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Hauts Grades

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La Golden Dawn

16 Novembre 2012 , Rédigé par X Publié dans #déviances et sectes

HISTOIRE, TECHNIQUE ET SURVIVANCE

Ce qui est fascinant quand on s'approche de l'Ordre Hermétique de l'Aube Dorée
c'est de voir combien cette structure si brève - de 1887 à 1903 : à peine seize ans ! - a osé toucher à tous les domaines de l'occultisme aussi bien occidental qu'oriental, a effectué une gigantesque synthèse d'enseignements contradictoires ou inusités, et a influencé toutes les écoles du XX° siècle dans tout le monde anglophone - et francophone. Des audaces forgées par les chercheurs de la Golden Dawn sont considérées comme paroles d'Evangile par nombre de groupes ésotériques, soit issus directement de la Golden Dawn parce que fondés par un ancien membre , soit indirectement par la découverte de leurs travaux et l'adaptation desdits travaux à leur recherche propre . Nous allons voir tout d'abord quels sont les chercheurs dont la GD a utilisé les découvertes ou les affirmations ; puis nous verrons l'histoire de l'Ordre proprement dit, et enfin les continuateurs de la GD et son influence actuelle.

LES MAITRES-PASSES DE LA GOLDEN DAWN

Nous pourrons voir d'abord un théoricien de la magie cérémonielle, Cornelius Agrippa, dont les travaux furent centrés sur les analogies entre les objets, les éléments, l'homme, et le cosmos. Agissant sur l'un suivant certaines règles, on pouvait agir sur l'autre par voie de sympathie et par l'union de tout en tout. Henri-Corneille Agrippa de Nettesheim, (1486-1535) est un homme qui occupe tour à tour de multiples fonctions officielles, comme théologien, philosophe, linguiste, juriste et astrologue, zigzaguant avec les chasseurs de l'Inquisition qui veulent la tête de cet homme libre de toute école. Ses livres sont une référence classique sur les talismans et autres rituels de magie. Si le nom de Paracelse (1493-1541) n'est pas inconnu de la GD, c'est Agrippa qui est la base " incontournable ". Une autre base importante, bien que beaucoup plus obscure, sera le système angélique mis au point par John Dee,(1527-1608), savant gallois , à la suite de révélations vues dans du cristal de roche par le médium Kelly, visions que Dee prenait en notes. Il explique trois magies : naturelle (par sympathie), agissant sur l'élémentaire ; mathématique (nombres et figures) pour le monde céleste ; et religieuse, agissant sur le monde supra-céleste grâce à un système kabbalistique basé sur les anges. Ce système comporte une véritable langue nouvelle, avec grammaire, syntaxe, symbolisme, seule adaptée aux anges qui peuvent venir appelés par leurs vrais noms. Cela entraîne des implications aussi énormes qu'illisibles, que Dee appela " l'énochien ", en référence à Enoch qui fut enlevé au ciel sans mourir . La magie énochienne est l'un des piliers de l'enseignement secret de la GD. De bons livres (en anglais) lui ont été consacrés , et un jeu divinatoire a même été élaboré il y a peu de temps afin de faciliter le travail évocatoire de l'adepte. Bien entendu, les grands classiques de l'alchimie (Corpus Hermeticus, la Fama Fraternitatis, la Confessio Fraternitatis) et des grimoires (surtout les Clavicules de Salomon et le Livre d'Abramelin le sage) sont également utilisés, disséqués, remaniés et réorganisés. La vogue suscitée par " Le Mage " de Francis Barrett (1801) s'amplifie sans cesse, malgré les bourdes dont il est truffé, au point que Barrett fonde une association de magie, dont Montagne Summers (1880-1948) et Frédérick Hockley furent membres. Mais la France aura une grande part à l'élaboration des rituels du futur Ordre : en effet, l'une des références avouées de la GD est Papus, conjointement avec Eliphas Lévi et Court de Gébelin.

L'ORDRE HERMETIQUE DE L'AUBE DOREE

Les références

Papus (1865-1916) commence à écrire en 1884, à 19 ans ! et son oeuvre écrite - comme son oeuvre occulte de fondateur et de réunificateur de traditions diverses - est suivie avec passion outre-Manche. Eliphas Lévi (1810-1875) est considéré comme le Grand Kabbaliste du siècle, et ses livres sont épluchés, décortiqués, commentés avec fièvre. Il fait connaître Antoine Court de Gébelin qui avait révélé les secrets du Monde primitif en 1775 et qui avait redonné au jeu de tarots colporté dans les campagnes ses lettres de noblesse. Les efforts des rosicruciens parisiens (Stanislas de Guaita, Joséphin Péladan) ressuscitent le vieux rêve de faire renaître tous ces héritages oubliés spécifiquement occidentaux, face à l'orientophilie grandissante due à la Théosophie de Mme Blavatski : les Templiers et leurs rites, les Rose+Croix et leur alchimie, les druides et leurs secrets celtiques, les dieux égyptiens et la force de leurs symboles, les mystères énochiens révélés à John Dee et encore inexploités, la divination et la communication avec l'Invisible comme sources de connaissance ésotérique... Encore davantage activés à Londres par les progrès foudroyants de la Société Théosophique, révélant un monde invisible avec qui converser, et les démonstrations du spirite Douglas-Home , le projet devient de plus en plus " dans l'air du temps ".

Les fondateurs

Il devait prendre naissance dans l'esprit de trois amis francs-maçons qui étaient également membres de la " Societas Rosicruciana In Anglia " (SRIA) : le docteur William Wynn Westcott, (ami de Mme Blavatski, lecteur de John Dee, et Grand-Maître de la Societas dès 1878) ; Samuel Liddel Mathers, qui se fera plus tard appeler MacGregor Mathers, revendiquant une filiation avec le clan écossais MacGregor ; et William Robert Woodman leur ami. On notera dans la même Societas Kenneth Mackenzie, admirateur de Eliphas Lévi qu'il était allé rencontrer à Paris, et le docteur Felkin. Tous ces noms vont vous devenir familiers, car c'est autour d'eux, et d'une dizaine à peine d'autres noms, que tout va s'édifier.

La fondation

L'une des légendes veut que le voyant Frédérick Hockley, élève de Francis Barrett et professeur de Mackenzie, meure en 1885, laissant derrière lui une vaste bibliothèque, comportant notamment des manuscrits chiffrés avec sans doute un code de la " Polygraphie " de l'abbé Trithème, initiateur de Cornelius Agrippa. Woodford, ami de Mackenzie, reçoit de lui ces documents. Il n'est pas Maçon, mais connaît le goût de Westcott pour les grimoires. Il lui passe les textes, que Westcott refile à Mathers pour décodage. Dans ces manuscrits, qui se révèlent être des notes kabbalistiques en abrégé, Westcott trouve l'adresse d'une rosicrucienne rattachée à la plus ancienne et la plus sûre branche de la vraie Rose+Croix d'origine, Die Goldenne Dammerung (L'Aurore Dorée) : Anna Sprengel, à Nuremberg. Il la contacte aussitôt et obtient le droit d'implanter une branche anglaise de l'Ordre de la Rose+Croix sous le nom de The Hermetic Order de la Golden Dawn, ce qui sera fait en 1887. Mathers est nommé Imperator. Le premier Temple (équivalent d'une Loge maçonnique) est ouvert en 1888 sous le nom d'Isis-Uranie. Le recrutement est rapide parmi les Frères de la Societas, mais l'Ordre est ouvert aussi aux non-Maçons , et aux femmes . En 1891, Mathers annonce la mort d'Anna Sprengel et la décision de continuer à travailler en dehors du " troisième Ordre ", la Rose+Croix allemande. La GD comportait alors un ordre extérieur, et depuis 1892 deux Ordres intérieurs, où se prenaient toutes les décisions concernant les rituels et les axes de travail. C'est en 1891 que meurt Woodman. Westcott et Mathers restent seuls dirigeants de l'Ordre.

Les noms secrets et les grades

La coutume des " nomen " en latin, langue sacrée des rosicruciens, est établie : au grade de Néophyte on choisissait un nomen. Les textes de l'Ordre envoyés aux adeptes portaient comme signature les initiales du nomen de l'auteur. Pour exemple, notons celui de Mathers : Frater Deo Duce et Comite Ferro (DDCF), celui de Westcott : Frater Sapere Aude (SA), celui d'Anna Sprengel : Soror Sapiens Dominabitur Astris (SDA). On sera frappé par la ressemblance avec les coutumes de la Stricte Observance Templière d'Allemagne, transformée en rite maçonnique dit " Régime Ecossais Rectifié " par l'occultiste lyonnais Jean-Baptiste Willermoz en 1785. La décoration des temples et nombres d'accessoires ou costumes étaient lourdement inspirés de l'Egypte ancienne, mis à part les créations symboliques propres à la GD. Voici les noms des grades de l'Ordre extérieur (Golden Dawn) : Néophyte, Zélator, Theoricus, Practicus, Philosophus. Dans l'Ordre intérieur (Ordo Rosae Rubae et Aurae Crucis)(La Rose Rouge et la Croix d'Or), neuf mois après la cérémonie du Portail ou du Voile du Temple, on recevait le degré d'Adeptus Minor qui était subdivisé en Zelator Adeptus et Theoricus Adeptus ; puis venaient les grades d'Adeptus Major, et enfin d'Adeptus Exemptus. Les chefs portaient, dans le Troisième Ordre, les titres de Magister Templi, de Magus et enfin d'Ipsissimus.

Le contenu de l'enseignement

Voyons maintenant le panorama de ce que doit connaître, ou expérimenter, ou approfondir, l'adepte de la Golden Dawn, aidé en cela par des rituels stricts et des calendriers astrologiques tatillons :
1) Au grade de Néophyte était donnée une vue partielle de toutes les activités de l'Ordre, et des rituels déjà importants comme le Signe de Croix Qabalistique et le Rituel Mineur du Pentagramme .
2) Les autres degrés correspondent à l'Arbre des Sephiroth, clef omniprésente dans la Golden Dawn à tous les niveaux ; le Zelator correspond à Malkuth, le Theoricus à Yesod, etc. Dans le premier Ordre les travaux magiques ne sont guère développés ; on insiste plutôt sur la connaissance de soi par des exercices comme " le Pilier du Milieu " basé sur la kundalini et l'arbre Séphirotique , l'introspection, les visions dans des dessins appelés Tattvas suivant une technique hindoue , la pratique de la Géomancie, du Tarot, et l'apprentissage des bases théoriques de la Qabal, de l'astrologie, etc. Les premiers principes de l'imagination toute-puissante sont expliqués et mis en action, principes qui seront à l'origine de toutes les théories et méthodes de visualisation créatrice dont le Nouvel Age est friand.
3) Dans le Second Ordre, la magie cérémonielle prend une place prépondérante, le Tarot est utilisé d'une autre manière, et l'Adepte est censé maîtriser de nombreux rituels , savoir fabriquer et consacrer divers objets, Bâton de Lotus , Rose+croix personnelle et pantacles, savoir étudier le pourquoi et le comment des rituels qu'il a subis autrefois dans le premier Ordre, et entrer dans le monde énochien.
4) Le Troisième Ordre était uniquement en contact avec les deux fondateurs ; il était surnommé " la Grande Loge Blanche des Adeptes " et recevait ses directives de " mahatmas " que Mathers contactait, dans le plus pur style théosophique, par clairvoyance, projection astrale, rendez-vous mystérieux , ou interrogation " par l'anneau et le disque " c'est-à-dire un pendule au-dessus d'un alphabet circulaire. Le nom de " Troisième Ordre " était aussi donné, par extension, aux Rose+Croix allemands qui, en théorie, étaient leurs supérieurs... ô combien inconnus !

La plupart des textes théoriques ont été publiés en anglais. Le recueil d'Israël Regardie, membre de l'Ordre, ne donne que les textes, peu commentés ; la version française est bien expliquée par des membres actifs de l'Ordre ; les publications de Waite ou de Crowley portent la marque des remodelages dus à leurs auteurs ; et de nombreux continuateurs, membres ou non, tels Gareth Knight, Robert Wang, Gerald Schueler, Dion Fortune, Moryason... se servent des techniques en les adaptant parfois . Le chercheur qui voudrait opérer concrètement devrait faire une rigoureuse synthèse de ces différentes sources... ...A moins de recevoir directement d'un vrai Adepte les enseignements oraux qui accompagnent les textes . Et, bien sûr, chaque continuateur se dit " seul détenteur de LA VRAIE Golden Dawn " ! Mais n'anticipons pas. Réfléchissons seulement sur des techniques aussi diverses que divergentes, basées souvent sur des phénomènes parapsychologiques subjectifs et des traditions clairement affirmées, réunies ensemble pour la première fois, le lien étant établi par des constantes comme le Tarot, la Qabal, les arcanes énochiennes... Une telle conflagration de pensées diverses et passionnées ne pouvait qu'exploser, tant pour des raisons humaines dues au développement de l'orgueil inhérent à toute magie, que pour des raisons purement eggrégoriques, dues au remaniement de rituels et de structures au fur et à mesure que les expérimentations de l'Ordre Intérieur (RR and AC) se répercutaient sur l'Ordre extérieur (GD).

La faille

La faille se révèle au grand jour avec le départ du Docteur Westcott en 1897. La Golden Dawn était ouverte depuis dix ans. Le motif officiel du départ est le suivant : ayant oublié dans un " cab " des documents officiels de l'Ordre le mettant en cause, Westcott fut sommé par les autorités anglaises de choisir entre son poste de coroner (médecin légiste) et son appartenance à l'Ordre. Des rumeurs sur de la magie autour des cadavres ne permettaient pas un exercice serein de ce métier à un adepte... On peut légitimement supposer que le caractère autocratique de Mathers fut pour beaucoup dans le choix final de Westcott, fondateur de la première heure. Dégagé de tout modérateur, MacGregor Mathers s'en donna à coeur joie, régentant et décidant de tout. Qui pourra juger si, sur le plan ésotérique, les décisions de Mathers furent bonnes ou non ? Quoi qu'il en soit, les pleins pouvoirs de l'Imperator commencèrent à énerver les esprits - les esprits incarnés de ses co-adeptes. Avec le départ de Westcott commence le déclin de l'Ordre en tant que tel. Un des points qui soulevèrent la colère des " rebelles " fut l'initiation dans l'Ordre en 1898 d'un jeune magicien, Aleister Crowley, qui, contre l'opposition des Frères et Soeurs, fut élevé au degré d'Adeptus Minor (le plus haut grade concrètement pratiqué dans l'Ordre Intérieur) par Mathers lui-même au Temple " Ahathoor " de Paris le 16 janvier 1900. On a dit tant de mal de Crowley qu'il ne peut pas être aussi noir que cela. Si sa vie personnelle fut une succession de débauches sexuelles et de démesure, son oeuvre écrite initiatique est passionnante, lucide et équilibrée. Mais dans l'Angleterre victorienne, même dans une société secrète où se promènent anges, démons et entités, Crowley faisait figure de réincarnation de Satan lui-même, légende qu'il entretenait avec ce sourire moqueur qu'on lui voit sur certaines photos, tirant sur sa pipe et aimant à faire frissonner d'effroi les dames en chapeau à plumes...

La révélation de Mathers

Mais enfin une légende satanique se paie, et une actrice célèbre, Florence Farr, la dirigeante du Temple Isis-Uranie de Londres depuis avril 1897 donne sa démission de son poste à Mathers. Et là, va se passer une chose incroyable, un coup de tonnerre dans un ciel serein : Mathers croit voir dans cette démission une action souterraine de Westcott, et il répond à Florence Farr une lettre, datée du 16 février 1900 depuis Paris, que je traduis ici : " ...je ne peux vous laisser monter une combinaison pour créer un schisme avec l'idée de travailler secrètement ou ouvertement sous les ordres de Sapere Aude (=Westcott) sous l'impression fausse qu'il a reçu un pouvoir sur le travail du Second Ordre par Soror Dominabitur Astris (=Anne Sprengel). Tout cela donc me force à vous dire complètement (et comprenez-moi bien, je peux prouver jusqu'à la garde chaque mot que je dis ici, et plus encore...) et si je suis confronté à SA je dirais la même chose, ne serait-ce que pour l'amour de l'Ordre, et dans ces circonstances qui voudraient un coup vraiment mortel à la réputation de SA, je vous supplie de garder le secret vis-à-vis de l'Ordre pour l'instant, bien qu'au fond vous êtes parfaitement libre de lui montrer ceci, si vous le jugez convenable après mûre réflexion. " (Wescott) n'a JAMAIS été en communication, à aucun moment, ni personnellement ni par écrit, avec les Chefs Secrets du (Troisième) Ordre, il avait lui-même contrefait - ou fait contrefaire - la prétendue correspondance entre lui et eux, et ma langue ayant été toutes ces années liée par un Serment du Secret prévu à cet effet, prêté à lui, demandé par lui, à moi, avant de me montrer ce qu'il avait fait, ou fait faire, ou les deux. Vous devez comprendre que j'en dise peu à ce sujet, vu l'extrême gravité de la chose, et à nouveau je vous demande, aussi bien pour son amour que celui de l'Ordre, de ne pas m'obliger à aller plus avant sur ce sujet. " Mathers ne va pas jusqu'à nier l'existence d'Anna Sprengel - qu'il confondit un temps avec une aventurière, Loleta Jackson, alias madame Horos, alias Swami Viva Ananda - mais le mot était lâché : toute la caution rosicrucienne allemande était un bluff, un énorme bluff, comme l'était d'ailleurs la fantaisiste " Histoire de l'Ordre " du même Westcott.

