie parcourt les douze maisons célestes et dont la ronde rythme la respiration du monde depuis des millénaires, nous devons par notre œuvre spirituelle nous harmoniser sur cet Ordre et cette beauté. Ainsi notre quête de la Lumière pourra-t-elle s'inscrire dans cet immense mouvement. Œuvrons donc pour que la matière passe dans chacune des maisons du soleil.  Il se lève, prend sa baguette d'Hermès et la tient appuyée sur son plateau. Il déclame l'hymne d'Hermès : Écoute notre voix, Ô Hermès, fils du puissant Zeus. Toi, le prophète inspiré que nous écoutons dans le souffle du vent, Toi le Hérault véloce qui, porté par tes sandales ailées, va des Dieux aux hommes, sois attentif à notre voix qui retentit en ces lieux comme jadis pour les initiés. Tu es celui qui résout les conflits, celui qui guide tous ceux qui franchissent les portes de la mort, mais tu es aussi le Dieu rusé, aimant le gain.  
Tu brandis dans ta main le caducée, symbole de paix et de puissance.
Toi, Seigneur de Kôrykos, toi qui possèdes le pouvoir terrible et vénéré du langage, accompagne nous dans ce parcours céleste.
Entends notre voix et accorde à tous ceux qui sont ici le don de la parole, de la mémoire et au bout de tout, une fin heureuse à tes côtés.
 Il poursuit :
Frères Grand Gardiens du seuil que soit activée la roue céleste que parcourent les astres et qui ordonne notre univers. Il reste debout. Le frère Premier Grand Gardien du Seuil se rend à l'Est du Naos et se place sur la première maison. Le frère Second Grand Gardien du Seuil se rend auprès du premier cartouche encore voilé. Le frère Premier Grand Gardien du Seuil frappe un coup sur le sol avec son bâton en disant à mi-voix :

Taléh - Pour le signe du Bélier. Le frère Second Grand Gardien du Seuil enlève le voile du cartouche s'il n'y a que des frères de ce rite et relève le voile à moitié seulement si des visiteurs ne sont pas de ce rite. Le frère Premier Grand Gardien du Seuil se rend ensuite, dans le sens horaire sur la deuxième maison et tous deux poursuivent cette séquence rituelle jusqu'à son terme dans la douzième maison. La séquence des mots prononcés à mi-voix et à chaque étape du zodiaque est le suivant :

Sour - Pour le signe du Taureau.

Tomim - Pour le Gémeaux.

Sartan - Pour le signe du Cancer.

Ariéh - Pour le signe du Lion.

Betoulah - Pour le signe de la Vierge.

Moaznim - Pour le signe de la Balance.

Akrav - Pour le signe du Scorpion.

Kéchet - Pour le signe du Sagittaire.

Guedi - Pour le signe du Capricorne.

Deli    - Pour le signe du Verseau.

Daguim - Pour le signe du Poisson.

Tous les deux vont se placer aux angles Nord-Est et Sud-Est du Naos, se faisant face l'un et l'autre.

Le Grand Prieur vient à l'Est du Naos, saisit l'allumoir (ou une bougie fine) et l'allume au feu perpétuel. Il est donc entre les deux Frères Grands Gardiens du Seuil. Puis il se retourne face à l'Est et à l'Illustre Chevalier de la Toison d'Or. Les deux frères Grands Gardiens du Seuil se retournent en même temps que lui, l'encadrant, restent immobiles quelques instants pendant que l'Illustre Chevalier de la Toison d'Or dit : Mon Frère, qu'apportes-tu en ce lieu ?

Le Grand Prieur : L'éternelle lumière afin qu'elle resplendisse en ce lieu et nous conduise au développement de la vertu et de la connaissance à laquelle nous aspirons.

L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or : Alors approche de l’Orient et accomplis cette oeuvre. Le Grand Prieur s'avance vers l'Orient toujours encadré des deux frères. Puis il allume le luminaire à trois branches qui est posé sur le plateau de l'Illustre Chevalier de la Toison d'Or. (L'ordre d'allumage est le suivant : bougie du Nord, du Sud, puis centrale) Dès que l'allumage est terminé, les deux frères Gardiens du Seuil font un pas en arrière pour laisser la place au Grand Prieur de regagner son plateau. Puis ils regagnent eux-mêmes leur place et restent debout.

