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REAA 13 : initiation (1)

31 Août 2012 , Rédigé par Rituel REAA 13 Publié dans #Rites et rituels

Le Temple est plongé dans une demi-obscurité.  

T.F.P.M. Vénérable Frère Maître des Cérémonies, veuillez amener les Grands Maîtres Architectes jusqu'à l'entrée de la crypte. Musique pendant l'attente. Lumière basse  

Le Maître des Cérémonies sort et conduit les Récipiendaires devant la porte de la Loge. Il fait frapper Yahboulon en Grand Maître Architecte: x  xx   xxx  xxx  x  

C.d.g.  Trois Fois Puissant Maître, on frappe à la porte du Collège en Grand Maître Architecte. 

T.F.P.M.  Vénérable Frère Capitaine des Gardes, voyez qui frappe ainsi.  

C.d.g.   Par le judas. Qui frappe ainsi ?  

M.d.C.   Trois Grands Maîtres Architectes qui désirent être reçus Chevaliers Royale Arche de Salomon.    

C.d.g.  Trois Fois Puissant Maître, ce sont trois Grands Maîtres Architectes qui désirent être reçus Chevaliers Royale Arche de Salomon.  

T.F.P.M.  Le temps n'est pas encore venu.  

C.d.g.  par le judas. Le temps n'est pas encore venu.  

MUSIQUE 30"  

Le Maître des Cérémonies fait frapper Yahoben en Grand Maître Architecte pour la deuxième fois : x  xx   xxx  xxx  x  

C.d.g.  Trois Fois Puissant Maître, on frappe à la porte du Collège en Grand Maître Architecte.

T.F.P.M.  Vénérable Frère Capitaine des Gardes, voyez qui frappe ainsi.  

C.d.g.  par le judas. Qui frappe ainsi ?  

M.d.C.   Trois Grands Maîtres Architectes qui désirent être reçus Chevaliers Royale Arche de Salomon.  

C.d.g.  Trois Fois Puissant Maître, ce sont trois Grands Maîtres Architectes qui désirent être reçus Chevaliers Royale Arche de Salomon.  

T.F.P.M.  Le temps n'est pas encore venu.  

C.d.g. par le judas. Le temps n'est pas encore venu.  

 Le Maître des Cérémonies fait frapper Stolkin en Grand Maître Architecte pour la troisième fois x  xx  xxx  xxx  x  

C.d.g. Trois Fois Puissant Maître, on frappe à la porte du Collège en Grand Maître Architecte.

T.F.P.M.  Vénérable Frère Capitaine des Gardes, voyez qui frappe ainsi.  

C.d.g.  par le judas. Qui frappe ainsi ?  

M.d.C. Trois Grands Maîtres Architectes qui désirent être reçus Chevaliers Royale Arche de Salomon.  

C.d.g. Trois Fois Puissant Maître, ce sont trois Grands Maîtres Architectes qui désirent être reçus Chevaliers Royale Arche de Salomon.  

T.F.P.M.  Le temps est enfin venu. Sont-ils prêts à descendre dans le centre de la terre pour y chercher des trésors ?  

 C.d.g. par le judas. Le temps est enfin venu. Êtes-vous prêts à descendre dans le centre de la terre pour y chercher des trésors ?  

1er R. Je suis prêt.

2e R.  Je suis prêt.

3e R.  Je suis prêt.  

C.d.g. Trois Fois Puissant Maître, les Grands Maîtres Architectes sont prêts.  

T.F.P.M.  Qu'ils soient introduits sous la Voûte Secrète. Le garde ouvre un battant de la porte.  

C.d.g.  Qu'ils soient introduits sous la Voûte Secrète .    

Le V.F.Maître des Cérémonies introduit le premier Récipiendaire en tenant la corde nouée autour de la poitrine, sous les aisselles. Il le fait se courber profondément comme s'il y avait une voûte basse (le V.F. Cap.des Gardes referme chaque fois la porte), puis il le confie au V.Frère Grand Inspecteur, qui le conduit devant le Delta et le fait mettre le genou droit en terre en faisant le signe d'admiration, ensuite, il le fait mettre au signe de fidélité tout en restant agenouillé. On fait de même pour le deuxième, puis le troisième Récipiendaire.

Les autres, s'il y en a, sont placés en retrait.  

Les Récipiendaires étant toujours à genoux, mais au signe de fidélité, les cinq officiers dignitaires se placent autour du double cube et allument successivement les cinq lumières autour du Delta (le 3XPM prend le feu avec lui) en commençant par la pointe du pentagone (est) et en tournant du sud vers le nord.  

Ordre des officiers dignitaires: Salomon, Hiram, Yahoben, Stolkin, Yahboulon.  

Pleine lumière  

Tous regagnent leur place.

Les Récipiendaires restent à genoux au signe de fidélité.  

T.F.P.M.  Mes Frères, le Grand Architecte de l'Univers vous fait la plus grande faveur, il vous a choisi pour découvrir le trésor le plus précieux des Francs-Maçons et vous êtes ses Elus.

Je vous en félicite. Le moment est a présent venu de contracter la plus solennelle obligation qui vous récompense de vos efforts et de vos peines.  

Vénérable Frère Maître des Cérémonies, conduisez les Grands Maîtres Architectes devant l’Autel.  

Le M.des C. fait relever les trois Récipiendaires, les amène devant l’autel et les fait s’agenouiller, l’un devant et un de chaque côté, la main droite dégantée sur les trois Grandes Lumières.  

Le T.F.P.M. se rend devant l’autel.(Prévoir un passage suffisant)  

T.F.P.M.  Chevaliers, à l'Orient et dans les Vallées, debout, au signe de fidélité.  

T.F.P.M.  Mes Frères, répétez le serment après moi, en substituant votre nom au mien :  

"Moi............. à la gloire du G.A.D.L.U. et sur les trois Grandes Lumières de la Franc-Maçonnerie, je promets et fais vœu de la manière la plus inviolable et la plus solennelle de redoubler de zèle pour la Maçonnerie, d’amour et d’amitié pour mes Frères.

Je promets de ne jamais recevoir aucun Frère à ce grade royal sans le plein assentiment du Collège.

Je promets de ne jamais donner les mots, les signes et l'attouchement qu'a trois Frères réunis et dûment examinés.

Je promets de respecter les Statuts Généraux du Suprême Conseil pour la Belgique.

Si je manque à ces présents engagements, je consens à souffrir toutes les peines de mes premières obligations.

Que le Grand Architecte de l'Univers me maintienne en droiture et équité. »  

T.F.P.M.  Vénérable Frère Maître des Cérémonies, enlevez-leur la corde.  

Ceci  fait, le Trois Fois Puissant Maître relève chaque Récipiendaire par l'attouchement et lui communique le mot sacré en l'épelant :

YOD HE VAV HE.  

Le T.F.P.M. retourne à sa stalle.  

T.F.P.M.  Vénérable Frère Maître des Cérémonies, conduisez ces Frères aux stalles qui leur sont réservées. Le Maître des Cérémonies conduit tous les Récipiendaires dans la Vallée du Midi, puis regagne sa place.  

T.F.P.M.  Chevaliers, mes Frères, prenez place. Les lumières sont à nouveau tamisées.  

T.F.P.M. Mes chers Frères, pour continuer de vous exposer l’histoire de la Maçonnerie, dont vous avez déjà reçu des éléments, il va être nécessaire de vous révéler des évènements qui se sont produits il y a bien des âges.  

Yahb.  Enoch, fils de Yared, était de la sixième génération d'Adam. Il vivait dans la crainte et l'amour de Dieu, qui lui apparut en songe et lui dit :  

T.F.P.M.  "Tu désires connaître mon nom ?" Suis-moi, je te le révélerai".  

Yahb.  Aussitôt, une montagne parut, s'élevant jusqu'au ciel.

Enoch y fut transporté. Là, Dieu lui fit voir une plaque d'or triangulaire sur laquelle apparut son nom en lettres flamboyantes. Il ordonna de ne jamais prononcer ce nom.  

Yahob. Enoch, ensuite, fut emporté sous terre en traversant successivement neuf arches situées les unes en dessous des autres. Arrivé sous la neuvième arche, il vit une plaque d'or triangulaire sur laquelle étincelaient les mêmes caractères que ceux qu'il avait déjà vus, et il lui fut à nouveau interdit de prononcer le nom.  

Stolkin  Voulant matérialiser le songe qu'il avait fait, Enoch projeta de construire sous terre neuf arches semblables à celles qui lui étaient apparues.  

Yahb.  Mathusalem, son fils aîné, fut désigné comme architecte de ce Temple. Il ne connaissait pas la raison de sa construction. Le Temple fut construit dans le pays de Canaan, qui devint Terre Promise, ou Terre Sainte.  

T.F.P.M.  Enoch cisela une plaque d'or triangulaire ayant une coudée de côté, enrichie de pierres précieuses. Il enchâssa cette plaque d'or dans une pierre d'agate de même forme qu'il transporta dans la neuvième arche. Sur la plaque d'or, il grava les mêmes caractères que ceux qui lui étaient apparus.

Puis, il enchâssa le tout dans un piédestal de marbre blanc. Lorsque le Temple sous terre fut achevé, Dieu apparut à nouveau à Enoch et lui dit :

"Fais une trappe d'une seule pierre au sommet de la première arche. Tu y fixeras un anneau de fer afin de pouvoir la lever au besoin, car je dois faire périr tout ce qui respire sur terre".  

Stolkin  La Grande Arche fut ainsi achevée et soigneusement scellée. Enoch seul connaissait l'existence du précieux trésor qui y reposait. Il était seul aussi à connaître la prononciation du Vrai Nom.  

Yahb.  La méchanceté des hommes sévissant davantage, Dieu décida de provoquer la destruction totale sur terre. Enoch, pressentant que la connaissance des arts libéraux

serait à jamais perdue, et désireux de transmettre cette connaissance à la postérité et à ceux que Dieu daignerait épargner, érigea deux grandes colonnes sur la plus haute montagne.

L'une était d'airain pour résister à la force des flots, l'autre de marbre blanc pour résister au feu.

Sur la colonne de marbre, il grava des hiéroglyphes afin de faire comprendre, dans la mesure du possible, que près de là, sous des voûtes souterraines, était enfoui un trésor consacré à Dieu.

Sur la colonne d'airain, il grava les principes des arts libéraux.  

T.F.P.M. Le déluge eut lieu. La colonne de marbre fut détruite ; la colonne d'airain résista à la force des eaux. C'est ainsi que les principes des arts libéraux, dont découlent ceux de la Franc-Maçonnerie, furent transmis à la postérité. La tradition d’Enoch se transmit à travers les âges, mais la prononciation correcte du Nom fut perdue.

La Bible raconte que Moïse eut connaissance du Nom sur le Mont Sinaï, mais qu'il s'engagea à ne jamais le prononcer.  

 Stolkin  Au cours des temps, la prononciation du Nom fut altérée par différentes traditions, mais Dieu avait promis à Moïse que lorsque les temps seraient venus, quelques-uns de sa postérité pourraient retrouver son Nom gravé sur une plaque d'or.

La même légende nous apprend que, lorsque les Israélites furent en possession de la Terre Promise, ils firent plusieurs tentatives pour retrouver le Nom.  

Yahb.  Nous savons que David ne put bâtir le Temple à Dieu.

Cet honneur revint à Salomon, son fils, le plus sage des rois, et celui-ci se souvint des promesses que Dieu avait faites à Moïse de faire retrouver son Nom, le temps venu. La sagesse de Salomon lui fit comprendre que ce nom ne pouvait être retrouvé avant qu’il n’ait consacré un Temple à Dieu pour y déposer ce précieux trésor.

Dans la quatrième année de son règne, Salomon, suivant les

plans que son père David lui avait légués, fit jeter les fondements de ce Temple sur la place la plus haute et la plus belle de Jérusalem.

En creusant les fondations, on trouva les ruines d'un ancien édifice et quantité de richesses, vases d'or et d'argent, colonnes de marbre, de porphyre et d'agate, et un nombre prodigieux de pierres précieuses. Le tout fut apporté à Salomon.

Ce roi vertueux, présumant qu'en ce lieu il y avait eu, avant le déluge, un temple dédié à quelque divinité et craignant que ce ne fut pour le service d’un faux dieu, qu’en conséquence construire le Temple du vrai Dieu en cet endroit pourrait être sacrilège, décida de ne pas le faire. Il choisit l'aire du Jébusite Ornan, où David avait établi l'Autel des sacrifices au Seigneur.  

Stolkin  Le Temple de Salomon fut donc construit comme nous l’enseigne la Maçonnerie.

Salomon donna l'ordre de construire sous terre une crypte, qu'il appela Voûte Secrète. Il y fit élever, au centre, un pilier de marbre blanc, qui supportait le Saint des Saints et qui fut appelée la Colonne Beauté. On accédait à la Voûte Secrète par un souterrain qui la reliait au palais de Salomon en passant sous neuf Arches.

C'était dans ce saint lieu que Salomon, Hiram, Roi de Tyr et Hiram Avi s'entretenaient des Saints Mystères. Nous connaissons les événements malheureux qui marquèrent la construction du Temple et la mort d'Hiram Avi.

Dans l'obligation d'être trois pour avoir le droit de pénétrer dans ce lieu sacré, la perte d'Hiram Avi en interdit l'accès aux deux rois, et ils furent contraints de choisir un troisième Élu avant de pouvoir à nouveau pénétrer sous la Voûte Secrète .  

Yahb.  Certains Grands Maîtres Architectes ayant appris l'existence d'un souterrain dénommé Voûte Secrète connu seulement des deux rois, et étant informé de la présence d'Hiram de Tyr, à Jérusalem à l'occasion d'un renouvellement de l'Alliance, se rendirent auprès de Salomon et le prièrent de choisir l'un d'entre eux pour être introduit dans ce lieu secret, à cette occasion.

Salomon leur répondit.  

T.F.P.M. Vous ne pouvez encore jouir de cette faveur, mais Dieu permettra peut-être que vous découvriez un jour ce que vous souhaitez connaître.  

Yahb.  Quelques jours plus tard, Salomon envoya chercher les trois Grands Maîtres Architectes, Yahboulon, Yahoben et Stolkin.  

T.F.P.M.  Vénérable Frère Maître des Cérémonies, amenez les Grands Maîtres Architectes, Yahboulon, Yahoben et Stolkin à l'Orient. Le Maître des Cérémonies exécute.  

Yahboulon, Yahoben et Stolkin, allez à nouveau fouiller dans les ruines où vous avez déjà trouvé tant de trésors et apportez-moi ce que vous y découvrirez.  

Le Maître des Cérémonies donne la pioche à Yahboulon, la pelle à Yahoben et le levier à Stolkin. Il les conduit jusqu'à la dalle.

