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L'Egrégore mythe ou réalité ?

2 Décembre 2012 , Rédigé par P\ N\ Publié dans #Planches

La recherche

EGREGORE; ce mot n'est pas dans les dictionnaires, donc il n'existe pas.
Tel est le langage communément tenu, parfois même dans nos Ateliers.

La curiosité nous a conduit à consulter les dictionnaires, grammaires, encyclopédies dont les bibliothèques fourmillent et notre effort a été récompensé par la découverte d'une explication de ce terme dans le dictionnaire général et grammatical par Napoléon Landais 5e édition 1841. Il dit :

« Egrégores: anges qui, suivant le livre d'Hénoch, épris de l'amour des femmes, s'assemblèrent sur le mont Hermon du temps du Patriarche Sared et s'engagèrent par des anathèmes à ne se séparer jamais qu'ils n'eussent pris les filles des hommes pour femmes. »


La même curiosité nous a dirigé vers les textes des écrivains symbolistes et les dictionnaires ésotéristes universels. L'ample moisson que l'on peut y récolter confirme l'existence de l'Egrégore. Chacun ayant ajouté sa propre conception de ce mot.

Qu'estce que l'Egrégore ?

C'est à partir du grec que l'on peut trouver un sens au terme Egrégore. Il signifie « veilleur » ou, aussi, « être éveillé ». Dans le livre d'Hénoch, écrit Gnostique apocryphe du 2e siècle de l’ère actuelle il désigne des entités d'un caractère assez énigmatique. Elles semblent appartenir à ce que certains ésotéristes appellent le monde intermédiaire, d'autres le plan astral.

D'après Hénoch, il s'agirait d'anges êtres créés de nature purement spirituelle recteurs des six directions de l'espace cosmique: Nord, Sud, Est, Ouest, Zénith, Nadir. Ils attendaient sur le mont Hermon de pouvoir posséder les filles des hommes afin d'engendrer des géants.

D'une manière symbolique, les anges qui veillent peuvent représenter l’énergie Cosmique et les Géants à venir, les Initiés qui' vivifiés par la dynamique égrégorielle, travaillent depuis les origines à la construction du Temple de l'Humanité.

Dans la terminologie ésotériste actuelle, on appelle Egrégore, une entité collective psychique issue d'une assemblée et formée par l'addition des forces émises par les volontés en présence. C'est une sorte de pensée collective qui se polarise sur une énergie cosmicotellurique considérée comme une idée mère.

La puissance de la pensée

Selon les théosophes, la pensée est un fluide sécrété par le cerveau. Ils affirment qu'elle est formée de substance réelle animée d'un mouvement qui lui est propre. C'est une sorte de composé matériel dont elle a l'énergie mécanique et l'action moléculaire. Formée de la matière du plan astral et chargée de vigueur mentale, elle constitue une véritable puissance. Elle peut donc être considérée comme une force agissante.

Plusieurs ésotéristes admettent que la pensée provient de l'extérieur, d'un passé personnel et collectif. C'est une onde permanente dynamique qui entre dans le cerveau pour l'animer. Elle peut être modelée, chargée de désirs ou d'émotions, concentrée, mise en réserve en un lieu, projetée dans l'espace vers un sujet et retrouvée avec force et durée.

La mémoire universelle

Conventionnellement, depuis la plus haute antiquité, le Cosmos constitue une sorte de coffrefort, une mémoire universelle qui conserve les richesses des pensées et des sensations émises par les générations d'Initiés qui se sont succédées. Cellesci provoquent, fécondent et attirent les pensées et des sensations analogues qui, en les rejoignant, forment avec elles des sortes d'archétypes psychiques ou spirituels. C'est la Conscience Cosmique Universelle des spiritualistes.

Ne pas confondre
L'Egrégore, pensée collective polarisée, ne doit pas être confondue avec le rattachement initiatique. Ce qui constitue la chaîne des initiés, c'est la transmission ininterrompue de l'influence spirituelle par l'initiateur au postulant au moment de sa réception. Elle est caractérisée par l'apposition de l'épée, ou du glaive, et la triple accolade donnée par l'officiant au néophyte. C'est à ce moment là seulement que l'lnitié est rattaché à tous ses frères et au centre spirituel suprême.

Tandis que l'Egrégore constitue une entité réelle, dynamique. possédant une influence considérable sur le psychisme humain. Penser individuellement une chose la crée, la penser collectivement la renforce et lui attribue la durée. C'est pourquoi les Initiés se réunissent et œuvrent en Atelier.
C'est un lieu privilégié où ils se livrent à des travaux dont la portée spirituelle dépasse la personnalité de chacun en vue de l'aider dans sa métamorphose intérieure.

Créer l'harmonie

Pour aboutir à des résultats concrets, il est indispensable de retrouver à chaque réunion l'harmonie que le Rite Ecossais Ancien et Accepté propose à ses membres. Cette harmonie ne peut se créer automatiquement. Pour la réveiller, les travaux sont ouverts par l'exécution du Rituel dont le but est de renforcer la cohésion des participants. Ainsi se produit une force qui unit tous les membres et forme l'Egrégore de l'Atelier.

Chaque atelier possède le sien propre et la réunion de tous ces Egrégores constitue l'Egrégore général de la FrancMaçonnerie C'est cette force de cohésion éveillée et dynamisée qui assure la pérennité psychique de l'Ordre et lui donne sa puissance. Selon la loi des oppositions, il existe deux types d'Egrégore: maléfique et bénéfique. Celui de la FrancMaçonnerie, comme celui de toute institution initiatique traditionnelle, est naturellement bénéfique. Il I'est d'autant plus que les pensées émises sont pures.

Formation de l'Egrégore

La formation de l'Egrégore nécessite la conjonction de deux énergies. La première, extérieure à l'homme, est d'origine cosmique d'une part et tellurique d'autre part. Elle est dite cosmicotellurique. La seconde est issue d'un courant mental ou spirituel collectif, orienté et focalisé vers un but précis.

La première énergie, qu'elle soit d'origine cosmique ou tellurique. est omniprésente. Elle est plus particulièrement concentrée dans les édifices sacrés. Les cathédrales, les églises, les temples sont de multiples catalyseurs de l'énergie cosmicotellurique. La flèche d'une cathédrale capte les forces cosmiques qui sont fixées par les forces telluriques. Un puits creusé dans l'axe de la flèche constitue une mise à la terre par laquelle l'énergie humaine provenant de l'extérieur, s'écoule de façon permanente.

La seconde énergie est apportée par l'homme qui est une source continuelle de vibrations émanant de deux forces internes conjuguées: la pensée créatrice et la volonté. Ces forces vibratoires de nature électriconerveuse, se propagent sous la forme d'ondes infinitésimalement courtes. Elles sont généralement utilisées à des fins personnelles par l'individu ignorant qu`il fait partie d'un Tout: l’univers qui se reflète en lui.

L'lnitié sait que la rencontre de ces énergies cosmico-tellurique et humaine éveillées et coordonnées par la magie issue du Rituel' est essentielle dans la formation de l'Egrégore particulier de l'Atelier et sa polarisation sur l'Egrégore général de la FrancMaçonnerie.

Une force supérieure de la Nature

L’Egrégore peut être considéré comme l’une des grandes forces supérieures de la nature que l'homme n'a pas encore réussi à comprendre pour l'utiliser à des fins rationnelles comme l'électricité par exemple. Seuls les Initiés qui l'ont ressentie, ont la certitude de l’existence de cette force qui, par analogie, peut être comparée à l’électricité.

L’Energie électrique est produite par deux forces, L’une positive, L’autre négative reliée à la terre. Il suffit de mettre en contact ces deux forces au moyen d'un interrupteur pour produire à volonté dans une lampe, une lumière qui peut aussi, à volonté, être interrompue et renouvelée chaque fois que l'opérateur le désire.

L'Egrégore est également activé par la mise en contact de deux forces:
L’énergie cosmique positive et l'énergie tellurique négative. Celles-ci servent de véhicule à l'influx des pensées émanées de l'Egrégore général déposé dans la Conscience Cosmique qui joue le rôle d'un aimant. L'Egrégore particulier de l'Atelier, représente la lampe à illuminer. Le Rituel constitue l'interrupteur; le Président de l'Atelier, I'opérateur chargé de le mettre en œuvre pour éveiller I'Egrégore de l'Atelier, le dynamiser et le polariser sur l'Egrégore général. Alors s’allume la lampe d'où jaillit la lumière. Le Rituel de fermeture des travaux coupe le courant et produit l'effet inverse.

Le Rituel, outil de mise en œuvre

L'ensemble formé par la disposition du Temple, les couleurs des tentures, les emblèmes et symboles, I'éclairage et l'exécution du Rituel concourt à la formation de l'Egrégore. Le Président, les officiers et tous les participants, par leur concentration, leur attitude, la précision de leurs gestes et des paroles, avec leur volonté et leur pensée créatrice orientée, vont former une entité psychique collective qui pourra être fécondée par l'énergie cosmicotellurique.

Le port des vêtements sombres et les décors du degré marquent la différence entre le profane et le sacré. Les gants blancs symbolisent la pureté du cœur et des sentiments. La circulation dans le sens de la marche du soleil, en marquant régulièrement un temps d'arrêt, permet à l'Initié d'établir le contact avec la source égrégorielle. Le glaive protège contre les forces du mal qui peuvent provenir de toutes parts et son maintien levé ou baissé participe a l'appel des forces cosmicotelluriques bénéfiques. Les signes d'Ordre constituent des gestes de protection contre les impuretés.
La pureté intérieure liée à la pureté physique facilite la communion psychique. Dans la Tradition, la pureté désigne un état du mental obtenu par le détachement des sollicitations du monde profane.

L'invocation au G. . A. . de l'U.

L'invocation au Grand Architecte de l'Univers, en présence du Volume de la Loi Sacrée ouvert, est la partie la plus importante du Rituel. Dans l'Atelier, les Initiés forment une entité spirituelle puissante. Ils ont franchi la porte de la mort à la vie profane pour renaître à la vie spirituelle. Pour qu'un contact puisse s'établir entre eux et la force égrégorielle, un climat favorable doit être créé. L'invocation invite chacun à faire le silence en luimême pour atteindre un état de réceptivité intérieure afin de permettre au courant spirituel de le pénétrer.

L'invocation est une sorte de mise en condition sur une longueur d'onde cosmique afin que l'Esprit du Principe Créateur descende sur les travaux impersonnels de l'Atelier. Il ne faut pas la confondre avec la prière qui est une demande personnalisée émanant de l'homme pour monter vers Dieu.
Dans l'invocation, le courant fluidique descend pour venir soutenir les Initiés dont les actes rituels se réclament de lui.

C'est pourquoi le Rituel doit être exécuté selon un rythme régulier, écouté, vécu, dans le silence en pensant à l'acte qui s'accomplit car tous les Frères sont acteurs. Il s'agit d'un acte sacré qui conditionne l'éveil de l'Egrégore. Quand les travaux ont été correctement ouverts, I'Egrégore se manifeste. Il constitue le lien entre l'lnitié et le Cosmos. Son dynamisme dépend de l'ambiance qui anime les travaux. Le Président, par la place qu'il occupe, est le premier sous son influence. Il agit en tant que porteparole de l'Egrégore dont il représente l'émanation.

Alors, I'Atelier devient un endroit où l'on peut percevoir la pensée nouvelle, I'examiner et lui faire produire son maximum de rendement. C'est dans la force d'attraction de l'Egrégore de l'Atelier que les pensées se polarisent et s'épanouissent. En effet, l'lnitié a la certitude que les pensées à force d'être cultivées prennent une vie personnelle et forment une sorte d'accumulateur.

Cette concentration de pensées a été, et est encore, la raison d'être des Rites. Véhiculés par le Rituel, ils créent une sorte de magnétisme collectif pour produire des effets. On sent présente cette formation psychique dans les endroits où pendant de longues années des êtres se sont réunis dans une même pensée, comme les édifices sacrés, ou des sentiments très fervents ont été exprimés par les mêmes mots aux mêmes heures.

C'est ce qui porte les Initiés à rechercher pour leurs travaux' un cadre inspirateur où se concentrent leurs pensées. Cet endroit est propice au travail intérieur; il en accumule la force et en conserve les fruits. Ce lieu choisi, devient le réceptacle des pensées. Il en est pénétré. Il suffit d'y revenir pour retrouver cet état de douce exaltation qui est le début de l'inspiration, I'atmosphère heureuse du travail.

En guise de conclusion

Là, I'lnitié peut se laisser emporter par les courants qui le dégagent de l'attrait des plaisirs matériels et l'arrachent aux inquiétudes de la vie.
S'il peut trouver le fluide vital émis par les forces bienveillantes de la nature, il s'accorde à ces forces pour élever son esprit jusqu'à elles.
Ainsi sa pensée touche aux grands flux qui aimantent la Conscience Cosmique Universelle.

Celui qui s'en est rendue digne, par un inlassable travail sur lui-même, se sent emporté vers cet océan de rythmes qui est la source de toute pensée.
C'est là que les esprits élevés goûtent l'inspiration, I'illumination, dont les intuitions terrestres ne sont que de pâles reflets.

Source : www.ledifice.net

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Le Spitfire

1 Décembre 2012 , Rédigé par Thomas Dalet


 
Le Supermarine Spitfire –cracheur de feux- est sans conteste le plus célèbre chasseur britannique de la Seconde Guerre Mondiale. Cet appareil aux performances remarquables fut une création de R.J. Mitchell pour répondre à une demande de l’état-major britannique qui souhaitait un avion de chasse monoplan avec un habitacle fermé et un train d’atterrissage escamotable. Il fit son premier vol le 5 mars 1936.

Le Spitfire était un avion apprécié par les pilotes. Il faut doté d’ailes elliptiques. Celle-ci possédait une section transversale mince qui lui permit d’attendre une vitesse élevée. Cette qualité fut reprise du
Supermarine S.6, hydravion de course du Trophée Schneider. Il existait trois formats d’aile disponibles en fonction de l’utilisation. L’aile standard était appelée Standard Wing Tip, Clipped Wing Tip représentant l’aile à saumons démontés et Extended Wing Tip indiquait une aile dotée de saumons allongés et plus pointus. La seconde aile permet plus de maniabilité à basse altitude alors que la dernière fait de même à haute altitude. La verrière en goutte d’eau fut par la suite adoptée car elle permettait une grande visibilité arrière.

Le Spitfire avait un train d’atterrissage étroit qui rendait l’atterrissage délicat. Il était pourvu d’un respirateur à oxygène non mentionné dans le cahier des charges et était mû par un moteur Rolls-Royce Merlin. Sa faible autonomie lui posa des problèmes, notamment lors de l’évacuation des Tommies de Dunkerque où il opérait à la limite de son rayon d’action en restant 10 minutes sur zone.

Son armement de bord se composait couramment de 2 canons Hispano de 20mm et de 4 mitrailleuses Browning de 7,7mm. A partir du Sptifire Mk IX, le calibre de la Browning fut porté à 12,7mm. En outre, il pouvait emporter deux bombes de 250kg sous les ailes ou une de 230 kg sous le poste de pilotage et même 4 roquettes par aile pour le Mk 24.

Il existe 24 versions du Spitfire, les plus utilisées étant le Mk V, cellule renforcée et moteur plus puissant, et le Mk IX pourvu d’un armement plus puissant. Il exista également une version navale du Spitfire dotée d’ailes repliables et d’une crosse d’appontage, le
Supermarine Seafire. Les versions Mk XII, XIV, XVIII, 21 et 22 étaient équipées d’un moteur Griffon, les versions I, VIII et X étant quant à elles mu... VIII, 21 et 22 étaient équipées d’un moteur Griffon, les versions I, VIII et X étant quant à elles mues par un moteur Merlin. Le Mk II différencie les appareils assemblés à Castle Bromwich et le Mk 24 possède l’empennage du Supermarine Spitful. Les Mk VI et VII sont des intercepteurs haute altitude et le MK XVI est équipé d’un moteur Packard-Merlin. Les versions de reconnaissance photo sont les Mk IV, XI, XIX et XIII, cette dernière étant la seule à disposer d’un faible armement. Les Mk III et XX restèrent des prototypes, le premier ayant un moteur Merlin XX de 1300ch et le second étant un mélange des versions Mk IV et XII.

Le Spitfire fut exporté en France, en Irlande, en Roumanie, au Danemark, en Pologne mais aussi hors de l’Europe : Israël, Syrie, Egypte, Turquie, Canada.

Le Spitfire et le
Hawker Hurricane travaillèrent de concert pendant la Bataille d’Angleterre, ce dernier se chargeant des bombardiers car étant robuste et laissait le soin au plus rapide et agile de s’attaquer aux chasseurs de la Luftwaffe. Sa faible autonomie l’empêcha d’accompagner les bombardiers sur l’Allemagne. En revanche, il allait se tailler une solide réputation en interceptant les bombes volantes V1. Il fut aussi le premier chasseur allié à abattre un Messerschmitt Me 262, premier chasseur à réaction. Les derniers Spitfire ont été retirés du service dans les années 60, ce qui démontre une certaine longévité.

