Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Hauts Grades

Articles récents

Aux prêtre catholiques

24 Mai 2013 , Rédigé par X Publié dans #Anti-Maçonnisme

Les prêtres catholiques qui sont dans la franc-maçonnerie, ont jusqu’en septembre pour régulariser leur situation. Faute de quoi, ils seront tout simplement excommuniés. C’est ce qu’on apprend de sources bien informées.
« Le 26 novembre 1983, une déclaration de la Congrégation pour la doctrine de la foi alors dirigée par Joseph Ratzinger (devenu depuis le pape Benoît XVI) réaffirme l’interdiction faite aux catholiques de rejoindre la maçonnerie sous toutes ses formes ou tendances. Le 2 mars 2007 le Vatican redit son opposition aux francs-maçons. « L’appartenance à la Franc-maçonnerie et à l’Eglise catholique sont incompatibles » aux yeux de l’Eglise, rappelle Mgr Gianfranco Girotti, régent du tribunal de la pénitencerie apostolique.
Ce prélat souligne que « l’Eglise catholique a toujours critiqué la conception mystique propre à la franc-maçonnerie, la déclarant incompatible avec sa propre doctrine » et rappelle avec la Congrégation pour la doctrine de la foi que l’adhésion à une loge maçonnique demeure interdite par l’Eglise. Ceux qui y contreviennent sont en état de « péché grave » et ne peuvent pas avoir accès à l’eucharistie », lit-on sur l’encyclopédie en ligne Wikipédia.
Les mêmes idées sont développées dans le dernier message de la Conférence des Evêques sur la franc-maçonnerie et les autres sectes, factions séditieuses, assemblées, réunions, agrégations, conventicules para-maçonniques. « Le jugement négatif de l’Eglise sur les associations maçonniques demeure donc inchangé ; parce que leurs principes ont toujours été considérés comme inconciliables avec la doctrine de l’Eglise, et l’inscription à ces associations reste interdite par l’Eglise.
Les fidèles qui appartiennent aux associations maçonniques sont en état de péché grave et ne peuvent accéder à la Sainte Communion », précise le message.
« Le concept de la vérité chez les francs-maçons pose problème. Ils nient la possibilité d’une connaissance objective de la vérité et rejettent toute idée de dogme, n’hésitant pas à affirmer que « toutes les institutions qui reposent sur un fondement dogmatique, et dont l’Eglise catholique peut être considérée comme la plus représentative, exercent une contrainte de foi » », expliquent-ils.
Mais comment comprendre que des prêtres qui ont choisi dans leur âme et conscience de servir Dieu et qui ont reçu pour ce faire une formation, puissent décider d’adhérer à la franc-maçonnerie ? Est-ce à cause des idées arrêtées selon lesquelles l’adhésion à la franc-maçonnerie permet aux « frères de lumière » d’améliorer leur statut social et d’avoir des ouvertures dans la vie et du pouvoir ?
De sources concordantes, beaucoup de prêtres catholiques se retrouvent dans les loges maçonniques après avoir enseigné aux fidèles qu’ils ne doivent pas servir deux maîtres. « Plusieurs prêtres sont dans la franc-maçonnerie. C’est la triste réalité. Il y a une liste qui a été fournie par le Vatican.
Les premiers responsables de l’Eglise catholique sont en train de prendre les mesures qui s’imposent. C’est dans ce contexte que s’inscrit le dernier message de la Conférence des Evêques.
Tous les prêtres qui sont dans cette situation, ont jusqu’en septembre prochain pour se dessaisir de leur charge sacerdotale. Ils ne peuvent pas continuer à faire les deux choses à la fois. Ceux qui ne vont pas s’exécuter seront tout simplement excommuniés. En ce moment, on sera obligé d’en parler publiquement », affirme un catéchiste.
Une autre source indique que des prêtres sont nombreux à être dans le cas et que ces mesures peuvent entraîner un déficit de prélats dans les différentes congrégations. « Beaucoup de prêtres sont concernés par ces mesures. S’ils venaient à démissionner ou à être excommuniés, l’Eglise va être confrontée à de sérieux problèmes de personnel. Ce sera difficile mais c’est un passage obligé », ajoute-t-elle.
En revanche, dans leur message, les Evêques se sont voulus diplomates en ne s’attaquant pas directement aux leurs, histoire de laver le linge sale en famille. « Ainsi donc, aucun fidèle du Christ ne devrait s’entêter et appartenir à ces associations maçonniques, en justifiant, par des arguments fallacieux et inadéquats, son choix qui, rappelons-le, le détache de la Sainte Communion.
Les prétendues appartenances de membres du clergé à ces associations ne sont pas des raisons justes et suffisantes pour se séparer du Dieu Saint de Jésus-Christ.
Même s’il s’en trouvait quelque dignitaire extravagant de l’Eglise, il encourrait les sanctions prévues », poursuivent-ils. Et puis dans la partie « notes », il est mentionné ceci : « Nous savons, du reste, qu’une technique utilisée par les membres des associations maçonniques pour recruter des chrétiens consiste à leur faire croire que des prêtres et même des évêques font partie de leurs rangs.
Nous affirmons, d’une part, qu’un prêtre ou même un évêque ne saurait supplanter l’enseignement de l’Eglise, et que, d’autre part, les membres de ces associations cherchent toujours à piéger les membres du clergé, afin de faire croire à leurs membres que ceux-là aussi ont adhéré à leurs groupes. Ils n’hésitent pas à se mettre aux côtés de clercs, à prendre des photos avec eux, pour donner l’impression que ceux-ci sont des leurs ».

Source : http://ermite.blog4ever.org/blog/lire-article-215619-9624850-la_franc_maconnerie.html

Lire la suite

Un prêtre franc-maçon démis de ses fonctions à la demande du Vatican

24 Mai 2013 , Rédigé par Le FIGARO

Le curé de la paroisse de Megève (Haute-Savoie) a été démis de ses fonctions par l'évêque d'Annecy en raison de son "appartenance active" à une loge maçonnique. Cette décision a été prise "sur demande de Rome".

Le père Pascal Vesin, curé de la paroisse Sainte-Anne d'Arly-Montjoie, à Megève, restera prêtre "mais sans droit d'exercer". Il devrait continuer à être rémunéré pendant 6 à 12 mois.

Le père Vesin "est adhérent d'une loge du Grand Orient de France depuis 2001", selon le communiqué. "Informé en 2010 par courrier anonyme, l'évêque a interrogé l'intéressé qui a nié. Confondu en 2011, il lui a été demandé de quitter la franc-maçonnerie pour se consacrer à son ministère de prêtre. L'intéressé, optant pour la "liberté absolue de conscience" selon la formule consacrée, a affirmé son intention de vivre la double appartenance", ajoute le diocèse.

Le père Vesin a choisi de rester dans la franc-maçonnerie

L'évêque d'Annecy, Mgr Yves Boivineau, a poursuivi le dialogue "afin de lui permettre de revenir sur ses positions", tout en l'informant "clairement" de la sanction encourue, selon le texte. Le père Vesin a choisi de rester dans la franc-maçonnerie. En mars dernier, la Congrégation pour la doctrine de la foi à Rome a exigé le départ du prêtre. Trois membres du Conseil presbytéral du diocèse d'Annecy ont alors rencontré le père Vesin, qui a réitéré sa volonté de rester au sein de la franc-maçonnerie.

L'évêque lui a notifié les conséquences de son choix. "Rien ne reste fermé", souligne le diocèse, qui assure que "la peine, dite médicinale, peut être levée". "La miséricorde va de pair avec la vérité", conclut le communiqué.

En l'absence du père Vesin, c'est le vicaire général du diocèse qui assurera les offices religieux de la paroisse. "Il sera à Megève tout le weekend pour expliquer la décision de l'évêque aux paroissiens", a précisé un porte-parole.

 Source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/05/24/97001-20130524FILWWW00411-un-pretre-franc-macon-demis-de-ses-fonctions-a-la-demande-du-vatican.php

Lire la suite

Liberté - Egalité - Fraternité

24 Mai 2013 , Rédigé par Mohamed Radé Publié dans #Planches

LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE, c’est la planche que je dois vous présenter ce soir. Je vous avoue que ces 3 mots de notre acclamation m’ont fait à la fois réfléchir et souffrir, mais d’une souffrance qui me relie à tous mes frères passés et présents. J’ai totalement séché sur ce sujet, j’avais beau cherché, je ne trouvais rien. J’avais beau tapé sur la pierre brute, lui parler, tourner autour, rien ne venait ! Mais lors d’une réunion d’apprenti, mon maître et second surveillant m’a amorcé et ferré tel un poisson et j’ai croché. Mon esprit s’est ouvert sur cette acclamation avec le cortège d’interrogations qui accompagne la réflexion. Que voulons nous dire quand nous utilisons de façon très fréquente cette acclamation ?
Nous le faisons peut-être de façon mécanique ?
Accordons nous tous la même signification à ces 3 mots MAGIQUES ?
Cette Acclamation est utilisée à chacune de nos tenues, dans le rituel d’ouverture et de fermeture, de façon concomitante aux batteries, dans ces moments ritualisés très importants, qui rythment notre vie Maçonnique. Je pense que cette acclamation et la batterie représentent pour moi Le Verbe qui a crée le Monde par la parole donc le Son, nous recréons ainsi le Monde à ce moment là, car nous entrons dans le mystère que nous ne connaissons pas, nous sommes dans le sacré. C’est aussi un cri de gloire et de joie : le vénérable maître à ce moment précis, dans le Temple prononce ces paroles : « Unissons nous mes frères, par le signe de l’apprenti et célébrons cet heureux moment par une Triple batterie suivie de l’acclamation » cette précision « d’heureux moment », prouve bien que nous sommes dans un moment de joie car nous allons être en présence du « Divin ».Chacun ressent confusément que quelque chose qui le dépasse est en train d’arriver. Chacun sent monter en lui une quiétude, une sensation d’élévation spirituelle qui relève déjà d’une hiérophanie  

v - Nous qui sommes des initiés qu’elle signification donnons nous à ces Trois Mots ?
v - Nous ne pouvons donner leur donner une signification profane car dès l’ouverture des travaux nous sommes dans le Sacré ! l’hégrégore doit émerger de nos travaux et de l’ambiance ritualisée de la loge.
Je vous propose ce travail qui a pour ambition d’aborder l’analyse de trois mots que nous risquons de prononcer de façon mécanique sans donner à ceux-ci, tout le sens symbolique qu’ils recouvrent pour nous les Apprentis.
Tout d’abord d’après les historiens : seule Liberté et Egalité étaient utilisé Fraternité est arrivée après, à la fin du 19ème siècle.

