Jeudi 12 janvier 2006

Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous soumets pas à la tentation,
Mais délivre-nous du mal.

 

 

par rituel de TEM publié dans : fondements bibliques de la FM
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 4 janvier 2006

Matthieu 20

 

1. Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne.

2. Il convint avec eux d'un denier par jour, et il les envoya à sa vigne.

3. Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d'autres qui étaient sur la place sans rien faire.

4. Il leur dit: Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable.

5. Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième, et il fit de même.

6. Étant sorti vers la onzième heure, il en trouva d'autres qui étaient sur la place, et il leur dit: Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire?

7. Ils lui répondirent: C'est que personne ne nous a loués. Allez aussi à ma vigne, leur dit-il.

8. Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant: Appelle les ouvriers, et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers.

9. Ceux de la onzième heure vinrent, et reçurent chacun un denier.

10. Les premiers vinrent ensuite, croyant recevoir davantage; mais ils reçurent aussi chacun un denier.

11. En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison,

12. et dirent: Ces derniers n'ont travaillé qu'une heure, et tu les traites à l'égal de nous, qui avons supporté la fatigue du jour et la chaleur.

13. Il répondit à l'un d'eux: Mon ami, je ne te fais pas tort; n'es-tu pas convenu avec moi d'un denier?

14. Prends ce qui te revient, et va-t'en. Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi.

15. Ne m'est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux? Ou vois-tu de mauvais oeil que je sois bon? -

16. Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers.

   

 

 

par évangile selon St Matthieu publié dans : fondements bibliques de la FM
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Jeudi 22 décembre 2005

Booz s'était couché de fatigue accablé
Il avait tout le jour travaillé dans son aire,
Puis avait fait son lit à sa place ordinaire ;
Booz dormait auprès des boisseaux pleins de blé.

Ce vieillard possédait des champs de blés et d'orge,
Il était, quoique riche, à la justice enclin ;
Il n'avait pas de fange en l'eau de son moulin,
Il n'avait pas d'enfer dans le feu de sa forge.

Sa barbe était d'argent comme un ruisseau d'avril.
Sa gerbe n'était point avare ni haineuse ;
Quand il voyait passer quelque pauvre glaneuse :
Laissez tomber exprès des épis, disait-il.

Cet homme marchait pur loin des sentiers obliques,
Vêtu de probité candide et de lin blanc ;
Et, toujours du côté des pauvres ruisselant,
Ses sacs de grains semblaient des fontaines publiques.

Booz était bon maître et fidèle parent ;
Il était généreux, quoiqu'il fût économe ;
Les femmes regardaient Booz plus qu'un jeune homme,
Car le jeune homme est beau, mais le vieillard est grand.

Le vieillard, qui revient vers la source première,
Entre aux jours éternels et sort des jours changeants ;
Et l'on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens,
Mais dans l'œil du vieillard on voit de la lumière.

Donc, Booz dans la nuit dormait parmi les siens ;
Près des meules, qu'on eût prises pour des décombres.
Les moissonneurs couchés faisaient des groupes sombres
Et ceci se passait dans des temps très anciens.

Les tribus d'Israël avaient pour chef un juge ;
La terre, où l'homme errait sous la tente, inquiet
Des empreintes de pieds de géant qu'il voyait,
Était encor mouillée et molle du déluge.

Comme dormait Jacob, comme dormait Judith,
Booz, les yeux fermés, gisait sous la feuillée.
Or, la porte du ciel s'étant entrebâillée
Au-dessus de sa tête, un songe en descendit.

Et ce songe était tel, que Booz vit un chêne
Qui, sorti de son ventre, allait jusqu'au ciel bleu ;
Une race y montait comme une longue chaîne ;
Un roi chantait en bas, en haut mourait un dieu.

Et Booz murmurait avec la voix de l'âme :
« Comment se pourrait-il que de moi ceci vînt ?
Le chiffre de mes ans a passé quatre-vingt,
Et je n'ai pas de fils, et je n'ai plus de femme.

« Voilà longtemps que celle avec qui j'ai dormi,
O Seigneur ! a quitté ma couche pour la vôtre ;
Et nous sommes encor tout mêlés l'un à l'autre,
Elle à demi vivante et moi mort à demi.

« Une race naîtrait de moi ! Comment le croire ?
Comment se pourrait-il que j'eusse des enfants ?
Quand on est jeune, on a des matins triomphants,
Le jour sort de la nuit comme d'une victoire ;

« Mais, vieux, on tremble ainsi qu'à l'hiver le bouleau.
Je suis veuf, je suis seul, et sur moi le soir tombe,
Et je courbe, ô mon Dieu ! mon âme vers la tombe,
Comme un bœuf ayant soif penche son front vers l'eau. »

Ainsi parlait Booz dans le rêve et l'extase,
Tournant vers Dieu ses yeux par le sommeil noyés ;
Le cèdre ne sent pas une rose à sa base,
Et lui ne sentait pas une femme à ses pieds.

Pendant qu'il sommeillait, Ruth, une moabite,
S'était couchée aux pieds de Booz, le sein nu,
Espérant on ne sait quel rayon inconnu,
Quand viendrait du réveil la lumière subite.

Booz ne savait point qu'une femme était là,
Et Ruth ne savait point ce que Dieu voulait d'elle,
Un frais parfum sortait des touffes d'asphodèle ;
Les souffles de la nuit flottaient sur Galgala.

