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Hauts Grades

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serment des jésuites(extraits)

11 Juillet 2005 Publié dans #spiritualité

« Je promets et déclare de surcroît que je ferai, dès que l'opportunité se présentera, une guerre implacable, secrètement ou ouvertement, contre tous les hérétiques, protestants ou libéraux, comme je suis dirigé pour le faire, de les extirper et les exterminer de la face de la terre entière, et que je n'épargnerai personne quel que soit son âge, son sexe ou sa condition, que je pendrai, brûlerai, ferai dépérir, abîmerai, écorcherai, étranglerai, et enterrerai vivant ces infâmes hérétiques ; que j'arracherai les ventres et les matrices de leurs femmes, écraserai les têtes de leurs enfants contre les murs, afin d'annihiler à tout jamais leur exécrable race.

Que au cas où cela ne pourrait pas être fait ouvertement, j'utiliserai secrètement le récipient empoisonné, la corde à étrangler, le fer du poignard ou le plomb de la balle, sans égard pour le rang, l'honneur, la dignité ou l'autorité d'une ou des personnes, quelle que puisse être leur condition de vie, publique ou privée, puisque je puis être sommé de le faire par n'importe quel agent du Pape, ou par un supérieur de la Fraternité de la Sainte Foi, de la Société de Jésus.

En confirmation duquel, je dédie par la présente mon existence, mon âme et tous mes pouvoirs corporels, et qu'avec cette dague que je reçois maintenant, je signe de mon nom écrit de mon propre sang, pour attestation ; et s'il est avéré que je manque par fausseté ou faiblesse dans ma détermination, que mes frères et soldats de la Milice du Pape me tranchent les mains et les pieds, et la gorge d'une oreille à l'autre, que mon ventre soit ouvert et qu'on y brûle du soufre, avec toutes les punitions qui puissent m'être infligées sur terre, et que mon âme soit torturée par les démons dans un enfer éternel ».

 

 

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échelle du Rite d'York

4 Juillet 2005 Publié dans #hauts grades

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EQUIVALENCES

3 Juillet 2005 Publié dans #hauts grades

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Chevalier Rose-Croix(Ordre Royal d'Ecosse) :conférence

3 Juillet 2005 Publié dans #hauts grades

GMP : « Très Digne Grand Surveillant Supérieur. Je te prie de me dire, parce que je suis perdu, es-tu un Chevalier de laRose-Croix? »

GSS : « Je suis régulièrement fait Chevalier Rosicrucien pour accomplir ce qui est juste éviter de faire le mal dont je n’aurai jamais peur. »

GSS : « Dans une Loge complète, tous des Chevaliers de renom et par un Grand Maître de renom également. »

GMP : « Comment t’es-tu procuré cet honneur ? Dis-moi, avec ton Caractère et nom. »

GSS : « De mon propre désir avancé, je fus incarcéré dans la Tour ; relâché par un juste essai et en payant les frais de passage, puis élevé au Pouvoir ; fais Conseiller, Rang d’un grand honneur et je suis depuis fais Chevalier pour mes loyaux services. Mon propre nom et Caractère auquel est adjoint ‘Monsieur’ est…tel que vous pourrez le trouver dans les registres. »

GMP : « Quel nombre atteindre pour former une Loge de Chevalerie complète ? »

GSS : « Le nombre trois est suffisant, bien que souvent ce soit beaucoup plus. »

GMP : « Pourquoi est-il Dit que trois soit suffisant ? Dis-le moi et dis-moi la vérité. »

GSS : « Parce qu’il y a un Dieu juste au Ciel que nous appelons Père ; Son seul Fils, notre Sauveur, le Christ qui souffrit pour nous tous ; le Saint-Esprit le Consolateur ; Grands et puissants Trois, pourtant Trois en Un avec qui nous espérons être Eternellement. » 

GMP : « Qui était ton Présentateur, ami, quand tu t’es présenté pour la Chevalerie ? »

GSS : « Le Grand Garde me mena à l’Entrée, il frappa : j’ai de suite été admis, reçu entre les Grands Surveillants qui me menèrent par la main jusqu’à mon arrivée devant le Grand Maître qui me demanda mon Caractère et nom, et me fit agenouiller à ses pieds. »

GMP : « Qu’as-tu répété ici et là ? »

GSS : « J’ai pris un Engagement solennel et j’ai fait très volontairement un serment. »

GMP : « Quelles autres cérémonies furent utilisées quand tu fus présenté pour la Chevalerie ? »

GSS : « Avec mes genoux pliés, j’étais placé là, avec l’Epée dans ma main droite et la Truelle dans ma main gauche, pendant que les Chevaliers m’encerclaient. Ensuite, on passa la Bannière de façon solennelle trois fois au-dessus de ma tête ; j’ai également reçu trois touches d’Epée sur mon dos ; relevé enfin, il m’a été donné  un Signe et une Marque chacun formant une Croix complète ; j’ai également reçu un Mot une fois sur mes pieds. »

 GMP : « Tu me montreras le Signe et la Marque dans chacun desquels il t’apparut une croix, et tu nommeras le Mot qui te fut donné une fois relevé sur tes pieds. »

GSS : « Le Signe est ainsi (il donne le Signe) ; je donne ainsi la Marque (aidé par Le Grand Surveillant Second) ; ‘I.N.R.I. est le Mot que j’ai ensuite reçu. »

GMP : « Tu dois expliquer la signification de ce Mot, qu’il soit sacré ou profane. »

GSS : « Il est sacré, incontestablement, s’il est justement compris : bien qu’il fut largement profané par ceux qui versèrent le sang de doux Jésus. Les quatre initiales placées sur un signe au-dessus de la tête de notre cher Sauveur, les Lettres doivent être lues comme le Mot des Ecritures. Le ‘I’ signifie le nom de doux Jésus, le ‘N’ est utilisé pour Nazareth, le ‘R’ représente Rex, le Roi en Ecossais, et ‘I’ signifiant les Juifs. »

GMP : « Dans quel but la Chevalerie de la Rose-Croix fut-elle établie ? »

GSS : « Pour nous rappeler l’arbre qui porta la charmante rose de Charon qu’était Jésus et la foire de lis qui soufflait dans la vallée. »

GMP : « Que t’apprend cet Ordre ? »

GSS : « De mettre ma croyance entière et ma confiance en Jésus, Fils de Dieu, qui, couronné d’épines par les soldats de Ponce Pilate et fouetté d’un bâton pour les péchés des hommes, mourut sur une Croix entre deux voleurs ; de là il descendit en enfer, maintenant il trône hautement jusqu’au Jour du Jugement ; quand il ressuscitera avec le pouvoir absolu et la vertu de juger tous les fils des hommes. Les vivants et les morts se lèveront au son des dernières trompettes pour entendre leurs condamnations prononcées par Lui, leur Juge profond. Cela m’apprend également à espérer la mort de mon cher Sauveur, pour obtenir la rémission de mes péchés et cela seulement par la foi ; et que je me tiendrai en ce Jour devant le Seigneur tout puissant que je pourrai voir de ces mêmes yeux auxquels Il donne maintenant la vue ; ensuite, notre Sauveur Jésus Christ séparera les chèvres des moutons, il pourra donner la Vie Eternelle à ceux pour qui Il avait essayé pour qu’ils se reposent pour toujours dans Sa Loge céleste en compagnie des Saints et des Anges bénis qui servent la glorieuse Trinité que le Trois en Un adore. »

GMP : « A qui toute Domination, Pouvoir et Louanges pour toujours. »

Tous : « Amen. »

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Hérédom of the Kilwinig(extrait2)

3 Juillet 2005 Publié dans #hauts grades

 Tirshatha : « Très Digne Grand Gardien Supérieur (se lève et salue), où étais-tu ?

GGS : « Dans la Tour de Repos. »

Tirshatha : « Comment es-tu entré dans cette Tour ? »

GGS : « Par un escalier en colimaçon de quinze marches avec trois paliers. »

Tirshatha : « Combien de marches jusqu’au premier palier ? »

GGS : « Sept. »

Tirshatha : « Pourquoi sept ? »

GGS : « Parce que sept constitue une Loge juste et parfaite. »

Tirshatha : « Qui as-tu rencontré là-bas ? »

GGS : « Un Surveillant Junior. »

Tirshatha : « Que t’a-t-il demandé ? »

GGS : « Le Signe, la Marque et le Mot d’un Apprenti Présenté. »

Tirshatha : « Que je demande, également. Approche ce Rang et donne le Signe, la Marque et le Mot. »

Le Grand Gardien Second et le Grand Garde Supérieur se lèvent et se tiennent face à face.

GGS : « Le Signe est ainsi (il le montre) ; je donne ainsi la Marque (il la donne) ; le Mot est B... »

Les Gardiens reprennent leur place.

