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Hauts Grades

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Cérémonie de réception au grade d'Excellent Maçon

14 Juin 2012 , Rédigé par Rituel d'Excellent Maçon Publié dans #hauts grades

 

                                                              

Les voiles bleu (azur), violet (pourpre) et rouge (écarlate) sont ouverts. Le voile blanc reste fermé.

 

Le Candidat attend à l’extérieur, revêtu du tablier de l’Ordre. Il a les yeux bandés.

 

Tuileur lit au Candidat Esdras 1, 1 à 3 (l’Edit de Cyrus)

Or, la première armée de Cyrus, roi de Perse -Afin que s’accomplisse la parole du SEIGNEUR, sortie de la bouche de Jérémie -, le SEIGNEUR éveilla l’esprit de Cyrus, roi de Perse, afin que dans tout son royaume il fit publier une proclamation, et même un écrit, pour dire : « Ainsi parle Cyrus, roi de Perse : Tous les royaumes de la terre, le SEIGNEUR,  le Dieu des cieux me les a donnés, et il m’a chargé lui-même de lui bâtir une Maison à Jérusalem qui est en Juda. Parmi vous, qui appartient à tout son peuple ? Que son Dieu soit avec lui, et qu’il monte à Jérusalem, en Juda, bâtir la Maison du SEIGNEUR, le Dieu d’Israël – c’est le Dieu qui est à Jérusalem ! »

Puis le Tuileur mène le Candidat à la porte et frappe en T.E.M. · · ·

 

G. Int.  se lève – Excellent Second Surveillant, l’alarme !

 

E. 2dS.  frappe ÑÑÑ   ÑÑÑ, se lève et dit – Très Vénérable et Excellent Maître, on a donné l’alarme !

 

T.V. § E.M. – Excellent Second Surveillant, faites voir la cause de cette alarme.

 

E. 2èmeS. – Excellent Garde Intérieur, voyez la cause de cette alarme.

 

G. Int.  se rend à la porte, l’ouvre – Qui va là ?

 

Tuil. – Le compagnon ………… reçu et reconnu Très Excellent Maître, encouragé par le décret de Cyrus, souhaite retourner à Jérusalem, afin d’aider à reconstruire un temple au Seigneur, Dieu d’Israël. Il se présente devant la Grande Loge de Babylone, pour qu’elle accède à sa requête et lui procure les gages nécessaires pour se faire reconnaître de ses Compagnons, partis avec Zorobabel et parvenus à Jérusalem.

 

G. Int. – Comment espère t’il obtenir ces privilèges ?

 

Tuil. – Par le secours d’un attouchement de passage et d’un mot de passe.

 

G. Int. – Est-il en possession de ces attouchements de passage et mot de passe ?

 

Tuil. Veuillez l’examiner.

 

G. Int. – Veuillez me communiquer le gage couvert et le mot d’un Très Excellent Maître. Ce qui est fait, si nécessaire avec l’aide du Tuileur.

Gage couvert : placer le pouce de la main droite au travers de la main sur les jointures unissant l’index, le majeur et l’annulaire à la main, et dire

le mot :Rabboni

 

G. Int. – Ce sont bien là l’attouchement de passage et le mot de passe de ce grade. Attendez que j’en rende compte au Très Vénérable et Excellent Maître.

 

G. Int. – referme la porte, revient à sa place, fait face au T.V. § E.M. se met à l’ordre et dit :

- Très Vénérable et Excellent Maître, à la porte de la Loge se tient le Compagnon ….., reçu et reconnu Très Excellent Maître qui , encouragé par le décret de Cyrus, souhaite retourner à Jérusalem, afin d’aider à reconstruire un Temple au Seigneur, Dieu d’Israël. Il se présente devant la Grande Loge de Babylone, pour qu’elle accède à sa requête et lui procure les gages nécessaires pour se faire reconnaître de ses compagnons, partis avec Zorobabel et parvenus à Jérusalem.

 

T.V. § E.M. - Comment espère t’il obtenir ces privilèges ?

 

G. Int. - Par le secours d’un attouchement de passage et d’un mot de passe.

 

T.V. § E.M.–  Est-il en possession de ces attouchements de passage et mot de passe ?

 

G. Int. – Oui, Très Vénérable et Excellent Maître.

 

T.V. § E.M.–  Alors, qu’il soit admis selon les formes prescrites.

 

Le G. Int. cesse le Signe d’Ordre, prend le pentagramme, va à la porte qu’il ouvre, admet le Candidat qui a les yeux bandés, puis referme la porte.

Pendant ce temps, le Direct. des Cér. va à la porte, prend en charge le Candidat et le place à environ huit pas normaux à l’ouest de l’Autel.

 

G. Int.  face au Candidat, lui applique le pentagramme sur le sein gauche,  fait son exposé, puis regagne sa place.

-          Entrez dans cette Loge d’Excellents Maçons, sur le pentacle ou pentalpha qui représente les cinq Points Parfaits du métier pour vous rappeler toutes vos obligations de Maçon.

 

T.V. § E.M.–  Que le Candidat s’agenouille pendant que nous invoquerons la bénédiction des cieux sur nos travaux.

 

Tous se lèvent au signe de foi.

 

Chapelain : - O Dieu Eternel et Tout Puissant qui apparut jadis à ton serviteur Moïse dans les flammes du Buisson Ardent, nous te supplions d’embraser nos cœurs d’une divine dévotion, de l’amour fraternel et de la charité universelle. Accorde-nous, et à tout ton peuple, ta divine Grâce. Instruis-nous et inspire-nous, dans notre tâche de construction d’un second Temple consacré au service divin. Et, lorsque le voile de ce tabernacle terrestre se déchirera, accorde-nous d’être reçus dans ce saint Tabernacle, là où tu règnes à jamais.

 

Tous – Ainsi soit-il !    cessent le signe de foi.

 

D.C. Prenez place, Compagnons ! Tous s’asseyent, et le D.C. aide le Cand. à se relever.

 

T.V. § E.M. – Depuis la construction du Temple de Salomon, il y a quatre cent soixante dix ans, les grades symboliques, de la Marque et de la Crypte, se sont très largement répandus.

 

Le Décret de Cyrus ayant néanmoins été promulgué que pour les descendants de ceux qui furent amenés captifs à Babylone après la prise de Jérusalem et la destruction du Saint Temple au temps de Nabuchodonosor, roi de Babylone et de Sedecias roi de Juda. Lors du départ de Zorobabel et de ses premiers compagnons, un nouveau grade maçonnique fut institué afin que d’autres ne se joignent pas à nous dans la tâche noble et glorieuse de reconstruction que nous entreprenions.

 

En cela, nous suivons l’exemple de nos ancêtres qui, pour chaque construction importante, adoptaient des marques de reconnaissance particulières, d’eux seuls connues. Nous ne le communiquons qu’à ceux qui sont qualifiés pour présider des Loges opératives ou de Compagnons. Afin de démontrer vos aptitudes, veuillez avancer vers moi en Très Excellent Maître, sous la conduite du Directeur des Cérémonies.

D.C. – Compagnon, vous allez effectuer six pas en partant du pied gauche, après  chacun desquels vous ferez le signe pénal d’un grade, de celui d’Apprenti Franc-Maçon à celui de Très Excellent Maître.

Il reste auprès du Candidat qui a toujours les yeux bandés.

- Faites un premier pas, en partant du pied gauche et le signe pénal d’Apprenti Franc Maçon (il le guide si nécessaire)

- Faites un autre pas et le signe pénal de Compagnon Franc-Maçon (il le guide si nécessaire).

- Faites encore un pas et le signe pénal seulement de Maître Maçon (il le guide si nécessaire).

- Avancez d’un quatrième pas, et faites le signe pénal de Maître Maçon de Marque. (il le guide si nécessaire).

- Faites encore un cinquième pas puis le signe de respect d’un Maçon de l’Arche Royale (il le guide si nécessaire).

- Faites enfin un sixième pas puis le signe de Très Excellent Maître (il le guide si nécessaire) et prêtez attention au Très Vénérable et Excellent Maître.

 

T.V. § E.M. – Comme dans tous les grades de la Franc-Maçonnerie, les secrets doivent rester séparés et distincts, une nouvelle Obligation va donc vous être imposée dans ce grade, avant de vous en laisser partager les secrets. Etes-vous disposé à la contracter ?

 

Cand. - … incité à répondre si nécessaire par le D.C.

 

T.V. § E.M. – Veuillez donc vous agenouiller sur les deux genoux et placer vos deux mains sur le Volume de la Sainte Loi.

 

- Dites : Moi (il le dit), déclinez tous vos prénoms et nom (il le fait) et répétez après moi :

 

- en présence de Dieu Tout Puissant et devant cette loge d’Excellents Maçons, par ceci (le T.V. § E.M. prend les mains du Candidat) et sur ceci  (il les repose sur le V.S.L. ) solennellement et sincèrement, je promets et jure que toujours je tairai, cacherai et jamais ne révèlerai aucune partie ou parcelle des secrets ou mystères appartenant au grade d’Excellent Maçon à un compagnon d’un grade inférieur, sauf au sein d’une Loge d’Excellents Maçons dûment constituée d’au moins neuf Compagnons de l’Ordre.

 

- Ces différents points, je jure de les observer sans faux-fuyant, équivoque ou restriction mentale d’aucune sorte, gardant à jamais présent à l’esprit le châtiment ancien et traditionnel d’avoir les entrailles arrachées et de voir la terre s’ouvrir et m’engloutir dans les siennes, comme le furent, pour leur rébellion, Coré, Dathan et Abiram.

 

- Que Dieu Tout puissant m’aide et m’arme de constance pour tenir fidèlement cette obligation solennelle d’Excellent Maçon, que je viens de contracter.

 

- Scellez cette obligation de vos lèvres, six fois, sur le Volume de la Sainte Loi. (Le Candidat le fait).

 

- Levez-vous, Excellent Maçon dûment assermenté.

 

Le T.V. § E.M. relève alors le candidat par l’attouchement :

(Gage couvert : placer le pouce de la main droite au travers de la main sur les jointures unissant l’index, le majeur et l’annulaire à la main) en disant :

 

T.V. § E.M – Comme vous le savez déjà, l’attouchement de passage, que vous avez donné à votre entrée dans la Loge est le Gage Couvert d’un Très Excellent Maître, et le mot de passe Rabboni  est le mot de salutation de ce même grade. Il ne me reste qu’à vous communiquer le signe pénal de ce Grade. Il se fait en plaçant les deux mains à hauteur du ventre, les deux dernières phalanges en apposition, l’extrémité des doigts dirigés vers le nombril puis en écartant vivement les mains et fait allusion au châtiment traditionnel.

 

Le D.C. reconduit le Candidat à l’extérieur, par le trajet le plus direct et sans saluer. Il reste à la porte. Les voiles sont alors fermés et les Cap. Des Voiles prennent leur poste derrière chacun d’eaux. Le Tuileur,  prévenu quand tout est prêt, ramène le Candidat à la porte de la salle et le confie au D.C.

 

D.C. muni d’une canne, conduit le candidat devant le voile bleu et frappe au sol ···  ···  ·

 

Cap. 1er V. entre’ouvre à peine les deux pans du voile et dit :

-          Qui va là ?

 

D.C. – Le Compagnon……. qui, encouragé par la proclamation de Cyrus, souhaite retourner à Jérusalem. Il désire maintenant être instruit des secrets du voile bleu.

 

Cap. 1er V. – Qu’invoque t’il pour cela ?

 

D.C. – Un attouchement de passage et un mot de passe.

 

Cap. 1er V. – Qu’ils me soient communiqués.

 

Le Candidat aidé par le D.C. donne l’attouchement de passage

et le mot de passage qui sont le gage couvert et le mot de T.E.M.

-           L’attouchement de passage d’un T.E.M. est le Gage couvert : placer le pouce de la main droite au travers de la main sur les jointures unissant l’index, le majeur et l’annulaire à la main. 

-Le mot de passe : Rabboni  est le mot de salutation de ce même grade.

 

Cap. 1er V. – ouvre entièrement les deux pans du voile bleu et invite du geste le Candidat à avancer et dit :

            - Ecoutez maintenant avec attention !

 

Chapelain  lit Exode 3, 1 à 6, puis 4, 1 à 5.

- Moïse faisait paître le troupeau de son beau-père Jéthro,  prêtre de Madiân. Il mena le troupeau au delà du désert et parvint à la montagne de Dieu, à l’Horeb. L’ange du SEIGNEUR lui apparut dans une flamme de feu, du milieu du buisson. Il regarda : le buisson était en feu et le buisson n’était pas dévoré. Moïse dit : « Je vais faire un détour pour voir cette grande vision : pourquoi le buisson ne brûle t’il pas ? » Le SEIGNEUR vit qu’il avait fait un détour pour voir, et Dieu l’appela du milieu du buisson : « Moïse ! Moïse ! »

Il dit : « Me voici ! » Il dit : « N’approche pas d’ici ! Retire tes sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte ! » Il dit : « Je suis le Dieu de ton  père, Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob. » Moïse se voila la face, car il craignait de regarder Dieu.

- Moïse dit : « Mais voilà ! Ils ne me croiront pas, ils n’entendront pas ma voix. Ils diront : le SEIGNEUR ne t’es pas apparu ! »  Le SEIGNEUR lui dit : « Qu’as tu à la main ? » - « Un bâton » dit-il. « Jette-le à terre ».  Il le jeta à terre : le bâton devint serpent et Moïse s’enfuit devant lui. Le SEIGNEUR dit à Moïse : « Etends ta main et prends-le par la queue ». Il étendit sa main et le saisit : le serpent redevint bâton dans sa main.

 -« C’est afin qu’ils croient que le SEIGNEUR t’es apparu, le Dieu de leurs pères, Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob ».

 

Cap. 1er V. : explique et démontre au candidat :

- Le signe du Voile bleu se fait en jetant un bâton au sol, puis en le saisissant par son extrémité la plus fine pour le relever.

- Ecoutez encore avec attention !    

 

Chapelain : lit Exode 31, 1 à 5 :

-                      Le SEIGNEUR adressa la parole à Moïse : « Vois : j’ai appelé par son nom Betçaléel, fils d’Ouri, fils de Hour de la Tribu de Judas. Je l’ai rempli de l’esprit de Dieu pour qu’il ait sagesse, intelligence, connaissance et savoir-faire universel : création artistique, travail de l’or, de l’argent, du bronze. Ciselure des pierres de garniture, sculpture sur bois et toutes sortes de travaux. »

 

Cap. 1er V. : explique et démontre au Candidat :

- L’attouchement du voile bleu se donne en saisissant le poignet droit d’un Compagnon des deux mains, pouces au dessus, doigts au dessous. Et le mot est Betçaléel.

 

D.C. conduit le Cand. devant le voile pourpre et frappe au sol de

sa canne ···  ···  ·

 

Cap. 2ème V . entre’ouvre à peine les deux pans du voile et dit :

-          Qui va là ?

 

D.C. – Le Compagnon……. qui, encouragé par la proclamation de Cyrus, souhaite retourner à Jérusalem. Il désire maintenant être instruit des secrets du voile pourpre.

 

Cap. 2ème V : qu’invoque t’il pour cela ?

 

D.C. : - le signe, l’attouchement et le mot du voile bleu.

 

Cap. 2ème V. – Qu’ils me soient communiqués.

 

Le Candidat aidé par le D.C. donne le signe, l’attouchement et le mot du Voile bleu :

- Le signe du Voile bleu se fait en jetant un bâton au sol, puis en le saisissant par son extrémité la plus fine pour le relever.

- L’attouchement se donne en saisissant des deux mains, pouces au dessus, doigts au dessous, le poignet droit du Compagnon.

- Et le mot est Betçaléel.

 

Cap. 2ème V. – ouvre entièrement les deux pans du voile pourpre et invite du geste le Candidat à avancer et dit :

            - Ecoutez maintenant avec attention !        

 

Chapelain  lit Exode 4, 6 à 8.

- Le SEIGNEUR lui dit encore : « Mets donc la main dans ton sein. » Il mit la main dans son sein et la retira : sa main était lépreuse, couleur de neige. Le SEIGNEUR dit : « remets la main dans ton sein. » Il remit la main dans son sein et la retira de son sein : elle était redevenue normale. – « Alors, s’ils ne te croient pas et n’entendent pas la voix du premier signe, ils croiront à la voix du signe suivant ».

 

Cap. 2ème V. : explique et démontre au Candidat :

- Le signe du voile pourpre se fait en glissant la main droite contre le sein gauche, on la retire et la regarde avec effroi puis la saisissant de la main gauche au poignet, on la glisse à nouveau contre son sein gauche, puis on la retire, la regarde, apaisé, avant de la relâcher.

- Ecoutez encore avec attention !

 

Chapelain lit Exode 31, 6 et 7.

-                     Le SEIGNEUR dit : « De plus, j’ai mis près de lui Oholiab, fils d’Ahisamak, de la Tribu de Dan, et j’ai mis la sagesse dans le cœur de chaque sage pour qu’il fasse tout ce que je t’ai ordonné : la tente de la Rencontre, l’Arche du Témoignage, le propritiatoire qui est au dessus, et tous les accessoires de la Tente. »    

 

Cap. 2ème V. : explique et démontre au Candidat :

-                     L’attouchement du voile pourpre se donne en saisissant des deux mains, pouces au dessus, doigts au dessous, l’avant bras droit d’un compagnon.

-                     Et le mot est Oholiab.

 

D.C. conduit le Cand. devant le voile écarlate et frappe au sol de

sa canne ···  ···  ·

 

Cap. 3ème V . entr’ouvre à peine les deux pans du voile et dit :

-          Qui va là ?

 

D.C. – Le Compagnon……. qui, encouragé par la proclamation de Cyrus, souhaite retourner à Jérusalem. Il désire maintenant être instruit des secrets du voile écarlate.

 

Cap. 3ème V : qu’invoque t’il pour cela ?

 

D.C. : - le signe, l’attouchement et le mot du voile pourpre.

 

Cap. 3ème V. – Qu’ils me soient communiqués.

 

Le Candidat aidé par le D.C. donne le signe, l’attouchement et le mot du voile pourpre :

- Le signe du voile pourpre se fait en glissant la main droite contre le sein gauche, on la retire et la regarde avec effroi puis la saisissant de la main gauche au poignet, on la glisse à nouveau contre son sein gauche, puis on la retire, la regarde, apaisé, avant de la relâcher.

-                     L’attouchement du voile pourpre se donne en saisissant des deux mains, pouces au dessus, doigts au dessous, l’avant bras droit d’un compagnon.

-                     Et le mot est Oholiab.

 

Cap. 3ème V. – ouvre entièrement les deux pans du voile écarlate et invite du geste le Candidat à avancer et dit :

            - Ecoutez maintenant avec attention !

 

Chapelain  lit Exode 4,9.

-                     Le SEIGNEUR  dit encore : « Alors, s’ils ne te croient pas plus à ces deux signes et n’entendent pas ta voix, tu prendras de l’eau du fleuve et la répandras à terre, l’eau que tu auras prise au fleuve, sur la terre deviendra du sang. »

 

Cap. 3ème  V. : explique et démontre au Candidat :

-                     Le signe du voile écarlate se fait de la main droite, formant un godet avec les doigts, se baisser comme pour puiser de l’eau, se relever et retourner la main paume vers le sol.

-                     - Ecoutez encore avec attention !

 

Chapelain lit Exode 3, 13 et 14.

- Moïse dit à Dieu : «  Voici ! Je vais aller vers les fils d’Israël et je leur dirai : le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous. S’ils me disent : quel est son nom, que leur dirais-je ? ». Dieu dit à Moïse : « JE SUIS QUI JE SERAI». Il dit : « tu parleras ainsi aux fils d’Israël : JE SUIS m’a envoyé vers vous. »

 

Cap. 3ème V. : explique et démontre au Candidat :

L’attouchement du voile écarlate se donne en saisissant le bras droit d’un compagnon des deux mains, comme précédemment (pouces au dessus, doigts au dessous) mais juste au dessus du coude,

Et le mot est : JE SUIS QUI JE SUIS.

 

D.C. conduit le Cand. devant le voile blanc et frappe au sol de

sa canne ···  ···  ·

 

Cap. G. entre’ouvre à peine les deux pans du voile et dit :  - Qui va là ?

 

D.C. – Le Compagnon……. qui, encouragé par la proclamation de Cyrus, souhaite retourner à Jérusalem. Il désire maintenant être instruit des secrets du voile blanc.

 

Cap. G.                                                                                                            Qu’invoque t’il pour cela ?

 

D.C. : - le signe, l’attouchement et le mot du voile écarlate.

 

Cap. G.                                     Qu’ils me soient communiqués.

 

Le Candidat aidé par le D.C. donne le signe, l’attouchement et le mot du voile écarlate :

-                     Le signe du voile écarlate se fait de la main droite, formant un godet avec les doigts, se baisser comme pour puiser de l’eau, se relever et retourner la main paume vers le sol.

L’attouchement du voile écarlate se donne en saisissant le bras droit d’un compagnon des deux mains, comme précédemment (pouces au dessus, doigts au dessous) mais juste au dessus du coude,

Et le mot est : JE SUIS QUI JE SUIS.

 

Cap. G. – ouvre entièrement les deux pans du voile blanc et invite du geste le Candidat à avancer et dit :

            - Ecoutez maintenant avec attention !    

