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Hauts Grades

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le livre de Néhémie

26 Avril 2005 Publié dans #fondements bibliques de la FM

Chapitre 1
1 Les paroles de Néhémie, fils de Hacalia.
Et au mois de Kislev, la vingtième année,* il arriva que, comme j’étais à Suse**, la capitale***,
2 Hanani, l’un de mes frères, lui et quelques hommes vinrent de Juda ; et je les interrogeai sur les juifs, les réchappés qui étaient restés de la captivité, et au sujet de Jérusalem ;
3 et ils me dirent : Les restants, qui sont demeurés de reste de la captivité, là, dans la province, sont dans une grande misère et dans l’opprobre, et la muraille de Jérusalem est en ruine et ses portes sont brûlées par le feu.
4 Et lorsque j’entendis ces paroles, je m’assis et je pleurai ; et je menai deuil [plusieurs] jours, et je jeûnai, et je priai* le Dieu des cieux,
5 et je dis : Je te supplie, ô Éternel, Dieu des cieux, le *Dieu* grand et terrible, qui gardes l’alliance et la bonté envers ceux qui t’aiment et qui gardent tes commandements !
6 Je te prie, que ton oreille soit attentive et que tes yeux soient ouverts, pour écouter la prière de ton serviteur que je fais aujourd’hui devant toi, jour et nuit, pour les fils d’Israël tes serviteurs, et la confession [que je fais] touchant les péchés des fils d’Israël, que nous avons commis contre toi ; moi aussi et la maison de mon père, nous avons péché.
7 Nous avons très mal agi contre toi, et nous n’avons pas gardé les commandements et les statuts et les ordonnances que tu as commandés à ton serviteur Moïse.
8 Souviens-toi, je te prie, de la parole que tu as commandée à ton serviteur Moïse, en disant : Si vous êtes infidèles, je vous disperserai parmi les peuples ;
9 et si vous revenez à moi, et que vous gardiez mes commandements et que vous les pratiquiez, quand vos dispersés* seraient au bout des cieux, je les rassemblerai de là et je les ramènerai au lieu que j’ai choisi pour y faire demeurer mon nom.
10 Et ils sont tes serviteurs et ton peuple, que tu as rachetés par ta grande puissance et ta main forte.
11 Je te supplie, Seigneur, que ton oreille soit attentive à la prière de ton serviteur, et à la prière de tes serviteurs qui prennent plaisir à craindre ton nom ; et fais réussir aujourd’hui ton serviteur, je te prie, et donne-lui de trouver miséricorde devant cet homme. Or j’étais échanson du roi.

*Chapitre 2
1 Et il arriva au mois de Nisan, la vingtième année du roi Artaxerxès, comme le vin était devant lui, que je pris le vin et le donnai au roi ; et je n’avais pas été triste en sa présence.
2 Et le roi me dit : Pourquoi as-tu mauvais visage, et pourtant tu n’es pas malade ? Cela n’est rien que de la tristesse de coeur.
3 Alors j’eus extrêmement peur. Et je dis au roi : Que le roi vive à toujours ! Pourquoi mon visage ne serait-il pas triste, quand la ville, le lieu* des sépulcres de mes pères, est dévastée, et que ses portes sont consumées par le feu ?
4 Et le roi me dit : Que demandes- tu ?
5 Et je priai le Dieu des cieux ; et je dis au roi : Si le roi le trouve bon, et si ton serviteur est agréable devant toi, qu’il m’envoie en Juda, à la ville des sépulcres de mes pères, et je la bâtirai.
6 Alors le roi me dit — et la reine était assise à son côté : — Combien de temps durera ton voyage, et quand reviendras-tu ? Et il plut au roi de m’envoyer, et je lui fixai un temps.
7 Et je dis au roi : Si le roi le trouve bon, qu’il me donne des lettres pour les gouverneurs de l’autre côté du fleuve*, pour qu’ils me fassent passer jusqu’à ce que j’arrive en Juda,
8 et une lettre pour Asaph, gardien de la forêt du roi, afin qu’il me donne du bois pour faire la charpente des portes du château fort attenant à la maison, et pour la muraille de la ville, et pour la maison dans laquelle je dois entrer. Et le roi me les donna, selon que la bonne main de mon Dieu était sur moi.
9 Et je vins auprès des gouverneurs de l’autre côté du fleuve, et je leur donnai les lettres du roi ; or le roi avait envoyé avec moi des chefs de l’armée et des cavaliers.
10 Et quand Sanballat, le Horonite, et Tobija, le serviteur ammonite, l’apprirent, ils furent très mécontents de ce qu’un homme fût venu pour chercher le bien des fils d’Israël.
11 Et j’arrivai à Jérusalem, et je fus là trois jours.
12 Et je me levai de nuit, moi et le peu d’hommes qui étaient avec moi, — et je n’avais informé personne de ce que mon Dieu m’avait mis au coeur de faire pour Jérusalem — et je n’avais pas de bête avec moi, sinon la bête que je montais.
13 Et je sortis de nuit, par la porte de la vallée*, en face de la source du chacal, vers la porte du fumier ; et je considérai les murailles de Jérusalem qui étaient en ruine, et ses portes consumées par le feu.
14 Et je passai à la porte de la fontaine, et à l’étang du roi, et il n’y avait pas de place où pût passer la bête qui était sous moi.
15 Et je montai de nuit par le torrent, et je considérai la muraille ; et je m’en revins, et entrai par la porte de la vallée, et je m’en retournai.
16 Or les chefs* ne savaient pas où j’étais allé, ni ce que je faisais ; et jusque-là je n’avais rien communiqué aux Juifs, ni aux sacrificateurs, ni aux nobles, ni aux chefs*, ni aux autres qui s’occupaient de l’oeuvre.
17 Et je leur dis : Vous voyez la misère dans laquelle nous sommes, que Jérusalem est dévastée et que ses portes sont brûlées par le feu. Venez et bâtissons la muraille de Jérusalem, afin que nous ne soyons plus dans l’opprobre.
18 Et je leur racontai comment la main de mon Dieu avait été bonne sur moi, et aussi les paroles du roi qu’il m’avait dites. Et ils dirent : Levons-nous et bâtissons. Et ils fortifièrent leurs mains pour bien faire.

19 Et quand Sanballat, le Horonite, et Tobija, le serviteur ammonite, et Guéshem*, l’Arabe, l’apprirent, ils se moquèrent de nous et nous méprisèrent, et ils dirent : Qu’est-ce que vous faites là ? Voulez-vous vous révolter contre le roi ?
20 Et je leur répondis et je leur dis : Le Dieu des cieux, lui, nous fera prospérer, et nous, ses serviteurs, nous nous lèverons et nous bâtirons ; mais vous, vous n’avez ni part, ni droit, ni souvenir à Jérusalem.

*Chapitre 3
1 Alors Éliashib, le grand sacrificateur, et ses frères, les sacrificateurs, se levèrent et bâtirent la porte des brebis ; ils la sanctifièrent, et en posèrent les battants ; et ils la sanctifièrent jusqu’à la tour de Méa, jusqu’à la tour de Hananeël.

2 Et à côté d’eux* bâtirent les hommes de Jéricho ; et à côté d’eux* bâtit Zaccur, fils d’Imiri.

3 Et les fils de Senaa bâtirent la porte des poissons ; ils en firent la charpenterie, et en posèrent les battants, les verrous et les barres.

4 Et à côté d’eux répara Merémoth, fils d’Urie, fils d’Hakkots. Et à côté d’eux répara Meshullam, fils de Bérékia, fils de Meshézabeël. Et à côté d’eux répara Tsadok, fils de Baana.
5 Et à côté d’eux réparèrent les Thekohites ; mais les principaux d’entre eux ne plièrent* pas leur cou au service de leur Seigneur.
6 Et Jehoïada, fils de Paséakh, et Meshullam, fils de Besodia, réparèrent la porte du vieux [mur] ; ils en firent la charpenterie, et en posèrent les battants, et les verrous et les barres.

7 Et à côté d’eux réparèrent Melatia, le Gabaonite, et Jadon, le Méronothite, les hommes de Gabaon et de Mitspa, vers le siège du gouverneur de l’autre côté du fleuve.
8 À côté d’eux* répara Uziel, fils de Harhaïa, [l’un] des orfèvres ; et à côté de lui répara Hanania, d’entre les* parfumeurs ; et ils laissèrent Jérusalem** [en son état], jusqu’à la muraille large.
9 Et à côté d’eux répara Rephaïa, fils de Hur, chef de la moitié du district de Jérusalem.
10 Et à côté d’eux répara Jedaïa, fils de Harumaph, savoir vis-à-vis de sa maison. Et à côté de lui répara Hattush, fils de Hashabnia.
11 Malkija, fils de Harim, et Hashub, fils de Pakhath-Moab, réparèrent une seconde portion et la tour des fours.
12 Et à côté d’eux* réparèrent Shallum, fils d’Hallokhesh, chef de la moitié du district de Jérusalem, lui et ses filles.
13 Hanun et les habitants de Zanoakh réparèrent la porte de la vallée ; ils la bâtirent et posèrent ses battants, ses verrous et ses barres, et [firent] mille coudées de la muraille, jusqu’à la porte du fumier.

14 Et Malkija, fils de Récab, chef du district de Beth-Hakkérem, répara la porte du fumier ; il la bâtit et posa ses battants, ses verrous et ses barres.

15 Et Shallun, fils de Col-Hozé, chef du district de Mitspa, répara la porte de la fontaine ; il la bâtit et la couvrit, et posa ses battants, ses verrous et ses barres ; [il fit] aussi la muraille de l’étang de Siloé*, près du jardin du roi, et jusqu’aux degrés qui descendent de la ville** de David.

17 Et après lui réparèrent les Lévites : Rehum, fils de Bani. À côté de lui Hashabia, chef de la moitié du district de Kehila, répara pour son district.
18 Après lui réparèrent leurs frères, Bavvaï, fils de Hénadad, chef de la moitié du district de Kehila.
19 Et, à côté de lui, Ézer, fils de Jéshua, chef de Mitspa, répara une seconde portion, vis-à-vis de la montée de l’arsenal de l’angle.
20 Après lui, Baruc, fils de Zabbaï, répara avec zèle une autre* portion, depuis l’angle jusqu’à l’entrée de la maison d’Éliashib, le grand sacrificateur.
21 Après lui Merémoth, fils d’Urie, fils d’Hakkots, répara une autre* portion, depuis l’entrée de la maison d’Éliashib jusqu’au bout de la maison d’Éliashib.
22 Et après lui réparèrent les sacrificateurs, hommes de la plaine [du Jourdain].
23 Après eux*, Benjamin et Hashub réparèrent vis-à-vis de leur maison. Après eux*, Azaria, fils de Maascéïa, fils d’Anania, répara à côté de sa maison.
24 Après lui, Binnuï, fils de Hénadad, répara une seconde portion, depuis la maison d’Azaria jusqu’à l’angle et jusqu’au coin.
25 Palal, fils d’Uzaï, [répara] vis-à-vis de l’angle et de la haute tour saillante de la maison du roi, qui touche à la cour de la prison. Après lui [répara] Pedaïa, fils de Parhosh.
26 (Or les Nethiniens* demeuraient en Ophel**, jusque vis-à-vis de la porte des eaux au levant, et de la tour saillante.)
27 Après lui, les Thekohites réparèrent une seconde portion, vis-à-vis de la grande tour saillante, et jusqu’au mur d’Ophel.
28 Les sacrificateurs réparèrent au-dessus de la porte des chevaux, chacun vis-à-vis de sa maison.
29 Après eux*, Tsadok, fils d’Immer, répara vis-à-vis de sa maison. Et après lui répara Shemahia, fils de Shecania, gardien de la porte du levant.
30 Après lui, Hanania, fils de Shélémia, et Hanun, sixième fils de Tsalaph, réparèrent une seconde portion. Après eux*, Meshullam, fils de Bérékia, répara vis-à-vis de sa demeure.
31 Après lui, Malkija, d’entre les* orfèvres, répara jusqu’à la maison des Nethiniens et des commerçants, vis-à-vis de la porte de Miphkad, et jusqu’à la montée du coin.
32 Et entre la montée du coin et la porte des brebis réparèrent les orfèvres et les commerçants.

Chapitre 4
1 Et il arriva que, lorsque Sanballat apprit que nous bâtissions la muraille, il se mit en colère et fut extrêmement irrité, et il se moqua des Juifs.
2 Et il parla devant ses frères et devant l’armée de Samarie, et dit : Que font ces faibles Juifs ? Les laissera-t-on faire ? Offriront-ils des sacrifices ? Achèveront-ils en un jour ? Feront-ils revivre les pierres des monceaux de poussière, quand elles sont brûlées ?
3 Et Tobija, l’Ammonite, était à côté de lui, et il dit : Au reste, pour ce que ceux-ci bâtissent, si un renard y montait, il ferait crouler leur muraille de pierres.
4 — Écoute, ô notre Dieu, car nous sommes méprisés, et fais retomber leur outrage sur leurs propres têtes, et livre-les au mépris* dans un pays de captivité ;
5 et ne couvre pas leur iniquité, et que leur péché ne soit pas effacé de devant toi, car ils ont provoqué ceux qui bâtissent.
6 Mais nous rebâtîmes la muraille, et toute la muraille fut reliée jusqu’à la moitié ; et le peuple avait le coeur au travail.
7 Mais il arriva que, lorsque Sanballat et Tobija, et les Arabes, et les Ammonites, et les Asdodiens, apprirent que la réparation des murs de Jérusalem avançait, que les brèches commençaient à se fermer, ils se mirent dans une grande colère ;
8 et ils se liguèrent tous ensemble pour venir faire la guerre contre Jérusalem et pour lui causer du dommage.
9 Et nous priâmes notre Dieu, et nous établîmes une garde contre eux, jour et nuit, à cause d’eux.
10 Et Juda dit : Les forces des porteurs de fardeaux faiblissent, et il y a beaucoup de décombres : nous ne pouvons bâtir la muraille.
11 Et nos ennemis disaient : Ils ne le sauront pas et ne le verront pas, jusqu’à ce que nous arrivions au milieu d’eux : et nous les tuerons, et nous ferons cesser l’ouvrage.
12 Et il arriva que, comme les Juifs qui habitaient près d’eux vinrent et nous le dirent par dix fois, de tous les lieux d’où ils revenaient* vers nous,
13 j’établis [des postes] dans les endroits bas, dans l’espace derrière la muraille, en des lieux découverts, et je plaçai le peuple par familles avec leurs épées, leurs piques et leurs arcs.
14 Et je regardai et je me levai, et je dis aux nobles et aux chefs*, et au reste du peuple : Ne les craignez pas ; souvenez-vous du Seigneur, qui est grand et terrible, et combattez pour vos frères, pour vos fils et pour vos filles, pour vos femmes et pour vos maisons.
15 Et quand nos ennemis apprirent que nous étions informés, et que Dieu avait dissipé leur conseil, il arriva que nous retournâmes tous à la muraille, chacun à son travail.
16 Et, dès ce jour-là, la moitié de mes jeunes hommes travaillait à l’oeuvre, et la moitié tenait les piques, et les boucliers*, et les arcs, et les cuirasses ; et les chefs étaient derrière toute la maison de Juda.
17 Ceux qui bâtissaient la muraille, et ceux qui portaient les fardeaux [et] ceux qui les chargeaient, faisaient le travail d’une main, et, de l’autre main, tenaient une arme.
18 Et ceux qui bâtissaient avaient chacun leur épée ceinte sur leurs reins et bâtissaient, et celui qui sonnait de la trompette était à côté de moi.
— v. 16 : petits boucliers, écus.
19 Et je dis aux nobles et aux chefs*, et au reste du peuple : L’ouvrage est grand et étendu, et nous sommes épars sur la muraille, éloignés l’un de l’autre.
20 Au lieu où vous entendrez le son de la trompette, là, rassemblez-vous vers nous ; notre Dieu combattra pour nous.
21 Ainsi nous faisions l’ouvrage ; et la moitié d’entre eux tenait les piques depuis le lever de l’aurore jusqu’à l’apparition des étoiles.
22 Dans ce temps-là aussi je dis au peuple : Que chacun, avec son serviteur*, passe la nuit à l’intérieur de Jérusalem, afin que de nuit ils nous soient une garde, et que de jour [ils fassent] le travail.
23 Et ni moi, ni mes frères, ni mes jeunes hommes, ni les hommes de la garde qui me suivaient, nous n’ôtâmes nos vêtements ; chacun [avait] son arme à sa droite*.

 Chapitre 5
1 Et il y eut un grand cri du peuple et de leurs femmes contre les Juifs, leurs frères.
2 Et il y en avait qui disaient : Nous, nos fils et nos filles, nous sommes nombreux, et nous demandons du blé afin que nous mangions et que nous vivions.
3 Et il y en avait qui disaient : Nous avons dû engager nos champs et nos vignes et nos maisons pour nous procurer du blé dans la disette.
4 Et il y en avait qui disaient : Nous avons emprunté de l’argent sur nos champs et nos vignes pour le tribut du roi ;
5 et pourtant notre chair est comme la chair de nos frères, nos fils comme leurs fils ; et voici, nous réduisons nos fils et nos filles à la servitude, et parmi nos filles, il y en a qui sont [déjà] asservies, et il n’est pas au pouvoir de nos mains [de les racheter], car nos champs et nos vignes sont à d’autres.

6 Et je fus très irrité lorsque j’entendis leur cri et ces paroles.
7 Et mon coeur se consulta sur cela, et je querellai les nobles et les chefs, et je leur dis : Vous exigez de l’intérêt chacun de son frère ! Et je leur opposai une grande congrégation ;
8 et je leur dis : Nous avons racheté, selon notre pouvoir, nos frères, les Juifs, qui avaient été vendus aux nations ; et vous voulez vous-mêmes vendre vos frères ? Et c’est à nous qu’ils se vendraient ? Et ils se turent et ne trouvèrent rien à dire.
9 Et je dis : Ce que vous faites n’est pas bien. Ne devriez-vous pas marcher dans la crainte de notre Dieu, pour n’être pas dans l’opprobre parmi les nations qui nous sont ennemies ?
10 Moi aussi, mes frères et mes jeunes hommes, nous pourrions exiger d’eux, comme intérêt, de l’argent et du blé. Laissons, je vous prie, cette usure.
11 Rendez-leur, aujourd’hui même, je vous prie, leurs champs, leurs vignes, leurs oliviers et leurs maisons, et le centième de l’argent et du blé, du moût et de l’huile, que vous avez exigé d’eux comme intérêt.
12 Et ils dirent : Nous les rendrons et nous ne leur demanderons rien ; nous ferons ainsi, comme tu l’as dit. Et j’appelai les sacrificateurs, et je les fis jurer de faire selon cette parole.
13 Je secouai aussi le pan de ma robe, et je dis : Que Dieu secoue ainsi de sa maison et du fruit de son labeur quiconque n’accomplira pas cette parole, et qu’il soit ainsi secoué et à vide ! Et toute la congrégation dit : Amen ! Et ils louèrent l’Éternel. Et le peuple fit selon cette parole.

14 Dès le jour aussi où je fus établi* leur gouverneur dans le pays de Juda, depuis la vingtième année jusqu’à la trente-deuxième année du roi Artaxerxès, pendant douze ans, ni moi, ni mes frères, nous n’avons mangé le pain du gouverneur.
15 Mais les gouverneurs précédents qui avaient été avant moi, avaient été à charge au peuple, et ils avaient pris d’eux du pain et du vin, et, de plus, quarante sicles d’argent ; leurs jeunes hommes aussi dominaient sur le peuple. Mais moi, je n’ai pas fait ainsi, à cause de la crainte de Dieu.
16 Et j’ai aussi tenu ferme, dans ce travail de la muraille, et nous n’avons acheté aucun champ, et tous mes jeunes hommes étaient rassemblés là pour l’ouvrage.
17 J’avais aussi à ma table cent cinquante Juifs et chefs, outre ceux qui nous venaient du milieu des nations qui nous entouraient.
18 Or ce qui m’était apprêté pour un jour, c’était un boeuf, [et] six moutons choisis ; on m’apprêtait aussi de la volaille, et, tous les dix jours, toutes sortes de vins en abondance ; et avec cela, je n’ai point réclamé le pain du gouverneur, parce que le service pesait lourdement sur ce peuple. Souviens-toi en bien pour moi, ô mon Dieu, de tout ce que j’ai fait pour ce peuple !

Chapitre 6
1 Et il arriva que, lorsque Sanballat, et Tobija, et Guéshem, l’Arabe, et le reste de nos ennemis, apprirent que j’avais bâti la muraille et qu’il n’y restait aucune brèche, quoique jusqu’à ce temps-là je n’eusse pas posé les battants aux portes,
2 Sanballat et Guéshem m’envoyèrent dire : Viens et rencontrons-nous ensemble dans les villages de la vallée* d’Ono. Mais ils pensaient à me faire du mal.
3 Et je leur envoyai des messagers, disant : Je fais un grand travail et je ne puis descendre. Pourquoi le travail cesserait-il pendant que je le quitterais et que je descendrais vers vous ?
4 Et ils m’envoyèrent dire la même chose quatre fois, et je leur répondis de la même manière.
5 Et Sanballat m’envoya son serviteur*, une cinquième fois, de la même manière, une lettre ouverte à la main.
6 Il y était écrit : On entend dire parmi les nations, et Gashmu le dit, que toi et les Juifs vous pensez à vous révolter ; c’est pour cela que tu bâtis la muraille, et, d’après ces dires, c’est toi qui deviendras leur roi.
7 Et même tu as établi des prophètes pour proclamer et dire de toi dans Jérusalem : Il y a un roi en Juda ! Et maintenant, on fera entendre au roi ces mêmes choses ; viens donc maintenant, et tenons conseil ensemble.
8 Et je lui envoyai dire : Aucune des choses dont tu parles n’a eu lieu ; mais tu les inventes dans ton propre coeur.
9 Car ils voulaient tous nous effrayer, disant : Leurs mains se lasseront du travail, et il ne se fera pas. Maintenant donc, fortifie mes mains !
10 Et moi, je vins à la maison de Shemahia, fils de Delaïa, fils de Mehétabeël (et il s’était enfermé) ; et il dit : Rencontrons-nous dans la maison de Dieu, à l’intérieur du temple, et fermons les portes du temple, car ils vont venir pour te tuer, et c’est de nuit* qu’ils vont venir pour te tuer.
11 Et je dis : Un homme comme moi fuirait-il ? Et quel homme comme moi entrerait dans le temple et vivrait ? Je n’entrerai pas.
12 Et je reconnus que, voici, ce n’était pas Dieu qui l’avait envoyé, car il prononçait cette prophétie contre moi, et Tobija et Sanballat le soudoyaient.
13 C’est pour cela qu’il était payé, pour que j’eusse peur et que je fisse ainsi et péchasse, et qu’ils eussent de quoi me faire un mauvais renom, afin de me couvrir d’opprobre.
14 Souviens-toi, ô Dieu, de Tobija et de Sanballat selon ces oeuvres qu’ils ont faites ; et aussi de Noadia, la prophétesse, et du reste des prophètes qui voulaient m’effrayer !
15 Et la muraille fut achevée le vingt-cinquième [jour du mois] d’Élul, en cinquante-deux jours.
16 Et il arriva que, lorsque tous nos ennemis l’apprirent, toutes les nations qui nous environnaient craignirent et furent fort abaissées à leurs propres yeux, et elles reconnurent que cette oeuvre avait été faite de par notre Dieu.
17 En ces jours-là aussi, des nobles de Juda envoyèrent lettres sur lettres à Tobija, et celles de Tobija leur arrivaient ;
18 car plusieurs en Juda lui avaient prêté serment, car il était gendre de Shecania, fils d’Arakh, et Jokhanan, son fils, avait pris la fille de Meshullam, fils de Bérékia.
19 Ils disaient aussi devant moi ses bonnes actions, et ils lui rapportaient mes paroles*. Tobija envoyait des lettres pour m’effrayer.
Chapitre 7
1 Or il arriva, quand la muraille fut bâtie et que j’eus posé les battants [des portes], qu’on établit dans leurs emplois les portiers, et les chantres, et les lévites.
2 Et je chargeai du gouvernement de Jérusalem Hanani, mon frère, et Hanania, chef du château fort ; car c’était un homme fidèle, et il craignait Dieu, plus que beaucoup [d’autres] ;
3 et je leur dis que les portes de Jérusalem ne devaient pas être ouvertes avant que le soleil ne fût chaud, et qu’on devait fermer les battants [des portes] pendant qu’ils étaient là, et mettre les barres, et qu’on devait placer des gardes d’entre les habitants de Jérusalem, chacun à son poste, et chacun devant sa maison.
4 Or la ville était spacieuse et grande, mais le peuple peu nombreux au milieu d’elle, et il n’y avait point de maisons bâties.
5 Et mon Dieu me mit au coeur de rassembler les nobles et les chefs*, et le peuple, pour les enregistrer par généalogies. Et je trouvai le registre généalogique de ceux qui étaient montés au commencement, et j’y trouvai écrit :
6 Voici ceux* de la province qui remontèrent de la captivité de ceux qui avaient été transportés, lesquels Nebucadnetsar, roi de Babylone, avait transportés, et qui retournèrent à Jérusalem et en Juda, chacun à sa ville,
7 ceux qui vinrent avec Zorobabel, Jéshua, Néhémie, Azaria, Raamia, Nakhamani, Mardochée, Bilshan, Mispéreth, Bigvaï, Nehum, [et] Baana.

Nombre des hommes du peuple d’Israel :
8 Les fils de Parhosh, deux mille cent soixante-douze ;
9 les fils de Shephatia, trois cent soixante-douze ;
10 les fils d’Arakh, six cent cinquante-deux ;
11 les fils de Pakhath-Moab, des fils de Jéshua et de Joab, deux mille huit cent dix-huit ;
12 les fils d’Élam, mille deux cent cinquante-quatre ;
13 les fils de Zatthu, huit cent quarante-cinq ;
14 les fils de Zaccaï, sept cent soixante ;
15 les fils de Binnuï, six cent quarante-huit ;
16 les fils de Bébaï, six cent vingt-huit ;
17 les fils d’Azgad, deux mille trois cent vingt-deux ;
18 les fils d’Adonikam, six cent soixante-sept ;
19 les fils de Bigvaï, deux mille soixante-sept ;
20 les fils d’Adin, six cent cinquante-cinq ;
21 les fils d’Ater, [de la famille] d’Ézéchias, quatre-vingt-dix-huit ;
22 les fils de Hashum, trois cent vingt-huit ;
23 les fils de Bétsaï, trois cent vingt-quatre ;
24 les fils de Hariph, cent douze ;
25 les fils de Gabaon, quatre-vingt-quinze ;
26 les hommes de Bethléhem et de Netopha, cent quatre-vingt-huit ;
27 les hommes d’Anathoth, cent vingt-huit ;
28 les hommes de Beth-Azmaveth, quarante-deux ;
29 les hommes de Kiriath-Jéarim, de Kephira et de Beéroth, sept cent quarante-trois ;
30 les hommes de Rama et de Guéba, six cent vingt et un ;
31 les hommes de Micmas, cent vingt-deux ;
32 les hommes de Béthel et d’Aï, cent vingt-trois ;
33 les hommes de l’autre Nébo, cinquante-deux ;
34 les fils de l’autre Élam, mille deux cent cinquante-quatre ;
35 les fils de Harim, trois cent vingt ;
36 les fils de Jéricho, trois cent quarante-cinq ;
37 les fils de Lod, de Hadid et d’Ono, sept cent vingt et un ;
38 les fils de Senaa, trois mille neuf cent trente.

39 Sacrificateurs : les fils de Jedahia, de la maison de Jéshua, neuf cent soixante-treize ;
40 les fils d’Immer, mille cinquante-deux ;
41 les fils de Pashkhur, mille deux cent quarante-sept ;
42 les fils de Harim, mille dix-sept.

43 Lévites : les fils de Jéshua [et] de Kadmiel, d’entre les fils d’Hodva, soixante-quatorze.

44 Chantres : les fils d’Asaph, cent quarante-huit.

45 Portiers : les fils de Shallum, les fils d’Ater, les fils de Talmon, les fils d’Akkub, les fils de Hatita, les fils de Shobaï, cent trente-huit.

46 Nethiniens : les fils de Tsikha, les fils de Hasupha, les fils de Tabbaoth,
47 les fils de Kéros, les fils de Sia, les fils de Padon,
48 les fils de Lebana, les fils de Hagaba, les fils de Sçalmaï,
49 les fils de Hanan, les fils de Guiddel, les fils de Gakhar,
50 les fils de Reaïa, les fils de Retsin, les fils de Nekoda,
51 les fils de Gazzam, les fils d’Uzza, les fils de Paséakh,
52 les fils de Bésaï, les fils de Meünim*, les fils de Nephissim**,
53 les fils de Bakbuk, les fils de Hakupha, les fils de Harkhur,
54 les fils de Batslith, les fils de Mekhida, les fils de Harsha,
55 les fils de Barkos, les fils de Sisera, les fils de Thamakh,
56 les fils de Netsiakh, les fils de Hatipha.
57 Fils des serviteurs de Salomon : les fils de Sotaï, les fils de Sophéreth, les fils de Perida,
58 les fils de Jaala, les fils de Darkon, les fils de Guiddel,
59 les fils de Shephatia, les fils de Hattil, les fils de Pokéreth-Hatsebaïm, les fils d’Amon.

