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St Jean lettre aux Eglises

3 Mai 2005 Publié dans #fondements bibliques de la FM

..Je suis le premier et le dernier, 18 et le vivant. J'étais mort; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts. 19 Ecris donc les choses que tu as vues, et celles qui sont, et celles qui doivent arriver après elles, 20 le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite, et des sept chandeliers d'or. Les sept étoiles sont les anges des sept Eglises, et les sept chandeliers sont les sept Eglises.

 Lettre à l'Eglise d'Ephèse

 Ecris à l'ange de l'Eglise d'Ephèse: Voici ce que dit celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite, celui qui marche au milieu des sept chandeliers d'or: 2 Je connais tesœuvres, ton travail, et ta persévérance. Je sais que tu ne peux supporter les méchants; que tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs; 3 que tu as de la persévérance, que tu as souffert à cause de mon nom, et que tu ne t'es point lassé. 4 Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu as abandonné ton premier amour. 5 Souviens-toi donc d'où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premièresœuvres; sinon, je viendrai à toi, et j'ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes. 6 Tu as pourtant ceci, c'est que tu hais lesœuvres des Nicolaïtes,œuvres que je hais aussi. 7 Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises: A celui qui vaincra je donnerai à manger de l'arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu.

Lettre à l'Eglise de Smyrne

8 Ecris à l'ange de l'Eglise de Smyrne: voici ce que dit le premier et le dernier, celui qui était mort, et qui est revenu à la vie: 9 je connais ta tribulation et ta pauvreté (bien que tu sois riche), et les calomnies de la part de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui sont une synagogue de Satan. 10 Ne crains pas ce que tu vas souffrir. Voici, le diable jettera quelques-uns de vous en prison, afin que vous soyez éprouvés, et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de vie. 11 Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises: Celui qui vaincra n'aura pas à souffrir la seconde mort.

 Lettre à l'Eglise de Pergame

12 Ecris à l'ange de l'Eglise de Pergame: voici ce que dit celui qui a l'épée aiguë, à deux tranchants: 13 je sais où tu demeures, je sais que là est le trône de Satan. Tu retiens mon nom, et tu n'as pas renié ma foi, même aux jours d'Antipas, mon témoin fidèle, qui a été mis à mort chez vous, là où Satan a sa demeure. 14 Mais j'ai quelque chose contre toi, c'est que tu as là des gens attachés à la doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak à mettre une pierre d'achoppement devant les fils d'Israël, pour qu'ils mangeassent des viandes sacrifiées aux idoles et qu'ils se livrassent à l'impudicité. 15 De même, toi aussi, tu as des gens attachés pareillement à la doctrine des Nicolaïtes. 16 repens-toi donc; sinon, je viendrai à toi bientôt, et je les combattrai avec l'épée de ma bouche. 17 que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises: A celui qui vaincra je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc; et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n'est celui qui le reçoit.

Lettre à l'Eglise de Thyatire

18 Ecris à l'ange de l'Eglise de Thyatire: voici ce que dit le Fils de Dieu, celui qui a les yeux comme une flamme de feu, et dont les pieds sont semblables à de l'airain ardent: 19 je connais tesœuvres, ton amour, ta foi, ton fidèle service, ta constance, et tes dernièresœuvres plus nombreuses que les premières. 20 Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu'ils se livrent à l'impudicité et qu'ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles. 21 je lui ai donné du temps, afin qu'elle se repentît, et elle ne veut pas se repentir de son impudicité. 22 voici, je vais la jeter sur un lit, et envoyer une grande tribulation à ceux qui commettent adultère avec elle, à moins qu'ils ne se repentent de leursœuvres. 23 je ferai mourir de mort ses enfants; et toutes les Eglises connaîtront que je suis celui qui sonde les reins et les cœurs, et je vous rendrai à chacun selon vosœuvres. 24 A vous, à tous les autres de Thyatire, qui ne reçoivent pas cette doctrine, et qui n'ont pas connu les profondeurs de Satan, comme ils les appellent, je vous dis: je ne mets pas sur vous d'autre fardeau; 25 seulement, ce que vous avez, retenez-le jusqu'à ce que je vienne. 26 A celui qui vaincra, et qui gardera jusqu'à la fin mesœuvres, je donnerai autorité sur les nations. 27 Il les paîtra avec une verge de fer, comme on brise les vases d'argile, ainsi que moi-même j'en ai reçu le pouvoir de mon Père. 28 Et je lui donnerai l'étoile du matin. 29 que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises!

Lettre à l'Eglise de Sardes

1 Ecris à l'ange de l'Eglise de Sardes: voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles: je connais tesœuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort. 2 Sois vigilant, et affermis le reste qui est près de mourir; car je n'ai pas trouvé tesœuvres parfaites devant mon Dieu. 3 Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi. Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur, et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai sur toi. 4 Cependant tu as à Sardes quelques hommes qui n'ont pas souillé leurs vêtements; ils marcheront avec moi en vêtements blancs, parce qu'ils en sont dignes. 5 Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs; je n'effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges. 6 Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises! 

 Lettre à l'Eglise de Philadelphie

7 Ecris à l'ange de l'Eglise de Philadelphie: Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui a la clef de David, celui qui ouvre, et personne ne fermera, celui qui ferme, et personne n'ouvrira: 8 Je connais tes œuvres. Voici, parce que tu as peu de puissance, et que tu as gardé ma parole, et que tu n'as pas renié mon nom, j'ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer. 9 voici, je te donne de ceux de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui mentent; voici, je les ferai venir, se prosterner à tes pieds, et connaître que je t'ai aimé. 10 Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l'heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre. 11 je viens bientôt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne. 12 celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n'en sortira plus; j'écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d'auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau. 13 que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises!

Lettre à l'Eglise de Laodicée

14 Ecris à l'ange de l'Eglise de Laodicée: voici ce que dit l'Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu: 15 je connais tesœuvres. Je sais que tu n'es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant! 16 Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. 17 parce que tu dis: je suis riche, je me suis enrichi, et je n'ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, 18 je te conseille d'acheter de moi de l'or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. 19 Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j'aime. Aie donc du zèle, et repens-toi. 20 je te ferai voir ce qui doit arriver dans la suite. Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. 21 celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône. 22 que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises!…

 

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le livre de Néhémie

3 Mai 2005 , Rédigé par delan Publié dans #fondements bibliques de la FM

 

Chapitre 1
1 Les paroles de Néhémie, fils de Hacalia.
Et au mois de Kislev, la vingtième année,il arriva que, comme j’étais à Suse, la capitale,
2 Hanani, l’un de mes frères, lui et quelques hommes vinrent de Juda ; et je les interrogeai sur les juifs, les réchappés qui étaient restés de la captivité, et au sujet de Jérusalem ;
3 et ils me dirent : Les restants, qui sont demeurés de reste de la captivité, là, dans la province, sont dans une grande misère et dans l’opprobre, et la muraille de Jérusalem est en ruine et ses portes sont brûlées par le feu.
4 Et lorsque j’entendis ces paroles, je m’assis et je pleurai ; et je menai deuil [plusieurs] jours, et je jeûnai, et je priai le Dieu des cieux,
5 et je dis : Je te supplie, ô Éternel, Dieu des cieux, le Dieu grand et terrible, qui gardes l’alliance et la bonté envers ceux qui t’aiment et qui gardent tes commandements !
6 Je te prie, que ton oreille soit attentive et que tes yeux soient ouverts, pour écouter la prière de ton serviteur que je fais aujourd’hui devant toi, jour et nuit, pour les fils d’Israël tes serviteurs, et la confession [que je fais] touchant les péchés des fils d’Israël, que nous avons commis contre toi ; moi aussi et la maison de mon père, nous avons péché.
7 Nous avons très mal agi contre toi, et nous n’avons pas gardé les commandements et les statuts et les ordonnances que tu as commandés à ton serviteur Moïse.
8 Souviens-toi, je te prie, de la parole que tu as commandée à ton serviteur Moïse, en disant : Si vous êtes infidèles, je vous disperserai parmi les peuples ;
9 et si vous revenez à moi, et que vous gardiez mes commandements et que vous les pratiquiez, quand vos dispersés seraient au bout des cieux, je les rassemblerai de là et je les ramènerai au lieu que j’ai choisi pour y faire demeurer mon nom.
10 Et ils sont tes serviteurs et ton peuple, que tu as rachetés par ta grande puissance et ta main forte.
11 Je te supplie, Seigneur, que ton oreille soit attentive à la prière de ton serviteur, et à la prière de tes serviteurs qui prennent plaisir à craindre ton nom ; et fais réussir aujourd’hui ton serviteur, je te prie, et donne-lui de trouver miséricorde devant cet homme. Or j’étais échanson du roi.

 

Chapitre 2
1 Et il arriva au mois de Nisan, la vingtième année du roi Artaxerxès, comme le vin était devant lui, que je pris le vin et le donnai au roi ; et je n’avais pas été triste en sa présence.
2 Et le roi me dit : Pourquoi as-tu mauvais visage, et pourtant tu n’es pas malade ? Cela n’est rien que de la tristesse de coeur.
3 Alors j’eus extrêmement peur. Et je dis au roi : Que le roi vive à toujours ! Pourquoi mon visage ne serait-il pas triste, quand la ville, le lieu* des sépulcres de mes pères, est dévastée, et que ses portes sont consumées par le feu ?
4 Et le roi me dit : Que demandes- tu ?
5 Et je priai le Dieu des cieux ; et je dis au roi : Si le roi le trouve bon, et si ton serviteur est agréable devant toi, qu’il m’envoie en Juda, à la ville des sépulcres de mes pères, et je la bâtirai.
6 Alors le roi me dit — et la reine était assise à son côté : — Combien de temps durera ton voyage, et quand reviendras-tu ? Et il plut au roi de m’envoyer, et je lui fixai un temps.
7 Et je dis au roi : Si le roi le trouve bon, qu’il me donne des lettres pour les gouverneurs de l’autre côté du fleuve*, pour qu’ils me fassent passer jusqu’à ce que j’arrive en Juda,
8 et une lettre pour Asaph, gardien de la forêt du roi, afin qu’il me donne du bois pour faire la charpente des portes du château fort attenant à la maison, et pour la muraille de la ville, et pour la maison dans laquelle je dois entrer. Et le roi me les donna, selon que la bonne main de mon Dieu était sur moi.
9 Et je vins auprès des gouverneurs de l’autre côté du fleuve, et je leur donnai les lettres du roi ; or le roi avait envoyé avec moi des chefs de l’armée et des cavaliers.
10 Et quand Sanballat, le Horonite, et Tobija, le serviteur ammonite, l’apprirent, ils furent très mécontents de ce qu’un homme fût venu pour chercher le bien des fils d’Israël.
11 Et j’arrivai à Jérusalem, et je fus là trois jours.
12 Et je me levai de nuit, moi et le peu d’hommes qui étaient avec moi, — et je n’avais informé personne de ce que mon Dieu m’avait mis au coeur de faire pour Jérusalem — et je n’avais pas de bête avec moi, sinon la bête que je montais.
13 Et je sortis de nuit, par la porte de la vallée*, en face de la source du chacal, vers la porte du fumier ; et je considérai les murailles de Jérusalem qui étaient en ruine, et ses portes consumées par le feu.
14 Et je passai à la porte de la fontaine, et à l’étang du roi, et il n’y avait pas de place où pût passer la bête qui était sous moi.
15 Et je montai de nuit par le torrent, et je considérai la muraille ; et je m’en revins, et entrai par la porte de la vallée, et je m’en retournai.
16 Or les chefs ne savaient pas où j’étais allé, ni ce que je faisais ; et jusque-là je n’avais rien communiqué aux Juifs, ni aux sacrificateurs, ni aux nobles, ni aux chefs, ni aux autres qui s’occupaient de l’oeuvre.
17 Et je leur dis : Vous voyez la misère dans laquelle nous sommes, que Jérusalem est dévastée et que ses portes sont brûlées par le feu. Venez et bâtissons la muraille de Jérusalem, afin que nous ne soyons plus dans l’opprobre.
18 Et je leur racontai comment la main de mon Dieu avait été bonne sur moi, et aussi les paroles du roi qu’il m’avait dites. Et ils dirent : Levons-nous et bâtissons. Et ils fortifièrent leurs mains pour bien faire.
19 Et quand Sanballat, le Horonite, et Tobija, le serviteur ammonite, et Guéshem, l’Arabe, l’apprirent, ils se moquèrent de nous et nous méprisèrent, et ils dirent : Qu’est-ce que vous faites là ? Voulez-vous vous révolter contre le roi ?
20 Et je leur répondis et je leur dis : Le Dieu des cieux, lui, nous fera prospérer, et nous, ses serviteurs, nous nous lèverons et nous bâtirons ; mais vous, vous n’avez ni part, ni droit, ni souvenir à Jérusalem.


Chapitre 3
1 Alors Éliashib, le grand sacrificateur, et ses frères, les sacrificateurs, se levèrent et bâtirent la porte des brebis ; ils la sanctifièrent, et en posèrent les battants ; et ils la sanctifièrent jusqu’à la tour de Méa, jusqu’à la tour de Hananeël.
2 Et à côté d’eux bâtirent les hommes de Jéricho ; et à côté d’eux bâtit Zaccur, fils d’Imiri.
3 Et les fils de Senaa bâtirent la porte des poissons ; ils en firent la charpenterie, et en posèrent les battants, les verrous et les barres.
4 Et à côté d’eux répara Merémoth, fils d’Urie, fils d’Hakkots. Et à côté d’eux répara Meshullam, fils de Bérékia, fils de Meshézabeël. Et à côté d’eux répara Tsadok, fils de Baana.
5 Et à côté d’eux réparèrent les Thekohites ; mais les principaux d’entre eux ne plièrent* pas leur cou au service de leur Seigneur.

6 Et Jehoïada, fils de Paséakh, et Meshullam, fils de Besodia, réparèrent la porte du vieux [mur] ; ils en firent la charpenterie, et en posèrent les battants, et les verrous et les barres.
7 Et à côté d’eux réparèrent Melatia, le Gabaonite, et Jadon, le Méronothite, les hommes de Gabaon et de Mitspa, vers le siège du gouverneur de l’autre côté du fleuve.
8 À côté d’eux répara Uziel, fils de Harhaïa, [l’un] des orfèvres ; et à côté de lui répara Hanania, d’entre les parfumeurs ; et ils laissèrent Jérusalem [en son état], jusqu’à la muraille large.
9 Et à côté d’eux répara Rephaïa, fils de Hur, chef de la moitié du district de Jérusalem.
10 Et à côté d’eux répara Jedaïa, fils de Harumaph, savoir vis-à-vis de sa maison. Et à côté de lui répara Hattush, fils de Hashabnia.
11 Malkija, fils de Harim, et Hashub, fils de Pakhath-Moab, réparèrent une seconde portion et la tour des fours.
12 Et à côté d’eux réparèrent Shallum, fils d’Hallokhesh, chef de la moitié du district de Jérusalem, lui et ses filles. 
 et [les Chaldéens] avaient laissé intacts [les murs] de Jérusalem.
13 Hanun et les habitants de Zanoakh réparèrent la porte de la vallée ; ils la bâtirent et posèrent ses battants, ses verrous et ses barres, et [firent] mille coudées de la muraille, jusqu’à la porte du fumier.
14 Et Malkija, fils de Récab, chef du district de Beth-Hakkérem, répara la porte du fumier ; il la bâtit et posa ses battants, ses verrous et ses barres.
15 Et Shallun, fils de Col-Hozé, chef du district de Mitspa, répara la porte de la fontaine ; il la bâtit et la couvrit, et posa ses battants, ses verrous et ses barres ; [il fit] aussi la muraille de l’étang de Siloé, près du jardin du roi, et jusqu’aux degrés qui descendent de la ville de David.
16 Après lui Néhémie, fils d’Azbuk, chef de la moitié du district de Beth-Tsur, répara jusque vis-à-vis des sépulcres de David, et jusqu’à l’étang qui avait été fait, et jusqu’à la maison des hommes forts.
17 Et après lui réparèrent les Lévites : Rehum, fils de Bani. À côté de lui Hashabia, chef de la moitié du district de Kehila, répara pour son district.
18 Après lui réparèrent leurs frères, Bavvaï, fils de Hénadad, chef de la moitié du district de Kehila.
19 Et, à côté de lui, Ézer, fils de Jéshua, chef de Mitspa, répara une seconde portion, vis-à-vis de la montée de l’arsenal de l’angle.
20 Après lui, Baruc, fils de Zabbaï, répara avec zèle une autre portion, depuis l’angle jusqu’à l’entrée de la maison d’Éliashib, le grand sacrificateur.
21 Après lui Merémoth, fils d’Urie, fils d’Hakkots, répara une autre portion, depuis l’entrée de la maison d’Éliashib jusqu’au bout de la maison d’Éliashib.
22 Et après lui réparèrent les sacrificateurs, hommes de la plaine [du Jourdain].
23 Après eux, Benjamin et Hashub réparèrent vis-à-vis de leur maison. Après eux, Azaria, fils de Maascéïa, fils d’Anania, répara à côté de sa maison.
24 Après lui, Binnuï, fils de Hénadad, répara une seconde portion, depuis la maison d’Azaria jusqu’à l’angle et jusqu’au coin.
25 Palal, fils d’Uzaï, [répara] vis-à-vis de l’angle et de la haute tour saillante de la maison du roi, qui touche à la cour de la prison. Après lui [répara] Pedaïa, fils de Parhosh.
26 (Or les Nethiniens demeuraient en Ophel, jusque vis-à-vis de la porte des eaux au levant, et de la tour saillante.)
27 Après lui, les Thekohites réparèrent une seconde portion, vis-à-vis de la grande tour saillante, et jusqu’au mur d’Ophel.
28 Les sacrificateurs réparèrent au-dessus de la porte des chevaux, chacun vis-à-vis de sa maison.
29 Après eux,  Tsadok, fils d’Immer, répara vis-à-vis de sa maison. Et après lui répara Shemahia, fils de Shecania, gardien de la porte du levant.
30 Après lui, Hanania, fils de Shélémia, et Hanun, sixième fils de Tsalaph, réparèrent une seconde portion. Après eux, Meshullam, fils de Bérékia, répara vis-à-vis de sa demeure.
31 Après lui, Malkija, d’entre les orfèvres, répara jusqu’à la maison des Nethiniens et des commerçants, vis-à-vis de la porte de Miphkad, et jusqu’à la montée du coin.
32 Et entre la montée du coin et la porte des brebis réparèrent les orfèvres et les commerçants.


