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Le livre de Ruth

26 Avril 2005 Publié dans #fondements bibliques de la FM

Naomi avait un parent de son mari. C'était un homme puissant et riche, de la famille d'Élimélec, et qui se nommait Boaz.

Ruth la Moabite dit à Naomi: Laisse-moi, je te prie, aller glaner des épis dans le champ de celui aux yeux duquel je trouverai grâce. Elle lui répondit: Va, ma fille.

Elle alla glaner dans un champ, derrière les moissonneurs. Et il se trouva par hasard que la pièce de terre appartenait à Boaz, qui était de la famille d'Élimélec.

Et voici, Boaz vint de Bethléhem, et il dit aux moissonneurs: Que l'Éternel soit avec vous! Ils lui répondirent: Que l'Éternel te bénisse!

Et Boaz dit à son serviteur chargé de surveiller les moissonneurs: A qui est cette jeune femme?

Le serviteur chargé de surveiller les moissonneurs répondit: C'est une jeune femme Moabite, qui est revenue avec Naomi du pays de Moab.

Elle a dit: Permettez-moi de glaner et de ramasser des épis entre les gerbes, derrière les moissonneurs. Et depuis ce matin qu'elle est venue, elle a été debout jusqu'à présent, et ne s'est reposée qu'un moment dans la maison.

Boaz dit à Ruth: Écoute, ma fille, ne va pas glaner dans un autre champ; ne t'éloigne pas d'ici, et reste avec mes servantes.

Regarde où l'on moissonne dans le champ, et va après elles. J'ai défendu à mes serviteurs de te toucher. Et quand tu auras soif, tu iras aux vases, et tu boiras de ce que les serviteurs auront puisé.

Alors elle tomba sur sa face et se prosterna contre terre, et elle lui dit: Comment ai-je trouvé grâce à tes yeux, pour que tu t'intéresses à moi, à moi qui suis une étrangère?

Boaz lui répondit: On m'a rapporté tout ce que tu as fait pour ta belle-mère depuis la mort de ton mari, et comment tu as quitté ton père et ta mère et le pays de ta naissance, pour aller vers un peuple que tu ne connaissais point auparavant.

Que l'Éternel te rende ce que tu as fait, et que ta récompense soit entière de la part de l'Éternel, le Dieu d'Israël, sous les ailes duquel tu es venue te réfugier!

Et elle dit: Oh! que je trouve grâce à tes yeux, mon seigneur! Car tu m'as consolée, et tu as parlé au coeur de ta servante. Et pourtant je ne suis pas, moi, comme l'une de tes servantes.

Au moment du repas, Boaz dit à Ruth: Approche, mange du pain, et trempe ton morceau dans le vinaigre. Elle s'assit à côté des moissonneurs. On lui donna du grain rôti; elle mangea et se rassasia, et elle garda le reste.

Puis elle se leva pour glaner. Boaz donna cet ordre à ses serviteurs: Qu'elle glane aussi entre les gerbes, et ne l'inquiétez pas,

et même vous ôterez pour elle des gerbes quelques épis, que vous la laisserez glaner, sans lui faire de reproches.

Elle glana dans le champ jusqu'au soir, et elle battit ce qu'elle avait glané. Il y eut environ un épha d'orge.

Elle l'emporta et rentra dans la ville, et sa belle-mère vit ce qu'elle avait glané. Elle sortit aussi les restes de son repas, et les lui donna.

Sa belle-mère lui dit: Où as-tu glané aujourd'hui, et où as-tu travaillé? Béni soit celui qui s'est intéressé à toi! Et Ruth fit connaître à sa belle-mère chez qui elle avait travaillé: L'homme chez qui j'ai travaillé aujourd'hui, dit-elle, s'appelle Boaz.

Naomi dit à sa belle-fille: Qu'il soit béni de l'Éternel, qui se montre miséricordieux pour les vivants comme il le fut pour ceux qui sont morts! Cet homme est notre parent, lui dit encore Naomi, il est de ceux qui ont sur nous droit de rachat.

Ruth la Moabite ajouta: Il m'a dit aussi: Reste avec mes serviteurs, jusqu'à ce qu'ils aient achevé toute ma moisson.

Et Naomi dit à Ruth, sa belle-fille: Il est bon, ma fille, que tu sortes avec ses servantes, et qu'on ne te rencontre pas dans un autre champ.

Elle resta donc avec les servantes de Boaz, pour glaner, jusqu'à la fin de la moisson des orges et de la moisson du froment. Et elle demeurait avec sa belle-mère.

Naomi, sa belle-mère, lui dit: Ma fille, je voudrais assurer ton repos, afin que tu fusses heureuse.

Et maintenant Boaz, avec les servantes duquel tu as été, n'est-il pas notre parent? Voici, il doit vanner cette nuit les orges qui sont dans l'aire.

Lave-toi et oins-toi, puis remets tes habits, et descends à l'aire. Tu ne te feras pas connaître à lui, jusqu'à ce qu'il ait achevé de manger et de boire.

Et quand il ira se coucher, observe le lieu où il se couche. Ensuite va, découvre ses pieds, et couche-toi. Il te dira lui-même ce que tu as à faire.

Elle lui répondit: Je ferai tout ce que tu as dit.

Elle descendit à l'aire, et fit tout ce qu'avait ordonné sa belle-mère.

Boaz mangea et but, et son coeur était joyeux. Il alla se coucher à l'extrémité d'un tas de gerbes. Ruth vint alors tout doucement, découvrit ses pieds, et se coucha.

Au milieu de la nuit, cet homme eut une frayeur; il se pencha, et voici, une femme était couchée à ses pieds.

Il dit: Qui es-tu? Elle répondit: Je suis Ruth, ta servante; étends ton aile sur ta servante, car tu as droit de rachat.

Et il dit: Sois bénie de l'Éternel, ma fille! Ce dernier trait témoigne encore plus en ta faveur que le premier, car tu n'as pas recherché des jeunes gens, pauvres ou riches.

Maintenant, ma fille, ne crains point; je ferai pour toi tout ce que tu diras; car toute la porte de mon peuple sait que tu es une femme vertueuse.

Il est bien vrai que j'ai droit de rachat, mais il en existe un autre plus proche que moi.

13     Passe ici la nuit. Et demain, s'il veut user envers toi du droit de rachat, à la bonne heure, qu'il le fasse; mais s'il ne lui plaît pas d'en user envers toi, j'en userai, moi, l'Éternel est vivant! Reste couchée jusqu'au matin.

Elle resta couchée à ses pieds jusqu'au matin, et elle se leva avant qu'on pût se reconnaître l'un l'autre. Boaz dit: Qu'on ne sache pas qu'une femme est entrée dans l'aire.

Et il ajouta: Donne le manteau qui est sur toi, et tiens-le. Elle le tint, et il mesura six mesures d'orge, qu'il chargea sur elle. Puis il rentra dans la ville.

Ruth revint auprès de sa belle-mère, et Naomi dit: Est-ce toi, ma fille? Ruth lui raconta tout ce que cet homme avait fait pour elle.

Elle dit: Il m'a donné ces six mesures d'orge, en disant: Tu ne retourneras pas à vide vers ta belle-mère.

18     Et Naomi dit: Sois tranquille, ma fille, jusqu'à ce que tu saches comment finira la chose, car cet homme ne se donnera point de repos qu'il n'ait terminé cette affaire aujourd'hui.

 

Boaz monta à la porte, et s'y arrêta. Or voici, celui qui avait droit de rachat, et dont Boaz avait parlé, vint à passer. Boaz lui dit: Approche, reste ici, toi un tel. Et il s'approcha, et s'arrêta.

Boaz prit alors dix hommes parmi les anciens de la ville, et il dit: Asseyez-vous ici. Et ils s'assirent.

Puis il dit à celui qui avait le droit de rachat: Naomi, revenue du pays de Moab, a vendu la pièce de terre qui appartenait à notre frère Élimélec.

J'ai cru devoir t'en informer, et te dire: Acquiers-la, en présence des habitants et en présence des anciens de mon peuple. Si tu veux racheter, rachète; mais si tu ne veux pas, déclare-le-moi, afin que je le sache. Car il n'y a personne avant toi qui ait le droit de rachat, et je l'ai après toi. Et il répondit: je rachèterai.

Boaz dit: Le jour où tu acquerras le champ de la main de Naomi, tu l'acquerras en même temps de Ruth la Moabite, femme du défunt, pour relever le nom du défunt dans son héritage.

Et celui qui avait le droit de rachat répondit: Je ne puis pas racheter pour mon compte, crainte de détruire mon héritage; prends pour toi mon droit de rachat, car je ne puis pas racheter.

Autrefois en Israël, pour valider une affaire quelconque relative à un rachat ou à un échange, l'un ôtait son soulier et le donnait à l'autre: cela servait de témoignage en Israël.

Celui qui avait le droit de rachat dit donc à Boaz: Acquiers pour ton compte! Et il ôta son soulier.
Alors Boaz dit aux anciens et à tout le peuple: Vous êtes témoins aujourd'hui que j'ai acquis de la main de Naomi tout ce qui appartenait à Élimélec, à Kiljon et à Machlon,

et que je me suis également acquis pour femme Ruth la Moabite, femme de Machlon, pour relever le nom du défunt dans son héritage, et afin que le nom du défunt ne soit point retranché d'entre ses frères et de la porte de son lieu. Vous en êtes témoins aujourd'hui!

Tout le peuple qui était à la porte et les anciens dirent: Nous en sommes témoins! Que l'Éternel rende la femme qui entre dans ta maison semblable à Rachel et à Léa, qui toutes les deux ont bâti la maison d'Israël! Manifeste ta force dans Éphrata, et fais-toi un nom dans Bethléhem!

Puisse la postérité que l'Éternel te donnera par cette jeune femme rendre ta maison semblable à la maison de Pérets, qui fut enfanté à Juda par Tamar!

Boaz prit Ruth, qui devint sa femme, et il alla vers elle. L'Éternel permit à Ruth de concevoir, et elle enfanta un fils.

Les femmes dirent à Naomi: Béni soit l'Éternel, qui ne t'a point laissé manquer aujourd'hui d'un homme ayant droit de rachat, et dont le nom sera célébré en Israël!

Cet enfant restaurera ton âme, et sera le soutien de ta vieillesse; car ta belle-fille, qui t'aime, l'a enfanté, elle qui vaut mieux pour toi que sept fils.

Naomi prit l'enfant et le mit sur son sein, et elle fut sa garde.

Les voisines lui donnèrent un nom, en disant: Un fils est né à Naomi! Et elles l'appelèrent Obed. Ce fut le père d'Isaï père de David.

Voici la postérité de Pérets. Pérets engendra Hetsron;

Hetsron engendra Ram; Ram engendra Amminadab;

Amminadab engendra Nachschon; Nachschon engendra Salmon;

Salmon engendra Boaz; Boaz engendra Obed;

Obed engendra Isaï; et Isaï engendra David.

 

 

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Le livre d'Esdras

26 Avril 2005 Publié dans #fondements bibliques de la FM

 

1. La première année de Cyrus, roi de Perse, afin que s'accomplît la parole de l'Éternel prononcée par la bouche de Jérémie, l'Éternel réveilla l'esprit de Cyrus, roi de Perse, qui fit faire de vive voix et par écrit cette publication dans tout son royaume: <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />

2. Ainsi parle Cyrus, roi des Perses: L'Éternel, le Dieu des cieux, m'a donné tous les royaumes de la terre, et il m'a commandé de lui bâtir une maison à Jérusalem en Juda.

3. Qui d'entre vous est de son peuple? Que son Dieu soit avec lui, et qu'il monte à Jérusalem en Juda et bâtisse la maison de l'Éternel, le Dieu d'Israël! C'est le Dieu qui est à Jérusalem.

4. Dans tout lieu où séjournent des restes du peuple de l'Éternel, les gens du lieu leur donneront de l'argent, de l'or, des effets, et du bétail, avec des offrandes volontaires pour la maison de Dieu qui est à Jérusalem.

5. Les chefs de famille de Juda et de Benjamin, les sacrificateurs et les Lévites, tous ceux dont Dieu réveilla l'esprit, se levèrent pour aller bâtir la maison de l'Éternel à Jérusalem.

6. Tous leurs alentours leur donnèrent des objets d'argent, de l'or, des effets, du bétail, et des choses précieuses, outre toutes les offrandes volontaires.

7. Le roi Cyrus rendit les ustensiles de la maison de l'Éternel, que Nebucadnetsar avait emportés de Jérusalem et placés dans la maison de son dieu.

8. Cyrus, roi de Perse, les fit sortir par Mithredath, le trésorier, qui les remit à Scheschbatsar, prince de Juda.

9. En voici le nombre: trente bassins d'or, mille bassins d'argent, vingt-neuf couteaux,

10. trente coupes d'or, quatre cent dix coupes d'argent de second ordre, mille autres ustensiles.

11. Tous les objets d'or et d'argent étaient au nombre de cinq mille quatre cents. Scheschbatsar emporta le tout de Babylone à Jérusalem, au retour de la captivité. </A>

Esdras 2

1. Voici ceux de la province qui revinrent de l'exil, ceux que Nebucadnetsar, roi de Babylone, avait emmenés captifs à Babylone, et qui retournèrent à Jérusalem et en Juda, chacun dans sa ville.

2. Ils partirent avec Zorobabel, Josué, Néhémie, Seraja, Reélaja, Mardochée, Bilschan, Mispar, Bigvaï, Rehum, Baana. Nombre des hommes du peuple d'Israël:

3. les fils de Pareosch, deux mille cent soixante-douze;

4. les fils de Schephathia, trois cent soixante-douze;

5. les fils d'Arach, sept cent soixante-quinze;

6. les fils de Pachath Moab, des fils de Josué et de Joab, deux mille huit cent douze;

7. les fils d'Élam, mille deux cent cinquante-quatre;

8. les fils de Zatthu, neuf cent quarante-cinq;

9. les fils de Zaccaï, sept cent soixante;

10. les fils de Bani, six cent quarante-deux;

11. les fils de Bébaï, six cent vingt-trois;

12. les fils d'Azgad, mille deux cent vingt-deux;

13. les fils d'Adonikam, six cent soixante-six;

14. les fils de Bigvaï, deux mille cinquante-six;

15. les fils d'Adin, quatre cent cinquante-quatre;

16. les fils d'Ather, de la famille d'Ézéchias, quatre-vingt-dix-huit;

17. les fils de Betsaï, trois cent vingt-trois;

18. les fils de Jora, cent douze;

19. les fils de Haschum, deux cent vingt-trois;

20. les fils de Guibbar, quatre-vingt-quinze;

21. les fils de Bethléhem, cent vingt-trois;

22. les gens de Nethopha, cinquante-six;

23. les gens d'Anathoth, cent vingt-huit;

24. les fils d'Azmaveth, quarante-deux;

25. les fils de Kirjath Arim, de Kephira et de Beéroth, sept cent quarante trois;

26. les fils de Rama et de Guéba, six cent vingt et un;

27. les gens de Micmas, cent vingt-deux;

28. les gens de Béthel et d'Aï, deux cent vingt-trois;

29. les fils de Nebo, cinquante-deux;

30. les fils de Magbisch, cent cinquante-six;

31. les fils de l'autre Élam, mille deux cent cinquante-quatre;

32. les fils de Harim, trois cent vingt;

33. les fils de Lod, de Hadid et d'Ono, sept cent vingt-cinq;

34. les fils de Jéricho, trois cent quarante-cinq;

35. les fils de Senaa, trois mille six cent trente.

36. Sacrificateurs: les fils de Jedaeja, de la maison de Josué, neuf cent soixante-treize;

37. les fils d'Immer, mille cinquante-deux;

38. les fils de Paschhur, mille deux cent quarante-sept;

39. les fils de Harim, mille dix-sept.

40. Lévites: les fils de Josué et de Kadmiel, des fils d'Hodavia, soixante quatorze.

41. Chantres: les fils d'Asaph, cent vingt-huit.

42. Fils des portiers: les fils de Schallum, les fils d'Ather, les fils de Thalmon, les fils d'Akkub, les fils de Hathitha, les fils de Schobaï, en tout cent trente-neuf.

43. Néthiniens: les fils de Tsicha, les fils de Hasupha, les fils de Thabbaoth,

44. les fils de Kéros, les fils de Siaha, les fils de Padon,

45. les fils de Lebana, les fils de Hagaba, les fils d'Akkub,

46. les fils de Hagab, les fils de Schamlaï, les fils de Hanan,

47. les fils de Guiddel, les fils de Gachar, les fils de Reaja,

48. les fils de Retsin, les fils de Nekoda, les fils de Gazzam,

49. les fils d'Uzza, les fils de Paséach, les fils de Bésaï,

50. les fils d'Asna, les fils de Mehunim, les fils de Nephusim,

51. les fils de Bakbuk, les fils de Hakupha, les fils de Harhur,

52. les fils de Batsluth, les fils de Mehida, les fils de Harscha,

53. les fils de Barkos, les fils de Sisera, les fils de Thamach,

54. les fils de Netsiach, les fils de Hathipha.

55. Fils des serviteurs de Salomon: les fils de Sothaï, les fils de Sophéreth, les fils de Peruda,

56. les fils de Jaala, les fils de Darkon, les fils de Guiddel,

57. les fils de Schephathia, les fils de Hatthil, les fils de Pokéreth Hatsebaïm, les fils d'Ami.

58. Total des Néthiniens et des fils des serviteurs de Salomon: trois cent quatre-vingt-douze.

59. Voici ceux qui partirent de Thel Mélach, de Thel Harscha, de Kerub Addan, et qui ne purent pas faire connaître leur maison paternelle et leur race, pour prouver qu'ils étaient d'Israël.

60. Les fils de Delaja, les fils de Tobija, les fils de Nekoda, six cent cinquante-deux.

61. Et parmi les fils des sacrificateurs: les fils de Habaja, les fils d'Hakkots, les fils de Barzillaï, qui avait pris pour femme une des filles de Barzillaï, le Galaadite, et fut appelé de leur nom.

62. Ils cherchèrent leurs titres généalogiques, mais ils ne les trouvèrent point. On les exclut du sacerdoce,

63. et le gouverneur leur dit de ne pas manger des choses très saintes jusqu'à ce qu'un sacrificateur ait consulté l'urim et le thummim.

64. L'assemblée tout entière était de quarante-deux mille trois cent soixante personnes,

65. sans compter leurs serviteurs et leurs servantes, au nombre de sept mille trois cent trente-sept. Parmi eux se trouvaient deux cents chantres et chanteuses.

66. Ils avaient sept cent trente-six chevaux, deux cent quarante-cinq mulets,

67. quatre cent trente-cinq chameaux, et six mille sept cent vingt ânes.

68. Plusieurs des chefs de famille, à leur arrivée vers la maison de l'Éternel à Jérusalem, firent des offrandes volontaires pour la maison de Dieu, afin qu'on la rétablît sur le lieu où elle avait été.

69. Ils donnèrent au trésor de l'oeuvre, selon leurs moyens, soixante et un mille dariques d'or, cinq mille mines d'argent, et cent tuniques sacerdotales.

70. Les sacrificateurs et les Lévites, les gens du peuple, les chantres, les portiers et les Néthiniens s'établirent dans leurs villes. Tout Israël habita dans ses villes. </A>

Esdras 3

1. Le septième mois arriva, et les enfants d'Israël étaient dans leurs villes. Alors le peuple s'assembla comme un seul homme à Jérusalem.

2. Josué, fils de Jotsadak, avec ses frères les sacrificateurs, et Zorobabel, fils de Schealthiel, avec ses frères, se levèrent et bâtirent l'autel du Dieu d'Israël, pour y offrir des holocaustes, selon ce qui est écrit dans la loi de Moïse, homme de Dieu.

3. Ils rétablirent l'autel sur ses fondements, quoiqu'ils eussent à craindre les peuples du pays, et ils y offrirent des holocaustes à l'Éternel, les holocaustes du matin et du soir.

4. Ils célébrèrent la fête des tabernacles, comme il est écrit, et ils offrirent jour par jour des holocaustes, selon le nombre ordonné pour chaque jour.

5. Après cela, ils offrirent l'holocauste perpétuel, les holocaustes des nouvelles lunes et de toutes les solennités consacrées à l'Éternel, et ceux de quiconque faisait des offrandes volontaires à l'Éternel.

6. Dès le premier jour du septième mois, ils commencèrent à offrir à l'Éternel des holocaustes. Cependant les fondements du temple de l'Éternel n'étaient pas encore posés.

7. On donna de l'argent aux tailleurs de pierres et aux charpentiers, et des vivres, des boissons et de l'huile aux Sidoniens et aux Tyriens, pour qu'ils amenassent par mer jusqu'à Japho des bois de cèdre du Liban, suivant l'autorisation qu'on avait eue de Cyrus, roi de Perse.

8. La seconde année depuis leur arrivée à la maison de Dieu à Jérusalem, au second mois, Zorobabel, fils de Schealthiel, Josué, fils de Jotsadak, avec le reste de leurs frères les sacrificateurs et les Lévites, et tous ceux qui étaient revenus de la captivité à Jérusalem, se mirent à l'oeuvre et chargèrent les Lévites de vingt ans et au-dessus de surveiller les travaux de la maison de l'Éternel.

9. Et Josué, avec ses fils et ses frères, Kadmiel, avec ses fils, fils de Juda, les fils de Hénadad, avec leurs fils et leurs frères les Lévites, se préparèrent tous ensemble à surveiller ceux qui travaillaient à la maison de Dieu.

10. Lorsque les ouvriers posèrent les fondements du temple de l'Éternel, on fit assister les sacrificateurs en costume, avec les trompettes, et les Lévites, fils d'Asaph, avec les cymbales, afin qu'ils célébrassent l'Éternel, d'après les ordonnances de David, roi d'Israël.

11. Ils chantaient, célébrant et louant l'Éternel par ces paroles: Car il est bon, car sa miséricorde pour Israël dure à toujours! Et tout le peuple poussait de grands cris de joie en célébrant l'Éternel, parce qu'on posait les fondements de la maison de l'Éternel.

12. Mais plusieurs des sacrificateurs et des Lévites, et des chefs de famille âgés, qui avaient vu la première maison, pleuraient à grand bruit pendant qu'on posait sous leurs yeux les fondements de cette maison. Beaucoup d'autres faisaient éclater leur joie par des cris,

13. en sorte qu'on ne pouvait distinguer le bruit des cris de joie d'avec le bruit des pleurs parmi le peuple, car le peuple poussait de grands cris dont le son s'entendait au loin. </A>

Esdras 4

1. Les ennemis de Juda et de Benjamin apprirent que les fils de la captivité bâtissaient un temple à l'Éternel, le Dieu d'Israël.

2. Ils vinrent auprès de Zorobabel et des chefs de familles, et leur dirent: Nous bâtirons avec vous; car, comme vous, nous invoquons votre Dieu, et nous lui offrons des sacrifices depuis le temps d'Ésar Haddon, roi d'Assyrie, qui nous a fait monter ici.

3. Mais Zorobabel, Josué, et les autres chefs des familles d'Israël, leur répondirent: Ce n'est pas à vous et à nous de bâtir la maison de notre Dieu; nous la bâtirons nous seuls à l'Éternel, le Dieu d'Israël, comme nous l'a ordonné le roi Cyrus, roi de Perse.

4. Alors les gens du pays découragèrent le peuple de Juda; ils l'intimidèrent pour l'empêcher de bâtir,

5. et ils gagnèrent à prix d'argent des conseillers pour faire échouer son entreprise. Il en fut ainsi pendant toute la vie de Cyrus, roi de Perse, et jusqu'au règne de Darius, roi de Perse.

6. Sous le règne d'Assuérus, au commencement de son règne, ils écrivirent une accusation contre les habitants de Juda et de Jérusalem.

7. Et du temps d'Artaxerxès, Bischlam, Mithredath, Thabeel, et le reste de leurs collègues, écrivirent à Artaxerxès, roi de Perse. La lettre fut transcrite en caractères araméens et traduite en araméen.

8. Rehum, gouverneur, et Schimschaï, secrétaire écrivirent au roi Artaxerxès la lettre suivante concernant Jérusalem:

9. Rehum, gouverneur, Schimschaï, secrétaire, et le reste de leurs collègues, ceux de Din, d'Arpharsathac, de Tharpel, d'Apharas, d'Érec, de Babylone, de Suse, de Déha, d'Élam,

10. et les autres peuples que le grand et illustre Osnappar a transportés et établis dans la ville de Samarie et autres lieux de ce côté du fleuve, etc.

11. C'est ici la copie de la lettre qu'ils envoyèrent au roi Artaxerxès: Tes serviteurs, les gens de ce côté du fleuve, etc.

12. Que le roi sache que les Juifs partis de chez toi et arrivés parmi nous à Jérusalem rebâtissent la ville rebelle et méchante, en relèvent les murs et en restaurent les fondements.

13. Que le roi sache donc que, si cette ville est rebâtie et si ses murs sont relevés, ils ne paieront ni tribut, ni impôt, ni droit de passage, et que le trésor royal en souffrira.

14. Or, comme nous mangeons le sel du palais et qu'il ne nous paraît pas convenable de voir mépriser le roi, nous envoyons au roi ces informations.

15. Qu'on fasse des recherches dans le livre des mémoires de tes pères; et tu trouveras et verras dans le livre des mémoires que cette ville est une ville rebelle, funeste aux rois et aux provinces, et qu'on s'y est livré à la révolte dès les temps anciens. C'est pourquoi cette ville a été détruite.

16. Nous faisons savoir au roi que, si cette ville est rebâtie et si ses murs sont relevés, par cela même tu n'auras plus de possession de ce côté du fleuve.

17. Réponse envoyée par le roi à Rehum, gouverneur, à Schimschaï, secrétaire, et au reste de leurs collègues, demeurant à Samarie et autres lieux de l'autre côté du fleuve: Salut, etc.

18. La lettre que vous nous avez envoyée a été lue exactement devant moi.

19. J'ai donné ordre de faire des recherches; et l'on a trouvé que dès les temps anciens cette ville s'est soulevée contre les rois, et qu'on s'y est livré à la sédition et à la révolte.

20. Il y eut à Jérusalem des rois puissants, maîtres de tout le pays de l'autre côté du fleuve, et auxquels on payait tribut, impôt, et droit de passage.

21. En conséquence, ordonnez de faire cesser les travaux de ces gens, afin que cette ville ne se rebâtisse point avant une autorisation de ma part.

22. Gardez-vous de mettre en cela de la négligence, de peur que le mal n'augmente au préjudice des rois.

23. Aussitôt que la copie de la lettre du roi Artaxerxès eut été lue devant Rehum, Schimschaï, le secrétaire, et leurs collègues, ils allèrent en hâte à Jérusalem vers les Juifs, et firent cesser leurs travaux par violence et par force.

24. Alors s'arrêta l'ouvrage de la maison de Dieu à Jérusalem, et il fut interrompu jusqu'à la seconde année du règne de Darius, roi de Perse. </A>

Esdras 5

1. Aggée, le prophète, et Zacharie, fils d'Iddo, le prophète, prophétisèrent aux Juifs qui étaient en Juda et à Jérusalem, au nom du Dieu d'Israël.

2. Alors Zorobabel, fils de Schealthiel, et Josué, fils de Jotsadak, se levèrent et commencèrent à bâtir la maison de Dieu à Jérusalem. Et avec eux étaient les prophètes de Dieu, qui les assistaient.

3. Dans ce même temps, Thathnaï, gouverneur de ce côté du fleuve, Schethar Boznaï, et leurs collègues, vinrent auprès d'eux et leur parlèrent ainsi: Qui vous a donné l'autorisation de bâtir cette maison et de relever ces murs?

4. Ils leur dirent encore: Quels sont les noms des hommes qui construisent cet édifice?

5. Mais l'oeil de Dieu veillait sur les anciens des Juifs. Et on laissa continuer les travaux pendant l'envoi d'un rapport à Darius et jusqu'à la réception d'une lettre sur cet objet.

6. Copie de la lettre envoyée au roi Darius par Thathnaï, gouverneur de ce côté du fleuve. Schethar Boznaï, et leurs collègues d'Apharsac, demeurant de ce côté du fleuve.

7. Ils lui adressèrent un rapport ainsi conçu: Au roi Darius, salut!

8. Que le roi sache que nous sommes allés dans la province de Juda, à la maison du grand Dieu. Elle se construit en pierres de taille, et le bois se pose dans les murs; le travail marche rapidement et réussit entre leurs mains.

9. Nous avons interrogé les anciens, et nous leur avons ainsi parlé: Qui vous a donné l'autorisation de bâtir cette maison et de relever ces murs?

10. Nous leur avons aussi demandé leurs noms pour te les faire connaître, et nous avons mis par écrit les noms des hommes qui sont à leur tête.

11. Voici la réponse qu'ils nous ont faite: Nous sommes les serviteurs du Dieu des cieux et de la terre, et nous rebâtissons la maison qui avait été construite il y a bien des années; un grand roi d'Israël l'avait bâtie et achevée.

12. Mais après que nos pères eurent irrité le Dieu des cieux, il les livra entre les mains de Nebucadnetsar, roi de Babylone, le Chaldéen, qui détruisit cette maison et emmena le peuple captif à Babylone.

