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Hauts Grades

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La circumambulation des neufs Maîtres au REAA

14 Juin 2013 , Rédigé par M\ F\ Publié dans #Planches

Le plus grand désordre règne dans la Chambre du Milieu. Ce lieu de paix et d'harmonie a été profané; un meurtre a été commis. L'orient désert est caché par une tenture noire. Seuls sont allumés, le delta, l'étoile du plateau du VM et la colonnette sagesse qui a été déplacée. Le hékal est plongé dans l'obscurité. Seule une lumière diffuse venant de l'orient à travers le rideau noir permet le déplacement. Même très faible, la lumière luit dans les ténèbres. Le tableau de loge a été retiré de sous le fil à plomb, un cadavre gît à sa place sur le pavé mosaïque. La loge n'a plus de centre, les déplacements sont désordonnés; C'est le chaos. Pour ce qui va suivre, il est important de considérer la loge au 3° degré comme le lieu privilégié de la connaissance sur le chemin de la quête de la parole perdue. Cette voie ésotérique qui conduit l'initié vers le retour à l'unité perdue à notre naissance, a été communiquée symboliquement à chaque Maître par le mot sacré.
La pénombre ambiante conduit au symbolisme du noir, des ténèbres, de la mort. L'obscurité des ténèbres liée à celle de la terre, qui malgré sa froideur, est la matrice universelle. Elle porte en elle cette force génératrice de vie. Tout ceci nous invite à penser que cette situation n'est que le prélude à une renaissance, à une nouvelle vie.
Le nombre neuf, composé de trois triades, conduit la pensée hermétiste à la réception du sublime, de l'ordre dans l'ordre, de l'unité dans l'unité. On le retrouve dans toutes les traditions. Plotin, considère les ennéades, c'est-à-dire la combinaison de tous les nombres multiples de trois menant au neuf, comme le lien conduisant à la vision totale, cosmique, et théologique depuis l'origine à la fin. De part sa position de dernier de la série des nombres, n'annonce t'il pas une fin et un recommencement, le passage d'une involution à une évolution, une transposition sur un nouveau plan?

La circumambulation, néologisme latin, formé de circum; autour, et de ambulare; marcher, se déplacer, s'avère être le rite universel présent dans tous les rituels de toutes les traditions .La plus connue est la marche des pèlerins musulmans à la Mecque, qui font sept fois le tour de la Ka' haba, édifice carré, contenant la pierre noire donné par dieu à Abraham. Il est intéressant de noter les éléments symboliques communs à la cérémonie d'élévation. Cette circulation autour d'une aire définie, engendre par la répétition, la création d'une figure géométrique évoluant autour d'un centre par lequel il est possible à chacun d'accéder à son origine, de rejoindre ce souffle de vie donné par le GADLU au moment de notre création, cet amour universel qui est l'origine du un et du tout Avec la perception de ce centre apparaît la notion d'un axe, remontant le long de la colonne vertébrale et permettant l'élévation vers d'autre niveau de perception. Les philosophies orientales placent le long de cet axe les centres d'énergie appelés shakkras. Chaque individu abandonne son individualité pour se fondre dans l'entité spirituelle ainsi créée et dans la communion, s'élever vers des plans supérieurs de manifestations grâce à la force des énergies conjuguées.

René Guénon, dans la grande triade, souligne le fait que dans les différentes traditions, le sens de rotation retenu est lié à la modalité d'orientation choisie par rapport au soleil et aux étoiles. Le REAA utilise la circumambulation à droite, circumterrestre, ou solaire. Elle est dextrocentrique puisque l'officiant garde toujours le centre à sa droite. Elle est semblable à la course du soleil vue de l'hémisphère boréal. Elle se veut conforme à la marche de l'univers ou tout vit, se déplace et meurt par rapport au soleil. Le déplacement s'effectue en partant du pied gauche, coté passif, mais commandé par le cerveau droit actif. D'autres traditions utilisent le déplacement lunaire, sénestrogyre. Pendant longtemps l'homme a cru que l'axe du monde passait par l'étoile polaire en raison de son immobilité et de sa position la plus élevée dans le ciel. Ce mode de déplacement peut s'avérer négatif surtout lorsque l'on considère le symbolisme de la spirale. Le sens dextrogyre conduit vers le centre au fur et à mesure de la progression dans les boucles alors que le sens opposé conduit vers l'extérieur, toujours plus loin, un sans fin qui échappe à notre regard et à notre esprit et qui nous met mal à l'aise. L'homme a besoin d'une ligne d'horizon, d'une limite pour échapper à la peur du néant, de l'infini. Considérons, cependant les chemins de croix dans les églises catholiques qui sont parcourus sinistrorsum. Ils invitent le croyant à une involution génératrice d'une introspection objective à l'intérieur de lui-même; arriver à mettre dans la lumière les zones d'ombre qui échappent à notre vision.
La circumambulation rejoint le symbolisme de la croix et du centre, du carré et du cercle. La mandala qui se retrouve dans toutes les traditions orientales, hindouistes, bouddhiste conduit l'initié vers la perception du centre de lui-même d’où il pourra réaliser un mouvement ascensionnel ayant pour but de le rapprocher de l'unité primordiale parfaite. Le Labyrinthe conduit celui qui cherche vers le centre, l'endroit caché à l'intérieur. La roue avec les rayons allant de la circonférence au centre, introduisant la notion de rotation, nous éclaire sur le sens de la circumambulation.

Lors de la cérémonie d'initiation, le 1er voyage, l'épreuve de l'air, se fait sinistrorsum. Le brouhaha qui l'accompagne représentant l'agitation du monde profane conduit à évoquer un retour toujours possible à la caverne, une éventuelle rétrogradation. Les deux autres voyages se font dextrorsum. Le dernier voyage conduit le postulant au centre de la loge, sous le fil à plomb, afin qu'il soit purifié par le feu. Cette dernière épreuve de part la position du postulant donne la notion de centre et d'élévation le long de l'axe de la loge. L'initié a ce moment devient un maître en devenir.
Les 5 voyages du passage au grade de compagnon sont tous dextrogyres. Ils attestent une continuité dans la progression sur le chemin d'une évolution naturelle de l'apprenti vers le grade de compagnon. Le cinquième voyage du postulant compagnon se fait sans outil, les mains libres, et seul, en suivant l'expert. Il découvre la sphère terrestre et la sphère céleste. Elles sont respectivement placées à l'orient, sur le pupitre du secrétaire et de l'orateur, le VM étant au milieu. La compréhension de ce voyage apporte la notion de lien entre le ciel et la terre et ainsi la présence d'un axe reliant les deux. Ces 2 phrases de la table d'émeraude évoque de façon certaine l'avenir du compagnon qui sera maître: Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, ce qui est en haut est comme ce qui est en bas mais à l'inverse: comme l'image renvoyée par le miroir; il monte de la terre vers le ciel, et redescend aussitôt sur la terre, et il recueille la force des choses supérieures et inférieures. Le levier remis au compagnon pour le 3° voyage introduit la notion d'élévation. Les 5 voyages vont conduire le compagnon au cœur de la pierre cubique à pointe où se cache l'étoile flamboyante. Il va progressivement l"extraire comme le diamant de sa gangue. Elle symbolise la plénitude de l'homme réalisé. Par la maîtrise parfaite des outils et du métier, il se rapproche par son évolution à l'accession de la dimension métaphysique de son art. La pierre cubique à pointe de part sa forme, un cube surmonté d'une pyramide,avec une base commune, mais surtout un centre commun élevé par un axe qui finit à la pointe de la pyramide invite le compagnon à envisager cette ascension.
Lors des tenues, dans les 3 degrés, les déplacements en loge de l'expert et du M de C sont dextrocentriques et quadrangulaires; ce qui est propre à la franc-maçonnerie. L'épée et la canne sont des antennes destinées à capter les énergies divines. La circumambulation dans ce cas précis appelle à la superposition du 3 au 4. Elle demande l'élévation du dôme de la spiritualité sur l'édifice de base carrée représentant le domaine de l'humain physique et mental. C'est une invitation à la superposition de l'équerre par le compas.
La cérémonie d'élévation marque une césure dans la continuité. Le compagnon, ouvrier accompli, dominant parfaitement la matière par la maîtrise des outils va accéder par la mort à une dimension plus élevée, celle de la conception et de la réalisation: il passe du domaine de la matière à celui de l'esprit. La circumambulation des neufs maîtres partis à la recherche du corps évoque l'inversion, dirige la loge vers le retour à l'ordre né du désordre. Guidés par l'expert, les trois tours se font dextrorsum jusqu'à la découverte du corps, qui manifeste le retour au centre. Du point de vue alchimique, l'œuvre au noir est achevée, l'oeuvre au blanc se réalise, l'œuvre au rouge est effective au moment ou à partir du centre retrouvé, il est relevé et élevé par les cinq points parfaits de la maîtrise. Bien au centre de lui-même, l'élévation manifeste cet axe le long duquel il peut accéder à des niveaux supérieurs de perception, superposer l'équerre au compas.
Né de la putréfaction, fils du père et désormais enfant de la lumière comme le précise Irène MAINGUY, le nouveau maître élevé se trouve entre le ciel et la terre, il cerne la manifestation et le manifesté. Par la transmission du mot sacré, Il devient un des maillons de la chaîne de la tradition à mi-chemin entre ce qui n'est plus et ce qui sera.
De part sa richesse symbolique, l'élévation, sans quitter le terrain des églises occidentales, rejoint celui des philosophies orientales; elle universalise le rituel maçonnique du REAA. La légende d'Hiram invite le Maître Maçon à une compréhension anagogique de la psyché humaine. En effectuant le rapprochement avec les sacrifices existant dans la mythologie des autres traditions, elle nous pose des questions essentielles, chacune se situant sur un plan différent. Il s'agit de cerner le mécanisme qui conduit l'homme divisé, en exil de lui-même, comme le dit Annick de Souzenelle, à supprimer son prochain, son frère ou son père. N'est-il pas important d'arriver à cerner l'origine de l'intolérance, de la jalousie, de la haine chez l'homme afin dans un premier temps de les éradiquer en nous même? Le postulant boiteux qui entre en loge les yeux bandés pour son initiation, claudiquant à cause de son ego surdimensionné par le profane, au détriment du soi, qui, passif et contemplatif, permet seul la rencontre de la créature avec le créateur, va petit à petit rééquilibrer tout son être. Par ce parcours, sans cesse en progression, le Maître maçon en cours de réalisation devient un milieu, un centre en action capable d'accéder à partir de la matière à toute dimension spirituelle. Il rejoint ce point qui est le plus au centre de lui-même: le point de "l'être", origine ontologique de chacun de nous. Il devient le "Je suis" de la parole du christ. Annick de Souzenelle dit: "Je suis" est la semence de l'homme, l'image divine qui le fonde, son principe. A l'inverse de Descartes, j'affirme que "je suis"donc je pense, j'aime, je marche.

J'ai dit.
source :
www.ledifice.net

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Les trois mauvais compagnons

13 Juin 2013 , Rédigé par R\ L\ Publié dans #Planches

L’esprit est un moteur, il invente les rêves, les civilisations, les religions, les mythes….
Ce moteur cette belle machine à besoin continuellement de redémarrer, d’avoir de nouveaux horizons, de ce remettre en question, l’évolution des hommes, de certain hommes passe inexorablement par la recherche de nouvelles quêtes.
Je fus initié un soir de l’année six mille un, hasard ? Non simplement mon destin.
Pourquoi je me suis intéressé à ces mauvais compagnons ?
Pour plusieurs raisons, une remise en question intérieures un soir.
Ensuite pour assouvir ce besoin de symbolisme qui est chez moi pareil à une drogue.
Ces personnages – symboles, ces trois mauvais compagnons font partie d’un mythe fondateur.
Celui-là même qui a donné sa spécificité à notre Rituel d’Initiation au Troisième Degré dont l’intensité culmine avec la mort d’HIRAM et sa résurrection.
Notre processus initiatique commence par la mort du vieil homme.
Cette mort est féconde parce qu’elle est suivie d’une résurrection symbolique par le mode d’une substitution.
Un drame extrêmement remarquable, tout y est admirablement étudié pour intensifier l’impression générale que l’on cherche à donner.
C’est dans ces conditions que le Maitre Maçon nouvellement promu entend pour la première fois le récit traditionnel qui, en Franc Maçonnerie, a tant d’importance.
En effet, le Compagnon qui subit une telle initiation, oui je pense que ce soir la il y a vraiment une nouvelle initiation, le Compagnon doit mourir à lui –même et, par identification de notre grand Maître HIRAM, va pouvoir prendre alors la fonction de Maître.
Trois mauvais Compagnons, troisième degré, pourquoi toujours trois ?
En réponse je vous lirais la définition d’ARISTOTE *:
Il n’y a pas de grandeur autre que celles-là, parce que trois renferme toutes dimensions possibles.
En effet ainsi que le disent les pythagoriciens, l’Univers entier et toutes les choses dont il est composé sont déterminées par ce nombre Trois.
La fin, le milieu et le commencement forment le Nombre de la triade.
Je vais ce soir avec beaucoup d’humilité, avec mes mots, mes pensées d’éveiller l’intérêt sur mon approfondissement de la légende de ces trois mauvais Compagnon du mythe d’HIRAM, épine dorsale de la Franc Maçonnerie, que le Maître Maçon n’a que peu l’occasion d’évoquer tant les réunions en Chambre du milieu sont espacées et rares.
Le récipiendaire est reçu Maître parce qu’HIRAM revit en lui.
Le bien a triomphé du mal, un homme nouveau est né : l’initié.
Il n’est pas sur que le ou les auteurs de la légende aient eu conscience des développements multiples qu’elle pouvait susciter à travers nos différents Rites, mais par une intuition de génie, ils ont créé une œuvre de valeur universelle, je pense avec certitude que les Franc Maçons d’aujourd’hui, comme ceux d’hier, en ont parfaitement conscience.
Je vais essayer de vous résumez assez rapidement pour ne pas alourdir mon travail, cette tragique mais si fructueuse histoire.
Pour permettre a tous de s’imprégner émotionnellement.
La Lumière qui nous éclairait a disparu. Le meilleur de nos Frères est tombé sous les coups d'infâmes meurtriers et nous sommes, hélas ! Certains que les ouvriers qui ont commis ce crime appartiennent à la classe des Compagnons.
Le Maçon que nous pleurons est celui qui nous éclairait dans nos Travaux nous consolait dans nos afflictions, et qui, dans nos difficultés, soutenait notre courage,
Il a péri, victime du crime le plus détestable.     
Les trois complices se placèrent chacun à une porte, afin que, si le Maître échappait à l'un, il ne pût éviter les autres.
Ainsi périt l'homme juste, fidèle au Devoir jusqu'à la mort.
Notre très Vénérable a été assassiné pour ne pas donner le mot des Maitres.
Le prétexte me semble bien mince.
En effet, Maitre HIRAM aurait pu, certes sans mentir, car le mensonge est particulièrement odieux dans ces civilisations plus orale qu’écrite et parfaitement inconcevable pour un homme honnête mais il aurait pu les travestir ou les altérer légèrement.
Le lendemain, à la première syllabe, les auteurs de la forfaiture auraient été découvert et traités comme ils le méritaient (pensez y mes Frères, la prochaine fois que vous maltraiterez les mots de semestre qui doivent retourner justes et parfaits).
Quelle valeur représentaient donc ces mots pour qu’il faille mourir pour eux ?
Présent est le respect de la parole donnée, du serment que tous Maçons à contractés.
Notre Rituel nous le rappelle à chacune de nos Tenues.
Je conçois alors à quel point il est indispensable de préserver ces mots, non pas de langage mais de pouvoir créateur.
Et l’on comprend mieux notre prudence à manier les mots substitués, il est plus sage de nous contenter de les épeler aux deux premiers degrés pour ne pas en abuser au degré suivant.
Ainsi les trois premiers degrés, pratiqués lors de nos tenues ont pour objet de donner à l’initié que nous somme tous, les outils qui nous amènent à penser autrement.
Grace à nos outils, nous sommes libérés du carcan des modes de pensées profanes.
Oui mes Frères connaître nos outils, notre Rituel, c’est se confondre avec les choses, avec l’être intérieur.
Sans les trois mauvais Compagnons, point de Maçonnerie, il me semble évident qu’HIRAM les a choisis avec soin saluant d’avance leur hardiesse.
Car pour que le mythe naisse lui sait qu’il faut qu’il meure.
Pourquoi vivre ?, pourquoi la vie ?, question sans réponses utiles, sinon que nous devons nous donner à nous mêmes la réponse que nous requérons.
Savoir, est ce le moyen de justifier la vie à nos propres yeux ?
Pourquoi l’homme veut à tout prix la justifier ?
Pour ce soir je n’ai point de réponses.
Yen a-t-il une ?
Mes frères ce soir je vous demande de m’ouvrir des portes afin que je puisse apporter une réponse qui me sera encore très personnelle.
C’est au troisième degré, celui de Maitre, que débute vraiment pour moi la prise de conscience que je dois aboutir...
Car de la mort de l’homme ordinaire, à la consécration de l’homme initié il y a un très long chemin, je pense que peu d’entre nous arriverons au bout du voyage si vraiment il ya une fin, car tous les hommes ne sont pas initiable faute de temps, de réceptivité ou tout simplement de ne pas pensez, de ne pas ce laisser transporter par nos différentes initiations.
Je pense qu’il y aura toujours ceux qui acceptent humblement, ceux qui refusent catégoriquement, ceux qui ne comprennent pas, mais je suis certain que moi-même, que tous nous puiseront selon notre désir, notre capacité, la récompense d’une compréhension de cœur et de l’esprit.
L’initiation nous invite à voyager en nous-mêmes.
Le travail effectué en Loge est poursuivi par le Franc Maçon au plus profond de son égo.
Le Rituel, voie préparatoire à l’initiation, contient dans sa structure la clé permettant à l’affamé que je suis de décoder le chemin, même si les parcours ne se passent pas facilement en raison des obstacles dont nous sommes porteurs à l’image de Jubelas, de jubelos, et enfin jubelum.
En effet ils affranchissent HIRAM du plan matériel, du plan psychique, du plan mental ; ces trois plans étant ceux du monde profane.
HIRAM ressuscite sur le plan symbolique moment que nous tous avons vécu avec émotion et appréhension.
C’est bien par la mort à la vie profane que le futur Maçon commence son initiation dans le cabinet de réflexion, c’est par une seconde mort symbolique, la mort d’HIRAM, que l’initié parvient à l’Adeptat
Adeptat : Personne qui soutient (une doctrine, un mouvement, une technique sans être bien sur un soutient inconditionnel notre démarche étant sans dogme.)
Les trois Compagnons assassins étant censé représenter l’Ignorance, le Fanatisme et l’Envie, leurs contrastes sont, trois résurrecteurs qui ne pouvaient manquer d’être qualifiés par antinomie :
Savoir, Tolérance, Détachement.
Car ne l’oublions pas tout est symboles.
Cela je l’ai découvert en menant plus avant mes recherches toujours par soif de découverte.
La symbolique de ce passage du Mythe me fait découvrir un nouveau secret intérieur qui m’est propre.
Un nouveau chemin qu’il me faut découvrir, un nouveau moi en devenir.
Je dois redoubler d’effort pour m’instruire encore et toujours, afin de me mettre en état d’éclairer même faiblement les autres, je me dois constamment d’être debout pour combattre l’ignorance, le fanatisme, l’envie de certains hommes avec mes humbles moyens, et surtout enfin à contrôler, dominer les trois compagnons qui sont tapis au plus profond de moi et qui attende la moindre de mes faiblesses pour ressurgir et imposer leurs dominations.
A force de Rite, de Tenue, de Travail je pense que tout les Maitres Maçons ont été véritablement transformés, ils sont devenus de nouveaux hommes.
Je me rends compte que mon apprentissage sera long et méthodique avant de pouvoir espérer me ranger parmi les plus sages constructeurs.
Aujourd’hui je sais apprécier les vraies valeurs, que je pense pouvoir essayer de communiquer aux autres.
En tant que Maitre je me dois, nous nous devons de montrer l’exemple, soyons des instructeurs humbles et toujours présents pour les futurs Maitres, à l’instar de notre modèle HIRAM soyons les bâtisseurs d’une, je l’espère, meilleure humanité.
Les trois mauvais Compagnons sont les acteurs principaux en dehors d’HIRAM bien sur. Le drame, je l’ai vécu dans notre Temple qui est le symbole du Véritable Temple qu’est l’homme.
Maintenant je comprends que chaque Frère, chaque homme, à une partition unique à jouer durant sa vie.
Chacun est responsable de ses motivations, de ses actions et de la qualité de ses influences.
Pour cela nous devons maitriser nos trois mauvais Compagnons, comment ? se diront certains et bien en ayant fait corps avec nos symboles qui sont l’équerre et le compas, le ciseau et le maillet, la perpendiculaire et le niveau, la règle, le levier... et bien d’autre encore, qui mesurent la réalité du moi, qui nous exercent à résister à nos prétentions et visent à maintenir un comportement ou l’humilité est reine.
Apres mure réflexion je comprends enfin que je possède les germes de ma destruction, je peux être le propre assassin de mon hygiène de vie, par mes pensées négatives.
Symboliquement je ne sors victorieux de ce combat qu’après être mort à ma chair, c’est le premier coup porté à Hiram, sur le coté droit.
A mes sentiments, deuxième coup porté à gauche.
A mes idées troisième coup porté au front.
Je n’atteins la Maitrise symbolique qu’au moment de la résurrection.
La réside la nécessité des mauvais Compagnons.
Assassiné par nos outils, mais ressuscité par le contact humain.
La aussi la symbolique est immense.
Le jeune Maitre que je suis est passé de l’équerre au compas, ce même compas qui représente l’élargissement de l’esprit car dans l’ésotérisme rien n’est figé rien n’est définitif dans nos interprétations.
Ces Compagnons on assassiné HIRAM avec des outils bien précis chacun représentant un grade qu’il croyait acquis, qu’il croyait détenir, la ! Étaient leurs erreurs, la ! Pourrait être notre erreur.
A nous de prendre conscience de notre devoir, de notre savoir, de notre expérience et de ne surtout pas survoler furtivement notre Rite qu’est le REAA
Le message des trois mauvais Compagnons, c’est la revendication de mon imperfection présente dans mon intérieur profond, ainsi qu’à l’extérieur, dans notre société.
Je ne peux, nous ne pouvons la combattre si nous l’ignorons.
Le mythe d’HIRAM, des trois Compagnons ma mis sur le chemin d’une évidence fondamentale : leurs messages sont une leçon d’humilité.
C’est aussi l’intelligence que le Travail sans aucun mérite, sans aucune envies, sans cette gloire au travail, rien n’est jamais vraiment acquis.
Un soir un mot, un nouveau mot pour moi m’à été épelé par un frère dont l’expérience est pour moi précieuse, ce mot : l’existentialisme.
L’’existentialisme consiste pour le Maitre à placer l’existence dans la vie spirituelle, dans la conscience, c'est-à-dire la connaissance de sa vie intérieure, de ses intentions de désirs, de ses actes, de sa destiner du moment présent car tout évolues surtout nos pensées nos sentiments.
C’est l’épanouissement des acquis que le Franc Maçon à reçut de ses prédécéceurs, de ses Frères Maitre qui ont su le mettre sur la voie, qui ont su épeler les bons mots les bonnes phrases.
Je finirai mon tracé de ce soir, par un passage de DESCARTE qui a écrit : à propos des passions humaines :
" Et maintenant que nous les connaissons, nous avons beaucoup moins de sujet à les craindre, nous voyons qu’elles sont toutes bonnes de leurs natures et que nous n’avons rien à éviter que leur mauvais usage ou leur excès. "
Mes frères le compas ce soir nous démontre bien que nos Symboles se situent par delà le bien et le mal.

