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Hauts Grades

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Rituel de Maître de Marque de l'Arche Royale Américaine (4)

14 Juin 2012 , Rédigé par Rituel de L'ARA Publié dans #hauts grades

INSTRUCTION

 

   T.V.M.   (Ou un officier désigné par le T.V.M.)

                 Mon Frère, une courte explication de la cérémonie de ce Grade va s'avérer à la fois intéressante et instructive.

                 Lors de la construction du Temple du Roi Salomon on employa 80.000 Compagnons et vous avez aujourd'hui représenté l'un d'eux, dont c'était l'habitude, à la fin du sixième jour de chaque semaine, de se rendre au Temple avec de l'ouvrage à faire inspecter. Les inspecteurs, choisis parmi les plus habiles ouvriers, étaient appelés contremaîtres ou Surintendants et placés aux barrières aménagées au Sud, à l'Ouest et à l'Est, pour y recevoir les ouvrages apportés pour la construction du Temple.

                 Pour éviter que l'on n'accepte des ouvrages impropres, dus aux mains de compagnons incompétents, le Roi Salomon ordonna que chaque Compagnon se choisisse une marque, laquelle devait être gravée sur tout ouvrage exécuté par lui, afin que l'on puisse le reconnaître parmi les autres, lorsqu'il serait soumis à l'inspection.

                 Le salaire d'un ouvrier était d'un sou par jour, payé par le Premier Surveillant, qui, par ordre du Roi Salomon, exigeait que chaque Compagnon ayant droit à un salaire passe, à un guichet ménagé dans ses appartements, sa main droite, portant dans la paume sa Marque et donnant ce Gage.

                        Il le fait.

                 Le Premier Surveillant voyant la Marque et le Gage, savait quel salaire était dû et le payait en conséquence. Le défaut de Marque ou de Gage décelait un imposteur, auquel le châtiment d'avoir la main droite tranchée, était infligé.

                 Les cérémonies de ce grade sont basées sur la C.D.V., préparée par notre Grand Maître H.A. et utilisée comme clé de l'arc principal du Temple du Roi Salomon. Nos traditions rapportent qu'un certain sixième jour, un jeune Compagnon, se rendant au Temple avec de l'ouvrage à soumettre à l'inspection trouva, dans les carrières, cette pierre curieusement taillée et, remarquant ses formes et beauté particulières, la substitua à son propre ouvrage. Il la présenta ensuite à la barrière du Sud pour y être inspectée. Le Deuxième Surintendant hésita à l'admettre mais, à cause de ses formes et beauté particulières, autorisa qu'elle passe au Premier Surintendant qui, pour des raisons semblables, l'envoya au Maître Surintendant.

                 Le Maître Surintendant ne connaissant pas les principes de construction de l'arc, remarquant que la pierre n'était ni cubique, ni rectangulaire, les seules formes qu'il avait ordre d'accepter, et qu'elle ne portait aucune des marques régulières du Métier, réunit en conseil les Surintendants qui, ne pouvant déterminer l'usage de cette pierre pour la construction du Temple, la jetèrent parmi les gravois, de cette manière.

                 Il fait le Signe du Rejet

.                Le jeune ouvrier essaya ensuite de recevoir un salaire mais, ne pouvant donner de gage. Il fut décelé comme imposteur et, si un Frère ne s'était interposé à temps, il aurait enduré le châtiment

                 Il fait le Signe.

 

                 Lorsque le Temple fut presque achevé, le Premier Surveillant annonça au Roi Salomon que les ouvriers du Métier ne pouvaient continuer les travaux, par manque d'une C.D.V., pour l'arc principal du Temple. Le Roi Salomon répondit que cette partie de l'ouvrage avait été confiée à notre Grand-Maître H.A. qui, connu pour sa ponctualité, ne pouvait avoir manqué de l'exécuter. On ordonna de rechercher la C.D.V., qui fut trouvée et, en temps voulu, mise en place dans l'arc.

                 Ce grade fut fondé par Salomon, Roi d'Israël, Hiram, Roi de Tyr et Hiram Abi dans le but, non seulement, de récompenser le Labeur, la Fidélité et l'Habileté, mais aussi pour éviter à tout jamais, qu'un Frère Maître de Marque puisse manquer des nécessités de la vie, alors que le prix de sa Marque peut les lui assurer.

 

EXHORTATION

 

   T.V.M.   (Ou un Passé T.V.M.)

             

                 Mon Frère, je vous félicite d'avoir été jugé digne d'être avancé à ce grade honorable de la Franc-Maçonnerie. Permettez-moi d'insister pour que votre esprit comprenne bien que votre assiduité doit toujours être proportionnée à vos devoirs qui deviennent d'autant plus nombreux que vous avancez dans la Franc-Maçonnerie.

                 En tant que Maître de Marque honorable, votre devoir tout particulier consiste en une conduite telle, aussi bien en loge que parmi vos Frères, qu'elle puisse être éprouvée par l'équerre du Grand Surintendant pour que, tel l'ouvrage inachevé et imparfait de l'ouvrier négligent et infidèle des temps anciens, vous ne soyez pas refusé et jeté de côté, comme impropre pour cet édifice spirituel, cette demeure qui n'est pas faite de main d'homme, éternelle dans les cieux.

                 Aussi longtemps que votre conduite sera telle, si l'infortune vous assaille, si des amis vous trahissent, si la jalousie salit votre bon renom, si la méchanceté vous persécute, soyez sûr que parmi les Maîtres de Marque, vous trouverez des amis qui vous prodigueront le soulagement dans votre détresse et le réconfort dans votre affliction, gardant à jamais présent à l'esprit, comme consolation face aux revers de fortune et comme encouragement à espérer de meilleures choses, que la pierre que rejetèrent les bâtisseurs et qui possédait des mérites inconnus d'eux, est devenue la pierre principale du Temple.

                 Vous pouvez maintenant prendre place parmi vos Frères.

             

CONCLUSION

 

   T.V.M.       Frère Second Surveillant, quelle heure est-il ?

        2.S.   C'est la sixième heure du sixième jour de la semaine.

   T.V.M.       Frère Maréchal, rassemblez les Ouvriers et rendez vous aux appartements du Premier Surveillant pour y recevoir les salaires.

      Mar.           (Avec son pied droit.)

                 Tous les Frères se mettent debout

                 Ouvriers, formez-vous en cortège au Sud de la Loge, en colonne par un, face à l'Est.

                 Le cortège est formé par les Su. en tête, suivis par le Cand., le 1.E. et les autres ouvriers (désignés préalablement). Tous font le tour de la Loge comme lors du cortège précédent. Chaque ouvrier passe la main dans le guichet et reçoit un sou. Lorsque tous ont reçu leur salaire, le cortège va former un cercle autour de l'Autel, laissant une ouverture à l'est. Pendant la marche du cortège, l'hymne suivant est chanté:

 

Maîtres de Marque, oyez !

Face au Chef de chantier,

Rassemblez-vous,

Qu'il inspecte vos travaux,

Pour l'Architecte En-Haut,

Et s'ils sont sans défauts,

Les approuve.

Si vos actes sur terre,

Et vos vies sont d'Équerre,

Mains,cœurs unis.

Votre Marque tendez

Avec les justes et vrais;

Votre salaire est prêt,

Soyez béni.

Allez vers l'Occident,

Où Hiram vous attend

Force et Bonté.

Mais que les imposteurs,

Mêlés aux travailleurs,

Prennent bien garde à leur dextre poignet.

 

      Mar.   Faisant le tour du cercle, par l'intérieur, demande à chaque Frère, puis au 1.E. et enfin au Cand., en passant devant eux

                 Combien as-tu reçu ?

                 Chaque ouvrier répond

     Ouvr.   "Un sou".

      Mar.   S'adressant au Cand., qui a aussi répondu

     Cand.   "Un sou"

      Mar.   Quoi ! Toi aussi, un sou ?

                 Ouvriers, voici quelqu'un qui est venu à la onzième heure et a reçu autant que nous, qui avons enduré la fatigue et la chaleur du jour entier. Ce n'est pas juste et je refuse mon salaire!

                 Il jette sa pièce au sol et chaque Ouvrier dit:

     Ouvr.   "Moi aussi !" (Et jette sa pièce au sol.)

   T.V.M.       Frère Premier Surveillant, quelle est la cause de cette confusion ?

        1.S.   Très Vénérable Maître, les Ouvriers ne sont pas satisfaits de leurs salaires.

   T.V.M.   N'avez-vous pas payé à chacun ce qui était convenu ?

        1.S.   J'ai payé chaque homme comme convenu !

   T.V.M.   Alors, mes Frères, pourquoi êtes-vous mécontents ?

      Mar.   Très Vénérable Maître, nous avons enduré la fatigue et la chaleur du jour entier, et nous plaignons de constater que ceux qui arrivèrent à la onzième heure, ont été traités comme nos égaux.

   T.V.M.   N'est-ce pas la loi traditionnelle ?

      Mar.   Nous ne connaissons pas une telle loi traditionnelle.

   T.V.M.   Voulez-vous l'entendre ?

      Mar.   Nous le voulons.

   T.V.M.   Voici la loi traditionnelle: (Le T.V.M. récite le passage suivant : Matt. 20, 1‑16 et 22, 4 depuis sa place à l'Est. Il ne doit pas lire dans un ouvrage !.

                 "Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne. Il convint avec eux d'un denier par jour, et il les envoya à sa vigne. Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d'autres qui étaient sur la place sans rien faire. Il leur dit:

                 «Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est raisonnable.» Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième et il fit de même. Étant sorti vers la onzième heure, il en trouva d'autres qui étaient sur la place, et il leur dit

                 «Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire ?» Ils lui répondirent:

                 «C'est que personne ne nous a loués.»

                 «Allez aussi à ma vigne», leur dit-il. Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant:

                 «Appelle les ouvriers, et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers». Ceux de la onzième heure vinrent, et reçurent chacun un denier. Les premiers vinrent ensuite, croyant recevoir davantage; mais ils reçurent aussi chacun un denier. En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison, et dirent:

                 «Ces derniers n'ont travaillé qu'une heure, et tu les traite à l'égal de nous, qui avons supporté la fatigue du jour et la chaleur». Il répondit à l'un d'eux:

                 «Mon ami, je ne te fais pas tort; n'as-tu pas convenu avec moi d'un denier? Prends ce qui te revient, et va-t'en.

                 Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi. Ne m'est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux ? Ou, vois-tu d'un mauvais oeil que je sois bon ? Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers». "Car il y aura beaucoup d'appelés, mais peu d'élus!".

   T.V.M.   Que dites-vous maintenant; êtes-vous satisfaits ?

      Mar.   Nous le sommes.

                 Les Frères, debout, chantent le couplet suivant:

 

Honneur à tous ceux qui

Vainquirent les ennemis

De l'Art royal.

Aux trois grands précurseurs

Qui ce grade fondèrent.

Que leurs vertus de cœur

En nous s'éveillent.

 

CÉRÉMONIAL DE FERMETURE

 

   T.V.M.       Frère Deuxième Expert, quelle est la dernière comme la première précaution dans une Loge de Maîtres de Marque ?

        2.E.   C'est de s'assurer que la Loge est dûment couverte.

   T.V.M.   Veuillez accomplir ce devoir, informer le Tuileur que je vais fermer cette Loge de Maîtres de Marque, qu'il en prenne bonne note et agisse en conséquence.

        2.E.   Le 2.E. prend sa verge, se rend à la porte d'entrée de la loge et frappe quatre coups de l'intérieur:       _

                 Le Tuil. lui répond par quatre coups de l'extérieur.

       Tuil.   _

        2.E.   (Ouvre la porte)    Frère Tuileur !

       Tuil.   Frère Deuxième Expert ?

        2.E.   Le Très Vénérable Maître m'a chargé de vous informer qu'il va fermer cette Loge de Maîtres de Marque. Prenez-en bonne note et agissez en conséquence.

                 Il referme la porte revient à sa place fiche sa verge dans le socle, se tient droit face au T.V.M.

                 Très Vénérable Maître !

   T.V.M.   Frère Deuxième Expert ?

        2.E.   Le Tuileur est informé.

   T.V.M.      Tous se lèvent. Frère Premier Expert, allez à l'autel.

                 Le 1.E. se rend à l'Ouest de l'Autel salue, dissocie les Lumières puis se tient droit face à l'Orient

                 Je déclare maintenant cette Loge de Maîtres de Marque fermée. Frère Deuxième Expert, informez le Tuileur.

        2.E.   (Prend sa verge, se rend à la porte d'entrée de la loge et frappe quatre coups de l'intérieur) _

       Tuil.   (Le Tuil. lui répond par quatre coups de l'extérieur)      _

        2.E.   (Ouvre la porte)    Frère Tuileur! Le Très Vénérable Maître m'a chargé de vous informer que cette Loge de Maîtres de Marque est maintenant fermée.

                 Le 2.E., referme la porte et revient à sa place.

        2.E.   Très Vénérable Maître, le Tuileur est informé.

            T.V.M. 

            Ceci fait asseoir toute la loge. L'E.G.P. passe au point suivant de l'ordre du jour du Chapitre qui se trouve ainsi repris, ou suspend les travaux selon la forme.

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Rituel de Maître de Marque de l'Arche Royale Américaine (3)

14 Juin 2012 , Rédigé par Rituel de l'ARA Publié dans #hauts grades

Tous les Frères se lèvent. Sous la direction du Mar. les Frères forment des files égales et parallèles, de part et d'autre de l'Autel, en permettant aux Cand. témoins de bien voir la déambulation du T.V.M.. Les Surveillants sans escorte, passent intérieurement aux files, pour prendre place de part et d'autre de l'endroit où va descendre se placer le T.V.M..

Le T.V.M. descend se placer entre les Surveillants, remet son maillet au 1.S. à sa droite, son chapeau au 2.S. à sa gauche. Il s'avance ensuite seul jusqu'à l'est de l'autel et dit:

T.V.M. Frères A. B. C. etc...., si vous êtes toujours disposé à prendre l'obligation, dites "Moi", déclinez vos prénoms et nom,

                 Chaque Cand. les décline l'un après l'autre

                 Et répétez après moi:       En toute liberté et plein consentement personnel, en présence de Dieu Tout-Puissant et de cette Très Vénérable Loge de Maîtres de Marque, érigée à Sa gloire et dédiée à la mémoire d'H.A., par ceci et sur ceci, je promets et je jure très solennellement et sincèrement que jamais je ne révélerai aucun des secrets relevant du grade de Maître de Marque, à qui que ce soit, à moins qu'il s'agisse d'un Frère honorable et légitime de ce grade, ou que je me trouve au sein d'une loge légalement constituée à ce grade; et non à celui ou à ceux auxquels je n'aurai pas reconnu qualité pour les recevoir aussi légitimement que moi, tant que je ne les aurai pas strictement interrogés, dûment éprouvés, ou que je n'aurai pas été informé à leur sujet par la voie maçonnique.

                 En outre, je promets et je jure que je choisirai pour moi‑même une marque, laquelle, une fois enregistrée, je ne modifierai ni n'échangerai, et que je ne la gagerai pas une seconde fois, tant que je ne l'aurai pas libérée d'un engagement précédent.

                 En outre, je promets et je jure que si un Frère Maître de Marque me présente sa marque, en me demandant assistance, je la recevrai et la garderai en faisant droit à sa demande si c'est en mon pouvoir; sinon je lui rendrai sa marque avec le prix de son gage qui est une pièce de deux Euros, égale en valeur au quart d'un écu ou ½ shekel d’argent.

                 Tout cela je le promets et je le jure très solennellement et sincèrement, sans équivoque, restriction mentale ou faux-fuyant d'aucune sorte, sous la moindre peine d'avoir m. o. d. c. et m. m. d. t. (3), si je violais sciemment mon obligation solennelle de Maître de Marque. Ainsi que Dieu me vienne en aide et m'arme de fermeté pour la garder et la tenir.

   T.V.M.   Enlevez vos mains et, pour preuve de votre sincérité, que vos lèvres se posent sur la Sainte Bible.

Ceci est fait. Les autres Cand. le font également le 1.E. leur présentant la Bible à chacun successivement. Puis il revient à l'Autel.

   T.V.M.   Frère Premier Expert libérez ce Frère de la corde; entre lui et nous il y a maintenant un lien quatre fois plus fort

                 Ceci est fait. Le T.V.M. revient entre les surveillants, au pied de l'Orient, remet son chapeau et dit:

   T.V.M.   Regardez-moi maintenant venir de l'Orient, faisant le pas,

                 Il le fait

                 le Signe du Serment,

                 Il le fait

                 et les Signes Pénaux d'un Maître de Marque.

                 Il les fait

                 On fait le pas en avançant du pied droit,

                 Il le fait

                 En ramenant le talon du pied gauche contre le talon du pied droit, les pieds formant ainsi l'angle d'une équerre.

                 Il le fait

                 Ceci est le Signe du Serment.

                 Il le fait

                 Ceci est le premier Signe Pénal.

                 Il le fait

                 Ceci est le Second Signe Pénal.

                 Il le fait

                 En entrant dans une Loge de Maîtres de Marque ou en la quittant, approchez-vous de l'Autel avec ce pas, et saluez les Grandes Lumières avec ce Signe du Serment et ces Signes Pénaux.

                 Ceci est le Signe de Rejet.

                 Il le fait

                 Il fait allusion au rejet de votre travail. Ceci est l'Attouchement.

                 Il le fait

                 Il fait allusion à la manière par laquelle vous avez reçu votre salaire.

                 Ceci est le Grand Signe d'Appel d'un Maître de Marque. Il fait allusion à la manière de porter le résultat de votre travail.

   T.V.M.   Je vous tends maintenant la main droite en témoignage d'Amitié et d'Amour fraternel, et je vais vous communiquer les Attouchements et les Mots de ce grade, mais avant de le faire, je désire vous rappeler un point de votre obligation.

                 Vous venez de jurer solennellement que vous recevriez la Marque d'un Frère Maître de Marque quand elle vous serait offerte en gage, et que vous satisferiez à sa demande si cela vous était possible; sinon, que vous lui rendriez sa Marque avec le prix de son gage. Je vous demande maintenant de me prêter le quart d'un écu, pour lesquels je vous offre ma Marque en gage.

Le T.V.M. tend sa Marque au Cand. Si ce dernier hésite à prendre la Marque, le T.V.M. lui dira

   T.V.M.   Vous avez juré de recevoir la Marque d'un Frère; vous ne pouvez refuser de prendre ma Marque.

                 (Le Cand. prend la Marque, et le T.V.M. poursuit) Satisferez-vous à ma demande ? Ou me retournerez‑vous ma Marque, pour que je puisse aller solliciter quelque autre Frère ?

     Cand.   (Propose de rendre et tend la Marque.)

   T.V.M.   (Refusant de prendre la Marque.)

                 Vous avez juré que vous retourneriez la Marque d'un Frère avec le prix de son gage, qui est une pièce de deux Euros, égale en valeur au quart d'un écu. Vous devez me rendre ma Marque avec la valeur de son gage !

     Cand.   (Incapable d'y satisfaire, se tait.)

   T.V.M.   Vous êtes bien, en effet, dans une situation misérable! Mes Frères, voyez ici, devant vous, un Frère Maître de Marque si totalement démuni qu'il est incapable de satisfaire à un point particulier de son obligation. Qui l'aidera?

        1.E.   Moi ! (Il tend au Cand. un pièce de 1/4 d'Écu, ou de 2Euros. Puis le Cand. rend la Marque au T.V.M. et lui donne la pièce.)

   T.V.M.   Frère A..., vous n'avez pu satisfaire à un point particulier de votre Obligation que grâce à l'aide d'un Frère. C'est la manière que nous, Maîtres de Marque, utilisons pour graver dans l'esprit de tout candidat à ce grade une autre importante leçon. La voici : Si au cours de votre vie vous rencontrez un Maître de Marque, si totalement démuni et dans le besoin, souvenez-vous de cet instant où, agenouillé à l'Autel maçonnique d'une Loge de Maîtres de Marque, vous fûtes incapable de satisfaire à un point particulier de votre obligation sans l'aide d'un Frère. Vous en souvenant, donnez au moins le quart d'un écu pour soulager son besoin et, quoique ce montant soit bien faible, il est des moments et des occasions dans la vie de beaucoup d'entre-nous où, même cette somme généreusement donnée, avec un mot d'affection, peut, non seulement, sauver un Frère des tourments de la faim mais aussi, peut-être, empêcher l'accomplissement d'un crime. Vous souvenant toujours de cela, mon Frère, ce que vous donnerez, donnez-le généreusement, car le Seigneur aime celui qui donne avec générosité.

   T.V.M.   Je vais maintenant, avec l'aide du Premier Expert, vous confier l'Attouchement de passage, le Mot de passe, l'Attouchement et le Mot d'un Maître de Marque. Relevez-vous donc et prenez‑moi la main comme je vous la tiens.

                 Le T.V.M. donne au Cand. l'Attouchement de Maître-Maçon.

                 Frère Premier Expert, voulez-vous être éprouvé en-deçà ou au-delà ?

        1.E.   Au-delà.

   T.V.M.   Au-delà de quoi et vers quoi ?

        1.E.   Au-delà de l'Attouchement de Maître-Maçon vers l'Attouchement de passage de Maître de Marque.

   T.V.M.   Donnez-le moi.

                 Le Cand. aidé par le 1.E. le donne. Qu'est-ce que ceci ?

        1.E.   L'Attouchement de passage d'un Maître de Marque.

   T.V.M.   Appelle-t-il un nom ?