13. Toutefois, la première année de Cyrus, roi de Babylone, le roi Cyrus donna l'ordre de rebâtir cette maison de Dieu.

14. Et même le roi Cyrus ôta du temple de Babylone les ustensiles d'or et d'argent de la maison de Dieu, que Nebucadnetsar avait enlevés du temple de Jérusalem et transportés dans le temple de Babylone, il les fit remettre au nommé Scheschbatsar, qu'il établit gouverneur,

15. et il lui dit: Prends ces ustensiles, va les déposer dans le temple de Jérusalem, et que la maison de Dieu soit rebâtie sur le lieu où elle était.

16. Ce Scheschbatsar est donc venu, et il a posé les fondements de la maison de Dieu à Jérusalem; depuis lors jusqu'à présent elle se construit, et elle n'est pas achevée.

17. Maintenant, si le roi le trouve bon, que l'on fasse des recherches dans la maison des trésors du roi à Babylone, pour voir s'il y a eu de la part du roi Cyrus un ordre donné pour la construction de cette maison de Dieu à Jérusalem. Puis, que le roi nous transmette sa volonté sur cet objet. </A>

Esdras 6

1. Alors le roi Darius donna ordre de faire des recherches dans la maison des archives où l'on déposait les trésors à Babylone.

2. Et l'on trouva à Achmetha, capitale de la province de Médie, un rouleau sur lequel était écrit le mémoire suivant:

3. La première année du roi Cyrus, le roi Cyrus a donné cet ordre au sujet de la maison de Dieu à Jérusalem: Que la maison soit rebâtie, pour être un lieu où l'on offre des sacrifices, et qu'elle ait des solides fondements. Elle aura soixante coudées de hauteur, soixante coudées de largeur,

4. trois rangées de pierres de taille et une rangée de bois neuf. Les frais seront payés par la maison du roi.

5. De plus, les ustensiles d'or et d'argent de la maison de Dieu, que Nebucadnetsar avait enlevés du temple de Jérusalem et transportés à Babylone, seront rendus, transportés au temple de Jérusalem à la place où ils étaient, et déposés dans la maison de Dieu.

6. Maintenant, Thathnaï, gouverneur de l'autre côté du fleuve, Schethar Boznaï, et vos collègues d'Apharsac, qui demeurez de l'autre côté du fleuve, tenez-vous loin de ce lieu.

7. Laissez continuer les travaux de cette maison de Dieu; que le gouverneur des Juifs et les anciens des Juifs la rebâtissent sur l'emplacement qu'elle occupait.

8. Voici l'ordre que je donne touchant ce que vous aurez à faire à l'égard de ces anciens des Juifs pour la construction de cette maison de Dieu: les frais, pris sur les biens du roi provenant des tributs de l'autre côté du fleuve, seront exactement payés à ces hommes, afin qu'il n'y ait pas d'interruption.

9. Les choses nécessaires pour les holocaustes du Dieu des cieux, jeunes taureaux, béliers et agneaux, froment, sel, vin et huile, seront livrées, sur leur demande, aux sacrificateurs de Jérusalem, jour par jour et sans manquer,

10. afin qu'ils offrent des sacrifices de bonne odeur au Dieu des cieux et qu'ils prient pour la vie du roi et de ses fils.

11. Et voici l'ordre que je donne touchant quiconque transgressera cette parole: on arrachera de sa maison une pièce de bois, on la dressera pour qu'il y soit attaché, et l'on fera de sa maison un tas d'immondices.

12. Que le Dieu qui fait résider en ce lieu son nom renverse tout roi et tout peuple qui étendraient la main pour transgresser ma parole, pour détruire cette maison de Dieu à Jérusalem! Moi, Darius, j'ai donné cet ordre. Qu'il soit ponctuellement exécuté.

13. Thathnaï, gouverneur de ce côté du fleuve, Schethar Boznaï, et leurs collègues, se conformèrent ponctuellement à cet ordre que leur envoya le roi Darius.

14. Et les anciens des Juifs bâtirent avec succès, selon les prophéties d'Aggée, le prophète, et de Zacharie, fils d'Iddo; ils bâtirent et achevèrent, d'après l'ordre du Dieu d'Israël, et d'après l'ordre de Cyrus, de Darius, et d'Artaxerxès, rois de Perse.

15. La maison fut achevée le troisième jour du mois d'Adar, dans la sixième année du règne du roi Darius.

16. Les enfants d'Israël, les sacrificateurs et les Lévites, et le reste des fils de la captivité, firent avec joie la dédicace de cette maison de Dieu.

17. Ils offrirent, pour la dédicace de cette maison de Dieu, cent taureaux, deux cents béliers, quatre cents agneaux, et, comme victimes expiatoires pour tout Israël, douze boucs, d'après le nombre des tribus d'Israël.

18. Ils établirent les sacrificateurs selon leurs classes et les Lévites selon leurs divisions pour le service de Dieu à Jérusalem, comme il est écrit dans le livre de Moïse.

19. Les fils de la captivité célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du premier mois.

20. Les sacrificateurs et les Lévites s'étaient purifiés de concert, tous étaient purs; ils immolèrent la Pâque pour tous les fils de la captivité, pour leurs frères les sacrificateurs, et pour eux-mêmes.

21. Les enfants d'Israël revenus de la captivité mangèrent la Pâque, avec tous ceux qui s'étaient éloignés de l'impureté des nations du pays et qui se joignirent à eux pour chercher l'Éternel, le Dieu d'Israël.

22. Ils célébrèrent avec joie pendant sept jours la fête des pains sans levain, car l'Éternel les avait réjouis en disposant le roi d'Assyrie à les soutenir dans l'oeuvre de la maison de Dieu, du Dieu d'Israël. </A>

Esdras 7

1. Après ces choses, sous le règne d'Artaxerxès, roi de Perse, vint Esdras, fils de Seraja, fils d'Azaria, fils de Hilkija,

2. fils de Schallum, fils de Tsadok, fils d'Achithub,

3. fils d'Amaria, fils d'Azaria, fils de Merajoth,

4. fils de Zerachja, fils d'Uzzi, fils de Bukki,

5. fils d'Abischua, fils de Phinées, fils d'Éléazar, fils d'Aaron, le souverain sacrificateur.

6. Cet Esdras vint de Babylone: c'était un scribe versé dans la loi de Moïse, donnée par l'Éternel, le Dieu d'Israël. Et comme la main de l'Éternel, son Dieu, était sur lui, le roi lui accorda tout ce qu'il avait demandé.

7. Plusieurs des enfants d'Israël, des sacrificateurs et des Lévites, des chantres, des portiers, et des Néthiniens, vinrent aussi à Jérusalem, la septième année du roi Artaxerxès.

8. Esdras arriva à Jérusalem au cinquième mois de la septième année du roi;

9. il était parti de Babylone le premier jour du premier mois, et il arriva à Jérusalem le premier jour du cinquième mois, la bonne main de son Dieu étant sur lui.

10. Car Esdras avait appliqué son coeur à étudier et à mettre en pratique la loi de l'Éternel, et à enseigner au milieu d'Israël les lois et les ordonnances.

11. Voici la copie de la lettre donnée par le roi Artaxerxès à Esdras, sacrificateur et scribe, enseignant les commandements et les lois de l'Éternel concernant Israël:

12. Artaxerxès, roi des rois, à Esdras, sacrificateur et scribe, versé dans la loi du Dieu des cieux, etc.

13. J'ai donné ordre de laisser aller tous ceux du peuple d'Israël, de ses sacrificateurs et de ses Lévites, qui se trouvent dans mon royaume, et qui sont disposés à partir avec toi pour Jérusalem.

14. Tu es envoyé par le roi et ses sept conseillers pour inspecter Juda et Jérusalem d'après la loi de ton Dieu, laquelle est entre tes mains,

15. et pour porter l'argent et l'or que le roi et ses conseillers ont généreusement offerts au Dieu d'Israël, dont la demeure est à Jérusalem,

16. tout l'argent et l'or que tu trouveras dans toute la province de Babylone, et les dons volontaires faits par le peuple et les sacrificateurs pour la maison de leur Dieu à Jérusalem.

17. En conséquence, tu auras soin d'acheter avec cet argent des taureaux, des béliers, des agneaux, et ce qui est nécessaire pour les offrandes et les libations, et tu les offriras sur l'autel de la maison de votre Dieu à Jérusalem.

18. Vous ferez avec le reste de l'argent et de l'or ce que vous jugerez bon de faire, toi et tes frères, en vous conformant à la volonté de votre Dieu.

19. Dépose devant le Dieu de Jérusalem les ustensiles qui te sont remis pour le service de la maison de ton Dieu.

20. Tu tireras de la maison des trésors du roi ce qu'il faudra pour les autres dépenses que tu auras à faire concernant la maison de ton Dieu.

21. Moi, le roi Artaxerxès, je donne l'ordre à tous les trésoriers de l'autre côté du fleuve de livrer exactement à Esdras, sacrificateur et scribe, versé dans la loi du Dieu des cieux, tout ce qu'il vous demandera,

22. jusqu'à cent talents d'argent, cent cors de froment, cent baths de vin, cent baths d'huile, et du sel à discrétion.

23. Que tout ce qui est ordonné par le Dieu des cieux se fasse ponctuellement pour la maison du Dieu des cieux, afin que sa colère ne soit pas sur le royaume, sur le roi et sur ses fils.

24. Nous vous faisons savoir qu'il ne peut être levé ni tribut, ni impôt, ni droit de passage, sur aucun des sacrificateurs, des Lévites, des chantres, des portiers, des Néthiniens, et des serviteurs de cette maison de Dieu.

25. Et toi, Esdras, selon la sagesse de Dieu que tu possèdes, établis des juges et des magistrats qui rendent la justice à tout le peuple de l'autre côté du fleuve, à tous ceux qui connaissent les lois de ton Dieu; et fais-les connaître à ceux qui ne le connaissent pas.

26. Quiconque n'observera pas ponctuellement la loi de ton Dieu et la loi du roi sera condamné à la mort, au bannissement, à une amende, ou à la prison.

27. Béni soit l'Éternel, le Dieu de nos pères, qui a disposé le coeur du roi à glorifier ainsi la maison de l'Éternel à Jérusalem,

28. et qui m'a rendu l'objet de la bienveillance du roi, de ses conseillers, et de tous ses puissants chefs! Fortifié par la main de l'Éternel, mon Dieu, qui était sur moi, j'ai rassemblé les chefs d'Israël, afin qu'ils partissent avec moi. </A>

Esdras 8

1. Voici les chefs de familles et les généalogies de ceux qui montèrent avec moi de Babylone, sous le règne du roi Artaxerxès.

2. Des fils de Phinées, Guerschom; des fils d'Ithamar, Daniel; des fils de David, Hatthusch, des fils de Schecania;

3. des fils de Pareosch, Zacharie, et avec lui cent cinquante mâles enregistrés;

4. des fils de Pachat Moab, Eljoénaï, fils de Zerachja, et avec lui deux cents mâles;

5. des fils de Schecania, le fils de Jachaziel, et avec lui trois cents mâles;

6. des fils d'Adin, Ébed, fils de Jonathan, et avec lui cinquante mâles;

7. des fils d'Élam, Ésaïe, fils d'Athalia, et avec lui soixante-dix mâles;

8. des fils de Schephathia, Zebadia, fils de Micaël, et avec lui quatre-vingts mâles;

9. des fils de Joab, Abdias, fils de Jehiel, et avec lui deux cent dix-huit mâles;

10. des fils de Schelomith, le fils de Josiphia, et avec lui cent soixante mâles;

11. des fils de Bébaï, Zacharie, fils de Bébaï, et avec lui vingt-huit mâles;

12. des fils d'Azgad, Jochanan, fils d'Hakkathan, et avec lui cent dix mâles;

13. des fils d'Adonikam, les derniers, dont voici les noms: Éliphéleth, Jeïel et Schemaeja, et avec eux soixante mâles;

14. des fils de Bigvaï, Uthaï et Zabbud, et avec eux soixante-dix mâles.

15. Je les rassemblai près du fleuve qui coule vers Ahava, et nous campâmes là trois jours. Je dirigeai mon attention sur le peuple et sur les sacrificateurs, et je ne trouvai là aucun des fils de Lévi.

16. Alors je fis appeler les chefs Éliézer, Ariel, Schemaeja, Elnathan, Jarib, Elnathan, Nathan, Zacharie et Meschullam, et les docteurs Jojarib et Elnathan.

17. Je les envoyai vers le chef Iddo, demeurant à Casiphia, et je mis dans leur bouche ce qu'ils devaient dire à Iddo et à ses frères les Néthiniens qui étaient à Casiphia, afin qu'ils nous amenassent des serviteurs pour la maison de notre Dieu.

18. Et, comme la bonne main de notre Dieu était sur nous, ils nous amenèrent Schérébia, homme de sens, d'entre les fils de Machli, fils de Lévi, fils d'Israël, et avec lui ses fils et ses frères, au nombre de dix-huit;

19. Haschabia, et avec lui Ésaïe, d'entre les fils de Merari, ses frères et leurs fils, au nombre de vingt;

20. et d'entre les Néthiniens, que David et les chefs avaient mis au service des Lévites, deux cent vingt Néthiniens, tous désignés par leurs noms.

21. Là, près du fleuve d'Ahava, je publiai un jeûne d'humiliation devant notre Dieu, afin d'implorer de lui un heureux voyage pour nous, pour nos enfants, et pour tout ce qui nous appartenait.

22. J'aurais eu honte de demander au roi une escorte et des cavaliers pour nous protéger contre l'ennemi pendant la route, car nous avions dit au roi: La main de notre Dieu est pour leur bien sur tous ceux qui le cherchent, mais sa force et sa colère sont sur tous ceux qui l'abandonnent.

23. C'est à cause de cela que nous jeûnâmes et que nous invoquâmes notre Dieu. Et il nous exauça.

24. Je choisis douze chefs des sacrificateurs, Schérébia, Haschabia, et dix de leurs frères.

25. Je pesai devant eux l'argent, l'or, et les ustensiles, donnés en offrande pour la maison de notre Dieu par le roi, ses conseillers et ses chefs, et par tous ceux d'Israël qu'on avait trouvés.

26. Je remis entre leurs mains six cent cinquante talents d'argent, des ustensiles d'argent pour cent talents, cent talents d'or,

27. vingt coupes d'or valant mille dariques, et deux vases d'un bel airain poli, aussi précieux que l'or.

28. Puis je leur dis: Vous êtes consacrés à l'Éternel; ces ustensiles sont des choses saintes, et cet argent et cet or sont une offrande volontaire à l'Éternel, le Dieu de vos pères.

29. Soyez vigilants, et prenez cela sous votre garde, jusqu'à ce que vous le pesiez devant les chefs des sacrificateurs et les Lévites, et devant les chefs de familles d'Israël, à Jérusalem, dans les chambres de la maison de l'Éternel.

30. Et les sacrificateurs et les Lévites reçurent au poids l'argent, l'or et les ustensiles, pour les porter à Jérusalem, dans la maison de notre Dieu.

31. Nous partîmes du fleuve d'Ahava pour nous rendre à Jérusalem, le douzième jour du premier mois. La main de notre Dieu fut sur nous et nous préserva des attaques de l'ennemi et de toute embûche pendant la route.

32. Nous arrivâmes à Jérusalem, et nous nous y reposâmes trois jours.

33. Le quatrième jour, nous pesâmes dans la maison de notre Dieu l'argent, l'or, et les ustensiles, que nous remîmes à Merémoth, fils d'Urie, le sacrificateur; il y avait avec lui Éléazar, fils de Phinées, et avec eux les Lévites Jozabad, fils de Josué, et Noadia, fils de Binnuï.

34. Le tout ayant été vérifié, soit pour le nombre, soit pour le poids, on mit alors par écrit le poids du tout.

35. Les fils de la captivité revenus de l'exil offrirent en holocauste au Dieu d'Israël douze taureaux pour tout Israël, quatre-vingt-seize béliers, soixante-dix-sept agneaux, et douze boucs comme victimes expiatoires, le tout en holocauste à l'Éternel.

36. Ils transmirent les ordres du roi aux satrapes du roi et aux gouverneurs de ce côté du fleuve, lesquels honorèrent le peuple et la maison de Dieu. </A>

Esdras 9

1. Après que cela fut terminé, les chefs s'approchèrent de moi, en disant: Le peuple d'Israël, les sacrificateurs et les Lévites ne se sont point séparés des peuples de ces pays, et ils imitent leurs abominations, celles des Cananéens, des Héthiens, des Phéréziens, des Jébusiens, des Ammonites, des Moabites, des Égyptiens et des Amoréens.

2. Car ils ont pris de leurs filles pour eux et pour leurs fils, et ont mêlé la race sainte avec les peuples de ces pays; et les chefs et les magistrats ont été les premiers à commettre ce péché.

3. Lorsque j'entendis cela, je déchirai mes vêtements et mon manteau, je m'arrachai les cheveux de la tête et les poils de la barbe, et je m'assis désolé.

4. Auprès de moi s'assemblèrent tous ceux que faisaient trembler les paroles du Dieu d'Israël, à cause du péché des fils de la captivité; et moi, je restai assis et désolé, jusqu'à l'offrande du soir.

5. Puis, au moment de l'offrande du soir, je me levai du sein de mon humiliation, avec mes vêtements et mon manteau déchirés, je tombai à genoux, j'étendis les mains vers l'Éternel, mon Dieu,

6. et je dis: Mon Dieu, je suis dans la confusion, et j'ai honte, ô mon Dieu, de lever ma face vers toi; car nos iniquités se sont multipliées par-dessus nos têtes, et nos fautes ont atteint jusqu'aux cieux.

7. Depuis les jours de nos pères nous avons été grandement coupables jusqu'à ce jour, et c'est à cause de nos iniquités que nous avons été livrés, nous, nos rois et nos sacrificateurs, aux mains des rois étrangers, à l'épée, à la captivité, au pillage, et à la honte qui couvre aujourd'hui notre visage.

8. Et cependant l'Éternel, notre Dieu, vient de nous faire grâce en nous laissant quelques réchappés et en nous accordant un abri dans son saint lieu, afin d'éclaircir nos yeux et de nous donner un peu de vie au milieu de notre servitude.

9. Car nous sommes esclaves, mais Dieu ne nous a pas abandonnés dans notre servitude. Il nous a rendus les objets de la bienveillance des rois de Perse, pour nous conserver la vie afin que nous puissions bâtir la maison de notre Dieu et en relever les ruines, et pour nous donner une retraite en Juda et à Jérusalem.

10. Maintenant, que dirons-nous après cela, ô notre Dieu? Car nous avons abandonné tes commandements,

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Bulles papales et FM

26 Avril 2005 Publié dans #Eglise catholique et FM

 

Encyclique de s. s. Clément XII à tous les fidèles de Jésus Christ, Salut et Bénédiction Apostolique, du 28 Avril 1738.
"In eminenti"..........

.........Nous défendons sérieusement et en vertu de la sainte obéissance, à tous et à chacun des fidèles de Jésus-Christ, de quelque état, grade, condition, rang, dignité et prééminence qu'ils soient, laïques ou clercs, séculiers ou réguliers, méritant même une mention particulière, d'oser ou de présumer, sous quelque prétexte, sous quelque couleur que ce soit, d'entrer dans les dites sociétés de Francs-Maçons ou autrement appelées, ou de les propager, les entretenir, les recevoir chez soi ;.....

Encyclique de s.s. Benoît XIV du 16 Mars I751
"Providas"
..Nous,........avons décrété de confirmer par les présentes, la susdite constitution de Notre prédécesseur, insérée mot à mot, dans la forme spécifique, qui est la plus ample et la plus efficace de toutes, comme Nous la confirmons, corroborons, renouvelons de science certaine et de la plénitude de Notre autorité apostolique, par la teneur des présentes, en tout et pour tout, comme si elle était publiée de Notre propre mouvement, de Notre propre autorité, en Notre propre nom, pour la première fois ; voulons et statuons qu'elle ait force et efficacité à toujours.

Edit du Cardinal Consalvi, secrétaire d'Etat de s.s. Pie VII, du 13 Août 1814.
Par ces dispositions on entend dire que, pour ce qui regarde la foi interne et les peines ecclésiastiques encourues par ces malheureux qui, pendant le laps de temps qui vient de s'écouler, auraient eu ou auraient à l'avenir, le malheur de faire partie, en quelque manière que ce soit, des agrégations et réunions maçonniques sus-désignées, Sa Sainteté les soumet entièrement et sans exception , aux peines et réglementations statuées par les constitutions susdites de ses prédécesseurs...

Lettre Encyclique de s.s. Pie VII, du 13 Septembre 1821.
" Ecclesiam a Jesu Christo"
.....Nous sommes aussi frappé de l'exemple de Nos prédécesseurs, d'heureuse mémoire, Clément XII et Benoît XIV, dont l'un, par sa constitution "In eminenti" du 28 Avril 1738, et l'autre, par sa constitution "Providas" du 18 Mai 1751, condamnèrent et prohibèrent la société "De'Liberi Muratori" ou des Francs-Maçons, ou bien les sociétés désignées par d'autres noms, suivant la différence des langues et des pays, sociétés qui ont peut-être été l'origine de celle des Carbonari ou qui certainement lui ont servi de modèle
Plût à Dieu que ceux qui avaient le pouvoir en main eussent su apprécier ces décrets autant que l'exigeait le salut de la religion et de l'Etat !

Lettre apostolique de s.s. Léon XII, du 13 Mars 1826.
"Quo graviora"
.........Plût à Dieu qu'ils eussent été convaincus qu'ils devaient voir dans les Pontifes Romains, successeurs de saint Pierre, non seulement les pasteurs et les chefs de l'Eglise catholique, mais encore les plus fermes appuis des gouvernements et les sentinelles les plus vigilantes pour découvrir les périls de la société ! Plût à Dieu qu'ils eussent employé leur puissance à combattre et à détruire les sectes dont le Siège Apostolique leur avait découvert la perfidie ! Ils y auraient réussi dés lors ; mais, soit que ces sectaires aient eu l'adresse de cacher leurs complots, soit que, par une négligence ou une imprudence coupable, on eût présenté la chose comme peu importante et devant être négligée, les Francs-Maçons ont donné naissance à des réunions plus dangereuses encore et plus audacieuses.
On doit placer à leur tête celle des Carbonari, qui paraîtrait les renfermer toutes dans son sein, et qui est la plus considérable en Italie et dans quelques autres pays. Divisée en différentes branches et sous des noms divers, elle a osé entreprendre de combattre la religion catholique

Lettre encyclique de s.s. Pie IX du 9 Novembre 1846 à tous les Patriarches, Primats, Archevêques et Evêques.
" Qui pluribus "
( Note hors texte : Bien que cette encyclique ne mentionne pas explicitement la Franc-Maçonnerie, elle est insérée dans le corps du livre parceque s.s. Pie IX la cite comme faisant partie intégrante des enseignements des papes sur la Franc-Maçonnerie, dans sa propre encyclique " Quamquam dolores " du 29 Mai 1873 ).
Une déclaration de la Sacrée Pénitencerie, le 21 Septembre 1850, fixe l'extension des Bulles pontificales portées contre les Sociétés de ce genre(Old Fellows, Sons of temperance, Knights of Pythias), :
"Les Associations qui professent ne rien comploter contre la religion ou l'Etat et néanmoins forment une société occulte confirmée par le serment, sont comprises dans ces Bulles".
Le Dictionnaire d'Apologétique commente(p.127) : Il n'existe en effet, d'après le droit naturel et le droit divin révélé, que deux sociétés indépendantes et parfaites, l'Eglise et l'Etat ; or, une société secrète, quelle qu'elle soit, par le fait même de son secret, devient indépendante de l'Eglise et de l'Etat, qui n'ont aucun moyen de contrôle relativement à son but, son organisation, son action; elle est donc illégitime.

Allocution consistoriale prononcée à Rome par s.s. Pie IX le 25 Septembre 1865.
" Multiplices inter "
Vénérables Frères,
Parmi les nombreuses machinations et les moyens par lesquels les ennemis du nom chrétien ont osé s'attaquer à l'Eglise de Dieu et ont essayé, quoiqu'en vain, de l'abattre et de la détruire, il faut sans doute compter cette société perverse d'hommes, vulgairement appelée " maçonnique ", qui, contenue d'abord dans les ténèbres et l'obscurité, a fini par se faire jour ensuite, pour la ruine commune de la religion et de la Société humaine.

Lettre de s.s. Pie IX à son Vénérable Frère Georges, Archevêque de Paris, Monseigneur Darboy, du 26 Octobre 1865.
" Par une lettre écrite ".
....Vous n'ignorez pas que les sociétés maçonniques et d'autres associations d'iniquité semblables à celle-là, ont été condamnées par les Pontifes Romains ( Clément XII : constitution In eminenti ;
Benoît XIV : constitution Providas ; Pie VII : constitution Ecclesiam ; Léon XII : constitution Quo graviora ; Notre encyclique du 9 Novembre 1846 Et alibi ) , Nos prédécesseurs, et par Nous-mêmes ; que même des peines graves ont été portées contre elles. Ces sectes d'impiété, en effet, diverses de nom, liées pourtant entre elles par la complicité néfaste des plus criminels desseins, enflammées de la plus noire des haines contre notre Sainte Religion et contre le Siège apostolique, s'efforcent tant par des écrits pestilentiels distribués au loin, et dans tous les sens, que par des manoeuvres perverses et toutes sortes d'artifices diaboliques, de corrompre partout les moeurs et l'esprit, de détruire toute idée d'honnêteté, de vérité et de justice ; de répandre en tous lieux des opinions monstrueuses, de couver et de propager des vices abominables et des scélératesses inouïes ; d'ébranler l'empire de toute autorité légitime, de renverser, si cela est possible, l'Eglise catholique et toute société civile et de chasser Dieu Lui-même du Ciel.

Constitution de s.s. Pie IX du 12 Octobre 1869.
" Apostolicae sedis "
........Ceux qui s'affilient à la secte des Francs-Maçons ou des Carbonari, ou à toutes autres sectes semblables qui conspirent ouvertement ou secrètement contre l'Eglise ou contre les pouvoirs légitimes ; de même ceux qui favorisent ces sectes de quelque façon que ce soit ; qui ne dénoncent pas leurs coryphées et chefs occultes, et cela jusqu'à ce qu'ils les aient dénoncés.

Lettre de s.s. Pie IX à l'évêque de Récife au Brésil, avec prière de faire suivre à tous les évêques du Brésil, du 29 Mai 1873.
" Quamquam dolores "
........D'abord les cruels et terribles événements de la France, en secouant à la fin du siècle dernier, le monde entier,
ont manifesté l'esprit satanique de cette société. Ils ont montré qu'il fallait s'attendre à l'entière dissolution de l'humanité, si les forces de cette secte diabolique n'étaient pas brisées........C'est pourquoi après toutes les condamnations répétées de l'Eglise, accompagnées des sanctions les plus graves, après les faits rendus publics de ces sociétés impies manifestant leurs véritables intentions, après les troubles, calamités et crimes innombrables commis partout dont elles ne rougissent pas d'être glorifiées insolemment dans des écrits publics, on ne peut vraiment invoquer aucune excuse pour ceux qui s'y affilient. Cependant Nous constatons que ces sectes impies ne dévoilent leurs mystères qu'à ceux qui se montrent disposés par leur impiété à les recevoir, qu'elles demandent par conséquent à leurs adeptes un serment très stricte qui les engagent à ne révéler en aucun temps ou aucune circonstance rien de ce qui regarde cette société, à quiconque n'en faisant pas partie, ou à ne communiquer aucune information concernant les affiliés d'un certain grade à ceux d'un grade inférieur......Nous déclarons explicitement que personne désormais affilié à ces sociétés ne peut être exempt de ces peines spirituelles sous un quelconque prétexte, en alléguant la bonne foi ou une certaine probité extrinsèque dont ces sectes mêmes semblent se parer ; c'est pourquoi tous encourent absolument le même danger quant à leur salut éternel, tant qu'ils adhèrent à ces sectes.

Lettre encyclique de s.s. Pie IX du 21 Novembre 1873.
" Etsi multa luctuosa "
Dans ces conditions, Vénérables Frères, employez tout votre zèle à prémunir les fidèles confiés à vos soins contre les pièges et la contagion de ces sectes ainsi qu'à détourner du chemin de la perdition les personnes qui ont fait à ces mêmes sectes leur sinistre réputation. Mais surtout, dévoilez et combattez l'erreur de ceux qui, victimes ou instigateurs de la ruse, ne craignent pas de soutenir encore maintenant que ces groupuscules au service des ténèbres ont simplement pour but l'utilité et le progrès sociaux ainsi que la pratique de la bienfaisance mutuelle. Exposez-leur souvent, pour bien les leur ancrer dans l'esprit, les dispositions prises par les papes à ce sujet et enseignez-leur que celles-ci frappent non pas les seules loges maçonniques établies en Europe mais toutes celles, sans exception, qu'il peut y avoir en Amérique et dans les autres régions du monde entier.


Réponse du Saint Office approuvée par s.s. Léon XIII du 7 Mars 1883.
.....Les Francs-Maçons doivent être disposés à rétracter leur inscription, si et quand ils pourront le faire sans grave préjudice ; ils doivent se séparer en fait de la maçonnerie.....

