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Rit d'Hérédom de Kilwinning : Excellent Chevalier Adepte, Prince de la Rose-Croix (3)

13 Juin 2012 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #hauts grades

TROISIEME EXPLICATION DU TABLEAU

 

 

 1° Le bûcher allumé est celui où Jacques Molay et son malheureux compagnon expirèrent dans les tourments

 foi résignation héroïque

 2° Le bras armé d'un coutelas est les cieux

  crimes impunis douleurs vengeance

 3° L'ange dans un nuage est le génie des grandes choses qui s'élève dans les cieux

  liberté enthousiasme gloire

  4° La lance est l'arme des chevaliers qui suivaient Godefroi de Bouillon dans la Palestine

  noblesse valeur origine des templiers

  5° La croix est l'étendard des héros de la terre sainte qui rappelle les plus grands souvenirs

  tribulations humilité

  6° La couronne d'épines écarte la main du téméraire la douleur est prise du plaisir

  sacrifice martyre triomphe

  7° L'arche d'alliance annonce la manifestation d'un Dieu qui se dépouille en quelque sorte de son immensité pour habiter parmi les hommes

  David religieux alliance divinité

  8° Les tables de la loi gouvernent les peuples d'une morale sublime émanée d'une intelligence céleste

  religion décalogue justice

  9° L'encensoir indique le culte dont s'instruisent les prêtres de la sagesse

  sacerdoce cérémonie imagination

  10° Le mercure avec ses attributs représente Ménès l'un des premiers rois d'Egypte

  empire art protection

  11° Le réchaud surmonté d'un creuset nous rappelle qu'ainsi que les métaux s'épurent par la fusion, l'âme est régénérée par la prière

  purification doctrine instruction

  12° Le lingot d'or est le mobile des actions humaines que la force de la raison réduit à sa juste valeur

  corruption ambition prudence

  13° Le flambeau ardent est l'emblème de la vérité qui doit éclairer nos actions dans le chemin difficile de la vie

  lumière force sûreté

  14° Le globe tournant sur son axe nous avertit que les mondes jetés dans l'espace sont soumis dans leur révolution à une puissance invisible

  éternité force centripète harmonie

  15° Le triangle équilatéral d'or est la figure la plus parfaite sous laquelle l'aspect de la divinité frappe nos yeux

  delta trinité ternaire

Le T:. excellent fait approcher le candidat de l'autel lui fait poser un genou à terre et le constitue chevalier Adepte très excellent Prince de Mercy en frappant 15 coups, 3, 5 et 7 sur sa flèche avec une autre flèche et en lui posant le cordon et le tablier il lui dit :

Q : T:. excellent je vous habille du vêtement tricolore qui caractérise notre grade. Soyez digne de le porter. Recevez maintenant les signes, paroles et attouchements.

Il lui donne et lui dit d'aller se faire reconnaître. Cela fait il dit :

Q : Applaudissons T:. excellents à l'heureuse acquisition que nous venons de faire.

On applaudit.

 

 

INSTRUCTIONS

 

 

Q : Etes-vous chevalier Adepte Prince de la R+C vu de Mercy ?

R : J'ai vu la grande lumière (le delta) et suis comme vous T:. excellent par la triple alliance de J:.C dont vous et moi portons la marque.

Q : Quelle est cette triple alliance ?

R : Celle que l'éternel fit avec Abraham par la circoncision, celle qu'il fit avec son peuple (heliham) dans le désert par l'entremise de Moïse et celle qu'il fit avec les hommes par la mort et la passion de J C son cher fils.

Q : Combien avez-vous de mots ?

R : Six dont un de passe, deux profanes, deux sacrés et un sublime.

Q : Dites-moi les deux mots profanes.

R : GABON GIBLIN.

Q : que signifie le premier mot ?

R : Maître excellent qui est le nom d'un écossais.

Q : Que signifie le second ?

R : C'est le nom de la chambre du troisième ciel qui n'était ouverte qu'à ceux qui avaient la science infinie et qui aidèrent Salomon à la confection du grand œuvre.

Q : Dites-moi les deux mots sacrés.

R : JEHOVAH JAKIN.

Q : Que signifient ces deux mots ?

R : Un Dieu seul éternel et souverain maître de toutes choses.

Q : Dites-moi le mot sublime.

R : EDUL.

Q : Que signifie ce mot ?

R : C'est un mot chaldéen qui veut dire fais ce que tu voudrais qu'il te fut fait.

Q : Quel est le signe ?

R : Il y en a trois :

 -Le premier qu'on nomme d'entrée est de porter la main droite au dessus de ses yeux en forme de triangle comme si on voulait se garantir d'une trop forte lumière ou pour se garantir de la lumière du delta.

-Le deuxième qui est celui de caractère est de former un triangle avec les deux pouces et les deux index et le porter sur le ventre.

- Le troisième est celui d'appel ou de secours, il se fait en croisant les deux bras au dessus de sa tête, les mains tendues et la paume tournée en dehors. Celui-ci ne se donne qu'en loge ou dans les besoins pressants en disant : à moi les enfants de la veuve.

Q : Quel est l'attouchement ?

R : C'est de prendre avec les deux mains les épaules de celui qui examine et les presser un peu à trois reprises en prononçant les mots: Gomez ou Gomel.

Q : Quel est l'ordre ?

R : debout la main droite appuyée sur la hanche.

Q : quel est la marche ?

R : Trois pas égaux en partant toujours du pied gauche et en assemblant chaque fois les deux talons les pointes des pieds ouvertes en équerre.

Q : Quelle est la batterie ?

R : 3 5 7.

Q : Quel est le devoir ?

R : Il se fait par 9 fois 9 ce qui fait le nombre 81.

Q : Que âge avez-vous ?

R : 81 ans.

Q : Quelle heure est –il ?

R : L'heure de la régénération.

 

 

EXPLICATION DU DEVOIR

 

 

Le nombre 3 étant le plus parfait aux yeux des maçons on a dû remarquer que tout se faisait par 3 dans ce grade sublime. Or le devoir qui se compose de ce nombre conduit son cube par les progressions suivantes: 3 fois 3 font 9, 9 fois 9 font 81. Comprends tout ce qui figure par 3 dans ce grade :

 1 3 ciels

 2 3 couleurs

 3 3 fois 3 colonnes

 4 3 fois 3 étoiles par colonnes

 5 3 pointes à la flèche

 6 3 fois 3 flèches à la couronne

 7 3 voyages

 8 3 échelons à l'échelle

 9 3 fois 3 marches au gradin du premier voyage

10 3 vertus théologales

11 3 coups de main

12 3 fois le tour du tableau

13 3 fois 5 figures du tableau

14 3 explications de tableau

15 3 serments

16 3 mots allégoriques à chaque figure de la dernière explication

du tableau

17 3 bandeaux, le matériel, celui de l'esprit et celui de l'âme

18 3 alliances ou la triple alliance

19 3 espèces d'or

20 3 explications de ces 3 espèces voilées dans les premiers grades

21 3 millions promis

22 3 ans de travaux indiqués

23 3 pas dans la marche

24 3 pressions dans l'attouchement

25 3 signes

26 3 mots profanes

27 3 mots sacrés

 

TOTAL: 81

 

 

FERMETURE DES TRAVAUX

 

 

Les travaux se ferment comme il s'ouvrent.

Avant que d'applaudir le T:. excellent remet le livre de la vérité à sa place et l'on prête le serment du silence les mains tournées vers le palladium que le gardien sacré couvre de son voile.

 

 

ORDRE DES BANQUETS

 

 

L'ordre des banquets sera le même que dans tout autre grade pour les santés et la discipline.

Il n'y a de changement que dans la dénomination des objets qui composent le service de table comme il suit :

 1° Faire un banquet se dira : travailler au grand œuvre

 2° La bouteille se dira : navette

 3° Le vin se dira : encens

 4° Le verre se dira : encensoir

 5° Les liqueurs se diront : esprit

 6° L'eau se dira : sagesse

 7° Le couteau se dira : flèche

 8° Le pain se dira : pierre philosophale

 9° Les mets se diront : métaux

10° Les plats et assiettes se diront : creuset

11° La nappe se dira : étendard

12° La serviette se dira : voiles

 

Source : le Miroir Alchimique

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Rit d'Hérédom de Kilwinning : Excellent Chevalier Adepte, Prince de la Rose-Croix (2)

13 Juin 2012 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #hauts grades

PREMIERE EXPLICATION DU TABLEAU

 

Vous voyez :

1° un bûcher allumé 2° un bras tenant un grand coutelas 3° un ange dans un nuage. Ces trois figures représentent le sacrifice d'Abraham, se soumettant aux ordres de l'éternel qui pour l'éprouver lui ordonna de sacrifier son fils unique. Ce sacrifice généreux est l'emblème de l'homme sage qui sans cesse doit se résigner aux secrets de la providence.

4° une grande croix 5° une lance 6° une couronne d'épines. Les trois figures vous rappellent la passion et la mort de J C un Dieu qui s'est fait homme et qui a souffert pour racheter les péchés, une mort ignominieuse est l'acte le plus sublime d'amour et de dévouement : le sacrifice est l'emblème d'un père généreux qui donne son sang pour sauver des enfants. Il est représenté dans le grade des Rose-Croix.

7° l'Arche d'alliance 8° les tables de la loi 9° un encensoir. Les trois figures rappellent la manifestation du seigneur à Moïse qui lui ordonna de construire l'arche d'alliance. Les tables de la loi renferment le précieux Décalogue qui est le principe de la religion et l'encensoir indique le culte du vrai Dieu dont Moïse devient le fondateur en instituant le grand prêtre Aaron chef du sacerdoce.

10° Mercure avec ses attributs 11° un creuset sur un réchaud 12° un lingot d'or. Ces trois figures représentent le principe de l'argent et le produit du grand œuvre.

13° un cierge ardent 14° un globe tournant sur son axe 15° un triangle équilatéral d'or. Les trois figures sont l'emblème du feu astral qui anime tout ce qui existe, du mouvement imprimé à l'univers or duquel résulte l'harmonie éternel et enfin du créateur de toutes les choses.

Chevalier, le bandeau matériel est tombé et vous commencez à lire dans nos mystères mais comme la science s'acquiert lentement de même vous ne pouvez avancer que pas à pas, nous vous guiderons. Nous exigeons de vous un autre serment, consentez-vous à le faire ?

Le néophyte répond: oui.

Q : Puisque c'est ainsi levez la main droite et répétez avec moi.

Je jure et promets par mon serment de M:. Maçon de ne jamais révéler à aucun mortel les mystères sublimes qui vont m'être confiés. (le néophyte répète ce serment).

Chevalier, le bandeau qui couvre votre esprit est déchiré, vous allez être initié. Prêtez toute votre attention à ce que vous allez entendre.

 

DEUXIEME EXPLICATION DU TABLEAU

 

1° un bûcher allumé 2° un bras armé d'un coutelas 3° un ange dans un nuage. Les trois figures relatives au sacrifice d'Abraham sont le type de la première alliance de Dieu avec les hommes dont le signe fut la circoncision.

4° une grande croix 5° une lance 6° une couronne d'épines. Ces trois instruments de la passion de J C doivent nous rappeler sans cesse la seconde alliance de Dieu avec son peuple.

7° l'arche d'alliance 8° les tables de la loi 9° un encensoir. Ces trois figures sont les gages de la troisième alliance que l'éternel fit avec les Israélites par l'entremise de Moïse dans le désert. La connaissance de ces figures nous donne droit au signe dont nous portons le masque.

Le T:. excellent lui fait voir le signe, ce signe qui est le second se nomme signe de caractère.

Q : Dés ce moment vous quittez le nom de chevalier pour celui de T:. Excellent par la triple alliance du sang de J C.

Portez maintenant vos regards sur le tableau et recevez T:. excellent l'explication des dernières figures.

10° la figure de mercure 11° un creuset et son réchaud 12° un lingot d'or. Mercure représente ici le mercure des philosophes, le réchaud et le creuset sont les instruments qui nous servent à décomposer et recomposer les éléments qui doivent enter dans la composition du grand œuvre et le lingot d'or est le résultat positif de nos opérations sublimes.

13° le cierge ardent 14° le globe 15° le triangle équilatéral d'or. Vous démontrent -1° que le flambeau du génie doit éclairer nos travaux parce qu'il est le principe et l'aliment de la science -2° que les ouvrages faits à l'image de ceux qui sont sortis des mains du grand Architecte sont de toute éternité un globe n'ayant ni commencement ni fin -3° qu'il est 3 sortes d'or comme l'or astral, l'or élémentaire et l'or vulgaire représentés par un triangle équilatéral. Mais T:. excellent comme l'explication de ces dernières figures n'est pas assez claire pour satisfaire votre esprit je vais interroger devant vous un de nos illustres collaborateurs :

 

SYSTEME DU GRAND ŒUVRE PHILOSOPHIQUE

 

Q : F:. premier:. excellent, quelle est la première étude d'un philosophe ?

R : C'est la recherche des opérations de la nature

Q : Quel est le terme de la nature ?

R : Dieu, comme il en est le principe

Q : Que représente la lumière des maçons ?

R : Le souffle divin, le feu central et universel qui vivifie tout ce qui existe

Q : Quelle qualité doivent avoir les scrutateurs de la nature F:. deuxième excellent ?

R : Ils doivent être tels que la nature est elle même c'est à dire vrais, simples, patients et constants. Ce sont les caractères essentiels qui distinguent les bons maçons et lorsqu'on inspire de ces sentiments aux candidats dans les premières initiations, on les prépare d'avance à acquérir les qualités nécessaires pour la classe philosophique

Q : Quelle est la vraie et première matière des métaux ?

R : La première et la principale est une humidité de l'air mêlée avec un air chaud, adhérente à chaque chose pure et impure

Q : Comment les philosophes ont-ils nommé cette humidité ?

R : Mercure

Q : Quelle est la seconde matière ?

R : C'est la chaleur de la terre c'est à dire une chaleur sèche que les philosophes appellent soufre

Q : Quelle est la vie des métaux ?

R : Elle n'est autre chose que le feu lorsqu'ils sont encore couchés dans leur mine

Q : Quelle est leur mort.

R : Leur mort et leur vie ont un même principe puisqu'ils meurent également par le feu, mais un feu de fusion

Q : Les divers métaux connus ont-ils chacun des semences différentes ?

R : Ils ont tous la même semence mais le lieu de leur formation a été la cause de leur différence

Q : Premier excellent:. comment se forme l'or dans les entailles de la terre ?

R : Quand la première dont nous avons parlé est sublimée au centre de la terre et quelle passe dans les lieux chauds et purs où une certaine graisse de soufre adhère aux parois, alors cette vapeur, ce mercure des philosophes s'unit, se joint à cette graisse quelle sublime de nouveau en passant dans d'autres lieux nettoyés par la vapeur précédente et où la terre est plus subtile pure et humide, remplit les pores de cette terre, se joint à elle et c'est alors ce qui produit l'or

Q : Quel est l'objet de la recherche des philosophes ?

R : C'est la connaissance de l'art de perfectionner ce que la nature à laissé imparfait dans le règne minéral et d'arriver au trésor de la pierre philosophale

Q : Qu'est ce que cette pierre ?

R : La pierre philosophale n'est autre chose que l'humidité radicale des éléments parfaits purifiés et amenés à une souveraine fixité ce qui fait qu’elle produit de si grandse choses

Q : F:. deuxième excellent:., quelle route doit suivre le philosophe pour parvenir à la connaissance et à l'exécution de l'œuvre physique ?

R : La même chose que le grand Arch:. de l'univers:. a suivi pour la création du monde en observant comment la chaos se débrouille

Q : Combien y a t-il d'opérations dans notre œuvre ?

R : Il n'y en a qu'une seule qui se réduit à la sublimation qui n'est autre chose que l'élévation de la substance sèche par le moyen du feu avec adhérence à son propre vase

Q : Quand un philosophe peut-il entreprendre la confection du grand œuvre ?

R : Lorsqu'il saura par théorie tirer d'un corps dissous par le moyen d'un esprit crû un esprit digeste, lequel faudra derechef rejoindre à l'huile vitale

Q : F:. premier excellent:. expliquez-moi cette théorie clairement ?

R : En voici le procédé. Ce sera lorsque le philosophe saura par le moyen d'un menstrue végétable uni au minéral, dissoudre un troisième menstrue essentiel avec lesquels réunis, il faut laver la terre et l'exalter ensuite en quintessence céleste pour en composer leur soufre sulfureux, lequel dans un instant pénètre les corps et détruit leurs excréments

Q : Combien de sortes d'or distinguent les philosophes ?

R : Trois comme vous l'avez dit plus haut, l'or astral, l'or élémentaire et l'or vulgaire

Q : Qu'est ce que l'or astral ?

R : Il a son centre dans le soleil qui le communique à tous les êtres inférieurs. C'est une substance ignée qui reçoit une continuelle émanation des corpuscules solaires qui pénètrent tout ce qui est sensitif et végétal

Q : Est ce dans ce sens qu'il faut considérer le soleil peint aux tableau des premiers grades de l'ordre ?

R : Oui, T:. excellent:., toutes les autres interprétations sont des voiles pour déguiser au candidat les vérités philosophiques

Q : Qu'est ce que l'or élémentaire ?

R : C'est la plus pure et la plus fixe portion des éléments et de toutes les substances qui en sont composées de sorte que tous les corps compris dans les trois règnes contiennent dans leur centre un précieux grain de cet or élémentaire

Q : Expliquez-moi l'or vulgaire ?

R : C'est le plus beau métal que la nature puisse produire aussi parfait en soi qu'inaltérable

Q : Où trouve-t-on sa désignation aux symboles de l'art royal ?

R : Dans les trois bijoux principaux: l'équerre, le compas et le niveau

Q : De quelle espèce d'or est la pierre philosophale ?

R : De la seconde espèce comme étant la plus pure portion de tous les éléments métalliques après sa purification

Q : Où se trouve la matière que nous employons ?

R : Elle se trouve partout, mais il la faut chercher principalement dans la nature métallique où elle se trouve plus spécialement qu'ailleurs

Q : F:. deuxième:. excellent:., laquelle doit-on préférer à toute autre ?

R : On doit préférer la plus mûre, la plus propre et la plus facile à mettre en œuvre et surtout qu'elle ait une splendeur métallique

Q : F:. premier:. excellent:., tout est-il renfermé dans ce sujet ?

R : Oui T:. excellent:., mais il faut pourtant secourir la nature afin que l'ouvrage soit mieux et plutôt fait, cela par le moyen indiqué plus haut et en employant le soufre sulfureux dont nous avons expliqué l'origine. C'est par ce procédé qu'on extrait de la matière l'or pur philosophique.

Après cette explication du système du grand œuvre, le Très Excellent adresse au récipiendaire le discourt suivant :

Vous voyez T:. excellent par ce léger aperçu de notre théorie que la transmutation des métaux nous est connue, il est temps que vous aperceviez le but et l'objet de tous nos travaux. Nous tenons des philosophes qui nous ont précédés l'important secret de composer de l'or, mais le danger qu'entraîne cette connaissance admirable nous oblige à travailler sans cesse aux moyens de nous défier de nous même. Dans peu de jours, d'une étude suivie et en devenant le témoin secret de nos opérations vous ne manquerez pas à coopérer à ce que nous appelons le grand œuvre, vous deviendrez chimiste habile et vous ferez de l'or.

