Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Hauts Grades

Articles récents

Royal York GLNF N°1538 : cérémonie d'initiation (1)

27 Octobre 2012 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #Royal York GLNF N°1538

1ère Partie : INITIATION
(Lorsque le Candidat est prêt, le 1.M.C. lui fait frapper 3 coups à la porte intérieure)
V.M.   =0=
  1.E.   V.M.
V.M.   F.1.E.
  1.E.   On frappe à la porte intérieure du Temple.
V.M.   Voyez qui a frappé et demandez-en la cause.
  1.E.   (va à la porte, frappe =0=0=0=; le 1er M.C. =0=; Le 1.E. ouvre la porte) - Qui va là ?
1.M.C. Monsieur X.Y., un candidat pauvre et dans les ténèbres, qui désire recevoir et bénéficier d'une partie des Droits, Lumières et Bienfaits de cette Respectable Loge, érigée à la Gloire de Dieu, et dédiée à la mémoire des Bienheureux Saints Jean comme l'ont fait tous les FF. et Comp. qui ont suivi ce chemin avant lui.
  1.E.   Monsieur X.Y., est-ce là un acte de votre plein gré et libre volonté ?
     C.   Oui
  1.E.   F.1.M.C., en est-il digne et réellement capable ?
M.C.   Il l'est.
  1.E.   Est-il dûment et véritablement préparé ?
M.C.   Il l'est.
  1.E.   Par quel autre Droit espère-t-il obtenir ce grand privilège ?
M.C.   Parce qu'il est un homme né libre, ayant atteint l'âge légal, et qu'il est recommandé par des gens dignes de foi.
  1.E.   Puisque le candidat possède toutes les qualités requises, faites-le attendre jusqu'à ce que le V.M. puisse être informé de sa demande et qu'il ait rendu sa réponse. - (ferme la porte et retourne vers l'Autel) - V.M.
V.M.   F.1.E
  1.E.   Il y a, à la porte du Temple, Monsieur X.Y., un candidat pauvre et dans les ténèbres, qui désire recevoir et bénéficier d'une partie des Droits, Lumières et Bienfaits de cette Respectable Loge, érigée à la Gloire de Dieu et dédiée à la mémoire des Bienheureux Saints Jean, comme l'ont fait tous les FF. et Comp. qui ont suivi ce chemin avant lui.
V.M.   Est-ce là un acte de son plein gré et de sa libre volonté ?
  1.E.   Oui.
V.M.   En est-il digne et réellement capable ?
  1.E.   Il l'est.
V.M.   Est-il dûment et véritablement préparé ?
  1.E.   Il l'est.
V.M.   Par quel autre Droit espère-t-il obtenir ce grand privilège?
  1.E.   Parce qu'il est un homme né libre, ayant atteint l'âge légal et qu'il est recommandé par des gens dignes de foi.
V.M.   Puisque le candidat possède toutes les qualités requises, qu'il entre, au nom du Seigneur, dans cette Respectable Loge et qu'il soit reçu selon les formes anciennes et dûment établies.

           (Le 1.E. se rend au Midi et y attend le Mar. qui est suivi par les II.                        Le 1.E. se place à la gauche du Mar. Tous quatre se dirigent vers la porte intérieure, où les II. forment l'arche avec leurs cannes. Le Mar. attend sous l'arche.
  1.E.   =0= (il ouvre la porte)
           Qu'il entre, au nom du Seigneur, dans cette Respectable Loge et qu'il soit reçu selon les formes anciennes et dûment établies. (Un candidat doit toujours être conduit par sa main droite, le 1.E. se place à gauche du Mar., la procession se fera 2 par 2  dans l'ordre suivant : le 1.E. et le Mar. suivis par les MM.CC., le 1.M.C. étant à gauche, puis le candidat et le conducteur, les II. ferment la marche : s'il n'y a pas d'intendant, les MM.CC. ferment la marche) (La procession se place devant le plateau du 1.S., face à l'Orient)
Musique (La musique commence après les 3 coups de maillet du V.M., elle se poursuit pendant toute la déambulation, jusqu'à ce que le candidat soit installé à l'Autel. Elle doit être mise en sourdine, ou arrêtée, lorsque les OO. parlent)
V.M.   (quand le candidat entre en Loge) =0=0=0=  (toute la Loge se lève)
  1.E.   Monsieur X.Y., j'ai ordre de vous recevoir sur la pointe d'un instrument acéré, perçant votre sein gauche nu. (Il le fait).Ceci pour vous enseigner que cet instrument de torture de la chair, n'est qu'un pâle symbole des tortures que subiraient à jamais votre âme et votre conscience, si vous révéliez indûment les secrets de la F.M.
           (Toute la déambulation se fait en restant à l'Ouest de l'Autel. La colonne tourne vers le Sud, vers l'Est, puis vers le Nord. Quand elle tourne vers l'Est. le V.M. l'arrête.)
V.M.   =0= (La procession s'arrête, la Loge reste debout) Ne laissez personne s'engager dans une grande ou importante entreprise sans invoquer d'abord l'aide de la Divinité.- F.1.E.
  1.E.   V.M.
V.M.   Conduisez le candidat au Centre de la Loge, et faites-le s'agenouiller pour qu'il puisse prier. (La procession reprend son demi-tour vers le Sud, va jusqu'à l'Autel où elle s'arrête, face à l'Orient. Le candidat s'agenouille complètement. Le V.M. et le Chap. descendent de l'Orient et se placent devant le candidat. Tous les FF. se lèvent et se mettent au S.de Foi. Le Chap. ou le V.M. pose sa main gauche sur la tête du candidat pendant la prière.)
chap.  Daigne, Père Tout Puissant de l'Univers, étendre ton aide à notre réunion de ce jour. Accorde à ce candidat à la Franc-Maçonnerie la grâce de dédier et de consacrer sa vie à Ton Service, et de devenir un F. Loyal et Fidèle parmi nous.
           Dote-le d'une part de Ta Divine Sagesse, afin qu'il puisse, animé par les purs principes de notre Fraternité, mieux faire briller les beautés d'une vie de Sainteté, à la Gloire de Ton Saint Nom. AMEN.
Tous   Ainsi soit-il. (cessent le S.de F.)
V.M.   Monsieur X.Y., en qui placez-vous votre confiance ?
     C.   En Dieu.(ou toute autre expression de la foi en un principe supérieur, en principe, la réponse ne doit pas être  soufflée par le 1.E.)
V.M.   Votre confiance étant placée en Dieu, votre Foi repose sur des fondations solides.
           (le V.M. prend le candidat par la main droite) Levez-vous, suivez votre guide et ne craignez aucun danger. (Le Chapelain retourne à sa place, Le V.M. retourne à l'Orient) =0=
           (Toute la Loge s'assied) (La procession ,après un quart de tour à droite se dirige vers le Sud, l'Orient, le Nord, en restant à l'Ouest de l'Autel puis entame la déambulation vers l'Orient. Quand elle passe devant chaque Officier…).(Le Chapelain prend la suite de la procession quand elle passe devant lui pour se rendre à l’Ouest de l’Autel, face à l’O.)
   2.S.   se lève  =0= et reste debout
   1.S.   se lève  =0= et reste debout
V.M.   =0=(toute la Loge se lève)
           (Quand la procession arrive au Midi, elle s'arrête face à l'Occident. Le Chap., face à l'Autel, lit le Psaume 133 )
chap. "Oh ! qu'il est agréable, qu'il est doux, pour des F., de demeurer ensemble".
           "C'est comme l'huile précieuse qui, répandue sur la tête, descend sur la barbe, la barbe d'Aaron, qui descend sur le bord de son vêtement".
           "C'est comme la rosée de l'Hermon, qui descend sur les Montagnes de Sion, car c'est là que l'Éternel envoie la bénédiction, la vie pour l'Éternité"
           ( Tous les FF. s »assoient, le Chap. retourne à l'Orient s’il a la place de passer, la procession se tourne face au 2.S.)
  1.E.   =0=0=0= (avec sa verge sur le sol)
   2.S.   =0= (se lève) - Qui va là ?
  1.E.   Monsieur X.Y., un candidat pauvre et dans les ténèbres, qui désire recevoir et bénéficier d'une partie des Droits, Lumières et Bienfaits de cette Respectable Loge érigée à la Gloire de Dieu, et dédiée à la mémoire des Bienheureux Saints Jean, comme l'ont fait tous les FF. et Comp. qui ont suivi ce chemin avant lui.
   2.S.   Monsieur X.Y., est-ce là un acte de votre plein gré et libre volonté ?
     C.     Oui.
   2.S.   F.1.E - en est-il digne et réellement capable ?
  1.E.   Il l'est.
   2.S.   Est-il dûment et véritablement préparé ?
  1.E.   Il l'est.
   2.S.   Par quel autre Droit espère-t-il obtenir ce grand privilège ?
  1.E.   Parce qu'il est un homme, né libre, ayant atteint l'âge légal et qu'il est recommandé par des gens dignes de foi.
   2.S.   Puisque le candidat possède toutes les qualités requises, conduisez-le au 1.S., à l'Occident, afin que celui-ci l'examine à son tour. (s’assied)
           (La procession se place face au 1.S.)
  1.E.   =0=0=0=(avec sa verge sur le sol)
   1.S.   =0= (se lève) - Qui va là ?
  1.E.   Monsieur X.Y., un candidat pauvre et dans les ténèbres, qui désire recevoir et bénéficier d'une partie des Droits, Lumières et Bienfaits de cette Respectable Loge érigée à la Gloire de Dieu et dédiée à la mémoire des Bienheureux Saints Jean, comme l'ont fait tous les FF. et Comp. qui ont suivi ce chemin avant lui.
   1.S.   Monsieur X.Y., est-ce là un acte de votre plein gré et libre volonté?
     C.   Oui.
   1.S.   F.1.E. en est-il digne et réellement capable ?
  1.E.   Il l'est.
   1.S.   Est-il dûment et véritablement préparé ?
  1.E.   Il l'est.
   1.S.   Par quel autre Droit espère-t-il obtenir ce grand privilège?
  1.E.   Parce qu'il est un homme, né libre, ayant atteint l'âge légal et qu'il est recommandé par des gens dignes de foi.
   1.S.   Puisque le candidat possède toutes les qualités requises, conduisez-le au V.M. à l'Orient, afin que celui-ci l'examine à son tour. (s’assied)
           (la procession se place face au V.M.)
  1.E.   =0=0=0=(avec sa verge sur le sol)
V.M.   =0= Qui va là?
  1.E.   Monsieur X.Y., un candidat pauvre et dans les ténèbres, qui désire recevoir et bénéficier d'une partie des Droits, Lumières et Bienfaits de cette Respectable Loge, érigée à la gloire de Dieu, et dédiée à la mémoire des Bienheureux Saints Jean, comme l'ont fait tous les FF. et Comp. qui ont suivi ce chemin avant lui.
V.M.   Monsieur X.Y., est-ce là un acte de votre plein gré et libre volonté?
     C.   Oui.
V.M.   F.1.E - en est-il digne et réellement capable ?
  1.E.   Il l'est.
V.M.   Est-il dûment et véritablement préparé ?
  1.E.   Il l'est.
V.M.   Par quel autre droit espère-t-il obtenir ce grand privilège?
  1.E.   Parce qu'il est un homme né libre, ayant atteint l'âge légal, et qu'il est recommandé par des gens dignes de foi.
V.M.   D'où venez-vous et où allez-vous?
  1.E.   Nous venons de l'Occident et allons vers l'Orient.
V.M.   Pourquoi avez-vous quitté l'Occident et allez-vous vers l'Orient?
  1.E.   Parce que nous sommes à la recherche de la Lumière Maçonnique.
V.M.   Puisque le candidat possède toutes les qualités requises, et qu'il est à la recherche de la Lumière Maçonnique conduisez-le au 1.S. à l'Occident, qui lui enseignera comment s'approcher de l'Orient, selon les formes anciennes et dûment établies.
           (La procession fait face au midi, part vers le Midi fait un demi-tour gauche, repart vers le Nord et se dirige vers l'Ouest en passant par le Nord. Elle s'arrête à l'angle N.O de l'Autel)
  1.E.   F.1.S.
   1.S.   F.1.E. (se lève)
  1.E.   Le V.M. a ordonné que vous enseigniez à ce candidat comment approcher de l'Orient selon les formes anciennes et dûment établies.
   1.S.   Faites que le candidat soit face à l'Orient.
           (La procession se dirige vers l'ouest, tourne à gauche vers le midi, et s'arrête au niveau du 1.S., puis fait face à l'Orient.)
   1.S.   Monsieur X.Y., avancez votre pied gauche (le cand. le fait), Amenez le talon de votre pied droit dans le creux de votre pied gauche, formant ainsi l'angle d'un rectangle. (le cand. le fait) - V.M.
V.M.   F.1.S.
   1.S.   Le candidat est à vos ordres.(le 1.S. reste debout pendant la mie en place du candidat)
V.M.   (se lève) - Monsieur X.Y., avant que vous puissiez continuer plus avant dans la voie de la Franc-Maçonnerie, il est nécessaire que vous preniez un engagement solennel se rapportant au grade d'App. Moi, le Maître de la Loge, je vous assure qu'il ne contient rien qui puisse être contraire à vos devoirs ou droits moraux, sociaux ou civils quels qu'ils soient. Avec cette assurance de ma part, acceptez-vous de prendre cet engagement solennel ?
     C.   Oui
V.M.   Alors avancez-vous jusqu'à l'Autel Sacré de la Franc-Maçonnerie, et agenouillez-vous sur votre genou gauche nu, votre genou droit formant l'angle d'un carré, votre main gauche soutenant, votre main droite reposant sur la Sainte Bible, l'Équerre et le Compas. (Le conducteur place le candidat en bonne et due forme, sous le contrôle du 1.E. Quand le candidat est conduit à l'Autel, les MM.CC. se placent devant leur place respective. Le Mar. se place à mi-distance entre l'Autel et l'Occident, les II. de part et d'autre du Mar. sans faire l'Arche.)
  1.E.   V.M.
V.M.   F.1.E
  1.E.   Le candidat est installé en bonne et due forme.
V.M.   =0=0=0=  (toute la Loge se lève)
           - les MM.CC. se dirigent vers l'Orient pour délimiter l'alignement que doivent respecter les FF. Le Mar gagne sa place devant le plateau du 1.S.à mi-chemin de l’Autel.
           - le 2.S. se place devant le fauteuil du 1.M.C. et le 1.S. devant celui du 2.M.C.
           - ayant tracé le Temple, les MM.CC. reviennent à l'Occident et s'arrêtent face aux SS.
           - les F prennent place à l'alignement tracé par les MM.CC. pendant que les MM.CC. retournent à l'Occident.
           - les MM.CC. repartent à l'Orient suivis par les SS., ils forment une Arche à l'Orient, sous laquelle prennent place les SS. face à l'Occident.
           - à ce moment, les II. forment une Arche au-dessus du Mar.
           - le V.M. descend de l'Orient, donne le maillet au 1.S. et le chapeau au 2.S. Quand le V.M. s'approche de l'Autel l'éclat des Lumières doit diminuer et tous les FF. font le S.d.F. sauf le V.M., les MM.CC. et les II.
           - le conducteur reste derrière le candidat et le 1.E. se tient à l'angle S.O. de l'Autel
           - toutes les lumières sont éteintes sauf les 3 cierges de l'Autel.
V.M.   Monsieur X.Y., si vous êtes toujours disposé à prendre cet engagement solennel dites "Moi" et déclinez vos nom et prénom.
     C.   Moi, X., Y.,
V.M.   Répétez après moi : De mon plein gré et de ma libre volonté. En présence de Dieu Tout Puissant et de cette Respectable Loge de Maçons Francs et Acceptés, érigée à la gloire de Dieu, et dédiée à la mémoire des Bienheureux Saints Jean. Par ceci et sur ceci, solennellement et sincèrement, je promets et jure que je garderai, cacherai et jamais ne révélerai à quiconque, aucun point, parcelle ou partie des secrets et mystères de l'Antique Franc-Maçonnerie que j'ai reçus, vais recevoir ou qui peuvent m'être communiqués à l'avenir; Sauf à un F. App. régulier, ou dans le sein d'une Loge juste et dûment constituée d'App. réguliers et surtout pas à celui ou à ceux se disant tels, mais seulement à celui ou à ceux que je sais être tels pour les avoir dûment éprouvés, examinés strictement, ou avoir reçu à leur sujet, des informations Maçonniques légitimes. En outre, je promets et jure, que je n'écrirai pas ces secrets, ne les burinerai, sculpterai, marquerai, ni ne les tracerai d'aucune autre manière sur quoi que ce soit d'éphémère ou d'éternel, par quoi ou sur quoi, le moindre mot, syllabe, lettre ou caractère pourrait être rendu lisible ou intelligible à moi-même ou à autrui, et grâce auxquels les secrets de la Franc-Maçonnerie pourraient être révélés indûment par mon indignité. Tout ceci, je le promets et je le jure, solennellement et sincèrement, sans hésitation, réserve mentale ou faux-fuyants d'aucune sorte, en acceptant de subir la peine terrible d'avoir la gorge tranchée, la langue arrachée et enterrée dans les sables de la mer, à la laisse des basses eaux, là où le flux et le reflux se font sentir deux fois en vingt-quatre heures., si intentionnellement ou volontairement je viens à violer mon obligation solennelle d'App. Franc-maçon. Que Dieu me vienne en aide et m'arme de constance pour tenir fidèlement cette solennelle obligation.          (Marquer une légère pause)
V.M.   Comme gage de votre sincérité, scellez cette promesse par un baiser sur la Sainte Bible qui repose entre vos mains. (le conducteur libère les mains du candidat et le laisse embrasser volontairement la Bible)
V.M.   F.1.E.
  1.E.   V.M.
V.M.   Enlevez le nœud coulant. - (le conducteur enlève le noeud coulant)
V.M.   Mon F., dans votre situation actuelle, que désirez-vous recevoir avant tout ?
     C.     La Lumière Maçonnique. (La réponse lui est soufflée par le conducteur)
V.M.   Mes FF., tendez vos mains et aidez-moi à donner la vraie Lumière Maçonnique à ce nouveau F.
           (le V.M. et les FF. font le D.G. de l'App. M., en attente du claquement de mains )
V.M.   "Au commencement Dieu créa le ciel et la terre.
           La terre était informe et vide, les ténèbres couvraient la face de l'abîme, et l'esprit de Dieu planait sur les eaux. Dieu dit : "Que la Lumière soit et la Lumière fut". Pour commémorer humblement cet auguste événement, je dis maçonniquement "que la Lumière soit".            (Lorsque le V.M. et les FF. tapent dans leurs mains, le bandeau est enlevé par le conducteur qui regagne sa place dans les rangs. Libérer les mains du candidat)
V.M.   F. X.Y., maintenant que la Lumière Maçonnique vous a été donnée, vous apercevez les Trois Grandes Lumières de la Franc-Maçonnerie, éclairées par les symboles des Trois Lumières Secondaires. Les Trois Grandes Lumières en Franc-Maçonnerie sont : la Bible, l'Équerre et le Compas. Elles sont ainsi expliquées. La Sainte Bible nous est donnée pour servir de règle et de guide à notre Foi et à notre pratique. L'Équerre nous est donnée pour que nos actes soient empreints de rectitude. Enfin le Compas nous est donné pour circonscrire nos désirs et maintenir nos passions dans de justes limites à l'égard de l'Humanité. Les Trois Lumières Secondaires sont: le Soleil, la Lune et le Maître de la Loge. Elles sont ainsi expliquées. Comme le Soleil régit le jour et la Lune règne sur la nuit, de même le Vénérable Maître, avec une égale régularité, doit régir et gouverner la Loge. Les représentations des Trois Lumières Secondaires sont trois cierges allumés, placés sur des chandeliers, situés à l'Orient, à l'Occident et au Midi.
           J'attire particulièrement votre attention sur la Grande Lumière de la Franc-Maçonnerie : la Sainte Bible. Quelles que soient les divergences entre les hommes sur les questions de croyance et de théologie, tous les hommes de bonne volonté sont d'accord pour reconnaître que, dans la Sainte Bible, se trouvent exposés les principes de moralité qui constituent les fondations sur lesquelles doit être construite une vie de droiture. La Franc-Maçonnerie, en conséquence, ouvre ce livre sur ses Autels, en commandant à chacun de ses adeptes de l'étudier avec diligence pour y découvrir le chemin qui mène à la vie éternelle. N'adoptant aucune croyance particulière, interdisant les discussions sectaires au sein de ses Loges, encourageant chacun à se maintenir avec constance dans la foi qui est la sienne, la Franc-Maçonnerie prend tous les hommes de bonne volonté par la main et, les guidant jusqu'à ses Autels, leur montre la Bible ouverte. Elle y invite instamment chacun à diriger ses pas dans la vie à l'aide de la Lumière qu'il y aura trouvée, telle qu'il l'aura trouvée.
           S'il arrivait jamais que l'athée, l'infidèle, l'irréligieux, ou le libertin, puisse arracher le Livre de la Loi Sacrée de nos Autels, et ainsi enlever ou simplement obscurcir, la plus Grande des Lumières de la Franc-Maçonnerie, cette Lumière qui, pendant des Siècles, a été la règle des Francs-Maçons, alors nous ne pourrions plus prétendre au noble titre de Maçons Francs et Acceptés. Mais tant que cette Sainte Lumière brillera sur nos Autels, tant qu'elle illuminera le chemin que suivent les Francs-Maçons, des rayons dorés de la Vérité, aussi longtemps qu'il en sera ainsi, mais pas plus longtemps, la Franc-Maçonnerie pourra vivre et exercer son influence bénéfique sur l'humanité. Montez donc une garde vigilante devant ce Livre de la Loi Sacrée et Immuable, comme s'il s'agissait de votre vie même. Défendez-le comme vous défendriez le drapeau de votre pays, vivez selon ses enseignements divins, avec son assurance éternelle d'une immortalité bénie.
          
