Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Hauts Grades

Articles récents

Sept, serpent, spirale...

24 Décembre 2013 , Rédigé par A\ B\ Publié dans #Planches

A peine chaussée de mes bottes de sept lieues, celles du chat Botté bien sur, pour gagner ce temple au plus vite, curieuse de te voir passer du Club des 5 au Clan des sept, je découvre que tu viens tout juste d’avoir 7 ans ! L’âge de raison en somme ! Tout ce temps pour cela. Serai-je désappointée ? Rassure-toi ! C’est exactement l’inverse. Aujourd’hui tu es devenu maître, accueilli en cette chambre du milieu et si ton âge est de 7 ans, ce n’est pas l’unique fait du hasard. Tu as successivement gravi 3 marches puis 5 et enfin 7 et tout cela par palier. Il y a quelques instants c’est par les 3 coups portés par les mauvais compagnons que la parole est perdue. et c’est par les 5 points parfaits de la maîtrise que tu viens d’être reçu en chambre du milieu. Chaque étape de ta vie maçonnique a été ainsi jalonnée d’un nombre, celui de ton âge qui n’est que purement symbolique. Ce soir je vais donc m’attarder à ce 7. D’emblée, sachez que je n’ai nullement l’intention de faire du symbolisme à outrance sur les chiffres bien consciente qu’on leur fait dire ce que l’on veut. Ainsi si je considère les simples fait de la vie ; je constate comme chacun que la semaine comporte 7 jours, que l’arc-en-ciel est constitué de 7 couleurs, que la rose symbolique comporte 7 pétales, que la gamme musicale est composée de 7 notes. De même, il est référencé 7 péchés capitaux à savoir avarice, gourmandise, paresse ; colère, orgueil, envie et luxure (à l’opposé les vertus cardinales : tempérance, justice, force ne sont que 4 comme les filles du docteur March d’ailleurs) ; De là à penser qu’il est plus facile d’être mauvais que bon ! Y aurai-t- il un pas ? Mon mauvais esprit en ce domaine est connu puisqu’il m’appartiendrait d’y ajouter les 3 vertus théologales que sont foi, espérance et charité pour obtenir les 7 vertus morales. Je ne rappellerai pas davantage les 7 sacrements de l’église chrétienne et je comprends la frustration de notre sœur Françoise qui ne pouvait aborder l’apocalypse en toute liberté au grade d’apprenti car le nombre 7 est constant avec les 7 clés mais aussi 7 rois,, 7agneaux, 7 étoiles, 7 tonnerres, 7 trompettes … La grande Ourse, elle aussi, est composée de 7 étoiles. Dans la Bible Salomon a construit le temple en 7 ans. Les légendes grecques sont elles aussi animées de ce même chiffre avec notamment le culte d’Apollon, les 7 hesperides ; les sept cordes de la lyre.. Athéna pour sa part, devait livrer chaque année au Minotaure 7 jeunes hommes et 7 jeunes filles. Thésée fut le 7 ème d’un groupe. Il pénétra dans le labyrinthe et tua le Minotaure. Le bouddha comporte aussi 7 emblèmes. Le bardo tibétain dure 49 jours soit 7 fois 7 jours. Ne poursuivant pas davantage dans ce registre, je me réjouis d’évoquer les contes et en particulier les 7 fées qui se sont penchées sur la belle au bois dormant. Je suis sûre que chacun connaît Timide, Prof, Simplet, Joyeux, Grincheux, Atchoum et Dormeur, les 7 nains qui entourent Blanche Neige mais aussi Barbe Bleue et ses 7 femmes. Quant à notre Petit Poucet, n’est-il pas le dernier d’une famille de sept enfants ! Cependant, il se distingue de ses frères. Il possède un niveau différent de conscience par rapport à ses frères, cette conscience de la vie selon Loeffer différente des états de conscience de ses frères que sont conscience du corps physique, de l’émotion, de l’intelligence, de l’intuition, de la spiritualité, de la volonté. Cela correspond à des étapes d’évolution qui lui permettent d’avoir un rôle de sauveur comme ce 7 ème jour de la semaine que nous consacrons au repos mais qui est en fait un jour d’autres choses. Il correspond à un accomplissement, à la fin d’un cycle par analogie au cycle lunaire. Ce 7 symbolise une totalité en mouvement.
En effet, nous pouvons ainsi représenter les 6 directions de l’espace que sont Nord Sud, Orient- Occident, Zénith et Nadir qui se croisent en un point central. Nous pouvons imaginer ainsi le plan avec ses 4 points cardinaux puis ce qui est au-dessus et ce qui est en dessous le tout se croisant en un point qui est l’homme. Cela est donc à la fois symbole du temps et de l’espace, de la totalité de l’univers en mouvement. Lorsque Salomon construit le temple, la 7ème année est consacrée, elle aussi au repos et il est important de noter qu’il y a dans de nombreux exemples les 6 éléments précédant puis le 7ème isolé ; le tout formant l’unité. Le sept représente alors le sens d’un changement après un cycle accompli et un renouvellement positif. A partir de là, il est aisé de dire que 7 est le chiffre de l’accomplissement voire celui de la perfection Alors nous maîtres maçons sommes –nous parfaits ? j’en doute beaucoup ! Je préfère, pour ma part à cette expression de perfection, celle de l’harmonie, celle de l’équilibre qui confère alors ce sentiment d’unité. La perfection ne tolère selon moi aucune nuance, aucune souplesse tandis que celle d’équilibre accepte les écueils ; les éraflures, mais aussi les colmatages, les gommages. Elle n’est pas fin mais consensus Elle correspond selon moi à l’homme qui tente de se construire qui dérape, fort de ses défauts, de ses erreurs, ses passions, ses illusions e et qui repart enrichi de ses doutes et de ses expériences. 7 est l’addition de 6 et de 1, il est aussi addition de 4 et de 3. Ainsi chez les Dogons, 4 est le féminin tandis que 3 est le principe masculin. l’union des deux est donc signe autant de fécondation que de perfection. Dans la symbolique du tarot, l’arcane 4 est celle de l’empereur qui n’est anime ni d’un pouvoir dictatorial, ni directif mais qui correspond à la domination de soi-même et à une invitation à descendre plus bas pour remonter plus haut. L’arcane 3 est celle de l’impératrice. Symbole de l’intelligence souveraine qui donne le pouvoir, la force motrice par laquelle vit tout ce qui vit. C’est aussi et surtout la possibilité de réaliser et accomplir le voyage dans son propre labyrinthe. 7 c’est aussi l’addition de 5 et 2 et dans la symbolique du tarot cela correspond à la papesse. ( arcane 2) invitation à une rupture avec soi- même et ses acquis et à l’arcane 5 ( le pape) dont la voie conduit à l’homme parfait qui sera guidé dans sa démarche par l’étoile à 5 branches pour aboutir au triomphe de l’effort. L’arcane 7 le chariot, résultante de ces 2 additions potentielles est celui du char triomphant celui de la force morale qui nous invite à être au-dehors ce que nous sommes au-dedans et vice versa et qui se met en mouvement d’accord avec la justice(arcane 8) pour aboutir à l’ermite (arcane 9) le sage, le philosophe expérimenté, le maître. La sagesse n’est sans nul doute une vertu que l’on n’acquiert pas facilement encore moins spontanément. Il faut beaucoup d’efforts, il faut persévérer connaître la vie avec ses aléas. La règle et le compas nous aident à en tracer l’existence tandis que l’équerre permet de tailler et polir sa pierre. La sagesse fait référence pour ma part à la sérénité, cet état de bien être qui permet d’apprécier ce qui est au dehors mais aussi au-dedans tant de notre temple maçonnique que de nous-mêmes, ce qui nous permet recul, écoute en toute quiétude ; analyse sans jugement, harmonie, rappel de la table d’émeraude où tout ce qui est au-dessus est semblable à ce qui est dessous. Et nous voilà revenus en notre temple maîtres maçons. Parmi les 7 arts libéraux, le maçon en privilégie un qui est celui de la géométrie. Le maître maçon a utilisé des outils tels l’équerre et le compas comme des outils de vérification, comme des outils d’homme libre. L’équerre est associée au carré donc à la matière tandis que le compas est associé au cercle et donc à l’esprit.( Parallèlement, nous pourrions dire que le maillet du vénérable est symbole de temporel à l’opposé de l’épée d’ordre spirituel)Le géomètre bâtisseur mesure la parole selon son sens. A ce stade, désormais le compas est placé sur l’équerre car le maître maçon pratiquant l’art royal c’est à dire l’art de devenir un homme libre. capable de choisir son destin et d’élargir l’espace de son autonomie. Si 7 des officiers sont obligatoirement élus à bulletin secret ; 7 parmi nous ont cherché la dépouille d’Hiram. La tombe d’Hiram mesure 3 pieds de largeur ; 5 de longueur et 7 de profondeur. Notons que le chiffre de l’apprenti est affecté au côté le plus petit et ainsi de suite… La loge est composée de 3 maîtres qui la constituent, de 5 qui l’éclairent tandis que 7 la rendent juste et parfaite. Là aussi, il y a évolution. En effet lorsque la loge comprend 3 membres est en germination, elle est la graine d’une future loge qui est apte à chercher la lumière et pas encore prête à la délivrer. Mais lorsque les maîtres sont au nombre de cinq la loge est juste c’est à dire capable de juger et prendre des décisions théoriques Elle ne peut encore agir Lorsque le nombre de maîtres est de 7 alors la loge peut procéder à des initiations et elle peut agir totalement comme une entité maçonnique. Il semblerait que nous soyons passés du stade de l’enfance à celui de l’adolescence puis à celui de l’adulte. la loge est devenue majeure, libre et responsable ( 3 est le nombre de ce qui se conçoit : la sagesse, 5 est le nombre de toute décision consciente : la force ; et 7 est le nombre de l’action harmonique nécessaire à la réalisation de l’idéal conçu : la beauté). Le maître maçon a 7 ans et plus. Si 7 ans signifie connaissance, le plus est la nécessité d’accroître cette connaissance indéfiniment Il nous appartient peut-être de nous référer à Platon pour qui les nombres sont le plus haut degré de la connaissance. Par ailleurs, notre mot de passe est Tubalcain. Pourquoi ? parce que le forgeron est celui qui sait. Il maîtrise les 4 éléments :
Eau - terre - air - feu. Il possède les techniques qui lui permettent d’accomplir ce qu’il sait ; il puise dans la terre les éléments, que sont les métaux puis crée des outils et tout ce qui lui est utile à son élévation ; il pratique l’art royal puisqu’il possède un savoir-faire. Pour poursuivre, la 7ème lettre de l’alphabet hebraique est zain et son graphisme évoque un serpent dressé verticalement, associé à l’antique hiéroglyphe de la fécondation. Par ailleurs, j’ai abordé précédemment un idéogramme de type septénaire avec la croix spatiale, il en est pourtant un autre auquel je suis particulièrement sensible. Il s’agit bien sûr de celui formé de 2 serpents enlacés autour d’un axe dont le nombre etait souvent cinq et qui ajouté au point de rencontre tête et queue constituent aussi 7 points fondamentaux formant le caducée, ce caducée cher à ma profession de pharmacien. Quelle ambiguïté pour moi qui, élevée selon la tradition judéo-chrétienne, ait dans mon enfance et mon adolescence été imprégnée du côté maléfique du serpent, lui le responsable, lui le provocateur, la cause de notre malheur d’humain. Et puis quelques années après, j’ai pour emblème ce caducée formé de 2 serpents enroulés autour d’un bâton, le tout surmontée d’une coupe, celle d’Hygie. Et soudainement, ces serpents sont devenus salvateurs. Quel dilemme, convenons-en ! Je n ‘échapperai donc pas à évoquer avec vous ce reptile qui, visible, semble toujours jaillir d’une bouche d’ombre pour cracher la mort ou la vie. En effet l’été nous amène à découvrir ce reptile d’apparence froide telle la couleuvre qui se glisse entre quelques herbes sèches. Quant à la vipère, Hervé Bazin la décrit beaucoup mieux que moi (dans Vipère au poing). « L’été craonnais, doux mais ferme, réchauffait ce bronze impeccablement lové sur lui- même : trois spires de vipères à tenter l’orfèvre, moins les saphirs classiques des yeux, car, heureusement pour moi, cette vipère, elle dormait.  Par bonheur, une tête de vipère c’est triangulaire.. Par bonheur, une peau de vipère c’est rugueux, sec d’écailles, privé de la viscosité défensive de l’anguille...
elle avait de jolis yeux, vous savez cette vipère, non pas des yeux de saphir comme les vipères de bracelets, je le répète mais des yeux de topaze brûlée, piqués noir au centre et tout pétillants d’une lumière que je saurais plus tard s’appeler la haine...
   
