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Résultat pour “Noé”

Tuileur de l’Ordre de la Félicité ou Maçonnerie d’Adoption

11 Mai 2012 , Rédigé par Vuillaume Publié dans #Rites et rituels

Premier Grade

Apprentie

 

Décoration de la Loge.

Comme les réceptions aux trois premiers grades se font dans un même appartement, il faut qu'il soit assez grand pour pouvoir être partagé en trois parties. Cette division est faite seulement par des tentures ; et voici comment elles sont disposées.

La salle, pour être convenable, devant avoir une certaine profondeur, est divisée, d'abord en deux grandes parties; celle de l'Asie ( ou de l'est ) est la plus, grande; celle de l'Europe (ou de l'ouest) est à-peu-près du tiers de l'autre partie. Cette dernière est ensuite coupée en deux, par un couloir pratiqué au milieu pour s'introduire dans la loge proprement dite, qui se tient dans la partie du fond.

Nous verrons dans les grades suivants l'usage des deux dernières parties, de l'appartement. La loge est tendue en rouge.

Elle représente le globe terrestre, et ses quatre parties tirent leur nom des grandes divisions géographiques de la terre. te côté ou se tient la grande-maîtresse, et qui, dans les loges d'hommes est nommé L'Est ou l'Orient, se nomme ici climat de,1' Asie ; l'occident est le climat de l'Europe, le midi est le climat de l'Afrique, et le nord est le climat de l'Amérique.

Dans l'Asie sont deux fauteuils, ou trônes, sous uni même dais, de la couleur rouge, à franges en or; en avant des trônes est un autel, sur lequel se trouve un maillet.

Sur les côtés de la loge sont placées, huit .figures allégoriques, représentant la Sagesse, la Prudence, la Force, la Tempérance, l’Honneur, la Charité, la Justice et la Vérité, distinguées chacune par les : attributs qui les caractérisent.

La Loge est éclairée par cinq terrines odoriférantes.

Les Frères et les Sœurs sont rangés, sur deux lignes sur les côtés, les Sœurs sur la ligne de l'intérieur, en avant des Frères.

Le grand maître, la grande maîtresse, et tous les autres dignitaires, occupent la même place que dans les loges ordinaires.

Devant les dignitaires qui en font usage sont des tables pentagones.

Sur le pavé est le tracé de la loge, qui représente les quatre parties du monde par quatre figures allégoriques.

Il y a, en outre, une chambre de réflexion, tendue en noir, éclairée par une seule lampe suspendue au-dessus d'une table; sur la table est une tète de mort.

TITRES

Les dames ne s’assemblent jamais seules ; elles sont toujours aidées dans leurs travaux par des matons ; il en résulte que tous les offices sont doublés, c'est-à-dire, qu'à côté de Chaque sœur dignitaire est un frère de la dignité correspondante ; ainsi, à côté de la Grande-maîtresse est le Vénérable ; A côté de la Sœur inspectrice, est le premier surveillant; à côté de la Sœur-dépositaire, est le second surveillant, et ainsi des antres.

A l'exception des trois offices que nous venons de nommer, toutes les autres sœurs dignitaires ont les mêmes titres que dans les loges ordinaires.

Dans la maçonnerie d'adoption, c'est le F\ Orateur qui fait les fonctions de préparateur.

Les pièces écrites dans cet Ordre, sont nommées Echelles.

SIGNES

D’ordre — Les deux mains l'une dans l'autre, et tombant sur le tablier.

Le caractère — Porter sur la bouche les deux premiers doigts de la main gauche, le pouce sous le menton.

En réponse : Se prendre l'oreille gauche avec le pouce et le petit doigt de la main droite, le reste de la main allongé sur la joue.

ATTOUCHEMENT

Avancer réciproquement la main droite ouverte, les doigts rapprochés, et placer les mains l'une sur l'autre, par l'intérieur.

BATTERIE

Cinq coups égaux..

Dans les acclamations, au lieu de frapper dans les mains, on ne fait que frapper légèrement l'extrémité des doigts l'une sur l'autre par cinq fois, en disant EVA (héb הוח   hhavah vita ). C'est le nom de la mère commune des hommes.

HABILLEMENT DES SOEURS

Robe de ville, blanche. Par-dessus, est un large cordon bleu moiré, porté en écharpe, passant de droite à gauche ; et pour bijou, un cœur enflammé, ayant dans l'intérieur une pomme.

Les dignitaires portent le cordon en sautoir, au bas duquel pend, pour bijou, une truelle en or.

Autour du bras gauche, est la jarretière de l'ordre, en satin blanc, doublure bleue, avec la devise, silence et vertu, brodée en soie bleue.

Tablier de peau blanche, doublure et bordure en soie bleue ; gants blancs.

HABILLEMENT DES FRERES.

Les officiers portent le cordon de leurs dignités, et les FF\  ceux de leurs grades respectifs; outre cela, un cordon bleu moiré, mis en sautoir, au bas duquel est attaché, pour bijou, une échelle en or, à cinq échelons.

MOT DE PASSE.

EVA

MOT SACRÉ.

FEIX FEAX, que l'on interprète ainsi : Académie, ou Ecole de vertus.

 

Deuxième Grade

Compagnonne

 

Décoration de la Loge.

La loge étant disposée comme nous l'avons dit dans le premier grade, la partie réservée à la droite en entrant, représente le jardin d'Eden, rempli de fleurs et de fruits; un arbre domine dans le milieu, il est couvert de pommes; un serpent -artificiel entoure la tige et tient une pomme dans la gueule.

La tenture de la seconde salle est la même qu'au premier grade.

Sur l'autel, devant la grande-maîtresse, est une bougie allumée, une auge dorée dans laquelle est une mixtion préparée selon le rituel.

Vers la partie d'Europe est une terrine allumée à l'esprit-de-vin, dans lequel on a jeté un peu de sel.

Plus près de la porte d'entrée, est une table couverte d'un drap noir, au-dessus de laquelle est un tableau transparent représentant le meurtre d'Abel.

Au milieu de la loge, sur le pavé, est un tableau représentant les quatre parties du monde, l'arche de Noé reposée sur la montagne Ararat, au moment où la colombe revient avec un rameau d'olivier.

 SIGNES

Porter le petit doigt de la main droite sur l’œil, droit fermé.

En réponse : se prendre le bout du nez avec le pouce et l'index de la main droite, le reste de la . main couvrant les yeux.

ATTOUCHEMENT

Se prendre mutuellement la main droite, de sorte que les deux pouces soient croisés, et le doigt médius étendu sur le poignet.

 

BATTERIE

Cinq coups égaux.

Le cri d'acclamation est : vivat!

 HABILLEMENT.

Outre l'habillement du premier grade, un voile de gaze couvre la tête des sœurs.

Les dignitaires ont des gants noirs, Je surplus des FF\ et des Sœurs ont des gants blancs.

 MOTS DE PASSE.

LAMMA SABACTANI ( héb. ינתקבש  המל    lith lammah schebakthani, ut quid dereliquisti me ? St. Math., chap. 27, v.46, et Ps. 2I, v. I ) que l'on interprète ainsi : Seigneur, je n'ai péché que parce que vous m'avez abandonné.

MOT SACRE

BELBA ( anagramme de Babel. Héb. לבב   in confusione) que l'on interprète : Tour de confusion.

  

Troisième Grade

Maîtrise

 Décoration de la Loge.

On se sert de deux appartements.

Le premier, celui que nous avons indiqué à la gauche, en entrant dans la loge, est nommé atelier; il renferme un établi de menuisier, sur lequel est un maillet et un ciseau; une boite figurant une pierre est aussi placée sur l'établi; elle est construite de manière qu'au premier coup de ciseau, elle s'ouvre, et laisse voir un cœur enflammé qui y est renfermé.

Deux bougies, qui sont aussi placées sur l'établi, éclairent cette chambre.

Le second appartement, qui est la loge, est décoré comme, dans les deux premiers grades. Il y a de plus, un arc-en-ciel, placé au- dessus de l'autel. Du côté de l'Afrique est une petite tour en forme de spirale, d'environ dix- huit pouces de hauteur, assez large et assez solide, pour qu'une personne puisse monter et se placer dessus. On lit en gros caractère, sur cette construction, l'inscription : Tour de Babel, monument de l'orgueil des hommes.

Une échelle, composée de cinq échelons, est préparée, pour s'en servir comme il est indiqué dans le rituel.

Au milieu de la salle, est le tracé de la loge représentant,

1° les quatre parties du monde;

2° Noé sorti de l'arche, et offrant à Dieu un agneau en holocauste ;

3° un arc-en-ciel;

4° Abraham prêt à immoler son fils ;

5° la vision de Jacob, représentant Jacob endormi, une échelle montant au ciel, et les anges qui montent et descendent;

6° l'embrasement de Sodome, et la femme de Loth changée en statue de sel ;

7° une citerne dans laquelle est plongé Joseph, et au-dessus, le soleil, la lune, et onze étoiles.

Au côté droit du tableau sont sept lumières et six à gauche.

Outre ces treize lumières, un chandelier à trois branches sur l'autel, et un sur chacune des tables de la sœur inspectrice et de la sœur dépositaire.

Si le local ne se trouvait pas assez éclairé, on. pourrait ajouter d'autres lumières à volonté, et on ne les compterait point dans le nombre mystérieux.

 SIGNES

Figurer devant soi, avec la main droite, l'échelle de Jacob.

En réponse : Placer la main gauche sur le visage, de manière à ce que le petit doigt soit sur la bouche, l'annulaire sous le nez, le médius et l'index sur l’œil, et le pouce sur l'oreille gauche.

 ATTOUCHEMENT

Se présenter mutuellement l'index et le médius de la main droite, les poser les uns sur les autres en longueur, et se touchant par l'intérieur; ensuite, appuyer tour à tour le pouce droit sur les jointures des deux doigts présentés, près de l'ongle.

 BATTERIE

Cinq coups égaux.

Le cri d'acclamation est Eva, répété cinq fois.

 HABILLEMENT

Il est le même que dans les grades précédents, si ce n'est que le bijou de toutes les maîtresses est une truelle d'or.

Tablier blanc, doublure et bordure cramoisi.

MOT DE PASSE.

BABEL.

MOT SACRE.

HAVOTH-JAIR (héb. ראי  תוח    hhavoth-jaïr, oppida illuminationis) que l'on interprète : l'éclatante lumière de la vérité a dessillé mes yeux.

Il y avait en Chanaan une ville de ce nom ; elle faisait partie du territoire échu à la tribu de Manassé. ( Nomb. ch. 32, v. 4I, et Juges, chap. I0,  v. 4.)

 

Quatrième Grade

Maîtresse-Parfaite

 Décoration de la Loge.

Tenture en damas cramoisi ; le trône, le dais, les sièges, sont de même étoffe, avec galons et franges en or.

La loge représente l'intérieur du tabernacle dressé par Moïse dans le désert.

Au bas du trône, et un peu en avant, sont deux colonnes torses. Celle du côté de l'Afrique, représente la colonne de feu qui dirigeait les Israélites dans le désert, pendant la nuit; elle est creuse et transparente, pour pouvoir être rendue lumineuse.

La colonne du côté de l'Amérique représente la- nue qui les protégeait pendant le jour; elle semble se perdre en ondes légères dans le plafond, qui représente le ciel.

Ces deux colonnes sont réunies par le haut, au moyen d'un cintre représentant l'arc-en- ciel.

 Dans un des angles de la loge, est l'autel du feu, ou de la vérité, sur le quel sont placés plusieurs vases antiques, en or et en argent. Sur le milieu de l'autel, est une cassolette, dans laquelle brûlent des parfums, et devant la cassolette, un plat d'argent, pour recevoir les offrandes.

A côté de l'autel, est une boîte semblable à celle que l'on a vue dans le grade précédent ; mais, au lieu d'un cœur que renferme la première, on trouve dans celle-ci les mots suivants, tracés en or sur des tablettes: Emeneth  ( I ), Hur, Cane, Eubulus (héb. תנמא    veritas, רוה    libertas, אנכ   zelus, œmulatio ). (Eutulus, Eubulos, prudens.) Vérité, liberté, zèle, et prudence.

(I) Et non Amana, comme on lit dans quelques rituels.

A côté de la boîte est un marteau.

Sur le pavé est le tableau de la loge, qui représente le songe de Pharaon, lorsqu'il vit sept épis pleins, et sept épis vides ; Joseph se réconciliant avec ses frères; plusieurs hommes avec des tabliers, la truelle à la main, avec laquelle ils pétrissent la terre pour former des briques; Moïse exposé dans une corbeille, sur les eaux du Nil, et la fille du Pharaon qui le fait retirer. Sur le devant du tableau Moïse et Aaron à la tête des Israélites, au moment de la submersion . de l'armée d'Egypte dans les flots de la Mer Rouge.

TITRES

Le grand-maître représente Moïse, et la grande-maîtresse, Sephora, femme de Moïse. ( Héb. הרופע   tsephorah, avis, vel passer, fille de Raguel, ou Jethro, prêtre des Madianites, Exod., chap. 2, v. 2 I ; chap. 4, v. 25; et chap. 18, v. 2. )

Le F\ dépositaire est nommé Aaron. (héb. ןרהא    aharon, mons, sive montanus; fils d' Amram, fils de Cahath, fils de Lévi, frère de Moïse. Exod., chap. 6, v. 20).

 SIGNES

D’ordre — Les FF\  tiennent l'épée nue de la main droite, la pointe haute. Les sœurs tiennent également la baguette élevée et appuyée contre l'épaule droite.

De reconnaissance - Mettre la main gauche dans son sein ( les sœurs la mettent seulement sur la poitrine ); la retirer, et la regarder par-dessus, avec l'air de l'étonnement ; remettre une seconde fois la main sous les habits, et l'ayant retirée la regarder en dedans, avec un signe de joie. Ce mouvement rappelle ce que fit Moïse, par l'ordre de Dieu, sur le mont Horeb, où il vit sa main couverte de lèpre, et guérie sur-le-champ.

 ATTOUCHEMENT

1°. Présenter le dessus de la main gauche, en faisant le signe ; en réponse : faire le même mouvement.

2°. Remettre la main dans son sein, la retirer et montrer le dedans ; en réponse : faire le même-signe.

3°. Passer la main sous celle du Tuileur, et la ramener en glissant jusqu'à l'extrémité des doigts.

BATTERIE

Sept coups, par six et un : : ♪♪♪♪♪♪ - ♪ !

L'acclamation est la même que dans le grade précédent.

 HABILLEMENT

Le grand-maître et le F\\ dépositaire sont revêtus de l'habit de grand-prêtre.

Les autres FF\  et les Sœurs sont habillés comme dans le grade précédent. Les Sœurs ont, de plus, une baguette à la main.

Le bijou est un marteau d'or, suspendu à un cordon bleu moiré, mis en sautoir.

Chaque Sœur nouvellement admise reçoit un anneau d'or, en forme d'alliance, sur lequel est gravé le mot : secret ; et en outre une paire de jarretières en taffetas ou satin bleu, sur chacune desquelles est brodé en or un cœur avec cette devise partagée; savoir : sur l'une la vertu nous unit, et sur l'autre, le ciel nous récompense.

 MOT DE PASSE

BETH-GABARA, OU BETH-ABARA ( héb.  הרבע    Domus transitus), maison de passage.

 MOT SACRE

ACHITOB, frère de bonté ( héb. בוטיחא   ahhitoub, frater bonitatis ).

Nous avons trouvé dans quelques rituels, achirab pour mot sacré ; c'est une faute.

 

Cinquième Grade

Elue, Sublime Ecossaise

Ou Souveraine Illustre Ecossaise

 

Décoration de la Loge.

Il faut deux appartements pour les réceptions ; ou bien on' dispose la tenture de manière à pouvoir en changer promptement la couleur, soit en retournant les panneaux, soit en relevant les draperies.

Pour le premier point de la réception, la tenture est verte, parsemée d'étoiles d'or, galons et franges en or.

Pour le second point, comme pour les réunions habituelles, la tenture est couleur ponceau, galons et franges en or.

Outre les lumières exigées dans les grades précédents, il y a trois lampes suspendues au plafond, chacune de trois lumières ; deux lampes sont à l'Asie, l'une à droite et l'autre à gauche; la troisième à l'Europe, du côté de l'Afrique.

TITRES

Le vénérable représente le grand-prêtre Eliacim (héb. םקילא    eliakim, Dei resurrectio ).

Le 1er surveillant, Ozias, prince de Juda. ( Héb. היזע    gosiah, fortitudo domini.)

La sœur récipiendaire représente Judith. ( Heb. תיוהי   Jehoudith, laudans. )

Le 1er surveillant dirige le climat d'Afrique, et la Sœur dépositaire, le climat d'Amérique.

SIGNE

Porter la main gauche sur la tête, la saisir par les cheveux, et de la main droite faire le simulacre de se couper le cou.

ATTOUCHEMENT

S'entrelacer mutuellement le petit doigt de la main droite.

 HABILLEMENT

Le président est vêtu d'une longue robe blanche; une large ceinture, couleur vert et ponceau, fait deux fois le tour du corps, les bouts retombent jusqu'à terre, du côte gauche; ces bouts sont rejetés sur l'épaule gauche, pendant le cours des. travaux. Sur la poitrine, est une plaque d'or où sont gravées les lettres D.. V.. Cette plaque est fixée par quatre chaînes qui passent sur le cou et sous les bras. Il est coiffé d'une tiare blanche en lin ; il a sur le front un bandeau jaune, sur lequel sont peints ou brodés en hébreu les mots suivants: הוהי  ל  שדק    Kodesch l'adonaï, sanctum domino (Exod. chap. 28, v. 36 ), consacré au Seigneur.