Chapitre 4
1 Et il arriva que, lorsque Sanballat apprit que nous bâtissions la muraille, il se mit en colère et fut extrêmement irrité, et il se moqua des Juifs.
2 Et il parla devant ses frères et devant l’armée de Samarie, et dit : Que font ces faibles Juifs ? Les laissera-t-on faire ? Offriront-ils des sacrifices ? Achèveront-ils en un jour ? Feront-ils revivre les pierres des monceaux de poussière, quand elles sont brûlées ?
3 Et Tobija, l’Ammonite, était à côté de lui, et il dit : Au reste, pour ce que ceux-ci bâtissent, si un renard y montait, il ferait crouler leur muraille de pierres.
4 — Écoute, ô notre Dieu, car nous sommes méprisés, et fais retomber leur outrage sur leurs propres têtes, et livre-les au mépris* dans un pays de captivité ;
5 et ne couvre pas leur iniquité, et que leur péché ne soit pas effacé de devant toi, car ils ont provoqué ceux qui bâtissent.
6 Mais nous rebâtîmes la muraille, et toute la muraille fut reliée jusqu’à la moitié ; et le peuple avait le coeur au travail.
7 Mais il arriva que, lorsque Sanballat et Tobija, et les Arabes, et les Ammonites, et les Asdodiens, apprirent que la réparation des murs de Jérusalem avançait, que les brèches commençaient à se fermer, ils se mirent dans une grande colère ;
8 et ils se liguèrent tous ensemble pour venir faire la guerre contre Jérusalem et pour lui causer du dommage.
9 Et nous priâmes notre Dieu, et nous établîmes une garde contre eux, jour et nuit, à cause d’eux.
10 Et Juda dit : Les forces des porteurs de fardeaux faiblissent, et il y a beaucoup de décombres : nous ne pouvons bâtir la muraille.
11 Et nos ennemis disaient : Ils ne le sauront pas et ne le verront pas, jusqu’à ce que nous arrivions au milieu d’eux : et nous les tuerons, et nous ferons cesser l’ouvrage.
12 Et il arriva que, comme les Juifs qui habitaient près d’eux vinrent et nous le dirent par dix fois, de tous les lieux d’où ils revenaient vers nous,
13 j’établis [des postes] dans les endroits bas, dans l’espace derrière la muraille, en des lieux découverts, et je plaçai le peuple par familles avec leurs épées, leurs piques et leurs arcs.
14 Et je regardai et je me levai, et je dis aux nobles et aux chefs,  et au reste du peuple : Ne les craignez pas ; souvenez-vous du Seigneur, qui est grand et terrible, et combattez pour vos frères, pour vos fils et pour vos filles, pour vos femmes et pour vos maisons.
15 Et quand nos ennemis apprirent que nous étions informés, et que Dieu avait dissipé leur conseil, il arriva que nous retournâmes tous à la muraille, chacun à son travail.
16 Et, dès ce jour-là, la moitié de mes jeunes hommes travaillait à l’oeuvre, et la moitié tenait les piques, et les boucliers  et les arcs, et les cuirasses ; et les chefs étaient derrière toute la maison de Juda.
17 Ceux qui bâtissaient la muraille, et ceux qui portaient les fardeaux [et] ceux qui les chargeaient, faisaient le travail d’une main, et, de l’autre main, tenaient une arme.
18 Et ceux qui bâtissaient avaient chacun leur épée ceinte sur leurs reins et bâtissaient, et celui qui sonnait de la trompette était à côté de moi.
19 Et je dis aux nobles et aux chefs et au reste du peuple : L’ouvrage est grand et étendu, et nous sommes épars sur la muraille, éloignés l’un de l’autre.
20 Au lieu où vous entendrez le son de la trompette, là, rassemblez-vous vers nous ; notre Dieu combattra pour nous.
21 Ainsi nous faisions l’ouvrage ; et la moitié d’entre eux tenait les piques depuis le lever de l’aurore jusqu’à l’apparition des étoiles.
22 Dans ce temps-là aussi je dis au peuple : Que chacun, avec son serviteur*, passe la nuit à l’intérieur de Jérusalem, afin que de nuit ils nous soient une garde, et que de jour [ils fassent] le travail.
23 Et ni moi, ni mes frères, ni mes jeunes hommes, ni les hommes de la garde qui me suivaient, nous n’ôtâmes nos vêtements ; chacun [avait] son arme à sa droite.


Chapitre 5
1 Et il y eut un grand cri du peuple et de leurs femmes contre les Juifs, leurs frères.
2 Et il y en avait qui disaient : Nous, nos fils et nos filles, nous sommes nombreux, et nous demandons du blé afin que nous mangions et que nous vivions.
3 Et il y en avait qui disaient : Nous avons dû engager nos champs et nos vignes et nos maisons pour nous procurer du blé dans la disette.
4 Et il y en avait qui disaient : Nous avons emprunté de l’argent sur nos champs et nos vignes pour le tribut du roi ;
5 et pourtant notre chair est comme la chair de nos frères, nos fils comme leurs fils ; et voici, nous réduisons nos fils et nos filles à la servitude, et parmi nos filles, il y en a qui sont [déjà] asservies, et il n’est pas au pouvoir de nos mains [de les racheter], car nos champs et nos vignes sont à d’autres.
6 Et je fus très irrité lorsque j’entendis leur cri et ces paroles.
7 Et mon coeur se consulta sur cela, et je querellai les nobles et les chefs, et je leur dis : Vous exigez de l’intérêt chacun de son frère ! Et je leur opposai une grande congrégation ;
8 et je leur dis : Nous avons racheté, selon notre pouvoir, nos frères, les Juifs, qui avaient été vendus aux nations ; et vous voulez vous-mêmes vendre vos frères ? Et c’est à nous qu’ils se vendraient ? Et ils se turent et ne trouvèrent rien à dire.
9 Et je dis : Ce que vous faites n’est pas bien. Ne devriez-vous pas marcher dans la crainte de notre Dieu, pour n’être pas dans l’opprobre parmi les nations qui nous sont ennemies ?
10 Moi aussi, mes frères et mes jeunes hommes, nous pourrions exiger d’eux, comme intérêt, de l’argent et du blé. Laissons, je vous prie, cette usure.
11 Rendez-leur, aujourd’hui même, je vous prie, leurs champs, leurs vignes, leurs oliviers et leurs maisons, et le centième de l’argent et du blé, du moût et de l’huile, que vous avez exigé d’eux comme intérêt.
12 Et ils dirent : Nous les rendrons et nous ne leur demanderons rien ; nous ferons ainsi, comme tu l’as dit. Et j’appelai les sacrificateurs, et je les fis jurer de faire selon cette parole.
13 Je secouai aussi le pan de ma robe, et je dis : Que Dieu secoue ainsi de sa maison et du fruit de son labeur quiconque n’accomplira pas cette parole, et qu’il soit ainsi secoué et à vide ! Et toute la congrégation dit : Amen ! Et ils louèrent l’Éternel. Et le peuple fit selon cette parole.
14 Dès le jour aussi où je fus établi leur gouverneur dans le pays de Juda, depuis la vingtième année jusqu’à la trente-deuxième année du roi Artaxerxès, pendant douze ans, ni moi, ni mes frères, nous n’avons mangé le pain du gouverneur.
15 Mais les gouverneurs précédents qui avaient été avant moi, avaient été à charge au peuple, et ils avaient pris d’eux du pain et du vin, et, de plus, quarante sicles d’argent ; leurs jeunes hommes aussi dominaient sur le peuple. Mais moi, je n’ai pas fait ainsi, à cause de la crainte de Dieu.
16 Et j’ai aussi tenu ferme, dans ce travail de la muraille, et nous n’avons acheté aucun champ, et tous mes jeunes hommes étaient rassemblés là pour l’ouvrage.
17 J’avais aussi à ma table cent cinquante Juifs et chefs, outre ceux qui nous venaient du milieu des nations qui nous entouraient.
18 Or ce qui m’était apprêté pour un jour, c’était un boeuf, [et] six moutons choisis ; on m’apprêtait aussi de la volaille, et, tous les dix jours, toutes sortes de vins en abondance ; et avec cela, je n’ai point réclamé le pain du gouverneur, parce que le service pesait lourdement sur ce peuple. Souviens-toi en bien pour moi, ô mon Dieu, de tout ce que j’ai fait pour ce peuple !


Chapitre 6
1 Et il arriva que, lorsque Sanballat, et Tobija, et Guéshem, l’Arabe, et le reste de nos ennemis, apprirent que j’avais bâti la muraille et qu’il n’y restait aucune brèche, quoique jusqu’à ce temps-là je n’eusse pas posé les battants aux portes,
2 Sanballat et Guéshem m’envoyèrent dire : Viens et rencontrons-nous ensemble dans les villages de la vallée d’Ono. Mais ils pensaient à me faire du mal.
3 Et je leur envoyai des messagers, disant : Je fais un grand travail et je ne puis descendre. Pourquoi le travail cesserait-il pendant que je le quitterais et que je descendrais vers vous ?
4 Et ils m’envoyèrent dire la même chose quatre fois, et je leur répondis de la même manière.
5 Et Sanballat m’envoya son serviteur une cinquième fois, de la même manière, une lettre ouverte à la main.
6 Il y était écrit : On entend dire parmi les nations, et Gashmu le dit, que toi et les Juifs vous pensez à vous révolter ; c’est pour cela que tu bâtis la muraille, et, d’après ces dires, c’est toi qui deviendras leur roi.
7 Et même tu as établi des prophètes pour proclamer et dire de toi dans Jérusalem : Il y a un roi en Juda ! Et maintenant, on fera entendre au roi ces mêmes choses ; viens donc maintenant, et tenons conseil ensemble.
8 Et je lui envoyai dire : Aucune des choses dont tu parles n’a eu lieu ; mais tu les inventes dans ton propre coeur.
9 Car ils voulaient tous nous effrayer, disant : Leurs mains se lasseront du travail, et il ne se fera pas. Maintenant donc, fortifie mes mains !

10 Et moi, je vins à la maison de Shemahia, fils de Delaïa, fils de Mehétabeël (et il s’était enfermé) ; et il dit : Rencontrons-nous dans la maison de Dieu, à l’intérieur du temple, et fermons les portes du temple, car ils vont venir pour te tuer, et c’est de nuit* qu’ils vont venir pour te tuer.
11 Et je dis : Un homme comme moi fuirait-il ? Et quel homme comme moi entrerait dans le temple et vivrait ? Je n’entrerai pas.
12 Et je reconnus que, voici, ce n’était pas Dieu qui l’avait envoyé, car il prononçait cette prophétie contre moi, et Tobija et Sanballat le soudoyaient.
13 C’est pour cela qu’il était payé, pour que j’eusse peur et que je fisse ainsi et péchasse, et qu’ils eussent de quoi me faire un mauvais renom, afin de me couvrir d’opprobre.
14 Souviens-toi, ô Dieu, de Tobija et de Sanballat selon ces oeuvres qu’ils ont faites ; et aussi de Noadia, la prophétesse, et du reste des prophètes qui voulaient m’effrayer !

15 Et la muraille fut achevée le vingt-cinquième [jour du mois] d’Élul, en cinquante-deux jours.
16 Et il arriva que, lorsque tous nos ennemis l’apprirent, toutes les nations qui nous environnaient craignirent et furent fort abaissées à leurs propres yeux, et elles reconnurent que cette oeuvre avait été faite de par notre Dieu.
17 En ces jours-là aussi, des nobles de Juda envoyèrent lettres sur lettres à Tobija, et celles de Tobija leur arrivaient ;
18 car plusieurs en Juda lui avaient prêté serment, car il était gendre de Shecania, fils d’Arakh, et Jokhanan, son fils, avait pris la fille de Meshullam, fils de Bérékia.
19 Ils disaient aussi devant moi ses bonnes actions, et ils lui rapportaient mes paroles .Tobija envoyait des lettres pour m’effrayer.


Chapitre 7
1 Or il arriva, quand la muraille fut bâtie et que j’eus posé les battants [des portes], qu’on établit dans leurs emplois les portiers, et les chantres, et les lévites.
2 Et je chargeai du gouvernement de Jérusalem Hanani, mon frère, et Hanania, chef du château fort ; car c’était un homme fidèle, et il craignait Dieu, plus que beaucoup [d’autres] ;
3 et je leur dis que les portes de Jérusalem ne devaient pas être ouvertes avant que le soleil ne fût chaud, et qu’on devait fermer les battants [des portes] pendant qu’ils étaient là, et mettre les barres, et qu’on devait placer des gardes d’entre les habitants de Jérusalem, chacun à son poste, et chacun devant sa maison.
4 Or la ville était spacieuse et grande, mais le peuple peu nombreux au milieu d’elle, et il n’y avait point de maisons bâties.
5 Et mon Dieu me mit au coeur de rassembler les nobles et les chefs*, et le peuple, pour les enregistrer par généalogies. Et je trouvai le registre généalogique de ceux qui étaient montés au commencement, et j’y trouvai écrit :
6 Voici ceux* de la province qui remontèrent de la captivité de ceux qui avaient été transportés, lesquels Nebucadnetsar, roi de Babylone, avait transportés, et qui retournèrent à Jérusalem et en Juda, chacun à sa ville,
7 ceux qui vinrent avec Zorobabel, Jéshua, Néhémie, Azaria, Raamia, Nakhamani, Mardochée, Bilshan, Mispéreth, Bigvaï, Nehum, [et] Baana.
 des choses très saintes, jusqu’à ce que fût suscité* le sacrificateur avec les urim et les thummim.
……

 