La chute de l'Imperator

Florence attend quelques jours, demande des explications à Westcott qui nie calmement, regrettant que les témoins de la première heure soient morts. Florence alors divulgue la lettre de Mathers à tous les Adeptes de Londres, qui élisent le 3 mars un Comité des Sept chargé de demander des comptes à Mathers. Mathers refuse fièrement de montrer quelque preuve que ce soit, ne reconnaît aucune autorité au-dessus de lui si ce n'est les dirigeants du Troisième Ordre. Le 23 mars, il démet Florence Farr de ses fonctions ; le 29 mars, le Second Ordre réuni en assemblée plénière destitue Mathers et le chasse de la Golden Dawn, tous ordres confondus. Mathers les menace de tous les châtiments karmiques possibles, affirme qu'on ne peut le destituer sans son accord à cause de liens magiques. Crowley le rejoint à Paris, se heurte à la sécession du temple Ahatoor, et organise avec Mathers un véritable " duel de sorcellerie " entre eux et les " rebelles ". Il est dramatique de voir un esprit aussi vaste que celui de Mathers sombrer dans cette guerre des chefs pour un pouvoir qui s'effrite de toute façon. Chaque Temple se pense seul détenteur des " vrais " rituels, puisque leurs expériences personnelles ont été positives (et elles étaient logiquement positives, vu le magnifique travail des fondateurs sur les rituels). En plus, chaque Frater ou Soror ayant une expérience différente - de par la visualisation des Tattvas entre autres - se sent investi du devoir de " sauver la véritable Golden Dawn ". Ce phénomène d'éclatement fut précipité par l'existence de groupes de travail secrets au sein même de l'Ordre, existence voulue par Mathers dès 1897 aux fins d'approfondissement des connaissances acquises. Florence Farr avait ainsi fondé un groupe nommé " La Sphère ". Entre alors en scène William Butler Yeats, (1865-1939) Irlandais, futur prix Nobel de littérature en 1923. Après avoir été dirigeant de Isis-Uranie, il quitte l'Ordre en 1901, la même année que le procès de Théo Horos et de sa femme pour escroquerie et délits sexuels, procès où le nom et les pratiques de la Golden Dawn furent mis en cause avec l'amplification déformante que vous devinez, et surtout la publication de morceaux de Rituel du Néophyte où le serment prononcé par le récipiendaire fut considéré comme un blasphème. L'effet démoralisant sur les adeptes de l'Ordre extérieur accentua les ravages de la guerre des chefs... En 1902, le Second Ordre se donna un triumvirat pour le diriger : PW Bullock, vite remplacé par le docteur RW Felkin ; MW Blackden, égyptologue, et JW Brodie-Inner.

L'éclatement de la Golden Dawn

Ils eurent à lutter dès le départ contre Arthur Edward Waite, qui, à la tête d'un groupe d'adeptes, veut modifier le système de direction, pour des raisons qu'il expose en 1903 : être calife à la place du calife, puis faire abandonner toute magie à L'Ordre, réviser tous les rituels, et tout cela pour une bonne raison : Waite affirme que le Troisième Ordre n'existe pas. Waite et Blackden fondèrent alors leur propre Ordre, avec un temple qu'ils appelèrent Isis-Uranie comme le premier temple de la Golden Dawn . Brodie-Inner rend son temple d'Edimbourg indépendant. Felkin réagit par un acte magique : il abolit le nom de " Golden Dawn " et lui donne le nom de " Stella Matutina ". C'est cette branche qui est le successeur légal (et spirituel ?) de l'Ordre Hermétique de la Golden Dawn. C'est sous ce nom que Dion Fortune ou Israël Regardie connaîtront l'Ordre. Nous sommes en 1903. L'histoire de l'Ordre est finie : commence celle de ses héritiers.

LES CONTINUATEURS

La Golden Dawn eut quasi autant de successeurs que l'ordre Martiniste de Papus, tout en ayant la branche d'origine qui survit parallèlement à ses imitateurs.

Crowley

L'un des plus célèbres continuateurs de l'esprit de la GD est bien sût Crowley. Après avoir fondé son Ordre, Astrum Argentinum, il reçoit les patentes de l'Ordo Templis Orientiis lors d'un de ses nombreux voyages orientaux - d'où il rapporte aussi des yogas. L'un des dessins fondamentaux de l'OTO représente un ovale contenant en haut un oeil à l'égyptienne, au milieu une colombe bec en bas, et en bas une Coupe enflammée frappée de la croix templière. Il eut de fréquents contacts avec Rudolf Steiner, qui se trouva imprégné de Golden Dawn pour nombre de ses théories sur l'au-delà. Aleister Crowley mériterait un article à lui tout seul. Disons pour abréger qu'il reformula suivant ses propres calculs le corpus de la Golden Dawn, et que ses opérations sont plus historiques qu'imitables. Il meurt en 1947. Les successeurs de Crowley quant à l'esprit se révèlent lors de la publication en 1969 de son Tarot peint sur ses ordres par lady Frieda Harris. Un dessin résolument hypermoderne, où le génie de Crowley se lance sans frein. Ses Mineures sont quasi-abstraites, mais sont accompagné d'un mot-clef explicatif. On peut alors suivre à la trace l'influence de Crowley de jeu en jeu, ou d'école en école - comme dans L'Ecole des Serviteurs de la Lumière, pour qui Anthony Clark et sa femme Elisabeth Jo Gill firent un tarot en commun, puis firent chacun un jeu entier.

Dion Fortune

Violet Mary Firth, (Soror Deo non Fortuna, d'où vient son pseudo de plume) entra à Stella Matutina en 1919, au Temple Alpha-Oméga. En 1924 elle fonde la Fraternity of the Inner Light, qu'elle dirige jusqu'à sa mort en 1946. Son oeuvre écrite est vaste et passionnante. En France elle est surtout connue pour " La Cabale Mystique " (Londres 1935 ; Adyar, éditions de la S.T. à Paris, 1937). Gareth Knight en fit partie, et ses deux livres sur la Qabal (éd. Ediru) portent la marque de l'enseignement reçu.

Le Tarot

Suivre la Golden Dawn à la piste du Tarot est bien plus facile en effet :
Waite en 1910 donne sa version dessinée des arcanes décrits dans " le livre T " de la Golden Dawn, le " Rider tarot ". et l'accompagne d'un livre où il en dit trop ou pas assez. la particularité de ce jeu c'est que, contrairement au livre T, les Mineures sont des petites scènes illustrant le principe qui leur est attaché. Mais pas de mot-clef, pas d'alchimie visible ni de Qabal partout : le mysticisme de Waite se dégage de toute magie. A partir du livre et du jeu, puis à partir du Livre T quand il commença à être diffusé sous le manteau, de nombreuses créations s'épanouirent, jusqu'aux auteurs récents comme le jeu de Hanson-Roberts, de Salvador Dali ou de la Rose sacrée... ...tandis que celui de Crowley inspirait Barbara Walker, spécialiste de la magie féminine, l'allemand Haindl, Gill, Clark, ou l'italien Mario ------- dans son " Tarot des Ages "... Des tentatives à partir du livre T lui-même donnèrent naissance au jeu de Robert Wang, supervisé par Israël Regardie, au jeu de Gareth Knight, au jeu de Geoffroy Dowson, au jeu très fidèle de Sandra Tabatha Cicero... Paul Foster Case, membre de l'Ordre, fonde le BOTA (Builders of Adytum), où chacun doit peindre son jeu lui-même, d'après le livre de Case ; le dessin diffère légèrement de Waite, et a les Mineures abstraites.


LE BILAN

Que dire aujourd'hui de cette comète fulgurante qui traversa la fin du siècle avec tant de lumière et de force avant de disparaître consumée par ses propres flammes ? Son influence, officielle ou cachée, revendiquée ou inconsciente, est énorme. Tous les livres de Kabbale ésotérique viennent d'elle. Sa propre vision de la Qabal, retravaillée par-dessus les distorsions de Eliphas Lévi et de Papus, diffère parfois de l'orthodoxie du Sepher Yetsira, du Bahir et du Zohar, mais elle s'impose aux non-juifs par sa clarté et son aspect pratique. Tous les livres de magie ont pillé ses rites et ses correspondances, qu'ils l'avouent ou non. Toute étoile à cinq branches puise son sens actuel dans la Golden Dawn, et tout emploi de son tracé est basé sur ses rituels. Tous les rituels non maçonniques s'inspirent de l'élégante simplicité de ses cérémonies, où la visualisation est reine. Nombre de techniques de bien-être ou de connaissance de soi ou de " yoga des énergies " ou de science des cristaux viennent de ses expériences et de ses exercices. C'est par elle que la Géomancie n'est pas tombée dans l'oubli, et que le Tarot, surtout à partir de la version de Waite publiée en 1910, est redevenu le LIBER MUTUS cent fois redessiné, cent fois recréé, et qui ouvre toutes les portes.. Remonter aux sources de Piobb, de Corneille Agrippa, de Le Nain ou des papyrus des musées oblige, au passage, à " jeter un coup d'oeil sur ce qu'en ont fait les types de Londres ". Le rêve fou des trois amis reste dans l'aventure de la pensée comme une des plus fantastiques explorations qui ait jamais été réalisée. Qu'ils soient pour nous un modèle dans leur audace et leur beauté, et que nous ne retenions que cela.

Source : http://bibliotheque.cenacle.free.fr/biblio/affiche.php?id=505&l=en

 

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L’Ordre Hermétique de la Golden Dawn

16 Novembre 2012 , Rédigé par Henrik Bogdan Publié dans #déviances et sectes

Ce texte est l’introduction du chapitre « The Hermetic Order of the Golden Dawn », (pp. 121 à 144) du livre d’Henrik Bogdan: Western Esotericism and Rituals of Initiation, publié en 2007 aux éditions State University of New York Press.

L’Ordre hermétique de la Golden Dawn – créé en 1888 – et les rituels qui s’y pratiquaient, sont d’une importance inestimable pour le développement ultérieur des rituels initiatiques occidentaux. Ces rituels mettaient les candidats en présence d’une forme hétérogène de l’ésotérisme occidental, nommée par les spécialistes « occultisme ». La caractéristique première de l’occultisme est sa nature composite, inhérente à cette conviction qu’une grande variété de phénomènes sont liés et qu’ils sont, dans une certaine mesure, explicatifs les uns des autres [1]. Ainsi, dans les rites de la Golden Dawn, se trouvent non seulement des références à l’alchimie, à l’astrologie, mais également au Tarot, à la Kabbale, à la géomancie et, parmi d’autres choses encore, à la Rose-Croix.

Le fait de relier des phénomènes entre eux n’est certes pas réservé à l’occultisme. C’est un trait intrinsèque à une certaine forme de la pensée ésotérique exprimée par Antoine Faivre sous l’intitulé « correspondances » et qui recouvre dans une moindre mesure sous la notion de « Concordances ». Ce qui est nouveau dans l’occultisme, et qui s’exprime sans doute le plus nettement dans les rituels de la Golden Dawn est l’aspect systématique de cette démarche. Il ne s’agit pas seulement d’inclure ou de croiser des savoirs, mais d’une approche syncrétique assumée de l’ésotérisme dans son ensemble. Les candidats de la Golden Dawn devaient donc se montrer compétents dans un large éventail de pratiques ésotériques avant d’être admis au niveau suivant. Les cours montrent que les candidats devaient apprendre le symbolisme et les techniques de l’alchimie, de l’astrologie, de la kabbale, et du Tarot, etc.

Gerald Yorke (1901-1983) a résumé l’importance de la Golden Dawn :

« L’Ordre hermétique de la Golden Dawn (GD), avec son Ordre intérieur de la Rose Rouge et de la Croix d’Or (RR et AC) a constitué le couronnement de la renaissance occulte du dix-neuvième siècle. La Golden Dawn a synthétisé en un tout cohérent un vaste corpus de matériaux disparates et éparpillés pour les unir en un système pratique et efficace. Il serait difficile d’en dire autant de tout autre groupe occulte de l’époque ou existant depuis lors » [2].

En dépit de cette assimilation syncrétique d’un vaste panel de savoirs, les initiations offertes par la Golden Dawn n’étaient en rien confuses ou chaotiques. Au contraire, tous les degrés et enseignements transmis faisaient partie d’un tout cohérent ; l’ordre était régi par une simple et précise structure : l’Arbre de Vie kabbalistique, avec ses dix sphères ou Sephiroth et ses vingt-deux sentiers. Chaque degré était lié à une Sephira et le candidat voyageait symboliquement de Malkuth à Tiphareth, cette dernière étant attribuée au grade d’Adeptus Minor [3]. À chaque initiation, le Temple était reconfiguré afin d’illustrer la Sephira particulière à laquelle le diplôme correspondait. D’une certaine façon, le temple lui-même n’était rien d’autre qu’une représentation symbolique de l’Arbre de Vie. C’est cette association qui rendait le système initiatique de la Golden Dawn unique, dans le sens où il a été le premier de son genre et a inauguré une nouvelle tendance dans l’ésotérisme occidental.

Le système de grades de l’Ordre hermétique de la Golden Dawn :

Ipsissimus 10° = 1 Kether

Magus 9° = 2 Chokmah

Magister Templi 8°= 3 Binah

Adeptus Exemptus 7°= 4 Chesed

Adeptus Major 6°= 5 Geburah

Adeptus Minor 5°= 6 Tiphareth

Philosophus 4°= 7 Netzach

Practicus 3°= 8 Hod

Theoricus 2°= 9 Yesod

Zelator 1°= 10 Malkuth

Néophyte

L’utilisation de l’arbre de vie comme axe central du système initiatique de la Golden Dawn doit être appréhendée à la lumière du contexte historique des dernières décennies du XIXe siècle en Grande-Bretagne. La forme particulière de Kabbale qui prospère dans les cercles ésotériques à cette période s’éloigne considérablement de la Kabbale juive ou même de la cabale chrétienne. Même si la Kabbale littéraire occupe encore une place de premier plan au sein de l’occultisme, l’accent n’est plus porté sur l’interprétation de l’Écriture Sainte, les adeptes se préoccupent plutôt de traduire des termes importants en chiffres pour atteindre à une meilleure compréhension de leur signification en les rapportant à des mots de la valeur numérique similaire.

Plus important encore fut l’utilisation de l’Arbre de Vie comme modèle de l’univers pouvant être appliqué à toute forme de phénomène. En un sens, le schéma linéaire de l’arbre de vie est devenu une méthode grâce à laquelle il a été possible de mettre en ordre des phénomènes apparemment chaotiques, sans qu’il soit nécessaire de passer par les subtilités doctrinales de la Kabbale. La connaissance de la Kabbale, que les principaux représentants de la l’occultisme maîtrisaient, se limitait dans une large mesure, à des sources secondaires.

En 1896 parut une traduction anglaise des oeuvres d’Eliphas Levi. Les travaux de cet auteur ont non seulement joué un rôle dans le ‘revival occulte’ français de la seconde moitié du dix-huitième, mais influencèrent également la scène occulte en Grande-Bretagne [4]. La traduction des principaux ouvrages Lévi en anglais a en effet permis la diffusion de ses théories sur divers sujets ésotériques, sa thèse principale étant la connexion entre le Tarot de l’Arbre de Vie :

« Mais l’innovation la plus étonnante de Lévi consiste à relier la Kabbale avec le Tarot. Les occultistes modernes prennent cette considération comme acquise au point d’oublier qu’il n’y a absolument aucune preuve historique que les deux aient été originellement liés. (…) Dans sa Doctrine et Rituel de la Haute Magie, il relie les vingt-deux atouts avec les vingt-deux lettres de l’alphabet hébreu et les quatre couleurs avec les quatre lettres du Tétragramme ou Nom de Dieu, puis les dix cartes numérotées de chaque couleur avec les dix Sephiroth » [5].