Il est une chose importante à vous révéler c'est qu'aucun de nous n'a le droit de détourner la moindre parcelle de ce métal précieux. Si les philosophes qui m'entourent ne prenaient pas la sagesse pour guide de leurs actions, ils s'approprieraient de suite l'or qu'ils confectionneraient et se procureraient toutes les jouissances que donne la richesse. Qu'en résulterait-il ? que le public, le gouvernement même serait intéressé à connaître la source de tant de bien et qu'enfin l'imprudent compromettrait et causerait infailliblement notre perte. Pour prévenir tous les malheurs voici la marche régulière que nous avons adoptée. Tout l'or sorti de notre laboratoire où vous avez été introduit nous le déposons dans une caisse artistiquement faite et qui contient pour environ trois millions en lingots. La lenteur de nos opérations et les précautions que nous devons prendre afin d'écarter tout soupçon exige de nous trois ans de travail pour que nous puissions remplir cette caisse. Quand cette valeur numérique est complète, le plus ancien d'entre nous qui est chargé durant trois années des fonctions dont je suis dépositaire emporte cette caisse et nous dit un éternel adieu après avoir prononcé un serment terrible et va jouir dans une contrée lointaine des fruits de son travail, de ses études et de sa discrétion.

Tous les trois ans nous perdons un de nos collaborateurs qui est remplacé dans notre sein par un nouveau F:.. Jugez maintenant de l'importance de nos travaux et du bonheur qui vous attend si la mort ne vous surprend point avant que votre tour soit venu de participer à nos richesses.

Je vous félicite T:. excellent d'y avoir été appelé par vos connaissances et par vos vertus. Comme ce jour fortuné peut arrivé plutôt qu'on n'ose l'espérer et que nous devons tout prévoir, il faut d'après nos règlements auxquels rien ne peut être changé que vous répondiez à trois questions majeures qui vont vous être faites. Réfléchissez bien avant de parler et songez que vos réponses nous donneront la mesure de votre prudence et de votre discrétion.

 

QUESTIONS MAJEURES

 

1° Quel pays choisirez-vous pour vous retirer lorsque vous nous quitterez avec vos trésors, de la Russie, de l'Angleterre, ou des Etats-unis d'Amérique les seuls où il vous soit permis d'aller d'après les portions du globe assignés à chacun de nous ?

Le récipiendaire répond.

2° Quels moyens prendrez-vous pour emporter votre argent sans danger et quelles précautions seront les vôtres pour changer votre or contre des pièces de cours, en évitant qu'on ne puisse nuire à notre tranquillité.

Le récipiendaire répond.

3° Quel usage ferez-vous des trois millions que vous posséderez, quand vous les aurez réduits par échange en monnaie de cours.

Le récipiendaire ayant répondu, le T:. excellent peut lui faire des objections pour s'assurer de la solidité des réponses, ensuite il dit :

Q : Enfin T:. excellent, vous avez surmonté d'une manière victorieuse tous les obstacles qui s'opposent à votre réception. Vous voilà parvenu à ce degré d'élévation qu'exigeait Salomon le plus sage des rois de ceux qui l'aidaient à confectionner le grand œuvre. Mais ce n'est pas tout, T:. excellent, le bandeau matériel et le bandeau de l'esprit n'existe plus pour vous et pourtant un troisième bandeau, celui qui intercepte le flambeau de la vérité dont les rayons doivent éclairer votre âme n'est pas encore déchiré. Réunissez toutes vos puissances morales pour le retour pénible que vous allez faire sur vous même, car vous en avez besoin.

Q : F:. gardien sacré apportez-nous le palladium.

Le F:. gardien apporte la statue de la vérité couverte de son voile.

Q : Découvrez cet emblème immortel de nos travaux.

Le F:. gardien ôte le voile tricolore.

Q : Connaissez-vous cette figure aux attributs qui l'environnent ?

Le néophyte répond: oui.

Q : Quel est son nom ?

Il répond : la vérité.

Q : C'est elle, T:. excellent; vous devez comprendre ce que signifie sa présence. Rappelez-vous que jusqu'à ce moment la vérité n'est pas sortie de notre bouche, ainsi tout ce que vous avez vu ce que vous avez entendu au lieu d'émaner de cette déesse resplendissante, vous a été ouvert sous le voile de l'allégorie, mais ce voile épais, ce bandeau de l'âme va tomber. Prononcez avec moi votre troisième et dernière obligation.

On fait mettre le candidat un genou à terre la main droite levée du coté de la statue.

 

TROISIEME OBLIGATION

 

Je jure sur tout ce que j'ai de plus sacré sur mon honneur et sur la vérité de ne jamais dire, écrire ou communiquer de quelque manière que ce soit les secrets du Sublime:. grade d'excellent:. chevalier Adepte Prince de la R+C de Mercy, de n'avouer à personne, même au risque de ma vie, ni comment ni par qui m'a été conféré ce grade à moins que celui ou ceux de qui je l'ai reçu ne m'en donnent la permission expresse. Que Jehovah me contienne jusqu'à la mort.

Le T:. excellent continue ainsi :

Q : T:. excellent votre troisième bandeau est tombé ; la vérité va parler.

A ces mots le T:. excellent s'approche de la statue fait le premier signe et prend dans le piedestral le livre sacré dont il donne lecture :

 

LIVRE DE LA VERITE

 

Mortel, apprend à te connaître ! tout ce qui flatte ton orgueil ou ta cupidité, te séduit aussitôt ; reviens à ton erreur. Comment as-tu pu croire que des philosophes, des amis de la sagesse consacrent leur vie à chercher un métal méprisable et qui donne tant de maux. La pierre philosophale existe, veux-tu la posséder ? veux-tu jouir de tous les biens qu'elle procure, rappelles toi tes fautes passées, songes au bien que tu as fait. Mets dans une juste balance le bien et le mal, tu verras que la somme de tels penchants vicieux, de tes erreurs l'emporte sur celle de tes bienfaits et de tes vertus. Formes d'après cet examen la noble résolution de changer de conduite. Jures toi solennellement dans ton cœur d'éviter de mal faire et de chercher à faire le bien.

Pénètre-toi de l'importance de l'engagement que tu contractes à la face du ciel, alors tu peux marcher sans crainte dans le chemin de la vie. Si tu éprouves des contrariétés, si le malheur te poursuit, si des revers inattendus t'accablent, que ton cœur reste ferme au milieu de la tempête, comme un rocher battu par les vagues. Offres tes souffrances à l'éternel qui d'un regard embrasse l'univers et exige que tu sortes de ton erreur. Ne portes pas les yeux sur l'homme opulent car tu ne songerais qu'à l'éclat qui l'entoure et tu ne remarquerais pas les soucis qui le rongent, les remords qui peut-être le déchirent, mais jettes les yeux sur cette classe infortunée qui inonde le sein des villes. Réfléchis, appesantis-toi sur les privations qu'elle éprouve, les misères qu'elle ressent ! Pense au sort cruel qui lui est assigné sans compensation, sans espérance d'adoucissement ! Frémis et si tu n'as pas un cœur de tigre, tu ne t'attendriras plus sur tes peines, tu te résigneras.

La force de supporter sa destinée, le courage de se plier à sa condition, d'en être satisfait, la paix de l'âme qui naît d'une conscience pure et une confiance sans bornes en la justice du Souverain:. arbitre des mondes, voilà la pierre philosophale. Alors ton âme stoïque planera au dessus des misères humaines qui ne pourront plus l'atteindre. Non qu'elle devienne insensible aux chagrins, fuite nécessaire des biens qui nous attachent à la vie, mais elle sera calme, inébranlable au sein de l'activité en quelque sorte dans l'avenir pour goûter la récompense réservée à la vertu.

T:. excellent j'aime à penser que la pureté de ces principes sont d'accord avec votre cœur.

 

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Rit d'Hérédom de Kilwinning : Excellent Chevalier Adepte, Prince de la Rose-Croix

13 Juin 2012 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #hauts grades

Implanté à Rouen d'abord puis à Paris, en provenance d'Ecosse, le Rite de Heredom de Kilwinning a été pratiqué en France aux XVIIIè et XIXè siècles, largement adapté aux exigences ésotérisantes des Maçons continentaux. Ce rite alchimique est proche du Rite Ecossais Philosophique, comme on peut le deviner à la page 11 de l'annexe à l'article "Rituel de Rose-Croix du Rite Ecossais Philosophique". Sous le Premier Empire, Jean-Jacques-Régis de Cambacérès (1753-1824), Grand Maître adjoint du Grand Orient de France, Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil du Rite Ecossais Ancien et Accepté, Grand Maître des directoires écossais du Rite Ecossais Rectifié, Grand Maître du rite primitif de Narbonne, fut également Grand Maître du Rite Ecossais Philosophique et Grand Maître du Rite d’Heredom de Kilwinning.

"L’Ordre Heredom de Kilwinning, à l’origine rattaché à la Grande Loge Royale d’Édimbourg, aurait, selon la tradition, été fondé en 1314 à Kilwinning, une bourgade d’Écosse dans le comté d’Ayr, par le roi Robert 1er Bruce. Une autre tradition rapporte qu’une loge y fut fondée par des architectes Maçons venus de l’étranger pour édifier l’abbaye locale, fondée en 1140 par des moines français venus de Tiron, situé dans le département d’Eure et Loir.

Cette autorité, réelle, subsista jusqu’en 1736 et ce n’est qu’en 1808 que la loge de Kilwinning cessa de distribuer des Chartes.

Cette Loge de Kilwinning est considérée comme « immémoriale » et porte le n°0 de la Grande Loge d’Écosse." (Commentaire recueilli sur le site web de la Grande Loge de France).

J'ajouterai que Heredom est une montagne mythique, en Ecosse, dont la Franc-Maçonnerie a fait une sorte de "centre du monde" symbolique. Certains auteurs (Shaun McDowell Linton par exemple) prétendent cependant avoir identifié géographiquement ce mont : il s'agirait de Montgreenan, au Benslie Wood, en Ecosse (Nord 55°38'59" Ouest 4°38'38" - 3 kms à l'est de Kilwinning). Ces auteurs, imaginatifs ou sérieux ?, avancent même avoir ainsi découvert, dans la même assiette, la localisation géographique du Saint-Graal... Autant savoir ... avec plus que de la précaution.

 

L.A.T.

 

DEUXIEME DEGRE EXC:.CHEVALIER ADEPTE PRINCE DE LA R:.C:.

 

DECORATION DU LABORATOIRE

Le laboratoire se nomme : ciel, il est tendu de vert et décoré de 9 colonnes dont une blanche et une rouge alternativement, il y aura à chaque colonne un bras portant 9 étoiles ce qui donnera le nombre 81, on peut réduire ce nombre à 27.

Il y aura au dessus de la tête du président qui se nommera Prince excellent ou très excellent un dais tricolore vert blanc et rouge. Devant lui sur une table est étendu un tapis de la même couleur, enfin sur cette table sera une statue de femme représentant la vérité, une flamme verticale de sa tête, elle tiendra un miroir de sa main gauche, sa droite sera élevée vers le cœur et elle tiendra de cette main un triangle d'or. Cette statue qui est le palladium du grade devra toujours être couverte d'un voile tricolore comme le tapis. Elle doit avoir 27 pouces de hauteur sans y comprendre le piédestal qui sera triangulaire et creux de manière qu'il puisse contenir dans un tiroir de la même forme un livre aussi triangulaire et couvert d'une enveloppe. Ce livre qui est celui de la vérité enferme l'explication de tous les emblèmes du grade tel qu'on le verra par la suite. Il y aura de plus sur la table un flèche longue de trois pieds, le bois en sera blanc et les ailes vertes et rouges et la pointe sera d'or.

 

HABILLEMENT DES CHEVALIERS ADEPTES

 

Le président est vêtu d'une tunique tricolore, il porte une couronne entourée de 9 pointes de flèches d'or. Il tient à la main une flèche qui lui sert de maillet et de la pointe de laquelle il frappe pour réclamer le silence.

L'habillement des autres chevaliers consiste en un tablier rouge, un triangle blanc et vert en garnit le milieu. Ils ont de plus ainsi que le président un cordon tricolore vert blanc et rouge en sautoir et à l'extrémité duquel est suspendu pour bijou un grand triangle équilatéral.

 

TITRES

 

Le Président se nomme Très Excellent et les surveillants premier et deuxième Excellents, tous les trois sont armés d'une flèche au lieu du maillet. Tous les FF:. indistinctement ont dans ce grade le titre d'Excellents. Outre les trois officiers il y a un secrétaire, un oratoire un frère examinateur/introducteur, un trésorier et un gardien sacré qui répond du palladium sur sa tête et enfin un frère sacrificateur.

 

OUVERTURE DU TROISIEME CIEL

 

Le T:. Excellent ayant le F:. gardien sacré à sa droite et le sacrificateur à sa gauche, tous les autres FF:. à leurs places respectives demande au premier excellent s'il n'y a point d'ignorants parmi les adeptes, à ces mots tous les FF:. font le signe et le premier excellent répond :

R : Ne savez-vous pas, T:. Excellent, qu'ils ne peuvent s'élever jusqu'à la voûte du troisième ciel.

Le T:. Excellent frappe alors un coup sur la table avec sa flèche par trois, cinq et sept. Les FF:. premier et deuxième Excellents répètent la batterie et le T:. Excellent dit :

Q : Quel âge avez-vous F:. premier Excellent ?

R : Quatre vingt un an.

Q : Quelle heure est-il F:. deuxième Excellent ?

R : L'heure de le régénération.

Alors le T:. Excellent ôte sa couronne et dit :

R : L'harmonie règne, la matière attend, préparons nous à l'œuvre le troisième ciel est ouvert.

 

TABLEAU DU GRADE

 

Le tableau du grade doit être déroulé sur le troisième ciel même les jours ou il n'y a point de réception. Il doit contenir les figures suivantes dans une forme triangulaire :

1 un bûcher allumé

2 un bras armé d'un coutelas

3 un ange dans un nuage

4 une grande croix

5 une lance

6 une couronne d'épines

7 l'arche d'alliance

8 les tables de la loi

9 un encensoir

10 mercure avec les attributs

11 un réchaud avec un creuset

12 un lingot d'or

13 un cierge ardent

14 un globe tournant sur son axe

15 un triangle équilatéral en or

 

RECEPTION

 

Après que le néophyte a été proposé et accepté dans les formes voulues et qu'il est arrivé à des réflexions, le troisième ciel étant ouvert, le T:. Excellent ordonne au F:. purificateur de se porter à l'entrée du troisième ciel pour s'emparer du néophyte et au F:. examinateur/introducteur d'aller le chercher. Le néophyte ayant les yeux bandés et étant arrivé à l'entrée du troisième ciel, il frappe à la porte 12 coups et le T:. excellent dit :

Q : F:. excellent informez-vous des motifs qui peuvent porter un apprenti à venir troubler le grand œuvre.

Le premier excellent répète la demande que le deuxième excellent transmet au sacrificateur. Celui-ci entrouvre la porte et après avoir communiqué avec le F:. examinateur/introducteur, il dit :

R : T:. excellent, l'apprenti qui se présente voudrait s'élever jusqu'à cette région. Son nom est (NOM). Son âme est forte, son esprit éclairé et ses mains habiles. Le F:. examinateur en répond.

Le T:. excellent dit :

Q : Eh bien, je loue son zèle ; qu'il quitte l'atmosphère terrestre et soit introduit en ces lieux.

On ouvre la porte, le F:. examinateur fait entrer le néophyte qui se présente par les cinq pas du grade précédent.

Le T:. excellent dit :

Q : F:. sacrificateur emparez-vous du néophyte qui à l'audace de vouloir s'élever jusqu'à nous en rampant comme un vil reptile.

Le sacrificateur s'en empare.

Le T:. excellent dit :

Q : Je m'aperçois à votre tentative de la noble ambition qui vous anime mais dites-moi ce que signifie la marche irrégulière que vous avez adoptée pour vous présenter ici ?

Le récipiendaire répond :

R : C'est pour prouver que sans peine on ne peut parvenir à la vérité et que toutes les routes qui peuvent y conduire doivent être recherchées pourvu qu'elles ne nous éloignent pas des sentiers de l'équité.

Le T:. excellent dit :

Q : Nous allons juger si votre courage répond à votre audace. Qu'on lui prête des ailes et qu'il monte au ciel.

On fixe sur l'épaule du candidat deux ailes en forme de rames, on lui noue dans les mains les manches de ces ailes qui se croisent devant sa poitrine de sorte qu'il puisse les faire mouvoir aisément et le T:. excellent continue ainsi :

Q : Vous voilà prêt à entreprendre le voyage difficile et périlleux que vous voulez faire. Etes-vous toujours dans les mêmes intentions, chevalier ?

Le récipiendaire répond :

R : Oui.

Le T:. excellent continue :

Q : Cela étant qu'on place le marchepied auprès de l'abîme et qu'on fasse le voyage.

On avance un gradin de 9 marches et haut de 5 pieds, on le place entre les FF:. premier et deuxième Excellents, les marches tournées du côté de la porte d'entrée et le T:. excellent dit :

Q : Sacrificateur, guidez le néophyte sur le marchepied d'où il doit prendre son vol vers la voûte céleste.

Quand le néophyte a monté les 9 degrés de ses ailes, le sacrificateur le laisse seul en lui disant tout bas d'attendre l'ordre du T:. excellent qui dit ensuite :

Q : Chevalier vous allez traverser une route que nous avons tous parcourue ; Elle n'est donc pas au dessus des forces humaines, car nous sommes hommes comme vous. Malgré que les ailes que l'on vous donne soient faites par un mécanicien des plus habiles, je vous préviens qu'elles vous seront d'un faible secours si vous n'êtes pas soutenu par des sentiments qui doivent vous animer. Ces sentiments précieux sont le désir ardent de s'instruire pour diriger ensuite vos connaissances vers un but digne de l'homme vertueux, le courage nécessaire pour vaincre les obstacles qui embarrassent le chemin de la vie et triompher des passions qui enchaînent les mortels et les détournent des grandes choses, enfin une confiance extrême dans votre projet qui doit être fondé sur la paix de votre conscience et la pureté de vos principes. Si telle est votre âme, si telles sont vos résolutions vous pouvez partir sans crainte. Il existe en vous une force d'ascension assez puissante pour vous élever sans danger au delà des régions où se trouve circonscrit l'atmosphère de notre planète. Ce temple n'a d'autre voûte que celle des cieux et nos regards comme nos vœux vous accompagnent ; mais si au contraire des vices honteux souillent votre âme, si votre énergie apparente n'est que de l'effronterie et votre prétendu courage une vaine ambition, gardez-vous de quitter ce marchepied qui vous sert encore d'appui, le moindre mouvement que vous ferez vous précipiterait dans une citerne profonde où vous trouveriez une mort inévitable.

Etes-vous toujours dans l'intention de faire votre voyage?

Le néophyte répond : oui.

Le T:. excellent poursuit ainsi :

Q : Le signal de départ sera 3 coups de main, au troisième vous vous élancez en l'air en agitant vos ailes et Dieu fera le reste. Vos réflexions sont-elles faites, êtes-vous prêt ?