Chapitre 8.
 Alors tout le peuple s’assembla comme un seul homme sur la place qui est devant la porte des eaux. Et ils dirent à Esdras, le scribe, d’apporter le livre de la loi de Moïse, que l’Éternel avait commandée à Israël.
2 Et le premier jour du septième mois, Esdras, le sacrificateur, apporta la loi devant la congrégation des hommes et des femmes, et devant tous ceux qui avaient de l’intelligence pour entendre.
3 Et il y lut devant la place qui est devant la porte des eaux, depuis l’aube* jusqu’à midi, en présence des hommes et des femmes, et de ceux qui avaient de l’intelligence. Et tout le peuple prêtait l’oreille au livre de la loi.
4 Et Esdras, le scribe, se tenait sur une estrade de bois qu’on avait faite pour l’occasion ; et Matthithia, et Shéma, et Anaïa, et Urie, et Hilkija, et Maascéïa, se tenaient à côté de lui, à sa droite ; et à sa gauche, Pedaïa, et Mishaël, et Malkija, et Hashum, et Hashbaddana, Zacharie, [et] Meshullam.
5 Et Esdras ouvrit le livre aux yeux de tout le peuple, car il était [élevé] au-dessus de tout le peuple ; et quand il l’ouvrit, tout le peuple se tint debout.
6 Et Esdras bénit l’Éternel, le grand Dieu, et tout le peuple répondit : Amen, Amen ! en élevant les mains, et ils s’inclinèrent et se prosternèrent devant l’Éternel, le visage contre terre.
7 Et Jéshua, et Bani, et Shérébia, Jamin, Akkub, Shabthaï, Hodija, Maascéïa, Kelita, Azaria, Jozabad, Hanan, Pelaïa, et les lévites, faisaient comprendre la loi au peuple ; et le peuple se tenait à sa place.
8 Et ils lisaient distinctement dans le livre de la loi de Dieu, et ils en donnaient le sens et le faisaient comprendre lorsqu’on lisait.
9 Et Néhémie, qui était le Thirshatha, et Esdras, le sacrificateur, le scribe, et les lévites qui faisaient comprendre au peuple [ce qu’on lisait], dirent à tout le peuple : Ce jour est saint à l’Éternel, votre Dieu ; ne menez pas deuil et ne pleurez pas ! Car tout le peuple pleurait en entendant les paroles de la loi.
10 Et [Néhémie] leur dit : Allez, mangez de ce qui est gras et buvez de ce qui est doux, et envoyez des portions à ceux qui n’ont rien de préparé, car ce jour est saint, [consacré] à notre Seigneur. Et ne vous affligez pas, car la joie de l’Éternel est votre force.
11 Et les lévites tranquillisèrent tout le peuple, en disant : Taisez-vous, car ce jour est saint, et ne vous affligez pas.
12 Et tout le peuple s’en alla pour manger et pour boire, et pour envoyer des portions, et pour faire de grandes réjouissances ; car ils avaient compris les paroles qu’on leur avait fait connaître.
13 Et le second jour, les chefs des pères de tout le peuple, les sacrificateurs et les lévites, s’assemblèrent auprès d’Esdras, le scribe, et [cela] pour devenir intelligents dans les paroles de la loi.
14 Et ils trouvèrent écrit dans la loi que l’Éternel avait commandée par Moïse, que les fils d’Israël devaient habiter dans des tabernacles pendant la fête du septième mois,
15 et qu’ils devaient faire entendre et faire passer une proclamation dans toutes leurs villes et à Jérusalem, disant : Sortez dans la montagne, et apportez des branches d’olivier, et des branches d’olivier sauvage, et des branches de myrte, et des branches de palmier, et des branches d’arbres touffus, pour faire des tabernacles, comme il est écrit.
16 Et le peuple sortit et [en] apporta, et ils se firent des tabernacles, chacun sur son toit, et dans leurs cours, et dans les parvis de la maison de Dieu, et sur la place de la porte des eaux, et sur la place de la porte d’Éphraïm.
17 Et toute la congrégation de ceux qui étaient revenus de la captivité fit des tabernacles, et ils habitèrent dans les tabernacles ; car les fils d’Israël n’avaient pas fait cela depuis les jours de Josué fils de Nun, jusqu’à ce jour-là. Et il y eut une très grande joie.
18 Et on lut dans le livre de la loi de Dieu chaque jour, depuis le premier jour jusqu’au dernier jour. Et ils célébrèrent la fête sept jours, et au huitième jour, il y eut une assemblée solennelle, selon l’ordonnance.

 

Chapitre 9
1 Et le vingt-quatrième jour de ce mois, les fils d’Israël s’assemblèrent avec jeûne et vêtus de sacs, et avec de la terre sur eux.
2 Et la race* d’Israël se sépara de tous les fils de l’étranger ; et ils se tinrent là et confessèrent leurs péchés et les iniquités de leurs pères.
3 Et ils se levèrent à leurs places, et lurent dans le livre de la loi de l’Éternel, leur Dieu, pendant un quart de la journée ; et pendant un quart, ils firent confession et se prosternèrent devant l’Éternel, leur Dieu.
4 Et les lévites, Jéshua, Bani, Kadmiel, Shebania, Bunni, Shérébia, Bani, et Kenani, se levèrent sur l’estrade et crièrent à haute voix à l’Éternel, leur Dieu.
5 Et les lévites, Jéshua, Kadmiel, Bani, Hashabnia, Shérébia, Hodija, Shebania et Pethakhia, dirent : Levez-vous, bénissez l’Éternel, votre Dieu, d’éternité en éternité ! Et qu’on bénisse le nom de ta gloire, qui est haut élevé au-dessus de toute bénédiction et de toute louange.
6 Tu es le Même,toi seul, ô Éternel ; tu as fait les cieux, les cieux des cieux et toute leur armée, la terre et tout ce qui est sur elle, les mers et tout ce qui est en elles. Et c’est toi qui fais vivre toutes ces choses, et l’armée des cieux t’adore.
7 Tu es le Même, ô Éternel, Dieu, qui as choisi Abram et l’as fait sortir d’Ur des Chaldéens, et lui as donné le nom d’Abraham.
8 Et tu trouvas son coeur fidèle devant toi, et tu fis avec lui une alliance pour donner le pays du Cananéen, du Héthien, de l’Amoréen, et du Phérézien, et du Jébusien, et du Guirgasien, pour le donner a sa semence ; et tu as accompli tes paroles, car tu es juste.
9 Et tu vis l’affliction de nos pères en Égypte, et tu entendis leur cri vers la mer Rouge,
10 et tu opéras des signes et des prodiges sur le Pharaon, et sur tous ses serviteurs, et sur tout le peuple de son pays, car tu savais qu’ils avaient agi avec fierté contre eux, et tu t’acquis un nom comme [il paraît] aujourd’hui.
11 Et tu fendis la mer devant eux, et ils passèrent à sec par le milieu de la mer ; et ceux qui les poursuivaient, tu les jetas dans les abîmes, comme une pierre dans les eaux puissantes.
12 Et tu les conduisis de jour par une colonne de nuée, et de nuit par une colonne de feu, afin d’éclairer pour eux le chemin dans lequel ils devaient marcher.
13 Et tu descendis sur la montagne de Sinaï, et tu parlas avec eux depuis les cieux, et tu leur donnas des ordonnances droites et des lois de vérité, de bons statuts et [de bons] commandements.
14 Et tu leur fis connaître ton saint sabbat, et tu leur prescrivis des commandements et des statuts et une loi, par ton serviteur Moïse.
15 Et des cieux tu leur donnas du pain pour leur faim, et tu leur fis sortir du rocher de l’eau pour leur soif, et tu leur dis d’entrer pour prendre possession du pays que tu avais juré de leur donner,
16 Mais eux, savoir nos pères, agirent avec fierté, et roidirent leur cou, et n’écoutèrent pas tes commandements,
17 et refusèrent d’entendre, et ne se souvinrent pas de tes merveilles que tu avais faites pour eux ; mais ils roidirent leur cou, et dans leur rébellion ils établirent un chef, pour retourner à leur servitude. Mais toi, tu es un #Dieu* de pardons, faisant grâce, et miséricordieux, lent à la colère, et grand en bonté, et tu ne les as point abandonnés.
18 Même quand ils se firent un veau de fonte, et dirent : C’est ici ton dieu qui t’a fait monter d’Égypte, — et qu’ils te firent de grands outrages,
19 toi, dans tes grandes* compassions, tu ne les abandonnas point dans le désert ; la colonne de nuée ne se retira point de dessus eux, le jour, pour les conduire dans le chemin, ni la colonne de feu, la nuit, pour les éclairer, et [leur montrer] le chemin dans lequel ils devaient marcher.
20 Et tu [leur] donnas ton bon Esprit pour les rendre intelligents, et tu ne refusas pas ta manne à leur bouche, et tu leur donnas de l’eau pour leur soif.
21 Et tu les entretins quarante ans dans le désert : ils ne manquèrent de rien ; leurs vêtements ne s’usèrent point, et leurs pieds n’enflèrent point.
22 Et tu leur donnas des royaumes et des peuples, et tu les leur partageas par contrées, et ils prirent possession du pays de Sihon, du pays du roi de Hesbon, aussi bien que du pays d’Og, roi de Basan.
23 Et tu multiplias leurs fils comme les étoiles des cieux, et tu les introduisis dans le pays dont tu avais dit à leurs pères, qu’ils y entreraient pour le posséder.
24 Et leurs fils entrèrent et possédèrent le pays. Et tu subjuguas devant eux les habitants du pays, les Cananéens, et tu les livras en leur main, leurs rois et les peuples du pays, pour leur faire selon leur bon plaisir.
25 Et ils prirent des villes fortifiées, et un pays gras, et ils possédèrent des maisons pleines de tout bien, des puits creusés, des vignes et des oliviers, et des arbres fruitiers en abondance ; et ils mangèrent, et furent rassasiés, et s’engraissèrent ; et ils vécurent dans les délices par ta grande bonté.
26 Mais ils se rebellèrent et se révoltèrent contre toi, et jetèrent ta loi derrière leur dos, et tuèrent tes prophètes qui rendaient témoignage contre* eux pour les ramener à toi, et ils te firent de grands outrages.
27 Et tu les livras en la main de leurs adversaires qui les opprimèrent. Et au temps de leur détresse ils crièrent à toi, et toi, tu entendis des cieux, et selon tes grandes* compassions tu leur accordas des sauveurs qui les sauvèrent de la main de leurs oppresseurs.
28 Mais quand ils avaient du repos, ils recommençaient à faire le mal devant toi, et tu les abandonnais en la main de leurs ennemis, et ceux-ci dominaient sur eux. Et de nouveau ils criaient à toi, et toi, tu entendais des cieux, et tu les délivras maintes fois, selon tes compassions.
29 Et tu rendis témoignage contre eux pour les ramener à ta loi ; mais ils agirent avec fierté, et n’écoutèrent pas tes commandements, et péchèrent contre tes ordonnances, par lesquelles, s’il les pratique, un homme vivra ; et ils opposèrent une épaule revêche, et roidirent leur cou, et n’écoutèrent pas.
30 Et tu différas à leur égard pendant beaucoup d’années, et tu rendis témoignage contre eux par ton Esprit, par le moyen de tes prophètes ; mais ils ne prêtèrent pas l’oreille, et tu les livras en la main des peuples des pays.
31 Toutefois, dans tes grandes compassions, tu n’en finis pas avec eux, et tu ne les abandonnas pas ; car tu es un Dieu faisant grâce, et miséricordieux.
32 Et maintenant, notre Dieu, le Dieu grand, puissant et terrible, qui gardes l’alliance et la bonté, que ce ne soit pas peu de chose devant toi que toutes les peines qui nous ont atteints, nous, nos rois, nos princes, et nos sacrificateurs, et nos prophètes, et nos pères, et tout ton peuple, depuis les jours des rois d’Assyrie jusqu’à ce jour-ci.
33 Mais tu es juste dans tout ce qui nous est survenu, car tu as agi avec vérité, et nous, nous avons agi méchamment.
34 Et nos rois, nos princes, nos sacrificateurs, et nos pères, n’ont pas pratiqué ta loi, et n’ont pas été attentifs à tes commandements et à tes témoignages que tu as rendus au milieu d’eux
35 Et ils ne t’ont pas servi dans leur royaume, et dans l’abondance des biens que tu leur avais donnés, et dans le spacieux et gras pays que tu avais mis devant eux, et ils ne sont pas revenus de leurs mauvaises actions.
36 Voici, nous sommes aujourd’hui serviteurs ; et quant au pays que tu donnas à nos pères pour qu’ils en mangeassent le fruit et les bons produits, voici, nous y sommes serviteurs ;
37 et il rapporte beaucoup aux rois que tu as établis sur nous à cause de nos péchés ; et ils dominent à leur gré sur nos corps et sur notre bétail, et nous sommes dans une grande détresse.
38 Et pour tout cela, nous faisons une ferme alliance, et nous l’écrivons. Et à l’apposition des sceaux [se trouvèrent] nos princes, nos lévites, [et] nos sacrificateurs.

 


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la vengeance d'Hiram

3 Mai 2005 Publié dans #hauts grades

Quand on informa le roi Salomon que Hiram n'apparaissait plus parmi les Bâtisseurs du Temple, il ordonna d'arrêter tous les travaux et que l'on cesse de délivrer la paye, tant que Hiram ne serait trouvé mort ou vif. Tous les frères se mirent à sa recherche. La tombe de Hiram, sur laquelle poussait une branche d'acacia, fut découverte par le frère Stolkin et, par ce fait, lui mérita une confiance particulière du Roi. Mais, n'admettant que la mort de Hiram puisse rester impunie, Salomon donna l'ordre de trouver les assassins et fixa une haute récompense à celui qui les amènerait à lui.

Un jour que Salomon s'entretenait dans son palais avec les Maîtres dont le nombre était supérieur à quatre-vingt-dix, le chef de la garde entra et l'informa qu'un Étranger avait à lui communiquer un secret d'une haute importance. Salomon sortit voir l'inconnu et, après un court laps de temps, revenant dans la salle, il leur communiqua que l'Étranger connaissait le refuge des assassins du Maître et proposait d'y conduire tous ceux qui désireraient le suivre. Tous les frères, d'une même ardeur, exprimèrent le désir de suivre l'Étranger. Le Roi fort touché par cet élan, leur déclara que neuf Maîtres suffiraient et que le sort désignerait ceux des frères qui devraient aller chercher les coupables et ceux qui auraient l'honneur de reprendre les travaux de la construction du Temple. Des billets portant les noms de tous les frères furent placés dans une urne et les neuf frères dont les noms sortirent furent ainsi élus...

À peine les noms des neuf Élus cités, leur visage s'illuminèrent de joie. Salomon leur ordonna de suivre l'Étranger vers la caverne où le meurtrier nommé Aviram, avait trouvé refuge. Les neuf Élus se mirent en route. Pendant un certain temps, ils marchèrent ensemble mais l'un d'entre eux, nommé Yahoben, brûlant d'impatience et poussé par une soif de vengeance, devança les autres. Il arriva le premier devant la caverne que cachait un buisson et devant laquelle se trouvait un chien et où se cachait l'assassin de Hiram. Il y pénétra.

A la lumière d'une lampe qui brûlait dans la caverne, il vit le meurtrier se reposant couché sur le dos. Oubliant les instructions de Salomon, Yahoben saisit son poignard et frappa le meurtrier à la tête, puis au cœur Ce dernier se réveilla, écumant de rage, mais le coup reçu et l'aspect sans peur de Yahoben le firent chanceler. Il tomba et hurla comme un forcené : “ NAQAH ! NAQAH ! ”, ce qui veut dire “ Il a pénétré ” et rendit l'âme. La fureur enivra Yahoben. Il trancha la tête du meurtrier et la plaça à coté du poignard ensanglanté. Puis, ayant vu une source d'eau fraîche jaillissant dans la caverne, il étancha sa soif et, s'affaissant à terre, s'endormit d'un profond sommeil.

Entre temps, les huit autres Élus arrivèrent ensemble en compagnie de l'Étranger. Ils brûlaient du désir d'accomplir la volonté du Roi. Quelle fut donc leur stupéfaction lorsqu'ils virent Yahoben endormi avec, à ses pieds, la tête tranchée d'Aviram et le poignard ensanglanté. Leur premier cri fut : “ Nekam ! Nekam ! ”. Réveillé par ce cri, Yahoben se leva brusquement et hurla à son tour : “ Vengeance ”. Les frères lui dirent “ Yahoben, qu'avez-vous fait ? Que dira le Roi ? ” Le front de Yahoben s'assombrit. Il se rendit compte de la gravité de son crime. Il lui resta un seul espoir : la clémence du Roi.

Ayant pris d'une main la tête du meurtrier et de l'autre le poignard, il suivit ses frères qui le conduisirent au palais. Salomon fut fort réjoui quand il apprit que les Élus étaient revenus le soir même. Il était convaincu qu'ils avaient ramené l'assassin de Hiram et méditait sur la peine qu'exigeait une justice suprême. Et voilà qu'il vit entrer Yahoben avec la tête d'Aviram à la main. Il maîtrisât avec peine le courroux qui s'empara de lui mais ayant de son regard sage jeté un coup d’œil dans l'âme de Yahoben, il lui pardonna. ..