avec au centre la fameuse langue bifide- une pointe pour Eve, une pointe pour Adam- la fameuse langue qui ressemble tout bonnement à une fourchette à escargots…
». Représenté chez les Pygmées comme une ligne sans fin ni commencement, le symbolisme du serpent est selon René Guenon, lié à celui de la vie. En effet en arabe le serpent ; c’est « el hayaah » et la vie « el hayat ». Cependant ; pour nous le serpent est d’abord le tentateur de l’Eden. Le couple Adam Eve, reflet de l’humanité primitive, ignore des éléments tels que le feu le vêtement, le logement. Son mode de fonctionnement, paradisiaque est donc l’instinct et il est satisfait de sa condition. Protégé, il n’a pas accès au discernement, générateur d’autonomie. S’il renonce à se laisser guider ; il est coupable d’insubordination ; donc de péché. L’intelligence suprême représentée par le dieu du paradis forme les acteurs du drame en l’occurrence le serpent, lui-même, doté d’un extraordinaire pouvoir de séduction. Considérons toutefois que ce drame est cause d’évolution. La désobéissance permet, en effet de passer de l’instinct à l’intelligence. Cela a probablement pris beaucoup de temps mais le mythe supprime la notion de temps. Nous pourrions également dire que l’humanité a longtemps rêvé et donc que l’imagination a précédé la raison. C’est sans doute pourquoi le serpent s’adresse plus à Eve, symbole de l’imagination qu’à Adam symbole de la raison. Eve mange le fruit de l’arbre ( la pomme ), celui du discernement en le partageant avec Adam car elle le trouve excellent et que son intuition permet le progrès de son intellectualité. Ceci permet finalement l’émancipation de l’humain et donc l’accès à la sagesse et à la connaissance. La sagesse était pour les anciens grecs une vertu faisant partie intrinsèque de la personnalité. La connaissance s’acquiert par l’intelligence et sa parfaite maîtrise conduit à la dite sagesse. C’est donc pourquoi selon Wirth le serpent est maudit à tort car c’est selon lui, grâce au serpent que nous ne sommes plus des bêtes. Goethe dans le serpent vert rend hommage lui aussi au serpent. Il montre en effet ; la grande couleuvre se sacrifiant pour sauver le monde en se transformant en pont en reliant les 2 rives du fleuve de la vie.   Ainsi tout comme les fables par le biais du langage des animaux nous envoient des images propres à enseigner une morale, la doctrine chrétienne utilise l’intervention d’un sauveur pour réparer la catastrophe. Parvenue à ce stade l’imagination( imprégnée des choses obtenues comme le serpent ou le python inspirateur dans la bible )e travaille et retient des images qu’elle fixe et donne ainsi naissance à l’idée, matière première de la pensée. Le serpent est donc le 1er initiateur et Eve la 1ère initiée, la pomme le fruit initiatique (en analogie avec le symbolisme de l’étoile) et symbole de l’amour La bible ne précise d’ailleurs pas la nature du fruit. pomum signifie fruit et il s’agit probablement d’une déformation du mot. Toutefois le serpent peut être aussi emblème guérisseur tel le serpent d’airain conçu par Moise et ainsi défini dans le livre des Nombres : Moise donc fit un serpent d’airain et il le mit sur une perche ; et quand quelque serpent avait mordu un homme, cet homme regardait le serpent et il était guéri. Des textes littéraires ont évoqué cette dualité du serpent qui peut donner la mort et guérir l’homme. Ainsi Kipling écrit dans le livre de la jungle que la morsure du vieux serpent n’est pas mortelle. Symbole de la vie, les Ligures le comparent au ruisseau et songent donc au rite de fertilité. L’ouroboros serpent qui se referme sur lui-même en se mordant la queue signifie la vie indestructible, éternel recommencement, pur mouvement circulaire, évolution dans le temps éternel, dans celui de l’infini. Ce serpent qui sort de terre, rampe et se tortille peut aussi représenter le feu vital enclos dans la matière. Sous son aspect bénéfique, le serpent peut aussi s’associer l’oiseau tel le serpent à plumes « quetzalco-huatl ». J’évoquerai rapidement ce mythe dans lequel Quetzalcoatl se dirige vers l’eau divine cad le Golfe du Mexique, jeune 4 jours, se revêtit de ses plus beaux habits, s’immola et son cœur monta aux cieux et se transforma ne Vénus, l’étoile du matin au milieu d’oiseaux sortis des flammes. Quetzalcóatl symbolisait sous cette forme la mort et la renaissance. De même, L’homme doit aussi parcourir les cycles éternels et accepter la décomposition de son enveloppe charnelle tout en conservant un esprit (éternel). Le maître, également, ne meurt pas même si l’on retrouve son cadavre. Il renaît par l’esprit et la chaîne s’allonge avec chaque nouveau maillon. Elle s’étire à l’infini vers l’avenir. Ce serpent peut changer de peau donc se rajeunir. Aurait-il comme le phénix un don d’immortalité, Peut être est-il la santé qui succède à la maladie ? Pour poursuivre l’étude du caducée, en latin caduceum mot provenant du grec signifiant héraut, annonciateur, ( dans la racine figure le mot coq héraut du soleil), je me dois d’aborder le mythe d’Hermès. En effet, Hermès dieu ambivalent par excellence est doté d’une curiosité qui le fait se rapprocher un jour d’un chemin poussiéreux où s’affrontent 2 serpents dans une bataille sans merci. Voyant que la mort serait l’issue du combat, il lança sa baguette entre les 2 adversaires. Ceux –ci s’enroulèrent autour d’elle et s’y immobilisèrent pour l’éternité. La baguette devint le caducée symbole d’Hermès. En grec, kerrykeron ; insigne du héraut, de l’annonciateur, de celui qui proclame. Hermès est le type même de la dualité car à la fois dieu de l’information et de la communication mais aussi du mensonge, messager des dieux et dieu des voleurs,, des savoirs secrets et de la manipulation( à la fois inventeur de l’astronomie et de l’astrologie), crée l’alphabet mais aussi des écrits incompréhensibles dits hermétiques, protecteur des voyageurs( sandales ailées et baguette), dieu de carrefours. La baguette d’Hermès est le sceptre du souverain, symbole de l’initiateur et du conducteur et celui qui porte cette baguette possède la puissance. Le bâton appelé boursier dans le pays basque date de 15000 à 8000 ans avant notre ère. Il figure dans de nombreuses fêtes, danses, combats, bâton initiatique des confréries (notre maître des cérémonies en possède un)compagnon de voyageur souvent fourchu et en forme d’y. la houlette qui l’orne est symbole de connaissance Ce bâton impose l’attention sur celui qui la porte. L’emblème des pharmaciens attribué à Mercure, dieu du commerce, homologue romain d’Hermès est proche de celui des médecins. Le serpent d’Epidaure ne s’enroule plus autour du bâton d’Esculape mais du pied court d’une vaste coupe dans lequel, il vient s’abreuver, sans doute vase sacré qui doit contenir le liquide nourricier offert par la déesse Hygie. Hygie ou Salus chez les romains était la déesse de la santé à la fois physique et morale, de la guérison, du bonheur et du bien public. Vers 500 avant JC, on en fit une déesse distincte mais toujours associée à d’autres dieux guérisseurs surtout à Asclépios, son père, dieu de la Médecine. (Panacée, une autre fille d’Asclépios était la déesse des soins ). Le nom d’Hygie est à l’origine du terme hygiène et l’étymologie souligne le lien existant entre l’hygiène et la prévention en matière de santé puisqu’elle avait pour rôle d’enseigner les manières les plus saines de conduire notre vie. La coupe avec sa concavité s’apparente à l’arche. Le serpent, quant à lui puise sa connaissance dans cette matrice où la lumière continue de briller. Le serpent maléfique et bénéfique est donc symbole double Les 2 serpents s’affrontent et se neutralisent comme deux forces opposées et égales le font. Le caducée est le représentant de l’équilibre des tendances réalisées autour de l’axe du monde ; joignant le ciel et la terre, symbole de paix et de santé physique. Pour les alchimistes, les 2 serpents sont les 2 principes que l’on doit unifier quels qu’ils soient il faut donc pour eux concilier force et volatil ; soufre et mercure ; chaud et froid ; sec et humide Ces principes se réalisent dans l’axe du caducée qui devient l’or philosophal. Pour les maçons, le caducée est le symbole de l’équilibre auquel nous aspirons, alors que nous sommes comme tous les humains écartelés entre des pulsions antagonistes et puissantes mais qui peuvent aussi et surtout être complémentaires, devenant alors des éléments majeurs de progrès. Un combat se livre en permanence en nous sur le plan physique, moral ou spirituel Le caducée représente l’équilibre qui nous aide à franchir les cycles à effectuer nos changements d’états Il nous fait comprendre qu’il ne suffit pas de Savoir ni Connaître, il faut aussi transmettre. Le caducée transmet. exercice auquel le maître que nous sommes s’applique à faire. Le caducée symbolise la coïncidence des opposés et la conciliation et la combinaison des contraires.

Le caducée, principe d’union réalise l’unité entre les forces descendantes et ascendantes et cela en un seul chemin que symbolise la baguette ; chemin qui est celui de la rectitude car il n 'est peut-être pas sain d’utiliser à outrance les multiplicités et divergences. Il nous faut éviter d’errer indéfiniment dans le labyrinthe des spires du serpent afin d’atteindre notre idéal car ne pas craindre la morsure du serpent, c’est peut-être avoir appris à se dominer donc à se maîtriser et peut être avoir fait un pas sur la voie de la connaissance. L’homme qui unit la paix du cœur et la connaissance par l’esprit réalise la conjonction de ses états afin de devenir l’homme universel ayant gagné la sérénité et peut-être la sagesse. Dans la tradition tout mouvement ascendant est hélicoïdal et le serpent arc-en-ciel des aborigènes qui enroule sa spirale viscérale autour des écorces me semble une excellente passerelle pour aborder ce soir le troisième volet de mon travail à savoir la spirale. En effet pour ma planche d’augmentation de salaire, j’avais abordé à l’instar de Roger le thème de l’étoile. Afin de construire cette étoile, j’avais utilisé le compas et l’équerre. Parvenue à ce stade, j’avais alors ébauché l’approche de la spirale étant consciente que toute évolution ne se fait pas par stries mais bien par spires. Carl Jung dit d’ailleurs à ce sujet : « la voie vers le but s’élève en spirale ». La spirale n’est-elle pas à la fois le symbole de l’évolution humaine, de l’évolution sociale mais aussi du cheminement initiatique ? Omniprésente dans notre quotidien, j’évoquerai ainsi le célèbre jeu de l’oie, les coquillages, les cornes des dieux mythologiques de « cernunos » ou « dionysos » et celles du cerf, du mouflon, du bouc, les hélices des bateaux, les ressorts de nos piles de transistors et réveils. Quant à nos empreintes digitales formées de boucles, d’arcs et de spirales, elles nous amènent à songer à cette représentation en hélice de l’ADN si important dans les recherches d’aujourd’hui. Tous ces éléments qui ornent notre quotidien font état de formes concentriques ou spiralées en parfaite équilibre, en, totale harmonie… ce qui fait dire à Einstein ce qui m’étonne le plus c’est que notre monde soit compréhensible. Spirales, hélices, volutes, étoiles structurent notre monde. À côté des spirales hélicoïdales voisinent les spirales planes dont le labyrinthe est l’image la plus connue. Symbole de la quête initiatique faite d’avancées et d’embûches, d’obstacles et de difficultés, le labyrinthe c’est aussi le symbole de la pensée avec son évolution et son progrès. En effet si le cercle symbolise le temps cyclique et la droite le temps linéaire, la spirale évoque le temps évolutif par les rythmes répétés de la vie, avec pour exemple les stades classiques telles que naissance vie mort ; enfance adolescence-âge adulte ou matin, midi et soir ! Le rythme des saisons des cycles lunaires et solaires est davantage symbolisé par la roue qui tourne ou mieux encore par le serpent ourobros, celui qui se mord la queue, tel le cercle fini limité dans l’espace. Par ailleurs, le féminin est au cœur de la spirale et Jacques Attali écrit à ce propos : « le premier chemin parcouru par l’homme, au terme duquel il devient une personne est celui qui le fait sortir du ventre maternel. La femme est le premier labyrinthe de l’homme ». Dans la même perspective pourquoi ne pas rapprocher cela de l’oreille, organe de l’écoute, construite en forme de spirale et qui transforme le bruit en sens et dans cet esprit est fécondante. Enfin le serpent originel est en sa forme spiralée, symbole sexuellement ambivalent puisqu’à la fois matrice et phallus ? de la naissance de l’être, nous passons alors à la naissance du monde. Entre sa naissance et sa mort ; l’être humain va connaître ambivalences et paradoxes, sel de sa vie et qui font l’intérêt et la complexité de son existence. Car, en effet lors de sa naissance, il y a fin d’un état fusionnel mère fœtus mais aussi nostalgie du lien rompu ; souhait de retrouver les liens disparus, envie de créer des liens fraternels et à l’opposé quête de connaissance et de sagesse avec perte des illusions des passions des préjugés.. Pour nous francs- maçons ; la spirale a double vocation. Descendante, elle conduit dans les profondeurs d’un savoir complexe et ascendante, elle conduit vers la lumière ou plus précisément la spiritualité. Je citerai pour témoin la marche dans nos temples. Au grade d’apprenti et de compagnon, nous marquons les angles lors de nos déplacements dans le temple tandis qu’au grade de maître nos déplacements se font sans les marquer ; montrant ainsi le passage du rectangle au cercle. Sans doute ainsi défini, le passage de l’équerre au compas pour accéder à la maîtrise signifie dépasser le stade de la matière pour atteindre l’esprit. La construction successive de cercles permet la réalisation de la sphère et donc de parvenir au cosmos et là, de toute évidence nous constatons la nécessité d de passages successifs, de graduations. La spirale n’a ni fin ni commencement et laisse toujours l’accès à l’évolution ou au progrès mais aussi au recul. Tel l’escalier en spirale, elle permet la progression vers le savoir, l’accès à la connaissance. Elle participe à la construction de notre temple intérieur par une descente primordiale au fond de soi avant une remontée vers le perfectionnement et le développement spirituel. Invitant au voyage et à la découverte, elle participe alors à la construction du temple extérieur qui nous permet d’agir en citoyen actif. Pour le compagnon devenu maître, elle représente l’atteinte de l’équilibre ; la maîtrise des dualités. Le nouveau maître découvre et expérimente les multiples facettes de son compas car il ne se contente plus de tracer des cercles ; fermés par définition mais il élargit les cercles et peut laisser ainsi son esprit aller à la conquête de l’inconnu, de l’ignorance. Il a gagné sa liberté de penser, sa liberté de sentiments et de passions bref la maîtrise de lui- même. Pour sa part, l’art royal ou art de la géométrie permet de résoudre les contradictions en les englobant dans une réalité qui les dépasse. Ainsi, la spirale ajoute une 3ème dimension à la rencontre du cercle et de la droite permettant d’unir imagination et raison et d’établir une progression géométrique comparable à la double voie initiatique de l’amour et de l’œuvre ; Je ne pourrai terminer sans évoquer un symbole qui serpente sur nos murs et qui lui-même formant des lacs d’amour n’est qu’une succession de spirales. Elle se concrétise par la chaîne d’union, spirale horizontale constituée des bras et des mains enlacés des frères et sœurs, symbole de l’union en dehors du temps et de l’espace, au-delà des murs et des frontières. Symbole si fort et si important à mes yeux que je n’ose penser que certains des maillons qui la constituent puissent être défaillants. Je ne pourrai en aucun cas m’associer à cette chaîne si des faits graves concernant l’un d’eux m’était connu. J'ai parallèlement des difficultés à accepter la différence entre paroles dans le temple et hors du temple Dans la table d’émeraude, ce qui est au –dessus est identique à ce qui est au –dessous. Pourquoi n’imaginerai- je pas que tel Hiram assassiné et relevé en notre nouveau maître Hiram, cette table passe symboliquement de l’horizontale à la verticale afin que ce qui est de chaque côté de la porte du temple soit identique, prouvant la cohérence entre les propos et les actes dans le temple et hors du temple. J’ai eu connaissance de faits graves en l’occurrence de menaces de violence et de mort proférés par un maçon. Qu’elles soient à l’encontre d’un profane ou d’un franc-maçon elles sont pour moi du domaine de l’intolérable et je me pose alors la question de ma présence ici sur ces colonnes ! Je me demande pourquoi certains soirs nous sommes si exigeants pour l’entrée de profanes parmi nous leur réclamant d’être libres et de bonnes mœurs tandis que d’autres franchissent allègrement les mailles du filet et atteignent des degrés importants. - Oui, je suis triste et déçue - Oui je sais que qu’il ne faut pas tout amalgamer et qu’il ne faut pas confondre franc- maçonnerie et francs-maçons. - Oui nous ne sommes que des humains mais je ne peux accepter l’intolérable et là il est atteint. J’ai été tentée de déposer mes outils mais finalement ce n’est pas la franc- maçonnerie qui m’a déçue ; Ce sont certains maçons qui du moins se disent comme tels qui m’ont déçue. Peut- être ai- je mis la barre un peu trop haute. Suis-je un peu trop utopiste Je me suis toutefois rappelée qu’il y a quelques mois je vous avais dit que tant que la paix ne règnerai pas sur terre je serai sur le chantier mais aussi que mon engagement m’invitait à travailler au perfectionnement de l’homme. Ces évènements vont me permettre de retrouver un certain équilibre celui dont j’ai parlé tout au long de cette planche, cet équilibre que l’on atteint pas si facilement qui est fait de doutes de crises d’émotions, de tempêtes, d’épreuves mais aussi de joies et de travail. Le chantier est loin d’être achevé et nous avons encore beaucoup à travailler dans la recherche de l’harmonie, de l’équilibre nous ne sommes pas au bout du chemin., la spirale est sans commencement ni fin ! Elle est symbole de la diversité, de l’ouverture, de l’optimisme, de la connaissance à conquérir, du possible à construire, source de progrès et d’espérance initiatique car l’essence de la vie ne réside t-elle pas dans cette quête qui n’est réalisable que par d’infinies et successives spirales.