En tout, 21 554 exemplaires du Spitfire furent construits sous 24 versions. Tout au long du conflit, il reçu un armement de plus en plus lourd et des moteurs de plus en plus puissant. Entré en service avant le début de la Seconde Guerre Mondiale, il est un des rares appareils à être resté en première ligne jusqu’à la fin du conflit et même après, les perpétuelles évolutions apportées tout au long des 5 années de conflit aidant.
spitfire-f-vb
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Le ou Les Egrégores

1 Décembre 2012 , Rédigé par J\C\ B\ Publié dans #Planches

Pourquoi ce titre ?
- ' Le ' de l'Egrégore se rapporte à l'entité égrégorique dans sa fonction,
- ' Les égrégores ' rassemblent les différentes formes et les différents aspects de l'Egrégore. Nous allons essayer de détailler ces aspects qui peuvent être :

- Biblique
- Occultiste
- Maçonnique ou - non-maçonnique
Le point qui nous intéresse le plus, est le concept maçonnique de l'Egrégore. Plusieurs définitions ont été données en ces termes, à cette conception de la loge ou à cette entité émanant d'une assemblée. L'atmosphère très particulière qui règne dans notre enclos sacré, a été décrite par des écrivains contemporains, j'entends par contemporains les auteurs ayant écrit aux XIXème et XXème siècle. Ces personnages ont défini, d'une façon claire ou voilée, cette force de cohésion qui unit dans un groupe humain les membres qui la composent.
L'Egrégore est le rassemblement des idées, qu'elles soient terrestres ou supra-terrestres, constituant l'unité hiérarchisée mue par une idée-force. C'est, si l'on peut s'exprimer ainsi, une somme de pensées accumulées dans un but et une intention précise. Matérialiser l'Egrégore c'est sans doute, pour nous, faire partie et sentir la chaîne d'union.
Nous pouvons aussi dire que l'Egrégore est la ' force aurique ' d'un groupe qu'il soit humain ou non-humain. Il peut être défini pour les non-maçons comme l'inconscient collectif de Jung, ou comme la communion des saints des chrétiens.
Dans une assemblée, une assemblée maçonnique en particulier, est souvent évoqué l'Egrégore, c'est-à-dire un ' être ' ou une force de cohésion. L'origine grecque du mot Egrégore est considérée comme la plus juste. La définition de ce mot
' être éveillé ' je montre que c'est bien ' l'été ' de cohésion qui donne sa puissance à la F\M\ tout comme les ' veilleurs du mont Hermon ' les égrégores veillent du livre d'Hénoch ou du livre de Daniel qui ressemblent, (sans en être l'équivalent) aux entités occultes.
Au sein de la loge, lieu sacré par excellence, se dégage par la participation de ses membres la conception d'Egrégore. Dans ce site consacré, lieu saint, temple ou habitation du G\A\D\L\U\, lieu dans lequel se fait la jonction entre le Divin et l'Humain, résumé du macrocosme et du microcosme, l'être a la possibilité d'accomplir sa réalisation spirituelle. Les axes de recherche pour cette étude ont été différents.
Le mot égrégora, en effet, deux acceptations ou racines distinctes. La première définition dit : Egrégores : qui nous provient du grec par traduction de l'hébreu. On nous indique que les Egrégores sont des anges, qui, selon le livre d'Hénoch s'unirent aux filles de Seth, qui lui-même est un fils d'Adam, et engendrent les géants. Ils sont appelés ainsi parce qu'ils s'établirent sur le mont Hermon et jurèrent d'y ' veiller ' jusqu'à ce que qu'ils eussent possédé les filles des hommes.
Cette définition nous ouvre la voie biblique classique. La seconde acceptation est purement occultiste et n'est apparue que dans la seconde moitié du XIXème siècle et nous indique que l'Egrégore est une entité, un être collectif issu d'une assemblée. Cette seconde racine ouvre la porte occultiste et maçonnique. Nous allons essayer de découvrir les différents aspects de ces deux parties qui n'ont a priori aucun lien logique entre elles.
La première définition signale que les Egrégores sont mentionnés dans le livre d'Hénoch, nous allons donc nous y reporter. Dès le début de la recherche on s'aperçoit qu'il existe trois livres différents attribués à un patriarche biblique appelé Hénoch
- le premier fut rédigé au premier siècle avant J.C., il est répertorié par ses traducteurs comme l'Hénoch éthiopien;

- le deuxième est connu sous des traductions slaves et pourrait dater du premier siècle après J.C. Ce deuxième ouvrage est une traduction d'un apocryphe grec et ne nous apprennent rien de nouveau concernant notre sujet;
- le troisième est l'Hénoch hébreu qui a été rédigé vers le VIème siècle après J.C. C'est la compilation d'auteurs et d'époques assez diverses. Il existe cependant une évidente progression du premier au troisième livre.
On peut y lire : ' Hénoch, l'Homme Terrestre, simple ami de Dieu, est devenu une entité presque divine en se confondant avec l'Homme Céleste pour devenir Hénoch-Métraton '.
Mais revenons à l'ouvrage de base... A l'intérieur du premier livre d'Hénoch dit l'éthiopien, qui n'est qu'une traduction d'un précurseur grec, il n'est jamais fait mention du mot Egrégore. Par contre l'on rencontre souvent les termes - veiller ou vigilant - . Il semble donc qu'un problème linguistique se pose mais là n'est pas notre propos. Le précurseur grec dont il vient d'être question est semble-t-il lui même issu d'une traduction grecque d'un original sémitique, rédigé au IIème siècle avant J.C.
Cette affirmation est basée sur la découverte récente, faite à Qumrân dan une grotte proche de la mer Morte, où l'on trouve de nombreux fragments du premier livre d'Hénoch qui était rédigé en hébreu et en araméen, ainsi qu'un manuscrit araméen de la même époque : l'apocryphe de la Genèse.
C'est dans cet original du livre d'Hénoch, dans l'état des connaissances actuelles, qu'apparaît le mot ' IR ' qui est purement araméen et qui fut traduit en grec par ' égrégoros '. Le second manuscrit nous renvoie au livre de Daniel où se trouve mentionner aussi dans la partie araméenne le mot IR, précurseur de notre Egrégore, en association avec le mot QADDISH, dont les traductions sont respectivement veillées et saint.
Ce dernier mot, équivaut au QADOSH hébreu qui nous fait penser à un grade des ateliers supérieurs : le chevalier Kadosch qui est le point d'articulation de la hiérarchie de M\M\
Pour notre Rite, le 30ème degré est ' Saint ', il doit combattre pour défendre et venger. La psychologie des grades de vengeance nous indique, je cite : ' Les grades d'Elu forment, en fait, la texture ésotérique de notre Egrégore maçonnique '.
En hébreu biblique la traduction des mots veiller ou veilleur tire sa signification du concept ' lumière '. L'aigle bicéphale a le double aspect démiurgique, de même l'épervier d'Egypte peut soutenir l'éclat du soleil sans baisser les yeux. ILs peuvent symboliquement contempler la lumière divine.
Pour continuer notre études nous devons regarder la deuxième acceptation et se tourner vers l'occultisme et la F\M\ Rappelons tout d'abord la définition du concept occultiste d'Egrégore.
Jules Boucher nous dit : on appelle ' Egrégore ' une entité, un être collectif issu d'une assemblée. Toute assemblée d'individus forme un Egrégore.
Il y a un Egrégore pour chaque religion et cet Egrégore est puissant de toute la force des fidèles accumulés au cours des siècles. De même, pour la F\M\, chaque loge possède son Egrégore ; chaque obédience a le sien et la réunion de tous ces égrégores forme la ' Grande Egrégore Maçonnique '.
La théorie de l'Egrégore s'expose ainsi : ' Si quelques personnes se réunissent en un endroit en émettant des vibrations fortes et identiques par des pensées de même nature, un être véritable prendra naissance et sera animé d'une force bonne ou mauvaise, d'après le genre des pensées émises '.
Mais continuons notre recherche et essayons de découvrir les auteurs à l'origine de ce concept occultiste d'Egrégore. Le premier à avoir évoqué l'Egrégore est sans doute Saint-Yves d'Alveydre dont le maître à penser fut Fabre d'Olivet. Une courte phrase résume sa pensée, je le cite : ' Une fois que l'homme a imprégné de sa volonté certains éléments de l'ordre invisible, quand il a conçu, voulu, créé non seulement un pouvoir visible, mais sans le savoir un Etre potentiel, occulte, évoqué, se manifestant par des Institutions, ce dernier ne meurt pas sans avoir vécu, et, s'il est instinctif et passionnel, il vit en détruisant '.
Saint-Yves d'Alveydre après avoir décrit dans un ouvrage la cité souterraine Agarttha, centre initiatique du monde dont l'idée sera reprise par Guénon dans le ' Roi du Monde ', évoque dans son ouvrage ' Mission des Juifs ' cet Etre collectif occulte créé spontanément par le Pouvoir humain et qui peut être doué d'une grande puissance. L'auteur clairvoyant quant à la psychologie des fautes et des communautés a décrit le concept sans employer le mot Egrégore. L'idée était lancée et Stanislas de Guaïta y vit ce qu'il devait lui-même appeler ' l'Egrégore occultiste '.
Le deuxième auteur Alphonse-Louis Constant qui prit comme pseudonyme Eliphas Lévi, a employé pour la première fois, dans son livre l'Histoire de la Magie où il reproduisit le récit du livre d'Hénoch concernant les ' veilleurs ', du mont Hermon, le mot Egrégore. Puis ce fut pour lui un passage par l'abbaye de Solesmes, où il consulta les ouvrages de gnose et d'ésotérisme (il est à remarquer que cinquante ans plus tard Constant Chevillon effectuait le même chemin).
Lévi continua d'éditer des livres dans lesquels il parle toujours de l'Egrégore mais de façon voilée, voire ésotérique, on peut dire qu'il ' écrit ' à la façon des planches le Mutus Liber des alchimistes.
Il cite, prononce des mots sans en définir à proprement parler le sens. A celui qui en possède les clés de traduire et de comprendre.
Vint ensuite Stanislas de Guaïta qui continua l'oeuvre amorcée par le maquis de Saint-Yves et celle parallèle de Lévi.
Guaïta, sans faire mention de la F\M\ évoque dans ses textes la chaîne magique ou chaîne d'union telle qu'elle est pratiquée dans nos temples. Il dit : ' la chaîne magique est un moyen sûr de créer des potentiels collectifs à qui ne rien ne résiste '. Dans son dernier ouvrage, ' Le problème du mal ' qui termine la série des ' Essais de Sciences Maudites ', qu'il a rédigé avec la collaboration d'Oswald Wirth et qui sera complété plus tard par Marius Legage, il se fait témoin de la fraternité et de l'unité de vues de trois ' Générations ' et apporte des éléments sur le rôle joué dans la transmission du concept d'Egrégore par Oswald Wirth.
Nous venons de résumer de façon simple les origines du concept occultiste d'Egrégore. Regardons comment a été véhiculé cette idée dans le temps. Trois auteurs-personnages ont contribué à la transmission et à l'essaimage du concept, ce concept Stanislas de Guaïta à l'origine, Oswald Wirth qui fut son disciple et qui écrit : ' Guaïta me fit remarquer l'existence de ' l'esprit ', dit Egrégore, que se constitue tout assemblée humaine '. Cette notion occultiste, Wirth l'adopte. Cependant dans ses ouvrages il en modifie parfois le sens original émis par Guaïta car les enseignements de Wirth sont essentiellement maçonniques par la mouvance des symboles.
On peut dire qu'Oswald Wirth devint le premier chaînon qui transmit à la F\M\, le concept occultiste d'Egrégore. Et enfin nous trouvons Marius Lepage qui fut pour Wirth ce que fut ce dernier pour Guaïta. La relève de ces trois pionniers allait être assurée par Jules Boucher. En synthèse de ces deux parties de l'étude nous pouvons dire que, dans la première partie : celle dite biblique, le mot Egrégore n'apparaît pas de façon claire, plus exactement il n'en est fait mention dans aucun livre biblique.
La seule liaison nous concernant réside dans le fait que les ' veilleurs ' du mont Hermon sont reliés aux Aréopages de notre rite, via les livres d'Hénoch et de Daniel, par deux mots : ' IR. QADDISH ' dont la traduction même est douteuse.
La seconde partie, appelée occultiste, qui est plus florissante par ses auteurs et par son intérêt vis-à-vis de la M\ nous fait remarquer plusieurs point importants et communs dans leurs propos.
Le premier est que, depuis l'émission du concept d'Egrégore, un voile couvre la rédaction de ces écrits. La conception est latente, présente non éclaircie. Le second, plus proche de nous, est dans la transmission, la filiation qui s'est véhiculée depuis les ouvrages les plus anciens qui nous sont connus jusqu'à nos jours et ceci sans faille. Des écrivains tels que Fabre d'Olivet, Saint-Yves d'Alveydre, Elipohas Lévi, Stanislas de Guaïta, Oswald Wirth, Marius Lepage, Gérard Encausse, René Guénon et Jules Boucher nous ont transmis l'idée de concept égrégorique sans rupture de la chaîne.
Cette étude nous fait entrevoir plusieurs objets qui retiennent notre attention : d'abord que l'Egrégore est une réalité qu'on le veuille ou non. C'est une entité présente mais dont la définition est masquée ou voilée. Le concept égrégorique est lui aussi non formellement défini mais latent. La ' Magie ' est là à chaque détour du chemin que ce soit en F\M\, en occultisme ou dans le monde profane.
Pour ce qui est maçonnique, point important de ce travail, l'on peut dire que les rites et autres fonctions essentielles, joignent le visible à l'invisible. Ils constituent le lien fluidique qui unit l'ensemble des maçons à l'esprit de la maçonnerie dégagé des loges matérielles.
Toute collectivité, toute association, a sa correspondance dans le monde invisible. L'esprit d'un groupement, que l'on peut nommer Egrégore, est un être vivant et puissant qui tend à s'affirmer son autorité et à agrandir son domaine aux dépends de son voisin. Il est dit : ' Malheur à l'individu isolé qui, orgueilleux de sa volonté vacillante, veut entrer en lutte contre la formidable puissance de l'Egrégore. Il sera vite balayé, submergé... '.
Quant à la chaîne d'union qui a lieu avant la fermeture des travaux et qui est dirigée par le V\M\, elle représente la synthèse et l'émanation de l'atelier. L'Egrégore ainsi régénéré créé des courants de forces entre les FF\ qui pourront être employés au mieux des intérêts spirituels de l'ordre en général et des membres de la loge en particulier.
Le Vénérable oriente la chaîne dans un but ou vers une idée déterminée et la rupture de la chaîne est le moment où a lieu la ' projection ' de l'idée-force après une ' concentration ' plus ou moins longue.
Il est donc nécessaire pour que la chaîne d'union soit réellement efficace que chaque maillon soit conscient de son rôle et donc de faire que l'Egrégore soit fort. L'action, pour être ' efficiente ', n'a nul besoin de publicité, au contraire, c'est dans le silence de la méditation ' active ' et non passive que les pensées deviennent des idées-forces et c'est par la chaîne d'union, qui matérialise l'Egrégore de la loge, que ces idées peuvent être projetées dans le monde des hommes qu'ils soient initiés ou profanes.
La chaîne d'Union peut être rapprochée de la lumière maçonnique si tous les participants sont sur la même longueur d'onde et vibrent en synchronisme. Tout dans l'univers est lumière, chaleur, électricité, et donc tout est vibration.
Si des hommes sont plus clairvoyants que d'autres, c'est parce qu'ils se sont rendus plus accessibles aux fréquences de la lumière initiatique. Ils sont en liaison avec l'Egrégore, ils en font partie. La pensée, la volonté de ceux-ci s'inscrit, se dessine sur la planche à tracer qui renforce l'Egrégore de la loge et instruira la maçonnerie à venir. La transmission de l'acquis sera enrichie, mémorisée et véhiculée par l'Egrégore. L'initié vit avec l'Egrégore, il a travaillé sur la voie initiatique, il n'est pas seul, des énergies se concentrent sur lui. La chaîne d'union est donc effective pour l'adepte qui a réalisé l'équilibre.
En conclusion, certaines idées s'imposent à notre esprit. Des pensées réunies en masse sont des choses très réelles qui occupent une certaine place dans l'espace. Cette communion de pensées émet des vibrations et par conséquent une harmonie intense se dégage de ce magnétisme enclos dans la loge. Ce lieu sacré est donc pour l'Egrégore son creuset, son athanor.
Les pensées sur un même sujet ou ayant un trait commun tendent à se réunir, il existe donc pour beaucoup de sujets un centre de pensée, un espace. D'autres idées du même genre sont attirées vers ce centre et contribuent à en augmenter le volume et l'influence. C'est là que le danger existe.
La création d'un Egrégore met en oeuvre des forces, des énergies. Il faut en assumer les conséquences. Regardons autour de nous ! Les gens pensent d'une façon grégaire. Car il est beaucoup plus facile d'être sous l'influence d'un Egrégore et donc d'accepter une pensée toute faite plutôt que de s'imposer un effort mental, de considérer un sujet sous ses aspects divers et, de conclure par soi-même.
Mais nous ne devons penser que l'Egrégore est un lien, une force de cohésion, que cette entité est le rassemblement d'idées communes, mais sans que pour autant soit altéré l'individualité de chaque membre qui compose cet être collectif. Ceci est vrai en F\M\ Il faut ici citer René Guénon qui fait la distinction entre les communautés exotériques qui sont des sociétés profanes, mais aussi des organisations traditionnelles religieuses et autres non-initiatiques qui forment des entités collectives purement psychiques et donc naturelles et les communautés initiatiques qui sont les mêmes formes d'entités collectives mais avec en plus une influence spirituelle émanent d'un centre et se transmettent directement à l'initiable.
L'Egrégore apparaît donc sous deux aspects : l'un naturel qui naît et agit dans le monde profane et l'autre naturel lui aussi, mais émanent d'un milieu spirituel dont l'action est véhiculée à l'initié sans pour autant influencer l'initiation qui est, elle, un effet purement surnaturel.
Cette constatation peut être faite sur le plan mental en relation avec la pensée mais cela est aussi vrai sur le plan astral relativement aux sentiments. Car un Egrégore né ne disparaît pas instantanément après la suppression de l'activité qui l'a créée. Le fait de faire disparaître les hommes qui l'ont généré ne supprime pas pour autant l'idée qui en émane, et celle-ci continuera à véhiculer ses aspects bénéfiques ou maléfiques bien longtemps après la disparition de esprits qui l'ont engendrée.
Mais que ressort-il en définitive de cette étude ?
- que l'Egrégore est une entité réelle et présente dont la définition aussi bien linguistique que philosophique est voilée;
- que l'Egrégore, sous ce nom ou sous un autre terme, est un concept qui est, a été et sera et que la force de l'idée transmise dans la régularité, dans la tradition sans rupture de la chaîne et propagée dans le temps;
- et qu'enfin, chaque symbole, qu'il soit maçonnique ou non, recèle en lui-même une mémoire collective et est donc l'image d'un Egrégore.
BIBLIOGRAPHIE
- Travaux de Villard de Honnecourt Tome XII 1976 tome XIV 1978 - J.P. Bayard - Symbolique maçonnique traditionnelle Tome II
1981
- Oswald Wirth - La F\M\ rendue intelligible à ses adeptes - Tomme III le Maître
- Les écrits Esséniens A. Dupoint-Sommer 1983
Source : www.ledifice.net
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Egrégore et religion

1 Décembre 2012 , Rédigé par X Publié dans #spiritualité

Si quelques personnes se réunissent en un endroit en émettant des vibrations fortes et identiques, par des pensées de même nature, un être véritable prendra vie et sera animé d'une force bonne ou mauvaise, d'après le genre des pensées émises. D'abord faible et incapable d'activité, prêt à se dissoudre s'il est abandonné, cet être collectif se précise à mesure que les réunions augmentent, sa forme devient de plus en plus nette et il acquiert une possibilité d'action de plus en plus grande.

