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Diverses hypothèses concernant l'origine de la légende d’Hiram

14 Juin 2012 , Rédigé par LAT Publié dans #fondements bibliques de la FM

ORIGINE DE LA LEGENDE DHIRAM...?


L'architecte Hiram, qui aurait supervisé l'édification du Temple de Salomon à Jérusalem, vers 950 avant notre ère, apparaît pour la première fois en deux endroits de l'Ancien Testament (Rois et Chroniques, rédigés vers le Vè ou VIè siècle avant notre ère).

 

Dans les Old Charges ou Anciens Devoirs de la Franc-Maçonnerie opérative, il est ensuite cité sous son nom Hiram et sous divers autres noms... Mais sa légende à proprement parler, qui introduit les trois mauvais compagnons et met en scène sa mort, - légende qui deviendra le mythe fondateur de la Franc-Maçonnerie spéculative et l'origine probable du 3è degré -, n'est décrite pour la première fois qu'en 1730, dans "Masonry Dissected" de Prichard (... sans oublier à cet égard de souligner la très nette similitude qui existe entre la légende d'Hiram et l'histoire de la recherche du corps de Noé par ses fils décrite dans le manuscrit Graham de 1726).

 

L'origine de cette légende reste donc un relatif mystère.

 

Voici une liste des diverses hypothèses (circonstances ou concepts) qui ont été émises au sujet de cette origine, liste qui n'est sans doute pas close...

 

1. La mort “réelle” de Hiram Abiff

2. La légende d’Osiris

3. Une allégorie du soleil couchant

4. L’expulsion d’Adam du paradis

5. La mort d’Abel

6. L’entrée de Noé dans l’Arche

7. Le deuil de Joseph pour Jacob

8. Le parcours annuel du soleil ponctué par les équinoxes et solstices

9. La mort et la résurrection du Christ

10. La persécution des Templiers et la mort de Jacques de Molay

11. La mort de Charles Ier Stuart

12. Une allégorie inventée par Cromwell à l’encontre des Stuart

13. Une représentation de l’Age d’Or

14. Le drame de la génération-regénération

15. Le meurtre de Thomas Becket, archevêque de Canterbury

16. Une invention des Jacobites pour aider la maison des Stuart

17. La résurrection comme dogme général

18. La descente d'Enée aux Enfers

19. La révolte de Koré, Dathan et Abiram contre Moïse

20. Adoram, le préposé aux impôts du roi Roboam
21. La légende de Christian Rosenkreutz
22. Les rites d'initiation chamaniques (notamment en Sibérie et en Australie)
23. L'Oeuvre au Noir dans le processus alchimique de préparation de la pierre philosophale
24. La légende des Quatre Fils Aymon
25. Equivalence entre Hermès (Trismégiste) et Hiram, selon René Guénon
26. Hiram comme transposition symbolique de la Materia Prima des alchimistes

 

Source : http://legende-hiram.blogspot.fr/

L.A.T

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Quelques références maçonniques aux écritures pour ceux qui les cherchent

13 Juin 2012 Publié dans #fondements bibliques de la FM

Dans les rites Anglo-saxons les tableaux de Loge des trois premiers degrés portent parfois les références à des textes provenant des Écritures, comme le montrent les tableau de la Loge d'York. Chacun de ces trois premiers degrés développent donc certaines dimensions éthiques ou morales dont les termes sont présenté dans le Volume de la Loi Sacré. Ici, ce sont :

 

Premier Degré – Apprenti Entré

 

Psaume 133

Cantique des degrés. De David. Voici, oh! Qu’il est agréable, qu'il est doux Pour des frères de demeurer ensemble!

C'est comme l'huile précieuse qui, répandue sur la tête, Descend sur la barbe, sur la barbe d'Aaron, Qui descend sur le bord de ses vêtements.

C'est comme la rosée de l'Hermon, Qui descend sur les montagnes de Sion; Car c'est là que l'Éternel envoie la bénédiction, La vie, pour l'éternité.

Ruth 4:7pour la Grande Loge du Québec et grand nombre de Loges US

Ruth 4:7Autrefois en Israël, pour valider une affaire quelconque relative à un rachat ou à un échange, l'un ôtait son soulier et le donnait à l'autre: cela servait de témoignage en Israël.

Cette référence mérite quelques mots. On la trouve principalement référencée dans les communications les plus anciennes relatives à ce degré et, parfois à l'essence de la maçonnerie. Le fait d'échanger ses chaussures y était présenté comme un moyen d'affirmer le respect d'un engagement et particulièrement, une affirmation de respect du serment. Il s'agit bien évidemment d'un symbolisme identique à celui du Cable Tow que l'on a déjà vu ici et qui exprime le renforcement des liens tripartites entre le frère, la Loge et l'ensemble de la maçonnerie par le respect de l'Obligation Solennelle.

On peut aussi se référer à

Jos 5:15 Et le chef de l'armée de l'Éternel dit à Josué: Ote tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est saint. Et Josué fit ainsi.

Mais c'est toujours le premier texte de Ruth qui est cité, probablement à cause de son époux.

 

Second Degré – Compagnon du métier

 

Amos Chapitre VII

Amo 7:6 L'Éternel se repentit de cela. Cela non plus n'arrivera pas, dit le Seigneur, l'Éternel.Il m'envoya cette vision. Voici, le Seigneur se tenait sur un mur tiré au cordeau, Et il avait un niveau dans la main.

L'Éternel me dit: Que vois-tu, Amos ? Je répondis: Un niveau. Et le Seigneur dit: Je mettrai le niveau au milieu de mon peuple d'Israël, Je ne lui pardonnerai plus;

Juges XII;6pour la Grande Loge du Québec et un certain nombre d'autres, la référence des rites continentaux sur ce degré :

Jdg 12:6 Ils lui disaient alors: Hé bien, dis Schibboleth. Et il disait Sibboleth, car il ne pouvait pas bien prononcer. Sur quoi les hommes de Galaad le saisissaient, et l'égorgeaient près des gués du Jourdain. Il périt en ce temps-là quarante-deux mille hommes d'Éphraïm.

 

Troisième degré – Maître maçon

 

Ecclésiaste Chapitre XII

Ecc 12Mais souviens-toi de ton créateur pendant les jours de ta jeunesse, avant que les jours mauvais arrivent et que les années s'approchent où tu diras: Je n'y prends point de plaisir; avant que s'obscurcissent le soleil et la lumière, la lune et les étoiles, et que les nuages reviennent après la pluie, temps où les gardiens de la maison tremblent, où les hommes forts se courbent, où celles qui moulent s'arrêtent parce qu'elles sont diminuées, où ceux qui regardent par les fenêtres sont obscurcis, où les deux battants de la porte se ferment sur la rue quand s'abaisse le bruit de la meule, où l'on se lève au chant de l'oiseau, où s'affaiblissent toutes les filles du chant, où l'on redoute ce qui est élevé, où l'on a des terreurs en chemin, où l'amandier fleurit, où la sauterelle devient pesante, et où la câpre n'a plus d'effet, car l'homme s'en va vers sa demeure éternelle, et les pleureurs parcourent les rues ; avant que le cordon d'argent se détache, que le vase d'or se brise, que le seau se rompe sur la source, et que la roue se casse sur la citerne ; avant que la poussière retourne à la terre, comme elle y était, et que l'esprit retourne à Dieu qui l'a donné.

Vanité des vanités, dit l'Ecclésiaste, tout est vanité.

Outre que l'Ecclésiaste fut un sage, il a encore enseigné la science au peuple, et il a examiné, sondé, mis en ordre un grand nombre de sentences.

L'Ecclésiaste s'est efforcé de trouver des paroles agréables; et ce qui a été écrit avec droiture, ce sont des paroles de vérité.

Les paroles des sages sont comme des aiguillons; et, rassemblées en un recueil, elles sont comme des clous plantés, données par un seul maître.

Du reste, mon fils, tire instruction de ces choses; on ne finirait pas, si l'on voulait faire un grand nombre de livres, et beaucoup d'étude est une fatigue pour le corps. Écoutons la fin du discours: Crains Dieu et observe ses commandements. C'est là ce que doit faire tout homme.

Car Dieu amènera toute œuvre en jugement, au sujet de tout ce qui est caché, soit bien, soit mal. »

*

* *

Tout cela étant dit, les différents degrés de la maçonnerie font référence à plusieurs textes des Écritures, majoritairement des citations de l'Ancien Testament, des psaumes, des prophètes.

Les citations du Nouveau Testament sont assez peu nombreuses, y compris dans la maçonnerie continentale, mais elles existent :

 

Il y a, bien évidemment l'Évangile de Jean si présent dans de nombreux Rites:

Jean 1:1 Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.

Jean 1:2 Elle était au commencement avec Dieu.

Jean 1:3 Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle.

Jean1:4 En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. »

 

La Lumière des Hommes est évidemment à mettre en relation avec la formule de la Chaïne d'Union du Droit Humain : « ...nous veillerons sur le sommeil des Hommes ».

 

Autre passage du Nouveau Testament faisant référence à la Loge durant une cérémonie :

 

Act 2:1 Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu.

Act 2:2 Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis.

Act 2:3 Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux.

Act 2:4 Et ils furent tous remplis du Saint Esprit, et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer. »

Ces deux textes sont inséparables par Nature dans la mesure où la Parole est souvent présentée comme une Arme de Feu par Saint Jean …

Apo. 11:4 Ce sont les deux oliviers et les deux chandeliers qui se tiennent devant le Seigneur de la terre.

Apo.11:5 Si quelqu'un veut leur faire du mal, du feu sort de leur bouche et dévore leurs ennemis; et si quelqu'un veut leur faire du mal, il faut qu'il soit tué de cette manière. »

Mais voyons simplement le fil de l'Ecriture et sa signification en maçonnerie appartiendra à ceux qui le parcourent. La Bible que j'utilise ici est celle de la traduction téléchargeable sur http://www.e-sword.net/ .

 

Initiation :

 

Gen 1:3 Dieu dit: Que la lumière soit! Et la lumière fut.

Les tabliers :

Gen 3:7 Les yeux de l'un et de l'autre s'ouvrirent, ils connurent qu'ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s'en firent des ceintures.

Pour ceux ou celles d'entre vous qui pratiquent des rites anglo-saxon, ces versets sont une explication pour les tabliers et les références qui y sont faites durant les cérémonies

Num 15:37 L'Éternel dit à Moïse:

Num 15:38 Parle aux enfants d'Israël, et dis-leur qu'ils se fassent, de génération en génération, une frange au bord de leurs vêtements, et qu'ils mettent un cordon bleu sur cette frange du bord de leurs vêtements.

Num 15:39 Quand vous aurez cette frange, vous la regarderez, et vous vous souviendrez de tous les commandements de l'Éternel pour les mettre en pratique, et vous ne suivrez pas les désirs de vos cœurs et de vos yeux pour vous laisser entraîner à l'infidélité.

Num 15:40 Vous vous souviendrez ainsi de mes commandements, vous les mettrez en pratique, et vous serez saints pour votre Dieu.

 

Ëtre un Homme Libre...

 

 à ce sujet, on notera que Colin Dyer dans son ouvrage « Symbolism in craft maçsonry » fait une relation directe entre ce passage relatif aux préparatifs d'un candidat à l'initiation et le franchissement du fleuve par les Ephraïnites à qui l'on demandait un mot...

Gen 21:9 Sara vit rire le fils qu'Agar, l'Égyptienne, avait enfanté à Abraham;

Gen 21:10 et elle dit à Abraham: Chasse cette servante et son fils, car le fils de cette servante n'héritera pas avec mon fils, avec Isaac.

Pour les serments et les chaussures :

Exo 3:5 Dieu dit: N'approche pas d'ici, ôte tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte.

Les verges des Diacres et du Directeur des Cérémonies et les Signes...

Exo 4:1Moïse répondit, et dit: Voici, ils ne me croiront point, et ils n'écouteront point ma voix. Mais ils diront: L'Éternel ne t'est point apparu.

Exo 4:2 L'Éternel lui dit: Qu'y a-t-il dans ta main? Il répondit: Une verge.

Exo 4:3 L'Éternel dit: Jette-la par terre. Il la jeta par terre, et elle devint un serpent. Moïse fuyait devant lui.

Exo 4:4 L'Éternel dit à Moïse: Étends ta main, et saisis-le par la queue. Il étendit la main et le saisit et le serpent redevint une verge dans sa main.

Exo 4:5 C'est là, dit l'Éternel, ce que tu feras, afin qu'ils croient que l'Éternel, le Dieu de leurs pères, t'est apparu, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob.

Exo 4:6 L'Éternel lui dit encore: Mets ta main dans ton sein. Il mit sa main dans son sein; puis il la retira, et voici, sa main était couverte de lèpre, blanche comme la neige.

Exo 4:7 L'Éternel dit: Remets ta main dans ton sein. Il remit sa main dans son sein; puis il la retira de son sein, et voici, elle était redevenue comme sa chair.

Exo 4:8 S'ils ne te croient pas, dit l'Éternel, et n'écoutent pas la voix du premier signe, ils croiront à la voix du dernier signe.

Exo 4:9 S'ils ne croient pas même à ces deux signes, et n'écoutent pas ta voix, tu prendras de l'eau du fleuve, tu la répandras sur la terre, et l'eau que tu auras prise du fleuve deviendra du sang sur la terre.

 

Pour la Construction du Temple et la réalisation du Tabernacle :

 

Exo 20:25 Si tu m'élèves un autel de pierre, tu ne le bâtiras point en pierres taillées; car en passant ton ciseau sur la pierre, tu la profanerais.

