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Hauts Grades

Articles avec #fondements bibliques de la fm tag

Sens ésotérique de la nudité de Noé Introduction au Rite du relèvement

19 Juillet 2012 Publié dans #fondements bibliques de la FM

« La vigne que Noé planta, et son ivresse, et sa nudité, et la suite de ce récit, tout cela est rempli de mystères et voilé de figures ». Saint-Augustin


Introduction :

La Franc-maçonnerie est l’exemple même d’une Tradition totalement réinventée et la preuve que le concept de Tradition ne recouvre pas celui de traditionalisme. Il est évident que la nouvelle maçonnerie qui se forme à Londres sous l’impulsion d’un petit groupe est une oeuvre originale sans précédent. Elle a besoin de s’adosser à d’autres traditions pour assoir son autorité et bénéficier d’une légitimité.

Notre interprétation démontre que le message initial de la Franc-maçonnerie est resté largement incompris jusqu’à ce jour, détouné au profit d’entreprises politiques qui sont sans rapport avec sa mission première. Il s’agit sans doute de l’un des hold up les plus importants de l’histoire contemporaine et aussi des plus méconnus !... A celà quelques raisons parmi lesquelles : l’obscurantisme des hauts grades, pur parasitisme et liseron des premières roses écossaises ; le choix de ne travailler qu’au premier degré (erreur herméneutique lourde de conséquence) et l’absence de toute réflexion originale : l’actuelle Franc-maçonnerie a des semelles de plomb et elle est la moins habilitée à déchiffrer son propre récit qui doit être lu de façon rétroactive à partir du mythe d’Hiram et non à partir du premier degré. En renversant le point de vue et partant du haut vers le bas, tout s’éclaire. C’est ce que nous tentons de mettre en place au travers de ces quelques articles qui précéderont un ouvrage complet à paraître. JK.


Le mythe d’Hiram repose sur trois strates voulues par ses architectes. Noé et la généalogie des meurtriers (Abel et caïn -> Tubalcain), Moïse et le meurtre fondateur civilisationnel (à venir) et la passion du Christ, bouc émissaire et victime substituée qui clot le cycle antique de la Violence. Dans la recherche d’un nouveau contrat social indéfectible voulu par ses idéologues, Hiram intégrera l’ensemble des ces trois séries pour créer le champ de profondeur et la théatralisation nécessaire au siècle des lumières issu en droite ligne de la révolution cartésienne du XVIIème siècle : "la" lumière naturelle. Nous développerons plus loin pourquoi le concept de re-présentation sera ainsi mis en scène par les auteurs du mythe qui apparait d’ors et déjà comme le " Dogme " fondateur de l’Occident, le lieu de la circulation et de l’échange des signes qu’ils soient économiques, linguistiques ou juridiques. Nous pouvons donc dire à présent sans crainte d’être détrompé que le mythe d’Hiram est le mythe fondateur de l’Occident ayant étendu son ombre à la planète entière.

" Noé commença à cultiver la terre, et planta de la vigne. Il but du vin, s’enivra, et se découvrit au milieu de sa tente. Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père, et il le rapporta dehors à ses deux frères. Alors Sem et Japhet prirent le manteau, le mirent sur leurs épaules, marchèrent à reculons, et couvrirent la nudité de leur père ; comme leur visage était détourné, ils ne virent point la nudité de leur père. Lorsque Noé se réveilla de son vin, il apprit ce que lui avait fait son fils cadet. Et il dit : Maudit soit Canaan ! [1]) qu’il soit l’esclave des esclaves de ses frères !"

Noé ou le mariage des anges
On peut se pose la question : pourquoi Noé avait-il été choisi pour construire l’Arche et pour être sauvé avec sa famille ? Et pourquoi est-ce sa descendance qui a été choisie pour repeupler le nouveau monde ?

Un texte apocryphe de la Genèse trouvé à Qùmran et un texte extrait du Livre d’Hénoch, version Ethiopienne apportent de nouveaux éclaiarges (à sa naissance, Noé avait une particularité. Il ressemblait à un Ange) :

Extraits des textes :

Différence de Noé à sa naissance :

"...Et sa chair était blanche comme la neige et rouge comme la fleur de la rose ; et le poil de sa tête et sa chevelure étaient blancs comme la laine ; et ses yeux étaient beaux (...) et son père Lamech fut pris de frayeur devant lui, et il s’enfuit et se rendit auprès de son père Mathusalem et il lui dit : Moi j’ai mis au monde un enfant différent ; il n’est pas comme les hommes, mais il ressemble à un enfant des anges du ciel."

La nudité de Noé correspond à un sentiment de honte "Alors Sem et Japhet prirent un manteau, le mirent sur leurs épaules, marchèrent à reculons, et couvrirent la nudité de leur père ; leur visage étant détourné, ils ne virent pas la nudité de leur père" suite à une manifestation sexuelle incontrolée, ici relative à la boisson.

A quoi donc est due la colère de Noé ?

Au fait qu’il a été vu nu par son fils cadet ou que celui-ci ai raillé son ivresse ? Ou peut-être les deux ! La seule pudeur de Noé ne peut expliquer à elle seule la violence de la malédiction prononcée, non à l’égard de son fils, mais de son petit fils, c’est-à-dire de la lignée de Cham.

En fait Noé incarne la transgression et c’est à ce titre qu’il est un personnage sacré. On peut donc voir dans la nudité un sens exotérique apparent, celui de la transgression sexuelle d’où la condamnation violente de Cham par son père mais aussi un sens ésotérique : ainsi le vin se dit en hébreu "Yayin" avec la valeur numérique de 70 ce qui apparente ce mot à "sod", le secret. L’ivresse doit alors être interprétée comme une extase mystique, une connaissance d’un rang supérieur qu’il convient de voiler ou de protéger dans une arche (theba). Dans cette seconde interprétation, la nudité de Noé n’est pas son sexe, mais le symbole d’une révélation qui en fait un véritable initié. C’est en celà que la figure de Noé servit de prototype à celle d’Hiram. On peut aussi affirmer que le Noachisme à l’inverse d’une interprétation erronée ne fait pas d’Hiram le premier Haut Grade mais bien plutôt le premier grade fondateur des trois premiers qui a postériori y trouvent là tout leur sens.

Manuscrit Graham et la figure prototypale Hiram-Noé
Rituel de relèvement (Raising) : marrow in the bone [2]

Faire coincider la cérémonie d’élévation au 3ème grade avec le relèvement d’un cadavre est la pari de cette nouvelle maçonnerie construite par nos deux pasteurs. On en trouve la traçe notamment dans le manuscrit dit "Graham" :

" Ces trois hommes avaient déjà convenu que s’ils ne trouvaient pas le véritable secret lui-même, la première chose qu’ils découvriraient leur tiendrait lieu de secret. Ils n’avaient pas de doute, mais croyaient très fermement que Dieu pouvait et aussi voudrait révéler sa volonté, par la grâce de leur foi, de leur prière et de leur soumission ; de sorte que ce qu’ils découvriraient se montrerait aussi efficace pour eux que s’ils avaient reçu le secret dès le commencement, de Dieu en personne, à la source même.

Ils arrivèrent donc à la tombe et ne trouvèrent rien, si ce n’est le cadavre déjà presque entièrement corrompu. Ils saisirent un doigt qui se détacha et ainsi de suite de jointure en jointure jusqu’au poignet et au coude. Alors, ils redressèrent le corps et le soutinrent en se plaçant avec lui pied contre pied, genou contre genou, poitrine contre poitrine, joue contre joue et main dans le dos, et s’écrièrent : « Aide-nous, ô Père ! » Comme s’ils avaient dit : « O Père du ciel aide-nous à présent, car notre père terrestre ne le peur pas. » Ils reposèrent ensuite le cadavre, ne sachant que faire. L’un d’eux dit alors : « Il y a encore de la moelle dans cet os », et le second dit : « Mais c’est un os sec » ; et le troisième dit : « Il pue ».

Ils s’accordèrent alors pour donner à cela un nom qui est encore connu de la Franc-Maçonnerie de nos jours. Puis ils allèrent à leurs entreprises et par la suite leurs ouvrages tinrent bon. Cependant, il faut supposer et aussi comprendre que la vertu ne provenait pas de ce qu’ils avaient trouvé ou du nom que cela avait reçu, mais de la foi et de la prière. Ainsi allèrent les choses, la volonté soutenant l’action."

Manuscrit Graham (1726)

Passage de la tente au tombeau :

Il est intéressant de suivre la mutation qui s’opère entre le passage biblique des trois frères qui rentrent à reculons dans la tente avec l’extrait cité plus haut du manuscrit Graham situant l’action cette fois autour d’un tombeau. Nous n’avons plus affaire aux trois mauvais compagnons mais à trois Maitres confirmés : Sem, Cham et Japhet ne mettent pas à mort l’architecte ni ne tentent de lui arracher un quelconque secret. Ici nous sommes en présence d’un pacte autour d’une tombe, d’un acte fondateur. L’arche de Noé s’est transformée en sépulture mais est-ce vraiment un hasard ou ne faut-il pas y voir le fameux lien "soma-seme", (signe-tombeau). Contrairement au texte biblique, Cham ne surprend pas son père en état d’ivresse mais accède selon la formule "à la source même"... Le rite se fonde au nom d’une triple voix qui scelle l’alliance entre cette jeune et nouvelle tradition et les arcanes de la Bible : Traduttore, traditore ...

Le Noachisme

"La Franc-Maçonnerie est bien la résurrection de la religion noachite, celle du patriarche Noé, cette religion antérieure à tout dogme et qui permet de dépasser les différences et les oppositions de confession" Chevalier de Ramsay

Dieu parla ainsi à Noé et à ses fils : "Voici que j’établis mon alliance avec vous et avec vos descendants après vous, et avec tous les êtres animés qui sont avec vous : oiseaux, bestiaux, toutes bêtes sauvages avec vous, bref tout ce qui est sorti de l’arche, tous les animaux de la terre. J’établis mon alliance avec vous : tout ce qui est ne sera plus détruit par les eaux du déluge, il n’y aura plus de déluge pour ravager la terre."

Lamech engendra Noé. Son nom "Menahem" signifie apaisement. Il le reçut après avoir inventé les outils nécessaires à la culture du sol, lequel n’avait jusque là donné que des chardons et des épines. Ce faisant Noé "apaisa" le sol avant d’apaiser le Genre humain. Il convient donc d’apaiser la terre pour apaiser les hommes : son symbole étant la branche d’olivier car l’huile d’olive apaise les flots et rend la mer lisse en la transformant en eau d’huile précisément. Le "Middrasch Rabba (XXV,2) dans son commentaire interprète ainsi l’étymologie du nom du patriarche. En restaurant le pouvoir de l’homme sur toute chose et qui avait été anéanti par la faute d’Adam, le fils de Lamech "apaisa" le Genre humain.

Le Noachisme se définit comme l’alliance retrouvée avec tout ce qui fait Sens. De fait tout noachite est un artisan au service du ré-enchantement du monde et se veut constructeur de nouvelles alliances. Pour autant derrière une façade fusionnelle et consensuelle, rien n’est moins facile que le noachisme car il reste encore - malgré les déclarations de principe d’Anderson-Désaguliers largement à inventer. Sa démarche consistant à n’astreindre les hommes " qu’à cette religion sur laquelle ils sont tous d’accord " reste bien plus un point d’interrogation qu’une réponse.

Parmi les questions : comment Noé fut-il - et pourquoi - l’archétype et le prototype du meutre d’Hiram, les rapports Noé-Centre du Monde (Voir Guénon Paul Vuillaud), Noé-Lamech...

A Noé fut confié l’ensemble de la création. Aujourd’hui il nous faut nous intérroger :quelle gouvernance pour quel gouvernement ? La planète que Noé nous a confié et transmise en héritage implique aussi la responsabilité de ne pas provoquer d’autres déluges. Ouvrons donc le dossier et tâchons de découvrir la polysémie qui se cache derrière une façade de convenance car le Noachisme reste bien - comme le bonheur - une idée neuve pour les architectes de l’avenir.

la terre en héritage : quels chantiers pour la jeunesse : de nouveaux mondes à faire naitre avec de nouvelles solidarités
les créatures en héritage : comment marier la recherche génétique avec la préservation de l’intégrité du vivant (OGM et recherche sur le génome humain) ?
la beauté et la diversité (arc en ciel) de la création en héritage : comment préserver les diversités de la création qu’elles soient biologiques ou culturelles (biodiversité) ?
l’homme en héritage : quel humanisme (de l’Autre homme avec son concept de "responsabilité" tel qu’il fut amorcé par Hanna Arendt / Emmanuel Levinas)

Source : http://antahkarana.forumzen.com/t1261-noe

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La Nudité de Noé et La Malédiction de Canaan (Genèse 9:18 - 10:32)

19 Juillet 2012 , Rédigé par Bible Publié dans #fondements bibliques de la FM

Introduction

Le commandement de Dieu de détruire les Cananéens a troublé les Chrétiens tout comme les païens.

