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Hauts Grades

Articles récents

Brother George Washington

1 Décembre 2013 , Rédigé par X Publié dans #Facebook

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Fierté

30 Novembre 2013 , Rédigé par T.D Publié dans #histoire de la FM

C’est avec fierté que j’apprends que la RL Royal York N°1538 à l’Orient de Rennes (GLNF) que j’ai fondée en 2006, tiendra sa 90ème tenue le lundi 9 décembre prochain. L'Histoire continue.

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Communiqué de la GLEFU

30 Novembre 2013 , Rédigé par Christian Grégoire Publié dans #histoire de la FM

La Grande Loge Européenne de la Fraternité Universelle a été crée en septembre 2013 par des frères issus de la GLNF, qui continuaient de maçonner chacun dans leurs loges libres et souveraines. En nous regroupant autour de la GLEFU, nous avons une reconnaissance auprès de toutes les sœurs et tous les frères de France, sauf ceux de la GLNF, et d une partie des GLAMF.L obédience est une structure horizontale dont le rôle se limite à créer le lien entre les ateliers et avec les différentes obédiences .C’est la loge qui adhère a la GLEFU pour une cotisation annuelle de 15 euros par an. Chaque loge pratique le rite de son choix, en respectant la tradition, en ouvrant les travaux sur les 3 grandes lumières de la FM .L objectif est de rassembler ce qui devenu épars , en acceptant les théistes ,les déistes et les agnostiques .L atelier peut être masculin ,féminin ou mixte .La loge est libre et souveraine .

Ceux qui sont intéressés sur le grand ouest peuvent me contacter a: c.gregoire35@icloud.com

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Le livre du centenaire de la GLNF

30 Novembre 2013 , Rédigé par T.D Publié dans #histoire de la FM

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Un  livre exceptionnel !
 
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La Maîtrise et le Discernement

29 Novembre 2013 , Rédigé par X Publié dans #Planches

Pratiquer le cheminement sur la Voie initiatique nécessite un retour sur soi, un retour en soi permanent, et lorsque que l'on porte ce regard sur le parcours effectué depuis le jour de notre initiation, on constate que l'enseignement symbolique de nos rituels nous donne progressivement les outils et nous enseigne les moyens de réaliser le discernement qui est â mes yeux une des clefs d'accès â une réelle maîtrise, l'autre étant l'amour.
- 1er degré : début de la connaissance de soi par l'abandon des métaux, travail sur let imperfections de l'esprit et du coeur, sur les préjugés et certitudes. Premiers pas de l'humble postulant plongé dans les ténèbres de l'ignorance vers la lumière par l'accès à sa conscience et l'apprentissage du discernement.
- 2ème degré : ouverture aux autres, voyages, confrontations des idées, découvertes du monde et des différentes cultures et morales qui les composent. et de leur rattachement à une éthique universelle, celle des droite de l'homme et de la dignité humaine. Prise de conscience que tous les aspects de notre vie dépendent des autres, que notre précieuse autonomie est une illusion, un fantasme et que notre farouche indépendance nous rend prisonnier. Apprentissage du partage et développement du discernement.
- 3éme degré : Accès aux moyens de la connaissance par le discernement. Que dit le rituel d'instruction à ce degré ?
Question : dans quel dessein pensez‑vous que le grade de Maître ait été institué réponse : pour combattre les préjugés qui s'opposent au développement des connaissances humaines, pour briser le joug de l'ignorance, du fanatisme et de l'ambition déréglée (ce qui laisse entrevoir que l'ambition mise au service d'un cause juste est souhaitable) et pour établir le règne de la Liberté. de l'Egalité et de la Fraternité.
Ainsi donc, il est clairement établi que c'est le travail initiatique du 1" degré qui consiste à « dégrossir sa pierre brute » puis qui se poursuit au 2° degré, celui de l'accès aux autres, au monde par l'intégration de sa « pierre taillée » dans l'édifice‑universel, qui donnera accès à la Chambre du Milieu, là ou règne l'amour .et le discernement, afin d'arriver à ce qui me semble l'objectif premier de la démarche initiatique : la connaissance de soi pour tendre ensuite, mais ensuite seulement, ver, le but inscrit dans le Chapitre 1er de notre Constitution : le perfectionnement de l'humanité. Objectif et but impliquant obligatoirement l'amour et le discernement. En ce sens notre démarche, notre Tradition et notre Constitution s'inscrivent, comme depuis leur origine, dam la modernité du XXI siècle évoquée dans le thème choisi pour les travaux de ces journées d'études.
Chacun d'entre nous suit cet objectif et tend vers ce but à sa façon, à son rythme avec ses convictions (qui ne sont pas des certitudes) et avec sa sensibilité plus ou moins humaniste, plus ou moins spiritualiste mais peu importe, je serai tenté de dire seul le résultat compte :devenir un homme Vrai et libre débarrassé de sa gangue, devenir Maître Hirarn et poursuivre avecdiscernement l'oeuvre commencée dans le Temple. Nous savons chacun pour vivre au quotidien combien ce cheminement intime et long est difficile, douloureux, combien il implique de remise en questions, de retour sur soi et en soi, de trébuchement. Nous voyons à chaque instant, malgré nos 7 ans et plus, l'importance de notre égo, de la difficulté à faire la guerre aux mauvais penchants de celui‑ci pour nous détacher de bien des passions, et à fortifier ses bonnes dispositions afin de conserver intact notre attachement à nous mérite. C'est ce manque d'amour et de discernement qui font de nous nos propres mauvais compagnons, nos propres meurtriers. Néanmoins, mon vécu initiatique, celui de mes 20 ans de Maçonnerie active en France et en Afrique noire me permet de dire avec toute l'humilité qui convient que l'objectif et le but ne sont pas qu'utopie.
L'alchimie qui transforme le profane en Maître Maçon, en homme Vrai et libre est subtile, complexe, difficile à analyser. Mais aux nombre des éléments, des sentiments composant cette mystérieuse alchimie. se compte comme je l'ai dit plus haut, l'amour et le discernement et c'est à l'évidence le manque de ces deux qualités qui ont transformé les 3 Compagnons en meurtrier d'Hiram, meurtre que nous revivons lors de chaque Exaltation à la Maîtrise et dont l'un des enseignements est qu'elle n'est que virtuelle, que rien n'est acquis, que tout reste à faire et d parfaire. Rappelons nous mes  Frères cette inscription dans le Cabinet de Réflexion : « Vigilance et Persévérance ». A ce stade de mon travail m'est venue cette interrogation : si je devais décrire mon cheminement initiatique depuis 20 ans dans quel ordre le ferais‑je ?