        1.E.   Oui.

   T.V.M.   Voulez-vous me le donner ?

        1.E.   Ce n'est pas ainsi que je l'ai reçu et ce n'est pas ainsi que je le communiquerai jamais ainsi.

   T.V.M.   Comment le communiquerez-vous ?

        1.E.   Je le donnerai par syllabes avec vous.

   T.V.M.   Commencez en donnant une syllabe.

        1.E.   (Donne la dernière syllabe P..)

   T.V.M.   (Donne la première syllabe J..)

   T.V.M.   Ceci est l'Attouchement de passage d'un Maître de Marque et J. P. est le nom qu'appelle cet attouchement, qui est échangé par syllabes, en commençant par la seconde. L'attouchement se donne de.....

                 Ce mot fait allusion à l'ancien port de mer auquel la plupart des matériaux pour la construction du Temple du Roi Salomon étaient envoyés par radeaux, depuis le Mont Liban. La tradition maçonnique rapporte qu'à cet endroit, la côte était si escarpée qu'il était difficile aux ouvriers de la gravir sans une aide extérieure, qui leur était fournie au moyen de cette forte griffe, donnée par des ouvriers, mis en place à cet effet.

                 Frère Premier Expert, voulez-vous être éprouvé en deçà ou au-delà ?

        1.E.   Au-delà.

   T.V.M.   Au-delà de quoi et vers quoi ?

        1.E.   Au-delà de l'Attouchement de passage de Maître de Marque vers l'Attouchement de ce grade.

   T.V.M.   Donnez-le. (Le Cand. aidé par le 1.E. le donne). Qu'est-ce que ceci ?

        1.E.   L'Attouchement de Maître de Marque.

   T.V.M.   Appelle-t-il un nom ?

        1.E.   Oui.

   T.V.M.   Voulez-vous me le donner ?

        1.E.   Ce n'est pas ainsi que je l'ai reçu et ce n'est pas ainsi que je le communiquerai.

   T.V.M.   Comment le communiquerez-vous ?

        1.E.   Je le donnerai par syllabes avec vous.

   T.V.M.   Commencez en donnant une syllabe.

        1.E.   (Donne la dernière syllabe) W...

   T.V.M.   (Donne la première syllabe) M...

   T.V.M.   Ceci est l'Attouchement du Maître de Marque et M.W. est le nom qu'appelle cet attouchement, qui est échangé par syllabes en commençant par la dernière. L'attouchement se donne de..... formant la lettre…., les pieds droits côte à côte; les jambes formant ainsi la lettre…., les bras ployés, les coudes formant un angle droit collés au corps, les bras formant ainsi la lettre….. Ceci fait allusion à un certain passage des Écritures : "Et l'Éternel me dit: Fils de l'Homme sois attentif, et regarde de tes yeux ! Écoute de tes oreilles tout ce que Je te dirai au sujet de toutes les ordonnances de la maison de l'Éternel et de toutes ses lois. Considère attentivement l'entrée de la maison et toutes les issues du sanctuaire."

Les Officiers retournent à leur place. La loge est assise. Le Cand. est assis auprès du 1.E.. Après une pause, La Confusion s'instaure avec bruits et chuchotements.

   T.V.M.       Frère Premier Surveillant, quelle est la cause de cette confusion ?

        1.S.   Les Ouvriers sont arrêtes par manque d'une C.D.V. pour laquelle, je le crains, aucun ordre n'a été donné.

   T.V.M.   Cet ouvrage fut confié au Grand Maître H. A.. Connaissant sa ponctualité, je suis persuadé qu'il a été achevé! Frères Surintendants approchez-vous de l'Orient.

Les trois Su. se rendent, en sortant de leur place par la gauche, devant l'Autel du T.V.M.. Le M.Sur. se place entre les deux autres face à l'Orient.

   T.V.M.   Présente un dessin de la C.D.V. portant sa marque, et dit

                 Un ouvrage de cette forme, et portant cette marque, vous fut-il présenté pour examen ?

   M.Sur.   (Consulte les deux autres Su. à voix basse).

                 Très Vénérable Maître, après nous être consultés, il apparaît qu'une pierre de cette forme, portant cette marque, fut présentée pour examen. Elle n'était ni carrée ni rectangulaire. Des matériaux équarris et des matériaux équarris seulement, sont ceux que nous avions ordre de recevoir. Elle ne portait la marque d'aucun ouvrier connu, et ne connaissant pas la marque qui y était gravée, nous fûmes unanimes à la considérer impropre à la construction et nous la jetâmes parmi les gravats.

   T.V.M.   Voilà qui est vraiment regrettable car, de cette pierre dépend l'achèvement du Temple. Recherchez‑là avec méthode parmi les gravats et voyez si on peut la retrouver.

                 Les Su. la cherchent, la trouvent et la ramènent à l'Orient

   M.Sur.   Très Vénérable Maître, une recherche méthodique a été faite et la pierre a été retrouvée.

   T.V.M.   Montrez-la moi. (ce qui est fait)

   T.V.M.   (Examine la pierre, la tient dans sa main et dit : )         C'est la pierre rejetée par vous qui bâtissiez, qui est devenue la pierre d'angle du Temple. Frère Premier Expert conduisez le candidat à l'Orient.

                 Le Cand. est amené devant le piédestal du T.V.M..

                 Ceci est une imitation de la C.D.V. sur laquelle ce grade est fondé. Sa couleur blanche est une allusion à un certain passage de l'Écriture: "À celui qui vaincra je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai une pierre blanche; et sur cette pierre est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n'est celui qui le reçoit."

                 Le nom nouveau que je vous présente en tant que Maître de Marque est composé de certains mots dont les lettres H.T.W.S.S.T.K.S. sur cette pierre,sont les initiales. Ces mots sont   .... On enseigne à tout Compagnon de placer sa marque, dont traite son obligation,à l'intérieur de ce cercle de lettres. Elle fut antérieurement la Marque personnelle de notre Grand-Maître H. A. et est maintenant devenue la Marque générale du Métier.

   T.V.M.   Je vous présente maintenant les Outils de Travail du Maître de Marque. Ce sont le Ciseau et le Maillet.

                 Le Ciseau démontre les avantages moraux de la discipline et de l'éducation. L'esprit, tel un diamant dans son état originel, est brut et grossier mais, comme l'action du ciseau sur sa gangue extérieure fait apparaître les beautés inhérentes au diamant, l'éducation fait ressortir les vertus cachées de l'esprit et les pousse à parcourir le vaste champ de la matière et de l'espace, pour y faire ressortir le sommet des connaissances humaines, notre devoir envers Dieu et nos semblables.

                 Le Maillet nous enseigne moralement à corriger nos imperfections et à garder l'être humain au niveau qui est le sien dans l'échelle des choses, pour que, par une conduite paisible, il puisse, à l'école de la discipline, apprendre à être heureux de son sort. Ce que le maillet est à l'ouvrier, la raison éclairée l'est aux passions; elle domine l'ambition, elle calme la jalousie,elle modère la colère, et encourage les bonnes dispositions; ce qui fait naître parmi les bons Maçons cet ordre convenable "que rien de terrestre ne peut créer ou détruire la calme illumination de l'âme, et la joie profonde."

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Rituel de Maître de Marque de l'Arche Royale Américaine (2)

14 Juin 2012 , Rédigé par Rituel de l'ARA Publié dans #hauts grades

M.Sur. Qui va là ?

        1.E.   Un ouvrier venant des carrières avec des matériaux pour l'inspection.

   M.Sur.   Présentez votre travail.

                 (Ceci est fait selon le même cérémonial que précédemment. Le M.Sur. l'examine ensuite comme les 1. et 2 Su. l'ont déjà fait)

   M.Sur.   C'est du bon ouvrage, du vrai travail, un travail d'équerre tel que j'ai ordre de le recevoir, vous méritez salaire. Mettez-vous de côté.

                 (Le 1.E. se met sur le coté.)

     Cand.   (Avec sa main gauche)     _

   M.Sur.   (Se lève)    Qui va là ?

     Cand.   Un ouvrier venant des carrières avec des matériaux pour l'inspection.

   M.Sur.   Présentez votre travail.

                 Même cérémonial que précédemment. (Acceptation du travail)

   M.Sur.   C'est une pierre singulière. Elle n'est ni carrée ni rectangulaire. Des matériaux équarris et des matériaux équarris seulement sont ceux que j'ai ordre de recevoir. Tenez-vous à l'écart.

                 Le 1.E. et le Cand. vont s'asseoir sur la colonne du nord.

   M.Sur.      Frères Surintendants, approchez-vous de la barrière de l'Est !

                 Ils le font et se tiennent droit face à lui.

   M.Sur.   Frère Deuxième Surintendant, avez-vous permis que cette pierre passe votre barrière à l'inspection ?

      2.Su.   En effet, étant donné sa forme singulière et sa beauté, je n'ai pas cru devoir la rejeter et j'ai consenti à ce qu'elle passe au Premier Surintendant pour qu'il l'examine.

   M.Sur.   Frère Premier Surintendant, avez-vous permis que cette pierre passe votre barrière à l'inspection ?

      1.Su.   Pour des raisons semblables, j'ai en effet consenti à ce que cette pierre passe à la barrière de l'Est pour votre inspection.

   M.Sur.   Mes Frères, des matériaux équarris et de tels matériaux seulement sont ceux que nous avons ordre de recevoir. Vous ne devriez jamais permettre que la particularité ou la beauté vous amène à violer un ordre absolu. Connaîtriez-vous quelque utilité à une telle pierre pour la construction du Temple ?

      1.Su.   Je n'en connais point.

      2.Su.   Moi non plus.

   M.Sur.   Et moi non plus. Qu'allons-nous faire d'elle ?

      2.Su.   Jetons-là parmi les gravats !

   M.Sur.   D'accord !

      1.Su.   D'accord ! (Tous trois s'emparent de la pierre effectuent ensemble quatre balancements, en disant)

                 "Jetons" - "Jetons" - "Jetons" - "Jetons-là ! "

                 (Ils jettent la pierre par-dessus l'épaule gauche du M.Sur. et la placent sous les sièges derrière son piédestal. Puis les trois Su. retournent à leurs places.)

   T.V.M.        Frère Second Surveillant ! (Le 2.S. se lève) Quelle heure est-il ?

        2.S.   C'est la sixième heure du sixième jour de la semaine.

                 (Il s'assied)

   T.V.M.    Frère Maréchal

                 (Le Mar. se lève et salue avec l'épée.)

   T.V.M.   Rassemblez les ouvriers et rendez-vous auprès du Premier Surveillant pour y recevoir vos gages.

      Mar.    (Avec son pied droit)

                 Tous les compagnons se lèvent.

                 Ouvriers, formez-vous en procession au Sud de la loge, en une seule file, face à l'Est.

La procession est formée par le Mar. (son épée au fourreau) au Sud de la Loge, dans l'ordre suivant: le Mar., tous les Ouvriers (désignés préalablement), les Su., le Cand. et le 1.E. Avant que la procession ne démarre, le T.V.M. dira:

   T.V.M.   Les Ouvriers vont maintenant aller demander leur salaire. Le tâcheron mérite ses gages. Celui qui travaille doit se nourrir. L'ouvrier Sincère et Fidèle ne doit pas craindre de demander son dû, mais que les intrus prennent garde.

La procession s'avance vers l'Est, le Nord, l'Ouest et le Sud passant devant le guichet du 1.S., auprès duquel le Mar. et les Su. demeureront, le Mar. à droite du guichet du 1.Su. son épée tirée face au nord, les trois Surintendants sur une même ligne à quatre pas en face du 1er Surveillant, face à lui et en ménageant un espace pour permettre aux ouvriers et au Cand. de se présenter au guichet.

Après que la procession des ouvriers ait passé le guichet du 1.S., chacun regagne sa place, où il s'assoit. Le M.Sur. et le Cand. restent en place.

        1.S.   (Saisit la main du Cand. quand elle passe le guichet.)

                 Un imposteur ! Un imposteur, tranchez-lui la main droite !

                 (Le Mar. élève son épée comme pour obéir à l'ordre. Le 1.E. se précipite entre le Cand et le Mar. pour prévenir l'exécution de l'ordre en levant la main gauche).

        1.E.   Attendez ! Ce n'est pas un imposteur ! Je le connais comme Compagnon Franc Maçon. J'ai travaillé avec lui dans les Carrières !

        1.S.   Halte ! Que la justice soit tempérée par la grâce ! Frère Maréchal, je le place sous votre garde. Conduisez-le au Très Vénérable Maître et qu'il en décide.

 

Le Cand. est conduit à l'Orient en cortège (constitué par les Mar., 1.E.., Cand., M.Sur., 1.Su., 2.Su., l'un derrière l'autre), par le coté sud de la loge où ils font face au T. V. M. (à l'exception du Mar. qui fait face au sud). Les Officiers sont sur une même ligne (à L'exception du 1.E. légèrement en retrait, entre le Cand. et le Mar.) et sont disposés de droite à gauche du T.V.M. comme suit:           Mar., 1.E., Cand., M.Sur., 1.Su., 2.Su.

      Mar.   Très Vénérable Maître, voici quelqu'un qui a été dénoncé comme imposteur.

   T.V.M.   Dénoncé comme imposteur !

      Mar.   Oui, Très Vénérable Maître, il a essayé de se faire payer des gages alors que rien ne lui était dû.

   T.V.M.   Essayer de se faire payer des gages alors que rien ne lui était dû.

   M.Sur.   Très Vénérable Maître, c'est un imposteur. Il a présenté une pierre qui n'était ni cubique, ni parallélépipédique. Elle ne portait d'ailleurs aucune des marques réglementaires de la Confrérie.

   T.V.M.   Présenter un ouvrage qui n'est ni équarri, ni rectangulaire; essayer de se faire payer des gages alors qu'aucun n'est dû ! Que le châtiment soit infligé. Frère Maréchal, tranchez sa main droite.

(Le 1.E. s'interpose entre le Mar. et le Cand.)

        1.E.   Très Vénérable Maître, ce n'est pas un imposteur, je réponds de lui comme Compagnon Franc-Maçon. J'ai travaillé avec lui dans les Carrières.

   T.V.M.   Prouvez-moi que vous êtes Compagnon Franc-Maçon. Faites le Signe du Serment et le Signe Pénal de Compagnon Franc-Maçon.

                 (Ce qui est fait)

                 Ce Frère est en effet Compagnon Franc-Maçon. Peut-être ne l'a t on pas instruit de la manière de recevoir ses gages en Compagnon.

                 (Le T. V. M. se lève)

                 Mon Frère, c'est là le moyen que nous, Maîtres de Marque, avons adopté pour inculquer à l'esprit des candidats une importante leçon que, nous l'espérons, vous n'oublierez jamais dans vos rapports futurs avec le genre humain. C'est celle-ci: ne prétendez jamais vôtre le bien d'autrui, ni n'essayez de recevoir une rétribution quand nulle ne vous est due. Nous vous plaçons maintenant sous la responsabilité du Maître Surintendant qui va vous renvoyer aux carrières. Quand le moment sera venu, on vous enseignera comment recevoir vos gages en bon et fidèle Ouvrier.

Le M.Sur. conduit le Cand. ainsi que ceux qui sont restés sur les colonnes à la salle de prép.. Les autres OO. regagnent leur place.

   T.V.M.        (Fait asseoir la loge.)

 

CÉRÉMONIE D'AVANCEMENT (2° partie)

 

Tous les Candidats sont à l'extérieur, le Cand. représentatif, ayant été dépouillé de tout métal, la poitrine mise à nu, une corde enroulée quatre fois autour du corps, sous la conduite du M.Sur., frappe à la porte du Temple.

     Cand.   _

        1.E.   (Se lève et salue le T.V.M.)

                 Très Vénérable Maître, il y a une alerte à la porte intérieure.

   T.V.M.   Répondez à l'alerte et voyez quelle en est la cause.

        1.E.   (Se rend à la porte de la salle de prép., frappe :)           _

                 (Ouvre la porte et dit :)

        1.E.   Qui va là ?

   M.Sur.   Les Frères A. B. C. etc....., qui ont été régulièrement initiés, passés et élevés au sublime grade de Maître Maçon et qui demandent maintenant plus de lumière en Franc-Maçonnerie en étant avancés au grade de Maître de Marque.

        1.E.   Frères A. B. C. etc....., est-ce là un acte de votre plein gré et de votre libre volonté ?

     Cand.   Oui.

        1.E.   Frère Maître Surintendant, les candidats sont-ils honorables, possèdent-ils bien les qualités requises, sont-ils dûment et véritablement préparés ?

   M.Sur.   Ils le sont.

        1.E.   Ont-ils travaillé dans les carrières et produit des preuves de leur habileté ?

   M.Sur.   Oui.

        1.E.   De quel autre droit ou par quel autre secours, espèrent-ils obtenir cet important privilège ?

   M.Sur.   Par la connaissance du mot de passe.

        1.E.   Connaissent-ils le Mot de Passe?

   M.Sur.   Ils ne le connaissent pas, mais je le connais pour eux.

        1.E.   Avancez et donnez-le moi.

                 (Ce qui est fait)

                 Le mot de passe est exact. Attendez que le Très Vénérable Maître soit informé de leurs demande et leur fasse tenir réponse.

                 (Il referme la porte et s'avance jusqu'à l'autel où il salue le T.V.M. puis se tient droit face à lui)

                 Très Vénérable Maître, l'alerte fut causée par les Frères A. B. C. etc....., qui ont été régulièrement initiés, passés et élevés au sublime grade de Maître Maçon et qui demandent maintenant plus de lumière en Franc Maçonnerie en étant avancés au grade de Maître de Marque.

   T.V.M.   Est-ce là un acte de leur plein gré et libre volonté ?

        1.E.   Oui.

   T.V.M.   Sont-ils honorables, possèdent-ils bien les qualités requises, sont-il dûment et véritablement préparés ?

        1.E.   Ils le sont.

   T.V.M.   Ont-ils travaillé dans les carrières et produit des preuves de leur habileté ?

        1.E.   Oui.

   T.V.M.   De quel autre droit ou par quel autre secours espèrent-ils obtenir cet important privilège?

        1.E.   Par la connaissance du mot de passe.

   T.V.M.   Connaissent-ils le Mot de Passe ?

        1.E.   Ils ne le connaissent pas, mais je le connais pour eux.

   T.V.M.   Donnez-le à l'intention des Frères

                 (Le 1.E. depuis l'autel donne le Mot de Passe)

                 Le Mot de Passe est exact. Puisque les Frères possèdent toutes les qualités nécessaires, qu'ils entrent dans cette Loge de Maçons de Marque et qu'ils y soient reçus selon les formes Anciennes et dûment établies.

        1.E.   (Va à la porte et l'ouvre)  Entrez au nom du Seigneur !

                 (Le Cand. se tient à quelques pas de la porte intérieure, les autres Cand. conduits par le M.Sur. regagnent leurs places. Une fois cela fait.)

                 Pour votre première admission dans une Loge de Maîtres de Marque vous êtes reçu sur le tranchant d'un ciseau de graveur, et sous la pression d'un maillet.

                 (Pose le ciseau sur la poitrine et le frappe quatre fois avec le maillet.)

                 _        Pour vous enseigner que les préceptes moraux de ce grade doivent se graver en vous profondément et de manière indélébile pour marquer votre vie et votre conduite future. Veuillez maintenant m'accompagner.

                 (Le 1.E. prend alors de sa main gauche l'avant-bras droit du Cand. et le conduit quatre fois autour de la loge pendant que les coups rituels sont donnés au passage devant les piédestaux des trois officiers principaux de la loge et que les versets appropriés des Écritures sont lus.)

        2.S.        Quand Le 1.E. et le Cand. passent devant lui.

        1.S.        Quand Le 1.E. et le Cand. passent devant lui.

                 Le 1.E. et le Cand. poursuivent et s'arrêtent devant le T.V.M. et se tiennent droits face à l'est.

   T.V.M.   "Il me ramena vers la porte extérieure du sanctuaire, du côté de l'Orient. Mais elle était fermée".

                 Puis il frappe         

                 Le 1.E. et le Cand. poursuivent

        2.S.      Quand le 1.E. et le Cand. passent devant lui.

        1.S.      Quand le 1.E. et le Cand. passent devant lui.

                 Le 1.E. et le Cand. poursuivent et s'arrêtent devant le T.V.M. et se tiennent droits face à l'est

   T.V.M.   "Et l'Éternel me dit: Cette porte sera fermée, elle ne s'ouvrira point et personne n'y passera; car l'Éternel, le Dieu d'Israël, est entré par là. Elle restera fermée."

                 Puis il frappe          

                 Le 1.E. et le Cand. poursuivent

        2.S.               Quand le 1.E. et le Cand. passent devant lui.

        1.S.               Quand le 1.E. et le Cand. passent devant lui.

                 Le 1.E. et le Cand. poursuivent et s'arrêtent devant le T.V.M. et font face à l'est.

   T.V.M.   "Pour ce qui concerne le Prince, le Prince pourra s'y asseoir pour manger le pain devant l'Éternel; il entrera par le chemin du vestibule de la porte, et il sortira par le même chemin".

                 Puis il frappe         _

                 Le 1.E. et le Cand. poursuivent

        2.S.   _    Quand Le 1.E. et le Cand. passent devant lui

        1.S.   _    Quand Le 1.E. et le Cand. passent devant lui

                 Le 1.E. et le Cand. poursuivent et s'arrêtent devant le T.V.M. et font face à l'est.

