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Le livre d'Enoch (1)

6 Décembre 2012 , Rédigé par X Publié dans #spiritualité

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CHAPITRE PREMIER

1. Voici les paroles d'Enoch par lesquelles il bénit les élus et les justes qui vivront au temps de l'affliction, quand seront réprouvés tous les méchant et les impies. Enoch, âme juste qui marchait devant le Seigneur, quand ses yeux furent ouverts, et qu'il eut contemplé une sainte vision dans les cieux, parla, et il prononça : Voici ce que me montrèrent les anges.

2. Ces anges me révélèrent toutes choses et me donnèrent l'intelligence de ce que j'avais vu, qui ne devait point avoir lieu dans cette génération, mais dans une génération éloignée, pour le bien des élus.

3. C'est par eux que je pus parler et converser avec celui qui doit quitter un jour sa céleste demeure, le Saint et le tout-puissant, le Seigneur de ce monde,

4. qui doit fouler un jour le sommet du mont Sinaï, apparaître dans son tabernacle, et se manifester dans toute la force de sa céleste puissance.

5. Tous les vigilants seront effrayés, tous seront consternés.

6. Tous seront saisis de crainte et d'effroi, même aux extrémités de la terre. Les hautes montagnes seront ébranlées ; les collines élevées seront déprimées ; elles s'écouleront devant sa face comme la cire devant la flamme. La terre sera submergée, et tout ce qui l'habite périra ; tous les êtres seront jugés, tous, même les justes.

7. Mais les justes obtiendront la paix ; il conservera les élus, et exercera sur eux, sa clémence.

8. Alors ils deviendront la propriété de Dieu ; il les comblera de bonheur et de bénédictions et la splendeur de la Divinité les illuminera.

CHAPITRE 2

1. Voici ! il arrive avec dix mille de ses saints, pour juger toutes les créatures pour détruire la race des méchants, et réprouver toute chair à cause des crimes que le pécheur et l'impie ont commis contre lui.

CHAPITRE 3

1. Tous ceux qui habitent dans les cieux savent ce qui se passe là-bas.

2. Ils savent que les globes célestes qui nous illuminent ne changent point leur voie ; que chacun d'eux, se lève et se couche régulièrement, dans le temps qui lui est propre, sans jamais transgresser les ordres qu'il a reçus. Ils regardaient la terre, et soudain ils connaissent tout ce qui s'y passe depuis le commencement, et jusqu'à la fin.

3. Ils voient que chacune des créations de Dieu suit invariablement la voie qui lui est tracée. ils voient l'été et l'hiver ; ils voient que toute la terre est remplie d'eau, et que les nuages, les vapeurs et la pluie en rafraîchissent la température.

CHAPITRE 4

1. Ils considèrent et admirent comment chaque arbre se couronne de feuilles ; comment il les perd ensuite, à l'exception de quatorze arbres privilégiés qui restent toujours verts, et qui pendant plusieurs hivers présentent l'apparence du printemps.

CHAPITRE 5

1. Ils admirent ensuite dans les jours de l'été comment le soleil échauffe la terre, dès le commencement de sa carrière, tandis que vous cherchez la fraîcheur du feuillage ; que le sol est crevassé par la chaleur torride, et que vous êtes incapables de vous promener soit dans la plaine, soit sur la montagne.

CHAPITRE 6

1. Ils admirent ensuite comment 1es arbres en se couvrant de feuilles poussent en même temps des fruits ; mais aussi ils comprennent en même temps et reconnaissent que celui qui vit éternellement fait pour nous toutes choses.

2. Que toutes les oeuvres de chaque année que toutes ses créations suivent invariablement les ordres qu'il leur a donnés, toutefois, quand Dieu a résolu ainsi, toutes choses doivent s'évanouir.

3. Ils voient comment les mers, et les fleuves accomplissent chacun leur mission respective.

4. Tandis que vous, vous ne supportez qu'avec peine, vous ne remplissez qu'imparfaitement les commandements de Votre Seigneur ; vous transgressez ses ordres, vous calomniez sa grandeur ; et votre bouche impie va prononcer des blasphèmes, contre sa majesté !

5. Pécheurs au coeur endurci, il n'y aura point de paix pour vous.

6. Vos jours seront maudits, et les années de votre vie seront effacées du livre des vivants ; vous serez en exécration à toute créatures, et vous n'obtiendrez point de miséricorde.

7. Dans ce jour, votre paix sera troublé par l'éternelle malédiction de tous les justes ; et les pécheurs mêmes vous exécreront à tout jamais.

8. Oui, ils vous exécreront aussi bien les impies.

9. Mais pour les élus, à eux la lumière, la paix ; à eux l'héritage terrestre.

10. Pour vous, impies, pour vous la malédiction.

11. Alors les élus recevront la sagesse il n'y aura plus ni transgression, ni impiété, ni orgueil se conduiront avec prudence, s'humilieront eux même, et ne violeront plus les saints commandements.

12. Aussi ne seront-ils pas condamnés tout le temps de leur vie, et leur vie sera sans trouble et sans douleur ; la somme de leurs jours sera complète ; ils vieilliront dans la joie et la paix ; et leur années de bonheur se multiplieront avec la joie, avec la paix, sans nuage, sans trouble, tout le temps de leur existence.

CHAPITRE 7

1. Quand les enfants des hommes, se furent multipliés dans ces jours, il arriva que des filles leur naquirent élégantes et belles.

2. Et lorsque les anges, les enfants des cieux les eurent vues, ils en devinrent amoureux ; et ils se dirent les uns aux autres : choisissons-nous des femmes de la race des hommes, et ayons des enfants avec elles.

3. Alors Samyaza leur chef leur dit : je crains bien que vous ne puissiez accomplir votre dessein.

4. Et que je supporte seul la peine de votre crime.

5. Mais ils lui répondirent : nous vous le jurons.

6. Et nous nous lions tous par de mutuelles exécrations ; nous ne changerons rien à notre dessein, nous exécuterons ce que nous avons résolu.

7. En effet ils jurèrent et se lièrent entre eux par de mutuelles exécrations. Ils étaient au nombre de deux cents, qui descendirent sur Aradis, lieu situé près le mont Armon.

8. Cette montagne avait été appelée Armon, parce que c'est là qu'ils avaient juré et s'étaient lié par de mutuelles exécrations.

9. Voici le nom de leurs chefs ; Samyaza, leur chef, Urakabarameel, Akibeel, Tamiel, Ramuel, Danel, Azkeel, Sarakmyal, Asael, Armers, Batraal, Anane, Zavebe, Samsavel,Ertael, Turel, Yomyael, Arazeal. Tels furent les chefs des ces deux cents anges ; et le reste étaient tous avec eux.

10. Et ils se choisirent chacun une femme, et ils s'en approchèrent, et ils cohabitèrent avec elles ; et ils leur enseignèrent la sorcellerie, les enchantements, et les propriétés des racines et des arbres.

11. Et ces femmes concurrent et elles enfantèrent des géants.

12. Dont la taille avait trois cent coudées. Ils dévoraient tout ce que le travail des hommes pouvait produire, et il devint impossible de les nourrir. (Une coudée = entre 44cm et 52cm)

13. Alors ils se tournèrent contre les hommes eux même, afin de les dévorer.

14. Et ils commencèrent à se jeter sur les oiseaux, les bêtes, les reptiles et les poissons, pour se rassasier de leur chair et se désaltérer de leur sang.

15. Et alors la terre réprouva les méchants.

CHAPITRE 8

1. Azaziel enseigna encore aux hommes à faire des épées, des couteaux, des boucliers, des cuirasses et des miroirs ; il leur apprit la fabrication des bracelets et des ornements, l'usage de la peinture, l'art de se peindre les sourcils, d'employer les pierres précieuses, et toutes espèces de teintures, de sorte que le monde fut corrompu.

2. L'impiété s'accrut ; la fornication se multiplia, les créatures transgressèrent et corrompirent toutes leurs voies.

3. Amarazak enseigna tous les sortilèges, tous les enchantements et les propriétés de racines.

4. Armers enseigna l'art de résoudre les sortilèges.

5. Barkayal enseigna l'art d'observer les étoiles.

6. Akibeel enseigna les signes.

7. Tamiel enseigna l'astronomie.

8. Et Asaradel enseigna les mouvements de la lune.

9. Et les hommes sur le point de périr élevèrent leurs voix, et leurs voix montèrent jusqu'au ciel.

CHAPITRE 9

1. Alors Michaël et Gabriel, Raphaël, Suryal et Uriel, abaissèrent des cieux leurs regards sur la terre, et virent les flots de sang qui la rougissaient, et les iniquités qui s'y commettaient ; et ils se dirent les uns aux autres : C'est le bruit de leurs cris.

2. La terre privée de ses enfants a élevé sa voix jusqu'aux portes du ciel.

3. Et c'est à vous ô essences célestes, c'est à vous que les âmes adressent leurs plaintes en disant : Obtenez nous justice du Très-Haut. Alors ils dirent à leur Seigneur et maître : Tu es le Seigneur des seigneurs, le Dieu des dieux, le Roi des rois. Le trône de ta gloire s'élève de toute éternité, et de toute éternité ton nom est sanctifié et glorifié. Tu es béni, et glorifié à jamais.

4. Tu es le créateur, le maître souverain de toutes choses ; rien n'est caché à ton regard perçant. Tu domine sur tout, et rien ne peut se soustraire à ton autorité.

5. Tu as vu ce que Azariel a fait ; comment il a enseigné aux hommes toute espèce d'iniquité, et comment il a révélé au monde tout ce qui se passe dans les cieux.

6. Samyaza aussi a enseigné aux hommes la sorcellerie, lui que tu avais placé au dessus de tous ses compagnons. Ils se sont alliés aux filles des hommes ; ils ont péchés avec elles, et se sont souillés.

7. Ils leur ont découvert les crimes les plus abominables.

8. Et les femmes ont enfantés les géants.

9. Et toute la terre a été remplie de sang et d'iniquité.

10. Et voici maintenant que les âmes de ceux qui sont morts, élèvent la voix vers toi.

11. Et font monter leur plainte jusqu'aux portes du ciel.

12. Leurs gémissements montent vers toi ; les hommes ne peuvent se soustraire à l'iniquité qui couvre la surface de la terre. Or tu connais toutes choses, avant même qu'elles existent.

13. Tu connais toutes choses ; tu sais tout ce qui se passe, et cependant tu ne nous dis rien

14. Pour tant de crime, que devons nous faire aux méchants ?

CHAPITRE 10

1. Alors le Très-Haut, le Grand et le Saint fit entendre sa voix

2. Et il envoya Arsayalalyur auprès de Lamech

3. Disant : parle-lui en mon nom ; mais cache toi à ses yeux.

4. Puis dévoile-lui le grand cataclysme qui doit faire périr tous les hommes ; quand les eaux du déluge se répandront sur la face de la terre, et que toute créature sera détruite.

5. Mais enseigne-lui les moyens d'échapper ; dis-lui comment sa race se perpétuera sur toute la terre.

6. Puis le Seigneur dit à Raphaël ; Prends Azaziel, lie-lui les pieds et les mains ; jette-le dans les ténèbres ; et abandonne-le dans le désert de Dudael.

7. Fais pleuvoir sur lui des pierres lourdes et pointues ; enveloppe-le de ténèbres.

8. Qu'il y reste à jamais, que sa face soit couverte d'un voile épais ; et qu'il ne voit jamais la lumière.

9. Et quand se lèvera le jour du jugement plonge-le dans le feu

10. Cependant purifie la terre, que les anges ont souillés ; annonce-lui la vie ; annonce-lui que je la revivifierai.

11. Les fils des hommes ne périront pas tous à cause des secrets que les vigilants leur ont révélés et qu'ils ont enseignés à leur descendant

12. Mais la terre a été souillée par les enseignements d'Azaziel. Aussi est-ce lui qui doit être responsable de tous les crimes.

13. Le Seigneur dit ensuite à Gabriel : Va vers les méchants, vers les réprouvés, vers les enfants de fornication ; extermine ces enfants de fornication, ces rejetons des vigilants, du milieu des hommes ; pousse-les, excite-les les uns contre les autres. Qu'ils périssent de leurs propres mains ; car leurs jours ne seront pas complets.

14. Ils te supplieront, mais leurs prières n'obtiendront rien pour eux ; et c'est en vain qu'ils espéreront pour leur enfants la vie éternelle, et même une vie de cinq cents années.

15. Le Seigneur dit ensuite à Michaël : Va et annonce le châtiment qui attend Samyaza et tous ceux qui ont participe à ces crimes, qui se sont unis à des femmes, qui se sont souillés par toutes sortes d'impuretés. Et quand leurs fils seront extermines, quand ils auront vu la ruine de ce qu'ils ont de plus cher au monde, enchaîne-les sous la terre, pour soixante-dix générations, jusqu'au jour du jugement, et de la consommation universelle ; et l'effet de ce jugement sera pour eux éternel.

16. Alors ils seront jetés dans les profondeurs d'un feu qui les tourmentera sans cesse ; et ils y resteront toute l'éternité.

17. Avec eux leur chef brûlera dans les flammes ; et tous ils y seront enchaînés jusqu'à la consommation d'un grand nombre de générations.

18. Extermine en même temps toutes les âmes adonnées à de coupables jeux ; extermine les rejetons des vigilants ; assez et trop longtemps ils ont tyrannisé le genre humain.

19. Que les oppresseurs soient enlevés de la face de la terre.

20. Que le mal soit anéanti !

21. Mais que la plante de la justice et de l'équité refleurisse, et devienne un gage de bénédiction.

22. Car la justice et l'équité doit refleurir avec la joie pour des temps sans fin.

23. Et alors tous les Saints adresseront au ciel leurs actions de grâces, et vivront jusqu'à ce qu'ils aient engendré mille enfants, tandis que les jours de leur jeunesse et leurs sabats s'écouleront dans la joie et la paix. A cette époque toute la terre sera cultivée dans la justice : elle se remplira d'arbres et de bénédictions ; des arbres délicieux y seront plantés.

24. La vigne y croîtra en abondance, et produira du fruit à satiété ; toutes les semences qui seront confiées à la terre, rapporteront mille mesures pour une ; et une mesure d'olive, fournira à dix pressées d'huile.

25. Délivré la terre de toute tyrannie, de toute injustice, de tout crime, de toute impiété, de tout ce qui peut la souiller. Que le mal en soit banni à jamais.

26. Alors, les enfants des hommes vivront dans la justice, et toutes les nations me rendront les honneurs qui me sont dus ; toutes me béniront, toutes m'adoreront.

27. La terre sera délivrée de toute corruption, de tout crime, de tout châtiment, de toute souffrance ; et elle n'aura plus à craindre de moi un déluge exterminateur.

CHAPITRE 11

1. Dans ces jours, j'ouvrirai les trésors de bénédictions que recèle le ciel, je les répandrai sur la terre, et ils féconderont les oeuvres et le travail des hommes.

2. La paix et la justice feront alliance avec les hommes, et ces unions sacrées dureront autant que le monde et que les générations.

CHAPITRE 12

1. Avant l'accomplissement de toutes ces choses, Enoch fut enlevé de la terre ; et personne ne sut où il avait été enlevé, ni ce qu'il était devenu.

2. Tous ces jours, il les passa avec les saints, et avec les vigilants* (*Initiés).

3. Moi, Enoch, je bénissais le grand Seigneur, le Roi de la paix.

4. Et voici : les vigilants me nommèrent Enoch le scribe.

5. Et le Seigneur me dit : Enoch, scribe de justice, va dire aux vigilants du ciel, qui ont abandonné les hauteurs sublimes des cieux et leurs éternelles demeures, qui se sont souillés avec les femmes,

6. Et ont pratiqué les oeuvres des hommes, en prenant des femmes à leur exemple, qui se sont enfin corrompus sur la terre.