J'ai dit V\M\

Source : www.ledifice.net

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La Chair quitte les Os, tout se désunit

11 Juin 2013 , Rédigé par A\ M\ Publié dans #Planches

En maçonnerie, le fondement du troisième degré réside dans le mythe de la mort d’Hiram, comme l’a brillamment démontré le penseur roumain Mircea Iliade. Hiram est mort, assassiné par ses frères, les trois mauvais compagnons. Hiram Abi est brièvement mentionné dans la bible au premier « livre des rois » : Le roi Salomon fit venir de Tyr Hiram qui travaillait sur l’airain. Hiram était empli de sagesse, d’intelligence et de savoir. Il arriva auprès de celui-ci, et exécuta tous ses ouvrages.

Les rituels maçonniques ont développé le texte initial en créant la légende de l’assassinat. L’une des versions les plus anciennes parait dans « l’ordre des francs-maçons trahi et leur secret révélé (17’’) : Adoniram, ou Hiram, à qui Salomon avait donné l’intendance des travaux de son temple, avait un si grand nombre d’ouvriers à payer qu’il ne pouvait les connaître tous ; il convint avec chacun d’eux de mots, de signes et d’attouchements différents pour les distinguer.

Pour ce travail, j’ai relu avec grand plaisir « voyage en orient » de Gérard de Nerval qui lors de ma première approche, ne m’avait pas marqué autant. Je pense que c’est la plus belle version de la mort d’Hiram écrite en 1850. (Histoire de la reine du matin et de Soliman, prince des génies) page 235, volume 2. Sans dévoiler la cérémonie de l’exaltation à la maîtrise, il signale que l’assassinat d’Hiram en constitue le principal élément. Il a su transcrire avec un réel talent tout ce qui caractérise l’humanité : amour, passion, fanatisme, envie, jalousie, amour propre, orgueil et lâcheté. La franc-maçonnerie révèle par le mythe d’Hiram, qu’elle souhaite rassembler les êtres humains qu’elles que soient leurs forces et leurs faiblesses. Elle apprend aux hommes à dominer leur nature.

Le compagnon Méthousaël agressa Hiram d’un coup de marteau et lui demanda le mot de passe des maîtres, Hiram refusa en prétextant qu’il n’avait pas 7 ans de campagne. Phanor le maçon lui enfonça un ciseau dans le flan, c’est là qu’Amrou le phénicien compagnon charpentier l’attendait pour lui crier à son tour : si tu veux passer, livre moi le mot de passe des maîtres. Hiram refusa pour la 3eme fois, et reçu le coup fatal, la pointe du compas enfoncé dans le cœur. Ils creusèrent un trou dans la terre, recouvrirent le corps, puis plantèrent une branche d’acacia sur le sol, sous lequel reposait la victime. Le bruit du meurtre c’est répandu, et le roi ordonna que neuf maîtres partent à la recherche du corps de maître Hiram. Il c’était passé 17 jours : les perquisitions aux alentours du temple avaient été stériles, et les maîtres parcouraient en vain les campagnes. Ils trouvèrent un lopin de terre récemment fouillé, et se mirent à gratter avec leurs ongles. « Changeons le mot de passe des maîtres » dit l’un d’eux, si nous le retrouvons, la première parole qui sera prononcée par l’un de nous serra celui-ci » ; Le serment fut juré, et leurs mains s’unirent. Le cadavre fut alors reconnu, il gisait sous la branche d’acacia, symbole d’une vie indestructible. Lorsqu’ils le soulevèrent la peau se détachait des os. L’un d’eux s’écria « makbénach », qui signifie « la chair quitte les os, ou bien fils de la putréfaction ». Dans la plupart des traditions, le mythe de l’homicide figure en bonne place. Il en est ainsi chez les Egyptiens, où Seth tue son frère Osiris, comme dans l’ancien testament où Caïn fait de même avec son frère Abel. Les romains reviennent aux sources avec Romulus, meurtrier de son frère Remus. Dans le nouveau testament enfin, ce sont les frères spirituels qui condamnent Jésus Christ. Lors de l’exaltation à la maîtrise, ce scénario est reproduit à l’identique. Le vénérable maître s’approche. Le second surveillant s’exclame ; « voilà l’acacia ». Après que le vénérable maître a identifié le cadavre, le second surveillant se penche sur celui-ci ; il saisit l’index de la main droite-le doigt sur la base duquel s’exerce l’attouchement d’apprenti, et prononce le mot sacré du grade. Il tente ainsi de le ranimer en faisant appel à l’énergie intérieure, orientée verticalement comme le fil à plomb. Le doigt lui échappe, il s’écrit alors « la chair quitte les os ». Le premier surveillant essaie à son tour, il saisit le médius sur la première phalange duquel s’exerce la demande du mot sacré de compagnon, et énonce celui-ci. Lui aussi constate l’échec de sa tentative : « tout se désunit ». Désunir est synonyme de séparer et casser. C’est la rupture, la dislocation, la brisure d’une œuvre en cours d’élaboration. La chair ayant quitté les os, il ne reste plus que le squelette. « La chair quitte les os, tout se désunit » thème de cette planche au 3eme degré. Cette phrase est un constat de l’état de putréfaction qui peut rappeler la phrase de l’apprentissage, où le néophyte est mis symboliquement en terre. La mort détruit tout l’artificiel qui est en soi. La chair tombée en poussière dans le tombeau rappelle le monde transitoire, d’une vie qui passe. Le second surveillant préside la colonne B, féminine : représenté par la lune sur le tableau de loge, il est prédisposé à remarquer ce qui a trait à la vie, sa réaction est donc naturelle, il découvre l’état de putréfaction du corps, la chair symbole de vie a quitté les os. Le premier surveillant préside la colonne J, masculine. Il est représenté par le soleil ; sa correspondance astrologique est mars. Cette symbolique à connotation virile le conduit à être responsable de l’ordre de la loge et à symboliser la force. Il voit alors le désordre : tout se désunit. Par ce double échec, l’impétrant découvre que les enseignements reçus au cours des deux premiers degrés ne s’avèrent pas suffisants pour assimiler le message qui lui est proposé. Trois maîtres seront nécessaires pour ressouder la chaîne et faire renaître Hiram. Il faut être 3 pour transmettre le mot de maître, de même que les compagnons sont trois pour faire obstacle à la continuité de la transmission. Le vénérable maître joignant son énergie à celle des deux surveillants, permet à Hiram de passer de l’horizontalité à la verticalité par les cinq points parfaits de la maîtrise. Je rappellerai rapidement ces 5 points. Le premier consiste en l’attouchement qui se fait en se prenant mutuellement le poignet droit en formant la griffe, pour le second, qui est pédestre, il faut rapprocher réciproquement le pied droit par le côté intérieur. Le 3eme, se toucher le genou droit fléchi, puis rapprocher les poitrines du côté droit, et le 5eme poser réciproquement la main gauche sur l’épaule droite vers le dos et appuyer la main sur le dos. L’immortalité transite par la pourriture : La germination des plantes est liée à une décomposition. Une vie nouvelle passe par un anéantissement. Il ne s’agit pas d’une résurrection comme Lazare, qui se retrouve réinséré à la vie, c’est au contraire une nouvelle génération nommée palingénésie. ( Ce mot est très peu usité, 2 fois seulement dans le nouveau testament, est employé pour renouvellement ou renaissance ).

Très nombreuses sont les traditions qui font appel au mythe de la « mort-résurrection », de l’éternel retour. Quand le phénix sentait sa mort proche, il s’exposait au soleil jusqu’à ce que les rayons le consument. De la moelle et des os sortait un œuf d’où émergeait un oiseau régénéré. Quand Osiris eut achevé son œuvre, l’enseignement de la culture du blé et de la vigne, Typhon le tua sauvagement, déchira son corps en morceaux et les jeta dans le Nil. Apprenant la nouvelle, isis se dépêcha vers le fleuve, et patiemment, rassembla ce qui est épars. Osiris put ainsi renaître à une nouvelle vie. Ainsi que la décomposition de l’œuf philosophique des alchimistes, doit engendrer la pierre philosophale. La mort est indispensable et nécessaire à la régénération. Tout être, tout objet existant s’use, s’amenuise, vieillit. Pour se régénérer, il faut que toute réalité retourne dans l’ « amorphe », se fonde en lui pour retrouver l’unité primordiale dont elle provient. Privée de vie, la matière tombe en putréfaction. Toute forme organique est alors dissoute et les éléments se confondent. La masse putréfiée renferme un germe dont la dissolution favorise le développement. Ce foyer d’une nouvelle coordination commence par s’échauffer, en raison des énergies qui s’y trouvent emmagasinées. La chaleur dégagée repousse l’humidité et s’enveloppe d’un manteau de sécheresse. Ainsi se reconstitue l’écorce terrestre qui sert de matrice au feu qu’elle sépare de l’eau. La terre se recouvre d’une luxuriante végétation grâce à l’humidité. La putréfaction c’est aussi le passage du règne végétal au règne animal, du règne animal au règne minéral. Elle cause la résurrection des germes minéraux, végétaux et animaux, rendant la chaleur obscure lumineuse, le fixe volatil sous la forme d’hydrogène sulfuré, sous la forme aussi d’animaux comme les papillons. Qu’on prenne une botte de cresson, qu’on la couvre d’eau distillée, et qu’on expose le tout à la température de 30°, au bout de 8 jours on verra dans le liquide des bacilles, au bout de 15 jours on apercevra des vers, au bout de 15 autres jours la mouche domestique. Puis les chrysalides enfanteront la mouche domestique des papillons nocturnes ou crépusculaires. On obtient la même série avec un morceau de viande, c’est le passage du règne végétal au règne animal. Les cellules végétales se sont transformées en cellules animales. Tout corps qui se putréfie absorbe de l’oxygène. C’est la dissociation des éléments atomiques. Plusieurs autres exemples de régénérescence que nous offrent la nature, comme l’arbre sec de l’hiver qui va reverdir après la Saint-Jean, du grain se décomposant en terre, va sortir une jeune plante ; des grappes pourrissant à l’aide du champignon parasite « botrytis » méticuleusement triées, donneront le prestigieux château Yquem ; de même que des restes d’Hiram surgira un nouvel initié. L’esprit survit à la matière. La réintégration est ici purement spirituelle.

Selon René Guénon, il existe dans le corps humain une particule indestructible, représentée symboliquement comme un os très dur, et à laquelle l’âme demeurerait liée après la mort. Cet os, est appelé LUZ. Ce nom a souvent le sens d’amande. Comme le noyau contient le germe et l’os la moelle, le luz contient les éléments virtuels nécessaires à la restauration de l’être. Cette restauration s’opèrera sous l’influence de la rosée céleste revivifiant les ossements desséchés. Cet os situé à l’extrémité de la colonne vertébrale est désigné sous le nom de sacrum.  

En maçonnerie, la solidité de l’édifice n’a rien à craindre de la pluie, du vent ou des clameurs furieuses du dehors ; mais les ouvriers qui travaillent mal et dans un mauvais esprit compromettent la corporation, qu’ils peuvent même tuer, si celle-ci ne possède pas un pouvoir suffisant de résistance à la dissolution. C’est le péril intérieur. Une institution indispensable au développement de l’humanité ne saurait d’ailleurs disparaître, car elle bénéficie d’un esprit de vie éternelle. C’est la seule qui ait pu prévoir sa propre décadence et la façon d’y remédier. Mais pour ressusciter plus forte et plus glorieuse, la maçonnerie doit se prémunir contre le mal qui détermine sa perte. Il s’agit d’un triple fléau représenté par l’ignorance, le fanatisme et l’ambition. Ce sont là les compagnons indignes, qui s’attaquent au respectable maître Hiram, c'est-à-dire à la tradition maçonnique personnifiée. Que cherchent les maîtres, « la parole perdue » ; thème central de l’enseignement initiatique, clé de la connaissance. Si la parole perdue est retrouvée, c’est le grand œuvre qui se réalise. En d’autres termes, notre évolution, celle du monde et de tous les êtres, rentre dans le programme de la grande initiation progressive, dont l’initiateur prend le nom de logos. Ce mot grec qui signifie parole, raison, verbe, se rapporte en réalité à la lumière intellectuelle. « au commencement était le verbe » c’était le matériau avec lequel allait être bâti l’univers. Elle apparaît sous la forme du tétragramme hébraïque inscrit dans le delta lumineux. La parole perdue correspond au paradis perdu. La sépulture d’Hiram retrouvée, les maîtres s’efforcent de le faire renaître, lui et la parole. Les meurtriers d’Hiram ainsi démasqués, nombreux hélas, ne savent pas le plus souvent ce qu’ils font, plongés dans l’ignorance maçonnique. C’est justement parce qu’ils ignorent tout, qu’ils censurent ce qui dépasse leur compréhension.

C’est ici que la maçonnerie révèle tout son héritage alchimique, puisque le 3eme degré nous montre que le but essentiel de toute société initiatique est la transmission. Le maître doit mourir pour ressusciter dans un disciple, chose indispensable pour qu’un ordre initiatique devienne vivant. La transmission va du savoir à la connaissance. C’est celle qui engage chacun de nous, et nous met en capacité d’atteindre une vraie maturité. Elle fait appel à notre intelligence du cœur.

Nous commenceront donc par nous-mêmes en essayant d’extirper nos vices. Nous seront vraiment à la hauteur de la tâche le jour où nous saurons nous montrer instruits, tolérants et désintéressés. La maçonnerie enseigne aux hommes à s’aimer, malgré tout ce qui les divise. C’est ainsi que le nouveau maître maçon parvenu à la sagesse peut enfin sillonner le monde de l’orient à l’occident et du midi au septentrion, afin d’essayer de rassembler ce qui est épars.

Source : www.ledifice.net

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Megève. Curé franc-maçon : Pascal Vesin s'adresse à ses paroissiens

10 Juin 2013 , Rédigé par X Publié dans #Eglise catholique et FM

Pascal Vesin, ancien curé de la paroisse Sainte-Anne d'Arly Montjoie, démis de ses fonctions pour son appartenance à la franc-maçonnerie, a sollicité le vicaire généralpour publier son au-revoir aux paroissiens, demande qui lui a été refusée.

Le père Vesin a donc décidé de faire passer son message, jeudi soir 6 juin, via le groupe de soutien au père Pascal Vesin sur facebook qui compte actuellement près de 559 personnes. Nous avons décidé de le publier intégralement.

"Mon au-revoir aux paroissiens de Ste Anne d’Arly-Montjoie
Je porte encore et toujours le souci de l'unité sur notre Paroisse. Mon choix -honorer ma liberté de penser et respecter la pluralité de paroles dans l’Eglise- n’altère en rien ce souci. J’accepte et respecte que certains ne comprennent pas ce choix. Mais comment faire entendre ma parole quand j'en suis privé ? Quand et comment pourrais-je, dans la même dynamique lancée par l'Evêque, inviter les paroissiens à l'unité ? Peut-être que certains d'entre eux auraient besoin d'entendre de ma bouche, combien ce désir d'unité pour notre paroisse demeure mon souhait profond.
Une triple injustice - Les conditions dont a été habilement géré mon départ ne m'ont pas permis de m'expliquer devant les paroissiens. Tout a été fait pour que ma parole soit confisquée. C’est pour cette raison que j’ai fait paraître dans la presse -seule tribune dont je disposais- « Ma vérité de curé en paix avec sa foi et ses idées » - Les bien-pensant, baignant dans la dénonciation anonyme, semblent avoir eu raison. L’Eglise inviterait-elle à donner raison à la pratique de la délation ? - Je subis cette décision de l’Eglise par une méconnaissance flagrante de ce qu’est, aujourd’hui, la Franc-maçonnerie. Combien de propos erronés, infondés et injustifiés ont été tenus sur la Maçonnerie. Osons le dialogue en vérité (sans présager de la réponse), faisons tomber les secrets qui génèrent tant de phantasmes, évitons les anachronismes, ... c'est ma demande depuis deux ans ... vaine ! Une méconnaissance La méconnaissance génère trop souvent la peur … L’heure n’est-elle pas venue, pour reprendre les propos de Mgr Jean-Charles Thomas, de réfléchir sur le dialogue qui pourrait exister entre l’Eglise et la Franc-Maçonnerie.
Chacune de ces Institutions acceptant un dialogue vrai et respectueux : - Le "secret maçonnique" ne dessert-il pas ce dialogue ? La Franc-Maçonnerie ne pourrait-elle pas ouvrir ses portes pour éviter tous ces fantasmes que ce secret fait naître, pour montrer l'objet de ses travaux, qui elle est, ... ? Cette peur disparaissant, le dialogue demandé serait plus efficace pour faire évoluer les choses. - L’Eglise ne pourrait-elle pas risquer ce dialogue ? Cette invitation au dialogue n’est-elle pas lancée par le Pape François, lui-même : « L'Esprit-Saint nous fait entrer dans le mystère du Dieu vivant et nous sauve du danger d'une Eglise gnostique et d'une Eglise autoréférentielle fermée sur elle-même. Quand l'Eglise se ferme elle tombe malade. Je préfère une Eglise accidentée parce qu'elle prend des risques qu'une Eglise malade » La méconnaissance génère trop souvent la peur … Osons l’ouverture et le dialogue … L’ignorance n’est-elle pas pire que la malice, comme l’écrivait St François de Sales. Un souhait profond : l’Unité L’Unité comme moyen. Chacun a le droit de réagir à sa manière sans être jugé. Participer à une page Facebook ou pas, désirer poursuivre la mission confiée ou pas, ... doit être l'objet d'un choix conscient de chacun. Quelle que soit l'attitude choisie, en toute conscience, elle n'est pas un choix pour ou contre l'Evêque, pour ou contre Pascal : elle est un choix personnel et cohérent qui n'a pas à être jugée par autrui, elle doit être respectée. L'unité commence peut-être par-là : laisser à chacun sa liberté de conscience. Unité n'est certainement pas uniformité.
L’Unité comme signe. « Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c'est l'amour que vous aurez les uns pour les autres. » (Evangile de Jean 13,34-35) La perspective de l’évangéliste Jean n’est pas celle de l’universalisme : facile d’aimer à 2000 kms ! Jésus s’adresse uniquement aux apôtres et fait appel à leur amour réciproque. Les disciples du Christ doivent s’aimer les uns les autres afin que tous reconnaissent qu’ils Lui appartiennent. Cette invitation s’adresse au groupe des Douze, dans l’intimité du dernier repas partagé. Cette invitation s’adresse aujourd’hui à notre Paroisse, à chacun de ses membres. Je ne vous oublierai pas. Nous nous retrouvons dans la prière."

