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Un conflit peut-il engendrer la Fraternité?

20 Octobre 2012 , Rédigé par Louis Peye Publié dans #spiritualité

La Bulle « IN EMINENTI » du Pape Clément XII, en 1738, excommunie les premiers Francs-maçons. «Condamnation de la Société appelée – Liberi Muratori – ou – Francs-Maçons – sous peine d’excommunication encourue par le seul fait dont l’absolution est réservée au Souverain Pontife, si ce n’est l’article de la mort.»

« En raison du secret de leurs assemblées et pour d’autres motifs justes et raisonnables de nous connus. »

Benoit XIV avec celle de « PROVIDAS » la complète, en 1751, tout comme Pie VI, en 1776, en raison de la philosophie des Lumières.

Léon XIII, en 1884, dans son Encyclique « HUMANUM GENUS » reproche à son tour, l’anticléricalisme, le positivisme et le rationalisme du G.*.O.*.D.*.F.*.

En 1915, Benoit XV réaffirme l’excommunication des Francs-Maçons par le fait même de leur adhésion à une « Secte Maçonnique ».

Un fait nouveau apparaît en 1961 avec la réception du Jésuite, le R.P. RIQUET qui provoque la démission de son V.*.M.*. Marius LEPAGE de sa R.*. L.*. du G.*.O.*.D.*.F.*. En 1961 se prépare le concile œcuménique de Vatican II. Marius LEPAGE organise à Laval une conférence en Loge, une Tenue Blanche fermée, au cours de laquelle le Révérend Père Riquet vient présenter son point de vue en tant que catholique sur l’athéisme. Cette TBF reçoit l’accord de l’évêque de Laval ainsi que celui du G.*.O.*.D.*.F.*. comme il se doit. Toutefois, l’Obédience n’avait pas anticipé l’émotion suscitée dans ses rangs et que la presse nationale de l’époque reprend. Or devant l’ampleur de l’écho, le G.*.O.*.D.*.F.*. affirme que la conférence a pris la forme d’une simple réunion à caractère privé et qu’il n’y a eu aucun cérémonial maçonnique…. Ce qui soulèvera des réactions vives de nombreuses Loges de l’Obédience et en particulier dans le Sud-ouest. Cela aboutit à une suspension du Vénérable Maître organisateur, devant les instances disciplinaires de G.*.O.*.D.*.F.*. Marius LEPAGE sera acquitté par ces mêmes instances le 23 septembre 1961 ; et malgré l’Appel interjeté par le Conseil de l’Ordre. Il sera définitivement blanchi le 18 décembre 1961.

Ainsi, l’opposition est consommée mais change de camp. En 1974, le Canon 2335, ne vise plus que les Chrétiens agissant contre l’Eglise, ce qui n’est pas le cas de la Maçonnerie anglaise ni de la G.*.L.*.N.*.F.*. Dès lors les ecclésiastiques peuvent recevoir l’Initiation, après dispense de leur évêque dans les Loges dites Régulières où la croyance en un Dieu créateur est affirmée, en principe.

En 1983, le nouveau code 1184 ne mentionne plus les F.*.M.*. et ne maintient de ce fait plus leur excommunication ainsi :

« Seuls doivent être punis d’une juste peine, ceux qui donnent leurs noms à une association qui se livre à des complots contre l’Eglise. Les promoteurs ou dirigeants d’une telle association seront punis de l’interdit. »

Si le code de 1917 prévoyait 42 cas d’excommunication, le nouveau Code n’en reconnaît désormais plus que 7 : hérésie, apostasie, schisme avortement, sacrilège contre l’Eucharistie, violence physique contre le Pape, absolution du complice pour péché charnel et avortement, consécration illicite d’un évêque, violation du secret de la confession.

Chacun appréciera à sa juste valeur les nouveaux cas d’excommunication. Ces sept nouveaux cas mériteraient un large débat, j’en suis conscient. Cependant il faut noter qu’il n’est plus fait mention des Francs-maçons. Pourtant les Pères – haut placés dans la hiérarchie du Vatican - par l’intermédiaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, rappellent que les catholiques qui s’inscrivent dans une Loge sont : « en état de péché grave et ne peuvent, de ce fait, accéder à la communion ». Ce qui explique les difficultés pour certaine Obédience d’ériger une Loge sur le territoire monégasque.

La conclusion, pour l’Ecossais reconnu comme tel par ses FF et SS, sera l’affaire de l’excommunication. Elle sera donc réglée dans le secret de son âme et conscience (que Rome lui reproche). Avec tolérance et fraternité. Le F.*. Ecossais demande au G.*.A.*.D.*.L.*.U.*. de pardonner ceux-là mêmes qui jettent des anathèmes parce qu’ils ne savent pas toujours ce qu’ils font. Cet Ecossais invite surtout les FF et les SS à participer aux Tenues – à la condition qu’ils se sentent des Hommes libres dans des Loges Libres. – Peut-on, aujourd’hui, l’affirmer lorsque certaine Obédience jette l’anathème sur des FF .*. dont la ligne de conduite n’est pas celle préconisée par le Grand Maître ? A certains, reste le choix entre se soumettre ou se démettre - Ceci afin d’asseoir leur propre opinion et ne point prendre les mots des représentants d’une foi, qu’ils soient enrubannés ou calottés, pour la Réalité révélée. Le premier devoir d’un homme adulte est le doute : soyons tolérant face à la croyance en… La vie n’est que perpétuels changement, transformation et la vérité d’hier n’éclaire plus le scientifique d’aujourd’hui. La vie n’est qu’une suite de catharsis, d’abréactions d’eurêka, de découvertes où la vérité se montre différente selon l’angle sous lequel on la découvre.

Que nous disent les Bulles papales ?

Les Bulles d’exclusions contre la Franc-maçonnerie sont nombreuses. Le sujet est traité dans différents média écrits ou audio-visuels. Le sujet fait « vendre » et recueille toujours autant d’intérêt. Ce fameux secret reste secret malgré les Tenues Blanches Ouvertes, les actualités qui sourdent des Obédiences comme celles qui transpirent soit à la G.*.L.*.N.*.F.*. ou au G.*.O.*.D.*.F.*.….. et malgré que toutes les Obédiences aient traité ce sujet.

Combien de Francs-maçons, de Sœurs, de Frères qui appartiennent à un Rite, à un courant chrétien sont concernés par l’excommunication ?

Certains ne se sont jamais posé la question. En effet qu’est-ce que l’Excommunication ? C'est-à-dire « la privation des sacrements ». Autrement dit la suppression pour un F.*. ou une S.*., ou une Loge, une Obédience, ayant entre autres, la fonction de maintenir les Hommes, en bonne communication « les uns avec les autres ».

Ces groupes de FF.*. de toutes croyances autour de « Rites secrets », font référence à un Grand Architecte De l’Univers, entre autres. Chacun ici, mettant dans ces termes ce qu’il entend.

Respect Député.*. Maître.*. et mes B.*.A.*.F.*., je vous fais grâce d’une litanie longue et fastidieuse de ces autres dates et chiffres dont parfois les FF.*. sont si friands.

Permettez-moi de vous parler d’une période de référence où est née et s’est développée notre maçonnerie, dite «Ancienne et Moderne» : suite à la Maçonnerie Opérative.

Sept Papes essentiellement de 1738 à 1984 se sont efforcés d’actualiser l’excommunication en argumentant les motifs et en ajoutant des accusations de plus en plus graves contre la Maçonnerie.

Le premier pape condamnant l’Ordre maçonnique est le Pape Clément XII avec sa bulle de 1738. Le premier grief invoqué concerne le serment sur la Bible. Cette dernière souvent ouverte (pas toujours), à la page de l’Evangile selon Saint Jean, dans les Loges travaillant au REAA.

Je vous rappelle que dans toutes les Obédiences ou presque, des FF.*. travaillent dans des Loges dites de St Jean. Or St Jean était compagnon du Christ. Ses écrits font partie du Nouveau Testament et l’ésotérisme selon St Jean ne pouvait être QUE chrétien, Alors, pourquoi cette vindicte papale ?

Il existe 7 millions de FF.*. et SS.*. Maçons dans le monde. Combien de FF.*. ne prêtent pas serment, sur la Bible ou autres livres sacrés ? On peut considérer que sur 7 millions de Maçons, environ 6 millions appartiennent à des Loges dites Régulières – ie reconnues par la Maçonnerie Anglaise au sein de l’U.G.L.E.

Si ces 6 millions appartiennent à des Loges Régulières, elles devraient être Théistes – qui admettent l’existence d’un Dieu – en dehors de toute révélation, et les Déistes, - qui croit en Dieu sans dépendre d’une religion révélée -, hors des organisations religieuses administrées - alors combien sont-ils ?

Dans les fondements les plus anciens en Occident, la Foi est d’incidence Chrétienne.

Les Constitutions d’Anderson en expriment pour la 1ère fois (en 1723) les grands principes. Nous trouverons des traces, en 1750, de la formulation géniale des R.*.E.*.R.*. qui apparaît comme une sorte de réaction chrétienne.

Gardons à l’esprit qu’il y a actuellement 1 milliard de chrétiens ou catholiques dans le monde.

C’est à la fin du Convent de Wilhelmsbad en 1782 que le Rite Ecossais Rectifié est constitué, que le Serment spirituel et chevaleresque de l’Ordre des Chevaliers bienfaisants de la Cité Sainte est solidement établi sur des bases renouvelées.

Resp.*. D.*.M.*., il existe plusieurs sortes d’actes pontificaux : les décrets, les lettres, les Bulles (scellées avec du plomb), les Brefs (scellés avec de la cire)

Les Bulles sont des actes très importants :

    canonisation – élection

    convocation de concile

    suppression – condamnation

En fait Bulle, également appelée Bulla veut dire (sceau de plomb). Toutes ces Bulles sont notées dans le code du Droit Canon, enregistrées, numérotées, paraphées.

Dans le nouveau code du Droit Canon, il n’y a que 1752 articles. Cela veut dire que le Canon n° 2235, se trouve dans l’ancien Code du droit canon.

Stupéfiante Bulle !

Stupéfiant article que l’article 2235 de LEON XIII, promulgué en 1917. Publié officiellement et qui condamne toute la Maçonnerie en ces termes. Je cite :

« Ceux qui adhèrent à la Secte maçonnique ou autres associations du même genre, du même style qui complotent conte l’Eglise encourent l’excommunication».

Le Pape Benoit XIV successeur de Clément XII, confirme l’excommunication dans sa constitution apostolique sous forme de Bulle –« Providas romano-rum ponificum »- du 18 mai 1751.

Au moment où le Vatican condamne la F.*.M.*., n’oublions pas les Jésuites qui combattent les Protestants. Aujourd’hui il existe 360 millions de Protestants, dont environ 115 millions en Europe.

L’idéal Andersonnien est parfaitement vécu. Les Francs-maçons en général, les F.*.F.*. de différentes confessions et les FF.*..*. chrétiens ou autres fréquentent de plus en plus de Loges.

Ils s’appellent tous ‘Frère’ ou ‘Sœur’ entre eux !

Ce qui ne plait guère aux Papes et les condamnations pleuvent. Les Vénérables Maîtres donnent de plus en plus la lumière et chaque Pape en ajoute un peu plus.

Mes Très Chers Frères, combien de Papes nous condamnent et bien évidement je ne peux tous les énumérer. Il faut ajouter les lettres Encycliques, les lettres apostoliques, le Dictionnaire d’Apolgétique, l’Allocution consistoriale, la Constitution du 12 août 1869, l’Instruction de la Congrégation du Saint office, etc.

Mes B.*. A.*. F.*., il ne faut pas s’illusionner. Ce Pape Clément XII qui jette l’interdit sur notre Ordre est bien renseigné et sait, connait le danger que nous représentons, nous les Francs Maçons, ces libres penseurs. Il est le « berger » du « troupeau » de catholiques de par le monde. Dans ces deux termes, tout est dit. Un mouton, une vache, un cochon ont-ils une raison, une intelligence ? Heureusement, l’homme a un berger (le pape) qui le garde de ses ennemis et de lui-même.

Et dans le monde profane, les théistes, les déistes, les athées, les libres penseurs… ne sont pas tous d’accord entre eux. Cela fait beaucoup de monde et certains, parmi eux, sont influents.

Il est vrai que d’aucuns concourent merveilleusement bien à diviser et à entretenir cette division. Certains FF, certaines Obédiences, certains partis politiques, certaines « chapelles » y trouvent bon compte, évidement. Ils ont des Offices, des Charges, des Plateaux de respectabilité. Ils ont même des discussions hiérarchiques.

Comme si la hiérarchie ecclésiastique n’existait pas ?

« Savamment organisés, plusieurs types d’ordres, plusieurs degrés, plusieurs couleurs, avec des grades, ayant parfois une discipline sévère. Ces FF.*. seraient soumis à une JUSTICE maçonnique effroyable.

Lors de leurs cérémonies, ils permettent, ils doivent faire le serment de ne jamais révéler, à aucun moment, n’y d’aucune manière, le nom, le prénom de leurs « associés », de leur F.*. de leurs supérieurs. Voilà ce que disent les Papes. »

Société secrète et celle-ci s’appelle la F.*.M.*.

On projette ce que l’on est, vous dit le psychologue !

Mais ils ont des réunions clandestines… dans des Temples par exemple. Ne dit-on pas que certains ont droit au « Chapitre » - expression qui remonte au Moyen Age et fait allusion à la réunion des moines et chanoines. Celui qui avait droit au chapitre était celui qui participait à la prise de décisions et avait une voix de délibération comme les évêques-

    Qui sont-ils ?

    Que font-ils ?

    Que pensent-ils ?

    Que convoitent-ils ?

    Qu’est-ce qui est si important, de si secret que le commun des moines – ou des mortels - ne doit pas savoir ?

Heureusement que nous sommes loin de la loi sur la contraception, de celle sur l’adoption de l’Interruption Volontaire de Grossesse qui est accordé à la Femme. Chacun d’entre nous connaît la place de la Femme dans l’Ordre Catholique. Je n’évoque pas la Vierge Marie, non, mais bien celle qui influence l’homme commun de si mauvaise manière… affirme le Clergé.

La tolérance maçonnique est l’admission du dialogue, l’acceptation de la vision de l’Autre.

Laissons au Pape, laissons aux religieux, laissons aux hommes politiques la notion d’intolérance, la notion d’apostasie, les méfaits du groupe.

Quel dommage que certains FF placent la notion de religion, ou celle de l’Obédience, au niveau que nous connaissons aujourd’hui. Par manque de connaissance ou peur. Par des propos maladroits. Peu importe leur obédience ou leur pratique du rituel. Peu importe leur degré dans leur loge ou leur croyance.

Religion : qui relie les hommes entre eux, nous informe le dictionnaire.

Pour les FF.*. pratiquant le RER… Maitre Ecossais de St André, je pense que la problématique, de la Foi ou de la religion chrétienne ne se situe pas au niveau de l’Institution mais bien à celui de l’Individu, ou de la personne ou du Frère. C’est bien à chacun de choisir sa manière de croire en…, d’en parler, s’il le souhaite, de choisir ses actions, de les mener comme il l’entend, mais avec beaucoup de prudence : le Maçon est un être qui doute par essence.

Le 4éme degré nous garantit la matûrité des F.*. qui le composent. Bien que je me demande parfois, si la Force qui l’anime est proportionnelle à la TEMPERANCE, qu’instituaient nos guides, peut-être puisaient-ils celles-ci – prudence et tempérance – dans la Foi

    Foi chrétienne pour les uns

    Foi maçonnique pour les autres

    Foi en l’Homme pour certains

Il me semble que j’ai employé le mot « GUIDE » tout à l’heure ?

Il est vrai que j’aurais pu le remplacer par le terme « ANCIEN » - ancien et Moderne – cela vous rappelle des souvenirs n’est-ce pas ! Aux Anciens de 1730, entre autres… d’avoir supprimé les prières… et bien d’autres reproches bien-sûr : l’Epée, et les vertus cardinales Tempérance/Force – Justice/Prudence.

Rappelez-vous également ces querelles d’Anciens et des Modernes :

ó Pas sur le fait d’être Croyant, Déiste, Théiste ou Athée

mais seulement sur ce qu’ils n’avaient pas encore appris ou compris : la Justice, la Tolérance : ils n’avaient pas encore appris à se tolérer les uns et les autres.

Oui, mes B.*. A.*. F.*. notre Loge, dans son ensemble, est un Atelier, un laboratoire devrais-je dire, où les hommes apprennent à se connaître d’abord par la recherche de la compréhension du V.I.T.R.I.O.L. et, ensuite, à se reconnaître les uns les autres. Quel choc pour un montagnard de discuter avec un homme natif de Mimizan, d’un Lillois rencontrant un Marseillais. Nous avons tendance, par habitude, de traiter avec l’autre comme un autre soi-même, ayant vécu les mêmes aventures. Le psychologue parle de projection. Or, l’Autre est différent par nature. Nous avons, bien sûr des points communs par notre culture et chacun les interprète à sa façon. Un fait peut très bien être vécu négativement par l’un et positivement par son Frère. Cette constatation est importante. Ces diverses visions d’un fait sont l’expression d’une vérité multiple du Principe Un.

Rappelons-nous la naissance officielle de la Maçonnerie en Angleterre. Ces habitants sortaient d’une guerre où chaque parti défendait son point de vue. Que de dégâts. Des hommes de bonne volonté s’assirent autour d’une table et discutèrent, non de qui avait raison, mais du comment sortir de l’ornière et du pourquoi depuis des siècles, et du pourquoi des hommes se conduisaient uniquement à l’instar de l’instinct animal sans réflexion humaine. Certains allèrent plus loin. De notre civilisation chrétienne, ils allèrent rechercher dans la Bible les racines de notre humanité… de Jésus, ils remontèrent à Moïse, de Moïse à Joseph, de Joseph à la Civilisation Egyptienne… d’autres allant visiter la civilisation hellène, les Stoïciens. Tous avaient débordé des limites fixées par le curé de leur paroisse respective.