Tabernacle . Ce sont ces versets qui permettent de comprendre les dimensions virtuelles de la Loge, son décor et le fait qu'elle n'est pas un endroit sacré mais seulement posée sur un endroit sacré. En fait la sacralité de la Loge repose sur une relation de même nature que le mana polynésien. La Loge n'est pas sacré mais le sacré l'habite.

Exo 27:1 Tu feras l'autel de bois d'acacia; sa longueur sera de cinq coudées, et sa largeur de cinq coudées. L'autel sera carré, et sa hauteur sera de trois coudées.

Exo 27:2 Tu feras, aux quatre coins, des cornes qui sortiront de l'autel; et tu le couvriras d'airain.

Exo 27:3 Tu feras pour l'autel des cendriers, des pelles, des bassins, des fourchettes et des brasiers; tu feras d'airain tous ses ustensiles.

Exo 27:4 Tu feras à l'autel une grille d'airain, en forme de treillis, et tu mettras quatre anneaux d'airain aux quatre coins du treillis.

Exo 27:5 Tu le placeras au-dessous du rebord de l'autel, à partir du bas, jusqu'à la moitié de la hauteur de l'autel.

Exo 27:6 Tu feras des barres pour l'autel, des barres de bois d'acacia, et tu les couvriras d'airain.

Exo 27:7 On passera les barres dans les anneaux; et les barres seront aux deux côtés de l'autel, quand on le portera.

Exo 27:8 Tu le feras creux, avec des planches; il sera fait tel qu'il t'est montré sur la montagne.

Exo 27:9 Tu feras le parvis du tabernacle. Du côté du midi, il y aura, pour former le parvis, des toiles de fin lin retors, sur une longueur de cent coudées pour ce premier côté,

Exo 27:10 avec vingt colonnes posant sur vingt bases d'airain; les crochets des colonnes et leurs tringles seront d'argent.

Exo 27:11 Du côté du nord, il y aura également des toiles sur une longueur de cent coudées, avec vingt colonnes et leurs vingt bases d'airain; les crochets des colonnes et leurs tringles seront d'argent.

Exo 27:12 Du côté de l'occident, il y aura pour la largeur du parvis cinquante coudées de toiles, avec dix colonnes et leurs dix bases.

Exo 27:13 Du côté de l'orient, sur les cinquante coudées de largeur du parvis,

Exo 27:14 il y aura quinze coudées de toiles pour une aile, avec trois colonnes et leurs trois bases,

Exo 27:15 et quinze coudées de toiles pour la seconde aile, avec trois colonnes et leurs trois bases.

Exo 27:16 Pour la porte du parvis il y aura un rideau de vingt coudées, bleu, pourpre et cramoisi, et de fin lin retors, en ouvrage de broderie, avec quatre colonnes et leurs quatre bases.

Exo 27:17 Toutes les colonnes formant l'enceinte du parvis auront des tringles d'argent, des crochets d'argent, et des bases d'airain.

Exo 27:18 La longueur du parvis sera de cent coudées, sa largeur de cinquante de chaque côté, et sa hauteur de cinq coudées; les toiles seront de fin lin retors, et les bases d'airain.

Exo 27:19 Tous les ustensiles destinés au service du tabernacle, tous ses pieux, et tous les pieux du parvis, seront d'airain.

Exo 27:20 Tu ordonneras aux enfants d'Israël de t'apporter pour le chandelier de l'huile pure d'olives concassées, afin d'entretenir les lampes continuellement.

Exo 27:21 C'est dans la tente d'assignation, en dehors du voile qui est devant le témoignage, qu'Aaron et ses fils la prépareront, pour que les lampes brûlent du soir au matin en présence de l'Éternel. C'est une loi perpétuelle pour leurs descendants, et que devront observer les enfants d'Israël.

 

Les dimensions du Temple et de la Loge virtuelle

 

1Rois 6:2 La maison que le roi Salomon bâtit à l'Éternel avait soixante coudées de longueur, vingt de largeur, et trente de hauteur.

La construction du Temple

1Rois 6:7 Lorsqu'on bâtit la maison, on se servit de pierres toutes taillées, et ni marteau, ni hache, ni aucun instrument de fer, ne furent entendus dans la maison pendant qu'on la construisait.

L'entrée dans la chambre du milieu (tableau au second degré)

1Rois 6:8 L'entrée des chambres de l'étage inférieur était au côté droit de la maison; on montait à l'étage du milieu par un escalier tournant, et de l'étage du milieu au troisième.

A l'entrée du Temple :

Eze 8:16 Et il me conduisit dans le parvis intérieur de la maison de l'Éternel. Et voici, à l'entrée du temple de l'Éternel, entre le portique et l'autel, il y avait environ vingt-cinq hommes, tournant le dos au temple de l'Éternel et le visage vers l'orient; et ils se prosternaient à l'orient devant le soleil.

 

Les Colonnes

 

1Rois 7:15 Il fit les deux colonnes d'airain. La première avait dix-huit coudées de hauteur, et un fil de douze coudées mesurait la circonférence de la seconde.

1Rois 7:16 Il fondit deux chapiteaux d'airain, pour mettre sur les sommets des colonnes; le premier avait cinq coudées de hauteur, et le second avait cinq coudées de hauteur.

1Rois 7:17 Il fit des treillis en forme de réseaux, des festons façonnés en chaînettes, pour les chapiteaux qui étaient sur le sommet des colonnes, sept pour le premier chapiteau, et sept pour le second chapiteau.

1Rois 7:18 Il fit deux rangs de grenades autour de l'un des treillis, pour couvrir le chapiteau qui était sur le sommet d'une des colonnes; il fit de même pour le second chapiteau.

1Rois 7:19 Les chapiteaux qui étaient sur le sommet des colonnes, dans le portique, figuraient des lis et avaient quatre coudées.

1Rois 7:20 Les chapiteaux placés sur les deux colonnes étaient entourés de deux cents grenades, en haut, près du renflement qui était au delà du treillis; il y avait aussi deux cents grenades rangées autour du second chapiteau.

1Rois 7:21 Il dressa les colonnes dans le portique du temple; il dressa la colonne de droite, et la nomma Jakin; puis il dressa la colonne de gauche, et la nomma Boaz.

1Rois 7:22 Il y avait sur le sommet des colonnes un travail figurant des lis. Ainsi fut achevé l'ouvrage des colonnes.

 

La Consécration du Temple et de la Sainte Arche Royale...

 

Rois 8:1Alors le roi Salomon assembla près de lui à Jérusalem les anciens d'Israël et tous les chefs des tribus, les chefs de famille des enfants d'Israël, pour transporter de la cité de David, qui est Sion, l'arche de l'alliance de l'Éternel.

Rois8:2 Tous les hommes d'Israël se réunirent auprès du roi Salomon, au mois d'Éthanim, qui est le septième mois, pendant la fête.

Rois8:3 Lorsque tous les anciens d'Israël furent arrivés, les sacrificateurs portèrent l'arche.

Rois 8:4 Ils transportèrent l'arche de l'Éternel, la tente d'assignation, et tous les ustensiles sacrés qui étaient dans la tente: ce furent les sacrificateurs et les Lévites qui les transportèrent.

Rois 8:5 Le roi Salomon et toute l'assemblée d'Israël convoquée auprès de lui se tinrent devant l'arche. Ils sacrifièrent des brebis et des boeufs, qui ne purent être ni comptés, ni nombrés, à cause de leur multitude.

Rois 8:6 Les sacrificateurs portèrent l'arche de l'alliance de l'Éternel à sa place, dans le sanctuaire de la maison, dans le lieu très saint, sous les ailes des chérubins.

Rois 8:7 Car les chérubins avaient les ailes étendues sur la place de l'arche, et ils couvraient l'arche et ses barres par-dessus.

Rois 8:8 On avait donné aux barres une longueur telle que leurs extrémités se voyaient du lieu saint devant le sanctuaire, mais ne se voyaient point du dehors. Elles ont été là jusqu'à ce jour.

Rois 8:9 Il n'y avait dans l'arche que les deux tables de pierre, que Moïse y déposa en Horeb, lorsque l'Éternel fit alliance avec les enfants d'Israël, à leur sortie du pays d'Égypte.

Rois8:10 Au moment où les sacrificateurs sortirent du lieu saint, la nuée remplit la maison de l'Éternel.

Rois8:11 Les sacrificateurs ne purent pas y rester pour faire le service, à cause de la nuée; car la gloire de l'Éternel remplissait la maison de l'Éternel.

Rois8:12 Alors Salomon dit: L'Éternel veut habiter dans l'obscurité!

Rois 8:13 J'ai bâti une maison qui sera ta demeure, un lieu où tu résideras éternellement!

Rois 8:14 Le roi tourna son visage, et bénit toute l'assemblée d'Israël; et toute l'assemblée d'Israël était debout.

Rois 8:15 Et il dit: Béni soit l'Éternel, le Dieu d'Israël, qui a parlé de sa bouche à David, mon père, et qui accomplit par sa puissance ce qu'il avait déclaré en disant:

Rois8:16 Depuis le jour où j'ai fait sortir d'Égypte mon peuple d'Israël, je n'ai point choisi de ville parmi toutes les tribus d'Israël pour qu'il y fût bâti une maison où résidât mon nom, mais j'ai choisi David pour qu'il régnât sur mon peuple d'Israël!

Rois8:17 David, mon père, avait l'intention de bâtir une maison au nom de l'Éternel, le Dieu d'Israël.

Rois 8:18 Et l'Éternel dit à David, mon père: Puisque tu as eu l'intention de bâtir une maison à mon nom, tu as bien fait d'avoir eu cette intention.

Rois8:19 Seulement, ce ne sera pas toi qui bâtiras la maison; mais ce sera ton fils, sorti de tes entrailles, qui bâtira la maison à mon nom.

Rois 8:20 L'Éternel a accompli la parole qu'il avait prononcée. Je me suis élevé à la place de David, mon père, et je me suis assis sur le trône d'Israël, comme l'avait annoncé l'Éternel, et j'ai bâti la maison au nom de l'Éternel, le Dieu d'Israël.

Rois 8:21 J'y ai disposé un lieu pour l'arche où est l'alliance de l'Éternel, l'alliance qu'il a faite avec nos pères quand il les fit sortir du pays d'Égypte.

Rois8:22 Salomon se plaça devant l'autel de l'Éternel, en face de toute l'assemblée d'Israël. Il étendit ses mains vers le ciel, et il dit:

Rois8:23 O Éternel, Dieu d'Israël! Il n'y a point de Dieu semblable à toi, ni en haut dans les cieux, ni en bas sur la terre: tu gardes l'alliance et la miséricorde envers tes serviteurs qui marchent en ta présence de tout leur coeur!

Rois 8:24 Ainsi tu as tenu parole à ton serviteur David, mon père; et ce que tu as déclaré de ta bouche, tu l'accomplis en ce jour par ta puissance.

Source : http://truthlurker.over-blog.com/categorie-512058.html

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Joseph d'Arimathie dans les Evangiles Apocryphes

11 Juin 2012 , Rédigé par Evangile de Nicodème Publié dans #fondements bibliques de la FM

  

Survint un homme, appelé Joseph, membre du Conseil, il était d'Arimathie et il avait foi dans le Royaume de Dieu. Il s'approcha de Pilate et lui demanda le corps de Jésus. Puis il le descendit de la croix, le roula dans un linceul tout blanc, et le plaça dans une tombe taillée dans le roc, où personne encore n'avait été mis. Quand ils surent que Joseph avait demandé le corps de Jésus, les Juifs le cherchèrent, lui et les douze hommes qui avaient soutenu que Jésus était né régulièrement; ils cherchaient aussi Nicodème et bien d'autres encore, qui étaient accourus devant Pilate pour lui faire connaître les bienfaits de Jésus. Tous s'étaient cachés. Seul Nicodème parut devant les Juifs, parce qu'il était l'un des principaux d'entre eux. Et il leur demanda : « Comment êtes-vous entrés dans la synagogue ? » Et les Juifs répondirent : « Et toi, comment y es-tu entré ? Tu es son complice, partage donc le même sort que lui dans le siècle futur ! » Nicodème répondit : « Amen, amen ! » A son tour, Joseph sortit et leur dit : « Pourquoi vous êtes-vous irrités de ce que je demande le corps de Jésus ? Voici, je l'ai placé dans mon tombeau neuf, après l'avoir enveloppé d'un linceul tout blanc, et j'ai roulé la pierre devant la porte du caveau. Mais vous, vous avez mal agi envers ce juste, que vous avez crucifié sans remords et que vous avez même transpercé d'un coup de lance. » Les Juifs empoignèrent Joseph et décidèrent de le faire garder jusqu'au lendemain du sabbat. « Sache bien, lui dirent-ils, que seule, l'heure nous empêche de te châtier, puisque le sabbat commence. Mais sache-le aussi, tu ne mérites pas même une sépulture... Joseph riposta : « Vous avez dit à Pilate : Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants ! En vérité, je crains que la colère du Seigneur déjà ne s'abatte sur vous et sur vos enfants, comme vous l'avez dit. » Ces mots exaspérèrent les Juifs. Ils se saisirent de Joseph et l'enfermèrent dans une maison sans fenêtre, postèrent des gardes à l'entrée et scellèrent la porte derrière laquelle Joseph était captif…