Source : http://www.lemessager.fr/Actualite/Fil_Infos_regionales/2013/06/07/article_messager_1743373.shtml

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Qu'évoque pour nous la mort d’Hiram ?

10 Juin 2013 , Rédigé par P\J\ P\ - F\ O\ Publié dans #Planches

Nous nous sommes réunis entre FF\ MM\ le samedi 6 octobre dernier, cette rencontre était consacrée au travail. Travail dont le thème était « la mort d’Hiram : qu’évoque-t-elle pour vous ? ». Il est très rare de travailler entre FF\ MM\, et les points communs que nous avons entre nous sont les thèmes d’instruction par lesquels nous sommes passés, mais également les symboles initiatiques dont nous tirons nos enseignements. Il me semblait important de partir de notre dernière expérience commune, celle qui nous permet de comprendre les conditions de notre élévation. De comprendre la transformation, voire même notre métamorphose en un nouvel être promu à la spiritualité. Quelques lignes guidaient les FF\ dans leur quête du mystère du meurtre d’Hiram, elles n’étaient qu’un fil conducteur. Ou plutôt une corde, un lien d’union posé entre nous afin de focaliser nos pensées et communier avant la rencontre, une rencontre abstraite, spirituelle avant d’être celle du verbe et de la plume. Cette corde, assimilée à un élément symbolique de l’ascension commune, est celle de la concentration par la méditation.

Ma planche gravée est la quintessence du travail du groupe présent ce jour-là. Sans doute est-ce ici un pâle reflet de nos discussions et de notre travail, tant celui-ci était dense et riche en interventions. Je suis aujourd’hui un messager, un écrivain public qui a reçu la matière, les outils, la force et la lumière de ses FF.·.. Les entrelacs de la corde ont pris des formes dont on peut dégager les pôles symboliques de la renaissance traditionnelle.

Rappelons-nous l’histoire d’Hiram !

Hiram (ou encore Huram Abi), envoyé par Hiram Ier (lui aussi cité dans la bible : 2 Samuel 5:11 and 1 Rois 5:1-10), roi de Tyr, apparaît, dans l'histoire biblique, sous le règne de Salomon, roi d'Israël et fils de David. La Bible précise qu'il est « le fils d'une veuve de la tribu de Nephthali ». L'absence de père semble récurrente dans les mythologies et les religions. Ainsi, Horus est le fils posthume d'Osiris. Pas de présence paternelle non plus dans l'histoire de Krishna, Mithra, Sargon ou Moïse. De même, Anne, la mère de Marie, est veuve et stérile. Elle bénéficie d'une intervention divine pour concevoir la mère du Christ. En terme de psychanalyse, la figure du père inhibe : elle représente la loi, la domination des forces instinctives et l'autorité traditionnelle. Privés de père, les « fils de veuve » (ou de vierge) sont des novateurs; ils représentent les forces nouvelles du changement.

 

Ainsi donc, le nom d’Hiram est évoqué dans la Bible (I Rois, 7:13-14) comme étant un spécialiste du travail du bronze, « rempli de sagesse, d'intelligence et de connaissance », il s'occupa, à la demande de Salomon, de la décoration du Temple (« la maison de l'Éternel »). Il moula les deux colonnes avec leur chapiteau et dressa Yakîn (ou Jakin, la colonne de droite) et Boaz (ou Bohaz, celle de gauche) près du vestibule du Temple. Il conçut également dix cuves qui reposaient sur des bases aux montants sculptés ; douze bœufs qui soutenaient une Mer de fonte; des chaudrons et des calices. Ce temple fut détruit par l'armée des Chaldéens et le bronze fut emporté à Babylone.

 

Dans le chapitre biblique des Chroniques (Chroniques 2:13-14), Hiram est appelé « Houram-Abi ». Abi ou Abif qui signifie le père eu encore le Maître Artisan. Ce qui le distingue surtout du roi Hiram 1er. Nous F\M\ le reconnaissons comme notre père au sens spirituel, mais aussi comme Maître Artisan, car c’est notre Maître. Et qu’est-ce la F\M\, sinon de l’artisanat très particulier où chaque détail, chaque pierre prend sa place pour atteindre l’art sublimé dans le Grand Ouvre !

 

Dans son livre « Maître Hiram et le roi Salomon », Christian Jacq, en se référant à cette partie de la bible précise qu’Hiram Abi est fils d’une femme d’entre les filles de Dan et d’un père Tyrien. Il dit aussi que les filles de Dan étaient d’origine égyptienne, c’est pourquoi Hiram aurait appris, auprès d exigeants Maîtres égyptiens, les secrets du métier, en allant de Temple en Temple. En plus du travail de l’or, de l’argent, du bronze, du fer de la pierre, du bois, des couleurs et des tissus, il aurait également acquis les techniques de levage utilisés par les bâtisseurs de pyramide et d’obélisques. Il pouvait également s’attaquer à n’importe quel plan et organiser la construction. Un artisan talentueux ayant des dons universels.  

Ces deux passages bibliques donnent à la légende d’Hiram une certaine assise permettant de construire une histoire tant soit peu crédible. L'histoire d'Hiram, l'artisan, s'arrête là. Dans la mythologie grecque, il pourrait évoquer Héphaïstos, lui aussi fabricant de l'outil divin.  

Mais venons en au meurtre d’Hiram, devenu contremaître ou encore architecte en chef et conducteur des travaux au Temple de Salomon. Il est en tout cas responsable des ouvriers et de leur travail, pour s’y retrouver il avait divisé les ouvriers en trois groupes : les apprentis, les compagnons et les maîtres. Ceci selon leur compétence, la qualité de leur travail ou encore le degré de connaissance, leur aptitude à utiliser les outils pour la taille, la pose, l’intégration de la pierre dans l’édifice… et la connaissance de la géométrie, fort utile à la réalisation d’une telle œuvre que celle du Temple. Afin d’être promu d’une classe à une autre supérieure, Hiram se reposait sur le jugement des autres maîtres, ceux qui apprenaient aux apprentis et guidaient les compagnons, car devant le grand nombre d’ouvriers, il ne pouvait se rendre compte des qualités de chacun. Pour passer d’un niveau à un autre, il fallait connaître les signes et les mots de passe - secrets - qui se donnaient lors de passages initiatiques, sous la surveillance et l’instruction des Maîtres. Pour être payé selon son grade, il fallait se faire connaître par ces codes acquis lors des promotions.  

Selon d’autres lectures, il est rapporté par la Tradition que, lors de cette construction, il y aurait eu querelle entre les manoeuvres et les maçons au sujet des salaires. Et pour apaiser tout le monde et obtenir un accord, Hiram aurait dit : « que chacun de vous soit satisfait, car vous serez tous rétribués de la même manière. Et il donna aux maçons un signe que les manoeuvres ne connaissaient pas. Et celui qui pouvait faire ce signe était payé comme les maçons ; les manoeuvres ne le connaissant pas, étaient payés comme auparavant. […] Ainsi le travail se poursuivit et progressa et il ne pouvait guère se mal dérouler, puisqu’ils travaillaient pour un si bon maître, et avaient l’homme le plus sage comme surveillant. Il avait simplement divisé les ouvriers en deux groupes : les manœuvres et les maçons, mais également donné en secret un signe de reconnaissance aux maçons…Et tout secret est un jour percé, surtout s’il s’agit de salaires! Le « comment faire pour gagner plus » a toujours existé… et la cupidité de l’homme n’a pas d’époque, preuve en est les conflits sociaux d’aujourd’hui.   

Mais de fait d’après cette dernière légende, pour finir au plus vite avec la construction du Temple, et pour maintenir une paix du travail, Hiram a escamoté le vrai problème, celui de la franchise. Il aurait dû expliquer le pourquoi de la différence de salaire, et donner une motivation aux manœuvres afin qu’ils se perfectionnent… Donc indirectement il a suscité la convoitise ! L’idée d’arracher le secret à ce « sage surveillant » prendrait alors toute sa « fausse » raison, car basée sur une situation conflictuelle non résolue.  

Alors le récit mythique prend tout son sens : Hiram fut assassiné à la fin des travaux du Temple (vers 1570 avant notre ère) par trois compagnons félons (on parle de Syriens, la notion de mouton noir existait déjà !) et ceci pour avoir refusé de leur donner la parole secrète. Ces trois hommes, postés à une porte différente du Temple, lui réclamèrent, sous la menace, la parole secrète. Hiram répondit qu’il n’était pas possible de l’obtenir ainsi, et qu’il fallait avoir la persévérance d’attendre le moment opportun. Le premier le frappa d'un coup de règle sur la gorge, le deuxième d'un coup d'équerre de fer sur le sein gauche et le dernier l'acheva d'un coup de maillet sur le front. Les compagnons enterrèrent le maître sans connaître le secret. La terre fraîchement remuée pouvait être la marque de l’emplacement du corps enterré, aussi pour donner un sens à cette terre fraîchement remuée, ils plantèrent une branche d'acacia sur le petit monticule ainsi formé.  

Salomon enverra des FF\ MM\ , 3 puis 5 puis 7 et enfin 9 - par groupe de 3 - à la recherche d’Hiram. 9 est le chiffre de la perfection, il est parfait et signifie aussi réincarnation, résurrection…Nous nous saluons par 3 fois 3, ce qui rappelle les 3 groupes qui retrouvèrent la branche d’acacia et en l’arrachant retrouvèrent le corps d’Hiram.  

Ce chiffre 9 se retrouve aussi dans le cycle de Déméter qui cherche sa fille Perséphone pendant 9 mois… temps aussi de la gestation humaine.  

La lecture allégorique du mythe montre qu'Hiram perd sa vie physique (la gorge - la voie, le guide), sa vie sentimentale (le cœur - amour) et sa vie spirituelle (le front - esprit, âme), à cause de l'Ignorance, de l'Hypocrisie et de l'Envie que figurent ses assassins. Mais il renaîtra (acacia) grâce à ses qualités antithétiques : le Savoir, la Tolérance et le Détachement. La résurrection repose sur le mystère de la nature, revivre après la mort, en nourrissant la future plante… Prenons exemple sur le grain de blé… ou toute autre graine qui meure et qui se multiplie en mourrant, après la putréfaction la vie ressurgit, plus forte. C’est le mythe de Déméter (dans les mystères d’Eleusis), c’est la victoire sur la mort ! C’est d’après Pythagore, la réincarnation après la purification : l’âme passe dans le corps du récipiendaire. Mais c’est aussi cultiver la spiritualité de l’Homme. Isis, femme-sœur d’Osiris, reconstitue Osiris (elle rassemble ce qui est épars), ceci afin non pas qu’il reprenne vie lui-même sur terre, mais pour qu’il règne au ciel, pour que son exemple d’expiation des péchés de son frère ne soit perdu à jamais. C’est dans la connaissance du drame que l’être humain va s’améliorer. Cependant Osiris, la veuve, donne vie à Horus pour venger Osiris. Ce thème de la vengeance, notamment du meurtre d’Hiram est repris dans la F\M\ de perfectionnement.  

Rappelons-nous encore que l’arche d’alliance était constituée de bois d’acacia plaqué d’or, que la couronne du Christ était tressée d’épines d’acacia. Ce bois presque imputrescible est un symbole solaire, notamment par sa fleur , couleur de lait et de sang, et un symbole d’immortalité. Gérard de Nerval, dans le « voyage en Orient » évoque la mort d’Hiram et sa résurrection en ces termes : « il faut savoir mourir pour naître à l’immortalité ». R. Guénon, quant à lui, souligne que les rayons de la couronne d’épines sont ceux du soleil. Découlant de ces qualités, l’acacia prend aussi valeur d’attribut à l’initiation et à la connaissance des choses secrètes. On retrouve ces symboles aussi dans des légendes africaines et indiennes (p.e., louche sacrificielle de Brahma). Virgile, dans l’Enéide, fait prendre à Enée, qui dans sa descente aux Enfers, à la recherche son père Anchise, lui fait prendre un rameau d’or. Il retrouvera également le corps de Polydor (fils de Priam) grâce à un rameau arraché à un buisson.  

Dans les cérémonies maçonniques, le récipiendaire au titre de Maître s'identifie à Hiram : il doit d'abord « mourir » pour renaître, investi des qualités du Maître. Le « secret » n'est que devenir intérieur, transformation spirituelle dans un processus d'individuation. En ce sens, il est incommunicable.  

Hiram revit dans l’autre ! Sommes-nous le fruit de génération d’étrangers à nous-même…Dans le fond seules quelques générations précédentes semblent nous avoir céder une partie de leurs traits, les autres bien loin de nous nous paraissent étrangères. Le moule n’était pas unique, nous avons reçu la connaissance par d’autres lignées que les seules héréditaires !  

Hiram revit dans l’autre ! Il a franchi l’Hadès, il réintègre non pas la région astrale – où il demeure – mais le nouveau maître, par la métamorphose et la réincarnation. Le vieil homme meurt, la chair quitte les os ("Mak Benah ", phase de putréfaction, c’est le solve alchimique), pour laisser la place à l’Homme nouveau, purification achevée. Je citerai notre rituel : « …Réjouissez-vous, mes FF.’., la lumière est revenue. Notre Maître a vu le jour, il renaît plus fort que jamais en la personne de notre frère ». La résurrection est symbolisée par l’élévation du récipiendaire par les cinq points parfaits de la maîtrise tels que ceux utilisés par les trois fils de Noè . Sem, Cham et Japhet s’étaient rendus sur la tombe de leur père pour essayer d’y découvrir quelque chose à son sujet qui les guiderait vers le puissant secret que détenait ce fameux prédicateur. Ils parvinrent à la tombe et ne trouvèrent rien, sauf le cadavre presque entièrement corrompu. Ils saisirent un doigt qui se détacha, et ainsi de jointure en jointure, jusqu’au poignet et au coude. Alors, ils relevèrent le corps et le soutinrent en se plaçant avec lui pied contre pied, genou contre genou, poitrine contre poitrine, joue contre joue et main dans le dos, et s’écrièrent : «Père du ciel, aide-nous maintenant, car notre père terrestre ne le peut pas. » Ils reposèrent ensuite le cadavre, ne sachant qu’en faire. L’un d’eux dit alors : « II y a de la moelle dans ces os » [en anglais Marrow in this Bone, également le M\B\ de Mak Benah]….  

Cette mise en pratique des points d’élévation au 3ème degré procède d’un sens profond et caché – tel que dans la légende d’Isis et d’Osiris - : c’est l’exaltation symbolique du rassemblement de ce qui est épars, c’est le coagula alchimique. C’est l’union qui fait rebondir et reprendre force. Union symbolique de la connaissance de soi, d’utiliser toutes nos facultés et de les mettre au service de l’humanité. Ainsi c’est dans le « connais-toi, toi-même » de Socrate que le nouveau maître doit chercher dans une démarche libératoire progressive, son appartenance cosmique. Pour cela, à nous trouver la pierre cachée au fond de soi (le VITRIOL du cabinet de réflexion). Elle est la conclusion, la récompense et la finalité d’un effort dont l’efficacité est rendue possible par le travail. La parole perdue, que l’on cherchera dans les grades de perfection, ne peut effectivement être retrouvée qu’en suivant un itinéraire particulier, celui de l’effort et de la pugnacité. Ceci est comparable au voyage de Gilgamesh qui cherche la plante qui donnera l’immortalité aux hommes. La réalisation du Grand Œuvre est au bout du chemin, convergence de nos itinéraires maçonniques, focale de nos objectifs.  

Il y a rupture avec les deux autres grades de Loge Bleue, d’ailleurs le degré de Maître a été rajouté deux à 5 ans après les constitutions d’Anderson – soit en 1725 ou plutôt en 1738 comme le révèlent beaucoup de références britanniques. Et cela même si nous trouvons déjà lors du rituel d’initiation : « …et que meure le vieil homme ». Ainsi, la Franc-Maçonnerie reconnaît en Hiram un Maître fondateur. D'autre part, aujourd'hui encore, les deux colonnes du temple maçonnique ont pour modèles les réalisations supposées d'Hiram pour le Temple de Salomon qui devaient s'inspirer elles-mêmes des deux obélisques précédant l'entrée des Temples de l'Égypte antique. (retour peut-être à la 2ème légende biblique).  

Ce récit, en raccourci, nous permet de constater non seulement la cupidité des trois compagnons, mais également leur stupidité, comment arracher un secret en frappant de la sorte ? On se rend bien compte que ceux-ci ne pouvaient pas accéder au grade de Maître. Ils n’avaient ni la réflexion, ni la mesure de leurs gestes… Cependant, à leur décharge, ce meurtre n’était sans doute pas prémédité. C’était un accident ! Comme quoi la bêtise, l’ignorance, le mensonge et l’ambition peuvent faire aboutir à un acte irresponsable dont l’issue peut être fatale et irréversible. Mais les légendes sont faites pour nous faire rêver et changer le cours de l’histoire, en nous amenant, grâce aux valeurs morales qu’elles préconisent, et par des rebondissements à une fin plus honorable, désirée autant par le coeur et par l’esprit.  

Le survol des cultes montre l’impact des anciennes légendes mythiques dans la transmission de la tradition, et sûrement de la connaissance. La F\M\ est devenue un refuge de la spiritualité dans sa complexité – alliant connaissance, intuition, passages initiatiques - . Et en cela elle est en devenue un véhicule privilégié dans l’essaimage des valeurs.  

Ce qui est étrange et magnifique à la fois, c’est que toutes ces légendes reposant sur la tradition semblent converger vers un message unique et universel : la vie doit continuer coûte que coûte ! Que cette pensée soit abstraite, ou même inconsciente, il n’en demeure pas moins qu’elle nous guide ! Si la vie est une pensée, alors que celle-ci est opiniâtre!  

Notre vie si éphémère qu’elle soit, mérite de la vivre dans le respect de ce qu’elle est, il faut comme le disait Baudelaire : « Tirer l’éternel du provisoire »

 

 Gimel 22.11.2007

 Source : www.ledifice.net

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Hiram, Hiram, et Hiram ou Hiram le Roi, Hiram le Bronzier et Hiram le Maitre

8 Juin 2013 , Rédigé par X Publié dans #Planches

J’ai articulé ce morceau d’architecture autour de trois questions :
a) Qui sont-ils ?
b) D’Où viennent-ils ?
c) Que font-ils ?

Telles sont les trois éternelles questions que se pose l’humanité depuis le début des temps : Qui suis-je ? D’Où viens-je ? Où vais-je ? Depuis l’aube des temps, l’homme s’est toujours interrogé sur son origine et son devenir. Les recherches ont permis de faire avancer notre connaissance sur qui étaient nos ancêtres, ce qu’ils faisaient, ce qu’ils mangeaient, qu’elles étaient leurs techniques de chasse ou de pêche. En ce qui concerne les civilisations antiques, nous possédons de très larges traces écrites ou picturales, des sculptures, des ruines nous rappelant leurs constructions, mais pour le sujet qui nous concerne, nous en sommes réduits à disserter non pas sur du vide mais sur du flou car il n’y a rien de concret hormis la Bible en temps qu’écrit et sans vouloir faire un jeu de mots, tout n’est pas parole d'évangile.

Pour toute histoire et pour tout mythe, il faut des bases. Des bases afin qu’il soit situé dans le temps et dans l’espace. Pour le sujet évoqué, les seules bases solides dont nous disposons sont d’une part La BIBLE (Ancien Testament ; Livre des Neblim ; 1 er Livre des Rois), et d‘autre part La TRADITION.

Si La Bible n’a pas subi de changement, puisque devant être transmise sans en changer un Iota (même la faute d’orthographe, si faute il y a, est transmise telle qu’elle a été écrite) et par là même peut faire référence, par contre, La Tradition orale et écrite à laquelle nous nous référerons, est susceptible de contenir des erreurs de traductions (volontaires ou non), des omissions, des « adaptations ». Ces faits indéniables sont dus aux écrivains eux-mêmes, au dogme chrétien ainsi qu’aux différents régimes sous lesquels ont vécus les écrivains chargés de la rédaction.

Dans La Bible, (1 er Livre des Rois, Chapitre 5, verset 15 à 32), il nous est dit à propos de HIRAM le roi :
Verset 15. « Le roi de Tyr Hiram, envoya ses serviteurs en ambassade auprès de Salomon car il avait apprit qu’on l’avait sacré roi à la place de David son père et Hiram avait toujours été l’ami de David ».
Verset 16. « Et Salomon envoya ce message à Hiram ».
Verset 17. « Tu sais bien que mon père David n’a pas pu construire un Temple pour le nom de YAHVE ».
Verset 20. « Maintenant, ordonne que l’on me coupe des arbres du Liban…».
Verset 21. « Lorsque Hiram entendit les paroles de Salomon, il éprouva une grande joie et dit » « Béni soit aujourd’hui YAHVE qui a donné à David un fils sage qui commande à ce peuple ».
Verset 22. « Et Hiram manda ceci à Salomon. J’ai reçu ton message. Pour moi, je satisferai tout ton désir en bois de cèdre et de genévrier ».
Verset 24. « Hiram procura à Salomon des bois de cèdre et des bois de genévrier autant qu’il en voulut ».
Verset 32. « Les ouvriers de Salomon et ceux de Hiram et les Giblites taillèrent et mirent en place le bois et la pierre pour la construction du Temple ».