Le néophyte répond : oui.

Le T:. excellent frappe 3 coups égaux et lents dans la main et au dernier le candidat doit s'élancer.

Observations : il y deux moyens d'arrêter le récipiendaire dans sa chute. Le premier est de lui passer sous les bras et devant la poitrine une forte sangle qu'on fixe solidement en lui plaçant les ailes. Cette sangle aboutit à une grosse corde attachée au plafond de manière que sa longueur retienne le candidat suspendu à un demi pied de terre. Le deuxième moyen et le plus simple est de faire tenir au dessous par les FF:. une couverture de laine qu'on doit tendre fortement pour que la chute du candidat ne la fasse pas enfoncer jusque sur le plancher. De cette manière il n'arrivera jamais d'accident. Après cette épreuve on le débarrassera des ailes et le T:. excellent lui dit :

Q : Chevalier, nous sommes contents de vous et la récompense que vous attendiez a suivi de prés une promesse. Je vous annonce que vous êtes maintenant dans l'espace du firmament où roulent les étoiles errantes. La distance énorme que vous avez parcourue sans vous en apercevoir doit sans doute vous étonner, mais vous ne devez voir encore qu'avec les yeux de la foi. Etes-vous disposé à subir de nouvelles épreuves et à vous élevez du premier ciel où vous vous trouvez jusqu'au deuxième ciel ?

Le candidat répond : oui.

Q : Qu'on lui fasse monter l'échelle mystérieuse pour qu'il puisse parvenir à ce séjour désiré.

On apporte au candidat une échelle à trois échelons et qui se tient debout d'elle même, on lui place le pied gauche sur le premier échelon et le sacrificateur lui dit d'attendre l'ordre que le T:. excellent donne en ces termes :

Q : Chevalier vous allez monter au deuxième ciel en suivant cette échelle mystérieuse. C'est ici que vous avez besoin de rassembler toutes vos forces et de conserver surtout une présence d'esprit qui vous sera plus utile que jamais. Rappelez-vous le nom des trois colonnes qui servent de base à l'édifice de tous Princes R+C et répétez le nom de l'une de ces colonnes à chaque échelon sur lequel vous allez monter.

Le récipiendaire doit dire en montant le premier échelon : FOI ; le deuxième échelon : ESPERANCE ; le troisième échelon : CHARITE puis le T:. excellent continue ainsi :

Q : Chevalier, vous ne vous sentez pas de courage d'aller plus avant, d'où vient que vous hésitez ?

Le néophyte répond qu'il ne trouve pas d'autre échelon.

Le T:. excellent dit :

Q : Homme insensé ! ces trois échelons que vous avez franchis par la puissance des trois vertus théologales ne sont-ils pas le symbole du nombre ternaire le plus sublime des nombres connus ? Eh ! quoi, pensiez-vous trouver un autre degré au dessus de la perfection ! Avancez votre main gauche et cherchez si vous ne trouvez rien au dessus de vous et vous vous convaincrez que vous êtes au terme du voyage.

Ici on approche une lumière de la main du néophyte qui recule précipitamment.

Le T:. excellent dit :

Q : Vous frémissez chevalier ! Ne craignez rien, la chaleur que vous avez sentie est celle que répandent les étoiles fixes. Vous êtes auprès de la région qui leur fut assignée par le suprême Arch:. du monde. Si vous avez reculé avec effroi c'est que vous n'êtes pas encore assez pur pour supporter l'atmosphère du deuxième ciel. Revenez donc de votre présomption et songez que sans notre aide vous ne pourriez jamais surmonter les obstacles qui vous environnent.

Faites boire au néophyte l'éther du deuxième ciel.

On lui donne un verre plein de mousse de savon blanc dont il ne peut avaler que quelques parcelles, on l'enlève ensuite de l'échelle pour le poser sur le plancher.

Le T:. excellent dit :

Q : L'effet de cette liqueur précieuse vient de se manifester en vous avec la rapidité de l'éclair vous voilà maintenant dégagé des parties impures qui tenaient à votre existence pendant votre séjour sur le globe terrestre. Votre corps devenu plus léger a requis la propriété de résister à l'action du feu, car vous êtes entouré de monde lumineux dont les rayons n'agissent plus sur vos sens. Apprenez que l'homme en tendant à la perfection se concentre pour ainsi dire sans son âme et reprend une nouvelle vie.

Chevalier, il ne vous reste qu'un pas à faire pour vous élever jusqu'au troisième ciel qui est le terme de votre voyage. Etes-vous prêt à tenter cette entreprise difficile ?

Le néophyte répond: oui.

Le T:. excellent dit :

Q : Songez que vous allez pénétrer dans la région des eaux sur-célestes, ne craignez vous point que ce pas difficile subit du chaud à l'humidité ne procure sur votre organisme un effet dangereux ?

Le néophyte répond : non.

Le T:. excellent dit :

Q : Je vois, chevalier que vous êtes enhardi par vos voyages et que la force morale l'emporte sur le sentiment physique.

Puisque les résolutions du candidat paraissent inébranlables F:. sacrificateur emparez-vous de lui plongez le dans le troisième élément nous verrons s'il ne succombe pas à l'épreuve de l'immersion.

Le F:. sacrificateur saisit le néophyte par le milieu du corps le balance pour l'éprouver et le remet sur les pieds.

Le T:. excellent dit :

Chevalier je loue votre persévérance dans le bien mais ne vous sentez-vous pas incommodé par les eaux qui vous environnent ?

Le néophyte répond : non.

Le T:. excellent dit :

Q : Cela doit être, vous ignorez assurément que les eaux supérieures ne mouillent point à cause de leur extrême raréfaction mais quand vous serez plus versé dans les hautes sciences, l'on vous apprendra à connaître les causes physiques des prodiges de la nature et nous sommes contents de vous. Chevalier, voulez-vous rétrograder ou avancer?

Le néophyte répond : je veux avancer.

Le T:. excellent dit :

Q : Jouissez du fruit de vos travaux, le troisième ciel vous est ouvert.

A ces mots le T:. excellent tire un coup de pistolet, le F:. sacrificateur arrache le bandeau du récipiendaire et tous les FF:. font le signe.

Le T:. excellent dit :

Q : FF:. excellents remettez-vous. F:. sacrificateur faites faire au néophyte 3 fois le tour du triangle emblématique et qu'il remarque avec attention les 3 fois 5 figures qui sont tracées.

Le F:. sacrificateur obéit à l'ordre.

Le T:. excellent dit :

Q : Chevalier, vous êtes parvenu dans le troisième ciel, on a déroulé sous vos yeux le triangle qui contient 3 fois 5 figures sur lesquelles sont établis les principes du sublime grade des chevaliers adeptes princes de Mercy et l'on va vous révéler les mystères sacrés quelles renferment. Mais avant de vous révéler ces importants secrets nous exigeons de vous le serment de discrétion sur tout ce que vous avez appris et pourrez apprendre de nous. Faites ce serment.

Le candidat dit : je m'engage sous mes précédentes obligations à ne jamais découvrir les secrets qui m'ont été et me seront confiés.

Le T:. excellent dit alors :

Q : Nous recevons votre serment regardez écoutez méditez.

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Ordre Royal d'Ecosse : degré de Chevalier Rose-Croix

12 Juin 2012 , Rédigé par Rituel ORE Publié dans #hauts grades

 

Ouverture de la Loge

 

Le Grand Maître Provincial ou l’Officier à la Présidence appelle les Chevaliers à l’ordre en sonnant un coup. Tous se lèvent et le Grand Garde sort son épée et la tient au repos.

Grand Maître Provincial : « Puisque s’assurer que nous sommes bien gardés est la première des responsabilités d’un Maçon, je te prie, Frère Chevalier, de vérifier tout de suite si notre Grand Garde est à l’entrée. »

Grand Surveillant Second : « Il s’y tient (en pointant vers lui) et j’ose dire qu’il gardera au loin tous les profanes. »

GMP : « Je déclare cette Grande Loge Provinciale ouverte. »

Le Grand Maître Provincial sonne les coups du Rang et ceux-ci sont répétés par les Surveillants, le Grand Garde et le Garde Suppléant.

Le Grand Maître Provincial fait ensuite le Signe du Rang, il est suivi de tous ceux présents.

Les Chevaliers se rassoient.

Le Grand Chapelain va à l’Autel, ouvre la Bible et arrange le Carré et les Compas de la même manière que dans le Rang de Maître Maçon, avec les points maintenant face à l’Ouest.

Durant l’intervalle entre la fermeture du Chapitre et l’ouverture de la Loge, le Grand Maréchal aura placé sur l’Autel une petite truelle et une petite épée ou dague.

 

Réception du Candidat

 

GMP : « Frère Grand Présentateur et Examinateur (le Grand Présentateur et Examinateur se lève, vient vers le centre de la Chambre et salue), va et teste les connaissances du Candidat sur le Rang de Hérédom. Si tu es satisfait, tu ordonneras au Grand Garde Suppléant de le conduire à la porte. »

Le Grand Présentateur et Examinateur salue, va vers la porte qui lui est ouverte par le Grand Garde et entre dans la Salle de Préparation où il examine le Candidat.

Satisfait, il amène le Candidat, habillé en Frère de Hérédom, au Grand Garde Suppléant à la porte de la Chambre de Réception. Le Grand Garde Suppléant sonne les coups du Rang.

GG : (se lève, présente les armes et se met au repos) « Digne et Honorable Grand Maître Provincial, il y a un rapport. »

GMP : « Frère Grand Garde, tu va voir qui cherche à être admis. »

Le Grand Garde répond à l’ordre avec son épée et, la portant, sort, fermant la porte et dit :

« Qui est là ? »

GGS : « Frère … (donnant le nom Chrétien et la Caractéristique), un digne Frère de Hérédom qui demande au Grand Maître Provincial de lui accorder l’honneur de la Chevalerie de la Rose-croix comme récompense pour ses loyaux services. »

GG : « Attends pendant que je l’annonce au Digne et Honorable Grand Maître Provincial. »

Le Grand Garde entre à nouveau dans la Chambre, présente les armes et se met au repos et dit :

« Digne et Honorable Grand Maître Provincial, à la porte de la Loge se tient un Frère, un digne Frère de Hérédom qui demande que tu lui accorde l’honneur de la Chevalerie de la Rose-Croix comme récompense pour ses loyaux services. »

Le Grand Garde reconnaît l’ordre, se met au repos et ouvre la porte.

Le Grand Présentateur et Examinateur et le Candidat sont admis par le Grand Garde qui ferme la porte. Le Grand Présentateur et Examinateur va à sa place et se rassoit. Le Grand Garde rengaine son épée.

Les deux Grands Surveillants quittent leur poste, vont à la porte et reçoivent le Candidat, le Grand Surveillant Supérieur à sa gauche, le Grand Surveillant Second à sa droite. Ils le mènent dans la Chambre en entrelaçant les petits doigts de leurs mains droites et gauches avec ses petits doigts. Il est mené à l’Ouest de l’Autel.

Le Grand Maître Provincial quitte son siège et va à l’Autel, accompagné du Grand Porteur d’Epée et du Grand Porteur de Bannière.

Le Grand Porteur d’Epée se poste légèrement derrière sur la droite du Grand Maître Provincial et le Grand Porteur de Bannière se poste de façon similaire sur sa gauche.

GMP : « Quels sont ton nom et ta caractéristique ? »

Candidat : « … »

GMP : « Tu t’agenouilles sur tes deux genoux. »

 le Candidat s’agenouille. Les Surveillants placent dans ses mains la petite truelle et la petite épée qui sont sur l’Autel. Le Candidat place ses mains sur la Bible en tenant les pointes de la truelle et de l’épée vers le haut.

GMP : « A l’ordre, Frères, et formez un cercle. »

Les Frères se lèvent et, tant que l’espace le permet, forme autour de l’Autel un cercle dans lequel le Grand Maître Provincial, le Grand Porteur d’Epée, le Grand Porteur de Bannière, les Grands Surveillants et le Candidat prennent place.

GMP : « Je répèterai l’Engagement et, à la fin, te demanderai si tu l’acceptes comme tien.

En présence de ce Dieu que nous vénérons tous, et de ces dignes Chevaliers assemblés ici, je promets et proclame de garder en moi tous les Secrets de chevalier que je recevrai maintenant, et que jamais je n’en parlerai ou ne le donnerai à un mortel, de jour ou de nuit, sauf à un Chevalier Rosicrucien ou en bonne et due forme dans la Grande Loge parfaite et complète, tels qu’ils se rencontrent, à moins qu’il ne semble approprié de confier à cette Grande Loge de tels pouvoirs et privilèges exceptionnels, et que je n’errerai pas de cette Grande Loge pour former mes propres Loges illégales. Promets-tu d’observer tout ceci ? »

 Le Candidat acquiesce.

 « Répète après moi.

Et maintenant je dis, Dieu accorde-moi ton aide pour garder ce serment solennel que j’ai fait. »

Tous : « Et maintenant nous disons, Dieu accorde-nous ton aide pour garder ce serment solennel que nous avons fait. »

 Le Porteur de Bannière tend la Bannière au Grand Maître Provincial qui, agitant la Bannière trois fois au-dessus de la tête du Candidat, dit :

« Quand Sanballat Jérusalem peina avec les assauts âpres au temps de Néhémie, les Juifs eux-mêmes se mirent à la guerre ou au travail, et réparèrent leurs murs avec la pierre et la chaux. D’une main ils brandirent l’Epée contre l’ennemi, de l’autre ils prirent la Truelle. Ah esprits vaillants, regardez ! Ce qui est remarquable, les Juifs ne reculèrent pas devant les ruines de leurs murs mais, en champions, améliorèrent l’Art de la Franc-Maçonnerie ; ce qui nous infère à tous cette leçon que pour défendre notre cher pays du danger, nous devrions armer chaque main pour la guerre ou le travail. »

 Le Grand Maître Provincial rend la Bannière au Porteur de Bannière.

Le Grand Porteur d’Epée tend l’épée au Grand Maître Provincial avec laquelle il donne au Candidat trois touches sur l’épaule gauche.

GMP : « En vertu des pouvoirs exceptionnels dont je suis investi, je te fais et te désigne comme Chevalier de la Rose-Croix, de jouir des privilèges de cet Ordre honorable, sous tous les Engagements que tu as pris. Levez-vous, Monsieur… (nom Chrétien et Caractéristique) »

Le Grand Maître Provincial remet l’épée dans sa gaine tenue en position par le Grand Porteur d’Epée.

Le Grand Maréchal aide le Candidat à se lever et le place quelques pas derrière l’Autel. Le Grand Maître Provincial retourne à son siège et les Frères restants, à l’exception de ceux participant à l’Investiture, vont à leur place et se tiennent debout.

Grand Maréchal : « Frères, asseyez-vous. »

GMP : « Très Digne Grand Surveillant Supérieur, tu investiras le Candidat de l’Insigne du Rang et par la suite tu lui apprendras les Signes, la Marque et le Mot. »

 Le Grand Surveillant Supérieur se met face au Candidat, se tenant entre lui et l’Autel.

Le Grand Maréchal, et un ou plus des Grands Intendants Provinciaux, avancent l’Insigne duquel le Grand Surveillant Supérieur investira le Candidat. Le tablier de Hérédom est enlevé par ceux qui avancent le tablier de la Rose-Croix.

 GSS : « Je te décore de ce Cordon vert ou Baudrier qui se porte sur l’épaule droite et sous le bras gauche. Tu t’assureras qu’il est porté au-dessus du baudrier rouge de Hérédom. Je t’investis de ce tablier qui est la Plaque de Chevalerie de la Rose-Croix de l’Ordre Royal d’Ecosse. J’épingle à ton sein gauche cette Etoile de l’Ordre et j’attache à ton bras gauche cette Jarretière comme Insigne de Chevalerie. Je vais maintenant t’apprendre les Signes, les Marques et le Mot de ce rang. Le Signe est

donné en étirant les deux bras, en les croisant pour faire une croix. La marque est donnée en avançant avec le Signe qui est répété par le Frère et en saisissant ensuite le bras du Frère de sorte à former une double croix. Le Mot est I.N.R.I. »

Après l’Investiture, ceux y ayant participé se retournent et se tiennent face au Grand Maître Provincial. Ils le saluent avec le signe du Rang et retournent à leur place.

 GM : « Frères, formez un cercle. »

Les Frères présents, ou autant que l’espace n’en autorise, forment un cercle autour de l’Autel. Le Grand Maître Provincial se tient à l’Est du cercle et les Surveillants à l’Ouest. Le Candidat est placé entre les Surveillants.

