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Hauts Grades

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Qu’entendre par « réunir ce qui est épars » ?

19 Janvier 2013 , Rédigé par X Publié dans #Planches

L’expression « réunir ce qui est épars » nous pose une question et sous-entend un postulat.
• Que cherche-t-on à réunir ? des hommes, des idées, des hommes qui ont des idées, des bonnes volontés, des membres d’une même famille intellectuelle, professionnelle, politique, philosophique ?
• Le verbe « Réunir » c'est-à-dire : rassembler, rejoindre sous entend qu’il existait avant la séparation une entité cohérente, ce que l’on appelle en mathématique un « ensemble » qui pour une raison quelconque a éclaté !

Le besoin de réunir, de rassembler est une des composantes historiquement fondatrice de ce qu’est la FRANC-MAÇONNERIE !
Dès sa genèse, à Londres, il est dit dans l’article 1 de la constitution des FFMM :. de 1723 concernant Dieu et la religion « la Maç :. devient le centre de l’union et le moyen de nouer une amitié sincère entre les personnes qui n’auraient pu que rester à une perpétuelle distance »

Il faut se rappeler que l’Angleterre sort d’une longue guerre civile, La Grande Loge apparaît comme un lieu où pouvait s’accomplir la réconciliation des élites et du peuple, des diverses confessions qui s’étaient durement affrontées, où la légitimité des institutions pouvait s’ancrer, où la prospérité économique du royaume pouvait être impulsée !

Le Maçon devient, je cite « un paisible sujet vis-à-vis des pouvoirs civils … qui ne doit pas se mêler aux complots et conspirations contre la paix et le bien être de la nation »

La F:.Maç:. spéculative d’alors rassemble ce qui est épars : « des anglais qui s’étaient déchirés pour des raisons religieuses, politiques, philosophiques et qui voulaient reconstruire leur nation! »

Elle réunit des gens de condition plutôt modeste, artisans, commerçants qui cherchent essentiellement à s’entraider, à se secourir en ces temps difficiles, animés par le même esprit de tolérance et d’ouverture vis-à-vis « de cette religion sur laquelle tous les hommes sont d’accord »

Pour la première fois, un pouvoir parlementaire s’installait dans une grande monarchie européenne et les FFMM :. s’unissaient pour lutter contre tous les despotismes !

Ces valeurs humanistes fondatrices allaient devenir ce que Roger DACHEZ dans son « histoire de la franc-Maçonnerie Française » appelle « l’universalisme Andersonnien » qui a traversé le temps jusqu’à nous.

Institution essentiellement philosophique, philanthropique et progressive, la FMaç :. conserve cependant comme base « la croyance en l’existence de Dieu et l’immortalité de l’âme »
Il fallut attendre 1865 pour qu’apparaisse dans la Constitution du G :.O :.D :.F :. un alinéa affirmant « la liberté de conscience comme un droit propre à chaque homme »

L’idée de laïcité germait en FMaç :. et quelques années plus tard, l’obligation de croire en Dieu ne serait plus une condition indispensable à l’initiation. Cette nouvelle valeur fondamentale de réunion à la française provoquait la scission avec la Grande Loge d’Angleterre.

Depuis les obédiences n’ont fait que proliférer sans véritablement enrichir l’univers maçonnique!
Malgré ces divisions, nous continuons tous, à la fin de chaque tenue, main dans la main, à appeler de nos voeux le rapprochement de tous les hommes par la fraternité.

« Réunir ce qui est épars » devrait donc consister tout d’abord à réunir tous les FFMM :. en forgeant cette chaîne qui relie tous les hommes de bonne volonté, à élever leur esprit vers l’idéal de notre ordre pour enfin « étendre à tous les membres de l’humanité les liens fraternels qui nous unissent sur toute la surface du globe »

« Réunir ce qui est épars » c’est rendre enfin la Franc-maçonnerie universelle car elle est, par nature, UNIVERSELLE !

En effet, si dans la pensée moderne tout nombre entier est un multiple de l’unité ; chez les pythagoriciens qui nous ont tant influencés, les nombres résultent de la division de l’unité !
Nous retrouvons chez les gnostiques ce même concept d’une « unité divine » qui se serait divisée en chaque être humain appelé à se réunir dans le monde parfait d’En Haut.

Ce monde parfait, c’est ce « temple de l’humanité » que nous cherchons à édifier jour après jour, pierre après pierre, c’est cette quête qui nous unit, nous réunit, chacun à sa place, selon ses moyens, sur ce chantier universel !

Nous sommes donc appelés, nous FFMM :., de par nos origines, nos influences et notre pensée, un jour à nous réunir !


Espérons ! Espérons ! Espérons ! Et le plus vite sera le mieux !

Source : http://reunionetraison.monsite-orange.fr/page7/index.html

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Rassembler ce qui est épars

19 Janvier 2013 , Rédigé par S\ B\ Publié dans #Planches

Quel travail ! La tâche du maçon est de chercher ce qui a été perdu, « rassembler ce qui est épars » et répandre partout la lumière.

On comprend mieux pourquoi le travail d’un maçon ne s’arrête jamais. Dans l’immédiat, tentons de rassembler ce qui est épars.

Si l’on s’en tient au mot, il s’agit de collationner ce qui se trouve dispersé, ce qui est en fait un message d’espoir dans la mesure où cela n’a pas disparu. Cela signifie également que l’objet final est le retour à l’unité ce qui indique trois choses :

  • L’unité a déjà existé.
  • Elle n’existe plus pour le moment.
  • Elle existera probablement à nouveau.

Dans le fait de rassembler, ne s’agit-il pas tout simplement de se retrouver grâce aux autres, une sorte de mutualisation. C’est ensemble que nous y arriverons. Lors de la cérémonie d’élévation au troisième degré, le premier surveillant qui tente de relever le corps dit « Tout se désuni », cela devient épars. Il fait état de son impuissance, seul il ne peut y arriver. Mais c’est grâce à l’union et aux cinq points parfaits de la maîtrise que nous pouvons à nouveau aller de l’avant. La Maçonnerie ne s’est pas créée seule, il a fallu être plusieurs donc, déjà se rassembler. De même, en loge, il y a plusieurs officiers, ce qui permet une unité. Rassembler ce qui est épars c’est recréer l’unité où elle semble avoir disparu. Rappelons-nous lors de l’initiation au troisième degré, on rentre à reculons, on est plongé dans le noir, il n’y a plus d’officiers, tout semble désuni. Il faut donc réorganiser, reconstruire.

N’est-ce pas non plus un message pour essayer de comprendre et de rassembler ce que l’on a appris et d’en faire une synthèse :

  • L’apprenti écoute et observe. Il a un rôle passif.
  • Le compagnon cherche, voyage, s’instruit. Il a un rôle actif.
  • Le maître réalise des plans, il construit, il met en place, il rassemble les expériences et les connaissances de l’apprenti et du compagnon. Cependant, il n’est ni actif, ni passif : il pense.

Mais qu’est-ce qui est épars ? La connaissance ? Mais quelle connaissance ? Elle évolue sans cesse. Ce n’est pas un puzzle classique où il suffit d’emboîter les pièces que l’on trouve, encore faudrait-il toutes les trouver. Les pièces évoluent, on s’en approche puis on s’en éloigne car ce qui semble être trouvé se transforme et amène à se poser une autre question. C’est une quête sans fin.

Dans les divers degrés d’instruction, le maçon découvre de nouveaux symboles, donc de nouvelles pièces mais il se rend compte également que chaque symbole peut avoir plusieurs sens. Ainsi, son regard d’apprenti, de compagnon ou de maître n’est pas le même. Dans la vie profane, il en est de même : les diverses expériences et connaissances acquises nous font jeter un regard différent sur la vie.

Mais ne serait-ce pas plutôt l’être humain qui est épars car en prenant la main du corps qu’il tente de relever, le 1er surveillant s’écrie « Tout se désuni ».

Mais faut-il se rassembler soi-même ou rassembler les autres ? Cela ne serait-il pas un désir constant de créer une chaîne d’union universelle ? Ou est-ce soi-même qu’il faut rassembler car il me semble aller dans tous les sens, je m’éparpille. Il s’agit donc de s’améliorer tant intellectuellement que physiquement. N’est-ce pas prendre un nouveau départ, se recréer, un peu comme une nouvelle naissance ou plutôt comme une renaissance ? Ne faut-il pas rapprocher cela du mythe d’Osiris. En effet, Seth découpa le corps d’Osiris en quatorze morceaux qu’il répandit à travers la terre d’Egypte. Isis, son épouse, retrouva les morceaux épars du corps divin et les recueillit. Le corps fut reconstitué par les Dieux et Osiris fut ainsi reconstruit, réanimé et revivifié.

Il faut arriver à rassembler les éléments pour avoir une vue d’ensemble, pour comprendre autre chose, quelque chose qui n’est pas au-dedans, ni au-dehors mais au-dessus.

Il s’agit de trouver un moyen de relier l’intelligence à l’esprit. La connaissance est importante, encore faut-il savoir l’interpréter. Avec de l’uranium, on peut produire de l’énergie, pour nous éclairer ou nous détruire. Face à une création artistique, nous avons des approches différentes selon nos différentes connaissances mais également selon notre sensibilité. Notre esprit n’est-il pas un mélange de rationnel et d’irrationnel ?

« Rassembler ce qui est épars », je dois confesser que je n’y suis pas arrivé mais cela m’a ouvert d’autres voies, d’autres pistes. J’ai l’impression de toucher, d’approcher des idées sans pouvoir totalement les définir, ce qui est assez difficile à appréhender pour un esprit cartésien. De plus, j’ai le sentiment de ne pouvoir jamais y parvenir ou de ne pas vouloir y parvenir car cela serait synonyme de fin, or le monde ne s’arrête jamais et cette quête me donne l’envie de découvrir, de rechercher et n’est-ce pas là le plus important ? Comme nous le rappelle Sénèque dans les « lettres à Lucilius » : « Celui qui cherche la sagesse est un sage, celui qui croit l’avoir trouvée est un fou ».

Le maître que je suis dans la vie professionnelle apprend chaque jour, que ce soit dans le domaine artistique, technique ou humain. Je suis donc toujours dans l’apprentissage.

Le maître que je suis dans la vie maçonnique me fait trouver régulièrement en loge de nouveaux messages. Je suis également toujours dans l’apprentissage et essaie de rassembler ce qui est épars.

Cette quête n’est-elle pas à rapprocher de la définition de l’idéal proposée par un Frère que je cite « L’idéal est une conception de l’esprit mais qui part d’un réel vrai pour arriver à un réel en puissance ».