Hiram le roi est encore cité deux autres fois dans : 1 er Livre des Rois, Chapitre 9. Verset 10 à 14, pour un marché entre Salomon et Hiram que ce dernier refuse. Verset 27, dans lequel Hiram envoie ses vaisseaux avec ses serviteurs et ceux de Salomon chercher 420 Talents d'or à Ophir pour les remettre à Salomon.

Deux choses sont à retenir de tout ceci. 1°) Qu’avant le chapitre 5 du Livre des Rois, il n’est fait nulle part mention de l’amitié qui lie le roi Hiram au roi David comme dit au verset 15.

2°) Qu’après le chapitre 9, verset 27, le roi Hiram disparaît totalement du Livre des Rois. Je précise bien du livre des Rois. J’aurai l’occasion de revenir sur Hiram plus tard avec un commentaire totalement différent.

Quant aux Giblites dont nous parle le verset 32, ils auraient été les habitants de la ville de Gebal. Selon les commentaires de La Bible, Gebal serait la Biblos des grecs, comme les sidoniens dont nous parle le verset 20, sont les habitants de la ville de Sidon. Un mot peut éventuellement nous éclairer sur eux et sur leur fonction. Il s’agit du mot « Gible ». Sa définition est : Ensemble de briques arrangées pour être cuites.

Une relation entre ces deux mots me paraît flagrante, bien que le Larousse ne donne aucune étymologie du mot « gible ». Mais si gible signifie « ensemble de briques », il est plausible dès lors que le terme « Giblite » soit un qualificatif et non une origine tribale ou raciale. Ainsi, leur participation à l’ouvrage - ils sont maçons, tailleurs de pierre et de bois – explique que pour cela il soit fait mention d’eux et de leurs travaux dans le verset 32.

Dans le Ketoubim, livre des prophètes antérieurs, Salomon est cité pour ses jugements et pour des psaumes. Il est l’auteur entre autre du Livre de la Sagesse, du Livre des Proverbes et du Cantique des Cantiques, l’un des plus beaux poèmes amoureux. Durant les quarante années que dura son règne, il est sur qu’il a entretenu des relations avec de nombreux souverains, d’ailleurs, la Bible cite le voyage que fit la reine de Saba pour le rencontrer mais de l’amitié qu’il aurait entretenu avec Hiram rien. En quelle occasion a t-elle vu le jour, nous ne le saurons jamais. Sauf si de futures fouilles ne mettent à jour des découvertes faisant avancer l’histoire, les générations qui nous succéderont se poseront les mêmes questions que nous maintenant.

Il y a plusieurs choses que je désire soumettre à votre perspicacité ainsi qu’à vos réflexions.
Il y a quelques instants, j’ai cité le chapitre 5, verset 21, du premier Livre des Rois. Pour bien vous restituer le contenu de ce verset, je me permets de le citer à nouveau : « Lorsque Hiram entendit les paroles de Salomon, il en éprouvât une grande joie et dit : Béni soit aujourd’hui Yahwé qui a donné à David un fils sage qui commande à ce peuple ».

Alors voilà : Hiram est roi de Tyr et de Sidon. Si ma mémoire scolaire ne me fait pas défaut, Tyr, Biblos et Sidon, sont les trois villes les plus importantes de la Phénicie. Si Hiram est roi de Tyr, c’est forcément qu’il est phénicien, et les phéniciens, autant qu’il m’en souvienne, ne sont pas monothéistes. En hébreu, « Béni soit Yahwé » se dit « Baruch Atta Adonaï ».

Comment se fait il que Hiram invoque le nom de Yahwé ? Au delà de toute politesse, il y a là, me semble t il, matière à se poser quelques questions supplémentaires, comme par exemple Hiram était l’ami de David soit ! Mais nous ne savons pas d’où vient cette amitié. Il invoque la bénédiction du dieu des hébreux, tandis que les phéniciens sont polythéistes. Alors je me demande si après tout, quelque part, le roi Hiram ne serait pas d’origine juive. Il est dommageable que l’absence de tout écrit - hormis la Bible- ne nous autorise malheureusement, qu’à spéculer sur ces points essentiels. Ces textes – carburant nécessaires à notre moteur de recherche -, à défaut de faire avancer nos connaissances sur le monde antique, auraient pu nous faire progresser dans le domaine de l’histoire. Sans eux, nous resteront toujours en panne sur le bas-côté de la route. Sur ce, je vous souhaite à tous, bonne lecture et bonnes réflexions. Pour les jeunes Maîtres, voilà un exemple parfait de fraternité ; savoir partager ses doutes. Que la nuit vous soit bonne conseillère.

En ce qui concerne la personne du roi Hiram, nous avons répondu aux trois questions que nous nous posions. Nous savons Qui il est ; Hiram roi de Tyr. Nous savons d'où il vient ; de Tyr. Nous savons où il va ; dans le royaume d’Israël, auprès de Salomon. De plus, nous connaissons même sa fonction : Fournisseur de matériau et de main d’œuvre. Passons maintenant à HIRAM le bronzier. De lui, il nous est dit (Livre des Rois, 6, 13-14) « Salomon envoya chercher Hiram de Tyr ». « C’était le fils d’une veuve de la tribu de Nephtali, mais son père était Tyrien, ouvrier en bronze. Il était plein d’habileté, d’adresse et de savoir pour exécuter tout travail de bronze. Il vint auprès du roi Salomon et il exécuta tous ces travaux ».

En quoi consistèrent les travaux du bronzier Hiram. Rien de moins que toute l’ornementation du Temple en construction. Pour Salomon, il fondit : La Mer de bronze, 10 bassins de bronze à base roulante, les vases à cendres, les pelles et les bols à aspersion. Mais le plus important de tous, il fondit les deux colonnes, les deux chapiteaux, les deux treillis et les quatre cents grenades qui ornent les deux chapiteaux. Beau travail quand on y songe que celui de Hiram le bronzier, tyrien puisque fils de Tyrien, (Le qualificatif signant la provenance, comme Léonard de Vinci), habitant Tyr, fils d’une veuve de la tribu de Nephtali. Mais Nephtali est une des douze tribus d’Israël, donc sa mère est une hébreu et bien qu’étant phénicien par son père, Hiram est juif, car dans le judaïsme, la transmission de la religion se fait par la mère et non par le père.

Juif, s’il ne l’est pas de fait, du moins peut il l’être de cœur. Sa mère dans son enfance a du l’instruire sur ses origines et qui sait s’il ne tient pas en partie son savoir de l’enseignement de cette mère qui lui aurait inculqué les prémices de La Connaissance, son apprentissage, son instruction en quelque sorte et sans doute était-il circoncis. Par la suite, comme dit dans : Genèse, chapitre 15, verset 10 « Et voici mon alliance qui sera observée entre moi et vous, c’est à dire ta race après toi : que tous vos mâles soient circoncis » du fait de cette circoncision marquant son alliance avec Dieu et son appartenance au peuple élu, il aura certainement continué à recevoir un enseignement plus ésotérique, de la part d’Initiés à l’Art Royal, celui de La Construction. Ces initiés qui ont pu être, Egyptien, Phénicien, Grec, Babylonien, Juif, la Connaissance faisant fi des races et des religions, l’ont amené à la Maîtrise, maîtrise motivant sa renommée et sa venue auprès de Salomon. Sa judaïcité étant un atout supplémentaire car ainsi Salomon savait qu’il serait compris dans ses désirs par quelqu’un Entendant l’Art et qui de surcroît avait les mêmes origines.

L’ouvrage accompli, déjà remarquable par sa grandeur et son établissement, est passé à la postérité, mais le plus étonnant encore est que, travaillant sur un chantier royal, pour établir la gloire de Dieu sous la férule d’un roi connu et reconnu dans le monde de l’époque, se soit Hiram le bronzier qui érige les deux colonnes, et non content de les ériger, il les nomme. Je cite : Livre des Rois, 6, 21-22. « Il dressa les colonnes devant le vestibule du sanctuaire ; il dressa la colonne de droite et lui donna le nom de YAKIN ; il dressa la colonne de gauche et lui donna pour nom BOAZ. Ainsi fut achevée l’œuvre des colonnes ». Et il s’agit bien là de l’achèvement d’une œuvre et celle-ci sera signée par son créateur , comme il en sera de même des siècles plus tard pour les grands sculpteurs sur les chantiers des cathédrales et ensuite les grands maîtres de la peinture.

Plusieurs choses dans tout cela retiennent mon attention. Premièrement ; c’est que « in texto », je ne sais pas exactement QUI est le bronzier. S’agit-il d’Hiram ou bien de son père ? Si l’on s’en tient à la syntaxe du texte biblique comme l’on fait tant de chercheurs, il pourrait s’agir du père d’Hiram qui était bronzier, du moins pouvons-nous également l’interpréter de cette manière.

Deuxièmement ; que se soit Hiram le bronzier qui dresse les colonnes et non Salomon lui-même, aidé en cela par ses ouvriers et ceux du Roi Hiram. Maître Bronzier, assurément il l’est, architecte, il ne l’est pas. Alors, d’où tient il la Connaissance requise à l’érection des colonnes si ce n’est d’Initiés que ses origines maternelles lui avait permis de rencontrer et de qui il a reçu l’enseignement, le Magister.

Par contre, Hiram étant bronzier fondeur, il connaît les secrets du métier mais Où a t il été enseigné ? Quel ouvrage, quelle œuvre précédent lui a apporté la renommé qui est la sienne ? Ni La Bible, ni la Tradition ne font état du lieu de son enseignement ni de sa ou de ses établissements précédents.

Troisièmement ; que se soit lui Hiram le bronzier, qui nomme les colonnes et non cette fois encore Salomon, roi puissant parmi les rois, ou bien le Grand Prêtre puisque les colonnes sont destinées au Temple, qu’elles sont érigées devant le vestibule du Temple, dans l’enceinte même de celui-ci puisque le mot Vestibule désigne une pièce par laquelle on passe pour entrer dans un édifice. Et ces colonnes, que sont-elles vraiment ? Sont-elles juste un ornement devant l’entrée du Temple. Assurément non, sinon elles auraient pu être placées à n’importe quel endroit, qu’il soit dans l’enceinte ou hors l’enceinte du Temple.

A mon avis, mais cela n’engage que moi, ces colonnes sont un passage vers autre chose. Elles sont LA porte d’accès vers le sanctuaire, vers la Divinité, et plus loin encore, en pénétrant le Mystère des choses, vers le Saint des Saints. Ces colonnes sont comme les deux pôles d’une batterie. L’un positif, l’autre négatif. Elles s’annulent tout en fournissant de l’énergie. L’impétrant en les franchissant se décharge de toute son énergie externe, négative pour se charger d’une nouvelle énergie toute positive et intérieure qui le mettra sur le chemin menant vers le divin et sur la voie de SA transcendance.

Les colonnes sont un sas établi par Hiram l’Architecte et Salomon. Dans le même temps, elles sont deux paratonnerres, canalisant l’énergie venue d’En Haut, restituant celle venant d’En Bas. Elles fonctionnent dans trois sens. Le premier, horizontal, symbolisant la Planitude, la Rectitude ; le second, vertical, symbolisant la Gravité, l’Elancement, l’intersection des deux lignes entre les deux colonnes établissant le troisième, transversal, qui nous permet d’établir la trilogie ternaire du Matériel, du Temporel et du Spirituel. En passant la porte des colonnes, nous coupons ces lignes de force. Grâce aux trois courants - tellurique, cosmique et divin-, nous sommes invités à poursuivre notre quête de nous même, des autres et de la Connaissance.

Quatrièmement : Le rituel nous dit que : « les Apprentis reçoivent leur salaire à la colonne B ». Toute peine mérite salaire et toute fourniture de matériaux également. Pour la fourniture des bois de cèdre, de genévrier, et des ouvriers, le roi Hiram perçu comme il est dit 20.000 muids de froment et 20.000 mesures d’huile vierge chaque année.

Les « Bons Ouvriers » percevaient leur salaire du jour à la sortie du chantier. Quel salaire a bien pu toucher Hiram le bronzier pour son travail ? Où et quand l’a t il perçu ? Quel en était le montant ? C’est il contenté de l’honneur de nommer les colonnes comme convenu avec Salomon pour : Satisfaction du Devoir accompli à la gloire de la divinité, ou bien détaché de tout esprit mercantile, un « total désintéressement » au profit de l’Œuvre ?

J’arrête ici le chapitre consacré à Hiram le bronzier. Les questions sont posées, il nous reste à nous « Maçons » de chercher et de chercher encore pour trouver des réponses qui ne nous satisferont peut-être pas, mais qui agaçant nos neurones, nous inciterons peut-être, à vouloir tenter encore, de lever le voile sur cet épisode de la construction du Temple de Salomon, nous permettant là aussi peut-être, de construire notre temple intérieur en y ajoutant une pierre. Ainsi, sur la personne d’Hiram le bronzier, nous répondons également aux trois questions que nous nous posions : Nous savons qui il est : Hiram, Maître bronzier, fils d’un père tyrien et d’une mère juive ; Nous savons d’où il vient : de Tyr ; Nous savons où il va : A Jérusalem, fabriquer les ornements du Temple. De plus, pour lui aussi, nous connaissons ses attributions: Fondeur des colonnes, de la mer de bronze et des autres ornements, et édificateur des colonnes. Mais car il y a un mais, ensuite, il disparaît totalement. Que devint-il ?

Les citations que j’ai énoncées sont toutes tirées du 1 er Livre des Rois, et vont du chapitre 5 au chapitre 9. Elles nous parlent de Salomon, du Roi Hiram de Tyr, et d’Hiram le bronzier ; des travaux qui furent entrepris pour la construction du temple et de son ornementation, bien. Là où les choses se compliquent, c’est avec le Deuxième Livre des Chroniques. Qu’y trouve t on d’anachronique par rapport au 1er Livre des Rois. Nous y lisons que : D’une part, Hiram de Tyr ne s’appelle plus Hiram mais Huram ; et que Hiram le bronzier lui s’appelle Huram-Abi. D’autre part, qu’il n’est plus orphelin de père. Mais le plus important a pour sujet sa mère ; sa mère dont la tribu n’est plus Nephtali comme dit précédemment. Sa mère est maintenant Danite, donc de la tribu de Dan. Cela ne change pas grand chose sur le fond, à savoir que Hiram le bronzier a bel et bien des origines hébreux, par contre sur la forme, ces différences viennent s‘ajouter à celles déjà existantes quant aux origines des peuples et tribus dits « sémite ».

Songez que « sémite » et « sémitique » viennent de « Sem » l’un des trois fils de Noé. Dans la Bible, l’Hébreu est appelé « Sefath Kena’an, la langue de Canaan ». Or Canaan est cité dans la Bible comme étant un descendant de ‘Ham’ autre fils de Noé et non de Sem. Par conséquent, l’Hébreu, les hébreux et les sémites ne devraient pas être qualifiés comme tels. En fait, la qualification exacte devrait être « hamite ». Sémitique en lieu et place de hamitique, veuve de la tribu de Nephtali et plus veuve mais maintenant de la tribu de Dan, voilà que s’ouvrent à nous de nouvelles voies de recherches.

Enfin, HIRAM le Maître, l’Architecte.

Rappellerais-je que le mot « MAITRE » vient du latin MAGISTER. En français ancien, le magister désignait un « Maître d’école ». Lorsqu’il est écrit avec un « E » terminal, il signifie « MAITRISE », venant du latin « MAGISTERIUM ». Il définit dans son sens figuré, une autorité doctrinale, morale ou intellectuelle.

Donc pour résumé : un « Maître » est quelqu’un qui enseigne. Par son savoir, il est une autorité doctrinale. Il puise son savoir de la «Doctrine » qui peut-être un ensemble de notions soit philosophiques, soit religieuses.

En ce qui concerne HIRAM le Maître, les questions que nous posions dès le début sur le Roi Hiram et le bronzier Hiram sont encore plus vraies pour lui. QUI EST-IL ? Nous connaissons sa fonction. Il est « Le Maître » C’est l’Architecte. D’OU VIENT-IL ? Nous l’ignorons. OU VA T-IL ? Nous connaissons seulement sa fin.

Aux deux premières questions, je ne peux apporter que très peu de réponse, car il n’existeaucun écrit où l’on parle d’un HIRAM Architecte. Par écrit, je veux dire écrit historique. Ni Flavius Josèphe dans son traité « Contre Capion », ni la Bible ne le cite en tant que tel. C’est le Rituel Maçonnique qui en fit un architecte et le constructeur du Temple. De plus, comment un architecte, juif par filiation, peut il faire construire un édifice en pierre taillée destiné à receler dans son sein l’Arche de l’Alliance, puisque il est dit « qu’aucun outil de métal n’a touchée la pierre du Temple pour la taillée ». Cette tradition se retrouve encore de nos jours chez les orthodoxes, - juif, chrétien ou musulman – pour qui le port de la barbe évite ainsi qu’un objet en métal ne blesse la peau, lui inflige des blessures, et ne souille ainsi l’œuvre de Dieu. Alors la question pourrait être la suivante : « Comment tailler des pierres et les appareiller sans l’assistance d’objets métalliques ? »

Thor Eyerdal s’était posé la même question quant aux moaïs de l’Ile de Pâques. Une réponse vraisemblable a été donné par Francis Mazière dans son livre « Fantastique Ile de Pâques ». Ces statues étant en pierre volcanique friable, elles auraient été taillées avec des outils faits d’une pierre plus dure. Ainsi donc, à l’autre bout du monde, dans une civilisation et une société primitive selon nos critères, des statues dédiées aux dieux n’avaient pas non plus connues le métal. Etrange coïncidence. Etrange aussi ces statues qui regardent le ciel, attendant on ne sait quoi.

Pas de filiation – les noms de ses parents sont inconnus -, pas de lieu de naissance. Il pourrait être le non-être, le Non-Créer par qui tout arrive. Nous n’avons aucun renseignement quant à son parcours. Une chose est sure, dans le rituel il est mortel et comme tel, soumis à la décomposition, à la désunion. C’est par le Rituel, que nous connaissons le lieu de son martyr et les circonstances l’amenant à sa sépulture provisoire nous sont connues. Il a subi le martyr sur SON chantier, dans l’Enceinte Sacrée même.

Trois « mauvais Compagnons », trois « mauvais Frères » ont tentés de lui arracher les secrets du Maître, fonction et distinction qu’ils avaient été jugés indignes de recevoir. Que faisait Hiram sur le chantier la nuit venue ? Il faisait ce que tout « Maître », entendez « Vénérable » fait. Il s’assurait que les travaux étaient terminés, que les ouvriers « s’étaient retirés contents et satisfaits ». Mais au lieu de cela qui trouve t- il ? Trois insatisfaits, trois ambitieux.

Hiram pénètre par la porte de l’Occident qui ferme la carrière du jour et se dirige vers la porte du Midi. Frappé par un coup de règle à l’épaule, il tente de fuir par le Septentrion et là, il subi sa deuxième blessure donnée par un coup de niveau sur la nuque. Chancelant, il espère pouvoir s’enfuir par l’Orient. Frappé d’un coup de maillet mortel à la tête, il expire. La transmission de la Connaissance vient d’être interrompue, un maillon vient de disparaître. Comme dit dans la marine : La chaîne la plus solide ne vaut que par son maillon le plus faible. Désormais, substitution et recherche prendront la place de la Vraie parole, en attendant et en espérant la retrouver un jour.

Quelle est la réflexion que peut nous inspirer ce psychodrame si je peux employer ce terme. Personnellement, j’en retiens que la description de ce martyr est aussi une représentation symbolisée de la marche du Maître. Je m’explique : Pénétrant par l’Occident, peut-être par 3 pas comme l’Apprenti – mais non, sûrement par 3 pas - Hiram se dirige ensuite vers le midi puis revient en direction du septentrion ; les 2 pas du Compagnon. Ensuite, placé où il est, peut-être sur le pavé mosaïque, chancelant, il se dirige à nouveau vers le midi ; premier pas du compagnon vers la maîtrise. Manquant d’équilibre suite aux coups reçus, il titube vers le septentrion ; deuxième pas, pour ensuite se diriger vers sa mort à l’Orient ; troisième et dernier pas de la maîtrise. Je ne sais pas si du mythe de la mort d’Hiram, découle la Marche du Maître ou si la Marche du Maître a inspiré le mythe de la mort d’Hiram mais pour moi, ils sont indissociables l’un de l’autre.

