Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Articles récents

Les Esséniens dépositaires des Manuscrits de la mer Morte

10 Novembre 2012 , Rédigé par X Publié dans #spiritualité

Cette étude sur les Esséniens a été puisée :

1. Dans le Dictionnaire de la Bible Vigouroux.

2. Dans l’aventure des Manuscrits de la Mer Morte (sous la direction de Hershel Shauks).

3. Et plusieurs documents recherchés sur Internet ( les noms seront indiqués au fur et à mesure).


I- QUI SONT LES ESSENIENS ?

L’Etymologie du mot « Essénien » en grec est incertaine c’est dans l’hébreu ou dans l’Araméen qu’il faut chercher l’origine de cette terminologie.

Les deux noms grecs qui ont été donnés à cette secte leur ont été d’après leur façon de vivre : Les Esséniens se livraient à de fréquentes ablutions et leur nom dérive du verbe« se baigner »

Ils méditaient sur les choses saintes, obéissaient en certain cas a la loi du silence : Ils étaient donc les « Silencieux ».
Ils étaient médecins, connaissant les propriétés des plantes, ils prétendaient guérir les défauts par leur ascèse : ils seraient ainsi les thérapeutes en araméen.
Ils se nommaient aussi les gardiens, les serviteurs de Dieu.

D’après Philon le nom d’Esséniens était donné à ces juifs, à cause de leur sainteté. Cette désignation de pieux convient très bien à ces petits groupements vivant d’une vie semblable à celle des moines fuyant le monde pour mener une existence plus sainte. Plusieurs descriptions de la secte nous sont parvenues par Philon, Flavius Josèphe et Pline (l’ancien).


1. HISTOIRE : Les renseignements sont très pauvres sur l’origine, le développement et la fin de l’essénisme. Cependant Josèphe écrit que les trois sectes des pharisiens des saducéens et des Esséniens existaient depuis longtemps. Il les mentionne explicitement pour la première fois à l’époque de Jonathas vers 150 Av. J.C. Il nomme un essénien, Judas au temps d’Aristobule 1er. Leur origine remonterait au milieu du 2ème siècle avant J.C. Ils se rattacheraient ainsi au parti des nassidiens, les pieux, qui s’était formé au temps d’Esdras, s’était révolté avec Judas Macchabée et était devenu le parti des pharisiens opposé à celui des Saducéens. Il se forma bientôt une scission parmi les pharisiens : une minorité plus ardente dans sa piété, opposée à la vie active, à la politique militante et aux discussions se sépara des pharisiens et conserva le nom des nassidéens d’où est venu par l’intermédiaire de l’araméen leur nom d’Esséniens. ( cf. Stapfer, la Palestine aux temps de J.C. P.433 et article Esséniens dans Lichtenberger, Encyclopédie des Sciences Religieuses P.552).


2. ORGANISATION :

Recrutement : les Esséniens adoptaient des enfants des autres pendant qu’ils sont encore malléables, pour faire leur éducation et les former à leurs mœurs. Ils faut avoir atteint l’age d’homme pour être incorporé à la secte.

Noviciat et Initiation : Avant d’être admis dans la communauté, les futurs membres, enfants élevés par la communauté, ou adultes, devaient se soumettre à un temps d’épreuves, à une sorte de Noviciat qui durait 3 années. S’il (le Novice) donne satisfaction, il sera incorporé mais non sans avoir pris par serment de sérieux engagements : il jure « d’honorer Dieu et de remplir ses devoirs envers les hommes de ne tuer personne de sa propre autorité, ni sous une impulsion étrangère, de haïr les méchants et de prêter assistance aux bons, d’être sincère envers chacun et surtout envers les magistrats, parce que personne ne peut exercer le pouvoir sans la volonté de Dieu ».

Expulsion : Tous les engagements devaient être pris. Toute infraction devait être jugée par les tribunaux des Esséniens. Josèphe loue leur diligence et leur équité dans leurs jugements, rendus par un tribunal d’au moins 100 membres. Pour les choses graves l’expulsion de la communauté était prononcé et cette exclusion entraînait les plus souvent une mort misérable....

Habitat et genre de vie : Pline localise les Esséniens uniquement dans le désert d’Engaddi, auprès de la Mer Morte. Ils habitaient aussi les villages, évitant les villes à cause de l’immortalité des habitants. Il semble bien qu’il n’exista pas de centres Esséniens en dehors de la Palestine ( Histoire Naturelle). Ils vivaient en communauté, non seulement pour le repas mais ils habitaient ensemble et mettaient leurs biens ensemble en commun ce qui établissait entre eux un lien très étroit. Les repas étaient pris en commun. Ils avaient une sorte de caractère religieux sacrificiel.
A la 5ème heure, au retour du travail, ils prennent des vêtements de lin et se purifient dans l’eau froide. Avant et après le repas ils louent Dieu qui donne la nourriture. Ils déposent alors leurs vêtements, considérés comme saints et retournent au travail jusqu’au soir. Leur principale occupation était l’agriculture. Ils se livraient à certaines industries, aux arts de la paix fabriquant tout ce qui était indispensable à la communauté. Mais le commerce était interdit, parce qu’il engendre la cupidité.


3. RELIGION ET CULTE :

Gens pratiques : Les Esséniens s’intéressaient plus particulièrement à l’ascèse, recherchaient leur propre perfection : ils étaient plus moralistes que spéculatifs. Les Esséniens avaient une confiance pleine et entière en la Providence divine, une grande soumission a ses desseins. Cette idée de Dieu et de la Providence, le respect marqué pour le nom divin excluent chez les Esséniens un culte quelconque du soleil. Josèphe raconte qu’avant le lever du soleil, ils ne se livrent à aucune conversation profane mais qu’ils lui adressent d’antiques prières, priant ensemble pour qu’il se lève. Il s’agit bien non d’une prière au soleil mais d’une prière vers le soleil. C’est la représentation de la lumière divine qu’ils voyaient dans le soleil.

Les Anges : Dans le serment d’initiation le novice jure « de garder secrets les noms des anges ». Il ne s’agit pas ici d’un culte des anges mais plutôt une spéculation sur leurs noms.

Anthropologie : les 2 dogmes principaux des Esséniens, sont la Providence divine et l’immortalité de l’âme. Ils ont cette ferme conviction que les corps sont corruptibles et les âmes immortelles. Descendues de l’éther le plus subtil, elles sont attirées par une sorte d’attraction naturelle dans les corps où elles résident comme dans une prison. Lorsqu’elles sont délivrées de leurs liens charnels, elles s’élèvent avec joie, libérées d’une longue servitude vers les nauteurs. D’accord avec l’enseignement des grecs, les Esséniens affirment que par delà l’océan, les âmes pures jouissent d’une nouvelle existence, qu’elles habitent une région où l’on n’est incommodé ni par la pluie, ni par la neige, ni par la chaleur torride et que rafraîchit perpétuellement un doux Zéphir, venant de l’océan. Les âmes impures sont reléguées dans un gouffre ténébreux et agité par les intempéries rempli des lamentations de leur supplice sans fin. Ainsi cette doctrine exhorte à la pratique du bien et détourne du mal. Les bons deviennent meilleurs par l’espoir des biens futurs, les méchants sont entravés dans l’accomplissement du mal par la crainte des tourments éternels qu’ils subiront après la mort. Telle est la philosophie essénienne sur la divinité de l’âme. La corruption des corps, citée dans le passage ci-dessus ne doit pas être entendue comme une négation de la part des Esséniens de la résurrection : pendant la guerre contre les Romains, rapporte Josèphe, les Esséniens supportaient courageusement tous les tourments et rendaient l’âme avec joie comme devant la recouvrer.

Sacrifice et Sacerdoce : Ils envoyaient leur offrande au temple mais ne prenaient pas part aux sacrifices. Yahweh, disait les prophètes était rassasié des holocaustes, il prenait plaisir à la piété et non aux sacrifices, à la connaissance de Dieu plus qu’aux holocaustes. (Osée, V1,6 ). C’est la sainteté de la vie qui comptait pour les Esséniens. Ils faisaient à part leurs sacrifices non des sacrifices sanglants, mais c’est que leur genre de vie, leurs efforts pour acquérir la sainteté auraient tenu lieu de sacrifice ou encore que leurs repas auraient constitué de véritables sacrifices : Ce sont des prêtres qui préparent avec le produit des champs la nourriture. Le seul acte de culte mentionne est la réunion dans les synagogues, consacrée au moins en parties sinon en totalité à la lecture et à l’explication des Livres Saints ( Philon « Quodomnis »).


4. MORALES ET OBSERVANCE :

Le législateur et les Livres Saints : Immédiatement après Dieu, le nom du législateur est chez eux l’objet d’un grand respect. En plus des livres Saints du Judaïsme, ils avaient d’autres livres particuliers. Utilisant « Les Livres Sacrés, diverses purification et les paroles des prophètes ( La légende de Pythagore p. 280) ils affirment pouvoir connaître l’avenir, il est rare que leurs prédictions ne s’accomplissent pas ».

La Vie morale : C’étaient des gens pratiques et n’étaient pas des spéculatifs, ils plaçaient la morale en premier lieu. « Ils laissent de côté la logique comme n’étant pas nécessaire à l’acquisition de la vérité, ils abandonnent la physique, qui est au-dessus de la nature humaine aux météorologistes : ils ne s’en occupent qu’autant qu’elle traite de l’existence de Dieu et de l’origine de tous les êtres, mais ils donnent tous leurs soins à la morale, prenant pour guide les lois des ancêtres que l’intelligence humaine eût été incapable d’inventer, si elle n’avait été inspirée par Dieu » (Philon « Quodomnis p.457 »). Josèphe les décrit comme étant les meilleurs des hommes, au point de vue moral. Philon trace un magnifique tableau de leur vie morale : Ils se laissent guider par les règles de la piété, de la sainteté, de la justice, du droit privé et du droit social, de ce qui est vraiment bien, mal ou indifférent, pour accomplir ce qu’il faut et éviter ce qui ne convient pas. Ils se soumettent à ces trois règles et canons : l’amour de Dieu, l’amour de la vertu et l’amour des hommes.

De leur amour de Dieu, ils donnent un grand nombre de preuves : la sainteté parfaite et continue de toute leur vie, le rejet de tout serment, la fuite du mensonge, la conviction que tout bien vient de Dieu et qu’il n’est l’auteur d’aucun mal. Leur amour de la vertu se manifeste par le mépris des richesses, de la gloire et du plaisir, ainsi que la pratique de la tempérance, de la tolérance, de la frugalité, de la simplicité, de la modestie, par le respect de la légalité, par la constance de leur vie et par d’autres qualités semblables. Enfin leur amour pour les hommes se traduit par la charité, la bienveillance, l’impartialité, la communauté de tous les biens.

Le Mariage : Les Esséniens rejetaient le mariage. Le fait est attesté par Josèphe ( Ant. Jud XVII) par Philon, dans Eusèbe ( Praep. Envang VIII,11) et par Pline ( Hist. Net v,17). Ils considèrent le plaisir comme un mal. Philon montre dans les défauts de la femme un obstacle à la vie commune pratiquée par les Esséniens : « La femme étant égoïste et d’une jalousie sans limites, il est à craindre qu’elle transforme les habitudes du mari et qu’elle le tienne sous son pouvoir par l’attrait continu de ses charmes. L’auteur des Philosophumena donne une raison identique : les Esséniens ne condamnent pas le mariage, mais refusent de prendre femme, quand bien même elle consentirait à suivre leur genre de vie parce qu’ils ne peuvent en aucune façon avoir confiance en elle.


5. LA FIN DE L’ESSENISME :

La fin de la secte est aussi obscure que ses débuts, elle existe encore à la fin du 1er siècle après J.C. Cependant les troubles de la Palestine, à partir de l’an 70 ont dû lui êtres funestes. Leur déclin a dû commencer avec la guerre des romains contre les Juifs.

Ils ont été influencés par la philosophie grecque et le Pythagorisme. On peut donc conclure que « l’essénisme est une branche séparée du tronc judaïque, greffée sur un tronc greco-pythagoricien.


6. ESSENISME ET CHRISTIANISME :

On a remarqué que le christ, qui dans ses discours, attaque fréquemment les pharisiens et les Sadducéens, ne dit pas un mot contre les Esséniens qu’il n’a pas pu ne pas connaître. Et comme il y a certaines analogies entre l’Essénisme et le Christianisme, on a expliqué ce silence en faisant de Jésus un essénien et aussi St. Jean Baptiste c’est à tort. Mais nous allons prouver par ce qui suit certaines analogies de détail entre l’enseignement du Christ, son œuvre et ce que nous savons de l’essénienne. Mais il y a entre eux une différence fondamentale, qui apparaît dans le simple examen des points de rapprochement. Il nous suffira de noter ici les principaux :

Le novice essénien commençait sa deuxième année de probation par un baptême pour être incorporé parmi ses disciples. Mais le premier ne produit qu’une purification extérieure tandis que le second, a par lui-même une efficacité dans l’économie du Salut.

La virginité est recommandée dans St Matthieu. Le mariage est condamne par les Esséniens. La première est un état de perfection auquel on est invité, mais qui n’est nullement obligatoire. On peut encore remarquer que le Christ condamne les richesses ; il recommande la soumission aux autorités constituées, il condamne l’usage des armes, les sacrifices au Temple de Jérusalem. On peut certes, rapprocher ces traits de la vie de Jésus des observances esséniennes. Les grandes lignes de la morale sont partout. Les Esséniens n’ont en somme pratiqué que la morale naturelle. J.C. devait donc se rencontrer avec eux sur ce terrain. Mais on ne trouve chez eux ni la même élévation, ni la même pureté que dans l’Evangile, où la morale s’élève à un incomparable degré de perfection. Un souffle nouveau le pénètre, esprit surnaturel et divin, qui est absent de la morale essénienne. On ne rencontre pas dans les préceptes imposés par Jésus, ces prescriptions puériles sur l’observance du Sabbat, sur les purifications extérieures, que Jésus condamne chez les pharisiens, dépassés sur ce point par les Esséniens. Il insiste au contraire, sur la pureté intérieure, dont il n’est pas questions dans la secte Juive. Il est donc vain de chercher dans l’Evangile une influence essénienne.

Même les premières communautés chrétiennes n’ont pas subi d’influences esséniennes. La communauté des biens chez les premiers chrétiens était volontaire, elle était obligatoire chez les Esséniens. Si les repas étaient pris en commun, c’était, chez les disciples du Christ, pour un motif de charité, et non par crainte de contracter une souillure. Les institutions chrétiennes qui sont la mise en pratique de l’enseignement du Christ trouvent en elle-même leur raison d’être.

Conclusion du Dictionnaire de la Bible sur les Esséniens :

D’abord les Esséniens sont-ils passés au Christianisme ? Il est difficile de le dire. La pureté de leur vie, leurs efforts pour atteindre un idéal élevé pouvaient les disposer à regarder avec bienveillance la nouvelle doctrine, prêchée par le prophète de Nazareth, mais leur légalisme étroit et leur pharisaïsme outrancier, leur vie renfermée et leur refus de tout contact avec ce qui n’était pas essénien devaient les en écarter. En tous cas, s’il en est qui devinrent chrétiens, ils durent par le fait même, renoncer à toutes les observances caractéristiques de leur secte et ils furent si peu nombreux qu’ils ne purent exercer aucune action sur le Christianisme.


II- L’AVENTURE DES MANUSCRITS DE LA MER MORTE


Un chapitre intéressant de ce livre avance des arguments solides sur les vrais dépositaires des manuscrits de la Mer Morte.

James. C. Vanderkam l’auteur de ce chapitre fonde ses arguments sur l’étude attentive des sources grecques de l’Antiquité concernant les Esséniens et sur leur comparaison, d’une part avec les témoignages archéologiques provenant de Quomram, mais aussi les croyances reflétées dans les manuscrits de la Mer Morte. Il compare d’autre part, ces croyances avec celles des Pharisiens et des Sadducéens. Il en conclut que les croyances reflétées dans les manuscrits sont bien plus proches des Esséniens que tout autre groupe juif de cette époque.

A côté des onze grottes situées sur le rivage nord-ouest de la Mer Morte où furent découverts les fameux manuscrits de la Mer Morte, on aperçoit les vestiges d’anciens bâtiments dominant le Wadi Qoumrân. Ce furent certainement les habitants de ce lieu qui placèrent les rouleaux dans ces grottes. Mais qui étaient les gens qui vécurent là et rassemblèrent ces manuscrits. Ce sont les Esséniens : Une Secte Juive.

Les Esséniens sont mentionnés moins souvent que les Pharisiens et les Sadducéens ; cependant, ils ont peut-être marqué aujourd’hui un point sur leurs rivaux mieux connus, puisque selon la majorité des chercheurs, les auteurs et les copistes des manuscrits de la Mer Morte étaient Esséniens.

La communauté détentrice des manuscrits de la Mer Morte a été identifiée comme essénienne à partir de 2 sortes de critères :

1. Le témoignage du géographe romain Pline l’Ancien.

2. La contenu même des rouleaux, compare aux descriptions de croyances et pratiques esséniennes rapportées par Josèphe et d’autres auteurs.

Pour les études bibliques, les manuscrits de la mer Morte représentent sans conteste l’une des plus importantes découvertes, si non la plus importante qui aient jamais été faites en Terre Sainte.

Les principaux rouleaux sont :

1. L’Ecrit de Damas - Le Rouleau de la guerre, le rouleau du Temple ( le plus long rouleau de la mer Morte 8 m 75 de long).

2. Le grand Rouleau D’Isaïe contenant le texte intégral du livre d’Isaïe

Qu’était ce texte : Le Rouleau du Temple (selon Yigael Yadin, le grand archéologique d’Israël)

Le Rouleau du Temple était la Torah des Esséniens ( Nous constaterons que les avis des archéologues sont partagés, Yadin a obtenu ce rouleau en 1967 ( après la guerre des 6 jours).

Ce Rouleau contient ni plus ni moins la torah ou loi fondamentale des Esséniens qui vécurent à Qoumrân. C’était pour eux un livre saint, une partie du canon de ce que nous appelons la Bible, la Torah du Seigneur. Probablement ce Rouleau fut composé par le fondateur de la Secte. Le Rouleau contient de longs passages du pentateuque.

Ce rouleau était considéré par les Esséniens comme un texte biblique, canonique. Probablement le Rouleau du Temple contient-il même des passages de certains livres perdus mentionnés dans la Bible.

Le Rouleau contient aussi des descriptions détaillées pour la construction du temple. Presque la moitié du manuscrit est consacrée aux plans du Temple.

Aussi une autre section importante du Rouleau du Temple presque 4 colonnes est consacré aux « Statuts du Roi ».Cette section pourrait-elle aussi correspondre à un livre, par ailleurs inconnu, mentionné dans la Bible.

Décrire en détail tout le contenu du Rouleau du Temple serait impossible, nous allons en brosser un résumé : D’abord c’est un livre de la Loi pour la communauté, ensuite il contient des passages détaillés concernant le temple ( son plan, son mobilier, ses sacrifices....).

Enfin d’autres longues sections décrivent diverses fêtes ou jours saints. Aussi contient-il certaines caractéristiques : l’emploi fréquent de la première personne lorsque Dieu parle, le Tétragramme en caractères araméens carrés comme dans d’autres manuscrits bibliques de la mer Morte. A la différence de la Bible, le rouleau est structuré suivant les thèmes principaux. C’est une découverte qui engendra des ondes de choc parmi les savants. Ce fut comme si un puissant télescope équipé d’un zoom franchissant une barrière de 2 millénaires, amenait soudain le monde Judaïque de la fin de la période du second temple sous notre regard. Avant de terminer son chapitre, Yadin essaye d’éclaircir certains points sur l’influence des Esséniens sur le Christianisme primitif.

Il y avait une affinité entre les doctrines sectaires reflétées dans les manuscrits de la mer Morte et dans le Christianisme primitif. Par contre Yadin souligne certains points qui montrent que Jésus était anti-Essénien :

1. Il réagissait contre la rigoureux insistance sur la pureté rituelle observée certes par les pharisiens, mais encore plus par les Esséniens.

