Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Hauts Grades

Articles récents

La Marche du Compagnon

13 Mars 2014 , Rédigé par X Publié dans #Planches

Sensation furtive et profane de celui qui a l’impression de ne pas avoir tout compris ce qui lui arrivait. C’est l’impression que j’ai de mon passage dans le degré de compagnon. Difficile affirmation que de dire « je n’ai pas tout compris » et pourtant, je dois bien avouer qu’à ce jour, ce degré d’une grande richesse m’est sinon étranger, pour le moins encore étrange. L’idée de passer à une autre étape avant d’en avoir faire le tour m’intrigue.
Mais est-ce bien là le but ? Achever une tâche pour en commencer une autre ? Encore une erreur de débutant, mais il peut être est nécessaire de la faire pour relativiser l’angoisse générée par cette étape dans la vie du maçon. Et puis les sourires que provoquent cette réflexion chez les expérimentés qui m‘entourent me fait au moins comprendre que l’important est dans le cheminement.
Sous les colonnes du Septentrion, j’ai écouté mon surveillant, appris à comprendre les symboles, entendu et mémorisé la parole de mes frères maîtres, qui m’enrichissent.
Ma réflexion d’apprenti d’alors était « vivement que je puisse m’exprimer ! » « A mon tour de donner, d’affirmer, de rendre la monnaie ! »
Force est de constater aujourd’hui que l’apprenti bouillonnant à l’idée de prendre la parole et d’en placer une, et bien cet apprenti devenu compagnon, compagnon muet, non par manque d’idée, mais plutôt par la prise de conscience, que son arrivée à ce grade n’est qu’une étape intermédiaire, comme une moitié d’initiation, et que face à ses maîtres, il a quelque chose à dire, mais quand la parole est donnée, un maître a la capacité de le formuler mieux que lui, ou plus vite que lui, alors silence.
Intérieurement, je sais que quelque soit la forme, la couleur et les parements de mon tablier, il va falloir attendre encore avant de prendre la parole dans l’intérêt de la loge.
Dans sa symbolique, les 5 pas de la marche du compagnon sont composés par les 3 pas de la marche de l’apprenti. Le côté pénible, de ces trois premiers pas m’a d’abord appris la ponctualité…Normal, c’est le retardataire qui doit le pratiquer. Ces pas, tout juste arrachés à l’attraction terrestre, allant à l’encontre de la volonté et de l’esprit expriment bien ces métaux qui doivent rester à la porte du temple.
Les pas suivant, ceux du compagnon symbolisent l’éloignement de la route tracée, événement qui ne peut être décidé que de manière autonome, fruit de la liberté gagné par la confiance, un premier voyage en quelque sorte avec l’impression d’être le pilote à bord, libre de découvrir le monde, en abandonnant la ligne pour la surface. Puis vient le retour au tracé d’origine, symbolisant le souvenir des leçons et conseils reçus, la main sur le cœur, amour et fraternité en tête.
Le compagnon est d’abord un apprenti, un homme avec des vertus morales qui a reçu la lumière, qui a intégré des connaissances maçonniques, des symboles, et qui a passé une autre étape, celle de l’autonomie dans la prise de parole, dans la recherche de la compréhension du monde.
Et cette soudaine autonomie dans la construction de son édifice, de l’édifice crée une peur, une sensation de vide qui peut parfois lui faire croire qu’il n’a pas tout compris. Comme le parachutiste face à son premier vrai saut, le compagnon a peur, mais cette peur est constructive, car il est entouré par ses frères qui, même en silence, lui font comprendre, que eux aussi, ils on douté, et sont là, souriant, avec amour.
Le premier voyage et ces cinq sens (vue, ouïe, toucher, goût, odorat) matérialise les outils à sa disposition pour percevoir le monde extérieur, évaluer et ainsi se comparer avec l’autre et trouver sa place. L’humilité est de mise car sans sagesse ces perceptions peuvent nous tromper.
Il est temps pour le compagnon d’aller visiter d’autres loges, d’autres rites et de se rendre compte, de la richesse des différences. C’est d’abord le timbre des voix qui va ponctuer le rituel, la colonne d’harmonie, puis la richesse des interventions qui vont lui permettre de comprendre sa loge, et se comprendre comme dans « connais-toi toi-même ». Cet exercice est un échauffement à la compréhension de sa position d’homme, d’humain, vivant sur une planète, en société organisée, entouré d’une nature végétale, animale, minérale, et lui-même composante d’un tout, pour un temps donné.
Le compagnon a compris à travers des ouvrages maçonniques la portée des symboles.
Dorénavant, sa curiosité va pouvoir s’élargir au monde : La science, l’étude des autres sociétés, cultures, religions, croyances. Cette étape, c’est d’abord la lecture :
Albert Jacquard : après avoir entendu cet homme à Noël 2000 à la radio parler d’avenir, d’amour, et d’une future civilisation globale, dans un ouvrage très illustrée « la légende du futur », ou il imagine une civilisation mélangeant toute nos cultures, une occasion de nous rendre compte que nos différences sont bien minimes, autant dans le chromosome que dans le lien social, et cela qu’on soit un occidental urbain, ou un agriculteur bantou. C’est l’éveil du doutant que je suis.
Puis, ce fut André Comte Sponville, qui explique qu’il est difficile de vivre sans dogme, mais qu’une philosophie athée permet de renoncer à la notion de divinité et donc de redevenir humain intégré à la nature, donc conscient de n’être que des mourants en puissance.
Jacques Ellul dans « le bluff technologique », Jean-Claude Guillebaud dans « le principe d’humanité », entre autres m’apportent les réflexions permettant de construire une vision puis l’application dans le monde profane de tout ce qui est vu en loge.
La compréhension de la notion de hasard dans la constitution de l’humanité va ainsi petit à petit prendre place dans mon esprit, me faire perdre toute illusion profane, pour enfin me concentrer sur l’essentiel, la construction de l’édifice, un monde d’entente, d’amour et de raison, ici et maintenant.
Enrichissons nous de nos différences, cette magnifique phrase prend ici tout son sens.
Dans son deuxième voyage d’initiation, il est rappelé au futur compagnon que sa construction se fait avec le temps, et dans l’harmonie, que sa force réside dans le respect de la loi morale, et dans sa volonté de grandir. Une nouvelle dimension s’offre à lui, exprimée par les colonnes tout d’abord, la verticalité, qui permet une vision du lointain, de la perspective, et une capacité à réceptionner les messages extérieurs plus forte, comme une antenne, un totem. On pourrait comparer cette image, à celle, très belle, extraite du film « l’odyssée de l’espèce », retraçant l’évolution de l’espèce humaine ou est symbolisé l’arrivée de l’Homo Erectus, par ce primate, cet homme traversant les hautes herbes de la savane, qui s’élève et aperçoit enfin l’horizon.
Le compagnon ne peut pas avancer tout seul sans douter, et la progression ne peut se faire sans l’aide apportée par son surveillant, mais aussi par ses frères. Mes plus beaux moments de fraternité et d’amour resteront ceux qui suivent ces instants de désespoir, de doute, et d’incompréhension, quand à l’appel des mes jumeaux, puis de mes frères aînés, je reçois ces quelques conseils, qui rassurent, véritable message d’amour, de fraternité, qui créent la complicité, et qui solidifient les liens intérieurs qui font notre loge.
Troisième voyage : ici sont réunis, les arts libéraux mais aussi le Niveau. Les trois arts de la parole, mais aussi le symbole de l’égalité et de la modestie.
Réunir la parole et la modestie, voila ce qui expliquerait mon silence de compagnon.
Quatrième voyage, les grands initiés nous sont présentés, alors qu’ils ne sont pas maçons, d’horizons et d’époques différentes, ils se sont chacun sacrifié pour une philosophie : Moïse « tu ne tueras point », Socrate « Connais-toi toi-même » Phytagore par l’initiation par le silence, Jésus « aimez vous les uns les autres », et Confucius par la perpétuelle recherche du juste milieu.
La recherche du juste milieu, voila une phrase qui mérite réflexion, et montre l’ouverture et l’humilité nécessaire pour s’ouvrir au monde. Cette recherche est aussi enrichissante dans ce qu’elle m’apporte d’analyses, de réflexions, de compréhension du vaste et merveilleux système dont nous sommes une composante, mais aussi, dans le travail intérieur qu’il m’oblige à faire, quant face à cela, une occasion m’est offerte d’inverser le sens de ma quête et de me regarder dans le miroir, d’essayer de me comprendre en prenant le monde en compte. Dérouler la spirale dans l’autre sens pour amorcer une meilleure connaissance de moi-même, est l’autre face de cette recherche. Etonnante allusion à cette figure que je ne peux tracer. Au-delà de l’apprentissage et de la découverte, il y a la compréhension et la diffusion du « compris », sans être un de ces grands initiés, nous pouvons chacun rayonner à la hauteur de notre connaissance et de l’amour transmis. L’équerre, accompagne ce voyage, symbole de rectitude, éprouvé par l’équerre, le compagnon doit marcher, pour découvrir le monde et les lois qui le composent. Cet acte volontaire constitue les premiers pas du maçon.
Gloire au travail, cette phrase me serait restée incompréhensible sans la présence de l’étoile flamboyante.
Cette étoile à cinq branches, comme l’Homme de Vitruve de Léonard de Vinci. Représentation de l’éternité, parfois couronne, lumière mais exprimant le monde nocturne, origine ou destin du monde réunissant le terrestre et le céleste, Bourgeonnement, scintillement, c’est la croissance infinie ou son inverse, D’une lumière explosive, elle montre sa fin alors qu’elle exprime l’intemporel. Expliquer ou tenter d’expliquer la lettre G m’incommode, car la diversité des explications en dilue la force et le sens, je préfère la ressentir que l’expliquer.
C’est à travers l’étoile flamboyante, expression du minérale, mais aussi de l’humain, forme existante dans des constructions végétales, que je ressens la notion de labeur nécessaire et perpétuel, d’abord parce que seul un labeur continuel permet de ne pas ressentir une sensation de vide, par la régularité d’une recherche ordonnée, qui cherche la vérité avec la parfaite conscience de ne jamais la trouver.
C’est par ce même travail qui a fait l’homme se différencier de la nature, devenir sujet, que je me sais cheminer en liberté, de faire, sans pouvoir éviter les erreurs, mais là est peut être le chemin pour approcher l’harmonie et la paix intérieure qui semble régner chez mes aînés.

V\M\ et vous tous mes FF\, j’ai dit.

Source : www.ledifice.net

Lire la suite

Explication de la Pierre Cubique

12 Mars 2014 , Rédigé par F\ C\ Publié dans #Planches

Dans les hauts grades on doit donner le développement de la science maçonnique, dont les principes sont indiqués dans les trois grades symboliques : Mais cette première école ne s'expliquant pas suffisamment, nous allons entrer dans les plus grands détails, en parcourant les différents tracés qui sont sur la pierre, appelée cubique ; cette pierre angulaire est une des bases essentielles de l'art royal ; elle n'est qu'ébauchée dans le 2eme grade de la Maçonnerie bleue. Il aurait fallu que cette pierre ait été tracée en caractères hiéroglyphiques, selon la rigueur des lois maçonniques ; alors le G\ Or\ de France, aurait senti la nécessité de donner la clef de nos caractères, selon l'exemple qui est tracé dans le chapiteau du côté gauche.

Dans le bas qui forme un carré, est une division de 100 cases ; 26 contiennent les hiéroglyphes, 26 autres, les lettres italiques, 4 en hiéroglyphes composés, et 4 aussi en lettres composées ; 12 en ponctuations hiéroglyphiques ; 19 en caractères vulgaires et 16 remplies avec les chiffres depuis 1 jusqu'à 70.

Tel est le contenu du côté gauche de cette pierre que le G\ Or\ n'a pas songé à remplir. Il était donc essentiel pour l'art royal, qu'un ouvrier zélé voulut s'en occuper pour l'instruction de ses FF\ et pour leur apprendra à connaître les lettres, afin de pouvoir lire les mots mystérieux de notre art.

