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Hauts Grades

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REAA 32ème : allocution du Ministre d’Etat

18 Juillet 2014 , Rédigé par SCPLF Publié dans #hauts grades

Te voilà parvenu au grade où il est indispensable que la finalité de l'Ordre devienne pour toi une évidence claire.

Tu as dû te rendre compte déjà que ce n'est pas vers la pure contemplation, mais vers l'action, qu'il dirige ceux de ses adeptes auxquels il fait gravir ses degrés jusqu'à celui-ci.

Quelques explications, complémentaires de l'instruction qui vient de t'être donnée, sont nécessaires pour te bien faire comprendre en quoi consiste cette action et quels sont désormais tes devoirs et obligations.

Au 30ème degré, tu as reçu l'initiation dernière qui a fait de toi un Chevalier K , un Chevalier sacré. Tu as été consacré comme tel et armé du glaive flamboyant dont on t'a dit qu'il doit être entre tes mains comme la lance de Saint-Georges ou le caducée de Mercure et dont tu dois te servir de telle façon que ce que tu touches de sa pointe se range à tes côtés dans le combat que tu dois mener pour le triomphe des causes justes et nobles.

Ainsi as-tu été invité à l'action. Mais c'était à une action individuelle.

L'initiation à ce grade t'a introduit non pas dans un camp mais dans deux camps, le blanc et le noir, pour marquer que dans tes initiatives d'action, tu oscilles inévitablement entre deux espèces de moyens, ceux de la violence et ceux de la persuasion, et que, dans chaque cas, il te faut opter, voire réaliser un équilibre entre ces deux contraires.

Maintenant, il en va autrement. Ta réception comme Prince du Royal Secret ne comporte plus d'enseignement initiatique proprement dit. Tu viens d'être promu à un poste élevé dans un camp, un seul, un poste qui te crée des devoirs rigoureux et des obligations définies.

C'est à la conception et à l'exécution de l'action d'ensemble de l'Ordre que tu es désormais intimement associé. Il importe que tu en prennes conscience de la façon la plus claire.

Il ne s'agit plus seulement pour toi de mener ton combat isolément sous l'inspiration des principes enseignés aux K , mais de prendre un haut rang dans une armée et d'y assumer ta part de charges et de responsabilités.

Cette armée ne comprend pas que les Chevaliers du Royal Secret. On vient de te le dire, elle se compose de la totalité des membres de l'Ordre, répartis par degrés initiatiques et constituant, sur le plan de chaque degré, autant de phalanges auxquelles sont dévolues des tâches particulières en concordance avec le caractère et les enseignements du grade.

Cette armée a des objectifs. Tu as entendu dire précédemment et répéter au cours de la cérémonie qui vient de se dérouler que nous entendons entretenir vivante la Chevalerie Templière criminellement abolie par massacre il y a plus de six siècles.

La cause à laquelle nous demeurons inébranlablement attachés est celle qu'avait embrassée cette Chevalerie: la primauté de l'esprit, la culture et la défense de la pensée libre, la protection des faibles, le respect de la femme, l'avènement des êtres humains à la dignité, l'abolition des privilèges de toutes espèces, la lutte contre les sectarismes, les dogmatismes et les oppressions.

Pour servir cette cause, deux conditions sont indispensables: être, en esprit, un religieux, au sens le plus profondément humain et charitable, conscient d'être en concordance avec la loi universelle qui veut l'harmonie et le perfectionnement par l'évolution; être, en fait, un combattant en activité incessante, entièrement dévoué à la cause, payant de sa personne et de ses moyens de tous ordres.

Au vrai, et malgré la disparition de la Chevalerie Templière, cette cause n'a jamais cessé d'être servie de différentes façons plus ou moins occultes. A défaut d'armures, ce fut par les écrits. Lorsque les écrits furent interdits, on usa de la parole. Quand la parole fut bâillonnée, ce fut par la pensée et par l'exemple d'existences entières consacrées à son triomphe. Nombreux sont ceux qui l'ont fait au péril de leur vie ou de leur liberté.

Tels des germes emportés par le vent qui se sèment et se développent, les idées lancées et valorisées par ceux qui furent nos devanciers ont engendré des transformations qui furent les victoires de cette armée agissante bien que presque invisible.

Cinq coups de canon, nombre symbolique, devaient signaler les offensives de cette armée. Sur ces coups de canon, trois ont déjà été tirés qui marquèrent le déclenchement d'actions vigoureuses en faveur de l'émancipation de l'esprit.

Cependant, le combat continue. Deux coups de canon restent à tirer.

En effet, d'autres formes de la tyrannie sont apparues, naissant parfois des excès de ce qui, originairement, était bienfaisant, tant il est vrai que les mauvais instincts sont enracinés en l'homme et difficiles à extirper. Ainsi, la raison, grâce à quoi tant de progrès ont été accomplis, a été abusivement érigée en déesse non moins exigeante que les divinités anciennes, engendrant le rationalisme qui a comprimé et souvent étouffé de précieuses facultés intuitives. Associé à l'accroissement des connaissances issues de la science positive et les exploitant, le rationalisme a conduit à la naissance et au développement de la civilisation industrielle, technicienne et matérialiste où la notion et l'appétit de profit ont été substitués à la culture de l'esprit; qui a implanté chez les hommes la volonté de puissance, de puissance d'argent, de puissance économique, et des idéologies absolutistes qui ont suscité dans les nations des entreprises monstrueuses de domination accompagnées de criminel mépris des personnes humaines. La démocratie a souvent dégénéré en démagogie, amenant une tyrannie des masses qui s'oppose à la libération de l'esprit. Les prodigieux moyens modernes de diffusion de la pensée et des merveilleux fruits de la science, qui devaient servir l'exhaussement des intelligences, des cœurs et des consciences, ont été utilisés par les nouvelles puissances politiques, économiques et financières pour des publicités sordides dont

l'effet est de priver les hommes de l'occasion et du goût de penser, de leur dicter leurs divers comportements, de les dépersonnaliser en les acheminant vers un type standardisé et vers une nouvelle espèce d'esclavage.

Et cependant, la rapidité croissante des déplacements des hommes et des échanges de choses sur toute la planète, l'instantanéité des communications entre tous les points de la terre préparent cette unité de l'espèce humaine qui fut l'idéal sublime de nos devanciers.

Comment se fait-il que les progrès inouïs qui auraient dû rendre le genre humain rayonnant de gloire et de bonheur l'ont au contraire plongé dans une nouvelle obscurité où il est la proie de l'angoisse, où ne luit pas l'espérance, où il redoute chaque jour un holocauste qui marquerait sa fin ? N'est-il pas significatif qu'aucune église établie, aucune institution spirituelle ne se soit élevée, dès leur apparition, contre les armes atomiques, qu'aucun débat empreint de quelque noblesse n'ait eu lieu à leur sujet et qu'on n'en ait discuté qu'en termes stratégiques?

C'est parce qu'on s'est progressivement écarté d'une loi infrangible que nous devons, nous, inscrire en lettres d'or à notre frontispice:

"Il n'est d'évolution bienfaisante et valable que celle qui conduit l'accroissement de la spiritualité."

Une confusion, infiniment regrettable et pernicieuse, s'est établie, du fait des découvertes scientifiques et de leurs applications pratiques, entre les mots progrès et perfectionnement. Il n'est de perfectionnement qu'en profondeur, quand la nature humaine est améliorée par une grande emprise de l'esprit sur la vie physique. Or, les progrès dont on se montre si fiers ne sont que de surface, d'ordre matériel et n'intéressent que la vie physique. Ils ont accéléré son rythme jusqu'à le porter à une trépidation perturbante de l'équilibre mental; ils ont inoculé aux hommes une soif croissante de commodités et de jouissances et, loin de leur assurer plus de temps à consacrer à leur perfectionnement spirituel, ils les ont rendus impénétrables par l'esprit.

Car il ne faut pas tenir pour des acquisitions de l'esprit l'accumulation de savoir qui résulte des recherches auxquelles s'adonne le monde moderne. Les hommes, maintenant, savent, en général, beaucoup plus de choses que les anciens en tous les domaines d'érudition, mais ce savoir n'a fait qu'exacerber leur orgueil et leur ambition, et au lieu de les faire avancer dans les voies qui mènent à un exhaussement de l'être humain intrinsèque et à un gain qualitatif, il les a fait régresser.

Ainsi se dessinent les positions à l'assaut desquelles nous devons nous lancer. Ainsi se définissent les raisons et les objectifs de notre combat.

La tradition qui nous inspire est celle de l'esprit triomphant. Elle fut aussi, à leur origine, celle des églises établies, mais celles-ci se sont enlisées dans le temporel. Il appartient désormais à notre Ordre, et à lui seul, de reprendre en mains la destinée du monde, de redonner une âme à une humanité qui en est dépourvue afin de la rédimer, de la relever de sa nouvelle chute.

Il ne s'agit donc plus pour nous de rechercher les moyens d'amélioration des institutions nationales, ni de disputer quant à la valeur des régimes politiques ou sociaux. Il nous faut élargir nos horizons jusqu'à embrasse l'universel.

Notre tâche impérieuse, inéluctable, est d'abord d'opérer notre concentration sur les données de notre enseignement traditionnel, de porter en chacun de nous et en nous tous ensemble, à son plus haut degré possible, notre potentiel de valeur spirituelle et, ensuite, de le diffuser à l'extérieur de l'Ordre par des canaux appropriés qu'il nous faudra découvrir.

Ainsi s'esquisse notre plan d'action.

Nous t'intégrons, nous sublime Chevalier, pour l'accomplissement de cette œuvre et nous requérons de toi, dans ce but, le meilleur de toi.

 

Source : rituel REAA 32

 

Commentaire : cette phrase est intéressante : « La démocratie a souvent dégénéré en démagogie, amenant une tyrannie des masses qui s'oppose à la libération de l'esprit. »

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Roger Dachez : Une interview dans Alpina

16 Juillet 2014 , Rédigé par Roger Dachez Publié dans #histoire de la FM

La revue Alpina, "magazine maçonnique suisse" qui est édité par la Grande Loge Suisse Alpina (GLSA), m'a demandé de répondre à quelques questions. Cet entretien est publié dans le numéro 06/07-2014 qui vient de paraître. En voici le texte intégral : 

"Nous respecter mutuellement dans nos différences"

L’historien et chercheur français Roger Dachez connait notre pays. Il y est notamment venu donner des conférences dans le cadre du Groupe de Recherche Alpina (GRA). Ses livres connaissent un vif succès dans l'espace francophone et au-delà. Interview. 

Alpina : Pour beaucoup d'entre nous la notion de maçonnologie semble floue, qu'en est-il exactement ?