Lettre encyclique de s.s. Léon XIII du 20 Avril I884 sur la secte des Francs-Maçons.
" Humanum genus "
.........notre meilleur et plus solide espoir de guérison est dans la vertu de cette religion divine que les francs-maçons haïssent d'autant plus qu'ils la redoutent davantage. Il importe donc souverainement de faire d'elle le point central de la résistance contre l'ennemi commun. Aussi, tous les décrets portés par les Pontifes romains, Nos prédécesseurs, en vue de paralyser les efforts et les tentatives de la secte maçonnique, toutes les sentences prononcées par eux pour détourner les hommes de s'affilier à cette secte ou pour les déterminer à en sortir, Nous entendons les ratifier à nouveau, tant en général qu'en particulier........arrachez à la franc-maçonnerie le masque dont elle se couvre et faites la voir telle qu'elle est.

Instruction de la Congrégation du Saint Office du 10 Mai 1884 adressée à tous les évêques du monde catholique sur la Franc-Maçonnerie.
"Ad gravissima avertenda"
Pour détourner les maux très graves causés à l'Eglise et à tous les citoyens par la secte des Francs-Maçons et par les autres qui sont nées d'elle, N.S.P. le Pape Léon XIII, dans sa haute sagesse, a récemment adressé à tous les évêques du monde catholique la Lettre encyclique " Humanum genus ". Dans cette lettre, il démasque les doctrines de ces sectes, leur fin, leurs entreprises, il raconte les efforts qu'ont faits les Pontifes romains pour délivrer la famille humaine d'une peste si nuisible.

Lettre de s.s. Léon XIII aux évêques de Bavière du 22 Décembre 1887.
" Officio sanctissimo "
Mise en garde contre les Francs-Maçons et comportement à l'égard des non catholiques.

Il importe encore extrêmement, Vénérables Frères, que Vous écartiez et que Vous repoussiez les périls qui menacent Vos troupeaux par la contagion des Francs-Maçons. Combien les projets et les artifices de cette secte ténébreuse sont remplis de malice et dangereux pour l'Etat, Nous l'avons montré ailleurs dans une encyclique particulière et Nous avons indiqué les moyens de combattre et de détruire son influence. On ne pourra jamais assez avertir les chrétiens de se garder de cette faction scélérate : car, bien que, dés le principe, elle ait conçu une profonde haine contre l'Eglise catholique et qu'elle n'ait fait depuis que l'augmenter et l'exciter chaque jour, elle n'exerce pas toujours publiquement son inimitié, mais le plus souvent même elle agit subrepticement et hypocritement, surtout à l'égard de la jeunesse qui, dépourvue d'expérience et de sagesse, se prend tristement dans des filets cachés même sous les apparences de la piété et de la charité.

Lettre encyclique de s.s. Léon XIII aux évêques, au clergé et au peuple d'Italie, du 15 Octobre 1890.
" Dell' alto del' apostolico Seggio "
......Il serait superflu de faire le procès des sectes dites maçonniques ; la cause est jugée : leur but, leurs moyens, leur doctrine et leurs actes sont connus avec une indiscutable certitude.
Animées de l'esprit de Satan dont elles sont l'instrument, elles s'inspirent d'une haine mortelle, implacable contre Jésus Christ et contre Son oeuvre qu'elles s'efforcent par tous les moyens de détruire et d'enchaîner. Cette guerre, en ce moment, se livre plus que partout ailleurs en Italie, où la religion catholique a jeté de plus profondes racines, et surtout à Rome où est le centre de l'unité catholique et le Siège du pasteur et docteur universel de l'Eglise. Il convient de retracer dés l'origine les diverses phases de cette guerre:.............

Lettre de s.s Léon XIII aux archevêques et aux évêques d'Italie d'Italie, du 8 Décembre 1892.
" Inimica vis "
.......Or, l'esprit commun à toutes les sectes antérieures qui se sont insurgées contre les institutions catholiques, a repris vie dans la secte que l'on nomme maçonnique, et qui, fière de puissance et de richesse, ne craint pas d'attiser avec une violence inouïe le feu de la guerre et de le porter dans tous les domaines les plus sacrés.

Lettre de s.s. Léon XIII au peuple italien du 8 Décembre 1892
" Custodi di quella fede "
.......Nous avons arraché le masque dont la maçonnerie se couvrait aux yeux du peuple, et Nous l'avons dévoilée dans sa hideuse difformité, dans son action ténébreuse et funeste.

Lettre de s.s Léon XIII du 8 Février 1893, sur le mariage civil en Italie.
.......car, ce n'est pas un mystère, mais un fait connu publiquement, que la secte maçonnique a dès longtemps médité cette nouvelle honte à l'Eglise, et maintenant, pour en venir à ses fins, elle impose à ses adeptes de la lui infliger. Les desseins de cette secte maudite sont toujours et partout les mêmes, c'est-à-dire directement hostiles à Dieu et à l'Eglise ; et il lui importe peu ou même pas du tout, Nous ne disons pas que les âmes soient perdues, mais que la société se précipite de plus en plus dans la décadence, et que la liberté tant chantée soit elle-même opprimée, pourvu qu'avec elle l'Eglise soit enchaînée et opprimée, pourvu que le sentiment chrétien soit affaibli et étouffé par degré au sein des multitudes.

Lettre apostolique de s.s. Léon XIII aux peuples et aux princes de l'univers, du 20 Juin 1894.
" Proeclara gratulacionis "
......Un autre péril grave pour l'unité, c'est la secte maçonnique, puissance redoutable qui opprime depuis longtemps les nations, et surtout les nations catholiques. Fière jusqu'à l'insolence de sa force, de ses ressources, de ses succès, elle met tout en oeuvre, à la faveur de nos temps si troublés, pour affermir et étendre partout sa domination. Des retraîtes ténébreuses où elle machinait ses embûches, la voici qui fait irruption dans le grand jour de nos cités ; et, comme pour jeter un défi à Dieu, c'est dans cette ville même, capitale du monde catholique, qu'elle a établi son Siège.

Lettre de s.s. Léon XIII à Monsieur le Cardinal M. Rampolla del Tindaro, Notre secrétaire d'Etat, du 8 Octobre 1895, au sujet des fêtes révolutionnaires du 20 Septembre.
Il y a déjà vingt cinq ans que, regardant autour d'elle, Rome voit, maîtres du terrain, les adversaires des institutions et des croyances chrétiennes. Elle voit les doctrines les plus perverses répandues ; la personne et le ministère du Vicaire de Dieu impunément méprisés ; la libre pensée opposée au dogme catholique, le Siège maçonnique à la Chaire de Pierre.

Bref de s.s. Léon XIII du 2 Septembre 1896, à M. le comm. Guillaume Alliata, président du Conseil-directeur de l'Union antimaçonnique, pour l'organisation du premier Congrès international.
Assurément, comme Nous l'avons proclamé ailleurs, les doctrines audacieuses, perverses, de cette secte, et les manoeuvres criminelles qu'elle emploie pour réussir causeraient moins de maux et s'affaibliraient même peu à peu, si les catholiques démasquaient avec plus d'énergie et d'habileté les francs-maçons. Ceux-ci, en effet, mettent leur confiance dans le mensonge et les manoeuvres ténébreuses ; c'est pourquoi, si l'on parvient à leur arracher le masque dont ils se couvrent, il est hors de doute que tous les honnêtes gens se refuseront à participer à leur détestable perversité et la réprouveront.

Constitution apostolique de s.s Léon XIII, du 25 Janvier 1897, ( ou Février 1897 ) .
" Officiorum ac munerum "
..........Sont encore défendus les ouvrages établissant que le duel, le suicide ou le divorce sont licites ; qui traitent des sectes maçonniques ou autres semblables, prétendent qu'elles sont utiles à l'Eglise et à la société, loin de leur être funestes, et qui contiennent des erreurs condamnées par le Siège apostolique.

Lettre encyclique de s.s. Léon XIII aux évêques, au clergé et au peuple d'Italie, du 5 Août 1898.
" Spesse volta "
........pendant que l'on concédait aux sectes maçonniques la plus ample liberté, on réservait l'intolérance et d'odieuses vexations à cette unique religion qui fut toujours la gloire, le soutien et la force des Italiens......Nous avons appelé l'attention sur les progrès inévitables du socialisme et de l'anarchie et sur les maux sans fin auxquels ils exposaient la nation.Mais on ne Nous écouta pas. Le préjugé mesquin et sectaire s'imposa comme un voile sur l'intelligence et la guerre contre la religion fut continuée avec la même intensité.......

Lettre apostolique de s.s. Léon XIII à tous les Patriarches, Primats, Archevêques et Evêques du monde catholique, du I9 Mars 1902...
" Pervenuti all'anno "
C'est donc sûrement dans une intention perverse qu'on lance contre l'Eglise de semblables accusations. Oeuvre pernicieuse et déloyale dans la poursuite de laquelle va, précédant toutes les autres, une secte ténébreuse que la société porte depuis de longues années dans ses flancs et qui, comme un germe mortel, y contamine le bien-être, la fécondité et la vie. Personnification permanente de la révolution, elle constitue une sorte de société retournée dont le but est d'exercer une suzeraineté occulte sur la société reconnue et dont la raison d'être consiste entièrement dans la guerre à faire à Dieu et à son Eglise. Il n'est pas besoin de la nommer, tout le monde a reconnu la Franc-Maçonnerie, dont Nous avons parlé d'une façon expresse dans Notre encyclique " Humanum genus " du 20 Avril 1884 en dénonçant ses tendances délétères, ses doctrines erronées et son oeuvre néfaste.

Lettre de s.s Pie X, à la France, du 6 Janvier 1907.
" Une fois encore "
..........Les esprits impartiaux, même lorsqu'ils ne partagent pas notre foi, reconnaissent que si l'on combat sur le terrain religieux dans votre patrie bien-aimée, ce n'est point parceque l'Eglise y a levé l'étendard la première, mais c'est parcequ'on lui a déclaré la guerre à elle-même. Cette guerre, depuis vingt cinq ans surtout, elle ne fait que la subir. Voilà la vérité. Les déclarations, mille fois faites et refaites dans la presse, dans les Congrès, dans les Convents maçonniques, au sein du Parlement lui-même, le prouvent aussi bien que les attaques qu'on a progressivement et méthodiquement menées contre elle.

Lettre du Cardinal Merry del Val, Secrétaire d'Etat du Vatican, N° 50 416 du 5 Mai 1911 à S.E. le Cardinal Luçon, Archevêque de Reims.
Eminentissime Seigneur,
.......Sa Sainteté remercie le Fondateur, le Président, le Comité directeur et tous les membres de l'Association Antimaçonnique Française, de cette nouvelle assurance de leur entier dévouement, de cette protestation de travailler avec ardeur à défendre les intérêts de l'Eglise, à démasquer ses ennemis,...

Code de Droit Canonique
Promulgué le 27 Mai 1917 ; mis en vigueur le 19 Mai 1918, le jour de la Pentecôte. Pape : s.s. Benoît XV.
.....Canon 1399
Sont frappés d'interdit les livres.....
§8 : qui soutiennent que le duel, le suicide ou le divorce sont permis ; qui traitent des sectes maçonniques et autres sociétés du même genre, soutiennent qu'elles sont utiles et qu'elles ne sont pas nuisibles à l'Eglise et à la société civile.......

Constitution apostolique " Servatoris Jesu Christi " étendant à tout l'univers le Jubilé universel célébré à Rome en 1925.
......On n'absoudra pas non plus ceux qui seraient notoirement inscrits aux sectes maçonniques ou à d'autres sociétés défendues de même genre, à moins que, après avoir abjuré devant le confesseur et satisfait aux autres exigences du droit, ils ne se soient retirés de la secte et n'aient écarté autant que possible le scandale.......

Lettre Encyclique de s.s. Pie XI, du 29 Juin 1931, aux Patriarches, Primats, Archevêques, Evêques et autres Ordinaires en paix et communion avec le Siège apostolique : pour l' " Action catholique ".
AAS XXIII (I931) 285 - 312.
" Non abbiamo bisogno "
.......Mais Nous, au contraire, Nous, Eglise, religion, catholiques fidèles(et pas Nous seulement), Nous ne pouvons être reconnaissants de ce qu'après avoir mis dehors le socialisme et la maçonnerie, nos ennemis déclarés(et pas seulement nos ennemis à nous), on les ait si largement réintroduits, comme tout le monde le voit et le déplore ; ils sont même devenus d'autant plus forts et plus dangereux qu'ils sont plus dissimulés et, en même temps, favorisés par le nouvel uniforme.........

Facultés accordées par la S. Pénitencerie aux confesseurs pèlerins du Jubilé de 1950.
........§6. De même, ils ne doivent pas absoudre ceux qui, fût-ce secrètement, se sont affiliés à une secte condamnée, maçonnique ou autre de même nature, à moins qu'après avoir abjuré cette secte, au moins devant le confesseur lui-même, ils n'aient réparé le scandale et cessé d'apporter toute coopération active ou toute aide à leur secte ; à moins aussi qu'ils n'aient dénoncé, conformément au Canon 2336,§2, les prêtres et les religieux qui, à leur connaissance, seraient affiliés à la secte ; qu'ils n'aient livré tous les livres, manuscrits ou insignes de leur secte qui seraient encore en leur possession, ou promis sérieusement de les livrer ou de les détruire, une sérieuse pénitence étant en outre imposée, proportionnée à la gravité des fautes....

Constitution apostolique étendant le Jubilé au monde entier, du 25 Décembre 1950.
" Per annum sacrum "
.......4.
De même, ils n'absoudront ceux qui ont adhéré, même en secret, à des sectes défendues, maçonniques ou d'autres du même genre, qu'aux conditions suivantes : qu'ils aient abjuré leur secte, au moins devant le confesseur, réparé le scandale et renoncé à toute coopération pratique ou activité en faveur de cette secte ; qu'ils aient dénoncé, selon la teneur du Canon 2336, 6°, tout ecclésiastique ou religieux qu'ils sauraient en faire partie ; qu'ils aient d'abord remis au confesseur les livres, manuscrits ou insignes se rapportant à la secte, qui doivent être transmis le plus tôt possible au Saint Office ou, au moins, pour des raisons justes et importantes, détruits de leurs propres mains. Il faut qu'ils aient au moins promis sincèrement de remplir le plus tôt possible, ces conditions. Il leur imposera, en outre, selon la gravité des fautes, une sérieuse pénitence salutaire et la confession sacramentelle fréquente........

Décret de la Suprême Sacrée Congrégation du Saint Office du 5 Janvier 1954.
....Par ailleurs, la mise à l'Index de ce livre constitue un efficace avertissement aux catholiques afin qu'ils ne se laissent pas tromper par ceux qui tentent de les persuader pour les attirer à la Franc-Maçonnerie, en prétextant un changement d'attitude de sa part à l'égard de l'Eglise catholique.......

s.s. Pie XII a fait parvenir à s. Exc. Mgr. Montini, archevêque de Milan, la lettre suivante de s. Exc. Mgr. Dell'Acqua, substitut de la Secrétairerie d'Etat à l'occasion de la VIII° semaine d'adaptation pastorale qui se tiendra en cette ville en Septembre :
Du Vatican, 23 Mai 1958.
....La rupture de l'unité chrétienne en Europe, l'athéisme scientifique, le rationalisme, l'illuminisme, le laïcisme, le matérialisme dialectique, la franc-maçonnerie, sont quelques unes des causes de ce lent processus d'égarement intellectuel et moral dont nous voyons aujourd'hui les ultimes conséquences....

Actes du Synode romain promulgués par s.s. Jean XXIII
N°247
Quant à ce qui concerne la secte maçonnique, les chrétiens se souviendront que les peines établies par le Code de droit canonique(Canon 2335) sont toujours en vigueur.

Texte de s.s. Jean XXIII du 4 Décembre 1960, de titre inconnu.
...La Franc-Maçonnerie revêt l'apparence extérieure de la religion mais est toujours prête aussi à combattre énergiquement contre le catholicisme.
Le laïcisme reconnaît la fonction strictement doctrinale et liturgique de l'Eglise mais il la limite pourtant et en empêche l'action.......

Déclaration de la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi sur les Associations maçonniques, du 26 Novembre 1983.
........Le jugement négatif de l'Eglise sur la franc-maçonnerie demeure donc inchangé parceque ses principes ont toujours été considérés comme incompatibles avec la doctrine de l'Eglise ; c'est pourquoi il reste interdit par l'Eglise de s'y inscrire. Les catholiques qui font partie de la franc-maçonnerie sont en état de péché grave et ne peuvent s'approcher de la Sainte Communion.
Les autorités ecclésiastiques locales n'ont pas la faculté d'émettre sur la nature des associations de la franc-maçonnerie, un jugement qui entraînerait une dérogation à ce qui est mentionné ci-dessus, conformément à l'esprit de la Déclaration du 17 Février 1981 de cette même Sacrée Congrégation(cf. AAS 73, 1981, pp. 240-241).
Le Souverain Pontife Jean-Paul II, au cours de l'audience accordée au sous-signé le Cardinal Préfet, a approuvé la présente Déclaration adoptée au cours de la réunion ordinaire de cette Sacrée Congrégation et en a ordonné la publication.
Donné à Rome, au siège de la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 26 Novembre 1983,
Joseph Cardinal Ratzinger, Préfet,
Fr. Jérôme Hamer, o.p., Archevêque titulaire de Lorium, Secrétaire

 

 

 

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le SLOANE

26 Avril 2005 Publié dans #histoire de la FM

Description du mot et des signes des Francs-Maçons.

Ils se reconnaissent d'abord par des signes, puis ils vont s'entretenir à l'écart. L'un des signes consiste en un mouvement de la main droite en travers de la poitrine, de gauche à droite, le bout des doigts passant à trois ou quatre pouces au-dessous du menton ; un autre à retirer son chapeau de la main droite, avec les deux premiers doigts au-dessus du bord, le pouce et les autres doigts au-dessous, et à lui faire faire un mouvement de gauche à droite avant de le remettre sur la tête ; un autre encore consiste, en buvant, à faire avec son verre un mouvement transversal de gauche à droite sous le menton ; un autre à prendre son mouchoir par un coin avec la main droite, à le jeter par-dessus l'épaule gauche en le laissant prendre dans le dos, et à faire ainsi quelques pas ; si un maçon voit quelqu'un faire cela, il le suivra et lui serrera la main. Leur poignée de main, pour les compagnons, consiste à se saisir mutuellement la main droite en pressant avec l'ongle du pouce la troisième jointure de l'index ; leur poignée de main de maître, à se saisir mutuellement la main droite en appuyant fortement les ongles des quatre doigts sur le carpe ou l'extrémité du poignet, tout en enfonçant l'ongle du pouce juste entre la seconde jointure du pouce et la troisième de l'index. Toutefois, certains disent que la poignée de main de maître se fait comme je viens de le dire, à ceci près que le médius doit aller un peu plus loin d'un pouce ou de la longueur de trois grains d'orge, de manière à toucher une veine qui vient du coeur.

Un autre signe consiste à placer le talon droit dans le creux du pied gauche de manière à former une équerre, et à faire quelques pas en arrière et en avant, en marquant un bref arrêt tous les trois pas et en plaçant les pieds en équerre comme précédemment. Si des maçons vous voient faire cela, ils viendront bientôt à vous.

Si vous arrivez quelque part où il y a des outils de maçon, disposez les en forme de croix ils ne tarderont pas à s'apercevoir qu'un de leurs frères en Franc-Maçonnerie est passé par-là ; on encore, si un frère arrive quelque part où il y a des Francs-maçons au travail, il peut prendre quelques-uns de leurs outils et les disposer en équerre : c'est un signe pour se faire connaître.

Il peut aussi prendre un de leurs outils ou son propre bâton de voyage, et frapper doucement sur le mur ou sur l'ouvrage en disant : « ceci est bose ou creux » ; s'il y a un frère présent sur le chantier il répondra : « c'est plein », et ces mots sont des signes pour se reconnaître mutuellement.

Quelques-uns uns font usage d'un autre signe qui est de plier le bras droit en équerre en plaçant la paume de la main gauche sur le c¦ur. Un autre consiste à regarder de côté vers l'est tout en tordant la bouche vers l'ouest ; un autre à plier le genou droit en tenant la main levée vers l'est et, de nuit ou dans l'obscurité, ils se racleront la gorge deux fois doucement et une fois plus fort comme s'ils essayaient d'expulser un os ou un morceau de nourriture de leur gosier, puis ils diront : « le jour sert à voir, la nuit à entendre » ; un autre signe consiste à vous envoyer une épingle pliée ou un morceau de papier découpé en forme d'équerre : quand vous le recevez, votre serment vous fait une obligation d'accourir aussitôt, en quelque lieu et en quelque compagnie que vous soyez ; s'ils vous font les signes du chapeau ou de la main précédemment décrits, vous devez accourir, deviez-vous descendre du haut d'un clocher, pour savoir ce qu'ils désirent et pour les aider.

Celui qui veut vous faire savoir qu'il a besoin d'argent vous présentera un bout de tuyau de pipe ou quelque chose d'approchant, en disant : « pouvez-vous me changer un penny ? » Si vous avez de l'argent, dites oui, si vous n'en avez pas, dites non. Quelques-uns uns manifesteront leur besoin d'argent en tirant leur couteau du fourreau et en le donnant à un frère, soit en présence d'autres personnes, soit seuls ; si le frère a de l'argent, il prend le couteau, le met dans son fourreau et le rend à l'autre, sinon il le rend tel qu'il l'a reçu, c'est ce que beaucoup font en dépit de leur serment, et il y a ainsi beaucoup de signes auxquels ils refusent de répondre quoiqu'ils y soient tenus par serment.

Un autre signe encore est de tirer son mouchoir de la main droite et de se moucher, puis, le tenant à bout de bras devant soi, de le secouer deux fois doucement et une fois plus fort. Un autre est de frapper à une porte deux petits coups et un fort. Ils ont encore un autre signe dont ils se servent à table, en buvant, lorsque le pot ne circule pas assez vite ils disent : « voyez le traître ! ».

Pour s'adresser à un maçon en France, en Espagne ou en Turquie (disent-ils), le signe consiste à s'agenouiller sur le genou gauche et à lever la main droite vers le soleil : alors le frère étranger ne tardera pas à venir vous relever. Mais, croyez-moi, celui qui se met à genoux en comptant là dessus risque fort d'y rester longtemps ; et ceux qui attendent que quelqu'un remarque leurs signes risquent d'attendre aussi longtemps que les Juifs espéreront leur Messie qui, selon leur croyance, doit venir de l'Orient.

Voici maintenant leur entretien secret par demandes et réponses.

 Q : Êtes vous maçon ?

R : Oui, je suis franc-maçon.

Q : Comment le saurai-je ?

R : Par la perfection de mes signes, gestes convenus, et les premiers points de mon entrée.

Q : Quel est le premier signe ou geste convenu &endash;- montrez-moi le premier et je vous montrerai le second.

R : Le premier est celer et cacher, et garder secret, sous une peine qui ne saurait être moindre que d'avoir la langue coupée dans la gorge.

Q : Où avez-vous été fait maçon ?

R : Dans une loge juste et parfaite ou juste et légitime.

Q : Qu'est-ce qu'une loge juste et parfaite ou juste et légitime ?

R : Une loge juste et parfaite, c'est deux apprentis entrés, deux compagnons du métier et deux maîtres ; on peut être plus ou moins ; plus on est, plus on rit, moins on est, meilleure est la chère ; mais en cas de nécessité cinq suffiront, c'est-à-dire deux apprentis entrés, deux compagnons du métier et un maître, sur la plus haute colline ou la vallée la plus profonde du monde, là où l'on n'entend ni un coq chanter ni un chien aboyer.

Q : De qui tirez-vous vos principes ?

R : D'un plus grand que vous.

Q : Qui sur terre peut être plus grand qu'un Franc-Maçon ?

R : Celui qui fut transporté au plus haut pinacle du temple de Jérusalem.

Q : Votre loge est-elle fermée ou ouverte. ?

R : Elle est fermée.

Q : Où se trouvent les clés de la porte de la loge ?

R : Dans une boîte close ou sous un pavage à trois coins, à environ un pied et demi de la porte de la loge.

Q : De quoi est faite la clé de la porte de votre loge ?

R : Elle n'est faite ni de bois, ni de pierre, ni de fer, ni d'acier, ni d'aucun métal ; c'est la langue du bon renom qui ne dit que du bien d'un frère dans son dos aussi bien que face à face.

Q : Combien de bijoux y a-t-il dans votre loge ?

R : Il y en a trois : le pavé d'équerre, l'étoile flamboyante et le fil à plomb.

Q : Quelle est la longueur du câble de votre loge ?

R : Autant qu'il y a du repli de mon foie à la racine de ma langue.

Q : Combien y a-t-il de lumières dans votre loge ?

R : Trois : le soleil, le maître, et l'équerre.

Q : Quelle est la hauteur de votre loge ?

R : Des pieds, des aunes et des pouces sans nombre : elle atteint le ciel.

Q : Comment se tenait votre loge ?

R : Est et ouest, comme tous les saints temples.

Q : Quelle est la place du maître dans la loge ?

R : A l'est, est la place du maître dans la loge, et le bijou repose en premier sur lui et il met les hommes au travail. Ce que les maîtres ont semé le matin les surveillants le moissonnent l'après-midi. Dans certains endroits ils s'entretiennent comme suit :

Q : Où le mot a-t-il été donné pour la première fois ?

R : A la tour de Babylone.

Q : Où fut convoquée la première loge ?

R : Dans la chapelle de saint Jean.

Q : Comment se tenait votre loge ?

R : Comme ladite sainte chapelle et tous les autres saints temples, est et ouest.

Q : Combien y a-t-il de lumières dans votre loge ?

R : Deux, une pour y voir en entrant et une pour y voir en travaillant.

Q : Par quoi avez-vous prêté serment ?

R : Par Dieu et l'équerre.

Q : Par-dessus ou par-dessous les vêtements ?

R : Par-dessous.

Q : Sous quel bras ?

R : Sous le bras droit.

Q : Dieu soit favorable à tous les vénérables maîtres et compagnons de la vénérable loge d'où vous venez, et à vous, bon compagnon. Quel est votre nom ?

R : J ou B.

Puis, donnant la poignée de main, il dira « Frère Jean vous salue bien. »

R : Dieu vous salue bien, cher frère.

 Une autre salutation consiste à donner la poignée de main de maître ou de compagnon en disant : le très vénérable, les maîtres et compagnons de la vénérable loge d'où nous venons vous saluent, vous saluent, vous saluent bien ; alors, il répondra : Dieu vous salue bien, cher frère. Ils ont un autre mot qu'ils appellent le mot de maître, et c'est Mahabyn, qu'ils divisent toujours en deux mots. Ils se tiennent debout l'un contre l'autre, poitrine contre poitrine, les chevilles droites se touchant par l'intérieur, en se serrant mutuellement la main droite par la poignée de main de maître, l'extrémité des doigts de la main gauche pressant fortement les vertèbres cervicales de l'autre ; ils restent dans cette position le temps de se murmurer à l'oreille l'un Maha et l'autre, en réponse, Byn.

 Le serment

Vous garderez secret le mot du maçon et tout ce qu'il recouvre.

Vous ne l'écrirez jamais, directement ni indirectement ; vous garderez tout ce que nous-mêmes ou vos instructeurs vous ordonnerons de garder secret, vis-à-vis de tout homme, femme ou enfant, et même vis-à-vis d'une souche ou d'une pierre, et vous ne le révélerez jamais sinon à un frère ou dans une loge de Francs-Maçons, et vous observerez fidèlement les devoirs définis dans la Constitution.

Tous ces points vous promettez et jurez de les garder et de les observer fidèlement sans aucune espèce d'équivoque ou de restriction mentale, directe ou indirecte.

 Ainsi que Dieu vous soit en aide par le contenu de ce livre.

 

 

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REAA manifeste du convent de Lausanne(1875)

26 Avril 2005 Publié dans #hauts grades

Depuis trop longtemps, et dans ces derniers temps surtout, la Maçonnerie a été l'objet des plus injurieuses attaques.

Au moment où le Convent, après examen attentif des anciennes constitutions du Rite écossais ancien et accepté, conservant avec un religieux respect les sages dispositions qui le protègent et le perpétuent, délivre la Maçonnerie de vaines entraves et veut la pénétrer de plus en plus du souffle de liberté qui anime notre époque ; au moment où sur des bases inébranlables, il sanctionne une intime alliance entre les Maçons du monde entier, le Convent ne peut se séparer sans répondre par une éclatante manifestation à de déplorables calomnies et à d'énergiques anathèmes.

Avant tout, aux hommes qui, pour se présenter à la Franc-Maçonnerie, veulent connaître ses principes, elle les proclame par la déclaration suivante, qui est son programme officiel et dont les expressions ont été arrêtées par le Convent.

  

Déclaration de Principes

 

La Franc-maçonnerie proclame, comme elle a proclamé dès son origine, l'existence d'un principe créateur, sous le nom de Grand Architecte de l'Univers.

Elle n'impose aucune limite à la recherche de la vérité, et c'est pour garantir à tous cette liberté qu'elle exige de tous la tolérance.

La Franc-maçonnerie est donc ouverte aux hommes de toute nationalité, de toute race, de toute croyance.

Elle interdit dans les ateliers toute discussion politique et religieuse ; elle accueille tout profane, quelles que soient ses opinions en politique et en religion, dont elle n'a pas à se préoccuper, pourvu qu'il soit libre et de bonnes moeurs.