60 Tous les Nethiniens et les fils des serviteurs de Salomon, trois cent quatre-vingt-douze.

61 Et voici ceux qui montèrent de Thel-Mélakh, de Thel-Harsha, de Kerub-Addon, et d’Immer ; mais ils ne purent pas montrer leurs maisons de pères et leur descendance*, s’ils étaient d’Israël :
62 les fils de Delaïa, les fils de Tobija, les fils de Nekoda, six cent quarante-deux ;
63 et des sacrificateurs, les fils de Hobaïa, les fils d’Hakkots, les fils de Barzillaï, qui prit une femme d’entre les filles de Barzillai, le Galaadite, et fut appelé de leur nom.
64 Ceux-ci cherchèrent leur inscription généalogique, mais elle ne se trouva pas ; et ils furent exclus, comme profanes, de la sacrificature.
65 Et le Thirshatha* leur dit qu’ils ne devaient point manger des choses très saintes, jusqu’à ce que fût suscité* le sacrificateur avec les urim et les thummim.
66 Toute la congrégation réunie était de quarante-deux mille trois cent soixante [personnes],
67 sans compter leurs serviteurs et leurs servantes ; ceux-ci [étaient au nombre de] sept mille trois cent trente-sept ; et parmi eux, il y avait deux cent quarante-cinq chanteurs et chanteuses.
68 Ils avaient sept cent trente-six chevaux, deux cent quarante-cinq mulets,
69 quatre cent trente-cinq chameaux, [et] six mille sept cent vingt ânes.

70 Et une partie des chefs des pères firent des dons pour l’oeuvre. Le Thirshatha donna au trésor mille dariques d’or, cinquante bassins, cinq cent trente tuniques de sacrificateurs.
71 Et des chefs des pères donnèrent au trésor de l’oeuvre vingt mille dariques d’or et deux mille deux cents mines d’argent.
72 Et ce que donna le reste du peuple fut vingt mille dariques d’or, et deux mille mines d’argent, et soixante-sept tuniques de sacrificateurs.

73 Et les sacrificateurs, et les lévites, et les portiers, et les chantres, et ceux du peuple, et les Nethiniens, et tout Israël, habitèrent dans leurs villes.
*
Et quand arriva le septième mois, les fils d’Israël étaient dans leurs villes.

Chapitre 8.
 Alors tout le peuple s’assembla comme un seul homme sur la place qui est devant la porte des eaux. Et ils dirent à Esdras, le scribe, d’apporter le livre de la loi de Moïse, que l’Éternel avait commandée à Israël.
2 Et le premier jour du septième mois,* Esdras, le sacrificateur, apporta la loi devant la congrégation des hommes et des femmes, et devant tous ceux qui avaient de l’intelligence pour entendre.
3 Et il y lut devant la place qui est devant la porte des eaux, depuis l’aube* jusqu’à midi, en présence des hommes et des femmes, et de ceux qui avaient de l’intelligence. Et tout le peuple prêtait l’oreille au livre de la loi.
4 Et Esdras, le scribe, se tenait sur une estrade* de bois qu’on avait faite pour l’occasion ; et Matthithia, et Shéma, et Anaïa, et Urie, et Hilkija, et Maascéïa, se tenaient à côté de lui, à sa droite ; et à sa gauche, Pedaïa, et Mishaël, et Malkija, et Hashum, et Hashbaddana, Zacharie, [et] Meshullam.
5 Et Esdras ouvrit le livre aux yeux de tout le peuple, car il était [élevé] au-dessus de tout le peuple ; et quand il l’ouvrit, tout le peuple se tint debout.
6 Et Esdras bénit l’Éternel, le grand Dieu, et tout le peuple répondit : Amen, Amen ! en élevant les mains, et ils s’inclinèrent et se prosternèrent devant l’Éternel, le visage contre terre.
7 Et Jéshua, et Bani, et Shérébia, Jamin, Akkub, Shabthaï, Hodija, Maascéïa, Kelita, Azaria, Jozabad, Hanan, Pelaïa, et les lévites, faisaient comprendre la loi au peuple ; et le peuple se tenait à sa place.
8 Et ils lisaient distinctement dans le livre de la loi de Dieu, et ils en donnaient le sens et le faisaient comprendre lorsqu’on lisait.
9 Et Néhémie, qui était le Thirshatha, et Esdras, le sacrificateur, le scribe, et les lévites qui faisaient comprendre au peuple [ce qu’on lisait], dirent à tout le peuple : Ce jour est saint à l’Éternel, votre Dieu ; ne menez pas deuil et ne pleurez pas ! Car tout le peuple pleurait en entendant les paroles de la loi.
10 Et [Néhémie] leur dit : Allez, mangez de ce qui est gras et buvez de ce qui est doux, et envoyez des portions à ceux qui n’ont rien de préparé, car ce jour est saint, [consacré] à notre Seigneur. Et ne vous affligez pas, car la joie de l’Éternel est votre force.
11 Et les lévites tranquillisèrent tout le peuple, en disant : Taisez-vous, car ce jour est saint, et ne vous affligez pas.
12 Et tout le peuple s’en alla pour manger et pour boire, et pour envoyer des portions, et pour faire de grandes réjouissances ; car ils avaient compris les paroles qu’on leur avait fait connaître.

13 Et le second jour, les chefs des pères de tout le peuple, les sacrificateurs et les lévites, s’assemblèrent auprès d’Esdras, le scribe, et [cela] pour devenir intelligents dans les paroles de la loi.
14 Et ils trouvèrent écrit dans la loi que l’Éternel avait commandée par Moïse, que les fils d’Israël devaient habiter dans des tabernacles pendant la fête du septième mois,
15 et qu’ils devaient faire entendre et faire passer une proclamation dans toutes leurs villes et à Jérusalem, disant : Sortez dans la montagne, et apportez des branches d’olivier, et des branches d’olivier sauvage, et des branches de myrte, et des branches de palmier, et des branches d’arbres touffus, pour faire des tabernacles, comme il est écrit.
16 Et le peuple sortit et [en] apporta, et ils se firent des tabernacles, chacun sur son toit, et dans leurs cours, et dans les parvis* de la maison de Dieu, et sur la place de la porte des eaux, et sur la place de la porte d’Éphraïm.
17 Et toute la congrégation de ceux qui étaient revenus de la captivité fit des tabernacles, et ils habitèrent dans les tabernacles ; car les fils d’Israël n’avaient pas fait cela depuis les jours de Josué*, fils de Nun, jusqu’à ce jour-là. Et il y eut une très grande joie.
18 Et on lut dans le livre de la loi de Dieu chaque jour, depuis le premier jour jusqu’au dernier jour. Et ils célébrèrent la fête sept jours, et au huitième jour, il y eut une assemblée solennelle, selon l’ordonnance.

Chapitre 9
1 Et le vingt-quatrième jour de ce mois,* les fils d’Israël s’assemblèrent avec jeûne et vêtus de sacs, et avec de la terre sur eux.
2 Et la race* d’Israël se sépara de tous les fils de l’étranger ; et ils se tinrent là et confessèrent leurs péchés et les iniquités de leurs pères.
3 Et ils se levèrent à leurs places, et lurent dans le livre de la loi de l’Éternel, leur Dieu, pendant un quart de la journée ; et pendant un quart, ils firent confession et se prosternèrent devant l’Éternel, leur Dieu.
4 Et les lévites, Jéshua, Bani, Kadmiel, Shebania, Bunni, Shérébia, Bani, et Kenani, se levèrent sur l’estrade et crièrent à haute voix à l’Éternel, leur Dieu.
5 Et les lévites, Jéshua, Kadmiel, Bani, Hashabnia, Shérébia, Hodija, Shebania et Pethakhia, dirent : Levez-vous, bénissez l’Éternel, votre Dieu, d’éternité en éternité ! Et qu’on bénisse le nom de ta gloire, qui est haut élevé au-dessus de toute bénédiction et de toute louange.
6 Tu es le Même*, toi seul, ô Éternel ; tu as fait les cieux, les cieux des cieux et toute leur armée, la terre et tout ce qui est sur elle, les mers et tout ce qui est en elles. Et c’est toi qui fais vivre toutes ces choses, et l’armée des cieux t’adore.
7 Tu es le Même*, ô Éternel, Dieu, qui as choisi Abram et l’as fait sortir d’Ur des Chaldéens, et lui as donné le nom d’Abraham.
8 Et tu trouvas son coeur fidèle devant toi, et tu fis avec lui une alliance pour donner le pays du Cananéen, du Héthien, de l’Amoréen, et du Phérézien, et du Jébusien, et du Guirgasien, pour le donner a sa semence ; et tu as accompli tes paroles, car tu es juste.
9 Et tu vis l’affliction de nos pères en Égypte, et tu entendis leur cri vers la mer Rouge,
10 et tu opéras des signes et des prodiges sur le Pharaon, et sur tous ses serviteurs, et sur tout le peuple de son pays, car tu savais qu’ils avaient agi avec fierté contre eux, et tu t’acquis un nom comme [il paraît] aujourd’hui.
11 Et tu fendis la mer devant eux, et ils passèrent à sec par le milieu de la mer ; et ceux qui les poursuivaient, tu les jetas dans les abîmes, comme une pierre dans les eaux puissantes.
—12 Et tu les conduisis de jour par une colonne de nuée, et de nuit par une colonne de feu, afin d’éclairer pour eux le chemin dans lequel ils devaient marcher.
13 Et tu descendis sur la montagne de Sinaï, et tu parlas avec eux depuis les cieux, et tu leur donnas des ordonnances droites et des lois de vérité, de bons statuts et [de bons] commandements.
14 Et tu leur fis connaître ton saint sabbat, et tu leur prescrivis des commandements et des statuts et une loi, par ton serviteur Moïse.
15 Et des cieux tu leur donnas du pain pour leur faim, et tu leur fis sortir du rocher de l’eau pour leur soif, et tu leur dis d’entrer pour prendre possession du pays que tu avais juré* de leur donner,
16 Mais eux, savoir* nos pères, agirent avec fierté, et roidirent leur cou, et n’écoutèrent pas tes commandements,
17 et refusèrent d’entendre, et ne se souvinrent pas de tes merveilles que tu avais faites pour eux ; mais ils roidirent leur cou, et dans leur rébellion ils établirent un chef, pour retourner à leur servitude. Mais toi, tu es un #Dieu* de pardons, faisant grâce, et miséricordieux, lent à la colère, et grand en bonté, et tu ne les as point abandonnés.
18 Même quand ils se firent un veau de fonte, et dirent : C’est ici ton dieu qui t’a fait monter d’Égypte, — et qu’ils te firent de grands outrages,
19 toi, dans tes grandes* compassions, tu ne les abandonnas point dans le désert ; la colonne de nuée ne se retira point de dessus eux, le jour, pour les conduire dans le chemin, ni la colonne de feu, la nuit, pour les éclairer, et [leur montrer] le chemin dans lequel ils devaient marcher.
20 Et tu [leur] donnas ton bon Esprit pour les rendre intelligents, et tu ne refusas pas ta manne à leur bouche, et tu leur donnas de l’eau pour leur soif.
21 Et tu les entretins quarante ans dans le désert : ils ne manquèrent de rien ; leurs vêtements ne s’usèrent point, et leurs pieds n’enflèrent point.
— v. 16 : ou : et. — v. 17 : hébreu : Éloah. — v. 19 : proprement : nombreuses.
22 Et tu leur donnas des royaumes et des peuples, et tu les leur partageas par contrées, et ils prirent possession du pays de Sihon, du pays du roi de Hesbon, aussi bien que du pays d’Og, roi de Basan.
23 Et tu multiplias leurs fils comme les étoiles des cieux, et tu les introduisis dans le pays dont tu avais dit à leurs pères, qu’ils y entreraient pour le posséder.
24 Et leurs fils entrèrent et possédèrent le pays. Et tu subjuguas devant eux les habitants du pays, les Cananéens, et tu les livras en leur main, leurs rois et les peuples du pays, pour leur faire selon leur bon plaisir.
25 Et ils prirent des villes fortifiées, et un pays gras, et ils possédèrent des maisons pleines de tout bien, des puits creusés, des vignes et des oliviers, et des arbres fruitiers en abondance ; et ils mangèrent, et furent rassasiés, et s’engraissèrent ; et ils vécurent dans les délices par ta grande bonté.
26 Mais ils se rebellèrent et se révoltèrent contre toi, et jetèrent ta loi derrière leur dos, et tuèrent tes prophètes qui rendaient témoignage contre* eux pour les ramener à toi, et ils te firent de grands outrages.
27 Et tu les livras en la main de leurs adversaires* qui les opprimèrent. Et au temps de leur détresse ils crièrent à toi, et toi, tu entendis des cieux, et selon tes grandes* compassions tu leur accordas des sauveurs qui les sauvèrent de la main de leurs oppresseurs.
28 Mais quand ils avaient du repos, ils recommençaient à faire le mal devant toi, et tu les abandonnais en la main de leurs ennemis, et ceux-ci dominaient sur eux. Et de nouveau ils criaient à toi, et toi, tu entendais des cieux, et tu les délivras maintes fois, selon tes compassions.
29 Et tu rendis témoignage contre* eux pour les ramener à ta loi ; mais ils agirent avec fierté, et n’écoutèrent pas tes commandements, et péchèrent contre tes ordonnances, par lesquelles, s’il les pratique, un homme vivra ; et ils opposèrent une épaule revêche, et roidirent leur cou, et n’écoutèrent pas.
30 Et tu différas à leur égard pendant beaucoup d’années, et tu rendis témoignage contre* eux par ton Esprit, par le moyen de tes prophètes ; mais ils ne prêtèrent pas l’oreille, et tu les livras en la main des peuples des pays.
31 Toutefois, dans tes grandes compassions, tu n’en finis pas avec eux, et tu ne les abandonnas pas ; car tu es un *Dieu* faisant grâce, et miséricordieux.
— v. 29, 30 : comme 2 Rois 17:13. — v. 31 : hébreu : El.
32 Et maintenant, notre Dieu, le *Dieu grand, puissant et terrible, qui gardes l’alliance et la bonté, que ce ne soit pas peu de chose devant toi que toutes les peines qui nous ont atteints, nous, nos rois, nos princes, et nos sacrificateurs, et nos prophètes, et nos pères, et tout ton peuple, depuis les jours des rois d’Assyrie jusqu’à ce jour-ci.
33 Mais tu es juste dans tout ce qui nous est survenu, car tu as agi avec vérité, et nous, nous avons agi méchamment.
34 Et nos rois, nos princes, nos sacrificateurs, et nos pères, n’ont pas pratiqué ta loi, et n’ont pas été attentifs à tes commandements et à tes témoignages que tu as rendus* au milieu d’eux**.
35 Et ils ne t’ont pas servi dans leur royaume, et dans l’abondance des biens que tu leur avais donnés*, et dans le spacieux et gras pays que tu avais mis devant eux, et ils ne sont pas revenus de leurs mauvaises actions.
36 Voici, nous sommes aujourd’hui serviteurs ; et quant au pays que tu donnas à nos pères pour qu’ils en mangeassent le fruit et les bons produits, voici, nous y sommes serviteurs ;
37 et il rapporte beaucoup aux rois que tu as établis sur nous à cause de nos péchés ; et ils dominent à leur gré sur nos corps et sur notre bétail, et nous sommes dans une grande détresse.
38 Et pour tout cela, nous faisons une ferme alliance, et nous l’écrivons. Et à l’apposition des sceaux* [se trouvèrent] nos princes, nos lévites, [et] nos sacrificateurs.

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Le Cantique des cantiques

26 Avril 2005 Publié dans #fondements bibliques de la FM

Chapitre 1

1 Le cantique des cantiques, qui est de Salomon.
2 Qu’il me baise des baisers de sa bouche ! car tes amours sont meilleures que le vin.
3 Tes parfums sont d’agréable odeur ; ton nom est un parfum répandu ; c’est pourquoi les jeunes filles t’aiment.
4 Tire-moi : nous courrons après toi. - Le roi m’a amenée dans ses chambres. - Nous nous égayerons, et nous nous réjouirons en toi ; nous nous souviendrons* de tes amours plus que du vin. Elles t’aiment avec droiture.
5 Je suis noire, mais je suis agréable, filles de Jérusalem ! comme les tentes de Kédar, comme les tentures de Salomon.
6 Ne me regardez pas, parce que je suis noire, parce que le soleil m’a regardée* : les fils de ma mère se sont irrités contre moi, ils m’ont mise à garder les vignes ; ma vigne qui est à moi, je ne l’ai point gardée.
7 Dis-moi, toi qu’aime mon âme, où tu pais [ton troupeau], où tu le fais reposer à midi ; car pourquoi serais-je comme une femme voilée auprès des troupeaux de tes compagnons ?
8 Si tu ne le sais pas, ô la plus belle parmi les femmes ! sors sur les traces du troupeau, et pais tes chevreaux près des habitations des bergers.
9 Je te compare, mon amie, à une jument aux chars du Pharaon.
10 Tes joues sont agréables avec des rangées de joyaux ; ton cou, avec des colliers.
11 Nous te ferons des chaînes d’or avec des paillettes d’argent.
12 Pendant que le roi est à table, mon nard exhale son odeur.
13 Mon bien-aimé est pour moi un bouquet de myrrhe ; il passera la nuit entre mes seins.
14 Mon bien-aimé est pour moi une grappe de henné dans les vignes d’En-Guédi.
15 Voici, tu es belle, mon amie ; voici, tu es belle ! Tes yeux sont des colombes.
16 Voici, tu es beau, mon bien-aimé ; oui, tu es agréable ! Oui, notre lit est verdoyant.
17 Les solives de nos maisons sont des cèdres ; nos lambris des cyprès.

Chapitre 2
1 Je suis le narcisse de Saron, le lis des vallées.
2 Comme le lis entre les épines, telle est mon amie entre les filles.
3 Comme le pommier entre les arbres de la forêt, tel est mon bien-aimé entre les fils ; j’ai pris plaisir à son ombre, et je m’y suis assise ; et son fruit est doux à mon palais.
4 Il m’a fait entrer dans la maison du vin ; et sa bannière sur moi, c’est l’amour.
5 Soutenez-moi avec des gâteaux de raisins, ranimez-moi avec des pommes ; car je suis malade d’amour.
6 Sa main gauche est sous ma tête, et sa droite m’embrasse.
7 Je vous adjure, filles de Jérusalem, par les gazelles ou par les biches des champs, n’éveillez pas, ne réveillez pas [mon] amour, jusqu’à ce qu’elle* le veuille.
8 La voix de mon bien-aimé ! le voici qui vient, sautant sur les montagnes, bondissant sur les collines.
9 Mon bien-aimé est semblable à la gazelle, ou au faon des biches. Le voici, il se tient derrière notre mur, il regarde par les fenêtres, il regarde* à travers les treillis.
10 Mon bien-aimé m’a parlé, et m’a dit : Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens !
11 Car voici, l’hiver est passé, la pluie a cessé, elle s’en est allée ;
12 les fleurs paraissent sur la terre, la saison des chants est arrivée, et la voix de la tourterelle s’entend dans notre pays ;
13 le figuier embaume ses figues d’hiver, et les vignes en fleur exhalent leur parfum. Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens !
14 Ma colombe, [qui te tiens] dans les fentes du rocher, dans les cachettes des lieux escarpés, montre-moi ton visage, fais-moi entendre ta voix ; car ta voix est douce, et ton visage est agréable.
15 - Prenez-nous les renards, les petits renards qui ravagent les vignes, car nos vignes sont en fleur. -
16 Mon bien-aimé est à moi, et je suis à lui, qui paît parmi les lis,
17 jusqu’à ce que l’aube se lève et que les ombres fuient. - Tourne-toi*; sois semblable, mon bien-aimé, à la gazelle ou au faon des biches sur les montagnes de Béther**.

Chapitre 3
1 Sur mon lit, durant les nuits, j’ai cherché celui qu’aime mon âme ; je l’ai cherché, mais je ne l’ai pas trouvé.
2 - Je me lèverai maintenant, et je ferai le tour de la ville dans les rues et dans les places ; je chercherai celui qu’aime mon âme. - Je l’ai cherché, mais je ne l’ai pas trouvé.
3 Les gardes qui font la ronde par la ville m’ont trouvée. Avez-vous vu celui que mon âme aime ?
4 À peine avais-je passé plus loin*, que j’ai trouvé celui qu’aime mon âme ; je l’ai saisi, et je ne l’ai pas lâché que je ne l’aie amené dans la maison de ma mère, et dans la chambre de celle qui m’a conçue.
5 Je vous adjure, filles de Jérusalem, par les gazelles ou par les biches des champs, n’éveillez pas, ne réveillez pas [mon] amour, jusqu’à ce qu’elle le veuille*.
6 Qui est celle-ci qui monte du désert, comme des colonnes de fumée, parfumée de myrrhe et d’encens, [et] de toutes sortes de poudres des marchands ?
7 - Voici son lit, celui de Salomon ; soixante hommes forts l’entourent, d’entre les hommes forts d’Israël ;
8 tous tiennent l’épée [et] sont exercés à la guerre, ayant chacun son épée sur sa cuisse à cause des frayeurs de la nuit.
9 Le roi Salomon s’est fait un palanquin de bois du Liban.
10 Il a fait ses colonnes d’argent, son dossier d’or, son siège de pourpre, son intérieur pavé d’amour par les filles de Jérusalem.
11 Sortez, filles de Sion, et voyez le roi Salomon, avec la couronne dont sa mère l’a couronné au jour de ses fiançailles, et au jour de la joie de son coeur.

Chapitre 4
1 Voici, tu es belle, mon amie ; voici, tu es belle ! Tes yeux sont des colombes derrière ton voile ; tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres sur les pentes de la montagne de Galaad.
2 Tes dents sont comme un troupeau de [brebis] tondues, qui montent du lavoir, qui toutes ont des jumeaux, et pas une d’elles n’est stérile.
3 Tes lèvres sont comme un fil écarlate, et ta bouche* est agréable ; ta joue est comme un quartier de grenade derrière ton voile.
4 Ton cou est comme la tour de David, bâtie pour y suspendre des armures ; mille boucliers y sont suspendus, tous les pavois des vaillants hommes.
5 Tes deux seins sont comme deux faons jumeaux d’une gazelle, qui paissent parmi les lis.
6 Jusqu’à ce que l’aube se lève, et que les ombres fuient, j’irai à la montagne de la myrrhe et à la colline de l’encens.
7 Tu es toute belle, mon amie, et en toi il n’y a point de défaut.
8 [Viens] avec moi du Liban, [ma] fiancée, viens du Liban avec moi ; regarde du sommet de l’Amana, du sommet du Senir et de l’Hermon, des tanières des lions, des montagnes des léopards.
9 Tu m’as ravi le coeur, ma soeur, [ma] fiancée ; tu m’as ravi le coeur par l’un de tes yeux, par l’un des colliers de ton cou.
10 Que de charme ont tes amours, ma soeur, [ma] fiancée ! Que tes amours sont meilleures que le vin, et l’odeur de tes parfums plus que tous les aromates !
11 Tes lèvres, [ma] fiancée, distillent le miel ; sous ta langue il y a du miel et du lait, et l’odeur de tes vêtements est comme l’odeur du Liban.
12 [Tu es] un jardin clos, ma soeur, [ma] fiancée, une source fermée, une fontaine scellée.
13 Tes plants sont un paradis de grenadiers et de fruits exquis, de henné et de nard,
14 de nard et de safran, de roseau odorant et de cinnamome, avec tous les arbres à encens ; de myrrhe et d’aloès, avec tous les principaux aromates ;
15 une fontaine dans les jardins, un puits d’eaux vives, qui coulent du Liban !
16 Réveille-toi, nord, et viens, midi ; souffle dans mon jardin, pour que ses aromates s’exhalent ! Que mon bien-aimé vienne dans son jardin, et qu’il mange ses fruits exquis.

Chapitre 5
1 Je suis venu dans mon jardin, ma soeur, [ma] fiancée ! J’ai cueilli ma myrrhe avec mes aromates, j’ai mangé mon rayon de miel avec mon miel, j’ai bu mon vin avec mon lait. Mangez, amis ; buvez, buvez abondamment, bien-aimés !
2 Je dormais, mais mon coeur était réveillé. C’est la voix de mon bien-aimé qui heurte : Ouvre-moi, ma soeur, mon amie, ma colombe, ma parfaite ! Car ma tête est pleine de rosée, mes boucles, des gouttes de la nuit.
3 - Je me suis dépouillée de ma tunique*, comment la revêtirais-je ? J’ai lavé mes pieds, comment les salirais-je ? -
4 Mon bien-aimé a avancé sa main par le guichet, et mes entrailles se sont émues à cause de lui.
5 Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé, et de mes mains a dégoutté la myrrhe, et de mes doigts, la myrrhe limpide, sur les poignées du verrou.
6 J’ai ouvert à mon bien-aimé, mais mon bien-aimé s’était retiré, il avait passé plus loin ; mon âme s’en était allée pendant qu’il parlait. Je le cherchai, mais je ne le trouvai pas ; je l’appelai, mais il ne me répondit pas.
7 Les gardes qui font la ronde par la ville me trouvèrent ; ils me frappèrent, ils m’ont blessée ; les gardes des murailles m’ont ôté mon voile de dessus moi.
8 Je vous adjure, filles de Jérusalem, si vous trouvez mon bien-aimé, que lui direz-vous ? Que je suis malade d’amour.
9 Ton bien-aimé qu’est-il de plus qu’un autre bien-aimé, ô la plus belle parmi les femmes ? Ton bien-aimé qu’est-il de plus qu’un autre bien-aimé, que tu nous adjures ainsi ?
10 Mon bien-aimé est blanc et vermeil, un porte-bannière entre dix mille.
11 Sa tête est un or très fin ; ses boucles sont flottantes, noires comme un corbeau ;
12 ses yeux, comme des colombes près des ruisseaux d’eau, baignés dans le lait, bien enchâssés*;
13 ses joues, comme des parterres d’aromates, des corbeilles de fleurs parfumées ; ses lèvres, des lis distillant une myrrhe limpide ;
14 ses mains, des rondelles d’or, où sont enchâssés des chrysolithes ; son ventre, un ivoire poli, couvert de saphirs ;
15 ses jambes, des colonnes de marbre blanc, reposant sur des socles d’or fin ; son port, comme le Liban, distingué comme les cèdres ;
16 son palais est plein de douceur, et toute sa personne est désirable. Tel est mon bien-aimé, tel est mon ami, filles de Jérusalem !

Chapitre 6
1 Où est allé ton bien-aimé, ô la plus belle parmi les femmes ? De quel côté ton bien-aimé s’est-il tourné ? et nous le chercherons avec toi.
2 Mon bien-aimé est descendu dans son jardin, aux parterres des aromates, pour paître dans les jardins et pour cueillir des lis.
3 Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi ; il paît parmi les lis.
4 Tu es belle, mon amie, comme Thirtsa, agréable comme Jérusalem, redoutable comme des troupes sous leurs bannières.
5 Détourne de moi tes yeux, car ils me troublent. Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres sur les pentes de Galaad ;
6 tes dents, comme un troupeau de brebis qui montent du lavoir, qui toutes ont des jumeaux, et pas une d’elles n’est stérile ;
7 ta joue est comme un quartier de grenade derrière ton voile.
8 Il y a soixante reines, et quatre-vingts concubines, et des jeunes filles sans nombre :
9 ma colombe, ma parfaite, est unique ; elle est l’unique de sa mère, la choisie de celle qui l’a enfantée. Les filles l’ont vue, et l’ont dite bienheureuse ; les reines aussi et les concubines, et elles l’ont louée.
10 Qui est celle-ci qui apparaît comme l’aurore, belle comme la lune, pure comme le soleil, redoutable comme des troupes sous leurs bannières ?
11 Je suis descendu au jardin des noisettes, pour voir la verdure de la vallée, pour voir si la vigne bourgeonne, si les grenadiers s’épanouissent.
12 Sans que je m’en aperçusse, mon âme m’a transporté sur les chars de mon peuple de franche volonté.
13 Reviens, reviens, Sulamithe ! reviens, reviens, et que nous te voyions. - Que verriez-vous dans la Sulamithe ? - Comme la danse de deux bandes.

