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Hauts Grades

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RAPMM Initiation au 13ème degré Chevalier de Royal Arche (1)

30 Août 2012 , Rédigé par RAPMM 13 Publié dans #Rites et rituels

Le Trois Fois Puissant Grand Maître. - Chevalier Introducteur, rendez-vous dans la salle de préparation, ou se trouvent actuellement les Frères que nous avons tout à l'heure élevés au 12ème  degré : Grands Maîtres Architectes. Vous vous placerez à leur tête pour les amener à la porte du Temple où les trois récipiendaires, porteurs d'une torche allumée, frapperont, chacun à leur tour, en Grand Maître Architecte. (Ä-ÄÄ -- ÄÄ-Ä -- ÄÄ -- ÄÄ) 

Sortie du Chevalier Introducteur. 

Chevalier Expert, placez-vous près de la porte. Vous resterez immobile pendant que les récipiendaires frapperont à la porte. Mais dès que la première parole aura été prononcée vous l'ouvrirez brusquement à deux battants. 

Le Chevalier Introducteur. - Amene les 3 récipiendaires à la porte du Temple. Allume les trois torches. Il fait frapper les récipiendaires en Grand Maître Architecte. Une pause. Puis, de l'extérieur, et d'une voix forte... 

Personne n'ouvre, et nous n'avons pas la clef de ce MALKUT ! prononciation = MALKHOUTH  

Le Chevalier Expert. - A ce mot, il ouvre brusquement la porte à deux battants, en se dissimulant.

Sitôt le Chevalier Introducteur et les récipiendaires entrés, il ferme la porte. 

Le Chevalier Introducteur. - Il entre, accompagné des trois récipiendaires, qui portent les torches allumées, et les faits aligner devant le Grand Inspecteur et le Second Surveillant, face à l'Orient. 

Le Grand Inspecteur. - Frappe un coup de maillet : Ä 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître. - Frappe un coup de maillet : Ä 

Le Chevalier Introducteur. - Entraîne les récipiendaires et leur fait accomplir leur voyage autour du Temple. Il voyage en longeant successivement les parois du Nord, de l'Est, du Sud, pour revenir à l'Occident. 

Le Chevalier Expert. - Se place à l'Occident, sur le passage du cortège, qu'il arrête de son glaive tendu. 

Le Chevalier Introducteur. - Court temps d'arrêt. YESOD. 

Le Chevalier Expert. - Baisse son glaive. 

Le Chevalier Introducteur. - Le cortége reprend son chemin.  

Le Chevalier Expert. - Se rend directement au milieu de la paroi Nord, il attend le passage du cortège, qu'il arrête de son glaive tendu. 

Le Chevalier Introducteur. - Court temps d'arrêt. NETZAH. 

Pour chacune des paroles suivantes la même scène se renouvelle, le cortège faisant un tour complet avant de se rendre au point suivant où l'attend le Chevalier Expert.

A chaque voyage le cortège fait donc 1 fois 1/4 le tour du Temple, tandis que l'Expert, passant directement d'un point à l'autre, ne fait qu'un quart de tour. 

HOD ____________________________________ à l’Est.

 

NETZAH ________________________________ au Sud.

 

GEBURAH____________________________à l'Occident.

 

HESSED ________________________________ au nord.

 

BINAH __________________________________ à l’Est.

 

HOKHMAH ______________________________ au Sud.

 

KETHER ___________________________ à l'Occident. 

Ce qui termine les voyages. Les Récipiendaires ont le dos tourné à l'Orient. 

Le Chevalier Introducteur. - Ordonne aux récipiendaires d'éteindre leurs torches et remet celle-ci au Chevalier Expert. 

Le Chevalier Expert. - Prend les torches et les emporte hors de la voûte. 

Le Chevalier Maître des Cérémonies Adjoint. - Pendant ce temps, le Chevalier Maître des Cérémonies ouvre le rideau noir de l'Orient. Pose les trois lumières sur la pierre cubique. Enlève les abats jour noirs des lampes.   

Le Trois Fois Puissant Grand Maître. - Frappe un coup de maillet. Ä 

Le Grand Inspecteur. - Frappe un coup de maillet. Ä 

Le Chevalier Expert. - Frères Récipiendaires, veuillez vous tourner vers l'Orient ! Puis il les amène devant la pierre d'Agate et leur fait lire le nom "Adonaï"  -  Lisez ! 

Les Récipiendaires. -  prononcent "Adonaï". 

Puis le Chevalier Expert prend la pierre d'Agate et présente aux Récipiendaires la face où se trouvent inscrites les quatre lettres. 

Quelles sont les lettres inscrites ici ? 

Les récipiendaires épèlent ensemble : I-E-V-E.     (Yod – Hé – Vau – Hé) 

Quel mot cela fait-il ? 

Au moment où les récipiendaires vont prononcer le mot... 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître. - Frappant un violent coup de maillet, les arrête en criant d'une voix forte : Silence ! 

Le Chevalier Introducteur. - Invite les Récipiendaires à se prendre par la main et à se diriger vers l'Occident, où il les accompagne. Lorsqu'ils parviennent devant la porte... 

Le Chevalier Expert. - Les arrête de son glaive.  

Le Chevalier Introducteur. - MALKUT - YESOD - NETZAH - HOD - TIPHERETH - GUEBURAH -  KHESED - BINAH - HOCHMAH - KETHER. 

Après un silence, et en élevant la voix : EIN SOPH ! 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître. -  Lorsque ce dernier mot est prononcé, il frappe un coup de maillet Ä 

Le Grand Inspecteur. - Frappe un coup de maillet Ä 

Le Chevalier Maître des Cérémonies Adjoint. - Éteint les 9 lumières. Les flambeaux de la Pierre cubique et ferme le rideau de l'Orient. 

Le Frère Couvreur. - Éteint toutes les autres lumières et ouvre la porte. 

Le Frère Introducteur. - Entraîne alors les récipiendaires, qui se tiennent toujours par la main, jusqu'au milieu du Temple, puis sort avec eux en courant en zigzag. 

Le Chevalier Maître des Cérémonies Adjoint. - Dès qu'ils sont sortis, il éclaire le Temple de nouveau, la pierre cubique, la pierre d'agate, les bougies de l'octogone et celle de la 9ème Lumière ainsi que les flambeaux de la Pierre cubique sont enlevées. Le rideau d'Orient est ouvert. Il dispose 3 sièges au milieu du Temple.  La porte reste ouverte. 

Le Grand Inspecteur. - Trois Fois Puissant Grand Maître, les Grands Maîtres Architectes se sont enfuis plein d'épouvante. 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître. - L’épreuve est terminée, Chevalier Expert, priez le Chevalier Introducteur de les ramener dans le Collège.

Pause. 

Debout, Chevaliers, et à l'Ordre de Royal-Arche ! 

Le Chevalier Expert. - Ouvre la porte à deux battants. Chevalier Introducteur, le Trois Fois Puissant Grand Maître vous invite à ramener les Grands Maîtres Architectes dans le Collège. 

Le Chevalier Introducteur. - Rentre avec les Récipiendaires à l'Ordre de Grand Maître Architecte et les dispose devant les sièges au milieu du Temple. (Mains fermées, pouces levés) 

Le Grand Inspecteur. - Trois Fois Puissant Grand Maître, les Grands Maîtres Architectes sont devant vous, encore tremblants d'émotion à la pensée que la 9èmeVoûte obscure a failli être leur tombeau. 

Le Trois Fois Puissant Grand Maître. - Éminents Grands Maîtres Architectes, un des préceptes des sociétés Initiatiques est : "On n'est pas Initié, on s'Initie soi-même".

Ce précepte acquiert une vigueur plus grande au fur et à mesure qu'on gravit l'échelle hiérarchique de la Franc-Maçonnerie. Il vous appartient donc, maintenant de réfléchir sur l'épreuve que vous venez de subir et d'en chercher la signification symbolique. Pour vous y aider, il va vous être donné connaissance d'une légende dont vous devrez pénétrer le sens.

Prenez place, mes Frères. Tous les Frères prennent place 

Le Chevalier Hiram. - Longtemps après la mort d'Hiram et de Salomon, après que les armées de Nabuchodonosor eurent détruit le royaume de Juda, rasé la ville de Jérusalem, renversé le Temple, emmené en captivité ceux qui avaient survécu au massacre des populations ; alors que la montagne de Sion n'était plus qu'un désert aride où paissaient quelques maigres chèvres gardées par des Bédouins faméliques et pillards, un matin trois voyageurs arrivèrent au pas lent de leurs chameaux.

Ces trois voyageurs étaient des Mages, des Initiés de Babylone membres du Sacerdoce Universel, qui venaient en pèlerinage et en exploration aux ruines de l'ancien Sanctuaire. Les Pèlerins parcoururent l'enceinte ravagée. Les vestiges des murs et des fûts des colonnes leur permirent de déterminer les limites du Temple. Ils se mirent ensuite à examiner les chapiteaux gisant à terre, à examiner les pierres pour y découvrir des inscriptions ou des symboles. Pendant qu'ils procédaient à cette exploration, ils découvrirent une excavation sous un pan de mur renversé au milieu des ronces. 

Le Chevalier Second Surveillant. - C'était un puits situé à l'angle Sud-est du Temple. Ils s'employèrent à en déblayer l'orifice, après quoi l'un d'eux, le plus âgé, se couchant à plat ventre sur le bord, regarda à l'intérieur. On était en été au milieu du jour, le Soleil brillait au Zénith et ses rayons plongeaient presque verticalement dans le puits. Un objet brillant frappa les yeux du Mage. Il appela ses compagnons, qui se placèrent dans la même position et regardèrent. Il y avait là un objet digne d'attention : sans doute un bijou sacré. Les trois pèlerins résolurent de s'en emparer. Ils dénouèrent les ceintures qu'ils avaient autour des reins, les attachèrent bout à bout et en jetèrent une extrémité dans le puits. Alors, deux d'entre eux, s'arc-boutant, se mirent en devoir de soutenir le poids de leur chef qui descendait. Celui-ci, empoignant la corde, disparut par l'orifice.

En remontant jusqu'au meurtre d'Hiram, nous allons vous dire quel était l'objet qui avait attiré l'attention des pèlerins.

Quand le Maître, devant la porte de l'Orient, eût reçu le coup de pince du deuxième mauvais compagnon, il s'enfuit, ainsi que cela vous a été dit lors de votre réception au degré de Maître, pour gagner la porte du Sud; mais, craignant soit d'être poursuivi, soit de rencontrer un troisième mauvais compagnon, il enleva de son cou un bijou qui y était suspendu par une chaîne de 77 anneaux, (Durée de la construction du Temple : 77 mois) et le jeta dans le puits qui s'ouvrait au Sud-est du Temple. Ce bijou était un Delta d'une palme de côté fait du plus pur métal, sur lequel Hiram, avait gravé le nom Ineffable et qu'il portait sur lui, la face en dedans, le revers, seul exposé aux regards, ne montrant qu'une surface unie. 

Chevalier Grand Secrétaire. - Tandis que, s'aidant des mains et des pieds, le Mage descendait dans la profondeur du puits, il constata que la paroi de celui-ci était divisée en zones ou anneaux faits en pierres de couleurs différentes, chacun d'eux d'une coudée environ de largeur. Quand il fut en bas, il compta ces zones et trouva qu'elles étaient au nombre de dix. Il baissa alors ses regards vers le sol, vit le bijou d'Hiram, le ramassa, le regarda, et constata avec émotion qu'il portait le mot Ineffable qu'il connaissait lui-même, car il était, lui aussi, un Initié parfait. Pour que ses compagnons, qui n'avaient pas comme lui, reçu la plénitude de l'Initiation, ne pussent le lire, il suspendit le bijou à son col par la chaînette, mettant la face en dedans, ainsi qu'avait fait le Maître. Il regarda ensuite autour de lui et constata l'existence, dans la muraille d’une ouverture par laquelle un homme pouvait pénétrer. Il y entra, marchant à tâtons dans l'obscurité. Ses mains rencontrèrent une surface, qu'au contact il jugea être du bronze. Il recula alors, regagna le fonds du puit, avertit ses compagnons pour qu'ils tinssent ferme la corde, et remonta.

En voyant le bijou qui ornait maintenant la poitrine de leur chef, les deux Mages s'inclinèrent devant lui; ils devinèrent qu'il venait de subir une nouvelle consécration. Il leur dit ce qu'il avait vu, leur parla de la porte de bronze. Ils pensèrent qu'il devait y avoir là un mystère; ils délibérèrent et résolurent d'aller ensemble à la découverte. Ils placèrent une extrémité de la corde faite des trois ceintures sur une pierre plate placée près du puits, et sur laquelle on lisait encore le mot "Jakin". Ils roulèrent dessus un fût de colonne où l'on voyait le mot "Boaz", puis s'assurèrent qu'ainsi tenue la corde pouvait supporter le poids d'un homme. Deux d'entre eux firent ensuite du feu Sacré à l'aide d'un bâtonnet de bois dur roulé entre les mains et tournant dans un trou fait en un morceau de bois tendre. Quand le bois tendre fut allumé, ils soufflèrent pour aviver la flamme. Pendant ce temps, le troisième était allé prendre, dans les paquetages attachés en croupe des chameaux, trois torches de résine qu'ils avaient apportées pour écarter les animaux sauvages de leurs campements nocturnes. Les torches furent successivement approchées du bois enflammé et s'enflammèrent elles-mêmes au feu Sacré. Chaque Mage, tenant sa torche d'une main, se laissa glisser le long de la corde jusqu'au fonds du puits.