Comme les ectoplasmes, l'égrégore est un être dénué de corps (il arrive cependant qu'un médium particulièrement doué arrive à le matérialiser) , qui est enfanté par la volonté commune d'un groupe. Et plus grand sera le nombre de personnes qui communieront dans cette pensée commune, plus forte sera l'efficacité de cette entité psychique, qui pourra même aller jusqu'à provoquer ce que l'on considèrera comme des miracles.
Toutes les religions, sans exception, sont des égrégores. Pour prendre un exemple, la religion catholique est un égrégore que le Christ et ses douze apôtres constituèrent. Jésus leur donna même clairement le mode d'emploi il leur conseilla de se réunir entre eux, même lorsqu'il aurait disparu, pour, dit-il, accomplir des gestes (la Cène) en mémoire de lui, et prier.
Ces actes rituels, ces pensées communes, vont nourrir l'égrégore qui, comme tout ce qui est vivant, naît, vit et meurt, et a besoin durant son cursus de s'alimenter pour survivre et croître. Mais ce que mange l'égrégore, ce dont il se repaît, ce ne sont pas des substances matérielles. C'est un être psychique qui vampirise la foi de ses fidèles.
S'il advient que ceux ci deviennent moins nombreux, l'égrégore faiblit, car il a moins d'"aliments" à se mettre sous la dent. S'il n'a plus de quoi se substanter, il finit par disparaître.
Plus l'égrégore est puissant, plus il est actif, plus il est en mesure d'exaucer les voeux de ses fidèles, et donc plus il attire à lui de nouveaux adeptes. A l'inverse, moins il se trouve de gens pour croire en lui, plus il s'affaiblit, moins il est efficient, et donc de plus en plus de fidèles se détournent de lui.
La vie de l'égrégore est théoriquement illimitée; en fait, il est comme le souvenir; il n'a d'existence réelle que lorsqu'il existe encore quelqu'un pour y penser.
L'égrégore explique l'efficience de la superstition théoriquement, ces rites altérés, détournés de leur sens premier, employés le plus souvent par des êtres frustres qui croient au pouvoir des formules incantatoires, ne devraient pas marcher mais c'est oublier que ceux qui s'adonnent aux pratiques superstitieuses ont la foi en ce qu'ils font et c'est cette foi, et rien d'autre, qui va constituer l'entité psychique qui donnera les résultats escomptés.
Il est d'ailleurs à remarquer que les égrégores nés de la superstition sont le plus souvent négatifs: égrégores de haine, de domination etc. C'est simple à comprendre: il faut neuf mois pour fabriquer un être humain, un coup de couteau le détruit en un instant; il faut dépenser une patience d'ange pour construire un château de cartes, d'une pichnette, il s'écroule.
Bref dans la vie, tout ce qui concourt à la destruction les physiciens appellent cela l'entropie est plus rapide et plus intense que ce qui concourt à l'édification de systèmes complexes les physiciens appellent cela la néguentropie et la vie, le bonheur, l'amour sont des systèmes complexes à édifier sur cette terre. Accoucher d'un égrégore malfaisant ne demande nulle connaissance spéciale, et pas beaucoup d'effort. Il suffit de haïr fortement, c'est tout, et la haine, hélas est un des sentiments les plus courants dans ce monde.
Mais même dans les hautes sphères de la magie cérémonielle, l'égrégore se révèle indispensable. Je t'ai expliqué il y a quelques temps les raisons physiques pour lesquelles un cercle peut récupérer l'énergie dépensée au cours d'une opération. Cette faculté naturelle de la forme circulaire se trouve être renforcée par la croyance de nombreux opérateurs.

J’espère que mes exposés te sont toujours aussi clairs, et aussi brillants. Ils s'articulent avec une parfaite logique, au contraire des livres que tu as lus jusque là sur l'"occultisme", qui sont un fatras incompréhensibles de présupposés et de superstitions.
Au cours de millions d'années, notre organisme s'est adapté à notre environnement; il a tout aussi bien su en tirer parti que se défendre contre ses attaques. D'ailleurs, le simple fait que telle ou telle espèce existe actuellement sur cette terre est la preuve qu'elles ont su s'adapter et résister, sinon elles ne seraient plus.
Les maladies peuvent avoir essentiellement trois causes : un dysfonctionnement interne de notre mécanisme d'origine congénitale; c'est très rare. On ne peut initier quelqu'un qui souffre d'une telle tare. Ca peut sembler injuste, mais c'est ainsi.
-elles peuvent être la résultante d'une dette karmique ; alors, elles disparaîtront, puisque l'un des degrés de l'initiation a justement pour fonction de régler cette dette
-mais dans 90 % des cas, les maladies ne sont rien d'autre que la manifestation physique d'une mauvaise hygiène de vie et / ou d'un psychisme perturbé; alors l'organisme se trouve affaibli : ses défenses naturelles ne sont plus aussi efficaces qu'auparavant et ne peuvent plus lutter contre l'ennemi, le microbe ou le virus. Ou bien l'information contenue dans les cellules se brouille, et l'on voit apparaître des cancers. Mais par les exercices physiques et psychiques qu'il pratique, tout candidat à l'initiation pratique une hygiène de vie et une rectitude mentale qui, dans un premier temps, réparent les dégâts du passé et, dans un second temps, l’assurent d'une santé à toute épreuve.
Bien entendu, l'initié n'échappe pas aux effets normaux de la sénescence et de l'usure du temps. Cependant, tous ceux que j'ai connus sont restés en parfaite forme physique et ont conservé une totale lucidité d'esprit jusqu'à leur dernier souffle.

Depuis le moment, reculé dans le lointain sans bornes, où notre mental s'est dégagé de la vie élémentaire, c'est à dire quand notre moi a commencé à s'entourer, à s'habiller, à se masquer de représentation, aucune expérience n'a disparu sans laisser de traces ni sans modifier le dynamisme du moi, le Karma. Et ceci a créé, lien permanent entre le moi et les personnalités successives, une autre personnalité, résultante de toutes les autres. Cette personnalité, qui n'est située d'ailleurs ni dans le même temps, ni dans le même espace que nos personnalités matérielles, est notre personnalité animique, notre âme, première gaine sur le vide du moi. C'est dans la personnalité animique qu'il faut rechercher la racine de certains sentiments de notre vie matérielle, comme l'amour, l'émotion esthétique.
Les frontières entre les différents plans sont d'ailleurs assez mal délimitées. En d'autres termes, nos différents ordres de représentations se chevauchent et se pénètrent réciproquement. Ainsi par exemple, il est parfois assez difficile de dire où le plan infra astral finit et où le plan matériel commence. Dans la vie courante, beaucoup d'idées, d'émotions nous viennent d'autres plans que le plan physique. Nous les transformons alors par un mécanisme habituel à notre pensée, en sensations normales du plan dans lequel nous vivons.
Dans la vie courante quand nous reconnaissons qu'une ou plusieurs représentations sont la création de la pensée, nous disons que le sujet est auto suggestionné ou qu'il a été halluciné, l'hallucination n'étant qu'une autosuggestion inconsciente. Nous réunirons donc pour le moment sous le terme commun d'autosuggestions, l'autosuggestion proprement dite et l'hallucination.
Considérez comme un axiome fondamental de la doctrine secrète que toute représentation n'est qu'une auto-suggestion
Toute représentation tend à se transformer en acte qui, dans le cas de représentations purement intellectuelles, peut n'être qu'un acte de foi. Ce qui l'empêche de se transformer effectivement en acte, c'est la multitude des autres représentations.
Mais que l'une d'elles, ou en intensité propre, ou par la disparition ou l'effacement des autres, soit momentanément isolée, elle passe automatiquement à l'acte.
La volonté n'est autre chose qu'une représentation isolée. La puissance de réalisation d'une représentation est en raison directe de son degré d'isolement. (Tu souligneras ces deux dernières phrases). Deux méthodes permettent d'isoler une représentation.
La première, c'est de la renforcer, de façon qu'elle s'impose et relègue les autres au second plan, comme une plante vigoureuse étouffe et dépasse les plantes chétives qui l'entourent.
On obtient ce renforcement par la répétition. Ce procédé étant très connu, nous renverrons le lecteur, pour son étude, aux divers ouvrages traitant de l'autosuggestion, et particulièrement à la méthode du docteur Coué.
La deuxième méthode, particulière à l'occultisme, consiste à isoler une représentation par l'élimination des représentations concurrentes. Ce procédé se nomme la concentration. (Tu souligneras les deux dernières phrases) .Son résultat, c'est le monoidéïsme, c'est à dire l'état obtenu quand une représentation unique subsiste dans l'esprit.
Le monoidéïsme est le grand et unique instrument de la puissance occulte (Tu souligneras cette dernière phrase) .
Dans la vie courante, un homme dont on dit qu'il a une volonté forte n'est qu'un homme qui pratique inconsciemment et naturellement le monoidéisme.

Le monoidéisme étant l'instrument grâce auquel nous transformerons notre personnalité humaine et mortelle en personnalité immortelle, il en résulte qu'en somme nous ne ferons qu'étudier sa pratique et ses applications pendant tout le cours de l'entraînement psychique.
La concentration par laquelle s'obtient le monoidéisme, est favorisée bien au delà des possibilités humaines normales par les exercices respiratoires.
Elle l'est d'ailleurs, bien qu'à un degré moindre, par tout acte organique rendu conscient et, en particulier par toute réception ou émission de substance par l'organisme. Ajoutons que certaines drogues peuvent provoquer le monoidéisme limité à certains ordres particuliers de représentations.
Mais tout ceci est du domaine de la sorcellerie. Les exercices psychiques fondamentaux sont toujours joints aux exercices respiratoires et c'est la raison de l'importance que nous leur avons donnée.
Il serait vain de travailler à nous édifier une personnalité nouvelle si nous ne prenions pas préalablement le soin de désagréger les éléments qui constituent l'ancienne, c'est à dire cette personnalité humaine, matérielle et périssable, que nous voulons remplacer par une personnalité immortelle.
L'entraînement psychique débutera donc par une longue période de méditations, auxquelles nous nous livrerons pendant tous les instants où nos occupations nous en laisserons le loisir, qui commencera avec les premiers exercices respiratoires et qui se prolongera pendant tout le temps que l'étudiant mettra à s'y familiariser.
L'étudiant s'astreindra en outre chaque soir avant de s'endormir à un examen de conscience long et complet de son activité de la journée, examen de conscience sur lequel nous reviendrons plus loin.
Descartes, au début de son Discours de la Méthode, nous conseille de faire table rase de toutes nos connaissances, même celles que nous considérons comme les plus solidement acquises. L’étudiant devra faire de même, car ce sont ces connaissances acquises –ces représentations –qui constituent notre personnalité terrestre. Il ne faut pas qu’il les supprime, ce serait impossible, mais il faut qu’il les sépare de lui en brisant le lien qui les unit à son Mental. Ce lien, c’est la croyance à la réalité objective.
La croyance et la science j‘emploie ici le mot science dans le sens de substantif du verbe savoir, et non dans le sens courant – ne présentent entre elles aucune différence réelle.
Cela seul les distingue que nous disons croire à une chose quand elle se présente isolément sans fusionner avec le système général de nos représentations, et que cependant nous l’assimilons à notre personnalité, nous la faisons nôtre. Par contre, nous disons que nous savons une chose quand elle entre harmonieusement dans les systèmes de nos représentations acquises. La certitude n’est que l’assimilation d’une idée au système déjà constitué par l'ensemble de nos représentations.

Nous nous limitons à ce très sec exposé, les développements philosophiques qu'il comporterait s'écartant du cadre de cet exposé.
Mais il est quelqu'un qui bien mieux encore que Descartes nous a indiqué ce qu'il fallait faire et c'est Jésus: "Je vous le dis, en vérité, celui qui ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrera point."
Le petit enfant, c'est la table rase par excellence. Sa personnalité humaine est à faire, elle n'est point faite. Il n'a encore rien acquis, il a tout à acquérir.
C'est à ce point de départ qu'il faut revenir si nous voulons nous reconstruire une personnalité immortelle. Tel est le sens exact de la parole de Jésus
Avant de commencer votre journée, dites-vous, répétez-vous : je vais vivre aujourd'hui une fantasmagorie que ma pensée va se créer à elle-même. J'aurai des rêves qui ne diffèreront de ceux de mon sommeil qu'en ce qu'ils seront liés entre eux et reliés aux rêves d'hier et des jours précédents, et qu'ils rentrent dans le système cohérent de représentations que je n'ai cessé d'édifier depuis mon enfance.
Peu importe que vous en soyez ou non maintenant convaincu. Faites comme si vous l'étiez. La conviction, avec le temps, viendra d'elle-même, et quand vous l'aurez obtenue, vous aurez franchi l'étape la plus pénible du chemin direct.
Au cours de la journée, dès que vous avez un instant de libre, examinez toutes vos idées, les mieux ancrées, tant au point de vue intellectuel qu'au point de vue moral, à la lumière d'une critique impitoyable. Recherchez celles qui ont leur origine en vous mêmes et celles qui ont une origine étrangère, qu'elles viennent d'autres hommes ou de vos personnalités secondes. Triez celles qui proviennent uniquement de vous. Vous en trouverez bien peu.
Recherchez les causes de votre conviction dans un cas comme dans l'autre. Quand vous serez devenu maître dans cette analyse, vous trouverez invariablement à la base de toutes vos idées, votre seule et unique auto-suggestion personnelle.
Le soir venu, à la lumière de la même et impitoyable critique, faites votre examen de conscience. Repassez toute votre activité de la journée, analysant tout ce que vous avez fait, tout ce que vous avez cru apprendre, tout ce que vous avez senti et éprouvé, jusqu'à ce que vous sentiez que seule votre pensée a travaillé, que rien d'extérieur n'y a pénétré, et que vous n'avez fait qu'un rêve bien lié.
Je dois vous avertir que lorsque cet entraînement commencera à porter ses fruits, vous passerez une période pénible: vous vous sentirez effroyablement malheureux et désemparé, vous aurez l'impression que tout vous fuit et vous échappe, que vous sombrez dans un abîme sans fond. Nous verrons un peu plus loin comment on peut artificiellement se donner un appui nouveau pour franchir cette étape douloureuse et dangereuse.

Il faudra que vous procédiez dans le domaine affectif à une critique analogue. Cette partie de l'entraînement est particulièrement délicate. Une erreur commune, c'est de chercher à supprimer toute affectivité pour aboutir à l'indifférence totale. C'est paralyser le grand ressort qui seul peut nous entraîner vers l'Absolu. Il ne faut pas abolir nos facultés affectives, il faut les contrôler les diriger.

De même que l'intelligence se divise en catégories, au sens kantien, qui sont des formes vides, et en représentations, qui sont le contenu des premières, l'affectivité se divise en catégories ou formes vides qui sont les facultés d'aimer et de haïr, et le contenu de ces catégories qui sont les représentations objets de l'amour et de la haine. Ici, quelques données sommaires de métaphysique occulte sont nécessaires.
La haine et l'amour humains sont des formes de la répulsion et de l'attraction cosmiques. L'attraction réintègre ce que la répulsion a désintégré. On peut se représenter le cosmos comme un double cône spirale, avec un double courant de monades descendant du moi primordial vers l'écorce matérielle (tension superficielle à un moment donné de l'extension) , et remontant ensuite vers le moi primordial. Ce n'est qu'une image car en fait il s'agit d'actions qui prises en soi ne sont ni spatiales ni temporelles. Mais comme notre personnalité matérielle ne peut rien se représenter en dehors du temps et de l'espace, cette comparaison pour des raisons qu'il serait en dehors de notre sujet de développer ici, est peut-être celle qui nous donne l'idée la plus juste du double aspect de la vie cosmique.
En fait, il n'y a pas de différence de nature entre ces deux courants. L'attraction et la répulsion sont toutes deux le Moi primordial, le Vide, qui passe de la puissance à l'acte. La façon la plus intelligible de les caractériser consiste à dire qu'il s'agit d'une même force, tantôt prise positivement, au sens physique, tantôt prise négativement. L'attraction et la répulsion sont un seul et même dynamisme, mais avec un signe contraire.

Il serait également inexact de considérer ces deux courants comme formant deux univers distincts dans le Cosmos. Ils ne forment qu'un tout, ils s'emboîtent l'un dans l'autre et ils réagissent perpétuellement l'un sur l'autre. C'est cette réaction même qui est le Cosmos, et l'Absolu est égal à leur somme.