J’ai dit Très Vénérable Maître

 

Source : www.ledifice.net

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Rassembler ce qui est épars

18 Janvier 2013 , Rédigé par P\ A\ Publié dans #Planches

A la question de savoir dans quel but voyagent les Maîtres FM l'instruction du troisième degré nous apporte, dans ses tous derniers mots, une réponse complète et sibylline :
"Pour rechercher ce qui a été perdu. Pour rassembler ce qui est épars et répandre partout la lumière"

Si tout est dit dans cette ultime réponse il reste au nouveau Maître à donner un sens à ce qui semble devoir être la quête de tout FM, cet idéal dont la réalisation ne sera peut être jamais achevée.

C'est dans les Constitutions d'Anderson que l'on trouve cette phrase: "La Franc-Maçonnerie est destinée à rassembler ceux qui, sans elle, ne se seraient jamais rencontrés".

Qu'entendre alors par "Rassembler ce qui est épars", au delà de cette vocation première de la FM ?
On peut y voir trois aspects complémentaires et indissociables symbolisant les trois forces créatrices d'une utopie fondatrice.
"Rassembler ce qui est épars" est à la fois une valeur, un moyen et une finalité.

Commençons par la valeur.

Issus d'une souche unique, que les scientifiques s'accordent à situer en Afrique de l'Est, les premiers Hommes ont ensuite migré pour finalement occuper la presque totalité de cet espace restreint qu'est notre planète Terre.
Les conditions climatiques et géographiques ayant entrainé des adaptations morphologiques et culturelles importantes, l'Homme a créé des langues, des us et coutumes et des cultures spécifiques et différentes.
Car ce qui est épars, en premier lieu, c'est l'espèce humaine et c'est cette particularité qui a créé les différences…qui font toute la différence !
C'est, par ailleurs, au nom de ces différences que l'Homme se déchire et se bat depuis la nuit des temps.
Parfois pour l'imposer, d'autres fois pour la sauvegarder.
Mission, projet ou utopie, qu'importe le mot, seule l'action nous permettra d'œuvrer dans ce sens pour finalement atteindre l'Unité dont nous sommes tous issus.

Certains pourraient voir, dans cette volonté de rassembler, une contradiction entre la liberté de penser, qui nous garde de tout dogmatisme et la réunion des diversités.
Mais c'est sans compter sur la Fraternité, cette valeur humaniste qui nous anime et nous permet de nous réunir dans le respect de la différence, la tolérance de la diversité et nous encourage à construire l'œuvre autour d'un axe commun.
Il nous vient alors à l'esprit cette maxime de Saint Exupéry si souvent reprise sur nos colonnes:
"Si tu es différent de moi, loin de me léser, tu m'enrichis".
Il nous faut donc rassembler et non assembler, car la pensée unique serait destructrice d'une démarche qui consiste à respecter chacun dans sa différence et à construire ensemble dans une dynamique où les esprits s'additionnent plus qu'ils ne s'opposent.
Ce qui est épars c'est la diversité de l'Homme, cette diversité qui fait de chacun de nous un Être à part, unique et complexe.
La démarche M\ doit donc permettre à chacun de travailler, de construire et de s'élever marche après marche, vers l'Unité en s'enrichissant de la complexité de l'Autre.
Et c'est la Fraternité qui rend possible une telle démarche. Démarche qui, soulignons-le, tend à l'universalité dans l'unité sans jamais tomber dans l'uniformité.
Alors notre chaîne d'union peut devenir une chaine de Fraternité qui nous invite à progresser tous ensemble vers notre idéal en associant la verticalité et l'horizontalité que sont la pensée et l'action.

"Rassembler ce qui est épars" est donc également un moyen, et c'est le symbolisme qui nous en donne la mesure.
Car "faire symbole" c'est étymologiquement rapprocher les deux morceaux d'un même objet par deux individus différents afin de leur permettre de se rejoindre et de se reconnaître.
"Faire symbole" c'est déjà poser un acte pour retrouver l'Unité.
Ce qui présuppose que cette unité a existé, à été perdue, qu'elle est reconstructible et qu'il existe une démarche pour la retrouver.
Le symbolisme maçonnique est un moyen, une démarche unificatrice qui permet l'échange au delà des différences de cultures, d'origines de religions ou d'opinions.
Il nous conduit à ce que Jung appelait l'inconscient collectif et nous reconnecte au sens le plus secret des représentations archétypales auxquelles nous pouvons nous accéder par l'intermédiaire du symbole.
C'est la voie royale de la connaissance mais également un puissant moyen de réconciliation avec soi-même et par conséquent avec les autres.
N'est-ce pas là une matérialisation du verbe "rassembler" ?
C'est la démarche symbolique, en tant que moyen, qui nous conduit à l'Unité de l'Être en tant que finalité. Car elle nous plonge dans l'univers de la conscience en transcendant celui de notre mental et de notre moi.
Ainsi l'Être et le Moi se trouvent rassemblés au plus intime de nous-mêmes.
Le symbolisme est la voie qui permet l'émergence de l'Être et le silence de l'égo par les représentations intimes qu'il créé et l'espace sacré intemporel dans lequel il nous immerge.
Moyen universel, le symbolisme maçonnique est un outil initiatique au sens premier du terme car il nous permet de progresser sur la voie de l'Unité fondamentale à laquelle nous aspirons et pour laquelle nous avons demandé la Lumière lors de notre première entrée dans le Temple.

"Rassembler ce qui est épars" est, en troisième lieu, une finalité.
Comme dans le mythe d'Osiris dans lequel Isis l'épouse et veuve fidèle rassemble les morceaux épars de son mari puis insuffle une étincelle de vie pour être fécondée, nous avons, en tout premier lieu, pour contribuer à la réalisation de l'idéal maçonnique, à rassembler, en nous, ce qui est épars.
Nos antinomies, nos contradictions semblent occuper notre espace mental et sont à l'origine de la plupart de nos décisions et actions. Lorsqu'ils deviennent conflits internes ils sont à l'origine de tous les désordres psychiques que nous connaissons, que nous avons connu ou que nous connaitrons.

Une des principales caractéristiques de notre vision humaine consiste à considérer chaque élément de notre environnement comme étant différent des autres et surtout à donner à chaque élément plusieurs significations différentes et parfois opposées.
Notre mental semble être comme un prisme qui décompose la réalité en plusieurs fragments de couleurs.
Ce qui pourrait sembler être un chaos intérieur est en fait le résultat d'une pensée multiple due à des structures psychiques différentes et parfois opposées.
La réconciliation de ces différentes structures est un premier objectif que le symbolisme peut nous permettre d'atteindre.
Elle exige cependant une connaissance approfondie du "soi" dont on ne peut faire l'économie.
Pour Unifier notre Temple intérieur et contribuer à la création du Temple extérieur nous devons faire nôtre la maxime socratique :
"Connais toi toi-même et tu connaitras l'Univers et les Dieux".
Se connaître c'est tout d'abord apprendre à regarder les multiples aspects de notre personnalité et à reconnaître leurs différentes façons de voir le monde, leur perception subjective, leurs peurs et leurs attentes.
Certaines de nos attentes peuvent alors être contradictoires et même conflictuelles. Nous sommes alors tiraillés et confrontés à des choix qui sont faits de renoncements et de sacrifices.
Vivre en harmonie avec soi-même est une vaste entreprise de développement de soi, de conscientisation et de travail intérieur continuel.
Cette harmonie intérieure nous conduit alors à distinguer l'Esprit de l'égo et de les unifier.

"Rassembler ce qui est épars" revient à passer du multiple à l'Unité, c'est atteindre la Sagesse par la Connaissance, la Tolérance et l'Amour Fraternel.
C'est atteindre le centre de nous-mêmes où brille cette Lumière que nous pourrons alors répandre autour de nous.

Dans un monde où la pensée scientifique semble régler en maitre, le profane en vient à croire qu'il est un grain de sable noyé dans un Univers dont on ne connaît pas les limites.

Le FM sur le chemin de son initiation accède a la connaissance que l'Univers tout entier est contenu au plus profond de lui; car ce qui est épars n'est peut être pas ce qui est perdu mais simplement ce qui est enfoui en lui-même.

J'ai dit.

Source : www.ledifice.net

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liens

17 Janvier 2013 , Rédigé par T.D

Suite à la demande d’un de nos Frères blogeur, je souhaite préciser que je serai très heureux que mes deux blogs : http://hautsgrades.over-blog.comet http://logedermott.over-blog.comfigurent dans les liens des autres blogs maçonniques. Nous sommes une communauté qui s’agrandit tous les jours et c’est bien de pouvoir être en contact avec tous les passionnés de la blogosphère maçonnique.

De plus le but de mes blogs n’étant pas de « produire » des textes mais d’aller rassembler ce qui est épars je suis toujours en recherche pour trouver des planches ou des articles, voire des rituels.

Donc pas de problème pour les liens, au contraire!

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RPMF : conférence de presse de Marc Henry et des Grands-Maîtres des obédiences régulières françaises. Les véritables enjeux

17 Janvier 2013 , Rédigé par Jean-Laurent Turbet Publié dans #histoire de la FM

Ils étaient attendus, ils furent au rendez-vous lors de la Conférence de presse organisée par la Grande Loge de France le mardi 15 janvier 2013 au Press Club de France.

Les cinq Grands-Maîtres des obédiences françaises qui sont en train de former la future confédération des grandes loges régulières de France ont répondu présent. Marc Henry, Grand-Maître de la Grande Loge de France (GLDF), Jean Dubar, Grand-Maître de la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra (GLTSO), Robert Guino, président du Conseil de la Loge Nationale Française (LNF), Alain Juillet, Grand-Maître de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française (GL-AMF) et Jean-François Buherne, Grand-Maître de la Grande Loge Indépendante de France (GLIF) étaient côte à côte pour cette première.

Marc Henry a souhaité d’emblée mettre l’Europe au cœur de cette conférence de presse. C’est le thème de réflexion des frères de la Grande Loge de France cette année.

Il a annoncé la tenue d’un grand Colloque publique intitulé « L’Europe, et demain ? » qui aura lieu le 6 avril 2013 au Palais Brongniart à Paris.

Ce colloque sera organisé par la Grande Loge de France, La Grande Loge Féminine de France et la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra.

Il se tiendra sous la présidence et en présence de Bernard Cazeneuve, ministre des affaires européennes. Des invités de renom interviendront lors de ce colloque, à l’instar de Miguel Angel Martinez (vice-président du Parlement européen), Elie Barnavi, Jean-Marie Cavada, Bernard Guetta, Elisabeth Morin-Chartier ou Antoine Sfeir (la liste des intervenants n’est pas encore définitive). Réservez d'ores et déjà cette date dans votre agenda!

Ensuite il fut encore question d'Europe… mais d’Europe Maçonnique cette fois.

Depuis la déclaration de Bâle du 10 juin 2012, cinq grandes loges régulières européennes ont missionné la Grande Loge de France pour organiser en France le retour à la fraternité universelle.

De la déclaration de Bâle est né le projet de confédération des grandes loges régulières françaises, que les cinq obédiences présentes lors de la conférence de presse avaient annoncé dans un communiqué du 12 décembre dernier.

