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Hauts Grades

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Chevalier de l'Aigle Rouge : ouverture et fermeture (1)

14 Novembre 2012 , Rédigé par GOE : rituel 12° grade Publié dans #hauts grades

Introduction 
Le travail rituel dans les Hauts Grades comporte un certain nombre de spécificités propres à notre tradition maçonnique égyptienne et il est important d'en donner quelques lumières, afin que ceux qui ont la charge de l'exécution de celui-ci, soient à même de le faire dans les meilleures conditions.

Vous pouvez pour cela vous reporter au document : « Remarques générales sur l'initiation dans les Hauts Grades Egyptiens ».
Outre les remarques et principes généraux se trouvant dans le texte cité, vous trouverez plus loin un commentaire pratique du rituel de Chevalier de l'Aigle Rouge.

Chacun des officiers sera alors à même d'étudier les aspects le concernant.
Remarques sur la mise en place du temple pour l'initiation au 12' Grade.
Les voiles du blason de l'aigle rouge et des douze cartouches seront noirs ou bleus outremer, de telle façon qu'ils soient véritablement opaques.

On pourra prévoir un système pour relever les voiles vers le haut et ne plus avoir qu'à les rabattre à la fin du rituel. Comme l’indique le rite, ils sont voilés à l'ouverture et ne se dévoilent qu'à une étape du rituel. Les plateaux des deux Frères Grands Gardiens du Seuil se trouvent au Nord-Ouest et Sud-Ouest du Temple. Leurs deux cannes aux douze couleurs sont toujours posées debout contre le côté du plateau, de telle sorte qu'ils constituent symboliquement deux colonnes de part et d'autre de l'entrée du temple. Ils sont donc placés de façon symétrique par rapport à l'axe du temple.

C'est avec eux que les Frères Grands Gardiens du Seuil accomplissent les batteries sur le sol, le Frère Premier Grand Gardien du Seuil tenant le bâton de sa main gauche et le Frère Second Grand Gardien du Seuil le tenant de la main droite. Les déplacements rituels des deux Frères Grands Gardiens du Seuil est très souvent symétrique et l'exécution des déplacements doit tenir compte de cet équilibre qu'ils représentent et accomplissent. Sur le plateau de l'Illustre Chevalier de la Toison d'Or se trouve le Caducée qui est posé sur le côté Nord, les ailes vers l'Occident. L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or exécute les batteries à l'aide du caducée en le tenant à la verticale et en frappant les coups sur le dessus de son plateau. Sauf indication particulière, lorsqu'il se déplace dans le rite et qu'il doit porter le caducée, il le tient de sa main gauche, posé sur l'épaule gauche. Le chandelier à trois branches est placé sur le côté Sud-Ouest du plateau. (Lors de l'allumage de ce chandelier, on commence par la bougie centrale, puis par celle du côté Sud, puis du côté Nord. Pour l'éteindre on procède à l'inverse.)

L'épée flamboyante quant à elle est posée sur le côté Ouest du plateau, la pointe vers le Nord. Les autres Officiers n'ont pas nécessairement de plateaux. On choisira donc librement d'en utiliser un ou non. Si le Collège compte un Grand Capitaine des Gardes, il se tiendra sur un fauteuil placé à l'Occident.

Dès que tous les Frères seront dans le Temple, il placera son fauteuil dos à l'entrée (Occident) et tiendra durant le rituel une épée verticale, pointe vers le bas, entre ses jambes. Il se tiendra sur l'axe du temple. On apportera un grand soin à l'autel du Naos. Il constitue le cœur du temple. Seuls doivent s'y trouver les objets requis par le rituel. Les accessoires, (bougies, allumoir, éteignoir, encens, charbons, allumettes ou briquet, textes du rituel, etc.) n'y sont pas posés. Ils sont placés sur une petite table prévue à cet effet sur un des côtés du temple et le Frère Assistant les apporte au moment opportun à l'Officier qui en a l'usage. Par facilité, on peut toutefois conserver un allumoir (queue-de-rat par exemple ou fine bougie), posé au sol contre le naos du côté Est. On constate donc que le rôle du Frère Assistant est très important, car c'est lui qui doit tendre au bon moment, ce qui est requis, que ce soit autour du Naos ou ailleurs dans le temple lors de l'initiation ou du rituel. Outre les deux nappes posées sur l'autel du Naos, on placera pour l'initiation les objets suivants : Sur l'axe central de l'autel du Naos de l'Ouest à l'Est : Le chandelier à 7 branches (sur le côté Ouest). Les bougies de couleurs seront placées comme suit : (côté Sud) bleu outremer - bleu roi - rouge - jaune - vert - orange - violet (côté Nord). On allume le chandelier en partant de la couleur violette, vers le bleu outremer. On éteint l'aide de l'éteignoir dans le sens inverse. Le sceau de fondation. La coupe de vin recouverte d'un voile noir. La veilleuse rouge. (côté Est) Au centre du côté Sud : l'encensoir. Au centre du côté Nord : coupe d'eau.

ÉCLAIRAGE
Sur le plateau de L’Illustre Chevalier de la Toison d'Or :

-          Un chandelier à trois branches, munis de bougies de cire vierge.
Sur l'autel du Naos :

-          un chandelier à 7 branches portant les 7 couleurs planétaires et une veilleuse rouge (une veilleuse placée dans un verre rouge).

-          Il est important que la lumière soit rouge et non qu'il s'agisse d'une bougie rouge, la lumière dans ce cas n'ayant pas de couleur particulière.

-          C'est pourquoi il convient que la lumière de la flamme traverse un verre de couleur rouge.

Pour allumer la veilleuse rouge, l'antique usage indique qu'elle peut être soit allumée à l'aide des rayons du soleil et de l'amadou, soit à défaut à partir de la pierre et de l'acier.

Bien évidemment on procède aujourd'hui plus simplement avec les usages modernes.

Toutefois, on aura soin d'allumer au préalable cette lumière qui, représentant le feu perpétuel est censé ne pas s'éteindre entre les réunions.

De la même manière on l'éteindra après la réunion avant de ranger le Temple.
Déplacements dans le Temple 
Les déplacements dans le Temple sont fondamentaux. Ils permettent d'activer, de mettre en mouvement le rituel. C'est pour cette raison que l'on prendra un grand soin à les accomplir d'une façon particulièrement soignée et vivante. Tous les déplacements des Officiers et des frères dans le Temple se font, sauf mention contraire, dans le sens horaire (sens des aiguilles d'une montre). On remarquera que durant l'initiation le récipiendaire et les exécutants passent une grande partie du temps, debout et en déambulations. Nous retrouvons là un schéma qui nous rappelle l'initiation d'Apprenti et le nécessaire effort de chacun pour s'élever.
La lecture du texte des rituels et la musique.
Comme pour tous les rites, les textes doivent être lus d'une manière vivante et active.

Lorsque l'Illustre Chevalier de la Toison d'Or ou le Grand Prieur se trouvent autour de l'autel du Naos, ils peuvent soit tenir le texte à la main, soit les poser sur un pupitre (de musique par exemple).

On évitera de les poser sur l'autel lui-même.
De la même manière, on pourra faire des fiches pour faciliter l'utilisation du texte durant le rite. C'est le cas tout particulièrement des deux Frères Grands Gardiens du Seuil lors de l'initiation durant le parcours du Zodiaque. On prêtera plus d'attention à la déclamation du texte plutôt qu'à sa lecture, comme c'est souvent le cas lorsque les Officiers sont beaucoup plus attentifs aux pages placées devant eux au lieu simplement de participer pleinement par l'écoute. Du point de vue de la musique, on remarquera que l'on n'utilise habituellement pas de colonne d'harmonie pour ce grade, ce qui est fort différent pour le (ou les) suivant. En effet, le caractère kabbalistique fort marqué de cette initiation, nous met en relation avec le silence et l'intériorisation, caractères propres à cette expression de la tradition.

Il apparaît également comme une rupture avec les grades des Loges bleues qui utilisent généralement la colonne d'harmonie.

OUVERTURE DES TRAVAUX.
Les Officiers sont tous debout et à leur poste. Le silence et l'obscurité règnent. Seule la lumière rouge de l'autel du Naos est allumée.
On aura laissé toutefois une clarté suffisante (à l'aide d'un variateur par exemple) pour pouvoir accomplir les déplacements.

L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or se saisit de son caducée et frappe un coup avec celui-ci sur son plateau en disant : Mes Frères Chevaliers de l'Aigle rouge et Officiers du Collège ……………… , l'œuvre que nous accomplissons ne s’interrompt jamais à l'intérieur de nous. Prenez place et demeurons quelques instants dans le silence. Quelques minutes de silence sont observées puis l'Illustre Chevalier de la Toison d’Or poursuit. Mes Frères nous avons décidé d'œuvrer pour que chaque être puisse grandir et s'élever pas à pas vers la Vertu et la Noblesse. La route de l'étude est longue et parfois pénible alors que la vie de l'homme est courte. Notre but est d'être bon, notre désir est d'être humble. Que la fraternité qui nous unit soit une solide chaîne qui nous permettra de surmonter tous les obstacles que la passion humaine place au travers de notre route. Rattachons-nous en esprit à tous ceux qui œuvrent sincèrement comme nous dans cette tradition. Restons toujours conscients de nos devoirs d'Officiers et de l'union qui existent entre nous par la pureté de nos intentions et de nos actes. Mes Frères, tous debouts.  Frère Second Grand Gardien du Seuil, allez chercher nos Frères qui attendent sur les parvis afin que nous puissions commencer nos travaux et guidez les vers les places qui sont les leurs. Le Frère Second Grand Gardien du Seuil, guide les Frères dans le temple en tenant son bâton de la main droite. Ils rentrent tous en le suivant d'une manière non rituelle, puisque les travaux ne sont pas ouverts. Puis les Frères visiteurs initiés à ce rite entrent à leur tour guidés par le Frère Second Grand Gardien du Seuil et prennent place à leur tour sur les colonnes.  Les Frères visiteurs non initiés à ce rite et possédant les équivalences en vigueur attendent dans l'antichambre l'entrée qui leur sera donnée au moment prévu dans la cérémonie d'ouverture des travaux qui suit. Les batteries d'ouverture sont effectuées par les Officiers à l'aide des bâtons et du caducée.

Illustre Chevalier de la Toison d'Or : - •••• -

Premier Grand Gardien du Seuil :  - • • -

Second Grand Gardien du Seuil :  - • • -

L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or : Mes Frères Grands Gardiens du Seuil et vous tous Chevaliers de l'Aigle Rouge, aidez-moi à ouvrir le Collège. Ayant dit ces paroles il fait le signe auquel tous les Chevaliers répondent. Les deux Grands Gardiens du Seuil lui présentent alors leur bâton et tous les Chevaliers se mettent à l'ordre. Quelques instants de silence sont observés.

L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or dit : Mes Frères, prenez place. Les Officiers s'assoient.

L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or : Frère Premier Grand Gardien, quelle heure est-il ?

Le Premier Grand Gardien du Seuil : Illustre Chevalier de la Toison d'Or, le jour est annoncé par l'étoile du matin, le travail doit reprendre.

L'Illustre Chevalier de la TOISON d'Or : Frère Second Grand Gardien quel est votre devoir ?

Le Second Grand Gardien du Seuil : Illustre Chevalier de la Toison d'Or, c'est de voir si le Collège est scellé hermétiquement, si les matériaux sont prêts, si les éléments se distinguent, si le noir fait place au blanc et le blanc au rouge.

L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or : Frères Premier et Second Grands Gardiens du Seuil, voyez si le Collège est scellé hermétiquement, si les matériaux sont prêts, si les éléments se distinguent, si le noir fait place au blanc et le blanc au rouge.  (Après avoir regardé si la porte est bien close).

Le Premier Grand Gardien du Seuil : Tout est prêt Illustre Chevalier de la Toison d'Or, nous pouvons commencer l'œuvre, tout est prêt, le feu prend couleur.

L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or : Frères Premier et Second Grands Gardiens du Seuil, disposez notre Temple. Que tous les Chevaliers soient à leurs postes. Les deux Frères Grands Gardiens du Seuil viennent se placer à deux pas des angles Nord-Est et Sud-est du Naos, face à face l'un de l'autre. Ils tiennent chacun leur bâton à la verticale posé sur le sol devant eux, de telle sorte que les deux bâtons soient entre eux deux et l'un en face de l'autre.

Le Second Grand Gardien du Seuil : Frères Chevaliers, observez dans vos œuvres d'être exacts pour assister les trois règnes de la nature.

L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or : Que le temple soit purifié par les éléments qui furent utilisés lors de notre initiation. Le Grand Prieur se rend à l'Ouest du Naos et fait face à l’Est. Il reste silencieux quelques instants. Un assistant s'approche et lui tend le sceau de la Fondation représenté sur un disque de pierre (ou autre support). Il l'élève quelques instants en disant : Que la fondation du monde nous rappelle la nature dont nous sommes issue et à travers laquelle nous aspirons à l'œuvre. Puis il le dépose au centre du Naos. Le Grand Prieur se saisit de la Coupe d'eau et l'élève légèrement en disant : Mère des eaux profondes, tes palais sont ténébreux, tes parfums sont amers. Des voix d'Amour et de Respect t'invoquent. Parais, quitte ton affliction ! Revêts-toi du manteau de tes vagues, Mère de la vie revêts-toi de ta splendeur. Célèbre tes mystères ! Que ce temple soit symboliquement purifié ! Puis il plonge le bout des doigts de sa main droite dans l'eau et projète quelques gouttes dans les quatre directions (Est-Sud-Ouest-Nord). Il repose la Coupe. Le Frère Assistant lui donne le premier encens. Le Grand Prieur en verse une petite quantité sur le mélange en disant : Allié de l'air sans asile, enfant pâle comme la primevère, ombre-seigneur azurine, Vrillant au tournoiement des sphères, ceignant leur cours, gravant leurs tourbillons, Éclatant telle la calcédoine, fulgurant et jaillissant, ardent comme le galbanum, Salut à toi, souffle des origines ! Que les quatre vents porteurs de pureté et d'inspiration, pénètrent ce temple et cette assemblée ! L'assistant lui tend une bougie. Le Grand Prieur l'allume au feu perpétuel et l'élève légèrement en disant : 0 Feu éclatant en ta puissance, riant en flammes, s'élançant vers le ciel. Ta dent est acérée et dévore toutes choses sur terre, toutes choses transmutables, les maîtrisant de ta force incorruptible, les ramenant secrètement à leurs principes ! Il l'élève plus haut de telle manière que la flamme soit visible par tous. Que la chaleur et la vie du Feu pénètrent ce temple et cette assemblée !  Il observe quelques instants de silence et éteint la bougie à l'aide d'un éteignoir avant de la rendre à l'assistant. Il recule d'un pas et reste à l'Occident du Naos. Les deux frères Grands Gardiens du Seuil vont se placer sur les côtés Sud et Nord du Naos, toujours face à face.

 L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or dit : Que les mystères visibles de notre tradition soient accomplis. L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or se lève et va se placer à l'Est du Naos, face à l'Ouest. Les 4 Officiers sont donc maintenant face à chacun des côtés du Naos. Le Frère Assistant lui donne le deuxième encens.

L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or en verse une petite quantité sur le charbon en disant : Souverain Moteur de l'Univers, toi qui embrasse toute son étendue d'un seul de tes regards ; qui maintient dans un juste équilibre, tous les globes suspendus à la voûte azurée et qui se meuvent dans l'espace avec une harmonie admirable et par une simple émanation de ta volonté, reçois le juste hommage que nous te rendons. Puisse la sagesse se répandre sur nous comme les rayons de lumière que tu dispenses avec tant de bonté ; puissions-nous ne jamais nous écarter du sentier de la vertu dans lequel tu nous conduis. Il poursuit : Mes Frères Grands Gardiens du Seuil, vous engagez-vous ainsi que tous nos Frères ici présents sur votre conscience et votre honneur à développer chaque jour davantage en vous la connaissance et la vertu ?

 Le frère Premier Grand Gardien du Seuil. Nous nous y engageons !

 Le frère second Grand Gardien du Seuil. Nous nous y engageons !

 L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or poursuit :  Alors mes Frères, que les mystères de ce grade soient poursuivis !

Les deux frères Grands Gardiens du Seuil élèvent leurs bâtons et les croisent au-dessus du Naos.
L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or saisit un allumoir (ou une bougie fine) et l'allumant au feu perpétuel dit :
Souverain Moteur de l'Univers, feu primordial, que ta lumière se répande parmi nous.

Puis l'Illustre Chevalier de la Toison d'Or allume la bougie violette alors que sont prononcés simultanément et à voix basse, inaudibles par les frères sur les colonnes les quatre mots :

Chevalier de la Toison d'Or : Chadaï El Raï.

Premier Grand Gardien du seuil : Kéroubim.

Second Grand Gardien du seuil : Gabriel.

Grand Prieur : Lévanah.

Puis l'Illustre Chevalier de la Toison d'Or allume la bougie orange alors que sont prononcés simultanément et à voix basse, inaudibles par les frères sur les colonnes les quatre mots :

Chevalier de la Toison d'Or :     Elohim Tsébaoth .

Premier Grand Gardien du seuil : Mikael

Second Grand Gardien du seuil : Tarchichim

Grand Prieur : Kokav

Puis l'Illustre Chevalier de la Toison d'Or allume la bougie verte alors que sont prononcés simultanément et à voix basse, inaudibles par les frères sur les colonnes les quatre mots :

Chevalier de la Toison d'Or : Iaoué Tsébaoth.

Premier Grand Gardien du seuil : Haniel

Second Grand Gardien du seuil : Elohim

Grand Prieur : Nogah

Puis l'Illustre Chevalier de la Toison d'Or allume la bougie jaune alors que sont prononcés simultanément et à voix basse, inaudibles par les frères sur les colonnes les quatre mots :

Chevalier de la Toison d'Or : laoué Eloah Vedaat

Premier Grand Gardien du seuil : Raphael

Second Grand Gardien du seuil : Melerim

Grand Prieur : Chémech

Puis l'Illustre Chevalier de la Toison d'Or allume la bougie rouge alors que sont prononcés simultanément et à voix basse, inaudibles par les frères sur les colonnes les quatre mots :

Chevalier de la Toison d'Or : Elohim Guibor.

Premier Grand Gardien du seuil : Kamael.

Second Grand Gardien du seuil : Séraphim.

Grand Prieur : Madim.

Puis l'Illustre Chevalier de la Toison d'Or allume la bougie bleue alors que sont prononcés simultanément et à voix basse, inaudibles par les frères sur les colonnes les quatre mots :

 Chevalier de la Toison d'Or : El

Premier Grand Gardien du seuil : Tsadkiel

Second Grand Gardien du seuil : Rachmalim

Grand Prieur : Tsedeq

Puis l'Illustre Chevalier de la Toison d'Or allume la bougie outremer alors que sont prononcés simultanément et à voix basse, mais audible par le récipiendaire les quatre mots.

Chevalier de la Toison d'Or : laoué Elohim

Premier Grand Gardien du seuil : Tsafkiel

Second Grand Gardien du seuil :  Aralim

Grand Prieur : Chabataï

Il éteint son allumeur grâce à l'éteignoir que lui tend le Frère Assistant.