 

Chapelain  lit Osée, 2, 1 à 3 :

- Le nombre des fils d’Israël sera comme le sable de la mer qu’on ne peut ni mesurer ni compter, et il arrivera qu’à l’endroit où on leur disait : « vous n’êtes pas mon peuple », on leur dira : « Fils du Dieu vivant ». Les fils de Juda et les fils d’Israël se réuniront, ils se donneront un chef unique et ils submergeront le pays : car Grand sera le jour d’Israël. Dites à vos frères : « Ammi, (tu es) mon peuple », et à vos sœurs : « a Rouhama, (elle a obtenu) miséricorde. »

 

Cap. G. explique et démontre au Candidat :

Le grand gage ou attouchement du voile blanc se fait en saisissant de la main droite le bras droit juste sous l’aisselle et en plaçant la main gauche sur l’épaule droite.

Le grand mot est :Ammi Rouhama. Lui seul vous permettra d’être admis au Grand Sanhédrin.

 

D.C. conduit le Candidat devant le T.V.§ E.M.

 

T.V.§ E.M. – Je vous ai déjà expliqué l’origine de ce Grade. Bien qu’il comporte trois parties, il est donné en une seule cérémonie pour montrer son unité. Les voiles symbolisent les voiles ou couvertures qui recouvraient le Tabernacle que Moïse érigea au désert. La cérémonie du passage des voiles est emblématique de l’errance des Israélites dans le désert, comme de leur retour de Babylone à Jérusalem. Ces voiles sont de différentes couleurs : bleu, pourpre, écarlate et blanc. Ils représentent emblématiquement les quatre éléments : l’air, l’eau, le feu et la terre et symbolisent l’amitié, l’union, la ferveur et le zèle et, enfin, la pureté.

 

En passant ces voiles, vous avez personnifié le descendant de l’un des Hébreux captifs à Babylone qui, encouragé par la proclamation du Décret de Cyrus, désira suivre Zorobabel à Jérusalem, pour participer à la tâche noble et glorieuse de reconstruction du Temple du Seigneur Dieu d’Israël. Vous pouvez maintenant prendre la route de Jérusalem.

 

Le chemin sera difficile, inégal et dangereux. Surmontez-en les obstacles, supportez-en les rigueurs et bravez-en tous les dangers. La route vous conduira le long des vertes berges de l’Euphrate et vous mènera par le désert de Syrie. Vous passerez par Anath et Tadmor, villes dévastées et désolées et par Damas, la florissante. Ne manquez pas de rendre à l’Eternel le culte qui lui est dû à chacun des anciens oratoires ou sur chacun des autels que vous trouverez sur votre chemin.

 

A votre arrivée à Jérusalem, vous rencontrerez des gardes chargés d’écarter les étrangers, que vous reconnaîtrez à leurs bannières aux couleurs des voiles. Vous donnerez à chacun les signe, attouchement et mot

correspondant à la couleur de sa bannière. Parvenu au voile blanc, vous communiquerez aux officiers de cette cour suprême, postés là pour en garder l’accès, le grand signe et le grand mot qui viennent de vous être confiés et vous permettront d’être admis devant le Grand Sanhédrin séant en Chambre de Conseil. 

 

PAUSE

 

T.V.§ E.M. – Compagnon, vous approchez aujourd’hui un peu plus de la plénitude des enseignements offerts par la Maçonnerie. Comme vous l’aurez bien sûr remarqué, les ultimes secrets communiqués sont ceux qui vous furent demandés à la porte du Chapitre, le jour de votre exaltation dans la Sainte Arche Royale. Vous avez ainsi achevé le cycle complet des grades dits Capitulaires. Au nom de tous ici, je vous souhaite la bienvenue dans cette Loge d’Excellents Maçons, où je vous invite à prendre place parmi nous.

 

D.C. conduit le Candidat à un siège dans la Loge.

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Diverses hypothèses concernant l'origine de la légende d’Hiram

14 Juin 2012 , Rédigé par LAT Publié dans #fondements bibliques de la FM

ORIGINE DE LA LEGENDE DHIRAM...?


L'architecte Hiram, qui aurait supervisé l'édification du Temple de Salomon à Jérusalem, vers 950 avant notre ère, apparaît pour la première fois en deux endroits de l'Ancien Testament (Rois et Chroniques, rédigés vers le Vè ou VIè siècle avant notre ère).

 

Dans les Old Charges ou Anciens Devoirs de la Franc-Maçonnerie opérative, il est ensuite cité sous son nom Hiram et sous divers autres noms... Mais sa légende à proprement parler, qui introduit les trois mauvais compagnons et met en scène sa mort, - légende qui deviendra le mythe fondateur de la Franc-Maçonnerie spéculative et l'origine probable du 3è degré -, n'est décrite pour la première fois qu'en 1730, dans "Masonry Dissected" de Prichard (... sans oublier à cet égard de souligner la très nette similitude qui existe entre la légende d'Hiram et l'histoire de la recherche du corps de Noé par ses fils décrite dans le manuscrit Graham de 1726).

 

L'origine de cette légende reste donc un relatif mystère.

 

Voici une liste des diverses hypothèses (circonstances ou concepts) qui ont été émises au sujet de cette origine, liste qui n'est sans doute pas close...

 

1. La mort “réelle” de Hiram Abiff

2. La légende d’Osiris

3. Une allégorie du soleil couchant

4. L’expulsion d’Adam du paradis

5. La mort d’Abel

6. L’entrée de Noé dans l’Arche

7. Le deuil de Joseph pour Jacob

8. Le parcours annuel du soleil ponctué par les équinoxes et solstices

9. La mort et la résurrection du Christ

10. La persécution des Templiers et la mort de Jacques de Molay

11. La mort de Charles Ier Stuart

12. Une allégorie inventée par Cromwell à l’encontre des Stuart

13. Une représentation de l’Age d’Or

14. Le drame de la génération-regénération

15. Le meurtre de Thomas Becket, archevêque de Canterbury

16. Une invention des Jacobites pour aider la maison des Stuart

17. La résurrection comme dogme général

18. La descente d'Enée aux Enfers

19. La révolte de Koré, Dathan et Abiram contre Moïse

20. Adoram, le préposé aux impôts du roi Roboam
21. La légende de Christian Rosenkreutz
22. Les rites d'initiation chamaniques (notamment en Sibérie et en Australie)
23. L'Oeuvre au Noir dans le processus alchimique de préparation de la pierre philosophale
24. La légende des Quatre Fils Aymon
25. Equivalence entre Hermès (Trismégiste) et Hiram, selon René Guénon
26. Hiram comme transposition symbolique de la Materia Prima des alchimistes

 

Source : http://legende-hiram.blogspot.fr/

L.A.T

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La Franc-Maçonnerie Américaine hier - aujourd'hui... et demain ?

14 Juin 2012 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #Planches

INTRODUCTION

Pas de malentendu, j'ai voulu éviter ce qui pourrait passer pour de l'antiaméricanisme ou son contraire. J'ai essayé de tendre vers une démarche d'étude maçonnique qui doit, me semble-t-il être faite de retenue, de prudence et d'humilité, afin de trouver, mais je ne sais pas si j'y ai réussi, des clés de compréhension d'une maçonnerie étasunienne complexe puisque vivante (et que par commodité, j'appellerai désormais F.M. américaine). Pour cela, je me suis posé quelques questions qui m'ont été inspirées par un ami qui a mis en exergue : 'Il ne sert à rien de connaître l'Histoire si ce n'est pour mieux comprendre le présent '.

Je vais donc aborder en premier :

Les liens entre la F\M\ et l'indépendance des E.U. et donner ensuite quelques éléments sur ce qui s'est et se passe aujourd'hui dans cette F\M\ américaine. Et enfin, évoquer quelle peut être son évolution, y compris dans ses rapports avec la F.M. adogmatique.

J'y ai répondu, j'espère sans erreurs graves, mais très incomplètement car je ne suis pas un spécialiste de la F.M. américaine ni des Etats-Unis tout court. En plus, je ne suis pas angliciste, ce qui peut être considéré comme rédhibitoire.

Alors tout d'abord, mes sources. Premier étonnement, je n'ai pratiquement rien trouvé à la bibliothèque de du Grand Orient de la rue Cadet. Mais est-ce un signe, sont sortis récemment un numéro de la Chaîne d'Union consacré à la 'F.M. américaine entre déclin et révolution 'ainsi que 'La F\M\ en Amérique du Nord 'de Alain de Keghel (un 'canari 'm'a-t-on dit !). Enfin, j'ai pu entrer en contact avec les Présidents des Loges américaines du Grand Orient de France. Grâce à l'intermédiaire de celui de Washington, j'ai pu correspondre avec le Monsieur Michaël Niddam qui a été membre pendant 10 ans d'une Loge américaine 'régulière ', et en a même été le Président. Il est le secrétaire aux Affaires Extérieures de la 'George Washington Union ', une obédience adogmatique mixte américaine. Monsieur Alain de Keghel en est le Garant d'Amitié auprès du GODF et du GO du Congo - Brazzaville. Il est également membre fondateur et actif de la Loge 'Liberty n° 3 'à l'Orient de Washington et enfin Monsieur Michaël Niddam à qui je voudrais dédier cette conférence car je l'ai souvent sollicité et j'ai largement utilisé les informations qu'il m'a fournies.

1 - Donc, commençons par les liens entre la F\M\ et l'indépendance des E.U.

Et là, il faut faire un peu d'histoire, à grands traits bien entendu, mais en essayant d'éviter de céder à certaines simplifications, car l'histoire doit être à la recherche de la vérité comme chacun d'entre nous.

Commençons par une 'lapalissade '. La Maçonnerie américaine est une utopie qui provient de l'Europe en premier et d'est en second, une maçonnerie anglaise qui devient américaine avec l'Indépendance. Indépendance née dans les 13 colonies anglaises d'Amérique qui disposaient déjà d'une large autonomie avec chacune leurs assemblées représentatives ; Mais à ces colonies manquaient les libertés du commerce et de l'industrie. Et c'est en partie pour une histoire de droits de douane, et plus précisément sur le thé, que va naître la guerre d'Indépendance.

Les Maçons y sont présents des deux côtés, du côté des Insurgés mais également du côté des troupes anglaises et des loyaliste américains. Ils sont même présents du côté des traîtres. Au départ, les Insurgés ne représentent qu'environ 1/3 de la population et seules 7 colonies sont en insurrection. Les 13 Colonies comportaient 7 Grandes Loges et quatre de leurs Grands Maîtres étaient des adversaires de l'Indépendance.

L'un des 1er maçon américain, initié en 1731, le savant Benjamin Franklin, devient très vite G.M. Provincial de Pennsylvanie et exprime dès 1734 le souhait des FM\ de Pennsylvanie de se voir accorder une réelle autonomie. Il présentera en 1754 le 1er projet de Confédération superbement ignoré par Londres. Il sera plus tard l'envoyé des colons pour négocier, sans succès, un compromis avec Georges III.

Le 16 décembre 1773, 17 matelots déguisés en Indiens sortaient de la Loge de Saint-André, commandés par le Paul Revere, le fils d'un huguenot exilé, pour envahir 3 bateaux ancrés à Boston, et y jeter le thé à la mer. C'est le départ de cette guerre d'indépendance. Jefferson va être chargé de rédiger la Déclaration d'Indépendance qui sera soumise à un comité de députés dont le Frère Benjamin Franklin qui, dès 1774, créera pour les Noirs une école qui durera un siècle.

Thomas Jefferson était issu d'une famille de propriétaire d'esclaves et il en possédait lui-même. Cependant, dans son projet de Déclaration d'Indépendance, un paragraphe condamnait George III qui avait propagé l'esclavage dans les colonies. 'violant les droits les plus sacrés de la vie et de la liberté en la personne d'un peuple lointain (...), le capturant pour le jeter en esclavage dans un autre hémisphère (...).

Ce paragraphe ne figurera pas dans la version finale 'par égard pour la Caroline du Sud et la Géorgie ', dira Jefferson et parce que 'nos frères du Nord, eux aussi, je crois, se sentirent quelque peu touchés par cette réprobation ; car, bien que leurs populations possédassent elles-mêmes bien peu d'esclaves, elles en comptaient d'importants transporteurs '. Jefferson savait bien que les colons voulaient se rendre indépendants de l'Angleterre, tout en conservant l'économie liée à l'esclavage !

Pourtant cette Déclaration d'Indépendance affirmera en 1776 'que tous les hommes naissent égaux, que leur Créateur les a dotés de certains Droits inaliénables, parmi lesquels la Vie, la Liberté et la Recherche du Bonheur '. 50 de ses 55 (ou 56) signataires étaient F\M\ d'après l'historien Jacques de Launay, mais en 2001, le Frère Jean-Marc Van Hill ne donne que 11 signataires, ce qui semble plus vraisemblable.

Prince Hall, un descendant d'affranchi, initié en même temps que 14 autres Noirs par une Loge militaire britannique, de constitution irlandaise, vient de fonder la première Loge noire. Il convaincra le Frère Georges Washington (que les délégués des 13 colonies s'étaient donné comme chef) de recruter des noirs et s'engagera lui-même. Mais il faudra attendre Lincoln pour que le Ier major noir (qui était maçon) soit nommé, car jusqu'en 1863 les Noirs se verront refuser le droit de s'enrôler dans l'armée américaine.

Mais revenons à la Guerre d'Indépendance. Le Frère Lafayette, initié à Paris à l'âge de 18 ans, entra dans une Loge militaire présidée par Washington. En effet, le général favorise la création de Loges militaires car les insurgés manquent de discipline et la maçonnerie semble un bon moyen à Washington pour la leur inculquer. Revenu aux Etats-Unis en 1825, Lafayette dira en Loge, devant ses Frères américains : 'Après que je fus entré dans la maçonnerie américaine, le Général Washington sembla avoir reçu une illumination. Depuis ce moment, je n'eus plus jamais l'occasion de douter de son entière confiance. Et peu après je reçus un commandement en chef fort important '; En effet, ce commandement lui fit prendre une part active à la victoire de Yorktown en octobre 1781 qui fut fêtée en France, entre autres, par l'illumination de Paris et suivie un an après, de la signature, toujours à Paris, des préliminaires de paix entre Américains et Anglais.

Profitons en pour rappeler que des troupes alliées, essentiellement françaises, fortes de 10 000 hommes environ, 2112 français sont morts pour l'Indépendance des E.U. Parmi eux, des Maçons français car pendant ces 8 années de guerre des F.M. de toutes nationalités, européenne et américaine, se sont battus.

Histoire de la F.M. et histoire de l'indépendance américaine sont donc intimement liées. Rien d'étonnant à ce que cette maçonnerie soit patriote, avec le culte du drapeau (drapeau, entre parenthèses, choisi par une commission de membres dont le Frère Franklin) et avec un serment d'allégeance à la Nation. Et George Bush Jr, comme tous les présidents américains, a prêté serment sur la 'Bible maçonnique 'sur laquelle George Washington avait prêté serment à New York comme Ier Président des E.U. en 1789.

C'est encore George Washington qui, seul cas dans l'histoire, à la fois Président de sa Loge et Président des E.U., a posé la 1ère pierre du Capitole revêtu du tablier maçonnique brodé par Mme Lafayette à son intention... C'était en 1793, époque à laquelle les F\M\ français étaient en sommeil ou exilés, quand ils n'étaient pas guillotinés comme l'amiral d'Estaing qui commandait la flotte française durant la guerre d'indépendance. Des reliques maçonniques de Washington et de Lafayette sont visibles au 'George Washington National Masonic Memorial ', l'un des plus grands bâtiments maçonniques au monde. Lafayette qui est honoré au même titre que les autres 'pères fondateurs 'de la République des E.U., non seulement par les maçons américains mais par tous les américains.

Pour la petite histoire, on est étonné d'apprendre que 44 villes portent aujourd'hui son nom ainsi que 37 comtés et pas mal de montagnes, ce qui doit tout de même être une belle source d'erreurs ! Depuis 1834, année de la mort de Lafayette chaque 4 juillet, jour de la Fête Nationale qui rappelle la Déclaration d'Indépendance, le représentant du président des E.U. vient procéder à la relève du drapeau américain flottant sur la tombe parisienne de Lafayette qui repose auprès de son épouse.

La F\M\, y compris la F\M\ du Grand Orient de France, a donc accompagné la naissance des E.U. Et à Philadelphie se trouve le monument qui rend hommage aux signataires de la Constitution américaine : leurs noms et leurs portraits sont présentés au public avec leur appartenance maçonnique, ce qui représente 13 des 39 signataires de la Constitution des nouveaux Etats-Unis d'Amérique, promulguée en 1787.

2 - Au départ, ces maçons appartiennent à une Maçonnerie respectueuse des
Constitutions d'Anderson (éditées dès 1734 en Amérique par le Frère Benjamin Franklin, dans lesquelles le pasteur Anderson décrit une religion universelle qui consisterait à 'être des hommes de bien et loyaux, ou des hommes d'honneurs et de probité '.

Ce sont dans les années 1820 que tout va basculer, quand la F\M\ a américaine s'est trouvée en grand danger. Des pasteurs protestants redoutent de la voir concurrencer le christianisme, et un 'Parti chrétien '(c'est son appellation officielle), appelé aussi, 'Parti antimaçonnique 'émerge, parti qui a même failli réussir à faire élire son candidat, gouverneur de l'Etat de New York avec l'appui d'un ancien et d'un futur Président des Etats-Unis.

C'est dans ce climat qu'éclate l'affaire Morgan, un imprimeur, qui, comme Léo Taxil plus tard en France, révèle des 'secrets maçonniques '. Malheureusement Morgan disparaît, les maçons sont accusés de l'avoir assassiné. Les anti-maçons crient au complot anti-chrétien : on accuse les maçons de rites sataniques, de sacrifice rituels de vierges et d'enfants. Même le Président maçon Andrew Jackson est pris pour cible.

Tous les documents des Grandes Loges doivent être remis à des officiers publics et jusqu'en 1850, les F.M. sont exclus des fonctions publiques. Mais faute de preuves après une très longue enquête, la F\M\ américaine s'en sort avec peu de répercussions, même si elle n'en sort pas blanchie de la mort de Morgan.

Pour se prémunir contre d'éventuelles nouvelles mises en cause, le caractère religieux et déiste de la F\M\ est accentué (le mouvement inverse de ce qui va se passer peu après au Grand Orient). Cela n'empêche pas les tensions encore aujourd'hui, avec des Eglises et des communautés religieuses qui craignent toujours une concurrence déloyale. C'est ainsi, par exemple, qu'en 1980-1990, une faction radicale des Baptises du Sud a voulu interdire à ses membres d'appartenir à la Maçonnerie et a organisé contre elle un barrage antimaçonnique de programmes de télévision, d'émissions de radio et d'articles de presse.

Pourtant, depuis Gérard Ford, Président de 1974 à 1977, il n'y a plus de président maçon (Al Gore, candidat malheureux contre G. Bush Jr, le serait !). La Maçonnerie reste cependant influente à la Chambre des Représentants et au Sénat, même si beaucoup moins de maçons occupent les plus hautes responsabilités politiques. Mais cette Maçonnerie qui compte autant de G.L. indépendantes qu'il y a d'Etats, reste indépendante à l'égard des pouvoirs politiques et religieux.

La séparation des Eglises et de l'Etat eut lieu aux E.U. dès la Constitution de 1791. Et toutes les lois fédérales et celles des Etats de l'Union formant cette république en tiennent compte. La faculté de libre adhésion à une religion et également de libre changement de religion est une conception toujours très fortement soutenue .

Mais par contre, la société repose sur le concept de 'community 'et encore pour le citoyen américain d'aujourd'hui, il est presque inconcevable de ne pas s'identifier à une communauté et essentiellement une communauté religieuse, même si Georges W. Bush, président d'un pays dont la devise est : 'Nous croyons en Dieu 'a déclaré : 'Un président américain doit servir les personnes et toutes les confessions, et ceux qui n'en ont pas '.

La F.M. américaine, elle, exige que tous ses membres appartiennent à une religion reconnue car elle estime 'que les serments prêtés lors des initiations et augmentations de salaire n'auraient aucune validité sans la croyance à un 'être supérieur '(F. Michaël).

Cette société américaine fondée sur les communautés avec, en plus, un lourd passé esclavagiste puis ségrégationniste a vu la naissance d'une Maçonnerie noire dès la guerre d'indépendance, maçonnerie de Prince Hall du nom de son fondateur qui a créé l'African Lodge à Boston, vers 1775.

Elle a obtenu ses patentes de la G\L\ d'Angleterre (Moderne), après l'Indépendance américaine. Aujourd'hui, seules 34 Grandes Loges blanches reconnaissant la F\M\ de Prince Hall (mais elles n'étaient que 21 en 1997). Ce sont essentiellement les Grandes Loges blanches du Sud qui considèrent encore les Grandes Loges de Prince Hall comme irrégulières ; même si, cela peut paraître curieux, la Grande Loges de New York est dans ce cas. Mais je cite encore une fois le F. Michaël : 'Il y a des embryons de rapports qui ont commencé à s'établir voilà plus de 10 années, cependant, ils sont très superficiels et se limitent à des manifestations communes pour des cérémonies officielles et faites pour le public, mais cela ne va pas plus loi '.

Cela n'est-il pas une façon élégante de dire que des maçons américains restent aujourd'hui Racistes ! J'ajouterais cependant qu'il semble également que les Grandes Loges de Prince Hall ont peur d'être absorbées (ce serait le cas de New York), de perdre une identité chèrement acquise ; Précisons que la Maçonnerie de Prince Hall initie exclusivement des hommes de couleur, excluant les Indiens et les 'Latinos ', mais l'initiation des Frères de couleur dans les Loges blanches demeure également l'exception.