   T.V.M.   "Et l'Éternel me dit: Fils de l'Homme à la Vraie Marque (Mark Well), sois attentif, et regarde de tes yeux ! Écoute de tes oreilles tout ce que Je te dirai au sujet de toutes les ordonnances de la maison de l'Éternel et de toutes ses lois; Identifie de la Vraie Marque (Mark Well) l’entrée de la maison et toutes les issues du sanctuaire".

                 Puis il frappe         _

                 Le 1.E. et le Cand. poursuivent et s'arrêtent devant le 2.S. où ils restent dans le sens de la déambulation

        1.E.   Frappe quatre fois de sa verge le piédestal du 2.S. _

        2.S.        Qui va là ?

        1.E.   Les Frères A. B.. C. etc.     , qui ont été régulièrement initiés, passés et élevés au sublime grade de Maître-Maçon, et qui cherchent maintenant plus de lumière en Franc-Maçonnerie en étant avancés au grade de Maître de Marque.

        2.S.   Frères A. B. C. etc....., est-ce là un acte de votre plein gré et libre volonté ?

     Cand.   Oui.

        2.S.   Frère Premier Expert, les Candidats sont-ils honorables et possèdent-ils bien les qualités requises, sont-ils dûment et véritablement préparés ?

        1.E.   Ils le sont.

        2.S.   Ont-ils travaillé dans les carrières et produit des preuves de leurs habiletés ?

        1.E.   Oui.

        2.S.   Par quel autre droit et par quel autre secours espèrent-ils obtenir cet important privilège ?

        1.E.   Par la connaissance du mot de passe.

        2.S.   Connaissent-ils le Mot de Passe ?

        1.E.   Ils ne le connaissent pas, mais je le connais pour eux.

        2.S.   Avancez et donnez-le moi.

                 Le Mot de Passe est donné par le 1.E., à voix basse, à l'oreille du Second Surveillant en même temps que la Griffe

                 Le mot de passe est exact. Puisque les candidats possèdent toutes les qualités nécessaires conduisez les auprès du Premier Surveillant à l'Occident pour que celui-ci les interroge à son tour.

                 Le 1.E. conduit le Cand. jusqu'au 1.S. où le même cérémonial est répété

        1.E.   Frappe quatre fois de sa verge le piédestal du 1.S.

                 _

        1.S.      Qui va là?

        1.E.   Les Frères A. B. C. etc., qui ont été régulièrement initiés passés et élevés au sublime grade de Maître-Maçon, et qui cherchent maintenant plus de lumière en Franc-Maçonnerie en étant avancés au grade de Maître de Marque.

        1.S.   Frères A. B. C. etc....., est-ce là un acte de votre plein gré et libre volonté ?

     Cand.   Oui.

        1.S.   Frère Premier Expert, les Candidats sont-ils honorables et possèdent-ils bien les qualités requises, sont-ils dûment et véritablement préparés ?

        1.E.   Ils le sont.

        1.S.   Ont-ils travaillé dans les carrières et produit des preuves de leurs habiletés ?

        1.E.   Oui.

        1.S.   Par quel autre droit et par quel autre secours espèrent-ils obtenir cet important privilège ?

        1.E.   Par la connaissance du mot de passe.

        1.S.   Connaissent-ils le Mot de Passe ?

        1.E.   Ils ne le connaissent pas, mais je le connais pour eux.

        1.S.   Avancez et donnez-le moi.

                 Le Mot de Passe est donné par le 1.E., à voix basse, à l'oreille du 1.S.

                 Le mot de passe est exact. Puisque les candidats possèdent toutes les qualités nécessaires, conduisez les auprès du Très Vénérable Maître à l'Orient pour que celui-ci les interroge à son tour.

                 Le 1.E. conduit le Cand. jusqu'au T.V.M. où le même cérémonial est répété

        1.E.   Frappe quatre fois de sa verge le piédestal du T.V.M.

                 _

   T.V.M.        Qui va là ?

        1.E.   Les Frères A. B. C. etc....., qui ont été régulièrement initiés, passés et élevés au sublime grade de Maître-Maçon, et qui cherchent maintenant plus de lumière en Franc-Maçonnerie en étant avancés au grade de Maître de Marque.

   T.V.M.   Frères A. B. C. etc....., est-ce là un acte de votre plein gré et libre volonté ?

     Cand.   Oui.

   T.V.M.   Frère Premier Expert, les Candidats sont-ils honorables et possèdent-ils bien les qualités requises ?

        1.E.   Oui.

   T.V.M.   Sont-ils dûment et véritablement préparés ?

        1.E.   Ils le sont.

   T.V.M.   Ont-ils travaillé dans les carrières et produit des preuves de leurs habiletés ?

        1.E.   Oui.

   T.V.M.   Par quel autre droit et par quel autre secours espèrent-ils obtenir cette important privilège ?

        1.E.   Par la connaissance du mot de passe.

   T.V.M.   Connaissent-ils le Mot de Passe?

        1.E.   Ils ne le connaissent pas, mais je le connais pour eux.

   T.V.M.   Avancez et donnez-le moi.

                 Le Mot de Passe est donné par le 1.E., à voix basse, à l'oreille du T.V.M.

                 Le mot de passe est exact. Puisque les Candidats possèdent toutes les qualités requises et recherchent plus de Lumière en Franc-Maçonnerie, conduisez-les auprès du Premier Surveillant à l'Occident qui leur enseignera comment s'approcher de l'Orient selon les formes Anciennes et dûment établies.

                 Le cortège continue en passant par le Sud de la loge jusqu'à l'Ouest, s'arrête face au 1.S.

        1.E.   Frère Premier Surveillant.

        1.S.   Frère Premier Expert.

        1.E.   Le Très Vénérable Maître ordonne que vous enseigniez aux Candidats comment s'approcher de l'Orient selon les formes Anciennes et dûment établies.

        1.S.   (Se lève)    Frères A..., placez-vous face à l'Orient.

                 Ce qui est fait.

                 Faites un pas en partant du pied droit.

                 Ce qui est fait.

                 Ramenez le talon du pied gauche contre le talon du pied droit, les pieds formant ainsi l'angle d'une équerre.

                 Ce qui est fait, puis le 1.S. salue le T.V.M.

        1.S.   Très Vénérable Maître.

   T.V.M.   Frère Premier Surveillant.

        1.E.   le Candidat est à vos ordres.

   T.V.M.   Se lève       Frère A...., vous êtes à nouveau devant l'Autel de la Franc-Maçonnerie, mais avant d'aller plus loin il est nécessaire que vous contractiez une obligation solennelle propre à ce grade, laquelle ne contient rien d'incompatible avec vos devoirs envers Dieu, votre pays, votre prochain ou vous-même. Fort de cette assurance, êtes-vous disposé à prendre cette obligation ?

     Cand.   Oui.

   T.V.M.   Alors avancez jusqu'à l'Autel, agenouillez-vous sur les deux genoux, vos deux mains reposant sur la Sainte Bible, l'Équerre et le Compas.

 

Le 1.E. accompagne et place le Cand. et demande aux autres Cand. de poser la main droite sur l'épaule du Cand. placé devant ou à coté d'eux afin de former une chaîne jusqu'au Cand. tenant la bible. Puis le 1.E. se place a droite de l'Autel face à l'Orient.

Le T.V.M. frappe.       

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Rituel de Maître de Marque Arche Royale Américaine (1)

14 Juin 2012 , Rédigé par Rituel de l'ARA Publié dans #hauts grades

OUVERTURE

 

   T.V.M.   Se lève  Mes Frères, je vais ouvrir une Loge de Maîtres de Marque et je requiers votre attention et votre aide. (Le T.V.M. s'assied)

                  Frère 2éme Expert! (Le F.2.E. se lève pendant que le T.V.M. poursuit) Veuillez vous assurer que le Tuileur est à son poste, invitez tous les Frères Maîtres de Marque à entrer puis fermez la porte.

        2.E.   (Exécute les ordres du T.V.M. puis revient à sa place, se met à l'Ordre),

                 Très Vénérable Maître, vos ordres sont exécutés. (s'assied)

   T.V.M.    Frère 1er Surveillant (Le F.1.S. se lève pendant que le T.V.M. poursuit, il restera debout pendant tout le Tuilage de la Loge).

                 Tous les présents sont-ils Maîtres de Marque ?

        1.S.   (Si le 1.S. en est sûr, il répond) Très Vénérable Maître, tous les présents sont Maîtres de Marque.

                 ( Si le 1.S. a un doute, il répond ) Je vais m'en assurer et vous en rendrai compte.

                  F.2.E.!

                 ( Le F.2.E. se lève et se met à l'ordre pendant que le 1.S. poursuit ) Veuillez vous assurer que tous les présents sont Maîtres de Marque.

        2.E.   (Le 2.E. S'assure de la qualité de tout présent pour lequel il a un doute en l'interrogeant , quand cela est terminé ) F.1.S.!

        1.S.    F.2.E.!

        2.E.   Tous les Présents sont Maîtres de Marque.

        1.S.   (le 2.E. s'assied)    T.V.M.! tous les présents sont Maîtres de Marque.

   T.V.M.   Comme preuve supplémentaire que tous les présents sont Maître de Marque, recevez le mot de passe des 1. et 2.E. qui l'obtiendront ensuite des Compagnons présents à votre droite et à votre gauche et ils le communiqueront à l'Orient.

        1.S.   FF.EE. approchez de l'Occident.

     1.2.E.   (Les EE. se rejoignent à l'Ouest de l'Autel et s'approchent ensemble de l'Occident pour se mettre à l'Ordre devant le 1.S.).

        1.S.   Donnez-moi le mot de passe des Maître de Marque.

                 (ils le donnent l'un après l'autre en montant au niveau du 1° S. à l'oreille et à voix basse)

        1.S.   Maintenant vous devez l'obtenir des FF. à votre droite et à votre gauche et le communiquer au T.V.M. à l'Orient.

                 (Les EE. se déplacent vers l'Orient de chaque côté de la Loge et reçoivent le M.d.P de tous les présents à l'exception du 2.S. et des GG.OO. à l'Orient. Il n'est pas nécessaire de demander le M.d.P au Sec. et au Très. quand ces OO. occupent leur plateau.

                 Les EE. retournent au niveau du 1.S., le 2.E. communique le M.d.P au 1.E. puis regagne sa place devant laquelle il reste debout. Le 1.E. se rend à l’O. et communique le M.d.P au T.V.M. en montant à son niveau, puis retourne à sa place).

             

   T.V.M.   F.1.S.

        1.S.   T.V.M.

   T.V.M.   Le mot de passe est exact et dûment enregistré à l'Orient.

                 (Les EE. retournent à leur place ; et s'assoient).

   T.V.M.   F.2.E. ! (le 2.E. se lève et se met à l'Ordre) Quel est le premier devoir en Loge de Maîtres de Marque ?

        2 E.   De s'assurer que la Loge est dûment couverte.

   T.V.M.   Assurez-vous-en et informez le T. que je vais ouvrir une Loge de Maîtres de Marque. Qu'il en prenne bonne note et agisse en conséquence.

                 (Le 2.E. prend sa verge, se rend à la porte de la Loge et y frappe 4 coups de l'intérieur) _

       Tuil.   (Répond par 4 coups frappés de l'extérieur) _

        2.E.   (Ouvre la porte) F.T., je suis chargé de vous informer que le T.V.M. va ouvrir une Loge de Maîtres de Marque. Prenez-en bonne note et agissez en conséquence.

        2.E.   (Ferme la porte, regagne sa place, se met à l'Ordre et s'adresse au T.V.M.) T.V.M.

   T.V.M.   F.2.E.

        2.E.   Nous sommes dûment couverts.

   T.V.M.   Comment sommes-nous couverts ?

        2.E.   Par un Maître de Marque, posté à l'extérieur, armé de l'outil propre à sa charge.

   T.V.M.   Quels sont ses devoirs en tant que tels ?

        2.E.   Surveiller l'approche des intrus et des indiscrets. S'assurer que nul n'entre ou ne sorte sauf ceux qui ont toutes les qualités requises et l'autorisation du T.V.M.(s'assied).

   T.V.M.   F.1.S. ! (le 1.S. se lève et se met à l'Ordre) Êtes-vous Maître de Marque ?

        1.S.   Je le suis, éprouvez moi.

   T.V.M.   Comment voulez-vous être éprouvé ?

        1.S.   Par le Ciseau et le Maillet.

   T.V.M.   Pourquoi par le Ciseau et le Maillet ?

        1.S.   Par ce que ce sont les outils de Travail d'un Maître de Marque.

   T.V.M.   Qu'est-ce qui fait de vous un Maître de Marque ?

        1.S.   Mon obligation.

   T.V.M.   Où avez-vous été reçu Maître de Marque?

        1.S.   Dans le sein d'une Loge juste et dûment constituée de Maîtres de Marque, assemblés en un lieu représentant un atelier érigé par nos Frères Anciens à côté du Temple du Roi SALOMON.

   T.V.M.   De combien se compose une Loge de Maîtres de Marque?

        1.S.   8 ou plus.

   T.V.M.   Lorsqu'elle est composée de 8, comment est-elle constituée?

        1.S.   Du T.V.M., des 1° et 2° S., des 1° et 2°E, du M. Surintendant, des 1. et 2. Surintendants.

   T.V.M.   Quelle est la place du 2.Sur ?

        1.S.   À la barrière du Sud

   T.V.M.    (Les Officiers se lèvent)          F.2.Sur. !

     2.Sur.   T.V.M.

   T.V.M.   Quels sont les devoirs de votre charge ?

     2.Sur.   Inspecter tous les matériaux apportés de l'extérieur pour la construction du Temple.

   T.V.M.   Quelle est la place du 1.Sur ?

     2.Sur.   À la barrière de l’Ouest.

   T.V.M.   F.1.Sur. !

     1.Sur.   T.V.M.

   T.V.M.   Quels sont les devoirs de votre charge ?

     1.Sur.   Inspecter tous les matériaux apportés de l'extérieur pour la construction du Temple.

   T.V.M.   Quelle est la place du M.Sur ?

     1.Sur.   À la barrière de l’Est.

   T.V.M.   F. M.Sur. !

   M.Sur.   T.V.M.

   T.V.M.   Quels sont les devoirs de votre charge ?

   M.Sur.   Inspecter tous les matériaux apportés de l'extérieur pour la construction du Temple, les accepter ou les rejeter, présider les conseils de Surintendants.

   T.V.M.   Quelle est la place du 2.E. ?

   M.Sur.   À la droite du 1.S. à l'Occident.

   T.V.M.   F.2.E. !

        2.E.   T.V.M.

   T.V.M.   Quels sont les devoirs de votre charge ?

        2.E.   Porter les messages du 1.S. à l'Occident, au 2.S. au Midi ou en tout autre lieu de la Loge où il m'ordonnera d'aller, m'assurer que nous sommes dûment couverts.

   T.V.M.   Quelle est la place du 1.E.?

        2.E.   A la droite du T.V.M. à l'Orient.

   T.V.M.   F.1.E.

        1.E.   T.V.M.

   T.V.M.   Quels sont les devoirs de votre charge ?

        1.E.   Porter les ordres du T.V.M. à l'Orient, au 1.S. à l'Occident ou en tout autre lieu de la Loge où il m'ordonnera d'aller, accueillir et décorer les FF. visiteurs, recevoir et conduire les candidats.

   T.V.M.   Quelle est la place du 2.S. ?

        1.E.   Au Midi.

   T.V.M.   F.2.S.

        2.S.   T.V.M.

   T.V.M.   Quels sont vos devoirs au Midi ?

        2.S.   Observer le Soleil au Méridien, qui est la gloire et la beauté du jour. Appeler les FF. du travail au repos et les surveiller pendant celui-ci. Veiller strictement à ce que l'esprit du repos ne soit pas dénaturé et ne dégénère en excès ou en intempérance, les remettre au travail sur ordre du T.V.M.

   T.V.M.   Quelle est la place du 1.S ?

        2.S.   A l'Occident.

   T.V.M.   F.1.S.

        1.S.   T.V.M.

   T.V.M.   Pourquoi êtes-vous placé à l'Occident.

        1.S.   Comme le soleil termine sa course à l'Occident, de même le 1.S. s'y tient pour aider le T.V.M. à ouvrir et fermer la Loge, payer aux FF. leur salaire, s'il leur est dû, afin qu'aucun ne puisse partir mécontent: L'harmonie étant le fondement de toute institution et de la nôtre en particulier.

   T.V.M.   Quelle est la place du T.V.M. ?

        1.S.   A l'Orient.

   T.V.M.   Pourquoi à l'Orient ?

        1.S.   Comme le soleil se lève à l'Orient, pour commencer sa course et régir le jour, de même le T.V.M. se lève à l'Orient pour ouvrir et gouverner la Loge (le T.V.M se lève), mettre les FF. au travail en leur donnant toutes instructions utiles à l'accomplissement de leur tâche.

   T.V.M.   F.1.S., j'ordonne que cette Loge de Maîtres de Marque soit maintenant ouverte pour la gestion des travaux dont elle peut régulièrement être saisie.

                 Informez-en le 2.S. au Midi, qui le communiquera aux FF. présents, pour que, en ayant pris bonne note, ils puissent agir en conséquence.

        1.S.   F.2.S. (se lève et se met à l'ordre).

        2.S.   F.1.S.

        1.S.   Par ordre du T.V.M. cette Loge de Maîtres de Marque va maintenant être ouverte pour la gestion des travaux dont elle peut régulièrement être saisie. Communiquez-le aux FF. présents pour que, en ayant pris bonne note, ils puissent agir en conséquence.

        2.S.    (Toute la Loge se lève et fait le S.d.F. sauf le T.V.M. et le 1.S.

                 Mes FF., par ordre du T.V.M., communiqué à moi par le 1.S. à l'Occident, cette Loge de Maîtres de Marque va maintenant être ouverte pour la gestion des travaux dont elle peut régulièrement être saisie. Je vous le communique, pour que, en ayant pris bonne note, vous puissiez agir en conséquence.

   T.V.M.   A moi mes FF. pour les Signes en vous réglant sur l'Orient.

                 (Toute la Loge fait les Signes de Maître de Marque en se réglant sur le T.V.M.)

   T.V.M.   _

        1.S.   _

        2.S.   _

   T.V.M.   Mes FF. prêtez attention au Chapelain.

                 (le Chap. va à l'Autel et s'agenouille, tous les FF. se mettent au Signe de Foi).

     Chap.   (l Pi. 2, 1‑7 (Esa. 28, 16) et l Pi. 2, 15‑17).

                 "Rejetant donc toute méchanceté et toute ruse, la dissimulation, l'envie, et toute médisance."

                 "Si vous avez goûté que le Seigneur est bon, approchez-vous de Lui, pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu; et vous-même, comme des pierres vivantes, édifiez vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d'offrir des victimes spirituelles agréables à Dieu."

                 "Car il est dit dans l'Écriture "Voici, J'ai mis en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse, solidement posée; Celui qui croit en elle ne sera point confus"; "L'honneur est donc pour vous qui croyez. Mais pour les incrédules, la pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l'angle".

                 "Mes Frères, c'est la volonté de Dieu qu'en pratiquant le bien vous réduisiez au silence les hommes ignorants et insensés.

                 Étant libres, sans faire de la liberté un voile qui couvre la méchanceté, mais agissant comme des serviteurs de Dieu. Honorez tout le monde; aimez les Frères; craignez Dieu."

       Tous   Ainsi soit il.

                 (Les FF. cessent le Signe de Foi)

   T.V.M.   F.1.E. !

        1.E.   T.V.M.

   T.V.M.   Allez à l'Autel et disposez les 3 Grandes Lumières de la Franc Maçonnerie.

                 (Tous les FF. se mettent au Signe de Fidélité)

        1.E.   (Se rend à l'Autel, dispose les 3 Grandes Lumières)

   T.V.M.   Je déclare maintenant cette Loge de Maîtres de Marque, érigée à la Gloire de Dieu et dédiée à la mémoire d'H.A. dûment ouverte, prête à travailler F.2.E. !

        2.E.   T.V.M.

   T.V.M.   Informez le T.

                 (le 1.E. salue en Maître Maçon de Marque et retourne à sa place)

                 (Tous cessent le Signe de Fidélité)

        2.E.   (de l'intérieur) _

       Tuil.   (de l'extérieur) _

        2.E.   (ouvre la porte )    F.T.

       Tuil.   F.2.E.

        2.E.   Cette Loge de Maîtres de Marque est ouverte (ferme la porte, retourne à sa place, se met à l'Ordre) T.V.M. !

   T.V.M.   F.2.E.

        2.E.   Le T. est informé.

   T.V.M.    Prenez séance.

 

CÉRÉMONIE D'AVANCEMENT (1° partie)

 

   T.V.M.       Frère Premier Surveillant.

                 (Le 1.S. se lève)

                 Avez-vous quelque chose à soumettre à cette Loge de Maîtres de Marque ?

        1.S.   Les Frères A., B., C., etc....., Maîtres Maçons, qui ont été dûment élus, sont en attente et désirent être avancés au grade de Maître de Marque.

                 (Le 1.S. s'assied.)

   T.V.M.   (Se lève)   Mes Frères, vous avez entendu l'annonce faite par le Premier Surveillant; s'il n'y a pas d'opposition nous allons poursuivre et conférer le grade.

                 (Le T.V.M. marque une pause)

   T.V.M.   Frère Premier Expert.

                 (Le 1.E. se lève)

                 Veuillez vous retirer pour préparer et amener les Candidats.

