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Hauts Grades

Articles récents

Templiers et hauts grades

5 Mai 2005 Publié dans #hauts grades

SERMENT

Au nom de la Très Sainte, Bénie et Glorieuse Trinité et en présence des Chevaliers ici assemblés, par ceci et sur ceci, je promets et jure très solennellement de ne jamais révéler les secrets d'un Chevalier du Temple à quiconque n'aurait pas reçu ce grade, sauf à un Candidat à ce celui-ci, au sein d'une Préceptorie légitime de Chevaliers du Temple, et seulement lorsque j'y remplirai les fonctions de Précepteur régulièrement installé.

Je promets, en outre, solennellement que je maintiendrai et défendrai fidèlement la sainte foi chrétienne contre toutes les attaques, non provoquées, de ses ennemis; que je ne ferai pas, même en colère, couler le sang d'un Chevalier du Temple, à moins que ce ne soit pour une juste guerre entre pays ou princes souverains; mais au contraire, je le défendrai, même au péril de ma vie, partout et chaque fois que sa vie ou son honneur pourraient être en danger; que je protègerai, dans toute la mesure de mes moyens, les parents et amis les plus proches et les plus chers de tout Chevalier du Temple, et leur éviterai, si possible, tout préjudice, péril ou violence auxquels ils pourraient se trouver exposés.

Enfin, je promets très sincèrement d'obéir aux plus hautes autorités du pays où je réside ou pourrais résider; d'observer strictement et de maintenir les Anciens Règlements et Lois de l'Ordre ainsi que les Statuts du Grand Prieuré, et de répondre et obéir, autant que je le pourrai, aux convocations qui me seront envoyées. Tous ces points, je jure de les respecter fidèlement, sans hésitation, restriction mentale ou faux fuyant d'aucune sorte. Que le Christ m'aide et m'arme de fermeté pour tenir cette obligation solennelle.

 

 

 

 

 

 

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discours historique

5 Mai 2005 , Rédigé par Ragon Publié dans #hauts grades

 

Le T\ Puis\ Souv\ G\ Commandeur en chef, Souv\ des Souv\, Prince du Royal Secret, fut notre ILL\ F\ Frédéric II, roi de Prusse ; il établit ce grade de concert avec le T\ ILL\ F\ Sérénissime Altesse Royale Louis de Bourbon, prince du sang français, et d'autres Ill\ personnes qui avaient les Grades de Chev K.. et de Prince du Royal-Secret. 

Le Grade de Chev K.. est le plus éminent et le plus important. Dans ce Grade, vous Vous êtes solennellement obligé sans restriction à détruire un ordre d'hommes pour les crimes qu'il a commis depuis plusieurs siècles, sans égard aux principes communs de l'humanité et aux lois du pays; malgré les grandes précautions prises dans le choix des candidats, quelques personnes indignes d'être admises peuvent y être reçues, et d'autres, par un zèle mal dirigé ou par un enthousiasme religieux dans l'observation littérale de leurs obligations peuvent être induites à commettre des actions qui ne furent jamais permises ; en conséquence, le roi forma et établit, le 1er mai 1786, le 33ème degré, pour fixer l'étendue des devoirs du K... Le roi, persuadé que, selon le cours des événements humains, il ne pouvait plus espérer vivre encore beaucoup d'années, conçut et exécuta le glorieux dessein de concentrer le Souverain pouvoir maçonnique de l'ordre du Prince du Royal-Secret en un conseil de Grands Inspecteurs Généraux, afin qu'il pût, après son décès, régler, conformément à la constitution et aux statuts qu'il forma alors, le gouvernement de la maçonnerie dans tous les Grades, depuis le 17ème ou Chev  d'Orient et d'Occident inclusivement, laissant l'inspection des loges symboliques, de la Grande, ineffable et Sublime loge de Parfait maçon ou de Chev d'Orient, au Grand Conseil des Princes de Jérusalem, qu'il concevait être justement chargé de ce pouvoir. Le nouveau Grade institué s'appelle Souverain Grand Inspecteur Général au Suprême Conseil du 33ème degré. 

Les Prince du Royal-Secret sont députés des Grands Inspecteurs Généraux ; ils agissent en vertu de pouvoirs spéciaux accordés à cet effet, mais le pouvoir apparient à ce Grade. Quand le conseil est formé, il peut prendre connaissance de toutes les circonstances qui dépendent de la maçonnerie, depuis le 17ème Grade et au-dessus, entendre tous les appels les conseils ou des individus, au-dessus du grand conseil des Princes de Jérusalem, comme il est plus amplement expliqué dans les constitutions qui accompagnent ce grade. Nul Inspecteur général ne possède aucun pouvoir individuel, dans un pays où est établi un Conseil de Grands Inspecteurs Généraux, parce qu'il faut la majorité de voix des membres du Conseil pour donner de la légitimité à la décision que pourrait prendre un grand Inspecteur Général. En conséquence des pouvoirs dont les Inspecteurs du Grade sont revêtus, il a été nécessaire de limiter leur nombre. 

Il s'ensuit qu'un Conseil ne peut être composé que de 9 membres, cinq desquels, au moins, doivent professer la religion chrétienne. Nulle affaire ne peut être traitée, ou ce grade donné que quand 3 membres sont présents ; excepté pour établir ou composer un Conseil, ainsi qu'il est prescrit par la constitution. Il ne peut y avoir qu'un Conseil de ce Grade, par chaque nation ou royaume d'Europe; deux dans les États-Unis d'Amérique, le plus éloigné l'un de l'autre qu'il est possible ; un dans les îles anglaises de l'Amérique et un dans les îles françaises. Aucun des Inspecteur ne peut posséder ce grade manuscrit, que ceux qui, d'abord, forment chaque Conseil. Quand un Inspecteur va dans un autre pays établir ce grade, le manuscrit lui est donné, sous l'obligation de ne jamais le donner, excepté à celui qu'il choisira pour le seconder dans cet établissement. Les signes et les mots, seulement, sont donnés à tous les Inspecteurs. 

La vengeance des injustes cruautés, insultes et injures articulées contre les Chevaliers templiers, sans qu'ils les eussent provoquées et dans lesquelles les Chev de Saint Jean de Jérusalem ou de Malte participèrent et qui donnèrent lieu à la formation du Grade de K... est, d'une manière sensible, parfaitement directe dans ce Grade. D'après l'histoire des Chev de Malte par l'abbé Vertot, les Chev templiers formaient un ordre de chevalerie maçonnique institué sous le pape Gélase II. Vers l'année maçonnique 5147 ; ils étaient ainsi appelés, parce qu'ils demeuraient dans une partie du temple de Jérusalem, non loin du sépulcre de Jésus Christ. Ils recevaient et assistaient charitablement les étrangers et les chrétiens pèlerins. Revêtus de leurs armures, ils les conduisaient dans la Terre sainte, pour y voir les monuments sacrés de la chrétienté et sans qu'ils eussent à craindre les infidèles. 

Cet ordre s'accrut en nombre, en pouvoir, en richesses, et vers l'an 1200, il se répandit dans toute l'Europe. Leurs principales commanderies étaient situées sur les bords de la Méditerranée. Leur influence et leurs possessions étaient immenses et paraissaient s'augmenter journellement. Philippe le Bel, roi de France, en devint jaloux ; et cette jalousie se transforma en une haine implacable, lorsqu'ils embrassèrent la cause de Boniface VIII, dans les différents qu'il eut avec le roi. Philippe ne pardonna jamais aux Templiers leur conduite dans ces différents. 

Le 13 octobre 4309, il fit arrêter tous les Chev Templiers qui se trouvaient dans son royaume et les livra aux plus cruels supplices. En 1312, l'ordre fut supprimé par le pape Clément V, à la demande du roi de France. Les rois d'Angleterre, de Castille, d'Aragon et de Sicile, le comte de Provence et tous les souverains de l'Europe firent arrêter les Chev:. Templiers, s'emparèrent de leurs possessions et mirent des gardiens dans leurs commanderies. 

Le 1er octobre 1312, le concile de Vienne (en Dauphiné) bannit l'ordre, de concert avec le pape, et donna la plus grande partie de leurs possessions aux Chev:. Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, Chev de Rhodes, maintenant nommés Chev de Malte, qui furent établis vers l'an 1420, lorsque Honorius fut élu pape. 

Les Chev K... furent appelés Chev Templiers ; mais, après leur massacre par ordre de Philippe, le peu qui échappa fut obligé de changer de nom et d'apparence pour mieux éviter la persécution de leurs ennemis, jusqu'à ce que leur nombre fût augmenté, et qu'ils fussent en état de prendre les armes pour leurs justes et légitimes droits.  

Ils cessèrent de porter le cordon noir et la croix rouge, et y substituèrent un cordon large couleur de sang, porté de l'épaule gauche à la hanche droite, auquel était suspendu un aigle noir à 2 têtes, les ailes étendues, tenant dans ses serres une épée nue. Vers l'an maçonnique 5767, des recherches furent faites à Paris pour s'assurer si des Maçons qui prenaient le titre de Chev K..., étaient des Templiers. Si cette découverte eût réussi, cet ordre eût été une 2ème  fois anéanti ; en conséquence, il fut déterminé par le G\Cons\de communication de Berlin et de Paris, qu'ils prendraient, à l'avenir, le titre de Chev de L Aigle blanc et noir. 

Pour que les Chev de Malte puissent conserver les possessions qu'ils ont illégalement reçues, ils se sont obligés à exterminer l'ordre du Temple, dont les Chev:. sont actuellement et de bonne foi, ceux qui ont le grade de Chev:. K... ou de l'Aigle blanc et noir. Les Chev K.. se sont personnellement et mutuellement promis et juré, au nom et en présence du grand et éternel Dieu, de conserver haine et inimitié éternelle envers les Chev de Malte, et de les détruire, quand ce sera en leur pouvoir. 