Roger Dachez : Le mot n’est pas très beau – et d’ailleurs, il est  étymologiquement bancal – mais il est aussi consacré par l’usage. En revanche ce qu’il recouvre est désormais assez bien défini. Pour tenter de l’éclairer, on peut faire référence à la double approche que, dans les sciences linguistiques et humaines, on désigne par emic et etic. La perspective emic est celle qui tente de comprendre « de l’intérieur » une démarche, une activité, un comportement, un code. C’est la langue qu’on parle, quand on est un locuteur naturel de cette langue ; le rite qu’on accomplit quand on ne s’interroge pas sur une tradition venue « du fond des temps » et qu’on met simplement en œuvre ; le geste qui s’impose à nous dans une situation émotionnelle donnée et qui nous a été légué par notre éducation et fait partie de notre « schéma corporel ».  C’est, en quelque sorte, la vie saisie dans la spontanéité de son déroulement. La perspective etic, c’est « l’arrêt sur image ». Le cliché ou l’enregistrement pris par l’ethnographe, document désormais pétrifié – pour le bon motif – et qui devient objet d’étude, s’offre à la déconstruction, à la comparaison distanciée, à l’analyse structurale. Elle n’abolit pas la vie (l’emic) mais elle lui adjoint une grille d’interprétation possible, détachée de tout a priori. On voit quelle application nous pouvons en faire : le travail en loge, c’est l’emic de la franc-maçonnerie, et la maçonnologie sera son etic… Au confluent de  l’histoire, de la sociologie, de la philosophie, des sciences religieuses  et de l’anthropologie, la maçonnologie s’efforce ainsi de saisir les invariants de la pensée maçonnique et de décrire ses structures jusque dans leur actualité, sans jamais s’y impliquer. 

A trop analyser la franc-maçonnerie, notamment son histoire et sa sociologie, ne risque-t-on pas de  présenter ses aspects "profanes" alors que l'intuition et la sensibilité personnelles jouent un si grand rôle dans le parcours de l'initié ?

On a dit cela de l’histoire critique des origines du christianisme, à la fin du XIXème siècle : Renan, Loisy et tous les autres ont été voués aux gémonies parce qu’ils allaient « casser le mythe ». En fait, qu’est-il arrivé ? Tout le contraire ! La perspective de l’histoire critique a enrichi et renouvelé la démarche chrétienne. Je crois qu’il en sera de même avec la franc-maçonnerie. Il y a certes, dans la franc-maçonnerie, une aventure intérieure qui s’appuie sur des symboles et des rites qu’il faut s’approprier. Cela, en un sens, ne s’apprend pas mais se vit. Nous sommes tous d‘accord sur ce point. Mais, là encore, quand on découvre l’origine de ces rites, les sources de ces symboles, quand on acquiert quelques lumières sur les circonstances et les raisons de leur introduction dans le champ maçonnique, quand on scrute leur intention fondatrice ainsi que  leur évolution – car le rituel maçonnique, dans la longue durée, est tout sauf intangible ! – on se donne des instruments nouveaux et très utiles pour approfondir et revisiter un patrimoine traditionnel d’une complexité inouïe. Je ne crois donc absolument pas que l’approche « éclairée » – je préfère le dire ainsi plutôt que de parler « d’aspects profanes » –  s’oppose à l’approche « intuitive. » En fait, la véritable cause d’une certaine hostilité à la maçonnologie est le plus souvent d’une autre nature, il faut avoir le courage de le dire et surtout l’honnêteté de le reconnaitre : c’est une réelle et trop fréquente paresse intellectuelle… 

Tu présides l'Institut maçonnique de France (IMF), quels sont les buts et activités de cet organisme ?

Fondé il y a douze ans, l’IMF a pour but d’être un lieu neutre et indépendant où toutes les sensibilités maçonniques peuvent concourir à des événements communs qui mettent en valeur et font mieux connaitre l’histoire et le patrimoine culturel de la franc-maçonnerie. Et cela sans querelles de rites ni rivalités d’obédiences. Ses réalisations les plus remarquables sont les Salons maçonniques du livre qui ont fleuri un peu partout en France. Celui de Paris connaîtra sa 12ème édition en novembre prochain. Le précédent a attiré près de 5000 personnes en deux jours, dont un tiers de profanes ! 

La question de la reconnaissance maçonnique va-t-elle selon toi, à court et à moyen termes, rester en l'état actuel ou évoluer vers une autre forme ?

Le paysage maçonnique change toujours, son histoire l’a montré, mais assez lentement. Je ne crois pas du tout que la maçonnerie anglo-saxonne modifiera sensiblement ses critères fondamentaux de reconnaissance avant longtemps. J’ai le sentiment que, par méconnaissance du sujet, ou parce qu’ils prennent parfois leur désirs pour des réalités, beaucoup se font des illusions à ce sujet. Le seul changement qui pourrait intervenir à court terme serait l’abandon de la « clause de territorialité » – qui n’est d’ailleurs pas incluse dans les Basic Principles de 1929 mais qui a, de facto, toujours été observée. Cela veut dire que dans l’avenir, la Grande Loge Unie d’Angleterre – et sans doute aussi les Grandes Loges américaines – pourraient reconnaitre dans un même pays deux ou plusieurs obédiences qui n’auraient pas nécessairement de liens entre elles. Cela peut ouvrir des voies nouvelles. 

Comment vois-tu l'évolution de la franc-maçonnerie en France, toutes obédiences confondues, des rapprochements ou au contraire des crispations et des replis ?

Ce problème ne se pose que dans les pays latins où la maçonnerie « non reconnue » (par les Anglo-Saxons) est à la fois majoritaire et très morcelée. En France notamment, pour dire les choses clairement ! Il y a dans notre pays une obédience « régulière et reconnue » depuis un siècle, cela fait partie du paysage. Ce sont les passages d’une culture à l’autre qui sont souvent problématiques : on l’a vu en Belgique avec la Grande Loge, reconnue en 1959 puis « déreconnue » en 1979. On peut tout envisager, mais à condition de ne pas jouer sur les mots et de ne pas se mentir à soi-même – sans parler de mentir aux Anglais. Je dirais volontiers qu’en ce domaine, il y a peut-être des obédiences qui n’ont pas les moyens de leurs ambitions... En fait, je pense que l’unité maçonnique, en France, n’est pas pour demain et que ce n’est pas un drame. L’essentiel est de nous respecter mutuellement dans nos différences : c’est un principe maçonnique, non ?  

La prolifération d'obédiences à laquelle on assiste actuellement dans certains pays est-elle à ton avis un phénomène positif ou non ?

Je crois surtout qu’il faut en rechercher les causes. Les dérives administratives, autoritaires ou simplement médiatiques de certaines « grandes » obédiences, les conflits larvés que quelques-unes entretiennent entre elles, sans parler des gesticulations de certains dignitaires, tout cela peut expliquer la lassitude de certains francs-maçons. Si cette culture ne se corrige pas, l’émiettement est inévitable et il se poursuivra...  

L'individualisme allant croissant dans les sociétés modernes, l'engagement associatif perd du terrain. Serait-ce un phénomène irréversible ?

Un sociologue comme Michel Maffesoli rétorquerait que c’est aussi le temps des « nouvelles tribus » : on cherche, par affinités électives, à reproduire le « cocon » primitif dans de petites communautés fraternelles. La loge ressemble pas mal à cela, à condition qu’elle recouvre une bonne part de son autonomie, souvent perdue dans nombre de cadres obédientiels, surtout en France, pays de tradition « jacobine » et donc très centralisateur !  

On assiste souvent dans nos rangs à des idées plus ou moins convenues lorsqu'on aborde des thèmes philosophiques. Comment “booster“ la pensée des Frères hors des sentiers battus ?

Je ne  suis pas certain qu’il s’agisse d’un problème spécifiquement maçonnique. Je crois plutôt à une baisse inquiétante du niveau de culture générale des générations les plus récentes. J’enseigne à l’Université depuis trente ans et j’en suis le témoin navré ! J’en reviens donc à la maçonnologie : sans un peu de (vrai) travail intellectuel, et pour le dire clairement, sans quelque connaissance des humanités classiques, on ne va pas très loin, pas plus en maçonnerie que partout ailleurs dans la vie.  

Quels seraient aujourd'hui les principaux enjeux pour assurer l'avenir de la franc-maçonnerie en Europe et dans le monde ?

1. Lutter contre la baisse dramatique des effectifs dans le domaine anglo-saxon. 2. Juguler les conséquences néfastes d’une croissance incontrôlée des effectifs dans les pays latins ! Cela peut sembler contradictoire, mais je me demande parfois si ce ne sont pas les deux facettes d’un même problème. La solution ? Peut-être un juste équilibre entre le formalisme rituel et le travail intellectuel en loge : pour exorciser le premier et discipliner le second. 

Voilà 600 ans, Jacques de Molay périssait sur le bûcher. La commémoration va-t-elle “rallumer“ le débat entre partisans et opposants de la filiation Templiers - franc-maçonnerie ?

Je pense que rien n’empêchera jamais les naïfs, les rêveurs  et les gogos de gober ces histoires à dormir debout. On a beau avoir écrit des tonnes de littérature montrant qu’il n’y a aucun lien d’aucune sorte entre l’Ordre du Temple et les origines de la franc-maçonnerie spéculative, rien n’y fera, j’en ai peur. C’est l’inévitable part du rêve…qui rapporte d’ailleurs pas mal d’argent à certains auteurs ! 

Il y a également «le thème chevaleresque dans l'imaginaire maçonnique» dont tu as récemment traité dans une anthologie (voir rubrique Books de l'Alpina 5/2014). Pourquoi un certain nombre de maçons ont-ils de la peine à admettre l'arbitraire voire la fantaisie dans les textes et rites de notre ordre ?

Peut-être parce qu’ils ne font pas suffisamment la part de la métaphore, qui est le ressort essentiel de franc-maçonnerie. Par ma culture protestante – c’est un trait extrêmement minoritaire en France – je suis familier d’un abord interprétatif et critique – au sens positif : trouver un sens cohérent – des textes « sacrés ». Je ne crois pas du tout que les rituels maçonniques soient des textes sacrés, mais le parallèle me parait valable. Ce sont des jeux, mais des jeux sérieux. Si l’on comprend cela, de nombreux horizons peuvent s’ouvrir où les uns et les autres pourront cheminer côte à côte, pas nécessairement avec la même vision du but, mais sans pour autant s’affronter stérilement. 

As-tu actuellement un livre en chantier ou en voie de publication ?  

Non...j’en ai trois ! Tout d’abord, pour la rentrée prochaine, un troisième opushistorico-maçonnico-policier, avec mon fraternel « complice », le criminologue Alain Bauer : ce roman se situera à Washington, au temps de George Washington. Pour la fin de l’année une Histoire illustrée du Rite Ecossais Rectifié, et puis une grandeNouvelle histoire des francs-maçons en France qui devrait paraitre en 2015.