Un vrai Maçon ne recherche pas le Pouvoir, il l’a. Un vrai Maçon a le savoir qu’il cherche à renforcer et qu’il partage volontiers. Un vrai Maçon n’a de vouloir que d’inciter la volition chez l’autre à suivre son exemple : vivre sa vie, vivre son expérience et en tirer profit pour lui et ses semblables. Son but ultime est de rendre tout un chacun lumineux pour éclairer le chemin de l’autre en étant lui-même charismatique en toute humilité.

A la veille de la célébration du Cinquantenaire de notre Loge, tous les FF qui ont tous de la bonne volonté, qui sont toujours présents, soit sur les Colonnes soit présents parmi nous dans l’esprit, et toujours présents à l’appel, j’en suis convaincu, seront là… le moment venu.

En ce moment où quelques FF.*. semblent vaciller, chanceler, où quelques FF.*. doutent de toutes les valeurs, de l’esprit qui règne ici ou là, il est sage d’espérer.

Il faut que ces FF sachent que dans 50 ans encore, il y aura encore une fête chez nous. Ce qui est sûr c’est que ce sera grâce à

    Votre présence

    Votre participation

    Votre écoute

C’est notre F.*. A… qui disait : il faut que l’homme apprenne à écouter l’homme. C'est-à-dire s’ouvrir à l’Autre dans la générosité, la fraternité, la Bienfaisance.

Je crois qu’il est urgent, de faire passer un message d’AMOUR, de lancer un appel d’UNION à tous les FF pour que ces querelles, pour que les divisions ne soient qu’un souvenir, qu’un passage d’une ère à l’autre, d’une métamorphose, d’une compréhension pour l’acquisition de cette matûrité.

L’avenir n’appartient plus à l’excommunication, encore moins à la démission, mais bien à l’acceptation de l’autre dans toute sa différence. C’est celle-ci qui nous enrichit tous.

L’avenir nous appartient. Mais, encore une fois, faut-il se baser sur le passé ? Ce passé encore proche où, semble-t-il, les FF ont connu les conflits, les guerres. Guerres de religions, guerres mondiales, guerres civiles, conflits d’Obédiences, de Rites, avec des essaimages parfois douloureux. Oui si ce rappel nous assagit.

Quand les parents divorcent, même s’ils font semblant d’être consentants, il est indéniable que les enfants paient toujours un lourd tribut.

« Quand le corps souffre, l’esprit crie sa douleur ».

Rappelez-vous la dernière Bulle de Jean Paul II enregistré sur le nouveau code du Droit canon :

Canon 1184

« Qui s’inscrit à une association qui conspire contre l’église sera puni d’une juste peine, mais celui qui y joue un rôle actif ou qui la dirige sera puni d’interdit »

Les Religions telles qu’elles se présentent à nous, le conflit, la non acceptation de l’Autre, peuvent-elles engendrer la Fraternité et la compréhension entre les hommes ?

J’ai dit

1984 en E.*. V.*

Source : http://louis.peye.over-blog.com/45-index.html

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Les Béatitudes

20 Octobre 2012 , Rédigé par X Publié dans #spiritualité

 Source : http://www.chevalerietemplieretraditionnelle.fr/

Les béatitudes sont un préambule. Elles indiquent les conditions préalables qui sont indispensables à l’acceptation de l’intelligence de la loi de salut, apportée par le Christ sur terre.

Celui qui ne commence pas par réformer ses vues sur la richesse, sur la valeur du plaisir, sur l’ambition terrestre, celui qui ne renverse pas radicalement dans son esprit l’échelle des valeurs humaines, basées sur une surestimation du temporel et un oubli étrange de Dieu, se met lui-même dans l’incapacité totale de comprendre l’esprit de l’Evangile et le message de Jésus.

Mais ce ne serait pas rendre justice à la pensée du Christ que de s’arrêter à ces premières considérations et de croire que les Béatitudes ne sont qu’une simple préface. Elles sont aussi un idéal, un but à poursuivre, tout au long de la vie chrétienne.

Nous devons certes commencer par nous détacher du monde et nous attacher aux vertus que sont la douceur, la piété, la patience, la pureté du cœur, l’esprit de paix… Mais ces vertus, il nous faudra les développer sans relâche, tout le long de notre vie. Dans la bouche du Christ, les Béatitudes sont avant tout un cri.

Enracinées dans les annonces prophétiques, elles développent en images la Bonne Nouvelle classées par Jésus : « le royaume des Cieux arrive ». Les Béatitudes résument la Bonne Nouvelle. Sans elles, le Sermon de la Montagne serait incompréhensible. Il va développer une doctrine pour des gens qui sont déjà en route. Elles exposent des exigences terribles mais elles apportent le Bonheur.

1) La première Béatitude

Elle est présentée sous deux formes un peu différentes par Saint Matthieu (« Bienheureux les pauvres en Esprit, parce que le royaume des Cieux est à vous ») et par Saint Luc (« Bienheureux vous qui êtes pauvres parce que le royaume des Cieux est à vous »). Ce qui augmenta la différence entre les deux textes, c’est que Saint Luc oppose à cette bénédiction de la pauvreté, une malédiction pour la richesse : « Mais malheur à vous les riches car vous tenez votre consolation ».

A première vue, on pourrait croire à une proclamation de la lutte des classes chère à Karl Marx. Ce serait là une erreur grave. Le sens immédiat de Saint Luc est que la richesse n’est qu’un faux bien et que celui qui s’y attache, y cherche sa propre consolation en s’assignant un idéal purement terrestre. En somme Saint Luc reprend le verset 24 du chapitre VI de l’Evangile selon Saint Matthieu : « Nul ne peut servir deux Maîtres : car ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et ne tiendra pas compte de l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l’argent ».

La pauvreté, loin d’être une tare, une calamité, le signe d’une négligence de Dieu, doit être considérée, au contraire, comme la condition préalable de l’admission au royaume des Cieux. Cependant de toute évidence, ce n’est pas le fait d’être pauvre que le Christ béatifie. Celui qui est pauvre mais qui envie la richesse, qui la désire avec ardeur n’est pas pauvre au sens de Jésus et ne peut être qualifié de Bienheureux. Il s’agit surtout de la vertu de pauvreté et non d’une situation de fait. La pauvreté est le détachement des richesses. Elle est l’esprit de pauvreté.

Dès lors, nous ne sommes pas surpris de rencontrer dans le texte de Matthieu la variante « Bienheureux les pauvres en esprit… ». Ce que le texte de Saint Luc ne livre qu’à la méditation, celui de Saint Matthieu nous le donne immédiatement, il s’agit de la pauvreté acceptée procédant du détachement des richesses.

Il importe aussi de se souvenir des circonstances dans lesquelles Jésus a donné son enseignement, de l’auditoire auquel il s’adressait, des adversaires qu’il combattait, des préjugés qu’il voulait détruire.

Les Pharisiens identifiaient la pauvreté spirituelle et la pauvreté temporelle en ce sens qu’ils faisaient de la seconde la conséquence de la première. Pour eux, la richesse était un signe de Sainteté, de la prédilection de Dieu. Jésus montre, par contre, que pauvreté spirituelle et pauvreté temporelle ne sont pas liées.

Le sens profond de la première Béatitude est donc le suivant : « Bienheureux ceux qui ont l’esprit de pauvreté qui attachent du prix uniquement aux biens spirituels ».

Dans la mystique orthodoxe, la pauvreté est la renonciation à l’acquisition. Elle complète la pureté et l’obéissance aux lois divines pour parvenir à la prière pure. Il s’agit donc de lutter contre l’esprit de propriété, contre la passion d’acquérir. Ce renoncement est essentiel, il détache des choses matérielles, non pas dans leur utilisation mais dans l’amour que l’on peut leur porter.

Cet engagement du Chrétien imite et identifie à Dieu, en passant par le Christ dont Saint Matthieu nous dit : « Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel des abris, mais le Fils Homme n’a pas où appuyer sa tête » (VIII.19).

L’Archimandrite Sophrony affirme que « la pauvreté contribue à libérer l’âme et l’intellect des pesantes images de la matière ».

2) La seconde Béatitude

La douceur apparaît comme le fruit du détachement des richesses car si la pauvreté est bien comprise et bien acceptée, les pauvres en esprit ne voient les choses et les êtres qu’un Dieu. Or c’est en Dieu, que la Fraternité humaine devient réalité évidente. Dans sa première Epître, Saint Jean écrit : Voici à quoi se reconnaissent les enfants de Dieu et les enfants du diable : quiconque ne pratique pas la Justice ne vient pas de Dieu, non plus celui qui n’aime pas son frère. Car voici le commandement que vous avez entendu dès le commencement : que nous nous aimions les uns les autres ».

Il n’est pas très difficile de ramener les deux premières Béatitudes aux deux commandements de l’amour de Dieu et du prochain. Car si Jésus béatifie l’esprit de pauvreté, ce n’est que comme condition de l’amour de Dieu. Jésus promet aux doux la possession de la Terre. Il est clair que celle-ci n’est pas la terre matérielle mais ce que la Tradition appelle Terre Sainte, terre des Saints, terre des Bienheureux, terre d’Immortalité, la Jérusalem Céleste. Dans la pensée de Jésus, les deux premières Béatitudes posaient son enseignement en contraste frappant avec la doctrine des Pharisiens.

3) La troisième Béatitude

Saint Matthieu nous propose : « Bienheureux ceux qui sont dans l’affliction, car ils seront consolés ». Et Saint Luc : « Bienheureux vous qui pleurez maintenant car vous rirez. Et il ajoute : Malheur à vous qui riez maintenant car vous serez dans le deuil et dans les larmes ». Si on réfléchi à la forme antithétique prise par Jésus, on saisit que la grande erreur des hommes qui placent leur idéal dans la fortune et l’acquisition des Biens de ce monde, c’est qu’ils prennent à rebours la volonté divine. On dirait que Dieu prend plaisir à contrarier nos manières de voir ! Mais il serait absurde de regarder Dieu comme un contrariant.
Dieu entend avant tout nous éduquer. Et nous retrouvons la loi du Karma. Etymologiquement, KARMA veut dire acte, action. La loi du Karma, appelée aussi loi de causalité, loi de réciprocité des effets, loi de compensation, loi de choc en retour ou fonction d’échange, est la transposition dans le domaine psychique des lois de cause à effet, d’action et de réaction qui régissent les phénomènes matériels. Dans le domaine matériel, toute cause produit un effet et tout effet a une cause, toute action engendre une réaction.
Dans le domaine psychique, toute pensée, toute parole, toute action déclenche un processus semblable qui fait refluer sur nous ce que nous avons émis. Ainsi l’homme récolte ce qu’il a semé. La loi du Karma nous rend le Bien pour le Bien et le Mal pour le Mal car c’est une erreur de croire qu’elle agit uniquement dans le sens négatif. Une bonne pensée, une bonne parole, une bonne action augmente notre crédit karmique. Une mauvaise pensée, une mauvaise parole, une mauvaise action augmente notre dette karmique. Loi simple, efficace, incorruptible, la loi du Karma ne cherche pas à punir mais à éduquer. Elle nous oblige à façonner notre avenir avec notre passé et notre présent. Elle a donc pour but de nous aider à évoluer en nous faisant prendre conscience, à travers notre expérience vécue, de notre bonne ou mauvaise insertion dans l’ordre voulu par Dieu. La loi karmique, même si elle est rigoureuse, veut avant tout stimuler l’être humain sur le chemin qui conduit à Dieu. C’est donc dans la loi du Karma qu’il faut chercher l’explication des fléaux individuels (maladies, douleurs, souffrances morales, humiliations) et des fléaux collectifs (guerres, épidémies, catastrophes naturelles).

Il est aussi évident, qu’étant donné que l’homme ne peut s’élever en une seule existence, au niveau du Divin, que l’âme doit passer par un certain nombre d’incarnations pour qu’elle puisse enfin, purifiée de la dette karmique, s’unir à Dieu. Karma et réincarnation sont donc des processus étroitement liés et indissociables.

4) La quatrième Béatitude

Il faut mettre en contraste le Texte de Matthieu : « Bienheureux ceux qui sont affamés et assoiffés de Justice car ils seront rassasiés » et celui de Luc : « Bienheureux vous qui êtes maintenant affamés car vous serez rassasiés » complété par la malédiction : « Malheur à vous qui êtes repus maintenant car vous aurez faim ». Il est clair que Jésus condamne ceux qui sont repus parce qu’ils mettent leur confiance dans leurs biens matériels ! Jésus ne promet pas à ses disciples qu’ils seront rassasiés matériellement mais spirituellement. C’est pourquoi Matthieu précise en ajoutant « de Justice). Le mot justice n’a pas ici la signification : rendre à chacun ce qui lui est dû. Il ne signifie pas avantage la justice divine.
Souvent employé dans l’écriture, le substantif veut dire l’état de ceux qui sont en paix avec Dieu. Justice est donc perfection, sainteté.

Le but final de la vie mystique est de rendre à l’âme sa véritable nature spirituelle dans l’union avec Dieu. Toute progression culmine dans ce que la religion orthodoxe appelle la divinisation ou la déification. L’histoire de l’homme créée à l’image et la ressemblance de Dieu peut se schématiser en trois périodes :

- sa naissance dans l’immortalité divine

- sa mort par la faute adamique

- sa renaissance dans la lumière divine à travers la rédemption.

C’est pourquoi, Clément d’Alexandrie écrit : « Le Verbe De Dieu s’est fait homme pour que tu apprennes d’un homme comment l’homme peut devenir Dieu ». Et selon Saint Jean dans son Evangile : « Jésus leur répliqua : n’est-il pas écrit dans votre loi : Vous êtes des Dieux ? Si elle a appelé dieux ceux à qui fut adressée la parole divine – et l’écriture ne peut pas être abrogée – à moi que le père a consacré pour m’envoyer dans le monde vous dites : tu blasphèmes parce que j’ai dit : Je suis le Fils de Dieu » (X-34.35.36).

5) La cinquième Béatitude

Elle est propre au texte de Matthieu : « Bienheureux les miséricordieux car il leur sera fait miséricorde ». La miséricorde n’était pas une vertu inconnue de l’ancien testament. Mais on ne saurait dire qu’elle fut toujours en honneur chez les Juifs.

La doctrine des Pharisiens affirmait que la pauvreté était une punition divine. Pourtant la miséricorde est le fruit direct de l’amour du prochain , or l’amour du prochain et l’amour de Dieu sont inséparables.

6) La sixième Béatitude

Elle est également propre à Matthieu : « Bienheureux ceux dont le cœur est pur car ils verront Dieu ».

Il ne faut pas croire que dans cette Béatitude, il s’agit de la chasteté. D’ailleurs l’usage de donner à la chasteté, le nom pureté est récent. Dans le langage biblique la pureté du cœur est l’absence de toute cupidité mauvaise, de toute malhonnêteté, de tout crime, de toute faute et de toute attache au mal. J.V.Andrae dans les « Noces chimique de Christian Rosencreutz » donne d’ailleurs ce singulier conseil : « Examine toi, toi-même. Si tu n’est pas purifié assidûment, les Noces te feront grand dommage. Malheur à celui qui s’attarde là-bas. Que celui qui est trop léger s’abstienne ».

7) La septième Béatitude

Elle est toujours propre à Saint Matthieu : « Bienheureux les pacifiques (ou les artisans de la Paix) car ils seront appelés Fils de Dieu ». Le terme grec qui est traduit par pacifique ne se rencontre qu’une seule fois dans la Bible. Dans Saint Matthieu, il ne possède pas ce sens restreint mais signifie « ami d la Paix entre les hommes ».

Il ne s’agit donc pas uniquement de l’homme paisible qui reste chez soi en paix, mais du pacifique qui recherche la Paix et la fait régner autour de Dieu par son amour de la Justice et par son esprit de droiture. Compris de la sort, le mot qualifie le véritable disciple du Christ dont les qualités sont la droiture, la loyauté, l’esprit de Justice, l’amour de la fraternité, la recherche de la concorde.

8) La huitième Béatitude

Elle est formulé de deux façons dans Saint Matthieu : « Bienheureux ceux qui endurent des persécutions. Bienheureux serez-vous quand on vous insultera ».

Les sept Béatitudes précédentes ne considéraient que l’aspect céleste, la huitième est relative à la vie des Chrétiens ici-bas. Jésus avertit les Chrétiens qu’ils ne doivent pas s’attendre au bonheur sur la terre Il les prévient que les Béatitudes tirent tout leur valeur de l’approbation divine. Du côté humain, on ne peut espérer que blâmes, contradictions, persécutions.

9) Symbolisme du nombre huit

Les Béatitudes sont au nombre de huit. Universellement, ce nombre est celui de l’équilibre cosmique. C’est en effet le nombre des directions cardinales et collatérales de l’Espace (E-SE-S-SO-O-NO-N-NE), des rayons de la Roue celtique, des Trigrammes du Yi-King, des Sentiers de la sagesse bouddhique, des rais de l’étoile de Compostelle.

Le nombre huit est aussi le symbole du Soleil (les plus anciennes représentations solaires sont figurées par un disque d’où émanent huit rais). Par voie de conséquence, huit est le symbole de l’or. C’est aussi le nombre du Verbe et celui du Christ (le nom de Jésus en Grec a pour valeur numérique 888).

La vertu solaire passant pour guérir tous les maux, le nombre huit est celui de la guérison et de la Rédemption puisque celle-ci régénère la nature humaine. Dans l’Egypte ancienne, le dieu Thot était le Seigneur du nombre huit, de la sagesse incarnée.