Bien que la Golden Dawn puisse être créditée d’un certain nombre d’innovations en matière d’occultisme, elle n’en est pas moins un enfant de son temps qui reflète les tendances de l’ésotérisme occidental en Grande-Bretagne à un moment particulier de l’histoire. Le rituel qui sera analysé dans le présent chapitre est non seulement un excellent exemple des doctrines ésotériques en vogue durant les dernières décennies du XIXe siècle, mais surtout il est d’une importance capitale pour la compréhension d’une grande partie des rituels de l’ésotérisme contemporain ou moderne.

L’histoire de l’Ordre hermétique de la Golden Dawn est, comme celles de la majorité des sociétés occultes occidentales, d’une double nature : factuelle et légendaire.

Dans l’ouvrage d’Anderson, Constitutions of Free-Masons, publié en 1723, il est dit qu’Adam était versé dans l’art de la géométrie, ce qui permet à l’auteur de conclure que la Maçonnerie ultime remonte à Adam, notre premier Parent. A mon avis, ce genre d’affirmation ne doit pas être considéré comme une fraude ou une tentative de duper les membres potentiels, mais plutôt comme l’expression d’une certaine forme de pensée pour laquelle la légitimité doit être fondée sur des bases spirituelles plutôt que sur des raisons historiques. Le plus souvent, ces récits sont interprétés symboliquement par les membres des groupes occultes plutôt qu’au pied de la lettre. Ces légendes se rapportent directement à la notion de transmission que Faivre considère comme l’un des aspects constitutifs de l’ésotérisme occidental.

Selon l’histoire officielle/légendaire de la Golden Dawn, William Wynn Westcott (1848-1925), franc-maçon de haut rang et éminent membre de la Societas Rosicruciana In Anglia (SRIA), aurait obtenu certains documents d’un autre maçon, Rev. A.F.A. Woodford (1821-1887), l’un des membres fondateurs de la loge de recherche « Quatuor Coronati », No. 2076. Les récits diffèrent quant à la façon dont Woodford serait entré en possession de ces documents chiffrés (Cipher MS.) et qu’il aurait identifiés comme décrivant des pseudo-rituels maçonniques de provenance rosicrucienne.

Les Cipher MS. auraient été envoyés à Westcott par Woodford, le 8 août 1887. Westcott, pour transcrire les rituels aurait demandé l’aide de S. Liddell Mathers (1854 -1918) qui les aurait réécrits sous une forme exploitable. Parmi les papiers se serait trouvée l’adresse d’une certaine Fräulein Anna Sprengel en Allemagne (Soror Sapiens Dominabitur Astris), censée être une adepte rosicrucienne, membre de la « Die Goldene Dämmerung », autrement dit de la Golden Dawn. Après une brève correspondance avec elle, Westcott aurait été autorisé à ouvrir un temple de la Golden Dawn devant être dirigé par un triumvirat : Westcott, Woodman, et Mathers.

Cependant, selon toute probabilité, le MS Cipher. a, en réalité, été composé par Kenneth Mackenzie (1833–1886) dans l’intention d’améliorer les rituels du « Royal Order of Sikha and the Sat B’hai », un ordre fondé par un officier de l’armée indienne, le Capitaine James Henry Lawrence-Archer (1823–1889). Mackenzie aurait rapidement perdu tout intérêt pour cet ordre et à la place, aurait œuvré pour la branche britannique du « Swedenborgian Rite » sous la direction de John Yarker (1833-1913). Après la mort de Mackenzie en 1886, les rituels seraient arrivés entre les mains de Westcott.

La correspondance avec Anna Sprengel, par laquelle la Golden Dawn a été constituée, fut donc une fraude. La branche allemande de la Golden Dawn est considérée par les chercheurs comme n’ayant jamais existé, sinon dans l’imagination de Westcott On ne peut que spéculer sur les raisons ayant poussé Westcott à inventer ainsi les origines de l’Ordre, mais il semble hautement improbable qu’il ait pu rechercher des avantages personnels en fondant la Golden Dawn. Maçon de longue date et profondément familiarisé avec la littérature ésotérique, il était sans doute au courant de l’importance de la légitimité dans la transmission des enseignements ésotériques en général et particulièrement dans la formation de sociétés initiatiques. En outre, les récits légendaires de ce type étaient très courants dans le milieu britannique du XIXe siècle des sociétés initiatiques. Par exemple, la « Societas Rosicruciana In Anglia » et la « Red Cross of Constantine », toutes deux fondées par Robert Wentworth Little (1840-1878) avaient elles-mêmes des origines légendaires. L’initiative de Westcott a fourni à la Golden Dawn un fondement apparemment légitime sur lequel se développer, mais se révéla très instable ; elle sera la cause d’un conflit désastreux douze ans plus tard.

Néanmoins, le 12 février 1888, l’Ordre hermétique de la Golden Dawn fut officiellement délégué en Angleterre à W. W. Westcott, S. L. Mathers, and Dr. William Robert Woodman (1854–1918), Mage Supreme de la SRIA, par Soror S.D.A. d’Allemagne (sa signature sur la Charte a été faite par Westcott). Le 1er mars 1888, le Temple Isis-Urania N ° 3 ouvrit ses portes à Londres. Au début, les membres de sexe masculin vinrent de la SRIA, mais bientôt des candidats furent recrutés un peu partout, notamment dans les rangs de la « Société Théosophique ». En moins d’un an, quelque soixante membres avaient rejoint l’ordre. Bientôt d’autres temples bénéficièrent d’une charte en Grande-Bretagne : « Osiris Temple » à Weston-super-Mare, et « Horus Temple » à Bradford.

Le succès de ce nouvel ordre inquiéta certains groupes, notamment la Société Théosophique qui, en réaction, créa une « Esoteric Section » au sein de son ordre. Blavatsky, bien que n’étant pas satisfaite de sa création, interdit à ses membres d’adhérer à un autre ordre occulte que le sien et, s’ils en faisaient déjà partie, de démissionner. Il y eut des négociations diplomatiques entre la Golden Dawn et la Société Théosophiques qui se terminèrent de façon heureuse, sur une acceptation mutuelle. Certaines dissensions mineures au sein de la Golden Dawn en découlèrent, mais l’ordre continua de se développer. 1893 vit la fondation de l’important « Amen-Ra Temple » à Edinburgh qui fut suivie par celle de l’ « Ahathoor Temple » en 1894 à Paris, ville où Mathers et sa femme Moina avaient déménagé en 1892.

L’année 1892 marqua une nouvelle phase dans l’histoire de la Golden Dawn, puisque c’est à partir de cette date que les rituels de l’Ordre Intérieur (Rosae Rubeae et Aureae Crucis) commencèrent à être mis en œuvre.

Ces rituels de l’ordre interne furent écrits par Mathers avec comme leitmotiv central la légende de Christian Rosenkreutz, le fondateur légendaire de la Fraternité rosicrucienne. Conformément à cette légende de Rosenkreutz, un « caveau des adeptes » – la tombe de Rosenkreutz, occupa une place centrale dans les rituels de l’ordre interne. Ce caveau se composait de sept panneaux, ornés de symboles alchimiques et astrologiques, peints selon le système de « clignotement des couleurs » typique de la Golden Dawn. À noter que l’ordre interne ne diffère pas seulement par l’accent porté sur la Rose-Croix, mais également par le fait que les membres mettaient désormais leurs connaissances magiques en pratique. Les « adeptes », ainsi que les membres de l’ordre interne se nommaient, se considéraient en effet comme des magiciens dans le sens littéral du mot.

Au moment de l’âge d’or de la Golden Dawn, aux environs de 1896, quelque 300 membres avaient rejoint les rangs de l’ordre, dont 60 furent initiés à l’ordre interne, dont l’existence était gardée secrète pour les membres de l’Ordre extérieur.

Le temps passant Mathers devint l’unique dirigeant de la Golden Dawn, Westcott ayant été évincé. Toutefois, vers la fin des années 1890, le comportement de Mathers devint de plus en plus excentrique et son attitude autocratique causa des dissensions entre les membres de l’ordre interne à Londres. En 1900, ces dissensions aboutirent à une révolte pure et simple contre Mathers, qui l’avait, d’une certaine façon, lui-même provoqué. Le 16 février, il avait écrit une lettre à Florence Farr (1860-1917), qui le représentait dans l’ordre interne à Londres. Dans sa lettre, il l’avertissait de ne pas en révéler le contenu, mais les accusations étaient si graves qu’elles firent l’objet d’une commission d’enquête menée par certains membres de l’Ordre Intérieur. Cette lettre avait apparemment comme but la justification de l’autorité suprême de Mathers, qu’il tentait d’appuyer en déniant à Westcott tout rôle dans la formation de la Golden Dawn. Pour cela, il ne se contenta pas de dénigrer Westcott, il affirma également que la création de la Golden Dawn s’appuyait sur une fraude.

« [Westcott] n’a jamais été, ni directement, ni par des communications écrites, en contact avec les chefs secrets de l’Ordre ; il a lui-même falsifié ou demandé à quelqu’un de falsifier sa soi-disant correspondance ; j’ai tenu ma langue durant toutes ces années en raison d’une promesse de silence qu’il a exigée, avant de me montrer ce qu’il avait fabriqué ou fait fabriqué – ou les deux. Vous devez bien comprendre, la gravité extrême de cette question ; ne me forcez donc pas à aller plus loin dans le sujet ».

La commission d’enquête, dirigée par William Butler Yeats (1865-1939) confronta Westcott à ces allégations, qui s’en sortit assez mal, déclarant en guise de défense que tous ses témoins étaient morts. Mathers tenta de dissoudre la commission, sous le prétexte qu’en tant que dirigeant de l’ordre, il n’avait pas consenti à sa constitution. Mais sa requête fut ignorée et les adeptes londoniens décidèrent qu’ils n’avaient plus à suivre ses consignes. Dans une tentative désespérée pour reprendre le pouvoir Mathers envoya Aleister Crowley à Londres, mais Crowley réussit seulement à aggraver le conflit, si tant est que ce fût possible.

Ainsi se termine la saga de la Golden Dawn ; à l’heure actuelle, plusieurs factions perpétuent ses rituels dans des formes plus ou moins modifiées, un certain nombre d’organisations prétendant représenter la « vraie » Golden Dawn, mais pour ce qui de la validité de ces revendications, l’enquête reste encore à mener.

Une note sur les sources

Les rituels de la Golden Dawn n’ont jamais été imprimés. Ils étaient copiés à la main par les membres de l’Ordre. Un certain nombre de ces manuscrits se trouvent dans des bibliothèques privées ou publiques.

Une partie des rituels est venue à l’attention du public en 1900, lorsqu’une affaire judiciaire a éclaté. Une certaine Mme Horos et son époux avaient obtenu plusieurs rituels par Mathers et les avaient utilisés pour fonder leur propre ordre, « The Theocratic Society », en réalité une couverture pour abuser sexuellement des jeunes femmes recrutées.

La première édition des rituels externes a été effectuée par Aleister Crowley dans The Equinox Volume I, Numéro II (1909), dans un supplément spécial intitulé « Le Temple du Roi Salomon, Livre II ». À la fin de l’article, Crowley annonça la publication des rituels internes pour le prochain numéro. Mathers a tenté d’empêcher Crowley de publier ces rituels en lui opposant une injonction judiciaire, en vain. The Equinox Volume I, Numéro III (1910) décrivit le rituel du grade 5 ° = 6 (Adeptus Minor) dans « Le Temple du Roi Salomon, Livre III ».

Les rituels que Crowley avait publiés, cependant, l’étaient dans une forme abrégée et passaient sur des informations importantes. Entre 1937 et 1940, Israël Regardie (1907-1985) publia The Golden Dawn. An Account of the Teachings, Rites and Ceremonies of the Order of the Golden Dawn. Les quatre épais volumes de Regardie, qui avait été initié dans la Stella Matutina, constituaient certes une mine d’informations sur la Golden Dawn, cependant ces rituels n’étaient pas réellement ceux de la Golden Dawn, mais bien ceux de la Stella Matutina, dont les pratiques différaient considérablement.

Ce n’est qu’en 1972 que les RG Torrens publia The Secret Rituals of the Golden Dawn, contenant des rituels extraits de manuscrits datés de 1899, donc antérieurs au schisme de 1900. Malheureusement, Torrens ne publia que les rituels de l’ordre extérieur.

Puis, en 1984 Regardie sortit son volumineux The Complete Golden Dawn System of Magic, qui comprend les rituels de Néophyte à Philosophus dans le volume six, ainsi que le rituel du portail et de l’Adeptus Minor dans le volume sept. Ces textes ont été donnés par Leigh F. Gardner vers 1894-1896 et les manuscrits originaux se trouvent dans la collection Gerald Yorke, au Warburg Institute, à l’Université de Londres.

« The Hermetic Order of the Golden Dawn », par Henrik Bogdan, in Western Esotericism and Rituals of Initiation, State University of New York Press, 2007. Traduction par Melmothia, 2010.

Source : http://www.esoblogs.net/

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Aleister Crowley : Une évocation de Bartzabel, l'esprit de Mars

4 Avril 2012 , Rédigé par Aleister Crowley Publié dans #déviances et sectes

La Cérémonie se compose de Cinq Parties :

1. Les Bannissements et Consécrations.

2. La Préparation Spécifique du Support Matériel.

3. Les Invocations Propres aux Forces de Mars.

4. Les Relations avec Bartzabel, ce puissant Esprit.

5. La Clôture.

Gloria Deo Altissimo

Râ Hoor Khuit

in nomine Abrahadabra et in hoc signo

r

Dans le Cercle est inscrit un Pentagone, lequel recèle un Tau. À l'extérieur se trouvent 5 pentagrammes avec 5 lampes rubis. Il y a un Autel avec le Carré de Mars et le Sceau de Mars. A l'intérieur du triangle, les noms : Primeumaton, Anaphaxeton, Anapheneton et Mi-ca-el. Aussi le Sceau de Bartzabel, ainsi que son nom. Autour du Cercle, le nom ALHIM.


Le Magus en Chef porte la robe d'Adeptus Major, ainsi que la couronne en Uraeus et le némès. Il porte le Lamen du Hiereus et le 1er Talisman de Mars. Pour armes, il a la Lance et l'Épée, ainsi que la Cloche.


Le Magus Adjoint porte la Robe de Novice et un némès blanc et or. Il se charge des fumigations de l'Art. Il porte le 3ème Talisman de Mars (d'après la Clé de Salomon), et la Torche consacrée. Le Magus Auxiliaire est vêtu comme son frère mais porte le 5ème Talisman de Mars. Il s'occupe des Purifications de l'Art. Il porte le Livre et la Plume.

Sur l'Autel se trouve l'Image de Râ Hoor Khuit, Isis est l'Est sa Mère, Khem est l'Ouest lui faisant face. Au Sud se trouve l'Encensoir, au Nord la Coupe.

Le Support Matériel est masqué et vêtu de rouge.

Sur l'Autel se trouvent également la corde, le burin, l'huile, et le Lamen de Mars pour le Support Matériel.

Les Lampes sont toutes allumées.


PARTIE I

M. en C. A l’autel, agenouillé humblement.

M. n° 2 Avec l’épée du M. en C.

M. n° 3 Dans une autre pièce avec le S.M.

M. en C. ו

M. n° 2 Effectue les Rituels de Bannissement du Pentagramme et de l'Hexagramme dans la pièce, puis replace l'Epée sur l'Autel.

M. n° 3 Lave le S.M. avec de l'eau claire, en disant :

Asperge me (eam / eum) Domine hyssopo et mundabitur ;

lavabis (eam / eum) et super nivem dealbabitur.

Il (le / la) masque du masque de Mars et (le / la) revêt de sa robe, en disant :

Par le métaphorique mystère de ces saints vêtements de dissimulation, que le Seigneur t'enveloppe dans un Linceul de Mystère en la force du Tout-Puissant ANCOR AMACOR AMIDES THEODONIAS ANITOR, afin que le but par nous poursuivi puisse être atteint grâce à ta force, Adonai, à qui appartient la Gloire dans les Sæcula sæculorum AMEN.

Il (le / la) conduit à sa place dans le Triangle.

Le Magus en Chef maintenant se lève, et il prend la Lance sur l'Autel.


M. en C. Salut à Toi, Râ Hoor Khuit, qui es le Seigneur de l'Eon !

Que cette Lance consacrée

Soit un objet de vivats, un objet de crainte !