La Franc-maçonnerie a pour but de lutter contre l'ignorance sous toutes ses formes ; c'est une école mutuelle dont le programme se résume ainsi : obéir aux lois de son pays, vivre selon l'honneur, pratiquer la justice, aimer son semblable, travailler sans relâche au bonheur de l'humanité et poursuivre son émancipation progressive et pacifique.

Voilà ce que la Franc-maçonnerie adopte et veut faire adopter à ceux qui ont le désir d'appartenir à la famille maçonnique.

Mais à côté de cette déclaration de principes, le Convent a besoin de proclamer les doctrines sur lesquelles la Maçonnerie s'appuie ; il veut que chacun les connaisse.

Pour relever l'homme a ses propres yeux, pour le rendre digne de sa mission sur la terre, la Maçonnerie pose le principe que le Créateur suprême a donné à l'homme, comme bien le plus précieux, la liberté ; la liberté, patrimoine de l'humanité toute entière, rayon d'en haut qu'aucun pouvoir n'a le droit d'éteindre ni d'amortir et qui est la source des sentiments d'honneur et de dignité.

Depuis la préparation au premier grade jusqu'à l'obtention du grade le plus élevé de la Maçonnerie écossaise, la première condition sans laquelle rien n'est accordé à l'aspirant, c'est une réputation d'honneur et de probité incontestée.

Aux hommes pour qui la religion est la consolation suprême, la Maçonnerie dit : Cultivez votre religion sans obstacle, suivez les inspirations de votre conscience ; la Franc-maçonnerie n'est pas une religion, elle n'a pas un culte ; aussi elle veut l'instruction laïque, sa doctrine est toute entière dans cette belle prescription : Aime ton prochain.

A ceux qui redoutent avec tant de raison les dissensions politiques, la Maçonnerie dit : Je proscris de mes réunions toute discussion, tout débat politique ; sois pour ta patrie un serviteur fidèle et dévoué, tu n'as aucun compte à nous rendre. L'amour de la patrie s'accorde d'ailleurs si bien avec la pratique de toutes les vertus !

On a accusé la Maçonnerie d'immoralité ! Notre morale, c'est la morale la plus pure, la plus sainte ; elle a pour base la première de toutes les vertus : l'humanité. Le vrai Maçon fait le bien, il étend sa sollicitude sur les malheureux, quels qu'ils soient, dans la mesure de sa propre situation. Il ne peut donc que repousser avec dégoût et mépris l'immoralité.

Tels sont les fondements sur lesquels repose la Franc-maçonnerie et qui assurent à tous les membres de cette grande famille l'union la plus intime, quelle que soit la distance qui sépare les divers pays qu'ils habitent ; c'est entre eux tous, l'amour fraternel. Et qui peut mieux attester cette vérité que la réunion même de notre convent ?

Inconnus les uns des autres, venant des pays les plus divers, à peine avions-nous échangé les premières paroles de bienvenue que déjà l'union la plus intime régnait entre nous ; les mains se serraient fraternellement, et c'est au sein de la plus touchante concorde que nos résolutions les plus importantes ont été prises d'un assentiment unanime.

Francs-Maçons de toutes les contrées, citoyens de tous les pays, voilà les préceptes, voilà les lois de la Franc-maçonnerie, voilà ses mystères. Contre elle les efforts de la calomnie demeurent impuissants, et ses injures resteront sans écho ; marchant pacifiquement de victoire en victoire, la Franc-maçonnerie étendra chaque jour son action morale et civilisatrice.

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REAA constitutions de 1786

26 Avril 2005 Publié dans #hauts grades

VÉRITABLES INSTITUTS SECRETS ET BASES
FONDAMENTALES
De
L'ORDRE
des anciens Francs-Maçons-Unis
et
Grandes Constitutions Du Rit Ancien - Accepté - Écossais,
de l'An 1786

 

NOUVEAUX INSTITUTS SECRETS
ET BASES FONDAMENTALES

 

de la très ancienne et très Respectable Société des Anciens Francs-Maçons Unis, connue sous le nom d'Ordre Royal et Militaire de l'art libre de tailler la pierre.

NOUS, FREDERIC, par la grâce de Dieu, Roi de Prusse, Margrave de Brandebourg, etc., etc., etc. :

Souverain Grand Protecteur, Grand Commandeur, Grand Maître Universel et Conservateur de la très ancienne et très respectable Société des Anciens Francs-Maçons ou Architectes Unis, autrement appelée l'ORDRE Royal et Militaire de l'Art Libre de Tailler la Pierre ou Franche-Maçonnerie

 

A TOUS LES ILLUSTRES ET BIEN-AIMES FRERES QUI CES PRESENTES VERRONT

Tolérance, Union, Prospérité.

Il est évident et incontestable que, fidèle aux importantes obligations que nous nous sommes imposées en acceptant le protectorat de la très ancienne et très respectable Institution connue de nos jours sous le nom de " Société de l'Art Libre de tailler la pierre " ou " ORDRE DES ANCIENS FRANCS-MAÇONS UNIS " nous nous sommes appliqué, comme chacun sait, à l'entourer de notre sollicitude particulière.

Cette Institution universelle, dont l'origine remonte au berceau de la société humaine, est pure dans son Dogme et sa Doctrine : elle est sage, prudente et morale dans ses enseignements, sa pratique, ses desseins et ses moyens : elle se recommande surtout par son but philosophique, social et humanitaire. Cette société a pour objet l'Union, le Bonheur, le Progrès et le Bien Etre de la famille humaine en général et de chaque homme individuellement. Elle doit donc travailler avec confiance et énergie et faire des efforts incessants pour atteindre ce but, le seul qu'elle reconnaisse comme digne d'elle.

Mais, dans la suite des temps, la composition des organes de la Maçonnerie et l'unité de son gouvernement primitif ont subi de graves atteintes, causées par les grands bouleversements et les révolutions qui, en changeant la face du monde ou en soumettant à des vicissitudes continuelles, ont, à différentes époques, soit dans l'antiquité, soit de nos jours, dispersé les anciens Maçons sur toute la surface du globe. Cette dispersion a donné naissance à des systèmes hétérogènes qui existent aujourd'hui sous le nom de RITES et dont l'ensemble compose l'ORDRE.

Cependant, d'autres divisions, nées des premières, ont donné lieu à l'organisation de nouvelles sociétés : la plupart de celles-ci n'ont rien de commun avec l'Art Libre de la Franche-Maçonnerie, sauf le nom de quelques formules conservées par les fondateurs, pour mieux cacher leurs desseins secrets - desseins souvent trop exclusifs, quelquefois dangereux et presque toujours contraires aux principes et aux sublimes doctrines de la Franche-Maçonnerie, tel que nous les avons reçus de la tradition.

Les dissensions bien connues que ces nouvelles associations ont suscitées dans l'ORDRE et qu'elles y ont trop longtemps fomentées, ont éveillé les soupçons et la méfiance de presque tous les Princes dont quelques-uns l'ont même persécuté cruellement.

Des Maçons, d'un mérite éminent, ont enfin réussi à apaiser ces dissensions et tous ont, depuis longtemps, exprimé le désir qu'elles fussent l'objet d'une délibération générale afin d'aviser aux moyens d'en empêcher le retour et d'assurer le maintien de l'ORDRE, en rétablissant l'unité dans son gouvernement et dans la composition primitive de ses organes, ainsi que son antique discipline.

Tout en partageant ce désir que nous-même avons éprouvé depuis le jour où nous avons été complètement initié aux mystères de la Franche-Maçonnerie, nous n'avons pu, cependant, nous dissimuler ni le nombre, ni la nature, ni la grandeur réelle des obstacles que nous aurions à surmonter pour accomplir ce désir. Notre premier soin a été de consulter les membres les plus sages et les plus éminents de l'Ordre dans tous les pays sur les mesures les plus convenables à adopter pour atteindre un but si utile, en respectant les idées, de chacun, sans faire violence à la juste indépendance des Maçons et surtout à la liberté d'opinion qui est la première et la plus sacrée de toutes les libertés et en même temps la plus prompte à prendre ombrage.

Jusqu'à présent les devoirs qui nous étaient plus particulièrement imposés comme Roi, les évènements nombreux et importants qui ont signalé notre règne ont paralysé nos bonnes intentions et nous ont détourné du but que nous nous étions proposé. C'est désormais au temps, ainsi qu'à la sagesse, à l'instruction et au zèle des frères qui viendront après nous qu'il appartiendra d'accomplir et de perfectionner une oeuvre si grande et si belle, si juste et si nécessaire. C'est à eux que nous léguons cette tâche, et nous leur recommandons d'y travailler sans cesse, mais patiemment et avec précaution.

Toutefois, de nouvelles et pressantes représentations qui, de toutes parts, nous ont été adressées, dans ces derniers temps, nous ont convaincu de la nécessité d'opposer immédiatement une barrière puissante à l'esprit d'intolérance, de secte, de schisme et d'anarchie que des novateurs cherchent aujourd'hui à introduire parmi les frères. Leurs desseins ont plus ou moins de portée et sont ou imprudents, ou répréhensibles : présentés sous de fausses couleurs, ces desseins, en changeant la nature de l'Art libre de la Franche-Maçonnerie, tendent à la détourner de son but, et doivent nécessairement causer la déconsidération et la ruine de l'ORDRE. En présence de tout ce qui se passe dans les royaumes voisins, nous reconnaissons qu'une intervention de notre part est devenue indispensable.

Ces raisons et d'autres causes non moins graves nous imposent donc le devoir d'assembler et de réunir en un seul corps de Maçonnerie tous les RITES du Régime ECOSSAIS dont les doctrines sont, de l'aveu de tous, à peu près les mêmes que celles des anciennes Institutions qui tendent au même but, et qui, n'étant que les branches principales d'un seul et même arbre, ne diffèrent entr'elles que par des formules, maintenant connues de plusieurs, et qu'il est facile de concilier. Ces RITES sont ceux connus sous les noms de Rit Ancien, d'Hérédom ou d'Hairdom, de l'Orient de Kilwinning, de Saint-André, des Empereurs d'Orient et d'Occident, des Princes du Royal Secret ou de Perfection, de Rit Philosophique et enfin de Rit Primitif, le plus récent de tous.

Adoptant, en conséquence, comme base de notre réforme salutaire, le titre du premier de ces Rites et le nombre des Degrés de la hiérarchie du dernier, nous les DÉCLARONS maintenant et à jamais réunis en un seul ORDRE, qui, professant le Dogme et les pures Doctrines de l'antique Franche-Maçonnerie, embrasse tous les systèmes du Rit Écossais sous le nom de RIT ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTE.

La doctrine sera communiquée aux Maçons en trente-trois Degrés, divisés en sept Temples ou Classes. Tout Maçon sera tenu de parcourir successivement chacun de ces Degrés, avant d'arriver au plus sublime et dernier ; et à chaque Degré, il devra subir tels délais et telles épreuves qui lui seront imposés conformément aux Instituts, Decrets et Réglemens anciens et nouveaux de l'ORDRE, ainsi qu'à ceux du Rit de Perfection.

Le premier Degré sera conféré avant le deuxième, celui-ci avant le troisième et ainsi de suite jusqu'au Degré Sublime - le trente-troisième et dernier - qui surveillera, dirigera et gouvernera tous les autres. Un corps ou Réunion de membres possédant ce Degré formera un SUPREME GRAND CONSEIL, dépositaire du Dogme ; il sera le Défenseur et le Conservateur de l'ORDRE qu'il gouvernera et administrera conformément aux présentes et aux Constitutions ci-après décrétées.

Tous les Degrés des Rites réunis, comme il est dit ci-dessus, du premier au dix-huitième, seront classés parmi les Degrés du Rit de Perfection dans leur ordre respectif et d'après l'analogie et la similitude qui existent entr'eux ils formeront les dix-huit premier Degrés du RIT ECOSSAIS ANCIEN ACCEPTE ; le dix-neuvième Degré, et le vingt-troisième Degré du Rit Primitif formeront le vingtième Degré de l'ORDRE. Le vingtième et le vingt-troisième Degré du Rit de Perfection, soit le seizième et le vingt-quatrième Degré du Rit Primitif formeront le vingt-unième et le vingt-huitième Degré de l'ORDRE. LES PRINCES DU ROYAL SECRET occuperont le trente-deuxième Degré, immédiatement au-dessous des SOUVERAINS GRANDS INSPECTEURS GENERAUX dont le Degré sera le trente-troisième et dernier de l'ORDRE. Le trente-unième Degré sera celui des Souverains-Juges-Commandeurs. Les Grands Commandeurs, Grands Elus Chevaliers Kadosch prendront le trentième Degré. Les Chefs du Tabernacle, les Princes du Tabernacle, les Chevaliers du Serpent d'Airain, les Princes de Merci, les Grands Commandeurs du Temple et les Grands Écossais de Saint-André composeront respectivement le vingt-troisième, le vingt-quatrième, le vingt-cinquième, le vingt-sixième, le vingt-septième et le vingt-neuvième Degré.

Tous les Sublimes Degrés de ces mêmes Systèmes Écossais réunis seront, d'après leur analogie ou leur identité, distribués dans les classes de leur Ordre qui correspondent au régime du RIT ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTE.

Mais jamais et sous quelque prétexte que ce soit, aucun de ces sublimes Degrés ne pourra être assimilé au trente-troisième et très Sublime Degré de SOUVERAIN GRAND INSPECTEUR GÉNÉRAL, PROTECTEUR ET CONSERVATEUR DE L'ORDRE, qui est le dernier du RIT ANCIEN ACCEPTE ÉCOSSAIS et, dans aucun cas, nul ne pourra jouir des mêmes droits, prérogatives, privilèges ou pouvoirs dont nous investissons ces Inspecteurs.

Ainsi nous leur conférons la plénitude de la puissance suprême et conservatrice.

Et, afin que la présente ordonnance soit fidèlement et à jamais observée, nous commandons à nos Chers, Vaillants et Sublimes Chevaliers et Princes Maçons de veiller à son exécution.

DONNE en notre Palais à Berlin, le jour des Calendes premier - de Mai, l'an de Grâce 1786, et de notre Règne le 47e.

Signé " FREDERIC ".

Universi Terrarum Orbis Summi Architectonis Gloria ab Ingeniis.

CONSTITUTIONS ET STATUTS des GRANDS ET SUPREMES CONSEILS

composés des Grands Inspecteurs Généraux, Patrons, Chefs et Conservateurs de L'ORDRE DU 33° et dernier degré du Rite Ecossais Ancien Accepté, et
REGLEMENS
pour le gouvernement de tous les Consistoires, Conseils, Collèges, Chapitres et autres Corps maçonniques soumis à la juridiction desdits Conseils.

Au nom du Très Saint et Grand Architecte de l'Univers Ordo ab Chao.

Avec l'approbation en la présence et sous les auspices de son Auguste Majesté Frédéric (Charles) II, Roi de Prusse, Margrave de Brandebourg, etc., très Puissant Monarque, Grand Protecteur, Grand Commandeur, etc... de l'ORDRE, etc., etc., etc.,
Les Souverains Grands Inspecteurs Généraux, en Suprême Conseil assemblé.
Ont, après délibération sanctionné les Décrets suivants qui sont et seront à perpétuité leurs CONSTITUTIONS, STATUTS ET REGLEMENTS pour le gouvernement des Consistoires et autres Ateliers Maçonniques soumis à la juridiction desdits Grands Inspecteurs.

ARTICLE I

Tous les articles des CONSTITUTIONS, Statuts et Réglements rédigés en l'année 1762 par les neuf Commissaires des Grands Conseils des Princes Maçons du Royal Secret, qui ne sont pas contraires aux présentes dispositions, sont maintenus et devront être observés ; ceux qui y sont contraires sont abrogés et considérés comme expressément abolis.

ARTICLE II

§ I. Le trente-troisième DEGRE confère aux Maçons qui en sont légitimement revêtus la qualité, le titre, le privilège et l'autorité de Souverains Grands Inspecteurs Généraux de l'ORDRE.
§ II. L'objet particulier de leur mission est d'instruire et d'éclairer leurs Frères ; de faire régner parmi eux la Charité, l'Union et l'Amour fraternel ; de maintenir la régularité dans les travaux de chaque Degré et de veiller à ce qu'elle soit observée par tous les Membres ; de faire respecter, et, dans toutes les occasions, de respecter et de défendre les Dogmes, les Doctrines, les Instituts, les Constitutions, les Statuts et les Réglements de l'ORDRE, et principalement ceux de la Haute Maçonnerie, et enfin de s'appliquer, en tous lieux, à faire des oeuvres de Paix et de Miséricorde.
§ III. Une réunion de membres de ce grade prend le titre de
CONSEIL DU TRENTE-TROISIEME DEGRE ou des Puissants Grands Inspecteurs Généraux de l'ORDRE ; ce Conseil se forme et se compose comme suit
1° Dans les lieux propres à l'établissement d'un Suprême Conseil de ce Degré, l'Inspecteur le plus ancien en grade est, par les présentes, autorisé à élever un autre Frère à la même dignité, après s'être assuré que celui-ci l'a réellement méritée par son caractère, son instruction et les grades dont il est revêtu, et il lui administrera le serment.
2° Ces deux Frères conféreront ensemble, et de la même manière le grade à un autre membre.
§ IV. LE SUPREME CONSEIL sera alors constitué. Mais aucun des autres Candidats ne sera admis, s'il n'obtient l'unanimité des suffrages, chaque membre donnant son vote de vive voix, en commençant par le plus jeune, c'est-à-dire, par le dernier reçu. Le vote négatif d'un seul des membres délibérants, si ses raisons sont jugées suffisantes, fera rejeter le candidat. Cette règle sera observée dans tous les cas analogues.

ARTICLE III

§ I. DANS les lieux ci-dessus désignés, les deux Frères qui, les premiers, auront été élevés à ce grade, seront de droit, les deux premiers Officiers du SUPREME CONSEIL, savoir : le très Puissant Monarque Grand Commandeur, et le très Illustre Lieutenant Grand Commandeur.
§ II. Si le premier de ces Officiers vient à mourir, s'il abdique, ou s'il s'absente, pour ne plus revenir, il sera remplacé par le second Officier qui choisira son successeur parmi les autres Grands Inspecteurs.
§ III. Si le second Officier abdique, s'il meurt ou s'il s'éloigne pour toujours, le premier Officier lui donnera pour successeur un autre Frère du même grade.
§ IV. Le très Puissant Monarque nommera également l'Illustre Ministre d'Etat du Saint Empire, l'Illustre Grand Maître des Cérémonies et l'Illustre Capitaine des Gardes ; et il désignera, de la même manière, des Frères pour remplir les autres emplois vacants ou qui pourront le devenir.

ARTICLE IV

Tout Maçon qui, possédant les qualités et les capacités requises, sera élevé à ce Grade Sublime, paiera préalablement, entre les mains du très Illustre Trésorier du Saint Empire, une contribution de dix Frédérics d'Or ou de dix Louis d'Or, monnaie ancienne, ou l'équivalent en argent du pays.
Lorsqu'un Frère sera initié au trentième, au trente-unième ou au trente-deuxième Degré, on exigera de lui une somme de pareille valeur et même titre, pour chaque grade.
Le SUPREME CONSEIL surveillera l'administration de ces fonds et en disposera dans l'intérêt de l'ORDRE.

ARTICLE V

§ I. TOUT SUPREME CONSEIL se composera de neuf Souverains Grands Inspecteurs Généraux du trente-troisième Degré, dont quatre, au moins, devront professer la religion dominante du pays.
§ II. Lorsque le très Puissant Monarque Grand Commandeur et le Lieutenant Grand Commandeur de l'ORDRE sont présents, trois membres suffisent pour composer le Suprême Conseil et pour l'expédition des affaires de l'ORDRE.
§ III. Dans chaque grande Nation, Royaume ou Empire d'Europe, il n'y aura qu'un seul Suprême Conseil de ce grade.
Dans les Etats et Provinces dont se compose l'Amérique Septentrionale, soit sur le continent, soit dans les îles, il y dura deux Conseils, aussi éloignés que possible l'un de l'autre.
Dans les Etats et Provinces dont se compose l'Amérique Méridionale, soit sur le continent, soit dans les îles, il y aura également deux Conseils, aussi éloignés que possible l'un de l'autre.
Il n'y aura qu'un seul Suprême Conseil dans chaque Empire, Etat Souverain ou Royaume d'Asie, d'Afrique, etc., etc.

ARTICLE VI

Le Suprême Conseil n'exerce pas toujours directement son autorité sur les Degrés au-dessous du dix-septième ou Chevalier d'Orient, d'Occident. D'après les circonstances et les localités, il peut la déléguer même tacitement ; mais son droit est imprescriptible, et toutes les Loges et tous les Conseils de Parfaits Maçons, de quelque degré que ce soit, sont, par les présentes, requis de reconnaître, dans ceux qui sont revêtus du trente-troisième Degré, l'autorité des Souverains Grands Inspecteurs Généraux de l'Ordre, de respecter leurs prérogatives, de leur rendre les honneurs qui leur sont dus, de leur obéir, et enfin, de déférer avec confiance à toutes les demandes qu'ils pourraient formuler pour le bien de l'ORDRE, en vertu de ses lois, des présentes Grandes constitutions et de l'autorité dévolue à ces Inspecteurs, que cette autorité soit générale ou spéciale, ou même temporaire et personnelle.

ARTICLE VII

TOUT CONSEIL et tout Maçon d'un grade au-dessus du seizième, ont le droit d'en appeler au SUPREME CONSEIL des Souverains Grands Inspecteurs Généraux, qui pourra leur permettre de se présenter devant lui et de se faire entendre en personne.
Quand il s'agira d'une affaire d'honneur entre des Maçons, de quelque grade qu'ils soient, la cause sera portée directement devant le SUPREME CONSEIL qui décidera en première et dernière instance.

ARTICLE VIII

Un GRAND CONSISTOIRE de Princes Maçons du Royal Secret choisira son Président parmi les membres du trente-deuxième Degré qui le composent ; mais, dans tous les cas, les actes d'un grand Consistoire n'auront de valeur qu'autant qu'ils auront été préalablement sanctionnés par le SUPREME CONSEIL du trente-troisième Degré, qui, après la mort de son Auguste Majesté le Roi, très puissant Monarque et Commandeur Général de l'ORDRE, héritera de l'autorité Suprême Maçonnique et l'exercera dans toute l'étendue de l'Etat, du Royaume ou de l'Empire qui aura été placé sous sa juridiction.

ARTICLE IX

Dans les pays soumis à la juridiction d'un SUPREME CONSEIL de Souverains Grands Inspecteurs Généraux, régulièrement constitué et reconnu par tous les autres Suprêmes Conseils, aucun Souverain Grand Inspecteur Général ou Député Inspecteur Général ne pourra faire usage de son autorité, à moins qu'il n'ait été reconnu par ce même SUPREME CONSEIL et qu'il n'ait obtenu son approbation.

ARTICLE X

Aucun Député-Inspecteur-Général, soit qu'il ait été déjà admis et pourvu d'une patente, soit qu'en vertu des présentes Constitutions il soit ultérieurement admis, ne pourra de son autorité privée, conférer à qui que ce soit le Degré de Chevalier-Kadosch ou tout autre degré supérieur, ni en donner des patentes.

ARTICLE XI

Le Degré de Chevalier Kadosch, ainsi que le trente-unième et le trente-deuxième Degré, ne sera conféré qu'à des Maçons qui en auront été jugés dignes, et ce, en présence de trois Souverains Grands Inspecteurs Généraux au moins.

ARTICLE XII

Lorsqu'il plaira au très Saint et Grand Architecte de l'Univers d'appeler à LUI son Auguste Majesté le Roi, très Puissant Souverain Grand Protecteur, Commandeur et Véritable Conservateur de l'ORDRE, etc., et., etc., chaque SUPREME CONSEIL de Souverains Grands Inspecteurs Généraux, déjà régulièrement constitué et reconnu, ou qui serait ultérieurement constitué et reconnu en vertu des présents Statuts, sera, de plein droit, légitimement investi de toute l'autorité Maçonnique dont son Auguste Majesté est actuellement revêtue. Chaque SUPREME CONSEIL exercera cette autorité lorsqu'il sera nécessaire et en quelque lieu que ce soit, dans toute l'étendue du pays soumis à sa juridiction ; et si, pour cause d'illégalité, il y a lieu de protester, soit qu'il s'agisse des Patentes ou des pouvoirs accordés aux Députés Inspecteurs Généraux, ou de tout autre sujet, on en fera un rapport qui sera adressé à tous les SUPREMES CONSEILS des deux hémisphères.

ARTICLE XIII

§ I. Tout SUPREME CONSEIL du trente-troisième Degré pourra déléguer un ou plusieurs des Souverains Grands Inspecteurs Généraux de l'ORDRE qui le composent, pour fonder, constituer et établir un CONSEIL du même degré dans tous les pays mentionnés dans les présents Statuts, à la condition qu'ils obéiront ponctuellement à ce qui est stipulé dans le troisième paragraphe de l'article II ci-dessus, ainsi qu'aux autres dispositions de la présente Constitution.
§ II. Le SUPREME CONSEIL pourra également donner à ces Députés le pouvoir d'accorder des patentes aux Députés Inspecteurs Généraux, qui devront au moins avoir reçu régulièrement tous les degrés que possède un Chevalier Kadosch, leur déléguant telle portion de leur autorité suprême qu'il sera nécessaire pour constituer, diriger et surveiller les Loges et les Conseils, du quatrième au vingt-neuvième Degré inclusivement, dans les pays où il n'y aura point d'ateliers ou de Conseils du Sublime Degré légalement constitués.
§ III. Le Rituel manuscrit des Sublimes Degrés ne sera confié qu'aux deux premiers Officiers de chaque Conseil ou qu'à un Frère chargé de constituer un Conseil des mêmes Degrés dans un autre pays.

ARTICLE XIV

Dans toute cérémonie maçonnique des Sublimes Degrés et dans toute procession solennelle de Maçons possédant ces degrés, le SUPREME CONSEIL marchera le premier, et les deux premiers Officiers se placeront après tous les autres membres et seront immédiatement précédés du grand Etendard et du Glaive de l'ORDRE.

ARTICLE XV

§ I. Un SUPREME CONSEIL doit se réunir régulièrement dans les trois premiers jours de chaque troisième nouvelle lune ; il s'assemblera plus souvent, si les affaires de l'ORDRE l'exigent et si l'expédition en est urgente.
§ II. Outre les grandes fêtes solennelles de l'ORDRE, le SUPREME CONSEIL en aura trois particulières chaque année, savoir : le jour des Calendes (premier) d'Octobre, le vingt-sept de Décembre et le jour des Calendes (premier) de Mai.

ARTICLE XVI

§ I. Pour être reconnu et pour jouir des privilèges attachés au trente-troisième Degré, chaque Souverain Grand Inspecteur Général sera muni de Patentes et de lettres de créances dont le modèle se trouve dans le Rituel du Degré. Ces lettres lui seront délivrées à la condition de verser dans le Trésor du Saint Empire la somme que chaque SUPREME CONSEIL fixera pour sa juridiction aussitôt qu'il aura été constitué. Ledit Souverain Grand Inspecteur Général paiera également un Frédéric, ou un Louis, monnaie ancienne, ou l'équivalent en argent du pays, à l'Illustre Secrétaire, en compensation de sa peine, pour l'expédition desdites Lettres et pour l'apposition du Sceau.
§ II. Tout Souverain Grand Inspecteur Général tiendra, en outre, un Registre de ses Actes : chaque page en sera numérotée ; la première et la dernière pages seront quottées et paraphées pour en constater l'identité. On devra transcrire sur ce Registre les Grandes Constitutions, les Statuts et les Règlements Généraux de l'Art sublime de la Franche-Maçonnerie.
L'inspecteur lui-même sera tenu d'y inscrire successivement tous ses Actes, à peine de nullité ou même d'interdiction.
Les Députés Inspecteurs Généraux sont tenus d'agir de même sous les mêmes peines.
§ III. Ils se montreront mutuellement leurs Registres et leurs Patentes, et ils y constateront réciproquement les lieux où ils se seront rencontrés reconnus. [
2]

ARTICLE XVII

LA MAJORITE des voix est nécessaire pour légaliser les actes des Souverains Grands Inspecteurs Généraux, dans les lieux où il existe un SUPREME CONSEIL du trente-troisième Degré, légalement constitué et reconnu. En conséquence, dans un pays, ou territoire sous la dépendance d'un SUPREME CONSEIL, aucun de ces Inspecteurs ne pourra exercer individuellement son autorité, à moins d'en avoir obtenu l'autorisation dudit SUPREME CONSEIL, et dans le cas où l'Inspecteur appartiendrait.

ARTICLE XVIII

Toutes les sommes reçues pour faire face aux dépenses, c'est-à-dire le prix des Réceptions, - et qui se perçoivent à titre de frais d'initiation aux Degrés au-dessus du seizième jusques et y compris le trente-troisième, seront versées dans le Trésor du Saint-Empire, à la diligence des Présidents et Trésoriers des Conseils et des Loges Sublimes de ces Degrés, ainsi que des Souverains Grands Inspecteurs Généraux, de leurs Députés, de l'Illustre Secrétaire et de l'Illustre Trésorier du Saint Empire.
Le SUPREME CONSEIL réglera et surveillera l'administration et l'emploi de ces sommes : il s'en fera rendre, chaque année, un compte exact et fidèle, et il aura soin d'en faire part aux ateliers de sa dépendance.