Ils siégeaient encore dans la synagogue, mal remis de leur étonnement, quand arrivèrent quelques membres de la garde que les Juifs avaient demandée à Pilate, et qu'ils avaient chargée de surveiller le tombeau de Jésus et d'empêcher ses disciples de venir le prendre. Ils racontèrent les événements aux chefs de la synagogue, aux prêtres et aux lévites : « Il s'est fait un grand tremblement, et nous avons vu un ange descendre du ciel, et il a roulé la pierre qui fermait le caveau et s'est assis dessus. Il étincelait comme la neige et comme l'éclair. En proie à une grande frayeur, nous tombâmes, à moitié morts. Et nous entendîmes la voix de l'ange : il parlait aux femmes debout près du sépulcre : soyez sans crainte, vous ! Je sais que vous cherchez Jésus, le crucifié. Il n'est pas ici. Il est ressuscité selon ce qu'il avait dit ! Venez et regardez l'endroit où avait été déposé le Seigneur. Et vite allez dire à ses disciples qu'il s'est relevé d'entre les morts et qu'il est en Galilée. » Les Juifs dirent : « Qui étaient ces femmes à qui il parlait ? - Nous ignorons qui elles étaient », répondirent les gardes. Les Juifs : « Quelle heure était-il ? » Les gardes : « Minuit. » Les Juifs : « Et pourquoi ne les avez-vous pas arrêtées ? » Les gardes : « Nous étions morts de peur, et désespérions de jamais revoir la lumière du jour. Comment aurions-nous pu les arrêter ? » Les Juifs : « Aussi vrai que vit le Seigneur, nous ne vous croyons pas. » Les gardes dirent aux Juifs : « Vous avez rencontré en cet homme des signes aussi grands et ne l'avez pas cru. Pourquoi croiriez-vous des gens comme nous ? Mais vous avez bien fait de jurer par la vie du Seigneur, car il est vivant ! » Les gardes reprirent : « Il paraît que vous avez enfermé l'homme qui avait réclamé le corps de Jésus, que vous avez scellé sa porte, mais quand vous l'avez ouverte, vous ne l'avez pas trouvé. Donnez-nous Joseph, et nous vous donnerons Jésus ! » Les Juifs répondirent « Joseph est rentré chez lui. » Les gardes répliquèrent : « Et Jésus est ressuscité, c'est l'ange qui nous l'a dit. Il se trouve en Galilée. » Ces propos inquiétaient les Juifs. Ils dirent : « Il ne faut pas que cette nouvelle s'ébruite et que tous se convertissent à Jésus. » Et après avoir délibéré, ils se cotisèrent et remirent un bon pécule aux soldats avec cette consigne : « Dites que la nuit, pendant que vous dormiez, ses disciples sont venus et l'ont dérobé. Si l'affaire parvient aux oreilles du gouverneur, nous nous chargeons de l'amadouer et nous vous épargnerons les ennuis. » Les soldats empochèrent l'argent et firent comme on leur avait dit.

 

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Joseph d'Arimathie dans les Evangiles

11 Juin 2012 Publié dans #fondements bibliques de la FM

Évangile selon Jean 19

 

38. Après cela, Joseph d'Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate d'enlever le corps de Jésus, et Pilate le permit. Il vint donc et enleva son corps.

39. Nicodème, qui précédemment était venu vers lui de nuit, vint aussi, apportant un mélange de myrrhe et d'aloès, environ cent livres.

40. Ils prirent donc le corps de Jésus et l'entourèrent de bandelettes avec les aromates, selon la manière d'ensevelir en usage chez les Juifs.

41. Or, au lieu où il avait été crucifié, il y avait un jardin, et dans le jardin un sépulcre neuf, où personne n'avait encore été mis.

42. C'est là, à raison de la Préparation des Juifs, le sépulcre étant proche, qu'ils mirent Jésus.

 

Évangile selon Luc 23

 

50. Et alors un homme, nommé Joseph, qui était membre du conseil, homme bon et juste,

51. - il n'avait pas donné son assentiment à leur résolution ni à leur acte -, d'Arimathie, ville juive, qui attendait le royaume de Dieu,

52. cet homme alla trouver Pilate pour lui demander le corps de Jésus ;

53. il le descendit, l'enveloppa d'un linceul, et le déposa dans un sépulcre taillé dans le roc, où personne n'avait encore été mis.

54. C'était le jour de Préparation, et le sabbat commençait.

55. Ayant suivi Joseph, les femmes qui étaient venues de la Galilée avec Jésus considérèrent le sépulcre et comment son corps y avait été déposé.

56. S'en étant retournées, elles préparèrent des aromates et des parfums ; et, pendant le sabbat, elles demeurèrent en repos, selon le précepte.

 

Évangile selon Marc 15

 

42. Le soir étant déjà venu, comme c'était Préparation, c'est-à-dire veille du sabbat,

43. vint Joseph d'Arimathie, membre honoré du grand conseil, qui attendait, lui aussi, le royaume de Dieu. Il alla hardiment auprès de Pilate pour demander le corps de Jésus.

44. Mais Pilate s'étonna qu'il fût déjà mort, fit venir le centurion, et lui demanda s'il y avait longtemps qu'il était mort.

45. Renseigné par le centurion, il accorda le cadavre à Joseph.

46. Ayant acheté un linceul, il le descendit, l'enveloppa dans le linceul, le déposa dans un sépulcre qui avait été taillé dans le roc, et il roula une pierre à l'entrée du sépulcre.

47. Or Marie la Magdaléenne et Marie, mère de José, observaient où il était déposé.

 

Évangile selon Matthieu 27

 

57. Le soir venu, vint un homme riche d'Arimathie, nommé Joseph, qui lui aussi était devenu disciple de Jésus.

58. Il alla trouver Pilate pour lui demander le corps de Jésus ; Pilate alors ordonna qu'on le lui remît.

59. Joseph prit le corps, l'enveloppa d'un linceul blanc,

60. et le déposa dans son sépulcre neuf, qu'il avait fait tailler dans le roc ; puis, ayant roulé une grosse pierre à l'entrée du sépulcre, il s'en alla.

61. Or Marie la Magdaléenne et l'autre Marie étaient là, assises en face du tombeau.

 

Source : http://le-miroir-alchimique.blogspot.fr

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Légende et mythe d’Enoch

10 Juin 2012 , Rédigé par T... Ill... F... CLEMENT Marcel, 33e Publié dans #fondements bibliques de la FM

Quels que soient les enseignements que chaque F... tire de ses réflexions sur les Rituels et le Symbolisme, il est logique de s'interroger sur les faits, légendes et mythes auxquels ils font référence.

Après des années de pratique et d'usage de ces Rituels, au travers de leurs éditions successives et des remaniements qu'ils ont subis, il est permis aussi de s'interroger sur leur sens et leur portée.

L'entreprise n'est pas nouvelle. La tenter ponctuellement et modestement à propos d'Enoch et de sa légende est l'objet de celle étude.

Le personnage n'était autrefois connu des maçons lors de leur admission directe du 3e au 18e grade que par une seule allusion au Temple d'Enoch, lorsque le récipiendaire recevait passivement par communication le 13e grade. La création des Ateliers de Perfection a bien amélioré ta compréhension des choses, développant de façon plus claire et plus explicite le rôle supposé d'Enoch pour rendre plus intelligible le sens de la légende et plus accessible son symbolisme.

Le compte rendu des Travaux 5981-5986 de la 2e commission de Sources, chargée de l'étude des Rituels et publié dans le Bulletin de novembre 5986, a livré à ce propos des renseignements précieux qui attirent l'attention et suscitent la réflexion.

Ils ont encouragé cette recherche sur Enoch, sur sa présence dans les Rituels et la Bible ou ses rapports avec un livre et le Temple.

A l'issue de cette recherche et à la lumière de nos découvertes, nous essaierons d'avancer quelques hypothèses, de proposer quelques justifications, tout en sachant pertinemment qu'en ce domaine les incertitudes demeurent.

LES RITUELS

Les quatre Rituels de Royal Arch Grand Elu, examinés par la 2e commission de Sources sont datés respectivement de 1773 pour deux ouvrages, 1800 pour le troisième et 1804 pour le quatrième traduit de l'anglais.

Ce dernier Rituel est apparemment le seul qui comporte dans ses 28 pages le récit de la Légende d'Enoch avec la découverte dans les ruines du Temple d'Enoch, de la Lame d'Or par Gibulum, Joabel et Stolkin, découverte qui se termine par la phrase « Gibulum est un bon maçon ».

Dans les Rituels de R + C (éditions de 1960 et 1975), quand le 13e grade était conféré par communication, le commentaire était le suivant En creusant les fondations du Temple de Salomon on découvrit les ruines d'un ancien Temple d'Enoch. Toujours selon la tradition, le delta lumineux y brillait d'un éclat extraordinaire. Il portait le vrai nom de la cause première, mais nul ne savait le prononcer

L'initiation au 13e grade décrite par les Rituels de Chevaliers de Royal Arch et de Grand Elu (édition provisoire 1983 et édition 1986) est commentée par les mentions suivantes : «Réduit à l'essentiel, le schéma des différentes versions apparues au cours du temps, rapporte que bien longtemps après la destruction du Temple de Salomon, trois mages de Babylone venus en pèlerinage découvrirent en explorant les ruines, une trappe qui fermait un puits profond». A l'issue de l'exploration et de la découverte de la Pierre d'Agate triangulaire, il est dit en conclusion par le mage découvreur (Gibulum) : «Apprenez maintenant que ce n'est pas Salomon qui fit creuser cet Hypogée, pas plus qu'il n'y cacha la Pierre d'Agate. Celle-ci fut placée par Enoch, le plus grand des Initiés, l'Initié initiant qui survit chacun de ses fils spirituels

Au 14e grade, précision est donnée, à propos de la Pierre d'Agate, qu'elle a été trouvée «à l'endroit le plus sacré du Monde» et «qu'Enoch y avait gravé le nom ineffable».

Curieusement on notera que la version de cette découverte figure dans un texte profane où le thème est repris avec des épisodes identiques sous une forme lyrique, cabalistique et ésotérique. Attribué à Gérard de NERVAL et intitulé Légende des Trois Mages, le récit débute ainsi : «Longtemps après la mort d'Hiram et de Salomon et de tous leurs contemporains, après que les armées de Nabuchodonosor eurent détruit le royaume de Juda, rasé la ville de Jérusalem, renversé le Temple, emmené les survivants en captivité ; alors que la montagne de Sion n'était qu'un désert aride où paissaient quelques maigres chèvres gardées par des Bédouins faméliques et pillards, un matin arrivèrent trois voyageurs au pas lent de leurs chameaux. C'étaient des Mages, des Initiés de Babylone membres du Sacerdoce universel... » La suite est connue !

LA BIBLE

Comme est connu Enoch, nom porté par plusieurs personnages bibliques et orthographié Enoch ou Hénoch. Il figure à quatre reprises dans l'Ancien Testament, trois fois dans la genèse et une fois dans l'Ecclésiastique. Personnage antédiluvien, il est donné comme fils de Caïn, donc petit-fils d'Adam et Eve (Genèse IV, 17-18) ou bien toujours de la descendance d'Adam mais à la septième génération, fils de Jared et descendant de Seth, dernier fils qu'eut Adam (Genèse V, 18,19). Cet Enoch «âgé de 65 ans eut un fils Mathusalem, marcha 300 ans avec Dieu et il engendra encore des fils et des filles». «Tous les jours d'Enoch, dit la Bible, furent de 365 ans». Sa fin est signalée par les versets 23 et 24 « Enoch marcha avec Dieu, puis il ne fut plus parce que Dieu le prit ».

Après le déluge, toujours dans (Genèse XLVI, 9), Enoch se trouve être le premier fils de Ru ben qui était lui-même le premier né de Jacob. En conséquence cet Enoch serait le petit-fils de Jacob donc l'arrière petit-fils d'Isaac et Rébecca de la souche immédiate des Douze Tribus d'Israël.

Enfin l'Ecclésiastique l'évoque en disant « Enoch a été transporté pour servir aux nations d'exemple de repentir ».

Dans le Nouveau Testament il est fait mention d'Enoch dans l'Epître aux Hébreux (XI, 5) où Saint Paul affirme que « par la foi Enoch fut enlevé pour ne point passer par la mort» et dans l'Epître de St Jude (1,14) l'apôtre prétend «qu'Enoch le septième depuis Adam a prophétisé contre les impies ».

C'est évidemment le personnage du chapitre V de la Genèse, celui de la septième génération après Adam qui est pris en considération et reconnu par le Nouveau Testament. Son élévation miraculeuse au ciel sera un thème qui, bien qu'ignoré de St Jean et de St Mathieu se trouve signalé par St Marc et St Luc, ce dernier situant même avec précision le phénomène de l'ascension du Christ 40 jours après Pâques dans les Actes des Apôtres (I, 3, 9 et 11).

Inspiré par la légende d'Enoch, rédacteur d'Evangile, auteur présumé des Actes et médecin, St Luc est-il le bienfaiteur à qui nous devrions la transmission du fait miraculeux et en même temps la célébration de la fête avec prescription du repos.

LE LIVRE D'ENOCH

D'aucuns pensent que nous devons à Enoch le plus vieux livre du monde. Le livre d'Enoch était bien en effet un ouvrage que lisaient les premiers chrétiens. Il appartient au genre apocalyptique, contient des visions et des paraboles relatives à la fin du monde et fait allusion à des anges descendus sur la Terre.

Considéré comme apocryphe on a le loisir d'interpréter ce mot, à la fois dans son sens littéral dérivé du grec (apokykos) caché, tenu secret, et dans son sens d'emploi courant où il qualifie un texte faussement attribué à un auteur. Anatole FRANCE écrit par exemple «ce qui nous a été conservé du livre d'Enoch est visiblement apocryphe ».

Nous devons bien convenir que rien n'est certain en ce qui concerne l'auteur et la date de rédaction de cet ouvrage qui s'étend en 82 chapitres sur la Genèse.

Est-il antérieur à la Bible et peut-il se revendiquer comme e premier manuscrit du monde ? C'est vrai que le Zohar ou livre des splendeurs, Bible des Cabalistes fait plusieurs fois mention du Livre d'Enoch.

N'est-il qu'une compilation dont les parties les plus anciennes dateraient de 2 siècles avant J.C. tandis que les plus récentes seraient contemporaines de l'ère chrétienne ?