Hourra pour moi qui la brandis ! —

Mon cœur, que sa force le protège !

Que la crainte s'empare de ceux qui l'affrontent —

Que soit leur force par la crainte disgraciée !

Sois un rayon du Très-Haut,

Un éclair de Son œil vigilant !

Arme-moi, arme-moi, dans ce combat

Qui va se dérouler en ce terrible jour !

Il passe la Lance au 2ème Magus.

Le Magus en Chef prend l'Epée.

M. en C. Salut à Toi, Râ Hoor Khuit, qui es le Seigneur de l'Eon !

Que cette Epée consacrée

Ne soit point abhorrée par le Seigneur !

Une garde d'Acier, une langue de feu

Qui dans le diamant grave Son Nom !

Puissante contre les Armées du Mal !

Une forte protection contre le Démon !

Un serpent de foudre pour détruire

Ceux qui œuvrent au Chagrin et à la Discorde !

Arme-moi, arme-moi, dans ce combat

Qui va se dérouler en ce terrible jour!

Il passe l’Epée au 3ème Magus.

Le Magus en Chef lève les mains au-dessus de l’Autel.

M. en C. Salut à Toi, Râ Hoor Khuit, qui es le Seigneur de l'Éon !

Que cet Autel consacré

Devienne symbole de fermeté certaine !

Vouloir et Courage jamais n'hésitent,

La pensée se dissout dans la Déité !

Que ton sourire divinement courbé,

Isis, bénisse notre mystérieux stratagème !

Faucon Sacré, que notre constance dans l'action

Constitue ton sacrifice favori !

Khem Sacré, notre vigueur s'armant de courage,

Nous avons payé le prix sacerdotal.

Salut, Râ Hoor, tes rayons qui affluent

Consacrent les instruments,

Ta Toute-Puissance maîtrisant

Jusqu'à leur Terme les événements de ce jour !

Arme-moi, arme-moi, dans ce combat

Qui va se dérouler en ce terrible jour !

M. en C. Il reprend la Lance des mains du 2ème M. et lui donne l'Encensoir et la Torche ; il reprend l'Epée des mains du 3ème M. et lui donne la Coupe, le Livre et la Plume.

M. en C. Il va à l'apex du triangle. Les autres le secondent à la base. Il prend la corde sur l'autel.

M. en C. (Frater / Soror) N ! De même que tu as les yeux bandés et es privé(e) de toute lumière et vue qui ne viendraient point de moi, je te lie à l'instant, ce afin que tu sois pour un temps soumis(e) à mon vouloir et à lui seul. (Le / la lie pieds et poings. Prend la Lance sur l'autel.) Et puisque tu te trouves hors du cercle à l’emplacement du triangle, par cette Lance j'invoque sur toi la protection de Râ Hoor Khuit, afin qu'aucune force des Cieux comme de la Terre, ou de dessous la terre, ne puisse agir sur toi, à l'unique exception de cette force que je vais invoquer dedans toi.

Bahlasti ! Ompehda !

Et donc, étant armé et élevé à la Puissance du Très-Haut, je dispose sur ta tête cette goutte d'huile consacrée, afin que le rayon de la Divinité puisse t'illuminer.

Et je place ce saint baiser sur ton cou, afin que ton esprit nous soit favorable, ouvert à nos paroles, sensible à la puissance de nos conjurations.

Et à l'aide de ce burin je tire cinq gouttes de sang de ta poitrine, ce afin que ton corps puisse devenir Temple de Mars.

C'est pourquoi je t'ordonne également de répéter après moi :

Je me plie à toi et à cette opération ; j'invoque les Puissances de Mars, qu'elles se manifestent en moi. (c'est fait).

(Le M. en C. passe autour de son cou le Lamen de Mars.) Les Magi reviennent au cercle, face à l'est.

M. en C. Maintenant, Frères, étant sur le point de nous engager dans une Œuvre hautement périlleuse, il conviendrait que nous nous érigions une forteresse protectrice au nom du Tout-Puissant, Elohim. Frater Magus Auxiliaire, je t'ordonne de purifier le lieu par l'eau.

(Le 3ème M. asperge trois fois autour du cercle en se déplaçant dans le sens contra-solaire.)

M. en C. Et tout d'abord, le Prêtre qui régit les œuvres du Feu doit répandre de l'eau de la mer retentissante.

Frère Magus Adjoint, je t'ordonne de consacrer le lieu par le Feu.

(Le 2ème M. encense trois fois autour du cercle en se déplaçant dans le sens contra-solaire.)

M. en C. Et lorsque tous les spectres se seront évanouis, et que ce Feu sacré et sans forme s'élance et brille d'un bout à l'autre de l'Univers — Ecoute alors la Voix du Feu !

(Le M. en C. se saisit de l'Epée.)

Le Seigneur est ma forteresse et mon sauveur ; mon Dieu en qui je me confie.

Je marcherai sur le lion et la vipère ; je foulerai aux pieds le lionceau et le scorpion.

Parce qu'il a placé son Amour en moi, je le délivrerai : je l’élèverai, puisqu'il a connu Mon Nom.

(Le M. en C. circumambule trois fois dans le sens contra-solaire avec l'épée.)

Salut à Toi, Râ Hoor Khuit, qui es le Seigneur de l'Eon !

Que cette Tour consacrée

Soit un lieu de puissance à cette heure terrible !

Que les Noms de Dieu nous entourant

Présagent de ce qu'il nous a entendus !

Par les cinq Etoiles qui toujours veillent,

Garde-nous du courroux de Mars !

Par la croix de Dieu érigée,

Qu'à la perfection Il nous protège !

Arme-moi, arme-moi, dans ce combat

Qui va se dérouler en ce terrible jour !

(II conjure maintenant le Chien du Mal.)

Surgis, Chien du Mal, que je puisse t'instruire de tes présents devoirs.

Au nom d'Horus, te dis-je, Surgis.

Tu es emprisonné.

Avoue qu'il en est ainsi.

J'ai accompli ceci au nom et par la puissance d'Horus.

A moins de ne me proposer ta gueule pour bouclier, tu es aveugle, muet et paralysé : mais tu écouteras les malédictions de ton Créateur, et tu souffriras les tourments de ma colère vengeresse.

En conséquence, sois-moi obéissant, tel un garde contre ceux qui me haïssent.

Que tes mâchoires soient terribles comme l'est le ciel divisé par l'orage.

Que ta gueule soit comme une tempête de colère et de fureur contre l'ennemi.

Surgis, te dis-je, et aide-moi et protège-moi en cette Œuvre de l'Art.

Ô toi ! dont la tête est de charbon brûlant !

Toi, dont les yeux sont comme des colonnes de fumée et de flammes !

Toi, aux naseaux dont s'échappe le souffle de destruction !

Toi dont le corps est de fer et d'airain, cimenté par force excessive : ceint de la puissance d'une aveugle et terrible énergie vengeresse — sous mon contrôle, et le mien seul !

Toi, dont les griffes sont comme des traits d'acier tournoyant précisément conçus pour déchirer les entrailles de mes adversaires.

Toi, toi, je t'appelle à mon aide !

Au nom d'Horus : lève-toi, mets-toi en route, apparais :

Et offre-moi aide et protection en cette Œuvre de l'Art !

Surgis, Chien du Mal, pour garder l'Abîme de la Hauteur !

Surgis, te dis-je, afin de garder les Quatre Directions : l'Abîme du Nord ; l'Abîme du Sud ; l'Abîme de l'Est ; l'Abîme de l'Ouest.

Surgis, te dis-je, pour garder l'Abîme de Grande Profondeur.

C'est Horus qui a donné cet ordre.

Sois terrible envers tous ceux qui me haïssent !

Sois puissant à me protéger contre les Etres Maléfiques !

Aux confins de la Matière : au Seuil de l'Invisible : sois ma Sentinelle et mon Gardien ! Face à ceux qui Habitent les Demeures de la Nuit !

Telle une épée flamboyante tournoyant de toutes parts afin de garder les portes de mon Univers : que tes dents se montrent, flamboyantes !

Rien ne t'arrêtera tandis que tu entreprends de me défendre.

Au nom d'Horus : Lève-toi, Mets-toi en route, et Apparais : sois-moi obéissant: car je suis le Maître des Forces de la Matière : Serviteur du même Dieu que Toi est mon Nom : véritable Adorateur du Très-Haut.

(On brûle maintenant beaucoup d'encens, et on fait une pause.)


LES INVOCATIONS

(Le M. en C. effectue tout d'abord le Rituel d'Invocation de Mars.)

(Les Adeptes se tiennent aux extrémités du Tau.)

M. en C. De même que jadis trois Mages vinrent des confins de la terre pour adorer l'Etoile à Cinq Branches, ainsi venons-nous, ô Seigneur, armés en vue d'une sainte œuvre, à savoir l'Evocation de Bartzahel, l'esprit de Mars, obéissant à l'Intelligence Graphiel, choisi d'entre les Seraphim qui viennent à la suite de Kamael, le Grand Archange qui sert Dieu sous son nom d'Elohim Gibor, une étincelle de Ton intolérable lumière,

Râ Hoor Khuit !

Ecoute donc l'Obligation sous Serment que nous contractons devant Toi.

(Le Magus en Chef pointe l'Epée vers le sol, sur l'apex du Triangle de R.H.K., et les autres Magi placent leurs mains sur la garde.)

Nous, Perdurabo, Néophyte de l’A...A..., All for Knowledge, Novice de l’A...A..., et Agaqa, Novice de l’A...A..., Te jurons, ô Seigneur Dieu, par Ton infinie Toute-Puissance, par Ta force et par Ton feu, par Ton œil étincelant de Faucon et Tes ailes qui battent puissamment : que nous tous ici et maintenant en ce lieu, nous consacrons totalement, esprit, corps et biens, en tout temps et en tout lieu que ce soit, à l’établissement de Ton saint Royaume.

Et si nous échouons en cela, puissions-nous être brûlés et consumés par l'Œil Rouge de Mars !

(Les Magi retournent à leurs postes.)

Et ce but nôtre est quintuple :

Premièrement, que le Royaume de Râ Hoor Khuit soit instauré en cet Eon.

Deuxièmement, que nous puissions réussir en ce projet précis qu'il est illicite de dévoiler, même devant Toi.

Troisièmement, que nous ayons pouvoir d'aider le faible.

Quatrièmement, afin que nous envahissent Énergie et Bravoure de Mars pour la Poursuite du Grand Œuvre.

Et enfin, que nous obtenions l'assistance de Bartzabel, qu'il obéisse à nous tes serviteurs, que la paix soit entre lui et nous, et qu'il soit toujours prêt à venir toutes les fois qu'il sera invoqué et appelé.

Or, puisqu'en pareille œuvre il nous est impossible de réaliser quoi que ce soit de notre propre chef, nous avons humblement recours à Ta puissance Illimitée, à genoux implorant Ta faveur comme Ton aide.

(Les Magi s'agenouillent aux trois côtés de l’autel, tous enserrant les lances de la manière adéquate.)

Je T'adore par le Chant :

Je suis le Seigneur de Thèbes, et suis-je

Aussi l’orateur inspiré de Mentu ;

Pour moi dévoile le ciel voilé,

Ankh-f-n-Khonsu qui seul s'est tué

Et dont le dire est véritable. J'invoque et salue

Ta présence, ô Râ Hoor Khuit !

Unité profondément révélée !

J'adore la puissance de Ton souffle,

Suprême et terrible Dieu

Qui fait trembler devant Toi

Et les Dieux et la mort :

Moi, moi je T'adore !

Comparais sur le trône de Râ !

Ouvre les voies du Khu !

Illumine les voies du Ka !

Les voies du Khabs transpercent,

Qu'il s'agisse de m'exciter ou de me calmer !

Aum ! Que de cela je sois comblé !

Tous disent, à plusieurs reprises :

A Ka dua

Tuf ur biu

Bi a'a chefu

Dudu ner af an nuteru !

Lorsque le Magus en Chef est satisfait de la Descente du Dieu, que tous se lèvent et que dise le M. en C. :

Ainsi donc Ta lumière est en moi ; et ses rouges flammes sont telles une épée en ma main visant à appuyer ton injonction. Il est une porte secrète par laquelle je ferai établir ta voie dans toutes les directions... comme il est dit :

Mienne est la lumière ; ses rayons me

Consument : j'ai ouvert une porte secrète

Dans la demeure de Râ et de Tum,

De Khephrâ, et d'Ahathoor.

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Bref historique de l'OTO (Ordo Templis Orientis)

4 Avril 2012 , Rédigé par Spartakus FreeMann Publié dans #déviances et sectes

La mythologie de l’Ordo Templis Orientis (autrement connu sous « OTO » pour « Ordre des Templiers Orientaux ») veut qu’il ait été fondé en Allemagne, vers 1895, par Karl Kellner (1850-1905), un industriel autrichien et maçon de haut grade – son titre, plus qu’éloquent, était alors « Grand Maître Honoraire 33°, 90°, 96° » et « Directeur du Triangle Intérieur » et Théodore Reuss un étrange personnage, d’origine germano-anglaise, qui fut tout à la fois occultiste, anarchiste, espion de la police prussienne, journaliste, chanteur et promoteur des droits de la femme ! Cependant, selon P.R. Koenig  , Karl Kellner, bien qu’il fut en contact étroit avec Théodore Reuss et qu’ils partageassent ensemble un intérêt pour la pratique du hatha-yoga, n’a rien à voir dans la fondation de l’OTO. Ce n’est qu’après la mort de Kellner, en 1905, que Reuss commencera à développer une arrière-loge maçonnique au sein de l’Obédience de Memphis Misraïm dont finira par émerger l’OTO. Et, ce n’est que plus tard qu’il prétendra que Kellner en fut le co-fondateur. Reuss forgera à la même époque l’histoire fantasmée de l’Ordre qui remonterait ainsi aux Templiers via, entre autres, l’Hermetic Brotherhood of Light (fondée au milieu du XIXe siècle), la FM et les Illuminés de Bavière Rien de moins.

Dans un élan d’impérialisme mystique, Reuss se félicitera plus tard que l’OTO ait absorbé la majorité des organisations chevaleresques, templières ou maçonnique. Dans une publication de l’Oriflamme  il donne ainsi la liste des organisations couvertes par l’OTO : « l’Église Gnostique Catholique, l’Ordre des Chevaliers du Saint-Esprit, l’Ordre des Illuminés, l’Ordre du Temple, l’Ordre des Chevaliers de Saint-Jean, l’Ordre des Chevaliers de Malte, l’Ordre des Chevaliers du Saint-Sépulcre, l’Église Cachées du Saint-Graal, la Fraternité Hermétique de la Lumière, la Saint Ordre de la Rose-Croix Hérédom, l’Ordre de l’Arche Sainte Royale d’Énoch, le Rite Ancien et Primitif de la Maçonnerie, le Rite de Memphis, le Rite de Misraïm, le Rite Écossais Ancien et Accepté, le Rite Swedenborgien, l’Ordre Martiniste et l’Ordre de Sat Bhaï » (ouf !). Il est à noter que Reuss avait déjà été l’importateur en Allemagne des Rites maçonniques irréguliers de Memphis-Misraïm et du Rite Écossais Ancien et Accepté, et, nous pouvons lire l’énoncé de ses titres dans l’édition de décembre 1906 de l’Oriflamme : « Souverain Grand Maître Général ad vitam des franc-maçons des Ordres Écossais Unis pour l’Empire Allemand, Souverain Grand Commandeur, Grand Souverain Absolu, Souverain Pontife, Souverain Grand Maître de l’OTO, Suprême Mage Soc. Frat. R.C., SI, 33°, Termaximus Regens I.O…. ».

Sous la direction de Reuss, Chef Extérieur de l’Ordre, l’OTO sera une organisation d’inspiration principalement maçonnique, construite autour de 10 degrés initiatiques, dont le 8e et le 9e degré enseignaient des pratiques sexuelles. Le dixième degré constituait le grade de maître national de l’Ordre. Reuss avait établi un lien entre les degrés de la maçonnerie et ceux de l’OTO – ainsi, les Maîtres franc-maçons étaient immédiatement reconnus comme membres de l’OTO – mais, ces prétentions seront abandonnées dans les années 20.