1) interrogation sur mon existence, son sens et son devenir. Besoin de spiritualité inconsciente.
2) initiation(démarche personnelle, voir égoïste
3) découverte de la Fraternité initiatique et son importance.
4) conversion du regard
5) ouverture du coeur (démarche vers les autres)
6) accès à la Maîtrise (virtuelle)
7) élévation de la conscience par une intégration plus brande du sacré et de la spiritualité
8) discernement
9) maîtrise progressive de l'égo et des passions ; détachement de l'avoir et début de la sagesse (sans doute aussi avec l'âge)
10) besoin de partager avec mes FF en initiation et en humanité mon vécu et mon acquit initiatique et mon amour fraternel.
11) plus grande sérénité, plus heureux au quotidien. Vous constaterez nies FF que dans ce cheminement, qui n'est que le mien, que je viens de décrire:, 1e discernement n'apparaît qu'après l'ouverture du cœur, l’acces à la Maîtrise et l'élévation du conscience. Je pense en effet en plongeant mon regard sur ce vécu qu'il ne peut y avoir de transformation et amélioration réelle de soi et accès à ce que René Guénon nomme les « états supérieurs de conscience » (que nous sommes susceptibles d'acquérir avec l'accès à la Chambre du Milieu) due par 1a Voie. du coeur, celle de l'amour, après l'avoir purifié car « c'est le lieu même dus désirs, de l'attachement, des passions, de l'aveuglement ..... » dixit Arnaud Desjardins. Ce n'est qu'après ce long, très long travail par l'ascèse initiatique que l'écu pourra être remise en cause et que la Voie du coeur deviendra instrument de connaissance; les qualités intellectuelles aussi brillantes ­soient elles ne sont que relatives et en tout cas insuffisantes pour accéder à la Connaissance. Il faut pour cela, l'alliance de la Raison et du Coeur par le filtre du discernement.
« Puisse le Feu (celui des passions) qui vous a .enveloppé se transmuer dans votre coeur en un amour ardent pour vos semblables, puisse la Charité inspirer vos paroles et vos action » …3éme voyage du rituel d'initiation au 1er degré du Récipiendaire.

Le dictionnaire donne au mot discernement la définition suivante « action de distinguer par le regard. Opération de l'esprit qui distingue les choses (le bien du mal, le vice de la vertu....). Faculté à juger sainement les choses. Son contraire étant : la confusion.
Il est intéressant de noter que le. dictionnaire parle de « distinguer par le. regard », ce que nous pouvons rapprocher de la nation de conversion du regard et « d'opération de l'esprit » ce que. nous pouvons également rapprocher de la notion d'élévation de conscience.
Le discernement nécessite toujours un univers de référence. Pour le profane cet univers est multiple
• familial
• éducatif
• professionnel
• religieux
• politique
Nous nous trouvons là dans les domaines du « savoir imposé » et des « vérités révélées », ce ne sont pas des univers qui permettent à eux seuls l'optimisation des critères d'analyse et te litre choix donc et pour une réelle liberté, une réelle libération de notre être. Nous savons tous, pour être issu de. ces univers que le seul accès au savoir, à l'éducation, s'il est libérateur des dogmes par le biais des avancées scientifiques et technologiques, ne permet pas â lui seul, sans l'accès à la Connaissance, d'acquérir la force de l'amour et le discernement.
Arrêtons nous quelques instants mes F\ sur l'exemple significatif du domaine scientifique 1a pensée du 18éme siècle, celui dit des Lumières, espérait que la science libérerait l'homme ; ses espoirs ne se. sont hélas pas réalisés. Certes, les conditions matérielles d'une partie minoritaire et privilégiée de la population mondiale se sont améliorées. La machine s'est de plus en plus substituée à l'Homme mais paradoxalement elle a été également un élément de. son asservissement. La science n'a pas été l'outil espéré de sa liberté et de sa dignité, au contraire,la complexification de la société, l'accélération considérable de la recherche scientifique, des connaissances, sans prendre en compte parallèlement ce qui est du domaine de la spiritualité, de. la philosophie, de la morale et de l'éthique en un mot de l'esprit, ont engendre` chez l'Homme un déséquilibre en donnant la primauté de l'avoir sur l'être, du matériel sur le spirituel ; elle a engendré la perte du sens, ce malaise ontologique, phénomène destructeur toujours présent ü l'aube. de ce nouveau siècle. C'est là un véritable défi pour Maître Hiram... Mais on ne peut pour autant rendre la science responsable de tous ces maux, ce serait injuste, d'autant que grâce à son évolution des pans entiers de fausses croyances et de dogmes sont tombés. On ne peut de ce fait lui imposer de limite, pas plus que nous n'en acceptons nous Maçons dans la recherche de la Vérité, car la science n'a pat et ne, peut avoir ni morale ni éthique ; un tait scientifique est un fait un point c'est tout. (ce n'est bien évidemment pas le cas des scientifiques qui ont eux le pouvoir d'orienter et de diffuser leurs découvertes vers le, bien ou le, mal ; ils peuvent rendre, la science aussi constructrice que destructrice, et :
• les avancées extraordinaires dans le domaine génétique et les manipulation dangereuses de certains scientifiques (et plus loin encore dans l'Histoire du Monde, les expérimentations humaines dans les camps d'extermination nazis ou Japonais durant la seconde guerre mondiale
• les transplantations d'organes et le trafic organisé de ceux‑ci au détriment des populations les plus démunies
• la découverte du nucléaire et son utilisation en armement etc .....
A l'évidence le sens de la morale, de l'éthique et du discernement ne sont ras toujours les vertus les mieux partagées du monde scientifique. « Science sans conscience, sans discernement. n'est que ruine. de l`âme ..»
On constate d'ailleurs depuis peu que ce développement non ou mal contrôlé a engendré, aussi bien dans le: milieux scientifiques que politiques la prise de conscience de la nécessité absolue d'une mise en phase de règles éthiques dûment réglementées par des lois. Lois à l'élaboration desquelles l'Ordre: Maçonnique est associé. Relie reconnaissance morale, de, notre éthique et de notre discernement vous en conviendrez mes F. Mais n'est‑il pas vrai aussi que Maçons et scientifiques ont le même but celui de la recherche de la Vérité. Toutefois leur approche ne se situe pas sur le même plan. La pensée scientifique est une démarche prédictive de plut cri plus cloisonnée et spécialisée qui, n partir de phénomènes, cherche à expliquer par les lois, mesures et calculs une. connaissance exacte et véritable. la méthode Maçonnique est différente; grâce à ses rituels elle déconditionne l'homme et par son approche ésotérique, humaniste, cosmogonique, son langage symbolique. Elle préserve la vision globale qu'a perdu le scientifique ; elle permet l'accès su mode de raisonnement analogique et à celui de la pensée analytique, par opposition d la pensée rationnelle, celle de ta science fille donne par le discernement et l'amour tune conscience universelle à cette vision globale en mettant l'Homme et son devenir au centre de toute réflexion, de toute démarche. Elle affirme le binaire science/conscience ne devrais‑je dire le ternaire science/conscience/discernement qui redonne La convergence et la complémentarité entre science et initiation, celle. des alchimistes.
Pour ce qui est des univers politiques et ou religieux (le pire étant lorsque le religieux s'arroge le pouvoir politique), nous sommes là dans le domaine des dogmes, affirmant des vérités révélées, souvent imposés par la force et distribuant des interdits. Univers faisant appel aux pires instincts des individus pour mieux les asservir, les contrôler en s'appuyant sur leur ignorance et leurs superstitions ; ignorance menant aux pires intolérance` et fanatisme.
Ce sont là pourtant des univers qui devraient participer à la libération de l'homme s'ils intégraient l'amour ci le discernement. Le premier parce qu'il a comme objectif la Liberté et l’égalité et le second celui de la Fraternité universelle. L'actualité dramatique récente est à mes yeux un exemple caractéristique d'absence de ces deux qualités.  Sans faire de politique, il convient de reconnaître que c'est l'ego démesuré des différents dirigeants américains voulant imposer partout leur morale sans prendre en compte la morale particulière des outres civilisations et sans s'appuyer sur une éthique universelle Bien que leur manque de discernement dans leurs orientations géopolitiques qui ont fini par cristalliser les haines et les rancoeurs et permis l'émergence de dictateurs fous inculquant une interprétation exotérique fausse de leur religion, de leur Foi aveugle à de pauvres bougres analphabètes et miséreux dont la seule perspective est l'aggravation de. leur situation et de celle de leur famille ou la mort pour accéder à un paradis ait l'avenir sera 4 jamais celui du bonheur qu'ils n'ont pu goûter bue cette 'l'erre. En écrivant cela je me suis souvenu de cette phrase que j'avais entendu je ne sais où : « l’amour est un moyen comme un autre de priver quelqu'un de sa liberté. de la liberté » . Phrase térrible pour nous qui évoquons si souvent ce sentiment; mais l'amour a aussi son pavé mosaïque. Il sait être don, partage, compassion, bonheur lorsque la vertu du discernement l'accompagne, mais il peut tout aussi bien être passion, haine, jalousie, Aveuglement et prendre le visage de la mort lorsqu'il est au service de l'ignorance, de l'orgueil ou de l’ambition mal comprise.