Tirshatha : « Combien de marches jusqu’au deuxième palier ? »

GGS : « Cinq. »

Tirshatha : « Pourquoi cinq ? »

GGS : « Parce que cinq constitue une Loge de Compagnons. »

Tirshatha : « Qui as-tu rencontré là-bas ? »

GGS : « Un Surveillant Supérieur. »

Tirshatha : « Que t’a-t-il demandé ? »

GGS : « Le Signe, la Marque et le Mot d’un Camarade Artisan. »

Tirshatha : « Que je demande, également. Approche ce Rang et donne le Signe, la Marque et le Mot. »

Le Grand Gardien Supérieur et le Grand Garde Second se lèvent et se tiennent face à face.

 

GGS : « Le Signe est ainsi (il le montre) ; je donne ainsi la Marque (il la donne) ; le Mot est J.

 

Les Gardiens reprennent leur place.

Tirshatha : « Combien de marches jusqu’au troisième palier ? »

GGS : « Trois. »

tirshatha : « Pourquoi trois ? »

GGS : « Parce que trois régit une Loge. »

Tirshatha : « Qui as-tu rencontré là-bas ? »

GGS : « Un Maître Maçon. »

Tirshatha : « Que t’a-t-il demandé ? »

GGS : « Le Signe, la Marque et le Mot d’un Maître Maçon. »

Tirshatha : « Que je demande, également. Approche ce Rang et donne le Signe, la Marque et le Mot. »

Le Grand Gardien Supérieur se lève et avance vers l’estrade. Le Tirshatha se lève et descend pour faire face au Grand Gardien Supérieur.

GGS : « Le Signe est ainsi (il le montre) ; je donne ainsi la Marque (il la donne) ; le Mot est Machaben. »

Tirshatha et le Grand Gardien Supérieur reprennent leur place.

Tirshatha : « Comment a-t-il pris congé de toi ? »

GGS : « Il m’a mené vers le Grand Porche. »

Tirshatha : « Qui as-tu rencontré là-bas ? »

GGS : « Un Grand Présentateur et Examinateur. »

Tirshatha : « Que t’a-t-il demandé ? »

GGS : « Le Mot de Passe d’un Camarade Artisan. »

Tirshatha : « Que je demande, également. »

GGS : « Boaz. »

Tirshatha : « Comment a-t-il pris congé de toi ? »

GGS : « Il me livra à un Grand Gardien Second. »

Tirshatha : « Que t’a-t-il demandé ? »

GGS : « Le Mot de Passe d’un Maître Maçon. »

Tirshatha : « Que je demande, également. »

GGS : « Jachin. »

Tirshatha : « Comment a-t-il pris congé de toi ? »

GGS : « Il me livra à un Grand Gardien Supérieur. »

Tirshatha : « Que t’a-t-il demandé ? »

GGS : « Le premier Signe, la Marque et le Mot de Heredom. »

Tirshatha : « Que je demande, également. »

Les Gardiens se lèvent et se tiennent face à face. Le Grand Garde Supérieur donne au Grand Gardien Second le Signe, la Marque et le Mot de Heredom. Les Gardiens reprennent leur place.

Tirshatha : « Comment a-t-il pris congé de toi ? »

GGS : « Il m’a mené au Grand Maître. »

Tirshatha : « Que t’a-t-il demandé ? »

GGS : « D’où vins-je ? »

Tirshatha : « D’où viens-tu ? »

GGS : « De la Tour de Repos. »

Tirshatha : « Quelle recommandation en ramènes-tu ? »

GGS : « Des vœux chaleureux pour tous mes Frères de Caractère. »

Tirshatha : « Peux-tu décrire cette Tour ? »

GGS : « Dans cette Tour, on trouve trois chambres, la première, celle du milieu et la chambre intérieure. Dans la première, nous sommes présentés, dans la deuxième, reçus. Dans la troisième, nous sommes élevés à l’honneur. »

Tirshatha : « Y a-t-il d’autres pièces dans cette Tour ? »

GGS : « Il y a également un donjon obscur dans lequel quiconque est jeté doit peiner sous la lourde Pierre de Taille. »

Tirshatha : « Qu’as-tu vu sur cette Tour ? »

GGS : « Une Loge y était tracée en forme, dont la Voûte était le Paradis, ornée de Principes et de Vertus, qui font notre sept mystique. Les Principes si grands et bons sont au nombre de trois et sont appelés Amour Fraternel, Assistance et Vérité. Les Vertus sont au nombre de quatre, Prudence et Courage, Modération, Justice : et rien de plus : toutes vertus capitales sont bonnes. »

Tirshatha : « Qui as-tu rencontré dans cette Tour ? »

GGS : « Le protecteur de l’Art Royal, le Surveillant de la Tour, qui, pour son prix, me prononça libre ;  me donna un Mot que j’ai maintenant : j’ai ainsi traversé le Pont. »

Tirshatha : « Donne-moi ce Mot avec le Signal. »

GGS : « Zerubbabel. »

GGS donne le Signal.

A la conclusion de cette Section, les Frères ne donnent pas le Signe.

Tirshatha : « Très Digne Grand Gardien Second (se lève et salue), où étais-tu ? »

GGS : « Au Piédestal. »

Tirshatha : « Comment est appelé le Piédestal ? »

GGS : « Force. »

Tirshatha : « Donne-moi le Piédestal en Mot et Signe. »

GGS : « Salathiel. »

Le Signe est donné en tenant le bout du pouce sur le front avec les autres doigts fermés ensemble et éloignés du pouce.

Tirshatha : « Qui as-tu rencontré au Piédestal ? »

GGS : « Trois jeunes hommes. »

Tirshatha : « Que t’ont-ils demandé ? »

GGS : «  Ce qu’était le plus fort. »

Tirshatha : « Quelle réponse as-tu donnée à chacun ? »

GGS : « Au premier, j’ai répondu le Vin, au deuxième les Femmes et au troisième le Roi. »

Tirshatha : « Qui d’autre as-tu rencontré au Piédestal ? »

GGS : « Zerubbabel. »

Tirshatha : « Comment a-t-il pris congé de toi ? »

GGS : « Il m’a mené du Piédestal par l’Axe jusque dans la Capitale. »

Tirshatha : « Comment fus-tu conduis ? »

GGS : « Dans un escalier en colimaçon composé de neuf fois Sept marches. »

Tirshatha : « Comment est appelé l’Axe ? »

GGS : « Beauté. »

Tirshatha : « Et la Capitale ? »

GGS : « Sagesse. »

Tirshatha : « Qu’as-tu vu sur cette Capitale ? »

GGS : « Une Loge et un Entablement. »

Tirshatha : « Qu’as-tu vu sur cet Entablement ? »

GGS : « Une Sphère représentant l’Univers. »

Tirshatha : « Qu’as-tu vu sur cette Sphère ? »

GGS : « Un Livre ouvert. »

Tirshatha : « Comment se distingua-t-il ? »

GGS : « Par le Carré, la Balance et la Ligne de Plomb en dessous, et les Compas en forme de Carré au-dessus, par lesquels je savais que c’était le Mot. »

Tirshatha : « Donne-moi ce Mot. »

GGS : « Jéhovah ; Jireh ; Machaben. »

Tirshatha : « Comment Zerubbabel t’a-t-il ensuite renvoyé ? »

GGS : « Il m’a descendu le long de l’Axe par le Piédestal et me libéra. »

Tirshatha : « Avant de se séparer l’un de l’autre, que t’a-t-il demandé ? »

GGS : « Ce qui était le plus fort. »

Tirshatha : « Et qu’est-ce le plus fort ? »

GGS : « La Vérité est la plus forte des choses. »

Tous se lèvent : « Gloire au Dieu de la Vérité, maintenant et pour toujours. Amen. »

Tous reprennent leur place.

Tirshatha : « Mon Frère, tu devrais maintenant accomplir un voyage long, périlleux et mystique ; mais, dans la mesure où il est à peine possible de décrire à l’œil humain les scènes avec exactitude, je vais, avec l’accord de ces Frères, t’accepter immédiatement au Conseil de Sagesse.

Frères, êtes-vous ainsi en accord ?

Tu vas donc prendre ta place parmi nous et écouter la Conférence suivante qui explique le voyage que tu étais censé avoir accompli. »

Le Grand Maréchal conduit le Candidat vers une place au Nord.