Quoique nous nous soyons imposé le devoir de nous efforcer à exterminer cet ordre qui, lui-même, s'occupe de notre destruction, il est cependant convenable que l'étendue de notre inimitié et des hostilités envers cet ordre soit bien définie, cette obligation n'exige pas que si quelqu'un de nous allait pour ses affaires dans la Méditerranée ou que, rencontrant, par accident, quelque Chev de cet ordre, il fût obligé de le poignarder, cela serait un meurtre condamné par les lois de tous les pays, et il serait puni de mort Mais, si quelques souverains puissants leur déclaraient la guerre, nous sommes liés par l'obligation solennelle que nous avons prononcée, et si nos affaires nous le permettent, nous devons joindre immédiatement l'armée de leurs ennemis, et employer tous nos talents, soit dans le cabinet, soit dans les camps, pour efforcer à exterminer cet ordre, afin de rentrer en possession des places fortes et riches qui, de droit appartiennent aux Templiers. 

Les différents grades maçonniques étant obligés d'obéir à leurs supérieurs, il s'ensuit que lorsque le corps maçonnique sera assez nombreux et puissant, il sera conduit à l'ennemi par les Souv\ du 33ème degré, et si les armées étaient victorieuses, les Chev K..se déclareront, prendront possession du pays, dont ils sont maintenant illégitimement privés et resteront sous la bannière et la protection de ce grade, dont ils recevront un système de gouvernement fondé sur les droits des Chev et sur leur zèle, leurs services et vertueuses souffrances pendant tant de siècles. 

Quand nous entrerons en campagne contre nos ennemis, nos forces seront dirigées sous les ordres donnés dans le grade de Prince du Royal-Secret, mais comme le T\ Ill\ Souv\des Souv\ a bien voulu revêtir ce grade du pouvoir exécutif suprême, le commandement des troupes, après son décès, nous est dévolu. En conséquence, Sa Majesté le roi Frédéric a ordonné que les 1er et 2ème Commandeurs commanderaient sur les troupes, districts, nations et royaumes sur lesquels ils ont la juridiction maçonnique. 

A l'arrivée des troupes de terre au lieu désigné, à Jérusalem, le Conseil Suprême de tous ceux qui auront reçu le 33ème grade s'assemblera immédiatement ; chaque Inspecteur général produira ses lettres de créance pour ce grade, et le possesseur du plus ancien titre sera déclaré et proclamé aux troupes en qualité de généralissime et prendra le titre de Très Puissant Grand Commandeur. Tous les autres grades militaires seront donnés successivement, selon les différentes dates des lettres de créance. Les titres de même date seront déterminés par le ballottage. 

A l'avenir, tous les rangs, honneurs, dignités, titres, possessions, etc., seront héréditaires. Le gouvernement de l'Ordre restera dans la famille du Souverain Grand Commandeur. 

A la réduction des Chev de Malte, le Souverain Grand Commandeur assemblera immédiatement un Suprême Conseil du 33ème degré, dans lequel seront formés une constitution et un système de gouvernement pour l'Ordre, qui sera toujours militaire ; l'Ordre alors prendra un titre réel. 

L'uniforme de l'Ordre, en campagne, est bleu, revers et bords blancs, boutons blancs sur lesquels est le bijou du 33ème, qui est l'aigle à 2 têtes, et sur les boutons plus petits, le  chiffre 33. 

Comme nous avons de puissants ennemis à combattre, il convient, pour nous mettre à l'abri des ruses des méchants, d'être perpétuellement on garde et discrets. Nourrissons, dans nos coeurs, le germe de la vertu, et, dans notre conduite et nos expressions, n'offensons jamais personne. Respectons la race humaine, même dans nos ennemis. Combattons-les ouvertement et avec honneur, et, si nous devenons victorieux, ne tachons pas nos lauriers on insultant nos ennemis vaincus. Prouvons-leur, par la magnanimité de notre conduite, que la justice n'exige point l'aide d'une main assassine, mais que la vertu sera la récompense de nos travaux. Convainquons les de l'atrocité de leur conduite par la droiture de la nôtre, et de leur injustice par notre clémence. En quelque pays où la capricieuse fortune puisse vous jeter, soyez fidèle et obéissant à ses lois et à son gouvernement, car un Maçon, un Chev qui ne serait pas fidèle au pays qu'il habite, n'hésiterait pas à sacrifier le secret de son ordre. 

Vénérez l'être qui vous a donné la naissance. Soyez tendre mari envers l'associée de votre coeur, et père affectionné de votre progéniture ; élevez-la et dirigez-la dans les sentiers de la vertu et de la religion ; que votre vieillesse soit couronnée de la paix de l'âme ; qu'elle soit exempte de reproche. Instruisez votre fils dans l'Ordre maçonnique; soyez sincère envers vos amis et vos frères, supportez patiemment leurs défauts ; soyez indulgent pour la faiblesse de l'espèce humaine ; soyez l'exemple vivant de la vertu et de la bienfaisance pour tout ce qui vous entoure. Aidez le pauvre et l'affligé; donnez-leur les secours dont ils ont besoin, selon vos facultés, et, surtout, offrez sans cesse des prières au Grand Architecte et éternel Dieu, pour toutes les preuves signalées de bonté et de miséricorde que vous avez reçues de lui, et efforcez-vous, avec ardeur, d'atteindre à cette béatitude céleste et éternelle que lui seul peut accorder. 

Amen !Amen !Amen !

 

 

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Chevalerie et hauts grades

5 Mai 2005 Publié dans #hauts grades

Profession de Foi des Chevaliers

Moi..., faisant profession publique de la religion chrétienne, ainsi que de la doctrine 

et des vérités évangéliques qu'elle enseigne, je déclare spécialement que je crois

fermement à l'existence d'un seul Dieu créateur et principe unique de toutes

choses, dont l'action toute puissante s'est manifestée dans l'univers par la triple

essence, puissance et action indivisible du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Je crois que l'homme a été originellement créé dans un état de pureté, de

justice et d'innocence, dont il est tombé par sa faute ; que par là il a

dégradé sa nature originelle et a été assujetti à la corruption et à la mort

dans le levain du péché.  

Je crois que le Verbe divin qui par sa parole toute puissante a créé le ciel

et la terre et tout ce qu'ils contiennent, s'est fait homme et incarne, et

qu'il a vécu visiblement parmi les hommes sous le nom adorable de jésus

Christ pour opérer la rédemption du genre humain, le régénérer à la

grâce, et lui ouvrir la porte du salut.  

Je crois qu'il est, comme il l'a dit, la voie, la vie et la vérité, et que nul ne peut aller

à la vie éternelle que par lui ; qu'il a répandu son sang et souffert la mort pour sauver l'homme; qu'il est ressuscité glorieusement par sa propre puissance le troisième jour, et qu'il s'est manifesté dans ce nouvel état à ses disciples ; qu'il est ensuite monté aux cieux, d'où il a envoyé son Saint Esprit parmi les hommes, pour les éclairer et les affermir dans la foi, l'espérance et la charité ; qu'il est le seul Seigneur du ciel et de la terre, et qu'il est un indivisiblement avec le Père et le Saint Esprit.

Je crois à la vie future et éternelle, dans laquelle chacun recevra suivant

qu'il l'aura mérité.  

Je crois enfin à la Sainte Eglise universelle et apostolique, visible et

invisible, des membres réunis par la foi en notre Seigneur et divin maître

jésus Christ.  

Et si je me trouve encore faible dans la foi à quelques uns de ces articles

fondamentaux de notre sainte religion, qui étonnent ma raison, j'espère

que celui qui est la source de toute lumière et de toute vérité voudra bien

M'éclairer et me raffermir dans tout ce que je dois croire et professer pour

arriver au salut ; et pour cette fin je prie aussi tous les Frères, de m'aider

de leurs secours.

  

 

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St Paul et hauts grades

5 Mai 2005 Publié dans #hauts grades

..C'était la quatorzième nuit que nous dérivions sur l'Adriatique ; vers minuit, les marins pressen­taient l'approche d'une terre. Jetant alors la sonde, ils trouvèrent vingt brasses ; à quelque distance, ils la jetèrent encore une fois et en trouvèrent quinze. Dans.la crainte que nous ne soyons peut-­être dressés sur des récifs, ils ont alors mouillé quatre ancres à l'arrière et souhaité vivement l'arrivée du jour. Mais, comme les marins, sous prétexte de s'embosser sur les ancres de l'avant, cherchaient â s'enfuir du bateau et mettaient le canot à la mer, Paul dit au centurion et aux soldats: "Si ces hommes ne restent pas à bord, vous, vous ne pouvez pas être sauvés". Les soldats ont alors coupé les filins du canot et l'ont laissé partir.

En attendant le jour, Paul engagea tout le monde â prendre de la nourriture: "C'est aujourd'hui le quatorzième jour que vous passez dans l'expectative, sans manger, et vous ne prenez rien encore. Je vous engage donc a reprendre de la nourriture, car il y va de votre salut. Encore une fois, aucun d'entre vous ne perdra un cheveu de sa tête". Sur ces mots, il prit du pain, rendit grâce à Dieu en présence de tous, le rompit et se mit à manger. Tous alors, reprenant courage, s'alimentèrent à leur tour. Au total, nous étions deux cent soixante-seize personnes à bord. Une fois rassasiés, on allégea le bateau en jetant le blé â la mer. Une fois le jour venu, les marins ne reconnaissaient pas la terre, mais ils distinguaient une baie avec une plage et ils avaient l'intention, si c' était possible, d'y échouer le bateau. Ils ont alors filé les ancres par le bout, les abandonnant à la mer, tandis qu'ils larguaient les avirons de queue; puis, hissant au vent la civadière, ils ont mis le cap sur la plage. Ils touchèrent un banc de sable et échouèrent le vaisseau; la proue, enfoncée, resta prise, tandis que la poupe était disloquée par les coups de mer.

Les soldats eurent alors l'idée de tuer les prisonniers, de peur qu'il ne s'en échappe à la nage. Mais le centurion, décidé à sauver Paul, les empêcha d'exécuter leur projet ; il ordonna à ceux qui savaient nager de sauter à l'eau les premiers et de gagner la terre. Les autres le feraient soit sur des planches soit sur des épaves du bateau. Et c'est ainsi que tous se sont retrouvés à terre, sains et saufs.