Sous un autre aspect, ces deux courants sont le bien et le mal, (Ormuzd et Arhiman c'est l'ésotérisme de la religion de Zoroastre.)
Ceci dit, on comprendra qu'à n'importe quel moment donné de notre évolution sur la spire ascendante, il y a sur la spire descendante un être symétrique à nous. Je dis symétrique en raison de l'inversion des signes des deux spires. Il faut considérer que pour un tel être le temps et l'espace sont de signes contraires à notre temps et à notre espace.
Cet être, cet élémental puisqu' élémentals est le nom que l'occultisme donne aux êtres de la spire descendante, est à la fois nous-mêmes et le contraire de nous-mêmes. C'est nous, si l'on peut dire, mais vus à l'envers avec une transposition totale des valeurs.
On conçoit que la réaction d'un tel élémental sur nous soit perpétuelle, comme l'est d'ailleurs notre propre réaction sur lui. Pour nous, c'est l'éternel tentateur, l'entité dont la tendance constante est de nous entraîner dans sa chute, comme notre tendance constante est de l'entraîner dans notre ascension. Tel est l'ésotérisme du mythe satanique dans la religion chrétienne et dans beaucoup d'autres.
Pour nous, le bien, c'est l'attraction, c'est l'amour. Pour
l'entité symétrique, c'est la répulsion, c'est la haine. Le haine, le mal, dans notre spire ascendante, sont le produit de la réaction de la spire descendante. Notre personnalité n'est composée que de nos représentations. En haïssant certaines de ces représentations, nous haïssons une partie de nous-même, nous la repoussons loin du mental. La haine tend ainsi à provoquer une désintégration animique alors que la loi de notre spire, c'est la loi de l'amour, c'est à dire de la réintégration animique. Cette répulsion nous entraîne sur la spire descendante avec notre double satanique. L'ascension fait place à la chute.
Dans certains cas extrêmes, il arrive qu'un être humain change tout à fait de signe, c'est à dire de spire. C'est un des dangers de la magie dite noire et de la sorcellerie qui font appel plus ou moins consciemment aux entités de la spire descendante.
La réciproque est d'ailleurs vraie. Il y a des cas, peut-être plus nombreux qu'on ne croit, où des entités de la spire descendante passent dans la nôtre.
Mais ceci nous entraînerait encore trop loin de notre sujet. Ce qui est essentiel pour le but que nous nous proposons, c'est que la haine est le plus grand obstacle à notre progression. Elle fait plus que nous arrêter, elle nous ramène en arrière. (sans compter qu'elle fait souffrir celui qui la ressent) .
L'équilibre entre la haine et l'amour est la stagnation qui est l'état prédominant de l'humanité actuelle, le fléau de la balance penchant légèrement, très légèrement, en faveur de l'amour. Si une rupture d'équilibre se produit, l'homme est rapidement entraîné dans un sens ou dans l'autre, selon le cas.
L'étudiant devra provoquer ce déséquilibre en faveur de l'amour en éliminant complètement la haine de sa vie affective. Il devra non seulement supprimer ses haines particulières, mais véritablement atrophier en lui la faculté de haïr. Tout progrès sur le chemin direct est à ce prix
Quant à la faculté d'aimer, il va de soi qu'il s'agit de l'exalter au lieu de la détruire. Mais la tâche qui s'impose à l'étudiant, c'est de l'épurer en son objet, c'est à dire de lui donner un contenu tel qu'il soit indépendant de la vie matérielle dans l'Adam. Il faut que ce contenu nouveau puisse subsister alors que tous les liens avec l'Adam seraient rompus. Ceci est une partie essentielle de l’œuvre qui consiste à nous créer une personnalité immortelle. Tout contenu affectif dépendant d l'Adam nous ramènera automatiquement à revivre dans l'Adam

Cette épuration de notre affectivité se traduira pratiquement par une lutte incessante et impitoyable contre l'égoïsme et toutes ses manifestations. L'égoïsme n'est pas en effet, comme on le croit généralement, l'amour du moi, c'est l'amour des haillons dont nous l'habillons, c'est l'amour des représentations qui forment notre personnalité matérielle. C'est cet agrégat que nous appelons nous-mêmes et que nous chéris
Il existe un égoïsme patent qu'il est relativement facile de dépister et de combattre c'est celui qui a pour objet des représentations dont l'origine est notre propre corps physique. Mais il y a un égoïsme camouflé quand nous croyons aimer des êtres extérieurs à nous alors que nous aimons en réalité nous mêmes. C'est celui ci qu'il sera plus difficile de combattre

L'étudiant devra donc faire une critique incessante de sa vie affective, sans y laisser aucun terrain réservé, et sacrifier impitoyablement tous les sentiments qui ne sont qu'une forme camouflée de l'égoïsme.
Vous comprendrez bientôt qu'en aimant votre personnalité terrestre par un égoïsme patent ou camouflé, vous asservissiez votre mental, votre moi au monde sensible, et agissiez comme votre pire ennemi. Vous commencerez alors seulement à aimer votre moi véritable, mais l'amour changera de nom en même temps que de nature. Ce sera la charité au sens théologique du mot.

.Car les théologiens qui étaient familiarisés avec ces distinctions, s'ils ont condamné sans pitié l'égoïsme, ont placé comme il se doit, la charité pour le moi avant tout. Caritas bene ordonata incipit a se met ipso; charité bien ordonnée commence par soi même. Ce sera la première étincelle de l'amour divin, de l'amour mystique de l'absolu.

La charité pour tous les autres êtres ne sera que l'expansion, l'épanouissement de cet amour divin Cette désintégration de la partie affective de la personnalité terrestre qui devra se poursuivre parallèlement avec la désintégration de la partie intellectuelle ne fera, on le conçoit sans peine, qu'augmenter le désarroi et la détresse de l'étudiant. Ils sombrerait presque infailliblement dans la folie ou le désespoir s'il ne recourait à ce moment à un procédé artificiel, auquel ont eu recours sans exception les occultistes de tous les temps et de tous les pays.

Je suppose que le lecteur sait déjà ce qu'il faut entendre par exotérisme et ésotérisme. La recherche de l'ésotérisme des religions est même souvent et non sans raisons confondues avec l'occultisme. La critique des religions met à nu leur exotérisme, commun à toutes et qui peut se résumer admirablement par ces paroles que Dieu dit à Moïse quand celui-ci lui demande: qui es-tu ? -Ego sum qui sum : Je suis ce que je suis".
Au point de vue intellectuel, les religions ne sont donc que la vérité unique, incomplète et voilée.
Au point de vue affectif, leur grand ressort est le mysticisme ou amour divin.
Or l'amour divin sera le char de feu qui conduira l'adepte jusqu'à l'absolu

Quelque soit d'ailleurs la religion que vous aurez adoptée, n'ayez pas crainte de verser dans un anthropomorphisme un peu primitif. Représentez-vous les dieux, les génies et les saints, comme des êtres objectivement réels. Matérialisez au maximum l'idée que vous vous en formez. Dites-vous bien que si ce sont des illusions, ce ne sont pas plus des illusions que ce que vous considérez faussement comme le monde extérieur. Peu à peu, ces entités mythiques deviendront pour vous aussi réelles que les entités humaines avec lesquelles vous passez votre vie quotidienne. La plupart d'ailleurs correspondent à des entités réelles, autant qu'une chose, en dehors de l'absolu, peut être réelle, même s'il s'agit de personnalités forgées de toutes pièces au cours des siècles par l'imagination des fidèles.
Puis elles deviendront plus réelles et ce sera à elles que vous vous accrocherez quand votre croyance à la réalité objective du monde matériel se disloquera. Les entités mythiques de la religion choisie joueront un grand rôle pratique dans les divers exercices de l'entraînement psychique. Quant à la religion à choisir, si l'on n'en a pas, il nous semble que les meilleures sont la religion juive, en la ramenant à la kabbale, et la religion catholique, en la ramenant à son ésotérisme sur lequel existe toute une littérature.
Pour ceux que leurs goûts portent vers l'Orient, le bouddhisme et surtout l'indouisme.
Enfin la franc-maçonnerie peut très bien remplacer une religion, mais en la ramenant au martinisme mystique dont elle est issue."
Le mental est un principe dynamique, indépendant des représentations. Le mental est le moi, l'ensemble des représentations passées ou présentes constitue la personnalité. Le moi est marqué par la personnalité. C'est lui qu'il convient de retrouver (exemple de l'amnésique: il change de personnalité, mais c'est toujours le même individu) .
si nous changeons nos représentations, nous changeons notre personnalité, mais le moi reste. Changer de représentation = changer de plan (frontières entre les plans mal définis, comme la ligne qui sépare le yin du yang) .

Source : http://keops.blogs-de-voyage.fr/archive/2006/03/24/egregore-et-religion.html

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L'égrégore

1 Décembre 2012 , Rédigé par F.J Publié dans #Planches

Le mot « Egrégore » est un des vocables du jargon maçonnique, mais il ne s’agit pas d’un mot banal ou habituel. Il n’apparait en effet dans aucun de nos dictionnaires classiques tel le « Robert » ou le « Larousse ». On en trouve cependant une définition dans « Le Dictionnaire Universel De La Franc-Maçonnerie » de Daniel LIGOU qui le définit ainsi : « Egrégore, terme employé par les symbolistes pour désigner la force de cohésion dans un groupe humain – en Franc-maçonnerie, une Loge ». C’est un mot également utilisé parfois dans la Vie profane, on l’entend ici ou là et seront ainsi évoqués l’Egrégore des Sectes, celui des Nazis, l’Egrégore de la Famille, d’un Parti politique, d’une Religion voire même d’un club de Foot. On évoque dans la littérature des Egrégores blancs ou positifs et d’autres noirs qui mèneront leurs adeptes vers les Forces des ténèbres. Comme l’Ange Gabriel, l’Egrégore pourrait donc avoir une aile de Lumière et une aile d’ombre. On comprend mieux alors pourquoi, au côté des égrégores éveilleurs, protecteurs et donneurs de Lumière peuvent en exister d’autres qui sont, eux, dévastateurs, diviseurs, pernicieux, et que ceux là peuvent véritablement nuire à l’ Humanité.
Quoi qu’il en soit, l’origine du mot est loin d’être évidente.

La première acceptation pour l’origine du mot Egrégore est Egrégoros qui nous vient du Grec par traduction de l’Hébreu du livre D’ENOCH et qui vient lui-même du verbe Egrêgorein. Egregoros a la double signification de « veilleur » et d’ « être collectif » soit la signification d’un être collectif dans un état de veille. Les Egrégores étaient en effet selon les légendes juives des Anges qui s’unirent aux filles de Seth, lui-même fils d’Adam et engendrèrent des Géants. Ils sont appelés ainsi parce qu’établis sur le Mont Hermon, ils jurèrent d’y « veiller » jusqu’à ce qu’ils eussent possédé les filles des Hommes.
Cette définition nous ouvre donc la voie biblique classique.

Si l’on cherche la source du mot dans le latin, l’étymologie la plus parlante est « ex : sortant de » puis » gregs,gregis : le troupeau, la foule, l’ensemble ». Il s’agirait dés lors de l’Energie qui pourrait émerger d’une Réunion de personnes. On approche alors au plus près la deuxième acceptation purement occultiste celle-là qui n’est apparue que dans la deuxième moitié du XIXème siècle avec des auteurs tels Saint-Yves d’Alveydre, Alphonse louis Constant alias Eliphas Lévi, Stanislas de Gaïta, co-fondateur de l’ordre Kabbalistique de La Rose Croix et Oswald Wirth de qui on peut dire qu’il fut le premier maillon à transmettre à la Franc-maçonnerie le concept occultiste de l’Egrégore. Un concept qui définit l’Egrégore comme une entité propre constituée de l’ensemble des énergies cumulées de plusieurs personnes vers un but ou une croyance définis par elles.

Robert Ambelain, auteur de « La Kabbale pratique » dit : « On donne le nom d’Egrégore à une force engendrée par un puissant courant spirituel et alimenté ensuite à intervalles réguliers, selon un rythme en harmonie avec la Vie universelle du Cosmos, ou à une réunion d’entités unies par un caractère commun. Dans l’invisible, hors de la perception physique de l’Homme, existent des êtres artificiels, engendrés par la dévotion, l’enthousiasme, le fanatisme. On appelle ces entités, des Egrégores. Robert Ambelain fait donc un doux mélange de la voie biblique et de la voie occultiste.

Dans les nombreux ouvrages que j’ai dû consulter afin de mieux appréhender ce concept d’Egrégore, on le définit comme un accumulateur d’énergie, on le considère comme une forme-pensée chargée d’énergie émotionnelle, l’ordre de la Rose-Croix nous dit que son égrégore constitue une idée-force, qu’il est un champ d’énergie cosmique. On le décrit également comme un champ psychique global et tentaculaire qui relie les membres d’une même communauté et qui ont les mêmes intérêts. Il représente l’inconscient collectif d’un groupe, et ce sont les courants émotionnels, mentaux et spirituels émanant de l’ensemble des membres de ce groupe qui élaborent une forme-pensée pour ensuite la structurer. Plus la Forme-pensée est alimentée et plus son rayonnement s’étend, mais moins elle est nourrie et plus sa force s’affaiblit. Chaque membre verse son énergie dans l’Egrégore et réciproquement chaque membre reçoit en retour l’influence accrue de toutes les énergies du groupe. Si tous les membres du groupe sont soudés, si chacun est ‘’ sur la même longueur d’onde ‘’, l’Egrégore sera puissant. Si le groupe comporte une ou plusieurs ‘’brebis galeuses’’ qui ne partagent pas la même ferveur que les autres membres, la force de l’Egrégore s’amenuise et c’est ainsi que les Egrégores se créent, se développent, puis peuvent s’anémier jusqu’à disparaître.

L’Eglise catholique est un formidable exemple d’Egrégore, des millions de personnes ont la même Foi dans les dogmes de l’Eglise et cette foi est canalisée par les prêtres. Mais la religion n’est pas la seule à créer des Egrégores. En Amérique et plus récemment en Europe se forment au sein des hôpitaux des ‘’groupes de prière’’ qui prient donc pour la guérison des malades. On s’est aperçu que les malades bénéficiant de ces prières guérissaient mieux et plus vite que les autres et ceci parce que le ‘’groupe de prière’’, par sa dévotion, va canaliser une Energie de guérison qui va se mêler à l’énergie du malade, le rendant ainsi plus fort et plus enclin à vaincre la maladie. C’est un autre exemple d’Egrégore. On verra également naître des Egrégores au sein d’une entreprise quand un groupe de travail se forme autour d’un projet par exemple.
Mais les maçons que nous sommes doivent-ils se contenter de s’arrêter à ces quelques définitions, à ces quelques exemples ? Pourquoi ce mot, ‘’Egrégore’’ résonne-t-il de manière si particulière en mon être, quelles sont ces impressions de magie et de mystère qui semblent émaner de chacune des lettres de ce vocable. Pourquoi semble-t-il si vivant en moi et pourtant si difficile à expliquer ? Pourquoi ai-je cette impression que c’est au fond de moi que se trouvent les réponses et non dans les livres pourtant nombreux à traiter de ce concept. Quels secrets cache-t-il en son sein, quelle Parole perdue pourrait-t-il me murmurer si j’accepte de faire le Voyage, si je descends au plus profond de mon être, si je vais à la Source même de la Vie.

Alors je vous propose de remonter le temps, de nous plonger dans le silence de notre monde intérieur et d’écouter au plus profond de nous ce mot : ‘’Egrégore’’. Sa résonnance me mène à lui et si je soulève doucement le voile de la Connaissance qui le recouvre, j’ai l’impression d’être au côté d’un Homme, d’un Homme de cette Humanité première et de voir cet Homme qui petit à petit prend conscience de sa propre existence et de celle de l’autre qui lui renvoie sa propre image dans le miroir de ses yeux. Et l’Homme s’interroge sur cette existence. Depuis les origines, il cherche à expliquer et à personnifier la puissance des forces cachées. Face à des phénomènes qu’il juge surnaturels car il est incapable de les expliquer, il essaie progressivement de comprendre la nature de l’être, les mystères de l’univers et les principes essentiels de la connaissance, petit à petit, en quelque sorte, il invente la Métaphysique. C’est ainsi que face à des phénomènes bénis comme une excellente récolte, une pluie dans un désert, ou maudits comme un déluge ou un tremblement de terre, pour se rassurer, il tente d’attribuer chacun de ces phénomènes à l’existence de figures mythiques et magiques. Oui, depuis les origines, l’Homme a donc créé des Divinités, des Démons, des Esprits, des Anges pour expliquer l’inexplicable et ces entités sont des Egrégores, c'est-à-dire des énergies psychiques engendrés par des croyances. Son Univers est donc avant tout spirituel et rempli de symboles qui jouent finalement le rôle d’intermédiaires entre le monde visible et le monde invisible. Ces symboles sont les chemins qui mènent à la Connaissance suprême transmise par la tradition, c'est-à-dire la Gnose. Tous ces symboles primitifs, que le psychologue Carl Gustaf Jung a nommé ‘’Archétypes’’ sont donc des accumulations d’Energie qui forment l’Egrégore originel. Celui qui détient les clés de la Gnose.

Serait-ce là la Parole égarée, la Parole perdue au fil du temps, au fil des âges, au fil des Hommes qui petit à petit se sont égarés eux aussi…
De spirituel, l’Univers de l’Homme est devenu physique, matériel, ses cieux ne sont plus remplis de Divinités multiples et rassurantes mais de satellites, de gaz à effet de serre, de bombardiers et de pluies acides. Son ciel est noir et comme dit le poête : « J’ai beau voir le Ciel, rien, rien ne luit là haut, les Anges : zéro… ».

Cependant, l’Egrégore de la Franc-maçonnerie, comme d’autres sur notre planète, concentre des Energies qui visent à retrouver cette « Parole perdue », et c’est par l’influence spirituelle transmise par l’Initiation et la révélation intérieure que le Franc-maçon mènera sa quête de la Connaissance suprême. L’initiation, c’est comme le Don de la semence de la compréhension des symboles primitifs et des rites qui rendent immortel l’Egrégore originel.

