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Irlande

27 Septembre 2014 , Rédigé par X Publié dans #Facebook

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Cosmogonie Kabbalistique

26 Septembre 2014 , Rédigé par Sepher Yetsirah Publié dans #symbolisme

1-1 Par trente-deux sentiers merveilleux de la Sagesse s'établit : Yah Yhwh Dieu d'Israël, Elohim vivant, roi de l'univers El Shaddaï. Miséricordieux et clément, suprême et élevé résidant éternellement en permanente élévation.
Saint est son Nom. Son univers fut créé par trois mesures : le nombre, l'écrit et le commentaire.

1-2 Dix Séphiroth dans le néant et vingt-deux lettres de fondements : trois mères, sept doubles et douze simples.

1-3 Dix Séphiroth dans le néant selon le nombre des dix doigts : cinq en face de cinq, alliance unique de l'axe central par le mot de la langue et l'incision de peau.

1-4 Dix Séphiroth dans le néant, dix et pas neuf, dix et pas onze. Discerne avec Sagesse et pénètre avec Intelligence. Examine-les, interroge-les, ainsi la Parole s'élèvera vers son créateur et le Formateur sera replacé sur sa base.

1-5 Dix Séphiroth dans le néant, correspondant à dix choses infinies, sans limites : profondeur de commencement, profondeur de fin, profondeur de bien, profondeur de mal, profondeur du haut, profondeur du bas, profondeur d'Orient, profondeur d'Occident, profondeur du Nord, profondeur du Sud. Le Maître Unique, Dieu roi fidèle, domine sur toutes de sa demeure sainte pour l'éternité des éternités à jamais.

1-6 Dix Séphiroth dans le néant. Leur apparition a l'aspect d'un éclair dont les extrémités sont sans terme. Son Verbe court continuellement en elles et lorsque il parle tel un ouragan, elles s'inclinent devant son Trône et ils festoient.

1-7 Dix Séphiroth dans le néant. Leur fin réside dans leur début et leur début dans leur fin tel l'embrasement consumant le charbon. Car Il est Maître Unique sans second et seul Face à lui pourquoi comptes-tu ?

1-8 Dix Séphiroth dans le néant. Retiens ta bouche pour ne pas en parler et ton cœur pour ne pas y réfléchir et si ton cœur s'emporte, reviens à l'endroit où il est dit "Les vies allaient et venaient". Sur cette parole sera conclue l'alliance.

1-9 Dix Séphiroth dans le néant. Une : "Souffle d'Elohim Vivant", béni et glorifié soit le nom de Celui qui vivifie les mondes. La voix, le souffle et la parole sont l'Esprit Saint.

1-10 Deux : "Souffle issu du Souffle". Avec, Il traça et sculpta 22 lettres fondamentales, trois mères, sept doubles et douze simples, qu'un seul souffle anime.

1-11 Trois : "Eaux issues du Souffle", Il traça et sculpta 22 lettres sorties d'un Tohu Bohu de boue et d'argile. Il les traça comme une sorte de jardin. Il les sculpta comme une sorte de mur. Il les déploya comme une sorte de toit. Il versa de la neige et elles devinrent poussière, car il est écrit : "Il dit à la neige : Tombe sur la terre !"

1-12 Quatre : "Feu issu des Eaux". Avec, Il traça et sculpta le Trône de Gloire, les Sérafim, les Ofanim, les H'ayoth haQodésh et Ses anges de service. Sur ces trois, Il établit sa demeure, ainsi qu'il est écrit : "Il fait des souffles ses messagers, des flammes de feu ses serviteurs".

1-13 Il choisit trois lettres parmi les simples dans le mystère des trois mères : Aleph, Mem, Shin. Il les fixa dans son Grand Nom et scella avec elles six extrémités.

Cinq : Il scella le dessus et tourné vers le haut, il le fixa avec YHV.
Six : Il scella le dessous et tourné vers le bas, il le fixa avec HYV.
Sept : Il scella l'Est et tourné vers l'avant, il le fixa avec VYH.
Huit : Il scella l'Ouest et tourné vers l'arrière, il le fixa avec VHY.
Neuf : Il scella le Sud et tourné vers la droite, il le fixa avec YVH.
Dix : Il scella le Nord et tourné vers la gauche, il le fixa avec HVY.

1-14 Telles sont les dix Séphiroth dans le néant : Souffle d'Elohim Vivant, Souffle issu du Souffle, Eaux issues du Souffle, Feu issu des Eaux, Haut, Bas,Ouest, Nord, Est, Sud.

2-1 Vingt-deux lettres fondamentales : trois mères, sept doubles et douze simples. Les trois mères sont Aleph, Mem, Shin. Elles reposent sur le plateau du mérite et sur le plateau du devoir ; la langue du pacte est l'équilibre entre les deux. Trois mères, Aleph, Mem, Shin. Mem est bourdonnant, Shin est sifflant et Aleph est le souffle de l'air qui équilibre les deux.

2-2 Vingt-deux lettres fondamentales : Il les a gravées, sculptées, permutées, pesées, transformées. Avec elles, il a représenté tout ce qui a été formé et tout ce qui sera formé.

2-3 Vingt-deux lettres fondamentales : Ils les a gravées avec la voix, les a sculptées avec le souffle, Il les a fixées dans la bouche, en cinq endroits : Aleph, H'eith, Hé, Ayin dans la gorge ; Guimel, Yod, Kaph, Qof dans le palais ; Daleth, Teith, Lamed, Noun, Tav dans la langue; Zayin, Sameck, Shin, Reish, Tsadé dans les dents ; Beith, Vav, Mem, Pé dans les lèvres.

2-4 Vingt-deux lettres fondamentales : Il les plaça dans un cercle tel un mur ayant 231 portes. Le cercle oscille de l'avant vers l'arrière. Un signe explique cela : Rien n'est supérieur dans le bien que la joie et rien n'est inférieur dans le mal que la peste.

2-5 Comment ? Il les permuta, les pesa et les transforma. Aleph avec toutes et toutes avec Aleph. Beith avec toutes et toutes avec Beith. Elles se renouvellent dans un cycle et existent dans 231 portes. Tout ce qui est formé et tout ce qui est parlé émane du Nom Unique.

2-6 Il a formé la substance à partir du chaos et a tiré l'existence de la non-existence. Il a taillé de grands piliers à partir de l'air insaisissable. Voici est un signe : Aleph avec toutes et toutes avec Aleph.
Il a contemplé, transformé et fabriqué tout ce qui est formé et tout ce qui est parlé : un seul Nom. Il y a un signe à cela : 22 objets dans un seul corps.

3-1 Trois mères : Aleph, Mem, Shin. Elles se tiennent entre le plateau du mérite et le plateau du devoir que le langage équilibre.

3-2 Trois mères : Aleph, Mem, Shin. Un grand et merveilleux secret y est dissimulé et scellé par six formes naturelles. D'elles émanent : Air, Eau, Feu. D'elles sont nés les Pères et des Pères, les engendrements.

3-3 Trois mères : Aleph, Mem, Shin. Il les a gravées, les a taillées, les a permutées, les a pesées, les a transformées. Par elles Il a représenté : Trois mères AMSh dans l'univers, trois mères AMSh dans l'année, trois mères dans Néfesh mâle et femelle.

3-4 Trois mères : Aleph, Mem, Shin, dans l'univers ce sont l’ Air, le Feu, l’Eau. Les cieux sont créés à partir du Feu. La terre est créée à partir des Eaux et l'air se place entre les deux.

3-5 Trois mères : Aleph, Mem, Shin, dans l'année ce sont le Chaud, le Froid, le Tempéré. Le Chaud est créé à partir du Feu. Le Froid est créé à partir des Eaux et le Tempéré de l'air qui se place entre les deux.

3-6 Trois mères : Aleph, Mem, Shin, dans Néfesh mâle et femelle, ce sont la Tête, le Ventre, la Poitrine. La tête est créée à partir du Feu. Le ventre à partir des Eaux et la poitrine à partir de l'air qui se place entre les deux.

3-7 Il fabriqua la lettre Aleph afin qu'elle règne sur l'air. Il la couronna. Il la combina avec toutes les autres. Avec elle Il forma l'air dans l'univers, le tempéré dans l'année et la poitrine dans le mâle avec AMSh et la femelle avec AShM.

3-8 Il fabriqua la lettre Mem afin qu'elle règne sur les eaux. Il la couronna. Il la combina avec toutes les autres. Avec elle Il forma les eaux dans l'univers, le froid dans l'année et la ventre dans le mâle avec MASh et la femelle avec MShA.

3-9 Il fabriqua la lettre Shin afin qu'elle règne sur le feu. Il la couronna. Il la combina avec toutes les autres. Avec elle Il forma le feu dans l'univers, le chaud dans l'année et la tête dans le mâle avec ShAM et la femelle avec ShMA.

4-1 Sept doubles : BGD KPRT. Elles s'expriment dans deux niveaux du langage : B-V G-GH D-DH K-KH P-F R-RH T-TH. D'après la structure : doux et dur, fort et faible.

4-2 Sept doubles : BGD KPRT. Elles reposent sur la sagesse, l'opulence, la semence, la vie, la domination, la paix et la grâce.

4-3 Sept doubles : BGD KPRT. Par le langage et par la substitution.
Substitution de sagesse : folie. Substitution d'opulence : misère.
Substitution de semence : désert. Substitution de vie : mort. Substitution de domination : servitude. Substitution de paix : guerre. Substitution de grâce : laideur.

4-4 Sept doubles : BGD KPRT. Haut et bas, Est et Ouest, Nord et Sud. Le Saint Palais est situé au centre et les supporte toutes.

4-5 Sept doubles : BGD KPRT. Sept et pas six, sept et pas huit. Examine-les, scrute-les. Place la parole sur cette essence et restitue le Formateur sur sa base.

4-6 Sept doubles : BGD KPRT fondamentales. Il les a gravées, les a sculptées, les a permutées, les a pesées, les a métamorphosées. Puis avec elles Il a formé sept planètes dans l'univers, sept jours dans l'année, sept portes dans l'âme mâle.

4-7 Sept planètes dans l'univers : Saturne, Jupiter, Mars, Soleil, Vénus, Mercure, Lune. Sept jours dans l'année les sept jours de la semaine. Sept portes dans Néfesh mâle et femelle : deux yeux, deux oreilles, deux narines et une bouche.

4-8 Il fit régner la lettre Beith par la sagesse, Il la couronna et la combina avec les autres. Avec elles Il forma la Lune dans l'univers, le jour 1 dans l'année, l'œil droit dans Néfesh mâle et femelle.

4-9 Il fit régner la lettre Guimel par l'opulence, Il la couronna et la combina avec les autres. Avec elles Il forma : Mars dans l'univers, le jour 2 dans l'année, l'oreille droite dans Néfesh mâle et femelle.

4-10 Il fit régner la lettre Daleth par la fécondité, Il la couronna et la combina avec les autres. Avec elles Il forma le Soleil dans l'univers, le jour 3 dans l'année, la narine droite dans Néfesh mâle et femelle.

4-11 Il fit régner la lettre Kaph par la vie, Il la couronna et la combina avec les autres. Avec elles Il forma Vénus dans l'univers, le jour 4 dans l'année, l'œil gauche dans Néfesh mâle et femelle.

4-12 Il fit régner la lettre Pé par la domination, Il la couronna et la combina avec les autres. Avec elles Il forma Mercure dans l'univers, le jour 5 dans l'année, l'oreille gauche dans Néfesh mâle et femelle.

4-13 Il fit régner la lettre Reish par la vie, Il la couronna et la combina avec les autres. Avec elles Il forma Saturne dans l'univers, le jour 6 dans l'année, la narine gauche dans Néfesh mâle et femelle.

4-14 Il fit régner la lettre Tav par la grâce, Il la couronna et la combina avec les autres. Avec elles Il forma Jupiter dans l'univers, le jour 7 dans l'année, la bouche dans Néfesh mâle et femelle.

4-15 Sept doubles BGD KPRT. Avec elles ont été gravés sept univers, sept firmaments, sept terres, sept mers, sept fleuves, sept déserts, sept jours, sept semaines, sept années, sept cycles sabbatiques, sept jubilés et le Palais sacré. C'est pourquoi il aima faire des septénaires sous tous les cieux.

4-16 Deux pierres bâtissent deux maisons. Trois pierres bâtissent six maisons. Quatre pierres bâtissent vingt-quatre maisons. Cinq pierres bâtissent six cent vingt maisons. Sept pierres bâtissent cinq mille quarante maisons. A partir d'ici continue, calcule ce que la bouche ne peut exprimer et ce que l'oreille ne peut entendre.

5-1 Douze Simples : H, V, Z H’, T, Y, L, N, S, A, Ts, Q. Elles reposent sur : parole, pensée, locomotion, vue, ouïe, action, copulation, odorat, sommeil, colère, goût.

5-2 Douze Simples : H, V, Z H’, T, Y, L, N, S, A, Ts, Q.

Les douze limites diagonales sont leur fondement : Limite supérieure Est, limite Nord-Est, limite inférieure Est. Limite supérieure Sud, limite Sud-Est, limite inférieure Sud. Limite supérieure Ouest, limite Sud-Ouest, limite inférieure Ouest. Limite supérieure Nord, limite Nord-Ouest, limite inférieure Nord. Elles s'étendent sans cesse dans l'éternité des éternités,
ce sont les limites de l'Univers.

5-3 Douze Simples : H, V, Z H’, T, Y, L, N, S, A, Ts, Q. Fondées, gravées, sculptées, permutées, pesées, transformées. Par elles sont formées douze constellations dans l'Univers, douze mois dans l'Année et douze dirigeants dans l'Ame, mâle et femelle.

5-4 Douze constellations dans l'Univers, Bélier, Taureau, Gémeaux, Cancer, Lion, Vierge, Balance, Scorpion, Sagittaire, Capricorne, Verseau, Poissons.

5-5 Douze mois dans l'année, Nissan, Iyar, Sivan, Tamouz, Av, Eloul, Tishri, H'éshévan, Kislév, Tévéth, Shevat, Adar.

5-6 Douze dirigeants dans Néfesh, deux mains, deux pieds, deux reins, vésicule biliaire, intestins, foie, estomac, kivah, rate.

5-7 Il fit la lettre Hé, la fit régner sur la parole, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma le Bélier dans l'Univers, Nissan dans l'Année et le pied droit dans l'Ame mâle et femelle. Il fit la lettre Vav, la fit régner sur la pensée, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma le Taureau dans l'Univers, Iyar dans l'Année et le rein droit dans l'Ame mâle et femelle. Il fit la lettre Zayin, la fit régner sur la locomotion, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma les Gémeaux dans l'Univers, Sivan dans l'Année et le pied gauche dans l'Ame mâle et femelle.

5-8 Il fit la lettre H'éith, la fit régner sur la vue, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma le Cancer dans l'Univers, Tamouz dans l'Année et la main droite dans l'Ame mâle et femelle. Il fit la lettre Teith, la fit régner sur l'ouïe, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma le Lion dans l'Univers, Av dans l'Année et le rein gauche dans l'Ame mâle et femelle. Il fit la lettre Yod, la fit régner sur l'action, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma la Vierge dans l'Univers, Eloul dans l'Année et la main gauche dans l'Ame mâle et femelle.

5-9 Il fit la lettre Lamed, la fit régner sur la copulation, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma la Balance dans l'Univers, Tishri dans l'Année et la vésicule biliaire dans l'Ame mâle et femelle. Il fit la lettre Noun, la fit régner sur l'odorat, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma le Scorpion dans l'Univers, H'éshévan dans l'Année et le petit intestin dans l'Ame mâle et femelle. Il fit la lettre Sameck, la fit régner sur l'odorat, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma le Sagittaire dans l'Univers, Kislév dans l'Année et le pancréas dans l'Ame mâle et femelle.