J’ai dit

Source : www.ledifice.net

Lire la suite

Sept ans et plus

23 Décembre 2013 , Rédigé par A\ B\ Publié dans #Planches

La question de MAITRISE qui m'est posée est :
" 7 ANS ET PLUS "
Formule à définir.
Toute simple en apparence !... mais en apparence.... seulement car, à l'étude, il en est tout différemment !
Toutefois essayons d'examiner "les éléments" de la question, rationnellement et simplement.
Elle se divise à l'analyse, en trois parties :
Le chiffre 7
Le NOM mis au pluriel ANS
La locution adverbiale ET PLUS
Autrement dit, nous sommes en présence de 3 éléments distincts ayant chacun valeur propre et signification !
Assemblés dans un ordre voulu, ces trois éléments forment une "expression" qu'il nous faut analyser et définir....
.... Voilà le jeu !
Mais attention mes FF\, car vous savez que "7" est une puissance "créatrice d'univers" alors où mettons-nous les pieds ?
En sachant que notre Grand Architecte de l'Univers mit 7 jours pour créer le monde.... et qu'avec cet enjeu mobile de "7" c'est étonnant le nombre de DOMAINES que l'on aborde !... Nous pourrions presque dire 7 "INFINIS" pour les DEFINITIONS !
Si l'un de vous est incrédule, qu'il veuille bien réfléchir.... mais en effleurant seulement (et seulement en échantillon) la question, sinon nous serons encore là demain.... et plus.... !
Pensez par exemple :
aux 7 voyelles des Phéniciens
aux 7 Planètes des Chaldéens
aux 7 plantes sacrées de la Saint Jean des DRUIDES
aux 7 plans d'évolution de la Terre des Grecs
aux 7 degrés initiatiques mazdéénniens des Iraniens avec MITHRA en tête et qui priaient 7 fois par jour !
Et n'oublions pas notre convention avec en corrélation un "étalon de Mesure qualitatives.... avec cotation de valeurs.... d'expériences de Poids moral.... d'assurances de Garantie.... etc.... et cela pourrait être dans le cas présent qui nous occupe : LA BASE d'une ESTIMATION CONVENTIONNELLE LOGIQUE, D'ACQUISITION de VALEURS dans le "BAGAGE" nécessaire au PARCOURS.... d'un "VOYAGE SUPERIEUR" !?
Alors, mes Frères cela sous-entend que nous admettons que ce "7 ans" théorique et symbolique, soit une sorte de "DIPLOME" ou "un LAISSEZ-PASSER", ou une VALEUR NECESSAIRE INDISPENSABLE au bagage du Prétendant à l'avancement à GRAVIR la pyramide ? ... Bien qu'évidemment, la durée soit théorique, symbolique et fictive ??
Quant au "PLUS", il s'agit de bien autre chose !
Voyons plutôt :
Avec le "PLUS" nous abordons mes frères une question d'importance SUPERIEURE !
Alors.... qu'est-ce que "PLUS" et qu'est-ce que "PLUS" dans une vie ?
"PLUS : adverbe. Marque le comparatif devant un adjectif ou un adverbe", nous dit le "QUILLET". C'est L'AJOUT.... à quelque chose !
Mais PLUS dans la vie est un élément ou un événement déterminant, et dans notre sujet, c'est le déclenchement d'une progression du "MOI" de la valeur de l'entité.... c'est une augmentation de l'Acquit de la personnalité morale, spirituelle, professionnelle, et des connaissances déjà enregistrées et "stockées"!
PLUS est aussi un MOBILE de dépassement de Soi-même !
PLUS est l'expérience acquise quotidiennement, mais c'est aussi "l'opportunité heureuse.... le coup de chance".
PLUS peut être un FAIT surgissant dans le vie quotidienne banale et bouleversant avec bonheur et joie les habitudes ordinaires. L'arrivée d'une fortune.... par exemple !
PLUS peut être un conseil judicieux venant à propos !
PLUS peut être un "ENSEIGNEMENT CAPITAL" ou un AVIS fort judicieux opportun, un renseignement de 1er ordre, une opportunité très heureuse.
PLUS peut être également une EPREUVE plus ou moins pénible mais qui apporte une connaissance, une expérience.
PLUS peut être aussi l'enseignement d'une trahison, d'une escroquerie due à un excès de CONFIANCE ou a un crédit moral excessif ou mal placé.
Plus peut être le fruit d'une belle pratique d'un art ou l'exercice d'un commerce, d'une industrie ou d'un sport, ou encore d'un voyage, d'une exploration, etc.... Aussi pour mieux expliquer, mieux illustrer et mieux servir votre compréhension, mes Frères.... notre Grand Ami et Vénérable maître, m'a prié de faire abstraction d'une PUDIQUE MODESTIE et de vous décrire "les PLUS" déterminants qui ont construit peu à peu "L'ARTISTE PEINTRE" que je suis devenu !
Eternel et légendaire autant que familial 7 ANS l'âge de raison, c'est-à-dire l'âge où normalement l'enfant commence à prendre conscience de lui-même, de son environnement et de ses responsabilités vis-à-vis de lui-même et en rapport avec les autres.
Pour beaucoup d'enfants, c'est aussi l'âge où l'on commence à "raisonner" vis-à-vis de soi, par rapport aux personnes de l'entourage.
C'est le début de l'affirmation du caractère et de la personnalité.
En fait "L'âge de raison" n'est pas forcément "7 ans" et son espace-temps peut varier beaucoup en fonction du milieu ambiant ou familial, et de l'ethnie.... L'expression est plus "abstraite" que rigoureuse et veut exprimer LA PERIODE DU CHANGEMENT de comportement moral et physique dans l'individu.... car c'est souvent aussi l'âge de la "FORMATION" qui apporte bien des transformations dans le comportement du garçon ou de la fille !... et il existe de grandes variantes en fonction de l'ethnie et du climat.
Avec ce chiffre "7" nous pouvons aller très LOIN.
Si par exemple, nous chatouillons les philosophies orientales avec les 7 échelons d'ETUDES et de PRATIQUE du BOUDDHISME.... les 7 facteurs d'éveils, les 7 OBSTACLES D'ILLUMINATION... les 7 DEGRES de "MAYA ", Déesse de l'ILLUMINATION ! Où allons nous ? Vers le "7, MERVEILLE DU MONDE" ? Mais qu'importe, continuons sur les 7 GRANDS PRINCIPES DE L'AME.... avec les 7 Centres Psychiques ou "CHAKRAS" reliés par la "KUNDALINI" (Force fluidique de la vie) avec toutes ses SPECIFICITES ! Etc....
... Ou, plus simplement (en apparence) revenons à la base des 7 couleurs de "L'ARC-EN-CIEL" qui sont la décomposition de la lumière solaire.... dans son aspect le plus simple sans se poser de questions , de leur "POURQUOI" ?... et de leurs qualités particulières et de leurs fonctions vibratoires qui sont liées aux qualités de la vie végétale et animale BASE de notre VIE sur cette planète.... ce qui nous emmènerait beaucoup trop loin dans l'étude des définitions des bases vitales qui nous entourent.... et en liaison avec les ondes de vie, les sons, les cris des animaux et des oiseaux qui ont tous leurs importances complémentaires dans la nature qui nous entoure et dont nous dépendons.
... Certaines religions, et non des moindres ont leurs racines et les principes de leurs bases dogmatiques dans l'observation et même dans l'application de ces éléments vitaux naturels.
... Qu'en pensez vous mes Frères ? Nous pouvons développer le sujet encore longtemps !? Mais ne nous égarons pas sur.... la fragilité inconsciente et fluctuante de l'esprit de l'HOMME....
Le chiffre "7" est important, car DYNAMIQUE puisque NON-EQUILIBRABLE par Moitié !
L'HISTOIRE et les LEGENDES sont pleines d'exemples de la "Dynamique" parfois fatale du chiffre "7"!...
Je laisse cette pensée à vos méditations, pour reprendre l'étude particulière du "7 ANS ET PLUS"
Alors que signifie : "AN" (première et quatorzième lettres de notre alphabet réunies en un mot)
- Unité de temps conventionnelle ?
- Cycle se divisant en "PERIODES QUALIFIEES"
- Durée d'estimation d'accumulation de "VALEURS " ?... Alors, Tant Pis pour moi et pour vous !
Allons-y !
Lorsqu'en 1918 je suis né d'un père glorieux, sorti des tranchées et devenu Officier d'Aérostation (les ballons captifs appelés "SAUCISSES"), créateur de la première Ecole Nationale d'Observateurs, etc.... et reprenant dans le civil son métier d'ARCHITECTE, avec autant de rigueur et de discipline appliquées à son bureau d'Études et à ses chantiers, comme dans son attitude familiale... où il n'admettait que "le SANS FAUTE", intraitable, très respecté.... admiré... il ne lui était pas possible d'avoir des Amis ! Expert près des tribunaux, sa rigueur et sa droiture étaient légendaires ! Sans jamais admettre "aucune compromission", dans ses projets d'architecte, sur ses plans, il eut été vain de chercher le moindre défaut, la moindre erreur, ni une fuite ou un défaut dans une maison réalisée sous sa responsabilité et son autorité !
Mon père ne me fit JAMAIS un seul compliment sur un bon dessin ou sur un concours réussi quand je lui soumettais mes résultats.... mais J'étais TRES CONTENT lorsqu'il me disait : "BON, ça va, passes à autre chose et tâche de faire mieux encore, car tu DOIS ETRE ... le MEILLEUR." Ainsi je gagnais mes premiers PLUS.
Mon inscription aux cours ABC de dessin par correspondance où mon père avait retrouvé un camarade de guerre, devenu un des principaux PROFESSEURS, Monsieur GAZAN, qui accepte de me prendre particulièrement "en mains" fut pour moi "un plus" très important. J'appris à "VOIR SIMPLE", à "CONSTRUIRE MON DESSIN RAPIDEMENT, SUREMENT", à le mener à bien en toute sûreté. Et peu à peu, toutes les techniques me devinrent très familières et surtout, j'apprit à dompter mes trois outils :
Le REGARD, l'APPRECIATION, La MAIN.
Parallèlement, j'appliquais l'enseignement de la pratique en travaillant dans le bureau d'étude avec les autres dessinateurs d'architecture, sous la direction d'un Maître d'étude qui appliquait les rigoureuses directives du "PATRON" qu'était mon Père qui, naturellement, était comme il se doit, bien plus sévère avec moi : "normal", ... pour l'exemple !
Mais je l'en remercie, car ce fut un PLUS très fort.
En récompense de mon travail je pouvais aller prendre des cours de peinture chez un professeur et chez un parent Peintre et Grand Musicien, Chef d'orchestre à Mantes et à Paris.... ce qui lui valu de connaître beaucoup d'artistes renommés de l'époque et notamment de grands peintres tels que FOUJITA, BRAQUE, PICASSO et DALI auxquels il parla de moi, de mes qualités particulières et qui auraient accepté de me prendre dans leurs ateliers. Mais, mon Père s'y opposa formellement, ne voulant pas faire de son fils "UN BOUFFE CROUTE". Voilà un "PLUS" pénible !
Il a fallu réunir un "CONSEIL DE FAMILLE" pour faire accepter à mon père mon entrée à la préparation à l'admission à l'ECOLE DES BEAUX-ARTS, ARCHITECTURE ! Ma mère et son frère, ingénieur à Paris, finirent par gagner !
Ma montée à Paris pour étudier aux BEAUX-ARTS fut pour moi un PLUS très important.
Alors, je travaillais beaucoup, l'architecture bien sûr, mais aussi clandestinement "la peinture" et en même temps la préparation militaire supérieure sous le direction d'un OFFICIER MODELE EXTRAORDINAIRE, Le Commandant CORDONNIER.... Quel "PLUS" ce FUT.... Extraordinaire.
Alors je sortis "1er de promo" E.O.R. Je réussis mes examens d'entrée à l'ECOLE DES BEAUX-ARTS, et tout marchait très fort. Quel "PLUS" ! Je continuais dans l'enthousiasme et j'avais d'excellents camarades et amis dans cette si belle ECOLE DES BEAUX-ARTS et que les criminelles exactions de Mai 68, dont certains sont si fiers, ont détruite ! QUEL CRIME !!
... Mes "PLUS" s'ajoutaient aux "PLUS". Quand la GUERRE fut déclarée, il ne me restait que 2 ANS à faire pour être architecte D.P.L.G. et ce fut la mobilisation. Puis l'Ecole de l'air.... VERSAILLES.... Le MAROC, l'école d'observation, les Concours, les diplômes.... Promu OFFICIER ASPIRANT et breveté OBSERVATEUR-BOMBARDIER, MEILLEUR TIREUR de l'Armée, décoré etc.... de fameux "PLUS", n'est-ce pas ??
Mais je continuais à peindre, grâce à une amie qui m'avait acheté le matériel nécessaire et voulait me lancer....
D'autres circonstance en décidèrent autrement !
... Alors il y eut de TRES BEAUX "PLUS"... et d'autres !
... Démobilisé je revins en France, en zone occupée pour épouser une amie d'enfance : il y a des "PLUS" qu'il faudrait pouvoir éviter.
C'était l'Occupation allemande avec les restrictions de toutes natures.... la peur de chaque instant, chaque jour et chaque nuit avec les arrestations, les rafles et surtout la nuit, les bombardements et l'insupportable présence de surveillance constante dans les rues, le métro, les trains, le terrible jeu mortel de cache-cache avec l'occupant et la Faim qui nous tenaillait, les combines pour se procurer au marché noir un petit peu pour manger, se vêtir, etc., et le travail à 11 francs de l'heure à l'autre bout de Paris, qu'il fallait traverser avec le risque permanent des contrôles dans le métro, dans les rues, pour aller travailler chez un architecte urbaniste.
Mais, mon idée était la publicité alors je l'étudiais de toutes les manières possibles : livres, dessins, contacts avec des professionnels, puis école de Publicité où il était possible de prendre des cours tout en travaillant. Par un ami, je peux travailler dans des agences de publicité comme dessinateur ... Enfin j'obtiens mon diplôme de "Chef de Publicité" d'annonceur.
Ce titre officiel me vaut un bon engagement où on me demande, pour commencer, de faire une enquête publicitaire pour situer la position des produits des marques dont j'allais avoir à m'occuper, et, connaître, à la fois, les positions de la concurrence et les possibilités de champs d'actions publicitaires.
Je devais commencer par ROUEN, ensuite LILLE, LYON etc.
ROUEN, Mai 1944, occupée par les Allemands, plein la ville, de nombreux officiers festoyaient.... Avant de partir de l'Hôtel MORAN, dans la Tour Jeanne d'Arc où mon beau-frère, industriel à Dannetal et ami de l'hôtelier, avait pu me trouver une chambre disponible au 5e étage, rue Morand.