Ces symboles primitifs, ces archétypes que Jung définissait comme étant l’inconscient collectif de l’Humanité sont au fond de chacun de nous comme des sédiments déposés au fil des temps. Ainsi, c’est l’âme de nos ancêtres, c’est cette façon primordiale d’appréhender l’Univers, c’est cet enregistrement séculaire que l’initiateur offre à l’initié en passant par l’Egrégore, c’est l’âme du groupe et à travers elle l’âme divine qui apporte à l’Initié la Lumière, lui restituant ainsi les secrets oubliés, égarés mais non perdus car bien présents au plus profond de chacun des maillons de la longue chaîne humaine depuis l’aube des temps.

L’Egrégore franc-maçon est donc en quelque sorte un sous Egrégore de l’Egrégore primordial et l’Egrégore que va immanquablement constituer une loge maçonnique est lui-même un sous Egrégore de l’Egrégore de la Franc-maçonnerie.
En effet, la loge, donne vie par son existence à une énergie alimentée par les formes-pensées de ses membres. Et toutes ces pensées dirigées en harmonie vers un même but forment un Tout, une entité propre qu’on appelle ‘’Egrégore’’. Et cet agglomérat d’énergies subtiles joue un rôle d’intermédiaire entre l’esprit et la matière, entre le visible et l’invisible. C’est notre Rituel qui nous montre le chemin et qui, une fois nos métaux laissés à la porte du Temple et le silence intérieur fait en nous-mêmes, fait de nous ces êtres libres qui vont pouvoir s’insérer dans une atmosphère vibratoire aspirant à l’Unité, dans cette magie des symboles qui permet à ce qui est en bas de rejoindre ce qui est en haut et de relier entre eux nos esprits pour nous permettre, chacun à sa place et pourtant fondu avec les autres, d’accéder au Sacré. C’est pour cela que chaque point précis de notre Rituel à une grande importance, chacun de ses mots ou de ses silences, chaque attitude, chaque ingrédient est fondamental et immuable car la réalisation de ce rituel nous permet de nous mettre en phase avec notre passé le plus lointain, de nous mettre en totale harmonie avec nos origines primordiales. De la qualité du Rituel dépendra la force de notre Egrégore, chacun a sa place et pourtant fondu avec les autres.

Et c’est ainsi que peut apparaître ce moment privilégié et subtil au sein de la Loge, ce moment où tous les Frères présents dans le Temple éprouvent le sentiment d’une intense communication entre eux, quels que soient leurs grades et qualités. La magie fraternelle opère, le ‘’vous êtes tous Frères’’ s’incarne véritablement.

Il y a plusieurs moments forts dans le rituel où ce sentiment peut être perçu, il y a l’ouverture des travaux, lors du passage des surveillants, pour se faire reconnaître Apprentis maçons. Il y a le moment où le Parfum sacré brûle au Naos, apaisant nos âmes et nous rendant fraternels les uns pour les autres.
Il y a surtout, à mon sens, ce moment où, à minuit plein, juste avant la fermeture des travaux, notre Vénérable Maître invoque l’Architecte suprême afin que soient écartés de nos yeux le voile du mensonge, des erreurs et des préjugés. Afin que nos âmes soient éclairées par le Feu vivifiant de la vraie Maçonnerie pour que nous puissions entrevoir les plans parfaits de sa Sagesse. C’est à ce moment que notre Vénérable nous invite à former la Chaîne d’Union fraternelle, cette chaîne qui est certainement un des actes les plus significatifs de notre engagement maçonnique mais surtout de nos engagements à travailler pour le bien de l’Humanité toute entière car cette chaîne, si sa présence dans notre rituel vient directement de la maçonnerie opérative, existait déjà chez les Phéniciens et les Egyptiens de l’antiquité.

Cette Chaîne qui forme un cercle symbolique matérialisé par l’ensemble des Frères et sœurs réunis, les mains dégantées, les pieds en équerre, le corps dans la position de la rectitude. Cette chaîne pour laquelle chacun a quitté son plateau pour qu’il n’y ait plus de notion de fonction, de grade ou de qualité. Cette chaîne où chacun croise les bras pour que le bras droit passe toujours par-dessus le bras gauche avec une main droite qui donne et une main gauche qui reçoit, cette Chaîne, renforcée encore par l’exhortation orale du Vénérable Maître, rappelle d’une manière solennelle le lien fraternel qui unit les personnes présentes ce jour là, non seulement entre elles mais aussi à toutes celles qui les ont précédées, à tous les maçons de la Terre et à toutes celles qui viendront après. Cette Chaîne relie donc les Frères et Sœurs présents à l’Egrégore maçonnique dans son ensemble ainsi qu’à l’Egrégore originel quand elle est assez puissante.

C’est ainsi que parfois, une Harmonie de pensées se crée et le groupe d’officiants parvient à l’Unité. L’espace formé par la Chaîne d’union devient le Mont Hermon au-dessus duquel planent les Egrégores remplis de la Sagesse, de la Force et de la Beauté des légendes mythiques.
Toutefois, il est bon de rappeler, me semble –t-il, que l’Egrégore, à l’image de l’Ange Gabriel, peut avoir une aile de Lumière et une aile d’ombre. Il ne faut donc pas confondre le véritable Egrégore, celui pour lequel il faut œuvrer, celui qui mène à l’Harmonie des âmes, celui qui pourrait sans doute un jour rassembler les êtres humains de manière fraternelle et constructive vers un Avenir de Force et de Beauté, avec certaines connivences d’intérêts matériels, certains regroupements affairistes égoïstes et profiteurs.

Il ne faut pas confondre les ‘’Buveurs’’ de Sang et les ‘’Donneurs’’ de Sang. A l’image de ces derniers, soyons donc des donneurs de Pensées, de Pensées curatives dont le monde a tant besoin.

Alors mes Frères et mes Sœurs, que vos Lumières soient et qu’elles alimentent notre Egrégore pour que la Chaîne d’Union Fraternelle soit désormais si forte entre nous que rien ne la puisse jamais altérer...

J’ai dit,

‘’Dans la Vie, il y a deux catégories d’individus :
Ceux qui regardent le monde tel qu’il est et se demandent pourquoi.
Ceux qui imaginent le Monde tel qu’il devrait être et se disent, pourquoi pas ?
’’
George Bernard SHAW

 

Source : www.ledifice.net

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Le Rite et les Egrégores

1 Décembre 2012 , Rédigé par Virya Publié dans #spiritualité

L’accomplissement de tous les actes magiques est soumis à un rite, dont chaque point précis a une grande importance. La qualité des mots, des écrits, des ingrédients et des attitudes est fondamentale dans l’accomplissement de tout rituel. Le rite est l’inverse de la prophétie car il est tourné vers le passé, alors que la prophétie contemple l’avenir. La réalisation d’un rite permet de se mettre en phase avec un instant important du passé. Par exemple, une fête religieuse place, par le rite, les croyants en harmonie avec un événement fort de leur histoire. La notion d’égrégore y est fondamentale, car c’est lui qui réagit à la qualité du rite.

En arrière plan de tous les cercles spirituels ou profanes, se cachent des forces subtiles dont les puissances peuvent être, dans certains cas, inimaginables. De ce fait, l’harmonisation des courants de pensées initiatiques et religieux, ne dépend pas uniquement d’une synthèse intellectuelle ; des problèmes occultes beaucoup plus profonds et délicats se posent. Les magiciens savent qu’il est bien plus important d’harmoniser les forces de la pensée aux niveaux subtils que dans la matière, bien que leurs relations soient inextricables.

Un cercle de conviction, religieux ou autre, scelle par son existence une énergie alimentée par les formes-pensées de ses membres. Toutes ces pensées émises forment, dans les plans subtils, des énergies qui gravitent autour de leurs raisons d’être. De cette manière, toutes les pensées dirigées en harmonie vers un même but, s’additionnent et s’agglomèrent pour ne former qu’un tout. Cet agglomérat d’énergies subtiles porte communément le nom d’égrégore (1).

Un égrégore est la synthèse d’une force collective, il contient les buts, les espoirs et les désirs de l’ensemble des individus qui s’y rattachent. Cette force créée n’est pas uniquement mystique, il existe des égrégores pour tous les groupes de personnes formés, évolutifs ou involutifs, spirituels ou profanes. Il faut toutefois noter que seuls les égrégores spirituels sont volontairement alimentés, entretenus et utilisés (les groupes de magie noire s’appuient aussi sur le mouvement de leur égrégore). Les autres existent, parce que la nature répond à des lois, mais ces égrégores ne sont pas structurés et donc difficilement contrôlables.

Il n’y a pas de mot hébreu qui corresponde directement au mot égrégore, le plus vraisemblable serait « Malakh » (מאלך) . Ce mot désigne généralement un ange et veut littéralement dire « messager », c’est-à-dire intermédiaire ; un égrégore joue aussi le rôle d’intermédiaire entre l’esprit et la matière, les membres du groupe, le visible et l’invisible. La tradition enseigne que lorsque dix personnes se réunissent pour prier, elles créent un ange (malakh). Les dix personnes réunies s’appellent un « Minyan » (מנין), c’est le nombre minimum de personnes nécessaires pour accomplir certains rites et réciter certaines prières (Kaddish). Ainsi, la prière d’un Minyan forme un Malakh (un égrégore), dont la vocation et l’énergie sont motivées par la Kawanah (intention) du groupe. Si ce malakh (ange-égrégore) est régulièrement dynamisé, il grandira en énergie et deviendra de plus en plus puissant ; dans le cas contraire il s’épuisera. Les qualités du Malakh formé seront scellées par un nom, un sceau magique, des couleurs, des parfums et des invocations, que les membres du groupe utiliseront pour mettre en action la force de leur Malakh. Si ce malakh est bien entretenu, les générations suivantes pourront continuer à l’utiliser, ceci grâce au rite perpétué de générations en générations. C’est pourquoi, les invocations angéliques sont encore utilisées de nos jours, à plus ou moins bon escient. Il faut tout de même savoir qu’il est inutile d’invoquer un ange dont l’énergie s’est dissipée, ou a été absorbée par un autre ange. Pour utiliser la force d’un Malakh, il faut avoir reçu une filiation par une transmission initiatique sinon, la machine tourne à vide. Certains kabbalistes ont vu, dans la fabrication du Golem, la constitution d’un égrégore dont le support serait une statuette d’argile rouge consacrée et animée par un rituel. Gershom Scholem parle quant à lui d’âme collective : « Ce Golem est une partie de l’âme collective matérialisée du Ghetto, avec tous les côtés sombres du fantomatique, en partie un sosie du héros, un artiste qui combat pour la rédemption par lui même et qui purifie messianiquement le Golem, son propre moi non racheté… » (La Kabbale et sa symbolique).

La vie de l’égrégore

Le nom égrégore vient du fait qu’il désigne l’agrégation de forces psychiques générées par un courant spirituel. C’est une force synthétique qui doit être régulièrement alimentée par des énergies en harmonie avec son niveau vibratoire. Chaque égrégore vibre à son propre rythme vital, selon son propre code de vie. De cette façon, seules les personnes en unité avec ce mouvement vital, et se pliant à ce code d’harmonie, pourront alimenter ou utiliser la force. Un égrégore ne vit pas seulement des rites et des énergies produites par un cercle d’humains, des entités occultes viennent s’y rattacher progressivement. Ceci, en réponse à une loi d’attraction liée au degré vibratoire de ces entités. D’un point de vue purement occulte, la vie d’un égrégore est essentiellement subtile, sa concrétisation matérielle est minuscule, mais indispensable. Dans un sens, un égrégore est un être artificiel (Golem) hors de la perception visible. Son image est celle que lui ont donnée ses membres par leur foi, leur dévotion, leur enthousiasme et parfois leur fanatisme.

Sans qu’on s’en rende compte, les grands égrégores bons ou mauvais, de notre humanité règlent la vie de notre planète depuis la nuit des temps. Une parfaite connaissance de la vie des égrégores qui nous dirigent permet de prévoir, et même de modifier, le cours des événements sur la terre. II existe, toutefois, des égrégores très anciens dont les rites ont disparu et qui n’obéissent plus du tout aux groupes qui les ont créés ; ils sont en quelque sorte retournés à l’état sauvage et se dissolvent progressivement. D’autres, devenus trop puissants, s’émancipent et se comportent comme de véritables tyrans. Ils arrivent, progressivement à neutraliser le libre-arbitre de leurs membres, en les poussant à commettre des actes les dépassant. A la lumière des mystères du monde occulte, notre histoire prend un tout autre aspect.

Les égrégores de groupes profanes (2) n’ont pas d’alimentations volontaires et rigoureuses et peuvent disparaître assez vite. D’un point de vue magique, un égrégore ne peut devenir véritablement vivant que si des rites le vitalisent à intervalles très réguliers ; voire continu si l’on souhaite le rendre plus puissant. Ceci explique pourquoi, seuls les cercles humains à caractère rituélique, génèrent des égrégores qui durent indéfiniment, tout au moins fort longtemps.

Le rôle du rituel dans la vie de l’égrégore

Les traditions religieuses les plus anciennes ont toujours respecté un art rituel très sérieux ; la conception de ces rituels n’est nullement l’effet du hasard. Au sein de tous les grands mouvements, il y a toujours eu des initiés capables d’établir un processus de dynamisation de l’égrégore, les cohanim autour du Grand-Prêtre dans le Temple de Salomon en sont un exemple. Même si pour le profane un rituel, par ses mots et ses gestes, semble anodin, il renferme en vérité d’authentiques clés magiques.

Le simple effet de la prière collective représente parfois l’essentiel de la « charge » d’un égrégore. Dans ce cas, la force de l’égrégore repose sur la grande quantité de membres en prière. Par contre, un groupe beaucoup plus restreint d’initiés sachant parfaitement manier les énergies, pourra générer une force occulte toute aussi puissante, si ce n’est plus car mieux contrôlée. D’où l’importance d’un rituel rigoureusement construit et parfaitement reproduit.

Généralement, un grand égrégore démarre sous l’impulsion du fondateur d’une tradition. Si ce premier patriarche est suffisamment averti, il peut le construire de toutes pièces. Mais il est possible, et c’est généralement le cas, d’absorber ou de revitaliser un égrégore déjà existant. Parfois, un grand égrégore se scinde en plusieurs autres mais, dans ce cas, un lien intime est gardé. Ceci explique qu’une grande religion soit constituée de plusieurs branches. On le comprend en suivant l’évolution d’une créature céleste à travers les différents courants, la force de base est la même, mais ses qualités et ses représentations changent.

II suffit, pour comprendre ce processus d’absorption ou de dilution, de suivre l’évolution du Malakh Mikaël : On retrouve cet ange dans la mystique juive, désigné comme l’un des sept princes célestes et son rôle y est très important. Les religions Abrahamiques ont toutes conservé cette grande force, mais lui ont donné des spécifications particulières dans chaque cas. Il est devenu le Mik’aïl musulman et l’archange Michel du christianisme. Le Michel de la chrétienté n’est pas la simple reproduction du Mikaël hébraïque. Le christianisme primitif a rencontré, lors de son développement, d’anciennes croyances de natures diverses. Les anciens dieux ne furent pas immédiatement exclus par les chrétiens, il en reste d’ailleurs d’importantes traces. De subtiles manœuvres provoquèrent leur absorption à l’intérieur de ce nouvel égrégore qui s’émancipait. Dans un premier temps, les divinités locales furent jumelées au calendrier des saints et des fêtes chrétiennes. Ainsi, en ce qui concerne les traditions de Grèce et de Rome, Michel fut associé à Hermès et Mercure. Le calendrier marqua alors, Michel-Mercure. Puis progressivement, les chrétiens en s’affirmant, firent disparaître l’ancien dieu, pour ne plus nommer que Michel. Il en fut de même avec le Lug des gaulois, dont Michel reçut toutes les qualités. Mithra subit le même sort et c’est pour cette raison que les anciens lieux de culte du mithraïsme sont encore de nos jours consacrés à saint Michel (le Mont saint Michel en est un exemple). L’expansion en puissance, à travers les âges, de l’énergie de Mikaël laisse deviner qu’elle aura, sous ce nom ou un autre, sa place dans une religion future.

Lorsque l’on parle d’absorption de l’énergie d’un égrégore par un autre, il ne s’agit pas toujours de la disparition de l’ancien égrégore. Deux cas de figures sont envisageables : soit un égrégore absorbe entièrement un autre, il y a alors fusion, soit une branche d’un égrégore s’émancipe, et n’emporte alors que les forces-germes qu’il développera comme il l’entend. Ainsi, le christianisme et l’islam n’ont pas vidé l’égrégore israëlite de sa substance « Mikaël », ils n’en ont pris que les semences pour aller semer ailleurs. Dans le domaine de la religion, il s’agit maintenant d’entités complètement différentes vibrant dans les deux mondes inférieurs : de l’Action (Assiah) et de la Formation (Yetsirah). Par contre, il n’y a toujours qu’une seule force dans le monde de la Création (Beriah).

Une règle magique veut que lorsque deux égrégores se rencontrent ou s’opposent, le plus puissant et dynamique finisse par absorber le plus faible (ceci peut être parfois rapide, mais il faut normalement plusieurs décennies ou siècles). De plus, la loi d’évolution de la nature veut que le plus jeune ait un avantage sur le plus vieux. D’où l’importance de faire évoluer et de rajeunir son égrégore. Les réformes et les remises en question sont les garanties de pérennité d’une tradition. Si les égrégores en présence sont aussi puissants l’un que l’autre, il en résultera un très long conflit qui se matérialisera en guerres froides, ou parfois directes entre les personnes rattachées a ces courants. Ceci explique tout les conflits religieux que l’on connaît depuis des millénaires, qui entraînent les guerres, les génocides, le racisme, les conversions forcées, etc.. Des commentaires de textes mythologiques montrent très bien ces mouvements d’égrégores, j’ai parlé ici des traditions d’occident, mais j’aurais pu le faire avec le bouddhisme. Lorsque le maître Padma Sambhava (3) introduisit le bouddhisme au Tibet, il convertit d’abord tous les démons et les divinités tutélaires à sa cause. Ceci, parce qu’il utilisa l’égrégore de la vieille religion Bôn-Po, afin que le conflit magique ne soit pas trop meurtrier.