La Voie initiatique est un autre: univers de référence qui intègre dans son cheminement d'autres valeurs qui ne sont qu'exceptions dans le monde profane et en tout cas et à ma connaissance, jamais réunies dans le même enseignement, dans le même vécu :
• la dimension spirituelle
• l'adogmatisme
• l'humanisme
• la recherche permanente de la Vérité dans l'échange des idées en Loge, dans un espace sacré
• l'humilité
• des rituels et un langage symbolique libérateur des mots (pour ne plus prendre ceux‑ci pour des idées nous y invite: le rituel)
• une morale s’appuyant sur une éthique universelle
• la fraternité et l'amour et bien sur tout cela dans l'apolitisme et l'areligiosité librement consentie C'est le domaine réservé de la Connaissance, de soi d'abord, dus autres. de l'univers et de la conscience de l'unicité inséparable des trois; c'est la seule voir d'accès à la libération de l'être et fi son droit au bonheur ; c'est le domaine de la raison et du coeur passé au crible du discernement, A l'inverse du seul  à savoir profane, de ses »dogmes, tic ses vérité. révélées, (c'est Dieu qui descend vers l'Homme), la Voie qui mène à la Connaissance. est d'un tout autre ordre, c'est celle du domaine. du sensible, de la spiritualité rattachée a une érudition, (c'est l'homme qui tend vers, le Divin). Elle permet cette capacité d'éveil, de compréhension, d'amour, de discernement qui donne l'intuition d'une transcendance. Son langage se situe au delà des mots utilisés pour l'acquisition du savoir, il est celui des allégories, des légendes, des mythes et des symboles sous lesquels le rituel du 1er degré nous invite déjà à chercher l'idée et à développer ainsi notre discernement. Sa méthode est celle de la quête permanente de la Vérité par l'ascèse initiatique pour comme l'évoque la Kabbale, « ouvrir les mots des lettres pour accéder à la lumière ». C'est. cet enseignement initiatique progressif, par degré et lui seul qui développera progressivement le discernement chez l'initié ; c'est ce discernement qui permettra, à un moment donné de son parcours, à « athé stupide » de passer du théisme au déisme. voir de l'athéisme au déisme, c'est à dire des dogmes religieux d'espérance des évangiles, C'est aussi, je pense par le discernement que viendra la conscience de notre impermanence, nous sommes les fils de la putréfaction et de l'énorme potentiel de l'existence humaine à la compréhension des paroles d’espérance des évangiles. C’est aussi je pense par le discernement que viendra la conscience de notre impermanence, nous sommes les fils de la putréfaction et de l'énorme potentiel de l'existence humaine. Cela confère un sens de l'urgence, chaque instant de notre vie est précieux et. nous avons l'obligation d'en user au mieux. Ne connaissant ni le début, ni la fin nous avons le devoir d'exalter !e présent. le bonheur ici et maintenant sans attendre un éventuel et hypothétique paradis.
A l'inverse, la prise de conscience de notre finitude sans le discernement pourrait amener à un comportement absurde qui consisterait à vivre chaque instant. dans l'égoïsme et la volonté de jouissante immédiate, l'inverse même de l'harmonie et du bonheur.
C'est cet enseignement de la Voie initiatique, celle du coeur et du discernement qui nous permettra de démasquer nos mauvais compagnons,
notre ego qui nous fait tant souffrir, et qui nous empêche de comprendre et de voir que le. bonheur est là, à portée de main pour chacun de nous et qu'il peut être vécu au quotidien. Trop souvent, par ignorance et aveuglement, nous en voulons à la Terre entière parce que ce monde n'est pas comme nous aurions aime qu'il fut ; un monde qui nous a tellement déçu, pensons nous, sans nous demander si ce n'est pas nous qui avons déçu le monde : qui avons déçu nos F\.
Finalement, libéré de nos mauvais compagnons, de notre petit moi haïssabIe., un autre regard, enrichi par le discernement, nous rend plus sensible à ce que ta vie nous donne qu'à ce qu'elle ne nous donne pas ou qu'à ce qu'elle nous prend ; nous rend plus sensible également à ce que
nous pouvons faire pour les autres (prise de conscience du devoir) qu'à ce que les autres peuvent faire pour nous.
Une histoire soufie citée par notre F\ J.P D\ raconte à ce sujet : «Très jeune sur la Voie, je n'avais qu'une seule prière : Mort Dieu, aidez‑moi à
changer le monde., ce monde insoutenable, invivable, cruel et injuste.
Et je me suis battu comme un lion. Après des années et des années, peu de chose avait changé. Je n'avais ensuite qu'une prière : Mon Dieu, aidez­ moi à changer ma femme, mes enfants et ma famille. Et je me suis battu comme un lion des années et des années. Aujourd'hui, je suis un vieil homme et je n'ai guère qu'une prière : Mon Dieu, aidez moi à me changer ! Et voilà que tout change autour de moi.
»
Le droit au bonheur de l'homme et sa capacité A l'obtenir est directement lié au discernement et sa capacité de discernement directement dépendante de sa volonté et capacité de transformation. Lui seul décidera de s'engager dans cette voie, sur le chemin initiatique. Mais est‑ce à dire que le discernement ne peut s'acquérir que sur cette voie et ceux qui font ce choix arrivent‑ils tous au discernement tel que j'ai tenté de vous le décrire ?