Premier Grand Gardien du Seuil : - ••••-

Second Grand Gardien du Seuil : - ••• -

Chevalier de la Toison d'Or : - ••-  -

L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or poursuit : Que L’œuvre de l'aigle rouge que nous perpétuons en ces lieux, par la merveilleuse alchimie de ses phases, descende de l'origine du monde
pour pénétrer en nos cœurs, irradiant ainsi de sa lumière le plus profond de notre être et nous environnant de ses ailes de lumière flamboyante.
Puisse notre cœur s'enflammer de l'amour de la vertu et de nos semblables. Puissions-nous toujours préserver en notre esprit le sublime principe moral que toutes les nations ont en commun : « Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas que l'on te fasse. »

Chevalier de la Toison d'Or : - ••-

Premier Grand Gardien du Seuil : - ••-

Second Grand Gardien du Seuil : - ••-

L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or se lève, se saisit de son sceptre, l'appui sur son plateau et dit : À l'Ordre, Mes frères, face à l'Orient. À la Gloire du Sublime Architecte des Mondes, au nom du Grand Orient de France et sous les hospices du Grand Ordre Égyptien, en vertu des pouvoirs qui m'ont été régulièrement conférés, je déclare ouverts les Travaux du Collège Lux et Véritas travaillant au 12° degré des Chevaliers de l'Aigle Rouge. Que notre oeuvre participe à la grandeur de l'être et du monde ! Mes Frères, les travaux du Collège sont ouverts Prenons place !

FERMETURE DES TRAVAUX

Illustre Chevalier de la Toison d'Or : Mes Frères, l'ordre du jour de nos travaux étant épuisé nous allons fermer nos Travaux. Mon Frère Grand Prieur nous écoutons vos conclusions.

Grand Prieur : .......

Illustre Chevalier de la Toison d'OrFrères Premier et Second Grands Gardiens du Seuil, veuillez demander si des frères de votre colonne ont une communication à nous faire.

Premier Grand Gardien du Seuil : Frères de ma colonne, l'Illustre Chevalier de la Toison d'Or demande si l'un d'entre vous ont une communication à nous faire.

Second Grand Gardien du Seuil : Frères de ma colonne, l'Illustre Chevalier de la Toison d'Or demande si l'un d'entre vous ont une communication à nous faire. La parole est alors donnée à ceux qui la demandent. Les frères peuvent utiliser ce moment pour présenter leurs salutations ou celles de leur atelier.  Lorsque les colonnes sont muettes,

l'Illustre Chevalier de la Toison d'Or déclare : Frère Second Grand Gardien du Seuil, je te demande de raccompagner nos Frères visiteurs d'un autre rite qui nous ont fait l'honneur d'assister à nos travaux. Frères soyez vivement remerciés de votre présence. Le Frère Second Grand Gardien du Seuil s'exécute et regagne ensuite sa place dans le Temple. La batterie suivante est exécutée

Illustre Chevalier de la Toison d'Or : - -

Premier Grand Gardien du Seuil : - -

 Second Grand Gardien du Seuil : - -

Puis, l'Illustre Chevalier de la Toison d'Or éteint les trois luminaires sur son plateau.

Les deux frères Grands Gardiens du Seuil se lèvent.

 Le Premier Grand Gardien du Seuil se rend à l'Est du Naos, sur le dernier signe du zodiaque face au Nord.

Le Second Grand Gardien du Seuil se rend auprès du cartouche du dernier signe.
Le Premier Grand Gardien du Seuil frappe un coup sur le sol et le Second Grand Gardien du Seuil revoile le cartouche.

- • - 

Puis tous deux parcourent le zodiaque en sens inverse (sens contra-horaire) et procèdent selon la même séquence Jusqu'à l'achèvement du parcours.

 Les deux frères Grands Gardiens du Seuil regagnent leur place et s'assoient.

Le Second Grand Gardien du Seuil déclare : Frère Premier Grand Gardien du Seuil, les symboles de la roue céleste sont revoilés.

Le Premier Grand Gardien du Seuil déclare : Illustre Chevalier de la Toison d'Or, les symboles de la roue céleste sont revoilés et mes pas ont rythmé le début du retour vers le monde visible.