Les candidats travaillent avec leurs outils et font comme s'ils voulaient desceller la pierre.

Entre-temps la lecture de la légende se poursuit.

Yahb.  (La lecture doit se faire en suivant l’exécution)

Les Trois Grands Maîtres Architectes se rendirent parmi les ruines de l'ancien temple.

En piochant la terre, Yahboulon découvrit un gros anneau de fer auquel s’accrocha la pointe de sa pioche. Il appela ses compagnons.

A l'aide de leurs outils, ils dégagèrent l'anneau et virent qu'il était scellé à une pierre en forme de carré parfait.

Avec beaucoup de patience et de peine, ils parvinrent à l’aide du levier à  déceler puis à soulever cette dalle. Ils s'aperçurent qu'elle fermait une voûte souterraine en son sommet et dissimulait une grande profondeur.  

Le Maître des Cérémonies fait soulever la dalle par Stolkin et la fait mettre de côté.  

Yahb.  Yahboulon proposa à ses compagnons d'y descendre

A cet effet, ils lui nouèrent une corde autour de la poitrine.

Ils convinrent que, quand Yahboulon tirerait par trois fois sur la corde, ils le remonteraient immédiatement.  

Pendant ce temps, le M.des Cér. noue une corde autour de la poitrine de Yahboulon et le fait avancer jusqu'à la troisième voûte. Yahoben et Stolkin restent sur place en tenant l’extrémité de la corde.  

Yahb.  A peine descendu sous cette première voûte, Yahboulon découvrit un passage donnant accès à une deuxième voûte, puis à une troisième.

Yahboulon mit le genou droit en terre et tira sur la corde pour prévenir ses compagnons et se faire remonter. Le Maître des Cérémonies fait mettre à Yahboulon le genou droit en terre,

puis le fait revenir à reculons jusqu'à la dalle.  

Yahboulon fit part de sa découverte à ses compagnons et les engagea à descendre. Mais la crainte les retint et il entreprit seul une deuxième descente.  

Pendant ce temps, le Maître des Cérémonies fait avancer Yahboulon

jusqu'à la sixième voûte en lui donnant les mêmes consignes.

Il parvint jusqu'à la sixième voûte.

Là, il fut obligé de tirer sur la corde pour avertir Yahoben et Stolkin de le remonter.  

Le Maître des Cérémonies fait mettre à Yahboulon le genou droit en terre,

puis le fait revenir à reculons jusqu'à la dalle.  

Il leur dit qu'il y avait encore beaucoup de profondeur et leur demanda à nouveau d’y descendre. Effrayés par son récit, ils refusèrent encore.

Animé d'un nouveau courage, Yahboulon se munit d'un flambeau, descendit pour la troisième fois et pénétra jusqu’à la neuvième voûte.  

Pendant ce temps, le Maître des Cérémonies donne un flambeau

à Yahboulon et le fait avancer jusqu'à la neuvième voûte.  

Mais à peine y fut-il arrivé qu'un morceau de pierre tomba sur son flambeau et l'éteignit.

A cet instant, un rayon de lumière fit resplendir un triangle d'or incrusté de pierres précieuses.  

Pendant ce temps, le Maître des Cérémonies éteint le flambeau

à l’aide d’une pierre et un faisceau de lumière frappe le Delta.  

Son éclat frappa si vivement Yahboulon qu'il tomba sur les deux  genoux et fit le signe d'adoration.  

Pendant ce temps, le Maître des Cérémonies fait faire à Yahboulon

le signe d'adoration.

 

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En Sof

30 Août 2012 , Rédigé par Franck Bailly Publié dans #Planches

En Sof est un concept si important, qu'il m'a semblé indispensable de le présenter dans un premier temps, en le resituant dans son contexte historique et mystique, en essayant d'aller aux sources de la tradition. En effet tant d'ouvrages traitant de la Cabbale sont sujets à caution: interprétations, explications, exégèses plus ou moins proches de la mystique juive, voire des ouvrages carrément fantaisistes ou incompréhensibles.

Le mot Cabbale vient de la langue hébraïque "qabbalah" qui enferme deux sens profonds

            - Le premier est TRADITION, car la Kabbale est le véhicule de la tradition ésotérique.

            - Le deuxième sens est ACCEPTATION, en référence à un passage du livre HaBahir

(textes fondamentaux de la Cabbale) où les mystiques sont dits "Acceptés devant Dieu".

Kabbalah c'est recevoir directement en contemplant sans intermédiaire. En hébreu, QIBEL est le verbe « recevoir » et QABEL se traduit par « en face de ... ». Il y a donc idée de « contemplation » associée à « réceptivité ». C'est dans ce rapport que KABBALAH prend tout son sens. C'est l'interprétation juive symbolique et ésotérique des texte de la bible et dont le livre classique est le Zohar ou livre des splendeurs, les deux autres livres essentiels étant Le Yetzirah ( le livre de la formation), et le Sépher habahir.

 

La Cabbale est un système métaphysique et mystique par lequel l'initié connaît Dieu et l'Univers. Cette connaissance a pour but de l'élever au-dessus des notions communes du monde profane, et de lui faire comprendre le sens mystérieux de la Création divine manifestée et révélée.

Les secrets cabalistiques sont immanents à l'Ecriture Sainte de la Torah, mais ne peuvent être saisies par le non initié qui prend les textes au sens littéral, au pied de la lettre.

L'ancien testament est un livre de Symboles. Ses récits sont le voile qui cache les révélations. La mission des cabalistes est de découvrir ce sens caché par des méthodes qui ont été transmises oralement pendant très longtemps.

Selon les différentes sources, plusieurs hypothèses sont à retenir sur l'origine de la Cabbale :

            - Une légende dit qu' Adam aurait reçu de l'ange Raziel un livre cabalistique. Ce livre aurait été transmis à Salomon, qui a l'aide de la Cabbale a acquis sa légendaire sagesse et sa puissance.

            - Dans un autre récit, le livre Yetzirah est attribué à Abraham. Mais en général, il est dit que c'est sur le Mont Sinaï que Moïse reçut la "Clef des Ecritures ". La tradition enseigne que Moïse « en face » de Dieu, « reçut ») les Lois :

            - La Loi Ecrite ou les dix "paroles" hébraïques, que nous appelons les dix nombres ou les dix commandements dans la culture Chrétienne. .

            - La Loi Orale, laquelle donne l'explication de la Création grâce à la kabbale transmise également à Moïse par Dieu, Cette explication se fait par les Vingt-deux lettres hébraÏques, et les dix nombres. " Ces paroles, dit Dieu, tu les transmettras, et celles-ci tu les cacheras" .

            - Au cinquième siècle avant Jésus-Christ, Esdras donne une interprétation symbolique de la Torah.            

            - d'autres sources prétendent que le rabbin Akiba ( 50 env - 135 ) écrivit le livre Yetzirah et son élève le rabbin Simon Bar Yohaï composa le Zohar. Ce livre est considéré comme le pilier de la sagesse cabalistique.

            - Cependant l'origine d'une doctrine cabalistique "formelle" pourrait être placée à des époques bien plus récente, époque gaonique (591 à 1038 après J.-C. ).

            - Mais en fait, le "mot" Cabbale n'apparaîtrait pas avant le 11ème siècle, et le livre du Zohar semble avoir été écrit au 13ème siècle, dans sa forme actuelle, par Moïse de Léon (1250-1305).

Quant au livre Yetzirah, la tradition et les historiens ne sont pas d'accord entre eux. Il semble être un assemblage de trois textes d'époques différentes : le livre tel qu'on le connaît est cité à partir du VI ème siècle après J.-C., et les premiers commentaires connus datent du Xème siècle.

Quoi qu'il en soit l'idée cabalistique de la construction de l'Univers à l'aide des nombres et des lettres viendraient s'intriquer à la même époque avec la philosophie grecque Pythagoricienne et Néopythagoricienne (-600 av J.C). Cabbale et Pythagoricisme, toutes deux sources de grands apports au Rite Ecossais Ancien et Accepté.

 

I - Le concept de En Sof, noyau des émanations divines.

"La plus haute connaissance est ce que l'on ne peut pas connaître, l'interrogation qui représente les bornes supérieures de la compréhension humaine : " Qui ? "-" Mi ?" C'est le deus absconditus que seules peuvent définir la négation et la négation de la négation..../...

C'est le dieu latent ne pouvant être conçu avec des termes terrestres. Le plus souvent un terme négatif le désigne, En Sof, "sans fin", c'est-à-dire Infini mais en quelque manière Non-être, En—non pas absence totale d'être mais potentiel non manifesté, Ce En qui se révélera en Ani (qui signifie " Je" ).

L'En Sof est Dieu pensé par Dieu. Tous les autres Noms désignent Dieu pensé par l'homme et se rapportent donc à l'Eternel qui s'est manifesté en créant, s'est révélé à Moïse sur le Sinaï, et a donné sa Loi au peuple d'Israël. Elohim n'est pas une hypostase de l'En Sof, mais la limite au niveau de laquelle l'homme peut concevoir Dieu — qui en réalité ne descend jamais jusqu'à notre ignorance, et qui se tient toujours au-dessus de la Sagesse elle-même.

Il existe donc deux mondes divins qui en réalité ne font qu'un, unis comme le charbon et sa flamme. Le premier, inintelligible et au-dessus de tout connaître, ne peut être imaginé qu'à travers un mot: En Sof. Le second par lequel il est possible d'approcher une compréhension de Dieu est le monde des Séphirotes. " Rabbi Siméon Bar Yochaï.

Que dire après une telle concision pour l'essentiel !

 

La Cabbale, conceptualise l'Arbre de vie (ou Séphirotique) pour comprendre les différents flux qui régissent les rapports harmonieux de l'homme avec son être intérieur et intime comme avec l'univers et Dieu.

Cet arbre commence à l'occident avec MalKuth pour se diriger vers l'Orient : Kether. Kether n'est pas la première des premières, la cause des causes. Si elle est première, elle a donc un début et une fin. Kether est ce qui se rapproche le plus de hvhy, l'insondable, l'ineffable.

Il est en effet constitué de 10 Séphirotes : Malkuth, Yessod, Hod, Netsah, Tipheret, Gevourah, Chésed, Binah, Hochmah, Kether . La première triade, ou triade psychique est constituée de Kether ( la tête), Hochmah (l'intelligence ) et Binah ( la sagesse), et le juste est le fondement des mondes:

            - ATSILOUTH (monde d'émanation),

            - BERIAH ( monde de création),

            - YETZIRAH (monde de formation),

            - ASSIAH ( monde d'action, stade final du processus créateur),

Il est sa force cosmique. Au-delà de l'arbre séphirotique, après Kether se trouve En Sof qui est l'incompréhensible, l'infini divinité, dont émanent les dix séphirotes.

Les dix séphirotes sont contenues dans l'Adam Kadmon qui est l'homme primordial.

Alors que Dion Fortune et Z'ev ben shimon halévi décompose En soph en trois termes : En, En Sof, En Sof Aur, on ne trouve qu'un terme, celui de En Sof, employé par Papus et Virya. Le mot En Sof est donc employé communément par ces derniers pour les trois termes : En, En Sof et En Sof Aur.

Ainsi En Sof fait partie de ce que l'on appelle les trois voiles de l'existence négative : les trois mondes de la non-manifestation.

            - En Sof Aur : la lumière sans limite, juste après Kether

            - En Sof : l'illimité ou l'incompréhensible.

            - En ou la négation, cela désigne l'être ou l'existence d'une nature qui échappe à notre pensée.

Les trois voiles de l'existence négative se trouvent à l'arrière-plan de Kether puisque l'origine des choses est inaccessible en terme humain.

 

En Arabe le voile se dit « hijab », ce qui se traduit par "ce qui sépare deux choses."

Il signifie donc, selon qu'on le met ou qu'on l'enlève: la connaissance cachée ou révélée.

C'est un rideau interposé entre le chercheur et son objet. Le symbole du voile permet de concevoir ce qui dépasse la pensée. Le voile est un truchement ne cachant qu'a demi, il invite à connaître ... Eveillant la curiosité du cherchant.

Un voile peut se déchirer mais surtout il peut être ouvert à un endroit pour les uns et à un autre endroit pour d'autres (Cf. Pythagore).

J'utiliserai donc le terme En Sof comme celui regroupant les trois termes suscités.

En Sof est le sans fin. C'est le terme que j'emploie pour conceptualiser Dieu incogniscible.

Au-delà de En Sof est Dieu absolument indéfinissable.

En Sof est l'existence indéfinie, pensée pure, illimitée.

En Sof est également le non être, donc Di hvhyeu que l'on ne peut nommer.

En Sof est l'Un ou tout a son origine, ou tout a son existence, et vers quoi tout retourne.

En Sof est l'unité inséparée de l'existence et de la non-existence, du non manifesté en potentialité de se manifester (le manifesté commençant par Kéther). L'homme ne peut comprendre En Sof que par sa manifestation extérieure, ou splendeur que sont les séphirotes, à référer au terme " ZIZA"[ divulgué au 4ème degré. Dans les dix séphirotes sont aussi le rayonnement des dix noms de Dieu. Et Dieu est au delà de En Sof. AZRIEZ de Gerone dit que le En Sof est sans limite, et que rien n'existe hormis lui, et qu'il est au-dessus de tout. Il est la parfaite Unité indifférenciée et absolue. Les Séphirotes sont conçues pour représenter l'Unité divine dans les différents attributs et fonctionnant en parfaite imbrication et harmonie pour l'équilibre cosmique et l'équilibre de l'homme.

 

II- En sof et le REAA

 

La Franc-maçonnerie, est une voie initiatique qui procède à la progression de soi. Cet accès se fait grâce à une quête de la Connaissance, symboliquement représenté au REAA par la parole perdue, communiquée au 13ème degré, h v h y, considéré comme «LA CONCEPTION SUPREME», l’initié est au centre de l’IDEE.

Cet accès à la Connaissance nous rapproche peu à peu du "Principe unique" et Il y a pour moi une continuité logique de progression entre ce qui se passe dans le cabinet de réflexion et la 11ème porte qui s’ouvre par la parole « EN SOF».

Rappelons-nous que de l'épreuve du cabinet de réflexion, l’herméneutique de la mort du 3ème degré, à l' éveil pour l’intelligence et pour la compréhension de l’existence intimement vécue de la vie spirituelle qui va être développée au cours des degrés suivants du 4ème au 14ème, Le franc Maçon est toujours sorti vainqueur de ses Epreuves.