Lire la suite

Royal York GLNF N°1538 : travaux de Loge (2)

27 Octobre 2012 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #Royal York GLNF N°1538

VOTE POUR L'ÉLECTION D'UN FUTUR F.

  V.M.   F.Sec.

   Sec.   V.M.

  V.M.   Avez-vous des rapports de la commission d'enquête concernant des demandes d'affiliation de profanes à notre R.L. ?

   Sec.   V.M. j'ai là un rapport favorable de la commission d'enquête (ou non) sur la candidature de Monsieur X.Y.(lit éventuellement le rapport)

            (un temps)

  V.M.   =0=  F.1.E

   1.E.   V.M.

  V.M.   Préparez le vote.

   1.E.   (prend l'urne et la prépare en veillant à ce qu'il y ait au moins 6 cubes noirs et un nombre suffisant de boules blanches)

  V.M.   Présentez l'Urne au Midi, à l'Occident et à l'Orient

   1.E.   (le 1.E. présente l'urne au 2.S., 1.S., V.M., chacun l'examine)

  V.M.   Mes FF. vous êtes sur le point d'exercer un des droits les plus sacrés du M.M. Avant de procéder à ce vote, je voudrais vous rappeler que votre acte est du plus haut intérêt pour la Franc-Maçonnerie. Vous ne devez pas permettre que vos intérêts ou vos préjugés puissent influencer votre vote. Vous ne devez considérer que les qualités morales du candidat. Il ne doit pas y avoir de trouble dans la Loge et dans notre Fraternité en élisant un candidat indigne ou en rejetant un candidat capable. (un temps) Mes FF., nous allons voter sur la candidature de Monsieur X.Y., La commission a émis un avis favorable à cette demande. Chaque F. votera en déposant dans l'urne soit une boule blanche, soit un cube noir. Je vous rappelle que: la boule blanche élit, le cube noir élimine. Trois cubes noirs nous amèneraient à rejeter cette candidature.

  V.M.   (le V.M. vote et tend l'urne au 1.E.)

  V.M.   F.1.E

   1.E.   V.M.

  V.M.   Portez l'urne  au 1° et au 2°S. pour qu'ils votent, placez-la sur l'autel pour que les FF. puissent voter et votez vous-même.

(L'Urne ne doit pas être placée sur la Bible. S'il n'y a pas assez de place sur l'Autel, prévoir une petite table à l'Ouest de l'Autel pour recevoir l'Urne.

Le 1.E. se place au Nord face au SUD entre l'Autel et le 1.S.

Le Mar. se place à l'opposé du 1.E. côté SUD, face au NORD.Le Maréchal règle l’accès des FF. au Vote. Les MM.CC. se placent de part et d'autre de l'Autel, face à l'ORIENT.

 Aucun signe ne doit être donné tant que le V.M. n'a pas donné ses instructions pour voter en bonne et due forme.)

  V.M.   Mes FF. procédez au vote en bonne et due forme, en commençant par les FF. siégeant à ma Gauche. Vous saluerez en donnant le D.G. et le S.d.M.M. devant l'Autel. (Les FF. à l'Orient, votent en premier en s'alignant sur le Mar, puis les FF. de la colonne du Midi se mettent en rang à partir du Mar., et accèdent un par un à l'Autel pour voter  idem pour les FF. de la colonne du Nord à partir du 1.E. Les FF. doivent donner le D.G. et le S.d.M.M. avant de voter, aucun autre signe ne doit être fait pendant ou après le vote. Notamment, pas de S.d.F pendant la déambulation. le V.M. ne doit ni se lever ni rendre le salut. Lorsque les FF. ont fini de voter, le V.M. demande au 2.E. de faire rentrer le T. si celui ci a manifesté son désir de participer au vote. Le 2.E. le remplace provisoirement sur les parvis.)  

  V.M.   F.2.S.

    2.S.   V.M.

  V.M.   Tout le monde a-t-il voté au Midi ?

    2.S.   Tout le monde a voté au Midi V.M.

  V.M.   F.1.S.

    1.S.   V.M.

  V.M.   Tout le monde a-t-il voté à l'Occident ?

    1.S.   Tout le monde a voté à l'Occident V.M.

  V.M.   Et tout le monde a voté à l'Orient. Je déclare donc le vote clos.=0= F.1.E.

   1.E.   V.M.

  V.M.   Portez l'Urne au Midi, à l'Occident et à l'Orient pour que chacun l'examine.

   1.E.   (le 1.E. va à l'Autel, prend l'Urne et la ferme.(Le Maréchal reste en  place).

 Il la présente au 2.S., au 1.S. et au V.M. qui l'examine et recompte le nombre de boules. A cet instant le V.M. peut détruire le vote sans explications et le faire recommencer à son début. On ne peut détruire le vote plus de 2 fois)

  V.M.   F.2.S.

    2.S.   V.M.

  V.M.   Comment est le vote au Midi ?

    2.S.   Clair (ou nuageux) au Midi   V.M.

  V.M.   F.1.S.

    1.S.   V.M.

  V.M.   Comment est le vote à l'Occident ?

    1.S.   Clair (ou nuageux) à l'Occident        V.M.

  V.M.   Et le vote est clair (ou nuageux) à l'Orient.             En conséquence, je déclare Monsieur X.Y. dûment élu membre de cette R.L. (Nota : le V.M. peut, s'il le désir, détruire le vote une seule fois) F.Sec., vous l'informerez et percevrez ses droits d'initiation.

 (le V.M. détruit le vote et rend l'Urne au 1.E. qui retourne à sa place, le Maréchal regagne la sienne).

QUESTIONS et COMMUNICATIONS

  V.M.   F.Sec.

   Sec.   V.M.

  V.M.   Avez-vous des communications de la G.L.N.F. ?

   Sec.   J'en ai V.M. (en fait lecture) ou Je n'ai rien reçu de la G.L.N.F., V.M.

  V.M.   F.Sec.

   Sec.   V.M.

  V.M.   Avez-vous des communications de la G.L.P. ?

   Sec.   J'en ai V.M. (en fait lecture) ou Je n'ai rien reçu de la G.L.P..., V.M.

  V.M.   F.Sec.

   Sec.   V.M.

  V.M.   Avez-vous des communications de nos Loges Sœurs. ?

   Sec.   J'en ai V.M. (en fait lecture) ou Je n'ai rien reçu de nos Loges Sœurs

   Sec.   V.M.

  V.M.   Avez-vous d'autres communications pouvant intéresser la vie de notre R.A.

   Sec.   J'en ai V.M. (en fait lecture) ou Je n'ai rien plus rien à déclarer V.M.

  V.M.   Un F. a-t-il une communication à faire intéressant la vie de notre R.A.

            (Après discussions sur un sujet intéressant la Loge et si un vote à main levée s'avère nécessaire  )

  V.M.   Mes FF. vous venez de prendre connaissance de cette proposition. Y a-t-il d'autres objections ? (Marque un temps) Que tous ceux qui sont favorables à cette proposition votent à la manière accoutumée des MM.

Vote à main levée) Que ceux qui sont contres votent de même. La proposition est adoptée. (Repoussée) =0=

FERMETURE DE LA LOGE     

  V.M.   F.1.S.

    1.S.   V.M.

  V.M.   Avez-vous quelque chose à communiquer à la Loge avant que je ne procède à sa Fermeture ?

    1.S.   Rien à l'Occident V.M. (si oui...)

  V.M.   F.2.S.

    2.S.   V.M.

  V.M.   Avez-vous des communications au Midi ?

    2.S.   Rien au Midi V.M. (si oui...)

  V.M.   Un F. a-t-il une communication à faire à la Loge avant que je ne procède à sa fermeture ?

     (marque une pause) (les visiteurs peuvent présenter ici leurs salutations) (si le secrétaire a déjà rédigé le procès-verbal, le V.M. peut lui demander de le lire pour validation par les FF. Cf. page 6, « Lecture du Procès Verbal de la précédente Tenue » )

=0=      F.2.E.

   2.E.   V.M.

  V.M.   Quel est le dernier, ainsi que le premier devoir des Maçons lorsqu'ils sont réunis ?

   2.E.   S'assurer qu'ils sont dûment couverts.

  V.M.   Assurez-vous-en et informez le T. que je vais fermer la R.L._______N°________ au 3ème degré de la Franc Maçonnerie. Qu'il en prenne bonne note et agisse en conséquence.

   2.E.   ( se rend à la porte ) =0=0=0=

      T.   =0=0=0=

   2.E.   F.T. (il ouvre la porte)

      T.   F.2.E.

   2.E.   Je suis chargé de vous informer que le V.M. va fermer la R.L._______N°________ au 3ème degré. Prenez-en bonne note et agissez en conséquence (Il ferme la porte) V.M.

  V.M.   F.2.E

   2.E.   Nous sommes dûment couverts.

  V.M.   Comment sommes-nous couverts ?

   2.E.   Par un M.M. posté à l'extérieur, armé de l'outil propre à sa charge.

  V.M.   Quels sont ses devoirs ?

   2.E.   Surveiller l'approche des intrus et des indiscrets. S'assurer que nul n'entre ou ne sorte, sauf ceux qui ont toutes les qualités requises et l'autorisation du V.M. ( s'assoit)

  V.M.   F.1.S.

    1.S.   V.M.

  V.M.   Êtes-vous M.M. ?

    1.S.   Je le suis.

  V.M.   Quelles sont les raisons qui vous ont amené à devenir M.M. ?

    1.S.   J'ai voulu devenir M.M. afin de pouvoir obtenir le Mot des Maîtres: Voyager en pays étrangers, travailler et recevoir le salaire de M., et être ainsi mieux à même de subvenir à mes besoins, à ceux de ma famille et contribuer au soutien de M.M. méritants et dans la détresse ainsi qu'à celui de leurs veuves et orphelins.

  V.M.   Qu'est ce qui fait de vous un M.M. ?

    1.S.   Mon obligation.

  V.M.   Où avez-vous été fait M.M. ?

    1.S.   Dans le sein d'une Loge juste et dûment constituée de M.M., assemblés en un lieu représentant le St des St inachevé du T.d.R.S. décoré de la Ste Bible, de l'Équerre et du Compas, ainsi que d'une Charte ou d'une Dispense délivrée par une Haute Autorité de Juridiction compétente, l'habilitant à travailler.

  V.M.   De combien se compose une Loge de M.M.?

    1.S.   3 ou plus.

  V.M.   Lorsqu'elle est composée de 5, comment est-elle constituée?

    1.S.   Le V.M., les 1° et 2° S., les 1° et 2° E.

  V.M.   Quelle est la place du 2.E. dans la Loge ?

    1.S.   A ma droite.

  V.M.   =0= =0=          (Les OO. se lèvent sauf le V.M. et le 1.S.)    F.2.E.

    2.E   V.M.

  V.M.   Quels sont les devoirs de votre charge ?

   2.E.   Porter les messages du 1.S. à l'Occident, au 2.S. au Midi ou en tout autre lieu de la Loge où il m'ordonnera d'aller. Répondre aux coups frappés à la porte et en informer le V.M., m'assurer que nous sommes dûment couverts.

  V.M.   Quelle est la place du 1.E. ?

   2.E.   A la droite du V.M. à l'Orient.

  V.M.   F.1.E.

   1.E.   V.M.

  V.M.   Quels sont les devoirs de votre charge ?

   1.E.   Porter les ordres du V.M. à l'Orient, au 1.S. à l'Occident ou en tout autre lieu de la Loge où il m'ordonnera d'aller accueillir et décorer les FF., visiteurs, répondre aux coups frappés à la porte, recevoir et conduire les candidats.

  V.M.   Quelle est la place du 2.S. ?

   1.E.   Au Midi.

  V.M.   F.2.S.

    2.S.   V.M.

  V.M.   Quels sont vos devoirs au Midi ?

    2.S.   Observer le Soleil au Méridien, qui est la gloire et la beauté du jour. Appeler les FF. du travail au repos et les surveiller pendant celui-ci. Veiller strictement à ce que l'esprit du repos ne soit pas dénaturé et ne dégénère pas en excès ou en intempérance. Veiller à ce que les FF. reprennent le travail en temps utile, afin que le V.M. puisse en retirer honneur et eux-mêmes plaisir et profit.

  V.M.   Quelle est la place du 1.S. ?

    2.S.   A l'Occident.

  V.M.   F.1.S.

    1.S.   V.M.

  V.M.   Pourquoi êtes-vous placé à l'Occident ?

    1.S.   Comme le soleil termine sa course à l'Occident, de même le 1.S. s'y tient pour aider le V.M. à ouvrir et fermer la Loge, payer aux FF. leur salaire, s'il leur est dû, afin qu'aucun ne puisse partir mécontent : L'harmonie étant le fondement de toute institution et de la nôtre en particulier.

  V.M.   Quelle est la place du V.M. ?

    1.S.   A l'Orient.

  V.M.   Pourquoi à l'Orient?

    1.S.   Comme le soleil se lève à l'Orient, pour commencer sa course et régir le jour, de même le V.M. se lève à l'Orient pour ouvrir et gouverner la Loge, et mettre les FF. au travail en leur donnant toutes instructions utiles à l'accomplissement de leur tâche.

  V.M.   (le V.M. se lève seul, pas de S.d.F)    F.1.S. J'ordonne que la R.L._______N°________ soit maintenant fermée et demeure fermée jusqu'à sa prochaine tenue régulière, à moins qu'elle ne soit réunie pour une tenue spéciale, auquel cas, les membres en seront dûment avisés, en temps opportun. Informez-en le 2.S. au Midi qui le communiquera aux FF. présents, pour que, en ayant pris bonne note, ils puissent agir en conséquence.

