Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Résultat pour “Noé”

Rose-Croix d'Hérédon de Kilwinning

29 Avril 2012 , Rédigé par JM Ragon Publié dans #hauts grades

C'est un fort beau grade, bien conçu, habilement mené et le mieux fait de tous les grades non-maçonniques. On ne peut pas altérer avec plus d'adresse le sens de nos symboles ; il n'est guère possible d'appliquer avec plus d'art les formes et les allégories maçonniques à une chose (le catholicisme) étrangère à la vraie maçonnerie, c'est un chef-d'œuvre jésuitique.
Il faut huit chambres pour la réception, ce qui indique un cérémonial très compliqué : il y a une esplanade, un château, un pont levis et une tour. Dans la 5e chambre, sont deux transparents :
On lit sur l'un des sept préceptes des Noachites, les fils de Noé :
1er Ne sois pas idolâtre ;
2e Bénis le nom de Dieu ;
3e Ne tue point ;
4e Ne commets point d'adultère ;
5e Ne vole pas ;
6e Sois juste ;
7e Ne mange pas la chair d'un animal vivant.
Sur l'autre transparent sont écrits ces sept préceptes du décalogue :
1er Je suis le Seigneur ton Dieu ;
2e N'aie point d'autre Dieu que moi ;
3e Ne prends pas le nom de Dieu en vain ;
4e Honore ton père et ta mère ;
5e Ne fais pas de faux témoignages ;
6e Ne désire pas le bien d'autrui ;
7e Rappelle-toi que le samedi est un saint jour.
Au-dessus du trône est un 3e transparent où sont peints ces mots : Foi, Espérance, Charité.
QUESTIONS D'OUVERTURE :
D. Quel est le plus élevé et le plus sublime grade de la maçonnerie ?
R. C'est le grand et sublime ordre d'Hérédon de Kilwinning.
D. A quelle fin fut-il établi, et pourquoi y fit-on des changements ?
R. Pour réformer les erreurs et les abus qui s'étaient introduits parmi les maçons des trois 1ers grades. (C'est sous ce prétexte que les Jésuites avaient approprié la maçonnerie à leurs vues)

Le Président dit au récipiendaire : « Mon frère, observez les trois lumières mystiques qui nous éclairent dans cette chambre que nous appelons DU MILIEU : la 1ère que vous voyez en avant de notre 1er gardien est l'emblème de la loi que la nature a gravée dans le cœur de l'homme. Pourquoi les hommes ne l'ont-ils pas exactement suivie cette loi sacrée ? Mais leurs passions l'emportèrent ; l'aveuglement et la corruption arrivèrent à leur comble, le nom même iineffable fut perdu, et la faute surpassa la clémence. Il fallut une expiation ; mais qui pouvait se sacrifier pour tous, et quelle pouvait être l'offrande capable de racheter l'humanité entière ?... » – Ce passage et d'autres analogues que nous omettons, sont controversibles, et là où il peut y avoir controverse (chose inadmissible en loge), il n'y a plus de maçonnerie. Tel est le grave inconvénient de mettre en grades les religions, que la véritable maçonnerie respecte sans les admettre, et en s'en interdisant formellement la discussion.
Le Président dit au néophyte, après qu'il ait proclamé : « Les maçons du ritemoderne ont aussi un grade de Rose-Croix, mais il n'est, tout au plus, qu'un emblème du nôtre ; ils ont une partie de nos signes et le même attouchement que nous ; mais... » il est à remarquer que chaque rite déprécie les hauts grades des autres rites, ILS ONT TOUS RAISON.
Lire la suite

La tour de Babel

1 Octobre 2014 , Rédigé par X Publié dans #Planches

Dans mes réflexions relatives à la parole, au silence et à l’écriture, j'ai rencontré la Tour de Babel qui m'a paru être un monument qui pouvait symboliser la rencontre de ces trois moyens de communication utilisés par les hommes et je m'y suis arrêté. Ce monument semble symboliser évidemment la relation entre la terre et le ciel, le désir ontologique des hommes de vouloir s'élever, même si, on le verra plus loin, il est possible d'y voir une autre symbolique.

Mais il démontrerait aussi l'incapacité presque définitive d'arriver à son but.

Où bien un Dieu jaloux s'y oppose, ou bien les querelles d'ambition, transformées ici en confusion des langues font que tout est voué à l'échec !

Mais avant toute réflexion, souvenons-nous du verset de la Bible qui évoque cette tour : c'est en Genèse, chapitre 11 / 1-9, c'est-à-dire, curieusement, intercalé dans la longue énumération de la généalogie de Noé et avant le chapitre 12 qui voit le Dieu des juifs dire à Abraham de quitter sa terre de Mésopotamie pour aller vers la terre promise, le pays de Canaan.
Et ce verset dit : « La terre entière se servait de la même langue et des mêmes mots. Or en se déplaçant vers l'Orient les hommes découvrirent une plaine dans le pays de Shinéar et y habitèrent. Ils se dirent l'un à l'autre : Allons ! moulons des briques et cuisons-les au four. Les briques leur servirent de pierre et le bitume leur servit de mortier. Allons dirent ils, bâtissons nous une ville et une tour dont le sommet touche le ciel. Faisons-nous un nom afin de ne pas être dispersés sur toute la surface de la terre. Le Seigneur descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils d'Adam. Eh, dit le Seigneur, ils ne sont tous qu'un peuple et qu'une langue et c'est là leur première œuvre ! Maintenant rien de ce qu'ils projetteront de faire leur sera inaccessible ! Allons, descendons et brouillons ici leur langue, qu'ils ne s'entendent plus les uns les autres ! De là, le Seigneur les dispersa sur toute la surface de la terre et ils cessèrent de bâtir la ville. Aussi lui donna t'on le nom de Babel car c'est la que le Seigneur brouilla la langue de toute la terre et c’est de là que le Seigneur dispersa les hommes sur toute la surface de la terre «

Déjà on peut s'étonner que 3 générations après le déluge, car on va le voir tout de suite le constructeur supposé de cette tour est Nemrod, arrière petit fils de Noé, par Koush, son père, et par Cham, son grand-père, Nemrod, dont la Bible dit qu'il fut le premier héros sur la terre, le Dieu Créateur n'ait de cesse de poursuivre de sa vindicte ses propres créatures.

Mais on y reviendra…

Avant d'aller plus loin je voudrais aussi faire part d'une précision étonnante : pour beaucoup d'historiens le récit biblique de l'arrivée de ces hommes dans le pays de Shinéar, en provenance de l'ouest, raconte en fait l'arrivée des Sumériens dans ce qui s appelle aujourd'hui l'Irak, la Mésopotamie ancienne, le pays situé entre les deux grands fleuves, le Tigre et l'Euphrate. Or il est prouvé que les Sumériens n'étaient pas des sémites, sans que l'on puisse toutefois savoir d'où ils étaient originaires même s'ils venaient à ce moment de l'Iran actuel. Mais si Sumer n'était pas occupé par des Sémites, quid d'Abraham, le père de tous les Juifs ?

Mais revenons à notre réflexion : Je vous ai précisé que le constructeur supposé de la tour serait Nemrod, petit fils de Cham, arrière petit fils de Noé, ayant aussi pour grand oncle, le frère de Cham, un certain MisraÏm, qui sera donc le père des Egyptiens, eux non plus des Sémites, du reste !
En effet, dans le chapitre 10, précédant donc celui de la Tour de Babel, en 8-12 il est dit : « Koush engendra Nemrod. Il fut le premier héros sur la terre, lui qui fut un chasseur héroïque devant le Seigneur. D'où le dicton : tel Nemrod, être un chasseur héroïque devant le Seigneur. Les capitales de son royaume furent Babel, Erek, Akkad, toutes villes du pays de Shinéar. Il sortit de ce pays pour Assour et bâtit Ninive, la ville aux larges places,Kalah, la grande ville, et Résen, entre Ninive et Kalah " Donc, avant d'évoquer la tour qui va être élevée dans une ville à construire au pays de Shinéar, pays que les hommes en général vont découvrir en allant vers l'orient (d’où venaient ils si Shinéar est probablement dans ce que nous appellerons ensuite la Mésopotamie ?), et bien, auparavant la Bible affirme dans le chapitre précédent que ce même pays est confié à Nemrod dont il est le roi et où il y construisit 3 villes dont l'une portait le nom de Babel.

Manifestement le chapitre 11 relatif à la Tour de Babel est inclus là pour une raison qu'il va falloir découvrir ? C’est d'autant plus curieux que cet épisode, comme je vous l'ai déjà précisé, interrompt une longue énumération de 10 générations à partir de Noé, pour arriver à Abraham. Il n'est pas inutile ici de rappeler que Cham, grand-père de Nemrod, est celui qui a été maudit par Noé pour l'avoir vu nu alors que ce dernier était ivre ! On peut donc évidemment penser que Dieu, en rendant impossible la construction de la tour par la multiplication des langues, ne faisait qu'appliquer la malédiction proférée par Noé, celui qu'Il avait sauvé des eaux pour repeupler la terre. Mais décidément, après avoir chassé ses 2 premières créatures de l'Eden, avoir permis le meurtre d'Abel par Caïn et finalement avoir plus ou moins récompensé ce dernier, après avoir noyé l'ensemble des hommes sauf Noé et sa famille, ce Dieu, comme les Gnostiques l'ont souvent dénoncé, est d'humeur rien moins qu'amour et compassion.

Mais qui donc était à Babel et qui construisait la Tour ? Les hommes de la tribu de la descendance de Cham ? ou bien l'ensemble des descendants de Noé ?

Avant de répondre, ici, où nous avons l'ambition de nous intéresser à toutes les Traditions, regardons ce que la Tradition musulmane, que nous connaissons très mal et qui pourtant véhicule peut-être ce qu'il y a de plus proche de la Tradition initiale avec l'Hindouisme et le Taoïsme, dit sur cette Tour. Mais les dates se télescopent. L'événement de la destruction de la Tour de Babel se serait produit en 2773 après la création du monde, pour l'Islam, et seulement 1787 ans après pour les Juifs.

Confusion des calendriers ou confusion des langues ?

Nemrod est connu de l'islam, et comme le dit la Bible, comme étant de la lignée de Noé. Mais si la destruction de la tour s'était produite en 1787 après la création du monde, comme l'affirment les textes juifs, cela se serait passé du temps du règne du roi Arghû, roi babylonien qui régna 23 ans. Or, pour un commentateur arabe nommé At-Tabâri, la naissance d'Arghû aurait eu lieu 170 ans après la fin du déluge.

Donc le déluge aurait ainsi eu lieu 1617 ans après la création. Je ne sais pas ce que les textes bibliques disent à ce sujet.

At-Tabâri, en revanche, situe la construction de la Tour du vivant d'Abraham, ce qui est impossible pour la Bible qui situe le Père du monothéisme à la 10ème génération avant Noë donc au minimum 300 ans, et probablement plus, après le déluge..

At-Tabâri situe du reste la naissance d'Abraham 3337 années après la naissance d'Arghû.

Confusion des langues ?

Il existe, dans l'Islam, d'autres mythes, à partir de Nemrod, et dont le symbolisme est identique : Nemrod avait nourri 4 aiglons. Quand ceux-ci furent adultes et forts, il leur attacha une nacelle et s'envola ainsi. Pour les faire aller toujours plus haut il leur tendait de la viande. Du haut de sa nacelle il vit les montagnes, semblables à des fourmis. Allant toujours plus haut, il entra dans les ténèbres. Il ne voyait plus rien, ni au dessus, ni au dessous. Prenant peur il jeta de la viande et les aigles piquèrent à toute allure. Nemrod s'écrasa sur la Montagne fumante. Ah, au fait, il s'était envolé de Jérusalem (Mohamed s'envolera lui aussi de Jérusalem mais évidemment montera au Ciel). C'est seulement après cette première tentative de rejoindre le Ciel que Nemrod - car il n'était pas mort- se lança dans l'aventure de la Tour avec les résultats que nous connaissons.

C'est Dieu qui voyant arriver ces hommes détruisit la construction en s'attaquant aux fondations (c’est-à-dire à ce qui semblait le plus solide - faut il ici réfléchir à ses propres certitudes basiques ? -), et, de peur, les hommes qui parlaient auparavant une seule langue se mirent à en parler 73 différentes.

At-Tabâri, toujours lui, dépeint une humanité accablée par les fléaux qu'envoie un Dieu jaloux d'une possible indépendance des hommes. Il veut préserver son rôle de maître dont l'intercession doit être continuellement implorée.

La construction de Babylone et de sa tour avaient comme motivation le souvenir encore proche de la grande inondation du déluge. L'idée était donc de construire une ville qui pourrait les protéger d'un événement semblable, et la tour comme dernier rempart contre la noyade.

Mais Dieu voulut, dit At-Tabâri, rendre les hommes faibles, rendre contradictoires leur pensées et leur apprendre qu'en dehors de Lui, il n'y avait point de salut. Il s'opposa donc à leur rassemblement, dispersa leur groupement et fracassa de toute sa force leur langue.

Un lexicographe arabe, Ibn Manzur, livre lui, un autre récit :

On dit que Babel fut appelé ainsi car lorsque Dieu voulut confondre les langues des humains, Il envoya un vent et les amena de tous les horizons à Babel. Dieu confondit avec ce vent leur langue, puis il les dispersa à nouveau sur la terre.

L'encyclopédiste As-Suyûti, de son côté, raconte :

Lorsque Dieu voulut rassembler les humains à Babel, Il envoya sur eux du vent. Ils se réunirent en se demandant pourquoi on les rassemblait. Un héraut cria : qui a placé l'Occident à sa droite et l'Orient à sa gauche, et fait face à la demeure sacrée, à lui est dévolu le langage du Ciel. Ya’rûb se leva et il fut dit : Ya’rûb sera le premier à parler l'arabe. Le héraut continua et répartit ainsi 72 langues. Quand ce fut fini, la confusion était totale car chacun parlait une langue différente, on appela çà du Babil.

Encore une autre version, celle d'un certain Al-Bakrî :

Lorsque les hommes s'endormirent leur langue était le syriaque. Au matin, quand ils s'éveillèrent, leur langue fut séparée en 62 langues différentes et chacun commença à bredouiller dans sa langue. Pour cette raison l'endroit où ceci eut lieu fut nommé Babel.

Dans tous ces récits on ne peut être frappé que par le rôle du vent et surtout par l'absence d'explication pour l'agissement de Dieu. Si Dieu a donné la parole à l'homme, cela semble uniquement pour le louer à travers les prières. Il semble qu'Il ait peur d'une communication entre les hommes ce qui n'est pas sans rappeler les régimes totalitaires interdisant le courrier, la presse, le téléphone, aujourd'hui l’Internet)

Peut-être est ce dans un mythe plus ancien que l'on peut trouver une autre explication ?

Sur des tablettes d'argile sumériennes, on peut lire le récit suivant : 1200 ans après la création du pays, la population s'étant multipliée donnait de la voix. Le Dieu souverain Enlil en fut incommodé. Il alla voir les Dieux suprêmes et leur dit que la rumeur des hommes est devenue trop forte, qu'il n'arrive plus à dormir. Ceux-ci leur lancèrent alors des épidémies, de la sécheresse, de la famine puis enfin le déluge. Mais Enki, le Dieu bon, protégea les hommes d'une disparition totale. Enlil trouva alors de pulvériser l'unique langue dans une myriade de parlés, et ainsi obtenir la disparition du bruit par l'impossibilité de communiquer entre eux. En tant que Seigneur de l'Air il n'avait pas eu trop de mal à choisir le moyen convenable pour parvenir à ses desseins et à embrouiller les paroles avec du vent.

Les Dieux veulent du silence !

On peut tout simplement s'arrêter à cette conclusion simpliste, ce qui expliquerait que si tous ces Dieux, y compris celui de la Bible, ont fait se confondre les langues, ils n'ont, en revanche, rien fait pour l'écriture qui pourtant existait déjà et l'écriture cunéiforme des Mésopotamiens semble même avoir été la seule à cette époque. N’avaient-ils donc pas peur de l'écrit qui pourtant, autant que la parole, peut être un vecteur de connaissance et de transmission ? Ou bien savaient ils pertinemment que l'écrit fige les mots, les idées, empêche leur enrichissement et sclérose les transmissions ? Les récits changent d'aspect selon le genre de livre dans lequel ils se trouvent et la profession de son auteur. Selon que celui-ci soit exégète, géographe, historien, philologue, etc.. la même histoire sera présentée de façon différente et transmise ainsi. Tous les récits seront néanmoins complémentaires sans une véritable unité de contenu autre que celle de leur accord sur l'image qu'il faut transmettre.