Une fois hors de danger, nous avons appris que l'île s’appelait Malte. Les autochtones nous ont témoigné une humanité peu ordinaire. Allumant en effet un grand feu, ils nous en ont tous fait approcher, car la pluie s'était mise a tomber et il faisait froid. Paul avait ramassé une brassée de bois mort et la jetait dans le feus lorsque la chaleur en fit sortir une vipère qui s' accrocha à sa main. A la vue de cet animal qui, pendait à sa main, les autochtones se disaient les uns aux autres: "Cet homme est certainement une assassin ; il a bien  échappé à la mer. mais la justice divine ne lui permet pas de vivre" Paul, en réalité secoua la bête dans le feu sans ressentir le moindre mal-, Eux s'attendaient à le voir enfler ou tomber raide mort ; mais, après une longue attente, ils constatèrent qu'il ne lui arrivait rien d'anormal, Changeant alors d'avis, ils répétaient: "C'est un Dieu ! ".

 

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le Nom sacré et hauts grades(2)

5 Mai 2005 Publié dans #hauts grades

..Il y a sur cette plaque d’or un cercle et un triangle. Ces figures géométriques ont toujours été choisies pour représenter la Divinité ou quelque attribut divin. Le cercle est le symbole de l’éternité car il n’a ni commencement ni fin et il peut, avec juste raison, être considéré comme une image de Dieu, sans commencement et sans fin dans le temps. En outre, il nous rappelle sans cesse ce grand avenir où nous espérons jouir d’une vie et d’une béatitude éternelles.

Le mot qui figure sur le cercle est Jéhovah, nom grandiose, terrible, redoutable, incompréhensible du Très Haut. Il signifie: Je suis Celui que je suis, l’Alpha et l’Oméga, le Commencement et la Fin, le Premier et le Dernier, Celui qui fut, et sera, le Tout Puissant. C’est le nom de Dieu, présent, futur, éternel, invariable et parfait, qui seul n’existe qu’en Lui et par Lui et donne la vie à tous les autres. Il est ce qu’Il était, Il était ce qu’Il est et Il restera à la fois ce qu’Il était et ce qu’Il est, d’éternité en éternité. Toutes les créatures dépendent de Sa Volonté et de Sa Toute Puissance.

Dans l’antiquité, les appellations de Dieu et les symboles de la Divinité étaient toujours entourés de triangles. Au temps de Pythagore, le triangle était considéré comme le plus sacré des symboles et, quand une obligation particulièrement importante était prise, elle l’était invariablement sur le triangle. Prise dans ces conditions, on n’a pas connaissance qu’elle ait été jamais violée.

Les Egyptiens le désignaient sous le terme de nombre sacré ou nombre de perfection et, telle était la haute estime que les anciens avaient pour lui, qu’il devint chez eux un objet d’adoration. Ils lui donnèrent le nom sacré de Dieu, affirmant qu’il représentait les règnes animal, végétal et minéral. Ils l’appelaient aussi Araboth, ce qui signifie: Ame de la Nature. Ce Delta sacré est habituellement entouré d’un carré ou d’un cercle, pour exprimer son influence vivifiante dont les effets s’étendent à toute la création. Pour ces raisons, il a toujours été considéré comme le Grand Tout ou le Summum Bonum (Le Sommet de la Perfection).

Le mot qui figure sur le triangle est ce nom sacré et mystérieux que vous vous êtes engagé solennellement à ne jamais prononcer, sauf en présence et avec le concours d’au moins deux Comp. de l’A.R., ou au sein d’un Chapitre de l’A.R. régulièrement constitué, alors que vous y siègerez comme 1er Principal.

C’est un nom composé qui, dans son ensemble, forme le mot Jabulon. Il appartient à 4 langues: le Chaldéen, l’Hébreu, le Syriaque et l’Egyptien.

JA est le nom chaldéen de Dieu et signifie:

« Son Essence et Sa Majesté incompréhensibles ». C’est aussi un mot hébreu qui signifie: « Je suis et Je serai », exprimant ainsi l’existence présente, future et éternelle du Très Haut.

BUL est un mot syriaque signifiant: « Seigneur » ou « Tout Puissant ». C’est lui-même un mot composé, formé de la préposition, qui veut dire: « dans » ou « sur », et de UL: « aux Cieux » ou « En Haut ». Le sens du mot est donc: « Seigneur en Haut des Cieux ».

ON est un mot égyptien qui signifie: « Père de tous », exprimant par là l’omnipotence du Père de tous, comme dans cette prière bien connue: «Notre Père qui es aux Cieux ».

Les différentes significations de ces mots peuvent être ainsi réunies: «Je suis et Je serai, Seigneur en Haut des Cieux, Père de Tous, dans les temps et dans tous les paysžadoré par les Saints, les gentils et les Sages, JEHOVAH, Jupiter ou le Seigneur ».

Les caractères placés aux angles du triangle présentent une importance exceptionnelle. Peu importe par lequel commencent leurs différentes combinaisons, car chacune se rapporte à la Divinité ou à un attribut divin. Ce sont: l’Aleph, le Beth et le Lamed des Hébreux, qui correspondent aux lettres A, B et L de notre alphabet.

Prenons le A et le B, ils forment le AB qui veut dire: Père.

Prenons le B, le A et le L,  ils forment BAL qui veut dire: Seigneur.

Prenons le A et le L, ils forment le AL qui veut dire: Verbe.

Prenons le L, le A et le B, ils forment LAB qui veut dire: Coeur ou Esprit.

Prenons chacune de ces combinaisons avec le tout et nous aurons:

AB BAL       Seigneur le Père,

AL BAL     Seigneur le Verbe,

LAB BAL        Seigneur l’Esprit.

Telle est, Compagnon nouvellement exalté, la meilleure explication que je puisse vous donner de ces mots et de ces caractères sacrés. Elle prouve que l’A.R. est l’Apogée de la FM et qu’elle est intimement mêlée à tout ce qui sera le plus à notre portée et aura le plus de prix pour nous dans notre existence future.

Dans tout le cours de cette explication, les questions divines et humaines sont constamment liées avec insistance. Partout, et dans les moindres détails de ses mystères ineffables, l’A.R. enseigne la vertu, se consacre à la Gloire de Dieu et tend au bonheur éternel de l’humanité.

Il suffit de dire qu’elle a pour base le nom sacré de JEHOVAH qui fut de tous les temps, qui est toujours et qui restera l’Unique et le même pour l’Eternité, l’Etre qui existe nécessairement en Lui et par Lui, dans toute Sa perfection, l’Essence de lui-même....

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le livre des Proverbes

4 Mai 2005 Publié dans #fondements bibliques de la FM

Proverbes 2

2.1
Mon fils, si tu reçois mes paroles, Et si tu gardes avec toi mes préceptes,
2.2
Si tu rends ton oreille attentive à la sagesse, Et si tu inclines ton coeur à l'intelligence;
2.3
Oui, si tu appelles la sagesse, Et si tu élèves ta voix vers l'intelligence,
2.4
Si tu la cherches comme l'argent, Si tu la poursuis comme un trésor,
2.5
Alors tu comprendras la crainte de l'Éternel, Et tu trouveras la connaissance de Dieu.
2.6
Car l'Éternel donne la sagesse; De sa bouche sortent la connaissance et l'intelligence;
2.7
Il tient en réserve le salut pour les hommes droits, Un bouclier pour ceux qui marchent dans l'intégrité,
2.8
En protégeant les sentiers de la justice Et en gardant la voie de ses fidèles.
2.9
Alors tu comprendras la justice, l'équité, La droiture, toutes les routes qui mènent au bien.
2.10
Car la sagesse viendra dans ton coeur, Et la connaissance fera les délices de ton âme;
2.11
La réflexion veillera sur toi, L'intelligence te gardera,
2.12
Pour te délivrer de la voie du mal, De l'homme qui tient des discours pervers,
2.13
De ceux qui abandonnent les sentiers de la droiture Afin de marcher dans des chemins ténébreux,
2.14
Qui trouvent de la jouissance à faire le mal, Qui mettent leur plaisir dans la perversité,
2.15
Qui suivent des sentiers détournés, Et qui prennent des routes tortueuses;
2.16
Pour te délivrer de la femme étrangère, De l'étrangère qui emploie des paroles doucereuses,
2.17
Qui abandonne l'ami de sa jeunesse, Et qui oublie l'alliance de son Dieu;
2.18
Car sa maison penche vers la mort, Et sa route mène chez les morts:
2.19
Aucun de ceux qui vont à elle ne revient, Et ne retrouve les sentiers de la vie.
2.20
Tu marcheras ainsi dans la voie des gens de bien, Tu garderas les sentiers des justes.
2.21
Car les hommes droits habiteront le pays, Les hommes intègres y resteront;
2.22
Mais les méchants seront retranchés du pays, Les infidèles en seront arrachés.