L'ombre était nuptiale, auguste et solennelle ;
Les anges y volaient sans doute obscurément,
Car on voyait passer dans la nuit, par moment,
Quelque chose de bleu qui paraissait une aile.

La respiration de Booz qui dormait,
Se mêlait au bruit sourd des ruisseaux sur la mousse.
On était dans le mois où la nature est douce,
Les collines ayant les lys sur leur sommet.

Ruth songeait et Booz dormait, l'herbe était noire ;
Les grelots des troupeaux palpitaient vaguement ;
Une immense bonté tombait du firmament ;
C'était l'heure tranquille où les lions vont boire.

Tout reposait dans Ur et dans Jérimadeth ;
Les astres émaillaient le ciel profond et sombre ;
Le croissant fin et clair parmi ces fleurs de l'ombre
Brillait à l'occident, et Ruth se demandait,

Immobile, ouvrant l'œil à moitié sous ses voiles,
Quel dieu, quel moissonneur de l'éternel été
Avait, en s'en allant, négligemment jeté
Cette faucille d'or dans le champ des étoiles.

par VICTOR HUGO publié dans : fondements bibliques de la FM
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 24 octobre 2005

7 jours avant le jour redoutable on préparait dans la maison du Cohen Gadol, des sièges pour le chef du Beth Din, le Cohen Gadol, le vice Cohen Gadol et le Roi. A part ces sièges, 70 sièges chaises d'argent étaient préparées pour les 70 membres du Sanhedrin. Le doyen des prêtres se levait et s'adressait au grand prêtre: Sache bien devant Qui tu vas paraître. Réfléchis au fait que , si tu ne te comportes pas comme prévu, tu tomberas et tu mourras. Or tout Israel a les yeux tourné vers toi. Fais un examen de conscience très scrupuleux pour obtenir le pardon de tes fautes, même les plus légères, et cela avant que commence le jour très redoutable. Prend garde, car tu viens devant le Roi des Rois Qui siège sur le Trône du Jugement et déniche de son regard, tout mal. Comment peut - tu venir si l'ennemi t'accompagne?

Le Grand Prêtre répondait d'une voix chargée d'émotion qu'il s'était déjà repenti et qu'il était prêt à se rendre dans la loge qui lui était réservée dans le Sanctuaire. Puis tout le monde sortit pour l'accompagner. Ils marchaient dans un certain ordre.

Voici l'ordre dans lequel ils marchaient devant lui:

En premier venaient les descendants des Rois d'Israel; après eux vinrent les membres de la famille royale de David.
Un crieur les précédait en proclamant : "Honorez la Royauté de la Maison de David"; ensuite vint la maison de Levi et le crieur proclama: "Honorez la maison de Levi! " Ils étaient au nombre de 36.000. Ils portaient des vêtements de soie bleue. Les Cohanim étaient vêtus de soie blanche. Ils étaient au nombre de 24.000.
Ensuite, vinrent ceux des Lévites qui chantaient dans le Beth-Hamikdach, des musiciens, des sonneurs de trompette, des gardiens des portes, des fabricants de parfums pour l'encens….Ils étaient suivis de tous ceux qui travaillaient dans le Beth-Hamikdach, du Sanhedrin, de 70 membres et d'une centaine de policiers qui ouvraient la voie.
Après eux, marchait le COHEN GADOL. Il était suivi des anciens de la Kehouna qui marchaient deux par deux. A l'entrée de chaque rue, les Rosché Yechivot se levaient en disant: Seigneur Cohen Gadol, puissiez vous venir en paix! Priez notre Créateur qu'Il nous soutienne afin que nous puissions étudier la Torah!
Quand la procession atteignit la porte du Har Habayit, ils prièrent d'abord pour que le Royaume de David perdure, ensuite pour la prospérité des Cohanim et pour le Beth-Hamikdach. Le bruit de la foule était si puissant que, quand elle répondait amen, les oiseaux qui volaient tombaient au sol.

Puis le Cohen Gadol s'inclina vers le peuple, se détourna en pleurs et en proie à la crainte. Deux représentants de la Kehouna l'accompagnèrent à sa chambre où on le sépara de ses frères, les Cohanim.
L'instant le plus saint et le plus redoutable du service du Grand Prêtre était lorsque vêtu des 4 vêtements de lin blanc il pénétrait dans le Saint des Saints pour effectuer son Travail.
Des prêtres lui tenaient compagnie durant toute la nuit de Kippour et étudiaient la Torah avec lui pour l'empêcher de s'endormir. A l'aube, le parvis du Sanctuaire était déjà plein de monde. Le Grand Prêtre paré de vêtements tissés d'or, offrait les sacrifices du Grand Pardon, au nombre de 15, et faisait brûler l'encens à trois reprises.
Il changeait cinq fois de vêtements, passant des vêtements d'or aux vêtements blancs et vice-versa. Et chaque fois, avant de mettre de nouveaux vêtements, il plongeait dans le bain rituel puis se purifiait les mains et les pieds à l'aide de l'eau contenue dans un broc en or.
Le Grand Prêtre demandait pardon à trois reprises: Une première fois pour lui et sa famille, une deuxième fois pour les prêtres ses frères, une troisième fois pour l'ensemble d'Israel.