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13ème degré REAA : Le Delta sacré quête intégrale (... Leibniz)

30 Août 2012 , Rédigé par Patrick Carre Publié dans #Planches

Le Delta sacré apparaît au 13ème degré du REAA, Chevalier de Royale Arche, sous la neuvième arche découverte par Guibulum sous les vestiges de l’ancien temple de Salomon, à l’emplacement du nouveau temple juste achevé. Pourquoi en ce lieu ? Selon la légende du rituel, le Grand Architecte de l’Univers était apparu en vision à Enoch et l’avait transporté au sommet d’une montagne qui s’élevait jusqu’aux cieux. Là, il lui montra son vrai Nom gravé sur une plaque d’or et lui enseigna la façon de le prononcer. Puis Enoch se sentit emporté, il descendit verticalement à travers neuf voûtes souterraines creusées les unes sous les autres. Dans la plus basse, il vit une plaque d’or semblable portant les mêmes caractères : c’était le Nom Ineffable que Dieu lui ordonna de ne jamais prononcer. 
Enoch creusa neuf voûtes superposées identiques à sa vision. Il réalisa ensuite une plaque d’or triangulaire enrichie des gemmes les plus précieuses et la scella sur une pierre d’agate taillée et polie. Les anciens rituels rajoutent qu’il plaça la pierre sur un socle de marbre blanc identique. Ayant transporté son ouvrage sous la Neuvième Arche, la plus profonde, il grava sur la plaque d’or les lettres que le Grand Architecte de l’Univers lui avait montrées. Les voûtes étant « hermétiquement » closes, la prononciation du Grand Nom se perdit au fil des âges jusqu’au moment où Dieu la communiqua à Moïse sur le Mont Sinaï. De nombreuses générations se succédèrent jusqu’à la mort d’Hiram. Salomon, Hiram roi de Tyr et Hiram l’Architecte avaient fait le serment de ne pas communiquer ce degré s’ils n’étaient au moins trois initiés à connaître les secrets du grade. Hiram ayant été assassiné, ils n’étaient plus que deux, et, fidèle au serment qu’il avait fait avec Hiram et le Roi de Tyr, Salomon condamna la trappe conduisant à la voûte sacrée.
Salomon ne pouvant recevoir Guibulum, Stolkin et Johaben Chevaliers de Royale Arche, ni leur révéler le Nom Ineffable, oriente juste leur recherche vers les vestiges de l’ancien temple. Sous une dalle parfaitement carrée, ils descendent et traversent neuf cryptes, trouvent la pierre d’agate sous la neuvième arche et s’initient eux-mêmes en contemplant le Nom Ineffable gravé sur le triangle d’or. Cette légende donne une autre dimension au contenu ésotérique du Rite de Perfection, jusqu’à présent essentiellement symbolique et moral. Elle rejoint, par la quête du Vrai Nom la recherche de Dieu et s’inscrit délibérément dans le Sacré à travers le parcours initiatique des nouveaux Chevaliers de Royale Arche.    
Ils doivent d’abord soulever une dalle parfaitement carrée. Le carré résume le symbolisme du nombre quatre, l’ordre de l’Univers et la nécessaire opposition des contraires. Figure anti-dynamique, ancrée sur quatre côtés, il symbolise l’intégralité, l’équilibre, l’arrêt, ou l’instant prélevé, et implique une idée de stagnation, de solidification, voire de stabilisation dans la perfection. C’est le préalable à l’initiation des futurs Chevaliers de Royale Arche, qui résume à lui seul tout le parcours effectué dans les degrés de Perfection, sous l’influence prépondérante de la Raison. Le carré est aussi l’emblème du monde créé et de la nature par opposition à l’incréé et au créateur. La perfection de l’un implique la « plus que perfection » de l’autre et leur étroite correspondance lors des prises de conscience d’un parcours initiatique.

Pour Leibniz (1646-1716), secrétaire dans ses jeunes années de la société des Rose-Croix de Nüremberg, prendre conscience d’une idée, c’est actualiser cette même idée qui n’était jusqu’alors présente qu’à l’état virtuel. Il compare souvent cette actualisation à une sculpture dans un bloc de marbre strié de veines, semblable à la plaque de marbre blanc façonnée par Enoch supportant la pierre d’agate et la plaque d’or triangulaires. Le sculpteur habile discerne la figure déjà empreinte dans la pierre et travaille à libérer la forme de la matière. Il en va de même de l’esprit, qui contient en soi une infinité d’idées à peine esquissées qu’il travaille à exprimer et à formaliser. Tout est déjà là, certes, mais il n’en faut pas moins un effort d’attention pour en prendre conscience et le connaître véritablement.
Quand Guibulum accroche avec sa pioche l’anneau de fer fixé à la dalle carrée, il présume qu’il doit se trouver quelque chose d’extraordinaire à cet endroit. Ce qu’il présume était déjà présent virtuellement en son esprit et soudain s’actualise. Plus globalement son esprit connaît d’une manière virtuelle toutes les vérités, puisqu’elles sont inscrites en lui, mais il ne le sait pas. Parce qu’elles sont innées, ces idées peuvent être universelles et vraies, et constituer des vérités éternelles d’origine métaphysique. S’il en prend conscience lors des évènements et des actes de son cheminement initiatique, c’est parce que les choses et les idées suivent un même ordre causal dans deux séries parallèles et harmoniques : la suite des choses se causant les unes les autres (la dalle, l’anneau, les voûtes …), et la succession des idées découlant les unes des autres (l’idée de Guibulum de descendre en solitaire, la découverte du Nom Ineffable, le signe d’admiration …).

Cette théorie de l’harmonie préétablie entre le monde physique et le monde métaphysique, entre ces deux suites de choses et d’idées permet à Leibniz d’expliquer comment l’enchaînement de l’expérience concrète saisi par la raison et la succession des idées innées sont en rapport d’analogie, la première servant seulement à exprimer la seconde. On peut alors choisir soit la causalité efficiente des choses, soit la causalité finale des idées pour décrire et comprendre le même monde, et remonter jusqu’à la finalité des phénomènes, leur « enchaînement » devant les rattacher en dernière instance à Dieu. Mais la raison humaine rencontre sa propre limite avant d’atteindre Dieu et doit s’incliner comme Guibulum devant le triangle d’or, car il faudrait qu’elle remonte à l’infini pour se comprendre elle-même en dernière instance. Or Dieu seul le peut, qui est infini.
Si la connaissance métaphysique de Guibulum, Stolkin et Johaben rencontre une limite, la force qui les anime est déjà présente en eux avant même leur départ vers les vestiges de l’ancien temple. Chacun contient en soi son propre « télos », c’est-à-dire la tendance innée à réaliser ce qu’il est, à tendre vers l’idéal de sagesse, de bienveillance et de félicité qui associe les efforts du corps et de l’âme. Cette idée de force justifie aux yeux de Leibniz, d’une part l’idée d’une finalité à l’œuvre dans le monde, et d’autre part la réalité concrète de la liberté puisque chaque être peut accomplir ou non sa propre fin, décider des modalités pour y parvenir. Stolkin et Johaben refusent ainsi de descendre dans les cryptes dans un premier temps, avant de suivre Guibulum et contempler avec lui le triangle d’or sous la neuvième arche.
Leur progression spirituelle par paliers de connaissance de trois, six et neuf arches, mesurée en termes mathématiques par une suite arithmétique de « raison » trois (soit un+1 = un + 3, de progression constante 3 entre les nombres 0, 3, 6, 9), renouvelle la symbolique des Nombres en leur donnant une assise mathématique. La mesure symbolique de leur progression spirituelle met en valeur sa « régularité » et son universalité. En effet, pour Leibniz cette succession d’états changeants possède un ordre régulier, chaque état s’expliquant par celui qui précède et y trouvant sa raison. Rien n’est sans une raison qui explique pourquoi il est plutôt qu’il n’est pas, et pourquoi il est ainsi plutôt qu’autrement. Certes le mal et le doute existent, mais ils trouvent leur explication et leur justification dans l’ensemble, dans l’harmonie du tableau de l’univers. Ainsi Guibulum, Stolkin et Johaben finissent par contempler ensemble le Delta sacré malgré les gravats du chantier et la descente dans l’obscurité des arches.

Mais la vie spirituelle et la vie en général sont trop foisonnantes en évènements pour limiter leur mesure à des suites arithmétiques. Leibniz inventa (avec Newton) le calcul différentiel pour mesurer les composants infiniment petits de l’univers, tout ce que nous percevons n’étant que la somme de ces éléments infinitésimaux. La maîtrise mathématique de l’infiniment petit permet aussi de comprendre comment la conscience peut résulter de l’intégration de perceptions et d’impulsions inconscientes. Ainsi un changement d’état (le passage de l’inconscient au conscient) peut-il se produire par l’addition insensible et graduelle d’éléments inconscients.
A partir de l’équation ∫ dy = y (∫ étant une somme de valeurs infiniment petites et dy une différence infinitésimale), Leibniz développe l’« intégrale » qui est l’outil majeur pour l’analyse d’un tout et de ses parties, fondé sur l’idée que toute chose intègre des petits éléments dont les variations concourent à l’unité. La lettre d minuscule représente une petite variation, sur un court instant ou entre deux niveaux de conscience proches. La lettre Δ, Delta majuscule, peut représenter « ∫d » leur écart global. Sous les yeux Guibulum, elle devient à la fois la mesure de sa progression spirituelle et sa finalité, la connaissance du Nom Ineffable, quatre lettres gravées sur le Delta sacré, Iod He Vav He, traduit par « Ehyèh asher Ehyèh », « Je Suis Celui qui Suis » ou « Je Suis qui Je Suis », fondement de la réponse à la question « Qui êtes-vous ? » « Je suis ce que je suis. Mon nom est Guibulum ».

Pour saisir le sens de la phrase « Je suis ce que je suis » et ce qu’elle implique pour un Maçon, le rituel présente à l’étude une autre phrase dite par Johaben et Stolkin en relevant Guibulum devant le Triangle d’or : « Guibulum est un bon Maçon ». Ils sont conduits à dire que Guibulum « est ce qu’il est », un bon Maçon, en suivant deux approches. Soit il « est ce qu’il est » parce qu’il est un bon Maçon, et il est bon Maçon parce que … etc. Son état de bon Maçon s’inscrit dans une suite d’évènements s’enchaînant les uns les autres dans une série de causes et d’effets qui se lisent de gauche à droite sur le livre de sa vie. Soit il bon Maçon car l’état de bon Maçon est inscrit en lui avant tout, comme tous ses autres états, et leur lecture s’effectue de droite à gauche en remontant des états de Guibulum à l’être qui les contient tous en puissance. Ces deux versions de l’histoire se rattachent pour Leibniz au principe de causalité et au principe de raison suffisante.
Le principe de causalité dit que toute chose a une cause. Mais la cause c’est une chose, et elle a à son tour une cause, etc. La cause n’est jamais suffisante dans une série indéfinie de causes, car la cause d’une chose c’est toujours autre chose. Le principe de causalité qui va à l’infini, est rompu nécessairement par un événement comme le surgissement de la lumière dans le rituel sous la neuvième voûte, mais qui ne reste qu’un événement extérieur, tout extraordinaire soit-il. Cette cause nécessaire n’est pas suffisante pour expliquer l’illumination intérieure. Pour le principe de raison suffisante, tout ce qui arrive à Guibulum est déjà contenu en lui, sa raison d’être étant tout ce qui se dit avec vérité de lui, tout ce qu’il connaît « en vrai » de lui, comme Hémerek, l’Homme vrai du 11ème degré. Plus globalement, chaque chose à une raison, en tant qu’elle contient et exprime tout ce qui arrive au sujet correspondant. Le fait d’être un bon Maçon, comme tout ce qui lui arrive, renvoie au sujet Guibulum. Et par extension, même s’ils n’en ont pas conscience, Guibulum, Johaben et Stolkin contiennent déjà en eux-mêmes tout ce qu’ils peuvent vivre de meilleur dans le monde.

La phrase « Je suis ce que je suis » renvoie pareillement à ces deux principes. Par le principe de causalité, appelé également principe d’identité par Leibniz, le sujet amorce la chaîne des causes pour s’affirmer lui-même et se mettre au monde. Et par le principe de raison suffisante le sujet rappelle en lui-même l’universel déjà présent. Dans « Je suis ce que je suis » le sujet s’exprime par le verbe au présent, et renouvelle ses prises de conscience dans un éternel présent. Par « Je suis ce que je suis » le Chevalier de Royale Arche relie l’être au monde et l’être en soi et génère un champ d’énergie d’où jaillit la lumière sous la neuvième arche.
Les vérités régies par le principe de causalité sont telles que leur contradictoire est impossible, la chaîne des causes menant à la Vérité recherchée par le Maître Secret, tandis que les vérités régies par le principe de raison suffisante ont un contradictoire possible, symbolisé par la Parole Perdue. C’est ce qui distingue, selon Leibniz, les vérités dites d’essence et les vérités dites d’existence, le rituel du 13ème degré mettant en valeur les unes et les autres. Le Chevalier de Royale Arche doit-il choisir entre les unes et les autres, comme entre deux voies menant à la lumière et à Dieu, ou apprendre à les conjuguer pour vivre en fraternité l’initiation dans la lumière de son cœur ?

source : www.patrick-carre-poesie.net/

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Étude au 13e degré dit de Royal Arche

30 Août 2012 , Rédigé par X Publié dans #Rites et rituels

Nous voici arrivé au 13e degré du Royal Arche, c’est le degré central de la 4e classe destinée à la formation des maîtres. Cette classe nous fait participer au thème central du « NOM INEFFABLE »
Il est appelé aussi la royale arche d’Enoch, ou la royale arche de Salomon ou royale arche écossaise.