Chapitre 7
1 Que tes pieds sont beaux dans ta chaussure, fille de prince ! Les contours de tes hanches sont comme des joyaux, ouvrage des mains d’un artiste.
2 Ton nombril est une coupe arrondie, où le vin aromatique ne manque pas ; ton ventre, un tas de froment, entouré de lis.
3 Tes deux seins sont comme deux faons jumeaux d’une gazelle.
4 Ton cou est comme une tour d’ivoire ; tes yeux sont comme les étangs [qui sont] à Hesbon, vers la porte de Bath-Rabbim ; ton nez est comme la tour du Liban, qui regarde vers Damas ;
5 ta tête, sur toi, comme le Carmel, et les cheveux de ta tête comme la pourpre. Un roi est enchaîné par [tes] boucles.
6 Que tu es belle, et que tu es agréable, mon amour, dans tes délices !
7 Ta taille ressemble à un palmier, et tes seins à des grappes.
8 J’ai dit : Je monterai sur le palmier, je saisirai ses rameaux ; et que tes seins soient comme les grappes de la vigne, et le parfum de ton nez comme des pommes,
9 et ton palais comme le bon vin,.... *
Qui coule aisément pour mon bien-aimé, [et] qui glisse sur les lèvres de ceux qui s’endorment.
10 Je suis à mon bien-aimé, et son désir se porte vers moi.
11 - Viens, mon bien-aimé, sortons aux champs, passons la nuit dans les villages.
12 Nous nous lèverons dès le matin, [pour aller] aux vignes ; nous verrons si la vigne bourgeonne, si la fleur s’ouvre, si les grenadiers s’épanouissent : là je te donnerai mes amours.
13 Les mandragores donnent [leur] parfum ; et à nos portes il y a tous les fruits exquis, nouveaux et anciens : mon bien-aimé, je les ai gardés pour toi !

Chapitre 8
1 Oh ! que tu fusses pour moi comme un frère qui ait sucé les mamelles de ma mère ! Si je te trouvais dehors, je t’embrasserais, sans qu’on m’en méprisât.
2 Je t’amènerais, je t’introduirais dans la maison de ma mère : tu m’instruirais*; je te ferais boire du vin aromatisé, du jus de mes grenades.
3 Sa main gauche serait sous ma tête, et sa droite m’embrasserait !
4 Je vous adjure, filles de Jérusalem, pourquoi éveilleriez-vous, et pourquoi réveilleriez-vous [mon] amour, avant qu’elle le veuille* !
5 Qui est celle-ci qui monte du désert, s’appuyant sur son bien-aimé ? - Je t’ai réveillée sous le pommier : là ta mère t’a enfantée dans les douleurs, là celle qui t’a enfantée a été en travail.
6 Mets-moi comme un cachet sur ton coeur, comme un cachet sur ton bras ; car l’amour est fort comme la mort, la jalousie, cruelle comme le shéol ; ses ardeurs sont des ardeurs de feu, une flamme de Jah*.
7 Beaucoup d’eaux ne peuvent éteindre l’amour, et des fleuves ne le submergent pas ; si un homme donnait tous les biens de sa maison pour l’amour, on l’aurait en un profond mépris.
8 Nous avons une petite soeur, et elle n’a pas encore de seins. Que ferons-nous pour notre soeur, au jour qu’on parlera d’elle ?
9 - Si elle est une muraille, nous bâtirons sur elle une demeure* d’argent ; et si elle est une porte, nous la fermerons avec une planche de cèdre.
10 Je suis une muraille, et mes seins sont des tours ; je fus alors à ses yeux comme celle qui a trouvé la paix. -
11 Salomon avait une vigne à Baal-Hamon : il remit la vigne à des gardiens ; chacun devait apporter pour son fruit mille [pièces] d’argent.
12 Ma vigne, qui est à moi, est devant moi. À toi, Salomon, les mille [pièces] ; et deux cents pour ceux qui en gardent le fruit.
13 Habitante des jardins, les compagnons sont attentifs à ta voix ! Fais que je l’entende !
14 Fuis, mon bien-aimé, et sois semblable à une gazelle ou au faon des biches, sur les montagnes des aromates.

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Le livre d'Aggée

26 Avril 2005 Publié dans #fondements bibliques de la FM

AGGEE 1

[La négligence des Juifs à rebâtir le Temple. Exhortation à reprendre l'ouvrage.]

1 La seconde année du Roi Darius, le premier jour du sixième mois, la parole de l'Eternel fut [adressée] par le moyen d'Aggée le Prophète, à Zorobabel, fils de Salathiel, Gouverneur de Judée, et à Jéhosuah, fils de Jéhotsadak, grand Sacrificateur, en disant :

2 Ainsi a parlé l'Erternel des armées, en disant : Ce peuple-ci a dit : Le temps n'est pas ecore venu, le temps de rebâtir la maison de l'Eternel.

3 C'est pourquoi la parole de l'Eternel a été adressée par le moyen d'Aggée le Prophète, en disant :

4 Est-il temps pour vous d'habiter dans vos maisons lambrissées, pendant que cette maison demeure désolée ?

5 Maintenat donc ainsi a dit l'Eternel des armées : Considérez attentivement votre conduite.

6 Vous avez semé beaucoup, mais vous avez peu serré ; vous avez mangé, mais non pas jusqu'à être rassasiés ; vous avez bu, mais vous n'avez pas eu de quoi boire abondamment ; vous avez été vêtus, mais non pas jusqu'à en être échauffés, et celui qui se loue, se loue [pour mettre] son salaire dans un sac percé.

7 Ainsi a dit l'Eternel des armées : Pesez bien votre conduite.

8 Montez à la montagne, apportez du bois, et bâtissez cette maison ; et j'y prendrai mon plaisir, et je serai glorifié, a dit l'Eternel.

9 On regardait à beaucoup, et voici, [tout est revenu] à peu ; et vous l'avez apporté à la maison, et j'ai soufflé desssus ; pourquoi ? A cause de ma maison, dit l'Eternel des armées, laquelle demeure désolée, pendant que vous courez chacun à sa maison.10 A cause de cela les cieux se sont fermés sur nous pour ne point donner la rosée, et la terre a retenu son rapport.

11 Et j'ai appelé la sécheresse sur la terre, et sur les montagnes, et sur le froment, et sur le moût, et sur l'huile, et sur [tout] ce que la terre produit, et sur les hommes, et sur les bêtes, et sur tout le travail des mains.

12 Zorobabel donc, fils de Salathiel, et Jéhosuah, fils de Jéhotsadak, grand Sacrificateur, et tout le reste du peuple, entendirent la voix de l'Eternel leur Dieu, et les paroles d'Aggée le Prophète, ainsi que l'Eternel leur Dieu l'avait envoyé ; et le peuple eut peur de la présence de l'Eternel.

13 Et Aggée, Ambassadeur de l'Eternel, parla au peuple, suivant l'ambassade de l'Eternel, en disant : Je suis avec vous, dit l'Eternel.

14 Et l'Eternel excita l'esprit de Zorobabel fils de Salathiel, Gouverneur de Juda, et l'esprit de Jéhosuah, fils de Jéhotsadak, grand Sacrificateur, et l'esprit de tout le reste du peuple ; et ils vinrent, et travaillèrent à la maison de l'Eternel leur Dieu.

15 Le vingt-quatrième jour du sixième mois, de la seconde année du Roi Darius.

 

AGGEE 2

[Exhortation à achever le Temple. Prédiction de la gloire de cette seconde Maison. Promesse à Zorobabel.]

1 Le vingt et unième jour du septième mois, la parole de l'Eternel fut [adressée] par le moyen d'Aggée le Prophète, en disant :

2 Parle maintenant à Zorobabel, fils de Salathiel, Gouverneur de Juda, et à Jéhosuah, fils de Jéhotsadak, grand Sacrificateur, et au reste du peuple, et leur dis :

3 Qui est celui qui est demeuré de reste d'entre vous, qui ait vu cette maison dans sa première gloire, et telle que vous la voyez maintenant ? N'est-elle pas comme un rien devant vos yeux, au prix de celle-là ?

4 Maintenant donc toi, Zorobabel, fortifie-toi, dit l'Eternel ; aussi toi, Jéhosuah, fils de Jéhotsadak, grand Sacrificateur, fortifie toi ; vous aussi, tout le peuple du pays, fortifiez-vous, dit l'Eternel, et travaillez, car je suis avec vous, dit l'Eternel des armées.

5 La parole de [l'alliance] que je traitai avec vous, quand vous sortîtes d'Egypte, et mon esprit demeurent au milieu de vous ; ne craignez point.

6 Car ainsi a dit l'Eternel des armées : encore une fois, ce qui [même sera] dans peu de temps, j'ébranlerai les cieux et la terre, la mer, et le sec ;

7 Et j'ébranlerai toutes les nations ; et les désirés d'entre toutes les nations viendront ; et je remplirai de gloire cette maison ; a dit l'Eternel des armées.

8 L'argent est à moi, et l'or est à moi, dit l'Eternel des armées.

9 La gloire ce cette dernière maison-ci sera plus grande que celle de la première, a dit l'Eternel des armées, et je mettrai la paix en ce lieux-ci, dit l'Eternel des armées.

10 Le vingt-quatrième jour du neuvième mois de la seconde année de Darius, la parole de l'Eternel fut [adressée] par le moyen d'Aggée le Prophète, en disant :

11 Ainsi a dit l'Eternel des armées : Interroge maintenant les Sacrificateurs touchant la loi, en disant :

12 Si quelqu'un porte au coin de son vêtement de la chair sanctifiée, et qu'il touche du coin de son vêtement à du pain, ou à quelque chose cuite, ou à du vin, ou à de l'huile, ou à quelque viande que ce soit, cela en sera-t-il sanctifié ? Et les Sacrificateurs répondirent, et dirent : Non.

13 Alors Aggée dit : Si celui qui est souillé pour un mort touche toutes ces choses-là, ne seront-elles pas souillées ? Et les Sacrificateurs répondirent, et dirent : Elles seront souillées.

14 Alors Aggée répondit, et dit : Ainsi est ce peuple, et ainsi est cette nation devant ma face, dit l'Eternel ; et ainsi est toute l'oeuvre de leurs mains ; même ce qu'ils offrent ici, est souillé.

15 Maintenant donc mettez ceci, je vous prie, dans votre coeur ; depuis ce jour et au-dessus, avant qu'on remît pierre sur pierre au Temple de l'Eternel,

16 Avant cela, [dis-je], quand on est venu à un monceau [de blé], [au lieu] de vingt [mesures], il ne s'y en est trouvé que dix ; et quand on est venu au pressoir, au lieu de puiser du pressoir cinquante [mesures], il ne s'y en est trouvé que vingt.

17 Je vous ai frappés de brûlure, et de nielle, et de grêle dans tout le labeur de vos mains ; et vous n'êtes point [retournés] à moi, dit l'Eternel.

18 Mettez maintenant ceci dans votre coeur ; depuis ce jour, et au-dessus, depuis, [dis-je], le vingt-quatrième jour du neuvième mois, depuis ce jour-ci auquel les fondements du Temple de l'Eternel ont été jetés, mettez ceci dans votre coeur ;

19 Ce que vous avez semé [est-il] encore [retourné] au grenier ? Même jusqu'à la vigne, et au figuier, et au grenadier, et à l'olivier, rien n'a rapporté ; [mais] depuis ce jour-ci je donnerai la bénédiction.

20 Et la parole de l'Eternel fut [adressée] pour la seconde fois à Aggée, le vingt-quatrième jour du mois, en disant :

21 Parle à Zorobabel, Gouverneur de Juda, en disant : J'ébranlerai les cieux et la terre ;

22 Je renverserai le trône des Royaumes, je détruirai la force des Royaumes des Nations ! je renverserai les chariots, et ceux qui montent dessus ; et les chevaux, et ceux qui sont montés dessus, seront abattus, chacun par l'épée de son frère.

23 En ce temps là, dit l'Eternel des armées, je te prendrai, ô Zorobabel ! fils de Salathiel, mon serviteur, dit l'Eternel, et je te mettrai comme un anneau de cachet ; car je t'ai élu, dit l'Eternel des armées.

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2. Salomon fit dire..."> Le livre des Rois

26 Avril 2005 Publié dans #fondements bibliques de la FM

1. Hiram, roi de Tyr, envoya ses serviteurs vers Salomon, car il apprit qu'on l'avait oint pour roi à la place de son père, et il avait toujours aimé David. <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />

2. Salomon fit dire à Hiram:

3. Tu sais que David, mon père, n'a pas pu bâtir une maison à l'Éternel, son Dieu, à cause des guerres dont ses ennemis l'ont enveloppé jusqu'à ce que l'Éternel les eût mis sous la plante de ses pieds.

4. Maintenant l'Éternel, mon Dieu, m'a donné du repos de toutes parts; plus d'adversaires, plus de calamités!

5. Voici, j'ai l'intention de bâtir une maison au nom de l'Éternel, mon Dieu, comme l'Éternel l'a déclaré à David, mon père, en disant: Ton fils que je mettrai à ta place sur ton trône, ce sera lui qui bâtira une maison à mon nom.

6. Ordonne maintenant que l'on coupe pour moi des cèdres du Liban. Mes serviteurs seront avec les tiens, et je te paierai le salaire de tes serviteurs tel que tu l'auras fixé; car tu sais qu'il n'y a personne parmi nous qui s'entende à couper les bois comme les Sidoniens.

7. Lorsqu'il entendit les paroles de Salomon, Hiram eut une grande joie, et il dit: Béni soit aujourd'hui l'Éternel, qui a donné à David un fils sage pour chef de ce grand peuple!

8. Et Hiram fit répondre à Salomon: J'ai entendu ce que tu m'as envoyé dire. Je ferai tout ce qui te plaira au sujet des bois de cèdre et des bois de cyprès.

9. Mes serviteurs les descendront du Liban à la mer, et je les expédierai par mer en radeaux jusqu'au lieu que tu m'indiqueras; là, je les ferai délier, et tu les prendras. Ce que je désire en retour, c'est que tu fournisses des vivres à ma maison.

10. Hiram donna à Salomon des bois de cèdre et des bois de cyprès autant qu'il en voulut.

11. Et Salomon donna à Hiram vingt mille cors de froment pour l'entretien de sa maison et vingt cors d'huile d'olives concassées; c'est ce que Salomon donna chaque année à Hiram.

12. L'Éternel donna de la sagesse à Salomon, comme il le lui avait promis. Et il y eut paix entre Hiram et Salomon, et ils firent alliance ensemble.

13. Le roi Salomon leva sur tout Israël des hommes de corvée; ils étaient au nombre de trente mille.

14. Il les envoya au Liban, dix mille par mois alternativement; ils étaient un mois au Liban, et deux mois chez eux. Adoniram était préposé sur les hommes de corvée.

15. Salomon avait encore soixante-dix mille hommes qui portaient les fardeaux et quatre-vingt mille qui taillaient les pierres dans la montagne,

16. sans compter les chefs, au nombre de trois mille trois cents, préposés par Salomon sur les travaux et chargés de surveiller les ouvriers.

17. Le roi ordonna d'extraire de grandes et magnifiques pierres de taille pour les fondements de la maison.

18. Les ouvriers de Salomon, ceux de Hiram, et les Guibliens, les taillèrent, et ils préparèrent les bois et les pierres pour bâtir la maison.

1Rois 6

1. Ce fut la quatre cent quatre-vingtième année après la sortie des enfants d'Israël du pays d'Égypte que Salomon bâtit la maison à l'Éternel, la quatrième année de son règne sur Israël, au mois de Ziv, qui est le second mois.

2. La maison que le roi Salomon bâtit à l'Éternel avait soixante coudées de longueur, vingt de largeur, et trente de hauteur.

3. Le portique devant le temple de la maison avait vingt coudées de longueur répondant à la largeur de la maison, et dix coudées de profondeur sur la face de la maison.

4. Le roi fit à la maison des fenêtres solidement grillées.

5. Il bâtit contre le mur de la maison des étages circulaires, qui entouraient les murs de la maison, le temple et le sanctuaire; et il fit des chambres latérales tout autour.

6. L'étage inférieur était large de cinq coudées, celui du milieu de six coudées, et le troisième de sept coudées; car il ménagea des retraites à la maison tout autour en dehors, afin que la charpente n'entrât pas dans les murs de la maison.

7. Lorsqu'on bâtit la maison, on se servit de pierres toutes taillées, et ni marteau, ni hache, ni aucun instrument de fer, ne furent entendus dans la maison pendant qu'on la construisait.

8. L'entrée des chambres de l'étage inférieur était au côté droit de la maison; on montait à l'étage du milieu par un escalier tournant, et de l'étage du milieu au troisième.

9. Après avoir achevé de bâtir la maison, Salomon la couvrit de planches et de poutres de cèdre.

10. Il donna cinq coudées de hauteur à chacun des étages qui entouraient toute la maison, et il les lia à la maison par des bois de cèdre.

11. L'Éternel adressa la parole à Salomon, et lui dit: Tu bâtis cette maison!

12. Si tu marches selon mes lois, si tu pratiques mes ordonnances, si tu observes et suis tous mes commandements, j'accomplirai à ton égard la promesse que j'ai faite à David, ton père,

13. j'habiterai au milieu des enfants d'Israël, et je n'abandonnerai point mon peuple d'Israël.

14. Après avoir achevé de bâtir la maison,

15. Salomon en revêtit intérieurement les murs de planches de cèdre, depuis le sol jusqu'au plafond; il revêtit ainsi de bois l'intérieur, et il couvrit le sol de la maison de planches de cyprès.

16. Il revêtit de planches de cèdre les vingt coudées du fond de la maison, depuis le sol jusqu'au haut des murs, et il réserva cet espace pour en faire le sanctuaire, le lieu très saint.

17. Les quarante coudées sur le devant formaient la maison, c'est-à-dire le temple.

18. Le bois de cèdre à l'intérieur de la maison offrait des sculptures de coloquintes et de fleurs épanouies; tout était de cèdre, on ne voyait aucune pierre.

19. Salomon établit le sanctuaire intérieurement au milieu de la maison, pour y placer l'arche de l'alliance de l'Éternel.

20. Le sanctuaire avait vingt coudées de longueur, vingt coudées de largeur, et vingt coudées de hauteur. Salomon le couvrit d'or pur. Il fit devant le sanctuaire un autel de bois de cèdre et le couvrit d'or.

21. Il couvrit d'or pur l'intérieur de la maison, et il fit passer le voile dans des chaînettes d'or devant le sanctuaire, qu'il couvrit d'or.

22. Il couvrit d'or toute la maison, la maison tout entière, et il couvrit d'or tout l'autel qui était devant le sanctuaire.

23. Il fit dans le sanctuaire deux chérubins de bois d'olivier sauvage, ayant dix coudées de hauteur.

24. Chacune des deux ailes de l'un des chérubins avait cinq coudées, ce qui faisait dix coudées de l'extrémité d'une de ses ailes à l'extrémité de l'autre.

25. Le second chérubin avait aussi dix coudées. La mesure et la forme étaient les mêmes pour les deux chérubins.

26. La hauteur de chacun des deux chérubins était de dix coudées.

27. Salomon plaça les chérubins au milieu de la maison, dans l'intérieur. Leurs ailes étaient déployées: l'aile du premier touchait à l'un des murs, et l'aile du second touchait à l'autre mur; et leurs autres ailes se rencontraient par l'extrémité au milieu de la maison.

28. Salomon couvrit d'or les chérubins.

29. Il fit sculpter sur tout le pourtour des murs de la maison, à l'intérieur et à l'extérieur, des chérubins, des palmes et des fleurs épanouies.

30. Il couvrit d'or le sol de la maison, à l'intérieur et à l'extérieur.

31. Il fit à l'entrée du sanctuaire une porte à deux battants, de bois d'olivier sauvage; l'encadrement avec les poteaux équivalait à un cinquième du mur.

32. Les deux battants étaient de bois d'olivier sauvage. Il y fit sculpter des chérubins, des palmes et des fleurs épanouies, et il les couvrit d'or; il étendit aussi l'or sur les chérubins et sur les palmes.

33. Il fit de même, pour la porte du temple, des poteaux de bois d'olivier sauvage, ayant le quart de la dimension du mur, et deux battants de bois de cyprès;

34. chacun des battants était formé de deux planches brisées.

35. Il y fit sculpter des chérubins, des palmes et des fleurs épanouies, et il les couvrit d'or, qu'il étendit sur la sculpture.

36. Il bâtit le parvis intérieur de trois rangées de pierres de taille et d'une rangée de poutres de cèdre.

37. La quatrième année, au mois de Ziv, les fondements de la maison de l'Éternel furent posés;

38. et la onzième année, au mois de Bul, qui est le huitième mois, la maison fut achevée dans toutes ses parties et telle qu'elle devait être. Salomon la construisit dans l'espace de sept ans.

1Rois 7

1. Salomon bâtit encore sa maison, ce qui dura treize ans jusqu'à ce qu'il l'eût entièrement achevée.

2. Il construisit d'abord la maison de la forêt du Liban, longue de cent coudées, large de cinquante coudées, et haute de trente coudées. Elle reposait sur quatre rangées de colonnes de cèdre, et il y avait des poutres de cèdre sur les colonnes.

3. On couvrit de cèdre les chambres qui portaient sur les colonnes et qui étaient au nombre de quarante-cinq, quinze par étage.

4. Il y avait trois étages, à chacun desquels se trouvaient des fenêtres les unes vis-à-vis des autres.

5. Toutes les portes et tous les poteaux étaient formés de poutres en carré; et, à chacun des trois étages, les ouvertures étaient les unes vis-à-vis des autres.

6. Il fit le portique des colonnes, long de cinquante coudées et large de trente coudées, et un autre portique en avant avec des colonnes et des degrés sur leur front.

7. Il fit le portique du trône, où il rendait la justice, le portique du jugement; et il le couvrit de cèdre, depuis le sol jusqu'au plafond.

8. Sa maison d'habitation fut construite de la même manière, dans une autre cour, derrière le portique. Et il fit une maison du même genre que ce portique pour la fille de Pharaon, qu'il avait prise pour femme.

9. Pour toutes ces constructions on employa de magnifiques pierres, taillées d'après des mesures, sciées avec la scie, intérieurement et extérieurement, et cela depuis les fondements jusqu'aux corniches, et en dehors jusqu'à la grande cour.

10. Les fondements étaient en pierres magnifiques et de grande dimension, en pierres de dix coudées et en pierres de huit coudées.

11. Au-dessus il y avait encore de magnifiques pierres, taillées d'après des mesures, et du bois de cèdre.

12. La grande cour avait dans tout son circuit trois rangées de pierres de taille et une rangée de poutres de cèdre, comme le parvis intérieur de la maison de l'Éternel, et comme le portique de la maison.

13. Le roi Salomon fit venir de Tyr Hiram,

14. fils d'une veuve de la tribu de Nephthali, et d'un père Tyrien, qui travaillait sur l'airain. Hiram était rempli de sagesse, d'intelligence, et de savoir pour faire toutes sortes d'ouvrages d'airain. Il arriva auprès du roi Salomon, et il exécuta tous ses ouvrages.

15. Il fit les deux colonnes d'airain. La première avait dix-huit coudées de hauteur, et un fil de douze coudées mesurait la circonférence de la seconde.

16. Il fondit deux chapiteaux d'airain, pour mettre sur les sommets des colonnes; le premier avait cinq coudées de hauteur, et le second avait cinq coudées de hauteur.

17. Il fit des treillis en forme de réseaux, des festons façonnés en chaînettes, pour les chapiteaux qui étaient sur le sommet des colonnes, sept pour le premier chapiteau, et sept pour le second chapiteau.

18. Il fit deux rangs de grenades autour de l'un des treillis, pour couvrir le chapiteau qui était sur le sommet d'une des colonnes; il fit de même pour le second chapiteau.

19. Les chapiteaux qui étaient sur le sommet des colonnes, dans le portique, figuraient des lis et avaient quatre coudées.

20. Les chapiteaux placés sur les deux colonnes étaient entourés de deux cents grenades, en haut, près du renflement qui était au delà du treillis; il y avait aussi deux cents grenades rangées autour du second chapiteau.

21. Il dressa les colonnes dans le portique du temple; il dressa la colonne de droite, et la nomma Jakin; puis il dressa la colonne de gauche, et la nomma Boaz.

22. Il y avait sur le sommet des colonnes un travail figurant des lis. Ainsi fut achevé l'ouvrage des colonnes.

23. Il fit la mer de fonte. Elle avait dix coudées d'un bord à l'autre, une forme entièrement ronde, cinq coudées de hauteur, et une circonférence que mesurait un cordon de trente coudées.

24. Des coloquintes l'entouraient au-dessous de son bord, dix par coudées, faisant tout le tour de la mer; les coloquintes, disposées sur deux rangs, étaient fondues avec elle en une seule pièce.

25. Elle était posée sur douze boeufs, dont trois tournés vers le nord, trois tournés vers l'occident, trois tournés vers le midi, et trois tournés vers l'orient; la mer était sur eux, et toute la partie postérieure de leur corps était en dedans.

26. Son épaisseur était d'un palme; et son bord, semblable au bord d'une coupe, était façonné en fleur de lis. Elle contenait deux mille baths.

27. Il fit les dix bases d'airain. Chacune avait quatre coudées de longueur, quatre coudées de largeur, et trois coudées de hauteur.

28. Voici en quoi consistaient ces bases. Elles étaient formées de panneaux, liés aux coins par des montants.

29. Sur les panneaux qui étaient entre les montants il y avait des lions, des boeufs et des chérubins; et sur les montants, au-dessus comme au-dessous des lions et des boeufs, il y avait des ornements qui pendaient en festons.

30. Chaque base avait quatre roues d'airain avec des essieux d'airain; et aux quatre angles étaient des consoles de fonte, au-dessous du bassin, et au delà des festons.

31. Le couronnement de la base offrait à son intérieur une ouverture avec un prolongement d'une coudée vers le haut; cette ouverture était ronde, comme pour les ouvrages de ce genre, et elle avait une coudée et demie de largeur; il s'y trouvait aussi des sculptures. Les panneaux étaient carrés, et non arrondis.

32. Les quatre roues étaient sous les panneaux, et les essieux des roues fixés à la base; chacune avait une coudée et demie de hauteur.

33. Les roues étaient faites comme celles d'un char. Leurs essieux, leurs jantes, leurs rais et leurs moyeux, tout était de fonte.

34. Il y avait aux quatre angles de chaque base quatre consoles d'une même pièce que la base.

35. La partie supérieure de la base se terminait par un cercle d'une demi-coudée de hauteur, et elle avait ses appuis et ses panneaux de la même pièce.

36. Il grava sur les plaques des appuis, et sur les panneaux, des chérubins, des lions et des palmes, selon les espaces libres, et des guirlandes tout autour.

37. C'est ainsi qu'il fit les dix bases: la fonte, la mesure et la forme étaient les mêmes pour toutes.

38. Il fit dix bassins d'airain. Chaque bassin contenait quarante baths, chaque bassin avait quatre coudées, chaque bassin était sur l'une des dix bases.

39. Il plaça cinq bases sur le côté droit de la maison, et cinq bases sur le côté gauche de la maison; et il plaça la mer du côté droit de la maison, au sud-est.

40. Hiram fit les cendriers, les pelles et les coupes. Ainsi Hiram acheva tout l'ouvrage que le roi Salomon lui fit faire pour la maison de l'Éternel;

41. deux colonnes, avec les deux chapiteaux et leurs bourrelets sur le sommet des colonnes; les deux treillis, pour couvrir les deux bourrelets des chapiteaux sur le sommet des colonnes;

42. les quatre cents grenades pour les deux treillis, deux rangées de grenades par treillis, pour couvrir les deux bourrelets des chapiteaux sur le sommet des colonnes;

43. les dix bases, et les dix bassins sur les bases;

44. la mer, et les douze boeufs sous la mer;

45. les cendriers, les pelles et les coupes. Tous ces ustensiles que le roi Salomon fit faire à Hiram pour la maison de l'Éternel étaient d'airain poli.

46. Le roi les fit fondre dans la plaine du Jourdain dans un sol argileux, entre Succoth et Tsarthan.

47. Salomon laissa tout ces ustensiles sans vérifier le poids de l'airain, parce qu'ils étaient en très grande quantité.

48. Salomon fit encore tous les autres ustensiles pour la maison de l'Éternel: l'autel d'or; la table d'or, sur laquelle on mettait les pains de proposition;

49. les chandeliers d'or pur, cinq à droite et cinq à gauche, devant le sanctuaire, avec les fleurs, les lampes et les mouchettes d'or;

50. les bassins, les couteaux, les coupes, les tasses et les brasiers d'or pur; et les gonds d'or pour la porte de l'intérieur de la maison à l'entrée du lieu très saint, et pour la porte de la maison à l'entrée du temple.

51. Ainsi fut achevé tout l'ouvrage que le roi Salomon fit pour la maison de l'Éternel. Puis il apporta l'argent, l'or et les ustensiles, que David, son père, avait consacrés, et il les mit dans les trésors de la maison de l'Éternel.

1Rois 8

1. Alors le roi Salomon assembla près de lui à Jérusalem les anciens d'Israël et tous les chefs des tribus, les chefs de famille des enfants d'Israël, pour transporter de la cité de David, qui est Sion, l'arche de l'alliance de l'Éternel.

2. Tous les hommes d'Israël se réunirent auprès du roi Salomon, au mois d'Éthanim, qui est le septième mois, pendant la fête.

3. Lorsque tous les anciens d'Israël furent arrivés, les sacrificateurs portèrent l'arche.

4. Ils transportèrent l'arche de l'Éternel, la tente d'assignation, et tous les ustensiles sacrés qui étaient dans la tente: ce furent les sacrificateurs et les Lévites qui les transportèrent.