Le 15 janvier a été pour Marc Henry, le Grand-Maître de la Grande Loge de France une journée très médiatique. Il a tout d’abord été l’un des invités de Patrick Roger lors de l’émission « Europe 1 Midi » sur le thème « la France des réseaux » avec Catherine Jeannin-Naltet, Grande Maîtresse de la Grande Loge Féminine de France. Une émission à écouter sans modération !

Marc Henry a ensuite donné une interview au site « La Lumière » de François Koch, de l’Express, intitulée Marc Henry (GLDF) : « La Confédération aura une direction à 5 têtes. ».

Preuve de l’intérêt des journalistes pour le discours de Marc Henry (qui apparaît comme un discours nouveau et intéressant - et pour tout dire différent - sur une Franc-Maçonnerie apolitique mais spirituelle qu’ils connaissent peu alors qu'elle existe depuis des lustres), de très nombreux journalistes étaient présents dont ceux notamment du Monde, du Point, de l’Express, du Figaro. Même Cyril Eldin, l’infoman de Canal+ avait fait le déplacement (mais que va-t-il en sortir ?).

Il s’agit en effet d’un événement tout à fait exceptionnel que la présence sur une même tribune des grands-maîtres de ces cinq obédiences. Marc Henry a eu raison de souligner que « C’est la première fois que des ex frères de la GLNF dialoguent officiellement avec d’autres obédiences françaises alors qu’ils étaient enfermés dans un système qui le leur interdisait ». Réunir ce qui est épars et devenir le centre de l'Union. Voici l'une des missions que s'est assignée Marc Henry.

Des représentants de ces obédiences s’étaient retrouvés quelques jours plus tôt, le samedi 12 janvier 2013, en tenue maçonnique régulière pour la consécration de la Grande Loge Indépendante de France qui a eu lieu au Temple Franklin Roosevelt de la GLDF.

Marc Henry mais également d’autres Grands Maîtres se sont exprimés pour expliquer la volonté de création de cette nouvelle confédération des grandes loges régulières.

Si l’on ne connaît pas encore le nom de cette confédération ni le nombre exact de ces membres possibles (estimés entre 50 000 et 60 000), la volonté affichée par tous est bien d’aboutir à la création de cette Confédération.

Sur les futurs membres, si l’on fait le total des adhérents des cinq obédiences aujourd’hui, cela donne environ 50 000 membres. Ce qui est déjà beaucoup. Mais maintenant il s'agit de dynamique et certainement pas d’arithmétique. Une confédération reconnue attirerait – c’est évident – des frères qui aujourd’hui sont « dans la nature ». Quid par exemple de la Grande Loge Traditionnelle de France, elle aussi issue de la GLNF, qui s’est créée en juin 2012 et qui revendiquait alors 55 Loges et 1 400 membres. Aura-t-elle vocation à entrer dans la confédération, ou bien ses loges entreront-elles dans une obédience membre de la confédération ?

Quid des dizaines de loges et des centaines (plus ?) de frères qui sont en attente de voir l’évolution de la situation. Quid aussi des loges encore membres de la GLNF et qui souhaiteront rejoindre la confédération ? Quid de frères ou de loges appartenant à des obédiences maçonniques non membres de la Confédération mais qui voudraient la rejoindre

Bref, nous voyons bien qu’il s’agit possiblement de beaucoup plus de frères et de loges qu’il n’y en a actuellement dans les cinq obédiences. Pour autant quel en est le chiffrage exact? L'honnêteté nous pousse à dire que personne n'en sait fichtre rien.

La question la plus posée par les journalistes présents a été celle des inter-visites.

Tous les Grands-Maîtres présents sont d’accord pour dire, évidemment, qu’il y aura un accord d’inter-visites entre les cinq grandes loges fondatrices de la Confédération (GLDF, GLTSO, LNF, GL-AMF, GLIF).

Alain Juillet a indiqué que pour la GL-AMF les inter-visites ne seront possibles que dans le cadre de cette Confédération. Elles ne s’appliqueront pas aux autres obédiences.

Marc Henry le Grand-Maître de la GLDF a nuancé cette opinion.

En disant déjà qu’il n’interdirait rien aux frères de la GLDF qui voudraient visiter d’autres obédiences. Si ces autres obédiences les acceptent. La GLNF interdisait (interdit toujours?) tout contact de quelque nature que ce soit avec les autres obédiences maçonniques. Ce n'est pas l'option prise par la GLDF qui entretient des relations fraternelles avec toutes les obédiences maçonniques françaises.

Pour ce qui concerne les visites de frères membres d’obédiences maçonniques qui ne font pas partie de la Confédération, Marc Henry ne voit pas pourquoi, compte-tenu de l’histoire de la GLDF, celle-ci ne pourrait pas continuer à les recevoir.

Mais, ajoute Marc Henry avec la subtilité qui le caractérise, la GLDF les recevra « pour autant qu’ils pratiquent notre rite, qu’ils acceptent de travailler à la Gloire du Grand Architecte de l’Univers, sur les trois grandes Lumières de la Franc-Maçonnerie (volume de la Loi Sacrée qui est la Bible, compas et équerre), et qu’ils passent avec succès l’examen du Tuilage ».

En effet pour Marc Henry, l’important n’est pas l’obédience mais le principe « mes frères me reconnaissent comme tels ». Si l’on suit le raisonnement du Grand-Maître, comment reconnait-on un frère ? Mais par ses « mots, signes et attouchements ». Et donc après un Tuilage régulier. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé pour Jean-Théophile Désaguliers lui-même lorsqu’il est allé visiter la loge Mary’s Chapel d’Edimbourg en août 1721. Il a été dûment tuilé pour s’assurer de sa qualité de franc-maçon, tout passé Grand-Maître de la Grande Loge de Londres qu’il était…

En clair, la porte des temples de la GLDF restera ouverte, pour les frères des obédiences non membres de la Confédération, à ceux qui répondent parfaitement au Tuilage du REAA de la Grande Loge de France, travaillent à la Gloire du Grand Architecte de l'Univers et sur le Volume de la Loi Sacrée, les conditions étant évidemment cumulatives.

Marc Henry, en répondant à une question, a souhaité souligner que les relations de la GLDF seraient évidemment maintenues avec toutes les obédiences maçonniques françaises lors de colloques (comme celui du 6 avril 2013 avec la GLFF et la GLTSO), réunions publiques et de travaux ou cérémonies communes notamment avec le Droit Humain et la Grande Loge Féminine de France.

Répondant encore à une question, Marc Henry a également rappelé que le Rite Ecossais Ancien et Accepté était à l’origine de la Franc-Maçonnerie mixte (DH) et féminine (GLFF) en France et qu’il n’y a aucun doute pour les frères de la GLDF que les sœurs sont non seulement initiables mais sont des initiées à l’égal des hommes.

Tous les Grands-Maîtres qui se sont exprimés reconnaissent que des ajustements et des calages sont encore nécessaires entre les obédiences. C’est bien ce qui fait l’objet des discussions en cours.

Et c’est bien pour cela que la forme de Confédération a été choisie. C’est pour respecter l’histoire et l’identité des Grandes Loges qui la composent.

Un verre de l’amitié a bien entendu clôturé cette conférence de presse.

Le Grand Orient de France a, dans la foulée de la conférence de presse des cinq obédiences françaises, annoncé l’organisation d’un « déjeuner pour une année sociale, sociétale, humaniste et solidaire », qui aura lieu le mercredi 23 janvier à 12 h 30 avec « les obédiences de la Franc-maçonnerie libérale et adogmatique ». Ces obédiences sont : Le Grand Orient de France, la Grande Loge Féminine de France, la Fédération Française du Droit Humain, la Grande Loge Féminine de Memphis-Misraïm, la Grande Loge Mixte Universelle, la Grande Loge Mixte de France. Le prélude à une nouvelle confédération ?

Source : http://www.jlturbet.net

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L'Alchimie : de l’art de la Transmutation

17 Janvier 2013 , Rédigé par Jean-Marie Pierret Publié dans #Alchimie

Alchimie résonne encore sous un voile de mystères et de questionnements. Aujourd’hui, ce mot ancien, dont l’origine viendrait de l’arabe (al-kymia), peut apparaître comme une sorte de quête perdue dans les plis d’un passé révolu. Cependant, elle est toujours là, présente et vivante dans le cœur de certains « amoureux de la nature ». Présentation par l’un d’eux : le peintre Jean-Marie Pierret, surtout connu pour ses peintures monumentales (Le Géant sur le barrage hydraulique de Tignes et le Verseau sur le site nucléaire de Cruas) alors que son approche de la Tradition et de l’Alchimie nourrit tout son art.

L’Alchimie occupe une place importante au sein des traditions, par sa doctrine, son symbolisme, ainsi que par le cheminement initiatique auquel le cherchant est invité. L’alchimie est donc une voie spirituelle, d’éveil, et de transformation qui obéit aux lois naturelles ainsi qu’à une doctrine particulière, liée à l’Art de la Transmutation : « L’art qui imite la nature dans ses principes » (Claude d’Ygé)

Nature et Alchimie

Le Moyen-Âge portait déjà les signatures d’une science obscure et étrange, celle de la magie du feu, celle des faiseurs d’or, connue sous le nom d’alchimie. On retrouve un peu partout sur les façades de cette époque, des sculptures taillées en ronde-bosse ou en bas-relief dans la pierre et le bois. Dragons, chimères et grimaçants, apparaissent comme les lettrines d’un grand livre ouvert sur un monde imaginaire, dont chaque page est un instant partagé avec le passant. De façon étonnante, ces sculptures habilement travaillées témoignent de l’art hermétique, de cet art occulte tout en décorant le cœur des cités, où évoluent des sociétés sous le rayonnement d’une église et de son pouvoir.

À la lumière de la renaissance, il se produit quelque chose dans les consciences qui va bouleverser le monde. On pense que pour se rapprocher du Créateur, il faut connaître sa création : la nature.

Elle devient le sujet fondamental de toutes les recherches, de toutes les avancées et cette nouvelle manière d’appréhender la vie, la met au centre de tous les intérêts et questionnements. Son étude entraîne de grands changements et désormais tout bascule sur cette terre qui tourne sur elle-même, car la nature devient le miroir où se concentrent toutes les réflexions.

Dans ce besoin de connaissances nouvelles, on retrouve la culture, les mythes et les traditions de la Rome antique, de l’ancienne Grèce et même de l’Égypte lointaine. Dès lors, mathématiciens, architectes, artistes et intellectuels prennent part à ce grand mouvement dont ils sont les acteurs. Ils s’inspirent des anciens et reconsidèrent la nature. C’est elle qui détient les arcanes, c’est elle qu’il faut interroger et connaître.

Elle ne cessera de questionner chercheurs, scientifiques et savants.