 

La Liberté :

v - est le vrai choix du libre arbitre, entre le bien et le mal, celui qui respecte la Loi divine qui lui est imposée ou celui qui la refuse.
v - pour moi Adam est un bon exemple de ce libre arbitre, car face au choix de vivre dans L’immortalité près du Divin ou d’être mortel mais avoir la connaissance, il a préféré la connaissance. C’est aussi la faculté de rester fidèle à la lumière qui nous a été offerte, cette liberté principe se manifeste même quand l’homme est esclave ou prisonnier d’autres hommes pour preuve cette belle histoire qui m’émeut à chaque fois car ces frères en fait étaient plus libre que leurs geôliers :

Le 15 novembre 1943, sept francs-maçons belges déportés pour faits de résistance fondèrent la loge maçonnique Liberté Chérie dans le baraquement n°6 du Camp de concentration Emslandlager VII d'Esterwegen. Le nom de la loge fut choisi d'après les paroles du chant La Marseillaise.
Ces sept fondateurs étaient :
v Paul Hanson,
v Luc Somerhausen,
v Jean De Schrijver,
v Jean Sugg,
v Henry Story,
v Amédée Miclotte,
v Franz Rochat,
Par la suite, ils initièrent, puis élevèrent jusqu'au troisième degré le Frère Fernand Erauw, un autre belge.

Liberté Chérie

Dans le camp de concentration d'Esterwegenau nord-ouest de l'Allemagne (Frise orientale) étaient détenus des prisonniers politiques belges, des résistants sous le statut "Nacht und Nelbel" ("Nuit et brouillard"). Parmi eux, dans le baraquement n°6, des non croyants qui "couvraient" les réunions religieuses de leurs co-détenus catholiques. A leur tour, les prêtres catholiques (dont l'abbé Froidure très connu pour avoir créé l'œuvre des "Petits Riens") couvraient extérieurement les premières réunions des Francs-maçons détenus. Ils étaient 7 et purent ainsi poser les Colonnes d'un nouveau Temple en novembre 1943. Cet Atelier allait s'appeler Liberté Chérie. Les Frères se réunissaient autour d'une table de triage de cartouches. La Loge initia même un profane, Fernand Erauw. Vénérable Maître, mes frères je vous demande de vous mettre en situation, et d’imaginer d’être dans ce baraquement, de ressentir l’atmosphère, l’odeurs de tout ces hommes, qui ne mangent pas à leur faim, qui ne se lavent pas, avec cette angoisse de ne pas savoir, d’être totalement coupé du monde profane, de leur famille, et malgré tout ils ont su ériger la Sagesse, la Force et la Beauté, de vivre nos mystères, n’est-ce pas merveilleux , n’est-ce pas là La « Liberté », l’acclamation ne prend-elle pas toute sa signification, je pense que Oui !

L’Egalité :

Extrait de la déclaration d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique : Nous tenons pour évidentes pour elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur.

- Tous les êtres sont égaux, car crée de la même essence, mais nous sommes des initiés et nous ne sommes pas venus par le pur des hasards, nous sommes là pour une recherche intérieur, je ne prétends aucunement à être meilleur qu’un autre, je suis convaincu que nous sommes là par la volonté seule du Grand Architecte de l’Univers, afin que l’on soit Maçon à l’intérieur de nos ateliers mais aussi à l’extérieur tel qu’il est dit.

- Dans nos Ateliers on s’appel frères, nous sommes-nous pas fils de la Veuve ? donc c’est un lien plus fort que le lien du sang qui nous attache, le lien entre nous est le Divin, le Créateur des Mondes,

- Sommes-nous des êtres d’exception, ou des Hommes Dieux tel que le dit le Corpus Hermeticum (chapitre 12) je pense que nous le sommes, tous les hommes le sont, mais néanmoins peu ont commencé à en prendre conscience et nous sommes dans cette recherche de cette conscience et connaissance perdue.

- L’Egalité, si nous savons regarder autour de nous, nous pouvons la décelée dans certaines cultures et dogme, par exemple pour l’Islam que je connais le mieux, l’égalité se traduit par exemple lors du pèlerinage à la Mecque , par le fait que tout les pèlerins portent le Haraam (3), que les pèlerins soient Rois, princes, président ,riches ou pauvres, tous sont dans la même tenue, tous se sont rasés, car lors de leur mort ils seront tous tels qu’ils ont été crée, et leur pouvoir ou leur argent ne leurs serviront à rien, et devant le Divin nous sommes tous au même niveau et sur le Niveau.

Enfin il y a ce beau poême de notre Frère Kipling qui illustre si bien notre égalité : MA LOGE MERE

Il y avait Rundle, le chef de station, Beazeley, des voies et travaux, Ackman, de l’intendance, Dankin, de la prison, Et Blake, le sergent instructeur, Qui fut deux fois notre Vénérable, Et aussi le vieux Franjee Eduljee Qui tenait le magasin "Aux denrées Européennes". Dehors, on se disait : "Sergent, Monsieur, Salut, Salam". Dedans c’était : "Mon frère", et c’était très bien ainsi. Nous nous réunissions sur le niveau et nous nous quittions sur l’équerre. Moi, j’étais second diacre dans ma Loge-mère, là-bas ! Il y avait encore Bola Nath, le comptable, Saül, le juif d’Aden, Din Mohamed, du bureau du cadastre, Le sieur Chucherbutty, Amir Singh le Sikh, Et Castro, des ateliers de réparation, Le Catholique romain. Nos décors n’étaient pas riches, Notre Temple était vieux et dénudé, Mais nous connaissions les anciens Landmarks Et les observions scrupuleusement. Quand je jette un regard en arrière, Cette pensée, souvent me vient à l’esprit : "Au fond il n y a pas d’incrédules Si ce n’est peut-être nous-mêmes ! " Car, tous les mois, après la tenue, Nous nous réunissions pour fumer. Nous n’osions pas faire de banquets De peur d’enfreindre la règle de caste de certains frères. Et nous causions à cœur ouvert de religion et d’autres choses, Chacun de nous se rapportant Au Dieu qu’il connaissait le mieux. L’un après l’autre, les frères prenaient la parole Et aucun ne s’agitait. L’on se séparait à l’aurore, quand s’éveillaient les perroquets Et le maudit oiseau porte-fièvre ; Comme après tant de paroles Nous nous en revenions à cheval, Mahomet, Dieu et Shiva Jouaient étrangement à cache-cache dans nos têtes. Bien souvent depuis lors, Mes pas errant au service du Gouvernement, Ont porté le salut fraternel De l’orient à l’Occident, Comme cela nous est recommandé, De Kohel à Singapour Mais combien je voudrais les revoir tous Ceux de la Loge Mère, là-bas ! Comme je voudrais les revoir, Mes frères noirs et bruns, Et sentir le parfum des cigares indigènes Pendant que circule l’allumeur, Et que le vieux limonadier Ronfle sur le plancher de l’office. Et me retrouver parfait Maçon Une fois encore dans ma Loge d’autrefois. Dehors, on se disait : »Sergent, Monsieur, Salut, Salam ». Dedans c’était : "Mon frère " et c’était très bien ainsi. Nous nous réunissions sur le niveau et nous nous quittions sur l’équerre. Moi, j’étais second diacre dans ma Loge Mère, là-bas !

Rudyard Kipling (1865-1936)

La Fraternité :

L’emploi du fraternité, si courant, donne lieu à de nombreux commentaires illustrant, certes des trésors de bonne volonté, mais qui relèvent bien souvent d’une approche trop littérale, plus voisine de la bonne camaraderie que du concept « fils du même Père ».Tout comme ceux qui désignent la charité comme seulement la Pratique de l’aumône alors que la vertu théologale de ce nom vise beaucoup plus haut, jusqu’à l’élan du Cœur, élan Mystique bien entendu, condition sine qua non de l’initiation sans laquelle « La Quête » ne débouche que sur des connaissances superficielles et des effets oratoires sans concrétisation. Le mot Fraternité à une forte conation artisanale dans le monde profane, on parle couramment de « confréries professionnelles » et de communauté fraternelles de métiers » dès le 11ème siècle. Le mot corporation n’apparaissant qu’au 18ème siècle. Dans notre rituel il y est dit que l’homme est relié au Divin par la conscience, donc tout les hommes sont reliés par leur conscience, ce qui implique que nous sommes tous liés les uns aux autres par me Divin, et nous Maçons nous oeuvrons fraternellement sous l’Equerre pour le bonheur de tout les êtres. Au moment fort de la chaîne d’Union on nous demande fortifier nos cœurs de l’amour de notre prochains, tout est dit mais mon sentiment de la fraternité est soit une façon d’être, impliquant la manière de penser ou une façon de penser déterminant une façon d’être. Dans les deux cas la fraternité se veut pour moi, toujours généreuse, car elle exhale l’Agapè (6), je comprends aujourd’hui ce mot et ma chance d’être parmi vous en tant qu’apprenti FRANC-MAÇON dans cette respectable Loge, je comprends même encore mieux en me remémorant les moments fort de mon initiation et cette première chaîne d’union. Je ne peux trouver les mots assez forts pour vous parler de l’amour que j’ai dans le cœur pour vous tous mes frères, le bonheur à la fois simple et fort de sentir que je suis avec vous.