Illustre Chevalier de la Toison d'Or : Alors, Frères Chevaliers de l'Aigle Rouge (et vous frères visiteurs), formons la Chaîne autour du Naos. Tous se rendent au centre du temple, et forment la chaîne autour du Naos. Si leur nombre n'est pas suffisant, ils font cette Chaîne entre le Naos et le plateau de l’Illustre Chevalier de la Toison d'Or. Pendant cette Chaîne non croisée,

l'Illustre Chevalier de la Toison d'Or dit : Puisse l'œuvre que nous avons accomplie participer à la grandeur de chaque être, s'élevant ainsi pas à pas vers la Vertu et la Noblesse. La route de l'étude est longue et parfois pénible alors que la vie de l'homme est courte. Notre but est d'être bon, notre désir est d'être humble. Que la fraternité qui nous unit soit une solide chaîne qui nous permettra de surmonter tous les obstacles que la passion humaine place au travers de notre route.
Mes Frères restons toujours conscients de l'union qui existe entre nous par la pureté de nos intentions et de nos actes. Après quelques instants de silence,

l'Illustre Chevalier de la Toison d'Or dit : Relâchons la chaîne qui unit nos cœurs et nos êtres et nous rattache en esprit à tous ceux qui œuvrent sincèrement comme nous dans cette tradition. Puis la Chaîne (qui n'est jamais croisée) est relâchée sans secouer les bras, les mains étant simplement ouvertes avec douceur. Tous regagnent leur place et restent debout.

L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or dit : Mes frères prenons place ! Tous s'assoient.

L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or : Frère Premier Grand Gardien du Seuil, l'ouvrage est-il avancé, la matière prend-t-elle forme, a-t-elle besoin de repos.

Le Premier Grand Gardien du Seuil : Illustre Chevalier de la Toison d'Or, les éléments sont en voie de S'unir. La lumière des sept planètes baigne le sanctuaire et le manteau de la nuit commence à apparaître.

Le Second Grand Gardien du Seuil : Illustre Chevalier de la Toison d'Or, le soleil est maintenant sous les eaux, l'étoile du soir paraît à l'horizon, l'heure du repos de la matière est arrivée.

L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or : Puisqu'il en est ainsi, nous allons suspendre nos travaux, Frères Premier et Second Grands Gardiens du Seuil aidez-moi à fermer le Collège.

L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or se rend à l'Ouest du Naos, face à l'Est.

Les deux frères Grands Gardiens du Seuil se saisissent de leurs bâtons, puis viennent se placer au Nord et au Sud du Naos, face l'un à l'autre. Ils croisent leurs bâtons au-dessus du Naos et tous trois observent quelques secondes de silence.
Puis l'Illustre Chevalier de la Toison d'Or éteint une à une les sept bougies du luminaire dans l'ordre inverse de l'allumage, autrement dit les bougies outremer, bleue, rouge jaune verte, orange, violette.
Lorsqu'il éteint la dernière bougie, il déclare : Que le Souverain Moteur de l'Univers, feu Primordial et ses Puissances demeurent en notre être !

Au même moment, les deux Grands Gardiens du Seuil décroisent les bâtons et les tiennent à la verticale appuyés sur le sol. Après quelques secondes, tous trois regagnent leur place, s'assoient et frappent la séquence suivante :

Illustre Chevalier de la Toison d'Or :            - •••-

Premier Grand Gardien du Seuil : - •• •• •• -

Second Grand Gardien du Seuil : - •• •• ••-

Illustre Chevalier de la Toison d'Or :            - •••••••-

 L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or : Frère Premier Grand Gardien du Seuil, le voile de la nuit a-t-il recouvert ces lieux ? Sommes nous retournés dans le fondement du monde, prêts à y poursuivre l'œuvre ?

 Le Premier Grand Gardien du Seuil : Illustre Chevalier de la Toison d'Or, le voile de la nuit a recouvert ces lieux et nous sommes prêts à poursuivre l’œuvre dans le monde.