Les sœurs portent le cordon écossais, ponceau moiré, en écharpe, passant de droite à gauche. Au bas du cordon est suspendu un glaive attaché avec une rosette verte. Sur le devant, sont brodées en argent cinq étoiles à cinq pointes. A l'endroit par où s'attache le cordon sur l'épaule, est une rosette blanche.

Une truelle en or est attachée sur la poitrine au côté gauche avec un ruban bleu ; du côté droit sont attachés avec un ruban couleur ponceau un ciseau, un marteau et un anneau d'or.

Tablier blanc, doublure ponceau, bordure. verte; ou bien, doublure bleue, bordure ponceau, la bavette verte. On peut y broder les différents attributs de l'adoption.

 BATTERIE

Deux coups égaux.

 ACCLAMATION

Le mot d'acclamation est Judith, répété par deux fois.

TEMPS DU TRAVAIL

De l'entrée de la nuit à l'apparition du jour.

MOT DE PASSE

VAGAO, nom d'un des eunuques d'Holoferne ( Judith, chap. 12, V. I ); interior, vel intimus.

 MOT DE RECONNAISSANCE

La vallée de Bethunie m'est connue.

 MAÎTRESSES PAROLES.

SIGÉ et ALETHIÉ, que l'on interprète ainsi : silence, vérité.

source : www.ledifice.net

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Symbolisme du grade de Compagnon de la Sainte Arche Royale

11 Août 2008 Publié dans #hauts grades

L'homme vulgaire voit seulement le côté matériel, mais l'initié discerne
également cela qui est enfoncé en lui. L'étudiant vrai de la théosophie dans sa
signification la plus large cherche la preuve de l'existence d'une connaissance,
qui est en effet la science cachée remise dans les âges anciens, et que cette
connaissance concerne, dans la langue de Saint-Martin, l'exposition de la
relation entre Dieu, l'homme et l'univers, ou manière d'union entre l'homme et
Dieu. Cette relation est déguisée par beaucoup de voiles.

La cérémonie du degré de l'arche royale est calculée pour impressionner sur nos
esprits une croyance ferme dans l'être de l'existence de Dieu, et elle enseigne
une révérence due pour son grand et saint nom. Elle met également en évidence
certains des secrets les plus importants du métier qui s'étendent enterré dans
l'obscurité dès le patriarche Enoch au Roi Salomon et de cette période à la
construction du deuxième temple. Le mot de Masonnique a été trouvé dans les
ruines du temple d'Enoch pendant le bâtiment du premier temple. Le même mot a
été de nouveau perdu et trouvé quand les trois séjournants ont dégagé un endroit
pour la base du deuxième temple. Sans mot sacré l'éducation Masonnique d'un maçon principal n'est pas complète.

Le degré de l'arche royale est fondé sur la destruction du premier et la
construction du second temple. Le lien historique entre le bâtiment et
l'attachement du premier temple, est trouvé dans le degré de maîtrise et la
plupart des excellents degrés, entre sa destruction, et la partie suivante qui
symbolise le bâtiment de l'en second lieu, il y a en effet un intervalle dans
les cérémoniaux du degré royal de voûte.
Cet intervalle représente le temps passé en captivité des juifs à Babylone. Les
cérémonies du degré royal de voûte ont donc un aspect presque graphique et
historique mais aussi une signification morale profonde et revérentielle.
Le degré de l'arche royale est le complément du degré de maîtrise, le
déploiement dans un deuxième volume de l'histoire de ce qui a été perdu à son
rétablissement final.
Sans degré de l'arche royale le degré de Maîtrise est comme une moitié de
chanson chantée, un conte en partie dit, ou une promesse non atteinte.
Le degré de Maîtrise dans sa signification symbolique est imparfait et non fini
dans son histoire, et, la terminaison abrupte dans son symbolisme, elle part de
l'esprit attendant toujours quelque chose qui est nécessaire de sa perfection.
Cette insuffisance est comblée par le degré de l'arche royale.
La conception de la Franc Maçonnerie n'est ni charité ni le don, ni la culture
des sentiments sociaux; ces derniers ne sont qu'une conséquence de son
organisation.
Mais c'est la recherche après la vérité, et cette vérité est l'unité de Dieu et
de l'immortalité de l'âme. Les divers degrés ou catégories du déclenchement
représentent les diverses étapes par lesquelles l'esprit humain passe, et les
nombreuses difficultés que les hommes, individuellement et collectivement,
doivent rencontrer dans leur progrès à s'envoler au-dessus de leur ignorance
pour l'acquisition de la vérité.
Le symbolisme vrai du degré de l'arche royale est fondé sur la découverte "du
mot perdu." Ce mot est, dans la maçonnerie, le symbole de la VÉRITÉ. Cette
vérité, que la maçonnerie fait au grand objet de ses investigations, n'est pas
la seule vérité de la science ou la vérité de l'histoire, mais lui est la vérité
plus importante qui est synonyme avec la connaissance de la nature de Dieu,
vérité qui est embrassée dans le nom sacré d'Omnific, incluant dans sa
signification son présent éternel, après et future existence, et à ce qui il a
fait référence lui-même quand il a déclaré à Moïse : "je suis apparu à Abraham,
à Isaac, et à Jacob par le nom de la toute-puissance de Dieu; mais par mon
Jéhovah je n'étais pas connu d' eux." La découverte de la vérité est, donc, le
symbolisme essentiel du degré royal de voûte.
L'histoire des 418 années de l'accomplissement du premier temple à sa
destruction par Nebuchadnezzar est remplie de gloires, triomphes, chute et
dégradation finale du royaume de Judah, et dispersion et perte du royaume d'
'Israël. À l'étudiant de l'histoire biblique et antique, il est inutile de
raconter les événements tragiques liés à, et l'extrémité des dix tribus
d'Israël, dont l'histoire a commencé par leur révolte sous Jeroboam, après la
mort du Roi Salomon. Ni l'un ni l'autre il est nécessaire d'insister sur
l'histoire des deux tribus, Judah et Benjamin restants, qui ont formé le royaume
de Judah et sont restés fidèles dans leur allégeance à Rehoboam, le fils de
Salomon.
C'est mon intention maintenant d'expliquer quelques circonstances de l'antiquité
ancienne. Je crois que cette information ne peut pas être inintéressante à un
maçon royal de voûte:
La grande légende Maçonnique est une vraie histoire mélangée aux légendes, par
laquelle pour impressionner sur nos coeurs ces leçons de moralité exaltée et
la vérité divine. Elle préserve dans nos esprits les moyens providentiels par
lesquels la grande découverte a été affectée.
L'histoire du métier a commencé dans l'antiquité ancienne, dans les temps
d'Enoch, le fils de Jared. Enoch était le sixième dans la descente d'Adam, et a
vécu dans la crainte et l'amour de son créateur.
Enoch dans une vision a vu un triangle d'or et là-dessus le nom du plus haut.
Enoch, étant inspiré par l'esprit du plus haut, et dans le commémoration de
cette vision merveilleuse, a construit un temple sous la terre, et a consacré la
même chose à Dieu. Le temple accompagné avec neuf voûtes, un au-dessus de
l'autre sous la même forme que cette il avait vu dans son rêve.

Methuselah, le fils d'Enoch, a construit le bâtiment sans être mis au courant
des motifs de son père. Ceci s'est produit dans cette partie du monde qui s'est
après appelé la terre de Canaan, et depuis connu par le nom de la terre sainte.
Enoch a été la cause de la construction d'un socle en forme de triangle d'or
dont chaque côté était long d'un cubit.

le triangle d'or d'enoch

Enoch l'a enrichi avec les pierres les plus précieuses, et incrusté le socle de
pierre d'agate, de la même forme. Il a alors gravé sur lui les caractères
inexprimables, et les a placés sur un double piédestal de cube du marbre blanc,
qu'il a déposé dans la voûte la plus profonde.

L'arche d'alliance était née.
Quand le temple d'Enoch a été accompli, il a fait une porte de la pierre, et a
mis un anneau de fer là-dedans, par lequel elle pourrait être de temps en temps
levée; et placée au-dessus de l'ouverture de la voûte, ainsi ce qui était
là-dedans pourrait être préservés de la destruction universelle imminente.
Et aucun sauf Enoch n'a su le trésor que l'arche contenait. Et, comme la
méchanceté de l'humanité augmentait, et devenait pénible à la vue du seigneur,
Dieu menaça de détruire le monde entier. Enoch, étant désireux de préserver le
mot sacré, le nom de tout le Jéhovah puissant, hiéroglyphe gravé sur le
morceau de marbre, expliquant la manière comment lire et prononcer le nom

Et Dieu a donné à Noé un plan par lequel l'arche devait être construite.
L'arche étant finie, Noé suivant les  instructions qu'il avait reçues du plus
haut, est entré dans l'arche  avec sa famille, et ont pris avec lui de telles choses
qu'il a été commandé. L'inondation a eu lieu par année du monde 1656, et a
détruit la plupart des monuments superbes de l'antiquité. e grand triangle et le morceau de marbre d'Enoch par la permission divine, ont ésisté l'eau. Nous apprenons ensuite des écrits saints l'histoire des périodes e réussite jusqu'à ce que les Israélites soient devenus des esclaves des gyptiens, libérés sous la conduite de Moïse leur chef pris pour aller sur la
terre promise.

La bible instruit également que Moïse était bien aimé de Dieu et qu'il lui a
parlé sur le Mont Sinaï dans un buisson ardent et lui a communiqué ses lois
divines, et beaucoup de promesses remplaçant une alliance avec lui, et lui a
alors donné la prononciation vraie de son nom saint par laquelle il serait
toujours appelé.

Moïse a demandé, "qui etes-vous?", "Dieu m'a dit JE SUIS CE QUE JE SUIS est mon nom vrai, je suis Dieu fort et ardent."
La même histoire divine nous informe en particulier des différents mouvements de
l'Israélites jusqu'à ce qu'ils soient devenus possesseurs de la terre de la
promesse et des événements de réussite jusqu'à ce que la providence divine ait
été heureuse de donner le sceptre à David, qui entièrement déterminé à
construire un temple au plus haut, n'a cependant pas pu le commencer; et que cet
honneur fût réservé à son fils Salomon étant le plus sage des princes, se
souvenant de la promesse faite à Dieu, qu'il demeurerait dans un temple fixe a
fait avec des mains, et que son nom devrait être là.

En conséquence, le Roi Salomon a commencé à construire le temple saint par la
quatrième année de ses quatre cents et quatre-vingts années de règne, après le
passage de la mer rouge, et le deuxième jour du mois Zif, étant le deuxième mois
de l'année sacrée, qui répond au vingt et unième avril, par année du monde 2992,
le Roi Salomon l'a construit agréablement à un plan donné à lui par David, son
père. Il a choisi un endroit à cette fin, le plus beau sur le bâti Moriah, près
de l'endroit où Abraham était sur le point d'offrir vers le haut de son fils
Isaac, et où David a rencontré et a apaisé l'ange destructeur.

En creusant les fondations du temple de Salomon, ils ont trouvé une ruine
antique des colonnes d'un édifice très grand et une quantité de riches, tels que
de vases, d'urne d'or et d'argent, de marbre de porphyre, de jaspe et d'agate,
avec un certain nombre de pierres précieuses qui toutes ont été portées à
Salomon. Salomon envoyé trois maîtres appelés Joabert, Stolkin et Guiblim et leur a donné des ordres à la recherche une fois de plus dans les ruines antiques où ils
avaient déjà trouvé beaucoup de trésors, dans l'espoir d'en trouver plus. Ils sont partis pour accomplir les ordres du roi et après l'arrivée à la tache indiquée, Guiblim en travaillant avec une pioche, a rencontré un grand anneau de fer, il a immédiatement appelé ses compagnons et ils ont conclu que quelque hose de valeur extraordinaire devait avoir été déposés là. Les trois frères nt ensuite travaillé avec ardeur. Et après avoir dégagé loin la terre qui a couvert l'anneau, ce dernier était fixé à un carré de pierre parfait. Ils ont soulevé cette pierre et découvert une cavité.

Guiblim a proposé de descendre, et dans ce but ils ont fixé une corde autour de
son corps et l'ont laissé vers le bas, avec la compréhension que s'il souhaitait
être élevé, il devrait la faire se manifestent en secouant la corde. (On
retrouve ceci dit en passant ici la symbolique de deux films récents, indiana
jones et le seigneur des anneaux.. le maître nain guimlit...) Guiblim est en conséquence descendu et a trouvé une autre ouverture, il est
descendu dans celui, et là également il a trouvé une autre ouverture par
laquelle il est passé, qui l'a introduit dans une troisième chambre forte et une
observation faite de semblables d'une quatrième ouverture mais il avait peur
pour poursuivre sa recherche; il a donc secoué la corde et est monté. Il a mis
au courant ses compagnons des observations qu'il avait faites et proposé ils
devraient descendre aux tours pour faire d'autres observations, mais ils ont
franchement refusé. Guiblim est en conséquence descendu sur les conditions suivantes: cela par chaque voûte il secouerait la corde légèrement, et s'il souhaitait monter il
secouerait la corde violemment. Quand il est arrivé dans la sixième voûte il a
secoué la corde et a été transporté vers le haut d'encore. Il a dit à Joabert et Stolkin qu'il avait été dans six voûtes et avait observé une ouverture pour descendre plus loin, et proposé que l'un d'entre eux prenne le relais. Ceci, cependant, a effrayé Joabert et Stolkin tellement qu'ils ont absolument refusé de descendre. Ceci a soulevé l'ardeur de Guiblim, et avec un flambeau allumé il est descendu dans les mêmes conditions. Quand il est entré
dans la neuvième voûte un colis de pierre et le mortier est tombé soudainement
et son flambeau s'est éteint mais c'est alors qu'il a perçu les rayons
pénétrants comme d'un soleil vif venant directement d'un triangle d'or orné
richement de pierres précieuses, dont l'éclat a tellement affecté Guiblim,
qu'il a presque été privé de la vue. Guiblim secouant la corde trois fois,
Joabert et Stolkin l'ont remonté et leur a raconté les choses étonnantes qu'il
avait vues dans la neuvième voûte. Ils ont proposé de descendre ensemble par une
échelle de corde faite dans ce but. Les trois en conséquence descendus, dans la neuvième voûte et étant stupéfiés de même que Guiblim. Ils ont alors examiné le socle d'or dont ils ont perçu quelques caractères qu'ils n'ont pas compris. Ledit plat était incrusté sur le dessus d'une pierre d'agate de la même forme. Ils ont admiré le socle avec le respect et ont conclu que les caractères signifiaient le nom sacré de Dieu, qui devait être seulement connu du haut prêtre. Ils ont décidé de soulever la double pierre cubique sur laquelle ce socle d'or était fixé et pour la porter à Salomon.

Avec une recherche systématique ils ont trouvé, près de l'endroit où ils ont
trouvé le grand triangle, un morceau de marbre sur laquelle étaient gravés
certains Hieroglyphes dont ils ont pris la possession, et qu'ils ont porté à Salomon. Salomon a envoyé quelques prêtres instruits qui ont déchiffré ces caractères, et ils ont vérifiés qu'il s'agissait des ruines du temple d'Enoch construction d'avant l'inondation du déluge qui avait balayé tout sauf ces neuf voûtes

Selon la légende, le Grand Prêtre a examiné les caractères du socle d'or et les a
trouvés pour être le nom inexprimable de Dieu. Le Grand Prêtre  leur a dit que le
grand architecte de l'univers leur avait accordé la faveur de ce signal, et les
avait choisis pour découvrir le trésor le plus précieux et le plus rare.

Le Grand Prêtre  leur a expliqué le mot sacré gravé du socle d'or. Il leur a dit
que c'était le nom pour évoquer le plus haut. Une prononciation qui a avait
beaucoup souffert et été considérablement corrompue. La loi de moïse avait interdit de prononcer le nom inexprimable, avec pour conséquence que la prononciation vraie a été perdue à tous. Les Hiéroglyphes représentent la manière de prononcer le nom du plus haut, et ils ont été composés par Enoch, en souvenance du temps où il avait reçu l'initiation de certains secrets de la signification des trois lettres mystiques et nous avons entendu parlé de l'existence d'un nom appelé le nom de Sept lettre, où tous les noms sont compris dans un nom. Ce nom a été perdu et maintenant retrouvé. Alors le Grand Prêtre  a expliqué à eux que la promesse de Dieu à Noah, à Moïse et à David, de révéler le nom de dieu sur un socle d'or avait été accomplie. Mais qu'il était interdit de l’écrire, qu'il était seulement permis de le marquer en lettres pour leur consolation, mais qu'en aucun cas il ne fallait le prononcer et le parler. Le Grand Prêtre  a composé un code pour crypter ce nom. Ce code était si complexe que la logique seule ne suffisait pas.
Le Grand Prêtre  a employé un système de décalage de chaque lettre selon une
série de nombres successifs. Une partie de la clef au chiffre a été indiquée
dans deux des trois écrits saints. Les trois écrits saints étaient travaillés
par Hiram Abif. Hiram Abif les avait faits selon les la prévisions originale
donnée à lui par le haut prêtre. Les écrits saints étaient des inscriptions de
roulement. Seulement le Grand Prêtre  et son aide ont su les messages secrets
qu'ils contenaient. En outre, le Grand Prêtre  a donné l'ordre à Hiram Abiff pour
graver cinq écrits plus différents. Les écrits ont été censés être insérés dans
le mur du Saint des Saints ou de Sanctum Sanctorium.