Puis l'Illustre Chevalier de la Toison d'Or lui rend ces deux instruments.

Les deux frères Grands Gardiens du Seuil décroisent leurs bâtons et les reposent dans la position initiale, à la verticale.

L'Illustre Chevalier de la Toison d'Or, les deux Frères Gardiens du Seuil et le Grand Prieur regagnent leurs places. Puis ils s'assoient.

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30ème grade : Grand Elu Chevalier Kadosh

3 Novembre 2012 , Rédigé par X Publié dans #hauts grades

Encore une fois le candidat à l'admission au 30ème degré s'entendra dire qu'il a atteint le Nec Plus ultra de l'initiation, et encore une fois, il constatera que c'est faux, et il lui faudra du temps pour comprendre que l'initiation est un processus toujours ouvert sur l'infini.

On passe de chambre vide en chambre vide, en poussant des portes plus ou moins bien closes pour s'apercevoir que l'on n'a plus rien à apprendre parce que tout ce qui était à apprendre a toujours été connu des hommes, et incapable de comprendre comment on ne l'a pas compris plus tôt.

La philosophie a ceci de remarquable qu'elle est l'art de s'interroger sur des évidences qui ne soulèvent pas de question. L'initiation achevée, si tant est qu'elle puisse l'être est l'art de ne plus se poser de question sur des mystères qui en soulèvent à l'infini.

Bien sûr il y a là une plaisanterie, mais après tout, les paradoxes sont bien utiles parfois pour stimuler l'attention. Et l'attention ici sur quoi porte-t-elle ?

Sur le fait que les enseignements du Kadosh sont ceux qui courent les rues : on ne se bat vraiment pour la paix et la liberté qu'en déposant les armes avilissantes, asservissantes, qu'en renonçant à la vengeance, qu'en agissant avec prudence, indulgence, amour, et qu'en essayant de ne contribuer ni aux conflits, ni aux oppressions, ni aux folies glorieuses.

Après dix ou douze années passées à fréquenter les loges de l'ordre, le franc-maçon devrait connaître le secret maçonnique s'il y en avait un. Il n'en est rien. Le secret n'existe pas, du moins dans les enseignements donnés. Il est en fait tout entier dans les fonctions assumées par l'ordre dans la cité. En ce sens, le secret c'est l'action telle qu'elle est conçue d'après le rituel des Kadosh.

Savoir, comprendre, agir, disent les uns, Fais ce que dois, advienne que pourra disent les autres ? Soit, il y a là une tension de l'esprit et une volonté d'agir qui dépasse toutes les formules morales, et qui situe l'action au plus haut niveau celui de la nécessité. Or, cette action n'est et ne peut être définie qu'en fonction d'une situation donnée.

L'évocation, dans le cours de l'initiation, des Chevaliers du Temple ou de l'Ordre Teutonique, les qualifications de Grands Juges, la détention du poignard, en tout état de cause signifient que la vie est un combat, et le Kadosh identifie ce combat avec la quête de la lumière.

On peut à bon droit se demander si les épreuves prétendues, celles qui faisaient du grade de Kadosh un grade de vengeance n'ont pas été plus ou moins l'occasion d'opérations très orientées. Les origines du grade sont troubles, et si la philosophie en est aujourd'hui épurée, il faut considérer combien difficile est la tâche du maçon qui doit tenir l'Ordre à l'écart de toute entreprise de caractère profane.

La difficulté quand on parle d'action, c'est qu'aussitôt le profane qui sommeille en tout maçon envisage le service d'une cause.

J'ai mis longtemps à comprendre pourquoi l'Église prenait toujours le parti du fort et bénissait les faibles, et je crois avoir compris qu'il faut toujours accepter les choses telles qu'elles sont quand on prétend à la sainteté.

La bénédiction donnée aux troupes de chaque camp, la célébration des Te deum pour la victoire, quel que soit le camp qui triomphe, voilà des indications qu'il serait bon de méditer.

Ce qui est en fait au cœur de la progression initiatique nous le savons, c'est l'épreuve, c'est le combat. Mais la nature du combat, mais les modalités de l'épreuve importent peu ou même pas du tout. On s'aperçoit que ceux qui ont servi dans des camps opposés se ressemblent à la fin des combats.

On constate que la lutte engendre la reconnaissance en chacun des combattants des vertus potentielles. On découvre que la vie est conflit et que la paix à laquelle on aspire, ce n'est pas celle de l'absolue inertie mais c'est celle qui s'élève au cœur de la tempête.

Il y a une nécessité pour accéder au plus haut degré de conscience, c'est de cultiver les aptitudes et les dons que la nature nous a partagés.

La simple loi de l'action et de la réaction témoigne de la constance de la démarche dans le sens d'une domination successivement progressive des situations conflictuelles. D'abord le chaos, d'où peu à peu l'on se sépare par l'activité sensorielle, puis par l'activité intellectuelle, ensuite par l'ordonnancement des connaissances, et enfin par la sagesse, mais ce n'est qu'une ascension. Il nous faudra redescendre. Le maçon ne se perd nullement dans une contemplation qui le ravit au monde. Il vit dans le monde et le porte comme Atlas sur ses épaules.

Faut-il interroger ? Quelle Lumière demande-t-on au Kadosh, et on lui fait répondre, celle de la Liberté. Mais la liberté est en nous, et c'est de notre lumière intérieure qu'il est toujours question. C'est notre jugement qui fait de nous des hommes. Et notre jugement, relatif dans ses attendus, partial dans ses conclusions est souverain en soi dans sa liberté.

Le grade de Kadosh est un grade d'enseignement moral, mais c'est aussi un grade de caractère politique, et de portée initiatique considérable.

Dans le rythme des jours et des nuits, le sage considère les modalités de l'apparence. Tout ce qui est croit et décroît, monte et descend, se développe et périclite, et les apparences se succèdent qui manifestent une même réalité.

Dans la Lumière, le philosophe reconnaît la conscience, mais trouve les limites de la connaissance.

Par la volonté de vivre en accord avec la Vérité, le Kadosh se situe dans l'ordre des chercheurs.

Par la certitude de la découverte progressive, mais jamais achevée le véritable initié assure sa foi dans la vie.

Enfin, dans l'acte quotidien et l'accomplissement du devoir, le citoyen accomplit sa destinée terrestre et fraternelle.

Ce qui est remarquable, c'est que le grade de Kadosh fasse appel d'une façon d'ailleurs très diversifiée, à l'échelle, qui est depuis longtemps le symbole initiatique par excellence. Mais ce ne sont pas les étapes franchies qui caractérisent l'initiation du Kadosh, mais le fait que ces étapes sont successivement montantes et descendantes.

L'échelle de Jacob conduit aux cieux. L'échelle du Maçon ramène sur la terre. Le maçon n'ignore pas les cieux, mais il revient auprès de ses frères, et d'ailleurs est-il jamais autre chose que l'ignorant, le faible, I'orgueilleux, le fanatique, le cruel qu'il doit combattre.

La leçon initiatique du 30ème grade est en définitive la véritable leçon de sagesse. Si haut que nous puissions aller dans le domaine de la connaissance ou de la création ou de l'amour, il nous faut toujours revenir aux vérités élémentaires.

La plus grande des découvertes qu'un homme puisse faire, c'est que toute la sagesse du monde est à la portée du premier venu, qui consent à écouter et à essayer de comprendre ce qui a toujours été dit par les sages de tous les temps.

Modérer les passions, apaiser les conflits, travailler à éclairer les esprits, et ne prétendre à rien.

Disponible et sans préjugé, voilà le sage au service de l'homme. Mais prudent et réservé dans l'exercice de ses vertus, mesuré et discret dans ses rapports avec les hommes, et libre intérieurement.

Source : http://esmp.free.fr/

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Discours sur le grade de chevalier Kadosch (1826)

3 Novembre 2012 , Rédigé par Tuileur Delaunay Publié dans #hauts grades

Un double devoir est imposé au Chevalier chargé du ministère que vos suffrages nous ont confié pendant deux années. Le premier de ce double devoir est de tracer pour l'instruction des nouveaux chevaliers, les données historiques du grade qui leur a été conféré ; le second est d'ajouter à cette instruction consacrée par les rituels, les remarques nécessaires au développement de la morale, plus importante que le matériel quelque brillant qu'il soit. Il est encore un devoir particulier, celui d'exercer une sage critique sur ce qui ne satisfait pas toujours l'esprit dans l'ensemble ou dans les développements du grade.  

Mais avant d'aborder cet important sujet, nous devons fixer l’attention des FF admis en ce jour sur leur situation présente, et nous leur dirons :  

Une nouvelle Ere Maçonnique commence pour vous. Vous venez d'être soumis à une rénovation de grade, de vœux, de serments, qui vous lie plus intimement que jamais à notre antique et sainte institution. Nous avons dit antique, car la Maçonnerie continue les associations mystérieuses ou intimes des hommes sages de l'antiquité ; nous avons dit sainte, car elle est chère à ses dignes et fervents sectateurs, hommes pieux, parce qu'ils sont sensibles et reconnaissants ; hommes sages, parce qu'ils sont exempts de préjugés et d'erreurs, ou parce qu'ils s'efforcent de vaincre les passions dangereuses.  

Ne croyez pas, Chevaliers initiés en cette séance, que le sublime grade de Chevaliers Kadosch,soit, comme l'ont prétendu quelques Maçons au moins légers, un grade ajouté à un grand nombre d'autres grades, et qu'il est tout entier dans une noble et magnifique représentation ; dans quelques mots, dans quelques lignes ; ne croyez pas non plus qu'il soit rigoureusement le nec plus ultrà de l'échelle mystérieuse de l'institution maçonnique.  

Supérieur par la haute morale aux degrés qui le précèdent, le Kadosch , inférieur dans l'ordre numérique au trente-troisième degré, est le milieu, le juste milieu de la science, le vrai but où doivent tendre les bons esprits.  

L’instruction est sans bornes, nul doute ; mais s'il est quelques Maçons ardents qui veulent savoir, tout ce que l'on peut apprendre, il est une foule de FF qui savent mettre un frein à leur curiosité même recommandable. L'homme laborieux qui se contente d'une modeste fortune, l'homme instruit qui se dit : pour mon bonheur et mon repos, je m'arrêtérai à tel point ; le Maçon qui se dit aussi, je me fixerai au grade de me paraîtra réunir tout ce que je puis désirer, donnent la preuve que la raison peut dominer l'imagination ; et il n'y a pas de meilleur guide que la raison.  

Suivons ce guide, RR\, FF\ : si vous voulez aller plus haut, vous arriverez sans doute, et le grade lui-même sera un degré qu'il aura fallu franchir ; mais si vous voulez prendre du repos après une longue route, trouver ici le terme de votre voyage, Respectables Frères , vous serez satisfaits. 

nous abordons maintenant le grade de GRands Chevaliers Kadosch,dans ses données historiques.

 

Partie Historique

 

Ce grade est généralement considéré dans l'écossisme comme renfermant tous les degrés de la Maçonnerie : nec plus ultrà.  

Dans le développement de la Maçonnerie qui sert d'historique au grade, on voit que l'institution maçonnique dérive des institutions mystérieuses de l’Egypte. La famille des Athalantes, y est-il dit, apporta dans les pays méridionaux de l'Asie et sur les bords du Nil, les débris des arts et des sciences d'un monde qui avait péri lors du déluge. Hermès, roi de Thèbes, appartenait à cette célèbre famille ; il fut surnommé Trimegiste ou trois fois grand, parce qu'il fut à la fois grand prêtre, grand politique et grand philosophe. Cette triple supériorité le fit placer par la reconnaissance publique au rang des Dieux immortels.  

A cette occasion nous remarquerons que les peuples de l'antiquité ne refusèrent jamais l’apothéose à leurs véritables bienfaiteurs. Telle est peut-être l'origine non de la création de l’homme à l'image de Dieu, mais de Dieu à l'image de l’homme. Jupiter dieu des Grecs ; Odin, dieu des anciens Scandinaves ; Jéhova, dieu des Hébreux ; Dieu le père, Dieu des chrétiens, ont la physionomie de l'homme.  

Hermès, suivant les données historiques du grade, obligea les Mages, mot qui signifie architectes, ou doctes dans les sciences et hommes vertueux, à mettre leurs biens en commun et à vivre en Frères.  

Par Mages, on entend Adorateurs du Feu. En effet, les Mages adoraient le Feu céleste, le Soleil, emblème de la puissance divine. Long-temps après l'établissement du Christianisme, qui, comme toutes les sectes religieuses à leur aurore, fut d'abord doux et pacifique, et plus tard dominateur et exclusif, on a dénaturé le sens de ce mot. Par l’épithète de Magicien, Magie, le peuple ignorant et crédule désignait une prétendue intelligence intime entre les philosophes et les dieux infernaux, à l'existence desquels il croyait. Plus tard encore et toujours stupide, parce que pour le dompter on s'efforce de l'abrutir, le peuple crut que par philosophe on voulait dire athées. Si on croit peu aujourd'hui à cette interprétation ridicule en France, où le peuple au centre des lumières et de la civilisation puise sa philosophie dans un sens droit, naturel, on y croit beaucoup au-delà des Pyrénées, où des peuples pleins d'orgueil et sans industrie, vivent dans l'ignorance et de l'ignorance, odieux triomphe du monachisme. Poursuivons, ТТ\ CC\ FF\, l'exploration de l'histoire du grade.  

Le grand Hermès fut assez heureux pour recueillir une des colonnes érigées par les enfants de Lameth, inventeurs des arts avant le déluge. Cette colonne, trouvée en l'année 2076, de l'ère du monde, retraçait dans la langue primitive ou emblèmes sacrés l'histoire des hommes et des arts avant cette époque reculée. Elle fut l'étincelle qui embrasa le génie du roi Thébain. Il observa par l'étude des astres, les merveilles de la nature, et plus particulièrement les révolutions célestes et terrestres. Ses sublimes combinaisons lui démontrèrent qu'il n'y avait qu'un Dieu, et le fruit de ses observations scientifiques fut la division du jour en douze heures, la division du zodiaque en douze signes et la création de l'écriture hiéroglyphique que les modernes ont cru longtems inexplicable et qu'explique parfaitement un homme aussi instruit que modeste, M. Champollion Figeac le jeune.  

Dirigés par le Trimégiste, les Mages établirent la théologie naturelle, et furent les dépositaires des sciences divines et humaines, parce que seuls ils possédaient la connaissance de la langue symbolique dans laquelle on les avait écrites. Ils étaient chargés d'instruire les hommes que leur naissance appelait à la direction des affaires publiques, et de donner au peuple des lumières à la portée de son esprit. Ce devoir, ils le remplissaient consciencieusement, mais avec prudence ; ils réservaient pour les Initiés qu'ils attachaient au sacerdoce, les secrets les plus cachés. Ils voulaient rester, eux et leurs disciples, les hommes les plus instruits pour être les plus forts, parce que cette forcé était la sagesse : c'était là l'esprit des hautes théocraties. La basse théocratie ou le monachisme, mieux caractérisé par le despotisme et la stupidité, appartiennent aux temps modernes.  

Abraham, Jacob, Joseph, Moïse, durent beaucoup à l'instruction qu ils reçurent des Mages. Elle fit de Moïse un célèbre législateur.  

Le Magisme dégénéra peu à peu par l'oubli des symboles hiéroglyphiques de la langue sacrée. Les Collèges de Memphis et d’Héliopolis le maintinrent longtemps dans sa pureté primitive, et c'est dans ces Collèges que Orphée, Thalès, Pythagore, Solon, etc., puisèrent ces connaissances supérieures qu'ils répandirent dans leur patrie.  

C'est à Pythagore que l'Europe doit la doctrine des Mages, et c'est aux grands développements qu'il y donna, que Copernic, Galilée, Descartes et Neuwtou ont dû les systèmes qui les ont immortalisés.

Salomon eut aussi d'immenses obligations à ces Mages si célèbres, et pour leur prouver sa reconnaissance royale, il symbolisa le Magisme dans le Temple qu'il éleva au grand Architecte de l'Univers.  

La Voûte secrète est l'allégorie du Dépôt de la science antique des Sages.

Les révolutions parmi les peuples et dans les croyances religieuses, se multiplièrent de toutes parts.

L'Initiation ancienne fut renouvelée.

La primitive Eglise renouvela encore les doctrines religieuses et symboliques des mystères.  

Lors des croisades, les chrétiens, confondus avec les infidèles, furent forcés de tenir leurs assemblées dans le plus grand secret, et de donner à leurs mystères des figures allégoriques.  

Vers la fin du treizième siècle, Godefroi de Bouillon conduisant les croisés à la conquête de la Terre-Sainte, cacha les mystères de la religion du Christ sous des emblèmes et des allégories. Le grade de R\+\ (dont on lui attribue la fondation), fut le point parfait de la Maçonnerie chrétienne.  

Ainsi furent établis sur cette souche antique, une foule de rites sous les dénominations de Maçonnerie générale d'Hérodom chrétienne, Adhoniramite, Ecossaise de Saint-André d'Yorck, Prussienne, Anglaise et Philosophique.  

De là et inévitablement, cette filière de grades établis par une fausse délicatesse d'opinion, par une ignorance orgueilleuse et même par une honteuse cupidité.  

La Maçonnerie passa en France dans les temps les plus reculés, mais elle y fut à peu près méconnue ; elle alla, en 926, en Angleterre, où elle reçut d'Athelstan, souverain de ce pays, une protection particulière. En 1422, Jacques 1er, élu Grand-Maître de toutes les Loges, transféra à Hérodom, à 60 milles d'Edinbourg, la grande loge qui, jusque là, avait été tenue à Yorck. La Maçonnerie reparut en France, en 1725 ; depuis lors elle n'a plus cessé d'y être cultivée. Aujourd'hui, elle compte en activité 450 loges, Chap\, Cons\, Trib\, et Consist\.  

Tel est, d'après les documents écrits du grade de Chevaliers Kadosch,, l'historique de la Maçonnerie, où nous n'avons à revendiquer que quelques réflexions philosophiques.

 

Explication des épreuves

 

Nous ne quitterons pas l'histoire du grade, en passant à l'explication ou rappel des épreuves.  

Jeunes Chevaliers Kadosch, veuillez avec nous revenir sur vos pas et vous souvenir que, possesseurs du Subllime grade de Chevalier du Soleil, 29e degré, vous avez été placés dans un cabinet de réflexion où des questions morales vous ont été présentées. C'était recommencer votre carrière Maçonnique dans le haut grade qui, comme nous vous l'avons dit au commencement de ce discours, renferme tous les degrés de la Maçonnerie. Ces questions avaient pour objet de connaître la haute aptitude de votre esprit, vos doctrines en philosophie, votre résolution devant des épreuves nécessairement plutôt morales que physiques ; car les épreuves corporelles avaient été faites dès les premiers grades.  