7. Dis-leur que sur la terre, ils n'obtiendront jamais ni paix, ni rémission de leurs péchés. Jamais ils ne se réjouiront dans leurs rejetons ; ils verront leurs bien-aimés exterminés ; ils pleureront leurs fils exterminés ; ils me prieront pour eux, mais jamais ils n'obtiendront paix ou miséricorde.

CHAPITRE 13

1. Enoch partit donc, et il dit à Azaziel : Il n'y a plus de paix pour toi. Une grande sentence a été prononcée contre toi. Il t'enchaînera ;

2. Il n'y aura jamais pour toi ni soulagement ni miséricorde, ni intercession, à cause de l'oppression que tu as enseignée.

3. Et parce que tu as appris aux hommes à outrager Dieu, à pécher et à tyranniser leurs semblables.

4. Et je le quittai, et j'allai annoncer la même nouvelle à tous les compagnons de ses crimes ;

5. Et ils furent terrifiés et saisis d'un affreux tremblement ;

6. Et ils me supplièrent d'écrire pour eux une humble supplique pour obtenir le pardon de leurs fautes ; ils me prièrent de la faire parvenir au trône du Dieu du ciel, car ils n'osaient ni s'adresser à lui, ni même lever les yeux au ciel, à cause du grand crime pour lequel ils avaient été jugés.

7. Alors, j'écrivis une humble supplique à leur sujet, afin de leur faire obtenir repos et miséricorde pour tout ce qu'ils avaient fait.

8. Puis je les quittai, et continuai ma route tout en lisant leur requête, vers les eaux du Danendan, qui se trouvent à l'ouest d'Armon, et je m'endormis.

9. Et voici que j'eus un songe, et une céleste vision. Je tombai en extase, et je vis dans une vision, la punition dont je devais annoncer la triste nouvelle aux enfants des cieux, et les réprimander. Quand je m'éveillai, je me rendis auprès d'eux. Ils étaient réunis, pleurant et la face voilée dans Ubelseiael, lieu situe entre le Liban et Seneser.

10. Et je leur fis part de mes visions et de mes songes.

11. Et je leur adressai ces paroles de la justice, et les réprimandes que méritaient les enfants des cieux.

CHAPITRE 14

1. Ceci est le livre des paroles de la justice, et des paroles adressées aux vigilants, qui sont de ce monde, selon l'ordre que m'a donné dans la vision le Saint et le Grand. Je vis donc en songe que je parlais avec ma langue de chair et avec le même souffle dont le Tout-Puissant a animé la bouche des hommes, pour converser entre eux.

2. Et je compris avec le coeur. Et de même que le Seigneur a créé et donné aux hommes le pouvoir de comprendre les mots qui s'adressent à l'intelligence, de même aussi il a créé pour nous, et il m'a donné le pouvoir de reprendre les vigilants, les enfants du ciel. J'ai donc rédigés vos prières ; mais j'ai su dans une vision, que tant que le monde existera, jamais vous n'obtiendriez ce que vous demandez.

3. Le jugement a été prononcé contre vous ; toutes vos prières sont inutiles.

4. Ainsi, désormais, vous ne monterez plus au ciel ; et sur terre, vous serez enchaînés aussi longtemps qu'existera le monde lui-même.

5. Mais auparavant, vous serez témoins de la misère de tout ce qui vous est cher, vous ne les posséderez plus. Ils tomberont sous le glaive sous vos propres yeux.

6. Et n'adressez point de prières ni pour eux ni pour vous !

7. Mais vous pleurerez, et vous supplierez en silence. telles sont les paroles du livre que j'écrivis.

8. Voici maintenant la vision que j'eus :

9. Voici : Je me voyais environné de nuages et de brouillards épais ; je contemplais avec inquiétude le mouvement des astres et celui des éclairs, tandis que des vents formidables soulevaient mes ailes, et accéléraient ma course.

10. Je fus enlevé ainsi jusqu'au ciel et j'arrivai bientôt à son mur bâti avec de pierres de cristal. Des flammes mobiles en enveloppaient les contours. Je commençai à être saisi d'effroi.

11. Cependant je m'enfonçai au milieu de ces flammes.

12. Et je pénétrai dans une vaste habitation dont le pavé était en pierres de cristal. Les murs comme le pavé, étaient également en cristal, aussi bien que les fondements. Son toit était forme d'étoiles errantes et d'éclairs de lumière, et l'on voyait, au milieu des chérubins de feu dans un ciel orageux. Des flammes vibraient autour de ces murailles, et la porte était de feu. Quand je suis entré dans cette habitation, elle était à la fois brûlante comme le feu, et froide comme la glace ; et il n'y avait là, trace ni de bonheur, ni de vie. Alors, une terreur soudaine s'empara de moi ; je tressaillis d'effroi.

13. Tout tremblant, je tombai la face contre terre, et j'eus une vision.

14. Voici ; Il y avait une autre habitation plus spacieuse que la première, dont toutes les portes étaient ouvertes devant moi, au milieu d'une flamme vibrante.

15. Telle était sa gloire, sa magnificence, sa grandeur, qu'il m'est impossible de vous dépeindre, ni la splendeur qui l'environne, ni sa vaste étendue.

16. Le pavé était de feu ; au-dessus, brillaient des éclairs et des étoiles érrantes, et le comble était tout entier d'un feu étincelant.

17. Je l'examinai avec attention, et je vis qu'il y avait un trône élevé ;

18. Dont l'aspect ressemblait à la grêle, tandis que son contour était comme l'orbe éclatant du soleil ; et il en sortait des voix de chérubins.

19. De ce trône puissant s'échappaient des torrents de flammes,

20. Qu'il était impossible d'envisager.

21. Et il y avait quelqu'un assis sur ce trône de gloire,

22. Dont le vêtement était plus blanc que la neige.

23. Et aucun ange n'était capable de regarder en face le Glorieux et le Magnifique, ni de s'approcher de lui ; aucun mortel ne pouvait le contempler. Un feu brillant brûlait autour de lui.

24. Il s'élevait aussi devant lui, un feu d'une grande étendue ; en sorte qu'aucun de ceux qui l'entouraient ne pouvaient en approcher, et des myriades de myriades étaient devant lui. Il n'avait besoin ni de conseils, ni d'assistance, et les saints qui formaient sa coure, ne le quittait ni jour ni nuit. Je m'approchai autant que je pus, voilant ma face, et plein de frayeur. Alors, le Seigneur lui-même daigna de sa propre bouche m'appeler par mon nom : approche, dit-il, approche de plus près, et viens entendre ma sainte parole.

25. Et il me prit, et il me fit pencher jusqu'à la porte. Et moi, je tenais mes yeux baissés vers la terre.

CHAPITRE 15

1. Alors s'adressant à moi, il me parla ainsi : Écoute, écoute sans crainte, ô juste Enoch, ô scribe de justice, approche, et écoute ma voix. Va, dis aux vigilants du ciel qui t'ont envoyé pour me prier pour eux. Vous deviez priez pour les hommes (325). et non pas les hommes pour vous !

2. Pourquoi avez vous abandonné les saintes hauteurs du ciel, votre demeure éternel pour aller vous souiller avec des femmes ? Pourquoi vous êtes-vous épris des filles des hommes et en avez vous fait vos épouses ; avez vous pratiqué avec elles les oeuvres des enfants de la terre, et donné naissance à une race impie ?

3. Vous qui étiez des esprits célestes, en possession de la sainteté, de la vie éternelle, vous vous êtes souillés avec des femmes ; vous avez travaillé aux oeuvres de la chair, vous avez engendré dans le sang, vous avez agi comme ceux qui ne sont que de sang et de chair.

4. Eux, ils ont été créés pour mourir.

5. Voilà pourquoi je leur ai donné des femmes, afin qu'ils cohabitent avec elles, qu'ils engendrent des enfants qui perpétuent leur race sur la terre.

6. Mais vous, vous avez été crée de purs esprits dès le commencement, vous possédez une vie éternelle, vous n'êtes point sujet à la mort (326)

7. Aussi ne vous avais-je point donné de femmes, parce que, esprit purs, vous deviez habiter dans le ciel.

8. Et maintenant : Les géants* (*Nephilim), qui sont le prix du commerce de l'esprit et de la chair, seront appelés sur terre de mauvais esprits, et leur demeure sera sur la terre. Ils procréeront à leur tour de mauvais esprit, parce qu'ils tiennent au ciel par un côté de leur être, parce c'est des saints vigilant qu'ils tirent leur origine. Ils seront donc de mauvais esprits sur la terre, et on les appellera esprit du mal. La demeure des esprits célestes est le ciel ; mais c'est la terre qui doit être la demeure des esprits terrestres qui sont nés sur la terre.

9. Les esprits des géants seront comme les nuages (327), qui apportent ; sur la terre les fléaux de toute espèce, la peste, la guerre, la famine.

10. Et le deuil. Ils ne boiront ni ne mangeront, invisibles à tous les regards (328), ils s'insurgeront encore entre les hommes et les femmes ; parce qu'ils ont reçu la vie dans les jours de destruction et de carnage.

CHAPITRE 16

1. Lors de la mort des géants, quelques part qu'aillent leurs âmes lorsqu'elles abandonneront leurs corps, tâche que ce qui est chair en eux périsse avant le jugement. Qu'elle soit exterminée jusqu'au jour de la grande consommation de l'univers ; alors que les vigilants et les impies seront détruis pour toujours.

2. Quant aux vigilants, qui t'ont envoyé pour m'implorer pour eux.

3. Dis leur, à ces intelligences célestes : Vous avez eu le ciel pour demeure ; mais les secrets d'en haut ne vous ont pas été révélés ; cependant vous avez connu un secret d'iniquité.

4. Et vous l'avez dévoilé aux femmes dans les mouvements de votre coeur, et par là vous avez multiplié le mal sur la surface de la terre (329).

5. Dis-leur donc : Jamais vous n'obtiendrez grâce, ni jamais vous ne recevrez la paix !

CHAPITRE 17

1. Puis ils m'enlevèrent dans un endroit où il y avait comme un feu dévorant ; et où, selon leur bon plaisir, ils prenaient la ressemblance de l'homme.

2. Ils me conduisirent sur un lieu élevé, sur une montagne dont le sommet s'élançait dans les cieux.

3. Et je vis les trésors des éclairs et du tonnerre aux extrémités de ce lieu, dans l'endroit le plus profond. Il y avait là un arc de feu, et les flèches dans un carquois, et une épée de feu et toute espèce d'éclaires (330).

4. Puis ils me transportèrent auprès d'une eau jaillissante, et du côté de l'occident vers les feux du soleil couchant. J'arrivai à une rivière de feu qui coulait comme de l'eau et se jetait dans la grande mer occidentale (331).

5. Je vis tous les grands fleuves, et j'arrivai bientôt au milieu des noires ténèbres : dans ces lieux où toute chair émigre : je vis les montagnes de ténèbres qui produisaient l'hiver, et l'endroit d'où l'eau s'écoule dans leurs abîmes respectifs.

6. Je vis aussi l'embouchure de tous les fleuves du monde, et celle de l'abîme.

CHAPITRE 18

1. Puis j'arrivai aux réservoirs de tous les vents, et je remarquai comment ils servaient à l'ornement de la terre, et à la conservation des fondements de la terre (332).

2. Je vis la pierre qui supporte les angles de la terre.

3. Je vis aussi les quatre vents qui soutiennent la terre et le firmament du ciel.

4. Je vis les vents qui soufflent dans les hauteurs du ciel.

5. Ceux qui s'élèvent entre le ciel et la terre et qui forment les colonnes du ciel.

6. Je vis les vents qui font tourner le ciel et qui entraînent dans leurs orbites le soleil et les étoiles : et au-dessus de la terre je vis le vent qui support les nuages.

7. Je vis la voie des anges (333)

8. Je vis, de l'extrémité de la terre le firmament du ciel qui pèse sur elle. Alors je me tournai vers le midi.

9. Là brûlaient nuit et jour six montagnes de pierres précieuses, trois du côté de l'orient trois du côté du midi.

10. Celles du côté de l'orient se composait de pierres de diverses couleurs ; de perles et d'antimoine ; celles du côté du midi étaient de pierres rouges. Leur sommet s'élevait jusqu'au ciel, comme le trône de Dieu il était d'albâtre, et dans sa partie supérieur, de saphir. Je vis aussi le feu ardent qui brûlait sur les montagnes.

11. Là aussi je vis dans une région immense le lieu où les eaux étaient rassemblées.

12. J'y vis aussi les sources de la terre cachées dans les colonnes embrasées des cieux.

13. Et dans ces colonnes du ciel, je vis des feux qui jaillissaient sans nombre, mais ni en haut ni en bas. Au-dessus de ces sources, je vis un endroit qui n'avait ni le firmament au-dessus, ni la terre au-dessous, il n'y avait pas non plus d'eau ; et rien à droite ni à gauche ; c'était une plage déserte.

14. Et là j'aperçus sept étoiles, brillantes comme des montagnes de feu, ou comme de sublimes esprits.

15. Alors l'ange dit : cet endroit sera jusqu'à la consommation du ciel et de la terre la prison des étoiles et des armées du ciel.

16. Ces étoiles qui roulent au-dessus du feu sont celles qui ont transgressées les commandements de Dieu, avant le fin de leur épreuve. Aussi les a-t-il enchaînées dans ce lieu. Jusqu'à ce qu'elles aient expié les crimes dans l'année mystérieuse.

CHAPITRE 19

1. Alors Uriel s'écria : Voici les anges qui ont cohabité avec les femmes, et se sont désigné des chefs ;

2. Qui ont souillé les hommes, multiplié parmi eux les erreurs, au point de leur faire faire des sacrifices aux démons, comme à Dieu. Mais au grand jours, ils seront jugés et ils périront, et leurs femmes avec eux, parce qu'elles se sont laissé séduire sans résistance (324).

3. Et moi, Enoch, moi seul, j'ai vu la fin de toutes choses, et il n'a été donné à personne de la voir comme moi.

CHAPITRE 20

1. Voici le nom des anges qui veillent (336).

2. Uriel, un des saints anges, qui préside aux cris et à la terreur.

3. Raphaël, un des saint anges, qui préside aux esprits des hommes.

4. Raguel (337), un des saint anges, qui unit le monde et les luminaires.

5. Michael, un des saints anges qui préside à la vertu des hommes, et commande aux nations.

6. Sarakiel (338) un des saints anges qui préside aux enfants des hommes qui pèchent.

7. Gabriel, un des saints anges, qui préside sur Ikisat, sur le paradis et sur les chérubins.

CHAPITRE 21

1. Je fis ensuite un long circuit pour arriver à un lieu où rien n'était au complet.

2. Je ne vis là ni l'oeuvre admirable du ciel élevé, ni la terre et ses merveilles ; ce n'était qu'un désert solitaire et terrible.

3. Là aussi, je vis sept étoiles enchaînées les unes aux autres, comme de grandes montagnes, comme ses feux embrasés. Et je m'écriai à cette vue : Pour quel crime ces étoiles sont-elles enchaînées ; pourquoi ont-elles été reléguées dans ce lieu ? Alors Uriel, un des saints anges qui était avec moi et qui me servait de guide me répondit : Enoch, pourquoi cette question ? Pourquoi cette inquiétude, cette anxiété ? Ces étoiles ont transgressé le commandement du Dieu Très-Haut ; et pour expier leur crime, elle ont été enchaînées dans ce lieu pour un nombre infini de siècles.

4. De là je passai dans un autre lieu de terreur :

5. Là je vis l'oeuvre d'un feu immense, ardent et dévorant, au milieu duquel il y avait une division. Et des colonnes de feu se combattaient entre elles et elles s'enfonçaient dans l'abîme. Et il me fut impossible d'évaluer ni sa grandeur, ni sa hauteur ; je ne pus pas non plus connaître son origine. Et je m'écriai encore à cette vue : quel lieu terrible qu'il est difficile d'en sonder les mystères.

6. Uriel, un des anges qui étaient avec moi, me répondit et me dit : Enoch, pourquoi ces alarmes, pourquoi cet étonnement à la vue de ce lieu terrible, à la vue de ce lieu de souffrance ? C'est ici, ajouta-t-il, la prison des anges ; et ils seront enfermés à jamais !

