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Rite Emulation : Planche Tracée du Premier Grade

13 Juin 2012 , Rédigé par Rite Emulation Publié dans #Rites et rituels

Les us et coutumes des Franc-Maçons ont toujours eu une grande affinité avec ceux des anciens égyptiens. Leurs philosophes, ne voulant pas exposer leurs mystères aux yeux du vulgaire, dissimulèrent leurs systèmes d'éducation et de gouvernement sous des signes et des caractères hiéroglyphiques, communiqués seu­lement à leurs grands prêtres ou mages, qui s'enga­geaient, par une obligation solennelle, à les tenir secrets.

Le système de Pythagore était fondé sur un princi­pe analogue, comme d'autres systèmes d'époque plus récente. La Franc-Maçonnerie, cependant n'est pas la plus ancien­ne, mais la plus honorable institution qui ait jamais existé, car il n'est aucun des caractères ou emblèmes qui figurent ici qui ne serve à inculquer les prin­cipes de la Piété et de la Vertu à ceux qui les profes­sent sincèrement.

Permettez-moi d'attirer, tout d'abord votre atten­tion sur la forme de la Loge qui est un parallélépipède, s'étendant, en longueur de l'Est à l'Ouest, en largeur entre le Nord et le Sud et en hauteur, depuis la surface de la terre jusqu'à son centre, et même aussi haut que les cieux.

Une Loge de Maçons est ainsi décrite dans toutes les direc­tions de l'espace pour montrer l'universalité de la science et nous enseigner que la Charité d'un Maçon ne doit connaître d'autres limites que celles de la Prudence.

Nos Loges sont placées en des lieux sacrés car la pre­mière Loge fut consacrée par trois grandes offrandes qui reçurent l'approbation divine.

La première fut le consentement d'Abraham à la volonté de Dieu, en ne refusant pas de lui offrir en holocauste son fils Isaac, alors il plut au Très Haut de lui substituer une victime qui lui fut moins chère.

La deuxième, les nombreuses et ferventes prières du roi David, qui apaisèrent la colère de Dieu et arrê­tèrent l'épidémie de peste qui faisait rage parmi son peuple, par suite de la faute qu'il avait commise en le dénombrant.

La troisième, les nombreuses actions de grâce, offrandes, holocaustes et riches présents, que Salomon, roi d'Israël fit, en construisant, dédiant et consacrant le Temple de Jérusalem au service de Dieu. Par ces trois grandes offrandes, les bases de la Franc-Maçonnerie furent, sont et resteront, je l'espère, éternellement sacrées.

Nos Loges doivent être orientées d'Est en Ouest car tous les Temples dédiés à l'adoration divine, comme les Loges de Maçons régulières et dûment constituées, sont ou doivent être ainsi orientées. À cela nous donnons trois rai­sons principales :

La première est que le Soleil, la Gloire du Seigneur, se lève à l'Est et se couche à l'Ouest. La seconde est que la science naquit en Orient et, de là, répandit sa bien­heureuse influence en Occident. La troisième, dernière et importante raison, qu'il serait trop long de vous expli­quer maintenant, vous sera donnée au cours des "Lectures Émulations" auxquelles vous aurez, je l'es­père, souvent l'occasion d'assister.

Nos Loges sont soutenues par trois grande colonnes qui se nomment : Sagesse, Force et Beauté.

La Sagesse qui dirige, la Force qui soutient, la Beauté qui orne.

La Sagesse qui nous guide dans toutes nos entreprises, la Force qui nous soutient dans toutes nos difficultés et la Beauté qui orne notre conscience.

L'Univers est le Temple de Dieu que nous servons. La Sagesse, la Force et la Beauté soutiennent Son Trône comme les piliers de Son OEuvre, car Sa Sagesse est infi­nie, Sa Force omnipotente et Sa Beauté resplendit dans l'ordre et la symétrie de l'ensemble de la création : Il éten­dit les cieux à l'infini, comme un vaste baldaquin, Il dis­posa la terre, comme un marchepied, Il couronna Son Temple avec les étoiles, comme d'un diadème et de Sa Main rayonnent la Puissance et la Gloire. Le soleil et la lune sont les messagers de Sa Volonté et toute Sa Loi est la Concorde.

Nos Loges sont soutenues par trois grandes colonnes qui sont les emblèmes de ces divins attributs et qui, de lus, représentent Salomon, Roi d'Israël, Hiram, Roi de Tyr et Hiram Abif.

Salomon, Roi d'Israël, pour la sagesse qu'il montra en construisant, dédiant et consacrant le Temple de Jérusalem au servi­ce de Dieu. Hiram, Roi de Tyr pour la force qu'il déploya en lui apportant son concours en hommes et en matériaux. Hiram Abif pour sa maîtrise qui permit d'embellir et d'orner le Temple par son travail magistral.

Mais, comme nous n'avons pas, en architecture, d'Ordres connus sous les noms de Sagesse, Force et Beauté, nous leur donnons les noms les plus célèbres qui sont : l'Ionique, le Dorique et le Corinthien.

Une Loge de FM. est couverte d'un baldaquin céleste de dif­férentes couleurs, comme la voûte du ciel.

Le moyen par lequel nous espérons y parvenir, comme Franc-Maçon, consiste en l'aide d'une échelle, appelée dans les Saintes Écritures « Échelle de Jacob ». Elle est composée de nombreux échelons ou degrés qui représentent de nombreuses vertus morales dont les principales sont:

la Foi, l'Espérance et la Charité. La Foi dans le Grand Architecte de l'Univers, l'Espérance dans le salut et la Charité envers tous nos semblables.Elle rejoint les cieux et repose sur le Volume de la Sainte Loi, car les doctrines contenues dans ce Livre Sacré nous enseignent à croire aux sages préceptes de la Divine Providence. Cette croyance fortifie notre Foi et nous permet d'atteindre le premier degré. Cette Foi crée naturellement, en nous un espoir de participer aux promesses divines contenues dans ce Livre Sacré. Cette espérance nous permet de gravir le second degré, mais le troisième, et le dernier, étant la Charité, renferme le tout, et le Franc-Maçon qui possède cette vertu dans son sens le plus vaste, peut être considéré à juste titre, comme ayant atteint le sommet de sa profession spirituelle ; symboliquement une demeure céleste voilée aux yeux des mortels par le firmament étoi­lé, représenté ici, emblématiquement, par sept étoiles. Ce chiffre est une allusion au nombre de Franc-Maçons réguliers sans lequel aucune Loge ne peut être parfaite, ni aucun candidat légalement initié dans l'Ordre.

L'intérieur d'une Loge de Francs-Maçons comporte des ornements, des bijoux et des joyaux. Les ornements de la Loge sont : le Pavé Mosaïque, l'Étoile Flamboyante, Gloire du Centre, et la Bordure Dentelée qui l'entoure.

Le Pavé Mosaïque peut être justement considéré comme le merveilleux dallage d'une Loge de Francs-Maçons en rai­son de sa diversité et de sa régularité. Ceci fait res­sortir la diversité des êtres et des objets, dans le monde, aussi bien ceux qui sont animés que ceux qui ne le sont pas.

L'Étoile Flamboyante, Gloire du Centre, nous rap­pelle le soleil qui éclaire la Terre et qui, par sa bien­faisante influence, dispense ses bienfaits à toute l'hu­manité.

La Bordure Dentelée nous rappelle les planètes qui, dans leurs diverses révolutions forment une mer­veilleuse bordure autour de ce grand luminaire : le soleil.

Les bijoux de la Loge sont le Volume de la Sainte Loi, le Compas et l'Équerre.

Les Saintes Écritures doivent régler et diriger notre Foi. C'est sur Elles que nos candidats à la Franc-Maçonnerie prennent leur Obligations. De même, le Compas et l'Équerre, quand ils sont réunis, doivent régler notre vie et nos actions.

Le Volume de la Sainte Loi est un don de Dieu à toute l'humanité en général ; le Compas est réservé au Grand Maître et l'Équerre appartient à tous les Frères.

Les joyaux mobiles sont l'Équerre, le Niveau et la Perpendiculaire ou règle avec fil à plomb.

Chez les Maçons opératifs, l'Équerre sert à vérifier et à ajus­ter les coins rectangulaires des constructions et aide à donner à la matière brute la forme voulue. Le Niveau sert à établir les surfaces planes et à vérifier les hori­zontales.

La Perpendiculaire sert à vérifier et à dresser les mon­tants quand on les fixe sur leurs bases. Or comme nous ne sommes pas tous des Maçons opératifs, mais des Maçons Francs et Acceptés, l'Équerre nous enseigne les bonnes mœurs, le Niveau l'égalité, et la Perpendiculaire l'équité et la droiture dans notre vie et nos actions.

Ils sont appelés joyaux mobiles, car ils sont portés par le Vénérable Maître et ses Surveillants et sont transmis à leurs successeurs lors de la cérémonie de l'Installation.

On reconnaît le Vénérable Maître à ce qu'il porte l'Équerre, le Premier Surveillant le Niveau et le Second Surveillant la Perpendiculaire.

Les joyaux inamovibles sont : la Planche à tracer, la Pierre Brute et la Pierre Cubique.

La Planche à tracer sert au Vénérable Maître pour tracer des lignes et pour dessiner. La Pierre brute sert à l'Apprenti pour travailler, marquer et apprendre à s'exercer. La Pierre cubique sert à l'ouvrier expérimenté pour essayer et ajuster ses outils. Ils sont appelés joyaux inamovibles car ils restent immuablement apparents dans la Loge afin que les Frères puissent en tirer des ensei­gnements moraux.

De même que la Planche à tracer sert au Vénérable Maître pour tracer des lignes et pour dessiner, afin de permettre aux Frères de s'instruire en Franc-Maçonnerie, de même le Volume de la Sainte Loi peut être considéré avec juste raison comme la Planche à tracer spirituelle du Grand Architecte de l'Univers sur laquelle il a tracé Ses Lois Divines et Ses Enseignements Moraux qui, s'Ils nous sont familiers et si nous Les appliquons, nous conduiront vers cette Demeure céleste, qui n'est pas faite de main d'homme, Éternelle dans les cieux.

La Pierre brute est sans forme et telle qu'elle est extraite de la carrière, mais grâce à l'habileté et l'in­géniosité de l'artisan, elle est dégrossie, taillée en la forme voulue, et rendue propre à prendre sa place dans un futur édifice. C'est le symbole de l'homme dans son enfance ou au premier stade de sa vie qui se trouve dans le même état que cette pierre. Mais grâce aux soins affectueux et vigilants de ses parents ou de ses maîtres, dispensateurs d'une éducation libérale et vertueuse, qui élèveront son âme, il deviendra ainsi le digne membre d'une société harmonieusement ordonnée.

La Pierre cubique a une forme régulière ou qua­drangulaire qui peut être contrôlée au moyen de l'Équerre et du Compas. Elle symbolise l'homme au déclin de ses années, après une vie droite et bien employée en actes de Piété et de Vertu. Ainsi se rendra-t-il digne d'être approuvé par l'Équerre de la Parole Divine et le Compas de sa propre conscience.

Dans toutes les Loges dûment consacrées et régulière­ment constituées, il est un point, situé à l'intérieur d'un cercle, autour duquel aucun Frère ne peut faillir. Ce cercle est limité entre le Nord et le Sud par deux grandes lignes parallèles, dont l'une symbolise Moïse et l'autre le Roi Salomon.

Sur la partie supérieure de ce cercle repose le Volume de la Sainte Loi, supportant l'échelle de Jacob, dont le sommet rejoint les cieux.

Si nous connaissons bien ce Livre Sacré, et si nous appli­quons les doctrines qu'il contient, il doit nous condui­re, de même que ces deux lignes parallèles, vers celui qui ne nous décevra pas mais qui n'admettra pas que nous le décevions.

En faisant le tour de ce cercle, nous devons nécessaire­ment toucher ces deux lignes parallèles ainsi que le Volume de la Sainte Loi, et quand un Frère se tient dans ces limites, il ne peut faillir.

Le mot Lewis ou Louve signifie « Force » et est symbolisé ici par certaines pièces de métal encastrées dans une Pierre cubique ou un assemblage en queue d'aronde formant crampon. Combiné avec d'autres engins mécaniques, tel un système de poulies, il per­met au Maçon opératif d'élever, sans grande difficulté de lourdes charges à une certaine hauteur et de les fixer sur leurs bases.

Louveteau est le nom donné au fils d'un Franc-Maçon.

Son devoir, envers ses parents, est de supporter le far­deau des difficultés quotidiennes, dont il doit les décharger en raison de leur âge, de les aider dans les moments de besoin et de rendre, ainsi, la fin de leurs jours, heureuse et exempte de souci. En agissant ainsi, il aura le privilège d'être reçu Maçon avant toute autre personne, si digne et si méritante soit‑elle.

Aux coins de la Loge pendent quatre glands qui doi­vent nous rappeler les quatre vertus cardinales c'est à dire la Tempérance, le Courage, la Prudence et la Justice. La Tradition nous enseigne qu'elles furent de tout temps pratiquées par la grande majorité de nos anciens Frères.

Les traits caractéristiques qui distinguent un vrai Franc-Maçon doivent être la Vertu, l'Honneur et la Piété. Puissent ces vertus reposer à jamais dans le cœur de chacun d'entre nous.

 

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Qu'est-ce qu’Emulation ?

13 Juin 2012 , Rédigé par Joël J Publié dans #Rites et rituels

Cette communication devrait plutôt porter le titre « Emulation, Pourquoi ?Comment ? »... On peut, tout aussi bien entendre, « Emulation ? Qu'est-ce que j'y fais, moi qui viens du Rite Français ? » à cela je peux répondre facilement... j'y étudie la franc-maçonnerie et j'y prends un plaisir extrême. Mais, là n'est pas la question... ce soir, j'alternerai l'Histoire et le Rite sans, toutefois trop aborder les détails symboliques. Mais, comment faire en un temps aussi court ? Parler de l'Histoire de la franc-maçonnerie ici revient toujours, peu ou prou, à construire une paillote là où devrait se dresser un Temple.

Ainsi, nous allons essayer de faire le portrait robot du Rite et qui ne laisse pas de surprendre les visiteurs d'autres rites tant ses références « opératives » dominent et l'éloignent de l'alchimie ou de la théurgie présentes partout ailleurs sur le Continent (1).

«Emulation working» le «Style Emulation», le «Travail d'Emulation» peut aussi les surprendre par son orientation déiste, en effet ses références permanentes à l'ancien testament pourraient laisser accroire, à nos visiteurs et, peut-être, à certains d'entre nous, que le poids christique explicite de certaines pratiques continentales est plus sécurisant et porteur de libre pensée... on en oublierait que la laïcité du Grand Orient a été inventée par des Pasteurs Calvinistes... Pour faire un clin d'oeil, je dirais que nous sommes des hommes simples face à une œuvre complexe.

Avant d'aller plus loin, il est bon de préciser deux ou trois points. Tout d'abord, concernant le vocabulaire utilisé en Histoire de la franc-maçonnerie.

Le nom de Grande Loge Unie d'Angleterre désigne uniquement la fédération actuelle, constituée après l'Acte d'Union de 1813. La Grande Loge de 1717 porte le Nom de Grande Loge de Londres ou Grande Loge des «moderns» ( sans « e » ), le regroupement des Loges du rite «ancients » ( avec un « t » au final ) est qualifié de Grande Loge des «Ancients» à la place de son véritable nom qui était «Grand Comité de la plus Ancienne et Honorable Fraternité des Maçons libres et acceptés, selon les Anciennes Institutions».

Les membres des guildes de bâtisseurs et des anciennes Loges de constructeurs dont le métier est relatif à la maçonnerie sont appelés «opératifs» alors que les autres membres des mêmes Loges dont le métier n'est pas de construire ou d'être architectes sont nommés «maçons acceptés». Les maçons «spéculatifs» ou «francs-maçons spéculatifs» sont, quant à eux, des membres de Loges non constituées autour du métier et dont les membres ne sont pas des constructeurs.

Qui sont les « moderns » de la Grande Loge de Londres ?

Commencée sous le règne d'Henry VIII pour se développer sous Elisabeth Première, la grande révolution de la Renaissance Baroque eut pour conséquence l'émergence d'une forte pensée artistique et scientifique. Portée par les philosophes des Académies néoplatoniciennes de Florence tel Giordano Bruno, tout aussi bien par le développement de ce que l'on appellera la «philosophie occulte» de Ramon Lulle et Henry Corneille Agrippa, cette révolution aura pour conséquence le développement de l'enseignement universitaire et ses publications en langue véhiculaire et non plus en latin.

De cet illuminisme élisabéthain naquit le premier regroupement de scientifiques et de pasteurs calvinistes, sous protection de l'Angleterre depuis la révocation de l'édit de Nantes, et qui avaient gardé de nombreux contacts chez les Rose+Croix rhénans ou les «gymnasium» bâlois ; ce furent la «Royal Society», «l'invisible college», «les free-gardeners», «le Druid order» et la franc-maçonnerie de Londres regroupant en 1717 dans les milieux intellectuels fréquentant déjà des loges disparates depuis le XVIIème siècle.

Devenus très sûrs de leurs prérogatives, protégés par la royauté, les membres de la Grande Loge de Londres adaptèrent leurs rituels et leurs pratiques en vue de les rendre plus conformes à leurs savoirs spéculatifs et scientifiques.

Le «tout Londres» de cette époque, qui composera la Grande Loge «Andersonienne», étant assez peu différent des «noblesses de ville» d'aujourd'hui, il n'était pas question pour eux de se mélanger avec des gens de peu, mal instruits et, pour tout dire, «pas d'ici».

Afin de justifier de cette exclusion, les «moderns» modifièrent les pratiques et les signes, prétextant les rendre plus conformes à la pensée du temps.

La grande majorité des immigrants des colonies d'Amérique, d'Irlande et d'Ecosse, poussés vers Londres par les crises et les guerres, artisans, petits bourgeois terriens voyant leur pratique rejetée et méprisée les nomèrent «moderns», prétendant, à juste titre, que leur exclusion et l'«évolution» déplorable des secrets de l'Ordre avait eu pour conséquence d'éloigner Londres de la vraie en ancienne maçonnerie dont ils conservaient, eux, les anciens usages.

Un contexte politico-économique en mutation .

L'histoire de la franc-maçonnerie, on le voit, est assez embrouillée. Il est bon de procéder à un rapide aperçu politico-économique de l'Angleterre, ce point nous donnera quelques indications.

A toute forme d'économie correspond un régime, dit-on, et, dans le cas qui nous occupe, à toute forme de régime correspond un élan de société et les formes de sociabilité qui la compose en sont l'image. Les francs-maçons sont des hommes, bien souvent, des hommes engagés dans l'Histoire et conscient du rôle qu'ils peuvent jouer dans l'évolution de leurs institutions.

Ainsi, pour notre histoire, il est bon de garder à l'esprit les trois phénomènes les plus importants de la période 1688-1815 de l'Histoire de l'Angleterre, à savoir :

• la révolution agricole et industrielle qui, en ruinant les petits propriétaires et en massant dans les villes un prolétariat de plus en plus misérable, rend inévitable une révolution politique et une réorganisation des pouvoirs, à savoir, gouvernement familial ou tribal, dynasties féodales ou politiques de guildes ? L'économie agricole primitive suppose quelque sorte de féodalité parce que les agriculteurs épars ont besoin d'être défendus. Le temps des marchands est bien plus celui de la ploutocratie; et la révolution industrielle apporte la démocratie dans les bagages des objectifs de croissance aux ambitions plus grandes que le féodalisme finissant.

• le passage d'un gouvernement monarchique où le Parlement n'avait eu qu'un rôle législatif à un gouvernement oligarchique dans lequel le Parlement est aussi, contrairement à ce que croyait Montesquieu, la source du pouvoir exécutif. Ce passage se fait grâce à l'invention d'un cabinet responsable devant les Chambres, création né des nombreuses guerres intérieures et qui rend possible l'alternance pacifique des partis. Il est de moins en moins question d'omnipotence royale. On retrouve ici l'esprit des Constitutions maçonniques de 1723 à « regrouper ce qui est épars » ;

• la lutte avec la France qui a pour premier objectif d'empêcher la formation sur le continent d'une hégémonie redoutable pour l'Angleterre, que ce soit celle de Louis XIV ou celle de Napoléon et qui a pour objet d'assurer à l'Angleterre la maîtrise des mers et la formation d'un nouvel Empire. Cette compétition se traduira aussi, bien entendu, par une distance de plus en plus grande entretenue par les deux franc-maçonneries, jusqu'à la rupture.

