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Hauts Grades

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cahier de Maitre Elu des quinze

3 Janvier 2007 , Rédigé par gibelain Publié dans #hauts grades

La loge doit être tendue de noir, les larmes doi­vent être rouges et blanches. A l'orient doit être un squelette qui représente Abyram, dont le vrai nom est Hoben; à l'occident, du côté du nord, un autre squelette représente Kunvel, dont le vrai nom est Olterfut; à l'occident, du côté du midi, un autre squelette représentant Gravelot, dont le vrai nom est Steiké. Chaque squelette doit être armé d'un instrument dont il frappa Hiram.

La loge s'ouvre par cinq coups répétés trois fois. Il doit y avoir quinze lumières sur trois chandeliers, un devant le Maître et un à chaque Surveillant, que l'on allume, l'une après l'autre, à chacun des cinq coups que frappe le Maître et les Surveillants. Il ne faut pas être plus absolument plus de quinze Elus en loge.

Instruction

D. Quelle heure est-il ?

R. Il est trois heures.

Le Maître dit alors : « Mes Frères, il est donc temps de se mettre à l'ouvrage »

Le récipiendaire doit être décoré en Maître Elu des Neuf lorsqu'il se présente à la loge. Il doit avoir deux têtes de mort dans les mains, un poignard doit traverser la tête qu'il tient dans la main droite. Il est introduit après les cérémonies ordinaires par quinze pas triangulaires pour parvenir devant le trône, où il reste, tenant les têtes. Pendant qu'il est ainsi, le Respectable et tous les Maî­tres tiennent leur poignard à la main, puis le laissent tomber, en mettant leurs mains entrelacées en tra­vers sur le front. Ils demandent grâce. Le Maître dit alors :

D. Pourquoi ?

R. Il n'en est point coupable.

D. Pourquoi grâce ?

R. La grâce de le recevoir Grand Maître Elu des Quinze.

D. En est-il digne ?

R. (Tous les Frères) Oui, Très Respectable I

Le Maître répond : n Faites-le avancer au pied du trône pour prêter son Obligation ».

Histoire

 

Vous avez appris qu'Abiram fut tué dans la caverne par le grade ci-devant . Mais Abiram, qui signifie assassin, n'est pas son vrai nom, il est Bo­bert. Il était armé d'un levier et c'est lui qui assomma Hiram. Salomon fit embaumer sa tête pour qu'elle se conservât et qu'elle pût être exposée au public avec celles des complices, lorsqu'ils seraient découverts. Ce qui ne tarda pas d'arriver puisque, six mois après l'assassinat, Bengabue, l'un des inten­dants de Salomon, par les recherches qu'il fit aux environs du pays de Gette, qui était tributaire de Salomon, apprit que Stelké et Olterfut, les deux autres assassins d'Hiram, étaient retirés, croyant y être en sécurité. Salomon, ayant apprit cette nouvelle, écrivit aussitôt à Maacha, roi de Gette, pour lui demander les assassins et les amener à Jérusalem, pour y être munis de leurs cri­mes. Salomon nomma quinze Maîtres, du nombre desquels étaient les neuf qui avaient été à la recher­che d'Abiram, et leur donna des troupes pour leur obéir. Ils se mirent en marche le quinze du mois de.., qui correspond à notre mois de juin, et arri­vèrent à Gette le 28 du même mois, rendirent  la lettre de Salomon au roi Maacha, qui ordonna, à l'instant, qu'on fit une recherche exacte et qu'on les livrât aux Israélites. On les trouva, après une exacte recherche, dans une carrière nommée Baude­lais. Le troisième jour de la recherche, Zermot et Elehan, Maître Elus, furent les premiers qui les dé­couvrirent. On les saisit et on les chargea de chaînes sur lesquelles étaient gravés les différents supplices qu'ils devaient souffrir, afin de les punir davantage. Ils arrivèrent à Jérusalem le mois suivant et furent conduits à Salomon. Il ordonna qu'ils fussent mis dans des cachots d'une tour nommée Uhisar, pour leur faire souffrir, le lendemain, une mort propor­tionnée à leur crime. Le lendemain, à dix heures, ils furent attachés, nus, par les pieds, à deux poteaux, les bras liés par derrière le col. On ouvrit leur corps depuis la poitrine jusqu'au bas-ventre et on les laissa, ensuite, exposés à l'ardeur du Soleil pendant huit heures, de façon que les mouches et les insectes ve­naient s'abreuver de leur sang, ce qui les faisait souf­frir davantage. Ensuite, on leur coupa la tête et on les embauma. Elles furent mi­ses sur des piquets placés vis-à-vis les portes où ils avaient commis le crime exécrable de parricide et leurs corps furent jetés à la voirie.

Voilà, mon Très Cher Frère, l'histoire, en abrégé, de la vengeance de notre Respectable Maître Hiram. Je prie le Grand Architecte de vous préserver d'un semblable malheur.

Signes

 

Le premier est de toucher  la main droite, lever le pouce et l'appuyer au bout du menton et le des­cendre en droite ligne jusqu'au bas-ventre, ce qui fait ressouvenir que les assassins ont été ouverts.

Le second se fait poing fermé, le pouce levé : se couper la gorge, ce qui fait ressouvenir que leurs têtes furent coupées.

Attouchements

 

Le premier se fait en donnant deux petits coups avec l'index de la main droite sur la jointure du petit doigt.

Le second est de prendre la main droite avec la gauche et lui donner trois petits coups avec le bout des cinq doigts, ce qui fait le nombre de quinze.

Le Mot 

 

Le mot sacré est Zermot.

Le mot de passage est Eleham.

Le cordon du Grand Elu est noir, large de quatre doigts avec trois bouts de ruban ponceau, au bout desquels est attachée une tête de mort, qui doit être d'argent on de vermeil. Sur ce cordon, il doit y avoir quinze lar­mes brodées en argent. Les acclamations se font, à Li fin de la loge par trois fois cinq.

On  demande : «Quelle heure est-il ? ».

On  répond : « II est six heure ».

On frappe cinq coups pendant trois fois.

Le tablier doit être de peau blanche, doublé de noir, bordé d'un ruban noir. Au milieu est une tour en argent, trois têtes de mort, c'est-à-dire une sur la bavette et une de chaque côté, sous celle de la ba­vette doit être un H, qui signifie Hoban, à droite, un S, qui signifie Stelké, et, à gauche, un O, qui signifie Olterfut.

 

 

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Chevalier de l'Orient ou de l'Epée

3 Janvier 2007 , Rédigé par gibelain Publié dans #hauts grades

Le royaume de Juda fut détruit par les Assyriens sous le règne de Sédécias, vingt-et-unième roi des­cendu de la race de David, en la personne de qui finit la prophétie du prophète royal, ainsi qu'il avait été prédit par Jérémie. Ce fut Nabuchodonosor, roi des Assyriens, qui, jaloux de la grandeur du Peuple de Dieu, entreprit de leur faire la guerre et de les détruire, ce qu'il exécuta, ainsi qu'il avait été prédit par les prophètes parce que Israël avait péché et que ses rois s'étaient [a]donné, [pour] la plupart, à l'idolâ­trie. Nabuchodonosor fit le siège de Jérusalem en la dix-huitième année de son règne et la onzième du règne de Sédécias. La Sainte Citée fut assiégée avec une valeur incroyable et défendue de même; le siège fut opiniâtre et cruel; les assiégés souffrirent, dans cette attaque, les maux les plus cruels, tels que la peste et la famine, la ville fut attaquée de toutes parts, l'ennemi faisant du dégât partout où il se pré­sentait, mais qui était aussitôt réparé par la vigi­lance, l'activité et le zèle des Maçons qui se trou­vaient renfermés dans Jérusalem. Mais il était écrit dans le Décret Divin que Jacob tomberait en servi­tude, que le cuite du Vrai Dieu serait interdit et que Son Temple, chef d 'oeuvre de la première merveille du monde, serait détruit jusqu'au fondement. Cette grande et douloureuse époque arriva l'an du monde 3493, aux six mois dix jours depuis la fondation du Temple.

Le roi Salomon en avait posé lui-même la pre­mière pierre, qui était d'agate, de forme cubique. C'était la quatrième année de son règne et le deuxiè­me jour du mois de..    . La cérémonie se fit avant le lever du Soleil et fut solennisée  par de grandes fêtes. Le ciment qu'on employa pour la pose était composé de farine, de lait, d'huile et de vin; on la plaça au milieu de l'endroit destiné dans le plan pour être le Saint des Saints. L'Histoire Sacrée fait une ample description de ce Saint Temple, de même que de sa magnificence. Tout Chevalier doit, avant d'être reçu, en avoir fait la lecture et se l'être rendue familière, afin qu'étant parvenu à ce haut et éminent grade, il puisse, dans les occasions, en don­ner raison. La Sainte Cité fut prise d'assaut après dix-huit mois de siège. Ce fut dans la nuit que les Babyloniens entrèrent dans la ville par sept endroits différents, où ils s'étaient aperçus qu'on ne faisait pas trop bonne garde. Tout de suite, il se rendirent au Temple, où s'étaient réfugiés les principaux de la ville avec toutes leurs richesses, particulièrement la famille royale. La désolation où les ennemis trouvè­rent la ville les porta à la compassion, tellement qu'ils ne firent aucun meurtre, se contentant seule­ment du pillage. Mais, s'étant approchés du Saint Temple, ils furent repoussés d'abord avec fureur par les Maçons libres qui en défendaient les approches; mais, comme leur nombre était beaucoup inférieur à celui des ennemis, ils se rendirent à discrétion. Lors de la prise de Jérusalem, Nabuchodonosor était à Réblacha, ville de la Syrie, et, ayant reçu la nouvelle, il envoya à Nabuzaradan, son général, les ordres de briser et détruire le Temple après en avoir pris tout ce qui se trouvait en métal et autres choses précieu­ses, de détruire la ville de fond en comble et d'amener tous les habitants captifs à Babylone et de laisser le menu peuple errant.

Nabuzaradan exécuta fidèlement les ordres de son maître, dépouilla entièrement le Temple de ses ornements, le détruisit et le brûla, emporta tous les vases d'or et d'argent au nombre de vingt-sept mille, sans compte ceux d'autres métaux. Il fit aussi em­porter la grande Mer d'Airain et tous les vases de purification, de même que les autels et les deux grandes colonnes J. B. Celle de Booz se brisa en plusieurs pièces. Il enleva aussi quantité d'autres co­lonnes et d'autres ouvrages faits en or ou en argent, les Tables et le Chandelier.

L'Arche d'Alliance et les Livres Saints furent donnés en garde à Cephan, sous condition que sa vie en répondrait. Nabuzaraclan, après le pillage, fit sortir ces ruines de la Sainte Sion, emporta avec lui tous les trésors d'Israël et amena tous les captifs, dont le nombre était de quatre-vingt-un mille, parmi lesquels étaient le roi Sédécias et toute la famille royale, les officiers, les Sacrificateurs et les Lévites, sans compter un grand nombre de gens du peuple et de domestiques.

Nabuchodonosor entra en triomphe dans Baby­lone. Tous les captifs étaient enchaînés, sans en ex­cepter le roi, dont les chaînes étaient d'or. La figure des chaînes était faite en triangle, ayant trois anneaux dont l'un passait la tête, les autres les poignets. Ces chaînes étaient d'autant plus tristes aux yeux des Israélites que leur figure représentait l'emblème de l'Éternel dont le Saint Nom est représenté par un delta, Nom admirable qui avait été méprisé par le peuple imbécile. Dieu permit qu'il leur fut toujours présent dans la plus dure captivité et pour les faire ressouvenir de Sa Bonté, de Sa Clémence, et pour les porter  à obtenir grâce de leurs fautes pas­sées.

