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Hauts Grades

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la légende d'Hiram2(R.YORK)

14 Juillet 2005 , Rédigé par Rite d'York Publié dans #fondements bibliques de la FM

Douze Compagnons se rassemblent et forment un demi-cercle face à l’Occident et font le Signe d’Obligation.

Vous qui vous êtes présentés devant le Roi Salomon ce matin et avez avoué, constituez-vous en groupes de trois et allez vers l’Orient, l’Occident, le Nord et le Midi, à la recherche des absents et ne revenez pas sans nouvelles.

PREMIER GROUPE: Dirigeons-nous vers l’Occident.

Ils se tournent vers l’Ouest.

DEUXIEME GROUPE: Dirigeons-nous vers l’Orient.

Ils se tournent vers l’Est.

TROISIEME GROUPE: Allons vers le Nord.

Ils se tournent vers le Nord.

QUATRIEME GROUPE: Et nous vers le Midi.

Ils se tournent vers le Sud.

Les quatre groupes partent dans les directions indiquées; les deuxième, troisième et quatrième groupes reprennent ensuite leur place.

1° O., près de la porte intérieure : Camarades, voici un marin; enquérons-nous auprès de lui.

2° O.: Entendu.

3° O.: Entendu.

1° O. : Hé l’homme As-tu vu des étrangers passer par ici?

MARIN: Oui, j’en ai vu trois hier.

1° O. : Peux-tu nous les décrire ?

MARIN: A leur air, j’ai pense qu’ils étaient des hommes de Tyr; comme il savaient un air de famille, qu’ils étaient frères; comme ils étaient vêtus de tabliers et de gants blancs, que c’étaient des ouvriers qui travaillaient sur le chantier du Temple.Ils cherchaient à s’embarquer pour l’Ethiopie, mais le Roi Salomon ayant promulgué un edit interdisant à quiconque de quitter le royaume sans un sauf-conduit signé de sa main, n’en ayant pas, ils ne purent s’embarquer et repartirent dans l’intérieur du pays.

1° O. : Voilà des nouvelles.

2° O. : Des nouvelles importantes.

3° O. : Partons les rapporter.

2° O. : Entendu.

3° O. : Entendu.

Ils prennent la direction de l’Est.

Les ouvriers se dirigent toujours vers l’Est en passant par le côté Nord de la Loge et reviennent toujours par le côté Sud.

1° O. : Nous rapportons des nouvelles. Très Excellent Roi Salomon.

RS. : Quelles nouvelles?

1° O. : Nous qui avons voyage vers l’Occident, avons rencontré, en arrivant dans la cite de Jappé, un main à qui nous avons demandé s’il avait vu des étrangers passer par là. Il répondit qu’il en avait vu trois, le jour précédent, et qu’à leur air il pensait qu’ils étaient des hommes de Tyr, et comme ils avaient un air de famille, qu’ils étaient frères et qu’étant vêtus de tabliers et de gants blancs, c’étaient des ouvriers qui travaillaient sur le chantier du Temple. Ils cherchaient à s’embarquer pour l’Ethiopie, mais le Roi Salomon ayant promulgué un édit interdisant à quiconque de quitter le royaume sans un sauf-conduit signé de sa main, n’en ayant pas, us ne purent s’embarquer et repartirent dans l’intérieur du pays.

RS. : C’étaient sans aucun doute ces bandits; mais vous n’allez pas en rester là. Reprenez votre route en vous disant bien que si vous ne réussissez pas à remettre ces bandits entre les mains de la justice, c’est vous qui serez considérés comme les meurtriers du Grand Maître Hiram Abif punis en conséquence.

1° O. : Repartons vers l’Occident.

2° O. : Entendu.

3° O. : Entendu.

Ils partent tous vers l’Ouest.

1° O.: Je suis fatigue et je vais m’asseoir pour me reposer et me délasser.

2° O. continuant sa marche : Viens, nous avons un devoir important à accomplir.

1° O. : Holà, camarades! En essayant de me relever, j’ai par hasard saisi cette branche d’acacia qui a cédé si facilement que mon attention en a été attirée.

Les deuxième et troisième ouvriers reviennent vers lui.

2° O. : La terre semble avoir été fraîchement remuée.

3° O. : On dirait une tombe.

JUBELLA: Oh! Que n’ai-je eu la gorge tranchée, la langue arrachée et enfouie dans les sables de la mer, à la limite des basses ceux, là où la marée monte et descend deux fois en vingt quatre heures, plutôt que d’avoir été complice du meurtre de notre Grand Maître Hiram Abif.

1°. O. : C’est la voix de Jubella.

JUBELLO : Oh, Que n’ai-je eu le sein gauche ouvert, le coeur et les poumons arrachés et transportés dans la vallée de Josaphat pour y être laissés en pâture aux vautours des airs plutôt que d’avoir été complice du meurtre de notre Grand Maître Hiram Abif.

2° O. : C’est la voix de Jubello.

JUBELLUM: Oh! Que n’ai-je eu le corps coupe en deux, les entrailles arrachées et reduites en cendres, et ces cendres dispersées aux quatre vents du ciel plutôt que d’avoir tué notre Grand Maître Hiram Abif.

1° O. : C’est la voix de Jubellum. Précipitons-nous, emparons-nous d’eux, ligotons-les et amenons-les devant le Roi Salomon.

2° O. : Entendu.

3° O. : Entendu.

Les bandits sont amenés à l’Est en passant par le côté Nord de la Loge.

1° O. : Nous rapportons des nouvelles, Très Excellent Roi Salomon.

RS. : Quelles nouvelles?

1° O. : Nous avons voyage selon tes instructions et, en arrivant au sommet d’une colline, me sentant fatigué, je me suis assis pour me reposer et me délasser. En essayant de me relever, je saisis par hasard une branche d’acacia qui céda si facilement que mon attention en fut attirée. Sur quoi je hélai sur le champ mes camarades et alors que nous commentions ce fait singulier, nous entendîmes distinctement des voix provenant des crevasses de rochers voisins et nous reconnûmes la première comme celle de Jubella qui s’écriait : « Oh! Que n’ai-je eu la gorge tranchée, la langue arrachée et enfouie dans les sables de la mer, à la limite des basses caux, là où la marée monte et descend deux fois en vingt quatre heures, plutôt que d’avoir été complice du meurtre de notre Grand Maître Hiram Abif. » La seconde était celle de Jubello qui s’écriait : » Oh! Que n’ai-je eu le sein gauche ouvert, le coeur et les poumons arrachés et transportés dans la vallée de Josaphat pour y être laissés en pâture aux vautours des airs, plutôt que d’avoir été complice du meurtre de notre Grand Maître Hiram Abif » et la troisième était celle de Jubellum qui s’écriait: « Oh! Que n’ai-je eu le corps coupe en deux, les entrailles arrachées et réduites en cendres, et ces cendres dispersées aux quatre vents du ciel plutôt que d’avoir tué notre Grand Maître Hiram Abif » Sur quoi nous nous précipitâmes, nous nous emparâmes d’eux, les ligotâmes et les avons amenés devant toi.

RS. : Jubella, tu es accusé de complicité dans le meurtre du Grand Maître Hiram Abif. Qu’as-tu à dire pour ta défense et plaides-tu coupable ou non coupable?

JUBELLA: Coupable.

RS. : Jubello, tu es accusé de complicité dans le meurtre du Grand Maître Hiram Abif. Qu’as-tu à dire pour ta défense et plaides-tu coupable ou non coupable?

JUBELLO: Coupable.

Roi SALOMON: Jubellum, tu es accusé du meurtre du Grand Maître Hiram Abif. Plaides-tu coupable ou non coupable?

JUBELLUM : Coupable.

RS. : Misérables, vils et impies, que vous êtes ! Songez à l’énormité de votre crime et à l’homme de coeur que vous avez tué.

Relevez la tête pour écouter la sentence vous serez conduits hors des murs de la cite et exécutés conformément aux malédictions que vous avez proférées. Hors d’ici!

Les bandits sont conduits hors de la Loge en passant par le côté Sud et la porte intérieure. Les ouvriers reviennent à l’Orient en passant par le côté Nord de la Loge.

1° O. : Très Excellent Roi Salomon.

RS. : Ouvriers.

1° O. : Les bandits ont été exécutés conformément à tes ordres.

RS. : C’est bien. Partez maintenant à la recherche du corps du Grand Maître Hiram Abif, et si vous le retrouvez, recherchez avec diligence sur lui ou alentour, tout ce qui peut permettre de l’identifier clairement.

1° O. : Retournons au sommet de la colline où je me suis assis pour me reposer et me délasser.

2° O. : Entendu.

3° O. : Entendu.

Ils prennent la direction de l’Occident.

1° O. : Il semble que ce soit l’endroit.

2° O. : Oui, voici la branche d’acacia.

3° O. : On dirait une tombe.

1° O. : Enlevons la terre. Ils enlèvent le linceul.

Voici un corps, mais il est tellement mutilé et décomposé qu’il est impossible de poursuivre les recherches. Restons à l’écart jusqu’à ce que les effluves putrides aient disparu.

 Ils font le S. d’O. de Maître Macon et détournent la tête vers la gauche.

Reprenons maintenant les recherches. Ils le font.

Voici un bijou.

2° O. : Détachons-le, remontons et allons rendre compte.

1° O. : Entendu.

2° O. : Entendu.

Les ouvriers portent le bijou à l’Orient en passant par le Nord de la Loge.

1° O. : Nous rapportons des nouvelles, Très Excellent Roi Salomon.

RS. : Quelles nouvelles?

1° O. : Nous sommes repartis selon tes instructions et, en arrivant au sommet de la colline où je m’étais arrête pour me reposer et me délasser, nous avons découvert ce qui semblait être une tombe. La terre enlevée, un corps apparut, mais tellement mutilé et décomposé que nous plaçâmes machinalement nos mains ainsi il fait le S. d’O de Maître Macon, pour protéger nos narines des effluves putrides. Après qu’ils se furent dissipés, nous fouillâmes le corps et la fosse sans rien trouver, sauf ce bijou.

RS. : Montrez-moi ce bijou.

Le Premier Ouvrier le lui montre.

A voix basse: Il ne peut y avoir de doute quant à la mort du Grand Maître Hiram Abif, car c’est le bijou qu’il portait.

Ouvriers, la grâce que vous implorez vous est entièrement accordée; retournez à votre travail.

Ils quittent la Loge en passant par le côté Sud.

RS. : Frère Hiram Roi de Tyr.

HRT. : Très Excellent Roi Salomon.

RS. : Ne peut plus y avoir de doute quant à la mort de notre Grand Maître Hiram Abif ni quant à l’identité du corps, car c’est le bijou qu’il portait. Hélas! Je crains que le mot de Maître Maçon ne soit perdu, car tu te souviens sûrement qu’il avait été convenu entre toi, moi et le Grand Maître Hiram Abif que le mot secret de Maître Maçon ne pourrait être donné que lorsque nous trois serions présents et en serions convenus. L’un de nous n’est plus. Je propose que tu rassembles les ouvriers et que vous m’accompagniez sur la tombe afin de relever le corps et de le ramener au Temple pour lui donner une sépulture plus décente. Je propose aussi que le premier signe que l’on fera en arrivant à la tombe, et que le premier mot que l’on dira après que le corps aura été relevé, soient respectivement le G.S.A.D. et le mot substitué à celui qui est perdu, à moins que la sagesse des générations futures découvre et ramène à la lumière le mot véritable.

HRT. : Entendu. Frère Maréchal.

MARECHAL: Frère Hiram Roi de Tyr.

HRT. : Rassemble les ouvriers.

MARECHAL: Ouvriers! Rassemblez-vous deux par deux, sur le côté Nord de la loge, face à l’Orient.

Les ouvriers se rassemblent, Maréchal en tête. Les Intendants avec leurs cannes. Le Roi Salomon ayant Hiram Roi de Tyr à sa gauche, suivis par les ouvriers par deux, le Chapelain fermant la marche. Le cortège fait trois fois le tour de la loge. Au troisième tour, à l’Ouest, le Maréchal lui fait former une seule file.

Une musique funèbre est jouée pendant que les Frères font le tour de la Loge.

En arrivant à la tombe, les intendants forment à son chevet un arc de leur canne au-dessus du Roi Salomon.

Le Maréchal prend place au Sud du Corps, Hiram Roi de Tyr au pied de la tombe, le Chapelain à l’Autel, les Frères se tiennent debout, faisant le S de F.

RS. fait une seule fois le G.SA.D. et dit: OSMDN’YATIPD’APLFDLV? il s’adresse aux ouvriers : Ici gisent les restes de votre Grand Maître Hiram Abif abattu dans l’accomplissement de son devoir, martyr de sa fidélité. Il fut porte en cet endroit solitaire par des mains impures, à minuit, dans l’espoir que l’oeil de l’homme ne le découvrirait jamais plus, ni que la main de la justice ne se poserait sur ceux qui l’avaient assassiné. Vain espoir! Ici gisent les restes de votre Grand Maître Hiram Abif. Son oeuvre n’était pas achevée, pourtant sa colonne est brisée, les honneurs qui lui revenaient à si juste titre ne lui ont pas été rendus, sa mort fut prématurée et ses frères sont dans le deuil. Son corps sera relevé, honoré, ramené au Temple pour y recevoir une sépulture plus décente, et un monument sera érigé pour commémorer ses travaux, sa fidélité et sa mort prématurée.

Frère Hiram Roi de Tyr, efforcez-vous de relever le corps par l’Attouchement d’Apprenti.

HRT. s’y efforce, mais en vain : En raison de l’état avancé de putréfaction, le corps ne peut être relevé ainsi, la peau se détache de la chair.

Le RS fait alors le G.S.A.D. de même que les Frères.

RS. : OSMDN’YATIPD’APLFDLV.?

Frère Hiram Roi de Tyr, vous connaissez un Attouchement plus fort, l’Attouchement de Compagnon. Efforcez-vous de relever le corps par cet attouchement.

HRT obéit mais échoue dans sa tentative : Très Excellent Roi Salomon, pour la raison précédemment donnée, le corps ne peut être relevé ainsi. La chair quitte les os.