Du cabinet des réflexions vous deviez être conduits dans un caveau où vous auriez été précipités un bandeau sur les yeux. Dans ce caveau, éclairé par une faible lumière, votre conducteur vous aurait ôté le bandeau qui vous couvrait la vue et vous auriez aperçu un cercueil d'où se serait soulevé avec colère un F qui vous aurait demandé : qui es-tu ? Que me veux-tu ? Et pourquoi viens-tu troubler mon repos ? Votre réponse ne l'ayant pas satisfait, il aurait renversé brusquement la lampe qui éclairait ce lieu lugubre et vous n'auriez plus eu pour vous guider dans votre sortie que la main secourable de votre conducteur.  

La méditation, jeunes Chevaliers, vous fera déterminer vous-mêmes l'analogie qui se trouve entre cette épreuve et le symbole de la mort inoubliable du chef des Travraux du Temple de Salomon. Elle sert de transition au passage de la Maçonnerie symbolique à la Maçonnerie des hauts grades. C'est du moins sous ce rapport philosophique que vous devez envisager le mystère du caveau.  

Toujours avec votre guide, vous êtes arrivés à la porte du second appartement dont l'entrée est défendue par un servant d'armes couvert d'une armure complète. La porte ouverte, après d'utiles avertissements, vous êtes entrés, un voile noir sur la figure, et vous avez entendu ces leçons imposantes de morale données par les premiers chefs du Conseil : nous les répétons ; on ne peut trop les redire.  

« Adore l'Être Suprême et rends-lui toujours un culte exempt de fanatisme et de superstition ;

Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'ils te fassent ;

Aime ton prochain comme toi-même ;

Soulage les malheureux ;

Sois vrai, déteste le mensonge ;

Sois patient ; supporte les défauts des autres ;

Sois fidèle à tes engagements ;

Supporte l'adversité avec résignation. »  

C'est ainsi qu'a été préparé votre esprit aux vérités sublimes du grade.  

Conduits à l'Aréopage ou troisième appartement, l'entrée vous en a été refusée parce que vous n'aviez pas sacrifié à la vertu. Mais ayant brûlé l'encens sur son autel et le grand sacrificateur ayant appelé les bénédictions du ciel sur vous et sur votre sainte entreprise, vous avez été admis dans l'Aréopage où l’on vous a fait connaître à quelles conditions vous obtiendriez la haute Initiation.  

Passant au quatrième appartement où se tient le Sénat, vous y avez vu tomber le voile qui vous dérobait la plus pure lumière ; vous avez été connu de tous les Chevaliers et les épreuves ont été entièrement terminées. Après une allocution du grand Maître, vous avez été conduit par lui au pied de l'échelle mystérieuse. Là il vous en a donné une explication que nous allons vous rappeler en l'abrégeant. Il vous a dit :  

Cette échelle vous révèle par son montant droit, la première base de l’ordre : culte sans superstition ni fanatisme ; par son montant gauche, la seconde base : travail continuel pour le bonheur des hommes. Elle est terminée par la légende du grade : nec plus ultrà.  

A chaque échelon, d'un côté de l'échelle, est tracée une leçon morale.  

Au premier, Dévouement aux malheureux ;  

Au deuxième, Doctrine de l'Evangile renouvelée de la morale des anciens sages, Thalès, Confutzée, etc. : ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qui le fût fait ;  

Au troisième, Courage dans l'adversité ;  

Au quatrième, Amour du vrai ; horreur du mensonge ;  

Au cinquième, Perfection comme but de toutes les actions ;  

Au sixième, Patience, résignation, tolérance ;  

Au septième, Fidélité aux engagements ; discrétion sur les mystères de l’ordre.  

A chaque échelon du côté opposé est l'indication d'une des sciences les plus utiles à la dignité et au bonheur de l'homme.  

Sur le premier échelon, Grammaire : rectitude du langage ;  

Sur le second, Rhétorique : art de discourir.  

Sur le troisième, Logique : discernement de ce qui est vrai avec ce qui est faux ;  

Sur le quatrième, Arithmétique : science des nombres, utile au propre comme au figuré ;  

Sur le cinquième, Géométrie : connaissance des lignes, habileté à mesurer les choses matérielles dans tous les sens ;  

Sur le sixième, Musique : harmonie dans les actions, douceur du langage ;  

Sur le septième, Astronomie : étude des corps célestes, dogmes et pratique de la plus haute morale. 

Après cette explication, qui donne beaucoup à penser et dispose à bien agir vous avez été constitués, sous les glaives et avec l'assistance de tous les chevaliers, membres du Souverain Conseil des Grands Chevaliers Kadosch,  30me degré du rite Ecossais ancien et accepté.  

Le mot Kadosh signifie en langue hébraïque, Saint, sanctifié, consacré.  

Le mot qui le précède, élu, signifie initié, admis aux plus sublimes mystères.  

Comme Chevaliers Kadosch, vous avez cent ans et plus ; autrement, vous ne comptez plus d'âge.  

Les mots sacrés et de passe, les signes et les batteries vous ont été donnés, expliqués. Vous ne les oublierez pas, ni leur usage, ni leur morale, si vous pratiquez, comme vous le devez et comme nous l'espérons, un grade qui est caractérisé par sa propre légende : Nec plus ultrà.

 

Réflexions sur le Grade

 

Ce que vous avez vu et fait ; ce qui vous a été dit, ce que nous venons nous-mêmes de vous dire, enfin épreuves et explications, tout dans le grade satisferait en ce moment votre esprit : vous êtes sous l'empire d'un enchantement naturel ; mais réfléchissant bientôt et cherchant à vous rendre compte d'une foule de choses un peu confuses, vous pourriez éprouver des incertitudes que nous devons prévoir en vous communiquant les premiers notre propre embarras. Nous ne vous présentons nos réflexions que comme des questions que nous nous adressons à nous-mêmes, quoiqu'assurés d'avance de votre impuissance à les résoudre, et à nos FF\, plus anciens et plus instruits, qui ont droit de nous remettre dans le chemin légal, si nous avions le malheur, malgré nos bonnes intention, de nous en écarter.  

C'est le propre du grade de se communiquer ses doutes et de s'éclairer les uns les autres.  

Ainsi, nouveaux Chevaliers , suffisamment avertis, vous n'accorderez à nos observations, que la créance dont elles vous paraîtront dignes. Votre excellente judiciaire peut suppléer votre inexpérience maçonnique dans ce haut grade.  

L'origine du grade de Chevaliers Kadosch,, ne présente aucun non sens, quoiqu'elle se perde dans le vague de l’antiquité. Mais les formes et la morale du grade annoncent par leur peu de cohérence entre elles que la main des hommes a passé par là.  

Avec la meilleure disposition à se prêter aux inconséquences involontaires des esprits les plus judicieux, on ne peut concevoir dans une composition aussi capitale que celle du grade Kadosch , ce mélange d'habitudes chevaleresques, avec ces leçons pacifique que donnaient les sages de l'Inde, les hiérophantes de l'Egypte, les doctes de la primitive église. Ce n'était assurément pas pour prêcher la sagesse, la pratique de toutes les vertus que les rudes et vagabonds chevaliers croisés allaient porter le fer et la flamme au milieu de ceux qu'ils qualifiaient d'infidèles. Ils n'allaient pas non plus chercher dans les camps et dans les doctrines de ces infidèles, des principes de foi, des leçons de paix, de charité et de tolérance.  

Les chevaliers croisés n'ont pas pu créer un grade où brillent la plus pure philosophie, l'amour le plus vif des sciences, la morale la plus douce, eux qui ne savaient pas lire et qui voulaient absolument tuer ou convertir ceux qui suivaient une autre religion.  

Le grade a donc été mutilé ; mais qui l'avait créé ? Par qui et quand ont été faites les mutilations ? Etait-il d'abord tout philosophique ? Tout militaire ? Comment, fondateurs ou mutilateurs, ont-ils imaginé de mettre la philosophie et l'amour des sciences sous le protectorat d'hommes ignorans ? Ou comment a-t-on osé donner à ceux qui enseignaient les doctrines de Socrate et de Jésus-Christ, des cuissards, des brassards et des glaives ? La philosophie n'habite guère les camps et n'emprunte guère ses maximes aux lois impérieuses et sanglantes de la guerre. Ce n'est point le raisonnement qui terrasse un homme armé de pied en cap ; ce n'est point avec la pointe d'une épée qu'on établit une question de morale.  

Pour être conséquents avec l'origine et la morale du grade, et même avec les mots hébraïques de l'échelle mystérieuse, de la parole sacrée, etc., les novateurs auraient dû placer l'action dramatique du grade dans les souterrains du temple, et la consécration, non du chevalier, mais du lévite, dans le saint des saints.  

Si le grade est tout militaire pourquoi n'avoir pas adopté exclusivement les formes chevaleresques et ne lui avoir pas donné pour unique but la pratique des vertus guerrières ?

 

Résumé

 

Dans l'impuissance où nous sommes de décider la question, nous essayerons de concilier des éléments si opposés entre eux.

Rien n'est plus imposant à toutes les imaginations que l'appareil guerrier du temps de la chevalerie. L'homme aime à s'élever au-dessus de la sphère commune. Son âme est naturellement belliqueuse, et si nos habitudes ou les années ne nous portent pas à la vie pénible des camps, nous en aimons le simulacre, nous en recherchons les nobles jeux. Cette tenue d'apparat, cette dignité militaire, cette idée qu'avec le fer l'homme peut résister au fer, qu'il peut passer sans transition de la fiction à la réalité, tout l'anime, l'enflamme et lui donne une résolution qui centuple sa force naturelle. Et n'avons-nous pas vu il y a quelque peu plus de trente ans, cette foule de jeunes soldats si étrangers à la vie tumultueuse des armes, si timides dans leurs premiers pas, s'élancer tout-à-coup à l'exemple des vieux braves là où étaient les plus grands dangers et imiter les vétérans avec autant d'ardeur que de succès ? Et sous les murs de Paris, en 1814, ces émules de Vauban et de Napoléon se faire hacher sur leurs pièces dans cette campagne d'une heure ?...  

Oui ! L'appareil guerrier du 30e degré donne de l'énergie à l’homme qui sent son coeur, et entretient dans ce cœur généreux ces sentiments supérieurs qui lui font oublier sa propre conservation pour ne songer qu'à celle des autres !  

Le Chevaliers-Maçon se retrouve-t-il parmi les philosophes, ses frères, il reprend ses habitudes pacifiques ; il étudie, écoute, enseigne ou prêche d'exemple. Sévère pour lui, indulgent pour tout ce qui n'est pas lui, il nous intéresse par sa bonté et nous charme par son éloquence. Sa vie s'écoule sans orages, parce qu'il s'est volontairement placé au-dessus des orages. Il est fort pour résister s’il se laisse atteindre ; il est prudent pour éviter les faiblesses qui l’assiègent comme tous les autres hommes.  

Par sa philosophie, il est préparé à toutes les fortunes : point d'exaltation dans le bonheur ; point de lâcheté dans les revers. L'amour de ses semblables ne s'affaiblit jamais en lui ; il vit toujours en paix avec sa conscience, et quand l'heure fatale a sonné, il meurt doucement, rendant à la terre une enveloppe matérielle qu'il a su ennoblir, et au Dieu suprême qui l'a créé une âme pieuse et pure ; il laisse aussi aux hommes un souvenir utile s'il n'est pas toujours profitable.  

Voilà, jeunes Chevaliers et vous tous  Très Chers Frères , comme nous expliquons la morale du Subllime  Grade de Chevaliers Kadosch, qui est, sous ce point de vue, le nec plus ultrà de la haute Maçonnerie.

 

Source : www.ledifice.net

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Kadosh

3 Novembre 2012 , Rédigé par Y.H.M. Publié dans #hauts grades

Grand Élu, Grand Inspecteur, (grand) Chevalier Kadosh, Prince Katos, Chevalier élu, Kadosh de Sudermanie ou Chevalier de l'Aigle Blanc et Noir sont quelques–unes des diverses appellations de ce grade. Une phrase d'un rituel contemporain résume cette situation: « Son nom fut autre, et le même pourtant. »

Sa généalogie demeure difficile à établir, mais, si l'on suit Claude Guérillot, il semble s'inscrire dans la continuité du degré d'Élu, consacré à la vengeance d'Hiram*, au–dessus duquel apparut un Grand Élu tendant vers la « sainteté » (d'où la symbolique verticale de l'échelle) prenant progressivement la coloration chevaleresque qui est la sienne.

Dès 1750, on trouve à Quimper un haut grade templier pratiqué par un chapitre de Chevaliers Élus dont les statuts et le catéchisme présentent diverses caractéristiques du futur grade, notamment l'échelle « misterieuse»

Le texte introduit également une nouvelle filiation entre Kadosh et essénien: « Ces sept maîtres ainsi distingués des autres se nommèrent élus en vertu du choix que Salomon en avait fait [...] ils formèrent une société au–dessus des autres maîtres, laquelle après la construction du temple s'accrut et devint recommandable, ceux qui la composaient étaient connus sous le nom de pharisiens [...]. Les pharisiens dégénèrent [...] quelques–uns d'entre eux réguliers observateurs des lois et de la morale des premiers élus formèrent une société particulière et prirent le nom hébreu de kadosh qui signifie saint ou sépareil est aussi désigné par la lettre hébraïque kal et sont connus sous [le nom] Desseens. »

Le manuscrit de Quimper éclaire donc sur les origines du Kadosh et il est quasi identique à celui dit « G. J. G. ou chevalier Kados «connu aussi sous les titres de Chevalier Élu, de Chevalier de l'Aigle Noir » de Vincent Labady (Paris, 1781).

En avril 1761, une lettre adressée par des maçons de Metz à des frères de Lyon* signale,un grade de « Grand Inspecteur Grand Élu », arrivé avec un militaire français Jean–Baptiste de Barailh. Antoine Meunier de Précourt*, maître de la loge Saint–Jean des Parfaits Amis sise à Metz l'explicite l'année suivante dans une correspondance à Willermoz*. Notons que divers indices montrent que la « légende templière » était présente dans la maçonnerie Lyonnaise dès la décennie 1750. Si le 23 mars 1762 les frères messins renient solennellement ce grade celui–ci connaît déjà un succès certain et il devient le degré ultime et la clé de voûte du système pratiqué par la première Grande Loge de France* et son cercle intérieur et dirigeant le Grand Conseil de Grands Inspecteurs Grands Élus. De cette décennie, on connaît plusieurs autres rituels de ce grade. Les uns insistent plutôt sur l'échelle mystérieuse, mais d'autres semblent plus proches des grades d'Élus. Le cahier de « Grand Inspecteur Grand Élu » de la collection de Mirecourt en témoigne. Son catéchisme* commence ainsi: «
( Êtes–vous Chevalier Grand Élu ?
–Oui, je le suis.
–Comment vous appelez–vous ?
–Le chevalier K–S. »

Cette « tendance » accorde une importance remarquable au thème de l'échelle mystérieuse largement présent dans la mystique médiévale. À la même époque, on trouve une « sous–famille » plus vigoureusement templière avec le « Chevalier Élu ».

Le thème templier va aller croissant dans les divers rituels de Kadosh et cela explique sans doute en partie la série de condamnations maçonniques. Ainsi, le 21 septembre 1766, il est déclaré « faux, fanatique, détestable tant comme contraire aux principes et au but de la maçonnerie que comme contraire aux principes et aux devoirs d'Etat et de religion » par le « Conseil Souverain des Chevaliers d'Orient » sous l'autorité de Jean–Pierre Moët. En 1778, le Convent des Gaules condamne le grade de Kadosh « dans lequel on s'occupe de cette chimère de rétablissement » de l'ordre du Temple*. Quoi qu'il en soit, « le Chevalier Kadosh ou Chevalier de l'Aigle Blanc et Noir », « nec plus ultra de la maçonnerie ». devient le 24° dans le Rite de Perfection.

La légende templière et «l'échelle mystérieuse » sont désormais étroitement liées. Le Kadosh est intégré dans le Rite Écossais Ancien et Accepté*, dont il constitue le 29", puis très rapidement le 30° en France. alors que cette évolution est plus lente aux États–Unis. Le cahier de « Kadosh philosophique ou Grand Élu Chevalier de l'Aigle Blanc et Noir » (1805) comprend quelques innovations pour l'introduction des quatre salles pour la réception. Des modifications plus importantes concernent l'échelle car la signification du nom des montants changent. Le droit e signifie qu'une des bases fondamentales de notre ordre est d'adorer l'Être suprême et de lui rendre un culte dégagé de superstition »et le gauche « signifie que l'autre base fondamentale de notre ordre est de travailler continuellement au bonheur de l'humanité ». Désormais les échelons descendants reçoivent les noms des sept arts libéraux. Néanmoins par deux fois en 1806 et 1808 le Suprême Conseil de France précise que le grade ne doit être donné que par communication.

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, le Kadosh désormais pratiqué par toutes les obédiences* françaises conserve sa double constance historique d'etre à la fois un grade éminemment syncrétiqueé aux multiples variantes rituelles. Il garde sa fonction de grade philosophico–symbolique terminal avant les trois degrés dits administratifs. Présentement on peut ainsi isoler un modèle qui se retroUve peu ou prou dans les divers rituels actuels. La loge des Kadosh (Sublime Aréopage ou Conseil philosophique), présidée par un « Grand Maître»ou « Grand Commandeur » qualifié de « trois fois puissant » doit théoriquement présenter quatre appartements pour les réceptions. L'habillement des chevaliers, le cordon noir et le bijou* (croix teutonique émaillée de rouge ou aigle noir à deux têtes portant une couronne avec un poignard dans ses serres) ont de très nombreuses variantes. Dans tous les textes, l'essentiel de la cérémonie est l'ascension et la descente symbolique de « l'échelle mystérieuse (mystique) ». La légende templière est plus ou moins intégrée a la réception La philosophie du grade est l'action sur laquelle les gloses divergent assez fortement. Si les mots associés aux deux montants (Amour de Dieu [de la Verité] –Amour du prochain ou de l'Humanite ») demeurent inchangés, ceux qui sont en relation avec les deux fois sept barreaux ont été l'objet d'innombrables modifications. Toutefois, les rituels s'accordent plus ou moins sur la titulature* des offices* (Grand Juge ou Grand Servant d'armes, par exemple), les heures symboliques d'ouverture et de fermeture des travaux (La nuit commence–Le. point du jour), la batterie* (sept coups par trois fois deux plus un), le mot sacré (Nekam Adonaï) le mot de passe* le signe* et la symbolique de l'aigle bicéphale, noir et blanc .

Source : http://www.vrijmetselaarsgilde.eu/

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REAA : initiation au 30ème degré : 1ère partie

2 Novembre 2012 , Rédigé par Riruel REAA Publié dans #hauts grades

La cérémonie de réception commence par une tenue au 28èmedegré. Les travaux sont donc d’abord ouverts à ce grade de la façon indiquée ci-dessous. La Présidence est assurée par le 1erGrand Juge de l’Aréopage. Le Commandeur de l’Aréopage se tient à la droite du Président.

Le 2èmeGrand Juge de l’Aréopage devient le Prieur au 28èmedegré et occupe la stalle du surveillant. 

 

OUVERTURE DU SENAT  

ADAM

F. Vérité les assistants ont-ils l’entrée du sanctuaire ?

O---

VERITE

Oui, F. Adam.

ADAM

Quel temps fait-il sur la terre ?

