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Hauts Grades

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Conseils du Coeur à ceux qui se laissent envahir par la colère

4 Décembre 2013 , Rédigé par Dalaï Lama Publié dans #spiritualité

Quand nous sommes sous l’emprise de la colère ou de la haine, nous ne nous sentons pas bien, ni physiquement ni mentalement. Tout le monde s’en rend compte et personne n’a envie de rester avec nous. Même les animaux nous fuient, à part les puces et les moustiques qui ne veulent que notre sang ! Nous perdons l’appétit, nous ne dormons pas, nous attrapons parfois des ulcères, et si nous sommes continuellement dans cet état nous raccourcissons sûrement le nombre d’années qu’il nous reste à vivre.
À quoi bon ? Même si nous allons jusqu’au bout de notre rage, nous n’éliminerons jamais tous nos ennemis. Connaissez-vous quelqu’un qui y soit parvenu ? Tant que nous hébergeons en nous cet ennemi intérieur qu’est la colère, ou la haine, nous aurons beau détruire nos ennemis extérieurs aujourd’hui, d’autres surgiront demain.
Nos véritables ennemis sont les poisons mentaux : l’ignorance, la haine, le désir, la jalousie, l’orgueil. Ce sont les seuls capables de détruire notre bonheur. La colère ou la haine, en particulier, sont la cause d’un grand nombre des malheurs de ce monde, depuis les querelles familiales jusqu’aux plus grands conflits. Elles rendent invivables n’importe quelle situation plaisante. Aucune religion ne vante leurs vertus. Toutes mettent l’accent sur l’amour et la bienveillance. Il suffit de lire les différentes descriptions de paradis pour se rendre compte qu’on y parle de paix, de beauté, de jardins exquis, de fleurs, mais jamais, que je sache, de conflits ni de guerres. On n’accorde donc à la colère aucune qualité.
Que faire de la colère ? Pour certains, elle n’est pas un défaut. Ceux qui n’ont pas l’habitude d’observer leur esprit pensent qu’elle fait partie de la nature, qu’il ne faut pas la réprimer mais au contraire l’exprimer. Si c’était vrai, il faudrait aussi dire que l’ignorance ou l’illettrisme font partie de notre esprit, puisqu’en naissant nous ne savons rien. Pourtant nous faisons tout pour les éliminer, et personne ne proteste que ce sont des choses naturelles auxquelles il ne faut rien changer. Pourquoi alors ne pas vouloir de faire de même avec la haine ou la colère, qui sont beaucoup plus dévastatrices ? Cela vaut certainement la peine d’essayer.
Il faut du temps pour apprendre et il est impossible de tout connaître, mais il est bon de devenir un peu moins ignorant. De même, il est difficile de se débarrasser pour toujours de la colère, mais si l’on y parvient dans une certaine mesure, le résultat en vaut la peine. Vous pouvez bien sûr me répondre que ça ne regarde que vous, que ce n’est pas mon problème ! (Éclat de rire.)
Les psychologues vous diront peut-être qu’il ne faut pas refouler un sentiment comme la colère, qu’il faut l’extérioriser. En tout cas, ils ne vous diront pas qu’il faut le rechercher ou le développer. Apprenez à voir les défauts de la colère, et même si vous pensez toujours qu’elle fait partie de votre esprit, vous ne pourrez pas vous empêcher de conclure qu’il vaut mieux vous en passer.
Évitez autant que possible les situations qui provoquent chez vous une réaction violente. Si elles se présentent malgré tout, essayez de ne pas vous emporter. Si vous rencontrez quelqu’un qui a le don de vous irriter, efforcez-vous d’oublier cette particularité fâcheuse et considérez cette personne sous un autre angle.
Ceux que nous prenons pour des ennemis ne nous sont pas hostiles dès leur naissance. Ils le deviennent à la suite d’un certain nombre de pensées et de comportements. On les étiquette alors « ennemis ». Si leur attitude envers nous change du tout au tout, ils deviennent des « amis ». Une seule et même personne pourrait donc être un jour « ennemi » et un autre jour « ami ». C’est absurde.
Distinguez bien entre la personne et son attitude momentanée. Ne réagissez pas contre quelqu’un, mais contre une émotion ou un comportement. Rejetez tout désir de nuire à l’individu lui-même. Essayez de l’aider à changer, faites-lui le plus de bien possible. Si vous vous contentez de mettre fin à ses actes tout en manifestant de l’amour, il y a des chances pour qu’il cesse de se comporter en ennemi. Il deviendra peut-être votre ami.
Vous n’avez pas à tolérer le mal qu’on vous fait, à vous ou à d’autres. Combattez-le, mais ne haïssez pas son auteur, ne vous emportez pas contre lui, ne cherchez pas à vous vengez. Ainsi votre réaction ne sera pas en revanche, une colère en réponse à une autre colère. C’est cela, la véritable patience. Il est difficile de réagir de manière juste sous le coup de la rage. Oubliez donc votre rage.
Récemment, alors que j’étais à Jérusalem, j’ai assisté à un débat entre étudiants israéliens et palestiniens. À la fin, un Palestinien a pris la parole pour dire que tout allait bien maintenant, pendant qu’ils dialoguaient, mais une fois qu’ils étaient dans la rue c’était différent. Quand la police israélienne les arrêtait, ils étaient furieux et percevaient les Israéliens comme des ennemis. Il se demandait que faire. Ils en ont discuté et l’idée a surgi de considérer l’autre comme une « image de Dieu ». Un des étudiants a déclaré : « Chaque fois que vous êtes en face d’un homme qui vous fait du tort, quel qu’il soit, pensez que cet homme est une image de Dieu et votre colère disparaîtra. » N’est-ce pas une bonne idée ? Pour ma part, je la trouve excellente.
Si vous avez foi comme eux dans une religion et que vous appliquez cette méthode à votre façon, votre colère diminuera naturellement. Quelqu’un m’a écrit que lorsqu’il méditait, l’image du Dalaï-Lama lui venait à l’esprit et que cela lui faisait beaucoup de bien. Maintenant, quand il se met en colère, il pense à moi et la colère disparaît. Je ne sais pas si ma photo a le pouvoir d’apaiser la colère. (Rire.) Je pense plutôt que lorsque la colère surgit soudain en nous, si au lieu de nous focaliser sur l’objet qui la provoque nous pensons à quelqu’un ou quelque chose que nous aimons, notre esprit s’apaise, au moins dans une certaine mesure. Songez par exemple à l’homme ou à la femme dont vous êtes amoureux. Votre esprit sera distrait et, comme on dit, « deux pensées ne peuvent pas surgir simultanément ». Notre esprit prend automatiquement la direction de la nouvelle image, pourvu qu’elle soit plus forte. Celle que nous avions juste avant disparaît. Elle devient provisoirement discrète, mais prenez garde à ne pas lui redonner vie par la suite. Rappelez-vous ses effets désastreux.
Je dis souvent qu’en cédant à la colère nous ne faisons pas nécessairement du tort à notre ennemi, mais en revanche nous nuisons à coup sûr à nous-même. Nous perdons notre paix intérieure, nous ne faisons plus rien correctement, nous digérons mal, nous ne dormons plus, nous repoussons nos visiteurs, nous lançons des regards furieux à ceux qui ont l’audace d’être sur notre passage. Si nous avons une animal de compagnie, nous ne pensons plus à lui donner à manger. Nous rendons la vie impossible à ceux qui habitent avec nous et nous éloignons même nos amis les plus chers. Comme ceux qui compatissent sont de moins en moins nombreux, nous sommes de plus en plus seul.
Quant à notre ennemi supposé, il est peut-être tranquillement assis chez lui. Si un jour nos voisins lui racontent ce qu’ils ont vu ou entendu, il s’en réjouira. S’il entend dire : « Il est vraiment malheureux, il a perdu l’appétit, sa mine est défaite, ses cheveux sont ébouriffés, il dort mal, il prend des tranquillisants, plus personne ne vient le voir, même son chien n’ose plus l’approcher et n’arrête pas de hurler », il sera ravi. Et s’il apprend qu’on a dû nous emmener à l’hôpital, le voilà comblé !
Se mettre en colère n’a pas de sens. Si votre but était vraiment de punir votre ennemi, il valait mieux rester calme et réfléchir tranquillement au sort que vous alliez lui réserver ! (Rire.)