Toute la journée j'avais parcouru le ville de ROUEN pour la connaître, voir des commerçants vendant les produits à l'étude, observer la publicité existante et celle qu'il était possible de faire, prises de notes sur plan, ... etc.
Très las, je rentre à l'hôtel où la patronne, très aimable me fait dîner du mieux possible. Elle m'explique qu'ayant des officiers allemands en pension, elle bénéficie d'un meilleur ravitaillement. Tous les officiers allemands partent sauf un colonel qui, très triste, dit à la patronne :
"Ô ! madame, c'est terrible ce qui va se passer cette nuit" et il est monté se coucher (pour la dernière fois). J'en fais autant et monte dans une petite chambre, la seule restée libre, au 5e étage, mansardée, ayant une petite fenêtre d'où je voyais tout Rouen et Sotteville. Je me couche et m'endors et je suis réveillé brusquement par les sirènes, la D.C.A. et les bombes.
Je me lève, regarde par la fenêtre.... c'était horriblement beau, tout illuminé par les fusées brasaro parachutées qui descendaient lentement, les éclairs des bombes, les incendies, les tirs traçants. Sotteville était un brasier. Je vois les bombes tomber sur la cathédrale où le gros bourdon, une énorme cloche s'est transformée en "flaque de Bronze", le feu, partout le FEU, des cris, des hurlements, la mitraille, la D.C.A. ... Un enfer.
A peine je m'étais retiré de ma fenêtre qu'un obus de D.C.A. la fracasse et éclate dans le fond de ma chambre en perçant le mur !... Je m'habille sur mon pyjama, ramasse mes affaires dans ma petite valise et ma serviette et je sors sur le palier, j'y trouve un voisin de chambre, indemne, qui me dit : "je crois qu'il faudrait descendre" ; au même moment une bombe fait sauter murs et cloisons portes et fenêtres.... Et une autre bombe nous passe sous les pied, éclate et dans une gerbe de feu où pierres et poutres dansent devant nous.... C'est la chute et tout se bloque dans un arrêt des plus brutal : choc de l'arrivée. Nous sommes tombés ensemble, l'un à côté de l'autre, dans la position accroupi, écrasés.... Mais où ? Quel étage (nous saurons plus tard que c'était au niveau de la rue) ? Nous nous présentons, mais nous ne pouvions bouger, coincés, écrasés, respirant un nuage de poussière lumineuse (ma lampe électrique était sortie de la valise et s'était allumée). Des appels au secours venaient d'en dessous ; nous saurons plus tard qu'ils venaient de la cave où l'hôtelière, ses enfants et des clients s'étaient réfugiés et, les conduites d'eau ayant crevées, ils furent tous noyés.
Nous relayant pour appeler au secours, un quidam nous entendit et nous chercha ; à ce moment, il marcha sur un pan de mur qui m'appuyait sur le dos ; je le lui dis ; alors, il posa sa casquette à cet endroit et partit chercher du secours. Quelques temps plus tard, pompiers et policiers vinrent nous dégager et nous emmener dans ce qui restait de l'hôpital "HOTEL-DIEU".
Je passe sur beaucoup de faits pour venir à un "PLUS" MAJEUR, un enseignement capital dans l'expérience suivante : j'étais blessé à la tête, aux jambes et ailleurs, mais surtout à la tête ! Rassemblés sous une toile de tente installée à la hâte, avec une caisse pour siège, le chirurgien n'ayant rien pour m'anesthésier et m'ayant donné dans la main gauche une bougie allumée pour l'éclairer, me dit : "Excusez-moi, Monsieur, je vais vous faire très mal, mais il faut que j'explore votre plaie à la tête, une fente au cuir chevelu de plus de dix centimètres, couverte d'éclats et poussière de verre, et ruisselant de sang. Alors, parlez-moi sans cesse", et il s'attaqua à ma blessure ! Le contact était PLUS que douloureux. Alors je lui dis : "Docteur je ne vois plus qu'à 10 mètres.... à 8 mètres.... à 5 mètres.... à 3 mètres et.... plus rien ! perte de connaissance, MAIS J'AVAIS COMPRIS LA RETRACTATION DE LA VUE. Je sentis une main qui prenait la mienne, d'autres me soutinrent et je fus emmené dans un lit. J'avais appris la FACULTE de la VUE qui fonctionne exactement sur le principe du RADAR ! C'est-à-dire "Émission d'un rayon" ou "onde dirigée" , rectiligne, jusqu'à l'objet regardé et retour instantané de l'onde chargée de l'information captée par les innombrables microscopiques caméras qui tapissent le fond de l'œil et qui transmettent au cerveau qui décode et interprète l'information.
Le lendemain matin ou plus exactement quelques heures plus tard, vers 7 heures (?) un chirurgien couvert de sang, vient demander s'il y a des blessés qui se sentent assez forts pour libérer la place, parce qu'il ne sait plus où mettre ceux qu'il venait d'opérer. Je lui demande de bien vouloir m'examiner et je lui dis que ma sœur habitait DARNETAL à 6 km de Rouen, etc.... Il me donne l'autorisation de partir, j'étais encore habillé, je mets ma gabardine couverte de sang et de boue et je pars sous un ciel noir de fumée. Des gens compatissants me voyant dans cet état et la tête enveloppée de bandages, saignant, se débrouillent pour trouver quelqu'un qui peut m'emmener chez ma sœur à DARNETAL (je passe sur les émotions et les soins qui ont suivi et des réactions un mois plus tard !)
De retour à mon travail, mon "rapport" eut un très gros succès et valut l'offre d'une très belle situation de "Chef de Publicité" du consortium de produits chimiques et d'entretien, et ce fut 4 années de grande création de toute la publicité pour les produits Abeille, Sultane, Jav, Polisso, etc.... Très grands succès, décuplement du chiffre d'affaire pour l'ensemble, et situation personnelle en rapport ! Mais le PATRON qui n'était ni industriel, ni commerçant mais ancien banquier, vend ses marques secrètement à différentes sociétés extérieures et dissout les siennes.
Je me retrouve à la rue, avec une belle indemnité.... Alors je fonde "PUBLICITE MORAC", agence-conseil et créations publicitaires, et lance de nombreuses marques dans les produits les plus divers : Alimentation, Aviation, Jeux, compresseurs frigorifiques, réfrigérateurs FRIMATIC, Moteur CLARET, vannes spéciales en acier inoxydables pour l'industrie nucléaires, produits de conserve William SAURIN, parfum, etc.... Et créateur-conseil d'un homme politique durant plus de 5 ans, je crée de très nombreuses affiches et imprimés de toutes sortes et pour la France et l'étranger de nombreux stands expo, etc., etc. Alors vous comprendrez que tout cet ensemble de créations et d'actions de propagande envers les individus et les foules ont crée en mon être de très nombreux et très importants "PLUS".
Entre temps, l'arrivée d'une fille magnifique, fut et reste un très grand PLUS dans la vie de Père et de GRAND-PERE, puisqu'elle m'a donné deux splendides et adorables petits-enfants, fille et garçon, avec aussi, évidemment, un gendre très au-dessus de la moyenne, médecin et adorable !
Mais s'il y a de très beaux et heureux "PLUS" comme ceux que je viens de citer, il y a des "PLUS" d'un tout autre genre, que l'on acquiert, si l'on peut dire (car ils vous ruinent) Ce sont les trahisons d'amis ou, encore mieux, avec celles d'un AMI-AVOCAT, qui, par son action très bien rémunérée, vous fait perdre en même temps situation et fortune en vous vendant à votre adversaire et en reconnaissant "VRAI" de fausses cessions de parts de vos propres sociétés et des procurations sur vos comptes en banques, plus la trahison simultanée d'un complice-ami, célèbre Grand
Maître d'un ordre ésotérique et de sagesse puissante, de réputation mondiale et qui trahit également, "monnaie oblige".
Alors là, mes Frères, je vous garantie que le "PLUS" que vous recevez est de taille ! Mais je ne le souhaite à Aucun d'entre-vous....
Car lorsque d'un seul coup, tout s'effondre autour de vous, tout ce que, durant des années d'efforts, vous avez peu à peu construit, accumulé précieusement, FOYER, FAMILLE, réussite sociale, fortune honorable, situation et que lorsque vous arrivez dans votre foyer, que vous annoncez la nouvelle du vol et de la trahison, votre femme vous traite de "C..." en vous reprochant de ne pas avoir danser avec les salopards pour se laisser compromette et salir pour sauver sa situation.... ?
Alors ?
Alors, alors peut-être feriez vous comme j'ai fait, c'est-à-dire prendre quelques affaires dans une petite valise, "la boite de peinture", dans la voiture, et en route vers l'aventure, en rejoignant les très rares amis, dans ce cas, qui osent encore vous tendre la main, pour vous aider à repartir vers une autre façon de vivre tout en vous sortant de ce gouffre où l'on vous a fait tomber !
Pour terminer cette énumération de quelques douloureux "PLUS", il y a celui de cette année, ma chute d'un wagon SNCF mal entretenu dont les marches sortantes ont oublié de sortir et m'ont permis d'apprécier la solidité des pavés du quai de la gare de Pierrelatte par rapport à mon poignet gauche, mes mains et ma colonne vertébrale....
Mais cela mon défenseur contre la SNCF, notre frère Alain, pourra vous donner tous les détails, s'il en apprécie la nécessité ! Toutefois, outre les douleurs qui ne sont pas terminées, pas plus que les soins, ce "PLUS" m'a privé de la joie de venir vous rejoindre ICI !
Et puis, il y a aussi dans la vie, les beaux "PLUS".
Avec les Diplômes, les honneurs, les décorations qui viennent jalonner vos efforts, vos mérites ! Bah ! Il faut le reconnaître, sur le moment ça fait plaisir et après on les range dans un tiroir : j'en ai plein, des médailles françaises, étrangères, des cravates de Commandeur "pour faits de guerre ", de résistance ou mieux pour reconnaître votre niveau dans un "ordre ésotérique" hautement qualifié ; Bah ! quelle importance ? Je le sais ; On le sait.... Alors Pourquoi, sauf exception, les exposer sur la poitrine, telles des pancartes !?
Pour épater quelques sots ?
Les hommes vraiment supérieurs n'ont pas besoin de ce genre d'indication pour reconnaître la VRAIE VALEUR d'un HOMME.
Et le "PLUS" qu'ils marquent, est dans l'esprit qu'ils fortifient et réconfortent secrètement par RECONNAISSANCE DU "FAIT".
ALORS ?
Alors, me direz vous mes Frères ?
Que fais-tu de tous ces "PLUS" reçus dans la vie ? De tous ces diplômes, médailles, grands cordons et des constats de Gloire, ou de déconvenues, ou de chagrins, ou de blessures morales et physiques, et sanctions de toutes natures des Gloires et des Peines perdues ?
Et bien mes Frères, me croiriez-vous si je vous dit que c'est là mon trésor où je puise chaque jour indéfiniment pour créer !!?
Car créer nécessite l'énergie considérable de la connaissance venue de l'expérience et l'accumulation de tous ces "PLUS" de toutes natures se composent entre eux.
Dans le "Magma" des souvenirs, des expériences, des épreuves de toutes sortes se groupent par similitudes dans les réflexion d'une mémoire mûre et décantée pour constituer "un terreau" d'une grande richesse.
Un fabuleux terreau où "LES GRAINES D'IDEES" POUSSENT à MERVEILLE !
Alors chaque fois que je réfléchis à une création nouvelle, où je viens composer devant mon chevalet où j'ai placé une toile, des dizaines de "PETITS PLUS" sortent de la masse-réserve et se présentent pour être utilisés.... le cas échéant, car mon esprit, mes mains sont également mis en action, guidés avec l'harmonie de la volition créative, matérialisée sur le support de l'expression qui devra "Rayonner" à son tour : de nouveaux "PLUS" bénéfiques à d'autres Etres capables de les recevoir !
Et, croyez moi, mes frères, ce n'est pas le chemin pour FORTIFIER.
Mais c'est ainsi que d'Autres comprendront que le "TERREAU" doit être vivant et renouvelé pour expliquer
POURQUOI, par exemple, l'Image du Christ bénissant fait du bien au croyant qui le contemple !?
POURQUOI Le maître d'œuvre fait comprendre la Cathédrale et sa raison d'être !?
POURQUOI un HIPPOZOIZE et des ZOIZINS versent aux coeurs un sentiment de bonheur de liberté !?
POURQUOI tel ou tel tableau crée une Émotion, un Plaisir !?
Mystère ? Je dis "NON" .
Car le peintre permets par l'expression picturales de communiquer la "Translation des Valeurs Spirituelles" et par ce biais de la "transposition des sources spirituelle" peut-être comprendrons nous POURQUOI "La LANCE DU DESTIN" maniée par Gain Cassius devenant de ce fait "LONGINUS", après avoir percé le "flan du Christ" déclenche-t-il immédiatement la naissance du Christianisme ?
POURQUOI quelques gouttes d'eau bénite, une goutte d'huile, un grain de sel, font-ils d'un "PAYEN" un "CHRETIEN" sous la main du prêtre !?
POURQUOI une pincée de poudre de projection transforme-t-elle le PLOMB en "OR" !?
POURQUOI un néophyte devient-il maître sous le choc du maillet et de l'épée flamboyante maniée par le Vénérable Maître ?
Enfin,
POURQUOI une petite graine jetée en terre devient-elle Plante.... Arbre.... blé.... farine.... Pain ou fleur ou fruit ?...
Cela en simple exemple des "PLUS "rencontrés chaque jour.
Alors, comment s'étonner, mes frères, que dûment autorisé et guidé par vous tous et notre Vénérable Maître, délégué conventionnel du Grand Architecte de l'Univers, ainsi parfaitement préparé et encouragé à ce geste de PROGRESSION, notre Frère "Jeune maître" va poser le pied sur la première marche, Le "PLUS" de la Pyramide de la CONNAISSANCE et du PROGRES ?
Pour un "PLUS" dans son élévation progressive et spirituelle ? Certes, mais aussi, pour un "PLUS" dans la progression de notre "FRATERNITE".

J'ai dit, Vénérable Maître.

Source : www.ledifice.net

Lire la suite

3,5,7...