La rupture

Au 13ème degré, il y a rupture. Le Maçon est pour la première fois confronté à une épreuve qu'il ne peut surmonter. Il échoue, malgré les encouragements et mises en garde de ses compagnons:

«Il est temps pour vous de recevoir le DERNIER ENSEIGNEMENT, qui fera de vous des INITIES COMPLETS(...) la CONCEPTION SUPREME, la voilà! VOUS ETES AU CENTRE DE L’IDEE.»

Après de telles paroles de promesses d’aboutissement, comment ne pas se réjouir d’avoir enfin atteint le but ultime pour ses cherchants: «en sof» un vent violent, souffle divin...La porte s'ouvre et ils sont dans la plus grande des terreurs, ils sont incapables de comprendre ce qui se passe. Ils sont stupéfiés. Je pense que là, il est signifié pour le maçon au 13ème degré qu'il y a une limite dans sa démarche, et peut-être que cette limite, vient se référer à l'acquisition de nouvelles connaissances, de nouveaux savoirs de nouveaux secrets etc... Dans les loges de perfections, contrairement à ce qui se passe dans les loges bleues, on ne parle plus d'amour, on ne parle plus de fraternité.

Je pense que la rupture se fait à ce niveau là. C'est à dire que je crois qu'on ne peut pas aller plus loin, dans ce domaine, à ce moment là de la progression initiatique, uniquement si on s'intéresse à la connaissance. Je crois nécessaire alors d’en revenir à l'Amour et à la Fraternité. C'est le message essentiel du 13 ème degré. A quoi pourrait servir d’acquérir toutes ces connaissances, pour tenter de se rapprocher du principe, s’il n’existe pas d’Amour. La création primordiale est un acte d’amour, la démarche maçonnique se doit d’être un acte d’Amour. C’est le sacrifice de son Ego, au profit de l’Amour de son prochain, dans le but ultime de se préparer, de préparer l’humanité à ne parler qu’une seule langue, celle de l’amour, seul complément de la Connaissance pour participer effectivement au divin.

Je ne peux pas aller plus loin dans cette voie là, il faut que j'appréhende autre chose, et ce que je dois appréhender à mon avis c'est l'amour divin. C'est l'amour de Dieu et c'est l'amour de mon frère.

 

Source : http://www.franckbailly.fr/deh/www/Documents/planches/13/ensof/ensoph.htm



 

 

 

 

 

 

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RAPMM Initiation au 13ème degré Chevalier de Royal Arche (2)

30 Août 2012 , Rédigé par RAPMM 13 Publié dans #Rites et rituels

Le Grand Inspecteur. - Là, ils s'enfoncèrent sous la conduite de leur chef, dans le couloir menant à la porte de bronze. Arrivés devant celle-ci, le vieux Mage l'examina attentivement à la lueur de sa torche. Il constata au centre, l’existence d'un ornement en relief ayant la forme d'une couronne royale entourée d'un cercle composé de points au nombre de 22.

Le Mage s'absorba dans une profonde méditation, puis prononça le mot "Malkuth" et la porte s'ouvrit brusquement. Les explorateurs se trouvèrent alors devant un escalier qui s'enfonçait dans le sol ; ils s'y engagèrent, en comptant les marches. Quand ils en eurent descendu trois, ils rencontrèrent un palier triangulaire sur le côté gauche duquel commençait un nouvel escalier. Ils s'engagèrent dans celui-ci et après cinq marches trouvèrent un nouveau palier de mêmes forme et dimension. Cet escalier continuait du côté droit et se composait de sept marches. Ayant franchi un troisième palier, ils descendirent neuf marches et se trouvèrent devant une deuxième porte de bronze. Le vieux Mage l'examina comme la précédente et constata l'existence d'un autre ornement en relief représentant une pierre d'angle, entourée aussi d'un cercle de 22 points. Il prononça le mot "Yesod" et cette porte s'ouvrit à son tour.

Les Mages entrèrent dans une vaste salle voûtée et circulaire, dont la paroi était ornée de neuf fortes nervures partant du sol et se retrouvant au point central du sommet. Ils l'examinèrent à la lueur de leurs torches, en firent le tour pour s'assurer qu'il n'y avait pas d'autre issue que celle par laquelle ils étaient entrés. Ils n'en trouvèrent point et songèrent à se retirer; mais leur chef revint sur ses pas, examina les nervures les unes après les autres, chercha un point de repère, compta les nervures et soudain, il appela. Dans un coin obscur, il avait découvert une nouvel1e porte de bronze. Celle-là portait comme symbole un soleil rayonnant, toujours inscrit dans un cercle de 22 points. Le chef des Mages ayant prononcé le mot "Hod" elle s'ouvrit encore et donna accès à une deuxième salle.  

Le Grand Secrétaire. - Successivement les explorateurs franchirent sept autres portes également dissimulées et passèrent dans de nouvelles cryptes. Sur l'une de ces portes, il y avait une tête de Lion; sur la suivante, une Lune resplendissante; puis ce furent : une règle, une courbe molle et gracieuse, un oeil, un rouleau de la Loi, et, enfin, une couronne Royale.

Les mots prononcés furent: Netsah, Tiphereth, Gueburah, Khesed, Binah, Hochmah et Kether. Quand ils entrèrent dans la neuvième Voûte, les Mages s'arrêtèrent surpris, éblouis, effrayés. Celle-là n'était point plongée dans l'obscurité; elle était, au contraire, brillamment éclairée. Dans le milieu étaient placés trois lampadaires d'une hauteur de onze coudées, ayant trois branches, sur chacune desquelles étaient trois lampes. Ces lampes Qui brûlaient depuis des siècles, malgré la destruction du royaume de Juda, le démantèlement de Jérusalem et l'écroulement du Temple, brillaient d'un vif éclat, illuminant d'une lumière à la fois douce et intense, tous les détails de la merveilleuse architecture de cette Voûte sans pareille, taillée en plein roc.

Les pèlerins éteignirent leurs torches devenues inutiles, ôtèrent leurs chaussures et rajustèrent leur coiffure comme en un lieu saint, puis ils s'avancèrent en s'inclinant neuf fois vers les gigantesques lampadaires. A la base du triangle formé par ceux-ci, était dressé un Autel de marbre blanc cubique de deux coudées de côté. Sur la face est étaient représentés, en or, les outils de la Maçonnerie, la Règle, l'Equerre, le Compas, le Niveau, la Truelle et le Maillet. Sur la face nord, on voyait les figures géométriques, le Triangle, le Carré, l'Etoile a cinq branches, et le Cube. Sur la face latérale sud on lisait les nombres: 27, 48, 343, 729, 1334, 2197.

Enfin sur la face Est, était représenté l'Acacia symbolique. Sur cet autel était posée une pierre d'Agate de trois palmes de côté; au dessus, on lisait, écrit en lettres d'or, le mot "Adonaï". 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître. - Les deux Mages disciples s'inclinèrent, adorèrent le nom de Dieu; mais leur chef, relevant au contraire la tête, leur dit : "Il est temps pour vous de recevoir le dernier enseignement qui fera de vous des Initiés complets. Ce nom n'est qu'un vain symbole qui n'exprime pas réellement l'idée de la Conception Suprême".

Il prit alors à deux mains la pierre d'Agate se retourna vers ses disciples en leur disant : "Regardez ! La Conception Suprême, la voilà ! Vous êtes au centre de l'Idée ! "

Les disciples épelèrent les lettres lod, Hé, Vau, Hé, et ouvrirent la bouche pour prononcer le Mot, mais il leur cria : "Silence ! C'est le mot ineffable qui ne doit sortir d'aucune lèvre ! "

Il reposa ensuite la pierre d'Agate, sur l'autel, prit sur sa poitrine le bijou du Maître Hiram et leur montra que les mêmes signes s'y trouvaient gravés. "Apprenez maintenant, continua-t-il, que ce n'est pas Salomon qui fit creuser cette Voûte hypogée, ni construire les huit qui la précèdent, pas plus qu'il n'y cacha la pierre d'Agate. La pierre fut placée par Énoch, le premier de tous les Initiés, l'Initié initiant, qui ne mourut point, et qui survit dans tous ses fils spirituels. Énoch vécut longtemps avant Salomon, avant le Déluge. On ne sait à quelle époque furent bâties les huit premières Voûtes et celle-ci creusée dans le roc vif ". 

Le Chevalier Introducteur. - Cependant les nouveaux Grands Initiés détournèrent leur attention de l'autel et de la pierre d'Agate, regardèrent le ciel de la salle qui se perdait à une hauteur prodigieuse, parcoururent la vaste nef où leurs voix éveillaient des échos répétés. Ils arrivèrent ainsi devant une onzième porte, soigneusement dissimulée et sur laquelle le symbole était un vase brisé. Ils appelèrent leur Maître et lui dirent: "Ouvre-nous encore cette porte, elle doit cacher un nouveau mystère". "Non, leur répondit-il, il ne faut point ouvrir cette porte. Elle cache un mystère, mais un mystère terrible, un mystère de mort ! "- "Oh ! Tu veux nous cacher quelque chose, le réserver pour

toi; mais nous voulons tout savoir, nous l'ouvrirons nous-mêmes, cette porte". Ils se mirent alors à prononcer tous les mots qu'ils avaient entendus de la bouche de leur Maître; puis, comme ces mots ne produisaient aucun effet, ils dirent tous ceux qui leur passèrent par l'esprit. Ils allaient renoncer, quand l'un deux prononça : "Nous ne pouvons pas cependant continuer à l'infini" (EiGn Soph.).

Sur ce mot, la porte s'ouvrit avec violence, les deux imprudents furent renversés sur le sol, un vent furieux souffla dans la Voûte; les lampes magiques en furent éteintes.

Le Maître se précipita sur la porte, s'y arc-bouta, appela ses disciples à l'aide; ils accoururent à la voix, s'arc-boutèrent avec lui; et leurs efforts réunis parvinrent à refermer la porte. 

Chevalier Hospitalier. - Mais les lumières ne se rallumèrent point; les Mages furent plongés dans les ténèbres les plus profondes. Ils se rallièrent à la voix de leur Maître. Celui-ci leur dit : "Hélas ! cet événement terrible était à prévoir. Il était écrit que vous commettriez cette imprudence. Nous voici en grand danger de périr dans ces lieux souterrains ignorés des hommes. Essayons cependant d'en sortir, de traverser les huit Voûtes et d'arriver au puits par lequel nous sommes descendus. Nous allons nous prendre par la main, nous marcherons jusqu'à ce que nous trouvions une muraille; nous suivrons ensuite celle-ci jusqu'à ce que nous rencontrions la porte de sortie. Nous recommençons dans toutes les salles jusqu'à ce que nous soyons arrivés au pied de l'escalier de vingt-quatre marches. Espérons que nous y parviendrons".

Ainsi firent-ils. Ils passèrent des heures d'angoisse, mais ils ne désespérèrent point. Ils arrivèrent au pied de l'escalier de vingt-quatre marches.

Ils le gravirent en comptant, 9, 7, 5, 3, et se retrouvèrent au fond du puits. Il était minuit; les étoiles brillaient au firmament; la corde pendait toujours. 

Le Chevalier Hiram. - Avant de laisser remonter ses compagnons, le Maître leur montra le cercle découpé dans le ciel par l'ouverture du puits et leur dit : "Les dix cercles que nous avons vus en descendant symbolisent les neuf Voûtes et l'escalier. La dernière correspond au nombre onze, celle d'où a soufflé le vent du désastre : c'est le Ciel infini et ses luminaires hors de notre portée".

Les trois Initiés regagnèrent l'enceinte du Temple en ruines; ils roulèrent de nouveau le fût de colonne, sans y voir le mot "Boaz" ; ils détachèrent leurs ceintures, s'en enveloppèrent, se mirent en selle, puis, sans échanger de paroles, plongés dans une profonde méditation, sous le ciel étoilé, au milieu du silence de la nuit, ils s'éloignèrent, dans la direction de Babylone, au pas lent de leurs chameaux.

Pause. Grand silence. 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître. - Grands Maîtres Architectes, vous serez amenés ultérieurement à étudier la légende que vous venez d'entendre. Il est nécessaire que vous aussi, comme les Mages, retournant à Babylone, vous en recherchiez et en méditiez l’enseignement.

Mais nous vous le répétons, dans notre institution, ainsi qu'on vous l'a déjà dit: "On n'est pas Initié, on s'Initie soi-même". Il frappe un coup de maillet Ä

Chevalier Introducteur, estimez-vous que les Grands Maîtres Architectes ici présents ont conservé une impression profonde de l'épreuve à laquelle ils ont été soumis ? 

Le Chevalier Introducteur. - Oui, Trois Fois Puissant Grand Maître. 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître. - Et vous, Chevalier Expert, estimez-vous que le sens de la légende des Trois Mages ne leur a pas échappé ? 

Le Chevalier Expert. - Je le crois, Trois Fois Puissant Grand Maître. 

Le Trois Fois Puissant Grand Martre. - Chevalier Grand Inspecteur, jugez-vous que ces Grands Maîtres Architectes soient capables d'accéder au Centre de l'Idée ? 

Le Grand Inspecteur. - Tel est en effet le jugement que je porte sur eux. 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître. - Chevalier Introducteur, Chevalier Expert, Chevalier Grand Inspecteur, connaissez-vous le danger auquel vous exposez ce Collège et les Grands Maîtres Architectes proposés, au cas où ils seraient indignes ou incapables ? 

 Le Chevalier Introducteur. -  Le Chevalier Expert. - Le Grand Inspecteur. - Nous le connaissons. 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître. - En acceptez-vous la responsabilité ? 

Le Chevalier Introducteur. -  Le Chevalier Expert. -  Le Grand Inspecteur. - Nous l'acceptons. 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître. - Puisqu'il en est ainsi, Grands Maîtres Architectes, nous allons vous conférer le 13ème degré, Chevalier de la Neuvième Arche ou Maçon Couronné.

Approchez-vous de l'Orient pour recevoir cette consécration.

Debout, Chevaliers, et à l'Ordre de Royal-Arche ! 

Les Récipiendaires se placent debout devant l'Orient. 

Nous, Incarnation Spirituelle du Patriarche, qui fut le premier Initié, et qui déposa dans la Voûte Neuf Fois Secrète, la pierre d'Agathe sur laquelle étaient gravés le Nom Ineffable et le Nom substitué, usant des pouvoirs que nous devons à cette qualité donnée par les Chefs de notre Ordre... 

Etendant les mains sur la tête des récipiendaires. 

A la Gloire du Grand Architecte de l'Univers, au nom du Suprême Conseil et du Souverain Sanctuaire du Rite Ancien et Primitif de  Memphis-Misraïm pour la France et les Pays Associés, je vous institue et consacre par l'apposition des mains, Chevaliers de la Neuvième Arche et Maçons Couronnés.