Tirshatha : « Très Digne Grand Gardien Supérieur (se lève et salue), où étais-tu ? »

GGS : « J’ai voyagé à travers le monde. »

Tirshatha : « En quête de quoi ? »

GGS : « Le Saint-Rocher ou le Mont d’Adamant. »

Tirshatha : « Comment y es-tu arrivé ? »

GGS : « Par les sommets des montagnes, à travers l’immensité des déserts, et j’ai couru de grands périls jusqu’au Saint-Rocher où j’ai découvert mon salut. »

Tirshatha : « Qu’y as-tu vu ? »

GGS : « Une Fontaine s’écoulant du côté d’un rocher. »

Tirshatha : « Qu’y entendis-tu ? »

GGS : « La voix d’un Agneau. »

Tirshatha : « Que dit-elle ? »

GGS : « Viens boire. »

Tirshatha : « Que vis-tu d’autre sur ce Rocher ? »

GGS : « Une grande Eglise dans une grande Cité. »

Tirshatha : « Comment fut fondée la Cité ? »

GGS : « Ni dans le sang ni dans l’iniquité, mais dans la Vertu et la Vérité. »

Tirshatha : « Pourquoi ni dans le sang ni dans l’iniquité ? »

GGS : « Parce qu’il est dit : ‘La pierre criera du mur, et la poutre de bois lui répondra. Malheur à celui qui bâtit une ville par le sang et établit une cité par l’iniquité.’ (Hab. ii. 11 et 12) »

Tirshatha : « Pourquoi la Vertu et la Vérité ? »

GGS : « Parce qu’elles sont stables telles un Rocher. »

Tirshatha : « Comment était habitée la Cité ? »

GGS : « Par ‘des familles et des langues et des nations.’ (Revel. Xiii. 7.) »

Tirshatha : « Comment était-ce gardé ? »

GGS : « Par un groupe d’Anges aux épées ardentes. »

Tirshatha : « Comment s’appelait-il ? »

GGS : « ‘La Shamniah de Jéhovah’ ou ‘Le Seigneur est là’. (Ezek. Xlviii. 35.) »

Tirshatha : « Où se situait ton Eglise ? »

GGS : « Au centre. »

Tirshatha : « De quelle forme ? »

GGS : « Une Croix carrée normale. »

Tirshatha : « De quelle longueur ? »

GGS : « D’Est en Ouest. »

Tirshatha : « Pourquoi cela ? »

GGS : « Parce que la Gloire de Dieu apparaît à l’Est et disparaît à l’Ouest, et donc toutes les Eglises, les Chapelles et tous les endroits de Culte Religieux sont ou devraient ainsi être situés. »

 

Tirshatha : « De quelle largeur ? »

 

GGS : « Du Nord au Sud. »

Tirshatha : « De quelle taille ? »

GGS : « D’une taille immesurable. »

Tirshatha : « De quelle profondeur ? »

GGS : « D’une profondeur insondable. »

Tirshatha : « Qu’entendis-tu ? »

GGS : « La voix du Grand Architecte. »

Tirshatha : « Que dit-il ? »

GGS : « ‘Venez à moi, tous qui peinez et êtes lourdement chargés, et je vous offrirai le repos.’ (Matt. xi. 28.) »

Tirshatha : « Travaillas-tu et peinas-tu à la construction de l’Eglise ? »

GGS : « Oui. »

Tirshatha : « Quel était ton salaire ? »

GGS : « L’espoir d’un Royaume ? »

Tirshatha : « Quel Royaume ? »

GGS : « Pas de ce monde. »

Tous se lèvent et se tiennent debout avec la première partie du Signe Pénal.

Tirshatha : « Puissions nous, vous et moi et tous les Frères, qu’ils soient présents ou absents, peiner et travailler de telle sorte que nous puissions aller au Mont Sion, et dans la cité du Dieu vivant, la divine Jérusalem, et à une compagnie innombrable d’anges, à l’assemblée générale et à l’église du premier-né, qui sont inscrits au Ciel, et à Dieu le Juge de tous et à tous les esprits des hommes justes rendus parfaits, et à Jésus le Médiateur du Nouveau Covenant où notre soleil ne se couchera plus, et la lune ne se retirera plus car notre Seigneur sera notre lumière éternelle, et les jours de notre deuil à jamais finis. (Heb. Xii. 22-24 ; Isa. Lx. 20.) »

Les Frères complètent le Signe et se rassoient.

Tirshatha : « Très Digne Grand Gardien Second (se lève et salue), où étais-tu ? »

GGS : « Dans la Chambre du Milieu. »

Tirshatha : « Qu’as-tu vus dans la Chambre du Milieu ? »

GGS : « Les trois grandes Lumières de la Maçonnerie. »

Tirshatha : « Que sont-elles ? »

GGS : « Le Naturel, la Mosaïque et les Lois Chrétiennes. »

Tirshatha : « Qu’as-tu vu dans la Chambre du Milieu grâce aux trois grandes lumières ? »

GGS : « Les Meubles d’une Loge. »

 

Tirshatha : « Que sont-ils ? »

 

GGS : « La Bible, le Carré et les Compas. »

Tirshatha : « En tant que Meuble d’une Loge, que t’apprend la Bible ? »

GGS : « La Conformité à la Loi de Dieu. »

Tirshatha : « Et le Carré ? »

GGS : « Ne pas faire ce que je ne voudrais pas qu’on me fasse. »

Tirshatha : « Et les Compas ? »

GGS : « Vivre dans une juste mesure. »

Tirshatha : « Qu’as-tu vu d’autre dans la Chambre du Milieu grâce aux trois grandes Lumières ? »

GGS : « Les Joyaux Moraux ? »

Tirshatha : « Que sont-ils ? »

GGS : « Le Carré, la Balance et la Ligne de Plomb. »

Tirshatha : « Que t’enseigne le Carré en tant que Joyau Moral ? »

GGS : « La Justice est dans tous nos actes. »

Tirshatha : « Et la Balance ? »

GGS : « L’Humilité dans le cœur et le comportement. »

Tirshatha : « Et la Ligne de Plomb ? »

GGS : « L’Honnêteté dans nos pensées et nos intentions. »

Tirshatha : « Qui as-tu rencontré dans la Chambre du Milieu ? »

GGS : « Trois hommes sages. »

Tirshatha : « Comment ont-ils pris congé de toi ? »

GGS : « Ils m’ont mené au Conseil de Sagesse. »

Tirshatha : « Comment fus-tu conduit ? »

GGS : « Par une Etoile Flamboyante apparaissant au Nord. »

Tirshatha : « Que signifie Conseil de Sagesse ? »

GGS : « Une stalle. »

Tirshatha : « Qui as-tu rencontré dans ce même Conseil de Sagesse ? »

GGS : « Un Frère glorieux, sa Sainte Epouse et le Mot toujours béni. »

Tirshatha : « Nomme-les. »

GGS : « Joseph, Marie, Jésus. »

Tous se lèvent : « A Lui, comme il est dû, nous attribuons toute la Gloire, l’Honneur, le Pouvoir , la Majesté, la Domination, maintenant et pour toujours. Amen ! »

Les Frères restent debout durant les deux prochaines Sections, donnant la première partie du Signe Pénal.

Tirshatha : « Très Digne Grand Gardien Supérieur, depuis l’ouverture de ce chapitre, qu’as-tu fait ? »

GGS : « J’ai cherché un Mot qui était perdu mais que, grâce à ton assistance, nous avons maintenant retrouvé. »

Tirshatha : « Quand le Mot fut-il perdu ? »

GGS : « Le Mot fut perdu aux fils des hommes quand le Sauveur descendit dans l’antre infernal. »

Tirshatha : « Quand le Mot fut-il trouvé ? »

GGS : « Quand Il, victorieux, s’éleva. Sur les Péchés et la Mort, nos ennemis éternels »

Tirshatha : « Qu’a fait le Mot pour nous ? »

GGS : « Il vécut trente trois ans sur terre, nous laissa un exemple clair et brillant, souffrit d’une mort douloureuse et ignominieuse pour nous sauver

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Hérédom of the Kilwining(extrait1)

3 Juillet 2005 Publié dans #hauts grades

Tirshatha : « Digne Grand Gardien Second (se lève et salue), combien constitue un Chapitre de l’Ordre Royal de Heredom de Kilwinning ? »

GGS : « Neuf. »

Tirshatha : « Pourquoi ? »

GGS : « Pour trois raisons. »

Tirshatha : « Donne-moi la première. »

GGS : « Parce qu’il y a neuf chiffres dans les nombres qui nous permettent ainsi de numéroter les jours où nos sentiments influenceraient notre sagesse. »

Tirshatha : « Donne-moi la deuxième. »

GGS : « Parce qu’il y a neuf Muses dans l’harmonie, ce qui affine la nature humaine. »

Tirshatha : « Nomme-les. »

GGS : « Calliope, Clio, Euterpe, Melpomène, Terpsichore, Erato, Polymnie, Uranie et Thalie. »

Tirshatha : « Et quelle est la troisième raison ? »

GGS : « Parce qu’il y a neuf ordres d’Anges dans la hiérarchie céleste. »

Tirshatha : « Nomme-les. »

GGS : « Chérubin et Séraphin, Trônes, Dominions, Principautés, Puissances, Vertus, Archanges et Anges. »

Tirshatha : « De combien est faite une Loge juste et parfaite ? »

GGS : « Sept. »

Tirshatha : « Pourquoi ? »

GGS : « Pour trois raisons également. »

Tirshatha : « Donne-moi la première. »

GGS : « Parce qu’en six jours, Dieu créa les Cieux, la Terre, la Mer et tout ce qui en fait partie et se reposa le septième jour quand il déclara que tout était parfait. »