Salomon fit embaumer la tête pour qu'elle puisse se conserver et être exposée avec celle des 2 autres assassins quand il les trouverait.

Les deux autres meurtriers de Hiram avaient quitté la montagne située près de Yaffa et s'étaient réfugiés à Gath et s'y croyaient en sûreté. Six mois après la mort de Hiram-Abif, Akiroph-Bengader, un des intendants de Salomon, faisant des perquisitions dans le pays de gath, tributaire de Salomon, apprit que Sterkin et Oterfut les deux autres assassins de Hiram-Abif s'y étaient retirés et s'y croyaient en sûreté.

Salomon l'ayant appris écrivit immédiatement à Maakah, roi de Gath et lui marqua le désir qu'il avait de découvrir les coupables et de leur faire infliger la peine due à leur crime.

En conséquence Salomon choisit 15 des plus dignes Frères et zélés Maîtres, dans le nombre desquels il comprit les 9 qui avaient été à la recherche d'Aviram. Ils partirent le 15 du mois Thammuz (répondant au mois de juin de notre ère). Ils arrivèrent le 28 du même mois dans le pays de Gath. Ils remirent la lettre à Maakah qui, épouvanté par cette nouvelle, donna sur-le-champ des ordres pour que l'on fit la recherche la plus exacte des 2 assassins et qu'ils fussent livrés aux Israélites, se trouvant fort heureux de délivrer ses états de pareils monstres.

On employa 5 jours à faire les perquisitions les plus exactes. Zerbal et Eli’am furent les premiers qui les découvrirent dans une carrière nommée Bendicat. Ils furent enchaînés et chargés de fers sur lesquels on grava le crime dont ils étaient coupables et le genre de châtiment qui leur était réservé. Ils arrivèrent à Jérusalem le 15 du mois suivant et furent conduit à Salomon qui leur reprocha le noir forfait dont ils s'étaient rendus coupables. Il ordonna de les conduire dans la Tour d'Achivazar jusqu'au moment de l'exécution.

Le lendemain à 10 heures du matin ils furent attachés à deux poteaux par le cou, les pieds et les bras qu'on fixa par derrière. Leurs corps furent cruellement ouverts depuis la poitrine jusqu'à l'os du pubis. Ils demeurèrent dans cet état pendant 8 heures. Les mouches et autres insectes vinrent se repaître de leur sang et de leurs entrailles. Leurs cris et leurs gémissements étaient si lamentables qu’ils touchèrent le cœur même de leurs bourreaux qui leurs coupèrent la tête. Ils jetèrent leurs corps pardessus les murailles de Yeroushalaïm (Jérusalem) pour servir de pâture aux corbeaux et aux bêtes féroces.

Les têtes des trois assassins de Hiram-Abif furent ensuite accrochées aux cintres des trois portes sud, ouest et est de Yeroushalaïm.

La punition des trois assassins étant accomplie, Salomon pour récompenser le zèle et la constance des 15 Grands Élus, pour leur donner un grade plus élevé et pour n’admettre entre eux aucune préférence, choisit par bulletins 12 d’entre eux et ordonna que les 12 premiers noms qui sortiraient de l’urne seraient ceux qui formeraient le Grand Chapitre et commanderaient les 12 tribus d’Israël. Les trois qui furent écartés pourraient être appelés à d’autres missions Il donna aux douze Élus le titre d’excellents Emeth* qui signifie en hébreu “ vérité ou homme vrai, véritable, en toutes occasions.

Il leur montra les choses précieuses qui étaient enfermés dans le Tabernacle et les Tables de la Loi gravées du doigt de Dieu sur le mont Sinaï, auprès du buisson ardent ainsi que le chandelier à sept branches, la menorah et le voile du saint des Saints.

Il les arma de l’épée de Justice et leur accorda plusieurs autres faveurs.

 

 

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christianisme et hauts grades

3 Mai 2005 Publié dans #hauts grades

                       .. Cinq siècles s’étaient écoulés depuis la reconstruction du Temple par Zorobabel. Les Juifs, seuls entre les nations, professaient le culte du vrai Dieu. Ce culte se concentrait dans le Temple de Jérusalem, où le sang des victimes sacrifiées par une armée de prêtres coulait sans relâche sur les autels de celui qui avait proclamé par Esaie « qu’ai-je à faire de la multitude de vos sacrifices ? Je ne prends             point plaisir au sang des taureaux, des brebis et des boucs. Apprenez à faire le bien, et alors venez ».

Cependant, les temps étaient sombres et le joug des Gentils s’appentis- sait sur les enfants d’Israël. C’est alors que les penseurs et les patriotes se réfugièrent dans les espérances apocalyptiques dont le livre de Daniel nous a conservé la terrifiante vision. Le Messie, annoncé par les prophètes d’autrefois, devait être un Être surhumain, à apparence humaine, le Fils de l’Homme qui assurerait la destruction des méchants et la félicité des justes.

Des prophètes apparurent, dont un certain Jean, qui s’était réfugié dans le désert pour y mener une vie d’ascète.
Jean prêchait l’amendement moral, l’équité, la charité, la pénitence. Il administrait un rite nouveau : le baptême qui effaçait la trace des péchés

Peu après surgit un autre prophète qui ne se retira pas dans la solitude mais qui discutait dans les synagogues et se mêlait à la foule, fréquentant même les pécheurs, les publicains et les hérétiques.
Il annonçait l’avènement proche du royaume de Dieu, présentant cette révolution tantôt comme un cataclysme miraculeux, tantôt comme une conversion spontanée du genre humain. Son enseignement se résumait en ces mots : « le royaume de Dieu n’est pas ici ou là ; il est au-dedans de vous » (Luc, XVI, 21).
Ce règne de Dieu, Jésus le caractérise par la disparition des sentiments égoïstes, des passions sensuelles, de l’attachement aux choses de ce monde, par le relèvement des petits et des humbles ; par l’oubli des injures, le respect absolu de la justice, la bienveillance réciproque, conduisant non pas seulement à la formule négative : « ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse », mais encore à la sentence si difficile à réaliser : « fais à autrui ce que tu voudrais qu’on te fît ».

Vous voyez que cette conception répond à l’idéal de justice absolue esquissé par certains prophètes, tels qu’Esaïe.
Jamais Jésus ne songea à formuler des dogmes ou à faire dépendre le salut de certains rites, encore moins à fonder une organisation ecclésiastique : « Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Matt., XVIII, 20). Sa théologie se résume dans l’affirmation de la paternité de Dieu, d’où il déduit la fraternité des hommes. Aussi, bien qu’il se soit adressé exclusivement aux Juifs, son enseignement est de toutes les races et de tous les âges. 

  

                        Jésus semble avoir cru d’abord qu’il lui suffirait de prêcher sa doctrine pour la faire aussitôt accepter par tous. Se heurtant aux sophismes des Pharisiens, à la haine des prêtres, à l’indifférence ou aux préjugés de la masse, il dut comprendre que l’évolution du genre humain peut seulement s’accomplir par des voies lentes et graduelles.

Persuadé qu’il était le Messie appelé à réaliser les prophéties de l’Écriture, il n’en prévit pas moins que sa mission lui coûterait la vie.
Il n’y a pas de motif pour révoquer en doute les incidents de son dernier voyage à Jérusalem, son arrestation, sa condamnation et sa mort sur la croix, tels que nous les rapportent les traditions concordantes des évangélistes.

La disparition de Jésus mit ses disciples devant l’alternative, ou reconnaître l’erreur qu’ils avaient commise en lui attribuant le rôle de Messie, ou contester sa mort et l’échec de sa mission. Ils accueillirent donc avec enthousiasme le bruit de sa résurrection et de son ascension au Ciel où ils se le figurèrent assis à la droite du Père.

Lorsque le christianisme, rompant avec la Loi juive, commença à se répandre parmi les Juifs hellénisés, et bientôt parmi les Grecs, il rencontra les doctrines philosophiques de ce nouveau milieu. Le néoplatonisme plaçait en dehors du temps et de l’espace un Dieu unique, absolu, infini et inconnaissable. Ce Dieu avait de toute éternité conçu l’univers, comme un architecte conçoit le plan d’une cité. Cette conception, ou plutôt ce prototype, nommé Logos ou Verbe, s’était détaché de l’immensité divine et avait commencé la création du monde, l’organisation de la matière jusque là informe et chaotique.

Les Juifs d’Alexandrie et d’Asie Mineure, les adhérents des écoles alexandrines séduits par la beauté de la prédication évangélique, n’hésitèrent pas à greffer l’enseignement de Jésus sur leur conception de l’Univers, en transportant de la Terre au Ciel le royaume de Dieu et en considérant le Christ comme la plus parfaite incarnation du Logos...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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St Jean et hauts grades

2 Mai 2005 Publié dans #hauts grades

Moi, Jean, votre frère, votre compagnon d'affliction, de règne et de résistance en Jésus, j'ai été dans l'île de Patmos à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus,  

J'ai été en esprit au jour seigneurial et j'ai entendu derrière moi une grande voix comme de trompette qui disait : Ce que tu vois, écris-le dans un livre et envoie-le aux sept Eglises, Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie, Laodicée.  

Je me retournai pour voir cette voix qui me parlait et, retourné, j'ai vu sept lampes d'or et au milieu des lampes une sorte de fils d'homme, revêtu jusqu'aux pieds, ceint à hauteur de poitrine d’une ceinture d'or, sa tête et ses cheveux blancs comme une laine blanche comme neige, ses yeux comme une flamme de feu, ses pieds pareils à du bronze-de-Liban comme en fournaise ardente, sa voix comme la voix des grosses eaux, avec sept étoiles dans sa main droite et une épée aiguë à deux tranchants sortant de sa bouche, et son visage comme brille le soleil dans sa force.  

Ecris donc ce que tu as vu, ce qui est et ce qui va être après, le mystère des sept étoiles que tu a vues dans ma droite et les sept lampes d’or. Les sept étoiles sont les anges des sept Eglises et les sept lampes sont les sept Eglises. 

« Ecris à l’ange de l'Eglise d’Ephèse : 

Je sais tes œuvres, ton travail et ta résistance, et que tu ne peux supporter  les mauvais. Le vainqueur je lui donnerai à manger de l’arbre de vie.
Qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Eglises : » 
 

«“Ecris à l’ange de l'Eglise de Smyrne :  

Je sais ton affliction et ta pauvreté, mais tu es riche. Ne crains pas ce que tu vas subir. Sois fidèle jusqu’a la mort et je te donnerai la couronne de vie.
Qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Eglises. » 
 

« Ecris à l'ange de l'Eglise de Pergame :  

Je sais où tu habites ; Tu tiens à mon nom.
Le vainqueur, je lui donnerai de la manne cachée et je lui donnerai un caillou blanc avec,  écrit sur le caillou, un nom nouveau que personne ne sait sauf celui qui le reçoit. Qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Eglises. » 
 

« Ecris à l'ange de l'Eglise de Thyatire :  

Je sais tes oeuvres, ton amour, ta foi, ton service, ta résistance et tes dernières oeuvres plus nombreuses que les premières.
Et le vainqueur, celui qui garde mes oeuvres jusqu’à la fin, je lui donnerai pouvoir sur les nations. Il les fera paître avec une trique de fer comme on brise des vases de poterie. Et je lui donnerai l'étoile du matin. 
Qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Eglises. »  

" Ecris à l’ange de l'Eglise de Sardes :  

Je sais tes œuvres et que tu vis mais tu es mort. Réveille-toi, raffermis ce reste qui allait mourir, car je n'ai pas trouvé tes oeuvres remplies.  

Souviens-toi donc de ce que tu as reçu et  entendu, garde-le, convertis-toi.
Le vainqueur sera vêtu aussi detements blancs, et jamais je n’effacerai son nom du livre de vie.
Qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Eglises. » 
 

« Ecris à  l'Eglise de Philadelphie :  

Je sais tes oeuvres. Voici,j'ai mis devant toi une porte ouverte que personne ne peut  fermer,  parce que tu as peu de force et que tu as gardé ma parole et n'as pas renié mon nom Le vainqueur, j'en ferai une colonne dans le sanctuaire et j'écrirai sur lui le nom de la nouvelle Jérusalem.Qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Eglises. »  

« Ecris à l’ange de l'Eglise de Laodicée :  

Je sais tes œuvres et que tu n’es ni froid ni chaud. Si seulement tu étais froid ou chaud ! Parce qu’ainsi tu es tiède et ni froid ni chaud, je vais te vomir de ma bouche. Parce que tu dis : Je suis riche, je me suis enrichi, je n’ai besoin de rien, et que je ne sais pas que tu es malheureux et pitoyable, pauvre, aveugle et nu. Moi, ceux que j’aime, je Ies prouve coupables et je les forme. Aie donc du zèle, convertis-toi.Le vainqueur, je lui donnerai de s’asseoir avec moi  sur mon trône.Qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Eglises. »  

Jean-Baptiste disait à ceux qu'il baptisait :  

" Je vous ai baptisé d'eau.Un autre viendra plus tard qui vous baptisera d'Esprit et de Feu.Il tiendra en main une pelle à vanner pour séparer le grain de la paille. Il amassera le grain dans son grenier, mais brûlera la paille dans un feu qui ne s'éteint jamais".  

Moi, Jean, votre Frère, j’eus encore une autre vision.

Aussitôt j’ai été en esprit et voici, un trône était dans le ciel et quelqu’un assis sur le trône avec autour du trône un arc-en-ciel pareil à une vision d’émeraude.  

Et autour du trône vingt-quatre Anciens assis, vêtus de vêtements blancs avec sur leurs têtes des couronnes d'or.  

Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres. Il y a devant Ie trône sept torches de feu ardent qui sont Ies sept Esprits de Dieu. 

Et devant Ie trône il y avait comme une mer vitrifiée pareille à du cristal. 

Et autour du trône, quatre animaux pleins d'yeux par-devant et par-derrière : le premier animal pareil à un lion, Ie deuxième pareil à un taurillon, Ie troisième avec une sorte de face d'homme et le quatrième pareil à un aigle qui vole.  

Et j'ai vu dans la droite de celui qui est sur le trône un Iivre scellé de sept Sceaux.  

Et j'ai vu, au milieu du trône et des quatre animaux et au milieu des anciens, un agneau debout comme égorgé. 

Brisez le premier Sceau,  Et j’ai vu quand l’agneau a ouvert un des sept Sceaux.  

Et j’ai entendu un des quatre animaux dire comme d'une voix de tonnerre : Viens !  

Et j'ai vu, et voici un cheval blanc et celui qui était dessus avait un arc.  

On lui a donné une couronne et il est sorti vainqueur et pour vaincre.  

Brisez le deuxième Sceau, Quand il a ouvert le deuxième Sceau, j'ai entendu le deuxième animal dire : Viens !  

Un autre cheval est sorti, rouge. Celui qui était dessus, on lui a donné d’ôter la paix de la terre, que Ies gens s'entr’égorgent, et on lui a donné un grand sabre.  

Brisez le troisième Sceau, Quand il a ouvert le troisième Sceau, j'ai entendu le troisième animal dire : Viens ! Et j'ai vu, et voici un cheval noir et celui qui était dessus avait une balance à la main.  

Et j'ai entendu comme une voix au milieu des quatre animaux crier : Un denier la mesure de blé ! un denier les trois mesures d'orge ! et l'huile et le vin, ne Ies gâche pas !  

Brisez le quatrième Sceau, Quand il a ouvert le quatrième Sceau, j’ai entendu la voix du quatrième animal dire : Viens ! 

Et j'ai vu, et voici un cheval vert et celui qui était dessus s'appelait La Peste. Et l’Hadès Ie suivait.  

On leur a donné pouvoir sur le quart de la terre pour tuer par l'épée, par la famine, par la peste et par les bêtes de la terre.  

Brisez le cinquième Sceau, Quand il a ouvert le cinquième Sceau, j’ai vu sous l'autel les âmes de ceux qui ont été égorgés à cause de la parole de Dieu et à cause du témoignage qu'ils portaient. Ils ont crié à grande voix : Jusqu’à quand, maître saint et véritable, ne juges-tu pas et ne venges-tu pas notre sang sur les habitants de la terre ? On leur a donné à chacun un habit blanc et on leur a dit de se reposer encore un peu tant que ne seront pas au complet leurs compagnons d'esclavage, leurs frères qui vont être tués comme eux.  