J’ai dit.

Source : www.ledifice.net

Lire la suite

Liberté-Egalité-Fraternité

23 Mai 2013 , Rédigé par Georges Dillinger Publié dans #Planches

Il semble bien que ce soit la franc-maçonnerie qui ait imaginé cette devise, ce "slogan" dont la fortune a dépassé toutes ses espérances. Ces trois mots ont animé, ou plutôt embrasé la Révolution française. Le respect qui leur est dû ne s'est jamais démenti ou affaibli. Les cinq Républiques successives y ont été obstinément fidèles. Les enfants des écoles les ont appris pieusement sous la férule d'instituteurs laïcs. Ils illuminent de leur message le fronton de nombreux édifices publics. Cependant, jamais comme dans notre période contemporaine, nous en mesurons la nocivité, la dangerosité pour une société organisée.

Liberté

Pour commencer à un bout, l'un va dire que la religion chrétienne a prêché sans relâche pour que l'Homme se libère de ses péchés, de ses passions, de ses entraînements. L'autre va dire que la liberté se trouvait dans la faculté de faire le bien. Noble liberté.

A l'autre bout, il y a la liberté de suivre son caprice et utiliser cette liberté pour mal vivre. Dans le recul du sacré que connaît notre temps, Anatrella disait que "l'homme moderne en l'absence de tout projet, de toute valeur qui le dépasse, est ramené à sa seule subjectivité". Il faut bien reconnaître – sans être affecté d'un pessimisme maladif – que notre époque se caractérise par une liberté mauvaise, sans mesure, sans borne. Car non seulement la déchéance morale, pour la grande majorité des personnes, n'est plus endiguée par un système de valeurs et de vertus, mais elle est portée par la loi de l'État qui se fait le chantre de la liberté la plus débridée. Faut-il rappeler la loi du communiste Gayssot ? Faut-il rappeler les lois autorisant l'avortement puis son remboursement, c'est-à-dire l'assassinat de l'être humain dans le sein de sa mère et voulu par celle-ci ou son entourage ?

La liberté moderne fait rejeter le mariage qui contraint ceux qui s'y engagent au profit d'ersatz misérables tels que le pacs ou plus encore au profit de compagnonnage éphémère et d'accouplements répétés et plus ou moins durables.

Le communisme a fait beaucoup naguère pour que se développe et s'amplifie cette liberté morale – ou plutôt immorale. Le trotskisme, plus encore sans doute, ainsi que la révolution culturelle née en Allemagne dans les années 1920 qui a affecté et souillé plus ou moins profondément une partie de notre vieille Europe chrétienne. Ces deux post-phénomènes ont parachevé l'œuvre marxiste. Bref, au lieu de la liberté où l'on pouvait choisir le bien, la liberté qui s'y est substituée est celle de choisir entre le bien et le mal.

La liberté individuelle, c'est celle d'ignorer même la morale. Le concept de liberté souffre d'une duplicité certaine, d'une duplicité au sens de double sens et au sens de perversité. En exaltant la liberté sans frein, on a ruiné la liberté morale qui, comme l'enseigne l'Église, n'est pas l'exercice sans limite de la liberté naturelle mais son orientation vers le bien.

Rappelons enfin que pour un libéral tout dogmatisme – en particulier religieux – est un mal absolu. Le libéral condamne toute philosophie qui reconnaît l'existence d'une autorité supérieure à l'Homme et une vérité qui le transcende, d'où l'anathème jeté contre l'"intégrisme".

Egalité

L'égalité fut un concept clé de la Révolution française. C'est dans la nuit du 4 août 1789 – une vingtaine de jours après la prise de la Bastille – que fut proclamée l'abolition des privilèges dans une réunion commune aux trois ordres des Etats Généraux. Le Roi et les aristocrates, les cardinaux et les évêques, devenaient des citoyens juridiquement et légalement égaux à tous les autres. Beaucoup connurent la machine du docteur Guillotin dans le droit fil de la chanson "Les aristocrates à la lanterne". Tous les hommes sont égaux dans la mort.

Jamais autant qu'après la Seconde Guerre mondiale, après la Shoah, n'a été proclamée l'égalité des races. Davantage même : certains ont nié l'existence de races au sein de l'espèce Homo Sapiens. Le cheval ou le chien sont des espèces animales que l'on divise en races. Mais l'homme échapperait à ces distinctions, en dépit de l'évidence qui paraît pourtant difficile à nier quand on évoque côte à côte un pygmée, un noir et un esquimau. Si nous sommes tous des citoyens égaux du village planétaire, cela peut être vrai dans le domaine du droit. C'est insoutenable dans le domaine physique et naturel.

Notons que le cosmopolitisme, phénomène généralisé à notre époque où les peuples migrent avec tant de facilité, s'avère dévastateur à l'égard de toutes les traditions, tous les patrimoines, toutes les cultures, propres jusqu'alors à une ethnie donnée. Le contact imposé à chacun avec toutes les autres débouche sur un relativisme rapidement dévastateur. Les religions se valent, n'est-ce pas ? Ma conviction – qui n'a aucune importance dans le débat – est qu'elles ne se valent pas. En dehors de la véracité, comment peut-on mettre à égalité le christianisme avec son message de paix, d'amour et de charité, et l'islam cruellement fanatique et, dans l'Histoire, prosélyte avec une brutalité inouïe ? Il n'en reste pas moins que leur cohabitation et leur confrontation quotidienne présentent plus de risques pour la foi que l'existence unique de l'une ou de l'autre dans une société homogène. Comment peut-on croire que tous les comportements se valent, que la morale ou l'immoralisme représentent un choix individuel, que les compagnonnages peuvent se substituer sans dégât à la famille ? N'est-il pas évident pourtant que l'on est ainsi en train de bousculer les principes qui assuraient la simple survie d'une société ? Et vice-et-versa, les comportements actuels qui se généralisent signeront le suicide de notre société occidentale.

C'est un égalitarisme de fait qui règne dans les arts contemporains – ou dans ce qui en tient lieu. La plus magnifique peinture de Leonard de Vinci ou de Delacroix est mise à égalité avec le plus misérable barbouillage contemporain ou une toile monochrome ; un tam-tam insupportable à l'oreille est mis à égalité avec une symphonie de Beethoven.

A une évolution subreptice assurant le règne de l'immonde égalité s'ajoutent des mesures politiciennes et législatives pour imposer et accélérer le mouvement. De la loi Pleven en 1972 à la loi Gessaut en 1990 – sans compter quelques autres entre les deux –, tous ces textes se présentent comme une sécrétion de l'idéologie anti-discriminatoire qui s'appesantit sur la France nouvelle. Vouloir encore préférer sa patrie – la terre de ses pères – aux autres nations est devenu une conviction qui peut vous valoir de comparaître à un tribunal pour xénophobie ! Mais le comble nous restait encore à subir.

Alors que toute discrimination – naturelle à tout citoyen au profit de son patrimoine et de ses éléments identitaires – faisait l'objet d'un interdit total, voici que l'on nous impose la discrimination positive qui érige l'autre, sa culture (?), son tam-tam, son homosexualité éventuellement, en un droit sacré devant lequel il importe de s'incliner avec respect. Pauvre France ! Pauvre Europe qui fut jadis et naguère foyer de la civilisation universelle !

Fraternité

Avec la fraternité qui constitue le troisième terme de la triade républicaine, nous retrouvons un paradoxe. Il est en effet évident que notre époque se caractérise par un individualisme déchaîné. Belle fraternité en vérité ! D'ailleurs, nous avons tué le Père, Dieu pour les uns, le monarque pour quelques autres, le père de famille lui-même destitué par la loi républicaine de sa position de chef de famille. Comment oser encore parler de fraternité et l'inscrire au fronton de certains de nos édifices publics ?

Source : http://leblogdegeorgesdillinger.over-blog.com/article-liberte-egalite-fraternite-111616881.html

Lire la suite

Liberté - Egalité - Fraternité

21 Mai 2013 , Rédigé par G\ J\ Publié dans #Planches

Le titre de cette planche : " LIBERTE - EGALITE - FRATERNITE " peut poser quelques interrogations à certains de mes FF\ imprégnés du Rite Ecossais Rectifié car cette devise est d'abord celle de l'état Français, mais aussi elle a été reprise par toutes les obédiences françaises travaillant ou pas sous les auspices du GRAND ARCHITECTE DE L'UNIVERS.
Pourtant en lisant des écrits sur la F\M\, j'ai découvert que cette devise est due à un grand Franc-Maçon, ami de MARTINEZ DE PASQUALIS et Jean-Baptiste WILLERMOZ : Claude de SAINT-MARTIN dit " Le Philosophe inconnu " que nous trouvons au départ du Rite Ecossais Rectifié et membre de la STRICTE OBSERVANCE .
Je vais essayer de vous montrer que cette devise s'applique à toute FRANC-MACONNERIE et tout FRANC-MACON.