CHAPITRE 22

1. De là, je m'avançai vers un autre lieu, où du côté de l'occident je vis une grande et haute montagne, un rocher escarpé, et quatre réceptacles délicieux.

2. A l'intérieur, ce lieu était profond, spacieux, poli et égal, mais d'une profonde obscurité.

3. Alors Raphaël, un des saints anges qui m'accompagnait me dit : voici les bienheureuses régions où sont rassemblées les esprits, les âmes des morts ; c'est là que doivent se réunir toutes les âmes des enfants des hommes.

4. C'est dans ces lieux qu'elles resteront jusqu'au jour du jugement, jusqu'au temps qui leur est marqué.

5. Or, ce temps sera long à venir, c'est le jour du grand jugement. Et je vis les esprits des enfants des hommes qui étaient morts, et leurs cris accusateurs s'élevaient jusqu'au ciel.

6. Alors j'interrogeais Raphaël, l'ange qui m'accompagnait et je lui dis : de qui est cette voix accusatrice qui monte vers le ciel ?

7. Il me répondit : c'est la voix de l'esprit d'Abel, qui a été tué par son frère Caïn, et qui l'accusera jusqu'à ce que sa race soit exterminée de dessus la face de la terre.

8. Jusqu'à ce que sa race soit effacée d'au milieu des hommes.

9. Alors je l'interrogeai sur lui, sur le jugement universel, et je lui dis : pourquoi les uns sont-ils séparés des autres ? Il me répondit : il y a trois classes pour les esprits des morts. Trois classes parmi les esprits des justes.

10. Ces classes sont distinguées par un gouffre, par l'eau et par la lumière qui est sur l'eau.

11. Les pécheurs sont également classés ; après leur mort, ils sont déposés dans la terre si le jugement ne les a pas prévenu de leur vivant.

12. C'est ici que leurs âmes sont enfermées ; c'est ici qu'elles sont en proie à des douleurs intolérables, châtiment de ceux qui sont maudits pour l'éternité, et dont les âmes seront punies et enchaînées à tout jamais.

13. Et voilà ce qui existe depuis le commencement du monde. Les âmes de ceux qui se plaignent sont séparées de celles qui veillent pour leur ruine, pour leur extermination au jour des péchés.

14. Tel est le séjour destiné aux âmes des hommes injustes et pécheurs, aux âmes de ceux qui ont commis l'iniquité* (*Corruption des moeurs) et qui se sont mêlées à la société des impies* [*Personne qui dédaigne la religion, athée blasphémateur (parole qui outrage, qui attaque Dieu) ], auxquels ils ressemblent. Leurs âmes ne seront point anéanties au jour du jugement ; mais enfermées dans ce lieu, elles n'en sortiront jamais. Alors je louai Dieu.

15. Et je dis : Béni soit mon Seigneur, le Seigneur de gloire et de justice, le dominateur suprême et éternel.

CHAPITRE 23

1. De là j'arrivai dans un autre lieu, du côté de l'occident, aux extrémités de la terre.

2. Où je vis un feu ardent et un mouvement perpétuel, qui roulait nuit et jour, sans jamais s'arrêter.

3. Et j'interrogeai l'ange qui m'accompagnait, et je lui dis : qu'est cela ? Pourquoi ce mouvement incessant ?

4. Raguel, un des anges qui m'accompagnaient me répondit :

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Les deux colonnes d'Enoch

5 Décembre 2012 , Rédigé par Laurent.A le Mar Publié dans #fondements bibliques de la FM

Une légende fait mention de neuf caves secrètes construites par Enoch qui avait été averti du déluge. Ces caves se trouveraient dans des salles secrètes découvertes à proximité du sphinx en Égypte. Dans la plus basse se trouverait une tablette triangulaire en or portant le nom de Dieu. Enoch aurait aussi confié à son fils Métoushélah une autre tablette qu'il tenait du créateur.

Enoch patriarche vertueux de la Bible resté fidèle à dieu est sauvé du déluge. Mais que penser de l'archange Gabriel si énigmatique ?

Comme Jarod, Méthoushèlah, Lamek et Noé, Enoch n'a pas succombé au pêché de la chaire comme les déchus et il "monta au ciel" pour y incarner l’Archange Metatron. Lors du déluge, les caves furent scellées et soutenues par deux colonnes indestructibles (appelées les colonnes d’Enoch ou antédiluviennes). Enoch inscrivit sur l'une d'elle (en brique) les sept sciences de l'humanité qui constitueront les archives de la maçonnerie (les colonnes sont le symbole des loges de la franc maçonnerie). Sur la deuxième colonne (en marbre) il inscrivit qu'un trésor se trouvait tout proche. On ignore encore ce que contenaient ces neuf salles, qu' Edgar Cayce appelait la salle des archives.
L’arche de Noé
Parmi eux, le premier sur lequel je me dois d'attirer votre attention est le patriarche Noé qui tient de la main gauche un triangle équilatéral et de la droite une hache, mal discernable ici. Le Livre de la Genèse nous dit qu' «ayant suivi les voies de DIEU », rendu sur la Montagne de la Vision, lui fut montrée la destruction qui guettait la malignité des hommes Désirant préserver les principes de la Science pour la postérité de ceux que DIEU daignerait épargner, l'ancêtre de Noé, Henok éleva deux colonnes l'une qu'il fit de marbre, et l'autre de briques la première résistant à la dissolution par l'eau, la seconde à la destruction par le feu A l'intérieur de chacune d'elles, il pratiqua une cache secrète dans laquelle il déposa les archives de la sagesse «pour que, dit-il, la Sagesse ne disparaisse pas totalement, avec le Mal, de la surface de la terre » Ces colonnes furent placées en sûreté dans une caverne à laquelle on accédait par une galerie de neuf arches, sommairement représentées ici, puisque le secret de leur disposition, comme les moyens d'accès de l'une à l'autre, étaient seulement communiqués de père en fils et sont maintenant perdus Le pilier de marbre résista à la montée des eaux mais ne fut retrouvé que très longtemps après, quand son contenu fut pour la première fois mis au jour, providentiellement préservé pour les générations futures La vision d'Henoch ne devait se réaliser qu'à l'époque de son arrière petit-fils, Noé Le Livre d'Henoch rapporte en effet que «la femme de Lamek mit au monde un enfant dont la chair était aussi blanche que la neige et la carnation telle la rose, dont les cheveux étaient blancs comme la laine et longs et qui avait des yeux magnifiques Quand il les ouvrait il illuminait toute la maison tel le soleil et toute la maison était lumineuse Et lorsqu'il fut reçu des mains de la sage-femme et ouvrit la bouche, il s'adressa au SEIGNEUR de Justice Lamek fut terrifié du prodige et alla voir son père Metoushèlah pour lui dire qu'il avait engendré un enfant différent de tous les autres Metoushèlah consulta Henoch qui 'demeurait avec les anges' et Henoch expliqua qu'a cause de la malignité du monde, un déluge devait s'abattre, niais que Noé et ses enfants sciaient épar¬gnés »
Et Noé devint homme et trouva grâce aux yeux du Seigneur, qui se laissa fléchir dans Sa détermination de détruire toute chair sous les Cieux, de crainte que la Droiture ne disparaisse aussi avec le Mal, de la surface de la terre Selon les instructions divines, Noé construisit l'Arche et y fit entrer sa famille et tous les animaux qu'il put rassembler Alors le Seigneur ouvrit les vannes d'un grand déluge qui recouvrit la terre et détruisit toutes les créatures vivantes, mais l'Arche dériva en sécurité à la surface des eaux
Quand (Ge 8,2-9) «les réservoirs de l'Abîme se fermèrent ainsi que les ouvertures du ciel et la pluie fut retenue au ciel, et que les eaux diminuèrent sur la terre, Noé ouvrit la fenêtre de l'Arche qu'il avait faite Il lâcha le corbeau qui s'envola, allant et venant Puis il lâcha la colombe pour voir si les eaux avaient baissé sur la surface du sol Mais la colombe ne trouva pas où poser la patte , elle revint à lui vers l'Arche car les eaux couvraient toute la surface de la terre » Tandis qu'il attendait son retour, Noé reposa sa tête dans le creux de son bras sur le rebord de la fenêtre , et quand elle revint enfin, il tendit la main afin qu'elle se pose sur son doigt en disant «Voilà, elle approche et (Ge 8, 9, 12) il «la prit pour la faire rentrer dans l'Arche Il attendit encore sept autres Jours et lâcha à nouveau la colombe hors de l'Arche Le soir elle revint à lui, et voilà qu'elle avait au bec un frais rameau d'olivier i Et Noé sut ainsi que les eaux avaient baissé sur la terre Il attendit encore sept Jours et lâcha la colombe qui ne revint plus vers lui » Noé fut ainsi assuré que, la colombe ayant trouvé un endroit où se poser, il pourrait bientôt quitter l'Arche en toute sécurité et en paix. De ces circonstances, les deuxième et troisième Signes de ce Grade tirent leur origine (Noé de 1056 au déluge 1656)… La colombe et le rameau d'olivier sont, comme vous le savez, universellement considérés comme des symboles de Paix.
Quand les eaux s'abaissèrent, l'Arche demeura échouée sur le Mont Ararat et Noé en fit sortir les animaux afin qu'ils croissent et se multiplient. Puis avec ses trois fils, il éleva un autel au Seigneur et il offrit des holocaustes sur l'autel DIEU dit alors (Ge 8, 11-13) « J'établirai Mon alliance avec vous . aucune chair ne sera plus exterminée par les eaux du Déluge, il n'y aura plus de Déluge pour ravager la terre. Voici le signe de l'alliance que je mets entre Moi, vous et tout être vivant avec vous, pour toutes les générations futures. J'ai mis Mon arc dans la nuée pour qu'il devienne un signe d'alliance entre Moi et la terre » Ainsi l'Arc-en-ciel, la Colombe et le Rameau d'Olivier rappellent les origines de ce Grade et, ensemble, constituent le Bijou porté par tous les Nautoniers de l'Arche.
Sous la main de DIEU, à la demande d'Henok et de Noé, Sagesse et Droiture furent ainsi préservées de la des¬truction. Dans la Maçonnerie des Nautoniers de l'Arche Royale nous commémorons plus particulièrement Noé et ses fils Japhet et Sem qui sont représentés par le Vénérable alors que Cham, troisième fils de Noé, n'est pas représenté parmi nous
Les mots du Grade, qui vous ont été communiqués lors de votre Élévation, se trouvent au Livre de la Genèse (5, 3-29), dans la généalogie d'Henoch et de Noé « Adam engendra un fils qu'il appela Seth qui engendra Enosh, qui engendra Qénân, qui engendra Mahalael qui engendra Yéred ou Jared, qui engendra Henok qui engendra Metoushèlah ou Mathusalem qui engendra Lamek qui engendra un fils l'appela du nom de Noé (( 9 Générations)..en disant "Celui-ci nous réconfortera de nos labeurs et de la peine qu'impose à nos mains un sol maudit par le Seigneur" »
Bien des siècles plus tard, lorsque Moise se tint devant le Buisson Ardent dans le Désert du Sinaï, il lui fut ordonné par DIEU d'aller en Égypte pour y délivrer le peuple d'Israël de l'esclavage Connaissant ses propres défauts, il demanda un signe, afin qu'il sache que le Seigneur serait avec lui dans sa tâche DIEU lui ordonna alors de jeter son bâton sur le sol, ce qu'il fit, et le bâton se changea en serpent Moise effrayé mais convaincu, fit le signe de paix et sur l'ordre divin, saisit la queue du serpent qui redevint un bâton dans sa main
Ainsi affermi par DIEU, Moise fit de nombreux prodiges en Égypte pour, enfin, conduire les Hébreux jusqu'au rivage de la Mer Rouge L'histoire de la traversée miraculeuse de celle-ci et de la destruction de l'armée égyptienne par engloutissement vous est, sans nul doute, familière est ici représenté l'instant de cette heureuse délivrance, quand Moise et tout le peuple élevant la voix dans une louange spontanée, chantèrent comme il est dit au Livre de l'Exode (15, 1) « Je veux chanter le Seigneur, Il a fait un coup d'éclat. Cheval et cavalier, en mer il jeta ».
Cet épisode ne fait pas partie de l'histoire traditionnelle de ce Grade, mais il ne vous échappera pas qu'ici, pouf la deuxième fois, le Tout-Puissant usa de la force des eaux pour détruire le Mal, et fournit les moyens par lesquels la sécurité de ceux qu'Il avait choisis fut préservée.

grace au calendrier d'Hénoch vous pouvez percer ce mystère....

source : http://www.forumreligion.com/t862-les-deux-colonnes-d-henoch

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A la recherche de l'Arche de Noé

5 Décembre 2012 , Rédigé par La plume et le rouleau Publié dans #spiritualité

LES TENTATIVES SERIEUSES D’ASCENSION COMMENCENT AU XIXEME SIECLE

Au XIXème siècle, le site du Mont Ararat fait partie de l’empire ottoman. C’est à partir de cette époque que les tentatives vont s’enchaîner à un rythme effréné. En 1800, l’américain Claudius James Rich tente l’aventure. Sans succès. En 1829, c’est le tour de l’arménien (c’est bien le moins) Khatchadour Abovian : nouvel échec. La même année, l’alpiniste estonien Friedrich Parrot de Dorpat, fort de son succès au Mont Rose (Alpes françaises) et au Mont Perdu (Pyrénées) se lance à son tour à l’assaut du Mont : il est le premier à parvenir au sommet.Au plan de l’alpinisme, c’est un beau succès. Au plan de l’archéologie, c’est un fiasco : car d’arche, point…Pourtant, en 1833, une patrouille militaire turque revient en assurant avoir vu « la proue d’un très grand vaisseau sortant d’un glacier » (rappelons que l’Ararat est un volcan recouvert par les glaces).En 1876, un anglais du nom de Viscount James Bryce, homme politique, diplomate et professeur de droit, redescend, triomphant, du Mont Ararat : un morceau de bois de 1 m X 20 cms à la main ! Son récit a tout d’une affabulation : aucune société scientifique ni religieuse ne se donne même la peine de l’examiner… Le même scepticisme et la même déconvenue attendent également le glaciologue britannique Gascoyne qui revient, en 1883, avec un récit douteux de « restes d’un antique vaisseau pris dans la glace ». En 1893, c’est un ecclésiastique qui tente de nouveau l’aventure : l’archidiacre de Jerusalem et de Babylone Jean Joseph Nouri escalade le Mont. Il en revient enthousiaste, ayant vu là-haut (avec les yeux de la foi ?) un assemblage de « poutres d’un rouge sombre, d’un bois très épais » dont il prétend qu’il constitue les restes de la célèbre embarcation.De riches américains proposent alors de financer une expédition avec l’ambition d’exposer le trophée lors de l’exposition universelle de Chicago de 1896 : peine perdue, les autorités ottomanes refusant un éventuel visa… d’exportation !C’est au début du XXème siècle que le décollage (c’est le cas de le dire) de nouvelle technologie va donner un nouvel essor aux espoirs des explorateurs bibliques de tout poil. C’est qu’avec les progrès de l’aviation, on peut désormais voir les choses de haut et disposer de points de vue inaccessibles à de simples pèlerins pédestres. En 1916, l’aviateur russe Vladimir Roskovitski survole l’Ararat sur son versant oriental et aperçoit l’auguste vestige qu’il photographie ! Hélas, le cliché n’est pas rendu public assez vite et disparait dans les tourments de la révolution bolchevique !L’entre-deux-guerres voit une période de relative accalmie sur le front diluvien mais, dès 1949, les expéditions reprennent. Le docteur Smith, missionnaire américain en retraite et qui se dit appelé par Dieu lui-même (c’est une manie chez les Américains), se lance à la recherche de l’arche, avant de renoncer lamentablement. Les expéditions ultérieures sont cependant compliquées par la Guerre Froide : la Turquie adhère à l’OTAN en 1952 et sa frontière avec l’Union Soviétique devient dès lors hautement « sensible ».L’année 1955 est marquée par une expédition à la couverture médiatique d’une rare intensité (spécialement en France). Un dénommé Fernand Navarra, 41 ans, démolisseur de bateau de profession, avait déjà tenté, sans succès, l’ascension en 1952 et 1953. En 1955, il s’élance de nouveau à l’assaut de l’Ararat en compagnie de son fils de 11 ans. Dans des conditions de difficultés et de risque invraisemblables, Navarra, s’attaque à la glace et, le 6 juillet exactement, à 7 heures du matin (Paris Match le raconte avec emphase), Navarra extrait de la glace un morceau de bois de 1,50 m ! « Refoulant ses larmes » et « gorgé de fierté » nous narre l’hebdomadaire qui ne recule pas devant le poids des mots, il crie « j’ai trouvé ! » (On s’en serait douté).Il revient en France, triomphant, et n’hésitera pas à découper le morceau de bois en divers morceaux qu’il offrira à des hôtes qui lui sembleront dignes de recevoir la précieuse relique… Pour divers archéologues qui se penchent sur le morceau, celui-ci se situe dans une « fourchette » de 3 000 à 5 000 ans : celle du Déluge ! Mais, depuis 1940, on a découvert le « carbone 14 » : cet « isotope » radioactif de carbone. Simplifions-en la compréhension. Un organisme vivant assimile les atomes de carbone de toute nature mais, durant sa vie, la proportion de radiocarbone « 14 » par rapport au carbone « normal » est de 0,000000000001 pour 1. À partir de l'instant où cet organisme meurt, la quantité de radiocarbone qu'il contient ainsi que son activité radiologique décroissent au cours du temps selon une loi exponentielle. Un échantillon de matière organique issu de cet organisme peut donc être daté en mesurant, à un instant t le rapport entre « carbone 14 » et « carbone normal », ce qui permet de déduire par calcul l’année de la mort de l'organisme.On soumet donc le morceau de bois de Navarra à l’examen. Le verdict est sans appel : moins de 1 300 ans...