En 1910, Reuss contacta le mage anglais suite à la publication de son Livre des Mensonges. Crowley, devenu alors VII°, parle de cette rencontre, qui scellera les destins de l’OTO et de Crowley, dans l’introduction de ce livre : « Peu après la publication, le Chef Extérieur de l’Ordre vint à moi. Il me dit que puisque je possédais le suprême secret de l’Ordre, je devais entrer en possession du IX° et de ses obligations […] À partir de ce moment, l’OTO prit sa véritable importance dans mon esprit »  . Le 12 avril 1912, il sera élevé 33°, 90° et X°, Grand Maître National [5] en conformité avec les constitutions de l’OTO, pour la Grande-Bretagne et l’Amérique du Nord. Crowley commencera à réécrire les rituels dans une optique plus religieuse que chevaleresque en prenant comme appui le Liber AL Vel Legis qui lui fut « dicté » en 1904 au Caire. Le but de Crowley est alors de faire de l’OTO un instrument afin de « restaurer le christianisme dans son véritable statut de religion solaire-phallique » (Crowley, 1944). C’est à partir de cette époque que l’Ordo Templi Orientis deviendra le véhicule de propagande de la Loi de Thelema. Il est à noter ici que jamais Reuss n’utilisera les rituels réécrits par Crowley comme on peut le comprendre par la lecture de Ein Leben fuer die Rose et de nombreuses loges de l’OTO avaient déjà leurs propres rituels. Reuss semble d’ailleurs s’être éloigné des imprécations du Livre de la Loi comme on peut le comprendre dans une lettre de Crowley à Traenker datée du 14 février 1925 : « [Reuss] dans ses dernières années […] accuse le Livre de la Loi de tendances communistes. ». Cependant, Reuss traduira en allemand et utilisera la Messe de Phoenix écrite par Crowley pour l’Église Gnostique Catholique. Sous l’impulsion de Crowley, les grades sont réorganisés en une Triade de l’Homme de la Terre (0° Minerval, I° Homme & Frère / Femme & Sœur, II° Magicien, III° Maître Magicien, IV° Parfait Magicien & compagnon de la Sainte Arche Royale d’Enoch et P.I. Parfait initié) ; une Triade de l’Amoureux (V° Souverain Prince Rose-Croix, et Chevalier du Pélican et de l’Aigle, Chevalier de l’Aigle Rouge, et membre du Sénat des Chevaliers Philosophes Hermétiques, VI° Illustre Chevalier (Templier) de l’Ordre des Kadosch, et Compagnon du Saint-Graal, Grand Inquisiteur Commandeur, et Membre du Grand Tribunal, Prince du Royal Secret, VII° Theoreticus, et Très Illustre Souverain Grand Inspecteur Général, Mage de la Lumière, et Evêque de l’Ecclesia Gnostica Catholica, Grand-Maître de la Lumière, et Inspecteur des Rites et Degrés) et une Triade de l’Hermite (VIII° Parfait Pontife des Illuminati Épopte des Illuminati, IX° Initié du Sanctuaire de la Gnose, X° Rex Summus Sanctissimus). Le XI° est dédié, quant à lui, à la magie homosexuelle et n’est pas un grade « institutionnel » conféré par l’OTO. Il semble qu’il n’ait jamais été transmis que de personne à personne par Crowley et certains de ses disciples. Le XII° (Frater Superior, et Chef Visible de l’Ordre) semble ne jamais avoir été conféré.

Les rituels d’initiation des degrés supérieurs (du VI° au IX°) tourneront exclusivement autour de la magie sexuelle on y explique graduellement les diverses œuvres magiques à accomplir, le symbolisme caché des grades, le but ultime de l’Ordre. Des épîtres comme De Arte Magica ou le Liber Agape fourmillent de métaphores sexuelles et de recommandations rituelles devant permettre aux membres de développer leurs pouvoirs magiques au travers de la production et de la consommation de l’Élixir (le sperme), de la pratique du Hierogamos (la culbute du samedi soir) hétéro ou homosexuel. Ainsi, le système de la magie sexuelle de l’OTO se développait de la manière suivante :

le VII° est centré sur l’adoration du phallus sous le symbole de Baphomet.

le VIII° est centré sur la masturbation au sein de l’« œuvre mineure du soleil ».

le IX° est centré sur l’interaction, au sein de rituels hétérosexuels, entre le sperme, le sang et les sécrétions féminines.

le X° est centré sur l’imprégnation et la fertilisation de l’« œuf » afin d’assurer la succession du Chef Extérieur de l’Ordre.

Le XI° est l’œuvre per vas nefandum (l’anus) dans le cadre du (de la) magie homosexuelle.

L’OTO pénétra en France par l’entremise de Papus (le Docteur Encausse) lors de l’échange de divers diplômes et autres médailles maçonniques et gnostiques opéré à l’occasion de la « Conférence Internationale Maçonnique et Spiritualiste de Paris », le 24 juin 1908. Mais, « Il ne semble pas que Papus ait jugé nécessaire l’établissement effectif de l’Ordre en France. Il faut reconnaître qu’il lui aurait été difficile de faire vivre chaque grade de chaque rite dont les noms embellissaient sa signature. Ceux-ci servaient plutôt (ou au moins) à monnayer de nouvelles acquisitions : sa charte de l’O.T.O. n’était-elle pas incluse dans une transaction concernant également l’Église Gnostique Catholique et le Rite Ancien et Primitif de Memphis & Misraïm ? Il ne faudrait pas croire que nous critiquons Papus : ces habitudes sont celles de l’occultisme (certes bien représentées par ce titulaire d’un doctorat en kabbale…) et n’ont que peu à voir avec la réalisation du Grand Œuvre. Quoi qu’il en soit, nous ne connaissons pas de groupes ayant travaillé le rituel de l’O.T.O. et qui seraient issus de cette filiation » .L’OTO en France ne revivra que vers les années 1990 avant de sombrer à nouveau dans un moelleux oubli. Il semble qu’il ne subsiste plus aujourd’hui que quelques membres isolés ainsi que l’OTO de Krumm-Heller  qui penche plus que dangereusement vers la droite extrême.

En 1921, Reuss, peu avant de démissionner de sa charge de Chef Extérieur de l’Ordre, transmit la charge de X° à C.S. Jones (Frater Achad) pour les États-Unis. Il signera en même temps un gage d’amitié avec Spencer Lewis, fondateur et Imperator de l’AMORC. Il meurt, le 28 octobre 1923, sans désigner de successeur. Crowley prend alors la direction de l’OTO ainsi qu’il l’écrit dans son journal le 27 novembre 1921 : « Je me suis autoproclamé OHO [8] , Frère Supérieur de l’Ordre des Templiers Orientaux », ce qu’il confirmera, en 1924, dans une lettre à Traenker : « Je veux obtenir le contrôle de tous les mouvements existants ». Ce poste lui sera confirmé par un ensemble de Grands-Maîtres Nationaux (X°) cependant qu’un certain nombre d’initiés de l’OTO ne reconnaîtront pas Crowley et de ceux-là naîtront les SOTO, OTOA, FRA, OI, FS et autres sigles cryptiques…

En 1930, Wilfred Jones (connu sous le nom de Ramaka) s’établit en Californie afin de fonder, sur les instructions de Crowley, l’Agape Lodge n°2 à Pasadena. Karl Germer, le Grand Maître X° pour l’Allemagne, prendra la direction de la Province d’Amérique du Nord après sa sortie de camps de concentration en 1946.

Crowley meurt en décembre 1947 et, en accord avec ses dernières volontés, Karl Germer devient alors, et jusqu’à sa mort en 1962, le Chef international de l’OTO. Sous la direction de Germer, l’OTO connaît une longue période de sommeil pendant laquelle les initiations et les activités seront rares. McMurtry [9] , Grand Maître National pour les États-Unis essayera de relancer l’ordre en Californie avant de se brouiller avec Germer.

Germer meurt en 1962 sans désigner de successeur.

En 1969, McMurtry se fait élire « Caliphe » de l’OTO, sous le nom d’« Hymenaeus Alpha », sur base d’une lettre que Crowley lui a écrite durant la guerre  et il entreprend alors la réorganisation de l’Ordre ainsi que sa dissémination dans divers pays. En 1971, l’OTO prend la forme d’une association enregistrée en Californie.

En 1977, le Califat devient une Grande Loge internationale selon la déclaration officielle de McMurtry : « Que tous les thélémites sachent que moi, Hymenaeus Alpha, 777 IX° OTO, 9=2, Calife de l’Ordo Templi Orientis d’Aleister Crowley, Baphomet, 666, accorde Charte à la Loge Thelema qui devient la Grande Loge de l’OTO ».

En mars 1979, l’ordre sera transformé en « société commerciale » selon les lois de l’État de Californie. En 1982, l’OTO sera reconnue comme entité religieuse . « Vers 1981 e.v., nous (Grady McMurtry, moi-même et d’autres membres de l’OTO) avions finalisé les papiers pour l’enregistrement de l’OTO en tant que société commerciale en Californie… nous avons enregistré l’EGC (Ecclesiae Gnosticae Catholicae) sous la forme d’une société séparée » (Bill Heidrick).

En 1985, la 9e Court Fédérale du District de San Francisco donne raison aux prétentions de McMurtry en le reconnaissant « successeur » de l’Ordo Templi Orientis d’Aleister Crowley. Une grande victoire commerciale pour la grandeur des caisses du Calife ! Depuis 1987, l’OTO est connu sous le nom de « OTO International ». La Grande Loge des États-Unis ainsi que l’OTO International sont enregistrés comme organisations religieuses aux É-U afin de bénéficier d’avantages fiscaux.

Après la mort de McMurtry, en 1985, l’intérim du pouvoir sera exercé, avec l’accord du Conseil d’administration de la société OTO, par Bill Heidrick qui organisera l’élection du Président deux mois plus tard ! Un nouveau Calife sera alors élu en septembre 1985 en la personne de William Breeze qui, sous le nom mystique de Sa Très Sacrée Majesté « Hymenaeus Beta » X° et Calife, dirige encore à l’heure actuelle l’OTO inc.

Après leurs diverses victoires sur les copyrights d’Aleister Crowley, l’OTO Califal deviendra une usine à fric orientée uniquement dans l’édition et la perception des royalties des œuvres de Crowley. Le côté spirituel – si l’on peut parler de spirituel dans le salmigondis sexophile de Crowley – et magique devient l’accessoire d’une pose précieuse et élitiste qui bénéficie uniquement à une société commerciale américaine tenant plus du MacDonald que du cénacle mystique.

Pour conclure, nous laissons la parole à James A. Eshelman qui avait rejoint le Califat en 1979, fut vice-calife lors de l’élection de Breeze avant de quitter l’OTO Califal :

« Je pense que leur point de vue – du moins celui de HB, bien que je doute qu’il l’admettrait de cette manière – est qu’il est prêt à sacrifier le développement spirituel de la génération actuelle (puisqu’il est impossible de réformer la version post-Grady de l’Ordre) afin de poser de meilleures fondations pour le développement spirituel de l’humanité dans les quelques milliers d’années à venir », en ajoutant : « l’OTO est un simple club. Un simple club. Une chose purement mondaine. Son destin n’est en aucune manière lié à celui de l’Éon lui-même »

« Mon Fils, je te charge de ne jamais révéler la Vérité aux Femmes. Car c’est ce qui est écrit : Ne jette pas les Perles aux Cochons, à moins qu’ils ne se retournent contre toi & te déchirent. Vois, dans la Nature de la Femme il n’y a pas de Vérité, ou d’Appréhension de la Vérité, ou de Possibilité pour la Vérité… Maintenant, pour une Femme tout Mensonge suffit & ne pense pas que la Vérité est puissante & dominera comme Elle le fait avec l’Homme… » Source : http://www.esoblogs.net/267/bref-historique-de-l-ordo-templi-orientis

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Aleister Crowley

4 Avril 2012 Publié dans #déviances et sectes

Aleister Crowley (1875-1947), anglais de naissance, grand joueur d'échec, poète, alpiniste, peintre, fut surtout le plus célèbre mage du vingtième siècle.

Aleister Crowley(1875-1947), anglais de naissance, grand joueur d'échec, poète, alpiniste, peintre, fut surtout le plus célèbre mage du vingtième siècle. Pour en savoir plus consulter aussi le site de : Compas Equerre  Déclaré de son vivant « l'homme le plus pervers du monde », il fut surtout en rébellion contre la morale chrétienne et une certaine pudibonderie. Profondément provocateur, cela écartait les curieux, il n'était ni sataniste, ni même immoral, fait évident pour qui se penche sur ses travaux. Il était plutôt partisan, pour reprendre l'expression du professeur Massimo Introvigné, d'une forme « d'athéisme magique ». Son ?uvre, sa pensée, mais surtout sa figure, marqua la culture populaire des année 50-60 surtout dans le domaine musical, comme les Beatles, Led Zeppelin, etc.

Aleister Crowley naquit le 12 octobre 1875 à Leamington Spa dans le Warwickshire d'une famille bourgeoise. Aleister Crowley fut l'unique enfant d'Edward Crowley, brasseur tôt retraité, et d'Emily Bertha Bishop de son nom de jeune fille. Ses parents étaient membres d'une secte protestante fondamentaliste : la Fraternité de Plymouth (ou darbystes). En 1887, son père meurt d'un cancer de la langue.

Très proche de son père, Aleister Crowley est marqué par son décès, d'autant plus que sa mère déménage à Londres et confit son éducation à son oncle qui le remet au mains des darbystes. De cette éducation sévère et froide, Aleister Crowley sortira brisé et rejettera le christianisme à l'excès. Faisant montre d'une certaine facilité intellectuelle, mais sans cesse malade, sa famille retire Aleister Crowley du collège darbyste afin de confier son éducation à un précepteur : Archibald Douglas. Cet homme va grandement influencer le jeune Aleister Crowley. Portant masque de protestant rigoriste cet homme est un véritable hédoniste.

Entre ses mains, Aleister Crowley se sent libéré : il est initié au jeu, à l'alcool, au tabac et aux femmes. Il voyage dans les Alpes et se passionne pour l'alpinisme. Durant cette période, il devient aussi un joueur d'échec réputé et publié ses premiers poèmes dans un journal religieux. En 1895, Aleister Crowley entre au Trinity College de Cambridge ; enfin, il a le sentiment d'être totalement libre. Intellectuellement doué, Crowley cumule d'excellents résultats scolaire, poursuivant sa passion pour les échecs et la littérature, il pense à une carrière diplomatique. C'est aussi durant cette période qu'Aleister Crowley découvre sa bisexualité. Durant cette période, Aleister Crowley va faire sa première rencontre avec le monde des sociétés secrètes par l'entremise d'Heriz Smith, qui l'initie dans un groupe para-maçonnique.

Déçu par la pauvreté des rituels, Aleister cesse rapidement de participer à cette société. Aleister Crowley connaît de façon informelle sa première expérience mystique le 31 décembre 1896 : un sentiment d'unité avec le cosmos l'envahie. Cette expérience est suivie d'une maladie, durant laquelle il décide de consacrer sa vie à son accomplissement spirituel. C'est pour lui l'unique but de l'existence. Lors d'une de ses expéditions d'alpinisme, Aleister Crowley fait le rencontre d'un membre de la Golden Dawn (l'Ordre Hermétique de l'Aube Dorée) qui l'introduit dans l'ordre. La Golden Dawn est un ordre initiatique para-maçonnique dont les enseignements synthétisent la kabbale, la Rose-Croix et la mythologie égyptienne. La structure initiatique et hiérarchique de l'ordre est basé sur l'arbre sephirothique de la kabbale.

La Golden Dawn propose non seulement un enseignement théorique, mais aussi un enseignement pratique au travers de la magie cérémonielle, la magie énochienne, le tarot, etc. Le 18 novembre 1898, Aleister Crowley est initié à la Golden Dawn. Cette même année, Aleister Crowley hérite de la fortune de son père et quitte les études afin de s'adonner à la Magie. Aleister Crowley connaît au sein de l'ordre une ascension fulgurante. Cependant, en allant directement chercher chez le grand Maître S.L. Mathers un degré qu'on lui refuse en Angleterre, au temple de Londres, il ne fait qu'exacerber une crise interne entraînant la chute de l'ordre et son morcellement en différents ordres mineurs. Déçu par cette expérience, Aleister Crowley quitte l'Angleterre, entamant une série de voyages dans le monde. Au Mexique, il est initié à la Franc-Maçonnerie au Rite Ecossais Ancien et Accepté. En quelques mois, il acquiert les 33 degrés du rite.