    1.S.   F.2.S.

    2.S.   F.1.S.

    1.S.   Par ordre du V.M., la R.L._______N°________ va maintenant être fermée et demeurera fermée jusqu'à sa prochaine tenue régulière, à moins qu'elle ne soit réunie pour une tenue spéciale, auquel cas, les membres en seront dûment avisés, en temps opportun. Communiquez-le aux FF. présents, pour que, en ayant pris bonne note, ils puissent agir en conséquence.

    2.S.   =0=0=0=  (Toute la Loge se lève et fait le S.d.F sauf le V.M. et le 1.S.)

            Mes FF. Par ordre du V.M. communiqué à moi par le 1.S. à l'Occident, la R.L._______N°________ va maintenant être fermée, et demeurera fermée jusqu'à sa prochaine tenue régulière, à moins qu'elle ne soit réunie pour une tenue spéciale. En ce cas, les membres en seront dûment avisés, en temps opportun. Je vous le communique, pour que, en ayant pris bonne note, vous puissiez agir en conséquence.

  V.M.   A moi mes FF., pour les Signes, en vous réglant sur l'Orient.

            (Toute la Loge  fait les Signes et les pas des 3 degrés, ainsi que le G.S.d.D., en se réglant sur le V.M.)

  V.M.   =0=0=0=

    1.S.   =0=0=0=

    2.S.   =0=0=0=

  V.M.   F.1.S.

    1.S.   V.M.

  V.M.   Comment les Maçons doivent-ils se retrouver ?

    1.S.   Sur le même niveau. (marquer un temps pour que tous les FF. se rangent de part et d'autre de la Loge y compris les FF. et les GG.OO. installés à l’O.)

            (le V.M. ôte son chapeau, descend de l'Orient et rejoint les FF.)

  V.M.   F.2.S.

    2.S.   V.M.

  V.M.   Comment les Maçons règlent-ils leurs actes ?

    2.S.   Selon le Fil à Plomb.

  V.M.   Et ils se séparent en gardant la rectitude de l'Équerre. C'est ainsi, mes FF. que nous devons toujours nous rassembler, régler nos actes et nous séparer.

Musique ( la Musique débute quand le Chap. se rend à l'Autel, elle doit être en sourdine pendant la prière)

chap.   Père tout puissant, nous te demandons de bénir notre réunion et comme nous sommes sur le point de nous séparer, nous te demandons d'étendre ta protection sur nous, jusqu'à ce que nous soyons appelés à nous réunir de nouveau. Enseigne-nous ô Seigneur! à percevoir la beauté des principes de notre honorable institution, non seulement en Loge, mais partout dans l'Univers.           Apaise toutes passions discordantes en nous, et rend-nous capables de nous aimer les uns les autres dans l'unité et la fraternité. AMEN. Tous    Ainsi soit-il.

  V.M.   Puisse la bénédiction du Ciel demeurer sur nous et sur tous les Maçons Réguliers, puisse l'Amour Fraternel prévaloir et toutes les vertus morales et sociales nous unir. AMEN.

Tous   Ainsi soit-il.

  V.M.   F.1.E.

   1.E.   V.M.

  V.M.   Rendez-vous à l'Autel, et éteignez les Grandes Lumières de la Franc-Maçonnerie. (Le 1.E., se rend à l'Ouest de l'Autel, et dans cet ordre fait le S.d.F, referme la Bible, donne le S.d.F.,  puis éteint les 3 Lumières).

  V.M.   Je déclare cette Loge dûment fermée. F.2.E.

   2.E.   V.M.

  V.M.   Informez le T.

   2.E.   =0=0=0=

      T.   =0=0=0=  (il ouvre la porte)

   2.E.   F.T.

      T.   F.2.E

   2.E.   La Loge est fermée. (La porte reste ouverte) V.M.

  V.M.   F.2.E

   2.E.   Le T. est informé.

  V.M.   =0=

Musique (pendant la sortie des FF., et jusqu'à ce que le Temple soit vide)

Lire la suite

Royal York GLNF N°1538 : travaux de Loge (1)

27 Octobre 2012 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #Royal York GLNF N°1538

OUVERTURE

 V.M. Officiers occupez vos plateaux. Mes FF. revêtissez les insignes et décors de vos grades et fonctions.  =0 F.2.E.

   2.E.   (se lève, S.de F.) V.M.

  V.M.   Quel est le premier grand devoir des Maçons quand ils sont réunis ?

   2 E.   S'assurer que la Loge est dûment couverte.

  V.M.   Assurez-vous-en et informez le T. que je vais ouvrir la R.L._______N°________ au troisième degré de la Franc-Maçonnerie. Qu'il en prenne bonne note et agisse en conséquence.

   2.E.   (se rend à la porte qui est entre-baillée) F.T.

      T.   F.2.E.

   2.E.   Je suis chargé de vous informer que le V.M. va ouvrir la R.L._______N°________ au troisième degré de la Franc-Maçonnerie. Prenez-en bonne note et agissez en conséquence.

   2.E.   (ferme la porte) =0=0=0=

      T.   =0=0=0=

   2.E.   (retourne à sa place)V.M.

  V.M.   F.2.E.

   2.E.   Nous sommes dûment couverts.

  V.M.   Comment sommes-nous couverts ?

   2.E.   Par un M.M. posté à l'extérieur, armé de l'outil propre à sa charge.

  V.M.   Quels sont ses devoirs en tant que tels ?

   2.E.   Surveiller l'approche des intrus et des indiscrets. S'assurer que nul n'entre ou ne sorte sauf ceux qui ont toutes les qualités requises et l'autorisation du V.M.(s'assied)

  V.M.   F.1.S.

    1.S.   V.M.

  V.M.   Tous les présents sont-ils M.M. ?

    1.S.   Je vais m'en assurer par l'intermédiaire de mon propre Officier et vous en référerai. (le 1.S. reste debout pendant tout le Tuilage de la Loge) F.2.E.

   2.E.   (Se présente avec sa canne devant le 1.S, se met au S.d.F.) F.1.S.

    1.S.   Tous les présents sont-ils MM. ?

   2.E.   (Fait le tour de la Loge en partant par le N, s'il découvre quelqu'un qui lui soit inconnu, il s'arrête et en fait part au 1.S. (annexe 1, page 14) : de retour face au 1.S.  S.d.F)     F.1.S.

    1.S.   F.2.E.

   2.E.   Tous les présents sont M.M. (retourne à sa place)

    1.S.   V.M.

  V.M.   F.1.S.

    1.S.   Tous les présents sont M.M.

  V.M.   Comme preuve supplémentaire que tous les présents sont M.M., recevez le mot de passe des 1. et 2. E. qui l'obtiendront ensuite des FF. présents à votre droite et à votre gauche et le communiqueront à l'Orient.

    1.S.   FF.EE. approchez de l'Occident.

1.2.E.   (Les EE. se rejoignent à l'Ouest de l'Autel et s'approchent ensemble du plateau du 1°S.)

    1.S.   Donnez-moi le mot de passe des M.M.

 (ils le donnent avec la G.d.M.M. l'un après l'autre en montant au niveau du 1° S)

    1.S.   Maintenant vous devez l'obtenir des FF. à votre droite et à votre gauche et le communiquer au V.M. à l'Orient.

(Pendant tout le Tuilage de la Loge, le 1.S. reste debout. Les EE. se déplacent vers l'Orient de chaque côté de la Loge et reçoivent le M.d.P et la G.d.M.M. de tous les présents à l'exception du 2.S. et des GG.OO. à l'Orient. Il n'est pas nécessaire de demander le M.d.P au Sec. et au Trés. quand ces OO. occupent leur plateau. Le Chap. descend de l'Orient et donne le M.d.P P et la G.d.M.M au 2.E.

Les EE. Retournent à la hauteur du 1°S., le 2°E. communique le M.d.P et la G.d.M.M au 1°E. et retourne à sa place ou il reste debout. Arrivé à l'Orient le 1.E. communique le M.d.P et la G.d.M.M au V.M. en montant à son niveau puis regagne sa place)     

  V.M.   F.1.S.

    1.S.   V.M.

  V.M.   Le mot de passe est exact et dûment enregistré à l'Orient.

            (Les EE. s'assoient) Êtes-vous M.M. ?

    1.S.   Je le suis.

  V.M.   Quelles sont les raisons qui vous ont amené à devenir M.M.

    1.S.   J'ai voulu devenir M.M. afin de pouvoir obtenir le Mot des Maîtres: voyager en pays étrangers, travailler et recevoir le salaire de M., et être ainsi mieux à même de subvenir à mes besoins, à ceux de ma famille et contribuer au soutien de M.M. méritants et dans la détresse ainsi qu'à celui de leurs veuves et orphelins.

  V.M.   Qu'est-ce qui fait de vous un M.M. ?

    1.S.   Mon obligation.

  V.M.   Où avez-vous été fait M.M.?

    1.S.   Dans le sein d'une Loge juste et dûment constituée de M.M., assemblés en un lieu représentant le St des St inachevé du T d R.S, décoré de la Ste Bible, de l'Équerre et du Compas, ainsi que d'une Charte ou d'une Dispense délivrée par une Haute Autorité de Juridiction compétente l'habilitant à travailler.

  V.M.   De combien se compose une Loge de M.M.?

    1.S.   3 ou plus.

  V.M.   Lorsqu'elle est composée de 5, comment est-elle constituée?

    1.S.   Le V.M., les 1° et 2° S., les 1° et 2°E.

  V.M.   Quelle est la place du 2.E. dans la Loge ?

    1.S.   A ma droite.

  V.M.   =0=0= (Les Officiers se lèvent) F.2.E.

   2.E.   V.M.

  V.M.   Quels sont les devoirs de votre charge ?

   2.E.   Porter les messages du 1.S. à l'Occident, au 2.S. au Midi ou en tout autre lieu de la Loge où il m'ordonnera d'aller. Répondre aux coups frappés à la porte intérieure et en informer le V.M., m'assurer que nous sommes dûment couverts.

  V.M.   Quelle est la place du 1.E.?

   2.E.   A la droite du V.M. à l'Orient.

  V.M.   F.1.E.

   1.E.   V.M.

  V.M.   Quels sont les devoirs de votre charge ?

   1.E.   Porter les ordres du V.M. à l'Orient, au 1.S. à l'Occident ou en tout autre lieu de la Loge où il m'ordonnera d'aller, accueillir et décorer les FF. visiteurs, répondre aux coups frappés à la porte, recevoir et conduire les candidats.

  V.M.   Quelle est la place du 2.S. ?

   1.E.   Au Midi

  V.M.   F.2.S.

    2.S.   V.M.

  V.M.   Quels sont vos devoirs au Midi ?

    2.S.   Observer le Soleil au Méridien, qui est la gloire et la beauté du jour. Appeler les FF. du travail au repos et les surveiller pendant celui-ci. Veiller strictement à ce que l'esprit du repos ne soit pas dénaturé et ne dégénère en excès ou en intempérance. Veiller à ce que les FF. reprennent le travail en temps utile, afin que le V.M. puisse en retirer honneur, et eux-mêmes, plaisir et profit.

  V.M.   Quelle est la place du 1.S. ?

    2.S.   A l'Occident.

  V.M.   F.1.S.

    1.S.   V.M.

  V.M.   Pourquoi êtes-vous placé à l'Occident.

    1.S.   Comme le soleil termine sa course à l'Occident, de même le 1.S. s'y tient pour aider le V.M. à ouvrir et fermer la Loge, payer aux FF. leur salaire, s'il leur est dû, afin qu'aucun ne puisse partir mécontent ; L'harmonie étant le fondement de toute institution et de la nôtre en particulier.

  V.M.   Quelle est la place du V.M.?

    1.S.   A l'Orient.

  V.M.   Pourquoi à l'Orient ?

    1.S.   Comme le soleil se lève à l'Orient, pour commencer sa course et régir le jour, de même le V.M. se lève à l'Orient pour ouvrir et gouverner la Loge, mettre les FF. au travail en leur donnant toutes instructions utiles à l'accomplissement de leur tâche.

  V.M.   (le V.M. se lève seul : pas de S.d.F)   F.1.S., j'ordonne que la R.L._______N°________ soit maintenant ouverte au 3ème degré de la Franc-Maçonnerie, et demeure ouverte pour l'accomplissement de tous travaux dont elle peut régulièrement et constitutionnellement être saisie. Informez-en le 2.S. au Midi, qui le communiquera aux FF. présents, pour que, en ayant pris bonne note, ils puissent agir en conséquence.

    1.S.   F.2.S.

    2.S.   F.1.S.

    1.S.   Par ordre du V.M. la R.L._______N°________ va maintenant être ouverte au troisième degré de la Franc-Maçonnerie et demeurera ouverte pour l'accomplissement de tous travaux dont elle peut régulièrement et constitutionnellement être saisie. Communiquez-le aux FF. présents pour que, en ayant pris bonne note, ils puissent agir en conséquence.

 2.S.   =0=0=0=  (Toute la Loge se lève et fait le S.d.F. sauf le V.M. et le 1.S.

Mes FF., par ordre du V.M., communiqué à moi par le 1.S. à l'Occident, la R.L._______N°________ va maintenant être ouverte au 3° degré de la Franc-Maçonnerie et le demeurera pour l'accomplissement de tous travaux dont elle peut régulièrement et constitutionnellement être saisie. Je vous le communique, pour que, en ayant pris bonne note, vous puissiez agir en conséquence.

  V.M.   A moi mes FF. pour les Signes en vous réglant sur l'Orient.

(Toute la Loge fait les Signes, et les pas des 3 d°, ainsi que le G.S.d.D  en se réglant sur le V.M.)

  V.M.   =0=0=0=

    1.S.   =0=0=0=

    2.S.   =0=0=0=

  V.M.   Mes FF. prêtez attention au Chapelain.

 (le Chap. va à l'Autel et s'agenouille, tous les FF. se mettent au S.de F.)

Musique ( la Musique débute quand le Chap. se rend à l'Autel, elle doit être en sourdine pendant la prière, continue jusqu'au retour du 1.E. à sa place.)

chap.   Très Saint et Glorieux Seigneur Dieu, Grand Architecte de l'Univers, Dispensateur de tous dons et grâces, Toi qui as promis que "Lorsque 2 ou 3 seraient assemblés en Ton Nom, tu serais au milieu d'eux et les bénirais".

En ton nom, nous sommes assemblés et c'est en Ton Nom que nous désirons accomplir tous nos actes. Accorde-nous que les Principes Sublimes de la F.M. puissent apaiser toutes les passions créatrices de discordes qui sont en nous, qu'ils enrichissent et fassent régner dans nos cœurs l'harmonie de ton Amour et de ta Bonté, afin que maintenant et à jamais cette Loge puisse être l'humble reflet de l'Ordre et de la Bonté qui règnent éternellement devant Ton Trône. AMEN.

Tous    Ainsi soit-il (cessent le S.de F.)

  V.M.   F.1.E.

   1.E.   V.M.

  V.M. Allez à l'Autel et disposez les 3 Grandes Lumières de la Franc Maçonnerie.

   1.E. (se rend à l'Autel, allume les 3 lumières secondaires, donne le S.d.F., dispose les 3 Grandes Lumières, sans s'agenouiller, ni saluer (la Bible est ouverte au Chapitre XII 1-7 de l'Ecclésiaste), donne le S.d.F.,  et retourne à sa place, tous les FF. se mettent au S.de F. pendant que le 1.E. manipule les 3 GG.LL.)

  V.M.   Je déclare maintenant la Loge dûment ouverte, prête à travailler et rappelle la stricte interdiction de tout comportement oisif, immoral, ou autre conduite contraire à l'idéal Maçonnique qui serait de nature à en troubler l'harmonie   F.2.E.

   2.E.   V.M.

  V.M.   Informez le T.

   2.E.   =0=0=0=

      T.   =0=0=0=

   2.E.   (ouvre la porte extérieure) F.T.

      T.   F.2.E.

   2.E.   La Loge est ouverte au 3° degré de la F.M. (ferme la porte et retourne à sa place) V.M.

  V.M.   F.2.E.

   2.E.   Le T. est informé.

SALUT AUX COULEURS

  V.M.   Mes FF. joignez-vous à moi pour le salut aux couleurs de notre Patrie.

(Toute la Loge se lève et fait face au drapeau, S.d.F.)

Musique         (Hymne National suivi éventuellement de l'Hymne du pays de FF. visiteurs)

  V.M.   =0=  (toute la Loge s'assied)

INVITATION à l'ORIENT.      

(les invitations à l'orient sont facultatives et peuvent être personnelles ou générales

  V.M.   S'il y a parmi nous des GG.OO., ou des V.M. en chaire, ils sont cordialement et fraternellement invités à siéger à l'Orient.

    =0=  (toute la loge s'assied)

F.1.M.C. Accompagnez le (R.F, T.V.F, V.F.) à ma Droite. (Gauche)

 (le 1.M.C. accompagne les invités à l'Orient.)

ACCÈS au TEMPLE d'un F. retardataire ou d'un Grand Officier 

 ( Le T.. donne l'alarme pour signifier qu'un F. demande l'accès au Temple.

 Nota : Le G. M. ou son représentant "Requiert" l'entrée du temple )

      T.   =0=0=0=

   2.E.   ( Dés que possible, sans que cela perturbe la Cérémonie )            V.M.

  V.M.   F.2.E.

   2.E.   On frappe à la porte du Temple.

  V.M.   Voyez qui a frappé et demandez-en la cause.

   2.E.   ( Va à la porte )=0=0=0=       ( ouvre la porte. )       Qui va là ?