Ces deux Maçonneries ont la même organisation : une Grande Loge unique par Etat avec des Tenues 'presque entièrement administratives ', ce qui est une manière radicale de répondre à l'interdiction des Constitutions d'Anderson d'introduire en Loges des motifs de division comme la théologie et la politique.

C'est une Maçonnerie essentiellement rituélique, de tradition orale. Les 'catéchismes 'sont appris par coeur : leur récitation permet de passer en quelques semaines ou en quelques mois, cela dépend de la mémoire du Frère au grade de Maître.

Si en Tenue les apports personnels des Frères sont donc minimes, les Grandes Loges ont cependant des Comités d'Etudes et de Recherches. Mais les études des érudits maçons sont basé 'sur l'interprétation américaine de ce que la F.M. devrait être et très peu ont étudié la F.M. libérale '(F. Michaël).

Si nous, en France, nous parlons de maçonnerie spéculative, la maçonnerie américaine est, elle, une maçonnerie pragmatique : elle réalise ; Et ses réalisations sont immenses, même si c'est à l'échelle des 2 à 2.5 millions de maçons, dont environ 800 000 Noirs .

Pour cette partie consacrée à la solidarité et la F\M\ américaine, je vais essentiellement utiliser la conférence que m'a adressée Michaël Niddam de Washington.

Michaël Niddam indique qu'il reste encore de forts sentiments antimaçonniques aux E.U. Pourtant ses oeuvres de solidarité représentent plus de 750 millions de dollars par an (dont 70 % vont à la collectivité publique) ; sans tenir compte des très importants services de bénévolat effectués dans les établissement et oeuvres maçonniques américains... dont beaucoup de retraités, sans oublier les épouses, filles, soeurs de maîtres maçons appartenant à des organismes paramaçonniques.

Les oeuvres de solidarité maçonniques se partagent entre les 'degrés collatéraux ', les G\L\ et les LL\ bleues.

Les side-degrees ou 'degrés collatéraux 'et non 'les hauts grades '.

En effet, les maçons américains ne parlent pas de 'hauts grades '. Pour eux les grades au delà de 'maître maçon'ne sont que des parcours 'auxiliaires 'renforçant la sociabilité maçonnique et surtout permettant une plus grande activité caritative.

D'ailleurs, en l'espace d'un week-end, dans le cadre d'une cérémonie collective, peuvent être conférés les grades 4ème au 32ème. Il faut seulement être 'maître maçon 'd'une Loge 'régulière '. Par contre, l'accès au 33ème est plus difficile : environ 25 à 30 000 maçons américains seraient 33ème.

C'est le REAA qui est le plus important système de 'structure dérivée '(selon l'expression américaine), et il est seulement cela. Les Loges bleues ne pratiquant pas (à quelques exceptions près) le REAA ; mais presque exclusivement le Rite d'York américain, héritier du Rite d'York ancien, celui de la maçonnerie anglaise. Plus précisément, chaque Grande Loge a un 'rituel standard uniforme 'des 3 premiers grades, ce qui est aussi une manière de montrer son autonomie.

Depuis l'an 2000, il n'est plus nécessaire d'avoir obtenu le 32ème degré pour rejoindre les organisations caritatives. Ce sont tout de même parmi les 32ème les plus aisés du REAA (ou encore des Chevaliers du Temple du Rite d'York) que sont 'distingués 'ceux qui vont former ce que la Maçonnerie américaine dénomment les 'Charités '. (Attention, cela n'a pas le sens contemporain de 'faire la charité ', mais est plus proche du sens originel du mot grec 'agapè ', 'Amour 'd'où viennent les mots 'agapes '). Là, sont les fonds les plus importants car ce sont des organisations nationales, donc à l'échelle de tous les Etats-Unis, telles les Shriners et les Tall Cedars.

Pour le public américain, l'Ordre des Shriners est le plus connu car il organise es défilés et des parades d'hommes en voiture miniature porteurs de chéchias bigarrées d'inspiration égyptienne. Ce côté dérisoire et festif des Shriners cache une formidable organisation humanitaire dont le budget en 1999 était de 300 millions de dollars.

Cet Ordre est passé entre 1998 et 1999 de 127 à 136 cliniques, centres et programmes qui se chargent des grands brûlés et d'hôpitaux spécialisés pour enfants (ouverts gratuitement à tous). Des oeuvres de solidarité font également partie des Hauts Grades. Par exemple, les cliniques pour sourds-muets, sont subventionnées par le REAA. A Washington, la cliniques se trouve derrière le Temple du Rite Ecossais.

Un Comité gère des fonds pour intervenir aux USA et en dehors (surtout en Amérique) lors de catastrophes naturelles ou pas (Attentats - Tempêtes, etc...) Cet Ordre a un programme de bourses universitaires ouvert à tous et dans le district de Washington un système de prêts universitaires à taux très faible, réservé aux enfants de F\M\ du 4ème degré et au dessus.

Toutes les autres organisations ont leurs propres causes : maladie d'Alzeimer, cancer... Par exemple, l'ordre para maçonnique féminin 'L'Ordre de l'Etoile d'Orient 'qui compterait de 2 à 3 millions de membres et dont le fonctionnement rappelle celui des Loges d'adoption sous l'Ancien Régime en France possède et/ou gère un grand nombre de maisons de retraite, ouvertes à tous.

A noter également que le REAA a un système de Tronc de la Veuve, semblable au nôtre, qui peut être utilisé pour des non-maçons mais dans l'anonymat.

Tous organisent des dîners, des soirées dansantes, etc... pour collecter des fonds, non pour 'recruter ': les maçons américains se cooptant . Mais les Grandes Loges toutes les organisations maçonniques, paramaçonniques publient leurs constitutions et leurs règlements. La F\M\ américaine ne tient pas, bien entendu, son existence cachée, mais elle ne tient pas non plus cachée celle de ses membres.

Les Grandes Loges
Les contributions venant des Grandes Loges sont moindres mais néanmoins importantes. Chaque année maçonnique, les Grandes Loges essayent de pallier à une situation bien spécifique sans compter les bourses universitaires et leur participation aux oeuvres de solidarité des 'Hauts Grades ', pour utiliser notre terminologie. Chaque Grande Loges fixe aux différentes Loges les objectifs qu'elles doivent atteindre.

Par exemple : il existe un Accord entre la Grande Loges de Washington, c'est-à-dire du District de Columbia et la Croix-Rouge pour une participation active à la Banque du Sang. Il a été également organisé un service d'accompagnement dans les hôpitaux pour ceux qui ne peuvent se rendre seuls aux offices religieux. Les FF\ juifs par exemple feront ce service à Noël afin de permettre aux autres Frères de passer cette fête en famille.

Toutes les Grandes Loges possèdent également des maisons de retraite destinées aux maçons.

Les Loges bleues. (Loges de bases).

Chaque Loges bleue a en plus son propre programme de solidarité. Le Frère Michaël prend comme exemple sa Loge mère, la Respectable Loge Benjamin Franklin de Washington qui comptait lors de son vénéralat (1992-1993) 1100 membres. Heureusement que l'assiduité n'est pas exigée !

Pour la fête de Thanksgiving, des Frères achètent, préparent et apportent une centaine de 'paniers de victuailles 'auprès des familles désignées par des organismes sociaux. La Loge a également son Comité des Visites aux Frères malades, et si nécessaire les Frères font des courses, s'occupent de démarches. Un autre Comité s'occupe des funérailles maçonniques et des prières rituelles qui suivent les obsèques.

Enfin la Loge possède une Société d'Assistance, alimentée par les Frères, qui verse un chèque aux familles lors du passage à l'Orient Eternel (décès) d'un Frère de la Loge car les obsèques coûtent cher, et les entreprises de pompes funèbres exigent d'être réglées tout de suite, précise le Frère Michaël.

J'ajouterai que les Loges de Prince Hall ont eu et ont leur spécificité dans ce domaine de solidarité. D'abord plusieurs Frères de Prince Hall, dont le fondateur lui-même, ont été impliqués dans la lutte pour l'abolition de l'esclavage. Et plusieurs Loges de Prince Hall favorisèrent la fuite des esclaves du Sud vers le Nord.

Et puis s'éduquer et éduquer les autres a été et est toujours une des préoccupations essentielles des Loges de Prince Hall. 'Lorsque la vérité aura repris ses droits grâce à l'éducation, la ligne de partage entre les Blancs et les Noirs sera reléguée dans un passé sombre et honteux 'écrivait un F.M. de Prince Hall, nommé Du Bois.

Autre spécificité de ces Loges noires, la revalorisation du travail au sein d'une communauté pour laquelle ce dernier était synonyme d'oppression. Or, avec l'abolition de l'esclavage, le rejet du travail signifie l'exclusion sociale. Les F\M\ qui glorifient le travail et accordent autant de prestige au travail manuel qu'intellectuel vont jouer un rôle important au travers de l'éducation (et de la création, par exemple, d'écoles professionnelles), de leur action en faveur de l'emploi, à effacer dans l'esprit de cette communauté le caractère humiliant que conservait le travail.

Essayons d'évoquer quelle peut être l'évolution de cette FM\ américaine dite 'régulière 'qui, malgré l'importance de son oeuvre de solidarité, présente des signes de crise. Ses effectifs encore nombreux ont fondu d'une bonne moitié, et surtout vieillissent, sans compter un fort absentéisme aussi bien pour la F\M\ blanche que pour la F\M\ de Prince Hall.

Les raisons en sont certainement diverses. Peut-être :

- la 'Nouvelle Economie 'qui exacerbe l'individualisme, la compétitivité, qui permet de gagner rapidement de l'argent.... En un mot une société qui ne mise pas sur la philanthropie, la fraternité et la probité qui sont à la base de la F\M\ américaine.

- mais aussi le refus de toute réflexion philosophique ou sociétale en Loge.
- et enfin, le fait que Blancs et Noirs ne maçonnent pas ensemble, que les femmes ne sont pas initiées, cachant cette autre base de toute maçonnerie : la tolérance.

Et puis, même si cette F\M\ se veut non seulement transparente, mais pas jusqu'à rendre publics les 'allumages de feux ', comme j'ai pu le lire ( !) et n'hésite pas à faire de la publicité sur ses oeuvres de solidarité, cela n'empêche pas qu'elle soit considérée par beaucoup d'Américains comme un Etat réservé à une classe économique et intellectuelle supérieure, donc un danger potentiel pour la démocratie et la liberté.

Portant cette F\M\ américaine se veut gardienne des idées et des hommes de 1776, vouant un véritable culte à Washington, Lafayette, (mais aussi Jefferson), comme d'ailleurs la grande majorité des Américains. Et pendant la guerre de 39-45, ses positions et actions ont été en faveurs des démocraties !

Peut-être n'arrive-t-elle pas à évoluer suffisamment à cause de l'existence d'une 'vieille garde ', et du poids d'une G\L\ Unie d'Angleterre 'dépositaire de la Vérité ', selon les termes de d'Alain de Keghel. Un Frère de la Loge m'a écrit que la F\M\ américaine 'est en crise parce que nombre de Loges se retrouvent en dehors du courant du New Deal, de la New Society, de Martin Luther King, etc... et qu'elle a du mal à faire la part des choses entre les religions établies et le travail à la gloire de l'humanité '.

Mais si un Maçon se doit d'être optimiste ; c'est le cas des maçons américains qui disent que le nombre n'est pas un critère de qualité, que les travaux maçonniques s'améliorent et commencent à s'ouvrir vers l'extérieur. Internet semble ici jouer un rôle important. Le principe de la reconnaissance d'une seule Grande Loge par pays est remise en cause puisque des Grandes Loges auraient décidé de signer des traités de reconnaissance mutuelle, à la fois sur leur territoire et à l'extérieur, en dépit des consignes anglaises.

Qu'en est-il plus spécifiquement des rapports avec le G.O.D.F de France ? Par le biais historique, des contacts informels se nouent entre maçonnerie américaine et G.O. puisque c'est à ce titre que notre Grand Maître actuel a voyagé aux U.S.A. Mais c'est peut-être par fraternité. (et l'Internet joue encore là un rôle) que le rapprochement entre nos obédiences peut s'accélérer sans oublier bien entendu les liens fraternels noués aux U.S.A avec des Frères américains 'réguliers 'par les Frères et des Soeurs français - belges - américains francophones ou non qui appartiennent à des Loges du G.O.D.F, de la Grande Loge Féminine de Belgique, de la Fédération américaine du DH, de la 'George Washington Union 'et j'en oublie certainement, des Loges adogmatique noires entre autres.

Il est vrai, que, malgré nos liens historiques, la tâche est rude pour les Frères du GO que beaucoup de F\M\ américains considèrent comme des athées militants synonymes pour eux de crypto-communistes.

Les Frères américains dits 'réguliers 'n'ont-ils pas eu, en plus, tendance à mythifier les 'Constitutions d'Anderson '? Ils semblent avoir fixé le passé une fois pour toute, c'est-à-dire qu'ils ont bloqué l'histoire qui doit être une tentative, un effort, une ambition même de compréhension.

Mais cela est-il seulement le cas de la Maçonnerie américaine. N'avons-nous pas, nous aussi, du moins certains d'entre nous, mythifier la laïcité ? Notre Bernard nous disait il n'y a pas si longtemps que la laïcité n'est pas une exception culturelle française. En effet, la Constitution des Etats-Unis, dès 1791, opérait la séparation des Eglises et de l'Etat, dans le 1er amendement (Pour la petite histoire, ces Amendements ou Droits Constitutionnels, le 'Bill of Rights 'est une synthèse de la Déclaration d'Indépendance, réalisée par un ami de Jefferson, le F\ Madison, futur président des E.U. et créateur du Parti Républicain).

La Déclaration d'Indépendance de 1776 affirmait : 'les hommes sont créés égaux '... et pourtant, en 1968, Martin Luther King nous dit qu'il a fait le rêve qu'un jour cette nation s'élèvera et sera fidèle à cette conviction. Le pasteur Martin Luther King était 'un maçon sans tablier 'puisqu'il avait foi en la perfectibilité des hommes... et également des systèmes.

Peut-être que dans chaque temple américain, comme dans chaque temple du G.O. devrait figurer cette phrase que j'ai relevée dans un livre de Boris Cyrulnik : 'Moins on a de connaissances, plus on a de convictions '.

Donc, essayons de comprendre, ce qui ne veut pas dire, approuvons et suivons, mais : dialoguons au lieu de condamner brutalement, si nous voulons que la F\M\ universelle évolue avec son temps. Et j'espère que nos Frères américains vont étudier la F\M\ adogmatique. Et d'ailleurs, y-a-t-il des maçonneries qui sont plus ou moins 'maçonniques 'que d'autres ?

Puisque la F\M\ est faite pour réunir ce qui est épars, avant de regarder ce qui nous sépare, essayons de voir ce qui nous rapproche. Et, au moins 5 éléments nous rapprochent :

1 - L'histoire
Sans la France, et sans le F\ La Fayette, les Anglais n'auraient jamais été battus : c'est la thèse des historiens américains.
2 - La tradition maçonnique
3 - Le symbolisme
4 - Les rites
Si le REAA doit son rayonnement universel au Frère américain Albert Pike, ce sont des Frères français qui l'ont introduit aux E.U. dont DE Grasse - Tilly, le fils d'un héros de l'Indépendance Américaine.
5 - Valeurs
Que nous donnent 'Les Constitutions d'Anderson ', même si pour certains maçons, il faut qu'ils acceptent qu'elles soient ancrées dans leur temps, et si pour d'autres, il faut qu'ils comprennent que le maçon appartient à un lieu géographique et que pèse sur lui le poids de son vécu historique, mais aussi notre devise 'Liberté - Egalité - Fraternité ', fondement de la naissance de la République des Etats-Unis, et qu'illustre la statue de la liberté ; oeuvre de Frère Batholdi qui a été financée par des collectes publiques en France, lancées et soutenues par la F\M\.
Espérons que très bientôt, tous les maçons et les maçonnes des deux côtés de l'Océan Frères et Soeurs qui se veulent tolérants, essaieront de se rencontrer au nom de leur devise commune.

LIBERTE - EGALITE - FRATERNITE

source : www.ledifice.net

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Rituel de Maître de Marque de l'Arche Royale Américaine (4)

14 Juin 2012 , Rédigé par Rituel de L'ARA Publié dans #hauts grades

INSTRUCTION

 

   T.V.M.   (Ou un officier désigné par le T.V.M.)

                 Mon Frère, une courte explication de la cérémonie de ce Grade va s'avérer à la fois intéressante et instructive.

                 Lors de la construction du Temple du Roi Salomon on employa 80.000 Compagnons et vous avez aujourd'hui représenté l'un d'eux, dont c'était l'habitude, à la fin du sixième jour de chaque semaine, de se rendre au Temple avec de l'ouvrage à faire inspecter. Les inspecteurs, choisis parmi les plus habiles ouvriers, étaient appelés contremaîtres ou Surintendants et placés aux barrières aménagées au Sud, à l'Ouest et à l'Est, pour y recevoir les ouvrages apportés pour la construction du Temple.

                 Pour éviter que l'on n'accepte des ouvrages impropres, dus aux mains de compagnons incompétents, le Roi Salomon ordonna que chaque Compagnon se choisisse une marque, laquelle devait être gravée sur tout ouvrage exécuté par lui, afin que l'on puisse le reconnaître parmi les autres, lorsqu'il serait soumis à l'inspection.

                 Le salaire d'un ouvrier était d'un sou par jour, payé par le Premier Surveillant, qui, par ordre du Roi Salomon, exigeait que chaque Compagnon ayant droit à un salaire passe, à un guichet ménagé dans ses appartements, sa main droite, portant dans la paume sa Marque et donnant ce Gage.

                        Il le fait.

                 Le Premier Surveillant voyant la Marque et le Gage, savait quel salaire était dû et le payait en conséquence. Le défaut de Marque ou de Gage décelait un imposteur, auquel le châtiment d'avoir la main droite tranchée, était infligé.

                 Les cérémonies de ce grade sont basées sur la C.D.V., préparée par notre Grand Maître H.A. et utilisée comme clé de l'arc principal du Temple du Roi Salomon. Nos traditions rapportent qu'un certain sixième jour, un jeune Compagnon, se rendant au Temple avec de l'ouvrage à soumettre à l'inspection trouva, dans les carrières, cette pierre curieusement taillée et, remarquant ses formes et beauté particulières, la substitua à son propre ouvrage. Il la présenta ensuite à la barrière du Sud pour y être inspectée. Le Deuxième Surintendant hésita à l'admettre mais, à cause de ses formes et beauté particulières, autorisa qu'elle passe au Premier Surintendant qui, pour des raisons semblables, l'envoya au Maître Surintendant.

                 Le Maître Surintendant ne connaissant pas les principes de construction de l'arc, remarquant que la pierre n'était ni cubique, ni rectangulaire, les seules formes qu'il avait ordre d'accepter, et qu'elle ne portait aucune des marques régulières du Métier, réunit en conseil les Surintendants qui, ne pouvant déterminer l'usage de cette pierre pour la construction du Temple, la jetèrent parmi les gravois, de cette manière.

                 Il fait le Signe du Rejet

.                Le jeune ouvrier essaya ensuite de recevoir un salaire mais, ne pouvant donner de gage. Il fut décelé comme imposteur et, si un Frère ne s'était interposé à temps, il aurait enduré le châtiment

                 Il fait le Signe.

 

                 Lorsque le Temple fut presque achevé, le Premier Surveillant annonça au Roi Salomon que les ouvriers du Métier ne pouvaient continuer les travaux, par manque d'une C.D.V., pour l'arc principal du Temple. Le Roi Salomon répondit que cette partie de l'ouvrage avait été confiée à notre Grand-Maître H.A. qui, connu pour sa ponctualité, ne pouvait avoir manqué de l'exécuter. On ordonna de rechercher la C.D.V., qui fut trouvée et, en temps voulu, mise en place dans l'arc.

                 Ce grade fut fondé par Salomon, Roi d'Israël, Hiram, Roi de Tyr et Hiram Abi dans le but, non seulement, de récompenser le Labeur, la Fidélité et l'Habileté, mais aussi pour éviter à tout jamais, qu'un Frère Maître de Marque puisse manquer des nécessités de la vie, alors que le prix de sa Marque peut les lui assurer.

 

EXHORTATION

 

   T.V.M.   (Ou un Passé T.V.M.)

             

                 Mon Frère, je vous félicite d'avoir été jugé digne d'être avancé à ce grade honorable de la Franc-Maçonnerie. Permettez-moi d'insister pour que votre esprit comprenne bien que votre assiduité doit toujours être proportionnée à vos devoirs qui deviennent d'autant plus nombreux que vous avancez dans la Franc-Maçonnerie.

                 En tant que Maître de Marque honorable, votre devoir tout particulier consiste en une conduite telle, aussi bien en loge que parmi vos Frères, qu'elle puisse être éprouvée par l'équerre du Grand Surintendant pour que, tel l'ouvrage inachevé et imparfait de l'ouvrier négligent et infidèle des temps anciens, vous ne soyez pas refusé et jeté de côté, comme impropre pour cet édifice spirituel, cette demeure qui n'est pas faite de main d'homme, éternelle dans les cieux.

                 Aussi longtemps que votre conduite sera telle, si l'infortune vous assaille, si des amis vous trahissent, si la jalousie salit votre bon renom, si la méchanceté vous persécute, soyez sûr que parmi les Maîtres de Marque, vous trouverez des amis qui vous prodigueront le soulagement dans votre détresse et le réconfort dans votre affliction, gardant à jamais présent à l'esprit, comme consolation face aux revers de fortune et comme encouragement à espérer de meilleures choses, que la pierre que rejetèrent les bâtisseurs et qui possédait des mérites inconnus d'eux, est devenue la pierre principale du Temple.