ARRETE, FAIT et APPROUVE en Grand et Suprême Conseil du trente-troisième Degré, régulièrement constitué, convoqué et assemblé, avec l'approbation et en présence de sa Très Auguste Majesté, FREDERIC, deuxième du nom, par la grâce de Dieu Roi de Prusse, Margrave de Brandebourg, etc., etc., etc., très Puissant Monarque, Grand Protecteur, Grand Commandeur, Grand Maître Universel et Véritable Conservateur de l'ORDRE. Le jour des Calendes - premier de Mai, A.L. 5786, et de l'ère Chrétienne 1786.

Signé " . . . . . . (+) . . . . . . " - " STARK. " - " . . . . . . (+ )
. ... " - " . . . (+) " - " H. WILLHELM " - " D'ES-
TERNO " - " . . . . . .
(+) . . . . . . " - " WOELLNER [3]

APPROUVE et donné en notre Résidence Royale de Berlin, le jour des Calendes - premier Mai, l'an de Grâce 1786, et de notre règne le 471.

L.S. Signé, FREDERIC.

APPENDICE
aux
STATUTS FONDAMENTAUX ET GRANDES CONSTITUTIONS
DU SUPREME CONSEIL DU TRENTE-TROISIEME DEGRÉ

ARTICLE I

L'ÉTENDARD de l'ORDRE est argent [4] frangée d'or, portant au centre un aigle noir à deux têtes, les ailes déployées ; les becs et les cuisses sont en or : il tient dans une serre la garde d'or, et dans l'autre la lame d'acier d'un glaive antique, placé horizontalement de droite à gauche. A ce glaive est suspendue la devise Latine, en lettres d'or, " DEUS MEUMQUE JUS ". L'aigle est couronné d'un Triangle d'or : il tient une banderole de pourpre frangée d'or et parsemée d'étoiles d'or.

ARTICLE II

Les Insignes distinctifs des Souverains Grands Inspecteurs Généraux sont
 1° Une Croix Teutonique rouge qui se porte sur la partie gauche de la poitrine.
 2° Un grand Cordon blanc moiré liséré d'or ; sur le devant est un Triangle d'or radieux ; au milieu du Triangle est le chiffre 33 ; de chaque côté de l'angle supérieur du Triangle est un glaive d'argent dont la pointe se dirige vers le centre, porté de droite à gauche et se termine en pointe par une frange d'or et une rosette rouge et vert à laquelle est suspendu le Bijou ordinaire de l'ORDRE.
 3° Ce Bijou est un aigle semblable à celui de l'Étendard : il porte le diadème d'or de Prusse.
 4° La Grande Décoration de l'ORDRE est gravée sur une croix Teutonique ; c'est une étoile à neuf pointes, formée par trois triangles d'or superposés et entrelacés. Un glaive se dirige de la partie inférieure du côté gauche à la partie supérieure du côté droit, et, du côté opposé, est une main de Justice. Au milieu est le Bouclier de l'ORDRE azur ; sur le Bouclier est un aigle semblable à celui de l'étendard ; sur le côté droit du Bouclier est une balance d'or ; sur le côté gauche, un compas d'or posé sur une Equerre d'or. Tout autour du Bouclier est une banderole bleue portant, en lettres d'or, l'inscription Latine, " ORDO AB CHAO ". Cette banderole est enfermée dans un double cercle, formé par deux serpents d'or, chacun d'eux tenant sa queue entre les dents. Des petits triangles formés par l'intersection des triangles principaux, les neuf qui sont le plus rapprochés de la banderole, sont de couleur rouge et portent chacune une des lettres dont se compose le mot S.A.P.I.E.N.T.I.A.
 5° Les trois premiers Officiers du SUPREME CONSEIL portent, en outre, une écharpe ou ceinture à franges d'or et tombant du côté droit.

ARTICLE III

LE GRAND SCEAU DE L'ORDRE est un Ecu d'argent sur lequel est un Aigle à deux têtes, semblable à celui de l'Etendard, mais portant de plus le diadème d'or de Prusse ; au-dessus du diadème est un Triangle radieux, au centre duquel est le chiffre 33. Toutefois, on peut se contenter de mettre au-dessus de l'Aigle, soit la couronne, soit le triangle seulement.
Au bas du Bouclier, au-dessous des ailes et des serres de l'Aigle, il y a trente-trois Etoiles disposées en demi-cercle ; tout autour est l'inscription suivante :
SUPREME CONSEIL DU TRENTE-TROISIEME DEGRE POUR ..........................

FAIT en Suprême Conseil du Trente-Troisième Degré, les jours, mois et an que dessus.

Signé " . . . . . . (+) . . . . . . " - " STARK " - " D'ESTERNO ".
" . (+) .. . " - " H. WILLELM " - " D . ...
" -
" WOELLNER ".

APPROUVE,
L.S. Signé, FREDERIC.

NOUS SOUSSIGNES, SS GG II GG, etc., etc., etc., composant le présent Congrès Maçonnique, conformément aux dispositions de l'Article III, en date de ce jour, avons attentivement collationné les copies qui précèdent ci-dessus à l'expédition authentique des véritables Instituts Secrets Fondamentaux, Statuts, Grandes Constitutions et Appendices du 1er Mai, 1786 (E V ), et dont les ampliations officielles sont déposées et ont été soigneusement et fidèlement conservées dans toute leur pureté parmi les archives de l'ORDRE.
NOUS, en conséquence, certifions les dites copies fidèles et littéralement conformes aux originaux des dits documents.
EN FOI DE QUOI, nous signons ces présentes, ce 15e jour d'Adar, A L , 5 833, (vulgo) le 23 février, 1834.

DEUS MEUMQUE JUS.

Baron Freteau de Peny, 33°,
Comte Thiebault, 33° , Setier, 33° ,
Marquis de Giamboni, 33° ,
A.C.R. d'Andrada, 33° ,
Luis de Menes Vascos de Drummond, 33°,
Comte de St. Laurent, S G I G ,33°, etc.
Lafayette, 33'

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REAA constitutions de 1762

26 Avril 2005 Publié dans #hauts grades

LES GRANDS STATUTS ET RÈGLEMENTS

 Faits en Prusse et en France le 7 Septembre 1762. Arrêtés par les Neuf Commissaires nommés par le Grand Conseil des Sublimes Princes du Royal Secret, au Grand Orient de France. En conséquence des délibérations à la date ci-dessus pour être observés par le susdit Grand Conseil des Sublimes Princes de France et de Prusse, et par tous les Conseils particuliers et réguliers répandus, sur les deux hémisphères.

 

Article 1. Le Souverain Conseil des Sublimes Princes est composé des 6 Présidents des Conseils, particuliers et réguliers, constitués dans les villes de Berlin et de Paris ; le Souverain des Souverains, ou son Substitut-Général, ou son représentant, à leur tête.

Article 2. Le Souverain Grd Conseil des Sub\ Princes du Royal Secret aura quatre assemblées par an nommées "Grand Conseil de communication de quartier" qui seront tenues le 21 Juin, le 27 Décembre, le 21 Mars et le 7 Septembre.

Article 3. Le 25 Juin, le Souverain Grand Conseil sera composé de tous les Présidents des Conseils, particulièrement de Berlin et de Paris, ou leurs représentants, assistés, pour ce jour seulement, de leurs deux premiers Grands Officiers qui sont le Ministre d'État et le Général de l'Armée qui n'auront que le droit de proposer, sans avoir voix délibérative.

Article 4. Tous les trois ans, le 27 Décembre, 1e Souverain Grand Conseil nommera 16 Officiers, savoir 2 représentants du Substitut-Général, 2 Grands Officiers qui sont le Ministre d'Etat et le Général de l'Armée, un Garde des Sceaux et Archives, un Grd Orateur, un Grd Secrétaire Général, un Secrétaire pour Paris et Berlin, [il n'est pas question de Bordeaux] un autre Secrétaire pour la province et autres lieux, un Grd Architecte, un Grd Hospitalier et 7 Inspecteurs, qui réunis sous les ordres au Souverain des Souverains Prince Président, ou de son Substitut-Général, composent le nombre de 18, auquel demeurera irrévocablement fixé le nombre des Grands Officiers du Souverain Grand Commandeur des Surs Princes du Royal Secret, lesquels ne pourront être choisis que parmi les Présidents des Conseils, particulièrement ceux des Princes de Jérusalem régulièrement constitués à Paris et à Berlin et ceux constitués par les Grands Inspecteurs ou leurs Députés. Et, faute par le Souverain, le Sublime Grd Conseil pourra les nommer en Grd Conseil composé au moins de 10 Présidents Princes.

Article 5. Il sera délivré à chaque Prince Grd Officier ou Dignitaire du Souverain Grd Conseil une patente de la dignité à laquelle il aura été nommé, laquelle désignera la durée de son exercice et sera contresignée de tous les Grds Officiers et ceux au Souverain Grd Conseil des Subles Princes de Royal Secret, créée (sic) est dûment scellée.

Article 6. Outre les quatre assemblées de communication de quartier, une réunion sera tenue chaque mois dans les premiers dix jours par les Grds Officiers et au grade de Suble Prince, seulement un Conseil à l'effet de régler les affaires de l'Ordre, tant générales que particulières sauf appel au Grand Conseil de Communication.

Article 7. Dans l'assemblée du Conseil de Communication, et dans celles du Conseil particulier, toutes les affaires seront décidées à la pluralité des voix, le Président aura deux voix et les autres membres une. Si dans ces assemblées il était admis, par dispense, un Député ou Suble Prince (qui n'en fût pas membre) il n'aura point de voix, ni ne donnera aucun avis s'il n'en est prié par le Président.

Article 8. Toutes les affaires portées au Souverain Grand Conseil des Subles Princes seront d'abord réglées dans les réunions des Conseils et les règlements en seront exécutoires provisoirement, sauf ratification par la communication de quartier.

Article 9. Lors de la tenue du Grand Conseil de Communication de Quartier, le Grand Secrétaire Général sera tenu de rapporter tous les registres courants et de rendre compte de toutes les délibérations et règlements faits pendant le dernier quartier pour être ratifiés, et s'il se trouvé des oppositions à la ratification, il sera nommé 9 Commissaires devant lesquels les opposants donneront par écrit les causes de leur opposition pour y être répondu aussi par écrit, et sur le rapport de la susdite Commission, pour être statué au suivant Conseil de Communication, et dans l'intervalle la susdite délibération de règlements continuera d'être exécutoire par patente

Article 10. Il sera tenu par le Grand Secrétaire Général un registre pour Paris et Berlin, et un autre pour les pays étrangers, contenant les noms des Conseils particuliers, par rang d'ancienneté suivant la date de leur constitution, et un tableau des noms, grades, offices, dignités, qualités civiles et demeure des membres conformés aux renseignements qui lui seront donnés par nos Inspecteurs et leurs Députés, ainsi que le nombre des Loges de Perfection régulières, établies sous l'autorité de nos Inspecteurs ou Conseils outremer. Le titre des dites Loges, les dates de leurs constitutions avec un tableau des noms, grades, offices (9),dignités, qualités civiles et demeure des membres conformes aux Etats qui nous seront remis par nos Inspecteurs en Grand Conseil de Communication.

Article 11. Il sera en outre tenu par le Grand Secrétaire un registre, contenant toutes les délibérations et règlements faits en Grand Conseil de Communication de Quartier où seront mentionnées toutes les affaires traitées dans le susdit Conseil, et toutes les lettres reçues, les sujets de réponses arrêtés"

Article 12. Le Grand Secrétaire Général écrira en marge des requêtes, lettres ou mémoires qui seront lus en Conseil le sujet arrêté pour réponse et, après avoir rédigé les réponses, il les fera signer par le Substitut Général ou son représentant, par le Secrétaire de la Juridiction, et le Garde des Grands Sceaux les signera, timbrera et scellera. Comme ces opérations ne peuvent être faites pendant la tenue du Conseil, et qu'il serait quelquefois dangereux de retarder les susdites lettres jusqu'au Conseil suivant, il rapportera les minutes de ses réponses pour être lues dans le Grand Conseil suivant et remises avec les pièces relatives au Garde des Archives pour être fait des changements que le Souverain Grand Conseil jugera à propos.

Article 13. Le Conseil particulier de Berlin ou de Paris ou de n'importe où ailleurs ne pourra envoyer aucune lettre, constitution ou règlement sans qu'ils n'aient été sanctionnées, dûment timbrés et scellés par le Souverain Grand Conseil ou un Grand Inspecteur de l'Ordre ou son Député.

Article 14. Le Grand Garde des Sceaux et Timbres ne pourra timbrer ni sceller aucune lettre qu'elle ne soit signée du Secrétaire Général et de deux secrétaires de juridictions différentes, ni ne pourra timbrer ni sceller aucun règlement qu'il ne soit signé du Substitut Général ou son représentant et des susdits 3 Grands Secrétaires. Ni ne pourra timbrer ni sceller aucune Constitution qu'elle ne soit de même, mûrie, signée des trois Grands Officiers ci-dessus et autres Princes, au nombre de sept au moins, membres du Souverain Grand Conseil des Princes.

Article 15. Le Grand Trésorier, qui doit être connu pour jouir ou posséder une fortune qui le rende indépendant ; sera chargé de tous les fonds qui seront levés pour les usages du Souverain Grand Conseil et donnés en charité ; et il tiendra un registre très exact par recette et dépenses, et distinguera clairement et distinctement comment et de quelle manière l'argent a été dépensé, tant à l'usage du Grand Conseil, qu'à celui du Fonds de Charité. Il. donnera de chaque somme un reçu spécifiant les folios de son registre et il ne paiera que sur les ordres par écrit du Président et des deux Grands Officiers du Souverain Grand Conseil.

Article 16. A la première assemblée du Grand Conseil le 27 Décembre, le Grand Trésorier rendra ses comptes.

Article 17. Aucun ordre de caisse sur le Grand Trésorier ne sera valable que ceux délivrés lors d'une assemblée plénière du Grand Conseil, et aucune sonne ne remboursera aucun frais d'aucune réunion de Conseil ordinaire mais ils seront payés par les membres respectifs sur leur propre bourse.

Article 18. S'il est porté devant le Souverain Grand Conseil quelques mémoires, requêtes ou plaintes d'un Conseil dont le Président soit membre du Grand Conseil ledit Président, bien que membre du Grand Conseil., ne pourra donner sa voix dans le débat sur cette plainte du Conseil, ni même son avis dans ledit débat, ladite plainte devant être présentée par écrit, à moins que le Président du Sublime Grand Conseil ne demande et requière quelque éclaircissement dudit membre président.

Article 19. Le Substitut Général et les Grands Officiers ne pourront être déposés que par le Grand Conseil de Communication de Quartier pour plaintes légitimes faites et rapportées dans la délibération, et alors leur abdication se fera en séance plénière du Grand Conseil. Le Substitut Général ne pourra être remplacé que sur la nomination seule du Souverain des Souverains et Très Puissant Chef et les deux premiers Grands Officiers en Communication de Quartier à la pluralité des voix.

Article 20. Le Grand Conseil fera visiter les conseils particuliers par des Députés qui visiteront aussi les Loges de Perfection, examineront les travaux, les registres, les Constitutions, les tableaux et listes desdits Conseils et Loges de Perfection. L'Inspecteur dressera procès-verbal de ses opérations qui sera signé par les officiers dignitaires desdits Conseils et Loges, et le Rapporteur les enverra au prochain Souverain Grand Conseil, adressé au Secrétaire Général. Les susdits Inspecteurs ou observateurs devront toujours présider les Conseils et Loges qu'ils visitent, et leurs visites seront aussi fréquentes qu'ils le voudront sans qu'aucun des officiers ou membres desdits Conseils et Loges quoiqu'ils soient ne puisse s'y opposer, sous peine de désobéissance et d'interdiction, car tel est notre bon plaisir.

Article 21. Lors de l'assemblée du Souverain Grd Conseil de Communication de Quartier régulièrement convoqué, lorsqu' il se trouvera 7 membres, ils ouvriront les travaux à l'heure dite ; et les règlements qui seront entre eux passés à la pluralité des voix auront force de loi comme si les autres membres avaient été présents.

Article 22. Lors de l'assemblée du Souverain Grand Conseil, si un membre se présente en état indécent, par intempérance ou autrement, ou s'il commet quelque faute capable de nuire à l'harnonie qui doit régner dans ces respectables assemblés, il sera admonesté pour la première fois ; pour la 2e, il sera condamné à une amende, payable sur le champ ; et pour la .3e offense, il sera privé, de sa dignité et, si à une majorité de voix le Grand Conseil décide son exclusion, il en demeurera exclu.

Article 23. Si un Président des autres Conseils, membre du Souverain Grand Conseil de Communication de Quartier, tombe dans les fautes mentionnées en l'Article ci-dessus, il sera pour la première fois condamné à une amende payable sur le champ ; pour la seconde faute, il sera exclu pendant un an des assemblées générales et on même temps privé de sa dignité ; et pour la troisième offense, il sera exclu immédiatement à perpétuité et perdre son office, par le Souverain des Souverains qui nommera immédiatement un nouveau Président pour le dit Conseil à sa place.

Article 24. Le Souverain Grand Conseil ne reconnaîtra pour Conseil régulier et Loge de Perfection que ceux pourvus de Constitutions à eux délivrées par un Grand Inspecteur ou son Député Il en sera de même vis-à-vis des Chevaliers Maçons Princes et Gd. E.. & P. Ms qui pourraient avoir été constitués abusivement par quiconque n'aurait pas été régulièrement autorisé à le faire.

Article 25. Toutes requêtes présentées au Souverain Grd Conseil, afin d'obtenir des lettres de Constitution soit pour ériger soit pour régulariser un Conseil ou une Loge seront remises à savoir pour le pays aux Inspecteurs. Cette juridiction choisira quatre commissaires pour prendre toutes les informations nécessaires qui seront envoyées au Grand Inspecteur de la juridiction avec un tableau exact des membres qui demanderont l'érection d'un Conseil ou d'une Loge de Perfection pour, sur le rapport les commissaires et du Grand Inspecteur, être statué par le Grand Conseil sur la demande des susdits membres. Et, pour un pays étranger le Grand Inspecteur ou son Député sera habilité et aura pouvoir d'ériger, constituer, interdire, abroger ou exclure selon sa sagesse ; ils établiront par écrit un procès verbal de leur action et afin d'être par eux informés de tout lorsqu'ils trouveront une occasion favorable. Le susdit Inspecteur ou son Député se conformera aux Lois du Souverain Grand Conseil et aux coutumes de notre Constitution secrète. Ils auront la liberté de choisir des Députés à envoyer et les mandateront par des lettres patentes, qui auront pouvoir et validité.

Article 26. Il ne sera accordé par le Souverain Grand Conseil de lettre de Constitution pour l'établissement d'une Loge Royale de Perfection, que le frère ne soit au moins Prince de Jérusalem, et pour l'établissement d'un Conseil de Chevaliers d'Orient, qu'à un frère qui soit ou moins Chevalier d'Orient et d'Occident. Mis pour l'établissement d'un Grand Conseil de Princes de Jérusalem, le frère doit obligatoirement être revêtu du grade le Chevalier et Prince du Soleil, et justifier par des titres autorisés qu'il a été légalement et régulièrement reçu, et qu'il a toujours joui d'un état libre et d'une vie décente et qu'il est à l'abri de tout reproche par une conduite probe et honnête en tous temps, et qu'il s'engage a se soumettre aux décrets et mandats omis par ce Conseil de Princes dont il désire être le chef.

Article 27. Il ne sera accordé par le Souverain Grand Conseil des Sublimes Princes aucune lettre patente ou Constitutions qu'au prix de 10 £ sterling pour le dédommagement de la personne employée. Les Grands Inspecteurs de l'Orient s'y conformeront eux-mêmes en pareil cas, en outre ils n'octroieront aucun diplôme ni patente à aucun prince pour les pays étrangers, la soumission devant être signée par le Frère, à l'Inspecteur ou à son Député, comme il est nécessaire .

Article 28. Lorsque les Inspecteurs ou Députés jugeront à propos de visiter où que ce soit sur les deux Hémisphères, soit des Grands Conseils de Princes de Jérusalem, des Conseils de Chevaliers d'Orient ou des Loges le Perfection ou toute autre Loge et lorsqu'ils auront été reconnus et pourvus de titres authentiques et décorés des ornements de leur dignité, soit à la porte du Grand Conseil des Chevaliers d'Orient ou à celle des Loges de Perfection, ils seront reçus avec tous les honneurs qui leur sont dus et jouiront partout le leurs privilèges et prérogatives ; et lorsque, les Inspecteurs aussi bien que les Chev. Princes Maçons visiteront une Loge Royale de Perfection ou n'importe quelle autre Loge, le T.F.P. (20) Grand Maître ou les Grands Surveillants de ces Loges enverront 5 Officiers ou députés dignitaires pour introduire les Princes Insprs, avec tous les honneurs qui lui sont dus en toute Loge cour comme il va être dit en détail ci-après.

Article 29.

 1ER. Les Princes le Jérusalem qui sont les Sublimes Princes valeureux et les Chefs de la Maçonnerie Rénovée ne doivent honneur qu'aux Sublimes Noachites, aux Chevaliers du Soleil, Kadosh et Sublimes Princes du Royal Secret, nos Illustres Chefs.

 2ND. Les Princes de Jérusalem ont le Droit et le Privilège d'annuler et d'abroger tout ce qui pourrait avoir été fait de contraire aux ordres et aux lois, dans un Conseil de Chevaliers d'Orient, mais aussi dans une Loge Royale de Perfection et dans toute autre Loge quelqu'elle soit, à condition néanmoins, que ne soit présent quelque Sublime Prince d'un grade supérieur

 3ME. Quand un Prince de Jérusalem sera annoncé â la porte d'une Loge Royale &c. comme le prouveront ses titres et ses décors, le T.F.P. de cette Loge enverra quatre frères officiers, députés dignitaires, pour l'introduire et l'accompagner. Lorsqu'il entre couvert, l'épée nue à la main droite ; au signe de Bataille, son bouclier au bras gauche et portant la cuirasse sil le juge bon, quand il arrive entre les Surveillants à l'ouest accompagné des quatre Députés, il salue d'abord de son Épée le T.F.P. Maître, puis le Nord et le Sud et ensuite les surveillants, après quoi le Prince visiteur fera le signe de la Loge qui est ouverte, qui sera rendu par le Maître et tous et tous les frères, après quoi le Maître dira, A l'ordre, et frappera un coup, tous les Frères du nord et du sud formeront la voûte sous laquelle il passera avec un visage grave jusqu'à ce qu'il arrive au Trône, à ce moment le Maître lui offrira sa chaire, qu'il peut accepter et il dirigera les travaux.
Le Maître doit ensuite lui rendre compte de tout ce qui concerne l'Ordre &c. et alors s'il le juge bon, il rendra la chaire au Maître afin de continuer les travaux commencés. Si le Prince Visiteur préfère se retirer avant la clôture de la Loge, après en avoir informé le Maître, il sera remercié de sa Visite, invité à revenir souvent et on l'assurera de toute l'aide au pouvoir de ladite Loge. Après ce compliment, le Maître frappera un grand coup et dira, A l'Ordre mes Frères, ce qui est répété à l'Ouest, et tous les Frères au Nord et au Sud, formeront la voûte comme précédemment, sous laquelle le Prince visiteur se retire qu'à ce qu'il arrive entre les Surveillants, à cet endroit il se tourne vers l'Est et salue le Maître, le Nord, le Sud et les Surveillants, et puis reprend sa marche vers la porte qui est ouverte à deux battants (ce qui doit être aussi fait lorsqu'il entre) et quand il a été, conduit à l'extérieur par les 4 Députés ceux-ci reviennent en Loge et continuent les Travaux.

 4 ME. Les Prince Jérusalem ne peuvent jouir de ces privilèges si se trouve présent un Chev. d'un grade supérieur, tels que Noachites, chevaliers du Soleil, ou des Aigles blanc et noir, ou un Sublime Prince du Royal Secret, mas ils peuvent faire leur entrée avec tous les honneurs qui leur sont dûs, si le Sublime Prince présent y consent.

 5 ME. On s'adressera à un Prince de Jérusalem comme valeureux prince, à un chevalier du Soleil comme Souverain Prince, et à un Sublime Prince du Royal Secret comme Illustre Souverain des Souverains. Un chevr. d'Orient, Excellent ; celui-ci a droit, lorsqu'aucun Prince de Jérusalem &c n'est présent, d'Inspection sur la Constitution le toute Loge Royale ; et pour réconcilier les Frères s'il y a quelque conflit persistant, d'exclure l'opiniâtre, et ceux qui ne se soumettront pas à ces Statuts et règlements.

 6 ME. Les très valeureux Princes de Jérusalem qui ont le droit de même que les chevaliers d'Orient et d'Occident, le siéger couverts durant les travaux les Loges Royales de Perfection. Les chevaliers d'Orient ou de l'Épée ont aussi ce droit, néanmoins, ils ne peuvent jouir le ces privilèges que s'ils sont reconnus comme tels et se présenteront convenablement décorés des attributs le leurs dignités &c.

 7 ME. Cinq Valeureux Princes de Jérusalem ont le pouvoir de former un Conseil de Chevaliers d'Orient partout où il n'en existe pas et ils seront Juges, mais ils doivent tenir au courant de leurs démarches les Souverains grds Conseils ou informer par écrit l'Inspecteur le plus proche ou son Député. Ce qui les autorise à agir ainsi est le pouvoir que le Peuple de Jérusalem a remis à leurs Illustres prédécesseurs au retour d'une très glorieuse Ambassade &c. &c.

Article 30. Pour établir régulièrement tous les Conseils Particuliers et avoir entre tous les Vrais Chevaliers, et Princes Maçons une correspondance régulière, chaque conseil particulier devra envoyer tous les ans au Grand Conseil un tableau particulier de tous les conseils particuliers, réguliers et autorisés avec les noms de leurs officiers. Ils devront aussi, dans le cours de l'année, donner avis de tous les changements intéressants qui pourraient survenir dans ledit tableau.

Article 31. Pour vaquer plus entièrement au maintien du bon ordre et de la discipline, les Souverains Grands Conseils des Sublimes Princes du Royal Secret ne se réuniront qu'une fois par an pour des travaux maçonniques pour n'admettre au Sublime et dernier grade de le Maçonnerie que les 3 plus anciens chevaliers du Soleil, qui seront proclamés dans les différents conseils et les Grdes Loges de perfection.

Article 32. Jours saints que devront observer les Chevaliers de Princes Maçons.
Les Princes de Jérusalem célèbreront en ce qui les concerne à savoir :

 1 ER. Le Saint jour du 20 mars, jour mémorable où leurs ancêtres firent leur entrée à Jérusalem.

 2ND. Ils célèbreront le 23 septembre pour remercier le Seigneur pour la reconstruction du Temple.

 Les Chevaliers d'Orient ne fêteront que le seul jour de le Réédification du Temple du Dieu Vivant, le 22 mars et le 22 septembre, jours Equinoxiaux du renouvellement des jours Longs et Courts pour rappeler que le Temple a été, construit deux fois. Tous les princes Maçons sont obligés d'assister au Conseil des Chevaliers d'Orient et les travaux ne seront ouverts qu'avec les Cérémonies Nécessaires.

 Le Grand Elu Parft et Sublime fêtera le 24 juin et le 26 septembre, la Dédicace du premier Temple le jour du mois où les chevaliers et les parfaits Maçons seront revêtus de leurs décors. Ces Statuts doivent être observés par tous nos Inspecteurs et Députés, qui les feront lire et reconnaîtra dans tous les Chapitres Privés, ainsi que dans le Grand Conseil quelqu'il soit.

Au Grand Orient, sous le Dais Céleste &c. le jour et an susdits.

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RER code général des CBCS(3)

26 Avril 2005 Publié dans #hauts grades

ARTICLE IV

Du Prieur ecclésiatique

Le Prieur ecclésiastique, Inspecteur des Chevaliers réguliers est préposé à toutes les cérémonies religieuses et à la direction spirituelle des fondations bienfaisantes de l'Ordre.

Il est chargé particulièrement de la conservation de la règle et des moeurs. Par cette raison il est préposé aux enquêtes sévères qu'on fait avant de recevoir un candidat au noviciat et donne par écrit sa permission au Commandeur qui la fait enregistrer.

Le Prieur Ecclésiastique est élu par le Chapitre, auquel on adjoint les Chevaliers pour ce scrutin.

Dans les Chapitres de vestition, il ne peut jamais présider mais il occupe invariablement la première place à la gauche du Président, et y remplit les fonctions de sa charge ; mais dans les Chapitres de délibération, il peut en l'absence du Préfet et du Doyen présider aux conférences au rang de sa charge.

ARTICLE V

Du Senior du Chapitre

L'Inspecteur des Chevaliers de la classe civile est en même temps Senior du Chapitre, et le préside en l'absence des trois autres Chefs.

Il est élu par les membres du Chapitre, auxquels on adjoint les Chevaliers de la classe civile, pour former le conclave.

Il a l'inspection particulière sur les vies et moeurs des Chevaliers civils. Il est adjoint au Prieur du Clergé pour les informations à faire sur les candidats de sa classes.

