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Résultat pour “Noé”

Tour de Babel et hauts grades

18 Mai 2005 Publié dans #hauts grades

 Le Grand Maître Général de l'Ordre, que l'on nomme Grand Commandeur, a été le Très Illustre Frère Frédéric II, roi de Prusse. Ses ancêtres, depuis trois cents ans, étaient protecteurs de cet Ordre. Les Chevaliers Prussiens, qui ne connaissaient que le Grand Architecte de l'Univers , le glorifiaient tous les ans à la pleine lune de mars. Pour cette occasion ils s'assemblaient dans un lieu retiré et célébraient la mémoire de la destruction de la tour de Babel, due à la confusion des langues, cet acte du Créateur, qui provoqua la désunion des ouvriers et leur dispersion à travers le monde.

 C'est pourquoi les Chevaliers Prussiens, descendants de Phaleg, architecte de la tour de Babel, se réunissent la nuit de pleine lune de chaque mois pour tenir loge et qu'ils ne peuvent faire de réception qu'au clair de lune, dans un endroit retiré. Ainsi leur Ordre remonte à plus loin que celui des Maçons descendants d'Hiram, car la tour de Babel fut bâtie plusieurs siècles avant le Temple de Salomon.

 Il y a fort longtemps, les Chevaliers Prussiens étaient connus sous le nom de Noachides, ou descendants de Noé, que nous nommons maintenant Noé.

Les païens les appelèrent Titans, car ils voulurent escalader le ciel pour détrôner Jupiter. Ces descendants de Noé, nonobstant l'arc-en-ciel que le Seigneur avait donné aux hommes en signe de réconciliation et par lequel il les assurait qu'il ne se vengerait plus d'eux par un déluge universel, construisirent une tour assez élevée pour les mettre à l'abri de la vengeance divine.

L'Ecriture nous apprend (Genèse, XI - 1 à 9) :  Toute la terre avait un seul langage et un seul parler.
Or il advint, quand les hommes partirent de I’Orient, qu’ils rencontrèrent une plaine au pays de Shinear en Asie, et y demeurèrent. Ils se dirent l'un à l'autre "Allons, briquetons des briques , et flambons-les à la flamme". La brique leur servit de pierre et le bitume leur servit de mortier.
Puis ils dirent "Allons, bâtissons-nous une ville et une tour dont la tête soit dans les cieux. "
Après qu’ils eurent jeté les fondations de cet édifice, le Seigneur, dit encore l'Ecriture, jeta les yeux sur Ia terre et vit l’orgueil des enfants des hommes. Il descendit sur la terre pour confondre leurs projets téméraires. A cette fin, il mit la confusion dans les langues des ouvriers.
C'est pourquoi  l'on appelle cette tour, la tour de Babel, le mot Bavel signifiant en hébreu "confusion". Ce fut la nuit de  pleine lune de mars que le Seigneur opéra ce miracle.

Plus tard, Nemrod, héroïque chasseur devant l'Eternel, y fonda une ville, appelée Babylone, c'est-à-dire "Enceinte de confusion" (Genèse, X - 8 à 10).

Phaleg, qui avait conçu l'idée de la tour de Babel et en avait dirigé la construction, était le plus coupable.  Se condamnant à une pénitence rigoureuse, il se retira dans le nord de l'Allemagne, où il arriva après bien des peines et des fatigues endurées dans des pays déserts où il n'avait trouvé pour toute nourriture que des racines et des fruits sauvages.
Dans cette région, que l'on appelle la Prusse, il construisit quelques cabanes pour se mettre à l'abri des intempéries.
ll érigea un Temple en forme de triangle, dans lequel il s'enfermait pour implorer la miséricorde de l'Eternel et la rémission de son péché.

L'an 553, en fouillant à quinze coudées de profondeur dans les mines de sel de Prusse, on découvrit un bâtiment de forme triangulaire au milieu duquel se trouvait une colonne de marbre blanc.  Sur sa base, toute cette histoire était écrite en hébreu.

A côté de cette colonne,  il y avait un tombeau de grès, contenant de la poussière et une pierre d'agate portant l'épitaphe suivante: " Ici reposent les cendres de l'architecte de la tour de Babel. Le Seigneur eut pitié de lui, parce qu'il devint humble."
Le texte de la colonne nous dit aussi que Phaleg était fils d'Eber, dont le père était fils d' Arpaxad, qui était fils de Shem, fils aîné de Noé.

 

 

 

 

 

           

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PHALEG

20 Mai 2012 Publié dans #fondements bibliques de la FM

« M. des Cér. - Quel est le nom des apprentis, qui leur sert de mot de reconnaissance?
PHALEG
M. des Cér. - Que signifie ce mot ?

Dieu m’a créé. »
Rite Ecossais Rectifié

Le Rejet des métaux de J.B. Willermoz

On notera que dans ses cahiers, concernant l'agent inconnu, Willermoz précise que le message qui lui est délivré « tente, d'une part, de « dévaloriser » si l'on peut dire, ou de minimiser l'importance du personnage clé de la Légende du Troisième Grade, d'autre part, à l'inverse, tente de revaloriser le grade d'Elu, de même que les grades de vengeance que Willermoz avait tant décrié, et enfin, et surtout, de substituer le mot de passe du 1er grade à savoir Tubalcaïn! » par Phaleg.

Néanmoins, et avant de continuer la lecture de cet article, je ne saurais trop attirer l'attention du lecteur sur deux éléments qui me parraissent fondamentaux dans l'apparition de Phaleg au premier degré du RER.

Tout d'abord la présence effective de membres du groupe des Illuminés de Bavière au Convent de Wilhelmsbad et, en second lieu, le fait que Weisthaupt, fondateur des Illuminés et Louis Claude de Saint-Martin entretenaient de bonnes relations...... c'est à dire que ceux dont l'objetétait la "dispertion" de la culture chrétienne et celui qui insista auprès de Willermoz afin qu'il remplace le nom du forgeron fondeur par celui du Roi constructeur de Bable se connaissaient bien.... la dispersion est donc le Maître mot car "Phaleg" ne signifie pas "Dieu m'a créé" mais "Dieu a dispersé".....

Ce « mot de passe » dont certains prétendent qu'il fut hérité de la franc-maçonnerie dite Noachite est resté jusqu’à nos jours, dans la pratique du Régime Écossais rectifié, celui des Apprentis. Il y a remplacé celui utilisé au Rite importé de la Grande Loge de Londres de 1717, Tublacaïn, et qui deviendra le Rite des « moderns », lequel donnera naissance à la plupart des avatars connus sur le continent.

Passer de Tubalcaïn à Phaleg n’est pas innocent à cette époque, parce que cela revient, dans un certain contexte ultraciste et mystique très influent dans la maçonnerie savoiso-lyonnaise, à revendiquer un retour à une chrétienté plus rigoureuse, plus "intégriste" ( c'est d'ailleurs l'argument premier et la sollicitation de Louis Claude de Saint Martin auprès de Willermoz en ce sens qui emporta la décision) et d'argumenter d'un rapprochement de la maçonnerie des « ancients » ( argument aussi hypothétique que reposant sur l'ignorance de ce qu'elle pouvait être réellement... mais ne leur jetons pas la pierre, 90% de ceux qui parlent des "ancients", même encore aujourd'hui, ne les ont pas étudiés).

Le pauvre Saint Martin, très influencé par Adam Weisthaupt, n'en avait très probablement pas fréquenté beaucoup car il ne retint que l'affirmation de Dermott en 1788, qui clamait que « Les Innovations qui se sont glissées sournoisement dans la maçonnerie... tendent à dénaturer l'intégrité du système. Il est du devoir de la Confrérie de s'en protéger. Nous croyons néanmoins que le moment est proche où ces désagréments disparaîtront et que la maçonnerie retrouvera ses marques1 ». Hypothétique, dis-je parce que les "ancients" dont il est question, bien que catholiques majoritairement n'utilisaient pas Tubalcaïn au Premier degré du Rite... et pas du tout Phaleg...

Sans penser, à aucun moment, que Willermoz ait pu avoir quelque influence sur le conflit anglais qui opposait les deux maçonnerie (il eut fallu pour cela qu'il les fréquentât), nous sommes bien obligés de constater une certaine convergence de vues. Aucune précision n’a jamais été donnée concernant ces marques, que la maçonnerie devait retrouver... et l'on sait, sauf à en ignorer le contenu, qu'il ne s'agit pas du degré de Maître de Marque... néanmoins, les « ancients » précisaient dans le « Ahiman Rezon », que les maçons étaient descendants de Noé, nous verrons plus loin l’importance de cette affirmation, et, de ce fait, qu’ils devaient respecter la religion du pays dans lequel ils se trouvaient pourvu qu'elle soit fondée sur la chrétienté. Exigence qui n’existe pas sous cette forme chez Anderson. Outre ce choix dans le conflit qui opposait les deux Grandes Loges en Angleterre et dont l’Europe maçonnique ne manquait pas d’être informée, la modification du mot de passe revient aussi, et plus philosophiquement cette fois, à substituer la forge au bénéfice de la dispersion du Verbe. Ce point est loin d’être anecdotique dans une pratique maçonnique qui réintégrera les dimensions et les formes de ce même Verbe en le faisant chair dans l’esprit de l’Evangile de Saint Jean. Le choix est clair et le déterminisme délibérément chrétien qui disperse la forge de Caïn au bénéfice de la Parole perdue. Il n’est plus question d’une construction pluridisciplinaire, d’un architecte polytechnicien, mais bien de la pierre de faîte qui avait été rejetée.

S'agissant d'une démarche dont l’objectif était de « réintégrer » la Franc-maçonnerie de l’époque dans une forme de chrétienté rigoureuse dominée par les ultracistes et d’en conforter l’objet par un thésaurus compatible avec une foi catholique stricte, ou, pour le moins, de « rectifier » les errements déistes du courant anglais des « moderns », il ne paraît pas surprenant outre mesure que les mythes relatifs de trop près aux descendances de Caïn et rappelant par trop les anciennes croyances liées à la forge aient été « mis de côté ». On peut donc penser qu’à la suite de l’intervention de l' « Agent Inconnu », et tout autant sur les insistances répétées de ses Maîtres martinistes qui militaient activement pour la disparition des références à la descendance de Caïn comme une garantie de réaffirmation chrétienne, Willermoz ait pu terminer, en 1785, son dernier rituel et, ainsi conforté par ses Maîtres en « sciences mystiques », rejeter les métaux qui restaient, pour eux-tous, un rappel trop manifeste de la chute de l’Homme.

Cependant, les relations de Willermoz avec cet inconnu épistolaire ne sont pas les seules sources auxquelles ait puisé le Lyonnais. On gardera en mémoire que c’est en 1765 que le fondateur du RER constitue, à Lyon, à la suite des Chapitres de Metz, un « Chapitre des Chevaliers de l’Aigle Noir, Rose Croix ». C'est-à-dire, un an avant la publication, par le Frère Bérage2 de sa traduction du « Septième degré de la Maçonnerie » ; le grade de « Noachite » ou « Chevalier Prussien », devenu, depuis, le 21ème degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté et introduit en France vers 1757. Le nom même de « Chevalier prussien », à ce moment de la réforme entamée de la Stricte Observance Templière, n’est probablement pas du au hasard. C’est la logique de son intégration dans le corpus des Aréopages des Degrés Philosophiques du Rite Ecossais Ancien et Accepté qui pourrait paraître étonnante dans la mesure où son contenu renvoi apparemment de manière trop précise à l’origine Templière de la maçonnerie et, plus particulièrement à une origine chevaleresque « teutonique » pour n’être que philosophique.