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Jacques Joachim Martines de Pasqually, Jean-Baptiste Willermoz et Louis-Claude de Saint Martin : La Rencontre

3 Décembre 2013 , Rédigé par T.D Publié dans #Planches

Pour tous les cherchants , j’ai remis sur le site : http://logedermott.over-blog.com  une planche collective « Jacques Joachim Martines de Pasqually, Jean-Baptiste Willermoz et Louis-Claude de Saint- Martin : La Rencontre » qui met en scène une interview fictive faite par un journaliste indépendant « ALS » entre Martinez, Willermoz et St- Martin avec comme invité surprise le Baron Von Hundt.

Ce travail collectif, réalisé en 2008, est le résultat des recherches de la RL Villard de Honnecourt  Bretagne « Alain de Kérillis », dont j’étais le VM fondateur.

Cette planche est en deux parties. Vous aurez la seconde jeudi matin.

Bonne lecture.


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Debout mes Frères, face à l’Orient

3 Décembre 2013 , Rédigé par P\ M\ Publié dans #Planches

Avant d’aborder le sujet de ma planche, j’ai souhaité apporter quelques mots qui éclaireront peut-être la perception intime que j’ai de la présentation d’une planche en loge.
Pour moi, lire une planche en loge est un honneur, un privilège qu’il devrait être rare de recevoir. Une planche est un outil nouveau, un élévateur de conscience, un levier pour progresser. Si je ne fais pas de planche, si je ne travaille pas au grade où je suis, et ou j’étais, je régresse, je ne puis plus me situer.
Une planche est un travail personnel, une attestation de ses progrès. Ni une leçon, ni un enseignement, ni une transmission de savoir. Elle ne vaut que par celui qui la présente et qui attend de ses frères le témoignage qu’elle leur a permis, à eux aussi, de progresser. Je fais ma planche, d’abord pour moi, et je l’offre en partage à mes frères. Seul mon parcours doit me préoccuper, humblement et sans orgueil. Je ne dois pas désirer briller parce que la parole m’a été donnée, bien au contraire. Seul compte le chemin parcouru, qui témoigne du travail accompli. Et pour moi, ce soir, mon travail a pour titre :
Debout mes Frères, face à l’Orient
Debout ? Se mettre debout, c’est assumer sa nature humaine, car seul l’homme peut se lever et se mouvoir ainsi. Lorsque l’homme se réveille, il se met debout.
Debout, c’est l’attitude du courage, de la persévérance, de la volonté. Ne dit-on pas rester debout pour dire : digne, fier, honnête, vertueux, libre !. On doit rester debout dans la tempête, contre vents et marées.
Et le V\M\ nous ordonne:
Debout mes Frères, face à l’orient ! »
Avant de commencer les travaux, il faut que nous soyons tous prêts. Nous sommes tous F\M\, bien sûr. Mais surtout F\M\ prêts à travailler ensemble, travailler de concert. A écouter le la que le premier violon lance à l’orchestre afin que tous soient dans le même ton.
Mes F\, il faut que tous soient prêts, tous prêts à s’insérer dans l’égrégore à venir, égrégore qui nous porte plus haut et nous rend plus forts. L’égrégore pour être unis. Il s’agit de construire le temple, celui où se déroule la tenue, le vôtre, la nôtre.
Combien d’attitudes, de positions différentes ! Les bras collés, croisés ; les jambes jointes ou écartées, les pieds parallèles ou en équerre. Sommes-nous prêts pour entrer dans le temple ? Se faire reconnaître, ce sera aussi prendre la position du F\M\, pieds joints et en équerre, la tête redressée, le bras à l’horizontale, le regard droit. La main sous la gorge. Lorsque les surveillants passent devant moi, je fais le geste qui réveille le F\M \. endormi. Je suis prêt, nous sommes tous prêts à entrer, à essayer de devenir de bons F\M\ en participant à cette tenue, puis à toutes les autres, autant que nous pourrons, comme nous nous y sommes engagés par serment.
Mes FF\, debout, l’action est possible. Si le V\M\ demande que les assistants, pas encore des F\M\ attentifs, que les assistants donc soient debout, ce n’est certes pas un hasard. Que ferions-nous assis, ou même couchés ? Nous sommes maintenant debout face à l’orient pour avancer, rechercher, comme le rituel nous le propose un peu plus avant, rechercher les voies qui nous sont tracées. Ce n’est pas en spectateur qu’il nous sera possible d’aller vers le sacré et d’avancer vers le divin. Être debout, c’est joindre la terre au ciel, les pieds sur terre, la tête plus près des étoiles.
Alors, Mes FF\, mon F\, debout, face à l’orient, la main sous la gorge, nous pensons, pour les oublier, aux métaux laissés à la porte du temple, tous ces tracas et les soucis qui ne doivent pas venir troubler notre marche vers plus de sérénité, plus de conscience, plus de grandeur. Se lever à cet instant, c’est commencer notre travail dans le temple. Ce travail ne peut se faire que si nous sommes réellement attentifs. Nous sommes ou nous nous efforçons maintenant d’être « en nous » au contraire d’ « être hors de soi » ou de « n’être pas nous-même ».
Petit à petit, nous prenons conscience de la nécessité de nous réunir, d’être dedans comme nous souhaitons être dehors, n’être plus plusieurs mais un, de rassembler en nous et dans le temple, ce qui est épars. On ne pourra plus dire, plus tard, de moi, de toi, de nous « cela ne lui ressemble pas » ou « ce n’était pas lui ». Et pourtant…
Le geste est simple : lever la main droite à hauteur de la gorge, le bras à l’horizontale. A l’ordre. Le signe d’ordre, ordre personnel, signe fort, surtout à ce moment là. Il faut maintenir la position fermement car nos passions ne reculent pas si facilement. Nous essayons ainsi d’entrer dans le sacré avec le moins possible de passions. Passions au pluriel !
Nous sommes ici pour apprendre, pour aller au devant de nous-mêmes et comprendre notre nature. Nous ne sommes pas ici pour préparer une action, mais toutes les actions ; pas pour apprendre un mouvement mais connaître le mouvement ; pas pour un être mais l’Être. Nous ne sommes pas là pour être mais pour devenir. Pas là pour devenir Dieu ou des dieux mais pour savoir enfin comment il est advenu en nous car nous ne sommes pas des libertins irréligieux.
Lorsque nous somme entrés dans le temple, nos esprits étaient encore très occupés, voire encombrés des intérêts profanes. Et pour peu que nous soyons distraits, quelques bavardages subsistent encore et souvent parmi ceux qui croient tout savoir du rituel et désireraient le subir ad minimum. Alors le V.·. M.·. nous transmet cet ordre solennel ponctué d’un coup de maillet.
« debout ! »
Nous nous levons tous, le silence entre en nous et dans le temple. C’est le premier mouvement homogène d’un groupe hétérogène.
Le coup de maillet va propulser les 2 surveillants au centre de la loge, autour du pavé mosaïque, comme pour signifier que l’action commence ; qu’il faut maintenant avancer. Lorsque les assistants sont debout face à l’orient, ce sont les surveillants qui vont, par leur cheminement, signifier chacun leur rôle auprès des apprentis, apprentis que nous sommes tous.
Les FF\ présents sur les colonnes sont, et le tuilage est là pour cela, des F\M\. Il ne s’agit donc pas de se faire littéralement reconnaître par les surveillants. Il s’agit bien sûr de se reconnaître soi-même, d’être conscient qu’il faut maintenant entrer dans le sacré, que le rituel nous y invite. A ce moment de l’ouverture de la loge, les FF\ présents sur les colonnes sont en route vers le sacré, ils ne sont pas encore dans le temple, dans leur temple. Ce temple que nous construisons individuellement mais ensembles. Solidaires et individuels, nous sommes les pierres à tailler et polir pour créer une construction harmonieuse.
Lorsque le postulant que nous étions a frappé à la porte du temple, il a demandé qu’on lui fasse confiance. Il a demandé la lumière car un voile très épais lui couvrait les yeux. La maçonnerie n’a pas fait d’un homme ordinaire un F\M\. Elle a simplement estimé que cet homme pouvait devenir par son travail et son courage, un véritable F\M\. Ceux ici présents ne sont peut-être pas des sages, mais ils œuvrent dans cette direction et il est important pour cela de se faire reconnaître à sa place d’apprenti.
Mes FF\, il n’y a donc aucune ambiguïté : un maçon n’est pas celui qui appartient à une loge et paie ses capitations – même si cela est indispensable - mais celui qui se conduit et agit en F\M\, celui qui agit en frère dedans et hors du temple. Il trouve sa voie, celle qui lui est tracée et vers laquelle il tente de se diriger, avec l’aide de la loge et du V\M\ qui lui dit :
« face à l’orient. »
Car c’est lorsque nous nous sommes orientés pour marcher vers la lumière en tous temps et en tous lieux que nous sommes devenus F.·.M.·.