Vous pourrez m’objecter que les pas que nous faisons, ne sont certainement pas ceux que Hiram a fait lorsqu’il a été attaqué, et que le chantier du Temple était plus grand que nos ateliers, certes, mais tout est dans le symbole. Nous connaissons la suite. Pressés, traqués puisque « Presser » peut aussi s’entendre par « Harceler », les « mauvais frères » emportent le corps et enterrent la dépouille martyrisée sans prendre la précaution de tasser la terre de la sépulture.

La dépouille est ensevelie donc, et là je dirais « aux environs » du chantier, car comment concilier que ces trois hommes, qui agissent de nuit, Pourquoi donc ces trois individus n’ont- ils pas disposé du temps nécessaire à mieux dissimuler le corps. Le chantier était vide sinon d’autres personnages seraient intervenus pour que le forfait ne soit pas commis. Ma réflexion m’a amené à penser que le crime a été commis par une nuit d’été, étant donné qu’elles sont les plus courtes, surtout en Juin. La carrière du jour était fermée. Donc, la nuit devait être bien avancée, mais la lumière revenant par l’Orient, la carrière d’un nouveau jour allait reprendre.

C’est à cet instant précis que je fais intervenir à la fois la notion de temps et d’espace. En effet, si le temps n’avait pas été leur ennemi, le corps aurait été emporté dans un lieu beaucoup plus éloigné du chantier où nul ne l’aurait découvert. Or, en ces temps biblique, pour aller loin, il fallait soit disposer du temps nécessaire soit avoir un moyen de locomotion. C’est Einstein avec son postulat « Plus on va vite, plus le temps est court », qui a introduit la notion d’une géométrie non plus plane mais courbe, dans laquelle le facteur « temps » intervient.

Euclide avait une conception plane de la géométrie, car l’espace tel que nous le connaissons actuellement, était inconcevable de son temps. Ainsi donc, pour Hiram, la notion du temps et de l’espace est inconnue. A lui, le temps était compté, et nous, nous avons la vie entière pour essayer de trouver et de comprendre. Placé devant un escalier, l’homme regarde, mesure la distance à parcourir et pense à la durée de l’effort qu’il devra fournir pour atteindre le dernier palier ; le franc-maçon sait « par nature » que de la première marche à la trente troisième, l’élévation est égale entre chaque, et que le « momentum » est le premier pas. Que dit le pèlerinage à Compostelle : « Fais le premier pas, le chemin fera le reste ». Ce pas, c’est l’élan ‘Initial’ par lequel débute La Voie. A nous de savoir le situer dans l’espace ; le reste, l’élévation, est une question de temps.

Les assassins laisseront ou planteront un rameau d’acacia, permettant à tous ceux qui recherche, de trouver « la Connaissance qui repose à l’ombre de l’acacia ». Retrouvé, déterré, les Frères assemblés devant le corps meurtri ne pourront que constater l’odieux forfait et comprendre aux vues des plaies, l’origine des blessures. Le ver était dans le fruit ; les assassins étaient parmi eux. Ils faisaient parties de la noble assemblée. Essayons de nous représenter ce qu’a pu être leur émotion et leur détresse. Que se passe t il lorsque ils veulent prendre la dépouille mortelle du Maître pour lui donner une sépulture digne de son rang ? Les chairs se désunissent, preuve que le temps a passé puisque la corruption a fait son œuvre et qu’ils devront se mettre à « 5 » pour réussir à relever le corps ou ce qu’il en reste, et s’ils le relèvent, c’est bien pour l’emporter sinon autant le laisser sur place et lui faire un tombeau digne de lui.

Ils se mettent à 5 pour le relever. Cinq hommes ; cinq Frères ; les cinq points de la maîtrise ; Et HIRAM, combien de lettres son nom comporte t il. Il en comporte 5 : H ; I ; R ; A ; M. L’alphabet hébreu comporte vingt-deux lettre-consonne, comme le jeu de tarot contient vingt-deux arcanes majeurs. Chaque lettre de l’alphabet a une valeur numérique ainsi qu’une explication et un sens. Que peut bien vouloir dire son nom et quelle valeur numérique représente t il.

H= Hé : Cinquième lettre-consonne de l’alphabet hébraïque. Valeur numérique : 5 Sens ontologique : Souffle, vie ou alors H= Het : Huitième lettre-consonne de l’alphabet hébraïque. Valeur numérique : 8 Sens ontologique : Très matériel (4x2), péché. Le mot « HET » est l’un des nombreux mots qui en hébreux signifie péché, mais, car il y a toujours un « mais », il signifie aussi « Purification ». I= Ayinn : Seizième lettre-consonne de l’alphabet hébraïque. Lettre muette simple ne correspondant à aucun caractère latin. Se prononce i avec un hiriq. Valeur numérique : 70. Sens ontologique : Semence. R= Resch : Vingtième lettre-consonne de l’alphabet hébraïque : Valeur numérique : 200. Sens ontologique : Dualité. A= Aleph : Première lettre-consonne de l’alphabet hébraïque : Valeur numérique : 1 Sens ontologique : Esprit créateur M= Mem : Treizième lettre-consonne de l’alphabet hébraïque : Valeur numérique 40 Sens ontologique : Matière.

Change de forme et de valeur numérique à la fin d’un mot et occupe alors la vingt-quatrième place de l’alphabet. Nouvelle valeur : 600. Ensuite, nous pouvons toujours tenter d’ordonner l’ensemble pour lui donner corps : Le souffle de vie (H), par sa semence (I), créa la dualité (R), qui est esprit créateur (A), et matière (M). Ou bien : L’esprit créateur (A), entité mâle et femelle (R), pour purifier la matière (M), lui a insufflée la vie (H) avec sa semence (I). Ou encore : la matière, l’homme (M), crée mâle et femelle (R), se faisant créateur (A), avec sa semence (I), a donné la vie (H), commettant le péché.

En valeur numérique, cela pourrait donner : 5 + 70 + 200 + 1 + 600 = 876, ou alors autre combinaison : 8 + 70 + 200 + 1 + 40 = 319, et encore d’autres combinaisons possibles suivant l’orthographe et l’ordonnancement de la rédaction. Les combinaisons et interprétations sont encore possibles à l’infini, les mots formés par le placement des lettres engendrant alors d’eux mêmes d’autres possibilités. Het, initiale du nom « Hiram », en tant que mot signifie « Barrière » ou « Clôture ». il peut nous faire comprendre que son nom « Hiram » est une barrière et que peut-être, il ne faut pas la franchir, qu’il ne faut pas « passer derrière » le nom afin d’en comprendre le mystère puisque le nom est aussi qualification, et que sans connaître la Voie, il est des interdits que l’homme ne doit pas transgresser. A contrario, cette barrière est peut-être placée pour être franchie. Elle invite alors l’homme à faire le pas qui le conduira justement sur La Voie, et si son cœur est pur, si son esprit est emprunt d’humilité et s’il est prêt à subir toutes les épreuves qu’il entreverra, alors, et alors seulement, il sera amener à comprendre Le Mystère.

Dans l’épreuve, son mental sera mis à mal. Malgré l’horreur, il saura que l’épouvante de la mort n‘est pas la mort pour l’initié. Son voyage l’amènera a descendre au plus profond de lui-même, à revivre sa gestation, afin de le ramener ensuite sur le chemin de la lumière qu’il apercevra. Sa renaissance à l’Homme Nouveau qu’il sera, lui aura fait comprendre que la matière- l’homme n’est que matière, et que cette dernière peut se transformer, se transmuter plus exactement car ici, il s’agit bien de transmutation. Il sera passer de la lumière aux ténèbres et des ténèbres à la Lumière, son voyage lui aura permis de se connaître et de comprendre quels sont les Mystères qui entourent la Création, la sienne comme celle du monde, et au bout de son chemin circonvolutif, puisque l’ayant fait revenir au point de départ, il retrouvera l’enveloppe du Vieil Homme qu’il était avant son parcours, pour se trouver de nouveau face à la barrière qui clôturera sa route, avec dans la tête et dans les yeux, une nouvelle vision des choses et des gens.

Ayinn, seconde lettre, comme mot signifie « Œil » ou « Source ». Quatre possibilités s’offrent à nous. Si nous l’interprétons comme « œil », il peut nous faire savoir que si nous franchissons la barrière, nous serons aussitôt surveiller, épier dans tous nos pas, faits et gestes. Par opposition, il peut nous dire qu’il faut regarder « au-delà » de la barrière, voir « au-delà » du nom ou de sa signification afin de comprendre qu’il ne faut pas en rester à la signification « exotérique » et que les choses ou les gens ne sont pas toujours ce qu’ils semblent être ou veulent paraître.

Prenons le sens de « source ». Il signifie que quelque chose donne ou apporte quelque chose ; c’est l’endroit d’où émane quelque chose. La rivière, l’eau, source de toute vie sur terre, est fille de la montagne qui lui a donné vie par l’entremise de sa source. La montagne est une barrière naturelle, celui qui saura la gravir pourra s’abreuver à la source et percevoir le monde autrement. Son appréhension et sa vision des choses ne seront plus jamais les mêmes. Désormais, il saura qu’à son échelle, il est peu de chose par rapport à l’ensemble, un macrocosme dans le microcosme. Gravir n’est en fait que revenir d’où tout est parti, c’est se retrouver à la genèse.

Envisageons maintenant la source comme étant « Le But », quel peut être le chemin a emprunter pour y parvenir ? Assurément, il faut d’abord passer la clôture pour avancer, ensuite, il faut choisir son chemin et y avancer selon son rythme « Hâtes toi lentement » dit le proverbe. Combien de temps durera le voyage ? Par où passe t- il. Quelles seront les épreuves et les obstacles à franchir; tout est à découvrir pour celui qui cherche. Resch, troisième lettre du nom, a pour valeur ontologique la dualité. Dans la Genèse, il est dit Chapitre 1, verset 26 : « Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, comme notre ressemblance ».

Plus loin, au verset 27, nous lisons : « Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa ». Cette dualité est la base même de la création puisqu’elle contient en elle les deux principes créateurs - mâle et femelle- qui sont les deux faces d’une même chose, comme un reflet dans une glace renvoie une image identique. La bipolarité est exprimée dans chaque individu ou chaque être vivant sur terre ou dans la mer. Elle porte en elle ce côté obscur, qui est le négatif – ignorance, sectarisme, ténèbres, colère- en opposition au côté clarté, le positif –instruction, compréhension, lumière, sérénité.

L’ordre des choses est que tout dans la matière va par paire en opposant l’un à l’autre ; Le feu avec l’eau, le solide avec le gazeux, la terre avec le ciel. Elle veut dire en corollaire, que l’homme- matière porte en lui à la fois le bien et le mal, et que disposant d’une parcelle de la sagesse, il lui appartient de faire son choix sur le chemin qu'il fera prendre à son existence. Dans la nature, rien n’est hasard. Nous avons deux cerveaux, le droit commande le côté gauche, le gauche, le côté droit, rien n’est du même côté, l’équilibre est parfait, que se soit de la droite vers la gauche ou du haut vers le bas, les oppositions s’annulent. Est ce un hasard si en italien, gauche se dit « Sinistre » et droite « Destre ». La main droite étant considérée dans les religions monothéistes comme étant « La main de Dieu », par opposition à la gauche « La main du Diable ». Le chrétien se signe de la main droite, avant de s’endormir, le musulman prie dans son lit en tendant l’index de la main droite. L’ostracisme a longtemps été le lot des gauchers, considérés comme étant des individus « déviants ».

Aleph, quatrième lettre du nom mais première de l’alphabet. Sa valeur ontologique est Création. En tant que nom, il a pour signification « Enseigner » s’il est écrit avec deux « L ». Première lettre, elle débute la langue et donc, c’est elle qui crée. « Je ne sais ni lire, ni écrire, je ne sais qu’épeler » vous en souvient il ? Comme l’enfant, nous commençons notre vie maçonnique par « épeler » afin d’assimiler ce qui désormais sera notre langue. En effet, nous recommençons à apprendre les mots. Nous recommençons à établir des phrases, qui pour nous prennent un autre sens car notre échelle des valeurs n’est plus la même, venant de naître à un monde nouveau pour nous. Dès lors, quoi de plus naturel que d’apprendre pour connaître et comprendre.

Première lettre, sa valeur numérique est 1. C’est l’unité dans toute sa simplicité exprimée et sa complexité non formulée. « Tout est dans tout et inversement ». Le « 1 » contient à la fois la dualité et l’union en lui. Il est « Indivisible ». Il sait se faire « 2 » tout en restant unifié car il est la base d’où tout part pour y revenir. Nous pourrions tout aussi bien l’exprimer par un cercle puisque il est le début et la fin, nonobstant que pour le non-averti, il signifierait « Zéro ». Nous trouvons cette notion de début et de fin exprimée dans l’Apocalypse de Saint Jean « Je suis l’Alpha et l’Oméga. Le Début et la Fin » Et sur quoi ouvrons nous le Livre de la Loi Sacrée ; sur l’Evangile de Jean, puisque nos ateliers sont placés sous son patronage. Alleph, avec deux « L » signifie « enseigner ». Bien que l’orthographe soit différente, je suis persuadé que la lettre correspond à « l’Esprit ». C’est d’un enseignement dont il s’agit, d’un enseignement ésotérique que nous devons comprendre, assimilé, et qui vient non pas se substituer à un autre, mais qui au contraire vient en complément de celui déjà reçu, exotérique, ne permettant pas d’appréhender les mystères de la création.

Enfin, « Mem ». Dernière lettre du nom « Hiram ». Sa signification de « Matière » tend à vouloir dire que le but final de la création est la matière. Assimilé à l’homme, cela exprime à la fois le début en prenant la matière brute, pour terminer à l’aboutissement, l’homme, matière non pas finie mais travaillée, portant en elle les germes de son accomplissement. Lorsque les alchimistes recherchait « la pierre philosophale », les non-avertis ne s’intéressaient qu’à la transmutation des métaux vils en or, sans comprendre qu’en fait, « le Grand Œuvre » était leur propre transformation. Les initiés savaient que l’un des stades de cette mutation passait par les métaux vils pour en faire des métaux « nobles », mais ils « entendaient » les pages muettes du Grand Livre de la nature. Cette transmutation, si elle parvenait à un certain niveau, devait faire d’eux des hommes nouveaux, ouverts sur le monde et la nature, sur les hommes et leur bien-être. Ils devenaient des non- conformes ; non conformes par rapport à la société et à ses idées dans laquelle ils évoluaient alors.

La Tradition avance que quelques uns dont Nicolas Flamel, seraient parvenus à ce niveau de « La Connaissance » et des lois qui la régissent, le stade ultime étant la matière permettant de guérir l’humanité de tous ses maux, la panacée universelle autorisant alors l’homme à redevenir ce qu’il était avant sa chute et son expulsion d’Eden.

L’athanor de l’alchimiste n’est pas physique mais spirituel. Tous les ingrédients nécessaires pour aboutir au Grand Œuvre sont déjà à l’intérieur, celui qui saura les ordonner, celui-là aura conquît le « Graal », symbole de vie éternelle, puisque seul l’initié sait, pour avoir subi les épreuves de sa mort spirituelle, que si l’enveloppe physique disparaît car matérielle, l’esprit quant à lui est intemporel donc immortel.

Ils savaient que le cheminement sur la voie, pour passer de la matière brute au pur diamant, du matériel au spirituel, du temporel à l’immortel, est fait de tâtonnements, d’hésitations car les voies sont multiples, comme grain de sable sur la plage. La Connaissance de soi, des autres et du Tout passe par les doutes et les hésitations qui font avancer dans la connaissance. La matière / l’homme est en perpétuelles transformations qui sont sans rapport avec ses habitudes alimentaires.

Maintenant, prenons matière en tant que « Matière première ». Qu’elle est elle cette matière. La Genèse, second récit de la création, verset 7, nous le dit : « Alors Yahvé Dieu modela l’homme avec la glaise du sol ». L’homme est donc né du sol. Ses racines sont non pas dans le sol mais le sol lui-même. Comme la glaise, il est fâçonnable à volonté, suivant celle de son créateur, qui à tout moment peut reprendre sa création si cette dernière ne lui convient plus, et recommencer une nouvelle œuvre, correspondant plus alors à ses nouvelles aspirations ou à sa nouvelle destination. Or, l’homme n’est pas parfait nous le savons. Dieu, créateur de tout doit savoir que bien qu’étant son reflet puisque fait à son image, l’homme n’est qu’une parcelle de lui, donc imparfait car incomplet mais malgré cela, ou justement à cause de cela, il le crée. Je cite : « et qu’ils dominent sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, toutes les bêtes sauvages et toutes les bestioles qui rampent sur la terre ».

Question : Pourquoi faire dominer la terre par une créature que l’on sait être imparfaite ? Dans le second récit de la création, Dieu crée l’homme avant toutes les autres espèces car le texte nous précise : Genèse, Chapitre 2, verset 19 : « Yahvé / Dieu modela encore du sol toutes les bêtes sauvages et tous les oiseaux du ciel et il les amena à l’homme pour voir comment celui-ci les appellerait ». C’est l’homme que Yahvé / Dieu choisit pour nommer les bêtes. Il s’en remet à ce qu’il dira pour les millénaires à venir. Pourtant, Dieu dans sa Grande Sagesse, sait que l’homme ne détient pas la Connaissance des choses. Alors question : Dieu fait-il cela exprès pour voir si l’homme s’en sort, ou le fait –il en sachant qu’Il lui faudra tout reprendre un jour ?

Très sincèrement, je pencherais pour la seconde proposition, sinon à quoi tout cela servirait- il si les choses devaient restées en l’état actuel. Le monde est perfectible, la planète entière est en plein bouleversement. Allons-nous vers les temps messianiques où est ce juste une évolution normale de la matière. Si nous nous en tenons à ce qu’avaient annoncé les prophètes et les devins, la fin du monde serait pour maintenant.

Cette fin du monde annoncée n’est pas la destruction de la terre mais plutôt le terme d’un type de civilisation, qui ferait dès lors place à la nouvelle, moins rationnelle, plus spirituelle, non pas tournée vers un dieu mais vers son for intérieur, laissant la place de choix à l’individu et non plus à l’individualisme. Effectivement, si cette vision, certes utopiste, prenait corps, nous verrions alors naître la nouvelle religion, celle de l’Antéchrist, d’avant le Christ. L’homme d’avant reprendrait alors la place qui était la sienne au sein des choses, comme avant l’épisode de Babel, car si les choses sont ainsi actuellement, nous le devons « à celui qui sait tout ».

Avant Babel, l’humanité ne parlait qu’une seule langue. Pour avoir voulu construire avec des briques et non plus avec des pierres, un édifice qui toucherait les nuages, « Il », Le G\ A\ D\ L\ U\ a décrété que désormais pour cela, les hommes ne se comprendraient plus. Genèse : Chapitre 11, verset 1 à 9. Dans sa globalité, le nom « Hiram » exprime un renouveau, une nouvelle naissance au monde.

Nouveau par son ensemencement, par un nouveau souffle créateur, qui engendrerait une nouvelle humanité, et partant de là, surtout un nouvel humanisme. Ce monde du « dessus » ne se situerait pas dans les étoiles, mais sur notre bonne vieille planète, dans l’homme et ses réalisations. Son nouveau niveau de compréhension le conduisant alors naturellement, vers la sagesse à laquelle nous essayons tous de parvenir.

Le mot « Désert » en hébreu, a comme autre signification « Péché ». Après la sortie d’Egypte, les Ecritures parlent du peuple hébreu, et de son égarement, tandis qu’il attend que Moïse redescende du Mont Horeb, où il converse avec Dieu / Yahwé depuis quarante jours. A sa descente, qu’aperçoit Moïse alors qu’il parvient près de son camp ? Une idole. Que se passe t il ensuite ? Pour s’être fait fabriquer et avoir adoré un veau d’or - sculpté par Aaron, frère de Moïse- pour s’être livré à la fornication et à la luxure, les hébreux vont errer quarante ans dans le désert. Quarante ans dans le désert, peut aussi s’entendre comme quarante ans dans le péché, dans l’errance, dans l’ignorance, alors qu’ils étaient sur le chemin, qu’ils marchaient sur la Voie. Avant de voir le bout du tunnel, de retrouver la voie qui les ramènes dans la ligne de « El », il –le peuple hébreu- lui faudra se chercher du nord au sud et de l’est à l’ouest, emprunter tous les chemins pour revenir sur leurs pas et explorer une nouvelle routes avant de trouver la bonne, la seule, celle de l’équilibre et de la sagesse qui conduit à tout. Le Christ également connaîtra l’épreuve du désert. Il y restera quarante jours et quarante nuits, lui aussi sans manger ni boire, tout en subissant les tentations de Satan / Lucifer. Désert = péché, c’est entendu. Quarante jours, quarante nuits, quarante ans : 1 dénominateur commun : le nombre 40.