« Quant aux villes de ces peuples que l'Eternel votre Dieu vous donne en possession, vous n'y laisserez pas subsister âme qui vive.

Vous exterminerez totalement pour les vouer à l'Eternel les Hittites, les Ammonéens, les Cananéens, les Phéaciens, les Héviens et les Yebousiens, comme l'Eternel votre Dieu vous l'a ordonné,

Afin qu'ils ne vous apprennent pas à imiter les pratiques abominables auxquelles ils se livrent en l'honneur de leurs dieux, et par lesquelles vous pécheriez contre l'Eternel votre Dieu. » (Deutéronome 20:16-18)

Pendant que le meurtre des Cananéens nous laissera probablement toujours mal à l’aise, le chapitre 9 de Genèse nous donne un bon aperçu du problème.

Vous devriez comprendre que cet ordre était bien plus difficile pour les Israélites du vieux temps que pour nous aujourd’hui. Si Dieu n’avait pas endurci le coeur des Cananéens pour qu’ils refusent le traité avec Israël (Josué 11:20), Israël très probablement n’aurait pas agressivement cherche à obéir le commandement de Dieu de les tuer.

Il se peut que nous ne voyions pas clairement la situation qui faisait face à Israël au moment où ils se préparaient à envahir le pays des Cananéens ; Ils avaient peu ou pas de contactes avec ces païens. Les Israélites auraient trouvé très difficile de comprendre les raisons pour être totalement sans pitié pour leurs ennemis, les Cananéens. Le chapitre 9 de Genèse met ce problème en perspective. Il explique l’origine des nations avec qui Israël doit avoir un rapport quelconque à travers l’Histoire. En particulier, ce récit explique la dépravation morale des Cananéens, ce qui nécessitait leur extermination.

Genèse 9 est aussi crucial pour une autre raison. C’est un passage qui a été longtemps utilisé pour justifier l’esclavage et, en particulier, la soumission honteuse des Noirs depuis des siècles. La malédiction de Cham, on nous dit, est simplement accomplie quand les Noirs vivent leurs vies en servitude des autres races, particulièrement les Blancs. Comme nous allons voir, cette interprétation ne peut pas être maintenue par n’importe quelle considération attentive de notre texte.

La Malédiction de Canaan (9:18–29)

Les versets que nous étudions devraient être compris dans le contexte de la section dans laquelle ils sont trouvés. Genèse 9:18 commence une nouvelle division qui continue au chapitre 11, verset 10. Moïse écrit à propos de la repopulation de la terre par les fils de Noé. Genèse 9:20-27 expliquent la division en trois part de la race pour ses dimensions spirituelles. Pendant que les Cananéens étaient sous la malédiction de Dieu, Sem sera la lignée par laquelle le Messie viendra, et Japhet trouvera une bénédiction dans l’union avec la lignée (et la semence, finalement le Messie) de Sem.

Chronologiquement, le chapitre 10 devrait suivre la confusion de Babel (11:1-9). Ces versets du chapitre 11 expliquent la raison pour la dispersion des nations. Le chapitre 10 décrit les résultats de cette dispersion. Mais le chapitre 10 est donné en premier pour permettre de tomber sur le rétrécissement de la lignée juste jusqu'à Abram.

Après le déluge, Noé a commencé à cultiver la terre en plantant un vignoble. Le résultat de son travail a été le fruit de la vigne, le vin. Bien que la première mention du vin ne soit pas sans connotations négatives, nous ne devrions pas conclure que, du à son abus ici, la Bible constamment ou sans exception condamne son usage (Deutéronome 14:24-26 ; 1 Timothée 5:23).

Beaucoup ont été troublés par la condition de Noé, l’homme qui avant la chute a été décrit « comme juste et irréprochable » (6:9). Quelques-uns ont suggéré que la fermentation n’aurait put arriver qu’après le déluge, et que Noé aurait simplement souffert des résultats innocents de ses efforts inventifs.

Bien que nous ne devrions pas chercher à excuser Noé, nous devons reconnaître que Moïse n’a pas souligné la culpabilité de Noé, mais plutôt le péché de Cham. Certains ont suggéré que toutes sortes de mauvaises choses soient arrivées dans la tente de Noé. Bien que le langage utilisé laisse de la place pour certains péchés sexuels (Lévitique 18), je ne trouve, personnellement, aucune raison d’assumer une mauvaise conduite de la part de Noé, excepté l’indiscrétion d’ivresse et son résultat de nudité. Peut-être la meilleure description de la conduite et de la condition de Noé est celle de « peu convenable. »

Je suis impressionné par la manière dont Moïse raconte l’incident, avec un minimum de détails et de descriptions. Ecrire plus aurait été perpétué le péché de Cham. Hollywood nous aurait fait entrer dans la tente avec un grand écran technicouleur. Moïse nous laisse à l’extérieur avec Sem et Japhet.

Il semblerait que Cham et ses deux frères ont été alerté de la condition de Noé, puisse ce qu’ils étaient tous les trois debout à l’extérieur de la tente :

« Cham, le père de Canaan, vit son père nu et sortit pour le raconter à ses frères. » (Genèse 9:22)

Pendant que Sem et Japhet refusèrent d’entrer, Cham n’a eu aucunes hésitations à propos d’entrer dans la tente. Quelque ait été la faiblesse de Noé, il était à l’intérieur de sa propre tente. (9:21). C’était comme ça que Sem et Japhet le voyaient. Cham y est entré, violant le principe d’intimité, pourtant, pas pour l’aider mais à se divertir à ses dépends.

Cham n’a rien fait pour préserver la dignité de son père. Il n’a rien fait pour être sûr que Noé soit proprement couvert. A la place, il est sorti, alla vers ses deux frères et graphiquement décrit ce qu’il vu à l’intérieur. Il me semble que Cham ait put encourager Sem et Japhet à entrer dans la tente pour qu’ils puissent voir pour eux-même.

Ce que Sem et Japhet ont fait pour ne pas voir leur père semble presque extrême dans notre société sexuellement tolérante. Mais maintenant, nos télévisions nous ont désensibilisés de la nudité et de l’impolitesse. Il n’y a rien qui échappe à la publicité, même pas les produits qui, une fois étaient considérés très privés.

Prenant « la » tunique, celle dont Noé aurait du être couvert, sur leurs épaules, ils marchèrent à reculons dans la tente. Sans regarder leur père, ils le couvrirent et sortirent de la tente.

Au matin, quand Noé se réveilla de son ivresse, il sut ce qui s’était passé. Nous ne savons pas comment il l’a apprit. Peut-être était-il assez éveillé pour se souvenir des évènements de la nuit précédente. Une chose je suis sûr – Sem et Japhet n’ont rien dit à Noé ou personne d’autre. Je suspecte que l’histoire était bien connue autour du camp le lendemain matin, et probablement à cause de Cham. Si Cham n’a pas hésité à raconter à ses frères, pourquoi hésiterait-il à raconter l’histoire à tout le monde ?

Indifféremment de la source d’information de Noé, sa réponse a été une avec de larges implications. Canaan, le fils le plus jeune de Cham, fut maudit. Il est devenu le plus bas des servants101   de ses frères. Pendant que certains assument que « frères » du verset 25 faits allusion à l’homme, je crois qu’il fait allusion plus spécifiquement aux frères humains de Canaan, les autres fils de Cham. Dans ce sens, la malédiction de Canaan est intensifiée dans ces trois versets. Dans le verset 25, Canaan sera soumit à ses frères ; dans les versets 26 et 27, aux frères de son père, Sem et Japhet.

Vu dans ce sens, il est impossible de voir une application de ce passage de la soumission des Noirs aux autres races de la terre. Cham n’était pas maudit dans ce passage, mais Canaan. Canaan n’était pas le père des peuples noirs, mais des Cananéens qui vivaient en Palestine et qui menaçaient les Israélites.

Dans le verset 26, ce n’est pas Sem qui est bénit, mais son Dieu :

« Puis il ajouta: Béni soit l'Eternel, le Dieu de Sem, et que Canaan soit asservi à Sem! » (Genèse 9:26)

Par cela, la lignée vertueuse sera préservée par Sem. Par sa semence le Messie devra arriver. La bénédiction ne vient pas de Sem, mais par Sem. La bénédiction vient de la relation qu’il a avec Yahvé, le Dieu de l’alliance d’Israël. Et la servitude de Canaan est une des évidences de cette bénédiction.

« L'Eternel mettra en déroute les ennemis qui vous attaqueront; s'ils marchent contre vous par un seul chemin, ils s'enfuiront en débandade en tous sens.

L'Eternel vous bénira en remplissant vos greniers et en faisant réussir tout ce que vous entreprendrez. Oui, l'Eternel votre Dieu vous bénira dans le pays qu'il vous donnera.

Si vous obéissez aux commandements de l'Eternel votre Dieu et si vous suivez les chemins qu'il vous a prescrits, il fera de vous un peuple saint pour lui, comme il l'a promis par serment. » (Deutéronome 28:7-9)

Juste comme la bénédiction de Sem consiste en sa relation avec Yahvé, Japhet sera bénit dans sa relation avec Sem.

« Que Dieu étende le territoire de Japhet, qu'il habite dans les tentes de Sem et que Canaan soit leur esclave! » (Genèse 9:27)

Le nom « Japhet » pourrait signifier « élargir » ou « agrandir ».  Par un jeu de mots, Noé a bénit Japhet en utilisant son propre nom. La bénédiction de Japhet doit être trouvée dans la relation avec Sem, et non indépendamment. Cette promesse est élaborée dans le chapitre 12, verset 3 :

« Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui t'outrageront. Tous les peuples de la terre seront bénis à travers toi. »

Dieu a promit de bénir Abram, et les autres nations à travers lui. Tous ceux qui bénissent Abram éprouveraient la bénédiction de Dieu, pendant que tous ceux qui le maudiraient seraient maudits. Encore une fois, Canaan serait soumis à ces temps quand Japhet s’unirait à Sem.

Il y a une correspondance claire entre les activités de Cham, Sem, et Japhet et les malédictions et bénédictions qui les suivent. Sem et Japhet honorent Dieu quand ils agissent ensemble pour préserver l’honneur de leur père. Cham déshonore à la fois son père et son Dieu en trouvant plaisir en l’humiliation de Noé. Alors, Cham est maudit et Sem et Japhet sont bénits en union coopérative.

Le problème devant surgir de la malédiction de Canaan est ceci : Pourquoi Dieu a-t-il maudit Canaan pour le péché de Cham ? En plus de cela, pourquoi Dieu a-t-il maudit les Cananéens, une nation, pour le péché d’un homme ?

L’explication, qui semble expliquer le mieux ces questions, est que les mots de Noé transmettent non seulement une malédiction, et une bénédiction, mais une prophétie. Pendant qu’il soit vrai que les péchés des pères sont reportés sur les fils, c’est seulement « jusqu'à la troisième, voire la quatrième génération » (Exode 20:5). Si ce principe aurait été applicable, tous les fils de Cham auraient du être maudits.

Par une révélation prophétique, Noé a vu d’avance, que la faiblesse morale démontrée par Cham, serait démontrait bien plus fortement en Canaan et ses enfants. Sachant ça, la malédiction de Dieu est tombée sur les Cananéens à cause de la culpabilité que Noé a vu d’avance.104   L’accent se porte ainsi sur le fait que les Cananéens seraient maudits à cause de leurs péchés, pas à cause de celui de Cham. Je crois que cela explique pourquoi Canaan est maudit et pas Cham ou ses autres fils.

Les mots de Noé alors contiennent une prophétie. Canaan reflétera le plus les faiblesses morales de son père, Cham. Et les Cananéens manifesteront ces mêmes tendances dans leur société. A cause de l’iniquité des Cananéens, vu d’avance par Noé, la malédiction de Dieu leur tombe dessus. Le caractère de ces individus et leurs destinées sera retrouvé collectivement dans les nations qui émergeront d’eux.

Study By: Bob Deffinbaugh

Source : http://bible.org

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L'ivresse de Noé

19 Juillet 2012 , Rédigé par Bible Louis Segond Publié dans #fondements bibliques de la FM

Genèse 9

Dieu bénit Noé et ses fils, et leur dit: Soyez féconds, multipliez, et remplissez la terre.