Dans sa version ultime du Rite Ecossais Rectifié, Jean-Baptiste Willermoz, fidèle en cela au courant de pensée qui prétend que la construction de la Tour de Babel est la véritable origine de la franc-maçonnerie, introduit, au grade d’Apprenti, un personnage pour le moins Noachite puisqu’il est déjà l’un des éléments fondamentaux des hauts grades :« Phaleg ».

Dans le même temps qu'il élimine « Tubalcain », il rejette les « métaux » et procède à la suppression des « fondeurs » et des « forgerons ». Ce n'est pas, non plus, une surprise que la lignée de Caïn et ses forgerons soient enlevés au profit d'un roi-architecte qui voulut gagner le séjour de Dieu par l'érection d'une tour dont l'ambition était d'atteindre le séjour de Dieu. Mais surtout et en toute logique, à la suite de Martinès de Pasqualy qui constate la chute de l'homme hors du domaine spirituel dans la matière et incite à œuvrer pour l'accomplissement d'un retour vers l'esprit, il coupe la branche Caïnite de la symbolique maçonnique au grade d'apprenti maçon, celle qui laisse perdurer les artisans de la chute de l'Homme. Dans cette perspective, Martinez lui-même mais aussi J. Boehme, Swedenborg et Saint-Martin sont considérés comme missionnés par Dieu, éclairés par la lumière de la Sophia, la Sagesse d'intelligence, des Illuminés.

On comprend qu'il y ait, après la Chute, deux postérités et deux humanités. La seconde postérité d'Adam, qui est celle de Seth, s'est rendue susceptible de réconciliation ne serait-ce que par l'Alliance conclue avec Noé et ses fils. Celle de Caïn doit encore être réconciliée. "Elle paie encore le tribut à la justice du Créateur3" et Tubalcain fermait la boucle. Ceux qui composent l'Assemblée des élus qui seuls ont été réconciliés par la venue du Christ sont missionnés dans le plan du rachat divin et reçoivent l'inspiration intellectuelle, la gnose, SOPHIA, ce sont les "illuminés". Même si le concept de dispersion de la parole ne constituait pas une nouveauté à cette époque, il est bien évident que sa personnification dans l’architecte de Babel avait largement disparu de la pratique du rite français sur lequel s’appuyait Willermoz. Ce n’était pas une nouveauté, néanmoins, les rituels du RER de 1785 replacent la Tour de Babel dans le cadre de l’Apprentissage maçonnique comme un élément qui n’aurait jamais du être occulté. Cela est confirmé dans les pratiques rituelles depuis au moins 1744, selon le témoignage de l’ouvrage « le parfait maçon », certaines pratiques maçonniques liaient le noachisme et la mythologie adamique à l’apprentissage, laissant les colonnes d’Enoch et la Tour de Babel. Au compagnonnage4.

Phaleg, l'architecte de la Tour et la maçonnerie noachite

Selon Albert Galatin MacKey, c’est tout naturellement que la Franc-maçonnerie Noachite s’est inscrite dans la chaîne symbolique de la franc-maçonnerie bien qu’à l’origine elle ait été conçue pour rester un système indépendant qui aurait substitué Noé à Salomon et Phaleg, constructeur de la Tour de Babel, à Hiram. De ce qu’il est possible de comprendre des anciennes légendes fondatrices de la maçonnerie, du moins, telles qu’elles ressortent des manuscrits gothiques, il n’est pas inimaginable qu’une ancienne légende relative à la Chute ou à un mythe nécromantique de même nature que celui qui a survécu ait donné à Noé le rôle de Père fondateur. Des fragments d’une telle légende auraient pu survivre et être intégrés dans le corpus symbolique de la maçonnerie spéculative du XVIIIème siècle alors que d’autres disparaissaient. Les souvenirs récurrents auraient alors servi de base à la fondation de cette maçonnerie. En effet, la légende de Noé n’a jamais été bien loin ; en 1738, « Noachidæ » apparait dans les Constitutions d’Anderson. Il est défini relativement aux familles ou tribus de la descendance des fils de Noé, Sem, Cham, et Japhet. Ces légendes affirment même que le premier Grand Maître des Maçons était Ham, fils de Noé et bâtisseur de la première ville, Shinaar. Comme à l’habitude, on le voit, les légendes maçonniques sont loin d’être vérifiables, particulièrement dans la Bible puisque cette légende ne tient compte ni de Caïn, ni de Hénoch ( Gen. 4 ;17), mais, là encore, il s’agit de la descendance de Caïn. Cette création de Shinaar donne néanmoins l’assurance du lien entre Noé, sa descendance et la maçonnerie opérative. Sans trop de conjectures hasardeuses, on peut raisonnablement reconstruire le processus par lequel la légende d’Hiram trouve sa place en maçonnerie.

Les opératifs du moyen âge connaissaient Hiram et le Roi Salomon, les certitudes en sont données par les descriptions de Naym Green, Minus Green ou Nayman the Grec dans les anciens devoirs, en effet, ce maçon qui enseigna la maçonnerie à Charles Martel était réputé avoir travaillé sur le chantier du temple de Salomon avec Hiram. Certaines différences notoires dans les définitions des rôles des différents personnages laissent, cependant, entendre, que leur identification à cette époque n'implique pas que l'on ait conçu, pour eux, les mêmes rôles. L’architecte était donc connu, à défaut de la légende nécromantique qui le met en scène et il y a de fortes probabilités pour que cette légende fut d’abord celle racontant les faits et geste de Noé et de Cham et ayant pour but de démarrer une histoire du Temps permettant de mémoriser les évènements et leurs conséquences.

Mentionné 7 fois dans la Bible, Phaleg, de la 4ème génération des fils de Noé, fut, comme son père, Roi de Babylone, lieu dont le nom signifie « la confusion », architecte de la Tour de Babel, il aurait vécu de -2247 à -2208 avant l'ère chrétienne. Il n'apparait que durant les chronologies généalogiques des livres du Pentateuque et de Saint Luc. Ainsi, il est dit que Phaleg, aussi appelé Palag ou Péleg, est le 13ème descendant de la dynastie de Seth, fils d'Héber, (Gen.11;16), descendant de Sem, fils de Noé. Les rosicruciens et les Illuminés du XVIIème siècle qui introduisirent la mystique en maçonnerie à partir du début du XVIIIème siècle, non seulement connaissaient la légende de Noé, mais encore la transposaient eux-mêmes dans leurs propres mythes fondateurs en insistant sur les aspects dramatiques, comme celui de la montagne du déluge sous laquelle gît la dépouille de Christian Rozencreutz. Les rédacteurs modernes pourraient alors tout à fait facilement introduire Hiram et les grands projets de Salomon dans le paysage postdiluvien de la première alliance. Phaleg peut alors retrouver sa place, au moment du passage de l’opératif au spéculatif, alors que le monde change sous l’influence des lumières et de la révolution industrielle des années 1700.

 Les Écritures précisent que son père lui donna le nom de Phaleg, פּלג (pâlag), qui signifie à la fois « partage » et « tremblement de terre », parce que c'est de son temps l'on commença à partager la terre (Gen 10 :25 et 1Chr 1;19 – on remarquera que ces deux versets sont quasiment identiques5). Soit que Noé ait commencé à partager les terres à ses neveux après le déluge, quelques années avant la construction de Babel, soit que Phaleg soit venu au monde l'année même de l'entreprise de Babel et de la confusion des langues, soit que Héber, par un esprit prophétique, ait donné à son fils le nom de Phaleg quelques années avant la tour de Babel6 (Gen. 11; 5 à 8 – Dt 32;8). Il n'en demeure pas moins que, selon les Écritures, la lignée dans laquelle il s'inscrit est assez bien définie et que, dans la liste des engendrements, on le retrouve porteur de la lignée d'Abram. Ainsi, d'Arphaxad, fils de Sem, par Salé, par Heber (Hébreux), par Phaleg, par Réu, par Sarug, par Nachor naquit Tharé qui engendra Abraham. Celui-ci eut trois femmes : Cétura, qui lui donna entre autres fils : Madian... Agar qui lui donna Ismaël... et Saraï, l'épouse légitime, qui lui donna Isaac. Celui-ci engendra Esau et Jacob (Israël). De ce dernier est issu le peuple des Hébreux. Selon l'historien américain P. K. Hitti7, ce peuple hébreu émigra en Palestine, à travers la Syrie entre 1500 et 1200 av. J.-C. Ce fut la seconde émigration, bien définie dans le temps et l'histoire, d'un peuple sémite vers le Croissant fertile.

Il naquit en l'an du monde 1757, avant Jésus-Christ; soit, 2243, avant l'ère vulgaire 2247.

Ce qui embarrasse ici les interprètes, c'est,

1° que Phaleg n'est venu au monde que cent ans après le déluge. Or il semble qu'alors le nombre des hommes n'était pas encore assez grand pour faire une entreprise comme celle de Babel.

2° que Jectan, frère de Phaleg, avait déjà treize fils au temps de la dispersion arrivée après la confusion de Babel (Ge 10 :26-28). Phaleg étant né l'an 34 de Héber, (Ge XI, 16), il est impossible que Jectan, son frère, ait pu avoir ce nombre d'enfants lors de la naissance de Phaleg.

Il semble donc qu'il n'est pas né au temps de la dispersion. A cela on peut répondre que Moïse a rapporté les noms des treize fils de Jectan dans la Genèse, (Ge 10, 26), par anticipation, quoiqu'ils ne fussent nés qu'assez longtemps après la confusion de Babel? Mais comme ils occupèrent un assez grand pays, il était important de les faire connaître, et de les nommer parmi les autres descendants de Noé, qui se partagèrent les provinces d'Orient. Quoi qu'il en soit, Phaleg, âgé de trente ans, engendra Réu (Ge 11 :18), et mourut âgé de deux cent trente-neuf ans.

Histoire de Phaleg

Phaleg, qui avait conçu l'idée de la tour de Babel et en avait dirigé la construction.
La tour de Babel, le mot Babel signifiant en hébreu "confusion" "Allons, bâtissons-nous une ville et une tour dont la tête soit dans les cieux. "Après qu’ils eurent jeté les fondations de cet édifice, le Seigneur, dit encore l'Ecriture, jeta les yeux sur la terre et vit l’orgueil des enfants des hommes. Il descendit sur la terre pour confondre leurs projets téméraires. A cette fin, il mit la confusion dans les langues des ouvriers. Phaleg, se sentant coupable, se condamna à une pénitence rigoureuse, il se retira dans le nord de l'Allemagne, où il arriva après bien des peines et des fatigues endurées dans des pays déserts où il n'avait trouvé pour toute nourriture que des racines et des fruits sauvages.
Dans cette région, que l'on appelle la Prusse, il construisit quelques cabanes pour se mettre à l'abri des intempéries.
ll érigea un Temple en forme de triangle, dans lequel il s'enfermait pour implorer la miséricorde de l'Eternel et la rémission de son péché.