Le peuple était cependant très inquiet tant que le Cohen Gadol restait dans le Saint des Saints. Car un Grand Prêtre indigne ne ressortait pas vivant de ce lieu redoutable. Aussi pour éviter d'alarmer le peuple, sa prière était courte: Pour la pluie bénéfique, pour la subsistance suffisante, pour la délivrance des femmes enceintes, pour les fruits de la terre et pour la prospérité de la maison de David.
Une joie immense accueillait la sortie du Grand Prêtre du Saint des Saints. Pour tout Israel, c'était le signe que la prière du Grand Prêtre avait été agréée.
A la sortie de Kippour, l'honneur qu'on lui rendait était double, car tous les gens à Jérusalem défilaient devant lui. La plupart d'entre eux avaient des torches de cire blanches à la main, tous portaient des vêtements blancs. Toutes les fenêtres étaient décorées de broderies et illuminées.
Les Cohanim me racontèrent que, plusieurs années, le Cohen Gadol ne put atteindre sa maison avant minuit, à cause du grand nombre de monde qui était venu. Même si tous jeûnaient, ils ne rentraient pas chez eux avant avoir essayé d'atteindre le Cohen Gadol et de lui avoir embrassé la main.
Le jour suivant le Cohen Gadol offrit un grand festin. Il y invita ses amis et parents et célébra un jour de fête pour être sorti sain et sauf du KODECH HAKODACHIM. Ensuite, il fit fabriquer par un artisan une tablette où était gravée cette inscription: "Moi untel, fils de untel, Cohen Gadol, j'ai servi en qualité de Cohen Gadol, dans la Grande et Sainte Demeure, au service de Celui Qui y réside, en telle et telle année après la Création. Que celui qui m'a donné le mérite de ce service accorde à mes enfants le mérite d'être, après moi, au service de Hachem". 


 

 

 

par La Thora publié dans : fondements bibliques de la FM
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 13 septembre 2005


Adoniram est troublé par les limites de l'artiste mortel qu'il est et en appelle à son ancêtre divin, Tubalkaïn, pour l'aider dans ses derniers projets : la fonte d'une vasque monumentale, la mer d'airain (air: "Inspirez-moi, race divine". Ses réflexions sont interrompues par l'entrée de son jeune apprenti, Benoni, qui lui annonce que l'illustre Balkis, la reine de Saba, arrivera bientôt à Jérusalem pour rendre visite à Soliman. Benoni chante sa beauté légendaire (romance: "Comme la naissante aurore"). Adoniram reçoit ensuite trois de ses ouvriers - Amrou, Phanor et Méthousaël ; ils exigent un meilleur salaire et le mot de passe secret que seuls peuvent connaître les maîtres artisans. Adoniram rejette leur requête et, après une courte apparition du grand prêtre Sadoc pour escorter Adoniram à une audience que lui accordent le roi et sa radieuse invitée, les trois ouvriers jurent de se venger (quatuor et trio: "Il nous repousse"). Devant le temple. Une longue marche instrumentale annonce l'arrivée de Soliman et de Balkis (cortège et finale). Les masses assemblées, dont un grand nombre d'ouvriers d'Adoniram, accueillent le couple royal avec des acclamations joyeuses. Lorsque cet accueil bruyant s'apaise, Soliman exprime son amour pour Balkis et lui demande un anneau qu'elle lui a promis en symbole de leurs fiançailles. Balkis le lui remet à contrecoeur. Elle s'émerveille de la magnificence du temple et demande à en voir l'architecte. Lorsque paraît Adoniram, Balkis fait l'éloge de la splendeur de son oeuvre ; sa voix éveille en lui un écho de sa lignée ancestrale. Pour répondre à une demande de la reine, Adoniram en appelle à l'attention des masses assemblées d'un mystérieux signal de la main ; à ce geste, les membres des diverses corporations se regroupent entre eux et marchent près de Soliman et Balkis dans un ordre parfait. Soliman est horrifié du contrôle qu'exerce Adoniram sur une si grande part de la population. Toutefois, Balkis est si impressionnée qu'elle retire son collier et le place autour du cou d'Adoniram.

Le plateau de Sion. On voit un haut fourneau à l'arrière de la scène.
Les ouvriers d'Adoniram lui annoncent que tout est prêt pour la fonte de la mer d'airain, mais dans l'immédiat le souvenir de sa rencontre avec Balkis le préoccupe. Il retrouve son calme et annonce à ses disciples qu'ils sont sur le point de vivre un moment décisif. Soliman et Balkis arrivent pour assister à la fonte. Au moment où le métal fondu est libéré du haut fourneau, Benoni se précipite vers Soliman pour lui annoncer que trois traîtres parmi ses ouvriers ont saboté le projet. Soliman déclare qu'il est trop tard pour prendre des mesures. Les trois coupables - Amrou, Phanor et Méthousaël - jubilent lorsqu'un torrent de métal fondu coule de façon incontrôlée du haut fourneau pour détruire le moule. Tous se mettent rapidement à l'abris. Sous les yeux d'Adoniram, le haut fourneau explose.