                 Vous pouvez maintenant prendre place parmi vos Frères.

             

CONCLUSION

 

   T.V.M.       Frère Second Surveillant, quelle heure est-il ?

        2.S.   C'est la sixième heure du sixième jour de la semaine.

   T.V.M.       Frère Maréchal, rassemblez les Ouvriers et rendez vous aux appartements du Premier Surveillant pour y recevoir les salaires.

      Mar.           (Avec son pied droit.)

                 Tous les Frères se mettent debout

                 Ouvriers, formez-vous en cortège au Sud de la Loge, en colonne par un, face à l'Est.

                 Le cortège est formé par les Su. en tête, suivis par le Cand., le 1.E. et les autres ouvriers (désignés préalablement). Tous font le tour de la Loge comme lors du cortège précédent. Chaque ouvrier passe la main dans le guichet et reçoit un sou. Lorsque tous ont reçu leur salaire, le cortège va former un cercle autour de l'Autel, laissant une ouverture à l'est. Pendant la marche du cortège, l'hymne suivant est chanté:

 

Maîtres de Marque, oyez !

Face au Chef de chantier,

Rassemblez-vous,

Qu'il inspecte vos travaux,

Pour l'Architecte En-Haut,

Et s'ils sont sans défauts,

Les approuve.

Si vos actes sur terre,

Et vos vies sont d'Équerre,

Mains,cœurs unis.

Votre Marque tendez

Avec les justes et vrais;

Votre salaire est prêt,

Soyez béni.

Allez vers l'Occident,

Où Hiram vous attend

Force et Bonté.

Mais que les imposteurs,

Mêlés aux travailleurs,

Prennent bien garde à leur dextre poignet.

 

      Mar.   Faisant le tour du cercle, par l'intérieur, demande à chaque Frère, puis au 1.E. et enfin au Cand., en passant devant eux

                 Combien as-tu reçu ?

                 Chaque ouvrier répond

     Ouvr.   "Un sou".

      Mar.   S'adressant au Cand., qui a aussi répondu

     Cand.   "Un sou"

      Mar.   Quoi ! Toi aussi, un sou ?

                 Ouvriers, voici quelqu'un qui est venu à la onzième heure et a reçu autant que nous, qui avons enduré la fatigue et la chaleur du jour entier. Ce n'est pas juste et je refuse mon salaire!

                 Il jette sa pièce au sol et chaque Ouvrier dit:

     Ouvr.   "Moi aussi !" (Et jette sa pièce au sol.)

   T.V.M.       Frère Premier Surveillant, quelle est la cause de cette confusion ?

        1.S.   Très Vénérable Maître, les Ouvriers ne sont pas satisfaits de leurs salaires.

   T.V.M.   N'avez-vous pas payé à chacun ce qui était convenu ?

        1.S.   J'ai payé chaque homme comme convenu !

   T.V.M.   Alors, mes Frères, pourquoi êtes-vous mécontents ?

      Mar.   Très Vénérable Maître, nous avons enduré la fatigue et la chaleur du jour entier, et nous plaignons de constater que ceux qui arrivèrent à la onzième heure, ont été traités comme nos égaux.

   T.V.M.   N'est-ce pas la loi traditionnelle ?

      Mar.   Nous ne connaissons pas une telle loi traditionnelle.

   T.V.M.   Voulez-vous l'entendre ?

      Mar.   Nous le voulons.

   T.V.M.   Voici la loi traditionnelle: (Le T.V.M. récite le passage suivant : Matt. 20, 1‑16 et 22, 4 depuis sa place à l'Est. Il ne doit pas lire dans un ouvrage !.

                 "Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne. Il convint avec eux d'un denier par jour, et il les envoya à sa vigne. Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d'autres qui étaient sur la place sans rien faire. Il leur dit:

                 «Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est raisonnable.» Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième et il fit de même. Étant sorti vers la onzième heure, il en trouva d'autres qui étaient sur la place, et il leur dit

                 «Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire ?» Ils lui répondirent:

                 «C'est que personne ne nous a loués.»

                 «Allez aussi à ma vigne», leur dit-il. Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant:

                 «Appelle les ouvriers, et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers». Ceux de la onzième heure vinrent, et reçurent chacun un denier. Les premiers vinrent ensuite, croyant recevoir davantage; mais ils reçurent aussi chacun un denier. En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison, et dirent:

                 «Ces derniers n'ont travaillé qu'une heure, et tu les traite à l'égal de nous, qui avons supporté la fatigue du jour et la chaleur». Il répondit à l'un d'eux:

                 «Mon ami, je ne te fais pas tort; n'as-tu pas convenu avec moi d'un denier? Prends ce qui te revient, et va-t'en.

                 Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi. Ne m'est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux ? Ou, vois-tu d'un mauvais oeil que je sois bon ? Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers». "Car il y aura beaucoup d'appelés, mais peu d'élus!".

   T.V.M.   Que dites-vous maintenant; êtes-vous satisfaits ?

      Mar.   Nous le sommes.

                 Les Frères, debout, chantent le couplet suivant:

 

Honneur à tous ceux qui

Vainquirent les ennemis

De l'Art royal.

Aux trois grands précurseurs

Qui ce grade fondèrent.

Que leurs vertus de cœur

En nous s'éveillent.

 

CÉRÉMONIAL DE FERMETURE

 

   T.V.M.       Frère Deuxième Expert, quelle est la dernière comme la première précaution dans une Loge de Maîtres de Marque ?

        2.E.   C'est de s'assurer que la Loge est dûment couverte.

   T.V.M.   Veuillez accomplir ce devoir, informer le Tuileur que je vais fermer cette Loge de Maîtres de Marque, qu'il en prenne bonne note et agisse en conséquence.

        2.E.   Le 2.E. prend sa verge, se rend à la porte d'entrée de la loge et frappe quatre coups de l'intérieur:       _

                 Le Tuil. lui répond par quatre coups de l'extérieur.

       Tuil.   _

        2.E.   (Ouvre la porte)    Frère Tuileur !

       Tuil.   Frère Deuxième Expert ?

        2.E.   Le Très Vénérable Maître m'a chargé de vous informer qu'il va fermer cette Loge de Maîtres de Marque. Prenez-en bonne note et agissez en conséquence.

                 Il referme la porte revient à sa place fiche sa verge dans le socle, se tient droit face au T.V.M.

                 Très Vénérable Maître !

   T.V.M.   Frère Deuxième Expert ?

        2.E.   Le Tuileur est informé.

   T.V.M.      Tous se lèvent. Frère Premier Expert, allez à l'autel.

                 Le 1.E. se rend à l'Ouest de l'Autel salue, dissocie les Lumières puis se tient droit face à l'Orient

                 Je déclare maintenant cette Loge de Maîtres de Marque fermée. Frère Deuxième Expert, informez le Tuileur.

        2.E.   (Prend sa verge, se rend à la porte d'entrée de la loge et frappe quatre coups de l'intérieur) _

       Tuil.   (Le Tuil. lui répond par quatre coups de l'extérieur)      _

        2.E.   (Ouvre la porte)    Frère Tuileur! Le Très Vénérable Maître m'a chargé de vous informer que cette Loge de Maîtres de Marque est maintenant fermée.

                 Le 2.E., referme la porte et revient à sa place.

        2.E.   Très Vénérable Maître, le Tuileur est informé.

            T.V.M. 

            Ceci fait asseoir toute la loge. L'E.G.P. passe au point suivant de l'ordre du jour du Chapitre qui se trouve ainsi repris, ou suspend les travaux selon la forme.

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Rituel de Maître de Marque de l'Arche Royale Américaine (3)

14 Juin 2012 , Rédigé par Rituel de l'ARA Publié dans #hauts grades

Tous les Frères se lèvent. Sous la direction du Mar. les Frères forment des files égales et parallèles, de part et d'autre de l'Autel, en permettant aux Cand. témoins de bien voir la déambulation du T.V.M.. Les Surveillants sans escorte, passent intérieurement aux files, pour prendre place de part et d'autre de l'endroit où va descendre se placer le T.V.M..

Le T.V.M. descend se placer entre les Surveillants, remet son maillet au 1.S. à sa droite, son chapeau au 2.S. à sa gauche. Il s'avance ensuite seul jusqu'à l'est de l'autel et dit:

T.V.M. Frères A. B. C. etc...., si vous êtes toujours disposé à prendre l'obligation, dites "Moi", déclinez vos prénoms et nom,

                 Chaque Cand. les décline l'un après l'autre

                 Et répétez après moi:       En toute liberté et plein consentement personnel, en présence de Dieu Tout-Puissant et de cette Très Vénérable Loge de Maîtres de Marque, érigée à Sa gloire et dédiée à la mémoire d'H.A., par ceci et sur ceci, je promets et je jure très solennellement et sincèrement que jamais je ne révélerai aucun des secrets relevant du grade de Maître de Marque, à qui que ce soit, à moins qu'il s'agisse d'un Frère honorable et légitime de ce grade, ou que je me trouve au sein d'une loge légalement constituée à ce grade; et non à celui ou à ceux auxquels je n'aurai pas reconnu qualité pour les recevoir aussi légitimement que moi, tant que je ne les aurai pas strictement interrogés, dûment éprouvés, ou que je n'aurai pas été informé à leur sujet par la voie maçonnique.

                 En outre, je promets et je jure que je choisirai pour moi‑même une marque, laquelle, une fois enregistrée, je ne modifierai ni n'échangerai, et que je ne la gagerai pas une seconde fois, tant que je ne l'aurai pas libérée d'un engagement précédent.

                 En outre, je promets et je jure que si un Frère Maître de Marque me présente sa marque, en me demandant assistance, je la recevrai et la garderai en faisant droit à sa demande si c'est en mon pouvoir; sinon je lui rendrai sa marque avec le prix de son gage qui est une pièce de deux Euros, égale en valeur au quart d'un écu ou ½ shekel d’argent.

                 Tout cela je le promets et je le jure très solennellement et sincèrement, sans équivoque, restriction mentale ou faux-fuyant d'aucune sorte, sous la moindre peine d'avoir m. o. d. c. et m. m. d. t. (3), si je violais sciemment mon obligation solennelle de Maître de Marque. Ainsi que Dieu me vienne en aide et m'arme de fermeté pour la garder et la tenir.

   T.V.M.   Enlevez vos mains et, pour preuve de votre sincérité, que vos lèvres se posent sur la Sainte Bible.

Ceci est fait. Les autres Cand. le font également le 1.E. leur présentant la Bible à chacun successivement. Puis il revient à l'Autel.

   T.V.M.   Frère Premier Expert libérez ce Frère de la corde; entre lui et nous il y a maintenant un lien quatre fois plus fort

                 Ceci est fait. Le T.V.M. revient entre les surveillants, au pied de l'Orient, remet son chapeau et dit:

   T.V.M.   Regardez-moi maintenant venir de l'Orient, faisant le pas,

                 Il le fait

                 le Signe du Serment,

                 Il le fait

                 et les Signes Pénaux d'un Maître de Marque.

                 Il les fait

                 On fait le pas en avançant du pied droit,

                 Il le fait

                 En ramenant le talon du pied gauche contre le talon du pied droit, les pieds formant ainsi l'angle d'une équerre.

                 Il le fait

                 Ceci est le Signe du Serment.

                 Il le fait

                 Ceci est le premier Signe Pénal.

                 Il le fait

                 Ceci est le Second Signe Pénal.

                 Il le fait

                 En entrant dans une Loge de Maîtres de Marque ou en la quittant, approchez-vous de l'Autel avec ce pas, et saluez les Grandes Lumières avec ce Signe du Serment et ces Signes Pénaux.

                 Ceci est le Signe de Rejet.

                 Il le fait

                 Il fait allusion au rejet de votre travail. Ceci est l'Attouchement.

                 Il le fait

                 Il fait allusion à la manière par laquelle vous avez reçu votre salaire.

                 Ceci est le Grand Signe d'Appel d'un Maître de Marque. Il fait allusion à la manière de porter le résultat de votre travail.

   T.V.M.   Je vous tends maintenant la main droite en témoignage d'Amitié et d'Amour fraternel, et je vais vous communiquer les Attouchements et les Mots de ce grade, mais avant de le faire, je désire vous rappeler un point de votre obligation.

                 Vous venez de jurer solennellement que vous recevriez la Marque d'un Frère Maître de Marque quand elle vous serait offerte en gage, et que vous satisferiez à sa demande si cela vous était possible; sinon, que vous lui rendriez sa Marque avec le prix de son gage. Je vous demande maintenant de me prêter le quart d'un écu, pour lesquels je vous offre ma Marque en gage.

Le T.V.M. tend sa Marque au Cand. Si ce dernier hésite à prendre la Marque, le T.V.M. lui dira

   T.V.M.   Vous avez juré de recevoir la Marque d'un Frère; vous ne pouvez refuser de prendre ma Marque.

                 (Le Cand. prend la Marque, et le T.V.M. poursuit) Satisferez-vous à ma demande ? Ou me retournerez‑vous ma Marque, pour que je puisse aller solliciter quelque autre Frère ?

     Cand.   (Propose de rendre et tend la Marque.)

   T.V.M.   (Refusant de prendre la Marque.)

                 Vous avez juré que vous retourneriez la Marque d'un Frère avec le prix de son gage, qui est une pièce de deux Euros, égale en valeur au quart d'un écu. Vous devez me rendre ma Marque avec la valeur de son gage !

     Cand.   (Incapable d'y satisfaire, se tait.)

   T.V.M.   Vous êtes bien, en effet, dans une situation misérable! Mes Frères, voyez ici, devant vous, un Frère Maître de Marque si totalement démuni qu'il est incapable de satisfaire à un point particulier de son obligation. Qui l'aidera?

        1.E.   Moi ! (Il tend au Cand. un pièce de 1/4 d'Écu, ou de 2Euros. Puis le Cand. rend la Marque au T.V.M. et lui donne la pièce.)

   T.V.M.   Frère A..., vous n'avez pu satisfaire à un point particulier de votre Obligation que grâce à l'aide d'un Frère. C'est la manière que nous, Maîtres de Marque, utilisons pour graver dans l'esprit de tout candidat à ce grade une autre importante leçon. La voici : Si au cours de votre vie vous rencontrez un Maître de Marque, si totalement démuni et dans le besoin, souvenez-vous de cet instant où, agenouillé à l'Autel maçonnique d'une Loge de Maîtres de Marque, vous fûtes incapable de satisfaire à un point particulier de votre obligation sans l'aide d'un Frère. Vous en souvenant, donnez au moins le quart d'un écu pour soulager son besoin et, quoique ce montant soit bien faible, il est des moments et des occasions dans la vie de beaucoup d'entre-nous où, même cette somme généreusement donnée, avec un mot d'affection, peut, non seulement, sauver un Frère des tourments de la faim mais aussi, peut-être, empêcher l'accomplissement d'un crime. Vous souvenant toujours de cela, mon Frère, ce que vous donnerez, donnez-le généreusement, car le Seigneur aime celui qui donne avec générosité.

   T.V.M.   Je vais maintenant, avec l'aide du Premier Expert, vous confier l'Attouchement de passage, le Mot de passe, l'Attouchement et le Mot d'un Maître de Marque. Relevez-vous donc et prenez‑moi la main comme je vous la tiens.

                 Le T.V.M. donne au Cand. l'Attouchement de Maître-Maçon.

                 Frère Premier Expert, voulez-vous être éprouvé en-deçà ou au-delà ?

        1.E.   Au-delà.

   T.V.M.   Au-delà de quoi et vers quoi ?

        1.E.   Au-delà de l'Attouchement de Maître-Maçon vers l'Attouchement de passage de Maître de Marque.

   T.V.M.   Donnez-le moi.

                 Le Cand. aidé par le 1.E. le donne. Qu'est-ce que ceci ?

        1.E.   L'Attouchement de passage d'un Maître de Marque.

   T.V.M.   Appelle-t-il un nom ?

        1.E.   Oui.

   T.V.M.   Voulez-vous me le donner ?

        1.E.   Ce n'est pas ainsi que je l'ai reçu et ce n'est pas ainsi que je le communiquerai jamais ainsi.

   T.V.M.   Comment le communiquerez-vous ?

        1.E.   Je le donnerai par syllabes avec vous.

   T.V.M.   Commencez en donnant une syllabe.

        1.E.   (Donne la dernière syllabe P..)

   T.V.M.   (Donne la première syllabe J..)

   T.V.M.   Ceci est l'Attouchement de passage d'un Maître de Marque et J. P. est le nom qu'appelle cet attouchement, qui est échangé par syllabes, en commençant par la seconde. L'attouchement se donne de.....

                 Ce mot fait allusion à l'ancien port de mer auquel la plupart des matériaux pour la construction du Temple du Roi Salomon étaient envoyés par radeaux, depuis le Mont Liban. La tradition maçonnique rapporte qu'à cet endroit, la côte était si escarpée qu'il était difficile aux ouvriers de la gravir sans une aide extérieure, qui leur était fournie au moyen de cette forte griffe, donnée par des ouvriers, mis en place à cet effet.

                 Frère Premier Expert, voulez-vous être éprouvé en deçà ou au-delà ?

        1.E.   Au-delà.

   T.V.M.   Au-delà de quoi et vers quoi ?

        1.E.   Au-delà de l'Attouchement de passage de Maître de Marque vers l'Attouchement de ce grade.

   T.V.M.   Donnez-le. (Le Cand. aidé par le 1.E. le donne). Qu'est-ce que ceci ?

        1.E.   L'Attouchement de Maître de Marque.

   T.V.M.   Appelle-t-il un nom ?

        1.E.   Oui.

   T.V.M.   Voulez-vous me le donner ?

        1.E.   Ce n'est pas ainsi que je l'ai reçu et ce n'est pas ainsi que je le communiquerai.

   T.V.M.   Comment le communiquerez-vous ?

        1.E.   Je le donnerai par syllabes avec vous.

   T.V.M.   Commencez en donnant une syllabe.

        1.E.   (Donne la dernière syllabe) W...

   T.V.M.   (Donne la première syllabe) M...

   T.V.M.   Ceci est l'Attouchement du Maître de Marque et M.W. est le nom qu'appelle cet attouchement, qui est échangé par syllabes en commençant par la dernière. L'attouchement se donne de..... formant la lettre…., les pieds droits côte à côte; les jambes formant ainsi la lettre…., les bras ployés, les coudes formant un angle droit collés au corps, les bras formant ainsi la lettre….. Ceci fait allusion à un certain passage des Écritures : "Et l'Éternel me dit: Fils de l'Homme sois attentif, et regarde de tes yeux ! Écoute de tes oreilles tout ce que Je te dirai au sujet de toutes les ordonnances de la maison de l'Éternel et de toutes ses lois. Considère attentivement l'entrée de la maison et toutes les issues du sanctuaire."

Les Officiers retournent à leur place. La loge est assise. Le Cand. est assis auprès du 1.E.. Après une pause, La Confusion s'instaure avec bruits et chuchotements.

   T.V.M.       Frère Premier Surveillant, quelle est la cause de cette confusion ?

        1.S.   Les Ouvriers sont arrêtes par manque d'une C.D.V. pour laquelle, je le crains, aucun ordre n'a été donné.

   T.V.M.   Cet ouvrage fut confié au Grand Maître H. A.. Connaissant sa ponctualité, je suis persuadé qu'il a été achevé! Frères Surintendants approchez-vous de l'Orient.

Les trois Su. se rendent, en sortant de leur place par la gauche, devant l'Autel du T.V.M.. Le M.Sur. se place entre les deux autres face à l'Orient.

   T.V.M.   Présente un dessin de la C.D.V. portant sa marque, et dit

                 Un ouvrage de cette forme, et portant cette marque, vous fut-il présenté pour examen ?

   M.Sur.   (Consulte les deux autres Su. à voix basse).

                 Très Vénérable Maître, après nous être consultés, il apparaît qu'une pierre de cette forme, portant cette marque, fut présentée pour examen. Elle n'était ni carrée ni rectangulaire. Des matériaux équarris et des matériaux équarris seulement, sont ceux que nous avions ordre de recevoir. Elle ne portait la marque d'aucun ouvrier connu, et ne connaissant pas la marque qui y était gravée, nous fûmes unanimes à la considérer impropre à la construction et nous la jetâmes parmi les gravats.

   T.V.M.   Voilà qui est vraiment regrettable car, de cette pierre dépend l'achèvement du Temple. Recherchez‑là avec méthode parmi les gravats et voyez si on peut la retrouver.

                 Les Su. la cherchent, la trouvent et la ramènent à l'Orient

   M.Sur.   Très Vénérable Maître, une recherche méthodique a été faite et la pierre a été retrouvée.

   T.V.M.   Montrez-la moi. (ce qui est fait)

   T.V.M.   (Examine la pierre, la tient dans sa main et dit : )         C'est la pierre rejetée par vous qui bâtissiez, qui est devenue la pierre d'angle du Temple. Frère Premier Expert conduisez le candidat à l'Orient.

                 Le Cand. est amené devant le piédestal du T.V.M..

                 Ceci est une imitation de la C.D.V. sur laquelle ce grade est fondé. Sa couleur blanche est une allusion à un certain passage de l'Écriture: "À celui qui vaincra je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai une pierre blanche; et sur cette pierre est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n'est celui qui le reçoit."