Le Roi Salomon a établi un passage secret sous la terre menant à partir de ses
appartements retirés au temple d'Enoch resté divisé en neuf voûtes séparées
comme avant. La neuvième voûte devait être l'endroit pour un dépôt des originaux de toutes les choses contenues en copie dans le Sanctum Sanctorum, comme l'arche de l'engagement, un pot de Manna, la Tige d'Aaron, le livre de la loi, et le
triangle sacré d'Enoch, qui a été enterré dans le même lieu. Le peuple utilisait alors un autre nom de dieu.. Quelques étudiants juifs désireux de connaître la nature et la prononciation du nom saint ont conspiré à et ont eut recours à la violence envers l'architecte en chef Hiram Abbif connaît l'endroit où le trésor est caché, les brutes l'ont frappé avec un coup sur le front, qui l'a étendu sans vie à leurs pieds. Après cet événement, le Grand Prêtre  a fermé le passage. Dans ses dernières années Salomon s'est dévié de la loi du seigneur et a profané le temple saint en lui vouant un culte à l'idole Moloch. Par année du monde 3029, le Roi Salomon est mort, et son fils Rehoboam lui succéda et une période de troubles des tribus qui finit par le bannissement des faux cultes.

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Cérémonies des quatre Banquets d'obligation annuelle de l'Ordre des Coëns.

24 Octobre 2012 , Rédigé par Martines de Pasqually Publié dans #Rites et rituels

  

Le premier banquet est celui de la Trinité.

Le second est celui de St Jean-Baptiste.

Le troisième est celui de St Jean l'Evangéliste.

Le quatrième est celui de Pâques qui se fait à la troisième fête.

Pour la fête de la Trinité

Tous les frères de chaque établissement assisteront à une messe qui sera commencée à neuf heures et demie pour être finie à dix heures et demie ; et reviendront tous au (barré : temple) parvis du temple.

Tous les officiers dignitaires monteront dans le temple (* page 20), on en allumera toutes les lumières, alors les chefs conducteurs feront entrer tous les frères en général aux usages ordinaires.

Le T.R.M. d'Orient dit au Maître de Cérémonies de faire placer dans le cercle qui entoure celui du centre où est placée l'Etoile flamboyante douze frères des plus avancés en grade et des plus anciens sans cependant y comprendre aucun officier dignitaire.

On attachera au plancher perpendiculairement sur l'étoile du centre un oriflamme de l'intérieur de laquelle pendra une touffe de 12 rubans couleur de feu assez longs pour que les 12 frères qui sont placés comme il a été dit puissent tenir d'une main chacun un de ces petits rubans. Cet oriflamme sera blanc, bordé d'une faveur noire sur le côté qui regardera le midi et une faveur bleue sur le côté qui regardera le septentrion. L’entre-deux sera bordé d'une faveur rouge. Les surveillants du porche sont placés dans le temple en face des surveillants du temple au dessous des circonférences formant entre eux quatre un carré parfait comme il est figuré dans un grand temple par les quatre étoiles placées de même. Le T.V.Me. d'occident se tient aussi debout entre les deux surveillants ; le T.R.Me. d'Orient se tient de même entre les deux siens ; le Maître des Cérémonies du temple sur la droite du T.R.Me. d'orient ; le Maître des cérémonies du porche sur la droite du T.V.Me. d'occident. Les autres officiers dignitaires se placeront en colonne derrière leur chef conducteur respectif. Le Maître des cérémonies en plaçant les 12 frères observera de leur faire laisser un passage libre à l'orient et à l'occident pour que les deux maîtres de ces parties puissent entrer dans le centre et en sortir sans causer de dérangement. En ce jour, on n’allume aucune bougie du porche, tout y reste dans les ténèbres, attendu que les 3 principales lumières figurées par le T.V.Me. d'occident et ses deux surveillants n'y sont point. Les frères du porche seront placés dans leur classe aux usages ordinaires, ils seront debout faisant face au trône d'orient. Le Maître des cérémonies observera de faire tenir le petit ruban de la touffe de l'oriflamme de la main gauche aux six frères qui seront placés du côté du midi et de la main droite aux six qui seront du côté du septentrion. Si dans un temple, il se trouvait encore d’autres frères surnuméraires, le Maître des cérémonies les fera placer hors du cercle où sont les 12 premiers et derrière eux et tout contre eux de manière qu'ils puissent tenir chacun le bout du cordon d'Elu d'un de ces 12 premiers. Sur une ou plusieurs circonférences.

Les 12 frères célébrants seront habillés d'une veste, culotte, bas et souliers blancs ; ils n’auront sur eux aucun métal, pas même une épingle. Tous les autres frères ce jour-ci auront s'il est possible un manteau noir, veste, culotte, souliers de même ; les uns et les autres n'y auront point de boucles.

Tous les frères seront tête nue pendant toute la cérémonie, excepté les deux Maîtres d'orient et d'occident et les autres dignitaires qui auront chacun la coiffure qui leur est prescrite par les statuts généraux. Tous les frères en général ne se vêtiront que du cordon d'élu et du cordon bleu. Ceux qui auront le ruban blanc le porteront aussi par dessus le tout selon leur grade.

Tout étant ainsi disposé, les deux chefs conducteurs entrent au centre des circonférences sans glaive à la main, l'un après l'autre, ayant l'étoile du centre entre eux deux et ils prennent la posture prescrite. Le T.R.Me. d'orient dit au T.V.Me. d'occident : "Béni soit celui qui vient à moi dans ce lieu au nom de l'Eternel ô + 10. " Le T.V.Me. d'occ. répond : "Loué soit celui qui me parle au nom de l'Eternel" et prononce le même mot. Tout ceci se dit à voix basse. Le .R.Me. d'orient dit ensuite de même "Je veille sur toi homme, depuis ton origine, veille donc aussi sur moi, toi qui es mon image et ma ressemblance". Le T.V.Me. d'occident répond "amen" après quoi ils se marquent réciproquement le front entre les deux yeux un peu au-dessus des sourcils avec du cinabre rouge qu'ils tiennent sur eux dans une petite boite mise dans leur ceinture. Le doigt médius de l'un et de l'autre sera seul allongé, les autres doigts de

la main seront fermés et contenus par le pouce. Le T.R.Me. d'orient commence et dit avant et ayant le doigt à un pouce du front du V. Me. "Sois marqué par moi, homme dieu, image et ressemblance divine du sceau redoutable et invincible qui dirige et conduit tout l'univers dans sa course passagère, ainsi que tous les mineurs qui l'ornent par leur présence et le décorent par leur vertu et puissance spirituelle divine ; et qu'en vertu de cette marque que j'applique sur ton front, (il appuie le doigt sur le front du V. Me. jusqu’à la fin) ton âme soit jointe avec l'Esprit Saint qui est chargé de sa conduite, de sa pensée, de sa mémoire et de ses actions quelconques ; et que purifiée par lui, elle puisse lire plus particulièrement dans le Livre de Science universelle divine et spirituelle, ainsi que nos prédécesseurs l'ont obtenu par le secours de celui qui te fait marquer par moi en son nom (le même ô + 10) ". Après quoi le T.R.Me. d'orient baise le front du T.V.Me. d'occident en s'appuyant réciproquement les deux mains sur les épaules, ensuite il s'inclinent l'un devant l'autre ayant les deux mains chacun en croix sur la poitrine le bout des doigts proches des muscles de l'épaule. Ils quittent cette attitude pour reprendre celle des deux mains sur les épaules l'un de l'autre. Alors le T.V.Me. d'occident fait la même cérémonie sur le T.R.Me. d'orient et lorsqu'il est dans le moment du doigt près du front du T.R.Me. d'orient, il dit " Je rends grâce à ta bonté infinie, ô très haut et très V. Me pour le mineur qu'il t'a plu de faire marquer de ton sceau redoutable et invincible, pour la protection duquel il a été et il est devenu semblable à toi en toutes tes oeuvres, vertus, paroles, pensées et puissance spirituelles et par ce mot redoutable (il prononce le même mot ô + 10) je persiste dans mon intention immuable, d'être empreint en toi-même comme tu es en moi. Amen. Il baise le front du T.R.Me. d'orient, ils s'inclinent tous deux les bras croisés comme ci dessus et retournent chacun à leur place.

Les deux conducteurs s'assoient dans un fauteuil placé aux pieds de leurs trônes et toujours entre leurs surveillants. Le T.R.Me. d'orient aura sur sa droite un tabouret sur lequel sera la bible, sur la gauche un autre tabouret sur lequel sera le livre des statuts et du cérémonial de l'ordre ; il tiendra sur ses genoux une assiette de terre cuite sur laquelle il y aura la petite boite où est la couleur rouge.

Le T.R.Me. d'orient dit au T.V.Me. d'occident de faire avancer devant lui le plus ancien des frères qui tiennent les rubans de l’oriflamme pour renouveler son obligation au G. A. de l'U. et à l'ordre. Le T.V.M. d'occident va prendre le plus ancien de ces frères, le conduit à pas libres par la main droite devant l'orient, lui fait mettre le genou droit en terre entre les deux tabourets qui se trouvent un peu en avant du T.R.Me. d'orient et les mains en équerre sur les deux livres qui sont dessus les tabourets. Lorsque le plus ancien des douze frères est ainsi placé le T.V.Me. d'occident retourne s'asseoir sur son fauteuil ; après quoi le T.R.Me. d'orient demande à ce Frère :

1° quelle est sa façon de parler sur l'ordre qu'il a embrassé volontairement.

2° quel avantage il pense pouvoir retirer de son entrée dans l'ordre.

3° quel but il imagine que peut avoir l'ordre.

Le T.R. Me d’orient lui fait un petit discours en conséquence de ses réponses à ces trois questions. Après quoi il lui fait renouveler ses engagements ainsi qu’il suit :  

Renouvellement des engagements  

Je, (N. N. de famille et de baptême) promets au G. A. de l'Univers d'être inviolablement attaché à sa sainte loi, à ses préceptes, à ses commandements, à ma religion, à mon Roi, à ma patrie et à mes frères. 

Je promets d'être fidèle observateur des lois, règlements et cérémonies de l'ordre des coëns que j'ai volontairement embrassé et dans lequel je persiste volontairement aussi. Je promets sur ma parole d'honneur de ne me soustraire en rien à aucun de ces engagements, d'obéir avec docilité aux chefs de l'ordre et en particulier de ce temple en tout ce qu'ils m'ordonneront concernant le bien de l'ordre et de ses membres. Je prends tous mes frères ici présents à témoins de ce renouvellement de mes engagements que je fais en présence des chefs conducteurs et des officiers dignitaires de ce temple. Qu'ainsi Dieu soit à mon aide et me tienne pour un temps immémorial en sa sainte garde. amen.

Ensuite le T.R.Me. d'orient marque le front du frère avec la couleur rouge en lui disant le doigt appuyé sur le front : "Sois marqué, homme, du Signe Saint et très Saint, redoutable et invincible que l'Eternel fit donner par l'Esprit Saint de vertu, de force et de puissance à son fidèle serviteur Abraham ; et que par ce même signe tu sois toute ta vie l’emblème réel de celui qui te fait marquer par moi tant en vertu, qu'en force et en puissance. Amen.

Pendant que l'on marque le frère au front, le T.V.M. d'occident quitte sa place, vient derrière lui et lorsque le Me d'orient a cessé de parler il prend le frère par la main droite et le conduit à pas libres à la place où il l'avait pris. Il prend actuellement et de même le second frère, le conduit à l'orient, lui fait prendre la même attitude et retourne s'asseoir sur son fauteuil. Il en fait autant pour les dix autres frères célébrants.

Les douze frères célébrants conserveront, étant marqués, la même place et attitude dans le cercle qu'auparavant et ce jusqu’à la fin de la cérémonie du renouvellement des engagements.

Si les autres frères qui les entourent sont trop nombreux, pour ne pas trop allonger la cérémonie, le T.V.M. d'occident en fera deux bandes, le plus ancien de chaque bande ou le plus élevé en grade sera à la tête. Il prendra seul l'attitude des 12 premiers devant le T.R.Me. d'orient, il répondra pour lui et pour sa bande aux trois questions et fera de même pour le renouvellement d'engagement en son nom et pour tous les frères de sa bande ; tous ces frères auront derrière lui le genou droit en terre, la main gauche en équerre de champ sur la terre, le bras allongé le long du corps et la main droite également en équerre de champ sur la terre, le bras tendu en avant à sa hauteur naturelle. Ils resteront dans cette attitude jusqu’à ce que le frère qui est à la tête se relève, ce qu'ils feront aussi pour regagner tous leurs places.

Après que les frères assistants auront tous renouvelé ainsi leurs engagements sans recevoir cependant le sceau qui n'est donné qu'aux douze célébrants, le T.V.Me. d'occident, s'il n'est point R+, et le R. Me. Inspecteur du temple partagent tous les officiers dignitaires en deux bandes, les font placer comme il a été dit pour les frères assistants trop nombreux, se mettent chacun à la tête d'une bande et prêtent successivement leur renouvellement d'engagements comme ci-dessus.

Cette cérémonie étant finie tous les officiers dignitaires et tous les autres frères reprennent leur place ordinaire de travail ouvert, excepté les deux conducteurs d'orient et d'occident et les douze frères célébrants. Le T.R.Me. d'orient dit au T.V.Me. d'occident de faire approcher de lui deux frères dans les douze célébrants. Le T.V.M. d'occident va les prendre chacun par une main et à pas libres, les conduit à l'orient et reste derrière eux. Ces deux frères et le T.R.Me. d'orient forment ensemble une circonférence en s'appuyant réciproquement les mains sur les épaules. Etant ainsi, le T.R.M. leur dit à demi voix : "Mes frères, qu'il vous souvienne que le sang du juste crie encore vengeance aux cieux et qu'en cette mémoire, il vous est défendu de par l'Eternel de tremper vos mains dans le sang de vos frères et de souiller vos mains par aucune impureté. Ne soyez point avides de sang et n'en mangez jamais, puisqu’il vous est défendu, parce qu’en lui gît la vie".

Après cela le T.R.Me. d'orient fait placer ces deux frères l'un à sa droite l'autre à sa gauche ; pendant ce temps le T.V.Me. d'occident va chercher deux autres frères célébrants, les conduit et les place de même et se tient en arrière d'eux. Le T.R.Me. d'orient fait avec eux et leur dit la même chose qu'aux deux premiers et les fait placer de même à sa droite et à sa gauche. On en use ainsi successivement pour ces douze frères, de sorte qu'à la fin ils se trouvent placés six à droite et six à gauche du T.R.Me. d'orient et le T.V. Maître d'occident reprend sa place.

Nota. Toute cette cérémonie n'a lieu jusqu’ici que pour les officiers dignitaires et les frères du Temple et du Sanctuaire.

Après qu'elle est finie, le T.V.Me. d'occident rentre dans le Porche à sa place ordinaire sans cependant que ses deux surveillants se déplacent du Temple où ils restent. Le Maître des cérémonies du Porche le suit ensuite faisant porter par deux des frères gardes les livres qui étaient sur les deux tabourets à l'orient, ils seront placés de même à l'occident et seront gardés par les deux frères gardes, le glaive à la main et à l'ordre. Le T.V.Me. d'occident dit au Maître Inspecteur du Porche de faire mettre deux à deux tous les apprentifs Compagnons et Maîtres de cette classe et de les conduire ainsi devant lui sur une colonne, ou sur deux seulement s'ils sont trop nombreux ; les deux plus anciens Maîtres seront à leur tête et le chef de chaque bande pratiquera tout ce qui a été prescrit pour le Temple. Ensuite tous les officiers dignitaires du Porche feront la même chose. Après que le T.V.M. d'occident aura fini sa cérémonie dans le Porche, on reportera dans le même ordre les livres où ils étaient dans le Temple. Alors les Surveillants du Porche reprennent leurs places ordinaires de travail ouvert.

Cette cérémonie sera célébrée dans le Temple régulièrement assemblé et les quatre portes du Temple seulement ouvertes. Les trois portes du Porche ne s'ouvrent point parce qu'il n'y en a point en ce jour. La batterie pour l'ouverture du temple est celle d'Elu par quatre fois quatre qui sera cependant répétée par le T.V. Maître d'occident et ses deux surveillants qui sont dans le temple. Cette batterie par son addition indique le nombre spirituel.

Pendant que les surveillants du porche y rentrent pour occuper leurs places accoutumée, le Maître des cérémonies de cette classe va à pas libre avec une bougie à la main demander de la lumière du temple au Maître des cérémonies du Temple ; celui-ci prend cette bougie et va à pas libres l'allumer à une de celles qui brûlent sur l'autel d'orient, la présente allumée en se mettant à l'ordre au T.R.Me. d'orient qui prononce dessus ô + 10 du centre, la rend au Maître des cérémonies du Porche, étant tous les deux à l'ordre. Ce dernier toujours à l'ordre va au trône d'occident, présente la bougie au T.V. Maître qui prononce dessus le même mot, en allume son chandelier et la lui rend ensuite ; de là il va allumer lui-même les bougies des deux surveillants de sa classe et remet ensuite cette bougie au premier frère garde du Porche pour qu'il en allume toutes celles des autres dignitaires, pendant qu'un autre frère garde, en ayant

allumée une autre bougie, va éclairer toutes celles qui sont placées dans le Porche selon le cérémonial général de l'ordre.