Brisez le Sixième Sceau, Et je vis quand il ouvrit le sixième Sceau, et il y eut une grande secousse, le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune entière devint comme du sang, les étoiles du ciel sont tombées sur la terre comme un figuier, secoué de grand vent, jette ses figues vertes, le ciel se retira comme un livre qu’on roule et toutes montagnes et îles furent bougées de leur place. Les rois de la terre, les grands, les chefs, les riches, les puissants et tout homme libre ou esclave se cachèrent dans Ies cavernes et dans Ies rochers des montagnes.  

Et ils disaient aux montagnes et aux rochers : « Tombez sur nous, cachez-nous de la face de Celui qui est assis sur le trône, et de la colère de l'Agneau, car il est venu le grand jour de leur colère, et qui peut subsister ? »  

Ne détruisez pas la terre, ni la mer, ni les arbres, avant que nous n'ayons marqué du Sceau en forme de Tau le front des serviteurs de Dieu.  

Monseigneur, tu Ie sais. Il m’a dit : Ce sont ceux qui viennent de la grande affliction. Ils ont lavé leurs habits et les ont blanchis dans le sang de  l’agneau, Ils le servent jour et nuit dans son sanctuaire et celui qui est sur le trône s'abritera près d'eux.Ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif et jamais plus le soleil ne les frappera ni aucune brûlure, car l'agneau qui est au milieu du trône les fera paître et les conduira près des eaux des sources de vie, et Dieu effacera toute larme de leurs yeux.  

Brisez le septième Sceau, Quand il ouvrit le septième Sceau il y eut un silence dans le ciel.  

Et je vis Ies sept anges qui se tiennent devant Dieu et il leur fut donné sept trompettes.  

Et un autre ange vint et il se tint sur l'autel avec un encensoir d’or, on lui donna beaucoup de parfums pour les offrir avec les prières de tous les saints sur l'autel d'or qui est devant Ie trône.  

Et l’ange prit l'encensoir, le remplit du feu de l'autel et le jeta sur la terre. Et il y eut des tonnerres, des voix, des éclairs et une secousse.  

Le premier ange sonna de la trompette, et il y eut de la grêle et du feu mêlés de sang qui furent jetés sur la terre, et Ie tiers de la terre fut brûlé, et le tiers des arbres fut brûlé, et toute herbe verte fut brûlée. 

Le deuxième ange sonna de la trompette, et une sorte de grande montagne de feu ardent fut jetée dans la mer, et Ie tiers de la mer devint du sang, le tiers des créatures qui vivaient dans la mer moururent, le tiers des navires fut détruit. 

Le troisième ange sonna de la trompette, et  une grande étoile ardente comme une torche tomba du ciel. Elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux. Le nom de cette étoile est Absinthe, et Ie tiers des eaux fut changé en absinthe et beaucoup d’hommes moururent par les eaux parce qu’elles étaient devenues amères.  

Le quatrième ange sonna de la trompette, et le tiers du soleil fut frappé, et le tiers de la lune et le tiers des étoiles, afin que le tiers en fut obscurci et que le jour perdit un tiers de sa clarté et la nuit de même.  

Et je vis et j’entendis un aigle volant au zénith disant d’une voix forte : malheur aux habitants de la terre ! A cause des autres sons de la trompette des trois anges qui vont en sonner.  

Le cinquième ange sonna de la trompette, et je vis une étoile qui était tombée du ciel sur la terre. La clé du puits de l’abîme lui fut donnée et elle ouvrit le puits de l’abîme et une fumée monta du puits comme la fumée d’une grande fournaise, et le soleil et l’air furent obscurcis par la fumée du puits. De cette fumée sortirent des sauterelles qui se répandirent sur la terre et il leur fut donné un pouvoir pareil au pouvoir qu’ont Ies scorpions de la terre. 

Il leur fut dit de ne pas nuire à l’herbe de la terre ni à aucune verdure ni à aucun arbre mais seulement aux hommes qui n'ont pas Ie Sceau de Dieu sur leur front. L’aspect de ces sauterelles était pareil à des chevaux prêts pour la guerre, avec sur leurs têtes des sortes de couronnes pareilles à de l'or, et leurs faces comme des faces d'hommes.  

Elles avaient des cheveux comme des cheveux de femmes et des dents comme des lions.  

Elles avaient des thorax comme des cuirasses de fer et Ie bruit de leurs ailes était comme un bruit de chars à plusieurs chevaux qui courent à la guerre.  

Elles avaient des queues pareilles aux scorpions avec des dards, et dans leurs queues était leur pouvoir de nuire aux hommes pendant cinq mois. EIIes avaient sur elles comme roi, l’ange de I'abîme. Son nom hébreu est Avadon, et en grec Apollyon. 

Le sixième ange sonna de la trompette et j’entendis une voix sortir des quatre cornes de l'autel d’or qui est devant Dieu. Elle disait au sixième ange qui avait la trompette : « Délie les quatre anges enchaînés sur le grand fleuve Euphrate. »  

Et les quatre anges qui étaient prêts pour l’année, le mois, le jour et l'heure ont été déliés pour tuer le tiers des hommes.  

Le tiers des hommes ont été tués par trois plaies, par le feu, la fumée et le soufre sorti de leurs bouches. Les autres hommes, qui n’ont pas été tués par ces plaies, ne se sont pas convertis des œuvres de leurs mains pour ne plus se prosterner devant les démons, les idoles d'or, d'argent, de bronze, de pierre et de bois qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher.  

Et je vis un autre ange vigoureux descendre du ciel, vêtu d’une nuée, l’arc-en-ciel sur sa tête, sa face comme le soleil et ses pieds comme des colonnes de feu.  

Il avait à la main un livret ouvert. Il posa Ie pied droit sur la mer et le gauche sur la terre et il a cria à grande voix comme rugit un lion.  

Quand il eut crié, Ies sept tonnerres firent parler leurs voix.  

Et quand Ies sept tonnerres eurent parlé, j’allais écrire et j’entendis une voix du ciel me dire :  « Scelle ce dont parlent les sept tonnerres, ne l’écris pas.  

Va, prends le livret et dévore-le, il sera amer à ton ventre, mais dans ta bouche il sera doux comme du miel. » Je pris Ie livret de la main de l’ange et je le dévorai. Il était dans ma bouche comme un doux miel et quand je l’eus avalé il était mes entrailles furent remplies d’amertume.  

Et on me dit : Tu dois prophétiser encore sur beaucoup de peuples, de nations, de langues et de rois.  

On me donna un roseau, une sorte de bâton, en disant : Lève-toi,  mesure le sanctuaire et l’autel.  

Alors tomba sur la terre de la grêle et du feu mêlé de sang : le tiers de la terre, des arbres et toute l'herbe verte furent consumés.  

Le parvis hors du sanctuaire, laisse-le en dehors, ne le mesure pas, car il a été livré aux nations et elles fouleront la ville sainte quarante- deux mois.  

Et je donnerai à mes deux témoins de prophétiser, vêtus de sacs, mille deux cent soixante jours.  

Ce sont eux Ies deux oliviers et Ies deux lampes qui se tiennent devant Ie Seigneur de la terre.  

Quand ils auront fini leur témoignage, la bête qui monte de l’abîme leur fera la guerre, les vaincra et les tuera.  

Après trois jours et demi un esprit de vie de Dieu est entré en eux et ils se sont tenus sur leurs pieds et une grande crainte est tombée sur ceux qui les contemplaient.  

A l'heure même ç’a été une grande secousse. Le dixième de la ville est tombé et sept mille personnes ont été tuées dans cette secousse. Les autres ont été effrayés et ont donné gloire au Dieu du ciel.  

La 7e trompette sonne Notre destin s'accomplit.  

Les nations se sont mises en colère, et ta colère est venue et l'instant de juger les morts et de donner salaire à tes esclaves les prophètes, aux saints, à ceux qui craignent ton nom, petits et grands, et de détruire ceux qui détruisent la terre...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Kabbale et hauts grades

2 Mai 2005 Publié dans #hauts grades

...« Nous voici conduits à cet Infini, dont le nom hébreu "En Soph" vous a été révélé. vous connaissez aussi "Malkuth" ou le Royaume dont vous êtes Maîtres, puisque vous le circonscrivez avec votre compas mental.

Mais est-il possible de relier le Fini à l'Infini, le Concret à l'Abstrait, Malkuth à En Soph ? Nos prédécesseurs de l'Antiquité se sont posés la question, et vous savez déjà comment ils l'ont résolue, puisque vous avez traversé successivement les neuf voûtes kabbalistiques, caractérisées chacune par le nom d'un des Sephiroths.

Ce n'est point ici le lieu de vous enseigner en détail la doctrine des Sephiroths ou Nombres sacrés de la Kabbale. Les livres ne manquent pas et vous pourrez l'étudier à loisir. Pour orienter vos méditations sur ce sujet, efforcez-vous cependant de retenir les notions suivantes :

Malkuth Signifie ROYAUME. Or L'homme est le Roi de tout Ce qui est à Sa portée: il est appelé à régner sur l'Univers objectif, qui est son Royaume.

Le domaine de notre activité n'est d'ailleurs qu'une immense fantasmagorie, que l'Initié ne doit pas confondre avec la réalité vraie. Celle-ci ne tombe pas sous les sens; elle échappe aux méthodes d'investigation de la science expérimentale. Le savant moderne, armé de ses instruments d'observation, se condamne à ignorer ce qui se cache derrière les apparences des choses si, à l'exemple du philosophe ou du véritable Sage, Il ne s'applique pas à sonder l'Inconnu, en approfondissant les mystères dérobés à la connaissance de la masse grossière des hommes.

Jesod signifie BASE ou FONDEMENT. Tout objet perceptible se compose d'éléments qui échappent à nos perceptions. Ces éléments imperceptibles sont coordonnés, et maintenus entre eux dans des relations d'une relative fixité par une sorte de cadre hyperphysique, qui est le plan invisible ou occulte, mais concret, selon lequel les êtres se construisent.

Lorsque les Maîtres travaillent sur la planche à tracer, ils modifient le plan selon lequel la construction devra s'effectuer. Leur action s'exerce ainsi sur Jesod, fantôme idéal, base ou fondement de ce qui doit prendre corps.

Vous qui représentez Mohabon, le plus zélé des Maîtres de son temps, l'ami particulier d'Hiram-Abi, voulez-vous nous éclairer sur la signification de Hod ?

Ce terme fait allusion à la splendeur, à la Gloire du Grand Architecte de l'Univers.

Si nous travaillons à Cette Gloire, ce n'est pas seulement pour rendre hommage à l'Etre Suprême qui est forcément au-dessus de toute glorification

La Gloire resplendissante désignée par HOD s'identifie avec la Logique, l'ordre, la Coordination, la Loi, qui assurent le fonctionnement régulier de tous les rouages de l'organisme universel. Pour travailler à la Gloire du Grand Architecte, il s'agit donc de remplir fidèlement le rôle qui nous est assigné par la destinée ; que chacun accomplisse sa tâche particulière et qu'il fasse scrupuleusement son devoir, afin de donner la note qui lui est demandée dans le concert de l'harmonie universelle.

Netsah signifie Victoire ou Triomphe ; or, pour vaincre ou triompher il faut s'associer à la marche du Progrès, dont il importe de se faire l'agent actif.

NETSAH, HOD et IESOD constituent, dans l'arbre des Sephiroths, le ternaire dynamique, NETSAH représentant le principe générateur ou directeur du mouvement ou du travail universel; HOD est la loi selon laquelle s'opère œuvre constructive ou l'organisation universelle ; IESOD, enfin, figure le plan déterminé de ce qui doit se faire, le type constructif destiné à s'objectiver.

Tiphereth signifie BEAUTE Le Beau s'impose à nous ; il force notre admiration et nous oblige à l'aimer. Nos sentiments sont ainsi dominés par l'idéal qui se dégage de nos aspirations.

Ne craignons pas de désirer le mieux, fortifions notre désir, rendons-le profond, afin qu'il parte du plus intime de notre être. Sachons rêver avec ferveur, Construisant en rêve ce dont nous désirons ardemment la réalisation pratique. N'oublions pas que les plus grandes Choses sont nées de l'imagination d'un rêveur ?

Geburah se traduit par RIGUEUR, SEVERITE.  

Pec'had par PUNITION, CRAINTE, et Din par JUGEMENT.

Tous ces mots font allusion à la nécessité de se restreindre, de se limiter, de se maîtriser soi-même. L'être n'est libre que s'il sait se gouverner et par conséquent se dominer. De même que les richesses laborieusement accumulées ne doivent pas être dépensées inconsidérément ; il appartient au sage d'économiser les forces dont il dispose. La vie échappe à qui ne sait la retenir ; elle reste au service de qui la condense en soi, pour la mettre ensuite en œuvre à bon escient.

C'hesed signifie GRACE, MISERICORDE, MERCI, et Gedulah, GRANDEUR, MAGNIFICENCE.

Au ternaire dynamique constitué par les 7ème, 8ème et 9ème Sephiroths, se superpose un ternaire animique ou vital, dans lequel la 4ème Sephire correspond au principe d'expansion généreuse qui donne et répand la vie, alors que la 5ème administre la vie donnée, l'économise, l'empêche de se diluer, afin de la maintenir au degré de tension voulue. Quant à la 6ème Séphire, elle nous montre la Beauté comme le résultat de l'activité vitale ou animique.

Binah signifie INTELLIGENCE ou COMPREHENSION. C'est la faculté qui conçoit les idées. Elle a été comparée à une Vierge-Mère enfantant les images originelles des choses, car c'est une faculté féminine ou réceptive. C'est elle qui revêt l'idée pure d'une forme, grâce à laquelle elle devient exprimable, après avoir été formulée. Toute idée, en effet, doit se refléter dans l'imagination, afin de s'y traduire en image, et prendre ensuite le caractère d'une entité imaginaire, mais réelle dans le domaine de l'irréalité.

Le Penseur n'imagine pas en vain : il peuple l'ambiance mentale d'images destinées à être recueillies progressivement par les intelligences réceptives. Les idées ont besoin d'être semées par des hommes qui ne seront compris que plus tard. Le grain réparti germe, ce blé se développe, et, lorsque la moisson a mûri, une révolution intellectuelle se trouve accomplie.

C'hochmah signifie SAGESSE. Il s'agit ici de la Pensée créatrice, de cette suprême Raison, radiation de cette Lumière principielle qui éclaire toutes les intelligences. Cette Lumière brille en chacun de nous dès que nous avons su rendre transparentes les écorces corporelles qui tendent à l'obscurcir. Les purifications initiatiques font tomber le bandeau qui dérobait à notre vue la clarté de notre lumière intérieure.

L'Initié bénéficie d'une illumination produite par l'éclat de sa propre raison, rendue plus active, plus Consciente d'elle-même et mieux mise en rapport avec C'HOCHMAH, source centrale de toute sagesse et de toute raison.

Mais à qui revient le droit de s'identifier avec Ce qui est, avec ce qui possède l'Etre en-soi ?

Que sommes-nous, nous qui parlons, nous qui avons conscience de notre moi ? Personnalités éphémères, nous ne participons que transitoirement à l'existence Aucun de nous ne peut dire : Je suis, puisque nous n'apparaissons que pour disparaître.

Nous concevons cependant un principe possédant l'être véritablement, c'est l'Etre étant, que les Kabbalistes représentaient par le mystérieux tétragramme tracé sur la plaque triangulaire d'or incrustée dans le cube d'agathe auprès duquel vous avez été conduits.

Il ne m'appartient pas de vous révéler ici toute la portée du mot sur lequel de gros volume sont été tracés. vous êtes appelés à vous instruire par vous mêmes des divers systèmes de philosophique l'on s'est efforcé d'édifier sur ce qui nous a été conservé de fort anciennes et respectables traditions. Considérez simplement que le mot sacré par excellence, le mot ineffable qui ne doit pas être prononcé, se compose des quatre lettres, Jod, He, Vau, He.

Le Jod initial n'est qu'une virgule, principe de toute numération et écriture, ou mieux point primitif, point suprême, symbole de l'Unité inaccessible, en laquelle nous pouvons imaginer concentrée toute la vertu expansive des choses. Nous nous ferons ainsi une idée de l'Archée, principe de toute activité, cause agissante, sujet pensant, concevant, voulant et commandant, personnifiée dans l'Artiste, l'ouvrier, l'opérateur, le Créateur, l'Engendreur. Le He traduit le souffle qui sort de l'intérieur pour se répandre au dehors. C'est la Lumière de gloire, la splendeur d'En Haut. C'est l'émanation qui rayonne d'un point central pour remplir l'espace, c'est l'activité exercée par le principe actif (Jod) et sans laquelle celui-ci ne serait pas actif. Il s'agit donc ici, par rapport à Jod, de l'acte de penser, de concevoir, de vouloir, de commander.