Ainsi un Franciscain qui accompagnait les Conquistadores en Amérique raconte un mythe indien identique : Au début, avant que la lumière du soleil n'ait été créée, le monde était plongé dans l'obscurité et les ténèbres ? ce n'était qu'une immense plaine, sans la moindre colline ni élévation, entourée de tous cotés par de l'eau, sans arbres, ni choses vivantes. Immédiatement après que la lumière et le soleil se furent levés à l’est, apparurent des géants difformes qui prirent possession de la terre. Fascinés par la lumière et la beauté du soleil, ils décidèrent de construire une tour si haute que son sommet toucherait le ciel. Utilisant un argile gluant et du bitume (la même technique qu'à Babylone) ils commencèrent sans tarder à bâtir la tour. Quand la tour fut si haute qu'elle touchait le firmament, le Seigneur des cieux, fou de rage, dit aux habitants du ciel : avez vous remarqué que les habitants de la terre, fascinés par la lumière du soleil et sa beauté, ont dans leur arrogance, construit une tour pour monter jusqu'ici ? Que le diable les emporte car il n'est pas juste que ceux de la terre, vivant dans la chair, se mêlent à nous ! Sur le champ les habitants du ciel frappèrent tel la foudre, ils détruisirent l'édifice et divisèrent et éparpillèrent les bâtisseurs sur toute la surface de la terre "

On ne parle pas de langue mais quelle proximité avec la Tour de Babel ! Et puis la différence de langues, comme la différence d'écritures ou de religions sont ils en finalité néfastes ?

Un philosophe iranien, Az-ZamakhsharÎ affirme qu'elles sont nécessaires à la reconnaissance mutuelle des personnes et des choses. A cause de la différence, dit-il, la reconnaissance mutuelle est possible. Car si les choses étaient en accord, semblables et d'une seule façon, l'inconnaissance et la confusion apparaîtraient et beaucoup de bonnes choses se seraient arrêtées.

Pour maintenant étudier la Tour de Babel sous son aspect babylonien, il faut déjà préciser que, contrairement à la symbolique qui y est attachée dans le monde judéo-chrétien et islamique, pour les Babyloniens, cette Tour était destinée, au contraire, à permettre aux Dieux de descendre sur terre. La démolition de la Tour de Babel aurait alors une autre symbolique, non plus celle de l'ambition démesurée des hommes qui veulent conquérir le ciel, mais, au contraire, la médiocrité de leurs moyens puisqu'ils n'arrivent pas à mettre à la disposition de leurs Dieux les moyens pour que Ceux-ci viennent les visiter, restant désespérément au niveau du sol.

Ceux-ci, en effet, ne rendraient visite aux hommes que si ceux-ci s'en rendaient dignes !

Mais qu'était donc cette Tour ?

En fait il s'agit d'une ziggourat, comme il en existait dans toutes les villes le long des grands fleuves. Celle de Babylone était nommée é-ternen-an-ki (temple des fondements du ciel et de la terre). La ziggourat est une tour à étages - 7 ou 8 selon les historiens - sur le sommet de laquelle était un temple, généralement consacré au Dieu Mardouk, le dieu le plus, important du panthéon babylonien. Un poème - le Poème de la Création - le présente comme le créateur du cosmos et l'initiateur de l'existence des hommes. Au fur et à mesure les autres Dieux deviennent, de fait, des aspects différents de Mardouk, en installant une sorte de monothéisme avant la lettre. Il est à noter que le fils de Mardouk, Nabu, est le Dieu de l'écriture. En haut de la tour il y avait un temple dont le seul mobilier était un lit où aucun homme ne pouvait pénétrer. Seule une femme choisie par les prêtres pouvait passer la nuit dans ce lit, avec le Dieu Mardouk. Toutefois il semble qu'une cérémonie de mariage avait lieu une fois l'an, au mois de mars, à l'équinoxe de printemps qui était la nouvelle année babylonienne, et que le Roi, représentant le Dieu, venait s'y unir avec une Prêtresse d'Ishtar, la Déesse babylonienne.

Je voudrais maintenant aborder une réflexion sur la langue originelle, car le mythe de la Tour de Babel y fait évidemment allusion puisqu'avant cet événement tous les hommes auraient parlé le même langage.

Mais avant, je veux vous citer ici un extrait de texte que j'ai trouvé sur Internet et qui donne une lecture psychanalytique du mythe de la Tour de Babel.

Son auteur est Jean-Louis Morizot.

« Dans le livre de la Genèse, l'histoire des origines du monde et de la création précède l'histoire des Patriarches. Création du monde, création de l'homme et création de la femme, la chute du Jardin d'Eden, les enfants d'Adam et d'Eve, Caïn et Abel, la descendance de Caïn, le déluge, Noé et ses fils et enfin, le chapitre 11, La Tour de Babel, qui vient interrompre la longue filiation des fils et des filles de Noé, avant qu'elle ne se poursuive avec l'histoire des patriarches, Abraham et sa descendance. Intermède donc dans cette genèse, une histoire des noms et de ceux qui les portent, intermède où le temps s'arrête pour faire apparaître Nemrod le roi chasseur, sa ville, Babel au pays de Shinéar (Babylone en Mésopotamie, l'actuel Irak) et son rêve fou de se faire un nom, marquer son temps par une construction, un monument d'architecture, rêve éternel des puissants, qui fasse vivre leur renom dans la mémoire des hommes après leur mort. Nemrod, le révolté, révolté contre le créateur, construisit tragiquement l'incommensurable tour, la lugubre tour des choses, l'édifice du bien, du mal et des pleurs, œuvre d'une vie de tyran. Epopée humaine, âpre, immense, projet titanesque auquel il lia son nom faute d'y avoir fait don de sa personne (on ne dit pas la " Tour de Nemrod "). Plus haute que les ziggourats des astrologues, Hérodote qui visita Babylone vers 460 avant Jésus Christ rapporte dans ses Histoires la description d'une tour monumentale de sept étages... Pourquoi sept ? Sept est un chiffre complexe, qui rappelle les sept mobiles célestes, le soleil, la lune et les cinq planètes connues, sept commandait par allégorie, la semaine et le déroulement du temps... Quoi qu'il en soit, le dieu de la création ne permit au projet ni d'être achevé ni de perdurer. Comme il avait tiré la conséquence de la faute d'Adam et d'Eve, pour avoir goûté du fruit de l'arbre de la connaissance, du bien et du mal, connaissance réservée à Dieu lui-même, comme il avait anéanti dans le déluge les héros fornicateurs, premiers descendants d'Adam et Eve, il anéantira et la tour et ses constructeurs, qui furent dispersés quand ils avaient voulu ne faire qu'un avec leur projet. En fait ce texte doit être relu comme un système symbolique, comme nous y invitent tant les kabbalistes lecteurs de la Torah que l'exégèse chrétienne :

- sous la lettre et les événements rapportés au sens littéral, il s'agit de retrouver les trois autres sens de l'écriture, allégorique, herméneutique et mystique.

La construction et la destruction de la tour ouvrent la question de l'origine des langues des hommes, de la langue originelle dont sont issues les langues des hommes. Babel porte du ciel pour des hommes qui voulaient se faire comme Dieu, devient Babel, la confusion, confusion des langues telle que les hommes se dispersèrent car ils ne s'entendaient plus. Le premier dans le monde médiéval chrétien, Dante Alighieri s'est penché sur la question de la langue originelle, celle qu'Adam avait parlé à Dieu et qu'avaient parlé ses descendants avant la Confusio linguarum qui suivit la construction sacrilège de la tour. Le " De Vulgari Eloquentia ", écrit en 1305, oppose cette langue parfaite, langue mère, l'hébreu, aux langues vulgaires dont elle est la matrice. Dieu ayant donné à Adam, ce que Dante appelle la " forma locutionis ", qu'il faut traduire, certes faculté de langage mais plus précisément la structure de toute langue, avec laquelle Adam va forger une langue, celle de la nominatio rerum, celle que parla Eve à Adam (Eve qui fut la première à parler lorsqu'elle a dialogué avec le serpent). Dieu lui, parlait à Adam à travers les phénomènes naturels (le feu, la grêle, la neige, le souffle des orages) et Adam a parlé à Dieu sous forme de réponse. C'est pourquoi, Dieu a dû lui parler d'abord, mais il n'est pas nécessaire que le Seigneur ait employé une langue de mots portée par une voix. Qu'est-il arrivé avec Babel pour Dante? Il est probable qu'il pensait qu'avait disparue la " forma locutionis " parfaite, celle qui permît la création de langues capables de refléter l'essence même des choses dans l'identité entre leur être, modi essendi et leur représentation signifiante, modi significandi et dont l'hébreu adamique était le résultat parfait et impossible à atteindre. Seules sont restées des forma locutionis imparfaites de même que sont imparfaites les langues vulgaires des peuples. C'est cette langue édénique parfaite que Dante a poursuivie avec l'espoir de la restaurer, par un acte d'invention : la langue vulgaire illustre, dont la langue poétique est le meilleur exemple pour une guérison de la blessure post babélique. Une langue dans laquelle le mot serait identique à la chose, d'un discours qui ne serait pas du semblant dira Lacan, voilà ce dont nous sommes exilés, et à quoi nous rêvons : à ce qui n'est pas !

L'Après Babel n'est pas un épisode provincial, c'est un Drame !

Déjà Platon dans le Cratyle s'était posé la question sans parler d'une langue parfaite, du rapport des mots et des choses rapport établi soit suivant leur nature (c'est la thèse de Cratyle, les noms nomment les choses selon leur nature) soit en fonction d'une convention humaine (c'est la thèse d'Hermogène qui y voit un rapport contingent). Pour Socrate, la connaissance ne dépendait pas de notre rapport aux noms mais de notre rapport avec les idées des choses issues de la perception des noms.

Pour Dante, que l'homme ait la faculté du langage, que les petits de l'homme apprennent le langage maternel dans la langue vulgaire, tient à ce qu'à lui seul il ait été donné de parler.

Parler signifie manifester les pensées de notre esprit au moyen de signes sensibles.

Seuls les anges ont la capacité intellectuelle de comprendre la pensée de l'autre ou de lire les pensées de tous dans le divin esprit du monde.

C'est cette blessure, post babelienne, que la langue parfaite de Dante veut réparer : langue parfaite à inventer par lui-même, de la multiplicité des langues imparfaites du vulgaire, pour mieux faire que l'hébreu ancien d'Adam, perdu après Babel, langue universelle, qui dirait enfin ce qu'elle dit, sans tromperie et donnerait la connaissance des choses. (La langue divine née du pacte entre Dieu et Adam, dont dérivent les langues vulgaires).

On ne peut échapper à l'idée d'une création du monde comme un phénomène linguistique (ce que développe en particulier la tradition de la Kabbale), à l'idée d'une unité entre peuple et langue, à l'idée que le rapport d'un homme à son langage est homologue à son rapport à son monde.

Dans les lointaines vallées de l'Euphrate, les hommes érigent une œuvre architecturale immense, ils y travaillent en commun, c'est cette communauté qui constitue le but et le contenu de l’œuvre : faire Un à plusieurs, créer entre les hommes un lien, le lien du trait unaire de l'identification dit Lacan. La destruction de cette œuvre sépare les hommes et renvoie chacun et à son incomplétude et à l'insuffisance de sa pensée à faire lien avec quiconque. Projet inachevé que la tour, comme la langue des hommes à qui il manque le dernier mot pour dire le vrai sur le vrai ! Cela nous le savons, mais l'expérience de la parole des hommes montre que nous passons notre temps à l'ignorer -quand même- quand nous parlons, disons, affirmons en courtisant la Vérité et négligeant le reste à tout dit. "

Cette longue, peut-être trop longue citation, quelquefois pédante avec ses citations latines, est cependant pleine d'enseignements. Y'a t'il eu une langue originelle, et si oui, comment se serait elle construite ?

La Tour de Babel, dans sa version judéo-chrétienne, participe bien d'un archétype, celui de la langue originelle définitivement perdue et que les hommes regrettent car elle correspondait à un âge d'or. Comme on l'a vu, sous des formes différentes, en Amérique comme au Moyen Orient, les hommes ont tenté d'expliquer cette malédiction qui est à la base de beaucoup de conflits. Une langue correspond à une pensée, à une culture et le rêve de l'unicité primordiale hante l'humanité qui a chuté.

Ce qui a toujours frappé les hommes c'est la confusion des langues. L'homme aurait oublié ses origines et la multiplicité des langues en serait un indice. Au Moyen-âge, l'homme pensait que la diversité des langues et les malentendus, voir les haines qu'elle ne cesse d'engendrer, devaient provenir de quelques fautes anciennes punies par Dieu. C'est la faute au péché originel, en quelque sorte, et nous ne sommes pas loin non plus du mythe de la parole perdue car il est évident qu'il existe une quête de la langue originelle.

A l'origine, dans beaucoup de traditions, et cela est vrai dans la Bible, l'homme primordial nomme les choses, les plantes et les animaux, et leur donne ainsi vie comme Dieu, par le Verbe, avait créé l'homme.

Chez les Dogon, en Afrique, il est dit que la parole a d'abord servi à désigner les éléments nécessaires à l'agriculture. Puis cette parole a pris possession de l'homme, elle est venue comme le vent, est entrée dans son oreille puis est ressortie par sa bouche.

N'oublions pas, non plus, que dans le Nouveau Testament, après la mort de Jésus ; quand celui-ci descend sur les Apôtres, l'épisode de la Pentecôte, dit des langues de feu, où ces mêmes Apôtres se voient accorder le don des langues, c'est-à-dire de comprendre toutes les langues parlées sur la terre.

On retrouve dans toutes les traditions les mêmes idées, que l'on a appelé depuis le Moyen-âge, archétypes.

Si l'homme a conservé de ses origines les mêmes images, je pense que le premier langage, obligatoirement sommaire - mais pourquoi, après tout, et le linguiste danois Jesperen propose exactement l'inverse, c'est-à-dire une sophistication extrême des premiers mots qui ont du ensuite être simplifiés pour une utilisation plus aisée - ce premier langage devait utiliser les mêmes onomatopées pour définir les mêmes objets, sans grammaire.

Ne serait ce pas la grammaire avec la structuration de la relation entre les mots à travers des idées qui, évoluant selon les peuples et leur situation, aurait en fait créé la différentiation entre les langues ?

Mais avant de conclure cette méditation sur la Tour de Babel, il reste à voir son rapport avec l'écriture.

On a vu, plus haut, que si Dieu avait multiplié les langues, Il ne semblait pas s'être intéressé à l'écriture. Or, c'est en Mésopotamie, on l'a déjà vu ici, que l'écriture est née. Elle est née d'abord d'une écriture pictographique, puis idéographique, puis symbolique, qui représentait les objets ou les idées, avant que, pour des facilités d'utilisation, elle devienne abstraite, phonétique. Son évolution ultime lui permit de servir à exprimer différentes langues.

Les historiens pensent que la Tour de Babel comme les palais de Sumer ou Babylone n'auraient pu voir le jour sans l'aide de l'écriture qui permettait de définir les plans, les matériaux et leur mise en œuvre.

Donc, encore une fois, mais les rédacteurs de l'époque s'en rendaient ils compte ? Si Dieu avait voulu interrompre définitivement toute ambition de construire une tour en mesure de venir le rejoindre, Il aurait dû aussi multiplier les écritures pour les confondre.

Mais n'est ce pas ce qui a été fait ? car qu'y a-t-il de plus impossible à déchiffrer qu'une écriture d'une autre culture ? n'est ce pas là une source de confusion aussi importante que celle due à la langue ? Combien de cultures disparues nous restent totalement inconnues parce que nous ne savons pas lire leurs textes ? Champollion a eu la chance de découvrir la pierre de Rosette, combien de pierres de ce type faudrait il trouver pour appréhender toutes ces civilisations disparues qui nous ont laissé des messages jusqu'à ce jour illisibles ?

La seule écriture commune est peut-être le symbole, c'est peut-être même l'écriture originelle ?

J'arrête sur cette interrogation.