Dans l'Angleterre du XVIII ème siècle, le Pouvoir appartenait à une classe mixte, formée d'une aristocratie nourrie de la «Magna Carta», issue de la féodalité défunte et d'une ploutocratie de propriétaires terriens toute neuve particulièrement tentée par l'anoblissement et ses privilèges... Cette seule Classe de «Squires», en se divisant, donnera naissance aux deux partis politiques qui sont encore présents dans le paysage britannique.

On sait que le régime britannique a été accepté sans soulèvements sociaux. Bien entendu, il fallait admettre l'existence d'un partenariat avec des guildes mixtes, opératives et acceptées, voire, comme cela s'est trouvé pour les maçons, d'en contrôler la direction au plus haut niveau. Ces groupes de privilégiés étaient ouverts au talent, ou au moins au succès parce qu'il valorisait le système et favorisait le libéralisme économique. C'est pourquoi, le dix-neuvième siècle parlementaire, à la fois impérial et démocratique, ne rencontra jamais dans la fine fleur de l'Angleterre de préjugé défavorable. Cette élite, qui assurait la mixité des guildes, avait pris l'habitude, depuis le siècle précédent, de considérer ce système comme sa maison.

C'est dans ce contexte général que naîtra la franc-maçonnerie Anglaise, à l'image d'un élitisme conservateur et mondain. C'est bien parce que la Grande Loge de 1717 véhiculait l'orgueil des Lumières, cette conscience générale de progrès et de libéralisme préférentiel qu'elle put s'adapter aux différents environnements, tout aussi bien au parlementarisme britannique qu'aux royautés continentales et évoluer de manière aussi dissemblable après y avoir été exportée. Néanmoins, ses modes de recrutement spécifiques et les désirs d'anoblissement de la bourgeoisie qui la composait conduisirent, au fur et à mesure, la structuration en loges de différents niveaux. Très loin du principe affirmant que «Tous les Maçons sont frères sur le même niveau», la Grande Loge des «moderns» a laissé germer la graine qui est devenue un arbre aux nombreuses branches...le développement de systèmes de hauts grades de plus en plus importants, reflets de hiérarchies sociales accrochées à leurs privilèges qui conduisit à des réticences de plus en plus marquées à accepter en ses rangs les ouvriers ou les maçons de métier.

Cela conduisit naturellement au rejet de certains visiteurs, petites gens issus des anciennes Loges de Provinces, d'Irlande et d'Ecosse ou anciens immigrants des Amériques.

C'est dans ce climat d'ostracisme que six loges indépendantes de Londres formèrent en 1751 ce qui devint la Grande Loge des «Anciens». La prétention de leur porte parole, Laurence Dermott, qui fut très vite leur fédérateur, à conserver des pratiques anciennes, quoique fort exagérée, n'était pas tout à fait sans fondement. Cela permit de réintégrer dans la maçonnerie un fonctionnement qui se voulait débarrassé des préoccupations de privilèges.

Cette nouvelle maçonnerie des «ancients» était l'image d'une certaine forme de lutte de classes qui s'étendit sur toute la seconde moitié du XVIIIème siècle et les premières années du XIX ème.

Le conflit d'intérêt et de pouvoir dont il est question ici et qui ne concerne, à première vue, que l'Angleterre est, en fait, une image préfigurée des révolutions «politiques» de l'Europe des années 1830...

1813 – The Union Act

La «querelle des «ancients» (2) et des «moderns'» se terminera en 1813, par l'Acte d'Union et le divorce définitif, comme une conséquence naturelle, des maçonneries Anglaises et Continentales. Ces dernières ayant évoluées vers un système arborescent trop anarchique et trop proche de la noblesse de privilèges pour réintégrer les anciens devoirs.

La marque la plus claire de cette séparation reste le ferme rejet de l'Ecossisme et des « Hauts grades », ainsi que le définit clairement l'«Acte d'Union» quant à la structure des pratiques.

«Il est déclaré et prononcé que la pure Ancienne Maçonnerie consiste en trois degrés et pas plus, c'est-à-dire: Apprenti entré, Compagnon, y compris la Marque, et Maître Maçon, y compris l'ordre suprême de la Sainte Arche Royale». Je noterais ici comme une parenthèse importante que la maçonnerie anglo-saxonne ne connaît pas le terme de «grade» qui apparaît souvent sur les traductions françaises à la place du mot «degree».

Pour les rites anciens, il n'y a ni grade, ni rang mais des degrés. «Tous les maçons sont frères sur le même niveau» et les dispositions hiérarchiques sont une hérésie maçonnique contraire aux «Landmark» qui précisent que «( 22 ). Tous les maçons sont égaux et ne peuvent se prévaloir d'aucun titre ni rang autre que les trois degrés. » L'égalité de tous maçons est un principe absolu et il n'est pas anodin que le terme de «degree» qui signifie «par étape», «barreau de l'échelle» ait été traduit, sur un continent prolifique en honneurs inégalitaires par «grade».

Ce dernier mot étant le même dans les deux langues, pourquoi l'avoir choisi alors qu'il n'était pas utilisé ?

L'apparition, d'«Emulation» se présente comme l'outil d'une unification rituelle qui instrumente l'arrêt des proliférations anarchiques de soi-disant rangs perçus essentiellement comme un retour aux privilèges du monde profane et le point final donné au premier grand conflit de l'Histoire maçonnique , ce que le Grand Orient de France avait essayé de faire dès 1773 avec le peu de succès que l'on connaît.

De l'Acte d'Union naîtra la Grande Loge Unie d'Angleterre.

Les rituels des «ancients» de cette époque étaient toutefois, fort disparates. Pratiqués dans les Provinces du Royaume Uni on y retrouvait, le nom de la ville où se situe la Loge tel que le «Oxford Working» ou de la région comme le «Sussex Working» ou bien d'autres nom savoureux tels «Logic» ou «Stability», mais ils se rapportaient tous, peu ou prou à une pratique identique que les historiens de la maçonnerie anglaise s'accordent à relier au rite que l'on nomme généralement «ancienne pratique».

De fait, plutôt que de substituer une appellation à une autre, les membres de la «Special Lodge of Promulgation» n'ont pas donné de nom à leur rituel qu'ils appelaient «ancienne pratique régulière» et le terme qui sert aujourd'hui est l'abréviation de «Emulation Lodge of Improvement for Master Masons». Ce nom est en fait, celui de la Loge de référence, fondée en 1818 pour l'instruction des Maîtres Maçons et qui se réunit depuis cette date et sans interruption au «Freemason's Hall», Great Queen Street à Londres, tous les vendredi soir à dix-huit heures (3).

Mais, revenons à la part politique. Avant 1813, nous l'avons vu, il existait deux Grandes Loges. L'une d'elles, fondée en 1717, celle des «moderns», et l'autre, fondée en 1751, connue comme celle des «ancients». Ces deux entités vécurent des relations très conflictuelles durant plus de soixante ans. Durant la seconde moitié du XVIIIe siècle, la Grande Loge des «Moderns» de 1717 n'était pas reconnue par ses deux sœurs d'Écosse et d'Irlande qui lui reprochaient d'avoir modifié les «landmarks traditionnels» et d'avoir apporté des modifications importantes dans la pratique des rites, ce qu'elle reconnut le 12 avril 1809.

«this Grand Lodge do agree in opinion with the Committee of Charity that it is not necessary any longer to continue those Measures which were resorted to or about the year 1739 respecting Irregular Masons, and do therefore enjoin the several Lodges to revert to the Ancient Land Marks of the Society»
(4)

Elle constitua six mois plus tard une nouvelle Loge, «The Special Lodge of Promulgation», dont la patente spécifiait le but : «en application de la résolution précédente, faire connaître et rendre exécutoires les anciens «landmarks» auxquels il convenait de revenir»

«for the purpose of Promulgating the Ancient Land Marks of the Society and instructing the Craft in all such matters and forms as may be necessary to be known by them in Consequence of and Obedience to the said Resolution" [celle du 12 avril 1809, citée ci-dessus] and Ordre».
(5)

En 1809 des commissaires furent nommés afin de négocier les modalités qui ont permis le 27 décembre 1813 de fusionner les deux loges en Grande unie de l'Angleterre par la signature de l'Union Act.

Cette unification fit l'objet de nombreuses tractations, entre les deux Grandes Loges à l'initiative des «Ancients», ainsi, le 11 avril 1810, la «Grande Loge des Moderns» décida d'accéder à la requête des «Anciens» et de préparer l'unification des deux Grandes Loges. Le moins que l'on puisse dire c'est que les «Moderns» se firent longuement prier, peut être, en partie pour dissimuler leurs propres faiblesses et feindre l'indifférence à l'union qui ne pouvait pourtant que renforcer le prestige de
la franc-maçonnerie anglaise.

Dans un Royaume unifié et pacifié, les prises de positions politiques et les dispositions naturellement légitimistes de la maçonnerie anglaise n'étant plus, depuis le quinzième siècle, le fait du hasard, il devenait nécessaire de regrouper les maçons autour d'une même couronne.

La pratique régulière des «ancients»...

Conformément à la vieille tradition des maçons opératifs, le rituel standardisé qui résulta de l'union des «ancients» et des «moderns» ne fut pas consigné par écrit, bien au contraire ! Il fallut attendre jusqu'en 1850 pour qu'un premier rituel d'Union soit publié et seulement 1969 pour qu'une publication officielle de la GLUA voit le jour.

Les constituants de l'«Act of Union» de 1813 s'étaient donc heurtés à une difficulté : il y a toujours une commission, quelque part, prête à transformer, modifier, ajouter un «traditionnel», un «rétabli», par-ci ou un «véritable» par là, bref, à moderniser, la pratique des rituels. Comment concilier deux exigences, à savoir celle de l'oralité, en vigueur au moins théoriquement, et celle, plus directement politique, de préserver l'immuabilité du Rituel, de le mettre à l'abri des inévitables variantes locales et autres déformations ? C'était l'affichage officiel du conflit et il fallait éviter qu'il ne se reproduise. La Grande Loge deviendrait donc Première Grande Loge... Première par l'antiquité revendiquée, mais surtout Première hiérarchiquement afin de ramener les âmes égarées au sein de la régularité.

N'oublions pas qu'en maçonnerie, le dernier né est toujours le plus ancien et le plus grand !

Néanmoins, cet objectif fédérateur réalisé eut pour conséquence directe que les Frères du Rite «Emulation» puisse, sans réserve, aujourd'hui, affirmer que depuis son origine, il n'a subi aucune altération, ni dans son contenu ni dans ses pratiques, ni dans sa gestuelle. C'est là le grand principe fondateur de ce rite : son immuabilité.

La conservation de son message par le fait que l'on n'en modifie pas un «iota» (encore une référence biblique!). C'est ainsi que, si l'on n'y prend garde, l'apprentissage «par cœur» devient le principal objet du Rite alors que cet élément n'est, en fait, qu'un accessoire obligeant à l'étude.

Afin de conserver la pratique rituelle de la manière la plus efficace, les articles de l'Acte d'Union stipulaient qu'il devait y avoir une parfaite unité dans le travail.

Mais pourquoi vouloir faire une maçonnerie universelle à partir d'une simple réconciliation ?

Comme je l'ai déjà dit, à toute forme de société correspond une forme de sociabilité. L'Histoire de l'Angleterre de cette époque nous le montre bien, il s'agit de consolider ce qui deviendra l'Empire et de le protéger des atteintes... particulièrement des atteintes intérieures... L'Angleterre a connu de nombreuses guerres civiles, jamais de révolutions !

S'agissant d'une franc-maçonnerie spéculative parfaitement intégrée dans le paysage politique européen, il était impératif pour un anglais conservateur de faire barrage à la puissante maçonnerie napoléonienne dirigée par le duc de Cambacérès, Archichancelier de l'Empire, afin que ce Grand Orient, déjà trop présent, ne puisse devenir la référence.

Il fallait traduire cette perspective universaliste par l'unification de ce qui représentera le plus important regroupement fédérateur de noblesse et de bourgeoisie de l'Empire Britannique et qu'il puisse s'offrir en modèle de société aux rouages parfaitement équilibrés et adaptés au monde moderne. Les défaites de Napoléon marqueront les premiers signes de faiblesse de son pouvoir et les lambeaux de l'empire seront partagés entre la Prusse et Londres. On pensait alors qu'il serait de bon aloi de voir la bourgeoisie française se rallier et que la «freemasonry légitimiste» devienne leur point de regroupement. La nouvelle franc-maçonnerie rappelle d'où elle vient, se revendique issue des bâtisseurs de cathédrale et de la révolution industrielle. Elle est le rempart moral contre les velléités révolutionnaires de l'Europe continentale, l'équilibre des nations. On sait que ces prétentions à empêcher les révolutions échoueront dans la reconnaissance de légitimité accordée par les anglais à Louis-Philippe d'Orléans, échec qui forgera le socle des révolutions européennes de 1830.

Ces erreurs stratégique affaiblissant la crédibilité de l'Angleterre sur la scène européenne conduiront les britanniques à percevoir leur nouvelle souveraine, la jeune Victoria, épuisée par les grosses successives et qui aura, néanmoins, le plus long règne de l'Histoire, de 1873 à 1901, comme une sorte de réincarnation d'Elizabeth Première dont ils attendront grandeur et renaissance.

De fait, après sa mort, à la veille du premier conflit mondial, toutes les familles régnantes d'Europe, touchées et à l'origine du conflit seront liées entre elles par la descendance de la Reine devenue une figure mythique de l'Empire et conductrice véritable des principes anglicans, c'est à dire du prestige moral de la Grande Bretagne, image de sa puissance.

Le soleil ne se couche jamais sur l'Empire et les maçons de Britania travaillent depuis le lever du jour...

Ce sentiment de continuité Impériale, ce rempart civilisateur, cette «dette de l'Angleterre civilisée vis à vis des peuples du monde» comme le dira James J. Frazer, l'ethnographe, impose à ceux qui la pratiquent, qu'il n'y ait qu'une seule forme de maçonnerie ; la maçonnerie anglaise. Elle ne doit pas être confondue avec la fille des lumières trop souvent associée à tort à la Révolution Française. Elle ne souhaite pas être mêlée à une révolution quelconque et proclamera avec force ses origines humbles et ouvrières ; celles de la maçonnerie de métier, des guildes interdites ; croyantes, vertueuses, travailleuses et surtout, au service du Pouvoir. C'est donc à la famille royale qu'il reviendra de la diriger. Son rituel doit être anglican, reposer sur la Bible du Roi Jacques Premier, successeur d'Elizabeth.

Cette maçonnerie unie donnera le ton sur la planète entière et, pour ce faire, développera dans le paysage spéculatif les termes de «régularités» et de «Landmarks». Cette position dominante aura d'ailleurs été un objectif fondamental, y compris de la Grande Loge de Londres, exposé par le Grand Secrétaire des «Modern» James Heseltine (6), à savoir, parlant de la franc-maçonnerie française, que «ces gens-là ne sont pas reconnus comme maçons ... » mais aussi que «...La différence fondamentale et essentielle entre la franc-maçonnerie anglaise et les franc-maçonneries continentales c'est que ces dernières ignorent ce qu'est un franc-maçon».

Afin d'organiser et de déterminer de l'unité rituelle qui mettra un terme à toutes les querelles et surtout à tout le foisonnement qui se répandait depuis 1730, la création d'une Loge de Réconciliation, composée à part égale de Maîtres Maçons experts issus des deux Grandes Loges, fut donc inscrite dans la Constitution de la Nouvelle Grande Loge.

L'article V prévoyait, à ce sujet, que les Frères participant aux travaux de la Loge de Réconciliation avaient pour mission de constituer le Rituel qui devrait être observé en parfaite unité (perfect unity) et en permanence par la nouvelle Grande Loge.

Les Maîtres de la Loge de Réconciliation n'ont pas été avares de leurs efforts à faire aboutir une forme rituelle à la fois débarrassée de l'alchimie et du Rosicrucianisme mais contenant toujours les arcanes de la «philosophie occulte» des lumières élisabéthaines du XVIème siècle, donc, acceptable à l'unanimité par tous. Ces efforts de syncrétisme sont attestés par le fait que rien ne fut réellement terminé avant la préparation, le 20 mai 1816, de la tenue de Grande Loge présidée par le Très Vénérable Grand Maître, Son Altesse Royale le Duc de Sussex.

A l'issue de cette tenue de Grande Loge et lors de sa réunion suivante du 5 juin 1816, le rituel fut confirmé et approuvé.

C'est ainsi qu'en 1816 naquit une forme de rituélie particulière d'ouverture et de fermeture de la Loge aux trois degrés ainsi que les réceptions, passages et élévations qui fut approuvée et admise au nom de SAR le
Duc de Sussex, de la Grande Loge Unie et en celui de l'ensemble de la fraternité d'Angleterre.

«Emulation», bien que pratiqué par les éléments des forces britanniques stationnées sur le continent durant la première guerre mondiale, ne fut introduit en France qu'en 1925 par les frères Drabble et traduit en français à cette occasion. A cette époque, le Grand Orient de France, né en 1773 dans l'objectif de fédérer les rites, disposait déjà de patentes du rite des «Ancients», introduit en France au retour de La Fayette, après la guerre d'indépendance de 1774 et du rite d'York, amené par les immigrés Américains après la Guerre de Sécession, c'est à dire entre 1861 et 1875.

En 1925, «Emulation» fut adopté par une partie des loges de la Grande Loge Nationale Française créée depuis 1913, notamment, «Persévérance 27», «Espérance 35», «Confiance 25», etc... Donc, bien après la création de l'Obédience construite sur le Rite Ecossais Rectifié.

Porteur de la notion d'une initiation «orale» et «complète» à chaque degré du rite, «Emulation», dans sa pratique assidue, est ce que l'on pourrait appeler un rite «explicatif» très progressiste et très égalitaire. Sur ce point particulier, il apparaît fort dommage que sa pratique «proclamée» en France le fut par la Grande Loge Nationale avant tout dans un souci d'allégeance à l'Angleterre plus que par choix philosophique. Tous les éléments de la «philosophie occulte» du XVIème siècle, des «mystères» des bâtisseurs (pas uniquement des tailleurs de pierres) et des secrets de l'Ancien Testament sont contenus dans ses cérémonies. Ils sont transmis à chaque étape du Rituel et à chaque grade pour ce qui le concerne, sans rien n'omettre. Cela permet, à qui le pratique et l'étudie d'accéder à la connaissance des symboles et signes et de répondre à la question fondamentale de leur utilité.

Pour «Emulation», le thème de ce que l'on nomme Maçonnerie Bleue, c'est à dire celle regroupant les trois premiers degrés d'Apprenti, Compagnon et Maître, est la construction symbolique d'un Temple. L'Apprenti y est admis parmi ceux occupés à cette tâche de construction afin d'en partager les travaux et d'apprendre les techniques.

Ce ne sera que comme Compagnon qu'on lui fournira le reste des outils lui permettant de préparer une pierre taillée, et de progresser jusqu'à la production d'un chef-d'œuvre.

Il sera alors capable de travailler comme maçon expérimenté et on l'encouragera à découvrir les mystères cachés de la nature et de la science. Il connaîtra le sens moral de l'équerre, du niveau et de la perpendiculaire et il apprendra même où et dans quel esprit les compagnons reçoivent leur salaire.

Le degré de Maître Maçon de Marque où le Compagnon apprendra comment percevoir son salaire, bien que suivant la maîtrise, assure le lien entre le Compagnon de métier et le Maître. Il aidera à achever le Temple par l'achèvement des alliances ...

«Emulation» présente une grande simplicité structurelle, comparativement aux maçonneries Ecossaises et Egyptiennes, mais aussi une remarquable complémentarité dans les différentes étapes de la progression.

Là où l'on doit rechercher la pierre cachée, «Emulation» substitue la pierre d'angle et la pierre de faîte. C'est la manipulation de ces pierres qui constituent la structure physique du Temple, le constat de sa stabilité, de son harmonie et, par extension, de l'application de ces qualités à l'Homme, qui donne tout son sens à la progression maçonnique d'«Emulation».

Lorsqu'on le pratique, ce qui saute aux yeux, immédiatement, est la grande logique de progression qui préside aux travaux, à tel point que l'horizon de l'Apprenti Entré est déjà orienté vers ce que sera le Maître de l'arche.
Chaque franc-maçon passe d'un grade à l'autre et d'un poste à l'autre au terme d'un cycle annuel. Rien dans cette logique clairement soulignée par son insistance particulière quant à l'éphémère et sa volonté fédératrice n'est incompatible avec les principes fondamentaux de tolérance, de progrès, de philosophie rappelés dans l'article premier des constitutions du Grand Orient de France comme rien dans ces mêmes constitutions n'empêchent la pratique d'un rite plutôt qu'un autre sinon le fait de disposer des patentes des degrés...