O---

VERITE

C’est la nuit parmi les profanes, mais le Soleil brille à midi dans ce Sanctuaire.

 

ADAM

Expliquez-vous.

VERITE

Le Ciel représente la philosophie, le Soleil la Sagesse qui nous dicte nos devoirs.

ADAM

Les Régions de l’air, debout. (Je frappe °°°°°° 6 fois) On fait le signe et on crie trois fois VIVAT  (main droite ouverte en équerre, puis montrer le ciel de l’index)  Prenez place Chevaliers.

ADAM

Mes Frères, avez-vous quelques observations à faire sur la rédaction de la dernière pièce de morale ? Après réponses et corrections éventuelles

ADAM

O---            Aux voix  Les Frères lèvent la main

RECEPTION

                                                                                            ADAM

L’ordre du jour appelle la réception des frères N..N. …N.

F. Vérité, rendez-vous sur les parvis, couvrez d’un voile la tête des impétrants et introduisez les dans le Sanctuaire. Vous frapperez à la porte en Chevalier R+C. (Les récipiendaires sont introduits et se tiennent debout à l’Occident.)

  ADAM

F. Vérité, qui sont ces Chevaliers R+C.

 

VERITE

Ce sont ces Frères N., N. et N. que le S.C. a jugé dignes d’être élevés au degré de Chevaliers du Soleil. Ils se présentent couverts d’un voile, car, Maîtres Secrets ils sont encore novices et ne sauraient supporter l’éclat du soleil à son  midi.

ADAM

Mes Frères nous sommes heureux que vous ayez été jugés dignes d’accéder à la vue de l’astre. Cependant un certain nombre de degrés vous séparent encore de nous. Nous allons vous les communiquer.

 

TSAPHIEL

Le 19ème GRAND PONTIFE SUBLIME ECOSSAIS, qui ne veut jamais de lumière artificielle, ni richesse, ni titres pour être admis dans les grades sublimes. LE GRAND PONTIFE a pour but de rétablir l’ancien temple – La Jérusalem Céleste.

ADAM

Je vous confère ce grade.  ---O

 

TSAPHIEL

Le 20ème. MAÎTRE AD VITAM – Grand Maître de toutes les Loges régulières reconnues comme telles. Cette grande Maîtrise vous est conférée pour votre zèle à rebâtir le Temple.

 

ADAM

Je vous confère ce grade.  ---O

RAPHAEL

Le 21ème. GRAND PATRIARCHE NOACHITE ou CHEVALIER PRUSSIEN.

Vous vous souvenez dans ce grade des fautes des enfants de Noé, dont l’orgueil a voulu bâtir la tour de Babel. Vous savez que PHALEG, l’architecte de cette tour, n’a été absout que pour l’Humilité qu’il a su montrer à la fin de ses jours.

 

ADAM

Je vous confère ce grade.  ---O

 

RAPHAEL

Le 22ème. CHEVALIER ROYAL HACHE ou PRINCE DU LIBAN.

Ces Chevaliers doivent être instruits, forts, résignés et surtout vertueux, auxquelles qualités s’ajoutent la discrétion, l’humilité et l’obéissance devant le GRAND ARCHITECTE DE L’UNIVERS.

 

 ADAM

Je vous confère ce grade.  ---O

 

HHAMALIEL

Le 23ème. CHEF DU TABERNACLE.

Vous êtes admis dans ce lieu saint par l’action de grâce rendue au GRAND ARCHITECTE DE L’UNIVERS. Votre devoir est de faire les premiers pas pour assister les indigents.

 

ADAM

Je vous confère ce grade.  ---O

 

Z’RAHHIEL

Le 24ème. PRINCE DU TABERNACLE. C’est la consécration de l’Union parfaite de cœur et de volonté, avec vos frères, pour la gloire de notre ETERNEL GRAND MAÎTRE.

 

ADAM

Je vous confère ce grade.  ---O

 

  URLIEL

Le 25ème. CHEVALIER DU SERPENT D’AIRAIN, qui impose l’obligation de délivrer les captifs, de porter la croix du TRES HAUT aux quatre coins de l’Univers, et de courir au secours des Frères, que la tyrannie des infidèles retient sous leur empire. Votre devise est : VERTU & COURAGE.

 

ADAM

Je vous confère ce grade.  ---O

 

GABRIEL

Le 26ème. PRINCE DE MERCI ou ECOSSAIS TRINITAIRE. Vous avez vu la Grande Lumière – le Delta de la Triple Alliance de l’Eternel, avec Abraham, avec Moïse et les hommes, par la Passion et la Mort du Seigneur.

 

ADAM

Je vous confère ce grade.  ---O

 

MICHAEL

Le 27ème. GRAND COMMANDEUR DU TEMPLE. Vous avez appris par trois voyages le mystère de la Triple Unité. Vous avez été libéré du joug ; vous gardez les clefs du Temple.

 

ADAM

Je vous confère ce grade.  ---O

 

ADAM

Vous voici maintenant tout près du Sanctuaire. Êtes-vous fermes dans le défi de la Vérité ?  

(Chacun doit répondre individuellement. Lorsque tous les candidats se seront montres affirmatifs, le F. Vérité frappera sur un gong ou tirera un coup de feu à blanc).

 

ADAM

F. Vérité, par le mot de passe, STIBIUM, conduisez les récipiendaires au centre de la demeure de Vérité.  

VERITE

En prononçant avec moi le mot de passe Stibium, avancez-vous vers moi jusqu’au centre du Sanctuaire. (En disant « Stibium » les récipiendaires s’avancent près de l’Orient, devant Adam.)

 

ADAM

Il vous faut maintenant gravir les sept Cieux. Les Chéroubims vont vous prêter assistance.

 

Tsaphiel

TSAPHIEL

 

Une lumière peut être le signe d’une plus grande lumière. Entrez avec moi dans le Ciel de la Lune. (Il agite la main droite comme un battement d’aile)  

 

ADAM

Raphaël !  

RAPHAEL  

Médecin des âmes par la Vérité, je vous fais entrer dans le Ciel de Mercure. (Il agite la main droite comme un battement d’aile)

 

ADAM

Hhamaliel !

 

HHAMALIEL

  Le fanatisme tue. Entrez avec moi ? Par la tolérance et par l’indulgence dans le ciel de venus. Il agite la main droite comme un battement d’aile)

 

ADAM

Uriel !

 

URIEL

    Par le feu du courage et de l’amour qu’ils entrent dans le ciel de Mars. il agite la main droite comme un battement d’aile)

 

 

ADAM

Gabriel !

 

GABRIEL

         a justice habite le Ciel de Jupiter. (il agite la main droite comme un battement d’aile)

 

ADAM

Michaël !

 

MICHAËL

  La pauvreté en esprit et l’humilité respectent vraiment la Vérité. Entrer dans la demeure de Saturne.

 

ADAM

F. Vérité les récipiendaires ont-ils compris les leçons angéliques. Sont-ils prêts à leur obéir ?

 

VERITE

 

Je le croix, F. Adam.

 

ADAM

Dans ce cas, F. Vérité, faites leur prononcer le serment qui les lie à notre Ordre.

(sauf pour donner leur identité, les récipiendaires répètent ensemble la formule dictée par Vérité.)

 

VERITE  

Moi…….. N…… en présence du G.A.D.L.U. et du Sénat de Chevaliers du Soleil, je jure et je promets le Secret et l’obéissance à tous ces préceptes qui m’ont été proposés pour parvenir au séjour de la Vérité.  

ADAM

Dans ce cas, F. Vérité, délivrez les du voile qui empêche leur vue. Pause Puis Adam frappe six coups du plat de la main

 

ADAM

Verticales les régions de l’air (Tous les assistants se lèvent. Adam descend de son trône. Le F. Vérité prend par la main l’impètrent à sa gauche et tous font la chaîne de droite à gauche)

 

ADAM

  S’approche de chacun qu’il baise au front en disant : F. ……, par ce baiser, je te délivre de l’ignorance et du fanatisme et je te rends à ta liberté telle qu’elle est dés le Principe et par le Principe. Adam reprend sa place et frappe un coup. F. qui décorez l’Orient, F. qui décorez les régions de l’air, je vous invite à reconnaître désormais Chevaliers du Soleil, membres de ce Sénat, avec accès dans le Sanctuaire les F. ………N., N…

 

A moi par le signe  (tous s’exécutent)

Et par la batterie   (tous…..)

F. de l’Orient et des régions de l’air, repos. (Tous s’asseyent).  

F. Vérité, veuillez procéder à l’instruction des nouveaux Chevaliers du Soleil.

INSTRUCTIONS

(Les nouveaux Chevaliers sont assis en fasse d’Adam)  

Vérité  

Les Secrets du 28èmetiennent dans :  

-      un mot de passe, Stibium, c'est-à-dire antimoine,

-      un mot sacré, ADONAI. On répond ABRAC, c'est-à-dire roi sans tâche (GADOL n’est attesté nulle part et semble une fantaisie récente).  

Signe d’ordre : placer la main droite ouverte en équerre sur le cœur.  

Signe de reconnaissance : étant d’abord à l’ordre, montrer le Ciel de l’index.  

Batterie          6 coups.  

Réponse à la question d’ordre :  les sept grandes vérités me sont connues.  

Symbole : un Soleil inscrit dans un triangle lui-même inscrit dans une gloire.  

Soit : Stella, Sedet, Soli,

Soit : Science, Sagesse, Sainteté.  

Attouchement : Prendre les mains du Tuileur et les presser doucement.  

Il n’y a ni marche, ni âge.                                            

FERMETURE DES TRAVAUX AU 28ème  

 

ADAM

F. Vérité, aidez-moi à fermer le Sénat.

                                                                                            VERITE

A l’ordre, mes Frères.

 

ADAM

F. Vérité, quels progrès font les hommes sur la terre pour parvenir à la Vérité, à la Liberté, Au Bonheur.

 

VERITE

Les hommes suivent toujours l’erreur. Peu la combattent.

Peu parviennent au saint lieu.

 

ADAM

Par la batterie (tous…….) et par le signe (tous montrent le Ciel) reconnaissons la Vérité. Puis retournons parmi les hommes en nous efforçant par la pratique de vertus, de leur donner l’exemple. Silence mes Frères. Tous nous le jurons.  

ADAM

Le Sénat est clos. F. Vérité, ramenez dans les parvis les nouveaux Chevaliers du Soleil avant que nous ouvrions au 30èmedegré.  

NOTA (en général les TT, ont été ouverts d’abord au 30èmedegré, mais ce n’est pas obligatoire).

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REAA : initiation au 30ème degré (extrait)

31 Octobre 2012 , Rédigé par Rituel REAA Publié dans #hauts grades

Le Commandeur

Vénérable Maître des Cérémonies, rendez-vous dans les parvis et amenez à la porte de l'Aréopage les Chevaliers du Soleil qui sollicitent l'admission au 30°.

Auparavant, vous aurez ouvert le V.L.S., qui doit demeurer ainsi au 29°.Le Maître des Cérémonies, après avoir ouvert le livre, amène les récipiendaires à la porte et frappe en Chevalier du Soleil. Il faut au moins deux récipiendaires.

Vaillant Capitaine des Gardes, voyez si ceux qui frappent ainsi sont bien ceux que nous attendons.

Le Capitaine des Gardes

(Après avoir vérifié)

Très Eminent Commandeur, c'est bien le Vénérable Maître des Cérémonies accompagnant les Chevaliers du Soleil qui sont admis à recevoir la consécration comme Chevaliers Kadosch.

Le Commandeur

Donnez leur l'entrée de l'Aréopage. Ils entrent sous la conduite du Maître des Cérémonies, qui les fait placer entre les deux Grands Juges.

Chevaliers du Soleil, je dois d'abord vous demander de promettre sur votre honneur d'homme et de maçon de ne révéler à aucun profane, ni même à aucun adepte d'un grade inférieur à celui-ci, quoi que ce soit que vous aurez vu ou entendu au cours de cette cérémonie, même si vous n'étiez pas reçu Chevalier Kadosch ou si vous jugiez à propos de vous retirer avant votre investiture.

Prenez-vous cet engagement solennel ? Les néophytes répondent.

Nous enregistrons votre parole, Chevaliers.

En accédant, il y a quelques instants, au 25° degré, vous avez atteint le plus haut stade d'évolution philosophique et initiatique que dispense l'Ordre Ecossais.

L'enseignement de ce grade a fait de vous des hommes susceptibles de coopérer effectivement à l'œuvre que poursuit notre Ordre.

Un degré vous reste encore à franchir, le 29°, intitulé Grand Ecossais de St André.

GRAND ECOSSAIS DE SAINT ANDRE

Ce grade, tout de transition, annonce l'achèvement du Cycle de l'Aréopage. La croix de saint André met en relation la Jérusalem céleste avec la Jérusalem terrestre qui figure sur le tableau de loge.

Le symbolisme se réfère à l'Apocalypse, comme celui du 19°. Mais il s'agit maintenant de revenir dans le monde pour livrer combat. (debout, le glaive dressé dans la main gauche et le maillet dans la main droite, tenu sur le cœur)

Je vous confère le grade de Grand Ecossais de Saint André avec le titre de Patriarche. (il se rassied )

L'excellent orateur

C'est à ce moment, mes FF. que nous avions coutume d'appeler à venger les templiers tourmentés par deux abominables, Philippe le Bel et Bertrand de Goth.

On leur attribuait de grandes connaissances ésotériques, et l'on prétendait qu'une série ininterrompue de grands maîtres reliait le Temple à notre Ordre.

Aucune de ces allégations n'a reçu le moindre commencement de preuve et il ne nous appartient pas de respecter comme une vérité ce qui n'est sans doute qu'une légende.

Le 2ème Grand Juge

Je comprends cette réserve. Mais ne risquons-nous pas de laisser échapper une leçon spirituelle par un excès de scrupules ?

Le 1er Grand Juge

Nous n'avons pas à résoudre les énigmes de l'histoire. Mais l'iniquité de la procédure est attestée.

Le Commandeur

Oui, mes FF. Le C.K.H. est l'ennemi acharné de toutes les injustices et doit poursuivre sans relâche la vengeance du droit. C'est pourquoi, de même qu'en Loge de Perfection vous avez déjà été appelés à une vengeance qui n'exige pas de sévices matériels ou corporels, mais demande le rétablissement des valeurs bafouées. Nous vous appelons à vous associer à nous pour professer encore une fois la haine du mal et l'amour. du bien.

Y consentez-vous ?

Impétrants

Nous y consentons.

Le Commandeur

Dans ce cas, mes FF., en vous guidant sur le Vénérable Maître des Cérémonies, tendez le poing droit et proclamez avec nous : Nekam Adonaï (les anciens C.K.H. se lèvent et s'unissent aux initiants. Puis tous se rasseyent à l'exception des impétrants et des deux poursuivants qui prennent place en silence ) Ces mots signifient : "Vengeance, Mon Dieu". Ils forment le mot de passe du Chevalier Kadosch.

Pause

Le Commandeur

Nous devons maintenant vous soumettre à une épreuve terrible,

Vous entraîner dans les ténèbres extérieures, Vous livrer au chaos qui régnait avant la Création, alors que tout était encore informe et vide. Là vous aurez à subir la tentation majeure. Nous vous assurons cependant, que rien de ce que vous verrez ou entendrez, correctement interprété, n'est contraire à une religion quelconque. Vous pouvez encore nous quitter; tout le monde alors ignorera votre démarche interrompue. Ensuite vous ne le pourrez plus. Persistez-vous ? Les impétrants répondent.

Le Commandeur

Nous allons vous retirer le guide qui vous a accompagnés depuis votre entrée en Maçonnerie. Il serait absurde que la Parole de Lumière figurât dans les ténèbres, que l'ordre créé pénétrât au cœur du tohu-bohu.

Excellent Orateur, fermez le Volume de la Loi Sacrée. (L'orateur s'exécute) (Le Maître des Cérémonies divise les récipiendaires en 2 groupes et conduit l'un de ces groupes d'un côté de l'échelle, l'autre de l'autre côté.)

LE POURSUIVANT NOIR

Pourquoi restez-vous hésitants devant cette nouvelle conquête à accomplir ? Quel respect préconçu vous retient ? La violence vous conférerait ce nouveau pouvoir. Si vous voulez savoir : osez. (Coup violent sur le gong)

LE POURSUIVANT BLANC

Prenez-garde, Chevaliers. La violence est l'arme des faibles. Devant une connaissance à acquérir, seule l'humilité est de mise. Ne piétinez rien car toute chose est sacrée. Ne foulez pas un sol inconnu. Placez-y doucement vos pieds. (Coup léger)

LE POURSUIVANT NOIR

Vous êtes une force qui méprise les fétiches. (Coup violent)

LE POURSUIVANT BLANC

Vous êtes une arme qui vénère les symboles. (Coup léger)

LE POURSUIVANT NOIR

Toute chose est matière et votre volonté vous en rend maître. (Coup violent)

LE POURSUIVANT BLANC

Toute chose est esprit et votre esprit l'incorpore avec piété. (Coup léger)

LE POURSUIVANT NOIR

N'ayez crainte de détruire. Ne savez-vous pas que vous ne pouvez édifier que sur place nette ? (Coup violent)

LE POURSUIVANT BLANC

Ne détruisez pas inconsidérément. La plupart des matériaux dont vous aurez besoin pour édifier, vous les trouverez dans les constructions anciennes. Il vous suffira de les disposer selon vos conceptions. Ne brisez rien. Déposez soigneusement. (Coup léger)

LE POURSUIVANT NOIR

Avancez et vous vaincrez le monde. (Coup violent)

LE POURSUIVANT BLANC Patience, le monde a été vaincu. (Coup léger)

L'ORATEUR

Vos premiers pas dans l'angle d'un carré long, vous les avez faits avec précaution, l'un après l'autre, de façon mesurée. La maîtrise, vous ne l'avez atteinte, qu'en fuyant les mauvais compagnons, et en pénétrant avec amour l'esprit du Maître. Vous n'avez évité l'ouragan destructif de la neuvième voûte qu'en raison de la patience avec laquelle vous avez attendu de connaître le mot sacré qui ouvre normalement la porte.

Pasteur rosicrucien, vous n'avez amené définitivement à vous que ceux sur qui votre charité s'est exercée. Vous voilà parvenus devant le dernier seuil à franchir. Une fois encore, vous éprouvez une limite. L'ultime initiation vous a placé sûr le plan de la dualité symbolisée partout en cet Aréopage, Votre esprit anxieux pressent néanmoins que tout ne s'arrête pas là. Hélas, Chevaliers, tout s'arrête là en ce monde. C'est sur ce plan, de toute nécessité, que vous devrez agir. Vous ne pouvez acquérir que la notion d'un plan supérieur qui est celui de l'absolu, où la dualité se résout en unité. Mais vous ne pouvez pas vivre sur ce plan supérieur. Il vous faut redescendre sur celui de l'humanité, et vous y affermir pour agir efficacement. Votre action ne pourra que s'inspirer de la notion d'unité et elle constituera alors, pour vous comme pour ceux sur qui elle s'exercera, une préparation à une ascension qui excède les limites de votre vie. Nous ne pouvons que vous indiquer les voies et les méthodes. Soyez attentifs à l'enseignement qui va vous être donné.