Le RS fait le G.SA.D. de même que les Frères.

RS. : OSMDN’YATIPD’APLFDLV? Frère Hiram Roi de Tyr, que faire en pareille extrémité?

HRT. : Prier.

RS. se découvre : Mes Frères, prions!

Tous s’agenouillent sur le genou gauche au S.D.F.

CHAPELAIN: O Dieu, tu nous vois tomber et nous redresser, et tu pénètres nos pensées les plus intimes. Protège-nous et défends-nous contre les mauvaises intentions de nos ennemis,et soutiens-nous dans les moments d’épreuve et d’affliction qu’il est dans notre destinée de subir pendant que nous traversons cette vallée de larmes. Les jours sont comptés et pleins de malheurs à l’homme né de la femme. Il vient, tel une fleur, mais il est vite cueilli, et il disparaît de même, comme l’ombre fugitive. Il voit que ses jours sont comptés et que la durée de sa vie dépend de Toi. Tu lui as assigné des limites qu’il ne peut franchir, en lui laissant le temps du repos, jusqu’à ce qu’il ait achevé sa journée. Il y a, pour tout arbre abattu, l’espoir qu’il porte un bourgeon nouveau et que le rameau qui en jaillira n’aura pas de fin. Mais l’homme meurt et son corps part en poussière; oui, l’homme rend l’esprit et qu’advient-il de lui? De même que l’eau vient à manquer à la mer et le cours de tout fleuve à s’affaiblir et tarir, de même l’homme se couche-t-il pour ne plus se relever jusqu’à la fin des cieux. Pourtant, ô Dieu, aie pitié des enfants de Ta création, accorde leur le réconfort dans le malheur et le salut pour l’Eternité. Amen.

LES FRERES: Qu’il en soit ainsi.

RS. : Mes Frères, relevez-vous.

Ils se relèvent.

Frère Hiram Roi de Tyr, tu as été de bon conseil au moment opportun. Les Maçons doivent toujours se souvenir que lorsque la force et la sagesse de l’homme sont impuissantes, il en est au-dessus de nous une source inépuisable qui nous parvient grâce au pouvoir de la prière.

 Mon esprit y voit clair à présent et le corps sera relevé. Ouvriers, il y a plus de sept ans que vous travaillez à l’édification du Temple, peinant loyalement, encourages et soutenus par la promesse que lorsque celui-ci serait achevé, ceux d’entre vous qui auraient été fidèles recevraient les secrets de Maître Macon.

Le Mot de Maître est perdu par la mort de votre Grand Maître Hiram Abif, mais je vais lui substituer un Mot qui sera adopté pour la gouverne de toutes les loges de Maîtres Maçons, jusqu’à ce que la sagesse des générations futures découvre le Mot Véritable.

Le premier mot que je prononcerai lorsque le corps sera relevé de l’horizontale de la mort à la verticale de la vie sera ce Mot substitué.

 ui, mes Frères, j’ai un Mot, et la peau a beau se détacher de la chair, et la chair qitter les os, la force habite

 

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la légende d'Hiram(RAPMM)

14 Juillet 2005 , Rédigé par Rite Ancien etPrimitif de Memphis Misraim Publié dans #fondements bibliques de la FM

 

Le Maçon que nous pleurons est notre Maître, que l'on nommait Imotep en Egypte et Hiram‑Abi à Tyr, et qui dirigeait nos travaux par le Monde et nous éclairait de ses sages conseils. Aussi savant dans l'architecture que dans le travail des métaux, il fut envoyé par Hiram, roi de Tyr, vers le roi Salomon, pour diriger à Jérusalem la construction du Temple que le peuple d’Israël entendait ériger à la gloire du Divin Architecte de tous les Mondes.  Hiram divisa donc ses ouvriers en trois catégories : les Apprentis, les Compagnons et les Maîtres. Pour les différencier et les reconnaître, il donna à chacune de ces classes des mots, des signes et un attouchement. Ces signes de reconnaissance sont ceux dont nous nous servons encore pour les grades d'Apprenti et de Compagnon.  Les travaux touchant à leur fin, trois mauvais Compagnons, n'ayant pu obtenir la maîtrise, décidèrent d'arracher par tous les moyens les signes, mots et l'attouchement des Maîtres à Hiram‑Abi.     Le Maître Architecte avait l'habitude, lorsque les chantiers étaient déserts, après le départ des ouvriers, de venir inspecter les travaux. Ils se cachèrent chacun à une des portes du Temple et attendirent. Sa visite terminée, Hiram sortit de la Chambre du Milieu et se dirigea vers la porte d'Occident.

  V\Expert ® ( Pendant la dernière phrase du Très Respectable Maître, le Vénérable Expert conduit le Récipiendaire vers la porte d'Occident, vers ( la Sœur ou le Frère) qui fait office de 1er Compagnon et qui est armé d'une règle).

 ® ( Lorsque le Récipiendaire arrive à la hauteur du 1er   Compagnon):

  T\R\M\ Hiram trouva sur son chemin un Compagnon armé d'une Règle.

 

 V\Expert Que veux‑tu ?   Pourquoi n'es‑tu pas parti avec les autres Compagnons ? 

  1er  Comp\ Il y a assez longtemps que je suis Compagnon et je veux être Maître, comme toi-même.

Donne moi les signes, mots et attouchement des Maîtres.

V\Expert Insensé ! Ce n'est pas ainsi que je les ai reçus, ni qu'ils doivent être demandé.

 Travaille, persévère, et tu seras récompensé suivant tes mérites.

1er Comp\  ® (Frappe un coup avec la Règle sur l'épaule droite du Récipiendaire ).

T\R\M\  Hiram, légèrement blessé, s'enfuit alors vers la porte du Nord pour chercher à sortir.

 

V\Expert       ® (Il conduit le Récipiendaire vers la porte du Nord, où un autre (Sœur ou Frère), qui fait office de 2ème Compagnon,  armé de l'Equerre, lui barre la route ).

Que fais tu là ?   Que me veux tu ?

2ème Comp\  Il y a assez longtemps que je suis Compagnon, et je veux être Maître, comme toi même. Donne moi les signes, mots et attouchement des Maîtres.

V\Expert       Tu seras reçu parmi les Maîtres lorsque la trahison et le crime seront honorés.

 

2ème Comp\  ® (Frappe d'un coup de d’Equerre la nuque du Récipiendaire).

T\R\M\  Hiram, affaibli par ses deux blessures, chercha à s'enfuir par la porte de l'Orient. 

 

 ® (Il se lève et se place devant la petite table au pied des marches d'Orient, maillet en bande).

M\de C\ ® (Rejoint le Récipiendaire pour la conduite ).

 V\Expert   ® (Conduit le Récipiendaire vers la Porte d'Orient, devant le Très Respectable Maître).

 Et toi, que fais‑tu là ?   Que me veux‑tu ?

  T\R\M\  Il y a assez longtemps que je suis Compagnon et je veux être Maître, comme toi-même. Donne-moi les signes, mots et attouchement des Maîtres.

  V\Expert Plutôt la mort que de me parjurer.  Tu peux m'assassiner, tu ne me feras pas trahir.

T\R\M\ ® (Frappe le Récipiendaire d'un coup de Maillet au milieu du front ).

V\Expert  M\de C\ ®® (Renversent le Récipiendaire en arrière, l'étendent sur le Carré Long et le recouvrent du drap mortuaire, déposent son tablier sur son visage. Sur le drap mortuaire, ils déposent une branche d'Acacia. Ils ont placé et mis le Récipiendaire à l'Ordre de Compagnon, le bras gauche allongé le long du corps, le genou droit plié, la jambe étant ainsi en équerre).

T\R\M\ ® (Reprend place au petit plateau).

Ainsi périt Hiram, l'homme juste et fidèle à son devoir jusqu'à la mort. Depuis le moment fatal qui nous a privés de notre Maître, les ténèbres couvrent l'Egypte, et nos travaux sont suspendus. Toutefois, l'espérance nous reste, ne perdons point courage, et efforçons-nous de poursuivre l'Oeuvre inachevée.

Mes Sœurs et Frères, mettons nous à la recherche du corps d'Hiram.

Vénérable Expert, faites vous accompagner par deux Maîtres, et procédez aux recherches aux quatre angles cardinaux en commençant par le Nord.

M\de C\ ® (Regagne sa place).

V\Expert ® (Va à la colonne du Nord et fait signe à deux Sœurs ou Frères de le suivre. Ils font ensemble le tour complet du cadavre en faisant cliqueter leurs  épées sur le sol ).

 

 ® (Après chaque série de pas, un arrêt. De retour devant l'Orient ).

Très Respectable Maître, nos recherches ont été vaines.

T\R\M\ Prenez deux autres Maîtres avec vous et continuez vos recherches en commençant par le Midi.

V\Expert       ® (Fait signe à deux autres Sœurs ou Frères de se joindre à la procession. Fait le tour complet du cadavre de la même manière). 

 

 ® (De retour devant l'Orient) :

Très Respectable Maître, nos recherches ont encore été vaines.

T\R\M\ Vénérable Expert, prenez encore deux autres Maîtres et recommencez vos recherches en y apportant un soin plus minutieux encore, par le Nord.

V\Expert ® (Fait signe à deux autres Maîtres de se joindre à la procession. Fait le tour complet du cadavre de la même manière).

® (De retour devant l'Orient) :

V\Expert  Très Respectable Maître, j'aperçois un tertre dont la terre semble fraîchement remuée.

T\R\M\ Avancez vers l'endroit que vous signalez ainsi, par le Midi.

V\Expert   ® (Avec les six Maîtres font le tour du Temple pour la quatrième fois par le Midi, par une marche à petits pas).

 

® (De retour à l'Orient, ils s'arrêtent):

Très Respectable Maître, sur le tertre, j'aperçois une branche d'Acacia.

T\R\M\ Cette branche a vraisemblablement été plantée par les assassins de notre Maître pour dissimuler la tombe de leur victime.

 

Arrachez cette Branche d'Acacia.  Ne voyez vous rien d'autre ?

V\Expert A côté de la branche d'Acacia, il y a un Compas, et à trois coudées de là, une Equerre.

T\R\M\ C'est là une preuve de plus que nous nous trouvons devant la tombe cachée de notre regretté Maître Hiram.

Mais avant de pousser plus loin vos recherches, étant donné que le Mot des Maîtres et leur Signe ont pu être dérobé à Hiram, convenons d'avance que le premier Mot qui jaillira de nos lèvres et le premier Signe qui nous échappera, nous considérerons qu'ils nous auront été inspirés par En-Haut.

Ainsi, le Signe et le Mot deviendront désormais le Mot Sacré et le Signe de reconnaissance des Maîtres. Mes Sœurs et Frères, veuillez fouiller la terre de ce tumulus.

V\Expert  ® (Enlève le drap mortuaire, retire le tablier qui voilait le visage du Récipiendaire et fait, avec les autres Vénérables, le signe d'horreur « M .. – B…h » ).

M\ B\ !  La chair quitte les os ...

T\R\M\       M\ B\ !   La chair quitte les os...

 

 

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la légende d'Hiram(R.Français)

13 Juillet 2005 , Rédigé par Rite Français Publié dans #fondements bibliques de la FM

Les deux premiers grades vous ont appris à connaître l’usage des instruments, et l’emploi de matériaux. Vous vous attendez sans doute à trouver dans celui-ci le développement des emblèmes sous lesquels la vérité s’est, jusqu’à présent, dérobée à vos yeux; mais tout dans l’univers est sujet à d’étranges révolutions tout périt ! Le Temple que Salomon s’était plu à élever au roi des rois, éprouva ce sort funeste. La mort inattendue du chef de cette magnifique entreprise, peut vous retracer, par anticipation, la ruine de ce Temple fameux, que l’histoire nous représente sans cesse détruit, et sans cesse renaissant de ses propres ruines.

Salomon, fils de David, célèbre par sa sagesse et par t’immensité de ses connais­sances, résolut d’élever à l’Eternel un temple que son père avait projeté, mais que les guerres qu’il eut à soutenir contre ses voisins, ne lui permirent pas de construire; il envoya prier Hiram, roi de Tyr, de lui fournir les matériaux nécessaires à cette entreprise: Hiram accepta cette proposition avec joie; il envoya un de ces hommes rares dont le génie, l’intelligence, le goût, la supériorité des talents en fait d’architecture, et la vaste connaissance de l’essence des métaux, lui avaient acquis un tel degré de considération et de respect de la part du roi de Tyr, qu’il l’appelait son pare, parce qu’il se nommait Hiram comme lui, quoiqu’il fût fils d’un Tyrien et d’une femme de la tribu de Nephtali.

Salomon donna à Hiram l’intendance et la conduite des travaux. Le dénombrement qui fut fait de tous les ouvriers, les porte a 183.300. L’histoire les nomme « prosélytes », ce qui dans notre langue signifie « étrangers admis », c’est-à-dire « initiés ».

A Savoir:

- 30.000 hommes destinés à couper les cadres sur le Liban, qui servaient par tiers pendant un mois;

- 702000 apprentis,

- 3.300 maîtres.

Les habitants du Mont Gibel façonnaient les cadres et taillaient les pierres.

Les ouvriers, divisés en trois classes avaient des mots, des signes et des attou­chements pour se reconnaître entre eux, et recevoir la paie proportionnée au genre de travaux auxquels ils étaient propres. Les Apprentis recevaient leur salaire à la colonne J, les Compagnons à celle B, et les Maîtres dans la chambre du milieu. Le nom de la colonne des Apprentis signifie « préparation », et celle des Compagnons signifie « force ». Les monuments historiques qui nous sont parvenus nous apprennent que la colonne J fut placée au Nord et celle B au Midi, près de la porte d’Occident. On entrait dans le Temple par trois portes celle destinée aux apprentis et, par la suite, au peuple, était à l’Occident ; celle destinée aux compagnons et, après l’achèvement du Temple, aux lévites, était au Midi; et celle destinée aux maîtres et, par la suite, aux pontifes, était à l’Orient.