5. Le roi Salomon et toute l'assemblée d'Israël convoquée auprès de lui se tinrent devant l'arche. Ils sacrifièrent des brebis et des boeufs, qui ne purent être ni comptés, ni nombrés, à cause de leur multitude.

6. Les sacrificateurs portèrent l'arche de l'alliance de l'Éternel à sa place, dans le sanctuaire de la maison, dans le lieu très saint, sous les ailes des chérubins.

7. Car les chérubins avaient les ailes étendues sur la place de l'arche, et ils couvraient l'arche et ses barres par-dessus.

8. On avait donné aux barres une longueur telle que leurs extrémités se voyaient du lieu saint devant le sanctuaire, mais ne se voyaient point du dehors. Elles ont été là jusqu'à ce jour.

9. Il n'y avait dans l'arche que les deux tables de pierre, que Moïse y déposa en Horeb, lorsque l'Éternel fit alliance avec les enfants d'Israël, à leur sortie du pays d'Égypte.

10. Au moment où les sacrificateurs sortirent du lieu saint, la nuée remplit la maison de l'Éternel.

11. Les sacrificateurs ne purent pas y rester pour faire le service, à cause de la nuée; car la gloire de l'Éternel remplissait la maison de l'Éternel.

12. Alors Salomon dit: L'Éternel veut habiter dans l'obscurité!

13. J'ai bâti une maison qui sera ta demeure, un lieu où tu résideras éternellement!

14. Le roi tourna son visage, et bénit toute l'assemblée d'Israël; et toute l'assemblée d'Israël était debout.

15. Et il dit: Béni soit l'Éternel, le Dieu d'Israël, qui a parlé de sa bouche à David, mon père, et qui accomplit par sa puissance ce qu'il avait déclaré en disant:

16. Depuis le jour où j'ai fait sortir d'Égypte mon peuple d'Israël, je n'ai point choisi de ville parmi toutes les tribus d'Israël pour qu'il y fût bâti une maison où résidât mon nom, mais j'ai choisi David pour qu'il régnât sur mon peuple d'Israël!

17. David, mon père, avait l'intention de bâtir une maison au nom de l'Éternel, le Dieu d'Israël.

18. Et l'Éternel dit à David, mon père: Puisque tu as eu l'intention de bâtir une maison à mon nom, tu as bien fait d'avoir eu cette intention.

19. Seulement, ce ne sera pas toi qui bâtiras la maison; mais ce sera ton fils, sorti de tes entrailles, qui bâtira la maison à mon nom.

20. L'Éternel a accompli la parole qu'il avait prononcée. Je me suis élevé à la place de David, mon père, et je me suis assis sur le trône d'Israël, comme l'avait annoncé l'Éternel, et j'ai bâti la maison au nom de l'Éternel, le Dieu d'Israël.

21. J'y ai disposé un lieu pour l'arche où est l'alliance de l'Éternel, l'alliance qu'il a faite avec nos pères quand il les fit sortir du pays d'Égypte.

22. Salomon se plaça devant l'autel de l'Éternel, en face de toute l'assemblée d'Israël. Il étendit ses mains vers le ciel, et il dit:

23. O Éternel, Dieu d'Israël! Il n'y a point de Dieu semblable à toi, ni en haut dans les cieux, ni en bas sur la terre: tu gardes l'alliance et la miséricorde envers tes serviteurs qui marchent en ta présence de tout leur coeur!

24. Ainsi tu as tenu parole à ton serviteur David, mon père; et ce que tu as déclaré de ta bouche, tu l'accomplis en ce jour par ta puissance.

25. Maintenant, Éternel, Dieu d'Israël, observe la promesse que tu as faite à David, mon père, en disant: Tu ne manqueras jamais devant moi d'un successeur assis sur le trône d'Israël, pourvu que tes fils prennent garde à leur voie et qu'ils marchent en ma présence comme tu as marché en ma présence.

26. Oh! qu'elle s'accomplisse, Dieu d'Israël, la promesse que tu as faite à ton serviteur David, mon père!

27. Mais quoi! Dieu habiterait-il véritablement sur la terre? Voici, les cieux et les cieux des cieux ne peuvent te contenir: combien moins cette maison que je t'ai bâtie!

28. Toutefois, Éternel, mon Dieu, sois attentif à la prière de ton serviteur et à sa supplication; écoute le cri et la prière que t'adresse aujourd'hui ton serviteur.

29. Que tes yeux soient nuit et jour ouverts sur cette maison, sur le lieu dont tu as dit: Là sera mon nom! Écoute la prière que ton serviteur fait en ce lieu.

30. Daigne exaucer la supplication de ton serviteur et de ton peuple d'Israël, lorsqu'ils prieront en ce lieu! Exauce du lieu de ta demeure, des cieux, exauce et pardonne!

31. Si quelqu'un pèche contre son prochain et qu'on lui impose un serment pour le faire jurer, et s'il vient jurer devant ton autel, dans cette maison, -

32. écoute-le des cieux, agis, et juge tes serviteurs; condamne le coupable, et fais retomber sa conduite sur sa tête; rends justice à l'innocent, et traite-le selon son innocence!

33. Quand ton peuple d'Israël sera battu par l'ennemi, pour avoir péché contre toi; s'ils reviennent à toi et rendent gloire à ton nom, s'ils t'adressent des prières et des supplications dans cette maison, -

34. exauce-les des cieux, pardonne le péché de ton peuple d'Israël, et ramène-les dans le pays que tu as donné à leurs pères!

35. Quand le ciel sera fermé et qu'il n'y aura point de pluie, à cause de leurs péchés contre toi, s'ils prient dans ce lieu et rendent gloire à ton nom, et s'ils se détournent de leurs péchés, parce que tu les auras châtiés, -

36. exauce-les des cieux, pardonne le péché de tes serviteurs et de ton peuple d'Israël, à qui tu enseigneras la bonne voie dans laquelle ils doivent marcher, et fais venir la pluie sur la terre que tu as donnée en héritage à ton peuple!

37. Quand la famine, la peste, la rouille, la nielle, les sauterelles d'une espèce ou d'une autre, seront dans le pays, quand l'ennemi assiégera ton peuple dans son pays, dans ses portes, quand il y aura des fléaux ou des maladies quelconques;

38. si un homme, si tout ton peuple d'Israël fait entendre des prières et des supplications, et que chacun reconnaisse la plaie de son coeur et étende les mains vers cette maison, -

39. exauce-le des cieux, du lieu de ta demeure, et pardonne; agis, et rends à chacun selon ses voies, toi qui connais le coeur de chacun, car seul tu connais le coeur de tous les enfants des hommes,

40. et ils te craindront tout le temps qu'ils vivront dans le pays que tu as donné à nos pères!

41. Quand l'étranger, qui n'est pas de ton peuple d'Israël, viendra d'un pays lointain, à cause de ton nom,

42. car on saura que ton nom est grand, ta main forte, et ton bras étendu, quand il viendra prier dans cette maison, -

43. exauce-le des cieux, du lieu de ta demeure, et accorde à cet étranger tout ce qu'il te demandera, afin que tous les peuples de la terre connaissent ton nom pour te craindre, comme ton peuple d'Israël, et sachent que ton nom est invoqué sur cette maison que j'ai bâtie!

44. Quand ton peuple sortira pour combattre son ennemi, en suivant la voie que tu lui auras prescrite; s'ils adressent à l'Éternel des prières, les regards tournés vers la ville que tu as choisie et vers la maison que j'ai bâtie à ton nom,

45. exauce des cieux leurs prières et leurs supplications, et fais-leur droit!

46. Quand ils pécheront contre toi, car il n'y a point d'homme qui ne pèche, quand tu seras irrité contre eux et que tu les livreras à l'ennemi, qui les emmènera captifs dans un pays ennemi, lointain ou rapproché;

47. s'ils rentrent en eux-mêmes dans le pays où ils seront captifs, s'ils reviennent à toi et t'adressent des supplications dans le pays de ceux qui les ont emmenés, et qu'ils disent: Nous avons péché, nous avons commis des iniquités, nous avons fait le mal!

48. s'ils reviennent à toi de tout leur coeur et de toute leur âme, dans le pays de leurs ennemis qui les ont emmenés captifs, s'ils t'adressent des prières, les regards tournés vers leur pays que tu as donné à leurs pères, vers la ville que tu as choisie et vers la maison que j'ai bâtie à ton nom, -

49. exauce des cieux, du lieu de ta demeure, leurs prières et leurs supplications, et fais-leur droit;

50. pardonne à ton peuple ses péchés et toutes ses transgressions contre toi; excite la compassion de ceux qui les retiennent captifs, afin qu'ils aient pitié d'eux,

51. car ils sont ton peuple et ton héritage, et tu les as fait sortir d'Égypte, du milieu d'une fournaise de fer!

52. Que tes yeux soient ouverts sur la supplication de ton serviteur et sur la supplication de ton peuple d'Israël, pour les exaucer en tout ce qu'ils te demanderont!

53. Car tu les as séparés de tous les autres peuples de la terre pour en faire ton héritage, comme tu l'as déclaré par Moïse, ton serviteur, quand tu fis sortir d'Égypte nos pères, Seigneur Éternel!

54. Lorsque Salomon eut achevé d'adresser à l'Éternel toute cette prière et cette supplication, il se leva de devant l'autel de l'Éternel, où il était agenouillé, les mains étendues vers le ciel.

55. Debout, il bénit à haute voix toute l'assemblée d'Israël, en disant:

56. Béni soit l'Éternel, qui a donné du repos à son peuple d'Israël, selon toutes ses promesses! De toutes les bonnes paroles qu'il avait prononcées par Moïse, son serviteur, aucune n'est restée sans effet.

57. Que l'Éternel, notre Dieu, soit avec nous, comme il a été avec nos pères; qu'il ne nous abandonne point et ne nous délaisse point,

58. mais qu'il incline nos coeurs vers lui, afin que nous marchions dans toutes ses voies, et que nous observions ses commandements, ses lois et ses ordonnances, qu'il a prescrits à nos pères!

59. Que ces paroles, objet de mes supplications devant l'Éternel, soient jour et nuit présentes à l'Éternel, notre Dieu, et qu'il fasse en tout temps droit à son serviteur et à son peuple d'Israël,

60. afin que tous les peuples de la terre reconnaissent que l'Éternel est Dieu, qu'il n'y en a point d'autre!

61. Que votre coeur soit tout à l'Éternel, notre Dieu, comme il l'est aujourd'hui, pour suivre ses lois et pour observer ses commandements.

62. Le roi et tout Israël avec lui offrirent des sacrifices devant l'Éternel.

63. Salomon immola vingt-deux mille boeufs et cent vingt mille brebis pour le sacrifice d'actions de grâces qu'il offrit à l'Éternel. Ainsi le roi et tous les enfants d'Israël firent la dédicace de la maison de l'Éternel.

64. En ce jour, le roi consacra le milieu du parvis, qui est devant la maison de l'Éternel; car il offrit là les holocaustes, les offrandes, et les graisses des sacrifices d'actions de grâces, parce que l'autel d'airain qui est devant l'Éternel était trop petit pour contenir les holocaustes, les offrandes, et les graisses des sacrifices d'actions de grâces.

65. Salomon célébra la fête en ce temps-là, et tout Israël avec lui. Une grande multitude, venue depuis les environs de Hamath jusqu'au torrent d'Égypte, s'assembla devant l'Éternel, notre Dieu, pendant sept jours, et sept autres jours, soit quatorze jours.

66. Le huitième jour, il renvoya le peuple. Et ils bénirent le roi, et s'en allèrent dans leurs tentes, joyeux et le coeur content pour tout le bien que l'Éternel avait fait à David, son serviteur, et à Israël, son peuple.

1Rois 9

1. Lorsque Salomon eut achevé de bâtir la maison de l'Éternel, la maison du roi, et tout ce qu'il lui plut de faire,

2. l'Éternel apparut à Salomon une seconde fois, comme il lui était apparu à Gabaon.

3. Et l'Éternel lui dit: J'exauce ta prière et ta supplication que tu m'as adressées, je sanctifie cette maison que tu as bâtie pour y mettre à jamais mon nom, et j'aurai toujours là mes yeux et mon coeur.

4. Et toi, si tu marches en ma présence comme a marché David, ton père, avec sincérité de coeur et avec droiture, faisant tout ce que je t'ai commandé, si tu observes mes lois et mes ordonnances,

5. j'établirai pour toujours le trône de ton royaume en Israël, comme je l'ai déclaré à David, ton père, en disant: Tu ne manqueras jamais d'un successeur sur le trône d'Israël.

6. Mais si vous vous détournez de moi, vous et vos fils, si vous n'observez pas mes commandements, mes lois que je vous ai prescrites, et si vous allez servir d'autres dieux et vous prosterner devant eux,

7. j'exterminerai Israël du pays que je lui ai donné, je rejetterai loin de moi la maison que j'ai consacrée à mon nom, et Israël sera un sujet de sarcasme et de raillerie parmi tous les peuples.

8. Et si haut placée qu'ait été cette maison, quiconque passera près d'elle sera dans l'étonnement et sifflera. On dira: Pourquoi l'Éternel a-t-il ainsi traité ce pays et cette maison?

9. Et l'on répondra: Parce qu'ils ont abandonné l'Éternel, leur Dieu, qui a fait sortir leurs pères du pays d'Égypte, parce qu'ils se sont attachés à d'autres dieux, se sont prosternés devant eux et les ont servis; voilà pourquoi l'Éternel a fait venir sur eux tous ces maux.

10. Au bout de vingt ans, Salomon avait bâti les deux maisons, la maison de l'Éternel et la maison du roi.

11. Alors, comme Hiram, roi de Tyr, avait fourni à Salomon des bois de cèdre et des bois de cyprès, et de l'or, autant qu'il en voulut, le roi Salomon donna à Hiram vingt villes dans le pays de Galilée.

12. Hiram sortit de Tyr, pour voir les villes que lui donnait Salomon. Mais elles ne lui plurent point,

13. et il dit: Quelles villes m'as-tu données là, mon frère? Et il les appela pays de Cabul, nom qu'elles ont conservé jusqu'à ce jour.

14. Hiram avait envoyé au roi cent vingt talents d'or.

15. Voici ce qui concerne les hommes de corvée que leva le roi Salomon pour bâtir la maison de l'Éternel et sa propre maison, Millo, et le mur de Jérusalem, Hatsor, Meguiddo et Guézer.

16. Pharaon, roi d'Égypte, était venu s'emparer de Guézer, l'avait incendiée, et avait tué les Cananéens qui habitaient dans la ville. Puis il l'avait donnée pour dot à sa fille, femme de Salomon.

17. Et Salomon bâtit Guézer, Beth Horon la basse,

18. Baalath, et Thadmor, au désert dans le pays,

19. toutes les villes servant de magasins et lui appartenant, les villes pour les chars, les villes pour la cavalerie, et tout ce qu'il plut à Salomon de bâtir à Jérusalem, au Liban, et dans tout le pays dont il était le souverain.

20. Tout le peuple qui était resté des Amoréens, des Héthiens, des Phéréziens, des Héviens et des Jébusiens, ne faisant point partie des enfants d'Israël,

21. leurs descendants qui étaient restés après eux dans le pays et que les enfants d'Israël n'avaient pu dévouer par interdit, Salomon les leva comme esclaves de corvée, ce qu'ils ont été jusqu'à ce jour.

22. Mais Salomon n'employa point comme esclaves les enfants d'Israël; car ils étaient des hommes de guerre, ses serviteurs, ses chefs, ses officiers, les commandants de ses chars et de sa cavalerie.

23. Les chefs préposés par Salomon sur les travaux étaient au nombre de cinq cent cinquante, chargés de surveiller les ouvriers.

24. La fille de Pharaon monta de la cité de David dans sa maison que Salomon lui avait construite. Ce fut alors qu'il bâtit Millo.

25. Salomon offrit trois fois dans l'année des holocaustes et des sacrifices d'actions de grâces sur l'autel qu'il avait bâti à l'Éternel, et il brûla des parfums sur celui qui était devant l'Éternel. Et il acheva la maison.

26. Le roi Salomon construisit des navires à Etsjon Guéber, près d'Éloth, sur les bords de la mer Rouge, dans le pays d'Édom.

27. Et Hiram envoya sur ces navires, auprès des serviteurs de Salomon, ses propres serviteurs, des matelots connaissant la mer.

28. Ils allèrent à Ophir, et ils y prirent de l'or, quatre cent vingt talents, qu'ils apportèrent au roi Salomon.

1Rois 10

1. La reine de Séba apprit la renommée que possédait Salomon, à la gloire de l'Éternel, et elle vint pour l'éprouver par des énigmes.

2. Elle arriva à Jérusalem avec une suite fort nombreuse, et avec des chameaux portant des aromates, de l'or en très grande quantité, et des pierres précieuses. Elle se rendit auprès de Salomon, et elle lui dit tout ce qu'elle avait dans le coeur.

3. Salomon répondit à toutes ses questions, et il n'y eut rien que le roi ne sût lui expliquer.

4. La reine de Séba vit toute la sagesse de Salomon, et la maison qu'il avait bâtie,

5. et les mets de sa table, et la demeure de ses serviteurs, et les fonctions et les vêtements de ceux qui le servaient, et ses échansons, et ses holocaustes qu'il offrait dans la maison de l'Éternel.

6. Hors d'elle même, elle dit au roi: C'était donc vrai ce que j'ai appris dans mon pays au sujet de ta position et de ta sagesse!

7. Je ne le croyais pas, avant d'être venue et d'avoir vu de mes yeux. Et voici, on ne m'en a pas dit la moitié. Tu as plus de sagesse et de prospérité que la renommée ne me l'a fait connaître.

8. Heureux tes gens, heureux tes serviteurs qui sont continuellement devant toi, qui entendent ta sagesse!

9. Béni soit l'Éternel, ton Dieu, qui t'a accordé la faveur de te placer sur le trône d'Israël! C'est parce que l'Éternel aime à toujours Israël, qu'il t'a établi roi pour que tu fasses droit et justice.

10. Elle donna au roi cent vingt talents d'or, une très grande quantité d'aromates, et des pierres précieuses. Il ne vint plus autant d'aromates que la reine de Séba en donna au roi Salomon.

11. Les navires de Hiram, qui apportèrent de l'or d'Ophir, amenèrent aussi d'Ophir une grande quantité de bois de santal et des pierres précieuses.

12. Le roi fit avec le bois de santal des balustrades pour la maison de l'Éternel et pour la maison du roi, et des harpes et des luths pour les chantres. Il ne vint plus de ce bois de santal, et on n'en a plus vu jusqu'à ce jour.

13. Le roi Salomon donna à la reine de Séba tout ce qu'elle désira, ce qu'elle demanda, et lui fit en outre des présents dignes d'un roi tel que Salomon. Puis elle s'en retourna et alla dans son pays, elle et ses serviteurs.

14. Le poids de l'or qui arrivait à Salomon chaque année était de six cent soixante-six talents d'or,

15. outre ce qu'il retirait des négociants et du trafic des marchands, de tous les rois d'Arabie, et des gouverneurs du pays.

16. Le roi Salomon fit deux cents grands boucliers d'or battu, pour chacun desquels il employa six cents sicles d'or,

17. et trois cents autres boucliers d'or battu, pour chacun desquels il employa trois mines d'or; et le roi les mit dans la maison de la forêt du Liban.

18. Le roi fit un grand trône d'ivoire, et le couvrit d'or pur.

19. Ce trône avait six degrés, et la partie supérieure en était arrondie par derrière; il y avait des bras de chaque côté du siège; deux lions étaient près des bras,

20. et douze lions sur les six degrés de part et d'autre. Il ne s'est rien fait de pareil pour aucun royaume.

21. Toutes les coupes du roi Salomon étaient d'or, et toute la vaisselle de la maison de la forêt du Liban était d'or pur. Rien n'était d'argent: on n'en faisait aucun cas du temps de Salomon.

22. Car le roi avait en mer des navires de Tarsis avec ceux de Hiram; et tous les trois ans arrivaient les navires de Tarsis, apportant de l'or et de l'argent, de l'ivoire, des singes et des paons.

23. Le roi Salomon fut plus grand que tous les rois de la terre par les richesses et par la sagesse.

24. Tout le monde cherchait à voir Salomon, pour entendre la sagesse que Dieu avait mise dans son coeur.

25. Et chacun apportait son présent, des objets d'argent et des objets d'or, des vêtements, des armes, des aromates, des chevaux et des mulets; et il en était ainsi chaque année.

26. Salomon rassembla des chars et de la cavalerie; il avait quatorze cents chars et douze mille cavaliers, qu'il plaça dans les villes où il tenait ses chars et à Jérusalem près du roi.

27. Le roi rendit l'argent aussi commun à Jérusalem que les pierres, et les cèdres aussi nombreux que les sycomores qui croissent dans la plaine.

28. C'était de l'Égypte que Salomon tirait ses chevaux; une caravane de marchands du roi les allait chercher par troupes à un prix fixe:

29. un char montait et sortait d'Égypte pour six cents sicles d'argent, et un cheval pour cent cinquante sicles. Ils en amenaient de même avec eux pour tous les rois des Héthiens et pour les rois de Syrie.

1Rois 11

1. Le roi Salomon aima beaucoup de femmes étrangères, outre la fille de Pharaon: des Moabites, des Ammonites, des Édomites, des Sidoniennes, des Héthiennes,

2. appartenant aux nations dont l'Éternel avait dit aux enfants d'Israël: Vous n'irez point chez elles, et elles ne viendront point chez vous; elles tourneraient certainement vos coeurs du côté de leurs dieux. Ce fut à ces nations que s'attacha Salomon, entraîné par l'amour.

3. Il eut sept cents princesses pour femmes et trois cents concubines; et ses femmes détournèrent son coeur.

4. A l'époque de la vieillesse de Salomon, ses femmes inclinèrent son coeur vers d'autres dieux; et son coeur ne fut point tout entier à l'Éternel, son Dieu, comme l'avait été le coeur de David, son père.

5. Salomon alla après Astarté, divinité des Sidoniens, et après Milcom, l'abomination des Ammonites.

6. Et Salomon fit ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, et il ne suivit point pleinement l'Éternel, comme David, son père.

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Le livre de Ruth

26 Avril 2005 Publié dans #fondements bibliques de la FM

Naomi avait un parent de son mari. C'était un homme puissant et riche, de la famille d'Élimélec, et qui se nommait Boaz.

Ruth la Moabite dit à Naomi: Laisse-moi, je te prie, aller glaner des épis dans le champ de celui aux yeux duquel je trouverai grâce. Elle lui répondit: Va, ma fille.

Elle alla glaner dans un champ, derrière les moissonneurs. Et il se trouva par hasard que la pièce de terre appartenait à Boaz, qui était de la famille d'Élimélec.

Et voici, Boaz vint de Bethléhem, et il dit aux moissonneurs: Que l'Éternel soit avec vous! Ils lui répondirent: Que l'Éternel te bénisse!

Et Boaz dit à son serviteur chargé de surveiller les moissonneurs: A qui est cette jeune femme?

Le serviteur chargé de surveiller les moissonneurs répondit: C'est une jeune femme Moabite, qui est revenue avec Naomi du pays de Moab.

Elle a dit: Permettez-moi de glaner et de ramasser des épis entre les gerbes, derrière les moissonneurs. Et depuis ce matin qu'elle est venue, elle a été debout jusqu'à présent, et ne s'est reposée qu'un moment dans la maison.

Boaz dit à Ruth: Écoute, ma fille, ne va pas glaner dans un autre champ; ne t'éloigne pas d'ici, et reste avec mes servantes.

Regarde où l'on moissonne dans le champ, et va après elles. J'ai défendu à mes serviteurs de te toucher. Et quand tu auras soif, tu iras aux vases, et tu boiras de ce que les serviteurs auront puisé.

Alors elle tomba sur sa face et se prosterna contre terre, et elle lui dit: Comment ai-je trouvé grâce à tes yeux, pour que tu t'intéresses à moi, à moi qui suis une étrangère?

Boaz lui répondit: On m'a rapporté tout ce que tu as fait pour ta belle-mère depuis la mort de ton mari, et comment tu as quitté ton père et ta mère et le pays de ta naissance, pour aller vers un peuple que tu ne connaissais point auparavant.

Que l'Éternel te rende ce que tu as fait, et que ta récompense soit entière de la part de l'Éternel, le Dieu d'Israël, sous les ailes duquel tu es venue te réfugier!

Et elle dit: Oh! que je trouve grâce à tes yeux, mon seigneur! Car tu m'as consolée, et tu as parlé au coeur de ta servante. Et pourtant je ne suis pas, moi, comme l'une de tes servantes.

Au moment du repas, Boaz dit à Ruth: Approche, mange du pain, et trempe ton morceau dans le vinaigre. Elle s'assit à côté des moissonneurs. On lui donna du grain rôti; elle mangea et se rassasia, et elle garda le reste.

Puis elle se leva pour glaner. Boaz donna cet ordre à ses serviteurs: Qu'elle glane aussi entre les gerbes, et ne l'inquiétez pas,

et même vous ôterez pour elle des gerbes quelques épis, que vous la laisserez glaner, sans lui faire de reproches.

Elle glana dans le champ jusqu'au soir, et elle battit ce qu'elle avait glané. Il y eut environ un épha d'orge.

Elle l'emporta et rentra dans la ville, et sa belle-mère vit ce qu'elle avait glané. Elle sortit aussi les restes de son repas, et les lui donna.

Sa belle-mère lui dit: Où as-tu glané aujourd'hui, et où as-tu travaillé? Béni soit celui qui s'est intéressé à toi! Et Ruth fit connaître à sa belle-mère chez qui elle avait travaillé: L'homme chez qui j'ai travaillé aujourd'hui, dit-elle, s'appelle Boaz.

Naomi dit à sa belle-fille: Qu'il soit béni de l'Éternel, qui se montre miséricordieux pour les vivants comme il le fut pour ceux qui sont morts! Cet homme est notre parent, lui dit encore Naomi, il est de ceux qui ont sur nous droit de rachat.

Ruth la Moabite ajouta: Il m'a dit aussi: Reste avec mes serviteurs, jusqu'à ce qu'ils aient achevé toute ma moisson.

Et Naomi dit à Ruth, sa belle-fille: Il est bon, ma fille, que tu sortes avec ses servantes, et qu'on ne te rencontre pas dans un autre champ.

Elle resta donc avec les servantes de Boaz, pour glaner, jusqu'à la fin de la moisson des orges et de la moisson du froment. Et elle demeurait avec sa belle-mère.

Naomi, sa belle-mère, lui dit: Ma fille, je voudrais assurer ton repos, afin que tu fusses heureuse.

Et maintenant Boaz, avec les servantes duquel tu as été, n'est-il pas notre parent? Voici, il doit vanner cette nuit les orges qui sont dans l'aire.

Lave-toi et oins-toi, puis remets tes habits, et descends à l'aire. Tu ne te feras pas connaître à lui, jusqu'à ce qu'il ait achevé de manger et de boire.

Et quand il ira se coucher, observe le lieu où il se couche. Ensuite va, découvre ses pieds, et couche-toi. Il te dira lui-même ce que tu as à faire.

Elle lui répondit: Je ferai tout ce que tu as dit.

Elle descendit à l'aire, et fit tout ce qu'avait ordonné sa belle-mère.

Boaz mangea et but, et son coeur était joyeux. Il alla se coucher à l'extrémité d'un tas de gerbes. Ruth vint alors tout doucement, découvrit ses pieds, et se coucha.

Au milieu de la nuit, cet homme eut une frayeur; il se pencha, et voici, une femme était couchée à ses pieds.

Il dit: Qui es-tu? Elle répondit: Je suis Ruth, ta servante; étends ton aile sur ta servante, car tu as droit de rachat.

Et il dit: Sois bénie de l'Éternel, ma fille! Ce dernier trait témoigne encore plus en ta faveur que le premier, car tu n'as pas recherché des jeunes gens, pauvres ou riches.

Maintenant, ma fille, ne crains point; je ferai pour toi tout ce que tu diras; car toute la porte de mon peuple sait que tu es une femme vertueuse.

Il est bien vrai que j'ai droit de rachat, mais il en existe un autre plus proche que moi.

13     Passe ici la nuit. Et demain, s'il veut user envers toi du droit de rachat, à la bonne heure, qu'il le fasse; mais s'il ne lui plaît pas d'en user envers toi, j'en userai, moi, l'Éternel est vivant! Reste couchée jusqu'au matin.

Elle resta couchée à ses pieds jusqu'au matin, et elle se leva avant qu'on pût se reconnaître l'un l'autre. Boaz dit: Qu'on ne sache pas qu'une femme est entrée dans l'aire.

Et il ajouta: Donne le manteau qui est sur toi, et tiens-le. Elle le tint, et il mesura six mesures d'orge, qu'il chargea sur elle. Puis il rentra dans la ville.

Ruth revint auprès de sa belle-mère, et Naomi dit: Est-ce toi, ma fille? Ruth lui raconta tout ce que cet homme avait fait pour elle.