Il passe le sautoir pourpre avec le bijou du 13ème degré au cou ­de l'un des récipiendaires. 

Nouveaux Chevaliers, veuillez prendre place entre les parois. 

Le Chevalier Introducteur. - Conduit les nouveaux Chevaliers à l'Occident, devant le Grand Inspecteur et le Second Surveillant. 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître. - Réjouissons-nous, Chevaliers, que les nouveaux Chevaliers soient revenus sains et saufs de leurs épreuves, en rapportant l'enseignement de la Neuvième Arche et la Connaissance du Nom Ineffable. Saluons les par la batterie des Chevaliers de la Neuvième Arche ou de Royal-Arche. 

Tous les assistants tirent la batterie ÄÄ - ÄÄÄ    

Prenez place, Chevaliers.

Nous allons maintenant procéder à l'instruction des nouveaux Chevaliers.

Chevalier Expert, veuillez exécuter les mouvements à mesure de leur description. 

L'Ordre : Le corps droit, la tête penchée sur l'épaule gauche les mains levées vers le ciel. 

Le Signe : étant à l'Ordre, fléchir le genou gauche. 

La Batterie : cinq coups, par deux et trois : ÄÄ - ÄÄÄ 

L'Attouchement : se placer face à face. Porter les mains sous les aisselles du Frère comme pour l'aider à se relever. L'un prononce : TOUB - BAHANI – HAMAL - ABEL (Soulage) (Travail) (Affliction) (Malheureux) - (Le travail soulage le malheureux dans l'affliction) l'autre répond : ZEBULOUN (Habitacle)  

L'âge: 63 ans accomplis 

Mot Sacré : JEHOVAH 

Le Sautoir est pourpre. Le bijou, suspendu au sautoir est un triangle d'or portant sur une face une trappe, sur l'autre un triangle à l'intérieur duquel est gravé le mot ineffable. 

Pause.  Le Chevalier Expert prend place. 

Le Chevalier Hyram. - Qui êtes-vous ? 

Second Surveillant. - Je suis ce que je suis, mon nom est Jabulum et ma qualité Chevalier de Royal-Arche.       

D - Qui vous a investi de cette qualité ?

R - Salomon en récompense de ma constance et de mon zèle. 

D - Comment l'avez-vous méritée ?

R - En pénétrant dans le Centre de l'endroit le plus Sacré du Monde. 

D  - Comment ?

R - Par un effet de la Providence. 

D - Qu'avez-vous trouvé ?

R - Le Delta lumineux sur lequel Énoch grava le nom mystérieux du Grand Architecte de l'Univers. 

D - Comment y êtes-vous parvenu ?

R - En pénétrant dans les ruines du Temple, à travers neuf Arches. 

D - Quel est le nom mystérieux gravé sur le Delta ?

R - Je connais ses lettres, mais j'ignore sa prononciation.

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RAPMM Initiation au 13ème degré Chevalier de Royal Arche (1)

30 Août 2012 , Rédigé par RAPMM 13 Publié dans #Rites et rituels

Le Trois Fois Puissant Grand Maître. - Chevalier Introducteur, rendez-vous dans la salle de préparation, ou se trouvent actuellement les Frères que nous avons tout à l'heure élevés au 12ème  degré : Grands Maîtres Architectes. Vous vous placerez à leur tête pour les amener à la porte du Temple où les trois récipiendaires, porteurs d'une torche allumée, frapperont, chacun à leur tour, en Grand Maître Architecte. (Ä-ÄÄ -- ÄÄ-Ä -- ÄÄ -- ÄÄ) 

Sortie du Chevalier Introducteur. 

Chevalier Expert, placez-vous près de la porte. Vous resterez immobile pendant que les récipiendaires frapperont à la porte. Mais dès que la première parole aura été prononcée vous l'ouvrirez brusquement à deux battants. 

Le Chevalier Introducteur. - Amene les 3 récipiendaires à la porte du Temple. Allume les trois torches. Il fait frapper les récipiendaires en Grand Maître Architecte. Une pause. Puis, de l'extérieur, et d'une voix forte... 

Personne n'ouvre, et nous n'avons pas la clef de ce MALKUT ! prononciation = MALKHOUTH  

Le Chevalier Expert. - A ce mot, il ouvre brusquement la porte à deux battants, en se dissimulant.

Sitôt le Chevalier Introducteur et les récipiendaires entrés, il ferme la porte. 

Le Chevalier Introducteur. - Il entre, accompagné des trois récipiendaires, qui portent les torches allumées, et les faits aligner devant le Grand Inspecteur et le Second Surveillant, face à l'Orient. 

Le Grand Inspecteur. - Frappe un coup de maillet : Ä 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître. - Frappe un coup de maillet : Ä 

Le Chevalier Introducteur. - Entraîne les récipiendaires et leur fait accomplir leur voyage autour du Temple. Il voyage en longeant successivement les parois du Nord, de l'Est, du Sud, pour revenir à l'Occident. 

Le Chevalier Expert. - Se place à l'Occident, sur le passage du cortège, qu'il arrête de son glaive tendu. 

Le Chevalier Introducteur. - Court temps d'arrêt. YESOD. 

Le Chevalier Expert. - Baisse son glaive. 

Le Chevalier Introducteur. - Le cortége reprend son chemin.  

Le Chevalier Expert. - Se rend directement au milieu de la paroi Nord, il attend le passage du cortège, qu'il arrête de son glaive tendu. 

Le Chevalier Introducteur. - Court temps d'arrêt. NETZAH. 

Pour chacune des paroles suivantes la même scène se renouvelle, le cortège faisant un tour complet avant de se rendre au point suivant où l'attend le Chevalier Expert.

A chaque voyage le cortège fait donc 1 fois 1/4 le tour du Temple, tandis que l'Expert, passant directement d'un point à l'autre, ne fait qu'un quart de tour. 

HOD ____________________________________ à l’Est.

 

NETZAH ________________________________ au Sud.

 

GEBURAH____________________________à l'Occident.

 

HESSED ________________________________ au nord.

 

BINAH __________________________________ à l’Est.

 

HOKHMAH ______________________________ au Sud.

 

KETHER ___________________________ à l'Occident. 

Ce qui termine les voyages. Les Récipiendaires ont le dos tourné à l'Orient. 

Le Chevalier Introducteur. - Ordonne aux récipiendaires d'éteindre leurs torches et remet celle-ci au Chevalier Expert. 

Le Chevalier Expert. - Prend les torches et les emporte hors de la voûte. 

Le Chevalier Maître des Cérémonies Adjoint. - Pendant ce temps, le Chevalier Maître des Cérémonies ouvre le rideau noir de l'Orient. Pose les trois lumières sur la pierre cubique. Enlève les abats jour noirs des lampes.   

Le Trois Fois Puissant Grand Maître. - Frappe un coup de maillet. Ä 

Le Grand Inspecteur. - Frappe un coup de maillet. Ä 

Le Chevalier Expert. - Frères Récipiendaires, veuillez vous tourner vers l'Orient ! Puis il les amène devant la pierre d'Agate et leur fait lire le nom "Adonaï"  -  Lisez ! 

Les Récipiendaires. -  prononcent "Adonaï". 

Puis le Chevalier Expert prend la pierre d'Agate et présente aux Récipiendaires la face où se trouvent inscrites les quatre lettres. 

Quelles sont les lettres inscrites ici ? 

Les récipiendaires épèlent ensemble : I-E-V-E.     (Yod – Hé – Vau – Hé) 

Quel mot cela fait-il ? 

Au moment où les récipiendaires vont prononcer le mot... 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître. - Frappant un violent coup de maillet, les arrête en criant d'une voix forte : Silence ! 

Le Chevalier Introducteur. - Invite les Récipiendaires à se prendre par la main et à se diriger vers l'Occident, où il les accompagne. Lorsqu'ils parviennent devant la porte... 

Le Chevalier Expert. - Les arrête de son glaive.  

Le Chevalier Introducteur. - MALKUT - YESOD - NETZAH - HOD - TIPHERETH - GUEBURAH -  KHESED - BINAH - HOCHMAH - KETHER. 

Après un silence, et en élevant la voix : EIN SOPH ! 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître. -  Lorsque ce dernier mot est prononcé, il frappe un coup de maillet Ä 

Le Grand Inspecteur. - Frappe un coup de maillet Ä 

Le Chevalier Maître des Cérémonies Adjoint. - Éteint les 9 lumières. Les flambeaux de la Pierre cubique et ferme le rideau de l'Orient. 

Le Frère Couvreur. - Éteint toutes les autres lumières et ouvre la porte. 

Le Frère Introducteur. - Entraîne alors les récipiendaires, qui se tiennent toujours par la main, jusqu'au milieu du Temple, puis sort avec eux en courant en zigzag. 

Le Chevalier Maître des Cérémonies Adjoint. - Dès qu'ils sont sortis, il éclaire le Temple de nouveau, la pierre cubique, la pierre d'agate, les bougies de l'octogone et celle de la 9ème Lumière ainsi que les flambeaux de la Pierre cubique sont enlevées. Le rideau d'Orient est ouvert. Il dispose 3 sièges au milieu du Temple.  La porte reste ouverte. 

Le Grand Inspecteur. - Trois Fois Puissant Grand Maître, les Grands Maîtres Architectes se sont enfuis plein d'épouvante. 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître. - L’épreuve est terminée, Chevalier Expert, priez le Chevalier Introducteur de les ramener dans le Collège.

Pause. 

Debout, Chevaliers, et à l'Ordre de Royal-Arche ! 

Le Chevalier Expert. - Ouvre la porte à deux battants. Chevalier Introducteur, le Trois Fois Puissant Grand Maître vous invite à ramener les Grands Maîtres Architectes dans le Collège. 

Le Chevalier Introducteur. - Rentre avec les Récipiendaires à l'Ordre de Grand Maître Architecte et les dispose devant les sièges au milieu du Temple. (Mains fermées, pouces levés) 

Le Grand Inspecteur. - Trois Fois Puissant Grand Maître, les Grands Maîtres Architectes sont devant vous, encore tremblants d'émotion à la pensée que la 9èmeVoûte obscure a failli être leur tombeau. 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître. - Éminents Grands Maîtres Architectes, un des préceptes des sociétés Initiatiques est : "On n'est pas Initié, on s'Initie soi-même".

Ce précepte acquiert une vigueur plus grande au fur et à mesure qu'on gravit l'échelle hiérarchique de la Franc-Maçonnerie. Il vous appartient donc, maintenant de réfléchir sur l'épreuve que vous venez de subir et d'en chercher la signification symbolique. Pour vous y aider, il va vous être donné connaissance d'une légende dont vous devrez pénétrer le sens.

Prenez place, mes Frères. Tous les Frères prennent place 

Le Chevalier Hiram. - Longtemps après la mort d'Hiram et de Salomon, après que les armées de Nabuchodonosor eurent détruit le royaume de Juda, rasé la ville de Jérusalem, renversé le Temple, emmené en captivité ceux qui avaient survécu au massacre des populations ; alors que la montagne de Sion n'était plus qu'un désert aride où paissaient quelques maigres chèvres gardées par des Bédouins faméliques et pillards, un matin trois voyageurs arrivèrent au pas lent de leurs chameaux.

Ces trois voyageurs étaient des Mages, des Initiés de Babylone membres du Sacerdoce Universel, qui venaient en pèlerinage et en exploration aux ruines de l'ancien Sanctuaire. Les Pèlerins parcoururent l'enceinte ravagée. Les vestiges des murs et des fûts des colonnes leur permirent de déterminer les limites du Temple. Ils se mirent ensuite à examiner les chapiteaux gisant à terre, à examiner les pierres pour y découvrir des inscriptions ou des symboles. Pendant qu'ils procédaient à cette exploration, ils découvrirent une excavation sous un pan de mur renversé au milieu des ronces. 

Le Chevalier Second Surveillant. - C'était un puits situé à l'angle Sud-est du Temple. Ils s'employèrent à en déblayer l'orifice, après quoi l'un d'eux, le plus âgé, se couchant à plat ventre sur le bord, regarda à l'intérieur. On était en été au milieu du jour, le Soleil brillait au Zénith et ses rayons plongeaient presque verticalement dans le puits. Un objet brillant frappa les yeux du Mage. Il appela ses compagnons, qui se placèrent dans la même position et regardèrent. Il y avait là un objet digne d'attention : sans doute un bijou sacré. Les trois pèlerins résolurent de s'en emparer. Ils dénouèrent les ceintures qu'ils avaient autour des reins, les attachèrent bout à bout et en jetèrent une extrémité dans le puits. Alors, deux d'entre eux, s'arc-boutant, se mirent en devoir de soutenir le poids de leur chef qui descendait. Celui-ci, empoignant la corde, disparut par l'orifice.

En remontant jusqu'au meurtre d'Hiram, nous allons vous dire quel était l'objet qui avait attiré l'attention des pèlerins.

Quand le Maître, devant la porte de l'Orient, eût reçu le coup de pince du deuxième mauvais compagnon, il s'enfuit, ainsi que cela vous a été dit lors de votre réception au degré de Maître, pour gagner la porte du Sud; mais, craignant soit d'être poursuivi, soit de rencontrer un troisième mauvais compagnon, il enleva de son cou un bijou qui y était suspendu par une chaîne de 77 anneaux, (Durée de la construction du Temple : 77 mois) et le jeta dans le puits qui s'ouvrait au Sud-est du Temple. Ce bijou était un Delta d'une palme de côté fait du plus pur métal, sur lequel Hiram, avait gravé le nom Ineffable et qu'il portait sur lui, la face en dedans, le revers, seul exposé aux regards, ne montrant qu'une surface unie. 

Chevalier Grand Secrétaire. - Tandis que, s'aidant des mains et des pieds, le Mage descendait dans la profondeur du puits, il constata que la paroi de celui-ci était divisée en zones ou anneaux faits en pierres de couleurs différentes, chacun d'eux d'une coudée environ de largeur. Quand il fut en bas, il compta ces zones et trouva qu'elles étaient au nombre de dix. Il baissa alors ses regards vers le sol, vit le bijou d'Hiram, le ramassa, le regarda, et constata avec émotion qu'il portait le mot Ineffable qu'il connaissait lui-même, car il était, lui aussi, un Initié parfait. Pour que ses compagnons, qui n'avaient pas comme lui, reçu la plénitude de l'Initiation, ne pussent le lire, il suspendit le bijou à son col par la chaînette, mettant la face en dedans, ainsi qu'avait fait le Maître. Il regarda ensuite autour de lui et constata l'existence, dans la muraille d’une ouverture par laquelle un homme pouvait pénétrer. Il y entra, marchant à tâtons dans l'obscurité. Ses mains rencontrèrent une surface, qu'au contact il jugea être du bronze. Il recula alors, regagna le fonds du puit, avertit ses compagnons pour qu'ils tinssent ferme la corde, et remonta.