Aurait-il été écrit seulement au début du règne d'Hérodote le Grand, c'est-à-dire environ 40 ans avant J.C. ? Il est très difficile de trancher.

Quoi qu'il en soit il est certain que l'ouvrage était connu et lu par les premiers chrétiens. Il a même été admis comme authentique et considéré comme canonique par l'Eglise primitive jusqu'au 4e siècle. Tertullien, apologiste chrétien, le cite d'ailleurs dans ses ouvrages au début du 3e siècle. Tertullien, carthaginois converti au christianisme, devenu prêtre vers la quarantaine, a quelquefois sympathisé avec l'hérésie (Notre T... Ill... F... P. GUERIN, G... Orat... du G... C... a consacré au personnage dans son allocution à l'issue du Grand Conseil d'Automne 5989, un passage intéressant qu'on peut lire dans le Bulletin n0 112).

Ecarté par l'Eglise à la suite du Concile de Laodicée (366) qui fit défense de parler des anges et des hiérarchies divines, pratiquement condamné, le livre fut abandonné et oublié pendant des siècles. On le croyait perdu ou disparu à jamais. Miraculeusement en 1769, Jacques Bruce retrouva en Abyssinie trois exemplaires manuscrits qui en contenaient une traduction éthiopienne ! Deux copies existent en Angleterre et une à Paris. Ainsi après 14 siècles d'oubli, Jacques Bruce, grand voyageur écossais, descendant plus ou moins authentique par les femmes, des Anciens Rois d'Ecosse, découvre, rapporte et fait connaître le Livre d'Enoch ou tout au moins une copie découverte quelque part en Abyssinie parcourue de 1768 à 1772 par cet intrépide explorateur à la recherche des sources du Nil Bleu.

L'événement est extraordinaire. La réapparition subite des manuscrits du Livre d'Enoch à l'époque des lumières les soumet à l'examen et relance une affaire et un débat que l'on avait oubliés depuis longtemps et considérés comme éteints. Depuis, des thèses nombreuses, contradictoires et même parfois des hypothèses où l'imagination se donne libre cours, s'affrontent sur le sujet.

Peut-il en être autrement, si l'auteur prétendu du livre, n'avait pas eu en le rédigeant d'autre intention que d'en faire un ouvrage secret et symbolique destiné aux seuls initiés ?

LE TEMPLE

Ceux qui désirent être initiés dans la F... M... doivent franchir le Seuil d'un Temple dont le décor et là disposition sont imités du Temple de Salomon. La construction et l'agencement de ce Temple sont évoqués au Chapitre 7 du Livre 1 des Rois.

En réalité les Juifs n'ont eu qu'un seul Temple, celui de Jérusalem qui s'élevait sur le mont Moriah. Ce sanctuaire dont il reste à peine quelques soubassements est assez bien connu par des descriptions nombreuses et précises. Des touilles et des études sont toujours en cours sur son emplacement.

Construit sous le règne du Roi Salomon - dont il porte le nom - probablement de 970 à 932 avant J.C. par des artistes phéniciens, il fut détruit par les Assyriens Chaldéens de Nabuchodonosor en 587 avant J.C.

Il fut rebâti par Zorobabel vers 536 avant J.C. Zorobabel prince de Juda de la maison de David auquel Cyrus Roi des Perses vainqueur de Babylone rendit les vases du Temple et qui ramena la première colonie juive de l'exil de Babylone à Jérusalem, est évoqué au 17e grade dans le Rituel R + C. Cette nouvelle construction fut agrandie par Hérode Premier Roi des Juifs en 18 avant J.C. et anéantie lors de la prise de Jérusalem par un consul romain de 31 ans, Titus, en 70 de notre ère.

Pendant qu'il faisait démolir le Temple, son père, l'empereur Vespasien taxait à Rome les urinoirs publics. L'histoire dit aussi que ce bouillant conquérant séduit par la beauté de Bérénice, princesse juive pourtant de onze ans son aînée, l'emmena à Rome mais renonça à l'épouser. Racine en fit une tragédie : « Adieu seigneur ! Régnez je ne vous verrai plus ». Il régna 27 mois au cours desquels eut lieu la tragique éruption du Vésuve (août 79) qui anéantit Herculanum et Pompéi.

L'histoire ne dit pas si à Jérusalem Titus avait remarqué sur l'emplacement des décombres du Temple, des vestiges plus anciens.

OBSERVATIONS

Y avait-il, antérieurement au Temple de Salomon, sur le même emplacement ou sur un emplacement très proche un autre édifice ? Question controversée

Nos Rituels de R + C assurent qu'il y avait là un ancien Temple d'Enoch et ils en situent la découverte au moment de la construction du Temple de Salomon (en creusant les fondations du Temple de Salomon on découvrit les ruines d'un ancien Temple d'Enoch).

Pour nos Rituels de Royal Arch, la découverte est au contraire postérieure, puisque : « Bien longtemps après la destruction du Temple de Salomon, trois mages découvrirent un hypogée en explorant les ruines». Il est aussi précisé ; «que ce n'est pas Salomon qui' fit creuser cet hypogée, pas plus qu'il n'y plaça la Pierre d'Agate», mais que l'auteur de tout cela est bien Enoch et que ce même Enoch avait lui-même gravé le mot ineffable.

S'ils diffèrent donc sur la date de la découverte, 970 avant J.C. ou bien après 587 avant J.C., nos textes concordent pour avancer l'hypothèse de l'existence d'un Temple ou tout au moins d'un hypogée, antérieurement au Temple de Salomon.

Des découvertes archéologiques récentes (fin 1987) faites par une universitaire israélienne qui avait mis à jour des fragments de maçonnerie de style phénicien, antérieurs à l'exil des Hébreux (soit 585-540 avant J.C.) ont relancé entre spécialistes un débat sur l'origine des vestiges qu'on peut trouver sur ce chantier de Jérusalem.

A ce jour, et en l'état actuel des recherches, il est impossible de les relier avec certitude directement au Temple de Salomon ou à tout autre édifice. Le mystère demeure.

Les événements rapportés par nos Rituels ne peuvent être en conséquence, ni confirmés, ni démentis. Aussi il n'est pas interdit de croire... ou de rêver que nos légendes, par on ne sait quelle part d'imagination ou de science intuitive apportent dans le mystère de ce lointain passé une lueur particulière qui fait entrevoir ce que fut une possible réalité à jamais disparue.

A ces réflexions relatives au Temple d'Enoch, il y a lieu d'ajouter les observations qui concernent l'apparition du personnage dans nos Rituels. Dans les ouvrages examinés par la deuxième commission de Sources Si, celui daté de 1804, traduit de l'anglais, fait une large part à la légende d'Enoch, ceux du même grade de Royal Arch datés de 1773 semblent n'y faire aucune allusion.

Doit-on penser que le retour de Bruce en Europe en 1772-73, la réapparition après 14 siècles d'oubli et la diffusion du contenu des manuscrits du Livre d'Enoch ont été les motifs, les éléments et finalement les raisons essentielles et déterminantes de l'introduction de la légende d'Enoch dans les Rituels maçonniques dès le début du 19e siècle ?

Enoch, personnage de l'Ancien et du Nouveau Testament, retrouvé au 18e siècle, par un livre qui lui est attribué, remis au goût du jour par un Ecossais revendiquant une filiation avec les Rois d'Ecosse, protecteur de la F... M... jacobite, source possible sinon probable du Rite Ecossais, a-t-il été le mythe présentant toutes les qualités requises pour constituer le pivot d'une légende qu'on pouvait aisément inclure dans le symbolisme maçonnique.

Dans ce symbolisme, la légende d'Hiram apparue quelque part en Angleterre ou en Irlande vers le milieu du 18e siècle, rapidement intégrée et absorbée par le grade de Maître, a engendré finalement toute la série des Hauts Grades. A l'imitation du psychodrame qui en fut tiré et qui nourrissait les Rituels des Loges symboliques, les grades de vengeances étaient créés pour introduire une suite au meurtre d'Hiram qui ne pouvait rester impuni.

Il est possible alors qu'ait été ressenti la nécessité d'une autre légende particulière aux Hauts Grades pour servir d'introduction aux Grades Chevaleresques. Celle d'Enoch retrouvée n'était-elle pas l'occasion opportune ? Son origine biblique et sa nature plaidaient en sa faveur. Un Temple dédié au mystérieux Enoch n'était-il pas un symbole idéal ?

Le personnage aussi apparaissait comme le centre d'un rayonnement éclairant de multiples traditions et le commencement d'une longue marche de l'humanité. Certes, dans la multiplicité des figures de l'Ancien Testament, le choix s'est porté, non pas sur Enoch fils de Caïn, mais sur Enoch le patriarche, fils de Jared, père de Mathusalem et arrière grand-père de Noé. Personnage antédiluvien, son existence antérieure à la civilisation hébraïque laissant le champ libre à l'imagination des adeptes de l'ésotérisme.

On voudra bien convenir que ce qu'apporte d'intéressant Enoch est surtout p fait de sa mort. Pour la première fois dans l'histoire du monde on voit apparaître une conception de la vie après la mort. En effet tout comme Elie prophète de l'Ancien Testament enlevé au ciel dans un char de feu (les Rois), Enoch a été transporté directement au ciel (Genèse v), sans passer par le Shéol, c'est-à-dire l'équivalent sémitique de la conception de Hadès Dieu des Enfers dans la mythologie grecque.

Le même personnage sera plus tard repris - pour ne pas dire récupéré - en s'infiltrant dans les manuscrits musulmans, notamment ceux attribués au prophète Edriss, nom qui signifie Enoch en arabe. Et l'identification est perceptible quand il est dit qu'il fut le premier à qui l'écriture fut révélée et qu'il tut l'inventeur de l'astronomie et des mathématiques.

Aussi bien avant le Roi David qui l'avait projeté, bien avant le Roi Salomon qui l'a édifié, un autre Temple aurait existé, au même emplacement et c'est Enoch qui l'aurait bâti.

C'est par cette entreprise et par cette entremise qu'Enoch entre dans nos légendes où nous le considérons au fil de notre imaginaire et tour à tour, comme le bâtisseur du plus ancien Temple du Monde, comme le premier maître ascensionné, comme le graveur du nom Ineffable sur la Pierre d'Agate, et que nous l'admettons enfin dans nos Rituels du Rite Ecossais Ancien et Accepté comme le premier Initié du Monde.

Il méritait bien l'essai d'un propos afin de le mieux connaître. L'approche ne va pas sans difficulté de toutes sortes et n'est certainement pas exempte d'inexactitudes ou d'erreurs. Mais elle répond à une nécessité et à une exigence qu'on peut formuler en reprenant deux idées majeures puisées dans les dernières études publiées des Travaux de Sources.

La première affirme que nos rites s'explicitent par des mythes que celui de la découverte du Temple d'Enoch en est un et qu'il nous invite à faire partir de nous la force de nos commencements, à la chercher non pas derrière nous mais en avant de nous.

La deuxième idée confirme que : si au 13e grade, Enoch est présenté comme le premier Initié initiant dont nous sommes les fils spirituels, c'est que la quête de la spiritualité apparaît comme étant vraiment l'exigence centrale des Hauts Grades maçonniques.

Notre Espérance de Chevalier R + C sera d'avoir au moins partiellement, par ce propos, satisfait à cette exigence.

 

On doit exiger que je cherche la vérité et non que je la trouve.

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La Tour de Babel, rituel du grade de Chevalier Prussien 21ème REAA (extrait)

9 Juin 2012 , Rédigé par Rituel 22ème REAA Publié dans #fondements bibliques de la FM

Il y a fort longtemps, les Chevaliers Prussiens étaient connus sous le nom de Noachides, ou descendants de Noé, que nous nommons maintenant Noé.

Les païens les appelèrent Titans, car ils voulurent escalader le ciel pour détrôner Jupiter. Ces descendants de Noé, nonobstant l'arc-en-ciel que le Seigneur avait donné aux hommes en signe de réconciliation et par lequel il les assurait qu'il ne se vengerait plus d'eux par un déluge universel, construisirent une tour assez élevée pour les mettre à l'abri de la vengeance divine.

L' Ecriture nous apprend (Genèse, XI - 1 à 9) : Toute la terre avait un seul langage et un seul parler.

Or il advint, quand les hommes partirent de I’Orient, qu’ils rencontrèrent une plaine au pays de Shinear en Asie, et y demeurèrent. Ils se dirent l'un à l'autre "Allons, briquetons des briques , et flambons-les à la flamme". La brique leur servit de pierre et le bitume leur servit de mortier.

Puis ils dirent "Allons, bâtissons-nous une ville et une tour dont la tête soit dans les cieux. "

Après qu’ils eurent jeté les fondations de cet édifice, le Seigneur, dit encore l'Ecriture, jeta les yeux sur la terre et vit l’orgueil des enfants des hommes. Il descendit sur la terre pour confondre leurs projets téméraires. A cette fin, il mit la confusion dans les langues des ouvriers.

C'est pourquoi l'on appelle cette tour, la tour de Babel, le mot Bavel signifiant en hébreu "confusion". Ce fut la nuit de pleine lune de mars que le Seigneur opéra ce miracle.- Plus tard, Nemrod, héroïque chasseur devant l'Eternel, y fonda une ville, appelée Babylone, c'est-à-dire "Enceinte de confusion" (Genèse, X - 8 à 10).Phaleg, qui avait conçu l'idée de la tour de Babel et en avait dirigé la construction, était le plus coupable. Se condamnant à une pénitence rigoureuse, il se retira dans le nord de l'Allemagne, où il arriva après bien des peines et des fatigues endurées dans des pays déserts où il n'avait trouvé pour toute nourriture que des racines et des fruits sauvages.