Aussitôt que les portes furent posées, Salomon fit publier une ordonnance, par laquelle il était enjoint à tous les apprentis et compagnons, de sortir du Temple la veille du sabbat, et de n’y rentrer que le lendemain du sabbat au matin, à l’ouverture des portes sous peine d’être puni de mort. L’ordre qui avait été établi parmi les ouvriers devait nécessairement assurer la tranquillité; la dernière ordonnance de Salomon avait pour but d’empêcher qu’on éludât, sous aucun prétexte, l’observation du sabbat; tout répondait aux voeux de Salomon, par les soins et la vigilance d’Hiram ; le Temple prenait chaque jour un nouvel accroissement, lorsque tout à coup un crime affreux vint suspendre les travaux, et jeter un deuil universel. Trois compagnons mécontents de leur paye, formèrent le projet d’obtenir celle de maître, à l’aide des signe, parole et attouchement, qu’ils espéraient se procurer à force ouverte.

Ils avaient remarqué qu’Hiram visitait tous les soirs les travaux, après que les ouvriers étalent retirés; ils se mirent en embuscade aux trois portes du Temple: l’un s’arma d’une règle, l’autre d’un levier et le troisième d’un fort maillet.

Hiram, s’étant rendu dans le Temple par une porte secrète, dirigea ses pas vers la porte d’Occident; il y trouva un des compagnons, qui lui demanda les mot, signe et attouchement de maître, et le menaça de le tuer s’il ne les lui donnait. Hiram lui dit: « Malheureux! que fais-tu ? tu sais que je ne peux, ni ne dois te les donner; ce n’est pas ainsi que je les ai reçus; efforce-toi de les mériter, et tu peux être assuré de les obtenir ».

A l’instant, le traître veut lui décharger sur la tête un coup violent de la règle qu’il tenait, mais le mouvement d’Hiram pour parer le coup, fit qu’il ne porta que sur l’épaule.

Dans ce moment, le Frère Premier Expert fait faire au Candidat un des trois pas mystérieux.

Il consiste à passer le pied droit par dessus la représentation, diagonalement de l’Occident où, il est placé, au Midi tenant la l. g. en éq. à la hauteur du gras de la l. et restant quelques instants sur la l. d.

Le Premier Expert soutient le Candidat en cette posture en lui donnant la main. A l’instant où le Récipiendaire à fait le premier pas, le Frères de la colonne du Midi qui avait le rouleau, lui en donne un coup léger, mais sensible, sur l’épaule droite.

TR. : Hiram voulut chercher son salut dans la fuite, et tenta de sortir par la porte du Midi ; il y trouva un autre compagnon qui lui fait la même demande avec la même menace; mais à l’instant où il voulut s’enfuir, le compagnon le poursuivit et lui porta un grand coup de levier, qui ne l’atteignit que sur la nuque du cou.

Le Frères Expert fait faire en ce moment au Récipiendaire le second pas mystérieux; il passe la l. g. par dessus la représentation, diagonalement du Midi au Nord, et tenant la j. d. en éq. contre le m. de la g.

Pendant ce passage, le Frère de la colonne du Nord, donne sur la nuque du Récipiendaire un léger coup du rouleau dont il s’était muni.

Le Frère Expert fait faire au Récipiendaire le troisième pas, en portant la j. d. au bas de la représentation, où il vient joindre les deux p. en éq. simple, sur le compas.

Aussitôt, les deux Frères Experts saisissent le Récipiendaire chacun par un bras, portant l’autre main sur sa poitrine, et posent chacun un pied derrière les talons du Récipiendaire ; pendant ce temps-là le Frère qui était couché se retire sans bruit, de manière que le Récipiendaire ne puisse s’apercevoir de rien et laisse à terre, à côté du tableau, le voile dont il était couvert.

Le Très Respectable quitte sa place, vient près du Candidat et continue: Ce coup mal dirigé ne fit qu’étourdir notre Respectable Maître qui, cependant, eut assez de force pour courir vers la porte d’Orient, où il trouva le troisième compagnon, qui lui fit encore la même demande et les mêmes menaces et, sur son refus, lui porta un grand coup de maillet sur le front et l’étendit mort.

Le Très Respectable donne sur le front du Récipiendaire, un coup de maillet, qu’il avait tenu caché ; aussitôt les deux Experts qui tenaient l’Aspirant, le poussent et le renversent, avec précaution, sur le dos.

Le Récipiendaire doit être couché, comme l’était le Frères qui occupait sa place; il a la tête un peu élevée et posée sur un coussin; il aura la jambe gauche étendue, la droite repliée en équerre; le genou élevé, le bras gauche étendu et le droit aussi plié en équerre ; la m. sur le c., à l’ordre de Compagnon, et recouverte de son tablier; enfin, on étendra sur lui le voile noir, de manière qu’il ait le visage couvert.

Chacun reprend sa place.

Le T\R\ rallume son chandelier à 3 branches et passe le boutefeu au premier Maître des Cérémonies qui rallume les neuf bougies des 3 grands chandeliers, puis celles des surveillants et éteint les lampes.

TR. : Mes Frères, le désordre s’est glissé dans nos travaux, la tristesse est peinte dans les yeux de tous les ouvriers; il ne nous est pas permis de douter que notre Respectable Maître Hiram ne soit mort mettons nous donc à la recherche de son corps, et tâchons par notre zèle et par nos soins de le découvrir.

Vénérable Frère Second Surveillant, prenez avec vous deux Maîtres et faites la recherche par le Nord.

Le Second Surveillant prend avec lui deux Frères qui étaient autour de la représentation; ils font le tour de la Loge en commençant par le Nord, dans le sens des aiguilles d’une montre et sondent le terrain avec la pointe de leur glaive, par petits coups irréguliers.

De retour à l’Occident les 2 F\ reprennent leur place; le Second Surveillant frappe un coup de maillet sur son plateau et dit: Très Respectable, nos recherches ont été vaines.

TR., * : Vénérable Frère Premier Surveillant, prenez avec vous deux Frères et faites la recherche par le Midi.

Le Premier Surveillant désigne deux Frères qui étaient autour de la représentation, avec lesquels il fait le tour de la Loge en commençant par le Midi, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, sondant la terre avec la pointe de leur glaive.

De retour a l’Occident, les 2 F\ reprennent leur place, le Premier Surveillant frappe un coup de maillet sur son plateau et dit: Très Respectable, nos recherches ont été vaines.

TR., * : Vénérables Frères Premier et Second Surveillants, invitez les Frères qui vous ont déjà accompagnés, à se joindre de nouveau à vous; je vais me faire accompagner de deux Frères et, tous de concert, nous ferons une recherche plus attentive: puissions nous être assez heureux pour faire cette importante découverte.

Ces Frères, au nombre de neuf, font le tour de la Loge dans l’ordre qui suit: le Second Surveillant, suivi de deux Maîtres de sa colonne part le premier par le Midi, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre; le Premier Surveillant, suivi des deux autres Maîtres de sa colonne, part par le Nord, dans le sens des aiguilles d’une montre.

Ils commencent ainsi le tour en se croisant à l’occident: quand ils sont parvenus à l’Orient, le Très Respectable se joint à eux, avec les deux autres Maîtres qu’il a désigné, et tous font trois fois le tour de la Loge , dans le sens des aiguilles d’une montre, en cherchant et sondant le terrain avec la pointe de leur glaive. Au second tour, le Second Surveillant s’arrête au Nord Est et dit: Très Respectable, je vois une vapeur s’ élever d’un petit espace de terrain approchons.

Ils font le troisième tour, après lequel le Très Respectable s’arrête en face du tableau, à l’Orient, là où sont représentés un monticule et une branche d’acacia.

Les deux Surveillants sont à l’Occident aux places correspondant à leur chaire.

Tous les Frères sont debout autour de la représentation.

1° S. : Très Respectable, la terre me parait fraîchement remuée en cet endroit ; nous pourrions bien trouver ici l’objet de nos recherches.

Le Très Respectable feint de s’appuyer sur la branche d’acacia et dit: Vénérables Maîtres, cette branche n’est pas crûe en cet endroit : ceci me paraît suspect, et je pense que nos recherches ne seront pas vaines.

Il se pourrait que les assassins eussent, à force de tourments, arraché de notre Respectable Maître le mot et le signe de Maître n’êtes-vous pas d’avis que le premier signe que l’un de nous fera et le premier mot qu’il prononcera, si nous trouvons le corps d’Hiram, soient désormais le mot et le signe de reconnaissance des Maîtres?

Tous donnent le signe d’approbation et laissent tomber la main droite sur la cuisse.

Le Très Respectable lève avec la pointe de son glaive qu’il tient de la main gauche, une partie du voile qui couvre le Récipiendaire ; les huit autres Frères font de même et retirent entièrement le voile tous ensemble vers le Nord. Aussitôt, ils font le signe d’horreur.

Le Second Surveillant s’approche, prend l’index droit du Récipiendaire, le laisse aller, en disant J...n et fait un pas en arrière en faisant le signe d’horreur.

Le Premier Surveillant s’approche ensuite, prend le second doigt ou médius du Récipiendaire, le tire à lui, et le laisse glisser en disant B..z ; il fait un pas en arrière avec le signe d’horreur.

Le Très Respectable s’approche du Récipiendaire et dit, en faisant le signe d’horreur, et reculant d’un pas: Vénérables Frères Surveillants, qui a dérangé le corps de notre Respectable Maître?

2° S. : Très Respectable, j'ai cru pouvoir le relever par l’attouchement d’Apprenti, mais la chaire quitte les os.

1° S. : Très Respectable, j’ai cru pouvoir le relever par l’attouchement de Compagnon, mais la chaire quitte les os.

TR. : Ne savez-vous pas que vous ne pouvez rien sans moi et que nous pouvons tout à nous trois.

Il s’approche du Récipiendaire, pose le pied droit contre le sien, genoux contre genoux ; de la main droite il lui enserre le poi..., de façon que les pau... des deux mains soient l’une contre l’autre, et lui passe le bras gauche sous l’omoplate droite, ayant par ce moyen, est... contre est... ; puis à l’aide des deux Surveillants, il le relève et lui dit à l’oreille, en lui donnant l’accolade par trois, les trois syllables du mot. M......n.

 

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la légende d'Hiram(R.EMULATION)

13 Juillet 2005 , Rédigé par Rite Emulation Publié dans #fondements bibliques de la FM

Quinze Compagnons, appartenant à la classe supérieure, chargée de surveiller les autres, voyant que les travaux étaient presque achevés alors qu’ils n’étaient point en possession des secrets du Troisième Grade, conspirèrent en vue de les obtenir par tous les moyens, décidés même à avoir recours à la violence. Cependant, au moment de mettre leur complot à exécution, douze d’entre les quinze se désistèrent; mais trois, d’un caractère plus résolu et plus cruel que les autres, persévérèrent dans leur projet impie, et, pour le perpétrer, ils s’embusquèrent respectivement aux entrées ménagées à l’Est, au Nord et au Sud du Temple, où notre Maître s’était rétiré pour faire ses dévotions au Très Haut, ainsi qu’il y était accoutumé à l’heure de midi. Ses dévotions terminées, il voulu sortir par la porte du Sud. Mais là, il fut arrêté par le premier de ces misérables qui, n’ayant pu se procurer d’autre arme, s’était muni d’une Règle P...

Il demanda d’une manière menaçante les secrets du Maître Maçon, avertissant qu’un refus serait puni de mort. Notre Maître, fidèle à son serment, répondit que ces secrets n’étaient connus que de trois personnes au monde et que, sans le consentement et le concours des deux autres, il ne pouvait ni ne voulait les révèler. Cependant, il donna à entendre que, sans nul doute, la patience et le travail donnerait, en temps convenable, au Maître méritant le droit de connaître ces secrets, mais que, pour sa part, il préférerait la mort plutôt que de livrer le dépôt sacré qu’on lui avait confié. Mal satisfait de cette réponse, le misérable asséna un coup violent sur la tempe de notre Maître, mais, déconcerté par la fermeté de son attitude, il manqua son but et son arme glissa sur la tempe droite (Avec sa main d. tenant la R.P. le 2d S. touche la t.d. du Cand. et fait glisser sa m. d’avant en arrière) avec une telle force, qu’il chancela et s’affaissa sur le genou gauche !

Le 1er S. souffle à voix basse au Gand. de s’ag. sur le g. g. puis de se relever et de rec. les p.

Le VM. poursuit:

Remis de son étourdissement, il se dirigea vers la porte du Nord où il fut accosté par le deuxième de ces misérables, auquel il fit la même réponse, sans que sa fermeté se démentit un seul instant. Alors le misérable, qui était armé d’un Nivelle, lui asséna un coup violent sur la tempe gauche (avec sa m. g. tenant le Ni. le 1er S. touche la t. g. du Cand. d’avant en arrière) qui l’abattit sur le genou droit.

Le 1er S. souffle à voix basse au Cand. de s’ag. sur le g. d. puis de se relever et de rec. les p.

Le VM. poursuit:

Voyant sa retraite coupée sur ces deux points, il s’avança, chancelant, défaillant et couvert de sang, vers la porte de l’Est ou était posté le troisième de ces misérables. Celui-ci reçut la même réponse que les autres à sa demande insolente car, même en cette heure d’épreuve, notre Maître demeura ferme et inébranlable. Alors le scélérat, qui était arme d’un Maillet Pesant lui asséna sur le front un coup violent le VM. simule le coup en direction du Cand., avec un m., mais en restant assis qui l’étendit, sans vie, à ses pieds.

Au moment ou le VM. simule le coup les SS. étendent le Cand. sur le dos et sur la t. o., b. le long du corps et p.c. Puis les SS. se tiennent debout de chaque côté du Cand., en tête de la t. e., face au VM.

Cette attitude est gardée quelques moments dans l’immobilité totale.

VM.: Les Frères remarqueront que, dans la cérémonie qui précède aussi bien que dans la situation présente, notre Frère a personnifié l’un des plus nobles caractères dont les annales de la Franc Maçonnerie , fassent mention, c’est à dire Hiram Abiff qui mourut, victime de son inébranlable fidélité au dépôt sacré qui lui avait été commis; et je souhaite que cela produise une impression ineffaçable sur l’esprit du Candidat, ainsi que sur le vôtre, mes Frères, pour le cas où vous seriez vous-mêmes soumis à pareille épreuve.