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De l'alchimie de la refondation individuelle

20 Octobre 2012 , Rédigé par AMOUSSA R.A Publié dans #Alchimie

1. Du Rôle de la Mort


Saint Paul a dit dans la Bible : « Je meurs chaque jour » pour nous enseigner que lorsque nous jetons une pierre dans l’eau et que nous la retirons, elle est aussi bien une pierre dure après comme avant et elle garde sa forme ; mais lorsque nous la jetons dans le feu, alors elle acquiert une nouvelle forme en soi-même. Aussi, il va falloir rechercher de nouveau, ce que nous avons perdu : La Refondation.
Et pour cela, nous n’avons besoin d’aucuns flatteurs ni jongleurs qui nous promettent des monts d’or afin que nous les suivons.Et sachons-le, que quand bien même nous aurons assisté et écouté des sermons, entendus toujours chanter et raisonner sur le ciel, nous n’aurions point été plus avancé. Et cela n’est point assez de courir à l’Eglise, à la mosquée, dans les temples et apprendre tous les livres par cœur ; nous n’en sommes pas meilleurs devant Dieu. Nous n’en sommespas meilleurs en sachant beaucoup parler de Dieu. Le plus important c’est s’appliquer à ce qu’IL a dit : A moins que vous ne vous convertissiez et que vous ne devenez comme des enfants, vous ne verrez point éternellement le Royaume du Ciel. Vous devez être engendrés de nouveau, si vous voulez voir le Royaume de Dieu.
L’art et l’éloquence ne servent à rien. Aussi, il va falloir s’éloigner de toutes les opinions, quelques noms qu’elles portent dans ce monde. Elles ne sont toutes qu’un combat de la raison.
Aussi, il va falloir laisser aller tout ce qui est dans ce monde, quelque brillant que cela puisse être et entrer en soi-même, amassant en un tas nos péchés dans lesquels nous nous sommes empoisonnés et les jeter dans la miséricorde de Dieu et s’envoler ainsi vers Dieu lui demandant qu’il les oublie et qu’il nous illumine de son esprit. L’Homme peut être reconstruit, mais cela doit l’être à partir de l’intérieur et non pas à partir de l’extérieur : la Refondation.
Le savoir théorique est une nécessité car il peut orienter la pensée, mais il n’a qu’une valeur relative tant qu’il n’est pas transformé en connaissance réelle dans le creuset de la vie par le feu de l’expérience : la Refondation.
Et s’il y a une seule réalité qui participe d’une véritable Refondation, elle s’appelle : la Mort. Et comme l’a si bien mentionné la Bible : la Mort est le dernier ennemi à vaincre. Mais comment faire ? En vérité, tout le secret est contenu dans les deux phrases suivantes : « Triomphe du mal par le bien. Aime tes ennemis ». Aussi, il va falloir vaincre la peur de la mort elle-même en allant à l’école de la connaissance véritable et l’interprétation correcte du phénomène de dissolution physique. C’est par la mort que passent les progrès sociaux. Les vieilles idées disparaissent avec la mort des personnes qui les ont soutenues. Aussi l’existence de la mort est un facteur de progrès. Alors qu’est-elle ? Et comment la vivre ?
Pour cela, pensons à ces moments banals, chaque soir, lorsque nous allons nous coucher. Nous perdons conscience pour environ huit heures et nous retrouvons cette conscience et vaquons à nos affaires. La mort reproduit exactement le phénomène du sommeil avec une différence capitale : le lien entre le corps humain et les autres composantes de l’être se rompt définitivement. Aussi, il est clair que pour bien mourir, nous devons savoir bien vivre et pour bien vivre, nous devons nous conformer aux Lois Divines. Et pour nous conformer aux Lois Divines, nous devons les connaître et les appliquer efficacement. Et la connaissance réelle des Lois Divines s’acquiert par un mode de vie basé sur une solide éthique de pensée et de sentiment. Et les fondements de l’éthique requise sont : l’intégrité, l’altruisme, l’amour du prochain, la quête de la vérité, etc…
Aussi l’alchimie de la Refondation repose sur les moyens magiques du « mieux vivre ». Et « mieux vivre » ne voudrait point dire acquérir plus de biens matériels, ni de jouir avidement de tous les plaisirs de la vie. Mieux vivre consiste tout simplement à développer notre conscience car elle et elle seule traverse le temps et l’espace et elle seule possède le pouvoir de nous éviter la souffrance, ici sur terre et au-delà de la mort.

2. Moyens magiques du « Mieux Vivre »
Ici, il va falloir essayer de comprendre et s’exercer froidement à développer le phénomène de la conscience. Plusieurs clés et techniques participent de ce développement. De prime abord, nous devons savoir que la conscience ne se développe qu’en pleine conscience pendant la journée, à l’état de veille. La qualité de la conscience que nous possédons à notre mort ou pendant le sommeil est celle que nous possédons pendant la vie et dans notre corps physique. Laquelle qualité de la conscience qui n’est que la fréquence vibratoire de notre conscience, c’est-à-dire notre capacité à nous gouverner nous-mêmes ou non. D’autre part, l’homme ne peut développer sa conscience que lorsqu’il vit dans un corps physique.
Aussi chacun de nous est invité à se souvenir de nos rêves c’est-à-dire tout ce que nous avons fait pendant que nous avons quitté provisoirement notre corps physique. A contrôler nos pensées et nos émotions. A essayer de comprendre leur cause, leurs racines et surtout en ne nous figeant pas, ni nous culpabiliser. Se culpabiliser, c’est perdre de l’Energie. L’important, c’est de considérer froidement et calmement la situation que nous vivons et réfléchir sur ce que nous devons faire pour remédier. Et surtout n’oubliez point que parler, c’est dilapider l’Energie en nous et avant de dormir, faites des injonctions positives et penser avec force à la solution d’un problème ardemment souhaitée. C’est également utile d’apprendre à décrire dans un cahier personnel, la ou les situations que nous vivons.

3. Rectification du karma négatif
Tout ce que chacun de nous pense, dit, ressent et fait constitue une force réelle mise en mouvement et que nos pensées, nos sentiments, nos propos ou nos actions soient orientées vers le Bien ou le Mal n’empêche pas la force ainsi libérée d’agir et de déclencher des résultats. Que nos pensées bonnes ou mauvaises, nos sentiments bons ou mauvais, nos actes bons ou mauvais soient lancés vers autrui ou nous-mêmes n’empêchent point la force ou les forces libérées d’agir et de déclencher des résultats. Le karma est le rapport, le lien qui s’établit et lie une cause à son effet, un acte à ses conséquences. Aussi, la cause profonde de tout ce qui nous arrive réside en nous, que cela soit un acte commis dans cette vie ou dans une vie passée tel que les négligences, le mauvais esprit, les mensonges, la jalousie, la calomnie, les trahisons, etc…
Aussi, il va falloir d’urgence faire l’effort quotidien de prendre connaissance de ce qui passe en nous. Car il y a en nous, de multiples causes d’actes, de pensées, de paroles, de comportements, etc… nichées en nous et que nous ne percevons pas. Or, la loi voudrait que tant que nous ne savons pas, nous n’avons pas conscience des causes, ces dernières continueront d’apporter dans notre vie, des conséquences pénibles. Et seule la magie de purification et d’extension de la conscience peut nous y aider car avec elle, point n’est besoin de se souvenir, d’avoir la mémoire des actes comme dans un lointain passé.

4. La Magie des Eléments
La grande majorité des hommes, femmes, enfants subissent inconsciemment une existence misérable en pensant ne pouvoir rien changer à cette soi-disant fatalité. Je peux vous rassurer que vous vous trompez largement. Rien sur cette terre n’est acquis définitivement et tout peut basculer dans un sens totalement opposé dès l’instant où nous avons accès à des outils solides à notre disposition et que nous avons une sincère et solide envie de forger notre transformation salutaire : la Refondation.
La spécifité de la « Magie des Eléments », c’est qu’elle ne demande point que nous ayons foi ou que nous ne l’ayons pas. Dès l’instant où elle est actionnée, les résultats sont infaillibles.

Les 4 Eléments
4 éléments permettent de réaliser nos désirs ; il s’agit du Feu, de l’Air, de l’Eau et de la Terre. Rappelons que ces quatre éléments sont réunis dans un Cinquième appelé Akasha. Et c’est en ce dernier, que réside l’équilibre entier de l’univers. Mais avant toute chose, rappelons que la matière, le corps humain est relié à l’esprit par le lien du corps éthérique ou astral et que toute manifestation de quelque nature qu’elle soit n’est que la conséquence logique d’une action produite sur le plan astral. Aussi c’est particulièrement sur ce plan que doit s’effectuer la véritable Refondation. Aussi tous ceux qui veulent agir sur leur corps ou désirant transformer leurs conditions existentielles doivent conduire leur action sur le plan astral dans le but de programmer le changement salutaire qu’ils désirent voir s’accomplir sur la terre, dans le plan matériel et physique. Rappelons aussi que toutes les maladies ont leurs causes profondes plongées dans les racines du corps astral et éthérique indiquant ainsi la loi universelle de correspondance qui voudrait qu’il y a un lien, un rapport constant entre les multiples phénomènes qui se manifestent dans les différents plans de la vie et des êtres vivants. C’est ainsi que les 4 éléments à travers leurs qualités et défauts qu’ils confèrent à chacun suivant nos coordonnées de naissance, tracent le plan de travail que nous avons à faire dans l’histoire de nos âges respectifs.

a) La Magie du Feu
Au Feu est associé la force, le pouvoir dans la vie, le courage, l’activité, l’expansion, le rayonnement mais également le tempérament colérique, les sentiments d’animosité, la jalousie, l’irritabilité, les passions démesurées, etc…
Au feu également est associé les signes zodiacaux suivants : les Béliers, les Lions et les Sagittaires. Rappelons que le Bélier régit la tête et représente la pensée, la sagesse, tandis que le Lion régit le cœur et représente le sentiment, l’amour ; quant au Sagittaire, il régit les cuisses et représente le mouvement et donc l’action, la réalisation des pensées et des sentiments dans la matière. D’autre part, au Feu est associé la couleur Rouge, le nombre 1, le son (OU), le plexus sacré. Dans la magie du feu, la couleur rouge ou bougie rouge est utilisée là où les forces vitales ont besoin d’être stimulées ou renouvelées c’est-à-dire là où les énergies bloquées doivent s’écouler à nouveau harmonieusement. C’est ainsi que le feu de la bougie rouge sert à dissoudre les blocages chroniques. C’est ainsi que la présence sur soi ou dans son milieu d’une surface peinte de rouge est nécessaire. Ces techniques redonnent de la vigueur aux fonctions dégénérées de l’organisme, stimulent le métabolisme et favorisent l’élimination agissant sur les digestions paresseuses et aidant à se désintoxiquer, etc….Des plantes liées au feu, nous avons en exemple l’ail.
L’ail qui sert également dans l’assainissement des lieux et nous donne la puissance au combat, le clou de girofle qui apaise les conflits relationnels et affectifs, le gingembre qui nous donne de la vitalité sexuelle, la protection, la force et la puissance, la moutarde qui éloigne les ennemis et nous protège….etc. Au feu est lié la force, le pouvoir dans la vie, le courage, l’audace, l’activité, l’expansion, le rayonnement mais aussi le tempérament colérique, les sentiments d’animosité, la jalousie, l’irritabilité, les passions démesurées. Aussi, l’excessif nous indique que nous sommes sous l’influence de l’élément feu et qu’il va falloir faire appel à l’un de ses calmants : l’eau.

b) La Magie de l’Eau
A l’élément Eau correspond nos émotions, notre sensibilité ; notre vie affective, notre magnétisme attractif, nos sentiments, notre romantisme. L’Elément « Eau » gouverne notre santé, notre joie, nos succès amoureux, les plaisirs divers. Sa couleur est le bleu et il est le symbole de notre capacité d’adaptabilité. L’Elément Eau nous invite à la retenue, à l’introversion, la vie intérieure. C’est le symbole de notre inconscient. C’est l’élément de la guérison spirituelle et de l’évolution spirituelle. C’est ainsi que le Déluge dans la Bible est appelé à régénérer, refonder le monde. Et qui parle de l’Elément « Eau » parle des liquides tels que le Vin, le vinaigre…etc.
A la différence du vin qui produit l’ivresse qui produit à son tour l’oubli qui adoucit le sort de l’humanité ou met les humains dans un état où ils sont sous l’emprise des forces animales, le vinaigre au contraire symbolise quant à lui, un nouveau départ. Le vin, symbolise la renaissance du monde sur des bases mystiques comme l’illustre dans la Genèse, ce passage parlant de Noé, descendant d’Adam et Caïn, le premier patriarche d’après le déluge qui est appelé à régénérer le monde : Noé, le cultivateur, commença à planter la vigne. Ayant bu du vin, il se dénuda à l’intérieur de sa tente. Cham, père de Canaan vit la nudité de son père et avertit ses deux frères au-dehors. Mais Sem et Japhet prirent le manteau et le mirent tous deux sur leurs épaules et marchant à reculons couvrirent la nudité de leur père…Genèse 9-18.
Autrement dit, le vin nous rapproche tout à la fois de la nature et des Dieux tandis que le vinaigre nous permet de dominer. Remarquez que le vinaigre ne se sert et ne s’utilise qu’avec parcimonie. Si le vin est un nectar délicieux au palais dont la douceur et les arômes produisent l’euphorie qui saisit le buveur, le vinaigre se fait piqûre dans la bouche et ne peut être supporté que largement additionné d’eau. Le vin alimente le feu intérieur des hommes et renforce les pouvoirs de manière subtile tandis que le vinaigre d’une acidité dont la brûlure mine les forces vives des matériaux les plus durs, illustrant leur symbolique magique : le vin symbolise la renaissance du monde sur les bases mystiques tandis que le vinaigre symbolise un nouveau départ grâce à une magie opérative : la Refondation.
D’autre part le vin sur le plan religieux est assimilé au sang comme l’indique ce passage de la Bible où Jacob bénissant ses fils dit ce qui suit : » Il lave son vêtement dans le vin, son habit dans le sang des raisins, ses yeux sont troubles de vin, ses dents sont blanches de lait ».
Et le christianisme a porté à un haut point ce symbolisme avec les Noces de Cana où Jésus transforma l’eau en vin, son premier miracle grâce dit Saint Jean à « Six jarres de pierre destinées aux purifications ». Et ceci préfigure de la Magie de l’Eucharistie.
Dans ce sacrement Eucharistique, le prêtre ou nous-mêmes, en buvant le vin, nous faisons revivre, le sacrifice du Fils qui a versé son sang pour racheter les hommes. Voyez-vous là encore l’équivalence du vin et du sang et qui plus, le sang le plus précieux qui soit, celui de Dieu.
Mes frères et sœurs, la vérité est souvent sous nos yeux et nous ne la voyons pas. Pourquoi juste avant sa mise en croix, le Christ refusa les derniers secours des bonnes dames de Jérusalem sous la forme d’un vin fortement aromatisé ? Comme le mentionne Marc 15-23 : « Et ils lui donnaient du vin parfumé de myrrhe, mais il n’en prit pas. Puis, ils le crucifièrent. » Par contre à l’agonie, lui-même demanda à boire. Et voici ce qu’on lui donna d’après Jean 19-28 : Jésus dit : J’ai soif. Un vase était là, rempli de vinaigre. On mit autour d’une branche d’hysope, une éponge imbibée de vinaigre et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « C’est achevé et, inclinant la tête, il remit l’esprit ».
Le vin dans l’alchimie de la Refondation, mes frères et sœurs, doit cesser d’être l’attribut des oracles, des prophètes et des patriarches et revivre comme dans l’Eucharistie, mystérieusement et réellement le Sang du Christ afin qu’ainsi le trait, le pont d’union entre l’Homme et la divinité soit reconstruit pour la paix de chacun de nous, de nos familles respectives, de nos nations. Ainsi soit-il.

c) La Magie de l’Air
Le mot « air » évoque un fluide gazeux, de faible densité laissant passer la lumière, etc…L’air est en relation avec le vent, le ciel, le temps, le vol, etc… et suggère l’idée de transcendance. Le Soleil ou la Lune modifie sur tous les plans, la qualité de l’air. La légèreté de l’air induit sa subtilité. L’air constitue le milieu propre à la diffusion de la lumière, les couleurs, des odeurs, de l’envol et même des vibrations interplanétaires. Le pouvoir de l’Air (l’atmosphère) consiste en la transmission du son et de la lumière. L’Air joue ainsi le rôle de médiateur. Il est symbolisé dans le règne minéral par la plume et produit des incantations qui trahissent la puissance du son proféré dans l’Air. L’Air occupe la place opposée à l’Eau sur la roue des éléments. Dans le sens polaire, sa position regarde l’Est, soit le renouveau ou la résurrection. Le rite en relation intime avec l’Air demeure le souffle purificateur. L’oiseau symbolise l’air en indiquant la capacité de voler et de s’affranchir des conditions ordinaires d’existence. Aussi tout ce qui sort de nous, qui est inférieur, impur, égoïste, méchant ou mensonger nous entraîne à ce qui est sombre, nous conduit à notre perte et revient vers nous, dans l’inspiration, comme catastrophe, pleurs et grincements de dents. Et il va falloir surveiller et maîtriser les trois clés qui ouvrent les trois facultés de penser, de respirer et de manger car elles nous ouvrent les portes de lumière. Tel est ainsi le but final de la respiration : unir l’homme à la vérité, à la lumière, à Dieu. Par la respiration, nous apprenons à agir d’une façon consciente sur nous-mêmes, sur les autres, la nature et l’esprit. Tout le monde respire, donc tout le monde s’influence soi-même et influence les autres et il est nécessaire que nous les fassions consciemment. La plupart du temps, les humains pratiquent la magie noire ou grise sans le savoir puisque toute parole, geste, mouvement, intention pensée, musique, sentiment, désir sont des prolongements de la respiration qui possèdent une puissance d’action sur soi-même, sur les autres et sur l’esprit, pour le bien, la construction ou le mal, la destruction gratuite. Et tout le secret se trouve dans l’inspiration et l’expiration. Dans ce que nous mettons dans l’inspiration, dans la rétention et l’expiration qui jette dans l’univers nos désirs. Et pour cela tout doit se faire dans le calme, le silence et la méditation sur par exemple Les paroles de Saint-Jean dans le prologue de son Evangile : » Et la vie est la lumière des hommes ». « La lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas saisie ». L’inspiration et l’expiration produisent l’arbre de vie et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. L’inspiration et l’expiration, la vie et la mort sont les deux portes qui permettent la communication d’en haut et d’en-bas.