Les deux niveaux que vous voyez dans le haut du chapiteau vous annoncent que les connaissances rendent les hommes égaux ; et que les talents élèvent l'homme d'une classe ordinaire au niveau des grands de la terre.

Maintenant que nous connaissons les caractères, nous allons loin apprendre à connaître la face de cette pierre : cette face est un chef-d'œuvre du G\ Or\ de France, puisqu'elle renferme dans sa composition une division de 81 cases qui forment le carré de 9, où tous les mots mystérieux se trouvent renfermés, depuis le premier grade jusqu'à celui-ci, en y ajoutant les 16 du chapiteau, qui contiennent un seul mot sacré composé de trois paroles.

Pour lire ce que contient ce carre, on commence par le T, qui est au bas sur la première ligne à gauche, ensuite la lettre U, au dessus du T, dans la 1re case de la 2me ligne ; ce qui forme la première syllabe du mot de passe d'Apprentif ; puis vous prenez le B, de la 2me case de la 1re ligne, après un A, dans la première case de la 3me ligne en montant, vous descendrez en biais jusqu'à la lettre L., qui forme la 2me syllabe du mot précité ; ainsi du reste des mots que vous lirez en biaisant de gauche & droite, en descendant jusqu'à la dernière case en haut à droite, dans laquelle vous trouverez deux lettres TH, en opposition avec la lettre T, par laquelle vous avez commencé.

Les 16 cases triangulaires du chapiteau, forment ensemble un grand triangle, on Delta, emblème de la Divinité selon les Égyptiens. C'est dans ces cases qu'est placé le mot sacré du présent grade, le Tetra-grammaton, la parole inominale du grand Jehova qui était toujours tracée dans un Delta.

Vous remarquer que le G\ O\ de Franc dans sa sagesse, a cru devoir placer dans ce chapiteau triangulaire le grand mot de ce sublime grade.

Les chérubins qui sont placés sur ce chapiteau, et qui accompagnent ce triangle, vous annoncent que tout est divin dans les cérémonies de ce grade ; qu'il est l'annonce de la doctrine des Maçons ; ils adorent un Dieu unique, et ne le perdent jamais de vue dans toutes leurs actions.

Maintenant que nous avons épuisé les deux faces de cette pierre nous allons entrer dans d'autres détails, qui tiennent aux sciences dont on vous a parlé dans les gradés symboliques, et surtout à la géométrie, laquelle vous conduit naturellement aux connaissances les plus abstraites ; tels sont les systèmes du monde etc. etc.

Les anciens initiés aux mystères du Sacerdoce nous ont transmis la science des calculs. Cette science conduit naturellement à la géométrie ; dans le compagnonnage on en parle souvent ; cette science commence par la connaissance des chiffres, dont la clef nous vient des égyptiens. Elle est tracée dans le côté droit de la pierre.

Cette clef se compose d'un carré parfait coupé en 4 parties égales, par une ligne perpendiculaire et une horizontale, ensuite par deux autres lignes diagonales, d'angle en angle, qui divisent ce carré en 8 parties triangulaires ; c'est dans ce tracé que vous trouverez les figures des 10 chiffres depuis 1 jusqu'à zéro.

Le 1 est une ligne perpendiculaire, |.

Le 2 est pris dans un carré et forme un zed, Z.

Le 3 se prend par la moitié du grand carré duquel vous lirez une ligne jusqu'au coin, ensuite une autre jusqu'au centre, puis en reculant jusqu'au coin d'en bas, et une horizontale jusqu'à la ligne perpendiculaire du milieu, M.

Le 4 se trace par une perpendiculaire à droite. On prend le milieu de cette ligne, on en tire une horizontale jusqu'au centre du grand carré, et on remonte par une diagonale, jusqu'à l'angle d'en haut à droite, ce qui forme un 4 parfait 4.

Le 5 se fait en une ligne qui part de l'angle d'en haut à droite, eu descendant par une diagonale jusqu'au centre ; ensuite vous tirez: une ligne horizontale, à droite jusqu'à moitié de cette perpendiculaire du côté droit ; après, vous descendez jusqu'au bas, et retournez en arrière jusqu'à la perpendiculaire du milieu ….

Le 6 se fait en traçant une ligne diagonale, de l’angle droit d’en haut, à l'angle gauche d'en bas ; de là une horizontale en bas, jusqu'à celle du milieu que vous tracez en remontant jusqu'au point du centre, ….

Le 7 se prend depuis la ligne du milieu d'en haut en traçant une ligne horizontale jusqu'à l'angle à droite, puis vous descendez une diagonale jusqu'au coin opposé du grand carré a gauche en bas, 7.

Le 8 se fait en traçant une croix de St. André, c’est-à-dire deux lignes croisées, fermées par une ligne horizontale en haut et en bas, …

Le 9 se fait en partant du centre, еn remontant la ligne perpendiculaire, puis une horizontale jusqu'à l'angle à droite, et descendant par une diagonale jusqu'à l'angle à gauche, …
-Le о est le carré, ð.
Vous voyez que les anciens chiffres étaient tous angulaires. A mesure que les peuples se policèrent, ils donnèrent a leurs caractères des formes plus agréables, arrondirent les lignes de leurs premiers chiffres, qui sont ceux que nous avons actuellement, et qu'improprement nous nommons chiffres arabes.

La connaissance de la géométrie, conduisit nos ancêtres à l'étude du monde habité, et bientôt ils surent approfondir ce dédale de l'immensité, et percer la voûte azurée.

L'homme se livra à l'étude des mathématiques, science sublime, seulement connue des initiés dans les mystères du 2me ordre ; cette science les conduisit à développer à peu près l'organisation de toute la nature, en observant le cours du soleil et celui de la lune, ainsi que l'ordre périodique des saisons.

Le carré du côté droit de la pierre nous représente cet ancien système.

Les 4 cercles sont les 4 régions présumées autour de la terre, on découvrit par le cours du soleil les quatre points cardinaux, orient, occident, midi et nord ; les quatre carrés servirent d'angles de division pour les saisons, en donnant le quart de l’année solaire de 91 jours environ, ce qui procurait pour l’année entière 364 jours, auxquels on ajoutait une ou deux journées de plus à la fin d'une période déterminée.

Les Mages considérèrent avec attention la nature entière. L'étude les porta à vouloir en connaître l'essence dans sa composition ; l'immensité du fluide aérien rempli de ces feux, qu'ils prirent pour au tant de petits soleils, qui furent par la suite nommés étoiles ; la puissance de l'air sur toutes les substances, et l'unité d'accord des lois organiques ; ce qui les porta à l'admiration des merveilles de la nature, et aiguillonna leur curiosité pour faire de plus grandes recherches, et pour parvenir à connaître le principe vivifiant, enfin l'âme de l'univers. Ils reconnurent par leur travail, la divinité seul principe de la conservation, et de l'organisation universelle ; ils adorèrent l'être suprême dans toutes les productions de la terre, comme étant son ouvrage ; ils cachèrent aux peuples les vérités qu'ils avaient découvertes, en donnant un sens différent aux emblèmes qu'ils exposaient aux regards du public.

Ils décomposèrent l'air et la matière. Le sel, le souffre et le mercure leur parurent en être les principes constituants : de ces trois parties, ils formèrent un triangle, qui devint avec plus de raison encore un principe de culte, comme étant l'emblème du grand moteur des êtres animés qui fut nommé Dieu. Les hébreux le nommèrent Jehova, ou la véritable âme de la nature ; ils placèrent ce triangle au centre de divers cercles et carrés, pour indiquer le principe vivifiant qui étendait ses ramifications sur toutes choses.

Dans la dernière partie de la pierre nous nommerons ce triangle le grand tout.

Les instrument qui décorent ce chapiteau, sont ceux que l'on emploie dans l'élude des mathématiques.

Par suite de plusieurs siècles, l'homme savant fit d'autres découvertes intéressantes dont les principales se trouvent indiquées dans la quatrième partie de cette pierre cubique.

Cette face nous représente un grand cercle divisé en 360 degrés, que le soleil parcourt périodiquement dans les vingt-quatre heures.

Dans ce cercle vous distinguez trois triangles, qui forment 27 cases dans lesquelles est tracé l'ordre invariable de tous les principes connus.

Pour bien concevoir ce coté, il faut commencer par le triangle du centre, nommé le grand tout qui nous représente la divinité ou l’âme de la nature.

C'est de ce point central, que nom admirerons les merveilles qui nous entourent, et nous verrons l'homme placé sur ce vaste univers, admirer avec étonnement l'espace infini de la voûte azurée, ce qui porta sa curiosité à vouloir étudier la nature dans toutes ses parties, et connaître le mouvement des corps célestes.

Il décomposa la lumière, il y trouva trois couleurs principales, le rouge, le jaune el le bleu. Les couleurs intermédiaires ne sont que des nuances formées par le mélange de deux couleurs réunies ; par exemple, le rouge et le jaune donnent la couleur orange ; jaune et bleu composent le vert ; bleu et rouge procurent le violet ; le blanc n'est pas une couleur c'est la lumière, comme le noir en est la négation.

Il fit d'autres découvertes qui lui procurèrent la connaissance des trois règnes, l'animal, le végétal, le minéral.

Il crut remarquer que le globe était composé d'une matière appelée terre, mélangée d'eau et de sel.

Ses recherches s'étendirent davantage, et il découvrit l'infinité de la nature, dans son renouvellement continuel, et la toute-puissance de la divinité dont le soleil a été longtemps un symbole, par l'influence qu’il a sur la végétation en général ; les premiers peuples lui rendirent des hommages comme a un Dieu éternellement bienfaisant.

L'homme agrandissant le cercle de ses connaissances voulut mesurer une superficie, il s’ареrçut de la nécessité de poser le point du départ, qui le menant à un autre, lui donna la ligne, ce qui procura des angles, et il parvint a avoir exactement la surface, et le cube des différents corps.

Il eut la témérité de vouloir mesurer le temps, et il parvint à en faire la division. Il admira la perfection dans certains corps, et la difformité dans les autres, et il conçut l'idée de la proportion. Il vit que la matière était ou tendre ou dure, et dès lors il se fit une idée de la solidité de l'une, et de la faiblesse de l'autre pour la construction.

Le besoin de se substanter porta l'homme à cultiver la terre, et l'agriculture s'établit ; la nécessité de s'abriter des injures du temps, et de se soustraire à la voracité des animaux féroces, l'obligea à se bâtir des cabanes, et nous procura par la suite l'architecture, que la vanité perfectionna.

La vue des corps célestes aiguillonna sa curiosité, qui le conduisit à étudier l'astronomie ; cette science mise en pratique par les mages, qui prédisaient l'arrivée des éclipses et des comètes, ajouta beaucoup aux mystères de la religion, et donna naissance à la métaphysique. Le vent, la grêle, le tonnerre, la foudre, le chaud, et le froid, portèrent l'homme à vouloir connaître la substance de l'air, ce qui le conduisit naturellement à la physique expérimentale, et lui prouva que le feu existait dans toutes les matières qui composent le globe.

Pénétré de ces vérités, il étudia la matière en général, il prit les végétaux et les minéraux, et chercha à en connaître les propriétés, il trouva moyen de les dédécomposer, et parvint à la chimie, qui servit à établir la médecine, dans laquelle il fallut admettre l'addition des doses bienfaisantes, et la soustraction de celles qui pouvaient être contraires. La superstition introduisit le rapport des nombres, combinés avec les mélanges, le quel était censé produire en grand bien, pour la guérison des maladies. Les mages pratiquaient la science d'Esculape, et acquéraient par ce moyen encore une plus grande vénération de la part du peuple, qui les prenait souvent pour des demi-Dieux, el leur rendait des hommages.