Dans ce grand bouillonnement de culture et d’idées, le symbolisme place l’homme au centre de cette nature qui est représentée, organisée et classifiée sous la forme de cercles concentriques. L’homme est au centre de ce schéma. Il est debout, environné des trois règnes, minéral, végétal et animal, ainsi que des quatre éléments, la terre, l’eau, l’air et le feu. Cette composition représentant le monde terrestre s’élargit en d’autres cercles, qui symbolisent le monde céleste avec ses planètes, son zodiaque et ses étoiles.

Mais ce concept, cette représentation symbolique ou plutôt ce moyen mnémotechnique sera vite dépassé par les découvertes qui vont suivre. Dans cet étonnant bouleversement, des pouvoirs s’affrontent, l’Église se déchire à nouveau et l’oraison laisse peu à peu sa place à la raison. Au milieu de cette civilisation qui se reforge, l’alchimie qui a gardé son mystère, réapparaît plus forte et s’étend par delà les confessions dans toute l’Europe.

Pour le commun, l’alchimie consiste à transformer le plomb en or

Cette transformation ou transmutation s’opère grâce à la fabrication et l’obtention d’une pierre mystérieuse, aux dons multiples, connue sous le nom de « pierre philosophale ». De cette vision réductrice, on peut retenir deux choses essentielles et fondamentales :

La première, c’est le passage d’un état métallique à un autre, du plomb en or, soit d’une chose vile et grossière à une chose pure et étincelante. La seconde, qui est au cœur de cette vieille science, c’est la pierre. Elle retient toutes les attentions et les actions de l’alchimiste.

Aujourd’hui, cette idée de transmutation peut prêter à sourire et apparaître comme un ancien rêve dans lequel bon nombre se sont perdus en nourrissant chimères et illusions. Mais l’alchimie, cette science hermétique n’en demeure pas moins debout. Elle est toujours présente avec ses mystères et son ésotérisme.

Elle apporte, semble-t-il, une clef d’une « simplicité enfantine » pour développer cette notion de transmutation et donner (depuis de nombreux siècles) une solution qui se trouve dans la fabrication d’une pierre. Alors, cette pierre devient le sujet unique, comme une sorte d’élément médium, indispensable placé entre l’alchimiste et les « métaux ».

Elle est l’actrice principale de ce théâtre hermétique mis en scène par l’œuvrant qui opère selon les lois de la nature, tout en s’appuyant sur l’étude et la connaissance de textes hermétiques et d’un ésotérisme particulier. De ce fait, la pierre est intimement liée à l’aventure et l’évolution spirituelle du cherchant. Elle sera désignée comme « pierre des philosophes » tout au long de cet « opéra » laborieux et prendra le qualificatif de « philosophale » à son obtention.

C’est donc elle, la clef de toute réussite qu’il faut posséder pour entrer dans l’adeptat des alchimistes.En approchant la nature et la conception de la pierre, on découvre deux espaces fondamentaux, sortes de décors intimes dans lesquels évolue l’alchimiste : l’oratoire et le laboratoire.

L’Oratoire

Solve et coagula

On peut définir l’oratoire comme un lieu d’études, protégé par un voile de silence où l’artiste s’exerce à la méditation et à la réflexion afin d’obtenir la lumière nécessaire qui lui permettra d’ouvrir des textes hermétiques et une juste interprétation des symboles. C’est là que s’opèrent des transformations intérieures qui éclairent le cherchant en réponse à ses prières. C’est là qu’il comprend que pierre et prière sont deux mots, deux états, inséparables et intimement liés comme les deux serpents sur la verge de Mercure.

C’est là enfin qu’il accède à la claire lecture de ces textes étranges tenus fermés. « L’alchimie n’est obscure que parce qu’elle est cachée. » (Fulcanelli)

Mais L’oratoire ne se limite pas aux murs d’une pièce dans laquelle le cherchant s’instruit de lectures et d’études. Il peut se prolonger dans des lieux extérieurs particuliers et choisis, où la nature parfois l’interpelle. Cela peut être la forme d’un rocher, le frisson d’une source ou tous autres endroits dans lesquels le cherchant trouve un certain écho qui le lie aux forces naturelles. C’est par ce travail d’observation et de méditation que l’oeuvrant s’ouvre aux signatures et aux correspondances naturelles.

C’est dans ces lieux qu’il tisse le lien nécessaire, sorte de fil d’Ariane, qui le guidera dans les dédales labyrinthiques de cette philosophie hermétique. C’est là, dans l’oratoire, qu’il développera ses qualités intuitives, tout en cultivant son jardin intérieur et spirituel. C’est là enfin qu’il s’ouvrira à la compréhension d’une autre forme de langage, une certaine cabale, « la langue des oiseaux ».

À ce moment précis, l’alchimiste habile et éclairé trouve dans la plus grande joie, le vase nécessaire pour ses futures opérations.

Pour certains, ces textes obscurs sont des sortes de recettes décrivant une popote chimique, qui, bien préparée, doit les conduire jusqu’à la pierre tant désirée. Ils se contentent d’en extraire un ou deux jeux de mots pour satisfaire au seul plaisir du mental. Mais l’affaire est plus complexe, car il ne s’agit pas seulement de jeux de l’esprit, mais plutôt de l’Esprit qui se plait à révéler au cherchant un monde caché, un monde abstrait.

Nous sommes dans la révélation d’un ésotérisme complexe qui demande à l’étudiant une longue préparation pour accéder à ce langage du silence et une grande concentration pour ne pas être perturbé par l’émotion qui en découle. « L’oratoire de l’alchimiste est un laboratoire à produire de l’invisible aux sens externes ». Henri Corbin.

Le laboratoire

Transmutation

Au-delà de l’image du vieil alchimiste entouré de ballons, de cornues et attentif au feu qui rougeoie dans son fourneau, le laboratoire est un prolongement de l’oratoire. C’est le lieu où se déroulent les expériences, les applications et les transformations de la matière. C’est ici que la pierre va trouver son existence et subir toutes sortes d’évolutions voulues et dirigées par l’œuvrant. Elle connaitra la noirceur de la séparation et de la mort pour renaître de nouveau recomposée et purifiée dans une blancheur volatile avant de s’empourprer dans la chaleur du vaisseau.

Au laboratoire, l’élément central du décor est le feu.

Des flammes s’entremêlent dans un ballet animé par le soufflet, des braises incandescentes se reposent dans une vibration brûlante, le feu exerce toujours la même attraction par le spectacle immuable qu’il nous offre.

C’est le plus vieux compagnon de l’homme, celui qui fut tant recherché, maitrisé et enfin entretenu. Sous le regard du forgeron, maître du feu et des alliages, une journée s’achève et la forge où se développait une métallurgie hésitante prête ses flancs encore chauds pour la cuisson des aliments. Elle était placée au centre de la vie et participait à l’évolution de tout un monde.

C’est sans doute autour de cette forge que l’alchimie est née. Dans les crépitements du feu et les cliquetis métalliques, quelqu’un a connu le mystère, a eu l’étincelle, l’intuition, la révélation d’une chose que la nature cache soigneusement et qui s’est peu à peu révélée à lui.

Dès cet instant l’observateur attentif et éclairé par la foi lui a donné le nom de « feu secret ». Et c’est là que l’alchimie se différencie de la chimie. On n’est plus dans l’expérience commune qui consiste à rechercher la composition et la transformation des corps, car quelque chose (que les philosophes ont pris soin de cacher dans leurs textes avec tant d’application), attiré par le feu, s’invite et se met en œuvre.

Au cœur du four, la matière évolue dans son vase et dans le silence de cet instant délicat et fragile, la pierre apparaît… C’est la clef de toute l’alchimie.

La Pierre

Nature, art, pierre et réalité

La pierre est présente dans la symbolique de nombreuses traditions.

On la connaît sublimée sur les plans des architectes et sous les ciseaux des tailleurs. Des pyramides aux cathédrales, des anciens temples aux derniers palais, la pierre contient tout. On peut dire que c’est une pensée en même temps qu’une mémoire, à travers laquelle nos prédécesseurs nous ont éclairés sur leur savoir, leurs connaissances et par laquelle ils ont témoigné de leur spiritualité. Malgré les guerres et les caprices du temps, la pierre, est un fruit toujours mûr qui se tient disponible et qui se donne en nourriture pour goûter, connaître la vie et les voies partagées par d’autres.

Ces testaments de pierre, témoignages vivants d’anciennes civilisations, portent l’empreinte de leur culture, leur organisation et leur connaissance.

Elle est gravée par la marque des dieux anciens et nous invite à la sagesse, ce fondement auquel une humanité tout entière veut tendre. Taillée et ciselée, elle rayonne de beauté d’art et d’harmonie. Assemblée, elle contient la force par ses proportions où se mêlent connaissance, arithmétique et géométrie.

C’est toujours elle, que les francs-maçons du XVIIIe siècle ont choisie pour construire et élever leur édifice. Là encore, il est question de transformation, celle d’une pierre brute, grossière, qui doit être taillée est devenir parfaite pour pouvoir s’assembler à d’autres et participer à l’édification du Temple.

Aujourd’hui, l’alchimie garde en mémoire un texte gravé (dit-on) sur une pierre d’émeraude et que la tradition attribue à Hermès. Une légende nous raconte que dans sa chute, Lucifer laissa tomber cette émeraude accrochée à son front. Elle tomba sur la terre et un jour Hermès y grava un texte que beaucoup reconnaissent comme la règle commune à tous les alchimistes.

L’alchimie est un art, un art hermétique « l’art royal ». Elle est aussi une science traditionnelle, « la vieille science ». Mais c’est surtout une voie spirituelle dont le but est la découverte d’une pierre cachée, qui conduit tout au long de cette quête l’alchimiste à la Connaissance et aux mystères de l’hermétisme.

Chacun peut s’essayer selon sa sensibilité et sa propre nature, sur ce sentier singulier qui, comme l’art, est avant tout une manière de vivre.

Source : http://www.unidivers.fr/lalchimie-transmutation-philosophale-pierret/

 

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Importance de l'initiation maçonnique

16 Janvier 2013 , Rédigé par X Publié dans #Planches

Pour traiter de cette question, nous nous référerons au livr remarquable : L’initiation maçonnique de Charles Nicoullaud, avec préface de Mgr Jouin, Perrin, 1913. Nicoullaud était le directeur de la "Revue Internationale des Sociétés Secrètes" et son ami Mgr Jouin lui écrit dans la préface : "…L’unité d’origine oriente l’occultisme et la maçonnerie vers un but commun : la double ruine de l’Église et de la société. Mais l’un et l’autre ont une tactique qui leur est propre. La Maçonnerie, plus ou moins fidèle au Grand Architecte de l’Univers, fut, dès 1717, adogmatique et rationaliste. Ses adeptes, lorsqu’il leur reste quelque discipline de l’esprit et un peu de sincérité, glissent bien vite du rejet du surnaturel au pur athéisme. De là vient que la Maçonnerie s’adresse aux intellectuels, aux indépendants, aux libertins, désireux de secouer le joug des lois humaines et divines. L’occultisme, au contraire, avec la magie blanche des théosophes et la magie noire des spirites, sollicite les âmes religieuses, mystiques, dont la foi chancelante et faussement avivée croit trouver son aliment dans la superstition. Dès lors, de cette double attaque spirituelle et matérialiste, croyante et athée, résulte un effort sur l’humanité tout entière pour agrandir et constituer dans une vitalité plus militante et dans de croissantes et haineuses négations, la cité du mal. Voilà ce que vous avez compris et mis en lumière.