Sa signification
Il y a là associé un adjectif anglais (Royal) et un substantif féminin français (Arche). Il faudrait à mon sens prononcer à l’anglaise l’adjectif et arche selon la prononciation française.
En adoptant cette dénomination, du titre anglais de Royal Arch ou Royal Arche sous une forme anglo française on semble donner au titre de ce 13e degré un SENS CRYPTIQUE c'est-à-dire caché, ce qui le rattache de façon subjective à la symbolique de la CRYPTE qui est d’ailleurs le LIEU INITIATIQUE du 13e degré.
Le titre de ce grade ne désigne pas une FONCTION comme celle de Secrétaire intime, de grand maître architecte, d’élu des neuf, etc. C’est le seul titre depuis celui d’apprenti qui ne désigne pas une fonction, à exercer dans le monde, dans le temple universel, fonction ayant un rapport plus ou moins direct avec la construction du temple.
Ce titre de Royal Arche me semble être l’ESSENCE de ce que nous sommes, c'est-à-dire le Lieu, l’Arche, le Coffre où l’Innommable, l’Incommunicable est à jamais enfermé.
Chacun de nous est le lieu même du MYSTERE le plus profond, dont le nom ne peut ni ne doit être prononcé, s’il l’était, le mystère ne serait plus.
Chacun de nous serait donc l’Arche cachée dans la Crypte du temple universel, ce lieu le plus secret du temple de l’Univers. Chacun de nous est l’arche sacrée du mystère. C’est en nous qu’est le lieu même du secret.
Ce titre de « Royal Arch » est le plus empreint d’ésotérisme que certaines autres dénominations du même grade comme la royale Arche d’Enoch ou la royale Arche de Salomon.

L’article défini – la - et le complément du nom à valeur possessive, précisent, spécifient l’arche comme la « chose » d’Enoch ou de Salomon. Ces dénominateurs font de l’arche un objet de légende. Par ces dénominations trop spécifiques s’estompe à mon avis le sens initiatique profond, laissant l’arche trop attachée à une figure légendaire. Tandis que le titre de « Royale Arch » nous
situe au coeur même du symbole initiatique.

Par ailleurs si on se réfère au livre de Raoul BERTEAUX : la Symbolique de la Loge de Perfection, Salomon, raconte la légende d’Enoch a institué l’ordre de Royal Arche. Et le mémento des grades de perfection d’Edmond GLOTON désigne les FF par leur qualité de CHEVALIER de Royal Arche.
Ce 13e degré serait donc le premier degré de CHEVALERIE. Il assure le lien avec les grades à venir. Et c’est peut être aussi en cela que le 13e degré est le degré le plus important de la 4e classe des grades. Il est le grade compris entre le 12e grade de consécration des maîtres et le 14e grade de consécration des Elus

En quelques mots pour rappeler l’IDEAL de la CHEVALERIE qui se résume en un accord de loyauté absolue envers des croyances et des engagements auxquels toute la vie est soumise. Il appartient à la classe des guerriers par opposition à la classe sacerdotale et toute la symbolique du chevalier s’inscrit dans un complexe de combat et dans une intention de spiritualiser le combat. Il lutte contre la force du mal y compris les institutions de la société lorsqu’elles lui paraissent violer ses exigences intérieures (cf. le dictionnaire des symboles).

La décoration du temple
1 – selon le mémento des grades de perfection d’Edmond GLOTON Le collège ou loge royale, se tient dans un lieu voûté, souterrain, sans portes ni fenêtres, il est tendu de blanc.
On s’y introduit par une trappe placée au sommet de la voûte, laquelle est peinte en blanc. Cette voûte est supportée par neuf arches portant les noms des neuf premiers architectes qui sont :
JOD : le Principe, la Cause première
JHAO : Qui est vivant
JAH : Dieu fort
EHEIAH : Qui sera
ELIAH : Dieu très haut
JAHEB : Qui fait grâce
ADONAI : Le Seigneur
EL HHANAN : Dieu Compatissant
JOBEL : Qui pardonne
Ce sont tous des noms de dieu

La loge royale est éclairée par neuf lumières
􀀹
huit flambeaux formant un octogone au centre du temple
􀀹
un flambeau à mi chemin de l’orient et de l’autel La loge royale ou collège comporte cinq officiers :
􀀹
le trois fois puissant Grand Maître représente Salomon, est placé à l’est,
􀀹
le second officier représente HIRAM roi de Tyr, il se place prés de Salomon du coté sud, c'est-à-dire à sa gauche,
􀀹
le troisième officier représente JABULUM c’est le grand trésorier. Ce nom dont on ne connaît pas la signification, nous dit VUILLAUME, pourrait dériver de JOBEL le 9e architecte…ce qui prendrait du sens.
􀀹
le quatrième officier représentant STOLKIN est le grand inspecteur, il se place à l’occident,
􀀹 le cinquième officier représentant JOHABEN est le grand secrétaire, il est placé au sud.

Approche symbolique de la trappe et des neuf lumières
Nous sommes donc dans une CAVITE SOUTERRAINE sans porte ni fenêtre. Rien ne peut l’éclairer qui viendrait de l’extérieur aucune lumière exotérique pourrons nous dire. La lumière ne peut venir que de l’intérieur, c’est là qu’est le LIEU de la VRAIE LUMIERE.
La seule entrée est une TRAPPE, placée au sommet de la voûte, c'est-à-dire une porte horizontale par laquelle on peut descendre à l’intérieur.
Le trappe sépare ce qui est en haut, de ce qui est en bas. Mais le bas symbolise ici le Monde des Profondeurs, le Monde de la Connaissance, alors que le haut symbolise le Monde des Apparences, le Monde de la non-connaissance.
Faut il rappeler que le mot trappe désigne aussi un ordre religieux celui des trappistes qui quittent le monde - celui des apparences disions nous - et se retirent à la Trappe pour aller dans le Monde de l’Approfondissement.
A ce propos et cela pour ajouter un petit sourire, je citerai Chateaubriand qui nous écrit dans la vie de Rancé : « La Maison-Dieu s’appelle aujourd’hui la Trappe : Trappe dans le patois du Perche signifie degré,…Notre Dame de le Trappe veut donc dire Notre Dame des Degrés »
Est-ce que nous ne méditons pas sur l’un des degrés du REAA, le 13e, ainsi que sur le mot Trappe.
Nous aurions pu faire passer le mot trappe à la trappe comme on dit, en n’y portant pas attention, mais il m’a semblé que ce petit élément presque insignifiant pouvant passer inaperçu dans l’approche de notre légende initiatique jouait un rôle non négligeable.

Les neuf lumières qui éclairent la loge royale sont disposées comme je l’ai dit plus haut :
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huit flambeaux forment un Octogone
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un flambeau est disposé à mi chemin de l’orient et de l’autel. Nous touchons ici à la symbolique des nombres 8 et 9 ainsi qu’à celle de la figure géométrique de l’octogone.
Le nombre 9 est le dernier des chiffres. D’une manière générale et dans de très nombreuses
traditions et mythes, il est « la mesure des gestations, des recherches fructueuses et symbolise le
couronnement des efforts, l’achèvement d’une création «
Le nombre 9 étant le dernier de la série des chiffres, il annonce à la fois une fin et un commencement, c'est-à-dire une transposition sur un autre plan. Il est le dernier des nombres de l’univers manifesté, il ouvre la voie des transmutations.
Mais ici le passage au nombre 9 est symboliquement présenté par 8 plus un légèrement détaché à mi chemin de l’orient et de l’autel. Cette symbolique nous indique que nous sommes ici sur la voie de l’achèvement d’une gestation l’achèvement d’une création. Peut être la nôtre ? Que nous sommes sur la voie du couronnement de nos efforts et de nos recherches. Quant au nombre 8, il est symbolisé par un octogone. Dans la symbolique chrétienne la forme octogonale symbolise la résurrection ce qui fait que les fonds baptismaux ont souvent une forme octogonale ou s’élèvent sur une rotonde comprenant huit piliers.
Les huit piliers de lumières disposés selon une forme octogonale ne signifient ils pas de façon analogique aux fonts baptismaux, qu’il s’agit pour nous non pas d’une résurrection mais d’une transmutation du plan de la matière au plan de l’esprit, du plan de la vie matérielle au plan de la vie spirituelle. Car l’octogone a une valeur de médiation entre le carré (la terre) et le cercle (le
ciel). Il est dans un rapport avec le monde intermédiaire entre la terre et le ciel. Ne met il pas sur la voie de l’inaccessible quadrature du cercle qui symbolise l’effort de l’homme pour transformer sa propre substance en substance divine c'est-à-dire à se purifier, se perfectionner, à découvrir et mettre en oeuvre sa propre transcendance ?

La base légendaire du rite d’initiation au 13e degré

Il est deux récits liés analogiquement. Le premier récit repose sur la vision d’Enoch. Il serait trop long de le résumer et ce n’est pas le récit dont s’inspire notre rituel. En effet notre rituel est basé sur la kabbale.
Nous allons ensemble relire ce récit afin de nous remémorer notre initiation au 13e degré. Mais il faudrait aborder aussi la symbolique des portes à laquelle le nom d’un sefiroth est attaché.
Nous ne pouvons aujourd’hui que les rappeler. « Longtemps après Salomon, trois voyageurs arrivèrent, au pas lent de leur chameau, à
Jérusalem transformée en désert. Les voyageurs étaient des mages, en pélèrinage. Ils découvrirent une excavation située à l'angle Sud Est des ruines du temple. Un objet brillait dans le fonds du puits. Ils attachèrent leurs ceintures bout à bout. Le chef du groupe descendit, soutenu par les deux autres. »
Pour comprendre la nature de l'objet trouvé, il faut se reporter plusieurs siècles en arrière. Hiram Abi ayant reçu le deuxième coup, et prévoyant le troisième, avait jeté son bijou dans le puits. Ce bijou du métal le plus pur avait la forme d'un delta d'une palme de côté; il était suspendu par une chaîne comportant 77 anneaux; l'avers portait le Nom Ineffable; le revers était lisse.
En descendant dans la profondeur du puits, le mage constata que la paroi était divisée en 10 zones annulaires, faites de pierres de couleurs différentes. Il ramassa le bijou et constata qu'il portait le Nom Ineffable : il était un initié. Il découvrit une ouverture par laquelle il pénétra et, dans l'obscurité, toucha une paroi qui lui paraissait être une porte de bronze. Il remonta avec l'aide de ses
compagnons.
Les trois retournèrent au puits. Ils placèrent une extrémité de leurs ceintures nouées bout à bout sur une pierre plate, sur laquelle on lisait encore le mot « Jakin » et firent rouler dessus un fût de colonne où l'on voyait le mot « Boaz ». Chacun se laissa glisser au fond du puits, muni d'une torche.
Ils arrivèrent devant une porte de bronze. Le mage découvrit un ornement en relief, entouré d'un cercle composé de 22 points; il prononça le mot Malkuth; la porte s'ouvrit. Ils descendirent un escalier de 3 marches, puis arrivèrent à un palier triangulaire; tournant à gauche, ils empruntèrent un escalier de 5 marches conduisant à un palier triangulaire; tournant à droite, ils empruntèrent un
escalier de 7 marches et finalement un escalier de 9 marches.
Ils se trouvèrent devant une porte de bronze portant un décor figurant une pierre d'angle. Le mage prononça le mot Iesod ; la porte s'ouvrit, ouvrant le passage vers une salle voûtée. Une nouvelle porte de bronze fermait le fond de la salle voûtée. Ils découvrirent successivement 10 portes, portant chacune un décor; chacune des portes S'ouvrit dès que le mage prononça le mot correct.
Voici les ornements successifs des portes : un cercle de 22 points, une pierre d'angle, un soleil rayonnant, une tête de lion, une lune resplendissante, une règle, une courbe gracieuse, un oeil, un rouleau de la Loi et une couronne royale.
Voici quels étaient les « Mots » correspondants. Malkuth, lesod, Hod, Nizah, Tiphereth, Pechad, Khesed, Biznah, Chochmah, Kether.
La 9e Voûte était brillamment éclairée/par 3 lampadaires d'une hauteur de 11 coudées, portant chacun 3 branches, dont chacune supportait 3 lampes. Les pèlerins éteignirent leurs torches et, après s'être déchaussés, s'avancèrent devant les lampadaires, en s'inclinant 9 fois.

Ils découvrirent un autel cubique, de marbre blanc, de 2 coudées de côté, situé à la base du triangle formé par les 3 lampadaires.
Les objets suivants étaient représentés sur les faces de l'autel cubique.
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Face avant : règle, compas, équerre, niveau, truelle, maillet.
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Face latérale gauche : triangle, carré, étoile flamboyante, cube.
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Face latérale droite : Les nombres 27, 48, 343, 729, 1332, 2197.
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Face arrière : l'acacia symbolique.
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Sur l'autel : une pierre d'agate de 3 palmes de côté, portant le mot Adonaï.
Les deux disciples lurent ce nom; après quoi le mage leur déclara : « Il est temps pour vous de recevoir le dernier enseignement qui fera de vous des Initiés complets. Ce nom n'est qu'un vain symbole qui n'exprime pas réellement l'idée de la Conception Suprême ». Il prit la pierre d'agate à deux mains et la retourna, disant à ses disciples : « Regardez. La Conception Suprême, la voilà. Vous êtes au Centre de l'Idée ». Les disciples épelèrent les lettres : Iod, He, Vau, He. Ils ouvrirent la bouche pour prononcer le mot, mais le mage leur cria - « Silence. C'est le Mot Ineffable qui ne doit sortir d'aucune lèvre ». Il retourna ensuite la plaque triangulaire du bijou de Hiram Abi. Ensuite il expliqua que la pierre fut placée non par Salomon, mais par Enoch, le premier de tous les initiés, l'Initié-Initiant, qui ne mourut point et qui survit dans ses fils spirituels. Enoch vécut longtemps avant Salomon. On ne sait à quelle époque furent bâties les 8 premières Voûtes et la 9e creusée dans le roc.
La 9e salle voûtée comportait une onzième porte. Les disciples demandèrent au mage de l'ouvrir. Ils essuyèrent un refus et se rebellèrent. Ils prononcèrent au hasard quantité de noms. Au moment où l'un d’eux dit: « En Soph » « infini ». la porte s'ouvrit avec fracas, tandis qu'un vent violent éteignit toutes les lumières. Le mage ayant réussi à refermer la porte, ils se prirent par la main, longeant la paroi dans l'obscurité. Ils retrouvèrent l'escalier aux 9, 7, 5 et 3 marches. Le mage montra le cercle découpé dans le ciel par l'ouverture du puits et leur dit : « Les 10 cercles que nous avons vus en descendant symbolisent les 9 voûtes (ou Arches) et l'escalier. La dernière porte correspond au nombre 11, celle d'où à soufflé le vent du désastre : c'est le ciel infini avec les luminaires hors de portée qui le peuplent ».
Les mages retournèrent, en méditant, à Babylone.