Nabuchodonosor consacra la dépouille du Saint Temple à ses dieux. Il donna un logement au roi Sédécias et à toute la famille royale, de même qu'aux officiers. Il assigna au reste des captifs des logements aux environs de Babylone. Les plus distingués parmi eux furent consignés dans l'enceinte de la ville, du nombre desquels furent les descendants des Maçons libres, qui avaient construit le Saint Temple et il n'était permis qu'à eux seuls de l'entretenir. Il leur était défendu, paru une loi de Salomon, de travailler à d'autres ouvrages, sous peine de punition, ce qui était gardé inviolablement, ainsi qu'on en voit les effets dans Babylone. Lorsque Artaxerxès voulut faire bâtir un temple à Jupiter, aucun des Maçons libres ne voulut y travailler, ils aimèrent mieux souf­frir la mort que d'employer leurs talents à la décora­tion de l'idolâtrie. Quelle fut la douleur de ces Illus­tres Maçons d'avoir vu détruire un si grand et si bel Edifice, chef d' oeuvre de la main des hommes et conduit par celle du Tout-Puissant ! Leurs larmes coulèrent en abondance et ne cessèrent de couler que le moment que le grand jour arriva, où ils furent mis en liberté pour aller rétablir un nouveau Temple au Dieu Vivant, sur les ruines de l'ancien, non toute­fois aussi beau ni aussi riche, mais selon leurs mo­yens. Trois années après la captivité des Juifs en Syrie, le roi Sédécias mourut et finit la race des des­cendants de David, après avoir régné sur le Peuple de Dieu qua­tre cent quatre-vingt-six ans, sept mois et trois jours. En la personne de ce roi finit la Maçonnerie, atten­du que c'était leur chef et que les Maçons libres étaient devenus captifs.

Convoi funèbre placé ci-après

 

Tous les grades, depuis l'Apprenti jusqu'au Grand Ecossais, ne retracent que ce qui était fait lors de la construction du Temple ancien. Le seul grade de Chevalier de l'Orient est celui qui renouvelle aujour­d'hui la Maçonnerie, leur but  est de rétablir le Temple, lorsque l'Eternel voudra leur en procurer les moyens, car la Maçonnerie renouvelée parmi les ouvriers n'a eu d'autre dessein que de réédifier cet Edifice sur ses anciens fondements.

Explication de la Loge

 

 Le grand carré long qui est tracé au milieu de la loge représente le nouveau Temple de Salomon, bâti selon les dimensions que le roi Cyrus en donna. Dans la partie occidentale du Temple est le Saint des Saints où repose l'Arche d'Alliance, couverte par deux chérubins qui soutiennent de leurs ailes le Del­ta, qui signifie le Saint Nom de Dieu, qu'on ne doit prononcer qu'en tremblant. Le Saint des Saints est séparé par un grand voile des restes du Temple. Dans le lieu très saint se trouvent le Soleil et la Lune. Au devant de ce lieu très saint se trouve l'au­tel des sacrifices, qui est un cœur enflammé et a, dessus, les lettres V.M., qui signifient Vrai Maître ou Vrai Maçon : ceux qui offrent leurs cœurs à Dieu ou qui se dévouent au bien général de l'Ordre. Cet autel est accompagné de tous les instruments nécessaires à la Maçonnerie et dont on se servait pour la cons­truction du Nouveau Temple. Le Temple a trois portes, une à l'orient, qui est la principale et où se trouve le grand escalier à sept branches dont les Frè­res savent la signification, ainsi que des instruments nécessaires et c'est pourquoi on n'en fait pas mention dans le grade. Les autres portes sont au midi et au nord. A l'occident de la loge sont les deux initiales de Juda et de Benjamin. La lettre G est Gabaon, où l'on sacrifiait avant la construction du Temple, la lettre E est le mot hébreu connu de tous les Maçons. A la porte du midi et à celle du nord sont deux bras, l'un orné d'une épée et l'autre d'une truelle. Ces deux principaux instruments servi­rent à la construction du Nouveau Temple, l'un pour bâtir et l'autre pour combattre les ennemis. Du côté du bras qui tient l'épée est un trophée d'armes et un amas de pierres cubiques prêtes à être em­ployées à l'Edifice et, du côté de la gauche est un amas de pierres brutes propres à fortifier la bâtisse 2. Plus bas sont les vases et autres ornements sacrés que Cyrus fit remettre entre les mains de Zoroba­bel 3 pour en orner le Nouveau Temple, comme le Chandelier à sept branches, la table des pains de proposition, la mer d'Airain, les urnes, pots, vases, plats et autres ustensiles dont le nombre avait été très considérable tant en or qu'en argent et en cui­vre. Le milieu de la loge est traversé, du nord au sud, par le fleuve Star Bussaulier, au milieu duquel est un pont, construit en bois pour le passage des Maçons libres, sur lequel sont trois lettres L..D.P., c'est-à-dire Liberté de Passage. Ledit fleuve est cou­vert de têtes de mort des ennemis qui furent tués lors du combat. Au bout du fleuve sont des chaînes disposées en triangle ainsi qu'il a été dit. La lettre T. exprime l'endroit des carrières de Tyr [d']où l'on a tiré les pierres pour la construction du Temple et la lettre L exprime le mont Liban d'où I'on a tiré le bois. Au-dessus du mont Liban se trouve la figure d'un carré long avec un petit triangle au milieu   c'est le tombeau du roi Sédécias, dernier roi de la race de David et, tout à fait au bas de la loge est une partie du plan de la ville de Babylone.

Chaque article de l'explication de la loge renfer­me en lui bien des morales dont une partie se trou­ve dans le catéchisme et le reste est encore une énig­me jusqu'au grand jour où la vérité sera dévoilée, qui sera au moment où tous les honneurs ne seront attachés uniquement qu'au premier principe de la Maçonnerie. Cependant, il est constant que l'Or­dre des Maçons doit être regardé comme celui qui sert à ramener tous les amusements à une fin solide et permanente. Mais bien peu de Ma­çons sont trouvés dignes d'y parvenir, aussi le nombre des vrais initiés est très petit. Heureux ceux qui peuvent parvenir à ce lieu.

L'Ordre des Maçons très libres, dits Chevaliers de l'Orient ou la Maçonnerie Renouvelée '. Après que les Tribus de Juda et de Benjamin eurent passé soixante-dix années en captivité dans la Syrie, Dieu fut touché de leurs larmes, ils trouvèrent grâce de­vant Son trône sacré. Il inspira à Cyrus, pour lors roi de Babylone, prince débonnaire, de mettre Israël en liberté. Il écouta, à cet effet, les pressantes requê­tes des principaux  et les sollicitations de Zorobabel, de la Tribu de Juda, qui était, depuis longtemps, à son service et dont le mérite lui était connu. Cyrus se laissa toucher aux larmes de ce prince et lui per­mit de sortir de Syrie avec tous les Juifs qui vou­draient le suivre pour aller en Judée rebâtir le Tem­ple de Dieu, que ses prédécesseurs avaient pillé et détruit, et de l'orner de tous ses ornements et vases, tant en or qu'en argent. Pour cet effet, il fit tirer du trésor royal tout ce qui avait été apporté des dépouilles du Temple lors de sa destruction et le fit livrer entre les mains du prince Zorobabel. Cyrus ordonna que le Nouveau Temple aurait soixante coudées de largeur sur cent vingt de longueur et soixante de hauteur. Il ordonna qu'on tirerait les pierres pour la construction du Temple des carrières de Tyr et les bois des forêts du Liban. Il fit, à ce sujet, un Edit, qu'il fit publier dans ses Etats, par lequel il ordonnait à tous ses sujets de laisser sortir librement les Juifs de ses Etats, de ne les troubler en rien et de les secourir dans leurs besoins, sous peine de mort à ceux qui contreviendraient à l'Edit arrêté.

Zorobabel, après avoir reçu un tel bienfait de ce prince, se prosterna aux pieds de son trône, lui baisa la bas de sa robe et le remercia, au nom de toute la nation, de la grâce singulière qu'il daignait lui accor­der, en l'assurant que tout Israël ferait des vœux pour la conservation de sa personne et pour la pros­périté de ses Etats. Après, il se retira pour prendre des arrangements convenables avec les chefs de fa­mille des Tribus sur ce qu'il était à propos de faire pour un si grand projet. Zorobabel et Stenvas fi­rent part de ce grand événement aux chefs des Tri­bus. Ils convoquèrent un conseil où pour préparer les matériaux. La marche des Hébreux fut la plus heureuse jusqu'au fleuve Saint Harlassa­nai, qui sépare le Judée de la Syrie [et] va se perdre dans la mer de Tibériade. La première bande qui arriva au bord du fleuve, pour le traverser, fut celle des Maçons libres. Ils {y} trouvèrent, sur le bord, des gens armés pour les piller et empêcher leur pas­sage. Les chefs des Maçons firent usage du passe­port du roi Cyrus, de même que de l'arrêt qu'il avait donné en les délivrant de la captivité. Mais les bar­bares furent aveuglés par l'apparence du gain [qu'ils Feraient] s'ils pillaient les Hébreux, surtout ayant vu par leurs passeports qu'ils portaient les trésors du Temple. Sans faire attention aux ordres du roi, ils se jetèrent sur les Maçons pour les massacrer. Mais le Grand Architecte en avait disposé autrement car les Assyriens furent taillés en pièces de telle sorte que le fleuve fut couvert, dans un instant, de corps morts. Par ce moyen, ils se rendirent le passage libre et se hâtèrent d'arriver à la triste Jérusalem. Leur marche fut de trois mois [et] cinq jours. Ils arrivèrent le 22 juin, jour du solstice d'été, à trois heures après midi. Après trois jours de repos, les trois architectes et les trois adjoints se mirent en état de commencer le travail. Ils divisèrent les ouvriers par bandes, cha­cune desquelles avait son chef et son adjoint. Il y avait trois sortes de bandes : les plus simples étaient de trois fois sept ouvriers, les secondes de cinq fois sept et les troisièmes de sept fois sept. Chaque bande était payée différemment, la bande de trois par sept à la porte. Chacune de ces bandes avait son nom général, celle de trois par sept avait nom Cassia, celle de cinq par sept Guibelin et celle de sept par sept Tubellain. Outre cela, lorsqu'ils se présentaient pour leur salaire, l'architecte qui devait les payer leur demandait le mot sacré de leur bande. S'ils ne savaient pas répondre, ils n'étaient pas payés mais, au contraire, punis. Le mot de trois par sept était Jehova, celui de cinq par sept Booz et celui de sept par sept Jakin. Tel fut l'arrangement que l'on fit pour l'exécution d'un si grand Edifice. Mais il était écrit qu'Israël souffrirait ce dont l'Eternel voudrait l'exercer car à peine les fondements de ce Nouveau Temple furent commencés qu'ils eurent une guerre à soutenir contre les Samaritains, peuple sorti des Dix Tribus, qui avait abandonné le culte du Vrai Dieu pour l'idolâtrie. Ils tâchèrent, par leurs chicanes, de détourner ou retarder la bâtisse du Temple, ce qui obligea Zorobabel à se tenir sur la défensive, de ma­nière qu'il ordonna, parmi les ouvriers, qu'une partie travaillerait et l'autre combattrait ses ennemis. Par ce moyen, l'ouvrage continuerait tandis qu'on ferait la guerre. Mais, comme le combat devenait plus opi­niâtre et que, d'ailleurs, l'ouvrage allait fort lentement, il fut ordonné qu'on n'irait plus vers les ennemis mais qu'on les attendrait au travail. A cet effet, il fut dit que chaque ouvrier serait armé, c'est-à-dire qu'il tiendrait d'une main une épée et de l'autre une truel­le dont il devait travailler. Etant armés de cette sor­te, ils travaillèrent avec assurance mais non pas si diligemment qu'ils l'avaient souhaité, car la construc­tion du Nouveau Temple dura quarante ans. Cette merveille du monde fut commencée sous le règne du roi Cyrus, continuée sous celui d'Artaxerxès et finie sous le règne de Darius. Quant à la dédicace et à la décoration, on pria les Frères de s'en instruire par la lecture de la Bible. Après que ce Temple fut achevé, les Maçons se mirent à réparer les remparts de la ville et à relever les maisons ruinées et à faire revivre les Lois dans leur ancienne pureté, à suivre les Ordonnances de Moïse, à sanctifier le Temple par des sacrifices sans nombre, à rétablir l'ordre mi­litaire, à donner un arrangement dans les deux Tri­bus de Juda et de Benjamin, et à songer à se procu­rer un roi pour les gouverner aussi sagement que Salomon. Comme ce Second Temple a été aussi dé­truit, les Maçons d'aujourd'hui sont aussi descendus de ceux qui le bâtirent. Aussi doivent-ils les imiter en leur exemple et tâcher, sous la conduite d'un nouveau Zorobabel, de bâtir un troisième Temple au Vrai Dieu. 