Dans cette région, que l'on appelle la Prusse, il construisit quelques cabanes pour se mettre à l'abri des intempéries.

Il érigea un Temple en forme de triangle, dans lequel il s'enfermait pour implorer la miséricorde de l'Eternel et la rémission de son péché.

 

Genèse 11, 1-9

 

Tout le monde parlait alors la même langue et se servait des mêmes mots. Partis de l'est, les hommes trouvèrent une large vallée en Basse-Mésopotamie et s'y installèrent. Ils se dirent les uns aux autres : « Allons ! Au travail pour mouler des briques et les cuire au four ! » Ils utilisèrent les briques comme pierres de construction et l'asphalte comme mortier. Puis ils se dirent : « Allons ! Au travail pour bâtir une ville, avec une tour dont le sommet touche au ciel ! Ainsi nous deviendrons célèbres, et nous éviterons d'être dispersés sur toute la surface de la terre. »

Le Seigneur descendit du ciel pour voir la ville et la tour que les hommes bâtissaient. Après quoi il se dit : « Eh bien, les voilà tous qui forment un peuple unique et parlent la même langue ! S'ils commencent ainsi, rien désormais ne les empêchera de réaliser tout ce qu'ils projettent. Allons ! Descendons mettre le désordre dans leur langage, et empêchons-les de se comprendre les uns les autres. » Le Seigneur les dispersa de là sur l'ensemble de la terre, et ils durent abandonner la construction de la ville. Voilà pourquoi celle-ci porte le nom de Babel . C'est là, en effet, que le Seigneur a mis le désordre dans le langage des hommes, et c'est à partir de là qu'il a dispersé les humains sur la terre entière.

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Zorobabel

9 Juin 2012 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #fondements bibliques de la FM

Aggée, Chapitre II, ver 1 à 9.(rituel de Compagnon de la Sainte Arche Royale)


1- En l’an II du roi Darius, le 21éme jour du 7éme mois, la parole de l’Eternel se révéla par Aggée, le prophète, en ces mots

2- Parle à Zorobabel, fils de Schealthiel, Gouverneur de Juda, à Josué, fils de Jotsadak le souverain sacrificateur, et au reste du peuple, et dis leur:

3- Quel est parmi vous le survivant qui ait vu cette maison dans sa gloire première?

Et comment la voyez-vous maintenant? Telle qu’elle est, ne paraît-elle pas comme rien à vos yeux

4- Maintenant fortifie-toi Zorobabel! dit l’Eternel, fortifie-toi, Josué fils de Jotsadak souverain sacrificateur, fortifie-toi peuple entier du pays! dit l’Eternel et travaillez car Je suis avec vous dit l’Eternel des armées.

5- Je reste fidèle à l’alliance que j’ai faite avec vous, quand vous sortîtes d’Egypte et mon esprit est au milieu de vous. Ne craignez pas!

6- Car ainsi parle l’Eternel des armées: Encore un peu de temps, et j’ébranlerai les cieux et la terre, la mer et le sec

7- J’ébranlerai toute les nations. Les trésors de toutes les nations viendront et je remplirai de gloire cette maison, dit l’Eternel des armées

8- L’argent est à moi, dit l’Eternel des armées.

9- La gloire de cette dernière maison sera plus grande que celle de la première, dit l’Eternel des armées. Et c’est dans ce lieu que je donnerai la paix, dit l’Eternel des armées.

 

Flavius Josèphe : Cyrus, Darius et Zorobabel


La première année du règne de Cyrus, qui était la soixante-dixième depuis le jour où notre peuple avait dû quitter sa patrie pour Babylone, Dieu prit en pitié la captivité et le misérable sort de ces malheureux], suivant la prédiction qu'il leur avait faite par la bouche du prophète Jérémie avant la destruction de leur ville, à savoir qu'après soixante-dix ans de servitude et de captivité qu'ils auraient supportés sous Nabuchodonosor et ses descendants, il les ramènerait dans leur patrie ou' ils reconstruiraient le temple et retrouveraient leur ancienne prospérité. Ces promesses, il les tînt alors. Inspirant, en effet, l'âme de Cyrus, il lui fit adresser à toute l'Asie une proclamation ainsi conçue : « Cyrus roi dit ceci : Puisque le Dieu tout-puissant m’a fait roi du monde entier, je crois que ce Dieu est celui qu'adore le peuple des Israélites. Car il a prononcé d'avance mon nom par la bouche de ses prophètes, et prédit que je construirai son Temple à Jérusalem, dans le pays de Judée. »

Cyrus connut ces prédictions en lisant le livre des prophéties qu'avait laissé Isaïe deux cent dix auparavant : celui-ci assure que Dieu lui dit en secret : « Je veux que Cyrus, que je marquerai pour régner sur des peuples nombreux et puissants, renvoie mon peuple dans sa patrie et construise mon Temple ». Voilà ce que prophétisa Isaïe cent quarante ans avant la destruction du Temple. Cyrus lut la promesse divine, en fut émerveillé, et fut pris du désir et de l'ambition d'accomplir ce qui était écrit. Ayant donc fait rassembler les plus importants des Juifs de Babylone, il leur dit qu'il leur permettait de se mettre en route pour leur patrie et de relever leur ville et le Temple de Dieu ; il ajouta que Dieu les aiderait et qu'il allait lui-même écrire aux généraux et satrapes voisins de leur pays de leur fournir l'or et l'argent nécessaires pour la reconstruction du Temple, et, en outre, des animaux pour les sacrifices..

Les Juifs ayant jeté les fondements du Temple et s'étant mis avec ardeur à le rebâtir, les peuples voisins, et particulièrement les Chouthéens que Salmanassar, roi d'Assyrie, avait amenés de Perse et de Médie et établis à Samarie quand il eut déporté les Israélites, demandèrent aux satrapes et aux fonctionnaires de s'opposer au relèvement de la ville et à la reconstruction du Temple. Ceux-ci, corrompus à prix d'or, vendirent aux Chouthéens leur indifférence et leur insouciance à l'égard des Juifs ; car Cyrus, occupé ailleurs par des guerres, ignorait ces faits et, peu après, périt dans une expédition contre les Massagètes. Mort de Cyrus, Darius lui succède..

Vers ce même temps arriva de Jérusalem auprès de Darius Zorobabel, qui avait été nommé chef des Juifs captifs. Une vieille amitié l'unissait au roi, ce qui lui valut d'être jugé digne, avec deux autres, du titre de garde du corps, obtenant ainsi un honneur qu'il souhaitait.

Zorobabel cessa alors de parler sur la vérité. L'assemblée s'écria qu'il avait parlé le mieux de tous, que la vérité seule a un pouvoir immuable et qui échappe à la vieillesse. Le roi lui ordonna donc de demander ce qu'il voulait en outre des récompenses promises, l'assurant qu'il l'obtiendrait parce qu'il était sage et s'était montré pins avisé que les autres : « Assieds-toi auprès de moi, ajouta Darius, et sois appelé mon parent ». A ces paroles, Zorobabel, rappela au roi le vœu qu'il avait fait dans le cas où il obtiendrait la couronne : c'était de rebâtir Jérusalem, d'y reconstruire le Temple de Dieu, et de replacer dans le Temple les vases sacrés que Nabuchodonosor avait enlevés et apportés à Babylone. « C'est là, dit-il, ma demande, puisque tu m'autorises à t'en adresser une pour avoir paru sage et avisé. »

Le roi, tout réjouit se leva, l'embrassa, et écrivit aux satrapes et aux toparques pour leur ordonner de faire escorte à Zorobabel et à ceux qui devaient partir avec lui pour aller reconstruire le Temple. Il enjoignit de plus aux gouverneurs de Syrie et de Phénicie de faire couper du bois de cèdre dans le Liban, de l'expédier à Jérusalem, et d'aider Zorobabel à rebâtir la ville. Il décréta que tous ceux des prisonniers qui étaient retournés en Judée étaient libres, interdit à ses procureurs et satrapes de commander les Juifs pour le service du roi, et exempta d'impôts tout ce que ceux-ci pourraient posséder en terres. De plus, il ordonna aux Iduméens, aux Samaritains et aux habitants de la Cœlésyrie de rendre les village s appartenant aux Juifs qu’ils détenaient, et prescrivit de verser en outre cinquante talents pour la construction du Temple .Il permit aux Juifs de sacrifier suivant leurs coutumes, voulut payer lui-même les frais des sacrifices ainsi que le costume sacré que revêtent pour honorer Dieu le grand-prêtre et les prêtres, de même que les instruments de musique dont les Lévites se servent pour célébrer Dieu ; aux gardiens de la ville et du Temple, il fit donner des terres et assigner chaque année une certaine somme pour leur subsistance ; il fit enfin renvoyer les vases sacrés, et confirma tout ce que Cyrus avant lui avait décidé au sujet du rétablissement des Juifs.

Après avoir obtenu du roi toutes les récompenses, Zorobabel, quittant le palais, leva les yeux au ciel et se mit à remercier Dieu de la sagesse qu'il lui avait inspirée et de la victoire remportée grâce à elle en présence de Darius : « Car, dit-il, je n'aurais jamais été jugé digne de ces faveurs, ô Seigneur, sans ton bienveillant appui ». Ayant donc remercié Dieu du présent et lui ayant demandé de continuer sa protection dans l'avenir, il alla à Babylone et annonça à ceux de sa nation les décisions heureuses du roi. Ceux-ci à cette nouvelle remercièrent Dieu de leur rendre leur terre natale ; puis, se rassemblant en des festins et libations, ils passèrent sept jours à célébrer joyeusement le relèvement et la résurrection de leur patrie. Ensuite ils choisirent dans chaque tribu des chefs pour les conduire à Jérusalem avec leurs femmes, leurs enfants et leurs bêtes de somme ; et tous, avec l'escorte donnée par Darius, firent route jusqu'à Jérusalem pleins de joie et d'orgueil, chantant, jouant de la flûte, faisant retentir les cymbales. Tout le reste du peuple juif leur fit conduite en manifestant son allégresse.

C'est ainsi qu'ils partirent, en nombre fixe de chaque groupe de familles. Je crois inutile de donner ici les noms de ces groupes je craindrais, en effet, en détournant la pensée de mes lecteurs de la suite des événements, de leur en rendre le récit difficile à suivre. La masse des émigrants au-dessus de douze ans, dans les tribus de Juda et de Benjamin, était de quatre millions six cent vingt-huit mille personnes ; les Lévites étaient quatre mille soixante-dix, et il y avait quarante mille sept cent quarante-deux femmes et enfants en bas âge. En outre, il y avait cent vingt-huit lévites hymnodes, cent dix portiers, trois cent quatre-vingt-douze esclaves sacrés ; et enfin six cent cinquante-deux personnes qui se disaient Israélites, sans pouvoir justifier de leur race. On enleva même leur dignité à certains prêtres qui avaient épousé des femmes dont ils ne pouvaient eux-mêmes dire la race et dont on ne retrouva pas la famille dans les généalogies des Lévites et des prêtres : ils étaient environ cinq cent vingt-cinq. La foule des serviteurs qui suivait les Juifs retournant à Jérusalem s'élevait au nombre de sept mille trois cent trente-sept ; puis deux cent quarante-cinq chanteurs et chanteuses quatre cent trente-cinq chameaux, cinq mille cinq cent vingt-cinq bêtes de somme. Les chefs de la multitude dénombrée ci-dessus étaient Zorobabel, fils de Salathiel, de la race de David et de la tribu de Juda, et Jésus, fils de Josédec, le grand-prêtre. En outre, Mardochée et Sérébée furent élus comme chefs, parmi le peuple, et fournirent une contribution aux frais du voyage, de cent mines d'or et cinq mille d'argent. Les prêtres, les Lévites et une partie du peuple juif qui était à Babylone revinrent ainsi à Jérusalem. Les autres émigrants rentrèrent chacun dans sa ville natale.

Le septième mois après leur départ de Babylone, le grand-prêtre Jésus et le chef Zorobabel rassemblèrent de tous côtés à Jérusalem avec le plus grand zèle le peuple de la campagne ; puis ils rebâtirent l'autel des sacrifices à l'endroit où il s'élevait auparavant, afin d'y offrir à Dieu les sacrifices prescrits suivant la loi de Moïse, au grand mécontentement des peuples voisins qui leur étaient tous hostiles. Ils célébrèrent aussi à cette époque la fête des Tabernacles, suivant les prescriptions du Législateur à ce sujet ; ils firent ensuite les offrandes et les holocaustes, et les sacrifices des sabbats et de toutes les fêtes sacrées ; et ceux qui avaient fait des vœux les accomplirent en sacrifiant à partir de la nouvelle lune du septième mois. Ils commencèrent enfin la construction du Temple, dépensant de grosses sommes pour les tailleurs de pierre et les charpentiers, et pour la nourriture des ouvriers. Les Sidoniens envoyèrent avec plaisir et sans difficulté des bois de cèdre du Liban, qu'ils amenèrent au port de Jopé liés entre eux et assemblés en radeau : Cyrus avait le premier donné l'ordre de le faire, ordre qui fut exécuté quand Darius l'eut renouvelé.