"Grâce à ces principes directeurs, vous avez fait remarquablement l’analyse et la synthèse des initiations maçonniques. De cette analyse, je n’ai rien à dire, il faudrait tout citer ; de cette synthèse, je relève avec quelle maîtrise vous avez découvert la signature, ou mieux la griffe de Satan, le corrupteur cynique de l’âme et du corps, de l’esprit et du cœur de l’homme. (…) Et toujours sous l’extérieur religieux de ces cérémonies et de ces symboles mystiques, derrière le dieu caché, se trouve Satan, avec ses trésors, sans cesse promis, rarement dispensés, malgré l’accomplissement obligé de l’inexorable condition : Si cadens, adoraveris me, si tu te jettes à terre, si tu te prostitues corps et âme en m’adorant !
"Vous savez toutefois, cher ami, que je n’admets pas, pour ma part, l’action directe du démon dans le gouvernement maçonnique ; mais je comprends que l’étude des initiations incline l’esprit vers cette solution mystique à laquelle les hauts faits de la Maçonnerie moderne apportent une apparente confirmation.
"(…) le programme du laïcisme, résumé dans la morale indépendante, la négation de tout dogme, la suppression de tout symbole et emblème confessionnel ; après avoir expérimenté que ces actes familiers à la Maçonnerie, actes qu’elle couvre mensongèrement des mots de bien, de progrès, de lumière, de vie, constituent ce qu’on a toujours appelé le mal, l’ignorance, les ténèbres, la mort, et qu’il suffit pour s’en convaincre de suivre l’œuvre maçonnique en France, à la grande Révolution ou à l’heure actuelle, pour voir que c’est une œuvre de décadence ; de l’envisager en Portugal, pour établir qu’elle a fait reculer la civilisation d’un siècle ; de l’observer en
Turquie, pour l’accuser de l’effondrement de tout un peuple ; de la démasquer dans l’effort mondial de la laïcisation scolaire, dont l’effet immédiat est la criminalité juvénile et la menace de la révolution sociale ; après s’être convaincus de la sorte que cette armée cosmopolite, avec une sélection de quelques troupes conscientes, si bien disciplinées qu’elles entraînent et entraîneront fatalement les trop nombreux bataillons inconscients du but final et de la besogne destructive qu’on leur impose, n’est autre que l’armée du mal, il semble bien qu’on a quelque droit de conclure qu’elle a pour chef Satan lui-même, et que Léon XIII, qui assimile la Maçonnerie au règne du démon, Saint-Martin, Boehme, Swedenborg, et même Stanislas de Guaita et Doinel, qui, parlant de communications directes avec Satan, ne font qu’appuyer cette conclusion de leur autorité ou de leur expérience. J’oppose simplement à cette solution l’ordre providentiel d’après lequel tout en ce monde relève d’un pouvoir humain ; et de même que le Christ, chef invisible de l’Église catholique, est représenté visiblement ici-bas par le Pape, de même, j’estime que Satan, chef invisible de l’armée du mal, ne commande à ses soldats que par des hommes, ses suppôts, ses âmes damnées, si vous voulez, toujours libres cependant de se soustraire à ses ordres et à ses inspirations. Quant à ce pouvoir, plus au moins occulte de la Maçonnerie et des Sociétés secrètes qui poursuivent le même but, il existe par la simple raison qu’il n’y a point de corps sans tête, point de société sans gouvernement, point d’armée sans général, point de peuple sans pouvoir public. L’axiome romain: Tolle anum, est turba ; adde unum, est populus, a ici sa pleine application ; sans pouvoir directeur, la Maçonnerie serait une foule, plus ou moins affolée par quelques idées subversives, mais qui se désagrégerait d’elle-même au lieu d’être la maîtresse du monde.
"Cette manière de voir, au reste, ne contredit en rien vos conclusions. Satan, chef invisible, dirige toujours en dernier ressort, par ses infernales persuasions, le pouvoir maçonnique quel qu’il soit, et lui fait accumuler les ruines : ruines dans les âmes désemparées, ruines dans les corps débauchés, ruines dans les familles divorcées, ruines dans les sociétés déséquilibrées, jusqu’à ce que d’hécatombe en hécatombe, on puisse RENVERSER L’ÉGLISE CATHOLIQUE. CAR C’EST ELLE LE VRAI CENTRE D’ATTAQUE DE LA CONTRE-ÉGLISE.
"Je vous l’ai dit souvent : le dernier mot des initiations dans l’antiquité fut la corruption. L’archange déchu, unique dieu des cultes païens, n’avait plus qu’à effacer dans l’homme l’image de Dieu et à le rabaisser au niveau des êtres insensés. «L’homme, créé dans l’honneur, ne l’a pas compris ; il s’est ravalé jusqu’aux animaux sans raison, et il leur est devenu semblable ( Ps. XLVIII, 13 et 21)». …Avant tout, aujourd’hui, c’est l’Église qu’il faut vaincre pour lui reprendre les âmes baptisées et, selon l’axiome de la Haute-Vente italienne : «Faites des cœurs vicieux, et vous n’aurez plus de catholiques», la corruption n’est plus le but, mais l’infaillible moyen de l’atteindre. Dieu sait si la maçonnerie a réussi à faire des cœurs vicieux ! Vos études initiatiques retracent des tableaux dans lesquels les Sociétés secrètes modernes peuvent entrer en parallèle avec les mystères d’Isis. C’est bien toujours la même griffe et le même procédé, la dépravation jusqu’à la bestialité. (…) E. JOUIN, Curé de Saint-Augustin. Charles Nicoullaud soulignera :
"(…) Il ne faut pas essayer de me faire dire ce que je ne dis pas, ce que je ne pense pas. Lorsque, par exemple, j’écris que le Démon est le Maître ésotérique des Loges ; et si je parle de l’esprit luciférien qui inspire, guide et dirige la Franc-Maçonnerie, il ne faut pas affecter de croire que j’affirme la présence effective d’un être cornu aux pieds de bouc dans les Ateliers, ou autres balivernes de ce genre. Non. Et je m’explique assez clairement pour qu’on ne s’y trompe pas, à moins qu’on ait intérêt à le faire. J’entends parler d’une présence et d’une direction mystique agissant sur les cerveaux, les pensées des initiés, sur les cœurs de ceux qui ont reçu les «SACREMENTS» de Lucifer dans l’initiation ésotérique, et qui sont, à des degrés divers, les instruments du mal dans les Ateliers maçonniques.
"Mais il est bien évident qu’à côté de cette action surnaturelle diabolique, il y a une direction très humaine qui mène les Loges des différentes obédiences et qui peut résister ou obéir aux impulsions des initiés. Ce ne sont pas plus les grands mystiques lucifériens qui dirigent exotériquement l’ensemble de la Franc Maçonnerie que ce ne sont les mystiques catholiques et les saints qui, aux différents degrés de la hiérarchie, administrent l’Église de Jésus-Christ.
"Mais, les disciples de Satan se servent des armes surnaturelles diaboliques pour influer sur les Francs-Maçons de tous les grades, comme les mystiques et les saints ont recours à la prière, au sacrifice, à l’immolation pour la défense de l’Église et le salut des âmes.
"Toutefois, la croyance à cette action surnaturelle ne doit pas aveugler la raison et empêcher de discuter les faits avant de les admettre.
"(…) Lorsque nous avons écrit, en parlant des symboles maçonniques, le mot de "sacrement", nous n’avons pas entendu employer une simple métaphore, mais, au contraire, exprimer une chose réelle. Il s’agit bien, en effet, d’un "signe sensible" d’une "action invisible", qui
"tombe sous nos sens" et qui comporte "deux parties, la matière et la forme".
"La matière est l’élément sensible, et la forme, ce sont les "paroles qui l’accompagnent".
"Mais cependant il ne faut pas pousser le raisonnement par analogie trop loin et chercher, dans les rites de la Franc-Maçonnerie, rien de pareil aux sacrements véritables de l’Église. Ces rites qui relèvent en réalité de la magie, ne sont que la contrefaçon diabolique des sacrements divins. Là, comme toujours, Satan se révèle le singe de Dieu. Et nous allons montrer qu’il est logique d’appliquer à la Franc-Maçonnerie ce que Stanislas de Guaita dit à propos de la sorcellerie. Du reste, Franc-Maçonnerie et sorcellerie se tiennent toutes deux ont le même Maître et sont les branches d’un même tronc : la Société secrète.
"Le diable est le singe de Dieu, écrit Guaita ; le sorcier, le singe du prêtre. L’analogie peut fort bien se poursuivre, car la sorcellerie fut de tous temps l’image dépravée des religions et comme un sacerdoce à rebours... La sorcellerie a ses dogmes, négatifs, ses symboles d’erreur et ses rites d’abomination. Elle a ses sacrements ; on peut même distinguer en eux la matière et la forme, à l’instar de ceux qu’administre l’Église.
"A qui voudrait nous taxer d’exagération, en nous opposant la puérilité et la niaiserie de certains rites maçonniques ou des paroles qui les accompagnent, nous répondrons…" Suit tout un chapitre pour en démontrer la vérité . Oui, tout dans ce monde relève d’un pouvoir humain, et nos rois le savaient bien et auraient dû combattre et abattre ce pouvoir occulte. Le roi par le sacre avait reçu le sacramental lui permettant de juger et de combattre. Recevoir avec l’initiation, un "sacrement" de Lucifer faisait de ce LieuTenant un parjure, un traître, un fidèle de l’Adversaire, consciemment ou inconsciemment. La conséquence qui se vérifiera est celle de tout péché : l’aveuglement. Charles Nicoullaud va jusqu’à écrire que l’initiation marque la conscience comme le baptême marque l’âme. Si la marque du baptême est irréversible, il n’en est pas de même pour la conscience. Ce peut-être réversible, mais en général par l’initiation tout l’être est transformé, ce qui explique que les conversions de francs-maçons sont rares, très rares, avec pour l’ancien adepte des épreuves, des difficultés difficilement surmontables. Il ajoute que l’initiation est un pacte entre l’initié et Satan, et l’abbé Ribet en parlant du pacte diabolique dit : "Cette alliance est expresse ou tacite, selon que l’interpellation à Satan est directe ou que l’on vise seulement aux effets qui doivent être son œuvre… Le plus souvent, la convention se conclut par les instigations et entre les mains de magiciens qui donnent et reçoivent des promesses au nom de Satan, avant qu’il ait daigné se montrer ou donné des gages de son adhésion. De nos jours surtout, l’initiation s’accomplit plus ordinairement au sein des Sociétés secrètes, par des formules exécrables que les chefs imposent aux adeptes, en faisant luire à leurs yeux l’appât des prospérités et des jouissances temporelles. Citant un ancien maçon, Nicoullaud précise :
"Dans l’état actuel de la maçonnerie deux pour cent à peine des Maîtres connaissent la signification diabolique de leur grade…" et comme le dit Sédir : "l’action de la Société secrète est liée au rattachement de ses membres à l’Invisible, et que dans l’Invisible se déroule une bataille perpétuelle entre les soldats du Christ et ceux de l’Adversaire".