Une clairière dans un bois de cèdres et de palmiers; le lavoir de la suite de Balkis.
Après deux choeurs et un ballet des servantes de la Reine et de leurs homologues à la cour de Soliman, Balkis chante les sentiments qu'a éveillés en elle Adoniram (cavatine: "Plus grand dans son obscurité"). Contre toute attente, l'artiste arrive en personne. Il est découragé par l'échec de la fonte de la mer d'airain et, déclarant qu'il n'est pas digne de la Reine il arrache le collier qu'elle lui a donné (duo: "Qu'importe ma gloire effacée"). Lorsqu'elle admet qu'elle n'aime pas Soliman, il est plus enclin à lui révéler l'attraction qu'elle exerce sur lui. Balkis termine le duo en déclarant franchement son amour pour Adoniram. Leur rencontre est soudain interrompue par Benoni, qui leur apprend que les Djinns (esprits du royaume souterrain de Tubalkaïn) ont réparé le moule et que la vasque est achevée et désormais en place. En réponse à la question de Balkis sur cette surprenante tournure des événements, Adoniram admet qu'il est protégé par les Djinns et qu'il est du même sang que la Reine grâce à leur ancêtre commun, Nemrod le chasseur. Adoniram, Balkis, sa confidente Sarahil et Benoni chantent une prière de remerciement à Tubalkaïn, tandis qu'Amrou, Phanor et Méthousaël se glissent à la dérobée à l'arrière plan, marmonnant qu'ils vont informer Soliman de ce dont ils viennent d'être les témoins (septuor: "O Tubalkaïn mon père").

Une vaste salle du palais d'été du roi Soliman.
Un choeur cérémonial (choeur: "Soliman notre roi") commence par infirmer l'état d'esprit déprimé du Roi. Balkis n'a pas paru depuis quatre jours pour conclure le pacte de mariage, ce qui amène Soliman a ruminer sur la futilité de son attachement pour elle (récit et cavatine: "Sous les pieds d'une femme"). Sadoc annonce qu'Amrou, Phanor et Méthousaël attendent une audience. Ils viennent raconter à Soliman le rendez-vous nocturne d'Adoniram et de Balkis et le poussent à prendre des mesures (quatuor: "Hâtez-vous de parler"). Se souvenant qu'il s'agit des trois ouvriers qui ont interrompu la fonte de la mer d'airain, Soliman refuse de les croire. Des doutes assaillent le Roi, toutefois, lorsque Adoniram vient lui demander d'être relevé de ses fonctions, Soliman essaie de le dissuader en lui offrant de partager le pouvoir à part égale avec lui. L'artiste rejette cette proposition avec dédain et sort dignement. Soliman abandonne Adoniram a la "justice éternelle" et se prépare à recevoir la Reine. Seule avec le Roi, Balkis lui demande un jour supplémentaire avant leur mariage et l'apaise en lui promettant tout de suite une heure de son temps (duo: "Elle est en mon pouvoir"). Il admet qu'il a été informé du rendez-vous nocturne illicite et, dans son état enivré, passe alternativement des menaces aux déclarations d'amour à la Reine. Lorsqu'il tente d'étreindre Balkis par la force, Sarahil se glisse de derrière un rideau et verse un fort narcotique dans la tasse du Roi. La potion produit rapidement son effet et, alors que le Roi tombe inconscient, il maudit Balkis. Elle profite de l'occasion pour retirer l'anneau de la main inerte de Soliman.

Un ravin isolé par un temps orageux.
Adoniram attend anxieusement la Reine pour s'enfuir avec elle. Il est surpris par l'apparition soudaine d'Amrou, Phanor et Méthousaël. Les trois ouvriers le pressent de céder à leurs demandes, mais Adoniram ne répond qu'avec des remarques méprisantes (quatuor: "Tes yeux ont su me reconnaître"). Ils le poignardent et s'enfuient. Balkis arrive auprès de l'artiste mortellement blessé et, après une étreinte finale, glisse à son doigt l'anneau qu'elle a repris a Soliman. Les esclaves et la suite de la Reine se précipitent pour assister à son bref panégyrique sur le corps (finale: "Emportons dans la nuit").

 
par CHARLES GOUNOD publié dans : fondements bibliques de la FM
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 5 septembre 2005

 

8.1  Le Seigneur, l'Éternel, m'envoya cette vision. Voici, c'était une corbeille de fruits.

8.2 Il dit: Que vois-tu, Amos? Je répondis: Une corbeille de fruits. Et l'Éternel me dit: La fin est venue pour mon peuple d'Israël; Je ne lui pardonnerai plus.

8.3 En ce jour-là, les chants du palais seront des gémissements, Dit le Seigneur, l'Éternel; On jettera partout en silence une multitude de cadavres.

8.4 Écoutez ceci, vous qui dévorez l'indigent, Et qui ruinez les malheureux du pays!

8.5 Vous dites: Quand la nouvelle lune sera-t-elle passée, Afin que nous vendions du blé? Quand finira le sabbat, afin que nous ouvrions les greniers? Nous diminuerons l'épha, nous augmenterons le prix, Nous falsifierons les balances pour tromper;

8.6 Puis nous achèterons les misérables pour de l'argent, Et le pauvre pour une paire de souliers, Et nous vendrons la criblure du froment.

8.7 L'Éternel l'a juré par la gloire de Jacob: Je n'oublierai jamais aucune de leurs oeuvres.

8.8 Le pays, à cause d'elles, ne sera-t-il pas ébranlé, Et tous ses habitants ne seront-ils pas dans le deuil? Le pays montera tout entier comme le fleuve, Il se soulèvera et s'affaissera comme le fleuve d'Égypte.