2. Le Sermon sur la Montagne, pourrait bien contenir une allusion anti-essénienne : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. En bien, moi je vous dis : Aimez vos ennemis, priez pour vos ennemis ». Dans le Manuel de Discipline, les nouveaux membres de la secte prononcent le serment d’allégeance d’aimer les Fils de Lumière (c’est-à-dire les membres de la communauté essénienne) et de haïr à jamais les Fils des Ténèbres.

Par contre, il y a certains points communs avec les Esséniens et Jean-Baptiste. ( d’après Yadin) :

Il était actif comme eux, il observait la chasteté comme les adeptes de Qoumrân.

De plus, le baptême qu’il prêchait et d’où lui vint son surnom, était également pratiqué par les Esséniens. Mais les ressemblances le plus souvent remarquées entre la doctrine chrétienne et l’essénienne ne provenaient pas de Jean-Baptiste et certainement pas de Jésus.

Selon la perspective de l’auteur, les ressemblances frappantes entre le Christianisme primitif et les doctrines des Esséniens pénètrent dans le Christianisme après la vie de Jésus, par l’intermédiaire de Paul.

Les premiers Chrétiens furent en contact avec les Esséniens qui les influencèrent à une époque tardive de l’histoire essénienne (premier siècle après Jésus Christ). Ils rencontrèrent des Esséniens qui suivaient leur propre calendrier et désavouaient le Temple de Jérusalem ainsi que ses lois. Cette paraphrase des « Proverbes » 15,8 dans un document essénien a pu attirer les milieux du Christianisme paulinien. « Le sacrifice des impies est une abomination, mais la prière des justes est une oblation délectable ».

Source : http://logedermott.over-blog.com/article-35676229.html

Lire la suite

Esséniens et Franc-Maçonnerie

10 Novembre 2012 , Rédigé par PVI Publié dans #Planches

Suivant l'Histoire Mythique des francs-maçons, la Franc-Maçonnerie ne cessa, dès les origines, d'être transmise et pratiquée au cours des âges de l'humanité.
C'est pourquoi, dans les périodes historiques qui nous sont connues, la tentation est grande de rechercher certains maillons de la chaîne, les ancê­tres spirituels en quelque sorte. Ainsi, les Templiers, les Quabbalistes du Moyen-âge, les Gnostiques du début du Christianisme ont-il fait l'objet de telles investigations, sans oublier - plus loin dans le temps - l'enseigne­ment des Temples Egyptiens.
Moins revendiqués, peut-être parce que moins connus, les Esséniens méri­tent d'attirer notre attention. Cette communauté juive qui résidait à Qumran - sur les rives de la Mer Morte - durant le premier siècle avant J.C. et qui fut dispersée quelques années avant la destruction du second Temple de Jérusalem (en 70 après J.C.) nous était connue par divers tex­tes historiques émanant de Philon d'Alexandrie, Flavius-Josephe et Pline l'Ancien.
Ces textes insistaient sur le caractère exceptionnel de la communauté, la sainteté de ses mœurs, le désintéressement total de ses membres et leur pratique assidue de toutes les vertus.
Depuis 1947, les Esséniens sont devenus infiniment célèbres avec la découverte des Manuscrits de la Mer Morte, Manuscrits qui compre­naient, entre autres, des documents internes à la communauté, tels les Hymnes, le Règlement de la Guerre des Fils de la Lumière contre les Fils des Ténèbres et le rouleau de la Règle appelé encore Manuel de Discipline.
Dès lors, l'intérêt est grand pour nous d'étudier les conceptions et les règles de fonctionnement d'une société initiatique au ter siècle avant notre ère.
Société initiatique, le fait est incontestable !
Les membres de la communauté de Qumran ne se contentent pas de prati­quer toutes les vertus ; leur objectif est la connaissance, celle des lois cos­miques et des mystères de la création. A cet effet, un enseignement ésoté­rique leur est dispensé, de manière progressive, suivant l'évolution de leur capacité de réception.
Écoutons, à ce sujet, le rouleau de la Règle (IX - 18 - 19) : «chacun, selon son esprit, selon le moment déterminé du temps, il les guidera dans la Connaissance ; et, pareillement, il les instruira des Mystères merveilleux et véridiques au milieu des membres de la communauté».
Par contre, rien ne doit être révélé aux «hommes de perversion », les pro­fanes extérieurs à la communauté «même au prix de la mort ».
Quant au mode d'enseignement, Philon d'Alexandrie nous avait déjà ren­seigné à son sujet : «le plus souvent, c'est au moyen de symboles que l'enseignement est donné chez eux, suivant une antique méthode de recherche».
Méthode symbolique, enseignement ésotérique, recherche de la connais­sance joints à un travail sur soi-même qui vise à triompher des passions pour atteindre la «liberté véritable» (Philon). Inutile d'insister pour sou­ligner la parenté avec les principes maçonniques !
Les parallèles ne s'arrêtent pas là, mais avant de poursuivre leur énuméra­tion et de parvenir au plus troublant d'entre eux — la conception essénienne du Temple — il convient de signaler deux grandes différences qu'il ne faut pas perdre de vue pour éviter les assimilations hâtives :
- En premier lieu, la communauté des Esséniens a un caractère résolu­ment religieux et l'aspect initiatique, précédemment évoqué, est insépara­ble d'un intense mysticisme dont la Franc-Maçonnerie moderne ne se fait plus l'écho.
- La seconde grande différence est que la notion, essentielle en Franc- Maçonnerie de Tolérance, ne trouve pas de correspondance chez les Esséniens. Hors de la secte, pas de vérité ni de salut !
Ces deux importantes réserves concernant l'aspect religieux et quelque peu sectaire de la communauté étant faites, nous pouvons reprendre l'examen rapide des règles qui la gouvernent.
Toutes les caractéristiques d'une société initiatique s'y retrouvent. Les candidats sont examinés par un Inspecteur et, s'ils sont acceptés, doivent accomplir une année de postulat et deux années de noviciat.
Au terme du noviciat, le candidat est pleinement intégré à la commu­nauté, ses biens sont mêlés à ceux des autres, il acquiert le droit de partici­per au repas commun, ainsi que le droit de donner son avis et de voter.
La cérémonie d'intégration comporte un serment, notamment de ne jamais révéler aux profanes les doctrines internes, sous peine des plus effroyables châtiments si on venait à trahir.
A l'intérieur de la communauté règne une stricte hiérarchie fondée à la fois sur l'ancienneté et sur le mérite, ainsi qu'une discipline rigoureuse. Lors des séances, chacun se lève lorsque son tour est venu de parler et il est rigoureusement interdit d'interrompre un Frère - car c'est aussi le nom qu'ils se donnent - au cours de son intervention.
Les Frères se doivent mutuellement bienveillance, courtoisie, amour réci­proque et entr'aide. Mais il existe aussi un devoir de remontrance, car tous sont solidaires et chacun est responsable du progrès et de l'évolution de l'autre.
Toutes ces règles sont incontestablement très voisines des règles maçonni­ques, mais on pourrait en dire autant à l'égard de nombreuses commu­nautés ou sociétés à caractère initiatique.
Il existe toutefois une parenté, plus troublante que toutes les précédentes, entre les Esseniens et la Franc-Maçonnerie telle que nous la connaissons. Cette parenté réside dans la conception même du Temple et de sa cons­truction.
Pour apprécier cette parenté à sa juste valeur, il faut rappeler qu'à l'épo­que où la communauté de Qumran vécut, le Temple de Jérusalem — lieu vénéré entre tous dans le judaïsme — n'était pas encore détruit. Pourtant, les Esseniens considèrent l'édifice sacré avec méfiance et n'y accomplis­sent pas leurs sacrifices.
Ecoutons Henri Corbin dans son ouvrage « Temple et Contemplation» :
«Face au second Temple désormais souillé et profané et dont elle s'est séparée, la communauté de Qumran a conscience de constituer elle- même, symboliquement, le Nouveau Temple comme Temple Spirituel. Miqdash Adam : la traduction par «temple humain » est déjà éloquente. Celle que propose Gartner est plus précise : «un temple d'hommes », c'est-à-dire un temple consistant en hommes. La communauté comme «maison de Dieu» porte le sceau de l'éternité : le Temple éternel est désormais en voie de réalisation dans la communauté. Les sacrifices offerts dans ce Temple, constitué par les membres de la communauté, sont de nature purement spirituelle»...
Allons plus loin. Les Esséniens reprennent et adaptent le verset célèbre d'Isaïe (28-16) :
«Voici, j'ai mis en Sion une pierre, une pierre éprouvée, une pierre angu­laire de prix, solidement posée ; celui qui la prendra n'aura pas hâte de fuir».
Ainsi que l'indique Henri Corbin : «l'herméneutique Qumranienne met au pluriel «les pierres éprouvées ». Le fondement, posé par Dieu, le rocher, ce sont les vérités que l'Herméneutique de la Torah, la loi juive, révèle à la communauté. Les «pierres éprouvées» sur lesquelles est basée la nouvelle alliance, ce sont les membres de la communauté.
Ainsi, non seulement les Esséniens poursuivent l'idéal de construction d'un Temple éternel, universel, de nature purement spirituelle - ce qui est caractéristique de la Franc-Maçonnerie - mais encore ils utilisaient, pour les hommes appelés à construire ce Temple, le symbolisme - omni­présent en Franc-Maçonnerie - de la pierre brute qui doit être taillée, ce qu'ils nommaient «pierres éprouvées ».
Une remarque sur le symbolisme, si important, de la pierre.
En Hébreu, la pierre se dit Even, mot particulièrement intéressant car on retrouve dans sa composition le mot Av qui signifie «le père» et le mot Ben qui signifie «le fils ». Mot à mot, on peut traduire Even par « fils du père ». ou « fils du principe premier ». Ce qui fait dire aux commentateurs que la pierre représente l'homme conscient de sa filiation divine, l'homme spirituel.
Cette remarque explique en partie la pérennité du symbole de la pierre pour représenter l'homme en voie d'initiation.
L'assemblage des «pierres éprouvées» doit permettre la construction du Temple Universel. Cet idéal de construction puise sans doute son origine à la source même de la tradition judo-chrétienne, dans le livre de la Genèse (II.3).
« Elohim bénit le septième jour et le sanctifia, car en ce jour il se retira de toute l'oeuvre qu'il avait créée pour qu'elle soit faite (traduction de Zohar) ».
Ce verset, très commenté en Quabbale a des conséquences importantes. Il implique qu'Elohim a créé l’œuvre en principe (c'est l'une des traductions du mot Bereschit «au commencement ») qu'il en a tracé les plans, mais qu'elle reste à faire, à construire, suivant la volonté de l'Architecte. Et c'est évidemment la vocation de l'homme, maçon sur le chantier de l'édi­fice en construction.
L'édifice est un Temple, car le Temple est le lieu où doit s'établir la com­munication entre l'homme et Dieu. Il est ainsi sous-entendu que l'établis­sement de cette communication est le but même de la création.
L'originalité des Esseniens — et c'est là leur principale parenté avec la Franc-Maçonnerie — est d'avoir dépassé l'idée de l'existence obligatoire d'un édifice matériel. L'ensemble des hommes composant la commu­nauté représente le véritable Temple éternellement construit par le travail de chaque membre sur lui-même. Et ce Temple a vocation de s'étendre à l'infini par tous les nouveaux volontaires qui viennent rejoindre la com­munauté.
Comme souvent dans les époques troublées, les Esseniens croyaient la fin des temps proche. Le Temple serait bientôt achevé et, dans une sorte d'apocalypse, les fils de la lumière triompheraient définitivement des fils des ténèbres.
Il faut bien reconnaître que, vingt-et-un siècles plus tard, la construction se poursuit toujours et que les ténèbres sont loin d'être dissipées. Toute­fois, le message de Qumran garde sa valeur :
Le Temple de Jérusalem, sur la souillure et la destruction duquel des générations de juifs se sont lamentées est le symbole de la désacralisation de l'homme lui-même considéré comme Temple.
L'Homme, gouverné par ses passions, détournant ses regards du ciel pour se consacrer exclusivement à la Terre, figure le Temple souillé que la pré­sence divine (la Schekinah) a déserté et qui sera détruit.
Par contre, construire le Temple, rétablir la communication entre ciel et terre, c'est faire le Temple en soi, pratiquer l'ascèse initiatique que les Esséniens - il faut bien le dire - ont poussé jusqu'à son ultime perfection.
Vers l'année 63 après J.C., la communauté de Qumran fut dispersée et partit en exil. On retrouve sa trace à Damas, grâce à l'écrit qui fut retrouvé dans une synagogue du Caire et qui porte le titre «Ecrit de Damas ». Puis les Esséniens disparaissent définitivement de l'Histoire que nous connaissons.
Mais, il est évident que leurs enseignements ont survécu.
A travers la Quabbale, c'est certain : ainsi que le note Dupont-Sommer «la secte essenienne, ainsi que certains auteurs l'avaient antérieurement pressenti, semble avoir été le foyer initial de ce mysticisme, de cet ésoté­risme juifs qui connurent au Moyen-Age, notamment avec la Quabbale, d'extraordinaires développements.
Et, à travers la Quabbale, dont l'influence sur l'élaboration des rituels maçonniques est généralement reconnue, c'est probablement la Franc- Maçonnerie elle-même qui véhicule aujourd'hui le message fondamental des Esseniens, vérifiant ainsi la réalité de cette chaîne traditionnelle qui était évoquée tout à l'heure.
Au ler siècle avant notre ère, les hommes de Qumran utilisaient un symbolisme de construction très voisin du symbolisme maçonnique. Sur les rives de la Mer Morte était déjà posé - comme l'exprime l'hymne VI «le fil à plomb de vérité pour contrôler les pierres éprouvées ».
Ces hommes bâtissaient Miqdash Adam «le Temple de l'Homme », cons­cients que l'édifice à construire, suivant les plans de l'Architecte est lié à l'évolution de l'homme par l'effort et la connaissance.

Source : www.ledifice.net

Lire la suite

Les Francs-Maçons et les origines du christianisme

10 Novembre 2012 , Rédigé par X Publié dans #spiritualité

Il ya deux siècles, pas moins une autorité que le grand philosophe anglo-américain, homme d'Etat et révolutionnaire Thomas Paine amant de la vérité, a souligné clairement les origines du christianisme et de son lien avec la franc-maçonnerie. Paine lui-même était apparemment un franc-maçon, tout comme ses associés, George Washington, Benjamin Franklin et d'autres fondateurs Américains Pères. Pourquoi sont véridiques admissions de Paine ont également été ignorées par religionalisti, les politiciens et les chercheurs ne peuvent s'expliquer que par le système assombrissement considérablement efficace et inquiétant pour le bénéfice qui a été en existence depuis des milliers d'années. Dans son traité, "L'Origine de la Franc," Paine écrit:

La religion chrétienne et la maçonnerie ont une seule et même origine commune: deux sont tirés par l'adoration du Soleil La différence entre leur origine, c'est que la religion chrétienne est une parodie de l'adoration du Soleil, où il met un homme il appelle le Christ, au lieu du soleil, et se tourner vers lui, le même culte d'adoration qui a été payé à l'origine du soleil ....

Dans la maçonnerie beaucoup des cérémonies des druides sont conservés dans leur état d'origine, du moins sans aucune parodie. Pour eux, le Soleil est encore le soleil, et son image sous la forme du Soleil est l'ornement symbolique des loges maçonniques et des robes maçonniques. Il est le personnage central sur leurs tabliers, et ils le portent aussi suspendu sur la poitrine dans leurs loges, et dans leurs processions. Il a la figure d'un homme, en tant que chef du Soleil, comme il est toujours représenté le Christ.

À quelle période de l'antiquité, ou dans quelle nation, a été formé pour la première fois cette religion, est perdu dans le labyrinthe du temps ne sont pas enregistrées. Il est généralement attribué à l'ancien Egyptiens, les Babyloniens et les Chaldéens, et par la suite réduit à un système régi par l'état d'avancement du soleil à travers les douze signes du zodiaque par Zoroastre, qui ont donné les lois de la Perse, d'où Pythagore l'apporta à la Grèce ....

Le culte du soleil comme le grand agent visible d'une grande cause abord invisible, «Le temps, sans limites," étalée sur une partie considérable de l'Asie et l'Afrique, à partir de là à la Grèce et de Rome, tout au long de l'ancienne Gaule, et en Grande-Bretagne et d'Irlande .....

Comment ..... l'étude et la contemplation du Créateur dans les œuvres de la création, le soleil, comme le grand agent visible de cela, a fait l'objet visible de culte des Druides, tous les rites et les cérémonies religieuses avaient référence à l'état d'avancement du Soleil à travers les douze signes du zodiaque, et son influence sur la terre. Les francs-maçons d'adopter les mêmes pratiques. Le toit de leurs temples ou Lodges est orné d'un soleil, et le sol est une représentation du visage diversifié de la terre ou de la moquette ou du travail de la mosaïque ....

Les francs-maçons, pour se protéger de la persécution de l'Eglise chrétienne, ont toujours parlé d'une manière mystique de la figure du soleil dans leurs loges .... C'est leur secret, en particulier dans les pays catholiques, parce que la figure du Soleil est le critère expressive qui dénote qu'ils sont les descendants des druides, et que la religion sage, élégant, philosophique, était la foi opposée à la foi de l'Église chrétienne sombre.

La grande fête de la franc-maçonnerie est le jour qu'ils appellent le jour de Saint- John, mais chaque éclairé maçon doit savoir que la prise de leurs vacances dans cette journée ne se réfère pas à la personne appelée Saint- John, et c'est juste pour masquer la vraie raison de la garder en ce jour, ils appellent ce jour-là avec ce nom ....

Le fait est, que le jour appelé le Jour de Saint- John est le Juin 24, et c'est ce que vous appelez le jour du solstice d'été. Le soleil est alors arrivé au solstice d'été ... et en l'honneur du soleil, qui est ensuite atteint son point culminant dans notre hémisphère qui est célébrée le jour de ce festival annuel du solstice d'été francs-maçons, prises à partir des druides, et rien n'est respecter à la S. John ....

Quant à ce que les francs-maçons, et les livres de la maçonnerie, nous dire le Temple de Salomon à Jérusalem, il n'est pas improbable que certaines cérémonies maçonniques ont pu être tirés de la construction de ce temple, parce que le culte du soleil a été pratiqué de nombreux siècles avant que le temple existait, ou avant que les Israélites sont venus d'Egypte. Et nous apprenons de l'histoire des rois juifs, xxii-xxiii 2 roi, que le culte du Soleil a été réalisée dans le Temple par les Juifs. Il doit, cependant, doute fort qui a été fait avec la même pureté scientifique et la morale religieuse avec laquelle elle a été réalisée par les druides, qui, par tous les comptes qui, historiquement, restent d'entre eux, étaient une classe d'hommes sages, instruits et moraux. Les Juifs, au contraire, étaient ignorants de l'astronomie et la science en général, et si une religion fondée sur l'astronomie est tombé dans leurs mains, presque certainement aurait été modifié .... Mais revenons à l'adoration du Soleil dans ce temple.

Joseph ... de la description qui fait les décors de ce Temple, ressemble à une grande échelle à ceux d'une loge maçonnique. Il dit que les distributions des différentes parties du Temple des Juifs représentaient toute la nature, en particulier les parties les plus apparentes de celui-ci, comme le soleil, la lune, les planètes, le zodiaque, la terre, les éléments, et que le système mondial il a été dépeint par de nombreux emblèmes ingénieux. Ceux-ci, selon toute vraisemblance, ils sont, ce Josias, dans son ignorance, appelé l'abomination de la Zidoniani ... Quoi qu'il en soit, tout pris de ce temple et appliqué à la maçonnerie, comme corrompus ou mal - compris par les Juifs, fait toujours référence à la adoration du Soleil, et par conséquent à la religion des druides ....

La religion des druides, comme mentionné plus haut, était égale à la religion des anciens Egyptiens. Les prêtres de l'Egypte étaient ceux qui professaient et enseignaient la science, et ont été appelés prêtres d'Héliopolis, qui est, la Ville du Soleil Les druides en Europe, qui étaient du même ordre des hommes, ont leur nom de la langue teutonique ou ancienne allemand, parce que les Allemands étaient anciennement appelé Teutons. Le druide mot signifie un homme sage. En Perse, ils ont été appelés mages, ce qui signifie la même chose.