J'ai dit,

Source : www.ledifice.net

Lire la suite

Phaleg

15 Avril 2012 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #histoire de la FM

Ce nom donné aux Apprentis du Rite Rectifié actuellement, et qui leur sert de mot de reconnaissance, a tout un symbolisme, et toute une histoire, que nous résumons ici.
Selon le Dictionnaire de la Bible, le mot Phaleg implique une idée de division et de séparation. Par ailleurs, Phaleg est le nom d'un ancêtre d'Abram, qui deviendra plus tard Abraham.
Jean de Tourniac, dans « Vie et Perspectives de la F.-M. Traditionnelle »
rappelle que le nom donné aux Apprentis, au 1er grade partout, et en France
jusqu'au 5 Mai 1785, était Tubalcaïn. Après cette date, le Directoire
d'Auvergne, responsable de cette décision, eut à subir des critiques et
questions sur ce choix, et les Loges allemandes en particulier n'acceptèrent pas ce changement. Si, en France, le mot fut accepté, après récriminations de certains, le Grand Orient ne s'émut cependant pas. Mais, si on accepte ce mot il
faut savoir qu'il n'a été sanctionné, admis, par aucune autorité maçonnique
légiférante depuis 1785 : il fut « admis pour le Rite Rectifié, par les autres
Rites, sans décision » (cf Le Forestier, la F.M. templière et occultiste. pp.
797, 798, 799, 802, et la Revue Le Symbolisme n°337, de 1966, article signé
Ostabat. Lire aussi la conférence du Dr Schnetzler : « L'Agent inconnu et le Rite Rectifié », dans la revue Villard de Honnecourt de 1976, Tome XII).
Ce sont ces travaux que nous résumerons d'abord ici, avant d'y ajouter nos recherches personnelles.
L'idée de « séparation » est rapportée à la sortie du monde profane, mais J. Tourniac signale que la racine hébraïque Phe-lamed, qui a donné le nom de Phaleg, a donné aussi le mot « phaleg » signifiant « noble », car distingué du reste des hommes, d'où « élu », car « mis en dessous ». On retrouve ici l'idée «
d'élection du milieu du monde » de l'Évangile de Jean (17.6), nous rappelle J. Tourniac (p167 de Vie et Perspectives …).
En Genèse X-25, il est écrit que Phaleg reçut ce nom car « c'est de son temps que la terre fut partagée ». Ici on revient au sens de « séparation » et non d'élection, et on applique l'idée de scission à la glèbe. Ce partage évoque, dans l'esprit traditionnel juif, une idée malsaine, celle d'un recensement, procédé condamné dans Samuel. Pourtant le partage en question n'impliquait aucun recensement, qui aurait été impensable à l'époque. Il ne s'agissait que de la séparation des trois fils de Noé, et de leurs destins, prophétisés au chapitre IX de la Genèse (v.25 à 29). Il n'est donc pas question d'un partage spatial et socio-politique, plus ou moins égalitaire, comme on l'entendrait maintenant, à propos d'un héritage, par exemple. Ce n'est pas de cela qu'il s'agit.
Phaleg appartient à la race de Sem, race bénie par IAHVE, à l'exclusion de la race de Cham, d'où est issu Nemrod, qui a donné Tubalcaïn. Le nom de ce dernier, qui, par les aventures de la race de Cham, se rattache à l'empire de Babel, est en rapport, selon la Jewish Encyclopedy, avec l'art des métaux, et avec armes magiques.
Pour le manuscrit Dumfries n° 4, le nom de Tubalcaïn découle de la racine « BLL » signifiant « violation de l'ordre, union abominable, confusion des langues, , Phaleg descend d'une race bénie, et il demeurait, avec son frère, sur « la Montagne d'Orient » (Genèse X-30).
C'est pour ces raisons positives, et d'autres négatives, envers Tubalcaïn, et quelques autres plus secrètes, que Willermoz rejeta, poussé par la chanoinesse de Remiremont, Mademoiselle de Vallière, le nom de Tubalcaïn, et donna aux Apprentis celui de Phaleg, pour le Rite Rectifié. Mademoiselle de Vallière était une « mystique » au sens psychiatrique du terme. Willermoz s'en aperçut à temps, et rompit tout rapport avec celle qu'il avait cru une mystique inspirée au bon sens du terme. Mais le nom de Phaleg, qui se défend bien, comme on l'a vu, resta. Il avait permis de refuser l'entrée des temples à des Frères d'autres Rites trop suspects d'accueillir des « maçons » de l'organisation de Cagliostro, ceux qui, justement, se livraient à une magie alchimique que le nom de Tubalcaïn
ne rappelait que trop bien. De plus, dans une logique un peu simple, mais qui avait pour elle l'apparence, il ne convenait pas de donner à des Apprentis le nom d'un travailleur des métaux, puisqu'on les leur faisait quitter. Cet argument de Willermoz ne valait que sur l'apparence, car, comme le lui écrivit le Prince de Hesse, Tubalcaïn ne travaillait que sur d'autres métaux (symboliques) différents de ceux qu'il fallait, en effet, rejeter d'abord.Charles de Hesse donna donc un accord de principe, mais nuancé, et très intéressant (Charles de Hesse, après la mort de Ferdinand de Brunswick en 1792, devint le chef suprême des rites Willermoziens agréés à Willemsbad).
Mais le rejet du mot Tubalcaïn peut se constater, en Maçonnerie, dans des
cérémonies qui n'appartiennent pas au Rite Rectifié. Ce qui prouve que
Mademoiselle de Vallière n'avait pas été si mal inspirée en faisant rejeter ce nom. Nous lisons en effet dans le rite du Grade Noachite, dit aussi de Chevalier Prussien (21° degré du R.E.A.A.), l'histoire de Zorobabel, dont le nom signifie « aversion de Babel ». Ce rite implique le rejet d'une filiation à partir de  Tubalcaïn (cf. J. Tourniac, « Vie et perspectives… » p. 170). Et Phaleg apparaît, avec un beau et noble rôle au 32° grade du R.E.A.A. nous dit J. Tourniac (id. p. 174).
Revenons à Phaleg pour noter les curieuses étapes d'une irrégulière décroissance de la durée de la vie des ancêtres d'Abram.
Sem a vécu 100 ans avant d'engendrer Arpacead et mourut 500 ans après, soit 600 ans au total Arpacead 35 ans avant d'engendrer Scehah et mourut 403 ans après, soit 438 ans  au total Scehah 30 ans avant d'engendrer Heber et mourut 403 ans après, soit 433 ans au total  Heber 34 ans avant d'engendrer Phaleg et mourut 430 ans après, soit 464 ans au total
Phaleg 30 ans avant d'engendrer Rehu et mourut 209 ans après, soit 239 ans au total
Rehu 32 ans avant d'engendrer Serug et mourut 207 ans après, soit 239 ans au total Serug 30 ans avant d'engendrer Nacor et mourut 200 ans après, soit 230 ans au   total Nacor 29 ans avant d'engendrer Taré et mourut 119 ans après, soit 148 ans au total Taré 70 ans avant d'engendrer Abram et mourut 250 ans après, soit 320 ans au total

René Guenon ayant signalé que des noms propres peuvent cacher des organisations initiatiques, on peut se demander si tel n'est pas le cas et si ces nombres ne signifient pas les durées d'organismes initiatiques successifs. Cette «explication », à considérer, n'exclut aucune autre, qu'on pourrait trouver dans la Kabbale numérique par exemple.
Puisque Phaleg « vécut » 239 ans, il eut le temps de s'atteler à des travaux de longue durée. Aussi, une tradition maçonnique en fait-elle le constructeur de la Tour de Babel (ce qui est peu honorable) et le précurseur, ainsi, du constructeur du Temple de Salomon (ce qui est bien). Ce rituel, de 1774, déclare que cet ouvrage de Phaleg, la Tour de Babel, fut, de sa part, celui de l'orgueil. On retrouverait des allusions à cela dans le Grade de Noachite, 21° du R.E.A.A., déjà cité. Le rituel de 1774 signale que Phaleg, ce constructeur d'une tour « de la prétention à l'universalisme » et de « l'orgueil personnel »,s'est enfin un jour abaissé devant Dieu, et en a reçu son pardon à cause de son repentir. Rappelons enfin que du point de vue sémantique, le mot Phaleg évoque les arts agricoles, et non la vie nomade, dont le type est le chasseur Nemrod, ancêtre de Tubalcaïn, nous l'avons dit plus haut. Ayant ainsi condensé aussi brièvement que possible les travaux des commentateurs maçons de nous connus, nous avons fait quelques investigations dans la tradition religieuse chrétienne, plus spécifiquement catholique. Les résultats sont chrétien, car il présente
la tradition primordiale et générale de toute l'humanité (cf. René Guénon, « Le Roi du Monde »; et, du point de vue orthodoxe, Serge Boulgakof, le grand théologien de l'orthodoxie, dans « Paraclet », pp.229-230, éd. Aubier : pour catholicisme romain, lire Jean Danielou « Théologie du Judéo-christianisme », pp.25 à 27; et enfin citons, du « Mystère de l'Avent », du même auteur, ces mots
: « la religion de Melchisédech s'étend à l'humanité tout entière », « le
sacerdoce de Melchisédech est le sacrifice de tout homme, qui est prêtre de la création », … « le sacrifice de Melchisédech peut être offert en tous lieux, par toute la terre » … « En Israël le culte divin deviendra le propre d'une tribu particulière, celle de Lévy, ce qui amènera à détruire dans toutes les nations l'ancien culte cananéen de Melchisédech, qui est proscrit (Deut. XII-2); au contraire, en mettant Melchisédech au-dessus d'Abraham », on peut dire « qu'il est certain qu'à bien des égards le culte chrétien ressemble plus au culte (cananéen) de Melchisédech, qu'au culte kévitique » pp.60 à 66). Citons également le travail de G. Bardy, connu seulement des spécialistes. On le trouve dans deux articles de la Revue Biblique (1926, p496et ses. et 1927 p.24 et ss., éd. Gavalda, 10 rue Bonaparte, Paris).
G Bardy rapporte ceci :vselon Eutychus : la filiation de Noé à Melchisédech est celle-ci : Noé - Sem - Arphaxad - Caïnan - Salek - Heber - Phaleg, dont le fils est Melchisédech. Ce Melchisédech portait des vêtements de peau et une ceinture de cuir. Revenons à Phaleg : alors que, pour la tradition juive, Melchisédech semble n'être qu'un fils de Sem, dont le culte devait être détruit, pour les « annales d'Eutychus » la filiation, qui explique tout notre exposé précédent, passe aussi par SEM, mais après lui, par Phaleg qui est le père de Melchisédech.
Or on sait que Melchisédech est dit sans père. Donc Phaleg n'est pas un père charnel.
Ceci bien compris voici ce que les « annales d'Eutychus » ajoutent : Sem reçut de l'Ange l'ordre de retirer de l'Arche d'Alliance le corps d'Adam mort. Sem, le « grand-père », part donc, avec Melchisédech, son « petit-fils », avec l'accord de Phaleg « père » de Melchisédech. Sem et Melchisédech doivent enterrer Adam au milieu de la terre. Sem entre, de nuit, dans l'Arche. Il en retire le corps d'Adam. L'Ange le dirige « le milieu de la terre ». Celle-ci s'ouvre 'elle-même, et se referme aussitôt sur le corps d'Adam, en un lieu qui a un nom, le Crâne (Golgotha). Sem ordonne à Melchisédech de rester au Golgotha, où il sera prêtre éternellement, et où il sera assisté à jamais par l'Ange du Seigneur. Melchisédech y reste donc, et prend douze pierres qui lui serviront chacune d'autel, et sur lesquelles il offre le double sacrifice du pain et du vin. Sem revient seul dans sa famille, et dit à Phaleg que son fils Melchisédech est mort. Ce qui est faux, car il est éternellement vivant, mais bien comme mort pour Phaleg qui ne le verra plus. Phaleg en est profondément attristé, car il ne sait pas que Melchisédech, « son fils » est toujours vivant, mais caché. Il suffirait qu'il le sache, en le découvrant, pour qu'il soit heureux. Cette légende se trouve rapportée d'une façon analogue dans le « Synaxaire Lithurgique d'Éthiopie », où l'on trouve des églises enterrées. Dans ce pays on fête Melchisédech le 9 Septembre. Il est à noter que c'est dans le pays du « Prêtre Jean » que survit cette légende de l'existence non manifestée Melchisédech, doublant la légende de la présence, non manifestée également, du Prêtre Jean.

Le nom Phaleg donné dans le R.E.R., évoque donc l'origine d'un état de sacerdoce universel, invisible même par la voie de Phaleg, et que chacun de nous peut sûrement espérer comprendre par la voie du sacrifice de sa personne, sacrifice qui répond à l'offrande du pain et du vin faite éternellement par qui répond à l'offrande du pain et du vin faite éternellement par Melchisédech, « fils » de Phaleg.
Lire la suite

Ordre Royal d'Ecosse : le degré d'Heredom (2)

12 Juin 2012 , Rédigé par Rituel ORE Publié dans #hauts grades

Section III

 

Tirshatha : « Digne Grand Gardien Supérieur (se lève et salue), que représente le Fils de l’Homme dans la Maçonnerie ? »

GGS : « La Pierre de Taille Considérée. »

Tirshatha : « Comment est autrement appelé la Pierre de Taille Considérée ? »

GGS : « La Pierre que les Constructeurs ont rejetée qui est devenue maintenant la Pierre Principale de l’Angle ou le modèle le plus parfait sur lequel les Maçons essaient leurs Joyaux Moraux. »

Tirshatha : « En quoi est-ce le modèle le plus parfait ? »

GGS : « Les trois grands principes de la Maçonnerie. »

Tirshatha : « Quels sont-ils ? »

GGS : « Amour Fraternel, Assistance et Vérité. »

Tirshatha : « Pourquoi l’Amour Fraternel ? »

GGS : « Parce que personne ne peut montrer plus grand amour pour ses Frères que lorsqu’Il s’est sacrifié pour eux. »

Tirshatha : « Pourquoi l’Assistance ? »

GGS : « Parce qu’Il est venu pour les libérer des liens du Pécher et de la Mort. »

Tirshatha : « Pourquoi la Vérité ? »

GGS : « Parce qu’Il est la Vérité même et en est le Donateur. »

Tirshatha : « Quel est Son nom ? »

GGS : « Emmanuel. »

Tirshatha : « Que cela signifie-t-il pour les Frères ? »

GGS : « Dieu avec nous. »

Tirshatha : « Que le Dieu de la Vérité soit toujours avec nous pour nous diriger et nous assister. Amen. »

 

Section IV

 

Tirshatha : « Digne Grand Gardien Second (se lève et salue), quel était le premier édifice érigé sous la direction divine. »

GGS : « L’arche de Noé. »

Tirshatha : « Dans que but fut-elle construite ? »

GGS : « Pour sauver les élus du Déluge. »

Tirshatha : « Combien de personnes y avait-il à sauver ? »

GGS : « Huit : quatre hommes et quatre femmes. »

Tirshatha : « Nomme les hommes. »

GGS : « Noé, Japhet, Sem et Cham, tous vrais maçons. »

Tirshatha : « Combien y a-t-il de travaux faits par des mains humaines appelés Merveilles du Monde ?»

GGS : « Sept. »

Tirshatha : « Nomme-les. »

GGS : « La Tour de Babel, les Pyramides d’Egypte, la Statue de Zeus par Phidias à Olympe en Péloponnèse, le Temple d’Artémis à Ephèse, le Mausolée d’Halicarnasse, le Phare d’Alexandrie et le Colosse de Rhodes. »

Tirshatha : « Combien y eut-il de personnes nommées avant d’être nées ? »

GGS : « Trois. »

Tirshatha : « Qui étaient-elles ? »

GGS : « Bézaléel, Maher-Shalal-Hash-Baz et le Roi Cyrus le Grand. »

Tirshatha : « Qu’étaient-ils ? »

GGS : « Bézaléel était un ouvrier inspiré du Tabernacle dans lequel résidait la Divine Schekinah et dans lequel était déposée l’arche d’Alliance qui devint ensuite le modèle pour le Temple du Roi Salomon, conforme à un modèle délivré au Mont Horeb par Dieu à Moïse qui devint ensuite Grand Maître de la Loge d’Israël ; le deuxième, le fils d’une Prophétesse dont nous lisons dans les Prophéties d’Isaïe, ch. VII ; et le troisième, Cyrus le Grand, était le Fondateur de la Monarchie Perse, conquérant de l’Asie et restaurateur du Temple Saint. »

Tirshatha : « Combien y a-t-il de personnes dites ne jamais être mortes ? »

GGS : « Deux, Hénoch et Elie. »

Tirshatha : « Qu’étaient-ils ? »

GGS : « Hénoch était le cinquième après Seth et le septième depuis Adam et prophétisa l’inondation et l’incendie général ; et de peur que les Arts et Sciences ne disparaissent du savoir des hommes, il érigea deux piliers, un de briques, l’autre de pierre, sur lesquels ces Arts étaient gravés jusqu’au bout, de telle sorte que si le pilier de pierre périssait sous les flammes, le pilier de briques resterait, et que si le pilier de briques était détruit par l’eau, le pilier de pierre resterait, et ceci pouvait se voir en son temps sur la Terre de Syrie, selon Joseph. Le second, Elie le Tishbite, qui, après avoir réalisé de nombreux miracles en présence des Rois et de la Princesse d’Israël pour les ramener vers l’adoration du vrai Dieu, était ravi au Ciel par un chariot de feu. »

Tirshatha : « Que devraient célébrer les Francs-Maçons principalement ? »

GGS : « Trois grands événements : la Création du Monde, le Déluge de Noé et la Rédemption de l’Homme. »

Tirshatha : « Dans quel but ? »

GGS : « A la Gloire de Dieu. »

Tous se lèvent : « A Qui vont Gloire, Honneur et Louange, maintenant, à l’avenir et pour toujours. Amen. »

Tous reprennent leur place.