Le Senior est membre du conseil privé, de la commission du trésor et un des administrateurs de l'Hospice,  et a particulièrement soin de la comptabilité et de tous les détails économiques.

ARTICLE VI

Du Chancelier préfectoral

La place de Chevalier est une des plus importante du Chapitre. Il est élu à la pluralité des suffrages.

Le Chancelier est l'agent général de la Préfecture et Chef de la Chancellerie. Il délivre, vise et scelle toutes les expéditions de l'Ordre.  On lui adjoint à titre de Secrétaire en Chef du Chapitre, un Chevalier, qui le soulage dans ses fonctions et tient le protocole. La Chancellerie est encore composée d'un ou plusieurs compagnons d'armes adjoints qui prêtent entre les mains du Chancelier en plein Chapitre le serment de fidélité et de discrétion.

Le Chancelier doit veiller particulièrement à la conservation des lois de l'Ordre   ; il requiert en cette qualité d'office dans tout ce qui regarde l'exécution des lois, et le Chapitre est obligé de statuer sur les réquisitions, et d'ordonner mention d'icelles sur les registres.

Par une suite de la parfaite connaissance des lois, que le Chancelier doit nécessairement avoir, il présente l'état de la question et établit son avis dans toutes affaires portées au Chapitre, sans préjudice à la voix délibérative qu'il donne à son tour. Dans les affaires importantes, il doit demander le renvoi de la proposition au prochain Chapitre, pour avoir et pour pouvoir se préparer suffisamment à exposer la matière.

Le Chancelier ou ses adjoins entretiennent la correspondance avec les Supérieurs et les autres Préfectures, tant de la Province que de l'ordre en général pour resserrer les liens intimes de la fraternité, et se communiquer réciproquement les opérations utiles de bienfaisance, qui peuvent servir d'exemple.

Il est cependant enjoint expressément au Chancelier de simplifier la correspondance, d'éviter les écritures inutiles et surtout de se concerter avec ses collègues, pour qu'elles ne soit par trop onéreuse, et qu'on ménage les frais, parce que tous nos fonds appartiennent aux pauvres.

Le Chancelier sur les propositions faites dans le courant de l'année, rédige un cahier de délibérations que la Préfecture envoyé au Chancelier du Prieuré, pour y être fait droit, ainsi que celui des objets qui doivent être portés aux Chapitres Provinciaux et Nationaux; il ne doit cependant les envoyer qu'après les avoir présentés auparavant au Chapitre et les avoir fait signer par les trois premiers officiers présents.

Le Chancelier rédige tous les actes du Chapitre ainsi que les instructions pour les députés de la Préfecture.

Le Chancelier prête un serment particulier au Chapitre, de ne communiquer à personne sans aveu du Chapitre aucune expédition des Règles, Rituel, Code ou autres pièces concernant l'ordre, ni d'en tirer copie pour lui-même.

Il a seul la garde des archives, tous les membres capitulaires y ont l'entrée de droit; mais ils doivent se faire accompagner par le Chancelier.

 

Le Chancelier ne doit écrire à personne au nom du Chapitre, sans en avoir conféré auparavant avec lui, dans un cas pressant, qui ne permet point de délai, il doit ou moins consulter le Préfet ou le Doyen en son absence, et rendre compte après au Chapitre.

Les extraits et autres expéditions faites par le Chancelier n'ont pas besoin d'être visés par le Préfet, mais en son absence les extraits faits par un autre qui remplit ses fonctions doivent être légalisés.

Le fisc de la Chancellerie provient des brevets et autres expéditions et sert aux frais de sceaux, papier, parchemin, plumes et autres matériaux nécessaires à la Chancellerie, le surplus doit être employé au bout de l'an en gratifications au Secrétaire du Chapitre et aux autres adjoins de la Chancellerie. En cas d'insuffisance le Chancelier avisera.

Ne seront point compris dans le fisc de la Chancellerie les rétributions pour l'établissement des Commanderies et constitutions de rectification des Loges, qui seront versées dans la caisse préfectorale Les premières seront de trois Louis, les lettres de constitution de cinq, et celles de rectification de soixante livres. Les officiers et Commandeurs reçoivent leur brevet au Chapitre Préfectoral. La patente sera expédiée sous l'autorité des Maîtres National et Provincial, au nom du Préfet par le Chancelier de la Préfecture et visée par le Grand-Prieur.

  

Les cinq premiers officiers dignitaires du Chapitre, savoir le Préfet, le Doyen, le Prieur du Clergé, le Senior et le Chancelier forment le conseil privé ou conclave, qui juge provisoirement et en première instance tous les objets qui demandent prompte expédition, parce qu'en pareil cas on ne peut pas toujours convoquer le Chapitre et que la multiplicité des voix ne ferait allonger la décision des affaires courantes.

 
ARTICLE VII

Du Trésorier

Le Trésorier chargé de la comptabilité de l'ordre est une des personnes les plus essentielles du Chapitre ; une probité scrupuleuse, le zèle le plus assidu et le plus vigilant doivent le caractériser ; c'est lui qui tant que l'Ordre  n'a point de sanction légale parait en son nom dans les affaires civiles.

 

Le Trésorier est le Chef de la commission du Trésor, dont en parlera plus bas ; il est chargé du placement de tous les fonds de l'Ordre Il recueille les responsions et donations des Chevaliers, et tient un état exacte des dépenses.

 

Il est élu à la pluralité des suffrages au Chapitre, qui fera tomber son choix sur un Chevalier qui entende les affaires et dont la fortune soit établie solidement.

Pour soulager le Trésorier dans ses fonctions, on lui adjoint le Procureur, qui sans être capitulaire, est officier de la Préfecture, et dont parlera plus bas.

ARTICLE VIII

De l’Eleemosynaire

 

L' Eleemosynaire est chargé de la distribution des aumônes. La caisse des aumônes est destinée à des actes de bienfaisances durables tels que ceux qui résultent des plans de charité combinés, on évitera de diminuer cette caisse par des générosités, qui n'ont pour objet que le soulagement momentané des malheureux, en faveur desquels on prendra d'autres voies. L'Eleemosynaire assiste les Frères malades, leur porte les secours qui peuvent leur être agréables, et préside aux honneurs funèbres que l'Ordre   rend à ceux de ses membres, qui payent le tribut à la nature.

 

Il est élu en Chapitre à la pluralité des suffrages de préférence dans la classe des Chevaliers réguliers, dont il est alors le Sous Prieur ; quoique le Chapitre ne soit pas strictement obligé à cela, s'il ne trouve pas de Chevaliers de cette classe en état de remplir cette place.

 

Les aumônes distribuées à la maison Préfectoral par l' Eleemosynaire proviennent des quêtes rassemblées aux Chapitres de vestition et de solennité et de la portion de revenus du Temple Préfectoral, qui sera affectée à cet objet, les aumônes ne seront pas données à des vagabonds mendiants de profession, mais on en fera de petites pensions hebdomadaires Ou mensuelles pour des pauvres honteux, pères de famille indigents  ou autres personnes misérables, incapables de gagner leur pleine subsistance, auxquelles on donnera les suppléments nécessaires selon la faculté de la caisse des aumônes.

 

L' Eleemosynaire  fera le cadastre des pauvres, qui doivent recevoir cette petite charité aux jours convenus à la Maison Préfectorale, et rendra compte tous les six mois de son administration au Chapitre.

 

En cas de maladie sérieuse d'un Frère, l' Eleemosynaire chargé par état de lui porter des consolations fraternelles, se nantira des papiers de l'ordre, qui pourront être en dépôt chez lui.

 

Lors du décès d'un Chevalier de 'ordre, le Chapitre s'assemblera pour célébrer sa mémoire, et l'on fait ce jour une distribution d'aumônes aux pauvres. A la fête des trépassés on fait l'énumération des Chevaliers morts dans l'année, et recommande leur souvenir aux Frères. S'il décède un membre capitulaire, sa place au Chapitre reste vacante et couverte d'un crêpe jusqu'à la nomination du successeur.


ARTICLE IX

De l'Inspecteur des Novices Ecuyers

 

L'Inspecteur des Novices ou Écuyers est chargé de les instruire, des usages anciens de l'ordre pendant leur noviciat et de veiller sur leur conduite. Du compte qu'il en rend au Chapitre dépend Li terme de leur épreuve. Il leur ordonne les caravanes prescrites pal l'ancienne règle et converties par la nouvelle en oeuvres  de bienfaisances et d'humanité, qu'ils sont obligés d'exercer, soit en visitant tant souvent l'hospice et s'y vouant aux détails de la charité, soit en se transportant à la campagne pour y verser des bienfaits.

 

L'Inspecteur des Novices l'est aussi des Loges du ressort de la Préfecture, qui porte dans le symbolique le nom de Grande Loge Écossaise. Il reçoit le jour de son inspection annuelle dans les Loges, les honneurs dus aux x Supérieurs de l'ordre.

ARTICLE X

Du Maître des cérémonies

 

Le Maître des Cérémonies est chargé de tout le Rituel de l'Ordre de faire célébrer les fêtes et de veiller à ce que les armements des Chevaliers se fassent d'après le rit de l'Ordre.

 

Il est chargé et préposé à la garde de tous les effets et meubles de la maison communale. Il est le lieutenant du Temple. Le concierge reçoit de lui ses instructions et lui est entièrement subordonné.

 

Il est envoyé comme Chevalier d'honneur de la part du Chapitre, toutes les fois qu'il y a un  message intéressant à faire aux Supérieurs de l'Ordre

 

Il rédige la matricule et l'Armorial de la Préfecture ; y insèreles noms et armes d'ordre  du siècle des Chevaliers, ainsi que leur dignité et les remet tous les ans au Doyen-Visiteur, qui l'envoie au Visiteur du Prieuré.

 

Il soigne les petites dépenses nécessaires pour l'ameublement des Chapitres ; mais toutes dépenses extraordinaires doivent être communiquées auparavant à la commission du trésor.

 

La charge de Maître des Cérémonies est à la nomination du Maître Provincial sur trois sujets présentés par le Chapitre. Cette place porte par cette raison le nom de Commande Magistrale et le pourvu reçoit sa patente de Maître provincial contresignée par son Secrétaire particulier.

CHAPITRE Il

Des Commandeurs

ARTICLE I

 

Les Commanderies sont les premiers établissements de l'Ordre,  leur réunion forme les Préfectures, elles sont gouvernées par un Commandeur, qui en vertu de ce titre et de cet office est membre du Chapitre Préfectoral, auquel il porte les voeux et les suffrages de ses Chevaliers. Les Commanderies nouvelles sont installées sur les ordres du Chapitre Préfectoral par le Doyen-Visiteur.

 

Dans le ressort de chaque Préfecture on peut former neuf Commanderies et pas plus. Il suffit cependant qu'il y en ait trois en activité, pour qu'elles puissent se réunir en Chapitre Préfectoral.

 

On ne doit recevoir dans une Commanderie que 9 Chevaliers au plus et 5 au moins. L'un d'eux est Senior et remplace de droit le Commandeur tant dans les assemblées du Chapitre que dans celles de la Commanderie, même et un autre Procureur, chargé des détails économiques. Le Chapitre peut cependant pour faciliter un premier établissement permettre par dispense, que pendant la première année la Commanderie ne soit composée que de 3 Chevaliers.

 

Les Commandeurs sont élus de la manière suivante : Les Chevaliers de la Commanderie présentent au Chapitre trois sujets de leur district choisis par eux dans une assemblée convoquée ad-hoc. Le Chapitre nomme un des trois présentés qui est confirmé et patenté par le Maître Provincial et installé par le Doyen Visiteur du Chapitre.

 

Lorsque quelque Chevalier a des facilités pour faire un établissement dans quelque ville de la Préfecture propre à être le siège d'une Commanderie; il peut se présenter au Chapitre et lui demander le titre de Commandeur à brevet et la permission d'entamer dans ledit endroit les négociations nécessaires. Le Chapitre peut alors donner voix et séance au Commandeur titulaire, à charge par lui de remplir ses engagements dans l'espace d'un an, au bout duquel temps sa commission cesse et son brevet lui est retiré s'il n'y a satisfait.

 

Tout établissement qu'on veut faire dans un district, où l'Ordre n'est pas encore en activité, doit nécessairement commencer par la formation d'une Commanderie, qui sera mise sous les ordres et la direction de la Préfecture voisine et ce n'est qu'après que trois Commanderies composées de 3 Chevaliers chacune au moins seront érigées, et qu'elles pourront demander au Chapitre Prieural ou Provincial l'établissement d'une Préfecture ; on réitère à cet effet la défense expresse de créer des Prieurés ou Préfectures in partibus, sans qu'il y ait le nombre suffisant d'établissements inférieurs, qui doivent leur servir de base.

 

Les matières que le Chapitre est obligé de renvoyer aux Commanderies, sont l'élection d'un Préfet, la proposition d'un nouveau Candidat, l'établissement de l'Hospice  Préfectoral et toute autre affaire majeure, dont la communication aux Commanderies aura été ordonnée par le Chapitre. Dans les trois cas énoncés, tous In% suffrages des chevaliers seront comptés au Chapitre, dan.,, les autres le Commandeur seul votera au Chapitre selon la pluralité des avis.

 

Les Commandeurs ont droit d'assembler leurs Chevaliers souvent que les affaires et le bien de l'Ordre l'exigent. En du Commandeur, si le Chapitre renvoie à la maison la communication cation d'un arrêté, qui demande à être délibéré ou promulgué. Senior est en droit d'assembler les Frères.

 

Les Commanderies ont droit d'après le consentement préalable de la Préfecture, de recevoir des écuyers ou novices, mais elles ne doivent jamais armer ces derniers Chevaliers, solennité réservée aux seuls chapitres Préfectoraux.

TITRE IX

Objets économiques

ARTICLE I

Des Loges Maçonniques

 

La Franc-Maçonnerie Conservatrice de notre Saint-Ordre en est la pépinière, où l'on élève et prépare les sujets qu'on croit propre à y entrer; elle doit donc être dans une liaison intime avec le gouvernement intérieur du Saint-Ordre.

 

Le Convent a arrêté les statuts et règlements généraux de la maçonnerie, qui servent de règles invariables à tous ceux, qui suivent la réforme du T S.*. Ordre.

 

Les appels des Comités Ecossais des Loges sont portés aux Grandes Loges Ecossaises ou Chapitres Préfectoraux, delà aux Grands Prieurés ou Directoires Ecossais et enfin en dernière instance au Grand Directoire National. L'érection d'une Loge est accordée par le Directoire Écossais sur l'avis des Grandes Loges écossaises, mais elle doit être confirmée et enregistrée au Grand Directoire National.

 

Toute Loge est sous l'autorité d'un Commandeur qui peut en réunir plusieurs sous son maillet, dont il est alors le Chef titulaire ou Député-Maitre. Chaque Loge lui adjoint tous les trois ans un Vénérable pour la gouverner sous son autorité.

ARTICLE II

De la commission du Trésorier

 

Dans chaque Préfecture le Trésorier est préposé au maniement et placement des deniers de l'Ordre,  d'après les avis et arrêts de la commission du Trésor.

 

Celle-ci est composée du Trésorier-Président, des trois inspecteurs des classes, ou à leur défaut des plus anciens officiers du Chapitre subrogés par lui et du Procureur qui fait à la commission du Trésor, les mêmes fonctions que le Chancelier au Chapitre.

 

Le Trésorier fait des propositions et paie les déboursés du Chapitre subrogés par lui et du Procureur qui fait à la commission du Trésor, les mêmes fonctions que le Chancelier au Chapitre.

Le Trésorier fait des propositions et paie les déboursés du Chapitre sur des quittances ou des mémoires ; toute dépense ordinaire doit être proposée et approuvée par la commission du Trésor, et signée au moins de trois des commissaires avant d'être entreprise. Le Trésorier présente tous les six mois au Chapitre les comptes du Trésor particulier de la Préfecture.

 

Le Procureur est choisi parmi les Chevaliers de la Préfecture au Chapitre Préfectoral, la plus scrupuleuse intégrité et le zèle le plus épuré doivent déterminer le choix de cet officier ainsi que celui du Trésorier; il est membre né de la commission du Trésor et quoi qu'il ne soit point par sa place membre capitulaire ; il le devient après quelques années de service avec le titre de Conseiller de la Préfecture, en l'absence du Trésorier, il le remplace de droit au Chapitre. Le Dator pannorum,  choisi parmi les compagnons d'armes est à ses ordres.

ARTICLE II

Des dots payés par tous les Chevaliers

 

Tout Frère reçu dans l'intérieur doit payer pour sa réception une dot fixée dans chaque Préfecture selon les circonstances locales, dont le tiers sera payé lors de son inscription au noviciat et les deux autres tiers lorsqu'il est armé Chevalier.

 

Cette dot doit être la même pour tous les Frères. La Commission du Trésor est chargée de pourvoir à son payement et de faire avec le candidat à ce sujet tels arrangements qu'elle juge à propos. L'uniformité de cette contribution qui ne peut être diminuée en aucun cas, est le principe de l'égalité parfaite de tous les Frères.

 

Le Chapitre seul peut donner dans des cas extraordinaires et lors qu'il s'agit de faire l'acquisition d'un sujet distingué, qui est à même de se rendre utile, dispense du payement de cette dot, mais cette dispense, qui ne pourra être que très rare, doit être accordée, unanimement et sans contradiction d'un seul membre capitulaire.

 

Les Frères ne pourront avoir aucune Commanderie ou charge dans le Chapitre avant qu'ils aient quittance plénière de la commission du Trésor au sujet de leur droit de réception, et l'on fera lors de toutes les élections une liste des membres éligibles, parmi lesquels on n'en comprendra aucun, qui doive encore au Trésor.

 

Cette donation consacrée invariablement et sans la moindre déduction à des établissements pieux et solides est divisée en trois parties ; les deux tiers appartiennent à   l'Hospice de la Préfecture et le troisième au Temple.

 

Le placement des différents fonds de l'Ordre  appartient à la commission du Temple et du Trésor, qui les administre et délivre les intérêts de la prébende du Temple et de l'Hospice  aux administrateurs respectifs, quand elles sont en exercice.

 

Le Temple ou la Grande Commanderie Provinciale sera mise en activité, quand le Chapitre jugera à propos de faire acquisition d'une maison ou d'un terrain propre à en bâtir une. Lors qu'un jour il sera doté richement, après avoir prélevé les fonds d'achat, de construction et de décoration on placera le surplus à intérêt, un quart de la rente sera versé aux aumônes hebdomadaires, un autre quart destiné à l'entretien et la moitié servira au Préfet à faire les honneurs du Temple vis-à-vis des Chevaliers de la Préfecture et surtout des Frères étrangers.

 

L'Hospice  sera mis en activité, quand les fonds se seront accrus à un capital considérable et que le Chapitre Préfectoral le jugera à propos. On ajoutera jusqu'à cette époque les intérêts des sommes principales, qui entrent et ce n'est qu'alors que les intérêts courants et augmentant successivement seront appliqués aux usages prescrits par les administrateurs de l'Hospice.

 

Le Chapitre seul, auquel on appellera les Chevaliers ou au moins dans lequel on comptera leurs suffrages, présentés par leurs Commandeurs, décideront au moment que l'Hospice  Préfectoral doit être mis en exercice, de l'endroit ou il doit s'établir, ainsi que du genre d'établissement bienfaisant, auquel on doit donner la préférence.

 

La Commission du Trésor doit donner au moins tous les six mois aux administrateurs respectifs du Temple et de l'Hospice  l'état de leur caisse et ceux-ci en doivent faire le rapport tous les ans au Chapitre. Quand ces deux prébendes seront en activité, les comptes de l'emploi des revenus doivent être visés tous les ans par le Trésorier et le Procureur, qui sont auditeurs des comptes et présente ensuite au Chapitre.

 

C'est le Chapitre seul, qui peut reprendre un administrateur sur quelque emploi  mauvais des fonds, et lui enjoindre d'être plus circonspect et plus attentif à l'avenir.

ARTICLE III

Du bénéfice rural

 

Lorsqu'une fois l'Hospice  sera en activité et bien doté, on établira le bénéfice rural prescrit par la règle, en inscrivant la taxe de l'inscription au noviciat.

 

Le bénéfice rural sera alors consacré à des oeuvres de bienfaisance à exercer à la campagne. On y achètera des biens-fonds et y établira la maison des Novices de la Préfecture. Les deux tiers seront invariablement affectés à de bonnes oeuvres et administrés par le Prieur du Clergé. Le tiers des revenus du bénéfice rural peut être employé par le MaÎtre des Novices à l'entretien de la maison des Novices et autres dépenses, pour y recevoir les Frères qui voudront y goûter les plaisirs de la retraite et les Novices qui viendront y faire leur caravane.

ARTICLE IV

Caisse préfectorale

 

Tous les Chevaliers à commencer par leur réception au Noviciat s'engagent à une capitation annuelle d'un ducat évalué en France à 12 tt et destiné à être joint aux trois quarts du grade Ecossais. Le trésor particulier de la Préfecture sert à faire face au frais courant de correspondance, de réception, de décoration, etc., ainsi qu'aux contributions pour les dépenses communes et tenues de Chapitres Supérieurs Prieuraux,  Provinciaux et Nationaux.

 

Cette contribution se paye tous les ans au 1er de Juillet entre les mains du Minister Responsionum chargé de ce recouvrement. Ceux des Frères à qui l'on à demander et qui laissent écouler une année sans la payer, sont tenus de la payer double pour forme d'amende, sur simple assignation du Trésorier, dont on ne peut interjeter appel qu'au Chapitre assemblé. A l'instar des Chevaliers du S. 0. tous les maçons membres d'une loge réunie, qui en sont les Novices, payent tous les ans un écu de 66 tt versé dans la caisse Préfectoral.

 

En forme de reconnaissance de la faveur que l'Ordre  fait aux Officiers dignitaires de les décorer d'une charge ou titre, qui leur donne une influence plus satisfaisante dans le gouvernement de l'Ordre  ; ils payeront lors de leur élection deux louis pour leur brevet, à verser dans la caisse Préfectorale.

 

Les frais des Chapitres Prieuraux, sont répartis également entre les différentes Préfectures par le Chancelier et payés sur quittance par les Trésoriers respectifs.

 

Les frais des Chapitres Provinciaux et autres dépenses communes à la Province, sont répartis également tous les ans entre les différentes Préfectures par le Comité d'administration Provinciale et payés sur quittance par les Trésoriers respectifs.

ARTICLE V

Caisses des Commanderies

 

Chaque Préfecture étant subdivisé en neuf petits ressorts, qui forment autant de Commanderies pour l'intérieur, et sous l'autorité desquelles les Loges Maçonniques sont mises; les Commanderies ont leurs caisses et leur administration particulière. La caisse de la Commanderie est administrée à l'instar de la caisse Préfectorale par le Procureur, sous l'autorité de la commission du Trésor formée du Commandeur et du Senior. Les comptes seront rendus tous les six mois à la Commanderie, tous les ans au Doyen Visiteur, et aux Visiteurs Supérieurs toutes les fois qu'ils le demanderont.

 

Cette caisse, qui est proprement la caisse de réserve des Loges, est formée du quart des différentes affiliations ou réceptions symboliques,  qui se font dans les Loges du ressort.

 

Quand les fonds d'une Commanderie seront montés à 100 louis, on commencera à la mettre en activité alors la rente servira à un établissement particulier de bienfaisance, qui sera déterminé par le Chapitre Préfectoral sur les observations des Chevaliers et qui sera administré par le Commandeur. La Commanderie sera cependant en droit avant d'établir la prébende de bienfaisance, de faire sous l'autorité du Chapitre l'acquisition d'une maison commune pour y assembler les Chevaliers et la Loge de la ville qui en dépend.

ARTICLE VI

Caisse Maçonnique des Loges

 

Les Caisses maçonniques sont formées de trois quarts des droits d'affiliation et de réception aux trois premiers grades de la Maçonnerie, d'un quart de la taxe de la réception d'Ecossais,  ainsi que des quotités annuelles ; les taux de réception et de capitation sont fixés par chaque Loge d'après ses besoins et ses forces et confirmés par la grande Loge Écossaises

 

La disposition des fonds de la Loge appartient au Comité Écossais de ladite Loge sous la direction du Trésorier de la Loge, qui doit présenter tous les six mois ses comptes en Comité et tous les ans en Loge.

 

L'inspecteur des novices et le Député-Maître doivent surveiller l'emploi que font les Loges de leurs deniers ; malgré que ceux-ci leur appartiennent en pleine propriété elles ne doivent pas les éparpiller en dépenses vaines ou ridicules, mais consacrer à l'exemple de l'Ordre  intérieur dont elles sont la pépinière, le superflu de leurs fonds à des actes d'une bienfaisance éclairée et réfléchie, qui seront proposés par le Comité Ecossais et agréés par la Loge.

ARTICLE VII

Plans économiques

 

Tous les plans économiques proposés pour augmenter le bien-être du Chapitre faire travailler utilement les fonds, ou lui en procurer de nouveaux, doivent être portés au Chapitre, qui en renvoie l'examen d'abord à la commission du Trésor, et statue ensuite sur ses conclusions arrêtées et présentées au Chapitre par le Trésorier.

 

Si l'on proposait quelque plan commun à plusieurs Préfectures ou même à toute la Province - il doit être porté selon son étendue au Chapitre Prieural  ou Provincial pour y être statué de commodo vel incommodo. Ceux-ci statueront tout de suite ou in pleno, ou bien sur le rapport préalable des commissaires nommés pour l'examiner. L'Ordre recevant des bienfaits des étrangers comme de ses membres, on fera l'emploi suivant la volonté du bienfaiteur, pourvu néanmoins qu'elle ne soit pas contraire à la religion, ni au gouvernement, et à défaut de destination, l'ordre en fera l'emploi de la manière la plus convenable pour le bien de l'humanité et de la patrie.

Fait et arrêté en Convent National de France tenu à Lyon et clos aujourd'hui 29 Nov 465 - 10 Déc. 1778.

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V Gouvernement général de l'Ordre ARTICLE I Nature du gouvernement Le Gouvernement de l'Ordre est aristocratique, les Chefs ne sont que les Président des Chapitres respectifs...."> RER code général des CBCS(2)

26 Avril 2005 Publié dans #hauts grades

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V

Gouvernement général de l'Ordre



ARTICLE I

Nature du gouvernement

 

Le Gouvernement de l'Ordre est aristocratique, les Chefs ne sont que les Président des Chapitres respectifs. Le Grand Maître général ne peut rien entreprendre sans les avis des Provinciaux. Le Maître provincial sans celui des Prieurs et des Préfets, les Préfets sans celui des Commandeurs et ceux-ci sans en avoir conféré avec les Chevaliers de leur district. Tous les Présidents d'assemblées, Maîtres provinciaux, grands Prieurs et Préfets ont toujours le droit après l'exposé de la matière fait par le Chancelier, la 1" voix consultative et la dernière délibérative.

 

Dans toutes les assemblées quelconques de l'Ordre, la pluralité des suffrages l'emporte, et les décisions ainsi portées doivent être exécutées sur le champ provisoirement, malgré protestations ou appellations quelconques. Cette loi de la pluralité est sacrée et fondamentale dans l'Ordre, ainsi que toute Société bien ordonnée : elle est le rempart de la liberté et la sauvegarde contre le despotisme. Un Chef ou Président d'une assemblée quelconque, qui voudrait abuser de ses pouvoirs, au point de renverser cette loi fondamentale, est censé parjure à ses obligations, et encourt les punitions les plus graves de la part de ses supérieurs.

 

ARTICLE II

Convent général

 

Le Convent  général est l'assemblée des Maîtres Nationaux et Provinciaux, ou d'autres Représentants des provinces choisis par elles.

 

Il est convoqué par le Maître Provincial d'Aragon ou à son défaut par un Chancelier nommé ad hoc par le Grand Maître Général Président du Convent.

 

Il doit être convoqué régulièrement tous les neuf ans et s'il se présente dans l'intervalle des affaires majeures le Grand Maître ne pourra le convoquer que du consentement des deux tiers au moins des provinces en activité.

 

Le lieu de l'assemblée sera décidé par la pluralité des suffrages des provinces. Si le Grand Maître général ne peut s'y trouver, il a le droit d'y envoyer un commissaire, et alors le Convent sera présidé par le plus ancien Grand-Maître national ou provincial selon l'ordre de la matricule.

 

Les lois promulguées par un Convent général sont obligatoires pour tout l'Ordre bien entendu que sur tous les points décidés les Maîtres Provinciaux ait reçu les instructions nécessaires de leurs commettants. Pour cette raison les objets à mettre en délibération dans un Convent général doivent être envoyés au moins six mois auparavant à tous les Chapitres Provinciaux, afin que ceux-ci aient le temps nécessaire pour en informer les Grands Prieurs et Chapitres Préfectoraux, et s'assurer ainsi du voeu général pour les instructions à donner aux députés de la Province.

 

ARTICLE III

Grand Maître général

 

Le Grand Maître général est Chef Suprême de tout l'Ordre  ; il est élu par les seuls Représentants des provinces parmi ceux, qui sont le plus à même par leur Rang dans la Société civile et leur mérite d'illustrer l'Ordre, et de faire le bien général.

 

Il ne peut rien innover de sa propre autorité dans la constitution de l'Ordre, exercer aucun pouvoir arbitraire, ni exiger d'aucun des Chevaliers, rien qui soit contraire aux règlements et statuts : tous les Chevaliers lui doivent respect et obéissance sous ces réserves.