21 Décembre 2013 , Rédigé par T.D Publié dans #Facebook

988452_659552734065811_1946277090_n-copie-1.jpg

Lire la suite

Le nombre 7

20 Décembre 2013 , Rédigé par A\ O\ Publié dans #Planches

L’origine du 7 pourrait venir du sanskrit sapta Ce terme est utilisé dans les textes sacrés de l’Inde, il est synonyme de l’idée de sagesse, d’océan, de montagne ou d’île-continent. Il pourrait venir également du latin septem. Tarot maçonnique : le 7, c’est le chariot, car : la maîtresse est censée avoir acquis un certain degré de maîtrise d’elle-même comme Hercule après ses travaux, Ulysse après ses péripéties. La maîtresse a triomphé des tentations, des épreuves et des difficultés. Elle maîtrise les énergies. Tarot d’après Bayard : Association du 3 et du 4. Le triangle surmontant le carré, l’âme s’associant au corps. 7 est le nombre du monde sidéral, ce domaine des astres qui a une influence paraît-il sur notre destinée. 7 somme du chiffre du ciel 3 et du chiffre de la terre 4 représente l’union entre Dieu et les hommes. 7 c’est le centre. Le monde fut, d’après la tradition chrétienne créé en 7 jours. Le triangle 3 surmontant le carré 4 = 7 représente également la connaissance issue de la matière et la dominant. 7 indique le sens d’un changement après un cycle accompli et d’un renouvellement positif. 7 nombre des cieux est aussi selon Dante celui des sphères planétaires auxquelles les Cathares faisaient correspondre les 7 arts libéraux. Le nombre 4 qui représente la terre et ses points cardinaux avec le 3 du triangle qui évoque le ciel = 7 qui représenterait la totalité de l’univers. 7 est pour les égyptiens symbole de la vie éternelle. Une tradition Hindoue attribue au soleil 7 rayons, 6 correspondent aux directions de l‘espace, le 7ème au centre. Si une maîtresse maçonne était perdue, on la retrouverait entre l’équerre et le compas ou bien au centre du cercle. Les chaldéens invoquaient 7 dieux. Au 6ème siècle il existait en Grèce un groupe formé de législateurs et de philosophes désigné sous le nom de 7 SAGES dont le plus ancien est Thalès de Milet célèbre pour son fameux théorème : toute parallèle à la base d’un triangle divise celle-ci en deux triangles semblables de côtés proportionnels. Dans le rituel du 3ème degré, la V S 2ème surveillante vient de l’orient. Les secrets véritables de la maîtresse maçonne ont été perdus par la mort du respectable Maître Hiram. Les travaux sont ouverts en chambre du milieu. A la clôture des travaux, à la question d’où venez-vous, la V S 2ème S répond : de l’occident où nous avons cherché les secrets véritables de la maîtresse maçonne. Dans l’instruction au 3 ème degré, à la question de la V S 1ère S : comment êtes-vous parvenue à la chambre du milieu, la V S 2ème S répond : en montant un escalier tournant comportant 3, 5 et 7 marches séparées en deux repos. Autre question : quelles étaient les dimensions du tombeau du R M Hiram : 3 pieds de largeur, cinq de profondeur et 7 de longueur. Les 7 échelons de l’échelle des Kadosh de la Maçonnerie Écossaise c’est le nombre des états spirituels hiérarchisés qui permettent le passage de la terre au ciel. Le nombre 7, rituel au 3ème degré symbolise la connaissance qui doit s’accroître indéfiniment. Les 7 péchés capitaux : orgueil, avarice, luxure, envie, gourmandise, colère et paresse. La Franc-Maçonne doit laisser ses métaux à la porte du temple. Le rituel maçonnique nous invite à un cheminement. Le 7 comporte une anxiété car il indique le passage du connu vers l’inconnu. Selon Saint Augustin, il mesure le temps de l’histoire, le temps du pèlerinage de l’homme. On prête à Hippocrate cette phrase : le nombre 7 par ses vertus cachées, maintient dans l’être toutes choses ; il dispense vie et mouvement. La maîtrise implique une transformation totale et profonde du comportement. La maîtresse est morte au monde pour renaître dans toute sa splendeur. Elle est devenue la fille de la lumière. A ce moment là, la maîtresse est un ensemble parfait comme la rose aux 7 pétales qui évoque les 7 cieux, les 7 hiérarchies angéliques, tous ensembles parfaits. Les 7 degrés de la perfection nous permettent d’atteindre le Grand Architecte de l’Univers. Les circumambulations de la Mecque comprennent 7 jours. Ce rite est vieux comme le monde. Je pense immédiatement aux Indiens d’Amérique déambulant les uns derrière les autres autour d’un feu central et également aux rondes enfantines et puis encore aux feux de la Saint Jean. En maçonnerie, les participants à la circumambulation évoquent les compagnons désignés par le Roi Salomon pour rechercher le corps d’Hiram. Le travail comporte une lutte continuelle contre l’ignorance, le fanatisme et l’ambition que représente les 3 compagnons. Pourquoi 3 ? On revient au début du cycle on ne sait ni lire ni écrire, on ne sait qu’épeler. Hiram est mis à mort par des ignorants qui ont compris par la suite l’inutilité de leur crime. La mort d’Hiram est comparable au grain de blé : si le grain de blé ne tombe en terre, s’il ne meurt il reste seul. Mais il meurt, il porte beaucoup de fruits et c’est un fruit qui demeure. 7 c’est la vie éternelle mais il faut passer par la nuit pour renaître (mort d’Hiram). Le 7 symbolise un cycle complet, une perfection dynamique. Que faut-il pour qu’une loge soit parfaite : 3 la dirigent, 5 l’éclairent ,7 la rendent juste et parfaite. Le 7 dans la bande dessinée : Tintin et les 7 boules de cristal (BD que l’on peut lire de 7 à 77 ans) et au-delà bien sûr… Le héros de cette bande dessinée est averti, les épreuves qui l’attendent sont terribles, il va d’abord subir le rite de passage : il va arriver de l’état de conscience ordinaire à une position d’ouverture aux exigences profondes et mystérieuses du SOI. Le héros est sur la voie de l’harmonie et de la paix à l’intérieur de lui-même et avec les autres. Hergé dans ses BD fait apparaître les aspects du parcours initiatique : peur et paix, souffrance et bonheur, action et méditation. Dualité fondamentale des ténèbres et de la lumière. ( On pense bien sûr au pavé mosaïque et au voyage dans le labyrinthe ). Le 7 dans les contes : Les bottes de 7 lieues. Dans le conte, les bottes sont magiques, elles permettent de parcourir sept lieues en une seule enjambée. L’origine remonte au 17 ème siècle, les bottes étaient utilisées par les postillons entre deux relais de poste distants d’environ 7 lieues. Ces bottes assuraient une protection des jambes en cas de choc ou de morsures. Les bottes de 7 lieues rappellent les rapides sandales de Persée, les talonnières d’Hermès, les chaussures d’or d’Athénée dans l’Odyssée. Dans le petit Poucet, le chiffre 7 apparaît 4 fois : la fratrie est composée de 7 garçons, l’ogre à 7 filles, les bottes sont de 7 lieues et Poucet est âgé de 7 ans. Blanche Neige et les 7 nains représenteraient les 7 péchés capitaux qui vont se transformer peu à peu en 7 vertus par l’amour que se porte mutuellement l’héroïne et les nains. Dans les contes il est dit que 7 exprimerait les 7 états de la matière, les 7 degrés de la perfection, les 7 étapes de l’évolution. La rose croix a deux symboles, la croix et la rose. Pour les rosicruciens qui la placent souvent au centre de la croix, la rose symbolise le sang du Christ répandu lors de la crucifixion et ses 7 cercles de 7 pétales représentent les 7 stades de l’initiation spirituelle. Le 7 au cinéma (appelé 7ème art) : 7 mercenaires défendent gratuitement un village du Mexique contre les bandits. La trahison de quelques villageois les font capturer. Libérés, les mercenaires reviennent et continuent leur travail au péril de leur vie. (Hiram a lui aussi été trahi par ses amis compagnons). Les 7 merveilles du monde qui d’ailleurs vont changer en 2007 rappellent la diversité des genres d’architecture : funéraire, cosmologique (pyramide), civile (phare) et religieuse (temple) statuaire et architecture de jardins. Pour moi : le mausolée d’Halicarnasse, la pyramide de Chéops, le phare d’Alexandrie, le colosse de Rhodes, les jardins suspendus de Babylone, la statue de Zeus à Olympie et le temple d’Artémis à Ephèse. c’était le chiffre d’Apollon dieu grec du soleil et d’Ishtar déesse babylonienne de la fertilité.
Les alchimistes attribuaient aux 7 métaux (argent, cuivre, « tain, fer, mercure or et plomb, une divinité et une couleur fondamentale.
Le septénaire règle en principe la vie de l’homme :
Après 7 mois de gestation, le foetus est viable,
À 7 mois apparition des dents de lait qui seront perdues à 7 ans,
 7 ans c’est l’âge de raison, c’est quand même un peu jeune !
L’heptagone est une forme géométrique à 7 côtés. Au sol, les anciens géomètres utilisaient une corde à 13 noeuds équidistants qu’ils disposaient en triangle et dont-ils renouvelaient la rotation 7 fois autour d’un centre. Les 7 pointes de la couronne portée par la statue de la liberté en rade du port de New-York représentent les 7 continents. Le septentrion est une constellation des 7 étoiles de la petite et de la grande ourse désignées comme étant les 7 voies ou septem triones qui en langage poétique désigne le nord. Les 7 piliers de la sagesse : en 1926, Thomas Edward Laurence publie cette autobiographie. L’auteur fait la description entre autre des vertus et des défaillances d’une race aux pulsions brutales. Mais n’importe quel être humain a ses défauts et ses qualités. Pour concevoir ni préjugés ni jugements il faut un travail de longue haleine sur soi-même. C’Est-ce que la Franc Maçonne essaie de réussir. On raconte que Pythagore demandait à ses disciples de méditer durant 7 ans sur certaines figures géométriques fondamentales comme le cercle, le point, la croix ou le triangle. Dans le Zohar traité ésotérique juif à la base de l’enseignement de la kabbale qui date du 12ème ou 13ème siècle, il est mentionné :
7 fautes majeures : l’orgueil, le crime, l’envie, la colère, l’impureté, la concupiscence et l’idolâtrie.
Le chandelier à 7 branches selon la tradition hébraïque symbolise la divinité et la lumière. Abordons la religion chrétienne qui reconnaît 3 vertus théologales (la foi, l’espérance et la charité) et 4 vertus cardinales (le courage, la justice, la sagesse et la tempérance). Au 7ème mois, le 17ème jour, l’arche de Noé s’arrêta sur les monts d’Ararat. Le nombre 7 est caractéristique de Marie :
« Les 7 mystères du chapelet commémorant les douleurs de Marie,
« La couronne que porte Marie est au coeur de 7 roses et de 7 poignards piqués sur son coeur,
« Les 7 fêtes de Marie que sont purification, annonciation, visitation, assomption, nativité, présentation de Marie et immaculée conception.
Le 7 revient souvent dans l’apocalypse, (40 fois exactement) c’est la clé de l’évangile de Saint Jean. La bête de l’apocalypse et l’hydre de Lerne avaient 7 têtes. On trouve dans la religion 7 archanges, 7 chérubins ,7 séraphins, les 7 dons du Saint-Esprit, les 7 sacrements, les 7 paroles du Christ sur la croix, les 7 patriarches, 7 candélabres d’or, les 7 invocations du Pater le livre aux 7 sceaux. Chaque plaie d’Egypte a duré 7 jours. Pharaon a rêvé de 7 vaches et de 7 épis de blé. Le Saint temple contenait 7 portes d’entrée. Salomon construisit le temple en 7 ans. Lors de la prise de Jéricho, 7 prêtres portant 7 trompettes doivent le 7ème jour faire 7 fois le tour de la ville. Le naja d’Angkor a 7 têtes et Boudha a 7 emblèmes de même que Boudha a mesuré l’univers dit-on en faisant 7 pas dans chacune des 4 directions. Les 7 chakras des hindouistes appelés roues, lotus ou centres subtiles. Sil y a 7 sons dans la gamme, il semble que ce soit à cause du mouvement des astres. Sous le cercle du zodiaque, il y a 7 astres errants. En ajoutant la terre, s’explique le huitième degré de l’échelle diatonique (d’après Aurélien) et Saint Ambroise d’écrire plus tard, « l’octave c’est la perfection ». Seshat la déesse égyptienne de l’écriture, astronomie, astrologie est représentée avec une rosette à 7 branches au-dessus de la tête assimilée à une couronne. Je peux encore citer : le jeu des 7 familles, les 7 cordes de la lyre d‘Orphée, le boeing 777, les 7 ouvertures du crâne, les faces opposées d’un dé à jouer font toujours 7., le bateau à 7 mâts. 7 sphères dans le système de Ptolémée savant grec. Il imagina et développa un système cosmologique ingénieux apte à rendre compte des mouvements astronomiques. Et enfin, question mariage, l’idéal était-il de se marier le 7/7/2007 pour atteindre le 7ème ciel, mais avant de prononcer le oui fatidique, tourner sa langue 7 fois dans sa bouche, choisir comme véhicule une BMW série 7, partir en voyages de noces par la RN 7 et souhaiter aux mariés beaucoup de bonheur celui de dépasser les noces de laine (7 ans de mariage) pour fêter 7 décennies de vie commune entourés de 77 petits et arrière petits enfants et enfin arriver aux noces de platine le 7/7/2077.

Source : www.ledifice.net

Lire la suite

Sept ans et Plus

19 Décembre 2013 , Rédigé par B\ P\ Publié dans #Planches

Le 3ème repos que l’on atteint après sept marches, figure les sept arts libéraux dont la science m’a fait trouver digne d’être reçu au grade de Maître. Or les sept arts libéraux sont appelés les sept colonnes de la sagesse, et le Maître parvenu à la sagesse est en mesure d’approcher la connaissance. Daniel Beresniak disait " Accéder à la connaissance, c’est prendre conscience qu’au delà de la nature humaine est cachée la vrai nature de l’homme ". Cette connaissance qui doit mener à la vrai nature de l’homme, commence donc par la sagesse. Or, quelle est la définition de la sagesse ? C’est s’occuper du bien pour éviter le mal. Si l’on se réfère à la Bible, dans le livre de Job, le poème de la sagesse pose la question suivante : " Et d’où vient la sagesse ? et quel est le lieu de l’intelligence ?