Un égrégore n’est pas uniquement constitué par les formes-pensées humaines, des entités plus ou moins élevées y sont rattachées. De nombreux élémentaux des différents règnes de la nature en font aussi partie. Un égrégore est une véritable communauté occulte, dont la vie est à la fois physique (par ses membres humains) et subtile (par ses entités célestes). Si un égrégore est parfaitement bien constitué, il dispose de plusieurs corps, étages dans les différents mondes occultes, d’où l’importance d’un rituel réfléchi et bien perpétué.

Le rythme de vie d’un égrégore dépend, en grande partie, de la régularité des rituels l’alimentant. L’élaboration de ce rituel doit toucher, par chacun de ses mots ou de ses silences, chaque cellule constitutive de la communauté vibratoire. C’est un véritable plan de vie, avec lequel on ne peut se permettre le moindre écart. La plus petite modification de cette rituélie perturbe le mouvement vibratoire lancé à cet instant. Vue sous cet angle, on comprend qu’en Inde il arriva que des Brahmanes se suicident après avoir « bafouillé » sur des syllabes du rituel (4). C’est surtout pour cela que la direction du rituel est confiée à une personne d’expérience, et de préférence au courant de certaines clés essentielles qui passeront inaperçues aux yeux des non initiés.

Un rituel bien constitué est rempli de noms divins, de mots de puissance, de définitions rituelles consacrées, que les simples croyants ne regardent qu’en tant que prières, invocations, dévotions représentatives de leur foi. En fait, l’égrégore et les entités le constituant, répondent à des mots-clés les dirigeant et les appelant. La simplification et l’épuration de certains rituels modernes ont sérieusement abîmé le mouvement des égrégores religieux.

L’ignorance des lois magiques laisse tous les grands égrégores de notre humanité à l’abandon, même si la foi certaine des fidèles persiste. Ceci nous indique qu’ils s’affaiblissent et que de nouvelles croyances, plus dynamiques, viendront les absorber. La vie sensible essentielle d’un égrégore est assurée par la masse des fidèles, mais la structure active ne peut être assurée que par des initiés, parmi les plus qualifiés et les plus sûrs. Pour cette raison, des cercles sont constitués dans lesquels les rituels sont beaucoup plus techniques et complexes. L’éveil et la mise en action de cette énergie dépassent de beaucoup le simple croyant, et parfois pourrait même le choquer. De plus la responsabilité d’un égrégore est lourde à porter, les initiés en ayant la charge ne peuvent se permettre aucune erreur, autant durant le rituel que dans leur vie de tous les jours.

Un égrégore répond aux lois les plus simples de la nature, il vibre différemment durant les grandes périodes cosmiques, qu’il subit comme toute chose vivante. C’est pour cette raison, qu’en plus du rituel régulier, s’accomplissent d’autres rites plus importants à des époques très précises. Généralement, ces grandes cérémonies ont lieu aux équinoxes, aux solstices, aux pleines ou aux nouvelles lunes. La marche des astres est aussi observée. Ces moments sont généralement favorables à la régénération d’une énergie. Par contre, il existe des périodes cosmiques où ces forces s’affaiblissent. Il devient donc nécessaire que les membres se mettent en action, afin que leur égrégore ne devienne pas trop vulnérable.

Être rattaché à un égrégore comporte des avantages certains, mais aussi des inconvénients qu’il faut ne pas négliger ; les uns ne pouvant aller sans les autres.

Parmi les avantages on relève que : le membre profite de l’élan dynamique des générations passées, et parfois d’une force ascensionnelle importante (tout dépend de la qualité de l’égrégore), il bénéficie d’une protection sur tous les plans et en cas de besoin il profite de l’aide énergétique de tous les membres ; le fait d’être initié dans un égrégore rend les clés magiques actives.

Mais il existe aussi des désavantages, car : le membre perd son indépendance, il subit les mouvements de faiblesse de son égrégore, si l’égrégore n’est plus maîtrisé, il voit sa liberté d’action se restreindre. Il est souvent difficile de quitter un égrégore (à moins de s’en faire chasser : H’érém, excommunication, etc..) et les personnes désirant le faire se trouvent parfois exposées à de gros problèmes.

Il existe heureusement des méthodes magiques pour quitter un égrégore sans trop de problèmes. Toutefois, ces méthodes sont un peu complexes si on ne les connaît pas, le plus simple est d’aller se réfugier quelques temps dans un autre égrégore.

Extrait de Vie mystique et kabbale pratique, Virya, éditions Georges Lahy, 1994.

Source : http://www.melmothia.net/2133/le-rite-et-les-egregores-par-virya/

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L'Egrégore...Chaîne d'Union et fraternité invisible...

30 Novembre 2012 , Rédigé par Jean-Luc Maxence Publié dans #spiritualité

Charles Baudelaire, expert s'il en est en Fleurs du mal, disait que « la plus belle astuce du Diable est de nous persuader qu'il n'existe pas » . Évidemment, en transposant cette phrase célèbre, on peut écrire que les égrégores diviseurs, souvent, usent de la même malignité que Satan, se font oublier et veulent nous persuader qu'ils n'existent pas, en effet.
Alors, qu'en est-il en réalité ?... Ce qui s'impose, c'est la constatation vérifiable que dans presque toutes les cultures connues, en effet, on observe la présence d'un monde plus ou moins vaste d'êtres bons ou mauvais peuplant cet espace intermédiaire qui présente en même temps la dimension du Réel concret et celle de l'au-delà problématique...

L'homo religiosus a cherché depuis l'origine l'expression ou la personnification de la puissance des forces cachées ... Confronté à des phénomènes naturels qu'il ne savait guère interpréter ou expliquer, phénomènes bénis comme une tombée de pluie dans un désert ou maudit comme un tremblement de terre ou un déluge, il a progressivement inventé la métaphysique. L'homme s'est trouvé alors dans la démarche... créative ô combien...de tenter de capturer et d'influencer l'insaisissable grâce à une représentation sous des figures mythiques et magiques.

Au fond, s'inspirant de Ysé Tardan Masquelier qui introduit le langage symbolique en écrivant « il n'y a pas de symbole sans homme pour le penser » , nous dirons qu'il n'y a pas davantage d'égrégore sans homme pour le penser.

Pourtant, il s'agit de ne pas oublier qu'un symbole quel qu'il soit peut avoir plusieurs contenus de sens, en effet... »Un mythe est une vision unitaire du monde, il instaure des correspondances entre les divers ordres du réel, se fonde sur une intuition analogique, propose une explication globale »... Ainsi, entre la manière dont l'occultiste Eliphas Lévis considérait les égrégores quand il écrivait : « les égrégores sont des dieux ... Les agragores sont des esprits moteurs et créateurs de formes. Ils naissent du respir de Dieu ». Ou encore « les égrégores de la terre sont les génies de la mer et des montagnes ; pour les anciens c'étaient des dieux, pour la kabbale ce sont des esprits mortels ignorants et sauvages, parce que la terre est un monde des plus imparfaits » et ce qu'est devenu en notre siècle le mot d'égrégore lorsqu'il est employé en Loge maçonnique, il y a tout un monde !

Employé couramment dans le Temple, il signifie alors quelque chose comme le résultat hypothétique de la communion des énergies mystiques quand la chaîne d'union, durant une tenue maçonnique, est constituée... C'est opéré ainsi un important et incontestable glissement de signifiant.

Le terme « égrégore », pour les maçons de quelque obédience ou ordre que ce soit, semble, d'apparence tout au moins, faire l'impasse totale sur la presque totalité des données symboliques et mythiques . ... Le mot égrégore occupe souvent la bouche des Francs-maçons réunis en atelier...

Mais qui donc se souvient du récit mythique et significatif des anges qui veillèrent sur le « Mont Hermon » pour leur simple dimension d'être collectif ? ... Il semble bien que ce terme d'égrégore quand il est prononcé dans le cadre d'un rituel maçonnique, et « à couvert », n'a gardé que sa signification immédiate d'effets collectifs, d'énergies communautaires, en quelque sorte.

L'égrégore à raz les pâquerettes, à raz son sens premier, en somme...
Et pourtant, à peu près tous les historiens de la Franc-maçonnerie, savent et évoquent volontiers le véritable danger qu'il y a de négliger les effets qui peuvent être provoqués par une évocation, en quelque sorte « légère » de l'égrégore, par une demande intense et collective de frères espérant sa venue au cœur d'une chaîne d'union... On retrouve dans le souci qu'ils ont d'avertir leurs alter ego des périls ainsi encourus, cet effroi devant le Sacré.

En fait, l'égrégore pour les Francs-maçons est un temps particulièrement rare et privilégié dans la pratique du rituel collectif qui se déroule dans la Loge, moment où les frères présents au cours de la tenue éprouvent le sentiment d'une très intense communication entre eux, quels que soient leurs degrés et qualités, d'une communion fraternelle des énergies et vibrations... En résumé, l'égrégore semble un mot un peu galvaudé que l'on murmure souvent à voix basse, qui veut traduire des minutes d'émotion, la complicité exceptionnelle d'un groupe rassemblée autour d'un tableau de Loge (Naos), lors de la chaîne d'union, laquelle est donc cette figure constituée par l'ensemble des frères réunis, et se tenant par la main dégantée, de manière à former une boucle... Cette chaîne d'union peut être fermée si chacun croise les bras pour que le droit passe toujours par-dessus le gauche... Ce rite si particulier a lieu en général lors de la clôture des cérémonies, et elle est l'occasion d'une exhortation orale prononcée par le Vénérable Maître qui rappelle de façon solennelle le sens de ce geste qui lie fraternellement les personnes présentes ce jour-là dans la Loge à toutes celles qui les ont précédées et à tous les maçons de la terre, et même à ceux qui viendront après.

De même, a la fin des agapes, dans certains rites, les convives seront appelés à former à nouveau la chaîne... Au Rite Ecossais Ancien et Accepté, par exemple, celle-ci est formée à la fin des travaux et complétée par une sorte d' « exhortation-prière » dont les termes sont laissés à l'initiative du Vénérable Maître... En fait, il est presque toujours rappelé que les frères doivent poursuivre au-dehors l'œuvre accomplie en Loge, dans le Temple, et l'égrégore, dans son sens commun de communion des énergies mystiques, s'y fait sentir souvent... Une connivence passe... Une fraternité agissante passe de chacun à chacun...

Alors, Dieu sait quoi d'indéfinissable descend parfois sur l'assemblée... Comme des anges, peut-être ? Comme si le groupe des officiants fort et UN par le certitude de son identité de vue, d'espérance, de pensée... Au fond, en maçonnerie, la chaîne d'union crée aussi, quand le rite est réussi, une force UNE, une entité invisible, peut-être ?...

Spirituel est toujours l'égrégore des Francs-maçons quand ceux-ci sont des initiés dignes de ce nom, c'est-à-dire toujours en quête d'un supplément de connaissance et de sagesse... Soyez Veilleur, souffle en quelque sorte l'égrégore... Et veilleurs jusqu'au bout de la quête que vous avez entreprise... Demeurez comme des dieux attentifs... Comme des dieux et des hommes devenus ainsi qu'un seul dieu par la vertu mystérieuse d'une fusion collective autour d'un même amour mutuel... Ainsi, plus souvent qu'il n'y paraît, en Loge, l'espace formé par la chaîne d'union devient le mont Hermon lui-même... Et les frères qui se transmettent connaissance et enseignement se sentent devenir à la ressemblance des égrégores remplis de la Sagesse des légendes mythiques...

Le collectif se transforme en entité en soi... l'entente est possible... Alors, toute chaîne d'union a son soleil mystique, comme dirait Eliphas Lévis... Tout « atelier » devient créateur et inspirateur d'initiatives de création... Toute entraide s'avère possible... Les apparences du voile sont transpercées de part en part, les visions communes deviennent lucides, le « vous êtes tous frères » s'incarne véritablement... La magie fraternelle opère à plein.

Toutefois, cette fraternité de l'égrégore triomphant, invisible et souvent indéfinissable, ne doit pas être confondue avec une connivence ou une convergence d'intérêts matériels ou, pire, par cette sorte de mafia maçonnique tant de fois dénoncée au-dehors par les profanes !... Si l'égrégore qui jaillit parfois de la chaîne d'union fait des miracles d'unité et de compréhension mutuelle, si elle suscite parfois des actes créatifs exceptionnels, l'égrégore peut être aussi parfois le hideux prétexte aux lâchetés collectives les plus criantes, aux injustices de caste, à l'esprit sectaire même... Les pires aliénations sont hélas possibles, les pires défigurations... Qui veut faire l'ange unitaire et gardien fait parfois le diable paranoïaque !
Il s'agit en somme de discerner l'égrégore qui ouvre vers la métanoïa des mystiques D transformation intérieure) et celui qui incite aux réflexes d'homéostasie, c'est-à-dire au repliement sur soi même et sur ses égoïsmes, y compris collectifs.
Ainsi, comme l'ange Gabriel, l'égrégore peut avoir une aile de lumière et une aile d'ombre.

C'est pour cela sans doute que sa fascination persiste en nos cœurs, que son aimantation se répercute d'un bout à l'autre de la chaîne d'union... L'égrégore, en définitive, fait penser symboliquement au pavé mosaïque de la Loge ... Carrés blancs et carrés noirs y font la vie contrastée et le choix possible...

Alors, au-delà de ses légendes d'origine, l'égrégore ne peut mourir tant que nous l'appelons sincèrement pour des oeuvres de lumière...

Source : www.ledifice.net

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L'égrégore et son énergie

30 Novembre 2012 , Rédigé par Loge EOS, Publié dans #Planches

Egrégores: nom masculin pluriel, du verbe grec égrêgorein signifiant veiller. Les égrégores étaient dans les légendes juives, des anges qui, selon le Livre d’Enoch, s’unirent aux filles de Seth et engendrèrent les Géants, appelés ainsi parce qu’établis sur le Mont Hermon ils jurèrent d’y «veiller» jusqu’à ce qu’ils eussent possédé les filles des hommes.

Il semble qu’il ne faille pas chercher là l’origine probable de l’égrégore dont parlent les francs maçons, bien que l’idée de veilleur que l’on découvre dans l’origine grecque du mot n’est pas sans rapport avec notre travail. Sur Wikipédia, on peut lire ceci: «En ésotérisme, un égrégore est une force mentale puissante, créée et maintenue en activité par la forme pensée de nombreux individus unis dans un but commun. Une fervente prière collective, la montée du nazisme sous Adolf Hitler, les préjugés hérités de notre milieu, social culturel ou religieux sont tous des égrégores qui conditionnent selon leur ampleur la façon de penser de chacun».

Auteur de La Kabbale pratique, Robert Ambelain écrit: «On donne le nom d’égrégore à une force engendrée par un puissant courant spirituel et alimentée ensuite à intervalles réguliers, selon un rythme en harmonie avec la Vie universelle du Cosmos, ou à une réunion d’entités unies par un caractère commun. Dans l’invisible hors de la perception physique de l’homme, existent des êtres artificiels, engendrés par la dévotion, l’enthousiasme, le fanatisme, qu’on nomme des égrégores». On constate dans cette dernière définition un doux mélange des deux notions.

Si l’on cherchait la source du mot dans le latin on trouverait, pour nous maçons, l’étymologie la plus parlante: ex = sortant de, puis gregs, gregis = le troupeau, la foule, l’ensemble. Il s’agirait dès lors de l’énergie qui pourrait émerger d’une réunion. De tout temps les occultistes ont exploité ces énergies. En occultisme on entend souvent parler d’égrégore. De quoi s’agit-il exactement? En fait, on appelle égrégore l’ensemble des énergies cumulées de plusieurs personnes vers un but ou une croyance défini par elles. Nous serions en présence d’un champ d’énergie à la fois mentale, émotionnelle et spirituelle. L’action serait réciproque, à savoir que les individus alimentent l’égrégore et celui-ci agit sur eux. La puissance de l’égrégore serait fonction du nombre de ceux qui le maintiennent et de l’intensité de leur engagement dans le projet commun.

L’égrégore serait ainsi comme l’accumulateur d’une énergie possédant ses propres caractéristiques, et motivé par la foi ou la concentration de plusieurs personnes simultanément. On peut noter au passage que dans Matthieu, chapitre 18, verset 20, Jésus dit: «Là où deux ou trois seront réunis en mon nom, je serai au milieu d’eux». Les chrétiens s’en inspirent pour créer un égrégore. Il faut cependant savoir que la religion n’est pas la seule à créer des égrégores.

En Amérique, et maintenant en Europe, fleurissent au sein des hôpitaux des «groupes de prières» priant pour la guérison des malades qui le leur demandent. On a constaté que par ce procédé ceux atteints d’une maladie grave se remettaient beaucoup plus rapidement et avaient des chances de guérison considérablement plus élevées que ceux ne bénéficiant pas de ces interventions. Tout simplement parce que le groupe en question canalise, par sa dévotion, une «énergie de guérison» fusionnant avec celle du patient et le renforçant dans sa lutte contre la maladie. Voilà un excellent exemple d’égrégore. Il en va de même pour l’activité professionnelle: vous travaillez dans une entreprise qui vous demande de constituer un groupe afin de réaliser un projet. Si dans votre groupe tous les membres sont soudés, sur la même longueur d’ondes, le projet sera terminé en un rien de temps et vous bénéficierez des félicitations de vos employeurs. Si au contraire il se trouve une ou plusieurs personnes démotivées, l’énergie développée par votre groupe sera quasiment nulle ou très négative, les idées manqueront, votre travail n’avancera pas, le moral de vos «troupes» sera au plus bas et vous essuierez un cuisant échec. Il eut été préférable de faire le travail seul, ça aurait été plus long mais bien moins difficile car sans entrave à sa réalisation.