Ordre et Signes.
Premier signe, dit d'admiration. - Lever les mains au ciel lit tête penchée à gauche. (Ce signe est L’ordre du grade.)
Deuxième signe. - Fléchir la jambe, gauche.
Attouchement. - Porter les mains sous les aisselles du F
comme pour l'aider à se relever ; on dit en même temps TROUBBAHANI, HAMAL, ZEBULOUM Le F
fait la même chose et répond
Mot sacré. -. JEHOVAH
Batterie. - Deux et trois –
Age. Soixante-trois ans accomplis.
Insignes. - Cordon pourpre en sautoir. - Bijou : un triangle d'or ou médaille ; d'un côté est gravée une trappe, de l'autre un triangle.
ZEBULOUM en hébreu signifie habitacle, le ciel, la demeure de Dieu
Le mot sacré est donc représenté sous la forme de « JEHOVAH ». Il ne devrait pas être prononcé à ce grade puisque le mot ineffable qui est présente à ce grade gravé sur la plaque d’or qui se trouve sur le cube d’agate ne peut être prononcé qu’au 14e grade par les grands élus…..on ne devrait nous dit Raoul BERTEAUX au 13e grade que le recevoir et le communiquer avec deux FF

en répétant ses lettre s alternativement JOD HE VAW HE

Nous n’avons fait qu’effleurer la symbolique de ce grade. C’est en quelque sorte une introduction.
Avons-nous jusqu’à présent fait autre chose que de nous approcher de chacun de ces grades.

source : http://emsomipy.free.fr

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L'Ordre de Charles XIII

29 Août 2012 , Rédigé par Ordre St Sauveur Mt-Réal Publié dans #Chevalerie

L'Ordre de Charles XIII pourrait-être l'une des réponses à la récurrente question de savoir si la "Chevalerie maçonnique" possède une fontaine d'honneur suffisante pour être considérée à l'équivalence de la chevalerie d'épée...?

Carl Frédérick von Eckleff fonde le 26 Décembre 1759 le rite maçonnique dit Suédois de stricte observance "Eques a soles vivicante" rituel fondateur de la franc-maçonnerie suédoise et norvégienne dont il devient le Grand-Maître.

Dignitaire de cette institution le Duc Carl von Södermanland lui succède comme Grand-Maître le 3O Novembre 1774.

Après la révolution et la déposition de son neveu Gustave IV, le Duc Carl von Södermanland monte sur le trône sous le nom de Charles XIII et ce en 18O9.

Le 27 Mai 1811, Charles XIII décide la fondation d'un Ordre chevaleresque éponyme exclusivement réservé aux Francs-Maçons Suédois de stricte observance. L'institution est limitée en plus des princes royaux à 27 membres civils et 3 ecclésiastiques. Ces récipiendaires devaient au préalable à cet honneur être titulaires du dixième grade ou degré du rite Suédois du Chapitre des Illuminés de Stockholm (Dignitaire Chevalier de la Croix Rouge du Temple). Nous nous garderons bien de prendre position sur l'imaginaire ou réelle succession de l'Ordre du Temple en Franc-Maçonnerie?

Les mauvaises langues prétendent que le roi créa cette dignité aristocratique réservée aux Francs-Maçons en reconnaissance de leurs actions ayant favorisé son accession au trône, mais que ne dit-on pas!

Les membres uniquement nommés par le souverain, portent un costume de velours or, des bottes de mousquetaires, un col de dentelle, un manteau blanc frappé de la croix pattée de gueules, insigne de l'Ordre au cou (Croix rouge) et épée au côté.

Pour être membre de l'Ordre il faut donc être initié Franc-Maçon et posséder les hauts grades néanmoins les princes royaux sont membres au berceau et considérés comme initiés de fait (c'est il me semble le seul exemple. Existe-t-il une cérémonie quelconque à l'imitation,si j'ose dire du baptême, nous aimerions bien le savoir...???)

La Reine Elisabeth Charlotte de Schleswig-Holstein-Gottorp ne pouvant avoir d'enfant Charles XIII adopte dès son accession au trône le prince Christian-Auguste d'Augustenbourg, qui décédé un an après et ne connu donc l'Ordre de Charles XIII. Sans successeur et en pleine crise politique le roi va adopter comme prince royal le Maréchal Jean-Baptiste Bernadotte, prince de Pontecorvo, initié au Grand-Orient de France il en est Grand-Officier d'Honneur. Dès sa réception comme prince suédois Charles XIII lui remet la responsabilité de l'Ordre maçonnique suédois avec le titre de "Procuratores Salomonis", se réservant la dignité de "Vicarius Salominis, sacrificatus, illuminatus, Magnus Jéhovah", titre toujours porté par le roi de Suède dit Maître-Régnant de l'Ordre maçonnique.

A la mort de Charles XIII (1818) le Prince royal de Suède et de Pontécorvo monte sur le trône sous le nom de Jean XIV héritant bien sur de l'ensemble des titres, dignités et responsabilités de son prédécesseur.

Comme nous l'avons dit le titre de "Vicaire de Salomon" est toujours porté par le roi en exercice ce qui en fait avec l'accord du clergé luthérien "comme le représentant du Christ ici bas" et ce depuis le 5 Mars 1780.

Les modifications de la constitution suédoise feront du premier né royal le futur souverain qu'il soit homme ou femme. C'est une princesse qui actuellement est donc héritière de la couronne et qui de ce fait va se retrouver chef de la maçonnerie suédoise, maçonnerie reconnue par l'Angleterre le 8 Mai 1799. Une femme sera donc pour la première fois responsable d'une maçonnerie régulière, le reine Elisabeth II n'en étant que la protectrice.

Après un tél événement il sera très difficile aux obédiences adogmatiques de refuser l'initiation aux femmes, mais cela est une autre histoire...

  

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Les Ordres de Chevalerie européens

29 Août 2012 , Rédigé par Chevalerie Publié dans #Chevalerie

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RAPMM : rituel de Triangle

29 Août 2012 , Rédigé par RAPMM Publié dans #Rites et rituels

Le triangle est la cellule embryonnaire d'une Loge éventuelle qui permet à des Frères en nombre insuffisant pour former un Atelier régulier, et habitant une région éloignée de toute Loge régulière du Rite, de se réunir.

Les buts du Triangle sont:  

  1) d'entretenir parmi les Frères isolés dans un Orient éloigné d'une Loge régulière du Rite les relations, la concorde, les liens de solidarité et d'entraide qui doivent exister entre tous les Franc-Maçons.

  2) de promouvoir par l'étude, par l'exemple, par l'action,  l'extension de la Franc-Maçonnerie et de ses principes en général, de celle Memphis-Misraïm en particulier.

  3) d'amener dans les centres où ils se réunissent la formation d'une Loge Symbolique.  

La formation d'un Triangle nécessite la présence d'au moins trois Maçons réguliers, dont un est au moins détenteur du grade de Maître, quelle que soit l'Obédience où il l'ait reçu.

Lorsque trois Maçons auront projeté la création d'un Triangle, ils devront adresser une demande signée par chacun d'eux à la Grande Loge de Memphis-Misraïm de la juridiction. Lorsqu'il comporte plus de quatre membres, un Triangle prend le nom de Loge Juste.

Les Triangles peuvent prendre toute délibération et décision tendant à la réalisation des objets ci-dessous énoncés, notamment:  

  a) procéder à des études pour l'instruction des Frères ou des profanes;

  b) créer ou propager toute oeuvre susceptible de faire connaître ou apprécier la Franc-Maçonnerie en général et le Rite de Memphis-Misraïm en particulier, ou d'aider à son développement;

  c) percevoir des cotisations destinées à faire face à leurs propres dépenses et au soulagement des infortunés;  

La fondation d'un Triangle se fait selon un Rituel particulier conduit par un Frère délégué par la Grande Loge. Un Triangle se doit de se mettre en relation avec l'un des Ateliers de la Grande Loge du Rite le plus proche du lieu où il fonctionne, et les Maîtres de celle-ci lui apportent l'aide nécessaire pour toute cérémonie d'Initiation qui doit avoir lieu dans un temple consacré.

Chaque Triangle doit faire parvenir à l'Obédience, comme les Loges:  

  a) les noms, professions, loges et grades des Maçons composant le dit Triangle;

  b) l'ordre du jour des Travaux de chaque réunion et le procès-verbal de celle-ci;

  c) les dates et heures de réunion du Triangle, aux fins de visite des Frères éloignés;

  d) le compte rendu moral, une fois par an;

  e) le compte rendu financier, à tous les deux mois;

  f) le compte rendu hospitalier, à tous les deux mois;

  g) les demandes pour les Initiations et Affiliations.  

Les Travaux des Triangles doivent avoir lieu à l'abri de toute indiscrétion, en un lieu absolument fermé et sans qu'aucun profane ne soit amené à y pénétrer durant les dits Travaux.

Les Travaux ont lieu selon un Rituel approprié.

Dès leur première réunion, il est procédé à l'installation d'un Maître-Surveillant, puis un Secrétaire, chargé de la rédaction de toutes les pièces et documents, et un Trésorier-Hospitalier.

Les Frères appartenant aux Obédiences maçonniques régulières peuvent participer aux Travaux à titre de visiteurs, mais ils ne peuvent être élus à l'un des trois Offices dudit Triangle, à moins d'être déjà affiliés à un Atelier de la Grande Loge de Memphis-Misraïm de la juridiction dont dépend le Triangle.

Les Triangles ont l'obligation de se réunir au moins une fois par mois durant l'année maçonnique régulière.

Les membres du Triangle doivent porter le Tablier Maçonnique de leur grade, être en tenue sombre, cravate noire, chemise blanche (aube noire pour le Canada), et gants blancs. Les Officiers portent l'insigne de leur Office à un Sautoir de moire turquoise, conforme à ceux du Rite de Memphis-Misraïm, et doublé de noir. Ces insignes sont:  

  Maître-Surveillant: une Equerre à 900.

  Secrétaire: deux Plumes en sautoir.

  Trésorier: une Clé ciselée ou deux Clés en sautoir.    

Ces bijoux sont en métal doré.

Les Membres du Triangle se réunissent autour d'une Table recouverte d'un Tapis ou d'une Nappe de toile ou de drap bleu turquoise, bordée de violet. Ils se placent en triangle autour de la dite Table.

Le Maître-Surveillant est muni d'un Maillet. Sur la Table, devant lui, le Volume Sacré. Sur celui-ci, le Compas et l'Equerre seront disposés comme au premier degré lors de l'ouverture des Travaux.

En plus, une Epée, flamboyante si possible, sera placée devant le Maître-Surveillant, au pied du Volume de la Loi  Sacrée.

Chacun des trois Officiers du Triangle a devant lui une bougie de cire blanche, allumée avant le début des Travaux, et une copie du Rituel. Le Secrétaire a en plus son Registre des Procès-verbaux et le Trésorier son Livre de comptes.

Il est souhaitable qu'au centre de la Table, devant le Volume sacré, soit disposé un brûle-parfum garni de braises allumées.

En ce cas, le Maître-Surveillant aura aussi devant lui une navette garnie d'un mélange d'encens selon la recette particulière de Memphis-Misraïm. ( 3 parties d'Oliban pur pulvérisé, 2 parties de Myrrhe pulvérisée, 1 partie de Benjoin pulvérisé, 1/2 partie de sucre pulvérisé et 1/2 partie de sel de Nitre pulvérisé. S'il est impossible d'obtenir du sel de Nitre, on conserve les autres ingrédients selon la proportion indiquée.)

Un Triangle peut recevoir un profane au premier degré, à la condition qu'au moins sept Maîtres Maçons soient présents et avec une permission du Grand-Maître de la juridiction. Il en est de même pour les passages au deuxième degré (Compagnon) et élévation à la Maîtrise. En principe, il est de beaucoup préférable que toute Initiation, Passage ou Elévation ait lieu dans l'Atelier du Rite le plus proche du lieu où est constitué le Triangle.

 

                                                       OUVERTURE DES TRAVAUX

 

Les Frères membres du Triangle sont en place, assis, le Maître-Surveillant à l'Orient, le Secrétaire au Nord, le Trésorier au Midi.

 

MAITRE-SURVEILLANT

            - O -  Frère Secrétaire, êtes-vous Franc-Maçon?

SECRETAIRE

            Mes Frères me reconnaissent pour tel.

MAITRE-SURVEILLANT

            Frère Secrétaire, quel est votre devoir avant l'ouverture de nos Travaux?

SECRETAIRE

            C'est d'assurer que nous sommes en sûreté et que nos Travaux seront à couvert.

MAITRE-SURVEILLANT

            Assurez-vous-en donc, mon Frère. Le Secrétaire va vérifier si la porte du Temple est bien close et revient à sa place.

SECRETAIRE

            Mon Frère, nous sommes à couvert, les profanes sont écartés.

MAITRE-SURVEILLANT

            Frère Trésorier, pourquoi nous assemblons-nous?

TRESORIER

            Pour élever un Temple à la Vertu et creuser un Tombeau pour les Vices, mon Frère.

MAITRE-SURVEILLANT

            Frère Trésorier, pendant combien de temps les Francs-Maçons travaillent-ils dans le Temple?

TRESORIER

            Pendant douze heures pleines, de Midi à Minuit, mon Frère.

MAITRE-SURVEILLANT

            Frère Trésorier, combien de temps faut-il pour faire un bon Apprenti?

TRESORIER

            Trois ans, mon Frère.

MAITRE-SURVEILLANT

            Frère Secrétaire, quel âge a l'Apprenti-Maçon?

SECRETAIRE

            Trois ans, mon Frère.

MAITRE-SURVEILLANT

            Frère Trésorier, quelle heure est-il?

TRESORIER

            Il est Midi plein, mon Frère.