            T. Le F.(ou T.V.F) X.Y.....,un M.M. dûment tuilé sollicite l'entrée du Temple.  (si G.O. Nat. : "le T.R.G.M. requiert l'entrée du Temple")

   2.E.   ( referme la porte )   V.M.

  V.M.   F.2.E.

   2.E.   Le F.(ou V.F. ou..) X.Y., M.M. dûment tuilé sollicite l'entrée du Temple. 

   ("Requiert " pour G.O Nat)

  V.M.   Faites-le entrer.

   2.E.   (ouvre la porte, fait entrer le F., referme la porte derrière lui)

PRÉSENTATION des FF. VISITEURS.

  V.M.   F.sec.

   Sec.   V.M.

  V.M.   Veuillez nous présenter les FF. qui nous font l'honneur de nous visiter ce soir.

   Sec.   (le Secrétaire lit le nom des FF. visiteurs sur le livre des présences en précisant le nom de la Loge.)

  V.M.   Merci F.sec.,(un temps),Nos FF. visiteurs pourront nous présenter leurs salutations lors de la fermeture des travaux de notre R.A.

LECTURE DU COMPTE RENDU DE LA TENUE PRÉCÉDENTE         

  V.M.   F.Sec

   Sec.   V.M.

  V.M.   F.S. Veuillez lire le compte rendu de notre dernière Tenue Régulière.

   Sec.   (le Secrétaire se lève, et lit le compte rendu)

  V.M.   Mes FF. voici le compte rendu de notre dernière Tenue Régulière

(si le P.V. a déjà été lu lors de la tenue précédente la phrase devient "Mes F. voici le compte rendu de notre dernière Tenue Régulière tel qu'il vous a été lu et a été approuvé, il vous est relu pour votre information).  F.1.S.

    1.S.   V.M.

  V.M.   Avez-vous découvert quelques erreurs ou omissions dans le procès-verbal tel qu'il vient d'être lu ?

    1.S.   Rien à l'Occident V.M. (si oui...) (se rassied)

  V.M.   F.2.S.

    2.S.   V.M.

  V.M.   F.2.S. quelques erreurs ou omissions au Midi ?

    2.S.   Rien au Midi V.M. (si oui...) (se rassied)

  V.M.   (pas d'appel aux FF. si le P.V. a déjà été lu lors de la tenue précédente)

 Un F. présent a-t-il découvert quelques erreurs ou omissions dans le procès-verbal tel qu'il vient d'être lu ? (un temps) Puisque rien n'est signalé, je déclare le procès-verbal approuvé.

    =0= (Le Sec. fait signer le registre au V.M.)

NOUVELLES des FF. MALADES ou dans la DÉTRESSE

  V.M.   Pensons à nos FF. malades ou dans la détresse (Marque une pause)

  V.M.   F.1.S.

    1.S.   V.M.

  V.M.   Avez-vous des nouvelles de FF. malades ou dans la détresse ?

    1.S.   Rien à l'Occident V.M. ( si oui...)

  V.M.   F.2.S.

    2.S.   V.M.

  V.M.   Avez-vous des nouvelles de FF. malades ou dans la détresse ?

    2.S.   Rien au Midi V.M. ( si oui...)

  V.M.   Y a-t-il des FF. présents qui aient des nouvelles de Frères malades ou dans la détresse ou qui aient besoin de notre aide et de notre affection (si oui...)

  V.M.   Frère Chapelain, avez vous des nouvelles de Frères malades ou dans la détresse ou qui aient besoin de notre aide et de notre affection

Chap.   (si oui...)

DEMANDE d'INITIATION ou d'AFFILIATION

  V.M.   F.Sec. avez-vous des demandes d'initiation (d'affiliation) sur votre bureau ?

   Sec.  V.M. j'ai une demande concernant Mr X.Y.(ou le F. X.Y.),(Le Sec. lit la demande)

  V.M.  ( Marque une pause ) Puisqu'il n'y a pas d'objection je vais désigner une commission pour examiner cette candidature, et lui transmettrai cette requête

Lire la suite

Royal York GLNF N° 1538 : rituel de table

27 Octobre 2012 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #Royal York GLNF N°1538

le seuil de la salle d'agape en disant avec assurance "mes FF. je vous prie de vous lever pour accueillir votre Vénérable Maître".

Tous les FF. qui devaient préalablement avoir regagné leur place se lèvent, veste ajustée et boutonnée et frappent ensembles dans leurs mains. Il ne s'agit pas d'applaudissements ni d'un brouhaha. Les battements de mains doivent scander la progression du V.M. pendant que le 1er Expert le conduit jusqu'à sa place.

Le V.M. à sa place, se saisit du maillet, frappe un coup fermement qui stoppe les battements de mains Tous les FF. sont assis, le 1er Expert tient la Main droite du V.M. dans sa main gauche et lui fait franchir et, dans le recueillement de tous les FF. prononce :

V.M. "Remercions le G.A.D.L'U. des aliments que nous allons prendre et que nous recevons de Sa main avec reconnaissance.

Mes FF. veuillez vous asseoir"  

Les Toasts d'Obligation

P.M.I. frappe un coup de maillet

en réponse

le 1er Surveillant frappe un coup de maillet et se lève

puis

le 2éme Surveillant frappe un coup de maillet et se lève

P.M.I. "Frères surveillants, tout est il chargé sur vos colonnes respectives?"

les 2 SS. vérifient que les colonnes sont chargées et répondent

le 2éme Surveillant "tout est chargé au Midi Vénérable Maître"

puis

le 1er Surveillant "tout est chargé à l'Occident Vénérable Maître"

puis

P.M.I. "et il en est de même à l'Orient, mes FF. prêtez attention à votre V.M. qui va porter les toasts d'Obligation"

V.M. se lève

"Mes FF. je vous prie de vous lever, ( un temps d'arrêt puis) nous allons porter un toast à Monsieur le Président de la République Française"

tous les FF. se lèvent et prennent leur verre en main droite, boivent une gorgée et repose leur verre.

V.M. "mes FF. restez debout, nous allons porter un toast aux Souverains et Chefs d'Etats qui protègent la Franc Maçonnerie."

les FF. Prennent leur verre en main droite, boivent une gorgée et repose leur verre.

V.M. "mes FF. restez debout, nous allons porter un toast au Très Respectable Grand Maître de la Grande Loge Nationale Française."

les FF. prennent leur verre en main droite, boivent une gorgée et repose leur verre.

V.M. "veuillez vous asseoir"  

Les Toasts de Tradition

P.M.I. frappe un coup de maillet

en réponse

le 1er Surveillant frappe un coup de maillet et se lève

puis

le 2éme Surveillant frappe un coup de maillet et se lève

P.M.I. "Frères surveillants, tout est il chargé sur vos colonnes respectives?"

les 2 SS. vérifient que les colonnes sont chargées et répondent

le 2éme Surveillant "tout est chargé au Midi Vénérable Maître"

puis

le 1er Surveillant "tout est chargé à l'Occident Vénérable Maître"

puis

P.M.I. "et il en est de même à l'Orient, mes FF. prêtez attention à votre V.M. qui va porter les toasts de Tradition"

V.M. se lève

"mes FF. veuillez vous lever, nous allons porter un toast à la Grande Loge Nationale Française et à ses Grands Officiers."

tous les FF. se lève et prennent leur verre en main droite, boivent une gorgée et repose leur verre.

V.M. "mes FF. restez debout, nous allons porter un toast au Très Respectable Grand Maître de la Grande Loge Provinciale de Provence."

les FF. prennent leur verre en main droite, boivent une gorgée et repose leur verre.

V.M. "mes FF. restez debout, nous allons porter un toast à la Grande Loge Provinciale de Provence et à ses Grands Officiers."

les FF. prennent leur verre en main droite, boivent une gorgée et repose leur verre.

V.M. "veuillez vous asseoir"  

Le Toast aux Loges Sœurs

P.M.I. frappe un coup de maillet

en réponse

le 1er Surveillant frappe un coup de maillet et se lève

puis

le 2éme Surveillant frappe un coup de maillet et se lève

P.M.I. "Frères surveillants, tout est il chargé sur vos colonnes respectives?"

les 2 SS. vérifient que les colonnes sont chargées et répondent

le 2éme Surveillant "tout est chargé au Midi Vénérable Maître"

puis

le 1er Surveillant "tout est chargé à l'Occident Vénérable Maître"

puis

P.M.I. "et il en est de même à l'Orient, mes FF. prêtez attention à notre Frère 1er Surveillant qui va porter un toast aux Loges Sœurs qui nous ont visité ce soir en la personne de leurs Vénérables Maîtres respectifs"

Le 2éme Surveillant s'assoit

le 1er Surveillant prononce une courte allocution,  puis il dit :

"Mes FF. je vous prie de vous lever et de porter un toast à nos Loges Sœurs."

Tous les FF. se lèvent, sauf les VV.MM. en Chaire, les FF. prennent leur verre en main droite, boivent une gorgée et repose leur verre.

le 1er Surveillant "mes FF. veuillez vous asseoir"  

Le Toast aux Frères Visiteurs

P.M.I. frappe un coup de maillet

en réponse

le 1er Surveillant frappe un coup de maillet et se lève

puis

le 2éme Surveillant frappe un coup de maillet et se lève

P.M.I. "Frères surveillants, tout est il chargé sur vos colonnes respectives?"

les 2 SS. vérifient que les colonnes sont chargées et répondent

le 2éme Surveillant "tout est chargé au Midi Vénérable Maître"

puis

le 1er Surveillant "tout est chargé à l'Occident Vénérable Maître"

puis

P.M.I. "et il en est de même à l'Orient, mes FF. prêtez attention à notre Frère 2éme Surveillant qui va porter un toast aux Frères Visiteurs"

Le 1er Surveillant s'assoit

le 2éme Surveillant prononce une courte allocution,  puis il dit :

Mes FF. je vous prie de vous lever et de porter un toast à nos Frères Visiteurs.

Tous les FF. se lèvent, sauf les FF. visiteurs, les FF. prennent leur verre en main droite, boivent une gorgée et repose leur verre.

le 2éme Surveillant "mes FF. veuillez vous asseoir"  

Le Toast le plus important de la soirée

P.M.I. frappe un coup de maillet

en réponse

le 1er Surveillant frappe un coup de maillet et se lève

puis

le 2éme Surveillant frappe un coup de maillet et se lève

P.M.I. "Frères surveillants, tout est il chargé sur vos colonnes respectives?"

les 2 SS. vérifient que les colonnes sont chargées et répondent

le 2éme Surveillant "tout est chargé au Midi Vénérable Maître"

puis

le 1er Surveillant "tout est chargé à l'Occident Vénérable Maître"

puis

P.M.I. "et il en est de même à l'Orient, mes FF. prêtez attention à votre Vénérable Maître qui va porter le toast le plus important de la soirée"

Les Surveillants s'assoient,

le V.M. se lève

"Mes FF. le toast le plus important de la soirée ….

"aussi mes FF. je vous prie de vous lever et de porter un toast à notre nouveau ... de ce soir"

tous les FF. se lève et prennent leur verre en main droite, (ensemble prononcent le prénom du nouveau ....) boivent une gorgée et repose leur verre.

le V.M. "veuillez vous asseoir"  

Réponse aux Toasts

à partir de maintenant les coups ne seront plus répétés (sauf pour le toast du Tuileur).

Les réponses se font toujours dans l'ordre inverse de leur appel; le plus important puis les FF. visiteurs, puis les LL. sœurs etc.

Le FF. de niveau National le plus élevé parlera en dernier, nul ne peux plus parler après lui, à l'exception du V.M. pour, éventuellement, le remercier de ses propos.

Cela se passe ainsi:

P.M.I. frappe deux coups de maillet distinctement mais néanmoins rapidement et aussitôt :"mes FF. ces coups ne sont pas répétés"

"A la santé la plus importante de ce soir qui a été portée en l'Honneur de notre F. ......., notre V.M. aimerai entendre la réponse par notre F. ......."

Il est d'usage que les FF. manifestent leurs encouragements en tapotant de l'index et du majeur réunis sur le bord de table sans toutefois créer trop de bruit, aucun mot ou encouragement ne doit être prononcé (en théorie).

Le FF. concerné se lève et prononce une courte allocution,  puis se rassoit

Il est d'usage que les FF. manifestent leur satisfaction en tapotant de l'index et du majeur réunis sur le bord de table sans toutefois créer trop de bruit pendant quelques secondes.

En fonction du service de Table le P.M.I., en concertation avec le V.M. appellera ainsi dans l'ordre précité les réponses des FF. qui ont fait l'objet d'un toast et qui sont présents à l'agape.  

Le Toast du Tuileur

Les FF. doivent se réajuster, si le V.M. avait préalablement autorisé d'enlever la veste, celle-ci est remise, si le V.M. avait dédouané le tabac, les cigarettes sont éteintes, tous les FF. doivent être à leur place et faire silence.

P.M.I. frappe un coup de maillet

en réponse

le 1er Surveillant frappe un coup de maillet et se lève

puis

le 2éme Surveillant frappe un coup de maillet et se lève

P.M.I. "Frères surveillants, tout est il chargé sur vos colonnes respectives?"

les 2 SS. vérifient que les colonnes sont chargées et répondent

le 2éme Surveillant "tout est chargé au Midi Vénérable Maître"

puis

le 1er Surveillant "tout est chargé à l'Occident Vénérable Maître"

puis

P.M.I. "et il en est de même à l'Orient, mes FF. prêtez attention à notre F ......... qui va porter le toast du Tuileur.

Les Surveillants s'assoient,

le F. appelé se lève, muni d'une serviette blanche propre et pliée au carré, va se placer derrière le V.M., pose la serviette sur l'épaule gauche du V.M., sa main gauche à plat sur la serviette puis prononce les mots suivants:

" A tous les Maçons, pauvres et dans la détresse, qu'ils soient répandus sur la terre, sur les mers, dans les airs (ou aux confins de l'univers), en leur souhaitant un rapide soulagement de leurs souffrances et un prompt retour dans leur pays natal, si tel est leur désir"

tous les FF. se lève et prennent leur verre en main droite, boivent ce qui reste dans leur verre puis le repose.

le V.M. " mes FF. cela clos l'agape « rituellique », veuillez vous asseoir"

P.M.I. "le V.M. est prêt, hors protocole, à donner la parole à ceux d'entre vous qui le souhaiteraient"

Lire la suite

Réveil de la R.L. Royal York n° 1538 GLNF

27 Octobre 2012 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #Royal York GLNF N°1538

Commentaire POD  octobre 2012 :  

la  grande majorité des Frères de la RL Royal York GLNF N°1538 sont partis pour créer à la GLTF une loge qui porte le même nom « Royal York » dans le même Orient, Rennes.

La RL Royal York N° 1538 de la GLNF a donc été mise en sommeil le 23 septembre dernier.

Cependant grâce au courage et au travail de certains Frères restés fidèles à la Tradition de la Loge, celle-ci va rallumer ses feux le 29 octobre 2012 dans le respect de l’esprit du York : Spiritualité et Ordre. Gageons qu’ils pourront remettre la Loge au travail en s’inspirant du programme de formation établi en 2006 et qui n’a jamais été appliqué.  

Réveil de la R.L. ROYAL YORK n° 1538 GLNF Orient de Rennes Temple de Rennes     

Mise en place de la loge par les F.F. Apprentis, Compagnons et Maîtres à 18h00    

  1. Ouverture des travaux de Loge au 3ème degré du rite York à 19h00 précises.
  2. Lecture de l’autorisation de tenue exceptionnelle
  3. Lecture de l’ordonnance de réveil de la R.L. R.Y. 1538
  4. Lecture de l’avis de Tenue régulière et solennelle d’installation.
  5. Présentation des Frères Visiteurs
  6. Réception du Très Respectable Grand Maître Provincial ou de son représentant, accompagné de ses Grands Officiers.
  7. Cérémonie d’Installation dans la chaire du Roi Salomon  et, selon les anciens usages, du V.M. désigné pour l’année 2012/2013,
  8. Suspension des travaux au 3ème degré et ouverture des travaux au 1er degré du Rite York
  9. Entrée des F.F.A.A. et des F.F.C.C.
  10. Allocution du Vénérable maitre
  11. Allocution Très Respectable Grand Maître Provincial ou de son représentant.
  12. Sortie du Très Respectable Grand Maître Provincial ou de son représentant, accompagné de ses Grands Officiers.
  13. Communications et questions en diverses et en instance
  14. Circulation du tronc de bienfaisance.
  15. Sortie des F.F.A.A. et des F.F. C.C.
  16. Fermeture des travaux au 1ème degré du rite York et reprise des travaux au 3ème degré du Rite York
  17. Fermeture des travaux au 3ème degré du rite York.
  18. Fermeture de la Loge.  

L’agape aura lieu dans la salle humide du Temple. (L’agape est rituellement la continuité des travaux, les Frères de la Loge ont le devoir d’y assister)

 

 

Lire la suite

Royal York N° 1538 : programme de formation 2006-2007

27 Octobre 2012 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #Royal York GLNF N°1538

La Formation des membres de la Loge se fera au cours des agapes sous la forme d’un exposé suivi d’un débat sur les thèmes suivants :

 

·         l’organisation générale de la Franc- Maçonnerie et les différents rites.

·         Fondements bibliques de la Franc- Maçonnerie : Ancien et Nouveau Testament. 

·         La légende d’Hiram : fondements bibliques et présence dans les rituels.

·         La Gnose et les gnostiques.

·         La Kabbale : histoire, principes et influence dans les rituels maçonniques.

·         Les Rose-Croix et la Franc- Maçonnerie spéculative.

·         Martinez de Pasqualy, Willermoz et les Elus Coëns.

·         Le christianisme primitif et les évangiles apocryphes : l’évangile de Thomas.

·         La Franc- Maçonnerie et les religions chrétiennes.

·         La création de la Grande Loge Nationale Française : le réveil en France du Régime Ecossais Rectifié.                   

