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Résultat pour “Noé”

Sens ésotérique de la nudité de Noé Introduction au Rite du relèvement

4 Décembre 2012 , Rédigé par jk Publié dans #fondements bibliques de la FM

« La vigne que Noé planta, et son ivresse, et sa nudité, et la suite de ce récit, tout cela est rempli de mystères et voilé de figures ». Saint-Augustin

Introduction :


La Franc-maçonnerie est l’exemple même d’une Tradition totalement réinventée et la preuve que le concept de Tradition ne recouvre pas celui de traditionalisme. Il est évident que la nouvelle maçonnerie qui se forme à Londres sous l’impulsion d’un petit groupe est une oeuvre originale sans précédent. Elle a besoin de s’adosser à d’autres traditions pour assoir son autorité et bénéficier d’une légitimité.

Notre interprétation démontre que le message initial de la Franc-maçonnerie est resté largement incompris jusqu’à ce jour, détouné au profit d’entreprises politiques qui sont sans rapport avec sa mission première. Il s’agit sans doute de l’un des hold up les plus importants de l’histoire contemporaine et aussi des plus méconnus !... A celà quelques raisons parmi lesquelles : l’obscurantisme des hauts grades, pur parasitisme et liseron des premières roses écossaises ; le choix de ne travailler qu’au premier degré (erreur herméneutique lourde de conséquence) et l’absence de toute réflexion originale : l’actuelle Franc-maçonnerie a des semelles de plomb et elle est la moins habilitée à déchiffrer son propre récit qui doit être lu de façon rétroactive à partir du mythe d’Hiram et non à partir du premier degré. En renversant le point de vue et partant du haut vers le bas, tout s’éclaire. C’est ce que nous tentons de mettre en place au travers de ces quelques articles qui précéderont un ouvrage complet à paraître. JK.


Le mythe d’Hiram repose sur trois strates voulues par ses architectes. Noé et la généalogie des meurtriers (Abel et caïn -> Tubalcain), Moïse et le meurtre fondateur civilisationnel (à venir) et la passion du Christ, bouc émissaire et victime substituée qui clot le cycle antique de la Violence. Dans la recherche d’un nouveau contrat social indéfectible voulu par ses idéologues, Hiram intégrera l’ensemble des ces trois séries pour créer le champ de profondeur et la théatralisation nécessaire au siècle des lumières issu en droite ligne de la révolution cartésienne du XVIIème siècle : "la" lumière naturelle. Nous développerons plus loin pourquoi le concept de représentation sera ainsi mis en scène par les auteurs du mythe qui apparait d’ors et déjà comme le " Dogme " fondateur de l’Occident, le lieu de la circulation et de l’échange des signes qu’ils soient économiques, linguistiques ou juridiques. Nous pouvons donc dire à présent sans crainte d’être détrompé que le mythe d’Hiram est le mythe fondateur de l’Occident ayant étendu son ombre à la planète entière.

" Noé commença à cultiver la terre, et planta de la vigne. Il but du vin, s’enivra, et se découvrit au milieu de sa tente. Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père, et il le rapporta dehors à ses deux frères. Alors Sem et Japhet prirent le manteau, le mirent sur leurs épaules, marchèrent à reculons, et couvrirent la nudité de leur père ; comme leur visage était détourné, ils ne virent point la nudité de leur père. Lorsque Noé se réveilla de son vin, il apprit ce que lui avait fait son fils cadet. Et il dit : Maudit soit Canaan ! [1]) qu’il soit l’esclave des esclaves de ses frères !"

Noé ou le mariage des anges
On peut se pose la question : pourquoi Noé avait-il été choisi pour construire l’Arche et pour être sauvé avec sa famille ? Et pourquoi est-ce sa descendance qui a été choisie pour repeupler le nouveau monde ?

Un texte apocryphe de la Genèse trouvé à Qùmran et un texte extrait du Livre d’Hénoch, version Ethiopienne apportent de nouveaux éclairages (à sa naissance, Noé avait une particularité. Il ressemblait à un Ange) :

Extraits des textes :

Différence de Noé à sa naissance :

"...Et sa chair était blanche comme la neige et rouge comme la fleur de la rose ; et le poil de sa tête et sa chevelure étaient blancs comme la laine ; et ses yeux étaient beaux (...) et son père Lamech fut pris de frayeur devant lui, et il s’enfuit et se rendit auprès de son père Mathusalem et il lui dit : Moi j’ai mis au monde un enfant différent ; il n’est pas comme les hommes, mais il ressemble à un enfant des anges du ciel."

La nudité de Noé correspond à un sentiment de honte "Alors Sem et Japhet prirent un manteau, le mirent sur leurs épaules, marchèrent à reculons, et couvrirent la nudité de leur père ; leur visage étant détourné, ils ne virent pas la nudité de leur père" suite à une manifestation sexuelle incontrolée, ici relative à la boisson.

A quoi donc est due la colère de Noé ?

Au fait qu’il a été vu nu par son fils cadet ou que celui-ci ai raillé son ivresse ? Ou peut-être les deux ! La seule pudeur de Noé ne peut expliquer à elle seule la violence de la malédiction prononcée, non à l’égard de son fils, mais de son petit fils, c’est-à-dire de la lignée de Cham.

En fait Noé incarne la transgression et c’est à ce titre qu’il est un personnage sacré. On peut donc voir dans la nudité un sens exotérique apparent, celui de la transgression sexuelle d’où la condamnation violente de Cham par son père mais aussi un sens ésotérique : ainsi le vin se dit en hébreu "Yayin" avec la valeur numérique de 70 ce qui apparente ce mot à "sod", le secret. L’ivresse doit alors être interprétée comme une extase mystique, une connaissance d’un rang supérieur qu’il convient de voiler ou de protéger dans une arche (theba). Dans cette seconde interprétation, la nudité de Noé n’est pas son sexe, mais le symbole d’une révélation qui en fait un véritable initié. C’est en celà que la figure de Noé servit de prototype à celle d’Hiram. On peut aussi affirmer que le Noachisme à l’inverse d’une interprétation erronée ne fait pas d’Hiram le premier Haut Grade mais bien plutôt le premier grade fondateur des trois premiers qui a postériori y trouvent là tout leur sens.

Manuscrit Graham et la figure prototypale Hiram-Noé
Rituel de relèvement (Raising) : marrow in the bone [2]

Faire coincider la cérémonie d’élévation au 3ème grade avec le relèvement d’un cadavre est la pari de cette nouvelle maçonnerie construite par nos deux pasteurs. On en trouve la traçe notamment dans le manuscrit dit "Graham" :

" Ces trois hommes avaient déjà convenu que s’ils ne trouvaient pas le véritable secret lui-même, la première chose qu’ils découvriraient leur tiendrait lieu de secret. Ils n’avaient pas de doute, mais croyaient très fermement que Dieu pouvait et aussi voudrait révéler sa volonté, par la grâce de leur foi, de leur prière et de leur soumission ; de sorte que ce qu’ils découvriraient se montrerait aussi efficace pour eux que s’ils avaient reçu le secret dès le commencement, de Dieu en personne, à la source même.

Ils arrivèrent donc à la tombe et ne trouvèrent rien, si ce n’est le cadavre déjà presque entièrement corrompu. Ils saisirent un doigt qui se détacha et ainsi de suite de jointure en jointure jusqu’au poignet et au coude. Alors, ils redressèrent le corps et le soutinrent en se plaçant avec lui pied contre pied, genou contre genou, poitrine contre poitrine, joue contre joue et main dans le dos, et s’écrièrent : « Aide-nous, ô Père ! » Comme s’ils avaient dit : « O Père du ciel aide-nous à présent, car notre père terrestre ne le peur pas. » Ils reposèrent ensuite le cadavre, ne sachant que faire. L’un d’eux dit alors : « Il y a encore de la moelle dans cet os », et le second dit : « Mais c’est un os sec » ; et le troisième dit : « Il pue ».

Ils s’accordèrent alors pour donner à cela un nom qui est encore connu de la Franc-Maçonnerie de nos jours. Puis ils allèrent à leurs entreprises et par la suite leurs ouvrages tinrent bon. Cependant, il faut supposer et aussi comprendre que la vertu ne provenait pas de ce qu’ils avaient trouvé ou du nom que cela avait reçu, mais de la foi et de la prière. Ainsi allèrent les choses, la volonté soutenant l’action."

Manuscrit Graham (1726)

Passage de la tente au tombeau :

Il est intéressant de suivre la mutation qui s’opère entre le passage biblique des trois frères qui rentrent à reculons dans la tente avec l’extrait cité plus haut du manuscrit Graham situant l’action cette fois autour d’un tombeau. Nous n’avons plus affaire aux trois mauvais compagnons mais à trois Maitres confirmés : Sem, Cham et Japhet ne mettent pas à mort l’architecte ni ne tentent de lui arracher un quelconque secret. Ici nous sommes en présence d’un pacte autour d’une tombe, d’un acte fondateur. L’arche de Noé s’est transformée en sépulture mais est-ce vraiment un hasard ou ne faut-il pas y voir le fameux lien "soma-seme", (signe-tombeau). Contrairement au texte biblique, Cham ne surprend pas son père en état d’ivresse mais accède selon la formule "à la source même"... Le rite se fonde au nom d’une triple voix qui scelle l’alliance entre cette jeune et nouvelle tradition et les arcanes de la Bible : Traduttore, traditore ...

Le Noachisme

"La Franc-Maçonnerie est bien la résurrection de la religion noachite, celle du patriarche Noé, cette religion antérieure à tout dogme et qui permet de dépasser les différences et les oppositions de confession" Chevalier de Ramsay

Dieu parla ainsi à Noé et à ses fils : "Voici que j’établis mon alliance avec vous et avec vos descendants après vous, et avec tous les êtres animés qui sont avec vous : oiseaux, bestiaux, toutes bêtes sauvages avec vous, bref tout ce qui est sorti de l’arche, tous les animaux de la terre. J’établis mon alliance avec vous : tout ce qui est ne sera plus détruit par les eaux du déluge, il n’y aura plus de déluge pour ravager la terre."

Lamech engendra Noé. Son nom "Menahem" signifie apaisement. Il le reçut après avoir inventé les outils nécessaires à la culture du sol, lequel n’avait jusque là donné que des chardons et des épines. Ce faisant Noé "apaisa" le sol avant d’apaiser le Genre humain. Il convient donc d’apaiser la terre pour apaiser les hommes : son symbole étant la branche d’olivier car l’huile d’olive apaise les flots et rend la mer lisse en la transformant en eau d’huile précisément. Le "Middrasch Rabba (XXV,2) dans son commentaire interprète ainsi l’étymologie du nom du patriarche. En restaurant le pouvoir de l’homme sur toute chose et qui avait été anéanti par la faute d’Adam, le fils de Lamech "apaisa" le Genre humain.

Le Noachisme se définit comme l’alliance retrouvée avec tout ce qui fait Sens. De fait tout noachite est un artisan au service du ré-enchantement du monde et se veut constructeur de nouvelles alliances. Pour autant derrière une façade fusionnelle et consensuelle, rien n’est moins facile que le noachisme car il reste encore - malgré les déclarations de principe d’Anderson-Désaguliers largement à inventer. Sa démarche consistant à n’astreindre les hommes " qu’à cette religion sur laquelle ils sont tous d’accord " reste bien plus un point d’interrogation qu’une réponse.

Parmi les questions : comment Noé fut-il - et pourquoi - l’archétype et le prototype du meurtre d’Hiram, les rapports Noé-Centre du Monde (Voir Guénon Paul Vuillaud), Noé-Lamech...

A Noé fut confié l’ensemble de la création. Aujourd’hui il nous faut nous intérroger :quelle gouvernance pour quel gouvernement ? La planète que Noé nous a confié et transmise en héritage implique aussi la responsabilité de ne pas provoquer d’autres déluges. Ouvrons donc le dossier et tâchons de découvrir la polysémie qui se cache derrière une façade de convenance car le Noachisme reste bien - comme le bonheur - une idée neuve pour les architectes de l’avenir.

la terre en héritage : quels chantiers pour la jeunesse : de nouveaux mondes à faire naitre avec de nouvelles solidarités
les créatures en héritage : comment marier la recherche génétique avec la préservation de l’intégrité du vivant (OGM et recherche sur le génome humain) ?
la beauté et la diversité (arc en ciel) de la création en héritage : comment préserver les diversités de la création qu’elles soient biologiques ou culturelles (biodiversité) ?
l’homme en héritage : quel humanisme (de l’Autre homme avec son concept de "responsabilité" tel qu’il fut amorcé par Hanna Arendt / Emmanuel Levinas) ?


Source : http://antahkarana.forumzen.com/t1261-noe

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Les deux colonnes d'Enoch

5 Décembre 2012 , Rédigé par Laurent.A le Mar Publié dans #fondements bibliques de la FM

Une légende fait mention de neuf caves secrètes construites par Enoch qui avait été averti du déluge. Ces caves se trouveraient dans des salles secrètes découvertes à proximité du sphinx en Égypte. Dans la plus basse se trouverait une tablette triangulaire en or portant le nom de Dieu. Enoch aurait aussi confié à son fils Métoushélah une autre tablette qu'il tenait du créateur.

Enoch patriarche vertueux de la Bible resté fidèle à dieu est sauvé du déluge. Mais que penser de l'archange Gabriel si énigmatique ?