L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or se lève, se saisit de son sceptre, l'appui sur son plateau et ditMes Frères tous debouts, face à l'Orient. À la Gloire du Sublime Architecte des Mondes, au nom du Grand Orient de France et sous les hospices du Grand Ordre Égyptien, en vertu des pouvoirs qui m'ont été régulièrement conférés, je déclare fermés les travaux du Collège ……………………….. travaillant au 12° degré des Chevaliers de l'Aigle Rouge.
Que notre œuvre participe toujours à la grandeur de l’être et du monde !
Mes Frères, les Travaux du Collège sont fermés !
Mais avant de nous retirer jurons de garder le secret sur ces mystères ! Tous tendent le bras droit pour le serment et répondent
Nous le jurons !

L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or : Alors mes Frères, retirons-nous en paix. Frères Second Grand Gardien du Seuil, raccompagne nos Frères.

APRES LE DEPART DES FRERES

Le Frère Second Grand Gardien du Seuil raccompagne les Frères Visiteurs et les Frères Chevaliers de l'Aigle Rouge hors du Temple puis retourne dans le Temple et regagne sa place.

L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or dit alors : « Mes Frères Chevaliers de l'Aigle Rouge et Officiers du Collège ……………….., l’œuvre que nous accomplissons ne s'interrompt jamais à l'intérieur de nous. Gardons présents à l'esprit l'idéal qui est le nôtre. Notre travail de ce jour est achevé. »

L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or accomplit une batterie :

 

Par GOE : rituel 12° grade - Publié dans : hauts grades
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Mercredi 14 novembre 2012 3 14 /11 /Nov /2012 07:25

Introduction 
Le travail rituel dans les Hauts Grades comporte un certain nombre de spécificités propres à notre tradition maçonnique égyptienne et il est important d'en donner quelques lumières, afin que ceux qui ont la charge de l'exécution de celui-ci, soient à même de le faire dans les meilleures conditions.

Vous pouvez pour cela vous reporter au document : « Remarques générales sur l'initiation dans les Hauts Grades Egyptiens ».
Outre les remarques et principes généraux se trouvant dans le texte cité, vous trouverez plus loin un commentaire pratique du rituel de Chevalier de l'Aigle Rouge.

Chacun des officiers sera alors à même d'étudier les aspects le concernant.
Remarques sur la mise en place du temple pour l'initiation au 12' Grade.
Les voiles du blason de l'aigle rouge et des douze cartouches seront noirs ou bleus outremer, de telle façon qu'ils soient véritablement opaques.

On pourra prévoir un système pour relever les voiles vers le haut et ne plus avoir qu'à les rabattre à la fin du rituel. Comme l’indique le rite, ils sont voilés à l'ouverture et ne se dévoilent qu'à une étape du rituel. Les plateaux des deux Frères Grands Gardiens du Seuil se trouvent au Nord-Ouest et Sud-Ouest du Temple. Leurs deux cannes aux douze couleurs sont toujours posées debout contre le côté du plateau, de telle sorte qu'ils constituent symboliquement deux colonnes de part et d'autre de l'entrée du temple. Ils sont donc placés de façon symétrique par rapport à l'axe du temple.

C'est avec eux que les Frères Grands Gardiens du Seuil accomplissent les batteries sur le sol, le Frère Premier Grand Gardien du Seuil tenant le bâton de sa main gauche et le Frère Second Grand Gardien du Seuil le tenant de la main droite. Les déplacements rituels des deux Frères Grands Gardiens du Seuil est très souvent symétrique et l'exécution des déplacements doit tenir compte de cet équilibre qu'ils représentent et accomplissent. Sur le plateau de l'Illustre Chevalier de la Toison d'Or se trouve le Caducée qui est posé sur le côté Nord, les ailes vers l'Occident. L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or exécute les batteries à l'aide du caducée en le tenant à la verticale et en frappant les coups sur le dessus de son plateau. Sauf indication particulière, lorsqu'il se déplace dans le rite et qu'il doit porter le caducée, il le tient de sa main gauche, posé sur l'épaule gauche. Le chandelier à trois branches est placé sur le côté Sud-Ouest du plateau. (Lors de l'allumage de ce chandelier, on commence par la bougie centrale, puis par celle du côté Sud, puis du côté Nord. Pour l'éteindre on procède à l'inverse.)

L'épée flamboyante quant à elle est posée sur le côté Ouest du plateau, la pointe vers le Nord. Les autres Officiers n'ont pas nécessairement de plateaux. On choisira donc librement d'en utiliser un ou non. Si le Collège compte un Grand Capitaine des Gardes, il se tiendra sur un fauteuil placé à l'Occident.