Aux quatre coins sont indiqués les arts, dont le principe est puisé dans la nature ; la voix el le son sont nés avec l'homme, ainsi que dans les animaux ; le chant des oiseaux, fournit à l'homme l'harmonie, que l'on nomma la musique, qui lut le premier des arts ; il devint la base de l'harmonie qu'on mit dans les paroles, et l'éloquence se fit entendre par les poètes, qui remployèrent à chauler la gloire des Dieux et des Héros.

L'homme trouva parmi les pierre» que la nature avait formé des ressemblances avec les êtres animés ; il en fit ses Dieux pénates ; par la suite il imita ces objets avec de la terre et du bois, en cherchant à perfectionner ce que la nature et le hasard avaient laissé d'imparfait selon son idée ; et la sculpture commença à paraître, ce qui conduisit naturellement à tracer des traits sur la pierre ou sur le bois pour en perfectionner les formes, et par la suite le dessin se forma, ce qui donna l'idée de colorer ces objets avec des terres différentes mêlées avec du charbon, et la peinture parut et flatta l'œil ; cet art arriva le dernier et séduisit par son illusion ; il fut ainsi que les autres arts, porté un très-haut degré de perfection.

Les 7 planètes qui décorent le chapiteau vous annoncent l'antiquité des grands personnages qui gouvernaient la terre, lesquels furent par la suite placés dans le ciel par ceux qui les avaient admirés.

Le soleil représente Apollon, le Dieu de la lumière, des sciences et des arts ; il indique au moral la première lueur de la lumière céleste.

La lune représente la déçue Diane, soeur d'Apollon ; elle était la lumière nocturne et ténébreuse de l'intelligence, ou lumière du 2e ordre.

Mars, dieu de la guerre et des combats présidait aux batailles.

Mercure est l'interprète de la lumière divine, son caducée celui de l'éloquence, et de la vérité.

Jupiter le maître des Dieux, emblème de l'intelligence et de la puissance divine ; il semble nous annoncer qu'il a été un des plus grands gouvernants de la terre.

Vénus, le dieu du charme, mère de l'Amour qui conduit à la fécondité.

Saturne, le dieu du temps qui se détruit et se renouvelle chaque jour ; les anciens nous le représentaient dévorant ses enfants (les jours qui fuient derrière nous.)

Les attributs qui ornent le chapiteau vous annoncent les sacrifices et les obligations qui se pratiquaient dans les cultes de l'antiquité, et desquels nous conservons encore quelques usages.

Au dessin du carré, sont tracés dent demi - cercles, dans lesquels sont indiqués deux principes ; la divinité et la nature ; pour le véritable Maçon, l'une et l'autre sont synonymes. Toul dans la nature étant soumis à une organisation, et a une marche périodique, nous annonce qu'il doit y avoir un grand moteur, qui attire à lui notre vénération, et nous oblige à penser que rien ne peut être au-dessus de lui. L'étoile flamboyante en est un symbole. Il est indique dans les trois premiers grades. Nous l'avons tracé sur cette pierre, dont le sommet nous annonce le ciel, séjour éternel de la divine providence, adorée par les maçons sous le titre du Grand Architecte de l'Univers.

HOUZA, HOUZA, HOUZA.

Source : www.ledifice.net

Lire la suite

La Pierre Cubique

11 Mars 2014 , Rédigé par Compagnon J\A\ S\ Publié dans #Planches

Etes‑vous Compagnon ?
- Je le suis
Comment justifiez vous cette affirmation ?
- En passant Compagnon j'ai pris conscience de moi-même. Je sais donc ce que je suis et je puis me prononcer avec assurance sur le Grade initiatique auquel je suis parvenu.
Que vous a‑t‑on enseigné au cours de vos voyages de Compagnon ?
- A me servir de mes outils qui servent à transformer la PIERRE BRUTE en PIERRE CUBIQUE, taillée selon les exigences de l'art ...
Je sais donc ce que je suis et je puis me prononcer
Se servir de ses outils, lesquels ? Comment ? Pourquoi ?
La réponse à ces premières questions nous la trouvons dans la longue observation du Compagnon mesurant l'importance d'outils matériels pour son travail de dégrossissement, mais découvrant, à chaque voyage la présence d'outils spirituels devenant alors nécessaires à son évolution, à son intégration dans un monde lui apparaissant soudain ouvert sur l'immensité de la réflexion.
Après avoir déblayé le sol de tout ce qui peut l'affecter dans sa rectitude et sa planitude, l'accomplissement des Cinq voyages du profit la spécificité du Ciseau et du Maillet, car sans le concours de ces deux précieux outils nul n'approche et ne réalise, dans sa démarche la transformation d'une Pierre Brute en Pierre Cubique.
Le Premier voyage se présente alors. Intervient la nécessité de mettre à profit la spécificité du Ciseau et du Maillet, car sans le concours de ces deux précieux outils nul n'approche et ne réalise, dans sa démarche la transformation d'une Pierre Brute en Pierre Cubique.
Le Ciseau et le Maillet ...: (peut ‑être les premiers outils de l'homme sur Terre lorsque celui ci sortait des ténèbres du temps qui s'écoulait, entraînant cette créature vers un très long parcours : l'histoire de l'humanité et de la place de l'Homme dans un Univers ouvert pour recevoir sa longue et interminable marche en avant.)
Deux outils, sélectionnés par le Franc-maçon, pour faire disparaître toutes les aspérités d'une Pierre Brute. Taillée de façon à ce qu'elle tienne exactement sa place dans un édifice débutant le jour... d'une première initiation, se prolongeant ... tout au long d'un parcours et se terminant ...le jour du Jugement Dernier de l'initié .

Le Ciseau tenu de la main gauche commande la résolution de notre esprit par un contact entre l'intellectuel et le physique, comme une espèce de fil conducteur émetteur donnant corps à l'Homme Matière dégrossi et dégarni de toutes ses aspérités. découvrant par la réflexion les bienfaits du discernement indispensable à sa progression, à son équilibre.
Le Maillet, brandi de la main droite, se voit attribuer la mission de communiquer toute l'énergie nécessaire et la détermination morale au long travail du Ciseau d'acier. Rien ne saurait s'accomplir sans l'action conjointe de ces deux outils. Une Pierre Brute serait condamnée à nulle progression sans l'aide de ces outils d'application et de perfectionnement.
L'intellectuel, armé uniquement du Ciseau, face à une problématique, apportera la réponse, sera en mesure de lister tous les moyens nécessaires à la résolution de cette problématique, mais, privé de l'énergie indispensable et du courage d'affronter cette problématique laissera en l'état son problème prouvant une fois de plus que nul perfectionnement ne trouve sa solution sans la volonté de mise en conformité.
L'état de projet permanent épuise plus que la réalisation de ces projets.
Egalement, utiliser à lui seul le Maillet, traducteur de la force morale, n'est qu'émetteur de bruit. L'Ouvrier habile doit travailler et se servir de ses deux mains, la droite communique la Force à la gauche qui perfectionne, habile dosage tirant profit des aptitudes de chacune. L'une et l'autre se complètent mais en aucun cas l'une ou l'autre se substitue à l'Ouvrier, à l'analyse et à la volonté.
Au delà de cet apport matériel renforcé par les Cinq sens : Vue Ouïe Toucher Gout Odorat, le précepte gravé en lettre d'or sur le fronton du Temple de DELPHES (cité de l'ancienne Grèce, aujourd'hui Castri , d'où Apollon ,par la bouche de la Prêtresse Pythie, rendait ses oracles répondant ainsi aux incessantes questions posées).
" CONNAIS‑TOI TOI‑MÊME " prend toute sa dimension interne, spirituelle; conduite par la signification et la destinée symbolique du Ciseau et du Maillet. C'est avec ses cinq sens que le Compagnon évaluera, débusquera toutes les aspérités visibles et palpables.
Le chemin sera long, jour après jour perfectionnant ses gestes pour faire disparaître le maximum de points d'ancrage, corrigeant également des aprioris mis à découvert par cette observation, des idées toutes faites, des jugements hâtifs. Lourd apprentissage destiné à une intégration dans une réflexion collective dont les initiés sont à la fois Constructeurs et Matériaux d'un Temple dont les contours lui apparaissent progressivement.
Transformation lente mais nécessaire car l'ajustement d'une Pierre à un édifice n'est possible qu'à la condition expresse que cette Pierre soit parfaitement taillée pour contribuer à la réalisation harmonieuse de cette construction .
Travail constant de perfectionnement, parcours fait d'observation, d'humilité et de gestes prémédités, découverte de toute la signification de la citation.
La beauté ( l'étoile du 2° Surveillant) ne se réalise qu'en unissant la sagesse (l'étoile du Vénérable Maître) qui conçoit à la force ( l'étoile du 1 ° Surveillant) qui exécute.
D'autres étapes vont entraîner le Compagnon vers d'autres découvertes nécessaires à son travail d’assemblage.
Le deuxième voyage, dotéde la Règle et du Levier, le Compagnon complète sa lente mais nécessaire progression. Marchant toujours droit devant lui, avec résolution, franchise et loyauté. Triomphant, par la rectitude inscrite dans sa conscience. Multipliant ses forces grâce à la confiance de ses Frères. C'est ainsi, et avec cela, que son trajet se déroule loin de toutes tentations dévastatrices et stériles pour une construction par un assemblage parfait exempt d'espace vide et inutile.
Méditation profonde plongeant l'esprit vers la diversité des ordres d'Architecture depuis les colonnes harmonieuses dressées à l'entrée du Temple de Salomon
‑ Le premier et le plus simple d'entre eux, l'ordre DORIQUE, se caractérise par une colonne cannelée reposant sur un stylobate, traduisant l'ordre, la grandeur et la rectitude ‑ Le deuxième , l'ordre IONIQUE, avec humilité, offre son chapiteau orné de 2 volutes latérales ‑ Le troisième, l'ordre CORINTHIEN, offre généreusement un chapiteau orné de 2 rangs de feuilles d'acanthe entre lesquelles s'élèvent des volutes, le tout dans une harmonie associant l'agressivité à la modération.
D'autres ordres d'Architecture interpellent notre conscience et mixent des origines ou des styles
‑ Le quatrième , l'ordre TOSCAN, voit son origine chez les Etrusques et mis en valeur par l'Empire Romain, s'inspirant de la forme Dorique ‑ Le cinquième, l'ordre COMPOSITE, rassemblera plusieurs styles, réunissant les feuilles d'acanthe du Corinthien et les volutes de l'Ionique, prouvant en cela que le polissage de toutes aspérités peut également se faire en mettant en présence deux unités complètement opposées mais acceptant de cohabiter dans le temps.
La représentation symbolique est présente dans nos Ateliers et sur les tableaux de nos Loges.­‑ Les deux Colonnes, les trois Piliers, les Instruments d'Architecture et bien sûr le Pavé Mosaïque.
En superposant les ordres d'Architecture, le Franc Maçon devient alors une Colonne vivante, s'élevant vers les hauteurs.
Déjà muni du Fil à Plomb (à son 3° voyage), le Compagnon, recherchera la vérité dans les approches verticales de son être, aidé en cela par le Niveau, rappel permanent d'humilité dans sa progression initiatique. Découverte soudaine d'un parcours déjà initié par le 2° Surveillant identifié par la Perpendiculaire et d'un voyage avec le 1 ° Surveillant portant en bijou l'Equerre Juste, symbolisant le Niveau. Pour la réussite d'une construction collective la Pierre Cubique ne doit en aucun cas être le bloc rigoureusement égal en tous sens, se suffisant à lui seul, en parfait équilibre de vie reposant sur un égo auto satisfait perfectionniste, n'éprouvant nul besoin d'être associé à d'autres, très engagé dans des affirmations à sens unique, sous estimant, parce qu'aveuglé, les détours et contours de parcours souvent plein de surprises désagréables et parfois très difficiles à surmonter ‑ SEUL.
Le perfectionnement pour être utile doit veiller au rapprochement des uns et des autres en veillant à l'absence de freins ou d'écueils et pour rendre possible l'élévation de l'Homme vers la connaissance parfaite, le Compagnon doit emprunter Sept Arts Libéraux échelonnés en 5 Ordres:
‑ le " TRIVIUM " des Anciens rassemblant
GRAMMAIRE‑RHETORIQUE‑LOGIQUE concernant les arts de la parole que l'on retrouve en Franc Maçonnerie par des symboles : mots de passe‑ mots sacrés langage convenu alphabet secret usage des initiales. C'est le véhicule ordonné de la pensée, du témoignage secret à transmettre. ‑ le " QUADRIVIUM regroupant ARITHMETIQUE‑GEOMETRIE reste lié à la science des nombres, usage constant dans nos travaux, 3, puis 5 pour le Compagnon, fournissant à notre ORDRE la plus grande partie de ses symboles Verticale‑Horizontale‑Triangle‑Equerre‑Carré long‑Pierre Cubique‑Sphère ‑ la MUSIQUE, Art à lui seul inspiré par la sensibilité, par l'immatériel, sons harmonieusement couplés inspirant l'humilité et entrainant vers la sagesse du silence et du recueillement. ‑ l'ASTRONOMIE encadre la vie du Franc‑Maçon par l'utilisation rituelle des points cardinaux, des heures " II est Minuit ..." des Solstices, du Soleil, de la Lune de la Voute Etoilée
Ce voyage entraîne alors l'esprit vers une dimension que le Compagnon ne pouvait soupçonner.
La position de l'Equerre et du Compas ( pointe découverte) placés sur le Volume de la Loi Sacré, témoigne d'une réalité, d'un progrès mais replonge le Compagnon vers l'immensité d'une mission que de grands Initiés ont abordé, bien avant lui.
MOÎSE, représenté dans tous les manuels avec sa barbe blanche rassurante, doit sa notoriété à une longue et incessante énergie de pensée et de travail. Guide et Législateur du Peuple Juif ne s'improvise pas. Ne s'autoproclame pas !
" Tu ne tueras point " sort l'humanité d'alors d'un paganisme obscur et d'une confusion polytheÏque la guidant vers la reconnaissance d'un DIEU unique. Mais MOÎSE, comme plus tard PYTHAGORE, tiraient leur enseignement des secrets des Temples d'Egypte, le second introduisant, pour nous Francs‑Maçons, l'initiation progressive sous la règle du silence. Le voyage dans le temps à la rencontre des grands Initiés se poursuit avec SOCRATE osant évoquer l'Unité du Principe Créateur dans un pays, la Grèce, peuplé à l'époque de Dieux multiples, introduisant également la notion d'immortalité de l'Ame.
" Connais-toi toi-même" interpelle et plonge le Franc‑Maçon vers une introspection. " Tu ne tueras point" " le Grand Architecte " " Connais-toi toi‑même" jettent les bases du fondement de notre édifices, travail collectif rendu possible par la réalité fraternelle annoncée par JESUS.
" Aimez vous les uns les autres" Voyage de découverte de maillons immortels d'une Chaine d'Union dont l'origine remonte à l'arrivée de l'homme sur Terre. Les maillons démontrent à l'évidence, que leur existence n'était pas concentrée sur un même Pays, une même race. En Chine, en 500 avant notre ère, KOUNG‑FOU‑TSEU (CONFICIUS ) taillait les premières Pierres de la Franc‑Maçonnerie actuelle.
L'approche exotérique et publique de ses grands hommes, n'avait pour seul but que d'amener, ceux qui s'estimaient être sur la voie de futurs Initiés, à découvrir l'ésotérisme de leur enseignement. Mais tous, depuis toujours, analysant l'homme ses faiblesses et tentations vers l'oisiveté " mère de tous les vices ", ont démontré que sans Travail et obstination le risque de retour vers le monde animal, d'où il est originaire ( d'après certains ! ).
Ce soir, 5 Décembre 6001, je vous livre, mes Frères, une Pierre Brute qui a vu le jour il y a quelques temps déjà, et qui patiemment, humblement, par des contacts fréquents du Ciseau commandé par le Maillet se transforma en Pierre Cubique.
Cette Pierre Cubique, aux couleurs de veine incertaine, qui demande ce soir rejoindre les autres Pierres Cubiques de notre Edifice, reconnait humblement ne pas être du même granit que d'autres, mais elle pense, avec modestie, que dans une construction un mur de granit gris est solide mais triste et froid. Elle vous confirme ce soir que nulle arête et aspérité dans sa coupe viendra gêner sa place, souhaitée discrète, vous rassurant sur un polissage atténuant quelques petites insuffisances pigmentaires.