5-10 Il fit la lettre Ayin, la fit régner sur la colère, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma le Capricorne dans l'Univers, Tévéth dans l'Année et le foie dans l'Ame mâle et femelle. Il fit la lettre Tsadé, la fit régner sur le goût, la couronna et la combina avec les autres.
Avec elles il forma le Verseau dans l'Univers, Shevat dans l'Année et l'estomac dans l'Ame mâle et femelle. Il fit la lettre Qof, la fit régner sur le rire, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma les Poissons dans l'Univers, Adar dans l'Année et la rate dans l'Ame mâle et femelle. Il les forma en creux, Il les disposa comme une muraille, Il les
fit s'opposer au-dessus.

6-1 Il y a Trois Mères AMSh. D’elles émanent Trois Pères, et ce sont air, eau, et feu. Les Pères engendrent. Trois Pères et leurs engendrements. Sept planètes et leurs hôtes, douze limites diagonales. Il y a des témoins pour le prouver, ce sont l’Univers, l’Année, l’Ame et une loi de douze, de sept et de trois, qu'il a établis dans le Téli, le Cycle, et le Cœur.

6-2 Trois Mères AMSh air, eau, et feu. Le feu est au-dessus, l’eau est en dessous, et le souffle de l’air légifère entre eux. Il y a un signe à cela, le feu soutient l’eau. Mem est bourdonnant, Shin est sifflant et Aleph est le souffle de l’air qui les départage.

6-3 Le Téli dans l’Univers est comme un roi sur son trône. Le Cycle dans l’Année est comme un roi dans la province. Le Cœur dans l’Ame est comme un roi en guerre.

6-4 "Ainsi Dieu a fait correspondre l’un à l’autre". Le bien est contraire au mal. Le mal est contraire au bien. Le bien est issu du bien. Le mal est issu du mal. Le bien définit le mal. Le mal définit le bien. Le bien est préservé par le bien. Le mal est préservé par le mal.

6-5 Trois : Chacun se tient seul, un défenseur, un accusateur, et médiateur.
Sept: Trois contre trois et un qui les tient en équilibre. Douze en guerre : Trois aiment, trois haïssent, trois donnent la vie et trois tuent.

Trois aiment : le cœur et les oreilles.
Trois haïssent : le foie, la vésicule biliaire et la langue.
Trois donnent la vie : les deux narines et la rate.
Trois tuent : les deux orifices et la bouche.
Et Dieu, Roi fidèle, gouverne sur eux tous par Sa sainte Demeure pour l’éternité des éternités.
Un sur trois, trois sur sept, sept sur douze, Et tous sont liés l’un à l’autre.

6-6 C'est avec les vingt-deux lettres qu'est gravé Ehyeh, Yah, YHVH Elohim, YHVH, YHVH-Tzavaot, Elohim-Tzavaot, El Shaddaï, YHVH Adonaï. Avec elles Il a fait trois Livres, et avec eux Il a créé Son Univers. Avec elles il a formé tout qui a été formé et tout ce qui sera formé.

6-7 Lorsque Abraham notre père, puisse-t-il reposer en paix, regarda, il vit, comprit, sonda, grava et sculpta, Il fut fructueux dans la création, comme il est écrit, "Et les âmes qu’ils faisaient dans Haran". Aussitôt qu’il se révéla à lui le Maître de tout, puisse Son nom être éternellement béni, le plaça sur Sa poitrine, l’embrassa sur la tête et l’appela, "Abraham
mon bien-aimé". Il fit un pacte avec lui et avec ses enfants et leurs descendants, comme il est écrit, "Et il eut foi en Yhwh, et Yhwh lui en fit un mérite". Il faisait un pacte avec lui entre les dix doigts de ses mains - c’est le pacte de la langue, et entre les dix orteils de ses pieds - c’est le pacte de la circoncision. Il attacha les 22 lettres de la Torah sur sa langue et lui révéla Son mystère. Il les plongea dans l’eau, les brûla avec le feu, les agita avec le souffle, les enflamma avec les sept (planètes) et les dirigea avec les douze constellations.


Source Sepher Yetsirah

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La Cosmogonie par le Chaos

25 Septembre 2014 , Rédigé par E\ V\ et C\ L\ Publié dans #Planches

Notre V\ M\ nous ayant demandé dernièrement - lors de sa planche de réinstallation - de réfléchir, cette année, à ce monde dans lequel nous sommes immergés, j’ai voulu commencer…et bien…par le commencement ! Mais quel commencement ? Celui de l’Univers ou celui de l’Humain ? Ou les deux, peut-être ? ! De tous temps et en tous lieux, l’Homme se pose constamment des questions sur ses origines et celles du monde. Il cherche toujours à savoir ce qui a précédé son arrivée, qui l’a conçu et comment. Nous ressentons tous la nécessité de cette connaissance du passé, elle nous pousse à l’étude de l’Histoire. Le passé explique le présent et aide à mieux prévoir le futur.

Mais avant que d’employer des mots à tort et à travers et afin de mieux cerner le titre de mon travail, je pense utile de trouver leur signification encyclopédique.

La cosmologie c’est la doctrine scientifique expliquant la formation de l’Univers par l’étude de la naissance et de l’évolution des différents éléments constituant les galaxies. C’est avec Descartes et sa publication intitulée « le Monde », en 1664, qu’a démarré la recherche cosmologique moderne. Vite suivie par Kant, Laplace et bien d’autres, elle a obtenu des débuts de réponses sur la formation du cosmos. Chaque décennie, depuis un peu plus d’un siècle, nous apporte une nouvelle théorie sur la naissance et les structures de notre univers et tout cela nous donne un éclairage chaque fois plus précis sur notre planète, sa révolution autour du soleil, les étoiles, les trous noirs et autres comètes ou météorites... Ainsi avons-nous découvert, dans les années 1920, la théorie du Big Bang, l’explosion originelle d’il y a 10 ou 20 milliards d’années. Les chercheurs affirment réussir l’observation et l’enregistrement de son bruit quelques dizaines de secondes après l’évènement selon lequel l’énergie libérée par l’éclatement de l’atome primordial fut la source de la matière, constituant primitif de l’univers.

Le décor est planté… Quant à la naissance de toute vie sur terre, les scientifiques sont parvenus jusqu’à ce tortillon microscopique, constituant premier de tout être vivant tant végétal qu’animal, j’ai nommé l’ADN. Nous commençons, également, à mettre de l’ordre chronologique dans les différentes espèces peuplant ou ayant peuplé la planète. De découvertes en découvertes, on est capable, à présent - même si c’est encore de manière fragmentaire et imprécise - de dater et situer géographiquement l’apparition et les différentes migrations de nos très lointains ancêtres. Bien que passionnant, tel ne sera pas tout à fait mon propos ce soir…

La cosmogonie, et c’est ce qui m’intéresse ici, est l’ensemble des doctrines mythologiques créées par les différents peuples pour répondre à leurs préoccupations de genèse. Alors ? Mais qu’y avait-il AVANT cette création ? Le vide, la confusion, l’inexistant, l’informel, l’incréé : c’est–à-dire le chaos, source d’invention du commencement ! Notion immatérielle très difficile à imaginer, aussi difficile à percevoir que celle de l’infini ! C’est pourtant par ce chaos primordial qu’est apparu le monde d’où la vie a fini par émerger ! Donc…la cosmogonie par le chaos, titre de cette planche…mais je pourrais l’intituler aussi, sans en changer le sujet d’un iota, la Genèse par le Tohu-bohu…pour rester dans les points de vue judéo-chrétiens où nous évoluons…

Personnellement, j’ai toujours été attirée par les mythes et les légendes, chargés en allégories et en symbolisme, qui se transmettent de génération en génération et remontent à la nuit des temps. Toutes les civilisations, ou presque, ont eu la même démarche les poussant à imaginer l’antériorité de toute vie, l’avant création. La majorité des peuples a supposé une cosmogonie répondant à ses croyances divines et expliquant les observations célestes de ses sages : les mouvements quotidiens et cycliques des astres, la régularité des saisons, les cycles de l’existence leur ont suggéré un ordre cosmique. C’est ainsi qu’ils ont trouvé une preuve, convaincante à leurs yeux, d’un projet rationnel auquel serait soumis l’univers - si déconcertant - qui les entourait. Je pars donc en voyage dans le temps pour visiter quelques unes de ces croyances imaginées par l’Homme…

Ma première visite est pour l’une des rares civilisations s’étant peu préoccupée de savoir d’où pouvait bien venir le monde, la Mésopotamie. Je commence par l’une des exceptions du sujet ! En effet, les Sumériens, habitants du « pays du milieu des fleuves », - c’est ainsi que les Grecs les surnommaient – ne se posaient aucune question sur les origines de l’Univers, sur l’apparition du monde ou de la vie. Ils étaient bien trop occupés par l’organisation de leurs villages primitifs pour envisager le monde ailleurs et autrement que le concret vécu tous les jours. Il faudra attendre l’émergence de la civilisation babylonienne pour qu’apparaisse un début de mythe sur la question. Et là, tout commence par une séparation, celle de An, le ciel, d’avec Ki, la terre, par la faute de leur fils Enlil, seigneur de l’atmosphère. Puis, intervient Enki, le dieu primordial qui, pratique et proche de l’Homme, crée et organise le monde et les civilisations.

C’est le « poème de la création » des akkadiens qui raconte la Création vu par nos très lointains ancêtres. Selon la légende, Enki l’aurait remit à Anu, premier de tous les hommes, sous forme de 7 tablettes de pierre gravées.

Il commence par ces vers : « Lorsque Là-haut le ciel n’était pas encore nommé ; Et qu’ici-bas la terre-ferme n’était pas appelée d’un nom ; Seuls Apsû-le-premier, leur progéniteur ; Et Mère-Tiamat, leur génitrice à tous ; Mélangeaient ensemble leurs eaux : Ni bancs-de-roseaux n’y étaient agglomérés ; Ni cannaies n’y étaient discernables ».

Ce couple de géniteurs, AN et KI, n’a aucune origine connue. Ils sont ! Sans autre forme d’explication. Reculant de quelques siècles et enjambant plusieurs états, me voici en Asie où une première version de la mythologie chinoise crée le Ciel et la Terre bien avant l’Humanité.

Ces asiatiques nous parlent d’une mère créatrice Niu-Koua mais sans nous en expliquer l’origine. Qui est-elle, d’où vient-elle ? Aucune précision n’a été transcrite nulle part ! Elle existe, c’est tout ! Elle invente l’Univers, y prend son temps et finit par modeler des hommes dans de la glaise jaune, bien sûr, avant d’en fabriquer d’autres avec de la boue. Ceci prouvait aux chinois qu’ils appartenaient à la race des « hommes nobles » alors que les autres étaient de la race des « hommes vils ». La xénophobie est aussi vieille que nous… Hitler n’en est qu’un misérable représentant moderne !

Une autre légende raconte l’apparition extraordinaire d’un héros capable de prendre un aspect à la fois homme, dieu et démon. J’ai nommé P'an-Kou. Lui serait né d’un chaos à forme d’œuf. Cet œuf est constitué de purs éléments « Yang » - d’où sera issu le Ciel – et de purs éléments « Ying » – d’où sortira la Terre. Mais cette naissance n’est pas tout à fait spontanée. L’être se confond d’abord avec ses parents, prenant tantôt le côté masculin, tantôt le côté féminin des deux principes. Il se transforme sans arrêt pour finir par devenir la première manifestation de vie, tandis que le Ciel s’élève au-dessus de la Terre. La Terre finit par être l’infiniment profonde d’aujourd’hui et le Ciel l’infiniment haut.

Voici donc le premier être vivant qui décédera au bout de 18 000 ans, record de longévité s’il en est ! Apparemment, il vécu tout ce temps tout seul sur la planète et sous la voûte céleste. En effet, le Chou-Yi-King, recueil de textes anciens, nous dit que c’est de son cadavre que sortent les différentes formes de vie. Il est le « Grand Ancêtre des Dix Mille Etres » qui peuplent le monde. Sa tête devient la Montagne Sacrée, ses yeux sont à présent le Soleil et la Lune, son sang a fait les fleuves et les mers, son système pileux a donné les végétaux, sa voix a sorti le tonnerre et ainsi de suite…

En résumé et mis à part le sort funeste de l’individu, il est à rapprocher du Yahvé de la bible dans le sens où c’est lui le créateur de toute chose en ce monde. J’arrive dans le royaume gouverné par le pharaon de Haute et Basse Terre… Il est évident, pour les Egyptiens, que, puisque nous avons tous une mère, le monde en a une aussi. Et c’est de son ventre que tout est issu. Elle a surgi du chaos, du rien, du néant et s’est engendré elle-même. Cette croyance, d’abord transmise oralement, semble remonter à encore plus haut que la civilisation pharaonique et venir de lointains ancêtres nubiens. N’aurions-nous pas, ici et un peu comme en Chine, une approche d’un dieu unique ? Etonnant lorsque l’on suit de près l’histoire des croyances égyptiennes qui a multiplié à l’envie les dieux et demi-dieux, un peu comme le feront plus tard les grecs, repris par les romains...

Cela expliquerait-il l’apparition du monothéisme d’Akhénaton et celui du peuple de Moïse, quelques siècles après ? Il semblerait que l’idée était déjà là, depuis le début, mais que son affirmation a mis plusieurs millénaires à s’imposer. Toujours est-il que ce personnage va, au fil des dynasties, différer quelque peu afin de mieux expliquer aux hommes le façonnage du monde suivi de celui des humains. Cette mère primordiale prend, au fil des générations, des apparences, des légendes et des noms différents pour l’approche du même phénomène. Mais elle devient, d’abord et avant tout, Rê, dieu solaire suprême et à qui tous les démiurges sont, tôt ou tard, assimilés. On croise ainsi Atoum qui engendre Shou et Tefnout, créateurs de l’atmosphère et de l’eau d’où émerge toute vie. Puis, très logiquement, ce couple met au monde Nout inventeur de la voûte céleste et Get, créateur du plancher du monde. Ainsi de suite, de générations divines en générations divines se forment l’Univers et tout ce qui l’habite.

On trouve Khnoum, (nom différent mais même principe procréateur de toute chose), présenté sous forme d’homme à tête de bélier, qui façonne le premier homme sur son tour de potier. Il y a aussi Khépri (ou Kheperer), le scarabée sacré, qui, par transformation permanente, crée l’univers, la terre, les êtres vivants. Cet aspect de la mère primordiale finit par devenir symbole de l’immortalité. Voici Amon, grand dieu figuré en humain de couleur bleu – comme le ciel –. Lui, prend Mout, la déesse-mère d’Egypte, pour femme et c’est à eux deux qu’ils engendrent l’Univers et tout ce qu’il contient. Enfin, on trouve le dieu crocodile Sobek, tout aussi créateur du monde, mais assez féroce et vorace pour dévorer ses créations, s’arrogeant le droit de vie et de mort sur ses progénitures. De multiples visages pour un principe créateur unique, c’est ainsi que ce peuple trouvait des réponses au commencement des commencements.

Je saute quelques lustres pour m’arrêter à la cosmogonie hébraïque : c’est, ici, se pencher sur la Bible…bien entendu ! Je vous fais grâce du récit que chacun d’entre nous connaît sur Dieu créant le monde en six jours et se reposant le septième. Mais d’où vient Dieu ? Ca on ne le sait pas…tout comme la mère égyptienne ou la Niu-Koua chinoise, c’est une apparition spontanée, semble t’il ! Selon une très ancienne légende juive, Dieu produisit dix choses : les cieux et la terre, Tohu et Bohu – grand désordre originel créateur, la lumière et les ténèbres, le vent et les eaux, la durée du jour et celle de la nuit.