En parallèle de ses voyages, il continue à pratiquer les rites théurgiques de la Golden Dawn et prétend ainsi atteindre différents niveaux spirituels. Désirant rejoindre à Ceylan (l'actuelle Sri Lanka) son ami Alan Bennette, bouddhiste fraîchement converti et ancien membre de la Golden Dawn, Aleister Crowley se rend à Hawaï, au Japon, à Hongkong, à Singapour et enfin à Colombo. Aleister Crowley poursuit aussi sa passion pour l'alpinisme ; avec une équipe, il bat le record d'ascension du K2 : 6700 mètres. Aleister Crowley retourne à Paris en 1902, où il fréquente les milieux artistiques. Il retrouve S. L. Mathers avec lequel il se fâche. Pendant deux années, Crowley se désintéresse de la magie. Le 12 août 1903, Aleister Crowley épouse Rose Kelly et entame un voyage de noces de sept mois de Paris à Naples, en passant par Ceylan et enfin Le Caire. Arrive au Caire, Rose présente des signes de médiumnité.

Elle insiste au près de son mari afin qu'il invoque Horus, qu'elle a reconnu sur une stèle du musée du Caire, stèle portant le numéro 666, nombre de la Bête dans l'Apocalypse de Saint Jean. Le dieu égyptien se fait connaître à Rose sous le nom de Ra-Hoor-Khuit. Aleister Crowley obéit à sa femme et pendant trois nuits de suite il reçoit, d'une entité se nommant Aiwass, la dictée du Liber Legis (Le Livre de la Loi).

Dans un premier temps, se livre lui paraît effrayant, violent, chose vraie dans une lecture littérale. Aleister Crowley met le Liber Legis de côté. Divisé en trois parties, Le Livre de la Loi annonce l'avènement d'une nouvelle ère, un nouvel éon, celui du Fils (après celui de la Mère et celui du Père). Le passage à ce nouvel éon se fera dans le sang et les larmes et sonnera le glas du Christianisme, religion du Père, l'éon d'Osiris. Ce dernier ayant lui-même supplanté les religions païennes, polythéistes, religions de l'ère de la Mère, éon d'Isis.

La formule dominant le nouvel éon est : « Fais ce que veux sera toute la Loi » ; c'est la Loi de Thélème. Il ne faut pas voir dans cette formule une licence à s'adonner à chacunes de nos pulsions. La Loi de Thélème invite à découvrir ce que nous sommes afin de réaliser notre propre potentialité, ce que Crowley nomme la Volonté Vraie. Obéir à la Loi de Thélème nécessite une véritable ascèse intellectuelle et physique. Pour appuyer cette idée, la Loi de Thélème est suivie de la formule suivante : « l'Amour est la Loi, l'Amour soumis à la Volonté ».

Malgré le caractère amoral du Liber Legis, Aleister Crowley annonce à Mathers le nouvel éon, affirmant qu'il a été choisi par les Maître Secret comme nouveau Grand Maître de la Golden Dawn. Après cela, il cesse toute activité magique, fait qu'il regrette peu de temps après. A la suite de son voyage, Crowley reprend ses pratiques magiques, étudie le Liber Legis, invoque Aiwass et, de retour en Grande Bretagne en avril 1906, il affirme avoir été reçu dans l'Ordre Intérieur en tant que Maître du Temple, à la suite d'une vision. Aleister Crowley quitte Rose et entame une nouvelle série de voyages (Maroc, Algérie, Espagne), tout en se consacrant à la pratique de la magie.

En 1907 il fonde son propre ordre magique dans la continuité de la Golden Dawn. : l'Astrum Agentinum (A.A.). Il dote son ordre d'une revue luxueuse et érudite, The Equinoxe. L' A.A. ne compta jamais plus d'une centaine de membres. A la même période, Aleister Crowley rédige de nombreux ouvrages ésotériques accompagnant le Liber Legis, les holies books. La même année il rencontre Victor Neuburg, amant et partenaire d'importantes opérations magiques. En 1911, Crowley rédige le Liber IV , première version de son livre majeur sur la magie : La magie en théorie et en pratique. En 1910, John Yarker, célèbre Franc-Maçon, reconnaît le 33eme degré du REAA d'Aleister Crowley et l'initie aux plus hauts de grés de son rite : Memphis-Misraïm. En 1911, il est reçu dans l'ordre néotemplier de Théodore Reuss : l'Ordo Templi Orientis (O.T.O.). Aleister Crowley va rapidement prendre la tête de cet ordre, qui met la magie sexuelle au centre de ces pratiques (formulant une sorte de tantrisme occidental).

Crowley le réforme afin de devenir son Eglise, véhiculant les idées contenues dans le Liber Legis. Surpris par la guerre, Crowley quitte la Suisse, séjourne en Angleterre et s'embarque pour les U.S.A. Ayant dilapidé la fortune familiale, Crowley connaît une véritable misère financière. Durant cette période américaine, il diffusa activement la doctrine du Livre de la Loi et s'adonne à la peinture. En 1920, il s'installe à Fontaibleau avec Leah Hirsig, sa partenaire magique. Le 2 avril de la même année, Aleister Crowley fonde à Cefalu en Sicile l'Abbaye de Thélème. En ces lieux, il installe une communauté de fidèles vivants en conformité avec les principes du Livre de la Loi. A l'âge de 46 ans, en 1921, Corwley affirme avoir atteint le degré le plus haut de l'initiation spirituelle, le grade d'Ipsissimus. Sans le sous, les conditions de vie à l'abbaye se dégradent, jusqu'à la mort accidentelle d'un membre en 1923. Crowley est accusé d'avoir sacrifié son disciple. Le 23 avril 1923, Aleister Crowley et ses disciples sont expulsés par le régime fasciste. Les années qui suivent sont faites d'errances. Aleister Crowley s'investie dans des projets sans envergures n'aboutissant pas pour la plupart.

Cependant, il garde de nombreux fidèles . L'O.T.O. le reconnaît comme Grand Maître Suprême en 1925 et lui verse une pension. Il commence même à toucher des royalties pour ses ouvrages. Affaibli, il s'installe dans une pension familiale en 1945. Le 1er décembre 1947, Aleister Crowley décède d'une faiblesse cardiaque.

Source : http://www.esoterisme-alchimie.com/

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Rituel du pilier du milieu(GD)

18 Août 2005 , Rédigé par GD Publié dans #déviances et sectes

Dans l'aura qui interpénètre notre corps physique, nous pouvons construire une réplique de l'Arbre de Vie. Le Pilier de la Rigueur est à notre droite, celui de la Miséricorde à notre gauche et le Pilier de l'Equilibre au milieu.

Il est préférable de construire en premier le Pilier du Milieu. Pour cela, élevez-vous par l'imagination jusqu'à votre KETHER - une lumière brillante au-dessus de votre tête. Visualisez cette lumière descendant jusqu'en DAATH, au niveau de la nuque, puis, de là, passez à TIPHERETH, à la hauteur du coeur, où cette lumière brillante comme le Soleil illumine toutes les autres Séphiroth. De TIPHERETH, cette lumière continue jusqu'en YESOD, au niveau des hanches, et aboutit en MALKUTH, où reposent les pieds.

Ayant établi une image nette du Pilier Central, vous pouvez alors mettre en place les autres Séphiroth en vibrant leurs Noms Divins. Cette pratique peut servir d'alternative au Rituel du Pentagramme comme préparation à la méditation.

1. Imaginez-vous debout dans le Temple, face à l'Ouest. Le Pilier Noir de la Rigueur sera donc à votre droite - le Pilier Blanc de la Miséricorde à votre gauche. Vous établirez le Pilier du Milieu en vous tenant entre les deux.

2. Adoptez une profonde respiration et exaltez votre conscience jusqu'en KETHER au-dessus de votre tête et vibrez le Nom Eheieh qui signifie Je Suis. Imaginez que la Lumière s'écoule, traversant DAATH (le nom est Yhvh Elohim) pour arriver en KETHER (avec le nom Yhvh Eloah ve-Daath).

3. De la même manière, établissez YESOD avec le Nom Shaddaï El-Chaï, et MALKUTH avec le nom Adonaï Ha-Aretz.

4. Réalisez la Croix Quabalistique afin de signifier que vous avez fait descendre la Lumière de votre KETHER et l'avez équilibrée dans votre Aura. Concentrez-vous sur l'Aura, visualisez-la ovale et nette, palpitante de l'éclat de KETHER.

Cet exercice est basé sur un mélange de symbolisme séphirotique et élémentaire : seules les séphiroth centrales sont utlilsées, auquelles sont attribués les quatre éléments et la quintessence : à Kéther est attribuée la quintessence ; à Daath, l'air ; à Kéther, le feu ; à Yésod, l'eau ; et à Malkuth, la terre. Daath ayant une situation particulière par rapport aux 10 séphiroth, situation de remplaçant pourrait on dire, pour les besoins du rituel, le nom divin alors utilisé sera celui de sa voisine Binah : Yhvh Elohim.

Voici une variante de cet important rituel de méditation :

1. Assis sur une chaise (certains préfèrent être debout, ce qui peut être intéressant), se relaxer par la pratique de la méditation carré (4 secondes d'inspir, 4 secondes de retenue, 4 secondes d'expir et 4 secondes de tenue les poumons vides)

2. Visualiser sur soi les 5 séphiroth utilisées dans cet exercice.

3. Visualiser Kéther comme une boule intensément lumineuse dominant la tête. Vibrer le nom divin qui lui est attribué : Aheieh (E-Eh-Yé-Eh) ; faire descendre de cette sphère une colonne violette à travers le crâne, jusqu'au cou où nous avons placé Daath.

4. Visualiser Daath comme une boule de couleur lilas lumineux, ceci mis en place, vibrer le nom divin de Binah : Yhvh Elohim, puis continuer la descente de la colonne violette jusqu'à l'emplacement de Tiphéreth, c'est-à-dire au niveau du plexus cardiaque, entre les seins.

5. Visualiser Tiphéreth comme une sphère rouge feu. Le nom divin à vibrer sera Yhvh Eloha Ve-Daath, ou son acronyme : Iao ; continuer alors la descente de la colonne jusqu'au niveau du sexe où l'on trouve la sphère de Yésod.

6. Yésod doit être visualisée de couleur violet-indigo, son nom sera Shaddaï El-Chaï ; continuer la descente de la colonne jusqu'aux pieds sous lesquels se trouvent la Terre et la séphirah Malkuth.

7. Malkhuth doit être visualisée de couleur marron-terre, certains préfèrent prendre les 4 couleurs de cette séphirah dans l'échelle de la Reine : citrine, olive, roussâtre, noir... Le nom est Adonaï Ha-Aretz, le seigneur de la Terre.

8. Les points de 3. à 7. peuvent être répétés deux fois avant de passer à la suite.

9. Visualiser maintenant un flot de lumière jaillissant du sommet du crâne s'écoulant par l'avant du corps, et remontant par l'arrière. Ne pas oublier de respirer profondément durant cette partie...

10 Après quelques instants, faire circuler le flot du sommet de la tête jusqu'aux pieds par le côté gauche et le faire remonter par le droit.

11. Enfin, faire jaillir ce flot de toutes parts sur le corps, et le faire remonter par l'intérieur, dans un flot continuel.

12. L'on peut finir cette méditation par la respiration carrée.

Ce rituel est réputé avoir des applications thérapeutiques.

 

  

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les signes des grades(GD)

18 Août 2005 , Rédigé par GD Publié dans #déviances et sectes

Le Signe d'Horus et le Signe du Silence : Néophyte

Ces deux Signes sont traditionnellement associés au Grade de Néophyte (on les appelle d'ailleurs bien souvent les "Signes de Néophyte") dans le cursus G.D.
Le Signe d'Horus (également nommé "Signe de Celui qui entre" - en Anglais "Sign of the Enterer") est fait comme suit. Vous tenant debout bien droit, élevez les bras au-dessus de la tête comme si vous vouliez atteindre un ballon qui se trouverait un peu au-dessus du sommet de votre tête. Ensuite, levez votre pied gauche, et en même temps abaissez vos mains jusqu'au niveau des oreilles, tournant les paumes vers l'avant, les doigts pointant vers le haut. Puis reposez vigoureusement votre pied gauche en avant, de façon à ce que votre talon se trouve quinze centimètres devant l'endroit où se trouvaient vos doigts de pied lorsque vous vous teniez debout initialement. Tandis que votre pied descend, projetez vos mains droit devant vous, les paumes baissées, les doigts rassemblés et vers l'avant (comme si vous vouliez projeter des rayons depuis le bout des doigts). Votre regard et vos doigts devraient pointer dans la même direction, c'est à dire droit devant vous, approximativement au niveau de votre gorge.

Le Signe du Silence (également nommé "Signe d'Harparcrate", le dieu égyptien du Silence) est fait comme suit. Depuis la position du Signe d'Horus, relevez votre pied gauche, et replacez le vigoureusement dans sa position initiale, à côté du pied droit. Simultanément, abaissez la main droite à votre côté et amenez la main gauche à votre visage de façon à faire le signe convientionnel du silence (l'index posé sur les lèvres).
Notez que ces deux signes sont indissociables. On répond toujours au premier par le second. Pour en expliquer la raison simplement : le premier signe sert à projeter de l'énergie, le second à mettre un terme à la projection.

Le Signe de Zélator

Ce Signe, lié à l'élément Terre, est fait en faisant un pas du pied droit en diagonale vers la droite, de façon à ce que le pied se retrouve à une vingtaine de centimètres en avant et à droite de sa position initiale. Simultanément, élevez le bras droit jusqu'à ce qu'il forme un angle de 45 degrés, la main bien droite dans le prolongement du bras, perpendiculaire plutôt que parallèle au sol.

Le Signe de Théoricus

Ce Signe, lié à l'élément Air, est fait en élevant les mains au-dessus de la tête, les paumes à plat tournées vers le haut et les coudes sur les côtés (comme si on portait une charge au-dessus de la tête), et tournant la tête de façon à regarder vers le haut.

Le Signe de Practicus

Ce Signe, lié à l'élément Eau, est l'inverse du Signe de Philosophus (cf. ci-dessous) : placez les mains juste au-dessous du nombril, les paumes tournées vers le corps, en faisant en sorte que les doigts et les pouces forment un triangle pointe en bas.

Le Signe de Philosophus

Ce Signe, lié à l'élément Feu, est fait en plaçant les mains juste devant le front, les paumes vers l'avant, en faisant en sorte que les doigts et les pouces forment un triangle pointe en haut (les pouces devraient être dans le prolongement l'un de l'autre afin de former la base du triangle, et les doigts de chaque main devraient former les deux autres côtés, les deux index se touchant afin de former le sommet du triangle).

Le Signe d'ouverture du Voile : tenez-vous debout, et rassemblez les mains au centre de la poitrine, les paumes l'une contre l'autre, les doigts joints et pointant vers le haut, les coudes sur les côtés. Les avant-bras devraient être parallèles au sol et former une ligne droite d'un coude à l'autre. Puis tournez vos mains de façon à ce que vos doigts pointent vers l'avant (comme si vous les glissiez entre deux rideaux afin de les ouvrir). Ensuite étendez vos bras horizontalement sur les côtés (comme si vous ouvriez un voile), de façon à vous retrouver les bras en croix.

Le signe de fermeture du Voile : ce signe est l'inverse du précédent. Tenez-vous debout, les bras en croix. Puis ramenez vos mains au centre de la poitrine (comme si vous refermiez le rideau), dans la position décrite précédemment.

 

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l'histoire officielle de la Golden Dawn(GD)

18 Août 2005 Publié dans #déviances et sectes

En 1888, alors que le tournant du siècle approchait irrémédiablement, le spiritisme n'avait plus la faveur des occultistes victoriens. Au départ , leur attention avait attiré par le mysticisme oriental de Madame Héléna Petrovska Blavatsky (écrivain et philosophe d'origine russe jouant un rôle majeur dans le spiritisme du XIXème siècle. Après un voyage en Inde, elle fonde à New-York, en 1875, la société Théosophique, car elle se dit être en contact avec des maîtres spirituels orientaux lui ayant enseigné le chemin de l'Illumination) . Depuis peu, les portes hermétiques de la franc-maçonnerie avaient été brièvement ouvertes à ces occultistes. Mais au fil des années, des rumeurs circulèrent dans les cercles maçonniques et théosophiques (groupe de personnes étudiant et transmettant une certaine sagesse, qu'elle soit occidentale ou orientale, comme Madame Blavatsky): une ancienne société secrète rosicrucienne existerait en Angleterre. 