Dès que tous les Frères seront dans le Temple, il placera son fauteuil dos à l'entrée (Occident) et tiendra durant le rituel une épée verticale, pointe vers le bas, entre ses jambes. Il se tiendra sur l'axe du temple. On apportera un grand soin à l'autel du Naos. Il constitue le cœur du temple. Seuls doivent s'y trouver les objets requis par le rituel. Les accessoires, (bougies, allumoir, éteignoir, encens, charbons, allumettes ou briquet, textes du rituel, etc.) n'y sont pas posés. Ils sont placés sur une petite table prévue à cet effet sur un des côtés du temple et le Frère Assistant les apporte au moment opportun à l'Officier qui en a l'usage. Par facilité, on peut toutefois conserver un allumoir (queue-de-rat par exemple ou fine bougie), posé au sol contre le naos du côté Est. On constate donc que le rôle du Frère Assistant est très important, car c'est lui qui doit tendre au bon moment, ce qui est requis, que ce soit autour du Naos ou ailleurs dans le temple lors de l'initiation ou du rituel. Outre les deux nappes posées sur l'autel du Naos, on placera pour l'initiation les objets suivants : Sur l'axe central de l'autel du Naos de l'Ouest à l'Est : Le chandelier à 7 branches (sur le côté Ouest). Les bougies de couleurs seront placées comme suit : (côté Sud) bleu outremer - bleu roi - rouge - jaune - vert - orange - violet (côté Nord). On allume le chandelier en partant de la couleur violette, vers le bleu outremer. On éteint l'aide de l'éteignoir dans le sens inverse. Le sceau de fondation. La coupe de vin recouverte d'un voile noir. La veilleuse rouge. (côté Est) Au centre du côté Sud : l'encensoir. Au centre du côté Nord : coupe d'eau.

ÉCLAIRAGE
Sur le plateau de L’Illustre Chevalier de la Toison d'Or :

-          Un chandelier à trois branches, munis de bougies de cire vierge.
Sur l'autel du Naos :

-          un chandelier à 7 branches portant les 7 couleurs planétaires et une veilleuse rouge (une veilleuse placée dans un verre rouge).

-          Il est important que la lumière soit rouge et non qu'il s'agisse d'une bougie rouge, la lumière dans ce cas n'ayant pas de couleur particulière.

-          C'est pourquoi il convient que la lumière de la flamme traverse un verre de couleur rouge.

Pour allumer la veilleuse rouge, l'antique usage indique qu'elle peut être soit allumée à l'aide des rayons du soleil et de l'amadou, soit à défaut à partir de la pierre et de l'acier.

Bien évidemment on procède aujourd'hui plus simplement avec les usages modernes.

Toutefois, on aura soin d'allumer au préalable cette lumière qui, représentant le feu perpétuel est censé ne pas s'éteindre entre les réunions.

De la même manière on l'éteindra après la réunion avant de ranger le Temple.
Déplacements dans le Temple 
Les déplacements dans le Temple sont fondamentaux. Ils permettent d'activer, de mettre en mouvement le rituel. C'est pour cette raison que l'on prendra un grand soin à les accomplir d'une façon particulièrement soignée et vivante. Tous les déplacements des Officiers et des frères dans le Temple se font, sauf mention contraire, dans le sens horaire (sens des aiguilles d'une montre). On remarquera que durant l'initiation le récipiendaire et les exécutants passent une grande partie du temps, debout et en déambulations. Nous retrouvons là un schéma qui nous rappelle l'initiation d'Apprenti et le nécessaire effort de chacun pour s'élever.
La lecture du texte des rituels et la musique.
Comme pour tous les rites, les textes doivent être lus d'une manière vivante et active.

Lorsque l'Illustre Chevalier de la Toison d'Or ou le Grand Prieur se trouvent autour de l'autel du Naos, ils peuvent soit tenir le texte à la main, soit les poser sur un pupitre (de musique par exemple).