Voici, craindre Adonaï (c’est à dire Dieu) est la sagesse et s’éloigner du mal est l’intelligence " ( Job 28 : 20-28 )
Or le nombre sept est formé des nombre trois ( le ciel ) c’est le cercle, le compas et le domaine de l’esprit, et du nombre quatre ( la terre ) c’est le carré, l'équerre et l’homme. C’est donc l’union parfaite du divin et de l’humain. Pour arriver à cette union, je pense qu’il est primordial de comprendre son propre fonctionnement en tant qu’être humain, pour pouvoir le transcender, afin de découvrir cette partie mystérieuse qui est donc notre vrai nature, que je pourrai appeler divine, qui sommeille encore en nous. Si sept ans est l’âge de raison, je pense que le "et plus " correspond à cette partie mystérieuse qui nous reste à découvrir et dont notre inconscient fait partie intégrante. Alors, la parole perdue est à mon sens enfouie dans cet inconscient. Cette partie divine qui est en nous et la recherche de la spiritualité seraient donc la voie à suivre. Plotin disait "le mode spirituel n’est pas ailleurs qu’en nous-même" Il nous invitait à une métamorphose de notre perception intérieure précisant "Il faut que la conscience, cessant de se dédoubler, vienne coïncider avec ce niveau supérieur de tension et d’unité qui est notre vrai moi ". Et d’ajouter " il faut apprendre à regarder en nous pour découvrir en nous le monde spirituel. Si le monde spirituel est en nous, il est aussi en dehors de nous. S’il suffit de savoir regarder en nous pour le découvrir, il suffit de savoir regarder hors de soi pour l’apercevoir derrière les apparences. A la métamorphose du regard intérieur répondra la métamorphose de la vision sensible "

Comme les sept jours de la semaine, le nombre sept rassemble et termine un cycle complet, et le cycle achevé il y a donc renouveau. Donc si le septénaire ferme le cercle de l’être il en marque la fin et la conclusion, il indique également le sens d’un changement après un cycle accompli. Synonyme d’une fin, c’est le début d’un renouvellement qui marque le passage d’un cycle connu à un cycle inconnu. Le nombre sept peut donc être apparenté au monde dans lequel on se trouve et duquel on est condamné à disparaître un jour ou l’autre. Je pense que l’on est dans le passage de la transition et que cette transition a déjà commencé. Il s’agit maintenant de trier le bon grain de l’ivraie, de distinguer la vérité du mensonge. C’est une véritable involution qui commence car il est beaucoup plus facile de percevoir ce qui est à l’extérieur de soi que ce qui est à l’intérieur. Par le passage au dessus du cercueil d’Hiram du septième au huitième pas, ce huitième pas, qui nous mène au compas et à l’Orient, marque une fin avec notre mort symbolique par les 3 coups qui vont nous amener à prendre la place
d’Hiram. A ce moment là la parole est perdue. Symboliquement identifié à Hiram, et étendu dans son cercueil, cette mort symbolique est l’épreuve de la terre ou la mort à soi- même.

La renaissance se fera par les 5 points parfaits de la maîtrise et par le mot sacré substitué après que le TVM ai dit que seul nous ne pouvons rien.

Cette renaissance, par ce passage du plan terrestre horizontal au plan vertical lors du cinquième point est celle de l’homme nouveau, trait d’union entre le ciel et la terre, la vie et la mort. C’est une véritable renaissance de son être intérieur permettant la mort des anciennes pensées et comportements pour permettre aux nouveaux de naître.

Lors du cinquième point, la main gauche du TVM, celle du cœur, rejoint l’épaule droite du futur Maître. C’est dans cette position qui fait penser à un huit allongé, signe de l’infini, que le TVM donne l’accolade fraternelle durant laquelle il communique à l’une et l’autre oreille les syllabes du mot sacré. Je crois qu’à ce moment là, il y a une transmission de vie d’être à être, comme un flambeau qui allume un autre flambeau et le nouveau Maître devra lui même être transmetteur de vie.

Mais en même temps que cette renaissance, comment retrouver la parole perdue enfouie dans l’inconscient. Je pense que le souffle de vie retrouvé après cette renaissance correspond à une certaine énergie qui se trouvait au fond de soi et qui a été réanimée. C’est en abordant les nombres suivants que doit s’effectuer la recherche, notamment à partir du nombre neuf, de la famille du novénaire, c’est à dire de l’énergie.

Pour les Pythagoriciens, le nombre 8 représente l’équilibre final, la libération résultant de l’évolution. Le nombre huit est ainsi le symbole du monde nouveau et de la renaissance. Le Huitième jour est en effet le premier jour de la nouvelle semaine de l’histoire du monde. Annoncé par le déluge qui est la fin du monde ancien, ainsi que le rappelle l’épître de Pierre " Eux, ayant refusé de croire, jadis, lorsque temporisait la patience de Dieu, aux jours de Noé, lequel construisit l’arche dans laquelle peu, c’est-à-dire 8 personnes furent sauvées à travers l’eau " I.Pierre verset 3,20 ; également : " Il n’a pas épargné l’ancien monde, mais il a protégé le huitième ( homme ), Noé, prédicateur de justice... " II.Pierre verset 2,5. Le huitième est donc la marque du monde nouveau. Traditionnellement, le 8 est le chiffre du Christ. Il est constitué de deux cercles ou d’un seul qui se spire. C’est le soleil d’en haut qui se reflète en bas. Le 8 est le signe de la lumière qui se réverbère, se reflète. En regardant le 8 on peut retrouver le tracé de deux 6, mouvement de la lumière du bas vers le haut et inversement. C’est pourquoi le 8 a été choisi comme symbole de l’infini dans les mathématiques car son expression elle même est infinie. C’est donc vers ce symbole de l’infini que l’on doit essayer d’aller.

Si le 8 est le symbole de l’infini et du monde nouveau vers lequel nous devons nous diriger, le nombre 9 doit marquer un recommencement et une transposition sur un nouveau plan. Le nombre 9, carré de 3, est le dernier de la série des 9 nombres de base qui servent à former tous les autres nombres. Sa forme stylisée fait penser à un fœtus et le fœtus fait penser à la naissance. Le nombre 9 correspondrait donc à un commencement qui serait né d’une fin.

Comme je l’ai dit précédemment, avec le 9 commence la famille du novénaire, c’est-à-dire la famille de l’énergie. Jakin est le symbole du foyer générateur de l’énergie qui exerce son influence de l’intérieur sur l’extérieur. Wirth disait qu’il correspondait à l’énergie expansive qui part de tout être, principe d’activité intérieure, d’initiative et d’action personnelle. Les énergies qui animent le corps peuvent soit descendre vers la terre, soit s’élever vers le ciel. L 'homme serait donc le trait d’union entre le bas et le haut. Ce serait donc le début d’un autre cycle, celui de l’énergie intérieure dans lequel le 10 aurait une place prépondérante. Mais une réalité me vient à l’esprit : être neuf c’est partir à 0. Le 10 est composé du 1 (c’est-à-dire l’unité) et du 0 ( c’est-à-dire du néant ) Lorsque l’unité rencontre le néant, c’est pour le féconder, donc pour créer l’univers et cela nous ramène à l’unité ce qui nous porte vers une nouvelle série. Voilà une idée importante. Le 10 marquerait donc ce nouveau départ de cette nouvelle vie qui nous permettrait d’avancer pour retrouver la parole perdue.

Cette parole perdue rappelle l’histoire d’Adam et Eve, c’est-à-dire à la chute et à l’évolution.
Adam et Eve étaient intérieurement très évolués mais pas parfaits. Lorsque le serpent s’est enroulé autours de l’arbre de vie, ils ont goûté au fruit défendu, ce qui a entraîné toute leur race dans leur chute avant leur nouvelle évolution.
Je n’ai pu m’empêcher de faire le rapprochement avec la Kabbale et avec les 10 Séphiroths de l’arbre de vie. Une des applications les plus connues des 10 Séphiroths est d’y voir le chemin et l’évolution.

Dans l’arbre de vie, il y a 3 colonnes. Celle de droite s’appellent Yachim et comporte les Séphiroths d’aspect masculin. Celle de gauche s’appelle Boaz et comporte les Séphiroths d’aspect féminin. Celle du centre est l’équilibre. Elle représente le devenir théorique de tout être humain. Le disciple commence ce chemin à la dixième Séphira nommé MALKOUT correspondant au monde physique et au corps et gravit une à une toutes les Séphiroths. IESOD est la deuxième Séphira en partant du bas et donc la première marche à gravir sur cette colonne de l’équilibre. Elle porte le numéro 9 et signifie fondement, base. Elle correspond au monde psychique, c’est-à-dire l’âme et la qualité de IESOD est la pureté. Or la pureté est la base de tout. En purifiant notre âme qui évolue au sein de IESOD, nous polissons en quelque sorte un joyau intérieur en le rendant plus transparent ce qui permettra d’amener en nous les vertus des Séphiroths supérieurs et ce, jusqu’au numéro 1, KETER, qui correspond au monde Divin.

En conclusion je pense que si l’on compare le chemin que l’on a parcouru en Franc Maçonnerie avec cet arbre de vie de la Kabbale, notre âge de Maître, Sept ans et plus signifie dans le « et plus » qu’il faut par un travail intérieur permanent progresser vers la maturité, c’est à dire vers le dix pour retrouver l’unité de nous même en rassemblant ce qui est épars pour commencer à comprendre quelque chose et retrouver la parole perdue. Nous ne faisons que remonter une pente, alors qu’au commencement nous étions en haut. Il ne s’agit donc pas d’une simple évolution, mais d’une involution, suivie d’une évolution qui doit nous pousser à descendre en nous pour tenter de retrouver cette parole perdue cachée dans notre conscience.

En nous interrogeant sur notre existence et par un processus de purification de notre être, nous pourrons effectuer la transformation nécessaire à ce processus de maturation. Tel l’arbre de vie nous partirons du 10 pour tenter d’arriver le plus près possible de la Séphira ultime et du couronnement, le 1, KETER dont le monde est présent dans l’univers ainsi que dans l’homme puisque l’homme est à l’image de l’univers.