Vous serez un sujet de crainte et d'effroi pour tout animal de la terre, pour tout oiseau du ciel, pour tout ce qui se meut sur la terre, et pour tous les poissons de la mer: ils sont livrés entre vos mains.

Tout ce qui se meut et qui a vie vous servira de nourriture: je vous donne tout cela comme l'herbe verte.

Seulement, vous ne mangerez point de chair avec son âme, avec son sang.

Sachez-le aussi, je redemanderai le sang de vos âmes, je le redemanderai à tout animal; et je redemanderai l'âme de l'homme à l'homme, à l'homme qui est son frère.

Si quelqu'un verse le sang de l'homme, par l'homme son sang sera versé; car Dieu a fait l'homme à son image.

Et vous, soyez féconds et multipliez, répandez-vous sur la terre et multipliez sur elle.

Dieu parla encore à Noé et à ses fils avec lui, en disant:

Voici, j'établis mon alliance avec vous et avec votre postérité après vous;

avec tous les êtres vivants qui sont avec vous, tant les oiseaux que le bétail et tous les animaux de la terre, soit avec tous ceux qui sont sortis de l'arche, soit avec tous les animaux de la terre.

J'établis mon alliance avec vous: aucune chair ne sera plus exterminée par les eaux du déluge, et il n'y aura plus de déluge pour détruire la terre.

Et Dieu dit: C'est ici le signe de l'alliance que j'établis entre moi et vous, et tous les êtres vivants qui sont avec vous, pour les générations à toujours:

j'ai placé mon arc dans la nue, et il servira de signe d'alliance entre moi et la terre.

Quand j'aurai rassemblé des nuages au-dessus de la terre, l'arc paraîtra dans la nue;

et je me souviendrai de mon alliance entre moi et vous, et tous les êtres vivants, de toute chair, et les eaux ne deviendront plus un déluge pour détruire toute chair.

L'arc sera dans la nue; et je le regarderai, pour me souvenir de l'alliance perpétuelle entre Dieu et tous les êtres vivants, de toute chair qui est sur la terre.

Et Dieu dit à Noé: Tel est le signe de l'alliance que j'établis entre moi et toute chair qui est sur la terre.

Les fils de Noé, qui sortirent de l'arche, étaient Sem, Cham et Japhet. Cham fut le père de Canaan.

Ce sont là les trois fils de Noé, et c'est leur postérité qui peupla toute la terre.

Noé commença à cultiver la terre, et planta de la vigne.

Il but du vin, s'enivra, et se découvrit au milieu de sa tente.

2 Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père, et il le rapporta dehors à ses deux frères.

Alors Sem et Japhet prirent le manteau, le mirent sur leurs épaules, marchèrent à reculons, et couvrirent la nudité de leur père; comme leur visage était détourné, ils ne virent point la nudité de leur père.

Lorsque Noé se réveilla de son vin, il apprit ce que lui avait fait son fils cadet.

Et il dit: Maudit soit Canaan! qu'il soit l'esclave des esclaves de ses frères!

Il dit encore: Béni soit l'Éternel, Dieu de Sem, et que Canaan soit leur esclave!

Que Dieu étende les possessions de Japhet, qu'il habite dans les tentes de Sem, et que Canaan soit leur esclave!

Noé vécut, après le déluge, trois cent cinquante ans.

Tous les jours de Noé furent de neuf cent cinquante ans; puis il mourut.

  

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Le déluge de Noé : neuf évidences bibliques d'un déluge global

18 Juillet 2012 Publié dans #fondements bibliques de la FM

De nos jours, certains enseignants évangéliques prétendent que le déluge de Noé n'a pas submergé la terre entière, ni toutes les montagnes de l'époque. Ils vont même jusqu'à affirmer que Noé et les animaux ont flotté sur des bas-fonds, mer intérieure temporaire causée par le déluge ne submergeant, d'une manière ou d'une autre, que la région mésopotamienne. Par conséquent, ils doivent aussi affirmer que la totalité de la population humaine sur la terre se limitait à cette région ou bien alors que tous les humains n'ont pas été emportés par le déluge. Y-a-t-il vraiment un fondement biblique à de telles affirmations?

Toutes les montagnes ont été submergées.

Le sommet de toutes les hautes montagnes sous le ciel entier fut recouvert d'au moins six mètres d'eau (Genèse 7:19-20). Il serait absurde de penser qu'un déluge submergeant les plus hautes montagnes du Moyen-Orient n'aurait pas affecté le reste de la terre. D'autant plus que les eaux sont demeurées à ce niveau impressionnant durant cinq mois! (Genèse 7:18-24; 8:1-5).

L'arche était gigantesque.

L'arche était indispensable pour empêcher l'extinction des humains et des animaux. Si le déluge avait été seulement local, Dieu aurait pu tout simplement les envoyer dans une partie du monde plus sécuritaire. Dieu avertit Noé du déluge 120 ans avant le fait. Dans l'intervalle, Noé et sa famille auraient certainement eu tout le temps de s'éloigner à une grande distance. Et si le déluge avait été local, la taille de l'arche était inutilement démesurée. Jusqu'à la construction des premiers navires en acier des temps modernes, l'arche était le plus grand bateau jamais construit, suffisamment grand pour loger un couple de chaque espèce vivant sur la terre.

Les humains ont peuplé la terre entière.

Après plus de 1 600 ans, la population de la planète était certainement élevée (des millions ou des milliards d'habitants). La Bible affirme que a) les hommes s'étaient multipliés à la surface du sol (Genèse 6:1) ; b) la terre était corrompue et pleine de violence (Genèse 6:11-12). Selon les Écritures, il est évident que le peuplement de la terre ne se cantonnait pas uniquement à la région mésopotamienne - région trop restreinte pour une si forte population, d'autant plus si l'on considère qu'une société violente tend naturellement à se disperser.

Tous les humains ont été détruits.

La Bible enseigne clairement que toute chair expira… tous les êtres humains (Genèse 7:21). Genèse 9:1 confirme que seule la famille de Noé fut sauvée et que toute personne vivant aujourd'hui est un descendant de cette famille.

Tout ce qui avait souffle de vie sur la terre fut tué.

La totalité des oiseaux et des animaux terrestres périrent à l'exception de ceux qui étaient dans l'arche (Genèse 7:21) - "tout ce qui est sur la terre" (Genèse 6:17) - "tous les êtres vivants, de toute chair qui est sur la terre" (Genèse 9:16). Si seuls les animaux d'une région géographique spécifique avaient été détruits, il aurait été inutile que Dieu mette à l'abri dans l'arche des couples de chaque espèce pour empêcher leur extinction : leurs semblables se trouvant dans les régions non affectées auraient assuré leur pérennité. Si d'un autre côté, il y avait eu sur le territoire d'un déluge local des espèces uniques, alors il aurait été plus logique pour Dieu d'envoyer des représentants de celles-ci hors de la région sinistrée plutôt que dans l'arche comme Il l'a fait. La Bible affirme clairement que tous les animaux terrestres périrent durant le déluge, sauf ceux qui ont été préservés avec Noé dans l'arche - et qui sont les descendants de tous les animaux vivant à notre époque.

Un “cataclysme” et non une simple inondation.

Tant l'hébreu (de l'Ancien Testament) que le grec (du Nouveau Testament) utilisent pour décrire le déluge de Noé des mots différents de ceux utilisés ordinairement pour décrire une inondation. Ce choix de mots montre le caractère unique de cet événement [“mabbool” en hébreu et “kataklusmos” en grec (cataclysme)].

L'arc-en-ciel, promesse de Dieu.

Dieu a promis de ne plus jamais déclencher un déluge universel (Genèse 8:21, 9:8-17). Et l'arc-en-ciel est le symbole qu'Il a choisi pour attester cette promesse à toute la terre. L'arc-en-ciel est un signe pour chaque créature vivante, animale ou humaine. Si cette promesse n'avait pas été faite à l'ensemble des créatures de la terre, alors Dieu aurait brisé sa promesse. En effet, à plusieurs reprises depuis Noé, des inondations locales ont emporté des centaines et même des milliers d'humains et d'animaux.

Pourquoi rester dans l'arche une année?!

Noé n'est pas resté dans l'arche seulement 40 jours mais bien un peu plus d'une année (Genèse 8:14). S'il s'agissait d'un déluge local, séjourner 53 semaines dans l'arche alors que la terre ferme est à l'horizon, aurait été absurdement long. D'autre part, alors que les eaux du déluge diminuaient depuis 4 mois, la colombe ne pouvait toujours pas trouver un lieu propice où se poser (Genèse 8:9). Un déluge local ne l'aurait pas empêchée de voler jusqu'à la terre ferme. Mais si le déluge recouvrait le globe tout entier, alors ces circonstances deviennent cohérentes.

Toute la planète a été dévastée.

"Alors Dieu dit à Noé: j'ai décidé de mettre fin à tous les êtres vivants; car la terre est pleine de violence à cause d'eux; je vais donc les détruire avec la terre." (Genèse 6 :13). Dans les seuls chapitres six à neuf de la Genèse, la portée universelle du déluge est mentionnée plus de 30 fois! Dans Ésaïe 54:9, Dieu déclare: "J'avais juré que les eaux de Noé ne se répandraient plus sur la terre". Dans sa deuxième épître, Pierre adresse un avertissement clair et universel, rappelant que Dieu a créé la terre puis l'a submergée par l'eau et la détruira à nouveau un jour par le feu (2 Pierre 3:5-7). Pierre ne voulait certainement pas dire que seule une région de la terre serait brûlée localement. Comme le déluge fut universel, le jugement final le sera aussi.

La Bible affirme explicitement que le déluge du temps de Noé fut universel et que tous les oiseaux, tous les animaux terrestres et tous les humains furent tués, sauf ceux qui se trouvaient dans l'arche. Comment la Bible pourrait-elle être plus claire sur la nature globale du déluge?! Ou alors s'il s'agissait d'un déluge local, comment la Bible pourrait-elle induire autant en erreur à propos de son envergure?!

Source : http://www.christiananswers.net/

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La Bible et l'arche de Noé

17 Juillet 2012 , Rédigé par Bible Publié dans #fondements bibliques de la FM

Genèse 7

7.1 L'Éternel dit à Noé: Entre dans l'arche, toi et toute ta maison; car je t'ai vu juste devant moi parmi cette génération.

7.2 Tu prendras auprès de toi sept couples de tous les animaux purs, le mâle et sa femelle; une paire des animaux qui ne sont pas purs, le mâle et sa femelle;

7.3 sept couples aussi des oiseaux du ciel, mâle et femelle, afin de conserver leur race en vie sur la face de toute la terre.

7.4 Car, encore sept jours, et je ferai pleuvoir sur la terre quarante jours et quarante nuits, et j'exterminerai de la face de la terre tous les êtres que j'ai faits.

7.5 Noé exécuta tout ce que l'Éternel lui avait ordonné.

7.6 Noé avait six cents ans, lorsque le déluge d'eaux fut sur la terre.

7.7 Et Noé entra dans l'arche avec ses fils, sa femme et les femmes de ses fils, pour échapper aux eaux du déluge.

7.8 D'entre les animaux purs et les animaux qui ne sont pas purs, les oiseaux et tout ce qui se meut sur la terre,

7.9 il entra dans l'arche auprès de Noé, deux à deux, un mâle et une femelle, comme Dieu l'avait ordonné à Noé.

7.10 Sept jours après, les eaux du déluge furent sur la terre.

7.11 L'an six cent de la vie de Noé, le second mois, le dix-septième jour du mois, en ce jour-là toutes les sources du grand abîme jaillirent, et les écluses des cieux s'ouvrirent.

7.12 La pluie tomba sur la terre quarante jours et quarante nuits.

7.13 Ce même jour entrèrent dans l'arche Noé, Sem, Cham et Japhet, fils de Noé, la femme de Noé et les trois femmes de ses fils avec eux:

7.14 eux, et tous les animaux selon leur espèce, tout le bétail selon son espèce, tous les reptiles qui rampent sur la terre selon leur espèce, tous les oiseaux selon leur espèce, tous les petits oiseaux, tout ce qui a des ailes.

7.15 Ils entrèrent dans l'arche auprès de Noé, deux à deux, de toute chair ayant souffle de vie.

7.16 Il en entra, mâle et femelle, de toute chair, comme Dieu l'avait ordonné à Noé. Puis l'Éternel ferma la porte sur lui.

7.17 Le déluge fut quarante jours sur la terre. Les eaux crûrent et soulevèrent l'arche, et elle s'éleva au-dessus de la terre.