On évitera de les poser sur l'autel lui-même.
De la même manière, on pourra faire des fiches pour faciliter l'utilisation du texte durant le rite. C'est le cas tout particulièrement des deux Frères Grands Gardiens du Seuil lors de l'initiation durant le parcours du Zodiaque. On prêtera plus d'attention à la déclamation du texte plutôt qu'à sa lecture, comme c'est souvent le cas lorsque les Officiers sont beaucoup plus attentifs aux pages placées devant eux au lieu simplement de participer pleinement par l'écoute. Du point de vue de la musique, on remarquera que l'on n'utilise habituellement pas de colonne d'harmonie pour ce grade, ce qui est fort différent pour le (ou les) suivant. En effet, le caractère kabbalistique fort marqué de cette initiation, nous met en relation avec le silence et l'intériorisation, caractères propres à cette expression de la tradition.

Il apparaît également comme une rupture avec les grades des Loges bleues qui utilisent généralement la colonne d'harmonie.

OUVERTURE DES TRAVAUX.
Les Officiers sont tous debout et à leur poste. Le silence et l'obscurité règnent. Seule la lumière rouge de l'autel du Naos est allumée.
On aura laissé toutefois une clarté suffisante (à l'aide d'un variateur par exemple) pour pouvoir accomplir les déplacements.

L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or se saisit de son caducée et frappe un coup avec celui-ci sur son plateau en disant : Mes Frères Chevaliers de l'Aigle rouge et Officiers du Collège ……………… , l'œuvre que nous accomplissons ne s’interrompt jamais à l'intérieur de nous. Prenez place et demeurons quelques instants dans le silence. Quelques minutes de silence sont observées puis l'Illustre Chevalier de la Toison d’Or poursuit. Mes Frères nous avons décidé d'œuvrer pour que chaque être puisse grandir et s'élever pas à pas vers la Vertu et la Noblesse. La route de l'étude est longue et parfois pénible alors que la vie de l'homme est courte. Notre but est d'être bon, notre désir est d'être humble. Que la fraternité qui nous unit soit une solide chaîne qui nous permettra de surmonter tous les obstacles que la passion humaine place au travers de notre route. Rattachons-nous en esprit à tous ceux qui œuvrent sincèrement comme nous dans cette tradition. Restons toujours conscients de nos devoirs d'Officiers et de l'union qui existent entre nous par la pureté de nos intentions et de nos actes. Mes Frères, tous debouts.  Frère Second Grand Gardien du Seuil, allez chercher nos Frères qui attendent sur les parvis afin que nous puissions commencer nos travaux et guidez les vers les places qui sont les leurs. Le Frère Second Grand Gardien du Seuil, guide les Frères dans le temple en tenant son bâton de la main droite. Ils rentrent tous en le suivant d'une manière non rituelle, puisque les travaux ne sont pas ouverts. Puis les Frères visiteurs initiés à ce rite entrent à leur tour guidés par le Frère Second Grand Gardien du Seuil et prennent place à leur tour sur les colonnes.  Les Frères visiteurs non initiés à ce rite et possédant les équivalences en vigueur attendent dans l'antichambre l'entrée qui leur sera donnée au moment prévu dans la cérémonie d'ouverture des travaux qui suit. Les batteries d'ouverture sont effectuées par les Officiers à l'aide des bâtons et du caducée.

Illustre Chevalier de la Toison d'Or : - •••• -

Premier Grand Gardien du Seuil :  - • • -

Second Grand Gardien du Seuil :  - • • -

L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or : Mes Frères Grands Gardiens du Seuil et vous tous Chevaliers de l'Aigle Rouge, aidez-moi à ouvrir le Collège. Ayant dit ces paroles il fait le signe auquel tous les Chevaliers répondent. Les deux Grands Gardiens du Seuil lui présentent alors leur bâton et tous les Chevaliers se mettent à l'ordre. Quelques instants de silence sont observés.

L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or dit : Mes Frères, prenez place. Les Officiers s'assoient.

L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or : Frère Premier Grand Gardien, quelle heure est-il ?

Le Premier Grand Gardien du Seuil : Illustre Chevalier de la Toison d'Or, le jour est annoncé par l'étoile du matin, le travail doit reprendre.

L'Illustre Chevalier de la TOISON d'Or : Frère Second Grand Gardien quel est votre devoir ?

Le Second Grand Gardien du Seuil : Illustre Chevalier de la Toison d'Or, c'est de voir si le Collège est scellé hermétiquement, si les matériaux sont prêts, si les éléments se distinguent, si le noir fait place au blanc et le blanc au rouge.