 

Section V

 

Tirshatha : « Digne Grand Gardien Supérieur (se lève et salue), où a lieu, pour la première fois, un Chapitre de l’Ordre ? »

GGS : « Au sommet saint du Mont Moriah dans le Royaume de Judée. »

Tirshatha : « Pourquoi le Mont Moriah a-t-il été consacré ou nommé saint ? »

GGS : « En raison de trois grands sacrifices faits sur son sommet : premièrement, Abraham, à la commande de Dieu, sacrifiant son fils Isaac ; deuxièmement, la prière et le sacrifice du Roi David pour apaiser la peste ; troisièmement, la prière et le sacrifice du Roi Salomon à la consécration du Saint-Temple. »

Tirshatha : « Le mont Moriah a-t-il un égal dans le monde ?

GGS : « Seul le Mont Calvaire. »

Tirshatha : « Pourquoi le Mont Calvaire a-t-il été consacré ou nommé saint ? »

GGS : « En raison d’un grand sacrifice fait sur son sommet. »

Tirshatha : « Lequel ? »

GGS : « Le sacrifice du Messie pour la rédemption du monde. »

Tirshatha : « Ayant auparavant discuté des honneurs et des dignités qui te sont accordés en tant que Franc-Maçon, je désire savoir quel est le premier et plus grand honneur jamais accordé aux Francs-Maçons ? »

GGS : « La descente de la Divine Schekinah, d’abord au sacre du Saint-Tabernacle, puis à la consécration du Temple de Dieu par le Roi Salomon, se plaçant sur l’Arche ou le Trône dans le Saint des Saints, couverte par les ailes du Chérubin où elle continua à donner ses réponses d’oracle pour plusieurs générations. »

Tirshatha : « Combien ? »

GGS : « Quatorze. »

Tirshatha : « La Schekinah n’a-t-elle jamais été destituée ? »

GGS : « Elle l’a été. »

Tirshatha : « Pourquoi ? »

GGS : « Parce que les Israélites se sont prouvés infidèles à leur Dieu. »

Tous se lèvent : « Que la lumière de la Maçonnerie soit retirée de tous ceux qui se prouvent infidèles à leur Dieu ! Amen. »

Tous reprennent leur place.

 

Section VI

 

Tirshatha : « Digne Grand Gardien Second (se lève et salue), les Maçons avaient-ils une place au Temple du Roi Salomon ? »

GGS : « Oui. »

Tirshatha : « Comment s’appelait ce lieu ? »

GGS : « La Chambre du Milieu. »

Tirshatha : « Quelles étaient les qualifications requises pour être admis dans cette Chambre du Milieu ? »

GGS : « Fidélité, Hospitalité et Taciturnité. »

Tirshatha : « Lorsqu’ils étaient admis, que voyaient-ils digne d’observation ? »

GGS : « Le Dallage Mosaïque, l’Etoile Ardente et la Bordure Ornée. »

Tirshatha : « Que représentait le Dallage Mosaïque ? »

GGS : « La Loi remise à Moïse au Mont Sinaï. »

Tirshatha : « Donne aux Frères le Signe de cette Loi. »

GGS lève les deux mains, doigts et pouces écartés.

Tirshatha : « Que représente l’Etoile Ardente. »

GGS : « La Gloire de Dieu apparaissant au Mont Sinaï lors de la remise de cette Loi. »

Tirshatha : « Que représente la Bordure Ornée ? »

GGS : « Les ornements d’une vie vertueuse, conformément à cette Loi. »

Tirshatha : « Le Temple du Roi Salomon avait-il un égal dans le monde ? »

GGS : « Seul le Temple mystique du corps du Christ. »

Tirshatha : « Les Francs-maçons peuvent-ils y espérer une place ? »

GGS : « Ils peuvent. »

Tirshatha : « Comment s’appelle cette place ? »

GGS : « La Chambre du Milieu également. »

Tirshatha : « Quelles sont les qualifications requises pour être admis dans cette Chambre du Milieu ?»

GGS : « Foi, Espoir et Charité. »

Tirshatha : « Lorsque tu es admis, qu’espères-tu voir digne d’observation ? »

GGS : « La Page de Chevalet, la Pierre de Taille Considérée et le Thurnal Broché. »

Tirshatha : « Comment sont-ils placés ? »

GGS : « La page de Chevalet sur le Dallage Mosaïque, la Pierre de Taille considérée sur l’Etoile Ardente et le Thurnal Broché sur la Bordure Ornée. »

Tirshatha : « Que représente pour nous le Thurnal Broché ? »

GGS : « La Grâce Divine pénétrant nos durs cœurs de pierre. »

Tirshatha : « Qu’est la Pierre de Taille Considérée ? »

GGS : « Le Grand Architecte de l’Eglise qui Se nomma la Rose de Charon et le Muguet. »

Tirshatha : « Et qu’est la Page de Chevalet ? »

GGS : « Le chemin du Salut qui nous est présenté dans le Livre des Bonnes Nouvelles. »

Tirshatha : « Ce livre est-il autrement appelé ? »

GGS : « Les Evangiles Saints. »

Tous se lèvent : « Béni soit Dieu de nous avoir donné les Evangiles Saints comme loi et guide de foi. Amen. »

Tous reprennent leur place.

 

Section VII

 

Tirshatha : « Digne Grand Gardien Supérieur (se lève et salue). Tu as d’abord parlé de choses religieuses, et d’honneurs attribués par les Rois. Maintenant, tu dois me dire, sans parler de la Révélation, comment pourrais-tu ainsi marcher sans t’égarer ? »

GGS : « En ne faisant pas aux autres ce que je ne voudrais pas qu’on me fasse (lève le Carré), en vivant dans l’humilité (lève la Balance), en marchant honnêtement avec mon Dieu (lève la Loi de Plomb). Pour ainsi échapper à Sa main de fer. »

Tirshatha : « Tu veux toujours les Compas ? »

GGS : « Je vivrai satisfait de ce qui m’est donné (lève les Compas). Et je serai toujours reconnaissant du Paradis. »

Tirshatha : « Jusqu’ici, mon digne ami et Frère, tu as bien répondu, mais saches que celui qui obtient une Couronne doit agir selon ces lois glorieuses (pointant vers la Bible sur l’Autel) que Dieu Lui-même a établi. »

GGS : « Je me conformerai à ces lois glorieuses (en pointant vers la Bible), et armé de l’Epée de Justice, je porterai le juste Plastron et le Casque du Salut. Ainsi armé, mon ami, je ne craindrai pas de combattre les ennemis de Mon Roi, de mon Pays et de ma Religion. »

Tirshatha : « Très bien, Très Digne et Honoré Frère, nous t’élevons aux plus grands honneurs. »

La scène change maintenant dans la Tour de Repos. Le Grand Garde quitte son poste à la porte et va à l’Angle nord-ouest de la Tour. Le Grand Maréchal conduit le Candidat au côté nord de la Tour. Le Grand Maréchal revient à sa place.

Le Grand Garde, s’adressant au Candidat : « Mon Frère, ceci (en pointant vers la Tour) représente la Tour de Repos. Je voudrais diriger ton attention vers les Marches (il pointe vers chaque élément qu’il mentionne), le Piédestal, l’Axe, le Chapiteau, l’Entablement, la Sphère dessus, le Livre Ouvert, le Mot Ecrit, la Porte du Donjon et le Pont-levis. Tu auras toutes les informations sur ces éléments dans les lectures suivantes. Tu vas maintenant essayer de gagner ton admission à la Tour sous les Caractéristiques par lesquelles tu seras connu dans l’Ordre. Donne-moi s’il te plaît la carte portant ta Caractéristique (le Candidat la donne). Métaphoriquement, tu monte maintenant le premier escalier de Sept Marches (le Grand Garde pose la carte sur le premier palier), au sommet duquel tu rencontres un Surveillant Junior qui te demande le Signe, la Marque et le Mot de l’Apprenti Présenté. Tu fournis les preuves requises et tu peux monter au deuxième escalier (ici le Grand Garde place la carte sur le deuxième palier) de Cinq Marches, au sommet duquel un Surveillant Senior te demande le Signe, la Marque et le Mot d’un Compagnon. Tu fournis encore les preuves requises et peux monter au troisième escalier (le Grand Garde place la carte sur le plus haut palier) composé de Trois Marches, sur lequel ton avancée se voit arrêtée par un Très Honorable Maître te demandant le Signe, la Marque et le Mot d’un Maître Maçon. Tu donnes ces dernières preuves convaincantes et peux continuer comme suit. Je parlerai pour toi.

Le Grand Garde sonne les coups de l’Ordre avec les articulations de ses doigts sur la table ou la plate-forme sur laquelle la Tour est placée.

Lire la suite

Hérédom of the Kilwining(extrait1)

3 Juillet 2005 Publié dans #hauts grades

Tirshatha : « Digne Grand Gardien Second (se lève et salue), combien constitue un Chapitre de l’Ordre Royal de Heredom de Kilwinning ? »

GGS : « Neuf. »

Tirshatha : « Pourquoi ? »

GGS : « Pour trois raisons. »

Tirshatha : « Donne-moi la première. »

GGS : « Parce qu’il y a neuf chiffres dans les nombres qui nous permettent ainsi de numéroter les jours où nos sentiments influenceraient notre sagesse. »

Tirshatha : « Donne-moi la deuxième. »

GGS : « Parce qu’il y a neuf Muses dans l’harmonie, ce qui affine la nature humaine. »

Tirshatha : « Nomme-les. »

GGS : « Calliope, Clio, Euterpe, Melpomène, Terpsichore, Erato, Polymnie, Uranie et Thalie. »

Tirshatha : « Et quelle est la troisième raison ? »

GGS : « Parce qu’il y a neuf ordres d’Anges dans la hiérarchie céleste. »

Tirshatha : « Nomme-les. »

GGS : « Chérubin et Séraphin, Trônes, Dominions, Principautés, Puissances, Vertus, Archanges et Anges. »

Tirshatha : « De combien est faite une Loge juste et parfaite ? »

GGS : « Sept. »

Tirshatha : « Pourquoi ? »

GGS : « Pour trois raisons également. »

Tirshatha : « Donne-moi la première. »

GGS : « Parce qu’en six jours, Dieu créa les Cieux, la Terre, la Mer et tout ce qui en fait partie et se reposa le septième jour quand il déclara que tout était parfait. »

Tirshatha : « Quelle est la deuxième raison ? »

GGS : « Parce qu’il y a sept Arts libéraux et Sciences grâce auxquels nous pouvons améliorer notre savoir. »

Tirshatha : « Nomme-les. »

GGS : « Grammaire, Logique, Rhétorique, Arithmétique, Géométrie, Musique et Astronomie. »

Tirshatha : « Et quelle est la troisième raison ? »

GGS : « Parce qu’il est dit qu’il y a sept Esprits se tenant devant le Trône de l’Agneau offrant les prières du fidèle. »

Tirshatha : « De combien est formée la Loge des Compagnons ? »

GGS : « Cinq. »

Tirshatha : « Pourquoi ? »

GGS : « Pour trois raisons également. »

Tirshatha : « Donne-moi la première. »

GGS : « Parce qu’il y a cinq divisions de temps qui nous permettent de minuter nos actions. »

Tirshatha : « Nomme-les. »

GGS : « Minutes, Heures, Jours, Mois et Années. »

Tirshatha : « Quelle est la deuxième raison ? »

GGS : « Parce qu’il y a cinq Ordres dans l’Architecture qui ornent nos édifices. »

Tirshatha : « Nomme-les. »

GGS : « Toscan, Dorique, Ionique, Corinthien et Composite. »

Tirshatha : « Et quelle est la troisième raison ? »

GGS : « Parce qu’il y a cinq points dans la Confrérie qui unissent ou devraient unir les Maçons. »

Tirshatha : « Nomme-les. »

GGS : « Main dans la main, pied à pied, genou à genou, poitrine à poitrine et main sur le dos. »

Tirshatha : « Combien dirige une Loge ? »

GGS : « Trois. »

Tirshatha : « Pourquoi ? »

GGS : « Pour trois raisons également. »

Tirshatha : « Donne-moi la première. »

GGS : « Parce qu’il y a trois termes dans un syllogisme grâce auquel nous découvrons la vérité, la majeure, la mineure et la conclusion. »

Tirshatha : « Quelle est la deuxième raison ? »

GGS : « Parce qu’il y a trois côtés égaux dans un triangle équilatéral qui est un emblème de la troisième. »

Tirshatha : « Et quelle est la troisième raison ? »

GGS : « Parce qu’il y a Trois Personnes dans la Sainte Trinité : le Père, le Fils et le Saint-Esprit, Un Dieu. »

Tous se lèvent : « A Qui vont Gloire, Honneur et Louange, maintenant, à l’avenir et pour toujours. Amen. »

Tirshatha : « Digne Grand Gardien Supérieur (se lève et salue), que représente le Fils de l’Homme dans la Maçonnerie ? »

GGS : « La Pierre de Taille Considérée. »

Tirshatha : « Comment est autrement appelé la Pierre de Taille Considérée ? »

GGS : « La Pierre que les Constructeurs ont rejetée qui est devenue maintenant la Pierre Principale de l’Angle ou le modèle le plus parfait sur lequel les Maçons essaient leurs Joyaux Moraux. »

Tirshatha :  « En quoi est-ce le modèle le plus parfait ? »

GGS : « Les trois grands principes de la Maçonnerie. »

Tirshatha : « Quels sont-ils ? »

GGS : « Amour Fraternel, Assistance et Vérité. »

Tirshatha : « Pourquoi l’Amour Fraternel ? »

GGS : « Parce que personne ne peut montrer plus grand amour pour ses Frères que lorsqu’Il s’est sacrifié pour eux. »

Tirshatha : « Pourquoi l’Assistance ? »

GGS : « Parce qu’Il est venu pour les libérer des liens du Pécher et de la Mort. »

Tirshatha : « Pourquoi la Vérité ? »

GGS : « Parce qu’Il est la Vérité même et en est le Donateur. »

Tirshatha : « Quel est Son nom ? »

GGS : « Emmanuel. »

Tirshatha : « Que cela signifie-t-il pour les Frères ? »

GGS : « Dieu avec nous. »

Tirshatha : « Que le Dieu de la Vérité soit toujours avec nous pour nous diriger et nous assister. Amen. »

 

Tirshatha : « Digne Grand Gardien Second (se lève et salue), quel était le premier édifice érigé sous la direction divine. »

GGS : « L’arche de Noé. »

Tirshatha : « Dans que but fut-elle construite ? »

GGS : « Pour sauver les élus du Déluge. »

Tirshatha : « Combien de personnes y avait-il à sauver ? »

GGS : « Huit : quatre hommes et quatre femmes. »

Tirshatha : « Nomme les hommes. »

GGS : « Noé, Japhet, Sem et Cham, tous vrais maçons. »

Tirshatha : « Combien y a-t-il de travaux faits par des mains humaines appelés Merveilles du Monde ? »

GGS : « Sept. »

Tirshatha : « Nomme-les. »

GGS : « La Tour de Babel, les Pyramides d’Egypte, la Statue de Zeus par Phidias à Olympe en Péloponnèse, le Temple d’Artémis à Ephèse, le Mausolée d’Halicarnasse, le Phare d’Alexandrie et le Colosse de Rhodes. »

Tirshatha : « Combien y eut-il de personnes nommées avant d’être nées ? »

GGS : « Trois. »

Tirshatha : « Qui étaient-elles ? »

GGS : « Bézaléel, Maher-Shalal-Hash-Baz et le Roi Cyrus le Grand. »

Tirshatha : « Qu’étaient-ils ? »

GGS : « Bézaléel était un ouvrier inspiré du Tabernacle dans lequel résidait la Divine Schekinah et dans lequel était déposée l’arche d’Alliance qui devint ensuite le modèle pour le Temple du Roi Salomon, conforme à un modèle délivré au Mont Horeb par Dieu à Moïse qui devint ensuite Grand Maître de la Loge d’Israël ; le deuxième, le fils d’une Prophétesse dont nous lisons dans les Prophéties d’Isaïe, ch. Vii ; et le troisième, Cyrus le Grand, était le Fondateur de la Monarchie Perse, conquérant de l’Asie et restaurateur du Temple Saint. »

Tirshatha : « Combien y a-t-il de personnes dites ne jamais être mortes ? »

GGS : « Deux, Hénoch et Elie. »

Tirshatha : « Qu’étaient-ils ? »

GGS : « Hénoch était le cinquième après Seth et le septième depuis Adam et prophétisa l’inondation et l’incendie général ; et de peur que les Arts et Sciences ne disparaissent du savoir des hommes, il érigea deux piliers, un de briques, l’autre de pierre, sur lesquels ces Arts étaient gravés jusqu’au bout, de telle sorte que si le pilier de pierre périssait sous les flammes, le pilier de briques resterait, et que si le pilier de briques était détruit par l’eau, le pilier de pierre resterait, et ceci pouvait se voir en son temps sur la Terre de Syrie, selon Joseph. Le second, Elie le Tishbite, qui, après avoir réalisé de nombreux miracles en présence des Rois et de la Princesse d’Israël pour les ramener vers l’adoration du vrai Dieu, était ravi au Ciel par un chariot de feu. »

Tirshatha : « Que devraient célébrer les Francs-Maçons principalement ? »

GGS : « Trois grands événements : la Création du Monde, le Déluge de Noé et la Rédemption de l’Homme. »

Tirshatha : « Dans quel but ? »

GGS : « A la Gloire de Dieu. »

Tous se lèvent : « A Qui vont Gloire, Honneur et Louange, maintenant, à l’avenir et pour toujours. Amen. »

Tous reprennent leur place.