Tirshatha : « Quelle est la deuxième raison ? »

GGS : « Parce qu’il y a sept Arts libéraux et Sciences grâce auxquels nous pouvons améliorer notre savoir. »

Tirshatha : « Nomme-les. »

GGS : « Grammaire, Logique, Rhétorique, Arithmétique, Géométrie, Musique et Astronomie. »

Tirshatha : « Et quelle est la troisième raison ? »

GGS : « Parce qu’il est dit qu’il y a sept Esprits se tenant devant le Trône de l’Agneau offrant les prières du fidèle. »

Tirshatha : « De combien est formée la Loge des Compagnons ? »

GGS : « Cinq. »

Tirshatha : « Pourquoi ? »

GGS : « Pour trois raisons également. »

Tirshatha : « Donne-moi la première. »

GGS : « Parce qu’il y a cinq divisions de temps qui nous permettent de minuter nos actions. »

Tirshatha : « Nomme-les. »

GGS : « Minutes, Heures, Jours, Mois et Années. »

Tirshatha : « Quelle est la deuxième raison ? »

GGS : « Parce qu’il y a cinq Ordres dans l’Architecture qui ornent nos édifices. »

Tirshatha : « Nomme-les. »

GGS : « Toscan, Dorique, Ionique, Corinthien et Composite. »

Tirshatha : « Et quelle est la troisième raison ? »

GGS : « Parce qu’il y a cinq points dans la Confrérie qui unissent ou devraient unir les Maçons. »

Tirshatha : « Nomme-les. »

GGS : « Main dans la main, pied à pied, genou à genou, poitrine à poitrine et main sur le dos. »

Tirshatha : « Combien dirige une Loge ? »

GGS : « Trois. »

Tirshatha : « Pourquoi ? »

GGS : « Pour trois raisons également. »

Tirshatha : « Donne-moi la première. »

GGS : « Parce qu’il y a trois termes dans un syllogisme grâce auquel nous découvrons la vérité, la majeure, la mineure et la conclusion. »

Tirshatha : « Quelle est la deuxième raison ? »

GGS : « Parce qu’il y a trois côtés égaux dans un triangle équilatéral qui est un emblème de la troisième. »

Tirshatha : « Et quelle est la troisième raison ? »

GGS : « Parce qu’il y a Trois Personnes dans la Sainte Trinité : le Père, le Fils et le Saint-Esprit, Un Dieu. »

Tous se lèvent : « A Qui vont Gloire, Honneur et Louange, maintenant, à l’avenir et pour toujours. Amen. »

Tirshatha : « Digne Grand Gardien Supérieur (se lève et salue), que représente le Fils de l’Homme dans la Maçonnerie ? »

GGS : « La Pierre de Taille Considérée. »

Tirshatha : « Comment est autrement appelé la Pierre de Taille Considérée ? »

GGS : « La Pierre que les Constructeurs ont rejetée qui est devenue maintenant la Pierre Principale de l’Angle ou le modèle le plus parfait sur lequel les Maçons essaient leurs Joyaux Moraux. »

Tirshatha :  « En quoi est-ce le modèle le plus parfait ? »

GGS : « Les trois grands principes de la Maçonnerie. »

Tirshatha : « Quels sont-ils ? »

GGS : « Amour Fraternel, Assistance et Vérité. »

Tirshatha : « Pourquoi l’Amour Fraternel ? »

GGS : « Parce que personne ne peut montrer plus grand amour pour ses Frères que lorsqu’Il s’est sacrifié pour eux. »

Tirshatha : « Pourquoi l’Assistance ? »

GGS : « Parce qu’Il est venu pour les libérer des liens du Pécher et de la Mort. »

Tirshatha : « Pourquoi la Vérité ? »

GGS : « Parce qu’Il est la Vérité même et en est le Donateur. »

Tirshatha : « Quel est Son nom ? »

GGS : « Emmanuel. »

Tirshatha : « Que cela signifie-t-il pour les Frères ? »

GGS : « Dieu avec nous. »

Tirshatha : « Que le Dieu de la Vérité soit toujours avec nous pour nous diriger et nous assister. Amen. »

 

Tirshatha : « Digne Grand Gardien Second (se lève et salue), quel était le premier édifice érigé sous la direction divine. »

GGS : « L’arche de Noé. »

Tirshatha : « Dans que but fut-elle construite ? »

GGS : « Pour sauver les élus du Déluge. »

Tirshatha : « Combien de personnes y avait-il à sauver ? »

GGS : « Huit : quatre hommes et quatre femmes. »

Tirshatha : « Nomme les hommes. »

GGS : « Noé, Japhet, Sem et Cham, tous vrais maçons. »

Tirshatha : « Combien y a-t-il de travaux faits par des mains humaines appelés Merveilles du Monde ? »

GGS : « Sept. »

Tirshatha : « Nomme-les. »

GGS : « La Tour de Babel, les Pyramides d’Egypte, la Statue de Zeus par Phidias à Olympe en Péloponnèse, le Temple d’Artémis à Ephèse, le Mausolée d’Halicarnasse, le Phare d’Alexandrie et le Colosse de Rhodes. »

Tirshatha : « Combien y eut-il de personnes nommées avant d’être nées ? »

GGS : « Trois. »

Tirshatha : « Qui étaient-elles ? »

GGS : « Bézaléel, Maher-Shalal-Hash-Baz et le Roi Cyrus le Grand. »

Tirshatha : « Qu’étaient-ils ? »

GGS : « Bézaléel était un ouvrier inspiré du Tabernacle dans lequel résidait la Divine Schekinah et dans lequel était déposée l’arche d’Alliance qui devint ensuite le modèle pour le Temple du Roi Salomon, conforme à un modèle délivré au Mont Horeb par Dieu à Moïse qui devint ensuite Grand Maître de la Loge d’Israël ; le deuxième, le fils d’une Prophétesse dont nous lisons dans les Prophéties d’Isaïe, ch. Vii ; et le troisième, Cyrus le Grand, était le Fondateur de la Monarchie Perse, conquérant de l’Asie et restaurateur du Temple Saint. »

Tirshatha : « Combien y a-t-il de personnes dites ne jamais être mortes ? »

GGS : « Deux, Hénoch et Elie. »

Tirshatha : « Qu’étaient-ils ? »

GGS : « Hénoch était le cinquième après Seth et le septième depuis Adam et prophétisa l’inondation et l’incendie général ; et de peur que les Arts et Sciences ne disparaissent du savoir des hommes, il érigea deux piliers, un de briques, l’autre de pierre, sur lesquels ces Arts étaient gravés jusqu’au bout, de telle sorte que si le pilier de pierre périssait sous les flammes, le pilier de briques resterait, et que si le pilier de briques était détruit par l’eau, le pilier de pierre resterait, et ceci pouvait se voir en son temps sur la Terre de Syrie, selon Joseph. Le second, Elie le Tishbite, qui, après avoir réalisé de nombreux miracles en présence des Rois et de la Princesse d’Israël pour les ramener vers l’adoration du vrai Dieu, était ravi au Ciel par un chariot de feu. »

Tirshatha : « Que devraient célébrer les Francs-Maçons principalement ? »

GGS : « Trois grands événements : la Création du Monde, le Déluge de Noé et la Rédemption de l’Homme. »

Tirshatha : « Dans quel but ? »

GGS : « A la Gloire de Dieu. »

Tous se lèvent : « A Qui vont Gloire, Honneur et Louange, maintenant, à l’avenir et pour toujours. Amen. »

Tous reprennent leur place.

Tirshatha : « Digne Grand Gardien Supérieur (se lève et salue), où a lieu, pour la première fois, un Chapitre de l’Ordre ? »

GGS : « Au sommet saint du Mont Moriah dans le Royaume de Judée. »

Tishatha : « Pourquoi le Mont Moriah a-t-il été consacré ou nommé saint ? »

GGS : « En raison de trois grands sacrifices faits sur son sommet : premièrement, Abraham, à la commande de Dieu, sacrifiant son fils Isaac ; deuxièmement, la prière et le sacrifice du Roi David pour apaiser la peste ; troisièmement, la prière et le sacrifice du Roi Salomon à la consécration du Saint-Temple. »

Tirshatha : « Le mont Moriah a-t-il un égal dans le monde ?