- LIBERTE -

Une des premières devises que j'ai appris en lisant ou en parlant avec des Francs-Maçons initiés, avant d'être moi-même initié, est : " LE MACON LIBRE DANS LA LOGE LIBRE ".
Le premier livre que nous prêtons au profane que nous cooptons est :
" QUI SOMMES -NOUS ? "
Le 2 octobre 1958, la G\N\L\F\ OPERA publie son manifeste dont j'ai tiré un paragraphe. Je cite :
" Ces pénibles divergences sont dues à l'oubli du principe même de l'ordre maçonnique de ce que nous nommerons le Land Mark des Land Marks"
- LE MACON LIBRE DANS LA LOGE LIBRE -
" La seule unité initiatique donc organique de la Franc-Maçonnerie étant la loge souveraine et indépendante composée de Frères eux-mêmes souverains et indépendants devant le seul jugement de leur propre conscience "
Ceci n'est que la continuité des constitutions d'ANDERSON de 1723 :
-Les obligations d'un Franc-Maçon touchant à Dieu et la Religion -. Je cite : " Un Maçon est obligé en vertu de son titre d'obéir à la loi morale et s'il entend bien l'art, il ne sera jamais un athée stupide ni un libertin sans religion. Dans les anciens temps les Maçons étaient obligés dans chaque pays de professer la religion de leur Patrie ou Nation quelle qu'elle fût, mais aujourd'hui laissant à eux-mêmes leurs opinions particulières, on trouve plus approprié de les obliger seulement à suivre la Religion sur laquelle les hommes sont d'accord. Elle consiste à être bons, sincères, modestes et gens d'honneur, par quelque dénomination ou croyance particulière qu'on puisse être distingué : D'où il s'ensuit que la maçonnerie est le centre de l'union et le moyen de concilier une sincère amitié parmi les personnes qui n'auraient jamais pu sans cela se rendre familières entre elles ".
Lors de notre initiation, le Frère préparateur ne nous pose-t-il pas la question suivante ?
" Dites avec franchise, Monsieur, si vous êtes déterminé à être reçu Maçon par votre seule volonté "
Je pourrais comme cela énumérer les 3/4 du rituel d'initiation car nous avons l'obsession de la LIBERTE.
Liberté de pensée, de croyance, d'idées politiques, puisque aucun de ces sujets ne peut être et ne doit être abordé en Loge. Cette obsession de liberté permet de penser que seul un homme libéré de toute contrainte (l a définition du petit Larousse : " Pouvoir agir sans contrainte " ) peut devenir Franc-Maçon.
Devenir Franc-Maçon doit venir du tréfonds de soi , de comprendre ses FF\, de comprendre que la Franche -Maçonnerie est individuelle.
Si, Les Francs-Maçons que nous sommes, ne nous améliorons pas, comment pourrons nous améliorer l'Humanité, but final de la Franche-Maconnerie.
Il n'y a pas de discussion en Franche-Maçonnerie, chacun y fait sa planche, son travail individuel et les FF\ de la Loge y apportent leur pierre.
Cette façon de faire est la démocratie et la politique dans leur sens le plus profond si chacun respecte l'autre quel qu'il soit. Nous tendrons tous vers cette vérité que nous cherchons que jamais n'avons trouvé.
Il n'y a pas dans la Loge autre chose que des Frères. Il y a des Officiers dans le sens littéral du terme, qui tiennent un office, car nous sommes à la disposition de la Loge.
La loge choisit un Frère Maître pour la diriger car elle l'estime le plus apte à la diriger, de comprendre chaque Frère, de donner ou de poursuivre le travail de ses prédécesseurs, c'est à dire de créer ou de garder l'âme de la loge.
N'est-ce pas là, la plus belle des libertés : celle d'être seul et ensemble dans ce qui ne faire qu'un : LA LOGE, dans laquelle nous sommes venus volontairement.
JABES dit : " Nous sommes notre vérité, c'est aussi notre commune liberté "
Cet acte volontaire nous amène à faire un serment dont je cite un passage :
" Je promets de me soumettre aux lois de la Franche-Maçonnerie et d'obéir en ce qui concerne ses lois à ceux qui sont chargés de leur exécution, d'aimer tous mes Frères et de faire respecter et chérir l'ordre en pratiquant constamment, parmi les hommes les vertus qu'il exige ".
Finalement, nous ne sommes libres qu'en respectant nos règles et en étant comme il est dit à la disposition de la loge. La loge est l'espace de liberté où nous cherchons la vérité et la Lumière.
JABES dit encore : " Notre liberté ne serait-elle que l'éternelle perte de la liberté "

- EGALITE -

Je reprendrais les obligations d'un Franc-Maçon touchant à Dieu et à la Religion dans les constitutions d'ANDERSON :
" D'où il s'ensuit que la Maçonnerie est le centre de l'union et le moyen de concilier une sincère amitié parmi les personnes qui n'auraient jamais pu sans cela se rendre familières entre elles ".
N'oublions pas que nous sommes en 1723. Il existait à l'époque 3 classes :
- La Noblesse
- Le Clergé
- Le Tiers Etat
Seuls les nobles portaient chapeaux et épées.
Souvenons -nous de notre initiation, nous venons de recevoir la Lumière ; Tous, mes FF\nous avons reçu la Lumière. Tous, nous avons été initiés en passant par la chambre de préparation et nous sommes montés à l'Orient pour être revêtus des habits de l'Ordre : Le tablier d'apprenti, Les gants blancs.
Le Vénérable Maître continue en nous disant : " Je vous rends votre épée, je vous rends votre chapeau ".
Ce rituel date de 1782.
La Franc-Maçonnerie avait inventé l'égalité en la tirant vers le haut, le Clergé et le Tiers Etat montaient à égalité avec la Noblesse.
Aujourd'hui, les différences se sont estompées ou plutôt différenciées, nous sommes au règne de l'argent. Dans la Loge, nous nous dépouillons de nos métaux, nous sommes tous des Francs-Maçons. Nous nous sommes aussi dépouillés de nos métaux spirituels, nous recherchons la Lumière.
Où se trouve la Lumière ? A L'ORIENT
La charge de l'Orient devient lourde, souvenez-vous mes Frères de l'ouverture des travaux, le premier surveillant dit : " Mes FF\, voici l'Orient, La Lumière commence à se répandre sur nos travaux. Soyons prêts à les continuer dés que nous en recevrons l'ordre et le pouvoir du Vénérable Maistre ".
Dans les autres obédiences, le Vénérable Maître est élu par l'ensemble de la loge. Dans notre obédience, le Vénérable Maître est choisi parmi les FF\ du 4° degré et par les FF\ du 4° degré, soit les Maîtres de Saint-André, puis élu par les FF\ de la Loge Bleue.
Dans tous les cas, le Vénérable Maistre est un Frère de la Loge, qui dirige la Loge et qui deviendra un Maître de la Loge lorsque son Vénéralat sera terminé comme tout autre officier de la Loge.
L'Evangile selon Saint Mathieu a tout dit : " N'allez donc pas les craindre ! Non, rien ne se trouve voilé qui ne doive être dévoilé, rien de caché qui ne doive être connu. Ce Que je vous dis dans les ténèbres, dites le au grand jour et ce que vous entendez dans le creux de l'oreille, proclamez le sur les toits ".
Ce qu'un profane pourrait voir comme une inégalité est une égalité totale à partir du moment où la Loge travaille. Tous les FF\ sont apprentis au 1° degré, compagnon au 2° degré et Maistre au 3° degré.
Aujourd'Hui, Tenue au 1° degré symbolique, lorsque le Vénérable Maistre nous dit : " A l'ordre , mes Frères ", nous nous mettons tous à l'ordre d'apprenti.
En Franche Maçonnerie, tout est égalité.
L'initiation ainsi que le passage aux différents degrés sont les mêmes pour tous. Le rituel est le même pour chaque degré et pour chaque Frère qui y participe.
Lors de notre initiation, nous avons été " cherchant " puis " persévérant " et mainte nous sommes des " souffrant ". Nous avons tous vu un petit bout de la lumière mais, oh ! difficulté nous voudrions voir TOUTE LA LUMIERE.
Sur le tapis de Loge, mes FF\, nous voyons le blanc et le noir. Nous sommes Frères mais aussi des hommes avec des moyens intellectuels et financiers totalement différents. Chacun mettra le temps qu'il faut pour repousser le noir vis à vis du blanc, mais tous nous nous tendrons vers ce même but : LA LUMIERE.

-FRATERNITE -

Je reprends les obligations d'un Franc-Maçon touchant à Dieu et à la Religion :
" D'où il s'en suit que la Maçonnerie est le centre de l'union et le moyen de concilier une sincère amitiés parmi les personnes qui n'auraient jamais pu sans cela se rendre familières entre elles. "
Tous les rituels et les règlements généraux sont imprégnés de fraternité. Dans l'ancien rituel du 1° degré, la formule, la formule de l'engagement des apprentis était : " Je promets sur le Saint Evangile en présence du Grand Architecte de l'Univers et je m'engage sur ma parole d'honneur devant cette respectable assemblée d'être fidèle à la Sainte Religion Chrétienne. "
Mais aujourd'hui : " d'être fidèle au plus pur esprit du Christianisme "
La nuance est d'importance, dans le premier cas, seul un profane pratiquant la religion Chrétienne pouvait être Franc Maçon. Cela change avec le plus pur esprit du Christianisme car tout profane de religion monothéiste : Musulman, Juif, Chrétien, Bouddhiste etc...peut être Franc Maçon.
Cela nous rapproche aussi de l'idée templier que l'on se fait de la Franc-Maçonnerie puisque le plus pur esprit du Christianisme est dû aux Templiers qui avaient compris que le fondement de toutes les religions est le même. Toutes font références à Adam père de toutes les races et que le Christ n'a pas dit : " Je suis le fils de Dieu " mais " Je suis le fils de l'Homme "
Tout est bon pour tout homme qui respecte les autres et lui-même ainsi que ses croyances.
La fraternité n'est pas oubliée dans le collège des officiers, selon les rituels, l'élémosinaire ou l'hospitalier, doit s'occuper des FF\dans le besoin(besoin financier ou moral) c'est lui qui est proche de tous les FF\de la Loge et qui en rend compte au Vénérable Maître.
Dans les règlements généraux, devoirs envers les FF\ je cite : " Ne rougis jamais en public d'un homme obscur mais honnête que dans nos asiles tu embrassais comme un frère quelques instants auparavant s'il est dans l'erreur et s'ils s'égare, viens à lui avec les lumières du sentiment, de la raison, de la persuasion. Ramène à la vertu des être qui chancellent et relèvent ceux qui sont tombés "
Cette fraternité doit être de tous les instants à l'intérieur du Temple comme à l'extérieur.
Au Rite Ecossais Rectifié, cela se trouve à la fin et au début du rituel. Le Vénérable Maître dit : " quelle est-il enfin ? " et le deuxième Surveillant donne l'heure profane. Les travaux sont terminés dans le Temple mais continuent à l'extérieur.
Au début du rituel lorsque le Vénérable Maître est en place, le premier surveillant dit :
" Mes Frères, voici l'Orient, la Lumière commence a se répandre sur nos travaux, soyons prêts à les continuer. "
Nous ne les avons jamais arrêtés à la fin de notre tenue précédente. Dans les autres rituels, Le Vénérable Maître dit : " Continuons à l'extérieur ce que nous avons commencé à l'intérieur "
Le travail des Francs Maçons ne s'arrête jamais. Notre difficulté est de nous en imprégner.
En conclusion, nous voyons que pour être un Maçon accompli, nous devons être :

LIBRES, EGAUX et FRATERNELS.