Proverbes 3

3.1
Mon fils, n'oublie pas mes enseignements, Et que ton coeur garde mes préceptes;
3.2
Car ils prolongeront les jours et les années de ta vie, Et ils augmenteront ta paix.
3.3
Que la bonté et la fidélité ne t'abandonnent pas; Lie-les à ton cou, écris-les sur la table de ton coeur.
3.4
Tu acquerras ainsi de la grâce et une raison saine, Aux yeux de Dieu et des hommes.
3.5
Confie-toi en l'Éternel de tout ton coeur, Et ne t'appuie pas sur ta sagesse;
3.6
Reconnais-le dans toutes tes voies, Et il aplanira tes sentiers.
3.7
Ne sois point sage à tes propres yeux, Crains l'Éternel, et détourne-toi du mal:
3.8
Ce sera la santé pour tes muscles, Et un rafraîchissement pour tes os.
3.9
Honore l'Éternel avec tes biens, Et avec les prémices de tout ton revenu:
3.10
Alors tes greniers seront remplis d'abondance, Et tes cuves regorgeront de moût.
3.11
Mon fils, ne méprise pas la correction de l'Éternel, Et ne t'effraie point de ses châtiments;
3.12
Car l'Éternel châtie celui qu'il aime, Comme un père l'enfant qu'il chérit.
3.13
Heureux l'homme qui a trouvé la sagesse, Et l'homme qui possède l'intelligence!
3.14
Car le gain qu'elle procure est préférable à celui de l'argent, Et le profit qu'on en tire vaut mieux que l'or;
3.15
Elle est plus précieuse que les perles, Elle a plus de valeur que tous les objets de prix.
3.16
Dans sa droite est une longue vie; Dans sa gauche, la richesse et la gloire.
3.17
Ses voies sont des voies agréables, Et tous ses sentiers sont paisibles.
3.18
Elle est un arbre de vie pour ceux qui la saisissent, Et ceux qui la possèdent sont heureux.
3.19
C'est par la sagesse que l'Éternel a fondé la terre, C'est par l'intelligence qu'il a affermi les cieux;
3.20
C'est par sa science que les abîmes se sont ouverts, Et que les nuages distillent la rosée.
3.21
Mon fils, que ces enseignements ne s'éloignent pas de tes yeux, Garde la sagesse et la réflexion:
3.22
Elles seront la vie de ton âme, Et l'ornement de ton cou.
3.23
Alors tu marcheras avec assurance dans ton chemin, Et ton pied ne heurtera pas.
3.24
Si tu te couches, tu seras sans crainte; Et quand tu seras couché, ton sommeil sera doux.
3.25
Ne redoute ni une terreur soudaine, Ni une attaque de la part des méchants;
3.26
Car l'Éternel sera ton assurance, Et il préservera ton pied de toute embûche.
3.27
Ne refuse pas un bienfait à celui qui y a droit, Quand tu as le pouvoir de l'accorder.
3.28
Ne dis pas à ton prochain: Va et reviens, Demain je donnerai! quand tu as de quoi donner.
3.29
Ne médite pas le mal contre ton prochain, Lorsqu'il demeure tranquillement près de toi.
3.30
Ne conteste pas sans motif avec quelqu'un, Lorsqu'il ne t'a point fait de mal.
3.31
Ne porte pas envie à l'homme violent, Et ne choisis aucune de ses voies.
3.32
Car l'Éternel a en horreur les hommes pervers, Mais il est un ami pour les hommes droits;
3.33
La malédiction de l'Éternel est dans la maison du méchant, Mais il bénit la demeure des justes;
3.34
Il se moque des moqueurs, Mais il fait grâce aux humbles;
3.35
Les sages hériteront la gloire, Mais les insensés ont la honte en partage.
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le protévangile de Jacques

3 Mai 2005 Publié dans #spiritualité

Les histoires des douze tribus racontent qu'un homme fort riche, Joachim, apportait au Seigneur double offrande, se disant : « Le supplément sera pour tout le peuple et la part que je dois pour la remise de mes fautes ira au Seigneur, afin qu'il me soit propice.

Vint le grand jour du Seigneur, et les fils d'Israël apportaient leurs présents. Or Ruben se dressa devant lui et dit : « Tu n'as pas le droit de déposer le premier tes offrandes, puisque tu n'as pas eu de postérité en Israel. »

Joachim eut grand chagrin, et il s'en alla consulter les registres des douze tribus du peuple, se disant : « Je verrai bien dans leurs archives si je suis le seul à n'avoir pas engendré en Israël ! » Il chercha, et découvrit que tous les justes avaient suscité une postérité en Israël. Et il se souvint du patriarche Abraham ; sur ses vieux jours, le Seigneur Dieu lui avait donné un fils, Isaac.

Alors, accablé de tristesse, Joachim ne reparut pas devant sa femme, et il se rendit dans le désert; il y planta sa tente et, quarante jours et quarante nuits, il jeûna, se disant : « Je ne descendrai plus manger ni boire, avant que le Seigneur mon Dieu m'ait visité. La prière sera ma nourriture et ma boisson. »

Et sa femme Anne avait deux sujets de se lamenter et de se marteler la poitrine. « J'ai à pleurer, disait-elle, sur mon veuvage et sur ma stérilité ! »

Vint le grand jour du Seigneur. Judith, sa servante, lui dit : « Jusqu'à quand te désespéreras-tu ? C'est aujourd'hui le grand jour du Seigneur. Tu n'as pas le droit de te livrer aux lamentations. Prends donc ce bandeau que m'a donné la maîtresse de l'atelier. Je ne puis m'en orner, car je ne suis qu'une servante, et il porte un insigne royal. »

Anne lui dit : « Arrière, toi ! Je n'en ferai rien, car le Seigneur m'a accablée d'humiliations. Et peut-être ce présent te vient-il d'un voleur et tu cherches à me faire complice de ta faute. »
Et Judith la servante dit : « Quel mal dois-je te souhaiter encore, de rester sourde à ma voix ? Le Seigneur Dieu a clos ton sein et ne te donne point de fruit en Israël ! »

Alors Anne, malgré son désespoir, ôta ses habits de deuil, se lava la tête et revêtit la robe de ses noces. Et vers la neuvième heure, elle descendit se promener dans son jardin. Elle vit un laurier et s'assit à son ombre. Après un moment de repos, elle invoqua le Maître : « Dieu de mes pères, dit-elle, bénis-moi, exauce ma prière, ainsi que tu as béni Sarah, notre mère, et lui as donné son fils Isaac. »

Levant les yeux au ciel, elle aperçut un nid de passereaux dans le laurier. Aussitôt elle se remit à gémir « Las, disait-elle, qui m'a engendrée et de quel sein suis-je sortie ? Je suis née, maudite devant les fils d'Israël. On m'a insultée, raillée et chassée du temple du Seigneur mon Dieu.

Las, à qui se compare mon sort ? Pas même aux oiseaux du ciel, car les oiseaux du ciel sont féconds devant ta face, Seigneur. Las, à qui se compare mon sort ? Pas même aux animaux stupides, car les animaux stupides sont eux aussi féconds devant toi, Seigneur. Las, à quoi se compare mon sort ? Non plus aux bêtes sauvages de la terre, car les bêtes sauvages de la terre sont fécondes devant ta face, Seigneur.

Las, à quoi se compare mon sort ? A ces eaux non plus, car ces eaux sont tantôt calmes tantôt bondissantes, et leurs poissons te bénissent, Seigneur. Las, à qui se compare mon sort ? Pas même à cette terre, car la terre produit des fruits en leur saison et te rend gloire, Seigneur. »

Et voici qu'un ange du Seigneur parut, disant :
« Anne, Anne, le Seigneur Dieu a entendu ta prière. Tu concevras, tu enfanteras et l'on parlera de ta postérité dans la terre entière. »
Anne répondit : « Aussi vrai que vit le Seigneur Dieu, je ferai don de mon enfant, garçon ou fille, au Seigneur mon Dieu et il le servira tous les jours de sa vie. »

Et voici, deux messagers survinrent, qui lui dirent : « Joachim, ton mari, arrive avec ses troupeaux. Un ange du Seigneur est descendu auprès de lui, disant : "Joachim, Joachim, le Seigneur Dieu a exaucé ta prière. Descends d'ici. Voici que Anne ta femme a conçu en son sein"

Aussitôt Joachim est descendu, il a convoqué ses bergers, leur disant : « Apportez-moi ici dix agneaux sans tache ni défaut. Ces dix agneaux seront pour le Seigneur Dieu. Apportez-moi aussi douze veaux bien tendres et les douze veaux seront pour les prêtres et le Conseil des Anciens. Aussi cent chevreaux, et les cent chevreaux seront pour tout le peuple. »

Joachim arriva avec ses troupeaux. Anne l'attendait, aux portes de la ville. Dès qu'elle le vit paraître avec ses bêtes, elle courut vers lui, se suspendit à son cou et s'écria : « Maintenant je sais que le Seigneur Dieu m'a comblée de bénédictions ! Voici: la veuve n'est plus veuve et la stérile a conçu ! » Et Joachim, ce premier jour, resta chez lui à se reposer.

Le lendemain, il apportait ses offrandes : « Si le Seigneur Dieu m'a été favorable, pensait-il, la lame d'or du prêtre me le révélera. » Il présenta ses offrandes, et scruta la tiare du prêtre quand celui-ci monta à l'autel du Seigneur ; et il sut qu'il n'y avait pas de faute en lui. « Maintenant, dit-il, je sais que le Seigneur Dieu m'a fait grâce et m'a remis tous mes péchés. » Et il descendit du temple du Seigneur, justifié, et rentra chez lui.

Six mois environ s'écoulèrent ; le septième, Anne enfanta. « Qu'ai-je mis au monde ? » demanda-t-elle à la sage-femme. Et celle-ci répondit : « Une fille. » Et Anne dit : « Mon âme a été exaltée en ce jour ! » Et elle coucha l'enfant.
Quand les jours furent accomplis, Anne se purifia, donna le sein à l'enfant et l'appela du nom de Marie.

De jour en jour, l'enfant se fortifiait. Quand elle eut six mois, sa mère la mit par terre, pour voir si elle tenait debout. Or l'enfant fit sept pas, puis revint se blottir auprès de sa mère. Celle-ci la souleva, disant : « Aussi vrai que vit le Seigneur mon Dieu, tu ne marcheras pas sur cette terre, que je ne t'ai menée au temple du Seigneur. » Et elle apprêta un sanctuaire dans sa chambre et elle ne laissait jamais sa fille toucher à rien de profane ou d'impur. Et elle invita les filles des Hébreux, qui étaient sans tache, et celles-ci la divertissaient.

Quand l'enfant eut un an, Joachim donna un grand festin où il convia les grands prêtres, les prêtres, les scribes, les Anciens et tout le peuple d'Israël. Il présenta l'enfant aux prêtres qui la bénirent : « Dieu de nos pères, disaient-ils, bénis cette enfant, et donne-lui un nom, illustre à jamais, dans toutes les générations. » Et tout le peuple s'écria : « Qu'il en soit ainsi ! Amen ! » Et ils la présentèrent aux grands-prêtres, et ceux-ci la bénirent, disant : « Dieu des hauteurs, abaisse ton regard sur cette petite fille et bénis-la d'une bénédiction suprême, qui surpasse toute bénédiction. »

Et sa mère l'emporta dans le sanctuaire de sa chambre et elle lui donna le sein.
Anne éleva un chant au Seigneur Dieu : « Je chanterai un cantique sacré au Seigneur mon Dieu, parce qu'il m'a visitée et m'a enlevé l'outrage de mes ennemis. Et le Seigneur mon Dieu m'a donné un fruit de sa justice, unique et considérable devant sa face. Qui annoncera aux fils de Ruben qu'Anne donne le sein ? Ecoutez, écoutez, ô les douze tribus d'Israël : Anne donne le sein ! »
Et elle reposa l'enfant dans le sanctuaire de sa chambre, sortit et servit ses hôtes.
Quand le banquet fut achevé, ils descendirent joyeux et ils glorifièrent le Dieu d'Israël.