Comme Jarod, Méthoushèlah, Lamek et Noé, Enoch n'a pas succombé au pêché de la chaire comme les déchus et il "monta au ciel" pour y incarner l’Archange Metatron. Lors du déluge, les caves furent scellées et soutenues par deux colonnes indestructibles (appelées les colonnes d’Enoch ou antédiluviennes). Enoch inscrivit sur l'une d'elle (en brique) les sept sciences de l'humanité qui constitueront les archives de la maçonnerie (les colonnes sont le symbole des loges de la franc maçonnerie). Sur la deuxième colonne (en marbre) il inscrivit qu'un trésor se trouvait tout proche. On ignore encore ce que contenaient ces neuf salles, qu' Edgar Cayce appelait la salle des archives.
L’arche de Noé
Parmi eux, le premier sur lequel je me dois d'attirer votre attention est le patriarche Noé qui tient de la main gauche un triangle équilatéral et de la droite une hache, mal discernable ici. Le Livre de la Genèse nous dit qu' «ayant suivi les voies de DIEU », rendu sur la Montagne de la Vision, lui fut montrée la destruction qui guettait la malignité des hommes Désirant préserver les principes de la Science pour la postérité de ceux que DIEU daignerait épargner, l'ancêtre de Noé, Henok éleva deux colonnes l'une qu'il fit de marbre, et l'autre de briques la première résistant à la dissolution par l'eau, la seconde à la destruction par le feu A l'intérieur de chacune d'elles, il pratiqua une cache secrète dans laquelle il déposa les archives de la sagesse «pour que, dit-il, la Sagesse ne disparaisse pas totalement, avec le Mal, de la surface de la terre » Ces colonnes furent placées en sûreté dans une caverne à laquelle on accédait par une galerie de neuf arches, sommairement représentées ici, puisque le secret de leur disposition, comme les moyens d'accès de l'une à l'autre, étaient seulement communiqués de père en fils et sont maintenant perdus Le pilier de marbre résista à la montée des eaux mais ne fut retrouvé que très longtemps après, quand son contenu fut pour la première fois mis au jour, providentiellement préservé pour les générations futures La vision d'Henoch ne devait se réaliser qu'à l'époque de son arrière petit-fils, Noé Le Livre d'Henoch rapporte en effet que «la femme de Lamek mit au monde un enfant dont la chair était aussi blanche que la neige et la carnation telle la rose, dont les cheveux étaient blancs comme la laine et longs et qui avait des yeux magnifiques Quand il les ouvrait il illuminait toute la maison tel le soleil et toute la maison était lumineuse Et lorsqu'il fut reçu des mains de la sage-femme et ouvrit la bouche, il s'adressa au SEIGNEUR de Justice Lamek fut terrifié du prodige et alla voir son père Metoushèlah pour lui dire qu'il avait engendré un enfant différent de tous les autres Metoushèlah consulta Henoch qui 'demeurait avec les anges' et Henoch expliqua qu'a cause de la malignité du monde, un déluge devait s'abattre, niais que Noé et ses enfants sciaient épar¬gnés »
Et Noé devint homme et trouva grâce aux yeux du Seigneur, qui se laissa fléchir dans Sa détermination de détruire toute chair sous les Cieux, de crainte que la Droiture ne disparaisse aussi avec le Mal, de la surface de la terre Selon les instructions divines, Noé construisit l'Arche et y fit entrer sa famille et tous les animaux qu'il put rassembler Alors le Seigneur ouvrit les vannes d'un grand déluge qui recouvrit la terre et détruisit toutes les créatures vivantes, mais l'Arche dériva en sécurité à la surface des eaux
Quand (Ge 8,2-9) «les réservoirs de l'Abîme se fermèrent ainsi que les ouvertures du ciel et la pluie fut retenue au ciel, et que les eaux diminuèrent sur la terre, Noé ouvrit la fenêtre de l'Arche qu'il avait faite Il lâcha le corbeau qui s'envola, allant et venant Puis il lâcha la colombe pour voir si les eaux avaient baissé sur la surface du sol Mais la colombe ne trouva pas où poser la patte , elle revint à lui vers l'Arche car les eaux couvraient toute la surface de la terre » Tandis qu'il attendait son retour, Noé reposa sa tête dans le creux de son bras sur le rebord de la fenêtre , et quand elle revint enfin, il tendit la main afin qu'elle se pose sur son doigt en disant «Voilà, elle approche et (Ge 8, 9, 12) il «la prit pour la faire rentrer dans l'Arche Il attendit encore sept autres Jours et lâcha à nouveau la colombe hors de l'Arche Le soir elle revint à lui, et voilà qu'elle avait au bec un frais rameau d'olivier i Et Noé sut ainsi que les eaux avaient baissé sur la terre Il attendit encore sept Jours et lâcha la colombe qui ne revint plus vers lui » Noé fut ainsi assuré que, la colombe ayant trouvé un endroit où se poser, il pourrait bientôt quitter l'Arche en toute sécurité et en paix. De ces circonstances, les deuxième et troisième Signes de ce Grade tirent leur origine (Noé de 1056 au déluge 1656)… La colombe et le rameau d'olivier sont, comme vous le savez, universellement considérés comme des symboles de Paix.
Quand les eaux s'abaissèrent, l'Arche demeura échouée sur le Mont Ararat et Noé en fit sortir les animaux afin qu'ils croissent et se multiplient. Puis avec ses trois fils, il éleva un autel au Seigneur et il offrit des holocaustes sur l'autel DIEU dit alors (Ge 8, 11-13) « J'établirai Mon alliance avec vous . aucune chair ne sera plus exterminée par les eaux du Déluge, il n'y aura plus de Déluge pour ravager la terre. Voici le signe de l'alliance que je mets entre Moi, vous et tout être vivant avec vous, pour toutes les générations futures. J'ai mis Mon arc dans la nuée pour qu'il devienne un signe d'alliance entre Moi et la terre » Ainsi l'Arc-en-ciel, la Colombe et le Rameau d'Olivier rappellent les origines de ce Grade et, ensemble, constituent le Bijou porté par tous les Nautoniers de l'Arche.
Sous la main de DIEU, à la demande d'Henok et de Noé, Sagesse et Droiture furent ainsi préservées de la des¬truction. Dans la Maçonnerie des Nautoniers de l'Arche Royale nous commémorons plus particulièrement Noé et ses fils Japhet et Sem qui sont représentés par le Vénérable alors que Cham, troisième fils de Noé, n'est pas représenté parmi nous
Les mots du Grade, qui vous ont été communiqués lors de votre Élévation, se trouvent au Livre de la Genèse (5, 3-29), dans la généalogie d'Henoch et de Noé « Adam engendra un fils qu'il appela Seth qui engendra Enosh, qui engendra Qénân, qui engendra Mahalael qui engendra Yéred ou Jared, qui engendra Henok qui engendra Metoushèlah ou Mathusalem qui engendra Lamek qui engendra un fils l'appela du nom de Noé (( 9 Générations)..en disant "Celui-ci nous réconfortera de nos labeurs et de la peine qu'impose à nos mains un sol maudit par le Seigneur" »
Bien des siècles plus tard, lorsque Moise se tint devant le Buisson Ardent dans le Désert du Sinaï, il lui fut ordonné par DIEU d'aller en Égypte pour y délivrer le peuple d'Israël de l'esclavage Connaissant ses propres défauts, il demanda un signe, afin qu'il sache que le Seigneur serait avec lui dans sa tâche DIEU lui ordonna alors de jeter son bâton sur le sol, ce qu'il fit, et le bâton se changea en serpent Moise effrayé mais convaincu, fit le signe de paix et sur l'ordre divin, saisit la queue du serpent qui redevint un bâton dans sa main
Ainsi affermi par DIEU, Moise fit de nombreux prodiges en Égypte pour, enfin, conduire les Hébreux jusqu'au rivage de la Mer Rouge L'histoire de la traversée miraculeuse de celle-ci et de la destruction de l'armée égyptienne par engloutissement vous est, sans nul doute, familière est ici représenté l'instant de cette heureuse délivrance, quand Moise et tout le peuple élevant la voix dans une louange spontanée, chantèrent comme il est dit au Livre de l'Exode (15, 1) « Je veux chanter le Seigneur, Il a fait un coup d'éclat. Cheval et cavalier, en mer il jeta ».
Cet épisode ne fait pas partie de l'histoire traditionnelle de ce Grade, mais il ne vous échappera pas qu'ici, pouf la deuxième fois, le Tout-Puissant usa de la force des eaux pour détruire le Mal, et fournit les moyens par lesquels la sécurité de ceux qu'Il avait choisis fut préservée.

grace au calendrier d'Hénoch vous pouvez percer ce mystère....

source : http://www.forumreligion.com/t862-les-deux-colonnes-d-henoch

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La Nudité de Noé et La Malédiction de Canaan (Genèse 9:18 - 10:32)

19 Juillet 2012 , Rédigé par Bible Publié dans #fondements bibliques de la FM

Introduction

Le commandement de Dieu de détruire les Cananéens a troublé les Chrétiens tout comme les païens.

« Quant aux villes de ces peuples que l'Eternel votre Dieu vous donne en possession, vous n'y laisserez pas subsister âme qui vive.

Vous exterminerez totalement pour les vouer à l'Eternel les Hittites, les Ammonéens, les Cananéens, les Phéaciens, les Héviens et les Yebousiens, comme l'Eternel votre Dieu vous l'a ordonné,

Afin qu'ils ne vous apprennent pas à imiter les pratiques abominables auxquelles ils se livrent en l'honneur de leurs dieux, et par lesquelles vous pécheriez contre l'Eternel votre Dieu. » (Deutéronome 20:16-18)

Pendant que le meurtre des Cananéens nous laissera probablement toujours mal à l’aise, le chapitre 9 de Genèse nous donne un bon aperçu du problème.

Vous devriez comprendre que cet ordre était bien plus difficile pour les Israélites du vieux temps que pour nous aujourd’hui. Si Dieu n’avait pas endurci le coeur des Cananéens pour qu’ils refusent le traité avec Israël (Josué 11:20), Israël très probablement n’aurait pas agressivement cherche à obéir le commandement de Dieu de les tuer.

Il se peut que nous ne voyions pas clairement la situation qui faisait face à Israël au moment où ils se préparaient à envahir le pays des Cananéens ; Ils avaient peu ou pas de contactes avec ces païens. Les Israélites auraient trouvé très difficile de comprendre les raisons pour être totalement sans pitié pour leurs ennemis, les Cananéens. Le chapitre 9 de Genèse met ce problème en perspective. Il explique l’origine des nations avec qui Israël doit avoir un rapport quelconque à travers l’Histoire. En particulier, ce récit explique la dépravation morale des Cananéens, ce qui nécessitait leur extermination.

Genèse 9 est aussi crucial pour une autre raison. C’est un passage qui a été longtemps utilisé pour justifier l’esclavage et, en particulier, la soumission honteuse des Noirs depuis des siècles. La malédiction de Cham, on nous dit, est simplement accomplie quand les Noirs vivent leurs vies en servitude des autres races, particulièrement les Blancs. Comme nous allons voir, cette interprétation ne peut pas être maintenue par n’importe quelle considération attentive de notre texte.

La Malédiction de Canaan (9:18–29)

Les versets que nous étudions devraient être compris dans le contexte de la section dans laquelle ils sont trouvés. Genèse 9:18 commence une nouvelle division qui continue au chapitre 11, verset 10. Moïse écrit à propos de la repopulation de la terre par les fils de Noé. Genèse 9:20-27 expliquent la division en trois part de la race pour ses dimensions spirituelles. Pendant que les Cananéens étaient sous la malédiction de Dieu, Sem sera la lignée par laquelle le Messie viendra, et Japhet trouvera une bénédiction dans l’union avec la lignée (et la semence, finalement le Messie) de Sem.

Chronologiquement, le chapitre 10 devrait suivre la confusion de Babel (11:1-9). Ces versets du chapitre 11 expliquent la raison pour la dispersion des nations. Le chapitre 10 décrit les résultats de cette dispersion. Mais le chapitre 10 est donné en premier pour permettre de tomber sur le rétrécissement de la lignée juste jusqu'à Abram.

Après le déluge, Noé a commencé à cultiver la terre en plantant un vignoble. Le résultat de son travail a été le fruit de la vigne, le vin. Bien que la première mention du vin ne soit pas sans connotations négatives, nous ne devrions pas conclure que, du à son abus ici, la Bible constamment ou sans exception condamne son usage (Deutéronome 14:24-26 ; 1 Timothée 5:23).

Beaucoup ont été troublés par la condition de Noé, l’homme qui avant la chute a été décrit « comme juste et irréprochable » (6:9). Quelques-uns ont suggéré que la fermentation n’aurait put arriver qu’après le déluge, et que Noé aurait simplement souffert des résultats innocents de ses efforts inventifs.

Bien que nous ne devrions pas chercher à excuser Noé, nous devons reconnaître que Moïse n’a pas souligné la culpabilité de Noé, mais plutôt le péché de Cham. Certains ont suggéré que toutes sortes de mauvaises choses soient arrivées dans la tente de Noé. Bien que le langage utilisé laisse de la place pour certains péchés sexuels (Lévitique 18), je ne trouve, personnellement, aucune raison d’assumer une mauvaise conduite de la part de Noé, excepté l’indiscrétion d’ivresse et son résultat de nudité. Peut-être la meilleure description de la conduite et de la condition de Noé est celle de « peu convenable. »

Je suis impressionné par la manière dont Moïse raconte l’incident, avec un minimum de détails et de descriptions. Ecrire plus aurait été perpétué le péché de Cham. Hollywood nous aurait fait entrer dans la tente avec un grand écran technicouleur. Moïse nous laisse à l’extérieur avec Sem et Japhet.

Il semblerait que Cham et ses deux frères ont été alerté de la condition de Noé, puisse ce qu’ils étaient tous les trois debout à l’extérieur de la tente :

« Cham, le père de Canaan, vit son père nu et sortit pour le raconter à ses frères. » (Genèse 9:22)

Pendant que Sem et Japhet refusèrent d’entrer, Cham n’a eu aucunes hésitations à propos d’entrer dans la tente. Quelque ait été la faiblesse de Noé, il était à l’intérieur de sa propre tente. (9:21). C’était comme ça que Sem et Japhet le voyaient. Cham y est entré, violant le principe d’intimité, pourtant, pas pour l’aider mais à se divertir à ses dépends.

Cham n’a rien fait pour préserver la dignité de son père. Il n’a rien fait pour être sûr que Noé soit proprement couvert. A la place, il est sorti, alla vers ses deux frères et graphiquement décrit ce qu’il vu à l’intérieur. Il me semble que Cham ait put encourager Sem et Japhet à entrer dans la tente pour qu’ils puissent voir pour eux-même.

Ce que Sem et Japhet ont fait pour ne pas voir leur père semble presque extrême dans notre société sexuellement tolérante. Mais maintenant, nos télévisions nous ont désensibilisés de la nudité et de l’impolitesse. Il n’y a rien qui échappe à la publicité, même pas les produits qui, une fois étaient considérés très privés.

Prenant « la » tunique, celle dont Noé aurait du être couvert, sur leurs épaules, ils marchèrent à reculons dans la tente. Sans regarder leur père, ils le couvrirent et sortirent de la tente.