Pour Emulation, la pratique assidue offre la compréhension et les «Loges d'Instructions» sont construites sur l'étude afin de permettre aux francs-maçons de progresser et de s'«améliorer» (traduction de Improvement), de générer une dynamique (Emulation), sur la voie maçonnique ; car, pour «Emulation», «les épreuves», «le challenge», sont dans les éléments symboliques du rituel.

Pour le franc-maçon, la pratique rigoureuse de son rite, quel qu'il soit est une garantie de sérieux, sinon, autant faire du théâtre ou des danses folkloriques. Alors, pratiquons du mieux que nous pouvons car le but de la franc-maçonnerie et de ses rituels n'est-il pas, à toute fin l'initiation et le progrès de l'Homme ?

«Emulation ? Qu'est-ce que j'y fais, moi qui viens du Rite Français ?» à cela je peux répondre facilement... j'y étudie la franc-maçonnerie et j'y prends un plaisir extrême. Et je remercie tous ceux qui me permettent de le me le faire partager comme un cadeau.

Présenté par Joël J.

Source : http://aprt.skyrock.com

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Quelques références maçonniques aux écritures pour ceux qui les cherchent

13 Juin 2012 Publié dans #fondements bibliques de la FM

Dans les rites Anglo-saxons les tableaux de Loge des trois premiers degrés portent parfois les références à des textes provenant des Écritures, comme le montrent les tableau de la Loge d'York. Chacun de ces trois premiers degrés développent donc certaines dimensions éthiques ou morales dont les termes sont présenté dans le Volume de la Loi Sacré. Ici, ce sont :

 

Premier Degré – Apprenti Entré

 

Psaume 133

Cantique des degrés. De David. Voici, oh! Qu’il est agréable, qu'il est doux Pour des frères de demeurer ensemble!

C'est comme l'huile précieuse qui, répandue sur la tête, Descend sur la barbe, sur la barbe d'Aaron, Qui descend sur le bord de ses vêtements.

C'est comme la rosée de l'Hermon, Qui descend sur les montagnes de Sion; Car c'est là que l'Éternel envoie la bénédiction, La vie, pour l'éternité.

Ruth 4:7pour la Grande Loge du Québec et grand nombre de Loges US

Ruth 4:7Autrefois en Israël, pour valider une affaire quelconque relative à un rachat ou à un échange, l'un ôtait son soulier et le donnait à l'autre: cela servait de témoignage en Israël.

Cette référence mérite quelques mots. On la trouve principalement référencée dans les communications les plus anciennes relatives à ce degré et, parfois à l'essence de la maçonnerie. Le fait d'échanger ses chaussures y était présenté comme un moyen d'affirmer le respect d'un engagement et particulièrement, une affirmation de respect du serment. Il s'agit bien évidemment d'un symbolisme identique à celui du Cable Tow que l'on a déjà vu ici et qui exprime le renforcement des liens tripartites entre le frère, la Loge et l'ensemble de la maçonnerie par le respect de l'Obligation Solennelle.

On peut aussi se référer à

Jos 5:15 Et le chef de l'armée de l'Éternel dit à Josué: Ote tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est saint. Et Josué fit ainsi.

Mais c'est toujours le premier texte de Ruth qui est cité, probablement à cause de son époux.

 

Second Degré – Compagnon du métier

 

Amos Chapitre VII

Amo 7:6 L'Éternel se repentit de cela. Cela non plus n'arrivera pas, dit le Seigneur, l'Éternel.Il m'envoya cette vision. Voici, le Seigneur se tenait sur un mur tiré au cordeau, Et il avait un niveau dans la main.

L'Éternel me dit: Que vois-tu, Amos ? Je répondis: Un niveau. Et le Seigneur dit: Je mettrai le niveau au milieu de mon peuple d'Israël, Je ne lui pardonnerai plus;

Juges XII;6pour la Grande Loge du Québec et un certain nombre d'autres, la référence des rites continentaux sur ce degré :

Jdg 12:6 Ils lui disaient alors: Hé bien, dis Schibboleth. Et il disait Sibboleth, car il ne pouvait pas bien prononcer. Sur quoi les hommes de Galaad le saisissaient, et l'égorgeaient près des gués du Jourdain. Il périt en ce temps-là quarante-deux mille hommes d'Éphraïm.

 

Troisième degré – Maître maçon

 

Ecclésiaste Chapitre XII

Ecc 12Mais souviens-toi de ton créateur pendant les jours de ta jeunesse, avant que les jours mauvais arrivent et que les années s'approchent où tu diras: Je n'y prends point de plaisir; avant que s'obscurcissent le soleil et la lumière, la lune et les étoiles, et que les nuages reviennent après la pluie, temps où les gardiens de la maison tremblent, où les hommes forts se courbent, où celles qui moulent s'arrêtent parce qu'elles sont diminuées, où ceux qui regardent par les fenêtres sont obscurcis, où les deux battants de la porte se ferment sur la rue quand s'abaisse le bruit de la meule, où l'on se lève au chant de l'oiseau, où s'affaiblissent toutes les filles du chant, où l'on redoute ce qui est élevé, où l'on a des terreurs en chemin, où l'amandier fleurit, où la sauterelle devient pesante, et où la câpre n'a plus d'effet, car l'homme s'en va vers sa demeure éternelle, et les pleureurs parcourent les rues ; avant que le cordon d'argent se détache, que le vase d'or se brise, que le seau se rompe sur la source, et que la roue se casse sur la citerne ; avant que la poussière retourne à la terre, comme elle y était, et que l'esprit retourne à Dieu qui l'a donné.

Vanité des vanités, dit l'Ecclésiaste, tout est vanité.

Outre que l'Ecclésiaste fut un sage, il a encore enseigné la science au peuple, et il a examiné, sondé, mis en ordre un grand nombre de sentences.

L'Ecclésiaste s'est efforcé de trouver des paroles agréables; et ce qui a été écrit avec droiture, ce sont des paroles de vérité.

Les paroles des sages sont comme des aiguillons; et, rassemblées en un recueil, elles sont comme des clous plantés, données par un seul maître.

Du reste, mon fils, tire instruction de ces choses; on ne finirait pas, si l'on voulait faire un grand nombre de livres, et beaucoup d'étude est une fatigue pour le corps. Écoutons la fin du discours: Crains Dieu et observe ses commandements. C'est là ce que doit faire tout homme.

Car Dieu amènera toute œuvre en jugement, au sujet de tout ce qui est caché, soit bien, soit mal. »

*

* *

Tout cela étant dit, les différents degrés de la maçonnerie font référence à plusieurs textes des Écritures, majoritairement des citations de l'Ancien Testament, des psaumes, des prophètes.

Les citations du Nouveau Testament sont assez peu nombreuses, y compris dans la maçonnerie continentale, mais elles existent :

 

Il y a, bien évidemment l'Évangile de Jean si présent dans de nombreux Rites:

Jean 1:1 Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.

Jean 1:2 Elle était au commencement avec Dieu.

Jean 1:3 Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle.

Jean1:4 En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. »

 

La Lumière des Hommes est évidemment à mettre en relation avec la formule de la Chaïne d'Union du Droit Humain : « ...nous veillerons sur le sommeil des Hommes ».

 

Autre passage du Nouveau Testament faisant référence à la Loge durant une cérémonie :

 

Act 2:1 Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu.

Act 2:2 Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis.

Act 2:3 Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux.

Act 2:4 Et ils furent tous remplis du Saint Esprit, et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer. »

Ces deux textes sont inséparables par Nature dans la mesure où la Parole est souvent présentée comme une Arme de Feu par Saint Jean …

Apo. 11:4 Ce sont les deux oliviers et les deux chandeliers qui se tiennent devant le Seigneur de la terre.

Apo.11:5 Si quelqu'un veut leur faire du mal, du feu sort de leur bouche et dévore leurs ennemis; et si quelqu'un veut leur faire du mal, il faut qu'il soit tué de cette manière. »

Mais voyons simplement le fil de l'Ecriture et sa signification en maçonnerie appartiendra à ceux qui le parcourent. La Bible que j'utilise ici est celle de la traduction téléchargeable sur http://www.e-sword.net/ .

 

Initiation :

 

Gen 1:3 Dieu dit: Que la lumière soit! Et la lumière fut.

Les tabliers :

Gen 3:7 Les yeux de l'un et de l'autre s'ouvrirent, ils connurent qu'ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s'en firent des ceintures.

Pour ceux ou celles d'entre vous qui pratiquent des rites anglo-saxon, ces versets sont une explication pour les tabliers et les références qui y sont faites durant les cérémonies

Num 15:37 L'Éternel dit à Moïse:

Num 15:38 Parle aux enfants d'Israël, et dis-leur qu'ils se fassent, de génération en génération, une frange au bord de leurs vêtements, et qu'ils mettent un cordon bleu sur cette frange du bord de leurs vêtements.

Num 15:39 Quand vous aurez cette frange, vous la regarderez, et vous vous souviendrez de tous les commandements de l'Éternel pour les mettre en pratique, et vous ne suivrez pas les désirs de vos cœurs et de vos yeux pour vous laisser entraîner à l'infidélité.

Num 15:40 Vous vous souviendrez ainsi de mes commandements, vous les mettrez en pratique, et vous serez saints pour votre Dieu.

 

Ëtre un Homme Libre...

 

 à ce sujet, on notera que Colin Dyer dans son ouvrage « Symbolism in craft maçsonry » fait une relation directe entre ce passage relatif aux préparatifs d'un candidat à l'initiation et le franchissement du fleuve par les Ephraïnites à qui l'on demandait un mot...

Gen 21:9 Sara vit rire le fils qu'Agar, l'Égyptienne, avait enfanté à Abraham;

Gen 21:10 et elle dit à Abraham: Chasse cette servante et son fils, car le fils de cette servante n'héritera pas avec mon fils, avec Isaac.

Pour les serments et les chaussures :

Exo 3:5 Dieu dit: N'approche pas d'ici, ôte tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte.

Les verges des Diacres et du Directeur des Cérémonies et les Signes...

Exo 4:1Moïse répondit, et dit: Voici, ils ne me croiront point, et ils n'écouteront point ma voix. Mais ils diront: L'Éternel ne t'est point apparu.

Exo 4:2 L'Éternel lui dit: Qu'y a-t-il dans ta main? Il répondit: Une verge.

Exo 4:3 L'Éternel dit: Jette-la par terre. Il la jeta par terre, et elle devint un serpent. Moïse fuyait devant lui.

Exo 4:4 L'Éternel dit à Moïse: Étends ta main, et saisis-le par la queue. Il étendit la main et le saisit et le serpent redevint une verge dans sa main.

Exo 4:5 C'est là, dit l'Éternel, ce que tu feras, afin qu'ils croient que l'Éternel, le Dieu de leurs pères, t'est apparu, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob.

Exo 4:6 L'Éternel lui dit encore: Mets ta main dans ton sein. Il mit sa main dans son sein; puis il la retira, et voici, sa main était couverte de lèpre, blanche comme la neige.

Exo 4:7 L'Éternel dit: Remets ta main dans ton sein. Il remit sa main dans son sein; puis il la retira de son sein, et voici, elle était redevenue comme sa chair.

Exo 4:8 S'ils ne te croient pas, dit l'Éternel, et n'écoutent pas la voix du premier signe, ils croiront à la voix du dernier signe.

Exo 4:9 S'ils ne croient pas même à ces deux signes, et n'écoutent pas ta voix, tu prendras de l'eau du fleuve, tu la répandras sur la terre, et l'eau que tu auras prise du fleuve deviendra du sang sur la terre.

 

Pour la Construction du Temple et la réalisation du Tabernacle :

 

Exo 20:25 Si tu m'élèves un autel de pierre, tu ne le bâtiras point en pierres taillées; car en passant ton ciseau sur la pierre, tu la profanerais.

Tabernacle . Ce sont ces versets qui permettent de comprendre les dimensions virtuelles de la Loge, son décor et le fait qu'elle n'est pas un endroit sacré mais seulement posée sur un endroit sacré. En fait la sacralité de la Loge repose sur une relation de même nature que le mana polynésien. La Loge n'est pas sacré mais le sacré l'habite.

Exo 27:1 Tu feras l'autel de bois d'acacia; sa longueur sera de cinq coudées, et sa largeur de cinq coudées. L'autel sera carré, et sa hauteur sera de trois coudées.

Exo 27:2 Tu feras, aux quatre coins, des cornes qui sortiront de l'autel; et tu le couvriras d'airain.

Exo 27:3 Tu feras pour l'autel des cendriers, des pelles, des bassins, des fourchettes et des brasiers; tu feras d'airain tous ses ustensiles.

Exo 27:4 Tu feras à l'autel une grille d'airain, en forme de treillis, et tu mettras quatre anneaux d'airain aux quatre coins du treillis.

Exo 27:5 Tu le placeras au-dessous du rebord de l'autel, à partir du bas, jusqu'à la moitié de la hauteur de l'autel.

Exo 27:6 Tu feras des barres pour l'autel, des barres de bois d'acacia, et tu les couvriras d'airain.

Exo 27:7 On passera les barres dans les anneaux; et les barres seront aux deux côtés de l'autel, quand on le portera.

Exo 27:8 Tu le feras creux, avec des planches; il sera fait tel qu'il t'est montré sur la montagne.

Exo 27:9 Tu feras le parvis du tabernacle. Du côté du midi, il y aura, pour former le parvis, des toiles de fin lin retors, sur une longueur de cent coudées pour ce premier côté,

Exo 27:10 avec vingt colonnes posant sur vingt bases d'airain; les crochets des colonnes et leurs tringles seront d'argent.

Exo 27:11 Du côté du nord, il y aura également des toiles sur une longueur de cent coudées, avec vingt colonnes et leurs vingt bases d'airain; les crochets des colonnes et leurs tringles seront d'argent.

Exo 27:12 Du côté de l'occident, il y aura pour la largeur du parvis cinquante coudées de toiles, avec dix colonnes et leurs dix bases.

Exo 27:13 Du côté de l'orient, sur les cinquante coudées de largeur du parvis,

Exo 27:14 il y aura quinze coudées de toiles pour une aile, avec trois colonnes et leurs trois bases,

Exo 27:15 et quinze coudées de toiles pour la seconde aile, avec trois colonnes et leurs trois bases.

Exo 27:16 Pour la porte du parvis il y aura un rideau de vingt coudées, bleu, pourpre et cramoisi, et de fin lin retors, en ouvrage de broderie, avec quatre colonnes et leurs quatre bases.

Exo 27:17 Toutes les colonnes formant l'enceinte du parvis auront des tringles d'argent, des crochets d'argent, et des bases d'airain.

Exo 27:18 La longueur du parvis sera de cent coudées, sa largeur de cinquante de chaque côté, et sa hauteur de cinq coudées; les toiles seront de fin lin retors, et les bases d'airain.

Exo 27:19 Tous les ustensiles destinés au service du tabernacle, tous ses pieux, et tous les pieux du parvis, seront d'airain.

Exo 27:20 Tu ordonneras aux enfants d'Israël de t'apporter pour le chandelier de l'huile pure d'olives concassées, afin d'entretenir les lampes continuellement.

Exo 27:21 C'est dans la tente d'assignation, en dehors du voile qui est devant le témoignage, qu'Aaron et ses fils la prépareront, pour que les lampes brûlent du soir au matin en présence de l'Éternel. C'est une loi perpétuelle pour leurs descendants, et que devront observer les enfants d'Israël.

 

Les dimensions du Temple et de la Loge virtuelle

 

1Rois 6:2 La maison que le roi Salomon bâtit à l'Éternel avait soixante coudées de longueur, vingt de largeur, et trente de hauteur.

La construction du Temple

1Rois 6:7 Lorsqu'on bâtit la maison, on se servit de pierres toutes taillées, et ni marteau, ni hache, ni aucun instrument de fer, ne furent entendus dans la maison pendant qu'on la construisait.

L'entrée dans la chambre du milieu (tableau au second degré)

1Rois 6:8 L'entrée des chambres de l'étage inférieur était au côté droit de la maison; on montait à l'étage du milieu par un escalier tournant, et de l'étage du milieu au troisième.

A l'entrée du Temple :

Eze 8:16 Et il me conduisit dans le parvis intérieur de la maison de l'Éternel. Et voici, à l'entrée du temple de l'Éternel, entre le portique et l'autel, il y avait environ vingt-cinq hommes, tournant le dos au temple de l'Éternel et le visage vers l'orient; et ils se prosternaient à l'orient devant le soleil.

 

Les Colonnes

 

1Rois 7:15 Il fit les deux colonnes d'airain. La première avait dix-huit coudées de hauteur, et un fil de douze coudées mesurait la circonférence de la seconde.

1Rois 7:16 Il fondit deux chapiteaux d'airain, pour mettre sur les sommets des colonnes; le premier avait cinq coudées de hauteur, et le second avait cinq coudées de hauteur.

1Rois 7:17 Il fit des treillis en forme de réseaux, des festons façonnés en chaînettes, pour les chapiteaux qui étaient sur le sommet des colonnes, sept pour le premier chapiteau, et sept pour le second chapiteau.

1Rois 7:18 Il fit deux rangs de grenades autour de l'un des treillis, pour couvrir le chapiteau qui était sur le sommet d'une des colonnes; il fit de même pour le second chapiteau.

1Rois 7:19 Les chapiteaux qui étaient sur le sommet des colonnes, dans le portique, figuraient des lis et avaient quatre coudées.

1Rois 7:20 Les chapiteaux placés sur les deux colonnes étaient entourés de deux cents grenades, en haut, près du renflement qui était au delà du treillis; il y avait aussi deux cents grenades rangées autour du second chapiteau.

1Rois 7:21 Il dressa les colonnes dans le portique du temple; il dressa la colonne de droite, et la nomma Jakin; puis il dressa la colonne de gauche, et la nomma Boaz.

1Rois 7:22 Il y avait sur le sommet des colonnes un travail figurant des lis. Ainsi fut achevé l'ouvrage des colonnes.

 

La Consécration du Temple et de la Sainte Arche Royale...

 

Rois 8:1Alors le roi Salomon assembla près de lui à Jérusalem les anciens d'Israël et tous les chefs des tribus, les chefs de famille des enfants d'Israël, pour transporter de la cité de David, qui est Sion, l'arche de l'alliance de l'Éternel.

Rois8:2 Tous les hommes d'Israël se réunirent auprès du roi Salomon, au mois d'Éthanim, qui est le septième mois, pendant la fête.

Rois8:3 Lorsque tous les anciens d'Israël furent arrivés, les sacrificateurs portèrent l'arche.

Rois 8:4 Ils transportèrent l'arche de l'Éternel, la tente d'assignation, et tous les ustensiles sacrés qui étaient dans la tente: ce furent les sacrificateurs et les Lévites qui les transportèrent.

Rois 8:5 Le roi Salomon et toute l'assemblée d'Israël convoquée auprès de lui se tinrent devant l'arche. Ils sacrifièrent des brebis et des boeufs, qui ne purent être ni comptés, ni nombrés, à cause de leur multitude.

Rois 8:6 Les sacrificateurs portèrent l'arche de l'alliance de l'Éternel à sa place, dans le sanctuaire de la maison, dans le lieu très saint, sous les ailes des chérubins.

Rois 8:7 Car les chérubins avaient les ailes étendues sur la place de l'arche, et ils couvraient l'arche et ses barres par-dessus.

Rois 8:8 On avait donné aux barres une longueur telle que leurs extrémités se voyaient du lieu saint devant le sanctuaire, mais ne se voyaient point du dehors. Elles ont été là jusqu'à ce jour.

Rois 8:9 Il n'y avait dans l'arche que les deux tables de pierre, que Moïse y déposa en Horeb, lorsque l'Éternel fit alliance avec les enfants d'Israël, à leur sortie du pays d'Égypte.

Rois8:10 Au moment où les sacrificateurs sortirent du lieu saint, la nuée remplit la maison de l'Éternel.

Rois8:11 Les sacrificateurs ne purent pas y rester pour faire le service, à cause de la nuée; car la gloire de l'Éternel remplissait la maison de l'Éternel.

Rois8:12 Alors Salomon dit: L'Éternel veut habiter dans l'obscurité!

Rois 8:13 J'ai bâti une maison qui sera ta demeure, un lieu où tu résideras éternellement!

Rois 8:14 Le roi tourna son visage, et bénit toute l'assemblée d'Israël; et toute l'assemblée d'Israël était debout.