LE COMMANDEUR

L'expérience humaine se réalise sous les deux modes différents et, sous bien des aspects, incompatibles entre eux. Les voici représentés par les deux montants de cette échelle mystique. D'un côté, les disciplines de l'intelligence, sciences et techniques qui supposent et affirment le déterminisme. Vénérable Maître des Cérémonies, faites les parcourir symboliquement par deux de nos récipiendaires.(Le Maître des Cérémonies fait lire aux récipiendaires, échelon par échelon, les noms des sciences qui y sont inscrits : grammaire, rhétorique, logique, arithmétique, géométrie, musique, astronomie)

Nous avons eu recours, pour symboliser la connaissance, à une forme qui peut sembler archaïque mais qui a l'avantage, une fois située historiquement, d'être soustraite aux discussions susceptibles de toucher une expression plus récente. Ce n'est qu'un aspect de l'Univers. De l'autre côté vous voyez représentées la moralité, c'est à dire les vertus et les valeurs. La moralité suppose la liberté. (Le Maître des Cérémonies fait lire aux récipiendaires de l'autre groupe, échelon après échelon : prudence, justice, sagesse, courage, foi, espérance, charité)

Telles sont les vertus qui ont animé votre cœur. Elles vous ont fait pénétrer l'Univers vivant en identifiant votre propre existence à celle des êtres qui le peuplent. Vous faites maintenant partie intégrante de cet univers dont vous êtes devenu l'un des éléments conscients. Prenez la main du Chevalier qui se tient à vos cotés et qui est parvenu à la même intégration que vous par l'autre chemin. A vous deux, désormais, vous représentez deux aspects du cosmos, intimement combinés. Ainsi réunis, indissolublement liés, vous allez réaliser le troisième aspect : l'action, Mais l'action, c'est en ce monde que vous l'accomplirez. Vous savez où elle doit conduire. Vous avez entrevu le but à atteindre. Nous n'avons plus d'autre enseignement à vous donner. Vénérables Maître des Cérémonies, amenez les récipiendaires au pied de l'autel. (Quand ils y sont, et s'adressant à eux) :

A genoux, Chevaliers, (Et, s'adressant à tous les Chevaliers dans les camps)

      Debout et à l'ordre, Chevaliers, glaive en main.(Le Commandeur glaive en main, vient au bord de l'autel et s'adressant aux récipiendaires):

Avant de procéder à votre consécration, je dois requérir de vous les serments qui définissent vos nouvelles obligations.

Excellent Orateur, veuillez formuler, l'un après l'autre, les serments par lesquels les nouveaux Kadosch vont s'engager. (Et s'adressant aux récipiendaires)

Après l'énoncé de chacun des serments, chacun de vous étendra la main droite sur le glaive que je lui présenterai, placera la main gauche sur le cœur et dira : "Je le jure"(Le porte-étendard incline l'étendard ail-dessus des récipiendaires)

L'ORATEUR

Premier serment

Je jure fidélité, jusqu'à la mort, aux lois et règlements de l'Ordre Ecossais.

Je jure obéissance à mes supérieurs dans 1"Ordre en tout ce qu'ils me commanderont de non contraire à l'honneur.

Deuxième serment

Je jure de faire mon devoir uniquement parce qu'il est mon devoir, sans souci de mes intérêts, de ma renommée ou de mon orgueil. Je jure de consacrer mon intelligence, mes discours, mes actions, mes forces et ma vie à l'accomplissement des buts qui sont ceux de l'ordre; de travailler à la réalisation de l'unité de l'espèce humaine par le moyen de son élévation spirituelle ; au succès de ce qui rapproche les hommes et à l'échec de ce qui les divise; au triomphe du bien sur le mal, de l'ordre sur l'anarchie, de la raison sur les préjugés et les croyances aveugles, de la sagesse sur les passions, de la liberté de conscience, de parole et d'écrits sur toutes les oppressions quelles qu'elles soient.

Troisième serment

Je jure de ne jamais causer de tort à aucun Chevalier Kadosch, de ne médire d'aucun ni d'en calomnier aucun; de me porter, au contraire, au secours moral et matériel de celui que je verrais en péril ou en détresse ou qui ferait appel à moi. Je jure de coordonner mon action avec celle des autres Chevaliers Kadosch et de leur prêter assistance dans leurs entreprises en faveur de l'Ordre et de ses buts.

(Quand les trois serments ont été prêtés individuellement par les récipiendaires : )

LE COMMANDEUR

Acte est pris de vos serments. (Il étend son glaive au-dessus des têtes des récipiendaires : )

A la Gloire du Grand Architecte de l'Univers, au nom et sous les auspices du Suprême Conseil de France du Rite Ecossais Ancien et Accepté, en vertu des pouvoirs qui me sont conférés, je vous sacre Grand Elu Chevalier Kadosch ; je vous investis des devoirs, charges et dignités afférentes à cette qualité et vous confère la faculté de jouir de tous les droits et prérogatives attachés à ce grade. (Il frappe successivement de la lame de son glaive l'épaule droite puis l'épaule gauche de chaque nouveau Chevalier) Chevaliers, relevez-vous et recevez de moi, au nom de tous les Chevaliers Kadosch, l'accolade fraternelle. (Le porte-étendard remet l'étendard à sa place et le Maître des Cérémonies décore les nouveaux Chevaliers des attributs de leur grade. Il remet à chacun d'eux un glaive. (Le Commandeur reprend sa place à son trône puis, s'adressant aux nouveaux Chevaliers :)

Chevaliers, vous êtes armés maintenant pour votre combat. Votre arme n'est point le poignard du sicaire, ni le couperet du bourreau, ni le stylet du calomniateur, car les moyens de votre action se situent sur un plan supérieur. Votre arme est le glaive flamboyant de Saint-Michel, la lance inflexible de Saint-Georges, le Caducée de Mercure. Ce que vous toucherez de sa pointe doit se trouver par la-même ennobli et se ranger à vos côtés au service de la cause pour laquelle vous combattez.

Allez dans le monde, seul, univers complet, responsable devant votre conscience faite de connaissance et d'amour. Nous n'avons pas de mot d'ordre à vous donner. Tant que vous agirez en conformité avec nos principes, vous ne pouvez pas vous tromper. Ce n'est pas tant de notre Ordre que, sur votre vie, vous devenez le défenseur, mais de ce que notre Ordre représente et de ce qu'il sert. A travers lui, et par l'investiture qu'en son nom je viens de vous conférer, vous êtes désormais le soldat de l'universel et de l'éternel. Vous réfléchirez avant d'agir, de parler ou d'écrire afin de vous assurer, en ayant toujours présent à l'esprit l'enseignement de notre sublime doctrine, que vous agissez, parler ou écrivez dans le sens qui vous a été ainsi prescrit.

Vous animerez les énergies autour de vous, aussi bien dans le monde profane que dans les ateliers des degrés inférieurs à celui-ci. Nous vous commandons d'y stimuler les ardeurs, de les rassembler, de les coordonner et de les faire converger vers le but assigné.

Pause

Vénérable Maître des Cérémonies, veuillez reconduire les nouveaux Chevaliers entre les deux camps. (Quand ils y sont) :

Il me reste maintenant, à vous faire connaître et à vous expliquer les mots, signes, attouchements, du grade qui vient de vous être conféré. (Au fur et à mesure des explications dit Commandeur, le Maître des cérémonies fait aux nouveaux Chevaliers les démonstrations nécessaires et s'assure, pratiquement que l'enseignement a été retenu. )

Le grade de Kadosch ne comporte pas de tablier. A quoi pourrait servir un tablier, puisque vous avez maintenant achevé le travail qui doit s'accomplir à l'intérieur du Temple.

Le cordon que vous portez de gauche à droite, indique que votre raison et votre cœur vont désormais commander votre main ; il soutient comme bijou un poignard, symbole d'action et de combat. La couleur noire de ce cordon vous rappellera que l'homme qui se régénère, c'est à dire qui se spiritualise, dépouille, pour ainsi dire, l'homme de chair et franchit les portes de la mort pour entrer dans le cycle de la vie éternelle.

Vous vous mettez à l'ordre en tenant le glaive de la main gauche, la main droite sur le cœur, les doigts écartés.

Vous ferez le signe en laissant retomber la main droite sur la cuisse droite et en fléchissant le genou droit.

Dans l'ordre du tuilage, le signe est la demande muette du mot de passe.

Le premier mot de passe est NEKAM ADONAI

Puis le tuileur vous dira : BEGOHAL - KOL : Je proclame le principe.

Vous répondrez : BARAH ETH . KOL : Tout procède de Lui.

Le mot de passe est la demande de l'attouchement ni qui se fait de la façon suivante :

La pointe du pied droit contre la pointe du pied droit du Tuileur, genou contre genou, vous lui présenterez le poing droit fermé, le pouce seul levé. Le tuileur vous saisira rapidement le pouce de la main droite et vous reculerez tous les deux d'un pas. 

Vous direz : HABORACH (je loue).

Le tuileur répondra : ETH - ADONAI (l'Eternel ).

Vous donnerez ensuite le mot sacré : MI KAMOHA - BA ELIM ADONAI 

Qui d'entre les Forts, est semblable à toi, Adonaï ? 

Puis vous direz votre âge symbolique : "un siècle ou plus" ou " je ne compte plus", car le 30° degré ne comportant plus aucun enseignement didactique, aucun nombre ne peut symboliser le point d'évolution où est parvenu l'Initié à ce grade, puisque cette évolution est désormais complète.

Après avoir satisfait de cette façon au Tuilage, vous frapperez à la porte du Temple par sept coups ainsi cadencés :

l l     l l     l l     l 

Puis vous entrerez par trois pas ordinaires précipités, en plaçant, croisées sur votre tête, les mains entrelacées, les paumes en dedans. Après les trois pas, vous vous arrêterez, vous vous mettrez à l'ordre, vous saluerez le Très Eminent Commandeur par le signe et vous porterez horizontalement le bras droit en avant, le -poing vertical, le pouce levé, comme si vous présentiez une épée en la tenant par la lame, la garde en haut. Vous prendrez place ensuite dans l'un ou l'autre camp.

Cette instruction pratique est maintenant terminée.

Vénérable Maître des Cérémonies, conduisez les nouveaux élus aux deux Eminents Grands Juges pour qu'ils leur donnent les mots, signes et attouchements qui viennent d'être indiqués. (Quand cette formalité est accomplie )

Le 1er Grand Juge

Très Eminent Commandeur, les mots, signes et attouchements sont justes et parfaits.

Le Commandeur

 Debout et à l'ordre. Chevaliers, glaive en main.

Eminents 1er et 2ème Grands Juges, je proclame les Chevaliers que vous voyez présents entre vos deux camps, Grands Elus Chevaliers Kadosch. Veuillez inviter les Chevaliers présents dans vos camps à les reconnaître en cette qualité.

Le 1er Grand Juge

Chevaliers du Camp du Midi, je vous invite à reconnaître désormais pour Grands Elus Chevaliers Kadosch, les Chevaliers présents entre les deux camps.

Le 2ème Grand Juge

Chevaliers du Camp Nord, je vous invite à reconnaître désormais Grands Elus Chevaliers Kadosch, les Chevaliers présents entre les deux camps.

Le Commandeur

Chevaliers de l'un ou l'autre camp, je vous invite à vous joindre à moi pour célébrer par une chaleureuse batterie nos heureuses acquisitions.

A moi par le signe et la batterie. Prenez place, Chevaliers.

Je donne la parole à l'excellent Orateur.

(Après le discours de l'Orateur les travaux sont clos en la forme rituelle)

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RAPMM: réception au 30ème Degré (extrait) (2)

30 Octobre 2012 , Rédigé par Rituel RAPMM Publié dans #hauts grades

INSTRUCTION RITUELIQUE

Le CHEVALIER D'ELOQUENCE pourra souligner utilement le haut ésotérisme gnostique du Grade, en insérant dans son discours de réception un commentaire sur le symbolisme de la Tiare et de la Couronne, et ce que ces Objets matérialisent, même pour un Maçon chrétien. Il pourra ainsi rappeler que : La Tiare a été introduite fort tardivement dans les ornements pontificaux, sous sa forme de Triple Couronne d'or, exprimant la prétention pontificale à régner sur le Ciel, la Terre et les Enfers. L'empereur Constantin avait décidé que le pape Sylvestre, et tous ses successeurs, porteraient sur la tête, à la louange de Dieu et en l'honneur du bienheureux Pierre, un diadème en or pur, orné de pierres précieuses.

Mais le pape Sylvestre ayant refusé de porter cette tiare, l'empereur posa lui-même sur sa tête un bonnet phrygien blanc, signifiant alors le passage de l'état d'esclave à celui d'homme libre, et par extension, grâce à la Résurrection du Christ, la libération de l'Homme hors des liens démoniaques. Le pape Sylvestre accepta alors ce symbole, plus chrétien et plus riche de modestie que la couronne d'or. Par la suite, ce fut au dixième siècle que la couronne remplaça le bonnet phrygien, au fur et à mesure que le pontife romain accroissait son autorité temporelle et devenait un souverain politique comme tant d'autres. La transformation de cette couronne d'or en tiare a donné lieu, dans les travaux des historiens d'Eglise, à des explications contradictoires. L'opinion la plus commune et la plus vraisemblable est que la couronne simple en or, (qui avait succédé au Bonnet Phrygien), fit place à la triple couronne, c'est à dire à la Tiare, au début du quatorzième siècle, au temps de Boniface VIII. D'après d’autres sources plus précises encore, ce serait le pape Clément V, (ex-Bernard de Goth), fait pape par Philippe IV le Bel, et couronné à Lyon en I305, qui aurait fait ajouter la troisième couronne, conférant ainsi à la tiare la forme qu'elle possède actuellement.

On observera que les Papes Jean XXIII et Paul VI se sont refusés au port de cet emblème, image de l'orgueil de leurs devanciers, et que le second l'a définitivement abandonné.

Lors de l'apparition des chiffres arabes, et surtout du zéro, clé des calculs mathématiques, l'Eglise romaine excommunia quiconque les emploierait. Seuls, les « Chiffres romains » devaient être utilisés. Ce qui excluait ainsi tous travaux mathématiques.

Par ailleurs, on sait qu'il n'y a que sept lettres qui ont rang de « chiffres romains » :

I, valant 1;

V, valant 5;

X, valant 10;

L, valant 50;

C, valant 100;

D, valant 500;

M, valant 1000.

Les papes s’affirment :

VI C A R I V S   F I L I I    DEI

6 100               49 2      500 1

Soit par réduction 6 et 5 puis 6 et encore 6, la clé 5 est fournie.

Ceux qui arborent sur leur tiare cette phrase ne seraient-ils pas sacrilèges ?

Le Chevalier d'Eloquence n'aura pas de peine à faire comprendre au Maçon chrétien devenant Chevalier Kadosch qu'il s'agit de tout autre chose que d'une offense au Christ.

Il en est de même pour la Couronne en tant qu'image du pouvoir temporel. Symbolisant la victoire du Chrétien sur le monde et ses pièges, le triomphe des élus, la Couronne est un symbole faste. Image du pouvoir terrestre des rois, elle n'est plus dans l'écriture que celle de l'orgueil : « Malheur à la couronne des superbes... » Isaïe, (XXIII, 1).

« Les rois de la terre, qui se sont livrés à l'impudicité et qui ont vécu dans les délices avec la Bête, pleureront sur elle et se lamenteront... », nous dit encore Jean en son Apocalypse (XVIII, 9). Selon l'Ecriture, Dieu seul est le roi de toute la terre (Psaumes : XLVII, 8), et les potentats terrestres lui sont une offense par leur seule présence. De nombreux passages de la bible condamnent les royautés terrestres.

Quoiqu'il en soit, l'exécration rituelle, prononcée par le Chevalier Kadosch sur la couronne de Philippe IV le Bel et sur celle de Clément V, entend frapper le despotisme et la tyrannie, odieusement présentés comme l’expression du pouvoir légitime et chrétien, et non pas une religion particulière ou quelconque.

Nous pouvons nous interroger sur l’anéantissement du projet d'unification d’une Europe médiévale !

MÉMENTO DU GRADE.

ORDRE.

Glaive haut en main gauche, main droite sur le coeur, les doigts écartés.

SIGNE.

Porter la main droite sur le coeur, les doigts écartés, la laisser retomber sur la cuisse droite en fléchissant le genou droit. (Le signe est la demande muette, lors du tuilage).

ATTOUCHEMENT.

La pointe du pied droit contre celle du Frère, genou contre genou, l'un présente le pouce droit levé, doigts joints (comme aux grades d'Elu des Neuf et des Quinze), l'autre Frère le saisit rapidement, et tous deux reculent d'un pas. Le premier dit : HABORKAH, le second répond ETH - ADONAI.

MOTS DE PASSE.

Demande : BEGOHAL. Réponse : PARAS -KOL

MOTS SACRES.

ADONAI BEALIM MIKAMOKA

MARCHE.

Trois pas précipités, les mains croisées sur la tête.

BATTERIE.

00 - 00 - 00 - 0

AGE.

« Un siècle et plus » ou encore « Je ne compte plus »

INSIGNES.

Cordon noir ou Sautoir noir. Si l'on porte le Cordon, il porte en pointe un petit Poignard ou une Croix teutonique rouge. On ajoute alors un petit cordon noir brodé d'argent, porté en sautoir autour du col, avec pour bijou un aigle noir à deux têtes tenant en ses serres un Poignard. Si l'on porte le Sautoir il comporte pour bijou l’Aigle noir bicéphale tenant dans ses serres un poignard.

NOTA.

En réalité « MIKAMOKA BEALIM ADONAI », soit « qui est semblable à Toi parmi les Forts, Ô Seigneur ?... »

On observera que le « Tuileur des XXXIII Grades » donne, à la place, les mots suivants :

Mot Sacré : MABAMAH

Mot de Passe : ELIEL

Mot d'Attouchement : KYRIE

INSTRUCTION

D - Mon Frère, êtes-vous Maçon ?

R - Mes Frères me reconnaissent comme tel.

D - Etes-vous Maître ?

R - L'Acacia m'est connu

D - Etes-vous Maître Elu des Neuf ?

R - La Caverne m'est connue.

D - Etes-vous Illustre Elu des Quinze ?

R - Je le dois à mon zèle.

D - Etes-vous Sublime Chevalier-Elu ?

R - Mon nom vous le prouvera.

D - Etes-vous Chevalier Prussien ?

R - Dites-moi qui vous êtes, je vous dirai qui je suis.

D - Etes-vous Chevalier Kadosch ?

R - Je le suis. Son nom fut autre et le même pourtant.

D - Quel âge avez-vous ?

R - Un siècle ou plus. Je ne compte plus.

D - Que signifie le mot Kadosch ?

R - En hébreu, il signifie saint, séparé, parfait, nec plus ultra.

D - Quels buts poursuivent les Kadosch ?

R - Combattre sans trêve et à outrance toute injustice, toute oppression, d'où qu'elles viennent.

D - Quel nom porte le lieu où se réunissent les Kadosch ?

R - Un Aréopage.

D -Où se situe un Aréopage ?

R - Dans un Camp.