                 Le nom nouveau que je vous présente en tant que Maître de Marque est composé de certains mots dont les lettres H.T.W.S.S.T.K.S. sur cette pierre,sont les initiales. Ces mots sont   .... On enseigne à tout Compagnon de placer sa marque, dont traite son obligation,à l'intérieur de ce cercle de lettres. Elle fut antérieurement la Marque personnelle de notre Grand-Maître H. A. et est maintenant devenue la Marque générale du Métier.

   T.V.M.   Je vous présente maintenant les Outils de Travail du Maître de Marque. Ce sont le Ciseau et le Maillet.

                 Le Ciseau démontre les avantages moraux de la discipline et de l'éducation. L'esprit, tel un diamant dans son état originel, est brut et grossier mais, comme l'action du ciseau sur sa gangue extérieure fait apparaître les beautés inhérentes au diamant, l'éducation fait ressortir les vertus cachées de l'esprit et les pousse à parcourir le vaste champ de la matière et de l'espace, pour y faire ressortir le sommet des connaissances humaines, notre devoir envers Dieu et nos semblables.

                 Le Maillet nous enseigne moralement à corriger nos imperfections et à garder l'être humain au niveau qui est le sien dans l'échelle des choses, pour que, par une conduite paisible, il puisse, à l'école de la discipline, apprendre à être heureux de son sort. Ce que le maillet est à l'ouvrier, la raison éclairée l'est aux passions; elle domine l'ambition, elle calme la jalousie,elle modère la colère, et encourage les bonnes dispositions; ce qui fait naître parmi les bons Maçons cet ordre convenable "que rien de terrestre ne peut créer ou détruire la calme illumination de l'âme, et la joie profonde."

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Rituel de Maître de Marque de l'Arche Royale Américaine (2)

14 Juin 2012 , Rédigé par Rituel de l'ARA Publié dans #hauts grades

M.Sur. Qui va là ?

        1.E.   Un ouvrier venant des carrières avec des matériaux pour l'inspection.

   M.Sur.   Présentez votre travail.

                 (Ceci est fait selon le même cérémonial que précédemment. Le M.Sur. l'examine ensuite comme les 1. et 2 Su. l'ont déjà fait)

   M.Sur.   C'est du bon ouvrage, du vrai travail, un travail d'équerre tel que j'ai ordre de le recevoir, vous méritez salaire. Mettez-vous de côté.

                 (Le 1.E. se met sur le coté.)

     Cand.   (Avec sa main gauche)     _

   M.Sur.   (Se lève)    Qui va là ?

     Cand.   Un ouvrier venant des carrières avec des matériaux pour l'inspection.

   M.Sur.   Présentez votre travail.

                 Même cérémonial que précédemment. (Acceptation du travail)

   M.Sur.   C'est une pierre singulière. Elle n'est ni carrée ni rectangulaire. Des matériaux équarris et des matériaux équarris seulement sont ceux que j'ai ordre de recevoir. Tenez-vous à l'écart.

                 Le 1.E. et le Cand. vont s'asseoir sur la colonne du nord.

   M.Sur.      Frères Surintendants, approchez-vous de la barrière de l'Est !

                 Ils le font et se tiennent droit face à lui.

   M.Sur.   Frère Deuxième Surintendant, avez-vous permis que cette pierre passe votre barrière à l'inspection ?

      2.Su.   En effet, étant donné sa forme singulière et sa beauté, je n'ai pas cru devoir la rejeter et j'ai consenti à ce qu'elle passe au Premier Surintendant pour qu'il l'examine.

   M.Sur.   Frère Premier Surintendant, avez-vous permis que cette pierre passe votre barrière à l'inspection ?

      1.Su.   Pour des raisons semblables, j'ai en effet consenti à ce que cette pierre passe à la barrière de l'Est pour votre inspection.

   M.Sur.   Mes Frères, des matériaux équarris et de tels matériaux seulement sont ceux que nous avons ordre de recevoir. Vous ne devriez jamais permettre que la particularité ou la beauté vous amène à violer un ordre absolu. Connaîtriez-vous quelque utilité à une telle pierre pour la construction du Temple ?

      1.Su.   Je n'en connais point.

      2.Su.   Moi non plus.

   M.Sur.   Et moi non plus. Qu'allons-nous faire d'elle ?

      2.Su.   Jetons-là parmi les gravats !

   M.Sur.   D'accord !

      1.Su.   D'accord ! (Tous trois s'emparent de la pierre effectuent ensemble quatre balancements, en disant)

                 "Jetons" - "Jetons" - "Jetons" - "Jetons-là ! "

                 (Ils jettent la pierre par-dessus l'épaule gauche du M.Sur. et la placent sous les sièges derrière son piédestal. Puis les trois Su. retournent à leurs places.)

   T.V.M.        Frère Second Surveillant ! (Le 2.S. se lève) Quelle heure est-il ?

        2.S.   C'est la sixième heure du sixième jour de la semaine.

                 (Il s'assied)

   T.V.M.    Frère Maréchal

                 (Le Mar. se lève et salue avec l'épée.)

   T.V.M.   Rassemblez les ouvriers et rendez-vous auprès du Premier Surveillant pour y recevoir vos gages.

      Mar.    (Avec son pied droit)

                 Tous les compagnons se lèvent.

                 Ouvriers, formez-vous en procession au Sud de la loge, en une seule file, face à l'Est.

La procession est formée par le Mar. (son épée au fourreau) au Sud de la Loge, dans l'ordre suivant: le Mar., tous les Ouvriers (désignés préalablement), les Su., le Cand. et le 1.E. Avant que la procession ne démarre, le T.V.M. dira:

   T.V.M.   Les Ouvriers vont maintenant aller demander leur salaire. Le tâcheron mérite ses gages. Celui qui travaille doit se nourrir. L'ouvrier Sincère et Fidèle ne doit pas craindre de demander son dû, mais que les intrus prennent garde.

La procession s'avance vers l'Est, le Nord, l'Ouest et le Sud passant devant le guichet du 1.S., auprès duquel le Mar. et les Su. demeureront, le Mar. à droite du guichet du 1.Su. son épée tirée face au nord, les trois Surintendants sur une même ligne à quatre pas en face du 1er Surveillant, face à lui et en ménageant un espace pour permettre aux ouvriers et au Cand. de se présenter au guichet.

Après que la procession des ouvriers ait passé le guichet du 1.S., chacun regagne sa place, où il s'assoit. Le M.Sur. et le Cand. restent en place.

        1.S.   (Saisit la main du Cand. quand elle passe le guichet.)

                 Un imposteur ! Un imposteur, tranchez-lui la main droite !

                 (Le Mar. élève son épée comme pour obéir à l'ordre. Le 1.E. se précipite entre le Cand et le Mar. pour prévenir l'exécution de l'ordre en levant la main gauche).

        1.E.   Attendez ! Ce n'est pas un imposteur ! Je le connais comme Compagnon Franc Maçon. J'ai travaillé avec lui dans les Carrières !

        1.S.   Halte ! Que la justice soit tempérée par la grâce ! Frère Maréchal, je le place sous votre garde. Conduisez-le au Très Vénérable Maître et qu'il en décide.

 

Le Cand. est conduit à l'Orient en cortège (constitué par les Mar., 1.E.., Cand., M.Sur., 1.Su., 2.Su., l'un derrière l'autre), par le coté sud de la loge où ils font face au T. V. M. (à l'exception du Mar. qui fait face au sud). Les Officiers sont sur une même ligne (à L'exception du 1.E. légèrement en retrait, entre le Cand. et le Mar.) et sont disposés de droite à gauche du T.V.M. comme suit:           Mar., 1.E., Cand., M.Sur., 1.Su., 2.Su.

      Mar.   Très Vénérable Maître, voici quelqu'un qui a été dénoncé comme imposteur.

   T.V.M.   Dénoncé comme imposteur !

      Mar.   Oui, Très Vénérable Maître, il a essayé de se faire payer des gages alors que rien ne lui était dû.

   T.V.M.   Essayer de se faire payer des gages alors que rien ne lui était dû.

   M.Sur.   Très Vénérable Maître, c'est un imposteur. Il a présenté une pierre qui n'était ni cubique, ni parallélépipédique. Elle ne portait d'ailleurs aucune des marques réglementaires de la Confrérie.

   T.V.M.   Présenter un ouvrage qui n'est ni équarri, ni rectangulaire; essayer de se faire payer des gages alors qu'aucun n'est dû ! Que le châtiment soit infligé. Frère Maréchal, tranchez sa main droite.

(Le 1.E. s'interpose entre le Mar. et le Cand.)

        1.E.   Très Vénérable Maître, ce n'est pas un imposteur, je réponds de lui comme Compagnon Franc-Maçon. J'ai travaillé avec lui dans les Carrières.

   T.V.M.   Prouvez-moi que vous êtes Compagnon Franc-Maçon. Faites le Signe du Serment et le Signe Pénal de Compagnon Franc-Maçon.

                 (Ce qui est fait)

                 Ce Frère est en effet Compagnon Franc-Maçon. Peut-être ne l'a t on pas instruit de la manière de recevoir ses gages en Compagnon.

                 (Le T. V. M. se lève)

                 Mon Frère, c'est là le moyen que nous, Maîtres de Marque, avons adopté pour inculquer à l'esprit des candidats une importante leçon que, nous l'espérons, vous n'oublierez jamais dans vos rapports futurs avec le genre humain. C'est celle-ci: ne prétendez jamais vôtre le bien d'autrui, ni n'essayez de recevoir une rétribution quand nulle ne vous est due. Nous vous plaçons maintenant sous la responsabilité du Maître Surintendant qui va vous renvoyer aux carrières. Quand le moment sera venu, on vous enseignera comment recevoir vos gages en bon et fidèle Ouvrier.

Le M.Sur. conduit le Cand. ainsi que ceux qui sont restés sur les colonnes à la salle de prép.. Les autres OO. regagnent leur place.

   T.V.M.        (Fait asseoir la loge.)

 

CÉRÉMONIE D'AVANCEMENT (2° partie)

 

Tous les Candidats sont à l'extérieur, le Cand. représentatif, ayant été dépouillé de tout métal, la poitrine mise à nu, une corde enroulée quatre fois autour du corps, sous la conduite du M.Sur., frappe à la porte du Temple.

     Cand.   _

        1.E.   (Se lève et salue le T.V.M.)

                 Très Vénérable Maître, il y a une alerte à la porte intérieure.

   T.V.M.   Répondez à l'alerte et voyez quelle en est la cause.

        1.E.   (Se rend à la porte de la salle de prép., frappe :)           _

                 (Ouvre la porte et dit :)

        1.E.   Qui va là ?

   M.Sur.   Les Frères A. B. C. etc....., qui ont été régulièrement initiés, passés et élevés au sublime grade de Maître Maçon et qui demandent maintenant plus de lumière en Franc-Maçonnerie en étant avancés au grade de Maître de Marque.

        1.E.   Frères A. B. C. etc....., est-ce là un acte de votre plein gré et de votre libre volonté ?

     Cand.   Oui.

        1.E.   Frère Maître Surintendant, les candidats sont-ils honorables, possèdent-ils bien les qualités requises, sont-ils dûment et véritablement préparés ?

   M.Sur.   Ils le sont.

        1.E.   Ont-ils travaillé dans les carrières et produit des preuves de leur habileté ?

   M.Sur.   Oui.

        1.E.   De quel autre droit ou par quel autre secours, espèrent-ils obtenir cet important privilège ?

   M.Sur.   Par la connaissance du mot de passe.

        1.E.   Connaissent-ils le Mot de Passe?

   M.Sur.   Ils ne le connaissent pas, mais je le connais pour eux.

        1.E.   Avancez et donnez-le moi.

                 (Ce qui est fait)

                 Le mot de passe est exact. Attendez que le Très Vénérable Maître soit informé de leurs demande et leur fasse tenir réponse.

                 (Il referme la porte et s'avance jusqu'à l'autel où il salue le T.V.M. puis se tient droit face à lui)

                 Très Vénérable Maître, l'alerte fut causée par les Frères A. B. C. etc....., qui ont été régulièrement initiés, passés et élevés au sublime grade de Maître Maçon et qui demandent maintenant plus de lumière en Franc Maçonnerie en étant avancés au grade de Maître de Marque.

   T.V.M.   Est-ce là un acte de leur plein gré et libre volonté ?

        1.E.   Oui.

   T.V.M.   Sont-ils honorables, possèdent-ils bien les qualités requises, sont-il dûment et véritablement préparés ?

        1.E.   Ils le sont.

   T.V.M.   Ont-ils travaillé dans les carrières et produit des preuves de leur habileté ?

        1.E.   Oui.

   T.V.M.   De quel autre droit ou par quel autre secours espèrent-ils obtenir cet important privilège?

        1.E.   Par la connaissance du mot de passe.

   T.V.M.   Connaissent-ils le Mot de Passe ?

        1.E.   Ils ne le connaissent pas, mais je le connais pour eux.

   T.V.M.   Donnez-le à l'intention des Frères

                 (Le 1.E. depuis l'autel donne le Mot de Passe)

                 Le Mot de Passe est exact. Puisque les Frères possèdent toutes les qualités nécessaires, qu'ils entrent dans cette Loge de Maçons de Marque et qu'ils y soient reçus selon les formes Anciennes et dûment établies.

        1.E.   (Va à la porte et l'ouvre)  Entrez au nom du Seigneur !

                 (Le Cand. se tient à quelques pas de la porte intérieure, les autres Cand. conduits par le M.Sur. regagnent leurs places. Une fois cela fait.)

                 Pour votre première admission dans une Loge de Maîtres de Marque vous êtes reçu sur le tranchant d'un ciseau de graveur, et sous la pression d'un maillet.

                 (Pose le ciseau sur la poitrine et le frappe quatre fois avec le maillet.)

                 _        Pour vous enseigner que les préceptes moraux de ce grade doivent se graver en vous profondément et de manière indélébile pour marquer votre vie et votre conduite future. Veuillez maintenant m'accompagner.

                 (Le 1.E. prend alors de sa main gauche l'avant-bras droit du Cand. et le conduit quatre fois autour de la loge pendant que les coups rituels sont donnés au passage devant les piédestaux des trois officiers principaux de la loge et que les versets appropriés des Écritures sont lus.)

        2.S.        Quand Le 1.E. et le Cand. passent devant lui.

        1.S.        Quand Le 1.E. et le Cand. passent devant lui.

                 Le 1.E. et le Cand. poursuivent et s'arrêtent devant le T.V.M. et se tiennent droits face à l'est.

   T.V.M.   "Il me ramena vers la porte extérieure du sanctuaire, du côté de l'Orient. Mais elle était fermée".

                 Puis il frappe         

                 Le 1.E. et le Cand. poursuivent

        2.S.      Quand le 1.E. et le Cand. passent devant lui.

        1.S.      Quand le 1.E. et le Cand. passent devant lui.

                 Le 1.E. et le Cand. poursuivent et s'arrêtent devant le T.V.M. et se tiennent droits face à l'est

   T.V.M.   "Et l'Éternel me dit: Cette porte sera fermée, elle ne s'ouvrira point et personne n'y passera; car l'Éternel, le Dieu d'Israël, est entré par là. Elle restera fermée."

                 Puis il frappe          

                 Le 1.E. et le Cand. poursuivent

        2.S.               Quand le 1.E. et le Cand. passent devant lui.

        1.S.               Quand le 1.E. et le Cand. passent devant lui.

                 Le 1.E. et le Cand. poursuivent et s'arrêtent devant le T.V.M. et font face à l'est.

   T.V.M.   "Pour ce qui concerne le Prince, le Prince pourra s'y asseoir pour manger le pain devant l'Éternel; il entrera par le chemin du vestibule de la porte, et il sortira par le même chemin".

                 Puis il frappe         _

                 Le 1.E. et le Cand. poursuivent

        2.S.   _    Quand Le 1.E. et le Cand. passent devant lui

        1.S.   _    Quand Le 1.E. et le Cand. passent devant lui

                 Le 1.E. et le Cand. poursuivent et s'arrêtent devant le T.V.M. et font face à l'est.

   T.V.M.   "Et l'Éternel me dit: Fils de l'Homme à la Vraie Marque (Mark Well), sois attentif, et regarde de tes yeux ! Écoute de tes oreilles tout ce que Je te dirai au sujet de toutes les ordonnances de la maison de l'Éternel et de toutes ses lois; Identifie de la Vraie Marque (Mark Well) l’entrée de la maison et toutes les issues du sanctuaire".

                 Puis il frappe         _

                 Le 1.E. et le Cand. poursuivent et s'arrêtent devant le 2.S. où ils restent dans le sens de la déambulation

        1.E.   Frappe quatre fois de sa verge le piédestal du 2.S. _

        2.S.        Qui va là ?

        1.E.   Les Frères A. B.. C. etc.     , qui ont été régulièrement initiés, passés et élevés au sublime grade de Maître-Maçon, et qui cherchent maintenant plus de lumière en Franc-Maçonnerie en étant avancés au grade de Maître de Marque.

        2.S.   Frères A. B. C. etc....., est-ce là un acte de votre plein gré et libre volonté ?

     Cand.   Oui.

        2.S.   Frère Premier Expert, les Candidats sont-ils honorables et possèdent-ils bien les qualités requises, sont-ils dûment et véritablement préparés ?

        1.E.   Ils le sont.

        2.S.   Ont-ils travaillé dans les carrières et produit des preuves de leurs habiletés ?

        1.E.   Oui.

        2.S.   Par quel autre droit et par quel autre secours espèrent-ils obtenir cet important privilège ?

        1.E.   Par la connaissance du mot de passe.

        2.S.   Connaissent-ils le Mot de Passe ?

        1.E.   Ils ne le connaissent pas, mais je le connais pour eux.

        2.S.   Avancez et donnez-le moi.

                 Le Mot de Passe est donné par le 1.E., à voix basse, à l'oreille du Second Surveillant en même temps que la Griffe

                 Le mot de passe est exact. Puisque les candidats possèdent toutes les qualités nécessaires conduisez les auprès du Premier Surveillant à l'Occident pour que celui-ci les interroge à son tour.

                 Le 1.E. conduit le Cand. jusqu'au 1.S. où le même cérémonial est répété

        1.E.   Frappe quatre fois de sa verge le piédestal du 1.S.

                 _

        1.S.      Qui va là?

        1.E.   Les Frères A. B. C. etc., qui ont été régulièrement initiés passés et élevés au sublime grade de Maître-Maçon, et qui cherchent maintenant plus de lumière en Franc-Maçonnerie en étant avancés au grade de Maître de Marque.

        1.S.   Frères A. B. C. etc....., est-ce là un acte de votre plein gré et libre volonté ?

     Cand.   Oui.

        1.S.   Frère Premier Expert, les Candidats sont-ils honorables et possèdent-ils bien les qualités requises, sont-ils dûment et véritablement préparés ?

        1.E.   Ils le sont.

        1.S.   Ont-ils travaillé dans les carrières et produit des preuves de leurs habiletés ?

        1.E.   Oui.

        1.S.   Par quel autre droit et par quel autre secours espèrent-ils obtenir cet important privilège ?

        1.E.   Par la connaissance du mot de passe.

        1.S.   Connaissent-ils le Mot de Passe ?

        1.E.   Ils ne le connaissent pas, mais je le connais pour eux.

        1.S.   Avancez et donnez-le moi.

                 Le Mot de Passe est donné par le 1.E., à voix basse, à l'oreille du 1.S.

                 Le mot de passe est exact. Puisque les candidats possèdent toutes les qualités nécessaires, conduisez les auprès du Très Vénérable Maître à l'Orient pour que celui-ci les interroge à son tour.

                 Le 1.E. conduit le Cand. jusqu'au T.V.M. où le même cérémonial est répété

        1.E.   Frappe quatre fois de sa verge le piédestal du T.V.M.

                 _

   T.V.M.        Qui va là ?

        1.E.   Les Frères A. B. C. etc....., qui ont été régulièrement initiés, passés et élevés au sublime grade de Maître-Maçon, et qui cherchent maintenant plus de lumière en Franc-Maçonnerie en étant avancés au grade de Maître de Marque.

   T.V.M.   Frères A. B. C. etc....., est-ce là un acte de votre plein gré et libre volonté ?

     Cand.   Oui.

   T.V.M.   Frère Premier Expert, les Candidats sont-ils honorables et possèdent-ils bien les qualités requises ?

        1.E.   Oui.

   T.V.M.   Sont-ils dûment et véritablement préparés ?

        1.E.   Ils le sont.

   T.V.M.   Ont-ils travaillé dans les carrières et produit des preuves de leurs habiletés ?

        1.E.   Oui.

   T.V.M.   Par quel autre droit et par quel autre secours espèrent-ils obtenir cette important privilège ?

        1.E.   Par la connaissance du mot de passe.

   T.V.M.   Connaissent-ils le Mot de Passe?

        1.E.   Ils ne le connaissent pas, mais je le connais pour eux.

   T.V.M.   Avancez et donnez-le moi.

                 Le Mot de Passe est donné par le 1.E., à voix basse, à l'oreille du T.V.M.

                 Le mot de passe est exact. Puisque les Candidats possèdent toutes les qualités requises et recherchent plus de Lumière en Franc-Maçonnerie, conduisez-les auprès du Premier Surveillant à l'Occident qui leur enseignera comment s'approcher de l'Orient selon les formes Anciennes et dûment établies.

                 Le cortège continue en passant par le Sud de la loge jusqu'à l'Ouest, s'arrête face au 1.S.

        1.E.   Frère Premier Surveillant.

        1.S.   Frère Premier Expert.