 Source : http://pierresvivantes.hautetfort.com/archive/2014/07/15/une-interview-dans-alpina-5410762.html

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Les grades de Vengeance et leur légende

15 Juillet 2014 , Rédigé par Jean-Claude L. Publié dans #Planches

Dans la progressivité de la démarche maçonnique au REAA, les grades dits de vengeance ou grades d’élus, succèdent aux grades de perfectionnement. C’est dans un groupe d’hommes éclairés, zélés et fidèles, prudents et équitables, ainsi que vertueux, c’est à dire hommes de qualité et de confiance que seront élus ceux à qui on confiera la mission de châtier les assassins d’Hiram. On constatera également, au fil de l’histoire que, de simple chargé de mission désigné par le Sort parmi plus de 90 postulants, l’Elu s’élève progressivement vers la notoriété après s’être illustré par ses actes, pour atteindre un rôle social élevé, au service de l’intérêt commun. Mais traitons d’abord de la légende et de la scène  qui est présentée aux récipiendaires du premier grade dit de vengeance.

1 er acte : 

L’histoire se situe sous le règne du roi Salomon, après que le grand architecte chargé des travaux de construction du Temple ait été assassiné par les 3 mauvais compagnons avides de connaître le mot de passe des Maîtres. Apprenant par Pérignan, un étranger, (le dieu Hermès ou nouvelle manifestation du hasard ?) La cachette d’un des meurtriers, le sage roi Salomon envoie 9 Maîtres pour l’appréhender et le livrer à la justice, chiffre choisi en souvenir des 9 maîtres qui sont partis à la recherche de la sépulture d’Hiram. L’un d’entre eux, le zélé Johaben, déjà rencontré comme secrétaire intime outrepasse sa fonction en exécutant le mauvais compagnon au lieu  de le livrer à la justice et ne doit son salut qu’à ses pairs qui plaident pour lui devant Salomon.

Analyse du tableau.

La légende est illustrée par un tableau, véritable  document pédagogique alchimique. Au travers les époques, les multiples représentations qu’en ont tiré les artistes, j’en ai trouvé 4, représentées ici. Qu’y a t il là ? Un individu, le meurtrier endormi, dans un décor plein de symboles. Citons-les: Un buisson ardent - La fontaine - La caverne - Le poignard - La lampe et, présents dans certaines représentations, L’étoile -L’arc-en-ciel - L’escalier à 9 marches. Auxquels on peut ajouter l’étranger, absent ici mais parfois représenté sous les traits d’un chien, soit 9 symboles. Présent devant lui, l’Elu se trouve ébloui par l’éclat du buisson ardent, représentation allégorique de la divinité, porteuse du commandement « Tu ne tueras point » placé là pour lui rappeler la limite de son action, et obtenir la bonne réponse, se saisir du meurtrier et l’amener devant la justice. Au-delà, l’initié découvre, la caverne où le criminel s’est réfugié, lieu sacré image brute du monde dépourvue des valeurs fondamentales qu’il était censé construire, la sagesse, la force, et la beauté. Il ne peut être confondu avec le cabinet de réflexion, car le coupable y dort, pour oublier je pense, mais il n’a pas tout oublié, il reste à son  chevet une toute petite lumière, peut être celle du remord. Quant au M. il connaît le chemin à parcourir pour accomplir sa mission, mais il est seul et démuni. En effet, il n’a pas d’outils, ni équerre ni compas, ni aucun de ceux qui ont accompagnés ses voyages vers la quête mais il aperçoit un poignard- posé là par qui? -, instrument ambivalent de la tentation purificatrice empreint de noblesse avec sa poignée d’or et sa lame d’argent. Seul avec sa loi morale encore fragile et sa soif de vengeance, c’est la première fois qu’il se trouve devant son devoir; auparavant il ne s’est qu’engagé à le faire, maintenant il doit l’accomplir. Qu’elle va être sa réaction ? Il décide d’avancer, d’avancer seul et se dirige vers la caverne, dépasse le buisson ardent et poursuit son chemin. Il fait les 9 pas, effaçant successivement les commandements transmis par Moise, oubliant ainsi sa Loi Morale, action régressive irréversible car le mal attire le mal. Saura-t-il en pénétrant dans la caverne y retrouver trouver la pierre cachée des sages ? Il n’est pas à cet instant dans un état de calme réflexion mais sous l’emprise du tumulte de l’émotion. Le combat entre le buisson et la grotte, entre le bien et le mal est d’ors et déjà perdu. Et, entré, se saisissant du poignard, il transgresse le dernier commandement, il frappe, il frappe en criant « NEKAM », cri par lequel on excite quelqu'un à la vengeance. Au front d’abord pour effacer le geste mortel ayant mit fin aux jours de l’Architecte, acte magique, le semblable appelant le semblable, puis au cœur pour  recréer l’harmonie détruite sans percevoir, sourd au dernier message, « NEKAH » du supplicié, qu’en agissant ainsi, en se conduisant lui-même comme un assassin, il a détruit la sienne. Enfin, il parachève l’extinction de sa soif de vengeance d’abord en le  décapitant, châtiment humiliant car réservé aux apprentis, matérialisant ainsi ce qu’il considère comme son triomphe, puis en se purifiant à la source. C’est dans les yeux de ses compagnons qu’il lit la  bassesse de son comportement social, découvre que, ses passions ayant asservi son zèle,  la sauvagerie de son action a fait de lui un être aussi méprisable que celui qu’il a châtié.  Prise de conscience tardive par ces mots BEGOHAL-KOL de ce qu’il aurait du combattre, de ce qui est caché en lui. Sensible à l’intercession des autres Elus, à leur  commune alliance fraternelle en faveur du pardon d’un acte outrancier mais réalisé par devoir au nom de la justice, Salomon, réussit lui, le roi, à surmonter une phase d’emportement, pour évoluer vers plus de discernement, leçon ainsi donnée à Johaben. D’ailleurs, Salomon qui est, lui, au courant du plan du Grand Architecte ne pouvait que pardonner. Et pour montrer que, malgré cet excès la justice à  triomphé, la tête du meurtrier est exposée à la porte du Temple, là ou a été frappé l’Architecte Cette histoire est édifiante par la pertinence de la démarche éducative. Voilà un homme, curieux par essence, instruit d’humanisme, déjà prévenu des conséquences de ses possibles errements qui échoue, instantanément, encore emporté par ses passions. Je vois dans ce psychodrame une expérience aussi nécessaire que les travaux pratiques complétant un cours magistral. C’est grâce à ce parcours, démarche nécessaire, que la connaissance théorique et livresque de la vengeance se métamorphose en connaissance pratique parla vengeance. Mais évitons de généraliser, la maçonnerie est spéculative et ce récit n’est qu’une légende. Nous restons toujours des enfants, nous ne savons ni lire (le monde) ni écrire (notre morale) et comme eux sommes normalement attirés parla transgression, expérience de la vie. Ces histoires qu’on leur raconte pour les éduquer contribuent à leur éducation et les préviennent des risques encourus.

2eme acte:

Lorsque la cachette des 2 autres assassins est révélée, Salomon envoie 15 maîtres que, cette fois, il choisi (dont Johaben encore et les huit précédents) pour les capturer. Pourquoi 15 maintenant ? Certains auteurs interprètent ce nombre comme la somme 3+5+7 expression du choix de maîtres ayant parfaitement  intégré les enseignements successifs des 3 degrés des loges bleues. Cette fois, pas de vengeance, les fugitifs sont capturés, couverts de chaînes aux maillons en forme d’équerre et de compas. Ainsi, prisonniers de ce qu’ils avaient voulu conquérir sans le mériter ils sont traduits devant Salomon qui les fait enfermer dans une tour. C’est là, dans cet endroit rappelant la tour de Babel, lieu ou aucun dialogue n’est plus possible que ces criminels, coupables d’avoir essayé de voler les mots de maître pourront, dans le silence, prendre conscience de la démesure  de leur orgueil dans le temps qui leur est laissé pour, peut être, se repentir de leur acte en attendant leur jugement. Puis ils sont exécutés. Le chaos qu’ils ont engendré, est censé être réparé par celui que l’on créée dans leur chair, par leur souffrance lors du supplice et que, ainsi, l’ordre universel soit reconstruit, renaisse. C’est pour la justice encore, en absence de jurisprudence, le temps de la loi du talion. De nos jours, on dirait que le désir d’ordre était, là, supérieur à l’idéal de justice. Aujourd’hui, le dieu de vengeance et de châtiment a cédé la place au dieu d’amour et de pardon. La souffrance n’est plus rédemptrice ni pour l’individu ni pour la société.

3eme acte

On dit que ce grade est celui de la récompense, j’y vois plutôt celui d’une nouvelle conscience. Ce qui leur a été demandé, leur action pratique au service du Devoir, leur à permis, en étant descendus au fond de leur conscience de remonter vers la lumière avec une détermination renforcée et définitivement acquise. On les dit Sublimes matérialisant ainsi le changement d’état de leur démarche spirituelle. Et Chevaliers, donc à cheval, maîtrisant leur monture c’est à dire leur coté animal, bien loin de la confusion des centaures, capables d’avancer plus rapidement sur le chemin, armés du poignard qu’ils conservent à leur coté pour rappeler la détermination sans faille de faire taire leur ego. L’épée, ou glaive qu’ils reçoivent et la devise «Vaincre ou mourir» ainsi que ce qu’ils ont accompli les met définitivement, car il y a changement d’état, sur la voie sacrée, c’est à dire jusqu’au sacrifice, par le pouvoir de l’esprit imprégné d’un idéal de justice et d’équité, triomphant de l’ignorance et du fanatisme grâce au  progrès conjoint de la connaissance et de la morale

Les maîtres mots sont :

  Maîtrise de soi, de l’exercice de sa fonction, dans l’action pour une grande cause.

  Transcendance par franchissement de la frontière des émotions permettant l’accord

de l’action et de l’esprit.

La méthode maçonnique, spirale ascendante revenant  cycliquement sur les enseignements précédents, les a transformés en hommes sages, maîtres de leurs passions, ce sont des humanistes guerriers, leur connaissance les rend «vrais en toutes circonstances».

Conclusion

Dans ces grades d’Elus, grades d’immanence, le REAA propose, une consolidation de l’instruction du degré précédent par un travail pratique sur le Devoir.

  La fatalité ils l’ont rencontrée à la mort du RMHiram.

  Ils ont su se plier à la nécessité de venger l’art Royal.

  La destinée, le sort, ne les a pas tous récompensés mais tous  ont accomplit leur

Devoir.

Il enseigne par la pratique que, puisque l’ennemi est en nous, l’esprit humain ne peut chercher la vérité qu’en luttant contre ses propres imperfections. Pour atteindre la vérité, la transgression expérimentale, les erreurs, sont nécessaires à condition qu’elles soient à postériorité analysées  pour se nourrir de leur enseignement et alimenter sa morale. C’est par ces actions (expérience pratique de la vie initiatique continuée à l’extérieur du Temple) que l’initié trouve ou retrouve l’étincelle divine qui est en lui, aidé par les symboles semés dans l’inconscient par l’expression d’un dessein intelligent le guidant vers la vérité donc vers la liberté pour plus de spiritualité, de conscience et d’amour à la suite de l’accomplissement d’une mission à haute valeur morale, quelle que soit la façon dont on l’a remplie. Un jour, un ami dans la détresse m’a demandé de le conseiller sur le chemin à choisir pour s’en sortir. Je me suis servi de mon expérience pour lui répondre. Il a suivi mes conseils et, plus tard, m’en a remercié. C’est une des rares fois ou je me suis senti un homme véritable. Mes Frères, j’ai dit.