L'an 553, en fouillant à quinze coudées de profondeur dans les mines de sel de Prusse, on découvrit un bâtiment de forme triangulaire au milieu duquel se trouvait une colonne de marbre blanc. Sur sa base, toute cette histoire était écrite en hébreu.

A côté de cette colonne, il y avait un tombeau de grès, contenant de la poussière et une pierre d'agate portant l'épitaphe suivante:


" Ici reposent les cendres de l'architecte de la tour de Babel.
Le Seigneur eut pitié de lui, parce qu'il devint humble."

Le texte de la colonne nous dit aussi que Phaleg était fils d'Eber, dont le père était fils d’Arpaxad, qui était fils de Shem, fils aîné de Noé.

Mot de passe au 21ème degré REAA – « Noachite » ou « Chevalier Prussien » : Phaleg (dit d’une façon lourde et empreinte de tristesse).

Source : http://truthlurker.over-blog.com/

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Ecossaise

10 Mai 2012 , Rédigé par JM Ragon Publié dans #Rites et rituels

Décoration de la loge. Tenture jaune. Quatre lumières, une à chaque coin de la salle.

Titres. Le maître s'appelle Très-Respectable ; les deux surv\, Très-Vénérables ; les FF\ et les SS\, Vénérables.

Signe. L'index droit sur le front.

Rép. Le même doigt sur le cœur, le poing fermé.

Ordre. Comme la réponse du signe.

Attouchement. Présenter la main droite verticalement tendue; la sœur la prend de même avec ses deux mains.

Marche. Le pied gauche à la pointe occidentale du carré tracé, le droit à celle du midi, le gauche au nord, et le droit à l'Orient (4 pas, nombre des vœux du jésuite).

Batterie. Deux coups égaux.

Age d'une écossaise. L'âge de raison.

Mot sacré. Jectifle (anagramme de Félicité).

Mot de passe. Mont Ararat (Maledictio tremoriæ).

Heure. Pour ouvrir, 2 heures. — Pour fermer, 4 heures.

Cordon. Jaune, porté en sautoir.

Bijou. Une étoile en argent, pendue au cou par un ruban jaune.

Tablier. Blanc, doublé et bordé de jaune. Sur la bavette, une étoile en argent, dans un carré.

Question d'ordre.

 

D. Êtes-vous parvenue à la dignité écossaise ?

R. J'ai été purifiée par les eaux du déluge.

D. Qu'avez-vous fait pour être reçue Écossaise ?

R. Mes preuves, qui sont la fidélité, le zèle qu'on a reconnu en moi pour les lois de la Maçonnerie.

Tableau. 1° L'étoile d'Orient ;

2° Le carré désignant la marche par les 4 chiffres rouges ;

3° Les 4 flambeaux qui éclairent la loge ;

4° Le mont Ararat (en Arménie) ;

5° L'arche de Noé ;

6° Noé et sa famille sortent de l'arche, conduits par l'Étoile au séjour de la félicité.

Ce grade, où domine le nombre 4, appartient au système jésuitique

 

source www.ledifice.net

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COLONNES et TRADITION

6 Avril 2012 , Rédigé par robert Publié dans #Planches

La Tradition d’Israël seule

La tradition hébraïque, c’est à dire la kabbale, tous les grands rabbins modernes affirment qu’elle plonge ses racines dans les temps préhistoriques. Ainsi, les rabbins et le professeur au MIT Santillana sont d’accord quand à l’époque où sont apparues les connaissances !

Cette Tradition, apanage des hébreux pendant toute la période ( pendant tout le « jour ») où le point vernal est resté dans le Bélier a été revendiquée par la « Nouvelle Alliance » à partir de l’entrée du point vernal dans les Poissons !

Vous savez que l’Eglise catholique affirme être « l’Israël véritable », ce que conteste formellement la Synagogue, qui affirme être « la seule Israël ». C’est un débat ancestral dans lequel on se gardera de rentrer, mais on peut alors en tirer une constatation : la Tradition, que l’on appelle souvent « Judéo-Chrétienne » on pourrait l’appeler plus simplement « Tradition d’Israël », ou mieux «  Héritage de Jacob », maintenant que nous venons d’avoir une lueur sur les connaissances astronomiques, supérieures à celles des prêtres d’Egypte, que devait avoir épuisées Joseph, lorsqu’il s’acquit les faveurs de Pharaon pour avoir rétabli l’art de prévoir de façon exacte, les crues du Nil, de ramener en somme « les vaches grasses » !

Cette Tradition, entrons-y avec Moïse, c’est à dire à une époque suffisamment proche pour nous éviter de raisonner sur des on-dit. On sait, et il n’est pas nécessaire de le démontrer, que les deux symboles de la religion de Moïse sont le bélier et la balance. La balance est un symbole parfaitement incongru pour la justice ! Mais du temps de Moïse, le soleil de printemps se levait dans le Bélier et le symbole zodiacal diamétralement opposé est la Balance ! Moïse se plie parfaitement à l’obligation des symboles opposés que nous avons énoncés en début.

Cette obligation a-t-elle quelque raison logique, satisfaisante pour la raison ? C’est la question que l’on se pose naturellement, ce a quoi on peut répondre sans erreur que oui, la raison logique EST DE FAIRE LA PREUVE que l’on possède la connaissance ésotérique du Zodiaque, ( c’est à dire la précession), c’est donc faire la preuve que l’on n’a pas perdu le fil de la Tradition. Quand les Grecs ont perdu la clé de leur géographie sacrée, ils sont tombés dans l’idolâtrie, et ils ont alors perdu leur primauté. Platon le dit, l’Histoire le confirme. Moïse est l’héritier spirituel de Joseph-vaches-grasses !

En réalité, j’en suis convaincu au regard des textes, ce que Moïse reprochait essentiellement à Pharaon, c’est d’avoir oublié les enseignements de Joseph, d’être tombé dans l’idolâtrie, d’en être venu à prendre les symboles abstraits de la religion zodiacale pour des idoles à vénérer ! Les Grecques n’ont pas agit autrement !

La religion de Pharaon avait pourtant pris un excellent départ : pendant les deux millénaires où le soleil de printemps s’était levé dans le Taureau, les pharaons avaient adoré Apis……….et au début du moins, la règle des signes opposés était respectée ; l’épouse de Pharaon portait un scorpion……….hardiment dressé sur sa coiffure !

Mais ( en même temps qu’ils perdaient l’art de calculer le jour des crues d’équinoxe) les prêtres de Pharaon tombaient dans l’idolâtrie……. Un scorpion est un animal déplaisant……..Et quand on a perdu le fil de la Tradition, la tentation est alors grande de le remplacer par un autre insecte, plus sympathique ! Le scarabée par exemple ? Le scarabée, c’est une des figurations du cancer……Et à cet instant on a perdu alors l’orthodoxie zodiacale.

Mais faire du scarabée un symbole sacré, alors que le soleil de printemps se lève dans le Taureau est-ce idolâtrie pure ? Qu’importe, on décide que le taureau vivant destiné à être adoré comme incarnation d’Apis devra avoir sur la langue une excroissance….en forme de scarabée…..ce que vous pouvez tous constater sur les planches de l’admirable livre du panthéon égyptien de Champollion !

 

Retire toi satan de ce lieu !

C’est le propre des erreurs d’être séduisantes, à l’égal des vices d’ailleurs ( si le vice était laid qui y succomberait ? qui refuserait les vertus si elles étaient séduisantes ?) Mais avant d’aller plus avant, il faut bien nous assurer que nous ne prenons pas nos désirs pour des réalités !, que ce n’est pas un entassement de coïncidences fortuites, que Moïse s’accrochait vraiment de toutes ses forces au symbolisme zodiacal.

Comme pour nous rassurer, ou mieux, parfaire notre certitude, Moïse ajoute un symbole en prime : il ordonne aux hébreux de ne rien faire de ce qui se fait en pays d’Egypte, et symbolise l’ensemble des superstitions idolâtres par le Veau, fils du Taureau, fils abusif qui veut continuer à régner sur le « jour » du Bélier.

Quand, rassuré sur la clé ainsi donné, on reprend le texte des Livres de Moïse, ( je vous en recommande la lecture dans le texte) on leur trouve une bien agréable cohérence.

La Genèse nous apprend que Jacob, appelé par la suite à prendre le nom de « Israël », n’était pas le fils aîné ; il s’est substitué à l’héritier légitime suivant la règle clanique, à son frère aîné Esaü, et ce par un ensemble de manipulation qu’il faut bien reconnaître déplaisantes ! Il était certes facile à l’écriture de passer sous silence ce fait, mais c’est exactement le « coup de Jacob-Israêl-Esaü » que Moïse fait répéter au peuple d’Israël contre le peuple d’Egypte, lequel était l’empire Aîné, mais qui avait démérité. La répétition est une des clés de la Tradition vous le savez tous. Et on tient à souligner que ceux qui en viennent à préférer les biens de ce monde à la recherche spirituelle sont condamnés……On n’occulte alors rien, et il faut apprendre à vivre avec son passé, tel qu’il est et non tel qu’on pourrait vouloir qu’il fût !

En quoi Pharaon aurait-il démérité au point de justifier que Moïse le prive de son droit d’aînesse ? En cela qu’il a laissé se perdre le fil de la Tradition héritée de Noé dont nous savons qu’il est le maillon entre les Elohim et les hommes. Moïse et Pharaon sont-ils « fils » du même « père » ? Tout au long de l’exode nous les « voyons » parler la même langue, d’abord. Mais surtout, il y a le fait que l’aventure de Noé, telle que nous la  découvrons dans la Genèse, s’inscrit rigoureusement dans le symbolisme zodiacal.

Je m’explique :

Le jour de Noé, c’était celui précédant le « jour » de Pharaon, c’est à dire le « jour » des Gémeaux. Et dans le Livre de Moïse, nous voyons Noé rigoureusement soumis au symbolisme zodiacal ; Noé à DEUX fils (3-1 pour éviter toute confusion) et le symbole annexe c’est l’Arc du Sagitaire.

Un arc dans la nue ! c’est incongru, non ? Suffisamment incongru pour qu’il soit impossible d’invoquer quelques coïncidences fortuites ! Pour les contemporains de Moïse, un arc, c’était l’équivalent d’une mitraillette pour nous. Il faut être vraiment décidé à s’accrocher au symbolisme zodiacal pour avoir introduit une incongruité pareille dans le symbolisme de sa religion.

Incidemment, ce sont les traducteurs volontiers poètes qui ont appelé « arc en ciel » ce qui en hébreu est un….késheth…….c’est à dire très expressément un arc lanceur de flèches !

( a suivre)

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La Tour de Babel, rituel du grade de Chevalier Prussien 21ème REAA (extrait)

9 Juin 2012 , Rédigé par Rituel 22ème REAA Publié dans #fondements bibliques de la FM

Il y a fort longtemps, les Chevaliers Prussiens étaient connus sous le nom de Noachides, ou descendants de Noé, que nous nommons maintenant Noé.