Au matin, quand Noé se réveilla de son ivresse, il sut ce qui s’était passé. Nous ne savons pas comment il l’a apprit. Peut-être était-il assez éveillé pour se souvenir des évènements de la nuit précédente. Une chose je suis sûr – Sem et Japhet n’ont rien dit à Noé ou personne d’autre. Je suspecte que l’histoire était bien connue autour du camp le lendemain matin, et probablement à cause de Cham. Si Cham n’a pas hésité à raconter à ses frères, pourquoi hésiterait-il à raconter l’histoire à tout le monde ?

Indifféremment de la source d’information de Noé, sa réponse a été une avec de larges implications. Canaan, le fils le plus jeune de Cham, fut maudit. Il est devenu le plus bas des servants101   de ses frères. Pendant que certains assument que « frères » du verset 25 faits allusion à l’homme, je crois qu’il fait allusion plus spécifiquement aux frères humains de Canaan, les autres fils de Cham. Dans ce sens, la malédiction de Canaan est intensifiée dans ces trois versets. Dans le verset 25, Canaan sera soumit à ses frères ; dans les versets 26 et 27, aux frères de son père, Sem et Japhet.

Vu dans ce sens, il est impossible de voir une application de ce passage de la soumission des Noirs aux autres races de la terre. Cham n’était pas maudit dans ce passage, mais Canaan. Canaan n’était pas le père des peuples noirs, mais des Cananéens qui vivaient en Palestine et qui menaçaient les Israélites.

Dans le verset 26, ce n’est pas Sem qui est bénit, mais son Dieu :

« Puis il ajouta: Béni soit l'Eternel, le Dieu de Sem, et que Canaan soit asservi à Sem! » (Genèse 9:26)

Par cela, la lignée vertueuse sera préservée par Sem. Par sa semence le Messie devra arriver. La bénédiction ne vient pas de Sem, mais par Sem. La bénédiction vient de la relation qu’il a avec Yahvé, le Dieu de l’alliance d’Israël. Et la servitude de Canaan est une des évidences de cette bénédiction.

« L'Eternel mettra en déroute les ennemis qui vous attaqueront; s'ils marchent contre vous par un seul chemin, ils s'enfuiront en débandade en tous sens.

L'Eternel vous bénira en remplissant vos greniers et en faisant réussir tout ce que vous entreprendrez. Oui, l'Eternel votre Dieu vous bénira dans le pays qu'il vous donnera.

Si vous obéissez aux commandements de l'Eternel votre Dieu et si vous suivez les chemins qu'il vous a prescrits, il fera de vous un peuple saint pour lui, comme il l'a promis par serment. » (Deutéronome 28:7-9)

Juste comme la bénédiction de Sem consiste en sa relation avec Yahvé, Japhet sera bénit dans sa relation avec Sem.

« Que Dieu étende le territoire de Japhet, qu'il habite dans les tentes de Sem et que Canaan soit leur esclave! » (Genèse 9:27)

Le nom « Japhet » pourrait signifier « élargir » ou « agrandir ».  Par un jeu de mots, Noé a bénit Japhet en utilisant son propre nom. La bénédiction de Japhet doit être trouvée dans la relation avec Sem, et non indépendamment. Cette promesse est élaborée dans le chapitre 12, verset 3 :

« Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui t'outrageront. Tous les peuples de la terre seront bénis à travers toi. »

Dieu a promit de bénir Abram, et les autres nations à travers lui. Tous ceux qui bénissent Abram éprouveraient la bénédiction de Dieu, pendant que tous ceux qui le maudiraient seraient maudits. Encore une fois, Canaan serait soumis à ces temps quand Japhet s’unirait à Sem.

Il y a une correspondance claire entre les activités de Cham, Sem, et Japhet et les malédictions et bénédictions qui les suivent. Sem et Japhet honorent Dieu quand ils agissent ensemble pour préserver l’honneur de leur père. Cham déshonore à la fois son père et son Dieu en trouvant plaisir en l’humiliation de Noé. Alors, Cham est maudit et Sem et Japhet sont bénits en union coopérative.

Le problème devant surgir de la malédiction de Canaan est ceci : Pourquoi Dieu a-t-il maudit Canaan pour le péché de Cham ? En plus de cela, pourquoi Dieu a-t-il maudit les Cananéens, une nation, pour le péché d’un homme ?

L’explication, qui semble expliquer le mieux ces questions, est que les mots de Noé transmettent non seulement une malédiction, et une bénédiction, mais une prophétie. Pendant qu’il soit vrai que les péchés des pères sont reportés sur les fils, c’est seulement « jusqu'à la troisième, voire la quatrième génération » (Exode 20:5). Si ce principe aurait été applicable, tous les fils de Cham auraient du être maudits.

Par une révélation prophétique, Noé a vu d’avance, que la faiblesse morale démontrée par Cham, serait démontrait bien plus fortement en Canaan et ses enfants. Sachant ça, la malédiction de Dieu est tombée sur les Cananéens à cause de la culpabilité que Noé a vu d’avance.104   L’accent se porte ainsi sur le fait que les Cananéens seraient maudits à cause de leurs péchés, pas à cause de celui de Cham. Je crois que cela explique pourquoi Canaan est maudit et pas Cham ou ses autres fils.

Les mots de Noé alors contiennent une prophétie. Canaan reflétera le plus les faiblesses morales de son père, Cham. Et les Cananéens manifesteront ces mêmes tendances dans leur société. A cause de l’iniquité des Cananéens, vu d’avance par Noé, la malédiction de Dieu leur tombe dessus. Le caractère de ces individus et leurs destinées sera retrouvé collectivement dans les nations qui émergeront d’eux.

Study By: Bob Deffinbaugh

Source : http://bible.org

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L'arche de Noé

17 Juillet 2012 , Rédigé par Thomas Dalet

Source : http://www.forum-religions.com/

Parmi eux, le premier sur lequel je me dois d'attirer votre attention est le patriarche Noé qui tient de la main gauche un triangle équilatéral et de la droite une hache, mal discernable ici. Le Livre de la Genèse nous dit qu' «ayant suivi les voies de DIEU », rendu sur la Montagne de la Vision, lui fut montrée la destruction qui guettait la malignité des hommes Désirant préserver les principes de la Science pour la postérité de ceux que DIEU daignerait épargner, l'ancêtre de Noé, Henok éleva deux colonnes l'une qu'il fit de marbre, et l'autre de briques la première résistant à la dissolution par l'eau, la seconde à la destruction par le feu
A l'intérieur de chacune d'elles, il pratiqua une cache secrète dans laquelle il déposa les archives de la sagesse «pour que, dit-il, la Sagesse ne disparaisse pas totalement, avec le Mal, de la surface de la terre » Ces colonnes furent placées en sûreté dans une caverne à laquelle on accédait par une galerie de neuf arches, sommairement représentées ici, puisque le secret de leur disposition, comme les moyens d'accès de l'une à l'autre, étaient seulement communiqués de père en fils et sont maintenant perdus Le pilier de marbre résista à la montée des eaux mais ne fut retrouvé que très longtemps après, quand son contenu fut pour la première fois mis au jour, providentiellement préservé pour les générations futures La vision d'Henoch ne devait se réaliser qu'à l'époque de son arrière petit-fils, Noé Le Livre d'Henoch rapporte en effet que «la femme de Lamek mit au monde un enfant dont la chair était aussi blanche que la neige et la carnation telle la rose, dont les cheveux étaient blancs comme la laine et longs et qui avait des yeux magnifiques Quand il les ouvrait il illuminait toute la maison tel le soleil et toute la maison était lumineuse Et lorsqu'il fut reçu des mains de la sage-femme et ouvrit la bouche, il s'adressa au SEIGNEUR de Justice Lamek fut terrifié du prodige et alla voir son père Metoushèlah pour lui dire qu'il avait engendré un enfant différent de tous les autres Metoushèlah consulta Henoch qui 'demeurait avec les anges' et Henoch expliqua qu'a cause de la malignité du monde, un déluge devait s'abattre, niais que Noé et ses enfants sciaient épargnés »
Et Noé devint homme et trouva grâce aux yeux du Seigneur, qui se laissa fléchir dans Sa détermination de détruire toute chair sous les Cieux, de crainte que la Droiture ne disparaisse aussi avec le Mal, de la surface de la terre Selon les instructions divines, Noé construisit l'Arche et y fit entrer sa famille et tous les animaux qu'il put rassembler Alors le Seigneur ouvrit les vannes d'un grand déluge qui recouvrit la terre et détruisit toutes les créatures vivantes, mais l'Arche dériva en sécurité à la surface des eaux Quand (Ge 8,2-9) «les réservoirs de l'Abîme se fermèrent ainsi que les ouvertures du ciel et la pluie fut retenue au ciel, et que les eaux diminuèrent sur la terre, Noé ouvrit la fenêtre de l'Arche qu'il avait faite Il lâcha le corbeau qui s'envola, allant et venant Puis il lâcha la colombe pour voir si les eaux avaient baissé sur la surface du sol Mais la colombe ne trouva pas où poser la patte , elle revint à lui vers l'Arche car les eaux couvraient toute la surface de la terre » Tandis qu'il attendait son retour, Noé reposa sa tête dans le creux de son bras sur le rebord de la fenêtre , et quand elle revint enfin, il tendit la main afin qu'elle se pose sur son doigt en disant «Voilà, elle approche et (Ge 8, 9, 12) il «la prit pour la faire rentrer dans l'Arche Il attendit encore sept autres Jours et lâcha à nouveau la colombe hors de l'Arche Le soir elle revint à lui, et voilà qu'elle avait au bec un frais rameau d'olivier i Et Noé sut ainsi que les eaux avaient baissé sur la terre Il attendit encore sept Jours et lâcha la colombe qui ne revint plus vers lui » Noé fut ainsi assuré que, la colombe ayant trouvé un endroit où se poser, il pourrait bientôt quitter l'Arche en toute sécurité et en paix. De ces circonstances, les deuxième et troisième Signes de ce Grade tirent leur origine(Noé de 1056 au déluge 1656)… La colombe et le rameau d'olivier sont, comme vous le savez, universellement considérés comme des symboles de Paix.
Quand les eaux s'abaissèrent, l'Arche demeura échouée sur le Mont Ararat et Noé en fit sortir les animaux afin qu'ils croissent et se multiplient. Puis avec ses trois fils, il éleva un autel au Seigneur et il offrit des holocaustes sur l'autel DIEU dit alors (Ge 8, 11-13) « J'établirai Mon alliance avec vous . aucune chair ne sera plus exterminée par les eaux du Déluge, il n'y aura plus de Déluge pour ravager la terre. Voici le signe de l'alliance que je mets entre Moi, vous et tout être vivant avec vous, pour toutes les générations futures. J'ai mis Mon arc dans la nuée pour qu'il devienne un signe d'alliance entre Moi et la terre » Ainsi l'Arc-en-ciel, la Colombe et le Rameau d'Olivier rappellent
les origines de ce Grade et, ensemble, constituent le Bijou porté par tous les Nautoniers de l'Arche.
Sous la main de DIEU, à la demande d'Henok et de Noé, Sagesse et Droiture furent ainsi préservées de la destruction. Dans la Maçonnerie des Nautoniers de l'Arche Royale nous commémorons plus particulièrement Noé et ses fils Japhet et Sem qui sont représentés par le Vénérable alors que Cham, troisième fils de Noé, n'est pas représenté parmi nous
Les mots du Grade, qui vous ont été communiqués lors de votre Élévation, se trouvent au Livre de la Genèse (5, 3-29), dans la généalogie d'Henoch et de Noé « Adam engendra un fils qu'il appela Seth qui engendra Enosh, qui engendra Qénân, qui engendra Maha¬lael qui engendra Yéred ou Jared, qui engendra Henok qui engendra Metoushèlah ou Mathusalem qui engendra Lamek qui engendra un fils l'appela du nom de Noé en disant "Celui-ci nous réconfortera de nos labeurs et de la peine qu'impose à nos mains un sol maudit par le Seigneur" »
Bien des siècles plus tard, lorsque Moise se tint devant le Buisson Ardent dans le Désert du Sinaï, il lui fut ordonné par DIEU d'aller en Égypte pour y délivrer le peuple d'Israël de l'esclavage Connaissant ses propres défauts, il demanda un signe, afin qu'il sache que le Seigneur serait avec lui dans sa tâche DIEU lui ordonna alors de jeter son bâton sur le sol, ce qu'il fit, et le bâton se changea en serpent Moise effrayé mais convaincu, fit le signe de paix et sur l'ordre divin, saisit la queue du serpent qui redevint un bâton dans sa main
Ainsi affermi par DIEU, Moise fit de nombreux prodiges en Égypte pour, enfin, conduire les Hébreux jusqu'au rivage de la Mer Rouge L'histoire de la traversée miraculeuse de celle-ci et de la destruction de l'armée égyptienne par engloutissement vous est, sans nul doute, familière est ici représenté l'instant de cette heureuse délivrance, quand Moise et tout le peuple élevant la voix dans une louange spontanée, chantèrent comme il est dit au Livre de l'Exode (15, 1) « Je veux chanter le Seigneur, Il a fait un coup d'éclat. Cheval et cavalier, en mer il jeta ».
Cet épisode ne fait pas partie de l'histoire traditionnelle de ce Grade, mais il ne vous échappera pas qu'ici, pouf la deuxième fois, le Tout-Puissant usa de la force des eaux pour détruire le Mal, et fournit les moyens par lesquels la sécurité de ceux qu'Il avait choisis fut préservée.