        1.E.   Le Très Vénérable Maître ordonne que vous enseigniez aux Candidats comment s'approcher de l'Orient selon les formes Anciennes et dûment établies.

        1.S.   (Se lève)    Frères A..., placez-vous face à l'Orient.

                 Ce qui est fait.

                 Faites un pas en partant du pied droit.

                 Ce qui est fait.

                 Ramenez le talon du pied gauche contre le talon du pied droit, les pieds formant ainsi l'angle d'une équerre.

                 Ce qui est fait, puis le 1.S. salue le T.V.M.

        1.S.   Très Vénérable Maître.

   T.V.M.   Frère Premier Surveillant.

        1.E.   le Candidat est à vos ordres.

   T.V.M.   Se lève       Frère A...., vous êtes à nouveau devant l'Autel de la Franc-Maçonnerie, mais avant d'aller plus loin il est nécessaire que vous contractiez une obligation solennelle propre à ce grade, laquelle ne contient rien d'incompatible avec vos devoirs envers Dieu, votre pays, votre prochain ou vous-même. Fort de cette assurance, êtes-vous disposé à prendre cette obligation ?

     Cand.   Oui.

   T.V.M.   Alors avancez jusqu'à l'Autel, agenouillez-vous sur les deux genoux, vos deux mains reposant sur la Sainte Bible, l'Équerre et le Compas.

 

Le 1.E. accompagne et place le Cand. et demande aux autres Cand. de poser la main droite sur l'épaule du Cand. placé devant ou à coté d'eux afin de former une chaîne jusqu'au Cand. tenant la bible. Puis le 1.E. se place a droite de l'Autel face à l'Orient.

Le T.V.M. frappe.       

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Rituel de Maître de Marque Arche Royale Américaine (1)

14 Juin 2012 , Rédigé par Rituel de l'ARA Publié dans #hauts grades

OUVERTURE

 

   T.V.M.   Se lève  Mes Frères, je vais ouvrir une Loge de Maîtres de Marque et je requiers votre attention et votre aide. (Le T.V.M. s'assied)

                  Frère 2éme Expert! (Le F.2.E. se lève pendant que le T.V.M. poursuit) Veuillez vous assurer que le Tuileur est à son poste, invitez tous les Frères Maîtres de Marque à entrer puis fermez la porte.

        2.E.   (Exécute les ordres du T.V.M. puis revient à sa place, se met à l'Ordre),

                 Très Vénérable Maître, vos ordres sont exécutés. (s'assied)

   T.V.M.    Frère 1er Surveillant (Le F.1.S. se lève pendant que le T.V.M. poursuit, il restera debout pendant tout le Tuilage de la Loge).

                 Tous les présents sont-ils Maîtres de Marque ?

        1.S.   (Si le 1.S. en est sûr, il répond) Très Vénérable Maître, tous les présents sont Maîtres de Marque.

                 ( Si le 1.S. a un doute, il répond ) Je vais m'en assurer et vous en rendrai compte.

                  F.2.E.!

                 ( Le F.2.E. se lève et se met à l'ordre pendant que le 1.S. poursuit ) Veuillez vous assurer que tous les présents sont Maîtres de Marque.

        2.E.   (Le 2.E. S'assure de la qualité de tout présent pour lequel il a un doute en l'interrogeant , quand cela est terminé ) F.1.S.!

        1.S.    F.2.E.!

        2.E.   Tous les Présents sont Maîtres de Marque.

        1.S.   (le 2.E. s'assied)    T.V.M.! tous les présents sont Maîtres de Marque.

   T.V.M.   Comme preuve supplémentaire que tous les présents sont Maître de Marque, recevez le mot de passe des 1. et 2.E. qui l'obtiendront ensuite des Compagnons présents à votre droite et à votre gauche et ils le communiqueront à l'Orient.

        1.S.   FF.EE. approchez de l'Occident.

     1.2.E.   (Les EE. se rejoignent à l'Ouest de l'Autel et s'approchent ensemble de l'Occident pour se mettre à l'Ordre devant le 1.S.).

        1.S.   Donnez-moi le mot de passe des Maître de Marque.

                 (ils le donnent l'un après l'autre en montant au niveau du 1° S. à l'oreille et à voix basse)

        1.S.   Maintenant vous devez l'obtenir des FF. à votre droite et à votre gauche et le communiquer au T.V.M. à l'Orient.

                 (Les EE. se déplacent vers l'Orient de chaque côté de la Loge et reçoivent le M.d.P de tous les présents à l'exception du 2.S. et des GG.OO. à l'Orient. Il n'est pas nécessaire de demander le M.d.P au Sec. et au Très. quand ces OO. occupent leur plateau.

                 Les EE. retournent au niveau du 1.S., le 2.E. communique le M.d.P au 1.E. puis regagne sa place devant laquelle il reste debout. Le 1.E. se rend à l’O. et communique le M.d.P au T.V.M. en montant à son niveau, puis retourne à sa place).

             

   T.V.M.   F.1.S.

        1.S.   T.V.M.

   T.V.M.   Le mot de passe est exact et dûment enregistré à l'Orient.

                 (Les EE. retournent à leur place ; et s'assoient).

   T.V.M.   F.2.E. ! (le 2.E. se lève et se met à l'Ordre) Quel est le premier devoir en Loge de Maîtres de Marque ?

        2 E.   De s'assurer que la Loge est dûment couverte.

   T.V.M.   Assurez-vous-en et informez le T. que je vais ouvrir une Loge de Maîtres de Marque. Qu'il en prenne bonne note et agisse en conséquence.

                 (Le 2.E. prend sa verge, se rend à la porte de la Loge et y frappe 4 coups de l'intérieur) _

       Tuil.   (Répond par 4 coups frappés de l'extérieur) _

        2.E.   (Ouvre la porte) F.T., je suis chargé de vous informer que le T.V.M. va ouvrir une Loge de Maîtres de Marque. Prenez-en bonne note et agissez en conséquence.

        2.E.   (Ferme la porte, regagne sa place, se met à l'Ordre et s'adresse au T.V.M.) T.V.M.

   T.V.M.   F.2.E.

        2.E.   Nous sommes dûment couverts.

   T.V.M.   Comment sommes-nous couverts ?

        2.E.   Par un Maître de Marque, posté à l'extérieur, armé de l'outil propre à sa charge.

   T.V.M.   Quels sont ses devoirs en tant que tels ?

        2.E.   Surveiller l'approche des intrus et des indiscrets. S'assurer que nul n'entre ou ne sorte sauf ceux qui ont toutes les qualités requises et l'autorisation du T.V.M.(s'assied).

   T.V.M.   F.1.S. ! (le 1.S. se lève et se met à l'Ordre) Êtes-vous Maître de Marque ?

        1.S.   Je le suis, éprouvez moi.

   T.V.M.   Comment voulez-vous être éprouvé ?

        1.S.   Par le Ciseau et le Maillet.

   T.V.M.   Pourquoi par le Ciseau et le Maillet ?

        1.S.   Par ce que ce sont les outils de Travail d'un Maître de Marque.

   T.V.M.   Qu'est-ce qui fait de vous un Maître de Marque ?

        1.S.   Mon obligation.

   T.V.M.   Où avez-vous été reçu Maître de Marque?

        1.S.   Dans le sein d'une Loge juste et dûment constituée de Maîtres de Marque, assemblés en un lieu représentant un atelier érigé par nos Frères Anciens à côté du Temple du Roi SALOMON.

   T.V.M.   De combien se compose une Loge de Maîtres de Marque?

        1.S.   8 ou plus.

   T.V.M.   Lorsqu'elle est composée de 8, comment est-elle constituée?

        1.S.   Du T.V.M., des 1° et 2° S., des 1° et 2°E, du M. Surintendant, des 1. et 2. Surintendants.

   T.V.M.   Quelle est la place du 2.Sur ?

        1.S.   À la barrière du Sud

   T.V.M.    (Les Officiers se lèvent)          F.2.Sur. !

     2.Sur.   T.V.M.

   T.V.M.   Quels sont les devoirs de votre charge ?

     2.Sur.   Inspecter tous les matériaux apportés de l'extérieur pour la construction du Temple.

   T.V.M.   Quelle est la place du 1.Sur ?

     2.Sur.   À la barrière de l’Ouest.

   T.V.M.   F.1.Sur. !

     1.Sur.   T.V.M.

   T.V.M.   Quels sont les devoirs de votre charge ?

     1.Sur.   Inspecter tous les matériaux apportés de l'extérieur pour la construction du Temple.

   T.V.M.   Quelle est la place du M.Sur ?

     1.Sur.   À la barrière de l’Est.

   T.V.M.   F. M.Sur. !

   M.Sur.   T.V.M.

   T.V.M.   Quels sont les devoirs de votre charge ?

   M.Sur.   Inspecter tous les matériaux apportés de l'extérieur pour la construction du Temple, les accepter ou les rejeter, présider les conseils de Surintendants.

   T.V.M.   Quelle est la place du 2.E. ?

   M.Sur.   À la droite du 1.S. à l'Occident.

   T.V.M.   F.2.E. !

        2.E.   T.V.M.

   T.V.M.   Quels sont les devoirs de votre charge ?

        2.E.   Porter les messages du 1.S. à l'Occident, au 2.S. au Midi ou en tout autre lieu de la Loge où il m'ordonnera d'aller, m'assurer que nous sommes dûment couverts.

   T.V.M.   Quelle est la place du 1.E.?

        2.E.   A la droite du T.V.M. à l'Orient.

   T.V.M.   F.1.E.

        1.E.   T.V.M.

   T.V.M.   Quels sont les devoirs de votre charge ?

        1.E.   Porter les ordres du T.V.M. à l'Orient, au 1.S. à l'Occident ou en tout autre lieu de la Loge où il m'ordonnera d'aller, accueillir et décorer les FF. visiteurs, recevoir et conduire les candidats.

   T.V.M.   Quelle est la place du 2.S. ?

        1.E.   Au Midi.

   T.V.M.   F.2.S.

        2.S.   T.V.M.

   T.V.M.   Quels sont vos devoirs au Midi ?

        2.S.   Observer le Soleil au Méridien, qui est la gloire et la beauté du jour. Appeler les FF. du travail au repos et les surveiller pendant celui-ci. Veiller strictement à ce que l'esprit du repos ne soit pas dénaturé et ne dégénère en excès ou en intempérance, les remettre au travail sur ordre du T.V.M.

   T.V.M.   Quelle est la place du 1.S ?

        2.S.   A l'Occident.

   T.V.M.   F.1.S.

        1.S.   T.V.M.

   T.V.M.   Pourquoi êtes-vous placé à l'Occident.

        1.S.   Comme le soleil termine sa course à l'Occident, de même le 1.S. s'y tient pour aider le T.V.M. à ouvrir et fermer la Loge, payer aux FF. leur salaire, s'il leur est dû, afin qu'aucun ne puisse partir mécontent: L'harmonie étant le fondement de toute institution et de la nôtre en particulier.

   T.V.M.   Quelle est la place du T.V.M. ?

        1.S.   A l'Orient.

   T.V.M.   Pourquoi à l'Orient ?

        1.S.   Comme le soleil se lève à l'Orient, pour commencer sa course et régir le jour, de même le T.V.M. se lève à l'Orient pour ouvrir et gouverner la Loge (le T.V.M se lève), mettre les FF. au travail en leur donnant toutes instructions utiles à l'accomplissement de leur tâche.

   T.V.M.   F.1.S., j'ordonne que cette Loge de Maîtres de Marque soit maintenant ouverte pour la gestion des travaux dont elle peut régulièrement être saisie.

                 Informez-en le 2.S. au Midi, qui le communiquera aux FF. présents, pour que, en ayant pris bonne note, ils puissent agir en conséquence.

        1.S.   F.2.S. (se lève et se met à l'ordre).

        2.S.   F.1.S.

        1.S.   Par ordre du T.V.M. cette Loge de Maîtres de Marque va maintenant être ouverte pour la gestion des travaux dont elle peut régulièrement être saisie. Communiquez-le aux FF. présents pour que, en ayant pris bonne note, ils puissent agir en conséquence.

        2.S.    (Toute la Loge se lève et fait le S.d.F. sauf le T.V.M. et le 1.S.

                 Mes FF., par ordre du T.V.M., communiqué à moi par le 1.S. à l'Occident, cette Loge de Maîtres de Marque va maintenant être ouverte pour la gestion des travaux dont elle peut régulièrement être saisie. Je vous le communique, pour que, en ayant pris bonne note, vous puissiez agir en conséquence.

   T.V.M.   A moi mes FF. pour les Signes en vous réglant sur l'Orient.

                 (Toute la Loge fait les Signes de Maître de Marque en se réglant sur le T.V.M.)

   T.V.M.   _

        1.S.   _

        2.S.   _

   T.V.M.   Mes FF. prêtez attention au Chapelain.

                 (le Chap. va à l'Autel et s'agenouille, tous les FF. se mettent au Signe de Foi).

     Chap.   (l Pi. 2, 1‑7 (Esa. 28, 16) et l Pi. 2, 15‑17).

                 "Rejetant donc toute méchanceté et toute ruse, la dissimulation, l'envie, et toute médisance."

                 "Si vous avez goûté que le Seigneur est bon, approchez-vous de Lui, pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu; et vous-même, comme des pierres vivantes, édifiez vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d'offrir des victimes spirituelles agréables à Dieu."

                 "Car il est dit dans l'Écriture "Voici, J'ai mis en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse, solidement posée; Celui qui croit en elle ne sera point confus"; "L'honneur est donc pour vous qui croyez. Mais pour les incrédules, la pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l'angle".

                 "Mes Frères, c'est la volonté de Dieu qu'en pratiquant le bien vous réduisiez au silence les hommes ignorants et insensés.

                 Étant libres, sans faire de la liberté un voile qui couvre la méchanceté, mais agissant comme des serviteurs de Dieu. Honorez tout le monde; aimez les Frères; craignez Dieu."

       Tous   Ainsi soit il.

                 (Les FF. cessent le Signe de Foi)

   T.V.M.   F.1.E. !

        1.E.   T.V.M.

   T.V.M.   Allez à l'Autel et disposez les 3 Grandes Lumières de la Franc Maçonnerie.

                 (Tous les FF. se mettent au Signe de Fidélité)

        1.E.   (Se rend à l'Autel, dispose les 3 Grandes Lumières)

   T.V.M.   Je déclare maintenant cette Loge de Maîtres de Marque, érigée à la Gloire de Dieu et dédiée à la mémoire d'H.A. dûment ouverte, prête à travailler F.2.E. !

        2.E.   T.V.M.

   T.V.M.   Informez le T.

                 (le 1.E. salue en Maître Maçon de Marque et retourne à sa place)

                 (Tous cessent le Signe de Fidélité)

        2.E.   (de l'intérieur) _

       Tuil.   (de l'extérieur) _

        2.E.   (ouvre la porte )    F.T.

       Tuil.   F.2.E.

        2.E.   Cette Loge de Maîtres de Marque est ouverte (ferme la porte, retourne à sa place, se met à l'Ordre) T.V.M. !

   T.V.M.   F.2.E.

        2.E.   Le T. est informé.

   T.V.M.    Prenez séance.

 

CÉRÉMONIE D'AVANCEMENT (1° partie)

 

   T.V.M.       Frère Premier Surveillant.

                 (Le 1.S. se lève)

                 Avez-vous quelque chose à soumettre à cette Loge de Maîtres de Marque ?

        1.S.   Les Frères A., B., C., etc....., Maîtres Maçons, qui ont été dûment élus, sont en attente et désirent être avancés au grade de Maître de Marque.

                 (Le 1.S. s'assied.)

   T.V.M.   (Se lève)   Mes Frères, vous avez entendu l'annonce faite par le Premier Surveillant; s'il n'y a pas d'opposition nous allons poursuivre et conférer le grade.

                 (Le T.V.M. marque une pause)

   T.V.M.   Frère Premier Expert.

                 (Le 1.E. se lève)

                 Veuillez vous retirer pour préparer et amener les Candidats.

                 (Le T.V.M. s 'assied)

Le 1.E. va à l'Ouest de l'Autel, se tient droit, salue et se retire. Un seul Cand. exécutera la déambulation, les autres prendront place à l'Ouest. Le Cand est préparé en étant dépouillé de tout métal, ayant retiré sa veste, ses manches de chemise roulées au-dessus du coude, et portant son tablier en Compagnon Franc-Maçon. Le 1.E. donne alors au Cand. les instructions suivantes:

        1.E.   Vous allez maintenant personnifier un ouvrier se rendant au Temple avec des matériaux à soumettre à l'inspection. Prenez cette pierre de la main droite et portez-la ainsi, tenue entre le pouce et les doigts, la balançant sur le côté à bras tendu. Vous vous arrêterez à trois endroits où vous frapperez de la manière suivante: _ (avec la main)

                 On vous demandera:        "Qui va là ?", ce à quoi vous répondrez:      "Un ouvrier venant des carrières avec des matériaux à inspecter".

                 (Le Cand. le répète)

                 On vous dira : "Présentez votre travail", Présentez-le de cette manière, le dos de la main droite posé dans la paume de la gauche. Veuillez maintenant me suivre, à six pieds derrière moi.

Le 1.E. portant la pierre rectangulaire et le Cand. portant la C.D.V. entrent, l'un derrière l'autre, sans frapper (les autres Cand. entrent à la suite et vont directement à leurs place) et font le tour de la Loge jusque devant le piédestal du 2.Su. où ils s'arrêtent lui faisant face.

        1.E.    _       (avec sa verge)

      2.Su.   (Se lève)   Qui va là ?

        1.E.   Un ouvrier venant des carrières avec des matériaux pour l'inspection.

      2.Su.   Présentez votre travail.

        1.E.   (Le 1.E. pose sa verge dans son support et balance la main droite tenant la pierre rectangulaire, une fois d'arrière en avant, jusqu'à hauteur de sa poitrine, le bras tendu, la paume de la main vers le haut; il place alors sa main droite tenant la pierre dans sa main gauche, la gauche sous la droite).

      2.Su.   (Prend la pierre, y applique l'équerre aux arêtes, la regarde et la frappe de son maillet)

                 _

                 C'est du bon ouvrage, du vrai travail, un travail d'équerre; je vous permets d'avancer jusqu'au Premier Surintendant.

        1.E.   (Reprend sa verge et avance de six pas en direction du 1.Su. et s'arrête.)

     Cand.   (Avec sa main gauche sur le piédestal)   _

      2.Su.   (Se lève)    Qui va là ?

     Cand.   Un ouvrier venant des carrières avec des matériaux pour l'inspection.

      2.Su.   Présentez votre travail.

     Cand.   (Balance la main droite tenant la C.D.V. une fois d'arrière en avant, jusqu'à hauteur de la poitrine, le bras tendu, la paume de la main vers le haut, I'inscription de la pierre visible sur le haut; il place alors sa main droite tenant la pierre dans la main gauche, la gauche sous la droite)

      2.Su.   (Examine la pierre)

                 C'est une pierre singulière. Elle n'est ni carrée ni rectangulaire mais, vu sa forme particulière et sa beauté, je me refuse à la rejeter. Je vous laisse toutefois avancer jusqu'au Premier Surintendant pour qu'il l'examine.

                 (Le Cand. rejoint le 1.E. reforme le cortège et s'approchent du 1.Su. ou ils s'arrêtent en lui faisant face)

        1.E.    _       (avec sa verge)

      1.Su.   (Se lève)    Qui va là ?

        1.E.   Un ouvrier venant des carrières avec des matériaux pour l'inspection.

      1.Su.   Présentez votre travail.

        1.E.   (Balance la main droite tenant la pierre rectangulaire une fois d'arrière en avant, jusqu'à hauteur de sa poitrine, le bras tendu, la paume de la main vers le haut; il place alors sa main droite tenant la pierre dans sa main gauche, la gauche sous la droite)

      1.Su.   (Prend la pierre, y applique l'équerre aux arêtes, la regarde et la frappe de son maillet)

                 _

                 C'est du bon ouvrage, du vrai travail, un travail d'équerre; je vous permets d'avancer jusqu'au Maître Surintendant.

        1.E.   (Reprend sa verge et avance de six pas en direction du M.Sur. et s'arrête.

     Cand.   (Avec sa main gauche sur le piédestal)   _

      1.Su.   (Se lève)    Qui va là ?

     Cand.   Un ouvrier venant des carrières avec des matériaux pour l'inspection.

      1.Su.   Présentez votre travail.

     Cand.   (Balance la main droite tenant la C.D.V. une fois d'arrière en avant, jusqu'à hauteur de la poitrine, le bras tendu, la paume de la main vers le haut, I'inscription de la pierre visible sur le haut; il place alors sa main droite tenant la pierre dans la main gauche, la gauche sous la droite)

      1.Su.   (Examine la pierre)

                 C'est une pierre singulière. Elle n'est ni carrée ni rectangulaire mais, vu sa forme particulière et sa beauté, je me refuse à la rejeter. Je vous laisse toutefois avancer jusqu'au Maître Surintendant pour qu'il l'examine.