Les païens les appelèrent Titans, car ils voulurent escalader le ciel pour détrôner Jupiter. Ces descendants de Noé, nonobstant l'arc-en-ciel que le Seigneur avait donné aux hommes en signe de réconciliation et par lequel il les assurait qu'il ne se vengerait plus d'eux par un déluge universel, construisirent une tour assez élevée pour les mettre à l'abri de la vengeance divine.

L' Ecriture nous apprend (Genèse, XI - 1 à 9) : Toute la terre avait un seul langage et un seul parler.

Or il advint, quand les hommes partirent de I’Orient, qu’ils rencontrèrent une plaine au pays de Shinear en Asie, et y demeurèrent. Ils se dirent l'un à l'autre "Allons, briquetons des briques , et flambons-les à la flamme". La brique leur servit de pierre et le bitume leur servit de mortier.

Puis ils dirent "Allons, bâtissons-nous une ville et une tour dont la tête soit dans les cieux. "

Après qu’ils eurent jeté les fondations de cet édifice, le Seigneur, dit encore l'Ecriture, jeta les yeux sur la terre et vit l’orgueil des enfants des hommes. Il descendit sur la terre pour confondre leurs projets téméraires. A cette fin, il mit la confusion dans les langues des ouvriers.

C'est pourquoi l'on appelle cette tour, la tour de Babel, le mot Bavel signifiant en hébreu "confusion". Ce fut la nuit de pleine lune de mars que le Seigneur opéra ce miracle.- Plus tard, Nemrod, héroïque chasseur devant l'Eternel, y fonda une ville, appelée Babylone, c'est-à-dire "Enceinte de confusion" (Genèse, X - 8 à 10).Phaleg, qui avait conçu l'idée de la tour de Babel et en avait dirigé la construction, était le plus coupable. Se condamnant à une pénitence rigoureuse, il se retira dans le nord de l'Allemagne, où il arriva après bien des peines et des fatigues endurées dans des pays déserts où il n'avait trouvé pour toute nourriture que des racines et des fruits sauvages.

Dans cette région, que l'on appelle la Prusse, il construisit quelques cabanes pour se mettre à l'abri des intempéries.

Il érigea un Temple en forme de triangle, dans lequel il s'enfermait pour implorer la miséricorde de l'Eternel et la rémission de son péché.

 

Genèse 11, 1-9

 

Tout le monde parlait alors la même langue et se servait des mêmes mots. Partis de l'est, les hommes trouvèrent une large vallée en Basse-Mésopotamie et s'y installèrent. Ils se dirent les uns aux autres : « Allons ! Au travail pour mouler des briques et les cuire au four ! » Ils utilisèrent les briques comme pierres de construction et l'asphalte comme mortier. Puis ils se dirent : « Allons ! Au travail pour bâtir une ville, avec une tour dont le sommet touche au ciel ! Ainsi nous deviendrons célèbres, et nous éviterons d'être dispersés sur toute la surface de la terre. »

Le Seigneur descendit du ciel pour voir la ville et la tour que les hommes bâtissaient. Après quoi il se dit : « Eh bien, les voilà tous qui forment un peuple unique et parlent la même langue ! S'ils commencent ainsi, rien désormais ne les empêchera de réaliser tout ce qu'ils projettent. Allons ! Descendons mettre le désordre dans leur langage, et empêchons-les de se comprendre les uns les autres. » Le Seigneur les dispersa de là sur l'ensemble de la terre, et ils durent abandonner la construction de la ville. Voilà pourquoi celle-ci porte le nom de Babel . C'est là, en effet, que le Seigneur a mis le désordre dans le langage des hommes, et c'est à partir de là qu'il a dispersé les humains sur la terre entière.

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Canevas d'un discours d'instruction pour la fête de la Trinité(Elus Coëns)

13 Juillet 2017 , Rédigé par M.P

Le T.R.Me. d'orient dans le centre d'une circonférence entouré de douze frères tenant chacun un ruban de l'oriflamme, fait allusion à la seconde opération que l'Eternel manifesta à Moïse pour lui donner pouvoir force et puissance pour délivrer son peuple élu de l'esclavage d'Egypte. Les douze rubans font allusion aux douze dons spirituels divins que Moïse y reçut et qui le rendirent si fort, si savant et si supérieur dans toutes ses opérations spirituelles pour le bien et contre le mal. Il devint lui-même le second type de la manifestation de la gloire du Dieu vivant comme Noé en avait été le premier type lorsque l'Eternel le choisit pour être spectateur de sa justice contre la terre et ses habitants qu'il réduisit en cadavres à l'exception du petit nombre conservé dans l'arche pour rendre témoignage de ce fléau dont Dieu a puni la terre et ses habitants et de sa justice qu'il exercerait contre ceux qui marcheront contre sa loi, préceptes et commandements. Noé est donc un premier type par son témoignage et par la réconciliation qu'il a faite du reste des mortels avec Dieu ainsi qu'il a appris à connaître par un signe mystérieux l'arc-en-ciel que Dieu avait donné vie à la terre et réconcilié le reste des mortels avec elle. Noé réconcilia le tout avec l'Eternel. C'est de cette première époque que le travail de Noé fut appelé opération puissante sur la vertu des eaux qui sont le second principe de la création universelle. 

L'Eternel manifesta sa seconde opération divine en présence de Moïse dans le désert d'Horeb où il l'avait appelé pour recevoir ses ordres de puissance La forêt de ce désert était assez considérable ; Moïse étant au centre de cette forêt, entendit une voix effroyable et vit tout de suite descendre autour de lui douze traits de feu qui l'environnèrent si promptement qu'il craignit d'en être consumé ; son trouble fut si grand qu'il ne put soutenir l'attitude qu'il avait prise pour recevoir les commandements de Dieu, il acheva sa prosternation en terre en y appuyant sa face, sa vue physique matérielle ne pouvant plus supporter le grand feu spirituel qui l'environnait. Dans cette nouvelle attitude il reçut enfin les ordres de l'Eternel et fut marqué du quatriple sceau de Dieu, dont deux étaient empreints visiblement sur son front à côté de chaque oeil sous la forme de deux rayons de feu spirituel qui rendaient sa face éblouissante aux yeux de tous lorsqu'il faisait usage de sa quatriple puissance divine. Ce sont ces deux rayons que l'on prend vulgairement pour deux cornes sur le front de Moïse. C'est ce feu spirituel qui entourait la forêt d'Horeb pour en écarter tout profane qui a fait dire de même que Dieu avait apparu à Moïse dans un buisson ardent. La circonférence formée par douze frères est la figure de cette circonférence mystérieuse. Le T.R. Maître d'orient au centre de cette circonférence représente l'Eternel dans celle du désert d'Horeb ; l'entrée du T.V.Maître d'occident dans la circonférence fait allusion à celle de Moïse dans la circonférence mystérieuse. La communication secrète que les deux conducteurs du Temple font entendre dans la circonférence du centre est la figure de celle que Moïse eut avec Dieu secrètement en présence de sa cour spirituelle pour aller faire sortir son peuple de l'esclavage, le diriger et le conduire en force et puissance à sa destination.

Les douze frères qui tenaient les rubans couleur de feu font allusion aux douze

principaux chefs d'Israël sur lesquels Moïse rendit réversible ses douze dons spirituels sans que cela diminue rien de sa puissance pour la conduite particulière du peuple de Dieu qui était expressément soumise à Moïse.

Les lumières qui brillent dans ce temple ont chacune leur nom mystérieux, leurs vertus et leurs puissances et font allusion aux différents Esprits saints qui ont assisté à l'opération que l'Eternel a faite en faveur de Moïse et de son peuple chéri. La marque mise sur le front des douze frères par le T.R.M. d'orient est la figure de celle que Moïse mit sur le front des douze principaux chefs d'Israël auxquels il communiqua par le moyen du signe du sang de l'holocauste de pacification, la vertu, la puissance et l'autorité spirituelle de correspondance divine.  Le serment que les douze frères célébrants font entre les mains du T.R.M. d'orient fait allusion à l'acceptation cérémonielle de culte divin que les chefs firent entre les mains de Moïse pour leur servir de règle cérémonielle pour mettre en usage et en pratique les vertus et puissances qui leur avait été transmises par autorité divine avant la loi donnée. L'obligation renouvelée par tous les frères assistants du temple fait allusion à l'acceptation que les Israëlites firent de la loi divine que Moïse leur donna après l'avoir descendu du haut de la montagne mystérieuse dénommée Sinaï. Le renouvellement d'engagement que tous les frères de l'ordre font entre les mains du T.V.Maître d'occident après la grande cérémonie faite, fait allusion au serment de fidélité, de soumission et d'affiliation que les étrangers idolâtres firent pour adopter la loi divine que Moïse avait donné aux enfants d'Israël.

Martines de Pasqually

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Nautoniers de l’Arche Royale Cérémonie d’élévation (4)

18 Juillet 2012 , Rédigé par Rituel de Nautonier Publié dans #hauts grades

Introduction à la planche du Grade de Nautonier de l’Arche Royale

Ce Tableau ou Planche qui présente un grand intérêt historique fut légué par les «Anciens » qui pratiquaient la Maçonnerie dans nombre de ses grades. Bien qu'étant, comme le prouve sa similitude avec une Charte de 1796, un élément essentiel de l'ancienne Grande Loge des Nau­toniers de l'Arche qui travailla, dès avant 1793, à l'insti­gation de l'infatigable Dunckerley, elle dépeint des épi­sodes et des symboles se rapportant à de nombreux grades maçonniques, habituellement pratiqués dans les Loges symboliques au 18ème  siècle.  En Angleterre, la plupart de ces grades, dont chacun constitue maintenant un Ordre maçonnique souverain, sont administrés depuis le siège de la Grande Loge Unie ou celui de la Grande Loge des Maîtres Maçons de Marque d'Angleterre &c. Dans notre pays, ces Ordres souverains nationaux existent et fonction­nent sous l'égide de la Grande Loge Nationale Française ou de la Grande Loge des Maîtres Maçons de Marque de France.

La Planche étant riche de détails, il est important qu’elle ne dure que vingt minutes environ.  Pour le cas où il serait fait par plu­sieurs Frères (quatre au maximum), le texte a été, de manière assez cohérente, organisé en quatre parties.

La Planche étant la propriété de la Loge Gladsmuir N° 367 de NAR, dans le Herordsire, son exposé fut établi en anglais, vers la fin des années 1950, par deux Nautoniers de ce Comté, les T.V.F Jen Walker et R.F Lt-Col C.G.W. Parker, OBE, après de longues et minutieuses re­cherches dans les fonds d'archives du Mark Masons' Hall, à Londres.

Cette version française a été remaniée pour rétablir les textes d'origine, généralement français, en particulier la légende d'Hénoch et les textes bibliques selon la TOB. Il y est également tenu compte des remarques pertinentes et qualifiées sur le texte d'explication de la Planche, faites par le T.R.F le Rév. Neville B. Cryer dans son ouvrage "The Arch and the Rainbow".

Enfin, les enchaînements rituels ou chronologiques de l'organigramme des divers Ordres agrégés à la Grande Loge des Maîtres Maçons de Marque de France ont servi de guide pour l'énumération des scènes et symboles en ré­férence aux autres Grades et Ordres, pages 63 et 64.