Elle dit: Il m'a donné ces six mesures d'orge, en disant: Tu ne retourneras pas à vide vers ta belle-mère.

18     Et Naomi dit: Sois tranquille, ma fille, jusqu'à ce que tu saches comment finira la chose, car cet homme ne se donnera point de repos qu'il n'ait terminé cette affaire aujourd'hui.

 

Boaz monta à la porte, et s'y arrêta. Or voici, celui qui avait droit de rachat, et dont Boaz avait parlé, vint à passer. Boaz lui dit: Approche, reste ici, toi un tel. Et il s'approcha, et s'arrêta.

Boaz prit alors dix hommes parmi les anciens de la ville, et il dit: Asseyez-vous ici. Et ils s'assirent.

Puis il dit à celui qui avait le droit de rachat: Naomi, revenue du pays de Moab, a vendu la pièce de terre qui appartenait à notre frère Élimélec.

J'ai cru devoir t'en informer, et te dire: Acquiers-la, en présence des habitants et en présence des anciens de mon peuple. Si tu veux racheter, rachète; mais si tu ne veux pas, déclare-le-moi, afin que je le sache. Car il n'y a personne avant toi qui ait le droit de rachat, et je l'ai après toi. Et il répondit: je rachèterai.

Boaz dit: Le jour où tu acquerras le champ de la main de Naomi, tu l'acquerras en même temps de Ruth la Moabite, femme du défunt, pour relever le nom du défunt dans son héritage.

Et celui qui avait le droit de rachat répondit: Je ne puis pas racheter pour mon compte, crainte de détruire mon héritage; prends pour toi mon droit de rachat, car je ne puis pas racheter.

Autrefois en Israël, pour valider une affaire quelconque relative à un rachat ou à un échange, l'un ôtait son soulier et le donnait à l'autre: cela servait de témoignage en Israël.

Celui qui avait le droit de rachat dit donc à Boaz: Acquiers pour ton compte! Et il ôta son soulier.
Alors Boaz dit aux anciens et à tout le peuple: Vous êtes témoins aujourd'hui que j'ai acquis de la main de Naomi tout ce qui appartenait à Élimélec, à Kiljon et à Machlon,

et que je me suis également acquis pour femme Ruth la Moabite, femme de Machlon, pour relever le nom du défunt dans son héritage, et afin que le nom du défunt ne soit point retranché d'entre ses frères et de la porte de son lieu. Vous en êtes témoins aujourd'hui!

Tout le peuple qui était à la porte et les anciens dirent: Nous en sommes témoins! Que l'Éternel rende la femme qui entre dans ta maison semblable à Rachel et à Léa, qui toutes les deux ont bâti la maison d'Israël! Manifeste ta force dans Éphrata, et fais-toi un nom dans Bethléhem!

Puisse la postérité que l'Éternel te donnera par cette jeune femme rendre ta maison semblable à la maison de Pérets, qui fut enfanté à Juda par Tamar!

Boaz prit Ruth, qui devint sa femme, et il alla vers elle. L'Éternel permit à Ruth de concevoir, et elle enfanta un fils.

Les femmes dirent à Naomi: Béni soit l'Éternel, qui ne t'a point laissé manquer aujourd'hui d'un homme ayant droit de rachat, et dont le nom sera célébré en Israël!

Cet enfant restaurera ton âme, et sera le soutien de ta vieillesse; car ta belle-fille, qui t'aime, l'a enfanté, elle qui vaut mieux pour toi que sept fils.

Naomi prit l'enfant et le mit sur son sein, et elle fut sa garde.

Les voisines lui donnèrent un nom, en disant: Un fils est né à Naomi! Et elles l'appelèrent Obed. Ce fut le père d'Isaï père de David.

Voici la postérité de Pérets. Pérets engendra Hetsron;

Hetsron engendra Ram; Ram engendra Amminadab;

Amminadab engendra Nachschon; Nachschon engendra Salmon;

Salmon engendra Boaz; Boaz engendra Obed;

Obed engendra Isaï; et Isaï engendra David.

 

 

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Le livre d'Esdras

26 Avril 2005 Publié dans #fondements bibliques de la FM

 

1. La première année de Cyrus, roi de Perse, afin que s'accomplît la parole de l'Éternel prononcée par la bouche de Jérémie, l'Éternel réveilla l'esprit de Cyrus, roi de Perse, qui fit faire de vive voix et par écrit cette publication dans tout son royaume: <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />

2. Ainsi parle Cyrus, roi des Perses: L'Éternel, le Dieu des cieux, m'a donné tous les royaumes de la terre, et il m'a commandé de lui bâtir une maison à Jérusalem en Juda.

3. Qui d'entre vous est de son peuple? Que son Dieu soit avec lui, et qu'il monte à Jérusalem en Juda et bâtisse la maison de l'Éternel, le Dieu d'Israël! C'est le Dieu qui est à Jérusalem.

4. Dans tout lieu où séjournent des restes du peuple de l'Éternel, les gens du lieu leur donneront de l'argent, de l'or, des effets, et du bétail, avec des offrandes volontaires pour la maison de Dieu qui est à Jérusalem.

5. Les chefs de famille de Juda et de Benjamin, les sacrificateurs et les Lévites, tous ceux dont Dieu réveilla l'esprit, se levèrent pour aller bâtir la maison de l'Éternel à Jérusalem.

6. Tous leurs alentours leur donnèrent des objets d'argent, de l'or, des effets, du bétail, et des choses précieuses, outre toutes les offrandes volontaires.

7. Le roi Cyrus rendit les ustensiles de la maison de l'Éternel, que Nebucadnetsar avait emportés de Jérusalem et placés dans la maison de son dieu.

8. Cyrus, roi de Perse, les fit sortir par Mithredath, le trésorier, qui les remit à Scheschbatsar, prince de Juda.

9. En voici le nombre: trente bassins d'or, mille bassins d'argent, vingt-neuf couteaux,

10. trente coupes d'or, quatre cent dix coupes d'argent de second ordre, mille autres ustensiles.

11. Tous les objets d'or et d'argent étaient au nombre de cinq mille quatre cents. Scheschbatsar emporta le tout de Babylone à Jérusalem, au retour de la captivité. </A>

Esdras 2

1. Voici ceux de la province qui revinrent de l'exil, ceux que Nebucadnetsar, roi de Babylone, avait emmenés captifs à Babylone, et qui retournèrent à Jérusalem et en Juda, chacun dans sa ville.

2. Ils partirent avec Zorobabel, Josué, Néhémie, Seraja, Reélaja, Mardochée, Bilschan, Mispar, Bigvaï, Rehum, Baana. Nombre des hommes du peuple d'Israël:

3. les fils de Pareosch, deux mille cent soixante-douze;

4. les fils de Schephathia, trois cent soixante-douze;

5. les fils d'Arach, sept cent soixante-quinze;

6. les fils de Pachath Moab, des fils de Josué et de Joab, deux mille huit cent douze;

7. les fils d'Élam, mille deux cent cinquante-quatre;

8. les fils de Zatthu, neuf cent quarante-cinq;

9. les fils de Zaccaï, sept cent soixante;

10. les fils de Bani, six cent quarante-deux;

11. les fils de Bébaï, six cent vingt-trois;

12. les fils d'Azgad, mille deux cent vingt-deux;

13. les fils d'Adonikam, six cent soixante-six;

14. les fils de Bigvaï, deux mille cinquante-six;

15. les fils d'Adin, quatre cent cinquante-quatre;

16. les fils d'Ather, de la famille d'Ézéchias, quatre-vingt-dix-huit;

17. les fils de Betsaï, trois cent vingt-trois;

18. les fils de Jora, cent douze;

19. les fils de Haschum, deux cent vingt-trois;

20. les fils de Guibbar, quatre-vingt-quinze;

21. les fils de Bethléhem, cent vingt-trois;

22. les gens de Nethopha, cinquante-six;

23. les gens d'Anathoth, cent vingt-huit;

24. les fils d'Azmaveth, quarante-deux;

25. les fils de Kirjath Arim, de Kephira et de Beéroth, sept cent quarante trois;

26. les fils de Rama et de Guéba, six cent vingt et un;

27. les gens de Micmas, cent vingt-deux;

28. les gens de Béthel et d'Aï, deux cent vingt-trois;

29. les fils de Nebo, cinquante-deux;

30. les fils de Magbisch, cent cinquante-six;

31. les fils de l'autre Élam, mille deux cent cinquante-quatre;

32. les fils de Harim, trois cent vingt;

33. les fils de Lod, de Hadid et d'Ono, sept cent vingt-cinq;

34. les fils de Jéricho, trois cent quarante-cinq;

35. les fils de Senaa, trois mille six cent trente.

36. Sacrificateurs: les fils de Jedaeja, de la maison de Josué, neuf cent soixante-treize;

37. les fils d'Immer, mille cinquante-deux;

38. les fils de Paschhur, mille deux cent quarante-sept;

39. les fils de Harim, mille dix-sept.

40. Lévites: les fils de Josué et de Kadmiel, des fils d'Hodavia, soixante quatorze.

41. Chantres: les fils d'Asaph, cent vingt-huit.

42. Fils des portiers: les fils de Schallum, les fils d'Ather, les fils de Thalmon, les fils d'Akkub, les fils de Hathitha, les fils de Schobaï, en tout cent trente-neuf.

43. Néthiniens: les fils de Tsicha, les fils de Hasupha, les fils de Thabbaoth,

44. les fils de Kéros, les fils de Siaha, les fils de Padon,

45. les fils de Lebana, les fils de Hagaba, les fils d'Akkub,

46. les fils de Hagab, les fils de Schamlaï, les fils de Hanan,

47. les fils de Guiddel, les fils de Gachar, les fils de Reaja,

48. les fils de Retsin, les fils de Nekoda, les fils de Gazzam,

49. les fils d'Uzza, les fils de Paséach, les fils de Bésaï,

50. les fils d'Asna, les fils de Mehunim, les fils de Nephusim,

51. les fils de Bakbuk, les fils de Hakupha, les fils de Harhur,

52. les fils de Batsluth, les fils de Mehida, les fils de Harscha,

53. les fils de Barkos, les fils de Sisera, les fils de Thamach,

54. les fils de Netsiach, les fils de Hathipha.

55. Fils des serviteurs de Salomon: les fils de Sothaï, les fils de Sophéreth, les fils de Peruda,

56. les fils de Jaala, les fils de Darkon, les fils de Guiddel,

57. les fils de Schephathia, les fils de Hatthil, les fils de Pokéreth Hatsebaïm, les fils d'Ami.

58. Total des Néthiniens et des fils des serviteurs de Salomon: trois cent quatre-vingt-douze.

59. Voici ceux qui partirent de Thel Mélach, de Thel Harscha, de Kerub Addan, et qui ne purent pas faire connaître leur maison paternelle et leur race, pour prouver qu'ils étaient d'Israël.

60. Les fils de Delaja, les fils de Tobija, les fils de Nekoda, six cent cinquante-deux.

61. Et parmi les fils des sacrificateurs: les fils de Habaja, les fils d'Hakkots, les fils de Barzillaï, qui avait pris pour femme une des filles de Barzillaï, le Galaadite, et fut appelé de leur nom.

62. Ils cherchèrent leurs titres généalogiques, mais ils ne les trouvèrent point. On les exclut du sacerdoce,

63. et le gouverneur leur dit de ne pas manger des choses très saintes jusqu'à ce qu'un sacrificateur ait consulté l'urim et le thummim.

64. L'assemblée tout entière était de quarante-deux mille trois cent soixante personnes,

65. sans compter leurs serviteurs et leurs servantes, au nombre de sept mille trois cent trente-sept. Parmi eux se trouvaient deux cents chantres et chanteuses.

66. Ils avaient sept cent trente-six chevaux, deux cent quarante-cinq mulets,

67. quatre cent trente-cinq chameaux, et six mille sept cent vingt ânes.

68. Plusieurs des chefs de famille, à leur arrivée vers la maison de l'Éternel à Jérusalem, firent des offrandes volontaires pour la maison de Dieu, afin qu'on la rétablît sur le lieu où elle avait été.

69. Ils donnèrent au trésor de l'oeuvre, selon leurs moyens, soixante et un mille dariques d'or, cinq mille mines d'argent, et cent tuniques sacerdotales.

70. Les sacrificateurs et les Lévites, les gens du peuple, les chantres, les portiers et les Néthiniens s'établirent dans leurs villes. Tout Israël habita dans ses villes. </A>

Esdras 3

1. Le septième mois arriva, et les enfants d'Israël étaient dans leurs villes. Alors le peuple s'assembla comme un seul homme à Jérusalem.

2. Josué, fils de Jotsadak, avec ses frères les sacrificateurs, et Zorobabel, fils de Schealthiel, avec ses frères, se levèrent et bâtirent l'autel du Dieu d'Israël, pour y offrir des holocaustes, selon ce qui est écrit dans la loi de Moïse, homme de Dieu.

3. Ils rétablirent l'autel sur ses fondements, quoiqu'ils eussent à craindre les peuples du pays, et ils y offrirent des holocaustes à l'Éternel, les holocaustes du matin et du soir.

4. Ils célébrèrent la fête des tabernacles, comme il est écrit, et ils offrirent jour par jour des holocaustes, selon le nombre ordonné pour chaque jour.

5. Après cela, ils offrirent l'holocauste perpétuel, les holocaustes des nouvelles lunes et de toutes les solennités consacrées à l'Éternel, et ceux de quiconque faisait des offrandes volontaires à l'Éternel.

6. Dès le premier jour du septième mois, ils commencèrent à offrir à l'Éternel des holocaustes. Cependant les fondements du temple de l'Éternel n'étaient pas encore posés.

7. On donna de l'argent aux tailleurs de pierres et aux charpentiers, et des vivres, des boissons et de l'huile aux Sidoniens et aux Tyriens, pour qu'ils amenassent par mer jusqu'à Japho des bois de cèdre du Liban, suivant l'autorisation qu'on avait eue de Cyrus, roi de Perse.

8. La seconde année depuis leur arrivée à la maison de Dieu à Jérusalem, au second mois, Zorobabel, fils de Schealthiel, Josué, fils de Jotsadak, avec le reste de leurs frères les sacrificateurs et les Lévites, et tous ceux qui étaient revenus de la captivité à Jérusalem, se mirent à l'oeuvre et chargèrent les Lévites de vingt ans et au-dessus de surveiller les travaux de la maison de l'Éternel.

9. Et Josué, avec ses fils et ses frères, Kadmiel, avec ses fils, fils de Juda, les fils de Hénadad, avec leurs fils et leurs frères les Lévites, se préparèrent tous ensemble à surveiller ceux qui travaillaient à la maison de Dieu.

10. Lorsque les ouvriers posèrent les fondements du temple de l'Éternel, on fit assister les sacrificateurs en costume, avec les trompettes, et les Lévites, fils d'Asaph, avec les cymbales, afin qu'ils célébrassent l'Éternel, d'après les ordonnances de David, roi d'Israël.

11. Ils chantaient, célébrant et louant l'Éternel par ces paroles: Car il est bon, car sa miséricorde pour Israël dure à toujours! Et tout le peuple poussait de grands cris de joie en célébrant l'Éternel, parce qu'on posait les fondements de la maison de l'Éternel.

12. Mais plusieurs des sacrificateurs et des Lévites, et des chefs de famille âgés, qui avaient vu la première maison, pleuraient à grand bruit pendant qu'on posait sous leurs yeux les fondements de cette maison. Beaucoup d'autres faisaient éclater leur joie par des cris,

13. en sorte qu'on ne pouvait distinguer le bruit des cris de joie d'avec le bruit des pleurs parmi le peuple, car le peuple poussait de grands cris dont le son s'entendait au loin. </A>

Esdras 4

1. Les ennemis de Juda et de Benjamin apprirent que les fils de la captivité bâtissaient un temple à l'Éternel, le Dieu d'Israël.

2. Ils vinrent auprès de Zorobabel et des chefs de familles, et leur dirent: Nous bâtirons avec vous; car, comme vous, nous invoquons votre Dieu, et nous lui offrons des sacrifices depuis le temps d'Ésar Haddon, roi d'Assyrie, qui nous a fait monter ici.

3. Mais Zorobabel, Josué, et les autres chefs des familles d'Israël, leur répondirent: Ce n'est pas à vous et à nous de bâtir la maison de notre Dieu; nous la bâtirons nous seuls à l'Éternel, le Dieu d'Israël, comme nous l'a ordonné le roi Cyrus, roi de Perse.

4. Alors les gens du pays découragèrent le peuple de Juda; ils l'intimidèrent pour l'empêcher de bâtir,

5. et ils gagnèrent à prix d'argent des conseillers pour faire échouer son entreprise. Il en fut ainsi pendant toute la vie de Cyrus, roi de Perse, et jusqu'au règne de Darius, roi de Perse.

6. Sous le règne d'Assuérus, au commencement de son règne, ils écrivirent une accusation contre les habitants de Juda et de Jérusalem.

7. Et du temps d'Artaxerxès, Bischlam, Mithredath, Thabeel, et le reste de leurs collègues, écrivirent à Artaxerxès, roi de Perse. La lettre fut transcrite en caractères araméens et traduite en araméen.

8. Rehum, gouverneur, et Schimschaï, secrétaire écrivirent au roi Artaxerxès la lettre suivante concernant Jérusalem:

9. Rehum, gouverneur, Schimschaï, secrétaire, et le reste de leurs collègues, ceux de Din, d'Arpharsathac, de Tharpel, d'Apharas, d'Érec, de Babylone, de Suse, de Déha, d'Élam,

10. et les autres peuples que le grand et illustre Osnappar a transportés et établis dans la ville de Samarie et autres lieux de ce côté du fleuve, etc.

11. C'est ici la copie de la lettre qu'ils envoyèrent au roi Artaxerxès: Tes serviteurs, les gens de ce côté du fleuve, etc.

12. Que le roi sache que les Juifs partis de chez toi et arrivés parmi nous à Jérusalem rebâtissent la ville rebelle et méchante, en relèvent les murs et en restaurent les fondements.

13. Que le roi sache donc que, si cette ville est rebâtie et si ses murs sont relevés, ils ne paieront ni tribut, ni impôt, ni droit de passage, et que le trésor royal en souffrira.

14. Or, comme nous mangeons le sel du palais et qu'il ne nous paraît pas convenable de voir mépriser le roi, nous envoyons au roi ces informations.

15. Qu'on fasse des recherches dans le livre des mémoires de tes pères; et tu trouveras et verras dans le livre des mémoires que cette ville est une ville rebelle, funeste aux rois et aux provinces, et qu'on s'y est livré à la révolte dès les temps anciens. C'est pourquoi cette ville a été détruite.

16. Nous faisons savoir au roi que, si cette ville est rebâtie et si ses murs sont relevés, par cela même tu n'auras plus de possession de ce côté du fleuve.

17. Réponse envoyée par le roi à Rehum, gouverneur, à Schimschaï, secrétaire, et au reste de leurs collègues, demeurant à Samarie et autres lieux de l'autre côté du fleuve: Salut, etc.

18. La lettre que vous nous avez envoyée a été lue exactement devant moi.

19. J'ai donné ordre de faire des recherches; et l'on a trouvé que dès les temps anciens cette ville s'est soulevée contre les rois, et qu'on s'y est livré à la sédition et à la révolte.

20. Il y eut à Jérusalem des rois puissants, maîtres de tout le pays de l'autre côté du fleuve, et auxquels on payait tribut, impôt, et droit de passage.

21. En conséquence, ordonnez de faire cesser les travaux de ces gens, afin que cette ville ne se rebâtisse point avant une autorisation de ma part.

22. Gardez-vous de mettre en cela de la négligence, de peur que le mal n'augmente au préjudice des rois.

23. Aussitôt que la copie de la lettre du roi Artaxerxès eut été lue devant Rehum, Schimschaï, le secrétaire, et leurs collègues, ils allèrent en hâte à Jérusalem vers les Juifs, et firent cesser leurs travaux par violence et par force.

24. Alors s'arrêta l'ouvrage de la maison de Dieu à Jérusalem, et il fut interrompu jusqu'à la seconde année du règne de Darius, roi de Perse. </A>

Esdras 5

1. Aggée, le prophète, et Zacharie, fils d'Iddo, le prophète, prophétisèrent aux Juifs qui étaient en Juda et à Jérusalem, au nom du Dieu d'Israël.

2. Alors Zorobabel, fils de Schealthiel, et Josué, fils de Jotsadak, se levèrent et commencèrent à bâtir la maison de Dieu à Jérusalem. Et avec eux étaient les prophètes de Dieu, qui les assistaient.

3. Dans ce même temps, Thathnaï, gouverneur de ce côté du fleuve, Schethar Boznaï, et leurs collègues, vinrent auprès d'eux et leur parlèrent ainsi: Qui vous a donné l'autorisation de bâtir cette maison et de relever ces murs?

4. Ils leur dirent encore: Quels sont les noms des hommes qui construisent cet édifice?

5. Mais l'oeil de Dieu veillait sur les anciens des Juifs. Et on laissa continuer les travaux pendant l'envoi d'un rapport à Darius et jusqu'à la réception d'une lettre sur cet objet.

6. Copie de la lettre envoyée au roi Darius par Thathnaï, gouverneur de ce côté du fleuve. Schethar Boznaï, et leurs collègues d'Apharsac, demeurant de ce côté du fleuve.

7. Ils lui adressèrent un rapport ainsi conçu: Au roi Darius, salut!

8. Que le roi sache que nous sommes allés dans la province de Juda, à la maison du grand Dieu. Elle se construit en pierres de taille, et le bois se pose dans les murs; le travail marche rapidement et réussit entre leurs mains.

9. Nous avons interrogé les anciens, et nous leur avons ainsi parlé: Qui vous a donné l'autorisation de bâtir cette maison et de relever ces murs?

10. Nous leur avons aussi demandé leurs noms pour te les faire connaître, et nous avons mis par écrit les noms des hommes qui sont à leur tête.

11. Voici la réponse qu'ils nous ont faite: Nous sommes les serviteurs du Dieu des cieux et de la terre, et nous rebâtissons la maison qui avait été construite il y a bien des années; un grand roi d'Israël l'avait bâtie et achevée.

12. Mais après que nos pères eurent irrité le Dieu des cieux, il les livra entre les mains de Nebucadnetsar, roi de Babylone, le Chaldéen, qui détruisit cette maison et emmena le peuple captif à Babylone.

13. Toutefois, la première année de Cyrus, roi de Babylone, le roi Cyrus donna l'ordre de rebâtir cette maison de Dieu.

14. Et même le roi Cyrus ôta du temple de Babylone les ustensiles d'or et d'argent de la maison de Dieu, que Nebucadnetsar avait enlevés du temple de Jérusalem et transportés dans le temple de Babylone, il les fit remettre au nommé Scheschbatsar, qu'il établit gouverneur,

15. et il lui dit: Prends ces ustensiles, va les déposer dans le temple de Jérusalem, et que la maison de Dieu soit rebâtie sur le lieu où elle était.

16. Ce Scheschbatsar est donc venu, et il a posé les fondements de la maison de Dieu à Jérusalem; depuis lors jusqu'à présent elle se construit, et elle n'est pas achevée.

17. Maintenant, si le roi le trouve bon, que l'on fasse des recherches dans la maison des trésors du roi à Babylone, pour voir s'il y a eu de la part du roi Cyrus un ordre donné pour la construction de cette maison de Dieu à Jérusalem. Puis, que le roi nous transmette sa volonté sur cet objet. </A>

Esdras 6

1. Alors le roi Darius donna ordre de faire des recherches dans la maison des archives où l'on déposait les trésors à Babylone.

2. Et l'on trouva à Achmetha, capitale de la province de Médie, un rouleau sur lequel était écrit le mémoire suivant:

3. La première année du roi Cyrus, le roi Cyrus a donné cet ordre au sujet de la maison de Dieu à Jérusalem: Que la maison soit rebâtie, pour être un lieu où l'on offre des sacrifices, et qu'elle ait des solides fondements. Elle aura soixante coudées de hauteur, soixante coudées de largeur,

4. trois rangées de pierres de taille et une rangée de bois neuf. Les frais seront payés par la maison du roi.

5. De plus, les ustensiles d'or et d'argent de la maison de Dieu, que Nebucadnetsar avait enlevés du temple de Jérusalem et transportés à Babylone, seront rendus, transportés au temple de Jérusalem à la place où ils étaient, et déposés dans la maison de Dieu.

6. Maintenant, Thathnaï, gouverneur de l'autre côté du fleuve, Schethar Boznaï, et vos collègues d'Apharsac, qui demeurez de l'autre côté du fleuve, tenez-vous loin de ce lieu.

7. Laissez continuer les travaux de cette maison de Dieu; que le gouverneur des Juifs et les anciens des Juifs la rebâtissent sur l'emplacement qu'elle occupait.

8. Voici l'ordre que je donne touchant ce que vous aurez à faire à l'égard de ces anciens des Juifs pour la construction de cette maison de Dieu: les frais, pris sur les biens du roi provenant des tributs de l'autre côté du fleuve, seront exactement payés à ces hommes, afin qu'il n'y ait pas d'interruption.

9. Les choses nécessaires pour les holocaustes du Dieu des cieux, jeunes taureaux, béliers et agneaux, froment, sel, vin et huile, seront livrées, sur leur demande, aux sacrificateurs de Jérusalem, jour par jour et sans manquer,

10. afin qu'ils offrent des sacrifices de bonne odeur au Dieu des cieux et qu'ils prient pour la vie du roi et de ses fils.

11. Et voici l'ordre que je donne touchant quiconque transgressera cette parole: on arrachera de sa maison une pièce de bois, on la dressera pour qu'il y soit attaché, et l'on fera de sa maison un tas d'immondices.

12. Que le Dieu qui fait résider en ce lieu son nom renverse tout roi et tout peuple qui étendraient la main pour transgresser ma parole, pour détruire cette maison de Dieu à Jérusalem! Moi, Darius, j'ai donné cet ordre. Qu'il soit ponctuellement exécuté.

13. Thathnaï, gouverneur de ce côté du fleuve, Schethar Boznaï, et leurs collègues, se conformèrent ponctuellement à cet ordre que leur envoya le roi Darius.

14. Et les anciens des Juifs bâtirent avec succès, selon les prophéties d'Aggée, le prophète, et de Zacharie, fils d'Iddo; ils bâtirent et achevèrent, d'après l'ordre du Dieu d'Israël, et d'après l'ordre de Cyrus, de Darius, et d'Artaxerxès, rois de Perse.

15. La maison fut achevée le troisième jour du mois d'Adar, dans la sixième année du règne du roi Darius.

16. Les enfants d'Israël, les sacrificateurs et les Lévites, et le reste des fils de la captivité, firent avec joie la dédicace de cette maison de Dieu.

17. Ils offrirent, pour la dédicace de cette maison de Dieu, cent taureaux, deux cents béliers, quatre cents agneaux, et, comme victimes expiatoires pour tout Israël, douze boucs, d'après le nombre des tribus d'Israël.

18. Ils établirent les sacrificateurs selon leurs classes et les Lévites selon leurs divisions pour le service de Dieu à Jérusalem, comme il est écrit dans le livre de Moïse.

19. Les fils de la captivité célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du premier mois.

20. Les sacrificateurs et les Lévites s'étaient purifiés de concert, tous étaient purs; ils immolèrent la Pâque pour tous les fils de la captivité, pour leurs frères les sacrificateurs, et pour eux-mêmes.

21. Les enfants d'Israël revenus de la captivité mangèrent la Pâque, avec tous ceux qui s'étaient éloignés de l'impureté des nations du pays et qui se joignirent à eux pour chercher l'Éternel, le Dieu d'Israël.

22. Ils célébrèrent avec joie pendant sept jours la fête des pains sans levain, car l'Éternel les avait réjouis en disposant le roi d'Assyrie à les soutenir dans l'oeuvre de la maison de Dieu, du Dieu d'Israël. </A>

Esdras 7

1. Après ces choses, sous le règne d'Artaxerxès, roi de Perse, vint Esdras, fils de Seraja, fils d'Azaria, fils de Hilkija,

2. fils de Schallum, fils de Tsadok, fils d'Achithub,

3. fils d'Amaria, fils d'Azaria, fils de Merajoth,

4. fils de Zerachja, fils d'Uzzi, fils de Bukki,

5. fils d'Abischua, fils de Phinées, fils d'Éléazar, fils d'Aaron, le souverain sacrificateur.

6. Cet Esdras vint de Babylone: c'était un scribe versé dans la loi de Moïse, donnée par l'Éternel, le Dieu d'Israël. Et comme la main de l'Éternel, son Dieu, était sur lui, le roi lui accorda tout ce qu'il avait demandé.

7. Plusieurs des enfants d'Israël, des sacrificateurs et des Lévites, des chantres, des portiers, et des Néthiniens, vinrent aussi à Jérusalem, la septième année du roi Artaxerxès.

8. Esdras arriva à Jérusalem au cinquième mois de la septième année du roi;

9. il était parti de Babylone le premier jour du premier mois, et il arriva à Jérusalem le premier jour du cinquième mois, la bonne main de son Dieu étant sur lui.