Rois 8:15 Et il dit: Béni soit l'Éternel, le Dieu d'Israël, qui a parlé de sa bouche à David, mon père, et qui accomplit par sa puissance ce qu'il avait déclaré en disant:

Rois8:16 Depuis le jour où j'ai fait sortir d'Égypte mon peuple d'Israël, je n'ai point choisi de ville parmi toutes les tribus d'Israël pour qu'il y fût bâti une maison où résidât mon nom, mais j'ai choisi David pour qu'il régnât sur mon peuple d'Israël!

Rois8:17 David, mon père, avait l'intention de bâtir une maison au nom de l'Éternel, le Dieu d'Israël.

Rois 8:18 Et l'Éternel dit à David, mon père: Puisque tu as eu l'intention de bâtir une maison à mon nom, tu as bien fait d'avoir eu cette intention.

Rois8:19 Seulement, ce ne sera pas toi qui bâtiras la maison; mais ce sera ton fils, sorti de tes entrailles, qui bâtira la maison à mon nom.

Rois 8:20 L'Éternel a accompli la parole qu'il avait prononcée. Je me suis élevé à la place de David, mon père, et je me suis assis sur le trône d'Israël, comme l'avait annoncé l'Éternel, et j'ai bâti la maison au nom de l'Éternel, le Dieu d'Israël.

Rois 8:21 J'y ai disposé un lieu pour l'arche où est l'alliance de l'Éternel, l'alliance qu'il a faite avec nos pères quand il les fit sortir du pays d'Égypte.

Rois8:22 Salomon se plaça devant l'autel de l'Éternel, en face de toute l'assemblée d'Israël. Il étendit ses mains vers le ciel, et il dit:

Rois8:23 O Éternel, Dieu d'Israël! Il n'y a point de Dieu semblable à toi, ni en haut dans les cieux, ni en bas sur la terre: tu gardes l'alliance et la miséricorde envers tes serviteurs qui marchent en ta présence de tout leur coeur!

Rois 8:24 Ainsi tu as tenu parole à ton serviteur David, mon père; et ce que tu as déclaré de ta bouche, tu l'accomplis en ce jour par ta puissance.

Source : http://truthlurker.over-blog.com/categorie-512058.html

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Rit d'Hérédom de Kilwinning : Excellent Chevalier Adepte, Prince de la Rose-Croix (3)

13 Juin 2012 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #hauts grades

TROISIEME EXPLICATION DU TABLEAU

 

 

 1° Le bûcher allumé est celui où Jacques Molay et son malheureux compagnon expirèrent dans les tourments

 foi résignation héroïque

 2° Le bras armé d'un coutelas est les cieux

  crimes impunis douleurs vengeance

 3° L'ange dans un nuage est le génie des grandes choses qui s'élève dans les cieux

  liberté enthousiasme gloire

  4° La lance est l'arme des chevaliers qui suivaient Godefroi de Bouillon dans la Palestine

  noblesse valeur origine des templiers

  5° La croix est l'étendard des héros de la terre sainte qui rappelle les plus grands souvenirs

  tribulations humilité

  6° La couronne d'épines écarte la main du téméraire la douleur est prise du plaisir

  sacrifice martyre triomphe

  7° L'arche d'alliance annonce la manifestation d'un Dieu qui se dépouille en quelque sorte de son immensité pour habiter parmi les hommes

  David religieux alliance divinité

  8° Les tables de la loi gouvernent les peuples d'une morale sublime émanée d'une intelligence céleste

  religion décalogue justice

  9° L'encensoir indique le culte dont s'instruisent les prêtres de la sagesse

  sacerdoce cérémonie imagination

  10° Le mercure avec ses attributs représente Ménès l'un des premiers rois d'Egypte

  empire art protection

  11° Le réchaud surmonté d'un creuset nous rappelle qu'ainsi que les métaux s'épurent par la fusion, l'âme est régénérée par la prière

  purification doctrine instruction

  12° Le lingot d'or est le mobile des actions humaines que la force de la raison réduit à sa juste valeur

  corruption ambition prudence

  13° Le flambeau ardent est l'emblème de la vérité qui doit éclairer nos actions dans le chemin difficile de la vie

  lumière force sûreté

  14° Le globe tournant sur son axe nous avertit que les mondes jetés dans l'espace sont soumis dans leur révolution à une puissance invisible

  éternité force centripète harmonie

  15° Le triangle équilatéral d'or est la figure la plus parfaite sous laquelle l'aspect de la divinité frappe nos yeux

  delta trinité ternaire

Le T:. excellent fait approcher le candidat de l'autel lui fait poser un genou à terre et le constitue chevalier Adepte très excellent Prince de Mercy en frappant 15 coups, 3, 5 et 7 sur sa flèche avec une autre flèche et en lui posant le cordon et le tablier il lui dit :

Q : T:. excellent je vous habille du vêtement tricolore qui caractérise notre grade. Soyez digne de le porter. Recevez maintenant les signes, paroles et attouchements.

Il lui donne et lui dit d'aller se faire reconnaître. Cela fait il dit :

Q : Applaudissons T:. excellents à l'heureuse acquisition que nous venons de faire.

On applaudit.

 

 

INSTRUCTIONS

 

 

Q : Etes-vous chevalier Adepte Prince de la R+C vu de Mercy ?

R : J'ai vu la grande lumière (le delta) et suis comme vous T:. excellent par la triple alliance de J:.C dont vous et moi portons la marque.

Q : Quelle est cette triple alliance ?

R : Celle que l'éternel fit avec Abraham par la circoncision, celle qu'il fit avec son peuple (heliham) dans le désert par l'entremise de Moïse et celle qu'il fit avec les hommes par la mort et la passion de J C son cher fils.

Q : Combien avez-vous de mots ?

R : Six dont un de passe, deux profanes, deux sacrés et un sublime.

Q : Dites-moi les deux mots profanes.

R : GABON GIBLIN.

Q : que signifie le premier mot ?

R : Maître excellent qui est le nom d'un écossais.

Q : Que signifie le second ?

R : C'est le nom de la chambre du troisième ciel qui n'était ouverte qu'à ceux qui avaient la science infinie et qui aidèrent Salomon à la confection du grand œuvre.

Q : Dites-moi les deux mots sacrés.

R : JEHOVAH JAKIN.

Q : Que signifient ces deux mots ?

R : Un Dieu seul éternel et souverain maître de toutes choses.

Q : Dites-moi le mot sublime.

R : EDUL.

Q : Que signifie ce mot ?

R : C'est un mot chaldéen qui veut dire fais ce que tu voudrais qu'il te fut fait.

Q : Quel est le signe ?

R : Il y en a trois :

 -Le premier qu'on nomme d'entrée est de porter la main droite au dessus de ses yeux en forme de triangle comme si on voulait se garantir d'une trop forte lumière ou pour se garantir de la lumière du delta.

-Le deuxième qui est celui de caractère est de former un triangle avec les deux pouces et les deux index et le porter sur le ventre.

- Le troisième est celui d'appel ou de secours, il se fait en croisant les deux bras au dessus de sa tête, les mains tendues et la paume tournée en dehors. Celui-ci ne se donne qu'en loge ou dans les besoins pressants en disant : à moi les enfants de la veuve.

Q : Quel est l'attouchement ?

R : C'est de prendre avec les deux mains les épaules de celui qui examine et les presser un peu à trois reprises en prononçant les mots: Gomez ou Gomel.

Q : Quel est l'ordre ?

R : debout la main droite appuyée sur la hanche.

Q : quel est la marche ?

R : Trois pas égaux en partant toujours du pied gauche et en assemblant chaque fois les deux talons les pointes des pieds ouvertes en équerre.

Q : Quelle est la batterie ?

R : 3 5 7.

Q : Quel est le devoir ?

R : Il se fait par 9 fois 9 ce qui fait le nombre 81.

Q : Que âge avez-vous ?

R : 81 ans.

Q : Quelle heure est –il ?

R : L'heure de la régénération.

 

 

EXPLICATION DU DEVOIR

 

 

Le nombre 3 étant le plus parfait aux yeux des maçons on a dû remarquer que tout se faisait par 3 dans ce grade sublime. Or le devoir qui se compose de ce nombre conduit son cube par les progressions suivantes: 3 fois 3 font 9, 9 fois 9 font 81. Comprends tout ce qui figure par 3 dans ce grade :

 1 3 ciels

 2 3 couleurs

 3 3 fois 3 colonnes

 4 3 fois 3 étoiles par colonnes

 5 3 pointes à la flèche

 6 3 fois 3 flèches à la couronne

 7 3 voyages

 8 3 échelons à l'échelle

 9 3 fois 3 marches au gradin du premier voyage

10 3 vertus théologales

11 3 coups de main

12 3 fois le tour du tableau

13 3 fois 5 figures du tableau

14 3 explications de tableau

15 3 serments

16 3 mots allégoriques à chaque figure de la dernière explication

du tableau

17 3 bandeaux, le matériel, celui de l'esprit et celui de l'âme

18 3 alliances ou la triple alliance

19 3 espèces d'or

20 3 explications de ces 3 espèces voilées dans les premiers grades

21 3 millions promis

22 3 ans de travaux indiqués

23 3 pas dans la marche

24 3 pressions dans l'attouchement

25 3 signes

26 3 mots profanes

27 3 mots sacrés

 

TOTAL: 81

 

 

FERMETURE DES TRAVAUX

 

 

Les travaux se ferment comme il s'ouvrent.

Avant que d'applaudir le T:. excellent remet le livre de la vérité à sa place et l'on prête le serment du silence les mains tournées vers le palladium que le gardien sacré couvre de son voile.

 

 

ORDRE DES BANQUETS

 

 

L'ordre des banquets sera le même que dans tout autre grade pour les santés et la discipline.

Il n'y a de changement que dans la dénomination des objets qui composent le service de table comme il suit :

 1° Faire un banquet se dira : travailler au grand œuvre

 2° La bouteille se dira : navette

 3° Le vin se dira : encens

 4° Le verre se dira : encensoir

 5° Les liqueurs se diront : esprit

 6° L'eau se dira : sagesse

 7° Le couteau se dira : flèche

 8° Le pain se dira : pierre philosophale

 9° Les mets se diront : métaux

10° Les plats et assiettes se diront : creuset

11° La nappe se dira : étendard

12° La serviette se dira : voiles

 

Source : le Miroir Alchimique

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Rit d'Hérédom de Kilwinning : Excellent Chevalier Adepte, Prince de la Rose-Croix (2)

13 Juin 2012 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #hauts grades

PREMIERE EXPLICATION DU TABLEAU

 

Vous voyez :

1° un bûcher allumé 2° un bras tenant un grand coutelas 3° un ange dans un nuage. Ces trois figures représentent le sacrifice d'Abraham, se soumettant aux ordres de l'éternel qui pour l'éprouver lui ordonna de sacrifier son fils unique. Ce sacrifice généreux est l'emblème de l'homme sage qui sans cesse doit se résigner aux secrets de la providence.

4° une grande croix 5° une lance 6° une couronne d'épines. Les trois figures vous rappellent la passion et la mort de J C un Dieu qui s'est fait homme et qui a souffert pour racheter les péchés, une mort ignominieuse est l'acte le plus sublime d'amour et de dévouement : le sacrifice est l'emblème d'un père généreux qui donne son sang pour sauver des enfants. Il est représenté dans le grade des Rose-Croix.

7° l'Arche d'alliance 8° les tables de la loi 9° un encensoir. Les trois figures rappellent la manifestation du seigneur à Moïse qui lui ordonna de construire l'arche d'alliance. Les tables de la loi renferment le précieux Décalogue qui est le principe de la religion et l'encensoir indique le culte du vrai Dieu dont Moïse devient le fondateur en instituant le grand prêtre Aaron chef du sacerdoce.

10° Mercure avec ses attributs 11° un creuset sur un réchaud 12° un lingot d'or. Ces trois figures représentent le principe de l'argent et le produit du grand œuvre.

13° un cierge ardent 14° un globe tournant sur son axe 15° un triangle équilatéral d'or. Les trois figures sont l'emblème du feu astral qui anime tout ce qui existe, du mouvement imprimé à l'univers or duquel résulte l'harmonie éternel et enfin du créateur de toutes les choses.

Chevalier, le bandeau matériel est tombé et vous commencez à lire dans nos mystères mais comme la science s'acquiert lentement de même vous ne pouvez avancer que pas à pas, nous vous guiderons. Nous exigeons de vous un autre serment, consentez-vous à le faire ?

Le néophyte répond: oui.

Q : Puisque c'est ainsi levez la main droite et répétez avec moi.

Je jure et promets par mon serment de M:. Maçon de ne jamais révéler à aucun mortel les mystères sublimes qui vont m'être confiés. (le néophyte répète ce serment).

Chevalier, le bandeau qui couvre votre esprit est déchiré, vous allez être initié. Prêtez toute votre attention à ce que vous allez entendre.

 

DEUXIEME EXPLICATION DU TABLEAU

 

1° un bûcher allumé 2° un bras armé d'un coutelas 3° un ange dans un nuage. Les trois figures relatives au sacrifice d'Abraham sont le type de la première alliance de Dieu avec les hommes dont le signe fut la circoncision.

4° une grande croix 5° une lance 6° une couronne d'épines. Ces trois instruments de la passion de J C doivent nous rappeler sans cesse la seconde alliance de Dieu avec son peuple.

7° l'arche d'alliance 8° les tables de la loi 9° un encensoir. Ces trois figures sont les gages de la troisième alliance que l'éternel fit avec les Israélites par l'entremise de Moïse dans le désert. La connaissance de ces figures nous donne droit au signe dont nous portons le masque.

Le T:. excellent lui fait voir le signe, ce signe qui est le second se nomme signe de caractère.

Q : Dés ce moment vous quittez le nom de chevalier pour celui de T:. Excellent par la triple alliance du sang de J C.

Portez maintenant vos regards sur le tableau et recevez T:. excellent l'explication des dernières figures.

10° la figure de mercure 11° un creuset et son réchaud 12° un lingot d'or. Mercure représente ici le mercure des philosophes, le réchaud et le creuset sont les instruments qui nous servent à décomposer et recomposer les éléments qui doivent enter dans la composition du grand œuvre et le lingot d'or est le résultat positif de nos opérations sublimes.

13° le cierge ardent 14° le globe 15° le triangle équilatéral d'or. Vous démontrent -1° que le flambeau du génie doit éclairer nos travaux parce qu'il est le principe et l'aliment de la science -2° que les ouvrages faits à l'image de ceux qui sont sortis des mains du grand Architecte sont de toute éternité un globe n'ayant ni commencement ni fin -3° qu'il est 3 sortes d'or comme l'or astral, l'or élémentaire et l'or vulgaire représentés par un triangle équilatéral. Mais T:. excellent comme l'explication de ces dernières figures n'est pas assez claire pour satisfaire votre esprit je vais interroger devant vous un de nos illustres collaborateurs :

 

SYSTEME DU GRAND ŒUVRE PHILOSOPHIQUE

 

Q : F:. premier:. excellent, quelle est la première étude d'un philosophe ?

R : C'est la recherche des opérations de la nature

Q : Quel est le terme de la nature ?

R : Dieu, comme il en est le principe

Q : Que représente la lumière des maçons ?

R : Le souffle divin, le feu central et universel qui vivifie tout ce qui existe

Q : Quelle qualité doivent avoir les scrutateurs de la nature F:. deuxième excellent ?

R : Ils doivent être tels que la nature est elle même c'est à dire vrais, simples, patients et constants. Ce sont les caractères essentiels qui distinguent les bons maçons et lorsqu'on inspire de ces sentiments aux candidats dans les premières initiations, on les prépare d'avance à acquérir les qualités nécessaires pour la classe philosophique

Q : Quelle est la vraie et première matière des métaux ?

R : La première et la principale est une humidité de l'air mêlée avec un air chaud, adhérente à chaque chose pure et impure

Q : Comment les philosophes ont-ils nommé cette humidité ?

R : Mercure

Q : Quelle est la seconde matière ?

R : C'est la chaleur de la terre c'est à dire une chaleur sèche que les philosophes appellent soufre

Q : Quelle est la vie des métaux ?

R : Elle n'est autre chose que le feu lorsqu'ils sont encore couchés dans leur mine

Q : Quelle est leur mort.

R : Leur mort et leur vie ont un même principe puisqu'ils meurent également par le feu, mais un feu de fusion

Q : Les divers métaux connus ont-ils chacun des semences différentes ?

R : Ils ont tous la même semence mais le lieu de leur formation a été la cause de leur différence

Q : Premier excellent:. comment se forme l'or dans les entailles de la terre ?

R : Quand la première dont nous avons parlé est sublimée au centre de la terre et quelle passe dans les lieux chauds et purs où une certaine graisse de soufre adhère aux parois, alors cette vapeur, ce mercure des philosophes s'unit, se joint à cette graisse quelle sublime de nouveau en passant dans d'autres lieux nettoyés par la vapeur précédente et où la terre est plus subtile pure et humide, remplit les pores de cette terre, se joint à elle et c'est alors ce qui produit l'or

Q : Quel est l'objet de la recherche des philosophes ?

R : C'est la connaissance de l'art de perfectionner ce que la nature à laissé imparfait dans le règne minéral et d'arriver au trésor de la pierre philosophale

Q : Qu'est ce que cette pierre ?

R : La pierre philosophale n'est autre chose que l'humidité radicale des éléments parfaits purifiés et amenés à une souveraine fixité ce qui fait qu’elle produit de si grandse choses

Q : F:. deuxième excellent:., quelle route doit suivre le philosophe pour parvenir à la connaissance et à l'exécution de l'œuvre physique ?

R : La même chose que le grand Arch:. de l'univers:. a suivi pour la création du monde en observant comment la chaos se débrouille

Q : Combien y a t-il d'opérations dans notre œuvre ?

R : Il n'y en a qu'une seule qui se réduit à la sublimation qui n'est autre chose que l'élévation de la substance sèche par le moyen du feu avec adhérence à son propre vase

Q : Quand un philosophe peut-il entreprendre la confection du grand œuvre ?

R : Lorsqu'il saura par théorie tirer d'un corps dissous par le moyen d'un esprit crû un esprit digeste, lequel faudra derechef rejoindre à l'huile vitale

Q : F:. premier excellent:. expliquez-moi cette théorie clairement ?

R : En voici le procédé. Ce sera lorsque le philosophe saura par le moyen d'un menstrue végétable uni au minéral, dissoudre un troisième menstrue essentiel avec lesquels réunis, il faut laver la terre et l'exalter ensuite en quintessence céleste pour en composer leur soufre sulfureux, lequel dans un instant pénètre les corps et détruit leurs excréments

Q : Combien de sortes d'or distinguent les philosophes ?

R : Trois comme vous l'avez dit plus haut, l'or astral, l'or élémentaire et l'or vulgaire

Q : Qu'est ce que l'or astral ?

R : Il a son centre dans le soleil qui le communique à tous les êtres inférieurs. C'est une substance ignée qui reçoit une continuelle émanation des corpuscules solaires qui pénètrent tout ce qui est sensitif et végétal

Q : Est ce dans ce sens qu'il faut considérer le soleil peint aux tableau des premiers grades de l'ordre ?

R : Oui, T:. excellent:., toutes les autres interprétations sont des voiles pour déguiser au candidat les vérités philosophiques

Q : Qu'est ce que l'or élémentaire ?

R : C'est la plus pure et la plus fixe portion des éléments et de toutes les substances qui en sont composées de sorte que tous les corps compris dans les trois règnes contiennent dans leur centre un précieux grain de cet or élémentaire

Q : Expliquez-moi l'or vulgaire ?

R : C'est le plus beau métal que la nature puisse produire aussi parfait en soi qu'inaltérable

Q : Où trouve-t-on sa désignation aux symboles de l'art royal ?

R : Dans les trois bijoux principaux: l'équerre, le compas et le niveau

Q : De quelle espèce d'or est la pierre philosophale ?

R : De la seconde espèce comme étant la plus pure portion de tous les éléments métalliques après sa purification

Q : Où se trouve la matière que nous employons ?

R : Elle se trouve partout, mais il la faut chercher principalement dans la nature métallique où elle se trouve plus spécialement qu'ailleurs

Q : F:. deuxième:. excellent:., laquelle doit-on préférer à toute autre ?

R : On doit préférer la plus mûre, la plus propre et la plus facile à mettre en œuvre et surtout qu'elle ait une splendeur métallique

Q : F:. premier:. excellent:., tout est-il renfermé dans ce sujet ?

R : Oui T:. excellent:., mais il faut pourtant secourir la nature afin que l'ouvrage soit mieux et plutôt fait, cela par le moyen indiqué plus haut et en employant le soufre sulfureux dont nous avons expliqué l'origine. C'est par ce procédé qu'on extrait de la matière l'or pur philosophique.