D - Pourquoi les Kadosch se réunissent-ils dans un Camp ?

R - Pour signifier qu'ils sont toujours prêts à combattre.

D - Donnez-moi le Mot de Passe ?

R - (celui qui interroge fait le Signe et dit « B... -K... », soit « tout évolue en soi-même ». L'interrogé répond « P... K... », soit « tout est expliqué »).

D - Que signifie le signe qui accompagne la "marche" du Grade ?

R - Il rappelle le « vol » héraldique ornant le cimier des casques des Chevaliers Teutoniques, et les trois pas précipités du trot de leurs chevaux.

D - Quelle est la mise à l'Ordre du Grade ?

R - Glaive droit le long du flanc, tenu en main gauche. La main droite est sur le coeur, doigts écartés.

D - Que signifie ce Signe ?

R - La main droite représente l'Etoile du Matin se levant en notre coeur.

D - Pourquoi, mon Frère ?

R - Parce que la Main est l'Image de l'Etoile à cinq Branches.

D - Comment se fait le Signe ?

R - Etant à l'Ordre, laisser tomber la main droite sur la cuisse droite, en fléchissant le genou.

D - Que signifie ce Signe ?

R - Le combat où Jacob fut vainqueur de l'Ange, bien que celle-ci l'ait meurtri à la hanche.

D - Donnez-moi le Mot Sacré ?

R - M... B... A... .

D - Quelle est la signification de ces trois mots hébreux ?

R - Qui, d'entre les forts, est semblable à Toi, Seigneur ? Cette phrase figurait sur les étendards de Juda Macchabées, luttant contre la tyrannie d'Antiochos.

D - Donnez-moi l'Attouchement ?

R - On le donne.

D - Qu'avez-vous observé en entrant dans le Conseil

R - Une Echelle double, dont j'ai gravi la première partie et descendu la seconde.

D - Que signifie cette Echelle ? Et ces Mots emblématiques

R - Que les principaux Travaux des Kadosch doivent être la recherche de la Vérité, de la Bonté, de la Douceur et aussi de la Prudence qui mènent à la Sagesse

D - Quelle est la caractéristique de ce Grade ?

R - L'Amour de la Vérité et de l'Humanité.

D - Pourquoi est-il placé au trentième degré du Rite ?

R - trente, selon la Kabbale, représente le nombre du Sacrifice.

D - Quelle est la signification ésotérique de l'Aigle Noir

R - L'Aigle était dans le monde antique et dans l'Orient ancien le symbole du Juge des Ames, du Protecteur des Tombeaux, .en un mot du Monde des Morts. Noir d'un côté, il signifie l'Au-delà immédiat, Blanc, il évoque l'Orient Eternel de la Maçonnerie. Il était encore l'image de l'Ange de la Mort, que l'on nommait le Rétributeur, pour son inflexibilité.

D - Pourquoi les Kadosch se réunissent-ils également dans une Vallée ?

R - Le mot hébreu géhenne signifie vallée. Le Kadoch est censé avoir franchi les Portes de la Mort. Les textes judéo-chrétiens parlent d'ailleurs de la Vallée de la Mort, pour désigner l'autre monde.

D - Quel est l'emblème de ce Grade ?

R - Le Kadosch qui a, par son initiation, franchi les Portes de la Mort, et est revenu dans le Sanctuaire de la Vie, se doit de combattre toutes les Tyrannies, tous les Abus, toutes les Ignorances. Il est le milite, toujours debout, de la pensée libre, de la justice et du droit, de la vérité

D - Que signifie la couleur noire du Sautoir ou du Cordon ?

R - Elle signifie, selon la symbolique ancienne : foi, savoir caché, secret, inflexibilité, sacrifice, deuil.

D - Pourquoi est-elle liserée de blanc ?

R - Pour souligner que les Kadosch portent le deuil de tous les Martyrs de l'Intolérance et de la Tyrannie, également pour montrer le lien mystérieux reliant ce grade, et son initiation, au monde mystérieux des Morts.

D - Que signifient les trois lettres K\ A\ E\ S\, qui sont parfois brodées sur les Cordons ?

R - Kadosch Adonaï Elohim Sabaoth, soit en hébreu « Saint est le Seigneur, le Dieu des Armées du Ciel ».Les Hermétistes donnaient le nom d'Al Kaest au dissolvant universel utilisé en Alchimie. Et l'action des Kadoch peut se comparer à celle de ce Kaest, sans lequel le Grand Oeuvre est impossible à réaliser.

D - Que signifie l'Attouchement ?

R - La transmission initiatique, par la remise du Poignard; image de la Sainte-Vehme

D - Que signifie la Croix Teutonique rouge ?

R - La naissance de cet Ordre de Chevalerie, à Saint-Jean d'Acre, en 1112, sous sa forme militaire, et les liens de cet Ordre avec le trentième Grade.

D - Pourquoi est-elle rouge ?

R - Comme la croix des Croisés était rouge, la Croix du Kadosch l'est également, puisque le Grand Elu est de fait enrôlé dans une croisade, illimitée en durée comme en lieu.

D - Pourquoi l'étendard des Kadosch est-il parti blanc et noir ?

R - Il est l'exacte réplique de la bannière des Templiers.

D - Pourquoi y a-t-il un temple noir, un temple blanc, un temple bleu et un temple rouge ?

R - Pour rappeler que le Grade est le très réel refuge de la Maçonnerie toute entière, la bleu, la rouge, la noire et la blanche. C'était également les quatre couleurs de la Charbonnerie, au 19e siècle.

D - Que rappellent les Croix rouges pattées et alésées des diverses tentures ?

R - La Croix rouge pattée et alésée des Templiers.

D - Que rappelle la Croix verte de Saint André ?

R - L'Ordre du Chardon de Saint-André, constitué à la Saint-Jean d'Eté 1314, par Robert Bruce, roi d'Ecosse, pour y abriter les Templiers écossais.

D - Que s'était-il passé ?

R - Les Templiers d'Ecosse avaient aidé les troupes de Robert Bruce à gagner la bataille de Bannockburn, et à y vaincre les troupes d'Edouard II d'Angleterre, beau-fils de Philippe le Bel.

D - Que rappelle le Mausolée du Quatrième Appartement et les flammes qui l'entourent ?

R - Il rappelle le bûcher de l'Ile aux Juifs où Jacques de Molay et Guy d'Auvergne furent brûlés vifs en mars 1314, sur l'ordre de Philippe le Bel.

SERMENT PRELIMINAIRE

CHEVALIER KADOSH

Moi - - en présence du Grand Architecte de l’Univers, avant de franchir les Portes de la Mort et de pénétrer dans le sanctuaire de la Vie, sur mon honneur d’homme libre, je promets et je jure de combattre toutes les tyrannies, tous les abus, toutes les ignorances, qu’elles soient matérielles ou spirituelles. A partir de cet instant, à jamais et sans trêve, je serai le milite et le veilleur vigilant de la spiritualité libre, de la justice et du droit. Je répandrai les enseignements que j’ai reçus, afin qu’une pleine lumière éclaire la route des hommes, mes frères, et cela sans distinction de classe, de race, de couleur ou de croyance. Je donnerai l’exemple de toutes les vertus, non par orgueil stérile, mais dans le seul but d’inspirer le désir de les acquérir. Je pratiquerai la fraternité humaine en toute son amplitude pour en démontrer les bienfaits. Je serai le soutien du faible, l’adversaire implacable de l’injustice, l’apôtre du perfectionnement de l’Humanité, en tous les modes et en tous les plans. Je défendrai la liberté, je combattrai la tyrannie. Je me ferai, sous toutes leurs formes, le défenseur de la liberté de conscience, de la liberté de parole, de celle de l’écriture. Je combattrai l’intolérance, l’hypocrisie, l’arrogance et l’usurpation cléricales, sous toutes leurs formes. Je combattrai l’imposture et le charlatanisme aussi bien que les superstitions, la sorcellerie et la magie noire. Je respecterai et considérerai le travail comme l’ennoblissement de la nature humaine qu’il soit manuel, intellectuel ou spirituel. Je combattrai tous les privilèges, qu’ils procèdent de la richesse ou de la naissance, et ce jusqu'à leur totale disparition. Désormais, ma devise sera celle de mes frères CHEVALIERS KADOSH GRANDS ELUS, CHEVALIERS DE L’AIGLE BLANC ET NOIR : combattre le mal, fidélité au Bien, Amour aux hommes et à tous les Etres. Conscient du très haut symbolisme ésotérique de ce degré de la Franc-maçonnerie, je promets et je jure de mettre en pratique à chaque instant de ma vie les significations traditionnelles de la couleur noire du Baudrier des Grands Elus Kadoch : la foi, le savoir caché, le secret, l’inflexibilité, le sacrifice. En foi de quoi, je date et je signe, et que le Grand Architecte de l’Univers me soit en aide.

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RAPMM : réception au 30ème Degré (extrait) (1)

30 Octobre 2012 , Rédigé par Rituel RAPMM Publié dans #hauts grades

On observera que les Initiations ont lieu dans le Conseil (2e Appartement), et le Sénat (4e Appartement).

Les Affiliations et les Réceptions (Dignitaires) dans le seul Sénat (4e Appartement).

Le Candidat aura été préalablement isolé dans une réplique du « Cabinet de Réflexion » de la Maçonnerie Bleue, décoré de ses Décors de Chevalier Rose-croix, dit « Premier Appartement » (Conseil)

Le Grand Servant d'Armes (Grand Expert), assisté de deux Chevaliers Kadosch, se rend auprès de lui et lui fait prêter le Serment préliminaire, qu'il signe ensuite sur le texte même.

Le Grand Servant d'Armes rapporte cette pièce au Grand Commandeur.

LE GRAND COMMANDEUR.

Chevaliers, mes Frères, le Frère - - candidat au grade de Chevalier Kadosch, vient de prêter son Serment préliminaire entre les mains et en présence de notre Illustre Grand Servant d'Armes, assistés des Tenants habituels, les Illustres Frères - - et - -- Nous allons procéder à un dernier Scrutin...- Que ceux de nos Frères qui sont opposés à cette Réception veuillent bien lever la main droite ! -La cause est entendue, le Frère est accepté comme Candidat.

Frère Grand Introducteur, veuillez prendre la tête de la théorie des Grands Officiers de cet Aréopage, qui, avec nous même, vont se transporter dans le premier Appartement.

Le Grand Introducteur (Maître des Cérémonies) précède le Grand Commandeur, les Deux Grands Juges, le Chevalier d'Eloquence, le Grand Secrétaire, le Grand Trésorier, le Grand Elémosynaire, le Grand Servant d'Armes, Tous se rendent dans le Premier Appartement. Le Grand Garde du Camp demeure en place. Les Frères Officiers se placent debout de part et d'autre de l'Orient.

LE GRAND COMMANDEUR.

Mon frère, veuillez vous lever.

Le Candidat se lève.

Le Grade que vous allez recevoir, un des plus occultes et des plus profonds de la Maçonnerie des Hauts Grades, fit partie du Rite dit de Perfection, dés la première partie du dix-huitième siècle. Il est éminemment gnostique, car il est l'image vivante de l'évolution de l'esprit humain, en son constant essor vers la Lumière, aux prises avec des forces artificielles et ténébreuses, s'efforçant de l'en détourner. Le mot Kadoch signifie « consacré », « purifié », « séparé ». Les Chevaliers KADOSCH, « ELUS » par excellence de la Franc-maçonnerie, doivent avant tout se purifier de tout fanatisme, de toute intolérance, de tout préjugé, de tout égoïsme. Etre tolérant, ce n'est pas moins être maçon. C'est-à-dire combattre l'intolérance, car il ne saurait y avoir de liberté pour ceux qui veulent étouffer cette même liberté. L'influence occulte du KADOSCH doit donc se manifester, avant tout, dans les Loges Symboliques, et n'y laisser pénétrer que des esprits hautement évolués, libérés de toute superstition, de toute ingérence à des intérêts bassement matériels, affranchis de toute servilité à des puissances rétrogrades. Elle doit se manifester ensuite dans les Chapitres, afin que l'oeuvre hautement humaine, charitable, altruiste de notre Ordre, conserve sa spiritualité libre, son intellectualité non asservie, sa charité sans frontières, qu'elles soient de races ou de nations. Elle doit se manifester enfin dans les Conseils, afin que les adversaires permanents de la liberté civique ne parviennent pas à diviser entre eux les apôtres de la Grande Morale Universelle, à les duper en s'en faisant des complices, même inconscients, à les disperser en minant peu à peu nos Traditions et nos Usages séculaires.

Le KADOSCH, mon Frère, est un VEILLEUR, une sentinelle, un gardien. Et comme ces TEMPLIERS, dont nous nous réclamons, veillaient sur les chemins menant à Jérusalem, les CHEVALIERS KADOSCH doivent servir de protecteurs et de veilleurs à l'Humanité en route vers un meilleur avenir.

Mon Frère, veuillez vous agenouiller.

Il prend le Glaive en main droite, 1’étend sur la tête du Candidat, et...A la Gloire du Grand Architecte de l'Univers, au nom et sous les auspices de la Franc-maçonnerie Universelle, et du Rite Ancien et Primitif de MEMPHIS-MISRAIM, au nom de son Souverain Sanctuaire, je vous crée et Constitue :

grand pontife, sublime écossais de la Jérusalem céleste - 19e degré.

vénérable grand maître de toutes les loges, maître ad vitam - 20e degré.

noachite, chevalier prussien - 21e degré.

chevalier de royale hache, prince du Liban - 22e degré.

chevalier du tabernacle - 23e degré.

prince du tabernacle - 24e degré.

chevalier du serpent d'airain - 25e degré.

écossais trinitaire, prince de merci - 26e degré.

grand commandeur du temple, souverain commandeur du temple de Jérusalem - 27e degré.

chevalier du soleil - 28e degré.

grand écossais de saint André d'écosse - 29eDegré de notre rite.

Quant à ce dernier Grade, veuillez lever la main droite et répéter après moi son engagement solennel.

ENGAGEMENT SOLENNEL DU CANDIDAT

AU 29e DEGRÉ DE NOTRE RITE.

 

Je jure de défendre jusqu'à la mort tout poste qui me sera confié, tant à mon honneur qu’à ma garde, et de lutter sans trêve ni quartier contre toute usurpation de pouvoir, d’où qu’elle vienne, qu’elle soit civile, militaire ou religieuse, me refusant par avance à admettre, subir ou légitimer par dol et violence, contre la liberté et le droit.

Le Candidat répète cet engagement.

LE GRAND COMMANDEUR.

Mon Frère, s'il est, dans un autre plan, celui des Idées Pures, des archétypes éternels d'où sont issues, ici-bas, toutes les modalités et du Bien et du Mal, il est alors certain que la Tyrannie, l'Imposture, le Mensonge, l'Intolérance, ont leurs véhicules et leurs hypostases ici-bas. Tous ces principes, sur l'existence desquels les premiers Grades d'ELUS avaient attiré votre attention, tous ces principes sont matérialisés dans la société humaine, par des SYMBOLES qui en sont les très réelles images, et c'est d'abord et en premier sur eux que vous allez exercer l'action de votre verbe. Mais auparavant, il convient de vous purifier. Mon Frère, sacrifiez-vous en votre âme et conscience, ici même et en cet instant, votre amour-propre, votre orgueil, votre vanité, votre résistance à soumettre votre opinion à celle de vos supérieurs, et vos erreurs passées ?

PREMIÈRE RÉPONSE DU CANDIDAT.

Ici même, et en cet instant, moi - - je déclare solennellement sacrifier définitivement mon amour propre, mon orgueil, ma vanité, ma résistance à soumettre mes opinions passées à celle de mes supérieurs, en tant qu'exprimant la Tradition séculaire de notre Ordre Vénérable, dont je déclare avoir pleine et entière connaissance.

LE GRAND COMMANDEUR.

Sacrifiez-vous votre amour de l'or, des richesses, des honneurs profanes, en tant que contraire aux idéaux et aux intérêts de l'ordre Maçonnique tout entier.…

DEUXIÈME RÉPONSE DU CANDIDAT.

Ici même et en cet instant, moi - - je déclare solennellement sacrifier définitivement mon amour de l'or, des richesses, des honneurs profanes, en tant que contraire aux idéaux et aux intérêts de l'ordre Maçonnique tout entier.

LE GRAND COMMANDEUR.

Sacrifiez-vous vos ambitions et vos désirs d'honneurs profanes pour mieux servir l'ordre Maçonnique partout où il vous sera possible ou prescrit de le faire ?…

TROISIÈME RÉPONSE DU CANDIDAT.

Ici même et en cet instant, moi - - je déclare solennellement sacrifier définitivement mes ambitions et mes désirs d'honneurs profanes, afin de mieux servir l'ordre Maçonnique partout où il me sera possible ou prescrit de le faire.

LE GRAND COMMANDEUR.

Il vous revient maintenant, mon cher Frère, de prononcer le triple et solennel Serment des KADOSCH, dont notre Frère Grand Servant d'Armes va vous remettre le texte séculaire.

Le Grand Servant d'Armes remet les trois serments au Candidat, qui lit le premier la main droite étendue sur le Crâne couronné de Lauriers.

PREMIER SERMENT.

Moi, ... ... ..., Grand Ecossais de Saint-André, en présence de ce Crâne couronné de Lauriers, symbole des nobles et infortunées victimes du Pouvoir arbitraire et tyrannique, de l'intolérance et du Fanatisme, je jure d'accepter, les Lois et Règlements traditionnels et séculaires de l'ordre Maçonnique, d'exécuter, sans hésitation ni murmure tout ce qui me sera ordonné à ces fins, et qui ne sera pas contraire aux exigences du devoir et d l'honneur aussi bien qu'à la fraternité maçonnique. Je jure obéissance à mes supérieurs légitimes agissant pour le bien de l'ordre, en conséquence de leurs fonctions, je promets et je jure d'être fidèle et loyal, jusqu'à la mort, à l'ordre Maçonnique et à tous mes Frères, et de conserver inviolablement les secrets des Chevaliers Kadoch. Je jure enfin que jamais, même pour conserver la vie sauve, je ne me soumettrai et ne me ferai l'auxiliaire d'un absolutisme politique ou religieux, usurpant le gouvernement d'un état, et qui en abuserait pour opprimer et asservir les hommes.

LE GRAND COMMANDEUR. Mon Frère, nous prenons acte de votre Serment.

SECOND SERMENT

Moi, - - Grand Ecossais de Saint-André, je jure de consacrer désormais ma vie entière à l'accomplissement du but des Chevaliers Kadoch, de protéger l'innocence, d’en revendiquer les droits, de combattre les oppresseurs de l'Humanité, de faire respecter les Droits de l'Homme. Je jure de consacrer à cet objectif ma parole, mes ressources, mon influence, mon intelligence, ma vie. Je jure d'être, jusqu'à la mort, l'apôtre dévoué et zélé de la vérité et de la justice, et de ne jamais causer un dommage quelconque à un autre Chevalier Kadoch.

LE GRAND COMMANDEUR. Mon Frère, nous prenons acte de ce second Serment.