On arriva ainsi jusqu'au deuxième mois de la deuxième année du retour des Juifs à Jérusalem ; la construction du Temple était poursuivie sans interruption ; une fois les fondations achevées, à la nouvelle lune du second mois de la deuxième année, on commença les murs, et la surveillance des travaux fut confiée aux Lévites âgés de plus de vingt ans, à Jésus, à ses fils et à ses frères, à Zodmeel, frère de Juda fils d'Aminadab, et à ses fils. Et tous ceux qui étaient chargés de ce soin s'en acquittèrent avec tant de zèle, que le Temple fut terminé plus tôt qu'on n'aurait pu le prévoir. Quand le sanctuaire fut terminé, les prêtres, revêtus des vêtements traditionnels, les Lévites, et les descendants d'Asaph, au son des trompettes chantèrent un hymne à la louange de Dieu, comme David en avait le premier donné l'exemple. Les prêtres, les Lévites et les anciens des groupes de familles qui se rappelaient la grandeur et la somptuosité de l'ancien Temple, voyant combien, par suite du manque de ressources, on avait dû construire plus modestement le nouveau, et mesurant la décadence de leur prospérité à l'infériorité du nouveau Temple, se montraient tout abattus et honteux à cette pensée ; incapables de contenir leur chagrin, ils allaient jusqu'aux gémissements et aux larmes. Quant au peuple, il se trouvait satisfait du présent, content d'avoir reconstruit le Temple, et, n'ayant ni souci ni mémoire de l'ancien, il ne se tourmentait pas à faire la comparaison entre les deux pour trouver le nouveau moins riche qu'il ne s'y attendait. Le bruit des trompettes et la joie populaire étaient cependant couverts par les gémissements des anciens et des prêtres déclarant le Temple bien moins beau que celui qui avait été détruit.

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La Bible et la Franc-Maçonnerie

9 Juin 2012 , Rédigé par Y. H.M. Publié dans #fondements bibliques de la FM

La Bible joue un rôle fondamental dans la maçonnerie soit comme «lumière»,« meuble » ou «volume de la Loi sacrée », soit comme source directe (ou indirecte) des légendes, personnages et «mots » maçonniques.

 

1.La Bible,« lumière » de la maçonnerie

Majoritairement, les membres des corporations et métiers avaient coutume de prêter serment sur la Bible. En France, Etienne Boileau dans le Livre des métiers (1268) indique que l'apprenti* jure sur les saints Evangiles. En Angleterre, les ordonnances des maçons d'York (1352) précisent que le maçon doit « jurer sur Bible ». Le Regius (1390) est plus vague tandis que le Cooke (1410) cite plusieurs fois la Bible sans mentionner le serment* . Dans la maçonnerie naissante, la Bible (associée à l'Equerre et au Compas} entre dans l'une des deux triades fondamentales (l'autre étant constituée par «le Soleil, la Lune et le Maître de la Loge») Cette triade va être très rapidement qualifiée de « Grandes Lumières* ». Ce sera l'usage dans la Grande Loge de Londres (dite plus tard des Modernes*). Ainsi, dans Masonry Dissected (1730) de Samuel Prichard, l'association Bible-équerre-compas est classée parmi les meubles (fournitures).

Dans la première moitie du XVIIIe siècle, la référence à la Bible ne peut être dissociée du contexte religieux des îles britanniques.

Trois points sont à noter. Premièrement, en terroir protestant, le canon juif est placé sur le même plan que le Nouveau Testament, dans la mesure où les Juifs sont le peuple auquel Dieu a «parlé». Aussi, dès 1732, trouve-t-on des Juifs* dans les ateliers londoniens. A quelques exceptions près, on ne rencontrera pas de discrimination à l'encontre des postulants juifs à l'initiation en Angleterre et dans les Provinces-Unies*. Ce sera totalement différent sur le reste du continent. Ensuite la Bible est la seule légitimité religieuse, bien qu'elle soit accessible au «libre examen », des fidèles; elle peut donc être l'objet de controverses. La pluralité des interprétations mène à une certaine tolérance et les Constitutions d'Anderson* pourront profiter de cela pour fonder le latitudinarisme. En même temps, on cherche un texte le plus exact possible et accessible à tous, donc traduit en langue vernaculaire. La jeune maçonnerie anglaise se réfère le plus souvent à l'Authorized Version ou King James Version, de 1611.

Cependant, durant tout le siècle, la Bible perd progressivement son statut de texte sacré. Quoi qu'il en soit, la présence de la Bible dans la maçonnerie anglo-saxonne, puis dans celle de l'Europe protestante, ne pose pas vraiment de difficultés. La France, au XVIIIe siècle, occupe une place à part dans les nations catholiques, car elle dispose de bonnes traductions des livres saints, notamment celle dite « de Sacy ». De plus, malgré le courant ultramontain « à l'espagnole », hostile aux traductions et à l'accès direct des fidèles au Livre, et les tenants de la Regula IV de l'Index qui permettent la lecture des textes sacrés aux seuls laïcs « capables » et autorisés par le clergé, les élites, dans lesquelles se recrutent les maçons, sont largement influencées par le jansénisme*, le gallicanisme et le «laïcisme doctrinal » (courant dont les adeptes veulent avoir accès à la Bible comme source directe d'informations en matière doctrinale et morale et même, pour les plus radicaux d'entre eux, pour en faire un moyen de contestation anticléricale). La présence de la Bible dans les loges françaises ne posait pas vraiment de problème. Cependant, une relative sécularisation des esprits à la fin du XVIIIe siècle conduit le Grand Orient , lorsqu'il fixe le Rite Français , à faire prêter le serment du néophyte sur le livre de la Constitution (1786), montrant qu'on peut maçonner à la gloire du Grand Architecte  sans obligation biblique. Notons que le manuscrit Dumfries n° 4 (vers 1710) mentionnait déjà un autre ouvrage de référence (le Livre des constitutions d'Euclide), même s'il précisait que l'obligation devait être prêtée sur la Bible.

Entre-temps, dans la maçonnerie anglo-saxonne, vont progressivement s'imposer les systèmes maçonniques héritiers des Anciens , qui considèrent la Bible comme une des Grandes Lumières. Ainsi The Three Distinct Knocks (1760) précise: « Lorsque la lumière vous fut donnée, quelles furent les premières choses que vous vites?- La Bible, l'Equerre et le Compas.-Que vous a-t-on dit qu'elles signifiaient ?- Les trois Grandes Lumières dans la maçonnerie. - Expliquez moi cela, mon frère.- La Bible pour diriger et gouverner notre Loi... »

Déjà le manuscrit Dumfries n° 4 avait classe la Bible parmi les trois « piliers » ou « colonnes» de la loge, tandis que le manuscrit Wilkinson (vers 1727) qualifiera la même triade de «meubles».

Au milieu du XIXe siècle, la maçonnerie britannique accueille de plus en plus de membres non chrétiens et non juifs, notamment aux Indes , et doit leur faire prêter serment sur les livres saints de leurs religions respectives. Ainsi apparaît l'expression Volume of the Sacred Law dont la Bible n'est désormais qu'une des versions possibles. Toujours obligatoire dans la maçonnerie «chrétienne », elle est considérée comme un symbole dans certaines obédiences libérales ou «ésotériques » et sera supprimée (ou demeurera facultative) dans la maçonnerie agnostique. En France, aujourd'hui, fait nouveau depuis la fin des années l980, une bonne moitie des loges (toutes obédiences confondues) utilise la Bible (ou un autre « volume de la Loi sacrée »)

Demeure une dernière question: à quelle page faut-il ouvrir la Bible? Le premier rituel connu, la Masonry Dissected (1730), fait état d'un serment prêté sur la Bible, ouverte au chapitre premier de l'Evangile de Jean. On trouve déjà des preuves de cet usage dans la maçonnerie pré-andersonienne (manuscrit des Archives d Edimbourg, 1696): « Me voici, moi le plus jeune et le dernier apprenti entre, qui ai juré par Dieu et saint Jean... »

La divulgation du lieutenant de police de Paris R. Herault (1737-1738) et le procès-verbal de la descente de police à l'hôtel de Soissons (Paris, 8 juin 1745) prouvent que ces habitudes avaient également cours dans la jeune maçonnerie française.
Cet usage va se généraliser, comme le montre l'instruction du Rite Ecossais Rectifie*, rédigée en 1809 par Willermoz  Il est demeuré largement majoritaire dans le monde maçonnique, du moins pour le grade d'apprenti. Pour les deux degrés suivants, il n'y a pas d'usage clairement établi comme le montre The Three Distinct Knocks (1760), qui fait état de trois obligations mais sans mention de support biblique. Une tradition se crée alors Ainsi, dans le Webb-Preston-Work (1797) le premier grade doit utiliser le Psaume 133, le deuxième Amos 7, et le troisième l'Ecclésiaste 12. Une Grande Loge américaine prescrit même d'ouvrir la Bible au hasard, tandis que l'Américain Harvey N. Brown conseille de le faire au premier chapitre de l'Evangile de Jean (1°), au verset 6 du premier Livre des Rois (2°) et a l'Ecclésiaste 12 (3°). Dès le XVIIIe siècle, la légende hiramico salomonienne (et/ou la volonté de recevoir des Juifs) a conduit certaines loges à préféré l'ouverture de la Bible au premier Livre des Rois (chap. 5 ou 8).

  

II. La Bible, source principale du fonds maçonnique

On peut estimer grosso modo que les deux tiers des mots sacrés et des mots de passe*, des titres des officiers, des personnages des légendes maçonniques des devises et des acclamations, sont d'origine biblique
Les sources scripturaires de la franc-maçonnerie sont principalement vetero testamentaires. Si l'on suit la « chronologie » biblique, on trouve plusieurs dizaines de figures de l'Ancien Testament à l'origine de très nombreux personnages ou « mots » maçonniques. Loin d'être exhaustifs, citons Adam que quinze auteurs voient comme vénérable de la loge sise à l'orient de l'Eden, Eve dans le rite d'Adoption, Tubal-Cain, Enoch, Nemrod, « Phaleg », Abraham, Loth, Jacob et sa fameuse échelle, Joseph, Bethsabée. Ohaliah, Esdrast Nehemie, Judith ou Ezéchiel. Certains jouent un rôle plus déterminant comme Noé. Dans la deuxième édition des Constitutions , Anderson rappelle que le maçon doit se conduire en « vrai noachite ». Le pasteur précise également que l'Arche* fut « fabriquée selon la géométrie et d'après les règles de la maçonnerie». De plus, la légende noachique rapportée par le manuscrit Graham va servir en partie de matrice au mythe d'Hiram. Il en est de même pour Moïse, assez régulièrement évoqué dans les O!d Charges, le rite d'Adoption et plusieurs degrés du Rite Ecossais Ancien et Accepte . S'ajoutent les deux thèmes mosaïques de la construction du Tabernacle et du serpent d'airain. Mais, bien sur, les deux personnages bibliques omniprésents dans la thématique maçonnique sont le roi Salomon et Hiram. Les textes des Rois et des Chroniques fournissent une foule de détails à la symbolique maçonnique, notamment à l'architecture du temple et aux colonnes. Ils sont à la base du grade de maître, mais les légendes hiramico-salomoniennes se poursuivent jusqu'au 14º du Rite Ecossais Ancien et Accepte, et même de manière plus discrète dans quelques grades chevaleresques (26°)« Avant » le Temple de Jérusalem, c'est la tour de Babel qui inspire divers aspects du corpus maçonnique. La construction du Temple est le thème central des 15°, 16° et 20° du Rite Ecossais Ancien et Accepte. Elle est également présente, de manière plus discrète, dans Régime Rectifie (Maître Ecossais de Saint-André) et la franc-maçonnerie des hauts grades anglaise (exaltation au Royal Arch) . L'Ancien Testament se retrouve également en maçonnerie par des lieux géographiques ou des villes (Gabaon, Babylone), des mots (Balthazar), des expressions et des acclamations (Alléluia), des titres (Athirsata), des nombres (2, 4, 7, 12 par exemple), des végétaux (acacia), des expressions linguistiques (Schibboleth), des récits, sans compter les noms de Dieu (Adonaï, Jéhovah, lod).

Le Nouveau Testament est surtout présent par les deux Jean, le Baptiste et plus encore l'Evangéliste. André occupe une place importante, notamment au 4° du Régime Rectifié et au 29º du Rite Ecossais Ancien et Accepte. Le Baptiste enseigne comment se préparer à recevoir la Lumière, tandis que l'Evangéliste est celui dont les effets s'opèrent en lui: « Le Verbe était la vraie lumière qui en venant dans le monde, illumine tout homme» (Jean 1, 9). Si les trois autres évangélistes sont très présents par leur texte, les autres apôtres (sauf Pierre et Thomas) sont plus discrets dans le corpus maçonnique. Peu présent ailleurs, Jésus est toutefois la figure centrale du grade de Rose Croix. Les références bibliques donnent à ce degré sa densité néo testamentaire (foi-espérance-charité, Nazareth-Raphaël Juda, INRI, Emmanuel-Pax vobiscum, signe du Bon Pasteur, sans compter la Cène, et l'Agape du jeudi saint) que les réécritures successives, notamment en France aux XIXe et XXe siècles, ont du mal à effacer. Le thème de la Jérusalem céleste (notamment dans la maçonnerie « chrétienne ») est l'accomplissement des «mystères » maçonniques. Enfin, la maçonnerie a emprunte au Nouveau Testament, notamment à l'Apocalypse, des mots, des objets (les sept chandeliers), des lieux (Nazareth), des personnages (la veuve), des gestes (les trois coups}, des ateliers (Boulomie = archiloge), des expressions (Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie), des animaux (agneau, coq), sans oublier tout ou partie de certains récits évangéliques, comme le thème de la pierre rejetée (Matthieu 21, 42; Marc 12, 10; Luc 20, 17).