NB : Pour préparer ces interventions chaque Maître de la Loge recevra les principaux textes utiles pour approfondir les sujets traités ci- dessus. Après chaque formation les Maîtres de la loge recevront un document de synthèse. Les travaux sur le Rite York se feront dans le cadre de la Loge d’Instruction.

Les textes et autres supports utilisés pour la préparation des interventions proviendront du Fonds de conservation maçonnique numérique (livres, rituels, textes, vidéos) créé par le VF POD.  

POD : février 2006  

Commentaire : ce programme n’a jamais été appliqué, les Frères préférant les discussions conviviales aux travaux pendant les agapes.

Lire la suite

Royal York GLNF N° 1538 : choix du nom, du blason et de la devise

27 Octobre 2012 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #Royal York GLNF N°1538

Le choix de ce nom pour notre loge fait directement référence au rôle et aux devoirs du Vénérable Maître qui est le représentant du Roi Salomon et qui guide les travaux de la loge.

Il est Roi et en possède les pouvoirs, mais il a avant tout des devoirs tant au niveau de la loge que vis-à –vis de la Grande Loge Nationale Française.    Au Rite York cela est particulièrement vrai . En effet  lors de la remise du chapeau au Vénérable Maître  il est dit : « As King Solomon wore a crown, as an emblem of Royal Dignity ».. La symbolique de ce chapeau, est celle de la couronne, attribut par excellence du pouvoir Royal.

Au Pouvoir Royal est lié le Pouvoir Sacerdotal ; de tous temps les rois ont tiré leur légitimité de Dieu. Cette alliance du divin et de la royauté est très présente dans notre rite au travers des prières et des lectures de la Bible à l’Orient à côté du siège du Roi Salomon.

La loge qui pratique l’Art Royal sous la conduite de son Roi, le Vénérable Maître, le fait sous la protection des deux saint Jean, symboles de l’Ancienne et de la Nouvelle

Alliance ce qui nous fait penser à un autre royaume, celui du Prêtre Jean, royaume de perfection et de vérité.

Au Rite York nous avons donc, lors de nos tenues, un Roi, le Vénérable Maître, « Prêtre-Roi » secondé dans sa mission sacerdotale par un chapelain et un royaume, la loge où se pratique l’Art Royal, sous la protection du Grand Architecte de l’Univers.

Il nous est donc apparu que la dénomination « Royal York » était un symbole fort représentant la spiritualité et la tradition de notre rite venu d’Irlande et introduit aux Etats-Unis par les régiments irlandais pendant la guerre d’Indépendance.

Blason de loge IDENTIFIE[1]

Lire la suite

Le Martinisme de l'origine

26 Octobre 2012 , Rédigé par Iacobus S.I + M.I de Saint Melchisedech Publié dans #spiritualité

Témoignage d’un Frère porteur de l’Esprit

D’abord je voudrais remercier notre Philosophe Inconnu de la Société des Indépendants qui est pour moi une étoile de lumière par les vertus qu’il propose, les messages qu’il transmet et les connaissances qu’il porte. Qu’il en soit remercié et qu’il sache qu’il peut compter sur mon indéfectible amitié et fidélité sincère dans les vertus chrétiennes que nous partageons. Ce témoignage issu d’une expérience progressive dans le chemin spirituel proposé par Louis Claude de Saint Martin n’a pas la volonté de convaincre nos Frères ou Sœurs dans le doute, mais plutôt expliquer le sens du mot vécu de l’intérieur avec une grande sincérité.Je précise que pour être Martiniste, il n’est point obligatoire d’être un Maçon Chrétien, un croyant vertueux en Christ peut suffire. Mais il se trouve que je suis Maçon Rectifié et chrétien sur l’Evangile de Saint Jean et donc le Verbe manifesté, chaque voie à ses vertus mais aussi ses difficultés. Mais pour la voie que je pratique depuis 30 ans, je peux témoigner que la doctrine du Régime Ecossais Rectifié proposée par Jean Baptiste WILLERMOZ et ses Frères de Lyon est une étape importante pour prendre conscience de l’effort à faire pour progressivement polir l’écorce de l’initié afin que la lumière divine de son Temple Intérieur puisse rejoindre le corps de lumière du Christ. Un passage purificateur est nécessaire et sous l’extrême réserve comme je l’ai écrit dans l’Esprit du Régime Ecossais Rectifié de s’assurer que l’enseignement reçu est digne de son fondateur afin de se mettre en état de recevoir et de s’engager dans la voie du véritable Cherchant, Persévérant et Souffrant.Je suis de ceux qui pensent après une longue étude de la pratique du Rite Ecossais Rectifié et là je ne parle que de la classe symbolique, que chaque réception est une réédification primitive et progressive à chaque étape des 4 degrés pour « devenir » et « être » de nouveau dans le sillon de la réintégration. Ce qui suppose que les symboles présentés soient parfaitement explicités à celui qui les reçoit. Sinon, le profane ne peut s’extraire progressivement de la matière ténébreuse où la prévarication du 1er Adam la conduit par la chute. Si toutes les conditions sont remplies, l’esprit peut alors par le Martinisme recouvrir au-delà des symboles intégrés, le chemin du cœur, nouveau Temple inscrit dans la genèse de l’homme Dieu selon l’Image et Ressemblance. La Maçonnerie rectifiée doit dans ses instructions montrer à ces fils, comment l’homme-Dieu devenu ADAM prévaricateur va devoir comprendre toutes les opérations qui se sont réalisés pour que Christ notre divin réparateur soit envoyé par DIEU le père pour nous montrer sa miséricorde. Ne pas le dire est une forme d’iniquité volontaire qu’il faut dénoncer.

Epitre aux Hébreux – chapitre 11

Or la foi est une ferme assurance des choses qu'on espère, une démonstration de celles qu'on ne voit pas. Pour l'avoir possédée, les anciens ont obtenu un témoignage favorable. C'est par la foi que nous reconnaissons que le monde a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qu'on voit n'a pas été fait de choses visibles. C'est par la foi qu'Abel offrit à Dieu un sacrifice plus excellent que celui de Caïn ; c'est par elle qu'il fut déclaré juste, Dieu approuvant ses offrandes ; et c'est par elle qu'il parle encore, quoique mort. C'est par la foi qu'Énoch fut enlevé pour qu'il ne vît point la mort, et qu'il ne parut plus parce Dieu l'avait enlevé ; car, avant son enlèvement, il avait reçu le témoignage qu'il était agréable à Dieu. Or sans la foi il est impossible de lui être agréable ; car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu'il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. C'est par la foi que Noé, divinement averti des choses qu'on ne voyait pas encore, et saisi d'une crainte respectueuse, construisit une arche pour sauver sa famille ; c'est par elle qu'il condamna le monde, et devint héritier de la justice qui s'obtient par la foi. C'est par la foi qu'Abraham, lors de sa vocation, obéit et partit pour un lieu qu'il devait recevoir en héritage, et qu'il partit sans savoir où il allait. C'est par la foi qu'il vint s'établir dans la terre promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu'Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse. Car il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l'architecte et le constructeur. C'est par la foi que Sara elle-même, malgré son âge avancé, fut rendue capable d'avoir une postérité, parce qu'elle crut à la fidélité de celui qui avait fait la promesse. C'est pourquoi d'un seul homme, déjà usé de corps, naquit une postérité nombreuse comme les étoiles du ciel, comme le sable qui est sur le bord de la mer et qu'on ne peut compter. C'est dans la foi qu'ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises ; mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissant qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. Ceux qui parlent ainsi montrent qu'ils cherchent une patrie. S'ils avaient eu en vue celle d'où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d'y retourner. Mais maintenant ils en désirent une meilleure, c'est-à-dire une céleste. C'est pourquoi Dieu n'a pas honte d'être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité. C'est par la foi qu'Abraham offrit Isaac, lorsqu'il fut mis à l'épreuve, et qu'il offrit son fils unique, lui qui avait reçu les promesses, et à qui il avait été dit : En Isaac sera nommée pour toi une postérité. Il pensait que Dieu est puissant, même pour ressusciter les morts ; aussi le recouvra-t-il par une sorte de résurrection. C'est par la foi qu'Isaac bénit Jacob et Ésaü, en vue des choses à venir. C'est par la foi que Jacob mourant bénit chacun des fils de Joseph, et qu'il adora, appuyé sur l'extrémité de son bâton. C'est par la foi que Joseph mourant fit mention de la sortie des fils d'Israël, et qu'il donna des ordres au sujet de ses os. C'est par la foi que Moïse, à sa naissance, fut caché pendant trois mois par ses parents, parce qu'ils virent que l'enfant était beau, et qu'ils ne craignirent pas l'ordre du roi. C'est par la foi que Moïse, devenu grand, refusa d'être appelé fils de la fille de Pharaon, aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu que d'avoir pour un temps la jouissance du péché, regardant l'opprobre de Christ comme une richesse plus grande que les trésors de l'Égypte, car il avait les yeux fixés sur la rémunération. C'est par la foi qu'il quitta l'Égypte, sans être effrayé de la colère du roi ; car il se montra ferme, comme voyant celui qui est invisible. C'est par la foi qu'il fit la Pâque et l'aspersion du sang, afin que l'exterminateur ne touchât pas aux premiers-nés des Israélites. C'est par la foi qu'ils traversèrent la mer Rouge comme un lieu sec, tandis que les Égyptiens qui en firent la tentative furent engloutis. C'est par la foi que les murailles de Jéricho tombèrent, après qu'on en eut fait le tour pendant sept jours. C'est par la foi que Rahab la prostituée ne périt pas avec les rebelles, parce qu'elle avait reçu les espions avec bienveillance. Et que dirai-je encore ? Car le temps me manquerait pour parler de Gédéon, de Barak, de Samson, de Jephthé, de David, de Samuel, et des prophètes, qui, par la foi, vainquirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent des promesses, fermèrent la gueule des lions, éteignirent la puissance du feu, échappèrent au tranchant de l'épée, guérirent de leurs maladies, furent vaillants à la guerre, mirent en fuite des armées étrangères. Des femmes recouvrèrent leurs morts par la résurrection ; d'autres furent livrés aux tourments, et n'acceptèrent point de délivrance, afin d'obtenir une meilleure résurrection ; d'autres subirent les moqueries et le fouet, les chaînes et la prison ; ils furent lapidés, sciés, torturés, ils moururent tués par l'épée, ils allèrent çà et là vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités, eux dont le monde n'était pas digne, errants dans les déserts et les montagnes, dans les cavernes et les antres de la terre. Tous ceux-là, à la foi desquels il a été rendu témoignage, n'ont pas obtenu ce qui leur était promis, Dieu ayant en vue quelque chose de meilleur pour nous, afin qu'ils ne parvinssent pas sans nous à la perfection.Instruit de l’essentiel, laissant les symboles, les décorations profanes, les honneurs reçus par des hommes qui n’ont aucun caractère sacré car seul le véritable « Elu » à vocation à transmettre le sacrement divin, le Frère ou la Sœur Martiniste peut alors par la méditation et la prière espérer ré-ouvrir la porte de son Cœur afin d’y allumer l’autel des parfums et essences spiritueuses pour purifier son Ame.Pour mesurer la densité de l’esprit philosophique et spirituel proposé par le Martinisme de l’Origine, les Frères et Sœurs se réunissent d’abord dans l’antichambre appelée « Cercle » afin de se réadapter à la lumière proposée et étudier comme le faisait les Moines dans le silence et la paix.Progressivement, le groupe ou les groupes constitués de Frères et de Sœurs et choisis par le Maître Inconnu du Chapitre, ceci pour expliquer que 12 Membres par groupe sont un maximum pour communier, le M.I peut fédérer 2 groupes séparés à des jours différents.La cohésion sacerdotale est indispensable pour que les Membres profitent pleinement de l’enseignement martiniste, et le Cercle est le lien qui doit permettre de se mettre en état de recevoir et de partager, ce qui explique que la sélection est nécessaire pour l’harmonie du Groupe..

Epitre aux Hébreux – chapitre 12

Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d'une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l'ignominie, et s'est assis à la droite du trône de Dieu. Considérez, en effet, celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point, l'âme découragée. Vous n'avez pas encore résisté jusqu'au sang, en luttant contre le péché. Et vous avez oubliez l'exhortation qui vous est adressée comme à des fils : Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, Et ne perds pas courage lorsqu'il te reprend ; Car le Seigneur châtie celui qu'il aime, Et il frappe de la verge tous ceux qu'il reconnaît pour ses fils. Supportez le châtiment : c'est comme des fils que Dieu vous traite ; car quel est le fils qu'un père ne châtie pas ? Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils. D'ailleurs, puisque nos pères selon la chair nous ont châtiés, et que nous les avons respectés, ne devons nous pas à bien plus forte raison nous soumettre au Père des esprits, pour avoir la vie ? Nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon ; mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté. Il est vrai que tout châtiment semble d'abord un sujet de tristesse, et non de joie ; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice. Fortifiez donc vos mains languissantes Et vos genoux affaiblis ; et suivez avec vos pieds des voies droites, afin que ce qui est boiteux ne dévie pas, mais plutôt se raffermisse. Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur. Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu ; à ce qu'aucune racine d'amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n'en soient infectés ; à ce qu'il n'y ait ni impudique, ni profane comme Ésaü, qui pour un mets vendit son droit d'aînesse. Vous savez que, plus tard, voulant obtenir la bénédiction, il fut rejeté, quoiqu'il la sollicitât avec larmes ; car son repentir ne put avoir aucun effet. Vous ne vous êtes pas approchés d'une montagne qu'on pouvait toucher et qui était embrasée par le feu, ni de la nuée, ni des ténèbres, ni de la tempête, ni du retentissement de la trompette, ni du bruit des paroles, tel que ceux qui l'entendirent demandèrent qu'il ne leur en fût adressé aucune de plus, car ils ne supportaient pas cette déclaration : Si même une bête touche la montagne, elle sera lapidée. Et ce spectacle était si terrible que Moïse dit : Je suis épouvanté et tout tremblant ! Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le cœur des anges, de l'assemblé des premiers-nés inscrits dans les cieux, du juge qui est le Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection, de Jésus qui est le médiateur de la nouvelle alliance, et du sang de l'aspersion qui parle mieux que celui d'Abel. Gardez-vous de refuser d'entendre celui qui parle ; car si ceux-là n'ont pas échappé qui refusèrent d'entendre celui qui publiait les oracles sur la terre, combien moins échapperons-nous, si nous nous détournons de celui qui parle du haut des cieux, lui, dont la voix alors ébranla la terre, et qui maintenant a fait cette promesse : Une fois encore j'ébranlerai non seulement la terre, mais aussi le ciel. Ces mots : Une fois encore, indiquent le changement des choses ébranlées, comme étant faites pour un temps, afin que les choses inébranlables subsistent. C'est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte, car notre Dieu est aussi un feu dévorant. Le Rituel de Cercle donc permet de se purifier ensemble pour communier sur les différents textes à l’étude et partager son interprétation et sa compréhension.Chacun peut avoir une impression, explication différente car elle doit émaner de son ressenti intérieur et donc de sa propre Foi, Espérance et Charité. Dès lors, que les Membres du Cercle partagent la même conviction en Christ, rien ne peut les opposer car ils vont tous au même endroit. Après l’étude, l’agape réunit comme une famille chez l’habitant pour le rituel du pain et du vin selon l’Ordre de MELCHISEDECH, les chrétiens unis.Après cette période indispensable de partage, d’échange, de transparence spirituelle offerte à ses Frères et Sœurs dans le Cercle sur des textes choisis et commentés, alors l’Initiation Martiniste peut s’envisager et l’enfant de Dieu ayant combattu toutes les scories de son Corps, de son Ame et de son Esprit peut rejoindre le cénacle vertueux du Chapitre pour parfaire son acte de transformation qui ne sera plus « matière » mais « spirituel » au sens sacré du sens donné.Et cet état est une véritable bénédiction de l’esprit au sens eucharistique du terme, car se mettre en état de renouer le dialogue par son Bon Compagnon(Ange) pour établir la communion divine avec le grand réparateur est un sentiment très fort, une forme d’extase philosophique épurée de toutes les scories de la vie profane.Ensuite la vision de la vie profane est toute autre, les épreuves et les souffrances sont moins dures ou pénibles, les considérations profanes n’ont plus leur place, les perversions profanes n’ont plus de prise sur le Martiniste purifié et à l’écoute. Alors mes Frères et Sœurs, il nous reste à prier.

(Extrait de la Philocalie)

Il y a trois modes de l'attention et de la prière, par lesquels l'âme, ou bien s'élève et progresse, ou bien tombe et se perd. Si elle use de ces trois modes en temps opportun et comme il faut, elle progresse. Mais si elle en use inconsidérément et à contretemps, elle tombe. L'attention doit donc être inséparablement liée à la prière, comme le corps est inséparablement lié à l'âme. L'une ne peut tenir sans l'autre. L'attention doit aller devant et guetter les ennemis, comme un veilleur. C'est elle qui la première doit connaître le péché et s'opposer aux pensées mauvaises qui entrent dans l'âme. Alors vient la prière, qui détruit et fait périr sur le champ toutes ces pensées mauvaises, contre lesquelles en premier lieu a lutté l'attention. Car celle-ci ne peut, à elle seule, les faire périr. Or c'est de ce combat de l'attention et de la prière que dépendent la vie et la mort de l'âme. Car si, par l'attention, nous gardons pure la prière, nous progressons. Mais si nous négligeons de garder pure la prière, si nous ne veillons pas sur elle, si nous la laissons souiller par les pensées mauvaises, nous sommes inutiles et nous ne progressons pas. Il y a donc trois modes de l'attention et de la prière. Et il nous faut dire quelles sont les propriétés de chacun. Ainsi celui qui aime son salut pourra choisir le meilleur, et non le pire.