Le vau figure le rapport qui relie la cause à l'effet. C'est la raison en Dieu, sa délibération, sa pensée agissant dans le libre choix de ses déterminations.

Quant au second He il manifeste le résultat de l'action, œuvre réalisée le travail effectué et s'effectuant la création en voie d'accomplissement. C'est la Lumière Créée, la Lumière de Dieu dans son Royaume… »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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la règle primitive du Temple(extraits)

1 Mai 2005 Publié dans #chevalerie

Ici commence le prologue de la Règle des pauvres soldats du Christ et du Temple de Salomon

Art 1.

Nous parlons en premier à tous ceux qui ont le mépris de suivre leur propre volonté, qui désirent servir le cœur pur le véritable Souverain Roi et qui, avec une intense sollicitude, préfèrent user de la très noble arme de l'obéissance avec persévérance. A vous qui êtes de cette chevalerie séculière qui fut jusqu'à ce jour, en laquelle le Christ ne fut pas nus en témoignage, mais que vous avez embrassée par la seule faveur humaine; nous vous avertissons que vous serez parmi ceux que Dieu a élu de la masse de perdition et qu'Il a réuni par sa bienveillante générosité pour la défense de la sainte Eglise afin que vous vous hâtiez de vous joindre à eux perpétuellement.

Art 2.

Avant toute chose, toi qui es chevalier du Christ, choisissant une sainte conversion, ajoute à ta profession une sainte diligence et une ferme persévérance, qui est si digne et si sainte à être connu de Dieu, que si elle est gardée avec pureté et durée, te fera mériter une place parmi les martyrs qui donnèrent leur âme pour le Christ. Alors en cela l'Ordre de la chevaleries refleurit et revit; cet ordre qui méprisait alors l'amour de la justice en ne défendant ni les pauvres ni les églises, tâche qui pourtant lui incombait, préférant voler, dépouiller et tuer. Bien agit envers Dieu et notre Sauveur Jésus-Christ celui qui dirige ses amis depuis la Cité sainte jusqu'aux marches de France et de Bourgogne, lesquels pour notre salut et pour la propagation de la vraie foi ne cessent d'offrir le sacrifice agréé de leur âme à Dieu.

Art 3.

C'est ainsi qu'en toute joie et toute fraternité, à la prière de maître Hugues ( Hugues de Payns fondateur et premier Maître de l'Ordre ) par qui la dite chevalerie prit naissance, nous nous assemblâmes a Troyes, venant des diverses provinces ultramontaines, sous la conduite de Dieu, avec la grâce du Saint-Esprit, pour la fête solennelle de saint Hilaire, ( le 14 janvier ) en l'an 1128 de l'incarnation du Fils de Dieu, neuvième année depuis le commencement de la dite chevalerie. Et nous pûmes entendre de la bouche du devant dit maître Hugues les divers chapitres des manières et observances de l'ordre de chevalerie, et, selon la modeste étendue de notre science, nous louâmes ce qui nous sembla bon et profitable et nous rejetâmes ce qui nous sembla inutile.

Art 4.

Et tout ce qui, en ce présent concile, ne put être relaté ou enregistré, loin de l'abandonner à notre légèreté, avec sagesse nous le laissâmes à la providence et à la discrétion de notre vénérable père Honorius ( Honorius II Pape de 1124 à 1130 ) et à l'illustre Etienne, patriarche de Jérusalem, ( patriarche de 1128 à 1130 ) qui n'ignore rien des besoins et des ressources de la Terre d'Orient et des pauvres soldats du Christ. Par le conseil de l'autorité commune, tout ceci nous l'approuvâmes. Maintenant puisqu'un très grand nombre de pères qui s'assemblèrent en ce concile d'inspiration divine reconnurent l'autorité de notre dit, nous ne devons pas passer sous silence les véritables sentences qu'ils découvrirent et proférèrent.

Art 5.

Moi, Jean Michel, par la grâce de Dieu, méritai d'être l'humble écrivain du présent texte à la demande du concile et du vénérable père Bernard, abbé de Clairvaux, à qui avait été confiée cette tâche.

Art 6.

Les noms des pères qui furent au concile. En premier: Matthieu, évêque d'Albano, légat par la grâce de Dieu de la sainte Eglise de Rome. Le second. Renaud, archevêque de Reims. Le troisième: Henri, archevêque de Sens. Et après leurs souffrageants: Goeffroi, évêque de Chartres; Gocelin, évêque de Soissons; l'Évêque de Paris; l'Évêque de Trois; le Prélat d'Orléans; l'Évêque d'Auxerre; l'Évêque de Meaux; le Prélat de Châlons; l'Évêque de Laon; l'Évêque de Beauvais; l'Abbe de Vézelay qui fut, par la suite, fait archevêque de Lyon et légat de la sainte Église de Rome; l'Abbe de Cîteaux; l'Abbe de Pontigny; l'Abbe de Trois-Fontaines; l'Abbe de Saint Denis de Reims; l'Abbe de Saint-Étienne de Dijon; l'Abbe de Molesmes; sans oublier le ci-devant nommé Bernard, abbé de Clairvaux. Ils louèrent tous d'une voix franche la sentence prescrite. Il y avait aussi maître Aubri de Reims; maître Fouchier et plusieurs autres qu'il serait long d'énumérer. Il y en avait d'autres, des non-lettrès, dont nous pouvons garantir qu'ils n'étaient pas moins des témoins aimant la Vérité. A savoir: le comte Thibaud, le Comte de Nevers et André de Baudemant qui étaient au concile et qui, avec un soin extrême, étudièrent le meilleur et délaissèrent ce qui semblait sans raison.

Art 7.

Il y avait aussi le maître de la chevalerie, le nommé Hugues, et les frères qui l'accompagnaient. A savoir: frère Godefroy, frère Roland, frère Goeffroy-Bissot, frère Payen de Montdidier et Archambaut de SaintAmand. Ce même maître Hugues avec ses disciples fit savoir aux susnommés pères les manières et observances au commencement de son ordre de chevalerie selon l'étendue de sa mémoire et selon l'exorde de Celui qui
dit :
C'est moi qui suis le principe, moi qui vous parle" (C'est-à-dire le Christ, voir l'Evangile selon Saint Jean, VIII, 25).

Art 8.

Il plut au concile que les avis " qui furent examinés et corrigés avec diligence à la lumière des saintes Écritures tant avec la providence du Pape de Rome qu'avec celle du Patriarche de Jérusalem et l'assentiment du chapitre des pauvres soldats du Christ qui sont à Jérusalem " soient mis par écrit, qu'ils soient transmis sans oubli, fermement gardés; allant en droite ligne à son fondateur, qui est plus suave que le miel, s'identifiant ainsi comme le fait l'absinthe avec la quintessence de son amertume, méritant de parvenir à la dignité, se distinguant en servant et pouvant servir dans l'infinité des siècles des siècles. Amen.

Ici commence la Règle des chevaliers du Temple

Art 1.

De l'audition de l'office divin.

Vous qui renoncez à vos propres volontés pour être, pour le salut de vos âmes a tout jamais, les soldats du Souverain Roi par les armes et à cheval, vous vous appliquerez dans tous les cas à entendre avec un pieux désir les matines et l'office en entier selon les dispositions canoniques et les habitudes des Maîtres réguliers de la Cité sainte. Pour cela, vénérables frères, vous vous devez à l'extrême parce que vous avez promis de mépriser ce monde trompeur, perpétuellement, pour l'amour de Dieu aux dépens de la vie présente et des tourments de vos corps: rassasié et sanctifié par le corps du Christ, fortifié et instruit par ses préceptes, nul ne doit, après l'accomplissement de l'office divin, craindre d'aller à la bataille mais doit être prêt pour la couronne du sacrifice.

Art 2.

Que faire si l'on n'a pu entendre l'office.

Mais si d'aventure, pour les besoins de la chrétienté d'Orient, un frère est éloigné, chose qui ne saurait manquer d'advenir, et qu'il ne peut entendre, par cette absence, l'office divin, nous lui demandons de dire de vive voix: pour matines, treize oraisons; pour chacune des heures, sept oraisons; pour les vêpres, neuf oraisons. Mais si cela arrive, ceux qui, pris par cette tache salutaire, ne peuvent assister à l'heure dite à l'office divin, n'en sont pas pour autant dispensés et restent en dette vis-à-vis de Dieu.

Art 3.

Des frères défunts.

Lorsqu'un frère passe de vie à trépas, lequel n'est épargne a personne, nous demandons de dire une messe solennelle pour le repos de son âme; et l'office doit être accompli par les prêtres qui servent le prêtre supérieur, les chapelains, les clercs: vous qui oeuvrez par charité à terme. Et les frères qui servent passeront la nuit toute entière en oraison pour le salut des frères défunts, ils s'acquitteront de cent oraisons durant les sept jours qui suivent le décès; ainsi nous demandons que du jour du décès du frère jusqu'au jour d'accomplissement des cent oraisons que celui-ci soit l'objet de la plus pure attention fraternelle. Aussi prions-nous, au nom de la miséricordieuse et divine charité, et demandons par notre autorité pastorale que, chaque jour, soit dépensé ce qui devait être donné au frère disparu, et ce jusqu'au quarantième jour, pour sustenter un pauvre tant en viande qu'en boisson. Nous défendons expressément toutes les autres offrandes que les pauvres soldats du Christ ont coutume de faire d'eux-mêmes pour soulager la misère: que ces offrandes soient faites à l'occasion de la mort d'un frère, de la fête de Pâques ou de toute autre fête.

Art 4.

Des dons aux chapelains.

Toutes les offrandes et toutes les aumônes de quelque manière qu'elles soient faites aux chapelains ou à ceux qui servent à terme, à I'unanimité du chapitre, nous demandons qu'ils les rendent avec sollicitude. Les serviteurs de l'église, selon l'autorité, reçoivent la subsistance et le vêtement, et ne peuvent prétendre à rien d'autre à moins que le Maître, de son bon gré, ne le leur donne par charité.

Art 5.

Des chevaliers qui oeuvrent à terme.

En vérité, sont chevaliers de la maison de Dieu et du Temple de Salomon, ceux qui, par miséricorde, servent a terme avec vous. Nous vous d dons par compassion et vous prions, si la puissance redoutable de Dieu fauche l'un d'eux pendant son temps, pour l'amour de Dieu, par chante fraternelle et pour le repos de son âme, de nourrir un pauvre pendant sept jours et que chacun dise, trente oraisons à Dieu.

Art 6.

Du don de soi.

Nous décidons qu'aucun frère du Temple ne saurait accomplir le don de soi si, de jour comme de nuit, il ne reste avec un cœur pur. dans le déroulement de ses actes: en pouvant se comparer au plus sage des prophètes qui dit: " je prendrai le calice du salut " . C'est-à-dire le salut par ma propre mort, imitant ainsi la mort du Christ par ma propre mort. Parce que comme le Christ sacrifia sa vie pour mon salut, de même je suis prêt à mettre ma vie au service de mes frères. Telle est l'offrande qui convient, tel est le sacrifice que Dieu agréé.

Art 7.

De la station debout pendant l'office.

Il nous a été rapporté par des témoins dignes de foi que, sans modération, vous entendiez l'office divin debout: cela nous ne vous recommandons pas de le faire, et même nous le blâmons. Mais, tant aux forts qu'aux faibles, afin d'éloigner le scandale, nous vous commandons de chanter assis le psaume " Venite esxultemus Domino " (I'invitatoire et l'hymne en entier). Nous vous commandons, vous qui êtes assis, à la fin du psaume quand résonne le " Gloria patri ", priant vers l'autel en l'honneur de la sainte Trinité, de vous lever et aux faibles de s'incliner. Ainsi nous vous commandons de rester debout lorsque l'Évangile se lira, que le " Te Deum lau,amus " résonnera, et durant toutes les laudes jusqu'au " Benedicamus Domino " ainsi que durant les matines à la Vierge Marie.

Art 8.

De l'attitude durant le repas.

Au palais, qu'il serait mieux de nommer réfectoire, vous devez manger en commun. Quand d'inéluctables signes d'ignorance se manifestent, il convient de les élucider avec calme et en privé. Tout le temps qui vous est nécessaire à table doit être autant d'instants où s'exerce l'humilité et la pieuse soumission. Comme dit l'Apôtre: " Mange ton pain en paix ", et le Psalmiste vous vivifie en disant: " je mettrai continuellement un frein à ma bouche ", c'est-à-dire je reste silencieux pour ne pas faillir, c'est-à-dire en parole, c'est-à-dire je mets un frein à ma langue pour ne pas parler à mal.

Art 9.

De la lecture durant le repas.

On récitera la sainte Écriture tout le temps que dure le déjeuner et le dîner. Pour honorer Dieu, nous devons écouter attentivement son Verbe salutaire et ses préceptes. Le lecteur de la sainte Écriture vous enseigne à garder le silence.

Art 10.

De la consommation de la viande.

Il vous suffit de manger de la viande trois fois par semaine excepté le jour de la fête de la Nativité de notre Seigneur, de Pâques, de la fête de Notre-Dame et de la Toussaint, parce qu'une fréquente consommation de viande altère le corps. mais s'il advient que le mardi soit l'un de ces jours de jeûne où l'on ne doit pas manger de viande, il en sera donné abondamment le lendemain. Le dimanche il sera donné deux plats de viande convenables à tous les frères du Temple ainsi qu'aux chapelains. Aux autres, les écuyers et les sergents, se contenteront d'un seul plat en rendant grâce à Dieu.

Art 11.

De la tenue pendant le repas.

Il faut que les frères mangent deux à deux afin qu'ils aient le souci l'un de l'autre et qu'aucune fausse réserve ou aucune rudesse se mêle ainsi au repas en commun. Il nous semble juste que chaque soldat ou frère reçoive une égale mesure de Vin.

Art 12.

Du repas sans viande.

Les autres jours, à savoir le deuxième, le quatrième et aussi le samedi, nous croyons suffisant de donner deux ou trois plats de légumes ou d'autre aliment ou encore de la soupe. Et nous demandons que cela soit respecté; car si, par hasard, un frère ne peut manger de l'un des plats, qu'il puisse en manger d'un autre.

Art 13.

Des aliments du vendredi.

Le sixième jour que soit donné la nourriture du carême par respect pour la passion du Christ, à toute la congrégation (exception faite pour les malades et les faibles); ceci s'appliquera de la Toussaint à Pâques, a l'exception de la fête de la Nativité, de celle de Notre Dame et de la fête des apôtres. Le reste de- I'année, si un jeûne général n'est pas décrété, on pourra manger deux fois.

Art 14.

Des grâces à rendre après le repas.

Après le déjeuner et le dîner, dans une église si elle est proche ou sinon là où ils sont, les frères devront rendre grâce, avec humilité, au Christ qui est le suprême Pourvoyeur. Que les restes de pain soient donnés aux serviteurs et aux pauvres par charité fraternelle. Que les pains restés entiers soient conservés.

Art 15.

Du don de la dixième part du pain.

Le vœu de pauvreté est à mettre en avant parce que le règne des Cieux appartient indubitablement aux pauvres. Pour que la foi chrétienne en ceci soit reconnue, il convient de donner chaque jour le dixième du pain par votre aumônier.

Art 16.

De la collation.

Quand le jour s'en va et que la nuit vient, lorsque la cloche sonne ou selon les usages de la contrée, que tous se rendent aux complies. Mais nous demandons auparavant de prendre une collation générale. Cette collation sera mise à l'arbitrage du Maître, jugeant quand il faut donner de l'eau ou, par miséricorde, modérément du vin. En vérité, il convient d'en prendre avec mesure et non par excès parce qu'il détourne de Dieu les sages.

Art 17.

Du silence.

A la fin des complies, il convient d'aller se coucher. Dans ce cas à la suite des complies, aucune permission n'est donnée aux frères de parler publiquement à moins d'une impérieuse nécessité. S'il a besoin de parler à son écuyer, qu'il le fasse avec modération. Mais si, parce que la durée du jour n'ayant suffi, vous êtes poussé par une impérieuse nécessité liée aux besoins de la chevalerie ou de votre maison, dans cet intervalle à la sortie des complies, il vous est alors possible, à un certain nombre de frères ou même au Maître, de parler mais avec mesure. Et nous demandons qu'il en soit fait ainsi parce qu'il est écrit: " L'abondance de parole ne va pas sans faute" et aussi: " Mort et vie sont au pouvoir de la langue". Dans les entretiens, nous défendons toutes les paroles oiseuses, les bouffonneries et les éclats de rire. Et en respectant tout ce qui précède, lorsque vous irez au lit, nous vous commandons de dire une oraison à Dieu avec humilité et dévotion.