Après que l'illumination du Porche sera faite, le T.R.Me. d'orient, ou le T.V. Maître d'occident, ou l'un ou l'autre Maître Orateur fera un discours instructif sur la cérémonie de ce jour. On en trouvera un précis à la suite de ce cérémonial.

Le discours d'instruction étant fini, le T.R.Me. d'orient fermera les quatre portes du Temple et les trois du Porche, quoique ces dernières n'ayant pas été ouvertes, et qu’il n'y ait point eu de mot, de consigne, de signe et de batterie donnés dans cette classe. Les surveillants cependant et le T.V.Me. d'occ. rendront à l'ordinaire les signes et batterie. 735  Cette fermeture faite par la classe du Porche aux usages ordinaires et de concert avec ceux du Temple, fait allusion à la jonction filiale que les étrangers idolâtres firent au sortir d'Egypte avec les enfants d'Israël en se soumettant à suivre leur loi divine et spirituelle que Dieu avait donné par la voix de Moïse. Ce qui a été renouvelé depuis par l’affiliation des gentils à la loi du Christ, après que toutes ses opérations spirituelles contenues dans cette loi furent entièrement finies par lui.

Tous les frères, tant du Temple et du Porche que les visiteurs qui auront assisté à cette cérémonie, pourront à la suite faire ensemble un repas très frugal, où il ne sera fait aucune cérémonie de l'ordre. Le chef recommandera seulement le respect et la décence après une pareille solennité et veilleront à ce qu'on ne s'entretienne ni de Religion, ni de politique ni de choses mondaines. Le chef conducteur fera une courte prière au commencement et à la fin du repas.

fin de la cérémonie du jour de la Trinité

Le T.R.Me. d'orient après avoir fait le feu nouveau et en avoir allumé la bougie destinée pour le centre avec les cérémonies prescrites, va seul au centre du tracé, la tenant de la main gauche, pour y tracer le mot sur 10, ensuite il fait sur cette bougie avant de la placer et après qu'elle est placée tout ce qui est prescrit pour cette cérémonie. Après quoi, restant à genou du genou droit seulement ayant la main gauche à l'ordre, le Me des cérémonies lui donne un glaive. Le T.R.Me. d'orient l'ayant pris de la main droite s'appuie dessus un moment pendant lequel il fait une prière pour sa purification. Ensuite il fait sur lui les trois signes du glaive et le 4e sur la terre, ce qu'il répète trois fois, finissant par jeter le glaive hors du cercle, à chaque fois qu'il porte le coup sur la terre, il dit abrenuntio. 

Restant dans la même attitude, mais avançant la main droite en équerre du champ sur la bougie du centre, il prononce, au signe de Moïse, le mot qui y est tracé et dit à haute voix : 

ô Eternel notre Dieu, nous t'offrons le sacrifice de nos esprits, de nos âmes et de nos corps, pour que nos pensées, volontés et actions te soient agréables dans la solennité que nous allons célébrer en l'honneur de ta Majesté et de ton essence unitrinaire ; donne à chacun de nous le désir sincère et la force de remplir ta loi sainte, afin que nous puissions tous jouir en toi et par toi des promesses que tu as daignées nous faire par ta pure miséricorde. Béni soit ton saint Nom ô + 10. Amen.

Après quoi le Maître des cérémonies présente au T.R.M. d'orient une bougie que celui-ci allume à celle du centre et la lui rend en se relevant et va ensuite à sa place aux usages ordinaires. Le Maître des cérémonies allume et en fait allumer toutes les bougies, répond aux mots 

Pour la fête de St Jean-Baptiste 

Au retour de la messe, tous les frères (étant) rendus au Parvis du temple et les officiers dignitaires entrés dans le temple, le T.R.M. d'orient ordonne le tracé qui n'est en ce jour qu'un quart d'angle à l'est, terminé par un double rayon au centre duquel on mettra une tête de chevreuil sur un plat de terre et à côté le nom d'esprit de Jean sur 8. avec sa bougie. Le Maître des cérémonies place ensuite sept glaives en circonférence au centre de l'appartement. Le T.R.Me. d'orient ayant fait le feu nouveau, en allume la bougie du quart d'angle et va la placer avec les cérémonies prescrites sur le nom de l'Esprit de Jean. Après quoi, il ordonne l'entrée de tous les frères dans le temple. Le Maître des cérémonies les fait tous placer indistinctement avec les dignitaires sur une seule ligne depuis l'angle du nord jusqu’à celui d'ouest et même jusqu’à celui du sud si les frères étaient nombreux et s'ils l'étaient encore plus, il les ferait ranger sur deux lignes en s’y mettant ensuite lui-même. Ils seront placés par grades et par ancienneté. Tous les frères étant ainsi placés, le T.R.M. d'orient va prendre à pas libres un des sept glaives du centre et retourne à l'ouest, d'où il commence la marche de Ballet (.) du pied droit ; au premier pas, il lance de la main droite un coup de son glaive vers midi en disant abrenuncio, au second pas, il en fait autant vers le nord ; au troisième pas, vers midi et ainsi successivement jusqu'à ce qu'il soit arrivé à l'angle d'est. Y étant arrivé, il y entre par trois pas balancés à l'ordinaire, tombe le genou droit en terre ; pendant ce temps il doit avoir la main gauche à l'ordre ; il fait sur lui les trois signes du glaive et le 4e sur la tête de chevreuil en disant abrenuncio, ce qui se répète trois fois. Il finit par laisser le glaive plongé dans la tête de chevreuil, ensuite restant dans la même attitude, il avance la main droite en équerre sur la bougie, la gauche restant à l'ordre, prononce trois fois sans aucun signe le nom sur 8 qui est dessous et dit à haute voix :

Je te conjure, ô esprit de Ionan, par toi et par ceux qui sont avec toi, de faire jonction avec mon esprit, mon âme et mon corps et de les présenter à l'Eternel pour qu'il me fasse la grâce que je puisse participer dignement à l'opération sainte que tu as faite pour sa plus grande gloire sur cette surface. Amen.

Le T.R.Me. d'orient se relève ensuite et reste debout à côté de l'angle, delà il appelle successivement six autres frères du temple les plus avancés en grades et les plus anciens en commençant par le V.M. d'occident qui viennent faire entièrement la même chose et pendant ce temps il tient sur la tête de celui qui la fait sa main droite en équerre. Excepté ces sept frères, tous les autres ne sont qu'assistants. Cette cérémonie étant finie, le T.R.Me. d'orient fera tracer une circonférence au centre de l'appartement dans laquelle il tracera les mots, caractères et hiéroglyphes qu'il jugera à propos avec leur bougie. Cela étant fait et chacun ayant repris sa place ordinaire, il ouvre les travaux à l'ordinaire. Il fait un discours instructif sur la cérémonie du jour et procède ensuite à la nomination des dignitaires ou à la confirmation des anciens, à la vérification des travaux des frères pour leur avancement en grade et à l'inspection des registres du temple. Après quoi il ferme les travaux aux usages ordinaires et fait effacer le tracé. Ce jour est destiné pour donner communication au Souverain de toutes les opérations qui se sont faites dans le temple pendant l'année. Pour le repas voyez celui de la Trinité. 

Pour la fête de St Jean l'Évangéliste. 

Tout le cérémonial est le même que le précédant excepté qu'il y aura une tête de chevreau avec le nom de l'Esprit de Jean l'Évangéliste sur 8 dans le quart d'angle. S'il y a quelque remplacement de dignitaire à faire, le T.R.M. d'orient le fait un jour par intérim et sans cérémonie. 

Pour la fête de Pâques qui se célèbre la 3e des trois fêtes. 

Au retour de la messe tous les frères étant rendus aux parvis, le T.R.Me d'orient fait rôtir un agneau entier après en avoir ôté tout ce qu'il convient, les frères tous décorés se rangent au banquet qui est servi à l'heure ordinaire. On ouvre le travail comme aux deux précédentes fêtes sans ordre ni consigne. Ensuite il fait un exorcisme sur l'agneau que l'on a placé devant lui et le bénit. Il découpe après les deux filets de l'agneau dans toute leur longueur en  observant de ne pas scier, il les partage en autant de petites portions qu'il y a de frères à table et leur en présente un à chacun au bout d'une fourchette ; une seule bouchée suffit ; il leur donne aussi à chacun en même temps une bouchée de pain. Les frères restent debout pendant toute cette cérémonie sans quitter leur place parce que le T.R.Me. d'orient fait la ronde en faisant à voix basse des prières relatives. Ce qui restera de l'agneau sera donné aux pauvres. Cette cérémonie fait allusion à la nourriture spirituelle que le C. a donné à ses disciples par sa mort. L'agneau étant mangé comme il est dit, les frères s'assoient et font leur repas à l'ordinaire. Voyez aux fêtes précédentes. 

Canevas d'un discours d'instruction pour la fête de la Trinité. 

Le T.R.Me. d'orient dans le centre d'une circonférence entouré de douze frères tenant chacun un ruban de l'oriflamme, fait allusion à la seconde opération que l'Eternel manifesta à Moïse pour lui donner pouvoir force et puissance pour délivrer son peuple élu de l'esclavage d'Egypte. Les douze rubans font allusion aux douze dons spirituels divins que Moïse y reçut et qui le rendirent si fort, si savant et si supérieur dans toutes ses opérations spirituelles pour le bien et contre le mal. Il devint lui-même le second type de la manifestation de la gloire du Dieu vivant comme Noé en avait été le premier type lorsque l'Eternel le choisit pour être spectateur de sa justice contre la terre et ses habitants qu'il réduisit en cadavres à l'exception du petit nombre conservé dans l'arche pour rendre témoignage de ce fléau dont Dieu a puni la terre et ses habitants et de sa justice qu'il exercerait contre ceux qui marcheront contre sa loi, préceptes et commandements. Noé est donc un premier type par son témoignage et par la réconciliation qu'il a faite du reste des mortels avec Dieu ainsi qu'il a appris à connaître par un signe mystérieux l'arc-en-ciel que Dieu avait donné vie à la terre et réconcilié le reste des mortels avec elle. Noé réconcilia le tout avec l'Eternel. C'est de cette première époque que le travail de Noé fut appelé opération puissante sur la vertu des eaux qui sont le second principe de la création universelle.  L'Eternel manifesta sa seconde opération divine en présence de Moïse dans le désert d'Horeb où il l'avait appelé pour recevoir ses ordres de puissance La forêt de ce désert était assez considérable ; Moïse étant au centre de cette forêt, entendit une voix effroyable et vit tout de suite descendre autour de lui douze traits de feu qui l'environnèrent si promptement qu'il craignit d'en être consumé ; son trouble fut si grand qu'il ne put soutenir l'attitude qu'il avait prise pour recevoir les commandements de Dieu, il acheva sa prosternation en terre en y appuyant sa face, sa vue physique matérielle ne pouvant plus supporter le grand feu spirituel qui l'environnait. Dans cette nouvelle attitude il reçut enfin les ordres de l'Eternel et fut marqué du quatriple sceau de Dieu, dont deux étaient empreints visiblement sur son front à côté de chaque oeil sous la forme de deux rayons de feu spirituel qui rendaient sa face éblouissante aux yeux de tous lorsqu'il faisait usage de sa quatriple puissance divine. Ce sont ces deux rayons que l'on prend vulgairement pour deux cornes sur le front de Moïse. C'est ce feu spirituel qui entourait la forêt d'Horeb pour en écarter tout profane qui a fait dire de même que Dieu avait apparu à Moïse dans un buisson ardent. La circonférence formée par douze frères est la figure de cette circonférence mystérieuse. Le T.R. Maître d'orient au centre de cette circonférence représente l'Eternel dans celle du désert d'Horeb ; l'entrée du T.V.Maître d'occident dans la circonférence fait allusion à celle de Moïse dans la circonférence mystérieuse. La communication secrète que les deux conducteurs du Temple font entendre dans la circonférence du centre est la figure de celle que Moïse eut avec Dieu secrètement en présence de sa cour spirituelle pour aller faire sortir son peuple de l'esclavage, le diriger et le conduire en force et puissance à sa destination. Les douze frères qui tenaient les rubans couleur de feu font allusion aux douze principaux chefs d'Israël sur lesquels Moïse rendit réversible ses douze dons spirituels sans que cela diminue rien de sa puissance pour la conduite particulière du peuple de Dieu qui était expressément soumise à Moïse. Les lumières qui brillent dans ce temple ont chacune leur nom mystérieux, leurs vertus et leurs puissances et font allusion aux différents Esprits saints qui ont assisté à l'opération que l'Eternel a faite en faveur de Moïse et de son peuple chéri. La marque mise sur le front des douze frères par le T.R.M. d'orient est la figure de celle que Moïse mit sur le front des douze principaux chefs d'Israël auxquels il communiqua par le moyen du signe du sang de l'holocauste de pacification, la vertu, la puissance et l'autorité spirituelle de correspondance divine. Le serment que les douze frères célébrants font entre les mains du T.R.M. d'orient fait allusion à l'acceptation cérémonielle de culte divin que les chefs firent entre les mains de Moïse pour leur servir de règle cérémonielle pour mettre en usage et en pratique les vertus et puissances qui leur avait été transmises par autorité divine avant la loi donnée. L'obligation renouvelée par tous les frères assistants du temple fait allusion à l'acceptation que les Israëlites firent de la loi divine que Moïse leur donna après l'avoir descendu du haut de la montagne mystérieuse dénommée Sinaï. Le renouvellement d'engagement que tous les frères de l'ordre font entre les mains du T.V.Maître d'occident après la grande cérémonie faite, fait allusion au serment de fidélité, de soumission et d'affiliation que les étrangers idolâtres firent pour adopter la loi divine que Moïse avait donné aux enfants d'Israël.

Source : le Manuscrit d'Alger

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Tradition ?

20 Mars 2015 , Rédigé par Solange Sudarskis Publié dans #Planches

Parce que souchée sur une histoire de plusieurs siècles, parce qu’utilisant des référents plus ou moins constants, on peut se demander en quoi la franc-maçonnerie participe des diverses définitions du mot « tradition ». La tradition est à entendre comme transmission. Le verbe latin tradere, qui a donné à la fois les mots tradition et trahison, signifie avant tout : transmettre. Et ce qui est transmis c’est à la fois un contenu et des modes opératoires. Les cerner, c’est comprendre ce qui est offert, ce qui est retenu. Nous nous poserons 2 questions : La franc-maçonnerie est-elle une tradition ? et si oui est-ce une tradition particulière.

A) La franc-maçonnerie est-elle une tradition ?

Nous allons tenter d’y répondre en confrontant l’esprit de la maçonnerie avec les définitions du dictionnaire

Selon une 1ère Définition : La tradition désigne une doctrine, pratique religieuse ou morale, transmise de siècle en siècle, originellement par la parole et par l’exemple. La franc-maçonnerie ne répond qu’en partie à cette définition. Si notre culture est orale, nos rituels, eux, sont des catéchismes écrits ; si nous connaissons les vertus de l’exemplarité, on ne peut toutefois considérer qu’elle transmet une doctrine. Il appert que sa principale caractéristique tient à l’assertion bien connue : « la franc-maçonnerie n’invoque aucun dogme ». En corollaire : la franc-maçonnerie n’est pas dogmatique. Contrairement à ce que l’on entend quelquefois dans l’un ou l’autre morceau d’architecture, la franc-maçonnerie n’est pas une doctrine car une doctrine présuppose une transmission des dogmes. La franc-maçonnerie transmet des questions et elle laisse à chacun le soin d’apporter ses réponses et son argumentation. Les plus grands philosophes sont ceux qui n’ont cessé de douter d’eux-mêmes et de se renouveler tout au long de leur carrière. La loge est le réceptacle à l’intérieur duquel peuvent mûrir des pensées grâce au ferment irremplaçable de la liberté et des échanges. Cet héritage, ce sont aussi les valeurs auxquelles nous restons attachés, tout en les relativisant: la vérité, le sens, la dialectique historique porteuse d’espérance, le progrès, la liberté de conscience, le sens critique, la raison, la science, le respect d’autrui, la fraternité. Ces ferments de l’éthique maçonnique, ce sont eux, qui nous ont attirés vers elle. Peut-on les considérer comme un corps de doctrine ?

Selon une 2ème Définition : la tradition c’est une information, plus ou moins légendaire relative au passé, transmise, d’abord oralement de génération, en génération. Les champs synonymiques de « légende » et de « mythe », placent d’emblée la franc-maçonnerie au cœur de cette définition. Les références au temple de Salomon, à ses colonnes, à son architecte Hiram, indiquent clairement des sources légendaires. A noter que ce n’est qu’en 1730, sur fond d’opposition religieuse, que la Grande Loge d’Angleterre, en majorité anglicane, remplace la légende du relèvement du corps de Noé par ses fils évoquée par les presbytériens dans le manuscrit Graham de 1726, par celle d’un meurtre, celle d’Hiram.