A cette double question je serais tenté de répondre par l'affirmative à la première question et la négative à la deuxième. Nous appartenons tous à un univers causaIe, tous nos actes, nos choix, nos paroles construisent notre présent, notre avenir et celui du Monde et il est très rare dans les univers de référence profane due j'évoquais tout â l’heure de rencontrer des individus capables d'acquérir cette vertu ou celle de la sagesse qu'elle procure. Le doute est souvent absent de ces univers et si la sagesse commence par le doute, le doute est l'enfant du discernement.
L’homme court, court, inconscient du temps qui lui file inexorablement entre les doigts et de sa finitude prochaine toute aussi inexorable, accaparé qu'il est à chercher toujours plus d'avoir ou de pouvoir, ou plus simplement à survivre; « il perd sa vie â la gagner » A bientôt 60 ans je reste toujours attristé et consterné de voir qu'il doive toujours passer par les épreuves douloureuses que lui réserve la vie pour commencer à s'interroger, à transformer sort regard, et pour acquérir un début de conscience et de discernement, si tant est que cette étincelle se produise (retour â l'actualité récente)...Je n'en mesure que plus, lors de l'ouverture de nos Travaux, ou lors de moment comme celui‑ci, le privilège que nous avons, nues iridiés de pouvoir nous extraire régulièrement de ce monde si dur, sans pitié et du venir nous transformer, nous améliorer, nous ressourcer dans l'amour fraternel de nos temples et y apprendre le discernement qui nous permet de lever à chaque fois un peu plus le voile de l'ignorance qui nous cache la Lumière et la Vérité. si difficile à atteindre et si proche pourtant. . Nous pouvons y apprendre l’écoute et l'échange des idées sans juger, nous pouvons y partager l'amour vrai dégagé des passions et l'humilité qui font la grandeur de l'âme, la grandeur de l'Homme.
Il est vrai aussi que nous y trouvons aussi la présence d'un égo resté quelquefois très présent et pressant, au moins pouvons‑nous en prendre conscience, ce qui nous permet de mesurer le travail qui reste à faire pour vivre pleinement les cinq points parfait de la Maîtrise que j'ai aimerais symboliser aujourd'hui par :
• la raison
• l'amour
• la conscience
• le discernement
• la connaissance
cinq qualités transmises par l'initiation et l'accès à la Maîtrise, cinq vertus de l'Art Royal pour quo le Maître Maçon puisse retrouver un jour la Parole perdue depuis la mort Maître Hiram, celle de l'amour vrai, de l'amour universel.
Alors pour terminer en revenant au thème général de nos Travaux, je conclurai en pensant avec toute l'humilité qui sied que ce XXI siècle à tout autant besoin de Maître Hiram, c'est à dire de nous même qu'auparavant, de sa sagesse, de sa connaissance, de son amour à partager et de son discernement: cediscernement étui nous donne aussi la lucidité de savoir que nous restons toujours sous la menace de nos mauvais compagnons et que nous avons par conséquent !'obligation de continuer à nous améliorer sans cesse et nous Maître Maçons plus que d'autres. Les 33 degrés du REAA offrent les clefs pour cela, à nous de les saisir.
Ce n'est pas d'avancer lentement sur la Voie qui est blâmable, c'est de s'arrêter !!

T\ V\ M\ j'ai dit

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Le Retour

28 Novembre 2013 , Rédigé par S\ S\ Publié dans #Planches

Ma sœur R., 
  
Comment ne pas penser à la parabole du retour de l’enfant prodigue, comment oublier la scène du retour de la femme du boulanger. Oh non ma sœur, tu n’es ni Pomponette, ni davantage l’enfant puîné ! 
Une démission en franc-maçonnerie est un acte de liberté, le retour un engagement tout aussi libre, sans jugement moral, sans reproche fussent-ils affectueux. Ce n’est pas le même qui revient, ce n’est pas le semblable qui revient, mais le même est le revenir de ce qui revient. Seul revient l’affirmation, seul revient ce qui peut être affirmé, seule la joie retourne. 
As-tu fait une école buissonnière, ma sœur, cet écart potentiel inscrit dans le compagnonnage ? Dans ta séparation du temple, as-tu mesuré ce qui te fonde et te construit, au point d’avoir à nouveau besoin de retrouver une loge pour féconder ta part de fraternité et de symbolisme ontologique ? Quel dépôt si précieux avais-tu laissé ici pour venir le rechercher ? Est-ce cet immense trésor d'expériences, d'idées, de témoignages, de réflexions que l'esprit humain a produit au cours de tenues maçonniques. Les planches sont destinées à l'ensemble des Frères et soeurs présents dans le temple. Leurs contenus sont de susciter un dialogue lumineux dans la conscience entre le "je" et le "nous".  On peut comprendre combien cela fut un manque pour toi. 
Tu avais choisi, en entrant une première fois en franc-maçonnerie, la responsabilité d’un engagement. Responsabilité a deux sens : res-ponsa que l'on peut rendre par "quelque chose qui a du poids, du prix, de l'importance", et res-ponsa qui est "ce que l'on épouse, ce à quoi l'on est uni par amour".  Au cœur de la responsabilité, il y a donc le prix et l'amour, la valeur et la joie. Ta famille a eu un temps plus besoin de ton amour, et en avait, de ce fait, davantage de valeur pour toi.  Le Temple te manquait car il est l’endroit idéal pour aller à la rencontre des questions. En ce lieu, nous mettons en marche la pensée qui révèle que l’homme doit accomplir un voyage parmi les questions afin que se réalise son destin intellectuel et moral. 
Le monde profane t’est redevenu insuffisant. 
Que je dise tout de suite que ce qui me paraît en jeu n'est rien moins que ta liberté, non pas d'abord la liberté des choix, ni la liberté d'expression, mais une liberté encore plus fondamentale qui est la liberté de pouvoir penser par soi-même, la liberté de l'esprit. 
Je sais combien la construction d'un langage qui rend possible la pensée est difficile, combien son acquisition progressive est ardue et combien sa préservation est précieuse. L'intelligence spirituelle vient ôter le voile de la lettre, ou le voile qu'est la lettre, afin d'en dégager l'esprit. 
Quand une chose n'est pas nommée, elle reste insaisissable, invisible, impossible à penser. Pour commencer à l'appréhender, les cherchant, dans leurs longues quêtes n'ont d'abord d'autre ressource que d'employer des périphrases, et il peut arriver que de telles périphrases représentent des centaines de pages de texte. Voici ce qu'il en coûte quand les mots manquent encore, et que l'esprit est réduit à tenter de penser sans les mots. Au contraire, quand après de lentes décantations, qui dans l'histoire prennent parfois des siècles, des mots apparaissent qui permettent de saisir les choses dans leur être, il arrive que certains résultats qui avaient d'abord demandé des livres entiers, pour être énoncés et expliqués, s'expriment enfin en quelques formes d'une clarté aveuglante. C'est que la pensée, grâce aux mots, est devenue libre: elle était paralysée par l'impossibilité du dire et voici que, par le progrès de la langue disponible, elle se trouve enfin déliée. Le symbolisme est ce langage d’une nouvelle parole qui donne prise sur les choses. Le mot prononcé est la matrice qui nous fait accéder au monde de la chair et de l’existence.   
Aussi croyons-nous à la vérité et à la beauté exactement comme Platon.   
Je viens de prononcer le mot “beauté” en association avec le mot “vérité” et ce sont bien des mots de notre quête. Nous croyons que la vérité existe, indépendamment de nous et de tous, mais nous croyons aussi qu'elle nous attend et qu'elle fait partie de notre vocation de la chercher. Nous savons aussi que, dans cette quête, la beauté est le plus sûr critère de la vérité, une lumière qui la signale dans la nuit, et quand enfin nous atteignons une vérité, sa récompense consiste à en admirer la beauté.   
Le monde profane n’a pas réussi à te donner suffisamment l’apprentissage du sens et de l'amour de la beauté et ici tu viens renouer les fils du tissage pour ton vêtement de vie. Tu as choisi de te replacer dans l’arc tendu entre les deux pôles du ciel et de la terre en exerçant la fonction de médiateur, entre équerre et compas. 
Ici c’est un lieu symbolique où sous le signe d’un temps abstrait, se trouvent représentés en creux l'Unité et l'Infini, comme à l'encre sympathique sur un support d'absence. 
C'est un espace qui vide le temps profane et dont cependant découle l'efficacité des effets du discours de chacun à condition qu'il ait bien voulu franchir le seuil de la mort symbolique. 
C'est l'endroit où se trouvent archivés à foison tous les outils nécessaires à la construction. 
C'est la demeure des trois grands "A". L'Art, l'Autre et l'Amour.   
Ta vérité et ta liberté furent de revenir, que cela soit pour la beauté de notre fraternité et de notre joie de t’accueillir ! 