L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or : Frères Premier et Second Grands Gardiens du Seuil, voyez si le Collège est scellé hermétiquement, si les matériaux sont prêts, si les éléments se distinguent, si le noir fait place au blanc et le blanc au rouge.  (Après avoir regardé si la porte est bien close).

Le Premier Grand Gardien du Seuil : Tout est prêt Illustre Chevalier de la Toison d'Or, nous pouvons commencer l'œuvre, tout est prêt, le feu prend couleur.

L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or : Frères Premier et Second Grands Gardiens du Seuil, disposez notre Temple. Que tous les Chevaliers soient à leurs postes. Les deux Frères Grands Gardiens du Seuil viennent se placer à deux pas des angles Nord-Est et Sud-est du Naos, face à face l'un de l'autre. Ils tiennent chacun leur bâton à la verticale posé sur le sol devant eux, de telle sorte que les deux bâtons soient entre eux deux et l'un en face de l'autre.

Le Second Grand Gardien du Seuil : Frères Chevaliers, observez dans vos œuvres d'être exacts pour assister les trois règnes de la nature.

L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or : Que le temple soit purifié par les éléments qui furent utilisés lors de notre initiation. Le Grand Prieur se rend à l'Ouest du Naos et fait face à l’Est. Il reste silencieux quelques instants. Un assistant s'approche et lui tend le sceau de la Fondation représenté sur un disque de pierre (ou autre support). Il l'élève quelques instants en disant : Que la fondation du monde nous rappelle la nature dont nous sommes issue et à travers laquelle nous aspirons à l'œuvre. Puis il le dépose au centre du Naos. Le Grand Prieur se saisit de la Coupe d'eau et l'élève légèrement en disant : Mère des eaux profondes, tes palais sont ténébreux, tes parfums sont amers. Des voix d'Amour et de Respect t'invoquent. Parais, quitte ton affliction ! Revêts-toi du manteau de tes vagues, Mère de la vie revêts-toi de ta splendeur. Célèbre tes mystères ! Que ce temple soit symboliquement purifié ! Puis il plonge le bout des doigts de sa main droite dans l'eau et projète quelques gouttes dans les quatre directions (Est-Sud-Ouest-Nord). Il repose la Coupe. Le Frère Assistant lui donne le premier encens. Le Grand Prieur en verse une petite quantité sur le mélange en disant : Allié de l'air sans asile, enfant pâle comme la primevère, ombre-seigneur azurine, Vrillant au tournoiement des sphères, ceignant leur cours, gravant leurs tourbillons, Éclatant telle la calcédoine, fulgurant et jaillissant, ardent comme le galbanum, Salut à toi, souffle des origines ! Que les quatre vents porteurs de pureté et d'inspiration, pénètrent ce temple et cette assemblée ! L'assistant lui tend une bougie. Le Grand Prieur l'allume au feu perpétuel et l'élève légèrement en disant : 0 Feu éclatant en ta puissance, riant en flammes, s'élançant vers le ciel. Ta dent est acérée et dévore toutes choses sur terre, toutes choses transmutables, les maîtrisant de ta force incorruptible, les ramenant secrètement à leurs principes ! Il l'élève plus haut de telle manière que la flamme soit visible par tous. Que la chaleur et la vie du Feu pénètrent ce temple et cette assemblée !  Il observe quelques instants de silence et éteint la bougie à l'aide d'un éteignoir avant de la rendre à l'assistant. Il recule d'un pas et reste à l'Occident du Naos. Les deux frères Grands Gardiens du Seuil vont se placer sur les côtés Sud et Nord du Naos, toujours face à face.

 L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or dit : Que les mystères visibles de notre tradition soient accomplis. L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or se lève et va se placer à l'Est du Naos, face à l'Ouest. Les 4 Officiers sont donc maintenant face à chacun des côtés du Naos. Le Frère Assistant lui donne le deuxième encens.