LE SITE DE « DURUPINAR », NOUVEAU GRAAL DILUVIEN

C’est en 1959 que survient un évènement qui va entrainer, un an plus tard, l’expédition la plus spectaculaire jamais organisée et dont nous allons découvrir le suspense haletant. En 1959, donc, un capitaine de l'armée turque du nom d'Ilhan Durupinar identifie, lors d'une mission aérienne de cartographie menée pour le compte de l’OTAN, un étrange site montagneux situé au nord-est du pays, dans les monts Tenderuk. Ce site avait été mis fortuitement à jour une dizaine d’années auparavant, en 1948, suite à de fortes pluies combinées à trois séismes qui avaient débarrassé l’endroit de la couche de boue qui le recouvrait. Vu de loin (et de haut), il s’agirait de la forme d’un bateau ! Certes, si l’on se réfère à la lettre exacte de la Bible, le site n’est pas directement sur l’Ararat. Mais il n’en est pas loin : il se situe près d'un village appelé Uzengili, à environ trois kilomètres au nord de la frontière turco-iranienne, dans la province d’Agri et à seulement à vingt-deux kilomètres au sud de l’Ararat. Une broutille, à l’échelle biblique. Informé, le gouvernement turc décide donc d’envoyer, en 1960, une expédition en direction du « site de Durupinar », laquelle comprend notamment un pasteur protestant du nom de George E. Vandeman, le capitaine turc Ilhan Durupinar et des archéologues et géologues. Quand le petit groupe arrive enfin sur le site (1 804 mètre d’altitude), il y a bel et bien là une forme immense (près de 200 mètres de long), en forme de barque pointue à l’avant ! C’est l’étonnement, l’incrédulité, l’émotion qui frappent les hardis explorateurs. Toucherait-on enfin au but ? Les explorateurs arpentent le site et se mettent à creuser. Objectif : trouver des morceaux de bois. Quant aux bords de ce « bateau » sont-ils en pierre ou en minéral issu d’une fossilisation ? Car, dans ce cas, compte tenu de la lenteur de la transformation d’une matière minérale en pierre (plusieurs millions d’années !), l’« arche » serait aussi vieille que cela ? Est-ce réaliste ? Evidemment, non. Rappelons à cet égard quelques éléments simples (et grossiers) de chronologie historique :

- 13 000 000 000 d’années : formation de l’univers (« Big Bang »)

- 4 600 000 000 d’années : formation de la Terre

- 3 600 000 000 d’années : apparition de la vie (premiers organismes primitifs simplifiés)

- 200 000 000 d’années : les dinosaures

- 65 000 000 d’années : disparition des dinosaure

- 3 000 000 d’années : l’homo habilis (l‘hominidé tient un outil dans sa main pour travailler

- 100 000 d’années : l’homo sapiens (il enterre ses morts)

- 70 000 ans : Néolithique (« La guerre du Feu »…)

- 40 000 ans : la grotte de Lascaux

- 4 000 : les alignements de Carnac

- 3 761 : date présumée de la Création du monde selon les calculs fondés sur les données bibliques

- 2 200 ans : La pyramide de Chéops

- 800 : Bouddha

- 769 : Fondation de Rome

- 430 : apogée d’Athènes, construction du Parthenon sur l’Acropole

- 200 : La Grande Muraille de Chine

- 52 : Alésia

« 0 » : naissance de Jésus Christ (date conventionnelle compte tenu des incertitudes de comput)

1000 : an Mil

2006 : Ouverture du blog des chroniques de la Plume et du Rouleau (c’est important aussi)

Vous aurez observé au moins trois choses :D’abord que la présence de l’homme sur la Terre est un phénomène extrêmement récent et, à l’échelle de l’univers, largement anecdotique : un peu de modestie, donc…Ensuite qu’il a fallu longtemps pour passer de l’anthropopithèque qui s’est mis debout dans la savane (« Lucie ») à l’homme (vaguement) civilisé que nous sommes devenus : 3 millions d’années soit 1 500 fois le laps de temps qui nous sépare de Jésus ! Enfin que, à l’évidence, les données littérales bibliques ne correspondent pas du tout aux réalités archéologiques et scientifiques. Pendant deux jours, les géologues creusent le site de Durupinar. Ils dynamitentmême le sol à l'intérieur de la formation à l'allure de bateau. Mais l'équipe est déçue : elle ne trouve que de la terre et des rocs. De bois, aucun. Il faut se rendre à l’évidence qui corrobore les premières constatations : le site est uniquement le fruit d'un caprice de la nature, sans intervention humaine. C’est un site naturel. Curieux, certes, mais naturel...Inutile de dire que cette conclusion géologique n’a pas convaincu les forcenés les plus irréductibles qui, régulièrement, vont visiter ce site aisément accessible et qui voient dans l’étonnant vaisseau de pierre la véritable arche de Noé à jamais pétrifiée. Pour d’autres, la déception a été à la mesure de l’attente mais a bien vite laissé place, de nouveau, au fol espoir : si l’arche n’est pas là, c’est qu’elle est (forcément) ailleurs ! Et les expéditions reprennent : 1962, 1963, 1966, 1973, 1977 notamment, avec Ron Wyatt et David Fasold, deux protestants fondamentalistes américains qui tentent, sans convaincre personne, de mettre en avant des résultats positifs de recherche de métal sur le site…. Dans les années 1980, un astronaute américain, James B. Irwin, tente lui aussi l’aventure. Sans succès : « J’ai fait tout ce qui m’était possible mais l’arche continue à nous échapper » reconnaît-il piteusement… La quête de l’arche de Noé n’est pas sans péril : en 1990, l’australien Allen Roberts est même kidnappé quelque temps par la guérilla kurde ! Depuis lors, chaque année ou presque apporte son lot de marcheurs et de chercheurs qui reviennent invariablement bredouilles. Aux morceaux de bois parfois rapportés triomphalement et sans rapport avec les dimensions imposantes de l’Arche, le quotidien arménien Azg a trouvé une réponse globale : « L’arche de Noé n’est pas le seul bateau échoué sur Ararat (…) De nombreux pécheurs avaient aussi construit leurs propres embarcations en même temps que Noé, si bien que lors du Déluge, toute une flotte s’est échouée sur l’Ararat » ! (Azg, 6 août 2007). Il est en effet habituel que, à l’issue d’une tempête, tous les bateaux s’échouent à la même place, non ? (Sans même parler de la capacité de ces pauvres diables de pêcheurs à survivre 200 jours dans leur barcasse…) Devant ces échecs cent fois essuyés, et à partir des années 1990, de nouvelles technologies sont sollicitées : les satellites ! En 1995, l’armée américaine déclassifie une série de clichés initialement pris en 1949 et qui avaient révélé une « anomalie » située à l'extrémité nord-ouest du plateau occidental du mont Ararat, à 4 724 mètres d'altitude, à environ 2 kilomètres du sommet et au bord d’une pente très abrupte. En 2004, un riche homme d'affaires américain, Daniel McGivern acoquiné avec un professeur turc autrefois accusé de falsifications de photos, annonce alors avec force médiatisation une expédition coûteuse (900 000 dollars) afin d'établir la vérité sur l' « anomalie d'Ararat ».Il rassemble des images satellitaires spécialement réalisées mais ne reçoit finalement pas l’autorisation de la part des Turcs de gravir le sommet. Ses photos seront alors examinées par la CIA qui conclura prosaïquement à des « couches linéaires de glace recouvertes par de la glace et de la neige crûment, en tout cas : d’arche de Noé, point ! plus récemment accumulées ». Espérons toutefois que ces spécialistes américains n’étaient pas les mêmes qui jurèrent, en 2003, que le dictateur irakien Saddam Hussein fabriquaient des armes de destruction massives. Disons-le Redevenons sérieux. Place à l’érudition. La vraie.

A LA RECHERCHE DE L’EAU DU DELUGE…

Et commençons par une constatation basique : avant de chercher l’arche, préoccupons-nous du Déluge dont les traces, logiquement, devraient inscrites dans le sol. Quand le déluge a-t-il eu lieu ? Les exégètes juifs ont calculé, à rebours, le nombre des générations supposées entre David et Moïse pour arriver à une « fourchette ». Ramenée à l’aune du calendrier chrétien (pour que tout le monde comprennent), le Déluge aurait eu lieu entre 3 402 av. JC et 2 462 av. JC. Qu’en disent les archéologues et les géologues ? Rétablissons la chronologie, une fois de plus. La dernière des grandes glaciations a lieu il y a 100 000 ans et entraine une baisse du niveau des océans de l’ordre de 120 mètres. Par voie de conséquence, la Mer Noire, par exemple (nord de la Turquie) devient « endoréique » (= elle est alimentée par le Danube, le Don et le Dniepr et les eaux de pluie mais n’a pas d’écoulement extérieur, ses eaux s’évaporant simplement, comme la mer Caspienne actuelle). A l’époque, la Mer Noire ne communique plus avec l’actuelle Mer de Marmara dont elle est séparée par une langue de terre (un isthme) ni, bien sûr, avec la Mer Méditerranée. Le niveau de l’eau sur les rives de la Mer Noire est alors d’environ 100 mètres plus bas que celui d’aujourd’hui et, évidemment, les pêcheurs s’installent au plus près de l’eau. Environ 80 000 ans plus tard (c’est long !), le climat se réchauffe. Il y a donc 10 à 17 000 ans, les glaciers fondent, le niveau des mers et des lacs monte progressivement et oblige les civilisations établies sur les rives à s’installer plus haut. Le processus est lent. A la fin des années 1990, pourtant, des géologues américains (William Ryan et Walter Pitman) affirment que la région de la Mer Noire a été brutalement inondée il y a environ 7 500 ans. Cet évènement inopiné et inédit aurait, selon eux, fortement marqué les esprits des civilisations contemporaines et aurait contribué à forger le mythe du Déluge. Cette thèse n’a jamais fait l’objet d’un consensus de l’ensemble de la communauté scientifique internationale. Un universitaire français comme René Létolle, par exemple, a calculé que, même sur la base d’une débâcle des glaciers et d’une crue de fleuves telle que celle que l’on observe pour le Yukon (Canada) ou l’Indus (Inde), la montée des eaux aurait pris au moins vingt ans. Et « si cette hypothèse était confirmée, on devrait trouver des traces de telles crues postglaciaires, ce qui n’est pas le cas » dit-il (L’Histoire n° 251). Nous n’entrerons pas dans ce débat de spécialistes. L’essentiel est ailleurs. Depuis la fin du XIXème siècle, la recherche sur la bible a considérablement progressé du point de vue archéologique. Les « littéralistes », ceux qui tiennent la Bible pour un livre écrit d’un bout à l’autre dans un temps très court, sur l’inspiration de Dieu, et qu’il faut donc prendre au « pied de la lettre » sont de moins en moins nombreux et leur influence, réelle aux Etats-Unis, reste largement cantonnée à cette zone. Curieusement, ce sont des ecclésiastiques qui, parmi les premiers, se mettent à douter sérieusement de la Bible… ! Ainsi que le dit Luc Malterre (Les collections de L’Histoire – n°13), « c’est dans le catholicisme que naît l’exégèse critique moderne ». En 1890, Marie-Joseph Lagrage, un « dominicain » (l’ordre religieux de Saint Dominique est pourtant le plus « puriste » en matière de dogme chrétien) se rend à Jérusalem et y fonde un établissement d’enseignement qui prendra plus tard le nom d’« Ecole biblique de Jérusalem ». Son objectif : arpenter les lieux saints pour y retrouver les endroits où se sont déroulés les évènements mentionnés dans la Bible. Pourtant, rapidement, Lagrange déchante : il reconnaît que Moïse ne peut, par exemple, avoir objectivement vécu quarante ans avec quelques centaines ou milliers de personnes, femmes et enfants dans un désert où rien de pousse ! Alors ? Alors Lagrange propose une autre lecture, plus symbolique et moins littérale de la Bible : c’est un avant-gardiste. Trop. Bientôt taxé alors de « moderniste » par le pape Pie X en 1907, son ouvrage « commentaire sur la Genèse » est interdit de publication ! Mais en 1943, le pape Pie XII reconnait, dans son encyclique « Divino Afflante Spiritu » « la légitimité du discernement des genres littéraires dans l’Ecriture » : une position réaffirmée par le Concile de « Vatican II » (1962), lequel donne une impulsion décisive à la lecture non exclusivement littéral du texte biblique. Quant au père Lagrange, à l’heure où nous écrivons ces lignes, il fait l’objet d’un « procès en béatification » (= destiné à être admis au rang de « saint ») : une belle revanche... Ainsi, depuis 118 ans, l'École prestigieuse fondée par Lagrange mène à la fois des recherches archéologiques de haut niveau en Israël et dans les territoires et pays adjacents, et l'exégèse des textes bibliques avec pour objectif d’« Accepter que foi et raison débattent et s'éclairent mutuellement et de comprendre et faire comprendre la Bible, en étant attentif à son contexte, celui d’autrefois et celui d’aujourd’hui » (page d’accueil du site internet de l’école).