www.ledifice.net

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Esprit libre

27 Novembre 2013 , Rédigé par x Publié dans #Facebook

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Fidélité

27 Novembre 2013 , Rédigé par T.D

1400 abonnés au blog Hauts Grades maçonniques ! Merci pour votre fidélité.


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L'initiation, la démarche libre d'un homme libre

26 Novembre 2013 , Rédigé par T\ O\ Publié dans #Planches

Souvenons-nous de ce jour qui a fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui. Celui qui a dit un jour : « J’ai quelque chose pour toi et qui devrait te plaire ». Nous attendions dehors. N’avons-nous pas eu l’envie à la fois de partir mais surtout de rester ? Souvenons-nous à la porte du temple, les yeux bandés, nous étions guidés par la main du Maître des Cérémonies. Le Vénérable Maître, a fait demander: Comment le profane ose-t-il être admis à nos mystères ? Par des intermédiaires dont nous ignorions tout, parlant d’une voix forte, la réponse se faisait entendre : « Parce qu’il est libre et de bonnes mœurs ». Cet homme libre, nous l’étions avant et nous le sommes toujours. Nous voulions voir ce que c’était et au début, nous n’avons rien vu, juste le temps d’entrevoir et encore…L’initiation est un moment important, certainement le moment le plus important de notre vie maçonnique. En effet, on ne naît pas Franc-maçon, mais on est « fait » Franc-maçon par l’initiation. On pourrait même ajouter que celui qui se ferait une idée claire de l’initiation maçonnique, se ferait une idée juste de la Franc-maçonnerie, de son projet fondamental et de son essence profonde, de son éthique. Aussi convient-il de s’interroger, une fois encore, sur l’initiation, sur sa finalité, sa nature, ses modalités et sur la signification qu’elle peut revêtir pour l’homme de notre temps. « On entend en général, par initiation, un ensemble de rites et d’enseignements oraux, qui poursuit la modification radicale du statut social et religieux de l’homme à initier », a écrit Mircea Eliade. Et il ajoute d’une manière plus savante : « Philosophiquement, l’initiation équivaut à une modification ontologique du régime existentiel ». Ainsi l’initiation, le projet initiatique, est de provoquer une radicale et fondamentale modification de notre pensée et de notre être, de notre manière de penser et de notre manière de vivre. Il s’agit, comme le disent nos vieux rituels, « de passer des ténèbres à la lumière » et, par cette lumière qui nous illumine, de changer notre être et notre vie. En effet, la finalité de l’initiation n’est pas seulement « théorique », mais pratique, disons « éthique ». Il ne s’agit pas seulement d’aller vers la lumière et de se reposer dans une vaine et stérile contemplation, mais par cette lumière de nous entraîner à une action plus efficace et plus juste. Souvenons-nous que le « Noùs » (mot grec signifiant « esprit » ou « intelligence ») de Platon comme le « Logos » de Jean, ce n’est pas seulement l’Esprit qui nous illumine, mais c’est l’Esprit qui nous transforme (et qui nous transforme par cette illumination). Ainsi le but essentiel de l’initiation maçonnique est de changer l’homme et c’est en ce sens qu’elle est éthique, car l'éthique, c’est ce qui veut essentiellement changer l’homme ; et ne confondons pas ici éthique avec moralisme et moralisation. En employant un autre langage, nous dirions que l’initiation veut nous faire passer de l’homme de la nature à l’homme de la culture, du vieil homme à l’homme nouveau. Elle veut susciter une nouvelle naissance et la rendre possible. Notre entrée dans le temple, n’est – elle pas faite de façon à nous rappeler notre propre naissance, passant sous une porte… Il a fallu donc mourir en profane et renaître en initié. La demande d’entrée dans l’ordre maçonnique, est le signe d’une recherche mais surtout d’un engagement. Cette initiation ne peut s’effectuer que dans un lieu séparé du monde et dans un temps autre que celui de tous les jours ; un espace et un temps séparés, secrets, non pas dans un quelconque édifice, mais dans un Temple, c’est-à-dire dans un espace et un temps sacrés, sacralisés par le Rite lui-même. Cette initiation ne saurait également s’effectuer n’importe comment. Elle comporte une série d’épreuves (au « Rite Ecossais Ancien et Accepté » les épreuves de la terre, de l’air, de l’eau, et du feu) subies au cours de voyages symboliques. Qu’entendons-nous quand nous parlons de la démarche libre d’un homme libre ? Si nous nous en tenons aux différentes définitions de mot « libre », il est facile de constater que nous pouvons lui donner plusieurs sens ou définitions tels que : Les volontés sont libres, se dit Pour exprimerqu'on laisse à quelqu'un la liberté de faire ou de ne pas faire telle chose. Allez-vous-en, si cela ne vous plaît, les volontés sont libres. L'homme a son libre arbitre, Il est maître de choisirentre le bien et le mal. LIBRE, se dit souventpar opposition à Esclave, servile. C'est un homme de conditionlibre. Être né libre. Libre de sa personne. Il se dit également par opposition à Captif, mais ici, nul n’est prisonnier en Franc-maçonnerie. LIBRE, signifie aussi quelquefois, Qui n'éprouve aucune contrainte, aucune gêne. Un beau mot, une belle idée, un beau concept, une belle … illusion également. Mais, « Libre et de bonne mœurs …?! » La première fois, que j’ai entendu cette phrase, j’étais derrière la porte du temple… Combien de fois, depuis alors, ai-je pu entendre et réentendre cette phrase ? Je suis surpris, de pouvoir hésiter sur son sens général et particulier. La F.M., ou plus simplement la M., est une association d’hommes libres dans leurs pensées comme dans leur attitude.
Les francs-maçons se reconnaissent entre eux comme des frères et considèrent leur association, librement consentie à titre individuel, comme une Alliance entre hommes libres qui désirent aller au-devant d’autres hommes libres, qu’ils soient ou non francs-maçons.