Tirshatha : « Digne Grand Gardien Supérieur (se lève et salue), où a lieu, pour la première fois, un Chapitre de l’Ordre ? »

GGS : « Au sommet saint du Mont Moriah dans le Royaume de Judée. »

Tishatha : « Pourquoi le Mont Moriah a-t-il été consacré ou nommé saint ? »

GGS : « En raison de trois grands sacrifices faits sur son sommet : premièrement, Abraham, à la commande de Dieu, sacrifiant son fils Isaac ; deuxièmement, la prière et le sacrifice du Roi David pour apaiser la peste ; troisièmement, la prière et le sacrifice du Roi Salomon à la consécration du Saint-Temple. »

Tirshatha : « Le mont Moriah a-t-il un égal dans le monde ?

GGS : « Seul le Mont Calvaire. »

Tirshatha : « Pourquoi le Mont Calvaire a-t-il été consacré ou nommé saint ? »

GGS : « En raison d’un grand sacrifice fait sur son sommet. »

Tirshatha : « Lequel ? »

GGS : « Le sacrifice du Messie pour la rédemption du monde. »

Tirshatha : « Ayant auparavant discuté des honneurs et des dignités qui te sont accordés en tant que Franc-Maçon, je désire savoir quel est le premier et plus grand honneur jamais accordé aux Francs-Maçons ? »

GGS : « La descente de la Divine Schekinah, d’abord au sacre du Saint-Tabernacle, puis à la consécration du Temple de Dieu par le Roi Salomon, se plaçant sur l’Arche ou le Trône dans le Saint des Saints, couverte par les ailes du Chérubin où elle continua à donner ses réponses d’oracle pour plusieurs générations. »

Tirshatha : « Combien ? »

GGS : « Quatorze. »

Tirshatha : « La Schekinah n’a-t-elle jamais été destituée ? »

GGS : « Elle l’a été. »

Tirshatha : « Pourquoi ? »

GGS : « Parce que les Israélites se sont prouvés  infidèles à leur Dieu. »

Tous se lèvent : « Que la lumière de la Maçonnerie soit retirée de tous ceux qui se  prouvent  infidèles à leur Dieu ! Amen. »

Tous reprennent leur place.

Tirshatha : « Digne Grand Gardien Second (se lève et salue), les Maçons avaient-ils une place au Temple du Roi Salomon ? »

GGS : « Oui. »

Tirshatha : « Comment s’appelait ce lieu ? »

GGS : « La Chambre du Milieu. »

Tirshatha : « Quelles étaient les qualifications requises pour être admis dans cette Chambre du Milieu ? »

GGS : « Fidélité, Hospitalité et Taciturnité. »

Tirshatha : « Lorsqu’ils étaient admis, que voyaient-ils digne d’observation ? »

GGS : « Le Dallage Mosaïque, l’Etoile Ardente et la Bordure Ornée. »

Tirshatha : « Que représentait le Dallage Mosaïque ? »

GGS : « La Loi remise à Moïse au Mont Sinaï. »

Tirshatha : « Donne aux Frères le Signe de cette Loi. »

GGS lève les deux mains, doigts et pouces écartés.

Tirshatha : « Que représente l’Etoile Ardente. »

GGS : « La Gloire de Dieu apparaissant au Mont Sinaï lors de la remise de cette Loi. »

 

Tirsh: « Que représente la Bordure Ornée ? »

GGS : « Les ornements d’une vie vertueuse, conformément à cette Loi. »

Tirshatha : « Le Temple du Roi Salomon avait-il un égal dans le monde ? »

GGS : « Seul le Temple mystique du corps du Christ. »

Tirshatha : « Les Francs-maçons peuvent-ils y espérer une place ? »

GGS : « Ils peuvent. »

Tirshatha : « Comment s’appelle cette place ? »

GGS : « La Chambre du Milieu également. »

Tirshatha : « Quelles sont les qualifications requises pour être admis dans cette Chambre du Milieu ? »

GGS : « Foi, Espoir et Charité. »

Tirshatha : « Lorsque tu es admis, qu’espères-tu voir digne d’observation ? »

 

GGS : « La Page de Chevalet, la Pierre de Taille Considérée et le Thurnal Broché. »

Tirshatha : « Comment sont-ils placés ? »

GGS : « La page de Chevalet sur le Dallage Mosaïque, la Pierre de Taille Considérée sur l’Etoile Ardente et le Thurnal Broché sur la Bordure Ornée. »

Tirshatha : « Que représente pour nous le Thurnal Broché ? »

GGS : « La Grâce Divine pénétrant nos durs cœurs de pierre. »

Tirshatha : « Qu’est la Pierre de Taille Considérée ? »

GGS : « Le Grand Architecte de l’Eglise qui Se nomma la Rose de Charon et le Muguet. »

Tirshatha : « Et qu’est la Page de Chevalet ? »

GGS : « Le chemin du Salut qui nous est présenté dans le Livre des Bonnes Nouvelles. »

Tirshatha : « Ce livre est-il autrement appelé ? »

GGS : « Les Evangiles Saints. »

Tous se lèvent : « Béni soit Dieu de nous avoir donné les Evangiles Saints comme loi et guide de foi. Amen. »

Tous reprennent leur place.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lire la suite

Phaleg

20 Mai 2012 Publié dans #fondements bibliques de la FM

Ce nom donné aux Apprentis du Rite Rectifié actuellement, et qui leur sert de
mot de reconnaissance, a tout un symbolisme, et toute une histoire, que nous
résumons ici.

Selon le Dictionnaire de la Bible, le mot Phaleg implique une idée de division
et de séparation. Par ailleurs, Phaleg est le nom d'un ancêtre d'Abram, qui
deviendra plus tard Abraham.

Jean Tourniac, dans « Vie et Perspectives de la F.-M. Traditionnelle »
rappelle que le nom donné aux Apprentis, au 1er grade partout, et en France
jusqu'au 5 Mai 1785, était Tubalcaïn. Après cette date, le Directoire
d'Auvergne, responsable de cette décision, eut à subir des critiques et
questions sur ce choix, et les Loges allemandes en particulier n'acceptèrent pas
ce changement. Si, en France, le mot fut accepté, après récriminations de
certains, le Grand Orient ne s'émut cependant pas. Mais, si on accepte ce mot il
faut savoir qu'il n'a été sanctionné, admis, par aucune autorité maçonnique
légiférante depuis 1785 : il fut « admis pour le Rite Rectifié, par les autres
Rites, sans décision » (cf Le Forestier, la F.M. templière et occultiste. pp.
797, 798, 799, 802, et la Revue Le Symbolisme n°337, de 1966, article signé
Ostabat. Lire aussi la conférence du Dr Schnetzler : « L'Agent inconnu et le
Rite Rectifié », dans la revue Villard de Honnecourt de 1976, Tome XII).
Ce sont ces travaux que nous résumerons d'abord ici, avant d'y ajouter nos
recherches personnelles.

L'idée de « séparation » est rapportée à la sortie du monde profane, mais J.
Tourniac signale que la racine hébraïque Phe-lamed, qui a donné le nom de
Phaleg, a donné aussi le mot « phaleg » signifiant « noble », car distingué du
reste des hommes, d'où « élu », car « mis en dessous ». On retrouve ici l'idée «
d'élection du milieu du monde » de l'Évangile de Jean (17.6), nous rappelle J.
Tourniac (p167 de Vie et Perspectives …).

En Genèse X-25, il est écrit que Phaleg reçut ce nom car « c'est de son temps
que la terre fut partagée ». Ici on revient au sens de « séparation » et non
d'élection, et on applique l'idée de scission à la glèbe. Ce partage évoque,
dans l'esprit traditionnel juif, une idée malsaine, celle d'un recensement,
procédé condamné dans Samuel. Pourtant le partage en question n'impliquait aucun
recensement, qui aurait été impensable à l'époque. Il ne s'agissait que de la
séparation des trois fils de Noé, et de leurs destins, prophétisés au chapitre
IX de la Genèse (v.25 à 29). Il n'est donc pas question d'un partage spatial et
socio-politique, plus ou moins égalitaire, comme on l'entendrait maintenant, à
propos d'un héritage, par exemple. Ce n'est pas de cela qu'il s'agit.
Phaleg appartient à la race de Sem, race bénie par IAHVE, à l'exclusion de la
race de Cham, d'où est issu Nemrod, qui a donné Tubalcaïn. Le nom de ce dernier,
qui, par les aventures de la race de Cham, se rattache à l'empire de Babel, est
en rapport, selon la Jewish Encyclopedy, avec l'art des métaux, et avec
l'inventions des charmes magiques.

Pour le manuscrit Dumfries n° 4, le nom de Tubalcaïn découle de la racine « BLL
» signifiant « violation de l'ordre, union abominable, confusion des langues,
d'où Babel ».
À l'opposé, Phaleg descend d'une race bénie, et il demeurait, avec son frère,
sur « la Montagne d'Orient » (Genèse X-30).

C'est pour ces raisons positives, et d'autres négatives, envers Tubalcaïn, et
quelques autres plus secrètes, que Willermoz rejeta, poussé par la chanoinesse
de Remiremont, Mademoiselle de Vallière, le nom de Tubalcaïn, et donna aux
Apprentis celui de Phaleg, pour le Rite Rectifié. Mademoiselle de Vallière était
une « mystique » au sens psychiatrique du terme. Willermoz s'en aperçut à temps,
et rompit tout rapport avec celle qu'il avait cru une mystique inspirée au bon
sens du terme. Mais le nom de Phaleg, qui se défend bien, comme on l'a vu,
resta. Il avait permis de refuser l'entrée des temples à des Frères d'autres
Rites trop suspects d'accueillir des « maçons » de l'organisation de Cagliostro,
ceux qui, justement, se livraient à une magie alchimique que le nom de Tubalcaïn
ne rappelait que trop bien. De plus, dans une logique un peu simple, mais qui
avait pour elle l'apparence, il ne convenait pas de donner à des Apprentis le
nom d'un travailleur des métaux, puisqu'on les leur faisait quitter.

Cet argument de Willermoz ne valait que sur l'apparence, car, comme le lui écrivit
le Prince de Hesse, Tubalcaïn ne travaillait que sur d'autres métaux
(symboliques) différents de ceux qu'il fallait, en effet, rejeter d'abord.
Charles de Hesse donna donc un accord de principe, mais nuancé, et très
intéressant (Charles de Hesse, après la mort de Ferdinand de Brunswick en 1792,
devint le chef suprême des rites Willermoziens agréés à Willemsbad).
Mais le rejet du mot Tubalcaïn peut se constater, en Maçonnerie, dans des
cérémonies qui n'appartiennent pas au Rite Rectifié. Ce qui prouve que
Mademoiselle de Vallière n'avait pas été si mal inspirée en faisant rejeter ce
nom. Nous lisons en effet dans le rite du Grade Noachite, dit aussi de Chevalier
Prussien (21° degré du R.E.A.A.), l'histoire de Zorobabel, dont le nom signifie
« aversion de Babel ». Ce rite implique le rejet d'une filiation à partir de
Tubalcaïn (cf. J. Tourniac, « Vie et perspectives… » p. 170). Et Phaleg
apparaît, avec un beau et noble rôle au 32° grade du R.E.A.A. nous dit J.
Tourniac (id. p. 174).

Revenons à Phaleg pour noter les curieuses étapes d'une irrégulière décroissance
de la durée de la vie des ancêtres d'Abram.

Sem a vécu 100 ans avant d'engendrer Arpacead et mourut 500 ans après, soit 600
ans au total
Arpacead 35 ans avant d'engendrer Scehah et mourut 403 ans après, soit 438 ans
au total
Scehah 30 ans avant d'engendrer Heber et mourut 403 ans après, soit 433 ans au
total
Heber 34 ans avant d'engendrer Phaleg et mourut 430 ans après, soit 464 ans au
total
Phaleg 30 ans avant d'engendrer Rehu et mourut 209 ans après, soit 239 ans au
total
Rehu 32 ans avant d'engendrer Serug et mourut 207 ans après, soit 239 ans au
total
Serug 30 ans avant d'engendrer Nacor et mourut 200 ans après, soit 230 ans au
total
Nacor 29 ans avant d'engendrer Taré et mourut 119 ans après, soit 148 ans au
total
Taré 70 ans avant d'engendrer Abram et mourut 250 ans après, soit 320 ans au
total

René Guenon ayant signalé que des noms propres peuvent cacher des organisations
initiatiques, on peut se demander si tel n'est pas le cas et si ces nombres ne
signifient pas les durées d'organismes initiatiques successifs. Cette «
explication », à considérer, n'exclut aucune autre, qu'on pourrait trouver dans
la Kabbale numérique par exemple.

Puisque Phaleg « vécut » 239 ans, il eut le temps de s'atteler à des travaux de
longue durée. Aussi, une tradition maçonnique en fait-elle le constructeur de la
Tour de Babel (ce qui est peu honorable) et le précurseur, ainsi, du
constructeur du Temple de Salomon (ce qui est bien). Ce rituel, de 1774, déclare
que cet ouvrage de Phaleg, la Tour de Babel, fut, de sa part, celui de
l'orgueil. On retrouverait des allusions à cela dans le Grade de Noachite, 21°
du R.E.A.A., déjà cité. Le rituel de 1774 signale que Phaleg, ce constructeur
d'une tour « de la prétention à l'universalisme » et de « l'orgueil personnel »,
s'est enfin un jour abaissé devant Dieu, et en a reçu son pardon à cause de son
repentir. Rappelons enfin que du point de vue sémantique, le mot Phaleg évoque
les arts agricoles, et non la vie nomade, dont le type est le chasseur Nemrod,
ancêtre de Tubalcaïn, nous l'avons dit plus haut.

Ayant ainsi condensé aussi brièvement que possible les travaux des commentateurs
maçons de nous connus, nous avons fait quelques investigations dans la tradition
religieuse chrétienne, plus spécifiquement catholique. Les résultats sont
d'autant plus importants qu'ils concernent la filiation de Melchissédec. Or,
celui-ci est l'origine spirituelle même du sacerdoce chrétien, car il représente
la tradition primordiale et générale de toute l'humanité (cf. René Guénon, « Le
Roi du Monde »; et, du point de vue orthodoxe, Serge Boulgakof, le grand
théologien de l'orthodoxie, dans « Paraclet », pp.229-230, éd. Aubier : pour
catholicisme romain, lire Jean Danielou « Théologie du Judéo-christianisme »,
pp.25 à 27; et enfin citons, du « Mystère de l'Avent », du même auteur, ces mots
: « la religion de Melchisédech s'étend à l'humanité tout entière », « le
sacerdoce de Melchisédech est le sacrifice de tout homme, qui est prêtre de la
création », … « le sacrifice de Melchisédech peut être offert en tous lieux, par
toute la terre » … « En Israël le culte divin deviendra le propre d'une tribu
particulière, celle de Lévy, ce qui amènera à détruire dans toutes les nations
l'ancien culte cananéen de Melchisédech, qui est proscrit (Deut. XII-2); au
contraire, en mettant Melchisédech au-dessus d'Abraham », on peut dire « qu'il
est certain qu'à bien des égards le culte chrétien ressemble plus au culte
(cananéen) de Melchisédech, qu'au culte kévitique » pp.60 à 66).