GGS : « Seul le Mont Calvaire. »

Tirshatha : « Pourquoi le Mont Calvaire a-t-il été consacré ou nommé saint ? »

GGS : « En raison d’un grand sacrifice fait sur son sommet. »

Tirshatha : « Lequel ? »

GGS : « Le sacrifice du Messie pour la rédemption du monde. »

Tirshatha : « Ayant auparavant discuté des honneurs et des dignités qui te sont accordés en tant que Franc-Maçon, je désire savoir quel est le premier et plus grand honneur jamais accordé aux Francs-Maçons ? »

GGS : « La descente de la Divine Schekinah, d’abord au sacre du Saint-Tabernacle, puis à la consécration du Temple de Dieu par le Roi Salomon, se plaçant sur l’Arche ou le Trône dans le Saint des Saints, couverte par les ailes du Chérubin où elle continua à donner ses réponses d’oracle pour plusieurs générations. »

Tirshatha : « Combien ? »

GGS : « Quatorze. »

Tirshatha : « La Schekinah n’a-t-elle jamais été destituée ? »

GGS : « Elle l’a été. »

Tirshatha : « Pourquoi ? »

GGS : « Parce que les Israélites se sont prouvés  infidèles à leur Dieu. »

Tous se lèvent : « Que la lumière de la Maçonnerie soit retirée de tous ceux qui se  prouvent  infidèles à leur Dieu ! Amen. »

Tous reprennent leur place.

Tirshatha : « Digne Grand Gardien Second (se lève et salue), les Maçons avaient-ils une place au Temple du Roi Salomon ? »

GGS : « Oui. »

Tirshatha : « Comment s’appelait ce lieu ? »

GGS : « La Chambre du Milieu. »

Tirshatha : « Quelles étaient les qualifications requises pour être admis dans cette Chambre du Milieu ? »

GGS : « Fidélité, Hospitalité et Taciturnité. »

Tirshatha : « Lorsqu’ils étaient admis, que voyaient-ils digne d’observation ? »

GGS : « Le Dallage Mosaïque, l’Etoile Ardente et la Bordure Ornée. »

Tirshatha : « Que représentait le Dallage Mosaïque ? »

GGS : « La Loi remise à Moïse au Mont Sinaï. »

Tirshatha : « Donne aux Frères le Signe de cette Loi. »

GGS lève les deux mains, doigts et pouces écartés.

Tirshatha : « Que représente l’Etoile Ardente. »

GGS : « La Gloire de Dieu apparaissant au Mont Sinaï lors de la remise de cette Loi. »

 

Tirsh: « Que représente la Bordure Ornée ? »

GGS : « Les ornements d’une vie vertueuse, conformément à cette Loi. »

Tirshatha : « Le Temple du Roi Salomon avait-il un égal dans le monde ? »

GGS : « Seul le Temple mystique du corps du Christ. »

Tirshatha : « Les Francs-maçons peuvent-ils y espérer une place ? »

GGS : « Ils peuvent. »

Tirshatha : « Comment s’appelle cette place ? »

GGS : « La Chambre du Milieu également. »

Tirshatha : « Quelles sont les qualifications requises pour être admis dans cette Chambre du Milieu ? »

GGS : « Foi, Espoir et Charité. »

Tirshatha : « Lorsque tu es admis, qu’espères-tu voir digne d’observation ? »

 

GGS : « La Page de Chevalet, la Pierre de Taille Considérée et le Thurnal Broché. »

Tirshatha : « Comment sont-ils placés ? »

GGS : « La page de Chevalet sur le Dallage Mosaïque, la Pierre de Taille Considérée sur l’Etoile Ardente et le Thurnal Broché sur la Bordure Ornée. »

Tirshatha : « Que représente pour nous le Thurnal Broché ? »

GGS : « La Grâce Divine pénétrant nos durs cœurs de pierre. »

Tirshatha : « Qu’est la Pierre de Taille Considérée ? »

GGS : « Le Grand Architecte de l’Eglise qui Se nomma la Rose de Charon et le Muguet. »

Tirshatha : « Et qu’est la Page de Chevalet ? »

GGS : « Le chemin du Salut qui nous est présenté dans le Livre des Bonnes Nouvelles. »

Tirshatha : « Ce livre est-il autrement appelé ? »

GGS : « Les Evangiles Saints. »

Tous se lèvent : « Béni soit Dieu de nous avoir donné les Evangiles Saints comme loi et guide de foi. Amen. »

Tous reprennent leur place.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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le Rite Français

3 Juillet 2005 , Rédigé par TEAPH Publié dans #hauts grades

Le Rite Français est le nom donné par le Grand Orient à un système de 7 grades. Il a été instauré par le Grand Chapitre Général en 1786. Il porte également le nom de Rite Moderne, ou Rite Français Moderne.

Il comporte les grades suivants : Les trois grades de la Maçonnerie Bleue, 1, Apprenti 2, Compagnon 3, Maître ;

4, Premier Ordre de Rose-Croix, Maître Élu (ou Élu) ;

 5, Second Ordre de Rose-Croix, Maître écossais (ou Écossais) ;

 6, Troisième Ordre de Rose-Croix, Chevalier d’Orient (ou Chevalier d’Orient ou de l’Épée) ;

 7, Quatrième Ordre, Souverain Prince - Rose Croix.

On trouve en outre la version suivante : Loges Bleues : 1, Apprenti 2, Compagnon 3, Maître ; Grades de perfectionnement 4, Élu Secret 5, Grand Élu Écossais ; Grade de Chapitres Grades chevaleresques 6, Chevalier d’Orient ou de l’Épée 7 Souverain Prince Rose-Croix.

Également, fin dix-neuvième et au début de 1900, le système suivant de Sept grades auquel s’ajoutent trois grades inspirés du Rite écossais :Grade d’Apprenti, Grade de Compagnon, Grade de Maître, Grade d’Élu correspondant au XIième du Rite Écossais, Grade d’Écossais, correspondant au 14ième, Grade de Chevalier d’Orient, correspondant au 17ième, Grade de Rose Croix, correspondant au 18ième.

A partir de 1860, les loges françaises chapitrales eurent le droit de donner le Grade de Rose Croix, directement à partir du Grade de Maître en supprimant le Grade d’Élu, d’Écossais, et de Chevalier d’Orient, ce qui donnait l’échelle de 4 grades pour l’accession au grade de Rose-Croix, ou 18ième.degré. On trouve également les grades suivants, où il y aura pratiquement coïncidence entre le rite français et le rite écossais (31 à 33) : Grade de Chevalier Kadosch, (30ième) Grade d’Inquisiteur Inspecteur Commandeur, 31ième degré, (Grand Inspecteur Inquisiteur Commandeur au rite écossais), Grade de Souverain Prince de Royal secret, 32ième (Sublime Prince du Royal secret au rite écossais), Grade de Grand Inspecteur Général, 33ième (Souverain grand inspecteur Général au rite écossais). Dans ce cas, le rite français se confond parfois avec le Rite Écossais.

La G.L.N.F. Opera a repris le « rit » français d’origine, sous la dénomination Rite Français Moderne rétabli, pour le rétablir selon les formes du XVIIIième.


Particularités du système. Dans le rite français d’origine, la Rose Croix est l’axe et le sommet du Rite, comme dernier degré, avec le symbole du nombre Sept. Ce nombre est un des nombres du grade de Maître. « Il s’agit du nombre le plus élevé des grades symboliques à cause de sa double valeur scientifique et traditionnelle ». « Les sept marches du Temple indiquent, au moral, les sept arts libéraux qui élèvent les maçons qui les pratiquent, en même temps qu’elles signifient les sept vices capitaux qu’ils ont foulés au pied pour s’élever à la Maîtrise de soi-même ». « La réunion du nombre trois et du nombre 4, soit sept représente la perfection. Sept frères rendent une loge juste et parfaite. (Dans le Rite Français, sept Maîtres au grade de Maître suffisent et sept Maîtres participent aux recherches d’Hiram). Ce système est copié, selon Naudon du Rite à Sept Degrés, pratiqué préalablement par les Chapitres Parisiens, à l’origine du Système Lyonnais ainsi que celui de la Mère Loge de Marseille. Les 7 grades de la Mère Loge Écossaise de Marseille, en version typographique furent édité en 1812, déjà pratiqués en 1751, et ceux-ci sont considérés comme une source du rite français.

La Grande Loge Provinciale de Lyon a été créée par Willermoz en 1760 qui réunit trois Loges, L’Amitié, La Parfaite Amitié et les Vrais Amis. Les grades de Lyon étaient les suivants (entre autres) : Apprenti, Compagnon, Maître ; Maître Parfait ; Maître Élu ; Maître écossais ; Chevalier d’Orient. En fusionnant le grade de Maître Parfait et de Maître Élu, on obtint le Grade de Maître Élu. Le Grade d’Élu permet de conférer les 4,5,6,7,8,9,10,11 ; le Grade d’écossais, les 12,13,14 ; le Grade de Chevalier d’orient, les 15,16,17 ; le Grade de Souverain Rose Croix le 18ième

Disposition du Temple. Lumières. Titres. Officiers. Dénomination.