Il faut une démarche initiatique authentique qui n’est accessible qu’aux êtres probes, autrement dit, et nous le savons tous : droits, intègres et d’une honnêteté scrupuleuse. Nous sommes maîtres de notre choix car l’engagement que constitue l’entrée en franc-maçonnerie, ne saurait avoir de sens s’il n’était pas pris librement. La F.M. n’est pas un hobby que l’on peut exercer à temps perdu, c’est l’engagement d’une vie, généreux certes mais exigeant avec soi même. La voie initiatique est l’affaire de tous les instants et amène le franc-maçon, à travailler sur lui, à écrire, lire, réfléchir et qui varie avec l’intensité de la quête et la qualité de la pierre brute. C’est la une double condition : La première étant qu’il faut être « né libre » mais, également « être de bonnes mœurs » et là il y a de nombreux points de vue sur le sens à donner à cette expression, voir, de cette exigence. Les mœurs, bonnes ou pas … elles évoluent. Cette association de deux termes est à la fois simple et complexe. Libre et de bonnes mœurs. “Et” … la liaison des deux parts de cette phrase est obligatoire “et” indissociable. En tout état de cause la compréhension, éventuelle, de cette “maxime” est délicate, non pas tant en fonction de ce qu'on peut y percevoir, mais par le fait que nous sommes directement concerné nous même. J'en arrive à penser, ça m'arrive parfois .., que “libre et de bonnes mœurs” pourrait dissimuler la vision réelle de notre moi intime, celui qu'il est si difficile de regarder … plein de sables mouvant et d'îlots rieurs ; cette mosaïque où le noir justifie le blanc, où le blanc appelle le noir, où les deux (ensemble des couleurs et absence de couleurs) sont inséparables …. Mais concurrent. “Les bonnes mœurs” quant à elles restent du domaine intangible de l'arbitraire de notre conscience qui sait, souvent, faire des entorses à ses propres balises, mouvantes, de notre vie. En définitive cette série de mots ne doit elle pas dévoiler, en notre intériorité, un monde où fourmillent les étincelles que l'on peut observer, la nuit, en levant les yeux vers la voûte étoilée … Libre et de bonnes mœurs … reste une constante incontournable vers le beau, le bien, le bon ….. , la force de sa beauté nous amène vers la sagesse qui, si petite soit-elle, est une richesse de notre humanité fragile … et accompagne ses pas, nos pas vers la sérénité … En fait, la première idée qui me vient en lisant cette affirmation, c'est une déclaration de responsabilité. La déclaration d'existence d'un individu, accompagnée du rappel de son appartenance au groupe. L'affirmation de son état d'être, indépendant de la loi "sociale" et capable de recréer en lui-même cette loi sociale, fruit alors de l'exercice de sa liberté individuelle. "Libre", je peux tout ; de "bonnes mœurs", je ne constitue pas, je ne constituerai jamais une quelconque menace ni pour moi-même, ni pour l'autre, ni pour le groupe (au sens même de l'espèce) auquel j'appartiens. Je suis libre, je suis un, je suis un individu avec ma peau pour seule limitation de mon pouvoir physique, et avec l'univers comme champ de ma pensée. De bonnes mœurs, je suis capable de constituer le groupe, sans m'y fondre, sans y disparaître et pourtant en lui apportant toute ma richesse personnelle. Celle-ci est unique comme est unique l'apport de chacun et, conscient de mon existence, je puis recevoir ce don de la richesse de l'autre et des autres. Mon progrès sera le progrès du groupe, comme l'est le progrès de chacun et réciproquement. Libre et de bonnes mœurs, est finalement ma déclaration d'appartenance, l'affirmation de "mon respect", du respect de l'autre et des autres. Les "bonnes mœurs" exprimant alors que je suis capable d'accepter la règle d'appartenance. "Libre et de bonnes mœurs", tout l'être est là. Comme si l'application d'une réflexion sur ces termes ne pouvait que conduire à la réinvention. Mais revenons-en à cette déclaration d'être "né libre et de bonnes mœurs". Deux termes, en apparence parfaitement contradictoires. D'une part, la liberté, c'est-à-dire la propriété reconnue à tous les êtres de se déplacer sans aucun interdit dans les univers matériels, intellectuels et affectifs de leur choix. D'autre part, les bonnes mœurs, c'est-à-dire la reconnaissance de la qualité "d'être social" (où l'être n'est pas à confondre avec "être", le verbe de l'affirmation de soi).ce qui fait une société d'êtres et, ensuite, de son devenir aussi bien proche que lointain. Reconnais-moi, reconnaissez-moi comme ton, votre frère, votre autre, complètement identique et pourtant totalement différent : comme chacun, véritablement unique et véritablement ton, votre, semblable au point de pouvoir se dire :"je suis une partie du Tout mais je suis le Tout partout où je suis.""Libre et de bonnes mœurs", la déclaration d'existence de l'humanité. L’on dit que le Maçon doit être un homme libre et de bonnes mœurs. C’est là une condition indispensable pour pouvoir aspirer à entrer dans l’Ordre et sans laquelle personne n’y serait admis. La Liberté, à son plus haut niveau, est identique à la Suprême Identité, à cette libération de toute sorte de conditionnement qui est le but ultime de nos travaux et dont la liberté individuelle n’est que le reflet ; et les bonnes mœurs ne font pas référence à la moralité, toujours fluctuante, et encore moins au moralisme religieux ou au comportement politiquement correct, sinon à certaines normes que leur nature supra-humaine fait immutables. La Franc-maçonnerie a toujours respecté la liberté de pensée et d’opinion. L’engagement libéral de l’Ordre, qui lui a si souvent valu d’être persécuté, est le dénominateur commun de son histoire. Chaque frère est libre de penser ce qu’il veut, de souscrire à un courant politique ou s’en abstenir, d’appartenir à une religion déterminée ou n’être d’aucune ; cela dans les limites imposées par le bon sens et la Justice, conforme à l’ordre auquel doit aspirer tout vrai maçon. Néanmoins, les anciens us et coutumes enseignent également que les frères maçons doivent s’abstenir, lors de leurs réunions, de traiter des sujets profanes et tout particulièrement de discuter religion et politique. Car les thèmes que l’Ordre propose de travailler en Loge sont d’un autre plan et parce que ce genre de discussion, se rapportant au niveau le plus bas, conduirait irrémédiablement à la division des frères et fomenterait la désunion. « C’est la démarche libre d’un homme libre »

J’ai dit.