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l'Arche de Noé

3 Décembre 2007 , Rédigé par Nautoniers de l'Arche Royale Publié dans #hauts grades

Parmi eux, le premier sur lequel je me dois d'attirer votre attention est le patriarche Noé qui tient de la main gauche un triangle équilatéral et de la droite une hache, mal discernable ici. Le Livre de la Genè­se nous dit qu' «ayant suivi les voies de DIEU », rendu sur la Montagne de la Vision, lui fut montrée la destruction qui guettait la malignité des hommes Désirant préserver les principes de la Science pour la postérité de ceux que DIEU daignerait épargner, l'ancêtre de Noé, Henok éleva deux colonnes l'une qu'il fit de marbre, et l'autre de briques la première résistant à la dissolution par l'eau, la seconde à la destruction par le feu

A l'intérieur de chacune d'elles, il pratiqua une cache secrète dans laquelle il déposa les archives de la sagesse «pour que, dit-il, la Sagesse ne disparaisse pas totalement, avec le Mal, de la surface de la terre » Ces colonnes furent placées en sûreté dans une caverne à laquelle on accédait par une galerie de neuf arches, sommairement représentées ici, puisque le secret de leur disposition, comme les moyens d'accès de l'une à l'autre, étaient seu­lement communiqués de père en fils et sont maintenant perdus Le pilier de marbre résista à la montée des eaux mais ne fut retrouvé que très longtemps après, quand son contenu fut pour la première fois mis au jour, providentiel­lement préservé pour les générations futures

La vision d'Henoch ne devait se réaliser qu'à l'époque de son arrière petit-fils, Noé Le Livre d'Henoch rapporte en effet que «la femme de Lamek mit au monde un enfant dont la chair était aussi blanche que la neige et la carnation telle la rose, dont les cheveux étaient blancs comme la lai­ne et longs et qui avait des yeux magnifiques Quand il les ouvrait il illuminait toute la maison  tel le soleil  et toute la maison était lumineuse Et lorsqu'il fut reçu des mains de la sage-femme et ouvrit la bouche, il s'adressa au SEIGNEUR de Justice Lamek fut terrifié du prodige et alla voir son père Metoushèlah pour lui dire qu'il avait engen­dré un enfant différent de tous les autres Metoushèlah consulta Henoch qui 'demeurait avec les anges' et Henoch expliqua qu'a cause de la malignité du monde, un déluge devait s'abattre, niais que Noé et ses enfants sciaient épar­gnés »

Et Noé devint homme et trouva grâce aux yeux du Seigneur, qui se laissa fléchir dans Sa détermination de détruire toute chair sous les Cieux, de crainte que la Droiture ne disparaisse aussi avec le Mal, de la surface de la terre Selon les instructions divines, Noé construisit l'Arche et y fit entrer sa famille et tous les animaux qu'il put rassembler Alors le Seigneur ouvrit les vannes d'un grand déluge qui recouvrit la terre et détruisit toutes les créatures vivantes, mais l'Arche dériva en sécurité à la surface des eaux

Quand (Ge 8,2-9) «les réservoirs de l'Abîme se fermè­rent ainsi que les ouvertures du ciel et la pluie fut rete­nue au ciel, et que les eaux diminuèrent sur la terre, Noé ouvrit la fenêtre de l'Arche qu'il avait faite Il lâcha le corbeau qui s'envola, allant et venant Puis il lâcha la colombe pour voir si les eaux avaient bais­sé sur la surface du sol Mais la colombe ne trouva pas où poser la patte , elle revint à lui vers l'Arche car les eaux couvraient toute la sur­face de la terre » Tandis qu'il attendait son retour, Noé re­posa sa tête dans le creux de son bras sur le rebord de la fenêtre , et quand elle revint enfin, il tendit la main afin qu'elle se pose sur son doigt en disant «Voilà, elle approche et (Ge 8, 9, 12) il «la prit pour la faire rentrer dans l'Arche Il attendit encore sept autres Jours et lâcha à nouveau la colombe hors de l'Arche Le soir elle revint à lui, et voilà qu'elle avait au bec un frais rameau d'olivier i Et Noé sut ainsi que les eaux avaient baissé sur la terre Il attendit encore sept Jours et lâcha la colombe qui ne revint plus vers lui » Noé fut ainsi assuré que, la colombe ayant trouvé un en­droit où se poser, il pourrait bientôt quitter l'Arche en tou­te sécurité et en paix. De ces circonstances, les deuxième et troisième Signes de ce Grade tirent leur origine La co­lombe et le rameau d'olivier sont, comme vous le savez, universellement considérés comme des symboles de Paix.

Quand les eaux s'abaissèrent, l'Arche demeura échouée sur le Mont Ararat et Noé en fit sortir les animaux afin qu'ils croissent et se multiplient. Puis avec ses trois fils, il éleva un autel au Seigneur et il offrit des holocaustes sur l'autel DIEU dit alors (Ge 8, 11-13) « J'établirai Mon alliance avec vous . aucune chair ne sera plus exterminée par les eaux du Déluge, il n'y aura plus de Déluge pour ravager la terre. Voici le signe de l'alliance que je mets entre Moi, vous et tout être vivant avec vous, pour toutes les générations futures. J'ai mis Mon arc dans la nuée pour qu'il devienne un signe d'alliance entre Moi et la terre » Ainsi l'Arc-en-ciel, la Colombe et le Rameau d'Olivier rappellent les origines de ce Grade et, ensemble, constituent le Bijou porté par tous les Nautoniers de l'Arche.

Sous la main de DIEU, à la demande d'Henok et de Noé, Sagesse et Droiture furent ainsi préservées de la des­truction. Dans la Maçonnerie des Nautoniers de l'Arche Royale nous commémorons plus particulièrement Noé et ses fils Japhet et Sem qui sont représentés par le Vénérable alors que Cham, troisième fils de Noé, n'est pas représenté parmi nous

Les mots du Grade, qui vous ont été communiqués lors de votre Élévation, se trouvent au Livre de la Genèse (5, 3-29), dans la généalogie d'Henoch et de Noé « Adam engendra un fils qu'il appela Seth  qui engendra En­osh, qui engendra Qénân, qui engendra Maha­lael qui engendra Yéred ou Jared, qui engendra Henok qui engendra Metoushèlah ou Mathusalem qui engendra Lamek qui engendra un fils l'appela du nom de Noé en disant "Celui-ci nous réconfortera de nos labeurs et de la peine qu'impose à nos mains un sol maudit par le Seigneur" »

Bien des siècles plus tard, lorsque Moise se tint de­vant le Buisson Ardent dans le Désert du Sinaï, il lui fut ordonné par DIEU d'aller en Égypte pour y délivrer le peuple d'Israël de l'esclavage Connaissant ses propres défauts, il demanda un signe, afin qu'il sache que le Seigneur serait avec lui dans sa tâche DIEU lui ordonna alors de jeter son bâton sur le sol, ce qu'il fit, et le bâton se changea en serpent Moise effrayé mais convaincu, fit le signe de paix et sur l'ordre divin, saisit la queue du serpent qui redevint un bâton dans sa main

Ainsi affermi par DIEU, Moise fit de nombreux pro­diges en Égypte pour, enfin, conduire les Hébreux jusqu'au rivage de la Mer Rouge L'histoire de la traversée miracu­leuse de celle-ci et de la destruction de l'armée égyptienne par engloutissement vous est, sans nul doute, familière est ici représenté l'instant de cette heureuse délivrance, quand Moise et tout le peuple élevant la voix dans une louange spontanée, chantèrent comme il est dit au Livre de l'Exode (15, 1) « Je veux chanter le Seigneur, Il a fait un coup d'éclat. Cheval et cavalier, en mer il jeta ».

Cet épisode ne fait pas partie de l'histoire traditionnel­le de ce Grade, mais il ne vous échappera pas qu'ici, pouf la deuxième fois, le Tout-Puissant usa de la force des eaux pour détruire le Mal, et fournit les moyens par les­quels la sécurité de ceux qu'Il avait choisis fut préservée.

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Nautoniers de l'Arche Royale(extrait)

4 Janvier 2007 , Rédigé par gibelain Publié dans #hauts grades

Mon Frère, bien que vos progrès dans la Franc-Maçon­nerie vous permettent de reconnaître quelques-uns des sym­boles représentés ici, je dois vous dire que cette Planche ne se rapporte pas seulement à ce Grade C'est la reproduction d'une ancienne Planche, peinte bien des années avant que les divers Grades de la Maçonnerie, tels que nous les connaissons maintenant, ne deviennent des Juridictions ma­çonniques souveraines Elle comporte par conséquent, et d'une manière syncrétique, non seulement des allusions aux origines de l'Ancienne et Honorable Fraternité des Franc-Maçons, mais aussi des symboles se rapportant à d'autres Ordres de la commu­nauté  maçonnique, dont certains ne pourront vous être expli­qués aujourd'hui.

En haut de la Planche vous remarquerez la Montagne de la Vision ,symbole de cette clarté d'intros­pection et de perception dont jouirent les hommes justes de jadis, qui purent ainsi s'élever au-dessus des folies de l'hu­manité et, par le précepte, l'exemple et la prophétie, décou­vrir le chemin que l'homme doit toujours s'efforcer de suivre.

Parmi eux, le premier sur lequel je me dols d'attirer votre attention est le patriarche Noé  qui tient de la main gauche un triangle équilatéral et de la droite une hache, mal discernable ici. Le Livre de la Genè­se nous dit qu' «ayant suivi les voies de DIEU », rendu sur la Montagne de la Vision, lui fut montrée la destruction qui guettait la malignité des hommes Désirant préserver les principes de la Science pour la postérité de ceux que DIEU daignerait épargner, l'ancêtre de Noé, Henok éleva deux colonnes l'une qu'il fit de marbre, et l'autre de briques  la première résistant à la dissolution par l'eau, la seconde à la destruction par le feu

A l'intérieur de chacune d'elles, il pratiqua une cache secrète dans laquelle il déposa les archives de la sagesse «pour que, dit-il, la Sagesse ne disparaisse pas totalement, avec le Mal, de la surface de la terre » Ces colonnes furent placées en sûreté dans une caverne à laquelle on accédait par une galerie de neuf arches, sommairement représentées ici,  puisque le secret de leur disposition, comme les moyens d'accès de l'une à l'autre, étaient seu­lement communiqués de père en fils et sont maintenant perdus Le pilier de marbre résista à la montée des eaux mais ne fut retrouvé que très longtemps après, quand son contenu fut pour la première fois mis au jour, providentiel­lement préservé pour les générations futures

La vision d'Henok ne devait se réaliser qu'à l'époque de son arrière petit-fils, Noé Le Livre d'Henok rapporte en effet que «la femme de Lamek mit au monde un enfant dont la chair était aussi blanche que la neige et la carnation telle la rose, dont les cheveux étaient blancs comme la lai­ne et longs et qui avait des yeux magnifiques Quand il les ouvrait il illuminait toute la maison — tel le soleil — et toute la maison était lumineuse Et lorsqu'il fut reçu des mains de la sage-femme et ouvrit la bouche, il s'adressa au SEIGNEUR de Justice Lamek fut terrifié du prodige et alla voir son père Metoushèlah pour lui dire qu'il avait engen­dré un enfant différent de tous les autres Metoushèlah consulta Henok qui 'demeurait avec les anges' et Henok expliqua qu'a cause de la malignité du monde, un déluge devait s'abattre, niais que Noé et ses enfants sciaient épar­gnés »

Et Noé devint homme  et trouva grâce aux yeux du SEIGNEUR, qui se laissa fléchir dans Sa détermination de détruire toute chair sous les Cieux, de crainte que la Droiture ne disparaisse aussi avec le Mal, de la surface de la terre Selon les instructions divines, Noé construisit l'Arche  et y fit entrer sa famille et tous les animaux qu'il put rassembler Alors le SEIGNEUR ouvrit les vannes d'un grand déluge qui recouvrit la terre et détruisit toutes les créatures vivantes, mais l'Arche  dériva en sécurité à la surface des eaux.

Quand (Ge 8,2-9) «les réservoirs de l'Abîme se fermè­rent ainsi que les ouvertures du ciel et la pluie fut rete­nue au ciel, [et que] les eaux diminuèrent sur la terre, Noé ouvrit la fenêtre de l'Arche qu'il avait faite Il lâcha le corbeau qui s'envola, allant et venant Puis il lâcha la colombe pour voir si les eaux avaient bais­sé sur la surface du sol Mais la colombe ne trouva pas où poser la patte , elle revint à lui vers l'Arche dessus  car les eaux couvraient toute la sur­face de la terre » Tandis qu'il attendait son retour, Noé re­posa sa tête dans le creux de son bras  sur le rebord de la fenêtre , et quand elle revint enfin, il tendit la main afin qu'elle se pose sur son doigt en disant «Voilà, elle approche et (Ge 8, 9, 12) il «la prit pour la faire rentrer dans l'Arche Il attendit encore sept autres Jours et lâcha à nouveau la colombe hors de l'Arche Le soir elle revint à lui, et voilà qu'elle avait au bec un frais rameau d'olivier Et Noé sut ainsi que les eaux avaient baissé sur la terre Il attendit encore sept Jours et lâcha la colombe qui ne revint plus vers lui » Noé fut ainsi assuré que, la colombe ayant trouvé un en­droit où se poser, il pourrait bientôt quitter l'Arche en tou­te sécurité et en paix. De ces circonstances, les deuxième et troisième Signes de ce Grade tirent leur origine La co­lombe et le rameau d'olivier sont, comme vous le savez, universellement considérés comme des symboles de Paix.

Quand les eaux s'abaissèrent, l'Arche demeura échouée sur le Mont Ararat et Noé en fit sortir les animaux afin qu'ils croissent et se multiplient. Puis avec ses trois fils, il éleva un autel au SEIGNEUR et il offrit des holocaustes sur l'autel DIEU dit alors (Ge 8, 11-13) « J'établirai Mon alliance avec vous . aucune chair ne sera plus exterminée par les eaux du Déluge, il n'y aura plus de Déluge pour ravager la terre. Voici le signe de l'alliance que je mets entre Moi, vous et tout être vivant avec vous, pour toutes les générations futures. J'ai mis Mon arc dans la nuée pour qu'il devienne un signe d'alliance entre Moi et la terre » Ainsi l'Arc-en-ciel, la Colombe et le Rameau d'Olivier rappellent les origines de ce Grade et, ensemble, constituent le Bijou porté par tous les Nautoniers de l'Arche.