LA BIBLE, SYNTHESE DE MYTHES RELIGIEUX A DESTINATION DU PEUPLE JUIF

L’on sait désormais que la Bible est « un ensemble de livres composés, peu à peu, dans le milieu de la communauté juive, au cours du 1er millénaire avant l’ère chrétienne (…) On pense aujourd’hui que les éléments les plus anciens de la Bible peuvent remonter au IXème – VIIIème siècle av. JC. (…) L’époque de la domination perse sur le Moyen Orient, de 539 av. JC à 333 av. JC est un moment crucial dans l’histoire de la rédaction de la bible. C’est le moment où elle est rédigée comme un ensemble cohérent qui répond à une nécessité historique précise : trouver une forme d’identité aux Juifs pour que ceux-ci ne se dissolvent pas dans la masse des sujets de l’immense empire perse. Au peuple d’Israël, la Bible donne une histoire commune construite sur un schéma sans cesse renouvelé : le peuple se montre infidèle à Dieu qui lui envoie un oppresseur, puis Dieu lui pardonne et lui envoie un sauveur. » (François Briquel-Chatonnet, Les collections de L’Histoire n°13). La Bible est donc, pour les Juifs de l’empire perse, le moyen de ne pas se faire assimiler. S’adressant aux peuples du Proche Orient, la Bible s’approprie notamment des récits (le mythe d’un déluge et d’un navire salvateur) qui peuplent déjà tout un fonds mythologique préexistant. Ainsi en est-il de l’« épopée d’Atrahasis » écrite en akkadien (la langue de l’ancienne Babylone vers 1640 av. JC) où le dieu Enki demande au héros Atrahasis de démanteler sa maison pour construire un bateau en roseau afin d’échapper au déluge qu’un autre dieu, Enlil, va envoyer pour éradiquer l’humanité. Ainsi en est-il également de la « légende de Zizudra », écrite à la même époque mais en sumérien. Ainsi en est-il encore de la légende de Gilgamesh (roi d’Uruk) qui date de 2000 av. JC mais à laquelle on incorpore un épisode « diluvien » vers 1300 av. JC…Et ce récit de la survenance d’un déluge et la construction d’un bateau par un héros central va se décliner progressivement dans l’ensemble des cultures de l’humanité tout entière : on retrouve ainsi un récit de déluge dans la mythologie grecque (dont le « Noé » s’appelle Deucalion), en Inde (où il s’appelle « Manu ») ou même en Amérique du Sud. Partout, dans toutes les civilisations, la force symbolique de ce récit et sa violence frappent les imaginations : Dieu est en colère, il massacre ses propres créatures en n’accordant que parcimonieusement son pardon à quelques rares élu(e)s. Son pittoresque, aussi, frappe les imaginations : un bateau énorme, des animaux qui y rentrent deux par deux, des pluies torrentielles, un oiseau lâché et qui ne revient pas (signe qu’il a trouvé une terre où se poser)…Que faut-il en conclure ? Que, pour s’établir, une société a besoin de mythes fondateurs : des légendes merveilleuses, des actes héroïques, des batailles, des couronnements, des révolutions, des martyrs, du sang, des larmes, des drames … A cet égard, toutes les religions prennent part à cette entreprise de fondation en fournissant aux sociétés auxquelles elles sont attachés ce type d’évènements et la Bible, de par ses épisodes particulièrement romanesques, offre une mine inépuisable d’évènements édificateurs pour les croyants. Elle répond ainsi aux besoins de l’âme humaine qui, pour échapper à la tristesse matérielle du quotidien, à l’incompréhension née des malheurs et des circonstances accablantes, réclame, pour pouvoir survivre, du merveilleux, du surnaturel, des apparitions, des anges, des transformations, des miracles…. De l’espérance, quoi. Le Déluge et l’arche de Noé constituent l’un de ces mythes, et probablement celui le plus connu de l’ouvrage lui-même le plus connu de l’histoire de l’humanité. Mais en chercher la trace matérielle et tangible serait comme tenter de retrouver un poil de la barbe de Charlemagne ou un fil de la culotte du roi Dagobert…Car nous savons, ainsi que nous l’explique Antoine de Saint-Exupéry dans son livre « Le petit prince » : « On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux ».

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Source : http://laplumeetlerouleau.over-blog.com/article-16376821.html

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Sens ésotérique de la nudité de Noé Introduction au Rite du relèvement

4 Décembre 2012 , Rédigé par jk Publié dans #fondements bibliques de la FM

« La vigne que Noé planta, et son ivresse, et sa nudité, et la suite de ce récit, tout cela est rempli de mystères et voilé de figures ». Saint-Augustin

Introduction :


La Franc-maçonnerie est l’exemple même d’une Tradition totalement réinventée et la preuve que le concept de Tradition ne recouvre pas celui de traditionalisme. Il est évident que la nouvelle maçonnerie qui se forme à Londres sous l’impulsion d’un petit groupe est une oeuvre originale sans précédent. Elle a besoin de s’adosser à d’autres traditions pour assoir son autorité et bénéficier d’une légitimité.

Notre interprétation démontre que le message initial de la Franc-maçonnerie est resté largement incompris jusqu’à ce jour, détouné au profit d’entreprises politiques qui sont sans rapport avec sa mission première. Il s’agit sans doute de l’un des hold up les plus importants de l’histoire contemporaine et aussi des plus méconnus !... A celà quelques raisons parmi lesquelles : l’obscurantisme des hauts grades, pur parasitisme et liseron des premières roses écossaises ; le choix de ne travailler qu’au premier degré (erreur herméneutique lourde de conséquence) et l’absence de toute réflexion originale : l’actuelle Franc-maçonnerie a des semelles de plomb et elle est la moins habilitée à déchiffrer son propre récit qui doit être lu de façon rétroactive à partir du mythe d’Hiram et non à partir du premier degré. En renversant le point de vue et partant du haut vers le bas, tout s’éclaire. C’est ce que nous tentons de mettre en place au travers de ces quelques articles qui précéderont un ouvrage complet à paraître. JK.


Le mythe d’Hiram repose sur trois strates voulues par ses architectes. Noé et la généalogie des meurtriers (Abel et caïn -> Tubalcain), Moïse et le meurtre fondateur civilisationnel (à venir) et la passion du Christ, bouc émissaire et victime substituée qui clot le cycle antique de la Violence. Dans la recherche d’un nouveau contrat social indéfectible voulu par ses idéologues, Hiram intégrera l’ensemble des ces trois séries pour créer le champ de profondeur et la théatralisation nécessaire au siècle des lumières issu en droite ligne de la révolution cartésienne du XVIIème siècle : "la" lumière naturelle. Nous développerons plus loin pourquoi le concept de représentation sera ainsi mis en scène par les auteurs du mythe qui apparait d’ors et déjà comme le " Dogme " fondateur de l’Occident, le lieu de la circulation et de l’échange des signes qu’ils soient économiques, linguistiques ou juridiques. Nous pouvons donc dire à présent sans crainte d’être détrompé que le mythe d’Hiram est le mythe fondateur de l’Occident ayant étendu son ombre à la planète entière.

" Noé commença à cultiver la terre, et planta de la vigne. Il but du vin, s’enivra, et se découvrit au milieu de sa tente. Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père, et il le rapporta dehors à ses deux frères. Alors Sem et Japhet prirent le manteau, le mirent sur leurs épaules, marchèrent à reculons, et couvrirent la nudité de leur père ; comme leur visage était détourné, ils ne virent point la nudité de leur père. Lorsque Noé se réveilla de son vin, il apprit ce que lui avait fait son fils cadet. Et il dit : Maudit soit Canaan ! [1]) qu’il soit l’esclave des esclaves de ses frères !"

Noé ou le mariage des anges
On peut se pose la question : pourquoi Noé avait-il été choisi pour construire l’Arche et pour être sauvé avec sa famille ? Et pourquoi est-ce sa descendance qui a été choisie pour repeupler le nouveau monde ?

Un texte apocryphe de la Genèse trouvé à Qùmran et un texte extrait du Livre d’Hénoch, version Ethiopienne apportent de nouveaux éclairages (à sa naissance, Noé avait une particularité. Il ressemblait à un Ange) :

Extraits des textes :

Différence de Noé à sa naissance :

"...Et sa chair était blanche comme la neige et rouge comme la fleur de la rose ; et le poil de sa tête et sa chevelure étaient blancs comme la laine ; et ses yeux étaient beaux (...) et son père Lamech fut pris de frayeur devant lui, et il s’enfuit et se rendit auprès de son père Mathusalem et il lui dit : Moi j’ai mis au monde un enfant différent ; il n’est pas comme les hommes, mais il ressemble à un enfant des anges du ciel."

La nudité de Noé correspond à un sentiment de honte "Alors Sem et Japhet prirent un manteau, le mirent sur leurs épaules, marchèrent à reculons, et couvrirent la nudité de leur père ; leur visage étant détourné, ils ne virent pas la nudité de leur père" suite à une manifestation sexuelle incontrolée, ici relative à la boisson.

A quoi donc est due la colère de Noé ?

Au fait qu’il a été vu nu par son fils cadet ou que celui-ci ai raillé son ivresse ? Ou peut-être les deux ! La seule pudeur de Noé ne peut expliquer à elle seule la violence de la malédiction prononcée, non à l’égard de son fils, mais de son petit fils, c’est-à-dire de la lignée de Cham.

En fait Noé incarne la transgression et c’est à ce titre qu’il est un personnage sacré. On peut donc voir dans la nudité un sens exotérique apparent, celui de la transgression sexuelle d’où la condamnation violente de Cham par son père mais aussi un sens ésotérique : ainsi le vin se dit en hébreu "Yayin" avec la valeur numérique de 70 ce qui apparente ce mot à "sod", le secret. L’ivresse doit alors être interprétée comme une extase mystique, une connaissance d’un rang supérieur qu’il convient de voiler ou de protéger dans une arche (theba). Dans cette seconde interprétation, la nudité de Noé n’est pas son sexe, mais le symbole d’une révélation qui en fait un véritable initié. C’est en celà que la figure de Noé servit de prototype à celle d’Hiram. On peut aussi affirmer que le Noachisme à l’inverse d’une interprétation erronée ne fait pas d’Hiram le premier Haut Grade mais bien plutôt le premier grade fondateur des trois premiers qui a postériori y trouvent là tout leur sens.

Manuscrit Graham et la figure prototypale Hiram-Noé
Rituel de relèvement (Raising) : marrow in the bone [2]

Faire coincider la cérémonie d’élévation au 3ème grade avec le relèvement d’un cadavre est la pari de cette nouvelle maçonnerie construite par nos deux pasteurs. On en trouve la traçe notamment dans le manuscrit dit "Graham" :

" Ces trois hommes avaient déjà convenu que s’ils ne trouvaient pas le véritable secret lui-même, la première chose qu’ils découvriraient leur tiendrait lieu de secret. Ils n’avaient pas de doute, mais croyaient très fermement que Dieu pouvait et aussi voudrait révéler sa volonté, par la grâce de leur foi, de leur prière et de leur soumission ; de sorte que ce qu’ils découvriraient se montrerait aussi efficace pour eux que s’ils avaient reçu le secret dès le commencement, de Dieu en personne, à la source même.

Ils arrivèrent donc à la tombe et ne trouvèrent rien, si ce n’est le cadavre déjà presque entièrement corrompu. Ils saisirent un doigt qui se détacha et ainsi de suite de jointure en jointure jusqu’au poignet et au coude. Alors, ils redressèrent le corps et le soutinrent en se plaçant avec lui pied contre pied, genou contre genou, poitrine contre poitrine, joue contre joue et main dans le dos, et s’écrièrent : « Aide-nous, ô Père ! » Comme s’ils avaient dit : « O Père du ciel aide-nous à présent, car notre père terrestre ne le peur pas. » Ils reposèrent ensuite le cadavre, ne sachant que faire. L’un d’eux dit alors : « Il y a encore de la moelle dans cet os », et le second dit : « Mais c’est un os sec » ; et le troisième dit : « Il pue ».

Ils s’accordèrent alors pour donner à cela un nom qui est encore connu de la Franc-Maçonnerie de nos jours. Puis ils allèrent à leurs entreprises et par la suite leurs ouvrages tinrent bon. Cependant, il faut supposer et aussi comprendre que la vertu ne provenait pas de ce qu’ils avaient trouvé ou du nom que cela avait reçu, mais de la foi et de la prière. Ainsi allèrent les choses, la volonté soutenant l’action."

Manuscrit Graham (1726)

Passage de la tente au tombeau :

Il est intéressant de suivre la mutation qui s’opère entre le passage biblique des trois frères qui rentrent à reculons dans la tente avec l’extrait cité plus haut du manuscrit Graham situant l’action cette fois autour d’un tombeau. Nous n’avons plus affaire aux trois mauvais compagnons mais à trois Maitres confirmés : Sem, Cham et Japhet ne mettent pas à mort l’architecte ni ne tentent de lui arracher un quelconque secret. Ici nous sommes en présence d’un pacte autour d’une tombe, d’un acte fondateur. L’arche de Noé s’est transformée en sépulture mais est-ce vraiment un hasard ou ne faut-il pas y voir le fameux lien "soma-seme", (signe-tombeau). Contrairement au texte biblique, Cham ne surprend pas son père en état d’ivresse mais accède selon la formule "à la source même"... Le rite se fonde au nom d’une triple voix qui scelle l’alliance entre cette jeune et nouvelle tradition et les arcanes de la Bible : Traduttore, traditore ...

Le Noachisme

"La Franc-Maçonnerie est bien la résurrection de la religion noachite, celle du patriarche Noé, cette religion antérieure à tout dogme et qui permet de dépasser les différences et les oppositions de confession" Chevalier de Ramsay

Dieu parla ainsi à Noé et à ses fils : "Voici que j’établis mon alliance avec vous et avec vos descendants après vous, et avec tous les êtres animés qui sont avec vous : oiseaux, bestiaux, toutes bêtes sauvages avec vous, bref tout ce qui est sorti de l’arche, tous les animaux de la terre. J’établis mon alliance avec vous : tout ce qui est ne sera plus détruit par les eaux du déluge, il n’y aura plus de déluge pour ravager la terre."

Lamech engendra Noé. Son nom "Menahem" signifie apaisement. Il le reçut après avoir inventé les outils nécessaires à la culture du sol, lequel n’avait jusque là donné que des chardons et des épines. Ce faisant Noé "apaisa" le sol avant d’apaiser le Genre humain. Il convient donc d’apaiser la terre pour apaiser les hommes : son symbole étant la branche d’olivier car l’huile d’olive apaise les flots et rend la mer lisse en la transformant en eau d’huile précisément. Le "Middrasch Rabba (XXV,2) dans son commentaire interprète ainsi l’étymologie du nom du patriarche. En restaurant le pouvoir de l’homme sur toute chose et qui avait été anéanti par la faute d’Adam, le fils de Lamech "apaisa" le Genre humain.

Le Noachisme se définit comme l’alliance retrouvée avec tout ce qui fait Sens. De fait tout noachite est un artisan au service du ré-enchantement du monde et se veut constructeur de nouvelles alliances. Pour autant derrière une façade fusionnelle et consensuelle, rien n’est moins facile que le noachisme car il reste encore - malgré les déclarations de principe d’Anderson-Désaguliers largement à inventer. Sa démarche consistant à n’astreindre les hommes " qu’à cette religion sur laquelle ils sont tous d’accord " reste bien plus un point d’interrogation qu’une réponse.

Parmi les questions : comment Noé fut-il - et pourquoi - l’archétype et le prototype du meurtre d’Hiram, les rapports Noé-Centre du Monde (Voir Guénon Paul Vuillaud), Noé-Lamech...

A Noé fut confié l’ensemble de la création. Aujourd’hui il nous faut nous intérroger :quelle gouvernance pour quel gouvernement ? La planète que Noé nous a confié et transmise en héritage implique aussi la responsabilité de ne pas provoquer d’autres déluges. Ouvrons donc le dossier et tâchons de découvrir la polysémie qui se cache derrière une façade de convenance car le Noachisme reste bien - comme le bonheur - une idée neuve pour les architectes de l’avenir.

la terre en héritage : quels chantiers pour la jeunesse : de nouveaux mondes à faire naitre avec de nouvelles solidarités
les créatures en héritage : comment marier la recherche génétique avec la préservation de l’intégrité du vivant (OGM et recherche sur le génome humain) ?
la beauté et la diversité (arc en ciel) de la création en héritage : comment préserver les diversités de la création qu’elles soient biologiques ou culturelles (biodiversité) ?
l’homme en héritage : quel humanisme (de l’Autre homme avec son concept de "responsabilité" tel qu’il fut amorcé par Hanna Arendt / Emmanuel Levinas) ?