Nous nous sommes interrompus dans l’exposé de notre Histoire Traditionnelle, au récit de la mort de notre Maître Hiram Abiff. Une perte, aussi importante que celle du principal architecte, ne pouvait manquer de se faire sentir partout, et très sérieusement. L’absence de plans et d’instructions, qui avaient été jusque-là régulièrement distribués aux différentes classes d’ouvriers, fut le premier indice qu’un grand malheur avait du frapper notre Maître.

Les Ménatschim ou Intendants, autrement dit les chefs de chantier, déléguèrent les plus qualifiés au Roi Salomon pour lui faire part de l’extrême confusion dans laquelle l’absence d’Hiram les plongeait, et pour, lui dire qu’ils avaient lieu de craindre, qu’une disparition aussi soudaine et mystérieuse, ne fut la conséquence de quelque catastrophe fatale.

Le Roi Salomon ordonna immédiatement de faire un appel général de tous les ouvriers appartenant aux différentes sections. Trois ne répondirent pas à l’appel.

Le même jour, les douze compagnons qui avaient été, à l’origine, associés à la conspiration, se présentèrent devant le roi et confessèrent volontairement tout ce qui s’était passe jusqu’au moment où ils avaient cessé d’en faire partie. Cette confession augmenta, naturellement, les craintes du roi pour la sécurité de son principal architecte. Il choisit donc quinze fidèles Compagnons et leur commanda de se mettre en quête de notre Maître, et de chercher à découvrir s’il était encore en vie, ou s’il avait péri, victime de la tentative faite pour lui arracher les secrets de son grade éminent. En conséquence, après avoir fixe la date de leur retour à Jérusalem, ils se formèrent en trois Loges de Compagnons et se mirent en route, en prenant pour points de départ les trois portes du Temple.

Bien des jours passèrent en vaines recherches; Une des sections revint même, sans avoir fait de découverte importante. Une autre, cependant, eut d’avantage de succès. Au soir d’un certain jour, après les fatigues et les privations les plus grandes, un des Frères, qui s’était étendu sur le sol afin de se reposer, saisit, pour se relever, la branche d’un arbuste qui se trouvait près de lui. Mais, à sa grande surprise, l’arbuste céda et fut déraciné sans effort. Après un examen plus attentif, il s’aperçut que la terre avait été fraîchement remuée. Il appela donc ses compagnons, ils creusèrent la terre et y découvrirent le corps de notre Maître qui y avait été indignement enfoui. Ils le recouvrirent avec le plus grand respect et la plus grande vénération et, pour marquer l’endroit, plantèrent une branche d’acacia en tête de la fosse. Puis, ils partirent en toute hâte, pour Jérusalem, afin d’annoncer la triste nouvelle au Roi Salomon.

Celui-ci, après avoir donné un premier cours à sa douleur, leur ordonna de retourner à la fosse, de relever notre Maître et de l’honorer d’une sépulture qui convînt mieux à son rang élevé et à ses grands talents. En même temps, il leur annonça que, par la mort prématurée du Maître, les secrets du Maître Maçons étaient perdus.

C’est pourquoi il leur commanda d’observer avec attention, tous les signes, attouchements et mots que les Frères échangeraient fortuitement tandis qu’ils rendraient les derniers et tristes devoirs à l’éminent disparu. Ils accomplirent leur tâche avec la plus grande fidélité. Lorsque la fosse fut ouverte de nouveau, un des Frères, en tournant la tête, le VM. se lève remarqua quelques uns des Frères dans cette attitude le VM fait le s. d’H., imité par le Cand. frappés d’Horreur a la vue du spectacle a. et n. qu’ils avaient devant eux le VM. cesse le s. d’H., tandis que d’autres, découvrant l’h. b. encore visible sur le f. de notre Maître, se f. le f., le VM. fait le s. de C. imité par le Cand., afin d’exprimer la compassion qu’ils éprouvaient pour ses souffrances le VM. cesse le s. et s’asseoit.

Deux des Frères descendirent alors dans la fosse, et s’efforcérent de relever notre Maître au moyen de l’Attouchement d’Apprenti, mais la chaire quitte les os, puis de l’Attouchement de Compagnon, mais la chaire quitte encore les os.

Voyant qu’ils avaient échoué tous les deux, un Frère zélé et expérimenté, saisit plus solidement le poignet et, aidé des deux premiers, rélève notre Maître au moyen des cinq points parfaites, tandis que d’autres, entraînés par l’émotion, s’écraient Machaben ou Macbena. Ces deux mots out presque le même sens. L’un signifie la mort de l’Architecte et l’autre l’Architecte est mort.

Le Roi Salomon ordonna donc que ces signes accidentels, cet Attouchement et ces mots, serviraient à désigner les Maîtres Maçons dans tout l’univers, jusqu’à ce que le temps ou les circonstances permettent de retrouver les authentiques.

Il ne me reste plus qu’à vous rendre compte de ce qui arriva à la troisième section, qui avait poursuivi ses recherches dans la direction de Joppé, et songeait à retourner à Jérusalem, lorsqu’un jour, passant par hasard devant l’entrée d’une caverne ils entendirent des lamentations et des exclamations de remords. Ils pénétrérent dans la caverne pour en chercher la cause, et y trouvèrent trois hommes dont le signalement correspondait à la description des fugitifs.

Accusés du meurtre, et voyant que la retraite leur était coupée, ils firent in aveu complet de leur crime. Ils furent alors chargés de liens et conduits à Jérusalem où le Roi Salomon les condamna à la mort que justifiait amplement l’atrocité de leur crime.

 

 

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la légende d'Hiram(REAA)

12 Juillet 2005 , Rédigé par rituel REAA Publié dans #fondements bibliques de la FM

Le Maçon que nous pleurons est celui qui nous éclairait dans nos travaux, qui nous consolait dans nos afflictions et qui soutenait notre courage dans les difficultés. Il a péri par le plus détestable des crimes.

Le sage Roi Salomon avait conçu le pieux dessein d'élever au GRAND ARCHITECTE DE L'UNIVERS un Temple, où seul il recevrait l'encens des hommes.

HIRAM, fils d'un tyrien et d'une femme d’Israël savant dans tous les arts et spécialement dans l'architecture et dans le travail des métaux, fut envoyé à Salomon par HIRAM, Roi de Tyr, pour conduire cette noble et vaste entreprise et diriger les ouvriers, dont il fut nommé le chef et le surintendant.

Pour régler d'aussi grands travaux, HIRAM divisa les nombreux ouvriers, qui furent mis sous ses ordres, en trois classes. Ceux de la première, sous le nom d'apprentis, étaient employés à abattre les bois sur le Mont Liban et à les équarrir; à arracher des carrières les pierres et les marbres et à les dégrossir. Ceux de la seconde classe, sous le nom de compagnons, étaient occupés à terminer les pièces ébauchées par les apprentis et à les mettre ensuite en place sous la direction des ouvriers de la troisième classe, que l'on nommait les maîtres. Ceux-ci prenaient immédiatement les ordres d'HIRAM dans un lieu secret que l'on nommait la Chambre du Milieu, qui plus tard devait être le sanctuaire du Temple. On raconte que les ouvriers employés à la construction du Temple étaient au nombre de cent quatre vingt trois mille six cent (183.600). On peut juger qu'il eut été difficile de les gouverner sans l'ordre établi par HIRAM. Chaque classe d'ouvriers avaient un signe et un mot secret, que l'ouvrier devait donner au trésorier pour recevoir son salaire; de sorte qu'aucun ne pouvait avoir que la paie qui était attribuée à sa classe. Les apprentis parvenaient à la classe des compagnons après un temps déterminé, lorsqu'ils avaient mérité cette récompense par leur zèle, leur intelligence et leur assiduité au travail. Les compagnons obtenaient par les mêmes moyens la faveur d'être élevés au rang des maîtres .

 

 

HIRAM avait heureusement conduit les travaux presqu'à leur perfection et bientôt l'édifice allait être achevé et consacré à sa destination. Mais le génie des ténèbres qui voyait, par cette oeuvre, son règne menacé, souleva toutes les passions pour tenter de ruiner ce bel ouvrage avant son achèvement et mettre le trouble parmi les ouvriers en les privant subitement de leur guide. Il souffla dans l'esprit des ouvriers des moindres classes le poison de l'envie et de la jalousie; il leur inspira le dégoût du travail; il fit naître en eux le désir présomptueux d'obtenir des salaires plus élevés, sans s'être donné la peine de les acquérir avec le temps, par l'étude et l'application. Il insinua plus particulièrement cet esprit de désordre parmi les compagnons, qui, déjà initiés aux premiers secrets de l'Art, se regardaient comme des victimes de l'injustice et de la partialité, parce qu'ils n'étaient pas rendus égaux aux maîtres. Cependant le respect qu'HIRAM savait inspirer par sa douceur, par ses vertus, par son impartialité, maintenait encore les esprits révoltés, et peut-être tout allait-il rentrer dans le devoir, lorsque trois d'entre les compagnons formèrent le projet d'arracher, de gré ou de force, le mot sacré des maîtres, pour s'introduire frauduleusement dans la Chambre du Milieu; ils se concertèrent sur les moyens de surprendre notre maître HIRAM s'il était possible.

Ils arrêtèrent qu'ils tenteraient par la menace d'intimider HIRAM, afin de lui arracher, par la crainte, ce qu'ils n'espéraient pas obtenir de sa libre volonté; mais soit qu'ils y parvinssent, soit qu'ils échouassent, ils étaient résolus à lui donner la mort, afin de se soustraire à la juste punition que devait attirer sur leur tête une si téméraire et si criminelle audace. Ils comptaient aussi dérober aux autres ouvriers la connaissance de la part qu'ils auraient prise au meurtre du Maître. Vaine prétention ! Les outils, dont ils devaient faire usage pour commettre ce crime, devaient aussi révéler la classe d'ouvriers à laquelle appartenaient ses auteurs ! Ayant ainsi combiné leur crime et pris leurs mesures, ils attendirent l'instant où, à la chute du jour, les ouvriers, ayant rempli leur tâche, auraient quitté l'atelier pour aller se livrer au repos; alors le Maître, qui demeurait toujours le dernier, se trouverait seul et à leur discrétion.   

Le Temple avait trois portes : I'une à l'orient, qui communiquait à la Chambre du Milieu et qui était réservée aux maîtres; une autre au Midi et la troisième à l'occident; celle-ci était l'entrée commune à tous les ouvriers; c'était aussi par là qu'HIRAM avait coutume de se retirer après avoir reconnu les travaux du jour. Les conspirateurs, au nombre de trois, se placèrent à chacune de ces portes, afin que si le maître échappait à l'un, il ne pût éviter les autres. Après quelques instants d'attente, HlRAM sortit de la Chambre du Milieu pour visiter les travaux, s'assurer, comme de coutume, que ses plans avaient été suivis et exécutés ..Le maître aperçoit un des conjurés, armé d'une règle pesante, embusqué près de là, et lui demande pourquoi il n'a pas suivi les autres ouvriers et ce qu'il veut de lui.

Le compagnon lui répond, avec audace : “Maître, il y a longtemps que vous me retenez dans les rangs inférieurs; je désire enfin de l'avancement; admettez-moi donc au rang des Maîtres”. - Je ne puis, dit HIRAM, avec sa bonté ordinaire, je ne puis à moi seul t'accorder cette faveur; il faut aussi le concours de mes Frères; lorsque tu auras complété ton temps et que tu seras suffisamment instruit, je me ferai un devoir de te proposer au conseil des maîtres.

 “Je suis assez instruit, et je ne veux pas vous quitter que je n'aie obtenu de vous le mot des maîtres ” objecte le Compagnon. “Insensé ! Ce n'est pas ainsi que je l'ai reçu, ni qu'il doit se demander ! Travaille, et tu seras récompensé !”, poursuit HIRAM. .Le compagnon insiste et va jusqu'à la menace. HIRAM, toujours bon, mais également ferme, lui répond avec douceur que c'est en vain qu'il espère obtenir, par ce moyen, la faveur qu’il sollicite. Il fait un mouvement de la main pour engager cet importun à se retirer; au même instant, le scélérat veut lui asséner sur la tête un violent coup de la règle qu'il tient dans la main. Cependant, le coup est détourné par le geste que fait HIRAM et la règle, tombant sur l'épaule droite du maître, cause un engourdissement qui le rend incapable de désarmer son adversaire.  

 

 

HIRAM s'avance alors précipitamment pour sortir par la porte du Midi.Mais il y est attendu par le second des conjurés, qui lui fait, d'une manière encore plus pressante, la demande du mot de maître. HIRAM, qui commence à entrevoir le danger qu'il court, surtout s'il est poursuivi par le premier compagnon, se hâte de gagner la porte de l'occident, en faisant le réponse qu'il avait déjà faite à la porte de l'orient. Cependant, il ne fuit pas assez promptement pour éviter un coup de pince que le misérable veut lui porter sur la tête, mais qui ne l'atteint que sur la nuque.

Tout étourdi de ce coup, le maître se dirige, en chancelant, vers la dernière issue du Temple, par où il espère s'échapper. Vain espoir t II est arrêté, de nouveau, par le troisième conjuré. La même demande lui est faite, qui se heurte au même refus.

“Plutôt la mort, que de trahir ainsi le secret qui m'a été confié !” A l'instant, le troisième Compagnon le frappe, au front, d'un grand coup de maillet qui le renverse sur le pavé... Ainsi périt l'homme juste, fidèle au devoir jusqu'à la mort.

Le Très Vénérable Maître

Mes Frères ! Depuis le fatal événement qui nous a privé du Maître, le monde est demeuré dans les ténèbres les plus épaisses; tous les travaux sont suspendus. Ne pourrions-nous donc rien entreprendre pour recouvrer la lumière ? Mais, qui ne serait découragé à l'aspect d'un si funeste sort ? Si l'homme d'une vertu si éminente à dû succomber, quel espoir aurions-nous d'être plus heureux ?lui seul, d'ailleurs, possédait le secret de l'oeuvre commencée; qui oserait se présenter pour lui succéder ?