Sous la main de DIEU, à la demande d'Henok et de Noé, Sagesse et Droiture furent ainsi préservées de la des­truction. Dans la Maçonnerie des Nautoniers de l'Arche Royale nous commémorons plus particulièrement Noé et ses fils Japhet et Sem qui sont représentés par le Vénérable ,alors que Cham, troisième fils de Noé, n'est pas représenté parmi nous

Les mots du Grade, qui vous ont été communiqués lors de votre Élévation, se trouvent au Livre de la Genèse (5, 3-29), dans la généalogie d'Henok et de Noé « Adam engendra un fils qu'il appela Seth  qui engendra En­osh, qui engendra Qénân, qui engendra Maha­lael qui engendra Yéred ou Jared, qui engendra Henok qui engendra Metoushèlah ou Mathusalem qui engendra Lamek qui engendra un fils l'appela du nom de Noé en disant "Celui-ci nous réconfortera de nos labeurs et de la peine qu'impose à nos mains un sol maudit par le SEIGNEUR" »

Bien des siècles plus tard, lorsque Moise se tint de­vant le Buisson Ardent dans le Désert du Sinaï, il lui fut ordonné par DIEU d'aller en Égypte pour y délivrer le peuple d'Israël de l'esclavage Connaissant ses propres défauts, il demanda un signe, afin qu'il sache que le SEIGNEUR serait avec lui dans sa tâche DIEU lui ordonna alors de jeter son bâton sur le sol, ce qu'il fit, et le bâton se changea en serpent Moise effrayé mais convaincu, fit le signe de paix  et sur l'ordre divin, saisit la queue du serpent qui redevint un bâton dans sa main

Ainsi affermi par DIEU, Moise fit de nombreux pro­diges en Égypte pour, enfin, conduire les Hébreux jusqu'au rivage de la Mer Rouge L'histoire de la traversée miracu­leuse de celle-ci et de la destruction de l'armée égyptienne par engloutissement vous est, sans nul doute, familière Est ici représenté l'instant de cette heureuse délivrance, quand Moise et tout le peuple élevant la voix dans une louange spontanée, chantèrent comme il est dit au Livre de l'Exode (15, 1) « Je veux chanter le SEIGNEUR, Il a fait un coup d'éclat. Cheval et cavalier, en mer il jeta » .Cet épisode ne fait pas partie de l'histoire traditionnel­le de ce Grade, mais il ne vous échappera pas qu'ici, pouf la deuxième fois, le Tout-Puissant usa de la force des eaux pour détruire le Mal, et fournit les moyens par les­quels la sécurité de ceux qu'Il avait choisis fut préservée

 

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- 3 500 : Les aventuriers de l'Arche de Noé (1)

2 Décembre 2012 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #spiritualité

Cher(e)s Ami(e)s et abonné(e)s des chroniques de la Plume et du Rouleau,
Nous revoici réunis pour de nouvelles aventures et digressions historico-épistolaires !

II s’agira aujourd’hui d’évoquer une quête presqu’aussi vieille que le monde (évidemment !) A pied, à dos d’âne, en avion et même à coups de satellites : ils furent nombreux ceux qui voulurent laisser leur nom dans l’histoire de l’humanité en découvrant ce dont on parle, sur tous les continents, dans toutes les langues et dans quasiment toutes les religions sous une forme ou sous une autre, depuis près de trois mille ans et qu’un texte mille fois lu et relu situe dans une région bien précise sans que nul, pourtant, n’ait jamais réussi à le localiser : l’arche de Noé !

« Rien n’aura plus fouetté la curiosité des explorateurs que l’Arche de Noé » nous dit le journaliste Philippe Testard-Vaillant de « Science et Vie » (2006). De fait, le nombre des explorateurs, partis sur les traces de ce mythique vaisseau et sur la foi (c’est le cas de le dire) des travaux énormes produits au cours des trente derniers siècles par des bataillons entiers de théologiens issus des trois religions monothéistes est impressionnant.

Afin de faire aboutir notre modeste quête de compréhension et de connaissance :

Nous rappellerons les FAITS (le récit du Déluge…)

Nous verrons ensuite COMMENT les évolutions politiques intervenues sur plus de 2 000 ans ont modifié la façondont les contemporains successifs ont appréhendé le récit biblique.

Nous découvrirons QUI est parti à sa recherche des témoignages matériels de ce récit.

Nous verrons enfin avec QUELS succès (passés et futurs)…

Bienvenue à bord de cette chronique qui mêlera histoire, exégèse biblique et alpinisme !

Reportons-nous d’abord aux Saintes Ecritures et plus précisément à ce que les Chrétiens nomment l’« Ancien Testament » (par opposition au « Nouveau Testament», lequel rassemble ce qui a trait à l’enseignement de Jésus). Le nom général de ce recueil de textes est plus connu sous son nom le plus simple : la « Bible ». Ce mot de « bible » est issu du grec « biblion » (livre), lequel dérive lui-même d’un terme grec plus ancien : « byblos » (papyrus).

Rappelons que la Bible est divisée en trois parties :

la « Torah » : cette partie regroupe en fait 5 livres (la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome)

les « Prophètes » (deux séries de textes qui traitent de divers personnages, lesquels sont divisés entre prophètes « antérieurs » et « postérieurs »)

les « écrits » (un ensemble hétérogène qui regroupe des textes liturgiques, narratifs, poétiques ou sapientiaux : c’est-à-dire qui « apportent de la sagesse »…)

La partie qui nous intéresse présentement est celle des chapitres 6 à 9 de la Genèse. Dans la Genèse, certainement l’ouvrage le plus connu de l’ensemble de ceux qui composent la Bible, il est raconté la création du monde par Dieu (en sept jours), la création de l’Homme (Adam) puis de la Femme (Eve, à partir de la côte du premier), de la désobéissance de ceux-ci à Ses commandements, de leur exclusion du Paradis originel et des multiples péripéties leur descendance... Car c’est là, en fait (et donc, hélas, quasiment dès le départ !) que les ennuis commencent…

Car au bout de quelque temps, Dieu observe que ses créatures, et notamment les hommes se comportent très mal : impiété, violence, perversité règnent sur la Terre. Alors le Seigneur, excédé, prend une décision radicale. Mais avant d’agir, il s’en ouvre à Noé, un vieil homme (de 600 ans !) qu’il considère, (contrairement au reste de la racaille) comme « juste et intègre ».

On retiendra ici les meilleurs passages (sélectionnés par les Chroniques de la Plume et du Rouleau). 

EN VERITE, JE VOUS LE DIS : LISONS LA BIBLE, MES BIEN CHERS FRERES… 

« Dieu dit à Noé : « La fin de toute chair est arrivée, je l’ai décidé car la terre est pleine de violences à cause des hommes et je vais les faire disparaître de la terre. Fais-toi une arche en bois résineux (…) Pour moi, je vais amener le déluge (…) Tout ce qui est sur la terre doit périr. » Dieu précise cependant que Noé et sa femme, leurs trois fils et leurs épouses devront monter dans l’arche et y faire entrer un couple de chaque espèce « pour les garder en vie ». Comme Dieu a des idées très précises, il indique même les dimensions de l’immense canot de sauvetage de Noé : « 300 coudées pour la longueur, 50 coudées pour sa largeur, 30 coudées pour sa hauteur ». (Genèse chap. 6)

Le dessein de Dieu est clair (pour une fois !) : il s’agit d’exterminer l’espèce humaine (sauf Noé et sa famille) mais de conserver l’espèce animale à travers un couple de chaque famille d’animaux. « Plus je connais les hommes, plus j’aime mon chien » pourrait donc dire le Seigneur qui, de façon brutale, a décidé de remettre les compteurs à zéro.

Alors, « en l’an 600 de la vie de Noé, le 2nd mois, le 17ème jour du mois [c’est précis !] (…) les écluses du ciel s’ouvrirent (…) Il y eut le déluge pendant 40 jours et 40 nuits. (…) Les eaux montèrent sur 15 coudées et recouvrir jusqu’au sommet des montagnes (…) Ainsi disparurent tous les êtres qui étaient à la surface du sol. (…) La crue des eaux sur la terre durant 150 jours. » (Genèse chap. 7)

Mais ce n’était pas fini.

« Au 7ème mois, au 17ème jour du mois, l’arche s’arrêta sur les monts d’Ararat ». Noé décide d’abord de lâcher un corbeau puis une colombe. Celle-ci revient avec une branche d’olivier dans le bec : elle a trouvé un arbre, signe que les eaux ont commencé à refluer. Puis il la relâche de nouveau quelque temps après. Elle ne revient pas : signe qu’elle a trouvé un endroit pour se poser. La colère de Dieu a pris fin (ouf !)

Certes, il faut encore que Noé patiente trois mois avant que les eaux ne baissent suffisamment et que le sommet des montagnes puisse apparaître. C’est seulement au terme de cette attente que Noé et tous ses passagers peuvent sortir (« Toutes les bêtes sortirent de l’arche, une espèce après l’autre » Genèse chap. 8)» Quoiqu’il en soit, le drame s’achève.

Une ère nouvelle s’ouvre pour l’humanité, à travers le devenir des premiers descendants de Noé. Rappelons en effet (pour situer encore mieux les choses) que Noé avait 3 fils. De l’un d’eux, nommé Sem, descendra le célèbre Abraham. Or Abraham, à son tour, aura deux fils.

Le fils aîné sera adultérin (avec sa servante Agar) : nommé Ismaël, il partira vers les terres actuelles d’Arabie. Il fondera une tribu qui s’installera à la Mecque et dont sera issu, bien plus tard, un nommé… Mahomet. Les musulmans se rattachent donc au peuple élu originel (même si c’est par un lien extraconjugal !…)

Le fils cadet sera légitime (avec son épouse Sarah) : il s’appellera Isaac et les tribulations du peuple d’Israël se poursuivront avec lui.

Les évangiles du « Nouveau Testament » (Matthieu, I, 1-17 ; Luc, III, 23-38), feront pour leur part également remonter l’ascendance du prophète Jésus à Abraham et son fils Isaac via une généalogie dont nous parlerons plus tard. Six siècles après, l’Islam, incorporant tout cela à son tour, présentera Mahomet comme le prophète ultime, le porteur d’un message désormais abouti : un message délivré il y a près de 3 000 ans sur la rive est de la Méditerranée…

La Bible apparaît donc bien (et nul le conteste) comme le livre fondateur de trois religions : le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam. Et l’épisode de l’arche de Noé reste, parmi tous les passages de la Bible, celui qui reste probablement le plus connu. Alors revenons à l’arche de Noé, désormais inutile, échouée quelque part et désormais abandonnée de ses passagers… Echouée, mais où ? Nul ne le sait vraiment. Et, à vrai dire, au départ, nul ne s’en soucie encore.

En revanche, l’épisode spectaculaire du Déluge lui-même donne lieu à de nombreux commentaires. Rappelons que, durant, mille ans, la seule religion monothéiste du bassin méditerranéen est le judaïsme. C’est donc aux premiers rabbins que revient le redoutable honneur de commenter et d’expliciter le sens de la catastrophe diluvienne à travers des textes rabbiniques que l’on appelle des « midrash ».

LE JUDAÏSME EST A L’ORIGINE DES PREMIERS COMMENTAIRES SUR L’EPISODE DU DELUGE 

Au plan de la datation, les exégètes juifs calculent, à rebours, le nombre des générations supposées entre David et Moïse pour arriver à une « fourchette ». Ramenée à l’aune du calendrier chrétien (pour que tout le monde comprennent), le Déluge aurait eu lieu entre 3 402 av. JC et 2 462 av. JC. La création du monde, elle, aurait eu lieu en 3 761 av. JC.

Mais les rabbins vont aussi embellir l’histoire de Noé en y ajoutant des précisions souvent fort pittoresques. Citons-en quelques exemples.

Certains « midrash » précisent donc que Noé avait prévenu ses contemporains, devenant ainsi le premier prophète de la parole divine. Noé n’étant guère prophète en son pays (comme d’habitude), des malfaisants avaient tenté de s’en prendre à lui. Dieu, alors, l’avait protégé en plaçant des lions à l’entrée de l’arche !

Nous savons que, dans la religion juive (comme dans l’Islam, plus tard), le caractère « pur » ou « impur » des aliments et des êtres tient une grande place. Mais comment Noé, s’il voulait être « judaïquement correct », pouvait-il distinguer les animaux « purs » des « impurs » ? Des « midrash » y répondent en racontant que Dieu pourvut à ce que seuls les animaux « purs » s’agenouillent devant Noé lors de leur arrivée au bateau…

D’autres « midrash », eux, s’intéressèrent à des détails plus prosaïques en précisant comment les animaux s’abstinrent de toute procréation durant la « traversée » (afin qu’il y ait le même nombre d’animaux à l’entrée et à la sortie du navire !). Ils évoquèrent également la gestion des déchets (stockés selon certains dans le pont inférieur et selon d’autres sur le pont supérieur) avant d’être balancés par-dessus bord.

Et la lumière ? Comment y en avait-il dans les cales de ce navire où il devait faire aussi sombre que dans un four sénégalais ? Des « midrash » nous apportent la réponse : elle provenait de pierres précieuses, qui brillaient comme en plein jour…

Le christianisme, religion qui naît alors que l’Empire romain est à son apogée, entend à son tour s’approprier l’héritage direct du judaïsme en y apportant un « plus » (de taille) : le prophète tant attendu par les Juifs et que ceux-ci n’ont pas su reconnaître sur le moment. Jésus, quoi.

D’ailleurs, nous précise Luc dans son évangile (Luc 3, 23 -38) « Jésus était fils de Joseph, lui-même fils d'Héli, lui-même fils de Matthat, lui-même fils de Lévi, lui-même fils de Melchi, lui-même fils de Jannaï, lui-même fils de Joseph, lui-même fils de Mattathias, lui-même fils d'Amos, lui-même fils de Naoum, lui-même fils d'Esli, lui-même fils de Naggaï, lui-même fils de Maath, lui-même fils de Mattathias, lui-même fils de Sémeîn, lui-même fils de Joseph, lui-même fils de Joda, lui-même fils de Joanam, lui-même fils de Résa, lui-même fils de Zorobabel, lui-même fils de Salathiel, lui-même fils de Néri, lui-même fils de Melchi, lui-même fils d'Addi, lui-même fils de Kosam, lui-même fils d'Elmadam, lui-même fils d'Er, lui-même fils de Jésus, lui-même fils d'Eliézer, lui-même fils de Jorim, lui-même fils de Maththat, lui-même fils de Lévi, lui-même fils de Siméon, lui-même fils de Juda, lui-même fils de Joseph, lui-même fils de Jonam, lui-même fils d'Eliakim, lui-même fils de Méléa, lui-même fils de Menna, lui-même fils de Mattatha, lui-même fils de Nathan, lui-même fils de David, lui-même fils de Jessé, lui-même fils de Jobed, lui-même fils de Booz, lui-même fils de Sala, lui-même fils de Naasson, lui-même fils d'Aminadab, lui-même fils d'Admîn, lui-même fils d'Arni, lui-même fils de Hesron, lui-même fils de Pharès, lui-même fils de Juda, lui-même fils de Jacob, lui-même fils d'Isaac, lui-même fils d'Abraham. » Ouf.