Certains ont écrit que Claude de Saint-Martin avait prononcé quatre mots, le quatriéme étant : " JUSTICE " mais ceci peut être l'objet d'une autre planche.
Je voudrais terminer ce travail en laissant la conclusion notre très illustre Frère M\ S\ :
" La vraie liberté, la plus équilibrante, celle qui ne sera jamais déstabilisante, est à la base de justice et de clémence qui donne naissance à la tempérance, elle même pendule des choix maçonniques qui, alliée à la prudence, arme pacifiante, sera à jamais la synthèse des décisions pour action de lumière. Nous pourrons ainsi arriver à l'unité, pierre de touche de la vérité ".

J'ai dit, Vénérable Maître.
source :
www.ledifice.net

Lire la suite

Liberté Egalité Fraternité

20 Mai 2013 , Rédigé par O\ I\ Publié dans #Planches

INTRO
Ces 3 mots représentent des valeurs humanistes fortes, partagées par plusieurs pays ou institutions qui en ont fait leur devise, dont l’origine historique est incertaine.
Maçonnique pour certains, révolutionnaire ou républicaine pour d’autres...
Il est à l’honneur de la Franc-maçonnerie d’avoir nourrie cette devise, d’en avoir perçu le caractère fondateur et d’en avoir favorisé la synthèse dans le Temple et dans le monde profane ; toutefois il est peu probable qu’elle en soit l’inventeur.
Portées par la Renaissance au 16ème siècle, ces valeurs sont communes à différents courants de pensée humaniste, tous soucieux de lutter contre l’injustice et l’arbitraire.
Voltaire, Rousseau et d’autres les reprendront par la suite, à l’aube de la Révolution française qui en fera le symbole des acquis politiques et sociaux révolutionnaires, exprimés dans la Déclaration des droits de l’Homme: « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit ».
Tombée dans l’oubli, cette devise ne sera officiellement adoptée par la IIème République qu’en 1848, puis elle s’imposera à l’ensemble des obédiences maçonniques sous l’impulsion du GODF.
Elle symbolise, dans le devoir d'absolue tolérance qu’elle exprime, le meilleur de notre espoir et le meilleur de notre volonté.

LIBERTE
Le Petit Robert défini la liberté comme étant la situation d’une personne qui n’est pas sous la dépendance absolue de quelqu’un ; j’ajouterais pour ma part, ou de quelque chose.
L’une des conditions pour prétendre à être reçu en Franc-maçonnerie est d’être un homme libre et de bonnes mœurs.
Mais libre de quoi ? La question est simple en apparence, mais à y réfléchir, pour quelqu’un qui n’a jamais été privé de sa liberté, c’est finalement un concept flou, dont on ne mesure pas de prime abord l’étendu de la signification.
Un Franc-maçon est donc un homme libre, dans une loge libre, car la vraie liberté appartient à l’homme affranchi de la tyrannie des vices et des passions, aussi bien que de la servitude des erreurs et des préjugés ; un homme dépouillé de ses métaux.
Cela signifie qu’il est libre de ses mouvements, de ses choix, de ses décisions, de dire ce qu’il pense.
Malheureusement, aujourd’hui encore, la moitié de l’humanité reste privée de liberté, asservie ou emprisonnée.
Pour tous ceux là, la liberté reste utopique: liberté individuelle, liberté d’expression, de conscience, de pensée, de réunion, de propriété, d’association, de presse, syndicale, de culte, de l’enseignement, du travail, du commerce, de croire ou de ne pas croire…
Une autre facette :
Un drogué qui se prostitue quotidiennement pour acheter sa dose est il un homme libre ?
Un homme qui vit reclus dans un repli identitaire ou dans le communautarisme, est il un homme libre ?
Et bien, il semble que ce soit une question de point de vue…
La Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1789 définit ainsi la liberté : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi. ».
Je pense pour ma part qu’il n’y a effectivement de réelle liberté que dans le cadre des lois, ces lois qui garantissent à chacun un traitement équitable et identique, que l’on soit Prince ou mendiant.
Il n'est point de paix sans soumission aux lois, il n'est point de lois sans pouvoir chargé de leur exécution, et ce pouvoir rend sacrées les mains auxquelles il est constitutionnellement confié.
Dès lors, la liberté de l’individu n’est pas limitée par celle d’autrui, mais au contraire agrandie par elle, car nos différences sont nos richesses et que l’uniformité est stérile.
Hors la loi civile, il n’existe que la loi du plus fort, qui mène invariablement à la tyrannie et à la dictature.

EGALITE
Le second terme de notre devise, « Egalité » signifie que les distinctions de naissance ou de condition sociale sont abolies, que la loi est la même pour tous, et que chacun est tenu à mesure de ses moyens de contribuer aux dépenses de la collectivité.
La Déclaration des droits de l'Homme proclame : « Tous les hommes sont égaux par nature et devant la loi.
L'égalité consiste en ce que la loi est la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. L'égalité n'admet aucune distinction de naissance, aucune hérédité de pouvoirs. »
L’ « Égalité », pour les fondateurs de la République, commande donc que l'héritage soit aboli, que chacun ait un travail, et que l'impôt soit progressif.
Rousseau lui définissait l'égalité comme le fait que « nul citoyen ne soit assez opulent pour en pouvoir acheter un autre, et nul assez pauvre pour être contraint de se vendre. »
Cependant, si chaque personne possède la même valeur en tant qu’être humain, chaque être humain ne crée pas la même valeur économique par ses actes…
Egalité des droits ne signifie donc pas pour autant égalité économique.
Egalité des chances ne signifie pas pour autant droit à la réussite économique, ou réussite garantie.
En revanche, l’égalité signifie pour chacun le droit à « la recherche du bonheur ».
En 1776, la déclaration d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique proclame: « Nous tenons pour évidentes pour elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur ».
Parmi les 56 signataires de ce texte fondateur, 11 étaient Francs-maçons, dont Benjamin Franklin l’un des plus illustres pères fondateurs, co-rédacteur de la déclaration d’indépendance, et premier ambassadeur des Etats-unis en France.
En 1787, parmi les 39 signataires de la Constitution américaine, 13 étaient Francs-maçons.
Ces 2 textes, fortement imprégnés des valeurs franc-maçonnes, influenceront en France les auteurs de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et du citoyen de 1789.
Les Francs-maçons, fidèles à ces valeurs, sont égaux entre eux en Loge ; ils s’appellent « Frère », et dans leurs ateliers ils travaillent leur pierre, dépouillés de leurs métaux.

FRATERNITE
Pour ce terme, le Petit Robert défini la fraternité comme le lien existant entre les hommes, considérés comme membre de la famille humaine ; « Frater » en latin signifiant « frère ».
La fraternité est donc l’union de frères, qui s’aiment et vivent en bonne intelligence, en triomphant de l’égoïsme ; car contrairement à l’amour, la fraternité n’inclut ni passion ni sentiment de possession.
La Fraternité résume tous les devoirs des hommes à l’égard les uns des autres, elle signifie : dévouement, abnégation, tolérance, bienveillance, indulgence.
Autant la liberté et l'égalité peuvent être perçues comme des droits, autant la fraternité est une obligation de chacun vis-à-vis d'autrui.
C'est donc un mot d'ordre moral : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fasse ».
La fraternité c’est un lien fort entre les individus, qui se nourrie d’une reconnaissance réciproque et d’une communauté de valeurs, dont la 1ère est le respect des différences.
Promouvoir la fraternité, c’est permettre la mixité sociale au sein de la cité, dans l’habitat et à l’école.
C’est aussi établir une solidarité, qui se concrétise par des actions fortes : mutuelle, assurance, syndicat…
Pourquoi de nos jours fuit on les HLM et courre t-on vers l’école privée ?
Pourquoi joue t-on en bourse comme on joue au casino, avec des êtres humains pour jetons ?
La fraternité initiatique quand à elle relie des êtres de toutes races, de toutes religions, de toutes cultures et de toutes tendances politiques ou syndicales, qui ne sont ni du même sang ni de même condition sociale, mais qui témoignent d’un sens de l’Unité et des liens sacrés de la famille, étendus au sens large, à toute l’Humanité.
Dés 1723, les constitutions d’Anderson le proclame : « la Maçonnerie est le centre de l'union et le moyen de concilier une sincère amitiés parmi les personnes qui n'auraient jamais pu sans cela se rendre familières entre elles ».
Cette fraternité, qui seule permet la concorde universelle, nécessite pour se réaliser pleinement de se dépouiller de ses métaux.
Pour nous Francs-maçons, un symbole fort de cette fraternité est la chaîne d’union, dans laquelle tous ses maillons sont égaux, et dont la solidité permet d’avancer dans la recherche de la vérité et de la Lumière.
La fraternité se révèle également au travers des actions entreprises par notre Frère Hospitalier, dans le soutien qu’il apporte à nos Frères en détresse, qu’elle soit morale ou financière.
Cette fraternité doit être de tous les instants, à l'intérieur du Temple comme à l'extérieur, c’est pourquoi nos tenues s’achèvent invariablement sur ce commandement : « Continuons à l'extérieur ce que nous avons commencé à l'intérieur ".
La fraternité n’est pas une façon d’être, impliquant la manière de penser, mais une façon de penser, déterminant une façon d’être.