Source : L.P. Le Parthénon

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le Commando Hubert

12 Juillet 2014 Publié dans #Forces spéciales

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En cette veille de défilé militaire il est juste d’évoquer l’élite des Forces Spéciales Françaises, le Commando Hubert.

Basé dans le port du Canier sur la presqu'île de Saint-Mandrier (Var), le Commando d'Action Sous-Marine (CASM) Hubert est spécialisé dans l'action sous-marine. Héritier des unités de la France libre créées pendant la seconde guerre mondiale en Grande-Bretagne, ce commando porte le nom du lieutenant Augustin Hubert, tué le 6 juin 1944, au cours des opérations de débarquement en Normandie.

Le commando Hubert comprend une compagnie opérationnelle et une compagnie de soutien. La compagnie opérationnelle est subdivisée en 4 sections spécialisées : soutien, contre-terrorisme maritime, engins sous-marins et reconnaissance. L'ensemble regroupe une cinquantaine de nageurs de combat brevetés. Source ; http://www.netmarine.net/forces/commando/hubert/index.htm

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L’Armorial Maçonnique Universel

12 Juillet 2014 , Rédigé par L'Ami de la Rose Publié dans #histoire de la FM

" L’Armorial Maçonnique Universel http://armorial-maconnique.fr a pour objectif d'enregistrer et publier les "armes" (blasons) des CBCS (Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte – Régime Ecossais Rectifié), mais aussi tout ce qui touche l'héraldique et la Franc-Maçonnerie (blasons des obédiences, loges, chapitres, etc.).

Le projet n'en est qu'à ses débuts, mais comporte déjà une quarantaine de références, datées du XVIIIe siècle au XXIe sècle.

A ce jour, il comporte aussi, en annexe, les représentations héraldiques des Grades du Régime Ecossais Ancien et Accepté.

Pour contribuer au projet, si vous êtes CBCS, il suffit de remplir le formulaire d'enregistrement de ses armes."

 

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De la Vengeance à la Justice

11 Juillet 2014 , Rédigé par Jean Michel C\ Publié dans #Planches

Certains s’accordent historiquement à situer la création des grades d’élus dans l’écosse du 17ème 18ème siècle.
La société écossaise de cette époque fonctionne sur le mode du clan (gaélique : clannad, famille) Un clan est une famille ou un groupe d’individus ayant des liens de parenté très forts, vivant sous la conduite d’un chef ; Les membres d’un clan portent le même nom parfois précédé du mot fils de :
A l’époque l’appartenance à un clan se signale par les couleurs particulières par un insigne portant les armoiries, autour de cet insigne est disposé un « moto » : une devise.
Vers 1740/1745 le grade d’élu apparaît à Lyon (1743) venant d’écosse.
En Angleterre en écosse comme en France déjà à ces époques la violence était quotidienne, et la vengeance une conduite naturelle, n’oublions pas au passage que la violence et la vengeance sont le fondement de la vie sociale des structures claniques. (Vendetta).
Dans une France du 18ème emprunte de christianisme, violence et vengeance étaient des conduites plutôt naturelles (les églises chrétiennes ne condamnaient pas la peine capitale, elles la prononçaient confiant son exécution au bras séculier).
Eliminant de ses rituels les pratiques violentes, morbides, sanguinaires le rite français propose une maçonnerie qui change d’état d’esprit, et de nature.
Si la vengeance est un thème populaire pour l’art et la culture à travers l’histoire, les exemples ne manquent pas, j’avoue que j’ai été très surpris de le rencontrer dans la maçonnerie.
Il faut bien s’éveiller à la connaissance !!!
Au commencement c’était les plus forts qui régnaient, les dieux, les sociétés antiques et féodales et même contemporaines …
Interrogeons nous dans quelles mesures et pourquoi les rapports de droit constituent un dépassement sur rapports de force. L’inspiration première du droit c’est d’essayer d’établir des rapports humains sur autre chose que la force, à savoir, la vengeance.
Dans un rapport de droit, je sais à quoi m’attendre de la part d’autrui, et de son côté, autrui sait à quoi s’attendre de ma part.
Le rapport humain devient prévisible, il y a des règles du jeu, tandis que dans le rapport de force tout est imprévisible, tous les coups sont permis.
L’homme, que la tradition philosophique et religieuse occidentale définit comme un « animal rationnel » est par nature un être doué de raison : cette faculté dont il dispose et que nous nommons raison lui permet effectivement de se distinguer des animaux chez qui il est parfois possible de reconnaître une certaine intelligence, mais non la raison.
Supposé inné dans la
conscience humaine : il y aurait en chaque être humain un « sens de la justice
» qui le rendrait apte à évaluer et juger les décisions et les actions, pour lui-même et pour autrui.
Alors quelles sont les raisons précises qui poussent les hommes à renoncer à l’exercice de la raison ?
La raison nous distingue des bêtes qui elles n’en ont pas un peu mais au contraire « en ont point du tout » comme l’affirme Descartes (dans la cinquième partie du Discours de la Méthode)
La raison est le « propre » de l’homme : la raison humaine appartient en effet à l’homme, non pas seulement à tous les hommes, mais à tout homme possible.
Commune à tous les hommes, il convient donc de considérer la raison humaine comme une structure stable, solide qui peut être perçue comme la puissance de vérité en l’homme, une faculté de l’esprit humain qui garantit que notre pensée est, ou peut être vraie.
Cette faculté de raisonner permet à l’homme de bien juger et de discerner le vrai du faux, le juste de l’injuste.
L’être humain, qualifié d’homme raisonnable tant qu’il en possède la raison, dispose de cette puissance particulière lui offrant la possibilité d’user avec discernement des représentations pour connaître les choses et les évaluer à leur juste valeur.
Les Hommes observent leur intérêt suivant leur seul instinct et sans jamais se soucier d’autrui ou de l’avenir. C’est une vision presque « animale » de l’Homme, présenté comme un être déraisonnable gouverné par ses seuls désirs et instinct. Et bien qu’elle puisse sembler exagérée, elle nous éclaire sur la nécessité des lois pour éviter que le monde ne soit constamment le théâtre de conflits d’intérêts personnels.
Pour bien faire la distinction entre justice et vengeance, il faut nous pencher sur certains aspects de la nature humaine Pour Spinoza « ...nulle société ne peut subsister sans [...] des lois qui modèrent et contraignent l’appétit du plaisir et les passions sans frein. » car ce sont ces « passions sans frein » qui sont, en autres choses, à l’origine de la vengeance.
Spinoza considère que la faiblesse humaine vient de la recherche de richesse, de plaisirs sensuels et de gloire : des biens périssables.
La loi du Talion, qui était en vigueur en Grèce antique instituait un
code qui exigeait que le coupable subisseune punition du même ordre que le tortqu'il avait commis
. Ce qui rendait la vengeance personnelle légale puisqu’elle apparaissait déjà comme légitime. En effet la vengeance repose avant tout sur un principe d’honneur. On ne peut laisser une action impunie si elle salit l’honneur d’une famille.
Les lois et la justice auraient donc pour fonction de limiter les conséquences de l’intempérance humaine.
Mais peut-on et doit-on vraiment exiger de la justice qu’elle assouvisse notre souhait de vengeance ? Est-ce bien là le rôle réel de la justice ?
Dans son Manifeste contre la peine de mort Robert Badinter écrit: la vengeance est dans la nature de l’être humain. En effet, on parle bien d’instinct de vengeance, la vengeance apparaît donc comme nécessaire à l’homme. Les familles des victimes réclament souvent la peine de mort pour venger le parent qu’elles ont perdu.
Rousseau propose de: séparer force (vengeance) et droit (justice), la force fera toujours des mécontents enclins à la revanche, c’est un principe inégalitaire.
Pour Alain aussi, l’idée d’une justice vengeresse n’est pas concevable ; en effet il prône « le droit par la paix » : il demande une certaine entente avant le procès, les deux partis doivent accepter le jugement quel qu’il soit, qu’il satisfasse leur intérêt ou pas, et qu’ils devront se mettre d’accord sur ces principes avant le procès ;
Bien que la vengeance soit ancrée dans la nature de l’homme et qu’elle ait certaines utilités pour certains, elle ne peut exister dans une société évoluée elle risque de réduire cette dernière en un état de nature désorganisée où la violence régnerait.
En revanche la justice
concept et principephilosophique et moral reposant sur le respect du Droit et de l’équité comme fondement de la vie sociale et de la civilisation
, punit pour montrer l’exemple et pour dissuader les autres de faire le même mal et non pas tellement pour venger les victimes.
De plus est il est concevable que l’Etat, la justice, puissent délivrer une punition dans le seul but d’une vengeance.
La vengeance est l’utilisation de la force alors que la justice est celle du droit, et le droit par la force ou la force par le droit seraient une contradiction évidente dans les termes. La justice doit faire régner la loi et donner une certaine sécurité en se servant des lois instituées et approuvées démocratiquement par tous, et non en s’abaissant à cet instinct basique et violent qu’est la force.

VENGEANCE - JUSTICE

Deux termes proches étymologiquement :
Justice vient du grec « judicare » qui signifie « faire le droit »
Et vengeance vient du grec « vindicare » ou « réclamer justice ».
Toutefois la justice est liée au droit positif, qui vise à ordonner la cité vers le Bien, alors que la vengeance est considérée comme l’expression d’un mal. Si la Justice apparaît comme une institution, la vengeance reste une « organisation individuelle » c'est-à-dire le « droit d’un seul ou d’un petit groupe » qui s’exerce sur un seul en représailles.
« Ma
vengeanceest perdues'il ignore en mourantque c'est moi qui le tue
. » Il faut que cela se sache.
Si le châtié ignore par qui et pourquoi il est châtié, la vengeance ne s’exerce plus.
Celle-ci tient à trois points :
Le mobile de l’action, la connaissance mutuelle d’une « faute à venger » et la connaissance de l’identité de l’auteur du châtiment lorsque celui-ci s’exerce.
En effet la vengeance prend tout son sens si la victime connaît son agresseur au moment de l’action, ceci lui permettra de déterminer le mobile de l’action, qui est lié à une action précédente. Avec la vengeance s’exerce le sentiment de culpabilité, qui justifie en quelque sorte ce désir de vengeance.
La vengeance reste avant tout une affaire de passions, une incapacité des hommes à entendre raison et à remettre à la « justice-institution » une affaire qu’ils jugent personnelle.
La raison pourrait se définir comme la capacité à contrôler les élans, les sentiments, et à soumettre nos décisions à un examen du logos, en vue de faire un choix rationnel.