Les mois se succédèrent : l'enfant atteignit deux ans. Joachim dit : « Menons-la au temple du Seigneur, pour accomplir la promesse que nous avons faite. Sinon le Maître s'irriterait contre nous et rejetterait notre offrande. » Mais Anne répondit : « Attendons sa troisième année, de peur qu'elle ne réclame son père ou sa mère. »
Joachim opina : « Attendons. »

L'enfant eut trois ans. Joachim dit : « Appelons les filles des Hébreux, celles qui sont sans tache. Que chacune prenne un flambeau et le tienne allumé : ainsi, Marie ne se retournera pas et son coeur ne sera pas retenu captif hors du temple du Seigneur. » L'ordre fut suivi, et elles montèrent au temple du Seigneur. Et le prêtre accueillit l'enfant et l'ayant embrassée, il la bénit et dit : « Le Seigneur Dieu a exalté ton nom parmi toutes les générations. En toi, au dernier des jours, le Seigneur manifestera la rédemption aux fils d'Israël. »

Et il la fit asseoir sur le troisième degré de l'autel. Et le Seigneur Dieu répandit sa grâce sur elle. Et ses pieds esquissèrent une danse et toute la maison d'Israël l'aima.

Ses parents descendirent, émerveillés, louant et glorifiant le Dieu souverain qui ne les avait pas dédaignés. Et Marie demeurait dans le temple du Seigneur, telle une colombe, et elle recevait sa nourriture de la main d'un ange.

Quand elle eut douze ans, les prêtres se consultèrent et dirent : « Voici que Marie a douze ans, dans le temple du Seigneur. Que ferons-nous d'elle, pour éviter qu'elle ne rende impur le sanctuaire du Seigneur notre Dieu ? » Et ils dirent au grand-prêtre : « Toi qui gardes l'autel du Seigneur, entre et prie au sujet de cette enfant. Ce que le Seigneur te dira, nous le ferons. »

Et le prêtre revêtit l'habit aux douze clochettes pénétra dans le Saint des Saints et se mit en prière. Et voici qu'un ange du Seigneur apparut, disant : « Zacharie, Zacharie, sors et convoque les veufs du peuple. Qu'ils apportent chacun une baguette. Et celui à qui le Seigneur montrera un signe en fera sa femme. »
Des hérauts s'égaillèrent dans tout le pays de Judée et la trompette du Seigneur retentit, et voici qu'ils accoururent tous.

Joseph jeta sa hache et lui aussi alla se joindre à la troupe. Ils se rendirent ensemble chez le prêtre avec leurs baguettes. Le prêtre prit ces baguettes, pénétra dans le temple et pria. Sa prière achevée, il reprit les baguettes, sortit et les leur rendit. Aucune ne portait de signe. Or Joseph reçut la sienne le dernier. Et voici qu'une colombe s'envola de sa baguette et vint se percher sur sa tête. Alors le prêtre : « Joseph, Joseph, dit-il, tu es l'élu : c'est toi qui prendras en garde la vierge du Seigneur. »

Mais Joseph protesta : « J'ai des fils, je suis un vieillard et elle est une toute jeune fille. Ne vais-je pas devenir la risée des fils d'Israël ? »
« Joseph, répondit le prêtre, crains le Seigneur ton Dieu, et souviens-toi du sort que Dieu a réservé à Dathan, Abiron et Corê. La terre s'entrouvrit et les engloutit tous à la fois, parce qu'ils lui avaient résisté. Et maintenant, Joseph, crains de semblables fléaux sur ta maison ! »

Très ému, Joseph prit la jeune fille sous sa protection et lui dit : « Marie, le temple du Seigneur t'a confiée à moi. Maintenant je te laisse en ma maison. Car je pars construire mes bâtiments. Je reviendrai auprès de toi. Le Seigneur te gardera. »

Cependant, les prêtres s'étaient réunis et avaient décidé de faire tisser un voile pour le temple du Seigneur. Et le grand-prêtre dit : « Appelez-moi les jeunes filles de la tribu de David, qui sont sans tache. » Ses serviteurs partirent, cherchèrent et en trouvèrent sept. Mais le prêtre se souvint que la jeune Marie était de la tribu de David et qu'elle était sans tache devant Dieu. Et les serviteurs partirent et l'amenèrent.

Et l'on fit entrer ces jeunes filles dans le temple du Seigneur. Et le prêtre leur dit : « Tirez au sort laquelle filera l'or, l'amiante, le lin, la soie, le bleu, l'écarlate et la pourpre véritable. »
La pourpre véritable et l'écarlate échurent à Marie. Elle les prit et rentra chez elle.
C'est à ce moment-là que Zacharie devint muet et que Samuel le remplaça jusqu'à ce qu'il eût retrouvé la parole.
Et Marie saisit l'écarlate et se mit à filer.

Or elle prit sa cruche et sortit pour puiser de l'eau. Alors une voix retentit : « Réjouis-toi, pleine de grâce. Le Seigneur est avec toi. Tu es bénie parmi les femmes. »
Marie regardait à droite et à gauche : d'où venait donc cette voix ? Pleine de frayeur, elle rentra chez elle, posa sa cruche, reprit la pourpre, s'assit sur sa chaise et se remit à filer.

Et voici qu'un ange debout devant elle disait : « Ne crains pas, Marie, tu as trouvé grâce devant le Maître de toute chose. Tu concevras de son Verbe. »
Ces paroles jetèrent Marie dans le désarroi. « Concevrai-je, moi, du Seigneur, dit-elle, du Dieu vivant, et enfanterai-je comme toute femme ? »

Et voici que l'ange, toujours devant elle, lui répondit : « Non, Marie. Car la puissance de Dieu te prendra sous son ombre. Aussi le saint enfant qui naîtra sera-t-il appelé le fils du Très-Haut. Tu lui donneras le nom de Jésus, car il sauvera son peuple de ses péchés. » Et Marie dit alors : « Me voici devant lui sa servante ! Qu'il m'advienne selon ta parole. »

Et elle reprit son travail de pourpre et d'écarlate puis l'apporta au prêtre.
Et quand le prêtre le reçut, il la bénit et dit : « Marie, le Seigneur Dieu a exalté ton nom et tu seras bénie parmi toutes les générations de la terre. »

Pleine de joie, Marie se rendit chez sa parente Elisabeth et frappa à la porte. En l'entendant, Elisabeth jeta l'écarlate, courut à la porte, ouvrit, et là bénit en ces termes : « Comment se fait-il que la mère de mon Seigneur vienne à moi ? Car vois-tu, l'enfant a tressailli et t'a bénie. »
Or Marie avait oublié les mystères dont avait parlé l'ange Gabriel. Elle leva les yeux au ciel et dit : « Qui suis-je, pour que toutes les femmes de la terre me proclament bienheureuse ? »

Et elle demeura trois mois chez Elisabeth. Et de jour en jour son sein s'arrondissait. Inquiète, elle regagna sa maison et elle se cachait des fils d'Israël. Elle avait seize ans, quand s'accomplirent ces mystères.

Son sixième mois arriva, et voici que Joseph revint des chantiers; il entra dans la maison et s'aperçut qu'elle était enceinte. Et il se frappa le visage et se jeta à terre sur son sac et il pleura amèrement, disant : « Quel front lèverai-je devant le Seigneur Dieu ? Quelle prière lui adresserai-je ? Je l'ai reçue vierge du temple du Seigneur et je ne l'ai pas gardée. Qui m'a trahi ? Qui a commis ce crime sous mon toit ? Qui m'a ravi la vierge et l'a souillée ? L'histoire d'Adam se répète-t-elle à mon sujet ? Car tandis qu'Adam faisait sa prière de louange, le serpent s'approcha et surprit Eve seule ; il la séduisit et la souilla. La même disgrâce me frappe. »

Et Joseph se releva de son sac et appela Marie : « Toi la choyée de Dieu, qu'as-tu fait là ? As-tu oublié le Seigneur ton Dieu ? Pourquoi t'es-tu déshonorée, toi qui as été élevée dans le Saint des Saints et as reçu nourriture de la main d'un ange ? »

 Et elle pleura amèrement, disant : « Je suis pure et je ne connais pas d'homme. » Et Joseph lui dit : « D'où vient le fruit de ton sein ? » Et elle répondit : « Aussi vrai que vit le Seigneur mon Dieu, j'ignore d'où il vient. »

 Et Joseph, rempli de frayeur, se tint coi, et il se demandait ce qu'il devait faire d'elle. « Si je garde le secret sur sa faute, se disait-il, je contreviendrai à la loi du Seigneur. Mais si je la dénonce aux fils d'Israël, et que son enfant vienne d'un ange, ce dont j'ai bien peur, alors je livre à la peine capitale un sang innocent. Que ferai-je d'elle ? Je la répudierai en secret. »
La nuit le surprit dans ces réflexions.

Et voici qu'un ange du Seigneur lui apparut en songe, disant : « Ne t'inquiète pas à propos de cette enfant. Ce qui est en elle vient de l'Esprit saint. Elle t'enfantera un fils auquel tu donneras le nom de Jésus. Car il sauvera son peuple de ses péchés. »
Joseph se réveilla et glorifia le Dieu d'Israël qui lui avait donné sa grâce. Et il garda la jeune fille.

Or le scribe Anne vint le voir et lui dit : « Joseph, pourquoi n'as-tu point paru à notre réunion ?
- Mon voyage m'avait fatigué, répondit-il, et j'ai passé le premier jour à me reposer. » Mais Anne se retourna et vit Marie enceinte.