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Libre et de bonnes mœurs

25 Novembre 2013 , Rédigé par É\ F\ Publié dans #Planches

N’entre pas en maçonnerie qui veut ; il faut y être admis.
Un des critères d’admission est que le candidat soit « Libre et de bonnes mœurs ».
Si j’ai voulu traiter de ce sujet, c’est que m’est apparu, qu’une fois admis au sein de la loge, si le maçon se targuait d’être « libre dans une loge libre », on n’entendait plus parler de ses « bonnes mœurs ». Comme les métaux, les maçons laisseraient-ils leurs « bonnes mœurs » à l’entrée du temple ?
Sur les tout premiers textes de la maçonnerie opérative, il était noté qu’un maçon devait être « né libre et de bonnes humeurs ».
Les humeurs, pour la médecine antique, c’étaient les liquides du corps. Dans cette théorie, la santé (de l'esprit ou du corps) varie en fonction de l'équilibre des quatre humeurs :
- la pituite ou flegme ou lymphe : elle est rattachée au cerveau, elle apporte le caractère lymphatique,
- la bile noire ou atrabile, venant de la rate, donne le caractère mélancolique,
- le sang, qui est produit par le foie et reçu par le cœur : il donne le caractère sanguin, jovial, chaleureux ;
- la bile jaune : venant également du foie, elle procure le caractère bilieux, c'est-à-dire anxieux,
Ces humeurs correspondent aux quatre éléments, eux-mêmes caractérisés par leurs propres qualités : la terre (c’est le froid), l’eau (c’est l’humide), l’air (c’est le chaud) et le feu (c’est le sec).
Selon leur prédominance, ces éléments vont déterminer les quatre tempéraments fondamentaux :
· Le flegmatique (froid et humide), se dit de l'homme calme et imperturbable, qui garde son sang-froid,
· l'atrabilaire (froid et sec), se dit de celui qu'une bile noire rend triste et chagrin,
· le sanguin (chaud et humide), celui en qui le sang prédomine sur les autres humeurs, il est d'humeur gaie,
· le bilieux (chaud et sec), est enclin à la colère »[].

Être « de bonnes humeurs », voilà une astucieuse façon indirecte, habile, d’exiger une bonne santé physique des maçons opératifs afin qu’ils puissent travailler sur les chantiers.
Avec le symbolisme, le mot « humeurs » sera remplacé par « renom » : Libre et de bon renom.
Enfin, pour insister sur les valeurs morales, « renom » cèdera la place à « mœurs ».

La Franc-Maçonnerie s’implante en France autour de 1725.
Le Grand Orient de France institue le Rite Français et l’imprime sous la forme d’un recueil intitulé « Le Régulateur du Maçon », qui sera en vigueur entre 1783 et 1801. Dans ses préalables, il précise :
« Nul profane ne peut être admis avant l’âge de vingt et un ans, il doit être de condition libre et non servile, et maître de sa personne. […] On ne doit recevoir aucun homme professant un état vil et abject. » À l’époque du Régulateur, l’esclavage existe encore. L’esclave est, par définition, celui qui ne s’appartient pas lui-même, mais appartient à un autre, le maître ; l’esclave est privé de droit. Pas question d’admettre en loge un esclave. À cette époque, même un domestique ne peut être reçu qu’au titre de « Frère servant ». Il est aussi précisé que « Rarement on admettra un artisan », que « jamais on n’admettra les ouvriers ».
Dans le Recueil Précieux de la Maçonnerie Adonhiramite de 1786, nous lisons :
- Que fait-on à la loge de Saint-Jean ?
- On y élève des Temples à la vertu et l’on y creuse des cachots pour les vices.
- Dites-moi ce que c’est qu’un maçon ?
- C’est un homme libre, fidèle aux lois, le frère et l’ami des hommes vertueux.
Au 18ème siècle étaient exclus de la franc-maçonnerie :
les esclaves, les borgnes, les bossus, les boiteux, les domestiques, les employés,
les juifs (pour le motif d’incompatibilité de religion), les comédiens (parce qu’ils faisaient un métier immoral), … et bien entendu les femmes.