                 (Le T.V.M. s 'assied)

Le 1.E. va à l'Ouest de l'Autel, se tient droit, salue et se retire. Un seul Cand. exécutera la déambulation, les autres prendront place à l'Ouest. Le Cand est préparé en étant dépouillé de tout métal, ayant retiré sa veste, ses manches de chemise roulées au-dessus du coude, et portant son tablier en Compagnon Franc-Maçon. Le 1.E. donne alors au Cand. les instructions suivantes:

        1.E.   Vous allez maintenant personnifier un ouvrier se rendant au Temple avec des matériaux à soumettre à l'inspection. Prenez cette pierre de la main droite et portez-la ainsi, tenue entre le pouce et les doigts, la balançant sur le côté à bras tendu. Vous vous arrêterez à trois endroits où vous frapperez de la manière suivante: _ (avec la main)

                 On vous demandera:        "Qui va là ?", ce à quoi vous répondrez:      "Un ouvrier venant des carrières avec des matériaux à inspecter".

                 (Le Cand. le répète)

                 On vous dira : "Présentez votre travail", Présentez-le de cette manière, le dos de la main droite posé dans la paume de la gauche. Veuillez maintenant me suivre, à six pieds derrière moi.

Le 1.E. portant la pierre rectangulaire et le Cand. portant la C.D.V. entrent, l'un derrière l'autre, sans frapper (les autres Cand. entrent à la suite et vont directement à leurs place) et font le tour de la Loge jusque devant le piédestal du 2.Su. où ils s'arrêtent lui faisant face.

        1.E.    _       (avec sa verge)

      2.Su.   (Se lève)   Qui va là ?

        1.E.   Un ouvrier venant des carrières avec des matériaux pour l'inspection.

      2.Su.   Présentez votre travail.

        1.E.   (Le 1.E. pose sa verge dans son support et balance la main droite tenant la pierre rectangulaire, une fois d'arrière en avant, jusqu'à hauteur de sa poitrine, le bras tendu, la paume de la main vers le haut; il place alors sa main droite tenant la pierre dans sa main gauche, la gauche sous la droite).

      2.Su.   (Prend la pierre, y applique l'équerre aux arêtes, la regarde et la frappe de son maillet)

                 _

                 C'est du bon ouvrage, du vrai travail, un travail d'équerre; je vous permets d'avancer jusqu'au Premier Surintendant.

        1.E.   (Reprend sa verge et avance de six pas en direction du 1.Su. et s'arrête.)

     Cand.   (Avec sa main gauche sur le piédestal)   _

      2.Su.   (Se lève)    Qui va là ?

     Cand.   Un ouvrier venant des carrières avec des matériaux pour l'inspection.

      2.Su.   Présentez votre travail.

     Cand.   (Balance la main droite tenant la C.D.V. une fois d'arrière en avant, jusqu'à hauteur de la poitrine, le bras tendu, la paume de la main vers le haut, I'inscription de la pierre visible sur le haut; il place alors sa main droite tenant la pierre dans la main gauche, la gauche sous la droite)

      2.Su.   (Examine la pierre)

                 C'est une pierre singulière. Elle n'est ni carrée ni rectangulaire mais, vu sa forme particulière et sa beauté, je me refuse à la rejeter. Je vous laisse toutefois avancer jusqu'au Premier Surintendant pour qu'il l'examine.

                 (Le Cand. rejoint le 1.E. reforme le cortège et s'approchent du 1.Su. ou ils s'arrêtent en lui faisant face)

        1.E.    _       (avec sa verge)

      1.Su.   (Se lève)    Qui va là ?

        1.E.   Un ouvrier venant des carrières avec des matériaux pour l'inspection.

      1.Su.   Présentez votre travail.

        1.E.   (Balance la main droite tenant la pierre rectangulaire une fois d'arrière en avant, jusqu'à hauteur de sa poitrine, le bras tendu, la paume de la main vers le haut; il place alors sa main droite tenant la pierre dans sa main gauche, la gauche sous la droite)

      1.Su.   (Prend la pierre, y applique l'équerre aux arêtes, la regarde et la frappe de son maillet)

                 _

                 C'est du bon ouvrage, du vrai travail, un travail d'équerre; je vous permets d'avancer jusqu'au Maître Surintendant.

        1.E.   (Reprend sa verge et avance de six pas en direction du M.Sur. et s'arrête.

     Cand.   (Avec sa main gauche sur le piédestal)   _

      1.Su.   (Se lève)    Qui va là ?

     Cand.   Un ouvrier venant des carrières avec des matériaux pour l'inspection.

      1.Su.   Présentez votre travail.

     Cand.   (Balance la main droite tenant la C.D.V. une fois d'arrière en avant, jusqu'à hauteur de la poitrine, le bras tendu, la paume de la main vers le haut, I'inscription de la pierre visible sur le haut; il place alors sa main droite tenant la pierre dans la main gauche, la gauche sous la droite)

      1.Su.   (Examine la pierre)

                 C'est une pierre singulière. Elle n'est ni carrée ni rectangulaire mais, vu sa forme particulière et sa beauté, je me refuse à la rejeter. Je vous laisse toutefois avancer jusqu'au Maître Surintendant pour qu'il l'examine.

                 (Le Cand. rejoint le 1.E. et ils reforment le cortège. Ils s'approchent du M.Sur. face au piédestal devant lequel ils s'arrêtent)

        1.E.    _       (avec sa verge)

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Instruction du grade de Maître Maçon de "la" Marque

14 Juin 2012 , Rédigé par GODF Publié dans #hauts grades

Lors de la construction du Temple du Roi Salamon et avant l'institution des grades de Maître Maçon et de Passé Maître, 80.000 Maçons opératifs furent employés. Une partie taillait la pierre dans les carrières de Sarédatha, les autres construisaient le Temple. Il y avait en outre 30.000 mille hommes da corvée dans les forêts du Liban. Afin que chacun de ces 110.000 travailleurs puisse être connu de ceux qui avaient la charge de les commander, que chaque partie de l'ouvrage puisse être soumise à l'examen le plus minutieux et que chaque Compagnon du Métier reçoive sans retard la récompense de son travail et de son habileté, ce nombre considérable fut partagé en 1.100 Loges de Compagnons du Métier et d'Apprentis Entrés. Les Compagnons du Métier dirigeaient les Apprentis Entrés et leur apprenaient à travailler. Au-dessus de tous ces ouvriers, 3.300 Ménatschim, nommés aussi Inspecteurs ou Maîtres de la Marque, avaient été placés, au nombre de trois par Loge. On les appelle maintenant généralement le Vénérable Maître, le Premier et le Deuxième Surveillants.

Chaque Compagnon du Métier avait une marque personnelle par laquelle son Inspecteur immédiat reconnaissait son travail. De leur côté, les Inspecteurs possédaient une marque commune par laquelle ils montraient qu'ils approuvaient le travail d'un Compagnon. Ils avaient aussi d'autres marques qui leur servaient à indiquer les positions respectives des pierres. Ainsi sans aucune difficulté le travail individuel de chacun était-il reconnu, sa perfection indiquée et sa place exacte donnée. La Marque du Maître était le triangle. C'est le symbole de Dieu, le Grand Géomètre et le Grand Inspecteur de l'Univers, à qui nous devons tous nous soumettre et que nous devons très humblement adorer.

Ces 300 Inspecteurs étaient eux-mêmes répartis en 100 Loges de 33, présidées par 300 Inspecteurs également appelés Ménutschim ou Maîtres de la Marque .Ils étaient nommés par Hiram Abif lui-même et c'est à eux qu'était confié le soin de payer leur salaire aux autres ouvriers.

Lorsque les Compagnons du Métier et leurs Inspecteurs, ou Maîtres de la Marque, venaient recevoir leur salaire, les uns et les autres présentaient la main d'une manière différente et à un guichet différent. De cette façon si un Compagnon du Métier osait présenter la main à un guichet de Maître de la Marque, il était immédiatement démasqué comme imposteur, Armé d'une hache, le Deuxième Surveillant, placé à côté du Premier Surveillant, se tenait prêt à infliger le châtiment en prescrit. Ce dernier est une des parties du signe Pénal et, de même que l'autre partie, celle d'avoir l'oreille arrachée, était un châtiment en usage chez les Sidoniens. Les Inspecteurs devaient examiner chaque pierre, non seulement du point de vue de sa qualité, en frappant dessus trois coups de maillet, et du point de vue de sa finition en la retournant mais aussi afin de s'assurer qu'elle avait été taillée exactement selon les tracés d'exécution. Ils la faisaient porter ensuite au Maître Inspecteur qui vérifiait si elle remplissait bien toutes ces conditions. Si la pierre était jugée parfaite à tous les égards, recevait la marque du Maître de la Marque et était envoyée au Temple. Sinon, elle était re jetée. Deux Compagnons ou plus, en étaient chargés. Ils la prenaient chacun d'un côté et après l'avoir balancée trois fois en arrière et en avant

elle était jetée au rebut . C'est de cela que provient le signe nommé signe de Rejet.

Les autres signes, à savoir le signe de Désolation et le signe de Gratitude, sont aussi anciens puisque leur emploi dans ce grade remonte, dit-on, à un événement qui se produisit lors de la construction du Temple du roi Salomon.

Tous les six jours de travail, les Maîtres de la Marque avaient coutume de se rendre chez le Grand Maître en exercice, Hiram Abif, afin de recevoir les tracés d'exécution et les instructions pour la poursuite de l'ouvrage. Il semble qu'une partie de ces tracés d'exécution ait été perdue. Mais un Compagnon du Métier intelligent et ingénieux, soit qu'il en ait vu un tracé complet, soit qu'il ait conçu une idée exacte d'après le reste de l'ouvrage, comprit d'une pierre d'une forme très particulière manquait pour achever le plan d'ensemble. Dans le but sans doute de se distinguer en montrant un savoir inhabituel, il commença aussitôt à dégrossir une pierre de cette sorte. Il y consacra beaucoup de temps et de peine puis enfin il y grava sa marque. Quand on examina les tracés de l'exécution, on ne trouva aucune place pour cette pierre et le Compagnon du Métier, au lieu de gloire, ne recueillit que des paroles de reproche d'avoir perdu son temps.

On donna l'ordre de jeter la pierre, ce qui fut exécuté par deux compagnons du Métier forts contents de voir leur camarade puni de sa présomption. En voyant l'injuste traitement de son travail, le Compagnon du Métier, attristé, s'appuya la main contre la joue et, laissant aller sa tête de ce côté, s'écria avec désolation : "Hélas, hélas, j'ai travaillé en vain !" C'est le troisième signe du grade et il est appelé signe de Désolation. La pierre resta longtemps perdue au rebut. Cependant, le moment vint enfin où l'on eut besoin de la clef de l'Arc Sacré du Temple du Roi Salomon. C'est cette pierre dont le tracé d'exécution, comme il avait été dit, avait été égaré. On fit des recherches dans le Temple, mais en vain, et une enquête plus poussée montra qu'aucune pierre de cette forme n'y avait jamais été apportée. L'Inspecteur de cette partie de l'Edifice envoya trouver l'Inspecteur des carrières à qui, pensait-il, on avait donné les tracés et les instructions pour cette part de l'ouvrage afin de demander pourquoi cette pierre n'avait pas été fournie avec les autres. L'Inspecteur des carrières répondit qu'il n'y avait pas de tracé pour une telle pierre parmi ceux qui lui avaient été confiés.

Le travail était interrompu. Hiram Abif en demanda la raison et en reçut l'explication. Il se souvint non seulement d'avoir exécuté le tracé et donné les instructions pour cette pierre remarquable, mais aussi de les avoir confiés lui-même au Maître de la Marque. Ce dernier fut réprimandé de sa négligence pour avoir perdu une partie des tracés ; mais en apprenant de quelle pierre il s'agissait, il se souvint qu'une de cette forme avait été taillée par un de ses ouvriers. Il en informa aussitôt Hiram Abif et ajouta que ne l'ayant pas trouvée dans ses tracés d'exécution, il avait refusé de la marquer et l'avait fait jeter. Hiram Abif envoya chercher le Compagnon du Métier qui avait taillé la pierre et, après ses réponses, comprit que de devait en effet être la pierre dont il avait besoin. Il ordonna qu'une recherche approfondie fut faite aussitôt à la carrière et on la retrouva enfin intacte. Afin de montrer combien il était satisfait de l'habileté et de la capacité déployée par l'ingénieux Compagnon du Métier, Hiram Abif ordonna qu'il fût sans tarder avancé au grade distingué de Maître de la Marque. Selon les instructions d'Hiram Abif, le Compagnon du Métier grava ensuite la marque d'approbation du Maître de la Marque sur la pierre autour de la sienne et sur le pourtour huit lettres, sur lesquelles la tradition présente quelques hésitations car elles ne sont plus transmises dans leur langue d'origine mais dont on pensa généralement qu'elles correspondaient à : H.T.E.V.E.A R.S..

La pierre fut apportée au Temple avec beaucoup de pompe et de faste et tandis qu'on la mettait en place, le Maître de la Marque nouvellement reçu, dans une joyeuse extase, joignit les mains de la façon décrite pour le quatrième signe du grade et regardant vers le ciel s'exclama : "Dieu soit loué, j'ai bien marqué".

Chroniques II, 2, vers, 17-18 :

"Salomon compta tous les étrangers qui étaient dans le pays d'Israël, et dont le dénombrement avait été fait par David, son père. On en trouva cent cinquante-trois mille six cents. Et il en prit soixante-dix mille pour porter les fardeaux, quatre-vingt mille pour tailler la pierre dans la montagne, et trois mille six cents pour surveiller et faire travailler le peuple".

Décompte :

-70.000 pour porter les fardeaux

-80.000 pour tailler les pierres dans la montagne

- 3.600 pour surveiller et faire travailler le peuple

soit 153.600 tous "étrangers"

Rois I, 5, vers. 13-16 :

"Le roi Salomon leva sur tout Israël des hommes de corvée ; ils étaient au nombre de trente mille. Il les envoya, au Liban, dix mille par mois alternativement ; un mois au Liban et deux mois chez eux. Adonhiram était préposé sur les hommes de corvée. Salomon avait encore soixante-dix mille hommes qui portaient les fardeaux et quatre-vingt mille qui taillaient les pierres dans la montagne, sans compter les chefs, au nombre de trois cents, préposés par Salomon sur les travaux et chargés de surveiller les ouvriers. Le roi ordonna d'extraire de grandes et magnifiques pierres de taille pour les fondements de la maison. Les ouvriers de Salomon, ceux de Hiram et les Guibliens les taillèrent et préparèrent les bois et les pierres pour bâtir la maison."

Décompte :

-30.000 hommes de corvée dans le Liban (Israélites)

-70.000 hommes qui portaient les fardeaux (Israélites aussi vraisemblablement)

-80.000 hommes qui taillaient les pierres dans la montagne (Les ouvriers de Salomon, ceux de Hiram et les Guibliens les taillèrent...)

-3.300 hommes préposés par Salomon sur les travaux et chargés de surveiller les ouvriers (plusieurs nationalités sans doute aussi, comme les précédents)

soit 183.000

Le total de 113.300 donné par l'instruction du grade de Maître Maçon de la Marque correspond donc au Livre des Rois, à la condition de faire abstraction des 70.000 hommes qui portaient les fardeaux. Si l'on opérait la même soustraction dans les effectifs des Chroniques on n'arriverait qu'au total de 83.600.


Source : Suprême Grand Chapitre de l'Ancienne Maçonnerie d'York du Grand Orient de France Maçonnerie de la Marque et de l'Arc Royal

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Exposé sur le Grade et sur la Planche Traçée du Grade de Maître Maçon de Marque

13 Juin 2012 , Rédigé par Rituel de MMM Publié dans #hauts grades

 

EXPOSE SUR LE GRADE DE MAITRE MACON DE MARQUE

 

Lors de la construction de Temple du Roi Salomon et avant l'institution du Grade de Maître Maçon et de Passé Maître, quatre-vingt mille Maçons opératifs s'y trouvaient employés. Les uns taillaient la pierre dans les carrières de Tsérédatha tandis que les autres érigeaient le Temple. Il y eut en outre une levée de trente mille hommes dans les forêts du Liban.

Afin que chacun de ces cent-dix mille ouvriers fût connu de ses officiers supérieurs, afin que chaque partie de l'ouvrage fût examinée avec le soin le plus minutieux et aussi, afin que chaque Compagnon reçût ponctuellement la récompense de son travail et de son talent, ce nombre immense de travailleurs fût divisé en onze-cents Loges de Compagnons et d'Apprentis, ces derniers étant dirigés par les Compagnons qui les instruisaient dans le métier. Enfin trois mille trois cents Ménatsims Surintendants ou Maîtres de Marque les présidaient, trois par Loge. Ils sont habituellement appelés le Vénérable Maître et les Premier et Second Surveillants.

Chaque Compagnon avait une marque particulière au moyen de laquelle son Surintendant immédiat reconnaissait son travail. D'autre part, les Surintendants avaient en commun une marque générale à graver comme signe d'approbation sur le travail d'un Compagnon. Ils avaient d'autres marques pour indiquer la juxtaposition des pierres et leurs places respectives. C'est ainsi que, sans difficulté, on identifiait le travail de chaque individu, que l'on reconnaissait comme parfait et qu'on désignait sa place dans l'édifice. La Marque du Maître était le Triangle et faisait allusion à Dieu, le Grand Géomètre de l'Univers et le Grand Surintendant de l'Univers que nous devons tous adorer avec une humilité profonde.

Ces trois mille trois cents Surintendants se divisaient eux-mêmes en cent Loges, chacune de trente-trois membres, que présidaient trois cents Surintendants appelés également Ménatsims ou Maîtres de Marque. Hiram Abi lui même les nommait et c'était à eux qu'incombaient la responsabilité de payer les gages aux autres.

Quand les Compagnons et leurs Surintendants ou Maîtres de Marque allaient recevoir leur salaire, ils présentaient la main d'une façon différente et à un guichet différent, de sorte que si un Compagnon osait passer la main au guichet des Maîtres de Marque, il était immédiatement reconnu comme imposteur et le Second Surveillant se tenait prêt pour le punir de la façon prescrite, la hache à la main, à côté du Premier Surveillant. Cette troisième partie du signe en trois temps du Maître Maçon de Marque était comme la deuxième partie qui est de trancher l'oreille droite, un châtiment infligé chez les anciens Sidoniens.

Le devoir des Surintendants était non seulement d'éprouver la solidité de chaque pierre en lui donnant trois coups de maillet et d'en examiner le fini en la retournant sur toutes ses faces, mais encore de vérifier si elle était exactement conforme au plan avant de la laisser passer jusqu'au Maître Surintendant dont la responsabilité était de vérifier qu'elle était conforme à tous les critères.

Si la pierre était considérée comme parfaite sous tous les rapports, on y gravait la Marque de Maître de Marque et on l'envoyait au chantier du Temple. Sinon, elle était rejetée et cette opération était effectuée par deux ou plusieurs Compagnons qui s'en emparaient ainsi (Le Vénérable maître se lève et fait le Signe de Rejet) et après l'avoir balancée trois fois en avant et en arrière, la jetaient parmi les gravois. C'est de là que vient un des signes appelés Signe de Rejet.

Les autres signes, c'est à dire le Signe de Triangle et le Signe d'Acte de Grâce ont une origine également ancienne puisque leur usage dans ce grade est attribué à un incident particulier qui eut lieu lors de la construction du Temple du Roi Salomon. Les Maîtres de Marque avaient coutume chaque sixième jour de travail, de se présenter devant Hiram Abi qui faisait fonction de Grand Maître, pour recevoir de lui les plans détaillés ainsi que les instructions nécessaires pour la poursuite des travaux. Il apparaîtrait qu'une partie d'un ces plans fût égarée, mais un Compagnon habile et ingénieux, ou bien ayant vu le plan complet, ou bien s'étant forgé une idée exacte de ce que ce plan devait être d'après les particularités de la construction, s'aperçu qu'une pierre de forme toute spéciale manquait pour achever l'ouvrage.       

Pensant probablement se couvrir d'honneur en montrant la supériorité de ses connaissances, il se mit en devoir d'ébaucher une pierre de la forme voulue et, après un long labeur, il termina sa tâche et y mit la dernière touche en y gravant sa marque. Quand on examina les plans on ne sut trouver aucun emplacement pour cette pierre curieuse et le Compagnon, loin de se couvrir de gloire, n'encouru que des courroux et des reproches pour avoir perdu son temps. On ordonna que la pierre fût rejetée parmi les gravois, ce qui fût en effet exécuté par deux Compagnons trop heureux d'être témoin de l'humiliation de leur ambitieux Compagnon.

Celui-ci rempli de tristesse de voir l'indigne traitement subi par son oeuvre, plaça sa main dans le creux de sa joue et inclinant la tête dans une attitude de désespoir, s'écria : " Hélas, Hélas, peine perdue " ceci est le troisième signe du Grade et se nomme le Signe de Tristesse.

La pierre resta longtemps perdue parmi les gravois. Enfin, le moment approcha où l'on eut besoin de la pierre Clé de Voûte pour l'arche sacrée du Temple du Roi Salomon; c'était justement la pierre dont le plan précédemment mentionné avait été perdu. On fit des recherches dans le Temple mais on ne la trouva nulle part et l'on conclu, après une enquête minutieuse, qu'aucune pierre de la forme et de la configuration voulue n'y avait jamais été apportée.