J’ai dit Vénérable Maître

Source : www.ledifice.net

Lire la suite

J'ai taillé ma Pierre brute, elle est devenue cubique !

10 Mars 2014 , Rédigé par X Publié dans #Planches

Ai-je pour autant modelé mon esprit ?
Tailler la pierre brute ou plutôt tailler « SA » pierre brute?
Travail de Titan, s’il en est, pour moi qui suis loin d'être un manuel et qui ne suis pas bâti comme un hercule.
Dès la porte du temple franchie lors de l'initiation, c'est le premier travail que l'on m'a demandé d'accomplir à moi, le nouvel apprenti maçon; il m'a fallu frapper 3 fois sur la pierre brute située en haut de la colonne du nord, à l'aide de 2 outils : le maillet d'une main qui frappera sur le ciseau tenu dans l’autre main pour commencer à tailler cette pierre.
Mais, pourquoi cette pierre et pas une autre, d'ou vient elle ? peut être d'une quelconque montagne transformée en carrière que l'on a exploité à coup de dynamite pour en extraire des tonnes comme elle, qui serviront, soient réduites en graviers pour être amalgamés à du béton
pour en faire n'importe quoi d'utile ou d'inutile suivant comment on emploiera ses capacités. Où alors mise de côté, car on s'est aperçu que sa forme, ses couleurs, sa composition, sa matière méritaient que l'on s'attarde à l'observer et à réfléchir à ce qu'on allait en faire ; peut être quelque chose de beau, de solide qui sortirait de l'ordinaire soit quelque chose d'unique et d'artistique comme une sculpture ou une œuvre d'art ou au contraire faisant partie d'un tout remarquable comme un mur de temple celui de Salomon par exemple ou un bel ouvrage d'art comme nos cathédrales ; c'est peut être la question que se pose le personnage dans l'illustration que nous connaissons tous de l'apprenti Franc-maçon en train de réfléchir l'air dubitatif devant sa pierre brute avant de commencer à la tailler.
Mais avant d'en arriver là, notre pierre va subir des transformations.
Mais comment commencer? De quelle manière et par où commencer ? et surtout avec quelle force frapper sur le ciseau pour ne pas risquer de l'éclater en mille morceaux.
C'est avec beaucoup de temps, et d'efforts que j'ai acquis le début du savoir faire et la méthode pour arriver à me servir de mes outils correctement ce qui a permis que cette pierre commence à ressembler à quelque chose. Cette pierre, qui, n’est autre que mon moi profond que je me dois de transformer. Ce « moi » véritable « Pierre Brute » va-t-il se modeler au fil du temps et de l’avancée de l’acquisition d’un nouveau savoir sur le chemin initiatique ? Essayons d’y voir un peu plus clair.
Il ne faut pas confondre, vouloir bien faire et prétendre savoir bien faire, l'accomplissement du vouloir bien faire et poursuivre un idéal de perfection. Il faut écouter, se connaître et analyser ses défauts et ses qualités . Donc tel Sisyphe, j'ai essayé de modeler cette pierre et remis sans cesse l'ouvrage sur le métier.
Savoir et vouloir rentrer en soit. Deux préceptes rentre en action : la volonté et la capacité. Sur le mur du cabinet de réflexion, lors de mon initiation, il était écrit à la craie ce mot : VITRIOL j'ai demandé à l'époque, au second surveillant qui avait la charge de mon instruction maçonnique, la signification de ce mot. C'est du latin me dit il, c'est l'abréviation des mots: "Visita Interiora Terrae Rectificandoque Invenies Occultum Lapidem"qui se traduit par:" Visite l'intérieur de la terre, et en te rectifiant, tu trouveras la pierre cachée". Je connais maintenant la signification de cette citation.
D'ou le besoin de mesurer son effort, son comportement en fonction des besoins, il faut sans cesse s'adapter observer et analyser la situation dans laquelle on se trouve pour mieux réagir en toute connaissance de cause après avoir réfléchit et pris la sage décision d'agir le moment venu. Serait ce un comportement anglo saxon ? en tout cas, ils ont une expression typique pour décrire cet état de fait qui est "wait and see" attends et observe.
Mais vouloir se perfectionner est ce pour autant être orgueilleux ou vaniteux ? vouloir se perfectionner et penser que l'on avance sur le chemin, est c pour autant avoir le sentiment d'avoir avancé sur la voie de la vraie connaissance ? Pour ma part, je suis passé du silence à la
parole, mais mon impatience est elle pour autant récompensée ? En effet, j'ai , dans cet atelier et avec l'expérience de mes Frères, pris conscience du chemin que j'avais à parcourir ; j'ai pris également qu'en fait la Maçonnerie est une école de perfection ou je devais émousser mes
ambitions vers plus de modestie pour ressurgir ou plutôt renaître avec l'acquisition d'un savoir plus important grâce au travail que j'ai accompli en compagnie de mes frères.
La pierre brute est taillée et ajustée avec mes nouveaux outils qui m'ont été confiés lors de ma précédente augmentation de salaire tout d'abord au cours du premier voyage où j'ai reçu les ceux du tailleur de pierre: un ciseau et un maillet qui sont des outils complémentaires (la pensée et l'action, l'imagination et la raison, la force et la sagesse) puis au cours des voyages suivants, les outils du bâtisseur :
l'outils de la Force représenté par le levier c'est la volonté irrésistible au service de l'intelligence et de la justice. Archimède a dit : "Donnez moi point fixe et avec un levier je soulèverai la terre".
Les outils de la sagesse : Ce sont l'Equerre, le Compas et la Règle, mesure et rigueur dans la pensée, honnêteté, relativité et moralité de jugement.
Les outils de la Beauté : Ce sont le Niveau et la Truelle le premier pour constater l'horizontale stabilité de l'édifice, le second pour assurer la parfaite jointure des pierres et le lissage impeccable du crépit.
Autrement dit : Force et sagesse comme principes de Liberté, pour une Beauté faite d'Egalité et de Fraternité.
Mais à quoi servent ces outils ? on pourra les classer comme suit :
1°) à tracer le plan : ce sont l’Equerre, le Compas, la Règle ;
2°) à réaliser le plan : le Ciseau et le Maillet, Levier et Truelle ;
3°) à vérifier la bonne exécution du plan : l’Equerre, le Compas, la Règle, le Niveau.
Chacune de ces classifications paraît cohérente en elles-même, tout en bousculant une autre cohérence, celle des cinq enseignements initiatiques du Grade de Comp\ : les Sens en éveil, l’Homme s’ouvre aux Arts et aux Sciences et, par son travail, devient un Bienfaiteur de l’humanité. Le Bienfaiteur de l’humanité, n’est-ce pas le Pentagramme de l’absolu symbolisé par l’Etoile Flamboyante frappé de la Lettre G ?
J'ai donc employé mes nouveaux outils pour tailler ma pierre brute mais elle n'est pas devenue cubique pour autant et loin de l'être, en revanche, lorsque vous m'avez accueilli au sein de votre respectable Loge, le second surveillant m'a pris en charge et m'a aidé à refaire le chemin que j'aurai dû parcourir quelques temps auparavant, puisque m’étant retrouvé orphelin de ma Loge mère laquelle ayant décidé unilatéralement de partir à Bordeaux et qu’en plus j’ai, par là même, changé de rite. Passé du Rite de Memphis-Misraïm au R\E\A\A\ .
Sans tarder, j'ai dû remettre en question mon instruction et mes acquis précédemment engrangés. Ma difficulté majeure fut d'intégrer le changement de rite et je dois dire que si l'ambiance fraternelle des Frères Apprentis comme celle de toute la Loge que j'ai côtoyé à ce moment n'avait pas été au top niveau, je crois pouvoir dire que j'aurais volontiers baissé les bras.
Deux ans après, avec ces mêmes Apprentis, qui sont devenus mes Frères Compagnons, nous avons travaillé ensemble à façonner cette pierre, brute, devenue cubique. A leur contact, et avec l'aide du 2ème surveillant, du 1er Surv\ et des Frères Maîtres, je crois avoir acquis la certitude et un peu plus d'aptitude d'aller plus loin.
Aujourd'hui et après réflexion faite, je suis en mesure de penser que j'ai modifié, du moins en partie mon comportement, ma façon de penser, comme j'ai conscience d'avoir avancé modestement sur le plan spirituel et intellectuel.
Tout en restant toujours vigilant pour arriver à gommer mes défauts et essayer de les transformer en qualité en travaillant à remettre l'ouvrage sur le chantier pour polir la pierre afin de passer à l'étape suivante.
Une chose m'a permis, tout en m'obligeant, d'évoluer sur le chemin du savoir, c'est lorsque le Vénérable Maître m'a confié la charge de Maître d'Harmonie. Cela m'a donné une confiance en moi, dans la mesure de mes moyens limités de rechercher en fonction de l'ordre du jour et des planches, la concordance musicale en rapport avec le rituel et les symboles c’est un travail d’apprentissage enrichissant. Le fait aussi d'avoir la charge et la responsabilité de l’éclairage du Temple et de sa modulation en fonction du rituel me donne la chance de m'imprégner au maximum du rituel pendant la tenue et d'y être attentif pour intervenir précisément le moment venu, et pas question pour moi de me laisser distraire par-ci par-la pendant le déroulement d’ouverture et fermeture des travaux, de la cicumambulation des FF\dans le Temple, ou bien pendant la lecture des Planches…De toutes les façons, le Véné\M\veille au grain et sait par un simple regard me remettre dans le droit chemin si par un malheureux hasard je dévie quelque peu.
Au début c'était un peu n'importe quoi n'importe comment mais comme dit le poète, avec le temps ….est- ce que je réussis à faire ou ne pas faire mon travail correctement? Mes Frères, vous êtes là pour me le dire.
J'ai pris conscience dans cette évolution de mes défauts, mais laquelle en réalité s'est révélée d'une fragilité que je n'aurai pas soupçonné sans la découverte de mon moi profond.
ALORS !…AI-JE POUR AUTANT MODELE MON ESPRIT ?
A cette question. Comment répondre sans être présomptueux ?
Je répondrais que le terme « modelé » me dérange un peu dans la mesure où l'on conserve toute sa vie sa personnalité et son individualité que l'on à acquis dans les prime enfance, qui son faites de ses défauts et de ses qualités. Ne dit-on pas que l'individu à les défauts de ses qualités et les qualités de ses défauts ? tout dépend de la proportion et de l'équilibre de celles- ci.
Tout ce qui est dans l'univers est régi par la lois des contraires, et ne saurait exister sans cela ; tout cela est une question de rapport de l'un pour l'autre. On ne ferai aucune différence entre les carrés du pavé mosaïque si ceux n'était pas noir et blanc. Précisément, parce que, le blanc est blanc et parce que le noir est noir, l’essentiel, est de pouvoir être en mesure de bien discerner le filet de la limite de l’équilibre entre le noir et le blanc. Et de passer de l'un à l'autre suivant le moment et les réactions positives ou négatives plus ou moins sensibles aux événements extérieurs On sait que l'être parfait n'existe pas. Le drapeau Israélien est constitué de deux triangles opposés, l'un pointe en haut et à l'inverse l'autre pointe en bas. Ceci rejoindrai peut être un concept maçonnique d’Universalité, qui veux que tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut en haut.
Mais revenons à l'individu si j'ose dire tel qu'en lui même. Après avoir visiter l'intérieur de la terre et rectifier ce qu'il y a à rectifier, ce qu'il à trouver l'a fait réfléchir sur son comportement vis à vis de la société et des personnes qui composent cette société. Dans le testament philosophique une question posée me revient à l'esprit qui est celle ci : "Que pouvez faire de positif pour le bien de la cité et de ses habitants?" un autre paragraphe m'interpelle aussi c'est la définition de la Franc Maçonnerie et qui dit ceci : " la Franc-Maçonnerie, institution essentiellement philosophique, philanthropique et progressive à pour objet la recherche de la vérité, l'étude de la morale et la pratique de la solidarité. Elle travaille à l'amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuelle et sociale de l'humanité. Elle a pour principes la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi-même, la liberté absolue de conscience. Considérant les conceptions métaphysiques comme étant du domaine exclusif de l'appréciation individuelle de ses membres, elle se refuse à toute affirmation dogmatique. La Franc Maçonnerie a pour devise LIBERTE EGALITE FRATERNITE.
J'ai analysé avec attention tous les termes de cette définition qui à mon avis résume toute l'application de ce qu'est la taille de SA pierre brute.