Pour Nietzsche le rapport élémentaire et fondamental entre les Hommes c’est l’échange. C’est pourquoi il considère le premier cadre qui a été institué pour les échanges comme la première forme de cadre légal. L’Homme fixe la valeur des objets, qui ne se limite pas à leur valeur d’usage. « Toute chose à son prix, tout peut être payé »
Il apparaît donc que pour vivre en société, le plus calmement possible, puisque ceci semble être le but de la vie en communauté, il convient de trouver un autre mode de justice que la justice personnelle, ou vengeance.
D’autre part, la solution semble résider dans la mise en place d’une organisation régulant la vengeance et lui donnant un autre caractère. Ainsi le droit positif a pour but de codifier les pratiques institutionnelles de la cité. Il semble tout d’abord avoir pour objectif de corriger les relations entre les hommes, Le droit prévoit les déviances possibles et leur attribue une punition, Le droit positif apparaît comme l'ensemble des
règlesdéfinissant ce qui est légal et illégal, dans une société donnée. L'institution du droit positif signale la séparation entre la puissance matérielle (capacité de faire) et le pouvoir forme
l (droit de faire). Nul n'est autorisé à faire tout ce qu'il aurait la capacité physique ou mentale de faire. Ceci a pour but d’éviter les phénomènes d’escalade de violence et de réguler les rapports entre les hommes.
On remarque donc que les thèmes de Justice et de Vengeance sont étroitement liés et que la Justice elle-même incarne une certaine idée de vengeance, conceptualisée certes à travers une réparation des dommages et une condamnation.
Robert Badinter, dans son discours de 1984 contre la peine la mort, affirmait qu’il ne faut pas utiliser la peine de mort comme vengeance, car la vengeance c’est refaire le même mal à celui qui nous en a causé, c’est en autre s’abaisser à son niveau.
C’est pour cela qu’il faut laisser à l’Etat le soin de punir les coupables. C’est ce que dira Max Weber : « L’Etat est la seule source de violence légitime. »

SUR QUOI FONDER LE DROIT DE PUNIR ?

Si l’humanité était naturellement bonne et respectueuse envers autrui, la punition n’aurait pas lieu d’exister. En effet, depuis que l’homme a eu besoin d’autrui, il a du abandonner l’état de nature où le seul droit était celui du plus fort, pour passer à l’état social en échangeant et partageant une partie de sa liberté naturelle.
Comme Salomon l’état jouit de la légitimité ses fonctions régaliennes Définissent le
droit et rendre la justice
il détient ainsi le privilège de punir.
Le respect de la règle qui régit la société, l’application d’une sentence punitive qui correspond à la contrepartie des dommages commis et qui reconnaît les tords causés à la victime.
Selon Hegel, on honorerait le criminel en lui infligeant une punition. On le traiterait ainsi, comme un être rationnel, et on lui attribuerait le suprême honneur, qui est de le traiter comme un être ayant le droit de bénéficier du droit. Pour Hegel, ce qui ne serait pas légitime, ce serait que le criminel ne soit pas puni. En effet punir une personne ne revient pas à la punir pour l’individu qu’elle est, mais pour l’acte qu’elle a pu commettre.
Pour Platon, il est juste de « châtier » celui qui a commis une injustice car c’est « ce qu’il y a de pire pour son âme ». Ne pas lui infliger de punition serait alors la pire des punitions puisque son âme ne pourrait se repentir. En effet il est juste de punir une personne ayant commis une injustice dès lors où c’est un homme juste qui prononcera la peine.
De la simple réprimande jusqu’à la sanction suprême. La punition serait ainsi dans l’absolu une forme d’éducation permettant d’empêcher toute forme de récidive.
La punition acte légitime dès lors qu’elle est prononcée dans le but unique de sanctionner le fait du coupable et non la personne elle-même. Elle repose ainsi sur un fondement objectif, et non subjectif, ou arbitraire.
La justice étant collective et dépassionnée contrairement à la vengeance individuelle qui le plus souvent est le fait d’une personne ou d’un petit groupe animés de passion et de rancune
Dans toute société de droit l’application de la justice répond au respect de la règle qui régit la société et à l’application d’une sentence punitive qui correspond à la contrepartie des dommages commis et qui reconnaît les tords causés à la victime.

J’ai dit,

Source : www.ledifice.net

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La Justice ou plus exactement : Les denis de Justice

10 Juillet 2014 , Rédigé par J\ K\ Publié dans #Planches

Sans remonter à l'Homme de Neandertal, force et de constater que Dame Justice n'est plus très bien dans ses « baskets », trop d'erreurs sont commises qui ne sont jamais réparées ou si peu.

De Socrate à Outreau combien de juges ont eu des certitudes de culpabilité.

Combien d’Innocentes victimes d’un appareil judiciaire grippé sont montées sur les échafauds. Que ceux-ci soient de hache ou de neuroleptiques le couperet est là bien réel, l'erreur est là présente.

Trop souvent, l'erreur judiciaire commence par un bon gros déni.

Souvenons-nous aussi que nos RITUELS, nos règlements, nos statuts, regorgent du mot JUSTICE ?

Les « Instructions » du premier au trente-troisième degré parlent JUSTICE.

Pour le Maçon Lambda qui a une « culture » juridique qui ne dépasse guère les séries TV et qui n'a jamais était confronté à l'appareil judiciaire. Il pense, et c’est normal que sa justice va bien, que les dérapages des magistrats sont pour les autres pays, ou exagération journalistiques.

Bien entendu dans la plus grande majorité des cas tout va bien. La justice passe et passe bien. Mais, hélas, ce n'est pas toujours le cas. Et quand ça passe mal, ce n'est pas seulement qu'une simple crise de foie, mais bien d'une perforation d'estomac, d'un cancer.

Ce préambule étant terminé passons au Morceau d’Architecture de ce Midi.

Le titre en est :

Comment réaliser des Dénis de justice et pour quelles raisons en mettre sur pied ?

Pour le chroniqueur judiciaire et le public qui fréquentent les couloirs des Palais de Justice, pour les journalistes qui interviewent les justiciables (surtout les avocats) - en France, en Belgique, en Suisse, où n'importe où ailleurs - les ingrédients, les recettes sont toujours les mêmes.

Seules les épisses changent, rendant l'assaisonnement plus où moins indigeste pour les justiciables qui subissent les oukases des juges.

[Loin de nous l'idée de mettre tous les magistrats dans le même panier, mais nous gardons en mémoire que l'esprit de corporation et par essence blocage. Cet esprit très Fraternel permet de joyeux repas entre gens de Robe, mais assure un silence condamnable en cas de dérapages].

Les gens de presse, le public avide de la vie des accusés, constatent qu'il y a plusieurs styles de Dénis de Justice.

On peut les classer dans sept grandes catégories.

1) Déni de justice simple : Le plus courant ! Facile à réaliser.

Un justiciable Lambda dépose une requête pour récupérer son bien. Le juge chargé de traiter ce dossier, pour une raison quelconque le laisse traîner dans un coin de son bureau, de nouvelles requêtes, venant quotidiennement grossir les « chemises » et autres « cartons d'archivages ».
Les suppliques des citoyens ne sont que quérulences aux yeux des magistrats, peu importe l'exactitude des demandes.

Les piles s’épaississent très rapidement. Au bout de quelques jours, le dossier de notre brave citoyen Lambda sera « perdu » noyé dans un local d'archives bien trop petit.

Et lorsque le dossier ressortira, la prescription aura passé comme la « Grande Faucheuse ».

2) Déni de Justice Judiciaire : Le plus pratiqué ! Avec un peu d'habitude certains magistrats deviennent de véritables professionnels de ce genre de déni.

Le juge chargé du cas demandera : Des nouvelles pièces, des actes de toutes sortes, en vois-tu en voilà, à la pelle, en pagaille ! Il lui manquera toujours des « écritures ». Une nouvelle question à un nouveau témoin.

Après plusieurs longs mois, voire de nombreuses années, il faudra une kyrielle de cartons d'archivages pour contenir cette quérulence. La prescription venant clore les débats. Débats qui n'ont jamais eu lieu.

Le Déni est consommé.

Et lorsque le dossier ressortira, la prescription aura passé comme la « Grande Faucheuse ».

3) Déni des Conseils Juridiques : Le plus coûteux ! Il faut bien faire gagner sa vie à des camarades de faculté.

Même principe que pour le Déni Judiciaire - Juridique mais cette fois-ci sur le dos des mandants respectifs [honoraires]. Les Études d'avocats demanderont réciproquement et conjointement (versus) des actes, des comparutions, de nouveaux témoins, des mémoires complémentaires, des mémoires supplétifs, des expertises, des compléments d'expertises, des contres expertisent, des compléments de contres expertises et ainsi de suite.

Le juge sachant que ses deux amis de la Faculté de Droit ont de la peine à joindre les deux bouts, jouera le jeu. Il pourra rajouter de lui-même quelques actes de procédure pour faire bonne mesure. Pour faire durer ce procès (la presse nous relate de tels faits).

Nous ne comptons pas les appels, les recours, les demandes de révisions qui ne seront jamais considérées comme des quérulences maladives ! Puisque, ce sont les avocats qui déposent des écritures et font durer le litige. Mais, uniquement comme la recherche de la Vérité Jurisprudentielle.

(Tous ceux qui fréquentent les Palais de Justices du monde entier vous conteront les anecdotes où au bout de plusieurs années les partis ne savent même plus pourquoi elles sont convoquées).

Et lorsque ce dossier ressortira des oubliettes, la prescription aura passé comme la « Grande Faucheuse ».

4) Déni de Justice Étatisé. Le plus discutable ! Très répandu ? Plus les politiques se réclament de démocratie, plus ce type de déni est fréquent.

Le justiciable Lambda assurant sa défense seule (cela évite les cas décrits aux numéros trois et quatre). Cette pratique est très mal vue des fonctionnaires [juges - greffiers – secrétaires] - les avocats n'aiment pas non plus que les justiciables se défendent sans leur aide…pas seulement parce qu'ils ne peuvent pas produire des honoraires en voici en voilà, …mais pour quantité de raison, trop longue à expliquer ici.

Un seul exemple : Bien souvent, les « conseils juridiques » ne connaissent des dossiers de ses mandants uniquement pas la page de couverture.

Entre deux yeux : je peux vous dire que bien des conseillers juridiques ont passé plus de temps à la cafétéria de leurs facultés de droit que sur les bancs des amphithéâtres…

Bien des conseillers juridiques ne connaissent même pas le dossier de leur mandant, seuls leurs stagiaires l'ont ouvert et comme ces stagiaires passent leurs examens, …je vous laisse deviner le reste.

M’a dit un jour un ténor du Palais qui partait jouer au golf avec l’une de ses stagiaires…

Notre citoyen Lambda se verra après deux ou trois démarches guère plus. Être déclaré recourricient. (Si la partie adverse a accès dans l'Antre du Pouvoir Judiciaire « les jeux ne sont fait rien ne va plus », une seule démarche engendrée par un justiciable suffit amplement).

Si, notre justiciable insiste un brin, le juge où son greffier trouvera un psychologue pour déclarer le justiciable Lambda trop tenace Malade Mental [psychose progressive/processive]. Maladie qui n'existe que dans la littérature des juristes…et encore…mais pas dans les livres des psychologues ? Allez savoir pourquoi ? (depuis que j'ai écrit ce Tracé, les grandes « Pharma » ont introduit cette notion dans la « Bible » des maladies neuroleptiques il faut bien vendre les petites pilules - mais ceci est une autre Planche…).