Savez-vous qu’il existe, en fait, deux récits de la Création ? Le premier daterait de plus de huit siècles avant notre ère : le Yahiste. Ce premier texte est de tradition purement orale et se présente poétiquement. Il était transmis de père en fils, de famille en famille. Le plus récent, l’Elohiste, aurait deux siècles de moins et serait celui qui a été choisi pour servir d’ouverture à la Bible. Tous deux racontent à peu près la même chose, reprenant la toute première légende et apportant, au fil du temps, de nombreux détails.

Sautant encore d’époque et d’une civilisation à d’autres, je passe par les mythes celtiques. Eux ne parlent pas directement de création du monde mais croient en la pré existence d’un démiurge. Selon les récits, il est dieu ou héros, masculin ou féminin et offre toujours une très nombreuse descendance. Sa principale occupation est le défrichage de la planète pour faire apparaître toujours plus de plaines, de nouveaux lacs et des rivières. Chacune des cinq vagues mythiques irlandaises apporte son complément de décor qui permet à l’Humanité de s’établir et de se développer, protégée et gouvernée par une multitude de dieux plus ou moins guerriers.

Même les Incas vénéraient un dieu créateur suprême nommé principalement Viracocha. Représenté sous forme humaine, il est le premier de tous dans les croyances amérindiennes. Il est le géniteur des ancêtres mythiques nommés Ayar manco et Mama Ocllo. Dieu tutélaire, il ne possède pourtant pas la suprématie dans la pensée inca. C’est un autre dieu, le dieu-soleil Inti, que les Incas pensaient être leur père. Le soleil –comme dans la civilisation égyptienne – est le principe majeur de cette cosmogonie lointaine malgré un panthéon riche en divinités variées. C’est lui qui, las de la barbarie, de l’ignorance et de la misère dans laquelle vivaient ses enfants – les hommes – leur envoya deux de ses progénitures divines pour leur apprendre à vivre mieux et plus proches de la nature qui les entourait. Ici comme dans toutes mes autres visites, il n’est pas expliqué l’origine première du fondateur de l’Univers.

Je pourrais, comme ça, faire le tour détaillé de bien d’autres civilisations…en passant par les Grecs, les Romains ou les Hindous… Ce soir n’y suffirait pas… Toutes ces cosmogonies présentes des points similaires. Malgré les différentes composantes spécifiques à chaque récit, ce sont ces observations les points les plus intéressants. Voilà bien une réaction universaliste que cette recherche puisque, si les contes divergent parfois – pas toujours -, le phénomène de questionnement, lui, s’est posé quasiment partout et depuis le début de la civilisation de l’Humanité : dès qu’il s’organise en société, mais aussi dès qu’il commence à enterrer ses morts, l’homme cherche des explications à son existence et un commencement avant le commencement des temps. C’est sa façon de répondre à son besoin de comprendre, sa soif de savoir.

De continents en époques, tous aussi éloignés les uns des autres, l’idée est venue à l’esprit d’hommes aussi différents que pouvaient l’être les amérindiens, les chinois, les arabes ou les irlandais… Et là, on ne peut que se rendre compte que se pencher sur les cosmogonies c’est plonger dans la naissance de la spiritualité. C’est en transcendant le phénomène de création que l’homme est parvenu à l’invention des divers dogmes religieux auxquels les populations se sont soumises et se soumettent encore de nos jours.

Ensuite, on remarque que les échanges, tant commerciaux que guerriers, ont contribués à la propagation d’idées et de croyances et ceci bien avant les diverses découvertes instrumentales et technologiques permettant les vérifications scientifiques. En effet, certaines similitudes se repèrent facilement d’une histoire à l’autre.

La réflexion qui me vient c’est le monothéisme archaïque qui se dégage souvent de plusieurs de ces mythes. Enki, le dieu primordial babylonien, la mère créatrice chinoise Niu-Koua, l’Elohim juif, le démiurge celtique, la mère primitive des Egyptiens, jusqu’au dieu Viracocha inca, ils sont d’abord uniques. La plupart assurent leur descendance par une myriade de déesses, de dieux ou demi-dieux plus ou moins proches des hommes qu’ils guident, surveillent, combattent, tuent ou honorent.

Chacun de ces principes organisateurs, qu’il soit assimilé au souffle, à la parole ou à l’esprit, représente l’avant le commencement, c’est ce qui lui donne sa valeur exceptionnelle. Tous sont sortis de l’imagination humaine sans qu’il y ait eu besoin d’apporter des précisions sur leur éventuel passé ! Ils pré existent, voilà tout ! Toute origine, chaque création est – par essence même – sacrée : celle du monde, quelque soit la manière de l’appréhender, l’est encore plus parce qu’elle garde son énigme et parce qu’elle est d’intervention divine. Mais cette nécessité est temporisée par une autre : celle de mettre à la portée de chacun une partie de ces mystères qu’il ne parvient pas à bien expliquer mais dont il éprouve le besoin.

Une autre réflexion me fait remarquer que les hommes ont compris qu’avant leurs apparitions, le décor devait d’abord être créé : chaque démiurge débute son « travail » par le façonnage d’un cadre de vie : le ciel se sépare de la terre, le jour et la nuit se différencient, l’air, le feu, l’eau et la lumière se constituent. Puis viennent les éléments naturels tels que les montagnes, les rivières, les plaines… L’Humain semble ainsi être l’aboutissement du labeur du dieu-créateur, la finalité, pourrait on croire.

Enfin, une dernière réflexion émerge de ma recherche : rien ne se produit calmement, dans la paix : le chaos originel qui permet le déploiement de l’énergie indispensable à la création du monde entraîne, obligatoirement, conflits, débordements, guerres. L’ordre ne peut s’établir qu’après le désordre, le Tohu-Bohu. Aucune de ces légendes n’a une ambiance de paix, de sérénité. Toutes ces scènes sont un enchainement de terribles luttes.

Cela me fait penser à la mère qui enfante dans la douleur, à l’artiste qui crée le plus souvent dans le malheur et la pauvreté. Le démiurge, qui façonne le monde, travaille à partir d’une énergie destructrice qu’il ordonne et organise. Cela voudrait dire que toute création ne peut se faire que dans le sacrifice. Et cela voudrait-il dire que du chaos de chaque guerre doit ressortir l’ordre de paix auquel nous aspirons tous ? Je me pose la question. Jung dit que changer c’est à la fois naître et mourir ! Un peu comme nous le faisons en tapant à la porte de notre T\ Nous mourrons dans le Cabinet de Ref\ pour renaître au bout de l’Initiation qui débute par un voyage chaotique, se calme un peu au cours du deuxième pour s’apaiser au troisième, juste avant le jaillissement de la Lumière.

RESUME

Dès qu’il s’organise en société, mais aussi dès qu’il commence à enterrer ses morts, l’homme cherche des explications à son existence et un commencement avant le commencement des temps. De continents en époques, tous aussi éloignés les uns des autres, l’idée est venue à l’esprit d’hommes aussi différents que pouvaient l’être les amérindiens, les chinois, les arabes ou les irlandais : c’est en transcendant le phénomène de création qu’ils sont parvenus à l’invention des divers dogmes religieux auxquels les populations se sont soumises et se soumettent encore de nos jours. Parce qu’il leur est évident que seule une intervention divine peut être à l’origine de toute chose. Rien ne se produit calmement, dans la paix : le chaos originel qui permet le déploiement de l’énergie indispensable à la création du monde entraîne, obligatoirement, conflits, débordements, guerres. Cela voudrait dire que toute création ne peut se faire que dans le sacrifice.

Source : www.ledifice.net

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Cosmogonie : « Frère Expert, faites apparaître les trois grandes lumières »

24 Septembre 2014 , Rédigé par X Publié dans #Planches

Le frère Expert se lève et, avant de tracer le tableau de loge qui va achever la préparation matérielle de la loge, il ouvre le Livre de la Loi Sacrée au Prologue de Jean :

« Au commencement était le Verbe,
le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu. Il était proche de Dieu.
Tout a existé par Lui et rien de ce qui existe n’a existé sans Lui.
En Lui était la Vie des Hommes et la Vie était la Lumière des Hommes.
La Lumière brille dans les Ténèbres et les Ténèbres ne l’ont pas connue
. »


Nos travaux se déroulent sous le patronage de Jean et de ce texte cosmogonique tiré du Livre de la Loi Sacrée.
Toutes les traditions possèdent un mythe qui raconte la création de l’univers et explique sa fin. Depuis l’océan de lait de Brahmâ jusqu’au Pancréator orthodoxe ou le serpent à plumes aztèque, toutes les cultures racontent un mythe de genèse explicatif de l’état actuel du monde et qui comporte des indications sur sa fin possible, probable ou certaine.
Ces cosmogonies inspirent les monuments qui nous sont parvenus : soit des observatoires astronomiques pour suivre la cosmogonie en marche comme à Stonehenge, soit des monuments reconstituants la cosmogonie elle-même dans la pierre comme à Angkor, soit des livres de pierre racontant cette cosmogonie comme nos cathédrales.
L’humanité se partage entre ceux qui pensent avec Jacques Monod, que la Vie est due au hasard et à la nécessité et ceux qui croient que l’univers a un sens.
Nous autres, maçons du Rite Ecossais Ancien et Accepté, pensons que l’univers a un sens et que ce sens lui est donné par un Principe supérieur que nous appelons le Grand Architecte de l’Univers.
Cette appellation marque notre volonté de ne pas l’identifier à un dogme et permet à chacun d’avancer à son rythme sur le chemin de sa propre compréhension de la transcendance depuis la figure d’un dieu révélé jusqu’à l’abstraction d’un principe mathématique.
Notre article 1er de la Déclaration de principes de la Grande Loge de France dit explicitement : « La GLDF travaille à la Gloire du Grand Architecte de l’Univers. »
Cette invocation qui consacre nos travaux, c’est-à-dire qui les rend sacrés, doit ramener à notre conscience, si nous l’avions oublié, que nous sommes des ouvriers qui travaillent sur un plan, et qui dit plan dit finalité. Finalité qui nous échappe et nous échappera jusqu’à l’orient éternel, mais finalité qui nous impose en permanence la recherche de notre propre amélioration afin d’être le meilleur ouvrier possible, car il est plus facile de faire son devoir que de le connaître.
Ce n’est que dans la perspective de cette finalité que la fraternité, fondement de notre ordre initiatique et traditionnel, offre sa véritable dimension.
« Au commencement était le Verbe et le Verbe était auprès de Dieu …. »