10. Car Esdras avait appliqué son coeur à étudier et à mettre en pratique la loi de l'Éternel, et à enseigner au milieu d'Israël les lois et les ordonnances.

11. Voici la copie de la lettre donnée par le roi Artaxerxès à Esdras, sacrificateur et scribe, enseignant les commandements et les lois de l'Éternel concernant Israël:

12. Artaxerxès, roi des rois, à Esdras, sacrificateur et scribe, versé dans la loi du Dieu des cieux, etc.

13. J'ai donné ordre de laisser aller tous ceux du peuple d'Israël, de ses sacrificateurs et de ses Lévites, qui se trouvent dans mon royaume, et qui sont disposés à partir avec toi pour Jérusalem.

14. Tu es envoyé par le roi et ses sept conseillers pour inspecter Juda et Jérusalem d'après la loi de ton Dieu, laquelle est entre tes mains,

15. et pour porter l'argent et l'or que le roi et ses conseillers ont généreusement offerts au Dieu d'Israël, dont la demeure est à Jérusalem,

16. tout l'argent et l'or que tu trouveras dans toute la province de Babylone, et les dons volontaires faits par le peuple et les sacrificateurs pour la maison de leur Dieu à Jérusalem.

17. En conséquence, tu auras soin d'acheter avec cet argent des taureaux, des béliers, des agneaux, et ce qui est nécessaire pour les offrandes et les libations, et tu les offriras sur l'autel de la maison de votre Dieu à Jérusalem.

18. Vous ferez avec le reste de l'argent et de l'or ce que vous jugerez bon de faire, toi et tes frères, en vous conformant à la volonté de votre Dieu.

19. Dépose devant le Dieu de Jérusalem les ustensiles qui te sont remis pour le service de la maison de ton Dieu.

20. Tu tireras de la maison des trésors du roi ce qu'il faudra pour les autres dépenses que tu auras à faire concernant la maison de ton Dieu.

21. Moi, le roi Artaxerxès, je donne l'ordre à tous les trésoriers de l'autre côté du fleuve de livrer exactement à Esdras, sacrificateur et scribe, versé dans la loi du Dieu des cieux, tout ce qu'il vous demandera,

22. jusqu'à cent talents d'argent, cent cors de froment, cent baths de vin, cent baths d'huile, et du sel à discrétion.

23. Que tout ce qui est ordonné par le Dieu des cieux se fasse ponctuellement pour la maison du Dieu des cieux, afin que sa colère ne soit pas sur le royaume, sur le roi et sur ses fils.

24. Nous vous faisons savoir qu'il ne peut être levé ni tribut, ni impôt, ni droit de passage, sur aucun des sacrificateurs, des Lévites, des chantres, des portiers, des Néthiniens, et des serviteurs de cette maison de Dieu.

25. Et toi, Esdras, selon la sagesse de Dieu que tu possèdes, établis des juges et des magistrats qui rendent la justice à tout le peuple de l'autre côté du fleuve, à tous ceux qui connaissent les lois de ton Dieu; et fais-les connaître à ceux qui ne le connaissent pas.

26. Quiconque n'observera pas ponctuellement la loi de ton Dieu et la loi du roi sera condamné à la mort, au bannissement, à une amende, ou à la prison.

27. Béni soit l'Éternel, le Dieu de nos pères, qui a disposé le coeur du roi à glorifier ainsi la maison de l'Éternel à Jérusalem,

28. et qui m'a rendu l'objet de la bienveillance du roi, de ses conseillers, et de tous ses puissants chefs! Fortifié par la main de l'Éternel, mon Dieu, qui était sur moi, j'ai rassemblé les chefs d'Israël, afin qu'ils partissent avec moi. </A>

Esdras 8

1. Voici les chefs de familles et les généalogies de ceux qui montèrent avec moi de Babylone, sous le règne du roi Artaxerxès.

2. Des fils de Phinées, Guerschom; des fils d'Ithamar, Daniel; des fils de David, Hatthusch, des fils de Schecania;

3. des fils de Pareosch, Zacharie, et avec lui cent cinquante mâles enregistrés;

4. des fils de Pachat Moab, Eljoénaï, fils de Zerachja, et avec lui deux cents mâles;

5. des fils de Schecania, le fils de Jachaziel, et avec lui trois cents mâles;

6. des fils d'Adin, Ébed, fils de Jonathan, et avec lui cinquante mâles;

7. des fils d'Élam, Ésaïe, fils d'Athalia, et avec lui soixante-dix mâles;

8. des fils de Schephathia, Zebadia, fils de Micaël, et avec lui quatre-vingts mâles;

9. des fils de Joab, Abdias, fils de Jehiel, et avec lui deux cent dix-huit mâles;

10. des fils de Schelomith, le fils de Josiphia, et avec lui cent soixante mâles;

11. des fils de Bébaï, Zacharie, fils de Bébaï, et avec lui vingt-huit mâles;

12. des fils d'Azgad, Jochanan, fils d'Hakkathan, et avec lui cent dix mâles;

13. des fils d'Adonikam, les derniers, dont voici les noms: Éliphéleth, Jeïel et Schemaeja, et avec eux soixante mâles;

14. des fils de Bigvaï, Uthaï et Zabbud, et avec eux soixante-dix mâles.

15. Je les rassemblai près du fleuve qui coule vers Ahava, et nous campâmes là trois jours. Je dirigeai mon attention sur le peuple et sur les sacrificateurs, et je ne trouvai là aucun des fils de Lévi.

16. Alors je fis appeler les chefs Éliézer, Ariel, Schemaeja, Elnathan, Jarib, Elnathan, Nathan, Zacharie et Meschullam, et les docteurs Jojarib et Elnathan.

17. Je les envoyai vers le chef Iddo, demeurant à Casiphia, et je mis dans leur bouche ce qu'ils devaient dire à Iddo et à ses frères les Néthiniens qui étaient à Casiphia, afin qu'ils nous amenassent des serviteurs pour la maison de notre Dieu.

18. Et, comme la bonne main de notre Dieu était sur nous, ils nous amenèrent Schérébia, homme de sens, d'entre les fils de Machli, fils de Lévi, fils d'Israël, et avec lui ses fils et ses frères, au nombre de dix-huit;

19. Haschabia, et avec lui Ésaïe, d'entre les fils de Merari, ses frères et leurs fils, au nombre de vingt;

20. et d'entre les Néthiniens, que David et les chefs avaient mis au service des Lévites, deux cent vingt Néthiniens, tous désignés par leurs noms.

21. Là, près du fleuve d'Ahava, je publiai un jeûne d'humiliation devant notre Dieu, afin d'implorer de lui un heureux voyage pour nous, pour nos enfants, et pour tout ce qui nous appartenait.

22. J'aurais eu honte de demander au roi une escorte et des cavaliers pour nous protéger contre l'ennemi pendant la route, car nous avions dit au roi: La main de notre Dieu est pour leur bien sur tous ceux qui le cherchent, mais sa force et sa colère sont sur tous ceux qui l'abandonnent.

23. C'est à cause de cela que nous jeûnâmes et que nous invoquâmes notre Dieu. Et il nous exauça.

24. Je choisis douze chefs des sacrificateurs, Schérébia, Haschabia, et dix de leurs frères.

25. Je pesai devant eux l'argent, l'or, et les ustensiles, donnés en offrande pour la maison de notre Dieu par le roi, ses conseillers et ses chefs, et par tous ceux d'Israël qu'on avait trouvés.

26. Je remis entre leurs mains six cent cinquante talents d'argent, des ustensiles d'argent pour cent talents, cent talents d'or,

27. vingt coupes d'or valant mille dariques, et deux vases d'un bel airain poli, aussi précieux que l'or.

28. Puis je leur dis: Vous êtes consacrés à l'Éternel; ces ustensiles sont des choses saintes, et cet argent et cet or sont une offrande volontaire à l'Éternel, le Dieu de vos pères.

29. Soyez vigilants, et prenez cela sous votre garde, jusqu'à ce que vous le pesiez devant les chefs des sacrificateurs et les Lévites, et devant les chefs de familles d'Israël, à Jérusalem, dans les chambres de la maison de l'Éternel.

30. Et les sacrificateurs et les Lévites reçurent au poids l'argent, l'or et les ustensiles, pour les porter à Jérusalem, dans la maison de notre Dieu.

31. Nous partîmes du fleuve d'Ahava pour nous rendre à Jérusalem, le douzième jour du premier mois. La main de notre Dieu fut sur nous et nous préserva des attaques de l'ennemi et de toute embûche pendant la route.

32. Nous arrivâmes à Jérusalem, et nous nous y reposâmes trois jours.

33. Le quatrième jour, nous pesâmes dans la maison de notre Dieu l'argent, l'or, et les ustensiles, que nous remîmes à Merémoth, fils d'Urie, le sacrificateur; il y avait avec lui Éléazar, fils de Phinées, et avec eux les Lévites Jozabad, fils de Josué, et Noadia, fils de Binnuï.

34. Le tout ayant été vérifié, soit pour le nombre, soit pour le poids, on mit alors par écrit le poids du tout.

35. Les fils de la captivité revenus de l'exil offrirent en holocauste au Dieu d'Israël douze taureaux pour tout Israël, quatre-vingt-seize béliers, soixante-dix-sept agneaux, et douze boucs comme victimes expiatoires, le tout en holocauste à l'Éternel.

36. Ils transmirent les ordres du roi aux satrapes du roi et aux gouverneurs de ce côté du fleuve, lesquels honorèrent le peuple et la maison de Dieu. </A>

Esdras 9

1. Après que cela fut terminé, les chefs s'approchèrent de moi, en disant: Le peuple d'Israël, les sacrificateurs et les Lévites ne se sont point séparés des peuples de ces pays, et ils imitent leurs abominations, celles des Cananéens, des Héthiens, des Phéréziens, des Jébusiens, des Ammonites, des Moabites, des Égyptiens et des Amoréens.

2. Car ils ont pris de leurs filles pour eux et pour leurs fils, et ont mêlé la race sainte avec les peuples de ces pays; et les chefs et les magistrats ont été les premiers à commettre ce péché.

3. Lorsque j'entendis cela, je déchirai mes vêtements et mon manteau, je m'arrachai les cheveux de la tête et les poils de la barbe, et je m'assis désolé.

4. Auprès de moi s'assemblèrent tous ceux que faisaient trembler les paroles du Dieu d'Israël, à cause du péché des fils de la captivité; et moi, je restai assis et désolé, jusqu'à l'offrande du soir.

5. Puis, au moment de l'offrande du soir, je me levai du sein de mon humiliation, avec mes vêtements et mon manteau déchirés, je tombai à genoux, j'étendis les mains vers l'Éternel, mon Dieu,

6. et je dis: Mon Dieu, je suis dans la confusion, et j'ai honte, ô mon Dieu, de lever ma face vers toi; car nos iniquités se sont multipliées par-dessus nos têtes, et nos fautes ont atteint jusqu'aux cieux.

7. Depuis les jours de nos pères nous avons été grandement coupables jusqu'à ce jour, et c'est à cause de nos iniquités que nous avons été livrés, nous, nos rois et nos sacrificateurs, aux mains des rois étrangers, à l'épée, à la captivité, au pillage, et à la honte qui couvre aujourd'hui notre visage.

8. Et cependant l'Éternel, notre Dieu, vient de nous faire grâce en nous laissant quelques réchappés et en nous accordant un abri dans son saint lieu, afin d'éclaircir nos yeux et de nous donner un peu de vie au milieu de notre servitude.

9. Car nous sommes esclaves, mais Dieu ne nous a pas abandonnés dans notre servitude. Il nous a rendus les objets de la bienveillance des rois de Perse, pour nous conserver la vie afin que nous puissions bâtir la maison de notre Dieu et en relever les ruines, et pour nous donner une retraite en Juda et à Jérusalem.

10. Maintenant, que dirons-nous après cela, ô notre Dieu? Car nous avons abandonné tes commandements,

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Bulles papales et FM

26 Avril 2005 Publié dans #Eglise catholique et FM

 

Encyclique de s. s. Clément XII à tous les fidèles de Jésus Christ, Salut et Bénédiction Apostolique, du 28 Avril 1738.
"In eminenti"..........

.........Nous défendons sérieusement et en vertu de la sainte obéissance, à tous et à chacun des fidèles de Jésus-Christ, de quelque état, grade, condition, rang, dignité et prééminence qu'ils soient, laïques ou clercs, séculiers ou réguliers, méritant même une mention particulière, d'oser ou de présumer, sous quelque prétexte, sous quelque couleur que ce soit, d'entrer dans les dites sociétés de Francs-Maçons ou autrement appelées, ou de les propager, les entretenir, les recevoir chez soi ;.....

Encyclique de s.s. Benoît XIV du 16 Mars I751
"Providas"
..Nous,........avons décrété de confirmer par les présentes, la susdite constitution de Notre prédécesseur, insérée mot à mot, dans la forme spécifique, qui est la plus ample et la plus efficace de toutes, comme Nous la confirmons, corroborons, renouvelons de science certaine et de la plénitude de Notre autorité apostolique, par la teneur des présentes, en tout et pour tout, comme si elle était publiée de Notre propre mouvement, de Notre propre autorité, en Notre propre nom, pour la première fois ; voulons et statuons qu'elle ait force et efficacité à toujours.

Edit du Cardinal Consalvi, secrétaire d'Etat de s.s. Pie VII, du 13 Août 1814.
Par ces dispositions on entend dire que, pour ce qui regarde la foi interne et les peines ecclésiastiques encourues par ces malheureux qui, pendant le laps de temps qui vient de s'écouler, auraient eu ou auraient à l'avenir, le malheur de faire partie, en quelque manière que ce soit, des agrégations et réunions maçonniques sus-désignées, Sa Sainteté les soumet entièrement et sans exception , aux peines et réglementations statuées par les constitutions susdites de ses prédécesseurs...

Lettre Encyclique de s.s. Pie VII, du 13 Septembre 1821.
" Ecclesiam a Jesu Christo"
.....Nous sommes aussi frappé de l'exemple de Nos prédécesseurs, d'heureuse mémoire, Clément XII et Benoît XIV, dont l'un, par sa constitution "In eminenti" du 28 Avril 1738, et l'autre, par sa constitution "Providas" du 18 Mai 1751, condamnèrent et prohibèrent la société "De'Liberi Muratori" ou des Francs-Maçons, ou bien les sociétés désignées par d'autres noms, suivant la différence des langues et des pays, sociétés qui ont peut-être été l'origine de celle des Carbonari ou qui certainement lui ont servi de modèle
Plût à Dieu que ceux qui avaient le pouvoir en main eussent su apprécier ces décrets autant que l'exigeait le salut de la religion et de l'Etat !

Lettre apostolique de s.s. Léon XII, du 13 Mars 1826.
"Quo graviora"
.........Plût à Dieu qu'ils eussent été convaincus qu'ils devaient voir dans les Pontifes Romains, successeurs de saint Pierre, non seulement les pasteurs et les chefs de l'Eglise catholique, mais encore les plus fermes appuis des gouvernements et les sentinelles les plus vigilantes pour découvrir les périls de la société ! Plût à Dieu qu'ils eussent employé leur puissance à combattre et à détruire les sectes dont le Siège Apostolique leur avait découvert la perfidie ! Ils y auraient réussi dés lors ; mais, soit que ces sectaires aient eu l'adresse de cacher leurs complots, soit que, par une négligence ou une imprudence coupable, on eût présenté la chose comme peu importante et devant être négligée, les Francs-Maçons ont donné naissance à des réunions plus dangereuses encore et plus audacieuses.
On doit placer à leur tête celle des Carbonari, qui paraîtrait les renfermer toutes dans son sein, et qui est la plus considérable en Italie et dans quelques autres pays. Divisée en différentes branches et sous des noms divers, elle a osé entreprendre de combattre la religion catholique

Lettre encyclique de s.s. Pie IX du 9 Novembre 1846 à tous les Patriarches, Primats, Archevêques et Evêques.
" Qui pluribus "
( Note hors texte : Bien que cette encyclique ne mentionne pas explicitement la Franc-Maçonnerie, elle est insérée dans le corps du livre parceque s.s. Pie IX la cite comme faisant partie intégrante des enseignements des papes sur la Franc-Maçonnerie, dans sa propre encyclique " Quamquam dolores " du 29 Mai 1873 ).
Une déclaration de la Sacrée Pénitencerie, le 21 Septembre 1850, fixe l'extension des Bulles pontificales portées contre les Sociétés de ce genre(Old Fellows, Sons of temperance, Knights of Pythias), :
"Les Associations qui professent ne rien comploter contre la religion ou l'Etat et néanmoins forment une société occulte confirmée par le serment, sont comprises dans ces Bulles".
Le Dictionnaire d'Apologétique commente(p.127) : Il n'existe en effet, d'après le droit naturel et le droit divin révélé, que deux sociétés indépendantes et parfaites, l'Eglise et l'Etat ; or, une société secrète, quelle qu'elle soit, par le fait même de son secret, devient indépendante de l'Eglise et de l'Etat, qui n'ont aucun moyen de contrôle relativement à son but, son organisation, son action; elle est donc illégitime.

Allocution consistoriale prononcée à Rome par s.s. Pie IX le 25 Septembre 1865.
" Multiplices inter "
Vénérables Frères,
Parmi les nombreuses machinations et les moyens par lesquels les ennemis du nom chrétien ont osé s'attaquer à l'Eglise de Dieu et ont essayé, quoiqu'en vain, de l'abattre et de la détruire, il faut sans doute compter cette société perverse d'hommes, vulgairement appelée " maçonnique ", qui, contenue d'abord dans les ténèbres et l'obscurité, a fini par se faire jour ensuite, pour la ruine commune de la religion et de la Société humaine.

Lettre de s.s. Pie IX à son Vénérable Frère Georges, Archevêque de Paris, Monseigneur Darboy, du 26 Octobre 1865.
" Par une lettre écrite ".
....Vous n'ignorez pas que les sociétés maçonniques et d'autres associations d'iniquité semblables à celle-là, ont été condamnées par les Pontifes Romains ( Clément XII : constitution In eminenti ;
Benoît XIV : constitution Providas ; Pie VII : constitution Ecclesiam ; Léon XII : constitution Quo graviora ; Notre encyclique du 9 Novembre 1846 Et alibi ) , Nos prédécesseurs, et par Nous-mêmes ; que même des peines graves ont été portées contre elles. Ces sectes d'impiété, en effet, diverses de nom, liées pourtant entre elles par la complicité néfaste des plus criminels desseins, enflammées de la plus noire des haines contre notre Sainte Religion et contre le Siège apostolique, s'efforcent tant par des écrits pestilentiels distribués au loin, et dans tous les sens, que par des manoeuvres perverses et toutes sortes d'artifices diaboliques, de corrompre partout les moeurs et l'esprit, de détruire toute idée d'honnêteté, de vérité et de justice ; de répandre en tous lieux des opinions monstrueuses, de couver et de propager des vices abominables et des scélératesses inouïes ; d'ébranler l'empire de toute autorité légitime, de renverser, si cela est possible, l'Eglise catholique et toute société civile et de chasser Dieu Lui-même du Ciel.

Constitution de s.s. Pie IX du 12 Octobre 1869.
" Apostolicae sedis "
........Ceux qui s'affilient à la secte des Francs-Maçons ou des Carbonari, ou à toutes autres sectes semblables qui conspirent ouvertement ou secrètement contre l'Eglise ou contre les pouvoirs légitimes ; de même ceux qui favorisent ces sectes de quelque façon que ce soit ; qui ne dénoncent pas leurs coryphées et chefs occultes, et cela jusqu'à ce qu'ils les aient dénoncés.

Lettre de s.s. Pie IX à l'évêque de Récife au Brésil, avec prière de faire suivre à tous les évêques du Brésil, du 29 Mai 1873.
" Quamquam dolores "
........D'abord les cruels et terribles événements de la France, en secouant à la fin du siècle dernier, le monde entier,
ont manifesté l'esprit satanique de cette société. Ils ont montré qu'il fallait s'attendre à l'entière dissolution de l'humanité, si les forces de cette secte diabolique n'étaient pas brisées........C'est pourquoi après toutes les condamnations répétées de l'Eglise, accompagnées des sanctions les plus graves, après les faits rendus publics de ces sociétés impies manifestant leurs véritables intentions, après les troubles, calamités et crimes innombrables commis partout dont elles ne rougissent pas d'être glorifiées insolemment dans des écrits publics, on ne peut vraiment invoquer aucune excuse pour ceux qui s'y affilient. Cependant Nous constatons que ces sectes impies ne dévoilent leurs mystères qu'à ceux qui se montrent disposés par leur impiété à les recevoir, qu'elles demandent par conséquent à leurs adeptes un serment très stricte qui les engagent à ne révéler en aucun temps ou aucune circonstance rien de ce qui regarde cette société, à quiconque n'en faisant pas partie, ou à ne communiquer aucune information concernant les affiliés d'un certain grade à ceux d'un grade inférieur......Nous déclarons explicitement que personne désormais affilié à ces sociétés ne peut être exempt de ces peines spirituelles sous un quelconque prétexte, en alléguant la bonne foi ou une certaine probité extrinsèque dont ces sectes mêmes semblent se parer ; c'est pourquoi tous encourent absolument le même danger quant à leur salut éternel, tant qu'ils adhèrent à ces sectes.

Lettre encyclique de s.s. Pie IX du 21 Novembre 1873.
" Etsi multa luctuosa "
Dans ces conditions, Vénérables Frères, employez tout votre zèle à prémunir les fidèles confiés à vos soins contre les pièges et la contagion de ces sectes ainsi qu'à détourner du chemin de la perdition les personnes qui ont fait à ces mêmes sectes leur sinistre réputation. Mais surtout, dévoilez et combattez l'erreur de ceux qui, victimes ou instigateurs de la ruse, ne craignent pas de soutenir encore maintenant que ces groupuscules au service des ténèbres ont simplement pour but l'utilité et le progrès sociaux ainsi que la pratique de la bienfaisance mutuelle. Exposez-leur souvent, pour bien les leur ancrer dans l'esprit, les dispositions prises par les papes à ce sujet et enseignez-leur que celles-ci frappent non pas les seules loges maçonniques établies en Europe mais toutes celles, sans exception, qu'il peut y avoir en Amérique et dans les autres régions du monde entier.


Réponse du Saint Office approuvée par s.s. Léon XIII du 7 Mars 1883.
.....Les Francs-Maçons doivent être disposés à rétracter leur inscription, si et quand ils pourront le faire sans grave préjudice ; ils doivent se séparer en fait de la maçonnerie.....

Lettre encyclique de s.s. Léon XIII du 20 Avril I884 sur la secte des Francs-Maçons.
" Humanum genus "
.........notre meilleur et plus solide espoir de guérison est dans la vertu de cette religion divine que les francs-maçons haïssent d'autant plus qu'ils la redoutent davantage. Il importe donc souverainement de faire d'elle le point central de la résistance contre l'ennemi commun. Aussi, tous les décrets portés par les Pontifes romains, Nos prédécesseurs, en vue de paralyser les efforts et les tentatives de la secte maçonnique, toutes les sentences prononcées par eux pour détourner les hommes de s'affilier à cette secte ou pour les déterminer à en sortir, Nous entendons les ratifier à nouveau, tant en général qu'en particulier........arrachez à la franc-maçonnerie le masque dont elle se couvre et faites la voir telle qu'elle est.

Instruction de la Congrégation du Saint Office du 10 Mai 1884 adressée à tous les évêques du monde catholique sur la Franc-Maçonnerie.
"Ad gravissima avertenda"
Pour détourner les maux très graves causés à l'Eglise et à tous les citoyens par la secte des Francs-Maçons et par les autres qui sont nées d'elle, N.S.P. le Pape Léon XIII, dans sa haute sagesse, a récemment adressé à tous les évêques du monde catholique la Lettre encyclique " Humanum genus ". Dans cette lettre, il démasque les doctrines de ces sectes, leur fin, leurs entreprises, il raconte les efforts qu'ont faits les Pontifes romains pour délivrer la famille humaine d'une peste si nuisible.

Lettre de s.s. Léon XIII aux évêques de Bavière du 22 Décembre 1887.
" Officio sanctissimo "
Mise en garde contre les Francs-Maçons et comportement à l'égard des non catholiques.

Il importe encore extrêmement, Vénérables Frères, que Vous écartiez et que Vous repoussiez les périls qui menacent Vos troupeaux par la contagion des Francs-Maçons. Combien les projets et les artifices de cette secte ténébreuse sont remplis de malice et dangereux pour l'Etat, Nous l'avons montré ailleurs dans une encyclique particulière et Nous avons indiqué les moyens de combattre et de détruire son influence. On ne pourra jamais assez avertir les chrétiens de se garder de cette faction scélérate : car, bien que, dés le principe, elle ait conçu une profonde haine contre l'Eglise catholique et qu'elle n'ait fait depuis que l'augmenter et l'exciter chaque jour, elle n'exerce pas toujours publiquement son inimitié, mais le plus souvent même elle agit subrepticement et hypocritement, surtout à l'égard de la jeunesse qui, dépourvue d'expérience et de sagesse, se prend tristement dans des filets cachés même sous les apparences de la piété et de la charité.

Lettre encyclique de s.s. Léon XIII aux évêques, au clergé et au peuple d'Italie, du 15 Octobre 1890.
" Dell' alto del' apostolico Seggio "
......Il serait superflu de faire le procès des sectes dites maçonniques ; la cause est jugée : leur but, leurs moyens, leur doctrine et leurs actes sont connus avec une indiscutable certitude.
Animées de l'esprit de Satan dont elles sont l'instrument, elles s'inspirent d'une haine mortelle, implacable contre Jésus Christ et contre Son oeuvre qu'elles s'efforcent par tous les moyens de détruire et d'enchaîner. Cette guerre, en ce moment, se livre plus que partout ailleurs en Italie, où la religion catholique a jeté de plus profondes racines, et surtout à Rome où est le centre de l'unité catholique et le Siège du pasteur et docteur universel de l'Eglise. Il convient de retracer dés l'origine les diverses phases de cette guerre:.............

Lettre de s.s Léon XIII aux archevêques et aux évêques d'Italie d'Italie, du 8 Décembre 1892.
" Inimica vis "
.......Or, l'esprit commun à toutes les sectes antérieures qui se sont insurgées contre les institutions catholiques, a repris vie dans la secte que l'on nomme maçonnique, et qui, fière de puissance et de richesse, ne craint pas d'attiser avec une violence inouïe le feu de la guerre et de le porter dans tous les domaines les plus sacrés.

Lettre de s.s. Léon XIII au peuple italien du 8 Décembre 1892
" Custodi di quella fede "
.......Nous avons arraché le masque dont la maçonnerie se couvrait aux yeux du peuple, et Nous l'avons dévoilée dans sa hideuse difformité, dans son action ténébreuse et funeste.

Lettre de s.s Léon XIII du 8 Février 1893, sur le mariage civil en Italie.
.......car, ce n'est pas un mystère, mais un fait connu publiquement, que la secte maçonnique a dès longtemps médité cette nouvelle honte à l'Eglise, et maintenant, pour en venir à ses fins, elle impose à ses adeptes de la lui infliger. Les desseins de cette secte maudite sont toujours et partout les mêmes, c'est-à-dire directement hostiles à Dieu et à l'Eglise ; et il lui importe peu ou même pas du tout, Nous ne disons pas que les âmes soient perdues, mais que la société se précipite de plus en plus dans la décadence, et que la liberté tant chantée soit elle-même opprimée, pourvu qu'avec elle l'Eglise soit enchaînée et opprimée, pourvu que le sentiment chrétien soit affaibli et étouffé par degré au sein des multitudes.

Lettre apostolique de s.s. Léon XIII aux peuples et aux princes de l'univers, du 20 Juin 1894.
" Proeclara gratulacionis "
......Un autre péril grave pour l'unité, c'est la secte maçonnique, puissance redoutable qui opprime depuis longtemps les nations, et surtout les nations catholiques. Fière jusqu'à l'insolence de sa force, de ses ressources, de ses succès, elle met tout en oeuvre, à la faveur de nos temps si troublés, pour affermir et étendre partout sa domination. Des retraîtes ténébreuses où elle machinait ses embûches, la voici qui fait irruption dans le grand jour de nos cités ; et, comme pour jeter un défi à Dieu, c'est dans cette ville même, capitale du monde catholique, qu'elle a établi son Siège.

Lettre de s.s. Léon XIII à Monsieur le Cardinal M. Rampolla del Tindaro, Notre secrétaire d'Etat, du 8 Octobre 1895, au sujet des fêtes révolutionnaires du 20 Septembre.
Il y a déjà vingt cinq ans que, regardant autour d'elle, Rome voit, maîtres du terrain, les adversaires des institutions et des croyances chrétiennes. Elle voit les doctrines les plus perverses répandues ; la personne et le ministère du Vicaire de Dieu impunément méprisés ; la libre pensée opposée au dogme catholique, le Siège maçonnique à la Chaire de Pierre.