Or, on se rappelle qu’Abraham descendait lui-même de Noé. On comprend donc pourquoi les théologiens des premiers temps du christianisme voulurent, eux aussi, apporter leur pierre édificatrice au récit du Déluge… 

LE CHRISTIANISME REPREND A SON COMPTE L’HERITAGE BIBLIQUE 

Or, malgré sa simplicité (biblique !) apparente, l’histoire de Noé peut donner lieu à de nombreuses questions de compréhension de la part du fidèle de base… Ces questions ne vont pas manquer et les premiers théologiens vont s’embarquer (c’est le cas de le dire) dans des commentaires de plus en plus élaborés… Prenons l’exemple d’Origène (182 – 251 ap. JC), un des « Pères de l’Eglise » qui se trouve aux prises avec un contradicteur qui émet des doutes sur le fait qu’un bateau ait pu contenir toutes les espèces animales.

Origène (l’un des premiers « cadres ecclésiastiques » et qui officie à une époque où le christianisme est encore persécuté par le pouvoir romain, se lance dans un argumentaire extrêmement technique sur les dimensions de l’arche de Noé et sur la question des « coudées ». Vous vous rappelez que Dieu ordonna à Noé de construire une arche de « 300 coudées » en longueur, « 50 coudées » en largeur et « 30 coudées » en hauteur. Mais c’est quoi, une « coudée biblique » ? Origène ne l’ignore pas, la « coudée » antique est loin d’être une mesure fixe. A son époque (1er siècle ap. JC), la « coudée de Jérusalem » est de 52,3 cm. Mais la « coudée assyrienne » (700 av. JC) était de 54,9 cm tandis que la « coudée babylonienne » (1 500 ans av. JC) était de 53 cm… Origène, se référant à la tradition selon laquelle la Genèse aurait été rédigée par Moïse lui-même (dont nous savons, grâce aux Dix Commandements hollywoodiens de Charlton Heston qu’il était né en Egypte avant d’en faire sortir son peuple) conclut donc logiquement que la « coudée » dont parle Bible est la coudée… égyptienne (2 650 av. JC) : 52,4 cm !

Ce qui donne donc à l’arche de Noé une longueur de 157,2 mètres, une largeur de 26,2 mètres et une hauteur de 15,7 mètres.Mais Origène n’en reste pas là. Développant sa réponse, il affirme alors, au terme d’une savante étude que l’arche de Noé était un bateau au centre duquel était placée une… pyramide rectangulaire (et tronquée) et dont le somment faisait lui-même une coudée de large. Ce niveau de précision laisse pantois.

Plus généralement, les penseurs chrétiens insistent sur le caractère allégorique et symbolique du récit biblique. Jérôme de Stridon (« saint Jérôme », 347 - 420), exégète biblique très pointu et également « Père de l’Eglise », introduit l’opposition entre l’infâme corbeau (qui ne revient pas auprès de Noé car il a trouvé une charogne) et la blanche colombe (qui revient à Noé avec une branche d’olivier pour lui montrer qu’elle a rempli sa mission). Avec Jérôme, l’incarnation du Saint-Esprit dans la colombe fait son entrée dans la pensée chrétienne. Le symbole de paix qui est le sien aujourd’hui en dérive.

Augustin d’Hippone (Saint Augustin, 354 – 430), contemporain de saint Jérôme, affirme que l’arche avait des proportions idéales pour la navigation (forcément, on n’imagine pas Dieu indiquant à Noé une cote mal taillée…). Par construction, l’arche rassemblant le peuple de Dieu. Pour Saint Augustin, on pouvait la rapprocher de la figure même du Christ et donc, bien sûr, de l’Eglise…

Incidemment et d’une façon générale, en dépit de tous ces commentaires, les lecteurs de la Bible (ils sont peu nombreux à l’époque) butent sur des problèmes de traduction de l’hébreu autant que sur la question de l’existence (hypothétique) d’un texte originel. Prenons-en un exemple. L’hébreu parle, pour qualifier le matériau employé par Noé, de bois « gofer » : du bois résineux mais ce mot hébreu est-il issu de l’assyrien « giparu » (roseau) ou du babylonien « gushure » « cèdre) ? On en débat. Et encore aujourd’hui !

DES LE IVEME SIECLE, LES PREMIERS AVENTURIERS SE LANCENT A LA RECHERCHE DE L’ARCHE DE NOE

Mais foin des spéculations intellectuelles : les fidèles veulent du concret ? Les théologiens entendent leur en donner : dès le IIIème siècle après JC, on décide de partir à la recherche de l’arche de Noé ! La Bible évoque « les montagnes d’Ararat » au pluriel. Alors on part, direction : le Mont Ararat, situé à l’est de l’actuelle Turquie (1 000 kms d’Ankara) et aux confins de l’Arménie (40 kms d’Erevan). Mais le mont est redoutable : ce n’est pas une montagne, c’est un volcan au sommet recouvert de glaces, balayé par les vents et qui culmine à 5 145 mètres d’altitude. Il peut se réveiller à tout instant et il règne au sommet un froid intense : - 35 degrés ! De son pied (la plaine d’Erevan) à son sommet, l’Ararat se place même au premier rang de toutes les montagnes du monde avec plus de 4 000 mètres de dénivelés. Personne n’a jamais gravi ce monolithe dont le gigantisme écrase les pauvres mortels qui le contemplent… Sans doute un site aussi impressionnant ne peut-il être que celui qui garde en ses flancs les vestiges de la première colère de Dieu…

Le premier aventurier de l’arche de Noé est le patriarche de Nisbis, en 330 ap. JC. Il tente courageusement l’ascension. Mais, hélas, sa foi ne suffit pas à soulever la montagne et ce pionnier de la randonnée biblico-pédestre doit, au bout d’un certain temps, rebrousser chemin. Ses fidèles ont de quoi être déçus ? Pas du tout, répond le patriarche ! Car celui-ci affirme que, pour prix de sa peine, sur son trajet, un ange lui est apparu et lui a donné un morceau de bois de la vraie arche. L’honneur est donc sauf pour ce randonneur qui ne revient pas bredouille : son trophée est, depuis lors, conservé et affiché en relique à Etchmiadzine (à 20 kms d’Erevan, actuelle Arménie), siège de l’Eglise arménienne apostolique.

Un siècle plus tard, l’un des premiers chroniqueurs de culture arménienne, Faust de Byzance (Vème siècle) affirme lui aussi que « Ararat » désigne l’antique royaume d’Urartu, fondé 1 000 ans av. JC dans l’actuel Turquie orientale et qui englobait une partie de la région arménienne, dont le fameux Mont Ararat. Dès le Vème siècle, l’idée selon laquelle l’Arche de Noé s’est échouée sur les flancs de cette montagne invaincue s’enracine donc définitivement.

Cette certitude va certes exciter les imaginations. Mais, compte tenu des difficultés de l’entreprise, le Mont Ararat ne va plus susciter de vocations ni encourager d’ardeurs durant un assez long temps. De nombreux siècles s’écoulent alors sans que nul chrétien ni juif ne tente désormais de retrouver l’arche de Noé. Même Marco Polo (1254 – 1324), un aventurier pourtant audacieux, renoncera lui aussi à l’ascension lorsqu’il traversera la Turquie en direction de l’orient, nous dit la chronique de ses voyages (publiée en 1298). Qu’importe ! Entre-temps, l’avènement de l’Islam (à partir du VIIème siècle ap. JC.) aura enraciné un peu plus l’épisode diluvien dans le fonds culturel monothéiste du bassin méditerranéen. 

L’ISLAM INTEGRE L’EPISODE DE L’ARCHE DANS SON CORPUS DOCTRINAL 

Cette tentative de récupération ne va échapper à personne. Le Coran considère Noé (« Nuh ») en arabe comme l’un des cinq prophètes de l’Islam (« Islam » = soumission, à Dieu, évidemment). Ses aventures sont l’illustration d’une morale simple : malheur à qui refuse d’écouter la Parole du Tout Puissant. Les versets 27 à 51 de la sourate 11 l’évoquent ainsi que la sourate 29 qui décrit le bateau de façon plus précise que la Bible : une « safina » (un bateau ordinaire) ou encore (sourate 54) un « objet de planches et de clous ». Mais le récit islamique, surtout, diffère des précédents en précisant (selon le maître Al Masudi, mort en 956) que l’arche a entamé son voyage depuis la ville de Koufa (actuel Irak), et a navigué… jusqu’à la Mecque où elle a fait le tour de la « Kaaba ».

Or, que fait un musulman autour de la Kaaba ? Il tourne. La Kaaba, précisons-le, est un des lieux sacrés de l’Islam. Les musulmans y vénèrent une pierre (aujourd’hui enchâssée dans un cercle d’argent) donnée à Adam par l’ange Gabriel à l’endroit où le premier homme de la Création avait voulu bâtir un temple à la gloire de Dieu. Blanche à l’origine (couleur de la pureté), elle a progressivement noirci au fil des péchés dont les millions de musulmans se sont déchargés, en la touchant, lors du pèlerinage qu’ils doivent impérativement effectuer dans cette ville sainte une fois dans leur vie.

Après cela, l’arche s’est arrêtée sur le Mont Joudi, une colline située… près de la ville de Mossoul, dans l’actuel Irak. Al Masudi précise joliment que, à la fin du Déluge, Allah ordonna à la terre d’absorber l’eau. Mais certains territoires n’exécutèrent pas immédiatement les instructions. Rapidement sanctionnés par le Seigneur, ils devinrent dès lors secs et arides : paf !

Vers l’an 1000 (ap. JC) donc, l’arche de Noé est bien considérée comme une réalité par les trois religions monothéistes, quoiqu’elles ne s’accordent pas entre elles sur la localisation de son échouage. Mais, pour l’heure, que ce soit sur les Monts Ararat ou Joudi, nul ne se préoccupe plus de chercher l’Arche. L’essentiel n’est pas dans le matériau mais dans la Parole, l’important n’est pas dans l’objet mais dans l’Idée. Le fidèle n’a pas à faire de l’archéologie : il se contente d’être un croyant. Point.

Le XIIème siècle est le tournant des représentations iconographiques chrétiennes. De même que c’est à cette époque que se fixe la représentation désormais traditionnelle de la crèche (avec le bœuf et l’âne) c’est à cette époque que la représentation de l’arche prend sa forme définitive : un bateau avec une boite rectangulaire et un toit en pente, selon l’image que nous avons tous désormais en tête...

Le XVIème siècle et la Renaissance vont accélérer le questionnement du récit biblique. Mais avec le XVème siècle, siècle des "Grandes Découvertes", les certitudfes vont commencer à vaciller;On sait désormais que la Terre est ronde. Des navigateurs explorent les côtes de l’Afrique (les Portugais atteignent la Guinée en 1460), d’autres rallient le contient américain (Christophe Colomb en 1492) ou atteignent l’Inde (Vasco de Gama contourne le cap de Bonne Espérance en 1498). Tout naturellement, les progrès techniques maritimes incitent à comparer les performances des navires existants avec les dimensions du bateau de Noé reportées dans la Bible.Avec 300 coudées (égyptiennes, pour simplifier) de long, rappelons en effet que l’Arche avoisine 157 mètres. Par comparaison, le Titanic fera 269 mètres en 1912 et le France 315 mètres en 1961. Pour l’heure, ces dimensions sont très au-delà des navires du XVème siècle tels que ceux de Christophe Colomb (30 mètres pour la caravelle). Les navigateurs se lancent alors dans des calculs complexes reposant sur des questions simples : Quel « tirant d’eau » pouvait avoir l’arche (= profondeur de coque immergée) ? Quelle hauteur de bordée (hauteur entre le niveau de l’eau et le bastingage) ? Y avait-il une quille pour assurer sa stabilité ? Quel volume était celui de l’Arche et quel était son poids, une fois chargée ? Comment un tel bâtiment a-t-il pu être manœuvré par huit personnes seulement, dont quatre femmes ? De questions en questions, les réflexions s’affinent sans jamais trouver dans les textes sacrés de réponse satisfaisante : comment Noé a-t-il fait pour rassembler un couple de chaque « espèce » ? N’a-t-il pas plutôt rassemblé un couple de chaque « genre » (félin, canidé, etc…) ? Comment les besoins nutritifs des animaux ont-ils été assurés ? Comment a-t-on empêché les prédateurs de dévorer les autres espèces ? Comment a-t-on contrôlé la température, la ventilation à l’intérieur du navire ? Comment les poissons d’eau de mer ont-ils survécu alors que la Terre était recouverte d’eau de pluie (donc douce) ?Certes, l’on peut toujours objecter que Dieu est grand et pourvoie à tout : nul acte, qui nous apparaitrait à nous, pauvres mortels, « surnaturel » ne lui est impossible, à Lui. Mais, pour des marins aguerris, la navigabilité d’un bateau ne peut reposer sur la simple foi…Il ne s’agit certes pas (encore) de contester les textes sacrés. De façon « chrétiennement correcte », on cherche à concilier le récit biblique avec les techniques existantes et les observations naturalistes. La lecture de la Bible reste encore « littérale » : le récit est pris au « pied de la lettre ». Mais les questions ne s’accumulent pas moins au fil des nouvelles connaissances.Le développement du naturalisme et de la botanique suscite des interrogations qui contribuent en même temps au développement de la biogéographie : si les hommes se sont dispersés en compagnie des animaux à la fin du Déluge, pourquoi ceux-ci ne se sont-ils pas répartis de façon homogène sur tous les territoires ? Plus prosaïquement, la découverte d’espèces de plus en plus nombreuses, sur tous les continents qui sont désormais explorés, pose un problème de contenance de l’arche...A partir des années 1650, plus aucun scientifique ne soutient sérieusement qu’un bateau de 157 mètres de long ait pu un jour contenir toutes les espèces de la Terre. « C’est de cette époque (le XVIIème siècle ndlr), soutient le prêtre Jean-Robert Armogathe, aumônier de l’Ecole Normale Supérieure, que date l’éclatement entre la foi et la science ». Pour lui, « les mathématiques, avec Galilée, Descartes puis Newton, deviennent l’outil de référence des scientifiques. Or les mathématiques constituent un système autonome. La mathématisation du monde permet ainsi à la science de se détacher de la révélation biblique » (LHistoire, n° 328). Avec les Lumières et le XVIIIème siècle, on s’éloigne résolument d’une conception littérale de la Bible pour en privilégier progressivement une lecture symbolique.Dès lors, puisque les descriptions matérielles de l’Arche apparaissent sinon fantaisistes, du moins largement peu réalistes, on aurait pu imaginer que la réalité même de l’existence de l’arche, logiquement, fût mise en cause ? Il n’en fut rien. Au contraire ! Le Mont Ararat fascine et attire moult aventuriers qui rêvent de se mesurer à lui. Et chacun y monte pour trouver l’arche, même si la réalité de son échouage là-haut paraît maintenant largement discutable. Il n’y a plus désormais aucune rationalité : il y a seulement le mythe, le rêve et l’on sait combien ceux-ci sont un puissant moteur de l’âme humaine.