Source : http://vrijmetselaarsgilde.eu/Maconnieke%20Encyclopedie/Franc-M/fra-b-05.htm

 

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La Maçonnerie considérée comme le résultat des religions Egyptienne, Juive et Chrétienne

30 Mai 2012 , Rédigé par Fr.°. Reghellini de Shio 1842 Publié dans #fondements bibliques de la FM

"Il existe au fond de nos coeurs un désir insatiable de connaître la vérité"


TOUTES les sectes juives - chrétiennes professaient quelque partie de la philosophie platonicienne ; c'est ce qui fit qu'Origène, t. i, ch. VI, contre Celse, reprocha au Fils de Marie d'avoir emprunté plusieurs dogmes de Platon, et voilà pourquoi St Augustin avoue, dans ses Confessions, lib. VII, ch. 9, 10, 20, que le commencement de l'Evangile de St Jean était dans les doctrines de Platon. La notion du Verbe ou de la PAROLE DIEU est venue du dogme chrétien de Platon. Ce fut après avoir mis ce mot à la torture de mille manières, qu'il s'éleva chez les Juifs une autre société dite de la Cabale, profanée de nos jours, quoique jadis de profonds Sages militassent sous ses drapeaux.

C'est à Simon Ben-Jochaï, qui vivait quelques années avant la ruine de Jérusalem, qu'on attribue l'institution de cette secte : il a laissé un écrit qui porte pour titre le Sockar, ou de la Splendeur; ce livre est tout rempli d'allégories et de métaphores. Avec de tels moyens, la Divinité est susceptible de plusieurs interprétations et modifications ; il faudrait bien du temps et du bon sens pour interpréter et comprendre plausiblement cette production: il faut dire néanmoins à sa gloire que ses allégories sont plus claires que celles de l'Apocalypse. Ce qu'il y a de curieux, c'est que ces deux écrits servirent au système maçonnique (115).

Ben - Jochaï peint Dieu sous l'emblème d'un grand visage de vieillard : « Sa tête est cachée dans un lieu supérieur, on ne la voit pas. Il porte sur sa tête mille millions de milliers ; sept mille cinq cents boucles de cheveux blancs de laine ; à chaque boucle il y a quatre cent dix cheveux, ce qui répond au nombre que donne la parole Kadosch. Toutes les parties du visage renferment des choses extraordinaires, admirables. Cette barbe est au-dessus de toute louange, elle est blanche comme la neige, elle descend jusqu'au nombril; c'est l'ornement des ornemens, la vérité des vérités. Il y a dans cette barbe treize parties qui renferment toutes de grands mystères ; mais il n'y a que les initiés qui les comprennent. »

Simon eut une infinité de Sectateurs. L'opinion favorable sur la Bible s'affaiblissait tous les jours, et celle des Cabalistes augmentait. Ces sectaires soutenaient, comme les Esséniens, que dans la Bible les mots étaient autant d'images des choses cachées, et qu'il fallait changer les livres sacrés et les préceptes de la sagesse juive en allégories; car la Bible, prise à la lettre, ne pouvait produire que des schismes.

La philosophie de la Cabale se propagea extraordinairement en Syrie, en Palestine et en Egypte, mais plus particulièrement dans cette dernière région où le système des allégories était en usage et où la Cabale même était pratiquée par les prêtres. Les emblèmes avaient une conformité étonnante avec ceux des Juifs dont nous avons déjà eu occasion de parler. La philosophie de la Cabale se conserva en Egypte jusqu'au temps des Croisés, et nous la verrons encore dans le 13e siècle, figurer dans le procès des Templiers, et postérieurement être en pleine vigueur à la moitié du 17e siècle. Par ce qui nous reste, les Cabalistes croyaient à un seul Dieu; ils enseignaient le dogme de son unité. Pour entrer dans leur confrérie, il fallait des épreuves avant l'initiation.

Le vulgaire a soupçonné les Cabalistes d'idolâtrie, parce qu'ils avaient cette image allégorique qui leur servait pour se donner une idée quelconque relative aux œuvres et à l'existence de Dieu. Les Cabalistes voulurent se représenter par cette image, que la création est éternellement continuée. Cette image leur servait aussi pour démontrer la perfection des choses divines qui tombent sous les sens. Comme les Cabalistes suivaient dans le fait les lois juives, et qu'ils ne devaient pas se créer des images, ils en ont imaginé une, telle que la raison leur assurait que le temps, que tout corrompt, ne s'aviserait pas de faire adorer le simulacre par eux adopté.

Il y a eu de tout temps des superstitieux et des prêtres qui, pour leur intérêt, entretenaient les hommes dans l'erreur : les idoles firent le tour du monde. Les Chrétiens de Rome, qui ont une confiance et une vénération aveugle dans de petites figures de bois ou de métal représentant des Saints, des Vierges, des Esprits, des Pères éternels avec barbe, ne sont ni les seuls, ni les premiers qui adoptèrent ces simulacres. Dans l'Antiquité, il y eut des sectaires et des peuples entiers qui portaient des Abraxas sur eux, auxquels ils attribuaient des propriétés miraculeuses. Ce qui arriva en fait de politique et de religion jadis, on le voit se succéder tous les jours : c'est la conséquence de l'instabilité et de la faiblesse humaines.

Avant les Gnosticiens, les Cabalistes, etc., etc., les prêtres égyptiens assuraient qu'ils avaient le pouvoir de communiquer aux statues quelque chose de la nature divine. Leveque, Excurs. sur le Schamanisme, trad. de Thucydide, in, p. 298.

Les Grecs et les Romains croyaient que les Dieux s'incorporaient aux statues par le moyen de la consécration, Van Dale, de Cong. in lib. de oracul. 477. Les défenseurs du Paganisme prétendirent que les Simulacres étaient pleins de la présence réelle des Dieux, Jamblic. apud Phot, bib. cod. 225. Arnob. adv. Gentes VI, 17.

Il y eut au 19.e siècle, à en croire certains journaux qui sont soudoyés par les apostoliques, des statues en bois, en pierre et autre matière qui firent des signes, pleurèrent et parlèrent.

Les Cabalistes sachant que nos idées nous viennent des sens , et admettant que Dieu n'était pas un être corporel, pensèrent qu'on ne pourrait jamais enseigner le dogme d'un Dieu sans en fixer l'idée par des signes plus ou moins imparfaits. Alors ils choisirent cette image spirituelle qu'on peut dire image de parole, afin de se donner l'idée la moins éloignée de la toute- puissance de l'Eternel. Outre les écrits de Ben-Jochaï, les Cabalistes en ont laissé d'énigmatiques dont l'interprétation a occupé plusieurs savans ; c'est une mine très-profonde et très-difficile à exploiter, et de laquelle on a tiré avec beaucoup de difficulté, au 16e siècle, quelque chose de bon; c'est d'elle qu'est sorti le rite dit de la Cabale. Leur doctrine était renfermée dans la Pl. n.° VI. Peut-être que si de sages critiques se saisissaient des rapports qu'ils peuvent avoir avec les mystères égyptiens, ils en trouveraient des notions utiles à l'érudition et à l'illustration de la Maçonnerie.

GNOSTICIENS.


Des Cabalistes sortirent les Gnosticiens, qui, lorsque le Christianisme se répandit en Europe, disparurent comme fondus dans les ténèbres de ces siècles ; néanmoins, par les annales de notre Europe, par une infinité d'ouvrages polémiques qui parurent jusqu'au temps des Croisés, on sait ce que leur théologie professait sur l'éternité des siècles et sur l'émanation des principes divins.

Ils disaient à leurs initiés : «Que celui qui adorait le Crucifié était l'être le plus bas dans l'échelle des êtres, et que celui, au contraire, qui, fourni de bon sens et assez éclairé pour être sûr que jamais un homme ne peut être le Dieu tout-puissant, qui n'a eu jamais de commencement, qui est éternel, que celui-là se trouvait déjà parvenu au point le plus élevé dans l'échelle des êtres, et enfin à l'état sublime d'homme, et qu'alors il avait acquis, en devenant Gnosticien, toute la science humaine. » Les Croisés apportèrent en Europe cette doctrine, et les Templiers furent accusés de la professer. Un Gnosticien a soutenu avec une repréhensible hardiesse que Jésus, adoré par ses Pontifes, n'était qu'un magicien.


Les Gnosticiens disaient que l'édifice emblématique de leur science était construit sur un carré dont les quatre angles avaient nom Sighé, Bathos, Nous, Alêteïa, qui sont expliqués par silence, profondeur, intelligence, vérité. Le Temple mystique de Salomon conserve ces attributs. On croira facilement que les Chrétiens grecs, du temps du Bas-Empire, qui ne connaissaient pas la doctrine des abstractions sublimes des Gnosticiens, toute en opposition à leur dogme, envisagèrent cette société secrète comme hérétique et payenne, et ne se contentant pas de l'accuser d'erreur, s'efforcérent de la taxer d'immoralité en renouvelant contre elle les calomnies inventées contre les Chrétiens, en Italie, du temps de Néron. Sacrifices humains, ablutions sanglantes, unions contre nature, il n'est point de crimes qu'on ne leur ait imputés dans leurs initiations et mystères. St Clément d'Alexandrie, leur rend plus de justice, quand il dit dans les Stromates, qu'il n'y a point de différence du vrai Gnostique au parfait Chrétien, quoiqu'il sût bien que la principale doctrine de cette société était la négation absolue de la divinité de Jésus : c'était la seule morale chrétienne que les Gnosticiens pratiquaient.

Les persécutions qu'où intenta à la suite de ces accusations aux croyans d'un seul Dieu, fit que les Gnosticiens se cachèrent de plus en plus ; ils rendirent leurs assemblées très-secrètes, couvrirent leur dogme d'allégories ; aussi leur doctrine ne passa-t-elle à la postérité qu'oralement. Le nom de Gnosticien vient du verbe grec connaître.

Gnôti seauton, « connais-toi toi-même » , est l'inscription du Temple du Soleil ; c'est d'après cette inscription et les emblèmes sacrés de cette société qu'on appela les Gnosticiens, Prêtres du Soleil.


Un des préceptes oraux qu'on conserve dans plusieurs rites maçonniques , est le nosce te ipsum qui nous est parvenu de ces Sages. Convenons, d'après un Maçon très-instruit , « que toutes les sciences ne sont que peu de chose vis-à-vis de celle qui, seule, peut nous faire deviner ce que nous sommes, d'où nous venons et où nous allons ; avec ce guide nous pouvons sans doute faillir encore et agir quelquefois contre nos intérêts; mais sans elle, il est impossible de faire dans tout le cours de la vie humaine une action de conséquence ».

La Gnose est la vraie science, et la lettre G qu'on trouve dans le compagnonnage et autres Ordres, paraît tirer son origine de la manifestation de la Gnose chez les Gnosticiens. C'est la première lettre de ce mot que nous conservons dans l'Etoile flamboyante.


L'Histoire Ecclésiastique dit que l'apparition de cette Société date de l'époque où le Christianisme commença à se propager ; elle la dit contemporaine de ce culte, comme si elle était la fleur, le fruit, le tronc du même arbre.

Lors de la destruction du Temple d'Eleusis par Alaric le Visigoth, l'an 896 de l'ère vulgaire, les prêtres qui purent échapper au glaive des barbares, se réfugièrent en Egypte et s'associèrent aux Gnosticiens avec les conservateurs des rites mosaïques chrétiens, ce qui augmenta leur nombre et leur science.

Il est dit dans Epiph. V, que les Gnosticiens se connaissaient entr'eux à leur manière de se prendre la main. Ces signes gnostiques sont arrivés jusqu'à nous ainsi que leurs allégories.

Ce voile, dont Achamot se couvrait, se trouve dans le voile du Temple maçonnique : les Gnosticiens en avaient fait une allégorie dans le récit d'Achomet. Le Baphomet des Gnosticiens devint en après celui des Templiers. On le voit, pour ainsi dire, enveloppé de la peau du Lion, que l'on sait être un des emblèmes du Soleil. La Nature était représentée par des symboles ainsi que l'Astronomie était rappelée par des figures : les Gnosticiens usèrent des signes du Soleil, des Etoiles et de ceux du Zodiaque; on les trouve dans les Abraxas; ils passèrent dans les emblèmes de la Maçonnerie comme l'Etoile flamboyante qui renferme le symbole de la Gnose. Ces emblèmes et doctrines passèrent en Occident, on en trouve une infinité dans les pierres sépulcrales de nos ancêtres, et plus particulièrement du temps de Domitien.

Les Ophites modelèrent leur système sur le dogme des Gnosticiens; ils ont existé aussi pendant les premiers siècles et à la naissance du Christianisme; à l'image barbue, ils avaient substitué pour emblème de la Divinité, comme une grande partie des initiés égyptiens, le Serpent de Sérapis; Tertullieu et les Saints-Pères s'imaginèrent qu'ils adoraient un Serpent matériel. Voilà assurément le comble de la déraison humaine.

Tertullien dit, de Prescrip. 47, que les Ophites avaient le Serpent en grand honneur, ils le regardaient comme leur Christ, leur Sauveur; ils le préféraient à Jésus, parce que , disaient-ils, il possédait « la science du bien et du mal ». Dans cette supposition, ils suivaient la Bible qui décrit le Serpent tentateur d'Eve, comme ayant en lui toute science, ou ils se référaient au Serpent de Moïse, qui guérissait de la peste et des maladies, tandis que, dans le fait, l'un et l'autre n'étaient que le Serpent égyptien Sérapis, que Moïse avait trouvé dans les emblèmes du culte du Soleil et qui dût être en vénération bien avant les Ptolomées.

Les Ophites confessaient un Dieu Père incréé : ils furent persécutés à outrance par les Chrétiens d'Orient ; ce qui les porta à maudire le Galiléen dans ses prêtres, persuadés que ses institutions les avaient rendus aussi intolérans. Un de leurs emblèmes était la Croix tronquée, le Phallus qui devint par la suite le maillet maçonnique, et qui représentait le bois de vie, et la clé de la science ; ils avaient aussi le Calice ou le vase cosmogonique, symbole commun aux Gnosticiens et qui se trouve dans le patére des Maçons. Ces emblèmes sont communs aussi aux croyans de Mithe ou Mythras , qui existent dans l'Indostan.