MAITRE-SURVEILLANT

            - O -  Debout et à l'Ordre, mes Frères. Puisqu'il est l'Heure et que nous avons l'Age, je vais ouvrir les Travaux. Il verse de l'encens sur la braise du brûle-parfum, ouvre le volume sacré, y place les outils comme au premier degré, frappe la Batterie (OO-O) avec son Maillet et dit:

            A LA GLOIRE DU GRAND ARCHITECTE DE L'UNIVERS,  

            AU NOM DU SOUVERAIN SANCTUAIRE DU RITE ANCIEN ET PRIMITIF DE MEMPHIS-MISRAIM    POUR…..,

            SOUS LES AUSPICES DE LA GRANDE LOGE DU RITE POUR…..,

            EN VERTU DES POUVOIRS QUI M'ONT ETE REGULIEREMENT CONFERES,

            JE DECLARE OUVERTS LES TRAVAUX DE CE TRIANGLE MAÇONNIQUE REGULIEREMENT CONSTITUE A L'ORIENT DE ..., SOUS LE TITRE DISTINCTIF DE ...

A moi, mes Frères, par le Signe, la Batterie et l'Acclamation . Tous font le Signe, la Batterie et lancent l'Acclamation: LIBERTE! EGALITE! FRATERNITE!

MAITRE-SURVEILLANT

Mes Frères, veuillez prendre place, les Travaux sont ouverts.

Frère Secrétaire, veuillez nous donner lecture de la Planche à Tracer des présents Travaux.

                                    Après la dite lecture

Frère Secrétaire, veuillez nous donner lecture du procès-verbal de nos derniers Travaux.

                                    Après la lecture

Que ceux qui ont des commentaires ou corrections à suggérer se fasse connaître à mon coup de Maillet. - O -

                                    Lorsque plus personne ne demande la parole

Quelqu'un a-t-il des objections à ce que le procès-verbal soit adopté?

            - O -  Le procès-verbal est adopté!

                                    Les Frères Officiers signent le procès-verbal.

 Nous passons maintenant à l'ordre du jour.

 

                                                        FERMETURE DES TRAVAUX

MAITRE-SURVEILLANT

            Frère Secrétaire, à quelle heure les Francs-Maçons ont-ils coutume d'interrompre leurs Travaux dans le Temple?

SECRETAIRE

            A Minuit, mon Frère.

MAITRE-SURVEILLANT

            Quelle heure est-il, mon Frère Secrétaire?

SECRETAIRE

            Il est Minuit plein, mon Frère.

MAITRE-SURVEILLANT

            Frère Trésorier, quel âge a l'Apprenti-Maçon?

TRESORIER

            Trois ans, mon Frère.

MAITRE-SURVEILLANT

 Puisqu'il est l'Heure et que nous avons l'Age, je vais donc clore les Travaux. Mais auparavant, vous allez recevoir la récompense de votre labeur, et l'exercice de la charité vous sera donné. Frère Trésorier, veuillez faire circuler le Tronc Hospitalier. Le Trésorier présente le Tronc Hospitalier. Lorsque c'est terminé

MAITRE-SURVEILLANT

Avant de nous séparer, mes Frères, formons la Chaîne d'Union fraternelle.        Les Frères se dégantent et font la Chaîne, avant-bras droit sur avant-bras gauche. On observe un temps de silence, puis le Maître-Surveillant dit: Mes Frères, réjouissons-nous du travail loyalement accompli. Efforçons-nous de le conduire vers la perfection chaque jour davantage. Fortifions dans nos coeurs l'amour de notre prochain comme nous nous vouons au service de la Vérité, Une et Immuable. Que nos assemblées soient de plus en plus affermies par l'union fraternelle et la volonté d'être utiles à nos semblables. Qu'elles soient à jamais un séjour de Paix et de Vertu, et que la Chaîne d'Union soit désormais si forte entre nous que rien ne puisse jamais l'ébranler. Amen. Mes Frères, ouvrons la Chaîne.  Les Frères se regantent en silence et se replacent à l'Ordre. Le Maître-Surveillant désenlace les Outils, ferme le Volume Sacré, éteint les trois Flambeaux

Le Maître-Surveillant frappe la Batterie (OO-O) avec son Maillet et dit

            A LA GLOIRE DU GRAND ARCHITECTE DE L'UNIVERS,

            AU NOM DU SOUVERAIN SANCTUAIRE DU RITE ANCIEN ET PRIMITIF DE MEMPHIS-MISRAIM POUR …..

            SOUS LES AUSPICES DE LA GRANDE LOGE DU RITE POUR ……

            EN VERTU DES POUVOIRS QUI M'ONT ETE REGULIEREMENT CONFERES,

            JE DECLARE FERMES LES TRAVAUX DE CE TRIANGLE MAÇONNIQUE REGULIEREMENT CONSTITUE A L'ORIENT DE ... SOUS LE TITRE DISTINCTIF DE ...

            A moi, mes Frères, par le Signe, la Batterie et l'Acclamation .      Tous font le Signe, la Batterie et lancent l'Acclamation: LIBERTE! EGALITE! FRATERNITE!

Mes Frères, les Travaux sont fermés.

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Rite de Misraïm : initiation au 12ème degré (2)

29 Août 2012 , Rédigé par Rite de Misraim Publié dans #Rites et rituels

Le Deuxième Excellent Gardien :

Sublime Grand Maître, si l’on a choisi le Temple de SALOMON pour symbole, c’est parce que le Symbolisme qui nous occupe fut construit à cette époque où le Judéo-Christianisme était dominant ; c’est aussi parce que la Bible insiste plus que tout autre Livre Sacré sur le rôle du Temple.

Le Sublime Grand Maître :

Seriez-vous donc d’avis que n’importe quel autre Temple célèbre consacré à un Dieu quelconque aurait fourni matière à un aussi bon symbolisme ?

Le Deuxième Excellent Gardien : C’est en effet mon opinion. Le Temple, chez les Anciens, était une réduction, une image symbolique de l’Univers.

Notre Temple maçonnique l’est également puisqu’il s’étend de l’Orient à l’Occident, du Nord au Midi, du fond des Cieux au centre de la Terre.

Chacune des parties du Temple, chez les Anciens, correspondait à une partie de l’Univers ; on y plaçait sa représentation symbolique. Aussi les Architectes devaient-ils être des prêtres, et les simples ouvriers eux-mêmes des Initiés.

Le Sublime Grand Maître :

Mais ces Temples divers étaient consacrés à des Dieux différents : dans le Parthénon d’Athènes, on adorait Pallas-Athénée ; à Delphes, c’était Apollon ; à Olympie, c’était Zeus ; à Rome, Jupiter ; à Jérusalem, Iaveh, ; en Egypte, Osiris, Horus, Isis, Ptah, Rah, Amon, sans parler des petits Dieux dont chacun avait un Temple..

Comment, de toute cette variété, tirer une idée unique ?

Le Deuxième Excellent Gardien :

Ce n’était là qu’une apparence, une mythologie construite pour les esprits qui ne pouvaient se hausser aux conceptions philosophiques.

D’autre part, les peuples, le plus souvent en guerre les uns avec les autres, avaient besoin de désigner leurs dieux protecteurs par des noms différents. Mais, en réalité, tous ces dieux avaient une unique caractéristique, même sur le plan exotérique ; c’était, par conséquent, le même sous des noms différents.

Si, parmi ces dieux, il s’en trouvait ayant des attributions spéciales, ils étaient des démembrements d’un Dieu unique. La  preuve en est dans la facilité avec laquelle le Dieu d’un peuple était introduit dans le Panthéon d’un autre peuple ou identifié avec un de ses Dieux.

La communauté de mythologie des Romains et des Grecs provient d’une semblable identification.

Le Sublime Grand Maître :

Alors, si je vous entends bien, tous les Temples de pierre élevés à des Dieux différents étaient, en réalité, consacrés au même Dieu ?

Le Deuxième Excellent Gardien : Oui, Sublime Grand Maître.

Le Sublime Grand Maître :

Premier Excellent Gardien, le Dieu des Chrétiens est-il le même que celui caché dans les mythologies anciennes ?

Le Premier Excellent Gardien :

Dieu étant la pure conception de la Puissance Suprême, est nécessairement toujours le même sous des noms différents.

C’est pourquoi Saint Paul a pu dire qu’il y a plusieurs Dieux dans le ciel et sur la terre.

Le Sublime Grand Maître :

L’idéal spirituel désigné sous le nom de Grand Architecte de l’Univers par les Maçons symbolistes que nous sommes est-il le même que celui des Maçons opératifs du Moyen Age ?

Le Premier Excellent Gardien :

Certainement, car, comme eux, nous avons les yeux fixés vers le ciel, c’est-à-dire vers l’infini de l’Esprit.

Le Sublime Grand Maître : Vous avez entendu, Sublimes Chevaliers Elus, le dialogue qui vient d’avoir lieu entre Nous et les deux Excellents Gardiens.

Il contient un enseignement que nous vous invitons à méditer.

Nous allons, maintenant, vous conférer le Grade de Grand Maître Architecte.

L e S\G\M\frappe un coup : - O-

 Debout et à l’Ordre, Grands Maîtres Architectes !

Sublimes Chevaliers Elus…………… , veuillez monter à l’Orient.

 Nous, Sublime Grand Maître de cette Archi-Loge, représentant régulier des Excellents et Eminents Architectes qui la composent, à la Gloire du Grand Architecte de l’Univers, au nom du Suprême Conseil pour la France, en vertu des pouvoirs qui nous ont été conférés, nous vous recevons,

Vous Sublime Chevalier Elu………………..,

Vous Sublime Chevalier Elu………………..,

Vous Sublime Chevalier Elu………………..,

Grands Maîtres Architectes, et vous serez désormais habitants de ce « Lieu où l’on veut ».

L e S\G\M\frappe un coup : - O-

Acceptez-vous de prêter serment ?

Grand Maître Architecte :

Moi………….. , Elu Grand Maître Architecte, je Jure de me conformer aux prescriptions attenant à ce Grade.

Le Sublime Grand Maître :

Grand Maître Architecte ………, consentez-vous à sceller par le sang le Serment que vous venez de prononcer ?

Grand Maître Architecte :  J'accepte….

Grand Maître Rétheur :

Maître Liturgiste, avec toutes les précautions d’usage, veuillez prélever le sang de notre nouveau Grand Maître Architecte. Il en est ainsi fait…

Le Sublime Grand Maître :  Reprenez vos places, nouveaux Grands Maîtres. Asseyez-vous, Grands Maîtres anciens.

Grand Maître Rétheur, veuillez, par la lecture  du définitif Morceau d’Architecture, compléter l’instruction des nouveaux Grands Maîtres Architectes.

Grand Maître Rétheur :

Eminents Grands Maîtres Architectes, le grade que nous venons de vous conférer comporte la construction, mais la construction de quoi ?

Evidemment, une construction allégorique, car il ne saurait être question d’édifices réels.

Quand, dans les premiers grades, on cherche à pénétrer le symbolisme maçonnique, on ne pousse pas assez loin l’analogie pour se dire que toute construction comporte un plan.

Or, quel est le plan de la Maçonnerie ?

C’est la compréhension, par le jeu de l’Intelligence, de l’œuvre du Grand Architecte de l’Univers, c’est-à-dire la construction en nous d’un Temple à sa mesure et à sa Gloire, en un mot la Connaissance.

Mais qu’est-ce que la connaissance ?

Dans son sens relatif, un rapport entre un objet et un sujet, entre quelque chose d’extérieur à l’homme et l’esprit humain. Mais, de ce rapport, nous ne connaissons qu’un des termes : la sensation qu’il nous cause.

De toutes choses, nous ne percevons que le phénomène, c’est-à-dire l’apparence.

Pouvons-nous être certains que les choses que nous percevons par nos sens sont telles que ceux-ci nous les signalent ? Pouvons-nous même être certains qu’elles existent ?

La réalité, c’est la sensation non des choses, mais de notre pensée.

Les Bouddhistes professent que Maya, l’Illusion, nous cache le monde et que nous vivons en elle.

Même en admettant l’existence réelle du monde, comment arrivons-nous à le connaître ? Par nos sens ? Non ! Nos sens ne sont que des avertisseurs de l’esprit, et quand celui-ci n’entend point, quand il ne prête pas attention, les choses dont ils l’avertissent n’existent pas pour lui.

C’est l’esprit qui vérifie les sensations, les classe, les coordonne, en fait le système harmonieux  que nous nommons le Monde.

L’esprit seul est créateur ; l’esprit, seul, existe. Lui seul peut nous faire approcher de la Connaissance dans son acception non plus relative, mais absolue.

Pour la construction de l’Edifice intérieur, spirituel, ésotérique, le plan c’est le groupement, en un système, des idées accessoires autour de l’idée principale.

Quand on établit un plan, il faut le traduire dans les faits, c’est-à-dire le réaliser, et pour cela il faut mettre en œuvre une faculté spéciale qui a nom la Volonté.

C’est pour cela que cette Archi-Loge est nommée aussi la Boulomie, nom d’origine grecque signifiant « Le Lieu ou l’on veut ».

Voilà, Eminents Grands Maîtres Architectes, ce que vous êtes appelés à construire : édifier en vous le Temple de l’Universel.

Nous vous avons appris, dans la première partie de cette initiation, quels sont les défauts que peut avoir votre mécanisme intellectuel, et ce qui empêche les esprits de la plupart des hommes de bien fonctionner, c’est-à-dire de bien raisonner.

Vous qui êtes avertis, vous corrigerez ces défauts si vous en constatez l’existence en vous. La première et la plus importante connaissance que vous deviez avoir c’est, selon la prescription de Socrate, la connaissance de vous-même. Et, quand votre esprit fonctionnera bien, ce sera en vous-même que vivra la vérité. Selon la parole de Saint Jean : «  vous serez des Dieux ». ( X,34 )

Gloire à vous, Eminents Grands Maîtres Architectes, temples vivants du Grand Architecte de l’Univers !

Le Sublime Grand Maître donne l’instruction aux nouveaux Grands Maîtres Architectes :

 

Ordre : Placer la main droite dans le milieu de la gauche, le pouce posé dans la paume.