Art 18.

De la dispense des matines.

Les frères qui sont épuisés peuvent être dispensés des matines qu'avec l'assentiment du Maître ou de ceux qui en sont chargés par le Maître. Nous commandons cependant à ces derniers de chanter treize oraisons afin que l'âme loi s'accorde à la voix comme le dit le prophète: " Chantez pour Dieu de tout votre art " et aussi Je chanterai tes louanges en présence des anges ". Que ceci soit fait selon l'arbitrage du Maître.

Art 19

De la vie en commun.

On lit dans la sainte Écriture: " On distribuait à chacun selon ses besoins ". En cela, nous ne disons pas que tous doivent être acceptés mais qu'il faut avoir considération de la faiblesse. Que celui qui a peu de maux rende grâce à Dieu et ne s'attriste pas; que celui qui souffre plus s'humilie pour sa faiblesse et ainsi qu'il s'affermisse sans s'enorgueillir de sa propre miséricorde; et ainsi tous les membres seront en paix. Nous défendons aussi que nul ne fasse abstinence sans mesure, mais qu'il vive pleinement la vie commune.

Art 20.

Des vêtements.

Nous demandons que les vêtements soient d'une même couleur, à savoir blanche, noire ou, comme on la nomme, de bure. Nous octroyons à tous les frères chevaliers le manteau blanc, en hiver comme en été, puisqu'ils ont abandonné une vie de ténèbres, afin qu'ils se reconnaissent comme réconciliés avec le Créateur par ce vêtement blanc, signe de pureté, la blancheur étant le signe de chasteté. La chasteté est tranquillité de l'âme et santé du corps. Si un frère ne reste pas chaste, il n'obtiendra ni le repos éternel ni la vision de Dieu, comme le dit l'apôtre Paul: " Recherchez la paix avec tous, et la pureté sans laquelle personne ne verra le Seigneur ". Mais ces vêtements doivent être sans arrogance ni ostentation, nous ordonnons à tous que chacun ne puisse se vêtir et se dévêtir, se chausser ou se déchausser comme bon lui semble. L'intendant ou celui qui est en charge de cette fonction doit attribuer aux frères suivant leurs besoins des vêtements ni trop court ni trop long mais à la juste mesure de l'utilisateur. Ceux qui reçoivent des vêtements neufs doivent rendre les anciens, en les remettant où il convient ou à celui qui tient cet office, pour qu'ils soient donnés aux écuyers et aux sergents et parfois aux pauvres.

Art 21.

De l'interdiction du port du manteau blanc.

Nous réfutons fermement la présence de celui qui serait dans la maison de Dieu et des chevaliers du Temple sans le discernement et l'avis de tout le chapitre; et nous ordonnons de combattre fermement cette faute particulière. Que les écuyers et les sergents il, n'aient pas de vêtements blancs, car ce serait un grand préjudice. Dans les provinces d'outre-mont, des faux frères, mariés ou autres, surgirent en se disant du Temple alors qu'ils étaient du siècle. Ceux-ci impliquèrent tant de préjudices et de données à l'ordre du Temple; et les sergents du Temple n'eurent pas à s'en enorgueillir, car, à cause de cela, ils firent naître de nombreux scandales. Donc qu'ils soient vêtus de noir; qu'ils mettent, si l'on ne peut trouver d'autre toile, les toiles que l'on trouvera dans la province d'une seule couleur et à bas prix, c'est-à-dire de la bure.

Art 22.

Les chevaliers du Temple doivent être vêtu de blanc.

A nul autre, s'il n'est nommément chevalier du Christ, nous octroyons le droit de porter le manteau blanc et la robe blanche.

Art 23.

Du port de la fourrure.

Nous décidons d'un commun avis qu'aucun frère du Temple n'ait de fourrure, ni de pelisse ou autre qui servent à couvrir le corps, ni même de couverture. Nous autorisons celles d'agneau ou de mouton.

Art 24.

Du don des vêtements usagés.

L'intendant et le drapier donneront avec loyauté et équité aux écuyers, aux sergents et parfois aux pauvres, avec tous les égards, les anciens vêtements.

Art 25.

Du frein au soucis d'élégance.

Si un frère du Temple par un mouvement d'orgueil ou par désir veut avoir le plus beau ou le meilleur vêtement, comme une chose due, qu'il lui soit donné le plus vil.

Art 26.

De la quantité et de la coupe des vêtements.

Il convient de porter son attention sur la quantité des vêtements et sur les proportions du corps: grandeur et corpulence; que ceci soit à la charge du drapier.

Art 27.

De la juste mesure des vêtements.

L'intendant doit tenir compte du regard des frères pour la longueur du vêtement qui doit être déterminée avec exactitude afin que les yeux des médisants ne puissent rien noter. Et ainsi il doit penser avec humilité à recevoir en toute chose le don de Dieu.

Art 28.

Au sujet des cheveux.

Tous les frères du Temple doivent avoir en principe les cheveux ras afin qu'ils puissent se considérer comme reconnaissant la règle en permanence; afin de respecter le règle sans dévier, ils ne doivent avoir aucune inconvenance dans le port de la barbe et des moustaches.

Art 29.

Des becs et des lacets de souliers.

Les becs et les lacets sont une habitude des païens. Et comme nous reconnaissons celle-ci comme une abomination, nous défendons que quiconque en ait. Nous interdisons formellement aux serviteurs les becs et les lacets, les cheveux longs et les vêtements d'une longueur immodérée. Car s'applique aux serviteurs du Souverain Créateur de l'intégralité du Monde ceci qu'il énonce: "Sois pur comme je suis pur ".

Art 30.

Du nombre (d'écuyers) et de chevaux.

Chaque frère ne peut avoir que trois chevaux, à moins qu'il n'ait une permission du Maître, parce que la Maison de Dieu et du Temple de Salomon ne peut permettre, par manque de prévoyance, de risquer d'accroître la pauvreté.

Art 31.

Du service de l'écuyer.

Chaque frère ne peut avoir qu'un seul écuyer; et si cet écuyer sert gracieusement, c'est-à-dire par esprit de charité, le frère ne doit pas le frapper pour quelque faute qu'il fasse.

Art 32.

Comment sont reçus les frères qui servent à terme.

A tous les chevaliers qui, l'âme pure, désirent servir jésus Christ à terme dans cette maison, nous commandons de se procurer, par une juste négociation, un cheval, des armes et tout ce qui leur sera nécessaire. Ensuite nous demandons à l'une et à l'autre partie d'apprécier équitablement la valeur du cheval, et, pour qu'il ne soit pas oublié, de noter par écrit son prix. Et que tout ce qui est nécessaire au chevalier, à son écuyer et à ses chevaux (en comptant les fers des chevaux) leur soit donné selon les ressources de la Maison avec un sentiment de charité fraternelle. Si à la fin de son terme, le chevalier désire regagner son pays, qu'il laisse par amour de Dieu la moitié du prix du cheval au Temple et s'il veut, il recevra l'autre moitié comme un don de ses frères.

Art 33.

De l'obéissance.

Il convient, car rien n'est plus cher au Christ, que les chevaliers qui sont proférés, pour accomplir leur service, pour obtenir la gloire béatifique ou pour éviter le feu de l'Enfer, observent une obéissance sans faille envers le Maître. Lorsqu'un ordre aura été émis par le Maître, ou par celui à qui le Maître en aura donné le pouvoir, qu'il soit exécuté sans le moindre délai comme si c'était Dieu qui l'avait commandé. Ainsi que le dit cette vérité: " Au premier mot ils m'obéissent ".

Art 34.

Du séjour dans la Cité.

Nous commandons fermement à tous les chevaliers qui ont renoncé à leur volonté propre, comme à tous ceux qui servent à terme, de ne point aller dans la Cité de Jérusalem sans la permission du Maître, ou de celui à qui le Maître en a donné le pouvoir, excepté de nuit au saint Sépulcre et sur les lieux de prières qui se trouvent dans les murs de la Cité sainte.

Art 35.

Des déplacements.

Ceux qui se déplacent n'osent parcourir leur chemin, ni de jour ni de nuit, s'ils ne sont protégés par les chevaliers ou les frères du Temple. En campagne, lorsqu'ils sont au campement, aucun chevalier, ni aucun écuyer, ni aucun sergent, ne doit aller au campement d'un autre chevalier pour le voir ou pour lui parler sans la permission du Maître ou de son représentant. Par ce concile qui est ordonné par Dieu, nous commandons que nul ne combatte ni ne se repose selon son propre vouloir, mais qu'il le fasse selon les commandements du Maître auquel tous se soumettent, s'efforçant de suivre cette sentence de notre Seigneur qui dit: " je ne viens pas accomplir ma volonté mais celle de celui qui m'a envoyé".

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les constitutions de Narbonne

1 Mai 2005 Publié dans #chevalerie

Les Obligations des Pauvres Chevaliers du Christ

Texte inédit des Constitutions signées à Narbonne en 1117,
portant la première mention historique de l'Ordre du Temple qui fut officiellement constitué à Jérusalem en 1119.

A la gloire de Dieu le Père, le Fils et le Saint-Esprit, Dieu qui fut, qui est et qui sera de toute éternité.

Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas et pour ceci, il est sage de reconnaître que Dieu est le Dieu Bon comme le Dieu Bon est Dieu.

 

Ce 13e jour du 12e mois appelé Tisri de l'an de grâce Mil cent dix-sept, faisant étape dans la plaisante cité de Narbonne au long de notre route vers la Sainte Jérusalem, Nous, Hugues de Payens et Geoffroy de Saint Omer, confortés par sept de nos compagnons, les illustres chevaliers Giambaptista de Bolandis, Pierre Despatis de Courteilles, Roland de Romer Villiers, Jean Petit de Grandjardin, André Dupuis de Sens, Didier-Ange de Tavernet et Pierre baron de Priestley, avons décidé de former une fraternelle communauté, cela pour le bien et l'utilité de tous nos frères en Jésus-Christ, pèlerins en Terre sainte, cela pour éviter discussions, échecs, soucis, dépenses et dommages provenant de désordres, agressions ou transgressions dans la protection de la route de la sainte Jérusalem.

Pour que notre entreprise chrétienne soit valable en tout temps, nous, Hugues de Payens et Geoffroy de Saint Omer, en notre nom et au nom de nos sept valeureux compagnons, nous nous constituerons, dans un esprit fraternel, en Ordre du Temple dés notre entrée dans la sainte cité de Jérusalem, nous jurant d'observer fidèlement les règlements ci-dessous définis et cela pour nous-mêmes et pour nos successeurs.

 

I. Celui qui désirera entrer dans notre Ordre devra promettre d'observer, comme nous, tous les points et articles qui sont mentionnés dans les présentes Obligations.

II. S'il se présente un homme d'arme, un moine, un bourgeois milicien qui désirent rejoindre notre Ordre, on peut les accepter. S'il s'agit d'un seigneur , il sera reçu avec tous les honneurs dus à sa qualité, lui et les gens de sa maison.

. III. Celui qui est sous la dépendance d'un Seigneur ne peut être accepté dans notre Ordre qu'avec l'assentiment de son Seigneur.

IV. On ne doit pas accepter dans l'Ordre un chevalier ou un homme d'arme qui n'a pas communié dans l'année ou qui ne pratique pas, ou qui gaspille son avoir au jeu ou avec les femmes.
Si d'aventure un quelconque de cette catégorie avait été coopté, aucun chevalier, aucun soldat ne doit avoir de contacts avec lui jusqu'à ce qu'il ait changé de vie et subi une punition accomplie devant le Dieu Bon.

V. Aucun chevalier ne doit vivre ouvertement en concubinage. Il ne peut par ailleurs commettre l'acte de procréation avec les femmes qui font partie des pèlerins dont il a la garde. S'il ne s'en abstient pas, aucun membre de l'Ordre ne doit rester dans sa troupe, ni avoir rien de commun avec lui.

VI. S'il n'est pas chevalier, celui qui aura bien servi l'Ordre intérieur durant 1 an et qui est âgé de plus de 25 ans, sera promu au grade d'Ecuyer Novice. Après un noviciat de 3 ans, avec l'accord de ses frères en Jésus-Christ il sera ensuite élevé au titre de Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte.

VII. Les présentes Obligations, ainsi que les comptes de l'Ordre sont conservés dans deux livres. Le Chevalier qui a la charge des livres doit promettre à l'Ordre d'en prendre soin et de n'en laisser copie à personne, ni de les prêter à qui que ce soit afin qu'ils restent intacts.

VIII. Le chevalier qui a la responsabilité des livres de l'Ordre doit les faire lire à ses frères une fois par an, lors de l'installation de plus vénérable d'entre eux. S'il vient un membre de l'Ordre qui désire connaître les dits comptes en tout ou en partie, il doit leur en faire prendre connaissance afin qu'il n'y ait aucune équivoque.

IX. A tout chevalier qui dirige une troupe de pèlerins qui rejoint Jérusalem est dévolu le pouvoir juridique sur la troupe pour régler tous différents qui pourraient survenir entre les voyageurs ou pèlerins, Obéissance lui est due par tous ceux-ci.

X. Si un chevalier qui dirige une troupe de pèlerins vient à mourir sans avoir achevé sa route et qu'un autre chevalier s'y attelle, celui-ci doit la mener à bonne fin sans l'abandonner à un troisième, et cela afin que ceux qui ont pris le chemin de la sainte Jérusalem sous la protection de l'Ordre ne se trouvent pas dans des frais exagérés qui porteraient préjudice à la mémoire du défunt ou de l'Ordre lui-même.

XI. Le responsable d'une troupe de pèlerins et voyageurs n'a le droit de recevoir aucune rétribution pour le service qu'il dispense, outre le juste prix réclamé par l'Ordre pour les convoyer et protéger. Il ne dispose non plus d'aucun droit de cuissage et est tenu de respecter et de faire respecter les pucelles qui font partie du groupe de pèlerins, ceci au péril même de sa propre vie.

XII. Si un homme pieu désire participer au service divin ou autre voyage à destination de la sainte Jérusalem, on doit l'accueillir.

XIII. Si un pèlerin ayant entamé le voyage de la sainte Jérusalem venait à mourir, il faut que n'importe quel membre de l'Ordre se charge de l'ensevelir en terre chrétienne et de faire dire une messe en son honneur. Les frais en seront récupérés par la vente des bagages du défunt, à moins que sa famille, des proches ou amis s'en chargent.

XIV. S'il arrive qu'une plainte soit portée par un chevalier contre un autre chevalier, par un compagnon ou un pèlerin, exception faite des simples voyageurs et des hérétiques originaires de Judée, cette plainte doit être portée devant l'illustre chevalier qui détient les livres de l'Ordre. Celui-ci précise les jours où les parties doivent être entendues et la cause sera jugée dans les lieux où ont été conservés les livres de l'Ordre.

XV. Au cas où une plainte parvient au chevalier, il n'en doit pas prononcer seul une sentence mais s'adjoindre deux illustres membres de notre Ordre les plus proches. Ensemble, ils éclaireront la question et ils décideront souverainement de la sanction au nom du Dieu Bon.

XVI. Dons et amendes doivent être versés dans les troncs de l'Ordre afin que le service divin soit d'autant mieux célébré. Il en est de même des frais du voyage des pèlerins et voyageurs à destination de la sainte Jérusalem.

XV. Le dernier point est de toujours avoir bonne discrétion, comme vous pouvez le comprendre par bonne raison.

Que le Dieu Bon Vous accorde sa grâce céleste, pour bien comprendre l'importance de l'Ordre, afin d'obtenir le ciel en récompense.

 

Amen! Ainsi soit-il!
Gloire au Dieu Bon !

 

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Code de Mackey

1 Mai 2005 Publié dans #histoire de la FM

La Grande Loge de Nouvelle Ecosse, tient à ce que les Frères élevés au 3eme degré, reçoivent un exemplaire du code  de Mackey sur les Land Marks de la Maçonnerie. Bien que la Grande Loge n’ait jamais défini ou énuméré les Anciens Land Marks de la Maçonnerie, elle reconnaît que, dans le code préparé par le Dr Mackey, on trouvera la jurisprudence des grands principes Maçonniques tels qu’ils sont généralement compris dans le monde Maçonnique. Le travail du Dr Mackey est remis à chaque nouveau Maître Macon pour le guider et l’informer et comme introduction a l’étude des lois maçonniques.