   

Explication de la planche du Grade

La Planche est normalement disposée devant le piédestal du Vénérable Commandeur.

A la fin de la cérémonie d'Elévation, le Premier Diacre conduit le Candidat par le Sud-Ouest, vers le coin Nord-Ouest de la Loge.  Le Second Diacre remet le Triangle au sol dam sa position habituelle et le déplace d'environ un mètre vers l'Est, puis il place la Planche au centre de la Loge, le sommet vers l'Est, de telle sorte que la base du Triangle soit à quelques centimètres du sommet de la Planche.  Le Frère faisant l'exposé se tient au coin Sud-ouest de celle-ci et le Premier Diacre place le Candidat au coin Nord-Ouest. Les Premier et Second Diacres regagnent alors leur place.

 

Première partie

Mon Frère, bien que vos progrès dans la Franc-Maçon­nerie vous permettent de reconnaître quelques-uns des sym­boles représentés ici, je dois vous dire que cette Planche ne se rapporte pas seulement à ce Grade. C'est la reproduction d'une ancienne Planche, peinte bien des années avant que les divers Grades de la Maçonnerie, tels que nous les connaissons maintenant, ne deviennent des Juridictions ma­çonniques souveraines. Elle comporte par conséquent, et d'une manière syncrétique, non seulement des allusions aux origines de l'Ancienne et Honorable Fraternité des Franc-Maçons, mais aussi des symboles se rapportant à d'autres Ordres de la commu­nauté  maçonnique, dont certains ne pourront vous être expli­qués aujourd'hui.

En haut de la Planche vous remarquerez la Montagne de la Vision (au centre), symbole de cette clarté d'intros­pection et de perception dont jouirent les hommes justes de jadis, qui purent ainsi s'élever au-dessus des folies de l'hu­manité et, par le précepte, l'exemple et la prophétie, décou­vrir le chemin que l'homme doit toujours s'efforcer de suivre.

Parmi eux, le premier sur lequel je me dois d'attirer votre attention est le patriarche Noé (en haut, au centre) qui tient de la main gauche un triangle équilatéral et de la droite une hache, mal discernable ici. Le Livre de la Genè­se nous dit qu' «ayant suivi les voies de Dieu », rendu sur la Montagne de la Vision, lui fut montrée la destruction qui guettait la malignité des hommes. Désirant préserver les principes de la Science pour la postérité de ceux que Dieu daignerait épargner, l'ancêtre de Noé, Hénoch, éleva deux colonnes (plus bas, au centre), l'une qu'il fit de marbre, et l'autre de briques (respectivement à gauche et à droite), la première résistant à la dissolution par l'eau, la seconde à la destruction par le feu.

A l'intérieur de chacune d'elles, il pratiqua une cache secrète dans laquelle il déposa les archives de la sagesse « pour que, dit-il, la Sagesse ne disparaisse pas totalement, avec le Mal, de la surface de la terre ». Ces colonnes furent placées en sûreté dans une caverne à laquelle on accédait par une galerie de neuf arches, sommairement représentées ici (on le montre), puisque le secret de leur disposition, comme les moyens d'accès de l'une à l'autre, étaient seu­lement communiqués de père en fils et sont maintenant perdus. Le pilier de marbre résista à la montée des eaux mais ne fut retrouvé que très longtemps après, quand son contenu fut pour la première fois mis au jour, providentiel­lement préservé pour les générations futures.

La vision d'Hénoch ne devait se réaliser qu'à l'époque de son arrière petit-fils, Noé. Le Livre d' Hénoch rapporte en effet que « la femme de Lamech mit au monde un enfant dont la chair était aussi blanche que la neige et la carnation telle la rose, dont les cheveux étaient blancs comme la lai­ne et longs et qui avait des yeux magnifiques. Quand il les ouvrait il illuminait toute la maison - tel le soleil - et toute la maison était lumineuse. Et lorsqu'il fut reçu des mains de la sage-femme et ouvrit la bouche, il s'adressa au Seigneur de Justice. Lamech fut terrifié du prodige et alla voir son père Metoushèlah pour lui dire qu'il avait engen­dré un enfant différent de tous les autres. Metoushèlah consulta Hénoch qui "demeurait avec les anges" et Hénoch expliqua qu'a cause de la malignité du monde, un déluge devait s'abattre, niais que Noé et ses enfants seraient épargnés ».

Et Noé devint homme (au centre, en haut) et trouva grâce aux yeux du Seigneur, qui se laissa fléchir dans Sa détermination de détruire toute chair sous les Cieux, de crainte que la Droiture ne disparaisse aussi avec le Mal, de la surface de la terre. Selon les instructions divines, Noé construisit l'Arche (au coin supérieur droit) et y fit entrer sa famille et tous les animaux qu'il put rassembler. Alors le Seigneur ouvrit les vannes d'un grand déluge qui recouvrit la terre et détruisit toutes les créatures vivantes, mais l'Arche (au milieu, en haut) dériva en sécurité à la surface des eaux.

 

Deuxième partie

Quand (Ge 8,2-9) « les réservoirs de l'Abîme se fermè­rent ainsi que les ouvertures du ciel [et] la pluie fut rete­nue au ciel, [et que] les eaux diminuèrent sur la terre, Noé ouvrit la fenêtre de l'Arche (dans la toiture) qu'il avait faite. Il lâcha le corbeau qui s'envola, allant et venant. Puis il lâcha la colombe pour voir si les eaux avaient bais­sé sur la surface du sol. Mais la colombe ne trouva pas où poser la patte, elle revint à lui vers l'Arche (au centre, au-dessus de l'Arche) car les eaux couvraient toute la sur­face de la terre ». Tandis qu'il attendait son retour, Noé re­posa sa tête dans le creux de son bras (on fait le 2ème  Signe) sur le rebord de la fenêtre, et quand elle revint enfin, il tendit la main afin qu'elle se pose sur son doigt (on fait le 3èmeSigne) en disant «Voilà, elle approche » et (Ge 8, 9, 12) il « la prit pour la faire rentrer dans l'Arche.  Il attendit encore sept autres jours et lâcha à nouveau la colombe hors de l'Arche. Le soir elle revint à lui, et voilà qu'elle avait au bec un frais rameau d'olivier. Et Noé sut ainsi que les eaux avaient baissé sur la terre. Il attendit encore sept jours et lâcha la colombe qui ne revint plus vers lui  ».  Noé fut ainsi assuré que, la colombe ayant trouvé un en­droit où se poser, il pourrait bientôt quitter l'Arche en tou­te sécurité et en paix. De ces circonstances, les deuxième et troisième signes de ce Grade tirent leur origine. La colombe et le rameau d'olivier sont, comme vous le savez, universellement considérés comme des symboles de Paix.

Quand les eaux s'abaissèrent, l'Arche demeura échouée sur le Mont Ararat et Noé en fit sortir les animaux (en bas, à gauche) afin qu'ils croissent et se multiplient. Puis avec ses trois fils, il éleva un autel au Seigneur et il offrit des holocaustes sur l'autel (en bas, au centre).  Dieu dit alors (Ge 8, 11-13) « J'établirai Mon alliance avec vous. Aucune chair ne sera plus exterminée par les eaux du Déluge, il n'y aura plus de Déluge pour ravager la terre. Voici le signe de l'alliance (montrer l'arc-en-ciel) que je mets entre Moi, vous et tout être vivant avec vous, pour toutes les générations futures. J'ai mis Mon arc dans la nuée (le montrer) pour qu'il devienne un signe d'alliance entre Moi et la terre ». Ainsi l'Arc-en-ciel, la Colombe et le Rameau d'Olivier rappellent les origines de ce Grade et, ensemble, constituent le Bijou (le montrer, sur sa poitrine) porté par tous les Nautoniers de l'Arche.

Sous la main de Dieu, à la demande d'Hénoch et de Noé, Sagesse et Droiture furent ainsi préservées de la des­truction. Dans la Maçonnerie des Nautoniers de l'Arche Royale nous commémorons plus particulièrement Noé et ses fils Japhet et Sem qui sont représentés par le Vénérable ­(dans la Loge), alors que Cham, troisième fils de Noé, n'est pas représenté parmi nous.

Les mots du Grade, qui vous ont été communiqués lors de votre Élévation, se trouvent au Livre de la Genèse (5, 3-29), dans la généalogie d' Hénoch et de Noé : « Adam engendra un fils qu'il appela Seth, qui engendra Hénoch, qui engendra Qénân, qui engendra Mahalael, qui engendra Yéred ou Jared, qui engendra Hénoch, qui engendra Metoushèlah ou Mathusalem,  qui engendra Lamech, qui engendra un fils, l'appela du nom de Noé en disant "Celui-ci nous réconfortera de nos labeurs et de la peine qu'impose à nos mains un sol maudit par le Seigneur" ».

Bien des siècles plus tard, lorsque Moise se tint de­vant le Buisson Ardent (en haut, à gauche) dans le Désert du Sinaï, il lui fut ordonné par Dieu d'aller en Égypte pour y délivrer le peuple d'Israël de l'esclavage. Connaissant ses propres défauts, il demanda un signe, afin qu'il sache que le Seigneur serait avec lui dans sa tâche. Dieu lui ordonna alors de jeter son bâton sur le sol, ce qu'il fit, et le bâton se changea en serpent. Moise effrayé mais convaincu, fit le signe de paix (en haut, à gauche) et sur l'ordre divin, saisit la queue du serpent qui redevint un bâton dans sa main.

Ainsi affermi par Dieu, Moise fit de nombreux pro­diges en Égypte pour, enfin, conduire les Hébreux jusqu'au rivage de la Mer Rouge. L'histoire de la traversée miracu­leuse de celle-ci et de la destruction de l'armée égyptienne par engloutissement vous est, sans nul doute, familière. Est ici (en haut, à droite) représenté l'instant de cette heureuse délivrance, quand Moise et tout le peuple élevant la voix dans une louange spontanée, chantèrent comme il est dit au Livre de l'Exode (15, 1) « Je veux chanter le Seigneur, Il a fait un coup d'éclat..Cheval et cavalier, en mer il jeta » (indiquer la tête du cheval blanc émergeant des flots).

Cet épisode ne fait pas partie de l'histoire traditionnel­le de ce Grade, mais il ne vous échappera pas qu'ici, pouf la deuxième fois, le Tout-Puissant usa de la force des eaux pour détruire le Mal, et fournit les moyens par les­quels la sécurité de ceux qu'Il avait choisis fut préservée.

 

Troisième partie

Vous pouvez observer ici (au centre, à droite) un ou­vrier traçant les fondations d'un édifice, et ici (au centre, à gauche) des artisans au travail, dressant les pierres pour la structure. Les ouvriers du Roi Salomon comprenaient d'adroits artisans de Sidon, envoyés par Hiram, roi de Tyr.

Les pierres pour le Saint Temple furent préparées, marquées et numérotées dans les carrières et furent exécu­tées avec une telle précision que lorsqu'elles furent mises en place dans l'édifice, elles s'insérèrent avec la plus grande exactitude. Cela nous rappelle que l'excellence dans le travail a toujours été la norme chez les maçons opératifs.