Signe : Etant à l’Ordre, feindre de tracer un plan avec le pouce droit sur la paume de la main gauche, tout en regardant le Sublime Grand Maître.

Attouchement : Entrelacer les doigts de la main droite avec ceux de la main gauche de l’autre Frère, mettre ensuite l’autre main sue la hanche.

BAtterie : O – OO – OO – O – OO – OO –

Marche : Trois pas en équerre, le premier lent, les deux autre précipités.

Mot  Sacré : SEIGNEUR…

Mot  de  Passe : MAAT…

Tablier : Blanc doublé et bordé de bleu, une poche au milieu.

Cordon : Bleu, il se porte de droite à gauche.

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Rite de Misraïm : initiation au 12ème degré (1)

29 Août 2012 , Rédigé par Misraim Publié dans #Rites et rituels

Le Premier Excellent Gardien :

                Sublime Grand Maître, on frappe à la porte de la Boulomie en Maître Secret.

Le Sublime Grand Maître :

Ce doivent être des Maîtres Secrets que des Grands Maîtres Architectes, membres de cette Archi-Loge, témoins de leurs Travaux dans la Loge de Perfection dont ils font partie, nous ont proposés pour les Grades Supérieurs.

Veuillez, Grand Maître Empirique, vous rendre dans les Parvis.

Vous demanderez au Grand Maître Liturgiste quels sont les noms des Maîtres Secrets qu’il conduit. Vous inscrirez ces noms sur une tablette que vous renfermerez dans l’Arche des Secrets, et vous nous l’apporterez. Le Grand Maître Empirique sort, puis vient remettre l’Arche des Secrets entre les mains du Sublime Grand Maître.

Le Sublime Grand Maître : Lisant :

Ce sont bien les Maîtres Secrets……………… qui nous ont été annoncés et pour qui l’on sollicite l’élévation à des Grades Supérieurs.

Quelqu’un parmi nous, Grands Maîtres Architectes, fait-il objection à ce qu’ils soient admis dans «  le lieu où l’on veut », afin d’y être examinés et que nous puissions nous-mêmes nous assurer s’ils sont capables d’un travail exigeant plus de capacité que celui de Surveillant de Chantier qui est le leur actuellement ?

Après qu’il a été constaté qu’aucun membre de l’Assemblée n’a d’objection à faire

( ou, dans le cas d’objection, après décision de l’Archi-Loge ).

Le Sublime Grand Maître :

Grand Maître Empirique, donnez l’entrée de la Boulomie au Grand Maître Liturgiste t aux Maîtres Secrets qu’il conduit. Le Grand Maître Empirique ouvre la porte : le Grand Maître Liturgiste entre, accompagné des Maîtres Secrets candidats ;il les range devant les deux Excellents Gardiens et se place lui-même sur le même rang du côté du Nord.

Le Premier Excellent Gardien :

Sublime Grand Maître, les Maîtres Secrets candidats ont pénétré dans le « lieu où l’on veut » et pris place entre les Styles.

Le Sublime Grand Maître :

Grand Maître Liturgiste, vous êtes-vous assuré que les Maîtres Secrets que vous conduisez dans ce lieu de sélection ont profité de l’enseignement qu’ils ont reçu en qualité de  Maîtres Secrets ?

Le Grand Maître Liturgiste : Je m’en suis assuré, Sublime Grand Maître.

Le Sublime Grand Maître :

Nous acceptons votre caution, Grand Maître Liturgiste, et puisqu’il en est ainsi, amenez les Maîtres Secrets devant les planches à dessin, sur lesquelles ils traceront leur premier croquis d’Architecture. Les Maîtres Secrets prennent place.

Le Sublime Grand Maître :

Second Excellent Gardien, pourquoi les Maçons revêtus du ,Quatrième Grade portent-ils le titre de Maître Secret ?

Le Deuxième Excellent Gardien :

Sublime Grand Maître, parce qu’ils remplissent le devoir qui leur incombe, celui d’éducateur des Membres des trois premiers grades..

Le Sublime Grand Maître : Comment le font-ils ?

Le Deuxième Excellent Gardien :

Revêtu du décor de simple Maître, et sans faire connaître sa qualité, le Maître Secret doit répandre les connaissances qu’il a acquises dans l’Atelier de son Grade en les mettant a la portée de ses auditeurs.

Le Sublime Grand Maître : Est-ce là l’unique devoir extérieur du Maître Secret ?

Le Deuxième Excellent Gardien : Le Maître Secret a aussi pour devoir de rechercher avec discrétion et discernement, soit dans sa Loge, soit dans celles qu’il visite, les Vénérables Maîtres qui, par leurs capacités naturelles et par leur travail, sont dignes d’être élevés au Grade Supérieur.

Le Sublime Grand Maître :

Respectable Maître……………. , avez-vous rempli cette obligation du Grade de Maître Secret ?

Réponse du Respectable Maître

Et vous, Respectable Maître…………….. ?

Réponse du Respectable Maître

Et vous, Respectable Maître…………….. ?

Réponse du Respectable Maître

Premier Excellent Gardien, qu’ont dit les voix lors de la réception de ces Frères ( et Sœurs ) au Grade de Maître Secret ?

Le Premier Excellent Gardien :

Sublime Grand Maître, les voix ont dit que l’accomplissement du Devoir doit être la préoccupation constante du Maître Secret, cette préoccupation doit s’éveiller avec lui le matin, l’accompagner pendant la journée au milieu de la paix des champs ou du tumulte des cités, prendre place le nuit sous son oreiller..

Le Sublime Grand Maître : C’est bien cela.

                Respectable Maître……………. , pourriez-vous nous dire ce que vous entendez par le Devoir, et ci ce Devoir ainsi compris, vous vous efforcerez de le remplir?

Réponse du Respectable Maître

                Et vous, Respectable Maître…………….. ?

Réponse du Respectable Maître

                Et vous, Respectable Maître…………….. ?

Réponse du Respectable Maître

 

Le Sublime Grand Maître :

Respectables Maîtres Secrets, nous devons maintenant vous dire quels sont  et ce que sont les Grades qui, dans la hiérarchie Misraïmite viennent après celui de Maître Secret :

-          Cinquième Degré, Maître Parfait :

Au 4ème Degré, le rituel vous a enseigné que vous veniez d’entrer au Saint des Saints et que, muni de la Clef d’Ivoire, vous alliez à la recherche de la Vérité et de la Parole Perdue.

Il vous a été affirmé que le Maître Secret « aspire à s’élever  au-dessus de la surface de la terre et à pénétrer dans les hautes régions de la Connaissance Spirituelle. »

Mais, en même temps, le rituel vous faisait heurter à une contradiction apparente en proclamant que « la vérité absolue réside dans le nuage de l’incognoscible sur un sommet inaccessible à l’esprit humain ».  

Le 5ème Degré, Maître Parfait, vous apporte la solution au problème de la quadrature du cercle philosophique ainsi posé. En retrouvant le mot, qui est Amon-Ré, en apprenant que l’accomplissement du Devoir, auquel vous étiez invité, est la réalisation « du principe élevé qui est en nous et non en dehors de nous », le Maître Parfait découvre que la Clef de la Connaissance, en tant qu’objet et vérité absolue, n’est pas dans la connaissance considérée comme mode médiat d’appréhension de celle-ci, mais dans la participation directe et immédiate au Principe, lequel est immanent en l’Initié. Celui-ci découvre cette Vérité en sa conscience philosophique par la victoire sur soi-même. Il comprend, aux termes du rituel, que « l’homme, être fini, ne pourrait se dérober à la Nature ses secrets les plus cachés, ni créer les Sciences et les Arts, si son intelligence n’était pas une émanation directe de la Cause Première » et il en tire « cette conséquence immédiate et métaphysique que tous nous sommes libres, tous nous sommes frères ( et sœurs ), tous nous sommes égaux ».

-          Sixième Degré, Secrétaire Intime :

Ce degré marque la différence entre les deux formes de la curiosité et fait comprendre combien celle-ci, stimulant de l’intelligence, est utile dans le chemin de la Vérité.

-          Septième Degré, Prévôt et Juge :

A ce grade, le Vénérable représente TITO, Prince des Harodim, chefs ou conducteurs au nombre de 3 600 que SALOMON établit sur les ouvriers du Temple.

Le désir de savoir, dont il est question dans le degré précédent, se transforme ici en possession de la science, obtenue par un accord mutuel portant sur la fidélité et l’appui réciproque, et donnant aux Initiés l’aptitude à rendre justice à leurs Frères ( et Sœurs ).

-          Huitième Degré, Intendant des Bâtiments :

Le Vénérable représente le Roi SALOMON.

Il est dit que ce grade a été créé en mémoire de celui qui fut choisi pour remplacer AMON.

Le maçon qui était l’objet de cette haute distinction devait connaître à fond les cinq ordres d’architecture.

-          Neuvième Degré, Maître Elu des Neuf :

Ce  grade, encore pratiqué dans certains pays, est – ainsi que les deux suivants – la continuation de la légende du meurtre d’OSIRIS. Le rituel raconte que SALOMON, 

après les funérailles solennelles d’Hiram, réunit les Maîtres ; il fait tirer au sort les noms de neuf d’entre eux et les charge de la vengeance de la victime par la punition des meurtriers, dénoncés par leur fuite et par l’abandon de leurs outils.

A ce grade, la vengeance se trouve accompli à l’égard de l’un d’eux.

-          Dixième Degré, Illustre Elu des Quinze :

Quinze Grands Elus, choisis par SALOMON parmi les maîtres les plus dignes et les plus zélés, se mettent à la recherche des deux autres meurtriers, qui reçoivent le châtiment de leur crime.

Les grades d’Elu ont donné lieu à bien des interprétations tendancieuses, en raison de l’idée de vengeance qui les caractérise. En fait, il vous a été enseigné que les trois mauvais Compagnons, qui ont tué Hiram, sont l’Ignorance, l’Orgueil et l’Ambition.

Aussi, la vengeance dont parlent les grades supérieurs, est-elle le triomphe sur les imperfections de notre nature spirituelle, qui ne sont pas nécessairement au nombre se trois, nombre symbolique, mais tous les obstacles que rencontre l’esprit humain pour atteindre la vérité, ennemis qui ne sont pas hors de lui, mais en lui.

-          Onzième Degré, Sublime Chevalier Elu :

La punition des trois assassins d’Hiram étant accomplie, SALOMON voulut récompenser le zèle et la fidélité des Quinze Grands Elus. Afin de ne faire aucune préférence ni faveur, il leur donna le titre d’Excellent Ami Sincère, leur montra les tables de la Loi et les objets précieux renfermés dans le tabernacle, puis les arma de l’épée de justice en leur disant qu’ils avaient  pour mission de rendre la justice et d’en suivre les lois en toutes circonstances.      

Respectables Maîtres, nous allons vous conférer par communication les sept premiers grades  énumérés, depuis celui de Maître  Parfait jusqu’à celui de Sublime Chevalier Elu.

Veuillez, Respectables Maîtres, monter à l’Orient.

Il y a lieu de faire lever les anciens Chevaliers.

Au nom du Suprême Conseil Misraïmite, en vertu des pouvoirs qui m’ont été conférés par cet Atelier de Sublimes Chevaliers …

Apposition du glaive sur la tête

Vous, Respectable Maître Secret…………

Vous, Respectable Maître Secret…………

Vous, Respectable Maître Secret…………

Je vous crée et consacre : Maîtres Parfaits, Secrétaires Intimes, Prévôts et Juges, Intendants des Bâtiments, Maîtres Elus des Neuf, Illustres Elus des Quinze, Sublimes Chevaliers Elus, afin que vous jouissiez à l’avenir des droits et prérogatives que comportent ces Grades.

Retournez à vos places, nouveaux Chevaliers Elus.

Anciens Chevaliers, mes Frères et mes Sœurs, asseyez-vous.      

Le Sublime Grand Maître :

Nous allons maintenant, Sublimes Chevaliers Elus, vous élever au Grade de Grand Maître Architecte, 12ème Degré, puisque vous venez de recevoir les grades qui en sont la préparation.

Premier Excellent Gardien, quel est le Symbole commun à tous les Grades de la Maçonnerie Misraïmite ?

Le Premier Excellent Gardien :

Sublime Grand Maître, c’est le symbole de la construction d’un édifice.

Le Sublime Grand Maître : Et quel est cet édifice ?

Le Premier Excellent Gardien :

Sublime Grand Maître, cela n’est indiqué ni aux Apprentis, ni aux Compagnons.

Aux premiers on se borne à expliquer qu’ils entrent dans une nouvelle vie, qu’ils sont de néophytes, c’est-à-dire des nouveaux nés ou nés une seconde fois, puis on les laisse à leurs réflexions.

Aux Compagnons on montre les outils symboliques du travail, on leur fait connaître les divers ordres d’Architecture et on leur donne à entendre que, pour l’accomplissement de l’œuvre à laquelle ils devront se vouer à l’avenir, il est nécessaire de posséder l’ensemble des connaissances auxquelles parvient l’intelligence humaine.

Ce n’est que dans l’initiation au Grade de Maître, où est racontée la légende de la mort de l’Architecte, qu’il est question de la construction du Temple.

Le Sublime Grand Maître : Quelle est la signification symbolique de ce Temple ?

Le Premier Excellent Gardien :

La construction du Temple signifie que le Franc-Maçon doit construire en lui-même un Temple, comme Hiram et les ouvriers érigèrent celui que le roi SALOMON leur avait commandé.

Le Sublime Grand Maître : Mais, très cher Excellent Gardien, comment un homme peut-il élever un Temple en soi-même?

Le Premier Excellent Gardien :

Sublime Grand Maître, ainsi que vous le savez, c’est là une allégorie, une métaphore servant à mettre en œuvre le symbole du Temple. Il importe, en effet, de bien savoir que le Symbole n’est qu’un moyen d’éveiller une idée.

Le Temple que nous devons construire en nous, c’est le système de nos connaissances, de nos idées et de nos règles de conduite, dont nous nous efforcerons de former un tout harmonieux pour nous rapprocher, autant que le permet l’infirmité humaine, de la Perfection.