8.9 En ce jour-là, dit le Seigneur, l'Éternel, Je ferai coucher le soleil à midi, Et j'obscurcirai la terre en plein jour;

8.10 Je changerai vos fêtes en deuil, Et tous vos chants en lamentations, Je couvrirai de sacs tous les reins, Et je rendrai chauves toutes les têtes; Je mettrai le pays dans le deuil comme pour un fils unique, Et sa fin sera comme un jour d'amertume.

8.11 Voici, les jours viennent, dit le Seigneur, l'Éternel, Où j'enverrai la famine dans le pays, Non pas la disette du pain et la soif de l'eau, Mais la faim et la soif d'entendre les paroles de l'Éternel.

8.12 Ils seront alors errants d'une mer à l'autre, Du septentrion à l'orient, Ils iront çà et là pour chercher la parole de l'Éternel, Et ils ne la trouveront pas.

8.13 En ce jour, les belles jeunes filles et les jeunes hommes mourront de soif.

8.14 Ils jurent par le péché de Samarie, Et ils disent: Vive ton Dieu, Dan! Vive la voie de Beer Schéba! Mais ils tomberont, et ne se relèveront plus.

 

publié dans : fondements bibliques de la FM
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 5 septembre 2005

12.1 (12:3) Mais souviens-toi de ton créateur pendant les jours de ta jeunesse, avant que les jours mauvais arrivent et que les années s'approchent où tu diras: Je n'y prends point de plaisir;

12.2 (12:4) avant que s'obscurcissent le soleil et la lumière, la lune et les étoiles, et que les nuages reviennent après la pluie,

12.3 (12:5) temps où les gardiens de la maison tremblent, où les hommes forts se courbent, où celles qui moulent s'arrêtent parce qu'elles sont diminuées, où ceux qui regardent par les fenêtres sont obscurcis,

12.4 (12:6) où les deux battants de la porte se ferment sur la rue quand s'abaisse le bruit de la meule, où l'on se lève au chant de l'oiseau, où s'affaiblissent toutes les filles du chant,

12.5 (12:7) où l'on redoute ce qui est élevé, où l'on a des terreurs en chemin, où l'amandier fleurit, où la sauterelle devient pesante, et où la câpre n'a plus d'effet, car l'homme s'en va vers sa demeure éternelle, et les pleureurs parcourent les rues;

12.6 (12:8) avant que le cordon d'argent se détache, que le vase d'or se brise, que le seau se rompe sur la source, et que la roue se casse sur la citerne;

12.7(12:9) avant que la poussière retourne à la terre, comme elle y était, et que l'esprit retourne à Dieu qui l'a donné.

12.8 (12:10) Vanité des vanités, dit l'Ecclésiaste, tout est vanité.

12.9 (12:11) Outre que l'Ecclésiaste fut un sage, il a encore enseigné la science au peuple, et il a examiné, sondé, mis en ordre un grand nombre de sentences.

12.10 (12:12) L'Ecclésiaste s'est efforcé de trouver des paroles agréables; et ce qui a été écrit avec droiture, ce sont des paroles de vérité.

12.11 (12:13) Les paroles des sages sont comme des aiguillons; et, rassemblées en un recueil, elles sont comme des clous plantés, données par un seul maître.

12.12 (12:14) Du reste, mon fils, tire instruction de ces choses; on ne finirait pas, si l'on voulait faire un grand nombre de livres, et beaucoup d'étude est une fatigue pour le corps.

12.13 (12:15) Écoutons la fin du discours: Crains Dieu et observe ses commandements. C'est là ce que doit faire tout homme.

12.14 (12:16) Car Dieu amènera toute oeuvre en jugement, au sujet de tout ce qui est caché, soit bien, soit mal.

 

publié dans : fondements bibliques de la FM
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 18 juillet 2005

(...) Le temps était bas, et le soleil, en pâlissant, avait vu la nuit sur la terre. Au bruit des manteaux sonnant l'appel sur les timbres d'airain, Adoniram, s'arrachant à ses pensées, traversa la foule des ouvriers rassemblés ; et pour présider à la paye il pénétra dans le temple, dont il entrouvrit la porte orientale, se plaçant lui-même au pied de la colonne Jakin.

Des torches allumées sous le péristyle pétillaient en recevant quelques gouttes d'une pluie tiède, aux caresses de laquelle les ouvriers haletants offraient gaiement leur poitrine.

La foule était nombreuse ; et Adoniram, outre les comptables, avait à sa disposition des distributeurs préposés aux divers ordres. La séparation des trois degrés hiérarchiques s'opérait par la vertu d'un mot d'ordre qui remplaçait, en cette circonstance, les signes manuels dont l'échange aurait pris trop de temps. Puis le salaire était livré sur l'énoncé du mot de passe.

Le mot d'ordre des apprentis avait été précédemment JAKIN, nom d'une des colonnes de bronze ; le mot d'ordre des autres compagnons, BOOZ, nom de l'autre pilier ; le mot des maîtres JÉOVAH.

Classés par catégories et rangés à la file, les ouvriers se présentaient aux comptoirs, devant les intendants, présidés par Adoniram qui leur touchait la main, et à l'oreille de qui ils disaient un mot à voix basse. Pour ce dernier jour, le mot de passe avait été changé. L'apprenti disait TUBALKAÏN ; le compagnon, SCHIBBOLETH ; et le maître, GIBLIM.