Cependant, mes Frères, ne perdons pas courage ! Après avoir pleuré notre Maître, cherchons ses restes que les meurtriers ont sans doute cachés, afin de rendre à sa dépouille mortelle les honneurs qui lui sont dus. Peut-être recueillerons-nous quelques traces de sa science; la Lumière peut reparaître encore ! Voyagez, mes Frères, de l'occident à l'orient, du Septentrion au Midi, jusqu'à ce que vous ayez découvert le lieu sacré où les indignes scélérats ont pu déposer le corps de notre Respectable Maître ! Les Vénérables Maître Expert et Maître des Cérémonies, suivis de sept Vénérables Maîtres, font par trois fois, dextrorsum, le tour de la Loge. Il s'arrêtent ensuite, de manière que l'Expert se trouve près de la branche d'acacia.

Le second Surveillant (de son plateau)

Cet arbre funéraire, cet acacia, annonce une sépulture. Il n'y a pas longtemps qu'il est planté; peut-être ombrage-t-il le tombeau de notre Respectable Maître HIRAM...

Le premier Surveillant (de son plateau)

Oui ! Il est dit que la Connaissance repose à l'ombre de l'acacia ! Ce lieu désert me porte à croire que ce pourrait être, en effet, le tombeau de notre Maître. Mais, que vois-je? Une équerre et un compas qui paraissent y avoir été placés à dessein, ne me laissent plus aucun doute ! Gardons-nous donc de toucher à cette terre jusqu'à ce que nous ayons averti le Maître ! Que trois Frères demeurent ici, tandis que nous l allons rendre compte de notre découverte. En voyageant vers l'orient nous avons aperçu, à la lueur du crépuscule, un acacia qui ombrageait un tombeau dont la terre paraissait encore fraîche; une équerre et un compas, placés par-dessus, nous ont fait penser que c'est là que repose notre Maître HIRAM; mais nous n'avons osé troubler le repos de sa dépouille et nous nous hâtons de vous informer de cette découverte, afin que vous veniez avec nous reconnaître si nos conjectures sont fondées. Trois de nos Frères sont demeurés pour la garde de ce lieu respectable….

 

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la légende d'Hiram(RER)

12 Juillet 2005 , Rédigé par Rituel RER Publié dans #fondements bibliques de la FM

Le temps étant venu où Salomon devait élever un temple à la gloire du Grand Architecte de l'Univers, sur les plans tracés par une main céleste, qui avaient été remis à David son père, il fut aidé dans cette grande entreprise par Hiram, roi de Tyr. Ce prince lui fournit en abondance les matériaux les plus précieux et lui procura un grand nombre d’excellents ouvriers. Mais il lui fit un don bien plus estimable en lui envoyant Hiram Abif, Tyrien de nation, l’architecte le plus célèbre de l’Univers et l’ouvrier le plus habile dans tous les ouvrages de l’art.

Salomon étant doué de la plus haute sagesse reconnut tout le prix des talents et des Lumières d’Hiram ; il lui donna sa confiance, le chérit comme son père et l’établit chef principal de tous les ouvriers qui travaillaient à la construction du Temple.

Hiram Abif les sépara d’abord en trois classes pour leur donner à chacun une paie proportionnée à leur mérite et à leurs talents ; il donna à chaque classe des signes, attouchements et mots différents. Il appela les premiers ou les Apprentis à la colonne J pour y recevoir leur salaire et les Compagnons à la colonne B. Mais il introduisit les Maîtres dans la chambre du milieu pour y être récompensés selon leur grade. Un ordre si bien établi devait assurer la tranquillité de toutes les classes et l’autorité de leur chef. Mais l’orgueil, l’envie et la cupidité traînent à leur suite le désordre, la confusion et le crime.

Trois Compagnons perfides conçurent le détestable projet de forcer Hiram Abif à leur donner le mot de Maître pour s’en procurer la paie et de l’assassiner s’il le leur refusait. Dans ce dessein, ils se placeraient à trois différentes portes du temple à l’heure où, après que les ouvriers s’étaient retirés, Hiram avait coutume d’aller seul vérifier les travaux. Le Maître étant entré à son ordinaire par la porte d’occident et voulant ensuite se retirer par celle du midi, il y trouva un des Compagnons qui lui demanda arrogamment le mot de Maître avec menace de le tuer s’il le lui refusait ; et, sur le refus du Maître Hiram, ce scélérat lui donna un grand coup de marteau sur l’épaule gauche. Le Maître Hiram chercha son salut dans la fuite et, se présentant pour sortir par la porte du nord, il y trouva le second assassin qui lui fit la même demande avec la même menace et, sur son refus, ce monstre lui porta un grand coup de massue sur l’épaule droite, dont il fut presque terrassé. Cependant, il eut encore la force de se sauver vers la porte d’orient, mais il y trouva le troisième Compagnon qui, le voyant déjà affaibli par les coups qu’il avait reçus, lui demanda impérieusement le mot de Maître. Hiram ne put se dissimuler l’extrémité du danger où il se trouvait en le refusant, mais il préféra son devoir à la conservation de sa vie et le Compagnon, irrité d’éprouver le même refus et conduit par sa cupidité, lui porta un grand coup de maillet sur le front qui le fit tomber mort.

 Ces furieux, voyant le Maître Hiram mort, résolurent d’enterrer son cadavre, espérant que leur crime resterait inconnu ignoré, mais comme il était encore jour, ils le couchèrent d’abord sous un monceau de pierre et, la nuit étant survenue, ils le transportèrent sur un lieu élevé aux environs du temple, où ils l’enterrèrent. Le Roi Salomon, qui aimait tendrement le Maître Hiram, s’affligeait de son absence et, après que sept jours furent écoulés sans le voir reparaître, étant fort inquiet de son sort, il ordonna à neuf Maîtres d’en faire la recherche et de lui en rendre compte. Les neuf Maîtres se partagèrent en trois bandes, trois d’entre eux sortirent par la porte du midi, trois par celle du nord et enfin les trois autres prirent leur route par la porte d’orient, pour tenter de découvrir les traces du Maître Hiram. Ils le cherchèrent inutilement dans tous les environs du temple, mais trois d’entre eux, attirés par l’éclat d’une Lumière extraordinaire, se dirigèrent vers l’éminence où le cadavre avait été enterré. Là, accablés de fatigue et de lassitude, ils s’assirent. Mais, à l’instant, ils s’aperçurent que la terre avait été fraîchement remuée en cet endroit ; voulant en approfondir la cause, ils se mirent à fouiller et ils trouvèrent un cadavre qu’ils reconnurent à la lame d’or triangulaire dont il était encore décoré, pour être le corps de notre respectable Maître Hiram. Aussitôt, ils avertirent de leur découverte les deux autres bandes de Maîtres, en leur faisant signe de venir à eux et ceux-ci reconnurent également le corps du Maître Hiram. L’état où ils le trouvèrent leur fit voir aisément qu’il avait été assassiné et ils ne purent soupçonner de ce meurtre abominable que quelques méchants Compagnons qui auraient voulu lui arracher le mot de Maître pour en avoir la paie. Dans la crainte où ils furent qu’il n’eût été forcé de le leur dévoiler, ils projetèrent ensemble de ne plus employer l’ancien mot et d’y substituer la première parole qu’ils prononceraient entre eux en exhumant le cadavre d’Hiram. Après cet accord, ils plantèrent une branche d’épine nommée acacia pour reconnaître le lieu où il était et ils allèrent porter cette triste nouvelle à Salomon.

Le roi Salomon ayant appris la mort tragique du Maître Hiram fut extrêmement affligé de sa perte et, pour témoigner la vénération et la tendre amitié qu’il avait pour lui, il ordonna à tous les Maîtres d’aller exhumer son corps et de le transporter dans le temple ; et, ayant approuvé la résolution qui avait été prise de ne plus employer le mot de Maître, il fut convenu d’y substituer la première parole qu’ils prononceraient entre eux en déterrant le cadavre. Les Maîtres s’empressèrent tous d’exécuter les ordres de Salomon, mais les neuf Maîtres qui avaient été chargés de faire les premières recherches se hâtèrent de devancer leurs camarades et, étant arrivés les premiers sur l’éminence où ils avaient vu le cadavre du Maître Hiram, ils reconnurent facilement le lieu qu’ils avaient désigné par la branche acacia et se mirent en devoir de le déterrer. L’un d’eux le prit par le doigt index, mais la peau se détacha de l’os et lui resta dans la main ; un autre le prit par le doigt du milieu, mais la chair lui resta aussi dans la main ; enfin, un troisième essaya de l’enlever en le prenant par le poignet, mais comme aux deux premiers, la chair lui resta dans la main.

Alors il s’écria M... B..., ce qui signifie "le corps est corrompu" ou "la chair quitte les os" et il se mit en devoir d’exhumer le cadavre ; les neuf Maîtres se réunirent à lui pour l’enlever et ils le retirèrent en effet de la fosse, en présence de tous les autres Maîtres qui étaient survenus en cet endroit. Ils portèrent le corps du respectable Maître Hyram dans le temple avec une grande pompe, étant décorés des marques de leur grade, avec des gants blancs pour témoigner qu’ils étaient innocents du sang de leur Maître.

Le roi Salomon lui fit faire des obsèques magnifiques dans le temple et, pour récompenser le zèle et la fermeté de son architecte, il fit placer sur son tombeau la lame d’or triangulaire sur laquelle la parole des Maîtres était gravée et il en confia la garde à ses plus intimes favoris. Après les funérailles, tous les Maîtres se rangèrent en cercle pour exécuter leur projet de substituer un autre mot à la parole des Maîtres ; celui qui avait relevé le corps d’Hiram donna le mot M... B... à celui qui était sur sa droite pour le faire circuler jusqu’à ce qu’il fut connu de tous et ce mot est resté depuis aux Maîtres pour se reconnaître entre eux.

 

 

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la légende maçonnique

8 Juin 2005 , Rédigé par Max Heindel Publié dans #fondements bibliques de la FM

La Légende Maçonnique est volumineuse et remplie de détails, même oiseux, et paraît bien fantastique aux non-initiés qui ne savent pas voir le sens important caché derrière chaque mot; mais nous n'en donnerons que ce qui est nécessaire à la compréhension de notre sujet, avec les explications qui s'imposent.

Les événements qui ont amené la conspiration contre le Grand Maître Hiram Abiff,qui ont abouti à son assassinat, ont eu pour origine l'arrivée de la Reine de Saba, attirée à la cour de Salomon par les récits de son admirable sagesse et de la splendeur du temple qu'il s'apprêtait à construire. Il est dit qu'elle était chargée de magnifiques présents et que, tout d'abord, elle fut fortement impressionnée par la sagesse de Salomon. Mais même la Bible, écrite selon le point de vue des Hiérarchies Jéhovistes, laisse supposer qu'elle vit à la cour de Salomon un homme supérieur à lui, et là, le récit Biblique cesse de parler d'elle. Son mariage avec Salomon n'a jamais été consommé, car autrement le nom de Maçon aurait disparu des mémoires longtemps avant l'époque actuelle, et les humains seraient maintenant les enfants dociles de l'église dominante, et n'auraient ni libre arbitre, ni choix, ni prérogatives. Mais il ne lui fut pas non plus permis d'épouser Hiram, qui représentait le pouvoir temporel, sans quoi la Religion aurait été étouffée. Elle doit donc attendre le fiancé qui incarnera en lui les qualités combinées de Salomon et d'Hiram, mais qui sera purifié de leurs faiblesses. En effet, la Reine de Saba est l'âme composite de l'Humanité, et lorsque le travail de notre ère d'évolution sera terminé, elle sera la fiancée, tandis que le Christ, que Paul nommait le Grand-Prêtre de l'ordre de Melchisédec, remplira le double office de chef spirituel et temporel, de roi et de prêtre, pour le bonheur éternel de toute l'humanité actuellement esclave de l'Eglise ou de l'Etat, mais attendant, qu'elle s'en rende compte ou non, le jour de l'émancipation symboliquement représenté par le "Millénium", durant lequel existera une cité merveilleuse, la Nouvelle Jérusalem, la cité de paix. Plus tôt cette union pourra être réalisée, mieux cela vaudra pour l'humanité. En conséquence, une tentative fut faite, que la légende nous relate sous le symbolisme des deux prétendants, Salomon et Hiram, à la main de la Reine. Les deux Ordres Initiatiques s'étaient réunis pour accomplir un travail en commun, La Mer de Fonte, dont on tentait la réalisation pour la première fois. Il n'aurait pu être exécuté à une époque antérieure, car l'homme n'était pas encore suffisamment évolué. Mais à cette époque-là, il semblait que les efforts réunis des deux écoles pourraient accomplir cette tâche, et s'il n'y avait pas eu en chacune d'elles le désir de déposséder l'autre de l'affection de la symbolique Reine de Saba, l'âme de l'humanité, elles auraient pu réussir une union équitable entre l'Eglise et l'Etat, et l'évolution humaine aurait pu progresser grandement. Mais l'Eglise et l'Etat étaient tous les deux jaloux de leurs prérogatives particulières; l'Eglise n'acceptait la fusion qu'à la condition de conserver son ancien pouvoir sur l'humanité et de prendre en plus le pouvoir temporel. L'Etat nourrissait la même ambition égoïste et la Reine de Saba, l'humanité dans son ensemble, est encore sans époux. La Légende Maçonnique raconte cette tentative et son échec de la manière suivante:

Lorsqu'on eu montré à la Reine de Saba le splendide palais de Salomon et qu'elle lui eut offert les magnifiques présents d'or et d'objets travaillés, elle demanda à voir le grand Temple presque achevé. Elle admira beaucoup l'importance du travail, mais s'étonna de l'absence apparente des ouvriers et du silence qui régnait. Elle demanda donc à Salomon d'appeler les ouvriers, afin de voir celui qui avait réalisé cette merveille. Mais alors que, dans le palais, les serviteurs de Salomon obéissaient au moindre souhait du monarque désigné par Jéhovah pour construire le temple, ces ouvriers n'étaient pas soumis à son autorité; ils n'obéissaient qu'à celui qui avait "Le Verbe" et "Le Signe". Aucun d'eux ne se présenta donc à l'appel de Salomon, et la Reine de Saba ne put s'empêcher de conclure que cette ouvre merveilleuse avait été exécutée par quelqu'un qui était plus grand que Salomon. Elle insista donc pour connaître ce Roi des Métiers et ses admirables ouvriers, au grand dépit de Salomon qui sentit qu'il avait baissé dans l'estime de la reine.