Le Surintendant de cette partie de la construction, envoya immédiatement demander dans les carrières à son collègue chargé des plans et des instructions pour cette section des travaux pourquoi cette pierre n'avait pas été envoyée avec les autres. Il lui fût répondu qu'il n'y avait pas de plan parmi ceux qui lui avait été confiés pour une pierre ainsi taillée. Les travaux étant arrêtés, Hiram Abi en demanda la raison et elle lui fût expliquée. Il se rappela, non seulement avoir établi le plan et donné les instructions pour la réalisation de cette pierre particulière, mais aussi les avoir communiquées lui-même au Maître de Marque.         Celui-ci fût réprimandé pour son manque d'attention qui avait permis qu'il en perdit une partie, mais quand la forme de la pierre lui fût expliquée, il lui revint en mémoire qu'un de ses ouvriers en avait taillé une semblable. Il en informa immédiatement Hiram Abi en ajoutant que, n'ayant pas trouvé de plan de cette pierre, il avait refusé d'y apposer sa marque et l'avait fait rejeter parmi les gravois. Hiram Abi envoya aussitôt chercher le Compagnon qui avait taillé cette pierre et jugea par les Réponses de ce  dernier que c'était bien, en effet, la pierre qu'il fallait. On fit sans plus tarder une recherche minutieuse dans les carrières et la pierre fût enfin retrouvée en parfait état.

Hiram Abi, pour marquer sa haute appréciation du talent et de l'habileté du Compagnon ingénieux ordonna qu'il soit immédiatement avancé au grade honorable de Maître Maçon de Marque et lui commanda de graver la marque d'approbation du Maître de Marque sur la pierre autour de la sienne. Il lui fit graver en outre, sur le pourtour, huit lettres au sujet desquelles il existe une vague incertitude, la tradition n'ayant pas été conservée dans la langue originelle. On suppose généralement qu'elles représentent les mots "Hiram Fils de la Veuve Envoyé au Roi Salomon".

On transporta la pierre au Temple en grande pompe et ne procession et pendant qu'on la fixait à sa place, le nouveau Maître de Marque, dans un transport de joie, joignit ses mains ainsi qu'il a été expliqué dans le quatrième signe de ce grade et, levant les yeux au ciel, s'écria : "Grâce à Dieu, J'ai Bien Marqué".

 

EXPOSE SUR LA PLANCHE TRACEE DU GRADE DE MAITRE MACON DE MARQUE

 

Les marques adoptées par les Maîtres Maçons de Marque, tout en étant extrêmement variées dans le nombre de points compris dans la figure adoptée, ainsi que dans leur forme et leur nature en générale, sont pour la plupart prises parmi les ornements, emblèmes, bijoux et outils en usage dans l'Ordre, lesquels représentent symboliquement diverses vérités et valeurs morales inculquées par la Franc-Maçonnerie. Chaque ancien Maçon opératif, employé à la construction du Temple du Roi Salomon, était en mesure de reconnaître son propre travail à l'aide d'une marque particulière, ou symbole, gravée sur son oeuvre. Ainsi, le travail de chaque Compagnon était identifié par son Surintendant.

Parmi les symboles en usages, les suivants ont été choisis comme illustrant par excellence l'enseignement qui découle de cette branche particulière de notre ancien Ordre et nous leur attachons des explications symboliques.

 

1 - LE VOLUME DE LA LOI SACREE, considéré comme le premier de tous nos symboles, est la fondation de tout l'édifice maçonnique. Les Saintes Ecritures doivent diriger notre foi; sur Elles nos Candidats prêtent leurs Serments ou prennent leurs Obligations. Elles nous furent données par Dieu comme guide infaillible de la vérité et de la justice et pour nous permettre de régler notre vie et nos actions d'après les préceptes divins qu'Elles renferment. Ces Paroles de Lumière Divine sont nos guides les plus sûrs et par Elles nous apprenons, tout en pratiquant nos devoirs d'hommes, à devenir des pierres vivantes d'un Temple de bonheur.

2 - L'OEIL QUI VOIT TOUT, nous rappelle la constante et incessante vigilance du Grand Surintendant de l'Univers à qui, qu'elle que soit notre race ou notre croyance, nous attribuons non seulement notre création mais aussi la préservation de toutes choses. Malgré nos fautes et même si nous négligeons les devoirs qui nous incombent selon nos situations dans la société et en dépit de notre indifférence ou de notre apathie qui peut nous amener à faillir à notre devoir, l'Oeil de l'omniprésence ne dort ni ne somnole mais exerce inlassablement son contrôle sur les actions et les affaires de toute la race humaine. Ces considérations doivent nous inciter à tout moment à surveiller nos pas, à avoir une conduite prudente, à éviter tout langage offensant et à diriger tous les actes de notre vie afin de prouver la sincérité de notre conviction que nous sommes sans cesse sous la surveillance de l'Oeil du Tout Puissant qui voit tout.

3 - LE CISEAU, est l'emblème de la discipline et de l'éducation. L'Esprit dans son état primitif est rude et non poli, telle la pierre brute, et comme le Ciseau a pour effet sur la surface de la pierre d'en faire jaillir les beautés cachées, l'éducation fait ressortir aussi les vertus latentes de l'esprit, démontrant ainsi la perfection de la connaissance humaine - notre devoir envers Dieu et envers les hommes.

4 - LA REGLE DU FIL A PLOMB, est utilisée par les Maçons opératifs pour vérifier et dresser les montants en les fixant sur leurs propres bases; mais comme Maçons spéculatifs, elle nous enseigne l'équité et la droiture dans notre vie et nos actions. Comme toute construction qui n'est pas dressée à la perpendiculaire est menacée de s'effondrer et que sa chute est probable, celui dont la vie n'est pas soutenue  par une conduite droite et dont les principes sont régis par des impulsions incertaines de ses intérêts et de ses passions, perdra rapidement l'estime des bons et des vertueux?

Par contre, l'homme droit et résolu qui n'acceptera pas de se plier face aux tentations de la fortune, qui ne se détournera pas du droit chemin du devoir, restera toujours debout au milieu des tempêtes les plus violentes de sa destinée et sera bien au-dessus de la jalousie des envieux et de la calomnie des méchants.

5 - LE MAILLET, est utilisé pour enlever les aspérités inutiles et moralement nous apprend à rectifier notre conduite, à garder une attitude digne dans la discipline et à être content de notre sort. Le Maillet est pour l'ouvrier ce qu'est la raison éclairée pour le Maçon spéculatif. Il nous enseigne à restreindre nos ambitions et nos désirs, à modérer nos colères et à encourager l'harmonie de l'amour fraternel.

6 - LA TRUELLE, est un instrument utilisé par la Maçonnerie opérative qui sert à gâcher et répandre le mortier en cimentant les pierres de l'édifice et en réalisant l'unité. Elle nous enseigne symboliquement à cimenter les liens d'affection et de bienveillance qui unissent tous les membres de la famille maçonnique, où qu'ils soient dispersés sur la surface du globe, en un grand compagnonnage d'amour fraternel de charité et de vérité.

7 - L' ECHELLE DE JACOB, symbolise l'espoir que nous, Maçons, portons en notre coeur de parvenir aux cieux après une vie bien remplie en cette demeure terrestre. Elle est composée de nombreux échelons ou barreaux dont les trois principaux représentent trois vertus morales - la Foi, l'Espérance et la Charité. Le premier représente notre foi dans le Volume de la Loi Sacrée. Par l'observance des en enseignements contenus dans ce Livre Sacré, nous espérons pouvoir gravir le deuxième échelon qui représente l'Espérance. Ceci crée naturellement en nous le désir de partager les divines promesses de la rédemption. Le troisième et dernier échelon qui représente la Charité, renferme le tout car le Maçon qui possède cette vertu dans le sens le plus étendu, peut être considéré comme ayant vraiment atteint le sommet absolu de sa Foi.

8 - LA REGLE DE VINGT-QUATRE POUCES, sert aux Maçons opératifs à mesurer leurs ouvrages. Pour nous, Maçons spéculatifs, elle représente les vingt quatre heures de la journée, dont nous devons passer une partie à prier Dieu Tout-Puissant, une autre à travailler et prendre du repos et la dernière enfin à rendre service à un ami ou à un Frère dans le besoin sans toutefois que cela implique un préjudice pour nous-même ou pour notre famille.

9 - L'EQUERRE ET LE COMPAS, peuvent être ainsi symbolisés. L'Equerre nous enseigne à régler notre vie et nos actions suivant la voie et la règle maçonnique et à harmoniser notre conduite avec les préceptes de la vertu. Le Compas nous enseigne à limiter nos désirs en fonction de notre statut dans la société, de façon qu'en nous élevant par notre propre mérite à une situation éminente, nous soyons respectés de notre vivant et regretté à notre mort.

10 - LE SABLIER, est un emblème nous rappelant par l'écoulement rapide de son contenu, la nature transitoire de la vie humaine, si par chance nous surmontons les nombreux périls inhérents à l'enfance et à la jeunesse pour arriver à l'age adulte, plein de santé et de vigueur, nous devons aussi fatalement, plus tard quitter ce lieu d'épreuves. Efforçons-nous par conséquent de nous perfectionner pendant ce qui nous reste à vivre afin que, lorsque nous serons appelés à rendre compte, nous méritons une place dans ces régions sacrées ou règnent la vie et la lumière éternelle.

11 - LA CORDE ET L'ANCRE, tels qu'ils apparaissent là sont les emblèmes de l'espoir bien fondé venant d'une vie bien remplie. A l'aide de cette corde et de cette ancre spirituelle, nous serons enfin amarrés en sécurité dans un havre de paix où "les méchants cessent de causer des tourments et où ceux qui sont fatigués trouvent le repos", et où nous pouvons espérer être accueillis avec cette joyeuse acclamation : "C'est bien, bon et fidèle serviteur, entre donc dans la joie du Seigneur".

12 - LE NIVEAU, est un instrument utilisé par les Maçons opératifs pour définir les surfaces planes et pour vérifier les lignes horizontales. Pour nous, il est l'emblème de l'égalité. Au regard de Dieu, qui seul est grand, tous les hommes sont égaux, sujets aux mêmes infirmités, courant vers le même but et en se préparant à être jugés selon la même loi immuable. Souvenons-nous donc toujours que, malgré les différences actuelles de rang et de fortune qui existent entre nous, nous sommes tous frères et qu'un jour viendra où toutes les distinctions cesseront, sauf celles de la piété et de la bonté.

13 - LA HACHE, est un instrument de punition en usage autrefois par certaines nations. Elle se distingue dans ce grade comme emblème de l'office du Second Surveillant. Nanti de cette arme, c'était le devoir du Second Surveillant d'autrefois de se poster à la gauche du Premier Surveillant pendant le paiement des salaires aux différentes classes d'ouvriers employés à la construction de Temple du Roi Salomon.

Dans le cas où se présentait un imposteur, ou si quelqu'un était surpris à essayer d'obtenir sans en avoir le droit le salaire dû à un ouvrier de catégorie supérieure, le Second Surveillant devait lui infliger la peine ainsi encourue. Ceci doit nous apprendre à éviter le danger qu'il y a à nous livrer à des actes frauduleux ou d'abus de confiance mais à agir loyalement et au grand jour envers nos semblables de sorte que, avec la conscience d'être dans notre bon droit, nous n'ayons pas à craindre d'être découverts ou exposés au scandale mais que nous puissions marcher la tête haute et avancer avec notre conscience libre de toute faute envers Dieu ou envers les hommes.

14 - LE TRIANGLE EQUILATERAL, la plus parfaite de toutes figures géométriques, fût adopté par tous les anciens peuples comme le symbole de la Divinité et garde à ce jour cette signification comme emblème maçonnique. Dans la Maçonnerie de Marque il a une signification particulière indiquant l'approbation du Maître sur le travail qui lui est soumis. Cet emblème doit donc nous apprendre à faire des efforts sincères dans l'accomplissement de nos devoirs envers Dieu et envers les Hommes de sorte que, lorsque nous serons appelés après notre labeur ici-bas, nous puissions être jugés dignes de l'approbation du Grand Surintendant de l'Univers.

Le code ou chiffre qui est représenté ici devant vous est généralement considéré comme ayant un caractère et une origine maçonnique et nombreux sont ceux qui ont cru qu'il appartenait plus particulièrement à la Maçonnerie de Marque. Il peut être utilisé en diverses combinaisons et employé avantageusement comme moyen de communication après qu'on ait été dûment instruit de son usage, ce qui ne peut être fait oralement.

La pierre Cubique, la pierre Oblongue et la pierre Clé de Voûte occupent des positions importantes sur la Planche Tracée à seule fin de rappeler à notre mémoire les leçons inculquées par leur emploi durant la cérémonie d'Avancement et qui nous l'espérons, ne pourront s'effacer de notre esprit.

Le rayon de soleil frappant le toit du Temple possède dans ce grade une signification importante mais l'explication ne peut être donnée qu'à ceux qui sont admis au rang distingué de Maître d'une Loge de Maîtres Maçons de Marque.

Les illustrations représentées sur la Planche  Tracée décrivent les scènes et les événements associés au travail poursuivi pendant la construction du temple sur les terrains argileux entre Succoth et Zaradatha, dans les forêts du Liban et prés des côtes abruptes de Joppa. Ces illustrations ont été déjà minutieusement expliquées durant la cérémonie d'Avancement.

L'inscription en tête de la Planche tracée "Lapis reprobatus caput anguli"

Qui signifie "La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient, est devenue la principale de l'angle" nous rappelle avec force la première vérité enseignée par ce grade - la faillibilité du jugement humain, l'assurance réconfortante provenant de notre croyance dans l'existence d'un juge céleste par qui, tôt ou tard, notre oeuvre ici-bas sera jugée devant son tribunal impartial et, nous l'espérons, miséricordieux. Dieu ne voit pas les choses comme les voit l'homme. Si, malgré nos sincères efforts pour définir notre conduite conformément aux règles fixées pour nous, interprétant celles-ci du mieux de nos possibilités à la lumière imparfaite qui nous est donnée, nous sommes parfois mal jugés ou incompris par nos Frères humains égarés, nous pouvons toujours avec confiance compter recevoir notre récompense de Celui qui est aussi miséricordieux qu'infaillible.

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Rite Emulation : Planche Tracée du Premier Grade

13 Juin 2012 , Rédigé par Rite Emulation Publié dans #Rites et rituels

Les us et coutumes des Franc-Maçons ont toujours eu une grande affinité avec ceux des anciens égyptiens. Leurs philosophes, ne voulant pas exposer leurs mystères aux yeux du vulgaire, dissimulèrent leurs systèmes d'éducation et de gouvernement sous des signes et des caractères hiéroglyphiques, communiqués seu­lement à leurs grands prêtres ou mages, qui s'enga­geaient, par une obligation solennelle, à les tenir secrets.

Le système de Pythagore était fondé sur un princi­pe analogue, comme d'autres systèmes d'époque plus récente. La Franc-Maçonnerie, cependant n'est pas la plus ancien­ne, mais la plus honorable institution qui ait jamais existé, car il n'est aucun des caractères ou emblèmes qui figurent ici qui ne serve à inculquer les prin­cipes de la Piété et de la Vertu à ceux qui les profes­sent sincèrement.

Permettez-moi d'attirer, tout d'abord votre atten­tion sur la forme de la Loge qui est un parallélépipède, s'étendant, en longueur de l'Est à l'Ouest, en largeur entre le Nord et le Sud et en hauteur, depuis la surface de la terre jusqu'à son centre, et même aussi haut que les cieux.

Une Loge de Maçons est ainsi décrite dans toutes les direc­tions de l'espace pour montrer l'universalité de la science et nous enseigner que la Charité d'un Maçon ne doit connaître d'autres limites que celles de la Prudence.

Nos Loges sont placées en des lieux sacrés car la pre­mière Loge fut consacrée par trois grandes offrandes qui reçurent l'approbation divine.

La première fut le consentement d'Abraham à la volonté de Dieu, en ne refusant pas de lui offrir en holocauste son fils Isaac, alors il plut au Très Haut de lui substituer une victime qui lui fut moins chère.

La deuxième, les nombreuses et ferventes prières du roi David, qui apaisèrent la colère de Dieu et arrê­tèrent l'épidémie de peste qui faisait rage parmi son peuple, par suite de la faute qu'il avait commise en le dénombrant.

La troisième, les nombreuses actions de grâce, offrandes, holocaustes et riches présents, que Salomon, roi d'Israël fit, en construisant, dédiant et consacrant le Temple de Jérusalem au service de Dieu. Par ces trois grandes offrandes, les bases de la Franc-Maçonnerie furent, sont et resteront, je l'espère, éternellement sacrées.

Nos Loges doivent être orientées d'Est en Ouest car tous les Temples dédiés à l'adoration divine, comme les Loges de Maçons régulières et dûment constituées, sont ou doivent être ainsi orientées. À cela nous donnons trois rai­sons principales :

La première est que le Soleil, la Gloire du Seigneur, se lève à l'Est et se couche à l'Ouest. La seconde est que la science naquit en Orient et, de là, répandit sa bien­heureuse influence en Occident. La troisième, dernière et importante raison, qu'il serait trop long de vous expli­quer maintenant, vous sera donnée au cours des "Lectures Émulations" auxquelles vous aurez, je l'es­père, souvent l'occasion d'assister.

Nos Loges sont soutenues par trois grande colonnes qui se nomment : Sagesse, Force et Beauté.

La Sagesse qui dirige, la Force qui soutient, la Beauté qui orne.

La Sagesse qui nous guide dans toutes nos entreprises, la Force qui nous soutient dans toutes nos difficultés et la Beauté qui orne notre conscience.

L'Univers est le Temple de Dieu que nous servons. La Sagesse, la Force et la Beauté soutiennent Son Trône comme les piliers de Son OEuvre, car Sa Sagesse est infi­nie, Sa Force omnipotente et Sa Beauté resplendit dans l'ordre et la symétrie de l'ensemble de la création : Il éten­dit les cieux à l'infini, comme un vaste baldaquin, Il dis­posa la terre, comme un marchepied, Il couronna Son Temple avec les étoiles, comme d'un diadème et de Sa Main rayonnent la Puissance et la Gloire. Le soleil et la lune sont les messagers de Sa Volonté et toute Sa Loi est la Concorde.

Nos Loges sont soutenues par trois grandes colonnes qui sont les emblèmes de ces divins attributs et qui, de lus, représentent Salomon, Roi d'Israël, Hiram, Roi de Tyr et Hiram Abif.

Salomon, Roi d'Israël, pour la sagesse qu'il montra en construisant, dédiant et consacrant le Temple de Jérusalem au servi­ce de Dieu. Hiram, Roi de Tyr pour la force qu'il déploya en lui apportant son concours en hommes et en matériaux. Hiram Abif pour sa maîtrise qui permit d'embellir et d'orner le Temple par son travail magistral.

Mais, comme nous n'avons pas, en architecture, d'Ordres connus sous les noms de Sagesse, Force et Beauté, nous leur donnons les noms les plus célèbres qui sont : l'Ionique, le Dorique et le Corinthien.

Une Loge de FM. est couverte d'un baldaquin céleste de dif­férentes couleurs, comme la voûte du ciel.

Le moyen par lequel nous espérons y parvenir, comme Franc-Maçon, consiste en l'aide d'une échelle, appelée dans les Saintes Écritures « Échelle de Jacob ». Elle est composée de nombreux échelons ou degrés qui représentent de nombreuses vertus morales dont les principales sont:

la Foi, l'Espérance et la Charité. La Foi dans le Grand Architecte de l'Univers, l'Espérance dans le salut et la Charité envers tous nos semblables.Elle rejoint les cieux et repose sur le Volume de la Sainte Loi, car les doctrines contenues dans ce Livre Sacré nous enseignent à croire aux sages préceptes de la Divine Providence. Cette croyance fortifie notre Foi et nous permet d'atteindre le premier degré. Cette Foi crée naturellement, en nous un espoir de participer aux promesses divines contenues dans ce Livre Sacré. Cette espérance nous permet de gravir le second degré, mais le troisième, et le dernier, étant la Charité, renferme le tout, et le Franc-Maçon qui possède cette vertu dans son sens le plus vaste, peut être considéré à juste titre, comme ayant atteint le sommet de sa profession spirituelle ; symboliquement une demeure céleste voilée aux yeux des mortels par le firmament étoi­lé, représenté ici, emblématiquement, par sept étoiles. Ce chiffre est une allusion au nombre de Franc-Maçons réguliers sans lequel aucune Loge ne peut être parfaite, ni aucun candidat légalement initié dans l'Ordre.

L'intérieur d'une Loge de Francs-Maçons comporte des ornements, des bijoux et des joyaux. Les ornements de la Loge sont : le Pavé Mosaïque, l'Étoile Flamboyante, Gloire du Centre, et la Bordure Dentelée qui l'entoure.

Le Pavé Mosaïque peut être justement considéré comme le merveilleux dallage d'une Loge de Francs-Maçons en rai­son de sa diversité et de sa régularité. Ceci fait res­sortir la diversité des êtres et des objets, dans le monde, aussi bien ceux qui sont animés que ceux qui ne le sont pas.

L'Étoile Flamboyante, Gloire du Centre, nous rap­pelle le soleil qui éclaire la Terre et qui, par sa bien­faisante influence, dispense ses bienfaits à toute l'hu­manité.

La Bordure Dentelée nous rappelle les planètes qui, dans leurs diverses révolutions forment une mer­veilleuse bordure autour de ce grand luminaire : le soleil.

Les bijoux de la Loge sont le Volume de la Sainte Loi, le Compas et l'Équerre.