d) La Magie de la Terre
Dans la table d’Emeraude, nous lisons ce qui suit : Le Soleil en est le père et la Lune, la mère. Le vent l’a porté dans son ventre. La Terre est sa nourrice et son réceptacle. Ainsi, la Table d’Emeraude du Sage Hermès nous explique que : Le Soleil (le Feu) est le père, et la Lune (Eau), la mère. Le Vent (L’air) l’a porté dans son ventre. La Terre est sa nourrice et son réceptacle. L’Air(ou état gazeux) est céleste, mais sa force s’exprime par le vent. L’Eau(ou état liquide) purifie et apparait comme source de vie. Le Feu (ou état igné) éclaire, chauffe, brûle et, surtout, il constitue l’un des pouvoirs de l’homme, par rapport aux autres espèces. La terre (ou état solide) enfin représente la fécondité, la naissance et la mort.Aussi, à chacun de nous de ne point oublier que quiconque qui n’est pas en harmonie avec l’élément sur lequel il travaille et qui est incapable de le respecter, court à sa propre perte. Ceci dit, la première offrande à faire à la terre est celle du Sel de la Vie. Viennent ensuite l’aspersion, la libation, le souffle de l’Air et du feu. Le taureau est l’animal consacré par excellence à la terre. Toute construction humaine se doit d’être placée sous une protection tellurique et cosmique. Une offrande déposée dans une fosse, constitue la meilleure image symbolique du rite de fondation. L’acte simple de manger devrait lui aussi se placer dans un rapport d’harmonie. Aussi, offrir à la terre nourricière, les prémices d’un repas remontent à une haute antiquité. Dans notre pays le Bénin, Dieu a confié la gestion de la Terre au Grand Vodoun, « SAKPATA », respectueusement appelé « AINON » qui veut dire « Propriétaire de la Terre ». Il est le détenteur de toutes les richesses de notre planète dont il comble à profusion l’Homme. Il est également appelé DOKOUNNON. Le grand Vodoun SAKPATA malgré sa grande bienveillance et sa grande bonté est terrorisant et terrifiant parce que très intransigeant et d’une extrême sévérité. Chacun de nous est divisé en corps physique, corps psychique et corps mental. Ces trois corps sont unis entre eux par un lien subtil. Le corps physique est maintenu en vie par la nourriture tandis que le corps astral ne vit que par la respiration. Les parties du corps humain liés à l’élément terre sont : du coccyx en passant par les cuisses et les jambes jusqu’à la plante des pieds.
Rappelons que l’élément terre sert de support aux 3 autres éléments. La magie de la terre permet d’améliorer considérablement notre existence dans les domaines physiques, matériels et financiers. Aussi, la pauvreté dans la vie matérielle n’est pas le fait du hasard, ni une sentence aveugle du Destin ou le résultat de basses pratiques ourdies par des voisins jaloux ni le courroux implacable de Dieu mais une conséquence logique, mathématique de quelque loi violée ou déviée du cosmique, du Grand Architecte de l’Univers. Notre misère, nos misères sur le plan matériel ne sont que le reflet d’une ou plusieurs perturbations installées comme des virus, des microbes au niveau des autres corps de l’être le tout lié à l’élément Terre correspondant dans ces corps subtils. Et il est urgent de passer à la purification des énergies élémentales individuelles afin de retrouver l’équilibre intérieur nécessaire à notre épanouissement spirituel comme à notre réussite matérielle. Rappelons avant toute chose que pour guérir d’une maladie, un temps d’incubation et de convalescence sont inévitables. Et ce temps est d’autant plus important que la maladie s’est installée depuis de nombreuses années. En d’autres termes, cela voudrait dire que nous ne pouvons immédiatement jouir des bienfaits de notre Refondation intérieure, spirituelle, mentale, morale, comportementale. La reprogrammation, la Refondation de notre subconscient implique le facteur temps. Aussi, plusieurs mois, voire plusieurs années pour les cas les plus graves devront être consacrées à une restructuration, à une rectification, à une ascèse rigoureuse à l’aide de travaux de résurrection théurgiques.
Et pour communiquer avec la terre, comme exercice, nous pouvons nous asseoir sur une chaise, la colonne vertébrale redressée, les pieds nus contre le sol, dans une semi obscurité. Nous pouvons également nous coucher le dos nus contre le sol et les pieds nus également contre le sol.
Il est important de travailler ce rituel là où nous pouvons bénéficier de la circulation de l’Air en présence d’une bougie blanche ou de couleur brune.
Après un temps, dans cette posture, vibrez-le son (SSSS). Et contrôlez vos relations sexuelles après cette pratique car la terre est liée à la région coccygienne aux glandes sexuelles et apprenez la patience particulièrement les jours où l’addition de la date, du mois et de l’année donnent le nombre 4, le nombre 8. Que le Seigneur nous accompagne.

Mathieu 7-7
Le Seigneur a mis un signe sur le jour et a enlevé le signe sur la nuit (elle est obscure). Mais au cœur de la nuit brille Qamar (la lune, le Signe de Dieu). Ainsi passeras-tu du jour à la nuit et verras-tu briller soudain dans les ténèbres la Face de Ton Seigneur. Noir et Blanc sont comme le Jour et la Nuit, le Bien et le Mal, la Vie et la Mort ; tu passes et passeras de l’un à l’autre dans le temps d’un soupir. Il y a sept Dormants comme il y a sept jours, sept terres, sept mers, sept cieux, sept portes et sept versets dans la Fatiha : Au nom de Dieu Clément et Miséricordieux.

1. Béni soit Allâh, Seigneur de l’Univers
2. Clément et Miséricordieux
3. Maitre au jour du jugement
4. C’est lui que nous adorons et à qui nous demandons aide et assistance
5. Qu’il nous dirige sur la droite voie
6. Sur la route de ceux qu’Il récompense
7. De ceux qui n’ont pas suscité sa colère et qui ne divaguent pas.
Ainsi soit-il.
VOIS – COMPRENDS – AGIS

IX. Acte 10 .....
Source : http://lautrefraternite.com/2012/02/26/de-lalchimie-de-la-refondation-individuelle/

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Consitoire

19 Octobre 2012 , Rédigé par GCG GODF Publié dans #Rites et rituels

OUVERTURE DES TRAVAUX

Tous les FF.°. sont habillés dans le parvis intérieur, le Grand Maître des Cérémonies ayant allumé préalablement toutes les bougies. La salle une fois préparée  sur l'invitation du Grand Maître des Cérémonies les frères se rassemblent en silence dans les parvis. Le T S et VM  pénètre seul, puis les frères conduit par le Grand Maître des Cérémonies se présentent au passage, l'un après l'autre et entrent main gauche sur le cœur. Arrivés devant le Président (qui se tient au pied de son Trône) saluent en s’inclinant et prennent leurs places respectives. Le Consistoire n'est éclairé que par la lumière des bougies.

Le TS et VM. Prenez place mes frères Fidèles Gardiens.

Illustre Grand Orateur, le Consistoire est-il au secret ?

Le Grand Orateur : Les Allées sont désertes, nul bruit n'y résonne, les portes sont closes. Nous pouvons nous livrer à notre oeuvre.

Le TS et VM. Illustre Grand Inspecteur, quel âge avez-vous ?

Le Grand Inspecteur : Je ne compte plus.

Le TS et VM : Quel est votre emploi ?

Le Grand Inspecteur : Combattre pour l’établissement de la Vérité

Le TS et VM : Quelle heure est-il ?

Le Grand Inspecteur :  Nous sommes en parfaite sûreté. Il est minuit pour le monde profane mais le soleil luit au cœur du Consistoire.

Le TS et VM : Puisque nous ne craignons pas d'être interrompus, donnez avis que nous allons reprendre nos travaux et que le Consistoire va s'ouvrir.

Nous pouvons nous occuper avec assurance de notre œuvre.

Le TS et VM  : rappe un coup du pommeau de son épée, que répète le Grand Inspecteur.

Le TS et VM : Que toute pensée profane s'éloigne de ce lieu ! Avec une bougie de transfert il prend la flamme au feu éternel puis: Il allume la première bougie et dit : Que la Sagesse, nous éclaire et nous guide!

Seconde bougie: Que la Vérité, écarte de nous toute obscurité !

Troisième bougie: Que la Charité nous donne la paix intérieure !

Quatrième bougie: Que la Force, suivant la Loi, nous accorde ce qui est juste !

Il éteint alors la flamme d'appoint et dit: Que l’éclat de l’Harmonie, nous illumine, car c'est en elle, depuis l'origine jusqu'à la fin des temps, que résident le savoir, la volonté et la perfection de toutes choses ! Suivant la Lois dès cet instant, que l'œuvre se poursuive car c'est avec fidélité et suivant les traditions que nous voulons accomplir notre Devoir ! Que le haut s'unisse au bas! Que le bas s'unisse au haut ! Afin que règnent la Paix, l'Harmonie et la Lumière ! Prenez place mes FF, les travaux du Consistoire ont repris. Grand Chancelier, veuillez nous communiquer le compte rendu de notre dernière assemblée.

Le Grand Secr. TS et VM et vous tous mes frères Fidèles Gardiens. Ceci fait

Le TS et VM. Mes frères Fidèles Gardiens, avez-vous des observations à produire ? Frère Grand Orateur, quelles sont vos conclusions ?

Le Grand Orateur. Favorable à l'adoption.

Le TS et VM. Mes frères Fidèles Gardiens, veuillez donner la caution du Consistoire. (ceci fait) Le compte rendu est adopté.  

RECEPTION

Il faut installer dans les parvis une table et trois sièges.

Le Candidat, est mis en méditation dans une salle durant l’ouverture.

Le moment venu le Grand Maître des Cérémonies conduit le récipiendaire dans les parvis intérieurs du Consistoire et arrive devant la petite table ou se trouve assis le TS et PM, son Parrain et le Grand Orateur. Le récipiendaire reste debout. Après quelques instants de silence puis le TS et VM lui pose les questions suivantes:

Le TS et VM. Mon frère, vous avez parcouru un long chemin pour venir jusqu’à la porte du Consistoire, et vous avez dû sonder les replis de votre conscience.

Que vous ont apporté les initiations que vous avez vécues jusqu'à ce jour ?

Le Candidat : ……………………

Le TS et VM.  Qu'espérez-vous de votre admission qui vous sera peut être accordée

Le Candidat: ……………………

Le TS et VM : Mon frère Grand Orateur, vous qui êtes le fidèle gardien , ce frère vous semble-t-il prêt à prendre part à nos travaux ?

Le Grand Orateur : Ce frère, malgré ses qualités indéniables, sa fidélité à l'Ordre et sa volonté de chercher la Vérité, ne me semble pas encore prêt pour nous rejoindre. Il me semble préférable qu'il continue à méditer pendant un long temps et qu'il poursuive son travail dans son assemblée !

Le TS et VM : Mon frère Grand Orateur, je connais votre rigueur et votre souci de n'admettre aux travaux de ce Consistoire que des frères. ayant atteint un degré de conscience très élevé, mais vous me semblez sévère concernant notre Frère que nous connaissons depuis longtemps, demandons donc l'avis de son parrain.

Le Parrain : TS et VM, je me porte garant de l'intégrité et de la fidélité de notre Frère  et je suis convaincu que son désir de servir notre Consistoire est sans aucune retenue et qu'il est animé du désir de se perfectionner sans cesse, je sollicite donc, humblement votre accord pour qu'il puisse participer à nos travaux.

Le PPM : frappe avec le pommeau de son épée et dit :

Qu'il en soit ainsi !

Le TS et VM, le Parrain et le Grand Orateur retournent dans la salle du Consistoire. Le Grand Maître des Cérémonies accompagne le candidat une fois les trois officiers en place. Ils entrent et s’arrêtent .

Le Grand Inspecteur : TS et VM, un maçon trouble la méditation du Consistoire.

Le Grand Expert. Qui se manifeste ?

Le G.Maît. des Cérémonies : C'est un Très illustre Prince, Chevalier du Royal Secret de son état, nommé secrètement, qui est sincèrement attaché à l'Ordre.

Il voit avec tristesse les souffrances de l'humanité depuis la mort de son maître et humblement, il sollicite la faveur d'être admis au Consistoire.

Le Grand Inspecteur : Répète la réponse au TS et VM. C'est un Très illustre Prince du Royal Secret de son état, nommé secrètement, qui est sincèrement attaché à l'Ordre. il voit avec tristesse les souffrances de l'humanité depuis la mort de son maître et humblement, il sollicite la faveur d'être admis dans le Consistoire.

Le TS et VM. Puisqu'il possède les qualités nécessaires et que son Parrain s'est porté garant, le Grand Orateur permet son avancée en ce Consistoire. Le Grand Maître des Cérémonies le tient et le guide par l’épaule gauche : devant le TS et VM, il s'incline devant le Delta.

Le TS et VM : Inclinez vous devant la source de cette lumière, qui inspire les travaux de notre Ordre depuis le début. Combien sont étonnants les rayons de lumière qui éclairent à l'Orient.

Gloire soit rendue à son nom, maintenant et à jamais ! Respectable Chevalier, pénétré de l'obligation qui, de toutes les autres, est la plus sérieuse et la plus importante à laquelle l'homme puisse se soumettre vous sentez la persuasion des terribles peines que l’Ordre inflige à tous ceux qui la violerait.  Le Candidat, les mains sur la bible, prononce l'obligation suivante:

Obligation :

Moi, engage solennellement ma parole d'honneur et sacrée, je jure et promets sincèrement sur ce glaive, en présence du Grand Architecte De L’Univers que je ne révèlerai jamais les secrets et mystères de la sublime distinction que je suis prêt à recevoir.

En outre, je jure de suivre strictement les statuts, constitutions et règlements de ce grade, d’en garder un secret absolu, et d’en remplir tous les devoirs, diligemment, fidèlement et sans partialité, faveur ni affection.

Que j'inculquerai nos devoirs envers notre prochain, autant qu'il sera en mon pouvoir, par mes paroles et mes actions. Je suis intimement persuadé que la Vertu peut seule nous rendre respectable et heureux.

Si je venais à manquer à ces devoirs, je prends conscience que je devrais en assumer les toutes les conséquences que l’Ordre m'imposera. Après l'obligation le PPM lui met l'épée dans la main droite en disant :

Le PPM : Respectable Chevalier, tendez le bras droit devant vous, nous plaçons dans vos mains une arme, dont nous enseignons de ne jamais faire usage. Mais seulement de vous en servir contre les ennemis de l'Ordre. Elle symbolise également les pouvoirs qui vous sont transmis, voyez la difficultés et le poids que ces devoirs représentent pour celui qui doit commander. Le Candidat doit tenir son épée bras tendu, pointe en l'air un temps suffisant pour qu'il en sente tout le poids    

Vous pouvez baisser votre bras.

Relevez-vous ! Grand Maître des Cérémonies venez prendre à l'autel le Feu de l’Ordre afin que notre nouveau SUBLIME GARDIEN puisse s’en pénétrer. Le Grand Maître des oeuvres  prend le feu sur l'autel, il tient la bougie à hauteur de ses yeux et dit:

Le Candidat : Ainsi que le Feu éternel règne dans le tout. C'est par ce feu que je participe à la chaîne des initiés.

Une harmonie pure et élevée m'unit aux frères de l'Ordre. Puis en disant:

PAR CE FEU, JE REGENERE MON ESPRIT, JE RAVIVE LA FLAMME DE MON ARDEUR, AFIN QU'ELLE DEVIENNE INEXTINGUIBLE.

Le Grand Juge : Lui pose la main droite sur la tête et dit lentement :

Souvenez-vous : « Transmettre l’esprit des symboles est le premier des devoirs, transmettre l’esprit de notre art de vivre et de construire est la science des sciences, l’Art Royal. Consacrez lui tous vos efforts. » Ceci fait, le Grand Maître des Oeuvres lui rend son épée puis rapporte le feu  et regagne sa place.

Le TS et VM lui dit:  Je vous lie pour l’éternité à l'Ordre, et je vous reçois   SUBLIME ET FIDELE GARDIEN.

Qu'elle vous rappelle toujours les obligations solennelles que vous avez contractées envers l'Ordre.

Parvenu à la dernière classe du Cinquième Ordre considérez qu’il ne s’agit pas d’un nouveau grade que nous vous avons communiqué mais proposé une alliance avec un Devoir éternel.

En nous rejoignant vous devenez un esprit immortel partie de l’esprit de ce feu que nous avons manifesté à vos yeux et qui vous habite maintenant. Jurez de ne jamais abandonner cette voie.

Le Candidat : Je le jure.

Le TS et PM. Je vous revêts maintenant de votre sautoir auquel une seconde rosette violette s’ajoute : elle marque notre gouvernement au nom de l’Ordre . Prenez place parmi nous au siège de……. Votre arrivée parmi nous ne crée pas votre place, mais elle ne fait que compléter notre Consistoire vers le nombre parfait de neuf. Le nouvel arrivant prend le siège vacant et en assure les fonctions. Je vous félicite sincèrement que vous ayez eu le désir d'arriver au sommet du secret maçonnique.

En effet, c'est de ce point élevé, que vous pourrez, avec plus de compassion, porter vos efforts sur une humanité qui languit encore dans l'ignorance, courbée sous les préjugés et la superstition.