Bref de s.s. Léon XIII du 2 Septembre 1896, à M. le comm. Guillaume Alliata, président du Conseil-directeur de l'Union antimaçonnique, pour l'organisation du premier Congrès international.
Assurément, comme Nous l'avons proclamé ailleurs, les doctrines audacieuses, perverses, de cette secte, et les manoeuvres criminelles qu'elle emploie pour réussir causeraient moins de maux et s'affaibliraient même peu à peu, si les catholiques démasquaient avec plus d'énergie et d'habileté les francs-maçons. Ceux-ci, en effet, mettent leur confiance dans le mensonge et les manoeuvres ténébreuses ; c'est pourquoi, si l'on parvient à leur arracher le masque dont ils se couvrent, il est hors de doute que tous les honnêtes gens se refuseront à participer à leur détestable perversité et la réprouveront.

Constitution apostolique de s.s Léon XIII, du 25 Janvier 1897, ( ou Février 1897 ) .
" Officiorum ac munerum "
..........Sont encore défendus les ouvrages établissant que le duel, le suicide ou le divorce sont licites ; qui traitent des sectes maçonniques ou autres semblables, prétendent qu'elles sont utiles à l'Eglise et à la société, loin de leur être funestes, et qui contiennent des erreurs condamnées par le Siège apostolique.

Lettre encyclique de s.s. Léon XIII aux évêques, au clergé et au peuple d'Italie, du 5 Août 1898.
" Spesse volta "
........pendant que l'on concédait aux sectes maçonniques la plus ample liberté, on réservait l'intolérance et d'odieuses vexations à cette unique religion qui fut toujours la gloire, le soutien et la force des Italiens......Nous avons appelé l'attention sur les progrès inévitables du socialisme et de l'anarchie et sur les maux sans fin auxquels ils exposaient la nation.Mais on ne Nous écouta pas. Le préjugé mesquin et sectaire s'imposa comme un voile sur l'intelligence et la guerre contre la religion fut continuée avec la même intensité.......

Lettre apostolique de s.s. Léon XIII à tous les Patriarches, Primats, Archevêques et Evêques du monde catholique, du I9 Mars 1902...
" Pervenuti all'anno "
C'est donc sûrement dans une intention perverse qu'on lance contre l'Eglise de semblables accusations. Oeuvre pernicieuse et déloyale dans la poursuite de laquelle va, précédant toutes les autres, une secte ténébreuse que la société porte depuis de longues années dans ses flancs et qui, comme un germe mortel, y contamine le bien-être, la fécondité et la vie. Personnification permanente de la révolution, elle constitue une sorte de société retournée dont le but est d'exercer une suzeraineté occulte sur la société reconnue et dont la raison d'être consiste entièrement dans la guerre à faire à Dieu et à son Eglise. Il n'est pas besoin de la nommer, tout le monde a reconnu la Franc-Maçonnerie, dont Nous avons parlé d'une façon expresse dans Notre encyclique " Humanum genus " du 20 Avril 1884 en dénonçant ses tendances délétères, ses doctrines erronées et son oeuvre néfaste.

Lettre de s.s Pie X, à la France, du 6 Janvier 1907.
" Une fois encore "
..........Les esprits impartiaux, même lorsqu'ils ne partagent pas notre foi, reconnaissent que si l'on combat sur le terrain religieux dans votre patrie bien-aimée, ce n'est point parceque l'Eglise y a levé l'étendard la première, mais c'est parcequ'on lui a déclaré la guerre à elle-même. Cette guerre, depuis vingt cinq ans surtout, elle ne fait que la subir. Voilà la vérité. Les déclarations, mille fois faites et refaites dans la presse, dans les Congrès, dans les Convents maçonniques, au sein du Parlement lui-même, le prouvent aussi bien que les attaques qu'on a progressivement et méthodiquement menées contre elle.

Lettre du Cardinal Merry del Val, Secrétaire d'Etat du Vatican, N° 50 416 du 5 Mai 1911 à S.E. le Cardinal Luçon, Archevêque de Reims.
Eminentissime Seigneur,
.......Sa Sainteté remercie le Fondateur, le Président, le Comité directeur et tous les membres de l'Association Antimaçonnique Française, de cette nouvelle assurance de leur entier dévouement, de cette protestation de travailler avec ardeur à défendre les intérêts de l'Eglise, à démasquer ses ennemis,...

Code de Droit Canonique
Promulgué le 27 Mai 1917 ; mis en vigueur le 19 Mai 1918, le jour de la Pentecôte. Pape : s.s. Benoît XV.
.....Canon 1399
Sont frappés d'interdit les livres.....
§8 : qui soutiennent que le duel, le suicide ou le divorce sont permis ; qui traitent des sectes maçonniques et autres sociétés du même genre, soutiennent qu'elles sont utiles et qu'elles ne sont pas nuisibles à l'Eglise et à la société civile.......

Constitution apostolique " Servatoris Jesu Christi " étendant à tout l'univers le Jubilé universel célébré à Rome en 1925.
......On n'absoudra pas non plus ceux qui seraient notoirement inscrits aux sectes maçonniques ou à d'autres sociétés défendues de même genre, à moins que, après avoir abjuré devant le confesseur et satisfait aux autres exigences du droit, ils ne se soient retirés de la secte et n'aient écarté autant que possible le scandale.......

Lettre Encyclique de s.s. Pie XI, du 29 Juin 1931, aux Patriarches, Primats, Archevêques, Evêques et autres Ordinaires en paix et communion avec le Siège apostolique : pour l' " Action catholique ".
AAS XXIII (I931) 285 - 312.
" Non abbiamo bisogno "
.......Mais Nous, au contraire, Nous, Eglise, religion, catholiques fidèles(et pas Nous seulement), Nous ne pouvons être reconnaissants de ce qu'après avoir mis dehors le socialisme et la maçonnerie, nos ennemis déclarés(et pas seulement nos ennemis à nous), on les ait si largement réintroduits, comme tout le monde le voit et le déplore ; ils sont même devenus d'autant plus forts et plus dangereux qu'ils sont plus dissimulés et, en même temps, favorisés par le nouvel uniforme.........

Facultés accordées par la S. Pénitencerie aux confesseurs pèlerins du Jubilé de 1950.
........§6. De même, ils ne doivent pas absoudre ceux qui, fût-ce secrètement, se sont affiliés à une secte condamnée, maçonnique ou autre de même nature, à moins qu'après avoir abjuré cette secte, au moins devant le confesseur lui-même, ils n'aient réparé le scandale et cessé d'apporter toute coopération active ou toute aide à leur secte ; à moins aussi qu'ils n'aient dénoncé, conformément au Canon 2336,§2, les prêtres et les religieux qui, à leur connaissance, seraient affiliés à la secte ; qu'ils n'aient livré tous les livres, manuscrits ou insignes de leur secte qui seraient encore en leur possession, ou promis sérieusement de les livrer ou de les détruire, une sérieuse pénitence étant en outre imposée, proportionnée à la gravité des fautes....

Constitution apostolique étendant le Jubilé au monde entier, du 25 Décembre 1950.
" Per annum sacrum "
.......4.
De même, ils n'absoudront ceux qui ont adhéré, même en secret, à des sectes défendues, maçonniques ou d'autres du même genre, qu'aux conditions suivantes : qu'ils aient abjuré leur secte, au moins devant le confesseur, réparé le scandale et renoncé à toute coopération pratique ou activité en faveur de cette secte ; qu'ils aient dénoncé, selon la teneur du Canon 2336, 6°, tout ecclésiastique ou religieux qu'ils sauraient en faire partie ; qu'ils aient d'abord remis au confesseur les livres, manuscrits ou insignes se rapportant à la secte, qui doivent être transmis le plus tôt possible au Saint Office ou, au moins, pour des raisons justes et importantes, détruits de leurs propres mains. Il faut qu'ils aient au moins promis sincèrement de remplir le plus tôt possible, ces conditions. Il leur imposera, en outre, selon la gravité des fautes, une sérieuse pénitence salutaire et la confession sacramentelle fréquente........

Décret de la Suprême Sacrée Congrégation du Saint Office du 5 Janvier 1954.
....Par ailleurs, la mise à l'Index de ce livre constitue un efficace avertissement aux catholiques afin qu'ils ne se laissent pas tromper par ceux qui tentent de les persuader pour les attirer à la Franc-Maçonnerie, en prétextant un changement d'attitude de sa part à l'égard de l'Eglise catholique.......

s.s. Pie XII a fait parvenir à s. Exc. Mgr. Montini, archevêque de Milan, la lettre suivante de s. Exc. Mgr. Dell'Acqua, substitut de la Secrétairerie d'Etat à l'occasion de la VIII° semaine d'adaptation pastorale qui se tiendra en cette ville en Septembre :
Du Vatican, 23 Mai 1958.
....La rupture de l'unité chrétienne en Europe, l'athéisme scientifique, le rationalisme, l'illuminisme, le laïcisme, le matérialisme dialectique, la franc-maçonnerie, sont quelques unes des causes de ce lent processus d'égarement intellectuel et moral dont nous voyons aujourd'hui les ultimes conséquences....

Actes du Synode romain promulgués par s.s. Jean XXIII
N°247
Quant à ce qui concerne la secte maçonnique, les chrétiens se souviendront que les peines établies par le Code de droit canonique(Canon 2335) sont toujours en vigueur.

Texte de s.s. Jean XXIII du 4 Décembre 1960, de titre inconnu.
...La Franc-Maçonnerie revêt l'apparence extérieure de la religion mais est toujours prête aussi à combattre énergiquement contre le catholicisme.
Le laïcisme reconnaît la fonction strictement doctrinale et liturgique de l'Eglise mais il la limite pourtant et en empêche l'action.......

Déclaration de la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi sur les Associations maçonniques, du 26 Novembre 1983.
........Le jugement négatif de l'Eglise sur la franc-maçonnerie demeure donc inchangé parceque ses principes ont toujours été considérés comme incompatibles avec la doctrine de l'Eglise ; c'est pourquoi il reste interdit par l'Eglise de s'y inscrire. Les catholiques qui font partie de la franc-maçonnerie sont en état de péché grave et ne peuvent s'approcher de la Sainte Communion.
Les autorités ecclésiastiques locales n'ont pas la faculté d'émettre sur la nature des associations de la franc-maçonnerie, un jugement qui entraînerait une dérogation à ce qui est mentionné ci-dessus, conformément à l'esprit de la Déclaration du 17 Février 1981 de cette même Sacrée Congrégation(cf. AAS 73, 1981, pp. 240-241).
Le Souverain Pontife Jean-Paul II, au cours de l'audience accordée au sous-signé le Cardinal Préfet, a approuvé la présente Déclaration adoptée au cours de la réunion ordinaire de cette Sacrée Congrégation et en a ordonné la publication.
Donné à Rome, au siège de la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 26 Novembre 1983,
Joseph Cardinal Ratzinger, Préfet,
Fr. Jérôme Hamer, o.p., Archevêque titulaire de Lorium, Secrétaire

 

 

 

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le SLOANE

26 Avril 2005 Publié dans #histoire de la FM

Description du mot et des signes des Francs-Maçons.

Ils se reconnaissent d'abord par des signes, puis ils vont s'entretenir à l'écart. L'un des signes consiste en un mouvement de la main droite en travers de la poitrine, de gauche à droite, le bout des doigts passant à trois ou quatre pouces au-dessous du menton ; un autre à retirer son chapeau de la main droite, avec les deux premiers doigts au-dessus du bord, le pouce et les autres doigts au-dessous, et à lui faire faire un mouvement de gauche à droite avant de le remettre sur la tête ; un autre encore consiste, en buvant, à faire avec son verre un mouvement transversal de gauche à droite sous le menton ; un autre à prendre son mouchoir par un coin avec la main droite, à le jeter par-dessus l'épaule gauche en le laissant prendre dans le dos, et à faire ainsi quelques pas ; si un maçon voit quelqu'un faire cela, il le suivra et lui serrera la main. Leur poignée de main, pour les compagnons, consiste à se saisir mutuellement la main droite en pressant avec l'ongle du pouce la troisième jointure de l'index ; leur poignée de main de maître, à se saisir mutuellement la main droite en appuyant fortement les ongles des quatre doigts sur le carpe ou l'extrémité du poignet, tout en enfonçant l'ongle du pouce juste entre la seconde jointure du pouce et la troisième de l'index. Toutefois, certains disent que la poignée de main de maître se fait comme je viens de le dire, à ceci près que le médius doit aller un peu plus loin d'un pouce ou de la longueur de trois grains d'orge, de manière à toucher une veine qui vient du coeur.

Un autre signe consiste à placer le talon droit dans le creux du pied gauche de manière à former une équerre, et à faire quelques pas en arrière et en avant, en marquant un bref arrêt tous les trois pas et en plaçant les pieds en équerre comme précédemment. Si des maçons vous voient faire cela, ils viendront bientôt à vous.

Si vous arrivez quelque part où il y a des outils de maçon, disposez les en forme de croix ils ne tarderont pas à s'apercevoir qu'un de leurs frères en Franc-Maçonnerie est passé par-là ; on encore, si un frère arrive quelque part où il y a des Francs-maçons au travail, il peut prendre quelques-uns de leurs outils et les disposer en équerre : c'est un signe pour se faire connaître.

Il peut aussi prendre un de leurs outils ou son propre bâton de voyage, et frapper doucement sur le mur ou sur l'ouvrage en disant : « ceci est bose ou creux » ; s'il y a un frère présent sur le chantier il répondra : « c'est plein », et ces mots sont des signes pour se reconnaître mutuellement.

Quelques-uns uns font usage d'un autre signe qui est de plier le bras droit en équerre en plaçant la paume de la main gauche sur le c¦ur. Un autre consiste à regarder de côté vers l'est tout en tordant la bouche vers l'ouest ; un autre à plier le genou droit en tenant la main levée vers l'est et, de nuit ou dans l'obscurité, ils se racleront la gorge deux fois doucement et une fois plus fort comme s'ils essayaient d'expulser un os ou un morceau de nourriture de leur gosier, puis ils diront : « le jour sert à voir, la nuit à entendre » ; un autre signe consiste à vous envoyer une épingle pliée ou un morceau de papier découpé en forme d'équerre : quand vous le recevez, votre serment vous fait une obligation d'accourir aussitôt, en quelque lieu et en quelque compagnie que vous soyez ; s'ils vous font les signes du chapeau ou de la main précédemment décrits, vous devez accourir, deviez-vous descendre du haut d'un clocher, pour savoir ce qu'ils désirent et pour les aider.

Celui qui veut vous faire savoir qu'il a besoin d'argent vous présentera un bout de tuyau de pipe ou quelque chose d'approchant, en disant : « pouvez-vous me changer un penny ? » Si vous avez de l'argent, dites oui, si vous n'en avez pas, dites non. Quelques-uns uns manifesteront leur besoin d'argent en tirant leur couteau du fourreau et en le donnant à un frère, soit en présence d'autres personnes, soit seuls ; si le frère a de l'argent, il prend le couteau, le met dans son fourreau et le rend à l'autre, sinon il le rend tel qu'il l'a reçu, c'est ce que beaucoup font en dépit de leur serment, et il y a ainsi beaucoup de signes auxquels ils refusent de répondre quoiqu'ils y soient tenus par serment.

Un autre signe encore est de tirer son mouchoir de la main droite et de se moucher, puis, le tenant à bout de bras devant soi, de le secouer deux fois doucement et une fois plus fort. Un autre est de frapper à une porte deux petits coups et un fort. Ils ont encore un autre signe dont ils se servent à table, en buvant, lorsque le pot ne circule pas assez vite ils disent : « voyez le traître ! ».

Pour s'adresser à un maçon en France, en Espagne ou en Turquie (disent-ils), le signe consiste à s'agenouiller sur le genou gauche et à lever la main droite vers le soleil : alors le frère étranger ne tardera pas à venir vous relever. Mais, croyez-moi, celui qui se met à genoux en comptant là dessus risque fort d'y rester longtemps ; et ceux qui attendent que quelqu'un remarque leurs signes risquent d'attendre aussi longtemps que les Juifs espéreront leur Messie qui, selon leur croyance, doit venir de l'Orient.

Voici maintenant leur entretien secret par demandes et réponses.

 Q : Êtes vous maçon ?

R : Oui, je suis franc-maçon.

Q : Comment le saurai-je ?

R : Par la perfection de mes signes, gestes convenus, et les premiers points de mon entrée.

Q : Quel est le premier signe ou geste convenu &endash;- montrez-moi le premier et je vous montrerai le second.

R : Le premier est celer et cacher, et garder secret, sous une peine qui ne saurait être moindre que d'avoir la langue coupée dans la gorge.

Q : Où avez-vous été fait maçon ?

R : Dans une loge juste et parfaite ou juste et légitime.

Q : Qu'est-ce qu'une loge juste et parfaite ou juste et légitime ?

R : Une loge juste et parfaite, c'est deux apprentis entrés, deux compagnons du métier et deux maîtres ; on peut être plus ou moins ; plus on est, plus on rit, moins on est, meilleure est la chère ; mais en cas de nécessité cinq suffiront, c'est-à-dire deux apprentis entrés, deux compagnons du métier et un maître, sur la plus haute colline ou la vallée la plus profonde du monde, là où l'on n'entend ni un coq chanter ni un chien aboyer.

Q : De qui tirez-vous vos principes ?

R : D'un plus grand que vous.

Q : Qui sur terre peut être plus grand qu'un Franc-Maçon ?

R : Celui qui fut transporté au plus haut pinacle du temple de Jérusalem.

Q : Votre loge est-elle fermée ou ouverte. ?

R : Elle est fermée.

Q : Où se trouvent les clés de la porte de la loge ?

R : Dans une boîte close ou sous un pavage à trois coins, à environ un pied et demi de la porte de la loge.

Q : De quoi est faite la clé de la porte de votre loge ?

R : Elle n'est faite ni de bois, ni de pierre, ni de fer, ni d'acier, ni d'aucun métal ; c'est la langue du bon renom qui ne dit que du bien d'un frère dans son dos aussi bien que face à face.

Q : Combien de bijoux y a-t-il dans votre loge ?

R : Il y en a trois : le pavé d'équerre, l'étoile flamboyante et le fil à plomb.

Q : Quelle est la longueur du câble de votre loge ?

R : Autant qu'il y a du repli de mon foie à la racine de ma langue.

Q : Combien y a-t-il de lumières dans votre loge ?

R : Trois : le soleil, le maître, et l'équerre.

Q : Quelle est la hauteur de votre loge ?

R : Des pieds, des aunes et des pouces sans nombre : elle atteint le ciel.

Q : Comment se tenait votre loge ?

R : Est et ouest, comme tous les saints temples.

Q : Quelle est la place du maître dans la loge ?

R : A l'est, est la place du maître dans la loge, et le bijou repose en premier sur lui et il met les hommes au travail. Ce que les maîtres ont semé le matin les surveillants le moissonnent l'après-midi. Dans certains endroits ils s'entretiennent comme suit :

Q : Où le mot a-t-il été donné pour la première fois ?

R : A la tour de Babylone.

Q : Où fut convoquée la première loge ?

R : Dans la chapelle de saint Jean.

Q : Comment se tenait votre loge ?

R : Comme ladite sainte chapelle et tous les autres saints temples, est et ouest.

Q : Combien y a-t-il de lumières dans votre loge ?

R : Deux, une pour y voir en entrant et une pour y voir en travaillant.

Q : Par quoi avez-vous prêté serment ?

R : Par Dieu et l'équerre.

Q : Par-dessus ou par-dessous les vêtements ?

R : Par-dessous.

Q : Sous quel bras ?

R : Sous le bras droit.

Q : Dieu soit favorable à tous les vénérables maîtres et compagnons de la vénérable loge d'où vous venez, et à vous, bon compagnon. Quel est votre nom ?

R : J ou B.

Puis, donnant la poignée de main, il dira « Frère Jean vous salue bien. »

R : Dieu vous salue bien, cher frère.

 Une autre salutation consiste à donner la poignée de main de maître ou de compagnon en disant : le très vénérable, les maîtres et compagnons de la vénérable loge d'où nous venons vous saluent, vous saluent, vous saluent bien ; alors, il répondra : Dieu vous salue bien, cher frère. Ils ont un autre mot qu'ils appellent le mot de maître, et c'est Mahabyn, qu'ils divisent toujours en deux mots. Ils se tiennent debout l'un contre l'autre, poitrine contre poitrine, les chevilles droites se touchant par l'intérieur, en se serrant mutuellement la main droite par la poignée de main de maître, l'extrémité des doigts de la main gauche pressant fortement les vertèbres cervicales de l'autre ; ils restent dans cette position le temps de se murmurer à l'oreille l'un Maha et l'autre, en réponse, Byn.

 Le serment

Vous garderez secret le mot du maçon et tout ce qu'il recouvre.

Vous ne l'écrirez jamais, directement ni indirectement ; vous garderez tout ce que nous-mêmes ou vos instructeurs vous ordonnerons de garder secret, vis-à-vis de tout homme, femme ou enfant, et même vis-à-vis d'une souche ou d'une pierre, et vous ne le révélerez jamais sinon à un frère ou dans une loge de Francs-Maçons, et vous observerez fidèlement les devoirs définis dans la Constitution.

Tous ces points vous promettez et jurez de les garder et de les observer fidèlement sans aucune espèce d'équivoque ou de restriction mentale, directe ou indirecte.

 Ainsi que Dieu vous soit en aide par le contenu de ce livre.

 

 

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REAA manifeste du convent de Lausanne(1875)

26 Avril 2005 Publié dans #hauts grades

Depuis trop longtemps, et dans ces derniers temps surtout, la Maçonnerie a été l'objet des plus injurieuses attaques.

Au moment où le Convent, après examen attentif des anciennes constitutions du Rite écossais ancien et accepté, conservant avec un religieux respect les sages dispositions qui le protègent et le perpétuent, délivre la Maçonnerie de vaines entraves et veut la pénétrer de plus en plus du souffle de liberté qui anime notre époque ; au moment où sur des bases inébranlables, il sanctionne une intime alliance entre les Maçons du monde entier, le Convent ne peut se séparer sans répondre par une éclatante manifestation à de déplorables calomnies et à d'énergiques anathèmes.

Avant tout, aux hommes qui, pour se présenter à la Franc-Maçonnerie, veulent connaître ses principes, elle les proclame par la déclaration suivante, qui est son programme officiel et dont les expressions ont été arrêtées par le Convent.

  

Déclaration de Principes

 

La Franc-maçonnerie proclame, comme elle a proclamé dès son origine, l'existence d'un principe créateur, sous le nom de Grand Architecte de l'Univers.

Elle n'impose aucune limite à la recherche de la vérité, et c'est pour garantir à tous cette liberté qu'elle exige de tous la tolérance.

La Franc-maçonnerie est donc ouverte aux hommes de toute nationalité, de toute race, de toute croyance.

Elle interdit dans les ateliers toute discussion politique et religieuse ; elle accueille tout profane, quelles que soient ses opinions en politique et en religion, dont elle n'a pas à se préoccuper, pourvu qu'il soit libre et de bonnes moeurs.

La Franc-maçonnerie a pour but de lutter contre l'ignorance sous toutes ses formes ; c'est une école mutuelle dont le programme se résume ainsi : obéir aux lois de son pays, vivre selon l'honneur, pratiquer la justice, aimer son semblable, travailler sans relâche au bonheur de l'humanité et poursuivre son émancipation progressive et pacifique.

Voilà ce que la Franc-maçonnerie adopte et veut faire adopter à ceux qui ont le désir d'appartenir à la famille maçonnique.

Mais à côté de cette déclaration de principes, le Convent a besoin de proclamer les doctrines sur lesquelles la Maçonnerie s'appuie ; il veut que chacun les connaisse.

Pour relever l'homme a ses propres yeux, pour le rendre digne de sa mission sur la terre, la Maçonnerie pose le principe que le Créateur suprême a donné à l'homme, comme bien le plus précieux, la liberté ; la liberté, patrimoine de l'humanité toute entière, rayon d'en haut qu'aucun pouvoir n'a le droit d'éteindre ni d'amortir et qui est la source des sentiments d'honneur et de dignité.

Depuis la préparation au premier grade jusqu'à l'obtention du grade le plus élevé de la Maçonnerie écossaise, la première condition sans laquelle rien n'est accordé à l'aspirant, c'est une réputation d'honneur et de probité incontestée.

Aux hommes pour qui la religion est la consolation suprême, la Maçonnerie dit : Cultivez votre religion sans obstacle, suivez les inspirations de votre conscience ; la Franc-maçonnerie n'est pas une religion, elle n'a pas un culte ; aussi elle veut l'instruction laïque, sa doctrine est toute entière dans cette belle prescription : Aime ton prochain.

A ceux qui redoutent avec tant de raison les dissensions politiques, la Maçonnerie dit : Je proscris de mes réunions toute discussion, tout débat politique ; sois pour ta patrie un serviteur fidèle et dévoué, tu n'as aucun compte à nous rendre. L'amour de la patrie s'accorde d'ailleurs si bien avec la pratique de toutes les vertus !

On a accusé la Maçonnerie d'immoralité ! Notre morale, c'est la morale la plus pure, la plus sainte ; elle a pour base la première de toutes les vertus : l'humanité. Le vrai Maçon fait le bien, il étend sa sollicitude sur les malheureux, quels qu'ils soient, dans la mesure de sa propre situation. Il ne peut donc que repousser avec dégoût et mépris l'immoralité.

Tels sont les fondements sur lesquels repose la Franc-maçonnerie et qui assurent à tous les membres de cette grande famille l'union la plus intime, quelle que soit la distance qui sépare les divers pays qu'ils habitent ; c'est entre eux tous, l'amour fraternel. Et qui peut mieux attester cette vérité que la réunion même de notre convent ?

Inconnus les uns des autres, venant des pays les plus divers, à peine avions-nous échangé les premières paroles de bienvenue que déjà l'union la plus intime régnait entre nous ; les mains se serraient fraternellement, et c'est au sein de la plus touchante concorde que nos résolutions les plus importantes ont été prises d'un assentiment unanime.

Francs-Maçons de toutes les contrées, citoyens de tous les pays, voilà les préceptes, voilà les lois de la Franc-maçonnerie, voilà ses mystères. Contre elle les efforts de la calomnie demeurent impuissants, et ses injures resteront sans écho ; marchant pacifiquement de victoire en victoire, la Franc-maçonnerie étendra chaque jour son action morale et civilisatrice.

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REAA constitutions de 1786

26 Avril 2005 Publié dans #hauts grades

VÉRITABLES INSTITUTS SECRETS ET BASES
FONDAMENTALES
De
L'ORDRE
des anciens Francs-Maçons-Unis
et
Grandes Constitutions Du Rit Ancien - Accepté - Écossais,
de l'An 1786

 

NOUVEAUX INSTITUTS SECRETS
ET BASES FONDAMENTALES

 

de la très ancienne et très Respectable Société des Anciens Francs-Maçons Unis, connue sous le nom d'Ordre Royal et Militaire de l'art libre de tailler la pierre.

NOUS, FREDERIC, par la grâce de Dieu, Roi de Prusse, Margrave de Brandebourg, etc., etc., etc. :

Souverain Grand Protecteur, Grand Commandeur, Grand Maître Universel et Conservateur de la très ancienne et très respectable Société des Anciens Francs-Maçons ou Architectes Unis, autrement appelée l'ORDRE Royal et Militaire de l'Art Libre de Tailler la Pierre ou Franche-Maçonnerie

 

A TOUS LES ILLUSTRES ET BIEN-AIMES FRERES QUI CES PRESENTES VERRONT

Tolérance, Union, Prospérité.

Il est évident et incontestable que, fidèle aux importantes obligations que nous nous sommes imposées en acceptant le protectorat de la très ancienne et très respectable Institution connue de nos jours sous le nom de " Société de l'Art Libre de tailler la pierre " ou " ORDRE DES ANCIENS FRANCS-MAÇONS UNIS " nous nous sommes appliqué, comme chacun sait, à l'entourer de notre sollicitude particulière.

Cette Institution universelle, dont l'origine remonte au berceau de la société humaine, est pure dans son Dogme et sa Doctrine : elle est sage, prudente et morale dans ses enseignements, sa pratique, ses desseins et ses moyens : elle se recommande surtout par son but philosophique, social et humanitaire. Cette société a pour objet l'Union, le Bonheur, le Progrès et le Bien Etre de la famille humaine en général et de chaque homme individuellement. Elle doit donc travailler avec confiance et énergie et faire des efforts incessants pour atteindre ce but, le seul qu'elle reconnaisse comme digne d'elle.

Mais, dans la suite des temps, la composition des organes de la Maçonnerie et l'unité de son gouvernement primitif ont subi de graves atteintes, causées par les grands bouleversements et les révolutions qui, en changeant la face du monde ou en soumettant à des vicissitudes continuelles, ont, à différentes époques, soit dans l'antiquité, soit de nos jours, dispersé les anciens Maçons sur toute la surface du globe. Cette dispersion a donné naissance à des systèmes hétérogènes qui existent aujourd'hui sous le nom de RITES et dont l'ensemble compose l'ORDRE.