7.18 Les eaux grossirent et s'accrurent beaucoup sur la terre, et l'arche flotta sur la surface des eaux.

7.19 Les eaux grossirent de plus en plus, et toutes les hautes montagnes qui sont sous le ciel entier furent couvertes.

7.20 Les eaux s'élevèrent de quinze coudées au-dessus des montagnes, qui furent couvertes.

7.21 Tout ce qui se mouvait sur la terre périt, tant les oiseaux que le bétail et les animaux, tout ce qui rampait sur la terre, et tous les hommes.

7.22 Tout ce qui avait respiration, souffle de vie dans ses narines, et qui était sur la terre sèche, mourut.

7.23 Tous les êtres qui étaient sur la face de la terre furent exterminés, depuis l'homme jusqu'au bétail, aux reptiles et aux oiseaux du ciel: ils furent exterminés de la terre. Il ne resta que Noé, et ce qui était avec lui dans l'arche.

7.24 Les eaux furent grosses sur la terre pendant cent cinquante jours.

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Caïn, Abel et Seth

16 Juillet 2012 Publié dans #fondements bibliques de la FM

Caïn (Le mot hébreu qayin peut signifier « forgeron » ou encore, à l'aide de la racine qnh « j'ai acquis » (cf. Gn 4,1).) est un personnage de la Bible et du Coran. Fils aîné d'Adam et Ève, il est considéré par les judéo-chrétiens comme le premier meurtrier de l'histoire. Cultivateur, l'offrande agricole qu'il fait à Dieu n'est pas agréée, à la différence de celle d'Abel (des premiers-nés de son troupeau et leur graisse). Caïn en est irrité, Dieu le lui reproche, et l'invite à changer d'attitude. Cependant Caïn tue son frère dans un excès de jalousie.

Abel est une victime de haute valeur symbolique, il est le type du juste persécuté, et une figure du Christ. Son sang est éloquent auprès de Dieu, mais celui de Jésus l'est plus encore (Hébreux 11:4 ; 12:24). Seth est le troisième fils d'Ève que Dieu lui a accordé pour remplacer Abel tué par Caïn. Seth est né quand Adam avait 130 ans. C'est la descendance de Seth qui conduit à Sem ... David ... et Joseph le "père" de Jésus. C'est à partir de Seth que la généalogie de Jésus est construite. En effet, la Bible nomme tous les descendants de Seth jusqu'à Joseph, l'époux de Marie, mère de Jésus.

Quant à Caïn, par son meurtre, il révèle la haine qui, dès la Genèse, habite le cœur de l'homme ; il est le type du mauvais, celui qui hait le juste, son frère. Abel est le juste qui crut la promesse de Dieu qui s'accomplit par l'offrande de sang.

Maudit par Dieu et contraint au bannissement du sol, Cain clame que sa punition est trop lourde et qu'il risque d'être tué par le premier venu. Dieu, pour lui signifier la gravité de son acte l'a déclaré protégé (en le marquant du « signe de Caïn »), le laissant dans sa condition de fugitif jusqu'à sa mort. Le signe en question était vraisemblablement le décret solennel de Dieu. Caïn prit le chemin de l'exil et se fixa au pays de la fuite, à l'est d'Éden (dans la Terre de Nod); il emmena avec lui sa femme, une fille non nommée d'Adam et Ève. Après la naissance d'Hénoch, Caïn se mit à bâtir une ville, qu'il appela d'après le nom de son fils. Selon les critères actuels, cette ville n'a pu être qu'un village fortifié, et les Écritures n'en disent pas davantage quant à l'époque où elle fut achevée. Ses descendances sont citées en partie et se distinguent par une vie de nomades et d'éleveurs de troupeaux, mais aussi par le maniement d'instruments de musique, dans le martelage d'outils, et dans la pratique de la polygamie et de la violence. La lignée de Caïn prit fin lors du Déluge à l'époque de Noé.

Source : http://pythacli.chez-alice.fr/civilisations/hebreux.htm

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Caïn et Abel (Genèse 4.1-15) Vengeance et Fraternité

16 Juillet 2012 Publié dans #fondements bibliques de la FM

Adam eut des relations conjugales avec sa femme Eve. Elle tomba enceinte et mit au monde Caïn. Elle dit: «J'ai donné vie à un homme avec l'aide de l'Eternel.»
Elle mit encore au monde le frère de Caïn, Abel. Abel fut berger et Caïn fut cultivateur.
 Au bout de quelque temps, Caïn fit une offrande des produits de la terre à l'Eternel.
De son côté, Abel en fit une des premiers-nés de son troupeau et de leur graisse. L'Eternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande,
mais pas sur Caïn et sur son offrande. Caïn fut très irrité et il arbora un air sombre.
L'Eternel dit à Caïn: «Pourquoi es-tu irrité et pourquoi arbores-tu un air sombre?
 Certainement, si tu agis bien, tu te relèveras. Si en revanche tu agis mal, le péché est couché à la porte et ses désirs se portent vers toi, mais c'est à toi de dominer sur lui.»
Cependant, Caïn dit à son frère Abel: «Allons dans les champs» et, alors qu'ils étaient dans les champs, il se jeta sur lui et le tua.
 L'Eternel dit à Caïn: «Où est ton frère Abel?» Il répondit: «Je ne sais pas. Suis-je le gardien de mon frère?»

Dieu dit alors: «Qu'as-tu fait? Le sang de ton frère crie de la terre jusqu'à moi.
Désormais, tu es maudit, chassé loin du sol qui s'est entrouvert pour boire le sang de ton frère versé par ta main.
 Quand tu cultiveras le sol, il ne te donnera plus toutes ses ressources. Tu seras errant et vagabond sur la terre.»
Caïn dit à l'Eternel: «Ma peine est trop grande pour être supportée.
Voici que tu me chasses aujourd'hui de cette terre. Je serai caché loin de toi, je serai errant et vagabond sur la terre, et toute personne qui me trouvera pourra me tuer.»
L'Eternel lui dit: «Si quelqu'un tue Caïn, Caïn sera vengé sept fois» et l'Eternel mit un signe sur Caïn afin que ceux qui le trouveraient ne le tuent pas.

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Le Prologue de Jean et la symbolique maçonnique

3 Juillet 2012 , Rédigé par André M. Publié dans #fondements bibliques de la FM

Saint Jean-Baptiste et Saint Jean l'Evangéliste sont évoqués dans le rituel du premier grade du R.E.A.A. à la clôture des travaux lorsque le V.'. M.'. demande au premier surveillant : «Comment s'appelle la Loge », il est alors répondu que «c'est une loge de Saint Jean » et à la question suivante : «Pourquoi» le deuxième surveillant répond : «Parce que Saint Jean- Baptiste et Saint Jean l'Evangéliste ont été les patrons des anciens Maçons ». Mais la réponse n'est pas complète puisque le V.'. M.'. demande au deuxième surveillant: «Allez-vous plus loin » et il répond : « Saint Jean-Baptiste est le précurseur de la Lumière ; Saint Jean l'Evangéliste disciple du Maître est celui qui a rendu témoignage de la Vérité et qui a été choisi de transmettre aux hommes l'Evangile de l'Amour, et il est enfin considéré comme une initié parfait».

Les symboles utilisés dans ce dialogue sont d'origine biblico-cosmiques et attestent d'une relation étroite entre les deux saints. En effet, Saint Jean-Baptiste est associé au solstice d'été (temps) et au tropique du Cancer (espace) et Saint Jean l'Evangéliste au solstice d'hiver et au tropique du Capricorne. Ils sont fêtés par la communauté chrétienne les 24 juin et 27 décembre et par les francs-maçons lors des tenues et agapes des saints jean d'été et d'hiver.

Ils interrogent principalement sur une vision prophétique et visionnaire de la destinée humaine. La dimension transcendantale qui en découle, symboliquement représentée par la Lumière contrastée que provoque les deux solstices interpelle sur le mouvement perpétuel et l'éternité ainsi que sur l'espace et l'infini.

Symbolique astrologique

A ce stade de l'analyse, il faut parler de l'importance de la symbolique astrologique associée aux deux solstices. Saint Jean-Baptiste, précurseur de la Lumière est celui qui fait prendre conscience de la Lumière mais ne la crée point. Associé au Cancer, signe cardinal et à dominante d'eau, il informe sur la sensibilité germinative de la lumière qui doit naître du sentiment vécu et non point sur la force d'un raisonnement. Ainsi, l'Homme qui ressent les vertus transformatrices du Cancer est à même de percevoir ce qu'il cherche s'il veut bien utiliser les composantes symboliques du signe, c'est à dire ressentir et vivre ses sentiments dans la réalité énergétique du solstice d'été qui montre que la Lumière est la plus forte parce que le soleil est au plus haut sur l'horizon. Tout dans cet instant particulier de la Saint Jean d'été est évolutif, car sous l'influence conjointe d'un ressenti à dominante lunaire et d'une force solaire à son apogée peut naître la conscience d'un foyer cosmique ( symbolisme de la maison quatre).

A l'opposé du signe du Cancer se trouve celui du Capricorne sous la maîtrise de saturne. C'est un signe cardinal et de terre, relié symboliquement au milieu du Ciel et proche de l'étoile polaire qui a été importante dans la mythologie égyptienne et biblique car elle ne bouge pas tout au long de l'année dans la voûte étoilée. Sa symbolique atteste de l'immuabilité de l'essentiel quelles que puissent en être les vicissitudes propres à l'évolution des sociétés. Saint Jean l'Evangéliste est le disciple du maître car il traduit dans la réalité (signe de terre) les vertus de la Lumière ressentie dans l'eau du cancer. C'est donc sur l'axe Cancer-Capricorne que sont nés l'Evangile qui porte son nom, trois épîtres et une Apocalypse.

En maçonnerie, la Bible contenant l'Evangile de Jean est appelé Volume de la Loi Sacrée . Elle est déposée sur l'autel de la Vérité et ouverte à l'Evangile de Jean.

Rappelons qu'en astrologie le signe du capricorne est placé au plus haut dans le ciel et qu'il symbolise de par sa position tout ce qui est important au devenir de l'homme en particulier et de sa communauté en générale. Saturne, maîtresse du signe du Capricorne, planète froide, persévérante et affranchie de toute subjectivité communiquera donc l'essence du contenu de l'évangile de Jean c'est à dire la Vérité par l'Evangile de l'Amour comme le précise si justement le rituel, mais aussi tout ce qui touche à la substance maçonnique, émanation naturelle de l'essence symbolisée par le G.'. A.'. D.'. L.'. U.'.

Ce premier dialogue entre le V.'. M.'. et le deuxième surveillant trace les grands axes de la méthode et de la symbolique qui lui est appropriée mais l'essentiel se trouve finalement dans le discours du V.'. M.'. avec le premier surveillant qui interroge à nouveau sur la loge de saint Jean et qui demande : «Quelle est la signification mystique de ma demande et de votre réponse ». Le premier surveillant répond alors : «La première nous incite à méditer l'origine et le mystère des Choses, la seconde nous fait souvenir que la Maçonnerie bien entendue nous propose des symboles qui conduisent notre esprit vers le Juste et le Vrai». Cette dernière phrase confirme que le rituel est une exégèse mythologique et non théologique et littérale comme aurait pu le laisser croire le premier dialogue avec le deuxième surveillant.

Mythes et symboles

Avant d'aborder le prologue de l'évangile de Jean proprement dit, examinons ce que signifie l'exégèse mythologique pour un maçon en rappelant tout d'abord que le mythe est à la fois une réponse sensitive et imagée de la pensée humaine aux nombreuses questions primordiales touchant à l'origine du monde et sa cause, la mort et son mystère ainsi que la vie et son sens mais qu'il est aussi une véritable histoire sacrée.

Afin d'illustrer celle-ci le rituel du REAA utilise des symboles provenant de nombreuses cultures: cosmiques avec la lune et le soleil, pythagoriciens avec les quatre éléments et le G.'. A.'. D.'. L.'. U.'. , bibliques avec le Volume de la Loi sacrée, compagnoniques avec le fil à plomb, le niveau et l'équerre, alchimiques avec V.I.T.R.I.O.L., universels avec les couleurs et enfin proprement maçonniques avec le cabinet de réflexion et les trois points.

Cette grande diversité de l'origine des symboles est la confirmation éclatante que les concepteurs du rituel veulent donner au mythe d'Hiram une dimension spatio-temporelle hors de la synchronicité du temps et de la géographie terrrestre.

La communauté maçonnique, comme toutes les communautés culturelles, est fondée sur une vision mythologique car les réponses apportées par l'adepte lors de son initiation sont à la fois indispensables pour son évolution spirituelle, mais surtout utiles pour la communauté des Frères, qui se retrouve ainsi plus unie et plus forte face au mystère profond de l'existence. Cette force retrouvée par le nouveau maillon calme en quelque sorte l'effroi devant la mort en le sublimant en amour fraternel et de la vie en général. L'éthique morale qui en résulte est une vision nouvelle du Juste et du Vrai, tel que le narre le rituel du premier grade du REAA.