Cérémonies pour la Réception d'un Chevalier de l'Orient ou de l'Épée

La loge doit être tendue de rouge et éclairée de soixante-douze lumières. Le Maître se nomme Sou­verain, représentant Cyrus, l'aîné des Surveillants s'appelle Nabuzardam, général du roi, le Jeune Sur­veillant  représente Mithridate, son grand trésorier, le récipiendaire se nomme Zorobabel. C'est pourquoi tous les Chevaliers, étant en loge, sont appelés prin­ces par le Souverain, attendu que Zorobabel était prince. La porte de la loge doit être gardée par deux gardes, c'est-à-dire par deux Chevaliers qui en font les fonctions, qui sont, ordinairement, les derniers reçus; ils sont armés d'une pique. Le récipiendaire doit venir de lui-même à la porte de la loge, couvert d'un drap noir qui soit poudré de {la} cendre; étant arri­vé à la porte, il soupirera jusqu'au point d'être en­tendu par les gardes, qui ouvriront doucement la porte pour voir ce que c'est. Sur quoi, ayant reconnu que c'est un homme en deuil, ils refermeront la porte pour en donner avis au Second Surveillant, qui se lèvera de sa place, sans rien dire, pour aller join­dre le récipiendaire et pour l'interroger sur le sujet qui l'amène à la porte du roi.

Interrogations hors de la Loge

D. Que demandez-vous ?

R. Je veux, s'il est possible, parler au roi.

D. Qui êtes-vous ?

R. Juif de nation, prince de naissance, sorti de la troisième famille de la Tribu de Juda.

D. Quel est votre nom ?

R. Zorobabel.

D. Votre âge ?

R. Quatre-vingt-un ans.

D. Quel est le sujet qui vous amène ?

R. Les larmes et la misère de mes Frères.

Le Second Surveillant dit « Attendez au bas de la porte, je vais prier le mi pour vous » Le Second Surveillant vient frapper à la porte, elle lui est ouverte par les gardes qui, l'ayant recon­nu, le laissent entrer.

Lorsque l'on frappe, on doit frapper d'un seul coup, au bas de la porte, avec le pied. Le Jeune Sur­veillant se prosterne au bas du trône du roi, il lui fait le récit de ce qu'il a entendu de Zorobabel, à quoi le roi répond qu'on le laisse entrer.

Le Jeune Surveillant, en quittant le roi, le salue en posant les deux mains sur le visage et va joindre le récipiendaire, auquel il dit : « Vous avez trouve" grâce au pied du trône du plus grand roi du monde. Il vous permet de paraître devant lui, da face couverte ». Alors, il l'intro­duit en frappant à la porte comme il a été dit, la porte ouverte, il est reçu par les deux gardes, qui le conduisent au pied du trône où ils le mettent à ge­noux et l'y laissent pour aller garder la porte.

Nota : que les gardes le fouillent avant qu'il en­tre, pour voir s'il n'aurait pas des armes cachées ou quelque autre chose qui serait contre la vie du roi. L'Orateur de la loge, faisant fonction de Premier Ministre d'Etat, interroge le récipiendaire sur le sujet qui l'amène au pied du trône de sa majesté. Pendant l'interrogation, tous les Chevaliers doivent être de­bout, l'épée à la main, la tête couverte et le récipien­daire le visage découvert.

Interrogations du Ministre

D. Quel sujet vous amène vers le roi ?

R. Pour employer sa bonté et sa sagesse.

D. Pourquoi ?

R. Demander grâce pour mes Frères les Juifs, en servitude depuis soixante-douze ans.

D. Qui êtes-vous ?

R. Zorobabel, prince sorti de la troisième famille de la Tribu de Juda.

D. Quelle est cette grâce ?

R. Que la bonté du roi nous accorde pardon et li­berté à toute notre nation et de permettre que nous allions exercer notre Religion, en suivant ce que Moïse nous a laissé, nous permettre d'aller réédifier le Temple, que la puissance des Frères étrangers, ou plutôt nos péchés, ont détruit jus­qu'aux fondements.

Après quoi, le Souverain fait signe qu'on le fasse retirer, les deux gardes viennent le relever et le conduisent hors de la chambre, l’un d'eux reste avec lui, l'autre ferme la porte. Après qu'il 2 en est sorti, le roi adresse la parole à tout le Conseil en ces termes : a Il y a longtemps que j'ai résolu de mettre les Juifs en liberté. je ne sais pourquoi, je suis depuis un temps pénétré de voir ce peuple dans les fers. Le Dieu, qu'ils appel­lent le Dieu Fort, m'est apparu en songe, il me semblait voir un lion rugissant, qui était prît à fondre sur moi pour me dévorer. Au pied de mon lit, j'ai cru voir Nabuchodonosor et Balthasar, deux de mes prédécesseurs, qui servaient de mar­chepied à ce Dieu Terrible. J'ai crû entendre deux paroles qui sortaient de sa bouche en langue hébraïque, qui, en syriaque, signifient "rend Mon peuple libre I': C'est de vous tous, mes chers Princes, que j'attends à délibérer ce que je dois faire sur un tel événement ». Après que k roi a parlé, le Conseil garde un profond silence pendant quelques minutes. Après quoi, les uns et les autres disent au Ministre leurs sentiments, qui  fait semblant de recueillir les voix pour en rendre compte. Dès qu'elles sont re­cueillies, le Premier Ministre s'approche de nouveau du roi, qui ordonne de faire entrer Zorobabel. Le Second Surveillant va le joindre et lui fait ôter l'atti­rail lugubre dont il était couvert et le revêt d'une robe blanche, le ceint d'un ruban vert et, dans cet état, le met au pied du trône où, étant arrivé et à genoux, le roi lui dit : je vous accorde votre requête, je consens que tout Israël soit mis en liberté. De plus, qu'il soit libre d'aller bâtir un Temple à Dieu, qu'il soit orné et enrichi des dépouilles du Temple détruit par mes prédécesseurs, et que cela vous soit donné avant le Soleil couché De plus, je vous fais chef de toute la Nation et [ordonne] qu'on vous obéisse en tout et partout, à la réserve que vous payerez un tribut de trois agneaux, cinq moutons et set béliers. Et, pour marque authentique de ma bonté à votre égara je vais vous armer d'une épée terrible que vous porterez pour marque de distinc­tion de l'autorité que vous avez sur tous les Frères j'ordonne à mon général Nabuzardam de vous instruire pour la guerre, en d'être mieux à même de vous défendre  contre les ennemis qui pourraient vous attaquer ».

Alors, on le mène au Premier Surveillant, lequel lui dit : « Mon Frère, je me réjouis des grâces que vous venez de recevoir de notre Souverain. Sa bonté doit vous encourager à les mériter. Je vais vous instruire sur l'art de la guerre mais, auparavant, je vair vous recevoir Chevalier ».

Interrogation de Nabuzardam

D. Où est situé votre pays ?

R. Au-delà du fleuve d'Harbassanay.

D. Comment s'appelle-t-il ?

R. La Judée.

D. Comment s'appelle le peuple qui habite ce pays ?

R. Israël, dont nous sommes sortis.

D. Quels noms ont ceux qui sont ici captifs ?

R. Ils sont distingués par deux Tribus, celle de Juda et celle de Benjamin.

 

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Réception des Illustres

3 Janvier 2007 , Rédigé par gibelain Publié dans #hauts grades

La loge est tendue en rouge, il n'y a pas de tableau, les lumières sont dispersées indifféremment par toute la loge. Le Grand Maître représente Salo­mon; il y a deux Surveillants et les Vénérables Frères sont assis.

Le récipiendaire est dans une chambre séparée, qui est éclairée. Le Frère Terrible est avec lui et il lui donne, dans la main gauche, une tête de mort et, avec la droite, [le récipiendaire] lève le poignard qui est attaché à son cordon. Le Frète Terrible frappe neuf coups égaux; on répond, puis il entre et le réci­piendaire se place entre les deux Surveillants.

D. Le Grand Maître demande ce qu'il veut.

R. Le Second Surveillant répond pour le récipiendaire : La récompense de ce que je viens de faire ! ».
D. Le Grand Maître : « Votre  coeur, en satisfaisant votre vengeance, était donc intéressé ? »

R. Le Surveillant répond : «Oui, mais je demande moins pour ma propre satisfaction que pour faire connaî­tre à la postérité que le crime ne reste jamais impuni, ni la vertu sans récompense ».

D. Le Grand Maître : « Est-il bien sûr qu Hiram sait vengé ? »

R. Le Surveillant répond : « En voici un grand et sûr témoignage ! » (Il lui montre la tête de mort). Le Grand Maître, après cela, le fait avancer neuf petits pas, lui fait prêter son Obligation et lui signe donne le signe, qui est d'opposer la main droite, [ce) qui est le mouvement que fit Hiram lorsque Stokin ,lui porta un coup de poignard; puis l'attouchement, qui est de s'entrelacer les doigts de la main droite; ensuite la parole, qui est Nack Mazooz. Quand on demande la parole, le premier dit Ma­zooz et le second répond Nack, et, ensuite, ils di­sent ensemble Nack Mazooz.

Il lui donne aussi l'attribut, qui est une étoile à neuf pointes, qui est de nacre, oit il est gravé un poignard et, au revers, un Soleil.

Le Grand Maître dit : Je vous nomme  illustre, vous et vos descendants, pour !'action que vous venez de faire ! ». On lui 3 fait un discours qui est une répétition de l'his­toire d'Adonhirarn, de sa mort et de celle du traître Abyram, enfin la récompense que Salomon donna à Stokin pour prix de son zèle, qui fut illustre, lui et ses descendants. Il lui donna, pour cet effet, cette Etoile de nacre.

Catéchisme des Illustres

 

D. Etes-vous Illustre ?

R. Oui, je le suis, avec autant de justice que j'ose me flatter de l'avoir mérité

D. Qu'avez-vous fait pour l'avoir mérité ?

R. J'ai vengé le Maître des Maîtres en punissant son assassin.

(Ici, on peut faire des questions d'Elu)

D. A quoi reconnaîtrai-je que vous êtes Illustre ?

R. Aux signe, parole et attouchement.

D. Donnez-moi la première

R. Donnez-moi la seconde, je vous donnerai la pre­mière !

D. Mazooz I

R. Nack I Ensemble : Nack Mazooz

D. Quel était votre attribut ?

R. Une étoile extraordinaire à neuf pointes, au mi­lieu de laquelle est un poignard et sur le revers un Soleil.

D. Expliquez-moi cela

R. L'étoile signifie que l'action de Stokin causera dans le monde autant d'admiration que la vue d'un phénomène en cause lorsqu'il paraît aux yeux; le poignard, qui est au milieu de l'étoile, signifie l'instrument de la vengeance; enfin, le Soleil, qui est sur le revers, signifie que, comme le Soleil répand ses rayons par tout l'univers, de même cette action se répandra à la postérité et sera toujours regardé comme un modèle de la plus haute vertu.