Le Sublime Grand Maître : Quelle doit être la devise du Franc-Maçon ?

Le Premier Excellent Gardien : Bien voir, bien comprendre, bien agir.

Le Sublime Grand Maître :

Pourquoi, Second Excellent Gardien, les auteurs de cette allégorie ont-ils pris pour symbole le Temple de SALOMON ?

Les Temples des autres Dieux de l’Antiquité n’auraient-ils pas eu la même valeur symbolique ?

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RAPMM Réception au 12ème degré - Grand Maître Architecte (2)

28 Août 2012 , Rédigé par Rituel RAPMM 12 Publié dans #Rites et rituels

Le Sublime Grand Maître. -  Second Excellent Gardien, pourquoi les auteurs de cette allégorie ont-ils pris pour symbole le Temple de Salomon, le Temple du Dieu des Juifs ? Ne pensez-vous pas que tout autre Temple des autres dieux de l’antiquité aurait pu répondre au même symbolisme ?

 

Second Excellent Gardien. - En effet, puisque, pour les Anciens, le Temple était le Symbole de l'Univers, dont l'homme est lui-même l'image en tant que microcosme. Et- si l’on a choisi le Temple de Salomon pour symbole, c’est parce que le symbolisme qui nous occupe fut construit à l’époque où le Judéo-christianisme fut dominant, c’est aussi parce que la mythologie juive insiste, plus que toutes les autres, sur le rôle du Temple et parce qu’il est dit dans le code des légendes appelé la Bible, que Salomon fit construire un Temple aussi mythique que lui, par un Architecte non moins mythique

 

Le Sublime Grand Maître. - Pourtant, les Temples de l'Antiquité étaient consacrés à des dieux différents : dans le Parthénon d’Athènes on adorait Pallas-Athénée; à Delphes, c’était Apollon ; à Olympie, c’était Zeus; à Rome, Jupiter; à Jérusalem, Javeh; en Egypte, Osiris, Horus, Isis, Ptah, Rah, Ammon, Amen, sans parler des petits dieux dont chacun avait un Temple. Comment peut-on, de toute cette variété dégager une idée unique, compatible avec l'universalisme de notre Ordre ?

 

Second Excellent Gardien. - Cette variété n'est qu'une apparence, car si certaines attributions étaient dévolues en propre à des dieux différents, ceux-ci n'étaient, en réalité, que des aspects particuliers d'un Dieu unique. D’autres part les peuples, le plus souvent en guerre les uns avec les autres, avaient besoin de désigner leurs dieux protecteurs par des noms différents. Mais en réalité, tous ces dieux avaient une unique caractéristique. Même sur le point exotérique, c’était par conséquent, le même sous des noms différents. Si parmi ces dieux, il s’en trouvait ayant des attributions spéciales, ils étaient les démembrements d’un dieu Unique. La preuve en est dans la facilité avec laquelle le dieu d’un peuple était introduit dans le panthéon d’un autre, ou identifié avec un de ses dieux. La communauté de mythologie des Romains et des Grecs provient d’une semblable identification.

 

Le Sublime Grand Maître. - Alors si je vous entends bien, tous les Temples de pierres élevés a des dieux différents étaient en réalité consacrés au même ?

 

Second Excellent Gardien. - Oui, Sublime Grand Maître.

 

Le Sublime Grand Maître. - Premier Excellent Gardien, le Dieu des religions actuellement pratiquées est-il le même que celui caché dans les mythologies anciennes ?

 

Premier Excellent Gardien. - Dieu n'étant pas un être physique, compréhensible pour nos sens, mais la pure conception de la Puissance Suprême, est nécessairement toujours le même, sous des noms différents. Le Grand Architecte de l'Univers est une expression plus large, Universelle de cette conception.

 

Le Sublime Grand Maître. - S’il en est ainsi, comment expliquez-vous la différence d’architecture entre les Temples anciens et les églises Chrétienne du Moyen-Âge ?

 

Premier Excellent Gardien. - Les premières églises Chrétienne furent d’anciens Temple païens, ce ne fut qu’au 11ème siècle que le christianisme d’Occident eut son architecture particulière. Ce fut d’abord le style Byzantin, importé d’Orient, mais par l’influence du génie de la race Gauloise, il se transforma vite en style Roman, puis en style Ogival ou Gothique.

Circonstance remarquable, cette transformation correspond, comme époque, à la naissance en France de l’école Théologique dite "Scolastique", laquelle fut d’une grande hardiesse de pensée.

 

Le Sublime Grand Maître. - N’y a t’il aucune analogie entre l’Architecture Ogivale et les tendances de l’école Scolastique ?

Premier Excellent Gardien. - Si Sublime Grand Maître, l’ancien Temple païen symbolisait l’univers et occupait l’attention dans les parties basses et moyenne de l’édifice. L’Architecture Ogivale semble vouloir, au contraire, élever l’esprit vers le ciel. Cela correspond à la conception païenne et à la conception Scolastique Chrétienne, l’une naturaliste, l’autre purement idéaliste.

 

Le Sublime Grand Maître. - Ainsi selon vous, l’église Ogivale serait, elle aussi, symbolique ? A qui attribuez-vous cette pratique constante du symbolisme dans la construction des Temples et des Églises ?

 

Premier Excellent Gardien. - Aux constructeurs, nos ancêtres, les Francs-Maçons Opératifs qui étaient les successeurs réguliers des constructeurs des Temples païens et qui modifièrent l’objet de leur symbolisme au fur et à mesure que se modifiait la conception religieuse.

 

Le Sublime Grand Maître. - L’idéal philosophique moderne ou Sublime Architecte des Mondes, des Maçons symboliques que nous sommes, est-il le même que celui des Maçons Opératifs du Moyen-âge ?

 

Premier Excellent Gardien. - Il subit à son tour une modification. Nous aussi avons les yeux fixés vers le Ciel, c’est à dire vers le monde de l’idée, mais comme nous sommes des Hommes de notre Temps, nous regardons également la Terre. En d’autres termes, nous associons la Science à la philosophie.

 

Le Sublime Grand Maître. - Respectables Frères, vous avez entendu le dialogue qui vient d'avoir lieu entre nous et les deux Excellents Gardiens. Il contient un enseignement que nous vous invitons à méditer. Le moment est venu de vous conférer le 12ème degré, Grand Maître Architecte.

Sublimes Chevaliers élus, veuillez vous approcher de l’Orient et vous recueillir un instant.

 

Coup de maillet

Debout et à l'Ordre, Grands Maîtres Architectes !

 

Grand Maître Liturgiste, faites gravir aux Respectables Frères …..…….., ……..…, ……..…, les marches de l'Orient !

Après exécution de ces mouvements :

 

Le Sublime Grand Maître. -  Coup de maillet

 

A la Gloire du Suprême Architecte des Mondes.

Au nom et sous les auspices du Suprême Conseil Mixte

du Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm

Nous, Sublime Grand Maître de cette Archi-Loge, représentant régulier des Excellents et Eminents Architectes qui la composent, en vertu des pouvoirs qui nous ont été conférés, nous vous recevons,

Vous, Sublime Chevalier Elu ………………..

Vous, Sublime Chevalier Elu ………………..

Vous, Sublime Chevalier Elu ………………..

Grands Maîtres Architectes, et vous serez désormais habitants de ce  "Lieu ou l'on veut".

 

Coup de maillet - Courte pause.

 

Grand Maître Liturgiste, veuillez inviter les nouveaux Grands Maîtres Architectes à prendre place sur les styles. - Grands Maîtres Architectes, prenez place !

 

Coup de maillet - Après exécution de ces mouvements :

 

Grand Maître Rhéteur, veuillez, par la lecture du définitif morceau d’Architecture, compléter l'instruction des nouveaux Grands Maîtres Architectes.

 

Le Grand Maître Rhéteur. - Eminents Grands Maîtres Architectes, le degré que nous venons de vous conférer comporte la construction, mais la construction de quoi ? Evidemment, une construction allégorique, car il ne saurait être question d'édifices réels. Quand, dans les premiers grades, on cherche à pénétrer le symbolisme Maçonnique, on est entraîné, par des préoccupations profanes, d'ordre politique et économique, à parler de construction ou de reconstruction de la société ! On ne pousse pas assez loin l'analogie pour se dire que toute construction ou reconstruction réelle comporte un plan. Or quel est le plan social de la Maçonnerie ? Les savants les plus éminents en matière sociologique n'en ont point. Quoiqu'on parle souvent d'édifice social, les sociétés humaines ressemblent bien plus à des êtres : Hommes, Animaux ou même Plantes qu'à des constructions. Sans doute les hygiénistes, les éleveurs et les cultivateurs interviennent dans l'évolution corporelle des Hommes, des Animaux et des Plantes, mais leur Art est le résultat d'une longue expérience méthodique que se sont transmise des générations de savants. Pour les sociétés humaines, rien de pareil n'existe ; jamais on n'a pu, dans le passé, observer l'évolution de sociétés semblables à nos sociétés civilisées modernes, puisqu'il n'en a point existé ! La science des sociétés en est aux balbutiements ; quant à l'art social, il n'est pas même un rudimentaire empirisme. Il y a bien des faiseurs de projets, mais ces projets n'ont rien de scientifique. Il ne saurait donc être question de construction ni de reconstruction des sociétés. De quoi est-il donc question ? De quelque chose de beaucoup plus restreint et de beaucoup plus vaste à la fois : de la construction et de la reconstruction du monde entier par le jeu de l'intelligence.

La Genèse Hébraïque est une allégorie qui, sous prétexte de raconter la création du monde, expose les procédés par lesquels l'esprit humain parvient à connaître celui-ci. Qu'est-ce que la connaissance ? Un rapport entre un objet et un sujet, entre quelque chose d'extérieur à l'homme et l'esprit humain. Mais, de ce rapport, nous ne connaissons qu'un des termes : la sensation qu'il nous cause. De toutes choses, nous ne percevons que le phénomène, c'est à dire l'apparence. Pouvons-nous être certains que les choses que nous percevons par nos sens sont telles que ceux-ci nous les signalent ? Pouvons-nous même être certains qu'elles existent ? Il n'y a qu'une réalité, c'est nous-même ; qu'un fait incontestable, c'est la sensation non des choses, mais de notre pensée. Les Bouddhistes professent que Maya, l'illusion, nous cache le Monde et que nous vivons en elle. Même en admettant l'existence réelle du monde, comment arrivons-nous à la connaître ? Par nos sens ?  Non !

Nos sens ne sont que des avertisseurs de l'esprit, et quand celui-ci n'entend point, quand il ne prête pas attention, les choses dont ils l'avertissent n'existent pas pour lui. C'est l'esprit qui vérifie les sensations, les classe, les coordonne, en fait le système harmonieux que nous nommons le Monde. L'esprit seul est créateur ; l'esprit seul existe. Mais la construction d'un édifice, symbolique ou réel, n'est pas œuvre d’improvisation d'un et l’autre cas, il faut un plan. Pour la construction de l'édifice intellectuel, ce plan c'est le groupement, en un système, des idées accessoires autour de l'idée principale. Quand on établit un plan, il faut le traduire dans les faits, c'est à dire le réaliser, et pour cela il faut mettre en œuvre une faculté spéciale qui a nom : la Volonté. C'est pour cela que cette Archi-Loge est nommée aussi la Boulomie, nom d'origine grecque signifiant : "Le Lieu où l'on veut". C'est en effet ici, qu'après avoir étudié le plan de systématisation des connaissances, des idées et des règles de conduite morale, on décide de le réaliser.

Voilà, Eminents Grands Maîtres Architectes, ce que vous êtes appelés à construire : le Monde entier tout simplement. Nous vous avons appris, dans la première partie de cette Initiation, quels sont les défauts que peut avoir notre mécanisme intellectuel, et ce qui empêche les esprits de la plupart des Hommes de bien fonctionner, c'est à dire de bien raisonner. Vous qui êtes avertis, vous corrigerez ces défauts si vous en constatez l'existence en vous. La première et la plus importante connaissance que vous devez avoir c'est, selon la prescription de Socrate, la connaissance de vous-même.

Et quand votre esprit fonctionnera bien, ce sera en vous même que vivra la Vérité.

Vous serez de véritables constructeurs : vous aurez mangé le fruit de l'arbre de la Connaissance : vous serez des Dieux !

Gloire à vous, Eminents Grands Maîtres Architectes !

 

Le Sublime Grand Maître. - Je vous remercie Grand Maître Rhéteur.

Voici maintenant, mes Très chers Sœurs et Frères Grands Maîtres Architectes, les instructions du degré.

Grand Maître Empirique veuillez pour ce faire, m'assister. Vous exécuterez les gestes au fur et à mesure de leur description.

 

Ä Pour se mettre à l'Ordre : Croiser les bras, (le bras droit toujours au dessus) mains fermées, pouces levés.

Ä Pour faire le signe : feindre de tracer un plan avec le pouce droit, dans la paume de la main  gauche.

Ä Pour donner l'attouchement : Entrelacer les doigts de la main droite avec ceux de la main gauche de l'autre Frère. Mettre ensuite l'autre main sur la hanche.

Ä La batterie se fait par 10 coups : Ä - ÄÄ - ÄÄ - Ä - ÄÄ - ÄÄ

Ä La marche s'exécute par 3 pas, pieds en équerre, le premier lent, les deux autres très vifs.

Ä Le mot sacré est : ADONAÏ.

Ä Le mot de passe est : HAMON.

Ä Le Tablier est blanc et bordé de bleu, frangé d'or. Au milieu, une échelle de proportion, un compas de proportion et un compas fermé pour former un triangle. Sur la bavette un rapporteur.

Ä Le Cordon est bleu il se porte de droite à gauche. Au bas du cordon est suspendu le bijou.

Ä L'âge, celui de la plénitude : 45 ans.

Catéchisme.

D - Etes-vous Grand Maître Architecte ?

R - Je connais tout ce qui est renfermé dans un étui de mathématiques.