Source : http://novusordoseclorum.discutforum.com/

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Rappel : Rituel de la RL Laurence Dermott

15 Janvier 2013 , Rédigé par Rite de Grande Loge de la GLNF Publié dans #Rites et rituels

Ouverture de la Loge  

 

VM: Mes Frères, unissez-vous à moi pour ouvrir cette Loge. Frère Grand Directeur

 des Cérémonies quelle est votre place dans la Loge ?  

DC : À l’entrée de la Loge, VM  

VM : Quel est votre devoir ?  

DC : Annoncer tous les Frères qui s’approchent et veiller à ce qu’ils soient

correctement vêtus et rangés sous leurs étendards respectifs.  

VM : Les trouvez-vous ainsi correctement rangés ?  

DC : Je le crois, VM  

VM : Où est placé le 2° Surveillant ?  

DC : Au Midi, VM.  

VM : Frère 2° Surveillant, qui représentez-vous ?  

2° S : B…, Prince du peuple sur le Mont Thabor.  

VM : Où est placé le 1° Surveillant ?  

2° S : À l’Occident, VM.  

VM : Frère 1° Surveillant, qui représentez-vous ?  

1° S : J.…, le Grand Prêtre Assistant sur le Mont Sinaï.  

VM : Où est placé l’Orateur ?  

1° S:  À la gauche du VM  

VM : Frère Orateur, qui représentez-vous ? 

Orateur : H… A… , le Prince des Architectes.  

VM : Quel est votre devoir ?

Orateur : Établir les plans, tracer les dessins et aider le VM dans

l’ accomplissement de l’ouvrage.  

VM : Où se place le VM ?  

Orateur : À l’Orient.  

VM : Qui représente-t-il ?  

Orateur: Le Roi Salomon.  

VM : Signe de Foi, mes Frères.  

Les Frères se mettent tous au Signe de Foi. Puis, le Frère Hospitalier s’adressant à tous…  

Hosp: Avant de déclarer les Travaux ouverts, invoquons la protection du Grand Architecte de l’Univers sur toutes nos entreprises. Puissent nos Travaux ouverts ainsi dans l’ordre, se continuer dans la paix et se fermer dans la concorde. Qu’il en soit ainsi.  

VM : Mes Frères, au nom du Roi Salomon je déclare cette Loge régulièrement ouverte.  

Tous les Frères cessent le Signe.  

Le DC se rend à l’Orient, à l’Occident et au Midi afin d’éclairer les Chandeliers. Avant de regagner sa place, il revient à l’Orient pour disposer les Trois Grandes Lumières conformément aux dispositions du 1°Grade.  

 

Fermeture de la Loge  

 

VM : Mes Frères, unissez-vous à moi pour fermer cette Loge

Frère Directeur des Cérémonies, quelle est votre place dans la Loge ?  

DC:  A l’entrée de la Loge, VM  

VM : Quel est votre devoir?  

DC: Annoncer tous les Frères qui s’approchent et veiller à ce qu’ils soient

correctement vêtus et rangés sous leurs étendards respectifs.  

VM : Les trouvez-vous ainsi correctement rangés?  

DC: Je le crois, VM  

VM : Où est placé le 2° Surveillant?  

DC : Au Midi, VM  

VM : Frère 2° Surveillant, qui représentez-vous?  

2° S:  B…, Prince du peuple sur le Mont Thabor.  

GM : Où est placé le 1° Surveillant ? .  

2° S : À l’Occident, VM  

VM: Frère 1° Surveillant, qui représentez-vous?  

1° S : J.…, le Grand Prêtre Assistant sur le Mont Sinaï.  

VM : Où est placé le Frère Orateur?  

1° S : À la gauche du VM  

VM : Frère Orateur , qui représentez-vous?  

Ora : H… A… , le Prince des Architectes.  

VM Quel est votre devoir?  

Ora :  Etablir les plans, tracer les dessins et aider le VM dans

l’accomplissement de l’ouvrage.  

VM : Où se place le VM ?  

Ora : À l’Orient.  

VM : Qui représente-t-il?  

Ora : Le Roi Salomon.  

VM : Signe de Foi, mes Frères.  

Les Frères se mettent tous au Signe de Foi. Puis, le Frère Hospitalier s’adressant à tous… 

Hosp : Mes Frères, avant de fermer cette Loge, exprimons au Grand

Architecte de l’Univers l’humble et respectueuse reconnaissance que

nous Lui devons pour les faveurs dont Il nous a déjà comblés

Puisse-t-Il continuer de protéger notre Ordre en le cimentant et en le

fortifiant de toutes les vertus morales et civiques.

Qu’il en soit ainsi.  

VM : Mes Frères, au nom du Roi Salomon je déclare cette Loge fermée  

Tous les Frères cessent le signe.  

Le DC se rend à l’Orient, à l’Occident et au Midi afin d’éteindre les Chandeliers. Puis il revient à l’Orient pour dissocier les Trois Grandes Lumières.

Le DC prépare ensuite son cortège pour la sortie du VM

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Je vous crée, constitue et reçois, Apprenri Franc-Maçon, premier degré du REAA

15 Janvier 2013 , Rédigé par Henri B Publié dans #Planches

Mes Frères Apprentis, en frappant à la porte du Temple vous avez manifesté votre désir d'être admis aux "mystères et privilèges de la Franc-Maçonnerie".
Vous étiez sans doute soucieux de vous affranchir des limites d'un monde profane marqué par le matérialisme, un appauvrissement de la spiritualité et la perte du Sacré et vous aspiriez à une vie intérieure plus intense.
Cherchant à aller plus loin, vous tentiez d'apporter une réponse aux questions fondamentales sur votre nature et votre destinée et vous pressentiez que seul un effort de dépassement de vous-même rendrait possible l'accès aux états multiples de votre être, et vous ferait mieux comprendre votre dimension originelle.
Hommes « nés, libres et de bonnes moeurs » guidés par votre destin, à la recherche d'un équilibre, d'un dialogue avec vous-même et avec les autres, vous souhaitiez répondre à cet appel profond en vous engageant dans une démarche de spiritualité à l'image de celle proposée par un Ordre Initiatique et Traditionnel.
Ainsi au sein de l'atelier maçonnique vous alliez recevoir la Lumière, « naître une seconde fois », selon un processus mettant en oeuvre un riche symbolisme et grâce au vécu d'un Rite constitué de règles codifiées dans des rituels utilisés comme vecteurs de l'influence spirituelle.
A la Grande Loge de France le Rite exclusivement pratiqué est le Rite Ecossais Ancien et Accepté dont le premier des degrés fournit un mode d'accès à la Connaissance fondé sur l'étude des Lois qui régissent l'homme et la nature.
Mais, si à l'identique des autres Rites maçonniques le Rite que nous pratiquons utilise la méthode classique de l'Initiation, de "la mise sur la voie", il est le seul à offrir, pour atteindre cet objectif, une magistrale synthèse des grands courants de la pensée traditionnelle, un éclectisme qui explique et justifie ses 33 degrés. Il est un vaste conservatoire des