Peu à peu la foule s'éclaircit, l'enceinte devint déserte, et les derniers solliciteurs s'étant retirés, l'on reconnut que tout le monde ne s'était pas présenté, car il restait encore de l'argent dans la caisse.

"Demain, dit Adoniram, vous ferez des appels afin de savoir s'il y a des ouvriers malades, ou si la mort en a visité quelques-uns."

Dès que chacun fut éloigné, Adoniram vigilant et zélé jusqu'au dernier jour, prit, suivant sa coutume, une lampe pour aller faire la ronde dans les ateliers déserts et dans les divers quartiers du temple, afin de s'assurer de l'exécution de ses ordres et de l'extinction des feux. Ses pas résonnaient tristement sur les dalles : une fois encore il contempla ses oeuvres, et s'arrêta longtemps devant un groupe de chérubins ailés, dernier travail du jeune Benoni.

"Cher enfant !" murmura-t-il avec un soupir.

Ce pèlerinage accompli, Adoniram se retrouva dans la grande salle du temple. Les ténèbres épaissies autour de sa lampe se déroulaient en volutes rougeâtres, marquant les hautes nervures des voûtes, et les parois de la salle, d'où l'on sortait par trois portes regardant le septentrion, le couchant et l'orient.

La première, celle du nord, était réservée au peuple ; la seconde livrait passage au roi et à ses guerriers ; la porte de l'Orient était celle des lévites ; les colonnes d'airain, Jakin et Booz, se distinguaient à l'extérieur de la troisième.

Avant de sortir par la porte de l'occident, la plus rapprochée de lui, Adoniram jeta la vue sur le fond ténébreux de la salle, et son imagination frappée des statues nombreuses qu'il venait de contempler évoque dans les ombres le fantôme de Tubal-Kaïn. Son oeil fixe essaya de percer les ténèbres ; mais la chimère grandit en s'effaçant, atteignit les combles du temple et s'évanouit dans les profondeurs des murs, comme l'ombre portée d'un homme éclairé par un flambeau qui s'éloigne. Un cri plaintif sembla résonner sous les voûtes.

Alors Adoniram se détourna s'apprêtant à sortir. Soudain une forme humaine se détacha du pilastre, et d'un ton farouche lui dit :

"Si tu veux sortir, livre-moi le mot de passe des maîtres."

Adoniram était sans armes ; objet du respect de tous, habitué à commander d'un signe, il ne songeait pas même à défendre sa personne sacrée.

"Malheureux ! répond-il en reconnaissant le compagnon Méthousaël, éloigne-toi ! Tu seras reçu parmi les maîtres quand la trahison et le crime seront honorés ! Fuis avec tes complices avant que la justice de Soliman atteigne vos têtes."

Méthousaël l'entend, et lève d'un bras vigoureux son marteau, qui retombe avec fracas sur le crâne d'Adoniram. L'artiste chancelle étourdi, par un mouvement instinctif, il cherche une issue à la seconde porte, celle du Septentrion. Là se trouvait le Syrien Phanor, qui lui dit :

"Si tu veux sortir, livre-moi le mot de passe des maîtres !

- Tu n'as pas sept années de campagne ! répliqua d'une voix éteinte Adonirm.

- Le mot de passe !

- Jamais !"

Phanor, le maçon, lui enfonça son ciseau dans le flanc ; mais il ne put redoubler, car l'architecte du temple, réveillé par la douleur, vola comme un trait jusqu'à la porte d'Orient, pour échapper à ses assassins.

C'est là qu'Amrou le Phénicien, compagnon parmi les charpentiers, l'attendait pour lui crier à son tour :

"Si tu veux passer, livre-moi le mot de passe des maîtres.

- Ce n'est pas ainsi que je l'ai gagné, articula avec peine Adoniram épuisé ; demande-le à celui qui t'envoie."

Comme il s'efforçait de s'ouvrir un passage, Amrou lui plongea la pointe de son compas dans le coeur.

C'est en ce moment que l'orage éclata, signalé par un grand coup de tonnerre.

Adoniram était gisant sur le pavé, et son corps couvrait trois dalles. A ses pieds s'étaient réunis les meurtriers, se tenant par la main.

"Cet homme était grand, murmura Phanor.

-Il n'occupera pas dans la tombe un plus vaste espace que toi, dit Amrou.

- Que son sang retombe sur Soliman Ben-Daoud !

- Gémissons sur nous-mêmes, répliqua Méthousaël, nous possédons le secret du roi. Anéantissons la preuve du meurtre ; la pluie tombe ; la nuit est sans clarté ; Éblis nous protège. Entraînons ces restes loin de la ville, et confions-les à la terre."

Ils enveloppèrent donc le corps dans un long tablier de peau blanche, et, le soulevant dans leurs bras, ils descendirent sans bruit au bord du Cédron, se dirigeant vers un tertre solitaire situé au-delà du chemin de Béthanie. Comme ils y arrivaient, troublés et le frisson dans le coeur, ils se virent tout à coup en présence d'une escorte de cavaliers. Le crime est craintif, ils s'arrêterent ; les gens qui fuient sont timides... et c'est alors que la reine de Saba passa en silence devant des assassins épouvantés qui traînaient les restes de son époux Adoniram.

Ceux-ci allèrent plus loin et creusèrent un trou dans la terre qui recouvrit le corps de l'artiste. Après quoi Méthousaël, arrachant une jeune tige d'accacia, la planta dans le sol fraîchement labouré sous lequel reposait la victime.