Ce « commencement » temporel et éternel ouvre le déploiement d’une Cosmogonie qui se poursuit encore aujourd’hui et que viendra clore l’Apocalypse du même Jean.
Commençons par l’étymologie : cosmos vient du grec kosmos que nous traduisons rapidement par monde ou univers mais qui veut d’abord dire « ordre » et « beauté », et gonie qui veut dire génération au sens d’enfantement. La cosmogonie est donc l‘enfantement dans la Beauté de l’ordre universel. Une sorte d’abrégé de notre devise « Ordo ab Chaos »
Voyons d’abord ce que la science, la physique fondamentale, l’astrophysique peuvent dire aujourd’hui sur la cosmogonie, sur la création de notre univers.
La théorie du Big Bang initial reste, pour le moment, majoritairement reconnue comme étant la plus probable, même si, comme toutes les théories, elle a ses détracteurs. Cela se serait passé il y a entre treize et quinze milliards d’années. Depuis, selon une complexité croissante, la vie en est arrivée sur notre planète au stade humain.
Tous les astrophysiciens sérieux professent que les statistiques nous obligent à concevoir que la Terre n’est pas la seule planète habitée par la vie dans la Voie Lactée, notre galaxie, et à fortiori dans l’Univers. Ces mêmes statistiques nous obligent également à admettre que l’évolution intellectuelle et technologique de l’humanité n’est pas un étalon absolu et que d’autres intelligences peuvent fort bien se trouver à d’autres stades plus ou moins élevés.
L’évolution de l’Univers a deux fins possibles : soit l’expansion infinie avec un refroidissement constant, soit une inversion de l’expansion en cours vers un Big Crash final. Le choix est entre les deux scénarii est entre les mains (si j’ose dire) d’une particule élémentaire appelée neutrino : si cette particule a une masse, même infinitésimale, alors la Loi d’attraction impose un ralentissement progressif puis un retour vers le point de départ : c’est le scénario du Big Crash qui prévaut aujourd’hui.
Car il semble bien que ce neutrino ait effectivement une masse et qu’après une période d’expansion toujours actuelle, il y aura une période de contraction. Les anciens Védas indous appellent cette alternance : la respiration de Brahmâ.
Depuis les années 1905-1910, deux grandes théories s’affrontent dans l’explication physique de l’Univers : la théorie d’Einstein de la Relativité générale et celle de Planck, la théorie quantique.
Je ne rentrerais pas dans l’explication de ces théories, mais je rappelle seulement qu’elles se sont combattues par physiciens interposés pendant 60 ans comme étant irréductibles l’une à l’autre.
En fait, le statu quo s’est organisé dans une répartition des territoires : à Einstein, la physique subatomique et à Planck, la physique infra atomique.
Mais en 1962, un mathématicien et physicien français, Jean Charon publie « Eléments d’une théorie unitaire de l’Univers » puis en 1974 « Théorie de la Relativité complexe ». S’en était fait de la guerre entre les 2 théories même si, comme à l’accoutumée, des escarmouches continuent en arrière garde.
Charon et d’autres à sa suite avaient réussi à fondre les deux visions en une théorie unitaire. La clef leur avait été donnée par l’étude des trous noirs. Un trou noir apparaît (si j’ose dire puisqu’il est invisible) quand une étoile massive s’effondre sur elle-même au point de contraindre les éléments constitutifs de l’atome, protons, neutrons et électrons à s’agglutiner les uns contre les autres. Cette monstrueuse contraction crée un objet d’une densité telle qu’il crève littéralement l’espace-temps pour disparaître ne laissant dans l’univers que la trace de son emplacement sous forme d’un point d’attraction infinie capable de tout avaler y compris … la lumière ! Ce pourquoi il devient invisible.
Mais si cette étoile a disparu à nos yeux en trou noir, elle existe toujours, mais …… ailleurs et c’est l’étude de cet « ailleurs » qui a permis à Charon de construire sa théorie. Ses publications ont été saluées comme des avancées éminentes de la physique fondamentale, et on commença même à parler de Prix Nobel, jusqu’à ce qu’il publie d’autres ouvrages dont certains de vulgarisation sur les conséquences de sa théorie, en particulier sur l’électron.
En faisant court, l’électron est un trou noir à la taille des particules élémentaires : il est éternel, invisible, n’a pas de masse, accroît son énergie sans jamais en perdre, et interagit avec ses voisines avec lesquelles il peut échanger des informations. Comble du paradoxe, ils peuvent échanger entre eux des informations instantanément quelle que soit la distance qui les sépare, ce qui va à l’encontre du tabou de la vitesse limite de la lumière.
Tous ces développements ont amené Jean Charon à conclure que l’électron manifestait des caractéristiques en tout point semblables à celles que l’on prête à l’Esprit : immortalité, accroissement constant d’organisation, réalité d’un autre niveau mais interagissant avec le nôtre, etc … L’électron participe temporairement à des structures vivantes que la mort détruit sans que lui-même soit altéré le moins de monde.
Je vous laisse à penser le sort que ces collègues scientifiques lui réservèrent. Pourtant ses publications scientifiques continuent à faire autorité car personne ne peut, pour le moment, trouver de faille dans ses raisonnements.
Les trous noirs et l’électron nous démontrent donc scientifiquement qu’il existe un « ailleurs » où nos lois physiques classiques sont inversées, temps, espace, entropie, vitesse de communication pour ressembler curieusement à un univers spirituel.
Laissons maintenant un instant la science avec notre côté Soleil pour laisser parler la Lune et notre imaginaire nourri de ces informations scientifiques et des mythes de la Tradition.
Toutes les traditions racontent une histoire ou plus exactement l’Histoire du Monde avec un H. Ces mythes sont parfois traités avec un mépris à peine déguisé par des têtes bien pensantes au nom de la réalité cognitive : tout ce fatras ne serait qu’une tentative d’explication anthropomorphique pour compenser notre peur de mourir.
Cela n’a jamais été pas mon sentiment personnel et encore moins mon sentiment de maître maçon.
Tous ces mythes parlent du GADLU et de l’Univers, le sien et le nôtre. Or quelle que soit notre envie, nous ne pouvons employer que des mots d’homme ; même ce que nous appelons l’abstraction mathématique est encore anthropomorphique. A chacun d’entre nous de trouver l’idée derrière le mot.
Pour aller plus loin, je vous propose un songe qui pourrait avoir été celui d’Hiram et qui combine dans une forme que j’espère maçonnique les grandes traditions spirituelles. Et souvenez-vous que pour approcher l’indicible, le seul outil qui vaille est le symbolisme.
Imaginez, si vous le pouvez, le Néant, sans lumière, ni forme, ni temps, ni son.
C’était il y a très, très longtemps : 15 milliards d’années.
Le GADLU sortait doucement de sa rêverie car le moment était proche. La montée de Son désir devenait trop forte. Il savait que toute Sa sagesse allait vouloir répondre à la Force qu’il sentait monter en Lui.
Une énorme pulsion de volonté L’amena à se contracter pour créer un espace de vide suffisant afin d’accueillir la Beauté d’un nouveau cycle de croissance.
Il savait déjà combien l’extase de la création allait engourdir Sa conscience ; Il vibrait doucement au bonheur à venir des fusions futures.
Sa volonté se fixa tout entière sur Son désir et Il S’abandonna au déchaînement de la jouissance pure.
La Lumière vibrante envahit tout le Vide et partit à la rencontre du Néant. Le flamboiement s’accompagna d’une fantastique chaleur dans laquelle rien n’existait en densité.
La violence de l’acte créateur, la puissance infinie de la sensation, les torrents de Lumière accompagnant la Force de Son cri d’Amour lancèrent à nouveau des myriades de semences hors de lui dans l’espace ainsi créé.
Ces graines inconscientes, ces éons, incandescents tourbillonnaient, se déployant toujours plus loin, s’écartant peu à peu l’une de l’autre, s’éloignant de Lui.
Lui, comblé, engourdi, radieux voyait ce nouvel univers insouciant de sa quête pourtant déjà commencée, s’épanouir en corolles étincelantes et colorées.
Lentement avec l’éloignement, la chaleur diminua et les Lumières se séparèrent : l’une à l’extérieur, l’autre à l’intérieur.
Les éons nouveaux nés sortirent de leur torpeur et s’identifièrent aux premiers grains de matière que leur inertie avait fait apparaître.
Alors cherchant sans savoir quoi, ils se rapprochèrent, se connurent, s’agglutinèrent, élaborant ensemble des machines à apprendre.
Ils s’organisèrent selon les règles de la Vie qu’Il avait données, écartelés sans encore le comprendre entre une vague nostalgie et un espoir fou. Toute leur recherche tendue vers ce manque impossible à qualifier qui pourtant les empêchait de rester immobiles.
Lui attendait, disponible, aimant, et attentif.
Avec lenteur d’abord, puis de plus en vite, les éons remontaient l’échelle de Lumière : sidéral, élémental, minéral, végétal, animal.
Chaque expérience rendait la quête plus nécessaire, plus impérieuse, leur désir plus fort et la nature de ce désir plus proche et pourtant encore si mystérieuse.
Les formes périssables qu’ils élaboraient les obligeaient à perdre périodiquement leur support matériel et à expérimenter la peur de la Mort.
Cette Mort les replongeait momentanément dans un état de conscience pur proche du Sien et cependant toujours voilé.
Mais toujours le ressort du désir les poussait plus loin sans s’attarder.
Peu à peu, leur conscience engourdie s’éveillant, des échos lointains leur laissaient à penser qu’une autre réalité était possible ou même nécessaire : « Chimères ! Avancez » disaient les marchands, « A genoux ! Craignez la colère des Dieux ! » disaient les prêtres.
Mais ils continuaient à travailler en plus grand nombre dans des ensembles chaque jour plus complexes qui leur permettraient de mieux avancer et d’accroître encore et encore leur niveau de conscience.
Les galaxies, les systèmes planétaires se pliaient à leur recherche.
Ils travaillaient en groupes, les plus éveillés aidant leurs voisins les plus proches avec qui ils avaient depuis longtemps l’habitude d’échanger.
Ils essayent maladroitement à travers ces échanges d’apaiser le besoin secret qui les taraudait.
Des écoles s’organisaient en créant en leur sein des synergies plus profitables pour calmer leur tension intérieure.
Puis, un jour, un éon recouvrit sa mémoire: il se tourna vers Lui et Lui sourit. Il se leva parmi les siens et dit « : « L’Esprit est ». Alors la quête consciente commença.
Ce premier fut suivi par un second puis un troisième, un quatrième ……
Ensemble s’épaulant, ils conçurent de nouveaux cénacles pour aider ceux qui étaient prêts à retrouver la mémoire plus vite, à aimer plus vrai.
Ces cercles se remplirent et d’autres furent nécessaires.
Les marchands essayent périodiquement de ralentir ce mouvement, de fermer les écoles, de tuer les meneurs, mais rien n’y faisait : leur ardeur était Sa joie, leur prière Son attente.
De temps en temps, l’un d’eux se levait pour parler de Son amour : certains pleuraient de joie, d’autres riaient.
Le jour arriva où leur amour fut suffisant : la dispersion se ralentit et s’inversa : le retour avait commencé.
Chaque fois qu’ils le pouvaient, les éons fusionnaient dans un éclair de Lumière pour rendre visible cette puissance de l’Amour. Et chaque fois, ils se rapprochaient davantage de Lui pour mieux Le connaître.
Peu à peu, les galaxies revenaient du fond de l’espace vers Lui en chantant. Chaque fusion accélérait le mouvement.
Puis, la Lumière intérieure réapparut, vibrante, scintillante. Le chœur de Ses proches se fit entendre de tous.
Enfin, quand ils furent tous prêts, en Paix jusqu’au dernier, unis dans leur chant d’Amour, Il les accueillit dans un appel prodigieux et tandis qu’ils plongeaient avec Joie dans Sa Conscience, Sa Sagesse Dilatée contemplait l’Univers se refermer en Lui.
J’espère que cette évocation poétique puisée dans diverses cosmogonies traditionnelles ne vous a pas lassés.
J’arrête là mon travail qui n’avait d’autres buts que de proposer à l’atelier de nouvelles pistes de réflexion sur l’homme et sa place dans l’univers.
Pour clore ce songe, je vous propose une citation d’un maître soufi :
« Quand j’ouvre les yeux, j’observe ma petitesse face à l’univers, mais lorsque je ferme les yeux, je vois l’univers en moi. »

V.M. et vous tous mes frères, j’ai dit.

Source : www.ledifice.net

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Aide

23 Septembre 2014 , Rédigé par T.D

J’ai décidé de donner un coup de main à deux très bons amis : je leur laisse la parole.

« Startup nantaise développe un concept unique en Europe de marketing d’anticipation et de collecte d’informations sur les personnes.

Aujourd’hui plus de 7,5 millions de personnes déménagent tous les ans en France. Cette base d’informations est stratégique pour énormément d’entreprises qui souhaitent gagner de nouveaux clients, conserver leurs clients et vendre plus de produits.

La mobilité géographique est un moment clé dans la vie économique d’un foyer, car il peut à cette occasion rompre et changer tous ses contrats (Assurances, Mutuelles, Téléphonie, l’énergie, …). De plus, le foyer consomme des services pour son déménagement (déménageurs, cartons, véhicules, ….) et son installation (Décoration, ameublement, travaux, …). Mais comment connaitre ce moment ?

Jusqu’à présent il n’existait pas de solution pour détecter le déménagement des foyers en temps réel,  et cela représente un manque à gagner de plusieurs dizaines de millions d’euros pour les entreprises.

Nous avons trouvé la solution et elle est unique en Europe !

Par notre concept totalement innovant, nous collectons les informations des personnes en phase de déménagement et monétisons cette base de données en temps réel.  Notre fichier a 2 à 3 mois d’avance sur le fichier « Nouveaux arrivants » de La Poste, nous pouvons donc proposer tous les services et produits aux bons moments.

Comment faisons-nous ? Nous avons développé une solution web, déclinable et personnalisable en applications métiers qui sont utilisées par les clients des agences immobilières, banques, assurances, … et nous mettons en place des flux informatiques « intelligents »

Six mois après notre lancement nous sommes aujourd’hui reconnus comme entreprise innovante par la BPI et le pôle d’innovation Atlanpôle. Nous sommes Lauréat 2013 du réseau Entreprendre Atlantique et soutenus par la Banque Populaire.

On dit que les bases d’informations sur les personnes sont  le pétrole de demain ! Cela ne s’est pas démenti car notre carnet de commande est plein et nous devons faire face à une forte attractivité de notre solution.

Pour répondre à cette demande et développer notre solution en Europe, nous ouvrons notre capital et  recherchons des partenaires financiers. Notre développement rapide assure une très forte rentabilité.

Pour des raisons stratégiques et commerciales nous gardons l’anonymat afin de préserver la confidentialité de notre innovation. Si vous êtes investisseur ou si vous connaissez des investisseurs pouvant être intéressés pour participer au développement de notre société, merci de contacter notre ami Thomas Dalet  en lui envoyant un mail à thomas.dalet@orange.fr ou sur son portable au 0680222290 ».

Commentaire : à l’heure actuelle, il est important d’aider ceux qui veulent entreprendre. Merci à celles ou à ceux qui pourront œuvrer dans ce sens. C’est rare que j’utilise mon blog pour promouvoir des projets mais celui-ci est digne d’intérêt et surtout il est porté par deux amis qui ont beaucoup travaillé, sans rémunération, et qui méritent de réussir.

PS : merci pour votre fidélité, nous avons dépassé les 2000000 de visites !

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Le Serment, ferment et ciment de la Maçonnerie

22 Septembre 2014 , Rédigé par Philippe R. Publié dans #symbolisme

En avant-propos, je dois prévenir les âmes sensibles. Il est possible que nous ayons à évoquer des scènes qui pourraient choquer un public non averti.
En effet, nous allons parfois être obligés, à certains moments, de parler de foi, de croyance, de Dieu et même du Grand Architecte de l'Univers !

Notre approche sera bien sûr historique et raisonnée. Il ne s’agit pas pour moi de vous livrer ce que je pense et crois, (qui n’intéresse personne et que d’ailleurs tout le monde connait très bien), il s’agit d’avoir le regard le plus objectif possible sur des réalités historiques.

Nous disposons de plus de 600 ans de sources sur ce sujet et nous allons essayer d’amener quelques éléments de réflexion sur ce sujet.

Je dois posséder plus d’un millier de rituels différents, dont plusieurs centaines consacrés uniquement à la maçonnerie bleue, c’est-à-dire aux trois premiers grades. Ces rituels expriment des rites différents mais aussi des façons différentes de pratiquer ces rites.

Quand on regarde avec attention ces rituels, d'où qu'ils proviennent, on s’aperçoit qu’une structure globale commune est à peu près toujours répétée. A l’intérieur de cette structure, les éléments peuvent être très différents, mais on peut dire qu'une structure semblable existe entre la plupart de ces rituels différents. Il y a une préparation, puis des 'voyages', une légende, une histoire, puis un serment, enfin, la communication de secrets et des explications à propos de ce qui vient d'être communiqué.

Bien évidemment, cette structure est 'élastique' et peut varier selon le rite et les temps, les histoires ou les 'voyages' par exemple peuvent être plus ou moins présents, on peut même ne pas avoir d’histoire du tout, ni de 'voyages' !

Malgré tout, il est un élément qui est toujours présent, toujours, et qui agit comme une plaque tournante dans la cérémonie: le serment.

Il y a en effet un avant, et il y a un après serment ! Il peut se passer plein de chose très différentes avant le serment, mais après ce serment les choses ne seront jamais plus les mêmes. C'est suite à ce serment que le récipiendaire devient maçon. Avant son serment, il n’est pas maçon, après son serment, il devient maçon et est relevé comme tel !

N'est-ce pas juste après le serment que le candidat reçoit la lumière ?

Il est d’ailleurs assez intéressant de noter qu'il est maçon avant même d’avoir reçu les secrets qui ne lui seront communiqués qu'après le serment. En fait, c'est parce qu'il a prêté serment qu'il devient maçon et que l'on peut donc, en tant que maçon, lui transmettre les secrets.

Relevons par ailleurs que le serment est non seulement la plaque tournante de la cérémonie d’initiation mais aussi celle de la plupart des autres grades de la Maçonnerie qui se créeront au fil du temps.

Harry Carr résume bien notre sujet en disant que « s'il n’y avait qu’une et une seule clé pour ouvrir la porte du métier de la maçonnerie, ce serait le serment du maçon ». Il est clair que c'est bien le serment qui fait le maçon.

Alors pourquoi ce serment a-t-il autant d’importance dans la maçonnerie ?

Le serment existait autrefois dans à peu près toutes les corporations et il avait plus ou moins d’importance, mais en maçonnerie le serment avait une importance capitale.

Pourquoi ? Parce que ce serment donnait la possibilité de protéger le Mot du Maçon ! Et que le Mot du Maçon était un élément capital pour le métier !

Imaginons que nous soyons aux premiers temps de la maçonnerie et que je sois le propriétaire du château de Stirling (bien bel endroit !). Imaginons que je veuille ajouter une tour à l'ouvrage.
Je vais faire appel à un maître d’oeuvre qui lui va devoir faire appel à des maçons. Si les travaux sont d'importance, les maçons locaux ne suffiront pas, il va falloir en faire venir d'un peu partout pour le temps des travaux.

Comment être sûr que les maçons qui vont se présenter ont la qualification nécessaire pour pouvoir entreprendre ces travaux ?

Et bien à travers du Mot du Maçon !

N'oublions pas que nous sommes dans une société orale, à une époque où l’écrit est rare, cher et qu'il ne peut être partagé par tous puisque tout le monde ne sait pas nécessairement lire et écrire. Le maçon ne peut pas présenter de diplôme. Le maître d’oeuvre ne peut pas envoyer un e-mail aux précédents employeurs pour se garantir de celui qu'il va recruter.

Le Mot du Maçon est alors le moyen de pouvoir prouver sa qualification et ainsi de pouvoir obtenir les gages qui vont avec.
Parce que les gages d’un maçon n’ont absolument rien à voir avec les gages d’un Cowan.
Le Mot du Maçon permet donc, en tout temps, de garantir à l'employeur que le maçon qu'il va recruter possède bien les qualifications requises comme il garantit le maçon d'obtenir les gages auxquels il a parfaitement droit.

Les enjeux sont d'importance.
Si nous étions dans une corporation de boulanger, une usurpation de qualification pourrait amener à ce que le pain soit raté, ce qui est bien sûr ennuyeux mais sans grandes conséquences.
Lorsque l'on doit construire des édifices qui sont là pour durer des siècles (qui ont d’ailleurs duré jusqu'à aujourd’hui) , il est capital d'être assuré que tous les maçons employés soient qualifiés pour les travaux qu'ils ont à faire.