                 (Le Cand. rejoint le 1.E. et ils reforment le cortège. Ils s'approchent du M.Sur. face au piédestal devant lequel ils s'arrêtent)

        1.E.    _       (avec sa verge)

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Instruction du grade de Maître Maçon de "la" Marque

14 Juin 2012 , Rédigé par GODF Publié dans #hauts grades

Lors de la construction du Temple du Roi Salamon et avant l'institution des grades de Maître Maçon et de Passé Maître, 80.000 Maçons opératifs furent employés. Une partie taillait la pierre dans les carrières de Sarédatha, les autres construisaient le Temple. Il y avait en outre 30.000 mille hommes da corvée dans les forêts du Liban. Afin que chacun de ces 110.000 travailleurs puisse être connu de ceux qui avaient la charge de les commander, que chaque partie de l'ouvrage puisse être soumise à l'examen le plus minutieux et que chaque Compagnon du Métier reçoive sans retard la récompense de son travail et de son habileté, ce nombre considérable fut partagé en 1.100 Loges de Compagnons du Métier et d'Apprentis Entrés. Les Compagnons du Métier dirigeaient les Apprentis Entrés et leur apprenaient à travailler. Au-dessus de tous ces ouvriers, 3.300 Ménatschim, nommés aussi Inspecteurs ou Maîtres de la Marque, avaient été placés, au nombre de trois par Loge. On les appelle maintenant généralement le Vénérable Maître, le Premier et le Deuxième Surveillants.

Chaque Compagnon du Métier avait une marque personnelle par laquelle son Inspecteur immédiat reconnaissait son travail. De leur côté, les Inspecteurs possédaient une marque commune par laquelle ils montraient qu'ils approuvaient le travail d'un Compagnon. Ils avaient aussi d'autres marques qui leur servaient à indiquer les positions respectives des pierres. Ainsi sans aucune difficulté le travail individuel de chacun était-il reconnu, sa perfection indiquée et sa place exacte donnée. La Marque du Maître était le triangle. C'est le symbole de Dieu, le Grand Géomètre et le Grand Inspecteur de l'Univers, à qui nous devons tous nous soumettre et que nous devons très humblement adorer.

Ces 300 Inspecteurs étaient eux-mêmes répartis en 100 Loges de 33, présidées par 300 Inspecteurs également appelés Ménutschim ou Maîtres de la Marque .Ils étaient nommés par Hiram Abif lui-même et c'est à eux qu'était confié le soin de payer leur salaire aux autres ouvriers.

Lorsque les Compagnons du Métier et leurs Inspecteurs, ou Maîtres de la Marque, venaient recevoir leur salaire, les uns et les autres présentaient la main d'une manière différente et à un guichet différent. De cette façon si un Compagnon du Métier osait présenter la main à un guichet de Maître de la Marque, il était immédiatement démasqué comme imposteur, Armé d'une hache, le Deuxième Surveillant, placé à côté du Premier Surveillant, se tenait prêt à infliger le châtiment en prescrit. Ce dernier est une des parties du signe Pénal et, de même que l'autre partie, celle d'avoir l'oreille arrachée, était un châtiment en usage chez les Sidoniens. Les Inspecteurs devaient examiner chaque pierre, non seulement du point de vue de sa qualité, en frappant dessus trois coups de maillet, et du point de vue de sa finition en la retournant mais aussi afin de s'assurer qu'elle avait été taillée exactement selon les tracés d'exécution. Ils la faisaient porter ensuite au Maître Inspecteur qui vérifiait si elle remplissait bien toutes ces conditions. Si la pierre était jugée parfaite à tous les égards, recevait la marque du Maître de la Marque et était envoyée au Temple. Sinon, elle était re jetée. Deux Compagnons ou plus, en étaient chargés. Ils la prenaient chacun d'un côté et après l'avoir balancée trois fois en arrière et en avant

elle était jetée au rebut . C'est de cela que provient le signe nommé signe de Rejet.

Les autres signes, à savoir le signe de Désolation et le signe de Gratitude, sont aussi anciens puisque leur emploi dans ce grade remonte, dit-on, à un événement qui se produisit lors de la construction du Temple du roi Salomon.

Tous les six jours de travail, les Maîtres de la Marque avaient coutume de se rendre chez le Grand Maître en exercice, Hiram Abif, afin de recevoir les tracés d'exécution et les instructions pour la poursuite de l'ouvrage. Il semble qu'une partie de ces tracés d'exécution ait été perdue. Mais un Compagnon du Métier intelligent et ingénieux, soit qu'il en ait vu un tracé complet, soit qu'il ait conçu une idée exacte d'après le reste de l'ouvrage, comprit d'une pierre d'une forme très particulière manquait pour achever le plan d'ensemble. Dans le but sans doute de se distinguer en montrant un savoir inhabituel, il commença aussitôt à dégrossir une pierre de cette sorte. Il y consacra beaucoup de temps et de peine puis enfin il y grava sa marque. Quand on examina les tracés de l'exécution, on ne trouva aucune place pour cette pierre et le Compagnon du Métier, au lieu de gloire, ne recueillit que des paroles de reproche d'avoir perdu son temps.

On donna l'ordre de jeter la pierre, ce qui fut exécuté par deux compagnons du Métier forts contents de voir leur camarade puni de sa présomption. En voyant l'injuste traitement de son travail, le Compagnon du Métier, attristé, s'appuya la main contre la joue et, laissant aller sa tête de ce côté, s'écria avec désolation : "Hélas, hélas, j'ai travaillé en vain !" C'est le troisième signe du grade et il est appelé signe de Désolation. La pierre resta longtemps perdue au rebut. Cependant, le moment vint enfin où l'on eut besoin de la clef de l'Arc Sacré du Temple du Roi Salomon. C'est cette pierre dont le tracé d'exécution, comme il avait été dit, avait été égaré. On fit des recherches dans le Temple, mais en vain, et une enquête plus poussée montra qu'aucune pierre de cette forme n'y avait jamais été apportée. L'Inspecteur de cette partie de l'Edifice envoya trouver l'Inspecteur des carrières à qui, pensait-il, on avait donné les tracés et les instructions pour cette part de l'ouvrage afin de demander pourquoi cette pierre n'avait pas été fournie avec les autres. L'Inspecteur des carrières répondit qu'il n'y avait pas de tracé pour une telle pierre parmi ceux qui lui avaient été confiés.

Le travail était interrompu. Hiram Abif en demanda la raison et en reçut l'explication. Il se souvint non seulement d'avoir exécuté le tracé et donné les instructions pour cette pierre remarquable, mais aussi de les avoir confiés lui-même au Maître de la Marque. Ce dernier fut réprimandé de sa négligence pour avoir perdu une partie des tracés ; mais en apprenant de quelle pierre il s'agissait, il se souvint qu'une de cette forme avait été taillée par un de ses ouvriers. Il en informa aussitôt Hiram Abif et ajouta que ne l'ayant pas trouvée dans ses tracés d'exécution, il avait refusé de la marquer et l'avait fait jeter. Hiram Abif envoya chercher le Compagnon du Métier qui avait taillé la pierre et, après ses réponses, comprit que de devait en effet être la pierre dont il avait besoin. Il ordonna qu'une recherche approfondie fut faite aussitôt à la carrière et on la retrouva enfin intacte. Afin de montrer combien il était satisfait de l'habileté et de la capacité déployée par l'ingénieux Compagnon du Métier, Hiram Abif ordonna qu'il fût sans tarder avancé au grade distingué de Maître de la Marque. Selon les instructions d'Hiram Abif, le Compagnon du Métier grava ensuite la marque d'approbation du Maître de la Marque sur la pierre autour de la sienne et sur le pourtour huit lettres, sur lesquelles la tradition présente quelques hésitations car elles ne sont plus transmises dans leur langue d'origine mais dont on pensa généralement qu'elles correspondaient à : H.T.E.V.E.A R.S..

La pierre fut apportée au Temple avec beaucoup de pompe et de faste et tandis qu'on la mettait en place, le Maître de la Marque nouvellement reçu, dans une joyeuse extase, joignit les mains de la façon décrite pour le quatrième signe du grade et regardant vers le ciel s'exclama : "Dieu soit loué, j'ai bien marqué".

Chroniques II, 2, vers, 17-18 :

"Salomon compta tous les étrangers qui étaient dans le pays d'Israël, et dont le dénombrement avait été fait par David, son père. On en trouva cent cinquante-trois mille six cents. Et il en prit soixante-dix mille pour porter les fardeaux, quatre-vingt mille pour tailler la pierre dans la montagne, et trois mille six cents pour surveiller et faire travailler le peuple".

Décompte :

-70.000 pour porter les fardeaux

-80.000 pour tailler les pierres dans la montagne

- 3.600 pour surveiller et faire travailler le peuple

soit 153.600 tous "étrangers"

Rois I, 5, vers. 13-16 :

"Le roi Salomon leva sur tout Israël des hommes de corvée ; ils étaient au nombre de trente mille. Il les envoya, au Liban, dix mille par mois alternativement ; un mois au Liban et deux mois chez eux. Adonhiram était préposé sur les hommes de corvée. Salomon avait encore soixante-dix mille hommes qui portaient les fardeaux et quatre-vingt mille qui taillaient les pierres dans la montagne, sans compter les chefs, au nombre de trois cents, préposés par Salomon sur les travaux et chargés de surveiller les ouvriers. Le roi ordonna d'extraire de grandes et magnifiques pierres de taille pour les fondements de la maison. Les ouvriers de Salomon, ceux de Hiram et les Guibliens les taillèrent et préparèrent les bois et les pierres pour bâtir la maison."

Décompte :

-30.000 hommes de corvée dans le Liban (Israélites)

-70.000 hommes qui portaient les fardeaux (Israélites aussi vraisemblablement)

-80.000 hommes qui taillaient les pierres dans la montagne (Les ouvriers de Salomon, ceux de Hiram et les Guibliens les taillèrent...)

-3.300 hommes préposés par Salomon sur les travaux et chargés de surveiller les ouvriers (plusieurs nationalités sans doute aussi, comme les précédents)

soit 183.000

Le total de 113.300 donné par l'instruction du grade de Maître Maçon de la Marque correspond donc au Livre des Rois, à la condition de faire abstraction des 70.000 hommes qui portaient les fardeaux. Si l'on opérait la même soustraction dans les effectifs des Chroniques on n'arriverait qu'au total de 83.600.


Source : Suprême Grand Chapitre de l'Ancienne Maçonnerie d'York du Grand Orient de France Maçonnerie de la Marque et de l'Arc Royal

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Exposé sur le Grade et sur la Planche Traçée du Grade de Maître Maçon de Marque

13 Juin 2012 , Rédigé par Rituel de MMM Publié dans #hauts grades

 

EXPOSE SUR LE GRADE DE MAITRE MACON DE MARQUE

 

Lors de la construction de Temple du Roi Salomon et avant l'institution du Grade de Maître Maçon et de Passé Maître, quatre-vingt mille Maçons opératifs s'y trouvaient employés. Les uns taillaient la pierre dans les carrières de Tsérédatha tandis que les autres érigeaient le Temple. Il y eut en outre une levée de trente mille hommes dans les forêts du Liban.

Afin que chacun de ces cent-dix mille ouvriers fût connu de ses officiers supérieurs, afin que chaque partie de l'ouvrage fût examinée avec le soin le plus minutieux et aussi, afin que chaque Compagnon reçût ponctuellement la récompense de son travail et de son talent, ce nombre immense de travailleurs fût divisé en onze-cents Loges de Compagnons et d'Apprentis, ces derniers étant dirigés par les Compagnons qui les instruisaient dans le métier. Enfin trois mille trois cents Ménatsims Surintendants ou Maîtres de Marque les présidaient, trois par Loge. Ils sont habituellement appelés le Vénérable Maître et les Premier et Second Surveillants.

Chaque Compagnon avait une marque particulière au moyen de laquelle son Surintendant immédiat reconnaissait son travail. D'autre part, les Surintendants avaient en commun une marque générale à graver comme signe d'approbation sur le travail d'un Compagnon. Ils avaient d'autres marques pour indiquer la juxtaposition des pierres et leurs places respectives. C'est ainsi que, sans difficulté, on identifiait le travail de chaque individu, que l'on reconnaissait comme parfait et qu'on désignait sa place dans l'édifice. La Marque du Maître était le Triangle et faisait allusion à Dieu, le Grand Géomètre de l'Univers et le Grand Surintendant de l'Univers que nous devons tous adorer avec une humilité profonde.

Ces trois mille trois cents Surintendants se divisaient eux-mêmes en cent Loges, chacune de trente-trois membres, que présidaient trois cents Surintendants appelés également Ménatsims ou Maîtres de Marque. Hiram Abi lui même les nommait et c'était à eux qu'incombaient la responsabilité de payer les gages aux autres.

Quand les Compagnons et leurs Surintendants ou Maîtres de Marque allaient recevoir leur salaire, ils présentaient la main d'une façon différente et à un guichet différent, de sorte que si un Compagnon osait passer la main au guichet des Maîtres de Marque, il était immédiatement reconnu comme imposteur et le Second Surveillant se tenait prêt pour le punir de la façon prescrite, la hache à la main, à côté du Premier Surveillant. Cette troisième partie du signe en trois temps du Maître Maçon de Marque était comme la deuxième partie qui est de trancher l'oreille droite, un châtiment infligé chez les anciens Sidoniens.

Le devoir des Surintendants était non seulement d'éprouver la solidité de chaque pierre en lui donnant trois coups de maillet et d'en examiner le fini en la retournant sur toutes ses faces, mais encore de vérifier si elle était exactement conforme au plan avant de la laisser passer jusqu'au Maître Surintendant dont la responsabilité était de vérifier qu'elle était conforme à tous les critères.

Si la pierre était considérée comme parfaite sous tous les rapports, on y gravait la Marque de Maître de Marque et on l'envoyait au chantier du Temple. Sinon, elle était rejetée et cette opération était effectuée par deux ou plusieurs Compagnons qui s'en emparaient ainsi (Le Vénérable maître se lève et fait le Signe de Rejet) et après l'avoir balancée trois fois en avant et en arrière, la jetaient parmi les gravois. C'est de là que vient un des signes appelés Signe de Rejet.

Les autres signes, c'est à dire le Signe de Triangle et le Signe d'Acte de Grâce ont une origine également ancienne puisque leur usage dans ce grade est attribué à un incident particulier qui eut lieu lors de la construction du Temple du Roi Salomon. Les Maîtres de Marque avaient coutume chaque sixième jour de travail, de se présenter devant Hiram Abi qui faisait fonction de Grand Maître, pour recevoir de lui les plans détaillés ainsi que les instructions nécessaires pour la poursuite des travaux. Il apparaîtrait qu'une partie d'un ces plans fût égarée, mais un Compagnon habile et ingénieux, ou bien ayant vu le plan complet, ou bien s'étant forgé une idée exacte de ce que ce plan devait être d'après les particularités de la construction, s'aperçu qu'une pierre de forme toute spéciale manquait pour achever l'ouvrage.       

Pensant probablement se couvrir d'honneur en montrant la supériorité de ses connaissances, il se mit en devoir d'ébaucher une pierre de la forme voulue et, après un long labeur, il termina sa tâche et y mit la dernière touche en y gravant sa marque. Quand on examina les plans on ne sut trouver aucun emplacement pour cette pierre curieuse et le Compagnon, loin de se couvrir de gloire, n'encouru que des courroux et des reproches pour avoir perdu son temps. On ordonna que la pierre fût rejetée parmi les gravois, ce qui fût en effet exécuté par deux Compagnons trop heureux d'être témoin de l'humiliation de leur ambitieux Compagnon.

Celui-ci rempli de tristesse de voir l'indigne traitement subi par son oeuvre, plaça sa main dans le creux de sa joue et inclinant la tête dans une attitude de désespoir, s'écria : " Hélas, Hélas, peine perdue " ceci est le troisième signe du Grade et se nomme le Signe de Tristesse.

La pierre resta longtemps perdue parmi les gravois. Enfin, le moment approcha où l'on eut besoin de la pierre Clé de Voûte pour l'arche sacrée du Temple du Roi Salomon; c'était justement la pierre dont le plan précédemment mentionné avait été perdu. On fit des recherches dans le Temple mais on ne la trouva nulle part et l'on conclu, après une enquête minutieuse, qu'aucune pierre de la forme et de la configuration voulue n'y avait jamais été apportée.

Le Surintendant de cette partie de la construction, envoya immédiatement demander dans les carrières à son collègue chargé des plans et des instructions pour cette section des travaux pourquoi cette pierre n'avait pas été envoyée avec les autres. Il lui fût répondu qu'il n'y avait pas de plan parmi ceux qui lui avait été confiés pour une pierre ainsi taillée. Les travaux étant arrêtés, Hiram Abi en demanda la raison et elle lui fût expliquée. Il se rappela, non seulement avoir établi le plan et donné les instructions pour la réalisation de cette pierre particulière, mais aussi les avoir communiquées lui-même au Maître de Marque.         Celui-ci fût réprimandé pour son manque d'attention qui avait permis qu'il en perdit une partie, mais quand la forme de la pierre lui fût expliquée, il lui revint en mémoire qu'un de ses ouvriers en avait taillé une semblable. Il en informa immédiatement Hiram Abi en ajoutant que, n'ayant pas trouvé de plan de cette pierre, il avait refusé d'y apposer sa marque et l'avait fait rejeter parmi les gravois. Hiram Abi envoya aussitôt chercher le Compagnon qui avait taillé cette pierre et jugea par les Réponses de ce  dernier que c'était bien, en effet, la pierre qu'il fallait. On fit sans plus tarder une recherche minutieuse dans les carrières et la pierre fût enfin retrouvée en parfait état.

Hiram Abi, pour marquer sa haute appréciation du talent et de l'habileté du Compagnon ingénieux ordonna qu'il soit immédiatement avancé au grade honorable de Maître Maçon de Marque et lui commanda de graver la marque d'approbation du Maître de Marque sur la pierre autour de la sienne. Il lui fit graver en outre, sur le pourtour, huit lettres au sujet desquelles il existe une vague incertitude, la tradition n'ayant pas été conservée dans la langue originelle. On suppose généralement qu'elles représentent les mots "Hiram Fils de la Veuve Envoyé au Roi Salomon".

On transporta la pierre au Temple en grande pompe et ne procession et pendant qu'on la fixait à sa place, le nouveau Maître de Marque, dans un transport de joie, joignit ses mains ainsi qu'il a été expliqué dans le quatrième signe de ce grade et, levant les yeux au ciel, s'écria : "Grâce à Dieu, J'ai Bien Marqué".

 

EXPOSE SUR LA PLANCHE TRACEE DU GRADE DE MAITRE MACON DE MARQUE

 

Les marques adoptées par les Maîtres Maçons de Marque, tout en étant extrêmement variées dans le nombre de points compris dans la figure adoptée, ainsi que dans leur forme et leur nature en générale, sont pour la plupart prises parmi les ornements, emblèmes, bijoux et outils en usage dans l'Ordre, lesquels représentent symboliquement diverses vérités et valeurs morales inculquées par la Franc-Maçonnerie. Chaque ancien Maçon opératif, employé à la construction du Temple du Roi Salomon, était en mesure de reconnaître son propre travail à l'aide d'une marque particulière, ou symbole, gravée sur son oeuvre. Ainsi, le travail de chaque Compagnon était identifié par son Surintendant.

Parmi les symboles en usages, les suivants ont été choisis comme illustrant par excellence l'enseignement qui découle de cette branche particulière de notre ancien Ordre et nous leur attachons des explications symboliques.

 

1 - LE VOLUME DE LA LOI SACREE, considéré comme le premier de tous nos symboles, est la fondation de tout l'édifice maçonnique. Les Saintes Ecritures doivent diriger notre foi; sur Elles nos Candidats prêtent leurs Serments ou prennent leurs Obligations. Elles nous furent données par Dieu comme guide infaillible de la vérité et de la justice et pour nous permettre de régler notre vie et nos actions d'après les préceptes divins qu'Elles renferment. Ces Paroles de Lumière Divine sont nos guides les plus sûrs et par Elles nous apprenons, tout en pratiquant nos devoirs d'hommes, à devenir des pierres vivantes d'un Temple de bonheur.

2 - L'OEIL QUI VOIT TOUT, nous rappelle la constante et incessante vigilance du Grand Surintendant de l'Univers à qui, qu'elle que soit notre race ou notre croyance, nous attribuons non seulement notre création mais aussi la préservation de toutes choses. Malgré nos fautes et même si nous négligeons les devoirs qui nous incombent selon nos situations dans la société et en dépit de notre indifférence ou de notre apathie qui peut nous amener à faillir à notre devoir, l'Oeil de l'omniprésence ne dort ni ne somnole mais exerce inlassablement son contrôle sur les actions et les affaires de toute la race humaine. Ces considérations doivent nous inciter à tout moment à surveiller nos pas, à avoir une conduite prudente, à éviter tout langage offensant et à diriger tous les actes de notre vie afin de prouver la sincérité de notre conviction que nous sommes sans cesse sous la surveillance de l'Oeil du Tout Puissant qui voit tout.

3 - LE CISEAU, est l'emblème de la discipline et de l'éducation. L'Esprit dans son état primitif est rude et non poli, telle la pierre brute, et comme le Ciseau a pour effet sur la surface de la pierre d'en faire jaillir les beautés cachées, l'éducation fait ressortir aussi les vertus latentes de l'esprit, démontrant ainsi la perfection de la connaissance humaine - notre devoir envers Dieu et envers les hommes.

4 - LA REGLE DU FIL A PLOMB, est utilisée par les Maçons opératifs pour vérifier et dresser les montants en les fixant sur leurs propres bases; mais comme Maçons spéculatifs, elle nous enseigne l'équité et la droiture dans notre vie et nos actions. Comme toute construction qui n'est pas dressée à la perpendiculaire est menacée de s'effondrer et que sa chute est probable, celui dont la vie n'est pas soutenue  par une conduite droite et dont les principes sont régis par des impulsions incertaines de ses intérêts et de ses passions, perdra rapidement l'estime des bons et des vertueux?