Depuis que, Souverain Prince Rose Croix, pasteur vigilant, vous avez accepté la haute mission d'éclairer les hommes, d'écarter tout ce qui divise les esprits, de professer tout ce qui peut unir les cœurs.

Vous voici devenu Fidèle Gardien, votre mission s'agrandit; c'est un sacerdoce plus élevé qui vous est confié; il vous place au rang des propagateurs de la vérité. Vous devez être un des rayons de ce flambeau, l'auguste et bienfaisant Ordre des Francs Maçons.

Vous devez aussi guider et éclairer les Loges, gardien de la LOI, de la DOXA, vous leur recommanderez surtout de n'ouvrir nos mystères qu'aux esprits libres et ornés, aux élus du cœur et de la pensée, et de na pas déchirer les voiles du mystère devant ceux qui ne peuvent voir, devant des intelligences qui ne savent point comprendre.

Nous n'avons d'autres mystères que dans la manière de contribuer à rendre les hommes heureux et vertueux.

Nos méditations doivent prendre un essor plus élevé. Nous ne développons que ce que l'antiquité a institué, car mon frère cherchez au fond des choses, fouillez dans les mystères d'Isis, d'Osiris, de Pythagore, mais que votre raison et votre conscience soient toujours vos ultimes juges.

CLOTURE DU CONSISTOIRE

Le TS et PM : Grand Inspecteur, quel âge avez-vous ?

Le Grand Inspecteur : Je ne compte plus.

Le TS et PM : Quel est votre emploi ?

Le Grand Inspecteur : De combattre pour l’établissement de la Vérité

Le TS et PM : Quelle heure est-il ?

Le Grand Inspecteur : Le Soleil du matin illumine le Consistoire.

Le TS et PM  : Puisque le Soleil s'est levé pour illuminer le monde, levons-nous mes frères pour répandre dans l'esprit de ceux qui sont dans les ténèbres, l'effulgence de la lumière maçonnique et pour être un exemple de vertu dans le monde.

Annoncez que je vais fermer le Consistoire et suspendre l’assemblée .Il frappe un coup avec le pommeau de son épée . Le TS et PM  éteint chaque bougie à l'inverse de l'allumage, puis dépose la flamme de la bougie de transfert au feu éternel et dit alors: Que la Lumière reste en nous et nous guide sur la voie droite! Qu'elle nous permette de ne pas nous perdre dans les ténèbres ! Qu'elle nous illumine et nous donne la paix. Suivant la Loi, je suspend les travaux ! Le Grand Maître des Cérémonies conduit les frères dans les parvis intérieurs. Les frères quittent la salle un à un et s'inclinent  lorsqu'ils passent devant le TS et PM et  ils échangent alors le baiser de Paix avec lui.

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Consécration au Conseil Philosophique du Cinquième Ordre Rite Français Moderne

19 Octobre 2012 , Rédigé par Grand Chapitre Général du Grand Orient de France Publié dans #Rites et rituels

Tous les IP entrent dans la salle obscure seulement éclairée par les bougeoirs que portent les 3 premiers officiers.

Une fois chacun en place.

Le TS et VM   Quelle heure est-il ?

Le G Insp : Le point du jour paraît.

Le TS et VM   Nos travaux reprennent force ! Illuminons le Conseil Philosophique de ALETHEIA sous le titre distinctif de la VRAI SAGESSE. Le G Insp       prend un bougeoir et allume quatre bougies les plus basses Que l’Amour de l’humanité préside à nos décisions. Le G Orat      prend un bougeoir et allume quatre autres bougies Que la Vérité anime nos travaux. Le TS et VM prend un bougeoir et allume la dernière bougie Que la Paix et l’unité rassemblent tous ceux qui désirent servir l’Ordre. Mes Frères Unissons nos mains dans le cercle fraternel .Tous les Frères unissent leurs mains sans croiser les bras.

Le TS et VM   Que la Foi nous soutienne

                        Que l’Espérance nous guide

                        Que la Charité rayonne de nos cœurs                     

Prenez place mes Frères.

L’ordre du jour de notre assemblée appelle la réception de notre Très Illustre Frère Nous allons y procéder. Très Illustre Grand Expert allez chercher notre Frère. La salle est seulement éclairée par le Chandelier à neuf branches et par les bougeoirs. Le Très Illustre Frère est introduit sans décor et sans gant et reste près de la porte. Le candidat salut en s’inclinant comme à l’accoutumé.

Le TS et VM   Le Conseil Philosophique est assemblé aujourd’hui pour vous recevoir en son sein. Cette réunion témoigne de votre persévérance, puisque vous parvenez au terme de votre démarche. Ayant parcouru ce chemin pour arriver jusqu’à nous, nous considérons aujourd’hui que votre esprit et votre cœur sont libres de toute attache particulière. Dans son assemblée, le Conseil Philosophique rassemble et coordonne sous son principe forces et moyens pour obtenir un bien plus général. Etes vous disposé à coopérer à ce but par tous les moyens qui sont en votre pouvoir ?

Le TIM : Oui, le suis.

Le TS et VM   Depuis votre entrée dans la Franc-Maçonnerie, on a exigé de vous le serment de garder inviolablement le silence sur ce qui concerne l’Ordre. Avant d’aller plus avant, sachez que vous êtes appelé à l’observer encore plus strictement sur tout ce qui concerne le Conseil Philosophique, notamment ses membres et ses modalités de réunion. Etes vous dans cette disposition ?

Le TIM : Oui, je le suis. Le Maître des Cérémonies  le conduit auprès du TIGM

Le TS et VM   Posez votre main droite sur le crâne et veuillez lire votre première obligation :

Obligation      

J’engage solennellement, devant cette assemblée, ma parole d’honneur, sacrée et sincère. Je jure et promets de suivre strictement les statuts et les délibérations de cette assemblée et de remplir avec impartialité tous les devoirs d’un Illustre Prince.

J’appose volontairement et sans contrainte ma signature sur le dit engagement.

Que la force et la volonté pour l’accomplir dans tous ses points, pour la gloire de l’Ordre, ne m’abandonnent pas.

Le TS et VM   Que le Grand Architecte de l’Univers protège notre entreprise et nous garde en équité et en droiture. Puis les autres membres sortent car nul n’a jamais assisté à la réception d’un Illustre Prince. Cela fait : Le T.I.M. se dispose pour le serment suivant les indications du G.M. la main droite sur la bible et la main gauche couverte par la main gauche du G.M.

Le TS et VM   Apprenez que la plus infime indiscrétion pourrait nous détruire et ensevelir notre entreprise. Persistez-vous dans votre demande qui vous liera à nous pour toujours ?

Le TIM : Oui …Après un long silence…

Le TS et VM   Je vais lire vos promesses, vous direz, je le promet et je le jure.                                    Promettez-vous et jurez-vous sur ce que vous avez de plus cher et de plus sacré de pratiquer les oeuvres de charité et de ne jamais dire à personne qui vous a reçu et en quel lieu ?

Le TIM  : Je le promet et je le jure.

Le TS et VM    Promettez-vous et jurez-vous d’être de bonne foi et en conséquence, de ne jamais recevoir en ce Conseil un Frère qui ne serait pas un ami intime?

Le TIMJe le promet et je le jure.

Le TS et VM   Promettez-vous et jurez-vous que toujours et avec toute la douceur d’esprit dont vous êtes capable, vous aiderez vos frères dans le besoin comme dans l’adversité ?

Le TIMJe le promet et je le jure.

Le TS et VM   Promettez-vous et jurez-vous de toujours régler vos paroles sur la vérité ?

Le TIM : Je le promet et je le jure.

Le TS et VM   Promettez-vous et jurez-vous de voyager à la gloire et pour le progrès de notre idéal et d’obéir en tout point à tout ce qui sera ordonné ou prescrit par le  TS et VM auquel vous jurez obéissance ?

Le TIMJe le promet et je le jure.

Le TS et VM : Promettez-vous et jurez-vous d’être patient dans l’adversité de ne jamais recevoir dans ce degré un homme qui ne serait pas totalement libre ?

Le TIM : Je le promet et je le jure.

Le TS et VM   Enfin, promettez-vous et jurez-vous de participer assidûment à nos travaux, et de garder inviolablement les ultimes secrets que je vais vous confier ?

Le TIM : Je le promet et je le jure.

Le TS et VM : Par les sept serments que vous venez de prêter et en vertu des pouvoirs qui m’ont été conférés et transmis, je vous reçois Illustre Prince des Maçons, Prince du Royal Secret, Sage et Vrai Maçon. Veuillez gravir symboliquement ces degrés mystérieux car aujourd’hui, vous ne pouvez plus reculer. Le GM donne ensuite l’accolade à l’IP

Le TS et VM   Apprenez que ces degrés que vous venez de gravir sont lourds de sens. Celui de l’histoire, celui de l’Ordre Maçonnique, jamais à l’abri des trahisons et des dévoiements depuis qu’un jour, Hiram, Maître des Maîtres, trouva une mort affreuse sur le chantier du Temple.          

Votre discrétion prouvée dans les degrés précédents vous a valu de recevoir l’entière lumière et il ne vous reste plus rien à désirer que l’effet de votre obéissance au Consistoire dirigé par le TS et VM, nos chefs et les grands élus de l’Ordre qui viennent aujourd’hui de vous octroyer cette faveur.           

Vous voici maintenant au rang de ceux qui sont Elus pour le Grand Œuvre. Les délicieux parfums de vos actes et de vos obligations vous transporteront vers le vrai bonheur auquel vous aspirez, ce que je souhaite bien sincèrement. Le GM se déplace, et va frapper un grand sur la porte du Conseil pour appeler les membres du conseil philosophique qui rentrent et prennent place A ce moment on allume la salle.

Le TS et VM   Saisissez à présent des deux mains, les deux poignards qui sont posés sur la table.         Et croisez les sur votre poitrine. L’un figure la protection que nous devons aux innocents, l’autre nous indique la juste punition des parjures. Le GM porte son glaive et le pose au croisement des deux poignard.

Le TS et VM   Devant vos Amis Intimes, que votre cœur soit juste et votre détermination Sans faille. Le GM pose son glaive, puis : Je vous rend votre sautoir auquel s’ajoute maintenant une rosette violette. Désormais les gants vous seront inutiles pour participer à nos travaux. Je vous invite à prendre place au siège qui vous a été préparé. Plus rien ne nous retenant au Conseil, je vais en suspendre les travaux. Il s’approche du chandelier et éteint successivement les 8 bougies

Le TS et VM   Que toute trace de ce qui vient de se passer disparaisse au regard de ceux qui n’appartiennent pas à notre Conseil. Travaillons en lieu sûr à rétablir secrètement le Temple idéal. Que le souvenir de cette cérémonie reste à jamais gravé dans nos mémoires. Il éteint ensuite la 9ème.

Le TS et VM   Allez de par le monde et que la lumière qui s’éteint maintenant, s’allume en chacun de nous. Répandez-la avec discernement et sagesse.

Que le Grand Architecte de l’Univers favorise notre dessein !

Que la Paix soit avec vous. Les IP se retirent en silence.

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Conseil Capitulaire du Cinquième Ordre Rite Français Moderne

18 Octobre 2012 , Rédigé par Grand Chapitre Général du Grand Orient de France Publié dans #Rites et rituels

Les membres du Conseil Capitulaire s’assemblent et se décorent dans la salle de réunion. Ils se disposent autour de la table. Ils restent debout pendant que le Gardien du seuil allume les neuf étoiles rouges avec la blanche qui reste par principe toujours allumée.

Le Président : Très Illustres Frères reprenons les travaux de l’Assemblée du Cinquième Ordre…. Il salue de part et d’autre les Frères assemblés en s’inclinant, lesquels répondent de la même manière.

Frère Chancelier, veuillez donner le compte rendu de notre dernière assemblée.

Le Frère Chancelier donne lecture du compte rendu des derniers travaux, lesquels sont adoptés en la forme habituelle, après une éventuelle discussion. (éventuellement) Très Illustre Frère Gardien du seuil, veuillez introduire les Frères visiteurs que vous installerez à mes côtés. Debout Très Illustres Frères. Ceci fait, après avoir souhaité la bienvenue aux Frères visiteurs, on passe à l’ordre du jour.

Le Président : l’ordre du jour appelle l’étude de la question présentée par le Très Illustre Frère……….Ou l’intégration du S.P.R.C……… au sein du Cinquième Ordre

Intégration d’un S.P.R.C. au Conseil Capitulaire du Cinquième Ordre

Pour être reçu au Cinquième Ordre, il faut répondre aux conditions définies dans le règlement particulier de cet Ordre. Le jour de la réception, il est demandé au Frère de rédiger un nouveau testament philosophique suivant le document qui lui sera préalablement remis.

Le Président : Lors de notre dernière assemblée vous avez accepté de recevoir au Cinquième ordre le SPRC…….. Si personne ne réclame la parole, il va y être procédé. Le silence régnant, Très Illustre Frère Gardien du seuil introduisez le Bien Aimé Frère………. afin qu’il reçoive de cette assemblée les marques de notre reconnaissance.

Vous me ferez parvenir son testament philosophique. Le Frère est introduit, il porte les décors du quatrième Ordre. Il est placé devant la table où se trouve les deux coupes.

Mon Bien Aimé Frère, le Conseil Chapitral du Cinquième Ordre Provence Fidélité, a accepté de vous admettre en son sein afin de participer à la mission qui va vous être exposée. 

Le Cinquième Ordre confère aux SS.PP.RR.CC. qui en sont porteur, la qualité pour aider leurs Frères et faire régner dans toutes les assemblées la paix et la concorde. pour favoriser personnellement la régularité dans les travaux aux différents degrés des Chapitres. pour être une composante individuelle dynamique et novatrice de réflexion au sein des hauts grades du Rite Français des Modernes.

Le Cinquième Ordre a la particularité d’être un Ordre ouvert aux SS.PP.RR.CC., au seul regard de leur zèle et de leur dévouement. Il ne constitue en aucune manière un passage obligé pour l’ensemble des SS.PP..RR.CC.

Si l’initiation traditionnelle de la Maçonnerie des hauts grades du Rite Français s’arrête au Quatrième Ordre, le Cinquième Ordre n’en constitue pas moins le sommet du Rite.

Non seulement il renferme tous ses enseignements mais il regroupe en son sein l’ensemble des courants de l’Ecossisme. Il en constitue une assemblée d’étude, de pratique et un conservatoire de la tradition maçonnique.

En qualité de membre de ce Conseil des Sages, il situe chacun de ses membres au niveau le plus fort dans l’exercice de la responsabilité, de la pratique des vertus et de la connaissance maçonnique.

Sachez que nos anciens règlements établis en 1784, précisent que le Cinquième Ordre comprend tous les grades physiques et métaphysiques de tous les systèmes et particulièrement ceux adoptés par les associations maçonniques en vigueur. Cette disposition place bien le Cinquième Ordre, dans l’esprit des rédacteurs de l’époque, comme le conservateur des rituels des hauts grades.

Le Cinquième Ordre est subdivisé en trois classes : Le Conseil Capitulaire, le Conseil Philosophique et le Consistoire.

En prêtant votre obligation, vous serez seul avec votre conscience, limité seulement par votre propre liberté.

Cependant, sachez si cela peut adoucir votre solitude que nous partageons le poids de cette charge.

Mon Frère, rompez le signe d’ordre que vous ne reprendrez plus dans cette assemblée. Veuillez ôter vos décors, puis vous découvrir et vous déganter. Etendez la main droite et portez la main gauche sur le cœur.

Très Illustres Maîtres debout.

Mon Bien Aimé Frère, veuillez lire votre obligation :

Le postulant : Moi………………. Régulièrement investi des pouvoirs et des obligations de la charge des SS.PP.RR.CC. je promets sur cette épée et devant cette assemblée de me dévouer à la garde, à la transmission des Ordres du Rite Français et des hauts grades écossais.

Je promets également et jure sans équivoque ni réserve de garder secret tout ce que je verrai, entendrai, ou ferai dans cette assemblée sous peine d’être exclu de cette chaîne d’union. Que le Grand Architecte de l’Univers me soit en aide.

Le Président : Un moment de silence…

Je prends acte de votre promesse. 

Les devoirs qui vous attendent sont doubles, vous devrez rayonner autour de vous en gardant un silence absolu sur votre appartenance, sur nos travaux et tout ce qui touche le cercle intérieur.

Le silence est une discipline morale d’autant plus méritoire qu’elle est difficile à maintenir et qui exige l’abandon de toute ostentation.

Le silence est la vertu par excellence. Le propre du sage est de se taire, tout en gardant : l’esprit, le cœur et les yeux ouverts

Regantez-vous mon Frère.

Avant de procéder à votre intégration, Méditez encore les images symboliques qui vont être évoquées.

Très Illustre Frère Gardien du seuil, veuillez accompagner notre Bien Aimé Frère, après lui avoir remis l’étoile du cherchant. Le F Gardien du seuil le conduit successivement dans les quatre directions cardinales en commençant par le nord-ouest, ensuite le sud ouest, puis le nord-est et enfin le sud-est. Il s’arrêtera devant chaque figuration. Chaque figuration est présentée par un Membre de l’Assemblée. A l’issue de chaque présentation, le candidat allumera l’étoile liée à chacune de ces dernières.                                   

Le premier : L’Aigle (étoile bleue)

Il est celui qui vole au plus haut et le seul qui plonge son regard dans le soleil. Au plus élevé de l’échelle invisible reliant ce qui est en haut et ce qui est en bas, le Maître d’œuvre a le devoir d’éprouver l’ensemble des matériaux de l’entreprise commune et d’exercer sa Vigilance.

Le deuxième : Le Phénix (étoile noire)    

Seuls demeurent ceux qui renaissent sans-cesse. Ceux qui s’arrêtent, et se fixent sont condamnés au vieillissement et à la mort.