En se tournant face à l’orient, le F\M\ doit se poser cette question : suis-je vraiment ce que je devrais être, suis-je un frère pour mes frères, un frère pour tous ? Ais-je bien respecté mes serments ? Tous mes serments ?
Le V\M\ frappe un coup de maillet avant de dire « debout mes frères » pour nous dire « réveillez-vous, soyez attentifs, c’est le moment d’agir, de vous concentrer, de réaliser votre maçonnerie ».
Le rituel nous appelle à une activité sacrée, révélatrice de la nature de l’homme. Cette connaissance a cheminé d’homme en homme, de siècle en siècle, comme elle chemine à l’intérieur de notre temple, à l’extérieur et à l’intérieur de chacun d’entre nous. Pas à pas, le rituel nous conduit au devoir de connaissance. La liberté est inconditionnelle de la connaissance.
Aussi, dans sa rigueur, le rituel nous apporte cette liberté de penser, de s’élever, de comprendre. L’ordre dans le désordre. Ordo ab chao. Le cosmos s’invite à notre tenue, parmi nous, avec nous, à travers le rituel.
Au contraire du langage qui mue, évolue et se transforme, le rituel reste immuable et nous permet de nous adapter. (adopter, une seule lettre différente, à méditer).
Regarde mon F.·., écoute et regarde ce rituel, il est Toi, il est la vie, il est ton temple,
Observes et retiens-le. Il t’aide à te construire, il t’aide à te comprendre, il t’aide à vivre,
Comprends-le, toujours mieux, toujours plus, toujours différent comme toi tu changes. Sans jamais le dépasser, il sera ton guide. Pour cela, tu dois le vivre, le ressentir, le faire tien. Il est et sera comme ton sang, indispensable à la vie.
Le rituel est un dialogue qui ouvre la voie vers la connaissance, un dialogue muet comme un livre réécrit à chaque instant. Le rituel maçonnique apporte à l’A.·. des moments justes qui lui ouvrent des portes nouvelles vers la découverte de son Être et vers la Connaissance. Nous comprenons ainsi le lien qui existe entre le corps physique et le corps spirituel. Le rituel nous aide à créer le lien entre notre corps et notre esprit.
Le vieil homme ne meurt pas, il s’efface au fur et à mesure que grandit l’être spirituel. C’est parce que le F\M\ s’implique dans l’action du rituel qu’il se reconnaît comme maçon à part entière. Le surveillant peut alors informer le V\M\ que tous les assistants ont rassemblé ce qui était épars, qu’ils se sont réunis, et qu’ils sont maintenant à leur place et à leur office.
… et, fort justement, après avoir fait face à l’orient puis vécu le rituel d’ouverture, le V\M\ nous dit « et que nos regards se tournent vers la lumière ». Regard des yeux, symbole du regard du cœur et de l’esprit. Voir la lumière ne saurait se résumer à fixer des yeux une quelconque ampoule même longue durée. Vivons la comme un symbole, traversons ses messages pour aller toujours plus haut, plus loin, en connaissance et en amour.
L’orient est la source de la lumière. Debout face à l’orient, c’est regarder vers la lumière, vers le Delta rayonnant, le delta lumineux. C’est évidemment tourner le dos à l’occident.
L'Occident correspond à l'automne, à la nuée, à l'eau dormante, au marais, à l’ombre naissante.
Selon une légende bouddhiste, le bouddha Amitabha siège à l'ouest et il accueille l’âme des défunts, à l'ouest, après leur mort. Beaucoup de cérémonies se déroulent à ces dates, fin de l'hiver, fin de l'été, vers le 18 mars et vers le 20 septembre, quand le soleil se couche le plus à l'ouest.
Orient-Occident : c'est la dualité de la vie et de la mort, de la contemplation et de l'action. Toutes les religions expriment une croyance envers l’orient et l’occident, source de vie et chemin vers la mort. Certains lieux de cultes s’ouvrent à l’orient, d’autres à l’occident, idéalisation possible de la croyance ou non à une vie éternelle, à une renaissance des corps ou de l’âme. Les rosaces de nos cathédrales s’illuminent au soleil couchant. Les pharaons se couchaient à l’occident, leur mort, pour se lever à l’orient, la vie.
Il y a d'autres raisons à cette dualité, mais la première est que le soleil se lève à l'est et se couche à l'ouest. Les voyages en Orient sont des quêtes de la lumière. Dans le Soufisme, l'Occident est relatif au corps et l'Orient à l'âme universelle ; l'Occident à l'exotérisme, à la littéralité, l'Orient à l'ésotérisme, à la science spirituelle; l'Occident à la matière, l'Orient à la forme.
Mes FF.·., rien ne peut exister sans son contraire dans le monde profane. Nous devons exister avec cette réalité et, dans le monde sacré, la dépasser, aller au-delà des apparences, du vécu, pour, à l’aide de notre démarche maçonnique, entrer dans les voies qui nous sont tracées. Elles ne sont ni blanches, ni noires, elles n’appartiennent pas à ce monde de rationalité profane.
Toute chose existe avec son opposé et ne peut exister qu’avec lui, et l’homme n’échappe pas à cette fatalité. Il se trouve qu’il possède à la fois le bon et son contraire, que trop souvent le mal l’emporte, que le bien ne saurait rester seul, et qu’ainsi l’homme se trouve condamné à rechercher l’équilibre au-delà du mal. Le bien et le mal, contraires nécessaires l’un à l’autre, présents en loge en blanc et noir. Je dis l’homme, être humain homme ou femme. Car il ne faut pas opposer les sexes mais au contraire les vivre comme complémentaires, unis et différents, capables de créer un monde où les différences ne sont que richesse.
Si l'Orient est souvent opposé à l'occident comme la spiritualité au matérialisme, la sagesse à l'agitation, la vie contemplative à la vie active, la métaphysique à la psychologie — ou à la logique — c'est en raison de tendances profondes très réelles, mais nullement exclusives.
En faisant face à l’orient, l’assistant candidat F\M\, regarde le soleil et la lune, les deux opposés et complémentaires. Le soleil positif et agissant, la lune intuitive et féminine. Il tourne son regard vers le delta rayonnant, se positionne ainsi en recherche, en questions sur le monde et l’univers comme envers lui-même. Il se positionne ainsi face à son devenir et sa fin certaine. L’homme ne peut fuir sa destinée, il sait qu’il aura une fin et cette fin l’interroge. Debout, face à l’orient mes frères ! Vous ferez face, quoi que vous espériez, et devrez affronter l’insupportable.
Le Delta devrait fournir au Maçon les moyens de remporter cette victoire sur lui-même. Encore lui faudra-t-il avancer dans le dédale des interprétations multiples auxquelles se prête ce symbole avec une extrême prudence, un discernement sûr, une logique impitoyable. Le concret se marie ici à l'abstrait... La moindre défaillance et nous nous égarons dans cet inconnu que nous frôlons à chaque instant de notre vie. Cet inconnu dont le mystère nous tente, mais dans lequel il ne nous est pas possible de nous aventurer sans nous exposer à perdre le contrôle de nous-mêmes et à prendre de décevants mirages pour la révélation de la Vérité ou tout simplement d’une vérité. Comme le papillon se brûle à la lampe qui l’attire.
Traditionnellement, le Delta sacré est un symbole composé se présentant sous la forme d'un triangle au centre duquel apparaît un œil. Cette figure irradie des rayons comparables à ceux du soleil, qui s'étendent jusqu'au cercle de nuages qui entoure l'emblème de sa couronne. Le delta rayonnant m’interpelle comme le symbole de la F\M\, symbole de son universalité et qui, pour répondre à son rôle, ne doit pas ressembler un aréopage d’exégètes ou un symposium d’intellectuels et encore moins une rencontre de joyeux copains.
Le voile qui me couvrait les yeux commence à s’estomper, tout comme celui qui couvrait votre regard. Nous pouvons mieux nous apercevoir que le symbolisme du temple n’est pas éloigné du monde profane, et qu’ainsi il sert à mettre en lumière l’activité humaine, à précipiter notre faculté de discernement de la nature humaine. Activité et nature humaines telles que nous les vivons. Le delta lumineux nous apparaît à cet instant comme le symbole d’un monde nouveau auquel nous voulons adhérer, ici et maintenant.
Nous sommes alors dans le présent, et donc dans l’éternité que n’entame jamais le temps qui passe. Seul le présent est éternel, le passé n’est plus et le futur n’est pas, pas encore. Vivons ici et maintenant notre éternité humaine. Lorsque nous vivons une seconde d’intense émotion, un moment de bonheur ou d’extase extraordinaires, nous vivons cet instant comme éternel. Vivre ce moment sous la voute étoilée, c’est contempler l’infini de l’univers en un instant, c’est vivre en soi l’éternité au présent.
Le Second surveillant : V\M\, tous les assistants de la colonne du septentrion sont A\ F\M\ à leur place et à leur office,