La légende Rosicrucienne

Selon la légende, Christian Rosenkreutz naquit en  1378  en Autriche. A l'âge de 5 ans, ses parents le placèrent dans un monastère allemand. Avant même ses 16 ans, il connaissait latin et grec, et fut donc choisi, avec un autre de ses frères, pour entreprendre un voyage jusqu'au Saint Sépulcre, à Jérusalem. Mais son compagnon mourut à Chypre, et le moine dut continuer seul son voyage jusqu'à Damas. Il entendit alors parler des sages de Dammãn, en Arabie. Ayant atteint ses 16 ans,  Rosenkreutz entreprit de les retrouver. Là, il eut un accueil chaleureux, comme s'il y avait été attendu. Les sages lui enseignèrent l'arabe et il put traduire des textes de l'arabe au latin, et de plus il excellait en mathématique et en sciences naturelles. Une fois ses études achevées à Dammãn, il voyagea en Egypte et en Espagne, accumulant toujours un peu plus de connaissances occultes. Il retourna finalement en Allemagne. Avec les frères de son monastère, il entreprit de retranscrire tout ce qui lui avait été enseigné. Dans la  Fraternité de la Rose+Croix, nom sous lequel ils se faisaient connaître, chacun devait choisir le dépositaire de ses connaissances en cas de décès, tout cela dans le but de préserver le Savoir et la Fraternité. Quand Rosenkreutz mourut, en 1484, la plupart des écrits de la Fraternité disparurent en même temps que le corps de son fondateur.

120 ans plus tard, en 1604, on dégradait le tombeau quand une tablette de bronze recensant les membres de la fraternité fut découverte. Quand on déplaça celle-ci, on mit à jour un caveau. Ce caveau était formé de sept parties divisées chacune en dix panneaux recouverts d'inscriptions et de symboles hermétiques. Placées à l'intérieur de chacun des sept murs se trouvent des alcôves contenant chacune des coffres renfermant les travaux originaux du fondateur. Eclairant à partir du centre du caveau, la lumière descendait vers un autel de pierre sous lequel reposait la tombe du corps intact de Rosenkreutz. Ses suivants refermèrent l'autel et scellèrent de nouveau le caveau.

En 1614, des documents firent référence à un " manifeste rosicrucien ". L'auteur inconnu de ce texte proclamait agir au nom de la Fraternité Rosicrucienne. Ces documents furent les premiers à décrire l'histoire ci-dessus. Les sociétés se voulant d'origine Rosicrucienne sont repéré dans la première moitié du 18éme . en 1888, il y avait déjà un groupe de maîtres maçons orienté vers l'occulte  se nommant " Societas Rosicruciana In Anglia ". En dépit de leurs dons, ils ne se proclamaient pas comme vraiment Rosicruciens. 

La genèse de la Golden Dawn

En 1886 le docteur William Wynn Westcott, un membre de la société rosicrucienne d'Angleterre, entendit parler d'un manuscrit en Cypher, code utilisé pendant la renaissance, contenant les secrets rosicruciens. Au mois d'août de l'année suivante, Westcott s'était procuré et avait traduit le Cypher. Il contenait les esquisses de 5 grades de style maçonnique, ainsi que les rituels les accompagnant. Il trouva également, avec les restes du manuscrit, l'adresse codée en Allemagne d'un adepte rosicrucien nommée Fraulein Sprengel. Ceci fut suivit d'une correspondance assidue, dans laquelle on apprenait que Fraulein Sprengel était à la tête d'une société rosicrucienne allemande. Westcott reçut ainsi la permission de Fraulein Sprengel de fonder la branche anglaise de la " Goldene Dammerung ". En octobre 1887, il invita Samuel Lidell MacGregor Mathers, alors franc-maçon à se joindre à lui pour l'aider à développer les rituels du manuscrit en Cypher. Le maître suprême de la société Rosicrucienne britannique, le docteur Woodman, vint compléter ce triumvir, dont il ne fut qu'un élément mineur. Au bout du compte, l'existence de l'ordre fut du à Westcott. Coronaire de profession, il était avant tout un universitaire et un gentleman fasciné par l'occulte . Westcott reçut une lettre l'autorisant à agir au nom de Fraulein Sprengel en 1888, et le premier mars fut signé l'acte créant Isis-Urania, le Temple n°3 de la Golden Dawn. Le n°1 fut celui de Fraulein Sprengel. Le n°2 était une tentative, avortée, que l'ordre fit pour s'implanter en Angleterre. Ce temple fut apparemment responsable de la perte du manuscrit Cypher et cessa de fonctionner à cause de la mort de ses membres. La Golden Dawn de Westcott était plus une université de l'occulte qu'un temple et l'on y utilisait un système de degrés proche de la Franc-maçonnerie. Par contre, l'ordre admettait aussi bien les hommes que les femmes ce qui n'était pas le cas dans la Franc-maçonnerie. Tous les initiés devaient assimiler un rigoureux curriculum de théories occultes et passer une série d'examens pour progresser dans les grades d'initiation :

0=0.......... Néophyte

1=10........ Zelator

2=9.......... Theoricus

3=8.......... Practicus

4=7.......... Philosophus

Portal (ce grade intérimaire n'a pas de numéro)

Ce sont les grades de l'Ordre Extérieur tirés des manuscrits en Cypher. Ils étaient suivis des grades de l'Ordre Intérieur, dont les rituels et les enseignements avaient été crées par Mathers.

5=6.......... Adeptus Minor

6=5.......... Adeptus Major

7=4.......... Adeptus Exemptus

Il y avait finalement les grades des Chefs Secrets, les vrais mystérieux leaders de l'ordre qui n'apparaissaient que dans le plan Astral.

8=3......... Magister Templi

9=2......... Magus

10=1....... Ipissimus

Les nombres associés avec chaque degré suivent un modèle qui devrait se révéler clair, s'il est lu attentivement. De l'Ordre Extérieur à l'Ordre Intérieur, le premier chiffre va de 0 à 10, le second fait exactement l'inverse. Ces chiffres représentent les différentes branches de l'Arbre De Vie (une conception de la Kabbale juive) et, placés par pairs, représentent divers attributs associés à l'Arbre De Vie qui s'appliquent à ces divers niveaux. Le niveau 1=10 (Zelator), par exemple, était associé à l'élément de la terre (1), et au centre divin de la conscience humaine(10). Cela signifiait que le Zelator était un être du royaume mortel, mais qui reconnaissait également que ce dit-royaume n'était qu'une partie d'un plus grand Tout divin. Au niveau 10=1 (Ipissimus), le renversement est complet :l'Ipissimus est un habitant du royaume dont toute la substance est de l'ordre de l'éthéré et du transcendantal.

Chaque degré avait son unique  rituel et chaque membre avait sa propre devise (généralement en latin), qui était utilisée à la place de leur nom quand ils s'occupaient des affaires de l'ordre. Les membres qui atteignaient l'Ordre Intérieur choisissaient une nouvelle devise, et entendaient parler des Chefs Secrets au-dessus d'eux. Tous les chefs visibles de l'ordre portaient le grade 5=6 :Westcott (devise :Sapere Aude !- Ose être sage !), Mathers ('S Rioghal Mo Dhream- Royal est mon clan), et Woodman ( Magna est Veritas et praevavebit- Grande est la vérité et elle doit prévaloir).

Fraulein Sprengel portait le grade 7=4, tout comme " Non Omnes Moriar " (Je ne devrais pas mourir complètement),  "Deo Duce Comite Ferro " (Avec Dieu Comme Guide et l'Epée Comme Compagnon), et " Vincit Omnia Veritas " (La vérité vainc Tout), qui étaient les Chefs Secrets de la Golden Dawn en Angleterre.

En 1888,  un néophyte payait 10s pour le privilège et 2s à 6d pour les honoraires annuels. La ceinture de cérémonie coûtait également 2s à 6d, et la copie du rituel 0=0 5s. Il pouvait aussi se procurer une copie de l'histoire de l'ordre pour 2s. Le rituel lui-même avait des accents égyptiens et culminait dans un serment de secret et d'obéissance au risque d'être renversé par le " Cour de la Volonté " des Chefs Secrets. Cet effet est décrit comme laissant la cible " comme brûlée par le flash d'un éclair ". Tout les membres de l'ordre Extérieur étudiaient le symbolisme occulte élémentaire (alchimique et astrologique),  l'alphabet hébreux, l'Arbre de Vie kabbalistique, le tarot, et la géomancie (technique divinatoire basée sur l'observation des figures formées par la terre ou des cailloux jetés au hasard sur une surface plane) était poursuivi par tous les membres de l'ordre Extérieur. La seule magie pratique enseignée était la création d'un pentagramme de protection, ce qu'on apprenait au grade de néophyte. Ceux qui étaient déjà des étudiants de l'occulte trouvaient souvent que les premiers grades ne leur enseignaient rien qu'ils ne savaient déjà,  mais ils progressaient bientôt à travers les grades jusqu'à ceux qui apportaient des éclaircissements nouveaux.

Le but de la Golden Dawn n'était pas de produire de puissants sorciers; en revanche, elle cherchait plutôt à encourager une forme de développement personnel, spirituel, parmi ses membres. Ce développement suivait les voies de la magie hermétique et de la connaissance occulte, plutôt que celles du Christianisme ou de la Règle d'Or. On attendait des membres de la Golden Dawn qu'ils soient studieux , sincères, et qu'ils aient le désir de développer leur esprit et leur volonté à travers l'étude et la dévotion. 

L'histoire récente 

A la fin de mars 1888, l'Ordre comptait neuf membres, qui se réunissaient régulièrement à Mark Masons Hall, attendant la venue de l'Ordre Extérieur à travers les temps troublés à venir. A la fin de l'année, un  douzaine de membres de la Société Rosicrucienne avaient rejoint l'ordre .En octobre de la même année, Madame Blavatsky créa la Section Esotérique de la Société Théosophique afin d'endiguer le flux régulier de ses membres en direction de la Dawn (cette section avait le même rôle pour la société théosophique que l'ordre Intérieur pour la Dawn).

C'est également en 1888 que se fondèrent deux autres temples de la Dawn , le temple d'Osiris et celui d'Horus respectivement n°4 et n°5.L'Ordre continua à prospérer tout au long de l'année 1989 et en 1890 se déroulèrent des événements prépondérant pour l'Ordre et son avenir .

En 1889 Blavatsky bannit de sa société tout les Théosophes faisant partis d'une quelconque autre société secrète. Il s'ensuivit une rébellion mineure parmi les membres de la société Théosophique. Finalement, Blavatsky céda et créa " une convention de tolérance mutuelle " avec la Golden Dawn ,acceptant Wescott comme membre de sa section ésoterique .

En mars 1890, l'Ordre Intérieur se rebaptisa " l'Ordre De La Rose De Rubis Et De La Croix D'Or " afin de souligner son héritage rosicrucien.

En août 1890, de graves nouvelles parvinrent d'Allemagne. Westcott reçut une lettre lui annonçant la mort de Fraulein Sprengel. Il apparut qu'elle agissait seule, et contre l'avis de ses pairs,  en soutenant Westcott et la branche anglaise de la Golden Dawn, ce qui n'arrangea rien à l'affaire. Les chefs secrets du temple n°1 supprimèrent leur aide et la Golden Dawn anglaise fut coupée de l'Ordre établi.

Et ainsi l'Ordre Hermétique de la Golden Dawn resta la seule et unique grande société magique d'Angleterre.              

 

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OTS : des fous dangereux

24 Juillet 2005 Publié dans #déviances et sectes

I Nom et But
Article 1er - Dans son fonctionnement interne, l'Ordre du Temple auquel vous êtes juridiquement affiliés est désigné par le vocable " ORDRE TS ". (...)

 III. Définition et principes
Article 5 - L'Ordre TS est en vérité un Ordre Chevaleresque Mystique et Initiatique authentique. Le nom des responsables, son organisation interne, ainsi que les activités qui s'y déroulent ne doivent en aucun cas être divulgués par des membres, à des tiers et même à d'autres membres à l'intérieur des structures de l'Ordre TS, sans y être autorisés expressément.
Article 6 - Les enseignements, disciplines et pratiques, que divulgue l'Ordre TS à ses membres, font partie intégrante et inaliénable du patrimoine spirituel du Temple et ne peuvent par conséquent être dévoilés à des tiers.
Article 7 - L'enseignement, les principes d'organisation, le fonctionnement des activités de l'Ordre TS forment une unité opérative appelée " Philosophie TS ".

IV Direction et compétences
Article 8 - L'Ordre TS est placé sous l'obédience absolue de la Synarchie du Temple. A cet effet, la Synarchie détient les pouvoirs les plus étendus : ses membres sont et resteront secrets.
La Synarchie du Temple est seule compétente pour nommer les responsables et les dirigeants de l'Ordre TS.
La Synarchie agit par l'intermédiaire d'un ou plusieurs porte-parole chargés d'assurer la liaison entre elle et l'Ordre TS pour tout ce qui touche la " Philosophie TS ".
Article 9 - Le ou les porte-parole de la Synarchie du Temple sont chargés de la mise en oeuvre pratique des directives, ordres et consignes transmis par Elle. Ils peuvent opérer à tous les niveaux de l'Ordre TS qui s'engage à fournir sans délais tout document ou renseignement.
Article 10 - Afin d'éviter toute imposture, les personnes dûment mandatées par la Synarchie du Temple devront, pour entrer en contact physique avec les responsables, être en mesure de présenter un document de légitimation comportant - outre la photo, le nom, le prénom - le titre et le sceau connus des seuls responsables de l'Ordre TS.
Article 11 - Le Conseil de l'Ordre TS agissant selon les directives de la Synarchie est seul compétent pour déterminer les admissions et les exclusions des membres.
Le Conseil de l'Ordre TS est responsable de la mise en oeuvre au sein de l'Ordre de la " Philosophie TS ".
Article 12 - L'Ordre TS ne fournit aucun renseignement à ses membres ou à des tiers, relatif à ses effectifs, à savoir la liste des membres, leur appartenance à telle ou telle catégorie, degré ou grade, leurs noms et adresses, etc., pour quelque usage que ce soit.

V Hiérarchisation
Article 13 - L'Ordre TS fonctionne à trois niveaux distincts :

- 1er degré, composé des Frères du Parvis
- 2ème degré, composé des Chevaliers de l'Alliance
- 3ème degré, composé des Frères des Temples Anciens.

Article 14 - A l'intérieur de chaque degré, les membres progressent par grade :

0.1. Postulant

1er Degré Frères du Parvis

1.1. Frères du 1er Parvis
1.2. Frères du 2ème Parvis
1.3. Frères du 3er Parvis

2ème Degré - Chevaliers de l'Alliance

2.1. Chevaliers de la 1ère Alliance
2.2. Chevaliers de la 2ème Alliance
2.3. Chevaliers de la 3ème Alliance

3ème Degré - Frères des Temps Anciens

3.1. Profès I
3.2. Profès II
3.3. Frères de l'Oratoire

Les Frères de l'Oratoire, étant rattachés directement à la Synarchie du Temple, ne sont pas membres de l'Ordre TS sur le plan administratif. Chaque nouveau membre affilié est redevable de son entrée effective au sein de l'Ordre TS à l'intervention d'un parrain ; il s'assure que le candidat a les qualités requises pour être admissible.
Article 15 - Sauf décision contraire de la Synarchie, tout nouveau membre de l'Ordre TS est d'abord admis au sein des Frères du Parvis comme Frère du 1er Parvis.
Article 16 - La progression d'un grade à un autre, le passage à un degré supérieur, sont conditionnés par :
a) l'étude d'un Enseignement, donné notamment sous forme de séminaires organisés par l'Ordre TS et auxquels les membres doivent participer, mais seulement dans la mesure où ils acceptent de changer de grade ;
b) la participation active des membres à la vie de l'Ordre TS sous ses différents aspects, ainsi que les services rendus dans le cadre de son fonctionnement.
Article 17 - Les conditions de progression énoncées à l'article 16 b sont laissées à la libre appréciation des membres. Chacun étant seul juge en son âme et conscience de savoir s'il estime avoir servi le Temple selon ses possibilités réelles.
Article 18 - En aucun cas la progression d'un membre ne peut être déterminée et conditionnée par l'avis d'un autre membre, responsable ou dignitaire, portant un jugement personnel dans un sens ou dans l'autre.
Article 19 - Seule la Synarchie du Temple peut en tout temps appeler un membre à un grade ou degré supérieur.
Le Conseil de l'Ordre TS se réserve le droit de retarder ou refuser l'accès à un grade ou degré supérieur sans avoir à justifier sa décision.
Article 20 - L'accès au grade de Profès II, au nombre de membres limité, n'intervient que sur appel direct de la Synarchie du Temple. Le passage exceptionnel au haut grade de Frère de l'Oratoire, dont le nombre est très restreint et constant, ne peut intervenir que si un membre est appelé et ceci dans la mesure où une place se libère au sein du Cercle.