D. De quel métal était votre attribut ?

R. De nacre de perle.

D. Pourquoi ?

R. Parce que l'or et l'argent étant, du temps de Salomon, communs comme de la pierre, il préféra la nacre comme moins commune et plus riche.

D. Où se tiennent les Surveillants ?

R. A l'occident.

Nota en loge de table

Après la santé du Maître, on boit en mémoire de Salomon et, pour la distinguer des autres santés, lorsque les Surveillants ont parlé, le Grand Maître frappe un coup de maillet et poursuit l'exercice.

 

 

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Royal Arche

3 Janvier 2007 , Rédigé par gibelain Publié dans #hauts grades

Le grade de Royal-Arche est absolument néces­saire à un Maçon qui désire faire des progrès dans l'Art et devenir utile à ses Frères; en effet, on peut convenir qu'il renferme une partie de nos mystères de laquelle il n'est fait mention dans aucun grade éminent de la Maçonnerie. Ce Grade est fort court mais il n'est ni moins curieux ni moins instructif que tous ceux qui renferment des faits aussi essentiels que celui dont il est traité dans le cours du Grade de Royal-Arche; il vous apprend une partie de l'histoire ignorée de la plupart des Maçons et d'autant plus vraie qu'elle est tirée d'un passage de la Genèse.

Histoire du Grade

Dès que le Temple de Salomon fut achevé, Salo­mon renvoya ouvriers. Les Maîtres Sublimes Écos­sais, qui étaient alors ses plus chers favoris, s'assem­blèrent et furent le trouver, le suppliant de leur don­ner le secret de Royal-Arche, qui n'était connu que de lui, du roi Hiram et d'Hiram l'architecte. Salomon leur répondit : Allez et Dieu vous le donnera; je ne puis k donner, ayant juré entre nous trou de ne jamais le donner si l'un des trois venait à mourir » Hiram étant assassiné et Salomon, n'ayant pas voulu manquer à sa parole, avait fait condamner une trappe dans le sanctuaire du Temple, qui communiquait avec un souterrain où il y avait neuf arches soutenues par trois piliers; de chaque côté les fenêtres étaient murées. C'était préci­sément dans cet endroit où ils avaient tenu loge entre eux. Longtemps après, Salomon envoya trois de ses Intendants au Temple, pour y chercher, dans les décombres, les choses les plus précieuses; l'un d'entre eux accrocha sa pioche à un gros anneau de fer; il vit que cet anneau était attaché à une grosse pierre, il appela ses compagnons et leur fit part de sa découverte. Ils attachèrent des cordes et, au moyen de poulies, ils élevèrent la pierre avec grande peine. Ils aperçurent un grand souterrain; le trou étant pro­fond, aucun d'eux n'osait se hasarder à y descendre; enfin, Giblim, qui en avait fait la découverte, consentid'y descendre; il ôta ses habits, lia une corde autour de son corps et se fit suspendre parses camarades, avec lesquels il convint que, lorsqu'il tirerait sur la corde, ce serait le signe de le retirer; il commença donc à descendre et fut obligé de baisser le dos et d'élever les pieds par rapport aux débris qu'il trou­vait, à l'obscurité dans laquelle il était; il parvint à la troisième arche et, ayant trouvé un grand espace, il fut saisi de peur et se fit retirer.

Etant arrivé vers ses camarades, il leur proposa d'y descendre; ils refusèrent; il résolut d'y descendre pour la deuxième fois, avec les mêmes précautions et les avertit qu'à chaque coup qu'il marquerait, ce serait autant d'arches qu'il aurait passé. Il parvint à la sixième arche, la peur le prit encore et se fit retirer; il engagea de nouveau ses deux compagnons d'y aller, ils le refusèrent. Il y descendit lui-même pour la troisième fois, avec les mêmes précautions et un flambeau allumé; il y descendit et parvint à la neu­vième arche et, par un des murs qui masquaient les fenêtres, le soleil pénétra et lança ses rayons sur une Pierre Triangulaire sur laquelle était écrit le mot de Royal-Arche; il fut pénétré d'admiration et fit le geste de surprise (qui est de présenter les bras et les mains ouvertes); c'est le même que leur avait fait Salomon, lorsqu'il leur dit « Allez, Dieu vous le donnera un jour ! »; il laissa tomber le flambeau (ici, on débande le yeux du récipiendaire); c'est dans cette posture qu'on le fait prosterner, le genou droit à terre, la main levée devant les yeux, comme pour se garantir des rayons du soleil. Giblim retourna à la première ouverture, il se fit retirer; les deux camarades s'aperçurent de sa gaieté, lui disant, en l'embrassant, « Giblim est un bon Maçon ». Il leur fit part des découvertes, ce qui les détermina à y descendre avec lui, au moyen d'une échelle de corde; étant arri­vés à la neuvième arche, ils rendirent grâce à Dieu, levèrent la Pierre Triangulaire et trouvèrent, tracé en lettre d'or, le mot sacré jabulurn ou Jabulurn. Ces mots sont ceux du Grade. Ils demander en à Giblim quel mouvement il avait fait lorsqu'une partie du mur s'étant détachée, il avait aperçu un rayon de clarté : il se prosterna, le genou droit à ter­re et la main devant les yeux.

 L'attouchement est de prendre son Frère par le bras comme pour le retirer du trou, en disant Gi­blim est un bon Maçon.

Le mot de passe est Je suis ce que je suis.

Le mot ne doit jamais se prononcer qu'en loge et de cette manière : on joint les mains l'une avec l'au­tre en forme d'arche et l'on donne le mot pat-dessus le coude; l'on ne peut recevoir à ce grade qu'on ne soit trois qui le possèdent.

Le mot est Jabulum comme ci-dessus, dont cha­cun prononce line syllabe, en joignant les mains en­semble par-dessus la tête, ce qui forme des arches et en donnant chacun une syllabe sur le coude, jusqu'à neuf fois.

Disposition de la Loge

La loge représente un Temple tombé en ruines et éclairé par neuf lumières disposées en arche; on pourra encore composer neuf arches avec des bou­gies et chaque arche aura une des lumières principa­les aux entrées des arches.

Le récipiendaire fera la même marche que fit Giblim, c'est-à-dire qu'étant à la troisième arche on le retirera par le coude; on le retirera encore à la sixiè­me et on lui donnera la lumière; il prendra un flam­beau et pénétrera jusqu'à la neuvième arche où il fera les mêmes signes que fit Giblim; étant de re­tour, les autres Frères partiront avec lui jusqu'à la neuvième arche où ils recevront le signe, l'attouche­ment et la parole du récipiendaire.

Le tableau de la loge doit représenter le sanctuai­re du Temple de Salomon, la trappe et les neuf ar­ches détachées de trois en trois.

Le récipiendaire sera présenté en loge par un Frère qui frappe …lorsqu'il sera introduit, on le dépouille de son habit seulement, on met une corde autour de son corps que deux autres Frères tiendront et, dans cette situation, il fera le tour des arches comme le fit Giblim; et l'on observe de n'omettre aucune cérémonie qui se rapporte à ce que fit le Respectable Maître lors de la découverte des arches.

Le Tablier est le même que celui de Grand Ecos­sais; il y aura, au milieu, neuf arches brodées ou des­sinées trois par trois. On peut être plusieurs pour cette loge, mais il est convenable de n'être que trois, le Respectable compris.

La réception finie, le Maître fait un discours au récipiendaire sur l'avantage qu'il y a de faire ce qu'il a fait., en mémoire d'un Maître aussi zélé que l'était Giblim; il l'exhorte à l'imiter et à faire continuelle­ment des recherches pour s'instruire dans la Maçon­nerie et sur le chemin de la vertu; il n'y a point d'ouverture de la loge, mais le Maître commence en proposant au récipiendaire de faire son devoir, le­quel commence à se dépouiller de son habit, et on procède à la cérémonie. Pour tirer la santé de ce grade, on tire le canon en neuf coups, en passant ensuite neuf fois sous le coude gauche, les serviettes liées autour du corps.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Grade d'Architecte

3 Janvier 2007 , Rédigé par gibelain Publié dans #hauts grades

Le grade de Grand Architecte, qui est au-dessus de Maître Grand Ecossais, est une connaissance parfaite et générale de l'ancien Temple de Salomon, une récapitulation de tous les faits qui se sont passés lors de sa construction et l'explication de toutes les figures, meubles, ornements, &c, et de tous les em­blèmes, de même que des signes, paroles et attou­chements qui ont servi à tous les grades précédents.

Loge d'Apprenti

 

La loge est tendue de rouge, il doit y avoir un trône élevé sur trois marches, couvert d'un dais bleu céleste parsemé d'étoiles d'or et garni de franges d'or; l'autel doit être couvert d'un tapis d'étoffe rou­ge, garni de franges, et, sur le devant, doit être un triangle en jaune, sur lequel sera brodé le mot qui signifie Jehova. La loge doit être éclairée par vingt-sept lumières, rangées de neuf en neuf comme en loge ordinaire, c'est-à-dire qu'il y aura, à l'occi­dent, trois chandeliers portant chacun trois lumières, trois [autres] au midi et trois à l'orient. Dans le mi­lieu de la loge est un Tableau où doit être tracé le pavé du Temple, dans lequel est [un] carré de trois pieds de haut, le parvis des prêtres avec les quatre portiques, l'autel d'airain pour les sacrifices, la mer d'airain soutenue par douze boeufs et les dix cuviers; à la sortie du parvis des prêtres ou Sacrificateurs est la porte, autrement dit le vestibule où sont, à droite et à gauche, les colonnes J et B avec leurs orne­ments.

Au-dessus du trône, il doit y avoir une Etoile flamboyante et transparente; au milieu de laquelle sera la lettre G, le soleil à droite et la lune à gauche.

Cette même étoile doit être tracée sur le tableau entre deux colonnes. Sur le piédestal de la colonne J doit être tracé, en hébreu, le mot ….et, sur le piédestal de la colonne B, celui de….. indépendamment des lettres J et B. Les Apprentis Grand Architectes doivent porter un tablier blanc, bordé et doublé de rouge, avec une seconde bordure, d'un ruban bleu dont le milieu [porte] un triangle en bro­derie d'or, entouré d'un nuage bleu et or, surmonté d'un arc-en-ciel; et, sur la bavette, est également bro­dé un triangle enfermant un cercle dans lequel est la lettre G.

Les Apprentis doivent porter, à la boutonnière de leurs habits, une ganse de ruban bleu, où pend un triangle renfermant un cercle; ils doivent avoir des gants bordés de rouge.  

 

 

 

Façon d'ouvrir la Loge

La loge est tendue et éclairée comme nous l'avons dit ci-dessus, le Très Puissant Maître, qui représente Salomon, doit être assis sur son trône, ayant à sa droite Hiram, roi de Tyr, et à sa gauche Mahanom successeur du Respectable père Hiram Abif; à la deuxième place à droite, doit être le Frère Adonhiram et, à la deuxième place à gauche, le Frère Orateur. Les Frères Trésorier et Secrétaire doivent faire les fonctions de Surveillants. Tous les autres Frères doivent être placés à droite et à gauche par ancienneté.

Le Très Puissant Maître frappe trois coups de maillet sur l'autel, qui sont répétés par les Surveil­lants; il en frappe encore trois autres, qui sont en­core répétés par les Surveillants; il finit enfin par en frapper trois autres et, après que les Surveillants les aient rendus, le Très Puissant Maître se lève et dit :

Mes Frères Très Respectables et Très Puissants, aidez-moi à ouvrir la loge d'Apprenti Grand et Parfait Architecte ! ».

Les Surveillants répètent la même chose.