Comme dit la publicité, ce que l'on fait à l'intérieur, il faut que ça se voit à l'extérieur.

J'ai dit .

Source : www.ledifice.net

Lire la suite

Le Mont Saint- Michel

8 Mars 2014 , Rédigé par X Publié dans #spiritualité

1900445_498908150220253_1330164440_o-copie-1.jpg

Lire la suite

La Pierre Taillée

7 Mars 2014 , Rédigé par M\ D\ Publié dans #Planches

En m'expliquant sur le processus qui m'avait permis de mettre de l'ordre dans mon Chaos à Bordeaux, j'avais écrit dans ma dernière planche que, "
Tailler sa pierre, ne pas la laisser brute, c'était aussi lui permettre à terme de pouvoir s'intégrer dans l'édifice. "
En effet la taille de la pierre n'est pas une fin en soi.
Dans ma vie profane de bâtisseur, j'ai chaque jour l'occasion de le vérifier : les maisons ne se vendent pas pierre à pierre mais se montent, par contre, bien de cette manière, cet acte résultant, à la fois, d'un travail d'architecture préalable, et d'une mise en oeuvre précise dans, pour ce qui me concerne, un environnement d'hommes exigeants et quelquefois dubitatifs sur le savoir-faire féminin, du moins en la matière.
En préparant cette planche j'ai découvert un ouvrage intitulé, " Le manuel de coupe des pierres ou l'art du trait ", de Monsieur Poussain, qui dit, je cite : " Le tailleur de pierre est l'ouvrier qui taille et qui façonne la pierre, afin de lui donner la forme convenable pour l'emplacement auquel on la destine ".
L'objectif recherché dans ce travail de taille m'apparaît finalement avec assez d'évidence, et le travail que je peux faire sur moi pour y parvenir m'est familier.
Pourtant, en réfléchissant à mon parcours, en reprenant mon entrée en maçonnerie depuis son origine, et surtout, en essayant de poser ce que ce passage à la maîtrise pouvait signifier pour moi, ma réflexion sur la pierre taillée s'est orientée de telle manière que je pourrais la résumer en les trois questions suivantes :
Qu'entend-on, en premier lieu, par pierre, et, en second lieu, par pierre " taillable " ?
Enfin, troisième et dernière question, non pas, " comment est-ce que l'on taille sa pierre " mais " qu'est-ce que tailler sa pierre concrètement " ?
Pour répondre à ces questions, je me suis appuyée sur un traité de gemmologie. La mise en parallèle de ces deux mondes, minéral et humain, m'a donné une autre grille de lecture que le guide des symboles et outils ; les parallèles m'ont paru d'autant plus troublantes.
A quel titre sommes-nous des pierres ?
L'origine des roches, et donc des pierres, précieuses ou pas, est liée, disent les géographes, à des phénomènes magmatiques, sédimentaires et métamorphiques, ainsi qu'à certains processus d 'altération.
Ce sont les actions consécutives de la nature, de l'extracteur, puis du tailleur de pierre qui ponctuent à nos yeux le chemin de la pierre brute à la pierre taillée.
L'homme, pierre en devenir de l'humanité, naît aux autres, bébé innocent, avant de naître à lui-même en conscience, beaucoup plus tard. C'est dans le cadre de cette prise de conscience, que j'ai demandé, un jour, à devenir maçon. Ensuite, il m'a semblé être, à la fois matière, et tailleur, de ma propre mutation.
Mais est-ce totalement exact ?
Le gisement des hommes en devenir a la dimension de notre planète.. Si l'on reprend maintenant le parallèle avec les couches sédimentaires, nos sociétés, comme autant de strates, ont généré des clivages économiques, sociaux ou culturels, à l'échelle du monde dans lequel s'inscrivent nos existences.
Quel est donc le processus d'extraction du maçon dans ce gisement humain ? Comme les pierres brutes de la carrière, nous n'en sommes pas totalement maître. Certes nous portons en germe notre devenir de pierre " taillable ", mais d'autres doivent nous découvrir, nous extraire, ou à défaut nous répondre, ce qui suppose également de notre part l'acceptation d'yeux critiques.
Pierre brute du gisement humain, je me rappelle de longues conversations avec celle qui devint ma marraine, Marlène, puis les enquêtes, et le bandeau et mon initiation.
Puis un parcours personnel qui m'a amenée à l' étranger, pour être à mon retour, après un long sommeil, présentée de nouveau à une nouvelle personne, Claire, par un tiers avec lequel j'avais repris les passionnantes conversations trop longtemps laissées en suspens.
Et qu'ont donc vu les yeux de ceux qui sont aujourd'hui mes frères et sœurs, pour, à deux reprises, m'amener sur les chemins de cette obédience ?
Pierres taillées, savaient-il au nom de leur patient travail sur eux-mêmes, apprécier l'intérêt que je pourrais trouver moi aussi à suivre leur traces ?
Ont-il exercé à mon égard ce que les tailleurs de pierre avertis pratiquent en examinant chaque jour des pierres brutes ? Ce qu'à notre tour, nous sommes, tous et toutes amenés à pratiquer.
Mais comment apprécier en une pierre brute sa capacité à être taillée en temps que telle, suffisamment pour qu'elle s'intègre, aussi, dans cet ensemble subtil qu'est la loge et son égrégore. Dure responsabilité pour tous ceux et celles qui en ont la charge, mais passage obligé pour la pérennité de l'ouvre.
Apprécier la taillabilité d'une pierre, qu'est-ce donc ?
Que chercher ? La structure de l'être comme on apprécie celle d'un minéral ? Au fait que regarde-t-on au juste chez un minéral ? Le traité de gemmologie précise qu'il faut considérer quatre caractéristiques et deux propriétés.
Voyons d'abord les quatre caractéristiques.
En premier lieu, on observe la dureté de la pierre. Il ne s'agit pas, au premier degré, d'une caractéristique physique, mais de sa cohésion. Il n'existe pas d'échelle de mesure ou de comparaison, on apprécie la résistance d'une pierre à sa manière de réagir à différents types d'abrasifs extérieurs. Il faut que la pierre, même soumise à cette usure, garde les qualités intrinsèques de sa nature.
Or à quels abrasifs l'homme est-il soumis ? A la matérialité de la société, au leurre des discours idéologiques extrémistes, aux modes, à la perte de repères .La dureté à ces abrasifs n'est-elle pas la capacité à conserver son intégrité, sans sous-estimer la puissance de tous ces mirages tentateurs ou spécieux. N'est-ce pas là aussi une caractéristiques essentielle de base de la pierre taillable ?
En second lieu, en matière minérale, on examine la transparence. Là encore, plus qu'un caractère physique, il s'agit de l'absence d'inclusions de corps étrangers à la matière de la pierre elle-même. Cela m'a fait penser aux corps étrangers que sont les dogmes pour l'être pensant. Certes, la pierre peut avoir des fissures ou des fêlures, comme l'homme des blessures de vie. C'est un état de fait, une marque de son histoire. Il suffira d'en tenir compte durant la taille pour que le résultat soit optimal.
En troisième lieu est examinée la couleur . La couleur est celle que la nature a donné à la pierre. Rien ne saurait l'altérer. Elle est. D'aucuns y seront plus sensibles que d'autres. C'est un peu le cas, me semble-t-il avec notre propre couleur, nos origines sociales et nos histoires respectives .
En quatrième et dernier lieu, l'effet lumineux . Soumises à la lumière, certaines pierres sont directement traversées sans l'altérer, d'autres chargent subtilement cette lumière de leur couleur naturelle. La chaleur environnante peut éventuellement influencer le résultat, mais dans tous les cas, aucune pierre, artificielle, ne saurait égaler l'indice de réfraction d'une pierre naturelle. En effet lorsqu'une pierre naturelle est travaillée correctement, l'axe de réflexion est double : vers elle-même et vers l'extérieur. Intéressant, n'est-ce pas ?
Les deux propriétés appréciées pour les minéraux sont l'éclat et la densité.
L'éclat fonctionne par réflexion et dispersion. Il est d'autant plus intense que la taille est subtile.
Certaines pierres présentent des formes internes équilibrées définies par les lois de la symétrie, en cristaux, d'autres n'ont aucune structure cristalline, elles sont dites amorphes ? et ne sont pas retenues.
En maçonnerie, les métaux restent à la porte du temple dit-on. La beauté, l'aisance, l'apparence ou le statut social affichés restent vains sans, l'éclat et la force, que donnent des dispositions à l'autocritique vis à vis de soi même, à la bienveillance pour les autres, et de manière plus générale, à l'écoute et à l'amour, ultime éclat, bien sûr.
Dernière propriété des minéraux à être vérifiée, la densité qui permet à la pierre de supporter le contact de la taille et évite perte d'éclat, endommagement voire destruction.