En voyant le bijou qui ornait maintenant la poitrine de leur chef, les deux Mages s'inclinèrent devant lui; ils devinèrent qu'il venait de subir une nouvelle consécration. Il leur dit ce qu'il avait vu, leur parla de la porte de bronze. Ils pensèrent qu'il devait y avoir là un mystère; ils délibérèrent et résolurent d'aller ensemble à la découverte. Ils placèrent une extrémité de la corde faite des trois ceintures sur une pierre plate placée près du puits, et sur laquelle on lisait encore le mot "Jakin". Ils roulèrent dessus un fût de colonne où l'on voyait le mot "Boaz", puis s'assurèrent qu'ainsi tenue la corde pouvait supporter le poids d'un homme. Deux d'entre eux firent ensuite du feu Sacré à l'aide d'un bâtonnet de bois dur roulé entre les mains et tournant dans un trou fait en un morceau de bois tendre. Quand le bois tendre fut allumé, ils soufflèrent pour aviver la flamme. Pendant ce temps, le troisième était allé prendre, dans les paquetages attachés en croupe des chameaux, trois torches de résine qu'ils avaient apportées pour écarter les animaux sauvages de leurs campements nocturnes. Les torches furent successivement approchées du bois enflammé et s'enflammèrent elles-mêmes au feu Sacré. Chaque Mage, tenant sa torche d'une main, se laissa glisser le long de la corde jusqu'au fonds du puits.

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13ème degré REAA : Le Delta sacré quête intégrale (... Leibniz)

30 Août 2012 , Rédigé par Patrick Carre Publié dans #Planches

Le Delta sacré apparaît au 13ème degré du REAA, Chevalier de Royale Arche, sous la neuvième arche découverte par Guibulum sous les vestiges de l’ancien temple de Salomon, à l’emplacement du nouveau temple juste achevé. Pourquoi en ce lieu ? Selon la légende du rituel, le Grand Architecte de l’Univers était apparu en vision à Enoch et l’avait transporté au sommet d’une montagne qui s’élevait jusqu’aux cieux. Là, il lui montra son vrai Nom gravé sur une plaque d’or et lui enseigna la façon de le prononcer. Puis Enoch se sentit emporté, il descendit verticalement à travers neuf voûtes souterraines creusées les unes sous les autres. Dans la plus basse, il vit une plaque d’or semblable portant les mêmes caractères : c’était le Nom Ineffable que Dieu lui ordonna de ne jamais prononcer. 
Enoch creusa neuf voûtes superposées identiques à sa vision. Il réalisa ensuite une plaque d’or triangulaire enrichie des gemmes les plus précieuses et la scella sur une pierre d’agate taillée et polie. Les anciens rituels rajoutent qu’il plaça la pierre sur un socle de marbre blanc identique. Ayant transporté son ouvrage sous la Neuvième Arche, la plus profonde, il grava sur la plaque d’or les lettres que le Grand Architecte de l’Univers lui avait montrées. Les voûtes étant « hermétiquement » closes, la prononciation du Grand Nom se perdit au fil des âges jusqu’au moment où Dieu la communiqua à Moïse sur le Mont Sinaï. De nombreuses générations se succédèrent jusqu’à la mort d’Hiram. Salomon, Hiram roi de Tyr et Hiram l’Architecte avaient fait le serment de ne pas communiquer ce degré s’ils n’étaient au moins trois initiés à connaître les secrets du grade. Hiram ayant été assassiné, ils n’étaient plus que deux, et, fidèle au serment qu’il avait fait avec Hiram et le Roi de Tyr, Salomon condamna la trappe conduisant à la voûte sacrée.
Salomon ne pouvant recevoir Guibulum, Stolkin et Johaben Chevaliers de Royale Arche, ni leur révéler le Nom Ineffable, oriente juste leur recherche vers les vestiges de l’ancien temple. Sous une dalle parfaitement carrée, ils descendent et traversent neuf cryptes, trouvent la pierre d’agate sous la neuvième arche et s’initient eux-mêmes en contemplant le Nom Ineffable gravé sur le triangle d’or. Cette légende donne une autre dimension au contenu ésotérique du Rite de Perfection, jusqu’à présent essentiellement symbolique et moral. Elle rejoint, par la quête du Vrai Nom la recherche de Dieu et s’inscrit délibérément dans le Sacré à travers le parcours initiatique des nouveaux Chevaliers de Royale Arche.    
Ils doivent d’abord soulever une dalle parfaitement carrée. Le carré résume le symbolisme du nombre quatre, l’ordre de l’Univers et la nécessaire opposition des contraires. Figure anti-dynamique, ancrée sur quatre côtés, il symbolise l’intégralité, l’équilibre, l’arrêt, ou l’instant prélevé, et implique une idée de stagnation, de solidification, voire de stabilisation dans la perfection. C’est le préalable à l’initiation des futurs Chevaliers de Royale Arche, qui résume à lui seul tout le parcours effectué dans les degrés de Perfection, sous l’influence prépondérante de la Raison. Le carré est aussi l’emblème du monde créé et de la nature par opposition à l’incréé et au créateur. La perfection de l’un implique la « plus que perfection » de l’autre et leur étroite correspondance lors des prises de conscience d’un parcours initiatique.

Pour Leibniz (1646-1716), secrétaire dans ses jeunes années de la société des Rose-Croix de Nüremberg, prendre conscience d’une idée, c’est actualiser cette même idée qui n’était jusqu’alors présente qu’à l’état virtuel. Il compare souvent cette actualisation à une sculpture dans un bloc de marbre strié de veines, semblable à la plaque de marbre blanc façonnée par Enoch supportant la pierre d’agate et la plaque d’or triangulaires. Le sculpteur habile discerne la figure déjà empreinte dans la pierre et travaille à libérer la forme de la matière. Il en va de même de l’esprit, qui contient en soi une infinité d’idées à peine esquissées qu’il travaille à exprimer et à formaliser. Tout est déjà là, certes, mais il n’en faut pas moins un effort d’attention pour en prendre conscience et le connaître véritablement.
Quand Guibulum accroche avec sa pioche l’anneau de fer fixé à la dalle carrée, il présume qu’il doit se trouver quelque chose d’extraordinaire à cet endroit. Ce qu’il présume était déjà présent virtuellement en son esprit et soudain s’actualise. Plus globalement son esprit connaît d’une manière virtuelle toutes les vérités, puisqu’elles sont inscrites en lui, mais il ne le sait pas. Parce qu’elles sont innées, ces idées peuvent être universelles et vraies, et constituer des vérités éternelles d’origine métaphysique. S’il en prend conscience lors des évènements et des actes de son cheminement initiatique, c’est parce que les choses et les idées suivent un même ordre causal dans deux séries parallèles et harmoniques : la suite des choses se causant les unes les autres (la dalle, l’anneau, les voûtes …), et la succession des idées découlant les unes des autres (l’idée de Guibulum de descendre en solitaire, la découverte du Nom Ineffable, le signe d’admiration …).

Cette théorie de l’harmonie préétablie entre le monde physique et le monde métaphysique, entre ces deux suites de choses et d’idées permet à Leibniz d’expliquer comment l’enchaînement de l’expérience concrète saisi par la raison et la succession des idées innées sont en rapport d’analogie, la première servant seulement à exprimer la seconde. On peut alors choisir soit la causalité efficiente des choses, soit la causalité finale des idées pour décrire et comprendre le même monde, et remonter jusqu’à la finalité des phénomènes, leur « enchaînement » devant les rattacher en dernière instance à Dieu. Mais la raison humaine rencontre sa propre limite avant d’atteindre Dieu et doit s’incliner comme Guibulum devant le triangle d’or, car il faudrait qu’elle remonte à l’infini pour se comprendre elle-même en dernière instance. Or Dieu seul le peut, qui est infini.
Si la connaissance métaphysique de Guibulum, Stolkin et Johaben rencontre une limite, la force qui les anime est déjà présente en eux avant même leur départ vers les vestiges de l’ancien temple. Chacun contient en soi son propre « télos », c’est-à-dire la tendance innée à réaliser ce qu’il est, à tendre vers l’idéal de sagesse, de bienveillance et de félicité qui associe les efforts du corps et de l’âme. Cette idée de force justifie aux yeux de Leibniz, d’une part l’idée d’une finalité à l’œuvre dans le monde, et d’autre part la réalité concrète de la liberté puisque chaque être peut accomplir ou non sa propre fin, décider des modalités pour y parvenir. Stolkin et Johaben refusent ainsi de descendre dans les cryptes dans un premier temps, avant de suivre Guibulum et contempler avec lui le triangle d’or sous la neuvième arche.
Leur progression spirituelle par paliers de connaissance de trois, six et neuf arches, mesurée en termes mathématiques par une suite arithmétique de « raison » trois (soit un+1 = un + 3, de progression constante 3 entre les nombres 0, 3, 6, 9), renouvelle la symbolique des Nombres en leur donnant une assise mathématique. La mesure symbolique de leur progression spirituelle met en valeur sa « régularité » et son universalité. En effet, pour Leibniz cette succession d’états changeants possède un ordre régulier, chaque état s’expliquant par celui qui précède et y trouvant sa raison. Rien n’est sans une raison qui explique pourquoi il est plutôt qu’il n’est pas, et pourquoi il est ainsi plutôt qu’autrement. Certes le mal et le doute existent, mais ils trouvent leur explication et leur justification dans l’ensemble, dans l’harmonie du tableau de l’univers. Ainsi Guibulum, Stolkin et Johaben finissent par contempler ensemble le Delta sacré malgré les gravats du chantier et la descente dans l’obscurité des arches.

Mais la vie spirituelle et la vie en général sont trop foisonnantes en évènements pour limiter leur mesure à des suites arithmétiques. Leibniz inventa (avec Newton) le calcul différentiel pour mesurer les composants infiniment petits de l’univers, tout ce que nous percevons n’étant que la somme de ces éléments infinitésimaux. La maîtrise mathématique de l’infiniment petit permet aussi de comprendre comment la conscience peut résulter de l’intégration de perceptions et d’impulsions inconscientes. Ainsi un changement d’état (le passage de l’inconscient au conscient) peut-il se produire par l’addition insensible et graduelle d’éléments inconscients.
A partir de l’équation ∫ dy = y (∫ étant une somme de valeurs infiniment petites et dy une différence infinitésimale), Leibniz développe l’« intégrale » qui est l’outil majeur pour l’analyse d’un tout et de ses parties, fondé sur l’idée que toute chose intègre des petits éléments dont les variations concourent à l’unité. La lettre d minuscule représente une petite variation, sur un court instant ou entre deux niveaux de conscience proches. La lettre Δ, Delta majuscule, peut représenter « ∫d » leur écart global. Sous les yeux Guibulum, elle devient à la fois la mesure de sa progression spirituelle et sa finalité, la connaissance du Nom Ineffable, quatre lettres gravées sur le Delta sacré, Iod He Vav He, traduit par « Ehyèh asher Ehyèh », « Je Suis Celui qui Suis » ou « Je Suis qui Je Suis », fondement de la réponse à la question « Qui êtes-vous ? » « Je suis ce que je suis. Mon nom est Guibulum ».

Pour saisir le sens de la phrase « Je suis ce que je suis » et ce qu’elle implique pour un Maçon, le rituel présente à l’étude une autre phrase dite par Johaben et Stolkin en relevant Guibulum devant le Triangle d’or : « Guibulum est un bon Maçon ». Ils sont conduits à dire que Guibulum « est ce qu’il est », un bon Maçon, en suivant deux approches. Soit il « est ce qu’il est » parce qu’il est un bon Maçon, et il est bon Maçon parce que … etc. Son état de bon Maçon s’inscrit dans une suite d’évènements s’enchaînant les uns les autres dans une série de causes et d’effets qui se lisent de gauche à droite sur le livre de sa vie. Soit il bon Maçon car l’état de bon Maçon est inscrit en lui avant tout, comme tous ses autres états, et leur lecture s’effectue de droite à gauche en remontant des états de Guibulum à l’être qui les contient tous en puissance. Ces deux versions de l’histoire se rattachent pour Leibniz au principe de causalité et au principe de raison suffisante.
Le principe de causalité dit que toute chose a une cause. Mais la cause c’est une chose, et elle a à son tour une cause, etc. La cause n’est jamais suffisante dans une série indéfinie de causes, car la cause d’une chose c’est toujours autre chose. Le principe de causalité qui va à l’infini, est rompu nécessairement par un événement comme le surgissement de la lumière dans le rituel sous la neuvième voûte, mais qui ne reste qu’un événement extérieur, tout extraordinaire soit-il. Cette cause nécessaire n’est pas suffisante pour expliquer l’illumination intérieure. Pour le principe de raison suffisante, tout ce qui arrive à Guibulum est déjà contenu en lui, sa raison d’être étant tout ce qui se dit avec vérité de lui, tout ce qu’il connaît « en vrai » de lui, comme Hémerek, l’Homme vrai du 11ème degré. Plus globalement, chaque chose à une raison, en tant qu’elle contient et exprime tout ce qui arrive au sujet correspondant. Le fait d’être un bon Maçon, comme tout ce qui lui arrive, renvoie au sujet Guibulum. Et par extension, même s’ils n’en ont pas conscience, Guibulum, Johaben et Stolkin contiennent déjà en eux-mêmes tout ce qu’ils peuvent vivre de meilleur dans le monde.

La phrase « Je suis ce que je suis » renvoie pareillement à ces deux principes. Par le principe de causalité, appelé également principe d’identité par Leibniz, le sujet amorce la chaîne des causes pour s’affirmer lui-même et se mettre au monde. Et par le principe de raison suffisante le sujet rappelle en lui-même l’universel déjà présent. Dans « Je suis ce que je suis » le sujet s’exprime par le verbe au présent, et renouvelle ses prises de conscience dans un éternel présent. Par « Je suis ce que je suis » le Chevalier de Royale Arche relie l’être au monde et l’être en soi et génère un champ d’énergie d’où jaillit la lumière sous la neuvième arche.
Les vérités régies par le principe de causalité sont telles que leur contradictoire est impossible, la chaîne des causes menant à la Vérité recherchée par le Maître Secret, tandis que les vérités régies par le principe de raison suffisante ont un contradictoire possible, symbolisé par la Parole Perdue. C’est ce qui distingue, selon Leibniz, les vérités dites d’essence et les vérités dites d’existence, le rituel du 13ème degré mettant en valeur les unes et les autres. Le Chevalier de Royale Arche doit-il choisir entre les unes et les autres, comme entre deux voies menant à la lumière et à Dieu, ou apprendre à les conjuguer pour vivre en fraternité l’initiation dans la lumière de son cœur ?

source : www.patrick-carre-poesie.net/

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Étude au 13e degré dit de Royal Arche

30 Août 2012 , Rédigé par X Publié dans #Rites et rituels

Nous voici arrivé au 13e degré du Royal Arche, c’est le degré central de la 4e classe destinée à la formation des maîtres. Cette classe nous fait participer au thème central du « NOM INEFFABLE »
Il est appelé aussi la royale arche d’Enoch, ou la royale arche de Salomon ou royale arche écossaise.