Après cette explication du système du grand œuvre, le Très Excellent adresse au récipiendaire le discourt suivant :

Vous voyez T:. excellent par ce léger aperçu de notre théorie que la transmutation des métaux nous est connue, il est temps que vous aperceviez le but et l'objet de tous nos travaux. Nous tenons des philosophes qui nous ont précédés l'important secret de composer de l'or, mais le danger qu'entraîne cette connaissance admirable nous oblige à travailler sans cesse aux moyens de nous défier de nous même. Dans peu de jours, d'une étude suivie et en devenant le témoin secret de nos opérations vous ne manquerez pas à coopérer à ce que nous appelons le grand œuvre, vous deviendrez chimiste habile et vous ferez de l'or.

Il est une chose importante à vous révéler c'est qu'aucun de nous n'a le droit de détourner la moindre parcelle de ce métal précieux. Si les philosophes qui m'entourent ne prenaient pas la sagesse pour guide de leurs actions, ils s'approprieraient de suite l'or qu'ils confectionneraient et se procureraient toutes les jouissances que donne la richesse. Qu'en résulterait-il ? que le public, le gouvernement même serait intéressé à connaître la source de tant de bien et qu'enfin l'imprudent compromettrait et causerait infailliblement notre perte. Pour prévenir tous les malheurs voici la marche régulière que nous avons adoptée. Tout l'or sorti de notre laboratoire où vous avez été introduit nous le déposons dans une caisse artistiquement faite et qui contient pour environ trois millions en lingots. La lenteur de nos opérations et les précautions que nous devons prendre afin d'écarter tout soupçon exige de nous trois ans de travail pour que nous puissions remplir cette caisse. Quand cette valeur numérique est complète, le plus ancien d'entre nous qui est chargé durant trois années des fonctions dont je suis dépositaire emporte cette caisse et nous dit un éternel adieu après avoir prononcé un serment terrible et va jouir dans une contrée lointaine des fruits de son travail, de ses études et de sa discrétion.

Tous les trois ans nous perdons un de nos collaborateurs qui est remplacé dans notre sein par un nouveau F:.. Jugez maintenant de l'importance de nos travaux et du bonheur qui vous attend si la mort ne vous surprend point avant que votre tour soit venu de participer à nos richesses.

Je vous félicite T:. excellent d'y avoir été appelé par vos connaissances et par vos vertus. Comme ce jour fortuné peut arrivé plutôt qu'on n'ose l'espérer et que nous devons tout prévoir, il faut d'après nos règlements auxquels rien ne peut être changé que vous répondiez à trois questions majeures qui vont vous être faites. Réfléchissez bien avant de parler et songez que vos réponses nous donneront la mesure de votre prudence et de votre discrétion.

 

QUESTIONS MAJEURES

 

1° Quel pays choisirez-vous pour vous retirer lorsque vous nous quitterez avec vos trésors, de la Russie, de l'Angleterre, ou des Etats-unis d'Amérique les seuls où il vous soit permis d'aller d'après les portions du globe assignés à chacun de nous ?

Le récipiendaire répond.

2° Quels moyens prendrez-vous pour emporter votre argent sans danger et quelles précautions seront les vôtres pour changer votre or contre des pièces de cours, en évitant qu'on ne puisse nuire à notre tranquillité.

Le récipiendaire répond.

3° Quel usage ferez-vous des trois millions que vous posséderez, quand vous les aurez réduits par échange en monnaie de cours.

Le récipiendaire ayant répondu, le T:. excellent peut lui faire des objections pour s'assurer de la solidité des réponses, ensuite il dit :

Q : Enfin T:. excellent, vous avez surmonté d'une manière victorieuse tous les obstacles qui s'opposent à votre réception. Vous voilà parvenu à ce degré d'élévation qu'exigeait Salomon le plus sage des rois de ceux qui l'aidaient à confectionner le grand œuvre. Mais ce n'est pas tout, T:. excellent, le bandeau matériel et le bandeau de l'esprit n'existe plus pour vous et pourtant un troisième bandeau, celui qui intercepte le flambeau de la vérité dont les rayons doivent éclairer votre âme n'est pas encore déchiré. Réunissez toutes vos puissances morales pour le retour pénible que vous allez faire sur vous même, car vous en avez besoin.

Q : F:. gardien sacré apportez-nous le palladium.

Le F:. gardien apporte la statue de la vérité couverte de son voile.

Q : Découvrez cet emblème immortel de nos travaux.

Le F:. gardien ôte le voile tricolore.

Q : Connaissez-vous cette figure aux attributs qui l'environnent ?

Le néophyte répond: oui.

Q : Quel est son nom ?

Il répond : la vérité.

Q : C'est elle, T:. excellent; vous devez comprendre ce que signifie sa présence. Rappelez-vous que jusqu'à ce moment la vérité n'est pas sortie de notre bouche, ainsi tout ce que vous avez vu ce que vous avez entendu au lieu d'émaner de cette déesse resplendissante, vous a été ouvert sous le voile de l'allégorie, mais ce voile épais, ce bandeau de l'âme va tomber. Prononcez avec moi votre troisième et dernière obligation.

On fait mettre le candidat un genou à terre la main droite levée du coté de la statue.

 

TROISIEME OBLIGATION

 

Je jure sur tout ce que j'ai de plus sacré sur mon honneur et sur la vérité de ne jamais dire, écrire ou communiquer de quelque manière que ce soit les secrets du Sublime:. grade d'excellent:. chevalier Adepte Prince de la R+C de Mercy, de n'avouer à personne, même au risque de ma vie, ni comment ni par qui m'a été conféré ce grade à moins que celui ou ceux de qui je l'ai reçu ne m'en donnent la permission expresse. Que Jehovah me contienne jusqu'à la mort.

Le T:. excellent continue ainsi :

Q : T:. excellent votre troisième bandeau est tombé ; la vérité va parler.

A ces mots le T:. excellent s'approche de la statue fait le premier signe et prend dans le piedestral le livre sacré dont il donne lecture :

 

LIVRE DE LA VERITE

 

Mortel, apprend à te connaître ! tout ce qui flatte ton orgueil ou ta cupidité, te séduit aussitôt ; reviens à ton erreur. Comment as-tu pu croire que des philosophes, des amis de la sagesse consacrent leur vie à chercher un métal méprisable et qui donne tant de maux. La pierre philosophale existe, veux-tu la posséder ? veux-tu jouir de tous les biens qu'elle procure, rappelles toi tes fautes passées, songes au bien que tu as fait. Mets dans une juste balance le bien et le mal, tu verras que la somme de tels penchants vicieux, de tes erreurs l'emporte sur celle de tes bienfaits et de tes vertus. Formes d'après cet examen la noble résolution de changer de conduite. Jures toi solennellement dans ton cœur d'éviter de mal faire et de chercher à faire le bien.

Pénètre-toi de l'importance de l'engagement que tu contractes à la face du ciel, alors tu peux marcher sans crainte dans le chemin de la vie. Si tu éprouves des contrariétés, si le malheur te poursuit, si des revers inattendus t'accablent, que ton cœur reste ferme au milieu de la tempête, comme un rocher battu par les vagues. Offres tes souffrances à l'éternel qui d'un regard embrasse l'univers et exige que tu sortes de ton erreur. Ne portes pas les yeux sur l'homme opulent car tu ne songerais qu'à l'éclat qui l'entoure et tu ne remarquerais pas les soucis qui le rongent, les remords qui peut-être le déchirent, mais jettes les yeux sur cette classe infortunée qui inonde le sein des villes. Réfléchis, appesantis-toi sur les privations qu'elle éprouve, les misères qu'elle ressent ! Pense au sort cruel qui lui est assigné sans compensation, sans espérance d'adoucissement ! Frémis et si tu n'as pas un cœur de tigre, tu ne t'attendriras plus sur tes peines, tu te résigneras.

La force de supporter sa destinée, le courage de se plier à sa condition, d'en être satisfait, la paix de l'âme qui naît d'une conscience pure et une confiance sans bornes en la justice du Souverain:. arbitre des mondes, voilà la pierre philosophale. Alors ton âme stoïque planera au dessus des misères humaines qui ne pourront plus l'atteindre. Non qu'elle devienne insensible aux chagrins, fuite nécessaire des biens qui nous attachent à la vie, mais elle sera calme, inébranlable au sein de l'activité en quelque sorte dans l'avenir pour goûter la récompense réservée à la vertu.

T:. excellent j'aime à penser que la pureté de ces principes sont d'accord avec votre cœur.

 

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Rit d'Hérédom de Kilwinning : Excellent Chevalier Adepte, Prince de la Rose-Croix

13 Juin 2012 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #hauts grades

Implanté à Rouen d'abord puis à Paris, en provenance d'Ecosse, le Rite de Heredom de Kilwinning a été pratiqué en France aux XVIIIè et XIXè siècles, largement adapté aux exigences ésotérisantes des Maçons continentaux. Ce rite alchimique est proche du Rite Ecossais Philosophique, comme on peut le deviner à la page 11 de l'annexe à l'article "Rituel de Rose-Croix du Rite Ecossais Philosophique". Sous le Premier Empire, Jean-Jacques-Régis de Cambacérès (1753-1824), Grand Maître adjoint du Grand Orient de France, Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil du Rite Ecossais Ancien et Accepté, Grand Maître des directoires écossais du Rite Ecossais Rectifié, Grand Maître du rite primitif de Narbonne, fut également Grand Maître du Rite Ecossais Philosophique et Grand Maître du Rite d’Heredom de Kilwinning.

"L’Ordre Heredom de Kilwinning, à l’origine rattaché à la Grande Loge Royale d’Édimbourg, aurait, selon la tradition, été fondé en 1314 à Kilwinning, une bourgade d’Écosse dans le comté d’Ayr, par le roi Robert 1er Bruce. Une autre tradition rapporte qu’une loge y fut fondée par des architectes Maçons venus de l’étranger pour édifier l’abbaye locale, fondée en 1140 par des moines français venus de Tiron, situé dans le département d’Eure et Loir.

Cette autorité, réelle, subsista jusqu’en 1736 et ce n’est qu’en 1808 que la loge de Kilwinning cessa de distribuer des Chartes.

Cette Loge de Kilwinning est considérée comme « immémoriale » et porte le n°0 de la Grande Loge d’Écosse." (Commentaire recueilli sur le site web de la Grande Loge de France).

J'ajouterai que Heredom est une montagne mythique, en Ecosse, dont la Franc-Maçonnerie a fait une sorte de "centre du monde" symbolique. Certains auteurs (Shaun McDowell Linton par exemple) prétendent cependant avoir identifié géographiquement ce mont : il s'agirait de Montgreenan, au Benslie Wood, en Ecosse (Nord 55°38'59" Ouest 4°38'38" - 3 kms à l'est de Kilwinning). Ces auteurs, imaginatifs ou sérieux ?, avancent même avoir ainsi découvert, dans la même assiette, la localisation géographique du Saint-Graal... Autant savoir ... avec plus que de la précaution.

 

L.A.T.

 

DEUXIEME DEGRE EXC:.CHEVALIER ADEPTE PRINCE DE LA R:.C:.

 

DECORATION DU LABORATOIRE

Le laboratoire se nomme : ciel, il est tendu de vert et décoré de 9 colonnes dont une blanche et une rouge alternativement, il y aura à chaque colonne un bras portant 9 étoiles ce qui donnera le nombre 81, on peut réduire ce nombre à 27.

Il y aura au dessus de la tête du président qui se nommera Prince excellent ou très excellent un dais tricolore vert blanc et rouge. Devant lui sur une table est étendu un tapis de la même couleur, enfin sur cette table sera une statue de femme représentant la vérité, une flamme verticale de sa tête, elle tiendra un miroir de sa main gauche, sa droite sera élevée vers le cœur et elle tiendra de cette main un triangle d'or. Cette statue qui est le palladium du grade devra toujours être couverte d'un voile tricolore comme le tapis. Elle doit avoir 27 pouces de hauteur sans y comprendre le piédestal qui sera triangulaire et creux de manière qu'il puisse contenir dans un tiroir de la même forme un livre aussi triangulaire et couvert d'une enveloppe. Ce livre qui est celui de la vérité enferme l'explication de tous les emblèmes du grade tel qu'on le verra par la suite. Il y aura de plus sur la table un flèche longue de trois pieds, le bois en sera blanc et les ailes vertes et rouges et la pointe sera d'or.

 

HABILLEMENT DES CHEVALIERS ADEPTES

 

Le président est vêtu d'une tunique tricolore, il porte une couronne entourée de 9 pointes de flèches d'or. Il tient à la main une flèche qui lui sert de maillet et de la pointe de laquelle il frappe pour réclamer le silence.

L'habillement des autres chevaliers consiste en un tablier rouge, un triangle blanc et vert en garnit le milieu. Ils ont de plus ainsi que le président un cordon tricolore vert blanc et rouge en sautoir et à l'extrémité duquel est suspendu pour bijou un grand triangle équilatéral.

 

TITRES

 

Le Président se nomme Très Excellent et les surveillants premier et deuxième Excellents, tous les trois sont armés d'une flèche au lieu du maillet. Tous les FF:. indistinctement ont dans ce grade le titre d'Excellents. Outre les trois officiers il y a un secrétaire, un oratoire un frère examinateur/introducteur, un trésorier et un gardien sacré qui répond du palladium sur sa tête et enfin un frère sacrificateur.

 

OUVERTURE DU TROISIEME CIEL

 

Le T:. Excellent ayant le F:. gardien sacré à sa droite et le sacrificateur à sa gauche, tous les autres FF:. à leurs places respectives demande au premier excellent s'il n'y a point d'ignorants parmi les adeptes, à ces mots tous les FF:. font le signe et le premier excellent répond :

R : Ne savez-vous pas, T:. Excellent, qu'ils ne peuvent s'élever jusqu'à la voûte du troisième ciel.

Le T:. Excellent frappe alors un coup sur la table avec sa flèche par trois, cinq et sept. Les FF:. premier et deuxième Excellents répètent la batterie et le T:. Excellent dit :

Q : Quel âge avez-vous F:. premier Excellent ?

R : Quatre vingt un an.

Q : Quelle heure est-il F:. deuxième Excellent ?

R : L'heure de le régénération.

Alors le T:. Excellent ôte sa couronne et dit :

R : L'harmonie règne, la matière attend, préparons nous à l'œuvre le troisième ciel est ouvert.

 

TABLEAU DU GRADE

 

Le tableau du grade doit être déroulé sur le troisième ciel même les jours ou il n'y a point de réception. Il doit contenir les figures suivantes dans une forme triangulaire :

1 un bûcher allumé

2 un bras armé d'un coutelas

3 un ange dans un nuage

4 une grande croix

5 une lance

6 une couronne d'épines

7 l'arche d'alliance

8 les tables de la loi

9 un encensoir

10 mercure avec les attributs

11 un réchaud avec un creuset

12 un lingot d'or

13 un cierge ardent

14 un globe tournant sur son axe

15 un triangle équilatéral en or

 

RECEPTION

 

Après que le néophyte a été proposé et accepté dans les formes voulues et qu'il est arrivé à des réflexions, le troisième ciel étant ouvert, le T:. Excellent ordonne au F:. purificateur de se porter à l'entrée du troisième ciel pour s'emparer du néophyte et au F:. examinateur/introducteur d'aller le chercher. Le néophyte ayant les yeux bandés et étant arrivé à l'entrée du troisième ciel, il frappe à la porte 12 coups et le T:. excellent dit :

Q : F:. excellent informez-vous des motifs qui peuvent porter un apprenti à venir troubler le grand œuvre.

Le premier excellent répète la demande que le deuxième excellent transmet au sacrificateur. Celui-ci entrouvre la porte et après avoir communiqué avec le F:. examinateur/introducteur, il dit :

R : T:. excellent, l'apprenti qui se présente voudrait s'élever jusqu'à cette région. Son nom est (NOM). Son âme est forte, son esprit éclairé et ses mains habiles. Le F:. examinateur en répond.

Le T:. excellent dit :

Q : Eh bien, je loue son zèle ; qu'il quitte l'atmosphère terrestre et soit introduit en ces lieux.

On ouvre la porte, le F:. examinateur fait entrer le néophyte qui se présente par les cinq pas du grade précédent.

Le T:. excellent dit :

Q : F:. sacrificateur emparez-vous du néophyte qui à l'audace de vouloir s'élever jusqu'à nous en rampant comme un vil reptile.

Le sacrificateur s'en empare.

Le T:. excellent dit :

Q : Je m'aperçois à votre tentative de la noble ambition qui vous anime mais dites-moi ce que signifie la marche irrégulière que vous avez adoptée pour vous présenter ici ?

Le récipiendaire répond :

R : C'est pour prouver que sans peine on ne peut parvenir à la vérité et que toutes les routes qui peuvent y conduire doivent être recherchées pourvu qu'elles ne nous éloignent pas des sentiers de l'équité.

Le T:. excellent dit :

Q : Nous allons juger si votre courage répond à votre audace. Qu'on lui prête des ailes et qu'il monte au ciel.

On fixe sur l'épaule du candidat deux ailes en forme de rames, on lui noue dans les mains les manches de ces ailes qui se croisent devant sa poitrine de sorte qu'il puisse les faire mouvoir aisément et le T:. excellent continue ainsi :

Q : Vous voilà prêt à entreprendre le voyage difficile et périlleux que vous voulez faire. Etes-vous toujours dans les mêmes intentions, chevalier ?

Le récipiendaire répond :

R : Oui.

Le T:. excellent continue :

Q : Cela étant qu'on place le marchepied auprès de l'abîme et qu'on fasse le voyage.

On avance un gradin de 9 marches et haut de 5 pieds, on le place entre les FF:. premier et deuxième Excellents, les marches tournées du côté de la porte d'entrée et le T:. excellent dit :

Q : Sacrificateur, guidez le néophyte sur le marchepied d'où il doit prendre son vol vers la voûte céleste.

Quand le néophyte a monté les 9 degrés de ses ailes, le sacrificateur le laisse seul en lui disant tout bas d'attendre l'ordre du T:. excellent qui dit ensuite :

Q : Chevalier vous allez traverser une route que nous avons tous parcourue ; Elle n'est donc pas au dessus des forces humaines, car nous sommes hommes comme vous. Malgré que les ailes que l'on vous donne soient faites par un mécanicien des plus habiles, je vous préviens qu'elles vous seront d'un faible secours si vous n'êtes pas soutenu par des sentiments qui doivent vous animer. Ces sentiments précieux sont le désir ardent de s'instruire pour diriger ensuite vos connaissances vers un but digne de l'homme vertueux, le courage nécessaire pour vaincre les obstacles qui embarrassent le chemin de la vie et triompher des passions qui enchaînent les mortels et les détournent des grandes choses, enfin une confiance extrême dans votre projet qui doit être fondé sur la paix de votre conscience et la pureté de vos principes. Si telle est votre âme, si telles sont vos résolutions vous pouvez partir sans crainte. Il existe en vous une force d'ascension assez puissante pour vous élever sans danger au delà des régions où se trouve circonscrit l'atmosphère de notre planète. Ce temple n'a d'autre voûte que celle des cieux et nos regards comme nos vœux vous accompagnent ; mais si au contraire des vices honteux souillent votre âme, si votre énergie apparente n'est que de l'effronterie et votre prétendu courage une vaine ambition, gardez-vous de quitter ce marchepied qui vous sert encore d'appui, le moindre mouvement que vous ferez vous précipiterait dans une citerne profonde où vous trouveriez une mort inévitable.

Etes-vous toujours dans l'intention de faire votre voyage?

Le néophyte répond : oui.

Le T:. excellent poursuit ainsi :

Q : Le signal de départ sera 3 coups de main, au troisième vous vous élancez en l'air en agitant vos ailes et Dieu fera le reste. Vos réflexions sont-elles faites, êtes-vous prêt ?

Le néophyte répond : oui.

Le T:. excellent frappe 3 coups égaux et lents dans la main et au dernier le candidat doit s'élancer.

Observations : il y deux moyens d'arrêter le récipiendaire dans sa chute. Le premier est de lui passer sous les bras et devant la poitrine une forte sangle qu'on fixe solidement en lui plaçant les ailes. Cette sangle aboutit à une grosse corde attachée au plafond de manière que sa longueur retienne le candidat suspendu à un demi pied de terre. Le deuxième moyen et le plus simple est de faire tenir au dessous par les FF:. une couverture de laine qu'on doit tendre fortement pour que la chute du candidat ne la fasse pas enfoncer jusque sur le plancher. De cette manière il n'arrivera jamais d'accident. Après cette épreuve on le débarrassera des ailes et le T:. excellent lui dit :

Q : Chevalier, nous sommes contents de vous et la récompense que vous attendiez a suivi de prés une promesse. Je vous annonce que vous êtes maintenant dans l'espace du firmament où roulent les étoiles errantes. La distance énorme que vous avez parcourue sans vous en apercevoir doit sans doute vous étonner, mais vous ne devez voir encore qu'avec les yeux de la foi. Etes-vous disposé à subir de nouvelles épreuves et à vous élevez du premier ciel où vous vous trouvez jusqu'au deuxième ciel ?