L '"Egypte", a dit Smith, «d'où nous tirons la plupart de nos mystères, a toujours occupé un rang distingué dans l'histoire et était autrefois considéré comme ci-dessus tous les autres pour ses antiquités, des connaissances, l'opulence, et la fertilité. Dans leur système, leur principal héros-dieux, Osiris et d'Isis, théologiquement représenté l'Être suprême et de la Nature universelle, et physiquement les deux grands luminaires célestes, le Soleil et la Lune, par l'influence duquel toute la nature a été mis en œuvre "... . En parlant de vêtements des francs-maçons dans leurs loges, dont certains, comme nous le voyons dans leurs processions publiques, est un tablier de cuir blanc, dit-il, «les druides étaient vêtus de blanc au moment de leurs sacrifices et leurs offices solennels. Les prêtres égyptiens d'Osiris portait un blanc de neige en coton. Les Grecs et la plupart des autres prêtres portaient des vêtements blancs .... "

«Les Egyptiens», poursuit Smith »,« Les premiers jours étaient un grand nombre de loges, mais avec des soins assidus ont gardé leurs secrets cachés dans la maçonnerie de tous les étrangers. Ces secrets ont été imparfaitement remis à nous par la tradition orale et ne doivent être cachées par les travailleurs, les artisans et les apprentis, jusqu'à ce que par un bon comportement et l'étude de temps ils se familiarisent avec la géométrie et les arts libéraux .... "

Vérifier maintenant pour parler de la raison pour laquelle le secret utilisé par les francs-maçons. La source naturelle de secret, c'est la peur. Lorsque toute nouvelle religion domine une religion plus tôt, ceux qui professent la nouvelle devenus les persécuteurs de l'ancien. Nous voyons cela dans tous les cas que l'histoire nous présente. Lorsque le prêtre Hilkiah à Schaphan, sous le règne du roi Josias, a trouvé, ou fait semblant de trouver, la loi appelée la loi de Moïse, mille ans après l'époque de Moïse, (et ne semble pas être rois 2, xxii-xxiii qu'une telle loi n'avait jamais été pratiquée ou connu avant l'époque de Josias), il a établi que le droit en tant que religion nationale, et il envoya tuer tous les prêtres du soleil quand la religion chrétienne a surmonté la religion juive, les Juifs ont été soumis la persécution des chrétiens continue dans tous les pays.

Lorsque la religion protestante en Angleterre a surmonté la religion catholique romaine, était une question de la mort d'un prêtre catholique se trouve en Angleterre. Depuis ce fut le cas dans toutes les circonstances dont nous avons une certaine connaissance, nous sommes forcés d'admettre en ce qui concerne ce cas, et que, lorsque la religion chrétienne a surmonté la religion des druides en Italie, l'ancienne Gaule, la Grande-Bretagne et l'Irlande , les druides ont fait l'objet de persécution.

Ce serait naturellement et nécessairement contraint ceux d'entre eux qui sont restés attachés à leur religion d'origine se réunir en secret, et sous les plus fortes injonctions de secret. Leur salut en dépendait. Un faux frère pourrait exposer la vie de beaucoup d'entre eux à la destruction, et le reste de la religion des druides, ainsi préservée, est née l'institution, afin d'éviter le nom de Druide, prit celle de Mason, et pratiqué sous ce nouveau nom les rites et les cérémonies des druides.

Source : http://fr.apocalisselaica.net

Lire la suite

Les Esséens

10 Novembre 2012 , Rédigé par Dr. Berchtold Beaupré Publié dans #spiritualité

COMMENTAIRE PRELIMINAIRE : Texte intéressant, manifestant avec à propos la connaissance que l'on pouvait avoir des Esséniens (encore appelés fréquemment en ces temps, "Esséens") au XIXe siècle-début du XXe, c'est-à-dire avant la découverte des manuscrits de Qumrân, de Nag-Hammadi...

********************************************************************************************************************************

 

Purs devant le Seigneur et purs devant les hommes  

C'était l'une des trois principales sectes juives qui, à la naissance de Jésus-Christ, s'étaient plus ou moins écartées de la pureté des dogmes de Moïse. Secte austère et incorruptible, présentant l'image de ce que la Société pourrait et devrait être encore de nos jours. On peut la comparer sous beaucoup de rapports à l'école italique.  

Philon et Joseph, qui en ont le plus parlé, ne précisent pas l'époque, où cette institution fut fondée. D'après le second de ces auteurs, elle subsistait déjà sous le grand prètre Jonathas (450 ans avant J.-Ch.) et sa fondation remonterait bien plus haut. D'autres auteurs la font dériver de l'antique corporation des Khasidèens, chargés d'abord de la construction, puis de l'entretien, du service et de l'ornementation du temple. Il en est même qui prétendent que les Esséens étaient déjà connus depuis la sortie d'Egypte. « Voilà donc, dit Galiffe, une de ces traditions par lesquelles on a prétendu relier historiquement l'Ordre des Francs-Maçons au temple de Salomon et par là aux anciens mystères égyptiens ».  

La saine critique ne peut qu'indiquer ces conjectures, sans en retirer des conséquences positives. Elle ne trouve des données satisfaisantes sur l'origine des Esséens que dans le développement de la philosophie religieuse, judéo-alexandrine, vers le milieu du second siècle de l'ère chrétienne.  

La manie de vouloir donner à la Maçonnerie un cachet antique, peut seule attacher une grande importance à ces dates. Pour nous, il nous suffira de savoir que les Esséens formaient une Société d'élite, interprétaient la loi mosaïque dans le sens de la plus belle morale et, selon Clavel, admettaient des hommes de toutes les religions, bien que leurs monastères fussent en majeure partie composés de Juifs. Leur nom veut dire les guérissants. Les uns se bornaient à l'étude, à la théorie, à la contemplation, les autres à la pratique et à l'agriculture. Les premiers s'appelaient spécialement thérapeutes ou contemplatifs, et vivaient dans la solitude. Ils étudient, dit Philon, les saintes Ecritures, à leur manière, en philosophes, et les expliquent allégoriquement (73). Les uns et les autres fuient les grandes villes, qu'ils considèrent comme dés foyers de corruption. Ils font plus de cas de la morale que du dogme et professent un grand respect pour le législateur. Ils donnent aux écrits de Moïse un sens allégorique, comptant sur l'inspiration divine, qui seule peut en donner l'intelligence. Ils en ont composé un corps de doctrine modifié par la théosophie alexandrine. Dieu, disent-ils, est la lumière la plus pure et le soleil est son image. Avant le lever de cet astre, ils s'abstiennent de tout discours profane. Ils cherchent même à hâter son apparition par des prières traditionnelles. Ils méprisent la logique et la métaphysique comme des sciences inutiles à la vertu. Leur grande étude, c'est la morale. Ils s'occupent de la lecture des livres anciens et pratiquent la médecine. Leur aspect de la vie repose sur le fatalisme et ils n'attribuent rien au libre arbitre. Ils croient à l'immortalité de l'âme et considèrent le corps comme une enveloppe périssable. Ils admettent un lieu de récompense pour les bons, un lieu de châtiment, froid et obscur, pour les méchants. Ils observent le sabbath avec plus de rigueur encore que leurs coreligionnaires, mais ils rejettent leurs sacrifices sanglants, auxquels ils préfèrent certaines purifications. C'est l'âge qui règle les places à la synagogue.  

Communauté de biens, nourriture frugale, table commune, même vestiaire, uniformité de costume, consistant en une robe blanche, vacation assidue à la prière, à la méditation ; ablutions fréquentes pendant le jour ; tels sont les signes et les pratiques extérieures qui les distinguent des autres Juifs. Leur manière de vivre, dit Fleury, avait un grand rapport à celle des prophètes. Leurs dogmes, la plupart empruntés des Egyptiens, étaient voilés par des emblèmes et des paraboles.  

Ils prêchent l'amour de Dieu, de la vertu et des hommes. Ils la font consister dans une sainteté non interrompue pendant tout le cours de la vie, l'évitation du mensonge et du serment, dans la conviction que l'Etre divin est la source de tout bien et jamais du mal. L'amour de la vertu se manifeste par la sobriété et l'indifférence pour les richesses.  

Leur habillement et tout leur extérieur rappellent les enfants élevés avec sévérité ; car ils ne peuvent changer de vêtement et de chaussure que lorsqu'ils sont usés. Cette tempérance en fait vivre quelques-uns jusqu'à cent ans.  

Ils pratiquent la vertu par l'abstinence ; ils répudient les joies sensuelles, jusqu'à renoncer au mariage, craignant, dit Bergier, l'infidélité et les dissensions des femmes. Ils adoptent des enfants étrangers, susceptibles d'instruction, et les élèvent dans le but de l'ordre. Il en est pourtant qui se marient pour avoir des enfants.  

Ils pratiquent l'amour des hommes par la bienveillance, l'aumône et la compassion, même à l'égard des non Esséens. Mais ils professent surtout la communauté des biens, qu'ils ne peuvent assez vanter. Chez eux, point de propriétés personnelles ; car à teneur des statuts, chaque initié abandonne son avoir à l'Ordre ; point de maison particulière ; non seulement ils vivent ensemble, mais toute habitation est ouverte aux coreligionnaires venant de l'étranger. Les magasins et les provisions qu'ils contiennent appartiennent à tous également ; il en est de même des habits et de la nourriture. Ils font leurs repas en commun. On ne voit parmi eux ni indigence, ni pauvreté, ni luxe, chacun jouissant des mêmes biens que ses frères. Les malades incapables de contribuer du leur, n'en sont pas négligés pour cela : la communauté pourvoit à leur entretien.  

Ils se réunissent à jour et heure fixes, pour se préparer par l'abstinence et des ablutions symboliques, à la prière, qu'ils font tournés vers l'Orient, à l'étude de la morale et à la méditation des lois divines. Alors ils se ceignent les reins d'un tablier blanc.  

De dix Esséens assis ensemble, nul ne prenait la parole sans la permission des neuf autres et il fallait être cent pour prononcer un jugement valable dans une délibération.  

Le septième jour de la semaine, dit encore Philon, ils s'assemblent tous solennellement, s'asseyent, selon leur rang d'ancienneté dans l'association, avec toute la gravité de la bienséance, la main droite sur la poitrine, un peu au-dessous du menton et la gauche plus bas le long du côté. Alors un des plus habiles se lève, et leur fait un discours d'une voix grave. Ce qu'il leur dit, est raisonné et sage, sans ostentation d'éloquence.  

Chose remarquable pour le temps, les Thérapeutes n'étaient point servis par des esclaves. Ils eussent cru agir contre la loi de la nature, qui, disaient-ils, fait naître libres tous les hommes . 

Ils traitaient les maladies par des moyens soit naturels, soit sympathiques, ces derniers puisés dans de prétendus écrits de Salomon, qui contenaient des formules magiques et d'exorcisme. Les noms mystérieux des anges y jouent un grand rôle.  

Ils étudiaient la vertu des plantes et celle des minéraux. Ils prodiguent aux vieillards le respect et les soins les plus empressés, comme des enfants à leurs parents chéris. En général, jamais ils ne manquent à la pratique de la vertu. Ils expriment leur indignation avec justice, ne s'irritent qu'avec modération, cherchent toujours la paix ; chacune de leurs paroles a plus de valeur qu'un serment ; ils ne jurent jamais, car pour eux un jurement est un parjure. Ils méprisent les dangers, supportent stoïquement la douleur et, loin de craindre la mort, lorsqu'elle s'approche d'eux par une voie honorable, ils la préfèrent à la vie. Ils en donnèrent des preuves dans la guerre contre les Romains. En un mot, ils méprisent les tourments et la mort, et ne veulent obéir qu'à leurs anciens. On les a considérés comme le type des premiers chrétiens, surtout les Thérapeutes.  

Nous avons déjà dit que quelques-uns se vouent à l'agriculture. D'autres exercent des industries inoffensives, utiles à eux et au prochain. Mais ils n'amassent ni or ni argent, n'achètent pas de vastes campagnes, pour en tirer de gros profits. Ils ne cherchent qu'à pourvoir aux besoins de la vie. Ils ne confectionnent ni flèches, ni lances, ni glaives, ni casques, ni cuirasses, ni boucliers, ni armure quelconque. Ils ne se vouent ni au commerce, ni à la profession d'aubergiste, ni à la marine, ni à rien de ce qui peut tenter la cupidité. Ils ne possèdent pas un seul esclave, tous étant libres et travaillant les uns pour les autres. Des Economes administrent la fortune commune, et dans chaque localité, il existe un curateur pour les étrangers, chargé de pourvoir à leurs besoins. En se mettant en voyage, ils ne prennent avec eux que les armes nécessaires, pour se défendre contre les brigands.  

On n'entre dans l'Ordre qu'après un noviciat de trois ans, après lequel l'aspirant, décoré du tablier et du marteau, passe au grade d'approchant, puis à celui d'initié. Il y a des grades intermédiaires, dont chacun a ses mystères. Avant de s'asseoir à la table commune, le nouvel initié prête un serment redoutable, d'honorer Dieu pieusement, d'observer la justice à l'égard des hommes, de ne nuire à personne de propos délibéré, en reçût-on l'ordre, d'être fidèle surtout à ses supérieurs, nul ne l'étant que par la volonté de Dieu ; et, au cas où l'on parviendrait au commandement, de ne jamais s'enorgueillir ni chercher à se distinguer des inférieurs par le costume ou des ornements, de toujours aimer la vérité, de réfuter le mensonge, de ne se souiller ni par le vol, ni par un lucre indigne, de ne rien cacher aux coreligionnaires et de ne rien révéler aux profanes, de communiquer la doctrine aux adeptes sans alliage, de garder les livres de la secte et les noms des anges. Celui qui se rend coupable d'un grand crime, est excommunié, etcomme le serment prêté défend de recevoir de la nourriture de profanes, il meurt de faim. C'est pour cela qu'on en réhabilite plusieurs.  

Persuadés que pour servir Dieu, il suffit de mener une vie austère et mortifiée, ils se contentent d'envoyer leurs offrandes au temple de Jérusalem, sans y sacrifier eux-mêmes.  

Le nombre des Esséens, au temps de Joseph et de Philon, s'élevait à plus de 4,000. Il y en avait encore du temps de Pline.  

Cette secte a été trop supérieure au vulgaire pour n avoir pas eu des détracteurs.  

On est tenté d'admettre que St. Jean-Baptiste, le Christ et Philon étaient Esséens.  

L'estime, dont jouissaient les Esséens, était si grande, que la plupart des Juifs leur confiaient l'éducation de leurs enfants. Ils habitaient des espèces de monastères appelés Semnées et étaient partagés en quatre classes, qui se reconnaissaient à des signes particuliers.  

Quand en 1822 j'exerçais la médecine en Podolie, je trouvai des Esséens à Nowy Constantynow, graves, probes, vêtus de blanc, tels enfin qu'ils devaient être, il y a deux mille ans.  

Mais on pourrait adresser aux Esséens les questions que M. A. Constant pose au Dr Orobio (75). On pourrait leur dire : Etes-vous bien sûrs que votre religion est une croyance-mère, qui concilie pour jamais la raison avec la foi ? Le dogme de Moïse est-il aussi simple que vous croyez et ne cache-t-il ni absurdités ni mystères ? Etes-vous sûrs du moins d'en pénétrer toute la profondeur ? Quel est donc ce Schéma incommunicable et indicible, qui est la clé de voûte de votre sanctuaire ? Que veulent dire ces vases étranges, ces lampes bizarres, ces monstrueuses figures de chérubins ou de sphinx, à corps de taureaux et à têtes aquilines ou humaines ? Quelle philosophie se cache sous la légende génésiaque ? Qu'est-ce donc que cette femme attirée vers un arbre par les séductions d'un serpent ? Les hiéroglyphes de l'Egypte et les peintures symboliques de l'Inde ne nous en apprendront-ils pas quelque chose ? Le prophète du Sinaï n'était-il pas un initié de Memphis ? Et si, par hasard, votre suprême docteur n'était qu'un transfuge des anciens temples et un sectaire détaché d'une antique et primitive religion universelle, que deviendraient votre Schemang, vos Théphilim, votre Mésousah et votre Schéma ? Que deviendrait surtout votre signe prétendu sacré, votre déplorable et sanglante circoncision ?  

Quoi qu'il en soit, abstraction faite de ces formules mystiques, il serait à désirer que tout homme pratiquât la morale des Esséens.

 

Source : Isis ou initiation maçonnique

 