L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or en verse une petite quantité sur le charbon en disant : Souverain Moteur de l'Univers, toi qui embrasse toute son étendue d'un seul de tes regards ; qui maintient dans un juste équilibre, tous les globes suspendus à la voûte azurée et qui se meuvent dans l'espace avec une harmonie admirable et par une simple émanation de ta volonté, reçois le juste hommage que nous te rendons. Puisse la sagesse se répandre sur nous comme les rayons de lumière que tu dispenses avec tant de bonté ; puissions-nous ne jamais nous écarter du sentier de la vertu dans lequel tu nous conduis. Il poursuit : Mes Frères Grands Gardiens du Seuil, vous engagez-vous ainsi que tous nos Frères ici présents sur votre conscience et votre honneur à développer chaque jour davantage en vous la connaissance et la vertu ?

 Le frère Premier Grand Gardien du Seuil. Nous nous y engageons !

 Le frère second Grand Gardien du Seuil. Nous nous y engageons !

 L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or poursuit :  Alors mes Frères, que les mystères de ce grade soient poursuivis !

Les deux frères Grands Gardiens du Seuil élèvent leurs bâtons et les croisent au-dessus du Naos.
L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or saisit un allumoir (ou une bougie fine) et l'allumant au feu perpétuel dit :
Souverain Moteur de l'Univers, feu primordial, que ta lumière se répande parmi nous.

Puis l'Illustre Chevalier de la Toison d'Or allume la bougie violette alors que sont prononcés simultanément et à voix basse, inaudibles par les frères sur les colonnes les quatre mots :

Chevalier de la Toison d'Or : Chadaï El Raï.

Premier Grand Gardien du seuil : Kéroubim.

Second Grand Gardien du seuil : Gabriel.

Grand Prieur : Lévanah.

Puis l'Illustre Chevalier de la Toison d'Or allume la bougie orange alors que sont prononcés simultanément et à voix basse, inaudibles par les frères sur les colonnes les quatre mots :

Chevalier de la Toison d'Or :     Elohim Tsébaoth .

Premier Grand Gardien du seuil : Mikael

Second Grand Gardien du seuil : Tarchichim

Grand Prieur : Kokav

Puis l'Illustre Chevalier de la Toison d'Or allume la bougie verte alors que sont prononcés simultanément et à voix basse, inaudibles par les frères sur les colonnes les quatre mots :

Chevalier de la Toison d'Or : Iaoué Tsébaoth.

Premier Grand Gardien du seuil : Haniel

Second Grand Gardien du seuil : Elohim

Grand Prieur : Nogah

Puis l'Illustre Chevalier de la Toison d'Or allume la bougie jaune alors que sont prononcés simultanément et à voix basse, inaudibles par les frères sur les colonnes les quatre mots :

Chevalier de la Toison d'Or : laoué Eloah Vedaat

Premier Grand Gardien du seuil : Raphael

Second Grand Gardien du seuil : Melerim

Grand Prieur : Chémech

Puis l'Illustre Chevalier de la Toison d'Or allume la bougie rouge alors que sont prononcés simultanément et à voix basse, inaudibles par les frères sur les colonnes les quatre mots :

Chevalier de la Toison d'Or : Elohim Guibor.

Premier Grand Gardien du seuil : Kamael.

Second Grand Gardien du seuil : Séraphim.

Grand Prieur : Madim.

Puis l'Illustre Chevalier de la Toison d'Or allume la bougie bleue alors que sont prononcés simultanément et à voix basse, inaudibles par les frères sur les colonnes les quatre mots :

 Chevalier de la Toison d'Or : El

Premier Grand Gardien du seuil : Tsadkiel

Second Grand Gardien du seuil : Rachmalim

Grand Prieur : Tsedeq

Puis l'Illustre Chevalier de la Toison d'Or allume la bougie outremer alors que sont prononcés simultanément et à voix basse, mais audible par le récipiendaire les quatre mots.

Chevalier de la Toison d'Or : laoué Elohim

Premier Grand Gardien du seuil : Tsafkiel

Second Grand Gardien du seuil :  Aralim

Grand Prieur : Chabataï

Il éteint son allumeur grâce à l'éteignoir que lui tend le Frère Assistant.

Puis l'Illustre Chevalier de la Toison d'Or lui rend ces deux instruments.

Les deux frères Grands Gardiens du Seuil décroisent leurs bâtons et les reposent dans la position initiale, à la verticale.

L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or, les deux Frères Gardiens du Seuil et le Grand Prieur regagnent leurs places. Puis ils s'assoient.

Par GOE : rituel 12° grade - Publié dans : hauts grades
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