 

 Conférence

 

GMP : « Très Digne Grand Surveillant Supérieur. Je te prie de me dire, parce que je suis perdu, es-tu un Chevalier de la Rose-Croix? »

GSS : « Je suis régulièrement fait Chevalier Rosicrucien pour accomplir ce qui est juste,  éviter de faire le mal dont je n’aurai jamais peur. »

GMP : « Où, sur cet honneur, as-tu été fait Chevalier Rosicrucien ? »

GSS : « Dans une Loge complète, tous des Chevaliers de renom et par un Grand Maître de renom également. »

GMP : « Comment t’es-tu procuré cet honneur ? Dis-moi, avec ton Caractère et nom. »

GSS : « De mon propre désir avancé, je fus incarcéré dans la Tour ; relâché par un juste essai et en payant les frais de passage, puis élevé au Pouvoir ; fais Conseiller, Rang d’un grand honneur et je suis depuis fais Chevalier pour mes loyaux services. Mon propre nom et Caractère auquel est adjoint ‘Monsieur’ est…tel que vous pourrez le trouver dans les registres. »

GMP : « Quel nombre atteindre pour former une Loge de Chevalerie complète ? »

GSS : « Le nombre trois est suffisant, bien que souvent ce soit beaucoup plus. »

GMP : « Pourquoi est-il Dit que trois soit suffisant ? Dis-le-moi et dis-moi la vérité. »

GSS : « Parce qu’il y a un Dieu juste au Ciel que nous appelons Père ; Son seul Fils, notre Sauveur, le Christ qui souffrit pour nous tous ; le Saint-Esprit le Consolateur ; Grands et puissants Trois, pourtant Trois en Un avec qui nous espérons être Eternellement. »

GMP : « Qui était ton Présentateur, ami, quand tu t’es présenté pour la Chevalerie ? »

GSS : « Le Grand Garde me mena à l’Entrée, il frappa : j’ai de suite été admis, reçu entre les Grands Surveillants qui me menèrent par la main jusqu’à mon arrivée devant le Grand Maître qui me demanda mon Caractère et nom, et me fit agenouiller à ses pieds. »

GMP : « Qu’as-tu répété ici et là ? »

GSS : « J’ai pris un Engagement solennel et j’ai fait très volontairement un serment. »

GMP : « Quelles autres cérémonies furent utilisées quand tu fus présenté pour la Chevalerie ? »

GSS : « Avec mes genoux pliés, j’étais placé là, avec l’Epée dans ma main droite et la Truelle dans ma main gauche, pendant que les Chevaliers m’encerclaient. Ensuite, on passa la Bannière de façon solennelle trois fois au-dessus de ma tête ; j’ai également reçu trois touches d’Epée sur mon dos ; relevé enfin, il m’a été donné un Signe et une Marque chacun formant une Croix complète ; j’ai également reçu un Mot une fois sur mes pieds. »

GMP : « Tu me montreras le Signe et la Marque dans chacun desquels il t’apparut une croix, et tu nommeras le Mot qui te fut donné une fois relevé sur tes pieds. »

GSS : « Le Signe est ainsi (il donne le Signe) ; je donne ainsi la Marque (aidé par Le Grand Surveillant Second) ; ‘I.N.R.I. est le Mot que j’ai ensuite reçu. »

GMP : « Tu dois expliquer la signification de ce Mot, qu’il soit sacré ou profane. »

GSS : « Il est sacré, incontestablement, s’il est justement compris : bien qu’il fut largement profané par ceux qui versèrent le sang de doux Jésus. Les quatre initiales placées sur un signe au-dessus de la tête de notre cher Sauveur, les Lettres doivent être lues comme le Mot des Ecritures. Le ‘I’ signifie le nom de doux Jésus, le ‘N’ est utilisé pour Nazareth, le ‘R’ représente Rex, le Roi en Ecossais, et ‘I’ signifiant les Juifs. »

GMP : « Dans quel but la Chevalerie de la Rose-Croix fut-elle établie ? »

GSS : « Pour nous rappeler l’arbre qui porta la charmante rose de Charon qu’était Jésus et la fleur de lis qui soufflait dans la vallée. »

GMP : « Que t’apprend cet Ordre ? »

GSS : « De mettre ma croyance entière et ma confiance en Jésus, Fils de Dieu, qui, couronné d’épines par les soldats de Ponce Pilate et fouetté d’un bâton pour les péchés des hommes, mourut sur une Croix entre deux voleurs ; de là il descendit en enfer, maintenant il trône hautement jusqu’au Jour du Jugement ; quand il ressuscitera avec le pouvoir absolu et la vertu de juger tous les fils des hommes. Les vivants et les morts se lèveront au son des dernières trompettes pour entendre leurs condamnations prononcées par Lui, leur Juge profond. Cela m’apprend également à espérer la mort de mon cher Sauveur, pour obtenir la rémission de mes péchés et cela seulement par la foi ; et que je me tiendrai en ce Jour devant le Seigneur tout puissant que je pourrai voir de ces mêmes yeux auxquels Il donne maintenant la vue ; ensuite, notre Sauveur Jésus Christ séparera les chèvres des moutons, il pourra donner la Vie Eternelle à ceux pour qui Il avait essayé pour qu’ils se reposent pour toujours dans Sa Loge céleste en compagnie des Saints et des Anges bénis qui servent la glorieuse Trinité que le Trois en Un adore. »

GMP : « A qui toute Domination, Pouvoir et Louanges pour toujours. »

Tous : « Amen. »

Les Frères restent debout pendant que le Grand Maître Provincial retourne à sa place.

GM : « Frères, asseyez-vous. »

 le Grand Maréchal amène le Candidat au Grand Maître Provincial qui lui présente une copie des Statuts de l’Ordre et une copie des Arrêtés de la Grande Loge Provinciale. Il l’accueille en tant que membre de l’Ordre. Le Grand Maréchal conduit alors le nouveau Chevalier à son siège.

 

Fermeture de la Loge

 

GMP : « Un Frère a-t-il quelque chose à proposer pour le bien de l’Ordre ou de cette Grand Loge Provinciale en particulier ? »

Toute affaire compétente sera maintenant traitée.

GMP (sonne un coup, tous se lèvent) : « Toutes les affaires ayant été traitées, je déclare la Grande Loge Provinciale fermée. »

 Il sonne les coups du Rang qui sont répétés par les Surveillants et les Gardes. Le Grand Chapelain va à l’Autel et ferme la Bible, plaçant le Carré et les Compas sur la couverture.

Le Grand Maître Provincial donne le Signe du Rang qui est répété par tous ceux présents.

GM : « Frères, à l’ordre pendant que le Grand Maître Provincial et les Membres du Bureau se retirent. »

 Les Frères restent debout ; les deux Surveillants quittent leur siège et se tiennent face à face à l’Ouest ; le Porteur d’Epée se poste permettre au Grand Maître Provincial de se placer derrière lui ; le Porteur de Bannière se place derrière le Grand Maître Provincial. Alors que le Grand Maître Provincial traverse la Chambre les autres Membres du Bureau se placent derrière le Porteur de Bannière, laissant assez de place pour que les Surveillants se placent immédiatement derrière le G.

 

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Ordre Royal d'Ecosse : le degré d'Hérédom (4)

12 Juin 2012 , Rédigé par Rituel ORE Publié dans #hauts grades

Section XI, ou 4ème de la Tour

 

Tirshatha : « Très Digne Grand Gardien Second (se lève et salue), où étais-tu ? »

GGS : « Au Piédestal. »

Tirshatha : « Comment est appelé le Piédestal ? »

GGS : « Force. »

Tirshatha : « Donne-moi le Piédestal en Mot et Signe. »

GGS : « Salathiel. »

Le Signe est donné en tenant le bout du pouce sur le front avec les autres doigts fermés ensemble et éloignés du pouce.

Tirshatha : « Qui as-tu rencontré au Piédestal ? »

GGS : « Trois jeunes hommes. »

Tirshatha : « Que t’ont-ils demandé ? »

GGS : « Ce qu’était le plus fort. »

Tirshatha : « Quelle réponse as-tu donnée à chacun ? »

GGS : « Au premier, j’ai répondu le Vin, au deuxième les Femmes et au troisième le Roi. »

Tirshatha : « Qui d’autre as-tu rencontré au Piédestal ? »

GGS : « Zerubbabel. »

Tirshatha : « Comment a-t-il pris congé de toi ? »

GGS : « Il m’a mené du Piédestal par l’Axe jusque dans la Capitale. »

Tirshatha : « Comment fus-tu conduis ? »

GGS : « Dans un escalier en colimaçon composé de neuf fois Sept marches. »

Tirshatha : « Comment est appelé l’Axe ? »

GGS : « Beauté. »

Tirshatha : « Et la Capitale ? »

GGS : « Sagesse. »

Tirshatha : « Qu’as-tu vu sur cette Capitale ? »

GGS : « Une Loge et un Entablement. »

Tirshatha : « Qu’as-tu vu sur cet Entablement ? »

GGS : « Une Sphère représentant l’Univers. »

Tirshatha : « Qu’as-tu vu sur cette Sphère ? »

GGS : « Un Livre ouvert. »

Tirshatha : « Comment se distingua-t-il ? »

GGS : « Par le Carré, la Balance et la Ligne de Plomb en dessous, et les Compas en forme de Carré au-dessus, par lesquels je savais que c’était le Mot. »

Tirshatha : « Donne-moi ce Mot. »

GGS : « Jéhovah ; Jireh ; Machaben. »

Tirshatha : « Comment Zerubbabel t’a-t-il ensuite renvoyé ? »

GGS : « Il m’a descendu le long de l’Axe par le Piédestal et me libéra. »

Tirshatha : « Avant de se séparer l’un de l’autre, que t’a-t-il demandé ? »

GGS : « Ce qui était le plus fort. »

Tirshatha : « Et qu’est-ce le plus fort ? »

GGS : « La Vérité est la plus forte des choses. »

Tous se lèvent : « Gloire au Dieu de la Vérité, maintenant et pour toujours. Amen. »

Tous reprennent leur place.

 

Section XII

 

Tirshatha : « Mon Frère, tu devrais maintenant accomplir un voyage long, périlleux et mystique ; mais, dans la mesure où il est à peine possible de décrire à l’œil humain les scènes avec exactitude, je vais, avec l’accord de ces Frères, t’accepter immédiatement au Conseil de Sagesse.

Frères, êtes-vous ainsi en accord ?

Tu vas donc prendre ta place parmi nous et écouter la Conférence suivante qui explique le voyage que tu étais censé avoir accompli. »

Le Grand Maréchal conduit le Candidat vers une place au Nord.

Tirshatha : « Très Digne Grand Gardien Supérieur (se lève et salue), où étais-tu ? »

GGS : « J’ai voyagé à travers le monde. »

Tirshatha : « En quête de quoi ? »

GGS : « Le Saint-Rocher ou le Mont d’Adamant. »

Tirshatha : « Comment y es-tu arrivé ? »

GGS : « Par les sommets des montagnes, à travers l’immensité des déserts, et j’ai couru de grands périls jusqu’au Saint-Rocher où j’ai découvert mon salut. »

Tirshatha : « Qu’y as-tu vu ? »

GGS : « Une Fontaine s’écoulant du côté d’un rocher. »

Tirshatha : « Qu’y entendis-tu ? »

GGS : « La voix d’un Agneau. »

Tirshatha : « Que dit-elle ? »

GGS : « Viens boire. »

Tirshatha : « Que vis-tu d’autre sur ce Rocher ? »

GGS : « Une grande Eglise dans une grande Cité. »

Tirshatha : « Comment fut fondée la Cité ? »

GGS : « Ni dans le sang ni dans l’iniquité, mais dans la Vertu et la Vérité. »

Tirshatha : « Pourquoi ni dans le sang ni dans l’iniquité ? »

GGS : « Parce qu’il est dit : ‘La pierre criera du mur, et la poutre de bois lui répondra. Malheur à celui qui bâtit une ville par le sang et établit une cité par l’iniquité.’ (Hab. II, 11 et 12) »

Tirshatha : « Pourquoi la Vertu et la Vérité ? »

GGS : « Parce qu’elles sont stables telles un Rocher. »

Tirshatha : « Comment était habitée la Cité ? »

GGS : « Par ‘des familles et des langues et des nations.’ (Revel. XIII. 7.) »

Tirshatha : « Comment était-ce gardé ? »

GGS : « Par un groupe d’Anges aux épées ardentes. »

Tirshatha : « Comment s’appelait-il ? »

GGS : « ‘La Shamniah de Jéhovah’ ou ‘Le Seigneur est là’. (Ezek. XVIII. 35.) »

Tirshatha : « Où se situait ton Eglise ? »

GGS : « Au centre. »

Tirshatha : « De quelle forme ? »

GGS : « Une Croix carrée normale. »

Tirshatha : « De quelle longueur ? »

GGS : « D’Est en Ouest. »

Tirshatha : « Pourquoi cela ? »

GGS : « Parce que la Gloire de Dieu apparaît à l’Est et disparaît à l’Ouest, et donc toutes les Eglises, les Chapelles et tous les endroits de Culte Religieux sont ou devraient ainsi être situés. »

Tirshatha : « De quelle largeur ? »

GGS : « Du Nord au Sud. »

Tirshatha : « De quelle taille ? »

GGS : « D’une taille immesurable. »

Tirshatha : « De quelle profondeur ? »

GGS : « D’une profondeur insondable. »

Tirshatha : « Qu’entendis-tu ? »

GGS : « La voix du Grand Architecte. »

Tirshatha : « Que dit-il ? »

GGS : « ‘Venez à moi, tous qui peinez et êtes lourdement chargés, et je vous offrirai le repos.’ (Matt. XI. 28.) »

Tirshatha : « Travaillas-tu et peinas-tu à la construction de l’Eglise ? »

GGS : « Oui. »

Tirshatha : « Quel était ton salaire ? »

GGS : « L’espoir d’un Royaume ? »

Tirshatha : « Quel Royaume ? »

GGS : « Pas de ce monde. »

Tous se lèvent et se tiennent debout avec la première partie du Signe Pénal.

Tirshatha : « Puissions nous, vous et moi et tous les Frères, qu’ils soient présents ou absents, peiner et travailler de telle sorte que nous puissions aller au Mont Sion, et dans la cité du Dieu vivant, la divine Jérusalem, et à une compagnie innombrable d’anges, à l’assemblée générale et à l’église du premier-né, qui sont inscrits au Ciel, et à Dieu le Juge de tous et à tous les esprits des hommes justes rendus parfaits, et à Jésus le Médiateur du Nouveau Covenant où notre soleil ne se couchera plus, et la lune ne se retirera plus car notre Seigneur sera notre lumière éternelle, et les jours de notre deuil à jamais finis. (Heb. XII. 22-24 ; Isa. LX. 20.) »

Les Frères complètent le Signe et se rassoient.

 

Section XIII

 

Tirshatha : « Très Digne Grand Gardien Second (se lève et salue), où étais-tu ? »

GGS : « Dans la Chambre du Milieu. »

Tirshatha : « Qu’as-tu vus dans la Chambre du Milieu ? »

GGS : « Les trois grandes Lumières de la Maçonnerie. »

Tirshatha : « Que sont-elles ? »

GGS : « Le Naturel, la Mosaïque et les Lois Chrétiennes. »

Tirshatha : « Qu’as-tu vu dans la Chambre du Milieu grâce aux trois grandes lumières ? »

GGS : « Les Meubles d’une Loge. »

Tirshatha : « Que sont-ils ? »

GGS : « La Bible, le Carré et les Compas. »

Tirshatha : « En tant que Meuble d’une Loge, que t’apprend la Bible ? »

GGS : « La Conformité à la Loi de Dieu. »

Tirshatha : « Et le Carré ? »

GGS : « Ne pas faire ce que je ne voudrais pas qu’on me fasse. »

Tirshatha : « Et les Compas ? »

GGS : « Vivre dans une juste mesure. »

Tirshatha : « Qu’as-tu vu d’autre dans la Chambre du Milieu grâce aux trois grandes Lumières ? »

GGS : « Les Joyaux Moraux ? »

Tirshatha : « Que sont-ils ? »

GGS : « Le Carré, la Balance et la Ligne de Plomb. »

Tirshatha : « Que t’enseigne le Carré en tant que Joyau Moral ? »

GGS : « La Justice est dans tous nos actes. »

Tirshatha : « Et la Balance ? »

GGS : « L’Humilité dans le coeur et le comportement. »

Tirshatha : « Et la Ligne de Plomb ? »

GGS : « L’Honnêteté dans nos pensées et nos intentions. »

Tirshatha : « Qui as-tu rencontré dans la Chambre du Milieu ? »

GGS : « Trois hommes sages. »

Tirshatha : « Comment ont-ils pris congé de toi ? »

GGS : « Ils m’ont mené au Conseil de Sagesse. »

Tirshatha : « Comment fus-tu conduit ? »

GGS : « Par une Etoile Ardente apparaissant au Nord. »

Tirshatha : « Que signifie Conseil de Sagesse ? »

GGS : « Une stalle. »

Tirshatha : « Qui as-tu rencontré dans ce même Conseil de Sagesse ? »

GGS : « Un Frère glorieux, sa Sainte Epouse et le Mot toujours béni. »

Tirshatha : « Nomme-les. »

GGS : « Joseph, Marie, Jésus. »

 Tous se lèvent : « A Lui, comme il est dû, nous attribuons toute la Gloire, l’Honneur, le Pouvoir , la Majesté, la Domination, maintenant et pour toujours. Amen ! »

Les Frères restent debout durant les deux prochaines Sections, donnant la première partie du Signe Pénal.

   

Section XIV

 

 

Tirshatha : « Très Digne Grand Gardien Supérieur, depuis l’ouverture de ce chapitre, qu’as-tu fait ? »

 GGS :« J’ai cherché un Mot qui était perdu mais que, grâce à ton assistance, nous avons maintenant retrouvé. »

Tirshatha : « Quand le Mot fut-il trouvé ? »

GGS :« Quand Il, victorieux, s’éleva. Sur les Péchés et la Mort, nos ennemis éternels »

Tirshatha : « Qu’a fait le Mot pour nous ? »

GGS :« Il vécut trente trois ans sur terre, nous laissa un exemple clair et brillant, souffrit d’une mort douloureuse et ignominieuse pour notre salut, et ensuite monta dans la Grande Loge du Paradis où Il continue, avec le Saint-Esprit, à intervenir en notre nom auprès du Père, Trois Personnes dans Une Divinité. »

Tous :« A Qui toute Gloire, Honneur et Louanges, maintenant, dorénavant et pour toujours. Amen. »

Les Frères restent debout, donnant la première partie du Signe Pénal.

 

 

Section XIV

 

 

Tirshatha : « Digne Grand Gardien Second, qu’exprima le Mot ? »

GGS :« C’est fini s’écria le Rédempteur, et pencha humblement Sa tête gracieuse ; et bientôt le sacrifice étourdissant disparut dans les régions de la mort. »

Tirshatha : « C’est fait ! C’est fait ! Le noble travail est fait, bien trop grand pour les hommes et les anges, que nul autre que le Fils Eternel de Dieu n’osa tenter ou ne put terminer. »

 Les Frères complètent le Signe Pénal et se rassoient.

 

     

Clôture du Chapitre

     

Tirshatha : « Un Frère a-t-il quelque chose à proposer pour le bien de l’Ordre ou de ce Chapitre en particulier ? »

Le Tirshatha sonne un coup qui n’est pas répété par les Gardiens. Tous se lèvent.

Tirshatha : « Toutes les affaires ayant été traitées, je déclare ce Grand Chapitre Provincial clos. »

Le Tirshatha sonne les coups du Rang qui sont répétés par les Gardiens, le Garde et le Garde Suppléant. Les Frères donnent le Signe Pénal. Tous se rassoient.

Le Maréchal va vers le Candidat, le conduit à la porte de la Chambre où le Grand Garde l’autorise à partir.

Le Chapelain va à l’Autel, ferme la Bible, place le Carré et les Compas dessus et tourne la Bible face à l’Ouest.

S’il doit y avoir un ajournement, le Grand Maréchal appellera les Frères à l’ordre pendant que le Tirshatha se retire.

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Ordre Royal d'Ecosse : le degré d'Hérédom (3)

12 Juin 2012 , Rédigé par Rituel ORE Publié dans #hauts grades

Section VIII ou 1ere de la Tour

 

Gardien : « Qui, avec telle clameur, dérange la Tour ? »

Grand Garde : « C’est moi (donnant le nom Chrétien du candidat et sa Caractéristique) de nom Qui, mené par l’Ignorance, vint ici. »

 Gardien : « Malgré ton bon titre, ton guide est bien mauvais. Quiconque erre dans l’obscurité glisse souvent. Que recherches-tu ? »

 GGS : « J’ai souvent entendu qu’un Mot était perdu mais je ne l’ai pas trouvé, à mes dépens ; je recherche ce Mot. »

 Gardien : « Entre donc et repose-toi un instant là où nul bruit ne s’est jamais vu déranger l’harmonie des Frères. »

La Carte avec la Caractéristique du Candidat est placée à l’intérieur de la Tour par le Grand Garde. Après une brève pause :

Le Grand Garde frappe ˜˜  ˜, ˜˜  ˜, ˜˜  ˜ : « Ah ! Gardien, ah ! Quelles nouvelles de Sion ? »

Gardien : « Rien encore de très fiable, mais une rumeur partiale a circulé dans les environs et une proclamation a été faite. »

Grand Garde : « Qu’a-t-elle dite ? Explique le sens et ne le modifie pas. »

Gardien : « Elle dit que la Beauté fut assassinée par trois brutes, Caïn, Achin et Eni, dont l’un d’eux, j’ai peur, est ici. » (Pointant vers le Candidat)

Grand Garde : « Teste-moi, mets-moi à l’épreuve ou réfute-moi si tu peux ; sinon aime-moi. Tu vois que je porte la Plaque de l’Innocence (pointant vers le tablier du candidat) ce qui prouve que je n’ai contribué à aucun acte de sang. »

Grand Garde : « Si tu n’es point homme de sang, tu ne trouveras dans cette Tour que ce qui est bon mais tu dois sembler en servitude un certain temps jusqu’à ce que Monsieur (le nom Chrétien et la Caractéristique du Grand Présentateur et Examinateur sont ici donnés) vienne te sauver. »

Le Gardien reprend sa place.