Outre ces références historiques, vous observerez un certain nombre de symboles maçonniques. Ces deux groupes (en haut, à droite et à gauche) sont des bijoux en usage à la période où la Planche originale fut peinte. Le Compas surmontant une représentation ancienne d'un so­leil ou œil irradié (à droite) constituait le bijou du Maître de loge, et le Niveau et la perpendiculaire, ceux des Sur­veillants. Le Compas surmontant un Sceau de Salomon (à gauche), soit une étoile à cinq branches, emblématique des Cinq Points Parfaits du Compagnonnage accompli, ou de la Maîtrise, et le tracé du théorème de Pythagore, ou démonstration de la quarante-septième Proposition d'Eu­clyde, étaient portés respectivement comme bijou de col­lier (compas et étoile) et bijou de poitrine (Pythagore) par un Passé Maître. Vous voyez donc ici symbolisés les chefs d'une Loge le Maître et ses Surveillants, assistés des autres Maîtres Installés ou Passés Maîtres.

La clé (au centre, à gauche) vous rappellera dans chaque Grade de la Franc-Maçonnerie d'enfermer les se­crets de la Fraternité dans l'abri sûr de votre cœur. Le glaive de Justice (au centre, à droite) menace celui qui viole son Obligation. Les emblèmes (en bas, à gauche) du Grade de Marque vous sont évidemment familiers, comme aussi l'équerre de chacun des trois Surintendants (en bas, à droite). Les pierres cubiques, parpaing et clé de voûte, bien que toutes trois d'excellente facture, diffèrent cependant les unes des autres, tout comme l'ouvrage de chacun d'entre-nous, différent selon nos capacités, portera notre marque, empreinte des caractéristiques propres qui nous distinguent les uns des autres. Le Maillet et le Ciseau (à gauche), utilisés à graver la marque d'approbation du Maître sur l'ouvrage accepté, et les Équerres (à droite) au moyen desquelles il devra, tout d'abord, avoir été testé et vérifié, doivent vous rappeler que, pour espérer voir votre oeuvre recevoir un jour (maillet et ciseau) la Marque d'ap­probation, vous devez (1èreéquerre) cultiver, au mieux vos possibilités, les talents dont vous avez été doté, (2ème équerre), vous fixer un but exigeant vers lequel ces talents soient valablement dirigés et (3èmeéquerre) vous souvenir que, quelle que soit l'habileté de l'artisan, sa meilleure récompense sera de savoir son ouvrage utile à son prochain plutôt qu'à lui-même. L'urne ou vase (à gauche) qui contient l'huile de consécration, devrait vous inciter à dé­dier votre vie, selon vos possibilités, au service de Celui à Qui, souvenez-vous en toujours, vous la devez.

Ces emblèmes ou outils déjà considérés, comme les autres que nous n'avons pas encore examinés, pourront aussi évoquer à certains de nos Frères :

La truelle, le fil à plomb (à gauche du cube central) et le plan ou tracé de l'ouvrage (à droite des neuf arches), qui sont les outils caractéristiques des Maîtres de Loge.

L'Arche de l'Alliance et la lame d'or, la Truelle (au bas, de gauche à droite), la Tente d'Assignation, ou Ta­bernacle au désert, les Équerres des trois Grands Maîtres (au bas à gauche près de la clé de voûte), le glaive et la verge d'Aaron (à droite du cube au centre), qui appartien­nent plus particulièrement à l'Ordre Suprême de la Sainte Arche Royale de Jérusalem, à travers ses divers rites.

 La Crypte et les neuf arches (au centre), les neuf lu­mières en triangle, les Voiles du Temple et la truelle (au-dessous), le cube, l'épée (au centre), le carré, le cercle et le triangle, qui fondent les divers grades de la Maçonnerie Cryptique ou Ordre des Maîtres Royaux et Choisis.

Les plaines de Babylone, le Pont (en-haut à gauche), la sphère, le Prêtre Sacrificateur (au centre), la Crypte, le Temple (au-dessous), les carriers et artisans à Constanti­nople (à gauche de ce qui précède), le camp des Rois et la Tente de Melkitsedech (en bas à droite), qui se rapportent à la fois aux divers constituants de l'Ordre des Grades Maçonniques Alliés et à celui des Chevaliers Maçons ; Vous pourrez plus tard, en temps voulu, comme nous vous le souhaitons, accéder à ces divers Ordres et Grades pour y recevoir les explications convenables et qualifiées que nous ne pouvons raisonnablement vous fournir ici et aujourd'hui .

Le sablier ailé (en bas, à droite), symbolise la fuite du Temps et vous rappellera sans doute l'exhortation qui vous fut faite lors de votre élévation au Sublime Grade de Maitre Maçon :  « prenez garde à accomplir la tâche qui vous est assignée pendant qu'il en est temps encore ». L'ancre (près du sablier), symbole de l'Espérance, vous encouragera à toujours conserver cette aspiration qui de­vrait être le but ultime de tout Franc-Maçon : parvenir en vous-même à approcher de cette Perfection, ici représentée d'une manière significative, au centre même de la Planche (l'indiquer) par la Pierre Cubique.

 

Quatrième partie

Vous observerez que la Pierre de Porphyre (la mon­trer dans la salle) placée sur le piédestal du Vénérable Commandeur, est une Pierre Cubique. Une Pierre Cu­bique (l'indiquer sur la Planche) s'est trouvée devant vous depuis votre Initiation car, lorsque vous fûtes investi pour la première fois de l'insigne distinctif du Maçon, elle était à portée de votre main, près du Premier Surveillant, ou du Vénérable Maître, selon les divers rites de la Ma­çonnerie symbolique. Laissez-moi vous rappeler un très beau texte attaché à la Planche du Premier Grade :

« La Pierre Cubique a une forme régulière et quadran­gulaire qui peut seulement être contrôlée au moyen de l'équerre et du compas (montrer les outils posés sur la pierre cubique au centre de la Planche). Elle symbolise l'homme au déclin de ses ans, après une vie droite et bien employée en actes de piété et de vertu. Ainsi se rendra-t-il digne d'être éprouvé par l'Équerre de la parole Divine et le Compas de sa propre conscience ».

Sa position au centre de la Planche vous indique que dès votre Initiation, la Franc-Maçonnerie a toujours offert à vos yeux le symbole de cette structure que vous fûtes alors incité à élever « parfaite en tous ses éléments et qui fasse honneur au constructeur. »

Au centre, sur la Pierre Cubique, se trouve (l'indi­quer) un triangle dans un cercle. Le Triangle (montrer celui posé au sol) est l'emblème de ce Grade et symbolise la Divinité. Le Cercle représente l'Éternité, et leur union vous enseigne cette vérité fondamentale que la Divinité surpasse l'Éternité. Comme leur symbole combiné est aussi propre à un autre Grade, l'Ordre Suprême de la Sainte Arche Royale, il vous rappelle qu'il existe encore de plus grandes connaissances à acquérir.

Ceci représente donc la double leçon proposée par cette ancienne Planche tracée, enseignée aussi bien par des symboles que par les scènes représentées. Ainsi, de même que le Grade de Maître Maçon de Marque devrait vous inciter à utiliser honorablement vos capacités en les poussant vers leur perfection, celui de Nautonier de l'Arche Royale vous assure qu'à ceux qui s'y emploient diligemment, avec foi et conviction, le Suprême Comman­deur de l'Univers garantira une traversée tranquille des eaux turbulentes de cette vie. Aussi sombres que soient les nuages ou violente la tempête, n'oubliez jamais ces mots miséricordieux qui vous ont été adressés ce soir (Si toutefois l'exposé ne suit pas une cérémonie d'Élévation, remplacer cette dernière proposition par : « ces mots miséricordieux que vous avez entendus lors de votre Élévation » (Es 54, 10) : « Quand les montagnes s'écarteraient et les collines s'ébran­leraient, Mon amitié loin de toi jamais ne s'écartera, et Mon Alliance de paix jamais ne s'ébranlera, dit Celui qui te manifeste Sa tendresse, le Seigneur. »

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Diverses hypothèses concernant l'origine de la légende d’Hiram

14 Juin 2012 , Rédigé par LAT Publié dans #fondements bibliques de la FM

ORIGINE DE LA LEGENDE DHIRAM...?


L'architecte Hiram, qui aurait supervisé l'édification du Temple de Salomon à Jérusalem, vers 950 avant notre ère, apparaît pour la première fois en deux endroits de l'Ancien Testament (Rois et Chroniques, rédigés vers le Vè ou VIè siècle avant notre ère).

 

Dans les Old Charges ou Anciens Devoirs de la Franc-Maçonnerie opérative, il est ensuite cité sous son nom Hiram et sous divers autres noms... Mais sa légende à proprement parler, qui introduit les trois mauvais compagnons et met en scène sa mort, - légende qui deviendra le mythe fondateur de la Franc-Maçonnerie spéculative et l'origine probable du 3è degré -, n'est décrite pour la première fois qu'en 1730, dans "Masonry Dissected" de Prichard (... sans oublier à cet égard de souligner la très nette similitude qui existe entre la légende d'Hiram et l'histoire de la recherche du corps de Noé par ses fils décrite dans le manuscrit Graham de 1726).

 

L'origine de cette légende reste donc un relatif mystère.

 

Voici une liste des diverses hypothèses (circonstances ou concepts) qui ont été émises au sujet de cette origine, liste qui n'est sans doute pas close...

 

1. La mort “réelle” de Hiram Abiff

2. La légende d’Osiris

3. Une allégorie du soleil couchant

4. L’expulsion d’Adam du paradis

5. La mort d’Abel

6. L’entrée de Noé dans l’Arche

7. Le deuil de Joseph pour Jacob

8. Le parcours annuel du soleil ponctué par les équinoxes et solstices

9. La mort et la résurrection du Christ

10. La persécution des Templiers et la mort de Jacques de Molay

11. La mort de Charles Ier Stuart

12. Une allégorie inventée par Cromwell à l’encontre des Stuart

13. Une représentation de l’Age d’Or

14. Le drame de la génération-regénération

15. Le meurtre de Thomas Becket, archevêque de Canterbury

16. Une invention des Jacobites pour aider la maison des Stuart

17. La résurrection comme dogme général

18. La descente d'Enée aux Enfers

19. La révolte de Koré, Dathan et Abiram contre Moïse

20. Adoram, le préposé aux impôts du roi Roboam
21. La légende de Christian Rosenkreutz
22. Les rites d'initiation chamaniques (notamment en Sibérie et en Australie)
23. L'Oeuvre au Noir dans le processus alchimique de préparation de la pierre philosophale
24. La légende des Quatre Fils Aymon
25. Equivalence entre Hermès (Trismégiste) et Hiram, selon René Guénon
26. Hiram comme transposition symbolique de la Materia Prima des alchimistes

 

Source : http://legende-hiram.blogspot.fr/

L.A.T

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REAA : Réception au 21ème degré

27 Juin 2012 , Rédigé par REAA : Rituel du 21ème degré Publié dans #hauts grades

Ch. D. G. - Chevalier Inspecteur, on frappe à la porte du Temple en Chevalier Prussien.

Ch. Insp. - Chevalier Commandeur Lieutenant, on frappe à la porte du Temple en Chevalier Prussien.