Les Ophites priaient devant la figure de Pentagone, qui était un des signes de leur institution, comme il était aussi celui des sept Sages de la Grèce.

Ces emblèmes passèrent en Europe avec leur doctrine, ils furent adoptés par les Croisés, par les Roses-Croix, par les Chevaliers Templiers, et parvinrent aux Maçons.

La plus grande partie des sectes qui se reproduisirent après les Esséniens, Gnosticiens, Cabalistes et autres, honoraient le Soleil comme la plus belle image de la puissance de l'Eternel. Toutes ses sectes admettaient l'Unité de Dieu, elles étaient par-là bien éloignées de croire à la divinité de Jésus-Christ, surtout les Gnosticiens qui se vantaient de l'avoir compté au nombre de leurs Frères.

 Source : http://graal.over-blog.com/article-7288207.html

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La Maçonnerie considérée comme le résultat des religions Egyptienne, Juive et Chrétienne

30 Mai 2012 , Rédigé par Fr.°. Reghellini de Shio Publié dans #fondements bibliques de la FM

Chapitre 30

Les premiers Chrétiens qui se trouvaient confondus avec les Grecs et les Romains, avaient adopté, pour signe de reconnaissance et pour cachet de leur correspondance, des bagues sur lesquelles était gravé le monogramme de Jésus, INRI, ou un des symboles suivants : un Agneau, une Colombe, un Phénix, un Poisson, une Ancre, une Lyre, le Serpent, le Serpent avec la Croix tronquée, la Croix à trois barres, la Croix avec la Rose, la Nacelle et deux Clefs en croix*. Comme tous ces emblèmes qui se trouvent dans différents rites maçonniques ont été savamment expliqués par plusieurs auteurs qui ont écrit sur la Maçonnerie, nous nous bornerons à donner quelques explications des plus essentielles.

* Ces deux derniers emblèmes, nous les avons vus communs à Janus et à St Pierre.

Le serpent chez les Egyptiens, outre ce que nous en avons dit, servait pour l'allégorie de la révolution du temps lorsqu'il tenait sa queue entre les dents ; il était le symbole de l'année, car tous les ans il se dépouille de sa peau; celui de la santé, car la décoction* des couleuvres et des vipères était fort utile à la guérison de la lèpre, maladie très-fréquente en Egypte et en Palestine.

* Encore de nos jours on fait à Venise une décoction de vipères avec des drogues : elle est appelée Thèriaque. C'est un objet de commerce précisément pour l'Egypte et les Echelles du Levant.

Cette Croix que nous avons vu occasionner des disputes entre les Payens et les Chrétiens; cette Croix, qui a tant embarrassé les antiquaires, n'est autre chose que le priepi mesure, et le phal élévation , mots égyptiens, desquels on a fait les priapes et le phalus. Ce symbole, si vénéré et si miraculeux, nous vient de l'Egypte. On avait observé à Memphis que, si l'élévation des eaux du Nil, lors de son débordement, montait à seize coudées, la récolte était très-abondante; si elle montait à quatorze, elle était moindre, et lorsqu'elle montait à dix-huit, il y avait disette. Pour faire une observation, on avait pris une verge de fer sur laquelle on avait porté et marqué nombre de fois la coudée, mesure usitée : on marquait sur cette verge les trois dimensions annoncées par trois barres en travers, en fixant les croisillons , dont le plus long était au milieu, à des angles droits sur la tige*, ce qui formait une vraie croix. On fit des croix ou des mesures, à un crosilion, à deux et à trois, que l'on appela phal, déphal, triphal, et comme l'élévation du Nil produisait la végétation, l'on perdit l'allégorie et l'idée de la mesure de la fécondité, et on en fit des figures arbitraires. Pour signifier cette fécondité , on substitua par cette idée un phal de forme naturelle ; on en a mis un, deux et trois ensemble.

* Cette mesure fut par la suite exposée dans les Temples ; elle variait tous les ans, ayant un, deux ou trois croisillons, selon l'inondation ; même elle variait de la haute à la basse Egypte.

A cette verge mesurante, on avait ajouté un anneau qui servait à la tenir. On portait en procession dans une petite pyramide, lors de l'élévation du Nil, ce phal qui servait à mesurer la fécondité du Nil ; on le plongeait perpendiculairement et on mesurait soigneusement la hauteur. Ainsi, par l'ignorance, à la suite des temps, une fête, une cérémonie qui, en soi-même, était utile, décente et religieuse, a pu devenir scandaleuse.

Si, dans un pays où il y avait des prêtres conservateurs des dogmes protégés par les Rois mêmes (car le Roi devait être initié avant de monter sur le trône, fût-il choisi même dans la caste militaire) ; si, dans ce pays, dis-je, la religion, par la suite des siècles, s'est défigurée, que doivent devenir toutes ces religions qui ont voyagé, fait le tour du globe, persécutées et accommodées suivant le bon plaisir et l'intérêt de leurs missionnaires?

La Croix, qui dés-à-présent fait aussi partie des mystères chrétiens, fut chez les Egyptiens l'hiéroglyphe de l'immortalité, ainsi que le rapportèrent Cedrenus, Socrate et Sozomène ; quelquefois elle était le signe de passion pour arriver à l'immortalité : ainsi Osiris était étendu sur l'immense Croix formée par l'intersection du méridien et de l'équateur. Cette Divinité était suspendue dans les mystères phrygiens à un arbre cruciforme que l'on découpait et que l'on distribuait* comme un talisman, et qui devenait le bois de la vie (comme le dit très-savamment l'auteur du poème de la Maçonnerie) ; ce qui est un équivalent du salut par le bois que nous avons vu être une partie de l'interprétation du mot Abraxas.

* Une infinité de fragments de bois sont tenus pour des reliques par les Chrétiens de Rome.

Jovet rapporte une tradition d'après laquelle l'acacia était considéré, lors des Croisades, comme l'arbre avec lequel la Croix du Christ avait été faite.

Cette Croix, si vénérée chez les Juifs - Chrétiens, outre qu'elle était dans les mains des grandes Divinités égyptiennes , se trouve très - fréquemment dans tous les monuments anciens, sur les obélisques, dans l'intérieur des pyramides et même dans la Table Isiaque, qu'on a toujours regardé comme le livre qui renfermait tous les mystères d'Isis; elle se trouve aussi sur trois petits autels de sa bordure. (Voyez la Table Isiaque, pl. III.) Gheber, Raymond , Lulli, Albert-le-Grand, Arnaud de Villeneuve, Bacon et tous les auteurs d'alchimie opinent que la Rose est l'emblème du Secret. Si la Rose est l'emblème du Secret, on ne peut plus être surpris si les quatre faces du monument indiqué de la Table Isiaque sont fermées par quatre roses ; les anciens Hiérophantes égyptiens voulaient par-là faire entendre à leurs initiés que tout ce qui se trouvait écrit figurativement était divin, mystérieux et secret.

Il résulte de ces documens que lorsque l'on voit une rose au-dessus d'une croix, ces deux symboles unis donneront d'une manière très-simple et très-claire le résultat écrit secret de l'immortalité*. L'idée d'une vie à venir, née dans les sanctuaires de Thèbes et d'Eleusis, est restée concentrée dans le sein des mystères ; le Grand-Prêtre ne la communiquait qu'à ses adeptes et à ceux qui en étaient dignes. Cette idée ne pouvait s'associer avec l'ignorance ; ce système était hors de la portée des êtres matériels et ignorans. Il fallait un jugement supérieur** pour sentir que la mort ne peut et ne doit jamais effacer le mérite, le génie et la vertu.

* Les écrivains qui ont cherché à faire croire que l'Ordre des Roses-Croix était récent, se trouveront bien contrariés dans leurs opinions par les renseignements que nous avons pu obtenir, et que nous venons d'exposer : observons que, dans plusieurs langues, il y a des adages qui prouvent que des peuples même ont attaché à l'emblème de la Rose l'idée du secret. Nous en rapportons un qui est usité dans le royaume des Pays-Bas : Ik verzoet u de ivos daarop te houden -. «Je vous prie d'en garder le secret».

**Les matérialistes disent qu'il faut toujours recourir à la révélation de ce secret ; car les sens ne leur fournissent aucune preuve de l'immortalité de l'âme.

L'emblème de la Croix figure dans plusieurs rites maçonniques; il sert de décor aux plus éminents de ses Ordres. Le pélican est l'emblème de la Charité, de la Bienfaisance ; l'aigle, de la Sagesse. Des grades maçonniques sont accordés en récompense aux Frères qui possèdent éminemment ces vertus, et ces décorations doivent leur rappeler toujours que le but de l'institution est une parfaite sagesse jointe à la plus parfaite charité.

Tous les autres emblèmes chrétiens se conservent dans différents Ordres maçonniques avec leurs explications, et prouvent la fusion de l'Ancien et du Nouveau-Testament et l'union des deux lois. Les Catholiques de Rome admettent encore ces emblèmes allégoriques. Le n.° 22 de la planche I.re présente un billet qu'on délivre aux initiés à la première communion dans l'église de Ste- Gudule à Bruxelles ; les symboles des hauts initiés Maçons y sont en entier, rien n'y manque. Les diplômes maçonniques qu'on accorde aux hauts gradués n'en ont pas davantage.

Les vertus ordonnées et prêchées par le Divin Maître étaient :

1.° La foi en Dieu, Père des hommes;

2.° L'espérance d'une vie future et la rémission de nos fautes ;

3.° La charité envers les autres hommes.

Les Chrétiens se servirent de symboles pour expliquer ces préceptes et pour se les rappeler à la suite des siècles.

Les Maçons en agirent de même, et les branches les plus nouvelles s'en servent aussi. Nous donnons les emblèmes des trois vertus, comme on les voit dans des diplômes des Frères Maçons et comme ils sont dans ceux des Bons-Cousins. (Pl. I.re, n° 17 et 29.)

Un phénix gravé dans un Abraxas, rapporté dans l'Antiquité dévoilée, t. II, p. 375, porte l'inscription H. M. A. O., qui répond au mot hébreu Héma, le Soleil ; cet emblème est celui des Rose-Croix et des Chevaliers du Soleil.

Nous arrêtons ici l'explication des symboles, quoiqu'il nous serait facile de donner une très-grande étendue à cette matière.

Dans le Christianisme dévoilé, 1767, Londres, pag. 41, on lit : « Les différentes nations, auxquelles les Juifs furent réciproquement soumis, les avaient infectés d'une multitude de dogmes empruntés du Paganisme. Ainsi la religion judaïque, égyptienne dans son origine, emprunta les rites, les notions et une partie des idées religieuses des peuples avec lesquels les Juifs conversèrent. »

Les critiques osent soutenir que la religion de Rome a pris dans l'idolâtrie le culte de ses saints personnages, dont une partie est payenne, comme le démontre l'almanach, inséré dans l'ouvrage des Fêtes et Courtisannes de la Grèce, et de plus les eaux lustrales qu'elle a empruntées des Juifs, les exorcismes, les démons, le droit de les chasser; et plus, leurs chants, leurs ornements pontificaux et leurs traditions ; enfin qu'elle s'est approprié, d'après le Paganisme et le Mahométisme, les miracles, les fables et les pèlerinages.

Un des principaux dogmes dont les Juifs-Chrétiens, les Carpocratiens, les Cabalistes, etc. etc., se servirent après la destruction de Jérusalem, fut celui d'Adonis avec le mystère de la résurrection* que nous avons vu établie au temps d'Elysée ; cette fête contentait ceux qui croyaient aux résurrections. Les Phéniciens, après avoir rempli l'air de leurs pleurs et de leurs gémissements, après de longs jeûnes, et des macérations pour la mort de leur Adonis ou grand Dieu Androgyne, faisaient éclater une joie immodérée dans les fêtes qui suivaient à l'occasion de la résurrection de leur Dieu ; elles étaient célébrées le troisième jour après la pleine lune du mois Thischri. Les premiers Chrétiens adoptèrent cette fête en place de l'ancienne Pâque juive ; elle était célébrée comme par les Juifs eux-mêmes, le 4e jour de la lune Thischri ou mars; ce ne fut que deux siècles après l'établissement du Christianisme qu'on renvoya la Pâque chrétienne au dimanche suivant.

* Les anciens Hiérophantes égyptiens, phéniciens, grecs, ont toujours pris les allégories de la résurrection pour le renouvellement de la vigueur du Soleil à l'équinoxe du printemps.

Il paraît que ces fêtes et mystères n'avaient pour but, dans l'origine, que de rappeler les trois vérités égyptiennes, enseignées aux néophytes par les prêtres , dans l'histoire d'Osiris, qui ressuscite et triomphe des ténèbres et du mauvais principe; ce qui était répété en Perse, dans la mort et résurrection de Mythra, en Phénicie et en Grèce, dans la mort et résurrection d'Adonis, et postérieurement dans les provinces limitrophes de la Judée par les Juifs, en particulier par Paul (voyez les Actes des Apôtres, ch. xxv, vers. 23, et ch. XXVI) dans la mort et résurrection de Jésus-Christ, triomphant des ténèbres, de Satan, du mauvais principe et de la mort, et apportant la lumière au monde.

Des critiques ont prétendu que les trinitaires qui vinrent ensuite, lorsqu'ils constituèrent le symbole de leur foi, y placèrent la susdite doctrine égyptienne dans ces paroles : « Nous croyons à la résurrection de la chair » ; ce qui, selon eux, veut dire que nous croyons à la destruction et régénération des êtres, à la cause première, et aux deux principes lumière et ténèbres, au bien et au mal physique.

En analysant toutes les religions, disent-ils, et en les dépouillant de leurs mystères, elles présentent toutes le même système, et se réduisent au culte de la nature.

 

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