Le candidat répond : oui.

Q : Qu'on lui fasse monter l'échelle mystérieuse pour qu'il puisse parvenir à ce séjour désiré.

On apporte au candidat une échelle à trois échelons et qui se tient debout d'elle même, on lui place le pied gauche sur le premier échelon et le sacrificateur lui dit d'attendre l'ordre que le T:. excellent donne en ces termes :

Q : Chevalier vous allez monter au deuxième ciel en suivant cette échelle mystérieuse. C'est ici que vous avez besoin de rassembler toutes vos forces et de conserver surtout une présence d'esprit qui vous sera plus utile que jamais. Rappelez-vous le nom des trois colonnes qui servent de base à l'édifice de tous Princes R+C et répétez le nom de l'une de ces colonnes à chaque échelon sur lequel vous allez monter.

Le récipiendaire doit dire en montant le premier échelon : FOI ; le deuxième échelon : ESPERANCE ; le troisième échelon : CHARITE puis le T:. excellent continue ainsi :

Q : Chevalier, vous ne vous sentez pas de courage d'aller plus avant, d'où vient que vous hésitez ?

Le néophyte répond qu'il ne trouve pas d'autre échelon.

Le T:. excellent dit :

Q : Homme insensé ! ces trois échelons que vous avez franchis par la puissance des trois vertus théologales ne sont-ils pas le symbole du nombre ternaire le plus sublime des nombres connus ? Eh ! quoi, pensiez-vous trouver un autre degré au dessus de la perfection ! Avancez votre main gauche et cherchez si vous ne trouvez rien au dessus de vous et vous vous convaincrez que vous êtes au terme du voyage.

Ici on approche une lumière de la main du néophyte qui recule précipitamment.

Le T:. excellent dit :

Q : Vous frémissez chevalier ! Ne craignez rien, la chaleur que vous avez sentie est celle que répandent les étoiles fixes. Vous êtes auprès de la région qui leur fut assignée par le suprême Arch:. du monde. Si vous avez reculé avec effroi c'est que vous n'êtes pas encore assez pur pour supporter l'atmosphère du deuxième ciel. Revenez donc de votre présomption et songez que sans notre aide vous ne pourriez jamais surmonter les obstacles qui vous environnent.

Faites boire au néophyte l'éther du deuxième ciel.

On lui donne un verre plein de mousse de savon blanc dont il ne peut avaler que quelques parcelles, on l'enlève ensuite de l'échelle pour le poser sur le plancher.

Le T:. excellent dit :

Q : L'effet de cette liqueur précieuse vient de se manifester en vous avec la rapidité de l'éclair vous voilà maintenant dégagé des parties impures qui tenaient à votre existence pendant votre séjour sur le globe terrestre. Votre corps devenu plus léger a requis la propriété de résister à l'action du feu, car vous êtes entouré de monde lumineux dont les rayons n'agissent plus sur vos sens. Apprenez que l'homme en tendant à la perfection se concentre pour ainsi dire sans son âme et reprend une nouvelle vie.

Chevalier, il ne vous reste qu'un pas à faire pour vous élever jusqu'au troisième ciel qui est le terme de votre voyage. Etes-vous prêt à tenter cette entreprise difficile ?

Le néophyte répond: oui.

Le T:. excellent dit :

Q : Songez que vous allez pénétrer dans la région des eaux sur-célestes, ne craignez vous point que ce pas difficile subit du chaud à l'humidité ne procure sur votre organisme un effet dangereux ?

Le néophyte répond : non.

Le T:. excellent dit :

Q : Je vois, chevalier que vous êtes enhardi par vos voyages et que la force morale l'emporte sur le sentiment physique.

Puisque les résolutions du candidat paraissent inébranlables F:. sacrificateur emparez-vous de lui plongez le dans le troisième élément nous verrons s'il ne succombe pas à l'épreuve de l'immersion.

Le F:. sacrificateur saisit le néophyte par le milieu du corps le balance pour l'éprouver et le remet sur les pieds.

Le T:. excellent dit :

Chevalier je loue votre persévérance dans le bien mais ne vous sentez-vous pas incommodé par les eaux qui vous environnent ?

Le néophyte répond : non.

Le T:. excellent dit :

Q : Cela doit être, vous ignorez assurément que les eaux supérieures ne mouillent point à cause de leur extrême raréfaction mais quand vous serez plus versé dans les hautes sciences, l'on vous apprendra à connaître les causes physiques des prodiges de la nature et nous sommes contents de vous. Chevalier, voulez-vous rétrograder ou avancer?

Le néophyte répond : je veux avancer.

Le T:. excellent dit :

Q : Jouissez du fruit de vos travaux, le troisième ciel vous est ouvert.

A ces mots le T:. excellent tire un coup de pistolet, le F:. sacrificateur arrache le bandeau du récipiendaire et tous les FF:. font le signe.

Le T:. excellent dit :

Q : FF:. excellents remettez-vous. F:. sacrificateur faites faire au néophyte 3 fois le tour du triangle emblématique et qu'il remarque avec attention les 3 fois 5 figures qui sont tracées.

Le F:. sacrificateur obéit à l'ordre.

Le T:. excellent dit :

Q : Chevalier, vous êtes parvenu dans le troisième ciel, on a déroulé sous vos yeux le triangle qui contient 3 fois 5 figures sur lesquelles sont établis les principes du sublime grade des chevaliers adeptes princes de Mercy et l'on va vous révéler les mystères sacrés quelles renferment. Mais avant de vous révéler ces importants secrets nous exigeons de vous le serment de discrétion sur tout ce que vous avez appris et pourrez apprendre de nous. Faites ce serment.

Le candidat dit : je m'engage sous mes précédentes obligations à ne jamais découvrir les secrets qui m'ont été et me seront confiés.

Le T:. excellent dit alors :

Q : Nous recevons votre serment regardez écoutez méditez.

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Ordre Royal d'Ecosse : degré de Chevalier Rose-Croix

12 Juin 2012 , Rédigé par Rituel ORE Publié dans #hauts grades

 

Ouverture de la Loge

 

Le Grand Maître Provincial ou l’Officier à la Présidence appelle les Chevaliers à l’ordre en sonnant un coup. Tous se lèvent et le Grand Garde sort son épée et la tient au repos.

Grand Maître Provincial : « Puisque s’assurer que nous sommes bien gardés est la première des responsabilités d’un Maçon, je te prie, Frère Chevalier, de vérifier tout de suite si notre Grand Garde est à l’entrée. »

Grand Surveillant Second : « Il s’y tient (en pointant vers lui) et j’ose dire qu’il gardera au loin tous les profanes. »

GMP : « Je déclare cette Grande Loge Provinciale ouverte. »

Le Grand Maître Provincial sonne les coups du Rang et ceux-ci sont répétés par les Surveillants, le Grand Garde et le Garde Suppléant.

Le Grand Maître Provincial fait ensuite le Signe du Rang, il est suivi de tous ceux présents.

Les Chevaliers se rassoient.

Le Grand Chapelain va à l’Autel, ouvre la Bible et arrange le Carré et les Compas de la même manière que dans le Rang de Maître Maçon, avec les points maintenant face à l’Ouest.

Durant l’intervalle entre la fermeture du Chapitre et l’ouverture de la Loge, le Grand Maréchal aura placé sur l’Autel une petite truelle et une petite épée ou dague.

 

Réception du Candidat

 

GMP : « Frère Grand Présentateur et Examinateur (le Grand Présentateur et Examinateur se lève, vient vers le centre de la Chambre et salue), va et teste les connaissances du Candidat sur le Rang de Hérédom. Si tu es satisfait, tu ordonneras au Grand Garde Suppléant de le conduire à la porte. »

Le Grand Présentateur et Examinateur salue, va vers la porte qui lui est ouverte par le Grand Garde et entre dans la Salle de Préparation où il examine le Candidat.

Satisfait, il amène le Candidat, habillé en Frère de Hérédom, au Grand Garde Suppléant à la porte de la Chambre de Réception. Le Grand Garde Suppléant sonne les coups du Rang.

GG : (se lève, présente les armes et se met au repos) « Digne et Honorable Grand Maître Provincial, il y a un rapport. »

GMP : « Frère Grand Garde, tu va voir qui cherche à être admis. »

Le Grand Garde répond à l’ordre avec son épée et, la portant, sort, fermant la porte et dit :

« Qui est là ? »

GGS : « Frère … (donnant le nom Chrétien et la Caractéristique), un digne Frère de Hérédom qui demande au Grand Maître Provincial de lui accorder l’honneur de la Chevalerie de la Rose-croix comme récompense pour ses loyaux services. »

GG : « Attends pendant que je l’annonce au Digne et Honorable Grand Maître Provincial. »

Le Grand Garde entre à nouveau dans la Chambre, présente les armes et se met au repos et dit :

« Digne et Honorable Grand Maître Provincial, à la porte de la Loge se tient un Frère, un digne Frère de Hérédom qui demande que tu lui accorde l’honneur de la Chevalerie de la Rose-Croix comme récompense pour ses loyaux services. »

Le Grand Garde reconnaît l’ordre, se met au repos et ouvre la porte.

Le Grand Présentateur et Examinateur et le Candidat sont admis par le Grand Garde qui ferme la porte. Le Grand Présentateur et Examinateur va à sa place et se rassoit. Le Grand Garde rengaine son épée.

Les deux Grands Surveillants quittent leur poste, vont à la porte et reçoivent le Candidat, le Grand Surveillant Supérieur à sa gauche, le Grand Surveillant Second à sa droite. Ils le mènent dans la Chambre en entrelaçant les petits doigts de leurs mains droites et gauches avec ses petits doigts. Il est mené à l’Ouest de l’Autel.

Le Grand Maître Provincial quitte son siège et va à l’Autel, accompagné du Grand Porteur d’Epée et du Grand Porteur de Bannière.

Le Grand Porteur d’Epée se poste légèrement derrière sur la droite du Grand Maître Provincial et le Grand Porteur de Bannière se poste de façon similaire sur sa gauche.

GMP : « Quels sont ton nom et ta caractéristique ? »

Candidat : « … »

GMP : « Tu t’agenouilles sur tes deux genoux. »

 le Candidat s’agenouille. Les Surveillants placent dans ses mains la petite truelle et la petite épée qui sont sur l’Autel. Le Candidat place ses mains sur la Bible en tenant les pointes de la truelle et de l’épée vers le haut.

GMP : « A l’ordre, Frères, et formez un cercle. »

Les Frères se lèvent et, tant que l’espace le permet, forme autour de l’Autel un cercle dans lequel le Grand Maître Provincial, le Grand Porteur d’Epée, le Grand Porteur de Bannière, les Grands Surveillants et le Candidat prennent place.

GMP : « Je répèterai l’Engagement et, à la fin, te demanderai si tu l’acceptes comme tien.

En présence de ce Dieu que nous vénérons tous, et de ces dignes Chevaliers assemblés ici, je promets et proclame de garder en moi tous les Secrets de chevalier que je recevrai maintenant, et que jamais je n’en parlerai ou ne le donnerai à un mortel, de jour ou de nuit, sauf à un Chevalier Rosicrucien ou en bonne et due forme dans la Grande Loge parfaite et complète, tels qu’ils se rencontrent, à moins qu’il ne semble approprié de confier à cette Grande Loge de tels pouvoirs et privilèges exceptionnels, et que je n’errerai pas de cette Grande Loge pour former mes propres Loges illégales. Promets-tu d’observer tout ceci ? »

 Le Candidat acquiesce.

 « Répète après moi.

Et maintenant je dis, Dieu accorde-moi ton aide pour garder ce serment solennel que j’ai fait. »

Tous : « Et maintenant nous disons, Dieu accorde-nous ton aide pour garder ce serment solennel que nous avons fait. »

 Le Porteur de Bannière tend la Bannière au Grand Maître Provincial qui, agitant la Bannière trois fois au-dessus de la tête du Candidat, dit :

« Quand Sanballat Jérusalem peina avec les assauts âpres au temps de Néhémie, les Juifs eux-mêmes se mirent à la guerre ou au travail, et réparèrent leurs murs avec la pierre et la chaux. D’une main ils brandirent l’Epée contre l’ennemi, de l’autre ils prirent la Truelle. Ah esprits vaillants, regardez ! Ce qui est remarquable, les Juifs ne reculèrent pas devant les ruines de leurs murs mais, en champions, améliorèrent l’Art de la Franc-Maçonnerie ; ce qui nous infère à tous cette leçon que pour défendre notre cher pays du danger, nous devrions armer chaque main pour la guerre ou le travail. »

 Le Grand Maître Provincial rend la Bannière au Porteur de Bannière.

Le Grand Porteur d’Epée tend l’épée au Grand Maître Provincial avec laquelle il donne au Candidat trois touches sur l’épaule gauche.

GMP : « En vertu des pouvoirs exceptionnels dont je suis investi, je te fais et te désigne comme Chevalier de la Rose-Croix, de jouir des privilèges de cet Ordre honorable, sous tous les Engagements que tu as pris. Levez-vous, Monsieur… (nom Chrétien et Caractéristique) »

Le Grand Maître Provincial remet l’épée dans sa gaine tenue en position par le Grand Porteur d’Epée.

Le Grand Maréchal aide le Candidat à se lever et le place quelques pas derrière l’Autel. Le Grand Maître Provincial retourne à son siège et les Frères restants, à l’exception de ceux participant à l’Investiture, vont à leur place et se tiennent debout.

Grand Maréchal : « Frères, asseyez-vous. »

GMP : « Très Digne Grand Surveillant Supérieur, tu investiras le Candidat de l’Insigne du Rang et par la suite tu lui apprendras les Signes, la Marque et le Mot. »

 Le Grand Surveillant Supérieur se met face au Candidat, se tenant entre lui et l’Autel.

Le Grand Maréchal, et un ou plus des Grands Intendants Provinciaux, avancent l’Insigne duquel le Grand Surveillant Supérieur investira le Candidat. Le tablier de Hérédom est enlevé par ceux qui avancent le tablier de la Rose-Croix.

 GSS : « Je te décore de ce Cordon vert ou Baudrier qui se porte sur l’épaule droite et sous le bras gauche. Tu t’assureras qu’il est porté au-dessus du baudrier rouge de Hérédom. Je t’investis de ce tablier qui est la Plaque de Chevalerie de la Rose-Croix de l’Ordre Royal d’Ecosse. J’épingle à ton sein gauche cette Etoile de l’Ordre et j’attache à ton bras gauche cette Jarretière comme Insigne de Chevalerie. Je vais maintenant t’apprendre les Signes, les Marques et le Mot de ce rang. Le Signe est

donné en étirant les deux bras, en les croisant pour faire une croix. La marque est donnée en avançant avec le Signe qui est répété par le Frère et en saisissant ensuite le bras du Frère de sorte à former une double croix. Le Mot est I.N.R.I. »

Après l’Investiture, ceux y ayant participé se retournent et se tiennent face au Grand Maître Provincial. Ils le saluent avec le signe du Rang et retournent à leur place.

 GM : « Frères, formez un cercle. »

Les Frères présents, ou autant que l’espace n’en autorise, forment un cercle autour de l’Autel. Le Grand Maître Provincial se tient à l’Est du cercle et les Surveillants à l’Ouest. Le Candidat est placé entre les Surveillants.

 

 Conférence

 

GMP : « Très Digne Grand Surveillant Supérieur. Je te prie de me dire, parce que je suis perdu, es-tu un Chevalier de la Rose-Croix? »

GSS : « Je suis régulièrement fait Chevalier Rosicrucien pour accomplir ce qui est juste,  éviter de faire le mal dont je n’aurai jamais peur. »

GMP : « Où, sur cet honneur, as-tu été fait Chevalier Rosicrucien ? »

GSS : « Dans une Loge complète, tous des Chevaliers de renom et par un Grand Maître de renom également. »

GMP : « Comment t’es-tu procuré cet honneur ? Dis-moi, avec ton Caractère et nom. »

GSS : « De mon propre désir avancé, je fus incarcéré dans la Tour ; relâché par un juste essai et en payant les frais de passage, puis élevé au Pouvoir ; fais Conseiller, Rang d’un grand honneur et je suis depuis fais Chevalier pour mes loyaux services. Mon propre nom et Caractère auquel est adjoint ‘Monsieur’ est…tel que vous pourrez le trouver dans les registres. »

GMP : « Quel nombre atteindre pour former une Loge de Chevalerie complète ? »

GSS : « Le nombre trois est suffisant, bien que souvent ce soit beaucoup plus. »

GMP : « Pourquoi est-il Dit que trois soit suffisant ? Dis-le-moi et dis-moi la vérité. »

GSS : « Parce qu’il y a un Dieu juste au Ciel que nous appelons Père ; Son seul Fils, notre Sauveur, le Christ qui souffrit pour nous tous ; le Saint-Esprit le Consolateur ; Grands et puissants Trois, pourtant Trois en Un avec qui nous espérons être Eternellement. »

GMP : « Qui était ton Présentateur, ami, quand tu t’es présenté pour la Chevalerie ? »

GSS : « Le Grand Garde me mena à l’Entrée, il frappa : j’ai de suite été admis, reçu entre les Grands Surveillants qui me menèrent par la main jusqu’à mon arrivée devant le Grand Maître qui me demanda mon Caractère et nom, et me fit agenouiller à ses pieds. »

GMP : « Qu’as-tu répété ici et là ? »

GSS : « J’ai pris un Engagement solennel et j’ai fait très volontairement un serment. »

GMP : « Quelles autres cérémonies furent utilisées quand tu fus présenté pour la Chevalerie ? »

GSS : « Avec mes genoux pliés, j’étais placé là, avec l’Epée dans ma main droite et la Truelle dans ma main gauche, pendant que les Chevaliers m’encerclaient. Ensuite, on passa la Bannière de façon solennelle trois fois au-dessus de ma tête ; j’ai également reçu trois touches d’Epée sur mon dos ; relevé enfin, il m’a été donné un Signe et une Marque chacun formant une Croix complète ; j’ai également reçu un Mot une fois sur mes pieds. »

GMP : « Tu me montreras le Signe et la Marque dans chacun desquels il t’apparut une croix, et tu nommeras le Mot qui te fut donné une fois relevé sur tes pieds. »

GSS : « Le Signe est ainsi (il donne le Signe) ; je donne ainsi la Marque (aidé par Le Grand Surveillant Second) ; ‘I.N.R.I. est le Mot que j’ai ensuite reçu. »

GMP : « Tu dois expliquer la signification de ce Mot, qu’il soit sacré ou profane. »

GSS : « Il est sacré, incontestablement, s’il est justement compris : bien qu’il fut largement profané par ceux qui versèrent le sang de doux Jésus. Les quatre initiales placées sur un signe au-dessus de la tête de notre cher Sauveur, les Lettres doivent être lues comme le Mot des Ecritures. Le ‘I’ signifie le nom de doux Jésus, le ‘N’ est utilisé pour Nazareth, le ‘R’ représente Rex, le Roi en Ecossais, et ‘I’ signifiant les Juifs. »

GMP : « Dans quel but la Chevalerie de la Rose-Croix fut-elle établie ? »

GSS : « Pour nous rappeler l’arbre qui porta la charmante rose de Charon qu’était Jésus et la fleur de lis qui soufflait dans la vallée. »

GMP : « Que t’apprend cet Ordre ? »

GSS : « De mettre ma croyance entière et ma confiance en Jésus, Fils de Dieu, qui, couronné d’épines par les soldats de Ponce Pilate et fouetté d’un bâton pour les péchés des hommes, mourut sur une Croix entre deux voleurs ; de là il descendit en enfer, maintenant il trône hautement jusqu’au Jour du Jugement ; quand il ressuscitera avec le pouvoir absolu et la vertu de juger tous les fils des hommes. Les vivants et les morts se lèveront au son des dernières trompettes pour entendre leurs condamnations prononcées par Lui, leur Juge profond. Cela m’apprend également à espérer la mort de mon cher Sauveur, pour obtenir la rémission de mes péchés et cela seulement par la foi ; et que je me tiendrai en ce Jour devant le Seigneur tout puissant que je pourrai voir de ces mêmes yeux auxquels Il donne maintenant la vue ; ensuite, notre Sauveur Jésus Christ séparera les chèvres des moutons, il pourra donner la Vie Eternelle à ceux pour qui Il avait essayé pour qu’ils se reposent pour toujours dans Sa Loge céleste en compagnie des Saints et des Anges bénis qui servent la glorieuse Trinité que le Trois en Un adore. »

GMP : « A qui toute Domination, Pouvoir et Louanges pour toujours. »

Tous : « Amen. »

Les Frères restent debout pendant que le Grand Maître Provincial retourne à sa place.