J'ai dit

Source : www.ledifice.net

Lire la suite

Sept ans et plus…ou l’âge du Maître

17 Décembre 2013 , Rédigé par G.R Publié dans #Planches

Tel est l’âge symbolique du Maître Maçon. Qu’en dire ? Sous quel angle raboter cette planche ? Evidemment, des idées me viennent mais comment les agencer ? Il me paraît incontournable de parler du symbolisme et de la signification du nombre 7 mais je ne maîtrise guère les quantités d’informations que l’on peut trouver à ce sujet : interprétations alchimique, soufie, hermétique et j’en passe. Si par extraordinaire on appréhendait la totalité d’un symbole, on aurait immédiatement connaissance du tout et être Maître, ça n’est pas tout savoir mais plutôt savoir ce qu’il nous reste à apprendre. Dois-je alors parler davantage du « et plus » et de ce qu’il m’inspire ? Je ne peux, par ailleurs faire l’impasse sur ce que nous disent les rituels (REAA ancien et nouveau et le Rite Français). Faut-il également que j’évoque mon vécu de Maître Maçon qui a, lui, et de façon non symbolique, dix ans et plus ? Le sujet me paraît bien vaste à traiter. Pourtant, à l’instar du compagnon qui gravi l’escalier en colimaçon et s’apprête à entrer à reculons dans le temple plongé dans l’obscurité et l’affliction, je dois regarder en arrière, refaire le chemin parcouru avec, autant que possible, une certaine clarté d’esprit. Ainsi, il me faut dans un premier temps évoquer l’âge du Maître [7] mais sans pour autant le dissocier du 9 de la batterie du grade. Dans un deuxième temps, il me paraît important de se fier à ce que me disent les rituels que j’ai pratiqués. Enfin, je terminerai par évoquer ce que signifie pour moi avoir sept ans et plus. Commençons par évoquer la signification du 7 comme âge du Maître. Le nombre 7 a toujours représenté depuis des temps les plus reculés le degré le plus élevé de l’initiation. Il semble donc naturel qu’une école initiatique comme la Franc-Maçonnerie offre une large part dans son symbolisme à la valeur des nombres et à leur signification. Mais pourquoi l’âge du Maître est-il symbolisé par le 7 ? Pourquoi la batterie de ce même grade est-elle de neuf coups ? Pourquoi aussi ce décrochage entre l’âge et la batterie au 3ème degré alors que dans les grades d’App.°. et de Comp.°. âges et batteries sont parfaitement associés : 3 pour les App.°. et 5 pour les Comp.°.. Sept ans, c’est l’âge de raison chez l’enfant, dit-on ; c’est aussi l’âge du raisonnement, de la connaissance. Doit-on comprendre par là que parvenus à notre symbolique « 7 ans et plus » nous possédons les clefs de la connaissance et que c’est à nous à présent de savoir en ouvrir les portes afin de la développer indéfiniment ? Constitué de l’addition du 3, plan divin, nombre sacré ou triade chez les Pythagoriciens et du 4, plan de la création, le 7 assemble ainsi le triangle et le carré. C’est ainsi l’association de la pierre cubique, que nous avons polie au cours de nos années d’apprentissage et de compagnonnage, et de la pyramide à 4 faces, symbole de l’achèvement. Pierre cubique et pyramide forment ensemble la pierre cubique à pointe. Si l’on reste dans le domaine arithmétique, le 7 est également le total de 3 + 3 + 1. Cela nous donne deux triangles et un point. Nous connaissons la symbolique du triangle mais ce point, que signifie-t-il ? Les Pythagoriciens y voient la Monade divine, d’aucuns l’image du Sceau de Salomon avec les deux triangles imbriqués. Pour moi, ce point, c’est le centre du cercle (comme nous le dit le rituel) où se trouve le Maître Maçon. Le nombre 7 ne peut donc pas être considéré comme le nombre absolu de la perfection – c’est le Un – même si l’idée d’achèvement pourrait le laisser augurer. Qu’il soit 4 + 3 ou 3 + 3 + 1, le 7 est un nombre ambivalent. Il est à la fois le Bien (les 7 vertus) ou le Mal (les 7 péchés capitaux). En outre, il indique un caractère progressif. Je ne ferais pas de catalogue de toutes les significations du 7 dans toutes les traditions mais, pour l’avoir étudié en réunion de MM.°., j’évoquerais le culte mystérieux de Mithra qui présente de troublantes analogies avec notre Rite. Il y avait 7 portes, 7 autels accessibles après avoir franchi 7 marches, 7 mystères. Les adeptes de Mithra suivaient un parcours initiatique de 7 degrés. Pour le Maçon, il symbolise donc un cycle complet, d’où l’idée déjà évoquée d’achèvement, mais dans le sens d’un changement, d’un renouvellement positif, d’un aboutissement à une plénitude. Cependant, si cycle il y a – on l’appellera cycle septenaire – cela veut dire qu’un autre est prêt à être commencé. C’est sûrement en partie cela la notion de « et plus ». A l’instar des sept notes de la gamme musicale, un autre cycle recommence mais à l’octave supérieur. Quel curieux nombre que le 7 ! Il est aussi l’équilibre, l’harmonie. En effet, dans nos ateliers, ne dit-on pas qu’il faut 7 Maîtres pour qu’une loge soit juste et parfaite ? Notons de même que les mesures du tombeau d’Hiram correspondent à trois pieds de large, cinq de profondeur et sept pieds de longueur. Les nombres 3, 5 et 7 forment un cycle progressif complet que l’on retrouve dans la description de l’escalier en colimaçon qui parvient à la Chambre du Milieu. Cet escalier qui s’enroule en spirale autour d’un axe vertical est divisé en trois parties ou repos : l’un de trois marches que peuvent figurer les trois ans où l’on est initié aux mystères maçonniques ; le second de cinq marches associées aux cinq ans du compagnon, aux cinq branches de l’étoile flamboyante, aux cinq sens ; enfin, le troisième de sept marches conduisant à la connaissance. Les Egyptiens connaissaient ce symbole comme en témoignent les pyramides à degrés ou bien cet escalier à sept marches que les âmes des morts devaient gravir pour comparaître devant Isis et Osiris afin d’y subir le jugement par la pesée de la conscience. Puisque la suite 3 – 5 – 7 est un cycle, est-ce que cette suite continue ou bien redémarre-t-elle ? Jacques Trescases dans La symbolique de la mort nous dit que « si le Maître a sept ans et plus, c’est qu’il connaît le huit et surtout le neuf sur le quel son attention a été spécialement attirée : ce sont neuf maîtres sont allés à sa recherche quand il était dans son tombeau et il a entendu les neuf coups de la batterie du grade ». Autrement dit, si le 7 symbolisait une sorte d’état « d’apesanteur » dissocié des notions d’espace et de temps, le 9 suggère par le son et le rythme perçus une notion de temps subi. 9 c’est le carré de 3. C’est le rythme de notre batterie qui mesure ainsi le temps par trois fois trois coups. On peut y voir par ailleurs une sorte de cycle signifiant le commencement, la durée et la fin des choses. Le neuf a ainsi un aspect limitatif et extérieur à nous-mêmes alors que le 7 évoque plutôt un état qui se manifeste au-dedans de nous. Ne considérons pas pour autant comme négatif ce 9 associé au 7 car la batterie, par son rythme, réalise la mise en mouvement, le cadre nécessaire à notre cheminement de Maître. Que nous disent les rituels au sujet de ce « sept ans et plus » ?
Quand je dis les rituels, j’évoque ceux que je connais : le Rite Ecossais Ancien & Accepté (ancien et nouveau) ainsi que le Rite Français.
Le REAA « ancien », celui auquel nous travaillons dans notre atelier nous dit ceci :
-« Quel âge avez-vous ?
- Sept ans et plus.
- Que veut dire cela ?
- Le nombre 7 symbolise la Connaissance, « et plus » indique que cette connaissance doit s’accroître indéfiniment. »
Le REAA « Cerbu » varie un peu. Il dit cela :
- « Quel âge avez-vous ?
- Sept ans et plus.
- Que veut dire ceci ?
- Que le Maître parvenu à la sagesse est en mesure d’approcher la Connaissance. »
Quant au Rite Français, il propose une définition moins métaphysique et qui se réfère davantage au mythe d’Hiram mais tout aussi chargée de sens :
-« Quel est l’âge d’un Maître ?
- Sept ans et plus.
- Pourquoi dites-vous sept ans et plus ?
- C’est que Salomon employa sept ans et plus à la construction du Temple. »
Si l’on se fie à ce que nous dit notre rituel « écossais », le Maître serait en effet à la fin d’un cycle qui lui aurait apporté la sagesse et qu’il serait « en mesure d’approcher la Connaissance ». C’est ce que nous dit « le Cerbu » qui paraît moins encourageant que notre rite actuel qui, lui, révèle que le Maître a la connaissance mais qu’il lui faut l’accroître. En tous les cas, les deux sentences montrent que le Maître est à l’orée d’un autre cycle. D’ailleurs, si l’on en revient au rituel, le Maître n’a pas terminé son parcours après avoir gravi les marches de l’escalier en spirale. Il est monté en dessinant des cercles concentriques autour d’un axe vertical. Cet axe, c’est son soi intime autour duquel il construit tout ce qui représente sa vie, ses intérêts, ses émotions. Arrivé en haut de l’escalier, que fait-il ? Se contente-t-il de contempler ce qu’il vient d’effectuer ? Comme le jugement des âmes propre aux Egyptiens, pèse-t-il à sa juste valeur les plans qu’il a tracés ? Sûrement, car c’est à reculons qu’il est introduit dans la Chambre du Milieu où règne la plus profonde obscurité et la plus grande affliction. En effet, le Maître refait une seconde fois le chemin parcouru mais, cette fois, il le vit « en esprit » pour bien marquer le changement de plan. A l’image de l’escalier spiraloïde, le Maître Maçon se tourne en lui-même, vers son fond le plus enfoui afin « d’approcher » ou « d’accroître » - selon les rituels – la Connaissance. On retrouve là la symbolique de V.I.T.R.I.O.L. Peut-être le Maçon croyait-il enfin atteindre la pleine lumière mais ce sont les ténèbres qui l’attendent ! Il doit même veiller à ce que son tablier et ses mains ne soient entachés d’aucune souillure. Il doit connaître l’épreuve de la mort avant de passer à une nouvelle étape : celle de la résurrection. Auparavant, il doit quitter le tombeau qui mesure trois coudées de large, cinq de haut et sept de long qui s’associent aux âges des trois grades. Hiram ou le Maître qui l’incarne quitte donc un univers limité à trois dimensions pour un univers au-dessus, celui de la Connaissance. Il est capable de cela grâce aux cinq points de la Maîtrise qui lui insufflent une nouvelle énergie qu’il devra utiliser à bon escient quand il voyagera de l’Orient à l’Occident et de l’Occident à l’Orient c’est-à-dire de la lumière vers les ténèbres et vice-versa. Quel cycle va-t-il entamer maintenant ? Celui, je pense, de répandre la lumière. Voilà, le Maître en mesure d’approcher la Connaissance comme nous le dit notre rituel. Mais cela s’apparente à de la petite métaphysique maçonnique. Tout cela ne prend son sens véritable que si nous pouvons nous en servir pour modifier nos conduites. Approcher la Connaissance, c’est d’abord se connaître soi-même. La devise de notre Rite n’est-elle pas ce vieil adage : « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux » ? Si l’on fait le parallèle avec la formule « sept ans et plus », sept ans, c’est peut-être le temps nécessaire pour se connaître tandis que « et plus » serait cette perception du divin. Que représente pour moi ce « connais-toi toi-même » ou cette « approche de la Connaissance » ? En premier lieu, c’est connaître ses réactions mentales (pulsions, émotions, instincts) et corporelles c’est-à-dire devenir maître de soi. Mais prenons l’exemple d’une situation concrète et banale de la vie de tous les jours car on n’est pas Maître Maçon qu’un samedi soir par mois : un événement nous contrarie et déclenche chez nous une attitude colérique – je prends volontairement un exemple qui m’est connu. On se dit à ce moment qu’il faut avoir une attitude modérée, mesurée comme le ferait tout bon franc-maçon et l’on essaye tant bien que mal de ne pas laisser apparaître cette conduite, de la masquer en la refoulant. Cependant, l’état intérieur de colère n’a en rien disparu. Alors, que faire pour se dépouiller de ce métal ? Tout le travail sur soi, autrement dit devenir maître de soi, consiste à retrouver ce centre immobile qui, lorsqu’il est confronté à une situation « sensible » restera immuable, imperturbable ou infiniment moins colérique. Comment ? Par des exercices associant le corps et l’esprit où l’on apprend à domestiquer nos réactions mentales et épidermiques, à maîtriser ses cinq sens. Les gestes, les postures que nous pratiquons en loge sont une invitation à cela. Il me semble que ces rares moments ne suffisent pas. A nous, par le sport, la relaxation, le yoga ou que sais-je encore de développer cette connaissance. Celle-ci ne doit pas en rester à un plan purement conceptuel par trop métaphysique mais s’appliquer à un plan pratique, existentiel. Même si au grade de Maître on entend souvent dire que l’esprit domine la matière, il me semble quand même que l’on doive accorder une place éminente à notre matière. Nous ne connaissons guère notre corps et sommes peu intéressés par son fonctionnement non pas au sens anatomique du terme mais au sens de l’association corps/esprit. Autrement dit, se connaître soi-même ne revient pas uniquement à connaître son mental, son esprit, son intellect, sa psyché. Les alchimistes, me semble-t-il – mais je ne maîtrise pas le sujet – ne distinguaient pas esprit et matière. En second lieu, je dirais que se connaître revient à « rassembler ce qui est épars ». A l’instar d’Isis qui rassemble les parties du corps démembré d’Osiris, il s’agit, comme je viens de l’évoquer, de rassembler le corps et l’esprit mais également de réunir ou plutôt de réunifier ce qui au cours de notre vie et de notre parcours maçonnique a été remarquable : les bonnes choses comme les mauvaises. Je repense à l’image de ce franc-maçon qui, après avoir gravi les sept marches, doit se retourner et contempler le chemin parcouru. Un périple vient de s’achever ; un autre va commencer. C’est la porte ouverte sur l’Inconnu, au-dessus de la pesanteur terrestre, un voyage dans cette voûte étoilée sur laquelle s’ouvre notre temple, dans ce Cosmos infini, tellement immense que l’on pourrait s’y perdre mais qui est paradoxalement l’endroit où l’on peut se trouver. Donc, avoir « sept ans et plus », c’est savoir que ce que nous avons appris jusqu’à présent n’est rien ou n’est qu’un commencement auprès de ce qu’il reste à apprendre. On rejoint par là ce que nous dit le rituel : « être en mesure d’approcher la Connaissance ». Cela revient à découvrir par soi-même, par l’intérieur, sous les symboles, la Vérité ou tout au moins une parcelle de Vérité. Avoir Sept ans et plus, c’est faire son Devoir. Non pas un devoir imposé, contraignant, une action pénible mais plutôt un devoir à caractère sacré. Je m’explique. Il convient d’accepter d’abord ce qui nous incombe en tant que Maître : l’assiduité, le travail, s’instruire et instruire, le bien de la loge et des frères qui la composent, ne pas être incité à l’action par l’espoir du résultat sans pour autant se complaire dans une inertie pesante. Je dirais que c’est cela le devoir de base. Mais, il existe un Devoir plus sacré encore : c’est l’acceptation de ce qui nous échoit, de ce qui fait notre vie, notre parcours, nos épreuves. Tout cela est à considérer comme les opportunités nécessaires à notre progrès ultérieur. Autrement dit, une sorte d’alchimie qui consiste à tirer de chaque épreuve, de chaque problème, la substance qui alimentera notre parcours. Enfin, je dirais que le Devoir c’est l’obéissance volontaire à ce qui nous relie au Divin. Un rituel compagnonnique nous dit quelque chose d’un peu semblable à propos du Devoir :
- Quel serment vous a-t-on fait faire ?
- De soutenir mon Devoir.
- Qu’entendez-vous par Devoir ?
- Il m’est impossible de vous le dire. C’est comme une prière mais je ne m’en souviens pas.
Avoir Sept ans et plus, c’est alimenter sans cesse notre flamme, répandre la lumière autour de nous. Avoir Sept ans et plus, c’est … beaucoup de choses. Des choses qui ne peuvent se dire ou pas encore se dire car elles appartiennent au Maître intérieur.

Source : www.ledifice.net

Lire la suite

Les 7 Arts Libéraux

16 Décembre 2013 , Rédigé par X Publié dans #Planches

a. Définition du Nombre 7

En ésotérisme, le chiffre 7 est le symbole de virginité, de perfection, de transcendance. Il est à remarquer que l'heptagone, polygone régulier à 7 cotés, est le premier à ne pas être constructible avec la règle et le compas (j'y reviendrai sûrement quand j'aurai un peu vieilli). Pour Hippocrate, le nombre 7 dispense vie et mouvement. Et voilà que pour 7 j'emploie indifféremment chiffre et nombre. Essayons ici de redéfinir un peu cela. Dans le Petit Robert, nous voyons qu'au XVe siècle, un chiffre est une écriture secrète qui vient du latin médiéval « cifra » qui veut dire zéro et de l'arabe « sifr » qui signifie vide. Mais un chiffre, c'est la représentation d'un nombre en mathématique. Toujours dans le Petit Robert, le nombre c'est le concept de base des Mathématiques, une des notions fondamentales de l'entendement que l'on peut rapporter à d'autres idées (de pluralité, d'ensemble, de correspondance), mais qu'on ne peut définir. En linguistique au XVIe siècle, c'est la catégorie grammaticale, fondée sur la considération du compte, suivant que le mot est employé pour désigner un objet ou concept unique ou pluralité. Par exemple, s'accorder en genre et en nombre. En didactique, c'est la répartition rythmique et harmonique des éléments d'un vers, d'une phrase. Nous voyons ainsi qu'au cours des siècles les mots évoluent et leurs significations ne sont plus les mêmes. Il me paraît donc opportun d'essayer de se replonger dans la signification de la pensée médiévale. C'est ce que nous essaierons de faire tout au long de cette planche.

b.L'Art

En effet, avant d'aller plus loin j'ai essayé de lire le précis « d'Art et beauté dans l'esthétique médiévale » d'Umberto Eco. Je ne sais pas si j'ai tout compris, mais une chose est claire, c'est que pour l'érudit de l'époque le Beau est une manière d'arriver à Dieu. Le beau transcende le mal. A cette époque ou la culture n'était pas dans la rue, elle devait être dans les Cathédrales car l'Art, et la, nous parlons de peinture, servait à 3 choses : (encore le ternaire) :

  1. Avant tout, embellir la demeure du Seigneur.
  1. Remettre en mémoire la vie des Saints.
  1. Procurer de l'agrément aux ignares.

En effet, la peinture est la littérature des laïcs : pictura est laïcorum litteratura. Et pour la littérature la directive courante est celle, archi-connue, du juvare delectando, « procurer un plaisir utile », de la intelligentiae dignitas et eloquii venustas (dignité du sujet et beauté de l'expression). Veuillez me pardonner mes F\ F\ de l'emploi du Latin, mais c'était la langue de l'époque. Au Xe siècle, l'Art, c'est d'abord la science, le savoir. Puis, jusqu'au XVIIe, c'est un moyen, une méthode. Exemple :
a. L'art de faire quelque chose. b. Avoir l'art et la manière.
Nous voyons donc ici que du temps des maçons opératifs au temps des maçons spéculatifs, l'Art n'a plus la même signification. L'art peut désigner soit la technique et ses applications, et s'opposer en ce sens à la science considérée comme une connaissance théorique, soit le talent, le génie humain, et s'opposer en ce sens à la nature et à ses créations : c'est ainsi que Bacon définissait l'art « c'est l'homme ajouté à la nature ». Esthétique : toute production de beauté réalisée par une œuvre humaine. Ensemble d'ouvre exprimant un idéal de beauté, dans un pays déterminé ou à une époque précise. Ouvrage ou précis exprimant un idéal esthétique et les règles à pratiquer pour y atteindre.

a. Libéraux

Au pluriel : on distingua très tôt les arts libéraux, ainsi nommé parce qu'ils étaient, dans l'antiquité, pratiqués par les hommes libres, des arts mécaniques réservés aux esclaves ; dans les premiers, le travail de l'esprit l'emporte sur le travail manuel ou sur le travail mécanique, prédominants dans les seconds. Au moyen âge, 7 arts libéraux étaient enseignés dans les facultés : la grammaire, la dialectique, la rhétorique formant le trivium. A la renaissance, les beaux-arts, pratiqués par les artisans on désignait ainsi les arts soucieux uniquement de réaliser des œuvres d'une beauté plastique : peinture, sculpture, gravure, architecture, musique et danse ; on y rattache parfois l'éloquence et la poésie. Et l'on réunit sous le nom d'art d'agrément la danse, la musique, le dessin, s'ils sont pratiqués comme distractions. Il y a bien une rupture avec le Moyen Age. Fixés par Rome au Premier siècle, il y avait 7 disciplines dans les arts libéraux :

Intelligence (trivium) :

  • Grammaire.
  • Rhétorique.
  • Dialectique.