Un égrégore n’est a priori ni bon ni mauvais, il représente la somme des énergies psychiques émises par les participants, et cette énergie neutre se colore pour le meilleur ou pour le pire des intentions du groupe. En retour l’égrégore exercera une puissante influence sur les membres du groupe.

En franc-maçonnerie on utilise le mot égrégore pour décrire un phénomène où les pensées s’unissent dans un même but mental, spirituel ou émotionnel. Leur puissance pendant ces moments exceptionnels que sont les tenues et plus particulièrement lors de la chaîne d’union est considérée comme supérieure à l’addition de chacune des pensées individuelles. Cela signifie de manière générale que plusieurs frères pensant et travaillant ensemble sur une idée auront par la somme de leurs réflexions plus d’efficacité que si chacun d’eux avait oeuvré séparément. Les maçons, ne l’oublions pas, sont des initiés grégaires, non des mystiques isolés.

Source : http://www.freimaurerei.ch/f/alpina/artikel/artikel-2008-03-01.php

 

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Mystère des égrégores

30 Novembre 2012 , Rédigé par X Publié dans #Planches

On appelle égrégore, l’ensemble des énergies cumulées de plusieurs personnes, vers un but ou une croyance défini par eux. Il agit comme un accumulateur d’une énergie aurique possédant ses propres caractéristiques, et motivé par la foi ou la concentration de plusieurs personnes à la fois.
C’est une manifestation parapsychique, un « être » ou une « force » créée par la pensée de gens qui ont un but commun. La vitalité d’un égrégore dépend du nombre de personne y participant mais aussi de l’énergie apporté par chacun ainsi que du temps passé à l’activer.
Plus ce but commun existe depuis longtemps, plus ceux qui le partagent sont nombreux, plus cet égrégore est puissant. À la limite, une seule personne s’investissant assez dans quelque chose pourrait créer un égrégore, une entité défendant son projet et l’aidant à le réaliser.

DEFINITION

C’est au médecin Pierre Mabille, compagnon de route du surréalisme et auteur de plusieurs ouvrages sur ce mouvement, que l’on doit une définition du terme égrégore dans son ouvrage Egrégores ou la vie des civilisations, paru en 1938 : « J’appelle égrégore, mot utilisé jadis par les hérmétistes, le groupe humain doté d’une personnalité différente de celle des individus qui le forment. Bien que les études sur ce sujet aient été toujours, ou confuses, ou tenues secrètes, je crois possible de connaître les circonstances nécessaires à leur formation. J’indique aussitôt que la condition indispensable, quoique insuffisante, réside dans un chos émotif puissant. Pour employer le vocabulaire chimique, je dis que la synthèse nécessite une action énergétique intense. »
Bien que connu sous différentes autres formes par le passé, la notion d’égrégores fut introduits en occultisme par Stanislas de Guaïta pour personnifier des forces physiques ou psychophysiques non surnaturelles en forme d’êtres collectifs.

ASPECTS PSYCHIQUES ET ENERGETIQUES
L’égrégore possède une composante à la foi psychique et énergétique. L’égrégore est une énergie qui contient toutes les vibrations des gens qui le créent, le font vivre… et qui leur échappe.
La concentration des personnes réunies dans un même but, avec les mêmes pensées intenses créée un égrégore qui se constitue, se développe, s’amplifie et devient actif.

Un savant français, Jean Charon, a publié aux éditions Tchou-Laffont un livre dont le titre est » L’infini sursis « , dans lequel il révèle le résultat de ses travaux sur » La mémoire des électrons et la projection de l’inconscient « .

Il me paraît important de citer ce qu’il écrit :

« Les électrons qui nous constituent contiennent un espace-temps qui n’obéit pas aux lois de notre univers quotidien. De plus la totalité de notre esprit est contenue dans chacune des particules. »

Les cellules qui constituent l’égrégore sont tirées de l’humanité. Il vit sur le plan physique par l’intermédiaire de l’être humain et sur le plan astral par la projection astrale de ceux qui y adhèrent.

Inutile de le rappeller, tout est une question d’énergies. Et dans une première approximation, on pourra considérer qu’un égrégore aurique est une « boule » d’energie visualisable dans l’astral qui a été crée la plupart du temps par un groupe d’individus humain. cette energie aurique, avec laquelle il possible d’intéragir, possede un caractère qui lui est propre, caractère attribué par ses créateurs. C’est comme un accumulateur d’une énergie possédant ses propres caractéristiques, et motivé par la foi ou la concentration de plusieurs personnes à la fois. Il est alors aisé de comprendre qu’il existe des égrégores aurique de toutes sortes (Egrégore chrétien, égrégore bouddhiste, égrégore islam, égrégore sectaire, égrégore satan, etc …) .

Un égrégore peut être perçu comme la résonance vibratoire aurique émise par la psyché d’un groupe de personnes vibrant sur une note déterminée. Les actes, les émotions, les pensées et les idéaux de chaque entité constituant ce groupe, fusionnent pour édifier un tout cohérent, une forme dont les composants sont de nature énergétique. La tradition ésotérique lui donne le nom de « forme pensée aurique».
Bien que d’essence subtile et impalpable, une forme pensée est aussi pénétrante, enveloppante et perceptible qu’une présence matérielle. Ce sont les courants émotionnels, mentaux et spirituels, émanant de l’ensemble des membres d’un groupe qui élaborent une forme pensée, pour ensuite la structurer.
La notion d’égrégore se rapproche de celle d’inconscient collectif, de conscience collective ou de champ morphogénétique ou de champs de conscience opérant entre eux.

ORIENTATION D’UN EGREGORE
Un égrégore est un agrégat de forces constituées de courants vitaux, émotionnels, mentaux et spirituels, suivant la qualité vibratoire de la forme pensée aurique. Ces courants vitaux, créés par le groupe d’individus duquel l’égrégore est issu, pénètrent la conscience du groupe sous forme de désirs, de concepts et d’aspirations.
La patrie, la république, la justice, la guerre ne sont rien d’autre que des images égrégoriques.
L’égrégore de nature astrale peut être orienté par le mental et nourrit essentiellement par l’énergie émotionnelle, (la forme pensée provoquée par les désirs, les aspirations, les rêves, les décision, les engagements, les idées, la volonté, d’un ou de plusieurs êtres humains.)
Dans un groupe, on suppose que si les objectifs et les orientations personnelles des participants sont de nature matérielle, les égrégores, leur double subtil, manifestent des intérêts analogues. Si au contraire, les buts et les orientations des personnes constituant un groupe sur le plan physique sont inclusifs, son égrégore sera animé des mêmes intentions.
« Il existe une raison importante pour laquelle les groupes ésotériques (quelle que soit leur origine) restent discrets. Leurs symboles, rituels et réunions, répétés à travers le temps, développent un égrégore, ou « esprit de groupe », qui lie les membres, les harmonise, les motive et les stimule afin de réaliser les objectifs du groupe. Il leur permet également de faire des progrès “spirituels” qu’ils ne feraient pas s’ils travaillaient seuls. Un égrégore peut cependant être perturbé par la pensée négative de personnes qui ne sont pas en accord avec les objectifs. Par conséquent, les groupes ésotériques tentent de se protéger de pensées négatives qui pourraient affecter leur égrégore. » ( Gaetan Delaforge in GNOSIS n°6)

En se focalisant sur un objectif et en agissant pour lui donner vie, une personne est en mesure de créer un égrégore susceptible de se développer pendant un temps indéterminé. Suivant l’intensité de l’idée émise et du nombre de personnes qui y adhéreront, ce temps peut durer de quelques jours à plusieurs millénaires.
Pour donner deux exemples:

Une association créée par un groupe d’amis, pendant une durée de deux mois autour du projet d’organiser un concert en vue de recueillir des fonds pour réaliser un objectif particulier, va créer un égrégore à durée de vie limitée.
Un égrégore peut être réactivé et transformé au cours des siècles.
L’égrégore de la Franc-Maçonnerie contemporaine, que l’on nomme: spéculative, avait déjà un long passé avant d’être de nouveau réactivé au début du dix-huitième siècle. La maçonnerie spéculative est un sous-égrégore aurique de celui qui anime l’Esprit de la Maçonnerie qui et beaucoup plus ancien. La Maçonnerie actuelle, fondée en 1717 à Londres, est une émanation aurique de l’Egrégore Maçonnique dont il est difficile de connaître l’origine qui se perd dans la nuit des temps…
Selon certain enseignements de haure magie, l’égrégore peut parait il être détourné de son but original. Par exemple, l’église catholique est un excellent exemple d’égrégore aurique. La foi de millions de personnes dans les dogmes ancien de l’église, canalisé par les prêtres, donne un des plus puissant égrégore aurique connu, très prisé par les medium ou voyant occidentaux. Selon certains, le medium étant le manipulateur conscient d’énergie aurique, serait capable de se « brancher » sur l’égrégore aurique de l’église catholique.
La tradition Occulte rapporte le principe de l’envoûtement par messe triangulaire n’est plus pratiqué de nos jours. L’opérateur, devant pour ce faire, s’assurer la complicité de trois prêtres qui disaient simultanément trois messes dans trois »églises formant triangle. L’opérateur se plaçait au centre géométrique du triangle… Ce rituel utilisait l’égrégore catholique dévié de son emploi dans un but de nuisance. Il est à rapprocher de la pratique dite Média-Vita, largement utilisée jusqu’au XVe siècle et qui constituait avec les messes de saint Jude et de saint Sicaire des pratiques d’envoûtement autorisées et effectuées avec la complicité de l’église contre les ennemis de cette dernière… bien entendu.

NAISSANCE DE L’EGREGORE
L’égrégore est activé par une seul personne à la base l’idée créatrice fait que plein de personne adhère …
Selon la recherche ésotérique, un égrégore naîtrait, par exemple, d’une fervente prière collective, d’une thérapie de groupe, d’un soin énergétique, d’un rituel qui pourrait être chamanique par exemple. Mais il est tout autant être la résultante d’extrémismes religieux, politiques ou nationalistes ou même d’un évènement traumatisant susceptible d’engendrer une émotion collective puissante et durable tel que les attentats du 11 Septembre 2001…
Une idée collective est vouée à la vaporisation, si elle n’est pas ancré à la base par une personne ou un sujet…
Le collectif et fait de personne stable ou non stable avec des idées difluantes si pas un ancrage sur l’idée central qui dégagera le positif, avec la meilleur volonté du monde l’énergie temporaire se volatilisera.
Afin de donner à l’égrégore une forme concrète, on en fait une représentation symbolique, qui sera un support de visualisation. Ce signe représente sa nature, ses buts, ses moyens.
Nous aurons donc le sceau de salomon, l’étoile de David, le pentagramme, la croix latine, le triangle maçonnique, la croix gammée…
Le symbole porte en lui-même une représentation qui parle immédiatement à l’être humain de façon figurée. Tous ces innombrables signes et sceaux ne sont que des représenations de l’égrégore. Ces signes sont à la fois une protection, un support et un point de contact entre les membres. Ils deviennent alors de véritables pentacles.

ASPECT CONSTRUCTIFS DE L’EGREGORE

En Amérique et en Europe, on a expérimenté des « groupes de prières » dans les hopitaux , qui prient pour la guérison physique des malades qui le leur ont demandé. On s’est aperçu, que des malades atteint de maladies graves, et pour qui priaient ces groupes, se remettaient beaucoup pus rapidement et avaient des chances de guérison beaucoup plus élevé, que des malades qui ne bénéficiaient pas de ces groupes ! Pourquoi ? Tout simplement parce que le « groupe de prières », par sa dévotion, va canaliser une énergie aurique et faire son prope égrégore que l’on pourrait appeler « énergie de guérison », et qui va se mêler à l’énergie aurique du malade visé, le rendant ainsi beaucoup plus fort, pour se battre contre la maladie !

Pour le travail, c’est la même chose : vous travaillez dans une entreprise qui vous demande de constituer un groupe afin de réaliser un projet. Si, dans votre groupe, chacun est soudés, « sur la même longueur d’onde aurique », votre projet sera terminé en un rien de temps, et vous bénéficierez des honneurs de vos employeurs. Par contre, si dans le groupe existe une ou plusieurs « brebis galeuse », l’énergie développée par votre groupe sera quasiment nulle ou très négative, les idées manqueront, votre travail n’avancera pas et le moral de vos « troupes » sera au plus bas ! Vous essuierez ainsi un cuisant échec auprès de vos responsables. Que se sera-t-il passé ? L’énergie développée par ce groupe à la base « malsain », sera inexistante, voire malsaine. La meilleure solution aurait donc été que vous fassiez le travail seul, ce qui aurez été plus long, mais beaucoup moins difficile, étant donné que vous n’auriez subi aucune entrave à sa réalisation, contrairement à ce qui se sera passé dans votre groupe aurique négatif.
L’efficacité d’un Egrégore aurique repose sur la cohérence du groupe. Cohérence au niveau de l’identité, des objectifs, cohérence dans le temps et par delà le temps.

NUTRITION DE L’EGREGORE
La puissance d’un égrégore dépend de sa « masse psychique concentrée ou mobilisée ».
La puissance et la nature de ces courants émis déterminent la qualité de la forme pensée aurique. Plus elle est alimentée et plus son rayonnement s’étend. En contrepartie, moins elle est nourrie et plus sa force s’affaiblit. C’est ainsi que les égrégores se créent, se développent, puis s’anémient et disparaissent. La durée de vie d’un égrégore dépend des paramètres identiques à ceux de toutes institutions humaines. Plus elles sont vitalisées auriquement, plus on leur porte de l’intérêt et plus elles se renforcent. Dans le cas contraire, moins elles sont fertilisées et moins elles sont susceptibles de battre des records de longévité.
Un égrégore, nourrit par des millions de gens et ce, sur un laps de temps considérable (bien que le temps soit modifié voir inexistant dans la plupart des autres plans), peut être devenu indépendant et capable de se regénérer en se nourrissant des énergies de ses « esclaves », le chi. Peut-être même un égrégore peut-il développer un conscience, et ainsi devenir redoutable.
Les mêmes lois régissent le domaine matériel et le domaine psychique. Ce qui vaut pour l’un, vaut pour l’autre. Il n’y a aucune différence. Il en va bien évidemment de même pour ce qui touche au monde spirituel.
En tant qu’humain « moyen » ou non initié, la seul chose qu’on puisse faire pour lutter contre un égrégore, c’est savoir se contrôler: ses sentiments, émotions, pensées. Le fait de penser à un égrégore, on le nourrit. Détester, haïr, aimer, idolâtrer, prier, etc, on le nourrit.
Les égrégores, on ne les ressent pas, on les subit, en tant qu’humain « moyen », c’est tout ce qu’il y a à faire. Il parait que seul un mage initié peut lutter « activement » contre un égrégore.

Pour cela, les dirigeants de ces cercles organisent des rassemblements, des meetings, des cultes… Afin d’augmenter le pouvoir de l’égrégore, on a recours à des rituels qui sont des formules, des prières, des invocations, la visualisation d’une image concrétisatrice, l’encens, les chaînes d’union, les courants mentaux…
A travers la croyance que nous avons mise sur le sang, celui-ci libéré sous forme de sacrifice accroîtra sa vitalité et certaines sectes utilisent ce procédé, de même que certaines religions animistes et nos anciennes pratiques religieuses mais aussi lors du sacrifice du mouton pendant la fête de l’Aïd chez les musulmans. Ce sacrifice leur permet ainsi de renforcer la vitalité de l’égrégore. Les masses non- familiarisées avec ce concept n’y voient pourtant là qu’une banale tradition…

La vie matérielle de l’égrégore est assurée par le nombre des membres d’un groupe, par leur discipline, leur union, leur stricte observance des rituels, mais aussi par les courants de sympathie ou d’antipathie du monde..
L’Egrégore tire son énergie de l’énergie aurique psychique de chacun des membres de la communauté qui le nourrit auriquement par l’idée premiere. Etant autonome, il perdure tant qu’il est alimenté. Et pour nourrir un égrégore aurique, quoi de mieux que le recours à la Tradition qui assure le maintien des formes à travers le temps. Ainsi, se relier à une tradition ancienne, c’est pouvoir encore bénéficier ou subir l’énergie d’un égrégore du passé. Chaîne qui relie les adeptes d’une société par-delà le temps et l’espace. C’est l’Egrégore qui donne sa coloration, son esprit, son « ambiance » à une assemblée humaine. L’énergie disponible sur un chemin spécifique dépend de la qualité d’intégration de l’individu à l’Egrégore aurique qui préside à ce chemin. Mais toute médaille à son revers : ce qui relie est aussi ce qui enchaîne. Ce qui peut être une aide dans une voie spécifique est également une entrave pour tous ceux qui veulent s’en écarter. On comprend pourquoi les religions se battent pour convertir les masses à leur cause. Pour Bernard de Clairvaux (1090-1153) grand prédicateur de la 2ème croisade (1147-1149) c’était on ne peut plus clair « le baptême ou la mort » ou encore « conversion ou extermination ». Vous pouvez imaginer aisément que le système avait crucialement besoin d’énergie vitale pour porter ses égrégores qui n’ont rien à voir avec le bien ou le mal tout comme des bras pour
porter le fusil. Car le nombre réel de bénéficiaires de tels égrégores ne peut pas à lui seul fournir une aussi importante « masse psychique concentrée » pour les alimenter…

QUAND L’EGREGORE DEVIENT « ENTITE »
Selon certains auteurs, l’égrégore serait doté d’une véritable personnalité !
Cette « entité psychique » naîtrait d’un ensemble d’individualités réunis autour d’une même action.
Cette entité psychique collective est composée de toutes les entités individuelles, sans en être la somme, mais bien une entité indépendante de tous ses composants.

L’égrégore aurique formerait donc une entité produite par un puissant courant de pensées collectives. C’est également un artificiel, mais énorme et puissant, étant donné qu’il est produit collectivement, et dont les manifestations peuvent être indifférement bonnes ou mauvaises.