Le Premier surveillant : V\M\, tous les assistants qui décorent les colonnes du septentrion et du midi sont A\ F\M\ à leur place et à leur office.
Le V\M\ : il en est de même à l’orient.
Nous sommes maintenant prêts car nous sommes entrés dans notre temple, chacun dans son rôle, officiers, maîtres, compagnons et apprentis, tous frères unis dans le même espoir, la même attention.
Un F\ ne peut être que debout pour agir et faire face.
J’arrive bientôt au terme de cette planche. C’est ma première planche de maître, avec les défauts qui vont avec. Elle ne manque ni de sincérité, ni de volonté, ni de travail. Je souhaite qu’elle vous fasse partager mon amour pour vous et pour ma loge, qu’elle vous ait fait part des doutes qui sont toujours les miens. Qu’importent les buts atteints et les étapes franchies. Seul compte, maintenant, le chemin à parcourir. Loin des désirs profanes, je veux devenir F\ M\, être ce que je suis et poursuivre mon chemin. J’espère de mes Frères l’attention de l’Amour. Parler d’amour n’est pas chose aisée pour qui s’en défie depuis si longtemps. Alors, je fais le maximum pour y parvenir mais surtout, ayons les gestes plutôt que les intentions.
Mais aussi, vous souvenez-vous, V\M\, de cette tenue d’installation à Bandol au début du mois d’octobre ? Beaucoup d’émotion et une harmonie ressentie par tous. Le V\M\ nous a dit comme vous ce soir « debout mes FF\, face à l’orient » alors que lui, assis dans sa chaise roulante eut été bien incapable de se lever. Mais nous avons tous ressenti combien debout il est, toujours, et F\ de toute de son âme.
V\M\, Mes FF\, je le sais, au moins ce soir, tous les assistants qui décorent les colonnes du midi et du septentrion, de même que ceux qui siègent à l’orient, sont apprentis F\M\, à leur place et à leur office, debout et face à l’orient.
Et l’Orient est Éternel,
VM, j’ai dit

Source : www.ledifice.net

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Blog de la RL Loge de Recherche Laurence Dermott

2 Décembre 2013 , Rédigé par T.D Publié dans #histoire de la FM

Le Blog de la Respectable Loge de Recherche Laurence Dermott portera dorénavant le titre de « Loge L. Dermott : Maçonnerie, Irlande et Bretagne ».

Avec ses 451 abonnés à la newslettter et ses 174000 visites, ce blog se porte bien. Il contient des textes maçonniques, mais aussi des écrits  et photos en rapport avec l’Irlande et maintenant la Bretagne.

http://logedermott.over-blog.com/

 

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La Fleur du Cerisier.

2 Décembre 2013 , Rédigé par M.D Publié dans #Philosophie

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La Mort est ce phénomène ultime que chaque véritable guerrier, sur la Voie parfaite, se doit d'avoir constamment à l'esprit et de respirer intensément à chaque seconde de Vie !

En effet, tant que celle ci occupera son esprit, il demeurera en union avec les principes de la loyauté, de sorte a pouvoir éviter toutes les petites et grandes dérives de l’existence ; en outre se forgera un corps sain doté d'un mental d'acier.

Ses principes de vertu ne cesseront dès lors de grandir, confirmant sans nul doute un caractère bien trempé et assuré sur le Bien faire.