Lire la suite

Les origines du christianisme, l'hypothèse des esséniens

10 Novembre 2012 , Rédigé par X Publié dans #spiritualité

Les esséniens étaient des juifs vivant en communauté installés dans le désert de Judée, à Qumran, et dont on a retrouvé les manuscrits (dits «de la mer Morte») en 1947. Ils avaient traversé deux mille ans dans des jarres, elles-mêmes dissimulées dans des grottes. Malgré le temps qui avait dévoré les contours des rouleaux, on a réussi à reconstituer des textes et des fragments de texte.
Qui étaient ces esséniens ? Beaucoup d'incertain demeure à ce propos. On sait qu'ils s'établirent pendant deux à trois siècles, arrivés aux alentours du troisième siècle avant Jésus-Christ et délogés par les Romains entre 66 et 70, lors de la révolte des juifs. La plus grande partie de la littérature que l'on peut lire à leur sujet est orientée. Certains veulent y voir les premiers chrétiens, et donc l'inexistence de Jésus, celui-ci étant le «Maître de Justice» de cette secte, légèrement différent de celui qui, selon eux, est imaginé dans les Évangiles. D'autres, au contraire, nient les ressemblances et les coïncidences et veulent y voir des juifs très orthodoxes qui n'ont aucun rapport avec les premiers chrétiens.
Jusqu'à présent, l'essénisme est la plus plausible origine du christianisme. Et grâce à elle, il y aurait un fort trait d'union entre le judaïsme et le christianisme. Les chrétiens ne seraient autres que des juifs libéraux et réformateurs, dans la prolongation d'Isaïe, de Jérémie, des Proverbes et de la Sagesse – et bien-sûr, de Jésus. D'ailleurs, certains aspects de l'essénisme frappent particulièrement par leur ressemblance avec le christianisme, et l'on ne peut décemment pas prétendre que cela soit dû au simple hasard.
De l'époque de Jésus-Christ, les esséniens nous ont laissé pratiquement les seuls textes qui constituent toutefois une grande bibliothèque. On a pu retrouver presque tous les livres de l'Ancien Testament avec cependant quelques nuances dans l'écriture, des commentaires, et des œuvres personnelles. Ces dernières sont de deux sortes en particulier : les unes véhiculent une pensée très orthodoxe, exigeant le respect des règles allant jusqu'aux moindres détails. Le rouleau du temple énonce les sacrifices (13.9), les exigences, et réclame de la part des moines un respect de la loi très rigoureux. Cette même règle entraîne en cas de non respect des punitions très strictes allant de la défense de parler pendant un laps de temps, jusqu'au bannissement pendant plusieurs années. D'autres manuscrits sont en revanche les support d'une pensée plus étonnante, voulant mettre l'accent sur les points essentiels de la religion. Ce sont des compositions originales. Les principales idées fondatrices du christianisme y sont récurrentes : la circoncision prônée est celle du cœur (Règle de la Communauté 5.5, Commentaire d'Habacuc 11.13) à défaut d'une circoncision charnelle, ce qui est prépondérant dans la pensée de Saint Paul. Ces manuscrits recèlent également d'autres sentences typiques du christianisme, et on peut croire que ces textes aient servi de brouillon aux Épîtres et aux Évangiles.
Les points communs ne s'arrêtent pas à de simples affinités philosophiques. Les esséniens avaient un mode de vie en communauté, ils observaient la chasteté : ils n'avaient aucune femme. Ils pratiquaient la bénédiction du pain et du vin (Règle de la communauté, 6.5) ; ils se baptisaient ; ils s'interdisaient toute nourriture animale sauf le poisson. Tout cela était identique aux pratiques chrétiennes de l'antiquité et, plus tard, aux cathares.
De plus, entre la fin de l'essénisme et le début du christianisme, il y a une cohésion évidente. Elle pousserait à prétendre que les esséniens, dès lors qu'ils cessèrent d'être «esséniens», furent «chrétiens». En effet, c'est seulement après 66-70 que le christianisme devint apostolique. Comme par hasard, il se développa immédiatement après, de la même façon que le bouddhisme s'étend aujourd'hui en Occident à cause de l'occupation du Tibet par les Chinois. À ceci s'ajoute l'incertitude quant à la datation exacte de Jésus-Christ, il ne serait pas impossible que celui-ci soit plus ancien qu'on ne le croit, raison pour laquelle le christianisme fut missionnaire bien après que le Christ fut mort.
Les esséniens considéraient leur «Maître de justice» comme leur élu, lequel doit annoncer la bonne parole, mais non pas le dernier élu, venu pour l'appliquer. Voilà peut-être pourquoi les chrétiens pensèrent que Jésus devait revenir lors de l'Apocalypse et que, dans l'Évangile selon St Jean, l'intervention du Christ est annoncée à nouveau : il sera le dernier pasteur de l'humanité. C'est ce personnage qui est mentionné par les esséniens dans le manuscrit 4Q534-536 et que Saint Malachie évoque comme le «Pastor Angelicus» 112e pape de sa liste, et 2e à venir après Jean Paul II. Les esséniens considéraient que leur culte serait rétabli à la renaissance d'Israël. Or, la découverte de leurs manuscrits coïncida avec sa formation. Certains prétendent que, dans un poème cathare de Persifal, probablement composé aux alentours du XIVe siècle, l'auteur chante : «Dans sept ans, le laurier reverdira» (en occitan : «Al cap de sept cens ans, verdégéo le Laurel»). D'autres prétendent que cette prophétie serait due à Bélibaste, lorsqu'il mourut, en 1321.
La doctrine des esséniens présente les aspects d'un dualisme mitigé, que l'on respire dans les Évangiles et les Épîtres de Jacques et Jean. A posteriori, cette doctrine a dévié dans deux directions opposées : le dualisme absolu du manichéisme, et l'abandon du dualisme d'un autre côté, chez les catholiques en particulier. Il faudrait peut-être se référer à l'essénisme pour retrouver l'essence du message chrétien d'origine.
Les esséniens se représentent Dieu comme un principe de totalité. L'homme, en tant que chair, est le néant. Ils attachent à Dieu le caractère d'unité, avec les mêmes caractéristiques que le Verbe dans l'Évangile de Saint Jean. Le Verbe – si on ne précise pas quelle personne, quel temps, quel verbe – serait l'essence de l'action, le «chaos», le «tout», le «tohu-bohu» que les cathares considéraient comme le principe du monde. Les hommes sont entre l'esprit mauvais et l'esprit bon, ils peuvent s'identifier à l'un ou à l'autre. Dans l'essénisme comme dans le zoroastrisme, c'est Dieu qui a créé ces deux esprits. Le Bien : c'est la totalité, l'infinité, l'autorité. Il inclut donc le mal ; or ce dernier est néant car il n'est que lui seul. Les esséniens, comme les cathares, rejetaient le monde. Ils lui associaient le mal, la corruption, la luxure, le péché. Source : http://srv08.admin.over-blog.com/

Lire la suite

Les origines du christianisme et la recherche du Jésus-Christ historique

10 Novembre 2012 , Rédigé par Acharya S Publié dans #spiritualité

Introduction

Dans le monde au cours des siècles passés, on a beaucoup écrit au sujet de la religion, de sa signification, de sa pertinence et de sa contribution à l'humanité. En Europe occidentale en particulier, de nombreux volumes ont été composés qui spéculent sur la nature et l’historicité du personnage principal des religions occidentales, Jésus-Christ. Beaucoup de gens ont essayé de creuser dans les rares indices restants relatifs à l'identité de Jésus et de proposer un croquis biographique qui soit soutient la foi, ou alors révèle le côté plus humain de cet homme-dieu qui nous est si proche. Évidemment, vu le temps et l'énergie dépensés à leur sujet, le christianisme et son fondateur légendaire sont très importants pour l'esprit et la culture occidentaux.

La Polémique

En dépit de toute cette littérature produite sans interruption et de l'importance du sujet, il y a chez le public un sérieux manque d'éducation formelle et étendue concernant la religion et la mythologie, et la plupart des individus sont terriblement mal informés à ce sujet. En ce qui concerne le christianisme, par exemple, on enseigne à la majorité des personnes, dans la plupart des écoles et églises que Jésus-Christ était une figure historique et réelle, et que la seule polémique le concernant est que certains le perçoivent en tant que fils de Dieu et Messie, alors que d'autres non. Cependant, bien que ce soit le débat le plus évident dans ce domaine aujourd'hui, il n'est pas le plus important. Aussi choquant que cela puisse paraître à l’homme de la rue, la polémique la plus profonde et durable à ce sujet est de savoir si un individu appelé Jésus-Christ a réellement existé.

Bien que cette controverse puisse ne pas être évidente au vu des publications habituellement disponibles dans les librairies populaires , quand on examine cette question de manière plus approfondie, on trouve un énorme volume de littérature qui démontre à maintes reprises, logiquement et intelligemment, que Jésus-Christ est un personnage mythologique au même titre que les hommes-dieux grecs, romains, égyptiens, sumériens, phéniciens ou indiens, qui sont tous actuellement perçus comme des mythes plutôt que comme des personnages historiques2. En fouillant plus avant dans cette grande quantité de documents, on peut découvrir les preuves que le personnage de Jésus est basé sur des mythes et des héros beaucoup plus anciens du monde antique. On s’aperçoit alors que cette histoire n'est pas une représentation historique d'un charpentier rebelle juif qui s'incarna physiquement dans le Levant il y a 2.000 ans. Autrement dit, on a démontré continuellement pendant des siècles que le personnage de Jésus-Christ, a été inventé et ne dépeint pas une vraie personne qui soit aurait été le fils de Dieu, ou qui aurait ensuite été transformée en un surhomme par ses disciples enthousiastes.

Historique et position de la discussion

Cette polémique a existé dès le début, et les écrits des "Pères de l’église" eux-mêmes indiquent qu'ils ont constamment été forcés par l'intelligentsia "païenne" à défendre ce que les non-chrétiens considéraient comme une fable absurde et fabriquée sans aucune preuve d’existence historique. Comme le signale le rév. Taylor : De façon ininterrompue depuis les temps apostoliques, mais jamais de façon si forte et emphatique que lors des tout débuts, l’existence du Christ en temps que personne fut vigoureseument niée. L’empereur Julien, qui succéda au "bon chrétien" Contantin, un fanatique meurtrier, réautorisa les cultes paiens, et affirma : Si quelqu’un veut savoir la vérité en ce qui vous concerne, Chrétiens, il saura que votre impiété est partiellement constituée de l’audace juive, et aussi de l’indifférence et du sens de la confusion des Gentils, et que vous avez mélangé non pas leurs meilleures, mais leurs pires caractéristiques. Selon ces dissidents, le nouveau testament aurait pu correctement s'appeler les "fictions d'Évangile."

Il y a un siècle, le mythologue Albert Churchward a dit : "On peut montrer que les évangiles canoniques sont une collection d'énonciations du Mythos et de l'Eschatologie égyptiens."

Dans La contrefaçon dans le christianisme, Joseph Wheless dit : "Les évangiles sont tous des contrefaçons sacerdotales rédigées plus d’un siècle après leurs prétendues dates." Ceux qui ont inventé certains des évangiles et des épîtres "alternatifs" qui furent écrits approximativement pendant les deux premiers siècles C.E. ont même admis qu'ils avaient forgé les documents. La contrefaçon pendant les premiers siècles de l'existence de l'église était manifestement effrénée, si commune en fait qu'une nouvelle expression a été inventée pour la décrire: "fraude pieuse." Une telle tromperie est fréquemment admise dans L'Encyclopédie Catholique. Certains des "grands" pères de l’église, tel Eusebius, ont été reconnus par leurs propres pairs comme étant d’incroyables menteurs qui ont régulièrement écrit leurs propres fictions sur ce que "le seigneur" avait dit et fait pendant "son" séjour allégué sur la Terre .

La Preuve

L'affirmation que Jésus-Christ est un mythe peut être démontrée non seulement par les travaux des dissidents et des "païens" qui ont su la vérité - et qui ont été perfidemment réfutés ou assassinés dans leur combat contre les prêtres chrétiens et les "pères de l’église," qui dupaient les masses avec leurs fictions - mais également par les énoncés des chrétiens eux-mêmes, qui révèlent sans interruption qu'ils ont su que le Christ était un mythe fondé sur des dieux plus anciens situés dans tout le monde antique connu. De fait, le pape Léon X, qui connaissait la vérité en raison de son rang élevé, fit cette déclaration curieuse, "Quel bénéfice cette fable du Christ ne nous a-t-elle pas apporté !" (emphase ajoutée.) Comme le dit Wheless : "les preuves à l’appui de ma thèse sont incroyablement faciles à trouver."

Les Gnostiques

De leur propre aveu, les premiers chrétiens étaient incessamment critiqués par d'autres érudits de grande réputation qui furent diffamés en tant que "païens" par leurs adversaires chrétiens. Ce groupe a inclu beaucoup de Gnostiques, qui se sont énergiquement opposés à l’affirmation d’une manifestation physique de leur dieu. On peut montrer que les chrétiens ont emprunté plusieurs des caractéristiques de leur homme-dieu aux Gnostiques, ce qui signifie "Ceux qui savent," une désignation vague s’appliquant à diverses confréries et écoles ésotériques. Les réfutations des chrétiens contre les gnostiques indiquent que l’homme-dieu chrétien était une insulte aux gnostiques, qui soutenaient que leur dieu ne pouvait prendre forme humaine.

Sources Bibliques

Il est frappant de constater que les documents chrétiens les plus anciens, les Epîtres attribués à "Paul," ne discutent jamais de l’historique de Jésus mais traitent exclusivement d’un être spirituel qui était connu à toutes les sectes gnostiques depuis des centaines et des milliers d'années. On peut montrer que les quelques références "historiques" à une vie réelle de Jésus citées dans l'Epître sont des interpolations et des contrefaçons, comme le sont, si l’on en croit Wheless, les épîtres eux-mêmes, qui n’auraient donc pas été écrits par Paul. Comme Edouard Dujardin le précise habilement, la littérature de Paul "ne se rapporte pas à Pilate, ou aux Romains, ou à Caiphe, ou au Sanhédrin, ou à Hérode, ou à Judas, ou aux femmes saintes, ou à aucune personne dans le récit évangélique de la Passion, et ne leur fait jamais aucune allusion; pour finir, elle ne mentionne absolument aucun des événements de la Passion, directement ou par allusion." Dujardin indique encore que d'autres écrits "chrétiens" les plus anciens tels la Révélation ne mentionnent aucun détail ou drame historiques . Mangasarien indique que Paul ne cite jamais les prétendus sermonts, prêches, paraboles et prières de Jésus, et qu’il ne fait pas plus mention de sa naissance surnaturelle et de ses prétendus merveilles et miracles, en fait tout ce qui aurait semblé très important pour ses fidèles si de tels exploits et paroles avaient été connu antérieurement à Paul.

Si l’on s’intéresse maintenant aux Evangiles, qui furent écrits vers le milieu du 2° siècle C.E., leurs prétendus auteurs, les apôtres, donnent des récits de Jésus et de sa généalogie qui se contredisent entre elles à plusieurs endroits. Sa naissance et son enfance sont mentionnées chez Marc, et bien que "Matthieu" et "Luc" affirment qu’il est "né d’une vierge," on fait remonter sa lignée de Joseph à la maison de David, de façon à ce qu’il "réponde à la prophétie." Dans les trois Evangiles synoptiques, on indique qu’il a enseigné durant un an avant de mourir, alors que chez "Jean" on parle de trois années. "Matthieu" indique que Jésus a donné le "Sermont de la Montagne" devant "les foules," alors que "Luc" mentionne une conversation privée avec quelques disciples. Les récits de la Passion et de la Résurrection différent totalement les uns des autres, et aucun n’indique à quel âge il est mort. Pour Wheless, "les soit-disant écrits ‘canoniques’ du Nouveau Testament constituent un texte confus et qui se contredit lui-même, l’estimation présente étant d’au moins 150 000 lectures possibles, ce fait étant connu et admis." De plus, sur les douzaines d’évangiles, certains qui à l’origine étaient considérés comme authentiques ou canoniques furent plus tard rejetés comme apocryphes ou faux, et vice-versa. Cela fait beaucoup pour "l’infaillible Parole de Dieu" et l’Eglise "infaillible!" La confusion est partout présente car au cours des siècles, des chrétiens plagiaires ont essayé d’amalgamer et de fusionner pratiquement tous les mythes, contes de fées, légendes, doctrines ou fragments de sagesse qu’ils pouvaient trouver à partir d’innombrables philosophies et religions à mystère qui existaient à l’époque. Ils ont ainsi contrefait, interpolé, mutilé, changé et réécri ces textes pendant des siècles.

Sources non-bibliques

En fait, il n’y a pas de référence non-biblique au personnage historique de Jésus par aucun des historiens connus de l’époque contemporaine et suivant la prétendue venue du messie. Walker indique qu’aucun écrivain de son temps ne l’a mentionné dans un écrit connu. L’éminent historien juif hélléniste et philosophe Philon (20 B.C.E.- 50 C.E.), vivant à l’époque supposée de Jésus, ne le mentionne pas. Les quelques quarante historiens qui se sont succédés dans les deux premiers siècles ne l’ont pas mentionné davantage." Il reste suffisamment d’écrit de [ces] auteurs … pour former une bibliothèque. Et pourtant dans cette masse de littérature juive et paienne, excepté deux passages contrefaits dans les écrits d’un auteur Juif, plus deux passages controversés dans les œuvres d’écrivains romains, on ne trouve aucune mention de Jésus-Christ." Leur silence constitue un témoignage assourdissant envers les historiens .

Dans toute l’œuvre de l’historien Juif Josèphe, formée de nombreux volumes, il y a seulement deux paragraphes qui prétendent se référer à Jésus. Quoique l’on ait beaucoup dit sur ces "références", elles ont été dénoncées par tous les érudits et même par les apologistes chrétiens comme étant des faux, comme l’ont été celles se référant à Jean le Baptiste et Jacques, "frère" de Jésus. L’évêque Warburton qualifia l’interpolation de Josèphe concernant Jésus de "faux avéré, de plus très stupide." Wheless indique que "la première mention de ce passage, avec son texte, se trouve dans l’Histoire de l’Eglise de cet écrivain très malhonnête qu’était Eusèbe, au quatrième siècle... " CE [Catholic Encyclopedia] admet que le passage mentionné ci-dessus "n’était pas connu d’Origène et des premiers écrivains patristiques." Wheless, un juriste, et Taylor, un ministre, s’accordent à dire qu’Eusèbe lui-même fabriqua le passage.

Si l’on considère la lettre à Trojan supposémment écrite par Pline le Jeune, qui est l’une des si rares "références" à Jésus ou à la Chrétienté exhibé par les Chrétiens comme preuve de l’existence de Jésus, on ne peut lui appliquer qu’un seul mot--"Chrétien"--et on a montré qu’il s’agissait d’un faux, comme est suspectée de l’être la lettre entière. En ce qui concerne le passage dans les travaux de l’historien Tacite, qui n’a pas vécu à l’époque supposée de Jésus mais qui est né 20 ans après sa prétendue mort, il est aussi considéré par les érudits compétents comme étant une interpolation et un faux. Les défenseurs des Chrétiens mettent aussi en avant le passage de Suétone se référant à une personne du nom de "Chrestus" ou "Chrestos" comme une référence à leur Sauveur ; quoiqu’il en soit, alors que certains ont spéculé qu’il y avait un Romain qui s’appelait ainsi à cette époque, le nom Chrestus" ou "Chrestos", qui signifie "utile", était fréquemment porté par des esclaves libérés. D’autres affirment que ce passage est aussi une interpolation.

De ces références, Dujardin dit que "même si elles sont authentiques, et dérivent de sources plus anciennes, elles ne nous ramèneraient pas avant la période lors de laquelle la légende évangélique prit forme, et ainsi ne pourraient attester que la légende de Jésus et non son historicité." Dans tous les cas de figure, ces "références" rares et brèves à un homme qui a supposamment bouleversé le monde peuvent difficilement être tenus pour des preuves de son existence, et il est absurde de faire reposer la religion Chrétienne dans son entier sur son authenticité supposée. Comme l’on dit, "les affirmations extraordinaires nécessitent des preuves extraordinaires"; cependant, aucune preuve d’aucune sorte de l’historicité de Jésus n’a jamais existé ou est sur le point de l’être.

Les Personnages

Il est évident qu’il n’y avait pas un personnage unique sur laquelle la religion chrétienne s’est fondée, et que ce "Jésus-Christ" est une compilation de légendes, héros, dieux et hommes-dieux. La place manque ici pour entrer dans le détail au sujet de chaque dieu qui a contribué à la formation du personnage de Jésus; qu'il suffise de dire qu'il y a d'abondance de documents pour prouver que ce sujet n'est pas une question de "foi" ou de "croyance." La vérité est que, à l’époque où ce personnage a censément vécu, il y avait une vaste bibliothèque à Alexandrie et un réseau incroyablement souple de confréries qui s’étendait de l'Europe à la Chine ; ce réseau d’information a eu accès à de nombreux manuscrits qui racontaient le même récit que celui du Nouveau Testament, avec des noms de lieu et d'appartenance ethnique différents. Dans la réalité, le récit de la vie de Jésus constitue un parallèle presque identique avec l'histoire de Krishna, par exemple, y compris dans ses détails, comme signalé entre autres par le mythologue et érudit distingué Gérald Massey il y a plus de cent ans, aussi bien que par le révérend Robert Taylor il y a cent-soixante ans, entre autres . Le conte de Krishna que l’on trouve dans les Védas hindous a été daté à au moins 1400 B.C.E. On peut dire la même chose du mythe d’Horus, qui est presque identique, dans ses détails, à l’histoire de Jésus, mais qui précède la version chrétienne de milliers d’années.

L'histoire de Jésus a incorporé des éléments de récits d'autres dieux enregistrés dans ce vaste territoire, comme par exemple ceux des sauveurs du monde et "fils de Dieu", dont la plupart précèdent le mythe chrétien, et dont un bon nombre furent crucifiés ou exécutés :

  • Adad d'Assyrie
  • Adonis, Apollon, Héraclès ("Hercule"), et Zeus en Grèce
  • Alcides de Thèbes
  • Attis de Phrygia
  • Baal de Phénicie
  • Bali d'Afghanistan
  • Beddru du Japon
  • Buddha en Inde
  • Crite de Chaldée
  • Deva Tat du Siam
  • Hésus des druides celtes
  • Horus, Osiris, et Sérapis d'Egypte, dont l'aspect barbu avec de longs cheveux a été adopté pour le personnage du Christ
  • Indra au Tibet
  • Jao au Népal
  • Krishna en Inde
  • Mikado des Sintoos
  • Mithra en Perse
  • Odin des Scandinaves
  • Prométhée au Caucase
  • Quetzalcoatl au Mexique
  • Salivahana aux Bermudes
  • Tammuz de Syrie (qui fut, dans un mouvement typique de la fabrication des mythes, plus tard transformé en disciple Thomas16)
  • Thor en Gaule
  • Monarque universel des Sibyles
  • Wittoba des Bilingonèses
  • Xamolxis de Thrace
  • Zarathustra/Zoroastre en Perse
  • Zoar des Bonzes

Les principaux protagonistes

Bouddha

Bien que la plupart des personnes pensent que Bouddha fut une personne qui vécut vers 500 B.C.E., on peut également démontrer que le personnage généralement dépeint comme Bouddha est une compilation des hommes-dieux, des légendes et paroles de divers hommes saints avant et après la période attribuée au Bouddha historique.