Par contre, l'homme droit et résolu qui n'acceptera pas de se plier face aux tentations de la fortune, qui ne se détournera pas du droit chemin du devoir, restera toujours debout au milieu des tempêtes les plus violentes de sa destinée et sera bien au-dessus de la jalousie des envieux et de la calomnie des méchants.

5 - LE MAILLET, est utilisé pour enlever les aspérités inutiles et moralement nous apprend à rectifier notre conduite, à garder une attitude digne dans la discipline et à être content de notre sort. Le Maillet est pour l'ouvrier ce qu'est la raison éclairée pour le Maçon spéculatif. Il nous enseigne à restreindre nos ambitions et nos désirs, à modérer nos colères et à encourager l'harmonie de l'amour fraternel.

6 - LA TRUELLE, est un instrument utilisé par la Maçonnerie opérative qui sert à gâcher et répandre le mortier en cimentant les pierres de l'édifice et en réalisant l'unité. Elle nous enseigne symboliquement à cimenter les liens d'affection et de bienveillance qui unissent tous les membres de la famille maçonnique, où qu'ils soient dispersés sur la surface du globe, en un grand compagnonnage d'amour fraternel de charité et de vérité.

7 - L' ECHELLE DE JACOB, symbolise l'espoir que nous, Maçons, portons en notre coeur de parvenir aux cieux après une vie bien remplie en cette demeure terrestre. Elle est composée de nombreux échelons ou barreaux dont les trois principaux représentent trois vertus morales - la Foi, l'Espérance et la Charité. Le premier représente notre foi dans le Volume de la Loi Sacrée. Par l'observance des en enseignements contenus dans ce Livre Sacré, nous espérons pouvoir gravir le deuxième échelon qui représente l'Espérance. Ceci crée naturellement en nous le désir de partager les divines promesses de la rédemption. Le troisième et dernier échelon qui représente la Charité, renferme le tout car le Maçon qui possède cette vertu dans le sens le plus étendu, peut être considéré comme ayant vraiment atteint le sommet absolu de sa Foi.

8 - LA REGLE DE VINGT-QUATRE POUCES, sert aux Maçons opératifs à mesurer leurs ouvrages. Pour nous, Maçons spéculatifs, elle représente les vingt quatre heures de la journée, dont nous devons passer une partie à prier Dieu Tout-Puissant, une autre à travailler et prendre du repos et la dernière enfin à rendre service à un ami ou à un Frère dans le besoin sans toutefois que cela implique un préjudice pour nous-même ou pour notre famille.

9 - L'EQUERRE ET LE COMPAS, peuvent être ainsi symbolisés. L'Equerre nous enseigne à régler notre vie et nos actions suivant la voie et la règle maçonnique et à harmoniser notre conduite avec les préceptes de la vertu. Le Compas nous enseigne à limiter nos désirs en fonction de notre statut dans la société, de façon qu'en nous élevant par notre propre mérite à une situation éminente, nous soyons respectés de notre vivant et regretté à notre mort.

10 - LE SABLIER, est un emblème nous rappelant par l'écoulement rapide de son contenu, la nature transitoire de la vie humaine, si par chance nous surmontons les nombreux périls inhérents à l'enfance et à la jeunesse pour arriver à l'age adulte, plein de santé et de vigueur, nous devons aussi fatalement, plus tard quitter ce lieu d'épreuves. Efforçons-nous par conséquent de nous perfectionner pendant ce qui nous reste à vivre afin que, lorsque nous serons appelés à rendre compte, nous méritons une place dans ces régions sacrées ou règnent la vie et la lumière éternelle.

11 - LA CORDE ET L'ANCRE, tels qu'ils apparaissent là sont les emblèmes de l'espoir bien fondé venant d'une vie bien remplie. A l'aide de cette corde et de cette ancre spirituelle, nous serons enfin amarrés en sécurité dans un havre de paix où "les méchants cessent de causer des tourments et où ceux qui sont fatigués trouvent le repos", et où nous pouvons espérer être accueillis avec cette joyeuse acclamation : "C'est bien, bon et fidèle serviteur, entre donc dans la joie du Seigneur".

12 - LE NIVEAU, est un instrument utilisé par les Maçons opératifs pour définir les surfaces planes et pour vérifier les lignes horizontales. Pour nous, il est l'emblème de l'égalité. Au regard de Dieu, qui seul est grand, tous les hommes sont égaux, sujets aux mêmes infirmités, courant vers le même but et en se préparant à être jugés selon la même loi immuable. Souvenons-nous donc toujours que, malgré les différences actuelles de rang et de fortune qui existent entre nous, nous sommes tous frères et qu'un jour viendra où toutes les distinctions cesseront, sauf celles de la piété et de la bonté.

13 - LA HACHE, est un instrument de punition en usage autrefois par certaines nations. Elle se distingue dans ce grade comme emblème de l'office du Second Surveillant. Nanti de cette arme, c'était le devoir du Second Surveillant d'autrefois de se poster à la gauche du Premier Surveillant pendant le paiement des salaires aux différentes classes d'ouvriers employés à la construction de Temple du Roi Salomon.

Dans le cas où se présentait un imposteur, ou si quelqu'un était surpris à essayer d'obtenir sans en avoir le droit le salaire dû à un ouvrier de catégorie supérieure, le Second Surveillant devait lui infliger la peine ainsi encourue. Ceci doit nous apprendre à éviter le danger qu'il y a à nous livrer à des actes frauduleux ou d'abus de confiance mais à agir loyalement et au grand jour envers nos semblables de sorte que, avec la conscience d'être dans notre bon droit, nous n'ayons pas à craindre d'être découverts ou exposés au scandale mais que nous puissions marcher la tête haute et avancer avec notre conscience libre de toute faute envers Dieu ou envers les hommes.

14 - LE TRIANGLE EQUILATERAL, la plus parfaite de toutes figures géométriques, fût adopté par tous les anciens peuples comme le symbole de la Divinité et garde à ce jour cette signification comme emblème maçonnique. Dans la Maçonnerie de Marque il a une signification particulière indiquant l'approbation du Maître sur le travail qui lui est soumis. Cet emblème doit donc nous apprendre à faire des efforts sincères dans l'accomplissement de nos devoirs envers Dieu et envers les Hommes de sorte que, lorsque nous serons appelés après notre labeur ici-bas, nous puissions être jugés dignes de l'approbation du Grand Surintendant de l'Univers.

Le code ou chiffre qui est représenté ici devant vous est généralement considéré comme ayant un caractère et une origine maçonnique et nombreux sont ceux qui ont cru qu'il appartenait plus particulièrement à la Maçonnerie de Marque. Il peut être utilisé en diverses combinaisons et employé avantageusement comme moyen de communication après qu'on ait été dûment instruit de son usage, ce qui ne peut être fait oralement.

La pierre Cubique, la pierre Oblongue et la pierre Clé de Voûte occupent des positions importantes sur la Planche Tracée à seule fin de rappeler à notre mémoire les leçons inculquées par leur emploi durant la cérémonie d'Avancement et qui nous l'espérons, ne pourront s'effacer de notre esprit.

Le rayon de soleil frappant le toit du Temple possède dans ce grade une signification importante mais l'explication ne peut être donnée qu'à ceux qui sont admis au rang distingué de Maître d'une Loge de Maîtres Maçons de Marque.

Les illustrations représentées sur la Planche  Tracée décrivent les scènes et les événements associés au travail poursuivi pendant la construction du temple sur les terrains argileux entre Succoth et Zaradatha, dans les forêts du Liban et prés des côtes abruptes de Joppa. Ces illustrations ont été déjà minutieusement expliquées durant la cérémonie d'Avancement.

L'inscription en tête de la Planche tracée "Lapis reprobatus caput anguli"

Qui signifie "La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient, est devenue la principale de l'angle" nous rappelle avec force la première vérité enseignée par ce grade - la faillibilité du jugement humain, l'assurance réconfortante provenant de notre croyance dans l'existence d'un juge céleste par qui, tôt ou tard, notre oeuvre ici-bas sera jugée devant son tribunal impartial et, nous l'espérons, miséricordieux. Dieu ne voit pas les choses comme les voit l'homme. Si, malgré nos sincères efforts pour définir notre conduite conformément aux règles fixées pour nous, interprétant celles-ci du mieux de nos possibilités à la lumière imparfaite qui nous est donnée, nous sommes parfois mal jugés ou incompris par nos Frères humains égarés, nous pouvons toujours avec confiance compter recevoir notre récompense de Celui qui est aussi miséricordieux qu'infaillible.

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Rite Emulation : Planche Tracée du Premier Grade

13 Juin 2012 , Rédigé par Rite Emulation Publié dans #Rites et rituels

Les us et coutumes des Franc-Maçons ont toujours eu une grande affinité avec ceux des anciens égyptiens. Leurs philosophes, ne voulant pas exposer leurs mystères aux yeux du vulgaire, dissimulèrent leurs systèmes d'éducation et de gouvernement sous des signes et des caractères hiéroglyphiques, communiqués seu­lement à leurs grands prêtres ou mages, qui s'enga­geaient, par une obligation solennelle, à les tenir secrets.

Le système de Pythagore était fondé sur un princi­pe analogue, comme d'autres systèmes d'époque plus récente. La Franc-Maçonnerie, cependant n'est pas la plus ancien­ne, mais la plus honorable institution qui ait jamais existé, car il n'est aucun des caractères ou emblèmes qui figurent ici qui ne serve à inculquer les prin­cipes de la Piété et de la Vertu à ceux qui les profes­sent sincèrement.

Permettez-moi d'attirer, tout d'abord votre atten­tion sur la forme de la Loge qui est un parallélépipède, s'étendant, en longueur de l'Est à l'Ouest, en largeur entre le Nord et le Sud et en hauteur, depuis la surface de la terre jusqu'à son centre, et même aussi haut que les cieux.

Une Loge de Maçons est ainsi décrite dans toutes les direc­tions de l'espace pour montrer l'universalité de la science et nous enseigner que la Charité d'un Maçon ne doit connaître d'autres limites que celles de la Prudence.

Nos Loges sont placées en des lieux sacrés car la pre­mière Loge fut consacrée par trois grandes offrandes qui reçurent l'approbation divine.

La première fut le consentement d'Abraham à la volonté de Dieu, en ne refusant pas de lui offrir en holocauste son fils Isaac, alors il plut au Très Haut de lui substituer une victime qui lui fut moins chère.

La deuxième, les nombreuses et ferventes prières du roi David, qui apaisèrent la colère de Dieu et arrê­tèrent l'épidémie de peste qui faisait rage parmi son peuple, par suite de la faute qu'il avait commise en le dénombrant.

La troisième, les nombreuses actions de grâce, offrandes, holocaustes et riches présents, que Salomon, roi d'Israël fit, en construisant, dédiant et consacrant le Temple de Jérusalem au service de Dieu. Par ces trois grandes offrandes, les bases de la Franc-Maçonnerie furent, sont et resteront, je l'espère, éternellement sacrées.

Nos Loges doivent être orientées d'Est en Ouest car tous les Temples dédiés à l'adoration divine, comme les Loges de Maçons régulières et dûment constituées, sont ou doivent être ainsi orientées. À cela nous donnons trois rai­sons principales :

La première est que le Soleil, la Gloire du Seigneur, se lève à l'Est et se couche à l'Ouest. La seconde est que la science naquit en Orient et, de là, répandit sa bien­heureuse influence en Occident. La troisième, dernière et importante raison, qu'il serait trop long de vous expli­quer maintenant, vous sera donnée au cours des "Lectures Émulations" auxquelles vous aurez, je l'es­père, souvent l'occasion d'assister.

Nos Loges sont soutenues par trois grande colonnes qui se nomment : Sagesse, Force et Beauté.

La Sagesse qui dirige, la Force qui soutient, la Beauté qui orne.

La Sagesse qui nous guide dans toutes nos entreprises, la Force qui nous soutient dans toutes nos difficultés et la Beauté qui orne notre conscience.

L'Univers est le Temple de Dieu que nous servons. La Sagesse, la Force et la Beauté soutiennent Son Trône comme les piliers de Son OEuvre, car Sa Sagesse est infi­nie, Sa Force omnipotente et Sa Beauté resplendit dans l'ordre et la symétrie de l'ensemble de la création : Il éten­dit les cieux à l'infini, comme un vaste baldaquin, Il dis­posa la terre, comme un marchepied, Il couronna Son Temple avec les étoiles, comme d'un diadème et de Sa Main rayonnent la Puissance et la Gloire. Le soleil et la lune sont les messagers de Sa Volonté et toute Sa Loi est la Concorde.

Nos Loges sont soutenues par trois grandes colonnes qui sont les emblèmes de ces divins attributs et qui, de lus, représentent Salomon, Roi d'Israël, Hiram, Roi de Tyr et Hiram Abif.

Salomon, Roi d'Israël, pour la sagesse qu'il montra en construisant, dédiant et consacrant le Temple de Jérusalem au servi­ce de Dieu. Hiram, Roi de Tyr pour la force qu'il déploya en lui apportant son concours en hommes et en matériaux. Hiram Abif pour sa maîtrise qui permit d'embellir et d'orner le Temple par son travail magistral.

Mais, comme nous n'avons pas, en architecture, d'Ordres connus sous les noms de Sagesse, Force et Beauté, nous leur donnons les noms les plus célèbres qui sont : l'Ionique, le Dorique et le Corinthien.

Une Loge de FM. est couverte d'un baldaquin céleste de dif­férentes couleurs, comme la voûte du ciel.

Le moyen par lequel nous espérons y parvenir, comme Franc-Maçon, consiste en l'aide d'une échelle, appelée dans les Saintes Écritures « Échelle de Jacob ». Elle est composée de nombreux échelons ou degrés qui représentent de nombreuses vertus morales dont les principales sont:

la Foi, l'Espérance et la Charité. La Foi dans le Grand Architecte de l'Univers, l'Espérance dans le salut et la Charité envers tous nos semblables.Elle rejoint les cieux et repose sur le Volume de la Sainte Loi, car les doctrines contenues dans ce Livre Sacré nous enseignent à croire aux sages préceptes de la Divine Providence. Cette croyance fortifie notre Foi et nous permet d'atteindre le premier degré. Cette Foi crée naturellement, en nous un espoir de participer aux promesses divines contenues dans ce Livre Sacré. Cette espérance nous permet de gravir le second degré, mais le troisième, et le dernier, étant la Charité, renferme le tout, et le Franc-Maçon qui possède cette vertu dans son sens le plus vaste, peut être considéré à juste titre, comme ayant atteint le sommet de sa profession spirituelle ; symboliquement une demeure céleste voilée aux yeux des mortels par le firmament étoi­lé, représenté ici, emblématiquement, par sept étoiles. Ce chiffre est une allusion au nombre de Franc-Maçons réguliers sans lequel aucune Loge ne peut être parfaite, ni aucun candidat légalement initié dans l'Ordre.

L'intérieur d'une Loge de Francs-Maçons comporte des ornements, des bijoux et des joyaux. Les ornements de la Loge sont : le Pavé Mosaïque, l'Étoile Flamboyante, Gloire du Centre, et la Bordure Dentelée qui l'entoure.

Le Pavé Mosaïque peut être justement considéré comme le merveilleux dallage d'une Loge de Francs-Maçons en rai­son de sa diversité et de sa régularité. Ceci fait res­sortir la diversité des êtres et des objets, dans le monde, aussi bien ceux qui sont animés que ceux qui ne le sont pas.

L'Étoile Flamboyante, Gloire du Centre, nous rap­pelle le soleil qui éclaire la Terre et qui, par sa bien­faisante influence, dispense ses bienfaits à toute l'hu­manité.

La Bordure Dentelée nous rappelle les planètes qui, dans leurs diverses révolutions forment une mer­veilleuse bordure autour de ce grand luminaire : le soleil.

Les bijoux de la Loge sont le Volume de la Sainte Loi, le Compas et l'Équerre.

Les Saintes Écritures doivent régler et diriger notre Foi. C'est sur Elles que nos candidats à la Franc-Maçonnerie prennent leur Obligations. De même, le Compas et l'Équerre, quand ils sont réunis, doivent régler notre vie et nos actions.

Le Volume de la Sainte Loi est un don de Dieu à toute l'humanité en général ; le Compas est réservé au Grand Maître et l'Équerre appartient à tous les Frères.

Les joyaux mobiles sont l'Équerre, le Niveau et la Perpendiculaire ou règle avec fil à plomb.

Chez les Maçons opératifs, l'Équerre sert à vérifier et à ajus­ter les coins rectangulaires des constructions et aide à donner à la matière brute la forme voulue. Le Niveau sert à établir les surfaces planes et à vérifier les hori­zontales.

La Perpendiculaire sert à vérifier et à dresser les mon­tants quand on les fixe sur leurs bases. Or comme nous ne sommes pas tous des Maçons opératifs, mais des Maçons Francs et Acceptés, l'Équerre nous enseigne les bonnes mœurs, le Niveau l'égalité, et la Perpendiculaire l'équité et la droiture dans notre vie et nos actions.

Ils sont appelés joyaux mobiles, car ils sont portés par le Vénérable Maître et ses Surveillants et sont transmis à leurs successeurs lors de la cérémonie de l'Installation.

On reconnaît le Vénérable Maître à ce qu'il porte l'Équerre, le Premier Surveillant le Niveau et le Second Surveillant la Perpendiculaire.

Les joyaux inamovibles sont : la Planche à tracer, la Pierre Brute et la Pierre Cubique.

La Planche à tracer sert au Vénérable Maître pour tracer des lignes et pour dessiner. La Pierre brute sert à l'Apprenti pour travailler, marquer et apprendre à s'exercer. La Pierre cubique sert à l'ouvrier expérimenté pour essayer et ajuster ses outils. Ils sont appelés joyaux inamovibles car ils restent immuablement apparents dans la Loge afin que les Frères puissent en tirer des ensei­gnements moraux.

De même que la Planche à tracer sert au Vénérable Maître pour tracer des lignes et pour dessiner, afin de permettre aux Frères de s'instruire en Franc-Maçonnerie, de même le Volume de la Sainte Loi peut être considéré avec juste raison comme la Planche à tracer spirituelle du Grand Architecte de l'Univers sur laquelle il a tracé Ses Lois Divines et Ses Enseignements Moraux qui, s'Ils nous sont familiers et si nous Les appliquons, nous conduiront vers cette Demeure céleste, qui n'est pas faite de main d'homme, Éternelle dans les cieux.

La Pierre brute est sans forme et telle qu'elle est extraite de la carrière, mais grâce à l'habileté et l'in­géniosité de l'artisan, elle est dégrossie, taillée en la forme voulue, et rendue propre à prendre sa place dans un futur édifice. C'est le symbole de l'homme dans son enfance ou au premier stade de sa vie qui se trouve dans le même état que cette pierre. Mais grâce aux soins affectueux et vigilants de ses parents ou de ses maîtres, dispensateurs d'une éducation libérale et vertueuse, qui élèveront son âme, il deviendra ainsi le digne membre d'une société harmonieusement ordonnée.

La Pierre cubique a une forme régulière ou qua­drangulaire qui peut être contrôlée au moyen de l'Équerre et du Compas. Elle symbolise l'homme au déclin de ses années, après une vie droite et bien employée en actes de Piété et de Vertu. Ainsi se rendra-t-il digne d'être approuvé par l'Équerre de la Parole Divine et le Compas de sa propre conscience.

Dans toutes les Loges dûment consacrées et régulière­ment constituées, il est un point, situé à l'intérieur d'un cercle, autour duquel aucun Frère ne peut faillir. Ce cercle est limité entre le Nord et le Sud par deux grandes lignes parallèles, dont l'une symbolise Moïse et l'autre le Roi Salomon.

Sur la partie supérieure de ce cercle repose le Volume de la Sainte Loi, supportant l'échelle de Jacob, dont le sommet rejoint les cieux.

Si nous connaissons bien ce Livre Sacré, et si nous appli­quons les doctrines qu'il contient, il doit nous condui­re, de même que ces deux lignes parallèles, vers celui qui ne nous décevra pas mais qui n'admettra pas que nous le décevions.

En faisant le tour de ce cercle, nous devons nécessaire­ment toucher ces deux lignes parallèles ainsi que le Volume de la Sainte Loi, et quand un Frère se tient dans ces limites, il ne peut faillir.

Le mot Lewis ou Louve signifie « Force » et est symbolisé ici par certaines pièces de métal encastrées dans une Pierre cubique ou un assemblage en queue d'aronde formant crampon. Combiné avec d'autres engins mécaniques, tel un système de poulies, il per­met au Maçon opératif d'élever, sans grande difficulté de lourdes charges à une certaine hauteur et de les fixer sur leurs bases.

Louveteau est le nom donné au fils d'un Franc-Maçon.

Son devoir, envers ses parents, est de supporter le far­deau des difficultés quotidiennes, dont il doit les décharger en raison de leur âge, de les aider dans les moments de besoin et de rendre, ainsi, la fin de leurs jours, heureuse et exempte de souci. En agissant ainsi, il aura le privilège d'être reçu Maçon avant toute autre personne, si digne et si méritante soit‑elle.

Aux coins de la Loge pendent quatre glands qui doi­vent nous rappeler les quatre vertus cardinales c'est à dire la Tempérance, le Courage, la Prudence et la Justice. La Tradition nous enseigne qu'elles furent de tout temps pratiquées par la grande majorité de nos anciens Frères.

Les traits caractéristiques qui distinguent un vrai Franc-Maçon doivent être la Vertu, l'Honneur et la Piété. Puissent ces vertus reposer à jamais dans le cœur de chacun d'entre nous.

 

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