Chaque Vie sur cette Terre est telle à la gelée ou rosée du matin, qui somme toute sont des faits, comme de nombreux autres par ailleurs, éphémères et sensibles de fragilités extrêmes. La fleur du Cerisier(Sakura) symbole précieux aux guerriers Samouraï est significative de cet état spirituel de précarité quand à l'existence et tellement particulier.

Certes, chaque vie reste incertaine et temporaire, mais, et pour celui qui possède en son âme la foi profonde du Soldat sur la quête Juste, elle l'est plus particulièrement encore.

Nombre de personnes se posent sur l’idée du temps ,qu'ils espèrent le plus long possible, pour tenter de déceler l'aboutissement d'une vie bien remplie, en termes de réussite sociale, professionnelle, familiale,...et autres ! Or ce fait d'établir dans la durée risque, bien malgré tout, d e constituer une certaine forme de frein envers cette atteinte quelque peu légitime en soi.

Le simple fait de prendre conscience que l'instant dans lequel  vous et votre action évoluez, pourrait être le dernier, risque de vous voir, chers amis, de beaucoup plus attentif et réceptif à la chose.

Sachant au fond de vous même que ce pourrait être la fois suprême, que vous embrasseriez  parents ou enfants, écouteriez musique ou observeriez le lever de soleil,...la saveur et intensité en serait vraiment différente, soyez en certain !

Aussi, quand la Mort occupe votre esprit, vous conservez cette vision de l'éphémère de façon permanente et jouissez davantage de la Vie. Paradoxe, certes mais O combien évolutif dans un itinéraire tel celui dont nous devons percevoir les balises sur le tracé.

Dans nos actions de tous les jours, nous en venons à oublier le sablier qui s'écoule et cette omniprésence de la finalité ultime, ainsi que cette prudence par rapport aux événements.

Le journal du soir ou l'information du voisinage, sur le destin ou départ d'une connaissance, nous ramenant, tel l'éclair à la réalité.

De cette insouciance découlent parfois les offenses et querelles inutiles, des actions stériles et paroles accessoires, des attitudes superflues...pouvant même éventuellement vous amener a perdre cette précieuse vie, porter atteinte à votre réputation et celle de vos proches et nuire à votre entourage !

Toutes ces dérives sont donc issues de votre incapacité et insouciance à conserver l'idée de la mort omniprésente à l'esprit.

Lorsque celle ci est respirée, vos paroles et actes ont une portée et un poids autre, tel le véritable et intègre Soldat de profession qui n'a pas cette utilité et ce temps a se lancer dans des débats dérisoires et concepts abstraits.

Chaque action, déplacement, engagement, parole...est prit en âme et conscience et permet d'éviter par cette manière de procéder toute initiative risquée et malencontreuse.

De nos jours, et ce, dans chaque couche de la société moderne, les excès ne se comptent plus, tant dans l'alimentaire, qu'écologique, sociaux,...Les individus cèdent aux tentations et désirs au point de mettre leur intégrité en danger.

En effet, ayant relégué la Mort au fin fond de leur esprit, et sans prendre conscience que ces terribles abus les entraînent inexorablement vers les abîmes les plus obscurs ils mettent leurs organes internes par les pollutions atmosphériques, alimentaires, sonores,.. à l'épreuve, sans prendre véritablement conscience du fait que le chemin de la maladie, l'infirmité ou de la mort prématurée se dessine lentement mais tellement sûrement ! 

Prendre soin de soi, n'est pas un facteur d'âge, me semble-t-il; aussi rien n'empêche les individus Chercheurs de Vérités de cohabiter avec cette idée et présence de la finalité de la Vie, afin de faire face à celle ci, du mieux possible, quand elle débouchera dans le virage inattendu.

Tout, dès lors, se place sur le contrôle...de nourriture, d'alcool, de ses instincts,.. ,et la prudence habite  dorénavant l'esprit et l'intelligence.Notre corps, fonctionnant maintenant, en mode ''économique'' sera en bonne santé et davantage performant dans sa longévité.

Ne pas être la ''proie'' de ses désirs...EST  la piste à prendre !

La jalousie, l'envie, l’intérêt ne sont que des mots et ne doivent pas trouver de raison d'être pour un Soldat dont la convoitise demeure faible car trop occupé par l'omniprésence de la Mort .Il n'aura donc de ce fait, aucune action cupide et futile; il n'a dès lors pas de temps à gaspiller pour cela !

Aussi, quelle est donc cette méthode d'atteinte vers une cohabitation avec le sujet de la Mort, qui effraye tant de monde ?

Les Soldats n'étant pas des moines, ils ne stagnent nullement dans l'attente, mais plutôt s’imprègnent dans la solution vers l'action et le geste.

Un accomplissement scrupuleux dans ce dernier, jour et nuit,...une recherche vers l'atteinte de la perfection ultime. 

Respirer celui ci afin, un jour, d'être celui-ci même .L'atteinte ultime n'est pas la fuite dans le geste, il ne faut surtout pas se méprendre ; car en inactivité et en intimité, il faut demeurer intime avec la Faucheuse; elle ne doit pas faire peur, car inévitable certes, mais surtout connue, du temps de notre vivant...connaissance n'étant pas maîtrise.

Merci et bon voyage les Chercheurs de Vérités. 

Source : http://driannemarco.eklablog.com/

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Brother George Washington

1 Décembre 2013 , Rédigé par X Publié dans #Facebook

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Fierté

30 Novembre 2013 , Rédigé par T.D Publié dans #histoire de la FM

C’est avec fierté que j’apprends que la RL Royal York N°1538 à l’Orient de Rennes (GLNF) que j’ai fondée en 2006, tiendra sa 90ème tenue le lundi 9 décembre prochain. L'Histoire continue.

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Communiqué de la GLEFU

30 Novembre 2013 , Rédigé par Christian Grégoire Publié dans #histoire de la FM

La Grande Loge Européenne de la Fraternité Universelle a été crée en septembre 2013 par des frères issus de la GLNF, qui continuaient de maçonner chacun dans leurs loges libres et souveraines. En nous regroupant autour de la GLEFU, nous avons une reconnaissance auprès de toutes les sœurs et tous les frères de France, sauf ceux de la GLNF, et d une partie des GLAMF.L obédience est une structure horizontale dont le rôle se limite à créer le lien entre les ateliers et avec les différentes obédiences .C’est la loge qui adhère a la GLEFU pour une cotisation annuelle de 15 euros par an. Chaque loge pratique le rite de son choix, en respectant la tradition, en ouvrant les travaux sur les 3 grandes lumières de la FM .L objectif est de rassembler ce qui devenu épars , en acceptant les théistes ,les déistes et les agnostiques .L atelier peut être masculin ,féminin ou mixte .La loge est libre et souveraine .

Ceux qui sont intéressés sur le grand ouest peuvent me contacter a: c.gregoire35@icloud.com

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Le livre du centenaire de la GLNF

30 Novembre 2013 , Rédigé par T.D Publié dans #histoire de la FM

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Un  livre exceptionnel !
 