Il est intéressant de noter que toutes les précautions sont prises dans la dimension mythique maçonnique afin d'éviter une exégèse littérale. En effet, seul compte le combat intérieur et le respect qui lui est du ; car le mythe est une épopée, une sorte de grande aventure de la lutte du genre humain pour retrouver de la clarté intérieure et le sens de la vie. Cette lutte entre le bien et le mal, entre les intentions perverses et sublimes qui s'affrontent dans la psyché humaine est la réalité de la condition humaine. La clarté initiatique découlant d'un rituel maçonnique n'est qu'une lucidité nouvelle développée par le mythe qui éclaire sur le mal qui nous aveugle en développant l'égoïsme, la vanité et l'orgueil mais aussi sur le bien, qui permet d'harmoniser les fonctions matérielles et sexuelles et finalement, de vivre une spiritualité libre de tout dogme. L'éthique morale dans un tel contexte sera de considérer la Vie, seule réalité tangible perçue par la raison, comme le bien le plus précieux préexistant à toute société humaine, et d'en comprendre son sens tout au long du parcours ici bas.

La Vérité pour le franc-maçon est la loi de l'harmonie car rien n'est plus équilibré que la création humaine puisqu'elle est la source principale de l'entendement. La difficulté bien sûr consiste en fait à vivre une loi d'amour dans une dynamique comportementale toujours changeante. L'art de vivre, en fait l'Art Royal des francs-maçons est cette culture de l'adaptation dans une conscience altruiste de la communauté que nous symbolisons par l'édification du Temple universel.

Le Prologue de Jean

L'Evangile (littéralement heureuse nouvelle) de Jean figure dans le Nouveau Testament. C'est un écrit majeur du Volume de la loi sacrée puisque dans la loge nous le plaçons sur l'autel de la Vérité et l'ouvrons au premier chapitre. Associé à deux épées croisées et un chandelier à trois branches, il est au cœur du processus initiatique. Sa signification doit être recherchée en relation avec la substance propre du rituel maçonnique, mais aussi avec celle contenue dans l'Ancien et le Nouveau Testament, car elle est l'aboutissement éclairé d'un processus dynamique des idées.

En effet, si la Genèse parle de la souffrance pathologique liée à la chute (perte du paradis) et de l'avènement de la conscience, l'Ancien Testament insiste surtout sur les efforts que doit entreprendre l'homme pour s'affranchir de cette souffrance. Le Nouveau Testament s'attache aux possibilités pour l'homme de trouver une issue vers la félicité. Enfin le Prologue de l'Evangile de Jean indique que cette démarche vers la joie est conforme au sens évolutif de la vie terrestre dans l'intégralité d'un processus cyclique. La signification ésotérique du Prologue est donc clair, il donne les clés pour affronter le mystère de la mort et du sens de la vie.

Rappelons avant d'aller plus loin les neufs premiers verset de ce Prologue :

«1Au commencement était le Verbe et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu. 2 Il était au commencement auprès de Dieu.3 Par lui tout a paru et sans lui rien n'a paru de ce qui est paru. 4 En lui était la vie et la vie était la lumière des hommes ;5 et la lumière brille dans les ténèbres et les ténèbres ne l'ont pas saisie. 6 Il y eut un homme envoyé de Dieu, son nom était Jean. 7 Il vint en témoignage pour témoigner au sujet de la lumière , afin que tous par lui fussent amenés à la foi. 8Celui-là n'était pas la lumière.9 C'était la lumière, la véritable, qui illumine tout homme en venant dans ce monde»

Premier Verset

Le premier verset «Au commencement était le Verbe et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu» est fondamental quant à un éclaircissement sur le fondement épistémologique de la pensée humaine. En effet, le mot Verbe qui se dit en latin verbum est la traduction du mot grec Logos signifiant la parole. Le Verbe est donc la Parole du G.'. A.'. D.'. L.'. U.'..

Il symbolise le fait évident pour l'esprit de l'homme que le monde, ne peut pas être conçue comme un effet sans cause, ni comme l'effet d'une cause connaissable. Il est donc créé comme l'effet d'une cause inconnaissable qui ne peut être imaginée que dans une dimension humaine. Ce qui est important c'est donc le mystère de la création et non la création en elle-même comme le souligne le premier surveillant dans la clôture des travaux «nous incite à méditer l'origine et le mystères des Choses » Ainsi, le Logos, ou la Parole ou la Connaissance est un chemin de vie qui donne accès aux mystères du G.'. A.'. D.'. L.'. U.'.

Le Logos est pour le franc-maçon intimement inclus dans l'ordre maçonnique qui symbolise la légalité et la cohérence du monde dans une dimension initiatique. Le Logos est comme le dit le premier verset: «auprès de Dieu et il était Dieu. » Cela signifie que pour l'homme l'existence du monde est organisée (théorie du Big bang) mais qu'il est mystérieusement organisé car il est l'effet d'une cause inconnaissable. En résumé cela signifie qu'il y a deux mystères: l'aspect mystérieux de l'organisation et la cause inconnaissable de la création.

Finalement le mystère de l'organisation rejoint le mystère des origines.

La prise de conscience par le maçon de ce double mystère ne peut que l'engager à respecter davantage la Vie sous toutes ses formes car elle est la réalité à l'échelle humaine du secret maçonnique. Vivre cette réalité dans la loi de l'harmonie par l'étude systématique du rapport des symboles les uns avec les autres conduira comme l'indique le deuxième surveillant à la clôture des travaux: «toutes nos actions vers le Juste et le Vrai»

Verset 2

A la fin du premier verset du Prologue, il est dit: «...et le Verbe était Dieu». Cette dernière affirmation est pour le chrétien la confirmation du dogme de l'incarnation puisque le Verbe est compris comme une divinité préexistante entièrement identifiée par Jésus ; tandis que pour les francs-maçons, le Verbe est un symbole et Jésus un homme réel. Ainsi ce premier verset montre à l'évidence que le Prologue de Jean est la source du mythe et non du dogme de l'incarnation.

Rappelons encore une fois que l'exégèse mythologique du prologue n'est qu'une explication symbolique de la vie en évolution qui interpelle la conscience du commencement, c'est à dire aussi loin que l'esprit humain puisse remonter dans le temps jusqu'à l'instant imaginé d'une rupture évolutive traduite en maçonnerie par la recherche du Juste et du Vrai. Le processus initiatique qui agit sur l'élévation du niveau de conscience est inclus dans le mythe de l'incarnation puisqu'il a comme ambition de calmer les angoisses existentielles (de la mort, du mystère des origines, etc.) en proposant un chemin qui donne du sens à la Vie et qui rend cette évolution positive.

Aimer ses Frères est la première manifestation tangible de cette reconnaissance comme l'exprime le premier surveillant à la clôture des travaux : «Saint Jean l'Evangéliste disciple du Maître est celui qui a rendu témoignage de la Vérité et qui a été choisi de transmettre aux hommes l'Evangile de l'Amour, et il est enfin considéré comme un initié parfait».

Transmettre aux hommes l'Evangile de l'Amour nécessite au préalable d'avoir confiance dans un processus initiatique franc-maçonnique qui est évolutif et qui exclu, rappelons-le encore une fois, tout dogmatisme littéral et religieux. Cette confiance est magistralement confirmée par Jean, considéré dans le rituel du REAA comme un initié parfait, car en baptisant Jésus et tous ceux qui frappent à la porte du Temple il a tout simplement montré l'importance que l'on doit accorder à une symbolique de la renaissance intérieure par l'élimination du vieil homme, en fait, à renoncer à l'attachement des désirs matériels. Le baptême par l'eau est symbolisé dans le rituel du premier grade du REAA avec le deuxième voyage. Il engage le récipiendaire à réfléchir et méditer la symbolique de l'eau, élément dominant du signe du Cancer associé analogiquement à Jean-Baptiste, en rapport avec l'émotivité générée par l'initiation, dans le but de mieux comprendre les vertus d'une renaissance spirituelle qui débouche, non pas dans un endroit fermé et austère mais, dans une dimension infinie symbolisée par L'Evangile de l'Amour. La confiance qui a été donnée à un ami (parrain du candidat) sera alors récompensée puisqu'elle ouvrira les portes d'un état où règne plus de Lumière et plus de Justice.

Verset 3

Le verset trois «Par lui tout a paru et sans lui rien n'a paru de ce qui est paru » signifie que tout ce qui existe et créé ici et ailleurs appartient au mystère de l'origine et au mystère de l'organisation (logos) et que rien n'est existant seul, car tout est relié à l'ensemble des faits et phénomènes connus et inconnus inclus dans le dynamisme de l'évolution.

A la lecture de ce verset, nous mesurons combien la vanité de l'homme est grande et son orgueil démesuré lorsqu'il désire s'affranchir d'un mystère par la raison. Définir l'inconnaissable n'est que pure spéculation métaphysique qui n'entraîne que malheur et désespoir car la certitude dans ce contexte est dogmatique et non évolutive. L'entendement alors ne sert que la cause du dogme qui n'est en réalité qu'une spéculation coupée de sa dimension mythique. Une telle attitude aboutit nécessairement au matérialisme dogmatique qui niant l'évidence du mystère exalte une philosophie du hasard associée à une pseudo-explication d'un dieu prométhéen réellement existant. Les dogmes sont la plaie de l'humanité car ils assombrissent la clairvoyance intérieure, dissocie la réalité de son contenu mythique, neutralisent l'entendement de l'évolution spirituel et enferment toutes les potentialités psychiques par nature évolutives dans un carcan linéaire sans horizon.

La compréhension du mythe d'Ouranos permet en fait de mieux comprendre où se situe la naissance du dogme dans la psyché humaine, car comme il a été dit plus haut, tout est relié à tout, inclus l'intentionnalité positive et négative.

En l'homme existe conjointement une puissance chaotique, créative et éruptive de type uranien puis une puissance organisatrice et tyrannique de coloration saturnienne et finalement une puissance participative et légale d'essence jupitérienne qui seule assure la cohésion d'une communauté. La Puissance cohabite dans l'homme et se révèlent à travers ses actes . Pour que la puissance d'essence uranienne (créative) évolue jusqu'à la puissance jupiterienne (associative et participative), il ne faut pas rompre l'engagement et la confiance qui lient l'Homme aux mystères de la condition humaine. Il ne faut point créer de dieu ou d'idoles et se substituer à eux. Chronos (Saturne) est la représentation de la puissance tyrannique parce qu'il a émasculer son père Ouranos sur l'ordre de Gaïa sa mère et qu'il a ensuite eu peur de perdre cette puissance par la répétition, par ses propres enfants, de ce qu'il avait fait à son père. Il a donc ordonner de les tuer. Mais Rhéa, épouse de Chronos a soustrait son fils Zeus (Jupiter) à la tuerie et lui a demander de combattre et d'abattre son père. L'acte accompli, Zeus a partagé la puissance avec Hades et Poséidon ce qui a permis la venue d'Athéna, déesse de la Sagesse. Ce mythe montre que la Sagesse naît à la fin du processus évolutif de la puissance. Le dogme de quelque nature soit-il reste au niveau de Chronos qui «l'entretient » par la peur et la tyrannie.

Force, Sagesse et Beauté sont les trois valeurs constitutives d'un rituel maçonnique qui peuvent être associée analogiquement aux vocables Verbe, Vie et Lumière. Pourquoi ?

Verset 4

Le quatrième verset du prologue dit. « En lui était la Vie et la vie était la Lumière des hommes. » Cela signifie que le Verbe (Connaissance), associé analogiquement à la Force, contient toute la puissance du mystère des origines et de son organisation et que cette Force, qui engendre l'organisation de la matière, est la Lumière des Hommes, car la vie est le seul critère que possède l'homme de la vérité ou de l'erreur objective sur le sens de la vie. Cette complicité psychologique et intime ne peut venir que de son sentiment d'être vivant, d'être en harmonie avec son environnement et de vivre cette relation par la Beauté.

Les francs-maçons sont les fils de la Lumière. Ils ont choisi d'être seuls face à cette complicité et de la vivre dans l'amour d'une communauté de FF.'. pour finalement trouver un chemin personnel qui mène vers l'harmonisation des désirs et la félicité. Cette solitude nourrie de l'esprit organisateur et harmonisateur de la matière est en quelque sorte l'état premier de la condition humaine, puisque dans la réalité des formes, l'homme naît et meurt seul, mais elle est surtout la clé pour développer l'intuition qui permet de retrouver la substance propre aux mystères enfouis au plus profond de la conscience. Le nouvel état qui résulte d'une telle démarche (solitude) se traduit dans la réalité par un charisme qui transmute les doutes sur le sens de l'évolution. Vivre ce charisme c'est accorder encore plus de force au silence qui règne dans l'infinitude de la pensée, car il est vraiment le puit sans fond de la créativité. Boire à ce puit, c'est savoir parler vrai, c'est traduire par l'intelligence du coeur tous les actes volitifs.