Le travail sur soi est infiniment difficile. Combattre ses démons, ou au moins les connaître et les apprivoiser, demande un effort permanent. Mesurer la capacité d'aucun à engager valablement ce combat, c'est peut-être ce qui va distinguer, entre autre l'engagement maçonnique de la participation même très active à tel ou tel autre cénacle. La démarche est commune à d'autres traditions de recherche et de perfectibilité des individus.
C'est là qu'intervient me semble-t-il l'effet croisé de l'égrégore, comme résultant de l'ensemble des apports individuels et de la manifestation à par entière de la valeur de ce travail.
Ainsi, retenir une pierre brute n'est pas retenir la plus spectaculaire, d'ailleurs, toutes les pierres brutes ne sont pas flamboyantes. C'est là que commence l'importance et la qualité de leur façonnage possible. Le résultat du travail ne dépend pas bien sûr du seul matériaux brut. Un pierre superbe mais mal taillée n'égalera jamais une pierre plus modeste mais façonnée avec habileté. Identifier la pierre, sa taillabilité n'est pas suffisant, il faut qu'un travail effectif se fasse ensuite.
Alors en quoi doit consister ce travail de taille concrètement ?
Pour y répondre, je reprends le parallèle avec le monde minéral.
Je crois que tailler une pierre n'est pas simplement la graver. Nous avons tous pu admirer les sceaux ou chevalières. Ils témoignent plus d'un état ou d'une représentation symbolique que d'un processus de métamorphose profonde.
Pour moi, la taille d'une pierre, c'est le changement de sa géographie personnelle . Tailler une pierre c'est y imprimer une volonté, y manifester un travail pour lui donner d'abord la dimension de sa propre unité avant d'en préciser les dimensions en travaillant chacune de ses faces.
Donner un éclat à une pierre, en la polissant simplement, ne permet pas de révéler sa véritable beauté, seule la taille le peut.
Tailler correctement une pierre requiert des connaissances théoriques et pratiques, du travail et un sens esthétique, sagesse, force et beauté.
Le vocable de taille a d'abord été utilisé pour les diamants. A une surface plane, la table, on ajoute un certain nombre de facettes. Quatre, tout d'abord.
Aujourd'hui on instruit les tailleurs de pierre en devenir soit à partir des lois et connaissances concernant l'optique cristalline, soit par la géométrie . de l'espace. Dans tous les cas de figure ils doivent se servir d'outils bien particuliers.
Entreprendre la taille avec ceux-ci c'est d'abord apprendre à connaître ce qui doit être taillé, projeter la forme définitive que l'on souhaite donner, bien programmer les étapes qui y mènent.
PESER d'abord, OSER ensuite, disent les maîtres en gemmologie.
Or tout ce travail doit se faire aussi dans le tumulte de notre vie, et d'une certaine mesure lorsqu'on le pratique vraiment, nous donner une force nouvelle, une intuition affinée, une relativité de nature à alléger le poids de ce qui nous heurte. Parallèlement à mon cheminement dans cette loge, j'ai dû affronté la mort, celle de mon père, le passage de mon divorce, les remous d'un parcours professionnel au combien difficile. J' ai trouvé à mes côtés de véritables sœurs, qui n'étaient pourtant pas membres de ma famille biologique, et qui ont su être là, tout simplement. J'ai aussi partagé les joies ou douleurs de certaines d'entre-elles, et je m'étonne de ce processus qui nous fait devenir finalement si proches les unes des autres.
Tailler sa pierre n'est pas un processus totalement individuel, c'est aussi une interaction subtile entre nos propres cheminements.
Que dire en conclusion ?
Dans le manuel de coupe des pierres, Toussaint dit encore : " le détermination de la forme générale est du ressort de l'architecte car elle suppose de sa part des connaissances qui sont généralement étrangères à ceux chargés d'exécuter la pensée de l'architecte. L'exécution appartient au bâtisseur. Si celui-ci est familier avec la géométrie il y parviendra avec une grande facilité. Mais comment nous efforcer de le rendre intelligible au simple ouvrier qui n'a jamais pu se livrer à cette étude. "
J'ai été un jour ce simple ouvrier, et peut-être d'une certaine manière le resterai-je toute ma vie. D'apprenti à compagnon, les maîtres de la loge, mes frères et sœurs en maçonnerie avez su m'accompagner jusque là. J'aurai bien sûr une pensée toute particulière pour Marlène ce soir.
Superbe aventure. Des liens se sont tissés, des moments sont devenus souvenirs, une histoire s'est écrite. Toute modeste, à l'échelle de notre vie, infime par rapport à celle de l'ouvre à laquelle nous participons, mais partie intégrante du tout, n'est ce pas ?
En tout état de cause, merci.
J'ai dit vénérable maître.

Source : www.ledifice.net

Lire la suite

Un membre du GODF sur une liste du FN : incompatible !

6 Mars 2014 , Rédigé par Noé Lamech

Le Conseil de l’Ordre du Grand Orient de France (GODF) a décidé le 22 février 2014 de saisir  la Cour Suprême de Justice Maçonnique (C.S.J.M.) en vue de sanctionner un membre de l’Obédience présent, dans le cadre des élections municipales à venir, sur une liste du Rassemblement Bleu Marine soutenu par le Front National.

Un courrier en date du 04 mars 2014 a été adressé aux loges de l’obédience en vue de rappeler que les membres sont comptables des principes et idéaux de l’Ordre auxquels il a souscrit,   la responsabilité des ateliers dans le processus de recrutement de nos membres, et l’esprit de fraternité au service de la grande loi de la Solidarité humaine, qui est la doctrine morale de la Franc Maçonnerie.

Lors de la session du 22 Février 2014, le Conseil de l’Ordre a décidé de saisir la C.S.J.M. en vue de sanctionner un membre de l’Obédience présent, dans le cadre des élections municipales à venir, sur une liste du Rassemblement Bleu Marine soutenu par le Front National. Cette décision appelle des précisions et s’inscrit dans une réflexion globale qui mérite quelques explications.

Il est incontestable que les nombreuses difficultés auxquelles notre pays est confronté depuis de nombreuses années suscitent tout à la fois du ressentiment, du désarroi voire de la colère. Qu’une telle situation puisse faire le jeu de divers extrémismes n’est pas en soi surprenant. Il n’est toutefois pas nécessaire de retracer l’histoire du Front National pour savoir que les orientations sur lesquelles il fonde son action sont, sans aucune ambiguïté possible, contraires aux valeurs qui ont conduit chacun d’entre nous à franchir la porte basse. L’humanisme fondateur de la franc-maçonnerie ne saurait en aucune circonstance se confondre avec une idéologie qui fait du bouc-émissaire son cheval de bataille et qui s’inscrit dans un courant anti-Lumières n’ayant au fond jamais admis la République à laquelle nous sommes attachés. Ce rappel permet de comprendre le contexte d’ensemble dans lequel la décision du Conseil de l’Ordre trouve naturellement son inscription.

Au-delà de ce cas d’espèce qui pourrait ne pas être isolé et sachant que le Conseil de l’Ordre saura en toute circonstance assumer ses responsabilités, il convient de rappeler que chacun d’entre nous est comptable des principes et idéaux de notre Ordre auxquels il a souscrit. Il appartient donc à toutes les Loges, au nom même de leur souveraineté, d’être à la fois les gardiennes et les promotrices des valeurs qui sont les nôtres en faisant preuve de la plus extrême vigilance.

Dans une période où un certain anti-maçonnisme tend de nouveau à poindre, il est en effet indispensable de rappeler la responsabilité des ateliers dans le processus de recrutement de nos membres. Il est à ce titre plus que jamais nécessaire que le G.O.D.F. compte parmi ses membres des femmes et des hommes de conviction animés, par delà leurs parcours profanes, d’un authentique esprit de fraternité au service de la grande loi de la Solidarité humaine, qui est la doctrine morale de la Franc Maçonnerie, conformément au serment que nous avons prêté lors de notre initiation et sans lequel nos efforts pour améliorer l’homme et la société resteraient vains.

Source : http://www.gadlu.info/un-membre-du-godf-sur-une-liste-du-fn-incompatible.html

Lire la suite

La Pierre Brute

6 Mars 2014 , Rédigé par X Publié dans #Planches

Quand j’ai su que je devais traiter ce sujet, j’ai tout d’abord pensé qu’il s’agissait du travail type de l’apprenti maçon. Puis en réfléchissant sur ce thème, j’ai réalisé qu’il est en effet celui de l’apprenti mais aussi celui de tout Franc Maçon tout au long de son parcours, tout au long de sa vie maçonnique ! Ceci explique certainement le nombre de fois où ce sujet est revenu dans les différentes planches que j’ai pu entendre depuis plus d’un an ! J’ai choisi dans un premier temps d’essayer de comprendre pourquoi tailler la pierre brute pour ensuite dans un second temps, aborder comment on peut effectuer ce travail.