 Et il partit en courant chez le prêtre et lui dit : « Eh bien, ce Joseph dont tu te portes garant, a commis une faute ignoble. - Quoi donc ? » demanda le grand-prêtre. L'autre reprit: « Il a déshonoré la jeune fille que le temple du Seigneur lui avait confiée et il l'a épousée secrètement, sans avertir les fils d'Israël ! » Et le grand-prêtre lui dit : « Joseph a-t-il fait cela ? » Et l'autre répondit : « Envoie tes gens et tu verras que la jeune fille est enceinte. » Des serviteurs partirent et la trouvèrent dans l'état qu'il avait dit. Ils la ramenèrent au temple et elle comparut au tribunal.

 Le grand-prêtre lui dit : « Marie, qu'as-tu fait là ? Pourquoi as-tu perdu ton honneur ? As-tu oublié le Seigneur ton Dieu, toi qui fus élevée dans le Saint des Saints et qui reçus nourriture de la main des anges ? Toi qui entendis leurs hymnes et dansas devant eux ? Qu'as-tu fait là ? »
Et elle pleura amèrement et dit : « Aussi vrai que vit le Seigneur Dieu, je suis pure devant sa face et ne connais pas d'homme. »

Et le grand-prêtre dit : « Et toi, Joseph, qu'as-tu fait ? » Et Joseph répondit : « Aussi Vrai que vit le Seigneur et que vivent son Christ et le témoin de sa vérité, je suis pur vis-à-vis d'elle. » Le grand-prêtre insista : « Ne rends pas de faux témoignage ! Dis la vérité ! Tu l'as épousée en cachette, tu n'as rien dit aux fils d'Israël et tu n'as pas incliné ta tête sous la puissante main qui eût béni ta postérité ! » Et Joseph garda le silence.

Le grand-prêtre reprit : « Rends-nous la jeune fille que tu avais reçue du temple du Seigneur. » Joseph fondit en larmes. Le grand-prêtre ajouta : « Je vous ferai boire l'eau de l'épreuve rituelle et votre faute éclatera à vos yeux. »

Le grand-prêtre prit de l'eau, en fit boire à Joseph puis il l'envoya au désert. Or celui-ci revint indemne. Et il fit boire aussi la jeune fille et l'envoya au désert. Et elle redescendit, indemne. Et tout le peuple s'étonna que leur faute n'eût pas été manifestée.

Alors le grand-prêtre dit : « Puisque le Seigneur Dieu n'a pas révélé de péché en vous, moi non plus je ne vous condamne pas. » Et il les laissa partir. Et Joseph prit Marie et rentra chez lui, heureux et louant le Dieu d'Israël.

Il parut un édit du roi Auguste qui invitait tous les habitants de Bethléem en Judée, à se faire recenser. Et Joseph dit : « J'irai inscrire mes fils. Mais que faire avec cette enfant ? Comment la recenser ? Comme ma femme ? Je ne puis décemment. Comme ma fille ? Mais les fils d'Israël savent que je n'ai pas de fille. Qu'en ce jour donc, le Seigneur en décide à son gré. »

Et il sella son âne et la jucha dessus. Son fils tirait la bride et Samuel suivait. Et ils entamaient le troisième mille quand Joseph se retourna et la vit fort rembrunie. « L'enfant qu'elle porte, pensa-t-il, doit la faire souffrir. » Il se tourna une nouvelle fois et vit qu'elle riait. Il lui dit : « Marie, qu'as-tu donc ? Je vois tour à tour joie et tristesse sur ton visage. » Et elle lui dit : « Joseph, deux peuples sont sous mes yeux. L'un pleure et se frappe la poitrine, l'autre danse et fait la fête. »

Ils étaient à mi-chemin, quand Marie lui dit : « Joseph, aide-moi à descendre de l'âne. L'enfant, en moi, me presse et va naître. » Il lui fit mettre pied à terre et lui dit : « Où t'emmener? Où abriter ta pudeur ? L'endroit est à découvert. »

Mais il trouva là une grotte, l'y conduisit et la confia à la garde de ses fils. Puis il partit chercher une sage-femme juive dans le pays de Bethléem. [Il en trouva une qui descendait de la montagne et il l'amena.]

« Or moi, Joseph, je me promenais et ne me promenais pas. Et je levai les yeux vers la voûte du ciel et je la vis immobile, et je regardai en l'air et je le vis figé d'étonnement. Et les oiseaux étaient arrêtés en plein vol. Et j'abaissai mes yeux sur la terre et je vis une écuelle et des ouvriers étendus pour le repas, et leurs mains demeuraient dans l'écuelle. Et ceux qui mâchaient ne mâchaient pas et ceux qui prenaient de la nourriture ne la prenaient pas et ceux qui la portaient à la bouche ne l'y portaient pas. Toutes les faces et tous les yeux étaient levés vers les hauteurs.

Et je vis des moutons que l'on poussait, mais les moutons n'avançaient pas. Et le berger levait la main pour les frapper, et sa main restait en l'air. Et je portai mon regard sur le courant de la rivière et je vis des chevreaux qui effleuraient l'eau de leur museau, mais ne la buvaient pas.
Soudain la vie reprit son cours.

Et je vis une femme qui descendait de la montagne et elle m'interpella : « Eh, l'homme, où vas-tu ? » Je répondis : « Je vais chercher une sage-femme juive. - Es-tu d'Israël ? me demanda-t-elle encore. - Oui », lui dis-je. Elle reprit : « Et qui donc est en train d'accoucher dans la grotte ? »
[Et Joseph dit à la sage-femme : « C'est Marie, ma fiancée; mais elle a conçu de l'Esprit saint, après avoir été élevée dans le temple du Seigneur. »]
Et je lui dis : « C'est ma fiancée. - Elle n'est donc pas ta femme ? » demanda-t-elle. Et je lui dis : « C'est Marie, celle qui a été élevée dans le temple du Seigneur. J'ai été désigné pour l'épouser, mais elle n'est pas ma femme, et elle a conçu du Saint-Esprit. » Et la sage-femme dit : « Est-ce la vérité ? » Joseph répondit : « Viens et vois. »
Et elle partit avec lui, 2. et ils s'arrêtèrent à l'endroit de la grotte. Une obscure nuée enveloppait celle-ci. Et la sage-femme dit : « Mon âme a été exaltée aujourd'hui car mes yeux ont contemplé des merveilles : le salut est né pour Israël. » Aussitôt la nuée se retira de la grotte et une grande lumière resplendit à l'intérieur, que nos yeux ne pouvaient supporter. Et peu à peu cette lumière s'adoucit pour laisser apparaître un petit enfant. Et il vint prendre le sein de Marie sa mère. Et la sage-femme s'écria : « Qu'il est grand pour moi ce jour ! J'ai vu de mes yeux une chose inouïe. »

Et la sage-femme sortant de la grotte, rencontra Salomé et elle lui dit : « Salomé, Salomé, j'ai une étonnante nouvelle à t'annoncer : une vierge a enfanté, contre la loi de nature. » Et Salomé répondit : « Aussi vrai que vit le Seigneur mon Dieu, si je ne mets mon doigt et si je n'examine son corps, je ne croirai jamais que la vierge a enfanté. »

Et la sage-femme entra et dit : « Marie, prépare-toi car ce n'est pas un petit débat qui s'élève à ton sujet. » A ces mots, Marie se disposa. Et Salomé mit son doigt dans sa nature et poussant un cri, elle dit : « Malheur à mon impiété et à mon incrédulité ! disait-elle, j'ai tenté le Dieu vivant ! Et voici que ma main se défait, sous l'action d'un feu. »

Et Salomé s'agenouilla devant le Maître, disant : « Dieu de mes pères, souviens-toi que je suis de la lignée d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. Ne m'expose pas au mépris des fils d'Israël, mais rends-moi aux pauvres. Car tu sais, ô Maître, qu'en ton nom je les soignais, recevant de toi seul mon salaire.

Et voici qu'un ange du Seigneur parut, qui lui dit : « Salomé, Salomé, le Maître de toute chose a entendu ta prière. Etends ta main sur le petit enfant, prends-le. Il sera ton salut et ta joie. »

Et Salomé, toute émue, s'approcha de l'enfant, le prit dans ses bras, disant : « Je l'adorerai. Il est né un roi à Israël et c'est lui. » Aussitôt Salomé fut guérie, et elle sortit de la grotte, justifiée. Et voici qu'une voix parla « Salomé, Salomé, n'ébruite pas les merveilles que tu as contemplées, avant que l'enfant ne soit entré à Jérusalem. »

Alors que Joseph se préparait à partir pour la Judée une vive agitation éclata à Bethléem de Judée.
Les mages arrivèrent, disant : « Où est le roi des Juifs ? Nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus l'adorer. »

Cette nouvelle alarma Hérode qui dépêcha des serviteurs auprès des mages. Il convoqua aussi les grands prêtres et les interrogea au prétoire : « Qu'est-il écrit sur le Christ ? demanda-t-il. Où doit-il naître ? » Ils répondirent : « A Bethléem en Judée. Ainsi est-il écrit. » Et il les congédia.
Puis il interrogea les mages, leur disant : « Quel signe avez-vous vu au sujet du roi nouveau-né ? » Et les mages répondirent : « Nous avons vu une étoile géante, parmi les autres constellations, si éblouissante qu'elle les éclipsait toutes. Ainsi avons-nous compris qu'un roi était né à Israél et nous sommes venus l'adorer. »
Hérode leur dit : « Partez à sa recherche, et si vous le trouvez, faites-le moi savoir afin que moi aussi j'aille l'adorer. »

Les mages partirent. Et voici, l'astre qu'ils avaient vu en Orient les conduisit jusqu'à ce qu'ils fussent arrivés à la grotte, et au-dessus de la tête de l'enfant, il s'arrêta.
Quand ils l'eurent vu là, avec Marie sa mère, les mages tirèrent des présents de leurs sacs, or, encens et myrrhe.

Mais comme l'ange les avait avertis de ne pas repasser par la Judée, ils rentrèrent chez eux par un autre chemin.

Alors Hérode, voyant qu'il avait été joué par les mages, se mit en colère et envoya des tueurs avec mission de faire périr tous les enfants jusqu'à l'âge de deux ans.