Du premier mode de l'attention et de la prière ˜

Telles sont les propriétés du premier mode. Quand quelqu'un se tient en prière, il lève vers le ciel ses mains, ses yeux et son intelligence. Il se représente les pensées divines, les biens du ciel, les ordres des anges et les demeures des saints. Il rassemble brièvement et recueille en son intelligence tout ce qu'il a entendu dans les divines Écritures. Il porte ainsi son âme à désirer et à aimer Dieu. Il lui arrive parfois d'exulter, et de pleurer. Mais alors son cœur s'enorgueillit, sans qu'il le comprenne. Il lui semble que ce qu'il fait vient de la grâce divine, pour le consoler, et il demande à Dieu de le rendre toujours digne d'agir comme il le fait. C'est là une marque de l'erreur. Car le bien n'est pas bien quand il ne se fait pas sur la bonne voie et comme il faut. Quand bien même il vivrait dans une extrême hésykhia, il est impossible qu'un tel homme ne perde pas son bon sens et ne devienne pas fou. Mais même s'il n'en arrivait pas là, il ne saurait parvenir à la connaissance, ni maintenir en lui les vertus de l'impassibilité. C'est ainsi que se sont égarés ceux qui ont vu une lumière et un flamboiement avec les yeux de leur corps, qui ont senti un parfum avec leur propre odorat, et qui ont entendu des voix avec leurs propres oreilles, ou qui ont éprouvé des choses du même ordre. Les uns ont été possédés par le démon, et sont allés de lieu en lieu, hors d'eux-mêmes. D'autres ont reçu en eux les contrefaçons du démon: il leur est apparu comme un ange de lumière, et ils se sont fourvoyés, ils ne se sont jamais corrigés, ils n'ont jamais voulu écouter le conseil d'aucun frère. D'autres encore ont été poussés par le diable à se tuer : ils se sont jetés dans des précipices, ils se sont pendus. Qui pourrait décrire toutes les illusions par lesquelles le diable les égare ? Ce n'est guère possible. Mais après ce que nous venons de dire, tout homme sensé peut comprendre, à quels dommages expose ce présent mode de l'attention et de la prière. De même, s'il arrive que l'un de ceux qui usent de ce mode n'en reçoive aucun mal, dès lors qu'il se trouve en compagnie d'autres frères (car ce sont surtout les anachorètes qui connaissent un tel mal), cependant, toute sa vie durant, il ne progressera pas.

Du deuxième mode ˜

Tel est le deuxième mode de l'attention et de la prière. Quand quelqu'un recueille son intelligence en lui-même, en la détachant du sensible, quand il garde ses sens et rassemble toutes ses pensées pour qu'elles ne s'en aillent pas dans les choses vaines de ce monde, quand tantôt il examine sa conscience et tantôt il est attentif aux paroles de sa prière, quand à tel moment il court derrière ses pensées que le diable a capturées et qui l'entraînent dans le mal et la vanité, quand à tel autre moment, après avoir été dominé et vaincu par la passion, il revient à lui-même, il est impossible que cet homme, qui a en lui un tel combat, soit jamais en paix, ni qu'il trouve le' temps de travailler aux vertus et reçoive la couronne de la justice'. Car il est semblable à celui qui combat ses ennemis la nuit, dans les ténèbres. Il entend leurs voix et reçoit leurs coups. Mais il ne peut pas voir clairement qui ils sont, d'où ils viennent, comment et pourquoi ils le blessent, dès lors que le dévastent les ténèbres de son intelligence et les tourments de ses pensées. Il lui est impossible de se délivrer de ses ennemis, les démons qui le brisent. Le malheureux peine en vain, car il perd son salaire, dominé qu'il est par la vanité. Il ne comprend pas. Il lui semble qu'il est attentif. Souvent, dans son orgueil, il méprise et accuse les autres. Il s'imagine qu'il peut les conduire, et qu'il est digne de devenir leur pasteur. Il est semblable à cet aveugle qui s'engage à conduire d'autres aveugles. Il est nécessaire que quiconque veut être sauvé sache le dommage que peut causer à l'âme ce deuxième mode, et qu'il fasse bien attention. Cependant ce deuxième mode est meilleur que le premier, comme la nuit où brille la lune est meilleur que la nuit noire.

Du troisième mode ˜

Le troisième mode est vraiment chose paradoxale et difficile à expliquer. Non seulement ceux qui ne le connaissent pas ont du mal à le comprendre, mais il leur paraît presque incroyable. Ils ne croient pas qu'une telle chose puisse exister, dès lors que, de nos jours, ce mode n'est pas vécu par beaucoup, mais par fort peu. Un pareil bien, je pense, nous a quittés en même temps que l'obéissance. Car c'est l'obéissance au père spirituel qui permet à chacun de ne plus se soucier de rien, dès lors qu'il remet ses soucis à son père, qu'il est loin désormais des tendances de ce monde, et qu'il est un ouvrier tout à fait zélé et diligent de ce mode. Encore lui faut-il trouver un maître et un père spirituel véritable, dégagé de toute erreur. Car celui qui, par une vraie obéissance, s'est consacré à Dieu et à son père spirituel, qui ne vit plus sa propre vie et ne fait plus sa propre volonté, mais est mort à toutes les tendances du monde et à son propre corps, par quelle chose passagère peut-il être vaincu ou asservi ? Ou quelle 'inquiétude et quels soucis peut avoir un tel homme ? C'est donc par ce mode, et par l'obéissance, que se dissipent et disparaissent tous les artifices des démons et toutes les ruses qu'ils trament pour entraîner l'intelligence dans toutes sortes de pensées. Alors l'intelligence de cet homme est délivrée de tout. C'est avec une grande liberté qu'elle examine les pensées que lui apportent les démons. C'est avec une réelle aptitude qu'elle les chasse. Et c'est avec un cœur pur qu'elle offre ses prières à Dieu. Tel est le commencement de la vraie voie. Ceux qui ne se consacrent pas à ce commencement peinent en vain, et ils ne le savent pas. Or le commencement de ce troisième mode n'est pas de regarder vers le haut, d'élever les mains, d'avoir l'intelligence dans les cieux, et alors d'implorer le secours. Ce sont là, nous l'avons dit, les marques du premier mode : le propre de l'illusion. Ce n'est pas non plus de faire garder les sens par l'intelligence, de n'être attentif qu'à cela, de ne pas voir dans l'âme la guerre que lui font les ennemis et de ne pas y prêter attention. Car ce sont là les marques du deuxième mode. Celui qui les porte est blessé par les démons, mais il ne les blesse pas. Il est meurtri, et il ne le sait pas. Il est réduit en esclavage, il est asservi, et il ne peut pas se venger de ceux qui font de lui un esclave, mais les ennemis ne cessent de le combattre ouvertement et secrètement, et le rendent vaniteux et orgueilleux. Mais toi, bien-aimé, si tu veux ton salut, il te faut désormais te consacrer au commencement de ce troisième mode. Après la parfaite obéissance que tu dois, comme nous l'avons dit, à ton père spirituel, il est nécessaire de faire tout ce que tu fais avec une conscience pure, comme si tu étais devant la face de Dieu. Car sans obéissance, jamais la conscience ne saurait être pure. Et tu dois la garder pure pou trois causes. Premièrement, pour Dieu. Deuxièmement, pour ton père spirituel. Troisièmement, pour les autres hommes et pour les choses du monde. Tu dois garder ta conscience pure. Pour Dieu, c'est-à-dire ne pas faire ce que tu sais ne pas reposer Dieu et ne pas lui plaire. Pour ton père spirituel : faire tout ce qu'il te demande, ne pas en faire plus, et ne pas en faire moins, mais marcher selon son intention et selon sa volonté. Pour les autres hommes : ne pas leur faire ce que tu as en aversion et ce que tu ne veux pas qu'ils te fassent. Pour les choses du monde : te garder de l'abus, autrement dit user de tout comme il faut, de la nourriture, de la boisson, des vêtements. En un mot, tu dois tout faire comme si tu étais devant Dieu, afin que ta conscience n'ait rien à te reprocher, quoi que tu fasses, et qu'elle n'ait pas à t'aiguillonner pour ce que tu n'as pas fait de bien. Suis ainsi la voie véridique et sûre du troisième mode de l'attention et de la prière, que voici. Que l'intelligence garde le cœur au moment où elle prie. Qu'elle ne cesse de tourner dans le cœur. Et que du fond du cœur, elle adresse à Dieu ses prières. Dès lors qu'elle aura goûté là que le Seigneur est bon, et qu'elle aura été comblée de douceur, elle ne s'éloignera plus du lieu du cœur, et elle dira les paroles mêmes de l'apôtre Pierre : "Il est bon d'être ici". Elle n'arrêtera plus de veiller sur le cœur et de tourner en lui, poussant et chassant toutes les pensées qu'y sème l'ennemi, le diable. À ceux qui n'en ont aucune idée et qui ne la connaissent pas, cette œuvre salutaire paraît pénible et incommode. Mais ceux qui ont goûté sa douceur et ont joui du plaisir qu'elle leur donne au fond du cœur disent, avec le divin Paul: "Qui nous séparera de l'amour du Christ ?" Car nos Pères, entendant le Seigneur dire dans le saint Évangile que c'est du cœur que sortent les mauvaises pensées, les meurtres, les prostitutions, les adultères, les vols, les faux témoignages, les blasphèmes, et que c'est là ce qui souille l'homme, entendant aussi l'Évangile nous demander de purifier l'intérieur de la coupe, pour que l'extérieur également devienne pur, ont laissé toute autre œuvre spirituelle et se sont totalement adonnés à ce combat, c'est-à-dire à la garde du cœur persuadés que, par cette œuvre, ils pourraient aisément acquérir toute autre vertu, dès lors qu'il n'est pas possible qu'aucune vertu perdure autrement. Cette œuvre, certains parmi nos Pères l'ont appelée hésykhia du cœur, d'autres l'ont nommée attention, d'autres sobriété et vigilance, et réfutation, d'autres examen des pensées et garde de l'intelligence. C'est à cela que tous ont travaillé, et c'est par là que tous ont été rendus dignes des charismes divins. C'est pourquoi l'Écclésiaste dit : "Réjouis-toi, jeune homme, dans ta jeunesse, et marche sur les voies de ton cœur intègre et pur, et éloigne de ton cœur les pensées." L'auteur des Proverbes dit la même chose : Si la suggestion du diable t'assaille, "ne le laisse pas entrer dans ton lieu". Par lieu, il entend le cœur Et notre Seigneur dit dans le saint Évangile : "Ne vous laissez pas entraîner", c'est-à-dire ne dispersez pas votre intelligence ici et là. Il dit ailleurs : "Bienheureux les pauvres en esprit", c'est-à-dire : Bienheureux ceux qui n'ont dans leur cœur aucune idée de ce monde, et qui sont pauvres, dénués de toute pensée mondaine. Tous nos Pères ont beaucoup écrit là-dessus. Quiconque le veut peut lire ce que disent Marc l'Ascète, Jean Climaque, Hésychius et Philothée le Sinaïte, l'Abbé Isaie, le grand Barsanuphe, et bien d'autres. En un mot, celui qui n'est pas attentif à garder son intelligence ne peut pas devenir pure en son cœur, pour être jugé digne de voir Dieu. Celui qui n'est pas attentif ne peut pas devenir pauvre en esprit. Il ne peut pas non plus être affligé et pleurer, ni devenir doux et paisible, ni avoir faim et soif de la justice. Pour tout dire, il n'est pas possible d'acquérir les autres vertus autrement que par cette attention. C'est donc à elle que tu dois t'appliquer avant tout, afin de comprendre par l'expérience ce dont je t'ai parlé. Et si tu veux savoir comment faire, je te le dis ici, autant qu'il est possible. Sois bien attentif. Il te faut avant tout garder trois choses. D'abord ne te soucier de rien, tant de ce qui est raisonnable que de ce qui est déraisonnable et vain, c'est-à-dire mourir à tout. Deuxièmement, avoir une conscience pure : que ta conscience n'ait rien à te reprocher. Troisièmement, n'avoir aucun penchant: que ta pensée ne se porte vers rien de ce qui est du monde. Alors assieds-toi dans un lieu retiré, demeure au calme, seul, ferme la porte, recueille ton intelligence loin de toute chose passagère et vaine. Pose ton menton sur ta poitrine, sois attentif à toi-même avec ton intelligence et tes yeux sensibles. Retiens un moment ta respiration, le temps que ton intelligence trouve le lieu du cœur et qu'elle y demeure tout entière. Au début, tout te paraîtra ténébreux et très dur. Mais quand tu auras travaillé sans relâche, nuit et jour, à cette œuvre de l'attention, ce miracle, tu découvriras en toi une joie continuelle. Car l'intelligence qui mène le combat trouvera le lieu du cœur. Alors elle voit au-dedans ce qu'elle n'avait jamais vu et qu'elle ignorait. Elle voit cet espace qui est à l'intérieur du cœur et elle se voit elle-même tout entière lumineuse, pleine de toute sagesse et de discernement. Désormais, de quelque côté qu'apparaisse une pensée, avant même que celle-ci entre, soit conçue et se forme, l'intelligence la chasse et la fait disparaître au nom de Jésus, c'est-à-dire avec l'invocation "Seigneur Jésus Christ, aie pitié de moi". C'est alors qu'elle commence à avoir les démons en aversion, qu'elle mène contre eux un combat sans relâche, qu'elle leur oppose l'ardeur naturelle, qu'elle les chasse, qu'elle les frappe, qu'elle les force à disparaître. Ce qui advient ensuite, avec l'aide de Dieu, tu l'apprendras seul, par l'expérience, grâce à l'attention de l'intelligence, et en gardant dans ton cœur Jésus, c'est-à-dire sa prière "Seigneur Jésus Christ, aie pitié de moi". Un Père dit en effet : "Demeure dans ta cellule, et elle t'apprendra tout".

Source : http://martinisme33.webnode.fr/rituels-et-textes/

Lire la suite

L'Ordre Martiniste Traditionnel : des grades cohens à la voie cardiaque

26 Octobre 2012 , Rédigé par X Publié dans #histoire de la FM

Les grades Cohens

Chaque degré met en scène et fait vivre à l'Initié les divers épisodes de la vie de l'homme : son émanation dans l’Immensité divine, la mission primitive donnée à l’homme, la chute d’Adam dans le monde de la matière et sa remontée à travers les sphères célestes. Décrire cette hiérarchie n'est pas chose facile, car elle a évolué au fur et à mesure où Martinès structurait son rite. De plus, les différents grades portent plusieurs noms, ce qui complique la tâche. Les catéchismes propres à chaque degré ou encore les Statuts des Chevaliers Élus Coëns de l'Univers et le Cérémonial des initiations, ne proposent pas tous la même division.
René Leforestier, Papus, Gérard Van Rijnberk, Robert Ambelain et Robert Amadou n'ont pas tous retenu la même hiérarchie. Roger Dachez, dans le revue Renaissance Traditionnelle, a publié une étude concernant la genèse des grades Cohens à laquelle nous renvoyons le lecteur. Sans nous attarder sur les divers systèmes, nous proposons ici celui qui semble la plus réaliste.
La hiérarchie Cohen débute par les trois grades « bleus », Apprenti, Compagnon et Maître, le plus souvent donnés en une seule cérémonie. Suivent les degrés de Maître Parfait Elu (ou Grand Elu sous la bande noire), d'Apprenti Elu-Cohen (ou Fort marqué), de Compagnon Elu-Cohen (ou Double fort marqué), de Maître Elu-Cohen (ou Triple fort marqué, ou encore Maître écossais). Nous trouvons ensuite ceux de Grand Maître Cohen (ou Grand architecte), de Grand Elu de Zorobabel, (ou Chevalier d'Orient), et de Commandeur d'Orient (ou Apprenti Réau-Croix). La hiérarchie de l'Ordre est couronnée par un degré suprême, celui de Réau-Croix (ou R+). Les membres de ce dernier degré participent à un travail mystique basé essentiellement sur la théurgie.
La hiérarchie de l'Ordre conduit l’initié à une gradation de purifications du corps, de l'âme et de l'esprit propres à le rendre sensible aux bonnes influences spirituelles, plus particulièrement par l'intermédiaire de son guide, son esprit compagnon, son « ange gardien ». Lorsque le Cohen a réalisé cette jonction, son esprit compagnon lui ouvre les portes du monde surcéleste qui conduit au Monde divin, à l’Immensité Divine.
L'Ordre des Élus-Cohens est dirigé par un collège de direction, le Tribunal Souverain, composé de Réaux-Croix. Ses membres portent le titre de Souverains Juges et font suivre leur signature des lettres S.J. Au XVIIIe, le « I » et le « J » écrits en majuscules ont le même graphisme, et cette similitude a entraîné quelques historiens à confondre les « S.J. » de Martinès avec les « S.I. » du Baron Hund. Le titre de S.I. n'a jamais fait partie de la hiérarchie Cohen.