Source : http://antahkarana.forumzen.com/t1261-noe

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Nudité de Noé dans la Bible

4 Décembre 2012 , Rédigé par Bible Publié dans #fondements bibliques de la FM

Sem, Cham et Japhet étaient les fils de Noé qui sortirent de l’arche; Cham, c’est le père de Canaan. Ce furent les trois fils de Noé, c’est à partir d’eux que toute la terre fut peuplée. Noé fut le premier agriculteur. Il planta une vigne et il en but le vin, s’enivra et se trouva nu à l’intérieur de sa tente.

Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père et il en informa ses deux frères au-dehors. Sem et Japhet prirent le manteau de Noé qu’ils placèrent sur leurs épaules à tous deux et, marchant à reculons, ils couvrirent la nudité de leur père. Tournés de l’autre côté, ils ne virent pas la nudité de leur père.

Lorsque Noé, ayant cuvé son vin, sut ce qu’avait fait son plus jeune fils, il s’écria : « Maudit soit Canaan, qu’il soit le dernier des serviteurs de ses frères! » Puis il dit : « Béni soit le Seigneur, le Dieu de Sem, que Canaan en soit le serviteur! Que Dieu séduise Japhet, qu’il demeure dans les tentes de Sem, et que Canaan soit leur serviteur! » (Genèse 9,18-27)

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Blog de la Loge de Recherche Dermott

4 Décembre 2012 , Rédigé par Thomas Dalet

     

Le blog de la Loge de Recherche Dermott est de nouveau opérationnel à l'adresse :

http://logedermott.over-blog.com

Frat

Thomas

 
 
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Les Lois Noa'hides

2 Décembre 2012 , Rédigé par X Publié dans #spiritualité

Après le déluge, qui marqua la fin d'une humanité sans valeurs, Dieu demande à l'espèce humaine de respecter sept lois, quintessence de la morale et de l'ethique...

AU COMMENCEMENT...

Dès l'aube de la création du monde, Dieu a décrété que l'homme devra observer six lois éthiques fondamentales. Ces six lois ont été créées afin de permettre la fondation d'une société unifiée fonctionnant harmonieusement, et elles ont été données en premier lieu à Adam et Eve et à leur progéniture dans le Jardin d'Eden. Ce sont les interdictions générales de l'idolâtrie, du blasphème, de l'homicide, des relations sexuelles illicites, du vol, et le commandement actif d'établir des institutions chargées de rendre la justice. Malheureusement, dix générations de l'humanité, depuis celle d'Adam jusqu'à celle de Noé, se sont révoltées délibérément contre ces six lois de Dieu. A la suite de leur transgression, Dieu a puni l'humanité avec le Déluge, qui a commencé le 17ème jour du deuxième mois ('hechvan) de l'année 1656 (2105 avant l'ère commune). Ce n'est que par la grâce de Dieu que Noé le juste et sa famille ont survécu au Déluge . Noé et ses fils ont bâti une arche selon des spécifications de Dieu, une arche dans laquelle ils ont trouvé refuge contre les eaux mortelles du Déluge.

NOé ET LE DELUGE

Après le Déluge, l'abattage d'animaux pour leur viande a été permis pour la consommation humaine. Noé et sa famille, ainsi que tous les animaux et les autres créatures vivantes qu'ils avaient embarqués à bord de l'arche avant le Déluge, sont restés dans l'arche pendant une année solaire. Le 27 'hechvan de l'année 1657 (2104 avant l'ère commune), Noé, sa famille, et tous les habitants de l'arche sont sortis de l'arche et ont mis pied sur le sol ferme. Noé s'est rendu au mont Moria, situé dans ce qui deviendra plus tard la Terre d'Israël, il y construisit un autel et offrit un sacrifice de reconnaissance à Dieu. Dieu ordonna à l'humanité, cette fois encore, non seulement de garder et d'observer les six lois, mais il ajouta un septième commandement, l'interdiction de consommer le membre d'une créature vivante. Avant le Déluge, les hommes n'avaient pas le droit de manger de la viande. Après le Déluge, l'abattage d'animaux pour leur viande a été permis pour la consommation humaine. A la suite de l'ajout de cette septième loi, l'ensemble est devenu ce que l'on a appelé les chéva' mitsvoth benei noa'h (" Sept lois des enfants de Noé "), également connues sous l'appellation des sept lois noa'hides. Dieu a ordonné à Noé et à tous ses descendants d'obéir à ces sept injonctions. C'est à ce moment-là que Dieu a révélé l'arc-en-ciel et en a expliqué la signification à Noé.

LE SYMBOLE DE L'ARC-EN-CIEL

Dieu a fait de l'arc-en-ciel une partie de Son Alliance avec Noé, ses descendants, et la terre, et Il a promis à l'ensemble de la création qu'Il ne la détruira plus jamais à cause des péchés de l'humanité. Dieu, par le mérite de la vertu de Noé, a conclu l'alliance de l'arc-en-ciel. Cette alliance est une alliance de vie éternelle. C'est ainsi que la vue de l'arc-en-ciel et de ses sept couleurs sert à nous rappeler notre obligation d'observer les " Sept lois des enfants de Noé ". Les sept lois noa'hides contiennent des privilèges à la fois spirituels et matériels qui leur sont appropriés, et elles constituent la voie toute tracée vers le sentier du non-Juif vertueux. Pour hériter de la vie éternelle dans le monde à venir, le non-Juif doit observer les sept lois universelles d'éthique et de moralité, basées sur une croyance en Dieu et en Sa Torah.
Concrètement, les " Sept lois des enfants de Noé " sont un plan garanti de paix mondiale. Si elles étaient observées, l'humanité pourrait vivre dans l'harmonie et dans la paix. En fait, leur observance procure à toute humanité le mérite de son ultime rédemption…

LA VOIE NOA'HIDE

L'accomplissement des sept lois noa'hides exige une connaissance et une compréhension fondamentales de certains préceptes et principes. Les non-Juifs dans le monde ont un devoir religieux, une obligation qui, si elle est remplie, amènera la paix et l'harmonie dans le monde et donnera au non-Juif vertueux une part dans le monde à venir. Dieu a donné à l'humanité deux sentiers par lesquels l'humanité peut réaliser son unité. L'un de ces sentiers est le judaïsme, l'autre le noa'hisme. Cela nous le savons, et en avons pleine conscience, parce que le judaïsme a préservé la connaissance et la pédagogie du sentier du non-Juif vertueux : les " Sept Lois des Enfants de Noé ". Il incombe par conséquent au non-Juif d'acquérir la conscience de ce que représente son devoir religieux et de la manière de l'accomplir. Pour cela il lui faut prendre conscience du fait que Dieu a institué les saintes autorités rabbiniques comme des instruments pour la protection et l'enseignement de cette antique doctrine . Pourquoi devons-nous accepter les rabbins et la sainteté de leur autorité ? Parce qu'il n'existe aucune source en dehors du Talmud et des enseignements ultérieurs des rabbins qui délimitent les sept lois noa'hides. Nous ne pouvons les apprendre et savoir comment les accomplir qu'auprès des Juifs de stricte observance. L'accomplissement des sept lois noa'hides exige une connaissance et une compréhension fondamentales de certains préceptes et principes. Le non-Juif doit avoir conscience, en particulier, de l'existence d'un seul vrai Dieu, de ce que la Torah a été donnée à toute l'humanité, de ce que l'éthique et la morale doivent devenir une partie intégrante de la vie ; et enfin que l'humanité doit se lier dans l'unité, dans la croyance dans l'unité de Dieu et dans l'unité de l'humanité. Nous espérons que cette unité permettra à tous les peuples, aux Juifs comme aux non-Juifs, de s'approcher de Dieu dans la paix et l'harmonie, et elle apportera la paix à Jérusalem .
Le non-Juif a un rôle spirituel spécifique dans ce monde, et un but spécifique pour sa création et son existence mêmes. Par l'observance fidèle des sept commandements noa'hides on peut accomplir ce but, et lutter avec les enfants d'Israël pour rendre ce monde meilleur.

OBLIGATION ET LIBRE-ARBITRE

C'est l'homme qui, en définitive, a la responsabilité d'observer les commandements de Dieu, et il jouira du mérite de leur avoir obéi. La foi en un seul vrai Dieu est nécessaire pour le non-Juif. Dès lors qu'il croit dans le Dieu d'Israël, il saura qu'il lui a été ordonné d'observer sept lois universelles d'ordre éthique basées sur une croyance en D.ieu. Le mot hébreu pour un commandement est mitsvah (au pluriel : des mitsvoth). Les sept sois noa'hides sont des mitsvoth pour toute l'humanité. Les Juifs aussi doivent les observer, car elles font partie des 613 mitsvoth que D.ieu a ordonnées à Israël. Les sept lois noa'hides sont une partie de l'alliance de vie éternelle (l'alliance de l'arc-en-ciel), elles représentent les exigences fondamentales que Dieu a prescrites à tous les descendants de Noé, dont l'observance doit assurer un monde paisible et civilisé. Que le non-Juif fasse choix d'observer les sept lois noa'hides est un autre problème, celui du libre-arbitre. Dieu a créé l'homme avec l'attribut intrinsèque du libre-arbitre. Rien d'autre dans la création de D.ieu n'a été imprégné de cette caractéristique. L'homme est libre de choisir d'observer les commandements de D.ieu. Certains choisissent de le faire, d'autres de ne pas le faire. Le choix de certains de ne pas observer les sept lois noa'hides ne contredit pas l'existence de ces lois. C'est l'homme qui, en définitive, a la responsabilité d'observer les commandements de Dieu, et il jouira du mérite de leur avoir obéi, ou au contraire sera puni pour s'en être abstenu délibérément. La clé est d'observer les commandements parce que D.ieu les a ordonnés, et c'est là que réside notre récompense. Par exemple, on peut choisir de ne pas commettre d'homicide parce qu'on sent que c'est, du point de vue éthique, la bonne chose à faire. Cela ne procurera aucun mérite, car on se sera institué comme le juge suprême, appréciant selon sa propre fantaisie si un acte donné est éthiquement correct ou mauvais. Cela revient à nier Dieu, et à Le remplacer, à Dieu ne plaise ! par sa propre idole : soi-même. Cela, bien sûr, est interdit. Nous devons choisir de faire ce que D.ieu veut. Cela comporte un enseignement : plus grand est celui qui fait quelque chose parce qu'on le lui a ordonné que celui qui le fait sans qu'on le lui ait ordonné .  Faire ce que Dieu ordonne est la seule chose qui importe.

LES SEPT LOIS NOA'HIDES

Après que le non-Juif a reconnu l'unité de Dieu, et a admis que l'observance du mitsvoth est ce qui unit l'humanité, il comprendra comment il peut s'unir à Dieu et obtenir une part dans le monde à venir. " Quand une personne devient séparée de péché et accepte sur elle le joug du Ciel, alors cette personne devient Mienne. "

L'idolâtrie

L'essence des " Sept lois des enfants de Noé " est l'interdiction de l'idolâtrie. En adorant une autre divinité que le Créateur on nie l'essence de la religion. Il nous est interdit de servir ou d'adorer toute créature, être humain, ange, plante, étoile, ni les quatre éléments fondamentaux (terre, eau, feu, et air), ni rien de ce qui en émane. Pour observer l'interdiction de l'idolâtrie, on doit devenir conscient de l'unité de Dieu.

Le blasphème

Le blasphème consiste à maudire le Créateur ou à utiliser Son Nom pour maudire quelque chose de Sa Création. Nous ne devons pas faire mauvais usage de la faculté de nous exprimer et de communiquer que Dieu a créée en nous. Le blasphème est l'expression d'une foi incomplète en Dieu, ou une croyance incomplète en Son unité absolue. Il y a blasphème, par exemple, lorsque l'on enseigne qu'il y a deux pouvoirs et deux royaumes : ceux de Dieu et ceux de Satan, ou dans toute théologie analogue qui nie que Dieu seul est le Seigneur et le Maître de tout.

L'homicide : Si cependant on est poursuivi, ou si l'on voit quelqu'un en danger de mort, il est permis de se mesurer au poursuivant.

Il nous est interdit de commettre un homicide. Il nous est interdit de tuer un être humain, même un fœtus dans la matrice de sa mère (sauf dans le cas extrême où il s'agit de sauver la vie de la mère). Même si l'on est réduit à l'extrémité de devoir " tuer ou être tué ", quelles qu'en soient les conséquences, il ne nous est pas permis de commettre un meurtre. Cela signifie que si on nous dit de tuer quelqu'un, ou sinon c'est nous-même qui serons tué (ou aurons un proche blessé ou tué), il ne nous est pas permis de tuer. Si cependant on est poursuivi, ou si l'on voit quelqu'un en danger de mort, il est permis de se mesurer au poursuivant. Cependant, on doit rester très attentif, même dans ce cas, à ne pas commettre d'homicide. L'abrègement par pitié d'une maladie douloureuse (euthanasie) et le suicide sont considérés comme des meurtres, et sont donc interdits. La peine capitale - quand elle est appliquée selon la loi de la Torah - est commandée par D.ieu, et n'est pas considérée comme un meurtre.

Les relations sexuelles illicites

L'inconduite sexuelle est interdite ; Dieu a enjoint à l'humanité d'avoir des rapports et un comportement sexuels corrects. A l'intérieur de la Création, il n'existe aucune règle qui permette à un individu de rompre les lois sexuelles à cause de sa " véritable propre nature ". Le Rabbin Yirmeyahu Bindman, auteur des " Sept couleurs de l'arc-en-ciel ", observe : " Il n'y a ni plus ni moins dans un adultère ou dans l'homosexualité que dans un vol. " Si l'on veut vraiment agir selon la volonté de Dieu, on doit être capable de résister à la tentation d'un comportement aberrant. Les lois spécifiques sur l'inceste, l'adultère, l'homosexualité et la bestialité sont très claires, et elles peuvent être étudiées ailleurs.

Le vol

Il nous est interdit de voler de l'argent, ou tout objet - qu'il soit animé, comme dans le cas du viol ou de la séduction d'une femme, ou inanimé, comme les objets physiques, ou même le temps de son employeur - ou de causer un préjudice physique ou psychologique, ou de ravir une personne. L'interdiction du vol est peut-être, en fait, celle des sept lois noa'hides à laquelle il est le plus difficile d'obéir, car les occasions de commettre un vol se présentent presque en permanence.

Le membre d'une créature vivante : toutes les interdictions alimentaires dans la Torah ont une signification mystique profonde.

Cette interdiction est la dernière à avoir été donnée à l'humanité. Elle n'a rien à voir avec l'hygiène ou la santé corporelle. Elle concerne la constitution spirituelle, parce que la consommation de viande vivante est à l'origine de la cruauté et de l'égoïsme. Manger la moindre parcelle de viande vivante, c'est-à-dire de la viande arrachée à un animal vivant, qu'elle soit cuite ou crue, contrevient à l'interdiction. Cette interdiction n'a pas pour but de promouvoir des pratiques végétariennes. Avant le Déluge, toutes les viandes étaient interdites comme nourritures. Après le Déluge, Dieu a dit à Noé que la viande lui était désormais permise sous la seule réserve de l'obéissance à cette prescription. Toutes les interdictions alimentaires dans la Torah ont une signification mystique profonde, et l'interdiction de manger de la chair arrachée à un animal vivant est explicite, comme il est écrit dans Genèse 9, 3-4 : " Tout ce qui se meut et qui est vivant, vous sera pour nourriture. Comme l'herbe qui verdoie, je vous donne tout. Toutefois aucune chair avec sa vie, son sang vous ne mangerez. "

Etablissement d'institutions chargées de rendre la justice

Les hommes ont l'obligation d'établir des tribunaux, chargés de faire observer les " Sept lois des enfants de Noé ". Il est inutile de les appeler des " lois " s'il n'y a pas de juges pour les faire appliquer si nécessaire. Cependant, il est très difficile, voire impossible, d'observer ce commandement dans les Etats qui, en garantissant la " liberté de religion ", donnent droit de cité aux pratiques idolâtres. Il n'est pas possible, en effet, dans ces pays, d'instituer des juridictions chargées de punir l'ensemble des sept lois noa'hides.

 source : http://www.lamed.fr/index.php?id=1&art=554

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- 3 500 : Les aventuriers de l'Arche de Noé (1)

2 Décembre 2012 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #spiritualité

Cher(e)s Ami(e)s et abonné(e)s des chroniques de la Plume et du Rouleau,
Nous revoici réunis pour de nouvelles aventures et digressions historico-épistolaires !