C’est le principe de la recherche permanente qui en voyageant symboliquement, nous invite à cette transformation et nous rappelle à la Persévérance.

Le troisième : L’Etoile Flamboyante (étoile verte)

Elle est l’emblème du Génie qui élève aux grandes choses et aujourd’hui avec plus de raisons encore, elle est le symbole de cette lumière d’espérance aux rayons de laquelle nous pouvons connaître la Vérité et exercer la Justice.

Le quatrième : L’arbre fleuri (étoile rouge)

L’initiation est un art et une science conduisant chacun au cœur de son jardin intime où réside l’arbre mystérieux.

Cet arbre est le pilier essentiel du Temple de l’homme que nous bâtissons inlassablement et qui ne sera jamais achevé.

Aussi, le Maître d’œuvre est avant tout animé par l’esprit d’une entreprise commune et fraternelle.

A cet instant, la pierre cubique s’est changée en rose, elle symbolise particulièrement l’Amour de l’Humanité.

Le Président : Persévérance, Vigilance, Justice, Vérité, Amour de l’Humanité, sont depuis le début, les lumières successives de votre démarche. J’éclaire aujourd’hui La Sagesse pour découvrir et comprendre le trait unique qui relie chacun de nous au plan parfait. (étoile blanche)

Elle illumine de façon éclatante, les lois immuables de notre entreprise ainsi que la finalité de l’œuvre. Le Président prend l’épée, se dirige vers le récipiendaire et pose cette dernière sur la tête.

Le Président : A la Gloire du Grand Architecte de l’Univers, par les pouvoirs que me délègue le Consistoire, ultime assemblée de l’Ordre au sein du Rite Français des Modernes, je vous reçois au Cinquième Ordre et membre de ce Conseil Capitulaire, pour exercer pleinement les devoirs que vous venez de contracter. Le F. Gardien du seuil lui tend le verre

Le Président : A présent, buvez de cette eau ; ce fût votre premier geste au sortir de la caverne du Premier Ordre. Ceci fait :

En construisant, rappelez-vous sans cesse de la fragilité des édifices humains.

Partageons cette coupe de vin en mémoire de votre réception au Quatrième Ordre .Ceci fait :

Dans la solitude, souvenez- vous de la force que renferme notre idéal, quand il est partagé. Je brûle symboliquement le testament que vous venez d’écrire et que nous n’avons pas lu. Le temps égare ou efface les écrits des hommes, mais ce qui a été confié au feu perdure indéfiniment.

Il sera à jamais le secret que nul ne pourra partager avec vous. Je vous demande d’en méditer le sens. Ceci fait :

En se consumant, ce testament vous rappelle le premier geste que vous avez accompli au moment d’entrer dans l’Ordre des Francs-Maçons et il vous indique qu’un jour, nous retournerons d’où nous sommes venus, quelle que soit notre situation. Le Président lui remet à présent le sautoir

En vous remettant ce sautoir, je vous libère de tous vos engagements ce qui n’efface pas leurs contenus. Votre conscience et votre sens moral sont vos seuls guides et vos seuls juges.

Allez maintenant recevoir le baiser de paix de chacun des membres du Conseil et que je vous donne à présent.

Prenez place Très Illustres Maîtres. Ceci fait, on procède à la suspension des travaux.

Le Président :  Avez-vous des propositions à faire pour le bien de l’Ordre ?

 Ceci fait : Le Frère Gardien du seuil éteint les 5 bougies de couleur dans l’ordre inverse ou elles ont été allumées.

Puis le Président dit en éteignant les 9 étoiles rouges en commençant par les plus basses et en remontant deux par deux : Très Illustres Frères séparons-nous, avec au cœur le sentiment que rien ne pourra entraver la marche de nos travaux ni la sérénité de nos décisions .Que partout on nous reconnaisse pour la qualité de nos actes et l’humilité de nos paroles. Je déclare suspendus les travaux du Conseil Capitulaire du Cinquième Ordre … (Il éteint la dernière bougie) Le Président salue les Frères qui lui rendent le salut.

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Le Rite Français

18 Octobre 2012 , Rédigé par Grand Masonic Orient of Ireland Publié dans #Rites et rituels

Le Rite français, également appelé parfois Rite moderne, est un rite maçonnique pratiqué sous différentes formes et par plusieurs obédiences françaises.

Histoire

Le Rite français est intimement lié à la naissance de la franc-maçonnerie en général et en France en particulier. Les exilés britanniques apportent le rite des Modernes qui sera traduit, progressivement, en français. Mais si cette forme hybride ne connaît encore le nom de Rite Français, c'est bien pour se distinguer des systèmes dits écossais que celui-ci se forme. Afin d'assurer une franc-maçonnerie à dimension nationale, le Grand Orient de France organise l'uniformisation des rites « modernes » hexagonaux dès 1782. En 1785, le modèle est fixé pour les trois premiers degrés en « loge bleue » qui connaissent une forte influence anglaise en distinction toujours des rites écossais. En 1801, un imprimeur peu scrupuleux diffuse le rite sous le titre : Le Régulateur du Maçon, qui contient d'ailleurs de nombreux rajouts et rectifications par rapport aux cahiers officiels du G.O.D.F, qui eux étaient délivrés contre argent sonnant et trébuchant, et uniquement aux Loges de l'obédience qui en faisaient la demande par écrit. Plusieurs réformes du rite vont être entreprises. En 1858 s'impose le Rite français dit « Murat», qui revient aux fondements des Constitutions d'Anderson sans pour autant transformer durablement le rite, car le texte n'est guère différent de celui du Régulateur. Après la rupture de 1877, le Grand Collège des Rites du Grand Orient de France décide d'une nouvelle réforme. Celle-ci aura lieu en 1879 où sont évincés du Rite français les formules à connotations religieuses dont, par exemple, la référence au Grand Architecte de l'Univers et les devoirs envers Dieu. La commission dirigée par Louis Amiable en 1866 conclura la forme adogmatique du rite en lui donnant une teinte positiviste. On parlera après cette date du Rite français dit « Amiable ». Ce dernier connaîtra quelques rectifications de moindre importance en 1907 pour rester ensuite tel quel jusqu'en 1938. 1938 voit l'initiative du Grand Maître Arthur Groussier du Grand Orient de France pour une nouvelle réforme du rite. Il s'agit d'une tentative d'un retour aux sources après la somme des rajouts et des suppressions qui rendirent le Rite français quelque peu illisible ,et surtout dénué de son âme. La version définitive du Rite français dit « Groussier » sera achevée en 1955 sous l'autorité de Paul Chevalier. Dans les années 1960-70, plusieurs maçons - dont René Guilly - en quête de la lettre originelle du rite opéreront une nouvelle tentative afin de réanimer le caractère initiatique et symbolique de celui-ci. La volonté de pratiquer ces rituels sans aucun « ajout » ultérieur, sans modification ni influences externes, a fait la spécificité de ce rite. Comme disait Roger Girard: « la spécificité du rite français, c'est justement de ne pas en avoir ». Il est ainsi indiscutable que ce rite est sans doute le plus conforme à celui qui était pratiqué en Angleterre dès le premier quart du xviiiesiècle et, en France, dans la 2e moitié du xviiie siècle. René Guilly sera à l'origine de la création d'un chapitre de Rite Français Traditionnel, chapitre toujours existant aujourd'hui au sein de la Loge nationale française. En 1974, naitra un autre chapitre à Paris, sous l'impulsion d'un membre de la Grande Loge traditionnelle et symbolique Opéra. Ce dernier conduira à la création du Souverain Collège du Rite Français Traditionnel, à vocation pluri-obédientielle. Les recherches d'autres maçons les conduisent au Brésil, où le Suprême Conseil du Rite Moderne pour le Brésil leur accordera une patente, afin d'établir le Grand Chapitre Français (GCF) en 1989. Au sein du GODF c'est avec la refondation du Grand Chapitre Général du Grand Orient de France, en 1999, détenteur des patentes des ordres de sagesse, qui débute le renouveau du Rite français en 3 grades et quatre ordres + 1, tels que codifiés dès 1784. Le Cinquième Ordre a été reconstruit officiellement le 24 Septembre 1999 par Jean-Pierre Duhal, président de la chambre d'Administration du Grand Chapitre Général du GODF, et Gérard Pourpour, Président de la Chambre du Rite.

Pratique du rite au  sein des obédiences

Le Rite Français est pratiqué au sein de nombreuses obédiences maçonniques, dont le Grand Orient de France, où il est majoritaire à 80 % dans les trois premiers grades (Apprenti-Compagnon-Maître). En 1973, le GODF a remis la patente du Rite Français à la Grande Loge féminine de France.L'obédience féminine a donc développé une version du rite français dans plusieurs styles. En 1999, le GODF a remis la patente des Ordres de Sagesse et en 2001 a été créé le Grand Chapitre Général Féminin de France. Précisons en outre que le rite Français (travaillant selon le Régulateur du Maçon de 1801) est également présent à la Grande Loge nationale française depuis 1979. Les Frères Maîtres « réguliers » au Rite Français peuvent intégrer les Ordres de Sagesse du Grand Chapitre français. On le trouve sous ses diverses dénominations et réformes au sein de ces obédiences dont le Rite Moderne Français rétabli ou Traditionnel, Groussier, etc. Hors de France, le Rite français est diffusé en Belgique, au Luxembourg, au Brésil, aux Pays-Bas, en Suisse, en Espagne, au Portugal, en Roumanie, en Bulgarie, en Italie et Irlande. Il existe de manière plus minoritaire dans d'autres pays, surtout ceux dans lesquels le Grand Orient de France a implanté des loges.

Le système du Rite français est un régime en trois grades et quatre Ordres:

En  loge bleue  : 1 Apprenti 2 Compagnon 3 Maître

Quatre ordres : Premier Ordre : Élu secret Deuxième Ordre : Grand Élu écossais Troisième Ordre : Chevalier d'Orient Quatrième Ordre : Souverain Prince Rose-croix, Parfait Maçon libre, Grand commandeur du Temple (au GODF) et Quatrième Ordre : Chevalier de l'Aigle, Parfait Maçon Libre sous le nom de Rose-Croix (au Grand Chapitre Français)

Il existe un cinquième Ordre, prévu dès l'origine du Rite. Ce cinquième Ordre est mentionné dans la première version du Régulateur de 1801. Il est pratiqué au Grand Chapitre Général du Grand Orient de France, au Grand Chapitre de France, au Grand Chapitre Français, au Grand Chapitre Général Féminin de France et au Sublime Conseil du Rite Moderne pour la France. Son rituel ultime (sur les 81 rituels qui sont soumis à l'étude des Maçons de cet Ordre) au Grand Chapitre Général du Grand Orient de France est celui de "Sublime Philosophe Inconnu", au Grand Chapitre Français celui de "Chevalier de l'Aigle Blanc" et au Sublime Conseil du Rite Moderne pour la France celui de "Chevalier de la Sagesse".

Spiritualité

Le Rite français, dans sa version pratiquée au Grand Orient de France, est souvent considéré comme le rite maçonnique le plus « laïc ». Le Rite Français est en fait le plus fidèle à celui de la Grande Loge de Londres, rite fondateur de la Franc-maçonnerie spéculative. Il perpétue notamment quelques fondamentaux, dont la position des colonnes J et B, la disposition des chandeliers autour du tapis de loge, les batteries en 2 coups brefs et un plus long, l'entame du pied droit, etc..., toutes choses que la Grande Loge des "Anciens", changea, par la suite.

Rite français rétabli

Le Rite français rétabli (ou Rite français traditionnel) est une variante de la famille des rites français. Il repose sur l'idée de restaurer un Rite français le plus proche possible des anciens rituels de la Grande loge des Modernes. Il s'inspire en particulier des premiers rituels « français » publiés par le GODF en 1786 et du Régulateur du Maçon de 1801.Il cherche donc à dégager le Rite français des évolutions qu'il a connues au cours des XIXe et XXe siècle, en particulier au sein du Grand Orient de France.Son caractère composite fait qu'il en existe de nombreuses versions suivant les obédiences voire les loges.

Grand Masonic Orient of Ireland

Source : http://www.gmoirl.com/fr/rituals.html

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Grand Chapitre Général du Grand Orient de France Rite Français : rituels courts de transmission du V° Ordre(2)

17 Octobre 2012 , Rédigé par GCG GODF Publié dans #hauts grades

Réception dans la deuxième Arche  

Le T\S\et V\M\Il est de tradition de se nommer face à notre Assemblée ;  Quel est  votre Grade, et votre Titre ?

Le postulant  : Je suis Chevalier de l’Univers, Prince de la Lumière, et les miens m’honorent de ce titre.

Le T\S\et V\M\Cela est trop peu pour ouvrir l’accès à notre Collège, Mais encore ?

Le postulant : Je suis chercheur de vérité et cette dernière tracera mon chemin et mon engagement. Je ne sais qu’en partie, le contenu de votre mission, mais je m’engage, à œuvrer dans le but de construire la Dignité Humaine.   

Le T\S\et V\M\ Dans son assemblée, le Grand Collège du Rite rassemble et coordonne sous son principe, forces et moyens pour obtenir un bien plus général. Il garde et enrichit l’Arche du Cinquième Ordre. Outre la mémoire du Rite, nous travaillons à la compréhension du sens et de l’unité de cette langue universelle faite de symboles. Le Grand Expert  le conduit auprès du T\S\et V\M\

Le T\S\et V\M\Debout, vous tous et à l’ordre TT\Ill\ FF\ Maîtres du Temple

Mon Frère, posez votre main droite sur cette épée et veuillez lire votre première obligation :

Obligation     

J’engage solennellement, devant cette assemblée, ma parole d’honneur, sacrée et sincère.

Je jure et promets de suivre strictement les statuts et les délibérations de cette assemblée et de remplir avec impartialité tous les devoirs d’un Prince du Souverain Sanctuaire, Maître du Temple.

Je jure et promets d’être le gardien fidèle du contenu de l’Arche du Cinquième Ordre. Cette Arche est le conservateur de tous les manuscrits et rituels pratiqués avant 1782 et en particulier les 81 grades et degrés retenus par le grand Chapitre Métropolitain en 1787. J’appose volontairement et sans contrainte ma signature sur le dit engagement. Que la force et la volonté pour l’accomplir dans tous ses points, ne m’abandonnent pas.

Le T\S\ et V\M\ Reprenez vos Places TT\ Ill\ FF\

Le plus dur reste à faire. Seriez-vous capable de fouler au pied les symboles les plus sacrés s’il s’agissait de sauver une vie ? 

Le postulant : Le respect de l’Humanité ne souffre aucun compromis. J’y suis prêt, car un symbole ne peut avoir de réalité qu’à l’instant où je lui en accorde.

Le T\S\et V\M\Votre réponse est juste, elle vous permet d’avancer plus avant. Après un long silence…

Le T\S\ et V\M\ Je vais lire la suite de votre engagement, vous direz, à la fin je le promets. Saisissez à présent des deux mains, les deux poignards qui sont posés sur la table. Croisez- les sur votre poitrine. L’un figure la protection que nous devons aux innocents, l’autre nous indique la juste punition des parjures. Le Très Sage et Vrai Maçon  porte son épée et la pose au croisement des deux poignards.

Le T\S\et V\M\ Debout et à l’Ordre Très Illustres Frères

Promettez-vous de toujours régler vos paroles sur la vérité et de rendre ainsi la justice ? De voyager à la gloire et pour le progrès de notre idéal et d’obéir en tout point à tout ce qui sera ordonné ou prescrit par notre assemblée que toujours et avec toute la douceur d’esprit dont vous êtes capable, vous aiderez vos frères en humanité dans le besoin ? D’être patient dans l’adversité, de conjuguer réflexion et action pour réaliser les buts d’un humanisme mis au service d’une société plus juste et plus éclairée ?

Le postulant : Je le promets.

Le T\S\ et V\M\ Par les serments que vous venez de prêter et en vertu des pouvoirs qui m’ont été conférés et transmis par le Chrysopeion, je vous reçois et reconnais  Illustre Prince des Maçons, Sage et Vrai Maçon, Prince du Royal Secret, connus sous le titre distinctif de Prince du Souverain Sanctuaire, Maître du Temple.

Sois et demeure !

Prenez séant Très illustres Frères.

Que ce titre soit pour vous le symbole de la détermination à l’action comme du courage  qui vous seront encore nécessaires pour la mener à bien. Il ne vous reste plus rien à désirer que l’effet de votre obéissance aux serments que vous venez de prêter.

Soyez le gardeur vaillant de l’Arche symbolique de tous les grades du Cinquième Ordre du Rite Français et le détenteur du secret d’Hérédom.

Le T\ Ill\ Orateur : L’Hérédom est la cité mythique d’Ecosse. On la dénomme à la fois montagne blanche, forteresse des initiés ou lieu d’éternité. Elle est à l’origine de l’Ecossisme mythique du Chevalier de Ramsay reprise par le légendaire Chapitre de Clermont et pierre fondatrice du Rite Français. Elle est en fait la tradition initiatique sauvegardée par l’imaginaire des hommes, mais elle est peut-être aussi réalité d’une cité terrestre, guidée par les idéaux de Liberté, d’Egalité et de Fraternité qui ont construit les Droits de l’Homme. Le T\S \et V\M\ lui  donne ensuite l’accolade.        

Le T\S\ et V\M\Vous voici au rang des Elus pour le Grand Œuvre. Nul mieux que vous ne possède aujourd’hui entre ses mains l’expertise de tous nos enseignements.

Le T\S\et V\M\TT \Ill\FF\Maîtres du Temple, debout et à l’ordre ! Par le signe, et l’acclamation en l’honneur des nouveaux Princes du Sanctuaire, Maître du Temple !

Le G \Orat\ Heredom !

Le T\S\et V\M\Garde et Défends !... 

Les TT\ILL\ FF\ Vivat !... Vivat !... Vivat !... 