Le personnage de Bouddha a les points suivants en commun avec le Christ:

  • Bouddha est né de la Vierge Maya, qui était considérée comme la "Reine du Ciel".
  • Il était de naissance royale.
  • Il exécutait des miracles et des merveilles, guérissait les malades, nourrit 500 hommes à partir d’un "petit panier de gâteaux", et marcha sur les eaux.
  • Il a écrasé la tête d'un serpent.
  • Il a supprimé l’idolâtrie, était un "semeur de mots", et prêchait "l’établissement d’un royaume de justice".
  • Il enseigna la chasteté, la douceur, la tolérance, la compassion, l’amour et l’égalité de tous.
  • Il fut transfiguré sur une montagne.
  • Sakya Buddha fut crucifié pour expier ses fautes, souffrit durant trois jours en enfer, puis fut ressuscité.
  • Il est monté au Nirvana ou au "ciel."
  • Il était considéré comme le "bon berger "18 , le "Charpentier", "l’Infini et Eternel".
  • Il fut appelé "le Sauveur du Monde" et "la lumière du Monde".

Horus d’Egypte

Les histoires de Jésus et d’Horus sont très semblables, Horus ayant de plus contribué à l’attribution du nom de Jésus-Christ. Horus et son père Osiris sont fréquemment interchangeables dans le mythe ("Moi et mon Père sommes un"). Les légendes relatives à Horus datent de milliers d'années, et il a avec Jésus les points communs suivants:

  • Horus est né de la vierge Isis-Meri le 25 décembre dans une grotte/crèche, sa naissance étant annoncée par une étoile à l’est et attendue par trois hommes sages.
  • Il enseignait à des enfants au Temple et fut baptisé à l’âge de trente ans.
  • Il a eu 12 disciples.
  • Il effectua des miracles et éleva un homme, El-Azar-us, d’entre les morts.
  • Il marcha sur l’eau.
  • Horus fut transfiguré sur la Montagne.
  • Il a été enterré dans un tombeau et a été ressuscité.
  • Il était aussi "la Voie, la Vérité, la Lumière, le Messie, le fils oint de Dieu, le Fils de l’Homme, le Bon Berger, l’Agneau de Dieu, le Mot", etc.
  • Il était "le Pêcheur" et était associé à l’Agneau, au Lion, au Poisson ("Ichthys")
  • L'épithète personnelle de Horus était "Iusa," "le fils éternel" de "Ptah," le "Père.".
  • Horus s'appelait "le KRST," ou "Oint," longtemps avant que les chrétiens en reprennent l'histoire .

En fait, dans les catacombes de Rome, on trouve des images d’Horus représenté comme un bébé tenu par Isis, la vierge mère - la "Madonne et l'enfant" initiaux  - et le Vatican lui-même est construit sur la papauté de Mithra, qui a de nombreux points communs avec Jésus et qui a existé longtemps avant que le personnage de Jésus ne soit formalisé. La hiérarchie chrétienne est presque identique à la version de Mithra à laquelle elle s’est substitué . Pratiquement tous les éléments du rite catholique, de l’obole à l’ostie et de l’eau bénite à l’autel jusqu’à la doxologie sont directement empruntés à d’anciennes religions à mystères paiennes.

Krishna

Les similitudes entre le personnage Chrétien et le messie Indien sont nombreuses. En effet, Massey trouve plus de 100 similarités entre les deux, et Graves, qui inclut les divers évangiles non-canoniques dans son analyse, en liste plus de 300. Il est intéressant de remarquer qu’une ancienne écriture usuelle de Krishna en anglais était "Christna", ce qui fait ressortir son rapport avec "Christ". On peut encore noter que, tout comme le messie Juif, beaucoup de gens pensaient que Krishna avait physiquement existé.

  • Krishna est né de la Vierge Devaki ("La Divine").
  • Son père était charpentier.
  • Sa naissance était attendue par des anges, des hommes sages et des bergers, et il se présenta avec de l’or, de l’encens et de la myrrhe.
  • Il s'appelle Dieu des bergers.
  • Il fut persécuté par un tyran qui ordonna le meurtre de milliers d'enfants en bas âge.
  • Il était de naissance royale.
  • Il fut baptisé dans le Gange.
  • Il effectua miracles et merveilles.
  • Il ressuscitait les morts et guérissait les lépreux, les sourds et les aveugles.
  • Krishna utilisait des paraboles pour enseigner au peuple la charité et l’amour.
  • "Il vécut pauvre et il aima les pauvres."
  • Il fut transfiguré devant ses disciples.
  • Dans certaines traditions, il mourut sur un arbre ou fut crucifié entre deux voleurs.
  • Il ressuscita d’entre les morts et monta au ciel.
  • Krishna est appelé "le Dieu-Berger" et le "Seigneur des Seigneurs", et était considéré comme "le rédempteur, le premier-né, le Libérateur, le Mot Universel".
  • Il est la seconde personne de la trinité et s’est proclamé lui-même "la résurrection" et "la voie vers le Père".
  • Il était considéré comme "le Début, le Milieu et la Fin" ("alpha et omega"), comme un être omniscient, omniprésent et omnipotent.
  • Ses disciples lui donnèrent le titre de "Jezeus", ce qui signifie "pure essence".
  • Krishna doit revenir se battre avec le "Prince du Mal", qui désolera la Terre.

Mithra, le Dieu-Soleil de Perse

L'histoire de Mithra précède la fable chrétienne d’au moins six cent ans. D’après Wheless, le culte de Mithra était, peu avant l’ère chrétienne, le plus populaire et répandu des religions ‘paiennes’ de l’époque. Mithra a les caractéristiques suivantes en commun avec le Christ:

  • Mithra est né d'une vierge le 25 décembre.
  • Il était considéré comme un grand professeur et un maître itinérant.
  • Il était appelé "le Bon Berger."
  • Il était considéré comme "la Voie, la Vérité et la Lumière."
  • Il était encore considéré comme "le Rédempteur," "le Sauveur," "le Messie."
  • Il était identifié à la fois au Lion et à l'Agneau.
  • Son jour sacré était le dimanche, le "jour du Seigneur", des centaines d'années avant l'émergence du Christ.
  • Il avait sa fête principale à la date qui allait ensuite devenir Pâques, correspondant à sa résurrection.
  • Il avait 12 compagnons ou disciples.
  • Il effectuait des miracles.
  • Il a été enterré dans un tombeau.
  • Après trois jours, il s'est relevé.
  • Sa résurrection était célébrée chaque année.
  • Sa religion comportait une eucharistie ou "diner du Seigneur".

Prométhée de Grèce

On a affirmé que le Dieu Grec Prométhée venait d’Egypte, mais son drame se situa en fait dans les montagnes du Caucase. Prométhée partage avec le Christ de nombreux points communs.

  • Prométhée descendit du ciel comme un Dieu pour s’incarner en homme afin de sauver l’humanité.
  • Il fut crucifié, souffrit et fut ressuscité.
  • Il fut appelé le Verbe ou le Mot.

La tradition affirme que Prométhée fut crucifié sur un rocher, mais cependant certaines sources indiquent qu’il fut crucifié sur un arbre et que les Chrétiens modelèrent l’histoire et/ou mutilèrent le texte, comme ils le firent avec les œuvres de tant d’auteurs anciens. Quoiqu’il en soit, le Soleil caché par l’obscurité constitue un parallèle avec le récit chrétien de l’obscurité qui tomba quand Jésus fut crucifié. Cet événement remarquable, qui n’est pas enregistré dans l’histoire, n'est explicable qu’à l’intérieur d’un mythe et comme partie d’une pièce récurrente.

La création d'un mythe

Les chrétiens ont effectué une telle censure que cela a mené à l'analphabétisme virtuel du monde antique ; de plus, ils se sont assurés que leur secret serait caché des masses, mais les érudits des autres écoles et sectes n'ont jamais renoncé à leurs arguments contre l’historicisation d’un être mythologique très antique. Nous avons perdu les arguments de ces dissidents érudits parce que les chrétiens ont détruit toutes les traces de leurs travaux. Néanmoins, les chrétiens ont préservé les conflits avec leurs détracteurs par les propres réfutations.

Par exemple, un des premiers pères de l'église, Tertullien (160-220 C.E.) "ex-païen" et évêque de Carthage, admet ironiquement les véritables origines du récit du Christ et de tous les autres hommes-dieux en énonçant une réfutation de ses critiques, "Vous dites que nous adorons le soleil; mais vous aussi."Point notable, initialement croyant et défenseur acharné de la foi, Tertullien renonça ensuite au christianisme .

Le "fils" ("Son") de Dieu est le "soleil" ("Sun") de Dieu

La raison pour laquelle tous ces récits sont si semblables, avec un homme-dieu qui est crucifié et ressuscité, qui fait des miracles et a 12 disciples, est que ces contes sont basés sur les mouvements du soleil dans les cieux, un développement astrothéologique qui peut être retrouvé sur toute la planète parce qu'on peut observer le soleil et les 12 signes de zodiaque tout autour du globe. Autrement dit, Jésus-Christ et tous les autres sur qui son personnage est fondé sont des personnifications du soleil, et l'Évangile est simplement une répétition d'un texte mythologique (le "Mythos", voir plus haut) concernant les mouvements du soleil dans les cieux .

Par exemple, la plupart des hommes-dieux crucifiés ont leur anniversaire traditionnel le 25 décembre. C'est parce que les anciens se sont rendu compte que (d'une perspective géocentrique) le soleil effectue une descente annuelle vers le sud jusqu'au 21ème ou 22ème jour de décembre, le solstice d'hiver, qu’il cesse ensuite de se déplacer vers le sud pendant trois jours et puis recommence à se déplacer vers le nord. A ce moment, les anciens disaient que le "soleil de Dieu" "était mort" pour trois jours avant de "ressusciter" le 25 décembre. Les anciens se rendaient compte de façon très claire qu’ils avaient besoin du Soleil chaque jour et qu'ils auraient de gros ennuis si le soleil continuait à se déplacer vers le sud et ne s'arrêtait pas pour inverser sa direction. Ainsi, ces nombreuses cultures célébraient l'anniversaire du "soleil de Dieu" le 25 décembre26. Suivent les caractéristiques du "soleil de Dieu":

  • Le soleil "meurt" pendant trois jours le 22 décembre, lors du solstice d'hiver, quand il arrête son mouvement vers le sud, avant de renaître le 25 décembre, lorsqu’il reprend son mouvement vers le nord.
  • Dans certaines cultures, le calendrier commençait initialement dans la constellation de la Vierge, et le soleil était donc " né d'une Vierge."
  • Le soleil est la "Lumière du Monde."
  • Le soleil "vient sur des nuages, et chaque oeil le verra".
  • Le soleil se levant le matin est le "Sauveur de l'humanité".
  • Le soleil porte une "couronne d’épines" ou halo.
  • Le soleil "marche sur les eaux. "
  • Les "disciples" du soleil sont les 12 mois et les 12 signes du zodiaque ou constellations, par lesquels le soleil doit passer.
  • Le Soleil à 12 heures est dans la maison ou le temple du "Plus Haut" ; par conséquent , "il" commence le "travail de son père" à l’ "âge" de 12 ans.
  • Le Soleil entre dans chaque signe du Zodiaque à 30° ; en conséquence, le "soleil de Dieu" commence son ministère à l’ "âge" de 30 ans.
  • Le Soleil est tenu sur une croix ou "crucifié", ce qui représente son passage par les équinoxes, celle de Printemps étant Pâques (Easter), époque à laquelle il est ressuscité.

Contrairement à la croyance populaire, les anciens n'étaient pas ignorants et superstitieux au point de considérer leurs dieux comme de véritables personnes. En fait, cette propagande calomnieuse représente une partie de la conspiration pour faire croire que les anciens étaient effectivement la populace hébétée qui avait grand besoin de la "lumière de Jésus". La vérité est que les anciens n’étaient pas moins avancés dans leurs pratiques spirituelles et morales, et même plus avancés dans de nombreux cas, que les chrétiens avec leur prétendue spiritualité et idéologie qui, avec cette atteinte à l’historicité, ont en fait dégradé l’ancien Mythos. En effet, à la différence des chrétiens "supérieurs", l’élite intellectuelle des anciens se rendait bien compte que leurs dieux étaient de nature astronomique et atmosphérique. Platon, Socrate et Aristote savaient sûrement que Zeus, le père et dieu du ciel qui est arrivé en Grèce originaire d'Inde et/ou d'Egypte, n'était pas une véritable personne, malgré le fait que les Grecs avaient indiqué en Crète à la fois une caverne de naissance et une caverne de la mort de Zeus. De plus, on peut trouver à plusieurs endroits du monde des sites où ce prétendu Dieu est né, mort, a marché, souffert, etc, un procédé commun qui n’est pas monopolisé et n’a pas commencé avec la Chrétienté.

L’étymologie indique l'histoire

Zeus, connu aussi comme "Zeus Pateras," que nous prenons maintenant automatiquement pour un mythe et non pas une figure historique, prend son nom de sa version indienne, "Dyaus Pitar." A son tour Dyaus Pitar est relié au "Ptah" égyptien, et de Pitar et de Ptah vient le mot "pater," ou "père." "Zeus" provient de "Dyaus," qui est devenu "Deos," "Deus" "Dios" et "Dieu." "Zeus Pateras," comme Dyaus Pitar, signifie, "Dieu le père", un concept très ancien qui en aucun cas n’a commencé avec "Jésus" et la chrétienté. Il n’est pas question de considérer Zeus comme un personnage historique. Dyaus Pitar est devenu "Jupiter" dans la mythologie romaine, et de la même façon n'est pas représentatif d'un personnage réel et historique. Dans la mythologie égyptienne, Ptah, le père, est le "dieu-force" invisible, et le soleil était considéré comme le mandataire visible de Ptah qui apporte la vie éternelle sur terre; par conséquent, le "fils de Dieu" est vraiment le "soleil de Dieu." En effet, selon Hotema, le nom même du " Christ " vient du mot "Kris" (comme dans Krishna), qui est un nom pour le soleil.

En outre, puisque Horus s'est appelé "Iusa/Iao/Iesu" le "KRST" et que Krishna/Christna était appelé "Jezeus" plusieurs siècles avant un quelconque personnage juif portant le même nom, il serait plus sûr de considérer que Jésus-Christ n’est qu’une répétition de Horus et Krishna, entre autres. Selon le révérend Taylor, le titre "Christ" dans son forme hébraïque, signifiant "Oint" ("Masiah") a été porté par tous les rois d'Israel, et il était "tellement emprunté par tous les imposteurs, prestidigitateurs, et personnes prétendant à des communications surnaturelles, que la seule référence à ce mot est considérée comme une indication d’imposture dans l’évangile elle-même." Hotema établit que le nom de "Jésus-Christ" n'a été officiellement adopté sous cette forme que lors du premier Conseil de Nicée, en 325 C.E.

En réalité, même les noms de lieu et les appellations de beaucoup d'autres personnages du nouveau testament peuvent être considérés comme des traductions hébraïques des textes Egyptiens.

Par exemple, dans le fable de "Lazare," la momie élevée des morts par Jésus, les copistes chrétiens n'ont pas beaucoup changé son nom, puisque "El-Azar-us" étant la momie égyptienne élevée des morts par Horus probablement au moins 1.000 ans avant la version Juive. Ce récit est une allégorie pour le passage du soleil par la "constellation de la momie," lui apportant la lumière et la vie. Ce n'est pas une histoire vraie.

L'ennemi principal de Horus - initialement l'autre visage d’Horus ou son aspect "sombre" - était "Set" ou "Sata," d'où vient "Satan."  Horus lutte avec Set de la façon exacte dont Jésus lutta avec Satan, 40 jours dans le désert, entre autres similitudes. C'est parce que ce mythe représente le triomphe de la lumière sur l'obscurité, ou le retour du soleil pour soulager la terreur de la nuit.

"Jérusalem" signifie simplement la "ville de la paix," et il y a des raisons de suspecter que la ville réelle en Israel ait été nommée d’après la ville sainte de la paix des textes sacrés égyptiens qui existaient déjà avant que la ville ait été fondée. De même, "Béthany," célèbre site de la multiplication des pains, et qui signifie la "Maison de Dieu," est une allégorie pour la "multiplication du nombre à partir de l’Unité." N'importe quelle ville portant ce nom était probablement nommée à partir de l’endroit allégorique des textes qui existait avant la formation de la ville. Le prédécesseur et sa contrepartie égyptienne est "Bethanu."

Le Livre de la Révélation est égyptien et zoroastrien

On peut trouver certains noms de lieu allégoriques tels "Jérusalem" et "Israel" dans le Livre de la Révélation. Massey a établi que cette Révélation, loin d’avoir été écrite par un apôtre du nom de Jean pendant le 1er siècle C.E., était à cette date un texte très antique qui date des débuts de cette ère de l’histoire, c.-à-d. possiblement écrit depuis une période aussi considérable que 4.000 ans. Massey affirme que la révélation est liée à la légende mithraïque de Zoroastre/Zarathustra. De ce livre mystérieux, qui a stupéfié l’humanité pendant des siècles, Hotema dit : "Il est exprimé en termes de phénomène créatif ; son héros n’est pas Jésus mais le Soleil de l’Univers, son héroine est la Lune ; et tous ses autres protagonistes sont les planètes, les étoiles et les constellations ; le décor de la pièce comprend le Ciel, la Terre, les Rivières et la Mer. " La forme commune de ce texte a été attribuée par Churchward au scribe d’Horus, Aan, dont le nom n." (Horus a été également baptisé par "Anup le Baptiseur," qui est devenu "Jean le Baptiste.")

Le mot Israel lui-même, loin d'être une appellation juive, vient probablement de la combinaison de trois dieux régnants différents: Isis, la Déesse Mère de la Terre révérée dans tout le monde antique; Ra, le dieu-soleil égyptien; et El, le dieu Sémite que nous connaissons sous le nom de Saturne."El/Saturn" était un des noms les plus anciens pour le dieu des anciens Hébreux (d'où Emmanu-El, Micha-El, Gabri-El, Samu-El, etc.), et son culte se reflète dans le fait que les juifs considèrent toujours samedi ("Saturday") comme le "jour de Dieu."

En effet, le fait que les chrétiens adorent le dimanche ("Sunday") trahit les origines véritables de leur dieu et homme-dieu. Leur "sauveur" est en fait le soleil, qui est la "Lumière du monde que chaque oeil peut voir." Le soleil a été constamment considéré à travers l'histoire comme le sauveur de l'humanité pour d’évidentes raisons. Sans soleil, la planète ne durerait qu’un jour tout au plus. Le Soleil était tellement important pour les anciens qu’ils ont composé un "Livre du Soleil", ou "Helio Biblia", qui est devenu la "Sainte Bible" ("Holy Bible").

Les "patriarches" et "Saints" sont les Dieux d'autres cultures

Quand on étudie la fabrication des mythes, on peut aisément discerner et tracer un schéma qui s’est répété à travers l'histoire. Toutes les fois qu'une culture d’invasion prend le pas sur ses prédécesseurs, elle diffame les dieux précédents ou les transforme en dieux secondaires, "patriarches", ou, dans le cas de la chrétienté, "saints ." Ceci s’est produit à plusieurs reprises dans l'histoire. Un exemple de ce procédé est l’adoption du nom du dieu Hindou Brahma comme celui du patriarche Hébreu Abraham. Une autre école de pensée propose que le nom du patriarche Joshua ait été basé sur Horus en tant que "Iusa," puisque le culte de Horus avait migré à cette période vers le Levant. Dans cette théorie, le culte de Joshua, situé exactement dans la zone où le drame du Christ a prétendument eu lieu, fut passé dans l'histoire chrétie. Comme le dit Robertson, "le livre de Josuah nous conduit à penser qu’il avait plusieurs attributs du dieu-Soleil et que, comme Samson et Moise, il était une ancienne déité réduite à un statut de simple mortel."