 

Section IX, ou 2ème de la Tour

 

Grand Présentateur et Examinateur : « Pourquoi le Soleil expose-t-il ses rayons glorieux dans une Loge Maçonnique ou la Lune réfléchit-elle ses rayons ?

Pourquoi le G encerclé de l’Etoile apparaît-il ?

Pourquoi J. et B. portent-ils deux Chapitres ?

Pourquoi y avait-il les Ornements sur la Bordure Dentelée ou pourquoi les Joyaux Moraux sont-ils mis en ordre ?

Pourquoi le Dallage Mosaïque, et les Marches ?

Le Serment et les Vêtements après avoir marché, les Prières ?

Vite, réponds à tout cela, et tu seras alors un homme complètement libre sans le besoin de davantage de secret,

Dis-moi, pour toi, pourquoi le Garde porte-t-il une épée ou pourquoi le Gardien te demande-t-il le Mot de Passe du Maître Maçon, et les deux sont identiques en mon sens. »

Grand Garde : « Le Soleil nous dirige vers la lumière glorieuse de la Révélation, sans laquelle c’est durant la nuit que la Lune affiche la Loi de la Nature, reflétant une lueur faible et scintillante.

Le G entouré d’une Etoile déclare le Schekinah où qu’il apparaisse, que ce soit du Sinaï, de Salem ou de l’endroit où les Rois Mages virent le visage béni du Rédempteur Qui, d’une force Divine.

Les Piliers J. et B. signifient que seul Dieu est notre soutien.

Les Joyaux Moraux, sur le chemin à carreaux Mosaïque, nous enseignent humblement à la fois ce que faire et dire.

Quatre des Vertus affichées par les Ornements sont appelées Cardinaux : nous devons monter l’escalier à petit pas vers notre perfection ; et de peur qu’une surprise ne survienne, nous sommes menés vers un endroit où les prières sont offertes, et nous voyons le visage de notre Maître le plus honoré ; et là nous répétons un Engagement : et, pour compléter notre Liberté, nous sommes investis d’Innocence pendant que les beautés d’une Loge bien formée agissent sur nos sens.

Il nous est aussi donné un Signe, une Marque et un Mot par des Frères que nous connaîtrions.

Les Gardiens questionnent et l’Epée du Garde défend les Frères, et acclame le Mot.

Si j’ai bien répondu, relâche-moi car j’ai hâte de goûter à la liberté. »

Grand Présentateur et Examinateur : « Qu’il est dur d’être restreint à un esprit généreux et aux sens !

Maintenant que l’œil de la Raison est grand ouvert, et qu’aucun mal ne se produise dans le Désert, continue, mon digne ami et Frère, mais sache que si tu devais retourner à nouveau dans ce donjon obscur, tu ne trouverais aucune lumière de Maçonnerie pour égayer tes sens ou soulager ta douleur de Maçon. »

Le Grand Présentateur et Examinateur reprend sa place. Le Surveillant de la Tour se lève, va vers le Angle Sud-Est de la Tour et s’adresse au Candidat.

Surveillant : « Les Frais d’Entrée, s’élevant à trente schillings d’Argent d’Ecosse, étant payés et dus en tant que Candidat, Je, Surveillant de la Tour, te communique maintenant le Mot et le Signal qui te délivreront de la Tour. Le Mot est Zerubbabel et le Signal est donné en en posant la main droite et le bras droit sur l’épaule gauche. »

Il est demandé au Candidat de répéter le Mot et le Signal.

Le Surveillant baisse maintenant le Pont-levis, ouvre la porte de la Tour, sort la Carte avec la Caractéristique du Candidat dessus, la fait traverser le Pont-levis et descendre de la passerelle. Il donne ensuite la carte au Grand Garde qui la rend au Candidat.

Le Surveillant relève le Pont-levis, ferme la porte de la Tour et reprend sa place.

Le Grand Maréchal conduit le Candidat à sa place entre les Gardiens à l’Ouest.

Le Grand Garde reprend sa place.

Les Sections suivantes, X et XI, sont ensuite récitées, étant un examen préalable à l’admission du Candidat au Conseil de Sagesse.

 

Section X, ou 3ème de la Tour

 

Tirshatha : « Très Digne Grand Gardien Supérieur (se lève et salue), où étais-tu ?

GGS : « Dans la Tour de Repos. »

Tirshatha : « Comment es-tu entré dans cette Tour ? »

GGS : « Par un escalier en colimaçon de quinze marches avec trois paliers. »

Tirshatha : « Combien de marches jusqu’au premier palier ? »

GGS : « Sept. »

Tirshatha : « Pourquoi sept ? »

GGS : « Parce que sept constitue une Loge juste et parfaite. »

Tirshatha : « Qui as-tu rencontré là-bas ? »

GGS : « Un Surveillant Junior. »

Tirshatha : « Que t’a-t-il demandé ? »

GGS : « Le Signe, la Marque et le Mot d’un Apprenti Présenté. »

Tirshatha : « Que je demande, également. Approche ce Rang et donne le Signe, la Marque et le Mot.  

Le Grand Gardien Second et le Grand Garde Supérieur se lèvent et se tiennent face à face.

GGS : « Le Signe est ainsi (il le montre) ; je donne ainsi la Marque (il la donne), le Mot est B.O.A.Z. »

Les Gardiens reprennent leur place.

Tirshatha : « Combien de marches jusqu’au deuxième palier ? »

GGS : « Cinq. »

Tirshatha : « Pourquoi cinq ? »

GGS : « Parce que cinq constitue une Loge de Compagnons. »

Tirshatha : « Qui as-tu rencontré là-bas ? »

GGS : « Un Surveillant Supérieur. »

Tirshatha : « Que t’a-t-il demandé ? »

GGS : « Le Signe, la Marque et le Mot d’un Camarade Artisan. »

Tirshatha : « Que je demande, également. Approche ce Rang et donne le Signe, la Marque et le Mot.  

Le Grand Gardien Supérieur et le Grand Garde Second se lèvent et se tiennent face à face.

GGS : « Le Signe est ainsi (il le montre) ; je donne ainsi la Marque (il la donne) ; le Mot est J.A.C.H.I.N. »

 Les Gardiens reprennent leur place.

Tirshatha : « Combien de marches jusqu’au troisième palier ? »

GGS : « Trois. »

Tirshatha : « Pourquoi trois ? »

GGS : « Parce que trois régit une Loge. »

Tirshatha : « Qui as-tu rencontré là-bas ? »

GGS : « Un Maître Maçon. »

Tirshatha : « Que t’a-t-il demandé ? »

GGS : « Le Signe, la Marque et le Mot d’un Maître Maçon. »

Tirshatha : « Que je demande, également. Approche ce Rang et donne le Signe, la Marque et le Mot.

Le Grand Gardien Supérieur se lève et avance vers l’estrade. Le Tirshatha se lève et descend pour faire face au Grand Gardien Supérieur.

 GGS : « Le Signe est ainsi (il le montre) ; je donne ainsi la Marque (il la donne) ; le Mot est Machaben. »

Tirshatha et le Grand Gardien Supérieur reprennent leur place.

Tirshatha : « Comment a-t-il pris congé de toi ? »

GGS : « Il m’a mené vers le Grand Porche. »

Tirshatha : « Qui as-tu rencontré là-bas ? »

GGS : « Un Grand Présentateur et Examinateur. »

Tirshatha : « Que t’a-t-il demandé ? »

GGS : « Le Mot de Passe d’un Camarade Artisan. »

Tirshatha : « Que je demande, également. »

GGS : « Boaz. »

Tirshatha : « Comment a-t-il pris congé de toi ? »

GGS : « Il me livra à un Grand Gardien Second. »

Tirshatha : « Que t’a-t-il demandé ? »

GGS : « Le Mot de Passe d’un Maître Maçon. »

Tirshatha : « Que je demande, également. »

GGS : « Jachin. »

Tirshatha : « Comment a-t-il pris congé de toi ? »

GGS : « Il me livra à un Grand Gardien Supérieur. »

Tirshatha : « Que t’a-t-il demandé ? »

GGS : « Le premier Signe, la Marque et le Mot de Hérédom. »

Tirshatha : « Que je demande, également. »

 Les Gardiens se lèvent et se tiennent face à face. Le Grand Garde Supérieur donne au Grand Gardien Second le Signe, la Marque et le Mot de Hérédom. Les Gardiens reprennent leur place.

Tirshatha : « Comment a-t-il pris congé de toi ? »

GGS : « Il m’a mené au Grand Maître. »

Tirshatha : « Que t’a-t-il demandé ? »

GGS : « D’où vins-je ? »

Tirshatha : « D’où viens-tu ? »

GGS : « De la Tour de Repos. »

Tirshatha : « Quelle recommandation en ramènes-tu ? »

GGS : « Des vœux chaleureux pour tous mes Frères de Caractère. »

Tirshatha : « Peux-tu décrire cette Tour ? »

GGS : « Dans cette Tour, on trouve trois chambres, la première, celle du milieu et la chambre intérieure. Dans la première, nous sommes présentés, dans la deuxième, reçus. Dans la troisième, nous sommes élevés à l’honneur. »

Tirshatha : « Y a-t-il d’autres pièces dans cette Tour ? »

GGS : « Il y a également un donjon obscur dans lequel quiconque est jeté doit peiner sous la lourde Pierre de Taille. »

Tirshatha : « Qu’as-tu vu sur cette Tour ? »

GGS : « Une Loge y était tracée en forme, dont la Voûte était le Paradis, ornée de Principes et de Vertus, qui font notre sept mystique. Les Principes si grands et bons sont au nombre de trois et sont appelés Amour Fraternel, Assistance et Vérité. Les Vertus sont au nombre de quatre, Prudence et Courage, Modération, Justice : et rien de plus : toutes vertus capitales sont bonnes. »

Tirshatha : « Qui as-tu rencontré dans cette Tour ? »

GGS : « Le protecteur de l’Art Royal, le Surveillant de la Tour, qui, pour son prix, me prononça libre ; me donna un Mot que j’ai maintenant : j’ai ainsi traversé le Pont. »

Tirshatha : « Donne-moi ce Mot avec le Signal. »

GGS : « Zerubbabel. »

GGS donne le Signal.

 

A la conclusion de cette Section, les Frères ne donnent pas le Signe.

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Ordre Royal d'Ecosse : le degré d'Heredom (2)

12 Juin 2012 , Rédigé par Rituel ORE Publié dans #hauts grades

Section III

 

Tirshatha : « Digne Grand Gardien Supérieur (se lève et salue), que représente le Fils de l’Homme dans la Maçonnerie ? »

GGS : « La Pierre de Taille Considérée. »

Tirshatha : « Comment est autrement appelé la Pierre de Taille Considérée ? »

GGS : « La Pierre que les Constructeurs ont rejetée qui est devenue maintenant la Pierre Principale de l’Angle ou le modèle le plus parfait sur lequel les Maçons essaient leurs Joyaux Moraux. »

Tirshatha : « En quoi est-ce le modèle le plus parfait ? »

GGS : « Les trois grands principes de la Maçonnerie. »

Tirshatha : « Quels sont-ils ? »

GGS : « Amour Fraternel, Assistance et Vérité. »

Tirshatha : « Pourquoi l’Amour Fraternel ? »

GGS : « Parce que personne ne peut montrer plus grand amour pour ses Frères que lorsqu’Il s’est sacrifié pour eux. »

Tirshatha : « Pourquoi l’Assistance ? »

GGS : « Parce qu’Il est venu pour les libérer des liens du Pécher et de la Mort. »

Tirshatha : « Pourquoi la Vérité ? »

GGS : « Parce qu’Il est la Vérité même et en est le Donateur. »

Tirshatha : « Quel est Son nom ? »

GGS : « Emmanuel. »

Tirshatha : « Que cela signifie-t-il pour les Frères ? »

GGS : « Dieu avec nous. »

Tirshatha : « Que le Dieu de la Vérité soit toujours avec nous pour nous diriger et nous assister. Amen. »

 

Section IV

 

Tirshatha : « Digne Grand Gardien Second (se lève et salue), quel était le premier édifice érigé sous la direction divine. »

GGS : « L’arche de Noé. »

Tirshatha : « Dans que but fut-elle construite ? »

GGS : « Pour sauver les élus du Déluge. »

Tirshatha : « Combien de personnes y avait-il à sauver ? »

GGS : « Huit : quatre hommes et quatre femmes. »

Tirshatha : « Nomme les hommes. »

GGS : « Noé, Japhet, Sem et Cham, tous vrais maçons. »

Tirshatha : « Combien y a-t-il de travaux faits par des mains humaines appelés Merveilles du Monde ?»

GGS : « Sept. »

Tirshatha : « Nomme-les. »

GGS : « La Tour de Babel, les Pyramides d’Egypte, la Statue de Zeus par Phidias à Olympe en Péloponnèse, le Temple d’Artémis à Ephèse, le Mausolée d’Halicarnasse, le Phare d’Alexandrie et le Colosse de Rhodes. »

Tirshatha : « Combien y eut-il de personnes nommées avant d’être nées ? »

GGS : « Trois. »

Tirshatha : « Qui étaient-elles ? »

GGS : « Bézaléel, Maher-Shalal-Hash-Baz et le Roi Cyrus le Grand. »

Tirshatha : « Qu’étaient-ils ? »

GGS : « Bézaléel était un ouvrier inspiré du Tabernacle dans lequel résidait la Divine Schekinah et dans lequel était déposée l’arche d’Alliance qui devint ensuite le modèle pour le Temple du Roi Salomon, conforme à un modèle délivré au Mont Horeb par Dieu à Moïse qui devint ensuite Grand Maître de la Loge d’Israël ; le deuxième, le fils d’une Prophétesse dont nous lisons dans les Prophéties d’Isaïe, ch. VII ; et le troisième, Cyrus le Grand, était le Fondateur de la Monarchie Perse, conquérant de l’Asie et restaurateur du Temple Saint. »

Tirshatha : « Combien y a-t-il de personnes dites ne jamais être mortes ? »

GGS : « Deux, Hénoch et Elie. »

Tirshatha : « Qu’étaient-ils ? »

GGS : « Hénoch était le cinquième après Seth et le septième depuis Adam et prophétisa l’inondation et l’incendie général ; et de peur que les Arts et Sciences ne disparaissent du savoir des hommes, il érigea deux piliers, un de briques, l’autre de pierre, sur lesquels ces Arts étaient gravés jusqu’au bout, de telle sorte que si le pilier de pierre périssait sous les flammes, le pilier de briques resterait, et que si le pilier de briques était détruit par l’eau, le pilier de pierre resterait, et ceci pouvait se voir en son temps sur la Terre de Syrie, selon Joseph. Le second, Elie le Tishbite, qui, après avoir réalisé de nombreux miracles en présence des Rois et de la Princesse d’Israël pour les ramener vers l’adoration du vrai Dieu, était ravi au Ciel par un chariot de feu. »

Tirshatha : « Que devraient célébrer les Francs-Maçons principalement ? »

GGS : « Trois grands événements : la Création du Monde, le Déluge de Noé et la Rédemption de l’Homme. »

Tirshatha : « Dans quel but ? »

GGS : « A la Gloire de Dieu. »

Tous se lèvent : « A Qui vont Gloire, Honneur et Louange, maintenant, à l’avenir et pour toujours. Amen. »

Tous reprennent leur place.

 

Section V

 

Tirshatha : « Digne Grand Gardien Supérieur (se lève et salue), où a lieu, pour la première fois, un Chapitre de l’Ordre ? »

GGS : « Au sommet saint du Mont Moriah dans le Royaume de Judée. »

Tirshatha : « Pourquoi le Mont Moriah a-t-il été consacré ou nommé saint ? »

GGS : « En raison de trois grands sacrifices faits sur son sommet : premièrement, Abraham, à la commande de Dieu, sacrifiant son fils Isaac ; deuxièmement, la prière et le sacrifice du Roi David pour apaiser la peste ; troisièmement, la prière et le sacrifice du Roi Salomon à la consécration du Saint-Temple. »

Tirshatha : « Le mont Moriah a-t-il un égal dans le monde ?

GGS : « Seul le Mont Calvaire. »

Tirshatha : « Pourquoi le Mont Calvaire a-t-il été consacré ou nommé saint ? »

GGS : « En raison d’un grand sacrifice fait sur son sommet. »

Tirshatha : « Lequel ? »

GGS : « Le sacrifice du Messie pour la rédemption du monde. »

Tirshatha : « Ayant auparavant discuté des honneurs et des dignités qui te sont accordés en tant que Franc-Maçon, je désire savoir quel est le premier et plus grand honneur jamais accordé aux Francs-Maçons ? »

GGS : « La descente de la Divine Schekinah, d’abord au sacre du Saint-Tabernacle, puis à la consécration du Temple de Dieu par le Roi Salomon, se plaçant sur l’Arche ou le Trône dans le Saint des Saints, couverte par les ailes du Chérubin où elle continua à donner ses réponses d’oracle pour plusieurs générations. »

Tirshatha : « Combien ? »

GGS : « Quatorze. »

Tirshatha : « La Schekinah n’a-t-elle jamais été destituée ? »

GGS : « Elle l’a été. »

Tirshatha : « Pourquoi ? »

GGS : « Parce que les Israélites se sont prouvés infidèles à leur Dieu. »

Tous se lèvent : « Que la lumière de la Maçonnerie soit retirée de tous ceux qui se prouvent infidèles à leur Dieu ! Amen. »

Tous reprennent leur place.

 

Section VI

 

Tirshatha : « Digne Grand Gardien Second (se lève et salue), les Maçons avaient-ils une place au Temple du Roi Salomon ? »

GGS : « Oui. »

Tirshatha : « Comment s’appelait ce lieu ? »

GGS : « La Chambre du Milieu. »

Tirshatha : « Quelles étaient les qualifications requises pour être admis dans cette Chambre du Milieu ? »

GGS : « Fidélité, Hospitalité et Taciturnité. »

Tirshatha : « Lorsqu’ils étaient admis, que voyaient-ils digne d’observation ? »

GGS : « Le Dallage Mosaïque, l’Etoile Ardente et la Bordure Ornée. »

Tirshatha : « Que représentait le Dallage Mosaïque ? »

GGS : « La Loi remise à Moïse au Mont Sinaï. »

Tirshatha : « Donne aux Frères le Signe de cette Loi. »

GGS lève les deux mains, doigts et pouces écartés.