C. C. L.  - Chevalier de Garde, voyez quel est ce visiteur. Faites-vous donner le signe, l'attouchement, le mot de passe et les mots sacrés du grade. Vous ferez ensuite rapport au Chevalier Inspecteur . Le Ch\d\ G\  sort du Temple, se fait donner les arcanes du grade à voix basse par le Ch\        Introducteur, rentre dans le Temple et fait rapport à voix basse au Ch\ Inspecteur.

Ch. Insp.  - Chevalier Commandeur Lieutenant, ce visiteur est le Chevalier Introducteur. Il a parfaitement répondu aux questions. Il est accompagné de Maîtres Maçons descendant d'Hiram qui portent un tablier de Maître et des gants blancs.

C. C. L. - En ce cas, Chevalier Inspecteur, rendez-vous au parvis et demandez au Chevalier Introducteur ce que ces Maîtres Maçons descendant d'Hiram viennent chercher ici. Le Ch\ Insp\ se rend à la porte et frappe un coup.

Ch. Insp.  X De l'extérieur, le C\ lntroducteur  répond trois coups égaux lents :    n          n   n .Le Ch\ d\ G\ ouvre la porte. Le Ch\ Inspecteur sort et demande:

Ch. Insp. - Ch\Introducteur, que demandent ces Maîtres Maçons descendant d'Hiram?

Ch. Intr. - Ils demandent à être reçus Chevaliers Prussiens. Le Ch\ Insp\ rentre dans le Temple.

Ch. Insp.   - Chevalier Commandeur Lieutenant, les Maîtres Maçons descendant d'Hiram demandent à être reçus Chevaliers Prussiens.

C. C. L. - Faites-les entrer, mais demandez-leur au préalable le mot de passe du Maître Maçon. (Tubalcaïn)  - Chevaliers, l'épée à la main. Le Ch\ Intr\ fait entrer les candidats, le candidat désigné faisant les pas du Maître (départ du pied gauche !).

Ch. Insp. - Chevalier Commandeur Lieutenant, je réponds d'eux. Ils sont Maîtres Maçons descendant d'Hiram.

C. C. L. Chevaliers, je vous présente des Maîtres Maçons descendant d'Hiram qui demandent à être reçus Chevaliers Prussiens.      - Si vous y consentez, pointez votre épée vers eux. Les Chevaliers pointent Ieurs épées vers les récipiendaires.

C. C. L.  Mes Frères, mes braves Chevaliers et moi y consentons, à condition que vous renonciez à tout orgueil pendant le restant de votre vie.

Récip. - J'y renonce.

C. C. L. - Dans ce cas, commencez par faire acte d'humilité.                                     - Approchez-vous de moi par trois génuflexions sur le genou gauche. Le Ch\ Intr\ amène un récipiendaire devant le C\C\L\(qui se rend à côté de l’autel) par trois génuflexions du genou gauche et le fait rester à genou. Les autres récip\ restent entre les colonnes.

C. C. L.  - Baisez le pommeau de cette épée. - Chevalier Introducteur, veuillez les conduire tous devant l’autel. Le Ch\ Intr\ relève le récipiendaire "principal"et va chercher les autres entre les colonnes et les conduit tous devant l'autel.

C. C. L.  - Chevaliers, levez-vous. Regardons tous l'astre de la nuit. - Chevalier d'éloquence, donnez lecture du serment des Chevaliers Prussiens

Ch. d’El.  "Je promets sur ma foi de Maître Maçon descendant d'Hiram de garder les secrets qui vont m'être confiés sous trois conditions :

- Je ne révélerai jamais les mystères de notre Ordre qu'à un homme que j'aurai reconnu pour Maître Maçon;

- Je serai affectueux et compatissant pour tous les Chevaliers de notre Ordre;

- Je ne souffrirai jamais, qu'aucun homme porte le bijou de notre Ordre, à moins qu'il ne se soit fait reconnaître comme Chevalier Prussien. "

C. C. L. - Etes-vous disposé à prêter ce serment ?      - Vous, Frère..., vous, Frère..., vous, Frère... .

Récip. - Je le suis.

C. C. L. - Dans ce cas, à l'appel de votre nom, posez la main droite dégantée sur les trois Grandes Lumières de la Franc-Maçonnerie et dites ”Je le jure".      - Vous, Frère..., vous, Frère..., vous, Frère... .

Récip. - Je le jure.

C. C. L.  Je prends acte de ce serment. - Chevaliers, prenez place. - Chevalier Introducteur, veuillez conduire les nouveaux Chevaliers aux places qui leur sont réservées. Le C.C.L. retourne à sa place

C. C. L.  - Vous allez maintenant apprendre l'histoire des Noachides, ou Chevaliers Prussiens.

- Le Grand Maître Général de l'Ordre, que l'on nomme Grand Commandeur, a été le Très Illustre Frère Frédéric II, roi de Prusse. Ses ancêtres, depuis trois cents ans, étaient protecteurs de cet Ordre. Les Chevaliers Prussiens, qui ne connaissaient que le Grand Architecte de l'Univers , le glorifiaient tous les ans à la pleine lune de mars. Pour cette occasion ils s'assemblaient dans un lieu retiré et célébraient la mémoire de la destruction de la tour de Babel, due à la confusion des langues, cet acte du Créateur, qui provoqua la désunion des ouvriers et leur dispersion à travers le monde.

Ch. d’El.  - C'est pourquoi les Chevaliers Prussiens, descendants de Phaleg, architecte de la tour de Babel, se réunissent la nuit de pleine lune de chaque mois pour tenir loge et qu'ils ne peuvent faire de réception qu'au clair de lune, dans un endroit retiré. Ainsi leur Ordre remonte à plus loin que celui des Maçons descendants d'Hiram, car la tour de Babel fut bâtie plusieurs siècles avant le Temple de Salomon.

Ch. Insp. - Il y a fort longtemps, les Chevaliers Prussiens étaient connus sous le nom de Noachides, ou descendants de Noé, que nous nommons maintenant Noé.

- Les païens les appelèrent Titans, car ils voulurent escalader le ciel pour détrôner Jupiter. Ces descendants de Noé, nonobstant l'arc-en-ciel que le Seigneur avait donné aux hommes en signe de réconciliation et par lequel il les assurait qu'il ne se vengerait plus d'eux par un déluge universel, construisirent une tour assez élevée pour les mettre à l'abri de la vengeance divine.

Ch. d’El. - L'Ecriture nous apprend (Genèse, XI - 1 à 9) :  Toute la terre avait un seul langage et un seul parler. - Or il advint, quand les hommes partirent de I’Orient, qu’ils rencontrèrent une plaine au pays de Shinear en Asie, et y demeurèrent. Ils se dirent l'un à l'autre "Allons, briquetons des briques , et flambons-les à la flamme". La brique leur servit de pierre et le bitume leur servit de mortier. - Puis ils dirent "Allons, bâtissons-nous une ville et une tour dont la tête soit dans les cieux. " - Après qu’ils eurent jeté les fondations de cet édifice, le Seigneur, dit encore l'Ecriture, jeta les yeux sur la terre et vit l’orgueil des enfants des hommes. Il descendit sur la terre pour confondre leurs projets téméraires. A cette fin, il mit la confusion dans les langues des ouvriers. - C'est pourquoi  l'on appelle cette tour, la tour de Babel, le mot Bavel signifiant en hébreu "confusion". Ce fut la nuit de  pleine lune de mars que le Seigneur opéra ce miracle.

Ch. Insp. - Plus tard, Nemrod, héroïque chasseur devant l'Eternel, y fonda une ville, appelée Babylone, c'est-à-dire "Enceinte de confusion" (Genèse, X - 8 à 10).

C. C. L.  - Phaleg, qui avait conçu l'idée de la tour de Babel et en avait dirigé la construction, était le plus coupable.  Se condamnant à une pénitence rigoureuse, il se retira dans le nord de l'Allemagne, où il arriva après bien des peines et des fatigues endurées dans des pays déserts où il n'avait trouvé pour toute nourriture que des racines et des fruits sauvages. - Dans cette région, que l'on appelle la Prusse, il construisit quelques cabanes pour se mettre à l'abri des intempéries. - Il érigea un Temple en forme de triangle, dans lequel il s'enfermait pour implorer la miséricorde de l'Eternel et la rémission de son péché.

Ch. Insp. - L'an 553, en fouillant à quinze coudées de profondeur dans les mines de sel de Prusse, on découvrit un bâtiment de forme triangulaire au milieu duquel se trouvait une colonne de marbre blanc.  Sur sa base, toute cette histoire était écrite en hébreu. - A côté de cette colonne,  il y avait un tombeau de grès, contenant de la poussière et une pierre d'agate portant l'épitaphe suivante: " Ici reposent les cendres de l'architecte de la tour de Babel. Le Seigneur eut pitié de lui, parce qu'il devint humble." - Le texte de la colonne nous dit aussi que Phaleg était fils d'Eber, dont le père était fils d' Arpaxad, qui était fils de Shem, fils aîné de Noé.

C. C. L. - C'est pourquoi le mot de passe est PHALEG, c'est-à-dire division ou confusion, et les mots sacrés SHEM, CHAM, YAPHET, les trois fils de Noé, que l'on traduit par renommée, noirceur, beauté: - SHEM : celui qui transmet le nom de l'ancêtre du peuple élu (Genèse, X, 21 à 31) - CHAM:     ancêtre des ennemis du peuple de Dieu, parmi lesquels les Cananéens (Genèse X, 6 à 20). - YAPHET : ancêtre des peuples indo-européens dans le nord et l'ouest de Qana’an (Genèse X, 1 à 5). - Voilà, mon Frère, le grand secret de ce grade. - Malheur à vous si vous étiez assez téméraire pour être indiscret. Soyez bien circonspect et, à l'exemple de notre architecte Phaleg, pratiquez l'humilité. - Chevalier Introducteur, conduisez nos nouveaux Noachides devant l’autel.

C. C. L.  - Enlevez maintenant ce décor de Maître Maçon descendant d'Hiram. - Debout Chevaliers ! - A la Gloire du Grand Architecte de l’Univers, au nom et sous les auspices du Suprême Conseil pour la Belgique, en vertu des pouvoirs qui m’ont été conférés par le Souverain Grand Commandeur, - Toi,…, je te crée (glaive sur la tête),  Je te consacre (glaive sur l'épaule droite), et je te reçois (glaive sur l'épaule gauche) - Noachite ou Chevalier Prussien, 21edegré du Rite Ecossais Ancien et Accepté; lève-toi, Noachite ; - Toi,…, je…- Chevaliers, reprenez place. - Je vous fais remettre le tablier et les gants jaunes en usage à ce grade, ainsi que ce ruban noir porté de droite à gauche. Il porte le bijou, un triangle équilatéral d'or traversé par une flèche d'argent, pointe en bas. - Chevalier Introducteur, veuillez conduire les nouveaux Chevaliers aux  stalles qui leur sont réservées.

C. C. L. - Chevalier Inspecteur connaissez-vous les enfants de Noé ?

Ch. Insp.  - J'en connais trois : SHEM, CHAM, YAPHET.

C. C. L. - Donnez-moi le mot de passe.

Ch. Insp. - PHALEG.