Du reste, l'expert n'aura bien souvent qu'à signer des copier-coller préparés longtemps d'avance. Le traitement de texte et les courriels permettant cet exercice qui fait gagner bien du temps. Mais ne diminuent absolument pas les frais d'expertise.

Il est entendu que toute contre-expertise sera écartée, que toute expertise faite par un grand et sérieux psychologue sera, elle aussi, écarte.

Il arrive même selon certains médias que le « malade » ne voie jamais son expert ou après que l'expert ait renvoyé l'expertise. Les règles de déontologie sont aussi souples qu'un élastique, mais ça, c'est une autre histoire...

Et lorsque le dossier ressortira, si, il ressort, la prescription aura passé comme la « Grande Faucheuse ».

5) Déni de Justice Administratif. Peu connus du grand public ! Ce déni permet quelques jolis paris et des bonnes bouf.

Une fois déclaré malade mentale, zinzin en somme, notre justiciable se verra affublé d'un tuteur, souvent camarade de faculté des greffiers et des juges (qui sont devenu juges parce qu'ils n'ont pas pu rester avocats.)

Les rapports des Conseils Supérieurs de la Magistrature nous content ces faits.

Ce tuteur attendra une bonne année pour convoquer son pupille et il lui apprendra, qu'il n'a pas encore pu prendre connaissance du dossier.

Il demandera des pièces au Conseil Supérieur de la Magistrature ou à un autre service de l'État, pièces qui sont déjà dans le dossier de son/sa pupille, qui sont devenues obsolètes. Il oubliera de demander les P.-V. des séances pouvant disculper son/sa pupille.

Quoi qu'il en ait l'obligation d'agir avec l'accord de son pupille, il n'en tiendra aucunement compte ? Il agira en électrons libres et comme un électron, il prendra des décisions sans en référer à quiconque.

[Sauf à la partie qui spolie son/sa pupille cela va de soi.]

Normal, il a besoin de justifier ses prestations. Pour perdre du temps et augmenter ses honoraires, il pourra aussi demander le téléphone, l'adresse de sa/son pupille...car dans son service, il n'y a pas d'annuaire téléphonique, son département à des restrictions budgétaires… Que voulez-vous, il faut bien perdre du temps ?

Il demandera des actes judiciaires. Un exemple : Le Conseil Supérieur de la Magistrature qui se réunira pour savoir si, il enverra des copies des p.-v. Qui figurent déjà dans le dossier. Retour à la case départ. Et patati et patata.

Ce paragraphe n'est pas une redondance, c'est une réalité triste, mais une triste réalité. Et lorsque le dossier ressortira la prescription aura passé comme la « Grande Faucheuse ».

6) Déni de Justice Partie de Ping-pong. Technique mise sur pied dans le but de provoquer un « pétage de plomb » de la part du justiciable.

Pratiquement inconnu du grand public, mais bien connu des pupilles en tous genres surtout des pupilles mis sous tutelles dans « Les Dénis De Justice Etatisés ».

Le Tuteur de point 5 étant tellement mauvais qu'il devient gendarme (les pauvres, ils n'ont déjà pas assez à faire comme ça). Il passe son mandat à une avocate stagiaire, bien entendu qui n'a pas le temps de voir le dossier, il est évident que cette jeunesse n'a aucun pouvoir. Elle ne peut prendre aucune décision. C'est une de ses collègues nommée ad-interime (genre travail temporaire fait dans le cadre des réinsertions de chômeurs sans formations) qui peut et doit recommencé à se demander comment faire pour perdre son temps et enfin arrivé à la prescription.

Mais comme cette intérimaire est en attente d'un bambin, en vacances en congé pour déménager… Vous voyez le topo. Et lorsque le dossier ressortira la prescription aura passé comme la « Grande Faucheuse ».

7) Le déni de justice de confusion. C'est celui qui ne permet plus aux médias de démêler l'embrouille et fait passer tout justiciable pour un psychopathe.

Ressemble à une salade russe la saveur et l’arôme en moins.

Le service des Tutelles ou le défenseur ou etc. cherchant à ne pas défendre un justiciable confond volontairement les bulletins de salaire, jamais fournis et des quittances. Puis il se substitue purement et simplement à un Tribunal avec l’accord d'un juge du Tribunal des Tutelles.

Véridique tristement véridique.

Le justiciable Lambda aura beau demander par des requêtes, des doléances des revendications, des protestations, des demandes, etc. des renseignements, il n'obtiendra jamais rien.

Si, il demande aux politiques d'intervenir, il pourra le faire, mais qu'en période électorale après ne plus compter sur les élus du peuple comme les juges, ils s'enferment dans des tours d'Ivoire, toutes bien fermées…les @ sont fermés, voir ils passent sous le contrôle de l'administration, les courriers sont perdus, …par la poste bien entendu.

Mes Biens Aimées Sœurs, Mes Biens Aimés Frères, En Vos Grades et en Qualités.
Vous qui décorez l’Orient de vos Augustes Lumières,
Vénérable Maître,
J’ai dit

 

source : www.ledifice.net

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Justice

9 Juillet 2014 , Rédigé par T\ B\ Publié dans #Planches

Ma première rencontre avec la justice au RER commence en chambre de préparation :

Sur le premier tableau il m’est dit que la justice exige de moi un travail pénible en cherchant, persévérant et soufrant, pour trouver au fond de moi le lien qui m’uni avec un être qui soit plus près de moi que celui qui m’a donné la vie. Les maximes de ce premier tableau m’affirment qu’il est près de moi mais que je m’en suis éloigné et que je dois m’en rapprocher par mes désirs et ma soumission à ses lois. Ce premier tableau me mets face à mon état déchu et d’obscurité et me laisse espérer en une lumière qui m’est promise. En témoignent les guides présents sur la table : la parole divine exprimée par la présence de la Sainte bible et cette lumière vacillante d’une simple bougie qui me font penser que je ne suis pas seul.

Dans notre rituel la justice est nommée comme un attribut du Grand Architecte de l’Univers dès l’invocation d’ouverture de la loge : « Grand Architecte de l’Univers, Etre éternel et infini, qui est la bonté, la justice et la vérité même… »

Cette justice me sera révélée lorsque je recevrai la première lumière lors de ma réception :

Le second surveillant après m’avoir ôté le bandeau me montre de la pointe de son épée le mot « justice » et les épées des frères tirées vers moi, puis le vénérable m’explique que les lois de la justice sont éternelles et immuables et que je ne dois pas avoir peur des sacrifices qu’elle exige mais être juste avec tous les hommes en faisant fi de mes passions et de mes intérêts personnels. Je vois déjà se profiler mon futur travail sur la pierre brute que je suis.

Je ne peux pas parler de la justice sans aborder la clémence qui lui est associée et tempère ses rigueurs a ceux qui se soumettent à ses lois. C’est ainsi que je peux en déduire dès à présent que la justice divine qui m’as envoyé dans ce corps et ce monde matériel pour la faute que j’ai commise moi-même en m’éloignant de ses lois me permet par sa clémence de retrouver en moi la petite lumière de la souvenance de mon état originel et l’espoir de la réintégration possible.

La clémence n'est pas une des 4 vertus « cardinales » citées en maçonnerie, mais elle est néanmoins une vertu. Je dirais qu'elle est une « sous vertu » de par sa position à l'occident ; elle est nécessaire et soutient la vertu de justice située à l'orient, premier endroit dévoilé au candidat.

Que suggère la justice à l'orient ? Une connaissance de soi, d'être juste envers soi-même et envers autrui :

Et que suggère cette vertu de clémence, située à l'occident ? A nous rappeler que nous ne serons jamais seuls dans ce long et pénible « périple » de la connaissance de soi ; la clémence nous aidera à supporter les vicissitudes et les difficultés ; enfin, cela me rappelle la clémence d'un certain Jésus envers les hommes de mal.

Justice, Clémence : tout est dit pour préparer le candidat à devenir un homme de désir. On peut dissocier Justice divine et justice nécessairement faillible des hommes (ne pas oublier le symbole de la justice à la fois les yeux bandés et armée d'un glaive), dissocier la justice de la Clémence c'est :

- oublier le cœur (le maçon dont le cœur ne s'ouvre point aux besoins et aux malheurs des autres hommes est un monstre dans la société des frères).
- oublier le chemin montré par le Christ et la nécessité de pardon (si vous apercevez dans cette Loge un ennemi seriez-vous prêt à lui pardonner ?)
- oublier que l'on doit tendre vers le mieux.

Pour moi l'une ne va pas sans l'autre. Tout ceci me sera confirmé lors du retour à la lumière. « SIC TRANSIT GLORIA MUNDI » me libère des illusions qui disparaissent plus vite que l’éclair et le Vénérable Maître m’incite à aimer exclusivement la vérité et la justice afin d’acquérir un bonheur solide et durable.

Lors de la remise du tablier d’apprenti le vénérable Maître m’indique que sa blancheur nous indique la pureté qui est le but de nos travaux que nous cherchons à recouvrer et que c’est avec l’aide de la justice, la droiture du cœur et l’innocence des mœurs que nous y parviendront.

Dans l’instruction aux apprentis par questions réponses il est demandé :

« Que venez-vous faire en loge comme apprenti ? » la réponse est que je viens apprendre à vaincre mes passions, à surmonter mes préjugés et à soumettre mes volontés aux lois de la justice pour faire de nouveaux progrès en maçonnerie.

« Pourquoi ce faible rayon de lumière est-il accordé à l’apprenti ? » Pour lui faire connaitre les lois de la justice et lui apprendre qu’il doit s’y soumettre.

« Es-ce là mon frère le seul fruit de ses travaux ? » afin d’augmenter son courage, on lui montre à l’occident la clémence, qui arrête les rigueurs de la justice.

L’apprenti apprend par cette épreuve que malgré sa faiblesse et ses erreurs, il ne doit pas désespérer d’atteindre son but s’il renonce lui-même à la vengeance et use de modération et d’indulgence avec les autres hommes.

« Que signifie ce glaive sur le cœur ? » Que le vrai maçon doit toujours être prêt à sacrifier ce qu’il a de plus cher, pour la justice et la vertu, et qu’il ne doit pas murmurer dans l’infortune. Je vois ici un appel à sortir du monde de la dualité et s’orienter vers le monde intérieur reflet de l’unité Divine.

C’est donc après que le vénérable m’ai frappé par trois coup sur la tête du compas posée sur mon cœur que je fus renvoyé à l’occident ou j’y ai reçu d’abord un faible rayon de lumière qui, en me découvrant la justice et la clémence m’a fait espérer mon avancement dans l’Ordre.