Le temple de Salomon est notre Univers Solaire, qui forme la grande école de la vie pour notre humanité en évolution. Les grandes lignes de son histoire passée, présente et future sont inscrites dans les astres, les points importants étant discernables par quiconque possède une intelligence moyenne. Dans le plan Microcosmique, le temple de Salomon est aussi le corps de l'homme dans lequel l'esprit individualisé ou Ego évolue comme le fait Dieu dans l'univers. Le travail sur le vrai temple, comme il nous est dit au chapitre cinq de la deuxième Epître aux Corinthiens, est accompli par des forces invisibles travaillant en silence, construisant le temple sans bruit de marteau. Tout comme le temple de Salomon était visible dans toute sa gloire pour la Reine de Saba, de même l'évidence du travail des forces invisibles est facilement perçue dans l'univers et dans l'homme, mais les forces elles-mêmes restent à l'arrière-plan; elles travaillent sans ostentation, elles se dissimulent aux yeux de ceux qui n'ont pas le droit de les voir ou de les commander. Le rapport de ces forces de la nature avec le travail qu'elles accomplissent dans l'univers sera peut-être mieux compris à l'aide d'une comparaison:

Supposons qu'un charpentier veuille construire une maison pour y vivre. Il choisira un emplacement, apportera des matériaux, puis, avec les outils de son métier, il commencera par établir les fondations. Graduellement, les murs seront élevés, le toit placé, l'intérieur complété, et la construction terminée. Supposons que pendant tout ce travail, un chien, esprit intelligent appartenant à une autre vague de vie en évolution, et plus tardive, observe les gestes du charpentier, voie la maison prendre forme, être construite puis terminée. Il ne comprendra pas ce que fait le constructeur, ni son but final. Supposons maintenant que le chien soit incapable de voir le constructeur ou d'entendre le bruit que font son marteau et ses autres outils. Dans ce cas, il serait dans la situation de l'homme vis-à-vis du Grand Architecte de l'Univers et des forces travaillant sous Sa direction. En effet le chien ne verrait que les matériaux qui se réunissent lentement et prennent forme. L'humanité voit aussi la croissance silencieuse de la plante, de la bête et de l'oiseau, mais elle est incapable de comprendre ce qui cause cette croissance physique, ainsi que les changements dans l'univers visible car elle ne voit pas l'immense armée des travailleurs invisibles qui ouvrent sans bruit pour amener ces résultats. Ces ouvriers-là ne répondent pas non plus à l'appel de celui n'a pas le Signe et le Verbe de pouvoir, quels que soient son rang et sa position dans le monde.

L'homme d'Eglise insiste toujours sur la nécessité de la foi, tandis que l'homme Politique place sa confiance dans le travail. Mais lorsque la foi fleurit dans les ouvres, nous atteignons le plus haut idéal exprimable. L'humanité admire les sentiments élevés et l'orateur brillant; mais quand un Lincoln dénoue les chaînes d'une race foulée aux pieds, ou quand un Luther se révolte pour venir en aide aux esprits enchaînés et leur assurer la liberté religieuse, l'action extérieure de ces émancipateurs révèle une beauté d'âme qu'on n'aperçoit jamais chez ceux qui se contentent de rêver, mais craignent de se salir les mains en travaillant effectivement au temple de l'humanité. Ces derniers ne sont pas de vrais constructeurs du temple et seraient bien incapables de ressentir une inspiration quelconque à la vue du temple admirable décrit par Manson dans "Le Serviteur dans la Maison".

L'auteur l'appelle "Man-son" (en anglais, fils de l'homme) ce qui peut vouloir dire qu'il le regarde comme le Fils de l'Homme, mais il est possible qu'il ait eu l'idée de "Maçon" (en anglais "mason") car le Serviteur dans la Maison était aussi un constructeur de temple. On peut admirer la pénétration de l'auteur dans la scène où le serviteur, l'ouvrier amoureux de son ouvre, s'adressant à l'homme d'Eglise à l'esprit mondain rempli de platitudes, et aussi vil qu'un sépulcre blanchi, parle du temple que lui, l'ouvrier, a construit. La conception qu'il en a est une perle mystique, et nous la citons pour que le lecteur la médite:

"Je crains que vous ne puissiez considérer ce Temple comme quelque chose de réel. Il doit être vu d'une certaine manière, dans certaines conditions. Bien des gens ne le voient jamais. Il ne s'agit pas d'un amas de pierres sans vie et d'une charpente sans signification; c'est quelque chose de vivant.

"Quand vous y entrez, vous entendez un son, un son comme si l'on y chantait un poème grandiose. Ecoutez suffisamment longtemps, et si vous avez des oreilles pour entendre, vous apprendrez qu'il est fait des battements du cour de l'homme, de la musique sans nom des âmes humaines. Si vous avez des yeux pour voir, vous verrez vraiment l'église elle-même, mystère dessiné de nombreuses formes et d'ombres s'élançant d'un trait de la base au dôme, ouvre d'un constructeur inégalable.

"Ses piliers s'élèvent comme les corps musclés des héros; la douce chair des êtres humains est moulée sur le pourtour de ses remparts forts et imprenables. A chaque pierre d'angle apparaissent des visages rieurs de petits enfants; les formidables arceaux des faîtages sont les mains jointes des camarades; et tout en haut, dans les espaces, sont inscrites les innombrables aspirations de tous les rêveurs du monde.

"Il est encore et toujours en construction, et ne cesse d'être construit. Parfois le travail se poursuit dans de profondes ténèbres, parfois dans une lumière éblouissante, tantôt sous le poids d'une angoisse inexprimable, tantôt au son des rires et des acclamations héroïques, semblables au bruit du tonnerre. Parfois, dans le silence de la nuit, on peut entendre les petits martèlements des camarades au travail dans le dôme, ces camarades qui nous ont précédés vers les hauteurs."

C'est un tel temple que le Maçon Mystique est en train de construire. Il essaie de travailler au temple de l'ensemble de l'Humanité, mais dès lors que "si la rose s'embellit, elle embellit aussi le jardin", il vise également à cultiver ses propres pouvoirs spirituels, comme le symbolise LA MER DE FONTE.

Salomon avait déjà demandé la main de la Reine de Saba et avait été accepté, mais, pressentant que la reine pourrait changer ses sentiments après avoir rencontré Hiram Abiff, il essaya de consommer le mariage avant de donner suite au souhait qu'elle avait exprimé de rencontrer le Grand Maître. Mais la Reine s'obstina, car elle ressentait la grandeur du Maître Artisan dont l'habileté avait façonné le Temple merveilleux et elle se sentait intuitivement attirée vers cet homme d'action, comme elle ne l'avait jamais été par la sagesse de Salomon, qui ne trouvait son expression que dans des discours fleuris et des idéaux élevés qu'il était incapable de réaliser. La résistance de Salomon à l'entrevue ne fit qu'augmenter le désir et le déplaisir de la Reine, si bien que Salomon dut céder et qu'en maugréant, il fit chercher le Grand Maître. Dès l'arrivée d'Hiram Abiff, Salomon vit la flamme de l'amour s'allumer dans les yeux de la Reine; la jalousie et la haine prirent racine dans son cour, bien qu'il fût trop sage pour trahir ses sentiments. Mais à partir de ce moment, le plan de réconciliation et d'union des Fils de Seth et des Fils de Caïn, mis au point par les Hiérarchies divines, était voué à l'échec et au naufrage sur les récifs de la jalousie et de l'égocentrisme.

Toujours selon la Légende Maçonnique, la Reine de Saba invita alors Hiram à lui montrer les ouvriers dans le Temple. De son marteau, le Grand Maître frappa un roc placé près de lui, faisant jaillir des étincelles, et à ce signe de feu lié à l'ouvre de pouvoir, les travailleurs du Temple s'assemblèrent autour de leur maître en une multitude telle que personne ne pouvait la compter, tous prêts à obéir à ses ordres. Le spectacle du merveilleux pouvoir de cet homme impressionna tellement la Reine de Saba qu'elle décida de laisser de côté Salomon et de gagner le cour d'Hiram Abiff. En d'autres termes, lorsque les yeux de l'Humanité sont ouverts à l'impuissance des hommes d'Eglise, les Fils de Seth, qui dépendent de la faveur divine, lorsqu'ils voient le pouvoir et la puissance des gouverneurs de renommée temporelle, elle est prête à se précipiter vers eux et à abandonner le spirituel pour le matériel. Ceci du point de vue Microcosmique de la question.

Si l'on considère le côté Cosmique de la même question, le Temple de Salomon est l'Univers Solaire, et Hiram Abiff, le Grand Maître, est le Soleil qui voyage à travers les douze signes du zodiaque, où il exécute le drame mystique de la Légende Maçonnique. A l'Equinoxe de Printemps, le Soleil quitte le signe d'eau des Poissons, qui est aussi féminin et docile, pour entrer dans le belliqueux, martien et énergique signe de feu du Bélier, où il est exalté. Un feu créateur remplit l'univers qui est immédiatement saisi par les milliards d'esprits de la nature qui, grâce à lui, construisent, dans les forêts et les pâturages, le Temple de l'année qui vient. Les forces de fécondation appliquées aux innombrables semences qui sommeillent dans le sol les font germer et la terre se recouvre d'une végétation luxuriante, tandis que les esprits-groupes accouplent les bêtes et les oiseaux dont ils ont la charge, de telle sorte que ceux-ci puissent s'accroître suffisamment pour maintenir la faune de notre planète à son niveau normal. D'après la Légende Maçonnique, Hiram Abiff, le Grand Maître, s'est servi d'un marteau pour appeler ses ouvriers, et il est significatif que le symbole du signe du Bélier, par lequel commence cette admirable activité créatrice du printemps, soit formé d'une double corne de bélier, ressemblant aussi à un marteau. Il est également intéressant de noter que dans l'ancienne Mythologie Nordique, il est dit que les Vanir, ou divinités des eaux, ont été vaincues par les Assir, ou dieux du feu. Le marteau avec lequel le dieu nordique Thor faisait sortir le feu du ciel trouve sa contrepartie dans la foudre de Jupiter; comme Hiram, Assir appartient à la Hiérarchie du Feu, les Esprits Lucifer, les Fils de Caïn, luttant pour la Maîtrise positive par l'effort individuel, et soutenant en conséquence l'idéal masculin qui est diamétralement opposé à celui de la Hiérarchie travaillant dans l'élément plastique, l'eau. Dans les Temples de ce dernier Ordre, l'eau magique se trouve à la porte, et il est demandé à tous ceux qui entrent d'appliquer le liquide de l'oubli au point de leur front où réside l'Esprit; leur raison se noie dans des assertions et des dogmes, et ils adorent l'idéal féminin de la Vierge Marie. La foi est pour eux le premier facteur de salut; ils cultivent une attitude d'obéissance identique à celle de l'enfant qui ne pose pas de question.

Il en est autrement dans le Temple de l'autre Ordre; quand le candidat y entre, "pauvre, nu et aveugle", on lui demande tout de suite ce qu'il y cherche, et quand il répond "la Lumière", c'est le devoir du Maître de lui donner ce qu'il demande et de faire de lui un Phree Messen, un Fils de la Lumière. C'est aussi son devoir de lui apprendre à travailler, et un idéal masculin, Hiram Abiff, le Maître Artisan, lui est présenté à titre d'émulation. On lui enseigne à être toujours prêt à donner une raison à sa foi. A mesure qu'il se distingue dans le travail, il s'élève de degré en degré, et à chaque degré on lui donne davantage de lumière. Il y a trois fois trois degrés, soit neuf, dans les Mystères mineurs; un candidat qui a passé la neuvième Voûte se trouve dans le Saint des Saints, qui est la porte vers des étendues plus vastes, dépassant les limites de la Maçonnerie. Pour de plus amples renseignements sur ce sujet, se reporter aux chapitres qui traitent de l'Initiation, des Eruptions Volcaniques et du nombre neuf dans la Cosmogonie Rosicrucienne. L'avancement et la promotion dans la Maçonnerie Mystique ne dépendent pas de la faveur; il faut les mériter et le candidat doit amasser en lui-même le pouvoir de s'élever, tout comme un pistolet doit être chargé avant de faire feu. L'initiation est simplement l'acte de presser la gâchette, et elle consiste à montrer au candidat comment il doit user du pouvoir latent qu'il a amassé en lui. Parmi les travailleurs dans le Temple, il y en avait quelques-uns qui pensaient devoir être promus à un degré supérieur, mais qui n'avaient pas amassé le pouvoir intérieur; Hiram Abiff ne pouvait donc pas les initier et ils étaient incapables de comprendre que ce manque était en eux-mêmes; ils se sont révoltés contre lui. De même, de nos jours, il est des candidats trop ambitieux qui, se sentant dédaignés, appliquent l'épithète de malhonnête à l'Instructeur spirituel qui ne peut leur donner l'illumination immédiate et les introduire dans l'invisible pendant qu'ils continuent à se gaver des "pots de viandes" de l'Egypte (Exode 16:3) et refusent de se sacrifier sur l'autel du renoncement. Les ouvriers non satisfaits parmi les gens d'Hiram entrèrent dans une conspiration pour ruiner son Chef-d'ouvre, la Mer de Fonte

 

 

 

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le mystère de Melchisédech

8 Juin 2005 , Rédigé par Max Heindel Publié dans #fondements bibliques de la FM

Parmi les personnages mentionnés dans la Bible, aucun n'est plus mystérieux que Melchisédec. On dit qu'il n'avait ni père, ni mère, ni parenté terrestre, et qu'il remplissait le double office de roi et de prêtre. Dans son Epître aux Hébreux, Paul nous donne beaucoup de renseignements qui montrent le lien entre le Christ et Melchisédec, tous deux étant Rois et Grands-Prêtres, mais dans des dispensations différentes.

"Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu'il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé les mondes (1:1-2) (...). Nul ne s'attribue cette dignité, s'il n'est appelé de Dieu, comme le fut Aaron. Et le Christ ne s'est pas non plus attribué la gloire d'être devenu grand prêtre, mais il la tient de celui qui lui a dit: Tu es mon Fils, je t'ai engendré aujourd'hui. Comme il dit encore ailleurs: Tu es prêtre pour toujours, selon l'Ordre de Melchisédec. C'est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté, avec de grands cris et avec des larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, tout Fils qu'il était, apprit l'obéissance par les choses qu'il a souffertes. Après avoir été élevé à la perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent le prometteur du salut éternel, Dieu l'ayant déclaré grand prêtre selon l'Ordre de Melchisédec. Nous avons beaucoup à dire là-dessus, et des choses difficiles à expliquer (5:1-11) (...). En effet, ce Melchisédec, roi de Salem, prêtre du Dieu très-haut, qui alla au-devant d'Abraham lorsqu'il revenait de la défaite des rois, qui le bénit et à qui Abraham donna la dîme de tout, qui est d'abord roi de justice, d'après la signification de son nom, ensuite roi de Salem, c'est-à-dire roi de paix, qui est sans père, sans mère, sans généalogie, qui n'a ni commencement de jours, ni fin de vie, mais qui est rendu semblable au Fils de Dieu, ce Melchisédec demeure prêtre à perpétuité (7:1-3) (...). Et ici, ceux qui perçoivent la dîme (les Lévites) sont des hommes mortels, mais là, c'est celui dont il est attesté qu'il est vivant (7:8) (...). Si donc la perfection avait été possible par le sacerdoce lévitique, qu'était-il encore besoin qu'il parût un autre prêtre selon l'Ordre de Melchisédec, et non selon l'Ordre d'Aaron? (7:11) (...). Car il est évident que notre Seigneur est sorti de Juda, tribu dont Moïse n'a rien dit en ce qui concerne le sacerdoce. Cela devient plus évident encore, quand il paraît un autre prêtre à la ressemblance de Melchisédec, institué non d'après la loi d'une ordonnance charnelle, mais selon la puissance d'une vie impérissable, car ce témoignage lui est rendu: Tu es prêtre pour toujours, selon l'Ordre de Melchisédec (7:14-17) (...). Par cela même Jésus est le garant d'une alliance plus excellente (7:22) (...) Mais lui, parce qu'il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui n'est pas transmissible (7:24) (...). En effet, la loi établit grands-prêtres des hommes sujets à la faiblesse, mais la parole du serment qui a été fait après la Loi établit le Fils, qui est parfait, pour l'éternité (7:28).

"Le point capital de ce qui vient d'être dit, c'est que nous avons un tel grand prêtre, qui s'est assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux, comme ministre du sanctuaire et du véritable Tabernacle, qui a été élevé par le Seigneur, et non par un homme (8:1-2) (...). Et presque tout, d'après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang, il n'y a pas de pardon. Il était donc nécessaire, puisque les images des choses qui sont dans le cieux devaient être purifiées de cette manière, que les choses célestes elles-mêmes le fussent par des sacrifices plus excellents que ceux-là. Car Christ n'est pas entré dans un sanctuaire fait de main d'homme, en imitation du véritable, mais il est entré dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu (9:22-24) (...). Mais maintenant il a obtenu un ministère d'autant supérieur qu'il est le médiateur d'une alliance plus excellente, qui a été établie sur de meilleures promesses. En effet, si la première alliance avait été sans défaut, il n'aurait pas été question de la remplacer par une seconde. Car c'est avec l'expression d'un blâme que le Seigneur dit à Israël: Voici, les jours viennent, dit le Seigneur, où je ferai avec la maison d'Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle, non comme l'alliance que je traitai avec leurs pères, le jour où je les saisis par la main pour les faire sortir du pays d'Egypte, car ils n'ont pas persévéré dans mon alliance, et moi non plus, je ne me suis pas soucié d'eux, dit le Seigneur. Mais voici l'alliance que je ferai avec la maison d'Israël après ces jours-là, dit le Seigneur: je mettrai mes lois dans leur esprit, je les écrirai dans leur cour, et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Aucun n'enseignera plus son concitoyen, ni aucun frère, en disant: connais le Seigneur! Car tous me connaîtront, depuis le plus petit jusqu'au plus grand d'entre eux (8:6-11)."

Les citations précédentes, tirées de l'Epître de Paul aux Hébreux, ne s'y trouvent pas à la suite les unes des autres comme nous les avons données. Il est nécessaire de rassembler intelligemment les passages du récit Biblique pour obtenir un aperçu du futur développement qui a été esquissé par les Hiérarchies divines en vue de notre évolution. Saisir ce plan est essentiel à la compréhension correcte de la relation Cosmique qui existe entre la Franc-Maçonnerie et le Catholicisme; elle est également nécessaire pour apprécier complètement le but de la Mer de Fonte et apprendre comment faire ce merveilleux alliage. Ainsi que le dit Paul, ces choses sont difficiles à exprimer, mais nous allons tenter de présenter le mystère de Melchisédec et de la Mer de Fonte dans un langage simple, afin de pouvoir aider à atteindre le but indiqué par la Bible, qui est d'éclairer tous les hommes qui doivent tout savoir, du plus petit jusqu'au plus grand, sur le but de l'évolution, leur donnant ainsi une chance de se conformer à la marche des événements Cosmiques.

Pour comprendre le mystère de Melchisédec, nous devons remonter aux premières époques du séjour de l'homme sur la terre, pendant l'Epoque Hyperboréenne. La terre était alors dans des conditions d'extrême chaleur. L'homme en formation avait le double sexe, masculin et féminin, comme beaucoup de plantes de nos jours. Il ressemblait aussi aux plantes par son inertie, son manque de désirs et d'aspirations. A cette époque, l'homme était le protégé obéissant des Divines Hiérarchies qui le guidaient physiquement. Celles-ci sont vaguement désignées sous le nom de "Rois d'Edom". Plus tard, pendant l'Epoque Lémurienne, le corps de l'homme s'étant cristallisé et condensé un peu plus, l'humanité fut divisée physiquement en deux sexes. Mais comme la conscience de l'homme était toujours centrée sur le monde spirituel, il était inconscient de l'acte physique de reproduction, comme nous le sommes aujourd'hui pour la digestion. Il ne connaissait pas non plus la naissance et la mort; en fait, il était complètement inconscient de la possession d'un corps physique. C'est par l'acte créateur qu'il en eut la sensation, et c'est ainsi qu'Adam a "connu" Eve. A cette époque, les Esprits Lucifer, Anges déchus et habitants de Mars, leur apprirent à manger du fruit de l'arbre de la connaissance, qui est le nom symbolique de l'acte créateur. Ainsi, par degrés, leurs yeux se sont ouverts et ils sont devenus conscients du monde physique, mais ils ont perdu le contact avec le monde spirituel et avec les Anges Gardiens qui avaient été précédemment leurs guides bienveillants. Seuls, quelques-uns d'entre eux, parmi les plus spirituels, ont conservé leur vision supérieure et leurs rapports avec les Hiérarchies Divines. Ils étaient alors connus sous le nom de prophètes; ils agissaient comme messagers entre les divins guides invisibles et leurs peuples respectifs. Mais, à la longue, l'humanité a voulu choisir ses propres guides, et elle a demandé des rois visibles; du moins, nous savons que les Israélites répudièrent le gouvernement divin et demandèrent un roi, et c'est ainsi que Saül fut désigné ( I Samuel, chapitre 8). Alors le double office de Roi et de Prêtre, comprenant la direction temporelle et spirituelle, fut aussi divisé, car aucun homme suffisamment versé dans les affaires temporelles pour remplir efficacement l'office de roi n'avait été trouvé assez saint pour assumer la direction spirituelle de ses frères, et vice-versa. Un vrai prêtre, capable de conduire spirituellement ses ouailles, ne peut pas aussi diriger utilement leur vie matérielle dans le domaine temporel. En effet, le Gouvernement, dans sa phase la plus élevée, vise seulement au bien-être physique des masses, et la Prêtrise vise uniquement à leur bien-être spirituel. De cette séparation, un conflit doit nécessairement résulter, même quand les gouverneurs spirituels et temporels sont animés des motifs les plus désintéressés. Melchisédec était le nom symbolique des Divines Hiérarchies qui avaient exercé le double office de rois et de prêtres. Pendant leur règne, la paix avait régné sur l'humanité hermaphrodite, mais dès que l'office de roi et de prêtre fut divisé et que les sexes furent séparés, il n'est pas surprenant, pour les raisons données ci-dessus, que le règne de paix de Melchisédec air été suivi d'une période de guerres et de luttes, telles que nous les connaissons dans la présente dispensation. Précédemment, les facteurs unifiant du double office du gouvernement et le double sexe de l'humanité prévenaient le choc des intérêts qui se produit maintenant et qui continuera jusqu'à ce qu'un autre gouverneur divin se présente pour incarner en sa personne les qualités du double office de roi et de prêtre selon l'Ordre de Melchisédec, et jusqu'à ce que le mode actuel de reproduction soit aboli. Sous ce rapport, il est significatif que le récit de la Bible commence dans le Jardin d'Eden où l'humanité était hermaphrodite et innocente. Puis, dans le chapitre suivant, on nous parle de la division des sexes, de la transgression de l'ordre donné de ne pas manger du fruit de l'Arbre de la Connaissance, et du résultat qui fut l'enfantement dans la douleur et la mort prématurée. A partir de là, l'Ancient Testament parle de guerres, de luttes, de querelles et, au dernier chapitre (Malachie 3:20) la prophétie annonce un "Soleil de Justice" avec la guérison sous ses ailes. Le Nouveau Testament s'ouvre alors sur le récit de la naissance du Christ, qui proclame l'établissement d'un royaume des cieux. Il est plus tard appelé Roi et Prêtre selon l'Ordre de Melchisédec (Epître aux Hébreux) c'est-à-dire unissant dans sa personne le double office. Il est aussi dit que dans le ciel, il n'y aura plus de mariage, car le "sôma psuchikon", ou corps de l'âme dont nous userons dans le royaume des cieux (I Corinthiens 15:44) est un corps qui n'est sujet, ni à la mort, ni à la désintégration. Par conséquent, "la mort ne sera plus", et la naissance de corps semblables à ceux engendrés dans le mariage serait superflue, car Paul nous dit que la chair et le sang ne peuvent hériter du royaume de Dieu. Ainsi, le mariage ne sera plus nécessaire; le choc des intérêts découlant de l'attrait des sexes et de la soif de pouvoir disparaîtra, et l'amour des âmes sera sanctifié par l'esprit de paix.

On comprend ainsi facilement que les Fils de Caïn avec leurs partisans, les Artisans, et les Fils de Seth, avec leur suite, le Clergé, se fondront finalement et seront unifiés dans le Royaume du Christ. Nous avons déjà vu comment Hiram Abiff, le Fils de la Veuve, abandonna son père, l'Esprit Lucifer Samaël, après le baptême du feu dans la Mer de Fonte, et comment il reçut la mission de préparer le chemin de ce royaume parmi les Fils de Caïn, ses frères, en développant les arts et métiers comme constructeurs du Temple, ou Maçons, et en leur enseignant la préparation de la Pierre Philosophale ou Mer de Fonte. De même, les Fils de Seth, physiquement passifs, doivent apprendre à quitter leur père, Jéhovah, et naturellement le premier à prendre cette décision doit posséder une grande âme.

De même que l'habileté extrême des Fils de Caïn s'est concentrée en Hiram Abiff au moment de son baptême de feu, ainsi la sublime spiritualité des Fils de Seth était concentrée en Jésus au moment de Son baptême dans l'eau du Jourdain. A Sa sortie de l'eau, Il était dans la même position qu'Hiram émergeant du feu; chacun d'eux avait abandonné son père, Jéhovah et Samaël respectivement, et chacun était prêt à servir le Christ. Alors, on vit l'Esprit du Christ, lors du Baptême, descendre sur le corps de Jésus, qui fut habité et utilisé par le Christ pendant Son ministère. Jésus lui-même, l'esprit, abandonna ce corps et reçut la mission de servir les églises pendant que son corps était employé pour l'enseignement direct par le Christ, et son sang devint le Sésame Ouvre-toi pour le Royaume de Dieu, une panacée à l'usage de Ses frères, les Fils de Seth, de la même manière que la Mer de Fonte est utilisée par les Fils de Caïn.

Dans l'Epître aux Hébreux, où Paul nous donne quelques renseignements au sujet du Mystère de Melchisédec dans ses fonctions de Grand-Prêtre, il insiste sur l'absolue nécessité du sang dans le Service du Temple; il nous montre comment le Grand-Prêtre était invité à offrir du sang pour ses propres péchés avant d'être admis à offrir également le sacrifice pour les péchés du peuple, et que ce double sacrifice devait être accompli chaque année. Il signale le sacrifice sur le Golgotha comme ayant eu lieu une fois pour toutes, fournissant un moyen d'expiation par le sang de Jésus. Sous le régime de Jéhovah, le sang de l'humanité s'était imprégné d'égocentrisme, qui est le facteur séparatif de cette période. Il devait être purifié de ce péché avant que l'humanité puisse entrer unie dans le Royaume du Christ. Cette tâche était gigantesque, car l'humanité était tellement imprégnée d'égoïsme que c'était à peine si on se rendait service l'un à l'autre. Il en résulte qu'à l'époque du Christ, le panorama post mortem ne contenait rien qui puisse procurer après la mort une vie au Premier Ciel ou permettre un progrès spirituel. Presque toute l'existence post mortem des gens se passait dans l'expiation purgatorielle de leurs mauvaises actions, et même leur vie au Deuxième Ciel, où l'homme apprend à faire un travail créateur, était presque improductive. Alors Salomon, le roi, fut appelé à nouveau dans l'arène de la vie pour accomplir une mission au profit et pour le bien-être de ses frères, les Fils de Seth; il était particulièrement apte à ce travail, parce qu'il avait un cour généreux, comme il l'avait montré quand Jéhovah lui était apparu en rêve, lui demandant quel présent il désirait recevoir au moment de son avènement au trône. Salomon répondit alors: Tu as traité David, mon père, avec une grande bienveillance, et tu m'as fait régner à sa place. Maintenant, ô Dieu, que Ta promesse à David, mon père, s'accomplisse, puisque Tu m'as fait régner sur un peuple nombreux comme la poussière de la terre. Accorde-moi donc la sagesse et l'intelligence, afin que je sache me conduire à la tête de ce peuple! Car qui pourrait juger Ton peuple, ce peuple si grand? Dieu dit à Salomon: Puisque c'est là ce qui est dans ton cour, puisque tu ne demandes ni des richesses, ni des biens, ni la gloire, ni la mort de tes ennemis, ni même une longue vie, et que tu demandes pour toi la sagesse et l'intelligence, afin de juger mon peuple sur lequel je t'ai fait régner, la sagesse et l'intelligence te sont accordées. Je te donnerai, en outre, des richesses, des biens et de la gloire comme n'en a jamais eus aucun roi avant toi et comme aucun n'en aura après toi"....