Selon une 3ème Définition de l’ Encyclop. univ. t. 16 1973, p. 230 : La tradition est l'héritage par lequel le passé se survit dans le présent. Les psychodrames des rituels d’initiation mettent en scène des temps mythiques, ceux des commencements. Dans la démarche cyclique, les faits se réalisent à nouveau réellement. Ce n'est pas une simple commémoration, mais une réitération. Les personnages du mythe ou de la légende sont rendus présents, on devient leur contemporain.

Selon une 4ème Définition : la tradition c’est une manière de penser, de faire ou d’agir qui est un héritage du passé. Elle est alors liée à la coutume, à l’habitude voire à l’usage. Le formalisme de nos rituels pourrait être de cette tradition-là car il permet d’actualiser par le présent ce qui vient d’avant. Toutefois, tout en étant semblable ce n’est plus tout à fait la même chose, comme le fruit n’est plus la fleur qui l’a porté. La tradition, ce n'est pas un passé irréductible à la raison et à la réflexion de ceux qui nous ont précédés, qui nous contraindrait de tout son poids ; pour nous c'est le processus par lequel se constitue une expérience vivante et adaptable. L’homme libéré n’a pas de modèle préexistant, parce qu’il n’existe que par une actualisation sans cesse renouvelée de son devenir. Ce serait abuser étrangement que croire en la possibilité de ramener, à un concept unique et transcendant, les variétés d’initiations, bien que cette idée d’une unité ne soit pas absente de certains textes fondateurs de la maçonnerie. Les rites ne sont que des voies particulières de la démarche, ils peuvent différer, le processus initiatique se développera sur des multiples plans, moraux, intellectuels, psychologiques, spirituels, intérieurs et extérieurs. Mais il est indéniable qu’il y a des fondements communs constitutifs de la franc-maçonnerie qui nous sont transmis : l’initiation, la tolérance et la fraternité. Rappelons les en quelques mots. L’ initiation qui veut nous faire passer de l’homme de la nature à l’homme de la culture, du vieil homme à l’homme nouveau. Elle veut susciter une nouvelle naissance et la rendre possible. Et pour atteindre ce but, elle doit utiliser certains moyens, se soumettre à certaines conditions : la première condition, extrinsèque, de toute initiation aux «mystères de la Franc-Maçonnerie », est d’être un homme « né libre et de bonnes mœurs ». La deuxième condition, intrinsèque celle-là, est la mort symbolique du sujet à initier, comme le rappelle Eliade : «La majorité des épreuves initiatiques impliquent une mort rituelle, suivie d’une nouvelle naissance »

La tolérance et la fraternité, ces deux notions vont pouvoir révéler ce qu’elles sont, à celui qui, comme Rabelais le préconise, ose rompre l’os pour en déguster la "substantifique moelle". Il en ressort, à notre sens, que la tolérance consiste à accepter que ceux, qui sont comme nous en quête de leur Graal, poursuivent une voie aussi valable que la notre, quelle que soit la direction qu’ils empruntent, car la même quête de la Lumière nous unit… pour autant que nous cherchions tous la lumière… Ce qui permet, aux compagnons de la quête de se séparer sans dommage, est le fait que tous sont unis, vivifiés par la même Tradition. La fraternité c’est quand "l’autre", l’ennemi potentiel, est considéré comme une modalité de ce qui est, une part du Tout dont nous sommes aussi une partie. Alors, une fraternité profonde, ce que les bouddhistes appellent "compassion", marquera de plus en plus toute notre vie de son sceau. Ce ne sera plus un code comportemental exotérique qui guidera nos actions, mais ces dernières deviendront l’expression d’une conscience, d’une intériorité. Nous serons en marche, véritablement, dans une voie ésotérique.

B) La spécificité de la Franc-maçonnerie s’appuie-t-elle sur une tradition particulière ?

Son universalisme en récuse l’idée. Si, à n’en pas douter, les sources des textes fondateurs de la maçonnerie écossaise et anglaise sont chrétiennes, l’ouverture de la Franc-maçonnerie à l’universalisme a développé un intérêt pour l’étude des religions, qui peut n’en être qu’historique. Et comprendre diverses approches spirituelles permet souvent de mieux comprendre sa propre spiritualité. Il existe un temps propre à la Tradition maçonnique, mais ce temps-là, indéfinissable, c’est un temps de vie dans l’immédiat, un temps apodictique énoncé par le rituel, aux trois premiers grades, entre midi et minuit. La Tradition maçonnique serait alors un éternel présent qui nous obligerait ainsi à sortir de l’historicité. Cette Tradition implique nécessairement la résistance aux modes, facteurs de datation et de fragilité. Sortir du temps classique et de l’historicité, est-ce à dire que la Tradition se soit refermée sur elle-même, sourde et aveugle aux mouvements de la société profane, ou qu’elle serait inaccessible à tous changements ? Certes, elle ne peut pas être passéiste, ce serait réintroduire le temps profane mais on pourrait être tenté de lui reprocher son fixisme, son conservatisme ou son immobilisme. Comme ce serait mal la connaître ! La Tradition c’est le noyau peu altérable qui fonde la franc-maçonnerie. Elle en assume la solidité et la continuité, la pérennité, la transtemporalité. Mais entendons-nous bien : Tradition n’est pas traditionalisme. Ce serait la réduire, à un attachement aux valeurs, aux croyances du passé transmises par une seule tradition, comme en donne la définition du Robert. Les croyances sur lesquelles furent fondées les différentes obédiences, à travers l’histoire de la maçonnerie spéculative, ont non seulement évoluées mais se sont inspirées de philosophies et de spiritualités souvent opposées les unes aux autres. Quelle source oserait se prévaloir sur les autres ? Pire encore si on considère le traditionalisme en tant que, et je cite le dictionnaire : Doctrine d'après laquelle on doit conserver les formes politiques et religieuses traditionnelles, lors même qu'on ne saurait les justifier intellectuellement. La Tradition maçonnique n’est pas dans de tels contenus car elle n’est surtout pas dogmatique ni étroitement prescriptive. La tradition maçonnique est mouvement, démarche, méthode au sein de loge au moyen des rituels. La Loge maçonnique veut donner à l’homme d’aujourd’hui, comme elle a donné à celui d’hier, les outils symboliques qui lui permettront de se retrouver dans sa vérité et de se conquérir dans sa liberté. L’initiation maçonnique nous permettra d’entrer dans la voie. Mais c’est à nous seul qu’il appartient de « suivre la voie », à nous seul qu’il appartient par notre effort et notre patience, notre intelligence et notre volonté, de passer de l’initiation « virtuelle » à l’initiation «réelle», de transformer une promesse en une réalité, une espérance en une certitude, un chemin de connaissance en un chemin de vie ; c’est une invitation au travail qui incombe au maçon. Le rituel, quant à lui, induit des postures cognitives telles que les secteurs de la réalité et du savoir, qui sont concernés par l’attitude, constituent avant tout des “mystères” construits par lui ; ces “mystères” donnent un sens à l’individu, au monde qui l’entoure et qu’il transformera, selon son appropriation, à travers ses activités maçonniques et profanes. Et c’est dans la chaîne d’union que se reçoivent et se déversent, dans la posture physique de l’entrelacs des mains, ce flux d’augmentation de l’être obtenu au cours des tenues. Tel est l’esprit de la tradition de la Franc-maçonnerie . L'intelligence spirituelle viendra ôter le voile de la lettre, ou le voile qu'est la lettre, afin d'en dégager l'esprit. Alors qu’importe la lettre ? Sans présumer d’une spécificité unique de la Tradition maçonnique, nous pouvons dire que celle de notre respectable loge se situe sur le terrain de l’éthique et de l’humanisme. Les épreuves spéculatives, auxquelles nous nous soumettons et que nous traversons le plus souvent avec succès, sont des indications de l’exigence de la vie elle-même et de la nécessaire confrontation de notre capacité à les surmonter, si nous voulons témoigner au dehors d’une façon d’être conforme à ce que nous éprouvons dans les temples, d’en être responsables. Arrêtons-nous un instant, avec Annick de Souzenelle, sur ce dernier terme, « responsable », pivot de l'éthique, dont l'échelle des valeurs est le moyen. Laissons-le se révéler. Il contient deux sens cachés : res-ponsa que l'on peut rendre par "quelque chose qui a du poids, du prix, de l'importance", et res-ponsa qui est "ce que l'on épouse, ce à quoi l'on est uni par amour". Au cœur de la responsabilité, il y a donc le prix et l'amour, la valeur et la joie. C'est à un rapport à la Création riche de ces qualités que conduit une échelle des valeurs harmonieuse et cohérente avec le réel. Pour conclure, au regard des définitions, la franc-maçonnerie serait, dirions nous, une tradition non traditionaliste. C’est dans la déclaration des principes des obédiences que se retrouve ce fond sur lequel se fait le consensus d’une manière d’être franc-maçon et que nous pourrions appeler la tradition maçonnique.

Source : http://solange-sudarskis.over-blog.com/

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Tradition?

15 Septembre 2012 , Rédigé par Solange Sudarskis Publié dans #Planches

Parce que souchée sur une histoire de plusieurs siècles, parce qu’utilisant des référents plus ou moins constants, on peut se demander en quoi la franc-maçonnerie participe des diverses définitions du mot « tradition ».

La tradition est à entendre comme transmission. Le verbe latin tradere, qui a donné à la fois les mots tradition et trahison, signifie avant tout : transmettre. Et ce qui est transmis c’est à la fois un contenu et des modes opératoires. Les cerner, c’est comprendre ce qui est offert, ce qui est retenu. Nous nous poserons 2 questions : La franc-maçonnerie est-elle une tradition ? et si oui est-ce une tradition particulière.

A) La franc-maçonnerie est-elle une tradition ? Nous allons tenter d’y répondre en confrontant l’esprit de la maçonnerie avec les définitions du dictionnaire

Selon une 1ère Déf : La tradition désigne une doctrine, pratique religieuse ou morale, transmise de siècle en siècle, originellement par la parole et par l’exemple.

· La franc-maçonnerie ne répond qu’en partie à cette définition. Si notre culture est orale, nos rituels, eux, sont des catéchismes écrits ; si nous connaissons les vertus de l’exemplarité, on ne peut toutefois considérer qu’elle transmet une doctrine. Il appert que sa principale caractéristique tient à l’assertion bien connue : « la franc-maçonnerie n’invoque aucun dogme ». En corollaire : la franc-maçonnerie n’est pas dogmatique. Contrairement à ce que l’on entend quelquefois dans l’un ou l’autre morceau d’architecture, la franc-maçonnerie n’est pas une doctrine car une doctrine présuppose une transmission des dogmes. La franc-maçonnerie transmet des questions et elle laisse à chacun le soin d’apporter ses réponses et son argumentation. Les plus grands philosophes sont ceux qui n’ont cessé de douter d’eux-mêmes et de se renouveler tout au long de leur carrière. La loge est le réceptacle à l’intérieur duquel peuvent mûrir des pensées grâce au ferment irremplaçable de la liberté et des échanges.

· Cet héritage, ce sont aussi les valeurs auxquelles nous restons attachés, tout en les relativisant: la vérité, le sens, la dialectique historique porteuse d’espérance, le progrès, la liberté de conscience, le sens critique, la raison, la science, le respect d’autrui, la fraternité. Ces ferments de l’éthique maçonnique, ce sont eux, qui nous ont attirés vers elle. Peut-on les considérer comme un corps de doctrine ?

Selon une 2ème Déf : la tradition c’est une information, plus ou moins légendaire relative au passé, transmise, d’abord oralement de génération, en génération.

Les champs synonymiques de « légende » et de « mythe », placent d’emblée la franc-maçonnerie au cœur de cette définition. Les références au temple de Salomon, à ses colonnes, à son architecte Hiram, indiquent clairement des sources légendaires. A noter que ce n’est qu’en 1730, sur fond d’opposition religieuse, que la Grande Loge d’Angleterre, en majorité anglicane, remplace la légende du relèvement du corps de Noé par ses fils évoquée par les presbytériens dans le manuscrit Graham de 1726, par celle d’un meurtre, celle d’Hiram.

Selon une 3ème Déf de l’Encyclop. univ. t. 16 1973, p. 230 : La tradition est l'héritage par lequel le passé se survit dans le présent.

Les psychodrames des rituels d’initiation mettent en scène des temps mythiques, ceux des commencements. Dans la démarche cyclique, les faits se réalisent à nouveau réellement. Ce n'est pas une simple commémoration, mais une réitération. Les personnages du mythe ou de la légende sont rendus présents, on devient leur contemporain.

Selon une 4ème Déf : la tradition c’est une manière de penser, de faire ou d’agir qui est un héritage du passé.

Elle est alors liée à la coutume, à l’habitude voire à l’usage.

Le formalisme de nos rituels pourrait être de cette tradition-là car il permet d’actualiser par le présent ce qui vient d’avant. Toutefois, tout en étant semblable ce n’est plus tout à fait la même chose, comme le fruit n’est plus la fleur qui l’a porté. La tradition, ce n'est pas un passé irréductible à la raison et à la réflexion de ceux qui nous ont précédés, qui nous contraintrait de tout son poids ; pour nous c'est le processus par lequel se constitue une expérience vivante et adaptable. L’homme libéré n’a pas de modèle préexistant, parce qu’il n’existe que par une actualisation sans cesse renouvelée de son devenir.

Ce serait abuser étrangement que croire en la possibilité de ramener, à un concept unique et transcendant, les variétés d’initiations, bien que cette idée d’une unité ne soit pas absente de certains textes fondateurs de la maçonnerie.

Les rites ne sont que des voies particulières de la démarche, ils peuvent différer, le processus initiatique se développera sur des multiples plans, moraux, intellectuels, psychologiques, spirituels, intérieurs et extérieurs.

Mais il est indéniable qu’il y a des fondements communs constitutifs de la franc-maçonnerie qui nous sont transmis : l’initiation, la tolérance et la fraternité. Rappelons les en quelques mots.

L’initiation qui veut nous faire passer de l’homme de la nature à l’homme de la culture, du vieil homme à l’homme nouveau. Elle veut susciter une nouvelle naissance et la rendre possible. Et pour atteindre ce but, elle doit utiliser certains moyens, se soumettre à certaines conditions : la première condition, extrinsèque, de toute initiation aux «mystères de la Franc-Maçonnerie», est d’être un homme « né libre et de bonnes mœurs ». La deuxième condition, intrinsèque celle-là, est la mort symbolique du sujet à initier, comme le rappelle Eliade : «La majorité des épreuves initiatiques impliquent une mort rituelle, suivie d’une nouvelle naissance »

La tolérance et la fraternité, ces deux notions vont pouvoir révéler ce qu’elles sont, à celui qui, comme Rabelais le préconise, ose rompre l’os pour en déguster la "substantifique moelle".

Il en ressort, à notre sens, que la tolérance consiste à accepter que ceux, qui sont comme nous en quête de leur Graal, poursuivent une voie aussi valable que la notre, quelle que soit la direction qu’ils empruntent, car la même quête dela Lumièrenous unit… pour autant que nous cherchions tous la lumière… Ce qui permet, aux compagnons de la quête de se séparer sans dommage, est le fait que tous sont unis, vivifiés par la même Tradition.

La fraternité c’est quand "l’autre", l’ennemi potentiel, est considéré comme une modalité de ce qui est, une part du Tout dont nous sommes aussi une partie. Alors, une fraternité profonde, ce que les bouddhistes appellent "compassion", marquera de plus en plus toute notre vie de son sceau. Ce ne sera plus un code comportemental exotérique qui guidera nos actions, mais ces dernières deviendront l’expression d’une conscience, d’une intériorité. Nous serons en marche, véritablement, dans une voie ésotérique.

B) La spécificité de la Franc-maçonnerie s’appuie-t-elle sur une tradition particulière ?

Son universalisme en récuse l’idée.

Si, à n’en pas douter, les sources des textes fondateurs de la maçonnerie écossaise et anglaise sont chrétiennes, l’ouverture de la Franc-maçonnerieà l’universalisme a développé un intérêt pour l’étude des religions, qui peut n’en être qu’historique. Et comprendre diverses approches spirituelles permet souvent de mieux comprendre sa propre spiritualité.

Il existe un temps propre àla Tradition maçonnique, mais ce temps-là, indéfinissable, c’est un temps de vie dans l’immédiat, un temps apodictique énoncé par le rituel, aux trois premiers grades, entre midi et minuit. La Tradition maçonnique serait alors un éternel présent qui nous obligerait ainsi à sortir de l’historicité. Cette Tradition implique nécessairement la résistance aux modes, facteurs de datation et de fragilité.

Sortir du temps classique et de l’historicité, est-ce à dire quela Tradition se soit refermée sur elle-même, sourde et aveugle aux mouvements de la société profane, ou qu’elle serait inaccessible à tous changements ? Certes, elle ne peut pas être passéiste, ce serait réintroduire le temps profane mais on pourrait être tenté de lui reprocher son fixisme, son conservatisme ou son immobilisme. Comme ce serait mal la connaître !

La Tradition c’est le noyau peu altérable qui fonde la franc-maçonnerie. Elle en assume la solidité et la continuité, la pérennité, la transtemporalité. Mais entendons-nous bien : Tradition n’est pas traditionalisme. Ce serait la réduire, à un attachement aux valeurs, aux croyances du passé transmises par une seule tradition, comme en donne la définition du Robert. Les croyances sur lesquelles furent fondées les différentes obédiences, à travers l’histoire de la maçonnerie spéculative, ont non seulement évoluées mais se sont inspirées de philosophies et de spiritualités souvent opposées les unes aux autres. Quelle source oserait se prévaloir sur les autres ?