Tirshatha : « Que représente l’Etoile Ardente. »

GGS : « La Gloire de Dieu apparaissant au Mont Sinaï lors de la remise de cette Loi. »

Tirshatha : « Que représente la Bordure Ornée ? »

GGS : « Les ornements d’une vie vertueuse, conformément à cette Loi. »

Tirshatha : « Le Temple du Roi Salomon avait-il un égal dans le monde ? »

GGS : « Seul le Temple mystique du corps du Christ. »

Tirshatha : « Les Francs-maçons peuvent-ils y espérer une place ? »

GGS : « Ils peuvent. »

Tirshatha : « Comment s’appelle cette place ? »

GGS : « La Chambre du Milieu également. »

Tirshatha : « Quelles sont les qualifications requises pour être admis dans cette Chambre du Milieu ?»

GGS : « Foi, Espoir et Charité. »

Tirshatha : « Lorsque tu es admis, qu’espères-tu voir digne d’observation ? »

GGS : « La Page de Chevalet, la Pierre de Taille Considérée et le Thurnal Broché. »

Tirshatha : « Comment sont-ils placés ? »

GGS : « La page de Chevalet sur le Dallage Mosaïque, la Pierre de Taille considérée sur l’Etoile Ardente et le Thurnal Broché sur la Bordure Ornée. »

Tirshatha : « Que représente pour nous le Thurnal Broché ? »

GGS : « La Grâce Divine pénétrant nos durs cœurs de pierre. »

Tirshatha : « Qu’est la Pierre de Taille Considérée ? »

GGS : « Le Grand Architecte de l’Eglise qui Se nomma la Rose de Charon et le Muguet. »

Tirshatha : « Et qu’est la Page de Chevalet ? »

GGS : « Le chemin du Salut qui nous est présenté dans le Livre des Bonnes Nouvelles. »

Tirshatha : « Ce livre est-il autrement appelé ? »

GGS : « Les Evangiles Saints. »

Tous se lèvent : « Béni soit Dieu de nous avoir donné les Evangiles Saints comme loi et guide de foi. Amen. »

Tous reprennent leur place.

 

Section VII

 

Tirshatha : « Digne Grand Gardien Supérieur (se lève et salue). Tu as d’abord parlé de choses religieuses, et d’honneurs attribués par les Rois. Maintenant, tu dois me dire, sans parler de la Révélation, comment pourrais-tu ainsi marcher sans t’égarer ? »

GGS : « En ne faisant pas aux autres ce que je ne voudrais pas qu’on me fasse (lève le Carré), en vivant dans l’humilité (lève la Balance), en marchant honnêtement avec mon Dieu (lève la Loi de Plomb). Pour ainsi échapper à Sa main de fer. »

Tirshatha : « Tu veux toujours les Compas ? »

GGS : « Je vivrai satisfait de ce qui m’est donné (lève les Compas). Et je serai toujours reconnaissant du Paradis. »

Tirshatha : « Jusqu’ici, mon digne ami et Frère, tu as bien répondu, mais saches que celui qui obtient une Couronne doit agir selon ces lois glorieuses (pointant vers la Bible sur l’Autel) que Dieu Lui-même a établi. »

GGS : « Je me conformerai à ces lois glorieuses (en pointant vers la Bible), et armé de l’Epée de Justice, je porterai le juste Plastron et le Casque du Salut. Ainsi armé, mon ami, je ne craindrai pas de combattre les ennemis de Mon Roi, de mon Pays et de ma Religion. »

Tirshatha : « Très bien, Très Digne et Honoré Frère, nous t’élevons aux plus grands honneurs. »

La scène change maintenant dans la Tour de Repos. Le Grand Garde quitte son poste à la porte et va à l’Angle nord-ouest de la Tour. Le Grand Maréchal conduit le Candidat au côté nord de la Tour. Le Grand Maréchal revient à sa place.

Le Grand Garde, s’adressant au Candidat : « Mon Frère, ceci (en pointant vers la Tour) représente la Tour de Repos. Je voudrais diriger ton attention vers les Marches (il pointe vers chaque élément qu’il mentionne), le Piédestal, l’Axe, le Chapiteau, l’Entablement, la Sphère dessus, le Livre Ouvert, le Mot Ecrit, la Porte du Donjon et le Pont-levis. Tu auras toutes les informations sur ces éléments dans les lectures suivantes. Tu vas maintenant essayer de gagner ton admission à la Tour sous les Caractéristiques par lesquelles tu seras connu dans l’Ordre. Donne-moi s’il te plaît la carte portant ta Caractéristique (le Candidat la donne). Métaphoriquement, tu monte maintenant le premier escalier de Sept Marches (le Grand Garde pose la carte sur le premier palier), au sommet duquel tu rencontres un Surveillant Junior qui te demande le Signe, la Marque et le Mot de l’Apprenti Présenté. Tu fournis les preuves requises et tu peux monter au deuxième escalier (ici le Grand Garde place la carte sur le deuxième palier) de Cinq Marches, au sommet duquel un Surveillant Senior te demande le Signe, la Marque et le Mot d’un Compagnon. Tu fournis encore les preuves requises et peux monter au troisième escalier (le Grand Garde place la carte sur le plus haut palier) composé de Trois Marches, sur lequel ton avancée se voit arrêtée par un Très Honorable Maître te demandant le Signe, la Marque et le Mot d’un Maître Maçon. Tu donnes ces dernières preuves convaincantes et peux continuer comme suit. Je parlerai pour toi.

Le Grand Garde sonne les coups de l’Ordre avec les articulations de ses doigts sur la table ou la plate-forme sur laquelle la Tour est placée.

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Ordre Royal d'Ecosse: le degré d'Hérédom (1)

12 Juin 2012 , Rédigé par Rituel ORE Publié dans #hauts grades

Procédure avant l’Ouverture

 

La Procession étant formée, le Grand Maréchal entre la Chambre et dit : « Frères, à l’ordre. »

Les Frères se lèvent, le Grand Garde sort son Epée et la Procession entre la Salle de Réception pendant que le Grand Organiste joue une musique de circonstance.

Lorsque la Procession entre, le Grand Garde se met de côté et prend son poste à l’entrée, portant son épée au repos.

La Procession passe entre les Sièges des Gardes et se divise en deux colonnes.

La Procession s’arrête momentanément pour laisser le Grand Chapelain placer le coussin avec la Bible dessus sur l’Autel, va vers l’Est et, à une distance convenable de l’estrade, s’arrête et se tourne vers l’intérieur.

Le Grand Maître Provincial, précédé du Grand Porteur d’Epée et suivi du Grand Porteur de la Bannière, passe à travers les deux colonnes ainsi formées. Le Grand Porteur d’Epée et le Grand Porteur de la Bannière s’arrêtent au bout Est des colonnes et se retournent face à face vers l’intérieur.

Une fois le Grand Maître Provincial assis sur l’estrade, le Grand Porteur d’Epée et le Grand Porteur de la Bannière prennent place ; l’Adjoint et les Grand Maîtres Provinciaux Suppléants et tout autres Anciens Adjoints et Grands Maîtres Provinciaux Suppléants prennent place sur l’estrade.

Le Grand Maréchal et le Grand Maréchal Suppléant conduisent les Grands Gardiens à leurs places à l’Ouest et les Officiers restants s’assoient. Le Garde rengaine son épée.

GM : « Frères, asseyez-vous. »

 

 

Ouverture du Grand Chapitre Provincial

 

Sonnant un coup, auquel les Frères se lèvent, Tirshatha dit : « Frères, je vais ouvrir le Grand Chapitre Provincial. Digne Grand Gardien Second, quel est le premier devoir d’un Frère de l’Ordre Royal ? »

JGG : « Très Honorable Tirshatha, il est de voir le Chapitre gardé convenablement, tant contre les Maîtres Maçons, les Compagnons et les Apprentis Présentés que contre le monde à leur côté. »

Tirshatha : « Es-tu un frère de cet Ordre ? »

 JGG : « Je suis hautement honoré. »

Tirshatha : « Ainsi, fais ton devoir. »

Le Grand Gardien Second sonne les coups de l’Ordre,   ,   ,   , auxquels répondent le Grand Garde à l’entrée et le Grand Garde Adjoint.

 JGG : « Très Honorable Tirshatha, le Chapitre est convenablement gardé. »

 Tirshatha : « Je déclare le Grand Chapitre Provincial ouvert. » Le Tirshatha sonne les coups de l’Ordre qui sont répétés par les Grands Gardiens, le Grand Garde et le Grand Garde Adjoint. Le Tirshatha donne le Signe Pénal qui est répété par les Frères.

Le Grand Chapelain va à l’Autel, ouvre la Bible au Livre des Juges, arrange le Carré et les Compas comme dans l’Ordre de Maître Maçon, avec les points des boussoles face au Nord, salut le Tirshatha et reprend sa place.

 Tirshatha : « Frères, asseyez-vous. »

 Toute affaire précédant la réunion devrait maintenant être traitée.

 Notes : tout au long des cérémonies, seuls les coups de l’Ordre sont répétés par les Gardiens et les Gardes. Les coups singuliers de la Présidence ne sont pas répétés par les Gardiens.

Tous les Frères distingués présents à l’ouverture du Chapitre doivent être présentés à Tirshatha par le Grand Maréchal avant que les affaires à l’ordre du jour ne commencent.

Tout Frère connu du Grand Garde qui arriverait après l’ouverture du Chapitre doit être admis sans annonce. Il donne le Signe Pénal de l’Ordre et, d’une révérence, prend sa place.

Il est préférable que le Parrain et le Deuxième Parrain du Candidat le présentent au Grand Maréchal avant que la réunion commence. Le Grand Maréchal le conduira à la Salle de Préparation et l’habillera d’un tablier de Maître Maçon. Nul autre insigne maçonnique ne sera porté par le Candidat.

 

Accueil du Candidat

 

Tirshatha : « Frère Grand Présentateur et Examinateur (le Frère Présentateur et Examinateur se lève, vient vers le centre de la Chambre et salue du Signe Pénal), tu vas te retirer à la Salle de Préparation et interroger le Candidat sur tous les Signes, les Marques et les Mots des trois Ordres de la Maçonnerie St Jean et me rapporter tous les résultats de ton examen. »

Le Grand Présentateur et Examinateur salue et se retire, la porte lui étant ouverte par le Grand Garde. Dans la mesure où l’Ordre Royal existe, entre autres, pour la préservation dans sa pureté de la Maçonnerie St Jean, le Candidat doit être examiné minutieusement dans sa connaissance des trois Ordres. Une fois son examen terminé, le Grand Présentateur et Examinateur retourne vers la porte de la Chambre et sonne les coups de l’Ordre. Le Grand Garde ouvre la porte suffisamment pour voir qui est là, la ferme, s’avance d’un pas et présente les armes avec son épée levée. Il rengaine son épée et annonce :

GG : « Très Honorable Tirshatha, le Grand Présentateur et Examinateur demande à être admis. »

 Tirshatha : « Admets-le. »

Le Grand Garde lève le manche de son épée à ses lèvres en reconnaissance de l’ordre, rengaine son épée et, ouvrant la porte, admet le Grand Présentateur et Examinateur.

Le Grand Présentateur et Examinateur s’avance jusqu’à un point entre les sièges des Gardiens, salue du Signe Pénal et dit : « Très Honorable Tirshatha, j’ai examiné le Candidat et l’ai trouvé bien versé dans les trois Ordres de la Maçonnerie St Jean. »

Tirshatha : Frère Grand Présentateur et Examinateur, tu vas te retirer et présenter le Candidat. »

Le Grand Présentateur et Examinateur salue et se retire, la porte lui étant ouverte par le Grand Garde. De la Salle de Préparation, il conduit le Candidat vers la porte de la Salle de Réception et sonne les coups de l’Ordre.

Le Grand Garde présente les armes, rengaine et dit : « Très Honorable Tirshatha, il y a un rapport. »

Tirshatha : Tu vas demander qui cherche à être admis. »

Le Grand Garde reconnaît l’ordre en levant le manche de son épée à ses lèvres et rengaine, ouvre la porte, sort et, fermant la porte derrière lui, s’adresse au Grand Présentateur et Examinateur : « Qui vient ? »

GP&E : Frère, un Maître Maçon d’une Loge dédiée à St Jean implorant humblement d’être admis comme membre de l’Ordre de Hérédom de Kilwinning. »

Tirshatha : « Admettons-le. »

Le Grand Garde reconnaît l’ordre comme auparavant, ouvre la porte et admet le Grand Présentateur et Examinateur, et le Candidat. Le Candidat est reçu par le Grand Maréchal. Le Grand Présentateur et Examinateur s’assied. Le Grand Garde ferme la porte, rengaine son épée et se rassied.

Le Grand Maréchal conduit le Candidat en face de Tirshatha à l’Est. Tirshatha accueille le Candidat et explique que l’Instruction de cet Ordre se fait sous forme d’une série de Conférences durant lesquelles il doit écouter avec grande attention.

Tirshatha ordonne au Grand Maréchal de conduire le Candidat à l’Ouest et de l’asseoir entre deux Gardiens.

 

Conférences

 

Section I

 

Tirshatha : « Digne Grand Gardien Supérieur (se lève et salue) qu’es-tu ? »

GGS : « Un Maître Maçon. »

Tirshatha : « Quel est l’Ordre de Maçonnerie suprême et le plus sublime ? »

GGS : « L’Ordre Royal de Hérédom de Kilwinning est ainsi nommé. »

Tirshatha : Où fut l’Ordre originairement établi ? »

GGS : « Au sommet sacré du Mont Moriah dans le Royaume de Judée. »

Tirshatha : Où a-t-il ensuite été ré-établi ? »

GGS : « A Icolmkill, et ensuite à Kilwinning, où le Roi d’Ecosse régna d’abord en Grand Maître. »

Tirshatha : Dans quel but a-t-il été ré-établi et amendé ? »

GGS : « Pour corriger les erreurs et réformer les abus qui s’étaient glissés au sein des trois Ordres de la Maçonnerie St Jean. »

Tirshatha : Quelles sont les qualités requises pour être admis dans l’Ordre ? »

GGS : « Modération, Courage et Justice. »

Tirshatha : « Comment trouve-t-on un Frère de cet Ordre ? »

GGS : « Par Cinq points, un Mot et la Plaque. »

Tirshatha : « Par quels points, expliquez ? »

GGS : « Par les points de la Confrérie Hiram je fus élevé, et un Mot me fut ensuite dit ; le Roi Salomon me donna un Titre et me remit cette plaque », il place la paume de sa main sur son tablier.

Tirshatha : « Je vois la Plaque que tu as et portes ; donne-moi le Mot également. »

GGS : « Machaben. »

Tirshatha : « Que cela signifie-t-il au Frère ? »

GGS : « Le Créateur est mort. »

Tirshatha : « Je demande aussi ton Nom et Titre. »

GGS : « Mon Titre est Giblim et mon Nom est Adoniram, et je viens d’une Loge juste et parfaite. »

Tirshatha : « Bienvenu, trois fois chaleureusement bienvenu, que cherches-tu, Frère Digne et Hautement Honoré ? »

GGS : « Un Mot perdu que j’espère, par votre aide, retrouver. »

Tirshatha : « Voyageras-tu ? »

GGS : « Je voyagerai. »

Tous se lèvent : « Nous voyagerons d’Est en Ouest, du Nord au Sud, jusqu’à ce que nous trouvions ce Mot. » Cette réponse doit être dite ou chantée par les Frères qui, en même temps, donnent la première partie du Signe Pénal. Le signe doit être répété à la fin de chaque section ; sauf la section X. Les Frères complètent le signe à la fin de la réponse.

Les Frères restent debout pendant qu’une Procession se forme comme suit :

Le Grand Garde quitte son poste et rejoint l’Autel. Il lève le coussin sur lequel reposent la Bible ouverte, le Carré et les Compas. Il se positionne entre l’Autel et les Frères au Nord, et attend jusqu’à ce que le Porteur d’Epée, le Tirshatha et le Porteur de la Bannière se placent derrière lui. Une fois tous en place, il démarre doucement, menant la Procession autour de la Salle de Réception dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Le Grand Organiste joue une musique douce de circonstance. Au fur et à mesure que la Procession passe devant eux, les Gardiens se lèvent et prennent place immédiatement derrière le Porteur de la Bannière, Le Gardien Supérieur derrière le Porteur de la Bannière, Le Gardien Second derrière le Gardien Supérieur. D’autres Frères peuvent rejoindre la Procession derrière les Gardiens, leur nombre dépendant du nombre présent et de la taille de la Salle. Une fois la Procession complète, le Grand Maréchal et le Candidat la rejoignent à la fin.

La Procession fait trois tours complets de la Salle dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, Nord, Ouest, Sud et Est.

A la fin du troisième tour, le Grand Garde se rend au côté nord de l’Autel, dépose le coussin avec la Bible, le Carré et les Compas, les pointes face au Nord sur l’Autel. Il retourne à sa place à l’entrée et sort son épée.

Tirshatha s’arrête au côté sud de l’Autel avec le Grand Porteur d’Epée sur sa droite et le Grand Porteur de la Bannière sur sa gauche. Le Grand Chapelain se tient à côté du Grand Porteur de la Bannière. Les Frères restants passent derrière ces Officiers et forment un cercle au centre de la Salle. Les deux Grands Gardiens prennent place au côté nord de l’Autel et laisse de la place au Grand Maréchal pour conduire le Candidat entre eux et le côté nord de l’Autel, près de du prie-Dieu. Le Candidat est prié de s’agenouiller.

Tirshatha : « Prions.

Père Puissant et Eternel, nous Te remercions d’avoir envoyer au monde Ton cher Fils Qui, après nous avoir montré un exemple clair et glorieux à Suivre et après avoir souffert sur la Croix de nos Péchés, s’est levé au troisième jour de sa tombe triomphalement pour notre justification, et est monté au Ciel, détruisant ainsi la mort et nous restaurant à la vie éternelle. Sois Miséricordieux envers ce Candidat et accorde lui qu’il Te serve afin de recevoir dans le futur une couronne de joie. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, Un Dieu, gloire, honneur et puissance à Toi, maintenant, à l’avenir et pour toujours. »

Tous : « Amen. »

 Tirshatha : « Place tes mains sur la Bible. Je répèterai l’Engagement et te demanderai à la fin si tu l’acceptes. »

Le Candidat place ses mains sur la Bible.

Tirshatha : « Par chaque Engagement et chaque serment que tu as sûrement prêté, dans une Loge juste et parfaite, d’un ton solennel, en passant par la Maçonnerie St Jean ; Tu promets maintenant très sincèrement, en présence du Dieu que nous vénérons tous, et des Chevaliers et Frères de l’Art par qui leurs Secrets te seront transmis, Que tu conserveras, garderas et tiendras secret notre grand dessein, que tu ne révèleras jamais, à l’avenir, au Maître Maçon, au Compagnon ou à l’Apprenti de l’Ordre St Jean, Que tu n’écriras, n’imprimeras, ne marqueras, ne teinteras, ne couperas, ne tailleras ou ne graveras pas sur quoi que ce soit qui puisse leur permettre de percevoir une Marque, un Symbole, un Mot ou un Signe appartenant à cet Ordre Royal ; Et que tu ne révèleras jamais rien de tel au commun des mortels, nuit ou jour, à l’exception d’un Frère Royal ou d’un Chevalier ou dans un Chapitre, parfait et complet, quand ils se rencontrent, en bonne et due forme ; Et que, sous pénalité de décapitation et d’afficher magistralement sur la Tour le susdit, Tu ne proclameras pas de telles actions illégales.