Nous devons préciser qu'il existe en ces temps, deux types de maçonneries bien distinctes : une maçonnerie de pierres sèches et une maçonnerie de pierres taillées (sans compter les maçonneries qui ne sont pas de pierre comme la brique des Bricklayers). Ces deux modes de construction sont très différents l'un de l'autre. Ce, si bien dans les techniques utilisées que dans les ouvrages pour lesquels on les utilise.

Les maçons dont nous parlons sont des maçons de pierres taillées qui vont donc entreprendre des ouvrages d'envergure destinés à durer. développant les plus hautes technologies de l'époque.
Rien à voir avec les constructions de pierre sèche, qui n'utilisent même pas de ciment.

Mais revenons à notre Mot du Maçon.
Pour l'obtenir, ce Mot du Maçon, et bien, il va falloir prêter serment. Un serment qui devra être, pour tous, la garantie que ce mot ne sera pas divulgué.
En effet, si ce Mot du Maçon était révélé à quiconque n'appartenant pas au métier, quiconque pourrait donc prétendre indument à cette qualification comme aux gages qui vont avec.
A ce compte là tout le monde serait trompé et lésé.
L’employeur et le maitre d’œuvre payant un salaire indu à un imposteur qui pourrait mettre en danger la communauté par des malfaçons de l’ouvrage, et puis les autres maçons qui pâtiraient ainsi d'une dévalorisation leur savoir-faire et leur métier.

Ce mot devait donc être préservé à tout prix. Et le serment en était la meilleure caution.

Le serment maçonnique est déjà présent dans les textes les plus anciens du métier comme, entre autres, le Regius (1390).
Ce serment, est en premier lieu fait au Roi, évidement. Nous sommes dans des temps où tout corps constitué doit avant toute chose montrer sa loyauté au souverain. Puis ensuite à son maitre, c’est-à-dire son employeur et enfin au métier.

Ce serment, il est bien sûr prêté devant Dieu.
Seul un serment prêté devant Dieu peut alors lui garantir une « validité » universelle.

Un serment ne peut avoir de valeur que par rapport à la mesure que lui donne celui qui prête ce serment. C'est son niveau de sacralisation qui donne l'assurance qu'il ne sera pas délié.

Si je sais que celui qui prête serment croit en Dieu et tient au salut de son âme. Alors, je crois en son serment car désormais, le pacte est directement lié entre lui et Dieu. Dieu qui voit tout, Dieu qui sait tout et que l'on ne peut tromper.
A partir de là, nul besoin d'écrit, la validité du serment est patente pour tous ceux qui sont unis par la croyance en un même Dieu.

D’ailleurs, l’ensemble de la société médiévale (comme de toutes les sociétés anciennes) tenait sur le serment. Le serment était absolument partout. Celui qui prêtait serment devenait de « bona fides », de bonne foi ! C’est-à-dire que l’on pouvait croire en lui. Pas besoin d’écrit, le serment portait la confiance entre les parties prenantes de la société. Et gare à celui qui ne tenait pas son serment car il se retrouvait alors honni de Dieu pour cette vie et au-delà mais aussi de l'ensemble de la société !
Aujourd’hui, vous l'avez remarqué, nous ne sommes pas dans le même type de société et mieux vaut avoir avec soi des légions d’avocats pour pouvoir faire valoir son droit. Les écrits sont partout présents mais les signatures et les engagements peuvent être remises en cause à tout moment ...
A cette époque pas besoin d’écrit, si tu ne tiens pas ton serment, tu auras à régler le problème directement devant Dieu...

Mais revenons à notre serment maçonnique.
Si l'on analyse les différents textes historiques en notre possession on s'aperçoit d'une véritable césure pré et post « Grande Loge de Londres »Depuis les textes médiévaux, jusqu'au manuscrits précédent juste la formation de la Grande Loge de Londres, (manuscrit des archives d’Edimbourg 1696 / Sloane, environ 1700) on voit clairement que l'on prête serment pour se voir délivrer le Mot du Maçon.
Ceci montre bien que nous sommes encore à ce moment dans une dimension encore opérative
Je vais vous citer le texte du manuscrit des archives d’Edimbourg 1696
« Me voici, moi le plus jeune et dernier apprenti entré, puisque je jure par Dieu et Saint Jean, par l’équerre et le compas, et la jauge commune, d’être au service de mon maître, à l’honorable loge du lundi matin au samedi soir, et d’en garder les clés sous peine qui ne peut être moindre que d’avoir la langue coupée sous le menton et d’être enterré sous le rivage qui recouvre la mer sans aucune trace pour quiconque. Alors il fait de nouveau le signe en retirant la main sous le menton près de la gorge ce qui montre qu’il l’aura tranché s’il viole la parole. Alors tous les maçons présents se murmurent entre eux le mot, en commençant par le plus jeune jusqu’à ce qu’il parvienne aux maîtres maçons qui donnent le mot à l’apprenti entré ».

Il s’agit bien de mot ! On prête serment, on a un mot !
(Notons au passage que cette façon de faire « remonter » le mot se trouve toujours dans certains rituels français).

Il est intéressant de remarquer qu'après la formation de la Grande Loge de Londres en 1717, les rituels de 1726 manuscrit Graham ou Prichard en 1730, et bien on ne parle plus de mots, on parle des « Secrets du maçon ».
On est passé dans un autre univers ... dans une autre mise en place !

Voici donc ce que nous dit le manuscrit Graham de 1726, juste après ce que l'on peut appeler le « remaniement Désagulien »:
« D. Qu'avez-vous juré?
R. De garder et cacher nos secrets.
D. Quels autres points contenait votre serment?
R. Le second était d 'obéir à Dieu et à toutes les équerres véritables faites ou envoyées par un Frère, le troisième était de ne jamais voler la moindre chose car j'offenserais Dieu et je couvrirais l'équerre de honte, la quatrième était de ne jamais commettre l'adultère avec la femme d'un Frère ni de dire à un Frère un mensonge délibéré, le cinquième était de ne pas souhaiter une vengeance injuste d'un Frère, mais de l'aimer et de le secourir lorsque c'est en mon pouvoir sans trop compromettre mes intérêts. »

Le plus intéressant ici (outre l'engagement de ne jamais commettre l’adultère avec la femme d’un frère) est de constater, que nous sommes passés du « Mot du Maçon » aux « secrets du maçon ».

Nous voyons là que nous ne sommes plus là dans une dimension de type opérative (même si vous le savez - nous le rappelons souvent -, les « opératifs » ont toujours été aussi « spéculatifs ».
J'en profite ici pour insister sur le fait que la transformation qui se produira après l'événement (ou le non-événement, mais il s'agit d'une autre histoire) de la constitution de la Grande Loge de Londres est à créditer essentiellement à Jean Théophile Désaguliers et non pas à James Anderson, comme on peut l'entendre souvent, celui-ci n'ayant été que le bras armé (et bien armé d'ailleurs) de Désaguliers. Fermons cette parenthèse.

Alors sur quoi prête-t-on ce serment ?
Et bien on prête ce serment jusque la fin du 18e ou au début du 19e siècle sur l’Evangile ou sur la Bible ! C’est très clair et le fait est mentionné à de nombreuses reprises.

En France, il faudra attendre 1801 et le « Régulateur du maçon » pour noter:
« je jure et promet sur les statuts généraux de l’Ordre et sur ce glaive symbole de l’honneur ... ».
Comme on peut constater, on ne prête plus serment sur la Bible !
Mais, attention, comme on le lit tout de suite après, on prête serment « devant le Grand Architecte de l’Univers qui est Dieu »

Ce qui montre bien qu’en fait le plus important n'est pas ce sur quoi on va prêter serment, mais bien plutôt ce à quoi l’on croit.
Prêter serment devant le « Grand Architecte de l’Univers, qui est Dieu » est alors bien plus important que le livre sur lequel il est prêté.

D’ailleurs en 1813, en Angleterre, la « réforme » de déchristianisation de Sussex sur les rituels donnera à chaque maçon la possibilité de choisir le Volume de la Loi Sacrée sur lequel il prêtera serment. (Revoyez notre précédente conférence). En effet, Sussex raisonne pour l’Empire britannique, qui compte parmi ses sujets désormais de nombreuses confessions. Le textes sacré ici aussi s'avère secondaire du moment ou le serment est prêté sous le regard du Grand Architecte de l’Univers qui est Dieu.
En cette période d'Union entre la « Grande Loge des Moderns » et la « Grande Loge des Antients », après 60 ans de luttes fratricides, un fait des plus révélateurs sur l'importance du serment va se produire lors de la cérémonie d'Union entre ces deux Grandes Loges.
Voici donc comment les choses se sont passées lors de cette cérémonie: les représentants de la « Grande Loge des Antients » ont été placés d'un côté et les représentants de la « Grande Loge des Moderns » ont été placés de l’autre. Les représentant de la « Grande Loge des Antients » vont alors prêter le serment que prêtaient les « Moderns » et à leur tour, les représentant de la « Grande Loge des Moderns » vont prêter le serment des « Antients ». Les uns auront prêté le serment des autres, et les autres, celui des uns.
Cette même procédure sera ensuite perpétrée dans les Loges elles-mêmes. Chaque membre dans chaque loge anciennement des « Moderns » prêtera le serment des « Antients » et chaque membre dans chaque loge anciennement des « Antients » prêtera le serment des « Moderns ».
Ces serments croisés seront la base du nouvel édifice ainsi créé.
Nul besoin de faire repasser à chacun des cérémonies, le serment suffit.
Ceci nous montre encore à quel point le Serment est la Pierre Angulaire de l'ouvrage maçonnique.
Bien. Je dois maintenant aborder deux moments difficiles ...
Le premier moment difficile se passe en France en 1877. C'est à ce moment que l’on va modifier un article des Règlement Généraux du Grand Orient de France. L' article premier.
Alors que dit cet article premier, rédigé en 1849 ?

« La Franc Maçonnerie, institution est essentiellement philanthropique, philosophique et progressive a pour base l’existence de Dieu et l’immortalité de l’âme ».
Le pasteur (parce que c’est un pasteur de de l’église réformée) Frederic Desmons va proposer une nouvelle formulation de cet article et cette nouvelle formulation va être adoptée. La voici:
« La Franc Maçonnerie, institution est essentiellement philanthropique, philosophique et progressive a pour objet la recherche de la vérité, l’étude de la morale universelle, des sciences et des arts et l'exercice de la bienfaisance. Elle a pour principes la liberté absolue de conscience et la solidarité humaine. Elle n'exclut personne pour ses croyances. Elle a pour devise : Liberté, Égalité, Fraternité. »

On a donc simplement supprimé : l’existence de Dieu et l’immortalité de l’âme.

Il est par ailleurs à noter que la référence au Grand Architecte de l’Univers sera conservée dans les textes, dans les rituels.
Il faudra attendre 10 ans pour que le Grand Architecte de l’Univers soit « optionnellement » ôté des rituels.

On ne peut pas s'empêcher de poser la question. Pourquoi la Grande Loge Unie d'Angleterre a-telle alors rompu tous ses rapports avec le Grand Orient de France alors qu'à ce moment le Grand Orient de France fait encore référence explicitement au Grand Architecte de l’Univers ?
Pourquoi ?
Et bien parce que pour la Grande Loge Unie d'Angleterre un élément « sine qua non » a été ôté. Non pas le Grand Architecte de l’Univers qui est déjà en 1877 en Angleterre considéré comme « undenominational » mais bien plus important: la référence à l'immortalité de l'âme et sans une croyance en l’immortalité de l’âme plus aucun serment ne peut être valable aux yeux de la Grande Loge Unie d’Angleterre. Pourquoi ?
Parce que l'on continue à considérer, comme la tradition nous le montre que le serment maçonnique ne se porte pas seulement devant les hommes mais avant tout devant Dieu, le Grand Architecte de l’Univers, devant une instance « extra humaine », dans laquelle on croit et qui fait que le non-respect de cet engagement impactera non seulement sur votre vie d'aujourd'hui mais surtout sur le futur de votre âme.
Du moment où l'on a plus l’assurance que l'âme du récipiendaire sera impactée par son serment, et bien l'engagement pris revient à n'être plus qu'un simple agrément sur l’honneur, sur l’humain, sur soi-même. Comment alors être sûr de l’honneur de l’autre ? Il n'est qu'un homme faillible. Donc je ne peux pas croire dans son serment. A partir de là le serment n’est plus valide.

Il ne peut y avoir, pour la Grande Loge Unie d’Angleterre, de serments valables que du moment où il y une croyance dans l’immortalité de l’âme ! Quelle que soit la religion !

Chacun pensera ce qu’il veut de ceci... je n’ai fait que donner des faits, des éléments probants, historiques, et ensuite techniques, mais c’est un sujet de réflexion qu’il faut avoir et dont on ne peut pas faire l’économie lorsqu’il s’agit de prêter serment comme de recevoir celui d'autrui...

Il faut dire aussi que ce conflit Franco Anglais s'explique aussi par des raisons extra-maçonniques qu'il serait trop long de développer ici.
Il est par ailleurs intéressant aussi de savoir que le Pasteur Desmons n'avait en fait aucunement l'intention d'ôter Dieu des bases de la maçonnerie, il le dira lui même plus tard, n'oublions pas qu'il est pasteur...
Mais l'occasion était trop belle dans un camp comme dans l'autre pour faire éclater ce conflit. Nous aurons sans doute l'occasion de revenir plus en détails sur ce sujet dans une future conférence...

On ne peut pas passer sous silence non plus un deuxième évènement important, un deuxième moment difficile qui s’est produit en 1964, mais cette fois ci en Angleterre.
En effet, en 1964, les anglais ont déplacé les châtiments de l’obligation du serment.
Pendant très longtemps, on avait l’habitude de dire qu’il y avait 3 piliers en Angleterre : la Royauté, l’Eglise Anglicane et la Maçonnerie. La maçonnerie était tellement intégrée que personne n’aurait pensé remettre en cause. Dans ces années de nouvelles forces politiques sont apparues et elles ont évidemment voulu bousculer « l’establishment ». Le plus simple était sans doute de remuer un peu la maçonnerie. Ce qui fut fait . Sans ménagements.
La maçonnerie fut alors attaquée sur de nombreux points, notamment sur le fait qu'elle demandait à ses futurs membres de, sans les avoir prévenu, de prêter un serment où on leur promettait de leur couper la gorge, puis ensuite de leur couper ce que l’on veut...

Il y eut alors d’énormes pressions. D’énormes pressions et ce que l’on pourrait appeler « un moment de faiblesse » et une très mauvaise « gestion de crise ».
Bien sûr, il y eu beaucoup de discussions pour savoir si l'on devait ou pas garder ces odieux châtiments d'un autre âge ... mais c’était joué d’avance.
Il a fallu donner une espèce de gage à la société anglaise de ce moment et l'on décida de déplacer châtiments à la fin de la cérémonie, comme une référence à ce qui se faisait autrefois.

Et c’est grave !

C’est grave parce que ces châtiments (mais je ne veux pas empiéter sur le travail que notre frère Philippe vous a préparé, et donc je ne m’étendrais pas sur les châtiments) sont simplement la manière de réitérer le serment qui est porté ! Si nous faisons notre signe ce n'est en fait que pour évoquer le châtiment de notre obligation et donc reprendre notre serment. Le serment, « sacramentum » ,cela veut dire sacré !
Prêter un serment, c’est entrer dans un espace sacré.
A chaque fois que nous ouvrons les travaux, le fait que nous fassions le signe rappelle à tous et à chacun que nous avons tous prêté le même serment, et fait que nous prêtons à nouveau ce même serment. De là, nous créons un espace sacré dans lequel nos travaux pourront être menés à bien.