Pire encore si on considère le traditionalisme en tant que, et je cite le dictionnaire : Doctrine d'après laquelle on doit conserver les formes politiques et religieuses traditionnelles, lors même qu'on ne saurait les justifier intellectuellement.La Tradition maçonnique n’est pas dans de tels contenus car elle n’est surtout pas dogmatique ni étroitement prescriptive.

La tradition maçonnique est mouvement, démarche, méthode au sein de loge au moyen des rituels.

La Loge maçonnique veut donner à l’homme d’aujourd’hui, comme elle a donné à celui d’hier, les outils symboliques qui lui permettront de se retrouver dans sa vérité et de se conquérir dans sa liberté. L’initiation maçonnique nous permettra d’entrer dans la voie. Mais c’est à nous seul qu’il appartient de « suivre la voie », à nous seul qu’il appartient par notre effort et notre patience, notre intelligence et notre volonté, de passer de l’initiation « virtuelle » à l’initiation «réelle», de transformer une promesse en une réalité, une espérance en une certitude, un chemin de connaissance en un chemin de vie ; c’est une invitation au travail qui incombe au maçon.

Le rituel, quant à lui, induit des postures cognitives telles que les secteurs de la réalité et du savoir, qui sont concernés par l’attitude, constituent avant tout des “mystères” construits par lui ; ces “mystères” donnent un sens à l’individu, au monde qui l’entoure et qu’il transformera, selon son appropriation, à travers ses activités maçonniques et profanes.

Et c’est dans la chaîne d’union que se reçoivent et se déversent, dans la posture physique de l’entrelacs des mains, ce flux d’augmentation de l’être obtenu au cours des tenues.

Tel est l’esprit de la tradition dela Franc-maçonnerie.

L'intelligence spirituelle viendra ôter le voile de la lettre, ou le voile qu'est la lettre, afin d'en dégager l'esprit. Alors qu’importe la lettre ?

Sans présumer d’une spécificité unique de la Tradition maçonnique, nous pouvons dire que celle de notre respectable loge se situe sur le terrain de l’éthique et de l’humanisme.

Les épreuves spéculatives, auxquelles nous nous soumettons et que nous traversons le plus souvent avec succès, sont des indications de l’exigence de la vie elle-même et de la nécessaire confrontation de notre capacité à les surmonter, si nous voulons témoigner au dehors d’une façon d’être conforme à ce que nous éprouvons dans les temples, d’en être responsables.

Arrêtons-nous un instant, avec Annick de Souzenelle, sur ce dernier terme, « responsable », pivot de l'éthique, dont l'échelle des valeurs est le moyen. Laissons-le se révéler.

Il contient deux sens cachés : res-ponsa que l'on peut rendre par "quelque chose qui a du poids, du prix, de l'importance", et res-ponsa qui est "ce que l'on épouse, ce à quoi l'on est uni par amour". Au cœur de la responsabilité, il y a donc le prix et l'amour, la valeur et la joie. C'est à un rapport à la Création riche de ces qualités que conduit une échelle des valeurs harmonieuse et cohérente avec le réel.

Pour conclure, au regard des définitions, la franc-maçonnerie serait, dirions nous, une tradition non traditionaliste. C’est dans la déclaration des principes des obédiences que se retrouve ce fond sur lequel se fait le consensus d’une manière d’être franc-maçon et que nous pourrions appeler la tradition maçonnique.

Source : http://solange-sudarskis.over-blog.com/article-3416354.html

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Et si lon retrouvait la Parole Perdue ?

28 Juin 2013 , Rédigé par P\ L\ Publié dans #Planches

Imaginons qu’à la suite d’une longue et laborieuse démarche initiatique, qu’à la suite de longs et pénibles efforts, nous entrions en possession de la Parole Perdue, qui deviendrait immédiatement la Parole créatrice de la Genèse, que nous retrouvions notre état antérieur, que la Chute ne serait plus qu’un souvenir désagréable, que nous retrouverions l’Eden, tout en restant sur Terre ; que ferions nous de cette possibilité d’agir en Connaissance ?
Auparavent il convient de réfléchir à la fonction initiatique, on part d’où pour arriver où, en fait il s’agit de borner notre itinéraire maçonnique, afin de ne pas courir dans toutes les directions. Le but de toute initiation étant de modifier l’état ontologique de l’Homme, ou comme nous disons en maçonnerie de passer de la Pierre brute à la Pierre Taillée, puis au pyramidion par une série de modifications internes agissant sur toute notre personnalité, mais pour ce faire il faut se souvenir que nous avons perdu ou que nous nous sommes éloignés d’un état primordial, qui reste gravé dans notre inconscient. De la physique bien terrestre, on doit se rapprocher de la métaphysique, dans un premier temps élémentaire, pour peut être parvenir à une métaphysique plus proche du fonctionnement de l’Univers. Démarche, sur le plan terrestre de l’Ordo ab Chaos, car nous sommes dans le rien terrestre dans le vide spirituel, comme le recommande le rituel, nous nous devons de rassembler en nous tout ce qui est épars, pour parvenir à l’Ordre du GADLU, le but étant dans sa première finalité d’être le centre de l’union en nous même, n’étant plus taraudé par nos désirs contradictoires, et si je puis dire ne présentant plus d’obstacles à la pénétration de la Lumière.
Voilà une hypothèse bien intéressante à mettre en œuvre, mais voyons en reprenant le début, la Genèse, pour tenter de voir ce que cela peut impliquer comme éléments de transformation. Nous avons perdu un état supérieur de conscience et disons le un pouvoir bien précis, que nous allons trouver dans le Béréschit de-là Genèse.
Donc au chapitre premier de la Genèse, au commencement donc on peu lire ceci : « Elohim dit, faisons l’homme à notre image, à notre ressemblance » Rien qu’avec cette phrase on comprend que l’humain possède en lui tous les attributs du Divin. Rappelons aussi que l’homme ne fut créé que le sixième jour bien après les animaux et bien après notre environnement terrestre. Je dirais même que cela est logique si l’on peut prendre en compte le rôle de l’homme sur Terre. Lorsqu’Elohim demanda à Adam de nommer les animaux, j’ai le sentiment qu’Elohim confia je puis dire par délégation, à la destiné de l’Homme d’être, l’architecte de la Création terrestre. « Fructifiez et multipliez, remplissez la Terre et soumettez là à votre volonté et à votre autorité ! ». L’ordre divin me semble plus que clair, notre présence obéit à une fonction qui me semble très péremptoire.
Un autre témoignage confirme mon opinion : « alors Iahvé Elohim, forma l’homme de la poussière provenant du sol, et il insuffla dans ses narine une haleine de vie et l’homme devint une Ame vivante ! » d’où la différenciation avec le règne animal, le règne végétal et le règne minéral ! Différenciation Que l’on peut expliquer comme suit, si l’on sépare l’Homme des trois autres règnes, c’est pour montrer que la création du GADLU, ne c’est pas faite n’importe comment, bien au contraire et que seul l’Homme est investi d’une parcelle individuelle de l’énergie divine. Certes les trois règnes, eux aussi n’existent que par la volonté du GADLU ? Mais dans l’échelle de la création ils sont bien en arrière de la créature humaine et seul l’homme est porteur de Lumière, que je traduis par énergie. Disons que les trois règnes, contrairement à l’homme qui lui possède une Ame individuelle, les trois règnes donc possède une Ame collective.
Ça c’est le projet initial celui du GADLU, missionnant l’homme pour conduire les affaires de la Terre, mais l’homme/principe, pas encore précipité dans la chute, et comme diraient nos jeunes, a eu la grosse tête, croyant qu’il était en mesure de prendre la place du GADLU, voulu modifier la création terrestre. C’est le mythe du jardin terrestre relaté dans la Bible. Dans ce jardin il y avait deux arbres l’un dit arbre de Vie, et l’autre nommé arbre de la Connaissance. Un petit détour dans le jardin d’Eden, l’arbre de vie étant celui de l’éternité, là où le temps est aboli où le cycle de naissance et mort, n’existe pas, quant à l’arbre de la Connaissance, il donne la clef du fonctionnement de la Création divine, mais il n’appartient pas, à la créature qu’est l’homme, d’en connaître la substantifique moelle.
Mais voici ce qu’en dit la Genèse :
« Concernant l’arbre de la Connaissance, Elohim dit à l’Homme et aussi à la Femme ceci : Vous n’en mangerez pas et n’y toucherez pas de peur que vous mourriez. »
Le serpent dit à la Femme « Vous n ‘en mourrez pas, mais Elohim sait que le jour où vous en mangerez, vos yeux se dessilleront et vous serez comme les dieux sachant le bien et le mal. »
La suite est bien connue, c’est la Chute, la perte des qualités divines de l’Homme et son séjour sur Terre, devenant plus proche de l’animalité que de la spiritualité. Cette transgression installe l’Homme dans le devenir, car elle dérange l’Ordre immuable de la Création et désormais la créature va devoir vivre sur la Terre avec toutes les incertitudes fondées sur le binaire et non sur l’Unité. Jour, nuit, bien, mal, doute, certitude, tout ce que l’on retrouve dans le meurtre de l’architecte Hiram. L’ordre établi des trois premiers grades est remis en cause par la transgression, car il n’exprime pas toute la finalité de l’initiation maçonnique, en effet si l’on en reste au grade de maitre, on fait l’impasse sur un nombre important de questions qui reste sans réponses, dont une qui me semble primordiale, que je résume par cette phrase : « bon on a perdu la Parole, et alors ! » Sauf que la construction du Temple reste inachevée puisque Hiram n’a pas divulgué le plan du Temple achevé. Curieuse, cette initiation qui nous laisserez en plein désarroi, sans espoir et avec en arrière plan l’inutilité de faire un effort de recherche et qui finalement nous laisserez un goût d’amertume en nous faisant croire que tous nos efforts n’ont servi qu’à constater le néant de notre Vie.
La mort d’Hiram nous laisse dans le désarroi, mais comme après les lamentations il y a toujours l’espoir, à force de patience et de travail, nous avons retrouvé les plans de l’Architecte, nous somme en possession de la Parole Perdue, nous pouvons agir sur l’extérieur comme sur notre intérieur. Notre vie n’est plus confuse et nous sommes en mesure de répondre à cette lancinante question, qui hante depuis l’aube l’Humanité, à savoir : « que sommes nous venu faire sur Terre ? ».
Nous sommes maintenant les Géomètres de la Terre, et pour être en conformité avec le plan divin, nous avons comme mission de gérer le monde minéral, le monde végétal et le monde animal dont nous faisons partis. Notre travail est relativement simple, passer du monde matériel au monde spirituel, pour être en correspondance avec le Grand Architecte, car tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ! Force que l’on peut traduire par énergie, beauté par harmonie et Sagesse par immobilité, nous permettre de remplir notre travail dans la concordance du plan divin, car en retrouvant la Parole Perdue, nous avons comprendre ce plan et donc il ne peut plus y avoir d’erreurs d’interprétation de notre part, nous yeux regardent avec justesse et nous mains agissent avec précision et notre jugement a dépassé le binaire et la contradiction qu’il y a entre la raison et l’intuition. Devenus les dieux des différentes mythologies, les Compagnons constructeurs et ordonnateurs du Grand Architecte, plus besoin de nous rappeler sans cesse ce que nous avons à faire ici bas, nous savons maintenant ! Nous pouvons gravir sans effort et sans risque l’échelle de Jacob, afin d’être en relation avec le Géomètre. Jusqu’à présent nous vivions comme initiés, dans un milieu artificiel, protégés des influences externes, à travers les degrés de l’initiation, nous avons reçu toutes les élévations de salaire possible, nous étions dans un espace/ temps sacré, loin de la fureur de la vie courante, nous pouvons disserter sur tous les sujets, sans craindre une confrontation brutale, sans risque de désillusion, et sans remise en cause de nos certitudes. Ce qu’il y a merveilleux dans le REAA, c’est la remise en cause régulière de nos certitudes. Il y a donc un grade, après le 14éme, qui lui demande aux candidats acceptés, de s’ouvrir au monde profane, pour vivre en réel toutes les étapes de l’initiation, et là peut être dans le foisonnement de la vie, il pourra peut être retrouvé la Parole perdue, en dégageant du désordre ambiant sa ligne de conduite personnelle, celle qui fera de lui le porteur de Lumière que l’humanité a besoin.
Mais il me faut redescendre de mon petit nuage, et voir qu’il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour retrouver la Parole Perdue et lorsque je regarde la Création Divine et ce que nous en avons fait, je me dit vraiment qu’il se pourrait que nos efforts d’Initiés ne servent à rien ; et sans faire de l’écologie de bistrot, le constat que je fais est que la Parole est Perdue pour longtemps, que nous sommes déboussolés mais en même temps responsables de cet état de fait, que trop souvent nous avons cédé au matérialisme, sans prendre garde aux conséquences éventuelles mais quelquefois irrémédiables,// que notre héritage est bien entamé, faute de Lumière, faute de Sagesse et surtout faute de courage. Les porteurs de Lumière que nous sommes ont oubliés l’essentiel de la Vie, le respect de notre Nature.
Mais la vie obéissant à la loi des Cycles, il y aura peut être un nouveau Noé et un autre Déluge. Qui peut le dire ? Il y a des chemins de Sagesse, toutes les civilisations que prétentieusement nous appelions primitives, voulaient nous les faire retrouver, mais par suffisance, nous avons ri de leur prétention ; préférant une technologie destructrice.
Ordo ab chao, nous allons retourner au chao

J’ai dit
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Le Mythe de la Parole Perdue

11 Mai 2015 , Rédigé par A\ L\ Publié dans #Planches

Le Verbe, présent au cœur de l’homme, permet de saisir, comprendre et connaître toute chose de l’intérieur, par la Parole. Il devient langage et intellection spirituelle. La force de la Parole est une faculté intelligible qui repose entièrement sur le Verbe en gestation dont la finalité est la transmission de la réalité. Retrouver la Parole originelle par la langue sacrée, c’est retrouver la Parole perdue et rassembler ce qui est épars de l’homme parce que créé dans et par l’Esprit du Verbe. La parole perdue de tradition primordiale est le Verbe, le logos, l’esprit. La déité a donné la puissance initiale du Verbe au commencement de la Genèse à l’homme pour nommer les choses. Adam a reçu le souffle divin puis le pouvoir de nommer les êtres vivants mais son attitude provoqua son involution et son retour dans la matière, la Parole fut alors inaccessible. Puis le second homme fut Moïse qui aurait pu posséder également la connaissance universelle, mais il ne sut jamais prononcer correctement la Parole ; selon la Bible, il était affublé d’un défaut de prononciation. En franc-maçonnerie se référant au G\ A\ D\ L\ U\, la Bible est ouverte au Prologue de Saint Jean « Au commencement était le Verbe », le sens de la parole est alors le Verbe. Toutefois, pour suivre la chronologie biblique, le Volume de la Loi Sacrée est parfois ouvert aux Livres des Rois notamment dans les grades de perfection ou chevaleresques pour revenir au Prologue dans les grades capitulaires. Dans la quête du Saint Empire, l’initiation de tradition écossaise donne un sens pour retrouver la Parole dans une approche vers la Vérité. Selon la perception judéo-chrétienne qui nous caractérise, revenir à la parole primordiale, au temps d’avant la chute selon la Bible, équivaut à un travail méthodique accès sur la persévérance.

Pourquoi la Parole est-elle perdue ?
Qu’est-ce qu’est le mythe ?
Quelle est cette parole ?

Pourquoi la Parole est-elle perdue ?

L’homme est chair et comme tel il est sensible aux tentations. Son éducation, sa condition sociale, ses passions lui ont fait perdre des valeurs fondamentales de son existence. L’ère moderne accuse une décadence sociétale, une perte de repères sociaux et familiaux, un besoin de richesses et de pouvoirs, d’intérêts divers ou se prédominent l’égoïsme, l’orgueil, l’ambition au détriment des vertus. Les sociétés offrent des clivages, des divisions constitutives d’identité (religions) ou priment parfois les différences voire l’intolérance, le sectarisme. Seule la spiritualité regroupe les hommes, l'homme vrai cherchera alors à transcender pour aller vers l'Union. Il éprouve donc le besoin de s'améliorer, d’être humaniste, d’être en fraternité, d’être en paix et en équilibre. Or l’équilibre et la conciliation entre la matière et l’esprit sont fragiles et les passions prédominent ou ressurgissent. Il lui faudra concilier sa vie profane et ses acquis initiatiques. Les fondements de cette conciliation le rappelleront à sa condition adamique, à la pureté originelle pour l’anoblissement de son âme. Par la connaissance de soi, en retrouvant l’unité intérieure, en fuyant le vice et en pratiquant la vertu, en maitrisant ses passions, dans la Foi il retrouvera le salut, la voie de l’Orient, celle de la Lumière. Son être se métamorphosera progressivement, encore faut-il qu’il soit réceptif et qu’il le désire réellement.

Qu’est ce que Le Mythe ?