Le Très Puissant Maître, adressant la parole aux Surveillants 1, lui dit : « Vous savez mes Chers et Res­pectables Frères, qu'une loge ne saurait être trop bien cou­verte, sommes-nous à l'abri des profanes ? »

A quoi les Surveillants répondent : « Nous sommes entièrement à l'abri, nous avons fait notre devoir, vous pouvez commencer l'ouvrage ! »

Le Très Puissant parle alors en ces termes :

D. Etes-vous Apprenti Grand Architecte ?

R. j'ai été assez heureux pour le mériter.

D. A quoi pourrai-je le reconnaître ?

R. Aux signes, attouchements, aux paroles et à mes connaissances.

D. Où avez-vous été reçu ?

R. Dans le parvis des Sacrificateurs, à l'entrée du
Temple du vrai Dieu, entre les deux Colonnes.

D. Quelle heure est-il ?

R. La Grande Lumière commence à luire.

Le Très Puissant Maître dit alors « Puisque la Grande Lumière commence à luire, ilest temps que les ouvriers aillent aux Travaux; profitons-en, mes Chers et Respectables Prim, la loge est ouverte, nous sommes en Apprentis »

Le Très Puissant porte la main sur le front, le pouce appuyé, les quatre doigts serrés et étendus formant une équerre, regardant trois fois le ciel; de la main gauche et du bras, il forme un triangle sur la hanche, puis il frappe un coup de maillet sur l'autel. Tous les Frères frappent trois fois des mains et cha­cun prend sa place.

Pour la réception d'Apprenti, lorsqu'il y en a une à faire, le Très Puissant ordonne au Frère Adonhi­ram d'aller examiner le récipiendaire sur tous les grades par lesquels il a passé, et lui en demande les signes, les mots et les attouchements; après qu'il ait satisfait, il  vient en rendre compte au Très Puis­sant; en entrant en loge, il doit frapper un grand coup à la porte, que les Surveillants répètent et [dont ils] rendent compte au Très Puissant (cela doit se pratiquer toutes les fois que le Frère Adonhiram veut entrer en loge).

Le Frère Adonhiram va rejoindre le récipiendaire et, l'ayant désarmé, il lui bande les yeux et le conduit à la porte de la loge, où il frappe un grand coup de maillet, auquel les deux Surveillants répondent et, ayant dit au Très Puissant que l'on frappe en Grand Architecte, le Très Puissant ordonne, si c'est le réci­piendaire, de le faire entrer; les Surveillants ayant ouvert la porte, le Frère Adonhiram introduit le réci­piendaire et, l'ayant placé entre les deux Surveillants, il va reprendre sa place. Le Très Puissant demande au récipiendaire son nom, son âge et son grade, le récipiendaire y ayant répondu, il lui demande les si­gnes, les mots et attouchements de tous les grades par où il 3 a passé. Toutes les questions faites, k Très Puissant l'avertit que les épreuves auxquelles il va être livré sont terribles, que toutes celles qu'il a essuyé dans tous les grades par où il a passé ne sont rien en comparaison de celles qui restent à soutenir; qu'il serait au déses­poir s'il venait à y succomber [et] qu'il l'en avertit pour n'avoir rien à se reprocher. Il lui demande trois fois s'il persiste dans le dessein de se faire recevoir, lui laissant entrevoir qu'il doute de sa fermeté et qu'il craint pour lui; il ajoute qu'il est le moment de se retirer et que sa crainte ne lui fera point de tort parmi les Frères. Il tâche de l'ébranler autant qu'il est possible et le laisse quelque temps livré à ses réfle­xions. Le récipiendaire persistant à demander d'être reçu, le Très Puissant ordonne aux Frères Terribles de faire leur devoir; alors les quatre Frères, postés de chaque côté de lui, le saisissent chacun par un membre et, l'ayant élevé à plat autant qu'il est pos­sible, ils le couchent à plat dos sur le Tableau. Les Surveillants lui découvrent le sein du côté du coeur, ils lui appliquent la pointe d'une épée sur la mamel­le; cette épée étant à plomb, un des quatre Frères Terribles a soin de la soutenir avec attention par le pommeau

Le Très Puissant, l'ayant laissé quelques moments dans cette situation, il lui dit : Ce qui vous reste à faire est plus sérieux que vous ne pensez. vous êtes encore à temps de vous retirer, mais, bientôt, vous ne serez plus en même de le pouvoir, je vous conjure, par l'amitié que j'ai pour vous, et au nom de toute la log, de faire bien vos réflexion I »; alors le Très Puissant ordonne, élevant la voix, : Il n'est plus temps de vous dédire, malheureux ! Vous avec violé voter serment en révélant nos secrets, vous allez être puni comme vous le méritez ! Frères Terribles, faites votre devoir, je vous l'abandonne ! ».

Alors le Premier Surveillant le saisit et le relève à la façon des Maîtres et prononce tout haut Malle­nak; on le conduit ensuite au pied du trône où, étant arrivé, le Très Puissant ordonne de le faire voyager par neuf tours autour du Temple; le premier [tour] fait et le récipiendaire étant arrivé entre les deux Surveillants, on lui fait saluer le Très Puissant en Apprenti et prononcer le mot J. ; la fin du se­cond, il salue le Très Puissant en Compagnon et prononce le mot B. a; à la fin du troisième, il salue en Maître et prononce

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Obligation

« Je jure et je promets, devant la face du Dieu Vivant, Grand Architecte de l'Univers, qui éclaire nos ouvrages, de garder un secret inviolable sur tout ce qui rapport au Maçon ou à la Maçonnerie, et de ne jamais communiquer à aucun Maçon de grade inférieur au mien le sublime grade de Grand Architecte sans une permission de ma mire loge,- en cas d'infraction, je consens de perdre la vue, l'odorat, fouie, le goût et l'attouchement, de perdre enfin la vie dans les tour­ments les plus affreux; ainsi Dieu me soit en aide ! »

Au moment où il finit, et au signe que fait le Très Puissant par un coup de maillet sur l'autel, le Premier Surveillant lui débande les yeux. Le Très Puissant le laisse un moment dans cette situation, après quoi il ordonne à tous les Frères de reprendre leurs places, leur disant qu'il est très persuadé que le Frère récipiendaire a assez de zèle et de fermeté pour qu'on n'ait pas besoin d'eux. Après que tous les Frères aient repris leurs places, le Très Puissant dit au récipiendaire qu'il le dispense des épreuves qui lui restent à faire et qu'il s'en rapporte à lui; il le fait relever, lui donne le mot, le signe et l'attouche­ment.

(Signe) Le signe est de porter le pouce sur la bouche, les quatre doigts serrés et étendus, formant une équerre; et, du bras gauche, on forme un trian­gle en mettant la main sur la hanche gauche.

(Attouchement) L'attouchement se fait en se sai­sissant réciproquement le poignet avec la main gau­che, celui qui examine répond en donnant de la main droite l'attouchement de Maître.

Les mots sont Gomes, Jesoys, Naovoi I. Le premier fut la première parole que prononça le pre­mier homme après la Création, en action de grâce; le deuxième signifie Dieu Tout-Puissant et c'est le mot le plus utile parmi les Grecs; le troisième signi­fie jeune et vigilant

Le mot de passe est Jakin.

Le récipiendaire ayant reçu le signe, les mots et attouchement du Très Puissant va les rendre à tous les Frères, chacun à leur tour et, ensuite, il se place entre les deux Surveillants et le Très Puissant pro­cède à l'instruction de la loge.

Instruction

 

 

 

 

 

 

 

 

D. Etes-vous Apprenti Grand et Parfait Architecte ?

R. J'ai été assez heureux pour le mériter.

D. A quoi le reconnaîtrai-je ?

R. Aux signes, attouchements, paroles et à mes con­naissances.

D. Où avez-vous été reçu ?

R. Dans le parvis des Sacrificateurs; à l'entrée du Temple du Vrai Dieu, entre les deux colonnes et B.

D. A quoi vous occupiez-vous avant votre récep­tion ?

R. A édifier le-s Apprentis et Compagnons par mon exactitude à remplir mes obligations.

D. Pourquoi vous êtes-vous fait recevoir Apprenti Grand Maître et Parfait Architecte ?

R. Pour mériter davantage, en devenant plus parfait et plus vertueux.

D. Qu'avez-vous vu en entrant en loge ?

R. Rien

D. Qu'avez-vous entendu ?

R. Une voix ineffable qui m'aidait à faire mon de­voir.

D. Que vous disait-elle ?

R. Des paroles tendres, frappantes et insinuantes.

D. Qu'est-ce qui s'est opposé à votre réception ?

R. Les plus rudes épreuves.

D. Les avez-vous soutenues ?

R. Le zèle que j'ai toujours eu pour la Maçonnerie est si grand qu'elles m'ont parues légères, en égard au bonheur dont je devais jouir.

D. Qu'avez-vous vu après votre réception ?

R. Le parvis du Temple du porche de Salomon

D. A quoi servait ce parvis ?

R. A contenir le Temple laïque.

D. Quelle en était la longueur et la largeur ?

R. Un carré parfait de soixante coudées.

D. Comment y entre-t-on ?

R. Par quatre grands portiques.

D. Comment étaient-ils disposés ?

R. L'un était à l'orient, l'autre à l'est, les autres au nord et sud est.

D. Quelle était la plus belle de ces portes ?

R. Celle de l'orient.

D. Comment s'appelait-elle ?

R. La porte du jufred ou Scio.

D. Qu'y avait-il dans le milieu de ce parvis ?

R. Une élévation d'airain, comme un échafaud de cinq coudées de long et de large et de trois de hauteur.

D. A quoi servait cette élévation ou échafaud ?

R. Ce fut là où Salomon fit sa prière à Dieu au nom de son peuple.

D. Qu'avez-vous vu ensuite ?

R. J'ai vu le parvis des prêtres et des Sacrificateurs.

D. Quelle en était la grandeur ?

R. Soixante coudées en carré.

D. Combien y avait-il de portes ?

R. Deux, l'une à l'orient, l'autre à l'occident.

D. De quoi étaient couverts ces portiques ?

R. De cuivre doré.

D. De quoi était décoré ce parvis ?

R. D'un pavé, de marches noires très gracieuses, dont les compartiments composent un grand ornement.

D. A quoi servait le parvis ?

R. A y sacrifier et immoler les victimes.

D. Qu'avez-vous remarqué ?

R. Un autel, un grand vase et dix autres pe­tits.

D. A quoi servait cet autel ?

R. A offrir des sacrifices à Dieu.

D. Où était-il placé ?

R. Au milieu du parvis.

D. Quelles en étaient les proportions ?

R. Il avait vingt coudées en carré et dix en hauteur.

D. De quelle matière était le parvis ?

R. Il était d'airain et creux à l'intérieur.

D. De quoi était-il couvert ?

R. D'une grille d'airain en forme de dais.

D. Qu'y avait-il à l'entour de cet autel ?

R. Une balustrade d'airain doré.

D. A quoi servait-elle ?

R. A écarter les laïcs : les Sacrificateurs pouvaient seuls en approcher.

D. Comment s'appelle-t-elle ?

R. En hébreu  : Gison.

D. Comment appelez-vous le grand vase ?

R. La mer d'airain.

D. A quoi servait-elle ?

R. Aux Lévites et aux Sacrificateurs, pour se purifier et se laver le visage et les mains et les pieds avant de monter à l'autel ou entrer dans le Tem­ple.

D. Comment était faite cette mer ?

R. Elle était d'airain, de figure ronde.

D. Quelles étaient ses proportions ?

R, Dix coudées de diamètre, cinq de hauteur et trente de circonférence.

D. De quoi était-elle décorée ?

R. De deux ceintures garnies chacune de trois cents bossettes en forme de courge où étaient gravées des têtes de bœufs.

D. Combien contenait ce grand vase ?

R. Dix mille Baksa , qui était une mesure de ce temps.

D. Où était-elle placée ?

R. Elle était à gauche, en entrant dans le parvis, du côté du septentrion.

D. Sur quoi était-elle soutenue ?

R. Sur douze boeufs, dont trois faisaient face à l'aquilon , trois à l'orient, trois à l'occident et trois au midi.

D. A quoi servaient les dix autres lavoirs ou vases ?

R. A purifier les entrailles des victimes qui devaient être offertes en sacrifice.

D. Où étaient-elles placées ?

R. Cinq à droite et cinq à gauche.

D. De quelle matière étaient-elles ?

R. Ils étaient également d'airain.

D. Quelle était leur forme ?

R. Ils étaient de figure ronde et portés par des sou­bassements de même matière, portés sur quatre roues; ces soubassements étaient décorés par des gravures représentant des têtes de lion, de chéru­bins et de boeufs.