Cette entité est produite par la dévotion, le fanatisme, l’enthousiasme. Les grandes idéologies politiques, les religions sont des égrégores. Cela nous fait penser aux égrégores produits par les sectes religieuses, les matchs de football et les discours d’Hitler…

Selon Eliphas Levi, « les égrégores sont des dieux…Les agragores sont des esprits moteurs et créateurs de formes. Ils naissent du respir de Dieu ». Ou encore : « les égrégores de la terre sont les génies de la mer et des montagnes ; pour les anciens
c’étaient des dieux, pour la kabbale ce sont des esprits mortels ignorants et sauvages,
parce que la terre est un monde des plus imparfaits »

Ils sont des esprits moteurs et créateurs de formes ?. Ils naissent de la respiration aurique de dieu…

Ce que l’on peut retirer de cette interprétation un peu métaphorique d’E.Levi ; c’est que l’égrégore a une vie aurique propre capable d’influencer les humains et la marche de l’histoire.
» Les égrégores sont des créatures psychiques artificielles, créées par la pensée unanime d’une réunion d’individualités dynamisées et entretenues en vie par des rites, voire des sacrifices et qui acquièrent une puissance occulte d’action en rapport avec celles des impulsions qui leur sont suggérées par leurs animateurs. «

Dans son livre « Le grand livre de la Wicca et de la sorcellerie bénéfique » (Ed. Dynapost), Jacques Rubinstein relate l’expérience qu’il eut la possibilité de faire au cours d’une émission sur France inter, présenté par Marie Christine Thomas et Jacques Pradel :

« (…) ce soir là un « dieu » fut créé, féminin du nom de Véronica. Ce Dieu fut crée pour avoir 24 heures de vie. Là ne s’arrêta pas l’expérience car nous décidâmes ensemble, les journalistes et moi-même, de faire agir Véronica; on lui donna mission de supprimer dans la minute même, toute douleurs à ceux qui , à l’écoute, souffraient quelque part en leur corps physique. On indiqua aussi au public qu’il pouvait demander différentes choses à Véronica, dont l’action dans 24 heures ne pouvait se révéler que quelques jours ou semaines plus tard. Enfin, on demanda au public d’écrire. Cette expérience fut suivie par des gens groupés à Marseille, à Bordeaux, etc… Certains savants dont je tairai le nom pour éviter les moqueries déplacées, suivirent aussi l’émission. C’est par centaines et centaines que les lettres sont arrivées et arrivent encore. Le côté le plus marquant de l’expérience fut bien sûr le plus immédiat, celui de la cessation de toute douleur ! Ensuite venaient des résultats absolument inattendues et ce dans tous les domaines… »

MORT ET DESACTIVATION DE L’EGREGORE
Faute d’être entretenu et nourri régulièrement, un égrégore se
désagrège et meurt car il n’est pas autonome comme on peut le voir.
Il est également très difficile de se détacher d’un égrégore.
L’égrégore aurique devient une entité très puissante qui a sa vie propre et elle se détruit difficilement. Si on désire l’éliminer rapidement, il faut avoir recours à l’incinération de tout ce qui la concerne. Il est prescrit de procéder de façon inverse à celle qui est à l’origine de l’attachement. Ainsi, s’il y a eu une cérémonie d’initiation, lors de la liaison avec l’égrégore, il faudra alors procéder de façon inverse, mais identique pour produire le détachement.
Cependant, les reactions de l’égrégore à l’égard de la cellule expulsée sont parfois très dangereuses pour l’homme concerné. La meilleure façon de se protéger serait d’adhérer à un concept de force équivalente, ne serait-ce que pour un temps…

Source : http://esmp.free.fr/Bbilio-Numerique/d60/0075%20-%20Egregore.htm

 

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L’Egrégore

30 Novembre 2012 , Rédigé par D.L Publié dans #Planches

L’origine de la franc Maçonnerie spéculative est un prodigieux labyrinthe où s’enchevêtrent les influences et les filiations. Parmi celles-ci, on peut citer sans ordre de préférence : La F\M\ opérative, la Kabbale, la Bible, la Mythologie antique, la Philosophie pythagoricienne, le Christianisme, la Chevalerie, le Compagnonnage, l’Alchimie et sa Philosophie hermétique, la Philosophie des lumières, le Rosicrussisme ou encore l’Occultisme … La liste n’est, bien entendu, pas exhaustive.

Nul ne peut donc douter que la maçonnerie est, à l’instar de nombre de sociétés initiatiques, un véritable syncrétisme, c’est à dire un rassemblement de doctrines disparates, un savant mélange d’influences diverses et variées.

A ce dédale intellectuel s’ajoute un vocabulaire maçonnique complexe et déroutant : Car, au sens trivial ou littéral des mots et des symboles, s’ajoute un sens maçonnique propre mais commun à tous les F\M\, que l’on appelle « l’Allégorie » ; chacun de nous par son propre travail sur les symboles , arrive par la suite à leur trouver un sens encore plus caché et personnel ; c’est ce qu’on peut qualifier de sens « anagogique » des mots ou des symboles.

C’est donc avec cette grande simplicité de mise en œuvre des mots dont la maçonnerie a le secret que j’ai choisi de vous parler de l’EGREGORE, mot dont j’ignorais même l’existence donc le sens littéral avant de recevoir la lumière.

Si, dans cette enceinte, nous parlons assez facilement d’EGREGORE à propos d’une tenue que nous sentons collectivement réussie, la signification profonde de ce terme, véritable néologisme maçonnique, échappe à bon nombre d’entre nous, moi en premier.

Mon niveau culturel philosophique étant proche de la « désagrégation », et mon LAROUSSE du 20° siècle en 6 volumes et 40 kilos étant désespérément muet à ce sujet, je me suis donc rabattu sur WIKIPEDIA la net encyclopédie (pas toujours très nette d’ailleurs) pour y trouver l’étymologie du mot EGREGORE.

Comme bien souvent avec la langue française, l’étymologie est double : Grecque et Latine.

D’après L’étymologie grecque, l’EGREGORE a un rapport avec l’action de veiller, car EGREGOREIN signifie « veiller » et EGREGOROS « veilleur ».

L’étymologie latine nous fournit un autre sens :
E-EX signifie sortant de, GREG-GREGIS : le troupeau la foule, OR : Celui qui agit. EGREGORE : Celui qui agit en sortant de la foule : l’EGREGORE est la résultante de l’action d’une foule.

C’est dans le livre d’HENOCH, apocryphe du 2ème siècle avant Jésus Christ qu’apparaît le terme EGREGORE : Il représentait les gardiens des 6 directions de l’espace, des entités à caractère énigmatiques, représentant le monde intermédiaire.
HENOCH est souvent confondu avec ENOCH qui appartient à une légende maçonnique dont il m’est interdit de révéler la teneur à ce degré, cela nous autorise néanmoins une filiation directe avec la maçonnerie.

Plus tard, c’est l’alchimie qui s’empara du terme EGREGORE dont la plus simple expression est le REBIS : La chose double, le mercure philosophique, la pierre qui se réalise par l’union, du soufre (le mâle, le soleil) et du mercure (la femelle, la lune), sous l’influence d’une action énergétique intense.
Nos FF\ passionnés d’alchimie ne manqueront pas d’abonder en ce sens par leurs interventions. Chacun d’entre nous cependant peut remarquer et analyser la présence des 2 astres en loge : La parole principielle est transmise à la loge par le V\M\, foyer de concentration des énergies, qui la reçoit de l’Orient où se trouve conjuguée l’action de la lune avec celle du soleil, réalisant ainsi une véritable triade énergétique qui, à l’instar de la pierre philosophale, base opérative du magistère des alchimistes, est semblable à la base des travaux en loge ; cette même triade énergétique se retrouve dans le triptyque Sagesse, Force, Beauté. Le terme EGREGORE est donc parfaitement compatible avec notre activité maçonnique où il s’applique comme dans l’alchimie.

Malgré les 2 analogies que j’ai évoquées, il semblerait que pour la F\M\, la véritable origine du terme EGREGORE viendrait de l’occultisme, doctrine philosophique du XIXème siècle, créée après le siècle des lumières et presque par réaction à sa philosophie induite. Syncrétisme de courants ésotériques, l’occultisme a emprunté l’hermétisme à l’alchimie. C’est un occultiste, un certain STANISLAS de GUAITA qui l’introduisit en maçonnerie.
Si de GUAITAI est un maçon inconnu pour la plupart d’entre nous, son secrétaire est beaucoup plus illustre puisqu’il s’agissait d’OSWALD WIRTH.

De nombreux maçons ont écrit des choses plus intéressantes les unes que les autres sur l’EGREGORE. Tous ne sont pas d’accord sur le sujet et certains considèrent parfois l’EGREGORE comme une fantaisie à caractère occulte qui n’a rien à voir avec le travail en loge.

Pour tenter une définition du terme dans le sens allégorique, je comparerais l’EGREGORE à un état collectif lorsque nous sommes en tenue, par lequel nous prenons conscience d’une sensation, d’un lien fort, à la fois physique et psychique, entre chacun d’entre nous.
Cet état de conscience que l’on peut qualifier de spirituel est souvent éphémère mais il peut être prolongé jusqu’après la tenue. Il trouve son apogée lors de la chaîne d’union, moment fort de la tenue où les sens physiques individuels sont combinés à la psyché du collectif.

Une telle conception de l’EGREGORE ne manque pas de faire peur à certains maçons qui pratiquent une maçonnerie proche des réalités sociétales. Cette maçonnerie là n’inclut pas d’ailleurs systématiquement la chaîne d’union lors de ses réunions. A ce titre, j’ai une anecdote mes FF\ ; je me souviens avoir assisté à une tenue d’extériorisation sur la Sécurité Sociale dans une loge parisienne du rite GROUSSIER où, à la fin de la tenue, le V\ M\, en bras de chemise, regarda sa montre et déclara : « Puisqu’il nous reste 5 minutes, nous allons faire une chaîne d’union ». Cela prouve quel intérêt, ce F\ portait à la dimension spirituelle de la chaîne d’union.
Mais, pour nous, adeptes du REAA, pour qui il est plus facile d’entrevoir une conception spirituelle de la maçonnerie, la présence de l’EGREGORE ne nous fait pas peur .

Il est évident qu’un état collectif de conscience tel qu’on l’attribue à l’EGREGORE, peut se retrouver ailleurs qu’en maçonnerie. Il en est ainsi lorsque les apôtres reçurent de Jésus Christ l’Esprit Saint après sa résurrection. Mais ce peut être le cas aussi au cours d’un match de football lors d’une « holà » ou encore lors d’un concert lorsque les assistants se tiennent par les bras en se balançant. C’est encore et malheureusement le cas dans toutes les sectes lorsqu’on se met à adorer des divinités de pacotilles pendant des transes collectives.
La F\M\ n’est pas la pratique d’une religion puisqu’elle est adogmatique, elle n’est pas un phénomène de foule puisqu’elle est sélective et rituélique, et elle est encore moins une secte car elle respecte la conscience des individus qui la composent.

Il est essentiel pour nous de bien connaître les limites, dans le sens contour, de l'EGREGORE, afin de pouvoir trouver celui-ci en toute sérénité.

Comme je l’évoquais plus haut, la F\M\, non seulement respecte la conscience individuelle de ses membres, par le principe de liberté absolue de conscience, mais elle favorise cette conscience individuelle par le processus d’individuation, conséquence dans notre recherche introspective à laquelle nous sommes invités dès le cabinet de réflexion. VITRIOL « Visite l’Intérieur de la Terre et tu Trouveras la pierre cachée », autrement dit, et pour paraphraser SOCRATE : Tu ne connaîtras l’univers et les dieux qu’en te connaissant toi-même.
Ainsi, si notre vie maçonnique est ponctuée régulièrement de réunions communes sous forme de tenues, il est essentiel que chacun d’entre nous travaille à ce processus d’individuation afin que le collectif soit le plus pur possible et débarrassé des scories profanes de notre inconscient.

La différence entre une secte, religieuse ou non et la F\M\ est essentiellement là : La secte prends n’importe quel individu et va rejeter ceux qui ont une trop grande capacité à comprendre, car l’état de conscience collective sectaire vise à annihiler la conscience individuelle au profit de l’endoctrinement.
La F\M\ prend les individus tels qu’ils sont mais cherche, au contraire à sélectionner ses membres en décelant chez eux une capacité à apprendre. Elle les aide à se débarrasser de l’inconscient qui encombre l’individu et façonne leur aptitude à restituer la lumière reçue par un rayonnement altruiste et leur probité.
L’EGREGORE maçonnique est donc un état de conscience collectif fort et subtil dans lequel les consciences restent individualisées. Il ya dans l’EGREGORE Maçonnique les deux origines étymologiques du mot Grecque et Latine qui sont indissociables: L’EGREGORE est une expression du collectif, mais l’état de veille est permanent.

Sa réalisation dépend de la combinaison de plusieurs facteurs qui s’inscrivent pleinement dans le droit fil de notre thème annuel de travail « l’engagement ». Chacun de ces facteurs pourrait, à lui seul, d’ailleurs faire l’objet d’une planche.

Le premier facteur est la réalisation de « l’effet rituel ». il conditionne le bon déroulement de la tenue. « L’effet rituel » est variable selon les rites, en ce sens que le R\E\A\A\ produit un « effet rituel » généralement plus fort que d’autres rites plus épurés. Mais il dépend surtout de la qualité de son exécution par la loge. Nous connaissons de loges travaillant au R\ F\ GROUSSIER qui exécutent leur Rituel parfaitement, alors que celui-ci est très dépouillé. A contrario, il existe des Loges au R\ E\ A\ A\ qui par leur défaillance dans la mise en œuvre du rite perdent tout « effet rituel ».
Pour cela, chacun des membres de la loge doit être dans un bon état de réceptivité, et de sensibilité. Notre engagement à étudier et comprendre le rituel fera le respect de celui-ci ; et le respect du rituel nous permet de sacraliser l’espace et le temps, cela est déterminant pour l’accès à la dimension spirituelle de nos travaux.

Ensuite, le deuxième facteur essentiel est l ‘acquis commun accompagné de l’apport individuel et le partage de ceux-ci entre les FF\. , quelque soit le degré auquel travaille la loge. L’initiation est isomorphe, c’est à dire identique pour tous les FF\ . Les initiés, eux, étant à l’opposé hétéromorphes. Néanmoins, pour que nos travaux soient partagés activement, il est essentiel que chacun y participe, quelque soit son grade. Il s’agit là d’un engagement crucial : Celui des APP\ est l’écoute active, celui des COMP\ l’apport de leur ressenti, éclairé par leurs voyages maçonniques, celui des M\, le devoir de transmission et de rassemblement et celui du V\M\ le rebond de la parole.
Le devoir qui s’impose à chacun d’entre nous est essentiel. Non seulement l’assiduité est un minimum requis, mais la participation active aux travaux de la loge est un élément essentiel de cohésion du groupe. Elle nous évitera tout phénomène de « gouroutisation ».
La pensée collective n’existe que si nous collectons la pensée de chacun ; il s’agit pour notre loge d’un véritable défi qui constitue notre engagement, d’autant plus, que par les aléas de la vie profane et maçonnique, notre loge a vu un certain nombre de ses membres s’éloigner dernièrement.

Ce qui peut être perçu aujourd’hui, comme un effort important pour certains d’entre nous deviendra parfaitement naturel demain pour eux , si ceux-ci respectent cet engagement dès aujourd’hui.

N’ayons pas de complexe, même la plus simple des réflexions est une réflexion, c’est à dire le reflet de l’esprit, alors que les formules ampoulées cachent, parfois derrière le fard des mots savants, la platitude des idées.
Donnons, donnons, donnons mes FF\, et nous recevrons d’autant plus.

Enfin, la réalisation de l’EGREGORE dépend d’un élément déterminant, troisième facteur indispensable : Il s’agit de la fraternité. Elle doit être naturelle, car l’amour est le carburant de nos idées. Le regard fraternel permet à l’autre de s’exprimer en toute confiance.

L’engagement de fraternité et d’amour est une aide considérable dans notre chemin initiatique. Cette aide nous permet de franchir les écueils et d’affronter les aléas. Rappelons nous notre premier voyage, sans le soutien fraternel de nos FF\, nous aurions été incapables d’affronter cette épreuve.

La fraternité n’est ni un mot, ni un concept ; c’est un engagement que tout F\M\ doit respecter, c’est un état d’esprit qui conditionne, entre autres, la réalisation de l’EGREGORE.

En résumé, et pour revenir à l’étymologie grecque du mot : « veilleur », A mon Sens, chacun d’entre nous, en son grade et sa qualité, est responsable de la réalisation de l’EGREGORE à chaque tenue , et chacun doit veiller au respect de ses engagements : L’engagement de s'approprier le rituel et garantir sa bonne exécution pour obtenir « l’effet rituel » ; l’engagement de participer activement à chacune de nos tenues ; et enfin, l’engagement d’entretenir l’état d’esprit fraternel qui doit régner entre nous.

Pour conclure, et si vous le voulez bien mes FF\ , je confierai à Jean Sébastien BACH le soin d’agrémenter la fin de ces propos : J’ai choisi la cantate 140 dite « Cantate du Veilleur. ». Hormis son titre qui me semble approprié, cette musique me fait penser à un EGREGORE qui se construit en loge, comme la mélodie se construit par l’apport progressif et harmonieux de tous les instruments dans un rituel musical bien ordonné ; quant aux paroles qu’il écrivit pour celle-ci, elles illustrent, à mon sens, parfaitement le rapport entre l’EGREGORE et l’amour que j’évoquais auparavant…

« Mon ami est à moi, et je lui appartiens,
Que rien ne désunisse l’amour.
Je veux avec toi me délecter de roses célestes,
Viens avec moi te délecter de roses célestes.
Là sera la joie en plénitude,
Là seront les délices ! »


Que l’EGREGORE soit ce soir notre rose céleste !

Source : www.ledifice.net

 

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