CONCLUSION
La devise Franc-maçonne et républicaine vise à l’avènement d’une fraternité nouvelle.
Adopter ses valeurs comme devise ne signifie pas que l’on prétend les incarner, mais que l’on entend être jugés à leur mesure.
Je pense mes Frères que comme moi, vous ne pouvez qu’être abasourdis de constater que ces valeurs élémentaires n’ont été gravées dans la Constitution de la République française qu’en 1958, c’est-à-dire du temps de nos grand parents, hier !
Il a donc fallu à nos aînés se battre durant 2 000 ans pour que cette devise aboutisse enfin…
Durera t-elle encore 2 000 ans ?
Rien n’est moins sur… notre vigilance doit donc rester constante, afin que nos valeurs ne soient pas annihilées.
La France de 2011 est une République, dans laquelle règne la démocratie ; la France de 1940 l’était tout autant, et pourtant notre belle devise devint alors : « Travail Famille Patrie ».
Certes, ces valeurs sont également nobles, mais d’un point de vue très personnel, je trouve que ça sonne beaucoup moins bien à l’oreille !
Les temps ont changés me direz vous, et c’est vrai.
Mais les mentalités, elles, ont-elles autant changées que cela ?
Jaurès disait au début du 20ème siècle : » à mesure que l’égalité politique devenait un fait plus certain, c’est l’inégalité sociale qui heurtait le plus les esprits »
A l’aube du 21ème, peut on dire que l’égalité règne enfin en France ?
A 40 ans, j’apprends, et je mesure enfin, ce que signifient réellement les mots « Liberté, Egalité, Fraternité ».
Lorsque, en tant que Franc-maçon, je prononcerais à nouveau ces 3 mots lors de nos tenues, je saurais pourquoi, je saurais que ce n’est pas une litanie théâtrale, mais le chemin sacré dont nous devons prendre garde à ne pas nous en écarter, faute de quoi un voile noir s’abattra de nouveau sur nous, et nous perdrons la Lumière.

J’ai dit, Vénérable Maître.

Source : www.ledifice.net

Lire la suite

Liberté, Egalité, Fraternité

19 Mai 2013 , Rédigé par C\ D\ Publié dans #Planches

Célèbre devise Française d’origine révolutionnaire, elle se confond avec l’histoire de l’idée républicaine, puis avec celle de la République au point d’en devenir un des principaux symboles.

En usage entre 1793 et le Consulat, puis sous la IIème République (1848-1851), la triade constitue depuis 1871, la devise officieuse puis officielle de la République Française.

Pour le franc-maçon, cette devise possède une force symbolique intrinsèque dont il prend la mesure lorsqu’il la prononce en loge après l’acclamation écossaise.

Loin de s’imposer naturellement d’elles-mêmes, les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité ne se sont affirmées qu’au terme d’un long combat. En effet avant d’être consacrées dans la devise de la République et de nos loges, elles ont eu des légitimités différentes.

Il est à l’honneur de la franc-maçonnerie de les avoir nourries, d’en avoir perçu la première le caractère fondateur et d’en avoir favorisé la synthèse dans le temple et dans le monde profane.

Portées par la Renaissance, ces 3 valeurs se sont retrouvées au sein de différents courants de pensée humaniste soucieux de lutter contre l’injustice et l’arbitraire. La maxime « Liberté, Egalité, Fraternité » puise ses origines au XVIIIème siècle (Siècle des Lumières).

En 1755, dans une ode à la gloire du gouvernement helvétique, Voltaire associe implicitement les 3 termes : « la Liberté ! J’ai vu cette déesse altière avec égalité répandant tous ses biens…Les états sont égaux et les hommes sont frères. » Mais c’est Rousseau qui, dans son Discours sur l’économie (1855) propose cette triade comme une des bases du contrat social.

La devise n’est toutefois pas officiellement constituée en 1789 et, contrairement aux idées reçues, elle ne devient pas une création officielle de la Révolution, bien qu’elle en incarne certaines valeurs clefs. Seuls les deux premiers termes ont été associés dans la Déclaration des Droits de l’homme du 26 /06/1789 : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit »

La première triple association est attribuée à Robespierre dans son discours prononcé en décembre 1790 lors de la création des Gardes Nationales. Cette expression a accompagné l’aventure révolutionnaire de Juin 1793 jusqu’au Consulat (1799). Sans avoir été devise officielle, l’expression a tout de même marqué les esprits et s’est imposé comme le symbole des acquis politiques et sociaux révolutionnaires, comme un programme politique et, à terme, comme un point de ralliement pour les républicains.

De 1790 à 1830, la devise n’est plus utilisée ; suivent 1846 et 1847, années de grande tension sociale et politique qui aboutissent à la Révolution de Février 1848.

La seconde République consacre l’expression après que le gouvernement provisoire l’emploie dans sa première déclaration (24 Février 1848)

La IIIème République coïncide avec la renaissance de l’expérience républicaine et la réactivation de la devise tryptique en 1871. Cependant, il faut attendre la révision constitutionnelle de 1879 pour que soit prise la décision de réinscrire les trois mots aux frontons des bâtiments officiels. Le périple de la triade s’achève glorieusement puisque la constitution du 4 octobre 1958 l’impose comme la devise constitutionnelle de la République Française.

De la revue de littérature, il découle qu’il est impossible de fixer clairement l’origine maçonnique ou républicaine de la devise. En effet, les recherches les plus récentes engendrées par le Bicentenaire de la Révolution montrent que l’antériorité maçonnique de la devise Liberté, Egalité, Fraternité n’a aucun fondement concerté au sein des obédiences et des rites maçonniques de l’époque considérée ie de 1770 à 1848. 1848 : apparition de la devise sur le drapeau français ; 1849 : au niveau du GODF, l’acclamation devient L, E, F en lieu et place de vivat, vivat, semper vivat.

De nombreuses anecdotes peuvent expliquer les rivalités d’attribution de l’origine de la devise. On a retrouvé à la Bibliothèque Nationale, une trace de la création par le GO d’une loge militaire portant le titre distinctif « Liberté, Egalité, Fraternité » sise à l’orient de la légion franche étrangère. Cette loge a été installée le 14/03/1793 par la Respectable Loge « L’Amitié et Fraternité » ( Orient de Dunkerque). Certes, il s’agit d’un titre distinctif, d’un nom de loge ; or, ce titre de la loge est évoqué à chaque tenue, au moins deux fois, à l’ouverture et à la fermeture des travaux comme aujourd’hui. De là à en faire une devise… la chose est d’autant plus facile qu’une loge militaire se déplace et reçoit de nombreux visiteurs.

En 1848, lorsque Lamartine qui n’était pas franc-maçon (mais qui adhérait à l’idéal maçonnique) proclama la IIème République, il déclara : « sur le drapeau national sont écrit ces mots : République Française, Liberté, Egalité, Fraternité, trois mots qui expliquent le sens le plus étendu des doctrines démocratiques, dont le drapeau est le symbole, en même temps que ses couleurs en continuent la tradition »

Quelques jours plus tard, Adolphe Crémieux, franc-maçon et membre du Gouvernement Provisoire, reçut une délégation des Loges maçonniques et prononça au nom du Gouvernement, la phrase suivante : « Dans tous les temps, dans toutes les circonstances, sous l’oppression de la pensée comme sous la tyrannie du pouvoir, la maçonnerie a répété sans cesse ces mots sublimes : Liberté, Egalité, Fraternité ! »

Jules Barbier de la délégation maçonnique a ajouté : « Nous saluons des acclamations les plus vives le gouvernement républicain qui a inscrit sur la bannière de la France cette triple devise qui fut toujours celles de la Franc-maçonnerie : Liberté, Egalité, Fraternité »

Pour le rite écossais, Adolphe Crémieux, devenu Souverain Grand Commandeur du Rite Ecossais Ancien et Accepté en 1869, entreprit de refondre les Règlements Généraux du Rite qui dataient de 1846. Entre autres propositions, il souhaitait inclure à la fin de l’article II, la phrase : « l’Ordre Maçonnique a pour devise Liberté, Egalité, Fraternité…. » Sur ce point précis, point d’opposition ; le blocage portait sur l’invocation au GADLU. Ce blocage suivi de la guerre franco-allemande, de la surveillance des loges par la police (1874) , le début des actions anticléricales ont détourné les préoccupations des Francs-Maçons du Rite Ecossais. Finalement, la devise maçonnique fut affirmée dans un décret datant du 2/12/1873 avec effet le 1/05/1874.

La discussion porte sur le sens à donner aux trois mots et à leur conjonction en une formule : la liberté est-elle bornée ? si oui, par quoi ? égalité de droit ou égalité économique ? égalité ou équité ? qu’est-ce que la fraternité apporte aux deux premières notions ? Les valeurs politiques doivent guider et mesurer la valeur d’un système d’organisation sociale.

La liberté. Deux notions s’en détachent : une liberté de « l’état de nature » dite sauvage et une liberté régulée et policée, définie par des règles sociales telles que « ce qui ne nuit pas à autrui » ou « ce qui n’est pas interdit par la loi ». La liberté dite sauvage institue la loi du plus fort et la violence généralisée. La liberté régulée est celle compatible avec la vie en société. La liberté doit être l’aboutissement d’une conquête et d’une construction progressive. L’homme libre n’est pas la brute qui suit ses instincts et ses passions, mais celui qui pense, sent et agit selon la pensée. Dès lors, la liberté de l’individu n’est pas limitée par celle d’autrui, mais au contraire agrandie par elle.