Quarante nous ramène à la lettre « Mem » du nom « Hiram », et « Mem », c’est « la Matière » que j’ai comparé à l’homme. Faut-il interprété l’épreuve du désert comme étant nécessaire à la matière pour se développer ? Dans ce cas, le désert serait un placenta dans lequel nous devons être replacés pour nous développer, nous connaître et renaître ? Où alors, doit- on comprendre le péché comme une nécessité à l’homme / matière pour se trouver, et qu’en somme, l’épreuve du désert n’est en fait que le temps nécessaire à l’homme de s’introspecter, lui permettant de découvrir ce qu’il cèle en lui, afin de mieux l’inventer ensuite ? Puisque j’ai parlé du Christ et de l’épreuve dans le désert face à Satan / Lucifer, il me paraît judicieux d’aborder un point qui est souvent resté sans véritable réponse de la part des tenants du dogme et de ses représentants. Satan / Lucifer personnifie t il le mal ou le bien. Dans notre culture judéo-chrétienne, Satan / Lucifer est symbole du mal, cela ne fait aucun doute, mais si nous lisons bien les textes, il nous est dit que Lucifer est un ange déchût. Autrement dit, il a perdu le ciel suite à une faute, tout comme Adam.

Adam en goûtant de l’arbre de la Connaissance a perdu le paradis, cette connaissance lui ayant fait prendre conscience qu’ils étaient nus ; preuve que la Connaissance décile les yeux et fait perdre les acquits, comme pour Saül sur la route de Damas.

Lucifer quant à lui, aurait été déchût pour avoir apporté la lumière aux hommes, voilà sa faute. Si nous disséquons son nom, nous nous apercevons qu’il est fait de « Luce » lumière, et de « Fere » le verbe « faire », ce que nous pouvons interpréter comme : Le faiseur de lumière. Lumière, au deuxième degré, ayant le sens de connaissance, comme dans « Le siècle des lumières ».

Conclusion : Lucifer aurait été condamné pour avoir apporté à l’humanité - qui ne l’aurait pas mérité- la lumière. Précision ; à ce moment l’humanité, c’est juste Adam et Eve, et déjà, ils n’auraient pas mérité la lumière. Est ce à dire que l’humanité future, à travers eux, ne mérite pas d’être éclairée, ou bien, qu’il est encore trop tôt pour nous d’accéder à la Connaissance. Une tradition ésotérique nous rapporte que Lucifer, faisant alors partie des cohortes angéliques, aurait porté à son front une émeraude, laquelle serait tombée lors de son exclusion suite à la faute commise. (Le don de la lumière). Cette émeraude serait la pierre dans laquelle aurait été taillée le Grâal, vase Ô combien sacré, puisque se serait la coupe dans laquelle Joseph d’Arimathie aurait recueilli le sang coulant des plaies du Christ après la descente de la croix.

Ce vase, haut symbole de la chrétienté, objet de nombreuses quêtes, apporterait connaissance et jeunesse éternelle à qui boirait dedans. Cette coupe serait, elle aussi, la panacée universelle, tout comme la pierre philosophale des alchimistes. Chrétien de Troyes dans son roman « Perceval le Gallois, ou le conte du Graal », Robert de Boron avec son « Merlin » nous relatent toute la légende arthurienne, avec les chevaliers de la Table Ronde, Lancelot, la fée Morgane. La quête des chevaliers à la recherche du vase sacré - que seul un cœur pur peut approcher - et réussir à s’en emparer.

Du récit christique à l’aventure chevaleresque, en passant par la quête mystique, le but ultime est le perfectionnement de soi-même puisque seul le « pur »’ peut arriver, le bien-être de l’humanité que le Graal peut guérir de tous ses maux-en ces temps féodaux sauvages, la recherche du graal était en quelque sorte un code de conduite moral et social.

Par contre, si effectivement le Graal est taillé dans une émeraude, laquelle est tombée du front de Lucifer, et si Lucifer est bien l’ange du mal, pourquoi alors rechercher cet objet d’origine maléfique. En quoi ce dernier peut-il être symbole d’une quête spirituelle que l’église encourageât.

La tradition kabbaliste prétend que hormis « Berechîth », premier mot du Livre Sacré qui peut être traduit par « Au commencement » qui est à sa place, la suite du texte n’est pas forcément dans l’ordre donné, et qu’il appartient au chercheur de savoir remettre les choses dans l’ordre où « Il » Dieu, Le G\ A\ D\ L\ U\ les a conçues, car dit Rabbi Rachi : comment concevoir comme dit au Verset 2 de la Création que « l’esprit de Dieu planait sur les eaux » alors que celles-ci n’ont pas encore été crées par LUI.

Dans « La maçonnerie rendue intelligible à ses adeptes, au paragraphe intitulé Catéchisme interprétatif du grade de maître », Oswald Wirth écrit en parlant de l’assassinat d’Hiram, je cite : Question : Cet assassinat est- il un fait réel. Réponse : C’est une fiction symbolique, profondément vraie par l’enseignement qui s’en dégage. Plus loin, à la question : Quelles sont les dimensions du tombeau d’Hiram ? La réponse est : Trois pieds de large, cinq pieds de profondeur, sept pieds de longueur. Il est inutile de revenir sur la question de l’assassinat d’Hiram, notre frère Wirth en ayant donné la meilleure interprétation que je connaisse.

Penchons nous plutôt sur les dimensions du tombeau du Maître. Qu’y trouvons-nous :

Premièrement : Les trois chiffres symboliques 3-5-7. Dans la loge, lieu de réunion hors du temps, loin du tumulte provenant de l’extérieur, endroit privilégié par la tenure des frères qui la compose : Trois la dirige ; cinq l’éclaire ; sept la rende juste et parfaite. Trois exprime le mouvement. Qu’il soit celui des planètes, celui du monde extérieur, celui des frères se déplaçant, il signifie que rien n’est fixé pour toujours. L’univers en en perpétuel mouvement, la maçonnerie, de même. Mouvement ne veut pas dire anarchie de déplacement. Tout se fait dans l’ordre, avec la plus grande sérénité requise pour l’harmonie de l’ensemble. Cinq exprime comme déjà dit, le souffle, la vie. L’énergie insufflée dans les travaux est le souffle créateur participant de l’énergie cosmique, positive et négative, qui étant canalisée en nous, nous permet de garder l’intensité du moment vécu et des propos qui y ont été échangés une fois les travaux terminés. Cinq, c’est le chiffre du milieu ; quatre chiffres avant, quatre chiffres après. Il est le juste de la première dizaine. Dans la série, en descendant comme en montant, tout passe par lui. Si les chiffres de la première moitié peuvent s’additionner avec ceux de la seconde pour faire 10.

-1 avec 9, 2 avec 8, 3 avec 7 et 4 avec 6-, lui seul se trouve être neutre. Aucun autre chiffre ne s’ajoute à lui en paire pour faire 10. Il est le chiffre de l’homme ; cinq membres, cinq sens. Dans la Kabbale, la cinquième séphire « Din », est symbole de force mais également de justice. Sept, c’est la semence. C’est la graine qui une fois plantée, doit germer. C’est d’elle que naîtra la connaissance et la compréhension. C’est elle qui donnera le jour au futur maçon. Sept, c’est la réunion de la dualité 2. Et du juste milieu 5. Le positif et le négatif s’unissent avec le 5 pour faire que les choses et les gens soient en harmonie avec l’univers et ses lois. Si cet équilibre venait à être corrompu, l’homme manquerait alors à son devoir de droiture, de compassion, d’altruisme, et entraînerait par un effet « boule de neige », des bouleversements comme en a connu l’humanité durant le siècle passé (le 20 ème), où le racisme, l’intolérance, et la dictature ont connus des jours de gloire pour eux et de ténèbres profondes pour l’humanité. Des événements tous récents dans un pays slave, nous prouvent qu’il ne faut pas grand chose pour que d’anciennes haines ethniques, revoient le jour et s’expriment. La mise au ban des nations et des sociétés, ne trouble pas le sommeil des dirigeants et des participants.

Que peut-on retirer du mythe d’Hiram :

Premièrement : s’il n’avait pas été assassiné, rien ne se serait produit et nous ne serions pas là, à tenter de comprendre, c’est évident.

Deuxièmement : s’il avait vécu, nous ne serions pas là non plus, puisque les choses se seraient alors ordonnées d’elles mêmes, et que la chaîne de la Connaissance n’aurait pas été interrompue.

Troisièmement : c’est son assassinat qui nous permet justement d’être réunis ensemble pour tenter de comprendre, afin d’éviter que cela ne se reproduise. C’est la jalousie et l’ignorance qui sont à l’origine du complot menant au meurtre. J’ai été tenté de dire « complot maçonnique » puisque après tout, les trois mauvais frères sont de chez nous.

Quatrièmement : Que les mauvais compagnons auraient pu être vous ou moi. Nous ne sommes à l’abri qu’ici. Dehors, avant, nous étions soumis peu ou prou, aux tentations du monde profane et à ses tumultes.

Cinquièmement : Qu’avons nous constaté en chambre du milieu ? Pleurs et désolation. L’assemblée des frères autour d’un corps meurtri. Que se passa t il ensuite. On nous présentât ce cadavre meurtri afin de voir si à sa vue, nous n’allions pas défaillir, preuve de notre participation dans la commission du crime. Entre nous, le fait de trembler devant un cadavre, n’a jamais prouvé qu’il était le votre, cela peut s’expliquer par un mot tout simple : La peur.

Le premier cadavre de ma vie profane pour lequel mes services avaient été requis, je n’osais même pas le regarder et pourtant, je peux vous assurer que je n’étais en rien responsable de son état. Mais ensuite ! Au terme ou presque de ma carrière, je suis fier d’avoir dépassé mes limites, d’avoir su vaincre mes peurs, mais je n’oublie pas qu’il m’est arrivé d’être lâche. Enfin, pour tout dire, ce cadavre, c’est nous, c’est vous, c’est moi. Nous allons être assassinés à notre tour – triste perspective, surtout quand on le sait - mais il doit en être ainsi pour bien assimiler le mystère. En extrapolant, nous nous apprêtons à nous tuer nous mêmes, car après tout, rappelons- nous que nous ne sommes encore que compagnons. L’auto- destruction serait elle une vertu initiatique ? Serions-nous fétichistes et sado-maso ? Comme le rappelait souvent mon professeur de gym : « Quand çà fait mal, c’est que ça fait du bien ». Mais pourquoi est ce des frères, mes frères, qui me frappent ensuite ? Comment peuvent ils savoir que les protagonistes de l’assassinat font partie des compagnons puisque l’Architecte était seul sur le chantier ? Et puis après tout, l’instrument ne fait pas le criminel, car n’importe qui peut se servir des outils d’un autre afin d’en faire des armes.

Réunis, nous connaissions la chaleur et la fraternité des frères entre eux. Nous savions pouvoir compter sur leurs présences à tous les instants. Là, nous allons connaître la solitude du tombeau et sa froideur, vous en souvient-il ? Et que se passe t il pendant ce temps ? La désolation et les pleurs sont toujours là sur le visage des frères, mais nous, nous ne voyons rien, n’entendons rien. Nous ne sommes plus rien ! Nous demeurons à cheval entre deux mondes. Sans être tout à fait mort, nous ne sommes plus tout à fait vivants. Nous avons atteint la plénitude de l’esprit. Cette transcendance nous permet d’être en paix avec nous- même et avec les autres, prêt pour un nouveau départ. Puis nous renaissons, car il s’agit bien de renaissance. Maintenant, nous pouvons concevoir l’inconcevable. Notre esprit s’ouvre sur une nouvelle dimension qui va nous permettre d’aborder le mystère avec une vision nouvelle. Nous sommes des vivants morts, par opposition aux morts vivants qui n’agissent pas de leur propre volonté. Ce que nos yeux avaient aperçu et qui pour nous n’était qu’un cadavre, c’était aussi nous avant ; avant que des frères Maîtres ne viennent nous relever. A partir de cet instant, et de cet instant seulement, nous comprenons qu’il était nécessaire que nous subissions nous aussi les blessures du Ma

ître, pour bien nous en imprégner.

« L’essentiel est vu avec les yeux, l’important n’est vu que par le cœur » Saint Exupéry « Le petit prince ». Revivre cette tragédie, c’est quelque part tenter de suspendre le temps qui depuis l’horrible forfait, a passé inexorablement sans que nous puissions nous en rendre maître. « Si nous avions été la... Si j’avais pu... Nous aurions dû… » Que d’interrogations et de regrets. Seulement voilà, pour comprendre, il nous aura fallut - une fois de plus - mourir à ce que nous étions, afin de mieux renaître à ce que nous devrons être désormais ; des hommes nouveaux, des Maîtres.

« Ecce Homo » Voici l’Homme. C’est le Maître nouveau, c’est le nouvel Architecte. Bien qu’il y ait des tas de choses que je ne pensais pas être capable de dire ou de faire, je ne suis pas et ne serais jamais un kabbaliste. Je laisse le domaine de la numérologie, de l’ontologie et de la tarologie, aux spécialistes que nos rangs contiennent. Cependant, il me serait agréable de m’instruire auprès d’eux sur ces domaines qui me sont étranger.

Je suis tout à fait conscient que bien des questions restent encore à poser sur le sujet « Hiram »où les Frères ont ils ensuite emportés le corps d’Hiram? Y a t il eu une cérémonie pour les funérailles ? Nous savons « qu’avant » la découverte du corps, un rameau d’acacias marquait l’endroit mais « après » qu’il eut été de nouveau mis en terre, une marque désignât elle le lieu de son ensevelissement ? Qu’ont-ils fait à l’égard des mauvais compagnons, nul ne le sait, la Tradition étant muette sur le sujet. Je serais enclin à croire qu’en bons Frères qu’ils étaient, nul n’à songer à appliquer la Loi du Talion, et qu’aucune action, aucune vengeance n’est venue assombrir la sérénité de leurs pensées. Ils ont su contenir leurs passions et leurs pulsions et peut-être rire pour masquer leur chagrin.

Les Frères savaient que désormais, ils devraient pour très longtemps encore, voyager de l’Orient à l’Occident, parcourir le monde du midi au septentrion, affronter des épreuves temporelles, pour rechercher ce qui avait été perdu, rassembler ce qui est épars, afin que partout, de nouveau, la lumière de la Connaissance se répande, puisque tel était le dessein du Grand Architecte de l’Univers.

J’ai sais parfaitement que dans cette planche, je pose plus de questions que je ne fournis de réponses, que de toutes façons je ne détiens pas. C’est un reproche que l’on m’a souvent fait dans ma vie profane, j’ouvre beaucoup de portes mais je n’en ferme aucune. C’est vrai, mais ce n’était pas mon rôle dans l’instant.

Dans le domaine de la pensée spéculative et de la recherche, il en va de tout autre manière. Ici dans l’atelier, si des doutes me viennent, je peux m’en ouvrir à d’autres Frères Questionnez, on vous répondra - Or justement, si par honnêteté morale le devoir du franc-maçon est d’abord de se poser des questions à lui même, son rôle est également d’en poser aux autres, de manière à pouvoir ensemble, trouver des solutions et continuer ainsi à l’extérieur, la quête de la vérité commencée à l’intérieur.

Sans obtenir nécessairement des réponses à mes interrogations, du moins ils m’éclairent de leurs avis sur la voie que ma pensée suit. Si je devais dans l’instant fermer les portes que j’ouvre, cela tendrait à vouloir dire que désormais, moi j’avais trouvé, et que de ce fait, je n’avais plus besoin de chercher, et que les interrogations étaient maintenant pour les autres. Donc, j’en resterai là et je terminerai ici ce morceau d’architecture par cette pensée :

« CHERCHONS COMME CHERCHE CEUX QUI DOIVENT TROUVER TROUVONS COMME TROUVE CEUX QUI DOIVENT CHERCHER ENCORE GLOIRE AU TRAVAIL ».

J’ai dit,

V\ V\ M\ M\ mes F\ F\

Source : www.ledifice.net

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Qui est Hiram ?

7 Juin 2013 , Rédigé par JP Bayard Publié dans #symbolisme

Voici un extrait du livre de Jean Pierre Bayard "Grande enyclopédie maçonnique des Symboles, Editions Cêtre 2000".
Cet article à la mérite d'être exhaustif en la matière, le voici à la demande de plusieurs Internautes et de notre sœur Esther.

HIRAM

Le nom d’Hiram figure à plusieurs reprises dans la Bible. Il est roi de Tyr, ami de Salomon (I Chroniques I, 52-54), auquel il expédie les bois du Liban et il lui adresse un ouvrier hautement qualifié, un autre Hiram « le fils d’une veuve de la tribu de Nephtali, (une tribu d’Israël), et d’un père tyrien qui travaillait l’airain » (1 Rois VII, 13-14). Il y a également Adoniram chef des corvées, qui devient le successeur d’Hiram au 4e degré du REAA. On trouve encore Hiram-Abi ou Huram Abi ou Hiram Abiff « Hiram mon maître » qui apparaît en 1723 dans le Livre des Constitutions et correspond à la maçonnerie adonhiramite des Anglais ; ou encore Adon Hiram « Seigneur Hiram », Adoni étant un terme d’excellence. Quelques commentateurs veulent voir en l’artisan Hiram le fils du roi de Tyr, ce qui paraît invraisemblable car le roi aurait annoncé cette filiation à Salomon. Originaire de Tyr la phénicienne, on y ressent l’influence de Melkart : Hiram pratique-t-il une religion différente de celle de Salomon ? Celle de son père ou celle de sa mère ? Par « Adon-Hiram » on peut aussi comprendre « l’homme qui a dépassé la mort », ce qui présagerait le thème « Mort et résurrection ».

La légende maçonnique en fait l’architecte, chef de la constriction du Temple de Salomon et lui donne les pouvoirs les plus étendus, alors que pour la Bible il est principalement un fondeur d’élite. D’après Genèse IV, 18-24 ; 1 Rois VII, 14), le patriarche Lamech - ou son fils Tubal aussi nommé Tubalcaïn - serait l’ancêtre de tous les forgerons en cuivre et quelques versions maçonniques l’évoque à la place d’Hiram ; on laisse à celui-ci le bénéfice d’avoir fondu les colonnes J et B et la Mer d’airain. Ce forgeron qui travaille les métaux fait songer à Vulcain, le dieu du feu, un être boiteux qui vit dans le monde souterrain et comme tel il est évoqué dans les rituels des Compagnons Forgerons. Dans II Chroniques (II,13-14) Hiram travaille non seulement l’airain , mais tous les métaux, ce qui peut conduire à sa fonction de maître d’œuvre ; il n’est pas uniquement un alchimiste pratiquant la fusion des métaux, mais sur son énorme chantier il doit encore associer des volontés différentes : Sa réussite est incomplète puisque nous assistons à la révolte des « trois mauvais compagnons ».

Le mythe d’Hiram a été très souvent abordé et a conduit à de nombreuses interprétations. Maître Jacques et le Père Soubise travaillent sous sa direction à Jérusalem. La mort d’Hiram apparaît en 1730 dans La Maçonnerie disséquée de Samuel Pritchard. Rompant avec la stricte Maçonnerie de métier et tout en s’appuyant sur les faibles traces des textes sacrés, une magnifique légende a été créée plaçant la mort d’Hiram sur un plan initiatique, ayant pour thème la mort et la résurrection. Influence de la mort du Christ ? Ou de celles d’Osiris, de Maître Jacques, provenant du complexe d’Œdipe ? Nous n’avons aucun document sur l’origine du récit mais cet homme instruit meurt injustement sous l’effet d’une violence aveugle.

N’est-ce pas un sacrifice permettant à l’architecte de devenir le « Maître éternel » ? Les trois mauvais compagnons qui ne bénéficient pas du mot du Maître, sont la cause inconsciente de sa résurrection : « Le Maître est retrouvé et il reparaît plus radieux que jamais ». On songe à la mort annuelle du roi, ce qui permet la renaissance de la végétation, la fertilité du pays : Frazer a développé les aspects de ce mythe. On évoque peu en cette fin des travaux un « sacrifice de fondation » où un être était sacrifié pour assurer la stabilité de l’édifice, ni celui du maître architecte qu’on tue afin qu’il ne puisse communiquer les secrets de sa construction. Nous sommes à l’achèvement d’un temple dont les plans ont été établis par Dieu et où tout est sacré : Nous nous élevons vers des valeurs spirituelles.

Cependant cet édifice est-il absolument pur ? Sacré il ne peut être construit que par une main-d’œuvre « libre et de bonnes mœurs » instruite dans la religion juive. Or le peuple d’Israël jusqu’ici nomade ne sait pas réaliser de tels travaux, il a recours à des ouvriers compétents venus de différentes régions mais qui adorent un autre Dieu : Ces ouvriers immigrés, avec un chef Hiram lui-même étranger par son père, peuvent-ils construire valablement pour un Dieu qui leur est extérieur ? Le sang d’Hiram peut être un sacrifice qui remédie au sacrilège : Est-il le bouc émissaire ? Jésus est frappé à mort à cause de nos péchés. Ainsi nous sommes les véritables responsables de ces drames.