Basé sur le rectangle et le carré long, le temple porte plusieurs noms selon le grade. Il y a trois fenêtres, à l’Est, au Sud et à l’Ouest. Petite et grande lumière. Pour Naudon, le terme « petite lumière » est facultatif. Il représente le Soleil, la Lune et le Maître de Loge. Inspiré de la maçonnerie anglaise, il est symbolisé par un chandelier à trois branches remplaçant les chandeliers simples sur l’autel du vénérable. Pour Naudon, les trois grandes lumières sont en fait sur le plateau du vénérable, alors que l’on trouve l’installation des trois grandes lumières (volume de la loi, équerre et compas) sur l’autel des serments (comme au REAA) avec une étoffe bleue, bordée de rouge lorsque le récipiendaire prête serment. Pour Vuillaume, il n’y a pas d’autel des serments au premier grade, ni au second.

Naudon souligne que le terme « trois grandes lumières » n’est pas utilisé au rite français. Comme au rite français le plateau du vénérable et l’autel des serments sont confondus en un seul, il semble que les deux options existent au rite français, alors qu’en maçonnerie symbolique le plateau du vénérable et l’autel doivent être séparés. En tout état de cause, la symbolique du rite exige la séparation des outils, des objets et des symboles qui figurent à part dès le quatrième grade. Nombre de Lumières

Au premier grade : trois lumières (rite écossais).

Au grade de compagnon : cinq lumières éclairent la loge (rite écossais).

Au troisième : neuf lumières groupées par trois, un groupe à l’est, un au sud et le dernier à l’ouest (rite écossais).

Au quatrième : un chandelier avec une bougie jaune dans le premier appartement ; dans le troisième appartement six grandes lumières sur le mur, et un chandelier à neuf branches du côté du midi.

Au cinquième grade : pas de décoration spéciale dans la première chambre ; dans la seconde, ou voûte secrète, vingt-sept lumières telles que un groupe de neuf lumières formant triangle à l’orient, du côté du midi ; un groupe formant un cercle par huit lumières et la neuvième au centre, à l’occident près du premier surveillant ; le dernier groupe de 9 bougies sur deux lignes par six et trois près du second surveillant. Dans la dernière salle, un chandelier à sept branches en or et sept lampes allumées. La pierre cubique à pointes renvoie aux mêmes nombres, soit 3x3=9, ainsi qu’aux nombres 3, 5, 7, 9.

Au sixième grade, décoration simple dans la chambre de préparation ; pas de lumières déterminées dans la seconde chambre ou Conseil, en nombre suffisant pour très bien éclairer ; dans le troisième appartement (séparé par un parvis ou une antichambre de la seconde) soixante-dix lumières en dix groupes de sept, représentant les soixante-dix années de captivité lors du règne de Cyrus, en Babylone.

Au septième grade, les lumières sont celles du Souverain Prince Rose Croix du 18ième du Rite Écossais, trente-trois lumières en cire jaune, en trois groupes de onze dans le premier appartement. Dans le troisième appartement, trente-trois lumières de cire blanche par groupe de onze. Officiers Les officiers sont les lumières des ateliers symboliques, soit le Vénérable, deux Surveillant aux pieds des colonnes, l’Orateur et le Secrétaire.

Au premier grade, ils sont selon le tuileur de Vuillaume, douze, avec deux experts chargés de remplacer les surveillants et parfois le vénérable après les surveillants, en cas d’absence.

Au quatrième grade, le Président est « Très Sage » ; le premier Surveillant « Grand Inspecteur » ; le second « Sévère Inspecteur » et les autres officiers sont « Élus secrets ».

Au cinquième grade, Le Président est « Très Sage », les Surveillants « Grands Surveillants » et les autres membres sont « Sublimes Maîtres ».

Au sixième grade, le Président est « Souverain Maître » ; l’Orateur « Grand Maître du Palais » ; le premier Surveillant « Général Grand Maître de la cavalerie » ; le second surveillant « Général Grand Maître de la milice » ; le garde des sceaux « Grand Maître de la chancellerie » ; le trésorier « Grand Maître des finances » ; le secrétaire « Grand Maître des dépêches » ; et il y a un « Grand Maître des Cérémonies ». Le récipiendaire porte le nom de Zorobabel et les membres sont Chevaliers qui travaillent d’une main et combattent de l’autre.

Au dernier Grade, qui correspond sensiblement au 18ième du rite écossais, le Président est « Très Sage et parfait Maître », les surveillants sont « Très excellents et parfaits » ; les officiers « Très puissants et parfaits » ; les Chevaliers sont « Très respectables et parfaits ».

Au premier point de la réception, le titre de Parfait est supprimé. Colonnes. Dans le Rite Français, les colonnes sont inversées par rapport au Rite Écossais et au Rite Rectifié. La colonne Boaz est à droite en entrant, la colonne Yakin (Jakin, Jachin) se trouve à gauche. Le premier surveillant se trouve au pied de la colonne B, avec les compagnons dans le prolongement, et le second se trouve au pied de la colonne J avec les apprentis dans le prolongement. Il y a croisement. Les Maîtres siègent à droite ou à gauche.

Les trois premiers grades correspondent à quelques différences près aux trois premiers grades du R.E.A.A. Les grades suivants sont d’inspiration symbolique Rose Croix. Tapis de Loge. Place du tapis. Placé à l’identique au Rite écossais pour les trois premiers degrés. Dans le troisième appartement dénommé Loge, au quatrième. Dans la troisième chambre dénommée « Temple dans sa perfection », au cinquième. Dans le second appartement, dénommé « salle dite d’Orient », ou Conseil, dans le sixième.

Dans le septième grade, au milieu de la salle dite Loge dans le premier appartement, et dans la troisième sur le pavé (le tuileur de Vuillaume indique un tracé de loge des Souverains Rose Croix second appartement, mais cette pièce était considérée comme un lieu de réprobation) Titre Nommée Loge aux trois premiers degrés ;

Au quatrième, Loge mais séparée en trois appartements : le premier est appelé chambre de préparation, le second chambre obscure ou caverne ; le troisième Loge, ou Conseil.

Au cinquième degré, Loge séparée en trois chambres ou appartements. Première chambre de préparation, la seconde voûte secrète ; la troisième, « Temple dans sa perfection » divisée en deux parties. La Loge, ou Sublime Loge, se nomme Voûte secrète en ouvrant, Voûte sacrée en se fermant.

Au sixième grade, la loge est découpée en trois appartements. Le premier est la chambre de préparation ; le second est la salle dite d’Orient, Cour du Roi de Perse, ou Conseil de Cyrus ; le troisième est la salle d’occident avec une antichambre, ou parvis, ou lieu où se trouvent les Chevaliers.

Au septième, la Loge est divisée en trois appartements, le premier où à lieu l’ouverture des travaux pour les réceptions ; la seconde chambre représente le lieu de réprobation ; la troisième est la Loge qui prend le titre de Souverain Chapitre de Rose Croix, de l’Aigle Noir, du Pélican, d’Heredom, ou de Saint André d’Écosse, anciennement selon le rite écossais.

Autres éléments. Âge. Mots de Passe.

Âge. au premier grade : trois ans. au second : cinq ans. au troisième : sept ans et plus. grade d’élu : neuf semaines sur sept ans. grade d’écossais : neuf ans. grade de chevalier d’orient, dix semaines d’années. grade de rose-croix : trente trois ans.

Mots de passe. 1er Thabalkain (Tubalcaïn) 2ième Schibboleth 3ième Ghiblim (et non Giblim) 4ième Abibalang ou Abibala 5ième El-Hhanan (et non Eleanam, ou Elehanam) 6ième Jangaborou Hammaïm ou Jaavorou Hammaïm 7ième Emmanuel Deus Nobiscum Réponse : Pax Vobis ou Paix Profonde. Mots sacrés. 1er Jachin (Jakin) imprononçable 2ième Booz qui s’épelle 3Ième Mak-Benah 4ième Nekam ; Réponse : Nechah (Nekah) 5ième Schem-Ham’Phoras (nouveau rituel schem, hamm, phorasch) 6ième Juda, réponse Benjamin 7ième INRI non prononçable.

Salaires Le terme « recevoir son salaire » signifie recevoir des pairs la récompense de son travail maçonnique. L’augmentation de salaire signifie la promotion par passage d’apprenti à compagnon, de compagnon à Maître, expression qui n’est plus employée pour les grades supérieurs. Le terme prendra alors le nom d’élévation. Dans les deux cas, il s’agit d’une cérémonie d’initiation conférant un grade supérieur.

Au 1er, les Apprentis reçoivent leur salaire près de la colonne J.

Au 2ième, les Compagnons reçoivent leur salaire à la colonne B.

Au 3ième, les Maîtres reçoivent leur salaire dans la chambre du milieu, où l’on accède par l’escalier à vis.

Références. Dictionnaire Maçonnique de Ligou. Travaux sur le R.E.A.A. de Naudon. Tuileur de Vuillaume. Tuileurs du Rite Écossais et des Hauts Grades. Rituels divers. P.S. Il convient de noter que les rituels modernes ont simplifié la complexité d’origine des systèmes écossais, de la maçonnerie de perfection, des architectes, des élus et des grades chevaleresques. De même le symbolisme et les instructions ont été réduits et de nombreux mots ont changé et de signification et d’écriture.