L’étymologie grecque « mythos » signifie récit imagé qui s’oppose à « logos » : discours raisonné. Les mythes dissimulent des vérités profondes. Ce serait une transposition de l’imaginaire. Dans la pensée ésotérique, le mythe se situe dans une dimension métaphysique, intemporelle. Il est axé avec un support, une référence de travail, une pédagogie, un enseignement de l’éveil. Son étude révèle que l’homme a un inconscient. Le mythe peut être considéré comme une exhortation à une extériorisation du savoir, du secret. L’initiation invite à entrer en soi, or, le mythe est une impulsion à sortir par la pensée, le mythe et la pensée sont donc indissociables. Le mythe est surtout un récit avec un message dans lequel s’expriment symboliquement une valeur et un concept. Il est dramaturge (Hiram) et récite des tentatives, des régressions, des transgressions toujours pour progresser. Il suggère à l’initié l’infinitude du possible dans la métaphore, l’invisible, une porte ouverte vers l’imaginaire tout comme les paraboles. Ce message invite à retrouver l’essence des mots et la parole primordiale, la pureté originelle dans la foi et la transcendance. Il vise à une prise de conscience d’une réalité supérieure d’un Principe qui est aussi en chacun. L’être humain doit ouvrir sa conscience pour arriver au grand œuvre et l’élever au-delà du mental pour accéder à la force divine infinie. L’intellection de ce message va opérer une œuvre de la manifestation de l’esprit dans le corps après l’élaboration d’un Temple matériel, suggestif, en un temple lumineux. Le mythe est aussi un processus pour que les maîtres ressentent le réel et profond désir d’une recherche spirituelle en acceptant l’ascèse du devoir individuel et collectif. Il féconde les rituels. L’écossisme est axé sur la construction du Temple de Salomon jusqu’au seizième grade mais notons qu’il aurait pu être l’histoire de Noé ou une légende quelconque. Seules les richesses de son contenu et son extrapolation métaphysique et ésotérique sont importants. En effet, c’est à partir du grade de Maître que l’on reçoit un mot substitué signifiant le fils du père ou la vie nouvelle (que l’on retrouvera plus tard). Ce n’est pas la parole originelle, sa portée est tout autre. Puis d’autres mots de substitution, nom ineffable de Dieu, mot évocateur, feront leur apparition. L’éclosion de la Parole perdue semble commencer lorsque le génie parle au Grand Maître Architecte. Puis, une approche divine est sensible avec l’ouverture d’une porte dans un puits par le Chevalier de la Royale Arche. C’est en passant de Chevalier terrestre à Chevalier spirituel d’orient et d’Occident après avoir perçu la révélation (Apocalypse) que le Maître recevra la parole retrouvée I.N.R.I. qui signifie entre autre : Igne Nature Rénovatur Integra « La nature est renouvelée entièrement par le feu ». Notons qu’un autre mot lui est confié : Imanou-el qui est le mot de la manifestation divine en lui. C’est au grade de Chevalier Rose-Croix que s’incarne l’esprit, la parole perdue prend une signification, celle de l’amour et de l’émanation divine dans le monde manifesté. Le Chevalier Rose Croix, purifié et régénéré, donne un sens à la vie et à la mort et prend conscience qu’il détient en lui cette Parole. La Parole perdue semble retrouvée mais pourquoi ne peut-on toujours pas la prononcer ? Quelle est sa signification ?

Qu’est ce que La Parole perdue ?

Ce n’est que par l’éveil de la conscience que la Parole perdue sera perçue mais toujours pressentie et appréhendée. Elle renferme d’immenses pouvoirs, une puissance pour aller jusqu’à l’essence des choses. C’est surtout un langage principiel immanent, c’est la Connaissance mystique. Connaissance c’est « naître avec » c'est-à-dire que l’on nait en elle, c’est le devenir de l’homme spirituel, l’essence divine, dans la substance. Elle vient de la pensée créatrice, de la manifestation divine donc de la communication. Penser et parler se réfèrent aux activités d’un même esprit. La pensée sans langage est seulement une connaissance, une collection d’expériences liées à la mémoire. La pensée est parfois une activité mentale spéculative liée à l’implication de l’esprit. Ce lien entre Dieu et l’homme, la pensée et le langage, se concrétise par la Parole qui renvoie à un sens ultime et absolu : la manifestation divine, le message. Elle ressort du sacré et du secret de chacun qui espère vivre sa révélation en résonance avec le G\ A\ D\ L\ U\. La quête de l’initié est axée sur le besoin de retrouver un état antérieur ainsi que la plénitude du sens de la Parole. Or, si la parole est la manifestation de l’intelligence, organe de la transmission phonique, elle ressort également du domaine métaphysique. Dans la maçonnerie écossaise, la parole est immanente, c’est l’expression du G\ A\ D\ L\ U\, elle émane de l’Absolu, de l’indéfinissable. La perte de la parole et sa quête de recherche sont des symboles mythiques pour accéder à la Connaissance. Un constat : la Parole perdue est composée de lettres ce qui laisse à penser qu’elle ressort bien de l’incommunicable puisque acquise par le vécu de chacun et que la quête vers l’Absolu n’est pas terminée. Si le nom de Dieu est parfois sanctifié notamment chez les chrétiens par le nom de Père (Notre Père), il n’en demeure pas moins qu’il est imprononçable et pour cause, Dieu étant le tout, le nommer serait lui donner une incarnation. En réalité, la présence du GADLU prend sa signification dans l’étincelle divine de chaque être. Toutefois, si cette parole reste incommunicable, par sa forme de transmission correcte et appliquée elle autorise une Tradition immuable perpétuée par le Rite. La recherche de la parole perdue est en réalité la recherche d’une richesse, d’un trésor que chacun possède dans son for intérieur, c’est l’intelligence du cœur. Elle est enfouie, oubliée voire déformée. La rechercher équivaut à retrouver la paix, le bonheur, le discernement dans la Sagesse, l’amour dans la Force et la volonté, la Beauté dans l’âme et le cœur. L’homme possède la présence divine ce qui lui confère un caractère immanent, il se devait de retrouver la parole perdue au fond de son être pour transcender. La parole dans son sens profond et sa globalité est donc identique pour tous, toutefois les chemins pour y parvenir sont différents, les perceptions et les intensités sont aussi différentes, et, chacun atteint son propre niveau de perfection, de pureté, il s’inscrit dans une spirale ascendante. La Parole perdue est donc définie. En réalité, c’est un état d’être, un comportement. Faut-il s’en contenter ? Certes non ! En effet, ce n’est qu’une approche de la Perfection or la Perfection c’est le G\ A\ D\ L\ U\. L’homme ne peut qu’améliorer son état d’être pour son rayonnement, il va sans dire que le travail sera incessant, rien n’est acquis.

Conclusion

Suggestions, analogies, allégories, symbolismes, rites et mythes… Tout est accès vers la recherche de Vérité. Mais, chaque fois que l’homme tentera de rivaliser ou d’égaler le Divin, il sera confronté à lui-même, à la matière (Adam, le mythe de la Tour de Babel, le Temple de Salomon…). Cette confrontation est le problème de l’équilibre des facultés et de la prépondérance de l’esprit sur la matière. La dynamique qui engendre tous les mots substitués est axée vers la parole originelle non accessible mais seulement devinée. Le processus de l’art royal est concrétisé par de nombreux voyages avec souvent un regard en arrière ou dans le miroir, des pertes et des retrouvailles, des rechutes, des transgressions et des sacrifices, des mots substitués en mots substitués, des lettres en lettres épelées. Je terminerai mon exposé sur mon propre ressenti. Le mythe engendre nos rituels, or, ces rituels ne sont que des suggestions, des bases de réflexions, des supports. J’assume de toute mon énergie le Devoir et mes serments en synergie avec tous les frères ; je me dois de ne jamais jeter mes outils ou de sortir du chemin lumineux, de découvrir le vrai sens des choses et d’accepter mes responsabilités et mes erreurs pour y remédier et être dans la paix intérieure. Je suis face à l’infinité de l’ultime connaissance et je sais que rien n’est et ne sera acquit mais je me situe toujours dans l’espérance car la Jérusalem céleste est annoncée par l’Apocalypse de Jean.

A\ L\

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Et si l’on retrouvait la Parole Perdue

13 Mai 2015 , Rédigé par P\ L\ Publié dans #Planches

Imaginons qu’à la suite d’une longue et laborieuse démarche initiatique, qu’à la suite de longs et pénibles efforts, nous entrions en possession de la Parole Perdue, qui deviendrait immédiatement la Parole créatrice de la Genèse, que nous retrouvions notre état antérieur, que la Chute ne serait plus qu’un souvenir désagréable, que nous retrouverions l’Eden, tout en restant sur Terre ; que ferions nous de cette possibilité d’agir en Connaissance ? Auparavant il convient de réfléchir à la fonction initiatique, on part d’où pour arriver où, en fait il s’agit de borner notre itinéraire maçonnique, afin de ne pas courir dans toutes les directions. Le but de toute initiation étant de modifier l’état ontologique de l’Homme, ou comme nous disons en maçonnerie de passer de la Pierre brute à la Pierre Taillée, puis au pyramidion par une série de modifications internes agissant sur toute notre personnalité, mais pour ce faire il faut se souvenir que nous avons perdu ou que nous nous sommes éloignés d’un état primordial, qui reste gravé dans notre inconscient. De la physique bien terrestre, on doit se rapprocher de la métaphysique, dans un premier temps élémentaire, pour peut être parvenir à une métaphysique plus proche du fonctionnement de l’Univers. Démarche, sur le plan terrestre de l’Ordo ab Chaos, car nous sommes dans le rien terrestre dans le vide spirituel, comme le recommande le rituel, nous nous devons de rassembler en nous tout ce qui est épars, pour parvenir à l’Ordre du GADLU, le but étant dans sa première finalité d’être le centre de l’union en nous même, n’étant plus taraudé par nos désirs contradictoires, et si je puis dire ne présentant plus d’obstacles à la pénétration de la Lumière. Voilà une hypothèse bien intéressante à mettre en œuvre, mais voyons en reprenant le début, la Genèse, pour tenter de voir ce que cela peut impliquer comme éléments de transformation. Nous avons perdu un état supérieur de conscience et disons le un pouvoir bien précis, que nous allons trouver dans le Béréschit de-là Genèse. Donc au chapitre premier de la Genèse, au commencement donc on peu lire ceci : « Elohim dit, faisons l’homme à notre image, à notre ressemblance » Rien qu’avec cette phrase on comprend que l’humain possède en lui tous les attributs du Divin. Rappelons aussi que l’homme ne fut créé que le sixième jour bien après les animaux et bien après notre environnement terrestre. Je dirais même que cela est logique si l’on peut prendre en compte le rôle de l’homme sur Terre. Lorsqu’Elohim demanda à Adam de nommer les animaux, j’ai le sentiment qu’Elohim confia je puis dire par délégation, à la destiné de l’Homme d’être, l’architecte de la Création terrestre. « Fructifiez et multipliez, remplissez la Terre et soumettez là à votre volonté et à votre autorité ! ». L’ordre divin me semble plus que clair, notre présence obéit à une fonction qui me semble très péremptoire. Un autre témoignage confirme mon opinion : « alors Iahvé Elohim, forma l’homme de la poussière provenant du sol, et il insuffla dans ses narine une haleine de vie et l’homme devint une Ame vivante ! » d’où la différenciation avec le règne animal, le règne végétal et le règne minéral ! Différenciation Que l’on peut expliquer comme suit, si l’on sépare l’Homme des trois autres règnes, c’est pour montrer que la création du GADLU, ne c’est pas faite n’importe comment, bien au contraire et que seul l’Homme est investi d’une parcelle individuelle de l’énergie divine. Certes les trois règnes, eux aussi n’existent que par la volonté du GADLU ? Mais dans l’échelle de la création ils sont bien en arrière de la créature humaine et seul l’homme est porteur de Lumière, que je traduis par énergie. Disons que les trois règnes, contrairement à l’homme qui lui possède une Ame individuelle, les trois règnes donc possède une Ame collective.
Ça c’est le projet initial celui du GADLU, missionnant l’homme pour conduire les affaires de la Terre, mais l’homme/principe, pas encore précipité dans la chute, et comme diraient nos jeunes, a eu la grosse tête, croyant qu’il était en mesure de prendre la place du GADLU, voulu modifier la création terrestre. C’est le mythe du jardin terrestre relaté dans la Bible. Dans ce jardin il y avait deux arbres l’un dit arbre de Vie, et l’autre nommé arbre de la Connaissance. Un petit détour dans le jardin d’Eden, l’arbre de vie étant celui de l’éternité, là où le temps est aboli où le cycle de naissance et mort, n’existe pas, quant à l’arbre de la Connaissance, il donne la clef du fonctionnement de la Création divine, mais il n’appartient pas, à la créature qu’est l’homme, d’en connaître la substantifique moelle. Mais voici ce qu’en dit la Genèse : « Concernant l’arbre de la Connaissance, Elohim dit à l’Homme et aussi à la Femme ceci : Vous n’en mangerez pas et n’y toucherez pas de peur que vous mourriez. » Le serpent dit à la Femme « Vous n ‘en mourrez pas, mais Elohim sait que le jour où vous en mangerez, vos yeux se dessilleront et vous serez comme les dieux sachant le bien et le mal. » La suite est bien connue, c’est la Chute, la perte des qualités divines de l’Homme et son séjour sur Terre, devenant plus proche de l’animalité que de la spiritualité. Cette transgression installe l’Homme dans le devenir, car elle dérange l’Ordre immuable de la Création et désormais la créature va devoir vivre sur la Terre avec toutes les incertitudes fondées sur le binaire et non sur l’Unité. Jour, nuit, bien, mal, doute, certitude, tout ce que l’on retrouve dans le meurtre de l’architecte Hiram. L’ordre établi des trois premiers grades est remis en cause par la transgression, car il n’exprime pas toute la finalité de l’initiation maçonnique, en effet si l’on en reste au grade de maitre, on fait l’impasse sur un nombre important de questions qui reste sans réponses, dont une qui me semble primordiale, que je résume par cette phrase : « bon on a perdu la Parole, et alors ! » Sauf que la construction du Temple reste inachevée puisque Hiram n’a pas divulgué le plan du Temple achevé. Curieuse, cette initiation qui nous laisserez en plein désarroi, sans espoir et avec en arrière plan l’inutilité de faire un effort de recherche et qui finalement nous laisserez un goût d’amertume en nous faisant croire que tous nos efforts n’ont servi qu’à constater le néant de notre Vie. La mort d’Hiram nous laisse dans le désarroi, mais comme après les lamentations il y a toujours l’espoir, à force de patience et de travail, nous avons retrouvé les plans de l’Architecte, nous somme en possession de la Parole Perdue, nous pouvons agir sur l’extérieur comme sur notre intérieur. Notre vie n’est plus confuse et nous sommes en mesure de répondre à cette lancinante question, qui hante depuis l’aube l’Humanité, à savoir : « que sommes nous venu faire sur Terre ? ». Nous sommes maintenant les Géomètres de la Terre, et pour être en conformité avec le plan divin, nous avons comme mission de gérer le monde minéral, le monde végétal et le monde animal dont nous faisons partis. Notre travail est relativement simple, passer du monde matériel au monde spirituel, pour être en correspondance avec le Grand Architecte, car tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ! Force que l’on peut traduire par énergie, beauté par harmonie et Sagesse par immobilité, nous permettre de remplir notre travail dans la concordance du plan divin, car en retrouvant la Parole Perdue, nous avons comprendre ce plan et donc il ne peut plus y avoir d’erreurs d’interprétation de notre part, nous yeux regardent avec justesse et nous mains agissent avec précision et notre jugement a dépassé le binaire et la contradiction qu’il y a entre la raison et l’intuition. Devenus les dieux des différentes mythologies, les Compagnons constructeurs et ordonnateurs du Grand Architecte, plus besoin de nous rappeler sans cesse ce que nous avons à faire ici bas, nous savons maintenant ! Nous pouvons gravir sans effort et sans risque l’échelle de Jacob, afin d’être en relation avec le Géomètre. Jusqu’à présent nous vivions comme initiés, dans un milieu artificiel, protégés des influences externes, à travers les degrés de l’initiation, nous avons reçu toutes les élévations de salaire possible, nous étions dans un espace/ temps sacré, loin de la fureur de la vie courante, nous pouvons disserter sur tous les sujets, sans craindre une confrontation brutale, sans risque de désillusion, et sans remise en cause de nos certitudes. Ce qu’il y a merveilleux dans le REAA, c’est la remise en cause régulière de nos certitudes. Il y a donc un grade, après le 14éme, qui lui demande aux candidats acceptés, de s’ouvrir au monde profane, pour vivre en réel toutes les étapes de l’initiation, et là peut être dans le foisonnement de la vie, il pourra peut être retrouvé la Parole perdue, en dégageant du désordre ambiant sa ligne de conduite personnelle, celle qui fera de lui le porteur de Lumière que l’humanité a besoin.
Mais il me faut redescendre de mon petit nuage, et voir qu’il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour retrouver la Parole Perdue et lorsque je regarde la Création Divine et ce que nous en avons fait, je me dit vraiment qu’il se pourrait que nos efforts d’Initiés ne servent à rien ; et sans faire de l’écologie de bistrot, le constat que je fais est que la Parole est Perdue pour longtemps, que nous sommes déboussolés mais en même temps responsables de cet état de fait, que trop souvent nous avons cédé au matérialisme, sans prendre garde aux conséquences éventuelles mais quelquefois irrémédiables,// que notre héritage est bien entamé, faute de Lumière, faute de Sagesse et surtout faute de courage. Les porteurs de Lumière que nous sommes ont oubliés l’essentiel de la Vie, le respect de notre Nature.
Mais la vie obéissant à la loi des Cycles, il y aura peut être un nouveau Noé et un autre Déluge. Qui peut le dire ? Il y a des chemins de Sagesse, toutes les civilisations que prétentieusement nous appelions primitives, voulaient nous les faire retrouver, mais par suffisance, nous avons ri de leur prétention ; préférant une technologie destructrice.
Ordo ab chao, nous allons retourner au chao

J’ai dit

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coup d'oeil sur Melchisédech

2 Octobre 2005 , Rédigé par C EMMERICH Publié dans #spiritualité

Lorsque Notre-Seigneur Jésus-Christ prit le calice lors de l'institution de la sainte Eucharistie, j’eus uns autre vision qui se rapportait à l'Ancien Testament. Je vis Abraham agenouille devant un autel ; dans le lointain étaient des guerriers avec des bêtes de somme et des chameaux : un homme majestueux s'avança prés d'Abraham et plaça sur l'autel le même calice dont Jésus se servit plus tard. Je vis que cet homme avait comme des ailes aux épaules ; il ne les avait pas réellement ; mais c'était un signe pour m'indiquer qu'un ange était devant mes yeux. C'est la première fois que j'ai vu des ailes à un ange. Ce personnage était Melchisédech Derrière l'autel d'Abraham, montaient trois nuages de fumée : celui du milieu s'élevait assez haut ; les autres étaient plus bas.