initiations, un lieu où l'on garde, conserve, protège mais aussi un endroit où l'on pratique et où l'on fait vivre.
Le dépôt traditionnel, auquel il est fait référence ici, est constitué d'archétypes, de mythes, de personnages et d'évènements légendaires, liés entre eux par des Lois de correspondance et d'analogie, où les plans cosmique et humain sont en étroite relation.
L'idée selon laquelle macrocosme céleste et microcosme humain ont été conçus par un Principe créateur selon des Nombres et des Lois universelles, est aux sources de la spiritualité connue dans le monde Occidental et Proche Oriental.
Ce corpus symbolique qui remonte à des temps immémoriaux sera recueilli et transmis notamment par les corporations, guildes ou communautés professionnelles du Moyen Age, et sera conservé dans une série de textes appelés « Old Charges », "Anciens Devoirs".
C'est pourquoi, tout naturellement, les premiers Francs Maçons, parce qu'ils savaient mesurer tout ce qui est sur la terre et dans le ciel ", comme le précise le Manuscrit Régius de 1390, se fixèrent pour devoir d'imiter dans leurs propres constructions, les proportions retenues par le Principe créateur, en référence au précepte contenu dans la Table d'Emeraude d'Hermès le Trismégiste : "Tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas pour accomplir le mystère de l'Unité".
Cette volonté allait se traduire par la construction de nombreux édifices dédiés à la divinité, et "architecturés" à l'image du Cosmos.
Autant de Temples, dont le plus mythique demeure celui construit à Jérusalem par le Roi Salomon, autant de lieux sacralisés où se développèrent sacerdoce et rituels, où méditation et recueillement favorisèrent l'émergence d'une idée nouvelle selon laquelle, "construire c'est aussi se construire".
La maçonnerie va s'organiser tant bien que mal autour de ce concept jusqu'à ce qu'intervienne un changement majeur.
En 1598, en Ecosse, William Shaw, Maître des ouvrages du Roi, publie de nouveaux Statuts dans lesquels il est précisé que désormais c'est dans une Loge, constituée à cette fin, que les apprentis seront reçus et qu'ils accèderont, selon leurs mérites, au grade de Compagnon, après avoir prêté un serment de discrétion et s'être partagés des secrets communiqués sous le signe de l'Equerre, d'où le nom de « Square Masonry » .
La plus ancienne loge maçonnique connue, structurellement distincte de la corporation de maçons opératifs, est la Loge Mary's Chapel, fondée en 1599 sous l'autorité de William de Saint Clair, à l'Orient d'Édimbourg.
Il convient de souligner sur ce point que si les Loges de cette époque étaient tournées vers une organisation globale du « Métier », elles n'en possédaient pas moins des fondements spirituels et religieux.
Les recherches liées à l'Architecture, qui y occupaient une place prépondérante, ne résultaient pas simplement d'une technique répondant à des nécessités matérielles mais, au travers de la Géométrie, Art royal de construire, d'une discipline susceptible de donner à l'homme une explication du monde et de Dieu.
C'est donc pour l'essentiel, aux anciens maçons d'Ecosse que les Francs Maçons d'aujourd'hui doivent d'avoir reçu en dépôt ces usages et traditions des bâtisseurs gothiques, tombées en désuétude à la fin du 16° siècle, ce qui explique pourquoi l'Ecosse occupe une place prépondérante dans la conservation de la Tradition, à laquelle notre Rite fait référence.
Au milieu du 17° siècle, la Franc - Maçonnerie commence alors à compter dans ses rangs des membres qualifiés d' "acceptés", c'est à dire étrangers au métier, dont le plus emblématique est le Frère Elias Ashmole, savant érudit membre de la Royal Society.
Et si elle continue à se rattacher, par son symbolisme et ses Rituels, à des textes regroupés dans les "Anciens Devoirs", cette maçonnerie spéculative naissante ne reste pas insensible aux valeurs "ésotériques" d'une époque, la Renaissance, où étaient réapparus, l'hermétisme de la Haute Antiquité, les oeuvres des Cabalistes et des Alchimistes du Moyen Age, des manifestes d'auteurs Rosicruciens et néo templiers, ou bien encore des textes mentionnant la doctrine des "Fidèles d'Amour".
Parmi les maçons "acceptés", certains qui se proclamaient "écossais" et "anciens", s'opposaient à la maçonnerie anglaise telle que réorganisée, en 1723, par des protestants anglais regroupés autour du pasteur James Anderson et du scientifique Jean Théophile Désaguliers.
Ils reprochaient à cette Maçonnerie, bien dans l'esprit des "clubs" anglais, d'avoir rejeté l'aspect religieux de la tradition de métier, "déchristianisé" les rituels, abandonné certaines pratiques rituelliques, et modifié l'orientation de la Loge, lui faisant perdre sa nature d'espace sacré.
Exprimant le souhait de maintenir les "anciens usages", ils voulaient rappeler la nécessité pour les frères de s'engager dans une démarche de perfectionnement spirituel et de partir pour cela à la quête d'une Parole originelle perdue.
D'où, en 1751, la création de "la très honorable Fraternité des maçons libres et acceptés dite Grande Loge des "Anciens" qui se veut fidèle "aux anciens usages de la Confrérie", et donc, en opposition avec celle londonienne de 1717, dite "Moderne".
De ces deux sensibilités maçonniques, celle des "Moderns" se présente dans une perspective moraliste, scientifique, alors que l'autre, celles des "Ancients", vise en toute priorité à une réalisation spirituelle de l'initié, grâce à des structures hiérarchisées de perfectionnement et à des formes rituelles très élaborées.
Dans les deux décennies qui précèdent la Révolution française, ces deux courants de la Maçonnerie vont progressivement émerger dans notre pays :
- en référence aux Moderns, celui du Grand Orient tenant d'un Rite français dénué de tout caractère initiatique où la pratique des Loges est essentiellement tournée vers la philanthropie, la philosophie, voire déjà la politique,
- en référence aux Anciens, celui du REAA qui, en complémentarité à la Tradition de Métier, se tourne vers l'intégration des systèmes initiatiques et ésotériques des siècles précédents.
En 1688 est introduit en France le « Rite Écossais Primitif » avec les Loges des régiments écossais et irlandais ayant suivi le roi Jacques II Stuart d'Angleterre exilé à Saint-Germain-en-Laye, et en 1725, des Francs-Maçons ayant appartenus à sa Cour créent les premières loges jacobites à Paris.
Dans cette Maçonnerie d'Ancien Régime figurent des maçons opératifs écossais de vieille souche mais aussi ceux qui revendiquent un héritage chevaleresque et templier, sans doute celui de "l'Ordre très ancien et très noble du Chardon".
Le Rite Ecossais s'organise progressivement dans cette mouvance et ce non sans difficulté si l'on considère la multiplicité de systèmes concurrents en présence, à cette époque.
Progressivement vont alors apparaître de nouveaux grades à Bordeaux, Paris, Avignon, Marseille où la " Mère Loge écossaise de St Jean d'Écosse", forte de ses 400 frères, exporte en France et dans le monde son Rite en sept degrés.
Le terme "écossais" devient alors synonyme de "Hauts grades".
En 1761 le frère Etienne Morin fondateur de la Loge écossaise Saint Jean de Jérusalem à l'Orient de Bordeaux », reçoit lettre patente du Conseil des Empereurs d'Orient pour aller fonder en "toute partie du monde" des ateliers conférant les Hauts Grades de la "Sublime Maçonnerie" développés en France au milieu du 18° siècle.
Mais il faudra attendre l'année 1801, pour que le Rite Ecossais Ancien et Accepté soit crée à Charleston ( Caroline du Sud ), au sein du premier Suprême Conseil pour les Etats Unis d'Amérique par des Grands Inspecteurs Généraux détenant leurs pouvoirs du Frère Morin.
Ce nouveau Rite est désigné comme « Ecossais » car ce système était constitué de Hauts grades écossais.
Il est appelé « Ancien » car il admettait des Maîtres maçons de la Grande Loge des Maçons Anciens d'York.
Il est dénommé « Accepté » parce qu'il reçoit également des Maîtres de la Grande Loge des Maçons Francs et Acceptés, dits Modernes.
En Octobre 1804, le Comte Auguste de Grasse-Tilly, fonde le Suprême Conseil de France, deuxième Suprême Conseil au monde, détenteur historique, gardien et conservateur du Rite Ecossais Ancien et Accepté pour la France, qui eut à affronter, dès sa création, la volonté hégémonique des tenants du Rite français qui décident, en 1877, de supprimer de leurs rituels la mention traditionnelle du Grand Architecte de l'Univers et accentuent de plus en plus leurs prises de position dans le domaine politique.
Depuis sa création en 1894, c'est la GLDF qui a pour mission d'administrer les 3 premiers degrés de l'Ecossisme.
Avec le SCDF, elle a pour devoir de garantir la meilleure qualité de la pratique individuelle et collective du Rite à tous ceux qui travaillent dans les ateliers dont elle a la responsabilité.
« Je vous crée, constitue et reçois Apprenti Franc Maçon, Premier degré du REAA » est la phrase prononcée par le Vénérable Maître au cours de la cérémonie d'initiation au Premier degré. Les trois impositions symboliques de l'adoubement ont pour fonction d'attirer l'énergie spirituelle sur l'aspirant initié.
Au-delà de la transmission de l'initiation de métier, l'indication est donnée ici du passage à la vie adulte, de l'entrée du nouvel apprenti dans un ordre qualifié de « chevalerie de l'esprit » dont les vertus sont destinées à faire de lui un homme remarquable par son courage, son honneur et sa probité.
Comme dans tous les Rites maçonniques le Premier degré du REAA est celui de la mort au monde profane et de la renaissance à celui d'une vie nouvelle, à la vie de l'esprit, dans une Loge placée sous le patronage des deux Saint-Jean, porteurs et témoins de la Lumière, dont les membres travaillent « sous l'invocation du Grand Architecte de l'Univers, au nom et sous les auspices de la Grande Loge de France ».
La voie du métier de constructeur s'ouvre au nouvel apprenti qui se positionne désormais à la fois comme pierre et comme ouvrier. Et de même qu'au temps de la construction des cathédrales, la toute première formation portait sur le maniement physique des outils afin d'en posséder la maîtrise, dans la Loge, le premier travail consiste à s'entraîner à l'utilisation correcte des outils, au plan moral et symbolique.
Dés ce premier grade, l'initiation écossaise affirme sa spécificité au travers de l'ordonnancement du Temple maçonnique, de son orientation et également par la dimension ésotérique donnée à l'ouverture des travaux, moment où se recrée symboliquement l'Univers.
Placé en fait au début d'un processus de perfectionnement, le Premier Degré du Rite fait ressentir que le lieu où se déroule le travail maçonnique est un microcosme reflet du macrocosme.
En effet, c'est en portant son regard vers la Voûte étoilée, ou bien encore dans la direction de l'Orient où figurent le soleil et la lune, que se dévoile progressivement la représentation des principes qui régissent l'Univers, la base d'une cosmogonie où la Création doit être comprise comme l'acte par excellence de construire, d'édifier, d'ordonnancer.
Dans toutes les traditions, la constitution de l'Univers est la résultante de trois mondes qui s'interpénètrent dans le concept créateur : le monde divin ou des principes, le monde des lois ou des formes, et enfin le monde sensible.
Ainsi, après que tout se soit opposé, fractionné, dispersé, ce qui était épars se rassemble par l'action conjuguée de trois forces naturelles répertoriées par les scientifiques contemporains comme gravitationnelles, électromagnétiques et nucléaires.
Le Cosmos, à savoir le cadre dans lequel se déroule l'évolution de l'humanité, apparaît donc ternaire dés le commencement : chaos, organisation, ordre / essence, manifestation, substance / Principe, Verbe, Homme.
Sur ce point, le mémento du ler Degré rappelle qu'au ternaire qui constitue la représentation intelligible de l'Unité principielle fait écho l'âge symbolique de l'Apprenti qui cherche à transcender le Binaire avec ses pôles positif et négatif'.
Et parce que ce mystère initial est relaté dans le premier chapitre de la Genèse et dans le prologue de l'Evangile de Saint Jean, c'est la Bible qui est ouverte en Loge sur l'Autel des Serments. Avec les deux autres Grandes Lumières de la Franc-Maçonnerie que sont le Compas et l'Equerre, elle sert de référence aux principes fondamentaux de la Maçonnerie traditionnelle à laquelle se réfère le REAA.
C'est donc par l'étude approfondie du "Volume de la Loi sacrée", considéré comme symbole majeur de spiritualité parce qu'il est l'expression de la Parole, que peuvent être mieux appréhendés dans une vision unique, le matériel et le spirituel, le fini et l'infini.
La force créatrice s'extériorise, dans ses premières manifestations, au travers de la Lumière :
« Alors Elohim dit : qu'il y ait lumière et il y eut lumière ».
« Au commencement était la Parole et la Parole était avec Dieu En elle était la vie et la vie était la Lumière des hommes ».
Dans ces premiers temps du monde manifesté, l'obscurité est repoussée dans ses derniers retranchements, sans toutefois disparaître pour autant.
La Lumière, symbole universel de la spiritualité, est sortie du néant : « Que demandez vous pour lui ? Qu'il voit et qu'il contemple. Que la Lumière lui soit donnée à mon troisième coup de maillet ».
La Lumière qu'attend le néophyte et qui lui est donnée, la présence à l'Orient du Delta lumineux, les grandes et les petites lumières : le signe tangible de l'initiation est bien, lui aussi, celui de la Lumière.
Mais quelle identité retenir pour cette Energie à l'origine de l'Univers, ce Chaos d'où l'Ordre est sorti ? Pourquoi l'homme est-il en quête de transcendance ? Que doit-il faire pour utiliser au mieux ce bref instant qu'est la vie humaine devant l'éternité des temps cosmiques ? A quelle expérience renvoie le langage symbolique ?
C'est en se posant ces questions que l'Apprenti naît à la spiritualité et qu'il situe son travail dans sa double vocation opérative et spirituelle où "l'essence précède l'existence".
Le Rite Ecossais Ancien et Accepté fait sienne la reconnaissance de ce Principe à l'origine de toutes choses et à sa proclamation sous la dénomination de Grand Architecte de l'Univers, symbole transcendant reconnu comme hors de portée de la nature humaine et qui apparaît nettement moins réducteur que le Dieu révélé des religions.
Au début du cheminement initiatique proposé par le Rite, l'esprit s'accorde à la reconnaissance de l'existence de cette puissance supérieure qui par nature échappe aux conceptions humaines mais dont il faut tenter progressivement d'en percevoir le sens.
Il s'agit en l'occurrence d'un simple essai de compréhension, sans certitude définitive. Pour connaître ne faut-il pas douter ?
Parallèlement il est rappelé dans les Rituels le respect total de liberté qu'il convient de laisser à chacun dans sa démarche de perfectionnement personnel, liberté de conscience, liberté de pensée, liberté d'action.
Sur ce point essentiel, si on le compare aux autres Rites maçonniques parmi les plus pratiqués, le REAA ne leur est pas identique.
De son côté, le Rite français a supprimé dans ses rituels, toute référence à un Principe transcendant.
Le Rite Ecossais Rectifié a, quant à lui, adopté une doctrine exclusivement basée sur l'adoration du Dieu révélé de la religion chrétienne.
Animé d'une exigence de spiritualité, et d'une volonté d'humanisme, notre Rite, souligne ainsi le souci constant de laisser le « cherchant » à l'écart de toute approche dogmatique et invite l'invite à rechercher, sans limites, la Vérité, notamment en poursuivant l'étude du Volume de la Loi sacrée :
Après qu'il eut crée l'univers :
« Dieu appela la Lumière : jour
Et les ténèbres il appela nuit
Et il y eu soir et il y eut matin : un jour ».
Jour, nuit, solstices, travail, récréation, naissance, vie, mort : l'apprenti est appelé à adopter un nouveau positionnement et sa vie se partage désormais en fonction du temps fixé par la Règle à vingt quatre divisions.
Il découvre un monde nouveau divisé en un espace- temps profane et un espace-temps sacré.
Cette volonté de se situer dans cet espace/temps est exprimée, comme un véritable leitmotiv dans la plupart de nos rituels : Quelle heure est-il ? A quelle heure commencent nos travaux ? Puisqu'il est l'heure et que nous avons l'âge. Il est Midi plein. Il est Minuit ».
Si au commencement tout devait être perfection, après la création de la vie dans le monde divin apparaissent les formes et l'animalité vivante.
Adam, l'homme universel, est créé pour contempler la Vérité mais, en recherche d'intelligence, il découvre le secret de l'arbre de la Connaissance du bien et du mal, et perd le rang qui lui est attribué dans la Création, pour tomber dans le monde sensible.
L'histoire de l'initiation en général et de l'initiation proposée par le REAA en particulier, c'est en quelque sorte l'histoire de cette rupture symbolique et légendaire : l'homme est avec le Principe, l'homme est en privation de Lumière, puis l'homme tente de se réconcilier avec le Principe en contractant des alliances avec lui.
La distance ainsi créée entre l'état primitif et l'état présent de l'homme ne peut être franchie que par un long cheminement sur la voie de l'initiation, selon une spiritualité qui n'a pas été, contrairement aux religions inventées par l'homme, mais qui apparaît avec lui lorsqu'il sort de son état d'animalité, qu'il contemple sa propre nature et celle qui l'entoure.
Mais, pour parvenir à cette réconciliation, l'homme initié doit revêtir l'habit du héros et affronter les dangers qui l'attendent au cours des nombreux voyages auxquels il est convié par le Rite et qui le conduisent successivement à découvrir et à vivre les différents aspects de l'initiation.
Une Connaissance primordiale, une perfection initiale à la base de la création de l'univers, une Parole aujourd'hui disparue doivent être retrouvées.
Cette idée fait prendre graduellement conscience que l'homme et l'humanité se situent dans une lignée qui puise sa source dans la transcendance de la Nature, d'une même Vérité fondamentale qui est celle de l'Unité.
Elle permet de conserver une foi constante en l'homme, en sa perfectibilité et en son avenir.
Le REAA propose de faire retrouver, symboliquement, la nature première de l'homme avant la perte du Logos, dans sa pureté originelle.
Pour atteindre cet objectif il ne fournit aucun contenu doctrinal mais propose une démarche progressive de dévoilement qui s'appuie sur des Principes de Régularité
- la progression vers la connaissance par le perfectionnement personnel, au plan moral et spirituel,
- l'invocation du GADLU,
- les trois grandes lumières présentes sur l'autel des serments,
- le respect de la démarche initiatique, de la Tradition et des Rituels, - le principe de non mixité,
- l'interdiction de discussion politique ou religieuse en Loge,
Par son caractère intemporel et universel, le Rite Ecossais Ancien et Accepté, étroitement lié avec ce qui est immuable en l'Homme et dans l'Univers, reste l'outil indispensable pour les appréhender dans leur plénitude et leur finalité tout en laissant à chacun sa part d'imagination et de rêve.
Il demeure aujourd'hui encore, grâce à cette démarche spécifique le situant au-delà de tous les courants culturels, spirituels, sociaux ou politiques, et malgré les nombreux aléas et vicissitudes de son histoire, en capacité de réunir les hommes de bonne volonté. Il représente, à ce titre, un des derniers remparts contre la perte des valeurs de la Tradition.
Mes frères Apprentis, en prenant appui sur les éléments fondateurs qui constituent notre Rite, vous partirez à la découverte de votre vérité intérieure, vous gagnerez de nouveaux espaces de liberté dans le « vaste domaine de la pensée et de l'action », où la Raison et la Foi, parce qu'elles cohabitent harmonieusement, vous feront retrouver l'indispensable aspiration métaphysique et renaître à la vie spirituelle.
Vous êtes aujourd'hui simples spectateurs de ce qui se passe en Loge, mis en condition de réceptivité, à l'écoute de ce que vous entendez, attentifs à ce que vous voyez, en attente de connaître la suite mais déjà en situation de poursuivre à l'extérieur le travail commencé dans le Temple, d'offrir au monde la Lumière que vous portez, sans toutefois la laisser exposée au regard des profanes.
Vous êtes au début d'un cheminement qui est l'histoire de toute une vie. De toute votre vie.
En empruntant cette voie du métier de constructeur, qui s'annonce longue et sinueuse mais stimulante pour l'esprit et vivifiante pour le coeur, vous n'êtes pas devenu membre d'un club philanthropique où d'une association humanitaire mais adepte d'un Ordre initiatique traditionnel basé sur la fraternité dont la vocation n'est pas de réformer la société mais de permettre à l'homme de s'améliorer en s'élevant spirituellement et participer ainsi au progrès de l'Humanité.
Tout esprit qui s'élève, élève le monde.
Loin d'être coupés de la réalité, vous serez au contraire en possession des moyens pour mieux y faire face, parce que plus lucides, plus libres d'esprit, plus conscients de votre condition, de vos faiblesses et de vos capacités.
Parce qu'au-delà des contingences matérielles votre regard portera sur notre idéal intemporel commun vous serez en mesure de progresser dans des niveaux de conscience de plus en plus élevés.
Cette quête donnera du sens à votre existence dans une espérance qui vous apportera sans cesse la preuve que votre vie n'est ni un mouvement à vide, ni une course au bonheur individuel mais qu'elle contribue au Grand Oeuvre universel.