Pendant ce temps-là, Balkis fuyait à travers les vallées ; la foudre déchirait les cieux, et Soliman dormait.

Sa plaie était plus cruelle, car il devait se réveiller. (...) le bruit du meurtre d'Adoniram s'étant répandu, le peuple soulevé demanda justice, et le roi ordonna que neuf maîtres justifiassent de la mort de l'artiste, en retrouvant son corps.

Il s'était passé dix-sept jours : les perquisitions aux alentours du temple avaient été stériles, et les maîtres parcouraient en vain les campagnes. L'un d'eux, accablé par la chaleur, ayant voulu, pour gravir plus aisément, s'accrocher à un rameau d'acacia d'où venait de s'envoler un oiseau brillant et inconnu, fut surpris de s'apercevoir que l'arbuste entier cédait sous sa main, et ne tenait point à la terre. Elle était récemment fouillée, et le maître étonné appela ses compagnons.

Aussitôt les neuf creusèrent avec leurs ongles et constatèrent la forme d'une fosse.

Alors l'un d'eux dit à ses frères :

Les coupables sont peut-être des félons qui auront voulu arracher à Adoniram le mot de passe des maîtres. De crainte qu'ils n'y soient parvenus, ne serait-il pas prudent de le changer?

- Quel mot adopterons-nous ? objecta un autre.

- Si nous retrouvons là notre maître, repartit un troisième, la première parole qui sera prononcée par l'un de nous servira de mot de passe ; elle éternisera le souvenir de crime et du serment que nous faisons ici de le venger, nous et nos enfants, sur ses meurtriers, et leur postérité la plus reculée."

Le serment fut juré ; leurs mains s'unirent sur la fosse, et ils se reprirent à fouiller avec ardeur.

Le cadavre ayant été reconnu, un des maîtres le prit par un doigt, et la peau lui resta à la main ; il en fut de même pour un second ; un troisième le saisit par le poignet de la manière dont les maîtres en usent envers le compagnon, et la peau se sépara encore ; sur quoi il s'écria : MAKBÉNACH, qui signifie : LA CHAIR QUITTE LES OS.

Sur-le-champ ils convinrent que ce mot serait dorénavant le mot de maître et le cri de ralliement des vengeurs d'Adoniram, et la justice de Dieu a voulu que ce mot ait, durant des siècles, ameuté les peuples contre la lignée des rois.

Phanor, Amrou et Méthousaël avaient pris la fuite ; mais reconnus pour de faux frères, ils périrent de la main des ouvriers, dans les États de Maaca, roi du pays de Geth, où ils se cachaient sous les noms de Sterkin, d'Oterfut et de Hoben.

Néanmoins, les corporations, par une inspiration secrète, continuèrent toujours à poursuivre leur vengeance déçue, sur Abiram, ou le meurtrier... Et la postérité d'Adoniram resta sacrée pour eux ; car longtemps après ils juraient encore par les fils de la veuve, ainsi désignaient-ils les descendants d'Adoniram et de la reine de Saba.

par G de Nerval publié dans : fondements bibliques de la FM
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 15 juillet 2005

 

Le Maçon que nous pleurons est notre Maître, que l'on nommait Imotep en Egypte et Hiram‑Abi à Tyr, et qui dirigeait nos travaux par le Monde et nous éclairait de ses sages conseils. Aussi savant dans l'architecture que dans le travail des métaux, il fut envoyé par Hiram, roi de Tyr, vers le roi Salomon, pour diriger à Jérusalem la construction du Temple que le peuple d’Israël entendait ériger à la gloire du Divin Architecte de tous les Mondes.  Hiram divisa donc ses ouvriers en trois catégories : les Apprentis, les Compagnons et les Maîtres. Pour les différencier et les reconnaître, il donna à chacune de ces classes des mots, des signes et un attouchement. Ces signes de reconnaissance sont ceux dont nous nous servons encore pour les grades d'Apprenti et de Compagnon.  Les travaux touchant à leur fin, trois mauvais Compagnons, n'ayant pu obtenir la maîtrise, décidèrent d'arracher par tous les moyens les signes, mots et l'attouchement des Maîtres à Hiram‑Abi.     Le Maître Architecte avait l'habitude, lorsque les chantiers étaient déserts, après le départ des ouvriers, de venir inspecter les travaux. Ils se cachèrent chacun à une des portes du Temple et attendirent. Sa visite terminée, Hiram sortit de la Chambre du Milieu et se dirigea vers la porte d'Occident.

  V\Expert ® ( Pendant la dernière phrase du Très Respectable Maître, le Vénérable Expert conduit le Récipiendaire vers la porte d'Occident, vers ( la Sœur ou le Frère) qui fait office de 1er Compagnon et qui est armé d'une règle).

 ® ( Lorsque le Récipiendaire arrive à la hauteur du 1er   Compagnon):

  T\R\M\ Hiram trouva sur son chemin un Compagnon armé d'une Règle.

 

 V\Expert Que veux‑tu ?   Pourquoi n'es‑tu pas parti avec les autres Compagnons ? 

  1er  Comp\ Il y a assez longtemps que je suis Compagnon et je veux être Maître, comme toi-même.

Donne moi les signes, mots et attouchement des Maîtres.