TROISIEME SERMENT

Moi, - - Grand Ecossais de Saint-André, je jure de contribuer par tous les moyens qui seront à ma portée, à la diffusion et à la réalisation des principes séculaires de la Franc-maçonnerie. Je jure d'assister et protéger, par tous les moyens et même au péril de ma vie, tout Frère qui serait poursuivi et persécuté pour ses croyances religieuses ou ses opinions philosophiques, pour sa fidélité à la cause de la Liberté, pour ses opinions politiques, ou du fait même de son rang dans la hiérarchie maçonnique. Voici donc que je laisse au sol la Couronne Royale, non pas tant comme symbole d'une forme particulière de gouvernement, mais comme l'emblème de la Tyrannie, quels que soient son nom, sa forme, sa manifestation, et comme l'image des régimes révolus où la liberté et les biens de l'homme pauvre, son honneur d'époux ou de père, sa dignité d'homme, étaient, du fait même de tels régimes politiques, des mots vains et sans signification En conséquence, je combattrai le Despotisme sous toutes ses formes, je combattrai tout mouvement tendant à l'établir ou le rétablir n'admettant en un tel domaine que la souveraineté du peuple et l'intérêt de la nation. Voici encore que je laisse au sol la Tiare Pontificale, non point comme symbole d'une foi, d'une croyance, que je me fais loi de respecter, mais comme la négation même de cette haute morale que le grade de Chevalier Rose-croix m'avait révélée, et que Jésus de Nazareth scella de son sang. Je l’abandonne comme symbole d'une ambition et d'une tyrannie reposant sur l'imposture et l'orgueil et qui autorisèrent, aidèrent et protégèrent tous les excès des tyrans du temps passé aux dépens des humbles. En conséquence, je combattrai partout et sans trêve l'intolérance et le despotisme spirituels, et je travaillerai de toutes mes forces à l'affranchissement de la conscience humaine, par l'enseignement des sciences et les manifestations de la raison.

LE GRAND COMMANDEUR.

Mon Frère, nous prenons acte de votre Serment. Nous allons quitter ce Sépulcre, et nous rendre en un autre monde. Chevalier Grand Servant d'Armes, veuillez voiler le Récipiendaire.

Le Grand Servant d'Armes couvre la tête du Récipiendaire d'un double et très épais voile noir, tombant à la hauteur des genoux. Ce voile est pailleté de points dorés.

Avant le départ pour le Second Appartement, on entend les voix successives des Neuf Grands Officiers, qui prononcent les neuf maximes :

PREMIERE MAXIME.

Fais pour tous les Hommes ce que tu voudrais qu'ils fassent pour toi...

SECONDE MAXIME.

Ne fait pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'il te fût fait...

TROISIEME MAXIME.

Adore l'Etre Suprême, mets ta confiance en Lui, et rejette les prétentions des faux dieux...

QUATRIEME MAXIME.

Aime ton prochain comme toi-même...

CINQUIEME MAXIME.

Soulage les êtres malheureux, cela dans tous les règnes, et conserve à la Nature son harmonie...

SIXIÈME MAXIME.

Sois toujours véridique, et fuis le Mensonge...

SEPTIEME MAXIME.

Sois patient, et supporte les défauts des Frères...

HUITIÈME MAXIME.

Sois fidèle à tes engagements, et souviens-toi qu'une des principales vertus des philosophes est la Discrétion...

NEUVIEME MAXIME.

Supporte l'Adversité avec résignation...

On pénètre dans le Second Appartement (Conseil).

Les Grands Officiers prennent place à l'Orient, sauf le Grand Servant d'Armes qui demeure auprès du Récipiendaire, et le dévoile.

LE GRAND COMMANDEUR.

Prend son Glaive et l'étend au-dessus de la tête du Récipiendaire.

Mon Frère, veuillez vous agenouiller, bras croisés au Signe de Rose-Croix.

Il en est ainsi fait.

A la Gloire du Grand Architecte de l'Univers, au nom et sous les auspices de la Franc-maçonnerie Universelle et du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm, au nom de son Souverain Sanctuaire, en vertu des Pouvoirs qui nous ont été conférés, je vous crée, vous Frère et vous constitue : CHEVALIER DE L'AIGLE BLANC ET NOIR GRAND ÉLU CHEVALIER KADOCH Trentième Degré, et Membre de l'Aréopage régulièrement établi sous le Titre distinctif de Conseil Philosophique de la Vallée - - souchée sur le Chapitre - - et la Respectable Loge - -

Le Grand Servant d'Armes fait alors déposer par le Récipiendaire, sur les braises de l'Urne, une large poignée d'Encens.

LE GRAND COMMANDEUR.

Mon Frère, recevez ce Cordon noir liseré de Blanc Argent, aux couleurs de notre Grade, et à celles de tous les Grades d'Elus. Ce sont là des couleurs de deuil. Nous vous laissons le soin de rechercher, selon votre degré initiatique personnel, le pourquoi de cet usage, mais sachez bien que nous portons effectivement le deuil d'un de nos Maîtres. En outre, dans la symbolique traditionnelle, le noir est la couleur de la foi inébranlable, du savoir caché, du secret, de l'inflexibilité, du sacrifice. Divers Bijoux, que vous serez amené à voir sur nos décors, doivent également être étudiés longuement. Leur ésotérisme est d'une profondeur sans égale. C'est ainsi que L'Aigle Noir et L'Aigle Noir et Blanc, expriment des enseignements différents, dont l'origine se perd dans la nuit des âges, et qui ont trait à ce que les profanes appellent l'Autre Monde. La Croix Teutonique évoque notre lointaine origine chevaleresque, liée aux Croisades. Et le Poignard rappelle cette Sainte-Vehme si redoutée jadis des féodaux sans foi ni loi, et qui fit trembler tant de princes sur leur trône, lorsqu'ils avaient mauvaise conscience.

Le Grand Servant d'Armes revoile le Récipiendaire et le conduit vers le Quatrième Appartement.

Les Grands Officiers suivent dans l'ordre, et prennent place à l'Orient.

On dévoile alors le Récipiendaire, face à l'Echelle Mystérieuse.

LE GRAND COMMANDEUR.

Mon Frère, veuillez contempler l'Echelle Symbolique. Elle indique les sources de la méthode que vous devrez toujours utiliser pour faire triompher la Vérité, ainsi que les principe sacrés dont vous êtes devenu le Chevalier.

Elle se compose de deux montants et de sept échelons.

Le montant de gauche est consacré aux sciences requises pour assurer le triomphe des doctrines gnostiques, rappelées sur le montant de droite. Ce dernier est en fait un rappel et un résumé des enseignements de la Kabbale. Ainsi donc, vous pouvez lire :

 

MONTANT GAUCHE                                       MONTANT DROIT

Grammaire                                                       TSEDAKAH - Justice

Rhétorique                                                        SCHOR-LABAN - Bonté

Logique                                                             MATHOK - Douceur

Arithmétique                                                   EMOUNAH - Vérité

Géométrie                                                       HAMAL-SAGGHI – Grand Oeuvre

Musique                                                            SABBAL - Fardeau

Astronomie                                                      GHEMOUL BINAH THEBOUNAH

 

La Prudence mène à la Sagesse

Sachez, en outre, mon Frère, que l'étude attentive de toute notre Rituélie vous donnera la clé occulte de ces Grades d'ELUS que vous avez déjà parcourus avant d'entrer parmi nous. Elle vous explicitera bien des aspects mystérieux de la Franc-maçonnerie. Et c'est en ce grade que vous découvrirez, si vous en êtes digne, la Sublimité du Royal Secret...

Le Grand Servant d'Armes conduit le nouveau KADOSCH devant le Commandeur afin d'en recevoir les Mots, Signes et Attouchements

Le Chevalier d'Eloquence prend ensuite la parole pour souhaiter la bienvenue au nouveau Chevalier et commenter l'ésotérisme de cette Réception. Il peut également s'inspirer de l'Instruction qui suit.

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30ème Grade : Grand Elu Chevalier Kadosh, CKH

30 Octobre 2012 , Rédigé par Frédéric de Prusse Publié dans #hauts grades

Mes Frères, désolé, mais cet article ne pouvait être court. Bonne lecture

Un peu d’histoire pour instruire nos Frères

30ème degré ou grade : le sommet est atteint. Pourtant chaque Maçon devrait savoir que le sommet n’existe pas.

Il n’existe aucun Himalaya ou K...2 maçonnique.

La quête me rappelle cet homme qui passe de couloir en couloir de porte en porte et se retrouve nu dans la rue.

Quoi que nous fassions, nous sommes toujours nus, de la naissance à la mort.

C’est pour cela qu’il faut prendre avec beaucoup d’humilité et surtout une grande lucidité et réserve, l’échelle que gravissent les FF de tous les Rites en général et du REAA en particulier.

Si l’on peut comprendre la démarche du REAA, il faut savoir faire une distinction avec l’écossisme, clamé par les « purs et durs » comme la vérité, et qui entrent en écossisme comme d’autres en religion cloîtrée ou, comme certains Ayatollahs, en guerre sainte.

Ils devraient savoir que la burqa n’a jamais fait le soufi.

« on ne se bat vraiment pour la paix et la liberté qu'en renonçant à la vengeance, qu'en agissant avec prudence, indulgence, amour, et qu'en essayant de ne contribuer ni aux conflits, ni aux oppressions, ni aux folies glorieuses. »

Alors, que dire de tous ces FF qui parlent de secrets et les partagent, se chuchotent à l’oreille quelques mots ou noms obscurs tirés de la Bible pour faire plus vrai, authentique, « genuine », font quelques gestes abscons des pieds et des mains ?

Le seul secret à connaître en Maçonnerie est de savoir et comprendre qu’il n’y en a pas.

Que dire de ces frères qui prodiguent année après année un pseudo enseignement maçonnique et lancent leur Vérité « ex cathedra, et urbi et orbi » comme la Lumière divine, coupent, tranchent, parlent de haut et quasiment au Nom du Très Haut et se comportent dans la vie d’une façon étrange en voulant imposer aux autres leurs diktats déclarés comme spirituels?

Alors, quid du grade de vengeance du Kadosh ?

Quelle Lumière demande-t-on au Kadosh ? Celle de la Liberté.

C’est cette Liberté qui est notre Lumière intérieure. Mais peut-on jamais être libre ?

Et cette fameuse échelle que Jacob voit dans son rêve ? Le Maçon peut avoir la tête dans les étoiles, mais, qu’il le veuille ou non, il vit les pieds sur terre parmi les siens, ses Frères.

Le Maçon est et reste toujours humain, et avec l’homme, va le cortège qui l’accompagne toute sa vie : orgueil, vanité, cruauté, désir inextinguible du pouvoir, etc. et nous en revenons au début, au point de départ, au bas de l’échelle : ce combat contre lui-même, que l’homme a d’immenses difficultés à mener.

J’en reviens à l’utilité toute relative de la multiplication des grades, lumière qui attire les papillons de minuit, qui y brûlent, à défaut de leurs ailes, quelques centaines d’euro annuels.

Ainsi, l’on peut avoir tout gravi, mais l’on doit se rendre à l’évidence qui est la base de la Sagesse : ce qui est en haut est le reflet de ce qui est en bas et vice-versa.

Là où certains passent des décennies pour chercher à savoir in fine qu’il n’y a quasiment rien à apprendre intellectuellement, d’autres « simples en esprit » le comprennent et le connaissent en très peu de temps. D’aucuns diraient que c’est « injustice ».

Et quand ces FF bien intentionnés, modèles de sagesse et de perfection, viennent à rencontrer un de ces olibrius injustement éclairés, qui mettent en péril leurs certitudes bâties sur des petits livres de papier fragiles, nommés rituels des Hauts-Grades, que font-ils ?

Assis sur le trône de leur suffisance et de leur condescendance, de leurs médailles et tabliers brodés, ils lui disent: « tu n’a rien compris, tu n’a pas encore tué le vieil homme, tu es dans l’illusion. »

Chacun de vous a déjà entendu ces sentences ultimes, proférées par les hauts-gradés, dont les regards illuminés se perdent dans la lettre G de l’étoile flamboyante et dans la flamme divine et purificatrice de la Grande Lumière.

J’ai parfois honte d’avoir cautionné ce système pyramidal et d’avoir cru y avoir trouvé mon salaire.

Les sages de tous temps, en tous lieux, l’ont dit, redit et écrit : il faut essayer de vivre avec les autres en les respectant, ne pas chercher à les dominer ou les asservir et ne pas prétendre détenir les clefs de « La Vérité ».

Alors, mes Frères, faut-il trente trois degrés ou grades (voire plus) pour comprendre cela ou est-ce que trois suffisent amplement pour mettre en place la dramaturgie de la faiblesse humaine ?

L’homme, si petit au regard de l’Indicible, doit faire face à sa vie, donc à sa mort.

C’est là son seul problème et c’est de ces (ses) chaînes, de ses peurs, qu’il doit essayer de se libérer. Et c’est pour les oublier, pour se griser et se tromper lui-même, qu’il est en guerre permanente contre les autres, alors qu’il ne devrait se battre que contre lui-même.

L’homme n’est jamais libre; pourtant, il doit se battre pour croire qu’il peut l’être.

C’est son plus beau combat et sans doute sa plus belle illusion.

Venons-en aux « traditionnels » secrets et rebondissements du 30ième acte de cette longue pièce du théâtre de « l’écossisme ».

Je vais donner ici deux différentes versions qui ont été et sont utilisées aujourd’hui, chose que je n’ai pas faite pour les grades administratifs du 31ième au 33ième.

L’imposture du 30ième grade est la même pour ceux du 31 au 33.

Chacun choisit sa version, l'arrange et la manipule, violant ainsi la Tradition sans vergogne.

Le fait qu’il y ait des versions largement différentes depuis les 18 et 19ième siècle rajoute au ridicule de ceux qui évoquent la Tradition et s’en prétendent aujourd'hui les détenteurs : ils ne sont que des imposteurs.

Nous savons tous l’imperfection et la difficulté de la transmission de la Tradition. Alors, transmettons ce que nous pensons être juste et vrai, sans dire que nous sommes les détenteurs du Graal.

Mes FF, lisez, comparez. Je ne suis pas ici pour vous demander de tout renier, mais mon devoir est de vous faire comprendre que la Maçonnerie de Tradition n’est pas celle que l’on veut vous faire croire.

Signe :

Version 19ième :

Placer la main droite les doigts écartés sur le cœur et la laisser retomber sur le genou droit que l’on empoigne en fléchissant. Puis, saisir le poignard suspendu au cordon, le lever comme pour frapper et dire « Nekam, Adonaï » (vengeance, Seigneur)

Version SCPLF 2012 :

La main droite étant sur le coeur, la laisser tomber sur la cuisse droite en fléchissant le genou droit, comme pour prêter un serment.

Signe d’ordre :

19ième : Glaive dans la main gauche, placer la main droite étendue sur le cœur.

SCPLF 2012 : Ordre: La main droite sur le coeur, les doigts écartés, le glaive levé dans la main gauche (ou en l'absence. d'épée: poing gauche tendu et pouce levé.)

Ndlr : au 19ième siècle, il ne pouvait être envisagé que des FF arrivassent dans l’Atelier sans glaive…

Attouchement :

19ième : On se touche réciproquement par la pointe du pied droit et le genou et en se présentant le poing fermé de la main droite.

Le pouce étant levé le prendre alternativement, le laisser glisser en reculant d’un pas et en levant le bras comme pour frapper d’un poignard. (ndlr : ce qui est capital)

L’on dit, le premier : Nekham (Nekhama) Belaïm (vengeance des traitres) le second répond Pharasch-chol (tout est expliqué)

Version SCPLF 2012: La pointe du pied droit contre celle du frère, genou contre genou; l'un présente le pouce droit levé, l'autre le saisit rapidement et tous deux reculent d'un pas.

Le premier dit: '' HABORACH'' qui signifie: Je louerai Le second dit: '' ETH ADONAI'' qui signifie: Seigneur tout puissant

Ndlr : on voit très bien ici que la Tradition a été bafouée par les rédacteurs actuels du Rituel du SCPLF. Les mots actuels, leur signification et même la gestuelle trahissent la Tradition d’une façon incontestable.

Batterie

Trois fois 2 et 1 : 11-11-11-1

Elle est la même dans les deux versions

Marche : trois pas précipités les mains croisées sur la tête

Elle est la même dans les deux versions

Âge : un siècle et plus

Ndlr : Dans la version SCPLF 2012 il est rajouté : « je ne compte plus » Les FF qui connaissent le système savent très bien que ceux qui dirigent le SCPLF comptent plus souvent qu’à leur tour et que c’est aujourd’hui une de leur principale préoccupation.

Insignes et décors : un peu long à décrire, sans grand intérêt

Mots de passe :

version19ième

pour entrer : Nekam (vengeance) réponse Menahhem (consolateur)

pour sortir Phangal-chol (tout est accompli) réponse Pharasch-chol (tout est expliqué)

Version SCPLF 2012

Demande: BEGOHAL kol (tout évolue en soi-même) Réponse: BARAH ETH KOL ( tout est expliqué)

Ndlr : là aussi, on voit très bien ici que la Tradition a été bafouée par les rédacteurs du SCPLF. Les mots actuels trahissent la Tradition et son sens d’une façon indigne.

Mots sacrés :

version19ième

Nekam Adonaï (vengeance) réponse Pharasch-chol (tout est expliqué)

Version SCPLF 2012

''MI KAMOHA BA ELIM ADONAI'' (Qui d'entre les forts est semblable à Toi Seigneur)

Je vais arrêter ici la comparaison :

L’échelle mystique ou mystérieuse (chacun peut la définir à son gré) est composée de deux montants ayant chacun sept échelons :

Le premier montant à droite se nomme : Oheb Eloah (amour de Dieu)

Le second montant à gauche se nomme Oheb Kerobo (amour du prochain)

Echelons du premier montant :

1er) Tzedakah, Justice

2ème) Schor-Laban (pureté)

3ème) Matok (douceur)

4ème) Emounah (force)

5ème) Amal-Sagghi, travail

6ème) Sabbal, fardeau

7ème) Ghemoulnah Thebounah, prudence

Echelons du deuxième montant à gauche : les 7 arts libéraux

Finalement, que peut-on dire après avoir obtenu ce nouveau grade ?

Je vous fais part ci-dessous de courts extraits de la planche d’un Frère CKH :

« Chevaliers, vous voici armés pour le combat. »

« Oheb Eloah et Oheb Kerobo, respectivement traduits par Amour de Dieu et Amour du Prochain, sont les deux montants de l’échelle.

Amour de Dieu, c’est-à-dire à la fois l’amour que Dieu a pour nous et l’amour que nous lui portons. (…)

Oheb Kerobo, amour du prochain, du prochain immédiat bien entendu mais aussi de l’ensemble des hommes qui peuplent l’univers.

En effet, parvenu au stade ultime de sa réalisation métaphysique, le Chevalier Kadosch a compris que si, lorsque qu’il gravissait l’échelle, la finalité était Aime ton Dieu, une deuxième finalité en découlait automatiquement et était le Droit de Dieu, à savoir aime pour Moi ; cet Amour pour Dieu sous-entend de respecter le droit de Dieu en chacun des êtres de l’univers et implique une descente, un retour parmi les hommes.