Les autres prérogatives et droits honorifiques qu'on pourrait accorder aux Grands Maîtres Généraux, nationaux et provinciaux seront définis et clairement énoncés dans la capitulation que les électeurs feront avec eux, lors de leur élévation.

 

TITRE V

Gouvernement national de l'Ordre

 

ARTICLE I

Convent national

 

Le Convent national est l'assemblée des Maîtres Provinciaux, Grands-Prieurs, Conseillers, Préfets et Officiers nationaux, présidés par le Grand Maître national. Comme la tenue régulière des Convents généraux pourrait être sujette à quelque difficulté, le Convent national les supplée et pourvoit aux besoins des établissements de la nation par leurs Représentants réunis.

 

Le Convent national est convoqué ordinairement tous les six ans sur les ordres du Grand Maître de la Nation, par le Chancelier national, qui envoie les billets de convocation à tous les Grands Officiers de l'Ordre  et à toutes les Préfectures en activité, en cas de vacances du Magistère National ou d'empêchement quelconque, le Maître Provincial d'Auvergne (en France) est en droit d'en faire la convocation. Toutes les fois que des circonstances extraordinaires exigeront pour le bien de l'Ordre, la tenue d'un Convent national ; qu'il fera demandé par une des trois provinces de France et consentie par une autre ; le Convent  national sera convoqué extraordinairement par le Grand Maître National et à son défaut par le Maître Provincial ou l'administrateur de la plus ancienne des deux provinces qui l'auront désiré.

 

Le Convent complet est composé de 81 personnes, d'après le rang suivant :

            Le Grand Maître National

            Trois Maîtres Provinciaux

            Neuf Grands Prieurs

            Huit Conseillers d'Administration

            Trois Visiteurs généraux

            Trois Chanceliers de Provinces

            Cinquante quatre Préfets ou Représentants des Préfectures

 

Ces derniers roulent entre eux selon la date de l'érection de leurs Préfectures, sans égard à la matricule, avec la seule distinction, que les Préfets présents auront rang sur les simples Représentants.

 

Les Maîtres Provinciaux peuvent envoyer un commissaire à leur place, mais les Grands-Prieurs, Visiteurs et Chanceliers ne peuvent être remplacés en cas d'empêchement, que par un Représentant nommé par leur Chapitre respectif.

 

Tous les Chevaliers qui se trouvent sur les lieux, ont droit d'assister au Convent national, hors de l'enceinte des membres capitulaires, en observant le silence et le respect du à cette auguste assemblée législative de l'Ordre.

 

Le Convent national doit être annoncé six mois d'avance à toutes les Préfectures par le Chancelier, qui les invite dans des lettres de convocation à lui envoyer des demandes qu'elles désirent de mettre en délibération, il en rédige un cahier méthodique qui trace l'ordre des conférences capitulaires et l'envoie trois mois avant la Tenue aux Préfectures, pour mettre celles-ci à même de donner des instructions précises à leurs représentants. Nul objet ne pouvant être agité dans les Chapitres nationaux, qui n'ait été proposé et communiqué auparavant à toutes les Préfectures.

 

Le siège du Convent national de France ainsi que du conseil d'administration du sérénissime Grand Maître est à Paris, si les circonstances le permettent.

 

ARTICLE II

Grand Maître national

 

Le Grand Maître National est élu au Convent à la pluralité des suffrages par les Maîtres Provinciaux, Grands Prieurs, Visiteurs et Préfets des Provinces réunies, présidées ad hoc par le Maître Provincial d'Auvergne,

 

Le Grand Maître national expédie dans son conseil les patentes aux Maîtres provinciaux et Conseillers nationaux.

 

Le Grand Maître national proclame et enregistre dans son conseil toutes les Préfectures nouvelles, et y fait inscrire sur le tableau général des Loges régulières du royaume, les Loges constituées par les Directoires Ecossais.

 

Le Grand Maître National étant le Chef de l'Ordre  en France, et répondant à l'état de la bonne conduite de tous ses membres ; il reçoit dans son conseil l'obédience de tous les Maîtres Provinciaux, Grands Prieurs et Préfets, (excepté les Chefs et Officiers des Prieurés exempts), cette obédience consiste dans la promesse de ne jamais rien entreprendre dans l'Ordre  de contraire aux lois du royaume.

 

Les Grands Prieurs auront soin d'informer le Sérénissime Grand Maître des nouveaux établissements et actes de bienfaisance qui se font dans l'étendue de leur ressort, pour que celui-ci par une suite de la protection signalée qu'il doit par ses voeux à l'Ordre en faire mention dans l'occasion.

 

Le Grand Maître National a toujours la voix prépondérante à cas de partage égal d'opinions.

 

ARTICLE III

Conseil d'administration nationale

 

Le Conseil d'administration nationale ou Grand Directoire Ecossais de France est composé de neuf personnes y compris le Sérénissime Grand Maître ; les membres de ce conseil, qui exerce dam l'intérieur quelques droits honorifiques et reçoit les appels en dernière instance des Directoires dans les affaires symboliques sont choisir par le Sérénissime Grand Maître sur trois sujets présentés par le Convent. Si quelque place vaque dans l'intervalle d'un Convent, celui-là peut de l'agrément des trois Maîtres provinciaux nommer un Officier ad interim jusqu'au prochain Convent.

 

Les Maîtres Provinciaux et Grands Prieurs qui se trouvent sur les lieux, sont membres nés de ce tribunal et y prennent rang immédiatement après le Sérénissime Grand Maître.

 

On choisira parmi ces Conseillers un Chancelier national, convoque le Convent sur les ordres du Sérénissime Grand

 

ou de son vicaire né, et vise tous actes, patentes, procès verbaux. expédiés tant au Convent qu'au Conseil national, auxquels il met le grand sceau : il donne la première voix consultative tant au Couvent qu'au Conseil immédiatement après le Grand Maître, et tient le bureau en face du Grand Maître assisté de ses Secrétaires.

 

TITRE VI

Gouvernement provincial

 

ARTICLE I

Des chapitres provinciaux

 

Le Chapitre provincial est l'assemblée des Représentants de la Province présidé par le Maître Provincial ; il est composé de 27 personnes s'il est complet, du Provincial, des trois Grands

 

Prieurs, du Visiteur Général, du Chancelier Provincial, des dix huit Préfets et des trois Visiteurs Prieuraux.

 

Le Chapitre Provincial se tient tous les trois ans au mois d'Octobre au chef-lieu de la Province ; le Chancelier expédie les lettres de convocations aux personnes, qui ont droit d'y comparaître.

 

On ne traite au Chapitre Provincial que les affaires qui regardent toute la Province, comme changement de matricules, érection de Préfectures nouvelles, élection ou confirmation d'un officier supérieur de l'Ordre,  appel en dernière instance des Chapitres Prieuraux.

 

Tous les Chapitres Provinciaux doivent être ouverts et fermés solennellement et en vestition. Si parmi les officiers supérieurs de la Province, Représentants des Préfectures ou Conseillers de la Province, il se trouve un Chevalier ecclésiastique, il doit y remplir les fonctions de son état, à son défaut le Prieur du Clergé de la Préfecture du lieu.

 

ARTICLE II

Du Maître provincial

 

Le Maître Provincial est le Chef et Supérieur de sa province, tous les Chevaliers, lui doivent respect et obéissance, et doivent lors de leur réception la lui prêter entre les mains du Préfet.

 

Le Maître Provincial ne peut rien exiger d'aucun Frère qui soit au delà des règlements généraux, ni innover aucune disposition relative à la province, sans le consentement de la majeure partie du Chapitre : la loi sacrée de la pluralité étant fondamentale et constitutive dans l'Ordre.

 

Le Maître Provincial préside au Chapitre Provincial, s'il est empêché de s'y trouver il a le droit de nommer un commissaire pour y assister en son nom; ce commissaire à rang après les Grands Prieurs présents ; le Maître provincial représente de droit sa province au Convent général, mais n'y doit-il voter que d'après les instructions. Les patentes de tous les officiers de la Province sont expédiées en son nom, ainsi qu'en celui du Maître National par le Chancelier et contresignée par le Visiteur général de la province et le Prieur du district.

 

Le Visiteur général de la province doit envoyer tous les ans au Maître provincial l'état de la province et des différents établissements qui la comportent.

 

Le Maître Provincial est élu au Chapitre provincial de la manière suivante : les Préfets de chaque Prieuré, après avoir reçu les instructions de leurs commettants, se rassemblent dans une salle et y don

 

rient leurs suffrages, cacheté au Grand-Prieur qui porte ces sept voix au conclave présidé par le Visiteur général de la province et composé du Chancelier, des Visiteurs prieuraux et des Conseillers d'honneur de la province (s'il y en a). Le Chancelier confond les 21 billets et les ouvre en présence des Grands Prieurs, en attendant les Préfets se rendent au grand choeur et y prennent leur place, le conclave s'y rend de son côté, le Visiteur général proclame le nouveau Maître Provincial, et s'il est sur les lieux, en fait tout de suite la cérémonie de son installation, sinon on lui envoie un Chevalier d'honneur, qui lui porte le décret de son élection, et l'engage, s'il est possible, à venir tout de suite au lieu du Chapitre provincial, pour recevoir l'investiture.

 

En cas d'absence, d'âge avancé ou d'autres circonstances qui l'exigent, on peut du vivant du Maître Provincial et de son consentement nommer de la même manière un coadjuteur, qui supplée le Provincial en cas d'absence et le remplace un soin de droit.

 

ARTICLE III

Du Visiteur Général de la province

 

Le Visiteur de la Province est élu à la pluralité des suffrages du Chapitre provincial parmi les Préfets ou autres membres capitulaires.

 

Le Visiteur rend compte à chaque Chapitre provincial de l'état des Préfectures, de leurs caisses, Commanderies, hospices et du nombre des Chevaliers dont il compose la matricule et l'armorial général de la Province.

 

Les Fonds de l'Ordre  étant destinés pour les pauvres et les frais de visite trop multipliés pouvant occasionner des abus, on doit choisir le Visiteur de la Province parmi les Chevaliers les plus zélés et les plus aisés, qui fasse les visites à ses frais, et il ne pourra se faire rembourser que celles ordonnées spécialement par son Chapitre.

 

Le Visiteur général de la province lors de sa tournée fera un cahier de l'état de l'Ordre   dans chaque Préfecture, qui contiendra les noms d'Ordre  et du siècle des Préfets, Officiers Commandeurs, Chevaliers et autres membres de l'Ordre ; leurs qualités civiles et l'Ordre,  l'état des registres des caisses, les établissements et actes de bienfaisance, les observations des Préfets et autres Supérieurs, les plaintes des inférieurs.

 

Le Visiteur général se fera donner par les Doyens, Visiteurs des Préfectures, l'état des Commanderies et par l'Inspecteur  des Novices celui des Loges. S'il en a le loisir il visitera lui-même ces établissements, pour s'assurer par ses propres yeux de l'exactitude de leurs rapports.

 

Si le Visiteur général est empêché de faire ses visites lui-même, il les fera faire par les Visiteurs Prieuraux, qui sont ses délégués naturels.

 

Toutes les Préfectures et Commanderies doivent de la tournée du Visiteur général ou des Visiteurs particuliers leur ouvrir leurs registres et comptes et leur rendre les mêmes honneurs, qu'à leurs Supérieurs. Le Visiteur n'a pas le droit d'innover de sa seule autorité, mais il doit rendre compte de son inspection aux Chapitres Provinciaux. S'il arrivait cependant que dans le cours d'une de ses visites, le Visiteur général trouvait le Chapitre divisé et qu'il fût à craindre, que le progrès du désordre ne fit des ravages trop considérables, le Visiteur général a droit de prononcer provisoirement et les parties sont obligées de s'en rapporter à son jugement sauf l'appel aux instances supérieures, qui ne sera cependant pas suspensif.

 

Les Prieurés ou Préfectures nouvelles, ainsi que les Commanderies dans les districts où l'Ordre n'est pas encore en activité, doivent être installés par le Visiteur Général ou Prieural à son défaut.

 

ARTICLE IV

Du Chancelier de la province

 

Le Chancelier de la Province est élu à la pluralité des suffrages du Chapitre Provincial parmi les Préfets, Chanceliers ou autres officiers des Préfectures.

 

Sa place est une des plus importantes, Il est l'agent général de la Province ; toute la correspondance, le résumé des délibérations et la rédaction des matériaux à proposer au Chapitre roulent sur lui.

 

Il convoque le Chapitre sur les ordres du Provincial, ou à son défaut du premier Grand Prieur, son Vicaire né, rédige sur les propositions et demandes des Préfectures le cahier de délibérations et l'envoyé au moins un mois avant le temps de la tenue à toutes les Préfectures. Il expédie tous les actes, tient les registres et expose les matières, qu'on veut mettre en délibération.

 

Il expédie au nom du Grand Maître provincial les brevets et Patentes et en perçoit les rétributions suivant la taxe pour l'entretien des Secrétaires attachés à la Province, et les autres frais de Chancellerie.

 

Le Chancelier vise et enregistre les pouvoirs des Députés au Chapitre Provincial. Le Maître des Cérémonies de la Préfecture du lieu faisant fonctions de Maître des Cérémonies de la Province,

les place à leur rang. Le Chancelier est (assisté) assis aux Chapitres en présence et en face du Président, mais il a rang immédiatement après le Visiteur de la Province et avant les Préfets.

 

Les Chanceliers Prieuraux, qui se trouvent dans le lieu de la tenue du Chapitre Provincial, prennent séance à côté du Chancelier de

Province, et donnent leurs avis et voix consultatives après lui.

 

En cas d'absence ou empêchement quelconque du Chancelle: Provincial, le Chancelier Prieural en remplira les fonctions.

 

ARTICLE V

Conseillers d'honneur

 

Pour récompenser le zèle de ceux qui ont exercé longtemps des charges importantes dans la province, le Chapitre Provincial peut les nommer Conseillers d'honneur et leur accorder séance et voix consultative. On se servira de préférence des Conseillers d'honneur la Province, qui résident dans le chef-lieu pour composer le conseil d'administration. Les Princes étrangers ou Grands Seigneurs nationaux, qui désireront appartenir à une de nos Provinces, seront attachés par ce titre au Chapitre provincial. Le MaÎtre Provincial expédie les patentes des Conseillers d'honneur, et le Visiteur Général y met son visa.

 

ARTICLE VI

Comité d'administration

 

Pour entretenir l'activité pendant la vacance du Chapitre Provincial, celui-ci créera toutes les fois avant de se séparer un Comité pour l'expédition des affaires courantes et qui ne souffrent point de délai, ainsi que pour donner connaissance aux Chanceliers particuliers des Préfectures de la correspondance générale et des affaires, qui regardent toute la province. Le Comité sera établi toujours dans le Chef-lieu de la Province et jugera provisoirement les cas pressants sauf la ratification du Chapitre prochain auquel il rendra compte de toutes ses opérations. Le Visiteur général et le Chancelier de la province sont membres nés du comité. Le Comité répartit aussi tous

 

les ans les frais de la régie provinciale à portions égales sur les Préfectures. La Caisse préfectoral du Chef-lieu fait les avances, et tous les Trésoriers Préfectoraux doivent rembourser sur le champ l'assignation prise sur eux.

 

TITRE VII

Gouvernement prieural

 

Le Chapitre Prieural est l'assemblée des Représentants des Préfectures réunies, sous l'autorité du Grand-Prieur. Quand les six Préfectures sont en activité, il est composé de neuf personnes. Le Grand Prieur, les six Préfets, le Visiteur et le Chancelier du Prieuré.

 

Il se tient régulièrement vers Pacques, au Chef-lieu du Prieuré.

 

L'avis motivé sur l'érection, ou la translation de nouvelles Préfectures, le jugement des instances dévolues par l'appel des Chapitre préfectoraux à ce tribunal, ainsi que la constitution de toutes les Loges Symboliques, et la définition de toutes les instances maçonniques, dont on ne peut plus interjeter appel au Grand Directoire national, appartiennent aux Prieurés, qui prennent pour titre ostensible le nom de Directoire Ecossais.

 

Le Grand Prieur est Vicaire né du Maître Provincial dans l'étendue de son ressort. Les Chevaliers lui doivent en cette qualité respect et obéissance sous les réserves générales.

 

Le Grand-Prieur est élu par les six Préfets et choisi parmi eux, ou d'autres officiers du Prieuré. L'élection est présidée par le Visiteur Général de la Province, commissaire né du Chapitre Provincial, confirmée par le Chapitre et le Maître Provincial, qui lui expédient sa patente et notifiée au Grand Maître national.

 

Le Visiteur du Prieuré représente le Visiteur général dans l'étendue du ressort. Il ne pourra porter en frais les visites que lorsqu'elles auront été ordonnées par le Chapitre. Il est élu par le Chapitre Prioral et confirmé par la Chapitre Provincial. Sa patente est expédiée par le Chancelier de la Province au nom du Maître, et contresignée par le Visiteur général, qui l'installe.

 

Le Chancelier Prieural est choisi et patenté de la même manière. Il convoque le Chapitre Prieural dans le courant de Janvier, et renvoie au plus tard, au commencement de Mars les cahier de délibérations aux Préfectures de son district. En cas d'absence ou d'empêchement, le Chancelier de la Préfecture le remplace de droit.

 

Les frais de la tenue des Chapitres provinciaux sont puisés par le Visiteur dans la caisse préfectorale et celle d'une loge symbolique. sur la demande des Grandes Loges Ecossaises.   La première, vu les frais de la tenue des Chapitres provinciaux sont puisés par le Visiteur dans la caisse préfectoral du Chef-lieu, et remboursés à répartition égale par les Préfectures. Les comptes doivent être arrêtés au Chapitre avant la Clôture.

 

Les patentes que le Grand-Prieuré est dans le cas d'expédier sont celles de l'érection d'une nouvelle Préfecture et celle d'une Loge symbolique, sur la demande des Grandes Loges écossaises La première, vu les frais considérables des nouveaux établissements se donne gratis, à la réserve du 48* d'expédition pour la copie collationnée des règles, rituels, codes, matricules et noviciat. Les patentes des Loges nouvellement constituées ou rectifiées sont expédiées à la vérité par le Directoire Ecossais, mais celui-ci n'étant pas dans le cas d'avoir besoin d'une dotation, en abandonne les droits de constitutions à la Grande Loge Écossaise, en se réservant deux Louis pour frais d'expédition du code symbolique et des quatre grades maçonniques.

 

A l'instar du Chapitre provincial le Prieural peut nommer Conseillers d'honneur et un Comité d'expédition avant de se

séparer.

 

 

TITRE VIII

Gouvernement préfectoral

 

CHAPITRE 1

Des Préfectures

ARTICLE I

Composition des Chapitre préfectoraux

 

  Une Préfecture est l'assemblée des Commandeurs du district, présidée par le Préfet et dirigée par les Inspecteurs des Classes, Chancelier et autres officiers ; elle est toujours existante et en activité, tandis que les assemblées des tribunaux supérieurs ne sont pas permanents.

 

Le Chapitre Préfectoral est composé du Préfet, Doyen, Senior, lier, Trésorier, Eleemosynaire Inspecteurs des novices ou écuyers et Maître des Cérémonies.

 

Le Chapitre Préfectoral est donc composé de dix huit personnes, s'il est au complet. Lors d'une première formation, s'il n'y a pas encore beaucoup de sujets capables, les Commanderies et charges peuvent être réunies ; mais lorsque (le Préfet) ou la Préfecture est nombreuse, on évitera de donner deux places à la même personne.

 

Un officier du Chapitre, absent n'a pas droit de se faire représenter par un autre, parce que son titre est personnel, et ne peut être transféré que du consentement du Chapitre. Mais dans le cas

d'une longue absence le Chapitre pourra nommer un Vicaire, aux places, qu'un titulaire ne peut pas exercer par lui-même.

 

Seront par cette raison même exceptés de cette loi, les Commandeurs qui représentent leur districts, aux quels tant la Commanderie que le Commandeur même peuvent substituer un fondé de procuration tout et quantes fois celui-ci sera empêcher de se rendre en personne en Chapitre et d'y porter les voeux des Chevaliers de son district.

 

Tous les officiers de la Province et du Prieuré lorsqu'ils assistent aux Chapitres Préfectoraux, y prennent rang à la droite du Préfet et jouissent de la première voix consultative.

 

Les objets qu'on traite dans les Chapitres Préfectoraux sont l'administration générale de la Préfecture, l'établissement des Commanderies et de l'Hospice l'élection des officiers, l'examen des plans

économiques ou de bienfaisance présentés, la réception des nouveaux Chevaliers, l'installation des Loges maçonniques, les comptes des Chargés d'administrations, etc.

 

Les Chapitres Préfectoraux s'assemblent tous les 15 jours et au moins une fois par mois ; et extraordinairement toutes les fois que le Préfet le juge à propos.

 

Seront appelés les Chevaliers en Commanderies surtout pour la proposition d'un nouveau Candidat, pour l'élection d'un candidat, pour l'élection d'un Préfet et pour l'établissement de l'Hospice préfectoral. Le Préfet peut les convoquer aux autres assemblées s'il le juge à propos, sans qu'ils aient suffrage délibératif ; mais il demandera leur opinion pour éclairer davantage la délibération qu'on agite.

 

Toute affaire jugée majeure à la pluralité des suffrages, ne doit pas être décidée avec précipitation, mais communiquée aux Commanderies, pour que tous les Chevaliers concourent à la délibération et s'intéressent d'autant plus vivement au but de l'Ordre,  à l'administration duquel ils participent. Les Commandeurs doivent à l'assemblée fixée pour la décision voter d'après la pluralité des opinions des Chevaliers de leur district. Les Commanderies qui n'auront pas envoyé leur suffrage dans le terme prescrit, ne pourront plus revenir contre la délibération.

 

Le Président recueille les suffrages des membres capitulaires, et le Chancelier en prend note et les compte. Tout, indistinctement doit se décider à la pluralité, à moins que le Chapitre ne décide lui-même, qu'il faut les trois quarts ou l'unanimité des suffrages. Quand il s'agit de l'exclusion dans l'assemblée quelconque, il faudra au moins les trois quarts des suffrages.

 

Pour former une délibération capitulaire, il faut au moins cinq membres qui aient le droit de voter, non compris les Chevaliers que le Chef veut bien y appeler pour donner leur voix consultative. En cas d'égalité de suffrages, la délibération doit être remise à l'assemblée prochaine, et l'on doit alors marquer sur les billets de convocation, que c'est pour reprendre l'objet non décidé à la dernière assemblée ; et si à cette assemblée les suffrages se trouvent encore partagés également, celui du Préfet est prépondérant et décisif, à moins qu'il ne préfère de le renvoyer à une troisième délibération, dans laquelle l'affaire doit être terminée.

 

Tout membre capitulaire âgé de 50 ans, qui aura exercé un office à la Préfecture pendant 15 ans, ou bien s'il a moins de 50 ans, qui en aura 20 de service, a droit à la vétérance et devient Conseiller honoraire de son Chapitre ; il jouit en cette qualité de la voix délibérative dans toutes les assemblées.

 

Tout officier, qui donnera au Chapitre la démission de sa charge, ne l'obtiendra qu'après l'avoir demandé à trois reprises, et à intervalles égaux de mois à mois.

Les procès-verbaux d'une assemblée capitulaire seront rédigés par le Chancelier sur la minute, lus dans l'assemblée suivante, et signés au moins par cinq des membres capitulaires, qui ont été présentés.

 

ARTICLE II

Du Préfet

 

Ce Chevalier est Chef de la Préfecture, dont il gouverne les différents membres, selon les statuts et l'esprit de l'Ordre Il est représentant né de la Préfecture aux assemblées supérieures. Tous les Chevaliers de quelque classe ou dignité qu'ils soient, lui doivent respect et obéissance.

 

L'élection du Préfet se fait par les trois Inspecteurs, Chefs des Classes et les Commandeurs capitulaires, qui doivent voter d'après la pluralité des suffrages des Chevaliers de leur district, convoqué à cet effet Le Chapitre préfectoral. présente trois sujets, parmi lesquels on est obligé de choisir. L'élection est présidée par le Chancelier qui recueille les voix, sans en avoir une lui-même ; proclamée par le Maître des Cérémonies, et confirmée par le Maître Provincial. Le nouveau Préfet reçoit sa patente au Chapitre Provincial par le Chancelier et contresignée par le Grand Prieur et Visiteur général ; il est installé dans la Préfecture par le Visiteur général de la Province, ou à son défaut par le Visiteur du Prieuré.

 

La convocation de tous les Chapitres se fait sur les ordres du Préfet ou par la voix du Maître des Cérémonies, ou directement par le Secrétaire du Chapitre. En l'absence du Préfet, le doyen, après lui, le Prieur du Clergé, et le Senior sont en droit de convoquer ; ces derniers ne doivent cependant le faire que sous l'autorité du conclave composé de trois Inspecteurs des Classes et du Chancelier. Si le Préfet quoique présent, refuse pendant neuf jours la convocation, le conclave peut y suppléer et autoriser le Doyen à convoquer. Lorsqu'à l'heure fixée par arrêté capitulaire, ou indiquée dans les billets de convocation, le Préfet ou Président n'est pas arrivé, on attend un quart d'heure, à l'expiration duquel le Doyen ou plus ancien membre capitulaire ouvre le Chapitre.

 

Le Préfet ne peut rompre aucune conférence, mais il peut faire opiner au renvoi de la délibération à la prochaine assemblée, et si

la pluralité le juge ainsi, en ne peut la continuer ; on doit même de droit remettre toutes les propositions nouvelles qui demandent des éclaircissements préliminaires à la prochaine assemblée. Le renvoi sera décidé sur la demande d'un des membres du Conclave ou d'un Commandeur.

 

Tous les Chevaliers prêtent obédience au Préfet. Cette obédience n'est pas monastique et aveugle, mais tous doivent respecter en lui, le dépositaire principal des lois et de l'autorité dont les lumières et le zèle ont déterminé le choix du Chapitre ; ils doivent lui témoigner tous les égards possibles, non seulement dans les assemblées intérieures de l'Ordre  mais aussi dans la vie civile ; et ceIui-ci plus jaloux de régner sur les coeurs que d'exercer une autorité de pure représentation, mettra tous ses soins à mériter la confiance et l'amitié de ses Frères.

 

Si contre toute attente un Préfet s'oubliait au point de vouloir exercer des violences au Chapitre, forcer des délibérations, suspendre des travaux ou faire tel acte qui ferait péricliter la constitution de l'Ordre,  le Chapitre peut sous l'autorité du Doyen et à la pluralité des deux tiers des suffrages, faire un arrêté contre lui, qui doit être mis en exécution et envoyé tout de suite aux Supérieurs de la Provinces ; au Maître Provincial Grand-Prieur et Visiteur général, nonobstant appel quelconque qui sera cependant discuté en temps et lieu. Le Grand-Prieur doit en ce cas se composer un conseil de cinq membres du Prieuré au moins, et s'il confirme l'arrêté il peut suspendre provisoirement le Préfet de toutes ses fonctions.

 

Si le Préfet ne peut se rendre en personne aux Chapitres Prieuraux Provinciaux et Nationaux, auxquels il ne peut cependant voter que d'après les instructions positives de ses commettants, le Chapitre nomme un autre de ses membres pour le représenter et de préférence un des officiers du conclave.

 

Le Préfet régit et gouverne le Temple ou la Grande Commanderie de la Préfecture, qui est la maison commune louée ou achetée des deniers de l'Ordre consacrée à cet effet. Cette Maison doit être propre à y tenir les différentes assemblées de l'Ordre.  C'est dans ce Temple de l'amitié et de la bienfaisance que les Chevaliers se

rendent pour goûter ensemble des plaisirs purs et honnêtes, on y loge un Chevalier ou compagnon d'armes, pour avoir l'inspection sous les ordres du Préfet, ou du Maître des Cérémonies sur la maison.

 

ARTICLE III

Du Doyen du Chapitre

 

Le Banneret ou Inspecteurs des Chevaliers militaires est le Doyen ou la seconde personne du Chapitre, et remplace de droit de Préfet, en cas d'absence ou de vacances.

 

Il est nommé par le Chapitre auquel on appelle tous les Chevaliers militaires. Sa patente ainsi que celle de tous les Officiers de la Préfecture sont expédiées au Chapitre Préfectoraux sous l'autorité des maîtres National et Provincial et contresignées par le Grand Prieur et le Visiteur général.

 

Tous les compagnons d'armes prêtent obéissance au Banneret et sont commandés par lui, surtout le Porte-Bannière et le Porte Glaive, qui sont à sa nomination.

 

La Bannière des Préfectures, mi-partie, ainsi que l'ancien beauséant des Chevaliers du Temple, contient d'un côté les Armes de la Province et d'un autre les Armes de la Préfecture.

   

Le Doyen est visiteur né des Commanderies de la Préfecture

il veille avec sévérité à l'administration régulière des différents

caisses de l'Ordre,  qui sont toutes consacrées au bien de l'humanité.

Il installe les nouveaux établissements et visite les anciens. Ils pré

sentent leurs états au Chapitre et tous les ans au Visiteur Prieural.