 Quand Marie apprit ce massacre, saisie d'effroi, elle prit l'enfant, l'emmaillota et le cacha dans une mangeoire à bétail.

Elisabeth, qui avait appris que l'on cherchait Jean, l'emporta et gagna la montagne, et elle regardait à la ronde où le dissimuler mais elle n'apercevait point de cachette. Alors elle se mit à gémir, disant : « Montagne de Dieu, accueille une mère et son enfant ! » Car la frayeur l'empêchait de monter. Aussitôt la montagne se fendit et la reçut en son sein, tout en laissant filtrer une clarté pour elle. Car un ange du Seigneur était avec eux et il les protégeait.

Mais Hérode cherchait toujours Jean, et il envoya des serviteurs à l'autel, auprès de Zacharie, pour lui demander : « Où as-tu caché ton fils ? » Il répondit « Je suis le serviteur de Dieu et je demeure attaché à son temple. Est-ce que je sais où est mon fils ? »

Les serviteurs repartirent et rapportèrent à Hérode ses propos. Celui-ci, furieux, s'écria : « Son fils va donc régner sur Israël ? » Et il renvoya ses serviteurs pour l'interroger encore : « Dis-moi la vérité. Où est ton fils ? Sais-tu que ma main a pouvoir de répandre ton sang ? » Les serviteurs partirent et transmirent le message.

Mais Zacharie lui fit répondre : « Je suis le martyr de Dieu. Dispose de mon sang ; mais mon esprit, le Maître le recevra, parce que c'est un sang innocent qu'à l'entrée du temple tu t'apprêtes à faire couler. »
Et vers l'aube, Zacharie fut assassiné, et les fils d'Israël ignoraient tout de ce meurtre.

A l'heure de la salutation, les prêtres partirent, et Zacharie ne vint pas, comme à l'accoutumée, au-devant d'eux, en prononçant les bénédictions. Les prêtres s'arrêtèrent, et attendirent Zacharie pour le saluer avec des prières et glorifier le Dieu très haut.

Son retard cependant les plongea tous dans l'angoisse. L'un d'eux s'enhardit et entra dans le sanctuaire ; près de l'autel du Seigneur, il aperçut du sang figé. Et une voix retentit : « Zacharie a été assassiné. Son sang ne s'effacera pas avant que vienne le vengeur. » Ces paroles le remplirent d'effroi. Il sortit et annonça aux prêtres ce qu'il avait vu et entendu.

Résolument, ils entrèrent et constatèrent le drame. Et les lambris du temple gémirent et eux déchirèrent leurs vêtements du haut en bas. Ils n'avaient pas trouvé son cadavre, mais ils avaient vu son sang pétrifié. Ils sortirent effrayés et annoncèrent que Zacharie avait été assassiné.
A cette nouvelle, toutes les tribus du peuple se lamentèrent et menèrent le deuil trois jours et trois nuits.

Et après les trois jours, les prêtres délibérèrent pour savoir qui succéderait à Zacharie. Le sort tomba sur Syméon. C'était lui que le Saint-Esprit avait averti qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir contemplé le Christ dans la chair.

Et moi, Jacques, qui ai écrit cette histoire à Jérusalem, je résolus, lors des troubles qui éclatèrent à la mort d'Hérode, de me retirer au désert, jusqu'à ce que la paix fût revenue à Jérusalem. Et je glorifierai le Maître qui m'a donné la sagesse d'écrire cette histoire.

La grâce sera avec tous ceux qui craignent le Seigneur. Amen.

Nativité de Marie.
Révélation de Jacques.
Paix à celui qui a écrit et à celui qui lit !

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St Jean : la Jérusalem Céleste

3 Mai 2005 Publié dans #fondements bibliques de la FM

Je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n'était plus. 2 et je vis descendre du ciel, d'auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s'est parée pour son époux. 3 et j'entendis du trône une forte voix qui disait: voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. 4 Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. 5 et celui qui était assis sur le trône dit: voici, je fais toutes choses nouvelles. Et il dit: Ecris; car ces paroles sont certaines et véritables. 6 et il me dit: c'est fait! je suis l'alpha et l'oméga, le commencement et la fin. A celui qui a soif je donnerai de la source de l'eau de la vie, gratuitement. 7 celui qui vaincra héritera ces choses; je serai son Dieu, et il sera mon fils. 8 Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort. 9 puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes remplies des sept derniers fléaux vint, et il m'adressa la parole, en disant: viens, je te montrerai l'épouse, la femme de l'agneau. 10 et il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne.

Et il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel d'auprès de Dieu, 11 ayant la gloire de Dieu. Son éclat était semblable à celui d'une pierre très précieuse, d'une pierre de jaspe transparente comme du cristal. 12 elle avait une grande et haute muraille. Elle avait douze portes, et sur les portes douze anges, et des noms écrits, ceux des douze tribus des fils d'Israël: 13 à l'orient trois portes, au nord trois portes, au midi trois portes, et à l'occident trois portes. 14 La muraille de la ville avait douze fondements, et sur eux les douze noms des douze apôtres de l'agneau. 15 celui qui me parlait avait pour mesure un roseau d'or, afin de mesurer la ville, ses portes et sa muraille. 16 La ville avait la forme d'un carré, et sa longueur était égale à sa largeur. Il mesura la ville avec le roseau, et trouva douze mille stades; la longueur, la largeur et la hauteur en étaient égales. 17 Il mesura la muraille, et trouva cent quarante-quatre coudées, mesure d'homme, qui était celle de l'ange. 18 La muraille était construite en jaspe, et la ville était d'or pur, semblable à du verre pur. 19 Les fondements de la muraille de la ville étaient ornés de pierres précieuses de toute espèce: le premier fondement était de jaspe, le second de saphir, le troisième de calcédoine, le quatrième d'émeraude, 20 le cinquième de sardonyx, le sixième de sardoine, le septième de chrysolithe, le huitième de béryl, le neuvième de topaze, le dixième de chrysoprase, le onzième d'hyacinthe, le douzième d'améthyste. 21 Les douze portes étaient douze perles; chaque porte était d'une seule perle. La place de la ville était d'or pur, comme du verre transparent. 22 je ne vis point de temple dans la ville; car le Seigneur Dieu tout-puissant est son temple, ainsi que l'agneau. 23 La ville n'a besoin ni du soleil ni de la lune pour l'éclairer; car la gloire de Dieu l'éclaire, et l'agneau est son flambeau. 24 Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre y apporteront leur gloire. 25 Ses portes ne se fermeront point le jour, car là il n'y aura point de nuit. 26 on y apportera la gloire et l'honneur des nations. 27 Il n'entrera chez elle rien de souillé, ni personne qui se livre à l'abomination et au mensonge; il n'entrera que ceux qui sont écrits dans le livre de vie de l'agneau.

1 et il me montra un fleuve d'eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l'agneau. 2 Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie, produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations. 3 Il n'y aura plus d'anathème. Le trône de Dieu et de l'agneau sera dans la ville; ses serviteurs le serviront 4 et verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts. 5 Il n'y aura plus de nuit; et ils n'auront besoin ni de lampe ni de lumière, parce que le Seigneur Dieu les éclairera. Et ils régneront aux siècles des siècles.

 

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St Jean : les 7 trompettes

3 Mai 2005 Publié dans #fondements bibliques de la FM

Les six premières trompettes

..et les sept anges qui avaient les sept trompettes se préparèrent à en sonner. 7 Le premier sonna de la trompette. Et il y eut de la grêle et du feu mêlés de sang, qui furent jetés sur la terre; et le tiers de la terre fut brûlé, et le tiers des arbres fut brûlé, et toute herbe verte fut brûlée. 8 Le second ange sonna de la trompette. Et quelque chose comme une grande montagne embrasée par le feu fut jeté dans la mer; et le tiers de la mer devint du sang, 9 et le tiers des créatures qui étaient dans la mer et qui avaient vie mourut, et le tiers des navires périt. 10 Le troisième ange sonna de la trompette. Et il tomba du ciel une grande étoile ardente comme un flambeau; et elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux. 11 Le nom de cette étoile est Absinthe; et le tiers des eaux fut changé en absinthe, et beaucoup d'hommes moururent par les eaux, parce qu'elles étaient devenues amères. 12 Le quatrième ange sonna de la trompette. Et le tiers du soleil fut frappé, et le tiers de la lune, et le tiers des étoiles, afin que le tiers en fût obscurci, et que le jour perdît un tiers de sa clarté, et la nuit de même. 13 je regardai, et j'entendis un aigle qui volait au milieu du ciel, disant d'une voix forte: Malheur, malheur, malheur aux habitants de la terre, à cause des autres sons de la trompette des trois anges qui vont sonner!

1 Le cinquième ange sonna de la trompette. Et je vis une étoile qui était tombée du ciel sur la terre. La clef du puits de l'abîme lui fut donnée, 2 et elle ouvrit le puits de l'abîme. Et il monta du puits une fumée, comme la fumée d'une grande fournaise; et le soleil et l'air furent obscurcis par la fumée du puits. 3 De la fumée sortirent des sauterelles, qui se répandirent sur la terre; et il leur fut donné un pouvoir comme le pouvoir qu'ont les scorpions de la terre. 4 Il leur fut dit de ne point faire de mal à l'herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre, mais seulement aux hommes qui n'avaient pas le sceau de Dieu sur le front. 5 Il leur fut donné, non de les tuer, mais de les tourmenter pendant cinq mois; et le tourment qu'elles causaient était comme le tourment que cause le scorpion, quand il pique un homme. 6 En ces jours-là, les hommes chercheront la mort, et ils ne la trouveront pas; ils désireront mourir, et la mort fuira loin d'eux. 7 Ces sauterelles ressemblaient à des chevaux préparés pour le combat; il y avait sur leurs têtes comme des couronnes semblables à de l'or, et leurs visages étaient comme des visages d'hommes. 8 Elles avaient des cheveux comme des cheveux de femmes, et leurs dents étaient comme des dents de lions. 9 elles avaient des cuirasses comme des cuirasses de fer, et le bruit de leurs ailes était comme un bruit de chars à plusieurs chevaux qui courent au combat. 10 elles avaient des queues semblables à des scorpions et des aiguillons, et c'est dans leurs queues qu'était le pouvoir de faire du mal aux hommes pendant cinq mois. 11 elles avaient sur elles comme roi l'ange de l'abîme, nommé en hébreu Abaddon, et en grec Apollyon. 12 Le premier malheur est passé. Voici il vient encore deux malheurs après cela.