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La Maîtrise et le Discernement

29 Novembre 2013 , Rédigé par X Publié dans #Planches

Pratiquer le cheminement sur la Voie initiatique nécessite un retour sur soi, un retour en soi permanent, et lorsque que l'on porte ce regard sur le parcours effectué depuis le jour de notre initiation, on constate que l'enseignement symbolique de nos rituels nous donne progressivement les outils et nous enseigne les moyens de réaliser le discernement qui est â mes yeux une des clefs d'accès â une réelle maîtrise, l'autre étant l'amour.
- 1er degré : début de la connaissance de soi par l'abandon des métaux, travail sur let imperfections de l'esprit et du coeur, sur les préjugés et certitudes. Premiers pas de l'humble postulant plongé dans les ténèbres de l'ignorance vers la lumière par l'accès à sa conscience et l'apprentissage du discernement.
- 2ème degré : ouverture aux autres, voyages, confrontations des idées, découvertes du monde et des différentes cultures et morales qui les composent. et de leur rattachement à une éthique universelle, celle des droite de l'homme et de la dignité humaine. Prise de conscience que tous les aspects de notre vie dépendent des autres, que notre précieuse autonomie est une illusion, un fantasme et que notre farouche indépendance nous rend prisonnier. Apprentissage du partage et développement du discernement.
- 3éme degré : Accès aux moyens de la connaissance par le discernement. Que dit le rituel d'instruction à ce degré ?
Question : dans quel dessein pensez‑vous que le grade de Maître ait été institué réponse : pour combattre les préjugés qui s'opposent au développement des connaissances humaines, pour briser le joug de l'ignorance, du fanatisme et de l'ambition déréglée (ce qui laisse entrevoir que l'ambition mise au service d'un cause juste est souhaitable) et pour établir le règne de la Liberté. de l'Egalité et de la Fraternité.
Ainsi donc, il est clairement établi que c'est le travail initiatique du 1" degré qui consiste à « dégrossir sa pierre brute » puis qui se poursuit au 2° degré, celui de l'accès aux autres, au monde par l'intégration de sa « pierre taillée » dans l'édifice‑universel, qui donnera accès à la Chambre du Milieu, là ou règne l'amour .et le discernement, afin d'arriver à ce qui me semble l'objectif premier de la démarche initiatique : la connaissance de soi pour tendre ensuite, mais ensuite seulement, ver, le but inscrit dans le Chapitre 1er de notre Constitution : le perfectionnement de l'humanité. Objectif et but impliquant obligatoirement l'amour et le discernement. En ce sens notre démarche, notre Tradition et notre Constitution s'inscrivent, comme depuis leur origine, dam la modernité du XXI siècle évoquée dans le thème choisi pour les travaux de ces journées d'études.
Chacun d'entre nous suit cet objectif et tend vers ce but à sa façon, à son rythme avec ses convictions (qui ne sont pas des certitudes) et avec sa sensibilité plus ou moins humaniste, plus ou moins spiritualiste mais peu importe, je serai tenté de dire seul le résultat compte :devenir un homme Vrai et libre débarrassé de sa gangue, devenir Maître Hirarn et poursuivre avecdiscernement l'oeuvre commencée dans le Temple. Nous savons chacun pour vivre au quotidien combien ce cheminement intime et long est difficile, douloureux, combien il implique de remise en questions, de retour sur soi et en soi, de trébuchement. Nous voyons à chaque instant, malgré nos 7 ans et plus, l'importance de notre égo, de la difficulté à faire la guerre aux mauvais penchants de celui‑ci pour nous détacher de bien des passions, et à fortifier ses bonnes dispositions afin de conserver intact notre attachement à nous mérite. C'est ce manque d'amour et de discernement qui font de nous nos propres mauvais compagnons, nos propres meurtriers. Néanmoins, mon vécu initiatique, celui de mes 20 ans de Maçonnerie active en France et en Afrique noire me permet de dire avec toute l'humilité qui convient que l'objectif et le but ne sont pas qu'utopie.
L'alchimie qui transforme le profane en Maître Maçon, en homme Vrai et libre est subtile, complexe, difficile à analyser. Mais aux nombre des éléments, des sentiments composant cette mystérieuse alchimie. se compte comme je l'ai dit plus haut, l'amour et le discernement et c'est à l'évidence le manque de ces deux qualités qui ont transformé les 3 Compagnons en meurtrier d'Hiram, meurtre que nous revivons lors de chaque Exaltation à la Maîtrise et dont l'un des enseignements est qu'elle n'est que virtuelle, que rien n'est acquis, que tout reste à faire et d parfaire. Rappelons nous mes  Frères cette inscription dans le Cabinet de Réflexion : « Vigilance et Persévérance ». A ce stade de mon travail m'est venue cette interrogation : si je devais décrire mon cheminement initiatique depuis 20 ans dans quel ordre le ferais‑je ?

1) interrogation sur mon existence, son sens et son devenir. Besoin de spiritualité inconsciente.
2) initiation(démarche personnelle, voir égoïste
3) découverte de la Fraternité initiatique et son importance.
4) conversion du regard
5) ouverture du coeur (démarche vers les autres)
6) accès à la Maîtrise (virtuelle)
7) élévation de la conscience par une intégration plus brande du sacré et de la spiritualité
8) discernement
9) maîtrise progressive de l'égo et des passions ; détachement de l'avoir et début de la sagesse (sans doute aussi avec l'âge)
10) besoin de partager avec mes FF en initiation et en humanité mon vécu et mon acquit initiatique et mon amour fraternel.
11) plus grande sérénité, plus heureux au quotidien. Vous constaterez nies FF que dans ce cheminement, qui n'est que le mien, que je viens de décrire:, 1e discernement n'apparaît qu'après l'ouverture du cœur, l’acces à la Maîtrise et l'élévation du conscience. Je pense en effet en plongeant mon regard sur ce vécu qu'il ne peut y avoir de transformation et amélioration réelle de soi et accès à ce que René Guénon nomme les « états supérieurs de conscience » (que nous sommes susceptibles d'acquérir avec l'accès à la Chambre du Milieu) due par 1a Voie. du coeur, celle de l'amour, après l'avoir purifié car « c'est le lieu même dus désirs, de l'attachement, des passions, de l'aveuglement ..... » dixit Arnaud Desjardins. Ce n'est qu'après ce long, très long travail par l'ascèse initiatique que l'écu pourra être remise en cause et que la Voie du coeur deviendra instrument de connaissance; les qualités intellectuelles aussi brillantes ­soient elles ne sont que relatives et en tout cas insuffisantes pour accéder à la Connaissance. Il faut pour cela, l'alliance de la Raison et du Coeur par le filtre du discernement.
« Puisse le Feu (celui des passions) qui vous a .enveloppé se transmuer dans votre coeur en un amour ardent pour vos semblables, puisse la Charité inspirer vos paroles et vos action » …3éme voyage du rituel d'initiation au 1er degré du Récipiendaire.