Source : http://www.stella-maris-gldf.com/

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Consécration de la Grande Loge Indépendante de France

14 Janvier 2013 , Rédigé par Jean-Laurent Turbet Publié dans #histoire de la FM

La Grande Loge Indépendante de France (GLIF), l’une des nouvelles obédiences maçonniques françaises issues de la Grande Loge Nationale Française (GLNF) a donc été consacrée lors d’une tenue solennelle le samedi 12 janvier 2013.

Vous découvrez ici pour la première fois le Grand-Maître de la GLIF, Jean-François BUHERNE, qui a été solennellement installé et a pu lui-même installer les Grands Officiers de son obédience.

Cette tenue a eu lieu au Temple Franklin Roosevelt de la Grande Loge de France (GLDF) qui affichait complet en cette après-midi de janvier.

Les représentants des 17 loges pétitionnaires fondatrices de la nouvelle obédience, comme les dignitaires de la GLIF étaient présents dans une ambiance à la fois très solennelle et très fraternelle.

La Grande Loge Indépendante de France est l’une des cinq obédiences françaises (GLDF, GLTSO, LNF, GLIF, GL-AMF) qui ont signé le communiqué du 12 décembre 2012. Ce communiqué annonce le début du processus de création d’une Confédération des Grandes Loges Régulières de France destinée à renouer les relations fraternelles avec les Cinq Grandes Loges européennes signataires de la déclaration de Bâle du 10 juin 2012.

La tenue de consécration était organisée sous la haute main d’Alexandre DOUENIAS (ci-contre) grâce à qui la Grande Loge Indépendante de France a pu voir le jour. Celui-ci gardera d’ailleurs la charge des relations extérieures de l’obédience.

Les obédiences amies de la future Confédération étaient présentes ou excusées. Roger DACHEZ pour la Loge Nationale Française était excusé. Le Grand Expert de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française (GL-AMF) représentait le Grand-Maître, Alain JUILLET. Le Grand-Maître de la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra, Jean DUBAR était présent. Le passé Grand-Maître de la Grande Loge de France, Alain-Noël DUBART, représentait le Grand-Maître Marc HENRY qui était retenu en province. Il était accompagné par une délégation de la Grande Loge de France composée du Grand-Chancelier Jean-Jacques ZAMBROWSKI, du Grand-Orateur Hugues FEBVAY et du passé Grand-Orateur Alain PIGEAU.

Pour la première fois depuis 1913, des frères issus de la Franc-Maçonnerie Régulière reconnue et des frères issus de la Franc-Maçonnerie Régulière mais qui n’était pas reconnue se sont retrouvés officiellement, lors d’une tenue maçonnique solennelle à caractère initiatique. C’était donc une première avec une valeur symbolique extrêmement forte. Tous les participants l’ont d’ailleurs bien ressenti comme tel.

La Grande Loge Indépendante de France, installée et consacrée va pouvoir maintenant prendre toute sa place dans le processus de constitution de la Confédération et de relation avec les cinq Grandes Loges européennes.

Elle peut également penser à son développement qu’elle veut harmonieux et axé sur la qualité des nouvelles recrues.

Bonne chance à la Grande Loge Indépendante de France qui fait partie intégrante du paysage maçonnique français.

Source : http://www.jlturbet.net/article-la-grande-loge-independante-de-france-est-consacree-114345234.html

 

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