Pourquoi tailler la Pierre Brute ? Nous sommes tous entrés en Franc Maçonnerie volontairement mais pour des raisons différentes. Cependant, nous avons tous la volonté de participer à l’amélioration de la condition humaine, à une évolution positive de la société dans laquelle nous vivons.Nous aurions pu le faire par l’adhésion à une association caritative, un syndicat ou un parti politique. Mais c’est une voie initiatique que nous avons choisie, la seule voie initiatique que propose l’occident aujourd’hui comme le rappelait notre frère Bruno Etienne dans sa planche. Avant d’avoir la possibilité de s’investir vraiment dans cette noble tâche qu’est la construction du temple de l’humanité, il est urgent de commencer par travailler sur soi. Quel noble cause que de vouloir construire le Temple de l’Humanité, mais n’est il pas plus sage de commencer par construire son propre temple intérieur, son être, sa personnalité. Et cela passe bien évidemment par la taille de la pierre brute, travail suggéré si fortement par l’initiation. Lors de l’initiation, l’épreuve du miroir m’a beaucoup fait réfléchir. « Tu es ton pire ennemi » m’a dit le frère qui le tenait. Je pense que l’on est en effet trop souvent « son propre ennemi », que l’on est souvent comme pris au piège par nos a prioris, nos idées toutes faîtes, notre éducation qui nous ont inculqué des idées qui ne sont pas forcément les nôtres. Certains psychanalystes considèrent même que nous établissons notre scénario de vie dés le plus jeune âge, entre 5 et 8 ans, et que nous nous y référons inconsciemment tout au fil de nôtre vie. On peut donc se demander si nos choix sont toujours de vrais choix. Tailler la Pierre Brute, c’est pour moi la volonté de faire table rase sur tout ça. Il ne s’agit pas de remettre absolument tout en question, ce serait impossible. Il ne s’agit pas non plus de s’auto analyser, ce serait une grosse erreur. Il s’agit simplement de se retrouver au plus profond de soi-même afin de corriger, d’améliorer, d’embellir son être après l’avoir consciemment identifié afin de se le réapproprié à nouveau. Tout cela pour apprendre à s’aimer vraiment soi-même, être en harmonie au moins avec soi-même et finalement pourquoi ne pas devenir « mon meilleur ami ». Comment avoir la prétention d’aimer les autres ou de les aider si on n’a pas tout régler avec soi même ? Nous l’avions abordé lors d’une discussion en loge, seul l’homme éveillé peut être placé au cœur de l’action. Comment atteindre l’éveil si de trop nombreuses couches, amoncelées années après années, viennent systématiquement « polluer » notre jugement, notre raisonnement. Comment atteindre l’éveil si nos passions, nos pulsions et nos émotions nous submergent trop facilement et tendent à prendre le pouvoir? Atteindre l’éveil passe à mon avis par la recherche de la vertu et comme le disait Platon « la première des vertus, c’est l’émerveillement ». A quoi sert ce travail sur soi si ce n’est pas aussi pour voir les choses différemment, sous un autre angle, avec un œil neuf qui donne à nouveau cette sensation d’émerveillement comme l’enfant de trois ans qui découvre le monde dans lequel il vit. Le monde profane tend à vouloir tuer l’émerveillement, à ne mettre en avant que les choses négatives et à faire de nous des gens déçus, blasés, désabusés et pessimistes. Comment construire si l’on considère par avance que l’édifice va s’écrouler ? Quel émerveillement que de pouvoir se regarder à l’intérieur, se voir, s’observer et se critiquer ! Quel autre animal peut se permettre cela ? Aucun bien sûr, seul l’animal conscient qu’est l’homme le peut. Quel émerveillement aussi de constater que nous sommes l’aboutissement d’une évolution de plusieurs millions d’années, sachant que notre espèce aurait pu s’éteindre de nombreuses fois ! Tailler la Pierre Brute, c’est pour moi la volonté de changer afin de voir le monde sous un autre angle, sans filtre, sans voile et donc de s’approcher le plus possible du vrai, du beau !
Comment tailler la Pierre Brute ?
Personnellement, je distingue deux phases. Une première phase d’observation qui me permettra de bien cerner la Pierre Brute, de l’apprécier sous ses différentes faces, de mieux la connaître, de la reconnaître. C’est seulement ensuite que débutera la deuxième phase qui consiste à tailler vraiment en utilisant les outils. Pour la première phase dite d’observation, je n’ai pas trouvé de manuel ni de livre de recettes indiquant la marche à suivre, mais j’ai été initié et cette épreuve m’a fortement suggéré le travail d’introspection, de retour sur soi dans le but de m’améliorer, d’avancer, de progresser avant d’avoir la prétention de vouloir faire avancer les autres. Pour moi, il me semble que ce travail avait déjà débuté avant l’initiation. C’était un travail certainement inconscient, non structuré mais il débutait quand même. Puis les choses se précisent vraiment dans le cabinet de réflexion où l’on se retrouve face à soi même, seul dans ce lieu si particulier que l’on oubliera jamais quoi qu’il arrive, un moment unique et indescriptible. Des symboles, un crâne humain, des phrases marquantes, un « flirt » avec la mort en quelques sortes. J’ai, comme nous tous, été intrigué par le fameux VITRIOL qui déjà incite à la recherche en soi, à visiter les profondeurs de la terre, nos profondeurs, à entrer en nous même et à apprendre à mieux se connaître en cherchant la pierre philosophale. A noter que La Franc Maçonnerie n’est pas la seule voie qui invite au travail sur soi.Les contemporains de Socrate lisaient déjà sur le fronton du Temple de Delphes le fameux « Connais toi toi-même ».Les Bouddhistes disent aussi : « Celui qui est maître de lui-même est plus grand que celui qui est maître du monde ». Il faut se connaître pour être maître de soi. Chez les égyptiens, on parlait de Ma’at qui signifie recherche de rectitude, de justice, de vérité. Dans ce cas précis, le lien avec la Franc Maçonnerie semble évident ! Est ce que je peux effectuer ce travail seul ? Pour une partie oui, mais on comprend très rapidement que l’autre est indispensable. Le travail est efficace seulement si, à mon avis, il y a aller et retour entre moi et l’autre. Dans cette phase d’observation, l’autre est un peu comme un miroir. Je me connais mieux en apprenant à connaître l’autre et inversement. Pour moi, chercher à se connaître c’est la démarche fondamentale, l’œuvre quotidienne et constante proposée par l’initiation. Par ce travail, je cherche à découvrir mon « être vrai », ma substantifique moelle, ce qui me compose vraiment au plus profond de moi, une fois toutes les pelures superficielles retirées. L’initiation invite à la recherche de l’essence en chacun de nous, la partie la plus simple et la plus importante, une fois le superflu écarté, la plus simple expression du « moi » en quelques sortes ! C’est en travaillant que je réalise que cet être intérieur ne m’est pas si étranger. C’est lui qui vibre en chacun de nous lorsque nous sommes touchés par une forme d’art ou une autre. Cela est vrai pour la musique dite universelle comme celle de Mozart ou de Bach qui interpelle obligatoirement celui qui écoute et ceci sans apprentissage préalable. L’art s’adresse à l’être intérieur de chacun car l’oeuvre est aussi l’expression de l’être intérieur de celui qui l’a crée. Je suis de culture occidentale mais je peux être touché par la musique indienne de Ravi Shankar comme par une sculpture réalisée par un artiste africain. L’art c’est l’être qui parle à l’être. L’être éveillé ne percevra que mieux le message, c’est évident. Pour moi, l’objectif de cette démarche est de privilégier l’être plutôt que l’avoir, contrairement à ce que propose trop souvent le monde profane. En effet, notre éducation nous a trop souvent enseigné les moyens de posséder, de paraître pour prendre notre place dans la société. La vie de tous les jours, la société nous ont aussi poussé à jouer parfois involontairement un rôle, à paraître quelqu’un que nous ne sommes pas toujours. On ne nous a pas ou peu enseigné comment être vraiment, et de plus être soi même. Le défi est bien là, apprendre à être après avoir si longtemps privilégier l’avoir ! Exister en étant, et non en possédant ou en paraissant. L’initiation est l’étincelle qui nous suggère ce travail, elle n’apporte pas la lumière à elle seule, ce serait trop simple mais elle incite, elle invite. Tout reste à faire et le chemin est long pour celui qui décide de l’emprunter. Il est sinueux, tortueux, pentu et même bordé d’orties ou de silex acérés comme nous avons pu l’entendre dans certaines planches. Le découragement guette sans cesse celui qui l’emprunte. Il faudra de la vigilance et de la persévérance comme nous le rappelle le cabinet de réflexion. Celui qui débute ce travail passera certainement par différents états, par différentes phases. Parfois le travail est efficace, il permet une avancée encourageante. Parfois au contraire, le travail doit s’arrêter car les conditions ne sont pas réunies, les aléas de la vie, l’émotionnel s’en mêlent et il est plutôt sage de poser les outils. Il peut être parfois très pénible d’être face à sa propre réalité, face à son vrai soi, face aux cases noires de son pavé mosaïque, alors que jusque là on ne voyait que les blanches ! L’observation sera d’autant plus efficace que le maçon aura une certaine maîtrise autant :

- Physique : c’est l’enveloppe et rien ne vaut un esprit sain dans un corps sain.
- Qu’ intellectuelle : l’objectivité du raisonnement.
- Qu’émotionnelle : si une émotion non maîtrisée submerge le tailleur, la taille s’arrête immédiatement.

Cette phase qui consiste à s’observer soi même, son être, sa pierre brute afin d’en identifier plus précisément les défauts, les aspérités est très délicate car l’apprenti est à la fois sujet et objet, difficile d’être juge et partie. De l’objectivité du jugement dépendra la qualité du travail à venir. Avoir le recul suffisant, être assez neutre dans son jugement, assez objectif, pour s’observer, se critiquer, quelle difficulté ! Attention de ne pas tomber trop rapidement dans l’autosatisfaction et de se croire arrivé avant même d’avoir franchi la ligne de départ. La deuxième étape peut enfin débuter. L’apprenti peut se saisir de ses outils que sont le maillet et le ciseau. Il les maîtrise mal, il a le tablier relevé. Le maillet symbolise la volonté du tailleur. C’est lui qui apporte la force nécessaire à la taille.Il n’y a aucune réflexion, aucune finesse dans cet outil. Il est tenu de la main droite et apporte la puissance, la force, l’énergie nécessaire au travail. Le ciseau au contraire est l’outil de la précision. Il demande beaucoup plus de dextérité, d’application. Il va aller se placer à des endroits précis sur la pierre brute pour écarter les parties indésirables et préalablement identifiées comme telles. Au départ, le travail est grossier et l’on enlève facilement des parties de taille importante. Plus le travail avance et plus il est difficile, fin, délicat et demande des efforts importants. Si l’apprenti dispose d’outils, il lui faut aussi un cadre, un endroit propice à la méditation, au retour sur soi, à l’élévation. C’est le rituel qui permet cela et pour l’apprenti, le silence sur les colonnes. Chez les égyptiens, comme chez les bâtisseurs de cathédrales on ne taillait pas la pierre sur le chantier où régnait le silence et la discipline, mais à l’écart, dans la carrière. On ne l’amenait que pour lui faire prendre sa place définitive ; pour cela elle devait être dégrossie et la taille devait être même bien avancée. Alors elle pouvait enfin prendre sa place dans l’édifice. C’est grâce à ce travail que l’apprenti peut espérer « élever des temples à la vertu et creuser des cachots pour les vices ». Pour conclure, j’aimerai préciser que ce travail est particulier et propre à chacun d’entre nous. Pas de recette miracle, pas de raccourci pour atteindre l’objectif plus vite, mais du travail et encore du travail.Le but n’est pas de transformer totalement la pierre brute, mais bien de la rectifier, de la modifier sans qu’elle ne perde sa particularité, sa spécificité, son originalité car elle est unique ! Ce n’est que mon avis, mais je me retrouve assez peu dans le symbole de la pierre pointue et lisse que l’on a dans notre temple. Cette pierre taillée a été obtenue par une taille à la scie, outil moderne qui taille sans discernement et en une ou deux fois. Je pense qu’au contraire cette oeuvre nécessite une multitude de coups de maillet et de ciseau. Même taillée, la pierre garde quelques aspérités, quelques défauts qui font qu’elle est unique. L’aspect lisse et parfait de cette pierre me gène un peu. Peut être est ce uniquement l’objectif vers lequel il faut tendre ! Pour finir, je pense qu’il est sage de bien garder en mémoire que ce travail ne sera jamais fini.  La pierre va prendre une forme plus élaborée, mais l’effort devra être maintenu et de fréquents petits coups de ciseau seront nécessaires. Le livre d’André Comte Sponville « Petit traité des grandes vertus » est un ouvrage qui m’a permis de progresser car il analyse en profondeur chaque vertu. Il nous rappelle par exemple que la vraie générosité c’est donner à l’autre quelque chose qui nous fait vraiment défaut . Il nous rappelle aussi que se considérer humble, c’est déjà ne plus l’être. A une tout autre époque, Socrate expliquait aussi à ses juges qui se prétendaient sages, que penser être sage c’est évidemment, déjà, ne pas l’être. Il faut donc travailler et travailler encore avec humilité, et l’on pourra peut être un jour s’attaquer à cette noble tâche qu’est la construction du Temple de l’humanité. Pour moi, tailler la Pierre est un moyen et non uniquement une fin en soi car le monde évolue très vite et c’est dans la cité que je veux m’investir au risque sinon, de préférer l’introspection à la construction. Je me permets une dernière parenthèse pour dire un mot sur la musique que j’ai choisie pour illustrer cette planche d’apprenti vu qu’elle ne sera suivie d’aucune question. Elle sera diffusée après accord du maître de la colonne d’harmonie et du Vénérable Maître. Il s’agit des suites de Bach, interprétées au violoncelle par Alexander Kniazev. Ce choix m’a semblé judicieux car le soliste par son interprétation très sobre illustre bien la recherche de l’essentiel, du vrai, tout comme celui qui taille la Pierre Brute. Pour moi le travail de ce soliste symbolise l’introspection, alors que la symphonie symbolise plus la construction collective.