En fin d’instruction par questions réponse le vénérable Maître nous exhorte à nous souvenir que nous sommes toujours en présence du Grand Architecte de l’Univers et que devant lui tous les instants seront à jamais marqué par nos actions ainsi, nous ne devons jamais nous écarter devant nos frères et les autres hommes des lois de la justice et de la charité. Notre Ordre est un Ordre chevaleresque qui doit nous mener à une bienfaisance active basée sur les lois de la justice et de la charité.

Dans la règle maçonnique à l’article premier chapitre 2 il nous est rappelé que nous ne pourrions pas supporter le regard de Dieu si dans sa bonté paternelle il ne nous avait envoyé un réparateur pour nous aider à nous racheter de nos erreurs et que sans lui nous serions abandonnés aux égarements de la raison et livrés à la justice Divine.

Le tableau de la Loge lui aussi présente la Justice (c'est la fait que la colonne soit tronquée, la Chute) et la Clémence (elle reste ferme sur sa base : l'homme a toujours les moyens de retourner vers sa « vraie patrie »).

Je pense que la Justice est la Loi Universelle intangible, la CLEMENCE est la qualité à acquérir pour rebâtir la colonne brisée, ou tronquée.

Etre clément avec soi. Etre clément avec tout le monde, y compris la vie, car la clémence c'est surtout accepter de ne pas savoir, et donc, de ne pas juger, et donc, de pardonner.

En pardonnant, on se donne les moyens d'être en harmonie avec la JUSTICE, et donc, de se rapprocher de la réconciliation... La Clémence est la première porte pour accéder à la Bienfaisance.

Le symbolisme de la réception au 1er grade du R.E.R., souvent fort méconnu par les F\ F\ et S\ S\ des autres rites, est tout simplement prodigieux. Comme chaque apprenti le sait, l'homme est l'image de Dieu même si c'est une image défigurée.

Or Dieu a des qualités et l'homme a des qualités. Ainsi, si l'homme veut être semblable à Dieu, les qualités de l'homme doivent être semblables à celles de Dieu.

On peut donc très bien considérer que les vertus de l'homme doivent être semblables aux vertus de Dieu. Ainsi tout comme Dieu est juste, l'homme aussi est appelé à être juste, et tout comme Dieu est clément, de même l'homme est appelé à être clément. A partir de là, il faut se rappeler que Dieu a fait agir sa justice lorsqu'il a exclu l'homme de sa proximité avec Dieu. Mais, Dieu a aussi fait agir sa clémence lorsqu'il a laissé à l'homme, ainsi éloigné de lui, tous les moyens pour retrouver cette proximité perdue.

Déchu de notre origine céleste par notre propre faute qui consista à s’éloigner de la présence divine et de ses lois, la justice du grand Architecte de l’Univers nous a relégués dans ce corps de chair et ce monde matériel, mais dans sa clémence il nous a envoyé un réparateur sous la forme de son fils unique le christ afin de nous aider à nous souvenir de notre état originel et nous permettre de retrouver la lumière de cet état autorisant l’espérance d’une réconciliation afin de rendre possible la réintégration pour tous.

J’ai dit.

Source : www.ledifice.net

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Devoir Intégrité Conscience

7 Juillet 2014 , Rédigé par P\ P\ Publié dans #Planches

Le Devoir est l’application de la loi morale, la nécessité que l’homme se doit à lui-même et envers les autres, que l’homme devrait posséder dés sa maturité …; Quand je dis maturité, Je veux dire lâge ou l’homme, en pleine possessions de ses moyens de réflexions personnelles ; devrait être capable de discerner le juste milieu qui lui permet d’évoluer pour devenir réellement un homme,… Un être humain, qui, quel que soit la situation à laquelle il se trouve confronté, sache conserver sa dignité et être capable d’affronter le miroir de sa conscience en toute sérénité pour avancer vers la lumière.

DEVOIR INTEGRITE CONSCIENCE.

Nous les retrouvons dans le rituel complet de suspension des travaux du premier degré de notre rite.
Commençons par le devoir que je considère comme une obligation morale intérieure que l’on devrait s’imposer et que nous devrions tous posséder…
Encore faut t’il que tout êtres la possèdent ! Est-ce vraiment le cas ?... Je ne suis pas certain de répondre par l’affirmative…
Les hommes de devoir semblent se raréfier de nos jours au profit d’un vieil adage :

Après moi le déluge
Et certains individus semblent dépourvus de sens moral

Il existe deux devoirs.
Le premier est une règle dans toutes sociétés qui se veulent démocratique.
C’est le Devoir Civique qui s’impose à toutes sociétés organisées sur une constitution votée démocratiquement par les représentants d’une nation et qui garantit les libertés individuelles.
Mais ; s’il est imposé par voie de contrainte sans compensations de droits, il relève de la dictature. Ce n’est plus un devoir. C’est une obligation sous menaces de représailles, sur la personne qui se refuse à exécuter ce qui n’est plus une nécessité mais une contrainte au profit d’une oligarchie.
Le deuxième Devoir est personnel puisqu’il s’agit de Devoir Moral.
En fait le problème est bien la. Car le devoir moral découle de ce que nous nommons la conscience. Encore faut-il accepter d’écouter la voie de la conscience.Tout êtres possèdent le libre choix d’écouter cette voie ou de la laisser en sourdine pour vivre avec ses passions qui ne reflètent pas toujours ce que nous sommes réellement.
Je suis persuadé ; et ceci est une affirmation ! Que bien des hommes, en faisant fi de l’intégrité qu’ils devraient conserver ; s’accaparent la moralité à leurs besoins propres ! …
Caste… famille sociale …ethnie… parti politique ou corporatisme dont ils dépendent au détriment des autres et d’eux même …
Quand je dis eux même … Je veux parler de la vraie personnalité individuelle que possède chaque être humain qui est toujours sous l’influence du groupe dont il est membre, alors qu’il appartient à ce que nous appelons communément : L’Humanité.
La diversité réunit dans un ensemble : le Tout en Un. Ce qui devrait être harmonie n’est que cacophonie. Sommes-nous si égoïstes au point d’ignorer l’autre?
Le Devoir moral devrait se situer au dessus de toutes luttes partisanes.
Ce dernier ne réapparait que si l’humanité est en danger. Mais une fois le danger écarté ; le partisanisme revient au galop. Chaque clan voulant le pouvoir pour lui-même pour imposer ses idées qui sont les meilleures ; cela va de soi !...
Ce qui m’amène la remarque suivante : la plupart du temps le devoir moral s’exerce en fonction des éducations religieuses ou civiques imposées par la société à laquelle nous appartenons malgré nous.
La liberté, c’est d’être capable de se libérer de tous ces carcans qui nous empêchent d’entrevoir la lumière au delà de nos mesquineries matérielles et de nos préjugés culturels, imposées par l’influence de certaines minorités qui ne possèdent que l’intérêt de leurs clans qui sont toujours lucratifs pour garder leurs pouvoirs de mercantiles.
Le Devoir moral devrait posséder l’impartialité et la lucidité de jugement avant toutes décisions qui entrainent un acte juste. Malheureusement ; bien souvent nos préjugés culturels prennent le pas sur la raison… Ce qui devient un handicap pour la réflexion qui se voile de l’obscurantisme.
Regardez autour de vous, voyez dans quelle monde nous vivons et vous verrez que mes remarques ne sont pas celles d’un rêveur.
Le Devoir moral devrait se réaliser sur l’équilibre du jugement personnel ; au delà des influences extérieures qui agissent sur notre comportement malgré nous…
Ce Devoir n’est-il pas une nécessité pour évoluer ?...
Seul avec nous même, nous devons oser affronter le miroir pour accepter le combat avec le plus terrible des ennemis : nous même...
Le premier pas dans un voyage est celui qui compte le plus disait Lao Tseu., car il nécessite la volonté d’agir.
On distingue plusieurs devoirs moraux. Le premier est celui qui ne coute rien et qui peut s’accomplir par amour propre vis-à-vis du regard des autres,… ou pour se dire : j’ai fait ma bonne action
Par exemple : donner un chèque annuel à une organisation caritative, qui sera déductible des revenus ; ou bien donner la pièce à un sdf. Ce devoir n’amène ni contraintes ni réflexions.
Certaines personnes portées vers l’altruisme et qui s’affranchissent des limites de la loi en se dirigeant dans l’humanitaire, s’oriente vers ce que nous pourrions nommer :

Morale caritative.

Cette dernière intervient chez des personnes qui possèdent l’éthique de la bonne action indéniable, comme les restos du cœur, ce qui en fait n’est plus une bonne action mais un devoir spontané contre le refus d’une injustice qui atteint la dignité humaine et qui peut être éliminée par la pureté des intentions d’aller vers le bien.
Il y a également celui qui n’écoutant que son courage décide d’intervenir pour sauver une vie, mais risque la sienne. Ce qui est également un devoir spontané…
Maintenant, prenons pour exemple une personne qui décide de faire opposition à un ordre arbitraire dont elle n’est pas la victime mais simple spectateur…
La décision de lutter contre l’injustice vient du sentiment qu’elle ne doit pas rester impassible devant cette décision qui atteint sa conscience et l’insurge. Le fait de désobéir devient un devoir parce qu’elle estime qu’il y a atteinte à la dignité d’autrui.
Mais autrui, n’est ce pas notre semblable ? Et s’il n’est pas respecté, si sa dignité est atteinte ne le sommes nous pas également ?.... Respecter autrui c’est se respecter.
Autrui n’est il pas un autre moi, autre que moi ?
En exécutant mon devoir je réalise ce que je pense être nécessairement accompli parce que mon choix est allé vers le bien, parce que ma conscience m’a guidé vers un acte décidé seul et désintéressé.
Si c’est un acte intéressé ce n’est plus un devoir… Pure vanité ! C’est une recherche de privilèges ou de distinctions pour se distinguer des autres et en obtenir le respect. Alors que ces derniers ne doivent être attribués que sur le bien de l’utilité publique.
Le devoir qui est une exigence morale, n’existe que par sa distinction de la bonne volonté qui repose sur la pureté des intentions de l’homme : c’est la conscience morale spontanée ; elle n’existe que par la nécessité de ce qui est nécessairement accompli est bien. C’est la pureté de l’intention qui tient à la pensée dont l’essence est la liberté et qui permet de conserver la dignité en accomplissant ce que l’homme reconnait être juste, pour être humain et digne de sa conscience.

Mais qu’est ce que la conscience morale ?