La théurgie

Les Réaux-Croix pratiquent la théurgie. Quelle est donc cette mystérieuse science ? Selon l'étymologie, le mot théurgie vient du grec theos, Dieu, et ergon, ouvrage. La théurgie est donc « l'ouvrage de Dieu ». Au IIIe siècle, Jamblique l’a introduit dans la philosophie, comme adjuvant à la sagesse purement spéculative dont se contentait ses prédécesseurs. Il considérait la théurgie comme une magie supérieure, visant non pas à obtenir des bienfaits matériels, mais à réaliser progressivement l'union mystique avec la Divinité. La théurgie de Martinès a les mêmes objectifs : elle a pour but de mettre l'homme en relation avec le Divin en utilisant des intermédiaires devenus nécessaires depuis la chute de l'homme, les « anges », ou plutôt, pour coller au langage martiniste, aux esprits célestes et surcélestes. La théurgie de Martinès vise essentiellement à obtenir les bénédictions des esprits bons. Elle a aussi pour but d'exécrer, de conjurer les esprits mauvais, pour chasser leurs influences mauvaises qui tendent sans cesse à éloigner l'homme de sa mission.
Appeler les esprits bons, éloigner les mauvais, nécessite de connaître leurs noms, leurs jours d'influence et les heures propices pour les interpeller à l'aide du rite approprié. Pour ce faire, Martinès confiait à ses émules Réaux-Croix, un répertoire contenant les noms, les hiéroglyphes secrets de 2400 esprits, et de multiples recommandations sur les périodes favorables aux opérations, comme les équinoxes ou les phases lunaires les plus bénéfiques. Le rituel préconisé par Martinès est extrêmement complexe à mettre en œuvre ; il réclame un lieu spécialement aménagé. Sur le sol on dessine le tableau figuratif de l'opération, un pantacle composé de cercles concentriques, de triangles et de quarts de cercles reliés aux cercles principaux. L'adepte doit prendre grand soin de dessiner les hiéroglyphes des esprits avec lesquels il désire opérer. Sur ce pantacle on place, à des points précis, des bougies dont le nombre peut aller jusqu'à plusieurs dizaines. Avant d'opérer, le disciple doit prendre soin de se livrer aux jeûnes et purifications nécessaires à l'accomplissement du culte magique.
En dehors de ces éléments que l'on retrouve dans de nombreuses pratiques anciennes, il faut souligner le caractère mystique de la théurgie de Martinès. En effet, à la lecture de ses rituels, on est surpris de l'importance qu'y occupent les prosternations, les prières, souvent extraites des Psaumes. La théurgie de Martinès ne cherche pas à diriger des forces sur quelqu'un ou à obtenir des avantages. Ce n'est pas une « magie pratique » orientée vers les petits soucis du quotidien ; c'est une sainte magie dont l'objet est l'union mystique. Tout, dans la théurgie Cohen, conduit à cette rencontre entre le visible et l'invisible. Dans cette pratique l'invisible, la Chose, se manifeste par une influence spirituelle que les Cohens appellent intellect, une manifestation émanée de Dieu ou de Ses anges.
Cet intellect ne prend jamais une forme corporelle, il se manifeste soit par un son distinct qu'il occasionne dans l'air, soit par une voix lente que les Cohens nomment « la conversation secrète entre l'âme et l'intellect ». Le plus souvent, il exprime sa présence par un hiéroglyphe lumineux. Les Élus-Cohens appelaient ces diverses manifestations des « passes ». Les instruction secrètes, les rituels Cohens et les correspondances entre Martinès et ses disciples montrent la difficulté de telles opérations. A leur lecture, on peut se demander combien furent ceux qui purent rassembler les conditions préconisées par le Souverain Grand Maître des Élus-Cohens, conditions qu'ils seraient impossible de réunir à un homme vivant à l'époque moderne. A la lecture des textes de Martinès de Pasqually, on peut se demander aussi si ces travaux n’étaient pas finalement uniquement une préparation extérieure destinées à conduire le disciple vers une communion plus intérieur avec le Divin. En effet, pour Martinès le lieu privilégié de la rencontre avec le Divin reste le cœur de l’homme, car c'est dans ce tabernacle qu’il peut recevoir les plus grandes satisfactions ainsi que les plus grandes faveurs que le Créateur lui envoie.

La prière

Les Cohens devaient être des chrétiens pratiquants et plusieurs disciples protestants se convertiront au catholicisme pour se conformer à la règle. Lors de son initiation au degré apprenti, le Cohen devait prendre plusieurs engagements : le premier était de garder secrets les mystères de l'Ordre, le second d'être fidèle à la sainte religion Catholique apostolique et romaine. Avant de pratiquer les rites théurgiques, les Élus-Cohens devaient assister à une messe. Ils devaient aussi s’adonner fréquemment à la prière, en particulier à la Prière des six heures, une pratique spirituelle effectuée toutes les six heures (six heures du matin, midi, dix-huit heures et minuit). Ces prières, composées en partie par Martinès, comprenaient des lectures des Psaumes, des invocations « du saint nom de Jésus », le Pater, l'Ave Maria, ainsi que des suppliques adressées à l'ange gardien. A ces prière quotidiennes s'ajoutait aussi la « Prière qu'il faut faire quand on est couché et prêt à s'endormir ».
Pour un Cohen, il était également nécessaire de dire les sept Psaumes de Pénitences au moins à chaque renouvellement de Lune, ou tous les jours suivant les périodes de travail, de dire l'Office du Saint Esprit tous les jeudis, de réciter le Misere, debout face à l'Orient, et le De Profundis, face contre terre. Plus le disciple avançait dans la hiérarchie, plus les obligations, prières, jeunes, abstinences augmentaient. Comme on peut le constater, la vie d'un Cohen était bien remplie et demandait une disponibilité totale. Elle n'avait rien à envier à celle d'un moine.
La magie de Martinès était une « sainte magie », ayant pour but de conduire le disciple à une vie spirituelle de plus en plus intense. L'abbé Pierre Fournier nous indique que les instructions journalières de Martinès « étaient de nous porter sans cesse vers Dieu, de croître de vertus en vertus, et de travailler pour le bien général ; elles ressemblaient exactement à celles qu'il paraît dans l'évangile que Jésus-Christ ». D’Hauterive, dans une lettre du Fonds Du Bourg, précise le travail d’un Cohen en ces termes : « La réjection continuelle de la pensée mauvaise, la prière et les bonnes œuvres : voilà les seul moyens d’avancer dans la découverte de toutes les vérités, et, ce qui est encore au-dessus, la pratique de toutes les vertus ». L'exigence de telles pratiques rebutera de nombreux disciples venus chercher le merveilleux et peu enclins à suivre des règles aussi contraignantes.

L'entrée en sommeil

A son arrivée à Bordeaux, même s’il vit modestement, Martinès de Pasqually ne semble pourtant pas manquer d'argent. Cependant, ses affaires semblent empirer, et en 1769, il a 1200 livres de dettes. Le port de Bordeaux est spécialisé dans le commerce du sucre avec Haïti, et il est probable que le fondateur des Élus-Cohens avait lui-même des intérêts sur cette île. Ses beaux-frères s’y étaient installés. En 1772, il décide de partir pour Saint-Domingue pour le recouvrement d'une petite succession qu'il avait eu d'un de ses parents décédé là-bas. Il espérait qu'après ses affaires matérielles seraient plus prospères. Depuis Haïti, il continue d’envoyer ses instructions à ses disciples.
Hélas, le Maître ne rentra jamais de voyage, car il mourut le 24 septembre 1774 à Saint-Domingue. Quelque temps avant sa mort, il avait nommé Cagnet de Lestère, l'un de ses disciples d'Haïti, pour diriger l'Ordre des Élus-Cohen. Mais ce dernier mourut lui-même en décembre 1779. Son successeur, Sébastien de Las Casas, rentra en France en novembre 1780 et mit officiellement en sommeil un Ordre qui, depuis la mort de son fondateur, s'éteignait de lui-même. Martinès de Pasqually n’avait pas consigné par écrit le rituel d’initiation au degré suprême de l’Ordre, celui des Réaux-Croix, par conséquent, ses disciples étaient dans l’impossibilité d’assurer la pérennité de l’Ordre. Par ailleurs, beaucoup de ses membres s’étaient éloignés de pratiques théurgiques trop complexe pour s’enrôler dans mesmérisme, plus particulièrement depuis que le marquis de Puységur avait découvert en 1784 le somnambulisme, qui par l’intermédiaire d’un médium permettait d’enter en contact avec l’autre monde.
Inévitablement, tous ceux qui se sentaient portés vers les sciences de l'invisible, et au premier plan les Élus-Cohens, furent séduits par le somnambulisme. Jean-Baptiste Willermoz n'échappa pas à l'engouement général, et il est probable que cette pratique soit pour beaucoup dans la chute de l’Ordre des Élus-Cohens. En effet, avec le somnambulisme, plus besoin d’ascèse et de rites compliqués pour communiquer avec l’invisible : il suffit de plonger un patient dans le sommeil magnétique et de l’interroger. La pratique montrera hélas que les choses ne sont pas si simples, et Jean-Baptiste Willermoz, qui dans cette mouvance créa la Société des Initié (1785), en fera les frais entre avril 1785 et octobre 1788. Il se rangera ensuite parmi les Martinistes qui, comme Rodolphe Salzmann et Louis-Claude de Saint-Martin, pensaient qu’il est dangereux de vouloir soulever le voile de l’autre monde sans faire un travail de sanctification.

 Les disciples

L'Ordre des Élus-Cohen ne comporta jamais un grand nombre de membres. Il compta cependant, quelques femmes, chose rare pour un rite maçonnique à l’époque. Louis-Claude de Saint-Martin (1743-1803) fut initié dans cet Ordre en 1765. Dès 1771, il quitta la carrière militaire pour se livrer totalement à ses activités spirituelles. Il devint ainsi le secrétaire personnel de Martinès de Pasqually. Le chef des Élus-Cohen reconnaissait en effet dans ce jeune homme brillant un disciple prometteur, capable de l'aider à organiser le travail déjà entrepris. La collaboration de Saint-Martin fut donc précieuse à Martinès de Pasqually, qui grâce à son aide, réussit à améliorer l'organisation de l'Ordre. Quelques années plus tard, en 1772, il parvint au plus haut degré, celui de Réaux-Croix.
Jean-Baptiste Willermoz (1730-1824), négociant en soieries à Lyon, fut un membre éminent de l’Ordre. Initié dans la Franc-Maçonnerie en 1750, alors qu’il n’a que vingt ans, il occupa rapidement une place importante dans la Franc-Maçonnerie lyonnaise. Il entra chez les Élus-Cohens et devint un disciple zélé. S’il fut séduit par les enseignements de Martinès de Pasqually, il fut quelque peu déçu par les capacités d’organisateur de ce dernier. En effet, l’Ordre des Élus-Cohens était encore en pleine gestation, et son fondateur n’en finissait pas d’écrire les rituels et les instructions destinés au fonctionnement des loges. Jean-Baptiste Willermoz pratiquera la théurgie avec assiduité pendant des années avant d’en retirer quelques fruits

 Les Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte

Après la disparition de Martinès de Pasqually, les deux disciples que nous venons d’évoquer tentent, chacun à leur manière, de poursuivre le travail de leur Maître. Le premier, Jean-Baptiste Willermoz, intègre la doctrine de la Réintégration dans le rite maçonnique de la Stricte Observance Templière allemande du baron Carl Gotthelf von Hund (1722-1776), Ordre avec lequel il était en relation depuis quelques années. En 1778, lors d’un convent, cet Ordre se réorganise en adoptant cette doctrine et devient celui des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte. Jean-Baptiste Willermoz rédige pour les degrés supérieurs de cet Ordre, ceux de Profès et de Grand Profès, des instructions qui présentent, sans la nommer directement, la doctrine de Martinès. Cependant, Willermoz ne transmet pas les enseignements théurgiques de Martinès aux Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte. Lors du convent de Wilhemsbad, en 1782, la réforme est adoptée : c’est la naissance du Rite Écossais Rectifié.
Ce rite ne survivra guère à la Révolution française, et avant même la disparition de Jean-Baptiste Willermoz en 1824, il entre en sommeil en France. Il connaît cependant une survivance en Suisse qui permettra à Edouard de Ribaucourt et à Camille Savoire de le faire revivre en France la veille de la première Guerre mondiale.
    
La voie cardiaque

La pensée de Martinès de Pasqually trouve aussi une continuité hors de la Franc-Maçonnerie à travers Louis-Claude de Saint-Martin. Il abandonne la théurgie, la voie externe, au profit d’une démarche plus intérieure. En effet, après des années de pratique, il juge la théurgie dangereuse, et peu sûre pour trouver le Divin. L'outil et le creuset de l’évolution spirituelle de l’homme doit être, selon Saint-Martin, le cœur de l'homme. Il veut « entrer dans le cœur du Divin et faire entrer le Divin dans son cœur ». C'est dans ce sens que l'on appelle la voie préconisée par Saint-Martin la voie cardiaque. L'évolution de l'attitude de Saint-Martin est due en partie à sa découverte de l'œuvre de Jacob Boehme, dont il s’attacha à traduire les œuvres en français pour les publier. Elle est aussi le résultat logique d’un penchant naturel pour l’introspection. Cependant, les enseignements de Pasqually eurent sur Louis-Claude de Saint-Martin une influence profonde, et il conserva toute sa vie un grand respect pour celui qu'il appelait « son premier instructeur ». Les livres qu’il écrivit sous le nom de Philosophe Inconnu, depuis Des Erreurs et de Vérité en 1775, Le Tableau Naturel en 1782, L’Homme de désir en 1790 ou Le Nouvel Homme en 1792… jusqu’à son dernier livre, Le Ministère de l’Homme-Esprit, publié en 1802, sont tous marqués de la doctrine de Martinès de Pasqually.
Louis-Claude de Saint-Martin aurait transmit une initiation à quelques disciples choisis mais ne créa pas d'organisation initiatique. De toute manière, avec la Révolution française la plupart des loges maçonniques étaient tombées en sommeil et l’époque n’était pas favorable à la création d’un mouvement initiatique. Autour de lui, se constitua un groupe informel, auquel certaines lettres de ses amis font allusion en 1795 sous le nom de « Cercle Intime », « Société des Intimes ». Balzac, dans Le Lys dans la Vallée, témoigne de l'existence de ce groupe de disciples : « amie intime de la Duchesse de Bourbon, Mme de Verneuil faisait partie d'une société sainte dont l'âme était M. Saint-Martin, né en Touraine, et surnommé le Philosophe Inconnu. Les disciples de ce philosophe pratiquaient les vertus conseillées par les hautes spéculations de l'illuminisme mystique ». L'initiation transmise par Louis-Claude de Saint-Martin se perpétua jusqu'au début du siècle par différentes filiations. A la fin du XIXe siècle, deux hommes sont dépositaires de cette initiation : le Docteur Gérard Encausse et Augustin Chaboseau, qui fondent l’Ordre Martiniste vers 1889, c'est la naissance du Martinisme de la Belle Époque.

Source : http://www.martiniste.org/

Lire la suite

Une controverse de mauvais aloi

26 Octobre 2012 , Rédigé par X Publié dans #histoire de la FM

Depuis environ une semaine, a surgi et s’est étendue à divers blogs ce qu’il faut bien appeler une controverse de mauvais aloi. Elle a eu pour point de départ des prises de position de martinésophobes s’armant de Louis-Claude de Saint-Martin afin de mieux combattre Martines de Pasqually, et elle a ensuite dérivé sur la prière et la valeur relative de ses divers modes, en externe et en interne.  

Je n’épiloguerai pas sur la comparaison-opposition entre Saint-Martin et Martines, sauf pour remarquer que l’éloignement du Philosophe inconnu à l’égard de l’Ordre des élus coens n’a pas été réservé à ce dernier exclusivement, et qu’il en a marqué autant à l’égard de la maçonnerie, en l’espèce le Régime écossais rectifié constitué par Jean-Baptiste Willermoz, et bien davantage à l’égard de l’Eglise catholique romaine. Si cet éloignement valait condamnation, cette condamnation a dû s’appliquer aux trois. Mais y a-t-il eu condamnation ? A l’égard de l’Eglise, indubitablement. A l’égard du Régime rectifié et de l’Ordre coen, c’est beaucoup plus douteux. Dans les deux cas, il les taxe de superfluités provoquant de la dissipation loin du « centre ». Quant aux mises en garde au sujet des éventuels résultats des invocations pratiquées dans la rituélie coen, elles ressortissent à la plus élémentaire prudence, à l’instar de celles dont l’Eglise prévient les membres de son clergé qui pratiquent des exorcismes. Je cite Emile Dermenghem dans sa préface à son ouvrage Les Sommeils (Paris, La Connaissance, 1926) :  

« Il craignait non seulement les illusions auxquelles toute métapsychique donne parfois lieu, mais aussi les dangers des opérations magiques qui risquent de faire intervenir des agents inférieurs ou même mauvais, qui entretiennent en nous « l'orgueil et l'ambition de vouloir briller par nos propres puissances », et qui, au lieu d'anéantir le moi pour lui faire trouver l'Absolu, peuvent l'inciter à user des forces naturelles et occultes dans un esprit de domination et d'égoïsme. « Avec une habileté qui nous jette dans des aberrations bien funestes, le principe des ténèbres fait qu'avec de simples puissances spirituelles, de simples puissances élémentaires ou figuratives, peut-être même avec des puissances de réprobation, nous nous croyons revêtus des puissances de Dieu » (Ecce homo).

(Les Sommeils, pp.33-34)  

La mise en garde est sévère, mais elle n’étonnera aucun mystique, car tous savent que, comme nous en avertit l’apôtre, « Satan lui-même se déguise en ange de lumière » (2 Corinthiens 11, 14). De même tout prêtre qui célèbre les saints mystères sait que, si les puissances angéliques concélèbrent avec lui, les puissances démoniaques se rassemblent pour lancer contre lui leurs attaques. Et cela en dehors de toute « opération » coen. Car la divine liturgie est une opération infiniment plus puissante, et même infiniment puissante, et donc infiniment honnie par Satan.  