Quand on est dans un tribunal, aujourd’hui encore, même dans nos sociétés laïques, ce qui va être dit, à partir du moment où on a prêté serment ; que ce soit sur l'honneur, sur la Bible ou sur n’importe quoi, on rentre dans un autre espace, c’est-à-dire que ce qui va être dit ça compte double. On ne peut plus mentir. Si l'on ment, et bien il faudra en payer le prix qui peut être de la prison.
On ouvre à partir du moment où on est sous serment un espace de type sacré et ce même dans la vie civile.

Et bien lorsque nous faisons notre signe nous ouvrons un espace sacré et lorsqu’à la clôture des travaux, nous faisons à nouveau ce même signe ensemble, nous refermons cet espace sacré.

Ce sont là des choses que l’on ne nous dit pas assez, parce que justement nous ne prenons pas assez le temps d’étudier l’essence même de ce que nous sommes en train de faire.

Donc le fait que les anglais aient déplacé ces châtiments est à notre sens, un problème réel parce qu'il déconnecte le signe du châtiment et donc du serment.

Cette dimension sacrée que nous créons ensemble, à travers un serment que nous avons fait ensemble, c’est ce qui nous distingue du club de belote ou d’un club d’affaires. C’est grâce à ce serment que nous pouvons être dans une autre vision de la réalité.
C’est amusant parce que lorsque nous étions en train de nous préparer pour l’entrée en cortège, je disais aux différents officiers en train de se préparer: « Le premier qui sait qui a été élu Pape* me le dit » et là le frère Antonio me dit « Non, là on va rentrer en tenue, là on quitte le monde, alors on ne peut pas être dans le monde »... et il avait raison !

De la même façon, ne perdons jamais de vue que les recherches et les travaux que nous sommes en train de faire n’ont d’intérêt que pour éclairer et mieux comprendre ce que sommes en train de faire et pouvoir continuer à le transmettre. Cela n’a aucun intérêt comme simple signe d’érudition comme nous le voyons trop souvent ici et là...

Chacun est-il bien conscient de sa responsabilité dans le travail maçonnique qu'il doit mener à bien ? Est-il conscient qu'il prend la responsabilité de participer à l'ouverture d'un espace sacré, dans lequel est remis le « Mot du Maçon » qui seul habilite à construire des édifices ?
Est-il bien conscient que tout cela demande une responsabilité, exactement comme le maçon doit être responsable du fait que son mur va être droit et qu’il ne va pas tomber sur la tête des gens.
Et bien même si notre Maçonnerie n'est plus que spéculative, elle demande pourtant la même responsabilité, ou alors il faut faire autre chose que de la Maçonnerie !

A chaque fois que nous faisons le signe, nous avons l’occasion de nous remémorer le serment que nous avons prêté. Si nous acceptons de prêter ce serment, si nous acceptons de faire ce signe, pour réitérer ce serment, si nous acceptons de créer et d’évoluer dans un espace sacré, et bien il faut en être digne et en être responsable.

Bibliographie:


The mediaeval mason
Douglas Knoop and G. P. Jones
Manchester, University Press, 1933.

The Freemason at Work,
Harry Carr, 1976

AQC 74 – 1961
The Obligation and its Place in the Ritual Carr

AQC 100 – 1987
The Penalties in the Masonic Obligations
Mendoza

AQC 42 - 1930
Gild Resemblances in the Old MS Charges
Knoop

AQC 24 1911 The Minute Book of the Aitcheson’s Haven Lodge, 1598-1764
1598-1764.
Wallace-James

History of the Lodge of Edinburgh (Mary's Chapel) No.1.
Embracing an Account of the Rise and Progress of Freemasonry in Scotland
Murray Lyon Blackwell, 1873

Freemasons' Guide and Compendium,
Bernard E. Jones, 1950, 1956

Notes sur le serment.
Renaissance Traditionnelle N°1 Janvier 1970
René Guilly

* Cette conférence a été donnée le jour de l'élection du Pape François

Source : http://www.rudyard-kipling.fr/

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Les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers

21 Septembre 2014 , Rédigé par Evangile selon St Matthieu Publié dans #spiritualité

Jésus disait cette parabole : 
« le Royaume des cieux est comparable au maître d'un domaine qui sortit au petit jour afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d'accord avec eux sur un salaire d'une pièce d'argent pour la journée, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d'autres qui étaient là, sur la place, sans travail. Il leur dit : 'Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est juste.' Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d'autres qui étaient là et leur dit : 'Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?' Ils lui répondirent : 'Parce que personne ne nous a embauchés.' Il leur dit : 'Allez, vous aussi, à ma vigne.' 
Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : 'Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.' Ceux qui n'avaient commencé qu'à cinq heures s'avancèrent et reçurent chacun une pièce d'argent. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d'argent. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : 'Ces derniers venus n'ont fait qu'une heure, et tu les traites comme nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur !' Mais le maître répondit à l'un d'entre eux : 'Mon ami, je ne te fais aucun tort. N'as-tu pas été d'accord avec moi pour une pièce d'argent ? Prends ce qui te revient, et va -t'en. Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi : n'ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien ? Vas-tu regarder avec un œil mauvais parce que moi, je suis bon ?' 
Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »

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Sagesse, Force et Beauté

20 Septembre 2014 , Rédigé par X Publié dans #Facebook

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Brian Boru : roi d'Irlande et grand guerrier

19 Septembre 2014 , Rédigé par X Publié dans #Rites et rituels

Les effets néfastes des invasions vikings sur l'Église d'Irlande ne doivent pas être exagérés, puisque les centres monastiques de cette dernière, par ailleurs extrêmement politisée, pâtissaient autant des saccages causés par les rivalités des rois irlandais que par les assauts de ces Vikings.

Les "hommes du Nord", ainsi qu'ils se désignaient eux-mêmes, apportèrent à la vie irlandaise de nombreuses et positives contributions. Ils fondèrent les premières villes, initièrent les Irlandais à l'usage de la monnaie et à leurs techniques navales supérieures. Certains de leurs établissements se transformèrent en villes florissantes qui développèrent le commerce de l'île et firent connaître nouveaux styles et nouveaux décors à ses artistes et ses artisans. Dublin devint l'un des ports les plus prospères d'Europe occidentale.

Les hommes du Nord gouvernaient en général l'arrière-pays de leurs cités, ce qui les conduisait à supplanter certains petits royaumes locaux. Leur suprématie sur le Munster contribua peut-être au déclin de la dynastie régnante des Eôganachta au profit des chefs des Dal Cais, qui contrôlaient la région stratégique du bassin inférieur du Shannon. Le premier de ces rois qui parvint à un réel pouvoir fut Cennétig mac Lorcàin, roi de Thomond (le nord du Munster) à sa mort en 951. Lui succéda son fils Mathgamain, qui imposa sa loi à l'est du Munster et aux Vikings de Limerick et Waterford. Lorsque Mathgamain mourut en 976, son frère Brian Boru monta sur le trône. On le considère comme le plus grand des hauts-rois d'Irlande.

Brian se hissa rapidement sur la plus haute marche du pouvoir, éclipsant les Eoganachta, ses rivaux, pour se proclamer roi du Munster tout entier. Il représentait dès lors une menace pour le haut-roi d'Irlande en titre, Màel Sechnaill mac Domnaill, de la tribu des Ui Néill du Sud, qui le reconnut roi de la moitié Sud de l'Irlande (Leth Moga), en 997, avant de se soumettre, en 1002. Brian entreprit, à partir de 1005, d'asseoir sa souveraineté sur l'île en se couronnant "empereur des Irlandais". La révolte des hommes du Leinster et des Vikings de Dublin, auxquels se joignirent d'autres Vikings de Man et des îles occidentales, provoqua en 1014 la bataille de Clontarf, grande victoire pour Brian Boru... qui y périt cependant.

Il laissait une oeuvre considérable. L'Irlande du début de l'époque médiévale ne possédait pas de monarque capable de régner sur l'île tout entière ; les Ui Nèill, qui en dominaient la moitié nord (Leth Cuinn) parvenaient souvent à contraindre les différents rois de province à se soumettre. Brian Boru, en se couronnant haut-roi de toute l'Irlande, mit fin au monopole des Ui Néill sur le titre. D'autres, au cours des générations suivantes, tentèrent de suivre son exemple, mais aucun ne réussit à l'égaler.

CHRONOLOGIE

La relative prospérité de l’Irlande ne peut que susciter l’intérêt des Vikings. Leurs razzias vont bientôt terroriser le pays, dont les chefs sont incapables d’assurer la protection, et entamer la richesse des monastères insulaires, cibles privilégiées des hommes du Nord. Mais en s’installant puis en s’assimilant progressivement à la population locale, les Norvégiens et les Danois ne tardent pas à tisser des réseaux commerciaux maritimes qui ajoutent à la prospérité d’une économie jusqu’alors largement pastorale. Dublin devient, en ces temps obscurs, l’un des ports les plus actifs d’Europe occidentale.

795 : Première apparition des Vikings qui attaquent notamment Iona. Chaque printemps marque bientôt le retour de ces raids de pillage, avant que les pirates ne fondent des bases permanentes, points de départ de fructueuses expéditions vers l’intérieur. L’infériorité de l’armement, le manque d’unité politique et la rivalité entre les O’Neill de Tara au nord et les Eoghan de Cashel au sud ont raison de toute velléité de résistance de la part des populations gaéliques. La crainte s’empare de l’ensemble de la population, comme de ce moine qui écrit : "Le vent est farouche cette nuit. Du moins les guerriers sauvages de Norvège ne courront pas les mers d’Irlande."

806 : Les moines d’Iona abandonnent leur île, trop exposée aux pillards, pour Downpatrick et Kells.

830 : Torgeist, un chef norvégien, saccage Armagh.

841 : L’une des bases d’opération des Norvégiens, située près d’un gué de branchages sur la Liffey, devient Dublin. Les Vikings sont ainsi les fondateurs des villes dont l’Irlande était jusqu’alors entièrement dépourvue. Dans les années suivantes naissent Waterford à l’embouchure de la Suir, Cork près de l’embouchure de la Lee, Limerick près de celle du Shannon…

848 : Mael-Sechnaill, haut-roi (ard ri) d’Irlande, écrase une armée viking à Forach dans le comté de Meath.

IXe siècle : Formation d’alliances généralement peu durables entre les roitelets locaux et les Scandinaves, marquant un premier pas vers la fusion. C’est à cette époque que s’élèvent les fameuses tours rondes en pierre, qui servaient sans doute d’abri et de réserve en cas d’attaque.

900 - 908 : Cormac Mac Culinan, roi-évêque de Cashel, rédige le plus ancien dictionnaire comparé européen de langue vernaculaire.

902 : Les Vikings sont chassés de Dublin avant de s’y établir de nouveau quelques années plus tard.

908 : Bataille de Belach Mughna qui voit la victoire des O’Neill de Tara au nord sur les Eoganachta de Cashel au sud.

914 : Seconde vague d’invasions vikings, davantage concentrée dans le sud, autour de Waterford.

967 : Brian Boru, roitelet d’un tuath du Munster, chasse les Danois de Limerick avec l’aide de son frère, Mahon.

976 : Brian Boru devient roi de Cashel et entreprend la conquête du Leinster.

999 : Brian Boru défait les hommes du Leinster à Glenn Mama.

1002 : Brian Boru oblige le ard ri Malachy II à lui céder la dignité suprême, avant de se proclamer "empereur des Irlandais". Pour la première fois depuis cinq siècles, la couronne de ard ri échappe à la famille des O’Neill.

1014 : L’épouse répudiée de Brian Boru forme une coalition contre lui. Profitant de ces querelles internes, les Danois débarquent en Irlande, dans l’idée de mettre un terme à la tentative d’unification qui menace la sécurité de leurs bases. La bataille de Clontarf, le 23 avril, marque la défaite des Scandinaves et de leurs alliés du Leinster. Mais Brian Boru est assassiné dans sa tente par un fuyard au moment du triomphe. Désormais néanmoins, les hommes du Nord n’allaient plus constituer une menace et allaient progressivement s’assimiler à la population irlandaise.

1014 - 1022 : Les O’Neill reprennent le titre d’ard ri.

1022 - 1103 : Les descendants de Brian Boru, les O’Brien, occupent la dignité de hauts rois, toujours disputée avec les O’Neill et les O’Connor, rois du Connaught. La confusion politique la plus totale règne en Irlande jusqu’en 1070, aucun roi de province ne réunissant assez de puissance pour soumettre ses ennemis et rendre quelque légitimité au trône.

1052 : Le roi du Leinster chasse le dernier roi scandinave de Dublin, qui devient la capitale effective du pays, en supplantant définitivement Tara.

1072 - 1086 : Le petit-fils de Brian Boru revendique la royauté suprême.

Source : http://www.theatrum-belli.com

Commentaire : l’histoire de Brian Boru est utilisée dans le rituel de l’Order of Eri un side-degree. Un de mes ancêtres O’Kelly a pris part à la bataille de Clontarf en 1014.

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Marque, Arche Royale, Cryptiques... Aperçu sur les 'Side Degrees' de la Maçonnerie Anglo-saxonne.

18 Septembre 2014 , Rédigé par Philippe R. et Philippe M. Publié dans #hauts grades

Le propos de cet exposé est de vous présenter un "survol" des systèmes maçonniques pratiqués en Angleterre -au-delà des 3 premiers grades.
Nous nous limiterons à l'Angleterre, même si nous serons parfois amenés à parler de l'Irlande, de l'Ecosse, de la France ou d'autres orients encore.
Nous ne pourrons pas aborder ici les spécificités de toutes ses constitutions qui sont parfois très différentes. Tous les systèmes possèdent un ensemble de grades au-delà des 3 premiers. Comme si le génie maçonnique d'un rite ne pouvait se satisfaire de 3 grades pour s'exprimer...