Sa signification
Il y a là associé un adjectif anglais (Royal) et un substantif féminin français (Arche). Il faudrait à mon sens prononcer à l’anglaise l’adjectif et arche selon la prononciation française.
En adoptant cette dénomination, du titre anglais de Royal Arch ou Royal Arche sous une forme anglo française on semble donner au titre de ce 13e degré un SENS CRYPTIQUE c'est-à-dire caché, ce qui le rattache de façon subjective à la symbolique de la CRYPTE qui est d’ailleurs le LIEU INITIATIQUE du 13e degré.
Le titre de ce grade ne désigne pas une FONCTION comme celle de Secrétaire intime, de grand maître architecte, d’élu des neuf, etc. C’est le seul titre depuis celui d’apprenti qui ne désigne pas une fonction, à exercer dans le monde, dans le temple universel, fonction ayant un rapport plus ou moins direct avec la construction du temple.
Ce titre de Royal Arche me semble être l’ESSENCE de ce que nous sommes, c'est-à-dire le Lieu, l’Arche, le Coffre où l’Innommable, l’Incommunicable est à jamais enfermé.
Chacun de nous est le lieu même du MYSTERE le plus profond, dont le nom ne peut ni ne doit être prononcé, s’il l’était, le mystère ne serait plus.
Chacun de nous serait donc l’Arche cachée dans la Crypte du temple universel, ce lieu le plus secret du temple de l’Univers. Chacun de nous est l’arche sacrée du mystère. C’est en nous qu’est le lieu même du secret.
Ce titre de « Royal Arch » est le plus empreint d’ésotérisme que certaines autres dénominations du même grade comme la royale Arche d’Enoch ou la royale Arche de Salomon.

L’article défini – la - et le complément du nom à valeur possessive, précisent, spécifient l’arche comme la « chose » d’Enoch ou de Salomon. Ces dénominateurs font de l’arche un objet de légende. Par ces dénominations trop spécifiques s’estompe à mon avis le sens initiatique profond, laissant l’arche trop attachée à une figure légendaire. Tandis que le titre de « Royale Arch » nous
situe au coeur même du symbole initiatique.

Par ailleurs si on se réfère au livre de Raoul BERTEAUX : la Symbolique de la Loge de Perfection, Salomon, raconte la légende d’Enoch a institué l’ordre de Royal Arche. Et le mémento des grades de perfection d’Edmond GLOTON désigne les FF par leur qualité de CHEVALIER de Royal Arche.
Ce 13e degré serait donc le premier degré de CHEVALERIE. Il assure le lien avec les grades à venir. Et c’est peut être aussi en cela que le 13e degré est le degré le plus important de la 4e classe des grades. Il est le grade compris entre le 12e grade de consécration des maîtres et le 14e grade de consécration des Elus

En quelques mots pour rappeler l’IDEAL de la CHEVALERIE qui se résume en un accord de loyauté absolue envers des croyances et des engagements auxquels toute la vie est soumise. Il appartient à la classe des guerriers par opposition à la classe sacerdotale et toute la symbolique du chevalier s’inscrit dans un complexe de combat et dans une intention de spiritualiser le combat. Il lutte contre la force du mal y compris les institutions de la société lorsqu’elles lui paraissent violer ses exigences intérieures (cf. le dictionnaire des symboles).

La décoration du temple
1 – selon le mémento des grades de perfection d’Edmond GLOTON Le collège ou loge royale, se tient dans un lieu voûté, souterrain, sans portes ni fenêtres, il est tendu de blanc.
On s’y introduit par une trappe placée au sommet de la voûte, laquelle est peinte en blanc. Cette voûte est supportée par neuf arches portant les noms des neuf premiers architectes qui sont :
JOD : le Principe, la Cause première
JHAO : Qui est vivant
JAH : Dieu fort
EHEIAH : Qui sera
ELIAH : Dieu très haut
JAHEB : Qui fait grâce
ADONAI : Le Seigneur
EL HHANAN : Dieu Compatissant
JOBEL : Qui pardonne
Ce sont tous des noms de dieu

La loge royale est éclairée par neuf lumières
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huit flambeaux formant un octogone au centre du temple
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un flambeau à mi chemin de l’orient et de l’autel La loge royale ou collège comporte cinq officiers :
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le trois fois puissant Grand Maître représente Salomon, est placé à l’est,
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le second officier représente HIRAM roi de Tyr, il se place prés de Salomon du coté sud, c'est-à-dire à sa gauche,
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le troisième officier représente JABULUM c’est le grand trésorier. Ce nom dont on ne connaît pas la signification, nous dit VUILLAUME, pourrait dériver de JOBEL le 9e architecte…ce qui prendrait du sens.
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le quatrième officier représentant STOLKIN est le grand inspecteur, il se place à l’occident,
􀀹 le cinquième officier représentant JOHABEN est le grand secrétaire, il est placé au sud.

Approche symbolique de la trappe et des neuf lumières
Nous sommes donc dans une CAVITE SOUTERRAINE sans porte ni fenêtre. Rien ne peut l’éclairer qui viendrait de l’extérieur aucune lumière exotérique pourrons nous dire. La lumière ne peut venir que de l’intérieur, c’est là qu’est le LIEU de la VRAIE LUMIERE.
La seule entrée est une TRAPPE, placée au sommet de la voûte, c'est-à-dire une porte horizontale par laquelle on peut descendre à l’intérieur.
Le trappe sépare ce qui est en haut, de ce qui est en bas. Mais le bas symbolise ici le Monde des Profondeurs, le Monde de la Connaissance, alors que le haut symbolise le Monde des Apparences, le Monde de la non-connaissance.
Faut il rappeler que le mot trappe désigne aussi un ordre religieux celui des trappistes qui quittent le monde - celui des apparences disions nous - et se retirent à la Trappe pour aller dans le Monde de l’Approfondissement.
A ce propos et cela pour ajouter un petit sourire, je citerai Chateaubriand qui nous écrit dans la vie de Rancé : « La Maison-Dieu s’appelle aujourd’hui la Trappe : Trappe dans le patois du Perche signifie degré,…Notre Dame de le Trappe veut donc dire Notre Dame des Degrés »
Est-ce que nous ne méditons pas sur l’un des degrés du REAA, le 13e, ainsi que sur le mot Trappe.
Nous aurions pu faire passer le mot trappe à la trappe comme on dit, en n’y portant pas attention, mais il m’a semblé que ce petit élément presque insignifiant pouvant passer inaperçu dans l’approche de notre légende initiatique jouait un rôle non négligeable.

Les neuf lumières qui éclairent la loge royale sont disposées comme je l’ai dit plus haut :
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huit flambeaux forment un Octogone
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un flambeau est disposé à mi chemin de l’orient et de l’autel. Nous touchons ici à la symbolique des nombres 8 et 9 ainsi qu’à celle de la figure géométrique de l’octogone.
Le nombre 9 est le dernier des chiffres. D’une manière générale et dans de très nombreuses
traditions et mythes, il est « la mesure des gestations, des recherches fructueuses et symbolise le
couronnement des efforts, l’achèvement d’une création «
Le nombre 9 étant le dernier de la série des chiffres, il annonce à la fois une fin et un commencement, c'est-à-dire une transposition sur un autre plan. Il est le dernier des nombres de l’univers manifesté, il ouvre la voie des transmutations.
Mais ici le passage au nombre 9 est symboliquement présenté par 8 plus un légèrement détaché à mi chemin de l’orient et de l’autel. Cette symbolique nous indique que nous sommes ici sur la voie de l’achèvement d’une gestation l’achèvement d’une création. Peut être la nôtre ? Que nous sommes sur la voie du couronnement de nos efforts et de nos recherches. Quant au nombre 8, il est symbolisé par un octogone. Dans la symbolique chrétienne la forme octogonale symbolise la résurrection ce qui fait que les fonds baptismaux ont souvent une forme octogonale ou s’élèvent sur une rotonde comprenant huit piliers.
Les huit piliers de lumières disposés selon une forme octogonale ne signifient ils pas de façon analogique aux fonts baptismaux, qu’il s’agit pour nous non pas d’une résurrection mais d’une transmutation du plan de la matière au plan de l’esprit, du plan de la vie matérielle au plan de la vie spirituelle. Car l’octogone a une valeur de médiation entre le carré (la terre) et le cercle (le
ciel). Il est dans un rapport avec le monde intermédiaire entre la terre et le ciel. Ne met il pas sur la voie de l’inaccessible quadrature du cercle qui symbolise l’effort de l’homme pour transformer sa propre substance en substance divine c'est-à-dire à se purifier, se perfectionner, à découvrir et mettre en oeuvre sa propre transcendance ?

La base légendaire du rite d’initiation au 13e degré

Il est deux récits liés analogiquement. Le premier récit repose sur la vision d’Enoch. Il serait trop long de le résumer et ce n’est pas le récit dont s’inspire notre rituel. En effet notre rituel est basé sur la kabbale.
Nous allons ensemble relire ce récit afin de nous remémorer notre initiation au 13e degré. Mais il faudrait aborder aussi la symbolique des portes à laquelle le nom d’un sefiroth est attaché.
Nous ne pouvons aujourd’hui que les rappeler. « Longtemps après Salomon, trois voyageurs arrivèrent, au pas lent de leur chameau, à
Jérusalem transformée en désert. Les voyageurs étaient des mages, en pélèrinage. Ils découvrirent une excavation située à l'angle Sud Est des ruines du temple. Un objet brillait dans le fonds du puits. Ils attachèrent leurs ceintures bout à bout. Le chef du groupe descendit, soutenu par les deux autres. »
Pour comprendre la nature de l'objet trouvé, il faut se reporter plusieurs siècles en arrière. Hiram Abi ayant reçu le deuxième coup, et prévoyant le troisième, avait jeté son bijou dans le puits. Ce bijou du métal le plus pur avait la forme d'un delta d'une palme de côté; il était suspendu par une chaîne comportant 77 anneaux; l'avers portait le Nom Ineffable; le revers était lisse.
En descendant dans la profondeur du puits, le mage constata que la paroi était divisée en 10 zones annulaires, faites de pierres de couleurs différentes. Il ramassa le bijou et constata qu'il portait le Nom Ineffable : il était un initié. Il découvrit une ouverture par laquelle il pénétra et, dans l'obscurité, toucha une paroi qui lui paraissait être une porte de bronze. Il remonta avec l'aide de ses
compagnons.
Les trois retournèrent au puits. Ils placèrent une extrémité de leurs ceintures nouées bout à bout sur une pierre plate, sur laquelle on lisait encore le mot « Jakin » et firent rouler dessus un fût de colonne où l'on voyait le mot « Boaz ». Chacun se laissa glisser au fond du puits, muni d'une torche.
Ils arrivèrent devant une porte de bronze. Le mage découvrit un ornement en relief, entouré d'un cercle composé de 22 points; il prononça le mot Malkuth; la porte s'ouvrit. Ils descendirent un escalier de 3 marches, puis arrivèrent à un palier triangulaire; tournant à gauche, ils empruntèrent un escalier de 5 marches conduisant à un palier triangulaire; tournant à droite, ils empruntèrent un
escalier de 7 marches et finalement un escalier de 9 marches.
Ils se trouvèrent devant une porte de bronze portant un décor figurant une pierre d'angle. Le mage prononça le mot Iesod ; la porte s'ouvrit, ouvrant le passage vers une salle voûtée. Une nouvelle porte de bronze fermait le fond de la salle voûtée. Ils découvrirent successivement 10 portes, portant chacune un décor; chacune des portes S'ouvrit dès que le mage prononça le mot correct.
Voici les ornements successifs des portes : un cercle de 22 points, une pierre d'angle, un soleil rayonnant, une tête de lion, une lune resplendissante, une règle, une courbe gracieuse, un oeil, un rouleau de la Loi et une couronne royale.
Voici quels étaient les « Mots » correspondants. Malkuth, lesod, Hod, Nizah, Tiphereth, Pechad, Khesed, Biznah, Chochmah, Kether.
La 9e Voûte était brillamment éclairée/par 3 lampadaires d'une hauteur de 11 coudées, portant chacun 3 branches, dont chacune supportait 3 lampes. Les pèlerins éteignirent leurs torches et, après s'être déchaussés, s'avancèrent devant les lampadaires, en s'inclinant 9 fois.

Ils découvrirent un autel cubique, de marbre blanc, de 2 coudées de côté, situé à la base du triangle formé par les 3 lampadaires.
Les objets suivants étaient représentés sur les faces de l'autel cubique.
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Face avant : règle, compas, équerre, niveau, truelle, maillet.
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Face latérale gauche : triangle, carré, étoile flamboyante, cube.
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Face latérale droite : Les nombres 27, 48, 343, 729, 1332, 2197.
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Face arrière : l'acacia symbolique.
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Sur l'autel : une pierre d'agate de 3 palmes de côté, portant le mot Adonaï.
Les deux disciples lurent ce nom; après quoi le mage leur déclara : « Il est temps pour vous de recevoir le dernier enseignement qui fera de vous des Initiés complets. Ce nom n'est qu'un vain symbole qui n'exprime pas réellement l'idée de la Conception Suprême ». Il prit la pierre d'agate à deux mains et la retourna, disant à ses disciples : « Regardez. La Conception Suprême, la voilà. Vous êtes au Centre de l'Idée ». Les disciples épelèrent les lettres : Iod, He, Vau, He. Ils ouvrirent la bouche pour prononcer le mot, mais le mage leur cria - « Silence. C'est le Mot Ineffable qui ne doit sortir d'aucune lèvre ». Il retourna ensuite la plaque triangulaire du bijou de Hiram Abi. Ensuite il expliqua que la pierre fut placée non par Salomon, mais par Enoch, le premier de tous les initiés, l'Initié-Initiant, qui ne mourut point et qui survit dans ses fils spirituels. Enoch vécut longtemps avant Salomon. On ne sait à quelle époque furent bâties les 8 premières Voûtes et la 9e creusée dans le roc.
La 9e salle voûtée comportait une onzième porte. Les disciples demandèrent au mage de l'ouvrir. Ils essuyèrent un refus et se rebellèrent. Ils prononcèrent au hasard quantité de noms. Au moment où l'un d’eux dit: « En Soph » « infini ». la porte s'ouvrit avec fracas, tandis qu'un vent violent éteignit toutes les lumières. Le mage ayant réussi à refermer la porte, ils se prirent par la main, longeant la paroi dans l'obscurité. Ils retrouvèrent l'escalier aux 9, 7, 5 et 3 marches. Le mage montra le cercle découpé dans le ciel par l'ouverture du puits et leur dit : « Les 10 cercles que nous avons vus en descendant symbolisent les 9 voûtes (ou Arches) et l'escalier. La dernière porte correspond au nombre 11, celle d'où à soufflé le vent du désastre : c'est le ciel infini avec les luminaires hors de portée qui le peuplent ».
Les mages retournèrent, en méditant, à Babylone.