(Si la Tour est masquée, le rideau doit être levé un instant et le Tirshatha montre la Tour)

Ton corps également coupé triangulairement et jeté dans un donjon obscur, à rester là comme terreur à tous ceux qui oseront essayer de dévoiler nos secrets. Tu promets également d’honorer et d’obéir à tous nos Grands Officiers, et de te soumettre à tous nos Lois, Coutumes et Règlements qui nous sont prescrits dans nos divers postes ; Et que tu ne t’échapperas pas de ce Chapitre pour former tes propres Chapitres illégaux.

Mains sur la Bible, promets-tu d’observer solennellement tout ceci ? »

Le Candidat y consent.

Tirshatha : « Tu va maintenant répéter après moi :

Je déclare maintenant, que Dieu m’aide à garder ce serment solennel que j’ai fait. »

Tous : « Nous déclarons maintenant, que Dieu nous aide à garder ce serment solennel que nous avons fait. »

Tirshatha : « Digne Grand Gardien Second, je te délègue la responsabilité de former le Candidat, de le revêtir du Tablier de ce Rang et de lui communiquer le Signe, la Marque et le Mot. »

GGS : « De cette poigne, je t’élève au rang de Frère de l’Ordre Royal de Hérédom. »

Tirshatha retourne maintenant à l’Est.

Tirshatha : « Frères, asseyez-vous. »

 Tous reprennent leur place, à l’exception de ceux engagés dans l’Investiture, le Grand Gardien Second, le Grand Maréchal et le Grand Maréchal Adjoint.

Le Grand Gardien Second joint les gestes à la parole et place ensuite le Candidat à l’Ouest de l’Autel pour le revêtir et l’instruire.

Le Grand Maréchal avance sur un coussin cramoisi les insignes de circonstance et prend place à gauche du Grand Gardien Second. Le Grand Maréchal Adjoint tient un coussin prêt à recevoir le Tablier de Maître Maçon du Candidat enlevé par le Grand Gardien Second.

GGS : « Par ordre du Très Honorable Tirshatha, je te revêts de l’insigne de l’Ordre Royal de Hérédom de Kilwinning. Je te revêts du Tablier qui te distingue en tant que Frère de l’Ordre Royal de

Hérédom. Je te décore du Cordon cramoisi ou Baudrier qui est porté sur l’épaule gauche et sous le bras droit. »

Le Grand Maréchal aide le Grand Gardien Second dans l’Investiture.

« La poigne par laquelle tu étais formé est donnée en tenant le poignet droit du Frère avec ta main droite et son coude avec la gauche, lui tenant les tiens et en bougeant tous deux votre bras en arrière et en avant trois fois. C’est la poigne ou la Marque de Hérédom.

Le Mot de l’Ordre est Jubilon. Il est épelé.

Le Signe Pénal est donné en plaçant le dos de la main sur la joue gauche avec le pouce tendu ; amenant ensuite la main, ainsi tendue, diagonalement de l’épaule gauche à la hanche droite et en touchant le joyau au bout du cordon. Cela fait allusion à la pénalité discutée dans l’engagement. C’est le signe utilisé comme geste de salut dans l’Ordre. »

Le Grand Gardien Second salue Tirshatha et reprend sa place à l’Ouest.

Le Grand Maréchal conduit le Candidat à Tirshatha qui s’adresse à lui :

 Tirshatha : « Chaque Frère est connu dans l’Ordre par une Caractéristique. Cette Caractéristique qui t’a été allouée est …C’est écrit sur cette carte que je te remets maintenant. Prends grand soin de cette carte car elle te sera demandée plus tard dans la Cérémonie. Grand Maréchal, conduit notre Frère à s’asseoir à l’Ouest. »

 

Section II

 

Tirshatha : « Digne Grand Gardien Second (se lève et salue), combien constitue un Chapitre de l’Ordre Royal de Hérédom de Kilwinning ? »

GGS : « Neuf. »

Tirshatha : « Pourquoi ? »

GGS : « Pour trois raisons. »

Tirshatha : « Donne-moi la première. »

GGS : « Parce qu’il y a neuf chiffres dans les nombres qui nous permettent ainsi de numéroter les jours où nos sentiments influenceraient notre sagesse. »

Tirshatha : « Donne-moi la deuxième. »

GGS : « Parce qu’il y a neuf Muses dans l’harmonie, ce qui affine la nature humaine. »

Tirshatha : « Nomme-les. »

GGS : « Calliope, Clio, Euterpe, Melpomène, Terpsichore, Erato, Polymnie, Uranie et Thalie. »

Tirshatha : « Et quelle est la troisième raison ? »

GGS : « Parce qu’il y a neuf ordres d’Anges dans la hiérarchie céleste. »

Tirshatha : « Nomme-les. »

GGS : « Chérubin et Séraphin, Trônes, Dominions, Principautés, Puissances, Vertus, Archanges et Anges. »

Tirshatha : « De combien est faite une Loge juste et parfaite ? »

GGS : « Sept. »

Tirshatha : « Pourquoi ? »

GGS : « Pour trois raisons également. »

Tirshatha : « Donne-moi la première. »

GGS : « Parce qu’en six jours, Dieu créa les Cieux, la Terre, la Mer et tout ce qui en fait partie et se reposa le septième jour quand il déclara que tout était parfait. »

Tirshatha : « Quelle est la deuxième raison ? »

GGS : « Parce qu’il y a sept Arts libéraux et Sciences grâce auxquels nous pouvons améliorer notre savoir. »

Tirshatha : « Nomme-les. »

GGS : « Grammaire, Logique, Rhétorique, Arithmétique, Géométrie, Musique et Astronomie. »

Tirshatha : « Et quelle est la troisième raison ? »

GGS : « Parce qu’il est dit qu’il y a sept Esprits se tenant devant le Trône de l’Agneau offrant les prières du fidèle. »

Tirshatha : « De combien est formée la Loge des Compagnons ? »

GGS : « Cinq. »

Tirshatha : « Pourquoi ? »

GGS : « Pour trois raisons également. »

Tirshatha : « Donne-moi la première. »

GGS : « Parce qu’il y a cinq divisions de temps qui nous permettent de minuter nos actions. »

Tirshatha : « Nomme-les. »

GGS : « Minutes, Heures, Jours, Mois et Années. »

Tirshatha : « Quelle est la deuxième raison ? »

GGS : « Parce qu’il y a cinq Ordres dans l’Architecture qui ornent nos édifices. »

Tirshatha : « Nomme-les. »

GGS : « Toscan, Dorique, Ionique, Corinthien et Composite. »

Tirshatha : « Et quelle est la troisième raison ? »

GGS : « Parce qu’il y a cinq points dans la Confrérie qui unissent ou devraient unir les Maçons. »

Tirshatha : « Nomme-les. »

GGS : « Main dans la main, pied à pied, genou à genou, poitrine à poitrine et main sur le dos. »

Tirshatha : « Combien dirige une Loge ? »

GGS : « Trois. »

Tirshatha : « Pourquoi ? »

GGS : « Pour trois raisons également. »

Tirshatha : « Donne-moi la première. »

GGS : « Parce qu’il y a trois termes dans un syllogisme grâce auquel nous découvrons la vérité, la majeure, la mineure et la conclusion. »

Tirshatha : « Quelle est la deuxième raison ? »

GGS : « Parce qu’il y a trois côtés égaux dans un triangle équilatéral qui est un emblème de la troisième. »

Tirshatha : « Et quelle est la troisième raison ? »

GGS : « Parce qu’il y a Trois Personnes dans la Sainte Trinité : le Père, le Fils et le Saint-Esprit, Un Dieu. »

Tous se lèvent : « A Qui vont Gloire, Honneur et Louange, maintenant, à l’avenir et pour toujours. Amen. »

 

Tous reprennent leur place.

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Kilwinning : Aux origines de la légende

11 Juin 2012 , Rédigé par Loge William Preston Publié dans #histoire de la FM

Dans le cadre de l'étude La Maçonnerie Ecossaise au XVIIème siècle, m'a été confié dans une autre structure associative, une recherche sur Kilwinning. Alors tout d'abord pourquoi Kilwinning ? Kilwinning sur un moteur de recherche internet c'est 249 000 réponses... et si l'on se tourne vers les historiens de la maçonnerie, la réponse est vite donnée, notamment par David Stevenson : «Toutes les Loges Originelles d'Ecosses étaient uniques, mais certaines étaient plus uniques que d'autres. Le prix de "la plus unique" revient à Kilwinning, avec sa prétention déterminée à être "plus égale" que les autres loges. Par la suite cette prétention conduisit la loge à acquérir le titre étrange de "Mère Kilwinning" et le privilège ambigu d'être n°0, sur la liste des loges affiliées à la Grande Loge d'Ecosse [...] et ainsi prétendre à la préséance sur cette liste de numérotation très particulière : n°1 (Edimbourg), n°1 bis (Melrose), n°1ter (Aberdeen). »

Quelles sont donc les origines de Kilwinning, qu'est ce qui vaut donc à cette Loge sa primauté et ce fameux n°0 ou " nothing " ? D'où vient cette notion d'Antique loge d'Ecosse ? Quel est son lien avec les Statuts Schaw et son influence sur des textes non moins célèbres comme les Manuscrits Haughfoot et le Dumfries ? Partons un peu à la découverte du mythe Kilwinning...

Les premiers moines, quel que soit l'Ordre auxquels ils appartenaient, furent toujours d'excellents juges quant au choix des localités qu'ils sélectionnaient comme lieu de leur résidence permanente et Kilwinning ne fit pas exception à la règle, en effet, située en terre fertile et s'étalant sur plusieurs kilomètres dans le North Ayrshire, l'endroit est entouré d'une chaine de colline peu élevées, qui induit une chaleur protectrice à la région. Toutefois dans le cas des monastères Ecossais, comme celui de Kilwinning, mais aussi, Arbroath, Selkirk et Kelso entre autre, il ne furent pas choisi par les moines mais confié par la royauté dans des buts bien précis, comme nous le verrons plus avant. Ancienne cité, Kilwinning a prospéré jusqu'à nos jours , et est une ville moderne avec un rôle commercial stratégique dans le district de Cunninghame. Aujourd'hui, la vieille ville a disparu et a été absorbée par celle d'Irvine. Il est surprenant d'ailleurs qu'environ 85% des habitants, ne connaissent rien du glorieux passé de leur ville... Il est vrai que dans ce que les Britanniques appellent les "Dark Ages", l'histoire de Kilwinning a été négligée et s'est ainsi perdue dans les ténèbres ne laissant que quelques fragments.

Kilwinning tient son nom de St Winning ou Vinn(en), un évangéliste plus connu sous le non de St Finan (ou Finn ou Finnian). Première des questions non réellement élucidées, c'est : quel est le niveau de certitude, de l'existence de ce saint et de quelle époque est-il ? Car en effet plusieurs théories se surajoutent. Classiquement on le dit Irlandais, mais on lui trouve également dans la littérature religieuse une origine galloise. Il est réputé avoir fondé Moville et Driumfionn en Irlande. En 715, il débarque sur les rives du Garnock et fonde une église, ou un monastère. Que trouve-t-on dans les monastères ? Des cellules, en anglais "cell" ou "kell", cell étant aussi le mot pour association, groupement...et ces "cell of Winnin", ces "Cella Winni" deviendront assez vite... Kilwinning. Nous l'avons dit St Wynnyn de Cunninghame est classiquement confondu avec St Finan de Moville. Deux manuscrits semblent en attester : une "Vie des saints", conservé au British Museum et un autre du XVème siècle de la Bodleian Library. Il mourut en 579 et fut inhumé à Kilwinning, mais alors comment a-t-il fait pour créer le monastère en 715 ??? Toujours est-il qu'il est fêté le 21 Janvier, jour anniversaire de son débarquement sur les bords de la Rivière Garnock... Voilà, dès le départ, premier anachronisme, en effet, tous les dictionnaires de saints que j'ai pu feuilleter donnent 2 saints Finan, déjà... un le plus célèbre mort en 661, ce n'est donc pas le bon, puis un autre, du VIème siècle, ça pourrait, mais fêté le 7 avril... Personne en fait ne saura jamais avec certitude lequel des deux a donné son nom à Kilwinning, d'autant qu'une troisième version donne la paternité du nom, au gaélique "Cill Dingeian". La seule certitude est que ce sont les moines Irlandais colombanistes appliquant une forme Scot-irlandaise de christianisme et connus sous le nom de Culdéens qui s'y sont installé primitivement.

Les historiens ont également débatu d'un autre nom de Kilwinning, ainsi on a pu lire: "It is affirmed that the toune and place quher the Abbey of Kilvinin standes ves formly named Segdoune as the foundation of the said monastry beares record ".
Cette déclaration attribuée à Timothy Pont, topographe de Cunninghame, en 1608, quand il inspecta les ruines de l'ancienne abbaye de Kilwinning, est la raison fondamentale de la théorie des historiens et des écrivains, quant au fait que Kilwinning était connue originellement sous le nom de Segdoune. Segdoune, Sagdoune ou Sagtoune est tout simplement l'ancêtre étymologique de Saint town, village saint, ce qui laisse présager d'un culte préexistant voué à St Wyn ou à un autre d'ailleurs.

La légende qui entoure Kilwinning, et qui est, bien sur, entretenue par nos amis écossais, un peu comme à Roslin, serai-je tenté de dire, veut qu'avant de quitter le continent, les moines bâtisseurs de Kilwinning, auraient reçu une bulle papale, leur donnant les privilèges de s'autoproclamer "francs maçons" où qu'ils aillent. Or, nous n'en avons trace, et surtout pourquoi ces bénédictins déjà fort reconnus dans toute l'Europe auraient-ils eu besoin d'un blanc-seing pontifical pour aller porter la bonne parole et continuer à œuvrer de même en terre étrangère ? Toujours est-il que si l'on reprend l'histoire "officielle" de Kilwinning de J.A.Ness, que la congrégation qui édifia le monastère entre 1140 et 1162, aurait instruit quelques maçons "autochtones" et notamment les anciens moines Culdéens de tradition irlandaise, maçons ordinaires serait on tenté de dire, en les formant à leurs mystères, ils les éclairèrent de leurs lumières, en faisant ainsi : des "initiés", à ce qui allait faire naître la notion de : "berceau de la franc-maçonnerie en Ecosse". Hélas, l'auteur ne s'appuie sur aucun fait avéré, même si cette notion est considérée comme vraie par les écossais... De la même manière un peu fabuleuse, Robert Wylie, fait se tenir la probable première Tenue maçonnique dans la Salle Capitulaire, la "Chapter house" du monastère. Toutefois notons la taille de cette salle capitulaire : 11,4m x 5,7m. En mètres cela n'a pas grande signification mais en pieds, cela donne 19x38 en faisant ainsi pour l'anecdote, un carré long... Ce qui fait dire aussi que la première Lug (ou Luge), se tint là, vient en raison des nombreuses marques de maçons qui y ont été retrouvées, cette salle étant réservée aux réguliers et de fait interdite aux laïques et aux convers on peut avancer à l'instar de notre amie historienne Francine Bernier que ces loges étaient aussi les salles d'instructions ou d'examen des moines-apprenti, qui étaient appelés à devenir des ouvriers qualifiés tels que sculpteurs de pierre, mais aussi de bois, charpentiers, forgerons, orfèvres, maçons architectes et autres horticulteurs... Enfin, la légende dit aussi que ces moines-artisans auraient essaimé vers Scoone (Scone) et Bertha (Perth).

Abandonnons momentanément nos moines bâtisseurs pour y revenir plus loin... Nous venons d'évoquer Perth, en effet c'est le contrat de Perth de 1658, qui atteste des liens entre Kilwinning et la Loge de Scone-Perth, et surtout qui manifeste un lien entre Kilwinning et le "Temple des Temples", c'est à dire celui de Salomon. Il met en avant l'Universalité de l'union des maçons, dans "une seule et unanime voix afin de maintenir l'union et l'harmonie", communion mise en pratique et fort importante notamment à l'occasion de la succession du maître maçon décédé... Ce que ce contrat de Perth met aussi en avant, c'est la notion préexistante, du "Mot de Maçon" dont on peut attribuer l'origine à l'Ecosse, et je rappelle, mot en deux parties, cette "tradition rabbinique, autour du nom des deux colonnes du Temple de Salomon", que Kilwinning avait transmise à la Loge de Scone-Perth. Notons aussi, que ce "Mason Word" considéré classiquement comme mot de passe, peut aussi être interprété comme : "parole de maçon" comme symbole de serment de garder le secret. Souvenons-nous dans tous les cas du poème d'Henry Adamson "Muses Threnodie" (circa 1638) qui en atteste l'existence :

« For we be brethren of the Rosie Crosse ;
VVehave the on Word, and second sight,
Things for to come we can foretell aright »

« Pour ce que nous sommes Frères de la Rose Croix
Nous avons le mot de maçon et la seconde vue
Nous pouvons prédire les choses à venir »

Kilwinning donc, est très attachée à ce mot de maçon, de nombreux procès-verbaux induiront la notion de Cowan et les actions contre ceux-ci. Le procès-verbal de 1705 définit précisément le "cowan", comme quelqu'un sans le mot... Ce mot de maçon on va le retrouver dans les rituels éponymes qui forment le groupe Haughfoot : le MS des Archives d'Edimbourg (1696), le Chetwode Crawley (1700) et le Kevan (circa 1717-1720).

Mais revenons une nouvelle fois en arrière, sur les légendes constantes qui ont fait l'histoire de Kilwinning, et je ne saurait top insister sur le mot légende. Tout d'abord, c'est le poème "La Maçonnerie" publié en 1820 à Paris, qui cautionne, et que nous dit-il ? "Jacques Lord Stewart, reçut dans sa Loge à Kilwin en Ecosse, en 1226, les comtes de Glocester et Ulster, l'un Anglais et l'autre Irlandais". A défaut d'archives comme nous l'avons vu, ce poème que l'on pense découler d'un discours du Duc D'antin en 1740, fait référence... Toutefois souvenons-nous de sa date de publication tardive 1820. C'est ainsi que l'on vu fleurir la théorie Templière, qui veut que les chevaliers Templiers, suite à leur persécution trouvèrent refuge en Ecosse, aux côtés de Robert The Bruce, devenant ainsi sources pour certains de la Maçonnerie Ecossaise. Robert Bruce aurait fondé l'Ordre Maçonnique d'Hérédom de Kilwinning en 1314 après la Bataille de Banockburn, se "réservant" la place de Grand Maître pour lui et ses descendants et successeurs sur le Trône d'Ecosse. C'est aussi de ce légendaire que découle le grade de Rose Croix d'Heredom fondé lui par David Ier. Alors pour continuer le survol historico-légendaire, on trouve par exemple chez Robert Wylie encore et son histoire de Kilwinning, que James Ier prit Kilwinning sous sa protection. Il institua que chaque Grand Maître soit choisi par les frères et ce parmi les Lords, (les nobles) et les membres du clergé "de haut renom" si possible et devant bien sur être approuvés par la couronne... Ce même Grand Maître devait recevoir 4 pounds écossais par an et par Maître Maçon, tout comme de la même manière pour tout nouvel initié. Il avait le pouvoir de régler les différents qui pouvaient voir le jour entre les Maçons, et qui bien sur, n'étaient pas du ressort de la justice civile. Le Grand Maître devait aussi désigner des députés ou Wardens responsables des différents districts d'Ecosse, et intermédiaires entre lui et la communauté locale.