Cette légende a pu être connue des constructeurs médiévaux, mais nous n’en avons aucune preuve. Dans la légende des Quatre fils d’Aymon, Renaud de Montauban est tué car ce compagnon trop fort, trop parfait, trop travailleur, risque d’apporter un préjudice à leur profession. En 1723, les Constitutions d’Anderson ne mentionnent pas la mort d’Hiram ; l’édition de 1738 paraît l’évoquer avec ce vague troisième degré établi à Londres en 1726, mais en effet c’est dans le manuscrit Graham de 1726 que l’on trouve la mention du cadavre relevé. Le rituel des « Trois Coups Distincts » évoque une cérémonie semblable qui aurait été pratiquée par les loges des Ancients, donc vraisemblablement avant 1717. En réalité ce n’est qu’en 1730 que la mention du meurtre d’Hiram apparaît dans Masonry Dissected de Prichard. Les êtres qui apportent l’amour meurent sous la violence, comme Abel, Osiris, Maître Jacques, mais aussi comme Gandhi et principalement Jésus.

Il peut paraître qu’Hiram n’a pu ou n’a su transmettre sa connaissance et qu’ainsi une quête doit débuter pour rechercher tout indice sur la Parole qui semble perdue. Tout risque de disparaître avec cette mort. Il est cependant dit « que le maître est retrouvé entre l’équerre et le compas et il parait plus radieux que jamais » ; il n’a aucune apparence de souffrance ou de regret mais exprime l’image du repos, après le travail bien accompli. On donne des nombres bien symboliques à la tombe de l’architecte : Trois pieds de large, cinq de profondeur et sept de long. A la tête du tombeau est placée une branche d’acacia et une équerre ouverte à 90° sur l’occident ; le compas placé aux pieds est également ouvert vers l’occident.

Avec la mort d’Hiram, la franc-maçonnerie, plongée dans le deuil, revêt son temple de tentures noires. Le Vénérable descendu de son trône et ses deux surveillants jouent les rôles des trois félons », « trois mauvais compagnons » qui cependant appartiennent à l’ordre en recevant deux investitures. Les trois mauvais compagnons prennent les noms d’Ignorance, Fanatisme et Ambition, ou Jubelas (à la porte du Sud), Jubelos (à celle de l’Ouest), Jubelum (à la porte de l’Est) ; d’après Gérard de Nerval ce sont Olem, Sterkin, Hoterfut. Leurs noms varient selon les rites ; on trouve Jubela, Jubelo et Jubelum ; Giblon, Giblas et Giblos ; Abiram, Romvel et Hobden ; Starke, Sterkin et Oterfut… Ceux-ci expriment des vices caractéristiques : Ils n’ont pu s’intégrer dans l’esprit de la recherche et ils se révoltent contre leur Maître qui subit un échec dans sa maîtrise. Etrangement ces meurtriers sont représentés par les trois premiers officiers de la loge.

D’après le document Latonia cahier 12. (Maçonnerie des Hommes, Kloss XXXIV – 2p.107-127), intitulé Histoire des trois Elus Irlandais, il semblerait que les trois meurtriers ainsi désignés aient donné naissance à un système de trois grades. Il faut qu’il y ait un crime rituel pour qu’Hiram accède à sa véritable dimension. Les trois mauvais compagnons abattent leur maître avec trois nobles instruments : La règle qui l’atteint au bras droit, l’équerre qui le touche au cœur ou à l’épaule gauche, le maillet qui l’assomme, ce coup étant porté à la tête. Enterré furtivement par ses meurtriers, le corps étant bien orienté avec les pieds à l’Est, il n’est découvert que grâce au rameau d’acacia.

Connaître l’acacia indique que l’on est initié aux mystères du 3e degré.

Comme le suggère Michel Saint-Gall la mort d’Hiram paraphrase la mort du Christ qui elle-même apparaît selon les plus antiques civilisations dans le trépas d’un dieu. Celui qui est exalté au 3° degré du REAA devient Hiram et il est couché dans un cercueil, les pieds à l’Orient, la tête à l’Occident, comme le défunt entre dans l’église catholique.

Hiram, symbole de la connaissance toujours renaissante, par sa mort rituelle devient le prototype de l’initié alors que sans ce drame affreux il ne serait resté qu’un ouvrier habile qui aurait eu 170 000 ouvriers sous ses ordres. Mais ce grand architecte serait mort comme un simple mortel, à qui on aurait peut être rendu des honneurs éphémères, alors que maintenant il revit dans chaque nouvel initié…

On établi une correspondance entre les morts d’Hiram et d’Osiris, plus particulièrement au RER (Régime Ecossais Rectifié), alors qu’au rite Emulation on ressent une influence Compagnonnique bien que cette légende ne semble y apparaître que tardivement. Cependant aux 4°, 5° et 12° degrés du Rite Ecossais Ancien et Accepté (Maître secret, Maître Parfait, Grand Maître Architecte) on lui construit un mausolée et on s’interroge, non plus sur sa renaissance, mais sur le fait de la perte de la Parole et l’inachèvement du Temple dont les plans paraissent égarés. Ce sacrifice crée une rupture dans le ternaire Salomon, Hiram de Tyr et Hiram Abi : Il faut être trois pour ouvrir le coffre, pour former le triangle mystérieux, pour posséder le Mot qui paraît être perdu puisque la parole ne circule plus. Nous voici dans les ténèbres. Pour retrouver l’éclat premier il est nécessaire de reconstituer ce ternaire : le récipiendaire se substitue à Hiram Abi, subit le sacrifice mythique, connaît l’acacia signe d’immortalité et le mot « substitué » qui lui permet d’entreprendre la quête de la Parole hélas ! perdue.

Grâce au mythe, Hiram devient l’homme parfait, l’ouvrier modèle et il prend la stature du grand initié, du Maître dont la mort alimente les premières légendes des Hauts Grades. Au 6e degré (Secrétaire Intime), Joaben en apaisant la querelle entre Salomon et Hiram de Tyr, permet l’établissement d’une nouvelle alliance mais ne remplace cependant pas le Maître architecte. Dans la 9° arche Guibulum (Grand Elu Parfait et Sublime Maçon 14° degré) en retournant la Pierre d’Agate, atteint le Centre spirituel connu par Hiram.

Source : www.ledifice.net

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Le rituel d'ouverture au premier degré

6 Juin 2013 , Rédigé par J\P\ Publié dans #Planches

Vénérable maître et vous tous mes frères en vos degrés et qualités, ma planche s’intitule : le rituel d’ouverture au premier degré.

Dans le dictionnaire il est dit q’un rite est un ensemble de règles fixant le déroulement d’un cérémonial quelconque, c’est une action accomplie conformément à des règles. Un rituel est un texte qui codifie les règles à appliquer lors d’une cérémonie.

Le rituel est lu en loge à chaque fois que les frères se réunissent. Il sert en quelque sorte d’ouverture des travaux, de passage entre un état et un autre, une alchimie. La transmutation de l’homme ordinaire en initié, la transition du profane au sacré, préparer les frères à agir dans un espace-temps sacré, les préparer à un voyage dans la tradition et à l’intérieur d’eux-mêmes.
La loge se ferme au profane. Le rituel peut commencer. Le franc maçon traverse une frontière pour passer dans un autre monde, pour l’instant plongé dans les ténèbres. Seul l’endroit où siège le vénérable maître est éclairé. « Prenez place mes frères, nous allons procéder à l’ouverture de la loge » dit-il. Le silence qui règne est le signe de la concentration de chacun face au sacré qui va se mettre en place.

Le coup de maillet a retenti, le franc maçon se prépare à parcourir le chemin de la connaissance. Il s’agit de prendre une place physique, mais surtout une place intérieure en harmonie avec l’univers et la magie des symboles du rituel d’ouverture.
Le rituel va permettre de créer une ambiance et de procéder à des travaux.
Par l’ouverture de la loge nous allons recevoir des connaissances. Lorsque le vénérable maître annonce qu’il va procéder à l’ouverture de la loge, il nous invite à nous y intégrer mais aussi à nous ouvrir, à ouvrir une brèche en nous et à participer, ouvrir son esprit et son cœur et laisser la lumière y entrer.

Il y a un instant encore nous étions dans la vie ordinaire, dans un monde dit profane. Cet appel va ouvrir un espace différent, un espace sacré entre frères, entre hommes égaux face au cheminement que nous entreprenons pour aller vers le sommet.
Le vénérable maître sollicite l’aide des deux surveillants. C’est à eux qu’incombe une partie des devoirs de ce travail d’ouverture.

Ainsi, le second surveillant doit s’assurer que la loge est couverte, que l’espace est clos. Il demande au frère couvreur de le faire. Les ordres ne sont pas transmis directement mais du vénérable maître au frère couvreur en passant par le frère second surveillant. Le retour se fait de la même façon, du frère couvreur au vénérable maître en passant par le second surveillant.

Dans l’obscurité, des relais sont nécessaires.
La loge est dûment couverte, le frère couvreur l’affirme. Avant de répondre au second surveillant il a agit. Il regarde à l’intérieur de lui-même, il a écarté le profane. Il peut maintenant affirmer : la loge est dûment couverte. Le premier devoir est accompli. Les frères sont protégés des agitations du dehors. Cette protection est indispensable.
Aucun profane ne pourra désormais franchir le seuil. La loge est couverte, le frère couvreur en est le gardien. Cela n’est pas suffisant. Il faut maintenant reconnaître les qualités maçonniques des hommes présents. Cette charge est dévolue aux surveillants. Ils doivent s’assurer que tous les assistants sont apprentis francs maçons, à leur place et à leur office, et rendre compte au vénérable maître.
Brusquement, nous apprenons qu’il y a un ordre dans la loge. Si un homme est second, c’est qu’il y en a un premier. S’il est surveillant, c’est qu’il existe une nécessité à surveiller. Une loge est donc une organisation complexe. C’est au frère second surveillant que s’adresse pour commencer le vénérable maître. Probablement parce qu’il est plus accessible que le premier. Un apprenti peut-il comprendre, sentir cela ? Je dirai que à chaque niveau Sa compréhension.

Ne sommes-nous pas là aussi pour apprendre et pour comprendre ? L’harmonie de la loge n’est pas due au hasard mais procède donc d’un ordre. Le rituel précise qu’il y a un premier devoir. Cela sous entend qu’il y en a d’autres. Nous sommes tous d’accord pour reconnaître l’importance du devoir même si le profane avance généralement en premier lieu ses droits.
La participation au rituel, nous montre quelle attitude prendre. Celui qui ne remplie pas ses devoirs n’a pas sa place ni dans le monde ni dans le temple.

Le vénérable maître pose ses questions aux surveillants qui ont une place précise, géographique mais aussi psychologique dans la composition de la loge.
Par l’ouverture d’un testament nous recevons l’héritage de nos parents, de notre famille. Ici, symboliquement par l’ouverture de la loge nous allons recevoir l’héritage des connaissances accumulées par notre famille de chercheurs spirituels. Ceux-ci tentent de nous transmettre la clé de la connaissance, du monde inconnu auquel nous appartenons sans savoir comment le rejoindre. Le vénérable maître nous invite à ouvrir notre temple intérieur. L’ouverture de la loge c’est aussi une invitation à s’y intégrer.
La déambulation des surveillants vise à reconnaître les hommes dans leur qualité d’apprentis maçons par la mise à l’ordre. Chacun est à sa place et à son office, c'est-à-dire là où il faut et prêt à faire ce qu’il faut. Ainsi, le deuxième devoir est accompli.
Chaque objet, chaque décor, a une place définie. Ce n’est pas un effet du hasard mais l’indication d’un ordre. Chacun est sa place, le surveillant, le secrétaire, le trésorier et cela n’est pas un honneur, mais une charge, avec des devoirs à accomplir.
L’apprenti, qui débute sa recherche, a aussi des devoirs, notamment de silence, de présence régulière, et de maniement du ciseau. La pierre qu’il taille est encore grossière et long est le chemin vers la pierre polie. Le déroulement du rituel nous montre l’action qui conduit à la connaissance.

Il en est de même à l’orient dit le vénérable Maintenant nous en sommes sûrs, tous les assistants sont apprentis francs maçons. Le profane vit dans son monde alors que l’apprenti perçoit déjà la présence d’une nouvelle vie organisée derrière le monde rationnel. S’il existe deux mondes, il existe deux manières de les appréhender. Réussir ces deux mondes est peut être possible à force de travail, de recherche de vérité pour les mettre en harmonie. Le passage du rituel du second au premier surveillant et enfin au vénérable maître semble long à l’apprenti car ils disent sensiblement la même chose mais celui-ci au fur et à mesure qu’il pratique concrètement le rituel s’aperçoit qu’il faut du temps pour instaurer, pour sentir les vibrations de la loge et de chaque maçon présent.

Puisque la loge est dûment couverte, entrons dans les voies qui nous sont tracées. Il doit donc exister des traces à suivre. Quand on demande à être initié, c’est aussi parce qu’on a conscience que la vie ordinaire ne répond pas à notre attente. Est-ce cette trace là qu’il faut suivre, sachant que ce n’est pas la plus facile. Je crois que c’est la voie du perfectionnement de la paix et de l’harmonie, même si elle est difficile et ardue.

C’est peut être ici que je vais trouver le chemin qui me correspond le plus.
Qu’avons-nous demandé lors de notre première entrée dans le temple ? Qu’avons-nous demandé alors que profane nous nous sommes tournés vers la franc-maçonnerie ?
Etre accepté, travailler dans un temple n’étant pas un but, qu’en espérions-nous ? On espère recevoir une connaissance, une solution, une réponse. La franc-maçonnerie nous réclame de donner, de servir, de respecter. Les frères nous réclament notre présence, notre savoir. Donc nous demandons aussi.

Nous demandons la connaissance, l’initiation.
La lumière vénérable, nous demandons la lumière dit le rituel. Un mot immense. Dans le dictionnaire on parle de rayonnement perçu par les yeux, de clarté, d’éclairage, mais aussi de ce qui éclaire l’esprit. L’apprenti se questionne. Quelle lumière est-il venu chercher, quel éclaircissement ? Il cherche l’élément qui fait comprendre la lumière de la raison, posséder des connaissances, un savoir, la lumière qui le sort des ténèbres. La lumière est aussi le soleil et ses couleurs étonnantes du levant ou du couchant que les vieux vénéraient parce qu’ils connaissaient les vertus et les bienfaits de sa chaleur. Pour les croyants, le Christ est la lumière du monde, Dieu est lumière. Que cette lumière nous éclaire. Le bandeau ôté, pour l’apprenti commence l’instruction initiatique. L’homme ordinaire se dirige vers la lumière. L’apprenti fait son chemin intérieur, il ne doit pas se laisser séduire par les fausses lumières. Sommes-nous en mesure de voir cette lueur innée en nous ? L’apprenti la perçoit à peine. La lumière du flambeau du vénérable à l’orient va, par l’intermédiaire du maître de cérémonie et des surveillants, éclairer la loge.

Frères surveillants et maître des cérémonies veuillez m’assister. Le maître des cérémonies respecte un ordre, il assiste le vénérable. Il frappe le sol de sa canne de pèlerin et va porter la lumière. Il entreprend un voyage, une marche qui guide les autres. Cette marche sera assistée plus tard par l’expert qui avec son épée l’aidera dans sa démarche initiatique.
Le vénérable maître invite les frères surveillants et maître de cérémonie à l’assister parce que aucun homme ne peut marcher seul sur le chemin de la vérité, de la lumière. Le rituel une fois de plus nous rappelle que pour avancer nous avons besoin d’être assistés, de nous unir aux autres frères.

Que la sagesse préside à la construction de notre édifice. Le vénérable en allumant le flambeau à trois branches illumine l’orient. Cette flamme permettra d’allumer d’autres flammes et de diffuser la lumière à toute la loge. A partir d’une petite flamme intérieure, nous pouvons nous embraser si nous savons chercher dans notre être. Le maître des cérémonies en allumant l’étoile du pilier Force et le flambeau du premier surveillant, illumine l’occident. Que la force soutienne notre édifice. Le maître des cérémonies continue son périple et allume l’étoile du pilier Beauté puis le flambeau du second surveillant. Le midi s’illumine. La pleine lumière règne dans le temple. La beauté orne l’édifice. Le rituel nous approche des trois piliers : La sagesse, la force et la beauté. Ces valeurs sont indispensables. Le vénérable qui possède la sagesse, la prudence, la réflexion, doit transmettre la flamme, la lumière pour aider ses frères. Il veillera au bon déroulement des travaux sacrés. La beauté orne le temple et permet au néophyte de s’engager sur le chemin, elle développe le goût de l’harmonie. La force est nécessaire pour lutter dans les ténèbres, pour passer de l’ombre à la lumière. Pour le franc-maçon elle est guidée par la beauté et la fraternité, sinon elle pourrait prendre des fausses voies. La force n’est pas violence. L’apprenti commence à comprendre pourquoi il se met à l’ordre avant de parler, il s’interroge sur sa vie intérieure, il en découvre des richesses. Ces lumières tout à coup lui ouvrent l’esprit, il commence à comprendre ce qu’il est venu chercher lors de sa première entrée dans le temple.

Le frère expert dispose les trois grandes lumières sur l’autel des serments puis trace le tableau d’apprenti sur le pavé mosaïque entre les trois piliers.

L’autel des serments est le lieu sacré, c’est la table qui reçoit les trois grandes lumières, les trois symboles majeurs que sont le volume de la loi sacrée, le compas et l’équerre. Le livre sacré qu’est la Bible représente-t-il la lumière religieuse ? Le reflet de la lumière intérieure sûrement. Le volume de la loi sacrée pourrait être la Thora en Israël, le Coran pour les musulmans. Ce qui est important est invisible, caché au fond de soi même.

L’équerre, l’emblème de la rectitude inspire la droiture dans les pensées et les actions des francs-maçons. C’est le symbole de la morale. Elle rappelle à l’apprenti qu’il est une pierre brute et que son objectif est de tailler puis de polir cette pierre, de sorte qu’elle puisse bien s’insérer parmi les autres pierres dans la construction de l’édifice.

Le compas est l’instrument de mesure, l’outil qui permet de tracer un cercle parfait sans perdre le centre. Il permet de tracer un rond comme la terre, comme la voûte céleste. L’apprenti est dans sa caverne, dans ses ténèbres, il recherche le centre, sa tâche est de le découvrir. Le frère expert déroule le tableau d’apprenti. Le vénérable lui demande de le tracer car autrefois les compagnons le traçaient à la craie. Sur le tableau figure le dessin de tous les symboles contenus dans le temple, un espèce de condensé sur une toile roulée.
Prenez place mes frères. Le vénérable donne un coup de maillet. Le rituel change de direction.
Nous sommes à couvert, orientés convenablement. Nous sommes prêts pour aller plus loin dans notre découverte de la spiritualité. L’action va pouvoir à nouveau s’engager. L’apprenti est jeune, il manque d’expérience dans le domaine ésotérique. Quel que soient ses actions et son savoir dans la vie profane, il doit être guidé par la loge.
« Frère second surveillant quel âge avez-vous ? »
« Trois ans vénérable maître ». Avec ses trois ans l’apprenti pénètre dans un autre monde, il entreprend un voyage dans le mystère sous le signe du chiffre trois. Quand il marche il fait trois pas, son âge est de trois ans, son élévation est de trois degrés possibles, il est dirigé par trois maillets, le vénérable et les deux surveillants, il salue trois fois, la batterie est de trois coups, le décor comprend trois colonnettes, le flambeau a trois branches.

Où est votre place dans la loge ? Nous observons qu’il est besoin de quatre phrases différentes pour évoquer un point. Le rituel questionne, répond et explicite la réponse. A cette question, il sera successivement répondu au midi, à l’occident et à l’orient. Puis, le rituel fournit une explication à la question « pourquoi êtes-vous placés ainsi ? » L’apprenti prend toujours place au Nord. Il rejoindra le second surveillant au midi lorsqu’il deviendra compagnon, quand il pourra sortir de la pénombre du septentrion. A quelle heure les apprentis ont-ils coutume d’ouvrir leurs travaux ? Les apprentis sont dans le temple pour travailler à l’édification, à la construction de l’homme, à l’éveil de leur être. Les travaux commencent à midi, dit le rituel. A midi il est l’heure de prendre en main son destin. Pour l’homme mature c’est le midi de sa vie, il devient responsable, c’est l’heure de la paix, de l’amour de la fraternité. C’est à midi que le soleil est le plus haut, la clarté la plus pure, la lumière la plus intense. C’est l’heure la plus propice à la découverte de l’être. Au midi de sa vie, l’homme est en pleine maturité, il est temps de faire le point.

Puisque nous avons l’âge et qu’il est l’heure, nous pouvons ouvrir les travaux. En annonçant aux quatre points cardinaux qu’une ouverture des travaux va avoir lieu, on conçoit que le rituel nous invite à une ouverture de conscience. Il est l’heure de basculer dans un autre monde. Le moment est venu, nous avons l’âge. Le vénérable a invité tous les frères de toutes les colonnes à se joindre à lui. L’annonce est faite.
«Debout et à l’ordre mes frères » dit le vénérable.
Trois coups de maillet retentissent successivement à l’orient, l’occident et au midi.
Adopter cette attitude c’est être prêt à s’orienter, à se tourner vers l’intérieur, vers son être intérieur. Le rituel conduit le franc-maçon vers ce monde intérieur, ce monde extraordinaire.