Le dictionnaire donne au mot discernement la définition suivante « action de distinguer par le regard. Opération de l'esprit qui distingue les choses (le bien du mal, le vice de la vertu....). Faculté à juger sainement les choses. Son contraire étant : la confusion.
Il est intéressant de noter que le. dictionnaire parle de « distinguer par le. regard », ce que nous pouvons rapprocher de la nation de conversion du regard et « d'opération de l'esprit » ce que. nous pouvons également rapprocher de la notion d'élévation de conscience.
Le discernement nécessite toujours un univers de référence. Pour le profane cet univers est multiple
• familial
• éducatif
• professionnel
• religieux
• politique
Nous nous trouvons là dans les domaines du « savoir imposé » et des « vérités révélées », ce ne sont pas des univers qui permettent à eux seuls l'optimisation des critères d'analyse et te litre choix donc et pour une réelle liberté, une réelle libération de notre être. Nous savons tous, pour être issu de. ces univers que le seul accès au savoir, à l'éducation, s'il est libérateur des dogmes par le biais des avancées scientifiques et technologiques, ne permet pas â lui seul, sans l'accès à la Connaissance, d'acquérir la force de l'amour et le discernement.
Arrêtons nous quelques instants mes F\ sur l'exemple significatif du domaine scientifique 1a pensée du 18éme siècle, celui dit des Lumières, espérait que la science libérerait l'homme ; ses espoirs ne se. sont hélas pas réalisés. Certes, les conditions matérielles d'une partie minoritaire et privilégiée de la population mondiale se sont améliorées. La machine s'est de plus en plus substituée à l'Homme mais paradoxalement elle a été également un élément de. son asservissement. La science n'a pas été l'outil espéré de sa liberté et de sa dignité, au contraire,la complexification de la société, l'accélération considérable de la recherche scientifique, des connaissances, sans prendre en compte parallèlement ce qui est du domaine de la spiritualité, de. la philosophie, de la morale et de l'éthique en un mot de l'esprit, ont engendre` chez l'Homme un déséquilibre en donnant la primauté de l'avoir sur l'être, du matériel sur le spirituel ; elle a engendré la perte du sens, ce malaise ontologique, phénomène destructeur toujours présent ü l'aube. de ce nouveau siècle. C'est là un véritable défi pour Maître Hiram... Mais on ne peut pour autant rendre la science responsable de tous ces maux, ce serait injuste, d'autant que grâce à son évolution des pans entiers de fausses croyances et de dogmes sont tombés. On ne peut de ce fait lui imposer de limite, pas plus que nous n'en acceptons nous Maçons dans la recherche de la Vérité, car la science n'a pat et ne, peut avoir ni morale ni éthique ; un tait scientifique est un fait un point c'est tout. (ce n'est bien évidemment pas le cas des scientifiques qui ont eux le pouvoir d'orienter et de diffuser leurs découvertes vers le, bien ou le, mal ; ils peuvent rendre, la science aussi constructrice que destructrice, et :
• les avancées extraordinaires dans le domaine génétique et les manipulation dangereuses de certains scientifiques (et plus loin encore dans l'Histoire du Monde, les expérimentations humaines dans les camps d'extermination nazis ou Japonais durant la seconde guerre mondiale
• les transplantations d'organes et le trafic organisé de ceux‑ci au détriment des populations les plus démunies
• la découverte du nucléaire et son utilisation en armement etc .....
A l'évidence le sens de la morale, de l'éthique et du discernement ne sont ras toujours les vertus les mieux partagées du monde scientifique. « Science sans conscience, sans discernement. n'est que ruine. de l`âme ..»
On constate d'ailleurs depuis peu que ce développement non ou mal contrôlé a engendré, aussi bien dans le: milieux scientifiques que politiques la prise de conscience de la nécessité absolue d'une mise en phase de règles éthiques dûment réglementées par des lois. Lois à l'élaboration desquelles l'Ordre: Maçonnique est associé. Relie reconnaissance morale, de, notre éthique et de notre discernement vous en conviendrez mes F. Mais n'est‑il pas vrai aussi que Maçons et scientifiques ont le même but celui de la recherche de la Vérité. Toutefois leur approche ne se situe pas sur le même plan. La pensée scientifique est une démarche prédictive de plut cri plus cloisonnée et spécialisée qui, n partir de phénomènes, cherche à expliquer par les lois, mesures et calculs une. connaissance exacte et véritable. la méthode Maçonnique est différente; grâce à ses rituels elle déconditionne l'homme et par son approche ésotérique, humaniste, cosmogonique, son langage symbolique. Elle préserve la vision globale qu'a perdu le scientifique ; elle permet l'accès su mode de raisonnement analogique et à celui de la pensée analytique, par opposition d la pensée rationnelle, celle de ta science fille donne par le discernement et l'amour tune conscience universelle à cette vision globale en mettant l'Homme et son devenir au centre de toute réflexion, de toute démarche. Elle affirme le binaire science/conscience ne devrais‑je dire le ternaire science/conscience/discernement qui redonne La convergence et la complémentarité entre science et initiation, celle. des alchimistes.
Pour ce qui est des univers politiques et ou religieux (le pire étant lorsque le religieux s'arroge le pouvoir politique), nous sommes là dans le domaine des dogmes, affirmant des vérités révélées, souvent imposés par la force et distribuant des interdits. Univers faisant appel aux pires instincts des individus pour mieux les asservir, les contrôler en s'appuyant sur leur ignorance et leurs superstitions ; ignorance menant aux pires intolérance` et fanatisme.
Ce sont là pourtant des univers qui devraient participer à la libération de l'homme s'ils intégraient l'amour ci le discernement. Le premier parce qu'il a comme objectif la Liberté et l’égalité et le second celui de la Fraternité universelle. L'actualité dramatique récente est à mes yeux un exemple caractéristique d'absence de ces deux qualités.  Sans faire de politique, il convient de reconnaître que c'est l'ego démesuré des différents dirigeants américains voulant imposer partout leur morale sans prendre en compte la morale particulière des outres civilisations et sans s'appuyer sur une éthique universelle Bien que leur manque de discernement dans leurs orientations géopolitiques qui ont fini par cristalliser les haines et les rancoeurs et permis l'émergence de dictateurs fous inculquant une interprétation exotérique fausse de leur religion, de leur Foi aveugle à de pauvres bougres analphabètes et miséreux dont la seule perspective est l'aggravation de. leur situation et de celle de leur famille ou la mort pour accéder à un paradis ait l'avenir sera 4 jamais celui du bonheur qu'ils n'ont pu goûter bue cette 'l'erre. En écrivant cela je me suis souvenu de cette phrase que j'avais entendu je ne sais où : « l’amour est un moyen comme un autre de priver quelqu'un de sa liberté. de la liberté » . Phrase térrible pour nous qui évoquons si souvent ce sentiment; mais l'amour a aussi son pavé mosaïque. Il sait être don, partage, compassion, bonheur lorsque la vertu du discernement l'accompagne, mais il peut tout aussi bien être passion, haine, jalousie, Aveuglement et prendre le visage de la mort lorsqu'il est au service de l'ignorance, de l'orgueil ou de l’ambition mal comprise.