Les Land Marks ou lois non écrites de la Franc-Maçonnerie:

Les Land Marks de la Maçonnerie sont généralement restreints à ces anciennes et, par voie de conséquence, universelles Coutumes de l’Ordre, qui de l’origine et par l’usage sont progressivement entrées en vigueur comme règles de conduite, ou, si elles ont été entérinées par une autorité compétente, l’ont été à une époque si éloignée, qu’aucune trace de leur origine ne peut être retrouvée dans les archives de l’histoire. A la fois, ceux qui les ont entériné et l’époque à laquelle ce fut fait ont depuis longtemps disparu et les Land Marks sont en conséquence " plus anciens que la ou la mémoire de l’histoire peut remonter ".

La première condition, pour qu’une coutume ou une règle de conduite constitue un Landmark, est qu’elle doit avoir existé " depuis un tel temps que la mémoire de l’homme ne puisse trouver trace du contraire ". Une autre particularité des Land Marks de la Maçonnerie est qu’ils ne sont pas altérables.

Les Landmarks de l’Ordre, comme les lois de Midas avec les Perses, ne peuvent souffrir aucun changement. Tels qu’ils furent il y a des siècles, tels ils sont aujourd’hui, et devront rester ainsi jusqu’a ce que la Maçonnerie ait disparu.

Les Land Marks de la Maçonnerie, au nombre de  25  tels que reconnus par l’autorité générale de l’Ordre, sont les suivants :

LANDMARK 1:

LES MODES DE RECONNAISSANCE SONT, DE TOUS LES LAND MARKS, LES PLUS LEGITIMES ET NON DISCUTABLES.

LANDMARK 2:

LA DIVISION DE LA MACONNERIE SYMBOLIQUE EN TROIS DEGRES.

LANDMARK 3:

LA LEGENDE DU 3ème DEGRE.

LANDMARK 4:

LE GOUVERNEMENT DE LA FRATERNITE PAR UN OFFICER QUI PRESIDE, APPELE GRAND MAITRE, LEQUEL EST ELU PAR L’ENSEMBLE DES FRERES. 

L’élection du Grand Maître remonte à l’antiquité et n’est donc pas, en conséquence, une règle ou une loi issue du règlement de la Grande Loge.

LANDMARK 5:

LA PREROGATIVE DU GRAND MAITRE DE PRESIDER TOUTE ASSEMBLEE DE MACON QUELQUE SOIT LE LIEU OU LE MOMENT A LAQUELLE ELLE SE TIENT. 

C’est donc une loi qui dérive des anciens usages. Cette prérogative fait partie intrinsèque de la charge de Grand Maître.

LANDMARK 6:

LA PREROGATIVE DU GRAND MAITRE D’ACCORDER DES DISPENSES POUR CONFERER DES DEGRES EN DEHORS DES MOMENTS PREVUS.

LANDMARK 7:

LA PREROGATIVE POUR LE GRAND MAITRE DE DONNER DES DISPENSES POUR OUVRIR ET TENIR DES LOGES.

Ces loges sont connues sous le nom de " Loges sous Dispense

LANDMARK 8:

LA PREROGATIVE POUR LE GRAND MAITRE DE CREER UN MACON " A VUE " 

Pour ce faire, le Grand Maître convoque une Loge avec pas moins de 6 autres Maçons et confère le degré. Les Loges convoquées à ce propos sont appelées " Loges Occasionnelles

LANDMARK 9:

LA NECESSITE POUR LES MACONS DE S’ASSEMBLER EN LOGES. 

Ce land mark prescrit aux maçons de s’assembler pour des travaux opératifs ou spéculatifs, et que ces assemblées s’appelleront des Loges mais n’implique pas une organisation permanente de loges subordonnées tel que cela prévaut aujourd’hui.

LANDMARK 10:

LE GOUVERNEMENT DES FRERES, LORSQU’ILS SONT RASSEMBLES EN LOGE, PAR UN MAITRE ET DEUX SURVEILLANTS.

LANDMARK 11:

LA NECESSITE QUE CHAQUE LOGE, LORSQU’ELLE S’ASSEMBLE, DE SE METTRE A COUVERT.

La mise à couvert d’une Loge reprend une ancienne obligation liée au caractère ésotérique de la Maçonnerie. La fonction du Couvreur est totalement indépendante de toute contrainte de la Grande Loge ou des loges en général.

LANDMARK 12:

LE DROIT POUR CHAQUE MACON D’ETRE REPRESENTE DANS TOUTES LES ASSEMBLEES DE L’ORDRE ET DE DONNER DES DIRECTIVES A SES REPRESENTANTS. 

Dans l’ancien système chaque maçon avait le droit d’être présent ou de se faire représenter. Dans nos Grandes Loges, le Vénérable Maître et les Surveillants représentent les Frères de la Loge.

LANDMARK 13:

LE DROIT POUR CHAQUE MACON DE FAIRE APPEL DE LA DECISION DE SES FRERES EN LOGE AUPRES DE LA GRANDE LOGE OU D’UNE ASSEMBLEE GENERALE DE MACONS.

LANDMARK 14:

LE DROIT POUR CHAQUE MACON DE VISITER ET DE S’ASSEOIR DANS TOUTE LOGE  REGULIERE. 

Lorsque l’entrée est refusée à un Macon en règle qui frappe à la porte, on attend qu’un motif sérieux et suffisant soit donné pour cette violation du " droit de visite "

LANDMARK 15:

AUCUN VISITEUR NON CONNU DES FRERES PRESENTS, OU DE QUELQUES-UNS UNS D’ENTRE EUX, COMME MACON NE PEUT ENTRER SANS ETRE TUILE SELON LES ANCIENS USAGES. 

Un Macon reconnu, avec les connaissances suffisantes de la Maçonnerie, peut se porter garant du visiteur et lui éviter le tuilage.

LANDMARK 16:

AUCUNE LOGE NE PEUT INTERFERER DANS LES AFFAIRES D’UNE AUTRE LOGE, NI CONFERER DES DEGRES A DES FRERES MEMBRES D’UNE AUTRE LOGE. 

Cela n’interdit pas de conférer des degrés lorsque c’est à la demande expresse de la Loge Mère du Frère.

LANDMARK 17:

CHAQUE FRERE EST SOUMIS AU REGLES ET LOIS DE LA JURIDICTION MACONNIQUE DANS LAQUELLE IL RESIDE.

LANDMARK 18:

CERTAINS CRITERES DE QUALIFICATION POUR L’INITATION DE CANDIDATS PROVIENNENT DE LANDMARK DE L’ORDRE TELS QUE : LE CANDIDAT DOIT ETRE UN HOMME, SANS INFIRMITE, NE LIBRE, ET AVOIR UN AGE MATURE.

Il était indispensable dans la Maçonnerie Opérative que les apprentis soient en état physique d’assurer les taches qu’on leur confierait. Cependant, cela n’est pas aussi nécessaire en Maçonnerie Spéculative. Une attention particulière est portée sur les candidats qui ont souffert de séquelles liées à la maladie, aux accidents ou à la guerre.

LANDMARK 19:

LA CROYANCE EN L’EXISTENCE DE DIEU COMME GRAND ARCHITECTE DE L’UNIVERS.

LANDMARK 20:

EN COROLLAIRE A LA CROYANCE EN DIEU EST LA CROYANCE EN LA RESURRECTION A UNE FUTURE VIE.

LANDMARK 21:

UN " LIVRE DE LA LOI " CONSTITUERA UNE PARTIE INDISPENSABLE DES DECORS DE LA LOGE.

Le livre de la loi est le guide spirituel du Macon sans lequel il ne peut travailler. Quelque soit sa croyance, le volume qui représente sa foi dans Le Grand Architecte De L’Univers doit être son guide spirituel et sera devant lui pendant ses heures de travail spéculatif pour être la règle et le guide de sa conduite.

LANDMARK 22:

L’EGALITE DE TOUT MACON.

Ce Land Mark implique que, du petit-fils au grand-père, nous nous réunissons en loge au même niveau et ou le vrai mérite, la vertu et la connaissance prennent le pas sur la situation et la position dans le monde profane. Hors de la Loge, évidement, chacun reprendra son rang et la position sociale auxquels il est habitué.

LANDMARK 23:

LE SECRET DE L’INSTITUTION.

La Franc-Maçonnerie n’est pas une société secrète eu égard à son propos et ses objectifs ; elle travaille pour la civilisation et le perfectionnement de l’homme, l’amélioration de sa condition et la correction de ses défauts. Ses secrets sont limités aux modes de reconnaissance, l’interprétation de ses symbolismes, et d’autres sujets ésotériques qui appartiennent à l’apprentissage légendaire et traditionnel de l’Ordre. Seulement de cette façon, la maçonnerie peut être considérée comme une société secrète, et à ces points particuliers, est en grande partie attribuée la continuité de l’ordre qui a maintenu sa spécificité à travers les siècles.

LANDMARK 24:

LA FONDATION D’UNE SCIENCE SPECULATIVE BASEE SUR UN ART OPERATIF, ET L’USAGE SYMBOLIQUE ET L’EXPLICATION DES TERMES DE CET ART A DES FINS RELIGIEUSES OU D’ENSEIGNEMENT MORAL.

LANDMARK 25:

LE DERNIER LANDMARK QUI COURONNE LES PRECEDENTS EST QUE CES LANDMARKS NE PEUVENT EN AUCUN CAS ETRE CHANGES.

Rien ne peut leur être retiré ; rien ne peut leur être ajouté ; pas la moindre petite modification ne peut leur être apportée ; comme nous les avons reçus de nos prédécesseurs, nous sommes tenus par la plus solennelle obligation de notre devoir de les transmettre à nos successeurs.

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Bible et hauts grades(1)

1 Mai 2005 Publié dans #hauts grades

« quel était le premier édifice érigé sous la direction divine ? »

« L’arche de Noé. »

« Dans que but fut-elle construite ? »

« Pour sauver les élus du Déluge. »

« Combien de personnes y avait-il à sauver ? »

« Huit : quatre hommes et quatre femmes. »

« Nomme les hommes. »

« Noé, Japhet, Sem et Cham, tous vrais maçons. »

« Combien y a-t-il de travaux faits par des mains humaines appelés Merveilles   du Monde ? »

« Sept. »

« Nomme-les. »

« La Tour de Babel, les Pyramides d’Egypte, la Statue de Zeus par Phidias à Olympe en Péloponnèse, le Temple d’Artémis à Ephèse, le Mausolée d’Halicarnasse, le Phare d’Alexandrie et le Colosse de Rhodes. »

« Combien y eut-il de personnes nommées avant d’être nées ? »

 « Trois. »

« Qui étaient-elles ? »

« Bézaléel, Maher-Shalal-Hash-Baz et le Roi Cyrus le Grand. »

« Qu’étaient-ils ? »

 « Bézaléel était un ouvrier inspiré du Tabernacle dans lequel résidait la Divine Schekinah et dans lequel était déposée l’arche d’Alliance qui devint ensuite le modèle pour le Temple du Roi Salomon, conforme à un modèle délivré au Mont Horeb par Dieu à Moïse qui devint ensuite Grand Maître de la Loge d’Israël ; le deuxième, le fils d’une Prophétesse dont nous lisons dans les Prophéties d’Isaïe, ch. Vii ; et le troisième, Cyrus le Grand, était le Fondateur de la Monarchie Perse, conquérant de l’Asie et restaurateur du Temple Saint. »

« Combien y a-t-il de personnes dites ne jamais être mortes ? »

« Deux, Hénoch et Elie. »

« Qu’étaient-ils ? »

 « Hénoch était le cinquième après Seth et le septième depuis Adam et prophétisa l’inondation et l’incendie général ; et de peur que les Arts et Sciences ne disparaissent du savoir des hommes, il érigea deux piliers, un de briques, l’autre de pierre, sur lesquels ces Arts étaient gravés jusqu’au bout, de telle sorte que si le pilier de pierre périssait sous les flammes, le pilier de briques resterait, et que si le pilier de briques était détruit par l’eau, le pilier de pierre resterait, et ceci pouvait se voir en son temps sur la Terre de Syrie, selon Joseph. Le second, Elie le Tishbite, qui, après avoir réalisé de nombreux miracles en présence des Rois et de la Princesse d’Israël pour les ramener vers l’adoration du vrai Dieu, était ravi au Ciel par un chariot de feu. »

« Que devraient célébrer les Francs-Maçons principalement ? »

« Trois grands événements : la Création du Monde, le Déluge de Noé et la Rédemption de l’Homme. »

« Dans quel but ? »

« A la Gloire de Dieu. »

« où a lieu, pour la première fois, un Chapitre de l’Ordre ? »

« Au sommet saint du Mont Moriah dans le Royaume de Judée. »

« Pourquoi le Mont Moriah a-t-il été consacré ou nommé saint ? »

« En raison de trois grands sacrifices faits sur son sommet : premièrement, Abraham, à la commande de Dieu, sacrifiant son fils Isaac ; deuxièmement, la prière et le sacrifice du Roi David pour apaiser la peste ; troisièmement, la prière et le sacrifice du Roi Salomon à la consécration du Saint-Temple. »

« Le mont Moriah a-t-il un égal dans le monde ?

« Seul le Mont Calvaire. »

« Pourquoi le Mont Calvaire a-t-il été consacré ou nommé saint ? »

« En raison d’un grand sacrifice fait sur son sommet. »

« Lequel ? »

« Le sacrifice du Messie pour la rédemption du monde. »

« Ayant auparavant discuté des honneurs et des dignités qui te sont accordés en tant que Franc-Maçon, je désire savoir quel est le premier et plus grand honneur jamais accordé aux Francs-Maçons ? »

« La descente de la Divine Schekinah, d’abord au sacre du Saint-Tabernacle, puis à la consécration du Temple de Dieu par le Roi Salomon, se plaçant sur l’Arche ou le Trône dans le Saint des Saints, couverte par les ailes du Chérubin où elle continua à donner ses réponses d’oracle pour plusieurs générations. »

« Combien ? »

« Quatorze. »

« La Schekinah n’a-t-elle jamais été destituée ? »

« Elle l’a été. »

« Pourquoi ? »

« Parce que les Israélites se sont prouvés  infidèles à leur Dieu. »

 « Digne Grand Gardien Second (se lève et salue), les Maçons avaient-ils une place au Temple du Roi Salomon ? »

« Oui. »

« Comment s’appelait ce lieu ? »

« La Chambre du Milieu. »

« Quelles étaient les qualifications requises pour être admis dans cette Chambre du Milieu ? »

« Fidélité, Hospitalité et Taciturnité. »

« Lorsqu’ils étaient admis, que voyaient-ils digne d’observation ? »

« Le Dallage Mosaïque, l’Etoile Ardente et la Bordure Ornée. »

« Que représentait le Dallage Mosaïque ? »

« La Loi remise à Moïse au Mont Sinaï. »

« Donne aux Frères le Signe de cette Loi. »

« Que représente l’Etoile Ardente. »

« La Gloire de Dieu apparaissant au Mont Sinaï lors de la remise de cette Loi. »

« Que représente la Bordure Ornée ? »

« Les ornements d’une vie vertueuse, conformément à cette Loi. »

« Le Temple du Roi Salomon avait-il un égal dans le monde ? »

« Seul le Temple mystique du corps du Christ. »

« Les Francs-maçons peuvent-ils y espérer une place ? »

" Ils peuvent. »

« Comment s’appelle cette place ? »

« La Chambre du Milieu également. »

« Quelles sont les qualifications requises pour être admis dans cette Chambre du Milieu ? »

« Foi, Espoir et Charité. »

« Lorsque tu es admis, qu’espères-tu voir digne d’observation ? »

« La Page de Chevalet, la Pierre de Taille Considérée et le Thurnal   Broché. »

« Comment sont-ils placés ? »

« La page de Chevalet sur le Dallage Mosaïque, la Pierre de Taille Considérée sur   l’Etoile Ardente et le Thurnal Broché sur la Bordure Ornée. »

« Que représente pour nous le Thurnal Broché ? »

« La Grâce Divine pénétrant nos durs cœurs de pierre. »

« Qu’est la Pierre de Taille Considérée ? »

« Le Grand Architecte de l’Eglise qui Se nomma la Rose de Charon et le Muguet. »

« Et qu’est la Page de Chevalet ? »

« Le chemin du Salut qui nous est présenté dans le Livre des Bonnes Nouvelles. »

« Ce livre est-il autrement appelé ? »

« Les Evangiles Saints. »

 

 

 

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