Source : http://laplumeetlerouleau.over-blog.com/article-16376821.html

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Les Lois Noa'hides

2 Décembre 2012 , Rédigé par X Publié dans #spiritualité

Après le déluge, qui marqua la fin d'une humanité sans valeurs, Dieu demande à l'espèce humaine de respecter sept lois, quintessence de la morale et de l'ethique...

AU COMMENCEMENT...

Dès l'aube de la création du monde, Dieu a décrété que l'homme devra observer six lois éthiques fondamentales. Ces six lois ont été créées afin de permettre la fondation d'une société unifiée fonctionnant harmonieusement, et elles ont été données en premier lieu à Adam et Eve et à leur progéniture dans le Jardin d'Eden. Ce sont les interdictions générales de l'idolâtrie, du blasphème, de l'homicide, des relations sexuelles illicites, du vol, et le commandement actif d'établir des institutions chargées de rendre la justice. Malheureusement, dix générations de l'humanité, depuis celle d'Adam jusqu'à celle de Noé, se sont révoltées délibérément contre ces six lois de Dieu. A la suite de leur transgression, Dieu a puni l'humanité avec le Déluge, qui a commencé le 17ème jour du deuxième mois ('hechvan) de l'année 1656 (2105 avant l'ère commune). Ce n'est que par la grâce de Dieu que Noé le juste et sa famille ont survécu au Déluge . Noé et ses fils ont bâti une arche selon des spécifications de Dieu, une arche dans laquelle ils ont trouvé refuge contre les eaux mortelles du Déluge.

NOé ET LE DELUGE

Après le Déluge, l'abattage d'animaux pour leur viande a été permis pour la consommation humaine. Noé et sa famille, ainsi que tous les animaux et les autres créatures vivantes qu'ils avaient embarqués à bord de l'arche avant le Déluge, sont restés dans l'arche pendant une année solaire. Le 27 'hechvan de l'année 1657 (2104 avant l'ère commune), Noé, sa famille, et tous les habitants de l'arche sont sortis de l'arche et ont mis pied sur le sol ferme. Noé s'est rendu au mont Moria, situé dans ce qui deviendra plus tard la Terre d'Israël, il y construisit un autel et offrit un sacrifice de reconnaissance à Dieu. Dieu ordonna à l'humanité, cette fois encore, non seulement de garder et d'observer les six lois, mais il ajouta un septième commandement, l'interdiction de consommer le membre d'une créature vivante. Avant le Déluge, les hommes n'avaient pas le droit de manger de la viande. Après le Déluge, l'abattage d'animaux pour leur viande a été permis pour la consommation humaine. A la suite de l'ajout de cette septième loi, l'ensemble est devenu ce que l'on a appelé les chéva' mitsvoth benei noa'h (" Sept lois des enfants de Noé "), également connues sous l'appellation des sept lois noa'hides. Dieu a ordonné à Noé et à tous ses descendants d'obéir à ces sept injonctions. C'est à ce moment-là que Dieu a révélé l'arc-en-ciel et en a expliqué la signification à Noé.

LE SYMBOLE DE L'ARC-EN-CIEL

Dieu a fait de l'arc-en-ciel une partie de Son Alliance avec Noé, ses descendants, et la terre, et Il a promis à l'ensemble de la création qu'Il ne la détruira plus jamais à cause des péchés de l'humanité. Dieu, par le mérite de la vertu de Noé, a conclu l'alliance de l'arc-en-ciel. Cette alliance est une alliance de vie éternelle. C'est ainsi que la vue de l'arc-en-ciel et de ses sept couleurs sert à nous rappeler notre obligation d'observer les " Sept lois des enfants de Noé ". Les sept lois noa'hides contiennent des privilèges à la fois spirituels et matériels qui leur sont appropriés, et elles constituent la voie toute tracée vers le sentier du non-Juif vertueux. Pour hériter de la vie éternelle dans le monde à venir, le non-Juif doit observer les sept lois universelles d'éthique et de moralité, basées sur une croyance en Dieu et en Sa Torah.
Concrètement, les " Sept lois des enfants de Noé " sont un plan garanti de paix mondiale. Si elles étaient observées, l'humanité pourrait vivre dans l'harmonie et dans la paix. En fait, leur observance procure à toute humanité le mérite de son ultime rédemption…

LA VOIE NOA'HIDE

L'accomplissement des sept lois noa'hides exige une connaissance et une compréhension fondamentales de certains préceptes et principes. Les non-Juifs dans le monde ont un devoir religieux, une obligation qui, si elle est remplie, amènera la paix et l'harmonie dans le monde et donnera au non-Juif vertueux une part dans le monde à venir. Dieu a donné à l'humanité deux sentiers par lesquels l'humanité peut réaliser son unité. L'un de ces sentiers est le judaïsme, l'autre le noa'hisme. Cela nous le savons, et en avons pleine conscience, parce que le judaïsme a préservé la connaissance et la pédagogie du sentier du non-Juif vertueux : les " Sept Lois des Enfants de Noé ". Il incombe par conséquent au non-Juif d'acquérir la conscience de ce que représente son devoir religieux et de la manière de l'accomplir. Pour cela il lui faut prendre conscience du fait que Dieu a institué les saintes autorités rabbiniques comme des instruments pour la protection et l'enseignement de cette antique doctrine . Pourquoi devons-nous accepter les rabbins et la sainteté de leur autorité ? Parce qu'il n'existe aucune source en dehors du Talmud et des enseignements ultérieurs des rabbins qui délimitent les sept lois noa'hides. Nous ne pouvons les apprendre et savoir comment les accomplir qu'auprès des Juifs de stricte observance. L'accomplissement des sept lois noa'hides exige une connaissance et une compréhension fondamentales de certains préceptes et principes. Le non-Juif doit avoir conscience, en particulier, de l'existence d'un seul vrai Dieu, de ce que la Torah a été donnée à toute l'humanité, de ce que l'éthique et la morale doivent devenir une partie intégrante de la vie ; et enfin que l'humanité doit se lier dans l'unité, dans la croyance dans l'unité de Dieu et dans l'unité de l'humanité. Nous espérons que cette unité permettra à tous les peuples, aux Juifs comme aux non-Juifs, de s'approcher de Dieu dans la paix et l'harmonie, et elle apportera la paix à Jérusalem .
Le non-Juif a un rôle spirituel spécifique dans ce monde, et un but spécifique pour sa création et son existence mêmes. Par l'observance fidèle des sept commandements noa'hides on peut accomplir ce but, et lutter avec les enfants d'Israël pour rendre ce monde meilleur.

OBLIGATION ET LIBRE-ARBITRE

C'est l'homme qui, en définitive, a la responsabilité d'observer les commandements de Dieu, et il jouira du mérite de leur avoir obéi. La foi en un seul vrai Dieu est nécessaire pour le non-Juif. Dès lors qu'il croit dans le Dieu d'Israël, il saura qu'il lui a été ordonné d'observer sept lois universelles d'ordre éthique basées sur une croyance en D.ieu. Le mot hébreu pour un commandement est mitsvah (au pluriel : des mitsvoth). Les sept sois noa'hides sont des mitsvoth pour toute l'humanité. Les Juifs aussi doivent les observer, car elles font partie des 613 mitsvoth que D.ieu a ordonnées à Israël. Les sept lois noa'hides sont une partie de l'alliance de vie éternelle (l'alliance de l'arc-en-ciel), elles représentent les exigences fondamentales que Dieu a prescrites à tous les descendants de Noé, dont l'observance doit assurer un monde paisible et civilisé. Que le non-Juif fasse choix d'observer les sept lois noa'hides est un autre problème, celui du libre-arbitre. Dieu a créé l'homme avec l'attribut intrinsèque du libre-arbitre. Rien d'autre dans la création de D.ieu n'a été imprégné de cette caractéristique. L'homme est libre de choisir d'observer les commandements de D.ieu. Certains choisissent de le faire, d'autres de ne pas le faire. Le choix de certains de ne pas observer les sept lois noa'hides ne contredit pas l'existence de ces lois. C'est l'homme qui, en définitive, a la responsabilité d'observer les commandements de Dieu, et il jouira du mérite de leur avoir obéi, ou au contraire sera puni pour s'en être abstenu délibérément. La clé est d'observer les commandements parce que D.ieu les a ordonnés, et c'est là que réside notre récompense. Par exemple, on peut choisir de ne pas commettre d'homicide parce qu'on sent que c'est, du point de vue éthique, la bonne chose à faire. Cela ne procurera aucun mérite, car on se sera institué comme le juge suprême, appréciant selon sa propre fantaisie si un acte donné est éthiquement correct ou mauvais. Cela revient à nier Dieu, et à Le remplacer, à Dieu ne plaise ! par sa propre idole : soi-même. Cela, bien sûr, est interdit. Nous devons choisir de faire ce que D.ieu veut. Cela comporte un enseignement : plus grand est celui qui fait quelque chose parce qu'on le lui a ordonné que celui qui le fait sans qu'on le lui ait ordonné .  Faire ce que Dieu ordonne est la seule chose qui importe.

LES SEPT LOIS NOA'HIDES

Après que le non-Juif a reconnu l'unité de Dieu, et a admis que l'observance du mitsvoth est ce qui unit l'humanité, il comprendra comment il peut s'unir à Dieu et obtenir une part dans le monde à venir. " Quand une personne devient séparée de péché et accepte sur elle le joug du Ciel, alors cette personne devient Mienne. "

L'idolâtrie

L'essence des " Sept lois des enfants de Noé " est l'interdiction de l'idolâtrie. En adorant une autre divinité que le Créateur on nie l'essence de la religion. Il nous est interdit de servir ou d'adorer toute créature, être humain, ange, plante, étoile, ni les quatre éléments fondamentaux (terre, eau, feu, et air), ni rien de ce qui en émane. Pour observer l'interdiction de l'idolâtrie, on doit devenir conscient de l'unité de Dieu.

Le blasphème

Le blasphème consiste à maudire le Créateur ou à utiliser Son Nom pour maudire quelque chose de Sa Création. Nous ne devons pas faire mauvais usage de la faculté de nous exprimer et de communiquer que Dieu a créée en nous. Le blasphème est l'expression d'une foi incomplète en Dieu, ou une croyance incomplète en Son unité absolue. Il y a blasphème, par exemple, lorsque l'on enseigne qu'il y a deux pouvoirs et deux royaumes : ceux de Dieu et ceux de Satan, ou dans toute théologie analogue qui nie que Dieu seul est le Seigneur et le Maître de tout.

L'homicide : Si cependant on est poursuivi, ou si l'on voit quelqu'un en danger de mort, il est permis de se mesurer au poursuivant.

Il nous est interdit de commettre un homicide. Il nous est interdit de tuer un être humain, même un fœtus dans la matrice de sa mère (sauf dans le cas extrême où il s'agit de sauver la vie de la mère). Même si l'on est réduit à l'extrémité de devoir " tuer ou être tué ", quelles qu'en soient les conséquences, il ne nous est pas permis de commettre un meurtre. Cela signifie que si on nous dit de tuer quelqu'un, ou sinon c'est nous-même qui serons tué (ou aurons un proche blessé ou tué), il ne nous est pas permis de tuer. Si cependant on est poursuivi, ou si l'on voit quelqu'un en danger de mort, il est permis de se mesurer au poursuivant. Cependant, on doit rester très attentif, même dans ce cas, à ne pas commettre d'homicide. L'abrègement par pitié d'une maladie douloureuse (euthanasie) et le suicide sont considérés comme des meurtres, et sont donc interdits. La peine capitale - quand elle est appliquée selon la loi de la Torah - est commandée par D.ieu, et n'est pas considérée comme un meurtre.

Les relations sexuelles illicites

L'inconduite sexuelle est interdite ; Dieu a enjoint à l'humanité d'avoir des rapports et un comportement sexuels corrects. A l'intérieur de la Création, il n'existe aucune règle qui permette à un individu de rompre les lois sexuelles à cause de sa " véritable propre nature ". Le Rabbin Yirmeyahu Bindman, auteur des " Sept couleurs de l'arc-en-ciel ", observe : " Il n'y a ni plus ni moins dans un adultère ou dans l'homosexualité que dans un vol. " Si l'on veut vraiment agir selon la volonté de Dieu, on doit être capable de résister à la tentation d'un comportement aberrant. Les lois spécifiques sur l'inceste, l'adultère, l'homosexualité et la bestialité sont très claires, et elles peuvent être étudiées ailleurs.

Le vol

Il nous est interdit de voler de l'argent, ou tout objet - qu'il soit animé, comme dans le cas du viol ou de la séduction d'une femme, ou inanimé, comme les objets physiques, ou même le temps de son employeur - ou de causer un préjudice physique ou psychologique, ou de ravir une personne. L'interdiction du vol est peut-être, en fait, celle des sept lois noa'hides à laquelle il est le plus difficile d'obéir, car les occasions de commettre un vol se présentent presque en permanence.

Le membre d'une créature vivante : toutes les interdictions alimentaires dans la Torah ont une signification mystique profonde.

Cette interdiction est la dernière à avoir été donnée à l'humanité. Elle n'a rien à voir avec l'hygiène ou la santé corporelle. Elle concerne la constitution spirituelle, parce que la consommation de viande vivante est à l'origine de la cruauté et de l'égoïsme. Manger la moindre parcelle de viande vivante, c'est-à-dire de la viande arrachée à un animal vivant, qu'elle soit cuite ou crue, contrevient à l'interdiction. Cette interdiction n'a pas pour but de promouvoir des pratiques végétariennes. Avant le Déluge, toutes les viandes étaient interdites comme nourritures. Après le Déluge, Dieu a dit à Noé que la viande lui était désormais permise sous la seule réserve de l'obéissance à cette prescription. Toutes les interdictions alimentaires dans la Torah ont une signification mystique profonde, et l'interdiction de manger de la chair arrachée à un animal vivant est explicite, comme il est écrit dans Genèse 9, 3-4 : " Tout ce qui se meut et qui est vivant, vous sera pour nourriture. Comme l'herbe qui verdoie, je vous donne tout. Toutefois aucune chair avec sa vie, son sang vous ne mangerez. "

Etablissement d'institutions chargées de rendre la justice

Les hommes ont l'obligation d'établir des tribunaux, chargés de faire observer les " Sept lois des enfants de Noé ". Il est inutile de les appeler des " lois " s'il n'y a pas de juges pour les faire appliquer si nécessaire. Cependant, il est très difficile, voire impossible, d'observer ce commandement dans les Etats qui, en garantissant la " liberté de religion ", donnent droit de cité aux pratiques idolâtres. Il n'est pas possible, en effet, dans ces pays, d'instituer des juridictions chargées de punir l'ensemble des sept lois noa'hides.

 source : http://www.lamed.fr/index.php?id=1&art=554

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Bible et hauts grades

9 Mai 2005 Publié dans #hauts grades

 

 Et le Seigneur dit: J'exterminerai de la surface de la terre les hommes que j'ai créés, et depuis l'homme jusqu'au bétail, aux reptiles et aux oiseaux du ciel, car je me repens de les avoir faits. Mais Noé, que nous appelons maintenant Noé, avait trouvé grâce aux yeux du Seigneur.