Ordre et Signes.
Premier signe, dit d'admiration. - Lever les mains au ciel lit tête penchée à gauche. (Ce signe est L’ordre du grade.)
Deuxième signe. - Fléchir la jambe, gauche.
Attouchement. - Porter les mains sous les aisselles du F
comme pour l'aider à se relever ; on dit en même temps TROUBBAHANI, HAMAL, ZEBULOUM Le F
fait la même chose et répond
Mot sacré. -. JEHOVAH
Batterie. - Deux et trois –
Age. Soixante-trois ans accomplis.
Insignes. - Cordon pourpre en sautoir. - Bijou : un triangle d'or ou médaille ; d'un côté est gravée une trappe, de l'autre un triangle.
ZEBULOUM en hébreu signifie habitacle, le ciel, la demeure de Dieu
Le mot sacré est donc représenté sous la forme de « JEHOVAH ». Il ne devrait pas être prononcé à ce grade puisque le mot ineffable qui est présente à ce grade gravé sur la plaque d’or qui se trouve sur le cube d’agate ne peut être prononcé qu’au 14e grade par les grands élus…..on ne devrait nous dit Raoul BERTEAUX au 13e grade que le recevoir et le communiquer avec deux FF

en répétant ses lettre s alternativement JOD HE VAW HE

Nous n’avons fait qu’effleurer la symbolique de ce grade. C’est en quelque sorte une introduction.
Avons-nous jusqu’à présent fait autre chose que de nous approcher de chacun de ces grades.

source : http://emsomipy.free.fr

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L'Ordre de Charles XIII

29 Août 2012 , Rédigé par Ordre St Sauveur Mt-Réal Publié dans #Chevalerie

L'Ordre de Charles XIII pourrait-être l'une des réponses à la récurrente question de savoir si la "Chevalerie maçonnique" possède une fontaine d'honneur suffisante pour être considérée à l'équivalence de la chevalerie d'épée...?

Carl Frédérick von Eckleff fonde le 26 Décembre 1759 le rite maçonnique dit Suédois de stricte observance "Eques a soles vivicante" rituel fondateur de la franc-maçonnerie suédoise et norvégienne dont il devient le Grand-Maître.

Dignitaire de cette institution le Duc Carl von Södermanland lui succède comme Grand-Maître le 3O Novembre 1774.

Après la révolution et la déposition de son neveu Gustave IV, le Duc Carl von Södermanland monte sur le trône sous le nom de Charles XIII et ce en 18O9.

Le 27 Mai 1811, Charles XIII décide la fondation d'un Ordre chevaleresque éponyme exclusivement réservé aux Francs-Maçons Suédois de stricte observance. L'institution est limitée en plus des princes royaux à 27 membres civils et 3 ecclésiastiques. Ces récipiendaires devaient au préalable à cet honneur être titulaires du dixième grade ou degré du rite Suédois du Chapitre des Illuminés de Stockholm (Dignitaire Chevalier de la Croix Rouge du Temple). Nous nous garderons bien de prendre position sur l'imaginaire ou réelle succession de l'Ordre du Temple en Franc-Maçonnerie?

Les mauvaises langues prétendent que le roi créa cette dignité aristocratique réservée aux Francs-Maçons en reconnaissance de leurs actions ayant favorisé son accession au trône, mais que ne dit-on pas!

Les membres uniquement nommés par le souverain, portent un costume de velours or, des bottes de mousquetaires, un col de dentelle, un manteau blanc frappé de la croix pattée de gueules, insigne de l'Ordre au cou (Croix rouge) et épée au côté.

Pour être membre de l'Ordre il faut donc être initié Franc-Maçon et posséder les hauts grades néanmoins les princes royaux sont membres au berceau et considérés comme initiés de fait (c'est il me semble le seul exemple. Existe-t-il une cérémonie quelconque à l'imitation,si j'ose dire du baptême, nous aimerions bien le savoir...???)

La Reine Elisabeth Charlotte de Schleswig-Holstein-Gottorp ne pouvant avoir d'enfant Charles XIII adopte dès son accession au trône le prince Christian-Auguste d'Augustenbourg, qui décédé un an après et ne connu donc l'Ordre de Charles XIII. Sans successeur et en pleine crise politique le roi va adopter comme prince royal le Maréchal Jean-Baptiste Bernadotte, prince de Pontecorvo, initié au Grand-Orient de France il en est Grand-Officier d'Honneur. Dès sa réception comme prince suédois Charles XIII lui remet la responsabilité de l'Ordre maçonnique suédois avec le titre de "Procuratores Salomonis", se réservant la dignité de "Vicarius Salominis, sacrificatus, illuminatus, Magnus Jéhovah", titre toujours porté par le roi de Suède dit Maître-Régnant de l'Ordre maçonnique.

A la mort de Charles XIII (1818) le Prince royal de Suède et de Pontécorvo monte sur le trône sous le nom de Jean XIV héritant bien sur de l'ensemble des titres, dignités et responsabilités de son prédécesseur.

Comme nous l'avons dit le titre de "Vicaire de Salomon" est toujours porté par le roi en exercice ce qui en fait avec l'accord du clergé luthérien "comme le représentant du Christ ici bas" et ce depuis le 5 Mars 1780.

Les modifications de la constitution suédoise feront du premier né royal le futur souverain qu'il soit homme ou femme. C'est une princesse qui actuellement est donc héritière de la couronne et qui de ce fait va se retrouver chef de la maçonnerie suédoise, maçonnerie reconnue par l'Angleterre le 8 Mai 1799. Une femme sera donc pour la première fois responsable d'une maçonnerie régulière, le reine Elisabeth II n'en étant que la protectrice.

Après un tél événement il sera très difficile aux obédiences adogmatiques de refuser l'initiation aux femmes, mais cela est une autre histoire...

  

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Les Ordres de Chevalerie européens

29 Août 2012 , Rédigé par Chevalerie Publié dans #Chevalerie

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RAPMM : rituel de Triangle

29 Août 2012 , Rédigé par RAPMM Publié dans #Rites et rituels

Le triangle est la cellule embryonnaire d'une Loge éventuelle qui permet à des Frères en nombre insuffisant pour former un Atelier régulier, et habitant une région éloignée de toute Loge régulière du Rite, de se réunir.

Les buts du Triangle sont:  

  1) d'entretenir parmi les Frères isolés dans un Orient éloigné d'une Loge régulière du Rite les relations, la concorde, les liens de solidarité et d'entraide qui doivent exister entre tous les Franc-Maçons.

  2) de promouvoir par l'étude, par l'exemple, par l'action,  l'extension de la Franc-Maçonnerie et de ses principes en général, de celle Memphis-Misraïm en particulier.

  3) d'amener dans les centres où ils se réunissent la formation d'une Loge Symbolique.  

La formation d'un Triangle nécessite la présence d'au moins trois Maçons réguliers, dont un est au moins détenteur du grade de Maître, quelle que soit l'Obédience où il l'ait reçu.

Lorsque trois Maçons auront projeté la création d'un Triangle, ils devront adresser une demande signée par chacun d'eux à la Grande Loge de Memphis-Misraïm de la juridiction. Lorsqu'il comporte plus de quatre membres, un Triangle prend le nom de Loge Juste.

Les Triangles peuvent prendre toute délibération et décision tendant à la réalisation des objets ci-dessous énoncés, notamment:  

  a) procéder à des études pour l'instruction des Frères ou des profanes;

  b) créer ou propager toute oeuvre susceptible de faire connaître ou apprécier la Franc-Maçonnerie en général et le Rite de Memphis-Misraïm en particulier, ou d'aider à son développement;

  c) percevoir des cotisations destinées à faire face à leurs propres dépenses et au soulagement des infortunés;  

La fondation d'un Triangle se fait selon un Rituel particulier conduit par un Frère délégué par la Grande Loge. Un Triangle se doit de se mettre en relation avec l'un des Ateliers de la Grande Loge du Rite le plus proche du lieu où il fonctionne, et les Maîtres de celle-ci lui apportent l'aide nécessaire pour toute cérémonie d'Initiation qui doit avoir lieu dans un temple consacré.

Chaque Triangle doit faire parvenir à l'Obédience, comme les Loges:  

  a) les noms, professions, loges et grades des Maçons composant le dit Triangle;

  b) l'ordre du jour des Travaux de chaque réunion et le procès-verbal de celle-ci;

  c) les dates et heures de réunion du Triangle, aux fins de visite des Frères éloignés;

  d) le compte rendu moral, une fois par an;

  e) le compte rendu financier, à tous les deux mois;

  f) le compte rendu hospitalier, à tous les deux mois;

  g) les demandes pour les Initiations et Affiliations.  

Les Travaux des Triangles doivent avoir lieu à l'abri de toute indiscrétion, en un lieu absolument fermé et sans qu'aucun profane ne soit amené à y pénétrer durant les dits Travaux.

Les Travaux ont lieu selon un Rituel approprié.

Dès leur première réunion, il est procédé à l'installation d'un Maître-Surveillant, puis un Secrétaire, chargé de la rédaction de toutes les pièces et documents, et un Trésorier-Hospitalier.

Les Frères appartenant aux Obédiences maçonniques régulières peuvent participer aux Travaux à titre de visiteurs, mais ils ne peuvent être élus à l'un des trois Offices dudit Triangle, à moins d'être déjà affiliés à un Atelier de la Grande Loge de Memphis-Misraïm de la juridiction dont dépend le Triangle.

Les Triangles ont l'obligation de se réunir au moins une fois par mois durant l'année maçonnique régulière.

Les membres du Triangle doivent porter le Tablier Maçonnique de leur grade, être en tenue sombre, cravate noire, chemise blanche (aube noire pour le Canada), et gants blancs. Les Officiers portent l'insigne de leur Office à un Sautoir de moire turquoise, conforme à ceux du Rite de Memphis-Misraïm, et doublé de noir. Ces insignes sont:  

  Maître-Surveillant: une Equerre à 900.

  Secrétaire: deux Plumes en sautoir.

  Trésorier: une Clé ciselée ou deux Clés en sautoir.    

Ces bijoux sont en métal doré.

Les Membres du Triangle se réunissent autour d'une Table recouverte d'un Tapis ou d'une Nappe de toile ou de drap bleu turquoise, bordée de violet. Ils se placent en triangle autour de la dite Table.

Le Maître-Surveillant est muni d'un Maillet. Sur la Table, devant lui, le Volume Sacré. Sur celui-ci, le Compas et l'Equerre seront disposés comme au premier degré lors de l'ouverture des Travaux.

En plus, une Epée, flamboyante si possible, sera placée devant le Maître-Surveillant, au pied du Volume de la Loi  Sacrée.

Chacun des trois Officiers du Triangle a devant lui une bougie de cire blanche, allumée avant le début des Travaux, et une copie du Rituel. Le Secrétaire a en plus son Registre des Procès-verbaux et le Trésorier son Livre de comptes.

Il est souhaitable qu'au centre de la Table, devant le Volume sacré, soit disposé un brûle-parfum garni de braises allumées.

En ce cas, le Maître-Surveillant aura aussi devant lui une navette garnie d'un mélange d'encens selon la recette particulière de Memphis-Misraïm. ( 3 parties d'Oliban pur pulvérisé, 2 parties de Myrrhe pulvérisée, 1 partie de Benjoin pulvérisé, 1/2 partie de sucre pulvérisé et 1/2 partie de sel de Nitre pulvérisé. S'il est impossible d'obtenir du sel de Nitre, on conserve les autres ingrédients selon la proportion indiquée.)

Un Triangle peut recevoir un profane au premier degré, à la condition qu'au moins sept Maîtres Maçons soient présents et avec une permission du Grand-Maître de la juridiction. Il en est de même pour les passages au deuxième degré (Compagnon) et élévation à la Maîtrise. En principe, il est de beaucoup préférable que toute Initiation, Passage ou Elévation ait lieu dans l'Atelier du Rite le plus proche du lieu où est constitué le Triangle.

 

                                                       OUVERTURE DES TRAVAUX

 

Les Frères membres du Triangle sont en place, assis, le Maître-Surveillant à l'Orient, le Secrétaire au Nord, le Trésorier au Midi.

 

MAITRE-SURVEILLANT

            - O -  Frère Secrétaire, êtes-vous Franc-Maçon?

SECRETAIRE

            Mes Frères me reconnaissent pour tel.

MAITRE-SURVEILLANT

            Frère Secrétaire, quel est votre devoir avant l'ouverture de nos Travaux?

SECRETAIRE

            C'est d'assurer que nous sommes en sûreté et que nos Travaux seront à couvert.

MAITRE-SURVEILLANT

            Assurez-vous-en donc, mon Frère. Le Secrétaire va vérifier si la porte du Temple est bien close et revient à sa place.

SECRETAIRE

            Mon Frère, nous sommes à couvert, les profanes sont écartés.

MAITRE-SURVEILLANT

            Frère Trésorier, pourquoi nous assemblons-nous?

TRESORIER

            Pour élever un Temple à la Vertu et creuser un Tombeau pour les Vices, mon Frère.

MAITRE-SURVEILLANT

            Frère Trésorier, pendant combien de temps les Francs-Maçons travaillent-ils dans le Temple?

TRESORIER

            Pendant douze heures pleines, de Midi à Minuit, mon Frère.

MAITRE-SURVEILLANT

            Frère Trésorier, combien de temps faut-il pour faire un bon Apprenti?

TRESORIER

            Trois ans, mon Frère.

MAITRE-SURVEILLANT

            Frère Secrétaire, quel âge a l'Apprenti-Maçon?

SECRETAIRE

            Trois ans, mon Frère.

MAITRE-SURVEILLANT

            Frère Trésorier, quelle heure est-il?

TRESORIER

            Il est Midi plein, mon Frère.