Les Saintes Écritures doivent régler et diriger notre Foi. C'est sur Elles que nos candidats à la Franc-Maçonnerie prennent leur Obligations. De même, le Compas et l'Équerre, quand ils sont réunis, doivent régler notre vie et nos actions.

Le Volume de la Sainte Loi est un don de Dieu à toute l'humanité en général ; le Compas est réservé au Grand Maître et l'Équerre appartient à tous les Frères.

Les joyaux mobiles sont l'Équerre, le Niveau et la Perpendiculaire ou règle avec fil à plomb.

Chez les Maçons opératifs, l'Équerre sert à vérifier et à ajus­ter les coins rectangulaires des constructions et aide à donner à la matière brute la forme voulue. Le Niveau sert à établir les surfaces planes et à vérifier les hori­zontales.

La Perpendiculaire sert à vérifier et à dresser les mon­tants quand on les fixe sur leurs bases. Or comme nous ne sommes pas tous des Maçons opératifs, mais des Maçons Francs et Acceptés, l'Équerre nous enseigne les bonnes mœurs, le Niveau l'égalité, et la Perpendiculaire l'équité et la droiture dans notre vie et nos actions.

Ils sont appelés joyaux mobiles, car ils sont portés par le Vénérable Maître et ses Surveillants et sont transmis à leurs successeurs lors de la cérémonie de l'Installation.

On reconnaît le Vénérable Maître à ce qu'il porte l'Équerre, le Premier Surveillant le Niveau et le Second Surveillant la Perpendiculaire.

Les joyaux inamovibles sont : la Planche à tracer, la Pierre Brute et la Pierre Cubique.

La Planche à tracer sert au Vénérable Maître pour tracer des lignes et pour dessiner. La Pierre brute sert à l'Apprenti pour travailler, marquer et apprendre à s'exercer. La Pierre cubique sert à l'ouvrier expérimenté pour essayer et ajuster ses outils. Ils sont appelés joyaux inamovibles car ils restent immuablement apparents dans la Loge afin que les Frères puissent en tirer des ensei­gnements moraux.

De même que la Planche à tracer sert au Vénérable Maître pour tracer des lignes et pour dessiner, afin de permettre aux Frères de s'instruire en Franc-Maçonnerie, de même le Volume de la Sainte Loi peut être considéré avec juste raison comme la Planche à tracer spirituelle du Grand Architecte de l'Univers sur laquelle il a tracé Ses Lois Divines et Ses Enseignements Moraux qui, s'Ils nous sont familiers et si nous Les appliquons, nous conduiront vers cette Demeure céleste, qui n'est pas faite de main d'homme, Éternelle dans les cieux.

La Pierre brute est sans forme et telle qu'elle est extraite de la carrière, mais grâce à l'habileté et l'in­géniosité de l'artisan, elle est dégrossie, taillée en la forme voulue, et rendue propre à prendre sa place dans un futur édifice. C'est le symbole de l'homme dans son enfance ou au premier stade de sa vie qui se trouve dans le même état que cette pierre. Mais grâce aux soins affectueux et vigilants de ses parents ou de ses maîtres, dispensateurs d'une éducation libérale et vertueuse, qui élèveront son âme, il deviendra ainsi le digne membre d'une société harmonieusement ordonnée.

La Pierre cubique a une forme régulière ou qua­drangulaire qui peut être contrôlée au moyen de l'Équerre et du Compas. Elle symbolise l'homme au déclin de ses années, après une vie droite et bien employée en actes de Piété et de Vertu. Ainsi se rendra-t-il digne d'être approuvé par l'Équerre de la Parole Divine et le Compas de sa propre conscience.

Dans toutes les Loges dûment consacrées et régulière­ment constituées, il est un point, situé à l'intérieur d'un cercle, autour duquel aucun Frère ne peut faillir. Ce cercle est limité entre le Nord et le Sud par deux grandes lignes parallèles, dont l'une symbolise Moïse et l'autre le Roi Salomon.

Sur la partie supérieure de ce cercle repose le Volume de la Sainte Loi, supportant l'échelle de Jacob, dont le sommet rejoint les cieux.

Si nous connaissons bien ce Livre Sacré, et si nous appli­quons les doctrines qu'il contient, il doit nous condui­re, de même que ces deux lignes parallèles, vers celui qui ne nous décevra pas mais qui n'admettra pas que nous le décevions.

En faisant le tour de ce cercle, nous devons nécessaire­ment toucher ces deux lignes parallèles ainsi que le Volume de la Sainte Loi, et quand un Frère se tient dans ces limites, il ne peut faillir.

Le mot Lewis ou Louve signifie « Force » et est symbolisé ici par certaines pièces de métal encastrées dans une Pierre cubique ou un assemblage en queue d'aronde formant crampon. Combiné avec d'autres engins mécaniques, tel un système de poulies, il per­met au Maçon opératif d'élever, sans grande difficulté de lourdes charges à une certaine hauteur et de les fixer sur leurs bases.

Louveteau est le nom donné au fils d'un Franc-Maçon.

Son devoir, envers ses parents, est de supporter le far­deau des difficultés quotidiennes, dont il doit les décharger en raison de leur âge, de les aider dans les moments de besoin et de rendre, ainsi, la fin de leurs jours, heureuse et exempte de souci. En agissant ainsi, il aura le privilège d'être reçu Maçon avant toute autre personne, si digne et si méritante soit‑elle.

Aux coins de la Loge pendent quatre glands qui doi­vent nous rappeler les quatre vertus cardinales c'est à dire la Tempérance, le Courage, la Prudence et la Justice. La Tradition nous enseigne qu'elles furent de tout temps pratiquées par la grande majorité de nos anciens Frères.

Les traits caractéristiques qui distinguent un vrai Franc-Maçon doivent être la Vertu, l'Honneur et la Piété. Puissent ces vertus reposer à jamais dans le cœur de chacun d'entre nous.

 

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Qu'est-ce qu’Emulation ?

13 Juin 2012 , Rédigé par Joël J Publié dans #Rites et rituels

Cette communication devrait plutôt porter le titre « Emulation, Pourquoi ?Comment ? »... On peut, tout aussi bien entendre, « Emulation ? Qu'est-ce que j'y fais, moi qui viens du Rite Français ? » à cela je peux répondre facilement... j'y étudie la franc-maçonnerie et j'y prends un plaisir extrême. Mais, là n'est pas la question... ce soir, j'alternerai l'Histoire et le Rite sans, toutefois trop aborder les détails symboliques. Mais, comment faire en un temps aussi court ? Parler de l'Histoire de la franc-maçonnerie ici revient toujours, peu ou prou, à construire une paillote là où devrait se dresser un Temple.

Ainsi, nous allons essayer de faire le portrait robot du Rite et qui ne laisse pas de surprendre les visiteurs d'autres rites tant ses références « opératives » dominent et l'éloignent de l'alchimie ou de la théurgie présentes partout ailleurs sur le Continent (1).

«Emulation working» le «Style Emulation», le «Travail d'Emulation» peut aussi les surprendre par son orientation déiste, en effet ses références permanentes à l'ancien testament pourraient laisser accroire, à nos visiteurs et, peut-être, à certains d'entre nous, que le poids christique explicite de certaines pratiques continentales est plus sécurisant et porteur de libre pensée... on en oublierait que la laïcité du Grand Orient a été inventée par des Pasteurs Calvinistes... Pour faire un clin d'oeil, je dirais que nous sommes des hommes simples face à une œuvre complexe.

Avant d'aller plus loin, il est bon de préciser deux ou trois points. Tout d'abord, concernant le vocabulaire utilisé en Histoire de la franc-maçonnerie.

Le nom de Grande Loge Unie d'Angleterre désigne uniquement la fédération actuelle, constituée après l'Acte d'Union de 1813. La Grande Loge de 1717 porte le Nom de Grande Loge de Londres ou Grande Loge des «moderns» ( sans « e » ), le regroupement des Loges du rite «ancients » ( avec un « t » au final ) est qualifié de Grande Loge des «Ancients» à la place de son véritable nom qui était «Grand Comité de la plus Ancienne et Honorable Fraternité des Maçons libres et acceptés, selon les Anciennes Institutions».

Les membres des guildes de bâtisseurs et des anciennes Loges de constructeurs dont le métier est relatif à la maçonnerie sont appelés «opératifs» alors que les autres membres des mêmes Loges dont le métier n'est pas de construire ou d'être architectes sont nommés «maçons acceptés». Les maçons «spéculatifs» ou «francs-maçons spéculatifs» sont, quant à eux, des membres de Loges non constituées autour du métier et dont les membres ne sont pas des constructeurs.

Qui sont les « moderns » de la Grande Loge de Londres ?

Commencée sous le règne d'Henry VIII pour se développer sous Elisabeth Première, la grande révolution de la Renaissance Baroque eut pour conséquence l'émergence d'une forte pensée artistique et scientifique. Portée par les philosophes des Académies néoplatoniciennes de Florence tel Giordano Bruno, tout aussi bien par le développement de ce que l'on appellera la «philosophie occulte» de Ramon Lulle et Henry Corneille Agrippa, cette révolution aura pour conséquence le développement de l'enseignement universitaire et ses publications en langue véhiculaire et non plus en latin.

De cet illuminisme élisabéthain naquit le premier regroupement de scientifiques et de pasteurs calvinistes, sous protection de l'Angleterre depuis la révocation de l'édit de Nantes, et qui avaient gardé de nombreux contacts chez les Rose+Croix rhénans ou les «gymnasium» bâlois ; ce furent la «Royal Society», «l'invisible college», «les free-gardeners», «le Druid order» et la franc-maçonnerie de Londres regroupant en 1717 dans les milieux intellectuels fréquentant déjà des loges disparates depuis le XVIIème siècle.

Devenus très sûrs de leurs prérogatives, protégés par la royauté, les membres de la Grande Loge de Londres adaptèrent leurs rituels et leurs pratiques en vue de les rendre plus conformes à leurs savoirs spéculatifs et scientifiques.

Le «tout Londres» de cette époque, qui composera la Grande Loge «Andersonienne», étant assez peu différent des «noblesses de ville» d'aujourd'hui, il n'était pas question pour eux de se mélanger avec des gens de peu, mal instruits et, pour tout dire, «pas d'ici».

Afin de justifier de cette exclusion, les «moderns» modifièrent les pratiques et les signes, prétextant les rendre plus conformes à la pensée du temps.

La grande majorité des immigrants des colonies d'Amérique, d'Irlande et d'Ecosse, poussés vers Londres par les crises et les guerres, artisans, petits bourgeois terriens voyant leur pratique rejetée et méprisée les nomèrent «moderns», prétendant, à juste titre, que leur exclusion et l'«évolution» déplorable des secrets de l'Ordre avait eu pour conséquence d'éloigner Londres de la vraie en ancienne maçonnerie dont ils conservaient, eux, les anciens usages.

Un contexte politico-économique en mutation .

L'histoire de la franc-maçonnerie, on le voit, est assez embrouillée. Il est bon de procéder à un rapide aperçu politico-économique de l'Angleterre, ce point nous donnera quelques indications.

A toute forme d'économie correspond un régime, dit-on, et, dans le cas qui nous occupe, à toute forme de régime correspond un élan de société et les formes de sociabilité qui la compose en sont l'image. Les francs-maçons sont des hommes, bien souvent, des hommes engagés dans l'Histoire et conscient du rôle qu'ils peuvent jouer dans l'évolution de leurs institutions.

Ainsi, pour notre histoire, il est bon de garder à l'esprit les trois phénomènes les plus importants de la période 1688-1815 de l'Histoire de l'Angleterre, à savoir :

• la révolution agricole et industrielle qui, en ruinant les petits propriétaires et en massant dans les villes un prolétariat de plus en plus misérable, rend inévitable une révolution politique et une réorganisation des pouvoirs, à savoir, gouvernement familial ou tribal, dynasties féodales ou politiques de guildes ? L'économie agricole primitive suppose quelque sorte de féodalité parce que les agriculteurs épars ont besoin d'être défendus. Le temps des marchands est bien plus celui de la ploutocratie; et la révolution industrielle apporte la démocratie dans les bagages des objectifs de croissance aux ambitions plus grandes que le féodalisme finissant.

• le passage d'un gouvernement monarchique où le Parlement n'avait eu qu'un rôle législatif à un gouvernement oligarchique dans lequel le Parlement est aussi, contrairement à ce que croyait Montesquieu, la source du pouvoir exécutif. Ce passage se fait grâce à l'invention d'un cabinet responsable devant les Chambres, création né des nombreuses guerres intérieures et qui rend possible l'alternance pacifique des partis. Il est de moins en moins question d'omnipotence royale. On retrouve ici l'esprit des Constitutions maçonniques de 1723 à « regrouper ce qui est épars » ;

• la lutte avec la France qui a pour premier objectif d'empêcher la formation sur le continent d'une hégémonie redoutable pour l'Angleterre, que ce soit celle de Louis XIV ou celle de Napoléon et qui a pour objet d'assurer à l'Angleterre la maîtrise des mers et la formation d'un nouvel Empire. Cette compétition se traduira aussi, bien entendu, par une distance de plus en plus grande entretenue par les deux franc-maçonneries, jusqu'à la rupture.

Dans l'Angleterre du XVIII ème siècle, le Pouvoir appartenait à une classe mixte, formée d'une aristocratie nourrie de la «Magna Carta», issue de la féodalité défunte et d'une ploutocratie de propriétaires terriens toute neuve particulièrement tentée par l'anoblissement et ses privilèges... Cette seule Classe de «Squires», en se divisant, donnera naissance aux deux partis politiques qui sont encore présents dans le paysage britannique.

On sait que le régime britannique a été accepté sans soulèvements sociaux. Bien entendu, il fallait admettre l'existence d'un partenariat avec des guildes mixtes, opératives et acceptées, voire, comme cela s'est trouvé pour les maçons, d'en contrôler la direction au plus haut niveau. Ces groupes de privilégiés étaient ouverts au talent, ou au moins au succès parce qu'il valorisait le système et favorisait le libéralisme économique. C'est pourquoi, le dix-neuvième siècle parlementaire, à la fois impérial et démocratique, ne rencontra jamais dans la fine fleur de l'Angleterre de préjugé défavorable. Cette élite, qui assurait la mixité des guildes, avait pris l'habitude, depuis le siècle précédent, de considérer ce système comme sa maison.

C'est dans ce contexte général que naîtra la franc-maçonnerie Anglaise, à l'image d'un élitisme conservateur et mondain. C'est bien parce que la Grande Loge de 1717 véhiculait l'orgueil des Lumières, cette conscience générale de progrès et de libéralisme préférentiel qu'elle put s'adapter aux différents environnements, tout aussi bien au parlementarisme britannique qu'aux royautés continentales et évoluer de manière aussi dissemblable après y avoir été exportée. Néanmoins, ses modes de recrutement spécifiques et les désirs d'anoblissement de la bourgeoisie qui la composait conduisirent, au fur et à mesure, la structuration en loges de différents niveaux. Très loin du principe affirmant que «Tous les Maçons sont frères sur le même niveau», la Grande Loge des «moderns» a laissé germer la graine qui est devenue un arbre aux nombreuses branches...le développement de systèmes de hauts grades de plus en plus importants, reflets de hiérarchies sociales accrochées à leurs privilèges qui conduisit à des réticences de plus en plus marquées à accepter en ses rangs les ouvriers ou les maçons de métier.

Cela conduisit naturellement au rejet de certains visiteurs, petites gens issus des anciennes Loges de Provinces, d'Irlande et d'Ecosse ou anciens immigrants des Amériques.

C'est dans ce climat d'ostracisme que six loges indépendantes de Londres formèrent en 1751 ce qui devint la Grande Loge des «Anciens». La prétention de leur porte parole, Laurence Dermott, qui fut très vite leur fédérateur, à conserver des pratiques anciennes, quoique fort exagérée, n'était pas tout à fait sans fondement. Cela permit de réintégrer dans la maçonnerie un fonctionnement qui se voulait débarrassé des préoccupations de privilèges.

Cette nouvelle maçonnerie des «ancients» était l'image d'une certaine forme de lutte de classes qui s'étendit sur toute la seconde moitié du XVIIIème siècle et les premières années du XIX ème.

Le conflit d'intérêt et de pouvoir dont il est question ici et qui ne concerne, à première vue, que l'Angleterre est, en fait, une image préfigurée des révolutions «politiques» de l'Europe des années 1830...

1813 – The Union Act

La «querelle des «ancients» (2) et des «moderns'» se terminera en 1813, par l'Acte d'Union et le divorce définitif, comme une conséquence naturelle, des maçonneries Anglaises et Continentales. Ces dernières ayant évoluées vers un système arborescent trop anarchique et trop proche de la noblesse de privilèges pour réintégrer les anciens devoirs.

La marque la plus claire de cette séparation reste le ferme rejet de l'Ecossisme et des « Hauts grades », ainsi que le définit clairement l'«Acte d'Union» quant à la structure des pratiques.

«Il est déclaré et prononcé que la pure Ancienne Maçonnerie consiste en trois degrés et pas plus, c'est-à-dire: Apprenti entré, Compagnon, y compris la Marque, et Maître Maçon, y compris l'ordre suprême de la Sainte Arche Royale». Je noterais ici comme une parenthèse importante que la maçonnerie anglo-saxonne ne connaît pas le terme de «grade» qui apparaît souvent sur les traductions françaises à la place du mot «degree».

Pour les rites anciens, il n'y a ni grade, ni rang mais des degrés. «Tous les maçons sont frères sur le même niveau» et les dispositions hiérarchiques sont une hérésie maçonnique contraire aux «Landmark» qui précisent que «( 22 ). Tous les maçons sont égaux et ne peuvent se prévaloir d'aucun titre ni rang autre que les trois degrés. » L'égalité de tous maçons est un principe absolu et il n'est pas anodin que le terme de «degree» qui signifie «par étape», «barreau de l'échelle» ait été traduit, sur un continent prolifique en honneurs inégalitaires par «grade».

Ce dernier mot étant le même dans les deux langues, pourquoi l'avoir choisi alors qu'il n'était pas utilisé ?

L'apparition, d'«Emulation» se présente comme l'outil d'une unification rituelle qui instrumente l'arrêt des proliférations anarchiques de soi-disant rangs perçus essentiellement comme un retour aux privilèges du monde profane et le point final donné au premier grand conflit de l'Histoire maçonnique , ce que le Grand Orient de France avait essayé de faire dès 1773 avec le peu de succès que l'on connaît.

De l'Acte d'Union naîtra la Grande Loge Unie d'Angleterre.

Les rituels des «ancients» de cette époque étaient toutefois, fort disparates. Pratiqués dans les Provinces du Royaume Uni on y retrouvait, le nom de la ville où se situe la Loge tel que le «Oxford Working» ou de la région comme le «Sussex Working» ou bien d'autres nom savoureux tels «Logic» ou «Stability», mais ils se rapportaient tous, peu ou prou à une pratique identique que les historiens de la maçonnerie anglaise s'accordent à relier au rite que l'on nomme généralement «ancienne pratique».

De fait, plutôt que de substituer une appellation à une autre, les membres de la «Special Lodge of Promulgation» n'ont pas donné de nom à leur rituel qu'ils appelaient «ancienne pratique régulière» et le terme qui sert aujourd'hui est l'abréviation de «Emulation Lodge of Improvement for Master Masons». Ce nom est en fait, celui de la Loge de référence, fondée en 1818 pour l'instruction des Maîtres Maçons et qui se réunit depuis cette date et sans interruption au «Freemason's Hall», Great Queen Street à Londres, tous les vendredi soir à dix-huit heures (3).

Mais, revenons à la part politique. Avant 1813, nous l'avons vu, il existait deux Grandes Loges. L'une d'elles, fondée en 1717, celle des «moderns», et l'autre, fondée en 1751, connue comme celle des «ancients». Ces deux entités vécurent des relations très conflictuelles durant plus de soixante ans. Durant la seconde moitié du XVIIIe siècle, la Grande Loge des «Moderns» de 1717 n'était pas reconnue par ses deux sœurs d'Écosse et d'Irlande qui lui reprochaient d'avoir modifié les «landmarks traditionnels» et d'avoir apporté des modifications importantes dans la pratique des rites, ce qu'elle reconnut le 12 avril 1809.

«this Grand Lodge do agree in opinion with the Committee of Charity that it is not necessary any longer to continue those Measures which were resorted to or about the year 1739 respecting Irregular Masons, and do therefore enjoin the several Lodges to revert to the Ancient Land Marks of the Society»
(4)

Elle constitua six mois plus tard une nouvelle Loge, «The Special Lodge of Promulgation», dont la patente spécifiait le but : «en application de la résolution précédente, faire connaître et rendre exécutoires les anciens «landmarks» auxquels il convenait de revenir»

«for the purpose of Promulgating the Ancient Land Marks of the Society and instructing the Craft in all such matters and forms as may be necessary to be known by them in Consequence of and Obedience to the said Resolution" [celle du 12 avril 1809, citée ci-dessus] and Ordre».
(5)

En 1809 des commissaires furent nommés afin de négocier les modalités qui ont permis le 27 décembre 1813 de fusionner les deux loges en Grande unie de l'Angleterre par la signature de l'Union Act.

Cette unification fit l'objet de nombreuses tractations, entre les deux Grandes Loges à l'initiative des «Ancients», ainsi, le 11 avril 1810, la «Grande Loge des Moderns» décida d'accéder à la requête des «Anciens» et de préparer l'unification des deux Grandes Loges. Le moins que l'on puisse dire c'est que les «Moderns» se firent longuement prier, peut être, en partie pour dissimuler leurs propres faiblesses et feindre l'indifférence à l'union qui ne pouvait pourtant que renforcer le prestige de
la franc-maçonnerie anglaise.