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les Chevaliers du Temple Prêtres de la Sainte Arche Royale

19 Juin 2005 , Rédigé par GLMMMF Publié dans #hauts grades

L’Ordre ne doit pas être confondu avec le Système des Clercs du Temple établi en 1767 par Jean-Auguste von Starck qui s’inspira du grade de Magnus Sacerdos Templarium ou Clerc du Temple quatrième et dernier grade du système créé en Russie par le comte de Mélésino, officier d’origine grecque qui avait mis son épée au service du Tsar. Mélésino s’étant peut-être, lui aussi, inspiré d’un haut grade importé en Russie par le baron de Tschoudy, originaire de Metz et qui était en 1760 orateur d’une Loge de Pétersbourg……

La date de la première apparition de l’Ordre est assez imprécise mais l’on peut vraisemblablement la situer entre 1770 et 1780 en Irlande tout d’abord et à Bristol, dans sa version particulière de Souverain Prince Rose Croix des Monts du Calvaire et d’Heredom (VII° grade de la série du Rite de Baudouin ou de Baldwyn ).

A cette époque il était d’usage, lorsqu’une loge ne comptait pas assez de membres titulaires d’un grade pour le travailler individuellement, qu’elle se joigne à une ou même deux autres loges pour constituer un Union Band pour pouvoir le conférer convenablement.

Dans le début des années 1800, le grade gagna les loges de la côte orientale de l’Angleterre ainsi que l’Ecosse par le canal du Grand Rite Primitif mais ce n’est seulement qu’en atteignant Newcastle upon Tyne qu’il trouva un havre où il put survivre avec une certaine pérennité. C’est ainsi que fut formé l’Ordre Illustre des Chevaliers Grand Croix du Saint Temple de Jérusalem .

Cette première période prit fin vers 1820-1830 et l’Ordre s’éteignit presque complètement sauf à Newcastle upon Tyne.

Un renouveau mené par quelques frères parfois plus enthousiastes que compétents est à signaler durant la période 1850-1870 dans la région de Manchester. Ce renouveau prit cependant fin aussi rapidement qu’il démarra.

Vers la fin du XIX° siècle, l’Illustre Ordre des Chevaliers Grand Croix du Saint Temple de Jérusalem contrôlait un certain nombre de grades qu’elle tenait de la grande loge des Anciens.

L’Ordre était conservé au sein du Tabernacle Royal Kent à Newcastle dont l’origine remonte au moins à 1809, avec un certain nombre d’autre grades. La collection complète s’élevait à une quarantaine de grades …. Dont beaucoup avaient totalement disparu.

Le Tabernacle pratiquait la Croix Rouge de Babylone conjointement avec l’Arche Royale depuis 1822 et les grades Cryptiques de Maître Royal, Maître Choisi et Super Excellent Maître depuis 1830.

A noter qu’une variante de l’Ordre , l’Ordre de la Grande Prêtrise était conservé au sein du Tabernacle Concorde tenant patente du Tabernacle Paix, Vérité et Lumière de Manchester.

Lorsqu’en 1893, les maçons cryptiques du Tabernacle Royal Kent demandèrent, un peu tardivement, une charte au Grande Conseil des Maîtres Royaux et Choisis de Londres fondé en 1873, le Grand Scribe de l’époque, Charles Fitzgerald Matier découvrit avec surprise que des grades dont il n’avait pas connaissance y étaient pratiqués.

Quarante et un grades étaient donc ainsi communiqués sans aucune Juridiction centrale. Le plus important était l’Ordre des Chevaliers du Temple Prêtres de la Sainte Arche Royale ou Ordre de la Sainte Sagesse. Dix huit d’entre eux semblent provenir du Grand Rite Primitif d’Ecosse et seuls cinq d’entre eux peuvent être retrouvés aux Etats Unis, six sont de véritables grades collatéraux conférés sans droits et sans qu’il en soit gardé un compte rendu et les autres, enfin, ne peut être eux non plus retrouvés qu’aux Etats Unis sans qu’il en reste la moindre trace en Angleterre.

Le 1° Janvier 1897, un accord intervint, plaçant l’Ordre des Chevaliers du Temple Prêtres ainsi qu’un nombre imposant de grades appendants sous la juridiction du Grand Conseil des Grades Maçonniques Alliés, le Tabernacle de Newcastle conservant cependant le droit de conférer les rang et dignité de Chevalier Grand Croix du Saint Temple de Jérusalem ce dont il use encore avec cependant beaucoup de parcimonie.

En 1920, le Colonel C.W. Napier-Clavering devint Grand Maître du Grand Conseil des Grades Maçonniques Alliés et de même qu’il renonçait aux prérogatives du Grand Conseil sur l’ordre du moniteur Secret, mettant ainsi fin à une polémique de 37 ans, il demanda au Conseil Royal Kent, héritier du Tabernacle du même nom, de s’ériger en Grand Collège des Chevaliers du Temple Prêtres de la Sainte Arche Royale pour l’Angleterre, le Pays de Galles, les Colonies et Dépendances de la Couronne Britannique. Ceci fut fait, les avis divergent, le 23 mai 1923 ou le 15 mai 1924. Le Grand Conseil Allié renonça officiellement à ses droits sur l’Ordre le 17 novembre 1924.

Aux Etats-Unis, la plus ancienne mention de l’Ordre remonte à 1829 dans l’Etat de Rhode Island.

Cinq Tabernacles furent par la suite constitués entre 1840 et 1931 sans qu’aucun d’eux ne parvienne à se maintenir longtemps actif.

Le 31 octobre 1931, le Chevalier Prêtre Sidney Clifton BINGHAM de Christchurch en Nouvelle Zélande sans aucune nouvelles de son Grand College anglais depuis plusieurs années le pensa éteint. Il admit donc dans l’Ordre John Raymond Shute II, John Edward Allen et Luther Thompson Harstell Jr., trois Chevaliers du Temple de Caroline du Nord en vertu de l’article 3 des Anciennes Constitutions de 1813 qui prévoyait qu’une telle procédure pouvait être utilisée en cas d’extrême urgence. Il leur accorda de même trois patentes aux fins de constituer des Tabernacles en Caroline du Nord.

Le 14 mai 1933, les Précepteurs de ces trois Tabernacle se réunirent en convention à Raleigh, Caroline du Nord, et convinrent de s’ériger en Corps souverain ce qu’ils firent le 27 du même mois en constituant le Grand Prieuré d’Amérique, Ordre Clérical du Temple.

En 1934 les Chevaliers Prêtres américains apprirent que l’Ordre qu’ils avaient cru éteint était toujours actif en Angleterre… Souhaitant un échange de Grands Représentants ils furent informés que les circonstances de leur constitution était jugée irrégulière.

Une délégation fut envoyée en Angleterre durant l’été 1934 et il fut proposé au Corps anglais de procéder à la régularisation du Grand Prieuré américain .

John Edward Allen fut alors reçu l’année suivante, le 16 août 1935, au sein du Tabernacle Royal Kent. Il fut installé et reçut une patente constitutive pour fonder le Tabernacle Etats Unis n° 9.
De retour aux Etats Unis il reconsacra les Tabernacles existants selon l’usage anglais et le 27 octobre 1935 ils en requalifia tous les membres.

Les actes du Grand Prieuré d’Amérique furent confirmés et lors de l’assemblée annuelle de 1936 la patente de reconnaissance anglaise fut enfin être produite. Il fut relevé que la juridiction anglaise s’intitulait Grand Collège d’Angleterre, Ordre des Chevaliers du Temple Prêtres de la Sainte Arche Royale ou Ordre de la Sainte Sagesse et leur exemple fut donc imité.

Des démarches pour fonder des Tabernacles de l’Ordre en France furent entamées dès 1993 mais n’aboutirent que le 5 mars 1999 par la création par le Grand Collège d’Amérique des Chevaliers du Temple Prêtres de la Sainte Arche Royale de trois Tabernacles immédiatement constitués en Juridiction souveraine, le Grand Collège pour la France des Chevaliers du Temple Prêtres de la Sainte Arche Royale.

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les Maîtres Maçons de Marque

19 Juin 2005 , Rédigé par GLMMMF Publié dans #hauts grades

Tout chercheur curieux de l'histoire et des origines du rituel de ce Grade se reportera avec profit au monumental ouvrage du T.R.F le Rév. Neville Barker Cryer, An.G.M.Prov.(Surrey) : The Arch and the Rainbow(1), traduit en français par le Professeur Georges Lamoine, sous le titre L'Arche et l'Arc-en-Ciel, paru aux Editions SNES, à Toulouse en 1999.

Ps. 118, v. 22

La pierre que les maçons ont rejetée est devenue la pierre angulaire

Apo. 2, v.17

Au vainqueur je donnerai de la manne cachée, je lui donnerai une pierre blanche, et, gravé sur la pierre, un nom nouveau que personne ne connaît sinon qui le reçoit.