Connaissance (quadrivium)

  • Arithmétique
  • Géométrie
  • Astronomie
  • Musique

Essayons maintenant d'avoir une vue plus synthétique. Les 7 Arts libéraux. Revenons au Petit Robert pour comprendre le sens des mots.

Grammaire : Art de lire et d'écrire.

Rhétorique : Art de bien parler, technique de la mise en ouvre des moyens d'expressions (par la composition, les figures). On parle de la rhétorique d'Aristote. Arrêtons-nous un moment sur Aristote, disciple de Platon. Les idées du philosophe. Si Aristote accepte certaines idées platoniciennes, comme l'immortalité de l'âme et la nature divine des corps célestes, il remet en cause certaines théories du maître : pour lui le plus haut degré de réalité n'est pas ce qui apparaît par le raisonnement, mais ce qui est perçu par les sens. Il affirme que la raison est vide avant que les sens n'entrent en action. Il pose les lois du raisonnement et fonde la logique comme instrument de précision du discours philosophique.Il partage le savoir en trois domaines correspondant à des champs de l'activité humaine : la création ou art, la pratique ou morale, la théorie ou science. - Il introduit une conception des phénomènes de causalité dans la nature, qu'il divise en quatre : la cause matérielle, la cause efficiente, la cause formelle et enfin la cause finale. C'est cette dernière qui fonde le principe d'Aristote sur la finalité des choses ; selon lui, tout obéit à un « dessein » qui nous dépasse ; cette idée aura une grande influence sur les théologiens chrétiens du Moyen Âge. - Il lie politique et éthique ; pour lui, la plus haute forme de société ne peut être que la démocratie.

Les idées de l'homme de science :

 Il construit une somme de connaissances dans toutes les disciplines (biologie, astronomie, physique), basée sur l'observation et l'expérimentation. Il établit une classification des êtres vivants, en partant du principe que tous les êtres vivants ont une âme, mais une âme de nature différente (âme nutritive, âme sensitive, âme appétitive et locomotrice). Seul l'homme a une âme rationnelle. Il édifie une « échelle de la Nature », qui est une échelle de complexité croissante de « l'âme », partant de la matière inanimée et s'élevant vers les plantes, puis les éponges, les méduses, les mollusques et ainsi de suite jusqu'au sommet où figurent les mammifères et l'homme.

Postérité

C'est par l'intermédiaire des traductions et des commentaires des philosophes arabes comme Avicenne et Averroès que l'ouvre d'Aristote est parvenue en Occident et a nourri la pensée médiévale. Ainsi au XIIIe siècle, Saint Thomas d' Acquaint tente de concilier la philosophie aristotélicienne et la foi révélée des Écritures. - Reconnu par la postérité comme le « premier Maître », Aristote sera durant des siècles la référence dans tous les domaines, faisant l'objet de discussions, commentaires, controverses, interdictions, réfutations. C'est à partir de lui que les penseurs et scientifiques arabes et occidentaux du Moyen Âge jusqu'au XVIIe siècle se déterminent. Père de la logique et de la métaphysique, Aristote est aussi le père de la biologie (du moins le père de la zoologie, si l'on considère Théophraste comme celui de la botanique).Sa classification des êtres vivants servira de prototype aux classifications du XVIIIe siècle, plus de vingt et un siècles après lui.

Dialectique : Ensemble des moyens mis en ouvre dans la discussion en vue de démontrer, réfuter, emporter la conviction. Pour Platon, c'est l'art de discuter par demandes et réponses. D'après Hegel, c'est une démarche de la pensée reconnaissant l'inséparabilité des contradictoires (Thèse et antithèse) que l'on peut réunir dans une entité supérieure (synthèse). Et voilà le Ternaire qui revient. On pourrait développer ici le Ternaire. Pour ce qui nous concerne, la dialectique serait-elle la synthèse de la grammaire et de la rhétorique ? Il semblerait que oui. Ils forment un tout dans le trivium.

Arithmétique : Art de calculer, fondé sur la science des nombres rationnels. C'est la partie des Mathématiques qui étudie les propriétés et les relations élémentaires sur les ensembles des entiers et des nombres rationnels.

Géométrie : Science de l'espace. Pour Kant, la géométrie est science de tous les espaces. Pour Russel, c'est la science des ensembles ordonnés à plusieurs dimensions.
Au XVIIe c'est l'équivalent des Mathématiques. Ensemble des sciences qui ont pour objet la quantité et l'ordre. Les Mathématiques concrètes étudient les grandeurs mesurables et particulièrement l'espace et le mouvement.

Astronomie : C'est la science des astres et des corps célestes. Mais au XIIe c'était l'observation des astres et la divination.

Musique : Toujours au XIIe c'est l'art des Muses, c'est à dire l'esprit d'ordre et d'agrément. C'est l'art de combiner les sons d'après des règles, d'organiser une durée avec des éléments sonores.

b. Et voilà, maintenant que nous avons tout défini, qu'en faisons-nous ?

Pour ma part, je pense que je dois, sinon faire, du moins appréhender le cheminement de la philosophie des Maçons opératifs du Moyen Age vers la Maçonnerie spéculative du XVIIIe. Ce faisant, je peux déjà voir que les mots n'ont pas la même signification. L'étude du Trivium va donc me permettre de maîtriser le langage et les mots. Le Quadrivium doit me permettre quant à lui d'appréhender l'universalité du monde. En effet loin des sciences et des découvertes d'aujourd'hui la connaissance médiévale, fondée sur l'observation et le raisonnement ont permis au philosophe de transcender la connaissance et au mystique d'apercevoir Dieu. En effet au XIIe, tout été lié et le « Beau » transcendait l'art et permettait une approche du Divin. « L'Univers apparaît comme une inépuisable irradiation de beautés, comme une capacité diffusante de la beauté originelle, un déversement éblouissant de splendeur ». (U. ECO au sujet de De divinis nominibus du Pseudo-Denys l'Aéropagite). Ainsi, appréhendant l'Universalité, maîtrisant le langage et ayant les fondements communs de la connaissance maçonnique, m'est il permit d'espérer, de marcher dans les traces de mes prédécesseurs. Dépasser la connaissance, chercher la lumière, aller au-delà des dogmes et des apparences, tel est aujourd'hui mon chemin. Il n'est en effet pas facile de quitter les préjugés du XXe, reconnaître le Moyen Age comme porteur de vérités et de lumières. Il faut faire preuve d'humilité, refaire le chemin et retrouver une certaine parole perdue. Cette parole n'est peut être pas maçonnique, du moins pour l'instant, mais l'héritage du passé doit se découvrir avec le langage du passé. Les sens ont changé mais la symbolique reste. Le travail est immense, mais je suis prêt. J'ai conscience que cette planche me pose plus de questions que de réponses, mais les Arts libéraux sont probablement le chemin à parcourir pour changer de dimension et appréhender l'Espace après le plan. Avant de terminer, je veux vous faire-part d'un extrait du Régius découvert sur le Net qui reprend tout cela. Bien des années plus tard, le bon clerc Euclide enseigna le métier de géométrie partout autour, et il fit en ce temps lui aussi, divers métiers en grand nombre. Par la haute grâce du Christ au ciel, il fonda les sept sciences :

  • Grammaire est la première, je le sais.
  • Dialectique la seconde, je m'en félicite.
  • Rhétorique la troisième sans conteste.
  • Musique la quatrième, je vous le dis.
  • Astronomie est la cinquième, par ma barbe.
  • Arithmétique la sixième, sans aucun doute.
  • Géométrie la septième, clôt la liste car elle est humble et courtoise.

En vérité, la grammaire est la racine. Chacun l'apprend par le livre mais l'art dépasse ce niveau.

Comme le fruit de l'arbre vaut plus que la racine ? La Rhétorique mesure un langage soigné et la Musique est un chant suave. L'Astronomie dénombre, mon cher frère, l’arithmétique montre qu'une chose est égale à une autre, la Géométrie est la septième science qui distingue le vrai du faux. Je sais que ce sont les sept sciences, celui qui s'en sert bien peut gagner le ciel. Vénérable Maître je n'ai rien dit. En effet, à cet instant où je croyais ma planche achevée, je me rends compte de mon ignorance. Je n'ai pas évolué depuis déjà quelques mois et mon initiation au grade de compagnon ne m'a rien donné ou plutôt, j'étais dans les ténèbres et les ténèbres ne l'ont point saisie. Alors, comme à chaque fois, je me tourne vers mes F\ M\. L'un me dit ton travail n'est pas génial, un autre, c'est quoi le pas du compagnon ? Un autre encore explore d'autres voies, mais rien n'y fait, aucune clarté ne semble poindre. Parallèlement à tout cela, un maître quittant la loge nous fait découvrir un chemin initiatique des jardins de Versailles. Je crois saisir le sens de ce chemin mais, ce qui me surprend, c'est qu'il faut être compagnon. Sur le moment je ne saisis pas. Je lui fais part de mes doutes et la, il me dit 2 choses :

  1. Ne crois-tu pas que tant de beautés ne soient pas le fruit du Divin ? Tu crois être maître de ton destin mais en fait, tu réagis aux évènements.
  2. Si tu cherches sincèrement et avec ardeur tu trouveras et, ce dans toutes choses. Moi, ce sont les arbres qui me parlent.

Un autre M\ me dit : quoique tu cherches, tu ne rencontreras pas Dieu, il n'y a que le vide. Cherche ailleurs. Mais ou ? Dans la Kabbale, L'Alchimie, La Magie. Qu'importe, cherches et tu trouveras. Oui, mais j'ai peur des ténèbres, je suis la, sur un chemin bien balisé, le long du fil à plomb, et il faut que je m'écarte. Enfin, j'ai dit le mot magique. Je fais 3 pas puis, je m'écarte. Qu'est ce que je voie ? Non pas les ténèbres, mais une étoile à 5 branches avec un G au milieu, une lueur sur le chemin. L'étoile du compagnon, telle celle des Rois Mages va désormais me guider dans ma quête. Je comprends que pour chercher la lumière, il me faut désormais m'écarter du chemin, faire des détours. Je comprends la nécessité des voyages et tels les Compagnons opératifs, il me faut faire mon tour de France. Faisons maintenant un rapide tour de ce que nous a amené l'initiation au grade de Compagnon. D'abord, les 5 voyages :

  1. Les « Sens ».
  1. L'Architecture.
  1. La Science.
  1. Les Philosophes ou Initiés ?
  1. Le Travail.

Vue, Ouïe, Toucher, Goût, Odorat, Dorique, Ionique, Corinthien, Toscan et Composite.

Grammaire, Rhétorique, Logique, Arithmétique, Géométrie, Musique, Astronomie (Tiens, voilà les 7 Arts libéraux).

Moïse, Pythagore, Socrate, Jésus, Confucius. Gloire au Travail.

Dans la littérature maçonnique, ces voyages sont très controversés. En effet, si on se rapproche trop littéralement des choses, cela ne nous apporte rien. De nos jours les personnes sont plus instruites qu'au Moyen Age, voire. Nous ne sommes plus capables de lire les témoignages des Cathédrales. Les jardins de Versailles sont un livre ouvert que peux d'Initiés savent lire, etc.
Pour l'instant, n'allons pas trop loin, les 5 voyages se rapportent à la connaissance qu’au compagnon de lui, de sa loge, de son univers. Il faut qu'il prenne conscience de cela. On lui adjoint en outre le maillet et le ciseau avec les 5 sens, la règle et le levier avec les principaux ordres d'architecture, la perpendiculaire et le niveau avec les 7 arts libéraux, l'équerre avec les grands philosophes et les mains libres pour le travail. On lui montre son étoile avec la lettre G au milieu. Et cela suffit. Le Compagnon, (Je), est (suis) prêt au voyage. Dans cette planche, G c'est peut être la Grammaire. En effet, il faut savoir lire avant de savoir parler. Il faut acquérir un minimum de "science" ou connaissance avant de voyager. Il faut savoir écouter, voir, sentir, goûter pour apprécier et apprendre des voyages qui seront faits. J'ai 5 ans, je dois me perfectionner et apprendre mon métier. L'orateur a insisté sur le rôle de l'étoile flamboyante et de la lettre G. Mais G et Guy ne sont-ils pas la même lettre ? Bien sur on peut y voir le G\ A\ D\ L\U\ , la Géométrie, le Jardin (Garden en Anglais), la maGie, etc. En tout cas tout ce que j'y verrai sera bon pour me perfectionner et de cette connaissance je construirai mon chef d'ouvre. Les 7 arts libéraux, avec le fil à plomb me montrent que la connaissance doit servir à s'élever. Du Cabinet de réflexion à la voûte étoilée le chemin est long, mais c'est le chemin de l'apprenti. Cela veut donc dire que lors de mes voyages, je ne dois oublier ni d'ou je viens ni ou je veux aller. Mon pas de côté n'a qu'un seul dessin, celui de mon libre arbitre. Je dois être curieux du monde mais je dois aussi revenir sur le droit chemin. C'est pourquoi de nouveaux outils me sont donnés, la règle et le levier. Cela veut dire aussi que maintenant je dois découvrir le monde avec mes 5 sens mais ceux-ci doivent être passés par le tamis de l'initiation. Je ne suis plus un homme comme les autres. Le Compagnon est un initié qui poursuit sa quête à l'extérieur de sa loge et, comme l'a dit mon F\ dans les jardins de Versailles : Regarde autour de toi avec l'oïl de l'initié. Apprend le langage des oiseaux. Sans la rectitude et si je n'amplifie pas mes connaissances avec le levier, ma quête restera stérile. La connaissance doit servir au bienfait de l'Humanité. Cette connaissance, que je cherche, je ne doit pas la chercher que pour moi mais aussi pour les autres. Ma quête restera vaine si je ne m'aide pas du levier pour amplifier sa valeur. Aussi, pour ma quête cette maxime je suivrai : Compagnon, L'Etoile flamboyante sur le chemin te Guidera. Le G tu chercheras. Le travail Glorifiera Et, l'ouvre, Grandement, accomplira.

J'ai dit,

V\ M\

Source : www.ledifice.net

Lire la suite

La lettre G

15 Décembre 2013 , Rédigé par T.D Publié dans #Facebook

1460055_654178971269854_1779846871_n-copie-1.jpg

Lire la suite

Etoile Flamboyante

15 Décembre 2013 , Rédigé par T.D Publié dans #Facebook

1501759_10152077382359349_200500246_n.jpg

Lire la suite

Tapis de Loge

14 Décembre 2013 , Rédigé par X Publié dans #Facebook

1480678_10151859185143004_1417895483_n.jpg

Lire la suite