C. C. L. - Chevalier Inspecteur, quel est l'attouchement ?

Ch. Insp. - Le premier Chevalier prend, entre le pouce et l'index droits, le pouce droit du second Chevalier en disant "SHEM"; - le second Chevalier fait de même en disant "CHAM"; - le premier Chevalier recommence en disant "YAPHET".

C. C. L.  - Chevalier Inspecteur , mettez-vous à l'ordre. Ch. Insp.(après avoir exécuté) - Ceci s'exécute en levant les bras vers le ciel, le visage tourné vers l'Orient, où se lève la lune.

C. C. L. - Chevalier Inspecteur, quel le signe ?

Ch. Insp.  - C'est en fait également un attouchement. Le premier Chevalier montre les trois premiers digts (pouce, index, médius) de la main droite; Le second Chevalier en fait autant,  puis iI prend les doigts du premier en disant "FRÉDÉRIC II".  Le premier Chevalier répond en faisant Ia même chose et en disant " NOÉ".

C. C. L. - Chevalier Inspecteur, exécutez la batterie.

Ch. Insp.  - La batterie se compose de trois coups également espacés et s'exécute lentement :              n        n        n

C. C. L.  - En quelle Loge avez-vous été reçu Chevalier Prussien ?

Ch. Insp.  - Dans une Loge où la lune donnait la lumière. Il ne pouvait y avoir d'autre lumière.

C. C. L.  - La construction de la tour de Babel était-elle une entreprise louable ?

Ch. Insp. - Non, la perfection était impossible car l'orgueil en était le premier fondement.

C. C. L. - Est-ce pour imiter les enfants de Noé que vous en gardez la mémoire ?

Ch. Insp. - Non, c'est au contraire pour avoir leur faute devant les yeux.

C. C. L.  - Où repose le corps de Phaleg ?

Ch. Insp. - Dans un tombeau.

C. C. L. - Phaleg a-t-il été réprouvé ?

Ch. Insp.  - Non, la pierre d'agate dit que Dieu eut pitié de lui, parce qu'il était devenu humble.

C. C. L. - Comment avez-vous été reçu Chevalier Prussien ?

Ch. Insp. - Par trois génuflexions, puis en baisant le pommeau de l'épée.

C. C. L. - Pourquoi avez-vous dû faire trois génuflexions ?

Ch. Insp. - Pour me rappeler que, pendant toute ma vie, je dois pratiquer l'humilité.

C. C. L. - Pourquoi les Chevaliers Prussiens portent-ils un triangle ?

Ch. Insp. - En mémoire du Temple de Phaleg.

C. C. L. - Pourquoi le triangle est-il traversé d'une flèche pointant vers le bas ?

Ch. Insp.- En mémoire de ce qui est arrivé à la tour de Babel. - Le tablier et les gants jaunes sont en mémoire de tous les ouvriers de la tour. Le cordon noir est une marque de tristesse.

C. C. L. - Chevalier Chancelier, veuillez donner lecture des excuses.

Ch. Ch.  …

C. C. L.  - Chevalier Introducteur, veuillez faire circuler le tronc de bienfaisance.

SALUTATIONS

C. C. L.  - Debout et à l'ordre, Chevaliers.  - Le temps de se retirer est venu. Le C\C\L\  va fermer le V\ L\ S\  et dit,  de l’autel

C. C. L. - La loge est obscurcie. Le panneau lunaire s'obscurcit.

C. C. L. - Tous ensemble, Chevaliers : PHALEG - PHALEG - PHALEG .

C. C. L. - Retirons-nous en paix, au signe de fidélité. La C\ O\ D\ quitte le Temple, suivie des Chevaliers.

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Nautoniers de l’Arche Royale Cérémonie d’élévation (2)

18 Juillet 2012 , Rédigé par Rituel de Nautonier Publié dans #hauts grades

V.C.N. Prenez place mes Frères.

Tous s'assoient.

Ecoutez la promesse faite en vertu de l'alliance conclue par Dieu avec Noé.

Le Vénérable Commandeur s'assoit.

 Chap. se lève et lit : (Es 54, 8-10) Dans un débordement d'irritation, J'avais caché mon visage, un instant, loin de toi, mais avec une amitié sans fin, Je te manifes­te Ma tendresse, dit Celui qui te rachète, le Seigneur.

C'est pour Moi comme les eaux de Noé à leur sujet, J'ai juré qu'elles ne déferleraient plus jusque sur la terre, de même, J'ai juré de ne plus M'irriter contre toi et de ne plus te menacer.

Quand les montagnes s'écarteraient et que les collines s'ébranleraient, Mon amitié loin de toi jamais ne s'écartera et Mon alliance de paix jamais ne chancelle­ra, dit Celui qui te manifeste Sa tendresse, le Seigneur.

Le Chapelain s'assoit.

 V.C.N Fort de cette promesse divine vous pouvez ren­contrer vos Frères en toute confiance dans la Fraterni­té des Nautoniers de l'Arche, car cela vous réconforte­ra dans la détresse, vous encouragera à l'heure de la mort et vous rendra heureux pour l'éternité.

Rappelez-vous aussi cette autre promesse :

Chap. se lève et lit (Es 54, 17) Toute arme forgée contre toi ne saurait aboutir, toute langue levée contre toi en jugement, tu la convaincras de culpabilité. Tel sera le lot des serviteurs du Seigneur, telle sera leur justice, qui vient de Moi – oracle du Seigneur.

Le Chapelain s'assoit.

 V.C.N. Frère Premier Diacre, conduisez le Candidat à l'Occident et enseignez-lui comment avancer vers l'Orient par les pas appropriés. Le Premier Diacre souffle au Candidat de placer le ra­meau dans une poche, puis il le conduit par le Par­cours Triangulaire à un endroit, au Sud et face au Tri­angle, d'où il pourra voir la démonstration. Le Second Diacre les suit, passe derrière le Candidat et se place à côté de lui et à sa gauche. Le Premier Diacre s'avance seul et se place à un pas à l'­Ouest du sommet Ouest du Triangle faisant face à l'Est.

1er D. La manière de s'avancer de l'Occident vers l'Orient à ce Grade se fait par neuf pas complets. Les quatre premiers sont faits en partant du pied droit et les cinq derniers en partant du pied gauche. Chaque pas se fait en avançant le premier pied et en ramenant le second, talon contre talon, de façon à former un angle de soixante degrés (Le Premier Diacre place ses pieds correctement) correspondant aux angles d'un triangle équilatéral. Pour votre instruction je vais les exécuter maintenant et vous m'imiterez ensuite. Le Premier Diacre exécute les neuf pas ; il retourne en­suite auprès du Candidat, le conduit au point de départ à un pas environ à l'Ouest du sommet occidental du Triangle. Les 1er, 2ème, et 3èmepas se font, faisant face au Triangle, du 4ème  au 9ème, faisant face à l'Orient, les 1er, 2ème,  3èmeet 4ème en partant du pied droit, du 5ème au 9èmeen partant du pied gauche.

Le Second Diacre passe derrière le Candidat et va prendre place au Nord du Triangle, face à l'Est.

1er D. Faites les quatre premiers pas en partant chaque fois du pied droit.

Le Candidat exécute les quatre premiers pas sur le Tri­angle suivant les directives du Premier Diacre qui, si nécessaire, le guide avec le bas de sa verge.

1er D. Faites les cinq derniers pas en partant du pied gauche à chaque fois.

Les deux Diacres (le Second étant déjà venu se mettre en position) et le Candidat font ensemble les cinq der­niers pas et s'arrêtent ainsi à un pas environ du pié­destal du Vénérable Commandeur. Les deux Diacres font alors un pas en arrière.

V.C.N. Les Signes de ce Grade sont au nombre de sept. Ce sont :

 le Signe de Détresse

le Signe de Passage

le Signe de la Colombe

le Signe Pénal

le Signe d'Appel

le Signe de Demande et

le Signe de Secours.

 le Vénérable Commandeur pose son sceptre sur son pié­destal et se lève.

V.C.N. Le premier est le Signe de Détresse ou Signe de Natation.

Le Vénérable Commandeur fait le Signe, imité par le Candidat, puis tous deux quittent le Signe.

Il évoque les folles tentatives des Antédiluviens.

 Le deuxième est le Signe de Passage.

Le Vénérable Commandeur fait le Signe, imité par le Candidat, puis tous deux quittent le Signe.

II rappelle Noé guettant la Colombe et r s t d 1 c d b g.

Le Vénérable Commandeur refait seul le Signe puis le quitte.

Le troisième est le Signe de la Colombe.

Le Vénérable Commandeur fait le Signe.  Le Candidat copie et répète les mots, puis tous deux quittent le Signe.

II fait allusion à Noé é s m pour recevoir la Colombe.

Le quatrième est le Signe Pénal.

Le Vénérable Commandeur fait le Signe imité par le Candidat. Tous deux quittent le Signe.

Il fait allusion au châtiment contenu dans l'Obligation, c'est-à-dire d'avoir les c. b et d'être e p l e.

Le cinquième est le Signe d'Appel ou Signe de Salut.

Le Vénérable Commandeur fait le Signe, imité par le Candidat, puis tous deux quittent le Signe.

Ce Signe (le Vénérable Commandeur, refait le Signe, imité par le Candidat. Tous deux quittent le Signe) est fait en entrant en la Loge ou en la quittant, ou lorsque l'on s'adresse au Vénérable Commandeur.

Le sixième est le Signe de Demande.  A ce Signe on répond toujours par le septième et dernier Signe qui est le Signe de Secours. 

Le Vénérable Commandeur fait le Signe et aide le Candidat à faire de même. Tous deux gardent le Signe.

Il rappelle l'Arc parfait en souvenir de l'Alliance conclue avec Noé.

Le Vénérable Commandeur montre de la main gauche l'arc ainsi formé par les i d , puis tous deux quittent le Signe.

V.C.N. L'Attouchement se donne en se p m 1 m (1) d puis en s d y

Le Vénérable Commandeur le montre au Candidat.

Par cet Attouchement un Frère peut se faire recon­naître de nuit comme de jour.  Il évoque les Antédilu­viens lorsque, condamnés aux abîmes aquatiques, ils s'efforçaient de se soustraire à la colère des Cieux en se hissant les uns les autres vers le sommet des col­lines, les cimes des arbres ou tout autre endroit pré­sentant un refuge temporaire face à la justice de Celui qui déversait la dévastation sur leurs têtes. C'est pourquoi il est appelé Attouchement de Détresse.

Le Mot de Passe ou Ancien Mot est M.    
Le Candidat le répète.

Le Mot Couvert est J. (le Candidat le répète) et le Mot Sacré est L. (le Candidat le répète), respectivement le Père, le Grand-Père et le Trisaïeul de Noé.

Le Vénérable Commandeur s'assied et reprend son sceptre.

V.C.N. Frère Premier Diacre, veuillez conduire notre Frère auprès de mon fils Sem.

Le Premier Diacre conduit le Candidat par le Parcours Triangulaire, auprès du Second Surveillant où ils s'ar­rêtent, tous deux faisant face au Nord-Ouest, sans quitter l'axe du trajet. Le Second Diacre suit, passe derrière eux et prend position à la gauche du Candi­dat, également face au Nord-Ouest.

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