MAITRE-SURVEILLANT

            - O -  Debout et à l'Ordre, mes Frères. Puisqu'il est l'Heure et que nous avons l'Age, je vais ouvrir les Travaux. Il verse de l'encens sur la braise du brûle-parfum, ouvre le volume sacré, y place les outils comme au premier degré, frappe la Batterie (OO-O) avec son Maillet et dit:

            A LA GLOIRE DU GRAND ARCHITECTE DE L'UNIVERS,  

            AU NOM DU SOUVERAIN SANCTUAIRE DU RITE ANCIEN ET PRIMITIF DE MEMPHIS-MISRAIM    POUR…..,

            SOUS LES AUSPICES DE LA GRANDE LOGE DU RITE POUR…..,

            EN VERTU DES POUVOIRS QUI M'ONT ETE REGULIEREMENT CONFERES,

            JE DECLARE OUVERTS LES TRAVAUX DE CE TRIANGLE MAÇONNIQUE REGULIEREMENT CONSTITUE A L'ORIENT DE ..., SOUS LE TITRE DISTINCTIF DE ...

A moi, mes Frères, par le Signe, la Batterie et l'Acclamation . Tous font le Signe, la Batterie et lancent l'Acclamation: LIBERTE! EGALITE! FRATERNITE!

MAITRE-SURVEILLANT

Mes Frères, veuillez prendre place, les Travaux sont ouverts.

Frère Secrétaire, veuillez nous donner lecture de la Planche à Tracer des présents Travaux.

                                    Après la dite lecture

Frère Secrétaire, veuillez nous donner lecture du procès-verbal de nos derniers Travaux.

                                    Après la lecture

Que ceux qui ont des commentaires ou corrections à suggérer se fasse connaître à mon coup de Maillet. - O -

                                    Lorsque plus personne ne demande la parole

Quelqu'un a-t-il des objections à ce que le procès-verbal soit adopté?

            - O -  Le procès-verbal est adopté!

                                    Les Frères Officiers signent le procès-verbal.

 Nous passons maintenant à l'ordre du jour.

 

                                                        FERMETURE DES TRAVAUX

MAITRE-SURVEILLANT

            Frère Secrétaire, à quelle heure les Francs-Maçons ont-ils coutume d'interrompre leurs Travaux dans le Temple?

SECRETAIRE

            A Minuit, mon Frère.

MAITRE-SURVEILLANT

            Quelle heure est-il, mon Frère Secrétaire?

SECRETAIRE

            Il est Minuit plein, mon Frère.

MAITRE-SURVEILLANT

            Frère Trésorier, quel âge a l'Apprenti-Maçon?

TRESORIER

            Trois ans, mon Frère.

MAITRE-SURVEILLANT

 Puisqu'il est l'Heure et que nous avons l'Age, je vais donc clore les Travaux. Mais auparavant, vous allez recevoir la récompense de votre labeur, et l'exercice de la charité vous sera donné. Frère Trésorier, veuillez faire circuler le Tronc Hospitalier. Le Trésorier présente le Tronc Hospitalier. Lorsque c'est terminé

MAITRE-SURVEILLANT

Avant de nous séparer, mes Frères, formons la Chaîne d'Union fraternelle.        Les Frères se dégantent et font la Chaîne, avant-bras droit sur avant-bras gauche. On observe un temps de silence, puis le Maître-Surveillant dit: Mes Frères, réjouissons-nous du travail loyalement accompli. Efforçons-nous de le conduire vers la perfection chaque jour davantage. Fortifions dans nos coeurs l'amour de notre prochain comme nous nous vouons au service de la Vérité, Une et Immuable. Que nos assemblées soient de plus en plus affermies par l'union fraternelle et la volonté d'être utiles à nos semblables. Qu'elles soient à jamais un séjour de Paix et de Vertu, et que la Chaîne d'Union soit désormais si forte entre nous que rien ne puisse jamais l'ébranler. Amen. Mes Frères, ouvrons la Chaîne.  Les Frères se regantent en silence et se replacent à l'Ordre. Le Maître-Surveillant désenlace les Outils, ferme le Volume Sacré, éteint les trois Flambeaux

Le Maître-Surveillant frappe la Batterie (OO-O) avec son Maillet et dit

            A LA GLOIRE DU GRAND ARCHITECTE DE L'UNIVERS,

            AU NOM DU SOUVERAIN SANCTUAIRE DU RITE ANCIEN ET PRIMITIF DE MEMPHIS-MISRAIM POUR …..

            SOUS LES AUSPICES DE LA GRANDE LOGE DU RITE POUR ……

            EN VERTU DES POUVOIRS QUI M'ONT ETE REGULIEREMENT CONFERES,

            JE DECLARE FERMES LES TRAVAUX DE CE TRIANGLE MAÇONNIQUE REGULIEREMENT CONSTITUE A L'ORIENT DE ... SOUS LE TITRE DISTINCTIF DE ...

            A moi, mes Frères, par le Signe, la Batterie et l'Acclamation .      Tous font le Signe, la Batterie et lancent l'Acclamation: LIBERTE! EGALITE! FRATERNITE!

Mes Frères, les Travaux sont fermés.

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Rite de Misraïm : initiation au 12ème degré (2)

29 Août 2012 , Rédigé par Rite de Misraim Publié dans #Rites et rituels

Le Deuxième Excellent Gardien :

Sublime Grand Maître, si l’on a choisi le Temple de SALOMON pour symbole, c’est parce que le Symbolisme qui nous occupe fut construit à cette époque où le Judéo-Christianisme était dominant ; c’est aussi parce que la Bible insiste plus que tout autre Livre Sacré sur le rôle du Temple.

Le Sublime Grand Maître :

Seriez-vous donc d’avis que n’importe quel autre Temple célèbre consacré à un Dieu quelconque aurait fourni matière à un aussi bon symbolisme ?

Le Deuxième Excellent Gardien : C’est en effet mon opinion. Le Temple, chez les Anciens, était une réduction, une image symbolique de l’Univers.

Notre Temple maçonnique l’est également puisqu’il s’étend de l’Orient à l’Occident, du Nord au Midi, du fond des Cieux au centre de la Terre.

Chacune des parties du Temple, chez les Anciens, correspondait à une partie de l’Univers ; on y plaçait sa représentation symbolique. Aussi les Architectes devaient-ils être des prêtres, et les simples ouvriers eux-mêmes des Initiés.

Le Sublime Grand Maître :

Mais ces Temples divers étaient consacrés à des Dieux différents : dans le Parthénon d’Athènes, on adorait Pallas-Athénée ; à Delphes, c’était Apollon ; à Olympie, c’était Zeus ; à Rome, Jupiter ; à Jérusalem, Iaveh, ; en Egypte, Osiris, Horus, Isis, Ptah, Rah, Amon, sans parler des petits Dieux dont chacun avait un Temple..

Comment, de toute cette variété, tirer une idée unique ?

Le Deuxième Excellent Gardien :

Ce n’était là qu’une apparence, une mythologie construite pour les esprits qui ne pouvaient se hausser aux conceptions philosophiques.

D’autre part, les peuples, le plus souvent en guerre les uns avec les autres, avaient besoin de désigner leurs dieux protecteurs par des noms différents. Mais, en réalité, tous ces dieux avaient une unique caractéristique, même sur le plan exotérique ; c’était, par conséquent, le même sous des noms différents.

Si, parmi ces dieux, il s’en trouvait ayant des attributions spéciales, ils étaient des démembrements d’un Dieu unique. La  preuve en est dans la facilité avec laquelle le Dieu d’un peuple était introduit dans le Panthéon d’un autre peuple ou identifié avec un de ses Dieux.

La communauté de mythologie des Romains et des Grecs provient d’une semblable identification.

Le Sublime Grand Maître :

Alors, si je vous entends bien, tous les Temples de pierre élevés à des Dieux différents étaient, en réalité, consacrés au même Dieu ?

Le Deuxième Excellent Gardien : Oui, Sublime Grand Maître.

Le Sublime Grand Maître :

Premier Excellent Gardien, le Dieu des Chrétiens est-il le même que celui caché dans les mythologies anciennes ?

Le Premier Excellent Gardien :

Dieu étant la pure conception de la Puissance Suprême, est nécessairement toujours le même sous des noms différents.

C’est pourquoi Saint Paul a pu dire qu’il y a plusieurs Dieux dans le ciel et sur la terre.

Le Sublime Grand Maître :

L’idéal spirituel désigné sous le nom de Grand Architecte de l’Univers par les Maçons symbolistes que nous sommes est-il le même que celui des Maçons opératifs du Moyen Age ?

Le Premier Excellent Gardien :

Certainement, car, comme eux, nous avons les yeux fixés vers le ciel, c’est-à-dire vers l’infini de l’Esprit.

Le Sublime Grand Maître : Vous avez entendu, Sublimes Chevaliers Elus, le dialogue qui vient d’avoir lieu entre Nous et les deux Excellents Gardiens.

Il contient un enseignement que nous vous invitons à méditer.

Nous allons, maintenant, vous conférer le Grade de Grand Maître Architecte.

L e S\G\M\frappe un coup : - O-

 Debout et à l’Ordre, Grands Maîtres Architectes !

Sublimes Chevaliers Elus…………… , veuillez monter à l’Orient.

 Nous, Sublime Grand Maître de cette Archi-Loge, représentant régulier des Excellents et Eminents Architectes qui la composent, à la Gloire du Grand Architecte de l’Univers, au nom du Suprême Conseil pour la France, en vertu des pouvoirs qui nous ont été conférés, nous vous recevons,

Vous Sublime Chevalier Elu………………..,

Vous Sublime Chevalier Elu………………..,

Vous Sublime Chevalier Elu………………..,

Grands Maîtres Architectes, et vous serez désormais habitants de ce « Lieu où l’on veut ».

L e S\G\M\frappe un coup : - O-

Acceptez-vous de prêter serment ?

Grand Maître Architecte :

Moi………….. , Elu Grand Maître Architecte, je Jure de me conformer aux prescriptions attenant à ce Grade.

Le Sublime Grand Maître :

Grand Maître Architecte ………, consentez-vous à sceller par le sang le Serment que vous venez de prononcer ?

Grand Maître Architecte :  J'accepte….

Grand Maître Rétheur :

Maître Liturgiste, avec toutes les précautions d’usage, veuillez prélever le sang de notre nouveau Grand Maître Architecte. Il en est ainsi fait…

Le Sublime Grand Maître :  Reprenez vos places, nouveaux Grands Maîtres. Asseyez-vous, Grands Maîtres anciens.

Grand Maître Rétheur, veuillez, par la lecture  du définitif Morceau d’Architecture, compléter l’instruction des nouveaux Grands Maîtres Architectes.

Grand Maître Rétheur :

Eminents Grands Maîtres Architectes, le grade que nous venons de vous conférer comporte la construction, mais la construction de quoi ?

Evidemment, une construction allégorique, car il ne saurait être question d’édifices réels.

Quand, dans les premiers grades, on cherche à pénétrer le symbolisme maçonnique, on ne pousse pas assez loin l’analogie pour se dire que toute construction comporte un plan.

Or, quel est le plan de la Maçonnerie ?

C’est la compréhension, par le jeu de l’Intelligence, de l’œuvre du Grand Architecte de l’Univers, c’est-à-dire la construction en nous d’un Temple à sa mesure et à sa Gloire, en un mot la Connaissance.

Mais qu’est-ce que la connaissance ?

Dans son sens relatif, un rapport entre un objet et un sujet, entre quelque chose d’extérieur à l’homme et l’esprit humain. Mais, de ce rapport, nous ne connaissons qu’un des termes : la sensation qu’il nous cause.

De toutes choses, nous ne percevons que le phénomène, c’est-à-dire l’apparence.

Pouvons-nous être certains que les choses que nous percevons par nos sens sont telles que ceux-ci nous les signalent ? Pouvons-nous même être certains qu’elles existent ?

La réalité, c’est la sensation non des choses, mais de notre pensée.

Les Bouddhistes professent que Maya, l’Illusion, nous cache le monde et que nous vivons en elle.

Même en admettant l’existence réelle du monde, comment arrivons-nous à le connaître ? Par nos sens ? Non ! Nos sens ne sont que des avertisseurs de l’esprit, et quand celui-ci n’entend point, quand il ne prête pas attention, les choses dont ils l’avertissent n’existent pas pour lui.

C’est l’esprit qui vérifie les sensations, les classe, les coordonne, en fait le système harmonieux  que nous nommons le Monde.

L’esprit seul est créateur ; l’esprit, seul, existe. Lui seul peut nous faire approcher de la Connaissance dans son acception non plus relative, mais absolue.

Pour la construction de l’Edifice intérieur, spirituel, ésotérique, le plan c’est le groupement, en un système, des idées accessoires autour de l’idée principale.

Quand on établit un plan, il faut le traduire dans les faits, c’est-à-dire le réaliser, et pour cela il faut mettre en œuvre une faculté spéciale qui a nom la Volonté.

C’est pour cela que cette Archi-Loge est nommée aussi la Boulomie, nom d’origine grecque signifiant « Le Lieu ou l’on veut ».

Voilà, Eminents Grands Maîtres Architectes, ce que vous êtes appelés à construire : édifier en vous le Temple de l’Universel.

Nous vous avons appris, dans la première partie de cette initiation, quels sont les défauts que peut avoir votre mécanisme intellectuel, et ce qui empêche les esprits de la plupart des hommes de bien fonctionner, c’est-à-dire de bien raisonner.

Vous qui êtes avertis, vous corrigerez ces défauts si vous en constatez l’existence en vous. La première et la plus importante connaissance que vous deviez avoir c’est, selon la prescription de Socrate, la connaissance de vous-même. Et, quand votre esprit fonctionnera bien, ce sera en vous-même que vivra la vérité. Selon la parole de Saint Jean : «  vous serez des Dieux ». ( X,34 )

Gloire à vous, Eminents Grands Maîtres Architectes, temples vivants du Grand Architecte de l’Univers !

Le Sublime Grand Maître donne l’instruction aux nouveaux Grands Maîtres Architectes :

 

Ordre : Placer la main droite dans le milieu de la gauche, le pouce posé dans la paume.

Signe : Etant à l’Ordre, feindre de tracer un plan avec le pouce droit sur la paume de la main gauche, tout en regardant le Sublime Grand Maître.

Attouchement : Entrelacer les doigts de la main droite avec ceux de la main gauche de l’autre Frère, mettre ensuite l’autre main sue la hanche.

BAtterie : O – OO – OO – O – OO – OO –

Marche : Trois pas en équerre, le premier lent, les deux autre précipités.

Mot  Sacré : SEIGNEUR…

Mot  de  Passe : MAAT…

Tablier : Blanc doublé et bordé de bleu, une poche au milieu.

Cordon : Bleu, il se porte de droite à gauche.

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