D. Quelle était la forme des soubassements ?

R. Un carré parfait de quatre coudées.

D. furent-elles fondues ou faites ?

R. Salomon les fit fondre en la contrée du Jourdain, en terre argileuse, entre l'Ernotte et Sarradazette

D. Qu'avez-vous fait ensuite ?

R. J'ai passé dans le porche ou vestibule du Temple, où l'on m'a fait prêter mon Obligation entre les deux Colonnes J. et B., en face de la porte du Temple.

D. Comment appelez-vous ce lieu en hébreu ?

R. Olam, qui signifie vestibule.

D. Comment s'appelaient les dix lavoirs en hébreu ?

R. Muchemoir .

D. Quelles étaient les proportions du vestibule ?

R. Dix coudées de long et vingt de large.

 

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Grand Ecossais Trinitaire

3 Janvier 2007 , Rédigé par gibelain Publié dans #hauts grades

 La loge doit être tendue de noir, tous les Offi­ciers vêtus de noir; le Très Puissant Maître, étant à sa place, ouvre la loge par sept coups de maillet, les Surveillants y répondent, il leur demande « quelle heure est-il ? »; le Premier Surveillant répond « il est une heure »; alors le Très Puissant Maître dit « Voici la première heure du jour, le premier jour que Dieu employa à la création du monde, la première année que Salomon travail­la à construire son Temple; il est temps de nous mettre à l'ouvrage ! ». Le Premier et le Second Surveillant répètent ces paroles, après quoi ils annoncent au Très Puissant que la loge est ouverte et chacun se place. La loge préparée pour recevoir un Apprenti, le Maître des Cérémonies sort pour préparer le récipiendaire, lui bande les yeux et le conduit à la porte de la loge où il frappe sept coups; les Surveil­lants, ayant répondu, demandent ce que l'on sou­haite; le Maître des Cérémonies répond que c'est un Maître Elu qui demande à être reçu Apprenti Ecos­sais. Le Très Puissant dit de s'informer s'il est dans un état convenable; la réponse faite, on l'introduit en loge où on le place entre les deux Surveillants; après quoi, on lui fait faire neuf tours de l'occident au midi par l'orient; les tours faits, on le fait avancer vers le Très Puissant pour prêter son Obligation en la forme ordinaire; l'Obligation prononcée, on ren­voie le récipiendaire à l'occident de la loge, où on lui donne la lumière; on le fait ensuite avancer vers le trône par trois pas d'Apprenti Maçon qu'il doit faire aussi en arrière.

Le signe est de controverse, c'est-à-dire que celui qui examine porte la main droite sur la hanche, on doit lui répondre par le côté opposé, ainsi des au­tres, en sorte que tout signe est bon pour un Ap­prenti Ecossais, la seule façon d'y répondre fait connaître si on l'est.

L'attouchement se fait en mettant la main droite sur le bras de celui qui examine, en lui tenant le coude, en se donnant •réciproquement quelques se­cousses.

Le mot est Jakini, Acacia, Tuballdn.

L'âge d'un Apprenti est de sept ou neuf ans.

Pour fermer la loge, le Très Puissant frappe sept coups et, ayant demandé quelle heure il est, les Sur­veillants répondent « sept heures »; le Très Puissant, en marquant chaque heure, dit : Voici la septième heure; le septième jour de la création, où Dieu se reposa après en avoir employé six à créer le monde; la septième année de la construction du Temple, où Salomon le dédia au Seigneur; il est temps de nous reposer ! ». Les Surveillants répètent et le Très Puissant dit que la loge est fermée.

Compagnon Ecossais

La loge, les habillements et l'Obligation sont les mêmes que dans le grade précédent; on fait seule­ment voyager par vingt-sept tours, que le Très Puis­sant peut abréger; les pas se font de même que dans le Compagnon Maçon et on doit les faire aussi en arrière; le signe est de porter la main droite à l'épau­le gauche et de couper le corps obliquement jusqu'à la hanche droite; le mot est Jehova, jehiboteth, Meabon. L'âge d'un Compagnon Ecossais est de vingt-sept ans. Après le signe ou le mot donné, on fait coucher le récipiendaire le ventre sur la loge tra­cée, de façon qu'il ait l'Etoile Flamboyante sous les yeux. Alors on lui demande :

D. Connaissez-vous la lettre G ?

R. Oui.

D. Que signifie-t-elle ?

R. Gloire, Grandeur, Géométrie.

D. Ne la connaissez-vous que sous ces noms ?

 

R. je la connais sous le nom de God.

D. Ne la connaissez-vous sous aucun autre ?

R. Non.

Pendant que le récipiendaire est ainsi couché, les Frères quittent leurs manteaux noirs et paraissent avec leurs habits ordinaires, décoré de leurs tabliers et cordons rouges.

Maître Ecossais

La loge doit être tendue de rouge; le récipien­daire y étant introduit par le Maître des Cérémonies, on lui fait faire quatre-vingt-un voyages, que le Très Puissant abrège s'il le juge â propos; après quoi on le fait marcher en Maître ordinaire en avant et en arrière et on lui fait prêter sont Obligation, après laquelle le Très Puissant lui donne le signe, le mot et l'attouchement; le signe est de former un triangle avec les deux index et les deux pouces et de porter ce triangle au-dessus du nombril; l'attouchement est le même que celui d'Apprenti Ecossais, sans se­cousse toutefois; le mot est Gomes, qui veut dire beauté, première parole que prononça le premier homme en voyant sa femme. C'est la parole sacrée du Grand Maître Ecossais, qu'on ne doit dire qu'en loge et à l'oreille du Très Puissant; il y en a deux autres qui sont Gibelin, Gabaon. (Les Grands Ecossais ont un mot particulier pour se reconnaître en loge, qui est Otit, on ne le donne que lorsqu'on vous demande : quel est votre nom comme Grand Ecos­sais ?).

Instruction de Grand Ecossais trinitaire

 

D. Etes-vous Ecossais ?

R. J'ai vu la Grande Lumière.

D. Où avez-vous été reçu ?

R. Au troisième ciel.

D. Comment avez-vous été reçu ?

R. En avouant mon ignorance et en passant dans les ténèbres poux parvenir au lieu des délices, où réside la vérité.

D. Pourquoi avez-vous sollicité le grade de Grand Ecossais ?

R. Pour devenir plus parfait et cligne de guider mes Frères dans la route de la vertu.

D. Quel est le premier Maçon qui ait tenu loge ? R. Saint Jean-Baptiste.

D. Où l'a-t-il tenue ?

R. Au bord du Jourdain.

D. A quelle occasion ?

R. A l'occasion du baptême du Fils de Jéhova.

 

D. Qui y présidait ?

R. La Sainte Trinité.

D. Combien y a-t-il de sortes de loges ?

 

R. De trois sortes : la simple, la juste et la parfaite.

D. Expliquez-moi cela !

R. Pour la première que trois gouvernent, la deuxiè­me que cinq composent, la troisième que sept rendent juste et parfaite.

D. Pourquoi trois gouvernent ?

R. Comme la Sainte Trinité gouverne le monde, ainsi trois Maçons gouvernent une loge.

D. Pourquoi cinq composent ?

R. Comme Dieu a donné aux hommes cinq sens de nature, sans l'un desquels ils seraient défectueux, de même il faut cinq Maçon pour faire une loge juste; et parce que ce nombre désigne la cinquiè­me des sciences, la Géométrie, en vénération chez les Maçons.

D. Pourquoi sept la rendent parfaite ?

R. Parce que ce nombre est le plus symbolique de tous : Dieu employa six jours à créer le monde et se reposa le septième; Salomon mis six ans à construire son Temple et le dédia au Seigneur le septième; et à cause des sept sceaux qui scellè­rent le Livre de Vie.

D. Pourquoi fait-on monter aux Compagnons les sept marches du Temple ?

R. Pour leur apprendre qu'ils peuvent s'avancer, par ce grade, à la perfection représentée par ce nom­bre.

D. Que représente la Chambre du Milieu ?

R. Selon les architectes, c'est le sanctuaire où repo­sait l'Arche.

D. Pourquoi, en devenant Apprenti, Compagnon et Grand Maître Ecossais, vous fait-on marcher en arrière ?

R. Pour bien marquer qu'un bon Maçon ne doit pas rougir de reculer lorsque c'est pour rendre son ouvrage plus parfait.

D. Qu'est-ce qui compose le Tableau de l'Architec­ture ?

R. Le Cercle, le Triangle et la lettre G.

D. Que signifie le Cercle ?

R. L'immensité de Dieu.

D. Que signifie le Triangle ?

R. La Très Sainte Trinité.

D. Que signifie la lettre G ?

R. C'est l'initiale de la Parole Sacrée.

D. Quel âge avez-vous ?

R. Comme Apprenti, neuf ans; comme Compagnon, vingt-sept; comme Grand Maître, quatre-vingt-un ans.

D. Qui êtes-vous ?

R. Le fils aîné.

D. D'où venez-vous ?

R. De la terre de Capoul (ou simplement : de Ca­poul).

D. De quel pays êtes-vous ?

R. Cabaliste ou Capouliste. L'Apprenti doit porter le Tablier de peau blan­che, doublé et bordé de rouge; il porte un ruban rouge en camail, auquel pend un triangle qui porte en son milieu la lettre V.

Le Compagnon porte un Tablier semblable à celui qui est ci-dessus, au milieu duquel doivent être deux triangles entrelacés; il portera, de droite à gauc­he, un petit cordon couleur de feu, large d'un pouce, au bout duquel pend un triangle aux angles inférieurs duquel doivent être les lettres V et S.

Le maître portera un Tablier au milieu duquel seront trois angles entrelacés en or; il portera un large cordon moiré au bout duquel sera un triangle surmonté d'un Compas ouvert, aux trois angles du triangle seront gravées les lettres G. S. et V., que l'on expliquera ci-après. Sur la bavette du tablier sera un semblable triangle en or.

 

 

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cahier de l'Elu de l'Inconnu

3 Janvier 2007 , Rédigé par gibelain Publié dans #hauts grades

D. Connaissez-vous d'autres mystères dans le grade d'Elu que les lettres N. M. ?

R. Oui, je connais la lettre P, qui est la première de l'inconnu qui décela l'assassin ou l'endroit de sa retraite.

D. Que signifient les trois lettres K, G, A ?

R. Kunvel, Gravelot et Abyram, noms des trois as­sassins de notre Maître.

D. Comment étaient-ils placés dans le Temple pour cette action ?

R. Kunvel était à la porte de l'occident, Gravelot à celle du midi et Abiram à celle du nord.

D. Que devinrent les deux premiers ?

R. Ils se sauvèrent, mais ils ne purent s'échapper aux recherches de Salomon.

D. Comment l'inconnu sut-il qu'Abiram était caché dans une caverne ?

R. L'inconnu travaillait auprès d'un buisson où elle était située, il y vit entrer un homme effarouché, la curiosité le porta à savoir qui c'était; Abiram, croyant être reconnu, se jeta à ses pieds, lui con­fia son secret, le priant de ne pas le révéler et de l'assister dans la fin qui le dévorait.

D. Pourquoi l'inconnu le décela-t-il à Salomon ?

R. Pour satisfaire à l'édit qu'il avait fait publier.

D. Combien de temps fut-il à découvrir sa retraite ? R. Sept jours, parce qu'il n'apprit l'édit qu'en allant à Jérusalem chercher des vivres pour Abyram et pour lui.