A propos de l’égalité, le débat le plus courant oppose l’égalité des droits et l’égalité économique. Une autre position introduit l’égalité des chances qui serait une sorte de droit à la réussite économique. Chaque être humain ne crée pas la même valeur par ses actes, mais chacun possède la même valeur en tant qu’être humain siège de la liberté. Une autre tendance est de remplacer l’égalité par l’équité avec deux cas de figure : soit égalité des chances et les inégalités éventuelles ne sont justifiées que si elles résultent des inégalités naturelles ou de naissance des individus. Soit une inégalité sociale qui contrebalance les inégalités naturelles ou de naissance des individus. Quelque soit la réponse considérée, la notion clé concerne l’égale valeur des êtres humains. La Fraternité résume tous les devoirs des hommes à l’égard les uns des autres. Elle signifie : dévouement, abnégation, tolérance, bienveillance, indulgence. Elle est souvent présentée comme la cerise sur le gâteau de la formule, comme une sorte d’édulcorant ou de fleur décorative qui adoucit la sécheresse des deux premiers termes. La fraternité, c’est un lien très fort entre les individus qui inclut une reconnaissance réciproque et une communauté essentielle de valeur telle que des passerelles infimes percent le cloisonnement de notre société moderne. Le bien n’est pas seulement le bien pour moi mais celui de tous.

Les fondateurs de la Seconde République ont tous insisté sur le caractère logique et indissociable des trois composantes de la devise. Celles-ci sont solidaires et se servent mutuellement d’appui. La liberté associée à l’inégalité et la haine instaure le rapport faible/fort et s’achève en tyrannie. Quand l’égalité fonctionne avec la dictature et la haine, c’est un rapport dominant/dominé qui apparaît. La fraternité exercée avec la tyrannie et l’inégalité aboutit au ressentiment et ou au désespoir. Aucun régime politique n’incarne pleinement l’idéal de la devise : sinon, ce régime assurerait une liberté absolue fondée sur la pensée seule des individus, une égalité parfaite sans hiérarchie, sans privilège, une fraternité franche et spontanée sans calcul, sans exception, sans limite. Ce régime serait une utopie anarchiste suggérant que le pouvoir, la hiérarchie, l’inégalité et la haine sont des maux inévitables ou nécessaires.

Les idées contenues dans la triade ont leur propre valeur qui doit être examinée à l’aune de ce à quoi elles prétendent : expliquer le réel, justifier les actions humaines, harmoniser les sociétés selon des normes. Vouloir ancrer les valeurs sur des idéaux absolus revient à vouloir leur donner une force usurpée et, dans cette mesure même, à les affaiblir si l’usurpation est découverte. La devise républicaine vise non pas tant à la reconquête d’une fraternité originelle censée être antérieure à la société qu’à l’avènement d’une fraternité nouvelle.

Pour nous maçons, adopter certaines valeurs comme devise ne signifie pas que l’on prétend les incarner, mais que l’on entend être jugés à leur mesure.

Victor Hugo a publié en 1875, un ouvrage intitulé « Le droit et la Loi » dont un extrait mérite attention : « Liberté, Egalité, Fraternité… ce sont les trois marches du perron suprême. La liberté, c’est le droit ; l’égalité, c’est le fait ; la fraternité c’est le de voir. Tout l’homme est là…

J’ai dit.

Source : www.ledifice.net

Lire la suite

La Fraternité

19 Mai 2013 , Rédigé par T.D Publié dans #RL Laurence Dermott

Le thème choisi pour les textes publiés sur le blog de la Loge de recherche Laurence Dermott est la Fraternité.

http://logedermott.overblog.com

 

Lire la suite

A vous tous mes Frères...

18 Mai 2013 , Rédigé par T.D Publié dans #Humeur

Merci pour tous vos encouragements !

Frat

Thomas

Lire la suite

Entre Règle et Transgression

18 Mai 2013 , Rédigé par X Publié dans #Planches

Ici tout est symbole,
Enfin…, jusqu’ici tout était symbole. Maintenant, tout devient paradoxe.
Vivre le rituel du 3eme degré maçonnique permet dans le même moment, de se plonger dans la reconstitution d’un crime à peine découvert, et d’assister à une résurrection.
Un véritable électrochoc pour beaucoup d’entre nous, et d’abord pour moi, …en tout cas, une expérience beaucoup plus puissante que la torpeur des premières cérémonies.
Et c’est cette opposition de styles et de rythmes probablement porteurs d’enseignements initiatiques que je souhaite revoir aujourd’hui en chambre du milieu.
Jusqu’à présent, nous avions appris, et peut être assimilé, les vertus indispensables à notre progression au sein de notre fraternité, à savoir la patience, l’écoute, le goût de l’effort.
Les deux premiers degrés s’appuient sur une symbolique opérative utilisant les outils des travailleurs de pierre du temps des bâtisseurs de cathédrale.
Et à ces occasions, privilégiaient les Voyages, comme exercices pratiques d’une spiritualité en quête d’autonomie.
Au 3eme degré symbolique, à ce stade de notre évolution, on n’évoque plus qu’une séparation brutale, une rupture, l’éradication du Maître, toujours dans la pénombre,
et peut être même la culpabilité et le doute en face de cette INDIVIDUATION, c'est-à-dire à la prise en compte de l’indépendance de chaque individu.
Au 3eme degré symbolique, il n’y a plus de symboles, mais un mythe. Les références matérielles cèdent la place à des références spirituelles.
N’y a-t-il pas une contradiction importante de ces différents enseignements rituelliques ??
Alors, l’initiation = Transition ou transgression ??
Aussi je vais essayer de comprendre la logique des étapes et l’imbrication de ce mythe dans le parcours maçonnique dans un premier temps,
Pour retirer dans un second temps, les enseignements initiatique de ce psychodrame.

1- Pour arriver au mythe d’Hiram, donc au grade de maître, j’ai parcouru notre chemin initiatique et essayer d’en extraire la cohérence.

Après avoir cassé des cailloux en dégrossissant la pierre brute lorsque nous étions apprenti,
et avoir traversé l’âge de la pierre polie avec le compagnonnage, nous sommes enfin devenus maîtres.
Qu’importe ce qui nous a motivé, et comment nous avons eu l’opportunité de devenir franc-maçon, ce qui compte ici est que nous ayons franchi avec succès les épreuves.

* D’abord les épreuves de sélection,
- les requêtes,
- les enquêtes,
- le passage sous le bandeau
Et un jour l’initiation, où nous nous sommes retrouvés symboliquement au centre de la terre.

· Le néophyte que nous étions, allait renaître à un autre monde, …le même jusqu’ici mal interprété.
· Puis, nous avons subi l’épreuve de la terre, qui nous a rappelé notre condition de mortel, de généré de la terre retournant à la terre.
· Et juste après, les portes se sont refermées sur nous, confirmant que si nous n’étions pas vraiment initiés, nous étions déjà acceptés.
Après l’épreuve de la terre, le futur initié reçoit successivement :
- l’énergie vitale donnée par le second surveillant avec l’air,
- la force par le premier surveillant avec l’eau,
- et enfin l’énergie spirituelle transmise par le Vénérable avec le feu
Après notre REnaissance à l’ordre maçonnique, et une enfance plutôt heureuse et silencieuse, nous sommes entrés avec le deuxième degré dans une adolescence, c'est-à-dire une autre période de transition.
Puis, 5 voyages qui nous ont aidé, et qui nous aident encore à grandir.
Et en fin de parcours, nous avons été élevés à la maîtrise.
Ce raccourci de notre précédent cheminement maçonnique montre tout le paradoxe de la cérémonie d’exaltation, qui met en scène un meurtre, c’est à dire les derniers instants violents du maître Hiram.
Pourquoi faire accepter par chacun qu’une initiation soit le résultat d’une progression lente, et finalement saisir l’ancien compagnon que nous avons abandonné, d’un acte aussi brutal que subversif.
Quelle interprétation donner à cette cérémonie de passage au 3 eme degré symbolique qui renverse l’ordre instauré en loge ???

Plusieurs explications me viennent à l’esprit :


  1. Tout d’abord, la qualité et le comportement du maître Hiram peut avoir par la force des choses poussé à l’acte ses propres compagnons d’armes.

Dans le livre des rois, la bible présente Hiram comme un habile bronzier, fils d’une veuve de la tribu de Nephtali.

Vénérables Maîtres, Hiram était déjà un enfant de la veuve, comme chaque maçon de cette assemblée, fatalement un enfant de la veuve !!!! Mais de laquelle ???
La bible continue ainsi : « Hiram était rempli de sagesse, d’intelligence. Il arriva auprès du roi Salomon, et il exécuta tous ses ouvrages (Roi 7.14) . »

- Selon les écrits, ce maître manifeste de grandes qualités d’organisation. Mais a-t-il apporté le soin et l’écoute que ses ouvriers étaient en droit d’attendre de lui ?

- N’a t-il pas exigé d’eux beaucoup d’eux sans retour d’échanges, d’estimes ou de salaire ?

Ces questions doivent être posées puisque trois compagnons, de corps de métiers différents en étaient réduits à frapper à mort leur Maître, le maître d’une œuvre de 7 ans….
La franc maçonnerie qui nous encourage à progresser et à partager, n’est elle pas en contradiction avec elle-même en prenant comme modèle un individu peut-être orgueilleux et jaloux de son autorité ???
Cet acte malheureux confirme ce que nous avons appris de nos précédents voyages ….
Ce qui s’enferme, meurt, ce qui est vivant est poreux.
Il faut pour avancer veiller à entretenir la porosité des limites, permettre ainsi le brassage et l’échange.

En définitive, Hiram n’avait peut-être plus la qualité de maître en incarnant les vertus de la maîtrise,… c'est-à-dire de tolérance, de bienfaisance, et la fraternité.
, et le mythe nous explique qu’il devait donc céder sa place.
Mais alors, céder sa place de maître par la violence, est-ce là le nouvel idéal de progression que nous propose la maçonnerie ?
Evidemment, cette explication, même si elle apporte un éclairage à un geste aussi grave, s’avère peu concluante.

  1. A mon sens, la mise en scène de ce meurtre peut être appréciée plutôt comme le point d’orgue de nos précédentes périodes de maturation et de voyages.


Pour cela, il faut croire à la logique de la démarche maçonnique.
Pour renaître à la vie d’un initié, l’impétrant doit « enterrer sa vie de garçon » - et accepter l’idée de la mort.