C’est ce qui nous fait juge de nous même. En ce cas le devoir devient une obligation intérieure que l’on s’impose. Mais c’est aussi la liberté intérieure de penser. Elle désigne le sentiment intérieur d’une norme du bien et du mal qui nous dit comment apprécier les valeurs des conduites humaines, qu’il s’agisse des nôtres ou de celle d’autrui. C’est un retour sur nous même.
C’est ce que nomme Rousseau : la voie de la conscience. La même en tout homme. Malgré la diversité et la variabilité des mœurs et des connaissances : Elle est universelle, elle est la voie de la nature : Tout vient de l’intérieur, nous même…
À condition de bien vouloir l’écouterCette conscience qui rend semblable l’homme à dieu…
Si Rousseau la considère non pas comme un jugement mais comme un sentiment ; Kant la considère au contraire, comme l’expression de la raison pratique.
Mais, une personne dépourvue de sentiments est elle capable de raison ? Celle-ci sera encline à suivre le chemin de ses désirs et de ses passions uniquement pour en jouir !
Pour Bergson, la conscience est le produit d’un conditionnement social et pour Freud l’héritière direct du surmoi ; instance pourtant en majeure partie inconsciente. Cette dernière représentant l’intériorité de l’être…
Combien d’êtres vivent ? Combien d’êtres fonctionnent ? Voici une question intéressante que nous devrions nous poser quelquefois !
Pour Pascal : la conscience équivaut à la pensée qui nous révèle les limites de notre existence… Est ce la pensée qui oppose l’homme au reste de la création ?... Pensée qui fait la grandeur de l’homme qui lui révèle également la misère de sa condition et qui le sort d’une vie inerte ; végétative….
Nous possédons ce que les autres règnes n’ont pas.
Le minéral existe parce qu’il a une structure, c’est une chose et c’est tout. La plante existe et sent, possède une forme de vie végétative sans mouvements, mais non insensible au milieu sonore. L’animal existe, sent et connaît, sait qu’il connait et possède une sensibilité.
Mais l’homme, existe, sent, connaît, sait qu’il connaît et possède une réflexion sur soi :
Conscience… du latin : Cum : avec. Scienta : science, donc un attribut humain !
C’est bien cet attribut qui nous distingue des autres règnes et qui permet à l’humain de s’élever dans sa condition. Condition que nous cherchons à rendre toujours meilleure, ce qui se fait par la découverte de l’égo.
Cependant certains d’entre nous sont capables de dépasser la sphère de l’ego pour faire abstraction d’eux même au profit des principes universels qui supporte la vie.
A ce stade apparaît l’amour inconditionnel de son prochain, le sens vivant de la compassion et le fondement dans le sacré. Le respect de la vie sous toutes ses formes.
Ces personnes qui atteignent ce niveau sont très rares : Bouddha, Jésus, Gandhi, Martin Luther King, Sœur Theresa et Sœur Emmanuelle, le Dalai Lama, appartiennent à cette catégorie.
C’est ce que j’appelle des hommes de cœur… Chez les soufis les mystiques sont :

Les hommes du cœur.

En Orient, cet organe vital est le siège de la spiritualité et la base de la nature intellectuelle de l’homme. C’est aussi la conscience révélée dans la quintessence des êtres crée afin que Dieu puisse contempler l’homme par ce moyen. C’est le trône de Dieu et son temple dans l’homme. En Occident, le cœur est le siège de l’affectivité.
Est-il possible d’être sans sentiments ? Il existe malheureusement ce genre d’individus ; fort rares, je l’admets…
Pour les autres, dont nous sommes membres…
Je reconnais pour ma part que je raisonne par la sensibilité que je possède ; mais pas par sensiblerie qui ; elle, affecte la réflexion… Certain se contentent de fonctionner et n’écoute non pas la voie de la conscience mais celle de leur passions…
La passion est un sentiment que nous subissons sans comprendre et qui affecte l‘évolution de la conscience pour trouver la paix intérieure. C’est une émotion incontrôlable qui ne dévoile pas obligatoirement le microcosme de chaque être et qui mérite une planche. Mais peut-on l’éviter ?... Ceci demande réflexions.
L’intégrité de nos réflexions doit se réaliser au delà des passions et des influences extérieures que nous subissons malgré nous dans le monde moderne ; et ces dernières sont assez nombreuses et puissantes pour manipuler les consciences de bien de nos semblables. Aussi nous faut-il redoubler de calme intérieur et de méfiance pour conserver un jugement sain de ce que nous nommons :

Valeur Morale.

Cette dernière peut englober beaucoup de valeurs ou de principes qui peuvent influencer des personnes naïves ou peu soucieuses de réflexions appliquant à la lettre l’enseignement manipulateurs de pseudos mentors ,ou soi disant gardien du dogme et diriger les masses populaires vers les pires excès.
Gardons nous bien de ceux là, il nous suffit d’observer ce que peut provoquer la dérive de ceux qui se prétendent les gardiens des valeurs morales en regardant leurs résultats.
Heureusement la Franc Maçonnerie est bien au dessus de toutes ses mesquineries qui pourrissent la vie des hommes.
La Valeur Morale, la vrai Valeur Morale est celle qui nous élève vers un monde ou la condition est une ascension de la pensée et non pas une régression vers l’animalité.
Ce qui serait une tendance ces dernières décennies me semble- t‘il !
La Valeur morale s’impose à la conscience comme un idéal que l’homme ne dispose pas, mais qu’il souhaite. C’est l’homme, qui les invente à partir de ce qu’il juge être bon ou mauvais. De là, découle des dérives que je nomme dogmatiques ; celles ci peuvent engendrer l’extrémisme…
Religieuses ou athées ; dans les deux cas elles rejettent les idées de différences d’opinions qui doivent être combattues au profit de l’uniformité de la pensée, puisqu’ ‘elles agissent sur les écrits religieux, et de certains philosophes dont les interprétations servent à manipuler à des fins d’asservissements et de contrôle à des pouvoirs oligarchiques.
Nous devons garder cette indépendance qui se situe au delà des discordes partisanes oligarchiques, dont nos congénères semblent dépendants et que le prosélytisme de ces dernières affecte et influence les masses pour nous écarter du chemin de lumière qui est le seul chemin que l’homme doit prendre pour s’élever afin de retrouver ce qui nous manque :
La Sagesse et la Sérénité qui permettent de concevoir et d’entreprendre une vie ou l’homme peut marcher en paix sur terre parmi ses frères.

J’ai dit !

source : www.ledifice.net

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A toi qui veux savoir, je dis…..

6 Juillet 2014 , Rédigé par I.M

1 – Que la nourriture que tu manges peut te soigner mais qu’elle est aussi la principale source de tes maladies et que toutes les manipulations que l’on y fait ne fera rien pour arranger ce fait

2 – Que ce n’est pas parce qu’une médication est gratuite qu’il faut que tu la prennes sans t’assurer auparavant qu’elle ne fera pas de toi un client fidèle de ceux qui en font le commerce

3 – Que les principaux terroristes ne sont pas ceux qui posent les bombes mais ceux qui les financent, les fabriquent et les vendent car tant qu’il y aura des armes, il y aura forcément des gens pour les utiliser

4 – Que ceux qui créent les plus grands crimes ne sont pas uniquement ceux qui en ont l’air. Il ne faut pas te laisser éblouir par un masque mais voir au delà des apparences

5 – Que les lois ne seront jamais appliquées tant que ceux qui les décident ne les appliqueront pas eux-mêmes

6 – Que l’histoire du monde couramment enseignée n’est qu’un amalgame d’idées souvent contredites par les faits et les découvertes

7 – Que notre niveau de civilisation actuel a déjà été égalé, et même dépassé dans les temps reculés par des civilisations maintenant disparues

8 – Que le phénomène OVNI n’est pas une histoire de croyance mais de connaissance, et qu’il est, a été, et sera présent dans toutes les cultures et civilisations

9 – Que l’environnement pourrait ne pas être pollué si certains lobbies financiers ne s’y opposaient pas. Des énergies naturelles et gratuites sont depuis longtemps connues mais ignorées pour raison économique.

10 – Que lorsque l’homme brise l’équilibre naturel, la nature brise l’homme

11 – Que les plus grands cataclysmes que l’homme risque de subir seront ceux qu’il créera lui-même

12 – Que le monde se dirige vers une nouvelle ère de paix mais que cela nécessitera de grandes transformations et bouleversements dont il te faudra t’adapter si tu veux survivre

13 – Que les phénomènes « paranormaux » sont tout à fait normaux, compréhensibles et explicables

14 – Que les plus grands communicateurs privilégient l’écoute à la prise de parole car c’est en écoutant que tu apprends

15 – Que tu es responsable du monde dans lequel tu vis et de tout ce qui t’arrive mais qu’il ne faut en aucune manière te sentir coupable si les évènements ne te semblent pas correspondre à tes désirs. Tout ce qui t’arrive est toujours la meilleure chose qu’il puisse t’arriver car ses évènements sont toujours là pour t’élever et non pas pour t’abaisser

16 – Que tu ne pourras changer le monde qu’en te changeant toi-même car le monde ne sera toujours que le reflet de toi-même

17 – Que tant que tu n’auras pas découvert l’Amour qui est enfoui en toi, tu seras toujours à la recherche de l’âme sœur

18 – Que le plus grand voyageur n’est pas celui qui fait dix fois le tour du monde mais celui qui fait une seule fois le tour de lui-même

19 – Qu’il faut te laisser guider par les vagues (écouter la voix qui est au fond de toi) mais choisir les vagues que tu prends (agir en parallèle de manière concrète)

20 – Qu’il ne faut pas te complaire dans tes habitudes mais te plaire dans ta complétude car tout t’est donné. Tout est en toi.

21 – Que la volonté de réussir permet de réussir à volonté mais que seules des actions amènent des réactions

22 – Que si tu deviens égoïste ou radin tu perds ta liberté car tu deviens l’esclave de l’argent

23 – Que chacun se voit donner un jour la clef de sa réussite mais qu’il est nécessaire de l’insérer dans la serrure avant que celle-ci ne soit changée

24 – Que personne sur Terre ne peut se dire parfait car rien que le fait de le dire montre qu’il ne l’est pas. Il ne faut en aucune manière te prendre pour Dieu mais être Dieu. 
Si tu comprends la nuance tu as tout compris !

25 – Que le courageux n’est pas celui qui n’a jamais peur mais celui qui agit malgré sa peur

26 – Que si tu réussis à te convaincre que tu réussiras, tu n’auras aucune peine à réussir car le meilleur moyen d’atteindre un objectif est de te convaincre toi-même que tu l’as déjà atteint

27 – Que la connaissance est une source où chacun peut venir s’abreuver

28 – Que la pire des choses à faire est de ne rien faire

29 – Que la vie est belle pour ceux qui savent la contempler

30 – Que tout est dans l’un, tout comme l’un est dans tout et que c’est pour cela que tu devras te fondre dans la totalité pour reconstruire ton unité

31 – Que tu ne dois jamais croire ce que l’on te dit sur parole – même pas ce présent message – mais qu’il te faudra le vérifier par toi-même

32 – Que le fait que tu n’ais pas le temps de faire toi-même tes propres vérifications est voulu afin de te maintenir dans l’ignorance

33 – Que plus tu seras dans l’ignorance, et plus tu seras manipulable et manipulé… 

Toi qui désire savoir,  apprends a penser par toi-même,  à comprendre, et à devenir conscient du monde qui t’entoure,  et c’est en faisant ainsi que tu découvriras le chemin de la liberté.

 

Extrait de « Initiation : Récit d’un voyage intérieur » de I.M. chez Harmonia Editions 

 Source : http://www.gadlu.info/

Commentaire : les points 8 et 13 sont sujets à caution…

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