Cependant, d'autres divisions, nées des premières, ont donné lieu à l'organisation de nouvelles sociétés : la plupart de celles-ci n'ont rien de commun avec l'Art Libre de la Franche-Maçonnerie, sauf le nom de quelques formules conservées par les fondateurs, pour mieux cacher leurs desseins secrets - desseins souvent trop exclusifs, quelquefois dangereux et presque toujours contraires aux principes et aux sublimes doctrines de la Franche-Maçonnerie, tel que nous les avons reçus de la tradition.

Les dissensions bien connues que ces nouvelles associations ont suscitées dans l'ORDRE et qu'elles y ont trop longtemps fomentées, ont éveillé les soupçons et la méfiance de presque tous les Princes dont quelques-uns l'ont même persécuté cruellement.

Des Maçons, d'un mérite éminent, ont enfin réussi à apaiser ces dissensions et tous ont, depuis longtemps, exprimé le désir qu'elles fussent l'objet d'une délibération générale afin d'aviser aux moyens d'en empêcher le retour et d'assurer le maintien de l'ORDRE, en rétablissant l'unité dans son gouvernement et dans la composition primitive de ses organes, ainsi que son antique discipline.

Tout en partageant ce désir que nous-même avons éprouvé depuis le jour où nous avons été complètement initié aux mystères de la Franche-Maçonnerie, nous n'avons pu, cependant, nous dissimuler ni le nombre, ni la nature, ni la grandeur réelle des obstacles que nous aurions à surmonter pour accomplir ce désir. Notre premier soin a été de consulter les membres les plus sages et les plus éminents de l'Ordre dans tous les pays sur les mesures les plus convenables à adopter pour atteindre un but si utile, en respectant les idées, de chacun, sans faire violence à la juste indépendance des Maçons et surtout à la liberté d'opinion qui est la première et la plus sacrée de toutes les libertés et en même temps la plus prompte à prendre ombrage.

Jusqu'à présent les devoirs qui nous étaient plus particulièrement imposés comme Roi, les évènements nombreux et importants qui ont signalé notre règne ont paralysé nos bonnes intentions et nous ont détourné du but que nous nous étions proposé. C'est désormais au temps, ainsi qu'à la sagesse, à l'instruction et au zèle des frères qui viendront après nous qu'il appartiendra d'accomplir et de perfectionner une oeuvre si grande et si belle, si juste et si nécessaire. C'est à eux que nous léguons cette tâche, et nous leur recommandons d'y travailler sans cesse, mais patiemment et avec précaution.

Toutefois, de nouvelles et pressantes représentations qui, de toutes parts, nous ont été adressées, dans ces derniers temps, nous ont convaincu de la nécessité d'opposer immédiatement une barrière puissante à l'esprit d'intolérance, de secte, de schisme et d'anarchie que des novateurs cherchent aujourd'hui à introduire parmi les frères. Leurs desseins ont plus ou moins de portée et sont ou imprudents, ou répréhensibles : présentés sous de fausses couleurs, ces desseins, en changeant la nature de l'Art libre de la Franche-Maçonnerie, tendent à la détourner de son but, et doivent nécessairement causer la déconsidération et la ruine de l'ORDRE. En présence de tout ce qui se passe dans les royaumes voisins, nous reconnaissons qu'une intervention de notre part est devenue indispensable.

Ces raisons et d'autres causes non moins graves nous imposent donc le devoir d'assembler et de réunir en un seul corps de Maçonnerie tous les RITES du Régime ECOSSAIS dont les doctrines sont, de l'aveu de tous, à peu près les mêmes que celles des anciennes Institutions qui tendent au même but, et qui, n'étant que les branches principales d'un seul et même arbre, ne diffèrent entr'elles que par des formules, maintenant connues de plusieurs, et qu'il est facile de concilier. Ces RITES sont ceux connus sous les noms de Rit Ancien, d'Hérédom ou d'Hairdom, de l'Orient de Kilwinning, de Saint-André, des Empereurs d'Orient et d'Occident, des Princes du Royal Secret ou de Perfection, de Rit Philosophique et enfin de Rit Primitif, le plus récent de tous.

Adoptant, en conséquence, comme base de notre réforme salutaire, le titre du premier de ces Rites et le nombre des Degrés de la hiérarchie du dernier, nous les DÉCLARONS maintenant et à jamais réunis en un seul ORDRE, qui, professant le Dogme et les pures Doctrines de l'antique Franche-Maçonnerie, embrasse tous les systèmes du Rit Écossais sous le nom de RIT ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTE.

La doctrine sera communiquée aux Maçons en trente-trois Degrés, divisés en sept Temples ou Classes. Tout Maçon sera tenu de parcourir successivement chacun de ces Degrés, avant d'arriver au plus sublime et dernier ; et à chaque Degré, il devra subir tels délais et telles épreuves qui lui seront imposés conformément aux Instituts, Decrets et Réglemens anciens et nouveaux de l'ORDRE, ainsi qu'à ceux du Rit de Perfection.

Le premier Degré sera conféré avant le deuxième, celui-ci avant le troisième et ainsi de suite jusqu'au Degré Sublime - le trente-troisième et dernier - qui surveillera, dirigera et gouvernera tous les autres. Un corps ou Réunion de membres possédant ce Degré formera un SUPREME GRAND CONSEIL, dépositaire du Dogme ; il sera le Défenseur et le Conservateur de l'ORDRE qu'il gouvernera et administrera conformément aux présentes et aux Constitutions ci-après décrétées.

Tous les Degrés des Rites réunis, comme il est dit ci-dessus, du premier au dix-huitième, seront classés parmi les Degrés du Rit de Perfection dans leur ordre respectif et d'après l'analogie et la similitude qui existent entr'eux ils formeront les dix-huit premier Degrés du RIT ECOSSAIS ANCIEN ACCEPTE ; le dix-neuvième Degré, et le vingt-troisième Degré du Rit Primitif formeront le vingtième Degré de l'ORDRE. Le vingtième et le vingt-troisième Degré du Rit de Perfection, soit le seizième et le vingt-quatrième Degré du Rit Primitif formeront le vingt-unième et le vingt-huitième Degré de l'ORDRE. LES PRINCES DU ROYAL SECRET occuperont le trente-deuxième Degré, immédiatement au-dessous des SOUVERAINS GRANDS INSPECTEURS GENERAUX dont le Degré sera le trente-troisième et dernier de l'ORDRE. Le trente-unième Degré sera celui des Souverains-Juges-Commandeurs. Les Grands Commandeurs, Grands Elus Chevaliers Kadosch prendront le trentième Degré. Les Chefs du Tabernacle, les Princes du Tabernacle, les Chevaliers du Serpent d'Airain, les Princes de Merci, les Grands Commandeurs du Temple et les Grands Écossais de Saint-André composeront respectivement le vingt-troisième, le vingt-quatrième, le vingt-cinquième, le vingt-sixième, le vingt-septième et le vingt-neuvième Degré.

Tous les Sublimes Degrés de ces mêmes Systèmes Écossais réunis seront, d'après leur analogie ou leur identité, distribués dans les classes de leur Ordre qui correspondent au régime du RIT ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTE.

Mais jamais et sous quelque prétexte que ce soit, aucun de ces sublimes Degrés ne pourra être assimilé au trente-troisième et très Sublime Degré de SOUVERAIN GRAND INSPECTEUR GÉNÉRAL, PROTECTEUR ET CONSERVATEUR DE L'ORDRE, qui est le dernier du RIT ANCIEN ACCEPTE ÉCOSSAIS et, dans aucun cas, nul ne pourra jouir des mêmes droits, prérogatives, privilèges ou pouvoirs dont nous investissons ces Inspecteurs.

Ainsi nous leur conférons la plénitude de la puissance suprême et conservatrice.

Et, afin que la présente ordonnance soit fidèlement et à jamais observée, nous commandons à nos Chers, Vaillants et Sublimes Chevaliers et Princes Maçons de veiller à son exécution.

DONNE en notre Palais à Berlin, le jour des Calendes premier - de Mai, l'an de Grâce 1786, et de notre Règne le 47e.

Signé " FREDERIC ".

Universi Terrarum Orbis Summi Architectonis Gloria ab Ingeniis.

CONSTITUTIONS ET STATUTS des GRANDS ET SUPREMES CONSEILS

composés des Grands Inspecteurs Généraux, Patrons, Chefs et Conservateurs de L'ORDRE DU 33° et dernier degré du Rite Ecossais Ancien Accepté, et
REGLEMENS
pour le gouvernement de tous les Consistoires, Conseils, Collèges, Chapitres et autres Corps maçonniques soumis à la juridiction desdits Conseils.

Au nom du Très Saint et Grand Architecte de l'Univers Ordo ab Chao.

Avec l'approbation en la présence et sous les auspices de son Auguste Majesté Frédéric (Charles) II, Roi de Prusse, Margrave de Brandebourg, etc., très Puissant Monarque, Grand Protecteur, Grand Commandeur, etc... de l'ORDRE, etc., etc., etc.,
Les Souverains Grands Inspecteurs Généraux, en Suprême Conseil assemblé.
Ont, après délibération sanctionné les Décrets suivants qui sont et seront à perpétuité leurs CONSTITUTIONS, STATUTS ET REGLEMENTS pour le gouvernement des Consistoires et autres Ateliers Maçonniques soumis à la juridiction desdits Grands Inspecteurs.

ARTICLE I

Tous les articles des CONSTITUTIONS, Statuts et Réglements rédigés en l'année 1762 par les neuf Commissaires des Grands Conseils des Princes Maçons du Royal Secret, qui ne sont pas contraires aux présentes dispositions, sont maintenus et devront être observés ; ceux qui y sont contraires sont abrogés et considérés comme expressément abolis.

ARTICLE II

§ I. Le trente-troisième DEGRE confère aux Maçons qui en sont légitimement revêtus la qualité, le titre, le privilège et l'autorité de Souverains Grands Inspecteurs Généraux de l'ORDRE.
§ II. L'objet particulier de leur mission est d'instruire et d'éclairer leurs Frères ; de faire régner parmi eux la Charité, l'Union et l'Amour fraternel ; de maintenir la régularité dans les travaux de chaque Degré et de veiller à ce qu'elle soit observée par tous les Membres ; de faire respecter, et, dans toutes les occasions, de respecter et de défendre les Dogmes, les Doctrines, les Instituts, les Constitutions, les Statuts et les Réglements de l'ORDRE, et principalement ceux de la Haute Maçonnerie, et enfin de s'appliquer, en tous lieux, à faire des oeuvres de Paix et de Miséricorde.
§ III. Une réunion de membres de ce grade prend le titre de
CONSEIL DU TRENTE-TROISIEME DEGRE ou des Puissants Grands Inspecteurs Généraux de l'ORDRE ; ce Conseil se forme et se compose comme suit
1° Dans les lieux propres à l'établissement d'un Suprême Conseil de ce Degré, l'Inspecteur le plus ancien en grade est, par les présentes, autorisé à élever un autre Frère à la même dignité, après s'être assuré que celui-ci l'a réellement méritée par son caractère, son instruction et les grades dont il est revêtu, et il lui administrera le serment.
2° Ces deux Frères conféreront ensemble, et de la même manière le grade à un autre membre.
§ IV. LE SUPREME CONSEIL sera alors constitué. Mais aucun des autres Candidats ne sera admis, s'il n'obtient l'unanimité des suffrages, chaque membre donnant son vote de vive voix, en commençant par le plus jeune, c'est-à-dire, par le dernier reçu. Le vote négatif d'un seul des membres délibérants, si ses raisons sont jugées suffisantes, fera rejeter le candidat. Cette règle sera observée dans tous les cas analogues.

ARTICLE III

§ I. DANS les lieux ci-dessus désignés, les deux Frères qui, les premiers, auront été élevés à ce grade, seront de droit, les deux premiers Officiers du SUPREME CONSEIL, savoir : le très Puissant Monarque Grand Commandeur, et le très Illustre Lieutenant Grand Commandeur.
§ II. Si le premier de ces Officiers vient à mourir, s'il abdique, ou s'il s'absente, pour ne plus revenir, il sera remplacé par le second Officier qui choisira son successeur parmi les autres Grands Inspecteurs.
§ III. Si le second Officier abdique, s'il meurt ou s'il s'éloigne pour toujours, le premier Officier lui donnera pour successeur un autre Frère du même grade.
§ IV. Le très Puissant Monarque nommera également l'Illustre Ministre d'Etat du Saint Empire, l'Illustre Grand Maître des Cérémonies et l'Illustre Capitaine des Gardes ; et il désignera, de la même manière, des Frères pour remplir les autres emplois vacants ou qui pourront le devenir.

ARTICLE IV

Tout Maçon qui, possédant les qualités et les capacités requises, sera élevé à ce Grade Sublime, paiera préalablement, entre les mains du très Illustre Trésorier du Saint Empire, une contribution de dix Frédérics d'Or ou de dix Louis d'Or, monnaie ancienne, ou l'équivalent en argent du pays.
Lorsqu'un Frère sera initié au trentième, au trente-unième ou au trente-deuxième Degré, on exigera de lui une somme de pareille valeur et même titre, pour chaque grade.
Le SUPREME CONSEIL surveillera l'administration de ces fonds et en disposera dans l'intérêt de l'ORDRE.

ARTICLE V

§ I. TOUT SUPREME CONSEIL se composera de neuf Souverains Grands Inspecteurs Généraux du trente-troisième Degré, dont quatre, au moins, devront professer la religion dominante du pays.
§ II. Lorsque le très Puissant Monarque Grand Commandeur et le Lieutenant Grand Commandeur de l'ORDRE sont présents, trois membres suffisent pour composer le Suprême Conseil et pour l'expédition des affaires de l'ORDRE.
§ III. Dans chaque grande Nation, Royaume ou Empire d'Europe, il n'y aura qu'un seul Suprême Conseil de ce grade.
Dans les Etats et Provinces dont se compose l'Amérique Septentrionale, soit sur le continent, soit dans les îles, il y dura deux Conseils, aussi éloignés que possible l'un de l'autre.
Dans les Etats et Provinces dont se compose l'Amérique Méridionale, soit sur le continent, soit dans les îles, il y aura également deux Conseils, aussi éloignés que possible l'un de l'autre.
Il n'y aura qu'un seul Suprême Conseil dans chaque Empire, Etat Souverain ou Royaume d'Asie, d'Afrique, etc., etc.

ARTICLE VI

Le Suprême Conseil n'exerce pas toujours directement son autorité sur les Degrés au-dessous du dix-septième ou Chevalier d'Orient, d'Occident. D'après les circonstances et les localités, il peut la déléguer même tacitement ; mais son droit est imprescriptible, et toutes les Loges et tous les Conseils de Parfaits Maçons, de quelque degré que ce soit, sont, par les présentes, requis de reconnaître, dans ceux qui sont revêtus du trente-troisième Degré, l'autorité des Souverains Grands Inspecteurs Généraux de l'Ordre, de respecter leurs prérogatives, de leur rendre les honneurs qui leur sont dus, de leur obéir, et enfin, de déférer avec confiance à toutes les demandes qu'ils pourraient formuler pour le bien de l'ORDRE, en vertu de ses lois, des présentes Grandes constitutions et de l'autorité dévolue à ces Inspecteurs, que cette autorité soit générale ou spéciale, ou même temporaire et personnelle.

ARTICLE VII

TOUT CONSEIL et tout Maçon d'un grade au-dessus du seizième, ont le droit d'en appeler au SUPREME CONSEIL des Souverains Grands Inspecteurs Généraux, qui pourra leur permettre de se présenter devant lui et de se faire entendre en personne.
Quand il s'agira d'une affaire d'honneur entre des Maçons, de quelque grade qu'ils soient, la cause sera portée directement devant le SUPREME CONSEIL qui décidera en première et dernière instance.

ARTICLE VIII

Un GRAND CONSISTOIRE de Princes Maçons du Royal Secret choisira son Président parmi les membres du trente-deuxième Degré qui le composent ; mais, dans tous les cas, les actes d'un grand Consistoire n'auront de valeur qu'autant qu'ils auront été préalablement sanctionnés par le SUPREME CONSEIL du trente-troisième Degré, qui, après la mort de son Auguste Majesté le Roi, très puissant Monarque et Commandeur Général de l'ORDRE, héritera de l'autorité Suprême Maçonnique et l'exercera dans toute l'étendue de l'Etat, du Royaume ou de l'Empire qui aura été placé sous sa juridiction.

ARTICLE IX

Dans les pays soumis à la juridiction d'un SUPREME CONSEIL de Souverains Grands Inspecteurs Généraux, régulièrement constitué et reconnu par tous les autres Suprêmes Conseils, aucun Souverain Grand Inspecteur Général ou Député Inspecteur Général ne pourra faire usage de son autorité, à moins qu'il n'ait été reconnu par ce même SUPREME CONSEIL et qu'il n'ait obtenu son approbation.

ARTICLE X

Aucun Député-Inspecteur-Général, soit qu'il ait été déjà admis et pourvu d'une patente, soit qu'en vertu des présentes Constitutions il soit ultérieurement admis, ne pourra de son autorité privée, conférer à qui que ce soit le Degré de Chevalier-Kadosch ou tout autre degré supérieur, ni en donner des patentes.

ARTICLE XI

Le Degré de Chevalier Kadosch, ainsi que le trente-unième et le trente-deuxième Degré, ne sera conféré qu'à des Maçons qui en auront été jugés dignes, et ce, en présence de trois Souverains Grands Inspecteurs Généraux au moins.

ARTICLE XII

Lorsqu'il plaira au très Saint et Grand Architecte de l'Univers d'appeler à LUI son Auguste Majesté le Roi, très Puissant Souverain Grand Protecteur, Commandeur et Véritable Conservateur de l'ORDRE, etc., et., etc., chaque SUPREME CONSEIL de Souverains Grands Inspecteurs Généraux, déjà régulièrement constitué et reconnu, ou qui serait ultérieurement constitué et reconnu en vertu des présents Statuts, sera, de plein droit, légitimement investi de toute l'autorité Maçonnique dont son Auguste Majesté est actuellement revêtue. Chaque SUPREME CONSEIL exercera cette autorité lorsqu'il sera nécessaire et en quelque lieu que ce soit, dans toute l'étendue du pays soumis à sa juridiction ; et si, pour cause d'illégalité, il y a lieu de protester, soit qu'il s'agisse des Patentes ou des pouvoirs accordés aux Députés Inspecteurs Généraux, ou de tout autre sujet, on en fera un rapport qui sera adressé à tous les SUPREMES CONSEILS des deux hémisphères.

ARTICLE XIII

§ I. Tout SUPREME CONSEIL du trente-troisième Degré pourra déléguer un ou plusieurs des Souverains Grands Inspecteurs Généraux de l'ORDRE qui le composent, pour fonder, constituer et établir un CONSEIL du même degré dans tous les pays mentionnés dans les présents Statuts, à la condition qu'ils obéiront ponctuellement à ce qui est stipulé dans le troisième paragraphe de l'article II ci-dessus, ainsi qu'aux autres dispositions de la présente Constitution.
§ II. Le SUPREME CONSEIL pourra également donner à ces Députés le pouvoir d'accorder des patentes aux Députés Inspecteurs Généraux, qui devront au moins avoir reçu régulièrement tous les degrés que possède un Chevalier Kadosch, leur déléguant telle portion de leur autorité suprême qu'il sera nécessaire pour constituer, diriger et surveiller les Loges et les Conseils, du quatrième au vingt-neuvième Degré inclusivement, dans les pays où il n'y aura point d'ateliers ou de Conseils du Sublime Degré légalement constitués.
§ III. Le Rituel manuscrit des Sublimes Degrés ne sera confié qu'aux deux premiers Officiers de chaque Conseil ou qu'à un Frère chargé de constituer un Conseil des mêmes Degrés dans un autre pays.

ARTICLE XIV

Dans toute cérémonie maçonnique des Sublimes Degrés et dans toute procession solennelle de Maçons possédant ces degrés, le SUPREME CONSEIL marchera le premier, et les deux premiers Officiers se placeront après tous les autres membres et seront immédiatement précédés du grand Etendard et du Glaive de l'ORDRE.

ARTICLE XV

§ I. Un SUPREME CONSEIL doit se réunir régulièrement dans les trois premiers jours de chaque troisième nouvelle lune ; il s'assemblera plus souvent, si les affaires de l'ORDRE l'exigent et si l'expédition en est urgente.
§ II. Outre les grandes fêtes solennelles de l'ORDRE, le SUPREME CONSEIL en aura trois particulières chaque année, savoir : le jour des Calendes (premier) d'Octobre, le vingt-sept de Décembre et le jour des Calendes (premier) de Mai.

ARTICLE XVI

§ I. Pour être reconnu et pour jouir des privilèges attachés au trente-troisième Degré, chaque Souverain Grand Inspecteur Général sera muni de Patentes et de lettres de créances dont le modèle se trouve dans le Rituel du Degré. Ces lettres lui seront délivrées à la condition de verser dans le Trésor du Saint Empire la somme que chaque SUPREME CONSEIL fixera pour sa juridiction aussitôt qu'il aura été constitué. Ledit Souverain Grand Inspecteur Général paiera également un Frédéric, ou un Louis, monnaie ancienne, ou l'équivalent en argent du pays, à l'Illustre Secrétaire, en compensation de sa peine, pour l'expédition desdites Lettres et pour l'apposition du Sceau.
§ II. Tout Souverain Grand Inspecteur Général tiendra, en outre, un Registre de ses Actes : chaque page en sera numérotée ; la première et la dernière pages seront quottées et paraphées pour en constater l'identité. On devra transcrire sur ce Registre les Grandes Constitutions, les Statuts et les Règlements Généraux de l'Art sublime de la Franche-Maçonnerie.
L'inspecteur lui-même sera tenu d'y inscrire successivement tous ses Actes, à peine de nullité ou même d'interdiction.
Les Députés Inspecteurs Généraux sont tenus d'agir de même sous les mêmes peines.
§ III. Ils se montreront mutuellement leurs Registres et leurs Patentes, et ils y constateront réciproquement les lieux où ils se seront rencontrés reconnus. [
2]

ARTICLE XVII

LA MAJORITE des voix est nécessaire pour légaliser les actes des Souverains Grands Inspecteurs Généraux, dans les lieux où il existe un SUPREME CONSEIL du trente-troisième Degré, légalement constitué et reconnu. En conséquence, dans un pays, ou territoire sous la dépendance d'un SUPREME CONSEIL, aucun de ces Inspecteurs ne pourra exercer individuellement son autorité, à moins d'en avoir obtenu l'autorisation dudit SUPREME CONSEIL, et dans le cas où l'Inspecteur appartiendrait.

ARTICLE XVIII

Toutes les sommes reçues pour faire face aux dépenses, c'est-à-dire le prix des Réceptions, - et qui se perçoivent à titre de frais d'initiation aux Degrés au-dessus du seizième jusques et y compris le trente-troisième, seront versées dans le Trésor du Saint-Empire, à la diligence des Présidents et Trésoriers des Conseils et des Loges Sublimes de ces Degrés, ainsi que des Souverains Grands Inspecteurs Généraux, de leurs Députés, de l'Illustre Secrétaire et de l'Illustre Trésorier du Saint Empire.
Le SUPREME CONSEIL réglera et surveillera l'administration et l'emploi de ces sommes : il s'en fera rendre, chaque année, un compte exact et fidèle, et il aura soin d'en faire part aux ateliers de sa dépendance.

ARRETE, FAIT et APPROUVE en Grand et Suprême Conseil du trente-troisième Degré, régulièrement constitué, convoqué et assemblé, avec l'approbation et en présence de sa Très Auguste Majesté, FREDERIC, deuxième du nom, par la grâce de Dieu Roi de Prusse, Margrave de Brandebourg, etc., etc., etc., très Puissant Monarque, Grand Protecteur, Grand Commandeur, Grand Maître Universel et Véritable Conservateur de l'ORDRE. Le jour des Calendes - premier de Mai, A.L. 5786, et de l'ère Chrétienne 1786.

Signé " . . . . . . (+) . . . . . . " - " STARK. " - " . . . . . . (+ )
. ... " - " . . . (+) " - " H. WILLHELM " - " D'ES-
TERNO " - " . . . . . .
(+) . . . . . . " - " WOELLNER [3]

APPROUVE et donné en notre Résidence Royale de Berlin, le jour des Calendes - premier Mai, l'an de Grâce 1786, et de notre règne le 471.

L.S. Signé, FREDERIC.

APPENDICE
aux
STATUTS FONDAMENTAUX ET GRANDES CONSTITUTIONS
DU SUPREME CONSEIL DU TRENTE-TROISIEME DEGRÉ

ARTICLE I

L'ÉTENDARD de l'ORDRE est argent [4] frangée d'or, portant au centre un aigle noir à deux têtes, les ailes déployées ; les becs et les cuisses sont en or : il tient dans une serre la garde d'or, et dans l'autre la lame d'acier d'un glaive antique, placé horizontalement de droite à gauche. A ce glaive est suspendue la devise Latine, en lettres d'or, " DEUS MEUMQUE JUS ". L'aigle est couronné d'un Triangle d'or : il tient une banderole de pourpre frangée d'or et parsemée d'étoiles d'or.

ARTICLE II

Les Insignes distinctifs des Souverains Grands Inspecteurs Généraux sont
 1° Une Croix Teutonique rouge qui se porte sur la partie gauche de la poitrine.
 2° Un grand Cordon blanc moiré liséré d'or ; sur le devant est un Triangle d'or radieux ; au milieu du Triangle est le chiffre 33 ; de chaque côté de l'angle supérieur du Triangle est un glaive d'argent dont la pointe se dirige vers le centre, porté de droite à gauche et se termine en pointe par une frange d'or et une rosette rouge et vert à laquelle est suspendu le Bijou ordinaire de l'ORDRE.
 3° Ce Bijou est un aigle semblable à celui de l'Étendard : il porte le diadème d'or de Prusse.
 4° La Grande Décoration de l'ORDRE est gravée sur une croix Teutonique ; c'est une étoile à neuf pointes, formée par trois triangles d'or superposés et entrelacés. Un glaive se dirige de la partie inférieure du côté gauche à la partie supérieure du côté droit, et, du côté opposé, est une main de Justice. Au milieu est le Bouclier de l'ORDRE azur ; sur le Bouclier est un aigle semblable à celui de l'étendard ; sur le côté droit du Bouclier est une balance d'or ; sur le côté gauche, un compas d'or posé sur une Equerre d'or. Tout autour du Bouclier est une banderole bleue portant, en lettres d'or, l'inscription Latine, " ORDO AB CHAO ". Cette banderole est enfermée dans un double cercle, formé par deux serpents d'or, chacun d'eux tenant sa queue entre les dents. Des petits triangles formés par l'intersection des triangles principaux, les neuf qui sont le plus rapprochés de la banderole, sont de couleur rouge et portent chacune une des lettres dont se compose le mot S.A.P.I.E.N.T.I.A.
 5° Les trois premiers Officiers du SUPREME CONSEIL portent, en outre, une écharpe ou ceinture à franges d'or et tombant du côté droit.

ARTICLE III

LE GRAND SCEAU DE L'ORDRE est un Ecu d'argent sur lequel est un Aigle à deux têtes, semblable à celui de l'Etendard, mais portant de plus le diadème d'or de Prusse ; au-dessus du diadème est un Triangle radieux, au centre duquel est le chiffre 33. Toutefois, on peut se contenter de mettre au-dessus de l'Aigle, soit la couronne, soit le triangle seulement.
Au bas du Bouclier, au-dessous des ailes et des serres de l'Aigle, il y a trente-trois Etoiles disposées en demi-cercle ; tout autour est l'inscription suivante :
SUPREME CONSEIL DU TRENTE-TROISIEME DEGRE POUR ..........................

FAIT en Suprême Conseil du Trente-Troisième Degré, les jours, mois et an que dessus.

Signé " . . . . . . (+) . . . . . . " - " STARK " - " D'ESTERNO ".
" . (+) .. . " - " H. WILLELM " - " D . ...
" -
" WOELLNER ".

APPROUVE,
L.S. Signé, FREDERIC.

NOUS SOUSSIGNES, SS GG II GG, etc., etc., etc., composant le présent Congrès Maçonnique, conformément aux dispositions de l'Article III, en date de ce jour, avons attentivement collationné les copies qui précèdent ci-dessus à l'expédition authentique des véritables Instituts Secrets Fondamentaux, Statuts, Grandes Constitutions et Appendices du 1er Mai, 1786 (E V ), et dont les ampliations officielles sont déposées et ont été soigneusement et fidèlement conservées dans toute leur pureté parmi les archives de l'ORDRE.
NOUS, en conséquence, certifions les dites copies fidèles et littéralement conformes aux originaux des dits documents.
EN FOI DE QUOI, nous signons ces présentes, ce 15e jour d'Adar, A L , 5 833, (vulgo) le 23 février, 1834.

DEUS MEUMQUE JUS.

Baron Freteau de Peny, 33°,
Comte Thiebault, 33° , Setier, 33° ,
Marquis de Giamboni, 33° ,
A.C.R. d'Andrada, 33° ,
Luis de Menes Vascos de Drummond, 33°,
Comte de St. Laurent, S G I G ,33°, etc.
Lafayette, 33'

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