En effet, la légende de Moïse, loin d'être celle d’un personnage Hébreu historique, peut être retrouvée dans l’Extrême et le Moyen-Orient antique, le personnage ayant différents noms et appartenances ethniques, selon l’endroit: "Manou" est le législateur Indien ; "Nemo le législateur," qui a descendu les tablettes de la Montagne de Dieu, vient de Babylone; on trouve "Mises" en Syrie et en Egypte, où "Manes le législateur occupe aussi la scène ; Minos est le réformateur Crétois et les Dix Commandements ("Décalogue") sont une simple répétition du code Babylonien d’Hammurabi et des Védas Hindous, entre autres. Comme Moïse, Krishna a été placé par sa mère dans un bateau de roseau, et abandonné au fleuve avant d’être découvert par une autre femme Il y a un siècle, Massey a souligné, et Graham a récemment réitéré, que l'exode lui-même n'est pas un événement historique. Que la réalité de l'exode soit remise en question est renforcé par le manque d‘un quelconque enregistrement archéologique, comme le signale La revue biblique d'archéologie ("BAR"), de Septembre/Octobre 1994.

Comme la majorité des personnages bibliques principaux, Noé est également un mythe , il y a bien longtemps emprunté aux Egyptiens, aux Sumériens et à d'autres, comme n'importe quel érudit expérimenté pourrait le démontrer, et cependant nous trouvons toutes sortes de livres – dont certains transmettant même la "vérité finale" fournie par un être mystique, omniprésent, omniscient et éternel, comme Jésus lui-même – jasant sur un véritable Noé historique, ses aventures extraordinaires, et la "Grande Inondation !"

De plus, l’ "Esther" du Livre d'Esther dans le Vieux Testament est une réminescence de la déesse Ishtar, Astarte, Astoreth ou Isis, dont vient "Pâques" ("Easter") et au sujet de laquelle peu est dit dans le "Mot infaillible de Dieu" Le motif de la Vierge Mère/Déesse/Reine des Cieux se retrouve sur tout le globe, bien avant l’ère Chrétienne, Isis étant par exemple aussi appelée "Mata-Meri" ("Mère Marie"). Comme le dit Walker, "Mari" était le "nom de base pour la Déesse connue des Chaldéens comme Marratu, des Juifs comme Marah, des Perses comme Mariham, des Chrétiens comme Marie. Les sémites adoraient une combinaison androgyne de la Déesse et du Dieu, appelé Mari-El (Marie-Dieu), qui correspondait à l’Egyptien Meri-Ra, qui combinait le principe féminin de l’eau au principe masculin du Soleil. "

Même le nom hébraïque de Dieu, "Yahweh," a été pris du mot égyptien, "IAO."

Dans l’une des tromperies Chrétiennes les plus connues, et afin de convertir les fidèles du "Seigneur Bouddha", l’Eglise le canonisa comme St Josaphat", ce qui représentait l’interprétation chrétienne du titre bouddhique "Bodhisat".

Les "Disciples" sont les maisons du zodiaque

De plus, ce n'est pas une coincidence s'il y a 12 patriarches et 12 disciples, 12 étant le nombre de maisons astrologiques, ou mois. En effet, comme les 12 tâches herculéennes et les 12 "aides" d’Horus, les 12 disciples de Jésus sont symboliques des maisons du zodiaque et ne correspondent à aucune personne qui a joué un rôle vers 30 C.E. On peut montrer que les disciples sont d’anciennes déités/héros folkorique/constellations. Pierre est facilement identifié à un personnage mythologique , et on a dit que Judas représente le Scorpion, "le médisant," la période de l'année où les rayons du soleil s'affaiblissent et où le soleil semble mourant.Jacques, le "frère de Jésus" et "frère du Seigneur", est équivalent à Amset, le frère d’Osiris et frère du Seigneur. Massey dit que "Taht-Matiu était le scribe des dieux, et dans l’art Chrétien Matthieu est dépeint comme le scribe des dieux, avec un ange assis à côté de lui, pour lui dicter l’Evangile." Certains conjecturent que l'apôtre Paul est lui-aussi inventé.

Jésus était-il un maître d'Essène?

Pour ce qui est de Jésus assimilé à un Essénien selon les Rouleaux "secrets" de la Mer Morte, on avait spéculé sur ce fait depuis des siècles, donc avant la découverte des rouleaux, mais Massey a habilement argué du fait que plusieurs des enseignements présumés de Jésus étaient en contradiction avec ou étaient inexistants dans la philosophie des Esséniens. Les Esséniens ne croyaient pas à la résurrection corporelle, ni à un messie fait chair. Ils n’acceptaient pas l’historicité de Jésus. Ils n'étaient pas des sectateurs de la Bible des Hébreux, ou de ses prophètes, ou du concept de la chute originelle qui doit produire un sauveur. Massey remarque plus loin que les Esséniens étaient des antialcooliques et mangeaient pour vivre plutôt que l’inverse. Comparé à eux, Jésus, l'Essénien assumé, semble être un glouton et un alcoolique. En outre, tandis que selon Josèphe les Esséniens détestaient prêter des serments, Jésus adorait faire prêter serment à ses disciples. Comme beaucoup de doctrines Esséniennes sont inclues dans le Nouveau Testament, la liste des disparités entre les Esséniens des Rouleaux de la Mer Morte et leur prétendu grand maître Jésus se poursuit.

Qumran n'est pas une Communauté d’Esséniens

À cet égard, il convient de noter qu'il y a une autre discussion pour savoir si Qumran, le site traditionnellement associé aux Rouleaux de la Mer Morte, était une communauté d'Esséniens. Dans BAR, précédemment citée, on signale que les trouvailles archéologiques indiquent que Qumran n'était pas une communauté d'Esséniens mais était probablement une halte pour des voyageurs et des négociants traversant la Mer Morte. Dans BAR, on a également présumé que le ton fervent et le style guerrier de certains des rouleaux déterrés près de Qumran dénient une origine Essénienne et indiquent plutôt une attribution possible aux fanatiques Zélotes Juifs. Dans Qui a écrit les Rouleaux de la Mer Morte, Norman Golb plaide avec succès que ces documents n'ont pas été écrits par des scribes d'Essène, mais étaient une collection de livres d'une variété de bibliothèques qui ont été cachés dans des cavernes à l'est d'Israel par des Juifs qui voulaient échapper aux armées de Rome pendant la première révolte 70 A.D. Golb a aussi présumé que Qumran était une forteresse et non un monastère. De toute façon, il est impossible d'identifier l’ "enseignant de justice" trouvé dans les rouleaux à Jésus-Christ.

Le nouveau testament fut-il composé par les Thérapeutes?

En 1829, le Rév. Taylor a habilement plaidé que l'histoire entière de l’Évangile existait déjà longtemps avant le début de l'ère chrétienne et fut probablement composé par les moines égyptiens d’Alexandrie appelés les "Thérapeutes"Cette théorie découle en partie de l’affirmation de l’un des premiers pères de l’église, Eusèbe qui, dans ce qui semble un de ses rares moments d’honnêteté, "admit…que les épîtres et évangiles Chrétiennes canoniques étaient les anciens écrits des Esséniens et des Thérapeutes reproduits au nom de Jésus." Taylor affirme lui-aussi que "les Thérapeutes Egyptiens, voyageurs, ramenèrent toute l’histoire d’Inde jusqu’à leurs monastères en Egypte où, quelques temps après les débuts de la monarchie Romaine, il fut transformé en Christianisme." En outre, Wheless démontre qu'on peut trouver une grande partie du récit de "Jésus-Christ" dans le livre d'Enoch, qui prédate l'arrivée supposée du maître juif de centaines d'années D’après Massey, ce sont les Gnostiques ‘paiens’ – ce qui incluait des membres des Esséniens/Thérapeutes et des confréries Nazaréennes, entre autres – qui amenèrent en fait à Rome les textes ésotériques (gnostiques) contenant le Mythos, sur lesquels les nombreux évangiles, incluant les quatre canoniques, se basèrent. Wheless dit que "les Evangiles et autres brochures du Nouveau Testament, écrites en Grec et citant 300 fois les Septuagint Grecs et plusieurs auteurs paiens Grecs, comme Arathus et Cléanthe, furent écrits non pas par des paysans Juifs illettrés mais par des Pères et des prêtres ex-paiens de langue Grecque loin de la Terre Sainte des Juifs." Mead affirma : " Nous pouvons en conclure que les originaux de nos quatre Evangiles furent probablement écrits en Egypte, sous le règne d’Hadrien."

Conclusion

Comme le dit Walker, "Les efforts des érudits pour éliminer le paganisme des Evangiles, afin de retrouver le personnage historique de Jésus, se sont avérés aussi désespérés que de rechercher le noyau d’un oignon." L'histoire "Évangélique" de Jésus n'est pas une représentation effective d'un "maître" historique qui a marché sur la terre il y a 2.000 ans. C'est un mythe établi à partir d'autres mythes et hommes-dieux, qui étaient à leur tour des personnifications du mythe omniprésent du dieu-soleil.

Le Christ des Evangiles n’est en aucun cas un personnage historique ou un modèle suprême de l’humanité, qui souffrit, essaya et échoua à sauver le monde par sa mort. Il est impossible d’établir l’existence d’un personnage historique même en tant qu’imposteur. Car dans ce cas les deux témoins que sont la mythologie astronomique et le gnosticisme s’avèrent être un alibi. Le Christ est une figure populaire qui n’a jamais existé, une figure d’origine paienne ; une figure qui fut le Bélier et ensuite le Poisson ; une figure qui était sous forme humaine le portrait et l’image d’une douzaine de dieux différents.

Gerald Massey

Source : http://www.truthbeknown.com/francais.htm

Lire la suite

Note historique sur les relations entre le Suprême Conseil pour la France et la Grande Loge Nationale Française (1965-1980)

9 Novembre 2012 , Rédigé par X Publié dans #histoire de la FM

Dans son communiqué en date du 29 octobre 2010 adressé à tous les Frères

appartenant au Rite Ecossais Ancien et Accepté et publié sur le site internet du SCPLF, le T. Ill. F. Jean- Luc FAUQUE 33e, Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil pour la France, écrit notamment.  En 1965, en raison des tensions internes à la Grande Loge de France qui la bannissaient de la Maçonnerie régulière, le T. Ill. F. Charles RIANDEY 33e, Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil de France, fut missionné par les Souverains Grands Commandeurs des Juridictions Sud et Nord des Etats- Unis d’Amérique, du dominion du Canada et des Pays- Bas pour rétablir le Suprême Conseil en France qui avait été déclarée « Territoire inoccupé du Rite Ecossais ». Pour satisfaire à cette mission et en accord avec les Suprêmes Conseils précités, la Grande Loge Nationale Française, présidée par le Grand Maître E. Van Hecke, fut retenue pour administrer les trois premiers degrés symboliques du Rite Ecossais Ancien et Accepté. Le Suprême Conseil pour la France fut confirmé par tous les Suprêmes Conseils réguliers du monde comme le deuxième plus ancien Suprême Conseil après celui de la Juridiction Sud des Etats- Unis créé en 1804 par le Comte Alexandre de Grasse- Tilly. C’est dans ces circonstances que le Rite Ecossais Ancien et Accepté a rejoint la Grande Loge Nationale Française qui procéda, à partir de 1965, à la transmission des trois premiers degrés écossais. Depuis lors, les liens fraternels n’ont cessé de s’intensifier antre le Suprême Conseil pour la France et la Grande Loge Nationale Française. Le Suprême Conseil entend ici rappeler :  

- Qu’il détient un droit imprescriptible sur les trente trois degrés du Rite Ecossais

Ancien et Accepté qui lui est conféré par les Grandes Constitutions de 1786 – Lois fondamentales de l’Ordre écossais – seules références à sa régularité.  Ces affirmations sont toutefois en contradiction avec le propre témoignage de son prédécesseur, le T. Ill ; F. Charles RIANDEY (1892- 1976) Souverain Grand commandeur du Suprême Conseil de France (1961-1965) puis du Suprême Conseil pour la France (1965- 1975) et l’analyse historique irréfutable des évènements de 1964- 1965 faite par Alain BERNHEIM, le meilleur historien de l’Ecossisme.

Dans son ouvrage, Confession d’un Grand Commandeur de la Franc- Maçonnerie, ses mémoires posthumes publiés en 1989 par Raoul MATTEI qui lui succéda à la tête du SCPLF entre 1976 et 1981, Charles RIANDEY tint à apporter, pp. 168-176, les précisions suivantes. « Le projet de remise en ordre du Rite Ecossais en France élaboré par Hofman [Willem HOFMAN, Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil des Pays- Bas dont RIANDEY avait fait la connaissance lors de la Conférence des Grands Commandeurs européens à Francfort en juin 1962] fut adopté par les trois Grands Commandeurs des Etats- Unis et du Canada. Il m’incombait à le mettre en exécution. La première phase consistait à faire régulariser par la Grande Loge Nationale Française en même temps que moi, un certain nombre de Frères choisis par moi et consentants, parmi lesquels on pourrait ultérieurement prendre ceux qui seraient appelés à

constituer l’embryon du Suprême Conseil à réorganiser. Je pris accord avec le Grand Maître Van Hecke. [Au mois de février 1964, RIANDEY avait rencontré secrètement VAN HECKE et en avait informé HOFMAN. Il le revit le 16 octobre 1964 après la ratification par le Convent de la Grande Loge de France le 17 septembre 1964 du traité d’alliance avec le Grand Orient de France] Il fut convenu que la cérémonie de régularisation aurait lieu le 1er février 1965 dans le temple loué rue Froidevaux, à Paris, et que quatorze Frères, désignés par moi et acceptés par Van Hecke, seraient régularisés. De plus, Van Hecke désira régulariser le 9 février à sa propre loge « Persévérance », boulevard Bineau, à Neuilly, Drapanaski qu’il connaissait personnellement et moi- même. Donc à la date du 9 février 1965, seize Frères, appartenant anciennement à la Grande Loge de France, étaient devenus des Maîtres Maçons réguliers de la Grande Loge Nationale Française. Le lendemain, j’adressai au Suprême Conseil rue Puteaux ma démission. La deuxième phase du projet Hofman consistait à ré initier ou à initier jusqu’au 33e degré une dizaine de Frères choisis par moi. J’en désignai neuf qui, avec moi, allèrent à Amsterdam le 13 février 1965. Là, nous fûmes ré initiés ou initiés du 4e au 33e degré. Nous reçûmes nos diplômes de 33e. Il était indiqué sur le mien que j’avais mission de réformer en France un Suprême Conseil régulier en appliquant strictement les règles édictées par les Grandes Constitutions de 1786. Je fus, en outre, nommé membre actif du Suprême Conseil des Pays- Bas et installé comme tel, afin de donner à la mission dont j’étais investi une base maçonnique légale. J’abordai ensuite la troisième phase du plan Hofman ….. Il me fallait appeler auprès de moi, choisi parmi les neufs ré initiés ou initiés au 33e degré, celui qui allait être le Lieutenant Grand Commandeur. J’hésitai entre Paul Naudon, qui avait été membre du Suprême Conseil rue Puteaux, et Georges Hazan. Je me décidai pour ce dernier …….  Il avait été Grand Maître de la Grande Loge de France……Il accepta et me promit aussitôt allégeance. Je lui proposai de choisir comme troisième Paul Naudon. Il fut d’accord. Ce dernier, convoqué, accepta à son tour et prit le poste de Ministre d’Etat que nous lui offrîmes. A trois nous désignâmes un quatrième, à quatre un cinquième, toujours à l’unanimité, conformément aux Grandes Constitutions. Les principes offices furent ainsi pourvus et le Suprême Conseil fut formé ……… Van Hecke devait se rendre aux Etats- Unis pour assister, en février, à la Conférence des Grands Maîtres américains, à Washington. Il me suggéra d’y aller avec lui, ce qui me procurerait l’occasion de rencontrer Luther Smith, Bushnell et Berkinshaw [Grands Commandeurs des Suprêmes Conseils des Juridictions Sud et Nord et du Canada]…… Luther Smith me pria d’assister à une conférence dans son cabinet de la « House of the Temple » avec Bushnell et Berkinshaw. J’y emmenai Van Hecke ……..Cette conférence avait pour objet de passer en revue les évènements de France, de faire le point, d’envisager des mesures à prendre, et, enfin, d’examiner sous quelle forme les trois Suprêmes Conseils, des USA et du Canada, pourraient aider le Suprême Conseil pour la France, réorganisé.  La conférence dura deux longues heures. Je relatai comment avait été réorganisé le Suprême Conseil pour la France. Les modalités suivies furent approuvées. Je dis nos espoirs de refaire en France un Rite Ecossais parfaitement régulier, et fort. Sur la proposition de Bushnell, il fut convenu que le Suprême Conseil pour la France, réorganisé, serait considéré comme le continuateur de celui créé en 1804. Il fut décidé que je rédigerais un « Manifeste » au monde maçonnique pour annoncer la renaissance du Rite en France, que je soumettrais le projet de ce « Manifeste », pour accord, aux trois Grands Commandeurs, et que ceux- ci, de leur côté, s’associant à Hofman, rédigeraient une note, signée des quatre, qui serait adressée à tous les Suprêmes Conseils, qui les informerait de l’irrégularité dans laquelle était tombé le groupe Bonnet- Bittard [Stanislas BONNET, Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil de France de 1965 à 1967 et son successeur Henri BITTARD, Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil de France de 1967 à 1975] et leur demanderai de reconnaître le Suprême Conseil Réorganisé……………………………………………………………………………..

Pour compléter le Suprême Conseil, je demandai à Van Hecke de désigner quatre membres de la Grande Loge Nationale Française qui, initiés par nos soins du 3e au 33e degré, pourraient être présentés aux suffrages des dix membres déjà incorporés au Suprême Conseil. En lui faisant cette demande, je lui précisai que, dans le but de maintenir l’indépendance réciproque de la Grande Loge Nationale Française et du Suprême Conseil, il convenait de renoncer à ce que lui, Grand Maître, et Derosière, Député Grand Maître, fussent parmi les quatre, ce qui n’empêchait pas de les initier tous deux jusqu’au 33e degré. Il en convint sans la moindre difficulté. Il désigna Robinson, Johnson, Baylot et Lepage……………………………………………………….   Presque aussitôt après, une autre tenue fut convoquée pour initier jusqu’au 33e degré et pour régulariser à ce grade les Frères récemment consacrés comme Maîtres Maçons de la Grande Loge Nationale et susceptibles d’être nommés membres actifs du Suprême Conseil ………………………………………………………………………… Après avoir complété le Suprême Conseil et pourvu aux Offices, il devenait urgent de reconstituer les ateliers des hauts grades. Mais seuls pouvaient les composer des frères régularisés aussi dans les hauts grades qu’ils possédaient rue Puteaux. Je pressai Cerbu de hâter la régularisation au grade de Maître Maçon, par la Grande Loge Nationale, sinon de la totalité des membres de la Grande Loge de District, du moins de ceux d’entre eux qui appartenaient précédemment à des Ateliers de hauts grades. J’éprouvai quelques résistances de la part de Cerbu, déçu de n’avoir pas été nommé membre actif du Suprême Conseil ; mais il avait été régularisé au 33e degré et il céda, me promettant de faire le maximum d’efforts pour convaincre les intéressés de se soumettre à la régularisation. De leur côté, les dirigeants de la Grande Loge Nationale, Van Hecke le premier, souhaitaient que la Grande Loge de district ne s’éternisât pas. Aussi apportèrent- ils la plus grande bonne volonté à organiser de nombreuses séances de régularisation. En quelques semaines, au prix de sacrifices de temps considérables de leur part, la presque totalité des possesseurs de hauts grades furent ré initiés au 3e degré . Le Suprême Conseil, à son tour, entra en action et, dans un minimum de temps, plusieurs loges de perfection, plusieurs chapitres et l’aréopage de Paris furent reconstitués et consacrés………………………………………………………………………. La consécration du Suprême Conseil réorganisé, qui avait pris le titre de « Suprême Conseil du 33e et dernier degré du Rite Ecossais Ancien et accepté pour la France » …..

eut lieu le 24 avril 1965. » Dans son article, Présentation des problèmes historiques du Rite Ecossais Ancien et Accepté, publié dans le N° 61 de janvier 1985 de la revue Renaissance traditionnelle (pp. 1- 29), Alain BERNHEIM a tenu à apporter, pp. 24- 26, les précisions suivantes sur la création du SCPLF.  Il n’est peut- être pas inutile que je vous rappelle les circonstances ayant amené la création du Suprême Conseil pour la France. Les FF. souhaitant avoir des enseignements à ce sujet peuvent consulter trois livres écrits par des membres – ou ex- membres – de ce Suprême Conseil : les TT. Ill. FF. Cerbu, Marsaudon et Naudon.  C’est le F. Cerbu, alors Grand Chancelier de la Grande Loge de France, qui raconte que quelques mois avant la soumission du Traité d’Alliance Fraternelle entre le Grand Orient de France et la Grande Loge aux Convents des deux Obédiences, le F. Bushnell, Grand Commandeur de la Juridiction Nord des USA, vint à Paris et lui proposa devant témoins d’assurer la reconnaissance de la Grande Loge de France par les Grandes Loges américaines si le Traité projeté échouait (le F. Cerbu devant poser sa candidature à la Grande Maîtrise contre le Grand Maître sortant Richard Dupuy, artisan du Traité). 