Dans un Royaume unifié et pacifié, les prises de positions politiques et les dispositions naturellement légitimistes de la maçonnerie anglaise n'étant plus, depuis le quinzième siècle, le fait du hasard, il devenait nécessaire de regrouper les maçons autour d'une même couronne.

La pratique régulière des «ancients»...

Conformément à la vieille tradition des maçons opératifs, le rituel standardisé qui résulta de l'union des «ancients» et des «moderns» ne fut pas consigné par écrit, bien au contraire ! Il fallut attendre jusqu'en 1850 pour qu'un premier rituel d'Union soit publié et seulement 1969 pour qu'une publication officielle de la GLUA voit le jour.

Les constituants de l'«Act of Union» de 1813 s'étaient donc heurtés à une difficulté : il y a toujours une commission, quelque part, prête à transformer, modifier, ajouter un «traditionnel», un «rétabli», par-ci ou un «véritable» par là, bref, à moderniser, la pratique des rituels. Comment concilier deux exigences, à savoir celle de l'oralité, en vigueur au moins théoriquement, et celle, plus directement politique, de préserver l'immuabilité du Rituel, de le mettre à l'abri des inévitables variantes locales et autres déformations ? C'était l'affichage officiel du conflit et il fallait éviter qu'il ne se reproduise. La Grande Loge deviendrait donc Première Grande Loge... Première par l'antiquité revendiquée, mais surtout Première hiérarchiquement afin de ramener les âmes égarées au sein de la régularité.

N'oublions pas qu'en maçonnerie, le dernier né est toujours le plus ancien et le plus grand !

Néanmoins, cet objectif fédérateur réalisé eut pour conséquence directe que les Frères du Rite «Emulation» puisse, sans réserve, aujourd'hui, affirmer que depuis son origine, il n'a subi aucune altération, ni dans son contenu ni dans ses pratiques, ni dans sa gestuelle. C'est là le grand principe fondateur de ce rite : son immuabilité.

La conservation de son message par le fait que l'on n'en modifie pas un «iota» (encore une référence biblique!). C'est ainsi que, si l'on n'y prend garde, l'apprentissage «par cœur» devient le principal objet du Rite alors que cet élément n'est, en fait, qu'un accessoire obligeant à l'étude.

Afin de conserver la pratique rituelle de la manière la plus efficace, les articles de l'Acte d'Union stipulaient qu'il devait y avoir une parfaite unité dans le travail.

Mais pourquoi vouloir faire une maçonnerie universelle à partir d'une simple réconciliation ?

Comme je l'ai déjà dit, à toute forme de société correspond une forme de sociabilité. L'Histoire de l'Angleterre de cette époque nous le montre bien, il s'agit de consolider ce qui deviendra l'Empire et de le protéger des atteintes... particulièrement des atteintes intérieures... L'Angleterre a connu de nombreuses guerres civiles, jamais de révolutions !

S'agissant d'une franc-maçonnerie spéculative parfaitement intégrée dans le paysage politique européen, il était impératif pour un anglais conservateur de faire barrage à la puissante maçonnerie napoléonienne dirigée par le duc de Cambacérès, Archichancelier de l'Empire, afin que ce Grand Orient, déjà trop présent, ne puisse devenir la référence.

Il fallait traduire cette perspective universaliste par l'unification de ce qui représentera le plus important regroupement fédérateur de noblesse et de bourgeoisie de l'Empire Britannique et qu'il puisse s'offrir en modèle de société aux rouages parfaitement équilibrés et adaptés au monde moderne. Les défaites de Napoléon marqueront les premiers signes de faiblesse de son pouvoir et les lambeaux de l'empire seront partagés entre la Prusse et Londres. On pensait alors qu'il serait de bon aloi de voir la bourgeoisie française se rallier et que la «freemasonry légitimiste» devienne leur point de regroupement. La nouvelle franc-maçonnerie rappelle d'où elle vient, se revendique issue des bâtisseurs de cathédrale et de la révolution industrielle. Elle est le rempart moral contre les velléités révolutionnaires de l'Europe continentale, l'équilibre des nations. On sait que ces prétentions à empêcher les révolutions échoueront dans la reconnaissance de légitimité accordée par les anglais à Louis-Philippe d'Orléans, échec qui forgera le socle des révolutions européennes de 1830.

Ces erreurs stratégique affaiblissant la crédibilité de l'Angleterre sur la scène européenne conduiront les britanniques à percevoir leur nouvelle souveraine, la jeune Victoria, épuisée par les grosses successives et qui aura, néanmoins, le plus long règne de l'Histoire, de 1873 à 1901, comme une sorte de réincarnation d'Elizabeth Première dont ils attendront grandeur et renaissance.

De fait, après sa mort, à la veille du premier conflit mondial, toutes les familles régnantes d'Europe, touchées et à l'origine du conflit seront liées entre elles par la descendance de la Reine devenue une figure mythique de l'Empire et conductrice véritable des principes anglicans, c'est à dire du prestige moral de la Grande Bretagne, image de sa puissance.

Le soleil ne se couche jamais sur l'Empire et les maçons de Britania travaillent depuis le lever du jour...

Ce sentiment de continuité Impériale, ce rempart civilisateur, cette «dette de l'Angleterre civilisée vis à vis des peuples du monde» comme le dira James J. Frazer, l'ethnographe, impose à ceux qui la pratiquent, qu'il n'y ait qu'une seule forme de maçonnerie ; la maçonnerie anglaise. Elle ne doit pas être confondue avec la fille des lumières trop souvent associée à tort à la Révolution Française. Elle ne souhaite pas être mêlée à une révolution quelconque et proclamera avec force ses origines humbles et ouvrières ; celles de la maçonnerie de métier, des guildes interdites ; croyantes, vertueuses, travailleuses et surtout, au service du Pouvoir. C'est donc à la famille royale qu'il reviendra de la diriger. Son rituel doit être anglican, reposer sur la Bible du Roi Jacques Premier, successeur d'Elizabeth.

Cette maçonnerie unie donnera le ton sur la planète entière et, pour ce faire, développera dans le paysage spéculatif les termes de «régularités» et de «Landmarks». Cette position dominante aura d'ailleurs été un objectif fondamental, y compris de la Grande Loge de Londres, exposé par le Grand Secrétaire des «Modern» James Heseltine (6), à savoir, parlant de la franc-maçonnerie française, que «ces gens-là ne sont pas reconnus comme maçons ... » mais aussi que «...La différence fondamentale et essentielle entre la franc-maçonnerie anglaise et les franc-maçonneries continentales c'est que ces dernières ignorent ce qu'est un franc-maçon».

Afin d'organiser et de déterminer de l'unité rituelle qui mettra un terme à toutes les querelles et surtout à tout le foisonnement qui se répandait depuis 1730, la création d'une Loge de Réconciliation, composée à part égale de Maîtres Maçons experts issus des deux Grandes Loges, fut donc inscrite dans la Constitution de la Nouvelle Grande Loge.

L'article V prévoyait, à ce sujet, que les Frères participant aux travaux de la Loge de Réconciliation avaient pour mission de constituer le Rituel qui devrait être observé en parfaite unité (perfect unity) et en permanence par la nouvelle Grande Loge.

Les Maîtres de la Loge de Réconciliation n'ont pas été avares de leurs efforts à faire aboutir une forme rituelle à la fois débarrassée de l'alchimie et du Rosicrucianisme mais contenant toujours les arcanes de la «philosophie occulte» des lumières élisabéthaines du XVIème siècle, donc, acceptable à l'unanimité par tous. Ces efforts de syncrétisme sont attestés par le fait que rien ne fut réellement terminé avant la préparation, le 20 mai 1816, de la tenue de Grande Loge présidée par le Très Vénérable Grand Maître, Son Altesse Royale le Duc de Sussex.

A l'issue de cette tenue de Grande Loge et lors de sa réunion suivante du 5 juin 1816, le rituel fut confirmé et approuvé.

C'est ainsi qu'en 1816 naquit une forme de rituélie particulière d'ouverture et de fermeture de la Loge aux trois degrés ainsi que les réceptions, passages et élévations qui fut approuvée et admise au nom de SAR le
Duc de Sussex, de la Grande Loge Unie et en celui de l'ensemble de la fraternité d'Angleterre.

«Emulation», bien que pratiqué par les éléments des forces britanniques stationnées sur le continent durant la première guerre mondiale, ne fut introduit en France qu'en 1925 par les frères Drabble et traduit en français à cette occasion. A cette époque, le Grand Orient de France, né en 1773 dans l'objectif de fédérer les rites, disposait déjà de patentes du rite des «Ancients», introduit en France au retour de La Fayette, après la guerre d'indépendance de 1774 et du rite d'York, amené par les immigrés Américains après la Guerre de Sécession, c'est à dire entre 1861 et 1875.

En 1925, «Emulation» fut adopté par une partie des loges de la Grande Loge Nationale Française créée depuis 1913, notamment, «Persévérance 27», «Espérance 35», «Confiance 25», etc... Donc, bien après la création de l'Obédience construite sur le Rite Ecossais Rectifié.

Porteur de la notion d'une initiation «orale» et «complète» à chaque degré du rite, «Emulation», dans sa pratique assidue, est ce que l'on pourrait appeler un rite «explicatif» très progressiste et très égalitaire. Sur ce point particulier, il apparaît fort dommage que sa pratique «proclamée» en France le fut par la Grande Loge Nationale avant tout dans un souci d'allégeance à l'Angleterre plus que par choix philosophique. Tous les éléments de la «philosophie occulte» du XVIème siècle, des «mystères» des bâtisseurs (pas uniquement des tailleurs de pierres) et des secrets de l'Ancien Testament sont contenus dans ses cérémonies. Ils sont transmis à chaque étape du Rituel et à chaque grade pour ce qui le concerne, sans rien n'omettre. Cela permet, à qui le pratique et l'étudie d'accéder à la connaissance des symboles et signes et de répondre à la question fondamentale de leur utilité.

Pour «Emulation», le thème de ce que l'on nomme Maçonnerie Bleue, c'est à dire celle regroupant les trois premiers degrés d'Apprenti, Compagnon et Maître, est la construction symbolique d'un Temple. L'Apprenti y est admis parmi ceux occupés à cette tâche de construction afin d'en partager les travaux et d'apprendre les techniques.

Ce ne sera que comme Compagnon qu'on lui fournira le reste des outils lui permettant de préparer une pierre taillée, et de progresser jusqu'à la production d'un chef-d'œuvre.

Il sera alors capable de travailler comme maçon expérimenté et on l'encouragera à découvrir les mystères cachés de la nature et de la science. Il connaîtra le sens moral de l'équerre, du niveau et de la perpendiculaire et il apprendra même où et dans quel esprit les compagnons reçoivent leur salaire.

Le degré de Maître Maçon de Marque où le Compagnon apprendra comment percevoir son salaire, bien que suivant la maîtrise, assure le lien entre le Compagnon de métier et le Maître. Il aidera à achever le Temple par l'achèvement des alliances ...

«Emulation» présente une grande simplicité structurelle, comparativement aux maçonneries Ecossaises et Egyptiennes, mais aussi une remarquable complémentarité dans les différentes étapes de la progression.

Là où l'on doit rechercher la pierre cachée, «Emulation» substitue la pierre d'angle et la pierre de faîte. C'est la manipulation de ces pierres qui constituent la structure physique du Temple, le constat de sa stabilité, de son harmonie et, par extension, de l'application de ces qualités à l'Homme, qui donne tout son sens à la progression maçonnique d'«Emulation».

Lorsqu'on le pratique, ce qui saute aux yeux, immédiatement, est la grande logique de progression qui préside aux travaux, à tel point que l'horizon de l'Apprenti Entré est déjà orienté vers ce que sera le Maître de l'arche.
Chaque franc-maçon passe d'un grade à l'autre et d'un poste à l'autre au terme d'un cycle annuel. Rien dans cette logique clairement soulignée par son insistance particulière quant à l'éphémère et sa volonté fédératrice n'est incompatible avec les principes fondamentaux de tolérance, de progrès, de philosophie rappelés dans l'article premier des constitutions du Grand Orient de France comme rien dans ces mêmes constitutions n'empêchent la pratique d'un rite plutôt qu'un autre sinon le fait de disposer des patentes des degrés...

Pour Emulation, la pratique assidue offre la compréhension et les «Loges d'Instructions» sont construites sur l'étude afin de permettre aux francs-maçons de progresser et de s'«améliorer» (traduction de Improvement), de générer une dynamique (Emulation), sur la voie maçonnique ; car, pour «Emulation», «les épreuves», «le challenge», sont dans les éléments symboliques du rituel.

Pour le franc-maçon, la pratique rigoureuse de son rite, quel qu'il soit est une garantie de sérieux, sinon, autant faire du théâtre ou des danses folkloriques. Alors, pratiquons du mieux que nous pouvons car le but de la franc-maçonnerie et de ses rituels n'est-il pas, à toute fin l'initiation et le progrès de l'Homme ?

«Emulation ? Qu'est-ce que j'y fais, moi qui viens du Rite Français ?» à cela je peux répondre facilement... j'y étudie la franc-maçonnerie et j'y prends un plaisir extrême. Et je remercie tous ceux qui me permettent de le me le faire partager comme un cadeau.

Présenté par Joël J.

Source : http://aprt.skyrock.com

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Quelques références maçonniques aux écritures pour ceux qui les cherchent

13 Juin 2012 Publié dans #fondements bibliques de la FM

Dans les rites Anglo-saxons les tableaux de Loge des trois premiers degrés portent parfois les références à des textes provenant des Écritures, comme le montrent les tableau de la Loge d'York. Chacun de ces trois premiers degrés développent donc certaines dimensions éthiques ou morales dont les termes sont présenté dans le Volume de la Loi Sacré. Ici, ce sont :

 

Premier Degré – Apprenti Entré

 

Psaume 133

Cantique des degrés. De David. Voici, oh! Qu’il est agréable, qu'il est doux Pour des frères de demeurer ensemble!

C'est comme l'huile précieuse qui, répandue sur la tête, Descend sur la barbe, sur la barbe d'Aaron, Qui descend sur le bord de ses vêtements.

C'est comme la rosée de l'Hermon, Qui descend sur les montagnes de Sion; Car c'est là que l'Éternel envoie la bénédiction, La vie, pour l'éternité.

Ruth 4:7pour la Grande Loge du Québec et grand nombre de Loges US

Ruth 4:7Autrefois en Israël, pour valider une affaire quelconque relative à un rachat ou à un échange, l'un ôtait son soulier et le donnait à l'autre: cela servait de témoignage en Israël.

Cette référence mérite quelques mots. On la trouve principalement référencée dans les communications les plus anciennes relatives à ce degré et, parfois à l'essence de la maçonnerie. Le fait d'échanger ses chaussures y était présenté comme un moyen d'affirmer le respect d'un engagement et particulièrement, une affirmation de respect du serment. Il s'agit bien évidemment d'un symbolisme identique à celui du Cable Tow que l'on a déjà vu ici et qui exprime le renforcement des liens tripartites entre le frère, la Loge et l'ensemble de la maçonnerie par le respect de l'Obligation Solennelle.

On peut aussi se référer à

Jos 5:15 Et le chef de l'armée de l'Éternel dit à Josué: Ote tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est saint. Et Josué fit ainsi.

Mais c'est toujours le premier texte de Ruth qui est cité, probablement à cause de son époux.

 

Second Degré – Compagnon du métier

 

Amos Chapitre VII

Amo 7:6 L'Éternel se repentit de cela. Cela non plus n'arrivera pas, dit le Seigneur, l'Éternel.Il m'envoya cette vision. Voici, le Seigneur se tenait sur un mur tiré au cordeau, Et il avait un niveau dans la main.

L'Éternel me dit: Que vois-tu, Amos ? Je répondis: Un niveau. Et le Seigneur dit: Je mettrai le niveau au milieu de mon peuple d'Israël, Je ne lui pardonnerai plus;

Juges XII;6pour la Grande Loge du Québec et un certain nombre d'autres, la référence des rites continentaux sur ce degré :

Jdg 12:6 Ils lui disaient alors: Hé bien, dis Schibboleth. Et il disait Sibboleth, car il ne pouvait pas bien prononcer. Sur quoi les hommes de Galaad le saisissaient, et l'égorgeaient près des gués du Jourdain. Il périt en ce temps-là quarante-deux mille hommes d'Éphraïm.

 

Troisième degré – Maître maçon

 

Ecclésiaste Chapitre XII

Ecc 12Mais souviens-toi de ton créateur pendant les jours de ta jeunesse, avant que les jours mauvais arrivent et que les années s'approchent où tu diras: Je n'y prends point de plaisir; avant que s'obscurcissent le soleil et la lumière, la lune et les étoiles, et que les nuages reviennent après la pluie, temps où les gardiens de la maison tremblent, où les hommes forts se courbent, où celles qui moulent s'arrêtent parce qu'elles sont diminuées, où ceux qui regardent par les fenêtres sont obscurcis, où les deux battants de la porte se ferment sur la rue quand s'abaisse le bruit de la meule, où l'on se lève au chant de l'oiseau, où s'affaiblissent toutes les filles du chant, où l'on redoute ce qui est élevé, où l'on a des terreurs en chemin, où l'amandier fleurit, où la sauterelle devient pesante, et où la câpre n'a plus d'effet, car l'homme s'en va vers sa demeure éternelle, et les pleureurs parcourent les rues ; avant que le cordon d'argent se détache, que le vase d'or se brise, que le seau se rompe sur la source, et que la roue se casse sur la citerne ; avant que la poussière retourne à la terre, comme elle y était, et que l'esprit retourne à Dieu qui l'a donné.

Vanité des vanités, dit l'Ecclésiaste, tout est vanité.

Outre que l'Ecclésiaste fut un sage, il a encore enseigné la science au peuple, et il a examiné, sondé, mis en ordre un grand nombre de sentences.

L'Ecclésiaste s'est efforcé de trouver des paroles agréables; et ce qui a été écrit avec droiture, ce sont des paroles de vérité.

Les paroles des sages sont comme des aiguillons; et, rassemblées en un recueil, elles sont comme des clous plantés, données par un seul maître.

Du reste, mon fils, tire instruction de ces choses; on ne finirait pas, si l'on voulait faire un grand nombre de livres, et beaucoup d'étude est une fatigue pour le corps. Écoutons la fin du discours: Crains Dieu et observe ses commandements. C'est là ce que doit faire tout homme.

Car Dieu amènera toute œuvre en jugement, au sujet de tout ce qui est caché, soit bien, soit mal. »

*

* *

Tout cela étant dit, les différents degrés de la maçonnerie font référence à plusieurs textes des Écritures, majoritairement des citations de l'Ancien Testament, des psaumes, des prophètes.

Les citations du Nouveau Testament sont assez peu nombreuses, y compris dans la maçonnerie continentale, mais elles existent :

 

Il y a, bien évidemment l'Évangile de Jean si présent dans de nombreux Rites:

Jean 1:1 Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.

Jean 1:2 Elle était au commencement avec Dieu.

Jean 1:3 Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle.

Jean1:4 En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. »

 

La Lumière des Hommes est évidemment à mettre en relation avec la formule de la Chaïne d'Union du Droit Humain : « ...nous veillerons sur le sommeil des Hommes ».

 

Autre passage du Nouveau Testament faisant référence à la Loge durant une cérémonie :

 

Act 2:1 Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu.

Act 2:2 Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis.

Act 2:3 Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux.

Act 2:4 Et ils furent tous remplis du Saint Esprit, et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer. »

Ces deux textes sont inséparables par Nature dans la mesure où la Parole est souvent présentée comme une Arme de Feu par Saint Jean …

Apo. 11:4 Ce sont les deux oliviers et les deux chandeliers qui se tiennent devant le Seigneur de la terre.

Apo.11:5 Si quelqu'un veut leur faire du mal, du feu sort de leur bouche et dévore leurs ennemis; et si quelqu'un veut leur faire du mal, il faut qu'il soit tué de cette manière. »

Mais voyons simplement le fil de l'Ecriture et sa signification en maçonnerie appartiendra à ceux qui le parcourent. La Bible que j'utilise ici est celle de la traduction téléchargeable sur http://www.e-sword.net/ .

 

Initiation :

 

Gen 1:3 Dieu dit: Que la lumière soit! Et la lumière fut.

Les tabliers :

Gen 3:7 Les yeux de l'un et de l'autre s'ouvrirent, ils connurent qu'ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s'en firent des ceintures.

Pour ceux ou celles d'entre vous qui pratiquent des rites anglo-saxon, ces versets sont une explication pour les tabliers et les références qui y sont faites durant les cérémonies

Num 15:37 L'Éternel dit à Moïse:

Num 15:38 Parle aux enfants d'Israël, et dis-leur qu'ils se fassent, de génération en génération, une frange au bord de leurs vêtements, et qu'ils mettent un cordon bleu sur cette frange du bord de leurs vêtements.

Num 15:39 Quand vous aurez cette frange, vous la regarderez, et vous vous souviendrez de tous les commandements de l'Éternel pour les mettre en pratique, et vous ne suivrez pas les désirs de vos cœurs et de vos yeux pour vous laisser entraîner à l'infidélité.

Num 15:40 Vous vous souviendrez ainsi de mes commandements, vous les mettrez en pratique, et vous serez saints pour votre Dieu.