Toujours au chapitre des évènements majeurs survenus avant la fin du XVIIème siècle, limite que nous nous sommes fixées aujourd'hui, on trouve que sous le règne de James II roi des Scots en 1446, ce poste de Patron et Protecteur fut donné par la couronne, à, nous y revoilà... William St Clair de Roslin ... et lui attribuant de plus, la transmission héréditaire de la charge. Ainsi les St Clair en furent dépositaires jusqu'à la création de la Grande Loge d'Ecosse. Notons, que les barons de Roslin, en tant que Grands Maîtres héréditaires, tenaient leurs réunions à Kilwinning et que la fraternité de Kilwinning avait le pouvoir de donner patente, ce qui fut le cas jusqu'en 1808. A ce stade je souhaiterai revenir sur l'épisode St Clair déjà amplement présenté par Philippe Rivayrand (
www.williampreston.org), et simplement pour ajouter que c'est aux St Clair que l'on doit la légende Templière et surtout aux Sinclair de Roslin des dernières générations (depuis les années 1970 environ) manipulant l'information et l'opinion publique et ce sachant que la noblesse écossaise n'a plus les moyens financiers d'antan pour entretenir leurs vastes domaines, d'où le besoin d'organiser des attractions touristiques et des visites payantes. En fait au cours des dernières années, les Sinclair ont constamment (et délibérément) confondu les titres de "patron et protecteur" et de "Grand Maître" comme si les deux étaient synonymes et ce, probablement parce que l'héritier du titre de "patron et protecteur" devint "Grand Maître" de la Grande Loge d'Écosse en 1736... Et les Templiers, dans tout cela ? Vraie en partie, mais surtout une "exagération" déformée provenant de la famille de Roslin. Depuis plusieurs années, les Sinclair soutiennent que William St. Clair, le premier "patron et protecteur" des maçons d'Écosse, était aussi Chevalier Templier et, de ce fait, que ce titre de chevalerie devait pouvoir être accessible aux descendant, comme celui de "patron des maçons". Pour appuyer leur revendication et taire les incrédules, les Sinclair de Roslin sont même allés jusqu'à ajouter une inscription sous la pierre tombale originale de William (de) St. Clair, décédé vers 1480. Cette inscription dit : “William de St. Clair, Knight Templar”. Alors que les représentations anciennes montrent un Dessin du motif apparaissant sur la pierre tombale originale (vers 1480), allure de chevalier, oui, mais aucun symbole spécifiquement templier.

Des Sinclair à William Schaw, il n'y a qu'un pas que je vais franchir allégrement... Envisageons donc Kilwinning par rapport aux Statuts Schaw, brièvement bien sur, car désormais vous êtes tous incollables, grâce aux travaux de Gilbert Cédot (
www.williampreston.org). Tout d'abord ce qu'ils nous apportent c'est qu'en rendant la lettre obligatoire, ils fortifient cette notion de l'Art de la mémoire pratiquée par les compagnons et les apprentis, qui induit une considérable absence de documents. On le sait en rédigeant ses seconds statuts, Schaw complète les premiers, « en incluant non pas des références à Dieu mais aux autorités religieuses » . On a souvent dit que bien qu'ayant participé à la réunion d'Holyrood House, Kilwinning marqua son autorité en rejetant les statuts, la haute autorité de leur auteur et surtout la classification en 1.Edimbourg, 2. Kilwinning et 3. Stirling qui allait considérablement alimenter la controverse. Les second statuts Schaw donc, ceux de 1599, vont donner une existence historique écrite à Kilwinning, pourtant ce décret du haut fonctionnaire de Jacques VI Stuart, situe nous venons de le dire Kilwinning comme la principale et je dirais mais, seconde Loge d'Ecosse, tout en lui reconnaissant le pouvoir de délivrer des Chartes constitutives, des patentes, à des Loges filles restant sous son autorité. Ce texte est fait de controverses donc, en effet Schaw lui reconnaît plus de 200 ans d'existence, ...mais il la place numéro deux. Alors il nuance, par la notion de "chef","heid" (head) afin de donner autorité à Kilwinning sur son district, sur 1000 miles2, expression symbolique, car on sait que Kilwinning établit des Loges bien au-delà. Si Kilwinning refusa l'intégralité du texte, à l'inverse on peut considérer que quelques recommandations furent elles appliquées : tout d'abord, la date de réunion annuelle du 20 décembre, puisque les premières minutes écrites de Kilwinning sont datées du 20 décembre 1646, date qui ne changera pas jusqu'en 1779 ; ou bien encore quelques règles concernant l'instruction ou le choix d'un notaire comme clerc. On le sait l'histoire future de Kilwinning verra des oppositions diverses, qui iront jusqu'à la restitution en 1807de la primauté originelle à Kilwinning, sur Edimbourg, lui attribuant le numéro 0, puisqu'il vient avant 1... Des historiens célèbres comme W.J Hughan, Robert-Freke Gould ou David Murray Lyon, s'appuieront sur Schaw pour argumenter contre l'ancienneté de Kilwinning par rapport à Edimbourg en l'absence de trace manuscrite, à l'inverse de St Mary's Chapel.

En fait, pourquoi ne sait-on pas grand choses des origines ? Eh bien, car les documents constitutifs de l'Abbaye de Kilwinning, le cartulaire, a été perdu, quand et comment on ne sait pas bien. On trouve dans les "Mémoires du Ayrshire" de Fraser, un passage expliquant qu'en Février 1591, William Melville, abbé commendataire de Kilwinning intenta une action en justice, afin de récupérer ces documents fondamentaux. Il fut débouté et l'action se retourna même contre lui. Il semble donc qu'en 1591 ces documents eurent été entre les mains de la maison des Blair, ou détruits, ou comme Melville l'affirmera plus tard devinrent la propriété de la maison d'Eglinton et l'on peut penser que l'incendie qui dévasta le château en 1544 fut fatal à certains documents de l'antique Kilwinning. Pourtant Thomas Innes déclare dans son "Early Scottish History" que ces documents étaient encore entre les mains des Eglinton au XVIIIème siècle, propos qui seront confirmés. Mais, bon, concrètement en dehors du commandeur Melville, ils ne sont donc que 3 connus: à avoir vu le cartulaire de l'Abbaye de Kilwinning. Nous l'avons dit donc, les archives de Kilwinning se sont perdues dans les méandres de l'histoire, donc impossible de prouver l'ancienneté de la Loge... On suppose qu'à l'époque de la destruction de l'abbaye, sous la Réforme, les moines qui furent chassés de l'Abbaye en 1560, envoyèrent leurs documents à Rome, c'est même ce qui est dit dans les ouvrages "officiels" de la Mère Loge de Kilwinning, afin d'y être sauvegardés. Mais hélas encore, les recherches, même pour ceux qui ce sont rapprochés du Vatican, n'ont rien donné. Et si simplement comme l'écrit l'historienne Québécoise Francine Bernier (à qui je doit tnt!) : « il n'est en fait pas surprenant que l'on ait aucune trace écrite, car en 1140, la tradition écossaise était orale, il est peu probable que l'on ai trouvé des traces écrites car on ne tenait pas de minutes de ces assemblées, et ce jusqu'en 1599 avec les Statuts Shaw qui rendaient la "lettre obligatoire" »... Sans trace écrite, la Légende pouvait vivre...

On peut se poser ici, la question de savoir si au Moyen-âge, l'Ecosse fut enclin au développement architectural. Il a d'ailleurs été dit que les écossais n'ont jamais donné de bâtisseurs audacieux, sans limites ou simplement inspirés, pas plus qu'ils n'ont excellés dans le monde artistique en général. Pourtant il y a quelques années la Commission Royale des Monuments Historiques d'Ecosse mena à terme une étude détaillée des constructions écossaises. Ainsi même si les bâtisseurs écossais ne furent jamais sur le devant de la scène au niveau architectural, ils eurent l'occasion d'élever quelques belles églises gothiques, et en particulier quatre qui méritent le détour, ce sont les cathédrales d'Elgin et de Glasgow, l'abbaye de Melrose et la non moins célèbre Collégiale saint Mathieu de Roslin chère à nôtre Vénérable Maître. Traditionnellement, il est écrit que la date de fondation de l'Abbaye de Kilwinning dédiée à St Winning est 1140, tout du moins entre 1140 et 1162 et "Les Chroniques de Melville" disent que c'est un certain Hugues de Morville, français en provenance de Normandie qui fut fait chevalier en 1100 et proche du Roi David 1er qui fut le financier des travaux de notre Abbaye. Mais à ce point il nous faut revenir plus tôt dans l'histoire...

Bref rappel donc, que je qualifierai de Historico-géographique et que je dois aux années de recherches que Francine Bernier a bien voulu mettre à nôtre disposition : Thiron, en Eure-et-Loir, dans le Perche... près de Nogent-le- Rotrou, tout le monde connaît... C'est là qu'au tout début du XIIème siècle un ermite nommé Bernard (1050-1118) va se retirer. Cet élan de piété va alors attirer d'autres moines. L'ordre monastique de Stricte Observance de Tiron (on trouve aussi Tyron ou Thiron), se développa tant et si bien que l'on retrouve en 1145, un peu partout : 86 prieurés et 14 abbayes dont 18 en Grande-Bretagne ou en Ecosse. On sait que les Frères Tironiens (ou parfois appelés Tyronisiens) ont bâti les abbayes de Selkirk (1113), Kelso (1128), et Arbroath (1178). C'est David 1er qui lors de ses nombreux voyages en France et sans doute accompagné des de Morville, ramena avec lui ces bâtisseurs français travaillant dans le silence, l'anonymat à la glorification de Dieu. David 1er en fait, né en Ecosse en 1084, avait été à la cour d'Henri 1er en Normandie pour y étudier durant sa jeunesse (de 1093 à 1113). C'est durant cette période là, qu'il fit la connaissance des Tironiens et fit même de l'un d'eux: Eochaid, son chapelain privé. Lorsqu'il rentre en Ecosse en 1113, pour se marier, il demande à Bernard de Tiron (encore Bernard d'Abbeville ou Bernard de Ponthieu) de lui envoyer une colonie de moines pour s'établir en terre écossaise. Ces moines viennent pour bâtir, et j'aurai eu tendance à dire, eux aussi, la truelle dans une main et l'épée dans l'autre afin de garder et surveiller les frontières anglo-écossaises, mais n'ayant jamais porté l'épée et n'ayant jamais participé aux combats, leur rôle fut uniquement de surveiller les frontières. Par rapport à l'ancienne Eglise Culdéene Ecossaise préexistant localement, ils vont, plutôt que de la combattre, l'absorber en initiant à leurs connaissances les autochtones. On peut même penser qu'un échange eu lieu dans les deux sens car les "cousins" de cultures qu'étaient les Irlandais, Ecossais, Bretons et Gaëliques avaient de nombreux points communs en ce qui concerne les organisations sociales et religieuses des arts et métiers, formant un groupe homogène centré sur un rite Celtique. Notons enfin que les monastères Tironiens, dont Kilwinning, montrent une maîtrise de la taille de la pierre franche, cette freestone présente, par exemple, dans les comtés écossais Ayrshire et Selkirkshire.

On l'a vu, dans mes premiers pas d'historien en herbe vers le Graal "Kilwinnien", peu de documents écrits, peu de traces, mais c'était compter sans la perspicacité des historiens de la maçonnerie, car cette chère Francine dont je doit, avec mille merci le contact aux secrets de notre Vénérable Maître, eh bien, Francine Bernier me permet un véritable scoop ! En effet, elle a retrouvé ce que l'on a longtemps cru disparu, à savoir: que plusieurs chartes de Kilwinning de type : dons, actes de propriétés, faveurs... existent... Ces documents ne sont pas à Rome, sont peut-être en possession des Hamilton dans leur collection privée, mais le scoop j'y viens, c'est que ces «éléments sont reproduit en bonne partie, et il se trouvent à moins de 100 km d'ici, ces documents constitutifs sont en latin dans le "Cartulaire de l'Abbaye de la Saint-Trinité de Tiron" (Abbatia Sanctae Trinitatis de Tirone), aux archives départementales de Chartres, document publié par Lucien Merlet , et dont la copie des quelques 900 pages pour ceux que ça intéresse se trouve sur le site : William Preston . Alors bien sur ceci est très intéressant à parcourir, avec des anecdotes où Merlet parle du Monastère de "Selecherche" (Selkirk). Mais hélas on n'y parle pas, contrairement à ce que j'ai cru de prime abord, des documents de la « Luge », mais ce qui est sur c'est que l'état d'avancement des recherches récentes semble y retrouver tous les actes de propriété de toutes les fondations de nos moines, en France, Angleterre, Pays de Galles Irlande et bien sur Ecosse (
Carte des prieurés Tironniens) . Ce sont ces documents que les Tironiens auraient rapporté en France lorsqu'ils furent chassés d'Ecosse sous la Réforme, ou qui tout simplement étaient envoyés dès leur signature, à "la maison-mère" pour archives.

Je croyais donc bien pouvoir le toucher ce Graal, et vous présenter des documents inconnus, mais fallait il y croire ? Tout ce que contient ce cartulaire était il véridique ? Hélas non, en effet de nombreuses archives de l'Ordre Tironien ont été brûlées (encore... !) en 1793, mais plus grave encore il faut noter que dans l'histoire des Tironiens, il est un épisode qui ne sera pas sans rappeler celui des Templiers...En 1291 et plus tard à l'aube du XVIème siècle, les Tironiens, alors considérés comme corrompus, furent accusés, puis condamnés après un long procès, d'avoir contrefait un ensemble de documents et notamment certains des premiers documents de l'Ordre. Mais par chance, oui le cartulaire était d'origine, citons donc Merlet: « A mesure qu'ils falsifiaient une charte, les religieux détruisaient le titre original : aussi ne retrouve-t-on presque plus que des faux dans le chartrier de l'Abbaye. Heureusement, ils ne songèrent pas au Cartulaire original du XIIe siècle, veterum studia litterarum aberant, et c'est avec ce secours inespéré que nous avons pu reconstituer les véritables annales du monastère ».

Et donc voilà, comment, de l'histoire de la Loge Kilwinning N°0, on se retrouve à l'histoire de l'Ecosse, de France et, à cheval entre les deux : à l'histoire de cet Ordre monastique fort intéressant... Bien sur l'histoire maçonnique de Kilwinning à partir de ses premières minutes en 1652, est à étudier, bien sur j'aurais aimé vous parler plus avant de la fameuse affaire du numéro 0, de l'histoire du 20 décembre, d'Hérédom et du Rose Croix de Kilwinning, du Dumfries Kilwinning, de Cannongate Kilwinning, et qui sait peut-être même de la "galéjade" de la Mère Loge Ecossaise de Marseille... mais cela aussi est une autre histoire et nous avons bien le temps de l'étudier...

Retrouvez cet articles et son iconographie sur le site de la Loge d'Etudes et de recherche William Preston , à la rubrique Travaux.

Source : www.ledifice.net

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L'Ordre Royal d'Ecosse

11 Juin 2012 Publié dans #Rites et rituels

L’Ordre Royal d’Écosse est composé de deux degrés qui sont :

- Hérédom de Kilwinning
- Chevalier Rose+Croix.

Le mot Hérédom dérive du mot hébreu Harodim, signifiant "les règles" et du nom de Kilwinning qui se rapporte au rétablissement de l’ordre par le Roi Robert Bruce à Kilwinning, où il a présidé en tant que premier Grand Maître de l’Ordre.

Le degré de Hérédom de Kilwinning est en particulier intéressant puisqu’il traite de l’enseignement et du symbolisme des trois premiers degrés de la Maçonnerie de Saint Jean (Loges Bleues).

La Tradition veut que le degré de Chevalier Rose+Croix ait été institué par Robert Bruce sur le champ de bataille de Bannockburn le jour de la Saint Jean d’été 1314 au moment des combats pour l’indépendance de l’Écosse. Un corps composé de Francs-Maçons lui serait, en ce moment délicat, venu en aide. Pour les remercier de leurs services, il les aurait élevés au rang de chevaliers.

Pour assurer la continuation de l’Ordre, il aurait accordé à ces chevaliers l’autorité de conférer le degré de Chevalier Rose+Croix sur les Francs-Maçons Écossais professant la foi Chrétienne et s’étant montrés dignes de cet honneur. Cependant, le nombre de Chevaliers admis à ce degré de Rose+Croix ne devait pas dépasser soixante-trois.

Dans les années qui suivirent, des chevaliers élirent domiciles ailleurs qu’en Ecosse. Ils furent autorisés à constituer des Grandes Loges provinciales dans les Pays où ils résidaient et chaque Grand Maître de ces provinces fut autoriser à conférer ce degré à soixante-trois Maçons des plus méritants.

Plus récemment, il fut accordé à certaines Grandes Loges Provinciales une dispense spéciale pour passer outre la barrière des soixante trois membres.

Le Degré de Rose+Croix, comme son nom l’indique, traite plus des thèmes du degré de Rose+Croix du Rite Écossais Ancien et Accepté que ceux de la Maçonnerie symbolique. Le degré de Chevalier Rose+Croix ne peut être conféré que dans la Grande Loge de l’Ordre Royal dont le siège est à Édimbourg, ou par autorisation spéciale accordée à un Grand Maître provincial ou à son député. Cette autorisation est nominative et intransmissible.

La constitution de l’ordre royal décrète que le Roi d’Écosse est le Grand Maître héréditaire de l’Ordre. A chaque réunion ou tenue de l’Ordre, en quelque lieu que ce soit, un siège ou un trône vide doit être placé à la droite de l’officier qui préside. En l’absence d’un monarque Écossais régnant, le chef temporaire de l’ordre est le Député Grand Maître.

Il n’y a aucun document fiable retraçant l’histoire de l’ordre depuis sa naissance supposée en 1314, jusqu’au milieu du 18ème siècle. Il semble cependant s’être épanoui en France de 1735 à 1740 où ses membres étaient les réfugiés Jacobite (les partisans du Roi d’Écosse Jacques II en exil à Saint Germain en Laye). Ils ont sans doute pratiqué ces degrés afin de maintenir ce lien avec l’Écosse en terre étrangère. À cet égard l’on enregistre qu’en 1747, le prince Charles Édouard Stuart a accordé une patente à la loge maçonnique d’Arras dans laquelle il est nommé Grand Maître, Souverain Rose Croix d’Hérédom de Kilwinning.

De France, l’ordre semble s’être déplacé à Londres où il s’est épanoui de 1741 à 1750, et le 22 juillet de cette dernière année, ses partisans ont reconstitué la Grande Loge de l’Ordre Royal d’Écosse à Édimbourg où depuis il a son siège.

À l’origine, l’admission dans l’ordre était limitée aux Écossais ou à ceux d’ascendance Écossaise. Elle a été étendue aux Maçons d’autres nationalités. La seule obligation exigée par la Constitution de l’Ordre est d’avoir été Maître Maçon pendant une période d’au moins cinq années. Aux États-Unis d’Amérique, il faut avoir reçu le 32ième degré du Rite Écossais Ancien et Accepté pour en faire partie.

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Source : www.ledifice.net

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