Il est dit dans le rituel du premier grade après les trois voyages «Que la discipline de l'Apprenti commence par le silence et finit par la méditation». Une telle phrase place le maçon face à sa capacité d'écoute et d'entendement de sa psyché. Cette attitude est nécessaire afin d'affermir la volonté car rien ne peut se créer sans une profonde analyse de sa Vérité en relation avec la vie en évolution symboliquement représentée par les rituels maçonniques du REAA.

Verset 5, 6 et 7

Le cinquième verset «Et la lumière brille dans les ténèbres et les ténèbres ne l'ont point saisie » affirme que la lumière ne ternit pas au contact des ténèbres mais qu'elle reste toujours pure puisqu'elle est aussi ténèbre dans son essence. C'est à travers la compréhension d'une triade en l'occurrence les trois grandes lumières (Soleil, Lune et l'Orient ) que l'explication de ce verset devient lumineuse. En effet, pour l'homme la perception du monde organisé se réalise à travers une dualité cosmique symbolisée par la Lune et le Soleil qui rythme les saisons mais aussi le tempérament. Ombre et lumière agissent dans la Nature et par analogie dans le psychisme humain. Vaincre les ténèbres, c'est à dire comprendre l'exaltation des désirs matériels, ce n'est que retrouver la même lumière qui éclaire une nouvelle voie que les maçons appellent l'Orient. Le rituel dit que «C'est à l'Orient que tout s'accomplit» car en effet, c'est ici que la triade donne du sens à l'histoire de sa vie et à celles des sociétés humaines.

La prise de conscience de cette dynamique évolutive vers le Beau et le Vrai que symbolise la Lumière est irréversible car «les ténèbres ne l'ont point saisie». Regarder vers l'Orient c'est savoir vivre et partager dans la vie de tous les jours les valeurs cosmiques symbolisées par le Soleil et la Lune mais c'est aussi reconnaître qu'il existe toujours une vérité en quelque sorte surconsciente, c'est à dire au-delà de l'entendement intellectuel qui permet de lutter contre une tendance subconsciente qui tend à nier l'évolution.

Le pavé mosaïque symbolisant la dualité est donc présent tout au long de la vie. Son action agit sur les plans matériels, psychiques et spirituels. Le doute qui en résulte est permanent dans la conscience, c'est pourquoi le maçon au fond de lui-même sait que la quête de la recherche de la Lumière et plus importante que la Lumière en soi car il lui est demander de tailler sa pierre. Il cultivera donc toutes les vertus propres au travail, c'est à dire la ténacité, la persévérance, la confiance en ses FF.'. et ses convictions et combattra avec force, dans son for intérieur, les tendances contraires. Ainsi, il pourra cheminer heureux et traverser les vicissitudes de l'existence sans jamais perdre sa foi, symbolisée par la recherche de la Lumière.

Jean-Baptiste est le témoin de la Lumière comme le rappelle les versets six et sept du prologue «Il y eut un homme envoyé de Dieu, son nom était Jean. Il vint en témoignage pour témoigner au sujet de la lumière, afin que tous par lui fussent amenés à la foi. » Il est considéré en maçonnerie comme un initié parfait. Pourquoi ? Jean-Baptiste, précurseur de la Lumière, symbolise l'élan intérieur qui caractérise tout homme qui veut témoigner de la lumière. Cet élan, cette ferveur est la quintessence de tous les actes volitifs accomplis dans l'esprit de l'Orient. C'est une sorte de point d'équilibre extatique béatifiant la qualité de l'instant ressenti lors d'une initiation par exemple, c'est à dire en élargissant le niveau de conscience jusqu'à la perception symbiotique d'une plénitude amoureuse de la condition humaine associée à l'immortalité de l'âme. La fraternité maçonnique vécue en loge est le rappel constant de ce point d'équilibre. Sans elle rien ne se passe, tout reste figé dans un endroit clos et austère qui rigidifie les plus beaux concepts.

La force de l'initié est à chercher tout d'abord dans la confiance qu'il porte à sa conviction (libre choix) d'adhérer à l'ordre et à celle de son parrain garant du témoignage de Jean-Baptiste considéré comme un initié parfait. La dernière phrase du verset : << ...afin que tous par lui fussent amenés à la foi» signifie que l'évolution spirituelle, telle que la conçoit la voie maçonnique ne peut se faire ni dans un système dogmatique, ni dans une immanence de la Raison mais dans l'affirmation d'une conviction éclairée et personnelle que la vie a un sens pour soi dans celle des autres et que la clarté qui en résulte débouche sur le respect des droits et devoirs qui découle de la sincérité de sa ferveur (foi).

Verset 8

Le verset huit dit que: « Celui-là n'était pas la lumière, mais il devait témoigner au sujet de la Lumière ». Il confirme que Jean-Baptiste en tant qu'homme n'est pas la Vérité, mais qu'il connaît la Vérité puisqu'il doit témoigner sur elle, tout comme le maçon, qui est capable, grâce à son initiation, de distinguer l'erreur de la Vérité. La vocation de la franc-maçonnerie est de perpétuer la Lumière qui habite tous les hommes libres et de bonne moeurs qui désirent entreprendre le voyage initiatique. Le devoir est donc clair il s'agit de ne pas laisser perdre le message de l'Evangile de l'Amour. Témoigner n'est pas chose facile lorsque la situation politique est contraire à l'idéal éthique découlant de la foi. Il s'agit alors d'être courageux, de ne point faiblir devant les forces dévastatrices matérialistes qui créent de la culpabilité et de la déraision.

Comme Jean-Baptiste, le maçon continuera à baptiser c'est à dire à être l'ami de tous ceux qui frappent à la porte du temple. Disponible, prévenant, les jambes dans l'eau du fleuve de la vie et la tête dans les étoiles, il donne avec humilité ce qu'il connait le mieux c'est à dire son amour de l'humanité. Ce message ne contient aucunes plus-values matérielles, ni reconnaissances sociales, mais pour celui qui témoigne, il est de la plus haute importance, car il donne du sens à sa vie.

Verset 9

Le verset neuf dit que : «C'était la lumière, la véritable qui illumine tout homme en venant dans le monde ». Voilà à nouveau les vertus de l'initiation confirmées dans cette phrase qui, par ailleurs, est reprise telle quel dans le rituel du premier grade du REAA.

C'est en effet la responsabilité de l'initié devant la loi éthique qui veut que nous soyons tous concernés par la lumière puisqu'elle «illumine tout homme en venant dans le monde». Cette affirmation est au-delà de l'entendement humain car elle est parcequ'elle est éternel. Nous retrouvons ici, le mystère de l'origine et le mystère de son organisation dans une traduction éthique et mythique. Si le verset affirme que c'est la véritable lumière, c'est parce qu'il sous-entend qu'il peut exister une fausse lumière. Le mythe de la recherche de la Vérité passe inévitablement par une lutte impitoyable qui engage l'initié à se libérer des désirs inutiles (fausses lumières) afin de déboucher sur une plus grande lucidité de lui-même. La Vérité est d'abord sa propre vérité comprise dans une dimension mythique. Cette nouvelle lucidité permet à l'initié de comprendre l'histoire des civilisations et la sienne en particulier à travers le sens de la Lumière, qui est avant tout la Vérité sur l'homme.

Conclusion

Aime ton prochain comme toi-même est l'aboutissement naturel de cet effort de vérité. C'est du reste la condition nécessaire qui assure une cohésion créatrice d'une communauté d'homme que nous symbolisons en maçonnerie par la Loge. Cette aventure de soi-même dans la conscience des autres, mais surtout dans l'esprit de l'éternel Sagesse, place la franc-maçonnerie comme la société qui témoigne de la Lumière hors de tout dogmatisme et d'autoritarisme culturel.

Le prologue de l'Evangile de Jean est ouvert sur l'Autel de la Vérité. Il relie le mythe d'Hyram symbolisant les efforts que doit entreprendre tout initié qui désire s'affranchir de la souffrance primordiale au mythe du Christ symbolisant la foi en l'essence de la vie apportée par l'Evangile de l'Amour. Ces deux mythes inclus dans le cycle évolutif de la condition humaine ne sont actifs qu'à partir du moment où l'initié les fait vivre en lui. Ils forment alors une triade représentant les trois piliers qui soutiennent la base d'un temple universel que les francs-maçons construisent depuis la nuit des temps. Etre opératif dans ce chantier c'est donner à la fois du sens à sa vie et aux mystères de l'origine mais c'est aussi ne pas douter de la qualité du travail accompli, car il est effectué dans un lieu où les outils sont connus de tous et où les actes maladroits sont toujours repris par celui qui observe et oeuvre dans l'esprit de l'Eternel Sagesse.

La conscience du Tout n'a pas de frontières, elle est en permanence dans toute Vie, elle est La Vie au-delà de tout entendement raisonnable.

L'espérance mystique de l'Evangile de Jean est finalement une foi inébranlable en la capacité illimitée de l'esprit humain de s'affranchir des ténèbres pour retrouver les bienfaits de la Vie (Lumière), mais aussi d'être ému devant les mystères de l'existence et de son harmonie sous-jacente.

Source : http://www.fideliteprudence.ch/stjean.htm

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La Bible des francs-maçons

3 Juillet 2012 , Rédigé par Daniel LIGOU Publié dans #fondements bibliques de la FM

C'est un problème relativement complexe parce que nous pouvons l'envisager sous différents aspects complémentaires. D'abord celui essentiel, de la présence ou non de la Bible, ou, plus généralement, du Volume de la Loi Sacrée (vLs) dans l'Atelier, ensuite le rôle qu'elle joue ou ne joue pas dans le « lieu » maçonnique, en tant que « lumière » ou que « meuble ». S'ajoute la part de la Bible dans la trame du récit maçonnique qui présente la particularité qu'elle partage avec le compagnonnage de compléter un fond scripturaire, essentiellement vétérotestamentaire, par toute une série de légendes parabibliques qui développent le récit pour en tirer une leçon symbolique ou morale ; enfin, l'extraordinaire variété des « mots » correspondant à chaque grade, mots de passe, mots sacrés, « grandes paroles » dont bien des rites - et tout particulièrement le rite Ecossais Ancien et Accepté (REAA) en ses trente-trois degrés - ne sont pas avares.

Quelques remarques préliminaires tout d'abord. Nous serons sans doute incomplet, mais nous privilégierons les rites que nous connaissons bien et particulièrement ceux que nous avons pratiqués, régulièrement ou occasionnellement, car, à notre sens, la Maçonnerie, pour être vraiment comprise, doit être vécue spirituellement et affectivement, et elle n'est pas seulement synonyme de connaissance. Aussi notre commentaire sera-t-il essentiellement fondé sur les trois rites principaux pratiqués en France : le Rite français, le REAA, le Rite Ecossais Rectifié, car nous ne connaissons les rites anglais que par des textes que nous nous sommes plus ou moins régulièrement (nous en convenons volontiers !) procurés. D'autre part, à notre grand regret, nous n'avons pu, pour des raisons essentiellement linguistiques, utiliser les rituels allemands ou suédois. Quant aux rites pratiqués dans les pays latins, ils n'offrent pas grande originalité par rapport à ceux que nous connaissons déjà.

Autre observation. Il sagit de « rites » et non d'« obédiences ». Par conséquent, nous ne tenons aucun compte des « exclusives », « excommunications » ou affirmations d'irrégularité. D'ailleurs, le Rite français, tel qu'il est pratiqué au Grand-Orient ou le REAA à la Grande Loge sont-ils si différents des rites du même nom utilisés à la Grande Loge Nationale française ? Non, sans doute, car leurs sources sont communes. Nous avons même (horresco referens) fait quelques allusions à la « Maçonnerie d'Adoption » qui s'est maintenue jusqu'au milieu du XIXe siècle, la Maçonnerie féminine actuelle s'étant contentée d'aménager - fort intelligemment d'ailleurs - les textes masculins du REAA ou du Rite français.