GM : « Frères, asseyez-vous. »

 le Grand Maréchal amène le Candidat au Grand Maître Provincial qui lui présente une copie des Statuts de l’Ordre et une copie des Arrêtés de la Grande Loge Provinciale. Il l’accueille en tant que membre de l’Ordre. Le Grand Maréchal conduit alors le nouveau Chevalier à son siège.

 

Fermeture de la Loge

 

GMP : « Un Frère a-t-il quelque chose à proposer pour le bien de l’Ordre ou de cette Grand Loge Provinciale en particulier ? »

Toute affaire compétente sera maintenant traitée.

GMP (sonne un coup, tous se lèvent) : « Toutes les affaires ayant été traitées, je déclare la Grande Loge Provinciale fermée. »

 Il sonne les coups du Rang qui sont répétés par les Surveillants et les Gardes. Le Grand Chapelain va à l’Autel et ferme la Bible, plaçant le Carré et les Compas sur la couverture.

Le Grand Maître Provincial donne le Signe du Rang qui est répété par tous ceux présents.

GM : « Frères, à l’ordre pendant que le Grand Maître Provincial et les Membres du Bureau se retirent. »

 Les Frères restent debout ; les deux Surveillants quittent leur siège et se tiennent face à face à l’Ouest ; le Porteur d’Epée se poste permettre au Grand Maître Provincial de se placer derrière lui ; le Porteur de Bannière se place derrière le Grand Maître Provincial. Alors que le Grand Maître Provincial traverse la Chambre les autres Membres du Bureau se placent derrière le Porteur de Bannière, laissant assez de place pour que les Surveillants se placent immédiatement derrière le G.

 

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Ordre Royal d'Ecosse : le degré d'Hérédom (4)

12 Juin 2012 , Rédigé par Rituel ORE Publié dans #hauts grades

Section XI, ou 4ème de la Tour

 

Tirshatha : « Très Digne Grand Gardien Second (se lève et salue), où étais-tu ? »

GGS : « Au Piédestal. »

Tirshatha : « Comment est appelé le Piédestal ? »

GGS : « Force. »

Tirshatha : « Donne-moi le Piédestal en Mot et Signe. »

GGS : « Salathiel. »

Le Signe est donné en tenant le bout du pouce sur le front avec les autres doigts fermés ensemble et éloignés du pouce.

Tirshatha : « Qui as-tu rencontré au Piédestal ? »

GGS : « Trois jeunes hommes. »

Tirshatha : « Que t’ont-ils demandé ? »

GGS : « Ce qu’était le plus fort. »

Tirshatha : « Quelle réponse as-tu donnée à chacun ? »

GGS : « Au premier, j’ai répondu le Vin, au deuxième les Femmes et au troisième le Roi. »

Tirshatha : « Qui d’autre as-tu rencontré au Piédestal ? »

GGS : « Zerubbabel. »

Tirshatha : « Comment a-t-il pris congé de toi ? »

GGS : « Il m’a mené du Piédestal par l’Axe jusque dans la Capitale. »

Tirshatha : « Comment fus-tu conduis ? »

GGS : « Dans un escalier en colimaçon composé de neuf fois Sept marches. »

Tirshatha : « Comment est appelé l’Axe ? »

GGS : « Beauté. »

Tirshatha : « Et la Capitale ? »

GGS : « Sagesse. »

Tirshatha : « Qu’as-tu vu sur cette Capitale ? »

GGS : « Une Loge et un Entablement. »

Tirshatha : « Qu’as-tu vu sur cet Entablement ? »

GGS : « Une Sphère représentant l’Univers. »

Tirshatha : « Qu’as-tu vu sur cette Sphère ? »

GGS : « Un Livre ouvert. »

Tirshatha : « Comment se distingua-t-il ? »

GGS : « Par le Carré, la Balance et la Ligne de Plomb en dessous, et les Compas en forme de Carré au-dessus, par lesquels je savais que c’était le Mot. »

Tirshatha : « Donne-moi ce Mot. »

GGS : « Jéhovah ; Jireh ; Machaben. »

Tirshatha : « Comment Zerubbabel t’a-t-il ensuite renvoyé ? »

GGS : « Il m’a descendu le long de l’Axe par le Piédestal et me libéra. »

Tirshatha : « Avant de se séparer l’un de l’autre, que t’a-t-il demandé ? »

GGS : « Ce qui était le plus fort. »

Tirshatha : « Et qu’est-ce le plus fort ? »

GGS : « La Vérité est la plus forte des choses. »

Tous se lèvent : « Gloire au Dieu de la Vérité, maintenant et pour toujours. Amen. »

Tous reprennent leur place.

 

Section XII

 

Tirshatha : « Mon Frère, tu devrais maintenant accomplir un voyage long, périlleux et mystique ; mais, dans la mesure où il est à peine possible de décrire à l’œil humain les scènes avec exactitude, je vais, avec l’accord de ces Frères, t’accepter immédiatement au Conseil de Sagesse.

Frères, êtes-vous ainsi en accord ?

Tu vas donc prendre ta place parmi nous et écouter la Conférence suivante qui explique le voyage que tu étais censé avoir accompli. »

Le Grand Maréchal conduit le Candidat vers une place au Nord.

Tirshatha : « Très Digne Grand Gardien Supérieur (se lève et salue), où étais-tu ? »

GGS : « J’ai voyagé à travers le monde. »

Tirshatha : « En quête de quoi ? »

GGS : « Le Saint-Rocher ou le Mont d’Adamant. »

Tirshatha : « Comment y es-tu arrivé ? »

GGS : « Par les sommets des montagnes, à travers l’immensité des déserts, et j’ai couru de grands périls jusqu’au Saint-Rocher où j’ai découvert mon salut. »

Tirshatha : « Qu’y as-tu vu ? »

GGS : « Une Fontaine s’écoulant du côté d’un rocher. »

Tirshatha : « Qu’y entendis-tu ? »

GGS : « La voix d’un Agneau. »

Tirshatha : « Que dit-elle ? »

GGS : « Viens boire. »

Tirshatha : « Que vis-tu d’autre sur ce Rocher ? »

GGS : « Une grande Eglise dans une grande Cité. »

Tirshatha : « Comment fut fondée la Cité ? »

GGS : « Ni dans le sang ni dans l’iniquité, mais dans la Vertu et la Vérité. »

Tirshatha : « Pourquoi ni dans le sang ni dans l’iniquité ? »

GGS : « Parce qu’il est dit : ‘La pierre criera du mur, et la poutre de bois lui répondra. Malheur à celui qui bâtit une ville par le sang et établit une cité par l’iniquité.’ (Hab. II, 11 et 12) »

Tirshatha : « Pourquoi la Vertu et la Vérité ? »

GGS : « Parce qu’elles sont stables telles un Rocher. »

Tirshatha : « Comment était habitée la Cité ? »

GGS : « Par ‘des familles et des langues et des nations.’ (Revel. XIII. 7.) »

Tirshatha : « Comment était-ce gardé ? »

GGS : « Par un groupe d’Anges aux épées ardentes. »

Tirshatha : « Comment s’appelait-il ? »

GGS : « ‘La Shamniah de Jéhovah’ ou ‘Le Seigneur est là’. (Ezek. XVIII. 35.) »

Tirshatha : « Où se situait ton Eglise ? »

GGS : « Au centre. »

Tirshatha : « De quelle forme ? »

GGS : « Une Croix carrée normale. »

Tirshatha : « De quelle longueur ? »

GGS : « D’Est en Ouest. »

Tirshatha : « Pourquoi cela ? »

GGS : « Parce que la Gloire de Dieu apparaît à l’Est et disparaît à l’Ouest, et donc toutes les Eglises, les Chapelles et tous les endroits de Culte Religieux sont ou devraient ainsi être situés. »

Tirshatha : « De quelle largeur ? »

GGS : « Du Nord au Sud. »

Tirshatha : « De quelle taille ? »

GGS : « D’une taille immesurable. »

Tirshatha : « De quelle profondeur ? »

GGS : « D’une profondeur insondable. »

Tirshatha : « Qu’entendis-tu ? »

GGS : « La voix du Grand Architecte. »

Tirshatha : « Que dit-il ? »

GGS : « ‘Venez à moi, tous qui peinez et êtes lourdement chargés, et je vous offrirai le repos.’ (Matt. XI. 28.) »

Tirshatha : « Travaillas-tu et peinas-tu à la construction de l’Eglise ? »

GGS : « Oui. »

Tirshatha : « Quel était ton salaire ? »

GGS : « L’espoir d’un Royaume ? »

Tirshatha : « Quel Royaume ? »

GGS : « Pas de ce monde. »

Tous se lèvent et se tiennent debout avec la première partie du Signe Pénal.

Tirshatha : « Puissions nous, vous et moi et tous les Frères, qu’ils soient présents ou absents, peiner et travailler de telle sorte que nous puissions aller au Mont Sion, et dans la cité du Dieu vivant, la divine Jérusalem, et à une compagnie innombrable d’anges, à l’assemblée générale et à l’église du premier-né, qui sont inscrits au Ciel, et à Dieu le Juge de tous et à tous les esprits des hommes justes rendus parfaits, et à Jésus le Médiateur du Nouveau Covenant où notre soleil ne se couchera plus, et la lune ne se retirera plus car notre Seigneur sera notre lumière éternelle, et les jours de notre deuil à jamais finis. (Heb. XII. 22-24 ; Isa. LX. 20.) »

Les Frères complètent le Signe et se rassoient.

 

Section XIII

 

Tirshatha : « Très Digne Grand Gardien Second (se lève et salue), où étais-tu ? »

GGS : « Dans la Chambre du Milieu. »

Tirshatha : « Qu’as-tu vus dans la Chambre du Milieu ? »

GGS : « Les trois grandes Lumières de la Maçonnerie. »

Tirshatha : « Que sont-elles ? »

GGS : « Le Naturel, la Mosaïque et les Lois Chrétiennes. »

Tirshatha : « Qu’as-tu vu dans la Chambre du Milieu grâce aux trois grandes lumières ? »

GGS : « Les Meubles d’une Loge. »

Tirshatha : « Que sont-ils ? »

GGS : « La Bible, le Carré et les Compas. »

Tirshatha : « En tant que Meuble d’une Loge, que t’apprend la Bible ? »

GGS : « La Conformité à la Loi de Dieu. »

Tirshatha : « Et le Carré ? »

GGS : « Ne pas faire ce que je ne voudrais pas qu’on me fasse. »

Tirshatha : « Et les Compas ? »

GGS : « Vivre dans une juste mesure. »

Tirshatha : « Qu’as-tu vu d’autre dans la Chambre du Milieu grâce aux trois grandes Lumières ? »

GGS : « Les Joyaux Moraux ? »

Tirshatha : « Que sont-ils ? »

GGS : « Le Carré, la Balance et la Ligne de Plomb. »

Tirshatha : « Que t’enseigne le Carré en tant que Joyau Moral ? »

GGS : « La Justice est dans tous nos actes. »

Tirshatha : « Et la Balance ? »

GGS : « L’Humilité dans le coeur et le comportement. »

Tirshatha : « Et la Ligne de Plomb ? »

GGS : « L’Honnêteté dans nos pensées et nos intentions. »

Tirshatha : « Qui as-tu rencontré dans la Chambre du Milieu ? »

GGS : « Trois hommes sages. »

Tirshatha : « Comment ont-ils pris congé de toi ? »

GGS : « Ils m’ont mené au Conseil de Sagesse. »

Tirshatha : « Comment fus-tu conduit ? »

GGS : « Par une Etoile Ardente apparaissant au Nord. »

Tirshatha : « Que signifie Conseil de Sagesse ? »

GGS : « Une stalle. »

Tirshatha : « Qui as-tu rencontré dans ce même Conseil de Sagesse ? »

GGS : « Un Frère glorieux, sa Sainte Epouse et le Mot toujours béni. »

Tirshatha : « Nomme-les. »

GGS : « Joseph, Marie, Jésus. »

 Tous se lèvent : « A Lui, comme il est dû, nous attribuons toute la Gloire, l’Honneur, le Pouvoir , la Majesté, la Domination, maintenant et pour toujours. Amen ! »

Les Frères restent debout durant les deux prochaines Sections, donnant la première partie du Signe Pénal.

   

Section XIV

 

 

Tirshatha : « Très Digne Grand Gardien Supérieur, depuis l’ouverture de ce chapitre, qu’as-tu fait ? »

 GGS :« J’ai cherché un Mot qui était perdu mais que, grâce à ton assistance, nous avons maintenant retrouvé. »

Tirshatha : « Quand le Mot fut-il trouvé ? »

GGS :« Quand Il, victorieux, s’éleva. Sur les Péchés et la Mort, nos ennemis éternels »

Tirshatha : « Qu’a fait le Mot pour nous ? »

GGS :« Il vécut trente trois ans sur terre, nous laissa un exemple clair et brillant, souffrit d’une mort douloureuse et ignominieuse pour notre salut, et ensuite monta dans la Grande Loge du Paradis où Il continue, avec le Saint-Esprit, à intervenir en notre nom auprès du Père, Trois Personnes dans Une Divinité. »

Tous :« A Qui toute Gloire, Honneur et Louanges, maintenant, dorénavant et pour toujours. Amen. »

Les Frères restent debout, donnant la première partie du Signe Pénal.

 

 

Section XIV

 

 

Tirshatha : « Digne Grand Gardien Second, qu’exprima le Mot ? »

GGS :« C’est fini s’écria le Rédempteur, et pencha humblement Sa tête gracieuse ; et bientôt le sacrifice étourdissant disparut dans les régions de la mort. »

Tirshatha : « C’est fait ! C’est fait ! Le noble travail est fait, bien trop grand pour les hommes et les anges, que nul autre que le Fils Eternel de Dieu n’osa tenter ou ne put terminer. »

 Les Frères complètent le Signe Pénal et se rassoient.

 

     

Clôture du Chapitre

     

Tirshatha : « Un Frère a-t-il quelque chose à proposer pour le bien de l’Ordre ou de ce Chapitre en particulier ? »

Le Tirshatha sonne un coup qui n’est pas répété par les Gardiens. Tous se lèvent.

Tirshatha : « Toutes les affaires ayant été traitées, je déclare ce Grand Chapitre Provincial clos. »

Le Tirshatha sonne les coups du Rang qui sont répétés par les Gardiens, le Garde et le Garde Suppléant. Les Frères donnent le Signe Pénal. Tous se rassoient.

Le Maréchal va vers le Candidat, le conduit à la porte de la Chambre où le Grand Garde l’autorise à partir.

Le Chapelain va à l’Autel, ferme la Bible, place le Carré et les Compas dessus et tourne la Bible face à l’Ouest.

S’il doit y avoir un ajournement, le Grand Maréchal appellera les Frères à l’ordre pendant que le Tirshatha se retire.

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Ordre Royal d'Ecosse : le degré d'Hérédom (3)

12 Juin 2012 , Rédigé par Rituel ORE Publié dans #hauts grades

Section VIII ou 1ere de la Tour

 

Gardien : « Qui, avec telle clameur, dérange la Tour ? »

Grand Garde : « C’est moi (donnant le nom Chrétien du candidat et sa Caractéristique) de nom Qui, mené par l’Ignorance, vint ici. »

 Gardien : « Malgré ton bon titre, ton guide est bien mauvais. Quiconque erre dans l’obscurité glisse souvent. Que recherches-tu ? »

 GGS : « J’ai souvent entendu qu’un Mot était perdu mais je ne l’ai pas trouvé, à mes dépens ; je recherche ce Mot. »

 Gardien : « Entre donc et repose-toi un instant là où nul bruit ne s’est jamais vu déranger l’harmonie des Frères. »

La Carte avec la Caractéristique du Candidat est placée à l’intérieur de la Tour par le Grand Garde. Après une brève pause :

Le Grand Garde frappe ˜˜  ˜, ˜˜  ˜, ˜˜  ˜ : « Ah ! Gardien, ah ! Quelles nouvelles de Sion ? »

Gardien : « Rien encore de très fiable, mais une rumeur partiale a circulé dans les environs et une proclamation a été faite. »

Grand Garde : « Qu’a-t-elle dite ? Explique le sens et ne le modifie pas. »

Gardien : « Elle dit que la Beauté fut assassinée par trois brutes, Caïn, Achin et Eni, dont l’un d’eux, j’ai peur, est ici. » (Pointant vers le Candidat)

Grand Garde : « Teste-moi, mets-moi à l’épreuve ou réfute-moi si tu peux ; sinon aime-moi. Tu vois que je porte la Plaque de l’Innocence (pointant vers le tablier du candidat) ce qui prouve que je n’ai contribué à aucun acte de sang. »

Grand Garde : « Si tu n’es point homme de sang, tu ne trouveras dans cette Tour que ce qui est bon mais tu dois sembler en servitude un certain temps jusqu’à ce que Monsieur (le nom Chrétien et la Caractéristique du Grand Présentateur et Examinateur sont ici donnés) vienne te sauver. »

Le Gardien reprend sa place.

 

Section IX, ou 2ème de la Tour

 

Grand Présentateur et Examinateur : « Pourquoi le Soleil expose-t-il ses rayons glorieux dans une Loge Maçonnique ou la Lune réfléchit-elle ses rayons ?

Pourquoi le G encerclé de l’Etoile apparaît-il ?

Pourquoi J. et B. portent-ils deux Chapitres ?

Pourquoi y avait-il les Ornements sur la Bordure Dentelée ou pourquoi les Joyaux Moraux sont-ils mis en ordre ?

Pourquoi le Dallage Mosaïque, et les Marches ?

Le Serment et les Vêtements après avoir marché, les Prières ?

Vite, réponds à tout cela, et tu seras alors un homme complètement libre sans le besoin de davantage de secret,

Dis-moi, pour toi, pourquoi le Garde porte-t-il une épée ou pourquoi le Gardien te demande-t-il le Mot de Passe du Maître Maçon, et les deux sont identiques en mon sens. »

Grand Garde : « Le Soleil nous dirige vers la lumière glorieuse de la Révélation, sans laquelle c’est durant la nuit que la Lune affiche la Loi de la Nature, reflétant une lueur faible et scintillante.

Le G entouré d’une Etoile déclare le Schekinah où qu’il apparaisse, que ce soit du Sinaï, de Salem ou de l’endroit où les Rois Mages virent le visage béni du Rédempteur Qui, d’une force Divine.

Les Piliers J. et B. signifient que seul Dieu est notre soutien.

Les Joyaux Moraux, sur le chemin à carreaux Mosaïque, nous enseignent humblement à la fois ce que faire et dire.

Quatre des Vertus affichées par les Ornements sont appelées Cardinaux : nous devons monter l’escalier à petit pas vers notre perfection ; et de peur qu’une surprise ne survienne, nous sommes menés vers un endroit où les prières sont offertes, et nous voyons le visage de notre Maître le plus honoré ; et là nous répétons un Engagement : et, pour compléter notre Liberté, nous sommes investis d’Innocence pendant que les beautés d’une Loge bien formée agissent sur nos sens.

Il nous est aussi donné un Signe, une Marque et un Mot par des Frères que nous connaîtrions.

Les Gardiens questionnent et l’Epée du Garde défend les Frères, et acclame le Mot.

Si j’ai bien répondu, relâche-moi car j’ai hâte de goûter à la liberté. »

Grand Présentateur et Examinateur : « Qu’il est dur d’être restreint à un esprit généreux et aux sens !

Maintenant que l’œil de la Raison est grand ouvert, et qu’aucun mal ne se produise dans le Désert, continue, mon digne ami et Frère, mais sache que si tu devais retourner à nouveau dans ce donjon obscur, tu ne trouverais aucune lumière de Maçonnerie pour égayer tes sens ou soulager ta douleur de Maçon. »

Le Grand Présentateur et Examinateur reprend sa place. Le Surveillant de la Tour se lève, va vers le Angle Sud-Est de la Tour et s’adresse au Candidat.

Surveillant : « Les Frais d’Entrée, s’élevant à trente schillings d’Argent d’Ecosse, étant payés et dus en tant que Candidat, Je, Surveillant de la Tour, te communique maintenant le Mot et le Signal qui te délivreront de la Tour. Le Mot est Zerubbabel et le Signal est donné en en posant la main droite et le bras droit sur l’épaule gauche. »

Il est demandé au Candidat de répéter le Mot et le Signal.