 

Ëtre un Homme Libre...

 

 à ce sujet, on notera que Colin Dyer dans son ouvrage « Symbolism in craft maçsonry » fait une relation directe entre ce passage relatif aux préparatifs d'un candidat à l'initiation et le franchissement du fleuve par les Ephraïnites à qui l'on demandait un mot...

Gen 21:9 Sara vit rire le fils qu'Agar, l'Égyptienne, avait enfanté à Abraham;

Gen 21:10 et elle dit à Abraham: Chasse cette servante et son fils, car le fils de cette servante n'héritera pas avec mon fils, avec Isaac.

Pour les serments et les chaussures :

Exo 3:5 Dieu dit: N'approche pas d'ici, ôte tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte.

Les verges des Diacres et du Directeur des Cérémonies et les Signes...

Exo 4:1Moïse répondit, et dit: Voici, ils ne me croiront point, et ils n'écouteront point ma voix. Mais ils diront: L'Éternel ne t'est point apparu.

Exo 4:2 L'Éternel lui dit: Qu'y a-t-il dans ta main? Il répondit: Une verge.

Exo 4:3 L'Éternel dit: Jette-la par terre. Il la jeta par terre, et elle devint un serpent. Moïse fuyait devant lui.

Exo 4:4 L'Éternel dit à Moïse: Étends ta main, et saisis-le par la queue. Il étendit la main et le saisit et le serpent redevint une verge dans sa main.

Exo 4:5 C'est là, dit l'Éternel, ce que tu feras, afin qu'ils croient que l'Éternel, le Dieu de leurs pères, t'est apparu, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob.

Exo 4:6 L'Éternel lui dit encore: Mets ta main dans ton sein. Il mit sa main dans son sein; puis il la retira, et voici, sa main était couverte de lèpre, blanche comme la neige.

Exo 4:7 L'Éternel dit: Remets ta main dans ton sein. Il remit sa main dans son sein; puis il la retira de son sein, et voici, elle était redevenue comme sa chair.

Exo 4:8 S'ils ne te croient pas, dit l'Éternel, et n'écoutent pas la voix du premier signe, ils croiront à la voix du dernier signe.

Exo 4:9 S'ils ne croient pas même à ces deux signes, et n'écoutent pas ta voix, tu prendras de l'eau du fleuve, tu la répandras sur la terre, et l'eau que tu auras prise du fleuve deviendra du sang sur la terre.

 

Pour la Construction du Temple et la réalisation du Tabernacle :

 

Exo 20:25 Si tu m'élèves un autel de pierre, tu ne le bâtiras point en pierres taillées; car en passant ton ciseau sur la pierre, tu la profanerais.

Tabernacle . Ce sont ces versets qui permettent de comprendre les dimensions virtuelles de la Loge, son décor et le fait qu'elle n'est pas un endroit sacré mais seulement posée sur un endroit sacré. En fait la sacralité de la Loge repose sur une relation de même nature que le mana polynésien. La Loge n'est pas sacré mais le sacré l'habite.

Exo 27:1 Tu feras l'autel de bois d'acacia; sa longueur sera de cinq coudées, et sa largeur de cinq coudées. L'autel sera carré, et sa hauteur sera de trois coudées.

Exo 27:2 Tu feras, aux quatre coins, des cornes qui sortiront de l'autel; et tu le couvriras d'airain.

Exo 27:3 Tu feras pour l'autel des cendriers, des pelles, des bassins, des fourchettes et des brasiers; tu feras d'airain tous ses ustensiles.

Exo 27:4 Tu feras à l'autel une grille d'airain, en forme de treillis, et tu mettras quatre anneaux d'airain aux quatre coins du treillis.

Exo 27:5 Tu le placeras au-dessous du rebord de l'autel, à partir du bas, jusqu'à la moitié de la hauteur de l'autel.

Exo 27:6 Tu feras des barres pour l'autel, des barres de bois d'acacia, et tu les couvriras d'airain.

Exo 27:7 On passera les barres dans les anneaux; et les barres seront aux deux côtés de l'autel, quand on le portera.

Exo 27:8 Tu le feras creux, avec des planches; il sera fait tel qu'il t'est montré sur la montagne.

Exo 27:9 Tu feras le parvis du tabernacle. Du côté du midi, il y aura, pour former le parvis, des toiles de fin lin retors, sur une longueur de cent coudées pour ce premier côté,

Exo 27:10 avec vingt colonnes posant sur vingt bases d'airain; les crochets des colonnes et leurs tringles seront d'argent.

Exo 27:11 Du côté du nord, il y aura également des toiles sur une longueur de cent coudées, avec vingt colonnes et leurs vingt bases d'airain; les crochets des colonnes et leurs tringles seront d'argent.

Exo 27:12 Du côté de l'occident, il y aura pour la largeur du parvis cinquante coudées de toiles, avec dix colonnes et leurs dix bases.

Exo 27:13 Du côté de l'orient, sur les cinquante coudées de largeur du parvis,

Exo 27:14 il y aura quinze coudées de toiles pour une aile, avec trois colonnes et leurs trois bases,

Exo 27:15 et quinze coudées de toiles pour la seconde aile, avec trois colonnes et leurs trois bases.

Exo 27:16 Pour la porte du parvis il y aura un rideau de vingt coudées, bleu, pourpre et cramoisi, et de fin lin retors, en ouvrage de broderie, avec quatre colonnes et leurs quatre bases.

Exo 27:17 Toutes les colonnes formant l'enceinte du parvis auront des tringles d'argent, des crochets d'argent, et des bases d'airain.

Exo 27:18 La longueur du parvis sera de cent coudées, sa largeur de cinquante de chaque côté, et sa hauteur de cinq coudées; les toiles seront de fin lin retors, et les bases d'airain.

Exo 27:19 Tous les ustensiles destinés au service du tabernacle, tous ses pieux, et tous les pieux du parvis, seront d'airain.

Exo 27:20 Tu ordonneras aux enfants d'Israël de t'apporter pour le chandelier de l'huile pure d'olives concassées, afin d'entretenir les lampes continuellement.

Exo 27:21 C'est dans la tente d'assignation, en dehors du voile qui est devant le témoignage, qu'Aaron et ses fils la prépareront, pour que les lampes brûlent du soir au matin en présence de l'Éternel. C'est une loi perpétuelle pour leurs descendants, et que devront observer les enfants d'Israël.

 

Les dimensions du Temple et de la Loge virtuelle

 

1Rois 6:2 La maison que le roi Salomon bâtit à l'Éternel avait soixante coudées de longueur, vingt de largeur, et trente de hauteur.

La construction du Temple

1Rois 6:7 Lorsqu'on bâtit la maison, on se servit de pierres toutes taillées, et ni marteau, ni hache, ni aucun instrument de fer, ne furent entendus dans la maison pendant qu'on la construisait.

L'entrée dans la chambre du milieu (tableau au second degré)

1Rois 6:8 L'entrée des chambres de l'étage inférieur était au côté droit de la maison; on montait à l'étage du milieu par un escalier tournant, et de l'étage du milieu au troisième.

A l'entrée du Temple :

Eze 8:16 Et il me conduisit dans le parvis intérieur de la maison de l'Éternel. Et voici, à l'entrée du temple de l'Éternel, entre le portique et l'autel, il y avait environ vingt-cinq hommes, tournant le dos au temple de l'Éternel et le visage vers l'orient; et ils se prosternaient à l'orient devant le soleil.

 

Les Colonnes

 

1Rois 7:15 Il fit les deux colonnes d'airain. La première avait dix-huit coudées de hauteur, et un fil de douze coudées mesurait la circonférence de la seconde.

1Rois 7:16 Il fondit deux chapiteaux d'airain, pour mettre sur les sommets des colonnes; le premier avait cinq coudées de hauteur, et le second avait cinq coudées de hauteur.

1Rois 7:17 Il fit des treillis en forme de réseaux, des festons façonnés en chaînettes, pour les chapiteaux qui étaient sur le sommet des colonnes, sept pour le premier chapiteau, et sept pour le second chapiteau.

1Rois 7:18 Il fit deux rangs de grenades autour de l'un des treillis, pour couvrir le chapiteau qui était sur le sommet d'une des colonnes; il fit de même pour le second chapiteau.

1Rois 7:19 Les chapiteaux qui étaient sur le sommet des colonnes, dans le portique, figuraient des lis et avaient quatre coudées.

1Rois 7:20 Les chapiteaux placés sur les deux colonnes étaient entourés de deux cents grenades, en haut, près du renflement qui était au delà du treillis; il y avait aussi deux cents grenades rangées autour du second chapiteau.

1Rois 7:21 Il dressa les colonnes dans le portique du temple; il dressa la colonne de droite, et la nomma Jakin; puis il dressa la colonne de gauche, et la nomma Boaz.

1Rois 7:22 Il y avait sur le sommet des colonnes un travail figurant des lis. Ainsi fut achevé l'ouvrage des colonnes.

 

La Consécration du Temple et de la Sainte Arche Royale...

 

Rois 8:1Alors le roi Salomon assembla près de lui à Jérusalem les anciens d'Israël et tous les chefs des tribus, les chefs de famille des enfants d'Israël, pour transporter de la cité de David, qui est Sion, l'arche de l'alliance de l'Éternel.

Rois8:2 Tous les hommes d'Israël se réunirent auprès du roi Salomon, au mois d'Éthanim, qui est le septième mois, pendant la fête.

Rois8:3 Lorsque tous les anciens d'Israël furent arrivés, les sacrificateurs portèrent l'arche.

Rois 8:4 Ils transportèrent l'arche de l'Éternel, la tente d'assignation, et tous les ustensiles sacrés qui étaient dans la tente: ce furent les sacrificateurs et les Lévites qui les transportèrent.

Rois 8:5 Le roi Salomon et toute l'assemblée d'Israël convoquée auprès de lui se tinrent devant l'arche. Ils sacrifièrent des brebis et des boeufs, qui ne purent être ni comptés, ni nombrés, à cause de leur multitude.

Rois 8:6 Les sacrificateurs portèrent l'arche de l'alliance de l'Éternel à sa place, dans le sanctuaire de la maison, dans le lieu très saint, sous les ailes des chérubins.

Rois 8:7 Car les chérubins avaient les ailes étendues sur la place de l'arche, et ils couvraient l'arche et ses barres par-dessus.

Rois 8:8 On avait donné aux barres une longueur telle que leurs extrémités se voyaient du lieu saint devant le sanctuaire, mais ne se voyaient point du dehors. Elles ont été là jusqu'à ce jour.

Rois 8:9 Il n'y avait dans l'arche que les deux tables de pierre, que Moïse y déposa en Horeb, lorsque l'Éternel fit alliance avec les enfants d'Israël, à leur sortie du pays d'Égypte.

Rois8:10 Au moment où les sacrificateurs sortirent du lieu saint, la nuée remplit la maison de l'Éternel.

Rois8:11 Les sacrificateurs ne purent pas y rester pour faire le service, à cause de la nuée; car la gloire de l'Éternel remplissait la maison de l'Éternel.

Rois8:12 Alors Salomon dit: L'Éternel veut habiter dans l'obscurité!

Rois 8:13 J'ai bâti une maison qui sera ta demeure, un lieu où tu résideras éternellement!

Rois 8:14 Le roi tourna son visage, et bénit toute l'assemblée d'Israël; et toute l'assemblée d'Israël était debout.

Rois 8:15 Et il dit: Béni soit l'Éternel, le Dieu d'Israël, qui a parlé de sa bouche à David, mon père, et qui accomplit par sa puissance ce qu'il avait déclaré en disant:

Rois8:16 Depuis le jour où j'ai fait sortir d'Égypte mon peuple d'Israël, je n'ai point choisi de ville parmi toutes les tribus d'Israël pour qu'il y fût bâti une maison où résidât mon nom, mais j'ai choisi David pour qu'il régnât sur mon peuple d'Israël!

Rois8:17 David, mon père, avait l'intention de bâtir une maison au nom de l'Éternel, le Dieu d'Israël.

Rois 8:18 Et l'Éternel dit à David, mon père: Puisque tu as eu l'intention de bâtir une maison à mon nom, tu as bien fait d'avoir eu cette intention.

Rois8:19 Seulement, ce ne sera pas toi qui bâtiras la maison; mais ce sera ton fils, sorti de tes entrailles, qui bâtira la maison à mon nom.

Rois 8:20 L'Éternel a accompli la parole qu'il avait prononcée. Je me suis élevé à la place de David, mon père, et je me suis assis sur le trône d'Israël, comme l'avait annoncé l'Éternel, et j'ai bâti la maison au nom de l'Éternel, le Dieu d'Israël.

Rois 8:21 J'y ai disposé un lieu pour l'arche où est l'alliance de l'Éternel, l'alliance qu'il a faite avec nos pères quand il les fit sortir du pays d'Égypte.

Rois8:22 Salomon se plaça devant l'autel de l'Éternel, en face de toute l'assemblée d'Israël. Il étendit ses mains vers le ciel, et il dit:

Rois8:23 O Éternel, Dieu d'Israël! Il n'y a point de Dieu semblable à toi, ni en haut dans les cieux, ni en bas sur la terre: tu gardes l'alliance et la miséricorde envers tes serviteurs qui marchent en ta présence de tout leur coeur!

Rois 8:24 Ainsi tu as tenu parole à ton serviteur David, mon père; et ce que tu as déclaré de ta bouche, tu l'accomplis en ce jour par ta puissance.

Source : http://truthlurker.over-blog.com/categorie-512058.html

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Rit d'Hérédom de Kilwinning : Excellent Chevalier Adepte, Prince de la Rose-Croix (3)

13 Juin 2012 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #hauts grades

TROISIEME EXPLICATION DU TABLEAU

 

 

 1° Le bûcher allumé est celui où Jacques Molay et son malheureux compagnon expirèrent dans les tourments

 foi résignation héroïque

 2° Le bras armé d'un coutelas est les cieux

  crimes impunis douleurs vengeance

 3° L'ange dans un nuage est le génie des grandes choses qui s'élève dans les cieux

  liberté enthousiasme gloire

  4° La lance est l'arme des chevaliers qui suivaient Godefroi de Bouillon dans la Palestine

  noblesse valeur origine des templiers

  5° La croix est l'étendard des héros de la terre sainte qui rappelle les plus grands souvenirs

  tribulations humilité

  6° La couronne d'épines écarte la main du téméraire la douleur est prise du plaisir

  sacrifice martyre triomphe

  7° L'arche d'alliance annonce la manifestation d'un Dieu qui se dépouille en quelque sorte de son immensité pour habiter parmi les hommes

  David religieux alliance divinité

  8° Les tables de la loi gouvernent les peuples d'une morale sublime émanée d'une intelligence céleste

  religion décalogue justice

  9° L'encensoir indique le culte dont s'instruisent les prêtres de la sagesse

  sacerdoce cérémonie imagination

  10° Le mercure avec ses attributs représente Ménès l'un des premiers rois d'Egypte

  empire art protection

  11° Le réchaud surmonté d'un creuset nous rappelle qu'ainsi que les métaux s'épurent par la fusion, l'âme est régénérée par la prière

  purification doctrine instruction

  12° Le lingot d'or est le mobile des actions humaines que la force de la raison réduit à sa juste valeur

  corruption ambition prudence

  13° Le flambeau ardent est l'emblème de la vérité qui doit éclairer nos actions dans le chemin difficile de la vie

  lumière force sûreté

  14° Le globe tournant sur son axe nous avertit que les mondes jetés dans l'espace sont soumis dans leur révolution à une puissance invisible

  éternité force centripète harmonie

  15° Le triangle équilatéral d'or est la figure la plus parfaite sous laquelle l'aspect de la divinité frappe nos yeux

  delta trinité ternaire

Le T:. excellent fait approcher le candidat de l'autel lui fait poser un genou à terre et le constitue chevalier Adepte très excellent Prince de Mercy en frappant 15 coups, 3, 5 et 7 sur sa flèche avec une autre flèche et en lui posant le cordon et le tablier il lui dit :

Q : T:. excellent je vous habille du vêtement tricolore qui caractérise notre grade. Soyez digne de le porter. Recevez maintenant les signes, paroles et attouchements.

Il lui donne et lui dit d'aller se faire reconnaître. Cela fait il dit :

Q : Applaudissons T:. excellents à l'heureuse acquisition que nous venons de faire.

On applaudit.

 

 

INSTRUCTIONS

 

 

Q : Etes-vous chevalier Adepte Prince de la R+C vu de Mercy ?

R : J'ai vu la grande lumière (le delta) et suis comme vous T:. excellent par la triple alliance de J:.C dont vous et moi portons la marque.

Q : Quelle est cette triple alliance ?

R : Celle que l'éternel fit avec Abraham par la circoncision, celle qu'il fit avec son peuple (heliham) dans le désert par l'entremise de Moïse et celle qu'il fit avec les hommes par la mort et la passion de J C son cher fils.

Q : Combien avez-vous de mots ?

R : Six dont un de passe, deux profanes, deux sacrés et un sublime.

Q : Dites-moi les deux mots profanes.

R : GABON GIBLIN.

Q : que signifie le premier mot ?

R : Maître excellent qui est le nom d'un écossais.

Q : Que signifie le second ?

R : C'est le nom de la chambre du troisième ciel qui n'était ouverte qu'à ceux qui avaient la science infinie et qui aidèrent Salomon à la confection du grand œuvre.

Q : Dites-moi les deux mots sacrés.

R : JEHOVAH JAKIN.

Q : Que signifient ces deux mots ?

R : Un Dieu seul éternel et souverain maître de toutes choses.

Q : Dites-moi le mot sublime.

R : EDUL.

Q : Que signifie ce mot ?

R : C'est un mot chaldéen qui veut dire fais ce que tu voudrais qu'il te fut fait.

Q : Quel est le signe ?

R : Il y en a trois :

 -Le premier qu'on nomme d'entrée est de porter la main droite au dessus de ses yeux en forme de triangle comme si on voulait se garantir d'une trop forte lumière ou pour se garantir de la lumière du delta.

-Le deuxième qui est celui de caractère est de former un triangle avec les deux pouces et les deux index et le porter sur le ventre.

- Le troisième est celui d'appel ou de secours, il se fait en croisant les deux bras au dessus de sa tête, les mains tendues et la paume tournée en dehors. Celui-ci ne se donne qu'en loge ou dans les besoins pressants en disant : à moi les enfants de la veuve.

Q : Quel est l'attouchement ?

R : C'est de prendre avec les deux mains les épaules de celui qui examine et les presser un peu à trois reprises en prononçant les mots: Gomez ou Gomel.

Q : Quel est l'ordre ?

R : debout la main droite appuyée sur la hanche.

Q : quel est la marche ?

R : Trois pas égaux en partant toujours du pied gauche et en assemblant chaque fois les deux talons les pointes des pieds ouvertes en équerre.

Q : Quelle est la batterie ?

R : 3 5 7.

Q : Quel est le devoir ?

R : Il se fait par 9 fois 9 ce qui fait le nombre 81.

Q : Que âge avez-vous ?

R : 81 ans.

Q : Quelle heure est –il ?

R : L'heure de la régénération.

 

 

EXPLICATION DU DEVOIR

 

 

Le nombre 3 étant le plus parfait aux yeux des maçons on a dû remarquer que tout se faisait par 3 dans ce grade sublime. Or le devoir qui se compose de ce nombre conduit son cube par les progressions suivantes: 3 fois 3 font 9, 9 fois 9 font 81. Comprends tout ce qui figure par 3 dans ce grade :

 1 3 ciels

 2 3 couleurs

 3 3 fois 3 colonnes

 4 3 fois 3 étoiles par colonnes

 5 3 pointes à la flèche

 6 3 fois 3 flèches à la couronne

 7 3 voyages

 8 3 échelons à l'échelle

 9 3 fois 3 marches au gradin du premier voyage

10 3 vertus théologales

11 3 coups de main

12 3 fois le tour du tableau

13 3 fois 5 figures du tableau

14 3 explications de tableau

15 3 serments

16 3 mots allégoriques à chaque figure de la dernière explication

du tableau

17 3 bandeaux, le matériel, celui de l'esprit et celui de l'âme

18 3 alliances ou la triple alliance

19 3 espèces d'or

20 3 explications de ces 3 espèces voilées dans les premiers grades

21 3 millions promis

22 3 ans de travaux indiqués

23 3 pas dans la marche

24 3 pressions dans l'attouchement

25 3 signes

26 3 mots profanes

27 3 mots sacrés

 

TOTAL: 81

 

 

FERMETURE DES TRAVAUX

 

 

Les travaux se ferment comme il s'ouvrent.

Avant que d'applaudir le T:. excellent remet le livre de la vérité à sa place et l'on prête le serment du silence les mains tournées vers le palladium que le gardien sacré couvre de son voile.

 

 

ORDRE DES BANQUETS

 

 

L'ordre des banquets sera le même que dans tout autre grade pour les santés et la discipline.

Il n'y a de changement que dans la dénomination des objets qui composent le service de table comme il suit :

 1° Faire un banquet se dira : travailler au grand œuvre

 2° La bouteille se dira : navette

 3° Le vin se dira : encens

 4° Le verre se dira : encensoir

 5° Les liqueurs se diront : esprit

 6° L'eau se dira : sagesse

 7° Le couteau se dira : flèche

 8° Le pain se dira : pierre philosophale

 9° Les mets se diront : métaux

10° Les plats et assiettes se diront : creuset

11° La nappe se dira : étendard

12° La serviette se dira : voiles

 

Source : le Miroir Alchimique

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