La Voie initiatique est un autre: univers de référence qui intègre dans son cheminement d'autres valeurs qui ne sont qu'exceptions dans le monde profane et en tout cas et à ma connaissance, jamais réunies dans le même enseignement, dans le même vécu :
• la dimension spirituelle
• l'adogmatisme
• l'humanisme
• la recherche permanente de la Vérité dans l'échange des idées en Loge, dans un espace sacré
• l'humilité
• des rituels et un langage symbolique libérateur des mots (pour ne plus prendre ceux‑ci pour des idées nous y invite: le rituel)
• une morale s’appuyant sur une éthique universelle
• la fraternité et l'amour et bien sur tout cela dans l'apolitisme et l'areligiosité librement consentie C'est le domaine réservé de la Connaissance, de soi d'abord, dus autres. de l'univers et de la conscience de l'unicité inséparable des trois; c'est la seule voir d'accès à la libération de l'être et fi son droit au bonheur ; c'est le domaine de la raison et du coeur passé au crible du discernement, A l'inverse du seul  à savoir profane, de ses »dogmes, tic ses vérité. révélées, (c'est Dieu qui descend vers l'Homme), la Voie qui mène à la Connaissance. est d'un tout autre ordre, c'est celle du domaine. du sensible, de la spiritualité rattachée a une érudition, (c'est l'homme qui tend vers, le Divin). Elle permet cette capacité d'éveil, de compréhension, d'amour, de discernement qui donne l'intuition d'une transcendance. Son langage se situe au delà des mots utilisés pour l'acquisition du savoir, il est celui des allégories, des légendes, des mythes et des symboles sous lesquels le rituel du 1er degré nous invite déjà à chercher l'idée et à développer ainsi notre discernement. Sa méthode est celle de la quête permanente de la Vérité par l'ascèse initiatique pour comme l'évoque la Kabbale, « ouvrir les mots des lettres pour accéder à la lumière ». C'est. cet enseignement initiatique progressif, par degré et lui seul qui développera progressivement le discernement chez l'initié ; c'est ce discernement qui permettra, à un moment donné de son parcours, à « athé stupide » de passer du théisme au déisme. voir de l'athéisme au déisme, c'est à dire des dogmes religieux d'espérance des évangiles, C'est aussi, je pense par le discernement que viendra la conscience de notre impermanence, nous sommes les fils de la putréfaction et de l'énorme potentiel de l'existence humaine à la compréhension des paroles d’espérance des évangiles. C’est aussi je pense par le discernement que viendra la conscience de notre impermanence, nous sommes les fils de la putréfaction et de l'énorme potentiel de l'existence humaine. Cela confère un sens de l'urgence, chaque instant de notre vie est précieux et. nous avons l'obligation d'en user au mieux. Ne connaissant ni le début, ni la fin nous avons le devoir d'exalter !e présent. le bonheur ici et maintenant sans attendre un éventuel et hypothétique paradis.
A l'inverse, la prise de conscience de notre finitude sans le discernement pourrait amener à un comportement absurde qui consisterait à vivre chaque instant. dans l'égoïsme et la volonté de jouissante immédiate, l'inverse même de l'harmonie et du bonheur.
C'est cet enseignement de la Voie initiatique, celle du coeur et du discernement qui nous permettra de démasquer nos mauvais compagnons,
notre ego qui nous fait tant souffrir, et qui nous empêche de comprendre et de voir que le. bonheur est là, à portée de main pour chacun de nous et qu'il peut être vécu au quotidien. Trop souvent, par ignorance et aveuglement, nous en voulons à la Terre entière parce que ce monde n'est pas comme nous aurions aime qu'il fut ; un monde qui nous a tellement déçu, pensons nous, sans nous demander si ce n'est pas nous qui avons déçu le monde : qui avons déçu nos F\.
Finalement, libéré de nos mauvais compagnons, de notre petit moi haïssabIe., un autre regard, enrichi par le discernement, nous rend plus sensible à ce que ta vie nous donne qu'à ce qu'elle ne nous donne pas ou qu'à ce qu'elle nous prend ; nous rend plus sensible également à ce que
nous pouvons faire pour les autres (prise de conscience du devoir) qu'à ce que les autres peuvent faire pour nous.
Une histoire soufie citée par notre F\ J.P D\ raconte à ce sujet : «Très jeune sur la Voie, je n'avais qu'une seule prière : Mort Dieu, aidez‑moi à
changer le monde., ce monde insoutenable, invivable, cruel et injuste.
Et je me suis battu comme un lion. Après des années et des années, peu de chose avait changé. Je n'avais ensuite qu'une prière : Mon Dieu, aidez­ moi à changer ma femme, mes enfants et ma famille. Et je me suis battu comme un lion des années et des années. Aujourd'hui, je suis un vieil homme et je n'ai guère qu'une prière : Mon Dieu, aidez moi à me changer ! Et voilà que tout change autour de moi.
»
Le droit au bonheur de l'homme et sa capacité A l'obtenir est directement lié au discernement et sa capacité de discernement directement dépendante de sa volonté et capacité de transformation. Lui seul décidera de s'engager dans cette voie, sur le chemin initiatique. Mais est‑ce à dire que le discernement ne peut s'acquérir que sur cette voie et ceux qui font ce choix arrivent‑ils tous au discernement tel que j'ai tenté de vous le décrire ?

A cette double question je serais tenté de répondre par l'affirmative à la première question et la négative à la deuxième. Nous appartenons tous à un univers causaIe, tous nos actes, nos choix, nos paroles construisent notre présent, notre avenir et celui du Monde et il est très rare dans les univers de référence profane due j'évoquais tout â l’heure de rencontrer des individus capables d'acquérir cette vertu ou celle de la sagesse qu'elle procure. Le doute est souvent absent de ces univers et si la sagesse commence par le doute, le doute est l'enfant du discernement.
L’homme court, court, inconscient du temps qui lui file inexorablement entre les doigts et de sa finitude prochaine toute aussi inexorable, accaparé qu'il est à chercher toujours plus d'avoir ou de pouvoir, ou plus simplement à survivre; « il perd sa vie â la gagner » A bientôt 60 ans je reste toujours attristé et consterné de voir qu'il doive toujours passer par les épreuves douloureuses que lui réserve la vie pour commencer à s'interroger, à transformer sort regard, et pour acquérir un début de conscience et de discernement, si tant est que cette étincelle se produise (retour â l'actualité récente)...Je n'en mesure que plus, lors de l'ouverture de nos Travaux, ou lors de moment comme celui‑ci, le privilège que nous avons, nues iridiés de pouvoir nous extraire régulièrement de ce monde si dur, sans pitié et du venir nous transformer, nous améliorer, nous ressourcer dans l'amour fraternel de nos temples et y apprendre le discernement qui nous permet de lever à chaque fois un peu plus le voile de l'ignorance qui nous cache la Lumière et la Vérité. si difficile à atteindre et si proche pourtant. . Nous pouvons y apprendre l’écoute et l'échange des idées sans juger, nous pouvons y partager l'amour vrai dégagé des passions et l'humilité qui font la grandeur de l'âme, la grandeur de l'Homme.
Il est vrai aussi que nous y trouvons aussi la présence d'un égo resté quelquefois très présent et pressant, au moins pouvons‑nous en prendre conscience, ce qui nous permet de mesurer le travail qui reste à faire pour vivre pleinement les cinq points parfait de la Maîtrise que j'ai aimerais symboliser aujourd'hui par :
• la raison
• l'amour
• la conscience
• le discernement
• la connaissance
cinq qualités transmises par l'initiation et l'accès à la Maîtrise, cinq vertus de l'Art Royal pour quo le Maître Maçon puisse retrouver un jour la Parole perdue depuis la mort Maître Hiram, celle de l'amour vrai, de l'amour universel.
Alors pour terminer en revenant au thème général de nos Travaux, je conclurai en pensant avec toute l'humilité qui sied que ce XXI siècle à tout autant besoin de Maître Hiram, c'est à dire de nous même qu'auparavant, de sa sagesse, de sa connaissance, de son amour à partager et de son discernement: cediscernement étui nous donne aussi la lucidité de savoir que nous restons toujours sous la menace de nos mauvais compagnons et que nous avons par conséquent !'obligation de continuer à nous améliorer sans cesse et nous Maître Maçons plus que d'autres. Les 33 degrés du REAA offrent les clefs pour cela, à nous de les saisir.
Ce n'est pas d'avancer lentement sur la Voie qui est blâmable, c'est de s'arrêter !!

T\ V\ M\ j'ai dit

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