Notons aussi que le Schibboleth de la régularité, aux yeux de la Grande Loge Unie d'Angleterre, n'est pas la Bible stricto sensu, mais le VLS, c'est-à-dire tout livre de base à caractère religieux et la croyance dans le Grand Architecte et à Sa Volonté révélée. Or, si la Maçonnerie a, depuis les Constitutions d'Anderson de 1723, la prétention, par ailleurs quelque peu justifiée, d'être le « centre de l'Union » et de regrouper « des hommes de bien et loyaux ou des hommes d'honneur » et de probité, quelles que soient les dénominations ou croyances religieuses qui aident à les « distinguer », elle n'en est pas moins le résultat d'un héritage, d'une tradition et de circonstances historiques qui lui ont donné une structure mentale et un équipement intellectuel chrétien, essentiellement réformé au départ, plus oecuménique par la suite. Il existe - et nous n'avons pas à la traiter - une Maçonnerie « sans Bible ».

Effectivement, partout où la Bible n'est pas la nourriture quotidienne des Frères, elle s'estompe ou disparaît, au profit du « livre de la Constitution » en Belgique et en France - évolution qui n'est nullement incompatible avec la croyance au Grand Architecte ainsi que le montre l'histoire du Rite français de 1787 à 1878 Où on prêtait serment devant le Grand Architecte ainsi sur le « Livre de la Loi ». En Israël, c'est évidemment la Tora, sans le Nouveau Testament, ailleurs, le Coran, l'Avesta, Confucius. Le REAA précise, en plus de la Bible, les Védas, le Thipitaka, le Koran, le Zend Avesta, le Tao Teh King et les quatre livres de Koung Fou Tsen. A la loge (anglaise) de Singapour, les Frères possèdent une douzaine de livres sacrés. Et le F. Rudyard Kipling exprime parfaitement cet oecuménisme : « Chacun de nous parlait du Dieu qu'il connaissait le mieux ». Mais où commence et finit le sacré ? Pourquoi pas les Pensées du président Maô ? On peut d'ailleurs se demander si la pratique de religions comme le confucianisme est en harmonie avec le concept de « Volonté Révélée » telle que la conçoivent les religions monothéistes de l'Europe ou du Moyen-Orient.

Enfin, nous faisons, ou nous essayons de faire un travail d'historien. Ce qui signifie que nous aurons soin de distinguer ce qui est historique, ce qui est biblique et, par rapport à la Bible et à l'histoire, ce qui est pure légende, en précisant bien que, pour aucun Maçon, la légende n'est ce qu'est la tradition dans la dogmatique catholique, c'est-à-dire quelque chose qui prend valeur doctrinale. D'autre part, il ne nous appartient pas davantage de faire l'exégèse de ce qui est d'inspiration biblique et a fortiori des textes utilisés. Encore moins, de pratiquer les méthodes allégoriques, typologiques ou anagogiques chères aux Pères de l'Eglise et aux dialecticiens du Moyen Age et dont on trouve de nombreuses traces dans les « Old Charges » (les vieux devoirs) qui réglaient la Maçonnerie opérative. Pour nous, le Temple de Salomon est un édifice construit par un Roi d'Israêl à la gloire de Yahwe et nous n'avons pas à nous demander s'il préfigure l'Eglise ou le Christ. Ce qui paraitra peut-être simpliste à quelques-uns, mais nous ne croyons pas à la vertu du mélange des genres.

Analysons d'abord notre premier point : la Bible, « instrument » en loge, sur laquelle on prête serment. Il n'est pas besoin de faire preuve de vaste érudition pour constater que la Maçonnerie « opérative », celle des bâtisseurs, très liée au monde clérical au moins par la construction des cathédrales, était - comme d'ailleurs l'ensemble des corps de métiers - des « guildes d'artisans », des « compagnies » diverses - d'inspiration chrétienne, catholique en Angleterre jusqu'à la Réforme, anglicane ou réformée par la suite. En France, Italie, Espagne, ils sont restés fidèles à l'Eglise romaine jusqu'à leur disparition naturelle ou leur suppression révolutionnaire. Avec parfois la doublure d'une confrérie professionnelle, le plus souvent distincte des confréries de pénitents. Es étaient placés sous l'invocation des saints protecteurs de la profession, et, pour les « gens du bâtiment », très particulièrement les « Quatre Martyrs Couronnés » (fluatuor Coronati) que l'on rencontre en Angleterre, mais aussi en Italie (Rome) et en France (Dijon). De plus, il ne semble pas qu'à l'inverse des compagnonnages, toujours suspects à l'Eglise et au pouvoir civil, ces « corps » aient, si peu que ce soit, rompu avec l'orthodoxie. Mais revenons à l'Angleterre.

Il est difficile d'affirmer que la Bible figurât dans le « matériel » des loges opératives anglaises avant la Réforme, au moins d'après ce que nous permettent de saisir les « Old Charges ». Par contre, nous savons qu'on y prêtait serment, ce qui n'a rien d'original, puisque le « métier juré » était un peu partout la règle. Le fait est que les premiers documents - le Regius (c. 1370) et le Cooke (c. 1420) - sont parfaitement silencieux. Aussi aucune hypothèse n'est à exclure : la Bible lorsqu'on pouvait s'en procurer une, ce qui, avant le développement de l'imprimerie n'était peut-étre pas si aisé, le « livre » des statuts et règlements corporatifs, des reliques comme c'est si souvent le cas en France ? De toute façon, le serment avait un caractère religieux qu'il a conservé - sauf dans la Maçonnerie « sécularisée ».

Les documents plus récents, mais aussi postérieurs à la Réforme, sont plus explicites et le serment sur la Bible est, le plus souvent, affirmé par le « Grand Loge Manuscript », n° 1 (1573), le n° 2 (1650), le « Manuscrit d'Edimbourg » (c. 1696) : « On leur fait prendre la Bible et prêter serment », le « Crawley » (c. 1700) où le postulant jure sur le livre saint par « Dieu et saint Jean », le « Sloane » de la même époque, à propos duquel le doute reste cependant permis, le « Dumfries n° 4 » (c. 1710). On peut donc admettre que, depuis la Réforme, le serment sur la Bible était devenu la règle, ce qui faisait dire à l'historien français A. Lantoine que c'était là un « landmark de contrebande huguenote », mot amusant, mais indiscutablement exagéré. Cette constatation ne doit pas nous faire perdre de vue la parfaite orthodoxie catholique d'abord, anglicane ensuite, des « Old Charges ». Sur ce plan, le texte le plus caractéristique est sans doute le « Dumfries n° 4 » (c. 1710), découvert dans les archives de la Loge de cette petite ville, située en Ecosse, mais aux confins de l'Angleterre. L'auteur donne du Temple de Jérusalem l'interprétation chrétienne et symbolique traditionnelle et sinspire à la fois de Bède le Vénérable et de John Bunyan. Les prières sont strictement « nicéennes ». Les « obligations » exigent la fidélité à Dieu, à la Sainte Eglise catholique (c'est-à-dire anglicane dans le sens du Prayers Book) en même temps qu'au Roi. Les échelons de l'Echelle de Jacob évoquent la Trinité et les douze Apôtres, la mer d'Airain est le sang du Christ, les douze bœufs, les disciples, le Temple, le fils de Dieu et l'Eglise ; La colonne jakin désigne Israël, la colonne Boaz l'Eglise avec une pointe d'anti-judaïsme chrétien. On lit avec surprise : « Qu'elle fut la plus grande merveille vue ou entendue dans le Temple - Dieu fut homme et un homme fut Dieu. Marie fut mère et pourtant vierge. Tout ce symbolisme traditionnel et la « typologie » chrétienne, admise jusqu'au développement de l'exégèse moderne, se retrouventdans ce rituel. Catholicisme romain, affirme Paul Naudon. Certainement pas - ou mieux, certainement plus - car on peut penser qu'il s'agit là du remaniement d'un texte plus ancien. Les citations bibliques sont empruntées à la « Version Autorisée » du roi Jacques, ce qui témoigne de l'orthodoxie anglicane du temps de la pieuse reine Anne.

Si la Maçonnerie était restée fidèle à cette orthodoxie, elle n'eût pu avoir de prétentions à l'Universalisme. Et c'est d'ailleurs ce qui s'est régulièrement produit chaque fois que l'on a voulu rattacher plus strictement le rituel maçonnique à une confession. Le Rite suédois, d'essence luthérienne, n'a pas débordé de son pays d'origine. Le Rite Ecossais Rectifié, de tonalité nettement chrétienne, a vu son expansion limitée.

Par contre, le REAA, les rites agnostiques, les rites anglo-saxons « déconfessionnalisés » sont susceptibles d'un développement infini. C'est donc le grand mérite d'Anderson et des créateurs de la Grande Loge de Londres d'avoir parfaitement compris le problème. Les Constitutions de 1723 ont permis cet élargissement, bien dans la ligne d'une Angleterre déjà orientée vers les flots.

Donc, en pays chrétien, la Bible était et est restée le VLS, les témoignages du XVIIIe siècle sont à peu près unanimes et les choses n'ont guère changé. En pays anglo-saxon, elle est la première « lumière symbolique », l'Equerre et le Compas étant les deux autres. Au rite Emulation actuel, la Bible doit être ouverte sur le plateau du Vénérable, orientée en tel sens que le dignitaire puisse la lire et recouverte par l'équerre et le compas. La page à laquelle le livre n'est pas ouvert n'est pas indiquée, mais il est de tradition - et de bon ton - de l'ouvrir à l'Ancien Testament lorsque l'on initie un israélite. Aux Etats-Unis, la Bible est généralement déposée sur un autel particulier au milieu du Temple.

Au REAA, la Bible est présente, ouverte pendant les travaux et placée sur l'« autel des serments » installé au pied des marches conduisant à l'Orient et qui est recouvert d'une étoffe bleue bordée de rouge (les couleurs de l'Ordre). Il peut être ouvert à tout endroit ; on l'ouvre de préférence à Il Chroniques 2.5 et à I Rois 6.7 Où il est question de la construction du « Temple de Salomon ».

En France, la Bible a connu des sorts différents. Les documents les plus anciens que nous possédions témoignent d'une grande religiosité, d'orientation quelque peu janséniste, et nous savons, par les textes d'origine policière, que la Bible était ouverte au premier chapitre de l'Evangile de Jean. Tradition qui s'est parfaitement conservée au Rite Rectifié, d'inspiration nettement plus chrétienne. Mais, en pays catholique, la Bible n'est pas, comme en Angleterre, la nourriture spirituelle de la majorité des citoyens, d'autant mieux que le concile de Trente en avait limité les possibilités de lecture pour les simples fidèles. Aussi, tout en conservant une expression religieuse sous la forme du Grand Architecte, qui ne sera remise en question qu'en 1877, la Maçonnerie française, dans son expression majoritaire, la Grande Loge, puis le Grand-Orient, vit disparaître lentement le livre de l'« outillage des Loges » dès le milieu du siècle. Lorsque, dans les textes d'unification du Rite français de 1785 - 1786, le « Livre des Constitutions » prit place, à côté de l'équerre et du compas, sur le plateau du Vénérable, il n'y eut aucune protestation et meme les Anglais ne s'en formalisèrent pas.

Sauf dans les rites totalement sécularisés - comme l'actuel Rite français - les serments qui accompagnent l'initiation et les « augmentations de salaire » sont prêtés sur le VLS. Ce qui, en 1738, irritait fort le pape Clément XII qui, dans la célèbre bulle d'excommunication In Eminenti, parle du « serment strict prêté sur la Sainte Bible ». Il est bien évident que, pour le monde anglo-saxon, un serment n'a de valeur que tout autant qu'il a une portée religieuse, attitude que l'on retrouve dansles tribunaux ou lors de l'« inauguration » d'un Président américain.

Il n'y a pas eu de gros changements en trois siècles : le « Colne Manuscript n° 1 » précise la forme du serment : « L'un des plus anciens, prenant la Bible, la tiendra présentée, de telle sorte que celui ou ceux qui doivent être faits maçons puissent poser et laisser étendue leur main droite sur elle. La formule du serment sera ensuite lue. » Au Rite Emulation actuel, le candidat est agenouillé et place sa main droite sur le Volume de la Loi Sacrée, tandis que sa main gauche tient un compas dont une des pointes est dirigée contre le sein gauche mis à nu. Lors du prononcé de l'obligation, le Vénérable, de sa main gauche, tiendra le Volume en précisant que la promesse est faite « sur ceci ». Au Rite Ecossais Rectifié - qui a conservé quelque chose de la tradition chevaleresque de la Maçonnerie française des Lumières, parfaitement absente en pays anglo-saxon - le candidat pose sa main sur l'épée nue du Vénérable posée sur la Bible ouverte au premier chapitre de saint Jean. La promesse est faite sur « le Saint Evangile ». Au Rite Ecossais Ancien et Accepté, le postulant place sa main droite sur les « trois grandes lumières » qui sont sur « l'Autel des Serments, Volume de la Loi Sacrée, Equerre et Compas », tandis que le Grand Expert met une pointe de compas sur son coeur et, « sous l'invocation du Grand Architecte de l'Univers », le postulant « jure solennellement sur les Trois Grandes Lumières de la Franc-Maçonnerie ».