VI. Enseignement
Article 21 - L'ordre TS reçoit les Enseignements qui, dans leur globalité, restent la propriété inaltérable du Temple. La forme, l'adaptation de ces enseignements au niveau de l'Ordre TS, incombe à la Direction de l'Enseignement constitué par un Collège de Dignitaires de haut rang indépendants des structures de l'Ordre TS.
Les membres de l'Ordre TS reçoivent l'Enseignement d'une part sous forme écrite pour une étude individuelle et, d'autre part, sous forme orale et collective.
La diffusion et la répartition de cet Enseignement au sein de l'Ordre TS sont à la charge de ce dernier.

Article 22 - La Direction de l'Enseignement, en accord avec la Synarchie du Temple, peut à tout moment retirer l'autorisation d'utiliser son Enseignement, au cas où les circonstances ne permettraient plus de garantir les conditions d'un juste emploi à celui-ci.
Article 23 - Hormis l'enseignement donné - et expliqué par les responsables dûment mandatés - aucun autre enseignement, doctrine, théologie, philosophie, théorie ou concept à caractère spirituel, initiatique, ésotérique ou métaphysique, ne peut être propagé, dispensé ou introduit par quiconque à l'intérieur de l'Ordre TS.
Article 24 - L'enseignement écrit est subdivisé de la manière suivante :

1er degré = Plagium (1-12)
2ème degré = Epître (1-12) + Viatiques
3ème degré = Archées + Viatiques + Profès + Voie Royale.

Les Plagium et les Epîtres sont délivrés de la main à la main aux membres, qui vont les chercher sur avis, auprès du Commandeur de Région, selon un plan d'études élaboré par la Direction de l'Enseignement.
Les Viatiques, liés aux circonstances du moment et aux créneaux, sont remis aux membres concernés en fonction de leur parution.
L'Enseignement des Archées est enrichi et complété par des Ateliers et séminaires particuliers.
Article 25 - L'enseignement oral est organisé sous forme de séminaires d'un ou plusieurs jours par l'Ordre TS. Chaque séminaire est destiné aux membres d'un grade déterminé. Les membres d'un grade supérieur peuvent cependant y assister en tant qu'auditeurs libres.
C'est seulement à la suite de ces séminaires que les participants concernés sont élevés au grade supérieur au cours d'une cérémonie. La participation à ces séminaires d'Enseignement est indispensable (cf. art. 16 a). Tous les participants s'inscrivent dans les délais prescrits. Une contribution monétaire est fixée pour chaque séminaire en fonction des frais de passage, de cérémonie et de la valeur des signes distinctifs propres au grade concerné.
Article 26 - L'Enseignement individuel ou par séminaire est complété par des réunions de réflexion collectives destinées à l'ensemble des membres, dénommées " cénacles ".
Les thèmes de réflexion sont fournis par la Direction de l'Enseignement et les rencontres ont lieu à raison d'au moins une par mois, à l'exception de juillet et août. Les Cénacles sont organisés localement ou régionalisent selon les circonstances et les directives de l'Ordre TS. Le nombre de participants est limité au maximum à vingt-deux afin que chacun puisse s'exprimer et tisser des liens d'amitié réels. En cas de surnombre, l'organisation des groupes est laissée à l'évaluation des responsables désignés.
Le principe des Cénacles veut que ces réunions soient présidées par les participants eux-mêmes. Un ou plusieurs membres désignés au sein du 3ème degré assistent aux Cénacles particuliers des 1er et 2ème degrés. Ils sont chargés de garantir l'Esprit du Temple en leur sein et de répondre aux éventuelles questions qui leur sont posées.
La participation aux Cénacles n'est pas imposée, mais recommandée, car les Thèmes traités au cours de ces rencontres constituent un complément indissociable de l'Enseignement TS.

VII. Règles relatives aux rencontres
Article 27 - L'appartenance à l'Ordre TS implique une discipline individuelle et collective avec la possibilité d'être convoqué à des réunions ou assemblées loin de son domicile. Chacun devra donc respecter l'heure des convocations pour ne pas être en retard, ni trop en avance.
Article 28 - Sauf instruction spéciale, la tenue vestimentaire normale pour toutes les réunions et assemblées est le costume/cravate bleu marine pour les hommes et la robe ou ensemble blanc pour les femmes (tenue dite " de ville "). En plus de la tenue vestimentaire normale, des tenues dites de cérémonie sont obligatoires. Elles doivent être acquises auprès de l'Ordre selon les instructions données en temps voulu.

Les tenues de cérémonie doivent être amenées à toutes les rencontres à caractère cérémoniel et sur instructions particulières. Un soin particulier est apporté à l'entretien et au maintien de ces différentes tenues pour les garder en parfait état en toutes circonstances.
Article 29 - Lors de toute réunion, les membres se conforment aux règles et protocole de l'Ordre TS. Les participants, quels que soient leur grade, fonction ou titre, acceptent les instructions et directives données par le responsable en place ou ses adjoints avant et pendant la rencontre.

Le responsable s'assure qu'aucun enregistrement sonore ou audiovisuel ne soit effectué sans l'accord formel des instances de l'Ordre.
Article 30 - Toute réunion doit se dérouler dans le calme et de manière ordonnée. Centrée, le placement et la sortie des participants se déroulent selon les dispositions protocolaires de l'Ordre TS. Chaque participant qui désire prendre la parole au cours d'une rencontre manifeste son intention en se levant, se " mettant à l'ordre " et attend l'autorisation que lui donne l'animateur ou le responsable.
Aucune discussion ou intervention n'est possible par les participants durant les cérémonies à moins d'y être expressément invités par le responsable mandaté. Tout membre de l'Ordre TS se garde de convoiter les Enseignements et Travaux d'un degré supérieur au sien.
Article 31 - Des réunions ou entrevues concernant l'organisation ou la Philosophie de l'Ordre TS en dehors de celles du cadre des activités normales, sont formellement proscrites.
Article 32 - Les animations d'Ateliers, de Cénacles ou Séminaires conduisent les réunions et ne répondent qu'aux questions relatives à l'Enseignement du jour. A l'issue de ces rencontres, ils se retirent. Ils ne sont pas avalisés pour développer d'autres matières ou questions sans en avoir reçu l'autorisation formelle du Conseil de l'Ordre TS.

VIII. Attitudes et devoirs des membres
Article 33 - L'esprit Chevaleresque s'acquiert par une discrétion, une loyauté et une fidélité absolues. Chaque membre s'engage sur l'honneur et contribue à l'établissement et au maintien d'une Fraternité authentique entre tous les membres de l'Ordre TS et ceux des Organismes Frères pour édifier la Jérusalem Céleste. Cette Fraternité et cette solidarité s'expriment dans des actions positives pour le bien du Temple et de toutes ses composantes.
Article 34 - Tout membre a l'obligation morale de veiller à ce que son adhésion à l'Ordre n'entraîne aucune difficulté insurmontable dans sa vie familiale ou professionnelle. Partant du principe que chacun est libre, il doit assumer ses choix et décisions en toute conscience. Tout membre doit défendre les intérêts de l'Ordre en respectant et appliquant les règles de la Chevalerie. Si pour une raison ou une autre, un membre n'est plus en mesure de respecter ses engagements, il doit savoir se retirer de l'Ordre dans l'honneur.
Article 35 - Les membres qui accèdent au 3ème degré de l'Ordre TS ont une responsabilité et des devoirs accrus, tant à l'égard de l'Ordre TS qu'à l'égard des autres membres. Il leur est demandé de participer davantage en occupant des fonctions d'encadrement. Leur présence, leur attitude, leur don de soi, au service de la noble cause de l'Homme, doivent à tout instant être perçus comme exemplaires par les membres. Par un juste retour des choses, les membres doivent respect et considération.

IX. Dispositions territoriales
Article 36 - Le conseil de l'Ordre TS regroupe localement les membres de l'Ordre TS des différents degrés sous forme de " loge " (Loge de ..., loge régionale de ...).
Un tel regroupement n'intervient que dans la mesure où un nombre suffisant de responsables issus du 3'degré peuvent être mis en place pour assurer les différentes tâches d'encadrement.
Sauf décision contraire du Conseil de l'Ordre TS, les Loges ne sont pas autorisées à se constituer en entités légalement reconnues.
Article 37 - Les membres des Loges se réunissent ponctuellement et exclusivement dans les circonstances suivantes :

a) Cérémonies de Pleine Lune (une par degré).
b) Les Cénacles, au moins une fois par mois (sauf juillet et août).
c) Les réunions de Loge (Offices Templiers, visites de Dignitaires, activités extraordinaires).

Article 38 - Afin d'assurer la bonne coordination des activités à tous les niveaux de l'Ordre et au sein des Loges, les responsables suivants sont nommés par le Conseil de l'Ordre TS :

1. Un Commandeur de Région, appartenant obligatoirement au 3ème degré, chargé :

a) de la liaison entre le centre administratif de l'Ordre TS et les responsables des Loges ;
b) de contrôler l'envoi des rapports au Siège ou à la Direction de l'Enseignement ;
c) de l'application rigoureuse des instructions émanant du Conseil de l'Ordre TS et du respect des dispositions statutaires et réglementaires par les membres et autres responsables de la Loge ;
d) de la planification, de la coordination et de la supervision des activités de la Loge et de toute autre mission ou tâche qui pourront lui être confiées par les Instances dirigeantes de l'Ordre TS ;
e) du choix et de la conformité des locaux de réunion ;
f) de la mise en place des Officiants pour les différentes Cérémonies organisées au sein de la Loge, en veillant à leur permutation régulière g) de l'organisation des Cénacles des Loges placées sous sa juridiction ;
g) de la conservation des documents, textes d'Enseignement et de Cérémonies, ainsi que de objets cérémoniels ;
h) de la remise de l'Enseignement aux membres des 1er et 2ème degrés.

2. Trois Veilleurs, appartenant en principe au 3ème degré, soit un par degré. Ils sont responsables :

a) de la convocation de tous les membres du degré concerné au minimum dix jours avant la date fixée par le Commandeur de la Région ;
b) de la préparation du lieu de rencontre ;
c) d'obtenir les textes nécessaires auprès du Commandeur de région ;
d) du bon déroulement des activités ;
e) de l'établissement de la liste des présences, ainsi que d'un rapport à l'issue de chaque cérémonie et Cénacle, à envoyer au Siège de l'Ordre ou à la Direction de l'Enseignement.

3. Au 3ème degré, les membres décident entre eux des responsables à leur niveau : choix du Veilleur pour Cénacles et cérémonies. Tous les responsables sont nommés pour la durée d'un an renouvelable. Ils doivent recommander un successeur qu'ils formeront après le Conseil de l'Ordre TS.
Article 39 - Chaque fois qu'un nouveau membre participe pour la première fois à une réunion ou une cérémonie au niveau de la Loge, le Veilleur de la réunion le présentera aux autres membres et lui souhaitera la bienvenue. Le parrain du nouveau membre veillera ensuite à ce qu'il soit présenté personnellement aux " anciens ".
Article 40 - Les Loges réunissent leurs membres, par degré séparé, à chaque Pleine Lune. Les réunions peuvent être avancées ou retardées de trois jours au maximum. La participation aux cérémonies est facultative.

1er degré : Les 4 Eléments
2ème degré : Les 7 Gloses
3ème degré : Les 11 Univers .

A l'issue des cérémonies, les participants organisent des agapes fraternelles.

X. Protocole et Cérémonies
Article 41
a) Les tenues de cérémonie pour les différents grades sont fixés comme suit :
1er degré - Frères du Parvis

1.1 Frères du 1er Parvis : Sans (tenue de ville)
1.2 Frères du 2ème Parvis : Talare blanche, chaussure d'intérieur blanches (réservées à cet effet)
1.3 Frères du 3ème Parvis : Surplis (portés sur la Talare)

2ème degré - Chevaliers de l'Alliance

2.1 Chevaliers de la 1ère Alliance : Cape blanche (sur tenue de ville)
2.2 Chevaliers de la 2ème Alliance : Cape blanche
2.3 Chevaliers de la 3ème Alliance : Cape blanche 3e degré

Frères des Temps Anciens

3.1 Profès I : Cape blanche
3.2 Profès II : Cape blanche
3.3 Frères de l'Oratoire : Cape blanche

b) Selon leur grade, des tenues spéciales sont portées par les Frères des Temps Anciens (3ème degré), mais cela uniquement au cours des Cérémonies qui leur sont tout spécialement réservées.
c) En plus des différentes tenues, les signes distinctifs suivants sont portés :

- Tous les membres jusqu'aux Chevaliers de la 3ème Alliance : Croix-pendentif du Temple (dès le grade de Frère du Parvis, quelle que soit la tenue et lors de toute réunion, rencontre, séminaire, cérémonie, etc. sans exception) ;
- Chevaliers de la 2ème Alliance : l'Epée de Cérémonie ;
- Profès I : Sceau-pendentif avec cordon vert ;
- Profès II : Sceau-pendentif avec cordon rouge ;
- Frères de l'Oratoire : Sceau-pendentif avec cordon noir.

d) Dès le grade de Chevalier de la 2ème Alliance, les membres sont dotés d'une épée qu'ils utilisent pour certaines cérémonies.
e) Des tenues particulières d'officiant sont exclusivement portées par les Officiants au cours des différents cérémonies ou Offices.
f) Les Hauts Dignitaires de l'Ordre TS portent, selon les circonstances, des tenues de cérémonies conformes à leur rang.
Aucune tenue, hormis celles fixées par les Hautes Instances du Temple, n'est portée au sein des Loges, exception faite lorsqu'il s'agit d'invités appartenant à d'autres Ordres.
Article 42 - L'ordre TS connaît trois sortes de cérémonies :
a) Les Cérémonies Initiatiques (passage à un degré supérieur)
b) Les Cérémonies Rituéliques (Pleine Lune, etc.)
c) Les Cérémonies Liturgiques propres à l'Ordre et de toutes confessions (Office Essénien, etc.) La direction de l'Enseignement est seule compétente pour définir leur contenu (protocole, texte, déroulement,) les accessoires, la configuration des lieux, etc.
Les textes confidentiels concernant le déroulement des cérémonies sont mis à la disposition des Veilleurs désignés.
Il est absolument interdit d'en faire des copies additionnelles.
Les exemplaires de textes sont remis aux Officiants avant les cérémonies ou répétitions de manière à leur laisser un temps suffisant pour l'étude. Personne n'est autorisé à emporter des exemplaires hors du lieu de la cérémonie ou de les garder, même momentanément, en sa possession.
A la fin des Cérémonies, les textes doivent être restitués en main propre aux Commandeur de Région ou Veilleur responsables.
Il est formellement interdit d'apporter la moindre modification à ces textes hautement confidentiels.
Les instructions qui y figurent, relatives à la préparation, au déroulement, ainsi que les fonctions des Officiants, doivent être scrupuleusement respectées et appliquées.
Les Cérémonies Initiatiques sont effectuées exclusivement au sein de l'Ordre, par des Officiants (Equipe initiatique) désignés par la Synarchie du Temple.

XI. Divers
Article 43 - Tout document ou objet relatif à l'Ordre TS en général et à son Enseignement en particulier, quels qu'en soient la forme ou le support, doit être restitué sans délai dès la première demande. Il en va de même en cas de retrait d'un membre de l'Ordre TS.
Article 44 - Les documents confidentiels remis aux membres à titre individuel par l'Ordre TS doivent être conservés de manière à les mettre totalement à l'abri de tout regard indiscret et profanateur.

Il est formellement interdit d'en faire des photocopies ou de les recopier en partie ou en totalité, pour un usage personnel ou autre. De même, il est formellement interdit de faire lire, de prêter ou donner ces documents à des tiers.
Article 45 - La communication entre l'Ordre TS et les membres ne se fait, en règle générale, que par écrit. En cas d'urgence, les membres peuvent être contactés par téléphone, ou peuvent s'adresser à leur Commandeur de Région qui fera le nécessaire.

XII. Dispositions finales
Article 46 - Les présentes Règles Internes ne prétendent pas prévoir toutes les situations ni résoudre les cas particuliers. Si un doute surgit relatif à leur application, il est d'usage de s'adresser d'abord à son supérieur hiérarchique et, seulement en dernier ressort, au Siège de l'Ordre TS.
Article 47 - Toute infraction aux dispositions des présentes Règles Internes, ainsi que toute désobéissance à des ordres ou instructions donnés, entraînent des mesures disciplinaires pouvant aller du simple avertissement jusqu'à l'exclusion pure et simple de l'Ordre TS.
Article 48 - Les présentes Règles Internes adoptées par le Conseil de l'Ordre TS lors de sa séance du 3 juin 1990, Jour de Pentecôte, sont en vigueur immédiatement.

 

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