Citons également le travail de G. Bardy, connu seulement des spécialistes. On le
trouve dans deux articles de la Revue Biblique (1926, p496et ses. et 1927 p.24
et ss., éd. Gavalda, 10 rue Bonaparte, Paris).
G Bardy rapporte ceci :
selon Eutychus : la filiation de Noé à Melchisédech est celle-ci :
Noé - Sem - Arphaxad - Caïnan - Salek - Heber - Phaleg,
dont le fils est Melchisédech.
Ce Melchisédech portait des vêtements de peau et une ceinture de cuir.
Revenons à Phaleg : alors que, pour la tradition juive, Melchisédech semble
n'être qu'un fils de Sem, dont le culte devait être détruit, pour les « annales
d'Eutychus » la filiation, qui explique tout notre exposé précédent, passe aussi
par SEM, mais après lui, par Phaleg qui est le père de Melchisédech.
Or on sait que Melchisédech est dit sans père. Donc Phaleg n'est pas un père
charnel.

Ceci bien compris voici ce que les « annales d'Eutychus » ajoutent : Sem reçut
de l'Ange l'ordre de retirer de l'Arche d'Alliance le corps d'Adam mort. Sem, le
« grand-père », part donc, avec Melchisédech, son « petit-fils », avec l'accord
de Phaleg « père » de Melchisédech. Sem et Melchisédech doivent enterrer Adam au
milieu de la terre. Sem entre, de nuit, dans l'Arche. Il en retire le corps
d'Adam. L'Ange le dirige « le milieu de la terre ». Celle-ci s'ouvre
d'elle-même, et se referme aussitôt sur le corps d'Adam, en un lieu qui a un
nom, le Crâne (Golgotha). Sem ordonne à Melchisédech de rester au Golgotha, où
il sera prêtre éternellement, et où il sera assisté à jamais par l'Ange du
Seigneur. Melchisédech y reste donc, et prend douze pierres qui lui serviront
chacune d'autel, et sur lesquelles il offre le double sacrifice du pain et du
vin. Sem revient seul dans sa famille, et dit à Phaleg que son fils Melchisédech
est mort. Ce qui est faux, car il est éternellement vivant, mais bien comme mort
pour Phaleg qui ne le verra plus. Phaleg en est profondément attristé, car il ne
sait pas que Melchisédech, « son fils » est toujours vivant, mais caché. Il
suffirait qu'il le sache, en le découvrant, pour qu'il soit heureux. Cette
légende se trouve rapportée d'une façon analogue dans le « Synaxaire Lithurgique
d'Éthiopie », où l'on trouve des églises enterrées. Dans ce pays on fête
Melchisédech le 9 Septembre. Il est à noter que c'est dans le pays du « Prêtre
Jean » que survit cette légende de l'existence non manifestée Melchisédech,
doublant la légende de la présence, non manifestée également, du Prêtre Jean.

Le nom Phaleg donné dans le R.E.R., évoque donc l'origine d'un état de sacerdoce
universel, invisible même par la voie de Phaleg, et que chacun de nous peut
sûrement espérer comprendre par la voie du sacrifice de sa personne, sacrifice
qui répond à l'offrande du pain et du vin faite éternellement par qui répond à
l'offrande du pain et du vin faite éternellement par Melchisédech, « fils » de
Phaleg.

Source : http://fr.groups.yahoo.com/group/maitrespasses/

Lire la suite

La Grande Loge Française Unie des Maîtres Maçons de Marque et des Nautoniers de l’Arche Royale .

29 Janvier 2014 , Rédigé par Michel Publié dans #histoire de la FM

« Les Frères de la Marque « les Bonnets Rouges de Bretagne » se rebiffent….bientôt rejoints par les Frères de Provence, Paris, Bourges, …

Une nouvelle Obédience de Marque et des Nautoniers de l’Arche Royale vient de naître : « la Grande Loge Française Unie des Maîtres Maçons de Marque et des Nautoniers de l’Arche Royale ». 

« N’insultez pas l’avenir » a déclaré, à moult reprises, G. C.  Grand Maître de la Grande Loge des Maître Maçons de Marque de France  en prenant quelques jours plus tard une décision brutale et restrictive  en décidant de rejeter  tous les Frères qui ne seraient pas " G.L.N.F ou G.L.U.A"" etc.... Ce dernier a délibérément insulté les Frères de Marque, des Nautoniers de l’Arche Royale et des S.D. de Bretagne publiquement ce 19 octobre 2013 à Nantes lors de la Grande Communication Provinciale tout comme les FF de Normandie huit jours plus tard, et de ce fait, tous les Frères de Marque de  France ; 

Pourquoi cette décision suicidaire ?

Depuis, au moins, 2007, le Grand Maître, actuel, de la GLMMMF n’était-il pas, déjà, en délicatesse avec nos Frères Anglais avant que la « GLUA-Marque » ne décide de lui retirer définitivement sa reconnaissance ? 

Les démarches entreprises par la GLMMMF pour retrouver cette reconnaissance près de nos Frères Anglais sont, sans aucun doute, demeurées vaines. 

La solution imaginée,  semble-t-il, par la GLMMMF a été de s’accrocher à la G.L.N.F en espérance, elle aussi, de Reconnaissance par nos amis anglais. 

Pourquoi la GLMMMF a-t-elle instituée une mesure dérogatoire de deux années pour permettre aux Frères de retrouver une obédience reconnue, engageant, par ailleurs,  les Grands Maîtres Provinciaux à « recruter » près des autres Obédiences Régulières ? Une stratégie à double facettes pour préserver des acquis? 

Quels sont ces intérêts, d’un coup d’un seul, en ce 5 novembre 2013, de prendre la décision de « JETER » tous les Frères qui ne satisferont pas aux nouvelles exigences au 31 janvier 2014 ? 

Comment un «capitaine» de navire peut-il décider de le faire sombrer sans motif apparent, sinon celui d’obtenir des gages personnellement intéressés au péril de la vie morale de ses Frères ? Faire face à un Ego encore plus démesuré que nous lui connaissions déjà? 

Comment réagira le Grand Maître de la G.L.N.F. apprenant que de nombreux Frères appartenant à son Obédience viennent d’adresser leur démission de la GLMMMF pour rejoindre la nouvelle Obédience  de Marque et des N.A.R. ? 

Or, il a été démontré que les FF de MARQUE, Nautoniers et S.D. de Bretagne Atlantique Poitou, de sensibilités différentes (GLTF,GL-AMF, GLNF..) pouvaient travailler ensemble, dans un climat serein et évolutif dans le respect des uns des autres. 

Cette ségrégation maçonnique est inadmissible, irrespectueuse et contraire aux règles maçonniques essentielles ? 

Les Frères de Marque, des NAR, des S.D,  s’opposent  avec force à un système d’inquisition qui ne peut, en aucun cas, permettre, pour l’avenir,  une évolution positive du Paysage  Maçonnique Français. 

Il convenait  donc, solennellement, de constituer un outil de travail, ouvert à l’ensemble des frères respectant les landmarks et d’une façon générale la maçonnerie régulière. 

La Province de Bretagne-Atlantique-Poitou qui a déjà démontré sa capacité à rassembler se doit donc d’être cette locomotive  capable de  tirer tous les  wagons nécessaires au refuge et au travail de tous nos  Frères, de sensibilités différentes, dans un élan d’Amour et de  Fraternité au travers l’hexagone et des Départements d’Outre-Mer rejetant simplement ces tactiques déplorables censées profiter à des dignitaires rétrogrades en mal de quelle reconnaissance ?.. 

Les Frères de Marque, des Nautoniers de l’Arche Royale et des S.D. qui le souhaitent, dans un total œcuménisme, sont invités à rejoindre leur nouvelle maison où ils y trouveront, dans un environnement d’humilité, la joie de travailler dans nos carrières tout en respectant les us et coutumes de nos Ordres ; dans la Paix, le respecter et bien sûr en totale harmonie.

Mes Frères vos anciens « dignitaires » vous ont blessé dans votre chaire, dans votre âme, soyez, encore une fois généreux, ignorez-les tout simplement et venez vous ressourcer dans vos Loges et y travailler avec ferveur en vous rappelant cet adage « fais aux autres ce que tu aimerais  qu’ils te fassent ».

Je vous sais, déjà, nombreux à rejoindre notre Grande Arche de Noé et soyez les bienvenus une lourde tâche nous attend.

Je vous embrasse bien fraternellement,

Avec toute mon amitié,

Michel

Source : http://www.glfu-macondemarque.fr/

Commentaire : La GLNF en Bretagne a des soucis à se faire ! Je connais bien le Frère Michel qui est un Frère de qualité. Avec lui cette nouvelle obédience va prospérer.

Lire la suite

Delving Further Beyond the Craft

11 Avril 2012 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #hauts grades

 

par le Rev. Neville Barker CRYER. Lewis Masonic, 2009.

 

Le dernier ouvrage du Rev. CRYER se présente sous la forme d'un petit opuscule d'à peine une centaine de pages consacré à ce que nous nommons les « grades additionnels ».

 

Le titre peut se traduire par « Pour approfondir ce qui se situe au delà du Métier » mais c'est aussi un clin d'oeil au livre de Keith B. JACKSON qui porte le titre de « BEYOND THE CRAFT ».

 

L'ambition de notre F. CRYER n'est pas de concurrencer le livre de JACKSON ni de s'y substituer. En fait, il s'agit d'une tentative de développer certains aspects historiques relatifs aux « side degrees » anglo-saxons et surtout, autant que faire se peut d'en donner l'origine réelle et même d'en démontrer l'ancienneté.

 

Pour cela, CRYER a du se cantonner à quelques uns de ces side degrees. Il a donc sélectionné les grades suivants qui donnent leurs titres aux chapitres de son livre :

 

1. La piste de la Maçonnerie de la Marque.

2. A la découverte des origines du grade de Marinier de l' Arche Royale.

3. Les racines du grade du Moniteur secret.

4. Les origines cachées des grades cryptiques.

5. D'où proviennent les différents grades maçonniques alliés ?

6. Le Rite Ancien Accepté.

7. D'où pouvait provenir le grade de la Croix Rouge ?

8. Les grades annexes du Saint Sépulcre et de Saint Jean l'Evangeliste.

9. En suivant le chemin de nos racines chevaleresques.

10. Quand, comment et où ont commencé les Chevaliers Templiers Prêtres du Saint Arc Royal ?

 

On se rend compte tout de suite qu'il n'est pas facile de présenter en quelques minutes un compte rendu exhaustif de ce qui paraissait, au départ, être un petit livre.

 

Nous savons tous, que chacun des chapitres cités mériterait à lui tout seul une ou deux heures d'explications détaillées ; c'est impossible ici, et nous devons nous contenter de les survoler en essayant d'en tirer les éléments les plus importants.

 

C'est ce que nous nous sommes efforcés de faire en supposant que l'on connaisse dans ses grandes lignes l'histoire générale des side degrees anglo-saxons.

 

  1. La piste de la Maçonnerie de la Marque.

 

L'idée qui prédomine chez CRYER est que les side degrees sont bien plus anciens qu'il n'y paraît même et surtout si leurs formes ont évolué à travers les siècles. Si en 1769, Thomas DUNCKERLEY introduit le grade de la Marque au sein de son chapitre, il ne faut pas oublier que l'on trouve trace de la pratique de ce grade et avant l'action de DUNCKERLEY dans des loges de villes comme Newcastle, Gateshead, Sunderland et Durham...

 

Il n'est pas douteux qu'au 18ème siècle, la Marque, sous une autre forme que maintenant existait en divers endroits et était liée à la pratique de l'Arc Royal avec des influences irlandaises...

 

Ce qui s'est passé en 1856 n'a été qu'une uniformisation des rituels, une organisation centralisée qui permettait à toutes les loges d'avoir, en apparence, une pratique commune.

 

Le Suprême Grand Chapitre de l'Arc Royal d'Ecosse était désireux de ne pas jeter de l'huile sur le feu entre des FF. qui avaient reçu ce grade en Ecosse et ceux qui le pratiquaient déjà en Angleterre.

 

Le rituel fut uniformisé, par exemple, certaines loges avaient des inspecteurs, d'autres pas, ce fut une version qui fut adoptée et qui impliquait un rituel d'ouverture et de fermeture différent d'autres pratiques. Un seul tracing board fut aussi adopté mais il y en avait d'autres qui étaient différents.

 

2. A la découverte des origines du grade de Marinier de l' Arche Royale.

 

Si l'on dit toujours que la plus ancienne mention de l'Ark Mariner se situe en 1790 dans la ville de Bath sous l'impulsion du F. Ebenezer SIBLY, CRYER ne manque pas de faire remarquer qu'une forme de ce grade était pratiquée vers 1765 sous l'égide du « Early Grand Encampment of Ireland ».

 

D'autre part, la légende de Noé est très présente dans les premiers temps de la Franc-Maçonnerie spéculative, après tout, il n'y a qu'à se reporter aux constitutions de 1723.

 

La figure de Noé n'aurait elle pas pu s'imposer face à celle d'Hiram Abif ?

 

Le manuscrit Graham ne présente t il pas une légende similaire à celle d'Hiram mais dont le personnage central est Noé relevé par ses trois fils ? Et ce texte se situe dans les années 1726 ? CRYER pense comme d'autres érudits qu'il est plus ancien (1672).

 

CRYER pense qu'Hiram a pu supplanter Noé parce que ce dernier avait un aspect trop « médiéval », trop catholique aux yeux des fondateurs de la G.L de 1717...

 

Il n'empêche que ce grade pu se maintenir ici et là.

 

Après tout, dès 1816, le F. DARRINGTON manifestait son intention de faire revivre ce grade.

 

Et les rituels du Royal Order of Scotland en font mention en 1730 !

 

3. Les racines du grade du Moniteur secret.

 

Ce grade, moins connu, aurait selon la tradition, des origines néerlandaises mais, comme l'écrit CRYER, rien ne le confirme et cette hypothèse serait récente.

 

Toutefois, il existe un ouvrage intitulé « Les règlements, statuts, constitutions et cérémonies de l'Ordre de Jonathan et David et Jésus Christ » datant de 1773 dont un exemplaire est conservé dans la bibliothèque du Grand Orient des Pays Bas.

 

Ce livre aurait influencé un F. BOLT pour introduire ce grade dans sa loge « Concordia vincit animos » créée en 1755 par la Grande Loge d'Ecosse.

 

Mais, est ce concluant ?

 

A la mort du F BOLT, en 1793, on ne trouve plus trace de cet ordre en Hollande et ce n'est qu'en 1875 qu'il sera introduit en Angleterre par le F. ZACHARIE de retour des U.S.A.

 

Là encore, c'est un retour tardif et CRYER suppose que ce grade pratiqué aux U.S.A. pourrait lui aussi, sous une forme différente provenir du « Early Grand Encampment » qui, nous l'avons vu, gérait une grande quantité de grades divers.

 

Le rituel utilisé de nos jours, lui a été modifié à la fin du XIXème siècle avec la création au sein de chaque conclave de nouveaux officiers « les diacres visiteurs » au nombre de quatre au minimum, afin de rendre visite et d'assister les FF. dans le besoin, et d'assurer le lien entre l'Ordre et ceux que les vicissitudes de la vie empêchaient de se déplacer.

 

Ce qui est bien le moins pour une organisation qui repose sur une légende mettant en valeur l'amour fraternel.

 

4. Les origines cachées des grades cryptiques.

 

Le Grand Conseil des Royal and Select Masters d'Angleterre a été constitué le 29 juillet 1873 par quatre conseils qui eux mêmes émanaient du Grand Conseil de l'Etat de New York.

 

Là aussi, on peut envisager selon CRYER deux pistes complémentaires, une qui reprend des grades pratiqués en Angleterre au 18ème siècle, l'autre qui fait appel à des grades qui ont été transformé aux U.S.A. durant le 19éme siècle.

 

Il est certain que les grades cryptiques ont toujours été liés à l'Arc Royal ou considérés comme des préliminaires à l'Arc Royal.

Mais aux Etats Unis, au début du 19ème siècle, il n'était pas rare que ces grades cryptiques soient rattachés à un Suprême Conseil du Rite Ecossais Ancien Accepté !

 

De plus, les loges militaires sous patentes irlandaises ou écossaises avaient répandus durant le 18ème siècle une quantité considérable de grades qui avaient séduits de nombreux FF. dont, d'après CRYER, le F. DUNCKERLEY lui même.