Je vis ensuite deux rangs de figures se terminant à Jésus. David et Salomon s'y trouvaient. (Etait-ce la suite des possesseurs du calice, des sacrificateurs, ou des ancêtres de Jésus ? la Sœur a oublié de le dire.) Je vis des noms au-dessus de Melchisédech, d'Abraham et de quelques rois. Puis je revins à Jésus et au calice.

Le 3 avril 1821, elle dit, étant en extase : “ Le sacrifice de Melchisédech eut lieu dans la vallée de Josaphat, sur une hauteur (I). Je ne puis maintenant retrouver l'endroit ”.

(1) Le 5 Juillet 1821 elle dit : “ Cela eut lieu dans une vallée non loin de la vallée des Raisins, qui se prolonge dans la “ direction de Gaza ”. Or, Bachiene Hammelsteld et d'autres regardent une vallée de cette contrée comme étant la vallée de Josaphat, parce que les ennemis de Josaphat s'y détruisirent eux-mêmes par un Jugement de Dieu (Il, Paralip., 20), et que Josaphat veut dire : Dieu jugera. La vallée où Josaphat rendit grâces pour sa victoire, s'appelait la Vallée de bénédiction ”. Un Jour gu'.4nne-Catherine désignait divers chemins que devait suivre le Seigneur, le 13 octobre de la troisième année de sa prédication, elle dit : “ il passera là à l’endroit où Melchisédech offrit te pain . et le vin : il y a encore une espèce de chapelle construite en pierres brutes, Je crois qu'on y célèbre quelquefois le service divin. ” Or, le chemin suivi alors par Jésus se rapprochait de la contrée de Gaza.

Melchisédech avait déjà le calice. Je vis qu'Abraham devait savoir d'avance qu'il viendrait sacrifier ; car il avait élevé un bel autel, au-dessus duquel était comme une tente de feuillage. Il y avait aussi une sorte de tabernacle où Melchisédech plaça le calice. Les vases où l'on buvait semblaient être de pierres précieuses. Il y avait un trou sur l'autel, probablement pour le sacrifice. Abraham avait amené un superbe troupeau. Lorsque ce patriarche avait reçu le mystère de la promesse, il lui avait été révélé que le prêtre du Très-Haut célébrerait devant lui le sacrifice qui devait être institué par le Messie et durer éternellement. C'est pourquoi, lorsque Melchisédech fit annoncer son arrivée par deux coureurs dont il se servait souvent, Abraham l'attendit avec une crainte respectueuse, et éleva l’autel et la tente de feuillage.

Je vis qu'Abraham plaça sur l'autel, comme il le faisait toujours en sacrifiant, quelques ossements d'Adam ; Noé les avait gardés dans l'arche. L'un et l'autre priaient Dieu d'accomplir la promesse qu'il avait faite à ces os, et qui n'était autre que le Messie. Abraham désirait vivement la bénédiction de Melchisédech.

La plaine était couverte d'hommes, de bêtes de somme et de bagages. Le roi de Sodome était avec Abraham sous la tante. Melchisédech vint d'un lieu qui fut depuis Jérusalem ; il y avait abattu une forêt et jeté les fondements de quelques édifices ; un bâtiment semi-circulaire était à moitié achevé et un palais était commencé. Il vint avec une bête de somme grise, ce n'était pas un chameau, ce n'était pas non plus notre âne ; cet animal avait le cou large et court. Il était très léger à la course, il portait d'un côté un grand vaisseau plein de vin et de l'autre une caisse où se trouvaient des pains aplatis et différents vases. Les vases, en forme de petits tonneaux, étaient transparents comme des pierres précieuses. Abraham vint à la rencontre de Melchisédech. Je vis celui-ci entrer dans la tente derrière l'autel, offrir le pain et le vin en les élevant dans ses mains, les bénir et les distribuer : il y avait dans cette cérémonie quelque chose de la sainte Messe. Abraham reçut un pain plus blanc que les autres, et but du calice qui servit ensuite à la Cène de Jésus, et qui n'avait pas encore de pied. Les plus distingués d'entre les assistants distribuèrent ensuite au peuple qui les entourait du vin et des morceaux de pain.

Il n'y eut pas de consécration : les anges ne peuvent pas consacrer. Mais les oblations furent bénies, et je les vis reluire. Tous ceux qui en mangèrent furent fortifiés et élevés vers Dieu, Abraham fut aussi béni par Melchisédech : je vis que c'était une figure de l'ordination des prêtres. Abraham avait déjà reçu la promesse que le Messie sortirait de sa chair et de son sang. Il me fut enseigné. plusieurs fois que Melchisédech lui avait lait connaître ces paroles prophétiques sur le Messie et son sacrifice : “  Le Seigneur a dit à mon Seigneur, asseyez-vous à ma droite (1) jusqu'à ce que je réduise vos ennemis à vous servir de marchepied. Le Seigneur l'a juré et ne s'en repentira pas. Vous êtes prêtre dans l'éternité selon l'ordre de Melchisédech. ” Je vis aussi que David. Lorsqu'il écrivit ces paroles, eut une vision de la bénédiction donnée par Melchisédech à Abraham. Abraham, ayant reçu le pain et le vin, prophétisa et parla par avance de Moise, des lévites, et de ce que le premier donna à ceux-ci en partage.

Note (1) A propos de ces mots : “ Asseyez-vous à ma droite ” elle s’exprima ainsi : “ Le côté droit a une grande et mystérieuse signification. La génération éternelle du Fils m'est quelquefois montrée dans des figures de la Sainte Trinité que le langage . ne saurait rendre, et alors Je vois le Fils dans le coté droit du Père Je vois ensuite la figure que vit Moïse dans le buisson ardent, elle m'apparaît dans un triangle lumineux, au sommet n duquel est le Saint Esprit. Ceci ils peut s'exprimer d'une manière précise mais dans ces figures, mises à la portée d'une pauvre créature humaine, le Fils est toujours à la droite. Eve fut tirée du côté droit d'Adam : sans la chute les hommes seraient sortis du côté droit : c'est dans le coté droit que les patriarches portaient la bénédiction de la promesse, et ils plaçaient leurs enfants à droite lorsqu’ils les bénissaient le côté droit du Christ fut ouvert par la lance du soldat. Dans les visions, on volt l’Eglise sortir de cette blessure. En entrant dans cette Eglise, on entre dans le côté droit du Sauveur et on arrive par lui et en lui jusqu'au Père. ”

Je ne sais pas si Abraham offrit aussi lui-même ce sacrifice. Je le vis ensuite donner la dîme de ses troupeaux et de ses trésors ; j'ignore ce que Melchisédech en fit ; je crois qu'il la distribua. Melchisédech ne paraissait pas vieux ; il était svelte, grand, plein d'une douce majesté ; il avait un long vêtement, plus blanc qu'aucun vêtement que j'aie jamais vu : le vêtement blanc d'Abraham paraissait terne à côté. Lors du sacrifice. Il mit une ceinture où étaient brodés quelques caractères, et une coiffure blanche semblable à celle que portèrent plus tard les prêtres. Sa longue chevelure était d'un blond clair et brillanta comme de la soie ; il avait une barbe blanche, courte et pointue, son visage était resplendissant. Tout le monde le traitait avec respect ; sa présence répandait partout la vénération et un calme majestueux. Il me fut dit que c'était un ange sacerdotal et un messager de Dieu. Il était envoyé pour établir diverses institutions religieuses. Il conduisait les peuples, déplaçait les races, fondait les villes. Je l'ai vu en divers lieux avant le temps d'Abraham. Ensuite je ne l'ai plus revu.

 

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Le Tabernacle dans le Désert

26 Juin 2012 , Rédigé par JP BARRIERE Publié dans #symbolisme

Nous lisons dans la Bible que Noé et une partie de son peuple ont été sauvés du déluge (Genèse 6:8 & suiv.) et ont formé le noyau de l'humanité de l'Age de l'Arc-en-Ciel, le nôtre. Plus loin, nous apprenons que Moïse a fait sortir son peuple d'Egypte (Exode 12:37 & suiv.), pays où l'on adorait le Taureau. Ce groupe ethnique a été sauvé en passant à travers les eaux qui ont englouti ses ennemis (Exode 14), et il est devenu le "peuple élu" adorant l'Agneau, correspondant au signe du Bélier dans lequel entrait le point vernal du Soleil. Ces deux récits se rapportent au même fait, à savoir l'arrivée de l'humanité primitive venue du continent condamné de l'Atlantide dans le nouvel Age des cycles alternatifs où se succèdent l'été et l'hiver, le jour et la nuit, le flux et le reflux. Comme les hommes venaient d'être dotés d'un intellect, ils ont commencé à se rendre compte de la perte de la vue spirituelle qu'ils avaient possédée jusque-là, et une aspiration ardente vers Dieu et leurs guides divins est née dans leur âme. Cette aspiration subsiste encore aujourd'hui, car l'humanité n'a jamais cessé de déplorer la perte qu'elle avait faite. C'est la raison pour laquelle l'ancien Temple atlantéen des Mystères, le Tabernacle dans le désert, a été donné aux hommes afin qu'ils puissent y trouver le Seigneur après avoir développé les qualités requises par une vie de service et la soumission de la nature inférieure au Moi supérieur. Conçu par Jéhovah, le Temple atlantéen des Mystères était l'expression de grandes vérités cosmiques cachées sous le voile du symbolisme qui parle au Moi supérieur. (Exode 25, 26, 27). Il convient de signaler, tout d'abord, que ce Tabernacle, divinement conçu, était donné à un "peuple élu" qui devait le construire sur la base d'offrandes volontaires, faites de l'abondance du coeur. En ceci, il y a un enseignement tout particulier, car le divin sentier du progrès n'est jamais indiqué à une personne avant qu'elle ne se soit vouée à Dieu et ne se trouve ainsi prête à offrir le sang de son coeur dans une vie de service désintéressé.

Le terme "Franc-Maçon" est dérivé de l'égyptien phree messen , signifiant "Enfants de la Lumière" (Jean 12:36 et 1 Thessaloniciens 5:5). En langage maçonnique, Dieu est désigné comme le Grand Architecte (de arkhé , substance primordiale, et tektôn , constructeur). Il est dit que le père de Jésus, Joseph, était charpentier , mais le mot propre est tektôn , c'est-à-dire constructeur. Jésus lui-même est aussi appelé tektôn. Ainsi, tout véritable Franc-Maçon mystique est un enfant de la lumière, un constructeur, ou tektôn , s'efforçant de bâtir le temple mystique selon le modèle divin donné par notre Père Céleste. A cette fin, il se consacre, coeur, âme et esprit; son aspiration est, devrait être, de devenir "le plus grand dans le Royaume de Dieu"; par conséquent, il doit se faire le serviteur de tous . Un autre point qui attire notre attention est la position qu'occupait le Tabernacle par rapport aux points cardinaux: nous trouvons que sa direction était d'est en ouest, et ceci nous montre que la route du progrès spirituel est la même que celle des civilisations, qui avancent de l'est à l'ouest. L'aspirant entrait dans l'enceinte par le portail de l'est et poursuivait sa route en passant par l'Autel des Holocaustes, la Cuve d'airain et le Lieu saint jusqu'à l'extrême-ouest de Tabernacle, le Saint des Saints, où était placée l'Arche, le plus grand de tous les symboles. Tout comme les Mages ont suivi l'étoile du Christ vers l'ouest jusqu'à Bethléem, ainsi le centre spirituel du monde civilisé avance de plus en plus vers l'ouest, de sorte que la vague spirituelle partie de Chine, des rives occidentales de l'Océan Pacifique, en a atteint aujourd'hui les rives orientales où elle rassemble ses forces pour franchir l'immense océan et recommencer, dans un avenir encore éloigné, un nouveau voyage cyclique autour de notre globe. La nature ambulatoire du Tabernacle dans le désert est donc une excellente représentation symbolique du fait que l'homme, pèlerin éternel, est nomade par nature, et passe des rivages du temps à l'éternité, et vice-versa. Comme une planète tourne autour de son soleil, l'homme, petit monde ou microcosme, décrit une marche circulaire autour de Dieu, qui est l'origine et le but final. Le grand soin apporté dans les détails de l'aménagement du Tabernacle montre que quelque chose de bien plus élevé que ce qui frappe les sens était recherché dans sa construction. Sous l'apparence terrestre et matérielle était indiquée une représentation de choses célestes et spirituelles, pleines d'enseignements pour le candidat à l'initiation. Cette considération ne devrait-elle pas nous inciter à acquérir une connaissance intime et familière de cet ancien sanctuaire? Il convient donc que nous en examinions avec soin chaque partie avec une respectueuse attention, nous rappelant leur origine céleste et nous efforçant humblement de pénétrer, à travers les ombres de sa signification terrestre, les sublimes et glorieuses réalités proposées, selon la sagesse de l'esprit jusqu'à une solennelle contemplation. Pour nous faire une représentation exacte de ce lieu sacré, nous devons considérer le Tabernacle lui-même, son mobilier et son parvis. L'illustration "Chambre Est (Lieu Saint) et Chambre Ouest (Saint des Saints)" aidera le lecteur à se faire une idée plus nette de l'aménagement intérieur.

Le Parvis du Tabernacle

L'enceinte qui entourait le terrain où s'élevait le Tabernacle marquait les limites du Parvis; sa longueur mesurait deux fois sa largeur; le portail en était situé à l'est et comportait un voile de tissu en fil de lin retors bleu, écarlate et violet qui nous indique la nature de ce sanctuaire. Dans le sublime Evangile de Jean, il est dit que "Dieu est Lumière", et nul commentaire ni description ne pourrait nous en offrir une meilleure et plus lumineuse définition. En effet, si nous considérons que même les plus puissants de nos télescopes sont incapables d'atteindre la limite de la lumière, bien qu'ils puissent scruter l'espace sur des millions et des millions de kilomètres, cela peut nous donner une faible idée générale de l'infinité de Dieu. Nous savons que cette lumière, qui est Dieu, est réfractée par l'atmosphère entourant notre globe, en trois couleurs fondamentales: bleu, jaune et rouge. Le fait que la radiation du Père est bleue, celle du Fils jaune et celle du Saint-Esprit rouge est bien connu de tous les occultistes. Seule la radiation la plus forte et la plus spirituelle peut pénétrer jusqu'au siège de la conscience de la vague de vie manifestée dans notre règne minéral, et c'est pourquoi nous voyons, à l'entour des chaînes de montagnes, la radiation bleue du Père, réfléchie par les pentes, et suspendues comme une vapeur au-dessus des gorges et des ravins. La radiation jaune du Fils, mêlée au bleu du Père, donne la vie et la vitalité au monde végétal qui, en conséquence, réfléchit la couleur verte, car il est incapable de garder intérieurement cette radiation. Mais dans le règne animal, auquel l'homme non régénéré appartient anatomiquement, les trois rayons sont absorbés, et celui du Saint-Esprit donne la couleur rouge à sa chair et à son sang. Le mélange du bleu et du rouge produit, de toute évidence, le sang violet corrompu par le péché. Quant à la couleur jaune, il n'en est trouvé trace que lorsqu'elle se manifeste en tant que corps de l'âme, la "robe nuptiale d'or" du mariage mystique du Christ, développé de l'intérieur.

Les voiles du Temple, ceux du portail, ainsi que ceux de l'entrée du Tabernacle, démontrent clairement que cette figuration convient à une période antérieure au Christ, car seules les couleurs bleue et rouge (le Père et le Saint-Esprit) et leur mélange, le violet, sont utilisés. Toutefois, le blanc étant la synthèse de toutes les couleurs, le rayon jaune du Christ était caché dans cette partie du voile jusqu'au temps où le Christ devait paraître pour nous libérer de la Loi qui nous lie et nous initier à la pleine liberté des Fils de Dieu, Fils de Lumière, Enfants de Lumière, (1 Thessaloniciens 5:5), "phree Messen" ou Maçons mystiques.

Source : http://jean-paul.barriere.pagesperso-orange.fr/Bible/initianc.htm

 

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