« Et la Grande Loge Nationale Française . » demandèrent les FF. Riandey et Bittard, présents à l’entretien. « Ne vous occupez pas de cela, j’en fais mon affaire », répondit Bushnell(Marcel Cerbu, Le combat des Francs- Maçons, 1976).

On peut se rapporter au texte du Convent de la Grande Loge de France (1964) et au rapport du F. Cerbu (notamment p. 33). Mais le Traité fut ratifié le 17 septembre 1964 ce qui produisit une réaction atomique en chaîne :

- Le jour suivant, le Suprême Conseil annula ses trois décrets de 1894, 1904 et 1927 qui avaient accordé l’autonomie administrative à la Grande Loge de France.

- Deux mois plus tard le Suprême Conseil de France mit ses membres devant

l’alternative de quitter la Grande Loge ou d’être rayés des listes du Suprême Conseil.

- Puis le Suprême Conseil annula ce dernier décret, déposa le F. Riandey et élit le F. Bonnet comme Grand Commandeur à la place du F. Riandey. - Le 10 février 1965 le F. Hofman, Grand Commandeur du Suprême Conseil de Hollande, déclara le Suprême Conseil de France irrégulier, et que, de ce fait, la France

était désormais « territoire inoccupé ». Son Suprême Conseil réinitia aux 33 grades de l’Ecossisme le F. Riandey. Dans son La Chair quitte les os, le Grand Commandeur Honoraire du Grand Collège des Rites Corneloup écrit , p. 121.  

« Riandey portera devant l’histoire une lourde responsabilité et la honte de s’être laissé soumettre à une humiliante régularisation qui permettrait de conclure – faussement – qu’elle est l’aveu que les initiations et les investitures que le T. Ill. F. Riandey, Souverain Grand Commandeur, avait reçues avant la guerre, à une époque où personne au monde ne mettait en doute l’orthodoxie du Suprême Conseil de France , n’étaient que de vains simulacres ».  Le « Suprême Conseil pour la France » fut installé le 24 avril 1965 par le Suprême

Conseil de Hollande, tant en son nom qu’en celui des deux Juridictions américaines et du Suprême Conseil du Canada. Vous savez les problèmes que ce troisième Suprême Conseil en territoire français souleva au sein des Suprêmes Conseils du monde entier et notamment à la IXe Conférence Internationale, réunie à Bruxelles en 1967. [Au mois de juin 1967, à la IXe Conférence Internationale de Bruxelles, où quatorze Suprêmes Conseils étaient représentés, six délégations, dont celle d’Allemagne, quittèrent la Conférence après avoir protesté contre la présence du Suprême Conseil de RIANDEY, ainsi que le mentionne le compte rendu publié en 1980 dans Annalem, pp. 72- 73].

Le F. Naudon semble avoir été le seul membre du Suprême Conseil de France à suivre le Grand Commandeur Riandey au départ de l’opération. Mais le F. Marsaudon rejoignit ensuite ce « Suprême Conseil pour la France » dont il fut nommé Grand Commandeur Honoraire. Dans son livre de souvenirs, Souvenirs et réflexions, paru en 1976, il rapporte sa stupéfaction d’avoir entendu lors de la fête de l’Ordre Ecossais, le 27 avril 1975, le Grand Commandeur Honoraire Hollandais Hofman avoir glorifié en public ces évènements en les qualifiant de «coup d’état », terme qu’avait déjà employé le Grand Commandeur Riandey dans une lettre au F. Marsaudon (p. 352).

Source : http://deusmeumquejus.over-blog.com/

Lire la suite

Documents inédits sur les premières années du Suprême Conseil pour la France

9 Novembre 2012 , Rédigé par Archives Centrales du Bd Bineau Publié dans #histoire de la FM

Le témoignage critique du Baron MARSAUDON.  

Le Baron Yves MARSAUDON (1899-1985), administrateur de la Marine marchande puis directeur général d’une compagnie maritime, chevalier de Malte en 1946 puis ministre de l’Ordre à Paris, a été initié en 1926 au sein de la loge La République de la Grande Loge de France. Membre actif du Suprême Conseil de France dès 1937 puis ministre d’Etat en 1946, il s’affilia également au Régime Ecossais Rectifié où il fut armé Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte. Elevé dans la religion catholique romaine puis devenu libre-penseur, il revint, via la Franc-Maçonnerie après trente ans d’étude initiatique et philosophique, vers la croyance au sein de l’Eglise orthodoxe grecque. Ce retour à la tradition le conduisit, en 1964, à rejoindre la Grande Loge Nationale Française où il devint fondateur de la loge Saint Jean d’Ecosse n°88, dont le premier Vénérable Maître fut en 1965 Henry BARANGER (futur Grand Commandeur du Suprême Conseil pour la France pendant un quart de siècle), et membre de la loge Isis n°92 à l’orient de Toulouse.  

MARSAUDON à VAN HECKE (25 février 1965)[Archives Centrales du boulevard Bineau. 7WB25]. Depuis longtemps, je souhaitais me mettre en règle de point de vue maçonnique et je savais parfaitement qu’une seule Obédience, en France, me permettrait cet « aggiornamento », c’est la Grande Loge Nationale Française.  Retiré à Cambo les Bains, au pays basque, MARSAUDON entretint une correspondance amicale avec le Grand Maître VAN HECKE qui tenait en grande estime et lui avait décerné la plus haute distinction honorifique de l’Obédience, Passé 1er Grand Surveillant. Il n’hésita pas ainsi à s’interroger sur la sincérité de la démarche de la majorité des Frères venus de la Grande Loge de France.  

MARSAUDON à VAN HECKE (25 mars 1965)[Archives Centrales du boulevard Bineau. 7WB25].

C’est le drame dont nous avons parlé. Certains ont quitté la Grande Loge de France non préparés au renouveau total exigé par l’entrée dans la Maçonnerie régulière. Je pense de plus en plus comme vous qu’il est préférable de miser à terme sur 300 Frères véritablement initiables et décidés franchement à nous suivre plutôt que sur 600, dont la moitié nous quittera inéluctablement.  

Il s’indigna également de la régularisation de l’ancien Grand Maître de la Grande Loge de France (1933-1934, 1935-1938, 1952-1955 et 1961-1963), Louis DOIGNON, pourtant athée notoire.

MARSAUDON à VAN HECKE (2 novembre 1965) [Archives Centrales du boulevard Bineau. Art. 308]. 

J’ai appris que la régularisation de DOIGNON était chose faite. Je ne reviendrai pas sur cette question puisque vous l’avez tranchée par l’affirmative. Mais, je dois cependant vous signaler que si l’entrée d’un maçon, athée de toujours (ce n’est pas moi qui le dis, mais bien lui qui s’en est vanté toute son existence), a beaucoup fait rire au sein des obédiences françaises irrégulières, la chose a été prise infiniment plus au sérieux à l’étranger. J’ai eu des conversations en SUISSE et en Italie avec des Frères – et non des moindres – qui ne comprennent pas. Je souhaite, quant à moi, que ce cas (il n’est pas isolé, mais les autres intéressés sont moins « connus comme tels »), demeure une exception, sans quoi notre Obédience ne serait plus la G.L.N.F. et on aurait beau jeu de nous accuser de faire du nombre à n’importe quel prix.  Enfin, il perçut, dès l’origine, les déviances du Suprême Conseil pour la France dont il avait pourtant été nommé Grand Commandeur Honoraire.  

MARSAUDON à VAN HECKE (7 décembre 1965)[Archives Centrales du boulevard Bineau. Art. 308].  

En ce qui concerne le Suprême Conseil créé par RIANDEY, je me félicite de plus en plus de mon abstention. La véritable inflation de 33e qui se manifeste n’aidera pas notre ami à retrouver l'audience de la province (ni de Paris). Autrefois, on consacrait un ou deux 33e tous les deux ans !!! Ce sont des méthodes sud-américaines qui sont dorénavant en vigueur, mais c’est de cette manière que les hauts-grades sont morts en Argentine par exemple …… Elles sont, en tous cas, sévèrement jugées et à l’étranger et parmi les maçons sérieux. Je sais que même au sein de son organisme, RIANDEY n’est pas approuvé à ce sujet, sauf par ses thuriféraires habituels. On me demande ce que j’en pense !!!! Vous avez, au cours de notre récent entretien, prononcé le mot « orgueil » ….

C’est hélas, tristement exact. Périsse le Rite mais qu’il réussisse, lui, à n’importe quel prix. Dans tout cela, ce qui m’inquiète le plus, ce sont les conséquences que ces agissements pourront avoir sur le plan des loges bleues pas encore tout à fait ristallisées.   

Les réticences du Suprême Conseil d’Angleterre.   

Quinze mois après la création du Suprême Conseil pour la France, le Grand Maître de la Grande Loge Nationale Française, Ernest VAN HECKE, prit l’initiative d’écrire à Sir Donald MAKGILL, Baronet, Grand Secrétaire Général du Suprême Conseil d’Angleterre, pour demander à Londres de bien vouloir reconnaître la nouvelle juridiction française des hauts grades écossais.  

VAN HECKE à MAKGILL (1er septembre 1966) [Archives Centrales du boulevard Bineau. 9WB38].  

Comme je vous l’ai précisé lors de notre rencontre en juin dernier, l’avenir des Hauts Grades du Rite Ecossais Ancien et Accepté en France est clarifié par le fait que leurs Membres sont tous des Francs-Maçons réguliers et que leur recrutement est limité aux Frères de la Grande Loge Nationale Française. Je suis convaincu qu’une prise de position ferme du Suprême Conseil d’Angleterre reconnaissant la régularité du Suprême Conseil pour la France constituerait une contribution majeure à la Franc-Maçonnerie Universelle de la même manière que l’appui donné en 1953 par la Grande Loge Unie d’Angleterre à la Grande Loge Nationale Française permit l’implantation et le développement de la Franc-Maçonnerie Régulière en France. Votre appui au Suprême Conseil pour la France qui serait ainsi amené à rechercher auprès de l’Angleterre conseil et protection en ferait également un bastion de la Régularité face aux nombreuses déviances présentes sur le Continent.

Je suis absolument convaincu que l’Angleterre peut jouer un rôle déterminant. J’ai pris la liberté d’insister sur ce point car je reste persuadé qu’une telle initiative émanant du Suprême Conseil d’Angleterre serait inscrite en lettres rouge dans l’histoire de tous les Suprêmes Conseils Réguliers et constitueraient un évènement d’une immense portée ainsi qu’un heureux présage pour la Franc-Maçonnerie Régulière Européenne.  Je suis persuadé que vous examinerez cette requête avec l’attention requise et je ne doute pas que vous serez également convaincu qu’elle représente pour l’Angleterre un moyen d’influer sur le cours des évènements maçonniques en France. Dans sa réponse, Sir Donald MAKGILL tint à préciser au TRF VAN HECKE, 33e, Grand Maître de la Grande Loge Nationale Française, que la reconnaissance du Suprême Conseil pour la France ne pourrait intervenir qu’au terme d’un délai de plusieurs années nécessaire au Suprême Conseil d’Angleterre pour s’assurer de la viabilité de la nouvelle Juridiction et après concertation avec les Suprêmes Conseils irlandais et écossais.  

MAKGILL à VAN HECKE (23 septembre 1966)[Archives Centrales du boulevard Bineau. 39WB38].  

Mon Suprême Conseil tient à témoigner toute sa sympathie au nouveau Suprême Conseil institué par le Très Puissant Frère Charles RIANDEY et espère, qu’au cours des prochaines années, il s’affirmera et se développera en recrutant ses membres au sein de la Grande Loge Nationale Française.

La question de la reconnaissance et de l’établissement de relations d’amitié est une décision particulièrement délicate si on prend en considération certains évènements similaires et certaines résolutions prises par mon Suprême Conseil dans le passé. Tout d’abord, il a toujours été dans nos usages de reconnaître seulement des Suprêmes Conseils qui sont représentatifs des pays dans lesquels ils se trouvent et, malheureusement, une fraction de l’ancien Suprême Conseil est encore présente dans votre pays, ce qui signifie que nous devrons dénoncer la résolution qui avait été précédemment adoptée. Deuxièmement, il n’a jamais été dans nos usages de reconnaître des Suprêmes Conseils qui n’ont pas été formés depuis plusieurs années et votre éminente Juridiction a été constituée depuis seulement 18 mois. Notre Suprême Conseil pense donc qu’il serait contraire à nos usages et à nos résolutions de reconnaître aussi rapidement un nouveau Suprême Conseil. Nous reconnaissons peu de Suprêmes Conseils dans le monde et nous n’avons jamais attribué de reconnaissance ni signé de traités d’amitié avant d’être réellement convaincus de la fiabilité et de la viabilité de ces Juridictions. Mon Suprême Conseil espère, par conséquent, que vous répondrez à ces conditions ; mais il gardera toujours à l’esprit la possibilité de reconsidérer sa position initiale afin d’établir des relations d’amitié avec le nouveau Suprême Conseil pour la France après avoir consulté, selon nos usages, les Suprêmes Conseils d’Irlande et d’Angleterre qui nous sont particulièrement proches.  

L’élimination par RIANDEY de toute opposition au sein du Suprême Conseil pour la France.   

Cette mode de gouvernance arbitraire transparait dans la correspondance que lui adressa Jean BAYLOT après la mise à l’écart en 1972 du grand historien Paul NAUDON, qu’il avait pourtant choisi comme Ministre d’Etat en 1965, suivie, en 1974, de sa propre éviction sous le prétexte fallacieux de sa désignation comme Grand Prieur des Gaules en 1973, après le décès d’Antonin WAST dont il était le Grand Chancelier.  

BAYLOT à RIANDEY (11 avril 1972)[Archives Centrales du boulevard Bineau. 39WB38].  

On m’a informé que la rubrique qui prévoit qu’il sera conféré des honorariats à des Membres du Suprême Conseil lors de notre Tenue du Vendredi 14 Avril concernerait le Fr. Paul Naudon. Je n’ose pas croire à cette information qui pourtant m’est revenue de plusieurs côtés avec insistance. Or, il est évident que sauf le cas de délabrement physique ou mental, où cette mesure est vis-à-vis du bénéficiaire un acte de charité, l’honorariat ne peut être conféré que sur la demande expresse du promu. Cela va de soi. L’imposer équivaudrait à annuler le caractère définitif du mandat qui est celui des Grands Inspecteurs Généraux appelés au Suprême Conseil. Je pense qu’un fait qui rerviendrait au mépris de ces considérations serait frappé de nullité. C’est vous dire que dans le cas où contrairement à mon attente et passant outre à ces objections il serait procédé à un vote, je vous demanderai de tenir comte de mon vote formellement hostile.  

BAYLOT à RIANDEY (14 avril 1974)[Archives Centrales du boulevard Bineau. 39WB38].

Très Illustre et Puissant Souverain Grand Commandeur J’ai un goût marqué pour la simplicité. Moyen de vérité dans l’attitude, elle clarifie les situations et favorise le choix. Vous souffrirez donc que, sans expéditionnaire interposé, je vous dise mon sentiment sur la décision qu’à votre demande, quelques personnes ont prise, se disant constituées en Conseil Restreint. Véridique quant à l’effectif, cette qualification se trouve démentie par la mission exercée. La lecture du règlement ne laisse aucun doute sur son compétence. Si l’on ajoute que la question soulevée, à votre diligence, ne figurait pas à l’ordre du jour, la personne mise en cause n’étant avisée ni des griefs, ni du débat, force est de conclure que la décision prise irrégulièrement est nulle. Je la tiens pour telle. Les motifs sont de grande fantaisie. Je n’ai pas à recourir aux connaissances historiques dont votre courtoisie veut bien me créditer, pour affirmer que la prétendue incompatibilité qu’édicteraient règlements, usages et coutumes n’existe que dans une imagination fertilisée par le désir, quasi lancinant, de me voir disparaître de votre Suprême Conseil. Elle n’est pas davantage autorisée par le texte des Constitutions et du Règlement Intérieur. Lorsque vous vous serez vainement évertué à découvrir d’introuvables précédents, je vous citerai la liste impressionnante de partage des  responsabilités dans des rites divers, en France comme dans la Maçonnerie Universelle. Etat de choses dont on devrait se louer puisqu’il traduit des raisons d’amitié et de cohésion. Venu à la régularité en méditant surtout le Rituel du 18ème degré, j’ai toujours considéré les Rites comme facteurs d’une même ordonnance de construction. Votre geste hostile y contredit. Cela était déjà apparu lorsque vous êtes malencontreusement intervenu à propos des Rituels Symboliques, annonçant des projets de correction dont, par la suite, on n’a rien su. Il était clair dès lors, que vous considériez les Rites comme des corps échappant à l’œuvre d’ensemble, vivant d’une vie propre, zone de franc-alleu ou peut être tenure féodale à vocation suzeraine. Notre désaccord est certes total. Pour moi, tout doit concourir, en étroite association au grand et seul objectif de la l’affermissement d’une maçonnerie régulière. Vous comprendrez que je m’absorbe dans ce dessein, avec le concours fraternel de ceux qui le partagent. Reste à déplorer un exclusivisme dont je demande parfois si, faute de lui découvrir des bases doctrinales ou spirituelles, on ne doit pas tout simplement songer à l’allégorie des pavots de Tarquin. Tenant votre décision pour nulle, je ne m’égarerai pas dans des affrontements aussi médiocres que sans profit. ’exhorterai toujours mes frères de la Franc-Maçonnerie régulière, et particulièrement ceux qui pratiquent le Rite Ecossais Rectifié à apporter toute leur foi active au chantier commun. Soyez assuré qu’ainsi attaché au destin de la Franc-Maçonnerie de Tradition, je sais que la première et la meilleure des dispositions pour la servir est l’aptitude à la Fraternité. Jean BAYLOT 33e SC  

L’ingérence de RIANDEY dans la révision des rituels des trois premiers grades du

REAA.  

Marque de fabrique de la tradition écossaise française formulée au sein du Suprême Conseil de France depuis le début du 19ème siècle, cette volonté hégémonique est ici illustrée par le courrier adressé par Charles RIANDEY au Grand Maître Auguste-Louis DEROSIERE lors de la procédure de révision des rituels du Rite Ecossais Ancien et Accepté.  

RIANDEY à DEROSIERE (20 mars 1973)[Archives Centrales du boulevard Bineau. 39WB38].  

Vous m’avez envoyé un projet de rituels pour le premier degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté. J’ai examiné attentivement ce projet, dans l’esprit qui doit être le mien, c'est-à-dire celui du Chef responsable et gardien du Rite en France, et je ne peux pas l’approuver. Il contient, en effet, des passages provenant d’autres Rites et des appogiatures qui y ont été malencontreusement introduites au cours des dernières années où le Rite Ecossais Ancien et Accepté siégeait encore rue Puteaux. Je me garderais bien d’élever la moindre objection s’il s’agissait de quoi que ce soit d’autre concernant des Loges Bleues placées sous votre autorité. Mais les rituels font partie intégrante du processus initiatique propre au Rite Ecossais Ancien et Accepté, et, sur ce plan, la compétence des hautes instances du Rite est requise et doit être totale.  