 

Il faut donc accepter l'idée que tous ces grades, comme celui de Super Excellent Maître ont des origines britanniques mais ont été modifié aussi outre atlantique.

 

Par exemple, les grades de Royal and Select Masters ont été sous la coupe du REAA, le grade de Super Excellent préliminaire à l'Arc et le Most Excellent préliminaire au Knight Templar !

 

Tout cela n'est pas simple car il faut bien avoir à l'esprit que les dénominations actuelles ne recouvrent pas les mêmes grades !

En Irlande vers 1810 on pratiquait les grades d'Excellent Maître, de Passé Maître, de Super Excellent Maître, d' Arc et d' Arc Royal ( liste de FOWLER ).

 

Le Super Excellent correspondait au passage des voiles et l' Arc était le nom du Most Excellent !

 

La chronologie de ces grades a été étudié ici et nous ne pouvons nous en tenir qu'à notre séquence de Maître, Maître Maçon de la Marque, Passé Maître, Excellent Maître et Compagnon de l'Arc Royal.

 

5. D'où proviennent les différents grades maçonniques alliés ?

 

Ce chapitre est certainement le plus compliqué voire le plus confus du livre de CRYER, sans nuance péjorative, mais parce que le sujet lui même semble inextricable même si comme d'habitude, tout commence officiellement à la fin du 19ème siècle, en 1880 à Londres où quelque FF. eurent l'idée de réunir dans une même organisation des grades qui existaient de façon éparse.

 

A l'origine de cette initiative, le F. Kenneth Mc KENZIE impliqué dans la pratique des side degrees et bénéficiant de l'appui du Révérend G. PORTAL, G.M. de la Marque. Le Grand Conseil des Grades Maçonnique Alliés était né.

 

Ce qui ne nous apprend rien sur leur origine, aussi il faut les considérer un par un et se pencher sur chacun d'entre eux.

 

Pour mémoire, nous rappelons leur intitulé :

 

a) Maçon de Saint Laurent le Martyr.

b) Chevalier de Constantinople.

c) Grand Tuileur du Roi Salomon.

d) Croix Rouge de Babylone.

e) Grand Prêtre.

 

a) C'est dans le Lancashire que CRYER trouve trace d'une loge qui se tenait à Colne et qui pratiquait ce grade dans les années 1730.

L'origine en est obscure et difficile à démêler. La tradition nous dit que ce grade avait pour but de distinguer les maçons opératifs des non-opératifs ! Ce qui laisse perplexe mais pourquoi pas ?

 

C'est ce que pense CRYER. Idem pour l'implantation dans le nord du pays.

 

Pour ce qui concerne le thème de ce grade, le martyr de Saint Laurent, il était assez populaire dans cette région. Au Moyen Age, Lancashire et Yorkshire étaient des zones de traditions y compris en ce qui concerne la Marque et ce , malgré l'Union de 1813...

 

b) Quand on a dit que ce grade était pratiqué aux U.S.A. en 1831 on pense avoir tout dit ! Mais ce serait trop facile. Il semble que ce soit par l'intermédiaire de loges militaires de la région de Plymouth d'après des recherche menées par Frederick SMYTH que ce grade se soit répandu mais il existait avant l'union de 1813.

 

Le rituel actuel le présente comme un vrai side degree et insiste sur le fait qu'autrefois, ce grade pouvait être conféré d'un F. à l'autre par une simple obligation et communication de secrets d'un F. à l'autre hors d'une tenue.

 

c) Ce grade a deux noms dont celui de Maître Elu des vingt sept.

 

Une fois de plus, ce grade est revenu des U.S.A. en 1893.

Il présente des similitudes avec le grade de Select Master ainsi qu'avec celui de Secrétaire Intime du REAA.

 

Les choses se compliquent si l'on sait qu'un grade similaire était pratiqué aux U.S.A. en 1761.

 

d) Toujours lié à l'Arc Royal, ce grade est connu comme celui du « passing the bridge ».

 

En Ecosse, on le nomme « babylonian pass ». En Irlande, il appartient aux Knight Masons of Ireland.

 

Il a pour légende la reconstruction du second Temple et le candidat se nomme Zorobabel.

 

On est assuré qu'il est pratiqué à Bristol depuis au moins 1780.

 

Le rite de Lambert de Lintot avait un cinquième grade similaire, car une de ses caractéristiques est qu'il se déroule en deux parties en deux endroits : un chapitre de l'Arc Royal et la Cour du Roi de Perse.

 

e) On sait qu'un grade portant ce nom existait en 1829 en Amérique,

qu'il était en étroite relation avec l'Arc et en la personne de Josué, premier Principal dans un chapitre américain, cette qualification était obligatoire.

 

Mais on sait aussi qu'antérieurement un ordre de Melkissedec était pratiqué vers 1788.

 

Dans le manuel de WEBB, il est nommé « Ordre de la Haute Prêtrise ».

Pour CRYER, cet ordre trouve son origine dans le Lancashire et le Yorkshire et est de la plus haute antiquité.

 

6. Le Rite Ancien Accepté.

 

Nous avons choisi de faire l'impasse sur ce chapitre car il n'apporte aucun élément nouveau et s'adresse aux FF. Anglais qui n'auraient aucune notion concernant ce grade. Il se contente d'un résumé des origines supposées de ce rite, des aventures d'Etienne MORIN, de FRANCKEN et de GRASSE TILLY aux Indes Occidentales et de leur rite de Perfection en rapport avec la Maçonnerie américaine.

Pour CRYER, le grade de Rose Croix ou Nec Plus Ultra était pratiqué au sein des Knights Templar « Encampments » comme à Bristol dans les années 1770.

 

Ce n'est qu'en 1846 qu'apparut le Suprême Conseil d'Angleterre sous la direction du Dr. CRUCEFIX à l'initiative du S.C. Juridiction nord des U.S.A. Et que le R.A.A. prit son autonomie.

 

7. D'où pouvait provenir le grade de la Croix Rouge ?

 

Quand on sait qu'un grand nombre de grades font référence à la Croix Rouge, on se doute bien qu'il n'est pas facile de démêler l'écheveau de cette famille de grades...

 

C'est en 1865 que R.W. LITTLE assisté de W. HUGHAN et de W. H. WHITE ont constitué le Grand Conclave Impérial de la Croix Rouge de Constantin mais ce grade est mentionné dans le livre de R. CARLILE en 1825.

 

En 1790, il semble qu'un grade de la Croix Rouge de Palestine ait été pratiqué à Londres.

 

Nous manquons une fois de plus de précisions, de documents fiables en la matière.

 

CRYER cite cependant un texte écrit par un grand historien de la Maçonnerie, le F. George DRAFFEN, Grand Officier de la G.L. d'Ecosse et spécialiste des ordres de chevalerie.

 

Ce F. pensait que là aussi, ce grade venait d'Irlande et était une émanation encore une fois du « Early Grand Encampment » qui, nous l'avons vu, avait sous sa coupe plusieurs dizaines de side degrees et ce sans doute depuis les années 1770.

 

Il était courant que des FF. Ecossais se rendent en Irlande, surtout dans le comté de Cork pour y recevoir des side degrees et ce avant 1770 !

 

Un document irlandais, une patente de K.T. date après tout de 1759 !

Un autre document d'importance indique que le F. Robert GILL participa à la fondation du « Cross of Christ Encampment of Knights Templar » en 1795.

 

Les minutes de cet organisme prouvent que la Croix Rouge de Constantin était pratiquée en 1796 !

 

R.W. LITTLE dans son texte de présentation rédigé en 1868 n' écrivait pas que de l'histoire légendaire.

 

8. Les grades annexes du Saint Sépulcre et de Saint Jean l'Evangéliste.

 

Il est toujours question du « Early Grand Encampment » irlandais qui aurait pratiqué ces deux grades dans les années 1770.

 

La qualification d'être maçon de l'Arc Royal a toujours été exigée pour y être reçu.

 

Il est bien entendu chrétien et constitue une interprétation conforme à la foi chrétienne de ce qui est découvert lors de la cérémonie de l'Arc Royal...

 

9. En suivant le chemin de nos racines chevaleresques.

 

CRYER estime que la référence à la loge de Stirling Kilwinning en 1743 est fiable, avis qui n'est pas partagé par tous les historiens de la Maçonnerie.

 

Cependant, et ce chapitre n'apporte rien de nouveau sur cette question, notre auteur pense qu'il faut chercher du côté de la ville d'York et toujours vers l'Irlande où quand même vers 1740 on trouve une étroite connexion entre l'Arc Royal et la chevalerie maçonnique, par exemple une légende qui se rapporte à une certaine découverte effectuée dans les fondations du temple du temps du roi Josias (voir Livre des Rois II, 22) ainsi qu'un grade de Chevalier de la Croix Rouge se situant autour de Babylone.

 

CRYER est persuadé que les loges militaires irlandaises ont largement contribué à diffuser grades et légendaire chevaleresque dès les années 1750.

 

10. Quand, comment et où ont commencé les Chevaliers Templiers Prêtres du Saint Arc Royal ?

 

La difficulté, encore une fois, est que ce grade est connu sous diverses appellations comme « L'Ordre de la Prêtrise du Temple » ou « Ordre de la Sainte Sagesse ».

 

Son origine, mais c'est une banalité, serait irlandaise et officiellement attestée en 1792 à Anahilt au nord de l'Irlande mais serait d'une plus grande ancienneté.

 

Le rituel utilisé fait référence au livre des Proverbes (IX, 1) : « La Sagesse a bâti sa maison, elle a taillé ses sept colonnes. »

Lors de la cérémonie de réception, il y a sept officiers, chacun en charge d'une colonne ou d'un pilier.

 

Le caractère chrétien de ce grade est clair et la qualification est d'être Maître Installé, Maçon de l'Arc Royal et Chevalier Templier.

Précisons enfin, que le Grand Collège gère trente et un grades conférés par communication et dont l'origine irlandaise est évidente.

Voilà ce que nous pouvions dire succinctement du livre de notre F. Neville Barker CRYER.

 

Un petit livre, certes, mais qui ouvre de nombreuses pistes de recherches inépuisables et dont on peut tirer une idée dominante : contrairement à ce que l'on écrivait autrefois, la plupart des side degrees sont plus anciens et remontent plus loin dans le temps que certains érudits ne le pensent encore.

 

Dès le dix huitième siècle, vers les années 1760, on voit apparaître ça et là les premiers side degrees pratiqués souvent dans des loges militaires et dont les origines sont à chercher en Irlande.

 

C'est, selon nous, la principale leçon que l'on doit tirer de ce livre tout en le considérant comme le complément indispensable du livre de notre F. Keith B. JACKSON « Beyond the Craft » dont il constitue un très utile développement.

 

Source : http://liberlatomorum.jimdo.com/

Lire la suite

Sept ans et Plus

19 Décembre 2013 , Rédigé par B\ P\ Publié dans #Planches

Le 3ème repos que l’on atteint après sept marches, figure les sept arts libéraux dont la science m’a fait trouver digne d’être reçu au grade de Maître. Or les sept arts libéraux sont appelés les sept colonnes de la sagesse, et le Maître parvenu à la sagesse est en mesure d’approcher la connaissance. Daniel Beresniak disait " Accéder à la connaissance, c’est prendre conscience qu’au delà de la nature humaine est cachée la vrai nature de l’homme ". Cette connaissance qui doit mener à la vrai nature de l’homme, commence donc par la sagesse. Or, quelle est la définition de la sagesse ? C’est s’occuper du bien pour éviter le mal. Si l’on se réfère à la Bible, dans le livre de Job, le poème de la sagesse pose la question suivante : " Et d’où vient la sagesse ? et quel est le lieu de l’intelligence ?

Voici, craindre Adonaï (c’est à dire Dieu) est la sagesse et s’éloigner du mal est l’intelligence " ( Job 28 : 20-28 )
Or le nombre sept est formé des nombre trois ( le ciel ) c’est le cercle, le compas et le domaine de l’esprit, et du nombre quatre ( la terre ) c’est le carré, l'équerre et l’homme. C’est donc l’union parfaite du divin et de l’humain. Pour arriver à cette union, je pense qu’il est primordial de comprendre son propre fonctionnement en tant qu’être humain, pour pouvoir le transcender, afin de découvrir cette partie mystérieuse qui est donc notre vrai nature, que je pourrai appeler divine, qui sommeille encore en nous. Si sept ans est l’âge de raison, je pense que le "et plus " correspond à cette partie mystérieuse qui nous reste à découvrir et dont notre inconscient fait partie intégrante. Alors, la parole perdue est à mon sens enfouie dans cet inconscient. Cette partie divine qui est en nous et la recherche de la spiritualité seraient donc la voie à suivre. Plotin disait "le mode spirituel n’est pas ailleurs qu’en nous-même" Il nous invitait à une métamorphose de notre perception intérieure précisant "Il faut que la conscience, cessant de se dédoubler, vienne coïncider avec ce niveau supérieur de tension et d’unité qui est notre vrai moi ". Et d’ajouter " il faut apprendre à regarder en nous pour découvrir en nous le monde spirituel. Si le monde spirituel est en nous, il est aussi en dehors de nous. S’il suffit de savoir regarder en nous pour le découvrir, il suffit de savoir regarder hors de soi pour l’apercevoir derrière les apparences. A la métamorphose du regard intérieur répondra la métamorphose de la vision sensible "

Comme les sept jours de la semaine, le nombre sept rassemble et termine un cycle complet, et le cycle achevé il y a donc renouveau. Donc si le septénaire ferme le cercle de l’être il en marque la fin et la conclusion, il indique également le sens d’un changement après un cycle accompli. Synonyme d’une fin, c’est le début d’un renouvellement qui marque le passage d’un cycle connu à un cycle inconnu. Le nombre sept peut donc être apparenté au monde dans lequel on se trouve et duquel on est condamné à disparaître un jour ou l’autre. Je pense que l’on est dans le passage de la transition et que cette transition a déjà commencé. Il s’agit maintenant de trier le bon grain de l’ivraie, de distinguer la vérité du mensonge. C’est une véritable involution qui commence car il est beaucoup plus facile de percevoir ce qui est à l’extérieur de soi que ce qui est à l’intérieur. Par le passage au dessus du cercueil d’Hiram du septième au huitième pas, ce huitième pas, qui nous mène au compas et à l’Orient, marque une fin avec notre mort symbolique par les 3 coups qui vont nous amener à prendre la place
d’Hiram. A ce moment là la parole est perdue. Symboliquement identifié à Hiram, et étendu dans son cercueil, cette mort symbolique est l’épreuve de la terre ou la mort à soi- même.

La renaissance se fera par les 5 points parfaits de la maîtrise et par le mot sacré substitué après que le TVM ai dit que seul nous ne pouvons rien.

Cette renaissance, par ce passage du plan terrestre horizontal au plan vertical lors du cinquième point est celle de l’homme nouveau, trait d’union entre le ciel et la terre, la vie et la mort. C’est une véritable renaissance de son être intérieur permettant la mort des anciennes pensées et comportements pour permettre aux nouveaux de naître.

Lors du cinquième point, la main gauche du TVM, celle du cœur, rejoint l’épaule droite du futur Maître. C’est dans cette position qui fait penser à un huit allongé, signe de l’infini, que le TVM donne l’accolade fraternelle durant laquelle il communique à l’une et l’autre oreille les syllabes du mot sacré. Je crois qu’à ce moment là, il y a une transmission de vie d’être à être, comme un flambeau qui allume un autre flambeau et le nouveau Maître devra lui même être transmetteur de vie.

Mais en même temps que cette renaissance, comment retrouver la parole perdue enfouie dans l’inconscient. Je pense que le souffle de vie retrouvé après cette renaissance correspond à une certaine énergie qui se trouvait au fond de soi et qui a été réanimée. C’est en abordant les nombres suivants que doit s’effectuer la recherche, notamment à partir du nombre neuf, de la famille du novénaire, c’est à dire de l’énergie.

Pour les Pythagoriciens, le nombre 8 représente l’équilibre final, la libération résultant de l’évolution. Le nombre huit est ainsi le symbole du monde nouveau et de la renaissance. Le Huitième jour est en effet le premier jour de la nouvelle semaine de l’histoire du monde. Annoncé par le déluge qui est la fin du monde ancien, ainsi que le rappelle l’épître de Pierre " Eux, ayant refusé de croire, jadis, lorsque temporisait la patience de Dieu, aux jours de Noé, lequel construisit l’arche dans laquelle peu, c’est-à-dire 8 personnes furent sauvées à travers l’eau " I.Pierre verset 3,20 ; également : " Il n’a pas épargné l’ancien monde, mais il a protégé le huitième ( homme ), Noé, prédicateur de justice... " II.Pierre verset 2,5. Le huitième est donc la marque du monde nouveau. Traditionnellement, le 8 est le chiffre du Christ. Il est constitué de deux cercles ou d’un seul qui se spire. C’est le soleil d’en haut qui se reflète en bas. Le 8 est le signe de la lumière qui se réverbère, se reflète. En regardant le 8 on peut retrouver le tracé de deux 6, mouvement de la lumière du bas vers le haut et inversement. C’est pourquoi le 8 a été choisi comme symbole de l’infini dans les mathématiques car son expression elle même est infinie. C’est donc vers ce symbole de l’infini que l’on doit essayer d’aller.