II s’agira aujourd’hui d’évoquer une quête presqu’aussi vieille que le monde (évidemment !) A pied, à dos d’âne, en avion et même à coups de satellites : ils furent nombreux ceux qui voulurent laisser leur nom dans l’histoire de l’humanité en découvrant ce dont on parle, sur tous les continents, dans toutes les langues et dans quasiment toutes les religions sous une forme ou sous une autre, depuis près de trois mille ans et qu’un texte mille fois lu et relu situe dans une région bien précise sans que nul, pourtant, n’ait jamais réussi à le localiser : l’arche de Noé !

« Rien n’aura plus fouetté la curiosité des explorateurs que l’Arche de Noé » nous dit le journaliste Philippe Testard-Vaillant de « Science et Vie » (2006). De fait, le nombre des explorateurs, partis sur les traces de ce mythique vaisseau et sur la foi (c’est le cas de le dire) des travaux énormes produits au cours des trente derniers siècles par des bataillons entiers de théologiens issus des trois religions monothéistes est impressionnant.

Afin de faire aboutir notre modeste quête de compréhension et de connaissance :

Nous rappellerons les FAITS (le récit du Déluge…)

Nous verrons ensuite COMMENT les évolutions politiques intervenues sur plus de 2 000 ans ont modifié la façondont les contemporains successifs ont appréhendé le récit biblique.

Nous découvrirons QUI est parti à sa recherche des témoignages matériels de ce récit.

Nous verrons enfin avec QUELS succès (passés et futurs)…

Bienvenue à bord de cette chronique qui mêlera histoire, exégèse biblique et alpinisme !

Reportons-nous d’abord aux Saintes Ecritures et plus précisément à ce que les Chrétiens nomment l’« Ancien Testament » (par opposition au « Nouveau Testament», lequel rassemble ce qui a trait à l’enseignement de Jésus). Le nom général de ce recueil de textes est plus connu sous son nom le plus simple : la « Bible ». Ce mot de « bible » est issu du grec « biblion » (livre), lequel dérive lui-même d’un terme grec plus ancien : « byblos » (papyrus).

Rappelons que la Bible est divisée en trois parties :

la « Torah » : cette partie regroupe en fait 5 livres (la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome)

les « Prophètes » (deux séries de textes qui traitent de divers personnages, lesquels sont divisés entre prophètes « antérieurs » et « postérieurs »)

les « écrits » (un ensemble hétérogène qui regroupe des textes liturgiques, narratifs, poétiques ou sapientiaux : c’est-à-dire qui « apportent de la sagesse »…)

La partie qui nous intéresse présentement est celle des chapitres 6 à 9 de la Genèse. Dans la Genèse, certainement l’ouvrage le plus connu de l’ensemble de ceux qui composent la Bible, il est raconté la création du monde par Dieu (en sept jours), la création de l’Homme (Adam) puis de la Femme (Eve, à partir de la côte du premier), de la désobéissance de ceux-ci à Ses commandements, de leur exclusion du Paradis originel et des multiples péripéties leur descendance... Car c’est là, en fait (et donc, hélas, quasiment dès le départ !) que les ennuis commencent…

Car au bout de quelque temps, Dieu observe que ses créatures, et notamment les hommes se comportent très mal : impiété, violence, perversité règnent sur la Terre. Alors le Seigneur, excédé, prend une décision radicale. Mais avant d’agir, il s’en ouvre à Noé, un vieil homme (de 600 ans !) qu’il considère, (contrairement au reste de la racaille) comme « juste et intègre ».

On retiendra ici les meilleurs passages (sélectionnés par les Chroniques de la Plume et du Rouleau). 

EN VERITE, JE VOUS LE DIS : LISONS LA BIBLE, MES BIEN CHERS FRERES… 

« Dieu dit à Noé : « La fin de toute chair est arrivée, je l’ai décidé car la terre est pleine de violences à cause des hommes et je vais les faire disparaître de la terre. Fais-toi une arche en bois résineux (…) Pour moi, je vais amener le déluge (…) Tout ce qui est sur la terre doit périr. » Dieu précise cependant que Noé et sa femme, leurs trois fils et leurs épouses devront monter dans l’arche et y faire entrer un couple de chaque espèce « pour les garder en vie ». Comme Dieu a des idées très précises, il indique même les dimensions de l’immense canot de sauvetage de Noé : « 300 coudées pour la longueur, 50 coudées pour sa largeur, 30 coudées pour sa hauteur ». (Genèse chap. 6)

Le dessein de Dieu est clair (pour une fois !) : il s’agit d’exterminer l’espèce humaine (sauf Noé et sa famille) mais de conserver l’espèce animale à travers un couple de chaque famille d’animaux. « Plus je connais les hommes, plus j’aime mon chien » pourrait donc dire le Seigneur qui, de façon brutale, a décidé de remettre les compteurs à zéro.

Alors, « en l’an 600 de la vie de Noé, le 2nd mois, le 17ème jour du mois [c’est précis !] (…) les écluses du ciel s’ouvrirent (…) Il y eut le déluge pendant 40 jours et 40 nuits. (…) Les eaux montèrent sur 15 coudées et recouvrir jusqu’au sommet des montagnes (…) Ainsi disparurent tous les êtres qui étaient à la surface du sol. (…) La crue des eaux sur la terre durant 150 jours. » (Genèse chap. 7)

Mais ce n’était pas fini.

« Au 7ème mois, au 17ème jour du mois, l’arche s’arrêta sur les monts d’Ararat ». Noé décide d’abord de lâcher un corbeau puis une colombe. Celle-ci revient avec une branche d’olivier dans le bec : elle a trouvé un arbre, signe que les eaux ont commencé à refluer. Puis il la relâche de nouveau quelque temps après. Elle ne revient pas : signe qu’elle a trouvé un endroit pour se poser. La colère de Dieu a pris fin (ouf !)

Certes, il faut encore que Noé patiente trois mois avant que les eaux ne baissent suffisamment et que le sommet des montagnes puisse apparaître. C’est seulement au terme de cette attente que Noé et tous ses passagers peuvent sortir (« Toutes les bêtes sortirent de l’arche, une espèce après l’autre » Genèse chap. 8)» Quoiqu’il en soit, le drame s’achève.

Une ère nouvelle s’ouvre pour l’humanité, à travers le devenir des premiers descendants de Noé. Rappelons en effet (pour situer encore mieux les choses) que Noé avait 3 fils. De l’un d’eux, nommé Sem, descendra le célèbre Abraham. Or Abraham, à son tour, aura deux fils.

Le fils aîné sera adultérin (avec sa servante Agar) : nommé Ismaël, il partira vers les terres actuelles d’Arabie. Il fondera une tribu qui s’installera à la Mecque et dont sera issu, bien plus tard, un nommé… Mahomet. Les musulmans se rattachent donc au peuple élu originel (même si c’est par un lien extraconjugal !…)

Le fils cadet sera légitime (avec son épouse Sarah) : il s’appellera Isaac et les tribulations du peuple d’Israël se poursuivront avec lui.

Les évangiles du « Nouveau Testament » (Matthieu, I, 1-17 ; Luc, III, 23-38), feront pour leur part également remonter l’ascendance du prophète Jésus à Abraham et son fils Isaac via une généalogie dont nous parlerons plus tard. Six siècles après, l’Islam, incorporant tout cela à son tour, présentera Mahomet comme le prophète ultime, le porteur d’un message désormais abouti : un message délivré il y a près de 3 000 ans sur la rive est de la Méditerranée…

La Bible apparaît donc bien (et nul le conteste) comme le livre fondateur de trois religions : le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam. Et l’épisode de l’arche de Noé reste, parmi tous les passages de la Bible, celui qui reste probablement le plus connu. Alors revenons à l’arche de Noé, désormais inutile, échouée quelque part et désormais abandonnée de ses passagers… Echouée, mais où ? Nul ne le sait vraiment. Et, à vrai dire, au départ, nul ne s’en soucie encore.

En revanche, l’épisode spectaculaire du Déluge lui-même donne lieu à de nombreux commentaires. Rappelons que, durant, mille ans, la seule religion monothéiste du bassin méditerranéen est le judaïsme. C’est donc aux premiers rabbins que revient le redoutable honneur de commenter et d’expliciter le sens de la catastrophe diluvienne à travers des textes rabbiniques que l’on appelle des « midrash ».

LE JUDAÏSME EST A L’ORIGINE DES PREMIERS COMMENTAIRES SUR L’EPISODE DU DELUGE 

Au plan de la datation, les exégètes juifs calculent, à rebours, le nombre des générations supposées entre David et Moïse pour arriver à une « fourchette ». Ramenée à l’aune du calendrier chrétien (pour que tout le monde comprennent), le Déluge aurait eu lieu entre 3 402 av. JC et 2 462 av. JC. La création du monde, elle, aurait eu lieu en 3 761 av. JC.

Mais les rabbins vont aussi embellir l’histoire de Noé en y ajoutant des précisions souvent fort pittoresques. Citons-en quelques exemples.

Certains « midrash » précisent donc que Noé avait prévenu ses contemporains, devenant ainsi le premier prophète de la parole divine. Noé n’étant guère prophète en son pays (comme d’habitude), des malfaisants avaient tenté de s’en prendre à lui. Dieu, alors, l’avait protégé en plaçant des lions à l’entrée de l’arche !

Nous savons que, dans la religion juive (comme dans l’Islam, plus tard), le caractère « pur » ou « impur » des aliments et des êtres tient une grande place. Mais comment Noé, s’il voulait être « judaïquement correct », pouvait-il distinguer les animaux « purs » des « impurs » ? Des « midrash » y répondent en racontant que Dieu pourvut à ce que seuls les animaux « purs » s’agenouillent devant Noé lors de leur arrivée au bateau…

D’autres « midrash », eux, s’intéressèrent à des détails plus prosaïques en précisant comment les animaux s’abstinrent de toute procréation durant la « traversée » (afin qu’il y ait le même nombre d’animaux à l’entrée et à la sortie du navire !). Ils évoquèrent également la gestion des déchets (stockés selon certains dans le pont inférieur et selon d’autres sur le pont supérieur) avant d’être balancés par-dessus bord.

Et la lumière ? Comment y en avait-il dans les cales de ce navire où il devait faire aussi sombre que dans un four sénégalais ? Des « midrash » nous apportent la réponse : elle provenait de pierres précieuses, qui brillaient comme en plein jour…

Le christianisme, religion qui naît alors que l’Empire romain est à son apogée, entend à son tour s’approprier l’héritage direct du judaïsme en y apportant un « plus » (de taille) : le prophète tant attendu par les Juifs et que ceux-ci n’ont pas su reconnaître sur le moment. Jésus, quoi.

D’ailleurs, nous précise Luc dans son évangile (Luc 3, 23 -38) « Jésus était fils de Joseph, lui-même fils d'Héli, lui-même fils de Matthat, lui-même fils de Lévi, lui-même fils de Melchi, lui-même fils de Jannaï, lui-même fils de Joseph, lui-même fils de Mattathias, lui-même fils d'Amos, lui-même fils de Naoum, lui-même fils d'Esli, lui-même fils de Naggaï, lui-même fils de Maath, lui-même fils de Mattathias, lui-même fils de Sémeîn, lui-même fils de Joseph, lui-même fils de Joda, lui-même fils de Joanam, lui-même fils de Résa, lui-même fils de Zorobabel, lui-même fils de Salathiel, lui-même fils de Néri, lui-même fils de Melchi, lui-même fils d'Addi, lui-même fils de Kosam, lui-même fils d'Elmadam, lui-même fils d'Er, lui-même fils de Jésus, lui-même fils d'Eliézer, lui-même fils de Jorim, lui-même fils de Maththat, lui-même fils de Lévi, lui-même fils de Siméon, lui-même fils de Juda, lui-même fils de Joseph, lui-même fils de Jonam, lui-même fils d'Eliakim, lui-même fils de Méléa, lui-même fils de Menna, lui-même fils de Mattatha, lui-même fils de Nathan, lui-même fils de David, lui-même fils de Jessé, lui-même fils de Jobed, lui-même fils de Booz, lui-même fils de Sala, lui-même fils de Naasson, lui-même fils d'Aminadab, lui-même fils d'Admîn, lui-même fils d'Arni, lui-même fils de Hesron, lui-même fils de Pharès, lui-même fils de Juda, lui-même fils de Jacob, lui-même fils d'Isaac, lui-même fils d'Abraham. » Ouf.

Or, on se rappelle qu’Abraham descendait lui-même de Noé. On comprend donc pourquoi les théologiens des premiers temps du christianisme voulurent, eux aussi, apporter leur pierre édificatrice au récit du Déluge… 

LE CHRISTIANISME REPREND A SON COMPTE L’HERITAGE BIBLIQUE 

Or, malgré sa simplicité (biblique !) apparente, l’histoire de Noé peut donner lieu à de nombreuses questions de compréhension de la part du fidèle de base… Ces questions ne vont pas manquer et les premiers théologiens vont s’embarquer (c’est le cas de le dire) dans des commentaires de plus en plus élaborés… Prenons l’exemple d’Origène (182 – 251 ap. JC), un des « Pères de l’Eglise » qui se trouve aux prises avec un contradicteur qui émet des doutes sur le fait qu’un bateau ait pu contenir toutes les espèces animales.

Origène (l’un des premiers « cadres ecclésiastiques » et qui officie à une époque où le christianisme est encore persécuté par le pouvoir romain, se lance dans un argumentaire extrêmement technique sur les dimensions de l’arche de Noé et sur la question des « coudées ». Vous vous rappelez que Dieu ordonna à Noé de construire une arche de « 300 coudées » en longueur, « 50 coudées » en largeur et « 30 coudées » en hauteur. Mais c’est quoi, une « coudée biblique » ? Origène ne l’ignore pas, la « coudée » antique est loin d’être une mesure fixe. A son époque (1er siècle ap. JC), la « coudée de Jérusalem » est de 52,3 cm. Mais la « coudée assyrienne » (700 av. JC) était de 54,9 cm tandis que la « coudée babylonienne » (1 500 ans av. JC) était de 53 cm… Origène, se référant à la tradition selon laquelle la Genèse aurait été rédigée par Moïse lui-même (dont nous savons, grâce aux Dix Commandements hollywoodiens de Charlton Heston qu’il était né en Egypte avant d’en faire sortir son peuple) conclut donc logiquement que la « coudée » dont parle Bible est la coudée… égyptienne (2 650 av. JC) : 52,4 cm !

Ce qui donne donc à l’arche de Noé une longueur de 157,2 mètres, une largeur de 26,2 mètres et une hauteur de 15,7 mètres.Mais Origène n’en reste pas là. Développant sa réponse, il affirme alors, au terme d’une savante étude que l’arche de Noé était un bateau au centre duquel était placée une… pyramide rectangulaire (et tronquée) et dont le somment faisait lui-même une coudée de large. Ce niveau de précision laisse pantois.

Plus généralement, les penseurs chrétiens insistent sur le caractère allégorique et symbolique du récit biblique. Jérôme de Stridon (« saint Jérôme », 347 - 420), exégète biblique très pointu et également « Père de l’Eglise », introduit l’opposition entre l’infâme corbeau (qui ne revient pas auprès de Noé car il a trouvé une charogne) et la blanche colombe (qui revient à Noé avec une branche d’olivier pour lui montrer qu’elle a rempli sa mission). Avec Jérôme, l’incarnation du Saint-Esprit dans la colombe fait son entrée dans la pensée chrétienne. Le symbole de paix qui est le sien aujourd’hui en dérive.