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St André

6 Juin 2005 , Rédigé par évangiles Publié dans #fondements bibliques de la FM

 

Evangile selon St Jean

35. Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples;

36. et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit: Voilà l'Agneau de Dieu.

37. Les deux disciples l'entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus.

38. Jésus se retourna, et voyant qu'ils le suivaient, il leur dit: Que cherchez-vous? Ils lui répondirent: Rabbi (ce qui signifie Maître), où demeures-tu?

39. Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C'était environ la dixième heure.

40. André, frère de Simon Pierre, était l'un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus.

41. Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit: Nous avons trouvé le Messie (ce qui signifie Christ).

42. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l'ayant regardé, dit: Tu es Simon, fils de Jonas; tu seras appelé Céphas (ce qui signifie Pierre).

43. Le lendemain, Jésus voulut se rendre en Galilée, et il rencontra Philippe. Il lui dit: Suis-moi..

4. Or, la Pâque était proche, la fête des Juifs.

5. Ayant levé les yeux, et voyant qu'une grande foule venait à lui, Jésus dit à Philippe: Où achèterons-nous des pains, pour que ces gens aient à manger?

6. Il disait cela pour l'éprouver, car il savait ce qu'il allait faire.

7. Philippe lui répondit: Les pains qu'on aurait pour deux cents deniers ne suffiraient pas pour que chacun en reçût un peu.

8. Un de ses disciples, André, frère de Simon Pierre, lui dit:

9. Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons; mais qu'est-ce que cela pour tant de gens?

17. Tous ceux qui étaient avec Jésus, quand il appela Lazare du sépulcre et le ressuscita des morts, lui rendaient témoignage;

18. et la foule vint au-devant de lui, parce qu'elle avait appris qu'il avait fait ce miracle. …

19. Les pharisiens se dirent donc les uns aux autres: Vous voyez que vous ne gagnez rien; voici, le monde est allé après lui.

20. Quelques Grecs, du nombre de ceux qui étaient montés pour adorer pendant la fête,

21. s'adressèrent à Philippe, de Bethsaïda en Galilée, et lui dirent avec instance: Seigneur, nous voudrions voir Jésus.

22. Philippe alla le dire à André, puis André et Philippe le dirent à Jésus.

23. Jésus leur répondit: L'heure est venue où le Fils de l'homme doit être glorifié….

Evangile selon St Marc

16. Comme il passait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans la mer; car ils étaient pêcheurs.

17. Jésus leur dit: Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes.

18. Aussitôt, ils laissèrent leurs filets, et le suivirent. …

29. En sortant de la synagogue, ils se rendirent avec Jacques et Jean à la maison de Simon et d'André….

1. Lorsque Jésus sortit du temple, un de ses disciples lui dit: Maître, regarde quelles pierres, et quelles constructions!

2. Jésus lui répondit: Vois-tu ces grandes constructions? Il ne restera pas pierre sur pierre qui ne soit renversée.

3. Il s'assit sur la montagne des oliviers, en face du temple. Et Pierre, Jacques, Jean et André lui firent en particulier cette question:

4. Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et à quel signe connaîtra-t-on que toutes ces choses vont s'accomplir?

5. Jésus se mit alors à leur dire: Prenez garde que personne ne vous séduise.

6. Car plusieurs viendront sous mon nom, disant; C'est moi. Et ils séduiront beaucoup de gens. ..

Evangile selon St Matthieu

18. Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André, son frère, qui jetaient un filet dans la mer; car ils étaient pêcheurs.

19. Il leur dit: Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes.

20. Aussitôt, ils laissèrent les filets, et le suivirent…

 

Mort de St André

...De retour dans la ville de Patras, capitale d'Achaïe, fit tant et si bien qu'on envoya contre lui le proconsul Egée qui le fit emprisonner. Or, l'emprisonnement de l'apôtre André provoqua une émeute populaire qu'il dut lui-même calmer en disant : Le chrétien ne devient pas victorieux en se défendant mais en mourant. Les supplices qui sont à craindre ne sont pas ceux que l'on endure en cette vie, mais ceux qui sont préparés aux impies dans les enfers. Vous devez avoir plutôt de la compassion du malheur d'Egée qui se rend digne de ces tourments éternels, que de l'indignation pour sa fureur contre nous. Il viendra bientôt un temps où nous serons récompensés de nos peines, et où Egée sera rigoureusement puni pour sa cruauté.  Le lendemain, Egée convoquait saint André à son tribunal et après l'avoir condamné à être fouetté sur un chevalet, le fit attacher sur une croix en forme de X. Comme Egée s'approchait de la croix d'André, celui-ci lui dit : Que viens-tu faire ici, Egée ? Si c'est pour croire en Jésus-Christ, à la bonne heure, je t'assure qu'il te fera miséricorde ; mais si c'est pour me faire descendre de la croix, sache que tu n'en viendra pas à bout et que j'aurai la consolation d'y mourir pour mon cher maître. Je le vois déjà, je l'adore et sa présence me comble de joie. Je n'ai point d'autre regret que celui de ta damnation qui est inévitable si tu ne te convertis pas maintenant que tu le peux, car peut-être ne le pourras-tu pas lorsque tu le voudras. Egée ordonna de détacher André, mais les bourreaux étaient mystérieusement affaiblis lorsqu'ils en approchaient, tandis que l'Apôtre priait d'une voix forte : Ne permettez pas, mon Seigneur, que votre serviteur qui est attaché à cette croix pour la confession de votre Nom, en soit délié ; ne souffrez pas que je reçoive cette humiliation de la part d'Egée qui est un homme corruptible ; mais recevez-moi, s'il vous plaît , entre vos mains, tout plein de connaissance de vos grandeurs que ce supplice m'a données. Vous êtes mon cher maître que j'ai connu, que j'ai aimé et que je désire uniquement contempler. C'est en vous que je suis ce que je suis et il est temps que je me réunisse à vous, comme au centre de tous mes désirs et à l'objet de toutes mes affections. C'était, croit-on, le 30 novembre 62. A la grande fureur d'Egée, Maximille, femme d'un sénateur, recueillit le corps de saint André, l'embauma et l'enterra. Lorsqu 'Egée voulut envoyer une députation dénoncer Maximille à l'Empereur, un démon se jeta sur lui, le traîna sur la place publique et l'étrangla.

 

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Noé

26 Mai 2005 , Rédigé par St Hilaire de Poitiers Publié dans #fondements bibliques de la FM

Quant à l'histoire de Noé, on ne peut nier quelle ne soit pleine des manifestations de la puissance de Dieu et des exemplaires des réalités à venir. Quel que soit en effet le degré de faiblesse de l’intelligence ou de répugnance de la volonté à embrasser la vérité, il y a ici des paroles et des faits capables de contraindre même ceux qui se refusent à reconnaître la vérité. Et, pour faire saisir en chaque événement sa valeur prophétique, il faut brièvement mettre en lumière les termes de comparaison. Noé, en effet, préfigure l ‘homme que le Seigneur assuma du sein d'une Vierge, et pour bien le reconnaître d’après les paroles de l’Ecriture elle-même, il faut savoir en quels termes Lamech son père prophétisa à son sujet : " Et Lamech engendra un fils et l’appela Noé, disant : Celui-ci nous fera reposer de nos travaux et de la peine de nos mains et de la terre que le Seigneur Dieu a maudite. " Mais, à mon avis, cette prophétie ne peut s’appliquer pleinement au Noé dont on parle. Quel repos en effet apporta-il au genre humain et de quels travaux marqua-t-il la fin ? Bien plus, c'est de son vivant que ‘l’ensemble du genre humain est détruit et que le déluge se déverse ; la terre est rendue à ses regards, mais le reste de sa vie s’écoule au milieu de prodiges plus terribles encore ; et où voyons-nous Noé donner le repos ? Mais c'est à celui qui devait assurer le repos que le pouvoir de le donner est ici attribué. Il ne convient pas d’ailleurs à la nature de l’homme, et nous ne trouvons nulle part écrit, ni la réalité historique ne nous découvre que Noé ait rien fait de tout cela, mais l’Écriture tout simplement nous a fait connaître la plupart des faits propres à la vie de Noé : son agrément auprès de Dieu, sa justice, l'ordre de construire l’arche, son entrée dans ‘l’arche, l’envoi du corbeau, le retour et le deuxième envoi de la colombe, sa sortie de l’arche, la plantation de la vigne, l’ivresse qu'il tire de ses fruits et sa nudité, la dérision de Cham, la conduite de Sem et de Japhet qui le couvrent, la malédiction portée contre l’un, l’ordonnance et le genre de la bénédiction donnée aux deux autres. Ces faits doivent être compris tels qu'ils ont été accomplis par lui. 

La préfigure du Christ.

Mais ces événements contiennent une grande figure du Noé à venir et nous allons examiner chaque chose à sa place, d’autant plus qu'il faut comparer entre eux événements et personnes. Nous comparerons à Noé Notre Seigneur, qui " de Verbe s’est fait chair ", et qui a dit dans l'Évangile : " Venez à moi vous tous qui êtes fatigués et qui êtes accablés et je vous soulagerai. Prenez mon joug sur vous et faites-vous mes disciples, parce que je suis doux et humble de coeur, vous trouverez le repos pour vos âmes. Mon joug, en effet, est doux et mon fardeau léger." C’est donc Lui qui fait reposer et c'est Lui qui procure le repos aux âmes ; à cause du jugement tout proche, Il abrite dans l’arche de sa doctrine et de son Église ses fils, ceux qui le sont par la naissance et ceux qui le sont par le nom ; Il leur donne l’Esprit-Saint, Il meurt, on se moque de Lui, Il ressuscite, et Il institue pour le genre humain le châtiment et la sanctification des actes justes ou pervers. Et dans les ordres que Noé reçoit d’entrer dans l’arche ou d’en sortir, il faut considérer la figure de la sanctification de l'Église. Il est écrit, en effet : " Tu entreras dans l’arche toi et tes fils et ta femme et les femmes de tes fils. " Et la seconde fois : " Le Seigneur Dieu dit à Noé : Sors de l’arche toi et ta femme et tes fils et les femmes de tes fils. " A ‘l’entrée dans l’arche, chaque sexe est groupé à part, les hommes avec les hommes, les femmes avec les femmes ; c'est évidemment le signe que ceux qui veulent entrer dans l'Église doivent pratiquer la continence, chacun devant recevoir par la suite la faculté de se marier...

Deuxième et troisième mission de la colombe.

Ce que préfigure le second envoi est bien clair. La colombe revient portant un rameau d’Olivier couvert de feuilles ; il ne faut plus la prendre avec la main, elle revient en volant. Cela fut accompli lorsque les soixante-dix disciples envoyés en mission pour prêcher l'Évangile, après avoir reçu le saint Esprit, reviennent en portant la gloire de s’être soumis les esprits impurs, - car le saint Esprit rapportait les fruits de la miséricorde divine, dont l’olivier est la figure - et lorsque l’abandon postérieur du Seigneur par les disciples l’empêcha de trouver dès ce moment un lieu de repos. La colombe revint à Noé avec des fruits pour figurer dans ce second retour les fruits rapportés par l’Esprit Saint dans la soumission des démons et l’impossibilité où le mettait l’abandon du Seigneur par les disciples de trouver dès lors un lieu de repos. Le troisième envoi préfigure son habitation chez le croyant, car une fois envoyé, le saint Esprit demeure éternellement dans l’âme des fidèles.


L’ivresse de Noé type de la Passion du Christ.

L’ivresse que tira Noé du fruit de la vigne qu'il avait plantée est le type de la Passion. "Le Seigneur, en effet, a apporté la vigne d’Égypte et la plantée. " Et encore : " La vigne du Seigneur des armées, c'est la maison d’Israël. " Car sa Passion fut causée par les oeuvres de son peuple qu'Il avait transporté et planté. Si par hasard quelqu’un juge que l’ivresse de Noé na pas de rapport avec le type de la mort du Seigneur, il sera convaincu par les événements qui viendront puisque dans l'Évangile le calice bu par le Seigneur montre quelle mort Il devait souffrir. Or, sur les trois fils, l'un se moque de la nudité de son père, les deux autres la couvrent; mais bien que tous deux laient couverte d’un même accord, après la malédiction du troisième, une bénédiction différente leur est accordée en récompense d'une même oeuvre. Ces trois fils représentent l’ensemble du genre humain : ceux qui vivent sous la Loi, ceux qui sont justifiés par la Grâce, et les païens.

Parmi eux, les païens se moquent de la mort du Seigneur et du corps nu de Dieu ; tandis que les deux autres qui couvrent cette nudité figurent la Loi et la Grâce.

Le séjour de Japhet dans les demeures de Sem est la figure des nations qui ont été introduites à la Foi ; Sem tient le rôle du peuple d’Israël...

 

 

 

 

 

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