 Voici l'histoire de Noé:

Noé était un homme juste, intègre parmi ses contemporains, et il marchait avec Dieu. Noé engendra trois fils, Shem, Kham et Yaphet. La terre se corrompit au regard de Dieu et elle se remplit de violence. Dieu vit la terre: Elle était pervertie car toute chair avait une conduite perverse sur la terre. Le Seigneur dit à Noé: “La fin de toute chair est arrivée, je l'ai décidé, car la terre est pleine de violence à cause des hommes et je vais les détruire avec la terre. Fais-toi une arche en bois de gopher. Tu disposeras cette arche en cellules et tu l’enduiras de poix en dedans et en dehors.

 (1Rois V, 1 à 13)

Le Roi de Tyr, Hiram, envoya ses serviteurs vers Salomon, car il avait appris qu'on l'avait oint pour roi à la place de son père, et Hiram avait toujours aimé David. Et Salomon envoya ce message à Hiram: "Tu sais que mon père David n’a pu bâtir une maison pour le nom du Seigneur à cause des guerres que ses ennemis lui ont faites de tous côtés, jusqu'à ce que le Seigneur les eut mis sous la plante de ses pieds. Maintenant le Seigneur m'a donné le repos de toutes parts.

Je n'ai ni adversaire, ni contrariété du sort. J'ai l'intention de construire une maison au nom du Seigneur, comme le Seigneur l'a dit à mon père David: 'Ton fils, que je mettrai à ta place sur ton trône, ce sera lui qui bâtira une maison à mon nom.'

Maintenant, ordonne que l’on me coupe des cèdres du Liban.

Mes serviteurs seront avec tes serviteurs, et je te payerai le salaire de tes serviteurs tel que tu l’auras fixé. Tu sais, en effet, qu'il n’y a personne parmi nous qui soit habile à couper les bois comme les Sidoniens."

Lorsque Hiram entendit les paroles de Salomon, il éprouva une grande joie et dit: "Béni soit aujourd'hui le Seigneur qui a donné à David un fils sage pour chef à ce grand peuple."

Et Hiram manda ceci à Salomon: "J'ai reçu ton message. Je satisferai tous tes désirs en bois de cèdre et de cyprès.

Mes serviteurs les descendront du Liban à la mer; iIs les disposeront en radeaux et je les expédierai par mer à destination de l'endroit que tu m’indiqueras; là, je les ferai délier et tu les prendras.

Et toi, tu feras ce que je désire, en livrant des vivres à ma maison.”

(Rois IV, 24 à 26)

Ainsi Hiram livrait à Salomon des bois de cèdre et de cyprès autant qu'il en voulut; et Salomon livrait à Hiram vingt mille kors de blé pour l’entretien de sa maison plus vingt kors d’huile d'olives concassées, et cela chaque année. Et le Seigneur donna la sagesse à Salomon, comme il le lui avait promis, et il y eut bonne entente entre Hiram et Salomon et tous deux conclurent une alliance.

(Ezrah III, 6 à 8)

Dès le premier jour du septième mois, les enfants d’Israël commencèrent à offrir des holocaustes au Seigneur, bien que les fondations du sanctuaire du Seigneur ne fussent pas encore posées. Puis on donna de l'argent aux tailleurs de pierre et aux charpentiers; aux Sidoniens et aux Tyriens on remit vivres, boissons et huile, pour qu’ils acheminent par mer jusqu’à Yaffa du bois de cèdre en provenance du Liban, selon l'autorisation accordée par Cyrus, roi de Perse.

C’est la seconde année de leur arrivée au Temple de Dieu à Jérusalem, le deuxième mois, que Zorobabel, fils de Shealtiel, et Yehoshu’a, fils de Yehotsadaq, avec le reste de leurs frères, les prêtres, les lévites et tous les gens rentrés de captivité à Jérusalem, commencèrent l’ouvrage, et ils confièrent aux lévites de vingt ans et au dessus la surveillance des travaux du second Temple du Seigneur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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réception des Compagnons

26 Octobre 2005 , Rédigé par le Parfait Maçon(divulgation) Publié dans #histoire de la FM

Le théâtre change ici, et la toile étendue sur le plancher représente les deux colonnes d'Enoch, I'Arche de Noé et la Tour de Babel. Ainsi on fait sauter tout d'un coup les compagnons par-dessus seize et dix-huit siècles qui se sont écoulés depuis la tenue de la première loge par Dieu dans le Paradis Terrestre; mais on a soin de leur donner une instruction abrégée de ce qui s'est passé de mémorable dans la maçonnerie pendant ce long espace de temps. Une partie en est puisée dans l'Histoire Sainte, ajustée à la manière et au style de la confrérie.

Adam, le premier de tous les francs-maçons, forma, leur dit-on, lui-même une loge de ses enfants mâles, auxquels il communiqua les connaissances qu'il tenait immédiatement de Dieu.

Caïn, qui lui succéda dans la charge de Grand maître des maçons, s'étant fixé vers la région orientale d'Éden, se signala par la fondation d'une ville qu'il nomma Enoch, du nom de son fils.

Depuis, Jabel ou Jabal, un de ses descendants, connu sous le nom de Père des pasteurs, éleva les premières tentes et Tubalcaïn son frère eut l'art de travailler avec le marteau, ayant excellé en toutes sortes d'ouvrages d'airain et de fer.

Mais le maçon le plus renommé de tous, fut Enoch, fils de Jared, qui mérita par sa vertu d'être transporté hors du commerce des homme, et réintégré dans le Paradis Terrestre. L'esprit de prophétie dont il était doué lui ayant fait connaître que la colère de Dieu ne tarderait pas à se manifester par un déluge universel, la crainte qu'il eut que les sciences ne se perdissent, le porta à élever deux grandes colonnes, où il grava les principes et les règles des différents arts, et principalement de l'architecture. Il fit l'une de pierre et l'autre de brique, afin que s'il arrivait que les eaux ruinassent celle-ci, la colonne de pierre demeurât pour conserver à la postérité la mémoire de ce qu'il y avait écrit. Sa prévoyance réussit, car on assure que cette colonne de pierre était encore sur pied en Syrie du temps de l'empereur Vespasien. Voilà tout ce que l'école des frères apprend aux compagnons du progrès que fit la science des maçons pendant ce premier âge du monde. On les instruit ensuite de ce qui s'est passé du temps du grand maître Noé.

Les hommes avaient vécu jusqu'alors dans l'exercice de la vertu et dans le culte du vrai dieu ; mais ceux qui vinrent depuis s'étant portés à commettre toutes sortes de crimes, Dieu, dans sa colère, résolut de les exterminer, et Noé fut le seul qui trouva grâce devant lui. Dieu l'avertit qu'il allait inonder la terre et lui ordonna, pour se sauver, de bâtir une arche à trois étages, dont il lui marqua la forme et les proportions. Elle était entièrement de bois de cèdre, qui de sa nature est incorruptible; aussi les maçons prétendent-ils qu'elle s'est conservée jusqu'à présent dans son entier, ce qui est un peu contraire au rapport de l'historien juif qui dit que, de son temps, les Arméniens en montraient encore quelques restes.

Sept jours avant le déluge, Noé, qui avait bâti l'arche, y entra avec ses fils, sa femme, et les femmes de ses fils, et par là furent conservés avec le genre humain toutes les traditions et les secrets communiqués par Dieu à Adam, et en particulier ceux de la maçonnerie.

Parmi les docteurs de la loi des maçons, il y en a qui assurent que, pendant une année et plus de séjour que Noé fit dans l'arche, il y tint avec ses fils plusieurs belles loges, ayant toujours la précaution de s'enfermer à l'étage le plus haut pour être moins exposés à la curiosité de leurs femmes.

Quand Noé et sa famille furent sortis de l'arche, eux et leurs descendants séjournèrent longtemps sur le haut des montagnes dans la crainte d'une nouvelle inondation. Peu à peu ils s'enhardirent à descendre dans les plaines et y firent différents établissements. Tous les hommes n'avaient eu jusqu'alors qu'un même langage, mais étant encore devenus rebelles aux ordres de Dieu, dans l'appréhension qu'ils eurent de sa vengeance, Nembrod, aussi vaillant qu'audacieux, et le plus habile maçon de son temps, les rassura en leur offrant de les protéger contre Dieu même, s'il menaçait la terre d'un second déluge, et de bâtir pour ce sujet une tour qui serait élevée jusqu'au ciel. Une entreprise aussi folle échoua de la manière que tout le monde sait. Dieu ayant confondu le langage des architectes, ils furent obligés d'abandonner l'ouvrage et de se disperser. Ce fut sans doute cette confusion des langues qui détermina depuis les maçons à introduire entre eux une nouvelle manière de se connaître et de converser par signes. C'est dommage en vérité qu'ils ne l'eussent point encore imaginé dans le temps même de la déroute des ouvriers de Babel, car moyennant ce bel expédient, la tour eût pu être achevée, et comme l'histoire nous la dépeint d'une structure extrêmement solide, nous aurions eu le plaisir de voir de nos jours ce rare monument. Au reste, si les frères maçons se plaignent de ce que je n'ai point une prévention aveugle pour tous leurs sentiments, ils seront forcés de convenir, du moins intérieurement, que je suis esclave de la vérité dans tout ce que je rapporte de leur doctrine et de leurs cérémonies. Voici celles qui se pratiquent à la réception des compagnons.

Les frères sont placés à l'ordinaire autour du nouveau tableau, et l'appareil extérieur est semblable à ce qu'on a vu pour les apprentis, sinon qu'on pose devant le vénérable, une pierre élevée à la hauteur de la main, sur laquelle il y a un marteau, et que tous les frères ont la tête couverte d'un voile dont la blancheur est le symbole de l'innocence nécessaire à tout maçon qui veut entrer dans l'arche de Noé, où ce commencement de l'acte est supposé se passer.

La loge étant en état, l'apprenti qui aspire au grade de compagnon, assisté de son parrain, heurte deux coups à la porte, à quoi le vénérable répond du dedans par deux coups.

L'apprenti entre et va se placer à la gauche du premier surveillant ; le maître lui demande ce qu'il veut, et le premier surveillant répond pour lui, que c'est un digne apprenti qui désire d'être élevé au second grade ; le maître lui fait alors ces trois questions.

- D. Etes-vous apprenti ?

- R. Je le crois.

- D. Savez-vous travailler ?*

- R. Je cherche à l'apprendre.

- D. Comment me prouverez-vous que vous êtes apprenti ?

- R. Prenez-moi à l'essai.

Après cette dernière question, on le fait approcher du maître, qui lui présente un marteau avec lequel l'apprenti doit frapper deux coups sur la pierre, et sitôt qu'il a fourni cette preuve de son talent et qu'il a confirmé son obligation de ne point révéler les secrets, on le fait passer à la droite et le frère orateur lui explique tout de suite la science des compagnons. Ceux-ci, pour se faire connaître, ont deux signes, deux mots et deux questions différentes de celles des apprentis.

Le premier signe consiste à élever le pouce de la main droite avec le petit doigt de la main gauche en forme d'équerre, et ce signe est appelé manuel.

Le deuxième, que quelques-uns nomment pectoral, se fait en posant le bout du petit doigt de la main gauche sur la pointe du cœur.

Les paroles sont Manhu, Magdal ou Magdala, deux mots hébreux dont on trouvera l'explication dans les questions qui sont affectées au grade des compagnons.

- D. Etes-vous compagnon maçon ?

- R. J'en reçois la paie.

- D. Comment voyagent les maçons ?

- R. Dans l'arche de Noé.

- D. Que représente l'arche ?

- R. Le coeur humain agité par les passions, comme l'arche l'était par les vents sur les eaux du déluge.

- D. Quel était le pilote de l'arche ?

- R. Noé, grand maître des francs-maçons de son temps.

- D. Quel est le pilote de votre âme ?

- R. La raison.

- D. Quelle est sa bannière ?

- R. La maçonnerie.

- D. Quelle  est sa cargaison ?

- R. De bonnes oeuvres.

- D. Quel est le port auquel elle surgit ?

- R. A celui où se terminent toutes les misères humaines.

- D. Que représente la tour de Babel ?

- R. L'orgueil et la faiblesse des enfants de la terre.

- D. Qu'opposez-vous à cet orgueil ?

- R. Le caractère et le coeur d'un maçon éclairé par les principes et les lois de la maçonnerie.

- D. Quel est le mot des compagnons ?

- R. Il y en a deux.

- D. Quels sont-ils ?

- R. Manhu, Magdal ou Magdala .

- D. Quelle est leur signification ?

- R. Manhu signifie qu'est ceci, Magdala signifie La Tour.

- D. Qui est-ce qui a causé la destruction de la tour ?

- R. La confusion des langues.

- D. De quoi nous instruit cet événement ?

- R. Il nous apprend que sans la religion, l'homme n'est que faiblesse et néant.

- D. Que nous apprend-il encore ?

- R. Que sans l'union et l'intelligence des âmes, l'harmonie de la société peut subsister.

Voilà tout ce que renferme mon manuscrit sur les deux premiers grades de l'école maçonnique. Il y a toute apparence que le but de ces docteurs est louable, et qu'ils n'ont en vue que de travailler à rendre les hommes discrets justes et sociables. Mais, je le répète, pourquoi leur présenter des vérités sous une forme si nouvelle, et qu'était-il besoin d employer des moyens si extraordinaires pour les exciter à des vertus qui leur sont tracées par la religion, la raison et la nature même ?

 

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