En France, dans les années 1745, d'après le Secret des Francs-Maçons de l'abbé Pérau, le postulant s'agenouillait, le genou droit découvert, la gorge mise à nu, un compas sur la mamelle gauche et la main droite sur l'Evangile, « en présence du Dieu tout-puissant et de cette société ». A noter que le Rite français de 1785 prescrit le serment « sur les statuts généraux de l'Ordre, sur ce glaive symbole de l'honneur et devant le Grand Architecte de l'Univers (qui est Dieu) ».

Source : http://www.evangile-et-liberte.net/elements/numeros/160/cahier.html

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Offrandes des chefs de tribus pour la dédicace du tabernacle

27 Juin 2012 , Rédigé par BIBLE Publié dans #fondements bibliques de la FM

....7.3 Ils amenèrent leur offrande devant l'Éternel: six chars en forme de litières et douze boeufs, soit un char pour deux princes et un boeuf pour chaque prince; et ils les offrirent devant le tabernacle.

7.4 L'Éternel parla à Moïse, et dit:

7.5 Prends d'eux ces choses, afin de les employer pour le service de la tente d'assignation; tu les donneras aux Lévites, à chacun selon ses fonctions.

7.6 Moïse prit les chars et les boeufs, et il les remit aux Lévites.

7.7 Il donna deux chars et quatre boeufs aux fils de Guerschon, selon leurs fonctions;

7.8 il donna quatre chars et huit boeufs aux fils de Merari, selon leurs fonctions, sous la conduite d'Ithamar, fils du sacrificateur Aaron.

7.9 Mais il n'en donna point aux fils de Kehath, parce que, selon leurs fonctions, ils devaient porter les choses saintes sur les épaules.

7.10 Les princes présentèrent leur offrande pour la dédicace de l'autel, le jour où on l'oignit; les princes présentèrent leur offrande devant l'autel.

7.11 L'Éternel dit à Moïse: Les princes viendront un à un, et à des jours différents, présenter leur offrande pour la dédicace de l'autel.

7.12 Celui qui présenta son offrande le premier jour fut Nachschon, fils d'Amminadab, de la tribu de Juda.

7.13 Il offrit: un plat d'argent du poids de cent trente sicles, un bassin d'argent de soixante-dix sicles, selon le sicle du sanctuaire, tous deux pleins de fleur de farine pétrie à l'huile, pour l'offrande;

7.14 une coupe d'or de dix sicles, pleine de parfum;

7.15 un jeune taureau, un bélier, un agneau d'un an, pour l'holocauste;

7.16 un bouc, pour le sacrifice d'expiation;

7.17 et, pour le sacrifice d'actions de grâces, deux boeufs, cinq béliers, cinq boucs, cinq agneaux d'un an. Telle fut l'offrande de Nachschon, fils d'Amminadab.

7.18 Le second jour, Nethaneel, fils de Tsuar, prince d'Issacar, présenta son offrande.

7.19 Il offrit: un plat d'argent du poids de cent trente sicles, un bassin d'argent de soixante-dix sicles, selon le sicle du sanctuaire, tous deux pleins de fleur de farine pétrie à l'huile, pour l'offrande;

7.20 une coupe d'or de dix sicles, pleine de parfum;

7.21 un jeune taureau, un bélier, un agneau d'un an, pour l'holocauste;

7.22 un bouc, pour le sacrifice d'expiation;

7.23 et, pour le sacrifice d'actions de grâces, deux boeufs, cinq béliers, cinq boucs, cinq agneaux d'un an. Telle fut l'offrande de Nethaneel, fils de Tsuar.

7.24 Le troisième jour, le prince des fils de Zabulon, Éliab, fils de Hélon,

7.25 offrit: un plat d'argent du poids de cent trente sicles, un bassin d'argent de soixante-dix sicles, selon le sicle du sanctuaire, tous deux pleins de fleur de farine pétrie à l'huile, pour l'offrande;

7.26 une coupe d'or de dix sicles, pleine de parfum;

7.27 un jeune taureau, un bélier, un agneau d'un an, pour l'holocauste;

7.28 un bouc, pour le sacrifice d'expiation;

7.29 et, pour le sacrifice d'actions de grâces, deux boeufs, cinq béliers, cinq boucs, cinq agneaux d'un an. Telle fut l'offrande d'Éliab, fils de Hélon.

7.30 Le quatrième jour, le prince des fils de Ruben, Élitsur, fils de Schedéur,

7.31 offrit: un plat d'argent du poids de cent trente sicles, un bassin d'argent de soixante-dix sicles, selon le sicle du sanctuaire, tous deux pleins de fleur de farine pétrie à l'huile, pour l'offrande;

7.32 une coupe d'or de dix sicles, pleine de parfum;

7.33 un jeune taureau, un bélier, un agneau d'un an, pour l'holocauste;

7.34 un bouc, pour le sacrifice d'expiation;

7.35 et, pour le sacrifice d'actions de grâces, deux boeufs, cinq béliers, cinq boucs, cinq agneaux d'un an. Telle fut l'offrande d'Élitsur, fils de Schedéur.

7.36 Le cinquième jour, le prince des fils de Siméon, Schelumiel, fils de Tsurischaddaï,

7.37 offrit: un plat d'argent du poids de cent trente sicles, un bassin d'argent de soixante-dix sicles, selon le sicle du sanctuaire, tous deux pleins de fleur de farine pétrie à l'huile, pour l'offrande;

7.38 une coupe d'or de dix sicles, pleine de parfum;

7.39 un jeune taureau, un bélier, un agneau d'un an, pour l'holocauste;

7.40 un bouc, pour le sacrifice d'expiation;

7.41 et, pour le sacrifice d'actions de grâces, deux boeufs, cinq béliers, cinq boucs, cinq agneaux d'un an. Telle fut l'offrande de Schelumiel, fils de Tsurischaddaï.

7.42 Le sixième jour, le prince des fils de Gad, Éliasaph, fils de Déuel,

7.43 offrit: un plat d'argent du poids de cent trente sicles, un bassin d'argent de soixante-dix sicles, selon le sicle du sanctuaire, tous deux pleins de fleur de farine pétrie à l'huile, pour l'offrande;

7.44 une coupe d'or de dix sicles, pleine de parfum;

7.45 un jeune taureau, un bélier, un agneau d'un an, pour l'holocauste;

7.46 un bouc, pour le sacrifice d'expiation;

7.47 et, pour le sacrifice d'actions de grâces, deux boeufs, cinq béliers, cinq boucs, cinq agneaux d'un an. Telle fut l'offrande d'Éliasaph, fils de Déuel.

7.48 Le septième jour, le prince des fils d'Éphraïm, Élischama, fils d'Ammihud,

7.49 offrit: un plat d'argent du poids de cent trente sicles, un bassin d'argent de soixante-dix sicles, selon le sicle du sanctuaire, tous deux pleins de fleur de farine pétrie à l'huile, pour l'offrande;

7.50 une coupe d'or de dix sicles, pleine de parfum;

7.51 un jeune taureau, un bélier, un agneau d'un an, pour l'holocauste;

7.52 un bouc, pour le sacrifice d'expiation;

7.53 et, pour le sacrifice d'actions de grâces, deux boeufs, cinq béliers, cinq boucs, cinq agneaux d'un an. Telle fut l'offrande d'Élischama, fils d'Ammihud.

7.54 Le huitième jour, le prince des fils de Manassé, Gamliel, fils de Pedahtsur,

7.55 offrit: un plat d'argent du poids de cent trente sicles, un bassin d'argent de soixante-dix sicles, selon le sicle du sanctuaire, tous deux pleins de fleur de farine pétrie à l'huile, pour l'offrande;

7.56 une coupe d'or de dix sicles, pleine de parfum;

7.57 un jeune taureau, un bélier, un agneau d'un an, pour l'holocauste;

7.58 un bouc, pour le sacrifice d'expiation;

7.59 et, pour le sacrifice d'actions de grâces, deux boeufs, cinq béliers, cinq boucs, cinq agneaux d'un an. Telle fut l'offrande de Gamliel, fils de Pedahtsur.

7.60 Le neuvième jour, le prince des fils de Benjamin, Abidan, fils de Guideoni,

7.61 offrit: un plat d'argent du poids de cent trente sicles, un bassin d'argent de soixante-dix sicles, selon le sicle du sanctuaire, tous deux pleins de fleur de farine pétrie à l'huile, pour l'offrande;

7.62 une coupe d'or de dix sicles, pleine de parfum;

7.63 un jeune taureau, un bélier, un agneau d'un an, pour l'holocauste;

7.64 un bouc, pour le sacrifice d'expiation;

7.65 et, pour le sacrifice d'actions de grâces, deux boeufs, cinq béliers, cinq boucs, cinq agneaux d'un an. Telle fut l'offrande d'Abidan, fils de Guideoni.

7.66 Le dixième jour, le prince des fils de Dan, Ahiézer, fils d'Ammischaddaï,

7.67 offrit: un plat d'argent du poids de cent trente sicles, un bassin d'argent de soixante-dix sicles, selon le sicle du sanctuaire, tous deux pleins de fleur de farine pétrie à l'huile, pour l'offrande;

7.68 une coupe d'or de dix sicles, pleine de parfum;

7.69 un jeune taureau, un bélier, un agneau d'un an, pour l'holocauste;

7.70 un bouc, pour le sacrifice d'expiation;

7.71 et, pour le sacrifice d'actions de grâces, deux boeufs, cinq béliers, cinq boucs, cinq agneaux d'un an. Telle fut l'offrande d'Ahiézer, fils d'Ammischaddaï.

7.72 Le onzième jour, le prince des fils d'Aser, Paguiel fils d'Ocran,

7.73 offrit: un plat d'argent du poids de cent trente sicles, un bassin d'argent de soixante-dix sicles, selon le sicle du sanctuaire, tous deux pleins de fleur de farine pétrie à l'huile, pour l'offrande;

7.74 une coupe d'or de dix sicles, pleine de parfum;

7.75 un jeune taureau, un bélier, un agneau d'un an, pour l'holocauste;

7.76 un bouc, pour le sacrifice d'expiation;

7.77 et, pour le sacrifice d'actions de grâces, deux boeufs, cinq béliers, cinq boucs, cinq agneaux d'un an. Telle fut l'offrande de Paguiel, fils d'Ocran.

7.78 Le douzième jour, le prince des fils de Nephthali, Ahira, fils d'Énan,

7.79 offrit: un plat d'argent du poids de cent trente sicles, un bassin d'argent de soixante-dix sicles selon le sicle du sanctuaire, tous deux pleins de fleur de farine pétrie à l'huile, pour l'offrande;

7.80 une coupe d'or de dix sicles, pleine de parfum;

7.81 un jeune taureau, un bélier, un agneau d'un an, pour l'holocauste;

7.82 un bouc, pour le sacrifice d'expiation;

7.83 et, pour le sacrifice d'actions de grâces, deux boeufs, cinq béliers, cinq boucs, cinq agneaux d'un an. Telle fut l'offrande d'Ahira, fils d'Énan.

7.84 Tels furent les dons des princes d'Israël pour la dédicace de l'autel, le jour où on l'oignit. Douze plats d'argent, douze bassins d'argent, douze coupes d'or;

7.85 chaque plat d'argent pesait cent trente sicles, et chaque bassin soixante-dix, ce qui fit pour l'argent de ces ustensiles un total de deux mille quatre cents sicles, selon le sicle du sanctuaire;

7.86 les douze coupes d'or pleines de parfum, à dix sicles la coupe, selon le sicle du sanctuaire, firent pour l'or des coupes un total de cent vingt sicles.

7.87 Total des animaux pour l'holocauste: douze taureaux, douze béliers, douze agneaux d'un an, avec les offrandes ordinaires. Douze boucs, pour le sacrifice d'expiation.

7.88 Total des animaux pour le sacrifice d'actions de grâces: vingt-quatre boeufs, soixante béliers, soixante boucs, soixante agneaux d'un an. Tels furent les dons pour la dédicace de l'autel, après qu'on l'eut oint.

7.89 Lorsque Moïse entrait dans la tente d'assignation pour parler avec l'Éternel, il entendait la voix qui lui parlait du haut du propitiatoire placé sur l'arche du témoignage, entre les deux chérubins. Et il parlait avec l'Éternel.

Source : http://bible.evangiles.free.fr/nombres%207.html

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