- RER continue avec MESA, Ecuyer Novice, CBCS et plus...
- Rite Français possède 4 voir 5 ordres après les 3 premiers grades
- REAA : 33 degrés
- Memphis Misraïm peut monter jusqu'à 99 grades. Champion toutes catégories !
- Rite Swendenborg : 6 grades
- Rite Suédois : 12 grades
- Rite Brésilien (!) : 33 degrés
...
L'Angleterre, comme les autres pays possède aussi des systèmes maçonniques "beyond the craft" (titre d'un best seller de Keith Jackson sur le sujet + Delving Further Beyond the Craft du Rev. Neville Barker Cryer).
En Angleterre on ne parle pas de Hauts Grades, c’est une expression qui est typiquement continentale, d’ailleurs les anglais eux-mêmes lorsqu’ils parlent de nos Hauts Grades (le plus souvent ceux du REAA), ils parlent de High Degrees, mais pour les grades anglais au-delà du 3° grade, ils parlent d'additionnal degrees, d'extra-craft degrees, de side-degrees.
En fait le terme de 'side degrees' n’est pas le plus usité, mais en France le terme de side degrees a bien plu parce qu’il est assez explicite. Il montre bien que ces grades sont 'à côté' et non 'au-dessus'. C’est un concept que l’on n’a pas réellement en France, le concept de craft, c'est-à-dire de métier. Pour les anglais, la maçonnerie, ce sont les 3 premiers grades et les 3 premiers grades seulement ! Et les anglais ont un terme pour cela : The Craft. Le Métier. Le reste c’est 'beyond the Craft', au-delà du Métier !
Tous ces grades sont des grades complémentaires qui viennent abonder, éclairer les 3 premiers grades, et qui en tout cas ne se situent pas au dessus ! C’est un concept qui est important à retenir parce qu’il détermine une véritable différence dans la manière d’aborder ces grades entre l’Angleterre et les pays anglo-saxon en général et le continent.
D'ailleurs, à leurs débuts, tous les hauts grades que nous connaissons n'étaient pas si 'hauts', ils n'ont été 'rangés' ainsi, parfois de façon très arbitraire, qu'au XIX° siècle pour la plupart.
Le XVIII° siècle a été très prolifique en création de grades, car c'est à ce moment que la plupart de ces grades sont apparus. Ils se sont ensuite solidifiés au cours du temps et ont souvent ensuite « intégré » un système - ou plusieurs. Alors pourquoi une telle floraison de grades à ce siècle ?
En fait, pour la plupart de ces grades, il ne s'agit pas d'inventions à proprement parler mais plutôt d'émergences de pratiques différentes, de légendes qui n'ont pas été retenues par les systèmes du moment et qui se constitueront en grades pour pouvoir exister.
En Angleterre au XVIIIème donc, comme partout où la maçonnerie s'est installée (France, Allemagne, toute l'Europe, mais aussi les Etats-Unis), les grades vont fleurir.
Mais il va falloir compter avec une composante qui va aller grandissant dans le siècle:
La « Grande logisation » de la Maçonnerie va créer des structures de pouvoir qui vont vouloir contrôler cette Maçonnerie. Quitte à ce qu'il y ait affrontement.
Ce sera le cas avec les Grandes Loges des Antients et les Modernes qui s'affronteront pendant près de 70 ans. Retenons l'exemple de l'Arche royale: Les modernes s'opposeront farouchement à l'Arche Royale promue par les Antients, ce qui n'empêchera pas de nombreux grands officiers des modernes à fréquenter des Chapitres de l'Arche Royale. Ce qui montre bien que cette réprobation est plus affaire de contrôle et de pouvoir qu'un problème purement maçonnique. Les pratiques « différentes » vont forcément avoir de plus en plus de mal à trouver leur place.
Et cela va être encore moins facile avec l'arrivée du Duc de Sussex, grand architecte de l'union de 1813 au poste de Grand Maître de la Grande Loge (désormais) Unie d'Angleterre qu'il mènera d'une main de fer durant 30 ans.
Cette Union des deux Grandes Loges de 1813 va avoir non seulement une influence profonde sur les grades bleus anglais, mais aussi sur tous les autres grades pratiqués en dehors des 3 bleus.
Relisons l'article 2 des Articles de l'Union de 1813,
"La pure et Ancienne Maçonnerie consiste en trois grades et pas plus, c'est à dire ceux d'Apprenti Entré, de Compagnon du Métier et de Maître Maçon y compris l'Ordre Suprême de la Sainte Arche Royale. Cet article n'a pas pour intention d'empêcher une Loge ou un Chapitre de tenir une réunion à quelque grade que ce soit des Ordres de Chevalerie selon avec les constitutions des dits Ordres."
Voici un article qui paraît très consensuel, dans la mesure
où l'on intègre par un tour de passe-passe rhétorique, l'Arche Royale aux 3 premiers grades et semble autoriser la pratique des grades chevaleresques.
La réalité est toute autre.
Si l'Arche Royale va effectivement bénéficier d'un régime de faveur, tel ne va pas être le cas des autres grades. En lisant bien cet article, on y voit bien que ceux-ci ne font pas partie de « la pure et ancienne Maçonnerie »Mais ce qui n'est pas dit, c'est que le Duc de Sussex a décidé de les mettre sous le boisseau. Comment ?
Simplement en devenant (aussi) le Grand Superintendent of the Grand Conclave of Knights Templar et en ne réunissant ce Grand Conclave qu'une fois en 30 ans. D'autre part, en plaçant des hommes à lui partout ou cela était possible pour contrôler la plupart des autres grades. Pourquoi ?
La manœuvre de Sussex est claire
1/ Après plus de 60 ans de luttes fratricides entre le 2 Grandes Loges rivales et des négociations à n'en plus finir pour arriver à un accord, il n'est pas question, maintenant que la Maçonnerie a retrouvé une unité, de perdre quelque contrôle que ce soit sur tout ce qui s'y passe. Sussex aura donc toutes les manettes en main. Toutes.
2/ En ce début de XIX° siècle, l'heure est au rassemblement. Le Royaume Uni a vu le jour en 1801 et regroupe désormais l'Angleterre, le Pays de Galles, l'Ecosse et l'Irlande. Une union difficile mais enfin réalisée.
Par ailleurs, grâce à son empire colonial, le Royaume-Uni devient la nation la plus puissante au monde.
Nous avons donc d'un côté, un royaume fraîchement uni regroupant, anglicans, presbytériens et catholiques, tous chrétiens, mais avec des interprétations parfois tout à fait différentes du Nouveau Testament. De l'autre, un Royaume en pleine expansion coloniale, englobant sous sa bannière juifs, musulmans, sikhs, bouddhistes et hindouistes.
Il n'est pas question que la Maçonnerie puisse être un ferment de désunion. Au contraire.
Sussex va donc à la fois « déchristianiser » les rituels partout ou il le peut et couper les ailes de tous les grades « indéchristianisables » comme bien sûr les grades chevaleresques (mais aussi ceux du REAA dont il demandera et obtiendra une patente française pour la Grande Bretagne. Il la laissera de même en sommeil)
Les références maçonniques seront désormais partout exclusivement vétéro testamentaires, ceci étant plus acceptable par tous.
Et on insistera sur la croyance en un Grand Architecte « indenominational », ouvrant ainsi la porte des loges à toutes les composantes du Royaume-Uni et de son Empire.
Quand le Duc de Sussex décédera en 1843, il laissera une Maçonnerie anglaise forte et unifiée. Comme il la voulait.
Le comte de Zetland qui lui succèdera à la Grande Maîtrise (pendant 26 ans) conservera globalement une ligne fidèle à son prédécesseur, mais la Maçonnerie anglaise étant désormais plus solide, elle était prête à laisser un peu de place aux nombreux grades qui vont désormais s'organiser en structures indépendantes, sous le regard désormais bienveillant (mais toujours vigilant) de la Grande Loge Unie d'Angleterre.
Après ce bref rappel historique, nous allons « passer en revue » rapidement les principaux side-degrees présents en Angleterre.

L'Arche Royale

Et nous allons commencer par le moins « side-degree » des « side-degrees »: L'Arche Royale.
Il est le moins « side-degree » des « side-degrees » parce que, comme le dit l'article 2 de l'Union de 1813: « La pure et Ancienne Maçonnerie consiste en trois grades et pas plus, c'est à dire ceux d'Apprenti Entré, de Compagnon du Métier et de Maître Maçon y compris l'Ordre Suprême de la Sainte Arche Royale. »L'Arche Royale est en effet à la fois « en dedans » et « en dehors » des 3 grades bleus.
Comment est-ce possible ?
Pour mieux comprendre, il faut à la fois en savoir plus sur ce grade lui même et ses sur sources.
L'Arche Royale est aujourd'hui le corps maçonnique anglais le plus puissant après la GLUA avec plus de 100 000 membres.
Les locaux du Suprême Grand Chapter of Royal Arch Masons of England se trouvent au 60 Great Queen St à Londres, c'est à dire au même endroit que ceux de la GLUA , le numéro de téléphone est le +44 20 7831 9811, c'est à dire le même que celui de la GLUA. Le 1er Grand Principal est le Prince Edward George Nicholas Paul Patrick, Duke de Kent, Grand Maître de la GLUA
Le Pro. 1er Grand Principal est Peter Geoffrey Lowndes, Pro Grand Master de la GLUA.
Le Grand Scribe Esdras est Nigel Brown, Grand Secrétaire de la GLUA...
Je m'arrête là...
Contrairement à beaucoup d'autres constitutions qui demandent aux nouveaux compagnons d'être Maîtres Maçons de la Marque, voire aussi Passé-Maître, voire aussi Excellent Maître (passage des voiles), les qualifications pour devenir Compagnon de l'Arche Royale en Angleterre se limitent à 4 semaines révolues de Maîtrise. Ce qui rend ce grade forcement très accessible.
Ce n'est pas innocemment que les Anglais placent l'Arche Royale dans la continuité immédiate du 3° grade. L'Arche Royale est en effet pratiquée comme le « prolongement » du 3° grade, puisque l'on y retrouve ce que l'on a perdu au 3° grade...
Quel est l'argument de ce grade ?
Nous sommes pendant la construction du 2° Temple, après l'exil à Babylone. Le candidat, parvenu à Jérusalem va participer aux travaux et faire une importante découverte.
Selon la légende de Philostorge (arianiste) auteur « histoire ecclésiastique »
Le chapitre est dirigé par un ensemble de 3 principaux représentant Zorobabel, le Roi, Aggée, le Prophète et Josué, le Grand Prêtre.
Il s'agit certainement de l'une des plus belles cérémonies de tout le corpus maçonnique anglais. Ce n'est pas pour rien que Laurence Dermott, l'auteur d'Ahiman Rezon (les constitutions des Ancients) dira de l'Arche Royale: « qu'il croit profondément qu'elle est la Racine, le Cœur et la Moelle de la Franc-maçonnerie » (which I firmly believe to be the Root, Heart, and Marrow of Free-Masonry) Ce n'est pas pour rien que les Antients défendront bec et ongles l'Arche Royale pendant près de 70 ans en Angleterre, quitte à devoir créer une Grande Loge rivale...
Alors justement, d'où nous vient cette Arche Royale ?
Nous n'en entendons parler en Angleterre que sur la fin des années 1740, et par ceux qui, justement, formeront plus tard la Grande Loge des Ancients avec comme principal reproche le fait que la Grande Loge qu'ils appelleront des « Modernes » ne pratiquait pas l'Arche Royale.
Un grand nombre de ces maçons non-intégrés à Grande Loge de Londres (Laurence Dermott en tête) sont d'origine Irlandaise. C'est donc de ce côté que nous avons tendance à aller chercher des origines possibles à notre Arche Royale. Il semble en effet que ces maçons Irlandais ne retrouvaient pas à Londres les pratiques qu'ils connaissaient en Irlande.
Quelle était donc cette pratique Irlandaise ?
Philip Crossle, Past Senior Grand Deacon de la Grand Loge d'Irlande dans "The Irish Rite" Address to The Manchester Association for Masonic Research, publié le 31 mars 1927 avance la théorie suivante :
si l'on pratique en Irlande dès les années 1730 un système à 3 grades - Apprenti, Compagnon, Maître - ces mots ne recouvrent en fait pas les mêmes contenus que les grades anglais. En effet, le grade d'apprenti Irlandais inclurait les grades d'apprenti et compagnon anglais, le grade de compagnon serait celui de Maître et celui de Maître comprendrait en fait l'installation secrète, l'Arche Royale et un groupe de grades le Red Cross of Constantine.
Voici une théorie qui explique tout, enfin et qui a été beaucoup reprise il y a peu, comme si on la redécouvrait.
Voilà donc une théorie qui explique tout.
Une théorie que l'on retrouve un peu partout en France depuis ces dernières années, même dans les revues que l'on croyait les plus sérieuses. Le problème est que l'on ne vous dit jamais que cette théorie a été immédiatement controversée dès 1930 par John Heron Lepper, dans AQC n° 42 .
Et John Heron Lepper n'est pas n'importe qui. Il est Fondateur et Passé-Maître de la Loge de Recherche CC de la Grande Loge d'Irlande, LA Loge de Recherche Irlandaise mais il est aussi le cosignataire avec ce même Philip Crossle de « The History of the Grand Lodge of Free and Accepted Masons of Ireland » publié en1925. Il connait bien Crossle et démonte dans cet article des AQC ses théories en dénonçant le fait que Crossle ne s'appuie sur aucun document et qu'il ne fait que bâtir sur des suppositions et des supputations. Il faut bien reconnaître que lorsque l'on lit l'article de l'article de Crossle, on ne trouve rien de concret venant étayer les constructions mentales de celui-ci. J'avoue avoir été déçu de voir « s'envoler » cette théorie que je trouvais aussi très séduisante. Il est dommage que certains aient propagé cette théorie en France sans avoir été jusqu'au bout des recherches possibles... J'’en parlais avec Patrick tout à l’heure « Il faut nous remettre en contact avec nos amis Irlandais des loges de recherche parce que là il reste vraiment beaucoup de travail à accomplir sur ces sujets ! »
Bref, les sources de l'Arche Royale ne semblent pas encore vraiment découvertes...

La Maçonnerie de la Marque
Passons à un autre « side-degree» qui a connu une belle carrière (sans jeu de mot) en Angleterre: La Maçonnerie de la Marque.
La Marque, c'est aujourd'hui 45 000 membres en Angleterre.
Et le Grand Maître est... le Duc de Kent.
Signalons aussi que The Grand Lodge of Mark Master Masons of England and Wales and its Districts and Lodges Overseas abrite en ses locaux de nombreux autres « side-degrees»:
Order of The Secret Monitor, Allied Masonic Degrees, Knights Templar, Royal & Secret Masters, Knights beneficent of The Holy City, Scarlet Cord, Red Cross of Constantine, Royal Order of Scotland, Knight Masons et bien sûr aussi les Royal Ark Mariners qui est un grade conféré en Angleterre par La Marque, mais nous verrons cela plus tard.
Comme le dit très justement John Oakley-Smith, DPGM de la Province of Hertfordshire: « La GLUA encourage les Maîtres Maçons à compléter leur 3° grade par l'exaltation à l'Arche Royale; elle ne fait aucune suggestion concernant le fait qu'un compagnon devrait compléter son 2° grade par un avancement à la Marque. Malgré tout, nous espérons que tous les Maîtres maçons voudront le faire car c'est simplement un accident de l'histoire qui fait qu'en Angleterre et au Pays de Galles, celui qui est exalté à l'Arche Royale n'a pas reçu précédemment le grade de la Marque. »
Oui, le Grade de la Marque est bien positionné comme un complément du 2° grade.
D'ailleurs, en Ecosse, il est pratiqué en loge bleue, comme complément du grade de compagnon.
D'ailleurs, il faut dire aussi que la Marque a failli être intégrée à la GLUA.
En effet, en mars 1856 (quelques années après le mort de Sussex), la Grande Loge présenta une motion disant que la Marque pourrait être « un bon complément du Grade de Compagnon du Métier », malheureusement à la session de juin, la motion ne fut pas adoptée.
Une Grande Loge des Maçons de la Marque fut donc crée ce même mois de juin.
La Marque plonge ses racines dans les plus anciennes pratiques de la Maçonnerie.
On trouve des Marques de Maçon sur de très nombreux monuments, partout en Europe. Elles servaient à identifier celui qui avait taillé la pierre.
Dès 1598, William Schaw, Maître des Travaux du roi Jacques VI d'Écosse, qui va organiser les loges Ecossaises, note dans les fameux statuts qui portent son nom (article XIII):
« Le jour de la réception dudit Compagnon du Métier où Maître sera dument enregistré son nom et sa marque, ils seront inscrits dans le livre avec les noms de six qui l'ont admis et des apprentis entrés. »
Robert Moray premier initié connu en FM Initié en le 20 mai 1641 alors qu'il est général. Sur le sol anglais (Newcastle) mais par une délégation de la Loge d'Edimbourg.
Scientifique écossais. Il a aussi été diplomate, espion, et philosophe. L'un des fondateurs de la Royal Society Enterré Abbaye de Westmister. Marque pentagramme agapè. Il la conservera sa vie durant.
Il faudra pourtant attendre 1758 pour apparaisse au détour d'un réglement de la Loge Doric Kilwinning, un article mentionnant les coûts « d admitted’ an ‘Entrid Apprentice’, ‘passint to a felow Craft’, ‘Raising to Master’ and ‘made a Mark Master’ »
En 1769, les procès verbaux du Chapitre de l'Arche Royale Poenix de Portsmouth mentionnent clairement une réception à la Marque
« Le Grand Maître Provincial ayant récemment reçu la Marque a fait des frères Maçons de la Marque et Maîtres de la Marque. Et chacun a choisi sa Marque. Il nous a aussi enseignéla manière d'écrire en chiffres qui est utilisée à ce grade... »
Remarquons que les deux grades de la Marque sont déjà présents.
Le rituel de la Marque pratiqué aujourd'hui est un rituel qui conserve des aspects très opératifs. Le candidat est chargé de tailler sa pierre. La cérémonie est vraiment étonnante.
L'un de ses intérêts est de ne pas avoir été trop déchristianisé et ses racines chrétiennes transparaissent souvent clairement.