Le T\S\et V\M\Prenez séant Très Illustres Frères

Réception dans la troisième Arche  

Le G\M\des C\T\S\  et V\ M\ ,  voici un T\Ill\ F\  Maître du  Temple Qui se présente à nous pour travailler la Chrysopée. Le récipiendaire reste debout. Après quelques instants de silence puis le T\S\ et V\M\ lui pose les questions suivantes:

Le T\S\ et V\M\Même initié, nul ne peut pénétrer en ce lieu si l’un d’entre nous ne le guide et si notre fraternité ne l’y autorise. Qui es-tu ?…

Le Candidat  : Il y a de cela longtemps, vous m’avez appelé et l’un de vous m’a alors tendu la main. Je suis ce que j’ai reçu et gardé. Je suis Frère des gardiens de toutes les marques contenues dans l’Arche.

Le T\S\ et V\M\Prouvez ce que vous ont apporté les initiations que vous avez vécues jusqu'à ce jour ?

Le Candidat : Je sais tailler  les images, élever les colonnes, fondre les métaux. Je suis celui qui tombé, fut relevé par ses Frères, afin que je devienne l’Architecte bâtisseur d’une nouvelle société.

Le T\S\ et V\M\ Puisqu’il a forgé, taillé, défendu, qu’il partage nos idées ; puisqu’il a fait de ses signes les outils pour bâtir la société que nous espérons tous, enfin puisqu’il a su comprendre que l’Humanisation est le but ultime de l’Initiation ; alors qu’il soit des Nôtres !... Le Grand Maître des Cérémonies le tient et le guide par l’épaule gauche : devant le T\S\ et V\M\

Le T\S\ et V\M\Pénétré de l'obligation que vous allez prêter  qui, de toutes les autres, est la plus sérieuse à laquelle l'homme puisse se soumettre, vous sentez la persuasion des terribles peines que l’Ordre inflige à tous ceux qui la violerait.  Le Candidat, les deux mains sur l’épée, prononce l'obligation suivante:

Obligation :

Moi,……………..éclairé par cette lumière infinie, engage solennellement ma parole d'honneur et sacrée, je jure et promets sur ce glaive que je ne révèlerai jamais les secrets et mystères de la sublime distinction que je suis prêt à recevoir.

En outre, je jure perinde ad cadaver de suivre les statuts, constitutions de ce grade, d’en garder un secret absolu, et d’en remplir tous les devoirs, diligemment, fidèlement et sans partialité, faveur ni affection. Si je venais à manquer à ces devoirs, je prends conscience que je devrais en assumer toutes les conséquences que l’Ordre m'imposera. Après l'obligation le T\S\ et V\M\  lui met l'épée dans la main droite en disant :

Le T\S\ et V\M\ Très illustre Frère, tendez le bras droit devant vous, nous plaçons dans vos mains une arme, dont nous enseignons d’en faire usage seulement contre les ennemis de l'Ordre et de l’Humanité.

Elle symbolise également les pouvoirs qui vous sont transmis, voyez la difficulté et le poids que ces devoirs représentent pour celui qui doit commander. Rappelez-vous : nos épées ne nous ont jamais trahis. Le Candidat doit tenir son épée bras tendu, pointe en l'air un temps suffisant pour qu'il en sente tout le poids Vous pouvez baisser votre bras..

Le Grand Orateur : Ayant fait le tour par la droite, lui pose la main droite sur la tête et dit lentement : la connaissance du Plan parfait de l’œuvre, l’honneur et la vaillance du Chevalier, ainsi que la maîtrise du ministère sont aujourd’hui réunis en vous. Le T\S\ et V\M\  en lui posant son épée sur la tête  lui dit : je vous lie pour l’éternité à l'Ordre.

Par la vérité qui construit la force universelle, par l’amour de la Philosophie qui en établit la Sagesse, par la Fraternité en l’Intelligence qui en construit la Beauté, je vous reçois et reconnais au Grade, Degré et Titre de la Dernière Arche, en tant que Sublime Philosophe Inconnu.

Prenez séant, Très Illustres Frères Sublimes Philosophes.

Cette Assemblée est la passerelle entre les cheminements différents.

Parvenu en cette Jérusalem de l’esprit considérez qu’il ne s’agit pas d’un nouveau grade que nous vous avons communiqué mais proposé une alliance avec un Devoir éternel.

Le T\S\ et P\M\Recevez  la puissance de commander et de rayonner. Je vous revêts de votre sautoir auquel je joins le bijou du Chrysopeion : il marque notre gouvernement au nom de l’Ordre.

Prenez séant parmi nous. Très Ill\ Grand Orateur, communiquez-lui la légende et le Secret.                                              

Le Grand Orateur : La Terre des Philosophes est délimitée par des pierres, qui portent toutes la même marque et gravées de la même citation : « Il n’y a d’Initiation que la Réalité !... ».

Par ces mots, le Trismégiste, le Trois fois Sage, nous a donné et indiqué le point ultime de l’Initiation. Ce dernier devint l’héritage commun de tous les Initiés et le trésor sacré de l’Humanité.

Ce lieu, qui aujourd’hui est le vôtre, est habité par la plus simple des vérités, celle qui transforme le regard d’un Homme et en fait l’égal des dieux.

Ce Chrysopéion recèle quelques secrets, identiques en tous points au mythe de l’Hérédom situé à l’aplomb de Kilwinning. « La vie, partout est à l’œuvre dans l’Univers, elle est l’argent du Sage !... »

« La Matière et l’Esprit sont une même et unique chose ; ils forment les outils parfaits du Sage, qui seul, a le pouvoir de transformer toute chose en un objet précieux!... »           

« Le symbole est clef de l’intelligence, du langage et de la pensée. Il est l’eau des Sages car il est le code universel du vivant !... »

La légende qui signe l’Arche est symbole de l’esprit libéré, celui qui commande au passage entre les mondes et établit les ponts entre les deux natures de l’univers humain. Cet esprit du signe, clef hermétique, affirme sa victoire sur toutes les ignorances, les superstitions ou les Sectarismes.  Un silence…

Le T\S\ et P\M\ Vous avez accepté la haute mission d'éclairer les hommes, d'écarter tout ce qui divise les esprits, de professer tout ce qui peut unir les cœurs. C'est de ce point élevé, que vous pourrez, avec plus de force, porter vos efforts sur une humanité qui languit courbée sous les préjugés et la superstition. Je vous félicite pour votre ardeur d'arriver au sommet de l’art maçonnique : au couronnement de la maçonnerie. Nos méditations doivent prendre un essor plus élevé, développons que ce que l'antiquité a institué, car mon frère cherchez au fond des choses, fouillez dans les mystères d'Isis, d'Osiris, de Pythagore, de Platon, mais que votre raison et votre conscience soient toujours vos ultimes juges. Vous avez pénétré dans l’arcane de la Maçonnerie. Ici et maintenant et cela à jamais vous appartenez à cette élite d’homme qui ont fondé leur action sur la responsabilité.  

Suspension des travaux du CHRYSOPEION  

Le Grand Orateur  : Très Sage et Vrai Maçon, la parole est close par le silence des Initiés.

Le T\S\ et V\M\ Grand Inspecteur, quel âge avez-vous ?

Grand Inspecteur : Je ne compte plus.

Le T\S\ et V\M\Quel est votre emploi ?

Grand Inspecteur : De travailler à la propagation de la Vérité.

Le T\S\et V\M\Qu’emportez-vous pour y parvenir ?

Grand Inspecteur : Les Clés de la Maçonnerie.

Le T\S\et V\M\On nous retrouverons-nous ?

Grand Inspecteur : A Kilwinning !

Le T\S\et V\M\ Que cache ce lieu ?

Grand Inspecteur : les deux antiques colonnes du Temple d’Enoch encadrant la porte de l’infini. Le T\S\et V\M\ Quelle heure est-il ?

Grand Inspecteur : Le soleil de l’Eternité illumine le Chrysopeion.

Le T\S\ et V\M\Le Chrysopeion va  suspendre son assemblée mais l’œuvre continue.

Debout et à l’ordre ! Très Illustres Frères SS :. PP :. Par  l’acclamation de demande  et celle de réponse...Le signe sera le même pour l’Ordre et le Grade. Il  servira pour la reconnaissance. L’acclamation se fait en deux temps :

Le T\S\ et V\M\Il n’y a d’Initiation que la réalité !...

Les SS\ PP\ II\Vivat ! … Vivat !... Vivat !...

Le T\S\ et V\M\Suivant la Loi, je suspends les travaux !

Le Grand Maître des Cérémonies conduit les frères dans les parvis intérieurs. Les frères quittent la salle un à un et saluent le T\S\ et P\M\

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Grand Chapitre Général du Grand Orient de France Rite Français : rituels courts de transmission du V° Ordre(1)

17 Octobre 2012 , Rédigé par GCG GODF Publié dans #hauts grades

Tous les FF\sont habillés dans le parvis intérieur, le Grand Maître des Cérémonies ayant allumé préalablement toutes les bougies. La salle une fois préparée :

Sur l'invitation du Grand Maître des Cérémonies les frères se rassemblent en silence dans les parvis. Le T\S\ et V\M\pénètre seul, puis les Frères conduits par le Grand Maître des Cérémonies se présentent au passage, l'un après l'autre et entrent. Arrivés devant le Président (qui se tient au pied de sa chaire dans le sanctuaire) saluent en s’inclinant et prennent leurs places respectives.  

Le  G\M\des C\  Très Illustres Frères, Sublimes Philosophes, l’un après l’autre, avancez dans les pas déjà tracés et prenez place sur l’une ou l’autre des Créations. Une fois que les SS\PP\  seront installés, le T\S\ et V\ M\  déclarera :

Le T\S\ et V\M\ Très Illustres Frères, sublimes Philosophes :

« Il n’y a d’autre Initiation que la Réalité ! ». Car c’est  par sa conscience éclairée, que l’Homme est relié à l’Essence de l’Univers ! Un silence

Le T\S\ et V\M\ Illustre Grand Orateur, le Chrysopeion est-il en sûreté pour parfaire notre tâche ?

Grand Orateur:  Les Allées sont désertes, nul bruit n'y résonne, les portes sont closes.

Le T\S\ et V\M\Illustre Grand Inspecteur, quel âge avez-vous ?

Grand Inspecteur  Je ne compte plus.

Le T\S\ et V\M\ Quel est votre emploi ?

Grand Inspecteur Agir !

Le T\S\ et V\M\ Cependant notre tâche doit être précisée afin que nous sachions au nom de quel principe nous sommes réunis.

Grand Inspecteur  La vie est le principe qui nous rassemble, et induit notre tâche : celle de protéger chaque être en tous lieux et en chaque instant.

Le T\S\et V\M\Existe-t-il une heure en notre lieu ?

Grand Inspecteur  Non, Il est minuit pour le monde profane mais le soleil luit en permanence au cœur des Sublimes Philosophes Inconnus.

Le T\S\ et V\M\Puisque nous ne craignons pas d'être interrompus, révélons l’Arche et annonçons nos titres.

Grand Inspecteur  Nous sommes ceux qui gardent, nous sommes ceux qui défendent  la Chrysopée nous sommes ceux qui connaissons le secret qui unit la voûte étoilée à la caverne et la matière de l’esprit à l’esprit de la matière de sorte à ne plus former qu’une seule et même Etoile.

Le T\S\ et V\M\ Nous allons reprendre notre recherche au sein du Chrysopeion.

La Sagesse, nous éclaire et nous guide !

La Force, suivant la Loi, nous accorde ce qui est juste !

L’éclat de l’Harmonie des mondes nous illumine. C'est en elle, depuis l'origine jusqu'à la fin des temps, que résident le savoir, la volonté et la perfection de toutes choses ! Que le haut s'unisse au bas! Que le bas s'unisse au haut !

Debout  et à l’ordre! SS :. PP :. Par l’acclamation de demande  et celle de réponse...L’ordre est de porter les deux mains à plat, l’une sur l’autre, main droite sur main gauche. L’index et le médius pris en griffe avec les pouces. On ne se met pas à l’ordre pour parler ou circuler. L’acclamation se fait en deux temps :

Le T\S\ et V\M\Il n’y a d’Initiation que la réalité !... 

Les SS\ PP\ II\ Vivat ! … Vivat !... Vivat !...

Prenez séant, les travaux du Chrysopeion ont repris.

Le T\S\ et V\M\L’ordre du jour appelle la réception d’un S\P\R\C\, Grand commandeur du Temple aux trois Arches du V° Ordre…  

Réception dans la Première Arche  

Le M\ de l’Arche Très Illustre Frère Gardien du seuil introduisez le Bien Aimé Frère………. afin qu’il reçoive de cette assemblée les marques de notre reconnaissance. Vous me ferez parvenir son testament philosophique. Le Frère est introduit, il porte les décors du quatrième Ordre et se tient à l’Ordre. Il est placé devant la table où se trouve les deux coupes et une épée.

Le M\ de l’Arche : Le V° Ordre confère aux SS\PP\RR\CC\ Grands Commandeurs du Temple qui en sont porteur, la qualité pour aider leurs Frères par l’exemple et favoriser dans toutes les assemblées la paix et la concorde, pour être une composante individuelle dynamique et novatrice de réflexion au sein des Ordres de Sagesse du Rite Français.

L’initiation traditionnelle et historique de la Maçonnerie des Ordres de sagesse du Rite Français pourrait s’arrêter au Quatrième Ordre. Cependant, le V° Ordre dans ses trois Arches, constitue le sommet du Rite Français et se reçoit par transmission. Sachez que le texte historique de Roëttiers de Montaleau en 1782, fondateur du V° Ordre, précise : « Il  comprendra les grades physiques et métaphysiques de tous les systèmes et particulièrement ceux adoptés par les associations maçonniques en vigueur.

Cette disposition place bien le V° Ordre, dans l’esprit des codificateurs de l’époque, comme le conservateur des rituels des hauts grades. Il est l’espace sommital et ultime de la maçonnerie, il en est le couronnement. Il constitue dans ses différentes Arches, une assemblée d’étude, un conservatoire de la tradition maçonnique ainsi qu’un laboratoire pour l’homme libre. Il considère également ceux qui reconnus par leurs pairs ont parcourus des chemins différents mais équivalents et également respectables.

Le V° Ordre se compose de trois Arches : Le Grand Cénacle, le Souverain Collège du Rite et le Chrysopéion.

Rompez maintenant le signe d’ordre que vous ne reprendrez plus dans cette assemblée.

Veuillez ôter vos décors, et vous déganter. Etendez la main droite et portez la main gauche sur le cœur.

Très Illustres Frères Princes Chevaliers debout et à l’Ordre.

Mon Bien Aimé Frère, veuillez lire l’obligation de la Première Arche :

Le postulant : Moi………………. Régulièrement investi des pouvoirs et des obligations de la charge des S.P.R.C., Grands Commandeurs du Temple, sur cette épée et devant cette noble assemblée souveraine,

je promets et je jure, pour ma mission intérieure, de me dévouer à la garde et à la conservation des Secrets de la 1ère   Arche du V° Ordre.

Je promets, pour ma mission extérieure, d’être l’artisan infatigable d’une humanité plus éclairée. Je promets également d’aimer mon prochain et de le traiter à égalité de droits en considération de sa seule qualité d’homme. Je promets enfin de garder le silence tout ce que je verrai, entendrai, ou ferai dans cette assemblée sous peine d’être exclu de cette chaîne d’union. Que cette épée se retourne contre moi si je faillis à ces engagements. Un moment de silence…

Le M\ de l’Arche  : Je prends acte de votre promesse.

Prenez séant TT \Ill\ FF\Princes Chevaliers.                            

En formant un nouveau maillon de cette chaîne, vous devenez, au même titre que chacun de nous, le Primus Inter Pares .

Le M\de l’Arche :  Persévérance, Vigilance, Justice, Vérité, Amour de l’Humanité, sont depuis le début, les lumières successives de votre démarche.

J’éclaire aujourd’hui la Sagesse pour découvrir et comprendre le trait unique qui relie chacun de nous au plan parfait. (Le Maître de l’Arche éclaire l’étoile blanche qui se trouve à sa gauche) Le M\de l’Arche prend l’épée, se dirige par la droite vers le récipiendaire et lui pose cette dernière sur la tête.

Le M\ de l’Arche :  A la Gloire de l’idéal de perfection, par les pouvoirs que me délègue le Chrysopéion, Arche ultime du Cinquième Ordre au sein du Rite Français, je vous reçois, constitue et élève  au grade et titre de Chevalier de l’Univers, Prince de la Lumière membre de ce Grand Cénacle, pour exercer pleinement les devoirs que vous venez de contracter. Le Président prenant un de ses gants sur la table donne au postulant un soufflet en lui disant :

Le M\ de l’Arche  : Et cela afin que tu te souviennes !

 Le F\Gardien du seuil lui tend la coupe d’eau

Le M\ de l’Arche :  A présent, buvez de cette eau ; ce fût votre premier geste au sortir de la caverne du Premier Ordre. Ceci fait :En construisant, rappelez-vous sans cesse de la fragilité des édifices humains.

Le F\ Gardien du seuil  lui tend ensuite la coupe de vin après avoir repris la première coupe.

Partageons cette coupe de vin en mémoire de votre réception au Quatrième Ordre. Ceci fait :

Dans la solitude, souvenez- vous de la force générée par notre idéal, quand il est partagé.

Le M\ de l’Arche : Prenez séant Très Illustres Frères.

Je brûle symboliquement le testament que vous venez d’écrire et que nous n’avons pas lu.

Le temps égare ou efface les écrits des hommes, mais ce qui a été confié au feu perdure indéfiniment. Ceci fait :

Le M\ de l’Arche : En se consumant, ce testament vous rappelle le premier geste que vous avez accompli au moment d’entrer dans l’Ordre des Francs-Maçons. Il vous indique qu’un jour, nous retournerons d’où nous sommes venus, quelle que soit notre situation et que seuls nos actes et nos réalisations comptent.