V\Expert Insensé ! Ce n'est pas ainsi que je les ai reçus, ni qu'ils doivent être demandé.

 Travaille, persévère, et tu seras récompensé suivant tes mérites.

1er Comp\  ® (Frappe un coup avec la Règle sur l'épaule droite du Récipiendaire ).

T\R\M\  Hiram, légèrement blessé, s'enfuit alors vers la porte du Nord pour chercher à sortir.

 

V\Expert       ® (Il conduit le Récipiendaire vers la porte du Nord, où un autre (Sœur ou Frère), qui fait office de 2ème Compagnon,  armé de l'Equerre, lui barre la route ).

Que fais tu là ?   Que me veux tu ?

2ème Comp\  Il y a assez longtemps que je suis Compagnon, et je veux être Maître, comme toi même. Donne moi les signes, mots et attouchement des Maîtres.

V\Expert       Tu seras reçu parmi les Maîtres lorsque la trahison et le crime seront honorés.

 

2ème Comp\  ® (Frappe d'un coup de d’Equerre la nuque du Récipiendaire).

T\R\M\  Hiram, affaibli par ses deux blessures, chercha à s'enfuir par la porte de l'Orient. 

 

 ® (Il se lève et se place devant la petite table au pied des marches d'Orient, maillet en bande).

M\de C\ ® (Rejoint le Récipiendaire pour la conduite ).

 V\Expert   ® (Conduit le Récipiendaire vers la Porte d'Orient, devant le Très Respectable Maître).

 Et toi, que fais‑tu là ?   Que me veux‑tu ?

  T\R\M\  Il y a assez longtemps que je suis Compagnon et je veux être Maître, comme toi-même. Donne-moi les signes, mots et attouchement des Maîtres.

  V\Expert Plutôt la mort que de me parjurer.  Tu peux m'assassiner, tu ne me feras pas trahir.

T\R\M\ ® (Frappe le Récipiendaire d'un coup de Maillet au milieu du front ).

V\Expert  M\de C\ ®® (Renversent le Récipiendaire en arrière, l'étendent sur le Carré Long et le recouvrent du drap mortuaire, déposent son tablier sur son visage. Sur le drap mortuaire, ils déposent une branche d'Acacia. Ils ont placé et mis le Récipiendaire à l'Ordre de Compagnon, le bras gauche allongé le long du corps, le genou droit plié, la jambe étant ainsi en équerre).

T\R\M\ ® (Reprend place au petit plateau).

Ainsi périt Hiram, l'homme juste et fidèle à son devoir jusqu'à la mort. Depuis le moment fatal qui nous a privés de notre Maître, les ténèbres couvrent l'Egypte, et nos travaux sont suspendus. Toutefois, l'espérance nous reste, ne perdons point courage, et efforçons-nous de poursuivre l'Oeuvre inachevée.

Mes Sœurs et Frères, mettons nous à la recherche du corps d'Hiram.

Vénérable Expert, faites vous accompagner par deux Maîtres, et procédez aux recherches aux quatre angles cardinaux en commençant par le Nord.

M\de C\ ® (Regagne sa place).

V\Expert ® (Va à la colonne du Nord et fait signe à deux Sœurs ou Frères de le suivre. Ils font ensemble le tour complet du cadavre en faisant cliqueter leurs  épées sur le sol ).

 

 ® (Après chaque série de pas, un arrêt. De retour devant l'Orient ).

Très Respectable Maître, nos recherches ont été vaines.

T\R\M\ Prenez deux autres Maîtres avec vous et continuez vos recherches en commençant par le Midi.

V\Expert       ® (Fait signe à deux autres Sœurs ou Frères de se joindre à la procession. Fait le tour complet du cadavre de la même manière). 

 

 ® (De retour devant l'Orient) :

Très Respectable Maître, nos recherches ont encore été vaines.

T\R\M\ Vénérable Expert, prenez encore deux autres Maîtres et recommencez vos recherches en y apportant un soin plus minutieux encore, par le Nord.

V\Expert ® (Fait signe à deux autres Maîtres de se joindre à la procession. Fait le tour complet du cadavre de la même manière).

® (De retour devant l'Orient) :

V\Expert  Très Respectable Maître, j'aperçois un tertre dont la terre semble fraîchement remuée.

T\R\M\ Avancez vers l'endroit que vous signalez ainsi, par le Midi.

V\Expert   ® (Avec les six Maîtres font le tour du Temple pour la quatrième fois par le Midi, par une marche à petits pas).

 

® (De retour à l'Orient, ils s'arrêtent):

Très Respectable Maître, sur le tertre, j'aperçois une branche d'Acacia.

T\R\M\ Cette branche a vraisemblablement été plantée par les assassins de notre Maître pour dissimuler la tombe de leur victime.

 

Arrachez cette Branche d'Acacia.  Ne voyez vous rien d'autre ?

V\Expert A côté de la branche d'Acacia, il y a un Compas, et à trois coudées de là, une Equerre.

T\R\M\ C'est là une preuve de plus que nous nous trouvons devant la tombe cachée de notre regretté Maître Hiram.

Mais avant de pousser plus loin vos recherches, étant donné que le Mot des Maîtres et leur Signe ont pu être dérobé à Hiram, convenons d'avance que le premier Mot qui jaillira de nos lèvres et le premier Signe qui nous échappera, nous considérerons qu'ils nous auront été inspirés par En-Haut.