Source : http://deusmeumquejus.over-blog.com/  

Lire la suite

Ecole des Francs-Maçons

8 Novembre 2012 , Rédigé par X

Signalé par un Frère cherchant P.A.B

·         Il existe à Saint-Etienne une école élémentaire dont le nom est quelque peu surprenant. Il s'agit de "l'école des Francs-maçons" : 4 classes, 72 éléves (selon le site "Réseaux Citoyen"). A première vue, on peut se demander pourquoi un conseil municipal a, un jour, décidé de nommer ainsi une école. Le but avoué de cet établissement est-il de faire tout plein de petits initiés??? ou bien encore de servir de havre de paix aux enseignants maçons ???
C'est en recherchant l'adresse de cette école que la lumière apparait : 8 Bis rue des Francs Maçons. Le nom de l'école n'était qu'en relation avec le nom de la rue... Celui-ci remonte à 1819. "Il vient de la Loge « Sainte Joséphine de la Franche-Amitié » qui rend hommage à l’épouse de Napoléon. A l’origine nommée « La Franche-Amitié », elle avait demandé en 1805 au Grand Orient d’ajouter « Sainte Joséphine » à son titre distinctif. Elle a disparu avec l’Empire. La rue en question avait été rebaptisée « Rue Fougerolles » pendant Vichy. Dans la rue Antoine Durafour (un Franc-Maçon, ceci-dit au passage) perpendiculaire, anciennement « Grande rue Saint-Roch », un certain nombre de Loges battaient également maillet."

A priori, c'est tout de même un cas unique!

Source : http://entre-les-colonnes.blog.fr/2007/01/27/ecole_elementaire_des_francs_macons~1629808/

Lire la suite

Mythologie et Initiation

8 Novembre 2012 , Rédigé par G\ C\ Publié dans #Planches

Le Rituel d’Initiation d’un profane est riche de références aux Mythes, tout comme la Franc-Maçonnerie fait continuellement référence à des Mythes : égyptiens, grecs, bibliques, chevaleresques.
Pourquoi ce souci d’un référentiel aussi particulier que la Mythologie ancienne ? Que représente-t-elle, cette science au croisement entre éthique, ethnologie, symbolisme, philosophie et art littéraire ? Ne pourrions-nous nous exprimer de manière plus directe et contemporaine, plutôt que de faire recours à la métaphore mythologique, souvent fondée sur une vision scientifique du monde désormais dépassée par les connaissances de la science positive ?
Pourquoi lors du dernier Convent, le Grand Maître nous a demandé d’amplifier les connaissances mythologiques ?

J’essaierai de donner une réponse à chaque question par l’analyse de la mythologie même.

Pierre VINCENTI PIOBB écrivait, à propos de la mythologie :
« Lorsque la Littérature aura cessé de tout exprimer sous la forme du roman – pourtant si souple et si ingénieuse qu’elle est susceptible de charmer et d’instruire à la fois – lorsqu’elle éprouvera le besoin de donner aux pensées une tournure plus utile et plus pratique pour le perfectionnement de l’humanité, elle reprendra, peut-être, les méthodes de l’Antiquité.
Celles-ci n’ont pas dit leur dernier mot – autant qu’il semble.
Certes, les Anciens, ceux de la Grèce, de l’Egypte et de la Chaldée – ceux de la Chine ancestrale également, ont su si bien raconter les histoires.
Il faut vraiment être un petit bourgeois dont les fibres cardiaques sont cuirassées d’une cote de la Bourse, pour ne pas saisir toute la beauté des mythologies du passé.
Ceux qui veulent y voir des traditions populaires sont ou des malfaisants ou des niais... »

La mythologie semble être différente et beaucoup plus complexe qu’un simple ouvrage littéraire.
En réalité la Mythologie est une méthode d’enseignement et de transmission d’un savoir fondamental pour la société humaine. (J’emploie le mot « fondamental » dans son acception étymologique, c’est-à-dire : fondement et non pas celle historique : important). On arrive à cette conclusion parce que dans l’histoire plurimillénaire de l’humanité, la mythologie a toujours exposé une métaphysique, liée à une conception cosmogonique, source d’une vision philosophique de la réalité. Par conséquent la métaphysique donnant naissance à une philosophie pouvait rassembler les hommes, voir les peuples qui se reconnaissaient dans cette pensée, dans une période spécifique et dans un lieu géographique donné.
C’était ainsi que les philosophies engendraient les religions, qui, loin d’être les croyances telles que nous les considérons aujourd’hui, avaient pour but la pratique d’une morale se rattachant à une condition éthique définie. C’était une manière de régler les comportements réciproques des composants d’une société humaine, afin de mieux vivre ensemble. Néanmoins étant un absolu philosophique concernant la « science du Bien et du Mal » pouvait être affirmé comme un dogme.
Et telle a été la situation du Christianisme, lorsqu’à partir du mythe du Christ, qui est l’histoire d’un Dieu devenant Homme, sa philosophie a voulu s’imposer comme mouvement politique pour remplacer l’Empire Romain.
Ce dernier avait toujours respecté les différentes cosmogonies, les différentes mythologies et les relatives philosophies, se limitant à la seule domination militaire et économique. Mais sa conception pluraliste de la philosophie devait se transformer en son pire ennemi, car elle n’a pas permis de faire face au dogme monothéiste, qui prétendait unifier les hommes en une unique vision du bien et du mal.
On entrevoit ici la complexité d’une conception mythologique et la nécessité d’en comprendre les mécanismes pour juger objectivement les phénomènes philosophiques, moraux, politiques de l’humanité.
Car pour schématiser, nous pouvons affirmer que : la mythologie est l’exposé d’une métaphysique. Cette dernière s’exprime par une philosophie qui relie les hommes dans une religion. La religion crée un dogme qui engendre une morale. La morale règle la vie d’une société. En remontant le parcours nous nous apercevons que toutes les société ont été bâties sur une fondation mythologique et que c’est la banaliser de la considérer comme un ensemble de traditions populaires ou de fables pour enfants.

Techniquement il faut faire une certaine différence entre un mythe, une légende et une fable. La distinction se situe au niveau du contenu, mais aussi sur la forme littéraire : la fable étant le récit le plus artistiquement conçu et le plus libre dans l’expression.

Le Mythe : le mythe peut être « constitutif » ou « relatif ». Il est constitutif lorsqu’il parle d’un Dieu et qu’il fondateur d’une religion. Il s’agira, donc, d’un mythe constitutif fondamental. C’est celui qu’il faut aborder lorsqu’on veut étudier une métaphysique. Par exemple le mythe de Vénus est constitutif, car il traite du principe d’attraction universelle, à l’origine de notre vie sur cette planète et une des forces fondamentales pour notre astrophysique. La religion de Vénus a été une des plus importantes de l’antiquité gréco-romaine.
Mais une religion est issue d’une philosophie et, en même temps, elle développe un positionnement philosophique, lequel a parfois besoin d’être précisé, surtout dans les rapports qu’il instaure avec la pensée fédératrice.
Pour faire cela le Mythographe fait recours au mythe constitutif accessoire, qui traite d’un dieu (voir d’un principe ou d’une force) en relation étroite avec celui du mythe fondamental.
Par exemple lorsque dans le mythe du Christ, donc de l’humanisation de la Divinité on doit faire référence à l’humus énergétique de l’être, à la terre nourrice, on introduit le mythe de la Vierge, à laquelle nous attribuons le processus matériel d’anthropomorphisation de la divinité abstraite.

Aux principes métaphysiques font suite les manifestations philosophiques, qui, ayant un rapport avec la psychologie humaine, peuvent (et souvent doivent) donner des directive éthiques. Or l’éthique est étroitement dépendante des coutumes traditionnelles d’un lieu géographiquement défini, d’un peuple. C’est le motif pour lequel parfois nous sommes amenés à confondre mythologie et ethnologie ou tradition populaire.
Deux autres types de mythes vont spécifier le mythe fondamental : il s’agit des mythes relatifs : celui moral et celui ethnique.
Le premier doit avoir une fonction éducative pour les individus, comme, par exemple, le mythe de Persée, fils de Jupiter et néanmoins sans qualité divine. Il s’agit d’un héros dont les exploits sont, pour les jeunes, un modèle à imiter.
Le deuxième a une fonction initiatique, afin d’enraciner les hommes dans la tradition culturelle de leur pays. C’est le cas d’Orphée, fils d’Apollon, et des mystères Orphiques, très importants dans les traditions initiatiques grecques.

La Légende : afin de détailler le mythe, les auteurs se servaient des affabulations, plus au moins artistiques. Ces affabulations prenaient la forme de légendes à caractère ethnique ou morale, en fonction de leur finalité.
L’affabulation consiste à utiliser une histoire vraie – ou susceptible de l’être – pour en faire un mythe. L’affabulation est donc l’adaptation mythique d’une réalité. Elle donne à penser que l’histoire racontée représente ce qui est susceptible de survenir dans la vie courante ; ou bien, ce qui constitue des faits qui se sont réellement produits.
Son rôle éducatif ne reste plus à être démontré, c’est presque une évidence.
La légende type est celle d’Hercule. On sait qu’elle a une réplique phénicienne, si bien que beaucoup ont pensé que le Héros grec avait été emprunté à Tyr. Ce n’est nullement nécessaire de supposer une importation mythique. L’Hercule grec et l’Hercule phénicien, que l’on voit en statue, sous le nom de colosse d’Amathonte, sont tous deux le même personnage légendaire dont l’existence se trouve racontée « à titre d’exemple généralisé » pour une raison touchant les questions métaphysiques, mais non pas concernant celles-ci.
Les légendes sont philosophiques et non pas religieuses.

La Fable : enfin les fables viennent compléter l’œuvre mythographique. La fable utilise uniquement l’invention ; aujourd’hui nous dirions le virtuel. Tout est possible dans les fables, où l’irréalité semble prendre concrétude par la forme artistique poussée. La fable a une finalité initiatique et d’élévation progressive de l’âme humaine. Elle fait appel au senti, au coté féminin de l’être, pour l’éveiller à la perception d’un domaine autre que celui de la réalité matérielle quotidienne. Elle fait appel à la vue éloignée, à la mise en perspective de la subjectivité individuelle. D’ailleurs elle s’adresse à l’individu et non pas à la collectivité sociale, car l’initiation est individuelle et pour elle l’humanité peut progresser dans son ensemble, par l’amélioration et l’élévation individuelle de ses composants.
La fable plus que les autres forme sus exposées fait recours au symbolisme et à la métaphore, et, comme le symbolisme, elle est faite pour toucher l’âme des individus.
Parfois les fables ont une seule source commune, comme les fables de La Fontaine, dérivées de celles de Phèdre, qui se refont à celles grecques d’Esope et aux Védas hindous. Mais le plus souvent elles sont indépendantes et enracinées dans des cultures spécifiques, comme Les Milles et une Nuit arabes ; Schéhérazade venant de Perse.
Mais toutes ont en commun une voie initiatique, des épreuves, la lutte entre le bien et le mal en chacun de nous, un dernier obstacle à franchir et la conquête finale d’une lumière qui éveille notre âme endormie sous les toiles d’araignée des habitudes et des lieux communs.

La Franc-Maçonnerie, comme toute autre société initiatique, bâtit sa structure éducative progressive autour d’un mythe fédérateur : celui de l’homme droit axé sur sa conscience d’être matériel et spirituel, masculin et féminin, humain et divin. Un homme sublimé après avoir été putréfié, mort et ressuscité. Or comme les différents peuples définis géographiquement avaient des mythes, des religions, des légendes et des fables adaptés à leur culture et à leur histoire, ainsi le Franc-Maçonnerie fait recours à des mythes interprétant des sensibilités particulières. On appelle ceux-ci des Rites.
Le Mythe constitutif fondamental au Rite de Memphis-Misraïm est celui d’Osiris, de la mort et de la résurrection.

Monsieur (Madame), s’initier « c’est apprendre à mourir » dans le Monde Antique ! La corde que vous portez dès cet instant au cou ne doit donc point, à vos yeux, revêtir de caractère infamant, ni vexatoire. Il ne s’agit point d’une inutile brimade. Cette corde symbolique n’est autre que l’image du lien fluidique reliant votre forme subtile à l’enveloppe charnelle que la Mort matérielle vous a fait abandonner. Quittant la Chambre de Réflexion et son appareil funèbre, vous traversez, ainsi qu’en un mauvais rêve, le sombre Amenti, l’Hadès, le Royaume des morts. Guidé par l’Hermès souterrain, conducteur des âmes dans l’Au-delà, vous vous dirigez en aveugle vers la Lumière ineffable, et ce sous sa seule conduite. Que ceci vous fasse pénétrer l’ésotérique enseignement de notre Rituélie : sans nulle intervention providentielle, sans quelque occulte et mystérieuse prédestination, il y a peu de chances pour que l’âme humaine, enténébrée, retrouve le chemin de sa Liberté première. Tel est l’enseignement formel de la Gnose...

Le Mythe constitutif accessoire est celui d’Isis : la force d’attraction universelle, qui arrive à rassembler ce qui est épars et apparemment perdu, par un amour inconditionné.

Nous vous faisons toucher la terre, notre mère à tous, que l'antiquité a nommée Déméter ou Isis. Souvenons-nous que nous sommes terre et que nous retournerons à la terre, n'oublions pas que la Vie et l'Amour sont une seule et même chose. Nos ancêtres ont écrit « l'Amour est plus fort que la Mort ».

Mais il y a aussi le mythe relatif d’Hermès, d’Agapée et de Séléné avec ses rites lunaires. Cet ensemble nous situe dans l’espace culturel d’Occident et dans la philosophie de l’enseignement progressif, basé sur le rapport entre Maître et Elève. C’est la différence fondamentale entre l’Initiation Occidentale et celle Orientale, cette dernière fondée plus sur la solitude et la méditation.

Monsieur (Madame), héritière des antiques cénacles ésotériques et occultes, la Franc-Maçonnerie a conservé le secret d'un très ancien breuvage, véritable philtre, composé de plantes cueillies à certaines époques lunaires, travaillées et infusées à certaines autres, et finalement consacrées selon les Rites millénaires. Ce breuvage a pour but de vous dépersonnaliser. Quelques semaines après son ingestion, inoffensive quant à la santé physique, votre personnalité passée se dissoudra lentement. Insensiblement, avec les jours, vous deviendrez un autre être. Lentement l'Egrégore qui anime et conduit notre antique Société, vous pénétrera, substituera sa volonté à la votre et, au prochain anniversaire de votre Réception, il ne restera plus rien de l'homme (la femme) que vous êtes actuellement. Vous ne serez plus alors, selon l'antique et très occulte formule que "pareil au cadavre que la main du laveur des morts tourne et retourne à son gré". Une dernière fois, Monsieur (Madame), consentez-vous à mourir à votre vie passée ?

Nous continuons la cérémonie d’initiation par l’introduction des fables initiatiques : celle des voyages sur le chemin ardu des épreuves et du combat contre soi-même ; contre sa propre carapace faite d’ambition, d’orgueil, de réminiscences d’un passé que l’on évite d’abandonner par commodité et, peut-être, par lâcheté. Notre cadavre nous est montré par terre avec un poignard dans le cœur : c’est le traître, mais non pas le traître envers l’Ordre, mais envers nous-mêmes. Nous serons vraiment des initiés, lorsque nous aurons su nous débarrasser de notre manifestation pour rejoindre l’unité essentielle de l’être. Les tâches les plus humbles nous attendent, sur le chemin de l’initiation. Saurons nous les affronter sans nous sentir lésés dans nos acquis sociaux ? Saurons-nous, directeurs de sociétés, chefs d’entreprises, juristes célèbres, servir les autres sans nous sentir abaissés au rang de bonnes. Saurons nous, ouvriers manuels, étudier les conceptions les plus ardues ? Voilà le sens éducatif et initiatique de la grande fable de l’initiation maçonnique.

Monsieur (Madame), puisque telle est votre volonté, quoi qu'il arrive, de devenir Maçon. Et que c'est librement que vous acceptez les conséquences de toute cette rituélie ésotérique, sur vous-même et en vous-même, il vous appartient donc de continuer votre lente assimilation à l'Âme de notre Fraternité. Tout à l'heure vous avez bu le Breuvage de l'Oubli, destiné à vous dépersonnaliser, à vous enlever tout volonté propre. Voici une seconde Coupe, celle du Breuvage de Mémoire, l'Eau de Mnémosymée… Quand vous l'aurez absorbée, votre possession sera totale, absolue. l’Âme occulte de la Maçonnerie tout entière sera passée en vous. En n'importe quelle région du Monde, vous ne ferez plus qu'un avec tous vos Frères et Sœurs. Leurs amitiés, leurs répugnances seront les vôtres. Alors que l'Eau d’Oubli faisait de vous un corps sans vie, sans volonté propre, l'Eau de Mémoire, fera de vous le Maçon militant, le véritable Enfant de la Veuve.

La légende clôture la cérémonie : celle de la veuve et de l’orphelin ; une histoire vraisemblable. Une histoire qui met le néophyte face à la philosophie maçonnique ; au concept plus difficile à intégrer : celui de l’amour inconditionnel ; de l’amour qui offre sans rien demander en retour ; qui accepte l’autre sans critique, tout simplement parce qu’il est issu de la même unité. Et c’est dans ce petit et simple geste de l’aumône que l’on glorifie la devise Liberté, Egalité, Fraternité, devenant pour toujours le guide lumineux de l’Initié.

Il reste un dernier Rite à accomplir, notre séculaire Fraternité a pris en charge le soutien d’une malheureuse Veuve et de son Enfant. C’est au nom de cette Veuve et de cet Orphelin que je vous demande de bien vouloir verser votre obole dans le Tronc de Bienfaisance. Frère (Sœur) Maître des Cérémonies accompagnez notre Frère (Sœur) Hospitalier auprès de notre nouvel(le) apprenti(e) afin qu'il (elle) lui verse son obole.

Mon Frère (Ma Sœur) nous savions que vos métaux ne vous étaient pas rendus. Si notre Frère Hospitalier a malgré cela été délégué près de vous, c'est pour vous montrer combien il est pénible de ne pouvoir secourir son prochain dans le malheur. Frère Expert, veuillez rendre ses métaux à notre apprenti. Le tronc de bienfaisance circulera à la fin de nos travaux, vous y déposerez votre obole. Puisse, l’Initiation que vous venez de recevoir vous faire comprendre toute l’importance de cet acte de charité.

Pourtant, sachez que lorsque je vous ai parlé d’aumône en faveur d’une Veuve et d’un Orphelin, ce n’était pas d’une aumône matérielle, ni à des personnages de chair, que je faisais allusion…La Veuve et son Orphelin, entités-principes dont la Maçonnerie ne prétend être que la main agissante, et la servante fidèle, ne sont point de ce Monde ! Pour votre instruction présente, il importe que vous y voyez déjà bien autre chose. Dès à présent, admettez, si vous le voulez bien, qu’il s’agisse de l’Humanité toute entière, privée de son Animateur initial, l’Homme Total, et que le but de la Maçonnerie Humaine soit de rebâtir ce Foyer lointain où l’Humanité a grandi, où elle a connu le Bonheur ineffable. Et d’ores et déjà, vous concevrez que la nécessaire édification d’un Temple Social ici-bas, but immédiat de la Franc-Maçonnerie, se double, en des plans plus subtils et en des « Régions Spirituelles » fort lointaines pour la créature charnelle, de l’édification d’un autre Temple, parure d’un Jardin Mystique, au sein, lui-même, d’un Eternel Royaume et que la Franc-Maçonnerie dénomme l’Orient Eternel. Et ce Temple, c’est d’abord en nous-même que nous devons l’édifier, selon l’adage antique « OMNIA AB UNO ET IN UNUM OMNIA », soit : « Un est en Tout et Tout dans Un !» Les pierres de ce Temple sont nos possibilités . Il dépend donc de nous que par leur taille elles deviennent des Vertus morales, intellectuelles et spirituelles.

J’ai dit.

  

Source : www. ledifice.net

Lire la suite