Votre réception comme Chevalier de l’Univers, Prince de la Lumière  œuvre  aux ultimes enseignements de notre Ordre.

Tout ce que vous venez de vivre dans cette cérémonie de réception a un double but : d’abord, par un rappel symbolique, sceller définitivement en vous comme un destin immuable toute la démarche de l’Ordre des Franc- Maçons de Rite Français, Rite de fondation de la Maçonnerie du Siècle des lumières.

Vous orienter ensuite vers l’ultime secret de notre Ordre qui est l’action. Il s’est mis en marche pour libérer le Temple de l’humanité de l’obscurité qui l’étreint encore. Vous avez l’impérieux devoir d’être le Maître d’œuvre de ce projet universel en vous inspirant des valeurs que nous avons éclairées : vous devenez l’Architecte de ce Temple.

Le M\de l’Arche : Debout et à l’ordre  TT\Ill\ FF\ Princes Chevaliers

Par le signe et l’acclamation en l’honneur des nouveaux Chevaliers de l’Univers, Princes de la Lumière.                     

 Le M\de l’Arche : Que l’Ordre demeure !

Les TT\Ill\ FF\    Vivat, Vivat, Vivat !……

Le M\ de l’Arche : Prenez séant Très Illustres Frères.

 

 

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Rite Français : cérémonie de remise de la distinction de Chevalier de la Sagesse

16 Octobre 2012 , Rédigé par GCF Publié dans #hauts grades

S. C. Je déclare ouvert le Conseil des Chevaliers de la Sagesse. Le Suprême Commandeur se lève et dit :

S. C. Implorons le G.A.D.L’U., debout mes Frères, découvrez-vous et au signe de Bon Pasteur.

Souverain Architecte de l’univers, Toi qui pénètres les replis les plus cachés du cœur des mortels, purifie nous du feu sacré de Ton amour, guide et dirige nos pas dans les sentiers de la vertu, donne à notre esprit un discernement sain pour pouvoir partager l’ivraie du bon grain, veuille exalter notre esprit à cet instant où nous implorons Ta divine bonté. En toi est la Vraie Sagesse, à laquelle nous aspirons et que nous espérons acquérir avec l’aide de Ta grâce. Elle fera la force et la beauté du Temple que nous voulons Te consacrer, car elle purifiera nos cœurs dans lesquels nous désirons sans cesse que Tu viennes résider.

Prêtez maintenant attention au T.I.F. Grand Orateur.

G.O. « Toute sagesse vient de Dieu et elle est avec lui avant tous les siècles. Le Verbe de Dieu au plus haut des cieux est la source de la Sagesse. Il la répand sur tous ses ouvrages. »

S. C. A l’exception des FF. qui doivent être décorés du bijou de Chevalier de la Sagesse, prenez place mes Frères.

Très Excellents Grands Maîtres des Cérémonies, veuillez faire placer à l’Occident les FF. qui doivent prêter leur serment. Cela étant fait, le S. C. poursuit :

S. C. Mes FF., vous allez maintenant prêter, en tant que Chevaliers de la Sagesse, l’obligation commune à tous les FF. qui exercent, à des titres divers, des fonctions de haute responsabilité dans le Grand Chapitre. Auparavant, nous allons une dernière fois attirer votre attention sur les étapes de la carrière que vous avez parcourue depuis votre entrée dans l’Ordre maçonnique, et sur les vertus qui vous y ont été enseignées, vertus qui trouvent toutes leur principe, leur unité et leur fin dans la Sagesse divine.

S. C. T. E. F. premier Grand Maître des Cérémonies, faites avancer notre T.I.F. …, doyen de la Chambre des Grades, afin qu’il ouvre devant nos FF. le Livre des Chevaliers de la Sagesse, en leur expliquant ce que renferme chacune de ses pages. Le premier Grand Maître des Cérémonies va quérir le doyen de la Chambre des Grades pour l’amener au centre de la salle du Conseil. Le T.I.F. désigné ouvrira le livre et en tournera au fur et à mesure chaque page, sceau après sceau, devant les FF., le plus haut placé dans la hiérarchie du G. C. F. étant au centre. Les autres FF. regarderont et écouteront. Quand le doyen de la Chambre des Grades sera devant l’Arche et le livre, le premier Grand Maître des Cérémonies fait avancer les FF. à ses côtés.

D. C. G. Mon F., la première page intérieure de ce livre vous présente les colonnes et les deux lettres J. et B. Elles vous remémorent votre entrée dans l’Ordre et la fermeté d’âme que vous avez eu dans le moment de votre initiation, ce qui vous a permis de devenir à votre tour une pierre d’ornement de l’Ordre et de parvenir à la qualité de Chevalier de l’Aigle Blanc et du Pélican ou de Rose-Croix.

D. C. G. La deuxième page vous présente l’Etoile Flamboyante que vous avez découverte lors de votre passage au grade de Compagnon et qui ne vous a plus quitté, afin de vous guider sur le chemin de la Vérité et de faire de vous une étoile brillante. La devise « Lux in tenebris » indique que la vraie Lumière brille jusqu’au fond des ténèbres, pour nous en retirer et nous conduire à toute perfection.

D. C. G. La troisième page vous présente le tombeau de notre Respectable Maître Hiram, pour vous rappeler qu’il est difficile d’échapper aux pièges que l’ignorance tend tous les jours aux hommes les plus vertueux. La fermeté dont il fit preuve, en aimant mieux être assassiné que se rendre à la persuasion de ses agresseurs, illustre comment la Science, ornée de la Sagesse, fait seule l’homme Saint.

D. C. G. La quatrième page vous présente deux coupables prenant la fuite à travers les rochers et se précipitant dans une fondrière. Ce tableau vous rappelle que l’homme doit toujours se regarder comme s’il avait un poignard pointé en permanence sur ses reins et la géhenne ouverte sous ses pieds car le ciel ne laisse jamais le crime impuni. Il vous annonce que l’Elu, en opposant l’humilité à l’orgueil, avance dans le chemin de la vertu, et progresse vers la victoire en poignardant ses propres passions.

D. C. G. Les chérubins qui ornent la cinquième page enseignent aux Grands Elus à connaître et contempler Dieu, à recevoir les plus hauts dons de sa lumière, à accueillir en soi la plénitude des dons qui rendent sage et à les communiquer ensuite grâce à l’effusion de cette Sagesse même, qui les a comblés de ses bienfaits.

D. C. G. Les outils brisés, le Temple détruit, l’épreuve de la captivité qui figurent symboliquement sur la sixième page, enseignent mon F. que si vous éprouvez des contrariétés, si le malheur vous poursuit, si des revers inattendus vous accablent, votre cœur doit rester ferme au milieu de la tempête, comme un rocher battu par les vents. La force de supporter sa destinée, le courage de se plier à sa condition, d’en être satisfait, la paix de l’âme qui naît d’une confiance sans borne en la justice du Souverain Architecte des mondes, voilà l’honneur du Chevalier que les misères humaines ne pourront plus atteindre. C’est ainsi que Zorobabel peut triompher et annoncer aux Sages que l’imposture et le mensonge sont mis en fuite.

D. C. G. La Rose qui fleurit sur la croix, sur cette septième page, appelle l’homme à étreindre en ses bras étendus l’humanité souffrante, pour la réchauffer à son cœur aimant, où la Parole a reçu vie. A ce moment l’homme est la croix où fleurit la Rose. Lorsqu’il croise ses bras sur sa poitrine et qu’il poursuit son chemin, c’est pour y recueillir l’agneau égaré, le soigner, le protéger, le prendre dans ses bras et, comme l’a fait le Bon Pasteur, le ramener à la Maison du Père. Et sa vie entière sera sous le signe de cet Amour ; le Divin en pleine gloire s’est révélé dans l’homme, la Charité est née en lui. La Rose et la Croix ne sont plus qu’un : pour toujours. Le D.C.G. fait prendre au récipiendaire le bijou et le coussinet blanc placés au cœur de la rose puis le remet au premier Grand Maître des Cérémonies. Il  présente alors le texte figurant en huitième page, sur la troisième page de couverture.

D.C.G. Mon F., lisez. Le F. lit à haute voix :

« Dès l’éternité je fus fondée, dès le commencement, avant l’origine de la terre. Quand l’abîme n’était pas, je fus enfantée, quand n’étaient pas les sources jaillissantes. Avant que fussent implantées les montagnes, avant les collines, je fus enfantée, Avant qu’il eût fait la terre et la campagne et les premiers éléments de la poussière du monde. Quand il affermit les cieux, j’étais là, quand il traça un cercle à la surface de l’abîme, Quand il condensa les nuées d’en haut, quand il fixa les sources de l’abîme, Quand il assigna son terme à la mer – et ses eaux n’en franchiront pas le bord -, Quand il affermit les fondements de la terre, j’étais à ses côtés comme le maître d’œuvre. »

S. C. « Au commencement était la Parole, et la Parole était auprès de Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement auprès de Dieu. Tout a été fait par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. Et la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point comprise. » Le D.C.G. referme le livre et, montrant la première page de couverture, reprend.

D.C.G. « Je suis l’alpha et l’oméga, Celui qui est, qui était et qui vient. » Le premier Grand Maître des Cérémonies porte le bijou posé sur son coussin, le D. C. G. amène devant l’autel, assisté du deuxième Grand Maître des Cérémonies, l’ensemble des FF. qui doivent être assermentés. Marchant à pas libres, il fait agenouiller le premier, à deux genoux et la main sur le livre de la Sagesse. Les autres posent la main sur l’épaule du premier, ou sur celle de celui qui est devant eux. Le Suprême Commandeur frappe un coup de maillet et dit :

S. C. A l’ordre, mes FF. Tous les FF. qui ne prêtent pas le serment se mettent debout, découverts et à l’ordre de Bon Pasteur.

S. C. Mes FF., déclinez vos noms et prénoms et répétez après moi.

Moi,     ,en présence du Grand Architecte de l’univers, du Grand Chapitre Français ici assemblé en son 4e ordre et de tous mes FF. Chevaliers Rose-Croix, je jure et promets sincèrement sur la Bible que je crois être vraiment la Parole Sacrée de l’Eternel, d’observer fidèlement tous les devoirs d’un Franc-Maçon, et d’en pratiquer toutes les vertus, qui viennent de m’être rappelées. Je jure de les mettre constamment en oeuvre dans l’exercice des fonctions qui m’ont été confiées ou qui pourront l’être à l’avenir par le Grand Chapitre Français, et de n’avoir en vue, dans toutes mes démarches, que le bien de l’Ordre, celui de mes Frères, et la gloire du Grand Architecte de l’univers. Qu’il Lui plaise de m’éclairer de Sa divine Sagesse et de m’être en aide pour me maintenir dans ma fidélité à tous mes engagements, pour la plus grande gloire de son Saint Nom.

Relevez-vous, mes Frères. Les FF. assermentés se relèvent. Le premier Grand Maître des cérémonies les conduit l’un après l’autre, selon leur rang, à la droite du Suprême Commandeur. Celui-ci les revêt l’un après l’autre du bijou ; toutefois il n’en donnera l’explication qu’une fois, avant de le remettre au premier des FF. concernés, cette explication valant pour tous.

S. C. Mon Frère, j’attire de nouveau votre attention sur le bijou qui vous distingue comme membre du 5° ordre. En qualité de Chevalier de la Sagesse, vous le porterez désormais autour du cou, suspendu à ce ruban. Ce bijou, vous le savez, ne représente autre chose que les armes du Grand Chapitre Français, réunissant les symboles des quatre ordres, mais il est porté par un aigle, cet aigle que vous avez déjà vu dans le grade suprême de Chevalier Rose-Croix, où il est comparé à la divine Puissance. Que celle-ci, mon Frère, vous prenne sous l’ombre de ses ailes, et qu’elle vous donne la force de remplir fidèlement tous vos devoirs. Vous porterez dans nos assemblées un second bijou, sur lequel est inscrite en lettres d’or la Parole Sacrée, avec en son centre cette rose qui fleurit en vous. Cette rose est entourée des neuf lettres du mot SAPIENTIA, sagesse. Elles signifient que la Sagesse Suprême préside aux travaux du Conseil et l’éclaire de ses rayons. Après avoir revêtu chaque Frère de ses bijoux, aidé par le D. C. G. si le nombre de récipiendaires est important, le Suprême Commandeur lui donne le baiser de paix des Chevaliers Rose-Croix (par deux), en lui disant :

S. C. La Paix soit avec vous. Quand tous les FF. ont reçu leurs bijoux, le Suprême Commandeur dit :

S. C. Très Excellents Grands Maîtres des cérémonies, veuillez reconduire nos FF. à leurs places. Prenez séance, mes Frères. Quand les FF assermentés ont repris leurs places, le Suprême Commandeur dit :

S.C. Mes Frères, prêtez attention au Très Illustre Frère Grand Orateur. Mon Très Illustre Frère, vous avez la parole. Le Grand Orateur adresse à tous les FF. le discours suivant : Mes Très chers Frères, Lorsque, profane encore, vous fûtes placé dans la chambre des réflexions, vous avez fait le choix du pain, de l’eau, de la lumière et de la vie, rejetant les emblèmes de stérilité qu’étaient le sel, le soufre et le crâne. Depuis ce moment déjà lointain, vous avez suivi avec constance, sinon toujours avec facilité, la voie dans laquelle vous étiez entré, et dont le livre qui vous a été montré tout à l’heure vous a retracé les étapes, les épreuves et les enseignements. A travers ces étapes, comme par autant de degrés, vous êtes enfin parvenu au grade suprême de Chevalier Rose Croix, dans lequel vous avez appris à connaître la nouvelle Loi et les trois vertus qui en sont les colonnes et les principes. Soutenu par la Foi au front serein, l’Espérance aux regards consolateurs et la Charité au cœur enflammé, vous êtes devenu digne de connaître la Parole sacrée et de contempler la rose mystique. Conservez, mon cher F, plus que jamais intacte votre confiance en cette voie intérieure et secrète qui vous a conduit jusque là, qui permet de redonner forme aux outils et de rendre son éclat à l’Etoile Flamboyante. Nous avons ce soir attiré spécialement votre attention sur un des aspects les plus fondamentaux des enseignements qui sont contenus dans ce grade suprême, à savoir celui qui concerne la Sagesse. Comme toutes les autres vertus la Sagesse prise absolument est un attribut divin, et de façon dérivée une vertu humaine. Mais elle enveloppe aussi en elle-même toutes les autres vertus, comme elle enveloppe tous les êtres, car c’est par elle que le Grand Architecte a tout conçu avant que de créer. Prise en son essence, elle reste éternellement cachée dans le sein de la Divinité, et la Parole, dont nous parle le Livre saint sur lequel vous avez prêté tous vos serments, est sa manifestation. Elle a été à vos côtés dès le début de votre carrière maçonnique, où l’on vous présenta la triade Sagesse, Force, Beauté, pour vous enseigner que la première est la source et le principe des deux autres, et elle vous a ensuite accompagné tout au long du chemin que nous avons évoqué. La sagesse est pour l’homme le premier des sept dons de l’Esprit Saint. C’est un reflet de la Sagesse divine que Dieu a mis en lui en le créant. De là procèdent les six autres dons qui sont l’intelligence, le conseil, la vaillance, la science, la crainte de Dieu et la piété. L’intelligence est la connaissance intime que nous avons du projet de Dieu sur nous et de notre destinée spirituelle. Le conseil, lié aux vertus de justice, de tempérance et de prudence, est le jugement qui nous permet de discerner en toutes choses ce qui est conforme à ce projet et ce qui lui est contraire. La vaillance, liée à la vertu de force ainsi qu’à celles de foi et d’espérance, est l’ardeur que nous mettons à réaliser ce projet divin, et cette confiance en Dieu grâce à laquelle nous résistons au découragement qui peut parfois nous tenter. La science est la connaissance de nous-même, de notre nature, de notre état et de nos rapports avec l’univers, science qui produit plutôt l’humilité que l’orgueil et qui, jointe au don de conseil, nous permet d’oeuvrer au mieux à la réalisation du projet divin. La crainte de Dieu est la conscience que nous avons de Sa transcendance absolue, du mystère de Son essence, et de notre dépendance totale vis à vis de Lui de qui nous tenons l’être. La piété, liée à la vertu de charité, est la communion intime avec ce Dieu transcendant qui est en même temps Amour, et qui est le principe de l’amour mutuel qui nous unit les uns aux autres quand nous sommes ensemble en communion avec Lui. Soyez donc convaincu que ce n’est pas sans raison que les professeurs de l’art des Sages, les vrais Maîtres, adoptèrent pour chef celui dont vous avez occupé un jour le trône, celui auquel l’Eternel dit : « Parce que tu ne m’as demandé ni une longue vie, ni des richesses, ni la mort de tes ennemis, j’ai fait selon ta parole, je t’ai donné un cœur sage. » Soutenus par cette confiance et cette conviction, redoublons tous ensemble d’efforts et travaillons avec constance et patience. Nous soutiendrons ainsi, à leur tour, le zèle de tous les Maçons, persuadés qu’ils seront, par notre exemple, que l’art qu’ils professent doit les conduire dans le sanctuaire de la vérité, par la pratique des vertus et la grâce du Grand Architecte de l’univers.

S. C. Mon T.I.F. Grand Orateur, je vous remercie. Cette lecture termine la cérémonie de remise de la distinction de Chevalier de la Sagesse. Si plus rien n’est à l’ordre du jour, on procède à la fermeture des travaux du Grand Chapitre en son 4e ordre. Elle peut aussi être suivi des travaux du Sublime Conseil, auquel cas le Suprême Commandeur poursuit ainsi :

S. C. Très Excellents Grands Maîtres des Cérémonies, veuillez conduire dans les salles extérieures les FF. qui ne sont pas membres du Sublime Conseil.

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