Si le 8 est le symbole de l’infini et du monde nouveau vers lequel nous devons nous diriger, le nombre 9 doit marquer un recommencement et une transposition sur un nouveau plan. Le nombre 9, carré de 3, est le dernier de la série des 9 nombres de base qui servent à former tous les autres nombres. Sa forme stylisée fait penser à un fœtus et le fœtus fait penser à la naissance. Le nombre 9 correspondrait donc à un commencement qui serait né d’une fin.

Comme je l’ai dit précédemment, avec le 9 commence la famille du novénaire, c’est-à-dire la famille de l’énergie. Jakin est le symbole du foyer générateur de l’énergie qui exerce son influence de l’intérieur sur l’extérieur. Wirth disait qu’il correspondait à l’énergie expansive qui part de tout être, principe d’activité intérieure, d’initiative et d’action personnelle. Les énergies qui animent le corps peuvent soit descendre vers la terre, soit s’élever vers le ciel. L 'homme serait donc le trait d’union entre le bas et le haut. Ce serait donc le début d’un autre cycle, celui de l’énergie intérieure dans lequel le 10 aurait une place prépondérante. Mais une réalité me vient à l’esprit : être neuf c’est partir à 0. Le 10 est composé du 1 (c’est-à-dire l’unité) et du 0 ( c’est-à-dire du néant ) Lorsque l’unité rencontre le néant, c’est pour le féconder, donc pour créer l’univers et cela nous ramène à l’unité ce qui nous porte vers une nouvelle série. Voilà une idée importante. Le 10 marquerait donc ce nouveau départ de cette nouvelle vie qui nous permettrait d’avancer pour retrouver la parole perdue.

Cette parole perdue rappelle l’histoire d’Adam et Eve, c’est-à-dire à la chute et à l’évolution.
Adam et Eve étaient intérieurement très évolués mais pas parfaits. Lorsque le serpent s’est enroulé autours de l’arbre de vie, ils ont goûté au fruit défendu, ce qui a entraîné toute leur race dans leur chute avant leur nouvelle évolution.
Je n’ai pu m’empêcher de faire le rapprochement avec la Kabbale et avec les 10 Séphiroths de l’arbre de vie. Une des applications les plus connues des 10 Séphiroths est d’y voir le chemin et l’évolution.

Dans l’arbre de vie, il y a 3 colonnes. Celle de droite s’appellent Yachim et comporte les Séphiroths d’aspect masculin. Celle de gauche s’appelle Boaz et comporte les Séphiroths d’aspect féminin. Celle du centre est l’équilibre. Elle représente le devenir théorique de tout être humain. Le disciple commence ce chemin à la dixième Séphira nommé MALKOUT correspondant au monde physique et au corps et gravit une à une toutes les Séphiroths. IESOD est la deuxième Séphira en partant du bas et donc la première marche à gravir sur cette colonne de l’équilibre. Elle porte le numéro 9 et signifie fondement, base. Elle correspond au monde psychique, c’est-à-dire l’âme et la qualité de IESOD est la pureté. Or la pureté est la base de tout. En purifiant notre âme qui évolue au sein de IESOD, nous polissons en quelque sorte un joyau intérieur en le rendant plus transparent ce qui permettra d’amener en nous les vertus des Séphiroths supérieurs et ce, jusqu’au numéro 1, KETER, qui correspond au monde Divin.

En conclusion je pense que si l’on compare le chemin que l’on a parcouru en Franc Maçonnerie avec cet arbre de vie de la Kabbale, notre âge de Maître, Sept ans et plus signifie dans le « et plus » qu’il faut par un travail intérieur permanent progresser vers la maturité, c’est à dire vers le dix pour retrouver l’unité de nous même en rassemblant ce qui est épars pour commencer à comprendre quelque chose et retrouver la parole perdue. Nous ne faisons que remonter une pente, alors qu’au commencement nous étions en haut. Il ne s’agit donc pas d’une simple évolution, mais d’une involution, suivie d’une évolution qui doit nous pousser à descendre en nous pour tenter de retrouver cette parole perdue cachée dans notre conscience.

En nous interrogeant sur notre existence et par un processus de purification de notre être, nous pourrons effectuer la transformation nécessaire à ce processus de maturation. Tel l’arbre de vie nous partirons du 10 pour tenter d’arriver le plus près possible de la Séphira ultime et du couronnement, le 1, KETER dont le monde est présent dans l’univers ainsi que dans l’homme puisque l’homme est à l’image de l’univers.

J'ai dit

Source : www.ledifice.net

Lire la suite

REAA : Réception du 22ème degré (2)

27 Juin 2012 , Rédigé par Rituel du 22ème degré du REAA Publié dans #hauts grades

Frère Maître des Cérémonies veuillez remettre les décors du grade aux nouveaux Chevaliers Royal Hache.

 

Mes Frères, vous porterez désormais ce ruban dont l'arc-en-ciel est un des symboles majeurs de ce grade. Le bijou est une hache semblable à celles sous lesquelles vous venez d'être investi.

 

MUSIQUE

 

Le T.S. montre aux initiés les lettres inscrites sur la hache.

 

T.S.                  Mes Frères, comme vous le voyez, la hache des Chevaliers Royal Hache, Princes du Liban, porte deux séries de lettres. Ce sont les initiales de noms qui sont liés à l'histoire du Temple de Salomon.

 

L :. LIBAN : c'est là que furent coupés les cèdres, comme vous venez de l'apprendre; les consonnes de ce mot sont aussi celles des mots hébreux signifiant blanc ou encens.

 

S :. SALOMON, Roi plein de sagesse qui fit bâtir le Premier Temple.

 

A :. ABDA, père d'Adoniram.

 

A :. ADONIRAM, qui prit la direction des travaux après la mort du Maître Hiram.

 

C :. CYRUS, qui après avoir conquis un royaume immense, rompit avec les habitudes cruelles de ses prédécesseurs, mit fin à la captivité des exilés et leur permit de retourner à Jérusalem et d'entreprendre la reconstruction du Temple. (Esdras I, 1 à 11)

 

D :. DARIUS, héritier spirituel de Cyrus, qui donna à Zorobabel un second édit autorisant la reprise des travaux du second  Temple. (Esdras VI, 6 à 12)

 

X :. XERXES, pour Artaxerxès qui, après la délation des ennemis de Juda et de Benjamin, fit interrompre les travaux. (Esdras IV, 18 à 24)

 

Z :. ZOROBABEL, ordonnateur de la reconstruction du second Temple.

 

A :. ANANYAH, fidèle gardien des murailles entourant le second Temple. (Néhémie VII, 2)

 

Et sur I'autre face:

 

S :. TSIDONI, c'est-à-dire Sidoniens, habiles bûcherons habitant les monts Liban.

N :. NOÉ, qui construisit l’Arche avec ses trois fils Shem, Kham et Yaphet.

 

S :. SHEM, symbole du bien. C'est lui qui transmit le nom, et qui est l'ancêtre du peuple élu.(Genèse X, 21 à 31)

 

C :. KHAM, symbole du mal. C'est lui qui engendra les ennemis du peuple de Dieu, parmi lesquels les Cananéens. (Genèse X, 6 à 20)

 

J :. JAPHET, ancêtre des peuples indo-européens dans le nord et l'ouest de la Palestine. (Genèse X, 1 à 5) II dirigea la coupe des cèdres.

 

M :. MOÏSE, qui conduisit le peuple pendant l’exode, mais ne put entrer en terre promise.

 

Enfin

 

B :. BETSALEL :              )

                                                         et                      )           ils furent les artisans de l’Arche

O :. OHOLIAV:                                  )            d’Alliance et du Tabernacle.

(Exode XXI, 1)

 

Vous le voyez, mes Frères, chacune de ces lettres évoque un symbole.

 

Mes Frères sur les régions, vous avez vu comment les nouveaux Princes du Liban se sont soumis à ce qui leur a été prescrit.

Employons-nous auprès de nos Grands Patriarches à obtenir leur admission au Conseil de la Table ronde.

 

Quant à vous, mes Frères, allez vous recueillir et vous préparer à occuper dignement la place que nous allons solliciter pour vous.

           

Le M.d.C. couvre le temple avec les néophytes et les emmène en un lieu de réflexion

.

MUSIQUE

 

Attendre le retour du M.d.C.

 

T.S.                  Mes Frères, veuillez retourner votre sautoir afin que le côté ponceau soit visible. Je vais désigner 10 Frères qui prendront place avec moi à la table ronde. Les autres prendront place sur les régions, debout au signe de fidélité.

 

J’ai encore quelques recommandations à vous faire:

Le Frère Orateur portera le Volume de la Loi Sacrée, l’équerre et le compas, il les disposera dans le second temple sur un lutrin à l’angle NE;

Le Patriarche 1erSurveillant prendra place au point nord,

Le Patriarche 2ndSurveillant au point sud;

J’occuperai le point est, tandis que la stalle située au point ouest restera libre.

 

Au moment de l'investiture, lorsque je vous dirai "Patriarches, mes Frères, faites votre devoir", vous vous lèverez et dirigerez vos glaives vers un point situé au dessus de la tête du récipiendaire. Après l’investiture vous déposerez vos glaives.

 

Frère Maître des Cérémonies, veuillez éteindre tous les flambeaux.

 

Le M.d.C. conduit les FFF.des régions dans le 2ndtemple, puis vient chercher le T.S. et les participants à la Table ronde. Il les introduit dans le 2ndtemple.)

 

CONSEIL DES PATRIARCHES

 

MUSIQUE à l'entrée du cortège

 

Gr.P.                Prenez place, mes Frères.

 

Tous les Patriarches ayant pris place, le M.d.C. couvre le temple et va chercher les récipiendaires. Il s’assure que leur sautoir a le côté arc-en-ciel visible.

 

Arrivé devant la porte du temple, il frappe : X  X

 

Le Couvreur entrouvre.

 

Couvr Qui nous amenez-vous ?

 

M.d.C.            De jeunes Princes du Liban qui désirent être admis au Conseil des Patriarches.

 

Couvr.            Grand Patriarche, de jeunes Princes du Liban désirent être admis au Conseil des Patriarches.

 

Gr.P.                Frère Couvreur, donnez-leur l'entrée.

 

Aussitôt que le M.d.C. et les récipiendaires ont pénétré dans le temple, le Patriarche 1erSurv. quitte sa place et dirige son épée horizonta-lement vers les yeux du récipiendaire principal en disant:

 

P.1er S.           Jurez-vous discrétion, humilité, foi et obéissance ?

 

R.                    Je le jure.

 

Le Patriarche 1er Surveillant conduit le récipiendaire principal à une certaine distance de la place ouest de la table ronde et rejoint sa place.

Le M.d.C. dispose les autres récipiendaires derrière le principal.

 

Gr.P.                           Mes Frères, quoique vous soyez hommes, sachez qu'en entrant ici, vous devez déposer toutes les passions humaines; car, ainsi, vous vous disposerez à recevoir les principes de l'homme sage, ou plutôt vous cesserez d'être homme pour devenir sectateur de la vertu. Les Patriarches qui composent ce Conseil ont pris en considération la demande qui leur a été faite par le Collège de vous admettre en son sein. Ils vous accordent cette faveur.

Vous allez être plus particulièrement attachés à la Maçonnerie. Vos Frères vous deviendront plus chers. Et vous leur deviendrez plus chers. Leurs besoins seront les vôtres et les vôtres seront les leurs. Car ici, mes Frères, il n'y a point de distinction entre nous que celle que donne la vertu. Je vous préviens qu’il ne sera plus en votre pouvoir de renoncer aux exigences de la vertu.

 

Mes Frères, genou droit en terre.

 

Patriarches, mes Frères, debout et faites votre devoir.

 

Les Patriarches tendent leurs glaives comme dit plus haut.

 

Le G.P. fait le tour de la table, se place devant le récipiendaire et étend son glaive au dessus de sa tête.

 

Il répète le processus pour chaque candidat.

 

Gr.P.                           En vertu des pouvoirs que je détiens, et du consentement unanime de tous les Patriarches, mes Frères et mes Pairs, je vous reçois membre du Conseil de la Table Ronde.

 

Le G.P. remet son glaive au M.d.C., relève le récipiendaire et lui donne l'accolade, lui retourne son décor et le fait asseoir à la place qui lui est réservée.

 

Il rejoint ensuite la sienne avec son glaive.

 

Les autres candidats restent derrière le principal.

 

Gr.P.                Patriarches, reprenez vos places.

 

Les régions au repos.

 

Frère Maître des Cérémonies et vous, Patriarche 1er Surveillant, aidez-moi à transmettre les arcanes du grade à notre nouveau Patriarche.

 

Le M.d.C. va se placer derrière le Grand Patriarche et exécute au fur et à mesure.

 

Gr.P.                Frère Maître des Cérémonies, mettez-vous à l'ordre.

L'ordre consiste à porter les deux mains à l'épaule droite comme si l'on tenait une hache, la main droite au dessus de la gauche.

 

Frère Maître des Cérémonies, exécutez le signe de demande.

Quittant la position d'ordre, on abaisse rapidement les deux mains vers la cuisse gauche, comme pour abattre un arbre à la hache.

 

Frère Maître des Cérémonies, exécutez le signe de réponse

On élève les deux mains, doigts étendus, paumes vers l’extérieur, à hauteur du front et on les laisse retomber sans bruit sur les cuisses.

 

L'attouchement se fait en se prenant mutuellement les mains en croisant les droites sur les gauches, en signe de bonne foi.

 

La marche: on fait trois pas croisés, en partant du pied droit, puis l’on ramène le pied.

 

Frère Maître des Cérémonies, exécutez la batterie.

==

 

Les mots de passe sont : YAPHET - OHOLlAV - LIBAN.

 

Les mots sacrés sont: NOÉ - BETSALEL - TSIDONI.

 

Patriarche 1er Surveillant, enseignez aux nouveaux Patriarches les premiers éléments de proportion et de dimension.

 

Le P.1er S. vient auprès du récip., lui fait prendre le compas, lui apprend à choisir la dimension et lui fait tracer un cercle.

 

Gr.P.                Mon Frère, ceci symbolise notre système moral et montre que la vie d'un sage doit être un cercle continuel de la pratique des vertus.

Ne perdez jamais de vue le principe fondamental de notre Ordre : Les Maçons se sont associés pour construire l'édifice de la perfection humaine.

 

Orat.               L'histoire de ce grade nous fournit les notions suivantes: nos ancêtres, les Sidoniens, furent employés à la coupe des cèdres sur le Mont Liban sous la conduite de Yaphet.

 

Leurs descendants, sous la conduite du prince Hérodias, y coupèrent, pour la construction de l'Arche d'alliance, les cèdres qui avaient grandi de nouveau. Ensuite, sous les ordres de Salomon, ils abattirent ceux nécessaires à l'édification du Temple. Parmi les Sidoniens installés sur le Mont Liban, Salomon forma divers collèges dont les membres avaient à justifier de leurs progrès, non seulement dans la science de la coupe des bois, dans celles des proportions, mesures et qualités, mais aussi dans la pratique de toutes les vertus qui caractérisent un sage.

 

Un Conseil choisi parmi les membres de ces collèges fut constitué pour veiller à la partie spirituelle de cette institution.

 

Gr.P.                Le leçon de ce grade, mes Frères, tient en quelques mots:

 

" LE PASSAGE DE LA MULTIPLICITÉ A L'UNITÉ”

 

Je vous souhaite d'y parvenir.

 

Le G.P. frappe un coup de son glaive sur la table.

P.1er S.           frappe un coup de son glaive sur la table.

 

P.2d S.            frappe un coup de son glaive sur la table.

 

Gr.P.                           Patriarches de la Table ronde, félicitons-nous d'avoir augmenté le nombre des sectateurs de la Vertu.

 

Gr.P.                Debout et à l'ordre, mes Frères !

 

Patriarches, mes Frères, tirons en l'honneur de nos nouveaux Patriarches une batterie d'allégresse.

 

A moi, par le signe de demande,

par le signe de réponse.

A moi, par la batterie:           ==

et l'acclamation         HZ, HZ, HZ

 

Prenez place, mes Frères.

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>