Source : www.ledifice.net

Lire la suite

RL de Recherche L. Dermott

5 Mars 2014 , Rédigé par T.D Publié dans #RL Laurence Dermott

200000 visites, 494 adhérents à la newsletter et plus de 700 textes, le blog de la RL Loge de Recherche Indépendante L. Dermott se porte bien. Merci pour votre soutien et votre fidélité.

La RL L. Dermott est une Loge de Recherche virtuelle. Elle peut cependant se réunir dans le "monde réel" ce qui a déjà été fait une fois à l’Orient de Rennes en 2013.

Lire la suite

Le symbolisme, base du travail maçonnique

5 Mars 2014 , Rédigé par Jean Pierre Augier Publié dans #Planches

Le thème de réflexion aujourd’hui soumis à votre assemblée et donc aux Loges – le symbolisme, base du travail maçonnique – est un thème traditionnel mais fondamental. Il se distancie intentionnellement de nos préoccupations immédiates afin de nous inviter à un retour aux sources. Nos assemblées de ce jour ont certes pour objet ponctuel de résoudre des problèmes organiques comme en rencontrent pratiquement toutes les associations. Cette tâche nécessaire est pour nous un devoir, mais ce n’est pas l’essentiel. Car nous ne sommes pas réunis seulement pour traiter de questions administratives à brève échéance. Cette assemblée a aussi pour but de stimuler notre réflexion et celles des Loges sur la mise en œuvre de notre idéal spécifique et sur l’avenir de la Franc-Maçonnerie suisse à long terme. C’est en effet dans la durée et dans la profondeur, non dans l’éphémère et le superficiel, que la Maçonnerie trouve à la fois sa raison d’être et la force de prospérer. La réflexion que je vous propose sur le thème du symbolisme s’articule sur trois axes :

1. Le symbolisme initiatique, cœur de la Franc-Maçonnerie
2. L’étude des symboles et la compréhension de la méthode symbolique.
3. La pratique du symbolisme dans la vie quotidienne et maçonnique.

1. Le symbolisme initiatique, cœur de la Franc-Maçonnerie

La Franc-Maçonnerie se différencie fondamentalement des autres associations de la société civile par son caractère initiatique et l’utilisation du langage symbolique. Dès ses origines, la Franc-Maçonnerie a reposé sur deux piliers. D’une part un engagement humaniste et exotérique collectif, sur le plan culturel, social ou politique. D’autre part une mission initiatique et ésotérique, individuelle, morale et spirituelle. L’équilibre entre ces deux axes doit être maintenu, car tous les deux répondent aux besoins de l’humanité et à l’attente des Frères.
Ce qui fait toutefois l’originalité propre de la Maçonnerie, c’est sa dimension initiatique, ses rituels et ses symboles. Puisque l’initiation et le symbolisme font la spécificité de la Maçonnerie, il est essentiel que les Loges et les Frères concentrent leur travail sur le symbolisme initiatique. Des rituels disent que le but de la Franc-Maçonnerie est de trouver la vérité à travers le voile des symboles. Autrement dit, le but, c’est la vérité ; le moyen d’y accéder, c’est le symbole. Toute la démarche maçonnique, au niveau des moyens et de la méthode, est basée sur le symbolisme, son langage et son efficacité. L’initiation en tant que rituel est elle-même un ensemble dynamique de symboles. Si les travaux en Loge se trouvent trop dépouillés, en qualité ou en quantité, de la richesse des rituels et de la symbolique, le travail maçonnique perd son sens et sa substance. Comprendre la place et l’importance des symboles et des rituels initiatiques permet de mieux discerner les objectifs principaux du travail maçonnique et la finalité de l’initiation. Le vécu des passages initiatiques, la participation aux rituels et l’étude des symboles ont pour but d’agir sur le Maçon, de façon à induire une transformation de son être. Cette action se situe sur deux plans. D’une part, les symboles le font réfléchir, d’autre part ils agissent de manière intuitive ou inconsciente. L’objectif premier du travail maçonnique est donc le développement personnel, l’épanouissement moral de l’être. Son objectif collectif vient en second, car l’élévation des individus est la condition sine qua non du progrès de l’humanité. La Franc-Maçonnerie étant initiatique, elle est par essence morale et spirituelle, dans ses fondements et dans ses buts. L’initiation, vécue comme un processus intérieur, est un cheminement vers la réalisation de soi, vers l’unité de l’être.

2. L’étude des symboles et la compréhension de la méthode symbolique

Pour améliorer le travail des Frères, il est utile d’étudier non seulement les symboles maçonniques, mais aussi de rechercher comment fonctionne le langage des symboles et comment le rituel agit sur l’initié. L’étude des symboles eux-mêmes, la recherche sur leur interprétation et la quête intellectuelle de leur signification, tout cela est utile mais ne fait pas un initié. Sinon les livres et les discussions suffiraient à la Maçonnerie, sans qu’elle ait besoin de Temples et de rituels. L’homme moderne vit sous l’empire de la science et il a besoin d’explications rationnelles. Quand il vit une initiation ou participe à une tenue, le Maçon d’aujourd’hui a envie de savoir comment cela fonctionne. Ce désir d’explication des phénomènes symboliques et initiatiques est positif, car la compréhension objective du » comment ça marche » permet certainement de mieux vivre ou conduire les rituels, avec plus de conscience, donc de les rendre plus efficaces pour soi et pour les Frères. La méthode symbolique et le phénomène initiatique ne relèvent pas du seul travail intellectuel. Les symboles et rituels influencent directement la psyché humaine, même sans médiation de l’intellect. C’est là une clé essentielle pour comprendre le symbolisme. Le symbole est le langage de l’initiation, car ce que transmet l’initiation ne peut pas être exprimé par le langage ordinaire et le discours intellectuel. Le symbole s’adresse à autre chose encore qu’au mental conscient. Il s’adresse à la perception immédiate de l’émotion ou de l’intuition. Pour bien pratiquer la Maçonnerie, il faut donc avoir tous ses sens en éveil. Si l’on veut que le symbolisme initiatique remplisse son rôle, agisse efficacement, deux conditions sont nécessaires. D’une part, il faut en Loge que les Frères soient à l’écoute avec tout leur être, à la fois concentrés et sereins. D’autre part, il faut que les tenues soient conduites avec un maximum de sérieux et de rigueur. Afin de sensibiliser les Frères à la nature du symbolisme, deux sujets de réflexion peuvent être intéressants. Premièrement la différence entre les signes, qui parlent à la raison, et les symboles, qui parlent à l’être tout entier. Deuxièmement la relation entre d’un côté le sens permanent et universel des symboles, d’un autre côté leur interprétation et leur perception personnelle. Symbolisme et initiation sont fondés sur des processus psychiques et spirituels bien réels. Les étudier sous l’angle de la psychologie permet de mieux comprendre et vivre le travail maçonnique et son but. La psychologie des profondeurs développée par Carl Gustav Jung, à ne pas confondre avec la psychanalyse freudienne, offre au Franc-Maçon d’aujourd’hui des clés précieuses pour comprendre comment fonctionne le symbolisme et quelle est la finalité morale et spirituelle de l’initiation. Les notions fondamentales de la psychologie jungienne, comme l’inconscient collectif, les archétypes, le Soi et le processus d’individuation, éclairent de façon très pertinente les phénomènes symboliques et initiatiques, par conséquent la Franc-Maçonnerie elle-même. Cette approche psychologique n’est en contradiction ni avec la tradition maçonnique spirituelle selon René Guénon, ni avec les conceptions de la Maçonnerie rationaliste. L’approche psychologique réconcilie, au contraire, science et spiritualité. Ce champ d’étude peut donc être fructueux.

3. La pratique du symbolisme dans la vie quotidienne et maçonnique

Le symbolisme n’est pas seulement un instrument maçonnique et initiatique. Il joue un rôle important dans l’existence intime de chacun, dans les relations avec autrui et dans la vie collective de l’humanité. La plupart des problèmes de société ont leur source dans les attitudes psychiques des individus qui composent la collectivité. Les comportements sociaux et politiques sont fortement influencés par les symboles. La connaissance du symbolisme permet donc de mieux comprendre les mouvements qui agitent le monde. Dans nos rapports quotidiens avec autrui, les paroles, attitudes et comportements ont, à côté de leur expression immédiate une portée souvent fortement symbolique. Etre sensible au langage des symboles peut aider à gérer sentiments et réactions émotionnelles dans les relations humaines. Sur le plan personnel, notre voix intérieure s’exprime souvent de manière symbolique, dans nos rêves, intuitions et réactions spontanées. L’ouverture au monde des symboles facilite l’écoute de soi-même et la compréhension des événements de notre vie. En Loge, le travail mérite de faire une large place au symbolisme, non seulement par la pratique des rituels, mais aussi par une instruction sérieuse des Frères de tous les grades. L’étude du symbolisme devrait naturellement porter sur les différents symboles propres à la Franc-Maçonnerie ainsi que sur les rituels, en s’efforçant d’en dégager le sens profond et d’en tirer un message concret pour les Frères. Le symbolisme d’autres traditions peut aussi être travaillé avec profit. Il serait en outre stimulant d’étudier le symbolisme initiatique en tant que méthode, de rechercher et d’expliquer comment il fonctionne. Dans cette perspective, l’approche psychologique peut être très enrichissante. Pratiquement, les Loges devraient inciter les Frères à faire des recherches personnelles et à présenter des planches traitant du symbolisme. Elles devraient également organiser des séances d’instruction, en particulier pour étudier les rituels des différents grades. Un soin tout particulier doit être apporté à la pratique des rituels, car ceux-ci sont un élément capital du travail et de l’initiation maçonniques. Les rituels doivent être tenus avec une grande rigueur pour que les Frères puissent les vivre avec profit. Les travaux de nos Loges s’ouvrent à la gloire du Grand Architecte de l’Univers et devant le volume de la Loi sacrée. Cela implique que nos travaux soient empreints de dignité et marqués par un certain degré de sacralité initiatique. Si l’on veut que la Franc-Maçonnerie réponde pleinement à sa vocation initiatique et contribue au développement moral et spirituel des Maçons, il est indispensable que nos travaux rituels soient d’une qualité irréprochable. Cette qualité est aussi la condition pour que l’enseignement maçonnique puisse porter ses fruits et être mis en pratique par chacun dans son existence quotidienne, à l’intérieur de lui-même comme dans ses rapports avec le monde.

Source : http://www.gadlu.info/le-symbolisme-base-du-travail-maconnique.

Source : http://www.masonica-gra.ch/symbolisme_augier.

Lire la suite