Royal Ark Mariner.

Comme nous le disions plus haut, en Angleterre, spécifiquement, la Marque confère aussi le Grade de Royal Ark Mariner. Chaque loge de RAM est d'ailleurs souchée sur une loge de la Marque et en porte aussi le nom. Le thème de ce grade développe l'histoire de Noé et de son Arche. Je dois signaler que la légende noachite est très ancienne. La légende très proche de celle d'Hiram est mentionnée dès 1723 dans le manuscrit « Graham ». Il témoigne déjà de l'existence d'une légende présentant plusieurs points communs avec la légende d'Hiram, mais c'est alors Noé qui y tient la place centrale. Il y est notamment question d'une perte consécutive à son décès ainsi que de la tentative de ses trois fils de relever son corps.
La première mention du grade est attestée en 1790 dans les comptes rendus d'une réunion tenue à Bath.
Un Grand Master's Royal Ark Council a été créé en 1872, sous la protection de la GL de la Marque

Les Grades Cryptiques

Ces grades étaient déjà pratiqués « confidentiellement » en Angleterre dès la fin du XVIII° siècle mais le Grand Conseil n'a été créé en qu'en 1873 en vertu d'une charte émise par le Grand Conseil de New York. Le grade est administré depuis le Mark Masons’ Hall, à Londres.
Ces grades Cryptiques connaissent un véritable succès en Angleterre.
Les candidats doivent être à la fois Maître de la Marque et Compagnon de l'Arche Royale.
Cet ordre délivre 4 grades illustrant tous des épisodes bibliques se situant entre 974 et 534 avant JC. Ils se situent entre l'épisode de la Marque (1° temple) et l'Arche Royale (2° temple)

1. Select Master
Le grade s'attache aux mesures prises par les Trois Grands Maîtres pour préserver les secrets authentiques du Maître Maçon.
2. Royal Master
Fait référence aux tentatives d'un certain compagnon du métier pour obtenir les secrets. Peu de temps avant sa mort, Hiram Abif explique qu'avec de la patience et de l'industrie, il sera, en temps voulu, de les recevoir. Ce discours est considéré comme l'un des plus beaux moments de rituel maçonnique.

3.Most Excellent Master
L'achèvement du Temple et l'installation de l'Arche de l'alliance dans le Saint des Saints.
4. Super Excellent Master
La destruction du premier temple par Nabuchodonosor et l'enterrement des secrets sous les décombres.

The Secret Monitor or Brotherhood of David and Jonathan

Ce grade est basé sur l'amitié remarquable entre David et Jonathan.
Il est peut-être originaire d'Écosse, a été développé à New York, puis il est revenu en Grande Bretagne et en Angleterre à la fin du 18ème siècle.
Pendant un temps, le grade dépendait du Grand Conseil des Grades Maçonniques Alliés, mais en 1931 le Grand Conseil de l'Ordre du Moniteur Secret prit son indépendance. L'Ordre est administré à partir de Mark Masons’ Hall. Les candidats doivent être maîtres maçons de bonne réputation. L'ordre vit en ce moment un problème d'homonymie avec David et Jonathan qui est un mouvement chrétien homosexuel.

Allied Masonic Degrees

Le Grand Conseil de l'Ordre des Grades Maçonniques Alliés a été créé dans les années 1870 et le siège est à Mark Masons’ Hall. Le but était, pour plusieurs grades peu pratiqués, d'unir leurs forces dans un même ordre.
Depuis 1931, l'Ordre délivre 5 grades:

1. St. Lawrence the Martyr: Ce grade apprend la valeur de la force et de l'humilité face à l'adversité comme en témoigne le martyre de Saint-Laurent.
2. Knight of Constantinople. Le grade se déroule sous le règne de l'empereur Constantin le Grand. Il enseigne les vertus de l'humilité et de l'égalité.
3. Grand Tilers of Solomon or Masons Elect of Twenty-seven. Ce grade présente une certaine similitude avec le grade Cryptique de Select Master. Il met en garde contre les dangers de la négligence et du jugement hâtif.
4. The Red Cross of Babylon. Ce grade est probablement l'un des plus anciens, début XVIII ème vraisemblablement. (Voir plus haut). Il est profondément mystique et est généralement associé à l'Arche Royale. Il souligne l'importance de la fidélité, de l'intégrité et de la Vérité.
5. The Holy Order of the Grand High Priest. est aussi un grade ancien (du même type que la Red Cross of Babylon) et est aussi étroitement associé à l'Arche royale. La cérémonie est dramatique et il est d'une nature profonde et spirituelle.
Les candidats à l'Ordre doit être à la fois Maîtres de la Marque et Compagnons de l'Arche Royale.

The Operatives : The Worpshipful Society of Free Masons, Rought Masons, Walkers, Slators, Paviors, Plainsteres, and Bricklayers


Cette « société » a une histoire des plus étonnantes.
En 1909, Clémént Stretton, maçon très actif de la GLUA, annonça avoir été admis en 1867, soit 4 ans avant son initiation, dans une loge entièrement opérative et secrète.
Cette société en serait la continuation.
Le rituel est plus archaïque que celui de la Maçonnerie symbolique,
Il contient des instructions pratiques qui lui donnent forcément une couleur opérative.
Il y a 7 degrés, à savoir :

I ,Indentured Apprentice (apprenti sous contrat )
II, Fellow of the Craf;
III, Super-Fellow, Fitter & Marker (monteur et marqueur);
IV, Super-Fellow, Fitter & Marker (Monteur poseur);
V, Intendent, Overseer, Super Intendent & Warden;
VI, Passed Master;
VII, Master Mason dont trois sont Grand Maîtres Maçons.


Un candidat à la Société doit être maître maçon, un maître maçon de la Marque et Compagnon de l'Arche Royale.

Knights Templar : the United Religious, Military and Masonic Orders of the Temple and St. John of Jerusalem, Palestine, Rhodes and Malta, of England and Wales and Provinces Overseas


L'Ordre, originaire de France, est actif en Angleterre depuis 1777.
Il s'organisera en Grand Conclave dès 1791. Mais (voir plus haut) le Duc de Sussex en prenant le contrôle, il connaitra une période de sommeil pendant presque 30 ans. Il survivra grâce à la persistance de quelques irréductibles Perceptories.
L'Ordre se compose de deux degrés :

Knights Templar et Knights of Malta.

 Le candidat au premier grade est dans la position d'un pèlerin voyageant symboliquement à travers les difficultés et les dangers jusqu'à ce qu'il soit reçu comme un chevalier.
Ce grade enseigne l'humilité et demande instamment au candidat de vivre sa vie comme un chevalier chrétien. Le second grade se déroule au moment où les chevaliers venus de Palestine atteignent leur dernière demeure à Malte. Les enseignements insistent sur leurs vertus chrétiennes. Les cérémonies sont très spectaculaires et l'apparat des vêtures rajoutent à la solennité.

CBCS : Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte : Knight Benevolent of the Holy City

Une forme de Régime Ecossais Rectifié existe bel et bien en Angleterre. L'ordre est évidemment assez « confidentiel », mais présent.
Il délivre les grades de :

Scot. Master of St Andrew
Perf. Master of St Andrew
Squire Novice
Knight Benevolent of the Holy City.

Il faut être Knight Templar pour être reçu à ces grades.

Holy Royal Arch Knight Templar Priest : Ordre des Chevaliers Prêtres du Temple et de la Sainte Arche Royale

Le siège de l'Ordre est à York d'où il administre l'Ordre en Angleterre, Ecosse, Pays de Galles, des parties de l'Europe, le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et bien d'autres parties du Commonwealth et l'Amérique du Sud.
L'ordre est un ordre chrétien et le candidat doit être maître installé, Compagnon de l'Arche Royale et Chevalier du Temple. L'ordre réunit 30 grades, dont les plus anciens (irlandais) datent de la fin du XVIII° siècle. La plus grande partie des travaux réalisés dans les Tabernacles lors des cérémonies consiste en la lecture de l'Écriture.
La tenue de parade se compose d'une tunique blanche (la même que celle d'un chevalier du Temple), un manteau de couleur blanche et une mitre.

Red Cross of Constantine : Croix Rouge de Constantin

The Masonic and Military Order of the Red Cross of Constantine and the Orders of the Holy Sepulchre and of St. John the Evangelist.
Même si les grades pratiqués sont attestés des le début du XIXème siècle, l'ordre ne s'est formé qu'en 1865.
L'Ordre est un grade Chevalerie Chrétienne.
Les candidats doivent être maîtres maçons et Compagnons de l'Arche Royale.
Lors de leur installation, ils prennent part à la victoire miraculeuse de Constantin le Grand sur l' empereur Maxence et sa conversion ultérieure au christianisme. Le candidat découvre ensuite de la bannière de Constantin, après sa vision dans le ciel, Dès lors, il devient Chevalier de la Croix-Rouge de Constantin.
Le candidat est ensuite conduit dans un sanctuaire des Chevaliers du Saint-Sépulcre ou il assiste à la découverte de la vraie croix par sainte Hélène mère de Constantin dans la période entre la Crucifixion et de la Résurrection du Christ.
La dernière partie de la cérémonie concerne la découverte d'un livre d'une importance singulière et la formation des Chevaliers de St Jean l'Evangéliste, au moment de l'empereur romain Julien l'Apostat.

The Ancient and Accepted Rite : Rite Ecossais Ancien et Accepté - Rose+Croix

Le Suprême Conseil pour l'Angleterre et le Pays de Galles a été créé qu'en 1845 en vertu d'un brevet du Conseil suprême de la juridiction maçonnique du Nord des États-Unis d'Amérique.
Le rite se compose de 33 degrés mais seuls sont pratiqués les 18°, 30°, 31°, 32° et 33° degrés. Les degrés de 4 à 17 et de 19 à 29 sont donnés 'par communication'.
Les candidats doivent être chrétiens

Societas Rosicruciana in Anglia

La société est organisée en neuf grades.
Cette « société » est assez atypique en Angleterre. En plus de travailler les cérémonies, les membres sont invités à prendre une part active à la réflexion sur les grands problèmes de la vie. Ainsi, l'objet de la société est de rassembler des francs-maçons dans une optique philosophique d'érudition dans le sens le plus large.
L'admission à la société est limitée à des maîtres maçons qui croient dans les principes fondamentaux de la foi trinitaire chrétienne.

Royal Order of Scotland : Ordre Royal d’Ecosse

Le Royal Order of Scotland fait partie des plus anciens Ordres maçonniques. Sa pratique est attestée à Londres dès 1740 . La Grande Loge d'Edimbourg contrôle les 90 Grandes Loges provinciales situées dans de nombreuses régions du monde. L'Ordre a toujours proclamé que le roi des Ecossais en était le Grand Maître héréditaire.
Le Royal Order of Scotland compte deux grades, à savoir :

1. Le Heredom de Kilwinning, conféré par le Grand chapitre provincial.
2. Knighthood of the Rosy Cross (Chevalier de la Rose-Croix), conféré par la Grande Loge provinciale.

Le Royal Order of Scotland affirme que ses rituels sont restés inchangés depuis plus de 260 ans. Le rituel est récité presque entièrement sous forme de catéchismes qui riment.
L'adhésion à cet ordre chrétien ne se fait que sur invitation.
Le candidat doit être maître maçon depuis au moins cinq ans et être membre de la Rose-Croix et / ou la Croix-Rouge de Constantin et / ou des chevaliers du Temple.

Order of the Red Branch of ERI

Cet ordre dit être issu d'un ordre très ancien en Irlande patronné par les rois de l'Irlande
En fait, cet ordre a été composé par le très inventif Bro. John Yarker (1833-1913).
Il developpe 3 grades:

Man-at-Arms Esquire Knight

Le thème du grade et rattaché à l'histoire du héro Irlandais Brian Boru

Rite of Baldwin of Seven Degrees

Le rite de Baldwynn tient une position tout à fait particulière dans la maçonnerie anglaise puisqu'il n'est pratiqué qu'à Bristol.

Bibliographie:

- Rewiews -THE TRANSACTIONS OF THE LODGE OF RESEARCH No. 200 I.C.- by John Heron Lepper, AQC N°42 - 1930 - p.115

- Notes on Earliest References to Masonic Knights Templars Degree - Cameron - AQC N°16 – 1903
- The Degrees of Pure and Ancient Freemasonry. Robert Freke Gould. Ars Quatuor Coronatorum. Volume16. 1903
- The Origin of Additional Degrees - Tuckett - AQC N°32 – 1919
- The Age of the Mark Ritual - Rogers - AQC N°73 – 1960
- The Mark Degree - Newton - AQC N°77 – 1964
- Why the Royal Arch ? - Wells - AQC N°78 – 1965
- Ireland and the RA Degree - Parkinson - AQC N°79 – 1966
- The Royal Arch Story Biddle - AQC N°79 – 1966
- An Introduction to the “Allied Masonic Degrees” - Anon - AQC N°80 – 1967
- The Rise of the Additional Degrees - Seemungal - AQC N°84 – 1971
- The Relationship Between the Third Degree and the Royal Arch - Carr - AQC N°86 – 1973
- The Royal Arch in England, Ireland & Scotland – Differences - Haunch - AQC N°86 – 1973
- The Freemason At Work. Harry Carr. 1976. Lewis Masonic.
- The Degrees of Pure and Ancient Freemasonry. Robert Freke Gould. Ars Quatuor Coronatorum. Volume16. 1903
- What do you know about the Royal Arch ? By Neville Barker Cryer. Lewis Masonic 2002
- The Mark Degree By David MitchellLewis Masonic 2003
- The Knights Templar By Paul Ivison. 2007
- Rose Croix: A History of the Ancient and Accepted Rite for England by Brigadier A.C.F. Jackson. Lewis Masonic 190
- Marking Well; Essays on the Occasion of the 150th Anniversary of the Grand Lodge of Mark Master Masons By Andrew Prescott. Lewis Masonic 2006
- Beyond the Craft By Keith B. Jackson. Lewis Masonic 2005
- Delving Further Beyond the Craft by Neville Barker Cryer. Lewis Masonic 2009

Liens utiles:

Supreme Grand Chapter of Royal Arch Masons of England
Grand Lodge of Mark Master Masons
Order of the Secret Monitor
Allied Masonic Degrees
Grand Council of Royal and Select Masters of England
The Worpshipful Society of Free Masons, Rought Masons, Walkers, Slators, Paviors, Plainsteres, and Bricklayers
The United Religious, Military and Masonic Orders of the Temple
The Masonic and Military Order of the Red Cross of Constantine
The Supreme Council 33° of the Ancient and Accepted Rite for England
Societas Rosicruciana in Anglia
The Royal Order of Scotland
Rite of Baldwin

Source : http://www.rudyard-kipling.fr/Travaux-side-degrees-de-la-maconnerie-anglaise.html

Philippe R. et Philippe M.

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