Le frère expert et le maître des cérémonies relèvent une équerre symbolique au dessus de l’autel des serments, constituée de la canne et de l’épée. La canne du pèlerin et l’épée de la noblesse et du courage, forment l’équerre de la rectitude, de la droiture.
A la gloire du grand architecte de l’univers. Ce n’est pas une manière d’appeler Dieu. Je crois que Celui-ci s’il existait vraiment serait plus grand que le grand architecte. Le franc-maçon a la possibilité de rester libre de croire ou de ne pas croire en Dieu. Il s’agit de prendre conscience d’un ordre universel, une loi de la création. Je déclare ouverte cette respectable loge. A moi mes frères par le signe, la batterie et l’acclamation écossaise. Le vénérable ne s’adresse plus comme au début du rituel aux surveillants, à l’expert ou au maître des cérémonies, il s’adresse à toute la loge, au grand architecte de l’univers. C’est au nom de cet ordre que les actions vont désormais se dérouler. Le rituel nous dit maintenant qu’il faut changer de monde. Nous ne sommes plus dans le monde profane.
Nous avons laissé nos métaux à la porte du temple. Elevons nos cœurs en fraternité et que nos regards se tournent vers la lumière. Nous ne sommes plus dans un monde où l’apprenti mal guidé risque de s’épuiser, se perdre. Nous nous sommes débarrassés à l’entrée du temple de tout ce qui brille d’un éclat trompeur, tout ce à quoi nous sommes attachés dans le monde matériel. Nous pouvons aller vers la lumière.

Prenez place mes frères. Frère secrétaire veuillez donner lecture de la planche tracée de nos derniers travaux.

Le rituel a conduit tous les assistants sur le chemin de la connaissance. Certains l’ont peut être atteinte mais peut on jamais dire que nous sommes arrivés au bout du chemin ? Il est l’heure de prendre place et d’œuvrer.

Lors d’une réunion maçonnique le début et la fin des travaux commence par un rituel écrit. On peut donc penser qu’il existe un rituel d’ouverture puis un rituel de fermeture. En fait je crois tout est rituel pendant une tenue dans un temple et s’il existe un espace intermédiaire entre le début et la fin, ce n’est pas dûment consigné. Cette partie varie en fonction de l’ordre du jour, mais la forme rituelle demeure.
La pratique du rituel maçonnique nous indique les attitudes à prendre et les étapes à franchir pour nous initier.

Vénérable maître, j’ai dit. source : www.ledifice.net

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La Batterie

4 Juin 2013 , Rédigé par X Publié dans #Planches

Le terme batterie est apparu au XIIème siècle, de "battre" ; il signifiait alors une querelle violente, un échange de coups. Vers la fin de ce siècle, il s'est mis à désigner un ensemble d'ustensiles de cuisine allant au feu et, un peu plus tard, le moyen que l'on emploie pour réussir à quelque chose ou, au contraire, faire échouer une tentative (d'où l'expression plus moderne de batterie au sens de combinaison, machination, mesure, plan : "dresser ses batteries", "changer de batteries"). Une autre extension de ce sens a donné la manière de battre le tambour en un roulement particulier qui, au fil du temps, fera de batterie le synonyme de breloque (dans les armées napoléoniennes, batterie de tambour qui appelait les soldats à une distribution de vivres ou les faisait rompre les rangs), chamade (appel de trompettes et de tambours manifestant l'intention des assiégés de se rendre, d'où l'expression populaire de "battre la chamade" : être affolé), champ (roulement de tambours et sonnerie de clairons pour rendre les honneurs, charge (roulement de tambour rythmant la charge), diane (batterie de tambours et/ou de clairons pour réveiller les soldats), générale (pour battre le rappel des troupes), rappel (idem), réveil..

Au XV-XVIème siècles, il a pris un sens militaire : l'action de tirer sur l'ennemi, de faire feu sur lui, une réunion de pièces d'artillerie et des matériels nécessaires à leur service, l'emplacement d'une telle réunion et/ou une unité de régiment d'artillerie. De là est venue l'expression populaire de batterie de décorations.

En physique, une batterie est la réunion d'éléments générateurs de courant électrique et, dans l'industrie, un ensemble d'éléments, une série (batterie de chaudières, de laminoirs…), dernier sens devenu courant dans de nombreux usages (exemple : une batterie de tests).

En musique, une batterie est une suite de notes détachées en arpèges sur un instrument à corde. A la guitare, elle est la manière de jouer la guitare en battant les cordes avec les doigts. Par la suite, elle a désigné et désigne toujours d'abord l'ensemble des instruments à percussion d'un orchestre (d'où l'expression "tenir la batterie") et, sous l'influence du jazz, un instrument de percussion composé de plusieurs éléments (caisse, cymbale, timbale…).

En F\M\ la batterie est constituée d'un ou plusieurs signaux sonores obtenus, pour les officiers, en frappant du maillet et, pour les FF..., en tapant des mains. Une batterie est donc une "phrase musicale" ponctuant une T\.

Deux hypothèses sont retenues pour l'origine de la batterie maçonnique : elle serait ainsi un "héritage" des forgerons martelant les métaux ou des tailleurs de pierre chassant le trait ou ciselant la pierre. On ne sait pas à quelle date ou période elle est véritablement apparue dans la F\M\ mais, toujours est-il qu'elle est attestée dans le Secret des francs-maçons de l'abbé Pérau paru en 1742, lequel la fait remonter au tout début du XVIIIème siècle alors que l'ouvrage The Three Distinct Knocks publié en 1760 l'établit comme beaucoup plus ancienne et, en fait, concomitante à la naissance même de la F\M\., les trois coups scandant la demande d'entrée dans le temple formulée par le profane mais aussi la fin de l'initiation

Pour certains, la batterie maçonnique aurait une origine ésotérique, notamment rosicrucienne) et même des vertus "énergétiques" puisque puisant son origine dans la magie blanche !

Si elle est commune à toute la F\M\ la batterie diffère dans le nombre de coups et le rythme selon les rites et obédiences. Ainsi pour les Rites Émulation, Écossais Ancien et Accepté et Français le rythme est irrégulier mais le nombre de coups diffère : 3 pour le premier quel que soit le grade ; 3, 5 et 9 selon le grade pour le second et 3, 6 et 9, toujours selon le grade, pour le troisième tandis que pour le Rite Écossais Rectifié le nombre de coups est également 3,6 et 9 mais selon un rythme régulier.

La batterie maçonnique peut également ponctuer des cérémonies particulières. Dans le Rite Français il en est ainsi de la batterie de deuil qui intervient au terme de la minute de silence marquée pour le décès d'un F\ et qui est aussitôt suivi d'une batterie d'allégresse symbolisant la vie.

Par analogie musicale et, en particulier, par référence au tambour, on pourrait sans doute considérer que la batterie du maillet est "claire" tandis que celle des mains est "sourde" (de sourdine) puisqu'elle se fait gantée alors que les applaudissements profanes sont clairs puisque faits les mains nues lesquels constituent non des batteries mais des salves, des tonnerres, des tempêtes…

Cette analogie musicale pose questions : si la batterie du maillet est, en quelque sorte, l'illustration sonore du travail fait en L\, laquelle est l'atelier où les FF\ dépolissent la pierre brute en la taillant, la ciselant pour en faire, sous sa forme achevée de chef d'œuvre, une pierre cubique à pointe, pourquoi "feutrer" la batterie des mains ? Serait-ce pour, justement, la distinguer de l'applaudissement profane et marquer la tenue – ou la… retenue ? – des FF\ réunis, non pour se distraire, s'amuser, "festoyer", faire la fête, voire la bombe ou, de nos jours, la "teuf"…, mais pour travailler quand, au Moyen Âge les tailleurs de pierre et les morteliers portaient des gants portaient des gants par souci de protection ? Mais alors pourquoi la batterie scandant un hommage ou un sentiment (batteries de deuil, d'allégresse, de bienvenue) se fait gantés quand la main nue est le signe de la sincérité, de la franchise et que c'est mains nues que se fait la chaîne d'union ? Serait-ce parce que, symbole de la pureté des cœurs et des mœurs mais aussi de l'égalité des FF\, les gants donneraient à la batterie une "droiture" l'élevant au-dessus de la trivialité de l'applaudissement ?

D'un autre côté, qu'en est-il du nombre de coups ?

Trois est le nombre de coups commun aux batteries de tous les rites car, selon les Anciens, les trois premiers nombres ont une fonction éminemment créatrice (Ainsi, ce serait trois grands maçons qui auraient été employés à la construction du monde ainsi qu'à ce noble ouvrage d'architecture qu'est l'homme ; trois grands maçons auraient bâti le Temple de Salomon ; Maître Hiram aurait été abattu de trois coups…).

N'étant pas féru en arithmologie, je me contenterai de relever que 6 et 9 sont des multiples de 3, 9 étant aussi, selon Samuel Prichard (in Masoniary Dissected,1730), la mesure en pouces du câble par laquelle est pendue la boîte en os appelée "bouche" dans lequel sont conservés les secrets du métier.

Cinq correspond aux sens et aux branches de l'étoile : le pentagramme représentatif de la maçonnerie dans son ensemble. Pour le Rite Écossais Ancien et Accepté, 5 est le nombre parfait de la maîtrise et correspond aux 5 "centres" du corps humain (pied, genou, sein, épaule et bouche).

Aujourd'hui, je n'irai pas plus loin dans mon travail, sauf à dire que, à titre personnel, je préfère entendre dans la batterie maçonnique une phrase musicale sourde à toute allusion militaire ou, pire encore, guerrière !
 

J'ai dit V\M\

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A moi mes FF par le signe, la batterie,et l'acclamation écossaise,Houzzai ! Houzzai ! Houzzai !

3 Juin 2013 , Rédigé par X Publié dans #Planches

Mon travail de ce midi porte sur les symboles que j'ai vus dans cette acclamation qui conclut le rituel d'ouverture, lorsque le V M y ajoute l'annonce : « Mes FF nous ne sommes plus dans le monde profane » et achève le rituel de fermeture par : « Mes FF nous ne sommes plus à l'ordre. »  

Quelle force dans cette acclamation répétée ! A midi, elle fait passer notre atelier tout entier du profane au sacré, pour nous renvoyer, à minuit, continuer au dehors l'ouvre commencée dans le Temple. L'analogie est immédiate avec les Col B et J, elles matérialisent le seuil du Temple que nous franchissons en y pénétrant et symbolisent la démarche initiatique que chacun d'entre nous a entrepris en demandant l'entrée du Temple. Remarquons que le rituel fait dire au VM : « Nous allons procéder à l'ouverture de la Loge. » puis que les FF Surv « nous invitent à nous joindre à lui pour ouvrir les travaux ».
L'ouverture est donc collective. Les App y participent de plein droit sans rupture de la règle du silence qui ne concerne que leur prise de parole mais ne saurait s'appliquer à l'affirmation de leur appartenance à notre ordre et à notre atelier.   
Notre acclamation est ternaire puisque constituée d'un signe, d'une batterie et de l'acclamation écossaise elle-même. On y retrouve donc la symbolique :
Du triangle, du delta rayonnant et de la truelle, des trois Grandes Lumières et des trois colonnes ou Petites Lumières, des trois fenêtres du Temple de Salomon qui décrivent la marche du soleil de l'Orient à l'Occident, des trois voyages de l'App ,de ses trois ans et des trois nombres. Mais elle décrit aussi, du signe muet à la parole intelligible en passant par le stade intermédiaire de la batterie, à la fois les trois grades de nos ateliers et la cohérence de notre démarche vers la prise de parole en application du précepte maçonnique « Ordo ab Chao », principe d'apparence paradoxale pour le monde profane pour lequel c'est de la prise de la parole que naît la confusion.   
Examinons maintenant le détail de chaque constituant de cette acclamation :
 

- Le Signe : Au grade d'App il est binaire, addition du signe d'ordre, celui qui contient les passions, qui nous a fait reconnaître comme F Maç au passage des FF Surv et qui nous fait renaître, nous reconstitue intérieurement et intimement à chaque tenue. Et du signe pénal qui
renouvelle notre serment maçonnique.
 - La Batterie : Formée de trois coups égaux frappés de la paume de la main droite contre celle de la main gauche, elle nous rappelle notre initiation au premier degré :
- Demandez et vous recevrez. ( la Lumière )
- Cherchez et vous trouverez. ( la Vérité )
- Frappez et on vous ouvrira. ( la Porte du Temple )
- L'Acclamation : Elle est ternaire avec le premier terme, spécifique à notre Rite Ecossais Ancien et Accepté, du triple « HOUZZAI » associé à l'invocation ternaire « LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE. » tandis que l'on exécute le geste de salut avec le bras droit tendu devant soi à l'horizontale, le pouce écarté en équerre.
 

Pour ce travail j'ai cherché des références sur Internet. Le résultat est édifiant : « HOUZZAI » = 0 , « LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE » = 12800 citations.
- Houzzai ! Houzzai ! Houzzai ! est une acclamation de joie et d'approbation dont l'orthographe anglaise est une ancienne forme de HURRAH comme nous le rappelle le livret d'App .On trouve de nombreux exemples de son usage chez les anglo-saxons ce qui expliquerait sa transmission et son emploi dans notre Rite. La véritable question étant que pour les écossais eux-mêmes l'origine de l'acclamation est étrangère et inconnue. Les recherches se sont orientées vers une appartenance hébraïque suivant le constat que les mots utilisés dans nos rituels sont tirés de la Bible. Deux explications semblent plausibles :
- La première porte sur le sens de « HOUZZAI » : Se référant à la colonne B qui signifie « en force » où l'on emprunterait la racine « OZ » pour l'accompagner du suffixe « ZE » et signifier : « Cela est ma force ou mon soutien. » ce qui ferait référence au G A D L U sous l'invocation duquel nous travaillons au REAA.
- La seconde explication porte sur le nom de « UZZA » que l'on rencontre au deuxième livre de Samuel lorsque David après sa victoire sur les Philistins ramène l'Arche de Dieu vers Jérusalem. Je cite : « On chargea l'Arche de Dieu sur le chariot neuf et on l'emporta de la maison d'Abinadab qui est sur la colline. Uzza et Ahyo, les fils d'Abinadab conduisaient le chariot..

Comme on arrivait à l'aire de Nakôn, Uzza étendit la main vers l'arche de Dieu et la retint car les boufs allaient la renverser. La colère de Yahvé s'enflamma contre Uzza. Là, Dieu le frappa pour cette folie, et il mourut là à côté de l'Arche de Dieu. » La phonétique nous paraît plus proche, notre geste de salutation, la main tendue vers le sol, trouve son explication dans sa similitude avec le geste d' Uzza retenant l'Arche et notre quête de la lumière trouve sa limite dans l'avertissement qui nous est donné : Nous ne verrons la lumière qu'en un éclair à l'instant de notre mort .
La question que nous pouvons nous poser est de savoir si cette seconde explication donne un sens à notre acclamation. Une acclamation doit exprimer une adhésion à une idée ou un concept : Au Rite Ecossais Ancien et Accepté c'est le G A D L U . Et comme le V L S est le plus souvent ouvert au Prologue de l'Evangile de Jean qui dit : « Au commencement était le Verbe. » cette idée qui doit nous rassembler est celle de la préexistence et de la prééminence de l'Esprit sur toute chose. C'est toute la force symbolique et poétique de Jean qui près de deux mille ans plus tard n'est pas contredit par la cosmologie en cours de validité qui est la théorie du Big Bang ( ou Grand Boum en français ) . Théorie qui pose en principe qu'il n'existait ni matière, ni espace, ni temps avant cette grande explosion initiale mais ne nous dit pas ce qu'il y avait avant. Une réponse est chez Jean : L'Esprit, l'âme ou encore le G A D L U .
- Liberté ! Egalité ! Fraternité ! : Je vous ai parlé de 12800 références sur Internet, on peut toutefois les classer en deux familles qui nous intéressent : La République et la F M .

La République : Les mentions qui figurent en tête des textes officiels, des lois, des décrets sont : République française - Liberté, Egalité, Fraternité - Au nom du Peuple français. Dans cette formule « Liberté, Egalité , Fraternité » est élevé au niveau de principe fondateur comme nous le rappelle cet extrait du décret d'abolition de l'esclavage : « Le Gouvernement provisoire, considérant que l'esclavage est un attentat contre la dignité humaine ; Qu'en détruisant le libre arbitre de l'homme, il supprime le principe naturel du droit et du devoir ; Qu'il est une violation flagrante du dogme républicain : Liberté, Egalité, Fraternité. » Cette acclamation marque bien notre attachement à la République et à ses valeurs laïques. Si l'on en croit Alain Touraine il faut y voir la reconnaissance qu 'il n'y a pas de principe central de la démocratie est que la combinaison des trois principes ou utopies est nécessaire. Il est vrai qu'un régime qui privilégie la liberté peut laisser s'accroître l'inégalité et inversement que la recherche de l'égalité risque de se faire au prix d'un renoncement à la liberté. Mais il est plus vrai encore qu'il n'y a pas de démocratie qui ne soit la combinaison de ces deux objectifs et qui ne les lie pas ensemble par l'idée de fraternité. Voilà comme on retrouve nos trois nombres : Un, le tout. Deux le nombre de la science, antagoniste au Un. Trois, qui par la synthèse de ce qui paraît opposé va ramener la dualité à l'unité.
«Rassemblant ce qui est épars » ce qui nous ramène à la F M .

La F M : Cette acclamation est une spécificité commune aux deux rites français et nous rattache à la République qui sous les traits de notre Marianne Maçonnique est la seule femme à assister à nos travaux. -La Liberté : Le monde profane distingue deux libertés : La Liberté des Anciens selon Aristote qui veut que l'intérêt général l'emporte sur l'intérêt particulier. C'est la Liberté de l'astre qui doit s'intégrer à une totalité. La Liberté de l'un doit s'arrêter où commence celle de l'autre. La Liberté des Modernes par contre veut que la Liberté n'aurait pas d'effets si elle ne produisait pas une société diversifiée, multiple, offrant à chacun la possibilité de voir ses demandes prises en compte et ses intérêts satisfaits. Cette liberté là me paraît être la notre. Me croyant un homme libre, j'ai frappé à la porte du Temple. La F M m'a demandé de me libérer de mes passions en les combattant et expliqué que l'homme véritablement libre est celui qui s'est vu renaître à la vie nouvelle conférée par l'initiation.
- L'Egalité : Que je croyais reconnaître à l'autre en acceptant une limitation de ma liberté, la FM m'a appris que je la trouverai en moi-même lorsque pierre polie, c'est à dire parfaitement égalisée, je me fondrai dans le Grand Oeuvre. La notion duale de comparaison à l'autre que permet d'évaluer le niveau devient une valeur individuelle et personnelle :
C'est moi qui suis égalisé par mon travail.
- La Fraternité : L'idée selon laquelle les frères sont des êtres privilégiés les uns pour les autres est très ancienne. Elle s'est pourtant construite à l' envers puisque presque tous les mythes fondateurs nous montrent des frères qui, à l'état naturel, se haïssent La Bible est remplie de ces conflits entre frères : Abel et Cain, Jacob et Esau, Isaac et Ismael.

Leurs conflits sont autant de bifurcations possibles pour une civilisation qui doit choisir entre le sédentaire et le nomade, le fidèle et le païen, le sage et le rebelle. Il faut attendre la fin de l'exil après la sortie d'Egypte pour trouver le premier couple de frères non rivaux où chacun a besoin de la réussite de l'autre pour accomplir sa propre tâche : Moise et Aaron. L'aîné, Aaron n'est pas jaloux de ce que son cadet ait été choisi par Dieu pour être son prophète et Moise qui s'exprime très mal ( « Je ne suis pas doué pour la parole car ma bouche et ma langue sont pesantes « dit-il. ) a besoin d'Aaron pour guider son peuple vers la Terre Promise.

Leur relation fraternelle change l'histoire du peuple juif et démontre que la fraternité est un acte de civilisation qui se construit en se fondant sur l'intérêt et la joie que l'on trouve dans la réussite de l'autre.

Bien plus tard, vers l'an mil, ce thème se retrouve dans le discours des ordres religieux puis du compagnonnage et des confréries. Dans beaucoup de langues tel l' anglais Brotherhood ( confrérie ) et Fraternity (fraternité ) sont synonymes et utilisés indifféremment. Dans les associations d'artisans chacun avait intérêt à la valeur de l'autre et chaque maître aidait chaque compagnon ( chaque frère ) à réussir des épreuves initiatiques. C'est le Concile d'Avignon qui interdira le 13 juin 1326 les confréries laïques c'est à dire les réunions de ceux qui se donnent le nom de frères. Vainement puisqu'en 1722 paraîtront les constitutions d'Anderson qui fonderont l'Ordre Maçonnique.
La boucle est bouclée : la vraie tradition, toujours renouvelée est là, avec un outil : la pensée symbolique, un mode d'emploi : le travail maçonnique qui nous « assure la Liberté, nous enseigne l'Egalité et mûrit nos âmes pour la douce Fraternité » comme le rappelle notre rituel.

J'ai dit.

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