(…) Chevaliers, vous voici armés pour le combat ; cette fois-ci , on y est ; action et combat, voilà nos attributions. « Quel combat doit mener le Chevalier Kadosch ? » : celui de défendre la cause de la justice et les droits de l’homme contre toute autorité usurpée ou abusive, quelle soit politique, militaire ou religieuse », dit le rituel. [ cette affirmation est à rapprocher des Grandes Constitutions de 1786 où l’on peut lire les pouvoirs ridicules que, 33 èmes, nous avons et qui ne sont « qu’autorité abusive » ]

Lors de l’ouverture des travaux au 30ième degré : « Eminent Premier Grand Juge, cherchez vous autre chose ? Justice ».

Le concept de la Justice a été de tout temps adossé à celui de vengeance et en Franc-maçonnerie les grades d’Elus sont dits grades de Vengeance ; c’est particulièrement vrai pour le 30ième degré. (…)

Au plus profond de son Etre, le Chevalier Kadosch comprendra que ce glaive ne peut être pour lui que le glaive de l’Esprit, cette force qui va lui permettre de séparer le Bien du Mal, la Justice de l’injustice et de faire en sorte que la Lumière de la Vérité guide toutes ses actions. [souligné par Frédéric]

Il s’agit de cette force unificatrice, de cet UN qui nous est consubstantiel et qu’enfin nous arrivons à faire resplendir. Seul, univers complet, responsable devant notre conscience et riche de connaissance et d’amour, nous allons pouvoir agir et exercer notre rôle de soldat de l’universel et de l’Eternel.

Très Eminent Commandeur et vous mes Frères Chevaliers Kadosch, j’ai dit. »

Notre Frère, qui à l’évidence écrit avec talent, vit toujours dans un monde binaire. Être 30ième et plus devrait au minimum permettre d’atteindre une certaine connaissance et perception intuitive du Principe, à savoir que le bien et le mal n’existent pas. On ne peut arriver « au sommet du REAA » et être toujours perdu dans ces redites éternelles, cent fois écrites.

On ne peut arriver au sommet de l’écossisme et écrire dans la nébulosité extrême des mots faciles et des formules creuses.

Chacun sait que l’histoire des hauts-grades est de penser encore et encore « carrière, pouvoir et médailles ».

C’est là le cancer de la Maçonnerie dite des Hauts-Grades.

Je ne peux arrêter cet article en éludant la phase du mot « Amour », avec un « grand A », cette tarte à la crème qui nous est maintes et maintes fois servie en point d’orgue lors de planches ou de l’Agape, « Agapè ».

Il faut éviter d’abuser du mot « Amour » et cesser de le mettre à toutes les sauces.

D’aucuns le citent comme l’alpha et l’omega maçonniques dans leur fameux: « mes FF, je vous aime ».

Lorsque l’on connaît les guerres intestines permanentes pour savoir qui doit être le premier dans les diverses organisations maçonniques…. Il faudrait parfois tourner 7 fois sa langue dans la bouche avant de prononcer le mot « Amour ».

L’Amour dont il est question en Maçonnerie, n’a rien de personnel.

Il est même anti-personnel. Il n’a rien d’individuel. Il s’oppose à l’individu, à la personne nommée. Tout au plus pourrait-il être rapproché du mot harmonie sur la table du même nom ou dans les sphères céléstes.

L’Amour dont il est question en Maçonnerie est un état vécu hors du corps physique et mental, (tiens, voilà un exemple de formule creuse type) de la pensée, comme s’il était possible de sortir de son enveloppe charnelle pour devenir simple poussière d’étoile parmi les étoiles.

Alors, mes Frères, puisque je critique et assassine l’écossisme, qu’ai-je à proposer de mieux ou à sa place?

Je vous propose le retour à la Tradition.

Essayons simplement d’être des Maîtres Maçons situés au Centre, entre Enfer et Paradis, les pieds posés sur le pavé mosaïque de la vie quotidienne, et dans nos coeurs, tournons sans fin, bras en croix, la tête dans les étoiles, dans l’axe du fil à plomb que tient pour nous le G\A\D\L\U\.

Commençons par cela, mes Frères et nous aurons fait une bonne partie du chemin.

A l’attention de ceux pour lesquels les mots qui précèdent sont obscurs, je conseille d’entrer dans les Hauts-Grades. Ils y trouveront ce qu’ils sont venus chercher entre amis de ripaille et d'affaires.

J’ai dit

PS: naturellement, je ne veux pas fustiger, vous l'aurez bien compris les nombreux Frères qui sont entrés au SCPLF, espérant y trouver des clefs supplémentaires dans leur quête sincère. Je ne m'intéresse qu'à ceux qui utilisent un système pervers (auquel je participe encore aujourd'hui), détiennent les clefs d'un pouvoir sur les hommes crédules et qui en abusent pour assouvir leur ego et intérêts personnels d'argent ou de gloire.

Source : http://deusmeumquejus.over-blog.com/

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Trentième Degré Grand Inquisiteur Kadosch Grand Elu,Chevalier Kadosch, ou Chevalier de l’Aigle Blanc et Noir

30 Octobre 2012 , Rédigé par Vuillaume Publié dans #hauts grades

On connaît, hors de l'Ecossisme, plusieurs ordres, sous le titre de Chevaliers Kadosch (héb. שדק   ou שודק   kadosch ou kodesch, sanctus, consecratus, purificatus ).

Celui-ci, désigné sous le titre particulier de Chevalier de l'Aigle blanc et noir, est même très varié dans ses rituels.

C'est, dans tous, une commémoration de l'évènement tragique qui a marqué la fin d'un ordre illustre par ses vertus et par ses malheurs.

Le chevalier Kadosch, dont nous allons donner le tuileur, est le seul admis en France; il est purement .philosophique, et n'a d'autres rapports avec les autres ordres du même nom, que les mots, signes et attouchements qui sont communs à tous.  

Décoration de la Loge.

Il y a, pour les réceptions, dans ce grade, quatre appartements obligés.  

Le premier est tendu en noir, il est éclairé par une seule lampe de forme triangulaire, suspendue; au plafond. Cet appartement communique à un cabinet, espèce de caveau, ou l'on entre en descendant quelques marches. il n'y a, dans ce cabinet, d'autre lumière que celle que l'on y porte en conduisant le récipiendaire. C'est le lieu des réflexions. On y voit un cercueil couvert d'un voile noir, et d'autres images de la destruction.  

Le second appartement est tendu en blanc; vers le milieu de la salle sont deux autels; sur l'un desquels est une urne remplie d'esprit de vin allumé, qui éclaire l'appartement; sur l'autre autel, est un réchaud avec du feu, et de l'encens à côté. Il ne parait, dans cette pièce, que le F\ sacrificateur.  

Le troisième appartement est tendu en bleu ; la voûte est étoilée; il n'est éclairé que par trois bougies jaunes. C'est l'Aéropage.  

Le quatrième appartement est tendu en rouge. A l'est, est un trône, au dessus duquel est un double aigle couronné, ayant les ailes déployées, tenant un poignard dans les serres. Au cou de l'aigle est passé un ruban noir, auquel pend la croix de l'ordre. Sur sa poitrine est un triangle équilatéral, au milieu duquel on lit le nom de Dieu ינדא   Adonaï, et autour, cette légende : Nec proditor, nec proditur, innocens  feret.

La draperie du dais est en velours noir et blanc, parsemé de croix teutoniques en étoffe rouge. Derrière le trône, sont les étendards de l'ordre : l'un, fond blanc, avec deux bandes croisées vertes, et la légende : Dieu le veut ; l'autre, fond vert, ayant d'un côté une croix teutonique rouge, et de l'autre un aigle noir à deux têtes, tenant dans ses serres un poignard, avec la devise : Vaincre ou mourir, brodée en argent. L'aigle a les becs et les ongles en or.  

Neuf bougies jaunes éclairent cette salle; au milieu de la salle est une échelle à deux mon- tans.

Il y a des loges où le quatrième appartement est tendu en noir, et la tenture parsemée de flammes rouges, et n'est éclairé que de cinq bougies jaunes. Une épaisse fumée, produite par l'encens qui brûle dans des cassolettes, laisse à peine apercevoir les objets.

Dans d'autres, la tenture est rouge, avec des colonnes blanches, des flammes blanches; il y a sept bougies, et quelquefois quatre-vingt- une.

Enfin, le nombre, la distribution et la décoration des appartements, varient suivant les ordres, et même dans, chaque loge d'un même ordre.

La première décoration que nous avons décrite, est celle adoptée pour l'Ecossisme en France.  

TITRES

Nous avons déjà dit que la loge prend r dans le troisième appartement, le titre d'Aéréopage. Les deux premiers appartements n'étant que des lieux de préparation, pour le cas où il y a réception, la loge ne se forme que dans la salle de l'Aréopage, où elle est présidée par le premier surveillant, assisté de deux Juges. il porte sur la poitrine une image allégorique de la Vérité, brodée en or.

Dans le quatrième appartement, la loge prend le titre de Sénat. Lé chef se nomme Grand-maître ou Grand-Commandeur, ou Grand-Souverain ; il est qualifié de Trois fois puissant, et représente Frédéric Il, roi de Prusse. Les frères ont le titre de Chevaliers. L'on se tutoie dans le Sénat.  

SIGNES

De Kadosch  - Porter la main droite sur le cœur, les doigts écartés ; laisser ensuite retomber la main sur le genou droit, que l'on empoigne, en fléchissant. Après ce mouvement, saisir le poignard qui est suspendu au cordon, l'élever à la hauteur de l'épaule, comme pour en frapper, en disant Nekam Adonaï! ( béb . ינדא םקנ    vengance, Seigneur ! )

Il y a des loges où, ayant la main droite sûr le cœur, on fait une génuflexion, en étendant le bras droit, la main ouverte, comme en prêtant un serment. Nous ferons remarquer que le premier signe est le véritable.

Signe d'ordre - Le glaive étant passé dans la main gauche, avoir la main droite étendue sur le coeur.

Dans quelques loges, le signe d'ordre se fait ainsi : le glaive dans la main gauche, le poignet appuyé sur la hanche, étendre le bras droit, la main allongée, les doigts rapprochés, le police écarté, comme pour prêter le serment.  

ATTOUCHEMENT

En se touchant réciproquement par la pointe des pieds et par les genoux, présenter le poing fermé de la main droite, le pouce levé; se saisir alternativement le pouce, le laisser glisser en reculant d'un pas' et en levant le bras comme pour frapper d'un poignard. En faisant ce  mouvement, le premier dit : Nekamah-bealim ( héb.ןלאב-המקנ    ultio proditorum !) le second répond c Pharasch-chol (héb. לכ-שרפ    explicatum est omne (1).

Dans quelques rituels, on trouve, à la place de cet attouchement et des paroles, l'attouchement et les mots de l'Elu des neuf.

Selon d'autres, pour l'attouchement, on porte la main droite au front, en disant : êtes- vous Kadosch? la réponse est : oui, je le suis ; et l'on présente le poing fermé et le pouce levé comme nous l'avons dit ; on fait trois fois alternativement le mouvement de saisir le poignard, qui est figuré par le pouce, et à la troisième fois, on s'embrasse.

(1) C'est à tort que selon quelques cahiers on a fais dire Pharas-chol, qui n'a aucun sens.  

BATTERIE

Il y a plusieurs batteries ; celle adoptée par l'Ecossisme en France, est de sept coups, par trois fois deux et un: ♪ ♪ – ♪ ♪ – ♪ ♪ – ♪ !

Les batteries en usage dans quelques autres Aréopages, sont :

Un coup : ♪ !

Trois coups : ♪ ♪ ♪ !

Cinq coups : ♪ ♪ ♪ ♪ ♪ !

Ou neuf coups : ♪ - ♪ ♪ ♪ ♪ - ♪ ♪ - ♪ – ♪ !  

MARCHE

Trois pas précipités, les mains croisées sur la tête.  

HEURES DE L'ASSEMBLÉE

On se réunit à l'entrée de la nuit, et l'on ferme l'Aréopage au point du jour.

Selon quelques rituels, on ouvre l'Aréopage à neuf heures du soir, et on le ferme au point du jour.  

AGE

Les chevaliers Kadosch ne comptent point leur âge; ils ont un siècle et plus.  

HABILLEMENT.

Tunique blanche, ouverte sur le côté, en forme de dalmatique, bordée en noir; par-des= sus, est une écharpe noire, portée en ceinture, avec franges en argent. Un poignard à manche d'ivoire et d'ébène est passé dans la ceinture.

Chapeau rabattu ; sur le devant de la coiffe, est un soleil à fond d'argent, rayons en or. Au centre du soleil est peint un oeil ; le soleil est placé entre les lettres N\ A\ .

En habit de ville, les Chevaliers doivent être en noir ; ils portent ( outre la ceinture, qui, alors est rouge) un cordon noir en écharpe, passant de gauche à droite, au bas duquel est attaché un poignard. Sur le devant du cordon, sont brodées en rouge, deux croix teutoniques; il y a. aussi un aigle à deux têtes, avec les lettres C\ K\ H\ brodées en argent.

On peut porter le cordon en sautoir; il est noir, avec une croix teutonique, brodée en rouge, sur chacun des côtés. Point de tablier.

il y a des Aréopages où les Chevaliers portent l'ancien costume des chevaliers du temple; ils sont bottés, cuirassés et casqués ; ce sont ceux de l'antique et stricte observance.

Le bijou est une croix teutonique, émaillée en rouge, suspendue au camail, ou attachée à la boutonnière sur le côté gauche.

On peut porter, en place de ce bijou, une croix émaillée qui a été faite pour cet ordre; elle porte au centre un médaillon en nacre de perle ; sur un des côtés on voit les lettres J\ M\ et sur l'autre, une tête de mort, traversée d'un poignard.

Quelques Aréopages ont adopté, pour bijou, un aigle noir à deux têtes, portant une couronne, ayant un. poignard dans les serres. (Voir ci-après Planche XXII, fig 1 et 2.)

Lorsqu'un chevalier Kadosch assiste dans les loges inférieures, il peut se dispenser du costume que nous venons de décrire, ne conserver que le cordon, et prendre un tablier blanc, doublé et bordé en rouge ou en noir; sous la bavette, est brodée en rouge une croix teutonique; au milieu du tablier est un aigle noir à deux têtes, couronné, tenant un poignard dans les serres.

Il y a quelques chevaliers qui font broder sur le tablier l'échelle à deux montants, posée sur un serpent à trois têtes. Cela est contraire à l'ordre de l'Ecossisme, adopté en France.

MOTS DE PASSE.

Pour entrer - NEKAM. La réponse est :

MENAHHEM (héb. םהנמ    , consolator).

Pour sortir - PHAGAL-CHOL ou PHA AL-CHOL (héb. לכ-לעפ    operatum est omne). La réponse est : PHARASCH-CHOL.  

MOTS SACRES

NEKAMAH-BEALIM; à quoi l'on répond :

PHARASCH-CHOL.

Mais plus généralement on dit :

NEKAM ADONAÏ. —

Réponse : PHARASCH-CHOL.

Selon quelques rituels, la réponse au mot sacré est :

BEGOAL-CHOL, mot tiré de l'Elu des neuf.  

Description de l'Échelle mystérieuse.

Elle est composée de deux montants, ayant chacun sept échelons (Voir ci-dessus Pl. XXII fig. 3 ). Le premier montant, à droite, se nomme OHEB ELOAH ( héb. הולא בהא     Deum amans ).

Le second montant, à gauche, se nomme OHEB HEROBO ( héb. וברק בהא     propinquum ei amans).  

Noms des échelons du premier montant.

1er     TSEDAKAH,         הקדע             Justitia, eleemosina

2éme    SCHOR-LABAN       ןבל  רוש          Bos albus

3éme  MATHOC             קותמ             Dulcis

4éme    EMOUNAH               הנומא            Fides, firmitas

5éme    AMAL SAGGHI. .      איגש  למע      (Gamal sagghi ) Labor magnus

6éme    SABBAL                    לבס           Onus

7éme    GHEMOUL BINAH

TREBOUNAH     הנובת הניב לומנ      Retributio, intelligentia, prudentia (1).

(I) Tous ces noms sont singulièrement altérés dans un grand nombre de cahiers; nous pouvons assurer qu'ils sont rétablis ici avec la plus grande exactitude.  

Les échelons du montant à gauche sont nommés comme suit :

1er ASTRONOMIE.

2éme MUSIQUE.

3 éme GÉOMÉTRIE.

4 éme ARITHMÉTIQUE.

5 éme LOGIQUE.

6 éme RHÉTORIQUE.

7 éme GRAMMAIRE.  

N O T E

Dans le chevalier Kadosch ancien, ou le Templier, la réception se fait en deux points. Dans le premier, on donne les mots qui suivent :  

PAROLE

HABBAMAH (héb. המבה    fanum excelsum.).

Il y a des aréopages où l'on fait dire Jabamiah ; ce mot est insignifiant.  

MOT DE PASSE.

ELIEL (héb. לאילא   Dei fortitudo ); ou bien AZENAHHEM. La réponse est :

MENAHHEM ( héb. היהנ   nehem'iah, solatio Dei; ou bien :

NIKAM-MACCHAH ( héb. הכמ  םקנ   ultio percussionis).  

MOT DE L'ATTOUCHEMENT.

KYRIE ( grec χυρις, Dominus). Dans quelques rituels, on lit kiriés: c'est une faute.

PAROLES DES CROISÉS.

EVARECHAH ETH ADONAÏ BECHOL-GETH THAMID THEHILLATHO VEPHI.

( Heb. יפב  ותלהת  דימת  תע-לכב   הלהי-תא  הכרבא   Benedicam Dominum in omni tempore, semper laus ejus in ore meo (PsaI. 34; v. I, suivant les héb.).

On lit dans un grand nombre de cahiers : Avreca adonaï recolgetho thamith rephi. On reconnaît aisément que ce sont des fautes de copistes. C'est mots sont absolument insignifiants  

AUTRES PAROLES.

BAHABAH AHHALLEK IM HEANI (héb. הבהאב  ינעה   םע   קלהא   bahabah ahhallek gim hegani. In dilectione dividam cum paupero).

On trouve aussi : Banahamel jon hamey, mots tous fautifs et insignifiants.  

AUTRE PAROLE.

Si l'on demande à un Kadosch-Templier, quels sont ses droits, il répond: MISCUTAR (héb. רטשמ   ministerium).  

DES BANQUETS.

Les banquets des chevaliers Kadosch se nomment agapes; ils suivent, au surplus, le rituel des élus, que l'on trouvera ci-après, au rite français.

Lorsque l'on plonge le poignard dans l'urne, on dit : Deus sanctus ou sacratus, NOKEM ( héb. םקנ   Ultor ).

Quelques-uns disent : Machem, c'est une faute.

Les banquets fraternels, ou faits en commun, sous le nom d'agapes, sont de la plus haute antiquité. Leur nom fait assez connaître que leur but était de resserrer, le plus possible, les liens de l'amour fraternel des initiés.  ( Grec.Aγαπη, signifie dilectio, du verbe αγαπω, diligo, j'aime.)

 

Source : Tuileur de Vuillaume

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