Augustin d’Hippone (Saint Augustin, 354 – 430), contemporain de saint Jérôme, affirme que l’arche avait des proportions idéales pour la navigation (forcément, on n’imagine pas Dieu indiquant à Noé une cote mal taillée…). Par construction, l’arche rassemblant le peuple de Dieu. Pour Saint Augustin, on pouvait la rapprocher de la figure même du Christ et donc, bien sûr, de l’Eglise…

Incidemment et d’une façon générale, en dépit de tous ces commentaires, les lecteurs de la Bible (ils sont peu nombreux à l’époque) butent sur des problèmes de traduction de l’hébreu autant que sur la question de l’existence (hypothétique) d’un texte originel. Prenons-en un exemple. L’hébreu parle, pour qualifier le matériau employé par Noé, de bois « gofer » : du bois résineux mais ce mot hébreu est-il issu de l’assyrien « giparu » (roseau) ou du babylonien « gushure » « cèdre) ? On en débat. Et encore aujourd’hui !

DES LE IVEME SIECLE, LES PREMIERS AVENTURIERS SE LANCENT A LA RECHERCHE DE L’ARCHE DE NOE

Mais foin des spéculations intellectuelles : les fidèles veulent du concret ? Les théologiens entendent leur en donner : dès le IIIème siècle après JC, on décide de partir à la recherche de l’arche de Noé ! La Bible évoque « les montagnes d’Ararat » au pluriel. Alors on part, direction : le Mont Ararat, situé à l’est de l’actuelle Turquie (1 000 kms d’Ankara) et aux confins de l’Arménie (40 kms d’Erevan). Mais le mont est redoutable : ce n’est pas une montagne, c’est un volcan au sommet recouvert de glaces, balayé par les vents et qui culmine à 5 145 mètres d’altitude. Il peut se réveiller à tout instant et il règne au sommet un froid intense : - 35 degrés ! De son pied (la plaine d’Erevan) à son sommet, l’Ararat se place même au premier rang de toutes les montagnes du monde avec plus de 4 000 mètres de dénivelés. Personne n’a jamais gravi ce monolithe dont le gigantisme écrase les pauvres mortels qui le contemplent… Sans doute un site aussi impressionnant ne peut-il être que celui qui garde en ses flancs les vestiges de la première colère de Dieu…

Le premier aventurier de l’arche de Noé est le patriarche de Nisbis, en 330 ap. JC. Il tente courageusement l’ascension. Mais, hélas, sa foi ne suffit pas à soulever la montagne et ce pionnier de la randonnée biblico-pédestre doit, au bout d’un certain temps, rebrousser chemin. Ses fidèles ont de quoi être déçus ? Pas du tout, répond le patriarche ! Car celui-ci affirme que, pour prix de sa peine, sur son trajet, un ange lui est apparu et lui a donné un morceau de bois de la vraie arche. L’honneur est donc sauf pour ce randonneur qui ne revient pas bredouille : son trophée est, depuis lors, conservé et affiché en relique à Etchmiadzine (à 20 kms d’Erevan, actuelle Arménie), siège de l’Eglise arménienne apostolique.

Un siècle plus tard, l’un des premiers chroniqueurs de culture arménienne, Faust de Byzance (Vème siècle) affirme lui aussi que « Ararat » désigne l’antique royaume d’Urartu, fondé 1 000 ans av. JC dans l’actuel Turquie orientale et qui englobait une partie de la région arménienne, dont le fameux Mont Ararat. Dès le Vème siècle, l’idée selon laquelle l’Arche de Noé s’est échouée sur les flancs de cette montagne invaincue s’enracine donc définitivement.

Cette certitude va certes exciter les imaginations. Mais, compte tenu des difficultés de l’entreprise, le Mont Ararat ne va plus susciter de vocations ni encourager d’ardeurs durant un assez long temps. De nombreux siècles s’écoulent alors sans que nul chrétien ni juif ne tente désormais de retrouver l’arche de Noé. Même Marco Polo (1254 – 1324), un aventurier pourtant audacieux, renoncera lui aussi à l’ascension lorsqu’il traversera la Turquie en direction de l’orient, nous dit la chronique de ses voyages (publiée en 1298). Qu’importe ! Entre-temps, l’avènement de l’Islam (à partir du VIIème siècle ap. JC.) aura enraciné un peu plus l’épisode diluvien dans le fonds culturel monothéiste du bassin méditerranéen. 

L’ISLAM INTEGRE L’EPISODE DE L’ARCHE DANS SON CORPUS DOCTRINAL 

Cette tentative de récupération ne va échapper à personne. Le Coran considère Noé (« Nuh ») en arabe comme l’un des cinq prophètes de l’Islam (« Islam » = soumission, à Dieu, évidemment). Ses aventures sont l’illustration d’une morale simple : malheur à qui refuse d’écouter la Parole du Tout Puissant. Les versets 27 à 51 de la sourate 11 l’évoquent ainsi que la sourate 29 qui décrit le bateau de façon plus précise que la Bible : une « safina » (un bateau ordinaire) ou encore (sourate 54) un « objet de planches et de clous ». Mais le récit islamique, surtout, diffère des précédents en précisant (selon le maître Al Masudi, mort en 956) que l’arche a entamé son voyage depuis la ville de Koufa (actuel Irak), et a navigué… jusqu’à la Mecque où elle a fait le tour de la « Kaaba ».

Or, que fait un musulman autour de la Kaaba ? Il tourne. La Kaaba, précisons-le, est un des lieux sacrés de l’Islam. Les musulmans y vénèrent une pierre (aujourd’hui enchâssée dans un cercle d’argent) donnée à Adam par l’ange Gabriel à l’endroit où le premier homme de la Création avait voulu bâtir un temple à la gloire de Dieu. Blanche à l’origine (couleur de la pureté), elle a progressivement noirci au fil des péchés dont les millions de musulmans se sont déchargés, en la touchant, lors du pèlerinage qu’ils doivent impérativement effectuer dans cette ville sainte une fois dans leur vie.

Après cela, l’arche s’est arrêtée sur le Mont Joudi, une colline située… près de la ville de Mossoul, dans l’actuel Irak. Al Masudi précise joliment que, à la fin du Déluge, Allah ordonna à la terre d’absorber l’eau. Mais certains territoires n’exécutèrent pas immédiatement les instructions. Rapidement sanctionnés par le Seigneur, ils devinrent dès lors secs et arides : paf !

Vers l’an 1000 (ap. JC) donc, l’arche de Noé est bien considérée comme une réalité par les trois religions monothéistes, quoiqu’elles ne s’accordent pas entre elles sur la localisation de son échouage. Mais, pour l’heure, que ce soit sur les Monts Ararat ou Joudi, nul ne se préoccupe plus de chercher l’Arche. L’essentiel n’est pas dans le matériau mais dans la Parole, l’important n’est pas dans l’objet mais dans l’Idée. Le fidèle n’a pas à faire de l’archéologie : il se contente d’être un croyant. Point.

Le XIIème siècle est le tournant des représentations iconographiques chrétiennes. De même que c’est à cette époque que se fixe la représentation désormais traditionnelle de la crèche (avec le bœuf et l’âne) c’est à cette époque que la représentation de l’arche prend sa forme définitive : un bateau avec une boite rectangulaire et un toit en pente, selon l’image que nous avons tous désormais en tête...

Le XVIème siècle et la Renaissance vont accélérer le questionnement du récit biblique. Mais avec le XVème siècle, siècle des "Grandes Découvertes", les certitudfes vont commencer à vaciller;On sait désormais que la Terre est ronde. Des navigateurs explorent les côtes de l’Afrique (les Portugais atteignent la Guinée en 1460), d’autres rallient le contient américain (Christophe Colomb en 1492) ou atteignent l’Inde (Vasco de Gama contourne le cap de Bonne Espérance en 1498). Tout naturellement, les progrès techniques maritimes incitent à comparer les performances des navires existants avec les dimensions du bateau de Noé reportées dans la Bible.Avec 300 coudées (égyptiennes, pour simplifier) de long, rappelons en effet que l’Arche avoisine 157 mètres. Par comparaison, le Titanic fera 269 mètres en 1912 et le France 315 mètres en 1961. Pour l’heure, ces dimensions sont très au-delà des navires du XVème siècle tels que ceux de Christophe Colomb (30 mètres pour la caravelle). Les navigateurs se lancent alors dans des calculs complexes reposant sur des questions simples : Quel « tirant d’eau » pouvait avoir l’arche (= profondeur de coque immergée) ? Quelle hauteur de bordée (hauteur entre le niveau de l’eau et le bastingage) ? Y avait-il une quille pour assurer sa stabilité ? Quel volume était celui de l’Arche et quel était son poids, une fois chargée ? Comment un tel bâtiment a-t-il pu être manœuvré par huit personnes seulement, dont quatre femmes ? De questions en questions, les réflexions s’affinent sans jamais trouver dans les textes sacrés de réponse satisfaisante : comment Noé a-t-il fait pour rassembler un couple de chaque « espèce » ? N’a-t-il pas plutôt rassemblé un couple de chaque « genre » (félin, canidé, etc…) ? Comment les besoins nutritifs des animaux ont-ils été assurés ? Comment a-t-on empêché les prédateurs de dévorer les autres espèces ? Comment a-t-on contrôlé la température, la ventilation à l’intérieur du navire ? Comment les poissons d’eau de mer ont-ils survécu alors que la Terre était recouverte d’eau de pluie (donc douce) ?Certes, l’on peut toujours objecter que Dieu est grand et pourvoie à tout : nul acte, qui nous apparaitrait à nous, pauvres mortels, « surnaturel » ne lui est impossible, à Lui. Mais, pour des marins aguerris, la navigabilité d’un bateau ne peut reposer sur la simple foi…Il ne s’agit certes pas (encore) de contester les textes sacrés. De façon « chrétiennement correcte », on cherche à concilier le récit biblique avec les techniques existantes et les observations naturalistes. La lecture de la Bible reste encore « littérale » : le récit est pris au « pied de la lettre ». Mais les questions ne s’accumulent pas moins au fil des nouvelles connaissances.Le développement du naturalisme et de la botanique suscite des interrogations qui contribuent en même temps au développement de la biogéographie : si les hommes se sont dispersés en compagnie des animaux à la fin du Déluge, pourquoi ceux-ci ne se sont-ils pas répartis de façon homogène sur tous les territoires ? Plus prosaïquement, la découverte d’espèces de plus en plus nombreuses, sur tous les continents qui sont désormais explorés, pose un problème de contenance de l’arche...A partir des années 1650, plus aucun scientifique ne soutient sérieusement qu’un bateau de 157 mètres de long ait pu un jour contenir toutes les espèces de la Terre. « C’est de cette époque (le XVIIème siècle ndlr), soutient le prêtre Jean-Robert Armogathe, aumônier de l’Ecole Normale Supérieure, que date l’éclatement entre la foi et la science ». Pour lui, « les mathématiques, avec Galilée, Descartes puis Newton, deviennent l’outil de référence des scientifiques. Or les mathématiques constituent un système autonome. La mathématisation du monde permet ainsi à la science de se détacher de la révélation biblique » (LHistoire, n° 328). Avec les Lumières et le XVIIIème siècle, on s’éloigne résolument d’une conception littérale de la Bible pour en privilégier progressivement une lecture symbolique.Dès lors, puisque les descriptions matérielles de l’Arche apparaissent sinon fantaisistes, du moins largement peu réalistes, on aurait pu imaginer que la réalité même de l’existence de l’arche, logiquement, fût mise en cause ? Il n’en fut rien. Au contraire ! Le Mont Ararat fascine et attire moult aventuriers qui rêvent de se mesurer à lui. Et chacun y monte pour trouver l’arche, même si la réalité de son échouage là-haut paraît maintenant largement discutable. Il n’y a plus désormais aucune rationalité : il y a seulement le mythe, le rêve et l’on sait combien ceux-ci sont un puissant moteur de l’âme humaine.

Source : http://laplumeetlerouleau.over-blog.com/article-16376821.html

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Les 7 lois noahides

2 Décembre 2012 , Rédigé par X Publié dans #spiritualité

Les 7 lois noahides

ne pas manger de viande qui a été sectionnée d’un animal encore vivant
- ne pas blasphémer
- ne pas voler
- installer des tribunaux
- ne pas transgresser d’interdictions sexuelles
- ne pas faire d’idolâtrie
- ne pas assassiner

source : http://www.leava.fr/questions-reponses.php?aff=2&id=130

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Le P-51 Mustang

2 Décembre 2012 , Rédigé par Thomas Dalet

Considéré comme l'un des meilleurs chasseurs de la Seconde Guerre Mondiale, le P-51 Mustang est en réalité un avion qui a été conçu à la "va-vite". Son histoire commence en 1940 lorsque les Anglais commencent à avoir du mal à rivaliser avec la Luftwaffe plus déterminée que jamais à envahir l'île anglaise. Les anglais font donc appel aux Etats-Unis qui pour l'instant , rappelons le, ne sont pas entrés dans la guerre (attaque du Japon à Pearl Harbor en Décembre 41) et disposent donc de toute leur énergie. Ayant besoin d'un appareil capable de rivaliser avec les chasseurs allemands dans les mois qui suivent, les Anglais leur donnent à peine 120 jours pour réaliser l'avion, le constructeur North American décide de relever le défi.

L'appareil pris l'air le 26 octobre 1940 après avoir rencontré des problèmes à la mise au point du moteur Allison de 1100 ch. Appelé à ses débuts NA-73, le Mustang, après avoir subi le programme d'évaluation qu'il réussit avec succès , fut commandé en 320 exemplaires qui furent livrés en Grande-Bretagne en Novembre 1941. A basse altitude, la première version du Mustang affichait de remarquables performances mais celles-ci faiblissaient en approchant les 3650 mètres causées par des déficiences du moteur à haute altitude. De ce fait, l'avion était mal adapté aux missions d'interception et fut donc utilisé pour les missions à basse altitude : reconnaissance et attaque au sol. Le Mustang Mk1 entre en service en Grande-Bretagne en Avril 42 et équipe 23 unités.

De plus, les Etats-Unis ayant réalisé le potentiel de l'appareil, 300 appareils sont commandés chez le constructeur North American. Conscient du problème à haute altitude, l'US Air Force équipa par la suite une nouvelle version du Mustang (XP-51B), d'un moteur Packard-Merlin de 1430ch. Avec ses six mitrailleuses de 12,7 mm, il pouvait sans problème engager un chasseur allemand.

La plus réussie des versions du Mustang est la D. En effet, équipé d'une verrière en "goutte d'eau" qui optimise la vision, un arrière de fuselage modifié et une très bonne autonomie, le P-51D escorte sans problème les bombardiers alliés en Allemagne. Il fût pendant des années encore utilisé par beaucoup de pays et dans beaucoup de conflits.

On le retrouve sous le nom de F-51 en Corée (La dénomination P pour Poursuit fût abandonné et remplacé par le F pour Fighter). On trouve plusieurs modifications du Mustang comme le A-36 Apache spécialisé dans l'attaque au sol, développé au début de la guerre par l'US Air Force, qui n'était pas réellement intéressé par le Mustangdéveloppé au début de la guerre par l'US Air Force, qui n'était pas réellement intéressé par le Mustang destiné aux Anglais. Le P-82 Twin Mustang développé par l'USAAF vers la fin de la guerre, n'était ni plus ni moins comme son nom l'indique, deux Mustang collés l'un à l'autre par une aile centrale. Il devait être utilisé pour escorter les bombardiers et frapper encore plus loin en Allemagne. Mais la guerre prit fin avant sa réelle mise en service.

Le Mustang ne fût retiré du service qu'après la guerre de Corée (dépassé comme tous les avions à hélices de l'époque, par les avions à réaction), mais de nombreuses années plus tard il fût utilisé pour l'entraînement, et par les pays les moins riches ne pouvant s'équiper d'avions à réaction. Aujourd'hui, près de 150 Mustang volent encore, entretenus par des centaines de passionnés qui viennent en souvenir du bon vieux temps, parader dans les meetings aériens.
 
mustang
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