13 Le sixième ange sonna de la trompette. Et j'entendis une voix venant des quatre cornes de l'autel d'or qui est devant Dieu, 14 et disant au sixième ange qui avait la trompette: Délie les quatre anges qui sont liés sur le grand fleuve d'Euphrate. 15 et les quatre anges qui étaient prêts pour l'heure, le jour, le mois et l'année, furent déliés afin qu'ils tuassent le tiers des hommes. 16 Le nombre des cavaliers de l'armée était de deux myriades de myriades: j'en entendis le nombre. 17 et ainsi je vis les chevaux dans la vision, et ceux qui les montaient, ayant des cuirasses couleur de feu, d'hyacinthe, et de soufre. Les têtes des chevaux étaient comme des têtes de lions; et de leurs bouches il sortait du feu, de la fumée, et du soufre. 18 Le tiers des hommes fut tué par ces trois fléaux, par le feu, par la fumée, et par le soufre, qui sortaient de leurs bouches. 19 Car le pouvoir des chevaux était dans leurs bouches et dans leurs queues; leurs queues étaient semblables à des serpents ayant des têtes, et c'est avec elles qu'ils faisaient du mal. 20 Les autres hommes qui ne furent pas tués par ces fléaux ne se repentirent pas des œuvres de leurs mains, de manière à ne point adorer les démons, et les idoles d'or, d'argent, d'airain, de pierre et de bois, qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher; 21 et ils ne se repentirent pas de leurs meurtres, ni de leurs enchantements, ni de leur impudicité ni de leurs vols.

1 je vis un autre ange puissant, qui descendait du ciel, enveloppé d'une nuée; au-dessus de sa tête était l'arc-en-ciel, et son visage était comme le soleil, et ses pieds comme des colonnes de feu. 2 Il tenait dans sa main un petit livre ouvert. Il posa son pied droit sur la mer, et son pied gauche sur la terre; 3 et il cria d'une voix forte, comme rugit un lion. Quand il cria, les sept tonnerres firent entendre leurs voix. 4 et quand les sept tonnerres eurent fait entendre leurs voix, j'allais écrire; et j'entendis du ciel une voix qui disait: Scelle ce qu'ont dit les sept tonnerres, et ne l'écris pas. 5 et l'ange, que je voyais debout sur la mer et sur la terre, leva sa main droite vers le ciel, 6 et jura par celui qui vit aux siècles des siècles, qui a créé le ciel et les choses qui y sont, la terre et les choses qui y sont, et la mer et les choses qui y sont, qu'il n'y aurait plus de temps, 7 mais qu'aux jours de la voix du septième ange, quand il sonnerait de la trompette, le mystère de Dieu s'accomplirait, comme il l'a annoncé à ses serviteurs, les prophètes. 8 et la voix, que j'avais entendue du ciel, me parla de nouveau, et dit: Va, prends le petit livre ouvert dans la main de l'ange qui se tient debout sur la mer et sur la terre. 9 et j'allai vers l'ange, en lui disant de me donner le petit livre. Et il me dit: Prends-le, et avale-le; il sera amer à tes entrailles, mais dans ta bouche il sera doux comme du miel. 10 je pris le petit livre de la main de l'ange, et je l'avalai; il fut dans ma bouche doux comme du miel, mais quand je l'eus avalé, mes entrailles furent remplies d'amertume. 11 puis on me dit: Il faut que tu prophétises de nouveau sur beaucoup de peuples, de nations, de langues, et de rois.

La septième trompette

15 Le septième ange sonna de la trompette. Et il y eut dans le ciel de fortes voix qui disaient: Le royaume du monde est remis à notre Seigneur et à son Christ; et il régnera aux siècles des siècles. 16 et les vingt-quatre vieillards, qui étaient assis devant Dieu sur leurs trônes, se prosternèrent sur leurs faces, et ils adorèrent Dieu, 17 en disant: Nous te rendons grâces, Seigneur Dieu tout-puissant, qui es, et qui étais, de ce que tu as saisi ta grande puissance et pris possession de ton règne. 18 Les nations se sont irritées; et ta colère est venue, et le temps est venu de juger les morts, de récompenser tes serviteurs les prophètes, les saints et ceux qui craignent ton nom, les petits et les grands, et de détruire ceux qui détruisent la terre. 19 et le temple de Dieu dans le ciel fut ouvert, et l'arche de son alliance apparut dans son temple. Et il y eut des éclairs, des voix, des tonnerres, un tremblement de terre, et une forte grêle.

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St Jean : ouverture des 7 sceaux

3 Mai 2005 Publié dans #fondements bibliques de la FM

Ouverture des six premiers sceaux

1 je regardai, quand l'agneau ouvrit un des sept sceaux, et j'entendis l'un des quatre êtres vivants qui disait comme d'une voix de tonnerre: Viens. 2 je regardai, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc; une couronne lui fut donnée, et il partit en vainqueur et pour vaincre. 3 quand il ouvrit le second sceau, j'entendis le second être vivant qui disait: viens 4 et il sortit un autre cheval, roux. Celui qui le montait reçut le pouvoir d'enlever la paix de la terre, afin que les hommes s'égorgeassent les uns les autres; et une grande épée lui fut donnée. 5 quand il ouvrit le troisième sceau, j'entendis le troisième être vivant qui disait: viens Je regardai, et voici, parut un cheval noir. Celui qui le montait tenait une balance dans sa main. 6 et j'entendis au milieu des quatre êtres vivants une voix qui disait: Une mesure de blé pour un denier, et trois mesures d'orge pour un denier; mais ne fais point de mal à l'huile et au vin. 7 quand il ouvrit le quatrième sceau, j'entendis la voix du quatrième être vivant qui disait: viens 8 je regardai, et voici, parut un cheval d'une couleur pâle. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts l'accompagnait. Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par l'épée, par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages de la terre. 9 quand il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l'autel les âmes de ceux qui avaient été immolés à cause de la parole de Dieu et à cause du témoignage qu'ils avaient rendu. 10 ils crièrent d'une voix forte, en disant: Jusqu'à quand, Maître saint et véritable, tardes-tu à juger, et à tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre? 11 Une robe blanche fut donnée à chacun d'eux; et il leur fut dit de se tenir en repos quelque temps encore, jusqu'à ce que fût complet le nombre de leurs compagnons de service et de leurs frères qui devaient être mis à mort comme eux. 12 je regardai, quand il ouvrit le sixième sceau; et il y eut un grand tremblement de terre, le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune entière devint comme du sang, 13 et les étoiles du ciel tombèrent sur la terre, comme lorsqu'un figuier secoué par un vent violent jette ses figues vertes. 14 Le ciel se retira comme un livre qu'on roule; et toutes les montagnes et les îles furent remuées de leurs places. 15 Les rois de la terre, les grands, les chefs militaires, les riches, les puissants, tous les esclaves et les hommes libres, se cachèrent dans les cavernes et dans les rochers des montagnes. 16 et ils disaient aux montagnes et aux rochers: Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l'agneau; 17 car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister ? 

 1 après cela, je vis quatre anges debout aux quatre coins de la terre; ils retenaient les quatre vents de la terre, afin qu'il ne soufflât point de vent sur la terre, ni sur la mer, ni sur aucun arbre. 2 et je vis un autre ange, qui montait du côté du soleil levant, et qui tenait le sceau du Dieu vivant; il cria d'une voix forte aux quatre anges à qui il avait été donné de faire du mal à la terre et à la mer, 3 et il dit: Ne faites point de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, jusqu'à ce que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. 4 et j'entendis le nombre de ceux qui avaient été marqués du sceau, cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d'Israël: 5 de la tribu de Juda, douze mille marqués du sceau; de la tribu de Ruben, douze mille; de la tribu de Gad, douze mille; 6 de la tribu d'Aser, douze mille; de la tribu de Nephthali, douze mille; de la tribu de Manassé, douze mille; 7 de la tribu de Siméon, douze mille; de la tribu de Lévi, douze mille; de la tribu d'Issacar, douze mille; 8 de la tribu de Zabulon, douze mille; de la tribu de Joseph, douze mille; de la tribu de Benjamin, douze mille marqués du sceau. 9 après cela, je regardai, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l'agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains. 10 et ils criaient d'une voix forte, en disant: Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l'agneau. 11 et tous les anges se tenaient autour du trône et des vieillards et des quatre êtres vivants; et ils se prosternèrent sur leurs faces devant le trône, et ils adorèrent Dieu, 12 en disant: Amen! La louange, la gloire, la sagesse, l'action de grâces, l'honneur, la puissance, et la force, soient à notre Dieu, aux siècles des siècles! Amen! 13 et l'un des vieillards prit la parole et me dit: Ceux qui sont revêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d'où sont-ils venus ? 14 je lui dis: Mon seigneur, tu le sais. Et il me dit: Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l'agneau. 15 C'est pour cela qu'ils sont devant le trône de Dieu, et le servent jour et nuit dans son temple. Celui qui est assis sur le trône dressera sa tente sur eux; 16 ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif, et le soleil ne les frappera point, ni aucune chaleur. 17 Car l'agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux sources des eaux de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. 

 Ouverture du septième sceau

1 quand il ouvrit le septième sceau, il y eut dans le ciel un silence d'environ une demi-heure. 2 et je vis les sept anges qui se tiennent devant Dieu, et sept trompettes leur furent données. 3 et un autre ange vint, et il se tint sur l'autel, ayant un encensoir d'or; on lui donna beaucoup de parfums, afin qu'il les offrît, avec les prières de tous les saints, sur l'autel d'or qui est devant le trône. 4 La fumée des parfums monta, avec les prières des saints, de la main de l'ange devant Dieu. 5 et l'ange prit l'encensoir, le remplit du feu de l'autel, et le jeta sur la terre. Et il y eut des voix, des tonnerres, des éclairs, et un tremblement de terre.

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