Et pourquoi croit-on que Martines imposait à ses émules l’assistance à a messe et la pratique des sacrements de l’Eglise ? Par goût des formes cérémonielles ? point du tout : parce qu’il avait compris intuitivement que cette pratique, et singulièrement celle du sacrement des sacrements qui est l’eucharistie, était leur véritable palladium. Chose que n’a pas comprise Saint-Martin qui, tout entier axé sur l’interne, n’a jamais senti la puissance incomparable, parce que divine, des sacrements. Pour lui, il est évident que les sacrements ne sont que des formes, ou des formalités, dont il est préférable de se passer. On peut appliquer à ces formes ecclésiales les réflexions suivantes :  

« Les personnes qui ont du penchant pour les établissements et sociétés philosophiques, maçonniques et autres, lorsqu'elles en retirent quelques heureux fruits sont très portées à croire qu'elles le doivent aux cérémonies et à tout l'appareil qui est en usage dans ces circonstances. Mais avant d'assurer que les choses sont ainsi qu'elles le pensent, il faudrait avoir essayé de mettre aussi en usage la plus grande simplicité et l'abstraction entière de ce qui est forme et si alors on jouissait des mêmes faveurs, ne serait-on pas fondé à attribuer cet effet à une autre cause; et à se rappeler que notre Grand Maître a dit : "Partout où vous serez assemblés en mon nom, je serai au milieu de vous"[Matthieu 18, 20]. » (Saint-Martin, Mon Livre vert, Paris, Cariscript, 1991).  

C’est de ce refus radical du formalisme que provient son incompréhension elle aussi radicale de la nature de l’Eglise. Mais je m’engage sur un terrain que j’ai dit vouloir éviter…  

Pour finir, cet éloignement manifesté par Saint-Martin envers les pratiques coens ne l’a pas empêché d’être fidèle jusqu’au bout à la mémoire de celui qu’il dénommait « mon premier maître » et dont il devait écrire : « Cet homme extraordinaire dont je n’ai jamais réussi à faire le tour ».  

Je ne discuterai pas davantage sur les diverses formes de la prière et sur la supériorité supposée de la prière intérieure sur la prière extérieure, me réservant d’y revenir en une autre occasion en exposant ce qu’enseigne en la matière la Tradition des Pères de l’Eglise.  

Entrons donc dans la controverse elle-même et détaillons-en les points :  

1) Saint-Martin a éprouvé de la méfiance contre l’Ordre coen et a cherché à dissuader ceux qui lui appartenaient ou qui souhaitaient y entrer ;  

2) L’Ordre coen véhicule des conceptions hétérodoxes :  

3) L’Ordre coen se livre à des opérations magique ;  

4) L’Ordre coen est donc pernicieux, voire dangereux et entraîne à la dérive les chrétiens qui s’y laisseraient prendre ;  

5) Willermoz lui-même n’a finalement éprouvé que méfiance envers lui et s’en est définitivement éloigné après la mise en sommeil de l’Ordre en 1781 par le Souverain Maître Las Casas ;  

6) Willermoz a transféré tout ce que le martinésisme avait de bon dans le Régime écossais rectifié.  

Sur les points 1) à 4), je renvoie pour l’essentiel au blog « Un martinésiste chrétien » (http://reconciliationuniverselle.over-blog.com/) dont l’animateur, Esh, d’une part fait justice des accusations infondées, mais d’autre part procède aux corrections qu’appelle la pensée parfois erronée de Martines, en sorte que lui qui avait été qualifié « plus juif que chrétien » devienne plus chrétien que juif. Ce travail remarquable de justesse qu’accomplit Esh mérite grande attention.  

Je précise simplement au passage que l’éloignement que Saint-Martin manifeste à l’endroit de l’Ordre coen – et simultanément à l’endroit de la maçonnerie - vient avant tout du choix radical que lui-même a fait de la « voie du cœur » (je déteste l’expression « voie cardiaque » popularisée par Papus qui pour moi a un relent d’opération chirurgicale…) à l’exclusion de toute autre, et qu’il voudrait voir empruntée par tous les « élus » (les lettres de Salzac que publie Esh sont à cet égard symptomatiques) : entreprise pour le moins risquée et qui ne pouvait qu’échouer. Nous en reparlerons dans le billet à venir sur la prière.  

Pour ce qui est du caractère supposé maléfique de l’Ordre coen, je voudrais prendre à témoin les bons auteurs. Je citerai Jean-Marc Vivenza, qui est tenu pour un expert en la matière. Dans son ouvrage Les Elus coëns et le Régime écossais rectifié (Grenoble, le Mercure Dauphinois, 2010), il écrit (pp. 54-56) :  

« Nous sommes bien loin de cette prétendue "magie", dont on a longtemps soutenu, et l'on soutient, hélas, encore dans divers opuscules plus ou moins sérieux, qu'elle constituait la base des pratiques de l'Ordre des Elus Coëns […].

« Or, disons-le fortement, si les rites, instructions et catéchismes de l'Ordre des Elus Coëns, contiennent effectivement des éléments empruntés à un certain courant à l'intérieur duquel Cornelius Agrippa occupe une place non négligeable, cependant en aucun cas le but, nous disons bien le "but" des opérations enseignées par Martinès, c'est-à-dire l'objectif visé et entrevu par les Réaux-Croix, ne relève de la magie, fût-elle angélique ou "divine". Les opérations, au sommet de l'Ordre, il importe d'y insister tant la question est centrale, sont subordonnées à la manifestation de la "Chose" qui n'est autre que la Sainte Présence de Jésus-Christ [...].

« Convoquant, dans certaines circonstances, les anges afin qu'ils l'aident à accomplir son travail, l'élu s'adonnait donc surtout, et tout d'abord, à d'intenses purifications, implorant le secours du Compagnon fidèle qui lui fut attribué par l'Eternel de manière à ce qu'il intercède pour lui auprès du Très Haut et qu'ensuite, seulement, béni et sanctifié, il soit en mesure de s'avancer, en tremblant, devant la "Sainte Présence" du Verbe.

« Le culte primitif, que transmit Martinès de Pasqually, est non pas de nature "magique", il est essentiellement, par les quatre temps qui le constituent à présent que, depuis le crime d'Adam, nous nous trouvons absolument tous marqués par la faute et le péché, un culte d'expiation, de purification, de réconciliation et de sanctification. Tel est le difficile et contraignant labeur auquel devaient s'astreindre les disciples de Martinès, et l'on comprend peut-être mieux pourquoi cette tâche ne pouvait convenir, et ne concerner, qu'une élite de maçons choisis, c'est-à-dire "élus", souhaitant se plier à une rude discipline morale et spirituelle les faisant vivre dans le monde presque comme des moines, ou plus exactement des prêtres, auxquels il ne manquait même pas l'obligation de la récitation de leur bréviaire puisque, de six heures en six heures, les élus coëns qui se devaient impérativement par ailleurs d'assister aux principales messes festives de l'Eglise, œuvrant inlassablement, chaque jour que Dieu faisait, à se rendre digne de recouvrer leur "première propriété, vertu et puissance spirituelle divine", étaient contraints à la lecture des prières de l'Ordre composées principalement des sept Psaumes de la pénitence, de diverses oraisons pieuses et d'invocations particulières, s'endormant, la nuit venue, en prononçant dans leurs lits le De Profundis. »  

Et encore, du même Jean-Marc Vivenza (Louis-Claude de Saint-Martin et la théurgie des Elus coens) :

« L’élu coën, qui devait impérativement être catholique pour se conformer à la règle prescrite par Martinès, et avait juré, lors de ses serments, de « rester fidèle à la sainte religion apostolique et romaine », avant chacune des cérémonies assistait à la messe en communiant, ceci sans compter la rigoureuse observation de la Prière des six heures, (six heures du matin, midi, dix-huit heures et minuit), qui ne pouvait avoir nulle dérogation et était une obligation formelle. Enfin, pour sa purification, l’élu récitait les sept Psaumes de Pénitences à chaque renouvellement de Lune et les jours qui faisaient suite aux périodes de travail, de même qu’il lui fallait dire l'Office du Saint Esprit tous les jeudis, prononcer le Miserere, debout face à son Orient, et le De Profundis, en se mettant la face contre terre. »  

Ainsi (si l’on me passe cette expression plaisante), la messe est dite ! A moins de considérer les coens comme autant de tartuffes… ce qui serait d’une totale invraisemblance, notamment pour un personnage aussi pieux que Willermoz.  

Mais je n’en resterai pas là ; j’appelle à la rescousse un personnage dont nul ne peut révoquer en doute le jugement : j’ai nommé Joseph de Maistre, l’auteur catholique romain par excellence, et même papiste [1]. Qu’écrit-il dans Les Soirées de Saint-Pétersbourg (Lyon & Paris, 1821) :  

« Les connaissances surnaturelles sont le grand but de leurs travaux et de leurs espérances ; ils ne doutent point qu'il ne soit possible à l'homme de se mettre en communication avec le monde spirituel, d'avoir un commerce avec les esprits et de découvrir ainsi les plus rares mystères. Leur coutume invariable est de donner des noms extraordinaires aux choses les plus connues sous des noms consacrés ; ainsi un homme pour eux est un mineur, et sa naissance émancipation. Le péché d'origine s'appelle le crime positif ; les actes de la puissance divine ou de ses agents dans l'univers s'appellent des bénédictions, et les peines infligées aux coupables, des pâtiments. Souvent je les ai tenus moi-même en pâtiment, lorsqu'il m'arrivait de leur soutenir que tout ce qu'ils disaient de vrai n'était que le catéchisme couvert de mots étranges. J'ai eu l'occasion de me convaincre, il y a plus de trente ans, dans une grande ville de France [Lyon], qu'une certaine classe de ces illuminés avait des grades supérieurs inconnus aux initiés admis à leurs assemblées ordinaires ; qu'ils avaient même un culte et des prêtres qu'ils nommaient du nom hébreu Cohen... Ces hommes, parmi lesquels j'ai eu des amis, m'ont souvent édifié ; souvent ils m'ont amusé, et souvent aussi... Mais je ne veux point me rappeler certaines choses. Je cherche au contraire à ne voir que les côtés favorables. »

(XIe entretien, 4e chapitre)  

Certes il n’accepte pas qu'un prêtre dût nécessairement être thaumaturge et kabbaliste. Il appelle cela une « séduisante erreur », à cause de quoi il juge le martinisme [2] plutôt dangereux dans les pays catholiques, quoiqu'il soit, selon lui, des plus utiles dans les pays schismatiques et protestants et même, à une époque d'incrédulité, dans les pays catholiques imprégnés d'irréligion. Car, dit-il, « ce système s'oppose à l'incrédulité générale, il est chrétien jusque dans ses sciences ; il accoutume les hommes aux dogmes et aux idées spirituelles », il les rapproche des doctrines catholiques, préserve du « rienisme protestant » et maintient « la fibre religieuse de l'homme dans toute sa fraîcheur ». (cité dans Les Sommeils, pp. 41-42) ;  

Et le comte de déclarer au sénateur (qui a fait l’apologie des martinistes) que ces explications audacieuses peuvent être utilement accueillies pourvu qu'on ne les considère pas nécessairement comme des dogmes absolus. Ces systèmes lui paraissent acceptables si on les « propose modestement pour tranquilliser l'esprit... » s'ils « ne mènent surtout ni à l'orgueil ni au mépris de l'autorité... On tâtonne dans toutes les sciences, pourquoi la métaphysique, la plus obscure de toutes, serait-elle exceptée ? » (Les Sommeils, p. 43).  

On le voit, rien sur de supposées pratiques magiques, voire sulfureuses, que l’Eques a Floribus eût été bien placé pour connaître. D’ailleurs Jean-Marc Vivenza a découvert dans les documents privés de Joseph de Maistre que celui-ci, quand il était ambassadeur de Sardaigne à Saint-Pétersbourg, avait pratiqué des « opérations » coens. Joseph de Maistre invoquant le diable ? on voit le ridicule de la chose…  

Pour le reste je renvoie, je le répète, au blog du Martinésiste chrétien.  

J’ai mentionné Willermoz, ce qui me conduit aux points 5) et 6).  

Les documents concordent tous pour prouver que, si Willermoz a parfois été fort irrité par le comportement de l’homme Martines, sa créance en l’initié, et initiateur, n’a jamais faibli. Inutile de multiplier les textes, contentons-nous de la grande lettre des 12-18 août 1821 à Jean de Turkheim, sa « lettre testament » comme on l’a appelée, où Willermoz prend la peine de répondre en détails, avec renvois au Traité sur la réintégration, à plusieurs points de doctrine, huit au total, sur lesquels son correspondant lui avait demandé des éclaircissements que le patriarche (91 ans) lui donne de bon gré. Et comme Turkheim lui avait demandé des détails sur Martines, voici ce que conte Willermoz :  

« Comme vous désirez connaître Pasqually en long et en large sur tout ce qui le concerne, voici à son sujet une anecdote connue de moi seul et qui ne doit pas devenir publique.

"Etant à Paris, au jour qu'il avait choisi pour me conférer mes derniers grades, il m'assigna pour les recevoir un jour suivant à Versailles ; il y assigna en même temps quelques autres Frères de degrés inférieurs et les plaça aux angles de l'appartement où ils restèrent jusqu'à la fin en silence ; lui debout au centre et moi seul à genoux devant lui, aucun autre ne pouvant rien entendre de ce qui se passait entre lui et moi. Avant la fin du cérémonial il me tombe tout subitement les bras sur les épaules et son visage collé contre le mien, il m'inonde de ses larmes, ne pouvant pousser que de gros soupirs. Tout étonné, je lève les yeux sur lui et j'y démêle tous les signes d'une grande joie. Je veux l'interroger ; il me fait signe de garder le silence. L'opération terminée, je veux le remercier de ce qu'il vient de faire pour moi, et j'en étais tout ému. - "C'est moi, me dit-il, qui vous dois beaucoup et beaucoup plus que vous ne pensez. Vous avez été pour moi l'occasion du bonheur que j'éprouve. J'étais depuis un certain temps tombé dans la disgrâce de mon Dieu pour certaines fautes que le Monde compte peu, et je viens de recevoir la preuve, le signe certain de ma Réconciliation. Je vous la dois, parce que vous en êtes la cause et l'occasion. J'étais malheureux ; je suis maintenant bienheureux. Pensez quelquefois à moi, je ne vous oublierai jamais." Et en effet, depuis lors, j'ai reçu de lui beaucoup de preuves d'amitié et de grande confiance. »  

Y a-t-il là la moindre trace de défiance, de répulsion, ou même de critique ? Quarante années après la fin supposée de l’Ordre coen, quarante-sept ans après le décès de Martines de Pasqually, le temps était propice à une remise en question, à l’expression de doutes, s’il dût y en avoir…Rien de tel ! au contraire, dans une autre lettre au même Turkheim du mois précédent de juillet , on trouve cette fameuse formule souvent citée : « Cet homme extraordinaire auquel je n’ai jamais connu de second ». L’admiration était toujours là, intacte.  

Mais, pourrait-on objecter, tout cela ne s’applique qu’à la doctrine, à laquelle en effet Willermoz avait adhéré au point d’en faire la substance même de la Profession et de la Grande Profession ; mais point aux opérations qu’il avait évidemment abandonnées. Eh bien, non. C’est le contraire qui apparaît à la lecture d’une lettre que Rodolphe Saltzmann écrivit à Willermoz le 22 septembre 1813 (publiée dans Renaissance Traditionnelle n° 150, avril 2007) [3]. Satzmann écrit :  

« Mon premier acte de gratitude et de la plus vive reconnaissance a été rendu à Celui qui a daigné bénir mon voyage et vous donner la volonté et les forces nécessaires d'opérer pour sa gloire et mon salut. Le second s'adresse à vous, mon T[rès] C[her] et P[uissant] M[aîtr]e, qui m'avez donné une nouvelle preuve bien précieuse de votre amitié. Vous m'avez sacrifié un repos, que votre grand âge vous rend si nécessaire, et vous avez pour ainsi dire couronné votre ouvrage. Car je n'ose espérer recevoir encore davantage, et je ne dois m'occuper qu'à bien profiter de ce que j'ai reçu et d'être fortifié dans la voie dans laquelle j'ai eu le bonheur d'entrer. Mais vous ne négligerez pas ce que vous avez semé et vous nourrirez la flamme que vous avez allumée. [...]

« Ne m'oubliez pas, mon T.C. et P.M. Songez à votre élève dans vos prières et aux jours et heures destinés à des travaux supérieurs. Envoyez-moi, aussitôt qu'il sera possible, ce que vous m'avez promis et battons le fer pendant qu'il est encore chaud. Ah ! s'il était possible de m'envoyer ce qui est marqué par + après les noms usités ![...] » [Signé] Ab Hedera.  

Selon son habitude, Willermoz a mis sur la lettre une annotation , qui est :  

« Fre Saltzmann à moi W. [...] Son contentement de ce que j'ai fait pour lui à Lyon, Gd Archi. Il espère l'Invo[cation] promise. »  

Autrement dit, à 83 ans, Willermoz a pratiqué une cérémonie de réception de Grand Architecte. Curieuse façon de manifester de l’ « éloignement » !  

On pourrait multiplier les preuves documentaires, mais celles-ci me paraissent suffire pour l’instant. Du moins justifient-elles l’expression que j’ai employée au début : une controverse de mauvais aloi. On est libre d’adhérer à Saint-Martin et pas à Martines, on est libre d’adhérer à Martines et pas à Saint-Martin, on est libre de n’adhérer ni à l’un ni à l’autre ; mais on n’est pas libre, si l’on veut rester honnête, de justifier son choix par des affirmations sans preuve ou par des preuves controuvées, des documents sollicités. Ce n’est pas honorable, et d’ailleurs ce n’est pas crédible.  

 

[1][1] Du Pape (Lyon, 1819) fut le premier ouvrage « ultramontain » de l’histoire.

[1][2] Ne nous y trompons pas, ce vocable englobe aussi le « martinésisme », terme qui n’avait pas encore été inventé.

[3] Et signalée par A Valle Sancta dans son blog.

Source : http://orthodoxeoccident.blogspot.fr/

Lire la suite