D. Comment nommez-vous l'inconnu ?

R. Pérignan, qui était le nom du grade appelé l'in­connu

D. Quel est le mot sacré ?

R. Moabon, qui signifie Dieu soit loué 1

D. Donnez-moi le signe !

R. C'est de lever les yeux au ciel, ensuite de vouloir s'arracher la langue, à quoi on répond en levant les mains en haut comme quelqu'un, surpris d'un crime, demande miséricorde, en disant : « Dieu soit loué de ne laisser aucune mauvaise action impunie »

D. Donnez l'attouchement !

R. C'est de présenter la main, l'autre la baiser

D. Pourquoi cet attouchement ?

R. Parce qu'Abiram, s'étant jeté aux pieds de Pérignan, lui prit la main et la baisa pour l'engager davantage à se taire par cette marque d'humilité.

D. Donnez-moi le mot de passage

R. Abyram.

D. Pourquoi un nom si infâme ?

R. C'est pour l'avoir sans cesse devant nos yeux afin de ne point l'imiter.

D. Que devint la tête de ce malheureux ?

R. Salomon la fit exposer au bout d'une pique, tra­versée d'un poignard, à la porte du septentrion pendant le reste de la construction du Temple, pour ef­frayer les ouvriers Apprentis et Compagnons.

D. Que signifient les sept pas en forme de saut que l'on vous fait faire avant de prêter votre Obliga­tion ?

R. Les sept jours que fut Pérignan à déclarer la re­traite d'Abiram.

Histoire de la Vengeance

Vous devez vous rappeler, mes Frères, l'énorme parricide commis envers notre Maître et de quelle façon il succomba sous les coups de trois scélérats. Salomon, voulant absolument connaître les auteurs de ce crime, fit publier un édit dans tous ses Etats, par lequel il promettait de grandes récompenses à quiconque lui en donnerait des nouvelles et [promet­tait] que le coupable obtiendrait sa grâce s'il venait lui-même s'accuser et nommer ses complices. Il se passa cependant quelque temps sans que l'on apprit rien à ce sujet, malgré les recherches que faisait Sto­kin, qui avait découvert le corps d'Hiram. Un jour que Salomon s'entretenait de cette perte avec ses favoris, on vint lui annoncer qu'un inconnu deman­dait à lui parler en particulier dans son cabinet où il fut le joindre. Et, après lui avoir parlé, il fit appeler tous les favoris et leur dit, avec émotion, qu'on ve­nait de lui apprendre le lieu de la retraite du meur­trier d'Hiram et que l'on s'offrait de conduire ceux qui voudraient arrêter le scélérat. Mors, tous les fa­voris de Salon-ion crièrent Vengeance et s'offrirent pour l'aller arrêter. Salomon leur fit sentir qu'il n'était pas besoin de tant de monde pour arrêter un seul homme. En craignant d'exciter leur jalousie, il les fit tirer au sort; neuf d'entre eux étant choisis, ils suivi­rent l'inconnu avec ordre de se saisir du scélérat et de l'amener devant Salomon, afin d'avoir révélation de ses complices. Ce fut à l'entrée de la nuit que les neuf Maîtres parvinrent, sous la conduite de l'incon­nu, qui les mena, par des chemins détournés, à l'en­trée de la caverne au pied d'un buisson et leur dit que c'était là le lieu où était caché le meurtrier d'Hi­ram. Un des neuf Maîtres, animé par un excès de zèle et par l'envie de punir le coupable, et sans se ressouvenir des ordres de Salomon, entra dans la caverne précipitamment et, ayant aperçu, à la som­bre lueur d'une lampe, un poignard qui était à terre, il s'en saisit et, se lançant sur Abyram, il lui en dé­chargea un coup sur la tête (ici, le Maître donne un petit coup de poignard sur la tête du récipiendaire), qui le fit tomber mort en prononçant N.M., qui si­gnifie vengeance. Ensuite, ce Maître, non content d'avoir puni cet assassin, lui coupa la tête et fut se désaltérer à une fontaine, qui était à l'entrée de la caverne, tenant la tête d'une main et le poignard de l'autre. Il vint joindre ses compagnons, qui le suivi­rent au palais de Salomon, à qui il présenta la tête d'Abyram pour lui prouver que si la vengeance n'avait pas été exécutée selon ses ordres, du moins le traître n'avait pas échappé à sa poursuite. Or, cet inconnu qui alla déclarer à Salomon la retraite du meurtrier, qui se nommait Pérignan {il} était un ouvrier qui travaillait dans les bois et dans les champs. Un jour qu'il travaillait près de la caverne, qui était entourée de buissons, qui servaient d'autant mieux à cacher la retraite du scélérat qu'elle était très caché; ce Péri­gnan aperçut un homme effrayé, comme une figure que les remords semblaient rendre effroyable, qui rentrait dans cette caverne. La curiosité le porta à le suivre mais Abiram, croyant d'être poursuivi et découvert, saisi de peur, se jeta aux pieds de l'incon­nu, lui avoua son crime, lui demanda le secret sur le lieu de sa retraite et le pria de lui donner quelque chose pour apaiser sa faim. Il accompagnait toutes ses paroles d'un air si suppliant et si humble, en bai­sant les mains de l'inconnu, qu'il se laissa toucher et lui donna de quoi vivre pendant quelques jours. Mais, allant à Jérusalem, le septième jour de la re­traite d'Abiram, pour chercher des vivres pour lui et pour cet assassin, il entendit publier un édit de Salo­mon, qui ordonnait à tous ceux qui auraient quelque connaissance de ce qui aurait rapport à l'assassin d'Hiram d'en donner avis sous peine de punition exemplaire. L'inconnu, se croyant, en conscience, plus obligé d'obéir à son prince que de garder le secret à un scélérat, fut aussitôt demander à parler à Salomon, pour lui déclarer son secret e lui apprenant le lieu de la retraite d'Abiram. Salomon y envoya, comme il a été dit ci-dessus, neuf Maîtres zélés. Mais ses ordres ne furent pas exécutés comme il l'avait ordonné par le zèle de l'un d'entre eux nom­mé Stokin, qui tua Abiram, qui fit couper la tête et la porta à Salomon, qui lui fit grâce à cause de son zèle 2. Salomon fit embaumer la tête d'Abiram, la fit planter sur un piquet à la porte du nord avec un poignard qui la traversait, pour faire voir l'instrument qui avait puni le crime. Elle y resta tout le temps de la construction du Temple pour effrayer les ouvriers, Apprentis et Compagnons et leur ôter le désir de commettre aucun crime. Ensuite, elle fut transportée sur la porte de la ville, du côté nord, où elle resta jusqu'à ce qu'elle fut détruite par le temps.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Chevalierdu Temple : réception

3 Janvier 2007 , Rédigé par gibelain Publié dans #hauts grades

La chambre doit être tendue de noir, rempli de larmes, de têtes de mort et d'os en sautoir 1.

Les Chevaliers sont ornés d'un ruban noir, bordé de blanc; au milieu du ruban, sur l'estomac, est une tête de mort brodée en argent, un peu plus bas, deux os en sautoir, et trois larmes au-dessus de la tête de mort; au bas du ruban, pour l'attribut, est une lance en argent. On porte un ruban sur l'épaule gauche à la hanche droite, une ceinture de crêpe noir mise par-dessus l'habit, un mouchoir blanc atta­ché au côté gauche, des gants blancs et sur la tête nue. Pour toute lumière, il y a une Etoile Flam­boyante, laquelle donne ses rayons sur le tombeau; on la place au-dessus du tombeau jusqu'à ce que l'on ait retrouvé la lumière.

n'1 Le Maître Sage se place au midi, à genoux sur le genou droit, la main droite en équerre sur le tom­beau et sur le coeur de notre Maître Hiram.

n'2 Le Premier Sage se tient à genoux de même que le Maître, en faisant le signe, ayant les mains renversées en l'air au-dessus de la tête.

n’3 Le Second Sage se tient aussi à genoux, ainsi que le Premier, faisant le signe, les mains l'une dans l'autre et les doigts fermés.

n'4 Le Premier Sage Servant se tient dans le coin de la loge, à la gauche du Maître, à genou sur le ge­nou droit, faisant le même signe que le Second Sage, et a le visage contre terre.

Tous les Frères se remettent à genoux, sur le genou droit, la jambe gauche allongée formant une équerre, le visage contre terre appuyé sur les mains, et se frappant la poitrine en disant neuf fois : « II est innocent ! ». Après cela il  est répété par les cinq Chevaliers en charge 3.Ensuite, on le relève.

Le Maître dit : a Avant que d'ouvrir la loge, mes Frè­res, examinons et voyons s il ne se trouve pas parmi nous des traîtres et, pour nous donner des preuves de notre sincérité, que les signes, attouchement et parole me parviennent ! ».

Signe

 

C'est mettre les mains jointes, renversées, sur la tête, et le dedans des mains en dehors, et le genou droit plié, comme si on voulait se mettre à genoux.

Attouchement

C'est de croiser les mains l'une dans l'autre et se tenir à pleines mains et serrer les doigts.

Mots

 

Abyram, Nicanor, Sidnay me sont connus comme trois scélérats, qui ont privé de la lumière notre Respectable Maître Hiram.

S'il se trouve plus de Chevaliers en loge que les cinq officiers, le Chevalier qui est à la droite du Maî­tre donne le signe au Chevalier qui est à côté de lui, aussi bien quel attouchement et le mot, qu'on se fait passer de Chevalier en Chevalier jusqu'au Premier Sage, qui le donne au Second Servant, le Second Servant au Se­cond Sage et le Second Sage au Premier Servant, et le Premier Servant le donne au Sage Maître. Le Sage Maître dit : « Mes Frères, puisque nous sommes assez heu­reux qu’il ne se trouve point de traître parmi nous, que tous, de concert avec moi, nous en témoignons notre joie. Après quoi, nous ouvrirons le Saint des Saints » Tous les Frères forment une sorte de chaîne et se donnent l'attou­chement en se disant à l'oreille : Nous serons des Elus devant notre Grand Architecte ! ».

Le Sage Maître dit au Frère Premier Sage : « De la part de notre sage 14 nous devons prier pour notre Res­pectable Maître Hiram; ainsi, mes Frères, joignez-vous tous avec moi ». Tous les Frères se remettent à genoux sur le genou droit, la jambe [gauche] allongée formant une équerre, le visage appuyé sur les deux mains. Les Chevaliers peuvent répéter à voix basse avec le Maître Sage :

« Toi, Grand Architecte, qui a tiré du chaos de la terre tous les éléments, Toi, qui es juste, accorde d notre Maître la récompense de ses travaux et le prix de son silence »

Tous les Frères répètent neuf fois : Ainsi soit-il ! ».

Le Maître Sage dit : La prière nous a donné l'ouver­ture à la Loge et le commencement de nos Travaux ». Tous les Frères se relèvent.

Quand il n'y a point de réception, on fait le caté­chisme.

 Réception d'un Chevalier du Temple

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Sage Maître demande au Premier Sage s'il n'y a rien de nouveau.

Le Premier Sage répond : « Un Martre Maçon se présente pour entrer dans le Saint des Saints ».

D. Avez-vous des preuves de son assiduité et s'il a accompli les fonctions qui furent établies par le Roi Sage; et s'il n'a pas trempé ses mains dans le sang de notre Respectable Maître Hiram; et répondez-vous pour lui ?

R. Je ne réponds que pour moi-même

Le Maître lui dit : « Faites-le examiner par le Second Frère Servant et qu'il lui demande s'il n'est pas du nombre des assassins et s'il n'a pas d'armes à feu sur lui; que son épée doit lui suffire pour sa défense, qu'il consulte son courage avant d'aller plus avant, qu'il pourrait peut-être se trouver en danger, ne s'étant trouvé personne qui voulût répondre pour lui, et même ceux qu'il croit ses meilleurs amis ! »

Alors le Premier Sage dit au Second Sage, le Se­cond Sage au Premier Servant, et le Premier Servant au Second, qu'il donne la place au plus ancien des Chevaliers et sorte pour rendre compte au Récipien­daire et revienne dire au Maître ce qu'il a dit.