 

D - Que renferme-t-il ?

R - Une Équerre, un compas simple, un compas à quatre pointes, un compas de proportion, une Règle, un Fil à plomb et un demi-cercle gradué.

 

D.- Qu'enseignent ces instruments ?

R.- La rectitude, la sincérité, le travail et l'émulation.

 

D - Où avez-vous été reçu ?

R - Dans un lieu tendu de blanc et rempli de flammes.

 

D - Que signifient ces emblèmes ?

R - La pureté du cœur et l'ardeur du zèle des Grands Maîtres Architectes.

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RAPMM Réception au 12ème degré - Grand Maître Architecte (1)

28 Août 2012 , Rédigé par Rituel RAPMM 12 Publié dans #Rites et rituels

Le Frère Liturgiste se rend dans la salle des préparations. Il s'assure que les récipiendaires qui s'y trouvent portent bien les décors de Maître Secret (ou de Maître Élu des Neuf) et les tuiles sérieusement sur le 4ème degré. Puis il se met à leur tête et vient frapper en Maître Secret à la porte de l’Archi-Loge. (ÄÄÄÄÄÄ - Ä)

 

Premier Excellent Gardien. - Sublime Grand Maître, on frappe en Maître Secret à la porte de la Boulomie.

 

Le Sublime Grand Maître. - Ce doit être le Frère Liturgiste, accompagnant des Maîtres Secrets qui. sur proposition du Suprême Conseil et du Souverain Sanctuaire, ont été élevés au 12ème degré.

Veuillez, Grand Maître Empirique vous rendre dans les parvis. Vous inscrirez les noms des récipiendaires sur une tablette que vous nous apporterez après l'avoir placée dans l'Arche des Secrets.

Coup de maillet.

 

Grand Maître Empirique. - Le Grand Maître Empirique sort, puis revient déposer l'Arche des Secrets entre les mains du Sublime Grand Maître.

 

Le Sublime Grand Maître. - Lisant : Ce sont bien les Maîtres Secrets ; (Noms et prénoms)

Qui nous ont été annoncés et pour qui l’on sollicite l’élévation à des degrés supérieurs. Quelqu’un parmi vous, Grands Maîtres Architectes, fait-il objection à ce qu’ils soient admis dans « le Lieu où l’on veut » afin d’y être examinés et que nous puissions nous-même nous assurer s’ils sont capable d’un Travail exigeant plus de capacité que celui de Surveillant de Chantier qui est le leur actuellement ?

Après que la parole a été accordée éventuellement

 

Grand Maître Empirique, donnez l'entrée de la Boulomie au Grand Maître Liturgiste et aux Maîtres Secrets qu'il conduit.

 

Grand Maître Empirique. - Ouvre la porte.

 

Grand Maître Liturgiste. - Entre, accompagné des récipiendaires qu'il fait aligner à l'Ouest, devant les deux Excellents Gardiens et se place lui-même sur le même rang du côté du Nord.

 

Premier Excellent Gardien. - Sublime Grand Maître, les Maîtres Secrets candidats ont pénétré dans le "Lieu où l'on veut" et pris place entre les styles.

 

Le Sublime Grand Maître. - Grand Maître Liturgiste, vous êtes-vous assuré que les Maîtres Secrets que vous conduisez dans ce lieu de sélection ont profité de l'enseignement qu'ils ont reçu en qualité de Maîtres Secrets ?

 

Grand Maître Liturgiste. - Je m'en suis assuré, Sublime Grand Maître.

 

Le Sublime Grand Maître. - Nous acceptons votre caution, Grand Maître Liturgiste et puisqu’il en est ainsi, amenez les Maîtres Secrets devant la planche à tracer sur laquelle ils dessineront leur premier croquis d'architecture.

 

Grand Maître Liturgiste. - Les Maîtres Secrets, guidés par lui, s'avancent vers la planche à tracer où chacun d'eux trace un cercle et une ligne droite. Pendant ce temps, des sièges sont disposés devant les deux Excellents Gardiens. Les récipiendaires toujours guidés par le Grand Maître Liturgiste vont y prendre place après avoir tracé leur croquis.

 

Le Sublime Grand Maître. - Second Excellent Gardien, pourquoi les Francs-Maçons titulaires du 4ème degré portent-ils le titre de Maître Secret ?

 

Second Excellent Gardien. - Sublime Grand Maître, parce qu'ils ont le devoir d'être les éducateurs des Frères des trois premiers degrés, et que cela désigne la manière dont ils remplissent le devoir qui leur incombe.

 

Le Sublime Grand Maître. - Comment doivent-ils s'acquitter de ce devoir ?

 

Second Excellent Gardien. - Revêtu du décor de Maître, sans faire connaître sa qualité, le Maître Secret, doit faire bénéficier ses Frères de la Loge Symbolique, des connaissances qu'il a acquises en Loge de Perfection, en les mettant à la portée de ses auditeurs.

 

Le Sublime Grand Maître. - Est-ce là l'unique devoir du Maître Secret en Loge Symbolique ?

 

Second Excellent Gardien. - Il a pour devoir également de rechercher, avec discrétion et discernement, les Vénérables Maîtres qui, par leurs capacités naturelles et par leurs Travaux, lui semblent dignes d'être proposés pour le degré supérieur.

 

Le Sublime Grand Maître. - Respectable Maître Secret …….….., avez-vous rempli ces obligations?

Et vous, Respectable Maître Secret …………, Et vous, ……………

Premier Excellent Gardien, qu'ont dit "les voix" lors de la réception de ces Frères au grade de Maître Secret ?

 

Premier Excellent Gardien. - Sublime Grand Maître, "les voix" ont dit que l'accomplissement du Devoir doit être la préoccupation constante du Maître Secret, qu’elle doit s’éveiller avec lui le mati, l’accompagner pendant la journée au milieu de la Paix des champs ou du tumulte des Cités, prendre place la nuit sous son oreiller.

 

Le Sublime Grand Maître. - Respectable Maître Secret ……………..,veuillez nous dire ce que vous

entendez par le Devoir ?  et si ce Devoir ainsi compris, vous vous efforcerez de le remplir ? Et vous, Respectable Maître Secret …………….., Et vous………..………

 

Les membres de l'Atelier peuvent alors poser des questions aux Frères Maîtres Secrets et engager avec eux une courte discussion à laquelle le Sublime Grand Maître met un terme quand il la juge suffisante.

 

Respectables Maître, nous devons maintenant vous dire ce que sont les degrés qui, dans la hiérarchie de Memphis-Misraïm, viennent après celui de Maître Secret, c'est-à-dire ceux de Maître Parfait, Secrétaire Intime, Prévôt et Juge, Intendant des Bâtiments, Maître Élu des neuf, Illustre Élu des quinze, Sublime Élu des douze, Grand Maître Architecte. Nous nous arrêterons là. Ces degrés qui sont encore pratiqués dans certains pays, sont la continuation de la légende d'Hiram et du meurtre de celui-ci, qui vous a été raconté lors de votre élévation au degré de Maître.

Il est dit dans cette légende que le Maître Hiram, l'Architecte qui construisit le premier Temple de Jérusalem sur l'ordre du Roi Salomon, fut assassiné par trois mauvais compagnons qui voulaient obtenir, par voie irrégulière, la connaissance du mot de Maître.

La légende, se continuant dans les grades ultérieurs, raconte que Salomon, après les funérailles solennelles d'Hiram, réunit les Maîtres et fit tirer au sort les noms de neuf d'entre eux, qu'il chargea de la vengeance de la victime par la punition des meurtriers que leur fuite et l'abandon de leurs outils dénonçaient.

Ces Élus s'acquittent de leur mission, rejoignent les meurtriers, Ils tuent ou, par leur seule poursuite, les amènent à se suicider.

Ils leur coupent la tête et apportent les trois têtes à Salomon qui les fait exposer pendant trois jours sur les chantiers, puis brûler.

A la suite de cette expédition, Salomon crée pour les Maîtres qui l'ont accomplie et six autres qu'il leur associe, une série de degrés nouveaux dont nous venons de vous donner l'énumération et repartit entre ces divers degrés, les fonctions de Directeur de la construction du temple - qui n'est jamais achevé - et de surveillant de l'entretien, fonctions que le Maître Hiram assumait de son vivant.

Cette légende, Respectables Maîtres est allégorique; l'explication en est amorcée au degré de Maître, car il est dit que les trois mauvais compagnons qui ont tué le Maître Hiram sont l'ignorance, l'orgueil et l'ambition. On se place a ce moment sur le plan social et l'on donne à comprendre qu'Hiram personnifie tous les bienfaiteurs de l'humanité, tous les promoteurs de l'émancipation politique, morale et intellectuelle des peuples, contre lesquels les privilégies, bénéficiaires d'un état social mauvais, ameutent ces mêmes peuples. Cette explication est bonne et suffisante pour les Maîtres.

Mais le propre des allégories bien faites est d'être susceptible de plusieurs explications correspondant à des degrés divers de la connaissance. L’explication pour les degrés de perfectionnement est celle-ci : Hiram symbolise l'esprit humain tendant sans cesse à la Vérité. Pour atteindre ce but, l'esprit humain rencontre des obstacles, des ennemis qui ne sont pas hors de lui, mais en lui. Ces ennemis qui ne sont pas nécessairement au nombre de trois, nombre symbolique, ce sont les imperfections de notre nature spirituelle.

Parmi ces imperfections, il en est deux, en quelque sorte congénitales, ce sont : l'inintelligence et la fausseté d'esprit, c'est a dire incapacité de raisonner juste. Ceux qui sont affligés de ces imperfections sont sans doute à plaindre et l'on doit pratiquer à leur égard la Charité, mais ils sont incapables de participer à l'œuvre de la Maçonnerie. Ils doivent être laissés dehors; ils doivent même être repoussés s'ils tentent de s'y introduire.

Il est d'autres imperfections de l'esprit humain qui ne sont pas congénitales, mais simplement le résultat d'une mauvaise éducation reçue dans le milieu social profane ou nous vivons tous et qui peuvent être corrigées par une culture et une éducation appropriées.

Nous allons vous énumérer rapidement les principaux parmi ces défauts de l'inintelligence.

Il y a d'abord la paresse d’esprit et son contraire, l'activité excessive et déréglée.

Ensuite viennent la crédulité et son contraire, la tendance exagère à la contradiction.

Apres se présentent la défiance de soi-même et son contraire, l'excès de confiance en soi-même, il y a aussi le simplisme, ou tendance a ne voir qu'un coté des questions et son contraire, l'amour de la complication, qui multiplie inutilement les aspects et crée ainsi la confusion.

Enfin, comme couronnement de ces défauts, viennent la tendance a la généralisation abusive et l'amour excessif de la certitude, lequel fige l'esprit et l'empêche de procéder à l'examen incessant des opinions.

Si vous voulez bien y réfléchir un instant, respectables Maîtres, vous comprendrez que ces défauts ou imperfections de l'esprit sont les générateurs des mauvais raisonnements ou sophismes, par lesquels l'intelligence cherchant la Vérité est plongée et maintenue dans l'erreur. Ce n'est que quand il est débarrassé de ceux-ci que l'esprit, fonctionnant comme un mécanisme bien réglé, peut approcher de la Vérité.

Les huit degrés dont nous venons de parler représentent les étapes successives par où passe l'esprit en se libérant de ses défauts.

Il n'est point nécessaire que nous nous arrêtions à tous les degrés de cette échelle; vous êtes, respectables Maîtres, des Hommes d'une valeur telle qu'il suffit de vous faire un exposé de la méthode a suivre pour que vous la compreniez et la pratiquiez vous-mêmes.

Nous allons maintenant, sublime chevalier Élu, vous élever au degré de Grand Maître Architecte, 12ème degré, dont ceux que vous avez reçus sont la préparation.

 

Premier Excellent Gardien, quel est le Symbole commun à tous les degrés de la Franc-Maçonnerie ?

 

Premier Excellent Gardien. - C'est le Symbole de la construction d'un édifice.

 

Le Sublime Grand Maître. - Quel est cet édifice ?

 

Premier Excellent Gardien. - Sublime Grand Maître, cela n'est indiqué ni aux Apprentis, ni aux Compagnons, aux premiers on se borne à expliquer qu'ils entrent dans une nouvelle vie, qu'ils sont des néophytes, c'est à dire des nouveaux-nés ou nés une seconde fois, puis on les laisse à leurs réflexions. Aux Compagnons, on montre les outils symboliques du travail, on leur fait connaître les divers ordres d'Architectures et on leur donne à entendre que, pour l'accomplissement de l'œuvre à laquelle ils devront se vouer à l'avenir. Il est nécessaire de posséder l'ensemble des connaissances auxquelles, parvient l'intelligence humaine. Ce n'est que dans l'Exaltation à la Maîtrise, où est racontée la légende de la mort de l'Architecte Hiram, qu'il est question de la construction du Temple de Salomon.

 

Le Sublime Grand Maître. - Quelle est la signification symbolique de ce Temple ?

 

Premier Excellent Gardien. - Ce Temple est le symbole de l'harmonie que nous devons établir en nous-mêmes pour approcher, autant que le permet l'infirmité humaine, de la Perfection Spirituelle et Morale.

 

Le Sublime Grand Maître. - Mais Très Cher Excellent Gardien, comment un Homme peut-il élever un Temple en soi-même ?

 

Premier Excellent Gardien. - Sublime Grand Maître, ainsi que vous le savez, c’est-là une allégorie, une métaphore servant à mettre en œuvre le symbole du Temple. Il importe, en effet, de bien savoir que le symbole n’est qu’un moyen d’éveiller l’idée. Le Temple que nous devons construire en nous, c’est le système de nos connaissances, de nos idées et de nos règles de conduite, dont nous nous efforçons de former un tout harmonieux pour nous rapprocher, autant que le permet l’infirmité humaine, de la perfection morale.

 

Le Sublime Grand Maître. - Quelle doit être la devise du Franc-Maçon

 

Premier Excellent Gardien. -  Bien Voir, Bien Comprendre, Bien Agir.

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