 

Le Doyen est membre du conseil privé et de la commission du trésor, et un des trois administrateurs de l'Hospice,  qui est l'établissement bienfaisant de la Préfecture, déterminé par arrêté capitulaire d'après les besoins les plus pressants du local, soit qu'on

veuille établir une infirmerie ou porter des secours quelconques à des malades, soit qu'on préfère de fonder une maison d'éducation pour des orphelins, enfants trouvés ou nés de parents, qui sont dans l'impuissance de les élever ; soit qu'on ouvre un asile à la pauvreté, pour assurer à des indigents honnêtes une subsistance assurée en échange d'un travail proportionné à leurs forces ; soit enfin qu'on veuille transporter nos bienfaits à la campagne en instituant des fêtes villageoises, pour encourager les bonnes moeurs et l'industrie en perfectionnant les écoles rurales ; en établissant des sages-femmes ou des chirurgiens habiles à la campagne en faveur de la classe utile des cultivateurs ; ou tel autres moyens qui seront jugées propres à soulager l'humanité d'une manière efficace.

 

Les trois Inspecteurs des Classes dans l'Hospice, recevront des personnes, qu'il jugeront dignes de la pluralité des suffrages, et partageront (à eux) et entre eux les détails de l'administration. Le Doyen aura principalement la police et l'inspection sur ceux qui y sont employés, et y maintiendra l'ordre et la régularité. Le Prieur du Clergé sera préposé aux devoirs spirituels, à la conservation des moeurs et aux instructions qu'on jugera à propos d'y donner. Le Senior aura soin de la comptabilité et de tous les détails économiques.

   

Les administrateurs de l'Hospice tiendront bureau toutes les semaines pour la régie qui leur est confiée, et y emploieront de préférence des compagnons d'armes de l'Ordre.

 

Le Doyen a l'inspection particulière sur la vie et les moeurs des Chevaliers militaires, et est adjoint au Prieur du clergé pour les enquêtes à faire sur la vie et les moeurs des Frères de sa classe, qui demandent à être inscrit au Noviciat.

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RER code général des CBCS(1)

26 Avril 2005 Publié dans #hauts grades

Convent National des Gaules

novembre 1778-465

TITRE I

  Des différentes classes de l'ordre et des qualités requises pour y être reçu

ARTICLE I

 Différentes classes de l'Ordre

L'Ordre des Chevaliers Bienfaisants de la C. S. ramené par la réforme à son but primitif, qui n'est autre que le soulagement de l'humanité, au service de laquelle il est voué, s'occupe de tous les moyens propres à y atteindre, discute les idées utiles, et se sert de la réunion des forces individuelles pour les réaliser et les exécuter avec plus de facilité. On n'a donc pas cru devoir astreindre les Chevaliers à des obligations uniformes et souvent incompatibles avec l'état qu'ils ont choisi dans la Société Civile, mais comme jadis une partie de la milice du Temple combattait sur les grands chemins les ennemis des Chrétiens tandis qu'une autre recevait les pèlerins dans leurs hospices, et y joignait les pauvres et les blessés, on reconnaît de même aujourd'hui trois classes de Chevaliers, celles des Chevaliers Réguliers ou Clerc, des Chevaliers Militaires, Milites, et des Chevaliers Civils, Equites Cives Sanctae Civitatis. Les Chevaliers d'une Préfecture sont distribués et divisés de deux manières, par Commanderies selon leur domicile et par Classes selon leur condition civile. Chaque Classe dans une Préfecture a un Inspecteur, qui la préside lorsqu'elle est appelée à délibérer sur des objets relatifs à ses fonctions ou obligations.

  Les Chevaliers réguliers, c'est-à-dire, ceux qui ont reçu les Ordres Sacrés d'une communion Chrétienne, recommandent en particulier l'amour des bonnes mœurs et d'une religion douce, bienfaisante et tolérante, remplissent les fonctions ecclésiastiques dans les cérémonies de l'ordre, et veillent à l'observation du culte divin et d'une sainte discipline dans les asiles, hôpitaux d'orphelins et d'autres hospices fondés par l'Ordre

  Les Chevaliers Militaires, parmi lesquels on ne comprend en France, que ceux qui sont en activité de service, ou qui se sont retirés avec la croix, ou après avoir servi 20 ans, se dévouent par de nouveaux serments à la défense de leur patrie et promettent de se rappeler au milieu des horreurs de la guerre, des lois saintes de l'humanité et de la générosité envers les vaincus, les mourants et les prisonniers.

  On comprend parmi les Chevaliers civils, tous les Frères nobles ou non, qui n'ont pas servi pendant l'espace de temps prescrit et qui ont un état honorable dans la société, tel qu'il est défini ci-après. Les Magistrats et gens de Loi font vœu de défendre le faible et l'opprimé; les Médecins d'assister gratuitement les pauvres de leurs conseils, les Gens de Lettres de vouer leurs veilles à des ouvrages qui étendent l'empire de la vertu et de la vérité, ; les Négociants d'entretenir la circulation des besoins mutuels et de procurer du travail et du pain à des citoyens pauvres et honnêtes, les Agriculteurs, gens de finances et autres bourgeois honnêtes, placés dans un état moins assujettissant à des devoirs civils, sont d'autant plus à même de vouer leurs loisirs au bien de l'humanité; tous en général secondent les vues bienfaisantes de l'Ordre.

ARTICLE II

Des qualités requises pour être reçu

  L'Ordre des Chevaliers bienfaisants de C. S. fondé par des gentilshommes ; n'admettait dans son sein que ceux, qui prouvaient par titres authentiques et d'après les formalités requises, qu'ils étaient nés de parents nobles de noms et d'armes.

  Cet ancien statut fondé sur la constitution féodale de l'Europe et militaire de notre ordre, tenant plus de la vanité que de la justice, on a cru, que dirigé aujourd'hui vers l'exercice seul des vertus sociales et patriotiques, mixte d'ailleurs dans sa composition, on ne pouvait sans injustice en exclure des candidats utiles, remplis de talent et de zèle pour le bien public, mais moins favorisés par le hasard de la naissance. Considérant donc que la vraie noblesse consiste dans la vertu, et que celui, qui arrache son nom à l'obscurité par des actions généreuses, est digne des honneurs qui ne doivent en être que la suite, en a arrêté ce qui suit :   Nul ne sera admis dans l'Ordre  qu'il n'ait fait preuve de noblesse. Ces preuves consisteront, ou dans des titres d'une noblesse héréditaire, ou dans ceux d'une noblesse personnelle.

  Les preuves d'une noblesse personnelle, seront ou l'exercice d'un emploi qui donne la noblesse, ou des actions vertueuses et non suspectes, qui seront consignées par des informations préliminaires faites par le Prieur du Clergé et l'Inspecteur des Novices.   Quels que soient les titres de noblesse que produit un candidat, si dégénérant de ses ancêtres, il en souille la tige respectable par des actions déshonorantes, il sera rejeté et ne sera reçu, que lorsque par des mœurs pures et la vraie noblesse du cœur, il répondra à l'attente de la patrie.

  Ne seront point admis dans la classe des Chevaliers, ceux qui ne jouissent pas dans la Société civile d'une existence qui rapproche les individus, comme Nobles, Ecclésiastiques, Militaires, Magistrats, Médecins, Avocats, Négociants, Bourgeois aisés ou classés honorablement dans la finance, et enfin tous ceux qui ne feront pas rougir l'Ordre  de leur admission ; disposition dont l'application sera laissée à la prudence des Chapitres. Cette partie des informations qui doivent essentiellement précéder toute inscription de candidats au noviciat, dépend de l'Inspecteur des novices, qui examine les titres de noblesse héréditaire ou morale, en fait l'exposé au Chapitre et expédie au Commandeur de maison son consentement pour recevoir le candidat écuyer. C'est le président du Chapitre qui lui donne, lors de la cérémonie de son armement, le nom d'Ordre.   Tous les Chevaliers, qui ont été une fois admis à la profession de leurs vœux sont parfaitement égaux. Ni une naissance plus illustre, ni un rang plus élevé dans la Société civile, ne donnent la moindre prérogative réelle aux Frères. Les Princes mêmes, qui veulent renoncer volontairement aux prestiges de la vanité et à l'inégalité politique des hommes, pour goûter des plaisirs purs dans le sein de l'amitié et de la bienfaisance, respecteront la loi précieuse de l'égalité, base fondamentale de tout ordre, dont les membres se consacrent à l'exercice pénible, mais satisfaisant de la charité chrétienne. La seule prérogative due à leur naissance et aux moyens plus efficaces que la Providence leur a départis pour se rendre utiles à l'humanité, est celle que le Chapitre provincial ou celui de la Préfecture à laquelle ils sont attachés, leur présente tout de suite après la réception un brevet de conseiller d'honneur de la Province ou de la Préfecture, et le pas sur tous les simples Chevaliers.

C'est le Prieur du clergé qui est chargé des informations sur les qualités morales du candidat ; il fait les enquêtes les plus sévères pour s'assurer de ses principes religieux, de ses mœurs, et de son caractère. Il s'informera, s'il respecte la religion, base du bonheur public, s'il n'attaque jamais les principes et surtout les sentiments religieux par les sarcasmes, et s'il est pénétré de cette tolérance douce et éclairée, de cette charité fraternelle, que la loi chrétienne prescrit.   Quant aux mœurs, il écartera ces égoïstes décidés, qui ne vivent que pour eux et sacrifient à leur repos et à leurs familles et fantaisies, le bonheur de leur prochain. Il fermera l'entrée du Temple à ceux, qui ont manqué aux lois de la Probité et de l'honneur, qui sont connus publiquement pour avoir failli de satisfaire à leurs engagements, qui mènent une vie débauchée et crapuleuse et se déshonorent par tel autre vice majeur, qui donne scandale public.   Quant au caractère, il s'informera exactement, si le candidat est bienfaisant, humain, sensible, si une avarice sordide ne le rend pas inhabile à goûter la volupté pure, attachée aux bonnes actions et comme enfin l'intérêt de l'Ordre exige qu'on dérobe la connaissance de notre rétablissement et de nos opérations jusqu'au moment où nous aurons acquis par nos bienfaits et nos travaux des droits à l'estime publique et à une existence légale, pour que l'envie, le fanatisme et la manie malheureuse de jeter du ridicule ou du découragement sur les projets utiles, ne s'opposent à nos progrès on s'informera avec soin, si les candidats proposés sont discrets et susceptibles d'un zèle soutenu.   Les Chevaliers doivent être les arbitres de leur sort à avoir par cette raison atteint l'âge de majorité ou de 25 ans en entrant au Noviciat. Ils doivent jouir d'un revenu honnête et assuré, pour ne pas tomber à la charge, ou défaveur, ou au déshonneur de l'Ordre.  Si le candidat n'a pas encore atteint son âge de majorée il doit obtenir dispense d'âge du Chapitre, dont les suffrages doivent être unanimes sur ce point, et payer pour cette faveur un droit de passage applicable à l'hospice qui sera fixé par le Chapitre.  Le Noviciat est d'un an ordinairement. Celui qui pendant son année d'épreuve, n'aura pas été réglé en ses mœurs et conduite, sera tenu de continuer une seconde année, même une troisième, et si sa conduite ne devient pas plus régulière, il ne sera jamais armé Chevalier. Si l'Ecuyer demandait dispense d'intervalle à telles fin d'être armé Chevalier avant l'année révolue de son Noviciat, il  doit obtenir pareillement pour cette faveur le Consentement unanime du Chapitre.

On ne pourra recevoir Ecuyer un candidat d'une autre Province ou Préfecture sans le consentement formel de ses Supérieurs naturels. L'Inspecteur  des novices s'adressera à cet effet à eux, et pourra tout au plus rendre un compte favorable de ses vie et mœurs, s'il a demeuré pendant un certain temps dans le ressort de la Préfecture ou il demande le Noviciat.   L'Inspecteur des Novices de la Préfecture du lieu de naissance du Candidat, ou si elle n'est pas en activité, le Visiteur général de la Province ou du Prieuré, auquel on s'adresse en ce cas, commencent l'information d'état et de ses vie et de ses mœurs, et si elle est favorable et que le Chapitre y consente, on envoie au Chancelier de la Province ou à celui de la Préfecture où l'on veut recevoir, un acte qui lui donne facultatem inscribendi vel induendi selon la demande. Le Chapitre qui reçoit, prélève sur chacune des deux réceptions de l'intérieur un quart pour frais de réception et renvoie le surplus de la taxe au Chapitre préfectoral du lieu de naissance du candidat, à moins que celui-ci ne soit établi dans ce dernier lieu et y fasse élection permanente de domicile, dans lequel cas il n'y a pas de permission à demander.   Ne seront pas compris dans la classe de ceux, qui élisent leur domicile, les Militaires qui sont en garnison dans une ville, qu'on renverra au lieu de leur naissance ou de leur domicile ordinaire.

  Tout candidat enfin reçu dans la Fraternité intime des Chevaliers bienfaisants, doit recueillir les suffrages unanimes pour son admission, qui seront donnés par la voie du scrutin avec des ballotes blanches et noires. La première proposition faite par un Frère sera simplement consignée sur les registres, et quand il s'agira de passer au scrutin, le Préfet sera obligé de demander le consentement des Commandeurs respectifs. S'il y a deux ballotes noires, le scrutin est rompu et on ne peut proposer le candidat qu'après trois mois révolus. Si les Frères, qui ont été contraires, ont eu de bons motifs et qu'ils veuillent les déclarer en plein Chapitre, on prend acte de leur dire et l'on ne peut alors jamais recevoir le candidat, à moins que ceux-ci n'ayant donné par écrit le désistement de leur opposition, pour qu'on ne profite pas de leur absence, pour proposer un candidat, qui leur serait désagréable.   S'il n'y a qu'une ballote noire contraire à la réception le Maître des Cérémonies, qui recueille le scrutin, le déclare à haute voix, et invite l'opposant à exposer les motifs dans un billet anonyme qu'il enverra au conseil privé, qui examinera leur validité dans la huitaine : le Frère opposant sera obligé de se soumettre à la décision et de consentir à la réception du candidat, si les raisons de refus sont déclarées insuffisantes.

ARTICLE III

Des compagnons d'arme

  Outre les Chevaliers qui ont le premier rang dans l'Ordre et peuvent seuls parvenir aux Commanderies et dignités, on recevra encore conformément à l'ancienne règle et observance des Compagnons d'armes ou Armigeri qui ne doivent pas être de condition servile, mais nés de parents libres, exerçants une profession honnête dans la Société et jouissants de la réputation d'une probité intacte. Ces compagnons d'armes feront le service intérieur du temple et quelques-uns seront adjoints aux Officiers pour les soulager dans les fonctions pénibles de leurs charges. On choisit parmi eux : le Dator pannorum, ou Maître de la garde-robe, et le Minister responsium, chargé de faire rentrer les fonds, subordonnés aux Trésorier et Procureur, ainsi que les Secrétaires adjoints au Secrétaire principal du Chapitre. Ils n'assistent aux Chapitres de conférences que quand ils y sont appelés, pour être consultés sur les détails de fonctions, qui leur sont attribuées ou pour les remplir.

  Le Chapitre pourra quelquefois, au bout d'un service long et distingué, recevoir un compagnon d'armes Chevalier de Grâce ; mais il faut que tous les Capitulaires y consentent ; ils recevront alors, outre le nom d'Ordre, qu'on leur donne lors de leur réception, un sceau avec la devise les éperons et le manteau. Les Compagnons d'Armes sont admis en plein à la participation du Secret de l'Ordre, et reçus d'après un formulaire prescrit et celui de l'armement des Chevaliers.

  Les Compagnons d'Armes  sont choisis, parmi les Frères à talent des Loges, dont la discrétion est éprouvée, et qui peuvent devenir utiles à l'Ordre  et retirer des appointements et gratifications à mesure qu'ils rendront des services. Les dignités de Porte-bannières et de Porte-glaive doivent être conférés à des gens de confiance, qui ayant servi dans les Troupes au moins pendant 6 ans. Ils doivent être tous Maçons et parvenus au grade de Maître. On les fera assister à une Loge d'Ecossais  ou ils prêteront l'obligation de discrétion, après quoi ils seront reçus tout de suite Compagnons d'Armes. On nomme un ou plusieurs Frères, pour s'informer de leur vie et mœurs, et les Compagnons d'armes sont ouis sur le camarade qu'on veut leur associer, et admis au ballottage  avec les autres Chevaliers.

On ne recevra plus dans l'Ordre  comme dans le passé des valets d'Armes, le Convent ayant trouvé qu'il était inutile et dangereux même de confier le secret de notre existence, qu'il nous est important de cacher encore à des gens de conditions serviles, qui n'ont pas toujours cette faculté et cette probité requise pour résister aux tentations qu'on pourrait leur faire, pour livrer nos secrets. On pourra tout au plus employer un ou deux valets dans l'enceinte extérieure et confier tout le service intérieur aux Armigeri. Dans ce cas les premiers seront aux ordres du Maître des Cérémonies, qui leur assignera leur poste.   On ne recevra plus dans l'Ordre dorénavant des sujets dans cette classe intermédiaire appelés faussement Ecuyer, ce qui a ouvert la porte au mécontentement, à la jalousie et où des distinctions arbitraires nées d'une interprétation plus ou moins forcée d'une loi vicieuse, dans la constitution actuelle de l'Ordre, qui ne tend qu'à la bienfaisance et à l'étude de la Vérité. En rappelant la signification d'Ecuyer à la véritable origine, qui était celle du Noviciat et de la pépinière des Chevaliers, on donne cette qualification à ceux qui sont dans leur année d'épreuves pour être reçus Chevaliers. Cette classe de membres de l'Ordre, inconnue jadis, où l'on ne trouve que les Equites, et Fratres Servientes, famuli ou armigeri, qui ne possédaient point de Commandories, reste donc supprimé à celle de Compagnons d'Armes  que nous lui subsistons, tracera mieux les limites de la séparation et entraînera moins d'abus et de plaintes.

  TITRE II

Des devoirs des frères

Les devoirs principaux des Chevaliers de la C. S. sont d'exercer les lois douces de la Bienfaisance envers tous les hommes et principalement envers les Frères, d'obéir à leurs Supérieurs, et de remplir avec zèle et exactitude les obligations de citoyens et autres, qui leur sont imposé par leur situation respective.   Tous les Frères de C. S. doivent respect et obéissance à leurs Supérieurs légitimes, au Grand-maître, Grand Prieur, Visiteur général, Préfet, Inspecteur de leur classe. Commandeur de leur district, et autres officiers dans les affaires relatives à leur département. Cette obéissance cependant, qui est d'essence dans tout Ordre régulier qui vivait anciennement en commun, doit être raisonnable, et n'est demandée que sur des choses justes et honnêtes, conforme aux Statuts, et point contraire aux lois de la patrie, ou aux obligations civiles de chacun.   L'Hospitalité  est la vertu principale des Chevaliers ils doivent l'exercer entre eux, d'une manière franche, simple et qui ne soit point onéreuse; on témoignera surtout aux étrangers toutes les prévenances et on leur rendra tous les services capables de rendre leur voyage utile et agréable.   Chaque Préfecture fera des lois particulières pour bannir du réfectoire de l'Ordre, le luxe et les progrès d'une somptuosité contraire à la simplicité respectable qui doit le caractériser. On a conservé principalement de l'ancienne règle de Saint-Bernard le titre : ut decimus panis pauperibus detur, qui est de stricte observance pour tous les Chevaliers et Commandeurs, et à l'exécution duquel l'Eleemosynaire doit veiller particulièrement.   La loi du Silence et de la discrétion la plus absolue est fondamentale dans l'Ordre ; il est défendu à tout Frère en telle dignité qu'il doit ou qu'il soit constitué, de révéler la moindre chose qui concerne notre constitution, ou ce qui se passe dans nos assemblées directement ou indirectement. Ceux qui seront convaincus d'avoir dérogé à cette loi, seront déclarés incapables de posséder aucune dignité ou charge dans l'Ordre, et condamnés à des amendes, selon la gravité du cas.   L'exercice inviolable des lois sociales et des vertus patriotiques étant la base et le garant de la prospérité de notre Ordre, celui qui serait parjure à sa patrie, qui troublerait le peuple et lui cause du dommage sera jugé par son Chapitre ; son procès lui sera fait sans indulgence, et son jugement sera envoyé dans toutes les provinces.   La pureté des mœurs peut seule préserver notre ordre de la corruption et de la décadence, où sont tombées la plupart des institutions humaines. Fondé sur l'amour de la religion, des mœurs et d'une bienfaisance épurée par les motifs raisonnés qui la dicte, l'Ordre ne peut conserver dans son sein des Gens qui le déshonoreraient par des actions malhonnêtes. Le Conseil privé, dont on parlera plus bas, et principalement le Prieur du clergé veillent à !a conservation des mœurs et requièrent d'office contre tous ceux qui donnent du scandale et compromettent l'Ordre par leurs principes ou leurs actions.   Tout Chevalier est en droit d'avertir le Prieur ecclésiastique, soit ouvertement, soit par billets non signés, des désordres commis par un Frère. Celui-là doit chercher avant tout de le ramener par des monitions fraternelles. Si elles ne réussissent pas, il en rend compte au conseil privé, qui examine la dénonciation, vérifie les faits dans le plus grand silence et conclut, soit à ce que la procédure demeure supprimée, soit à faire avertir une seconde fois le Chevalier accusé de changer de conduite, soit enfin, si le cas est plus grave, d'ordonner la communication du réquisitoire au Chapitre entier, qui seul peut de l'avis des Chevaliers prononcer l'interdiction ou l'exclusion d'un Chevalier. Elle doit cependant le faire sans éclat. Le Prieur-ecclésiastique fait cacheter le réquisitoire avec toutes les pièces, la procédure et le procès-verbal du prononcé, et le dépose aux archives dans un carton ou laisses particulières.   La Concorde intime qui doit régner entre les Frères pouvant être troublée par des motifs d'intérêt, ou par la malignité des gens qui se plaisent à semer la haine, on a cru nécessaire d'établir un conseil particulier d'arbitres ou de juges de paix destinés à réconcilier les Frères, que souvent malentendu refroidit ou aigrit, et employer tous les efforts pour concilier les procès civils des Frères, afin d'obvier, s'il est possible, à la ruine qu'entraîne  souvent la rapacité des suppôts de justice. Ce comité de conciliation a non seulement lieu dans les Préfectures, mais aussi dans les Commanderies.   Deux Frères qui sont en discussion ou en dispute, nomment chacun un arbitre et adjoignent à leurs arbitres un troisième, qui conviendra aux deux parties, avant de tenir comité, les arbitres prononcent le serment suivant :   "Moi, Chevalier de la C. S., je jure et promets de ne jamais parler hors de cette assemblée, d'aucun des objets qui y seront traités, et de donner mon avis en mon âme et conscience et selon mes lumières sans acceptation de personne, ainsi Dieu me soit en aide."   Lorsque la sentence du comité de conciliation sera signifiée aux parties et qu'elles y acquiesceront on en fera mention au Chapitre suivant et applaudira à la condescendance des parties aux vœux de l'Ordre, qui sont de diminuer les malentendus qui divisent les hommes et de tout tenter pour les rapprocher.   Par une suite de ce principe de bienveillance sociale universelle, tout Chevalier bienfaisant se regardera comme un juge de paix et emploiera tous ses soins à éteindre les haines, les procès et les divisions par de bons conseils et toutes les ressources honnêtes que son cœur et la confiance qu'il aura méritée par ses vertus, lui dicteront.   Tout Frère, qui plaidera contre un autre Frère devant les tribunaux ordinaires de la justice, sans avoir tenté la voie de la justice arbitraire de l'Ordre, sera regardé comme réfractaire au vœu de concorde juré par tous les Chevaliers, condamné à une amende de 5 louis au profit des pauvres et interdit pendant 6 mois.   Pour ce qui regarde enfin la décence et le respect dû à nos augustes assemblés, le Préfet veillera principalement à leur conservation. Il est défendu aux Frères de troubler l'ordre des conférences et des cérémonies, soit en quittant leur place, soit en parlant hors de leur tour sans demander la permission. Cette dernière formalité ne doit pas être regardée comme monastique, mais comme un moyen inévitable d'empêcher que les délibérations ne soient tumultueuses et infructueuses ; nous ordonnons sur-tout qu'on sévisse contre ceux des Frères, qui pourraient s'oublier au point de dire des injures ou d'insulter du geste ou de fait un Frère, voulant que le délinquant soit tenu de demander publiquement excuse à celui qu'il aura offensé, et condamné à de grosses amendes, et même selon la gravité du cas, privé de l'habit pour quelques mois ou pour toujours.

TITRE III

Composition de l'Ordre en général

L'Ordre des Chevaliers bienfaisants de la C. S. est divisé en 9 provinces - Aragon, Auvergne, Occitanie, Léon, Bourgogne, Grande Bretagne, Allemagne inférieure entre l'Elbe et l'Oder, haute Allemagne et Italie, Grèce et Archipel.   Les Armes de l'Ordre sont deux cavaliers sur un même cheval dans un écusson écartelé de la croix de l'Ordre.   Chaque Province a dans ses armes un caractère distinctif et chacun des MaÎtres provinciaux possède une des grandes charges de l'Ordre.   L'Aragon, dont le Provincial est grand Chancelier, et au nom duquel la convocation des convents généraux doit se faire, a pour arme un anneau d'or ayant au dehors la forme d'une couronne de lauriers, au milieu duquel en champs de gueules est écrit en lettres très hébraïques : In virtute tua.   Le Maître provincial d'Auvergne étant Grand Maréchal de la Cavalerie ; les armes de la Province sont un cavalier cuirassé portant une lance élevée en champs de gueules, avec l'inscription : Qui cupit   Celui d'Occitanie Grand Amiral, galère d'argent en champs de gueules avec l'inscription : Prospero motu.

  Léon, dont le Provincial est Grand Doyen de l'Ordre, a pour armes un lions d'argent en champ de gueules avec l'inscription :

Audaces juvat.   La Bourgogne a pour ses armes une tête de mort d'argent en champs de gueules avec l'inscription : Mors omnia aequat ; son Maître  Provincial est grand Trésorier dans l'Ordre.   La Bretagne a pour ses armes une ancre d'or en champs de gueules, avec l'inscription : Fata viam inveniunt. Son Maître Provincial est Grand Commandeur de l'Ordre.   L'Allemagne inférieure ou la province entre l'Elbe et l'Oder a pour armes un bras armé tenant un glaive nu et sortant d'un nuage en champs de gueules. Une étiquette d'azur contient trois lettres initiales L. V.  C. Labor viris convenit ; Son Maître Provincial est visiteur général de l'Ordre.

 La haute Allemagne a pour armes un acacia sous lequel on voit en champ d'azur, une lance d'or, et au-dessous une étiquette d'argent avec lettres gothiques : U. U. U.  Ultorem  Ulciscitur Ultor. Son Maître provincial est Proviseur général de l'Ordre.

  La neuvième province a pour armes un lion rouge, appuyé sur une croix noire en champ d'or avec l'inscription : veritas persuadet. Son Maître provincial est inspecteur général des troupes.   De ces neuf provinces, il n'y a que les trois provinces françaises, les deux allemandes et l'Italie qui soient en activité légale. Si une des autres pouvait être rétablie, ou qu'on voulut en créer de nouvelles, les Frères chargés de cette commission importante, doivent y être autorisés par un Convent général, ou à son défaut par les autres provinces, et la restauration doit être motivée et notifiée légalement à tous les Chapitres provinciaux pour être par eux la notification envoyée à toutes les Préfectures régulières du Saint Ordre.   Quant aux fonctions qui pourraient compéter aux Maîtres provinciaux en vertu de leurs grandes charges, elles seront réglées dans un Convent général, et jusque là aucun desdits Maîtres, ne pourra s'immiscer sous prétexte de sa grande charge, dans le gouvernement d'une province autre que la sienne. Celle de ces Provinces dont le ressort est réuni en entier ou pour la plupart sous une même domination, forment un corps national pour modifier les lois générales de l'Ordre d'après celles de la patrie, dont la stricte observance est le premier devoir des Chevaliers Bienfaisants ; ce qui forme la division de l'Ordre, en nations et langues. C'est ainsi que les Provinces d'Auvergne, d'Occitanie et de Bourgogne forment la nation ou la langue française.

  Les Provinces réformées d'après le nouveau rite, sont divisées en Grands Prieurés. La nouvelle Matricule des trois provinces françaises en établit trois par province. Il suffit cependant qu'il y en ait deux de restaurées par province, pour que celle-ci puisse être en activité légale.   Chaque Prieuré est divisé en Préfectures, la matricule en désigne six par ressort de chaque Prieuré ; il suffit cependant qu'il y en ait deux d'établies pour tenir Chapitre Prieural. Si des Etablissements nombreux excédant neuf Commanderies par Préfectures, forçaient de créer de nouvelles Préfectures dans le ressort d'un Prieuré, le Chapitre provincial, juge de tous les changements qu'on veut faire dans la matricule, pourra en augmenter le nombre par Prieurés jusqu'à neuf, après quoi on demanderait au Chapitre général ou à son défaut au Chapitre national la création d'un nouveau Prieuré.   Chaque Préfecture est composée de neuf commanderies, il suffit cependant que trois d'elles soient en activité pour que la préfecture puisse opérer légalement.   Les Loges maçonniques, sont le séminaire des sujets destinés au Saint Ordre, et sont mises sous l'autorité d'un Commandeur, qui en est le Chef titulaire et inamovible.
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