  • Déjà, l’obscurité d’une cave ou d’un tombeau,
  • le crâne d’un précédent locataire,
  • un testament philosophique sans témoin,
  • la perte du sens, la perte des sens, la perte de conscience du temps et de l’espace.

Tout contribue dans la cérémonie d’initiation à cette « petite mort » volontaire, qui ressemble d’ailleurs plus à un suicide qu’à un meurtre.
On ne peut pas considérer le rituel d’exaltation à la maîtrise comme étant fondamentalement en opposition de ce point de vue avec les précédents enseignements maçonniques.
« Pour que soit possible une véritable rupture, l’homme ordinaire doit mourir symboliquement.

2- Mourir oui, et encore, … mais tuer, pourquoi vouloir tuer le maître respecté depuis 7 ans ?

En un mot, permettez- moi de reconstituer les circonstances de ce crime telles qu’elles nous sont relatées lors de ces obscures lamentations.


Hiram dirigeait la construction du temple de Salomon. Il avait divisé ses ouvriers en trois classes : les apprentis, les compagnons et les maîtres.
3 compagnons guettèrent le maître pour le surprendre au moment ou il viendrait à midi inspecter les travaux en l’absence des ouvriers :

- Le premier compagnon voulut frapper le maître à la tête avec sa règle. Le coup fut détourné et ne porta que sur l’épaule.
- Le second compagnon armé d’un levier frappa alors le maître à la nuque. Hiram durement touché réussit tout de même à fuir en titubant vers l’orient.
- Le troisième compagnon arrêta le maître en le frappa violemment d’un coup de maillet au front, et l’étendit mort à ses pieds.

Les trois compagnons cachèrent d’abord le cadavre, puis allèrent l’enterrer à la nuit près d’un bois.

Voila les faits : rien qu’un fait, rien qu’un fait divers,….. Pensez donc, un meurtre au pays de Salomon !!!

Mais c’est aussi un fait d’hiver, car nous avons compris que nous nous trouvons à la fin d’un cycle, un cycle de construction du temple de Salomon qui devient enfin réalité.
La fin prochaine d’une construction qui a fédéré tant d’énergie dans l’édification du grand d’œuvre.

Avoir bâti un atelier de plusieurs milliers d’ouvriers, accorder divers corps de métier aux contraintes et aux exigences multiples relève de l’exploit quotidien.

Ceux qui sont appelés à titre personnel professionnel ou associatif ou pire familial, à rassembler et à animer les tempéraments et les humeurs d’hommes et de femmes en nombre, connaissent très exactement les joies et les déceptions du Maître Hiram.
La franc maçonnerie ne met pas cet aspect des choses en exergue, mais il faut reconnaître qu’il est exceptionnel qu’une communauté humaine soit capable d’une telle dynamique, d’un tel égrégore.
On suppose néanmoins que l’organisation et la mise en ordre stricte ont pour une large part permis d’accorder les volontés et les énergies.
Le récit aurait probablement explicité l’importance de la règle admise par tous, garant de l’ordre et de l’harmonie.
Tant on sait que l’humaine condition admet difficilement la concorde universelle sur une aussi longue période.

Dans notre cérémonie, pas de détail sur les succès et les difficultés, pas de détail sur les frustrations et les rancœurs de cette communauté de bâtisseurs en mouvement. Dommage…
La cérémonie d’exaltation que nous sommes amenés à vivre et à revivre nous emporte immédiatement dans la recherche des meurtriers qui ont évidemment marqué une vive et franche opposition à une règle qu’ils estiment désormais sans objet.

La représentation du meurtre, ou de tentatives de meurtre a été le point central de précédents mythes fondateurs de notre civilisation.

J’en veux pour preuve, le premier meurtre répertorié de l’humanité : le meurtre d’Abel par Caïn.

Deux mots de l’ancien testament (c’est aussi dans la bible)
Caïn et Abel sont deux frères, enfants d’Adam et Eve.
Caïn l’aîné est cultivateur donc sédentaire, et Abel est éleveur de bétail.
Le comportement de Dieu à l’égard de Caïn est ambigu : il favorise Abel, mais d’un autre coté, il prodigue des conseils paternels à Caïn.
L’injustice de Dieu n’est qu’apparente.
Elle constitue une épreuve destinée spécialement à Caïn pour éprouver son amour filial avec Dieu. L’attribution des épreuves est un signe d’élection.

Caïn réagit mal. Il jalouse Abel et le tue pour en finir.
Selon les textes bibliques, le premier meurtre de l’histoire de l’humanité a pour mobile la jalousie religieuse – la jalousie par rapport à l’amour du père.
Caïn, terrassé par le remords, quitte Eden et marche vers le soleil levant, en se condamnant à mourir de faim.
Il finir par s’installer avec sa famille dans le pays de Nod, à l’est d’Eden.

En définitive, le premier criminel de notre civilisation est le premier voyageur, mais aussi le premier bâtisseur.
Notre ancêtre, en quelque sorte, mes Vénérables Maîtres !!!!

« Adam connut de nouveau sa femme et lui fit un autre fils qu’il nomma Seth.
Deux lignées désormais s’opposent:
- celle qui crée et bâtit,
- et celle qui survit et qui dure.
La première conduit à Tubalcain, et la seconde à Noé. La franc maçonnerie a choisit évidemment l’axe dessiné par Tubalcain.

De ce texte mythique, on retiendra que pour marcher et connaître de nouveaux espaces, il faut les traverser, c’est-à-dire passer au travers.
Progresser, c’est donc nécessairement transgresser la loi, se mettre en mouvement.

Ce voyage de Caïn nous montre à la fois une fuite et une quête, à la fois une introspection et une prospection.
Rien de neuf pour ceux qui utilisent le fil à plomb et la perpendiculaire.

Mais plus novateur est le mode opératoire proposé dans la cérémonie du 3eme degré maçonnique, ou l’on ne peut continuer son initiation qu’en supprimant définitivement et symboliquement les obstacles à sa progression au moment opportun. Transgresser, c’est dont remettre en question l’ordre et donc la règle commune au moment ou cela s’impose. Le bon moment, …

N’y voyons donc pas ici une apologie du meurtre, mais plutôt une métaphore du choix permanent de l’initié, qui peut à tout moment et en tout lieu :
- ou adopter le comportement transgressif de Caïn, et se remettre en déséquilibre, en marche,
- ou bien se fondre dans l’attitude obéissante de Seth, suivre la règle dans tout ce que la règle a de structurant, de rassurant et de confortable.

2-2 La psychanalyse confirme par ailleurs cette explication du meurtre du Maître Hiram.

Selon la psychanalyse, en un temps primitif, des hommes vivaient dans de petites hordes soumises au pouvoir dictatorial d’un chef qui s’appropriait les femelles.
Les fils de la tribu en rébellion contre le père mettront fin à la horde sauvage dans un acte de violence collective en le tuant et en mangeant son cadavre.

Ce crime va amener un fort sentiment de culpabilité, et la création d’un ordre nouveau basé sur des forts interdits, des tabous qui remplaceront le père mort, le totem.
Dans cette même veine d’explication, le complexe d’Oedipe mis à jour par Freud au cours du 20eme siècle réaffirme l’expression de deux désirs refoulés dont celui du meurtre du père.

Selon ces théories, la maturation de l’esprit humain aboutit inévitablement à une rivalité reposant sur une ambivalence de sentiments, entre l’amour et la haine du maître (ou du père), entre l’espoir et la terreur que peut engendre sa défaillance.
Voici donc les tics de cette petite mécanique psychanalytique.

Près de deux siècles plus tôt que les tenants de la horde sauvage, la maçonnerie va assassiner le père du chantier, celui qui détient le savoir, celui qui détient le pouvoir.
Etre maître nous explique le rituel, c’est faire partie des frères qui partagent le meurtre du père, même si le rite prévoit la résurrection ultérieure d’Hiram, en mêlant ainsi l’instinct de mort à l’instinct de vie.

On peut quand même s’étonner dans la mesure ou l’on admet la nécessité du meurtre symbolique rituel, de ce que tout homme est l’assassin potentiel d’un ancien assassin à qui l’on ne reproche pas son crime, bien au contraire. En effet, celui que l’on admire n’a-t-il pas lui-même tué pour devenir maître ? Et celui qui va commettre le crime n’est-il pas suicidaire puisque implicitement il est candidat à être lui-même une future victime d’un crime identique ?

Dans la progression initiatique, il faut donc renoncer à une partie de ce qui fait autorité sur nous même, avant de se remettre en état de déséquilibre.

Sur un plan philosophique, tuer le maître, c’est un gage de liberté qui montre une disposition profonde de l’homme à faire et défaire selon son libre arbitre.
Le symbolisme qui apparaît est que chacun est capable du meilleur et du pire…. Avec les mêmes outils…

Au total, Transgresser la règle du Maître, c’est marquer sa maturité, c’est ensuite désirer et concevoir un futur pour soi, et c’est enfin passer à l’acte.

Vénérables Maîtres, Mes Frères, une conclusion s’impose d’évidence : Nous sommes tous des assassins. Et il faut exécuter notre victime avec préméditation.

Conclusion

En définitive, Tuer Hiram, c’est prendre la condition d’exalter au sens littéral et au sens symbolique

L’assassinat d’Hiram rejoint le meurtre du père, ou d’une figure emblématique de l’autorité qui borde, borne et limite.
On retrouve cela sous forme de légende ou de mythe dans pratiquement toutes les civilisations
Selon le précepte suivant :

La règle fondamentale est structurante ; plus elle est puissante, plus la libération apparaît comme un un idéal pour l’homme
La recherche de sa liberté n’est pas linéaire : elle est faite de régressions temporaires, et de transgression qui ramène l’intelligence à des formes antérieures afin de retrouver le carrefour des possibles.

Cet Hiram que l’on tue dans un meurtre nécessaire et constituant, est finalement plus grand mort que vivant.

J’ai dit.

Source : www.ledifice.net

Lire la suite