Dans une instruction du Rite écossais Ancien et Accepté de 1875, on peut lire :
- Qu’a-t-on exigé de vous pour vous faire maçon ?
- Que je fusse libre et de bonnes mœurs.
- Comment libre ? […]
- […] tout homme est libre, mais il peut être soumis à des empêchements sociaux qui le privent momentanément d’une partie de sa liberté, et d’un autre côté, il ne tombe que trop souvent dans l’esclavage de ses passions ou des préjugés de son enfance ou de son éducation, et c’est de ce joug surtout que tout néophyte doit être affranchi. […]
Nous avons là une première indication de ce que pourraient être des critères moraux de sélection. Ce qui ne nous dit cependant pas par quels moyens on pourrait les éprouver…
La notion de bonnes mœurs varie avec le temps et l’espace où elle est appliquée.
Ainsi l’avortement, crime abominable, est devenu légal. De même, l’homosexualité, bannie au début du XXème Siècle, est aujourd’hui entrée dans nos tolérances avec les lois concernant le PACS. Elle fait partie des mœurs de ce nouveau siècle ; aujourd’hui les homosexuels ne sont plus mis en marge de la société, même s’ils ne peuvent pas encore se tenir par la main dans la rue sans se faire agresser.
Les bonnes mœurs ne sont ni universelles et ni intemporelles. Les règles morales de la société, tel le balancier d’une horloge, font des allers et retours entre permissivité et répression. Nous faisons cependant le parallèle entre : « Libre et de bonne mœurs » et « Droits et devoirs » : « Être libre » semble être du domaine des droits ; « De bonne mœurs » nous apparaît comme étant du domaine des devoirs. Tout comme « Droits et devoirs » ne peuvent pas être dissociés, « libre et de bonnes mœurs » ne pourraient pas l’être non plus.
Mais qu’est-ce qu’être libre ?
La notion de liberté est d’émergence tardive.
Dans l’antiquité, on ne s'interrogeait pas pour savoir si l'individu pouvait disposer de son agir. Eleutheria, le mot grec qui désignait la liberté, avait un sens purement juridique : il désignait d’une part la condition de l'homme libre - opposée à celle d'esclave -, d’autre part celle de l'indépendance politique de l’état.
C’est épictète qui reconnaît à l’homme le pouvoir d’échapper à toute contrainte qui pèserait sur ses décisions, pouvoir qui repose sur la liberté intérieure de jugement. En effet, l’homme, même menacé, peut dépasser sa peur pour agir selon sa conscience, en toute liberté.
Au moyen-âge, on parle de « libre-arbitre ». L’homme est libre parce qu’il peut choisir.
Sous l’influence des philosophes, la liberté est devenue un état naturel, caractéristique et constitutif d’une essence universelle : l’humanité. Cependant, si théoriquement tous les hommes sont libres, juridiquement certains ne l’étaient toujours pas : les esclaves, les étrangers, les handicapés, les juifs, les femmes, etc. ; ici la non-liberté n’est pas une privation de la liberté, mais une aliénation, c’est-à-dire une incapacité à user de sa Raison.
Pour les philosophes, la liberté est une notion métaphysique et morale : on ne naît pas libre, mais apte à le devenir ; c’est la conquête morale de son autonomie qui conduit l’homme à la liberté. Pour la psychanalyse, l’homme n’est pas libre, il est assujetti au signifiant. Certes il n’est pas prédéterminé par les signifiants maîtres, mais surdéterminé : c’est-à-dire que si les grandes lignes de sa vie sont tracées dès l’enfance, il lui reste quand même quelques marges de manœuvre, donc de responsabilité. En maçonnerie, « libre » se traduit souvent par « franc », afin d’insister sur le sens d’ « affranchi ». Être libre, c’est en premier lieu avoir une totale liberté de choix, sans subir de domination arbitraire. Cette liberté nous permet de décider et implique la possibilité de refuser. Nous sommes libres de prendre ou non notre engagement de maçon. Cette vraie liberté, celle de la conscience, s’acquiert par la volonté, et se conserve par la persévérance.
« Un maçon libre dans une loge libre », c’est le principe essentiel de l’Ordre Maçonnique tout entier. C’est pourquoi il faut être majeur pour devenir maçon.
Mais comment s’assurer de la non-aliénation de quelqu’un, de sa santé mentale ? La question n’est pas anodine, j’ai récemment croisé deux maçons pervers (au sens nosographique). Que sont les mœurs ? C’est d’une part les habitudes de vie, c’est-à-dire les coutumes et usages du double point de vue collectif et individuel, et d’autre part les habitudes (d’une société, d’un individu) relatives à la pratique du bien et du mal.
Il s'agit d'une notion juridique ; en effet, on en trouve trace dans le droit romain : à Rome, les boni mores, c’est l’ensemble de principes impératifs de conduite se rattachant au droit.
Cette notion a été par la suite introduite dans le droit canonique après que les moralistes chrétiens l'aient reprise à leur compte. Ainsi, au Moyen-Âge, le droit canonique exigeait des clercs qu'ils aient de bonnes mœurs ; par exemple, dans les statuts établis par l'archevêque de Toulouse pour son diocèse en 1452, on trouve des prescriptions concernant la tenue morale exigée des clercs : obligation du célibat, de se vêtir convenablement, de ne pas porter la barbe, de ne pas s'enivrer, de ne pas porter d'armes.
Le premier statut des fonctionnaires, édicté sous Vichy, prévoyait que le candidat fonctionnaire devait « présenter des garanties de moralité et de bonne tenue ». Pour entrer dans la fonction publique, il fallait avoir une « bonne moralité ». La police mène des « enquêtes de moralité », l'administration pouvant écarter les candidats du fait de leur attitude scandaleuse, ou de leur inconduite notoire, ou en raison de relations compromettantes ou de manquements à l'honnêteté. Si la notion de « bonnes mœurs » appartient au lexique et au champ sémantique du droit, le droit n'en est pas moins incapable de définir cette notion. La référence aux bonnes mœurs est présente dans le code civil dès l'article 6, qui dispose qu'"on ne peut déroger, par des conventions particulières, aux lois qui intéressent l'ordre public et les bonnes mœurs" ; on la trouve ensuite dans le droit des successions, dans le droit des contrats, et encore à propos du contrat de mariage.
Dans l’ancien code pénal, les « attentats aux mœurs » sont constitués de « l'outrage public à la pudeur », « l'attentat à la pudeur », « le viol », « le proxénétisme », « l'excitation à la débauche », « la corruption de mineurs », mais aussi « l'outrage aux bonnes mœurs par la voie de la presse et du livre ». Ainsi, le Droit ne définit jamais ce que sont les « bonnes mœurs », il renvoie aux comportements collectifs ou individuels qui sont conformes à la morale sociale, c’est-à-dire à la conception établie, dominante, du bien et du mal. La qualification des mœurs est donc de nature morale ou religieuse, et non juridique, et basée sur la notion fluctuante de la normalité. En 1992, le nouveau code pénal a supprimé « l'outrage aux bonnes mœurs » : la moralité en tant que composante de l'ordre public s'est muée en « atteinte à la dignité de la personne humaine ». Dans tous les cas, il s’agit d’une violation des tabous sociaux, de valeurs morales intangibles. Cependant, toujours en 1992 - il y a 18 ans -, le nouveau Code pénal a aussi remplacé la notion de « Bonnes Mœurs » par celle de « décence ». Pour un juge, la décence correspond à la « prise en compte de toutes les manifestations d'opinions […] permettant […] de déterminer le niveau moyen des mœurs actuelles ».
Rappelons que les Francs-Maçons ont milité à l’extérieur du temple pour le Planning Familial, et ce dans une période où cette revendication apparaissait immorale, et contraire aux « bonnes mœurs ».
Revenons à la vertu, cette force avec laquelle l’homme tend au bien, cette force morale appliquée à suivre la règle et la loi morale définie par la société voire la religion.
Si les « bonnes mœurs » étaient conformes à la vertu, l’homme de « mauvaises mœurs » -notre Vénérable Maître me le rappelait l’autre jour - c’était le libertin, c’est-à-dire celui qui ne suivait pas les lois de la religion au niveau des croyances et/ou des pratiques… en somme un incrédule, un impie, un irréligieux, un libre penseur, un contestataire, un anarchiste…
Alors, que penser aujourd’hui de ce préalable à l’initiation à la GLMU :
« être libre, de bonnes mœurs et de probité reconnue », la probité étant cette « droiture de
cœur qui porte à l'observationscrupuleuse des règles de la morale sociale et des devoirs imposés par la justice ». Que signifie de devoir fournir un extrait de casier judiciaire, et de plus de devoir « affirmer sur l’honneur […] n’avoir jamais encouru de condamnations, mêmes prononcées avec sursis ou amnistiées » ? La question de départ pourrait se renverser ainsi : « Faut-il être libre et de bonnes mœurs pour pouvoir entrer en maçonnerie », ou alors « Devient-on libre et de bonnes mœurs une fois devenu maçon » ?
La Franc-Maçonnerie ne devrait-elle pas non s’ériger en gardienne discriminante des « bonnes mœurs » mais se faire le miroir dans lequel le maçon peut et doit sans cesse se regarder pour s’assurer qu’il s’efforce d’être un humaniste, non pas accompli, mais toujours en voie d’accomplissement.
Cette question s’actualise pour le compagnon que je suis dans le cadre de visites à des loges éloignées. L’actualité de la mixité des obédiences fait émerger des questionnements et des prises de position qui ne peuvent que nous émouvoir.
Tel ce frère qui s’interroge sur les critères d’admission des femmes à l’entrée au G.O. ; il reconnaîtra très vite qu’il n’y a pas à mettre en œuvre de discrimination positive pour faciliter la mixité.
Ou encore cette loge mixte du bord du golfe, mais à majorité féminine, qui accepte l’admission d’un homme dont les enquêtes et le passage sous le bandeau ont révélé qu’il est raciste et homophobe.
Au terme de cette planche, la question reste pour moi entière des critères d’admission à l’entrée des loges, et aussi de leur mise en œuvre.
Cependant, je crains que la référence obsolète aux « bonnes mœurs » dans notre rituel ne contribue pas à favoriser un dynamisme innovant au sein de nos loges.
Si nous n’y prenons pas garde, dans quelques temps, nos loges ne seraient plus réputées pour leurs « lacs d’amour », mais pour leur « look Damart ».

Source : www.ledifice.net

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