Le Maître Sage dit au Premier Sage : « Allez dire qu'on prépare pour lui l'entrée du Saint des Saints ».

Préparation du Récipiendaire

Il doit être pieds nus, la tête nue, les mains nues, sans tablier, les yeux bandés, une corde au col, laquelle lui fait trois ou quatre tours autour du col; le Second Sage Servant le conduit à la porte de la loge en frappant cinq fois neuf coups. Le Premier Servant, qui est en dedans, lui répond de même. Notez que les huit premiers se frappent vite et qu'il y a un petit inter­valle au neuvième. Ensuite, on ouvre la porte de la loge. Le Premier Servant, qui est en dedans, lui dit : « Que demandez-vous I ». Le Second lui répond que c'est un Maître Maçon qui demande à être reçu Che­valier du Temple.

Cela revient, de voix en voix, jusqu'au Maître Sage.

Le Maître Sage dit au Premier Sage : Demandez-lui s'il se sent assez de foire pour surmonter tous les obstacles et les dangers qui peuvent se rencontra . dans ces voyages »

Cela revient toujours de voix en voix. Il répond oui ou non .

D. Demandez-lui son nom de Maître, son âge et le mot de passe de Maître.

R. Il les a rendus; son nom est Gabaon et son âge est sept ans et plus. Le mot de passe est Giblim ou l'acacia m'est connu.

D. Faites-le entrer.

Le Maître Sage demande pourquoi l'on ne fait pas avancer ce Maçon; le Second Sage répond qu'il lui est impossible de pénétrer plus avant.

D. Qui vous empêche ?

R. Sage Maître, le soupçon que l'on a contre le Frère d'avoir eu commerce avec les misérables qui ont assassiné notre Maître Hiram.

Le Sage Maître ordonne qu'on lui donne des ar­mes et qu'il jure et promette, en qualité de vrai Ma­çon, de ne pas faire les voyages qu'il n'ait percé le coeur des traîtres qui ont trempé leurs mains dans le sang de notre Res­pectable Maître Hiram.

Le récipiendaire répond : « Oui, je jure et promets de ne pas finir mes voyages que je n'aie vengé sa mort ! »

Le Second Servant lui donne deux épées, une dans chaque main, les pointes en bas, et les tient à pleines mains par-dessus les siennes. Le Maître Sage dit : « Puisqu'il a des armes et qu'il nous a promis de ven­ger la mort de notre Respectable Maître Hiram et de nous donner des preuves de son courage, qu'il commence ses voyages, que l'orient, l'occident, le midi et le septentrion soient témoins de son zèle et de sa fidélité ! »

On le fait voyager pendant neuf fois le tour de la loge, en commençant par l'orient. Au neuvième tour, il se trouve des Chevaliers au septentrion qui font du bruit avec leurs épées, le Second Servant lui dit : « Mon Frère, il faut retarder nos voyages, voici des Chevaliers en danger de péril, si vous ne les secondez. Ils combattent con­tre les traîtres qui ont assassiné notre Respectable Maître. Montrez votre courage et montrez-vous digne d'être Cheva­lier. »

Le Second Servant lui fait tenir les épées, la poin­te en haut, et lui fait pousser neuf coups. Ensuite, il lui dit : « Mon Frère, je vous félicite, les monstres sont morts et vous vous êtes montré digne de devenir Chevalier »

L'on crie trois fois : « Victoire ! ».

Le Sage Maître dit : « Puisqu'il nous a donné des preuves de son courage, qu'il continue ses voyages par les élé­ments, savoir le feu, le fer, l'eau et l'air ! ». On le fait voyager neuf fois le tour de la loge, tenant les épées comme ci-dessus, la pointe en bas. A son neu­vième tour, tous les Frères forment un cercle autour de lui et on lui fait jurer qu’il n'a pas trempé ses mains dans le sang de notre Respectable Maître Hi­ram.

Ensuite le Sage Maître dit : Qu 'On le fasse passer par le feu ! »

On prend un flambeau, on y jette de la résine, qui forme une espèce d'éclair.

Le Maître Sage ordonne de lui faire continuer ses voyages.

On lui fait faire neuf fois le tour de la loge, comme ci-dessus. Et on lui fait les mêmes questions.

Le Sage Maître commande qu'il passe par le fer, les Chevaliers forment une espèce de voûte avec leurs épées au-dessus de sa tête.

Le Maître dit de continuer ses voyages. Il voyage encore neuf tours comme ci-dessus et on lui fait les mêmes questions.

On apporte de l'eau dans une bassine, on lui mouille les pieds, les mains et un peu la tête.

Le Maître Sage dit de continuer ses voyages. Il voyage neuf tours comme ci-dessus et on lui fait les mêmes questions.

Le Maître ordonne qu'il passe par l'air. Tous les Chevaliers l'enlèvent en l'air et le couchent, le ventre contre terre, au septentrion.

 

Le Maître Sage leur dit : « Chevaliers, donnez-lui le secours, il est innocent »

Tous les Chevaliers le relèvent et le portent au­près du Maître, le genou droit en terre, la main gau­che sur son épée. Le Maître Sage, tenant sa main droite, lui fait prononcer son Obligation.

Tous les Chevaliers se remettent dans la posture de l'Ouverture de la Loge.

Obligation

O Toi, Grand Architecte, qui tire du chaos les quatre éléments, qui nous a formés ci Ton image, qui nous a donné un cœur docile, dans lequel Tu as répandu toutes les semences de toutes les sortes de vertu, donne-moi présentement la force de remplir les engagements, les fonctions et les devoirs aux­quels je vais présentement m'obliger,- accorde-moi Ton secours et Ta bonté Je promets donc et jure à Toi, Grand Architecte, de ne jamais révéler aucuns des secrets, signes, mots et attou­chement qui me seront confiés dans la suite et de ceux qui m'ont été été donnés à aucun profane ni mime à aucun Frère Maçon que dans le Sanaa Sanctorum, en présence du tombeau de notre Respectable Maître Hiram, ayant reconnu des preuves de son innocence. Et, au cas d'infraction, je con­sens d'avoir les lèvres brûlées d'un fer rouge, la main coupée, mon corps pendu pendant la réception d'un Chevalier et qu'ensuite, il soit brûlé et que mes cendres et mon nom soient envoyées par toutes les loges de Chevaliers, afin qu'on se souvienne de ma perfidie. Pour garder les promesses, j'ai re­cours à Toi, Grand Dieu, afin que Tu me donnes la force de résister ainsi qu'a fait' notre Respectable Maître Hiram, à toutes les attaques qu'on pourrait me faire. Aide-moi, Grand Dieu, à garder ma promesse ! »

Ensuite, le Maître Sage dit au Second Servant : « Donnes-lui la lumière, qu'il jouisse des biens accordés par notre Grand Architecte à ceux qui sont du nombre des Chevaliers du Temple ! »

On fait un silence. Le sage Maître, ainsi que tous les Chevaliers, lui disent : 

 « Sage Chevalier, conservez-vous dans le bonheur dont vous jouissez. Gouttez-en les déli­ces, le sanctuaire de la vérité vous est ouvert, marchez d'un pas ferme. C'est ici le soir de la paix et de l'égalité, l'ami­tié j fixe son empire et rappelle l'homme aux devoirs de l'hu­manité, de la Religion et de la société civile, qualités essentiel­les, sans lesquelles un homme devient un fardeau sur la terre. Frère Premier Sage t,donnez à notre Frère nouvellement initié les signe, attouchement et parole pour que tous les Che­valiers puissent le reconnaître l'accueillir et le secourir dans le Saint des Saints, comme étant du nombre des Chevaliers »

Le Premier Sage lui donne le signe, l'attouche­ment et la parole. Ensuite, il les donne au Second Sage, au Premier Servant, au Second Servant et aux autres Chevaliers et, ensuite, il revient les donner au Maître Sage qui lui explique le signe 

 “ Sage Chevalier, le signe que vous venez de me donner ne peut être donné que dans le Saint des Saints, l'attouchement peut se donner par­tout, cependant prenez garde que quelque profane s en aper­çoive. Le mot est "Abram, Nicanor, Sidnay me sont connus"; ce sont les noms des trois scélérats que l’on soup­çonne d’avoir assassiné notre Respectable Maître Hiram, ce qui nous a été reconnu par leur absence et parce qu'ils n'ont plus paru dans le Temple. Voilà ce que vous ignoriez et ce qui vous met au nombre des Chevaliers »

Le Sage Maître dit à tous les Frères :

« Chevaliers Sages, que tous de concert nous nous félicitions d'avoir admis parmi nous un nouveau Chevalier qui, loin de chercher la ruine de la société, ne mérite que les moyens d'en assurer les fondements. Embrassons-nous, mes Frères, et faisons exalter notre joie »

Tous les Frères s'embrassent et frappent chacun neuf coups.

Pour fermer la Loge

Le Maître Sage dit : « Sages Chevaliers, nous appro­chons de la dernière heure du jour, le Soleil va finir sa car­rière, il nous faut préparer à finir nos travaux »

Tous les Chevaliers se mettent comme à l'ouver­ture de la loge et on observe le silence.

Le Maître Sage dit : « Premier Sage, informez-vous si le Frère Premier Servant a fini sa prière »

Le Premier Sage répond : « Oui, Sage Maître »

Le Maître Sage dit : « Sages Chevaliers, puisque nous avons tous adressé notre prière au Grand Architecte, pour qu'Il lui plaise de récompenser son hèle en faveur de notre Respectable Martre Hiram, martyrisé pour taire un secret, qu'il  a souffert la mort plutôt que d'enfreindre le serment qu'il avait fait au Roi des Rois,en présence de son Respec­table Maître Salomon, afin qu'il jouisse de la vue des anges et pour L'adorer de concert avec eux, répétons tous ensemble, Sages Chevaliers, il est innocent ! »

Tous les Frères en charge le répètent neuf fois. Alors le Maître Sage dit :

« Sages Chevaliers, voilà nos prières finies, nous allons fermer la loge du Saint des Saints. Cachons, s'il se peut, un trésor si précieux et renfermons dans nos azurs le de ignoré de tous les profanes et, pour en as­surer la durée, que tous les Chevaliers, de concert avec moi, jurent et promettent au Grand Architecte devant le tombeau de notre Respectable Maitre Hiram, de ne jamais révéler à aucun profane, ni mêmes aux Maçons, ce qui se passe dans le Saint des Saints »

Ici, on répète la même Obligation que ci-dessus.

Le Maître Sage leur dit : « Sages Chevaliers, les Obli­gations auxquelles nous venons de nous engager nous sont une preuve que nos cœurs se sont réunis et qu'il ne se trouve pas de traîtres parmi nous, puisque nos travaux n'ont pas été interrompus. Embrassons-nous en véritables Frères et promet­tons et jurons de ne jamais proposer des Maçons, pour être reçus Chevaliers du Temple, qui ne soient doués de toutes les vertus qu'il fauta un vrai Maçon » ....

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rituels numérisés

18 Septembre 2006 , Rédigé par gibelain Publié dans #Rites et rituels

Mes BAF's

je vous remercie de tous vos envois de rituels. Mon encyclopédie avance. Pour quelle soit presque complète, il me manque encore quelques rituels numérisés.

Je recherche , des rituels en français de KT-KM, des "cryptiques degrés", et des allied masonic degrees.

Merci

Mon adresse :

pod1@wanadoo.fr

 

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Contact Stricte Observance

25 Juillet 2006 , Rédigé par gibelain Publié dans #hauts grades

Mes BAF's,

j'aimerais rentrer en contact avec un Frère de la Stricte Observance, province d'Occitanie, pour mes recherches.

Discrétion assurée.

Frat

Patrick

pod1@wanadoo.fr

 

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