Le Surveillant baisse maintenant le Pont-levis, ouvre la porte de la Tour, sort la Carte avec la Caractéristique du Candidat dessus, la fait traverser le Pont-levis et descendre de la passerelle. Il donne ensuite la carte au Grand Garde qui la rend au Candidat.

Le Surveillant relève le Pont-levis, ferme la porte de la Tour et reprend sa place.

Le Grand Maréchal conduit le Candidat à sa place entre les Gardiens à l’Ouest.

Le Grand Garde reprend sa place.

Les Sections suivantes, X et XI, sont ensuite récitées, étant un examen préalable à l’admission du Candidat au Conseil de Sagesse.

 

Section X, ou 3ème de la Tour

 

Tirshatha : « Très Digne Grand Gardien Supérieur (se lève et salue), où étais-tu ?

GGS : « Dans la Tour de Repos. »

Tirshatha : « Comment es-tu entré dans cette Tour ? »

GGS : « Par un escalier en colimaçon de quinze marches avec trois paliers. »

Tirshatha : « Combien de marches jusqu’au premier palier ? »

GGS : « Sept. »

Tirshatha : « Pourquoi sept ? »

GGS : « Parce que sept constitue une Loge juste et parfaite. »

Tirshatha : « Qui as-tu rencontré là-bas ? »

GGS : « Un Surveillant Junior. »

Tirshatha : « Que t’a-t-il demandé ? »

GGS : « Le Signe, la Marque et le Mot d’un Apprenti Présenté. »

Tirshatha : « Que je demande, également. Approche ce Rang et donne le Signe, la Marque et le Mot.  

Le Grand Gardien Second et le Grand Garde Supérieur se lèvent et se tiennent face à face.

GGS : « Le Signe est ainsi (il le montre) ; je donne ainsi la Marque (il la donne), le Mot est B.O.A.Z. »

Les Gardiens reprennent leur place.

Tirshatha : « Combien de marches jusqu’au deuxième palier ? »

GGS : « Cinq. »

Tirshatha : « Pourquoi cinq ? »

GGS : « Parce que cinq constitue une Loge de Compagnons. »

Tirshatha : « Qui as-tu rencontré là-bas ? »

GGS : « Un Surveillant Supérieur. »

Tirshatha : « Que t’a-t-il demandé ? »

GGS : « Le Signe, la Marque et le Mot d’un Camarade Artisan. »

Tirshatha : « Que je demande, également. Approche ce Rang et donne le Signe, la Marque et le Mot.  

Le Grand Gardien Supérieur et le Grand Garde Second se lèvent et se tiennent face à face.

GGS : « Le Signe est ainsi (il le montre) ; je donne ainsi la Marque (il la donne) ; le Mot est J.A.C.H.I.N. »

 Les Gardiens reprennent leur place.

Tirshatha : « Combien de marches jusqu’au troisième palier ? »

GGS : « Trois. »

Tirshatha : « Pourquoi trois ? »

GGS : « Parce que trois régit une Loge. »

Tirshatha : « Qui as-tu rencontré là-bas ? »

GGS : « Un Maître Maçon. »

Tirshatha : « Que t’a-t-il demandé ? »

GGS : « Le Signe, la Marque et le Mot d’un Maître Maçon. »

Tirshatha : « Que je demande, également. Approche ce Rang et donne le Signe, la Marque et le Mot.

Le Grand Gardien Supérieur se lève et avance vers l’estrade. Le Tirshatha se lève et descend pour faire face au Grand Gardien Supérieur.

 GGS : « Le Signe est ainsi (il le montre) ; je donne ainsi la Marque (il la donne) ; le Mot est Machaben. »

Tirshatha et le Grand Gardien Supérieur reprennent leur place.

Tirshatha : « Comment a-t-il pris congé de toi ? »

GGS : « Il m’a mené vers le Grand Porche. »

Tirshatha : « Qui as-tu rencontré là-bas ? »

GGS : « Un Grand Présentateur et Examinateur. »

Tirshatha : « Que t’a-t-il demandé ? »

GGS : « Le Mot de Passe d’un Camarade Artisan. »

Tirshatha : « Que je demande, également. »

GGS : « Boaz. »

Tirshatha : « Comment a-t-il pris congé de toi ? »

GGS : « Il me livra à un Grand Gardien Second. »

Tirshatha : « Que t’a-t-il demandé ? »

GGS : « Le Mot de Passe d’un Maître Maçon. »

Tirshatha : « Que je demande, également. »

GGS : « Jachin. »

Tirshatha : « Comment a-t-il pris congé de toi ? »

GGS : « Il me livra à un Grand Gardien Supérieur. »

Tirshatha : « Que t’a-t-il demandé ? »

GGS : « Le premier Signe, la Marque et le Mot de Hérédom. »

Tirshatha : « Que je demande, également. »

 Les Gardiens se lèvent et se tiennent face à face. Le Grand Garde Supérieur donne au Grand Gardien Second le Signe, la Marque et le Mot de Hérédom. Les Gardiens reprennent leur place.

Tirshatha : « Comment a-t-il pris congé de toi ? »

GGS : « Il m’a mené au Grand Maître. »

Tirshatha : « Que t’a-t-il demandé ? »

GGS : « D’où vins-je ? »

Tirshatha : « D’où viens-tu ? »

GGS : « De la Tour de Repos. »

Tirshatha : « Quelle recommandation en ramènes-tu ? »

GGS : « Des vœux chaleureux pour tous mes Frères de Caractère. »

Tirshatha : « Peux-tu décrire cette Tour ? »

GGS : « Dans cette Tour, on trouve trois chambres, la première, celle du milieu et la chambre intérieure. Dans la première, nous sommes présentés, dans la deuxième, reçus. Dans la troisième, nous sommes élevés à l’honneur. »

Tirshatha : « Y a-t-il d’autres pièces dans cette Tour ? »

GGS : « Il y a également un donjon obscur dans lequel quiconque est jeté doit peiner sous la lourde Pierre de Taille. »

Tirshatha : « Qu’as-tu vu sur cette Tour ? »

GGS : « Une Loge y était tracée en forme, dont la Voûte était le Paradis, ornée de Principes et de Vertus, qui font notre sept mystique. Les Principes si grands et bons sont au nombre de trois et sont appelés Amour Fraternel, Assistance et Vérité. Les Vertus sont au nombre de quatre, Prudence et Courage, Modération, Justice : et rien de plus : toutes vertus capitales sont bonnes. »

Tirshatha : « Qui as-tu rencontré dans cette Tour ? »

GGS : « Le protecteur de l’Art Royal, le Surveillant de la Tour, qui, pour son prix, me prononça libre ; me donna un Mot que j’ai maintenant : j’ai ainsi traversé le Pont. »

Tirshatha : « Donne-moi ce Mot avec le Signal. »

GGS : « Zerubbabel. »

GGS donne le Signal.

 

A la conclusion de cette Section, les Frères ne donnent pas le Signe.

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Ordre Royal d'Ecosse : le degré d'Heredom (2)

12 Juin 2012 , Rédigé par Rituel ORE Publié dans #hauts grades

Section III

 

Tirshatha : « Digne Grand Gardien Supérieur (se lève et salue), que représente le Fils de l’Homme dans la Maçonnerie ? »

GGS : « La Pierre de Taille Considérée. »

Tirshatha : « Comment est autrement appelé la Pierre de Taille Considérée ? »

GGS : « La Pierre que les Constructeurs ont rejetée qui est devenue maintenant la Pierre Principale de l’Angle ou le modèle le plus parfait sur lequel les Maçons essaient leurs Joyaux Moraux. »

Tirshatha : « En quoi est-ce le modèle le plus parfait ? »

GGS : « Les trois grands principes de la Maçonnerie. »

Tirshatha : « Quels sont-ils ? »

GGS : « Amour Fraternel, Assistance et Vérité. »

Tirshatha : « Pourquoi l’Amour Fraternel ? »

GGS : « Parce que personne ne peut montrer plus grand amour pour ses Frères que lorsqu’Il s’est sacrifié pour eux. »

Tirshatha : « Pourquoi l’Assistance ? »

GGS : « Parce qu’Il est venu pour les libérer des liens du Pécher et de la Mort. »

Tirshatha : « Pourquoi la Vérité ? »

GGS : « Parce qu’Il est la Vérité même et en est le Donateur. »

Tirshatha : « Quel est Son nom ? »

GGS : « Emmanuel. »

Tirshatha : « Que cela signifie-t-il pour les Frères ? »

GGS : « Dieu avec nous. »

Tirshatha : « Que le Dieu de la Vérité soit toujours avec nous pour nous diriger et nous assister. Amen. »

 

Section IV

 

Tirshatha : « Digne Grand Gardien Second (se lève et salue), quel était le premier édifice érigé sous la direction divine. »

GGS : « L’arche de Noé. »

Tirshatha : « Dans que but fut-elle construite ? »

GGS : « Pour sauver les élus du Déluge. »

Tirshatha : « Combien de personnes y avait-il à sauver ? »

GGS : « Huit : quatre hommes et quatre femmes. »

Tirshatha : « Nomme les hommes. »

GGS : « Noé, Japhet, Sem et Cham, tous vrais maçons. »

Tirshatha : « Combien y a-t-il de travaux faits par des mains humaines appelés Merveilles du Monde ?»

GGS : « Sept. »

Tirshatha : « Nomme-les. »

GGS : « La Tour de Babel, les Pyramides d’Egypte, la Statue de Zeus par Phidias à Olympe en Péloponnèse, le Temple d’Artémis à Ephèse, le Mausolée d’Halicarnasse, le Phare d’Alexandrie et le Colosse de Rhodes. »

Tirshatha : « Combien y eut-il de personnes nommées avant d’être nées ? »

GGS : « Trois. »

Tirshatha : « Qui étaient-elles ? »

GGS : « Bézaléel, Maher-Shalal-Hash-Baz et le Roi Cyrus le Grand. »

Tirshatha : « Qu’étaient-ils ? »

GGS : « Bézaléel était un ouvrier inspiré du Tabernacle dans lequel résidait la Divine Schekinah et dans lequel était déposée l’arche d’Alliance qui devint ensuite le modèle pour le Temple du Roi Salomon, conforme à un modèle délivré au Mont Horeb par Dieu à Moïse qui devint ensuite Grand Maître de la Loge d’Israël ; le deuxième, le fils d’une Prophétesse dont nous lisons dans les Prophéties d’Isaïe, ch. VII ; et le troisième, Cyrus le Grand, était le Fondateur de la Monarchie Perse, conquérant de l’Asie et restaurateur du Temple Saint. »

Tirshatha : « Combien y a-t-il de personnes dites ne jamais être mortes ? »

GGS : « Deux, Hénoch et Elie. »

Tirshatha : « Qu’étaient-ils ? »

GGS : « Hénoch était le cinquième après Seth et le septième depuis Adam et prophétisa l’inondation et l’incendie général ; et de peur que les Arts et Sciences ne disparaissent du savoir des hommes, il érigea deux piliers, un de briques, l’autre de pierre, sur lesquels ces Arts étaient gravés jusqu’au bout, de telle sorte que si le pilier de pierre périssait sous les flammes, le pilier de briques resterait, et que si le pilier de briques était détruit par l’eau, le pilier de pierre resterait, et ceci pouvait se voir en son temps sur la Terre de Syrie, selon Joseph. Le second, Elie le Tishbite, qui, après avoir réalisé de nombreux miracles en présence des Rois et de la Princesse d’Israël pour les ramener vers l’adoration du vrai Dieu, était ravi au Ciel par un chariot de feu. »

Tirshatha : « Que devraient célébrer les Francs-Maçons principalement ? »

GGS : « Trois grands événements : la Création du Monde, le Déluge de Noé et la Rédemption de l’Homme. »

Tirshatha : « Dans quel but ? »

GGS : « A la Gloire de Dieu. »

Tous se lèvent : « A Qui vont Gloire, Honneur et Louange, maintenant, à l’avenir et pour toujours. Amen. »

Tous reprennent leur place.

 

Section V

 

Tirshatha : « Digne Grand Gardien Supérieur (se lève et salue), où a lieu, pour la première fois, un Chapitre de l’Ordre ? »

GGS : « Au sommet saint du Mont Moriah dans le Royaume de Judée. »

Tirshatha : « Pourquoi le Mont Moriah a-t-il été consacré ou nommé saint ? »

GGS : « En raison de trois grands sacrifices faits sur son sommet : premièrement, Abraham, à la commande de Dieu, sacrifiant son fils Isaac ; deuxièmement, la prière et le sacrifice du Roi David pour apaiser la peste ; troisièmement, la prière et le sacrifice du Roi Salomon à la consécration du Saint-Temple. »

Tirshatha : « Le mont Moriah a-t-il un égal dans le monde ?

GGS : « Seul le Mont Calvaire. »

Tirshatha : « Pourquoi le Mont Calvaire a-t-il été consacré ou nommé saint ? »

GGS : « En raison d’un grand sacrifice fait sur son sommet. »

Tirshatha : « Lequel ? »

GGS : « Le sacrifice du Messie pour la rédemption du monde. »

Tirshatha : « Ayant auparavant discuté des honneurs et des dignités qui te sont accordés en tant que Franc-Maçon, je désire savoir quel est le premier et plus grand honneur jamais accordé aux Francs-Maçons ? »

GGS : « La descente de la Divine Schekinah, d’abord au sacre du Saint-Tabernacle, puis à la consécration du Temple de Dieu par le Roi Salomon, se plaçant sur l’Arche ou le Trône dans le Saint des Saints, couverte par les ailes du Chérubin où elle continua à donner ses réponses d’oracle pour plusieurs générations. »

Tirshatha : « Combien ? »

GGS : « Quatorze. »

Tirshatha : « La Schekinah n’a-t-elle jamais été destituée ? »

GGS : « Elle l’a été. »

Tirshatha : « Pourquoi ? »

GGS : « Parce que les Israélites se sont prouvés infidèles à leur Dieu. »

Tous se lèvent : « Que la lumière de la Maçonnerie soit retirée de tous ceux qui se prouvent infidèles à leur Dieu ! Amen. »

Tous reprennent leur place.

 

Section VI

 

Tirshatha : « Digne Grand Gardien Second (se lève et salue), les Maçons avaient-ils une place au Temple du Roi Salomon ? »

GGS : « Oui. »

Tirshatha : « Comment s’appelait ce lieu ? »

GGS : « La Chambre du Milieu. »

Tirshatha : « Quelles étaient les qualifications requises pour être admis dans cette Chambre du Milieu ? »

GGS : « Fidélité, Hospitalité et Taciturnité. »

Tirshatha : « Lorsqu’ils étaient admis, que voyaient-ils digne d’observation ? »

GGS : « Le Dallage Mosaïque, l’Etoile Ardente et la Bordure Ornée. »

Tirshatha : « Que représentait le Dallage Mosaïque ? »

GGS : « La Loi remise à Moïse au Mont Sinaï. »

Tirshatha : « Donne aux Frères le Signe de cette Loi. »

GGS lève les deux mains, doigts et pouces écartés.

Tirshatha : « Que représente l’Etoile Ardente. »

GGS : « La Gloire de Dieu apparaissant au Mont Sinaï lors de la remise de cette Loi. »

Tirshatha : « Que représente la Bordure Ornée ? »

GGS : « Les ornements d’une vie vertueuse, conformément à cette Loi. »

Tirshatha : « Le Temple du Roi Salomon avait-il un égal dans le monde ? »

GGS : « Seul le Temple mystique du corps du Christ. »

Tirshatha : « Les Francs-maçons peuvent-ils y espérer une place ? »

GGS : « Ils peuvent. »

Tirshatha : « Comment s’appelle cette place ? »

GGS : « La Chambre du Milieu également. »

Tirshatha : « Quelles sont les qualifications requises pour être admis dans cette Chambre du Milieu ?»

GGS : « Foi, Espoir et Charité. »

Tirshatha : « Lorsque tu es admis, qu’espères-tu voir digne d’observation ? »

GGS : « La Page de Chevalet, la Pierre de Taille Considérée et le Thurnal Broché. »

Tirshatha : « Comment sont-ils placés ? »

GGS : « La page de Chevalet sur le Dallage Mosaïque, la Pierre de Taille considérée sur l’Etoile Ardente et le Thurnal Broché sur la Bordure Ornée. »

Tirshatha : « Que représente pour nous le Thurnal Broché ? »

GGS : « La Grâce Divine pénétrant nos durs cœurs de pierre. »

Tirshatha : « Qu’est la Pierre de Taille Considérée ? »

GGS : « Le Grand Architecte de l’Eglise qui Se nomma la Rose de Charon et le Muguet. »

Tirshatha : « Et qu’est la Page de Chevalet ? »

GGS : « Le chemin du Salut qui nous est présenté dans le Livre des Bonnes Nouvelles. »

Tirshatha : « Ce livre est-il autrement appelé ? »

GGS : « Les Evangiles Saints. »

Tous se lèvent : « Béni soit Dieu de nous avoir donné les Evangiles Saints comme loi et guide de foi. Amen. »

Tous reprennent leur place.

 

Section VII

 

Tirshatha : « Digne Grand Gardien Supérieur (se lève et salue). Tu as d’abord parlé de choses religieuses, et d’honneurs attribués par les Rois. Maintenant, tu dois me dire, sans parler de la Révélation, comment pourrais-tu ainsi marcher sans t’égarer ? »

GGS : « En ne faisant pas aux autres ce que je ne voudrais pas qu’on me fasse (lève le Carré), en vivant dans l’humilité (lève la Balance), en marchant honnêtement avec mon Dieu (lève la Loi de Plomb). Pour ainsi échapper à Sa main de fer. »

Tirshatha : « Tu veux toujours les Compas ? »

GGS : « Je vivrai satisfait de ce qui m’est donné (lève les Compas). Et je serai toujours reconnaissant du Paradis. »

Tirshatha : « Jusqu’ici, mon digne ami et Frère, tu as bien répondu, mais saches que celui qui obtient une Couronne doit agir selon ces lois glorieuses (pointant vers la Bible sur l’Autel) que Dieu Lui-même a établi. »

GGS : « Je me conformerai à ces lois glorieuses (en pointant vers la Bible), et armé de l’Epée de Justice, je porterai le juste Plastron et le Casque du Salut. Ainsi armé, mon ami, je ne craindrai pas de combattre les ennemis de Mon Roi, de mon Pays et de ma Religion. »

Tirshatha : « Très bien, Très Digne et Honoré Frère, nous t’élevons aux plus grands honneurs. »

La scène change maintenant dans la Tour de Repos. Le Grand Garde quitte son poste à la porte et va à l’Angle nord-ouest de la Tour. Le Grand Maréchal conduit le Candidat au côté nord de la Tour. Le Grand Maréchal revient à sa place.

Le Grand Garde, s’adressant au Candidat : « Mon Frère, ceci (en pointant vers la Tour) représente la Tour de Repos. Je voudrais diriger ton attention vers les Marches (il pointe vers chaque élément qu’il mentionne), le Piédestal, l’Axe, le Chapiteau, l’Entablement, la Sphère dessus, le Livre Ouvert, le Mot Ecrit, la Porte du Donjon et le Pont-levis. Tu auras toutes les informations sur ces éléments dans les lectures suivantes. Tu vas maintenant essayer de gagner ton admission à la Tour sous les Caractéristiques par lesquelles tu seras connu dans l’Ordre. Donne-moi s’il te plaît la carte portant ta Caractéristique (le Candidat la donne). Métaphoriquement, tu monte maintenant le premier escalier de Sept Marches (le Grand Garde pose la carte sur le premier palier), au sommet duquel tu rencontres un Surveillant Junior qui te demande le Signe, la Marque et le Mot de l’Apprenti Présenté. Tu fournis les preuves requises et tu peux monter au deuxième escalier (ici le Grand Garde place la carte sur le deuxième palier) de Cinq Marches, au sommet duquel un Surveillant Senior te demande le Signe, la Marque et le Mot d’un Compagnon. Tu fournis encore les preuves requises et peux monter au troisième escalier (le Grand Garde place la carte sur le plus haut palier) composé de Trois Marches, sur lequel ton avancée se voit arrêtée par un Très Honorable Maître te demandant le Signe, la Marque et le Mot d’un Maître Maçon. Tu donnes ces dernières preuves convaincantes et peux continuer comme suit. Je parlerai pour toi.

Le Grand Garde sonne les coups de l’Ordre avec les articulations de ses doigts sur la table ou la plate-forme sur laquelle la Tour est placée.

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