Selon la tradition, les tailleurs de pierre s’unirent pour la première fois en une Fraternité sur le chantier de la cathédrale de Magdebourg, ouvert en 1211.

Une loi du roi Edouard III d’Angleterre contient, en 1352, la première mention officielle des francs-maçons et la reconnaissance effective de corporations de maçons opératifs.

Entre 1390 et 1420 nombre de Règles et Devoirs sont adoptés par ces maçons et couchés par écrit afin d’en assurer la stabilité.

Parmi ces textes, les Statuts ou Règlements généraux des Steinmetzen, tels qu’ils furent établis en 1459 à Ragensbourg, puis en 1462 à Torgau en Saxe, prévoient l’attribution d’une marque distinctive au Compagnon maçon ou tailleur de pierre.

Il y est ainsi précisé à l’article 59 : « Tout apprenti recevra une marque en devenant Compagnon du Métier. »

et, plus loin, à l’article 72 : « Tout travail d’un Compagnon sera examiné par le Surveillant et nulle marque ne sera taillée dans la pierre si la pierre n’est pas trouvée conforme aux plans. Si la marque est ainsi accordée, alors le Compagnon aura le droit de toucher ses gages. »

Ces marques permettaient ainsi à chaque Compagnon d’être payé selon la tâche accomplie ce qui était l’usage de l’époque.

En Ecosse, au XVI° siècle, il est fait obligation d’utiliser une marque et de l’enregistrer dans un livre de Loge. Un exemplaire d’un tel document est d’ailleurs conservé à la Loge 1ter d’Aberdeen.

Il apparaît comme certain que, lorsque la Franc-maçonnerie spéculative fit son apparition, à l’aube du XVIII° siècle, de nombreux points essentiels de la Maçonnerie opérative ne furent pas repris dans les textes rituels primitifs.

Cependant, en Ecosse, sur l’insistance des opératifs, la présentation d’une marque fut maintenue et reconnue comme un usage maçonnique constant ainsi que l’attestent les minutes de la Loge Kilwinning lorsque, le 20 décembre 1674, John Smith : « fut admis et paya sa marque » , et que John Law fut aussi « inscrit avec sa marque. » . Plus tard, le 12 juillet 1720 : « …Robert Montgomerie a payé sa marque (tandis que) William Montgomerie reçoit la sienne. »

En Irlande, le même usage fut conservé, comme il ressort du discours de John Jones, étudiant au Trinity College de Dublin en 1688, prononcé lors de la cérémonie annuelle de remise de diplôme, quand il fait non seulement allusion à la Loge de l’Université, mais aussi au fait que chaque maçon y recevait sa marque.

La diffusion de ces usages particuliers fut facilitée par l’innovation irlandaise d’attribuer des chartes régimentaires itinérantes. Le 7 novembre 1732, la Grande Loge d’Irlande, octroya une charte au premier bataillon du régiment Royal Écossais. L’Écosse accorda la première à la Loge du Duc de Norfolk, au 12e d’Infanterie, en 1747 ; et l’Angleterre, Anciens ou Modernes, n’octroya de charte régimentaire qu’en 1755. Il n’est donc pas surprenant que plus de deux cent chartes ambulantes, attachées à des régiments, furent octroyées par l’Irlande, soit plus du total cumulé des deux autres Grandes Loges. Ces Loges furent, à n’en point douter, le vecteur essentiel de la diffusion de la maçonnerie « ancienne » tant dans les Amériques que dans le reste du monde.
L’infatigable maçon que fut Thomas Dunckerley participa, lui aussi, très activement à la propagation du grade de Marque comme de celui de l’Arche Royale. Si cela peut sembler curieux pour un dignitaire des Modernes qui considérait les Anciens comme des rebelles, il faut se souvenir que les Loges militaires dont il est issu pratiquaient les usages de la maçonnerie ancienne et, si l’on admet qu’il entendait combattre les dissidents par leurs propres armes, il put créer ainsi des ponts qui permettraient un jour le rassemblement des deux Grandes Loges rivales.

C’est entre 1770 et 1780 qu’apparaissent les premières mentions de la collation du grade de Marque en deux « étapes » à savoir, Maçon de Marque et Maître de Marque.

Jusqu’en 1813 la pratique de ce grade sous des formes variées fut donc persistante et largement répandue dans toute l’Angleterre et l’Ecosse.

Le 27 décembre 1813 les partisans de la maçonnerie des Anciens furent fort marris de constater que l’Acte d’Union en son article II prévoyait que « La Maçonnerie pure et ancienne se compose de trois grades et pas davantage …. ».

Un tel accord, à cette époque, et compte tenu tant des moyens de communication que de la résistance bien compréhensible des anciens, ne fut pas immédiatement appliqué et nombre de Loges continuèrent à pratiquer le grade de Marque en vertu de la patente de leur Loge symbolique.

Le 25 août 1851 survint un événement bien particulier puisque le Chapitre de l’Arche Royale Bon Accord n°70 d’Aberdeen en Ecosse nommait le Frère William Jones Maître de Marque de la Loge de Marque Bon Accord qui devait travailler … à Londres.

Les fondateurs de cette Loge spécifiquement de marque argumentaient que ce grade trouvait son origine dans la maçonnerie symbolique et non dans celle de l’Arche Royale.

Le succès de cette Loge fut immédiat puisqu’à l’automne 1855 elle comptait 120 membres. C’est à ce moment que le Grand Chapitre Suprême d’Ecosse contesta cette innovation et que les membres de la Loge se tournèrent vers la Grande Loge Unie d’Angleterre, lui demandant l’agrégation du grade de Marque à la maçonnerie symbolique.

Le 5 mars 1856, lors de la tenue trimestrielle de Grande Loge fut adoptée une résolution mentionnant que …. « Le grade de Maçon de Marque ou de Maître de Marque ne dévie pas des anciens landmarks de l’Ordre et le grade constitue une addition heureuse à la Maçonnerie traditionnelle, en fait partie intégrante et peut en conséquence, être conféré par toutes les loges régulièrement patentées, selon les dispositions de règlements à préparer par le Comité des Affaires Générales, pour être soumis à l’approbation du Très Respectable Grand Maître ».

Ce qui était la réalité dans certaines régions anglaises depuis presque un siècle recevait donc une certaine légitimité.

Or, lors de la tenue trimestrielle suivante, en juin 1856, soit sur intervention des partisans inconditionnels d’un système symbolique en trois grades soit…..sur la pression des partisans d’une Grande Loge de Marque distincte et souveraine …. les minutes ne furent pas adoptées et la démarche échoua.

Le 18 juin 1856, une patente fut accordée par le Grand Chapitre Suprême d’Ecosse à la loge de Marque Saint-Marc qui prit le N°1 sur le registre des loges de Marque Ecossaises hors d’Ecosse. La charte N°2 fut accordée à la loge St John’s à Bolton et la N°3 à la loge Thistle formée par des membres de la loge Bon Accord qui s’étaient soumis au Grand Chapitre.

Le 23 juin 1856, la loge Bon Accord ainsi que les trois loges précédemment citées se réunirent pour procéder à la formation de la Grande Loge de Marque. Le Très Honorable Lord Leight en fut élu le premier Grand Maître, charge qu’il occupa durant quatre ans.

Nonobstant cette création des chartes continuèrent régulièrement à être octroyées par l’Ecosse au point que fin 1858 ces loges étaient au nombre de 15 …

La nouvelle Grande Loge de Marque fut cependant, et au prix de très longues tractations, reconnue comme conservateur du grade de Marque en Angleterre en novembre 1875 par le grand Chapitre d’Irlande, en août 1877 par le Grand Chapitre Général des Etats-Unis (intitulé depuis Grand Chapitre Général International), en 1878 par les Grand Chapitres du District de Columbia et de la Virginie Occidentale et enfin, en 1879, par les Grands Chapitres de l’Illinois et du Québec.

Enfin, le 18 juin 1879, après 23 ans de conflit, le Grand Chapitre Suprême d’Ecosse prit la décision de reconnaître la Grande Loge des Maîtres Maçons de Marque d’Angleterre et du Pays de Galles comme organisme légal chargé de régir ce grade dans ces pays. Il convint de ne plus y accorder de charte de Marque, tout en préservant ses droits sur les loges déjà patentées.

Après ces débuts laborieux, la Grande Loge prospéra tant en Angleterre et au Pays de Galles que dans l’Empire et sur toute l’étendue du globe. Elle compte à ce jour quelques 1250 loges regroupées en 41 Provinces et 30 Districts outre-mer, dans lesquelles travaillent plus de 60 000 Maîtres Maçons de Marque.

Comme précisé en préambule, c’est le 20 février 1953 que le grade fut introduit en France par la consécration de la loge Lutèce N°1171, qui porte désormais le N°1 sur les registres de la Grande Loge des Maîtres Maçons de Marque de France, érigée en juridiction souveraine le 31 mai 1997.

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